Le devoir, 4 novembre 1995, Cahier A
y iné* mm LIVRES Julie Papineau enfin réhabilitée PAGE I) 1 MONTRÉAL Stéphan Bureau contre Bernard Derome PAGE A 3 CAHIER SPÉCIAL Les écoles privées luttent encore pour leur survie PAGE E I Lech Walesa, encore et toujours INDEX Agenda.D10 Avis publics.C8 Classées.C9 Culture.B1 Économie.Cl Éditorial.A8 Le monde.Afi Mots croisés.C9 Les sports .CIO Montréal Nuageux.Risque de neige.Max: 3.Dimanche: nuageux.Max: 4 Québec Nuageux.Neige fondante.Max: 5.Dimanche: nuageux.Max: 5 Détails en C 9 Pauline Marois mutée aux Finances pour préparer les Québécois à des temps difficiles MICHEL VENNE DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Le premier ministre Jacques Parizeau a procédé hier à un remaniement partiel de son conseil des ministres qui laisse présager de douloureuses décisions budgétaires à prendre et à défendre auprès de la population au cours des prochains mois.Tel que le rapportait Le Devoir, hier, c’est ainsi que le ministère des Finances passe des mains d’un technicien, spécialiste des marchés financiers, Jean Campeau, à celles d’une politicienne aguerrie, Pauline Marois, dotée d’une plus grande habileté à expliquer des décisions difficiles à la population et à politiser la discussion sur les finances publiques.Déjà, le gouvernement Parizeau annonce ses couleurs: il imputera la majeure partie de la responsabilité des compressions budgétaires québécoises aux réductions des subventions fédérales aux provinces ainsi qu’aux réformes fédérales de l’assu-rance-chômage et des pensions de vieillesse.De même, M.Parizeau a confié la présidence du Conseil du trésor à un comptable, Jacques Léonard, qui devra, comme le dit le premier ministre, surveiller «d’une main extrêmement ferme» et «avec une certaine férocité» les niveaux de dépenses du gouvernement.Québec s’est imposé pour l'année en cours un gel des dépenses au niveau de l’année dernière.Il prévoit réduire ses dépenses globales encore de 500 millions l’année prochaine.M.Parizeau a parlé d’une situation budgétaire «très très tendue».M.Léonard, qui était porte-parole de VOIR PAGE A 10: MAROIS Landry reconnaît son échec Louise Hard lui succède à l'Immigration et aux Communautés culturelles Vient de paraître un ouvrage formidable sur la civilisation inuit LES ARTS Quelque 28 millions d’électeurs sont appelés, demain, à voter lors du premier tour de l’élection présidentielle polonaise.Des 17 candidats qui avaient fait acte de candidature, 13 font face aux électeurs, après une série de désistements en faveur du président actuel Lech Walesa.Malgré ses clivages, la Pologne présente aujourd’hui l’image d’une démocratie bien assise.ans les rues des villes polonaises — métamorphosées par le capitalisme au cours des cinq dernières années —, les slogans électoraux des uns et des autres se mêlent à la publicité commerciale.«Choisir l’avenir»', clament les affiches du social-démocrate Aleksander Kwasniewski, jeune premier de 41 ans qui mène dans les sondages.«Il y a plusieurs candidats, mais il n’y a qu’un seul Walesa», répond le slogan du président sortani qui entend bien rester cinq années de plus au Palais du Belvédère, résidence du chef de l’État C’est encore et toujours autour de Lech Walesa que se joue la politique en Pologne.L’homme qui croupissait en queue des sondages, cet été encore, est redevenu aujourd’hui un candidat crédible à sa réélection: le dernier sondage, paru hier, a montré qu’il avait pratiquement rejoint son adversaire, avec 25 % des intentions de vote au premier tour.Walesa a transformé sa candidature en instrument de lutte pour un ca-„ .pitalisme sans complexes, contre runço 1 s l’anticléricalisme montant et un uro h s seau «communjsme rampant» dont il ac- * * * cuse volontiers son principal adversaire.Mais tout d’abord, les Polonais voteront-ils?Lors des présidentielles de 1990, ils n’avaient été que 52 % à se présenter aux urnes; bien loin par exemple des 94 % obtenus au Québec cette semaine.Les difficultés économiques d’alors — une inflation frisant les 1000 %; les premiers coups de griffe de l’appauvrissement postcommuniste — avaient laissé les Polonais épuisés et désillusionnés.Aujourd’hui, même si la démocratie n’a pas causé subito presto de miracle, on peut parier sur une participation supérieure.En cinq ans, la Pologne a progressé; son taux de croissance — 6,5 % en 1994 — est remarquable; le chômage à 15 % reste préoccupant mais s’est stabilisé; l’inflation à 23 % représente une grande amélioration par rapport au début des années 90.La campagne qui s’achève a permis de mettre en exergue quelques enjeux, certains communs aux pays postcommunistes, d’autres typiquement polonais: ¦ la chasse aux sorcières communistes fait-elle encore recette?La performance de Walesa permettra de le vérifier.Les élections législatives de l’automne 1993 avaient en tout cas donné à deux formations «postcommunistes» — les socio-démocrates et le Parti paysan anciennement affilié aux communistes — 38 % des voix et une majorité absolue de sièges.Kwasniewski a contre lui son passé: durant les années 80, il fut ministre de la Jeunesse alors que le général Ja-ruzelski régnait toujours.Mais il insiste aujourd’hui pour dire qu’il n’a «jamais été vraiment communiste»; ¦ le libéralisme économique n’est remis en question par à peu près personne, que ce soit Walesa avec ses proclamations pro-marché, ou Kwasniewski avec son étiquette sociale-démocrate mais son bilan économique libéral.En fait, il faut aller vers Jacek Kuron — l’ancien dissident qui traîne loin en troisième place — pour entendre un discours qui allie de façon sérieuse modernité économique et solidarité sociale.Mais Kuron, connu pour sa générosité, ses jeans élimés et ses penchants pour la dive bouteille, souffre d’un terrible paradoxe: aimé par 75 % des Polonais selon les sondages, il n’obtient que 10 % de leurs intentions de vote.Ils ne le voient tout simplement pas dans un complet trois-pièces présidentiel.¦ plus épineuse est la question de la place de l’Église dans la société polonaise.«Cette éleçtion s’est transformée en un combat pour ou contre l’Église», note un diplomate cité par un journal étranger à Varsovie.En effet, Lech Walesa passe à juste titre pour être très près de la hiérarchie catholique, qui l’appuie.On se souvient que son premier geste après son élection, en 1990, avait été d’installer une chapelle au Palais du Belvédère.Kwasniewski, en revanche, s’est fait remarquer par son anticléricalisme, tendance qui trouve de plus en plus d’échos dans une société où l’Église en mène large.Son intention de libéraliser l’avortement — mesure qui s’est heurtée il y a deux ans au veto de Walesa après un vote à la Diète — peut être considérée comme un test de l’opinion des Polonais.En effet, dans leur démocratie enfin stabilisée, que préféreront-ils, entre la laïcité incarnée par un ex-communiste et «l’esprit de tradition» incarné par un président fanfaron mais à l’habileté politique inépuisable?Début de réponse demain.PHOTOS PC Pauline Marois a prêté serment hier comme ministre des Finances sous l’œil satisfait du premier ministre Jacques Parizeau qui , un peu plus tard, s’est rendu en compagnie de son épouse Lisette Lapointe au cimetière Saint-Michel-de-Sillery déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de René Lévesque, décédé le 1" novembre 1987.MICHEL VENNE DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC \ A sa demande, le ministre des Affaires internationales Bernard Landry a été déchargé hier des responsabilités de l’Immigration et des Communautés culturelles.Ce portefeuille a été remis à Louise Harel, qui cumule désormais ces fonctions avec celles de ministre de l’Emploi et ministre d’État à la Concertation.Mme Harel a dirigé brièvement, en 1984, sous René Lévesque et dans la foulée de feu Gérald Godin, le ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration.Ce ministère avait été fusionné par l’administration Johnson à celui des Affaires internationales.Il en sera de nouveau détaché.M.Landry a indiqué qu’il avait lui-même fait savoir au premier ministre Jacques Parizeau que l’occasion était bien choisie, à l’occasion du remaniement ministériel partiel qui s’est déroulé hier, de lui retirer cette responsabilité.C’est avec «soulagement» que M.Landry se décharge de ce mandat, tout en conservant les Affaires internationales et le poste de vice-premier ministre.Il admet avoir échoué, malgré les efforts qu'il déploie depuis 25 ans, à rapprocher les communautés culturelles du combat souverainiste.«Ça fait «Ça fait 25 ans et mon succès ans et est à peu près , nul, a-t-il dit.Je mon succès vais continuer à .» rester ouvert et a a "cu réfléchir à ces è§ nul>> questions.Si je 1 n’ai pas eu de succès, il doit y avoir des raisons profondes.» Le quotidien The Gazette rapportait hier un incident dans lequel M.Landry a été impliqué dans la nuit de lundi à mardi dans un hôtel de Montréal.Deux employées de l’hôtel Intercontinental affirment avoir eu droit à VOIR PAGE A 10: LANDRY i Voir aussi en page A 8 l’éditorial de Gilles Lesage: Un cabinet en mutation L’auteur Georges-Hébert Germain, l’illustrateur Frédéric Back et l’éditeur André Bastien s’allient pour reconstituer la vie quotidienne des «peuples du froid», dans la grande glacière du monde, avant l’arrivée des Blancs.Résultat?Un formidable ouvrage de vulgarisation, dans le sens noble du terme.Une poupée de cuir reproduite dans le livre richement illustré Inuit, les peuples du froid.PAGE H 1 Lepage sur le parapet d'Elseneur STEPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Algloulik, au nord du Nord, tout le monde connaît cette triste histoire qui rappelle ce que vivre en Arctique signifie.Il y a longtemps, une femme inuit partit en voyage avec son mari et ses trois enfants.Une tempête surprit les nomades, qui s’abritèrent dans un iglou de fortune, au bord d’un lac.Le groupe était à bout de forces et de vivres.Le mari, trop affaibli, ne put sortir chasser et lut la première victime.Puis les enfants périrent, un à un.Au printemps suivant, un chasseur passant par là entendit des plaintes, s’approcha et découvrit la femme, devenue folle.En effet, pour survivre au milieu de cette nature infiniment belle et cruelle, cette fille du froid avait mangé ses propres enfants.L’anecdote est reprise par le journaliste-écrivain Georges-Hébert Germain dans son magnifique ouvrage Inuit, les peuples du froid (Libre Expression — Musée canadien des civilisations), qui était officiellement lancé hier au Musée McCord de Montréal.Le grand album en contient des dizaines d’autres semblables qui racontent la rie quotidienne dans une civilisation unique et fascinante, maintenant complètement transformée par le monde moderne des qablunak.En 160 pages et huit chapitres, regroupant une trentaine de thèmes, on découvre par exemple comment se construisait une maison de neige (iglou), une barque (oumiak) en peau de morse, un traîneau avec des os et des poissons congelés.On comprend les techniques précises de la chasse au phoque ou le protocole du partage de la nourriture.Ou encore comment s’or- VOIR PAGE A 10: BLANCS La vie sans les Blancs Le remaniement annonce de douloureuses décisions budgétaires •- WifK, Wmt*A: «|L J Pas d'enfants.Pas le temps.Travailleuse autonome.Toujours partie croquer un autre morceau de planète.Sur la route ou dans le métro, de temps en temps elle écrit ce qu'elle voit et ce qu'elle entend.Une solitaire qui n'est jamais seule.Pour elle, l'assurance voyage est un outil de travail.Un simple appel et c'est parti.Elle s’est aussi blindée contre les imprévus avec son assurance vie universelle.Une vie sans compromis.Il se moque d'en faire voir de toutes les couleurs.Solidaire de ses amis, il a comme eux la rage de vivre.Sébastien ne veut pas de la protection financière de ses parents, mais l'assurance dentaire du régime 1 d'assurance collective dont bénéficie son père auprès de soi employeur fait bien son affaire.Et son assurance accidents rassure ses parents.Un pécheur et un voyageur.Entre un voyage de pêche au Saguenay et un autre en Écosse, Roger s'est organisé financièrement.Un jour à la fois.Autant de plaisir que possible.Auparavant travailleur acharné, aujourd'hui, Roger jouit de la vie.Fonds de pension de son employeur, fonds mutuels offrant un bon rendement et assurance voyage prise à sa caisse Desjardins.Il n'a jamais refusé un bon tuyau de son agent.La planification de sa sécurité financière est bien faite.Qu’ont-ils en commun?L’assurance d’un monde différent.Qui que vous soyez.Quoi que vous fassiez.Nous sommes toujours là.À votre domicile.À votre caisse Desjardins.À votre travail.Au téléphone.Par courrier.Partout.Pour chacun de vous Assurance vie Desjardins-Laurentienne Sebastien Pas de conjoint pour le moment, mais bien entourée cependant.De temps en temps, elle prend congé de Jean-Philippe, son bébé de 19 ans, de ses bonnes amies et de son super boulot pour s'offrir une cure de thalassothérapie.Ça fait partie du sens qu'elle donne à sa vie.Elle prévoit déjà une retraite toute en douceur.Elle prend les moyens pour se l'offrir.Son fonds de pension à son travail et la rente personnelle que son agent lui a conseillée commencent à prendre une belle tournure.(^) Desjardins pour s'aider soi-même I.K II K V III II .I.K S S A M KHI I K T H I M V X I II il \ K M II it K I H II >1 A 3; LU DEVOIR MONT R, E A L hi Ville et les cols bleus Appel aux citoyens ¦ Retour à la case départ H K IA N M YI.E S LE DEVOIR Le Conseil de médiation, chargé de rapprocher la Ville de Montréal et ses 4000 employés cols bleus, en est arrivé hier à la conclusion que le renouvellement de la Convention collective ne devrait |ias entraîner de coûts su|> plémentaires à l’administration Bourque.Diuis un rapixirt rendu public hier, le Conseil a formulé huit recommandations, la plupart inspirées de demandes patronales, visant à mettre fin au conflit de travail qui perdure depuis plus d'un an entre la Ville et ses cols bleus.¦ Les Syndicat des cols bleus, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) revendique notamment une réduction de la semaine de travail à 35 heures, répartie sur quatre jours.Selon l'administration municipale, cette mesure occasionnerait un débours su|> plémentaire de 14 millions par année.Prétextant une situation financière difficile, la Ville réclame pour sa part l’abolition du plancher d’emploi, qui l’oblige à maintenir 4060 cols bleus en poste.Selon les membres du Conseil, mis sur pied par le mi-rtistère de l’Emploi, la réduction de la semaine de travail port, le Conseil souligne que la Ville et les cols bleus doivent «instaurer de nouvelles pratiques en relation du travail».«Ça doit changer.Ça doit se faire beaucoup plus en terme de partenariat qu’en terme d’affrontement», affirme Michel Hamelin.Les trois membres du Conseil de médiation.Normand Gauthier, président, ainsi que Michel Hamelin et Michel Grant, suggèrent aux belligérants de s’inspirer des conventions de type partenariat qui sont notamment en vigueur à la CUM et à la STCUM.