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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-11-18, Collections de BAnQ.

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tffïHÏ .M^ï£.?Aa WÊ&& .-¦ *; PHOTO JEAN-BERNARD POREE Émile Martel De la poésie.en prose Émile Martel a remporté le prix du Gouverneur général du Canada 1995 pour son recueil Pour Orchestre et poète seul publié aux Écrits des Forges.MARIE-CLAIRE GIRARD La relation à la musique a toujours été chez moi de l’ordre des actes mqnqués, de dire d’entrée en matière Émile Martel.Je n’ai jamais été patient avec les formes d’art.J’avais à la maison une sœur musicienne qui jouait continuellement du piano, la musique était vivante autour de nous.Mais je n’ai jamais appris à lire la musique, je n’avais pas cette patience, je voulais tout de suite jouer.» VOIR PAGE D 2 : MARTEL °*.*'c>4S ‘ Üîe JE«N.pMÜ-2£Si** 4 JS o £°£LIaine Raymond aJL®Ü.ROCH CÔTÉ LE DEVOIR es coups de pioche que de jeunes Allemands enfonçaient dans le mur de Berlin le 9 novembre 1989 ne servaient pas seulement de glas au communisme, «avenir radieux de l’humanité».Des politicologues, des philosophes les regardaient faire, se rendant bien compte que la tâche de penser la politique venait de perdre un de ses repères familiers.Longtemps des intellectuels s’étaient levés de bonne heure pour trouver dans, par, autour et à la lumière du marxisme une façon de donner un sens à l’histoire et à l’engagement politique.Une célébration s’était instituée où Raymond Aron servait de diable, Jean-Paul Sartre de bon Dieu.Quelques hussards avaient bien soufflé sur les bougies sacrées dès les années 70 — ils s’appelaient Glucks-man, Lévy, Lefort, Gauchet — mais les intellectuels dans leur majorité ne trouvaient guère digne de leur mission de réfléchir sur une démocratie qui ne promettait aucun salut.Résultat: nous possédons des bibliothèques entières sur le triomphe final de l’auteur du Capital et quelques rayons seulement sur l’avenir de la démocratie.Nous en sommes donc au temps du rattapage.Tocqueville revient à la mode, Aron est sorti de l’enfer, les hussards ne font plus peur.Depuis quelques années, nous sommes inondés de livres politiques, de bilans, de réévaluation de l’histoire, etc.Le déficit de pensée sur le seul régime à visage humain est en train de se combler rapidement.Le Devoir vous offre en page 4, 5 et 6 de ce cahier quelques comptes rendus d’ouvrages récents et des suggestions de lecture.U1 ropiE E.Adam II D LES PRESSES 176 pages D'AMERIQUE 21,95$ F.Adam UTOPIE II |r> l’rrw .1' Vmrtinnr our un Québec moderne, des idées qui donnent à penser, dans les domaines de la politique, de l’économie, de l’éducation, de la santé.Commandez-le chez votre libraire aujourd’hui même! — LE DEVOIR U feuilleton Page 1)3 Essais québécois Page I) 7 Littérature québécoise Page 1)8 Us petits bonheurs Page 1)9 Essais étrangers Page 1)10 Formes Page I) 12 PHOTO JOSEE LAMBERT Nicole Houde Une nuit blanche Le temps du rattrapage Nicole Houde a remporté le prix du Gouverneur général du Canada 1995 pour son roman Les Oiseaux de Saint-John-Perse publié aux éditions de La Pleine Lune.MARIE-CLAIRE GIRARD \ A minuit, un soir, le téléphone a sonné: l’éditrice de Nicole Houde lui annonçait qu’elle venait de remporter le prix littéraire annuel le plus important au Canada, le prix du Gouverneur général.C’était son anniversaire aussi, ce jour-là, elle avait 50 ans en ce Pr novembre, et elle n’a pas dormi de la nuit.«C’est un cliché de dire que c’est < VOIR PAGE D2: HOUDE I.K I) K V II I It .I.I S A M K H I I K T H I M A N I II fi I II N II V K M It It K I II II A I) 2 \ E S Alà MARTEL «La présence du poète à Vintérieur de la musique est toujours très importante» SUITE DK LA PAGE I) 1 Emile Martel se sentait done une dette envers la musique, dette qu'il a remboursée en quelque sorte, en écrivant ce recueil où il pense et dé; crit la musique.Les cinq textes qui composent le recueil n’ont pas été rédigés en une seide séance: ce sont des notes éparses qui.une fois sorties des tiroirs, se sont assemblées d’elles-mémes pour donner une suite qui se tient et qui se consacre à la musique.Et il se déclare lui-même le premier étonné d’avoir obtenu une telle cohérence à partir de textes écrits à des moments différents.Pour orchestre et poète seul porte sur l’harmonie et la compréhension de la musique, sur la complicité qui se crée entre les musiciens et un auditeur privilégié qui ne sait pas lire les notes mais qui apprécie profondément ce qu’il entend.La musique est en fait un mystère .pour Emile Martel.«La présence du poète à l’intérieur de la musique est toujours très importante, souligne-t-il.Celui qui dirige ces interprétations musicales ne semble pas appartenir au monde de la musique, c’est un observateur, un intervenant, un catalyseur.Les musiciens débordent de musique, lui il la récolte ave,c eux.» Emile Martel aime raconter l’anecdote de cet écrivain grec qui rapportait qu a la suite de la chute de la dic-, tature des colonels en Grèce, les habitants d'un village sont allés voir le poète qui habitait une petite maison , et qui ne s’était jamais prononcé de quelque façon que ce soit en faveur ou contre le régime politique.Au .lendemain de la chute des colonels, tout le village s’est rassemblé devant la porte du poète pour lui demander: maintenant, qu’est-ce qu’on fait?Pour Emile Martel ce sont les poètes qui détiennent les réponses, pas les politiciens.C’est le poêle qui définit le mieux sa société et qui la rend étemelle comme dans Pour orchestre et poète seul, c’est le poète qui révèle la musique aux musiciens.Travaillant toujours à l’ambassade du Canada à Paris, Emile Martel se dit infiniment surpris par ce prix prestigieux.Les Ecrits des Forges ui ont demandé un manuscrit et devant les exclamations d'Emile Martel (oui mais, j’écris en prose!) Bernard Pozier lui rétorqua que s’il lui envoyait quelque chose où ce n’était pas nécessaire de tourner la page, alors ce serait de la poésie.C’était probablement là une des meilleures idées qu'un éditeur ait jamais eue.Il éprouve aussi une infinie reconnaissance pour les membres du jury, qu'il ne connaît pas, et qui lui ont décerné ce prix.Il se sent investi d’une crédibilité auprès du milieu dans lequel il travaille et l’argent servira, entre autres, à l’acquisition d’une encyclopédie Universalis, la version à dimension humaine du Dictionnaire de cristal, son livre précédent publié à l’Hexagone.Le lauréat du prix de poésie du Gouverneur général est conscient d’appartenir à ce groupe ambigu de prosateurs qui écrivent des textes poétiques et il se réfère toujours à cette phrase fétiche tirée du Dictionnaire de cristal»: «On ne meurt que des rêves que l'on n’a pas réalisés.» Pour lui il est impensable de mourir tant et aussi longtemps qu’il nous reste des rêves et Emile Martel semble en avoir beaucoup d’autres dans sa besace.Dont, parmi tant d’autres, de continuer d’écrire de la poésie en prose.Marie-Claire Séances t signature * Salon*1 livre Le samedi 18 nov.de 15 h 30 à 16 h 30 Le dimanche 19 nov.de 14h à 15H30 3 Boréal HOUDE (.) nous sommes tous là avec notre façon singulière de dire les choses» Prix Renaudot « Avec Soifs, Marie-Claire Blais, la plus américaine de nos romancières, nous donne de cette force qui rend son œuvre universelle.» t Raymond Bertin, Voir 320 pages • 24,95 $ ontréal SUITE DK LA PAGE I) I une reconnaissance, dit-elle en tremblant (elle tremble toujours lors des entrevues), mais c'est vrai: une reconnaissance de mon travail comme romancière.Et je trouvais déjà ça extraordinaire d’être en nomination avec André Major, Louis Hamelin, Louis Jolicoeur, Ying Chen, les ligues majeures.C’est au beau compagnonnage et je ne m'attendais pas à gagner, je ne voulais pas être trop déçue.Alors lorsque j’ai entendu la nouvelle, je ne me contenais plus.Ma fille s’est réveillée, elle a bu une bière pour fêter ça, et moi mon Orangina.» le bonheur c’est ça.Nicole Houde a déjà reçu d’autres prix, amis celui-là représente une consécration difficile à battre pour ces Oiseaux de Saint-John-Perse dont le jury a dit qu’il s’agissait d’un sujet dur, la vieillesse et la déchéance, traité avec compassion et sensibilité et écrit de façon évocatrice.