Le devoir, 10 novembre 1995, Cahier B
K/sas Page H4 Tourisme Page H5 Québec Page H7 Culture Page HS ?LE DEVOIR ?PLA SIR!?* V E X I) Il K I) I I K V 0 I II I il il :» SOURCE: L'ART DES ORIGINES A NOS JOURS L’Enseigne de Gersaint (détail), une œuvre de Watteau.Rêve sur mesure Avec le spleen d'automne, la couture reprend du galon CHRISTINE DUMAZET Parmi les plaisirs d’automne, il en est qui durent plus qu’un moment.La couture est un de ceux-là.Mais de quelle couture parle-t-on ici?La haute couture ou bien celle des gri-settes, cousettes et couturières à façon?Et si c’était tout simplement la couture-plaisir?Ça commence par des images d’enfance.Comme presque tout.Un tableau d’histoire de cours primaire sur les canuts et les somptueuses soieries lyonnaises.De magiques mercredis après-midi passés dans un atelier de couture où arrivaient de longs rouleaux de tentures, draperies et voilages de toutes sortes et d’où ressortaient, comme par miracle, de lourds rideaux richement bordés de galon assorti aux embrasses, les bien nommées.Un tiroir secret qui révélait à des yeux fascinés toutes les nuances possibles (tous les bleus, de l’azur à l’outremer.) dégradées à l’infini sur d’innombrables bobines en bois, si impeccablement disposées que le seul fait de les toucher ressemblait à une profanation.Les visites du dimanche au Louvre avec la fascination des étoffes bruissantes et chatoyantes des personnages de Watteau ou de Fragonard (la robe d’or de la jeune femme du Verrou.).Le premier Zola qui se trouva être Au bonheur des dames avec son tourbillon de descriptions, gourmandes et frénétiques en même temps, des mille et une merveilles des premiers grands magasins à rayons et de leurs fabuleuses ventes de blanc: «[.] dans l’apparent désordre des tissus, tombés comme au hasard des cases éventrées, il y avait une phrase harmonique, le blanc suivi et développé dans tous ses tons [.] Cela partait des blancs mats du calicot et de la toile, des blancs sourds de la flanelle et du drap; puis venaient les velours, les soies, les satins [.] et le blanc s’envolait avec la transparence des rideaux, devenait de la clarté libre avec les mousselines, les guipures, les dentelles, les tulles [.] tandis que l’argent des pièces de soie orientale chantait le plus haut, au fond de l’alcôve géante.» Toute la découverte du mundus mulieris était là.Puis ce fut l’oubli, nécessaire sans doute.Et un jour, les mains se réveillent, volettent, s’impatientent.C’est l’heure du rendez-vous.?Le cœur battant, la sueur perlant, on pousse la porte du drapier et tout le reste disparaît dans l’abîme.Là, devant nous, s’étalent nos rêves les plus fous, là se libèrent nos sens trop longtemps retenus.L’œil est sollicité le premier, mais plus qu’un regard, c’est une vision.Après l’éblouissement, le geste reprend le dessus.On avance en retenant son souffle, dans un élan ralenti pour être certain de ressentir le moindre frôlement.La main s’étend, s’attarde, soupèse, froisse, plisse, glisse, dans une caresse qui porte en elle toutes les rencontres, première ou ultime, adieu ou promesse.On sursaute alors au bruit vorace des ciseaux qui s’élancent sur le tissu, avec frénésie, comme dans une course gagnée d’avance.On sent déjà le parfum poudré de la craie de tailleur, on a encore dans la bouche le goût furtif du fil qu’on a passé si souvent sur ses lèvres.Riches brocarts et velours pesants, dentelles raffinées et taffetas chuchotant, soie sublime et crêpe fuyant, mousseline légère, fine batiste, soyez du merveilleux voyage.De vichy en rouennerie, de cambrai en Orléans, de jersey en écossais, de shetland en hollande, de sicilienne en napolitaine, de pékin en nankin.Plus loin, encore plus loin.Le cachemire, le damas, l’ottoman, le chintz, la levantine, le madras, la nubienne.Encore, encore! Venez et nous emportez, zéphyr, madapolam, gaze, grain de poudre.Les portes du doux mirage se referment lentement mais fermement, sans autre sésame.L’esprit dégrisé peut alors commencer à créer loin de la profusion troublante, dans la plus monastique des sérénités.Retraite indispensable au jaillissement de la forme, du reflet, du don de soi.Par quelle alchimie s’opérera le renoncement à la multitude pour l’accomplissement de la solitude, nul ne peut le dire.Mais une chose est sûre, de l’autre côté de la porte du drapier, il y a le rêve.Pas n'importe lequel.Un rêve sur mesure.De l’autre côté de la porte du drapier, il y a le rêve sur mesure.HENI) K Z - V O U S Les billets doux Il y a les lettres indigestes et les lettres de mots gentils ¥TTfy fMfmi WWW***"* SICMON 8+2 AMNESTY WEEK .JL.«MK .?! f i- .1 LIRE W' osTtrarcTr :: Sj JlVJr-'MSMlc .Î.'îsuï BOUETTINÔ': ' cry*ruir.Tjsuuf1 13310 •1N30 Bïmm It'irr-’ai B TV*' § lî«lv'i/c P05 TVy.Cl: ST! L1 RE m SÊv V /'nam ifciiaCV; -I S'O.i nuKA+m «tas WÆ CNT ¦.