«Le discours syndical a évolué.Il en est de même pour un nombre croissant d’employeurs municipaux.Ils reconnaissent que l’ère des affrontements stériles est révolue et qu’il leur faut trouver une nouvelle forme de partenariat», notent les auteurs du rapport.Le Conseil suggère à la Ville et aux cols bleus de mettre sur pied un forum où les deux parties pourront rechercher des solutions aux problèmes «dans un contexte de respect et d’échanges».La Ville et le Syndicat des cols bleus avaient accepté en juin l’offre de médiation lancée par le gouvernement du Québec.En vertu de ce protocole, les deux parties convenaient de négocier de façon intensive jusqu’à un règlement ou jusqu’au 15 septembre.La médiation s’est poursuivie jusqu’au mois d’octobre, le Conseil croyant qu’il était possible d’en arriver à un règlement du conflit.Mais le 19 octobre, il constatait que la médiation ne permettait plus d’en arriver à une solution négociée, les positions des parties demeurant «trop éloignées».La guerre des nouvelles PHOTO JACQUES NADEAU; LA SEMAINE de la prévention du crime, qui a lieu cette année du 5 au 11 novembre, a officiellement été lancée hier en présence d'une brochette de maires et de policiers de la grande région de Montréal.Au cours d'une cérémonie, des représentants de la Ville de Montréal, de la Communauté urbaine et de l’Union des municipalités du Québec ont rappelé l’importance pour les citoyens de collaborer avec les policiers pour tenter de mettre fin à la criminalité.Une série d’activités sont prévues la semaine prochaine partout au Québec autour , du thème «la prévention: l’avenir de mon quartier».La police de quartier Danyluk espère toujours convaincre le président de la Fraternité tïsMïÿiïl Wm;Wj n-'Mà syultibi -jwjffitftiyj - ¦¦ • i !'MllicUfit Nous offrons tous les soins P T O .OS \\l esthétiques en plus d'un lit solaite\ lOïfiÇjftpiMiul, ^(fiDniiml bu) Zr>-7(>(( LE DEVOIR La présidente de la Communauté urbaine de Montréal, Vera Danyluk, a toujours espoir de convaincre le président de la Fraternité des policiers de la CUM, Yves Prud’homme, de se rallier à son projet de police de quartier, malgré l’opposition de ce dernier, maintes fois exprimée depuis quinze jours.Profitant du lancement, hier matin à Montréal, de la Semaine de la prévention de la criminalité, Mme Danyluk a précisé qu’elle rencontrera «bientôt» le porte-parole des policiers pour faire le point sur cette réforme que le conseil de la CUM adoptera le 29 novembre.Mme Danyluk a de nouveau réitéré sa «ferme intention» d’aller de l’avant avec ce projet, qui prévoit la création de quatre centres opérationnels (ou mégapostes) et la conversion de tous les postes de police actuels (49 au total) en postes communautaires.Les quatre centres opérationnels sont déjà identifiés.Il s’agit du nouveau poste 25, situé rue Guy, du poste 14, à Saint-Laurent, du poste 1, installé au coin des mes Crémazie et Saint-Hubert, et d’un autre qu’on devra construire (ou louer) prochainement et qui sera localisé dans l’est de l’île de Montréal.Ces centres regrouperont toutes les unités spécialisées du Service de police de la CUM.Ils seront en outre les seuls endroits où des personnes pouiront être incarcérés.Les cellules de tous les autres postes disparaîtront en effet progressivement afin de permettre l’aménagement de nouveaux espaces destinés, dit-on, à favoriser un meilleur accueil et de meilleurs échanges avec les citoyens.Li réforme, qui devrait s’implanter graduellement à compter de l’an prochain, fera en sorte que les policiers seront massivement invités à quitter leurs bureaux pour aller travailler sur le terrain, c’est-à-dire dans la rue et dans les quartiers, là où se trouvent les problèmes et les citoyens qui les subissent.Stéphan Bureau I I PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Déterminé à gagner la bataille de l’information contre Radio-Canada, le réseau privé TVA présentera désormais son bulletin de nouvelles de soirée à 22h plutôt qu’à 23h.Le journaliste vedette de TVA, Stéphan Bureau, affrontera donc dès lundi Bernard Derome, le grand champion des actualités de soirée depuis de nombreuses années.; En déplaçant son bulletin de fin de Soirée, le réseau privé doit en conséquence repositionner son émission de variétés Cha ba da, avec Gregory Charles, qui passe donc à 22h30.^’animateur sait qu’après 22h, chaque minute emporte des téléspectateurs qui vont au lit mais, hier, il a fait Çontre mauvaise fortune bon cœur.1 Annoncée tard hier de façon à éréer un effet de surprise, la décision Survient après que TVA se fut inclinée devant Radio-Canada pour ce qui çst de la couverture de la soirée référendaire, mais elle survient également deux jours après la présentation d’une entrevue exclusive avec le pre-hiier ministre Jacques Parizeau, obte-riue et conduite par Stéphan Bureau.Cette émission a attiré un million de téléspectateurs et fait chuter Le Télé-jpumal de la SRC à 485 000 auditeurs (et Le Point à 161000).! «Bernard Derome est une icône et nous ne changerons pas cela en trois jours.Mais à terme, nous sommes persuadés que nous gagnerons cette bataille, que cela prenne üois mois ou (rois ans», déclarait M.Bureau hier, estimant que tout cela était «pas mal excitant».M.Bureau est présentateur 5130, bout St-tairen* Bureau 20p.:, » .' Montréal fût)K2T t88 274-3110 OLIVER PEOPLES iïlfïïSUDfl affrontera Bernard Derome à 22 h 4129, rue Saint-Denis Montréal 849-0559 4021, Saint-Laurent Montréal 849-1433 1327, Greene Westmount 937-0446 de nouvelles à TVA depuis septembre.Il y,a remplacé Jacques Moisan.A Radio-Canada, les réactions ont été peu nombreuses mais une porte-parole a simplement indiqué que cette «contre-programmation» était une triste chose parce que le téléspectateur perdait un choix.Présentement, le bulletin de nouvelles de 23h du réseau TVA attire une moyenne de 480 000 personnes, comparativement à quelque 800 000 pour Le Téléjournal de la SRC avec Bernard Derome.C’est la seule bataille que la SRC remporte dans le domaine des bulletins d’information, si on ne considère que les cotes d’écoute bien entendu.Le bulletin de 18h de TVA est particulièrement suivi, puisqu’une moyenne de un million de téléspectateurs le regardent Simon Du-rivage ne se débrouille cependant pas trop mal puisque quelque 740 000 téléspectateurs l’écoutent entre 18h et 18h30.Le vice-président du secteur de l’information de TVA, Marc Blondeau, a répété hier que ce changement n’était pas improvisé.«Nous étions prêts depuis un certain temps.» Quant au vice-président de l’ensemble de la programmation, André Provencher, il a été encore plus clair: «C’est un geste clairement offensif.Nous entrons dans cette bataille pour la gagner.» Le réseau n’a pas l’intention de modifier la facture de son bulletin de nouvelles de fin de soirée, si ce n’est que les publicités et le tirage de la loterie viendront un peu plus tard au cours du bulletin.Un des gagnants de ce changement pourrait être le Besoin d’amour de Guy A.Lepage, à Télévision Quatre Saisons, qui devient la seule émission de variétés à cette heure.Quant à Cha ba da, sa cote d’écoute moyenne est de 572 000 auditeurs.Son animateur, Gregory Charles, a dit trouver le chambardement d’émissions «logique» compte tenu de l’intense intérêt pour l’actualité par les temps qui courent, mais il a admis qu’il aurait aimé «voir combien nous aurions fait en dehors de la campagne référendaire» qui a, d’après lui, conduit un nombre plus grand de téléspectateurs à regarder Le Téléjournal de 22hde la SRC.A ceux qui, à la SRC, rêveraient d’amener Stéphan Bureau dans leur demeure, le journaliste de TVA a répondu d’avance, hier, indirectement Il a terminé son intervention devant la presse en louant sans réserve et pendant de longues minutes l’efficacité de son employeur et l’atmosphère qui régnait à TVA PoAaL SPECTACLES L K It t: V 0 I It .I.V.S S M K I» I I K I I» I M A X I II R 3 X 0 V R M I» H R I » » 3 LE DEVOIR POLITIQUE Au lendemain du référendum Renflouage de l’Irving Whale Les évêques lancent un appel à la réconciliation MANON CORN K LLIER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Aux lendemains d’une période référendaire mouvementée, l’heure est à la réconciliation et à la réalisation des aspirations du Québec et des Premières Nations, soutient la Conférence des évêques catholiques du Canada dans un appel lancé aux gouvernements et à la population canadienne.«L’heure est à la prise de conscience d’yn moment vital de notre histoire», souligne le bureau de direction de la CECC, composé du président de la Conférence.Mgr Francis Spence, du cardinal Jean-Claude Turcotte et des évêques Henri Goudreault et Gerald Wies-ner.«Traditionnellement, les Canadiens et les Canadiennes ont toujours eu à cœur de bâtir une société fondée sur la paix, la justice et la dignité de la personne humaine.Cependant, l’heure est venue d’apporter des améliorations significatives qui aideront notre société à réaliser pleinement les aspirations et les attentes légitimes de la population du Québec, ainsi que celles des Premières Nations et du Canada tout entier», écrivent-ils dans une déclaration de quatre pages.Les quatre prélats constatent qu’à l’issue de la décision «à la fois difficile et déchirante» des Québécois, la population de tout le Canada se retrouve animée «par des senti- II faut travailler à la réalisation des aspirations des Québécois et des Premières ments partagés et une vision divergente des structures politiques et sociales du pays».Selon eux.les sentiments de méfiance et de colère doivent faire place à «un climat de respect mutuel, de tolérance et d’équité», le seul propice à un renouvellement des structures politiques.Ils invitent les gouvernements et l’ensemble de la population à faire preuve de compréhension et à travailler dans un esprit de réelle coopération.Les porte-parole de l’épiscopat canadien estiment qu’il faut panser les plaies attribuables non seulement au référendum mais aussi «aux choix économiques difficiles et aux défis pressants auxquels notre pays est confronté».Ils précisent que la population ne pourra pas se contenter de solutions temporaires ou partielles.«Il faut effectuer une guérison en profondeur afin de corriger les déceptions et les blessures du passé, particulièrement celles ressenties par les membres de notre société qui se sont sentis exclus et n’ont pas été intégrés au processus politique», notent-ils.Ils ajoutent que «le Canada est arrivé à un moment décisif de son histoire, où il lui faut honorer les droits et les demandes des peuples fondateurs» tout en assurant le respect des droits des minorités et l’héritage varié des provinces.Pour y parvenir, ils invitent les gouvernements et les citoyens à se pencher sur l’histoire canadienne PHOTO PC Le cardinal Jean-Claude Turcotte, de la Conférence des évêques afin d’y reconnaître «les lacunes et les erreurs» et à identifier les besoins actuels afin d’y répondre avec charité et équité.Après une semaine de débats très acrimonieux à la Chambre des communes au cours desquels les passions et les divisions ont été exacerbées, le message des évêques constitue un véritable rappel à l’ordre pour les dirigeants politiques.Les quatre religieux soulignent d’ailleurs que les valeurs de respect et d’amour mutuels devraient être présentes dans les institutions nationales, provinciales et locales.Ils s’engagent pour leur part à promouvoir la réconciliation et à aider les Canadiens à tracer une nouvelle vision du pays.Copps accuse Green de réclamer des sous pour lui-même La Société pour vaincre la pollution dément les accusations JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — La ministre de l’Environnement Sheila Copps soutient que le coprésident de la Société pour vaincre la pollution (SVP).Daniel Green, réclame personnellement de l’argent au gouvernement fédéral pour abandonner les poursuites dans l’affaire du renflouage de \'Irving Whale.«Le président de SVP, qui nous a traduits devant les tribunaux pour stopper le renflouage de 1 ’Irving Whale.dit maintenant qu'il veut obtenir personnellement un certain montant d’argent .pour abandonner les poursuites», a déclaré hier Mme Copps à sa sortie des Communes.Elle estime que l’évaluation environnementale effectuée par le gouvernement est valable et que les tribunaux vont la reconnaître.Il n’est donc pas question de céder aux demandes de M.Green.«Nous n’avons aucune raison d’en arriver à une entente avec une personne qui nous traduit devant les tribunaux pour tenter d’empêcher le renflouage», a ajouté Mme Copps.Les opérations de renflouage de la barge Irving Whale ont été arrêtées en août dernier à la suite d’une décision de la Cour fédérale.Une injonction temporaire a été émise dans le but de reprendre les évaluations environnementales.Chez SVP, on dément les accusations de Mme Copps.Selon Patrice Limoges, |x>rte-parole de l’organisme, il n’est IMS question d’obtenir de l’argent |x>ur M.Green.Ce dernier était absent hier.Im demande de SVP |x>rte plutôt sur la formation d’un comité spécial d’experts internationaux qui serait mandaté mur étudier l’impact des BPC contenus dims la barge sur l'environnement du golfe du Saint-Laurent Ce comité s y-Cicrilffttjks Mimsltrin de Asuntrtb Exlérforçs ESPAÇA ViCTOR MONGE «SERRAJViTO» Danseurs: JAVIER BARON & BEATRIZ MARTIN Chant: EVA D%TAN Chant: JUAN ESCUDERO - Guitares: JUAN CARLOS- MIGUEL RIVERA - PercussiomVIcfOR MON&Sk.Montréal: Jeudi 7 décembre# 20h Place des arts,Téf: 842-2112 Admission:790-1245 Québec: Théâtre Capitole, vendredi 24 novembre tél: (418) 694-4444 Ottawa: Centre national des arts, samedi -25 novembre (613)755-11Î1 Toronto:Massey Hall, samedi 2 déc.(416) 593- 4828 / 872-5555 péquiste travaille au renouvellement du fédéralisme canadien.La consultation, menée auprès de 812 personnes entre le 31 octobre et le 2 novembre, montre que 73 % des personnes interrogées veulent voir ie gouvernement du Québec participer activement au renouvellement du fédéralisme.Par ailleurs, 49 % sont favorables à la tenue d’un nouveau référendum sur la souveraineté en cas d’échec des négociations entre le Gilles Vigneault victime de menaces AGENCE ERANCE-PRESSE Le chanteur et poète québécois Gilles Vigneault a été forcé d’annuler un spectacle dans la province de l’Ontario en raison de menaces proférées contre lui, a annoncé hier RDI, la chaîne «toute info» de Radio-Canada.Gilles Vigneault, 67 ans, chantre de l’indépendance du Québec, devait se rendre la semaine prochaine à Sudbury, ville minière du nord de l’Ontario, dont 40 % des quelque 90 000 habitants sont francophones.Certains habitants francophones de Sudbury auraient menacé de déranger l’artiste durant son spectacle et une alerte à la bombe a été reçue par les organisateurs.Informés de ces menaces, la maison de production et le représentant de M.Vigneault ont décidé d’annuler son récital.Les organisateurs de l’événement croient que certains francophones en veulent à Gilles Vigneault pour son implication en faveur de la cause indépendantiste, battue de justesse (à 50,6 %) lors du référendum québécois de lundi dernier.Des francophones de Sudbury interviewés par RDI ont toutefois condamné les menaces contre Vigneault, soulignant que rares sont les grands artistes francophones à se produire dans leur ville, éloignée des grands centres.r 2 000$ BONALDO La maison des idées nouvelles 105 St-Paul ouest, 4'tmr étage, Montréal, Qc.H2Y 1Z5 Tel.: (514) 899-0597 ARNOLD UNIQUE BONALDO \ » La MAISON DES IDÉES NOUVELLES 105 St-Paul ouest, 4,rmr étage, Montréal, Qc.H2Y 1Z5 Tel.: (514) 899-0597 LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d'ouverture: lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h, jeudi, vendredi: 9h à 21 h, samedi: 9h30 à 17h 395,Boul.Cartier, Laval Tél.: (514) 688-6036 Fax: (514) 688-8844 Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: - lois, règlements - livres administratifs, techniques - livres d'art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.CONCESSIONNAIRE DES PUBLICATIONS DU QUEBEC < o S3 £ § M nuire Bvlgari-B vlgari en or 18 Carats montée sur bracelet Tuhogas, disponible également avec bracelet en acier.Fabriquée en Suisse.B V LG A FUv Les mont res B vlgari sont en vente en exclusivité à Montreal chez JOAILLIER LOU GOLDBERG 1215 Ave.Greene • Montreal.Quebec H3Z 2A4 • (5/4) 935-46/2 Québec et le Canada, alors que 47 % s’y opposent.68 % des gens interrogés croient que la présence du Bloc à Ottawa est encore utile, même si le NON l’a emporté.Le sondage note également que 36 % des sondés préféreraient voir le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard continuer son mandat, alors que 40 % le voient œuvrer sur la scène politique québécoise.Ce sondage a une marge d’erreur de 4,2 points, 19 fois sur 20.