Le devoir, 23 novembre 1995, Cahier B
Agenda culturel Page H6 Culture Page B8 Économie Page B3 Us Sports Page B5 ?LE DEVOIR LES REGIONS À cause des coûts d’adhésion Granby quitte l’UMQ Granby (PC) — Estimant le coût d’adhésion prohibitif, la Ville de Granby a pris la décision de se retirer de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) en 1996.«C’est un signal clair que nous voulons envoyer à l’UMQ», a expliqué le conseiller Denis Ianglois, qui avait déjà prêché en faveur d’un retrait de l’UMQ en 1994 pour la même raison.Selon plusieurs élus, la Ville de Granby ne retire pas suffisamment d’avantages de sa présence à l’UMQ pour justifier une dépense annuelle de 16 840 $ en renouvellement d’adhésion.Parmi eux, seul le conseiller Claude Duhamel, qui prêche depuis toujours les vertus de l'UMQ, y est demeuré fidèle.Il a proposé que la Ville verse la somme demandée, mais personne n’a voulu appuyer sa proposition.«L’UMQ est le seul organisme qui peut nous défendre face au gouvernement.Là, c’est 16 000 $ qu’on prend pour aller chercher de l'exper-tisç», a-t-il dit.A l’UMQ, la cotisation des villes membres est établie selon un taux de 32,7 cents par habitant ou de 350 $ par municipalité dans le cas des communautés urbaines.Comme Granby compte officiellement 45 194 habitants, sa cotisation se chiffre très précisément à 14 778 $, ce qui fait 16 840 $ une fois ajoutées la TPS et laTVQ.Hier, le maire Michel Duchesneau a expliqué que la Ville de Granby, qui lutte sérieusement contre sa dette et qui veut l’éliminer d’ici la fin de 1998, se sentait un peu seule à l’UMQ.«Nous sommes dans une période où il faut arrêter de penser que l’argent, ça pousse dans les arbres», a commenté Michel Duchesneau, qui s’attend à ce que le retrait de Granby provoque une certaine commotion à l’UMQ.Soins de santé Québec économise en Outaouais D’APRÈS LA PRESSE CANADIENNE En un peu plus de dix ans, Québec a réussi à économiser plus de 25 millions de dollars en rapatriant les soins de santé de l’Ontario au Québec.Et avec sa deuxième phase qui vient de démarrer, ce sont neuf millions de plus dans l’Outaouais, a fait savoir Jean-Maurice Lafond de la Régie régionale de la santé et des services sociaux.Ce qui coûte cher, ce sont les frais d’hospitalisation dans les hôpitaux d’Ottawa et que Québec devait payer avant le rapatriement, a souligné M.Lafond.Ainsi, le tarif maximum pour une hospitalisation au Centre hospitalier régional de l’Outaouais (CHRO) et au Centre hospitalier de Gatineau (CH) est de 450 $ par jour.Or, lorsqu’un patient du Québec va se faire soigner en Ontario, les frais d’hospitalisation doublent et triplent même, passant de 850 $ par jour à 1200 $ pour un enfant soigné à l’hôpital pour enfants de l’est de l’Ontario.«Si c’est si cher, c’est parce que les hôpitaux d’Ottawa appliquent un tarif global fixé par l’entente fédérale-pro-vinciale dans le cas de l’hospitalisation de non-résidants d’une province», a expliqué M.Lafond Cette façon de procéder s’est avérée onéreuse pour l’Outaouais.Avant le rapatriement, c’est 75 millions que Québec a dû payer à l’Ontario pour les services de santé de ses résidants.I.K I) K V til II .I.K .1 K I' I) I 2 3 N O V K M H II K I » 9 f» À Nieolet La Nacelle est au bord de l’abîme Le centre d’hébergement pour femmes lutte depuis cinq ans pour être reconnu par la Régie régionale MICHEL LA LIBERTE LE DEVOIR La situation est critique à la maison la Nacelle de Nieolet.Confronté à un perpétuel problème de financement, le centre d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale pourrait cesser ses activités au cours des prochains mois si aucune aide financière ne lui est garantie sur une base récurrente.Le sort de la maison d’hébergement est lié à une décision que la Régie régionale de la santé et des services sociaux de la Mauricie-Bois-Francs, qui octroie les budgets du ministère de la Santé aux organismes de la région, est incapable de rendre en raison des sévères restrictions budgétaires des dernières années.Depuis sa fondation en 1990, La Nacelle n’est toujours pas reconnue par le ministère de la Santé et des Services sociaux comme faisant partie du réseau officiel des maisons d’hébergement de la région et se trouve écartée du cadre de financement prévu pour de tels organismes.