«Jiri UrA ygji&rjy et réponds quelquefois.Cartes postales ou illustrées, pages arrachées à leur destin sanitaire, papier Saint-Gilles, de télécopie ou vélin, tout est bon à lire le délire.Rien que dans le dernier arrivage, Jean Pierre Girard me fait cadeau d’un exemplaires d’un de ses recueils de nouvelles serti d’un mot écrit sur un napperon de restaurant.En véritable écrivain, il a joint l’original, c’est-à-dire le brouillon.Ce napperon froissé et raturé n’est rien d’autre que la mémoire des mots, hésitations à jamais perdues avec le traitement de textes informatisés.Chaque marée de courrier rapporte de précieux butins vers mes rivages: Bertrand Dugas m’envoie chaque semaine un croquis de sa bédé Dépresso Bill, je découvre le texte Masques et Mascarades mis à la poste par un des membres du département d’anthropologie de l’Université Laval, Jacques Gauthier me fait parvenir son dernier recueil de poésie Marcheur d’une autre saison (éd.Le Noroît) qu’il me conseille de goûter après un bain chaud, Pierre Valois soumet à mon attention un hommage écrit à Léo Ferré pour ses enfants Armelle, Jules et Renaud.Petites proses intimistes que celles-là.Une conversation silencieuse entre inconnus dont je me saoule.Dernièrement, cette lettre tout à fait gratuite de Rosaire Potvin, comme un cadeau-prime au fond de la boîte de céréales, m’a fait songer à la prose abrupte de Réjean Ducharme.«Je cherchais le mot pour dire cet endroit d’en-dedans que ça fait des gratouillements quand tu descends voir si t’as pas oublié de fermer la porte en sortant: c’est un Satur-ne.«Qu’est-ce que t’as, papa?On dirait qu’à matin, tu préférerais que je ne sois pas là?— «Bouge pas, prépare-toi une nouvelle phrase, je vais juste voir si je n’aurais pas par hasard oublié de désaccrocher un verbe qui séchait à l’infinitif dans mon Saturne depuis le matin que t’es arrivée comme ça, les yeux pas encore ouverts, et prête déjà à prouver que je ne saurais jamais rien des femmes.» Et ça continue pendant deux pages d’un roman écrit pour mon seul plaisir.Autant de lecteurs qui partagent vos maux, vos joies, autant de trésors scellés, parfois offerts aux quatre vents comme ce mot cacheté «d’une admiratrice en pantoufles de phentex» de la rue Menta-na retrouvé sous l’essuie-glace de ma voiture un matin pluvieux d’automne.J’imagine qu’on doit avoir le même vertige au cœur le jour où l’enfant qu’on portait hier en soi vous dit «maman» pour la première fois.Ça fait boum-boum, ça fait oublier les sueurs froides, les angoisses, les peines sèches, les nuits blanches, les matins gris.Ça vous chasse les haut-le-cœur dont on ne peut pas toujours pailer parce que c’est écrit PLAISIRS en très gros, juste là tout en haut de la page.Merci.Josée Blanchette est journaliste indépendante.Lu: Le Nombre d’or, le dernier volet de la trilogie de Sabine et Griffon écrit et superbement illustré par Nick Ban-tock.Vous y trouverez une série de cartes et de lettres (qu’on ouvre pour en lire le contenu) qui constituent la narration de cette étrange correspondance entre Sabine sur une île du Pacifique et Griffon à Londres.Pour voyeurs et amis des lettres.Répondu: à Jean Pierre Girard pour le remercier de ses nouvelles Léchées, Timbrées (éd.L’Instant même).Voilà un auteur qui ne vous laisse pas indifférent, qui use d’une langue incisive, vous laisse en état de choc.C’est sensuel, délinquant, intelligent.Comme j’aime.Reçu: le catalogue de Noël de Sears: «Du romantisme à la boîte-cadeau, le catalogue Cadeaux de rêve de Sears continue de refléter l’atmosphère des fêtes», spécifie le communiqué.L’atmosphère des fêtes c’est 30 $ de rabais sur une cheminée décorative aspect briques rouges (422 545 875]) à 469,99 $ chacune.Senti: les fragrances de So Pretty de Cartier qui évoquent la mandarine italienne, le néroli tunisien, la bergamote sicilienne, la mousse de chêne tyrolienne, le vétiver japonais, l’osman-thus chinois, le benjoin siamois et la poudre de perlimpinpin parisienne.Accepté: d’animer la soirée «Acuer-do de Tango» en compagnie de Daniel Pinard, ce samedi 11 novembre à 21h30 à l’Union Française (429 rue VigerEst).Le spectacle mettra notamment en vedette le maître des maîtres de tango argentin Pepito Avellaneda.Les billets coûtent 25 $ et les profits sont versés à Jeunesse au Soleil.Pour réservations: (514) 845-5195.C’était mon petit communiqué à moi.ans le quotidien de tout(e) journaliste, il y a le téléphone qui pleure, des messages en attente qui attendront encore, des offres qu’on ne peut pas refuser, des cartons d’invitation égarés, des communiqués orphelins, des enveloppes jamais dépucelées qui vont directement au recyclage, du papier à la tonne et quelques hectares de forêt sur la conscience.Ce courrier sans affect est aussi indigeste qu’une poutine refroidie.Jugez vous-mêmes du menu d’aujourd’hui: «Après le succès record de la pizza à croûte farcie au fromage, Pizza Hut récidive en lançant la nouvelle pizza à croûte farcie au pepperom», «La Parisienne.Presque cent ans et toujours de son temps!», annonce un autre feuillet publicitaire qui lave plus blanc.Dans un tout autre registre, celui du nouveau parfum de Cartier: «Parfaitement élégant, d’une beauté éclatante, regorgeant des plus précieuses essences, le parfum floral révèle les sensations et les sentiments qui animent le parfum So Pretty de Cartier (marque déposée): joie de vivre, émotion et sincérité.» 