^ K N H K K F ?PAS DE LIBÉRATION POSSIBLE POUR ¦BERNARDO 1 oronto (PC)—Considéré comme un criminel dangereux.Paul Bernardo devra iwsser le reste de ses jours derrière les barreaux.Ainsi en a décidé hier te juge Patrick IjeSage, quaU-liani l'accusé de psychopathe sadique.Bemanlo s’etail déjà vu imposer une sentence de prison à vie pour les meurtres de leslie Muhuffy, âgée de 14 ans, et de Kristen French, âgée de 15 iuis, mais il |x>uvait espérer obtenir une liberation conditionnelle après 25 ans d’emprisonnement.Mais étant désormais considéré ofli-deflement comme un “criminel dangereux» il sera gardé derrière les barreaux indéfiniment, avec1 le droit de demander une révision de son cas tous les deux ans après l’échéance ferme de 25 mis.Bernardo, déjà reconnu coupable du meurtre de deux jeunes lilies, a avoué hier avoir commis une série de viols et provoqué la mort |iar asphyxie de sa lx*lle-sa*ur.Il a dit avoir décidé d'admettre les crimes qu’on lui reprochait pour amoindrir la peine infligée à ses victimes.Il n’a cependant pas enregistré un plaidoyer de culpabilité.Mais ses aveux ont été pris en considération par le juge Patrick LeSage, qui a déci-,dé que l'accusé ferait partie des -criminels dangereux».-?- UNE FABRIQUE DE MUNITIONS SAUTE Buenos Aires (AP) —Trois violentes explosions consécutives ont ravagé, hier, une fabrique de munitions à Rio Tercero, province de Cordoba, faisant au moins un mort et une cinquantaine de blessés parmi les employés, selon un bilan provisoire.La radio locale fait état de deux morts.De nombreuses maisons de la localité, à environ 700 km au nord-ouest de Buenos Aires, ont par ailleurs été endommagées, selon les habitants.La police a compté un mort et une cinquantaine de blessés mais ce bilan est encore incomplet.Comme l’a souligné le vice-président Carlos Ruckauf, les sauveteurs ne sont pas encore parvenus à pénétrer dans tous les secteurs de l’usine, plus de cinq heures après la première explosion.Par ailleurs, selon la police, le corps d’un homme a été trouvé à un arrêt d’autobus, à environ trois kilomètres de l’usine, ¦mais on ignorait encore si son décès était lié aux explosions ou à la retombée de débris.Quelque 200 personnes se trouvaient dans l’usine, propriété du ministère de la Défense, au moment de la série d’explosions.Selon les autorités, leur cause n’a pas encore été déterminée.D’après la radio, la première déflagration, à 9h locale, a été entendue dans un rayon de 20 km.Des témoins affirment qu’elle a été suivie d’au moins deux autres et que des détonations moins violentes se faisaient encore entendre sporadiquement, trois heures plus tard.-?- ÉGLISE D’ANGLETERRE: NON AUX BÉNÉFICES DE LA PORNO Inndres (AIT) — L’Eglise d’Angleterre a décidé hier de se défaire de sa participation de 3,6 millions de livres ' (5,6 millions de dollars) dans le réseau de télévision par satellite British Sky Broadcasting (BSkyB) parce que "celui-ci vient de lancer une chaîne érotique en Grande-Bretagne.«Cette décision a été prisç pour donner un signal clair que l’Eglise ne veut pas tirer un bénéfice par un investissement direct darts des entreprises faisant commerce de la pornographie», a déclaré Tony Hardy, responsable des investissements directs de l’Église.BSkyB, contrôlé par le magnat australo-améri-cain Rupert Murdoch, a lancé le 1er novembre six nouvelles chaînes en Grande-Bretagne, dont Play Boy TV, spécialisée dans la diffusion de programmes érotiques.«Il est toujours regrettable qu’un actionnaire prenne ce genre de décision, mais cela fait partie de ses prérogatives.La chaîne est complètement légale et a été autorisée à la diffusion par les autorités compétentes», a souligné un porte-parole de BSkyB.-?- LA LAMPE MERVEILLEUSE ÉTAIT CLASSÉE X New York (AFP) — Un film pornographique a été brièvement projeté par erreur à une centaine d’enfants d’une école primaire de Harlem, à New York, réunis lors d’un après-midi pluvieux pour regarder Aladin, le dessin animé de Walt Disney, a-t-on appris hier auprès des autorités scolaires de la ville.Les responsables de l’école ont envoyé une lettre d’excuses aux parents après l’incident survenu mercredi, a indiqué David Begel, un porte-parole du recteur de New York, Rudy Crew, confirmant les informations du quotidien local Daily Netvs.«Le recteur veut une explication sur son bureau très rapidement, a-t-il ajouté.Il ne prend pas cela pour une plaisanterie.» Selon M.Begel, la faute semble incomber à un enseignant qui aurait regardé un film X un soir à l'école et aurait rangé la cassette parmi les cassettes vidéo destinées aux élèves.I.K II K V I) I It I V.\ M l l> I I T I» I M V • K M It It ¦I •! a r> LES ACTUA s La politique municipale retrouve sa place Le référendum a fait oublier que des élections ont lieu dimanche dans 675 villes du Québec Super-typhon MICHEL LALIBERTÉ LE DEVOIR Les électeurs n’ont eu d’yeux que pour la campagne référendaire qui a atteint son point culminant lundi, reléguant à l’ombre les élections municipales que s’apprêtent à vivre 675 villes au Québec.U*s enjeux n’en demeurent pas moins cruciaux en région où les habitants de plusieurs grandes municipalités sont appelés aux urnes.C’est le cas pour les villes de Hull, Gatineau et Aylmer.Dans la capitale de l’Outaouais, le maire sortant Yves Ducharme tentera de conserver son poste que convoite Sylvain Ladéroute.Les deux se présentent devant l’électorat en tant qu’indépendants.Les Hullois auront également à se prononcer sur le choix de sept conseillers.Au terme de la période de mise en candidature, le président des élections a déclaré gagnants trois candidats seuls en lice dans leur quartier respectif.Aux dernières élections en 1991, la municipalité comptait 14 postes de conseillers avant que ce nombre ne soit réduit à dix.Les noms des gagnants seront connus quelques minutes à peine après la fermeture des bureaux de vote à 19h et ce grâce à un scrutin électronique: une première au Québec.Gatineau Un peu plus à l’est, les noms de deux candidats apparaîtront aussi sur les bulletins de vote, ceux de Guy Lacroix et Jean-Guy Binet.Le maire Lacroix, qui a remplacé Robert Labine en cours de mandat (M.Labine faisait face à des accusations de conflit d’intérêts), sollicite un deuxième mandat.Quant à M.Binet, il est président de la Commission scolaire des Draveurs.Les deux candidats à la mairie sont indépendants.Enfin, des 12 postes de conseillers, neuf font l’objet d’une élection, les trois autres ayant été remportés par acclamation.Aylmer Toujours en Outaouais, la ville d’Aylmer aura un nouveau maire puisque la mairesse sortante Constance Provost se retire de la vie politique.Mme Provost occupait ses fonctions depuis 12 ans.Êlle avait auparavant siégé en tant que conseillère pendant dix ans.Quatre candidats sont sur les rangs pour lui succéder: Pierre Crevier, Marc Croteau, Ruth Heafey et Marc Ro-billard.Aux postes de conseiller, neuf sièges sur dix sont à pourvoir.Saguenay—Lac-Saint-J ean Les habitants de Jonquière et Alma se rendront aux urnes dimanche.Dans la ville de l’aluminium, un ancien député conservateur tente un retour en politique.Jean-Pierre Blackburn, qui a représenté le comté de Jonquière à la Chambre des communes (1984 à 1993), fait campagne pour déloger le maire sortant Marcel Martel, un souverainiste de longue date.Un sondage Pécus réalisé pour Ix Progrès-Dimanche place le maire Martel légèrement en avance sur M.Blackburn, soit 30,3 % contre 28.3 %.Les deux autres candidats, Rodrigue Potvin et Monique Vézina (à ne pas confondre avec l'ancienne ministre) suivent respectivement avec 15,4 % et 6,6 % des intentions de vote.Ix;s indécis composent les 19,4 % restants.En 1985, après avoir perdu son siège aux mains de Jean-Pierre Blackburn, le libéral Gilles Marceau a remporté la mairie jonquièroise lors d’une élection partielle.M.Marceau prenait ainsi la relève de Francis Dufour devenu député provincial dans l’opposition péquiste.M.Blackburn espère que le même scénario lui sera réservé.En amont de la rivière Saguenay, le maire d’Alma Jean-Maurice Harvey se dirige vers un deuxième mandat.Le même sondage de la firme Pécus, publié le 22 octobre dans l’hebdomadaire régional, lui accorde 69,3 % des appuis.Son adversaire, le conseiller sortant Gervais L’Heureux, n’obtient que 22,73 %.Le taux d’indécis est de 8,24 %.Valleyfield A Valleyfield, deux candidats font campagne pour remplacer le maire Gaëtan Rousse à la recherche d’un troisième terme à la mairie.Denis Lapointe et Robert Lalonde en sont à leur premier pas en politique.Du côté des postes de conseiller, cinq sont en élection, les trois autres n’ayant pas nécessité la tenue d’un scrutin.Drummondville Dans le cœur du Québec, le scrutin de dimanche mettra fin à une querelle entre deux anciens alliés.La mairesse sortante de Drummondville Francine Jutras-Ruest et le maire suppléant Alain Carrier sollicitent tous deux l’appuis de leurs commettants pour diriger la ville au cours des quatre prochaines années.M.Carrier était le maire de la ville de Grantham avant qu’elle ne fusionne dans l’harmonie avec Drummondville le 1er janvier 1994.Sa relation avec Mme Jutras-Ruest s’est depuis gâtée.Mme Jutras-Ruest occupe la mairie depuis 1987.L’assainissement des finances de la municipalité a été au centre de la campagne.Signe des temps, les adeptes de l’inforoute pourront prendre connaissance des résultats des élections à Drummondville par l’entremise de leur ordinateur.L’adresse pour les obtenir se lit comme suit: http://www.9bit.qc.ca/elections/ dmmmondville.html.* PHOTO Al* UN PHILIPPIN médusé examine sa voiture qui a été littéralement projetée contre le muret d'un édifice lors du passage du super-typhon Angela.1m tempête tropicale a semé la destruction hier sur 111e de Luçon, la principale de l’archipel philippin, faisant 51 morts et paralysant toute activité, lxs Philippines, très exposées aux catastrophes naturelles, n’avaient pas connu de typhon aussi puissant depuis 1987.Selon des estimations provisoires de la protection civile, les dégâts causés aux infrastructures et aux récoltes représentent au moins46,2 millions de dollars.«Nous n'avons pas de vivres.Nous risquons de mourir de faim ici», a déclaré à la radio Paul Ixe, gouverneur de la province de Ilicol (sud de Luçon).«Toutes nos récoltes sont détruites.Nous demandons au gouvernement de Manille de nous envoyer 200 sacs de riz.Nous n’avons jamais vu de typhon pareil.» Ix président Fidel Kamos a pris personnellement la direction des opérations de secours au Conseil de coordination national des catastrophes naturelles de Manille.Enseignement du français Une réforme bien accueillie JEAN PICHETTE LE DEVOIR La réforme du programme d’enseignement du français au secondaire ne visera plus à développer chez l’élève des habiletés d’écrivain, comme le prévoyait le programme en cours depuis 1980, et permettra du même coup aux professeurs d’accorder plus de temps à l’orthographe, la grammaire et la cohérence des textes.Tout en attendant d’en connaître les détails d’application, les professeurs de français accueillent avec satisfaction la réforme .annoncée jeudi par le ministre de l’Éducation, Jean Garon.Cette réforme, qui entrera en vigueur à l’automne 1997, prévoit notamment la lecture obligatoire de quatre œuvres littéraires par année, dont les titres pourront être choisis par chaque école à l’intérieur d’une liste préparée par le ministère.Mais aux yeux de Donia Loignon, président de la section montréalaise de l’Association québécoise des professeurs de français, dont les membres sont réunis en congrès à Laval, l’essentiel de la réforme repose ailleurs.«Dans le programme actuel, les élèves doivent écrire des textes s’apparentant à une forme littéraire, comme le conte ou la nouvelle, dont ils doivent respecter les règles, codifiées par les professeurs.Mais cela suppose déjà une bonne maîtrise de la langue.Dorénavant, le développement des habiletés de com- munication se fera par l'écriture de textes narratifs, descriptifs ou argumentatifs, ce qui facilitera la tâche des enseignants, qui dépensaient beaucoup d’énergie pour assurer le respect de la forme littéraire des textes.» Aux yeux de M.Loignon, ce virage ne constitue toutefois nullement un retour en arrière, même s’il prévoit un enseignement plus explicite de la grammaire.«Contrairement à une idée largement répandue, l’approche communicative ne visait nullement à sacrifier l’écrit à l’oral mais à replacer la langue écrite dans une perspective de communication, comme c’était déjà le cas pour l’oral.La réforme conserve cet objectif en libérant les professeurs de la tâche, qui drainait beaucoup d’énergie, d’assurer le respect de certaines formes littéraires.» Tout en se réjouissant de l’obligation imposée par le ministre de lire un minimum d’œuvres littéraires, M.Loignon demeure sceptique quant à la réalisation de cet objectif.«C’est bien beau d’énoncer une telle politique, mais est-ce que le ministre va accorder les budgets requis pour meubler les bibliothèques?Est-ce qu’il est prêt à le faire et est-ce qu’il a l’argent pour le faire?Cela reste à voir.» Depuis le dépôt, en 1989, du rapport du Comité d’étude sur les bibliothèques scolaires, le budget moyen consacré à l’acquisition de documents est passé de 5,27 $ à 7,50 $.Elles demeurent néanmoins, de l’avis général, très mal garnies en livres et en personnel spécialisé.Seulement 20 % des bibliothèques scolaires québécoises profitent des services de bibliothécaire^ professionnels, contre 85 % aux États-Unis et 100 % des lycées français.Pour assurer un meilleur apprentissage de la langue, M.Loignon croit toutefois que le ministre devra un jour entendre les demandes des professeurs, qui exigent depuis longtemps une augmentation du temps accordé au français dans la grille-horaire, actuellement limité à cinq périodes de 50 minutes, et une diminution du ratio élèves-maître, qui peut s’élever à 140.SALON DU LIVRE ANCIEN Tmcrr: Kilstfc3M* GRAND CHOIX DE LIVRES ANCIENS ET RARES, ILLUSTRÉS, PREMIÈRES ÉDITIONS, BELLES RELIURES,CARTES, ESTAMPES.i i 1 Il et 12 NOVEMBRE SU.VMS HIVIl Ni; EN Oiffov hvha ii f lUtiin Unênituit¦ 101 poètes Samedi : midi à 18h Dimanche : 1 Ih a 17h ADMISSION: 4.00$ POUR LES 2 JOURNÉES HOLIDAY INN CROWNE PLAZA centre-ville 420, rue Sherbrooke 0.