(En 1992, le ministère de la Santé a transféré le programme de soutien aux organismes communautaires aux régies régionales dont fait partie le réseau officiel des maisons d’hébergement) Cette reconnaissance par la Régie est une condition sine qua non pour que la maison d’hébergement obtienne un financement récurrent de la Régie régionale.«La Nacelle survit depuis cinq ans grâce à la générosité du milieu, souligne Louise Houde, présidente du conseil d’administration.Régulièrement, explique-t-elle, les municipalités, commerces, communautés religieuses, Centraide et le député du coin sont mis à contribution.Ils versent au centre d’hébergement l’équivalent de 65 % de son budget de 180 000 $.1a participation de la Régie est de 50 000 $ pas année.«Nous ne pouvons pas fonctionner de cette façon encore bien longtemps.Les employés sont épuisés.Les gens du conseil d’administration se découragent.Nous passons 90 % de notre temps à essayer de trouver du financement, à quémander de gauche à droite alors que notre rôle consiste à nous occuper des femmes que nous hébergeons», a dit Mme Houde.Le printemps dernier, l’intervention de l’évêque du diocèse de Nieolet, Mgr Raymond Saint-Gelais, a permis à La Nacelle de passer au travers d’une énième crise financière.Il ne s’agissait que d’un autre sursis, reconnaît toutefois Mme Houde.Encore cette semaine, Mgr Saint-Gelais a appuyé publiquement les demandes de financement de La Nacelle.Malgré ses cinq ans, La Nacelle est encore aujourd’hui considérée comme étant une maison en démarrage.Son financement annuel de 50 000 $ de la part de la Régie est basé sur cette catégorisation.En joignant les rangs du réseau des maisons d’hébergement de la région, La Nacelle verrait son budget augmenter annuellement selon les modalités du cadre de financement dressé par Québec, qui prévoit 70 000 $ la première année, 160 000 $ la deuxième et 220 000 $ pour la troisième année.«C’est un problème de rareté des ressources financières», clame Jean-Denis Allaire, directeur des relations avec la population à la Régie régionale.«Notre difficulté n’est pas de reconnaître l’action de La Nacelle.Nous esr timons qu’ils font du très bon travail et nous sommes très sensibles à leur réalité.» Selon M.Allaire, la Régie ne peut honorer toutes les demandes qui lui sont soumises par les 160 organismes communautaires de la région puisqu’elle fait face à d’importantes contraintes.Une rencontre entre les représentants de La Nr.’elle et de la Régie est prévue aujourd 'hui.«Nous les r mcontrons pour voir ce que nous pov vons faire pour répondre à leur situation et leur donner un coup de main.Mais il faut être cohérent avec les autres organismes communautaires», a dit M.Allaire, signalant qu’une dizaine de maisons de jeunes formulent des demandes similaires.La Nacelle a fait des pieds et des mains depuis cinq ans pour obtenir un changement de son statut, rappelle Mme Houde.«Nous avons signé des lettres, exigé des rencontres, fait des démarches auprès du ministère et de la Régie.Nous n’avons jamais l’assurance que nous allons être là d’un printemps à l’autre.Cette fois, nous donnons le grand coup: ça passe ou ça casse», a-t-elle indiqué.La Nacelle dessert une clientèle en milieu rural où la problématique des femmes aux prises avec un conjoint violent est différente que celle qui prévaut en milieu urbain.Selon la présidente, Louise Houde, en milieu rural, l’éloignement des femmes représente un obstacle de taille pour casser l’emprise dont sont victimes plusieurs d’entre elles.«Souvent, les femmes se replient davantage sur elles», a-t-elle été en mesure de constater.La Nacelle dessert un vaste territoire de deux MRC (Nicolet-Yamaska et Bécancour).Celles-ci englobent 39 municipalités sur la rive sud pour une population de 42 635 personnes.Ia Mauricie-Bois-Francs compte sept centres d’hébergement, dont celui de Nieolet, le seul sans accréditation du ministère.PHOTO ARCHIVES La Nacelle survit depuis cinq ans grâce à la générosité du milieu.Lafontaine à la tête du mouvement Des districts électoraux pour les petites municipalités Responsabilité et imputabilité sont les mots d’ordre du maire nouvellement élu de Lafontaine, Gilles Gauthier, qui a déposé la semaine dernière au conseil un projet de règlement qui propose la division du territoire de la municipalité en six districts électoraux.