«Les personnages sont toujours à la jonction de soi-mème, souligne Nicole Houde, et nous, en tant qu’écrivains, ne sommes qu’une goutte d’eau dans la rivière.Je ne peux pas écrire comme Robert Lalonde ni comme Suzanne Jacob, deux écrivains que j’admire, mais ce qui est merveilleux c’est que nous sommes tous là avec chacun notre façon singulière de dire les choses.» Et tout cela ensemble donne la littérature québécoise.Elle travaille présentement sur un autre roman où elle aborde, cette fois-ci, le thème de la déficience légère.Les déficients du livre considèrent les habitants de la ville comme des singes dégénérés et décident de fonder le Club des Adieux, pour dire adieu, justement, à tout cela.Ils vont aussi enlever deux personnalités connues afin qu’on satisfasse leurs revendications et vont organiser une manifestation d’âmes.Mais sachant plus ou moins ce que c’est qu’une âme ils vont entrer en contact avec des sorcières.Quand je lui dis qu’elle possède un imaginaire Nicoll Moud» Le pouvoir ravageur de Tamour Écrire, une passion qui la dévore et sans laquelle elle ne pourrait survivre Les (Ciseaux * Saint-John Perse O délirant, Nicole Houde s’excuse presque et souligne que ce sont les personnages qui se mettent à parler d’eux-mêmes.Elle ne fait que leur donner une poussée.Mais elle admet que ce sera là, probablement, son livre le plus fou.Grâce à ce prix, elle jouira aussi, pour un certain temps du moins, d’une certaine sécurité financière, elle n’aura pas a se préoccuper de savoir d’où viendra l'argent du loyer et, ajoute-t-elle, elle pourra se payer le cinéma de temps en temps, une folie quoi! A 50 ans, Nicole Houde se déclare contente d’être en bonne santé et de pouvoir écrire, cette passion qui la dévore et sans laquelle elle ne pourrait vivre.Elle cite volontiers Jacques Ferron, l’écrivain dont elle se réclame avant tout et elle insiste sur le fait qu’être vivante dans un pays qui n’existe pas encore mène souvent à l’abstraction, à la désincarnation et qu’il est extrêmement difficile d’en arriver à la chair, au concret, à la substance.D’après elle c’est là le combat le plus ardu pour les écrivains issus d’un pays incertain.(Au sujet du roman de Nicole Houde, voir la chronique de Jacques Allard en page D 8).1ES BRABAN Patrick Besson Albin Michel, Paris, 1995 375 pages HERVÉ GUAY Que la délinquance, petite ou grande, fasse noircir des feuillets en France aux journalistes, comme aux écrivains qui frôlent la quarantaine, force est de le reconnaître.Après les romanciers Yann Queffélec et Didier Van Cauwelaert, qui ont tâté du sujet récemment (ce dernier est même allé chercher le Goncourt l’an dernier avec son Aller simple en tablant là-dessus), voilà que le romancier Patrick Besson, qui vient de recevoir le prix Renaudot.aborde à son tour le thème cet automne dans Us Braban, un roman qui en étourdira plus d’un.Patrick Besson appartient, il est vrai, à la lignée facétieuse des Cauwelaert et des Echenoz, qui ont pris d’assaut la littérature française afin de la débarrasser, humour à l’appui, de son afféterie et de son incroyable engoncement dans le passé.Le résultat ne s’est pas fait attendre: chacun de leurs livres est un tourbillon attendu et désopilant, avec la méfiance que cela entraîne au pays de Proust chez une critique qui n’entend pas toujours à rire.L’auteur de Dara introduit cette fois le lecteur auprès d’une famille, pas piquée des hannetons, les Bra-ban.Domiciliés à Plestin-les-Grèves en banlieue parisienne, les parents, menteurs impénitents, ont pour leur plus grand malheur adopté en Thaïlande, Benito, qui depuis sème avec délice la terreur autour lui.Heureusement, ledit Benito est incarcéré pour le moment dans un pénitencier à sécurité maximum, pour avoir, si l’on veut des détails salaces, violé sa génitrice et tenté d’assassiner son paternel.Entre autres.Aussi toute la famille appréhende-t-elle avec angoisse sa sortie de Fleury-Mérogis.Toute la famille, cela veut dire aussi la fille, Cinecittà, une comptable célibataire d’un mètre quatre-vingt-trois, Bob, un bébé qui répète tout deux fois ainsi qu’un autre enfant au sexe et au prénom indéterminés, peintre cé- lèbre.Celui-là, ou celle-là même, qui se change de nous restituer la saga rocambole sque des siens, qui de son propre aveu n’a rien à voir avec celle «d’une famille normale».Or, ce n’est pas le retour annoncé de Benito qui va causer la perte des Braban.mais bien l’arrivée impromptue de Stuart Kollène, un bandit mélancolique, qui prétend être un de ses ;uuis de prison.Four résumer, sa destruction familiale, Kollène l’obtient principale ment en gagnant l’amour de I irréductible Cinecittà, fille aînée de la dynastie, qui ira jusqu'à souhaiter «être sous lui, comme une serpillière sous un balai-brosse».Ce n’est pas du reste la seule outrance d’un roman qui repousse sans doute les limites du genre.La vraisemblance, on l’aura compris, ne taraude pas Besson, qui multiplie sous la plume de son narrateur «infrasexuel» les explications, les commentaires et les dialogues excessifs, biscornus et aléatoires.Et on en redemande.Ainsi, quand Cinecittà s’enquiert si Kollène fait du sport, l’autre lui répond sans broncher: «Oui je rembourse mes dettes.» Cela donne une idée de l’incongruité tonique qui alimente ces aventures bouffonnes.Encore que si ce roman grouille de drôlerie, c’est pour mieux parler du pouvoir ravageur de l'amour tel que le résume à sa façon Stuart.«La vie, dit-il, n’est que production et or ganisation — alors que l’amour ne produit rien et désorganise.» De plus, indique Besson, il n’y a pas d’amour sans coups reçus, «à commencer, précise-t-il, par ceux qu’ils [les foetusl donnent dans le ventre de leur mère et qui sont les moins douloureux de tous».Ce qu’il exprime là, Patrick Besson n’est pas le premier à l’exprimer.Mais comme on dit, ce qui compte en littérature, c’est la manière.La manière Besson passe par l’exagération, la monstruosité, le coq-à-l’âne et une certaine désinvolture qui s’apparente à ce que nous avait donné de mieux au cinéma la comédie italienne lorsqu’elle était à son apogée.Oui, Patrick Besson divertit, mais non sans écorcher au passage.m à ¦ uhi.wv Le ’fl % se _______ I.a BD" m-svtpostr prèle.tique réffc CD-ROM- ¦“T fff§l§u'i W-u LE SALON DU LIVRE DE MONTREAL DU 16 AU 21 NOVEMBRE PLACE BON AVENTURE lendi • 17 h à 22 h Vendredi au lundi : 10 h à 22 h Mardi : 10 h à 18 h jeudi.17 h a U g $ ^ aînés.3 $ A 'Air: ¦ Patrimoine B^B canadien ALCAN SODEC soi II II Ml MIAII OITI Ml M Ml s l M RI l’Rlsl SI I I II RI MIS Qî Hydro Québec C3 JP MUSIQUE PLUS btoquébec A SURVEILLER.Oui m aime me lise.Quotidiennement_________________.Comme un grand livre ouvert animé par Denise Bombardier Confidences d'écrivain animé par Gilles Archambault Le vendredi 17 novembre _________________ Forum avec l'équipe de l'émission ZAP animé par Sylvain Dodier Soirée Je veille au Salon animée par Jean-Claude Germain Le samedi 18 novembre Remise des prix Brive/Montréal et Genève/Montréal «O Le dimanche 19 novembre Déjeuner-causerie avec madame Han Suyin Hôtel Reine-Elizabeth à 11.h 30.Billet : 50 S Réservations au Salon (tél.: 397-4800) Le mardi 21 novembre Remise du prix du Grand Public .et des centaines d'autres activités.Programme complet au Salon du livre de Montréal.I r It V K M II II h !l .1 I K It K y O | II', I.K > «r A M K I» I IN f.T U I NI r il t: i h l) V R E S L E F E U I L E E T 0 X «M Le Goncourt à un «Frantsouz» K O II E K T I.