(près de Bleury) Le DEVOIR 53 Place des Arts ®)e (fouette «Chaque poète porte son pays sur ses épaules dans le baluchon de sa parole en friche ballottée au vent des dires.» Sylvain Rivière GUERIN littérature Distributeur exclusif: A.D.t,.45(M.rue Drolet Montréal (Québec) II2T 2C2 Téléphone: (514) X42-.VWI Télécopieur: (514) S42-4V25 Donald Alarie Anne-Marie Alonzo Geneviève Amyot Michel Beaulieu Claude Beausoleil Marcel Bélanger Paul Bélanger Jean-Pierre Bérubé Marie-Claire Blais Yves Boisvert Monique Bosco Denise Boucher Jacques Brault André Brochu Françoise Bujold Michel Bujold Maurice Cadet Jean Charlebois François Charron Pierre Chatillon Herménégilde Chiasson Gilbert Choquette Robert Choquette Jean-Paul Daoust Daniel Dargis Denise Desautels Jean-Marc Desgent Louise Desjardins Alfred Desrochers Clémence Desrochers Pierre DesRuisseaux Gilles Devault Georges Dor Hélène Dorion Marcel Dubé Yves Dubé Raoul Duguay Fernand Dumont Gérard-Vetgniaud Étienne Jean Ferguson Jean-Paul Filion Lucien Francoeur Madeleine Gagnon Hector de Saint-Denys G am eau Jacques Gameau Michel Gameau Gérald Gaudct Jacques Gauthier Gérald Godin Alain Grandbois Ben Jauvin Roland Jomphe Saint-John Kauss Gary Wang Marie Laberge Pierre Laberge Robert Lalonde Gilbert Langevin Gatien Lapointe Camille Laverdière Gérald Leblanc Félix Leclerc Rachel Leclerc Alexis Lefrançois Sylvain Lelièvre Wilfrid Lemoine Raymond Lévesque Renaud Longchamps Paul Chanel Malenfànt Clément Marchand Pauline Michel Gaston Miron Serge Mongrain Pierre Morency Jean Narrache Pierre Nepveu Angéline Neveu Claude Paradis Suzanne Paradis Claude Péloquin Jean-Pierre Petit Alphonse Piché Jean-Guy Pilon Alain Pontaut Bernard Pozier Yves Préfontaine Jacques Renaud Sylvain Rivière Guy Robert Simone Routier Bruno Roy Janou Saint-Denis Denuis Saint-Yves Roméo Savoie Sylvie Sicotte Serge Patrice Thibodeau Gemma Tremblay Marie Uguay Denis Vanier Gilles Vigneault Yolande Villemaire w ISBN 2-76-1-3976-X (442 p.) 18,95 $ I.K I) K V O lit , I.K S I It I M A N I A (i A M K I) I I K T Il K .1 X (I V I M II II I I II II LE DEVOIR ?LE MONDE Pendant que les discussions tripartites se poursuivent en Ohio Le Congrès hésite à envoyer les boys Washington ne veut pas laisser Mladic et Karadzic jouer un rôle dans l'avenir annee annee ¦ Washington (AFP) — U's négociations sur la Bosnie, (|ui se poursuivaient hier dans la plus grande discrétion sur une base aérienne de l’Ohio, risquent de pâtir des réticences de plus en plus fortes du Congrès à envoyer des soldats américains en Bosnie pour faire respecter un accord de paix.Les pourparlers entre Bosniaques, Croates et Serbes risquent aussi d’etre compliqués par la volonté des Etats-Unis d’ôter tout pouvoir aux dirigeants des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic et Ratko Mladic, accusés d’avoir commandité des exactions contre les Musulmans bosniaques.Sur la base aérienne de Wright-Patterson, les belligérants ont désormais en mains les premiers éléments du projet de plan de paix rédigé par les médiateurs des Etats-Unis; d'Europe et de Russie.Les discussions devraient durer encore une semaine au moins.C’est le délai approximatif qu’a fixé le président croate Franjo Tudjman pour son retour dans l’Ohio.M.Tudjman a regagné Zagreb hier.Des élus républicains à la Chambre des représentants ont annoncé qu'ils allaient présenter un projet de loi supprimant les crédits pour la participation de troupes américaines à des opérations de maintien de la paix.Les républicains sont majoritaires à la Chambre et au Sénat.Les auditions menées par le Congrès à la mi-octobre avaient déjà montré que les élus étaient très sceptiques sur la nécessité d'envoyer des soldats américains s’interposer entre les belligérants.Un projet de loi veut supprimer les crédits à l’envoi de soldats en Bosnie Lundi, la Chambre avait tiré un coup de semonce en votant une résolution non-contraignante demandant au président Bill Clinton de solliciter le feu vert du Congrès avant de déployer des troupes en Bosnie.La résolution avait été adoptée à une écrasante majorité.Elle avait même reçu le soutien de 99 élus démocrates.L’administration démocrate a promis d’envoyer des troupes en Bosnie une fois signé un accord de paix.Et si elle ne tenait pas sa promesse, les autres pays de l’OTAN seraient en droit de reconsidérer leur participation à cette opératiqn.Le département d’Etat a confirmé jeudi que Washington insiste pour que les dirigeants civil et militaire des Serbes de Bosnie.Radovan Karadzic et Ratko Mladic, considérés comme des criminels de guerre, «ne fassent pas partie des dirigeants» du futur Etat de Bosnie et même qu’ils soient écartés du pouvoir avant que les premiers G.I.ne débarquent en Bosnie.Le «ministre de l'Information» des Serbes de Bosnie, Miroslav To holj, a immédiatement déclaré qui le peuple serbe ne permettrait ja mais aux Américains de leur impo ser «une direction fantoche».Les Etats-Unis restent néanmoins prudents sur ce point.Ils n’ont ja mais dit qu’il refuseraient de s’associer à un accord de paix ne pré voyant pas la mise à l’écart de MM Mladic et Karadzic., Le département d'Etat a aussi précisé que les soldats américains ne rechercheraient pas systématiqu ment les criminel contenteront de les arrêter s’ils tombent sur eux par hasard à un barrage routier.A Dayton, les présidents bosniaque Alija Izetbegovic et croate Franjo Tudjman avaient autorisé jeudi le rapatriement de 600 familles musulmanes et croates déplacées par la guerre qui avait opposé ces deux communautés.Ce «geste de bonne volonté» salué par Washington tombe à point nommé pour entretenir l’espoir, en attendant que les négociateurs s’attaquent à des problèmes plus substantiels.Au terme du premier jour de négociations mercredi, M.Tudjman et le président serbe Slobodan Milosevic avaient déjà fait un geste en promettant une reprise des négociations sur la Slavonie orientale, seule Nie encore contrôlée unistes serbes.mm i ¦MÊÊMÈ ;.la 3e année Le seul placement où vous êtes 3 fois gagnant! 1.Vous obtenez des taux minimums garantis pour 3 ans qui atteindront 6 3/4 % la troisième année.2.Ces taux seront ajustés à la hausse si les conditions du marché varient; votre investissement sera donc toujours concurrentiel.3.Vos obligations sont encaissables en tout temps; votre argent est donc toujours à votre disposition.Les 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Canada K IJ S S I K Routskoï a la voie libre Il pourra se présenter Moscou (AFP) — La décision hier de la Cour suprême russe ordonnant à la commission électorale centrale d’enregistrer la liste du mouvement nationaliste Derjava d’Alexandre Routskoï est un premier signe d’apaisement dans un climat politique tendu à moins de deux mois des élections législatives.En revanche, l’audience concernant le recours déposé par le principal parti réformateur russe, Yabloko, dirigé par Grigori Yavlinski, a été interrompue et reprendra ce matin, la Cour n’ayant pas eu le temps d’entamer l’étude des documents écrits soumis par les parties.Yabloko et Derjava avaient déposé des recours contre le refus de la Commission électorale d'enregistrer la semaine dernière leurs listes pour le scrutin du 17 décembre.La Cour suprême «a décidé de satisfaire le recours déposé par Alexandre Routskoï et par sa décision oblige la commission électorale centrale à enregistrer la liste du mouvement Derjava («Puissance») avant le 5 novembre», a déclaré le juge Youri Redtchenko sans préciser le motif de cette décision.«Aujourd’hui tout le monde peut voir que malgré tous les obstacles qui ont été créés contre notre mouvement, nous allons participer aux élections législatives et lancer notre campagne électorale dès que notre liste sera enregistrée», a déclaré Alexandre Routskoï à l’annonce de la décision.«Nous n’avions pas douté que la décision serait en notre faveur.Nous n’avons pas violé la loi, contrairement à la commission électorale.Nous avons gagné ce procès et maintenant les électeurs vont décider pour qui ils vont voter», a-t-il poursuivi.M.Routskoï a également accusé la commission électorale de «s’approprier les fonctions du parlement et du parquet» et de «prendre des décisions arbitraires sans aucun contrôle constitutionnel».La Cour suprême avait déjà ordonné à la Commission électorale d’accepter d’examiner les listes de signatures de soutien de sept partis, qu’elle avait refusé de recevoir, estimant qu’elles avaient été déposées hors délai.Le refus de la liste de M.Routskoï avait été justifié par le fait que 86 des 270 candidats inscrites sur la liste Derjava avaient depuis retiré leurs candidatures.Concernant le recours déposé par le mouvement Yabloko («la Pomme»), la Cour a commencé hier à auditionner une partie des six candidats exclus de la liste initiale sans en avoir officiellement exprimé la demande, motif du refus d’enregistrement de la liste par la Commission électorale.Dès lundi soir, le président de la Commission, Nikolai' Riabov, avait laissé entendre qu’il pourrait revenir sur sa décision.Cette interdiction avait provoqué un tollé en Russie.MM.Yavlinski et Routskoï sont fermement opposés au président Boris Eltsine.Yabloko est l’un des partis les plus influents du pays, et l’un des favoris du scrutin du 17 décembre.En présence du général Pinochet Sommet militaire en Argentine Buenos Aires (service espagnol de l’AFP) — Les chefs des forces armées de 24 pays — y inclus le Chili représenté par le général Pinochet — se réunissent à partir de lundi à Bari-loche, en Argentine, pour discuter d’initiatives communes dans la lutte au terrorisme et au trafic de drogue.Le thème de cette 21' conférence des armées américaines (CEA), à laquelle sera présept le Canada, s’intitule: «Défis de l’État-nation: conséquences quant à la sécurité sur le continent et effets sur les armées d’Amérique.» Les chefs militaires seront en réunion du 6 au 10 novembre.Ont déjà confirmé leur présence: les chefs d’état-major de Bolivie, du Brésil, du Canada, de Colombie, du Chiji, de l’Equateur, du Salvador, des Etats-Unis, du Guatemala, du Honduras et du Nicaragua et d’une douzaine d’autres pays.Le président argentin Carlos Menem se rendra à Bariloche, dans les Andes, mercredi prochain, pour se tenir au courant de l’orientation des travaux.Il en profitera pour donner officiellement à l’Ecole militaire de la Montagne, installée dans cette ville, le nom du fondateur du parti justicia-liste (au pouvoir) Juan Domingo Perôn. I.E I) K V o | It .I.K A M K II I I K T U I M A N (' Il E A X 0 V K M H It K I » il 8 A LE MONDE New York dit oui aux homosexuels, mais Londres dit non A 5000 kilomètres de distance, deux jugements importants concernant les droits des homosexuels ont été rendus hier et avant-hier, en Angleterre et aux États-Unis.Pendant que la Cour suprême de l’État de New York avalisait le droit pour des homosexuels d’adopter des enfants, l’armée britannique se voyait confirmée dans son droit de refuse D’APRÈS L'AFP Invoquant les «changements fondamentaux- de la famille américaine.la Cour suprême de l’État de New York a ouvert aux couples homosexuels le droit d’adopter, déclenchant la fureur des conservateurs.Les juges nommés par l’administration démocrate en place jusqu'en 1994 ont décidé jeudi par quatre voix contre trois qu’il était légal pour des conjoints non mariés, quel ue soit leur sexe, d’adopter l'enfant e l’qn des partenaires.L’Etat de Ne.w York est ainsi le troisième aux Etats-Unis, après le Vermont et le Massachusetts, à autoriser un homosexuel à adopter l’enfant de son partenaire.Le District de Columbia, entité administrative de la capitale fédérale, Washington, a également légalisé de telles adoptions.«Rendre un jugement différent signifierait que des milliers d’enfants à New York, qui sont concrètement élevés par deux personnes non mariées, n’auraient qu’un parent légal», a expliqué le juge Judith Kaye, au nom de la majorité de la Cour.Le juge Kaye a affirmé l’importance de ce jugement pour les enfants de couples homosexuels, expli- des homosexuels dans ses rangs.quant que des hétérosexuels pouvaient toujours se marier pour assurer deux parents légaux à l’enfant.Sans cette décision de la Cour, qui statuait sur deux cas impliquant un couple de concubins hétérosexuel et un couple de lesbiennes, l'enfant d'un couple homosexuel serait légalement brimé «en raison de l’orientation sexuelle de sa mère», a-t-elle ajouté.Au nom des trois juges opposés à cette décision, Joseph Bellacosa a estimé que la Cour débordait de son rôle.«Après tout, couples mariés ou chefs de familles célibataires ne sont pas qu’une convention sociale», a-t-il estimé.«Ils bénéficient d’une protection légale pour des raisons sociales et d’ordre publie.» ,Les responsables républicains de l’État de New York et des associations conservatrices ont très vivement critiqué la Cour.«La décision, selon moi, dépasse largement les limites (du rôle) de cette instance judiciaire», a commenté le gouverneur George Pata-ki.De telles décisions «devraient être prises par les élus, en l’occurrence le Parlement (régional) et le gouverneur, pas par une instance judiciaire nommée», a-t-il expliqué.«Je pense que c’est un revers pour la civilisation occidentale», a commenté le président régional du Parti républicain, Michael Long, évoquant «l'environnement contre nature» que constitue selon lui un couple de lesbiennes.U* révérend Duane Motley, fondateur d’une association liée à la très conservatrice Coalition chrétienne.L*s New Yorkais pour les droits constitutionnels, a qualifié le jugement d'«attaque contre les valeurs familiales traditionnelles».«Le meilleur environnement pour élever des enfants est offert par un homme et une femme mariés», a-t-il tranché.Pas de gais dans l’armée britannique Par ailleurs, l’armée britannique va pouvoir rester la seule force des grands pays occidentaux à exclure systématiquement les homosexuels de ses rangs, après un jugement prononcé hier par la Cour d’appel de Londres.Saisie par trois hommes et une femme renvoyés de la Royal Navy et de la Royal Air Force en raison de leur homosexualité, la justice a estimé que le veto du ministère de la Défense contre les homosexuels n’était «ni déraisonnable ni illégal».En prenant cette décision histo- rique, la première en Cour d'appel, les trois juges n’ont pas pour autant cautionné les appels à la sauvegarde du «moral des troupes» relayés par la hiérarchie militaire.«Même en étant d’avis que la politique actuelle est mûre pour une révision», a seulement expliqué l’un d’entre eux.il serait «impossible» «à la cour d'interférer dans un domaine «qui requiert un large soutien».En clair, il appartient au Parlement de trancher.Cette approbation judiciaire prononcée du bout des lèvres n'a pas empêché le secrétaire d’Etat aux Forces armées, Nicholas Soames, de se déclarer «absolument ravi» d’une «décision qui sera accueillie avec beaucoup de soulagement dans l’année».Avant le verdict, les plus hauts officiers de la marine et de l'aviation étaient montés au créneau pour dénoncer les «risques de perversion» des forces armées.Hier, le Daily Mail faisait sa une avec une lettre, révélée avec à propos, dans laquelle l’amiral Hugo White avertissait sa hiérarchie de l'animosité régnant dans la Royal Navy contre les homosexuels.Les quatre plaignants ont refusé de s’avouer vaincus, même si la justice leur a interdit la procédure d’appel automatique à la Chambre des lords.«Je vais continuer à me battre pour retrouver mon emploi», a notamment assuré Duncan Lus-tig-Prean, un ancien capitaine de corvette de 36 ans.Vers des accusations d’homicide contre Andreotti?Pérouse (AFP) — Les avocats des parties civiles se sont associés hier au parquet de Pérouse (centre de l’Italie) pour demander devant le tribunal de cette ville que soit jugé pour homicide l’ancien président du Conseil italien Giulio Andreotti, a-t-on appris de sources judiciaires.Les avocats des parties civiles ont demandé que l’ancien chef du gouvernement soit jugé pour avoir commandité le meurtre en 1979, d’un journaliste Mino Pecorelli, qui s’apprêtait à publier des informations compromettantes à l’encontre de Giulio Andreotti.