«C’est pour responsabiliser les élus en les rendant imputables devant les citoyens», a expliqué M.Gauthier, qui n’hésite pas à affirmer que les districts électoraux sont «plus démocratique pour les citoyens».Malgré son inexpérience, le 5 novembre dernier, M.Gauthier a conduit toute son équipe de six candidats à la victoire.Petite ville de 7365 habitants qui borde Saint-Jérôme au nord, Lafontaine avait Raymond Laroche à sa barre depuis 28 ans.Lors des dernières élections municipales, les résidants de Lafontaine, comme dans des centaines d’autres villes au Québec, ont coché sept cases sur leur bulletin de vote, une fois pour le poste de maire et six fois pour les postes de conseiller puisqu’aucun distinct distinct n’existait.Une fois adopté, le projet de règlement de M.Gauthier fera en sorte que, lors du prochain scrutin, les électeurs n’auront à élire qu’un maire et un candidat briguant les suffrages dans le district où ils habitent.Les élus du canton de Magog s’interrogeront prochainement sur un règlement similaire.Le maire de l’endroit, Jean-Guy Saint-Roch, est un partisan des districts électoraux.Selon M.Saint-Roch, qui s’adressait au quotidien La Tribune au moment de sa victoire, les avantages de la division sont nombreux, notamment pour les citoyens qui pourraient transiger avec leur conseiller des problèmes qui les préoccupent dans leur district.Depuis 1978, le législateur québécois permet aux municipalités de se doter de districts électoraux.A ce jour, seulement 235 d’entre elles — le Québec en compte 1418 — se sont assujetties aux dispositions de la loi.Sou- lignons que les 61 municipalités de 20 000 habitants et plus au Québec sont tenues de découper leur territoire en districts.En vue des élections municipales de 1996, 73 municipalités ont vu leur territoire découpé en districts électoraux.Le projet de règlement doit obtenir l’assentiment des deux tiers des élus.Si la population devait contester le règlement, la Commission de la représentation électorale entrera en jeu et délimitera la nouvelle carte au terme d’une séance publique.Le processus est irréversible, si bien qu’une fois les districts délimités, la municipalité ne peut faire marche arrière.Milieu hétérogène Jacques Léveillée, politologue à l’Université du Québec à Montréal, émet certains réserves quant à l’opportunité pour les petites municipalités à diviser leur territoire.Lorsque le milieu est homogène, explique-t-il, il est possible qu’un découpage crée un certain clivage.«Plutôt que d’avoir une vision d’ensemble de leur municipalité, les gens ont tendance à se retourner dans leur petite paroisse» a dit l’universitaire.Dans les villes plus populeuses, où une hétérogénéité existe, la réalité est tout autre.«La division existe déjà.On ne la crée pas ou ne la suscite pas en encourageant la montée de petits fiefs», souligne M.Léveillée, d’avis que le législateur a été sage en prévoyant un découpage obligatoire pour les villes de 20 000 habitants et plus.Le professeur de science politique estime qu’une ville issue d’une fusion pourrait également profiter de l’établissement de districts électoraux.Elle s’assure ainsi que les élus au conseil reflètent le plus fidèlement possible la composition de sa population.M.L.La Ville de Québec aiderait son parc technologique Québec (PC) — La Ville de Québec a changé son fusil d’épaule et accorderait un financement au parc technologique du Québec métropolitain.Quant au gouvernement provincial, le délégué régional de Québec, Michel Rivard, lui recommande de renouveler son appui financier.M.Rivard a indiqué lundi qu’il avait transmis ses recommandations concernant l’avenir du parc technologique au ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie, Daniel Paillé.M.Rivard recommande de renouveler les lettres patentes du parc pour les cinq prochaines années.Le ministre Paillé n'a toutefois pas encore arrêté de décision.M.Rivard a aussi affirmé que le maire de Québec, Jean-Paul L’allier, après avoir retiré la subvention de 100 000 $ versée au parc, accepterait finalement de financer sa part du budget d’exploitation.Malgré ces signes encourageants, les problèmes du parc technologique sont encore loin d’être réglés.Sur la douzaine de membres du conseil d’administration, au moins dix sont arrivés au terme de leur mandat sans qu’il ait été reconduit.Ces membres poursuivent leur travail malgré