190 $ pour 1,6 once de vérité, c’est un must.Noyées dans ce tas d’immondices pour effusion immédiate, il y a aussi ces enveloppes que nous savons repérer du premier coup d’oeil: pas d’en-tête commercial, une calligraphie admirablement imparfaite, un timbre léché à la main, des mots choisis, pesés, empesés, soupesés, des mots doux échappés d’on ne sait où.Ces lettres de lecteurs, «fans» ou profanes, ce courrier des ventricules est l’ultime dragée de l’ego, le véritable chèque de paye du journaliste jamais vraiment certain d’être lu et compris avant de tapisser pour de bon la litière du chat.Ces billets épars sont d’autant plus précieux qu’ils se font toujours trop rares, quelques lettres manuscrites par semaine (plus probablement par mois) tout au plus, des gens sans visage que vous avez frôlés au passage, des gens très occupés ou pas, d’une espèce rare qui prend encore le temps de lire et de vous caresser de leur plume.On ne dépouille jamais autant qu’en déchirant ces enveloppes cachant leur mystère et s’apprêtant à vous livrer leur secret encore chaud d’un élan du cœur toujours sincère.Juste pour ça, le bruit du coupe-papier qu’on glisse le long du pli, le souffle retenu, la fibre qu’on touche, preuve tangible de l’invisible qui bat, je crois bien que je n’aurai jamais d’adresse électronique.Des missives les plus folles aux épanchements sereins, des rectifications amicales aux propositions polissonnes, des poésies choisies aux dessins sans dessein, je reçois de tout, conserve tout ©UEPOL 8 «Il y a ces deux choses en nous: l’amour et la solitude.Elles sont entre elles comme deux chambres reliées par une porte étroite.Ecrivant, on va de l’une à l’autre, incessamment.On ramasse ce qui est sous le ciel, ce qui brûle dans le sang.On en fait un bouquet de fleurs géantes, semblables à celles que découpent les enfants dans du papier peint.On l’offre à une jeune femme.Elle prend ce qu’on lui donne.Les lettres sont vraies dans le temps de les lire.Après, elles s’effacent, elles se fanent.Elle les jette, elle en demande encore.» Christian Bobin (Lettres d’or).JOSÉE BLANCHETTE r 4 i B 2 I.K It K V U I II .I.E V K N I) It K IM I U X U V K M l< It E I » I* L A ISI 11 S RESTAURANTS Le zen de la mer Petites proses et grands discours V 'JOSÉE HLANCMETTE - ¦«fi La première fois qu'elle est allée au ' .rejoindre son mari, Shirley s’est sentie comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.Shirley n'est pourtant pas corpulente mais lorsqu'elle entre dans un endroit public, elle prend toute la place: son élégance naturelle, sa démarche, son rire, sa façon de s’adresser aux gens font d’elle une présence incontournable.Nord-Américaine jusqu'au bout de ses ongles laqués.Shirley a compris au contact des Japonais qu’elle était non seulement une femme libérée mais aussi un cfcs désespéré.-Au début, je me sentais comme Shirley Valentine, empêtrée dans mes paquets sous la pjuie.sans un chat pour m’aider à ojivrir la porte.» ï Shirley reçoit souvent des clients qjppons en visite à Montréal et les invite invariablement au resto japonais.Ces jours-là elle se plante deux bhguettes de bois laquées dans le chignon et ça fait sourire ses clients dsun sourire oriental.«Ça peut paraître bizarre, dit-elle, mais les Japonais ont un besoin physiologique de rflanger du riz chaque jour, même mi voyage.Ils ne sont jamais insultés d’etre invités dans un resto japonais.» Par prudence toutefois, Shirty ne risque pas de remettre les pjeds chez Koji’s Kaizen.Elle y venait en repérage avec moi et cette expérience unique lui aura suffit.4 Kaizen veut dire «Zen de la mer» éf ce nouveau restaurant de West-rtjount propose un menu chargé en poissons et fruits de mer frais.Le décor très chic pourrait être celui d'un restaurant californien tant il est dépouillé des artifices folkloriques h&bituels.Seules les serveuses sont revêtues du kimono traditionnel, Histoire de faire plus vrai.Shirley et moi commandons de la bière japonaise en cannette et parcourons le rfienu imprimé en tout petit sur un superbe papier de riz constellé d’étincelles dorées.;; Notre serveuse a disparu et c’est un serveur qui prend la commande à“sa place.Nous prenons les sushis jjL.-—- assortis ainsi qu’une salade de fruits de mer en entrée, suivis du Tempura Soba et du thon grillé sauce te-riyaki.lin |H*u de thé vert pour arroser le tout et nous serons des femmes comblées.Nous aurions pu essayer les fondues japonaises (pour deux personnes) mais Shirley a vraiment envie de goûter à la soupe aux nouilles de thé vert et de sarrasin (soba).«Quand tu n’as pas vraiment faim, c’est parfait pour replacer l’appétit.» Les sushis assortis nous arrivent sur un petit plateau en bois de même que la salade aux couleurs fades de la laitue iceberg surmontée de goberge, de crevettes, de saumon, d’œufs durs et de carottes râpées.La vinaigrette est excellente, parfumée à l’huile de sésame, au gingembre et au vinaigre de riz.Pour le reste, on repassera.I-es sushis sont frais sans être exceptionnels.D’ailleurs le poisson a beau être frais, tout l’art du sushi tiendrait à la qualité du riz, à sa cuisson, à la finesse du vinaigre ajouté.C’est ce que Shirley m’explique en goûtant au thon, au saumon, aux crevettes et au maquereau.Notre serveuse réapparaît entre les deux services et s'informe de ce que nous avons commandé à son collègue.On sent que la désorganisation est au programme et la table voisine, un groupe de six jeunes Japonais, commence à montrer des signes d’impatience.Une des clientes se met à engueuler le serveur et exige qu’on lui apporte le gérant mort ou vif.La politesse la plus élémentaire exige que je m’abstienne de retranscrire l’échange qui s’ensuit.