É V E 8 Q U K ?LE IESÏAMENT FRANÇAIS Andreï Makine Mercure de France 309pages Les Dix ont bien déjeuné cette année.lx*s escargots et les soles, les flans et les coulis, les sancerres et les vins jaunes, tout devait être à ixtint diez Drouant car les académiciens ont distingué un très bon livre; ils ont aussi, comme cela est arrivé ne renient à leurs ancêtres et prédécesseurs, signé une «belle histoire», qui arrive à ce jeune homme de 38 ans, Andreï Makine, apatride d’origine rusr se à qui l’attribution du Goncourt (après le Médicis) est d’une logique superbe, le prix français le plus prestigieux concluant parfaitement l’histoire autobiographique de ce roman.Depuis 1903 et 92 déjeuners de remise (même aux années de guerre où un seul lapin faisait banquet) les Dix du Goncourt ont souvent mieux mangé que voté.Iveur parcours est borné par d’éclatants ratés (Céline coiffé au poteau par un certain Guy Mazeline en 1932) et de mornes découvertes (le gros tiers des Goncourt tombe dans l’oubli), beaucoup plus que par des prix mérités qui imposent une voix et donnent un lectorat à des écrivains véritables.La plus récente belle histoire du Goncourt remonte à 1990 quand le kiosquier Jean Rouaud, qui avait posté son manuscrit des Champs d'honneur à l’une des petites maisons de Paris, les éditions de Minuit, alla dès ce premier titre chercher le grand dessert chez Drouant.En 1984, il n’était pas vilain non plus que la gigantesque Duras aux tirages limités puisse élargir au commun des gares son lectorat subjugué.11 y a eu aussi le coup Emile Ajar et La Vie devant soi en 1975, un Goncourt sous pseudonyme gardé secret, le second qu’allait chercher ce ratou-reux Romain Gary qui avait déjà en 1956 été reçu chez les dîneurs de la place Gaillon avec Les Racines du ciel.Scandale et belle histoire, tout de même.En 1945 les Duc d'alors se dédouanaient des années sombres de l’Occupation en élisant le roman sincère (Mon Village à l'heure allemande) d'un tout jeune homme, un inconnu, Jean-Dmis Dory, qui à défaut de romancier allait devenir un grand critique de cinéma.Et tout juste au début de cette guerre, en 1940, dans la débâcle, on se fit une belle jambe (du temps de Guitry qui recevait ses collègues chez lui, avenue Elysée-Reclus) en réservant le prix à un prisonnier.Francis Ambrière, qui allait le recevoir en 1946, Mais dans ces histoires Goncourt — remarquez que la plupart qui le reçoivent disent que c'est un malheur, et Julien Gracq l’a refusé en 1951 —je crois que celle de cette année est la plus belle qui distingue un Russe francophile, dont l’ouvrage dit l’admiration lointaine pour la France, une France mythique que, dans son enfance et son adolescence, lui raconta sa grand-mère, une Française de Neuilly-sur-Seine ayant suivi son médecin de mari en Sibérie, et qui vécut «égarée dans l’immensité neigeuse de la Russie».Quand vous aurez lu ces pages, quand vous aurez pénétré l’intimité de ce couple — un gamin curieux et une vieille femme mélancolique sur le balcon d’un immeuble début de siècle aux sculptures et reliefs arrachés lors de la Révolution d’Octobre — qui regarde des photographies du Paris de Félix Faure, quand la tour Eiffel était une nouveauté invraisemblable et que les députés allaient au Palais-Bourbon en chaloupe à cause de la crue de 1910, que des voleurs quittaient le Louvre l’été avec la Joconde sous le bras et qu’un lustre tombait au beau milieu d’une représentation de Faust au Palais-Garnier, vous aurez compris qu’il y a là une immense admiration envers la France, avec illusions et naïvetés, inventions et suavités, dans la transparence du rêve.Le Testament français de Makine est un miroir ancien et cassé dans lequel la France d’aujourd’hui retrouvera d’anciens éclats de son histoire.Cette grand-mère du côté maternel, qui apprend au garçon un français littéraire car elle lit Nerval, Baudelaire et Proust, et lui lit Daudet, Jules Verne et Hector Malot, va faire de lui, jeune soviétique qui vit son enfance derrière le rideau de fer, quasiment «un autre», un marginal, déjà un étranger avec sa France greffée dans le cœur, sublimée, et explorée comme une At-landide brumeuse.Elle s’appelle Charlotte Lemonnier cette grand-mère, veuve, qui reçoit son petit-fils et sa petite-fille tous les étés dans sa maison de Saranza, toute fi m Jj DISQUES COMPACTS.LIVRES.CASSETTES.DISQUES.BD lOh à 23n OUVERT7 JOURS 3694 St-Denis, Montréal Choix et Qualité 713 Mont-Royal Est, Mtl Métro Sherbrooke 849-1913 Métro Mont-Royal 5236389 D'XYE éditeur rencomt® au KIOSQUE 579 fcrçïo Kolds Marcel Braitstein Hélène Rioux Louise Simard Poliquin en rt/t) a, 1» U'»’ / I ” y/- Me m J : .as M A-r y'/' /A niV 5f4.K75.2f Téléc 514 5.'5 75.J 7 h;i Kl Tél Montré»l IQuéboc) Vtisans I technocrates CJdn$ nos or8 I M A X C II Y I » X 0 V Y M H H Y I II I» 5 -«- L I V II E S •> L’histoire a donné raison à Aron Le célèbre débat entre Sartre et Aron se poursuit sous d'autres formes DEUX INÏEUECIUEIS DANS lE SIÈCLE.SARTRE El ARON Jean-François Sirinelli, Fayard, 1995,3% pages ANTOINE-: KOBITAILLE Deux des plus grands penseurs français du XX' siècle, Raymond Aron et Jean-Paul Sartre, sont nés la même année, en 1905, dans le même milieu, la bourgeoisie.Ils ont étudié à la même école, la fameuse K NS, l'Ecole normale supérieure.Pourtant, ils sont devenus des ad-versaiœs.Incarnant la dichotomie politique franco-française similaire, celle de la droite contre la gauche, ils se sont livrés, à partir de 1945, à ce que Jean-François Sirinelli, auteur de Deux intellectuels dans le siècle, nomme la -guerre de trente ans».Cette période, Sartre l'a dominée sur le plan de l’activisme.Intellectuel de gauche par excellence, il a signé une quantité phénoménale d’appels et de pétitions.Sartre, «engagé» totalement, s’est fait entendre beaucoup plus que Aron, son «petit camarade» (comme ils se nommaient mutuellement, habituellement avec mépris).Cette guerre intellectuelle toutefois, Aron l’a remportée de façon manifeste.C’est presque devenu un cliché (avec toute la vérité et tous les risques qu’une telle chose comporte).Et la dernière étude de Jean-François Sirinelli vient le confirmer une fois de plus.C’est au milieu des années 70, grâce entre autres à «l’effet Soljénitsyne», que l’on a vraiment pris conscience de l’ampleur des errements de Sartre; et par conséquent l’ampleur de l’autre côté de la médaille, l’envergure excep- tionnelle de la prescience d'Aron.Rétrospectivement, dès 1975, «l’ul-tra-bolchevisme sartrien», comme le nommait Merleau-Ponty, apparaissait de plus en plus dérisoire, Sirinelli rappelle qu’en 1956 quelques mois avant Mudafx-st, Sartre affinité que «le parti communiste ne se trom|x* presque jamais».En 1954.de retour d’un voyage en URSS, Sartre publie dans Libération une sérié d’articles.Khrouchtchev n'a pas encore fait la critique du stalinisme.Sartre, lui, raconte avoir visité une société formidable : «La liberté de critique est totale en URSS et le citoyen soviétique améliore sans cesse sa condition au sein d’une société en progression continuelle».Quand la «lutte» (ici contre les USA) aveugle complètement un penseur! Sirinelli, malgré ses sympathies claires pour Aron, n’a pas écrit un plaidoyer en sa faveur.Et n’a pas nécessairement voulu descendre Sartre.Son livre est celui d’un historien, qui examine minutieusement les faits un à un, de façon chronologique, en citant prudemment les textes de l’époque et en situant le contexte.Le fil conducteur de Sirinelli demeure.tout au long du livre, le rapport que chacun des deux intellectuels a entretenu avec l’histoire.Quelle histoire?Celle qui se fait, celle qu’ils conceptualisent.Sous-jacente, l'intéressante thèse que depuis la «mort de Dieu», l’histoire est devenue le point de référence obligé des intellectuels.C’est durant leurs années estudiantines, que Sartre et Aron développeront chacun un rapport particulier à l’histoire.Dès cette époque, une sorte d’ouverture à l’histoire et aux événe- ments donnera à Aron une longueur d'avance.Tous deux visitent l’Allemagne en pleine ascension du nazisme.U* premier en revient bouleversé, avec la conviction qu’il faut laisser de côté le pacifisme extrême, hérité de l’expérience de la Grande Guerre et du maître Alain (Emile Chartier).Il faut «penser avec rigueur les réalités qui font horreur à l’esprit», écrit-il.Bref, penser la guerre pour mieux la pnéve nir.Sartre, lui, revient d’Allemagne sans s’être guéri de l’apolitisme qui l’avait caractérisé jusqu'alors, «Iii politique n’existait simplement pas pour lui», affirma un de ses confrères de TENS.Tout de suite après la guerre, après la période de l'occupation, où sont rôle ne fut pas non plus des plus actifs, Sartre prit le tournant radical de l'engagement.En quelques années, comme le dit Sirinelli, il devint le «recordman absolu des pétitions».Ayant laissé passé l’histoire, il tenta de la rattraper, interprète Sirinelli.Mais en plaquant sur elle des schèmes préétablis, des grilles, comme le marxisme.A l'inverse, Raymond Aron choisira dès le départ de coller au réel «plutôt que de tenter de le transcender».De prendre le monde tel qu’il est et non tel qu’il devrait être.En définitive, selon Sirinelli, «Aron aurait pensé l’Histoire, Sartre l’aurait rêvée».Aron développa ainsi une attitude de «spectateur