tout en attendant que le gouvernement les confirme ou nomme quelqu’un d’autre à leur place.C’est d’ailleurs Marcel Aubut qui continuait d’assumer la prési- dence du conseil au cours des deux dernières réunions.Michel Rivard dit croire que le ministre procédera à des nominations avant la fin de Tannée en cours.En attendant, l’administration du parc technologique marche sur des œufs.Le directeur général du parc, Pierre Prémont, indiquait que le budget de cette année, qui se chiffre normalement à 750 000 $, aurait été amputé de 125 000 $ si la Ville de Québec avait maintenu sa décision de retirer son aide.Il s’attend malgré tout à devoir assumer un manque à gagner de 50 000 $ étant donné que la moitié de l’exercice financier est déjà terminée.Par ailleurs, le gouvernement québécois avait lui aussi cessé de subventionner le parc et le ministre Paillé avait bien indiqué que Québec n’assumerait plus cette responsabilité dorénavant.Le parc technologique s’était donc retourné vers le fonds Innovatech, qui a financé l’exercice 1994-95, mais rien n’est encore assuré pour l’exercice en cours, souligne M.Prémont.Malgré tout, celui-ci affirme avoir obtenu l’assurance que l’aide financière serait accordée, même si son origine n’a pas encore été précisée.Quant au gouvernement fédéral, il continuerait d’accorder un financement au parc technologique, une fois que le gouvernement provincial se sera entendu avec les villes de Sainte-Foy et Québec./(¦y (kc&ntoumaweô dossiers consommation du DEVOIR Pour information Publicité: (514) 985-3315 ' télécopieur: 985-3390 a ni e d i n o v e m b r e Le s LE DEVOIR » i 4 LA POSSIBILITE D'IMAGINER L'INIMAGINABLE avenir des communications sans fil se con < j/Noaf/tez -o o tw en train de lire votre journal sur l'écran de votre ordinateur portatif.juguera bientôt au présent avec les SCI’, ou services de communications personnelles.Tout se mettra en marche dès que Mobilité Canada obtiendra une licence d'exploitation de 30 MHz.Mais qu'est-ce que nous mettrons en marche, ughod au juste?À vrai dire, cette technologie est telle ment évoluée que nous sommes loin d'en avoir tj/nqam&z des médecins qui font des visites à domicile en se rendant au travail.découvert toutes les possibilités Chez Mobilité Canada, nous croyons fer mement en l'avenir des SCP.Voilà pourquoi nous avons prévu un fonds spécial de 135 millions pour la recherche en laboratoire et pour le soutien aux PME canadiennes.Ces ressources serviront à mettre au point de nouvelles appli cations des SCP.Pour en connaître davantage à ce propos, appelez-nous au 1 800 230-5521 Que ce soit dans le domaine de la santé, de l'éducation ou de l'exploitation minière, les SCP offrent une occasion d'approfondir nos connais ,j/nqam&z i la possibilité de vérifier le système de sécurité de votre maison en conduisant k sur les routes d'Europe.sances et de découvrir de nouvelles technologies Et en ouvrant la voie à une saine concurrence, ils permettront de vous offrir les meilleurs ser- vices de télécommunication au monde Au cours des dix dernières années, Mobilité Canada a mis sur pied un réseau national de communication sans fil de calibre mondial Nous avons investi 2,1 milliards de dollars, créé plus de 5 000 emplois et exporté notre savoir faire dans plus de 20 pays La vision de Mobilité Canada est simple : tout est possible.Nous savons que les SCP nous suivront jusqu'à la frontière de notre imagination.De plus, avec un fonds de 135 millions, nous sommes convaincus de pouvoir faire ’C////C un distributeur automatique jamais à court de votre boisson préférée.un bon bout de chemin pour assurer l'avenir la possibilité d'extraire un minerai d’un endroit jusqu'alors inaccessible des télécommunications BCTEL MOBILITY, ED TEL MOBILITY, AGE MOBILITY, SASKTEL MOBILITY, MTSMOBILITY, THUNDER BAY CELLULAR MOBILITY, BELL MOBILITÉ, QUÉBECTEL MOBILITÉ ISLANDTEL MOBILITY, NB TEL MOBILITÉ, MT&T MOBILITY, NEWTEL MOBILITY ,0' -G- fCANADAi i» K v it i h .i k .1 t: r U i \ h v t: m it it K i « !» B 3 LE DEVOIR ECONOMIE UH ISE 300 DOW JONES St AN +1500 +34.15 +1806 -003 22SS.48 4(58.85 5041.61 73.88 Cogeco Câble contre-attaque Une requête est déposée en Cour supérieure afin de contrer la transaction entre CFCF et Vidéotron L’état des finances publiques freine les investissements ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Tout