«Pour un Japonais, un mauvais service équivaut à une grave insulte, m’explique Shirley.Le client est roi et l’employé est au service de l’entreprise corps et âme.» Si je comprends bien, notre serveur devrait aller fumer une dernière cigarette et se faire hara-kiri sur-le-champ.Il nous apporte toutefois le thon grillé et la soupe Soba au tempura de crevettes, deux échecs culinaires si lamentables que je songe moi aussi à en finir une fois pour ($ÏHûd>^i rw toutes.avec ce repas.Shirley s’offusque de la cuisson du thon (qui a l’air bouilli) et le renvoie à la cuisine pour une réanimation, c’est-à-dire une cuisson rapide.«On dirait du thon en boîte», dit-elle.En attendant, nous goûtons à cette fameuse soupe faite d’un bouillon de bœuf trop salé, de nouilles au thé vert et au sarrasin trop cuites, garnie de deux crevettes frites en tempura détrempées.Une pitié.«Même la soupe en sachet que j’achète dans le quartier chinois est meilleure que ça», souligne Shirley entre deux lampées.Notre thon nous revient de la cuisine un peu plus guilleret mais la sauce teriyaki qui l’accompagne est nettement trop sucrée, les fèves germées trop cuites, les carottes réchauffées, le riz fade.Lisant la dé- ception sur le visage de Shirley, je ne peux m’empêcher de lui donner la recette de sauce teriyaki du chef Daniel Vézina, du restaurant Laurie-Raphaël à Québec.La voici: 75 ml de sauce soja, 100 ml de jus d’orange, 150 ml de fumet de poisson, trois gousses d’ail, une feuille de laurier, une pincée de thym frais, deux cuillerées à table de sucre blanc et un clou de girofle.«Voilà, tu mélanges le tout, tu portes à ébullition et tu fais réduire un peu.» Avec un peu de chance, le chef du restaurant Koji’s Kaizen l’aura notée lui aussi! Un repas pour deux personnes coûte environ 40 $ avant bière, taxes et service.KOJI’S KAIZEN 4120, rue Sainte-Catherine Ouest Tél.: (514) 932-5654 otre corps humain est décidément un bien drôle de numéro.Selon les der-___ .niers relevés scientifiques, toute personne normalement constituée, c’est-à-dire pouvant apprécier les bonnes choses de la vie dont le vin, est en grande partie composée d’eau.Certaines sources, très potables, parlent même d’une proportion allant jusqu’à 57 % de son poids total.Du point de vue strictement liquide, notre corps en a bu d’autre.C’est du moins ce que je croyais jusqu’à aujourd’hui.Ce qui est moins limpide cependant c’est la façon qu'il a de réagir aux liquides dont il s'imbibe.Malgré toute sa bonne volonté et l’étroite fraternité qu'il entretient avec le fluide, il arrive un moment où l’organisme n’a plus assez d’eau à mettre dans son vin.Le fragile ratio alors bascule et l’humain, dans un langage que l’on ne lui connaissait ni d’Eve ni d’Adam, ni de Noé ou de Bacchus, prend forme et s’articule.Le verbe se fait clair et le spirituel disons, plus spiritueux.Jamais l'homme n’aura été aussi perméable à lui-même.A ce titre, l’osmose la plus rapide et révélatrice éclate sans doute sous forme de bulles au chapiteau de notre cerveau.Là, tous les mousseux du monde feront l’effet d’un véritable sérum de vérité s’ils sont bus trop rapidement.Qui a besoin de savoir par exemple que vous avez voter par anticipation au dernier référendum parce que des bêtes sauvages vous attendaient en Afrique pour votre safari annuel?Absorbé sur un estomac creux, le mousseux livrera un discours tout aussi creux.Pourtant, qu’ils soient d’Ombrie ou de Champagne, le Lungarotti Brut (25,35 $ *S), le Pol Roger tout aussi Brut (40.$ R) et le Charles Heidsieck Blanc des Millénaires 1983 (58,75 $ S), donneront des ailes aux conversations timides qui VINS À ivencohtres LES PETITS PLAISIRS X .Pour placer une annonce gratuite: • Composez le » (514) 985-2507 avec un :’î téléphone à tonalités i , '!> Ecoutez les instructions, » vous recevrez un numéro ?de membre et un code ’ d’accès.i ¦J» Appelez avant mardi 17h -• pour que votre annonce apparaisse le vendredi et le samedi suivant Un nouveau service de u boîtes “ vocales.Rencontres Pour répondre aux annonces: • Notez le numéro de ; l'annonce • Composez le 1-900451-6528 Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de .téléphone.Pour savoir si vous avez des messages: • Composez le i! (514) 985-2507 I» Ü • Entrez votre numéro de ! ; membre suivi du code !* d'accès • O Sans frais.! Pour récupérer ;vos messages: « ; • Composez le • 1-900451-6528 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Des frais de 2,18 S par minute -seront portés a votre compte de téléphoné.k U Aencontres Femme cherche homme Femme de qualité.Sensible, affectueuse, non fumeuse, aimant les arts, la musique, les voyages, cherche homme de 60 ans et plus, distingué, à l’aise, ayant le sens de l’humour, capable de faire des projets.1059 Professionnelle raffinée Louise, dans la quarantaine, cultivée, élégante, aimant le sport, cinéma, lecture, cherche homme, mince, 45-53 ans, non fumeur, avec affinités.1062 Pour développer une belle connivence.Professionnelle au début de la quarantaine, petite, sportive, bien dans sa peau, sensible, féminine, aime la musique, la nature, les enfants, cherche un homme dans la quarantaine, non fumeur, sensible.1052 Jolie professionnelle pleine de vie Marie, brunette aux yeux bleus, jolie et monce, élégante, romantique, féminine, chaleureuse, aime faire du ski et danser, cherche un homme 40 à 50 ans, distingué, non fumeur, bilingue et skieur.1054 Centre du Québec Jeune et jolie cinquantaine musicienne, cherche compagnon non fumeur, 40 ans et plus, pour respect, plaisirs, arts et sports, intellectuel suffisant, fanatiques vous abstenir.1056 Active et équilibrée Diane, 44 ans, 5’, bien dans sa peau, professionnelle, curieuse et dynamique aimant la psychologie, les arts, le cinéma, cherche un homme intelligent, sensible, mature et équilibré.1038 Universitaire dynamique Danielle, étudiante a temps partiel, cultivée et dynamique, aimant le vélo, les randonnées pédestres, le ski de fond, le cinéma et la lecture, cherche un homme de 35 a 45 ans pour vivre une relation amicale ou plus.1030 Compagne de partage 48 ans, rondelette, chaleureuse, sensible, dynamique, recherche un compagnon non fumeur, prêt à partager ses joies et ses peines.1034 -!