engagé», c’est-à-dire un personnage qui est jaloux de l'indépendance de sa raison.Qui refuse de tordre la réalité pour la faire entrer dans un moule préfabriquée d’une «religion séculaire».Jamais homme de parti, Sirinelli doute même qu’on pût enfermer Aron dans la catégorie «droite» : «Il se |x>se en s'opposant, et se définit plus en termes de réfutation des grands systèmes dominants de gauche en raison de leur dimension globalisante et de leurs aspirations messianiques qu’en adhésion aux cultures politiques de droite».L’histoire a donné raison à Aron.Mais pour lui, cela ne voudrait sûrement |>as dire qu’elle ait un sens prédéterminé, qu’il aurait révélé.Au reste, même s’il |X*ut nous sembler complètement dépassé, le débat Sartre-Aron continue sous d’autres formes.Iju political correctness tombe dans les pièges de Sartre (l’engagement pour l’engagement; la mentalité d'assiégé; la politique de la mauvaise conscience).Alors que des tenants de la droite, fiers de leur victoire, importent curieusement l'idée d’une «fin de l’histoire* grâce à la démocratie libérale.Iii victoire de la droite?Aron douterait du caractère définitif qu’on lui prête souvent.A SOURCE LE MONDE Première Conférence Publique au Canada «Éveiller l’esprit, ouvrir le coeur» AVEC SOGYAL RlNPOCHÉ Auteur du «Livre Tibétain de la Vie et de la Mort».Mercredi 22 novembre 1995 à 19 heures Cégep du Vieux Montréal, Le Tritorium 255, rue Ontario Est (Hôtel-de-Ville & Sanguinet), Montréal Métros: Berri-UQAM.St-Laurent & Sherbrooke Informations: (514) 484-5694 La suite du Testament Voici, inespérées, les confidences de l’Abbé Pierre To liviero oscam Les campagnes publicitaires de Benetton ont partout soulevé des polémiques passionnées.Oliviero Toscani, le créateur de ces campagnes répond à toutes les critiques et.développe ses propres conceptions de l'art publicitaire.Pour lui, la publicité est à réinventer.Diffusion Flammarion Sous Aron, la patrie LE QUOTIDIEN ET l'INTÉRESSANT Entretiens avec Catherine Darbo-Feschanski Faut Veyne Us Belles Uttres, 320 pages, 1995 KOCH CÔTÉ LE DEVOIR Mention! Comme un train peut en cacher un autre, un historien peut cacher.un alpiniste raté ou un philosophe de l’histoire.Ixi fiche d’identité de Paul Veyne le désigne d emblée comme historien de l’époque romaine.(.’est, disons, un préalable pour occuper la chaire (l’Histoire de Rome au Collège de France.Mais le seul préalable pour lire ces entretiens publiés aux Belles Lettrés, c’est d’aimer la compagnie d’un esprit curieux et universel, d’une «tête bien faite», capable de faire porter sa réflexion aussi bien sur l’alpinisme que sur la poésie, sur l’extase que sur le communisme, sur les grands idéaux que les petits soucis quotidiens, sur la musique que sur l’amour des Etats-Unis.Ce qui rend aussi Paul Veyne intéressant, c’est qu’il a bien connu et fréquenté des hommes comme Raymond Aron et Michel Foucault et qu’il en parle avec cœur et intelligence.Dans le cadre de cet ensemble sur la pensée politique, retenons seulement le portrait que trace Paul Veyne de cette figure dominante de la pensée politique au vingtième siècle que fut Raymond Aron.Pour reprendre notre formule ferroviaire, disons encore qu’un Aron peut en cacher un autre.D’un côté le Aron de la raison et de l’équilibre intellectuel, celui qui a résisté à la mode et à l’opium marxistes (il fallait le faire!), qui a pensé la société industrielle, la démocratie et la liberté politique.Ce Aron-là, on le sait, a fini par avoir raison sur tous les compagnons de route du stalinisme occupés à dénoncer les libertés «formelles».sans lesquelles on ne les aurait jamais entendus.Paul Veyne a bien connu Aron, dans une relation qui passa de l’affection admirative à la distance boudeuse.Ce qu’il ajoute au portrait déjà connu du vieux sage étranger à tous les fanatismes, c’est sa part d’ombre, sa part non dite et non écrite.Cette part, selon Veyne, était faite d’un «puissant patriotisme» qu’il définit comme un «solidarisrne ou inquiétude pour la cohésion du troupeau — qu’aucune agitation ne se produise dans ses rangs, que rien ne vienne troubler sa paisible unanimité».Aron plaçait comme valeur politique suprême la «vie tranquille des hommes ensemble» et abhorrait tout ce qui risquait de la troubler: les conflits de classe, Mai 68, les changements trop brusques, les revendications intempestives, le manque de prudence et de précaution.Le «patriotisme» du grand savant était avant tout, croit Veyne, basé sur le postulat de la paix civile, de la cohésion sociale et d’une obsession de la fêlure interne.L’historien va plus loin et estime qu’outre son non-dit, Aron avait un «non-écrit» qui était une forme de calcul: «La préférence pour l’ordre social établi, pour les privilèges des establishments.» Par exemple, en éducation, Aron ne se scandalisait pas de ce que l’on privilégie quelques bons esprits issus des milieux privilégiés car leur formation profite à toute la société alors qu’il serait utopique de prétendre mettre en valeur toutes «les cervelles populaires».Cet élitisme n’était aux yeux d’Aron qu’une sorte de calcul optimum imposé par la réalité et les limites de ce que l’action publique permet d’espérer.Veyne n’en tire aucune forme d’anti-aronisme mais plutôt une leçon d’humilité sur «l’art difficile de la sociologie».Est-il possible de penser la société et la politique en toute rationalité, en dehors de présupposés, de choix personnels implicites, voire instinctuels?Est-il toujours possible d’expliciter ces choix et de se croire enfin en zone de pure rationalité?Et si l’on y parvient, une autre rationalité ne serait-elle pas possible?En somme, penser la politique est une tâche de Sisyphe dont on n’est même jamais tout à fait sûr d’avoir saisi le véritable commencement.1 ?sur ce qui inspire sa vie, sa foi, t\ 1 approene aes mes, oiirez-vous / ciimt/t:/, Des livres qui vous feront vivre des moments de bonheur! L'Espace prend la forme demon < regard [ son œuvre.Le célèbre astrophysicien Hubert Reeves vous partage ses réflexion,i intimes sur Vunivers et sur la vie.15 photographies de Mohror 96 pages / 14,95 $ -ISBN2921970-01-S — • \ )U (fl >h Mi ;b ib ') ‘4 >u •;) y] >q ) ;n Découvre les secrets d’une aventure Préface de Hubert Reeves Cinq personnalités, cinq grands témoignages! Une passion de vivre contagieuse qui pousse à l’audace et fait reculer les frontières du possible.Des témoignages qui vous iront droit au coeur! Ludmilla Chiriaeff Miguel Angel Estrella Diane Dufresne Théodore Monod Jacques Gaillot 160 pages / 21,95 $ - ISBN2-9801062-9-1 Dieu Merci jg,95$ NOVALIS Préface de Benoît Lacroix, o.p.L’auteure, Denise Bergeron, vous fait revivre les événements qui marquaient la vie du terroir, au rythme des saisons et de leurs surprises, dans les années ‘JO.144 pages / 15,% S - ISttX 2 9ftOIM2-7-i Un petit carnet laissé pat-Nicole Audette sur le coin d’un bureau dans une chambre d’hôpital.Des témoignages d’amour émouvants.Chacun est amené à revoir ce qu ’il vit et comment il le vit, à l’heure où U accompagne une personne qui se meurt.Un livre tout simple mais si beau! 80 pages / 12,95 S - ISBX2 921970-00-7 %ecM jusqu ’à lâfjjn 9licoJo c$uikih Editions tlsu Editions l'Essentiel & 9 I- K I» K V Pin, |.K S s .