en annonçant le dépôt de son offre pour toutes les actions de CFCF, Cogeco Câble a monté d’un cran son offensive contre la méga-transaction entre Vidéotron et CFCF en s’adressant à la Cour supérieure à titre d’actionnaire minoritaire.Dans une requête déposée à la Cour supérieure, Cogeco Câble, en lant quactionnaire qui possède 9,5 % des actions subalternes de la compagnie, demande à la Cour «d’ordonner à CFCF de soumettre la transaction projetée CFCF-Vidéotron-Télé-Métropole au vote des actionnaires par classe».Selon Cogeco, ce vote, qui permettrait aux actionnaires minoritaires de contrer la volonté de l’actionnaire de contrôle, est requis en raison de «l’importance relative substantielle des actifs échangés par CFCF dans la transaction proposée».Par voie de communiqué, la direction de CFCF a indiqué qu’elle prendra tous les moyens à sa disposition «pour contester vigoureusement ces EN BREF ?VIDÉOTRON: 740 MILLIONS DE REVENUS Groupe Vidéotron a annoncé hier qu'au cours de l'exercice financier clos le 31 août dernier il avait dégagé des produits d'exploitation de 740,6 millions, en hausse de 16,8 % ou de 106,7 millions par rapport à l'exercice précédent.Cette hausse s'explique, pour moitié, par un regain des activités internationales, dont une croissance de 6 4 % du chiffre d'affaires de la filiale britannique Vidéotron Holdings Pic.Le bénéfice d'exploitation, avant amortissement, est passé de 178,6 millions à 199,5 millions entre les deux exercices de comparaison alors que le bénéfice net s'est fixé à 20,4 millions au terme de l'exercice 1995, ou à 13 cents par action, en définitive inchangé par rapport aux résultats de 1994.Ces dernières données tiennent compte toutefois de la perte découlant de l'abandon des activités de télédistribution sans fil aux Etats-Unis.Sans cette perte, le bénéfice par action de 1995 aurait été de 28 cents par action, se contente de dire Vidéotron.-?- L’ACQUISITION DE CBS EST APPROUVÉE Washington (AI3) — La Commission fédérale des communications a approuvé hier la prise de contrôle par Westinghouse de CBS.Ira FCC a noté avec satisfaction rengagement de Westinghouse d’accroître la diffusion de programmes éducatifs pour enfants sur les ondes de CBS, à raison d’au moins trois heures par semaine.En prenant le contrôle de CBS, Westinghouse possède un réseau de 16 stations de télévision (touchant 32 % des foyers américains) et de 39 radios FM, sans parler des réseaux affiliés, ce qui en fait le plus grand groupe de radiodiffusion du pays.-?- É.U.: RÉDUCTION DU DÉFICIT COMMERCIAL Washington ,(AP) — Le déficit commercial des Etats-Unis a été ramené à 8.35 milliards $ US en septembre, son plus bas niveau de ces neuf derniers mois, tandis que les exportations atteignaient un niveau sans précédent.Le ministère américain du Commerce a annoncé que le déficit commercial s’était amélioré de 0,1 %—il atteignait 8.36 milliards en août Ce léger mieux, qui peut apparaître modeste en soi, est important car il a pris les économistes totalement par surprise, eux qui s’attendaient à ce que le déficit dépasse les 10 milliards.Les exportations ont connu une hausse de 1,6 % pour atteindre le chiffre record de 67,24 milliards.Les importations ont progressé de 1,4 % à 75,59 milliards.-?-.OTTAWA NE POSSÈDE PLUS D’ACTIONS DU CN La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada a annoncé hier que les preneurs fermes de l’émission du CN avaient levé la totalité de leurs * options aux fins des répartitions excédentaires et qu’ils, ce faisant, se porteraient acquéreur de 7,6 millions d’actions ordinaires additionnelles du CN.En conséquence, le gouvernement du Canada aura vendu la totalité de ses 80 millions d’actions du CN et ne détiendra, par la suite, aucune action de la compagnie, a ajouté Ottawa.Afin de couvrir les options, le CN émettra 3,8 millions d’actions de trésorerie au gouvernement.Le produit net revenant au CN sera d'environ 96 millions.procédures».CFCF «interprété ce geste comme étant purement réactif et fait «par un concurrent aigri par l’entente de principe» annoncée par CFCF et Vidéotron samedi dernier.L’offre faite par Cogeco Câble est envoyée aujourd’hui à tous les actionnaires de CFCF.Elle reprend les termes qui ont été rendus publics la semaine dernière.Cogeco Câble offre 20 $ l’action de CFCF, soit 11.50 $ au comptant et une action subalterne de Cogeco Câble évaluée à 8.50 $ à la fermeture des marchés le 15 novembre dernier.L’offre, totalisant 245 millions $, est sujette au fait qu’aucun changement majeur ne survienne dans les activités de CFCF (que la transaction entre CFCF et Vidéotron ne soit pas ratifiée) et que 90 % des actions de CFCF soient déposées au terme de l’offre.Dans le communiqué émanant de la famille Pouliot, l’actionnaire majoritaire de CFCF, le fondateur Jean Pouliot, «a réitéré que même si les actionnaires de la société recevaient l’offre de Cogeco Câble, lui-même maintiendrait sa position et ne la considérerait pas».