- Sports et culture Florence, dans la quarantaine, d'origine française, recherche un homme pour voir les expositions, les spectacles, aimant le plein-air et la nature, pour entreprendre une relation amicale et plus peut-être.1035 Complément de vie Femme, dans la trentaine, grande, mince, non fumeuse, aimant les conversations, la culture, les randonnées, cherche un gentlemen, non fumeur, dans la quarantaine, cultivé, pour entreprendre une très grande amitié.1024 ?Soleil d’Afrique Elodie, africaine de 25 ans, cherche un ami, 27 à 32 ans, ayant le sens de l’humour, sympathique, élégant et intellectuel.1028 Elégante et distinguée Louise, 5’6”, mince, cheveux bruns, yeux marons, élégante, professionnelle, distinguée, cherche un homme aussi sélectif que moi, respectueux et ayant plusieurs affinités.1001 ?Arts et rêveries.Professeure dans la cinquantaine, 5’6”, mince, aimant le vélo, les voyages, les restas, le cinéma, les randonnées, cherche un homme de 45450 ans, artiste, fantaisiste, rêveur et ayant des affinités.1023 Amitié et culture.Marie, dans la trentaine, grande, mince, non fumeuse, aimant les sorties culturelles, le nature, le vélo, cherche un homme dans la quarantaine, non fumeur, grand, mince, cultivé, pour amitié et plus.1024 Vraie passion.Micheline, 48 ans, 5'2”, 115 lb, blonde aux yeux bleus, cherche un homme non fumeur, vrai, doux et passionné.1026 ?Pour un tendre automne Jolie professionnelle, début cinquantaine, cherche homme bien dans sa peau, cultivé, libre ou pas, même décennie, plus quelques poussières.1007 ?Charmante et déterminée Quarantaine, enseignante, grande, charmante et déterminée, recherche homme cultivé, grand, sportif et humoriste.45-50 ans.1008 Homme cherche femme Grand sporitf sensuel Aimant le cinéma et les restaurants, cherche femme, dans la cinquantaine, libre, capable d’émerveillement devant de nouveaux horizons et de nouveaux pays.1060 Professionnel d’allure jeune André, 5’9”, 165 lb, aimant le sport et plein air, faire plaisir, cherche femme, diplômée universitaire, autonome, cultivée et sportive, pour relation sérieuse.1061 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bistros.Je cherche une femme entre 20 et 40 ans pour partager les plaisirs de la vie et connaître une relation stable.1045 -i- Traduire la complicité en amour.Professionnel de 52 ans, traducteur, 5’6”, sportif, cherche une femme, début quarantaine, agréable, pour créer une tendre complicité.1017 Conversations et rencontres Marc, 26 ans, 5’10”, 175 lb, yeux et cheveux bruns, curieux, moqueur, recherche femme pour converser , échanger, et se rencontrer.iwurquoi pas?1003 y ‘ ¦ -J v Pour nous faire parvenir un texte, écrire à: Les Petits Plaisirs, Le Devoir, 2050, De Bleury, 9e étage Montréal (Québec) H3A 3M9; ou envoyer par télécopieur: 985-3340 Informations : 985-3344 Les textes doivent nous parvenir avant 16 heures le mercredi.Conditions de paiement: carte de crédit obligatoire Tarif : 3,90 $ la ligne (5 lignes min.) A la prochaine Billet doux, feuillet froissé par l’émoi, fleur bleue, moderne ou éclatant, «A la prochaine» le lieu rendez-vous avec lui.avec elle.Où se trouve mon âme-soeur?Avec mes 50 ans, paternité, séapration et changement d’orientation sexuelle “accepté”, suis à la recherche d’un être cher voulant établir, pour un moment ou l’éternité, une communication amoureuse afin de voir la vie à la manière d’un gagnant.Bienvenue à toi! Dossier 10409.Femme affectueuse, européenne, des Pays-Bas, 55, propriétaire, recherche compagnon discret, professionnel ou homme d’affaires, bilingue, grandeur minimum 5’7”, aimant nature et musique classique.Dossier: 10408.A la criée Si vous voulez que tout le monde le sache rapidement.Une nouvelle, un message, un graffiti.L'écran des créations, des projets, des réunions.A Nicole et François La naissance d’Alexis me remplit de joie.Je vous en félicite.Léon.Madame J.L'I) Je vous souhaite un joyeux anniversaire et j’ai hâte de vous revoir bientôt, en février.LAG.Pour répondre aux annonces, écrire à: dossier WOOOO, Ijcs Petits Plaisirs Ijc Devoir, 2050, De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 s’acharnent à ne pas vouloir décoller.Bon goût de pomme mûre et d’amande grillée pour le premier (pinot noir et chardonnay pour moitié chacun), saveurs briochées, crémeuses et citronnées pour le second et ensemble corsé, plein et vineux pour le substantiel millésimé.L’apéritif idéal aux repas.comme pour l’aube de vos nuits.On comprend donc que la rapidité à faire communiquer les vases communicants