«Les enquêtes menées avec diligence par le parquet ont permis l’élaboration d’un dossier d’accusation basé sur des éléments de preuve qui se recoupent», a déclaré Alfredo Galesso, un des avocats de la partie civile.Le sénateur à vie, qui est déjà jugé dans un procès séparé en Sicile pour complicité avec la mafia, est intervenu jeudi pour la première fois au cours de cette audience, dite préliminaire, qui se déroule dans la prison de haute sécurité de Pérouse (centre de l’Italie).Cette audience doit décider s’il sera également jugé pour avoir commandité à la mafia l’assassinat de ce journaliste.Les accusations d’homicide ont été portées contre M.Andreotti lors d’un interrogatoire en 1993 en Floride du célèbre repenti de la mafia Tommaso Buscetta qui avait affirmé que l’assassinat de Mino Pecorelli avait été commis par des hommes de Cosa Nostra sur demande d’Andreotti.Pourquoi Andreotti aurait-il cherché à faire taire Pecorelli, selon l’accusation?Parce que le journaliste s’apprêtait à publier un numéro spécial de sa revue à scandales OP, dont l’article principal aurait eu pour titre: les «chèques du président», mettant en lumière l’implication d’Andreotti dans un gros scandale financier.Les attentats terroristes en France Une piste anglaise La police française a repéré un Algérien vivant à Londres Paris (AFP)— La police française est désormais convaincue que l'un au moins des commanditaires des attentats islamistes perpétrés en France depuis l'été est un Algérien installé légalement à Londres se faisant dénommer Abou Fares.Des responsables de la |x>lice ont confirmé les informations publiées à ce sujet hier par les quotidiens U Parisien et Le Monde, à la suite de l’arrestation mercredi soir à Paris de l’Algérien Boualem Bensaïd qui semblait en charge d’animer plusieurs équipes terroristes sur le sol français.Neuf autres personnes ont été arrêtées lors de ce coup de filet dont quatre à Lille (nord) où elles préparaient un nouvel attentat.Fiché par la police algérienne pour des crimes et délits de droit commun, Bensaïd était arrivé en France il y a quelques mois.Il faisait l’objet depuis plusieurs semaines d’une surveillance étroite et d’écoutes téléphoniques qui ont permis de constater qu’il était en contact avec Abou Fares à Ixindres.On ignore encore si les magistrats chargés des enquêtes sur ces attentats ont adressé, comme c'est probable, une demande d’entraide judiciaire à leurs collègues britanniques pour obtenir l’interpellation et l’interrogatoire de ce nouveau suspect.Les attentats, qui sont clairement liés à la guerre civile en Algérie et à la politique de la France à l’égard d’Alger, ont en un peu plus de trois mois fait sept morts et près de 200 blessés à Paris et dans la région lyonnaise.Peu d’informations ont encore transpiré sur le mystérieux Abou Fares.On sait simplement que cet Algérien de 28 ans résiderait légalement dans la captale britannique et qu’il serait l’un des responsables de l’édition londonienne de la revue clandestine Al Ansar.Celle ci est proche du Groupe islamique armé (GIA), l'un des mouvements isla-mistes les plus violents en Algérie, dont elle diffuse régulièrement les communiqués.Des sources policières ont révélé hier soir que les enquêteurs français avaient capté un coup de téléphone capital entre Bensaïd à Paris et Fares a Londres la semaine dernière.I,e premier informait le se-coud du démantèlement de sa cellule terroriste de la région parisienne.«Le groupe de Paris est hors d'état», aurait t-il déclaré à Fares.Selon les mêmes sources, il faisait référence à l’arrestation le 27 octobre à Evry, dans la région parisienne.de deux Algériens de 27 ans, Khaler Keder et Meh-di Ghomri, inculpés depuis pour complicité dans une entreprise terroriste.Dans les milieux proches de l’enquête, on confirme que la police a saisi au domicile de Bensaïd, outre des documents et des armes, plusieurs kilos de chlorate de soude, un produit entrant dans la composition des mélanges explosifs utilisés pour les attentats terroristes.Li police a également trouvé des relevés de chronométrages effectués sur les trajets de plusieurs lignes de métro parisien.Ias deux attentats les plus meurtriers avaient eu pour cible des rames de métro à Paris.Des sources proches de l’enquête ont également révélé que les empreintes de Bensaïd ont été relevées sur deux bombes: une bonbonne de gaz remplie d’explosifs, déposée sur la voie Lyon (centre-est)-Pa-ris du train à grande vitesse, le 26 août dernier.Le ruban adhésif, fixant le détonateur à cette bonbonne qui n’avait pas explosé, portait aussi les empreintes de Khaled Kelkal, le jeune Algérien tué le 29 septembre dernier à une vingtaine de kilomètres de Lyon.Les attentats sont clairement reliés à la guerre en Algérie Ancien responsable nazi en Italie Erich Priebke sera extradé Buenos Aires (Reuter) — La Cour suprême d’Argentine a accepté jeudi l’extradition de l’ancien capitaine SS Erich Priebke vers l’Italie, qui veut le juger pour sa participation au massacre des Fosses ardéatines, la pire atrocité commise dans le pays pendant la Seconde Guerre mondiale.Cette décision met fin à 17 mois de procédures judiciaires et annule un rejet obtenu en appel en août dernier, qui avait suscité la colère en Italie, en Allemagne et dans la communauté juive tout en ravivant les accusations de «repaire de nazis» portées contre l’Argentine.Priebke, réfugié en Argentine depuis 1948, a été arrêté en mai 1994 après avoir admis, à la télévision américaine, son implication dans le massacre, dans les environs de Rome le 22 mars 1944, de 335 otages italiens, dont 75 juifs, en représailles à la mort de 33 soldats allemands, tués par des partisans dans une embuscade.Priebke est âgé de 81 ans.Il fait valoir qu’il a agi sur les ordres de son supérieur.Son avocat, Pedro Bianchi, a fait savoir qu’il tenterait d’obtenir l’annulation de la décision de la Cour suprême.Mais, de source judiciaire, on déclare qu’il ne reste plus qu’à fixer la date de l’extradition, tache qui revient au tribunal de Bariloche, la ville des Andes où vit l’ancien nazi et où il a été placé en résidence surveillée.Le Centre Simon Wiesenthal a demandé que Priebke soit incarcéré immédiatement afin d’éviter sa fuite avant son extradition.Dans un communiqué publié à Los Angeles, le doyen du Centre, le rabbin Marvin Hier, déclare que «le procès de Priebke sera une leçon d’histoire pour les jeunes Européens attirés par les mouvements nazi et fasciste, qui ont choisi d’oublier la mort et les destructions que ces idéologies ont infligé sur le continent il y a une génération», ajoute le rabbin.1355, Ave.Greene, 2ième étage, Westmount.937-4500 y k S.fP.QLiameaù 9 ^oatf/crie /A#/ J2t/a/tté et design c/ise/it tout ! Des professeurs l nouveaux besoins Des programmes • , l l 1 ¦ de bourses et de soutien " POURQUOI CHOISIR LA VILLE DE QUÉBEC ET L’UNIVERSITÉ UVAL POUR VOS ÉTUDES DE 2e ET 3e CYCLES Pour le savoir : (418) 656-2464 ou 1800 561-0478 Une université MllllHIliUU dans un milieu stimulant Des liens étroits avec l'entreprise privée et le marché i ü & du travail ' EH UNIVERSITE ffi LAVAL LE SAVOIR DU MONDE PASSE PAR ICI Faculté des études supérieures PS Ht f / JT M SyjHgaKssii Renée Cloutier, professeure Dinh N.Nguyen, doyen Faculté des sciences de l'éducation Faculté des études supérieures Denis Bélanger, étudiant Annik Delagrave, étudiante Mortrise en administration des affaires Doctorat en génie dvil Bastien Bouchard, étudiant Maîtrise en communication publique Cité universitaire, Québec, Canada G1K 7P4 Télécopieur: (418) 656-3691 — Adresse électronique: fes@fes.ulaval.ca - http://www.ulaval.ca 9999 93 A S I.K It K V 0 I It , I.K S S A M KOI I K i O I M A N (' Il K A .N O V K M It It K I O 0 S I) m o > i i \ i Un cabinet en mutation Gilles Lesage Quelle semaine! Elle s’est terminée en coup de vent, à vrai dire de manière plus sereine et moins harjjneuse qu’elle avait commencé.Après la défaite référendaire crève-cœur et l’amertume déplorable du premier ministre; après ses rodomontades envers Ottawa, l’annonce de son départ imminent et sa raideur envers «l’héritier» Lucien Bouchard; après la «démission» prévue et urgente du ministre Richard I;e Hir, il importait que le premier ministre donne un signe tangible de relance gouvernementale et mette au plus tôt tout le monde à l'ouvrage.onsieur Parizeau l’a fait dès hier, à la faveur d’un remaniement ministériel en apparence mineur; il n’en indique pas moins que le référendum est bel et bien (lu passé et que le gouvernement élu il y a 14 mois doit enfin se mettre à gouverner.C'est une bonne nouvelle, que même les hauts fonctionnaires qui avaient échafaudé de savants scénarios en cas de OUI apprécient à sa juste mesure.De même, les citoyens inquiets ou désarçonnés qui craignaient que le gouvernement les néglige encore — au profit d’une autre aventure référendaire hâtive — sont ravis d’apprendre que les priorités sont placées — pour combien de temps?— là où elles doivent l’être: sur le règlement des problèmes urgents et nombreux qui assaillent le Québec et ont peu à voir, finalement, avec son statut politique.Le chef du gouvernement, qui a une longue et précieuse expérience des traquenards de la chaise musicale, s’y est livré hier avec calme et sobriété, avec retenue et modération certes, mais en faisant quand même porter le message essentiel à qui de droit, à Québec et à Ottawa.Sa position est désormais délicate.Ayant annoncé sa retraite dans moins de deux mois, il n’en doit pas moins s’employer à faire avancer de nombreux dossiers importants, dans le but d’accroître l’efficacité du gouvernement.Cet objectif, gêné par l’obsession référendaire, a été mis entre parenthèses depuis septembre 1994.Tout en levant cette hypothèque, toutefois, il ne doit pas engager de façon irréversible celui ou celle qui prendra sa succession au cours de l’hiver.Cela est surtout vrai en ce qui a trait à l’équipe ministérielle.M.Parizeau doit s’assurer que les meilleures personnes sont au meilleur endroit, dans la conjoncture actuelle, mais sans présumer que celui qui prendra son relais fera la même évaluation de ses collègues et de leurs principaux dossiers.Le dosage est délicat et bien d’autres que lui s’y sont cassé les dents.En s’éclipsant jeudi, le ministre Richard Le Hir lui a enlevé une grosse épine du pied.Tant et si bien que non seulement le gaffeur ambulant ne sera pas remplacé, mais son Secrétariat à la restructuration disparaît, comme il se doit, dans la brume référendaire, après un an d’impairs et 10 millions $ en fumée.Bon débarras! La nomination de Pauline Marois aux Finances et au Revenu peut sembler surprenante à certains.Elle ne l’est pas du tout, en raison de ses bons et loyaux services et, surtout, à cause des «orientations nouvelles» que le gouvernement doit se donner.À titre de présidente du Conseil du trésor, depuis un an, Mme Marois a eu à discuter du renouvellement des conventions collectives avec l’ensemble de la fonction publique et parapublique.Non seulement n’a-t-elle pas vidé la caisse — comme on pouvait le craindre à la veille du référendum, pour plaire aux alliés naturels du gouvernement —, mais elle a rétabli avec les serviteurs de l’État des relations harmonieuses, avec patience et doigté.Ces qualités, alliées à la fermeté dont Mme Marois est capable de faire preuve, seront éminemment utiles aux Finances.À brève échéance, en vue du prochain budget qui est déjà en préparation, des décisions extrêmement difficiles devront être prises.À cause des coups et compressions en provenance d’Ottawa — qu’il s’agisse de santé et de services sociaux, d’assurance-chômage ou de pensions de vieillesse —, la diminution des fonds fédéraux fera très mal au Québec.M.Parizeau a beau jeu de prétendre que c’est le prix à payer |x>ur avoir dit NON (si faible ait-il été) lundi dernier.11 oublie toutefois d’ajouter que les autres provinces, le ROC (reste du Canada), sont dans la même galère et que la décentralisation de responsabilités, sans financement équivalent, les heurtera de plein fouet, autant que le Québec.Déjà, M.Parizeau s’emploie à nous convaincre que tous les maux viennent d’Ottawa et que, ixiur protéger leurs acquis sociaux et leurs aspirations sociales-démo-crates, les Québécois devront se battre visière levée et sans pitié.C’est sûrement vrai.Mais l’actualité quotidienne nous oblige aussi à constater — en matière d’aide sociale, de santé et de services sociaux, notablement, ainsi que Pierre Marc Johnson l’a rappelé jeudi — que Québec n’est guère mieux partagé qu’Ottawa à cet égard.Mme Marois, qui communique bien et plus facilement que Jean Campeau, sera donc fort utile pour faire accepter des arbitrages complexes et délicats, des solutions draconiennes.La promotion de Mme Marois est donc un geste d’appréciation pour son ardeur et sa loyauté, mais aussi la manifestation concrète de la sincérité de M.Parizeau quand il va répétant que les femmes doivent jouer un rôle plus important en politique.Au surplus, avec plus de visibilité et de prestige, il donne à son exadjointe et jeune collègue un bon coup de pouce au cas où elle aspirerait à sa succès-sion.Tout comme Bernard Landry, Mme Marois souhaite la plus cordiale bienvenue à M.Bouchard, s’il décide finalement de faire le saut d’Ottawa à Québec.Mais les deux, advenant que les obligations familiales incitent plutôt le chef du Bloc à atterrir à Montréal, peuvent en toute légitimité souhaiter prendre la direction du PQ et du gouvernement.Sans en faire son «héritière», M.Parizeau fait savoir concrètement que le temps est peut-être venu pour une femme de la trempe de Mme Marois.Les autres déplacements latéraux d’hier sont également significatifs.C’est un secret de polichinelle qu’à défaut des Finances (réservées à M.Campeau), Jacques Léonard aurait aimé bien mieux aller au Trésor, l’an dernier.Il a atterri aux Transports.Après un long détour, le voici finalement au Trésor, où sa vaste expérience et sa rigueur administrative seront fort utiles, surtout en raison des passages périlleux à franchir, en matière de compressions des dépenses et de compressions du personnel de l’État.Aux Transports, M.Campeau sera probablement plus à l’aise qu’aux Finances, en ces mois de guerre de tranchées fédérales-provinciales.Avec des budgets réduits et des arbitrages difficiles, il devrait réussir à faire l’équilibre entre les besoins des régions, immenses et peu peuplées, et ceux de la région montréalaise, densément peuplée et dont les transports en commun périclitent dangereusement.Finalement, le retour de Louise Harel à l'Immigration et aux Communautés culturelles est bienvenu.Elle dégage ainsi le vice-premier ministre Landry de responsabilités très lourdes, dont il ïj'est bien acquitté, mais qui commençaient à lui peser.A preuve, l’incident malheureux de la nuit référendaire (amplifié par The Gazette), qui entache un bilan rempli avec compétence jusqu’alors.Patiente, diplomate, Mme Harel devrait pouvoir renouer contact et établir des ponts qui font tant défaut Au total, donc, un remaniement conjoncturel et éminemment politique, dans le sens plein du terme, et qui annonce une transition impérieuse.Dommage, toutefois, qu’aucun sang neuf ne soit insufflé à une équipe qui en a grand besoin.Au moins, elle bouge.Le vrai coup de barre et le second souffle ne viendront que l’an prochain, avec M.Bouchard, ou qui?s Il est temps que le gouvernement se ressaisisse.Quel défi?Mme Bissonnette, j’ai appris le français à l’âge de 30 ans pour devenir un meilleur Canadien et Québécois.Je suis fier de pouvoir participer à la vie culturelle française et anglaise du Québec et surtout fier de pouvoir contribuer à la vie professionnelle dans les deux langues.J’ai lu attentivement votre éditorial intitulé «Le lendemain, au Québec».La phrase «Pourquoi les anglophones, et particulièrement les jeunes bilingues parmi eux, sont-ils sixéfractaires à un projet culturel qui leur offrirait un défi singulier» m’a frappé pour deux raisons.Tout d’abord, quel est le défi dont vous parlez?Les jeunes bilingues au Québec ont un profond attachement culturel au Canada parce qu’ils se sentent aussi à l’aise sur le plan culturel à Vancouver ou St.John’s, qu’à Montréal ou Québec.Quel est donc le défi de ce «projet culturel» indéfini qui les convaincrait de choisir un Québec souverain au lieu d’un Québec toujours membre de la fédération canadienne, et surtout au lendemain des déclarations de M.Parizeau?De plus, vous ne faites pas référence à un projet économique.En l’absence de préoccupations culturelles, les jeunes Anglais bilingues ont davantage le souci de leur avenir économique.Pendant les dernières semaines de la campagne référendaire, les tenants du OUI, M.Bouchard en tête, ont abandonné toute déclaration sur les avantages économiques qu’offrirait un Québec souverain.LETTRES -?