«Dans ce contexte, poursuit-il, l’offre de Cogeco Câble ne |x*ut tenir puisqu’elle est conditionnelle, entre autres, à un contrôle totalisant 90 % de la totalité des actions.» La famille Pouliot détient la totalité des 1,497 million d'actions à vote multiple de CFCF et 20 % de ses actions subalternes à vote simple, ce qui représente 65 % des droits de vote afférentes aux actions de la compagnie.Bref, dit la famille Pouliot, la compagnie n’est pas à vendre.«Inquiétude palpable» Au cours d’un entretien téléphonique hier, le président de Cogeco Câble, Louis Audet, a rappelé que l’offre de sa compagnie, contrairement à la vente des actifs de câblodistribution de CFCF à Vidéotron et de l’achat de Télé-Métropole par CFCF, «ne crée aucun problème de concentration».La transaction annoncée par CFCF et Vidéotron «a causé tout un émoi au Québec et l’inquiétude est palpable», a dit M.Audet.En outre, «l’incertitude réglementaire» a gagné les actionnaires minori- taires de CFCF, a-t-il soutenu.«Avant de dire non Icomme le fait la famille Pouliot], il faut lire cette offre de 75 pages.Cette offre est attrayante et mérite toute l’attention des actionnaires», a fait valoir le président de Cogeco Câble.Selon M.Audet, l’offre «n’est pas incompatible» avec le désir de la famille Pouliot de poursuivre leurs activités.«Ils pourraient prendre le produit de la vente de leurs actions de CFCF et acheter Télé-Métropole», a-t-il suggéré.Par ailleurs, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a indiqué qu’elle n’entendra pas, tel que prévu lors de son audience publique du 30 novembre, la question de l’entente entre Télé-Métropole et Global Communications, une filiale de CanWest, relativement à la station anglophone de Québec, CKMI.Le CRTC a justifié ce report d’audition par l’annonce de l’offre d’achat faite par CFCF sur Télé-Métropole, une acquisition que l’organisme aura à examiner prochainement et qui change les données de l’entente touchant CKMI.Avant le lever du soleil Mrjdn >jrr-i»3y ^ JL** f; PHOTO AP \ LA FIEVRE WINDOWS a gagné le pays du Soleil Levant, hier, à minuit, lorsque la version nipponne du fameux système d’exploitation de Microsoft a été lancée sur le marché.Les clients des boutiques spécialisées de Tokyo semblent avoir fait bon accueil à Windows 95, dont la version en langue anglaise a été publiée il y a trois mois.Légère baisse du taux d’inflation Le prix des autos et les taux hypothécaires sont à la hausse; les fruits et légumes, ainsi que les ordinateurs, coûtent moins cher Ottawa (PC) — Malgré l’augmentation du prix des automobiles neuves et des primes d’assurance automobile, le taux annuel d’inflation a diminué de 0,1 % de septembre à octobre, pour passer à 2,4 %, a indiqué hier Statistique Canada.Depuis maintenant quatre mois, l’indice des prix à la consommation se situe entre 2,3 et 2,5 %.Les intérêts hypothécaires plus élevés, la hausse du prix du papier et celle des dépenses touchant l’achat et l’entretien d’une automo- bile ont augmenté le coût de la vie depuis un an, explique Statistique Canada.De même, particulièrement au Québec et en Ontario, le prix de la bière achetée en magasin a connu une montée importante.Par contre, les consommateurs ont pu bénéficier de prix moins élevés qu’il y a un an pour les fruits et légumes frais, le matériel informatique, les vêtements pour femmes et le gaz canalisé.Sur une base mensuelle, le taux d’inflation a diminué de septembre à octobre en raison des prix à la baisse pour l’hôtellerie, l’essence et la mode féminine.N’eut été de la hausse de 1,7 % au chapitre des taxes foncières, le taux d’inflation aurait été encore plus bas en octobre.Au pays, le taux d’inflation varie entre 1,2 % en Nouvelle-Ecosse et au Nouveau-Brunswick et 2,7 % en Ontario.Au Québec, il est demeuré inchangé entre les deux mois de comparaison, à 2,3 %.Les formulaires de déclaration de revenu seront moins colorés et moins coûteux Dernier à ce chapitre, le Québec se classe tout de même quatrième en matière de compétitivité, estime l'AMQ ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE L’Association des inanufactu-> riers du Québec (AMQ) esti-| me que la dette et le déficit québécois ainsi que les taxes et impôts imposés aux particuliers comme aux entreprises sont d’une telle ampleur qu’ils freinent les investissements, au point où le Québec se classe à ce chapitre au dernier rang des provinces canadiennes.«Le Québec a un problème de finances publiques, d’abord de dette et de déficit, ensuite de taxes et d’impôts, au point où il se classe au dernier rang des provinces canadiennes en matière d’investissements privés et de nouveaux projets», a fait valoir hier Emmanuel Dussault, directeur de la recherche à l’AMQ, en conférence de presse.«Le Québec est plus taxé et moins bien géré que les autres provinces.Il arrive dernier pour ses dettes et son déficit et septième pour son fardeau fiscal sur les particuliers, les familles et les entreprises», a renchéri le président-directeur général de l’AMQ, (ïérald A.Ponton.«Le Québec a la pire performance des provinces canadiennes pour les investissements et nouveaux projets.De 1990 à 1994, il a connu une régression de 8 %.La machinerie et l’outillage, malgré la croissance du secteur manufacturier, se renouvel- lent moins vite ici que dans les autres provinces», a ajouté M.Ponton.Ce dernier estime que les élus n’ont d’autre choix que de réduire le fardeau fiscal des entreprises, les taxes sur le capital et la masse salariale afin d’attirer de nouveaux investissements créateurs d’emplois.Iras porte-parole de l’AMQ basent leurs affirmations sur une compilation de statistiques, provenant plus particulièrement de Statistique Canada, menée conjointement par l’Association des manufacturiers du Canada et celle du Québec.Ira méthodologie adoptée comporte 101 variables regroupées sous les six chapitres suivants: économie provinciale; dette et déficit, taxes et impôts; secteur manufacturier; recherche et développement; ressources humaines; compétitivité internationale.Les chercheurs ont ensuite établi le classement respectif des provinces relativement à leur compétitivité et à leur dynamisme, celui-ci étant défini comme la capacité à augmenter la compétitivité.En ce qui a trait à sa compétitivité, le Québec arrive en quatrième position.L’Ontario est en tête, suivie de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.En ce qui a trait à son dynamisme, le Québec arrive huitième.Le suivent: la Nouvelle-Ecosse et Terre-Neuvç.Si l’on en croit l’étude de l’AMQ, l’Ile-du-Prince-Edouard se situe au cinquième rang.Le Conference Board prévoit une modeste reprise Ottawa (PC) — La baisse des taux d’intérêt, la vigueur de l’économie américaine ainsi qu’un apaisement post-référendaire sont autant de facteurs qui favorisent la croissance économique dans les provinces du centre du Canada, selon Conference Board.Dans ses prévisions économiques pour les provinces, le Conference Board prévoit une plus forte demande de la part des consommateurs québécois, maintenant que le référendum est passé.L’austérité du prochain budget provincial pourrait toutefois freiner quelque peu l’économie du Québec.Le Conference Board établit à 1,9 % la croissance économique du Québec cette année et prévoit un rendement de 2,3 % en 1996.La Colombie-Britannique et l’Alberta devraient pour leur part enregistrer une croisance économique supérieure à la moyenne nationale cette année et l’année prochaine.Dans les Maritimes, le Nouveau-Brunswick devrait s’affirmer comme un leader économique cette année, avec une croisance de 2,3 %, avant de subir une baisse sensible l’année prochaine (croissance prévue de 1,6 %).Le Conference Board affirme au sujet du Nouveau-Brunswick qu’il souffrira de la fin du programme des frégates.En Ontario, la croissance devrait passer de 2 % cette année à 3,1 % en 1996.Pour l’ensemble du pays, le Conference Board prévoit une croissance timide de 2,2 % du PIB pour cette année, alors qu’elle devrait s’établir à 2,7 % l’année prochaine.