mais surtout la qualité des vins que l’on y verse se doit d’obéir aux règles de l’art.I-es vins comme les humains ont une vie, une densité, un état qui ne demandent qu’à se fondre ensemble au bon moment, au bon endroit.Présentez le complexe, velouté et suprêmement élégant San Giorgio 1985 (33,25 $ S) de Lungarotti à la terrasse d’un café le midi et vous risquez de perdre l’essentiel des propos de ce vin.Préférez plus tard en soirée, à ce grand seigneur de la nuit qui vous fera tenir les propos les plus feu-Je a n très, le plus coulant Caber-A u b ry net Sauvignon di Miral-?duolo 1989 (11,30 $ S) Lungarotti aux parfums de moka et de cannelle ou encore de de la même maison, le blanc sec Torre di Giano (10,25 $ R) dans ce nouveau millésime 1994, moins acide que le 93 et tout aussi délicat.Vous aurez le ton vif, allègre et enjoué à la dégustation du Gentil 1994 de la maison Hugel (14,95 $ R) car il communique à merveille, sur une base épicée de gewurztra-miner toute la prose des autres cépages nobles d’Alsace que sont le muscat, le riesling et le pinot gris.Inévitablement, vous devenez plus volubile, comme si la sève circulant dans les racines de la vigne, montait en vous en une émotion fragile.Le Crozes-Hermitage blanc Les Meysonniers 1993 de Chapou-tier (18,10 $ S) vous ramène au calme avec le cépage marsanne (à 100 %) vinifié pour en extraire les éléments minéraux propre au terroir ainsi que des saveurs nettes et rondes de miel et de fruits secs.La carafe qui suivra pour dégourdir le jeune et déjà harmonieux Rosso di Montalcino 1993 Altesino (19,05 $ S) vous fera aussi discourir sur le même ton d’aisance et surtout de plaisir.Quoiqu’on en pense, c’est dans l’esprit du vin nouveau, véritable Polaroid de la vendange, que la joie instantanée s’exprime et explose.Léger, coulant, frais et éminemment fruité, ce vin nouveau-né, de tout temps a fait rougir les joues et briller les yeux comme ceux d’un enfant qui reçoit un nouveau jeu.L’auteur Tristan Lafranchis mentionne, dans son recueil La Vigne et le Vin **, que l’histoire du «nouveau» est fort ancienne.Ainsi il dit que : «La fête athénienne des An-thestéries durait trois jours au mois d’anthesterion (février-mars).Le premier jour, chaque vigneron apportait une outre de vin nouveau au sanctuaire de Dionysos pour offrir des libations au dieu de la vigne et de la fête.Cette cérémonie autorisait l’ouverture des grandes jarres (pithoi) qui conservaient le vin de la dernière vendange, dont la consommation devenait licite.» Mais là où ça se corse c’est quand «.le lendemain, le premier magistrat de la cité présidait un concours de buveurs.Au signal d’une trompe, chacun devait boire le contenu d’une cruche le plus rapidement possible».Alors, à celles et à ceux qui conservent encore quelques flacons de vin nouveau version 1994, il est permis aujourd’hui, de vous en abreuver joyeusement.Sinon, débouchez une bouteille du Moulin-à-Vent 1993 Domaine de Chênepierre (19,65 $) aux notes évoluées de cuir et de framboise mûre en attendant les 29 000 caisses qui arroseront le Québec à compter du 16 novembre prochain.Je n’ai pas dégusté encore de vini novelli mais parmi les beaujolais que j’ai goûtés, je vous recommande entre tous, celui de Roland Bouchacourt.Pour vos petits et grands discours.Vin-plaisir de la semaine Il y a bien eu le plaisir cette semaine mais malheureusement pas de vin susceptible de monter sur le podium, prendre le micro et crier cocorico.Le plaisir a ses mystères que même le vin ne saurait taire.*K signifie produit régulier et S, spécialité * * La Vigne et le Vin, T.Ixifranchis.Éd.Pardès * Kino- Québec 3 |.K It K V O I It .I- f.V t \ It It It I I tt X II V K M It It K I It It .1 B 3 PLA ISI IKS K K C K T T B 8 Pour vous chanter la pomme Le manage (Its fruits et du cari est toujours ravissant.Sur une feuille de (révise, quelques dés df pommes en |teau.Un lilet de jus de citron, un autre d’huile line d’olive ou de noisette.On garnit de cerneaux de noix de Grenoble sau-Itoudrés de cari.L'automne nous sourit dans l’assiette.Voici une autre entrée pareillement inspirée: des tranches d'orangé ix*lée à vif sur un lit de cresson bien croquant.On arrose d'une émulsion de jus d'orange et d'huile d’olive parfumée d’un soupçon de cari: c’est ravissant.Ou bien on prépare de fines tranches d’ananas frais.On les arrose d’un |x*u d’huile.On saupoudre de noix de coco fraîche ou séchée qu’on a parfumée au cari et fait dorer au poêlon.On garnit de crevettes pochées ou de lanières de jambon fin, nous voilà dims les îles.Potage aux deux pommes à l’indienne Le mariage heureux des pommes et du cari m’a inspiré cette variation d’un classique de la cuisine paysanne française: le potage aux pommes de terre et aux poireaux.On ajoute des pommes à la marmite.On parfume au cari et voilà en un tournemain un ixitage savoureux bien de chez nous.Suivi d’une salade verte et d’un ched-dar bien vieilli, c’est un repas léger qui réconforte à la venue du froid.Pour quatre à six convives, on tranche en rondelles deux blancs de poireaux moyens.On rince bien à l’eau froide du robinet pour éliminer toute trace de sable.On pèle deux grosses pommes de terre riches en fécule.Ixi Russet, (dite Idaho lorsque importée des E.