\ -«P M | |i | | s l T I» I M V N « H K I » X » V E M » g » 1 » » » SI - I) u B E J 1 V h r ESSAIS QH É BÉ COIS Parcours d’un polémiste libéral et anticlérical R O H K R T S A L E T T I ?LOUIS ANTOINE DESSAULLES, UN SEIGNEUR LIBÉRAL E! ANTICLÉRICAL Yvan Lamonde Fides, 1994,372pages COMBATS LIBÉRAUX AU TOURNANT DU XX'SIÈCLE Sons la direction d’Yvan Lamonde Fides, 1995,287pages aviez-vous remarqué, nous assislons depuis quelque lemps à une ré-évaluation du libéralisme canadien-français du XIX' siècle.Poinl d’appui historique du projet souverainiste ou simple rappel d’un passé trop vite oublié, toujours est-il que les historiens et les maisons d’édition québécois se passent le mot pour faire revivre tout un pan des luttes idéologiques qui ont marqué le siècle de Papineau, Lafontaine, Laurier et Mgr Bourget.Un certain roman historique, des Canards de bois de Louis Caron au tout chaud Lucie Papineau de Micheline Lachance, en fait même ses choux gras.Du côté des essais, ce sont les travaux de Jean-Paul Bernard sur les idéologies québécoises au XIX' siècle qui ont en quelque sorte ouvert le bal libéral dans les années soixante-dix.Plus récemment, Robert Hébert ressuscitait Le Procès Guibord (Triptyque, 1992), du nom d’un modeste typographe, membre de l’Institut canadien de Montréal, qui se vit refuser une sépulture en terre catholique par le diocèse et dont la cause fut défendue en 1870 dans un procès retentissant par Joseph Doutre, le chef des Libéraux roqges de l’époque.A l’opposé, Pierre Rajotte, dans Les Mots du pouvoir ou le pouvoir des mots (L’Hexagone, 1991), démontait les stratégies discursives des ultramontains du XIXe siècle en analysant les conférences données dans le cadre du Cabinet de lecture paroissial, une association destinée à contrecarrer l’influence libérale de l’Institut canadien de Montréal.C’était l’époque des conférences publiques et des discussions libres sur des sujets littéraires et politiques chauds.C’était l’époque des tribuns et des disputes sur la liberté de presse et sur les rapports des pouvoirs politique et religieux.C’était l’époque de la montée des nationalismes européens et des droits et libertés individuels.Ce fut aussi à cette époque que le philosophe Ralph Waldo Emerson donna sa célèbre conférence sur «The American Scholar» (1887), qui eut l’effet sur les Américains d'une déclaration d'indépendance intellectuelle.Cette conférence vient d’être remise en circulation par une petite maison québécoise sous le titre consacré de L'Intellectuel américain (Traduit et présenté par Sylvie Chaput, Editions du Loup de Gouttière, 1992).Ce fut aussi à cette époque qu’Henry David Thoreau visita le Bas-Canada (1850), un voyage qu’il raconta plus tard dans A Yankee in Canada.Comme par hasard, on vient justement de rééditer Im Désobéissance civile (Traduit et présenté par Sylvie Chaput, Typo, 1994), dont l’auteur est l’ascétique poète et essayiste américain.Voilà donc pour l'époque.Le lecteur pressé me pardonnera cette longue introduction en forme de mise en contexte.Elle vise essentiellement à montrer que les récents ouvrages d’Yvan Lamonde, historien à McGill, sur Louis-Antoine Dessoudes et sur Us Combats libéraux au tournant du XX' siècle (un collectif) ne tombent pas des nues.Ceux-ci s’inscrivent en effet dans cet effort de l’historiographie d’ici pour inscrire le nationalisme canadien-français dans le tableau plus vaste et plus international du libéralisme et de l’anticléricalisme.Le premier de ces deux ouvrages vient de gagner le prix du Gouverneur dans la catégorie «essai».Il s’agit d’une biographie de Louis-Antoine Dessaulles, neveu et fils spirituel de Louis-Joseph Papineau, figure aujourd’hui oubliée de la tendance radicale du libéralisme canadien-français qui compta dans ses rangs Papineau lui-même et, plus tard, Arthur Buies, Olivar As-selin et Jules Fournier, soit quelques-unes des plus belles plumes de l’histoire de la littérature québécoise.Dans Les Combats libéraux tout comme dans Louis-Antoine Dessaulles, M.Lamonde insiste sur le fait que ce libéralisme ne déclina pas, quoi qu'on ait nu dire, à partir du moment où Wilfrid laurier prononça son fameux discours de 1877 dans lequel il dénonçait le libéralisme à la française, révolutionnaire et sanguinaire (radical donc), au profit du libéralisme à l’anglaise, réformiste et plus modéré.La vie publique de Dessaulles commença en 1843 par un article à La Minerve où il attaquait le curé de Saint-Hyacinthe.Son anticléricalisme, inspiré de l’œuvre tardive de l’écrivain français Lammenais, fut par la suite d’une constance exemplaire.Toute sa vie, il prêcha la séparation claire de l’Eglise et de l’Etat, il réclama une école laïque et républicaine, il attaqua les congrégations religieuses et il défendit l’Institut canadien de Montréal.Ce qui lui valut quantité de procès, une excommunication, la mise à l’Index par le pouvoir catholique de deux de ses essais et finalement un exil en Belgique et en France de 1875 à sa mort en 1895.Ce n’est pas rien pour un seigneur qui aurait pu se contenter de faire fructifier ses biens.Par ailleurs, fait peu commun pour l’époque au Québec, le libéralisme de Dessaulles incluait un intérêt marqué pour le progrès scientifique.Une vie mérite d’être racontée dans la mesure, bien sûr, où elle permet de jeter un éclairage particulier sur une époque.S’il ne fut ni un grand politique ni un écrivain important, Louis-Antoine Dessaulles vécut une vie qui illustre bien la mise en place d’une presse Andre ï Makine Le testamentI français I ?Editions Mercure de France UN VIBRANT APPEL A LA RÉCONCILIATION JERUSALEM REVISITEE MOÏSE À l’occasion de son troisième millénaire, visitez la ville de Jérusalem avec un guide incomparable qui vous entraînera en dehors des circuits touristiques habituels.de Jérusalem pendant huit ans, André Le fruit du travail de toute une vie couronné par le prix Méditerranée! Une fois de plus, André Chouraqui signe un chef-d’oeuvre qui vous séduira.Nul autre que lui mesure de nous restituer la grande n était mieux en figure prophétique de Moïse et les interpellations qu il lance à notre temps.Plus qu’une simple biographie, une méditation philosophique traversée d espérance sur le thème de la réconciliation.501 pages/34.95 $ Adjoint au maire de Jerusalem pendant nuit ans, Anare Chouraqui nous fait découvrir de l’intérieur une ville qu’il aime passionnément J nous racontant ses 3000 ans d histoire.De splendides photographies (plus de 200 photos) accompagnent des commentaires à la mesure de la vaste culture biblique de Monsieur Chouraqui! 217 pages / 99,951 (125.00 S après le 1er mars 1996) DEUX LIVRES D’UNE BRULANTE ACTUALITE AUX ÉDITIONS DU ROCHER! ANDRÉ CHOURAQUI Venez rencontrer Monsieur André Chouraqui au Salon du livre de Montréal.Il sera prcscni au stand israélien pour une séance de signatures dimanche le 19 novembre, de 14 h 00 à 16 h 00._____________________________ - Yvan Lamonde, Prix du Gouverneur général pour les essais PHOTO JACQUES GRENIER dt* combat dont le notable objectif fut une conciliation du libéralisme et du nationalisme dans une perspective résolument démocratique.Il ne fut toutefois pas irréprochable, mais les défauts que retient M.La-monde pour montrer la complexité du personnage, en particulier la mauvaise gestion financière de son patrimoine seigneurial et le recours à des pseudonymes pour publier ses textes, semblent bien mineurs si on les compare aux dimensions positives de son combat.Dans la conclusion de Louis-Antoine Dessaulles.Yvan Lamonde souligne l’aporie séculaire et insoluble qui définit le genre biographique: quel enseignement universel peut-on tirer de la narration d’une vie individuelle (enseignement qui ne serait pas celui du narrateur)?Quelle science peut-on tirer du hasard?Quelle exemplarité peut-on extraire d’un destin singulier?Une solution de moindre mal, conclut-il, consiste à recourir à ce qu’on peut appeler la spirale de la sociabilité, «sorte de cercles concentriques qui illustrent les formes d'insertion de l’individu dans la société, les modalités de la socialisation».Ainsi, Louis-Antoine Dessaulles n'est pas ce Canadien français «typique» du XIX' siècle qui, de toute façon, n’existe pas.Il appartient d'abord au cercle de sociabilité de la famille nucléaire, puis au cercle de la famille élargir j quand il se marie à son tour, puis ' aux cercles du collège qu’il fréquente.de la communauté villa- • geoise qu’il habite et du parti auquel il adhère, etc.En dépit ce principe de «sociabi- * lité élargie», Louis-Antoine Dessaulles ne m’a pas semblé échapper < complètement aux balises tradition*•' nelles des ouvrages bio-historiques.' Cela veut dire que, parfois, la quan-» )rr •Entire S?8W«I dimanche iNode* Note» ! SiXtn Site* Sole» ¦** ¦* Prix Maison et Canada-Belgique Le Conseil des Arts du Canada a remis hier au dramaturge Michel Tremblay le Prix Maison, d’une valeur de 50 000 $ et décerné tous les deux ans.Tremblay a fait paraître cet automne La Nuit des princes charmants et la pièce Albertine en cinq temps est actuellement en supplémentaires à Montréal.le romancier et cinéaste belge Jean-Philippe Toussaint a quant à lui reçu le prix littéraire Canada-Communauté française de Belgique, décerné annuellement pour couronner l’ensemble de l’œuvre d’un auteur.I.a biographie de Toussaint comprend lui Salle de bain (1985), Monsieur (1986), L'Ap- pareil photo (1989) et lui Reticence (1991).Cet honneur est assorti d’une bourse de 5000 $.CAROLE FRECHETTE LES QUATRE MORTS DE MARIE Prix du Gouverneur général 1995 LES HERBES ROUGES/THEATRE U*s invités annoncés à Lu dernière* minute Des invités de marque ont annoncé à la dernière minute leur présence au Salon.Tout d’abord.Emmanuel Carrère, qui.