- Si les souverainistes à l’esprit plus ouvert sont vraiment sincères dans leur désir de voir un Québec souverain et pluraliste, ils ont beaucoup à faire pour convaincre les jeunes Anglais bilingues de les rejoindre.John White Montréal, 1" novembre 1995 Envisager l’avenir Il me semble qu’en aucun cas la déclaration malheureuse du premier ministre le soir du référendum ne doive être pardonnée.M.Parizeau a réussi à amener le mouvement souverainiste près d’une victoire, il est excellent économiste et il dirige,avec efficacité les affaires de l’État, mais ce qu’il a dit est inacceptable.Il est vrai que le vote a été polarisé par des questions linguistiques.Ce n’est pas parmi les allophones que le débat n’a pas eu lieu, mais seulement dans la communauté anglophone, qui n’a pas participé au débat sur la souveraineté et a décidé de voter sans même prendre la peine de réfléchir; l’absence d’une pluralité de presse dans cette communauté n’y est certainement pas étrangère.Le débat a par contre eu lieu parmi les francophones et parmi les allophones.Des Québécois d’origines vietnamienne, chilienne, colombienne, algérienne, etc.se sont prononcés pour le OUI et ils font désormais partie des souverainistes québécois.Il ne sert à rien de pointer le «vote ethnique» ou les anglophones, ou même Québec.Il faut envisager l’avenir.Les Québécois ont voté pour la souveraineté aussi loin qu’ils le pouvaient sans prendre le risque de la souveraineté.Je ne suis sûrement pas seul à croire que c’est un vote qui leur ressemble.Parmi tous ces gens qui ont voté OUI, il y a des milliers de Québécois d’origines diverses.Il est heureux de n’avoir pas eu à demander à M.Parizeau de se retirer et qu’il l’ait fait tout de suite.Daniel Chartier Montréal, 31 octobre 1995 La main tendue Tôt, le 31 octobre, je m’élevais avec force contre les remarques de M.Parizeau, à la suite à sa déclaration provocatrice à l’issue du scrutin référendaire.Mes commentaires, comme les siens, d’ailleurs, étaient, à la réflexion, fort négatifs.En effet, à ma décharge, jamais je n’aurais imaginé devoir les faire, dans le cadre du Québec et du Canada.Ce même jour, peu après l’ouverture des magasins à la Place Ville-Marie, je suis entré à la boutique Pot Pourri.Avez-vous des gadgets pour l’après-référendum?ai-je demandé.À ma surprise et mon embarras, la vendeuse me tendit alors sa main, que j’ai saisie avec émotion.Laissons donc aux Montréalais, la grande majorité des Québécois totalement oubliés lors du récent référendum, le soin de se réconcilier, de nous remettre sur les rails de la coopération multiraciale et multiculturelle, traçant ainsi la voie à des solutions constructives et solides, garantes d’un avenir encore meilleur.I C Merklv MontréaL31octobre 1995 ¦ —.i a démocratie québécoise Lsort grandie de l’exercice référendaire qu’elle vient de traverser.Il faut s’en féliciter et tout mettre en [l==_J œuvre pour donner à notre obsession démocratique des assises encore plus solides.Il n’y a pas si longtemps, il se trouvait de nombreux Québécois, et quelques Canadiens aussi, pour affirmer que le moment était mal choisi pour consulter le peuple et que cette question de Constitution n’intéressait plus personne, sauf les baby-boomers.Well — comme ils disent à Toronto — il semble bien que le groupe des baby-boomers s’est encore accru de quelques milliers de membres.Nous sommes partout Nous voyons tout Le peuple des B-B est le plus fort et je n’ai jamais été aussi fier d’en faire partie.Le Canada est mon pays, le Québec est ma patrie et les B-B sont ma gangl (Oups, excusez cet emportement les mots ont dépassé ma pensée.) Que M.Parizeau démissionne et que cette démission soit associée à son style oratoire de lundi soir, a quelque chose d’encourageant.Il n’y a qu’au Québec où un chef politique accepte de prendre le blâme pour un échec politique et en tire les conclusions qui s’imposent.Cela fait du bien de constater que pour certains politiciens, la politique et les choix qu’elle impose veut encore dire quelque chose.M.Parizeau n’était plus l’homme de la situation et qu’il l’ait constaté de lui-même suggère que l'engagement politique ne tue pas nécessairement l’intelligence et la raison.Qu’il n’ait pas eu le choix est encore mieux.Imagine-t-on un instant Daniel Johnson mettant sa tête en jeu ou André Ouellet démissionnant sur une question de principe?Bref, au chapitre de la démocratie, le Québec s’en sort La preuve est faite qu’il peut absorber une dose extraordinaire de débats tout en exerçant un contrôle étroit sur ceux et celles qui prétendent parler en son nom.Que M.Parizeau ait été sanctionné aussi rapidement et que le mouvement souverainiste doive lui aussi payer le prix des gaffes de l’ex-chef du OUI est un gage pour l’avenir.Le nationalisme québécois n’est peut-être pas aussi non ethnique qu’on le croyait, il est certainement démocratique à souhait Beaucoup de pain pour une bien petite planche pouvoir s’arroger unilatéralement cet arsenal est encore plus inquiétant.Par exemple, il peut utiliser la Loi des mesures d’urgence — l’ancienne Loi des mesures de guerre — pour littéralement prendre le contrôle du gouvernement du Québec ou pour intervenir dans tous les champs d’activités provinciales.Il n’a même pas besoin d’utiliser d’aussi gros sabots.Il peut simplement désavouer une loi du Québec, n’importe quelle loi, y compris la Charte québécoise des droits et des libertés.Il peut aussi demander au lieutenant-gouverneur — n’oublions pas que c’est un fonctionnaire fédéral — de ne pas signer une loi concernant la tenpe d’élections ou de référendums.A la limite, ce cher lieutenant pourrait même renvoyer le premier ministre et demander au chef de l’opposition de diriger la province.Et si vous croyez que c’est impossible, détrompez-vous.En Australie,!, il n’y a pas si longtemps, le gouverneur-général — le grand frère du petit lieutenant — a récemment renvoyé le premier ministre en poste en, provoquant des élections.Faut-il se surprendre donc que, l’AANB empêche clairement les pro-j vinces de toucher à la moindre plume,, de son chapeau?Et dire qu’il y en a qui pensent encore que dans les domaines de sa juridiction, le Québec est souverain, plus souverain même que les pays membres de l’Union européenne.C’est peut-être vrai pour l’entretien des routes de campagne, ce ne l’est pas pour nos institutions démocratiques.; Et ne croyez surtout pas que les tribunaux nous protègent contre une, rupture éventuelle de notre tradition ; démocratique.Depuis des juge- ; ments qui remontent à l’époque du Comité judiciaire du Conseil privé, j les tribunaux n’ont jamais démontré de préjugé favorable envers les référendums ou toute autre forme de consultation populaire.Tout au plus est-on d’accord pour leur conférer i une valeur consultative.En même temps qu’il s’occupera à remettre de l’ordre dans les finances publiques et à défendre les intérêts du Québec, le prochain premier ministre devra aussi nous faire émerger de ce statut colonial.Cela fait beaucoup de pain pour une bien petite planche.DANIEL L A T O U C II E ?On ne peut pas en dire autant de la démocratie dans le reste du pays et à la tête de l’État fédéral.Peut-être ne l’avez-vous pas remarqué, mais le premier ministre du Canada vient de suspendre unilatéralement les règles démocratiques fondamentales, particulièrement lorsqu’il s’agit du Québec.Personne, ou à peu près, dans les autres capitales canadiennes, n’a émis lp moindre commentaire à ce sujet.À au moins deux reprises cette semaine, Jean Chrétien a déclaré qu’il utiliserait tous les moyens dont il dispose constitutionnellement pour maintenir la stabilité du pays et empêcher la tenue de référendums à répétition.Cela nous donne une idée de ce qu’il aurait fait si le OUI l’avait emporté.Pensez-vous que La Presse, The Gazette, la Ligue des droits de la personne ou les associations de ceci ou de cela s’en sont offusquées?On se serait aussi attendu à une manifestation d’indignation de la part du Parti libéral du Québec.Il faut dire que ce pauvre M.Johnson a passé une bonne partie de la semaine à ramer pour rattraper les événements.Curieusement, les diverses associations ethniques qui s’étaient offusquées — et avec raison — lorsque certains députés bloquistes leur avaient demandé de s’abstenir de voter lors du référendum n’ont rien trouvé à redire ,à cette annonce de Jean Chrétien.Évidemment, quand c’est Ottawa qui parle, les mots n’ont pas le même sens et priver de leurs droits démocratiques une bande de racistes comme les «séparatisses» ne peut être qu’une contribution au mieux-être de l’humanité., L’arsenal de moyens dont dispose l’État canadien est impressionnant et devrait nous faire réfléchir quant à notre statut de colonie juridique.Que le premier ministre prétende Ot yt PLeS^GREI À P R 0 P 0 S -?- .du PIB du Québec Le produit intérieur brut du Québec (PIB) en milliards 965$ en 1992.De 1976 à 1980, la progression du PIB per de dollars n’a cessé d’augmenter durant la période de capita est très semblable à celle du PIB.À partir de 1981, 1976 à 1992.Il est passé de 47,7 milliards en 1976 à 157,1 les deux courbes se distancent de plus en plus et la promilliards en 1992.Les deux récessions qu’a subies le gressjon du PIB per capita est plus lente que celle du Québec durant cette période sont visibles.En effet, entre PIB.À partir de 1988, on assiste à une très lente progres-1981 et 1982, on assiste à une progression plus lente du sion du PIB per capita.En 1991, le PIB per capita dimi-PIB.Puis, à partir de 1989, la croissance du PIB ralentit nue très légèrement pour remonter en 1992.pour devenir presque nulle entre 1990 et 1991.En 1992, Le Québec comparé: indicateurs sanitaires, on constate une légère reprise de l’activité économique.démographiques et socioéconomiques, Ministère Le PIB per capita est passé de 7429 $ en 1976, à 21 de la Santé et des Services sociaux.LE DEVOIR PONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS TIIOUIN Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directenrs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND YVES CARIGNAN 2050, me de Blenry, 9* étaye.Montréal (Québec) USA 3M9.Tel.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS I.K I» K V 0 I II .I.K S S A M KOI I K T I* I M A X C II K .1 X n V K M II K K I !» Il .1 A 9 I) E E S Victoire des vaincus ALAIN PEYREFITTE Voici la chronique de cet ex-ministre de la République française, parue cet-tç semaine dans le journal U* Figaro.I es Québécois donnent au inonde une leçon de démo-| eratie.Non seulement ils | ne cherchent pas à régler leurs différends par la violence, mais ils s’inclinent loyalement devant le verdict des urnes.Ix*s souverainistes reconnaissent qu'ils ont perdu.Les fédéralistes si* gardent de triompher.Il se pourrait que les battus apparents soient les vainqueurs réels, et vice-versa.Ix* plus dur reste à faire.I )ans les négociations qui vont nécessairement s’ouvrir, les souverainistes retireront de cette consultation des atouts maîtres: ¦ Ix* nombre des souverainistes, passant d’environ 40 % à tout prés de 50 %, a augmenté d’un quart en quinze ans.la preuve est faite que la poussée indépendantiste n’était pas une pulsion passagère mais l’affirmation croissante d’une identité nationale.¦ Compte tenu du NON à peu près ujnanime des anglophones et allo-phones, les francophones ont voté OUI à près de deux sur trois, alors qu’en 1980, ils ne l’avaient fait qu’à un sur deux à peine.Ils savent désormais qu’ils sont la majorité de la majorité.¦ Les jeunes ont massivement voté OUI.Ce sont les personnes âgées Si se sont montrées conservatrices.les jeunes souverainistes d’il y a 30 ans le sont restés.Contrairement à une idéologie à la mode, la nation n’est pas ressentie comme appartenant au passé, mais à l’avenir.Il y a là un mouvement lent et irrésistible, la prise de confiance en soi d’un peuple longtemps placé en situation de dépendance.Au vu de ces résultats, une solution de bon sens pourrait se dessiner, celle-là même qu’avait discernée de Gaulle voici 28 ans.La fédération devrait se resserrer sur les neuf provinces anglaises que la langue, la culture, l’origine nationale poussent à s’unir intimement Le Québec formerait avec cette fédération une confédération, à laquel-lè il adhérerait souverainement en mettant en commun avec elle, comme la Communauté européenne s’est donné pour but de le faire, l’économie, la défense, la politique étrangère.C’est le choix inverse qu’avait effectué Ottawa après le référendum de 1980, en «rapatriant» la Constitution, en omettant de mentionner les deux «nations fondatrices» qui figuraient dans la Loi suprême de 1867, en tenant pour négligeable le refus des gouvernements successifs de Québec d’apposer leur signature, en faisant grignoter par la Cour suprême la loi 101 qui établissait le français comme langue officielle du Québec.Ou bien les fédéralistes, voulant à nouveau exploiter leur victoire avec arrogance, renouvelleront cette erreur, et un troisième référendum pourrait bien leur être fatal.Ou bien le gouvernement canadien, tirant les leçons de ce demi-succès, qui est en fait pour lui un semi-échec, va tout faire pour donner aux Québécois le sentiment d’être ijne nation reconnue, un pays libre, un Etat maître de son destin.Mais il lui faudra renoncer à sa raideur et prouver aux Québécois qu’ils sont aimés.autrement qu’en paroles, à trois jours du scrutin.ÉQUIPE DEVOIR I) U IA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpctit, Bernard Mor-rier, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint an directeur de l'information), Konrad Yakabuski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)', Martin Du-clos et Christine Dumazet (rclectcurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); h l'information culturelle: Michel Béfair (responsable), Stéphane Baillargeon, Paule des Rivières, Robert Lévesque, Benoît Monger.Odile Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), FrançoisBrousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l'information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Setge Chapleau (caricaturiste); à l'information sportive: Yves d'Avignon; Marie-Claude Petit (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge La-plante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITE Lucie Pinsonneault (directrice), Yves Williams (superviseur, Avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté.Sylvie Hanna.Christiane Legault, Suzanne Miscevic, Jacques A Nadeau, Micheline Ruelland.Monique Ver-reault (publicitaires); Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon; Michèle Bouchard (secrétaire).L'ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l’administration et coordonnatrice aux ressources humaines).Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanned'Arc Hou-de (secrétaire à la direction); Florine Cormier, Céline Furoy, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTELE Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette, Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Rachelle Lecletv-Venne.IA PROMOTION ET LES REIA-TIONS PUBLIQUES Louise Gagné (directrice), Chrystian Guy (superviseur à la promotion désabonnements).LA PRODUCTION Jocelyn ! Arsenault (directeur de la technologie et des ap-’ pninsiimnrments), Michael Schneider et Marie-France Turgeon (direction de la production).Johanne Brunet, Danielle Cantata.Richard Des-Cormiers.Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage, Michéle Malenfarrt.Christian Vîen, Obvier Zur da.