-U.) convient le mieux.A la cuisson, elle fondra pour donner au potage une texture veloutée.On tranche les pommes de terre en petits dés.Pour conserver la fécule de surface, on se garde bien de rincer les dés à l’eau froide.Sans les éplucher, on tranche enfin deux ou trois pommes en quartiers.On élimine le cœur, on tranche en cubes.Toutes les pommes conviennent à cette préparation, la Macintosh surtout, qui tombe à la cuisson.A feu moyen dans une casserole à fond épais, on fait mousser une belle noix de beurre doux.On ajoute aussitôt deux cuillerées à soupe de cari.On mélange bien à la cuiller de bois et on laisse cuire quelques secondes pour que les fragrances d’épices prennent leur envol.Quels parfums! On ajoute aussitôt les rondelles de poireaux et les dés de pommes de terre et de pommes en l’air, comme disent les Français.On brasse bien pendant qu’on laisse cuire deux ou trois minutes, le temps qu’il faut pour que légumes et fruits développent toute leur sapidité.On recouvre alors généreusement d’eau, de bouillon de poulet ou bien de consommé: deux ou trois centimètres de liquide au-dessus des fruits et légumes.On recouvre.A haute flamme, on amène à ébullition.On diminue aussitôt le feu pour laisser tout doucement frémir pendant une vingtaine de minutes, le temps qu’il faut pour bien cuire les poireaux.On n’a plus alors qu’à réduire en purée, au robot, à la moulinette grille fine, ou mieux encore au pied mélangeur, directement dans la casserole.Si le potage est trop épais, on ajoute alors ce qu’il faut d’eau, de consommé ou de bouillon.On sale enfin et on poivre au goût.C’est tout! Au moment de servir, j’aime ajouter I) A N I K I.I* I N A K I) ?au potage bien fumant des dés de pommes crues en peau.L'effet chaud-froid, le contraste des textures est des plus agréables.En guise d'accompagnement, de la ciboulette finement hachée dans un bol.Dans un autre bol, du yaourt onctueux.Le Méditerranée de liberté vaut mille fois le détour.Escalopes de veau à la normande et à la crème au bleu Four l'escalope de veau normande, on doit exiger du boucher qu’il prélève les tranches en biseau contre la fibre musculaire, sans quoi la chair se racornira au poêlon.Qu’il fasse bien sûr des tranches fines: un demi-centimètre, pas plus.On peut bien sûr remplacer le veau par de la dinde ou du poulet C’est beaucoup moins cher et c’est presque aussi bon! On prélèvera alors les tranches de la même manière.Pour chaque convive, une escalope moyenne ou deux petites.On les farine légèrement pour aussitôt les faire rapidement dorer au poêlon à chaleur moyenne dans une noix de beurre doux.Qu’on se garde surtout de trop cuire! Quelques secondes à peine de chaque côté et le tour est joué.Dans une assiette, on réserve les escalopes pour faire sauter dans le poêlon des tranches de pommes pelées.Pour chaque convive, une pomme qui saura cuire sans s’effondrer.On évitera -donc la Macintosh.On choisira de préférence la Cortland qui non seulement supporte la cuisson mais qui en plus résiste à l’oxydation.On fait donc dorer à feu moyen dans le beurre qui a servi tantôt aux escalopes.Si nécessaire, on ajoute un peu de beurre.On sucre légèrement pour favoriser la caramélisation.On réserve les pommes dans une assiette.On déglace au brandy, au rhum ou mieux encore au calvados.Une ou deux cuillerées à soupe pour dissoudre les sucs de cuisson.On ajoute alors de la crème à 35 %.Un quart de tasse à peu près par convive.A feu moyen, on laisse réduire du tiers.On sale et on poivre au goût.On réchauffe les escalopes et les pommes dans la crème.On garnit les assiettes de persil plat.Pour les escalopes à la crème au bleu, on procède comme dit plus haut pour la cuisson des escalopes.On les réserve.Dans le poêlon, on fait alors à peine colorer deux ou trois échalotes françaises finement hachées.On déglace comme il est dit plus haut au cognac, au brandy ou au calvados.On ajoute ensuite la crème qu’on réduit du tiers.On fait ensuite fondre dans la crème le fromage bleu de son choix.Mon préféré: le fourme d’Am-bert ou le gorgonzola.L’Ermite d’ici convient aussi fort bien ou même le bleu danois.Combien de fromage?Disons une cuillerée à soupe par convive.Tout juste ce qu’il faut pour parfumer.J’aime bien garnir chaque assiette d’une couronne de dés de DEVOIR Les amis du vin du Devoir tiendront leur prochaine rencontre le lundi 20 novembre prochain.Venez donc rencontrer Jean Aubry, notre chroniqueur en vin, à la Maison du Gouverneur à l’occasion d’une dégustation réservée exclusivement aux Amis du Vin du Devoir.Le lundi 20 novembre à 18h30 Entrée: 20 $ Réservez dès maintenant, les places sont limitées! Pour réservation: 985-3341 * LA MAISON DU GOUVERNEUR Au Pied-du-Courant, 901, De Lorimier (angle Notre-Dame) * Les réservations seront prises sur la base du premier arrivé premier servi, selon l’ordre d’arrivée des chèques au Devoir.** Les chèques doivent être faits à l’ordre de «Le Devoir inc.» et être envoyés au Devoir, 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.