à 37 ans vient de remporter le Prix Fomina pour son roman Classe de Neige : il sera a la Place Bonaventure samedi et dimanche.de 15h à 16h.les amateurs de bandes dessinées ne seront pas en reste puisqu’ils pourront serrer la pince de Janry, le dessinateur de IV tit et du Grand Spirou, ce Spirou qui dans le dernier album, Lima Fatale, vient de donner son premier bisou (séances de signature de Janry samedi de 13h à 15h, 18h à 19h30, dimanche de 14h à 16h, 19h à 20 h et lundi de 14h à 15h et 19 h à 21 h).Le père de Thorgal, Gergor Rosinski sera sur place samedi de 11 h à 12h30, de 15h «à 17h30, de 20h à 21h30, dimanche de 14h à 16h, lundi de 17h30 à 19h30 et mardi de 10h30 à llh30.(Quelques activités prometteuses.À vue de nez, quelques activités promettent d’être particulièrement intéressantes au cours de la fin de semaine.A 13h30 samedi, Gilles Archambault s’entretiendra avec Marie-Claire Bktis qui vient de rompre sa longue absence avec Soifs.A 15h30 le même jour, un atelier d’écriture pataphysique pourrait aussi en amuser quelques-uns.Dimanche, Gilles Archambault s’entretient d’ailleurs avec le pataphysicien et lauréat du prix de l’Humour noir en 1986 Michel Bénabou.et quelques auteurs courus ¦ Margaret Atwood (La Pleine Lune): samedi de llh à 12h, lundi de 15h à 16h, mardi de 13h à 14h.¦ Ying Chen (Leméac/Actes Sud), finaliste pour le prix Femina 1995: samedi de 16h à 17h et de 19h à 21h.¦ Dominique Demers (Québec/Amérique): dimanche de 12h30 à 14h, lundi de 13h à 15h ¦ Michel Tremblay (Leméac/Actes Sud): samedi de 14h a 16h, de 19h à 21h, dimanche de 14h à 16h, lundi de 19h à 21h Louise Leduc t- ¦ m L“Agenda Planning” ® QUO VADIS EST UNIQUE M fs C Le Salon du livre en vrac LEADER MONDIAL DE L’AGENDA 243, avenue Dunbar.Montréal (P.Q.) H.3P 2114 Tel.: (514) 342-3919—1-800-361-5546 Fax: (514) 342-7877—1-800-361-3070 ne sont-ils pas en guerre?I C’est dans cet univers délirant.rt* marquablemcnt observé, qu’est entrée Josée, dont la propre vie stagne depuis 25 ans, depuis ce jour de juillet 1965 où son père est mort d alcoolisme, à 45 ans, dans un hôpital de Sept-Iles.C’est lui qu’elle cherche a reconnaître dans les vieillards de la I rue Laurier.Elle l’appelle Mol-quiades, en souvenir du fabuleux gitan, l’alchimiste de Macondo, dans Cent ans de solitude (Gabriel Garcia Marquez, Seuil BMW).L’ennui, c’est que ce contrepoint personnel, annoncé dès le premier chapitre, ne réussit pas à s’installer de façon convaincante dans le reste du roman.Il ne reviendra, et de façon-, j-trop allusive, qu’à cinq reprises avant*; de constituer l’épilogue du roman.L Résultat: le projet romanesque ne set réalise pas.Et la crédibilité de cette jk narratrice si mal connue en souffres j1 Exemple: je ne comprends pas bien | \ qu’elle assiste le suicide final d’uné malade (Estelle), en l’emmenant en ;> canot au large de Bonaventure.Je ne •' i vois pas davantage le rapport du père ¦ i (même s’il est un grand lecteur) au ¦ 1 Melquiades de Marquez.La dé- > froque est trop grande pour lui.Idem j pour le renvoi aux oiseaux de Saint-John Perse: il n’est qu’un commentai- | re sur le destin (qui serait singulier?) > i des deux vieux «oiseaux» de la narra- ; ( trice.Voilà du pur paratexte.Du dé- I cor textuel.t Le commentaire de la narratricé i se trouve curieusement aussi faible t dans la narration.A travers des ( pages, souvent touchantes de réalis- i me, se glisse une grandiloquence, i une étonnante abstraction pseudo- 1 poétique encore plus dérangeante à ( la seconde lecture.Dommage.Il est ainsi des livres que l’on voudrait ai- l mer sinon consacrer.Surtout quand ( l’on pense à quelques forts titres de t l’an passé où la maîtrise esthétique t est patente: Choses crues, Betsi Là- i rousse, Frontières ou Tableaux d’Amérique, Noces de sable, La Vie4 v, provisoire.j NOTES JOURNALIERES Créé par QUO VADIS, FAgenda Panning”* présente un système clair, fonctionnel, facile à utiliser pour une gestion personnalisée du temps.AVEC LA TRILOGIE : "DOMINANTE"® DU JOUR, CASES SPÉCIALES HEBDOMADAIRE!! NOTES JOURNALIÈRES; d’un setd coup d’oeil votre semaine est organisée.QUO Avec ses cuirs sélectionnés la gamme VADIS joue la séduction pour vos cadeaux d’affaires.IES OISEAUX DE SAIN1 JOHN PERSE Nicole Houde Editions de la Heine Lune, 1994 197 pages Le plus grand prix littéraire canadien vient d’être décerné au sixième roman de Nicole Houde, le consacrant comme le meilleur roman de l’année passée.Ix* meilleur?Ne l’ayant alors pas proposé aux lecteurs du Devoir, serais-je passé à côté d’un grand livre?Je me pose la question, sans envie polémique ni trop d’états d’âme.J’ai assez fréquenté les jurys pour éviter de faire ici quelque procès que ce soit.Leurs décisions, toujours difficiles, ne correspondent pas pour autant à la pure mécanique des intérêts, comme le voudraient certains analystes simplistes de l’institution littéraire.Et les livres vont leur chemin qui n’est pas forcément celui que balise la critique ou les honneurs ponctuels.L’histoire et la théorie récente de la réception littéraire le démontrent assez.Je retourne donc à ce livre peut-être injustement négligé.Quel en est le projet?Il se donne, rapidement, dès le début.On y voit Josée, une auxiliaire familiale de 40 ans débarquer, rue Laurier, chez un vieux couple.L’envoyée du CLSC (centre local de services communautaires) a la responsabilité de les préparer à déménager dans un de ces «manoirs de l’âge d’or», comme on dit, à coup de métaphores moisies, pour désigner les mouroirs aux tons pastel où de vieux enfants retrouvent la couche.Estelle (82 ans) et Maurice (92) sont effectivement en «perte d’autonomie».Ils ne se retiennent plus, comme on dit encore, plus brutalement.De fait, ce sont d’abord leurs obsessions qu’ils relâchent, vivant au J A C (i II E S ALLARD ?mépris du présent et du dehors, d’avril à septembre 1990.Ils s’acharnent à rêver la vie qu’ils n’ont pas eue.Estelle, l’hôtesse du Seigniory Club de Montebello a tout de même fini par fréquenter les grands de Hollywood.à défaut de devenir une vedette de cinéma.Elle a même cor-resixmdu (croit-elle) avec la princesse Grace de Monaco.Maurice, le pianiste du bar aurait aussi été compositeur et interprète à New York et Berlin.Et puis, Dieu est responsable de tout.Elle le déteste lui et ses «fils monstrueux» qui lui apparaissent fréquemment.Dieu ne lui a-t-il pas ravi presque tous les siens, surtout le bel Antonio de ses 16 ans, le fameux patineur de Bonaventure?Ç’est pourquoi, tous les soirs, à 19h30, elle lance un verre d’eau sur l’image divine du calendrier de 1928 accroché au mur.Lui, bien au contraire, praticien du chapelet quotidien, il ne vit que pour recevoir du divin Maître ce qui lui est dû.Fixé maladivement sur la mort de son frère Adrien, le grand amour de sa vie et sur le mystère de ses origines (fils de chanoine), il a toujours «respecté» celle qu’il a épousée tardivement.Les deux s’entendent toutefois sur le rite journalier de la «liste»: ils font l’inventaire des morts rapportés dans les journaux, détaillant les faits, les personnalités, les gestes et même les adresses.Montréal et le monde Les livres vont leur chemin qui n’est pas forcément celui que balise la critique lundi 5 mardi 6 (06) Juta (06) Juin mercredi 7 (06) Juin jeudi 8 (06) Juin Un do n 0 pour l'amour C^Ues enfants n FONDATION DE L’HÔPITAL SAINTE-JUSTINE 3175, Côte Sainte-Catherine, Montréal (Qc) H3T 1C5J Tél.: (514)345-4710 NUIT BLANCHE EDITEUR PRESENTE le tout nouveau livre de Fernand Dumont L ’avenir de la mémoire 97 p.11,95$ le plus récent essai de Jacques Pelletier Le poids de l’histoire Littérature, idéologies, société du Québec moderne 346 p.23,95 $ • Il était cent fois La Corriveau, anthologie de Nicole Guilbault 193 p.20,95$ • Les 100 films québécois qu ’ilfaut voir, d’Yves Lever 285 p.12,95$ • Armes, larmes, charmes., sous la direction de Paul Bleton 293 p.24,95 $ • Le naufrage de l’Université et autres essais d'épistémologie poli tique de Michel Freitag 302 p.23,95 $ • La logique de l'impossible.Aspects du discours fantastique québécois, de Michel Lord 361p.23,95 $ .La discursivitè, sous la direction de Lucie Bourassa 258 p.21,95$ EN RAPPEL 5 000 exemplaires Sj vendus a * « r La chanson québécoise .j ;\ de La Bolduc à aujourd’hui‘ Anthologie de R.Chamberland et A.GaulinJ ;¦ 595 p.181 chansons 15,95$ Un étonnant prix du Gouverneur général » * t 4 I K II H v il | It .I K S Il V K M K It t Il II Il I M A V I II K I, E S B 0 N P E T I T S Il E U 11 S I» O É S I K r # Ecrire au féminin Un petit livre qui parle au cœur GILLES A K c II A M It A II I.T ?ENFANI DE FAUBOURG ! Krnanno Olmi, Traduit de l'italien par Claude Bonnafont Collection 10/18,192 pages.i Ermanno Olmi on connaît surtout l’oeuvre cinématographique.Il Posto et L'Arbre aux sabots, par exemple.Ses lilms ont à voir avec l’obser-! vation sociale.Olmi aime scruter le,s faits et gestes des petites gens.