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Marcel Couture (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Coulure (président).Roger Boisvert (riceprcsident et directeur general).Johnson doit partir Il faut admettre que le chef du PLQ s’est révélé être le meilleur propagandiste de l’indépendance FRANÇOIS GUAM Militant du PLQ et du PLC (Q) de langue date et conseiller municipal à Saint-Ixiurent près avoir assimilé les Québécois à des homards pris en cage, le premier ministre du Québec y est allé d’une autre bourde alors que les feux des projecteurs du monde entier étaient braqués sur lui: la défaite du OUI est attribuable aux votes des ethnies.Sa harangue a été aussitôt récupérée par la foule qui a scandé: «Le Québec aux Québécois!» Il n'en fallait pas plus pour qu’il annonce son départ de la vie politique québécoise.Ix* résultat référendaire montre à quel point le pays du Québec était à la portée des souverainistes.On sait maintenant que le score du OUI est redevable à Lucien Bouchard, à qui on s’apprête à remettre les destinées du Parti québécois.Ce tribun démagogue qui manie l’irrationnel avec aisance est bien capable, à titre de premier ministre du Québec, de bloquer à jamais le processus de réforme constitutionnelle et d’obtenir un mandat électoral justifiant un autre référendum sur l’indépendance.Scénario plausible à la seule condition que les libéraux provinciaux gardent leur chef, Daniel Johnson.Car, en rétrospective, il faut admettre que Daniel Johnson s’est révélé être le meilleur propagandiste de l’indépendance.En premier lieu, devenu chef du PLQ à la faveur de la manipulation de l’énorme machine libérale, il s’est évertué ensuite à l’asservir en le saignant de ses éléments les plus progressistes.Pour assurer sa mainmise totale sur le parti, il a éliminé systématiquement tous les stratèges et penseurs libéraux d’expérience qui auraient pu aider la cause du NON.Finis les Marc-Yvan Côté, Jean-Claude Rivest, Mario Bertrand, Lise Bacon, Robert Bourassa et Claude Ryan, sciemment tenus à l’écart de la campagne référendaire jusqu’à ce qu’on réalise à quel point le leadership de Johnson desservait la cause du NON.Bourassa et Ryan ont certes été sollicités, in extremis, pour les besoins de cette cause mais ils l’ont fait sans enthousiasme.En escamotant la course au leadership du mois de mars 1994, le nouveau chef nommé mais non élu y a substitué un «congrès d’orientation» à saveur électorale dont le contenu, de l’avis de tous les observateurs de la scène politique, «était , r.A CIS ! JHM Daniel Johnson davantage un happening pré-électoral» destiné à consacrer l’avènement du premier ministre Johnson qu’une occasion pour les militants de réfléchir sur les en-jeiçx politiques prochains.A cette occasion, le programme politique adopte par le PLQ a été vidé de tout contenu sérieux.Proclamant l’emploi comme credo, il remettait aux calendes grecques toute réforme constitutionnelle lui préférant les ententes administratives.Toute la pensée constitutionnelle développée par le PLQ dans les années quatre-vingt a été évacuée.De la vision précise de Ryan ou de Bourassa — ce dernier conseillé avec justesse par Jean-Claude Rivest —, il ne restait plus qu’un petit paragraphe honteux sur l’identité québécoise.Ainsi aimé, Johnson a laissé toute la place aux souverainistes, à Québec et à Ottawa, qui ne se sont pas gênés pour railler son programme famélique et présenter aux citoyens un projet de société plus emballant et plus articulé.Masochistes, les stratèges de Johnson ont même commis l’erreur (impardonnable dans l'abécédaire de la communication) de publier le programme du Parti québécois annoté par des scribes sans intelligence! Tout au long de la campagne référendaire, ces mêmes stratèges de Johnson lui ont fait dire et redire que le PQ voulait la séparation: comme si nous ne le savions pas depuis 1970.Peu d’arguments en faveur du fédéralisme ont été avancés.Bien tardivement dans la campagne, la Loi constitutionnelle de 1982 a tout juste eu un soupçon de valeur dans la bouche même de Claude Ryan qui l’avait pourtant honnie à l’époque de son adoption.De cette Charte des droits qui sert à merveille les intérêts des citoyens, pas un mot.Comme si ce pays enviable qu’on appelle encore le Canada avait été bâti spontanément, sans la contribution des Canadiens, toutes origines confondues, qui lui ont donné sa culture, ses lois, sa réputation, sa grandeur, son progrès et sa place dans le concert des nations.PHOTO JACQUES GRENIER Les stratégies du camp du NON portent la marque de l’amateurisme primaire des deux principaux conseillers de Johnson: Pietro Perrino et Pierre Anctil.Ce dernier en particulier, à qui on attribue la rédaction de grands pans du rapport Allaire, répétait à qui veut l’entendre que «le Québec doit s’engager sur la voie de la souveraineté»; N’étant pas aussi démocrate que son illustre prédécesseur et malgré une remontée spectaculaire du OUI, Jacques Parizeau se retire de la vie politique active pour céder la place à ceux qui sont plus en mesuré de gagner la prochaine bataille.Opportuniste, brouillon et médiocre tant dans sa pensée que dans ses politiques et ses stratégies, Daniel Johnson a réduit substantiellement l’importante avance du NON constatée en début de campagne.Devant Lucien Bouchard, il n’a jamais fait le poids et ne le fera jamais.Pour l’avenir du Canada, du Québec et du PLQ, il doit partir.Et ça presse! .~h Musées Les nouvelles technologies au bout des doigts En plus de transformer notre rapport au temps et à l’espace, les NTIC prêtent un rôle actif aux individus dans le processus de diffusion des savoirs ROXANE BERNIER Etudiante au doctorat Département de sociologie Université de Montréal epuis quelque temps, on parle de l’ouverture d’un Musée de la science et des technologies au Stade olympique par le provincial; un projet lancé par le gouvernement pé-quiste en 1979.Le 22 septembre dernier, un groupe de concertation, formé de 14 membres, s’est rassemblé pour décider du sort du Musée dont Hubert Reeves (astrophysicien), Roland Arpin (directeur du Musée de la civilisation de Québec), Camille Laurin (délégué régional de Montréal), Robert Lepage (metteur en scène) et, bien sûr, Daniel Paillé (ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie).Pour ce Musée, on mise tout spécialement sur la diffusion, de façon interactive, de la culture scientifique auprès du «grand public».Il est grandement temps car l’Ontario a.déjà, depuis 1967, son musée des sciences et de la technologie, à Ottawa, dont le taux de fréquentation est d’environ 350 000 personnes par année, et l’Ontario Science Center, créé en 1969, qui attire plus de deux millions de visiteurs par année.Comme le souligne M.Laurin, «toute métropole digne de ce nom a son musée des sciences».Et pourquoi pas Montréal?L’avènement des nouvelles technologies d’information et de communication (communément appelées NTIC); au début des années 70, marque un tournant dans la transmission de la connaissance dans les musées.Aujourd’hui, elles ne cessent d’épater, tant les concepteurs que les visiteurs, pour ce qu’elles permettent de réaliser et de faire.Rappelons que les NTIC (comme l’ordinateur et les CD-ROM), propres aux sociétés contemporaines, sont des moyens techniques qui, à la différence des médias traditionnels (comme le cinéma, la radio et la télévision), en plus de transformer radicalement notre rapport au temps et à l’espace, prêtent un rôle actif aux individus dans le processus de diffusion des savoirs.Dans un Musée des sciences et de la technologie, le visiteur s’approprie désormais les connaissances par expérimentation (hands-on, soit en appuyant tout simplement sur un bou- ton, soit en sélectionnant l’information désirée), plutôt que d’absorber passivement le contenu qui lui est proposé.Il s’agit d’une praxis qui apporte une «conscience directe» des choses.Les musées des sciences doivent viser à aider les gens à juger par eux-mêmes de la valeur relative des machines à communiquer.Le Café électronique dans le Vieux-Montréal, une idée originale de La Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal, en est l’exemple par excellence, en laissant à la disposition du visiteur un ordinateur afin qu’il puisse expérimenter l’Internet.Saviez-vous que 70 millions de personnes y sont abonnées et 40 millions de personnes l’utilisent quotidiennement?Citons comme autre exemple les chèques électroniques qui permettront aux gens d’affaires, très prochainement, de signer des chèques par ordinateur.Voilà une idée ingénieuse pour aller chercher des gens qui ont une profession libérale et qui s’intéressent peu aux musées des sciences et de la technologie.Il y a mille façons d’attirer tout genre de public; il s’agit d’écouter leurs besoins, leurs préférences ou leurs attentes.Prenons aussi pour modèle la manipulation d’une machine interactive utilisant la réalité virtuelle, qui permet non seulement d’exploiter la performance intellectuelle, mais aussi la rapidité et la maîtrise ' physique d’un objet, en plus de diffuser (assez souvent) un contenu scientifique.Le processus de contrôle d’un moyen technique devient alors une partie du contenu, aipsi met-on en valeur les habiletés du visiteur.A cet effet, la machine devient un outil qui permet «d’optimiser» différents types d’apprentissage, qu’ils soient d’ordre social, physique, technique ou intellectuel, en remettant en question les valeurs, les attitudes et les comportements des visiteurs.Comme on peut le constater, la philosophie des musées axée sur les NTIC est fondée sur l’usage (ou l'activité d’utiliser une «machine»).Cet usage n’est jamais réduit au simple rapport du fonctionnement technique, car la pratique des machines relève d’une logique sociale; elles renvoient à une nouvelle vision du mon- de.En fait, si l’on se fie aux propos de Chase, psychiatre américain spécialisé en behaviorisme, la règle la plus importante à respecter dans un musée des sciences et de la technologie consiste à offrir un «environnement social d’apprentissage» au public, à travers lequel le visiteur peut développer de nouvelles compétences, et à susciter par la même occasion la curiosité et l’émerveillement, en plus, d’apporter, selon lui, la capacité de résolution de problèmes.Certaines NTIC comme l’ordinateur font partie du quotidien de la plupart des visiteurs de musées; ils s’attendent donc à en voir dans toutes les expositions, même s’il ne s’agit pas d’un musée confiné à cet effet.D’ailleurs, tous ces centres et musées qui empruntent la technologie doivent sûrement répondre à un besoin auprès du «grand public» qui est, disons-le, confronté à utiliser les NTIC au travail comme à la maison.Cela ne veut pas dire que, dans une exposition, le visiteur doive être submergé par l’informatique, car la parole et l’écriture ont toujours leur place.En effet, une machine ne pourra jamais remplacer la personne, tel le guide, chacun remplissant une fonction distincte dans un musée.N’ayez crainte! Vous ne retrouverez jamais dans un musée des beaux-arts une salle contenant 300 ordinateurs où chacun «pitonne» à son poste.L’introduction d’ordinateurs au musée permet tout simplement de diversifier la visite et d’éviter, pour certains, le travail ardu d’une lecture constante de panneaux «bourrés» d’écriture.Chaque musée ayant son mandat respectif, les concepteurs pourront utiliser les nouvelles technologies pour différentes raisons, les uns pour la consultation sur CD-ROM afin de mieux évaluer leur temps de visite dans un musée (comme à la National Gallery de Londres en Angleterre), les autres utilisant l’ordinateur pour diversifier les supports médiatiques d’une exposition (comme au Musée de la civilisation de Québec), ou encore pour montrer l’aspect sociotechnique des technologies (comme «100 ans de rayons X» au Musée McCord à Montréal).La mission des musées dans l’avenir sera de Les musées des sciences doivent aider les gens à juger par eux-mêmes de la valeur relative des machines à communiquer.promouvoir les NTIC en insistant sur l’aspect positif qu’elles engendrent dans la société (économie de temps, loisirs, rigueur, rationalité, etc.).Tous les musées sensibles au développement de l’homme (Musée de la civilisation, Musée des sciences et de la technologie, Musée d’histoire naturelle, etc.) sont appelés à transmettre une culture plus vivante en engendrant une nouvelle conception dans la façon de comprendre la société.En fait, les musées utilisant les NTIC décrivent de manière ponctuelle les façons par lesquelles évoluent les sociétés contemporaines.La clé du succès des technologies interactives se trouve dans l’approche éducationnelle pour la transmission du savoir.Les NTIC se transforment en de nouveaux outils pour les visiteurs et sont partie prenante du changement de la logique culturelle des musées; cette logique est de permettre à l’homme de mieux comprendre et de maîtriser les NTIC.Le rôle des musées devrait viser à rendre notre société plus intelligible, afin d’éviter que l’homme soit asservi au progrès, et ainsi démontrer que les nouvelles technologies peuvent être à la disposition du «grand public» dans les institutions muséales.Il faut que la connaissance que le public acquiert ne repose pas sur une conception statique, mais sur une expérience structurante qui demande un lien plus authentique avec les NTIC, afin de démythifier la culture scientifique.Les musées des sciences et de la technologie devraient pouvoir montrer ce que les NTIC peuvent faire, au lieu de se limiter à en parler ou à les montrer.En d’autres mots, il faut que l’expérience technique soit médiation du savoir.N’est-il pas juste de dire que, quelle que soit la technologie, le savoir-faire des gens est déterminant?Nous devrions considérer l’introduction des NTIC dans le musée comme une initiative sérieuse, car c’est ainsi que nous assisterons au développement de la science.On ne peut qu’applaudir fortement à l’ouverture d’un Musée de la science et des technologies à Montréal, mais il faut s’entendre: non sous forme d’une arcade comme dans le cas du Monde virtuel, ou sous forme statique en utilisant d'énormes vaisseaux spatiaux, comme au Muséç des sciences et de la technologie à Ottawa.A défaut de quoi on devrait s’y opposer! a m I.t: Il K V I» I II , | K s s A M K U I I K T I) I M A X < Il K A X n V K XI II It I I» ll A ?l,K DEVOIR ACTUALITES MAROIS Un «rempart» contre les effets corrosifs des réductions des transferts fédéraux SUITE DE LA PAGE 1 l'opposition sur les finances publiques de 1989 à 1994, a soutenu que la situation est ••très grave».M.Parizeau a limité ce remaniement à une chaise musicale restreinte.Mme Marois devient ministre des Finances et du Revenu; M.Léonard, qui était vice-président du Conseil du trésor prend le poste laissé vacant par Mme Marois à la présidence; M.Campeau passe des Finances aux Transports, le ministère dirigé jusqu’à présent par M.Léonard.Le premier ministre a profité de l’occasion pour décharger le vice-premier ministre Bernard Landry des responsabilités de l’Immigration et des Communautés culturelles dont hérite la ministre de l’Emploi, Louise Harel (voir autre texte).«Pas pour le prestige» En héritant de nouvelles fonctions, M.Léonard.un vieux compagnon de M.Parizeau sur la route du mouvement indépendantiste, accède au très sélect comité des priorités du gouvernement.M.Campeau en est exclu.Ce dernier affirme qu’il ne voit ni démotion ni désaveu dans son transfert aux Transports, un ministère nettement moins prestigieux que celui qu’il occupait depuis le 26 septembre 1994.«Je ne suis pas venu en politique pour le prestige», dit M.Campeau, qui cherchait à ne pas montrer de déception.Il affirme que le ministère des Transports, où il devra en priorité veiller à la réorganisation du transport en commun dans la région de Montréal, «ça m’emballe».Les finances, «il fallait que ça se termine un jour».«Je ne suis pas un politicien», a-t-il laissé tomber.M.Campeau avait de la difficulté à défendre ses décisions sur la place publique et à riposter aux attaques de l'opposition libérale à l’Assemblée nationale.11 n'est pas un bon orateur.Or, justement, c’est d'un politicien, en l’occurrence une politicienne, que M.Parizeau a besoin aux Finances dans les mois qui viennent.Il veut quelqu’un qui pourra s’acquitter du rôle de «défense et d'illustration» des réductions budgétaires «que le fédéral va nous envoyer».