À l'attention de Daniel Barbeau.pommes en |x*au que je fais à peine sauter au beurre quelques secondes, juste assez pour réchauffer le fruit qui reste bien croquant.Sur les escalopes, de la ciboulette ou de l'oignon vert finement’haché, qui font avec le bleu un ménage agréable.Note: on |x*ut de la même manière apprêter des côtelettes de porc ou de veau.On les fera dorer au poêlon à feu moyen.Encore ici on se gardera de trop cuire.Beignets de pommes Pour ces savoureux beignets, la pâte est des plus simple.On la prépare en un tournemain au fouet, au robot, au mélangeur, à la mixette ou plus facilement au pied mélangeur.Pour quatre convives, on mélange une tasse de farine tout usage, une tasse de bière ou d’eau bien froide et un œuf.On brasse juste assez pour faire une pâte lisse, ut |)àtc trop longtemps battue s’alourdit en gluten.On ajoute à la pâte quatre pommes Cortland en tout |x*tits dés.Mieux vaut ne pas peler.On mélange bien et on fait frire en beignets dans deux centimètres d’huile (de maïs ou d’arachide) bien chaude: 330 °F au thermomètre.On les fait dorer au poêlon, pas plus de deux ou trois à la fois en versant à la louche à peu près une demi-tasse par beignet.Deux minutes à peu près par côté suffiront pour que la pâte soit bien croustillante en surface et cuite à l’intérieur.On dépose les beignets à mesure sur du papier absorbant.On les saupoudre de sucre de table ou bien de sucre à glacer.Certains voudront parfumer le sucre à la cannelle.Voilà me semble-t-il qui masque par trop le parfum frais des pommes.Note: pourquoi l’eau ou la bière doivent-elles être bien froides?Cette façon de faire s’inspire de la tempura jaixmaise.le liquide froid -ralentit- le gluten, la pâte en reste plus légère.Pour ce qui est de la bière, elle idlège la pâte tout en y ajoutant une légère et fort agréable amertume.On |R*ut bien sur remplacer les pommes par dis jx)ires qu'on choisira mûres mais bien ferme*.On peut aussi remplacer les fruits |xir des legumes: du maïs en grains par exemple, ou bien des haricots verts ou jaunes déjà blanchis en petits dés.Avec de la betterave déjà cuite, en |X‘tits dés, c’est sublime.Correction: la semaine dernière, une erreur de transcription a malencontreusement fait sauter quelques lignes de mon texte.Le temps de cuisson du riz japonais s'en est trouvé réduit de dix minutes essentielles.Ht*-prenons donc au moment ou le riz lavé et égoutté une heure en passoire est mis en casserole avec un volume égal d’eau froide.On se garde bien de saler.On recouvre et on amène à ebullition à haute* flamme.Ça y est: ça bout.De gros bouillons se forment qui soulèvent le couvercle.Sans découvrir, on diminue la flamme juste ce qu'il faut |x>ur éviter l'inondation de la cuisinière.On laisse bouillir à gros bouillons pondant trois minutes.On diminue la flamme pour laisser mijoter à feu moyen cinq minutes encore, toujours sans soulever le couvercle.On baisse une fois de plus la flamme pour laisser a peine frémir à feu bas cinq minutes de plus, toujours sans soulever le couvercle.On retire alors la casserole du feu.On enlève le c^x'i-vercle.On recouvre rapidement Ja casserole d’un linge humide.On n pose le couvercle sur le linge et on laisse reposer |x*ndanl 20 minutes, le temps qu’il faut pour que le riz se gonfle de tout ce qui reste d’eau.Qp versse alors le riz d:uis un grand plat.On l'aère alors en le soulevant doucement à la spatule de bois pour permettre a la va|x*ur de s’échap|x*r.( )uf! Cette fois sera, j’espère, la bonne! Bon appétit quand même! s GOXT^ Restaurant MONTRÉO «.les qualités gustatives ne démantent pas les apparences» Josée Blanchette Table d'hôte du midi, à partir de 7,95 - Table d’hôte du soir, à partir de 17,95 Ouvert du mardi au samedi - Brunch le dimanche 1001 Ontario est, Mtl 522-0040 11 h30 à I4h30 17h00 à 22h30 dimanche I7h00 à 22h00 RESTAURANT DARJEELING Fine cuisine indienne «Cozy neighborhood restaurant exude charm.Darjeeling brings good Indian food, reasonable prices to Côte des Neiges.» Helen Rochester 5536A, Côte des Neiges 344-9788 10% de remise avec ce coupon (menu à la carte) Licence complète fine cuisine japonaise (Sushi Bar) Téléphone : 735-5400 5(99.Côte des fleiges.2e etage.lïlontreal IDuehec] tjïï 1VB Brunch de IZhOO à I4h30 tous, les dimanches 2077.rue Stanley [ï]étro PEEL stationnement gratuit en soirée 845-9015 W/dï/M’ rr/utr (Eréppripa bretonnes! Spécialités: Crêpes bretonnes, coquille St-Jacques, crevettes à soupe à l'oignon, salade verte, escargots, fondue s ail, suisse jCcl 4ilaAÀ^rlUA^((L/ Spécialités veau et abats Table d’hôte midi et soir Fermé dimanche et lundi /6o2 Ontario &t,, /ft/ Lftese/vatio//: 622-ÿ$ÿ7 Tous LES JOURS DE 17h À 24h Le midi: pour groupes seulement 3883, St-Laurent • 849-0646 L'original «Viande et poisson» grillé sur vrai charbon de bois «Ony retrouve intacte l’essence d’une cuisine.» Josée Blanchette Restaurant Grillades Le Triskell L'Escale Bretonne 3470, Saint-Denis, Montréal 4007, Saint-Denis, Montréal 281-1012(métro Sherbrooke)843-6354 aW\1 4621 St-Denis 843-8928 Cuisine italienne pocopiu "Tous ces ingrédients étonnent à première lecture l/, et séduisent dès la première bouchée." Josée Blanchette l/ljl CHEZ FRITZ 60Ç/, ct&^amuictièrer, cÆontréal " ëfté&ei'oation : 62/ - /997 MENU DÉGUSTATION 23.00$ FOURS À RACLETTE • FONDUES • RÔSTIS TABLE D'HÔTE • VINS À PRIX LÉGERS SSfy „,sint çHc p 7 *°“ tiles I»» tfSvy.ff Cuisine fraîcheur Ambiance.décor À découvrir 4275 rue St-Denis Montréal 286-1140 Diners d'affaires Salon pour groupes Réservafions pour les Fêtes DU NOUVEAU SUR ST-DENIS Pour réservation publicitaire 985-3322 4 4 I t: I» K V o I It , I.K V K X I» H K IM I 0 \ II V K M It It l I !» !» .1 • V
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