Écrivain, il I choisit le même terrain d’analyse, mais opte pour la pudeur la plus absolue.Enfant de faubourg raconte le passage de l’enfance à l’adolescence d’un jeune Milanais.Rarement récit de ces années si problématiques de nos vies aura été mené avec autant de gravité.Le quinquagénaire qui revoit le passé n’oublie jamais que dans les petites actions de cette période-là se joue l’avenir.Par de petites touches expertes, et inspirées par un amour des êtres et de la vie, Olmi nous fait entrer dans un monde où rien d’important ne se passe que la tendresse installée entre les membres d’une famille et d’une communauté.Raconter l’intrigue d’Enfant de faubourg risquerait de détourner l’intérêt du lecteur éventuel.Or mon but est tout autre.Je souhaite qu’on aille vers ce petit livre apparemment simple mais qui parle au coeur.Qu'il me suffise de dire que l'action se déroule en Italie |x*ndiuit la Seconde Guerre mondiale et quelle se termine à la libération.Il n'y est point question de faits d'armes, d'idéaux, de courage.On vit à ras de terre, se débrouillait comme on |x*ut avec la réalité de tous les jours qui est celle des bombardements, du rationnement.On est en plein fascisme.L’enfant est un babilla, c’est-à-dire qu’il est vêtu à la façon des écoliers enrôlés d’office dans les cérémonies en hommage au Duce.Olmi n’a pas jugé bon de créer un personnage ou deux qui lutteraient contre cet opprobre.Li s Milanais et les paysans que nous montre Olmi font partie de ceux qui subissent leur destin.Ils ne le gouvernent pas.C'est sur ce fond de tragédie qu’a lieu l’éveil d’une sensibilité.Dans une interview reproduite en postface du roman, Olmi cite une phrase de Truffaut qui éclaire son projet: «Ce qui est beau chez les adolescents, c’est que lorsqu’ils font quelque chose, ils la font toujours pour la première fois.» Le jeune narrateur découvrira sous nos yeux la fragilité de la vie, son inestimable valeur; il découvrira le monde de la sensualité.Alors que cette réalité est toujours traitée avec lourdeur par les mauvais écrivains dont on entend les sabots cent pages à l'avance, Olmi termine ainsi son roman: «A présent, je sentais qu’un soir très proche, une heureuse occasion se présenterait à moi d’éprouver l’émotion la plus attendue de la vie.» Rien dans ce livre ne relève de la vulgarité des sentiments.L’anecdote — et il y en a un bon nombre dans cet Enfant de faubourg — n’est jamais donnée pour autre chose qu’elle n’est.Est-ce notre faute si la vie en son début se passe dans l’insouciance dans le meilleur des cas.Plus tard viendra le temps des regrets et de la nostalgie.Entrevue avec Claudine Bertrand, directrice de la revue Arcade, qui fête ses 15 ans MAKI E-C I.A I H K G I KAKI) La littérature ne se retrouve pas tout d’un coup immuable et ixirfai-te, c’est au jour Je jour quelle se bâtit.' De 1981 à 1984.Arcade a été une revue mixte avant de si* consacrer exclusivement à l’écriture des femmes.«A la suite de la Nuit de la |x>ésie de l'UQAM, en 1980, ajoute-t-elle, je me suis dit qu’il fallait faire de l'espace pour cette nouvelle génération de poètes qui avait été invitée, certes, mais qui avait dit ses poèmes à cinq heures du matin devant un public clairsemé et hébété de sommeil.» Ix* premier numéro A'Arcade fut donc consacré à ces poètes de la modernité qui avaient 30 ans à l’époque, les Jean-Paul Daoust, Claude Beausoleil, Yolande Villemaire, Josée Yvon.Une façon de se familiariser avec 15 univers à la fois sans avoir à acheter 15 recueils de poésie.Ix choix du nom Arcade fait référence à la fois à un côté ludique et à une structure architecturale, à une porte ouverte et à l’arcade sourcilière qui coiffe le regard.Parallèlement à la direction de la revue, Claudine Bertrand donnait, au début des années 80, des ateliers d’écriture.Face à la qualité et à la quantité des textes de femmes qui lui étaient soumis, elle décida de ne consacrer sa revue qu’à ce type d’écriture.A partir du numéro huit, Arcade devint la revue de l’écriture au féminin.Cela répondait à un besoin: des femmes ont osé écrire des textes qu’elles n’auraient pas envoyés ailleurs ou qui auraient été refusés par la direction des revues déjà établies.Les thèmes A'Arcade ont oscillé entre le désir, le rêve et la passion, les fantasmes et l’érotisme.La revue s’est faite miroir et reflet, un lieu unique de création où les femmes pouvaient se reconnaître à travers les textes et écrits de leurs semblables.Les barrières se sont effon- drées et on a pu lire (les créations autrement vouées au silence.lieu d'échanges, de rencontres et d’appartenance, la revue Arcade ne serait pas ce quelle est sans Claudine Bertrand.Incapable de vivre sans fébrilité, ce dynamo fait femme a conduit de front mille autres projets, dont le moindre n’est pas d’avoir publié une dizaine de recueils de poésie (le dernier, Une main cçntre le délire, vient de paraître aux Éditions du Noroît).Et tout ce qu’elle a fait pour la diffusion de la poésie nous fait regretter que Claudine Bertrand n’ait pas fait carrière dans les relations publiques culturelles, capable de susciter les étincelles comme elle l’est.Mais il n’est pas question qu’elle se consacre à une seule chose: elle s’éteindrait comme une bougie à son dernier souffle.Claudine Bertrand appartient plutôt à la catégorie des spotlights, mais la chaleur et la lumière qu’elle projette ne dissimulent pas complètement la fragilité et la vulnérabilité que l’on ressent à la lecture de sa poésie.Il y a chez elle une nécessité qui allie le besoin de défoncer les portes et de convaincre la terre entière de la nécessité du poème en même temps qu’une soif insatiable de solitude pour aller explorer les méandres de son imaginaire.On |X“Ut être à la foi poète et femme d'action.Claudine Bertrand en est un exemple vivant: militante, syndicaliste, organisatrice, professeur, directrice de revue, auteur, mère aussi (et pas accessoire- ment).ce tourbillon d’énergie n’a pas fini de nous étonner.Avec elle, la vie prend tout son sens dims la création et l’accomplissement concret.Elle rêvait d être missionnaire, elle ne sait |x>ut-être pas qu’elle l’est déjà.PRIX FÉMINA N Vene: rencontrer Emmanuel T"?Carrère auteur de ^ La Classe de neige éditions P.O.L.s« O au stand Qallimard O du Salon du livre de Montréal Action nationale consacre la i moitié de son numéro de novembre à un hommage à Gérald Godin.Pierre Vadeboncœur, Nicole Brossard et Gaston Miron comptent parmi ceux qui témoignent de leur amitié et leur admiration pour le poète décédé l’an dernier.Pour le reste, quelques textes presque périmés parce que sortis avant le résultat du 30 octobre, tel celui sur le choix de la monnaie d’un Québec indépendant.Certaines autres analyses survivent bien au vote du 30 octobre, notamment celle intitulée «Le vieillissement est-il un obstacle au projet de souveraineté?» et une autre sur l’intégration des Néo-Québécois par l’intermédiaire de l’enseignement de l’Histoire.Le numéro de décembre reviendra davantage sur le référendum, notamment par une recension de trente pages signée par le directeur de l’Action nationale Rosaire Morin qui s’est amusé à réunir les déclarations étonnantes ou insultantes entendues pendant la campagne référendaire, de même qüe les articles du Canada-anglais qui l’ont irrité.NUIT BLANCHE Le numéro d’hiver de Nuit Blanche sera consacré à la littérature franco-ontarienne et à se;s gros canons: le dramaturge Jean-Marc Dalpé, le poète Patrice De$-biens, le romancier