«Il faut protéger les Québécois et le trésor public québécois.C’est pour ça que je nomme Mme Marois aux Finances», dit-il.Cette dernière voit le rôle du gouvernement du Québec comme celui d’un «rempart» contre les effets corrosifs sur les services publics des réductions des transferts fédéraux.Elle reconnaît qu’il faudra de «l’imagination» pour,, à la fois, réduire le déficit budgétaire de l’Etat québécois, protéger le filet de protection sociale et offrir des services de qualité aux citoyens.Elle ajoute que son rôle consistera aussi à faire comprendre aux citoyens la nature et les raisons des décisions douloureuses que prendra le gouvernement.«Cela exigera de notre part, dit-elle, lorsque nous serons incapables d’assumer cette responsabilité de rempart, d’expliquer pourquoi nous ne pourrons le faire compte tenu de gestes que pourrait effectuer Ottawa».Dans son budget de mai dernier, le ministre Campeau indiquait que des compressions de l’ordre de deux milliards de dollars ainsi qu’une augmentation d’un point du taux de la taxe de vente devraient être envisagées si les Québécois votent NON au référendum et que le gouvernement fédéral met à exécution ses projets énoncés dans le budget Martin.Hier, Mme Marois n’a pas voulu commenter des décisions qui ne devront être prises par le gouvernement du Québec qu’au printemps prochain.M.léonard a toutefois indiqué que la situation est «grave» et qu'elle requerra «la solidarité de tous pour s en sortir brillamment».Ni l’un ni l’autre n’ont pu affirmer que les employés du secteur public seraient épargnés.Mme Marois a souligné par contre que les conventions collectives venaient à peine d’être renégociées.Ce mini-remaniement indique que le gouvernement du Québec passe de la vitesse référendaire à la vitesse gestion des Finances publiques.M.Parizeau a expliqué que le changement d'attribution de M.Campeau clôt un chapitre.M.Campeau, qui a dirigé la Caisse de dépôt et placement du Québec pendant dix ans, après avoir été responsable du financement et de la gestion de la dette au ministère des Finances pendant plusieurs années, avait la responsabilité, dans la période préréférendaire, d’asseoir la crédibilité financière du Québec sur les marchés internationaux, qu’il connaît bien, et de préparer le Québec à affronter les turbulences sur les marchés financiers si les Québécois avaient voté OUI lundi.Parizeau «impressionné» Le premier ministre s’est dit par ailleurs «impressionné» de la façon dont Mme Marois «a navigué à travers les conventions collectives du secteur public et la façon dont elle a réussi à mener ce navire à bon port».Mme Marois conserve la responsabilité de la Famille.Mme Marois a déclaré au Devoir qu’elle ne croyait pas qu’il y ait d’incompatibilité entre ses nouvelles fonctions et le fait que son mari.Claude Blanche!, est président du Fonds de solidarité du Québec, qui bénéficie depuis plusieurs années de crédits d’impôts du gouvernement du Québec.Elle soutient que si jamais la possibilité d’un conflit d'intérêts apparaissait, il lui serait possible de faire traiter les dossiers concernant le Fonds de la FTQ par d’autres collègues.Une adjointe de Mme Marois a fait savoir au Devoir que lorsqu’elle était présidente du Conseil du trésor, elle avait fait parvenir une lettre au secrétaire du conseil pour lui dire qu’elle désirait être «entièrement tenue à l’écart de tout dossier se rapportant de près ou de loin au Fonds», qu'aucune documentation ne lui soit transmise à ce sujet et qu’elle puisse «se retirer des réunions» lorsque le sujet serait abordé.M.Parizeau a souligné que Mme Marois était la première femme à occuper ces fonctions de manière permanente au Québec.Monique Gagnon-Tremblay avait été titulaire de ce ministère par intérim en 1993.Le chef libéral, Daniel Johnson, a déclaré par communiqué que ce remaniement «prouve que le climat d'instabilité se poursuit au sein du gouvernement», que «Jean Campeau a failli à la tâche» aux Finances tandis que Bernard Landry a échoué à l’Immigration.Il affirme que le gouvernement péquiste est en «état de crise permanente».Ce remaniement entraîne la nomination de Jacques Brassard à la vice-présidence du Conseil du trésor et l’accession de Jeanne Blackburn au Conseil du trésor.Bernard Landry devient responsable du Secrétariat à la jeunesse et d’un nouveau Secrétariat à l’action humanitaire internationale.M.Lin dry remplacera par ailleurs M.Parizeau au Sommet de la francophonie, du 2 au 4 décembre prochains à Cotonou, au Bénin.Le peso s’écroule Mexico (AJ’et Reuter) — Le peso a subi une nouvelle chute spectaculaire, hier, sous l'effet de rumeurs annonçant un coup d'Etat militaire et un regain offensif de l’année contre les rebelles za|xitistes au Chiapas.Ces rumeurs ont ébranlé les marchés mais le gouvernement les a rapidement démenties, les qualifiant d’absurdités propagées par des spéculateurs cherchant à faim de l’argent facile en causant de l’instabilité.Des opé-rateurs faisaient état de rumeurs, circulant à New York, sur une agitation militaire.«Cela a commencé à New York et ça s’est propagé au monde entier», a déclaré un analyste.«Nous avons même eu des appels de Suisse à ce propos.» A Washington, la Maison-Blanche a voulu calmer les esprits en affirmant n’avoir aucune information permettant d’étayer des rumeurs de troubles entre le président Ernesto Zedillo et l’année mexicaine.Alors qu’il cotait 7,265 pour un dollar américain, mercredi soir à la clôture, le peso était tombé à 7,67 à la mi-journée, après le jour des Morts férié de jeudi.A la clôture, il était toutefois remonté quelque peu, à 7,365.Le 9 mars dernier, la devise avait connu une chute record à 7,70 pour 1 $ US, après sa dévaluation de décembre 1994.Le pays était alors plongé dans une crise financière et le président Zedillo avait mis en plaçe un plan d’urgence, avec l’aide des Etats-Unis.BLANCS La leçon des Inuits SUITE DE LA PAGE 1 ganisait la division sexuelle du travail et l’échange des femmes.On est aussi initié aux croyances religieuses des Inuits ou à leur justice «d’une grande humanité».Il y a là des dizaines de petites scènes autonomes sur les paysages, les armes, les outils, les vêtements.Environ 300 photos d’époque et dessins originaux de Frédéric Back (L'Homme qui plantait des arbres) illustrent ce portrait de groupe qui couvre des -tf- milliers d’années d’histoire.Cette somme, unique, est le fruit d’une étroite collaboration entre l’écrivain et l’artiste mais aussi l’éditeur André Bastien, de Libre Expression, qui en a eu l’idée et en a assumé la direction.«Les Inuits sont mythifiés, au Québec comme ailleurs dans le monde, dit-il.Moi, j’ai voulu qu’on décrive la réalité, pas celle d’aujourd’hui, qui pourrait faire l’objet d’un autre livre, celle d’autrefois, celle du peuple le plus “capoté” de la Terre, qui a fait face à des froids de -60 0 et une nuit étemelle avec un génie exceptionnel.Pour moi, l’iglou, c’est plus beau que Chartres.Imaginez, faire une maison avec de l’eau et de la neige.» M.Bastien ne se serait pas satisfait d’un ersatz livresque qui n’aurait pas été à la hauteur de l’hommage nécessaire.Dès le début, il est donc parti en chasse pour trouver des collaborateurs étrangers.«Il était impossible de réaliser notre rêve sans un tirage initial d’au moins 30 000 exemplaires», précise-t-il.Quelques milliers d’entre eux seront écoulés ici-même, le reste sera vendu aux anglophones d’Amérique et en France.Les discussions vont bon train avec des maisons japonaises, allemandes et Scandinaves.Le tirage pourrait donc dépasser le cap des 50 000 «beaux livres» cartonnés et glacés.Le processus de «démythification» va se poursuivre à l’échelle internationale.Vu le sujet, le journaliste Georges-Hébert Germain n’a pas fait d’entrevue ni de terrain, bien qu’il soit déjà allé sur le toit du monde.Il s’est plutôt appuyé sur l’expertise du «conseiller scientifique» David Morrisson, du Musée canadien des civilisations (MCC), et s’est rabattu sur les sources disponibles, les récits de voyages, les gros ouvrages savants des anthropologues et surtout les merveilleux films d’Asen Balikci, ancien professeur à l’Université de Montréal, qui a passé des mois chez les Netsilik, une communauté isolée de l’Arctique, au milieu des années soixante.«Ces films, purs et sans commentaire, au milieu des derniers Inuits capables de fabriquer des armes et des outils traditionnels, sont ce que j’ai vu de plus touchant», confie l’auteur.L’artiste Frédéric Back a également travaillé à partir de ces sources ethnologiques.Le cinéaste d’animation, deux fois lauréat d’un oscar, a pris la relève de son fils Francis surchargé de travail.Il a par exemple dessiné un iglou en coupe ou les différentes races de chiens.«J’ai accepté de le faire parce que c’est une culture très attachante, dit-il.Dès qu’on découvre ce peuple, on ne peut faire autrement que tenter de le célébrer.» En exergue, l’équipe a placé une longue citation de l’ethnologue Jean Michéa.Il y explique qu’il s’est tissé entre «ses» Inuits et lui «la trame des relations humaines», ce qu’il y a de plus important au monde comme le disait Saint-Exupéry, «de sorte qu’il ne peut plus être «un rapporteur objectif».«Je n’ai pas échappé à ce sujet qui m’a en quelque sorte harponné au cœur, rajoute finalement Georges-Hébert Germain.J’ai vécu avec les Inuits, à la chasse à l’ours polaire un matin, en traîneau à chien à un autre moment.J’ai aimé ces gens, j’aime ce peuple.» En filigrane, pour ouvrir chacun des chapitres, il a d’ailleurs imaginé la vie d’un couple inuit sur quatre saisons, l’histoire de la belle Kahina et du brave Akuluk, qui forme comme r-m i l ; fwmlt LANDRY «Il faut un débat national en profondeur» PHOTO JACQUES GRENIER L’éditeur André Bastien, l’auteur Georges-Hébert Germain et l’artiste Frédéric Back devant une maquette de leur livre Inuit, les peuples du froid.un mini-roman.C’est la partie la plus personnelle de cet ouvrage que l’on peut pourtant feuilleter et déguster à la pièce.Et quand on le lit de bout en bout, on se glace d’effroi en comprenant que dans le patrimoine commun des possibilités de notre espèce, quelque chose d’irremplaçable s’est transformé sous le rouleau compresseur de la modernité.Un pan de la grande maison humaine s’est effondré.Et si cet ouvrage ne peut évidemment pas arrêter le temps, il est tout de même, à sa façon, une œuvre de mémoire, qui rappelle la leçon des Inuits, ce peuple de l’enfer glacé, généreux et ingénieux, parfaitement adapté à la plus hostile des natures de notre petite planète, qui forçait parfois les mères à dévorer leurs enfants.SUITE DE LA PAGE 1 la mauvaise humeur de M.Landry, qui revenait du rassemblement du OUI au Palais des congrès de Montréal, parce qu’elles ont voté NON et lui ont demandé s’il voulait «checker in» au lieu de lui demander de s’enregistrer.M.Landry leur aurait demandé pourquoi le Québec leur ouvre ses portes si c’est pour toujours voter NON.Il s’adressait en particulier à une préposée d’origine mexicaine à la réception de l’hôtel.S’il admet avoir tenu cette conversation, M.Landry nie avoir élevé la voix.Il dit entre autres avoir été irrité par l’usage de l’idiome check in par Mme Martinez.(Dans le cadre d’une recherche toujours émouvante de la vérité, les journalistes de The Gazette ont téléphoné au Plaza Athénée, un chic hôtel de Paris, pour se faire confirmer que même dans la capitale française, les préposés à la réception utilisent l’expression anglaise check in.) Cet incident a eu lieu dans les heures qui ont suivi les déclarations de M.Parizeau, qui a blâmé «l’argent et les votes ethniques» pour la défaite du camp du OUI.M.Parizeau a reconnu que ce changement de ministre à l’Immigration était lié à des «circonstances récentes dans lesquelles je suis impliqué».«Une chose est certaine, a dit M.Landiy, hier.On ne va pas, d’un incident à l’autre, continuer comme ça.Il faut un débat national en profondeur.«Je ne blâme pas les immigrants, a-t-il ajouté.Je n’ai pas de ressentiment à l’encontre des immigrants.Je blâme un système qui accueille ici des immigrants en leur faisant jurer allégeance au Canada, en leur disant que le Canada est bilingue, multiculturel, et que le Québec est une province comme les autres.Le ministre leur remet une lettre leur disant qu’ils ont le devoir de promouvoir un Canada uni et fort.Moi, je frappe à leur porte, je dis: je suis du PQ, je voudrais que vous deveniez membre.Ma tâche est impossible.Je m’en rends compte maintenant» Mme Harel constate à son tour que sur la question nationale au Québec, «le vote est ethnique», mais elle ajoute que «le projet ne l’est pas.C’est un projet pluraliste.C’est pas seulement un projet pour les Canadiens français, dit-elle.Quand on dit “le Québec aux Québécois”, on ne dit pas “le Québec aux Canadiens français”.On dit: le Québec à tous les Québécois, quelle que soit leur origine.» La ministre, dont le conjoint est d’origine palestinienne mais qui se sent tout à fait Québécois, ajoute que pour elle le caractère pluraliste du projet souverainiste est une «conviction inébranlable et n’est pas négociable».Elle se donne pour tâche de diffuser ce message auprès des communautés culturelles mais aussi de faire comprendre aux Québécois «de souche» que «le peuple québécois, c’est plus qu’une langue, c’est aussi les Anglo-Québécois et ceux qui sont venus pour nous adopter».Elle pense que les résultats du référendum ont agi comme «un électrochoc» auprès de certains immigrants qui auront compris que la quête des Québécois dépasse largement le rapatriement de pouvoirs ou d’impôts, qu’il s’agit de la quête de la reconnaissance d’un peuple.«Je crois possible qu’ils comprennent que le projet d’un peuple québécois les inclut aussi», dit-elle.Elle reconnaît toutefois que pour le moment, l’effort de conviction doit surtout s’orienter vers les Québécois francophones.Elle souhaite que sa nomination permette de «tourner la page».DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale ET IMPLANTS DENTAIRES (PAR SPÉCIALISTE) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.a 1832 Sherbrooke ouest, Montréal, Qc H3H 1E4 tél.: 939-2600 El Métro Guy, sortie St-Mathieu Céline Simard, din consultante CLINIQUE CAPILLAIRE INTERNATIONALE INC.& membre associé Hairfax Intégrateur- VOLUMATEUR La Micro-Greffe • Une technique sûre et efficace • Une intervention chirurgicale mineure • Un résultat permanent 1832, Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H 1E'A (Métro Guy) Tel.: (51 -4) 935-6616 1832, Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3H 1E4 (Métro Guy) Tel.: (514) 935-6616 Dr.Robert Prescott & Associés (Omnipraticiens) • Greffes de cheveux au laser • Liposuccion (anesthésie locale) • Traitement des rides au laser • COLLAGENE - VARICES - OBÉSITÉ LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9HOO À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 + ANNONCES CLASSÉES (514) 985 3344 + PUBLICITÉ (S14) 98S-3399 / télécopieur (S14) 985-3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1-800-363 0305 SERVICE Let nnméros de téléphone suivants sont valables pont le service de livraison pat camelot el pont les abonnements postant.DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Monlréal (514) 985 3355 / lélécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 IX DEVOIR est publié par IX DEVOIR Inc.dont le siege variai est situé au numéro 2D50 de Bleury.9e « informations publiées dans IX DEVOIR.IX DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, divisa age.Montréal.(Québec).HTA 3M9.Il est imprimé par 1rs Imprimerie Québécor IaSalle.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Quebecnr Inc.612 ouest nie Saint-Jacques.Montréal.L'Agence l»resse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les du Groupe Québécor Inc.900 boul.St Martin ouest.laval.Envoi de publication — Enregistrement no 0658.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Téléphone général.(514) 9H5-3333; sendee a la clientèle: (514) 9K5-3355; publicité: (514) 9653399 I
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