Daniel Poliquin.Le dossier a été écrit en majorité par des collaborateurs franco-ontariens.Au sommaire également, hors dossier: les propos de Lise Bissonnette sur George Sand, un article consacré à Hubert Reeves et un retour sur l’œuvre d’Eugène Ionesco.Dans son dernier numéro, Nuit Blanche s’est refait une toilette visuelle, en bicolore.La revue, qui a pignon sur rue à Québec, en est à sa treizième année d’existence.MOEBIUS Le numéro 66 de Moebius reprend les textes des Contes urbains, aussi bien ceux qui ont été joués-au Théâtre La Licorne en décembre 1994 que ceux qui le seront ce décembre.Les auteurs de la cuvée 1995: Yvan Bienvenue, Claude Champagne, Plume Latraverse, Léo Lévesque, Jean-Marc Dalpé et Christine Germain./ L / ef ESTUAIRE Comme en 1985, Estuaire y va encore d’une anthologie de la poésie acadienne.Ont contribué à ce numéro trois lauréats du prix Francie-Acadic France Daigle, Dyane Ijéger et Serge Patrice Thibodeau et deux récipiendaires du prix du gouvememeht du Nouveau-Brunswick, Herménéjjil-de Chiasson et Gérald Ijeblanc.1 * » i ï f 86 Le tour du monde en 18 volumes Larousse lance une grande encyclopédie pour les jeunes NICOLE HOUDE "HCYCIOPÉDIE DES JEUNES DE LAROUSSE Cinq premiers tomes : Us plantes et ¦ animaux.Les religions, I unit t rs, L'atlas des pays du monde, lut découverte de la Terre cialiste pour être bien sûr qu'aucune erreur ne s’est glissée pendant l'adaptation.Il en résulte un texte d’une clarté exemplaire.Des phrases courtes, simples, allant toujours droit à l’essentiel, transmettent une information rigoureuse.L'organisation de l'information à l’intérieur de chacun des volumes est un des points forts de cette encyclopédie.Cette organisation des idées est rendue encore plus frappante par la présentation graphique, du sommaire qu’on retrouve au début de chacun des volumes.Tout y est tellement clair qu’il semble que penser le monde soit un jeu d’enfant.Dans l’ensemble la présentation est attrayante, même si elle n'a rien de révolutionnaire.Chaque tome d’une centaine de pages ne contient pas moins de 400 illustrations couleurs, essentiellement des photos.Un mini-dictionnaire expliquant les mots les plus difficiles est situé sur la gauche de chaque double page.A l’ère des nouvelles technologies, le projet d’une encyclopédie sur papier peut sembler un peu désuète.Mme Naudin explique qu’un CD-ROM viendra probablement compléter son encyclopédie.On a d’ailleurs déjà commencé à sélectionner les images et les vidéos qui le composeront.Mais l’éditrice croit que le papier n’est pas près de disparaître.D’abord parce qu’il est plus facile de lire un texte imprimé que sur écran.Ensuite parce qu’il existe un plaisir associé au papier que le CD-ROM ne peut offrir.D’après elle, les deux supports vont donc continuer à cohabiter encore longtemps.«Vous savez, il y a des bateaux à moteur et des bateaux à voile», conclut-elle.des plantes et des animaux plutôt qu’un tome allant de A à Be.Avec son encyclopédie thématique, lit- rousse vise donc à la fois le marché des bibliothèques et des écoles et celui des familles, maintenant plus enclines à acheter les livres à l’unité plutôt qu’en lot de quinze ou vingt.Pour Larousse, ces marchés s’étendent à tous les pays de la francophonie.Bien qu'elle soit de production entièrement française, l’Encyclopédie des jeunes s’adresse aussi bien aux Suisses, qu’aux Belges et aux Québécois.Mme Naudin précise que des éditeurs de chacun des ces pays ont été consultés sur le texte final.Elle insiste sur le fait que le contenu est international.Même si Larousse n’a pas travaillé en coédition avec des éditeurs étrangers comme cela se fait beaucoup maintenant, l’éditeur a tout de même de nombreux projets de traduction, notamment avec les pays de l’est et les pays asiatiques.Le résultat est d’ailleurs digne de l’étiquette Larousse.Chacun des ouvrages est d’abord rédigé par un spécialiste du sujet.Le texte scientifique est ensuite réécrit par un auteur spécialisé dans les ouvrages pour enfants.Il est ensuite révisé par le spé- Quand on était petit et qu’on avait un devoir à faire sur la vie des fourmis rouges ou l’industrie laitière çh Australie, on savait toujours où trouver l'information.Dans la bibliothèque familiale, coincée entre l’ai-ijianach du peuple et le livre de cuisi-(( nt;.de Jehanne Benoit, trônait l’ency-.tiopédie Rouge et or |x>ur la Jeunesse, prête à nous révéler tous les sends de 1’univers.Ce n’est plus aussi simple pour les enfants d’aujourd'hui.Les pauvres - petits ont maintenant le choix entre , ,les centaines d’ouvrages de référen-e.plus attrayants les uns que les - quires.Seulement chez Gallimard, il existe au moins une douzaine de collections de «documentaires».Mais si vu peut trouver des livres sur tous .les sujets, peu d’éditeurs conçoivent leurs collections dans une optique encyclopédique, c’est-à-dire avec une volonté clairement affichée de synthétiser l’ensemble des connais-, sances humaines.C’est cette lacune que veut combler Larousse avec sa nouvelle Encyclopédie des jeunes, une série théma-• tique destinée aux 10-15 ans.Les J cinq premiers tomes viennent de paraître.Ils portent sur «L’univers», «la découverte de la terre», «Les religions du monde», «Les plantes et les animaux» et «L’Atlas des pays du monde».Treize autres volumes s’ajouteront d’ici 1997 pour un total de 18, cumulant presque 1800 pages.On est loin du Larousse des jepnes, la dernière encyclopédie jeunesse publiée chez Larousse, il y a maintenant vingt ans.Cet ouvrage pu .sept tomes, était classé par ordre .alphabétique, comme c’était la mode ,a.J-époque.Mme Claude Naudin, l’instigatrice du nouveau projet d’en-.çyclopédie, de passage à Montréal dans le cadre du Salon du livre, esti-.niç que le classement thématique 'K*'r*r est mieux adapté aux jeunes d’aujourd’hui.Malgré tout ce qu’on dit, aujourd’hui les jeunes en savent plus que ceux d’autrefois.Grâce à la télévision, ils connaissent un peu de tout: un peu de science, un peu sur les autres pays, un peu sur les animaux.Ils iront plus volontiers consulter un ouvrage sur un sujet qui les passionne plutôt que de chercher «invertébrés» dans le dictionnaire.» Ce choix éditorial présente cependant des avantages et des inconvénients.D’une part, il prive le lecteur de ce qui faisait le charme des encyclopédies alphabétiques, c’est-à-dire le plaisir de naviguer d’un sujet à un autre, au gré des pages, de découvrir des mots, des sujets dont on ne soupçonnait même pas l’existence.De plus, il ne permet pas à Larousse de se démarquer vraiment de ce qui se fait déjà sur le marché.Chaque volume thématique entre en concurrence avec des ouvrages qui lui ressemblent chez d’autres éditeurs.Par contre, il est évidemment plus facile de vendre un volume traitant Et vous invite cordialement à venir la rencontrer au Salon du livre de Montréal stand 516.20 ans! la pleine lune 1975-1995 Stand n°646 Le Seuil au Salon Séances de signature au Salon du livre de Montréal LE SAMEDI 18 NOVEMBRE La Matière et la Vie Nos hommes de 13h30 à 14h30 Albert Jacquard Denise Bombardier de 14h à 15h Le Jour de la cavalerie de 16h30 à 17h Hubert Mingarelli LE DIMANCHE 19 NOVEMBRE Le Petit Aigle à tête blanche Nos hommes Jacob, Ménahem et Mimoun Une épopée familiale Le Jour de la cavalerie 13h30 à 15h Robert Lalonde Denise Bombardier Marcel Bénabou Jacques Julien Paiiodie-cii L'air du singe 183 p., 20$ 15h30 à 16h30 Hubert Mingarelli Voici mi essai sur la parodie dans la chanson populaire de langue française.Sont appelés à témoigner: Léo Ferré, Boby Lapointe, Michel Ricard, Clémence Desliochers, Louise Forestier, Charles Trenet, Les Inconnus, Rock et Relies Oreilles, François Rérusse, le Zoo de Québec et bien d'autres.Ils et elles forment un cercle autour de Boris 1 i(i/i dont l’oeuvre chansonnière peut enfin sonner librement.¦f—» f • v • 1 rt *| es Editions du Seuil 4W Salon (lu livre de Montréal: stand Prologue #613 Des comptes Michel Sarra-Bournel LE CANADA ANGLAIS EJ U SOUVERAINETE DI QUEBEC Deux rents leaders d'opinion se prononcent John F.Conway DES COMPTES À RENDRE Le Canada anglais et le Québec, de la Complète à Raccord de Charlottetoicn Mare-François Bernier LES PLANQUÉS Le journalisme victime des journalistes MIE JAMES I F.VENT MA|EUR.s ir.uliilonocb du Quel*
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