«Nous venons d’éviter une récession technique», affirme Paul Darby, le directeur des prévisions et analyses pour le Conference Board.«Les données préliminaires pour le troisième trimestre sont un peu plus encourageantes et nous prévoyons une croissance plus vigoureuse pour le reste de l’année 1995 ainsi que 1996.» Les taux d’intérêt sont présentement inférieurs de 2 % à leur sommet du mois de mars, la création d’emplois va bon train et la bonne santé de l’économie américaine favorise les exportations canadiennes, selon le Board.Afrique du Sud (rand) 0,3927 Hong-Xong (dollar) 0,1807 Allemagne (mark) 0,9599 Indonésie (rupiah) 0,000615 Australie (dollar) 1,0406 Italie (lire) 0,000882 Barbade (dollar) 0,7011 Jamaïque (dollar) 0,0386 Belgique (franc) 0,048001 Japon (yen) 0,01342 Bermudes (dollar) 1,3732 Mexique (peso) 0,2039 Brésil (real) 1,4966 Pays-Bas (florin) 0,8836 Caraïbes (dollar) 0,5189 Portugal (escudo) 0,00956 Chine (renminbi) 0,1684 Royaume-Uni (livre) 2,1176 Espagne (peseta) 0,01157 Russie (rouble) 0,000305 Etats-Unis (dollar) 1,3535 Singapour (dollar) 0,9821 Europe (ECU) 1,80417 Suisse (franc) 1,2236 France (franc) 0,2785 Taïwan (dollar) 0,05129 Grèce (drachme) 0,00612 Venezuela (bolivar) 0,00821 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL Ottawa (PC) — Faut-il parler d’un emballage neutre, comme certains en souhaiteraient pour les cigarettes?Revenu Canada vient en effet d’annoncer que le formulaire de déclaration de revenu sera dorénavant moins coloré, moins personnalisé et moins volumineux.Et tout cela permettra d’économiser quelque 3 millions par année.Ces formulaires, qui serviront aux déclarations de l’année 1995, seront expédiés sous peu.Ils ont subi plusieurs modifications: ¦ Pas de table d’impôt: 28 pages du guide pour remplir ia déclaration fédérale seront ainsi éliminées et les contribuables devront faire leurs propres calculs pour savoir combien ils doivent au gouvernement; ¦ Moins de couleurs: le guide sera imprimé en deux couleurs plutôt que quatre: ¦ Des déclarations de revenu simplifiées pour les gens âgés: les rapports ne seront plus personnalisés comme c’était le cas dans le passé alors que l’on précisait les montants reçus au chapitre des pensions.Les gens devront fournir eux-mêmes cette information; ¦ Moins de numéros de téléphone: la liste des numéros pour joindre les bureaux de Revenu Canada sera éliminée.On dira plutôt aux contribuables de se servir de leur annuaire téléphonique; ¦ Plus de guides particuliers pour chaque province: tous les guides seront semblables et les informations et les formulaires propres à chaque province seront ajoutés à l’envoi.De plus, les déclarations de revenu destinées aux personnes âgées seront envoyées en courrier troisième classe plutôt qu’en première classe, ce qui permettra d’autres économies.Les contribuables recevront ces nouveaux formulaires (quelque 11 millions) d’ici la fin janvier, a indiqué hier le ministre fédéral du Re- venu David Anderson.Celui-ci a ajouté que, en plus de coûter moins cher à produire, les déclarations seront plus faciles à remplir.«Une partie du problème qu’on rencontrait avec les déclarations actuelles, c’est que les gens se retrouvaient devant un très grand nombre de pages et beaucoup de notes écrites en petits caractères.Nous éliminons donc tout un aspect rébarbatif des formulaires», a dit le ministre.Certains spécialistes du domaine fiscal partagent cette opinion.Mais d’autres croient que l’élimination des tables d’impôt risque d’accroître les erreurs dans les déclarations des contribuables.Revenu Canada soutient toutefois avoir simplifié la méthode de calcul des impôts.De plus, les tables de 1994 s’arrêtaient déjà aux revenus de 59 180$.Les contribuables dont les revenus étaient plus élevés devaient faire leurs propres calculs.' àwwih a OMfjL Donnez un coup de main au destin.288-1261 Centraide du Grand Montreal Merci aui amis de Centraide qui ont assumé les coûts de cette annonce.\ I.K I) Y V 0 I It .I.Y .1 Y r 0 I 2 :t X 0 V Y M H It K I t» inspirant du Walk of Fame d’Hollywood, le réseau privé TVA a inauguré hier la Promenade des stars du Québec qui, dans un premier temps, rend hommage à 25 artistes qui ont marqué l’histoire de l’industrie du spectacle québécois.La promenade est construite sur le trottoir de la rue Alexandre-de-Sève, juste à l’extérieur du Théâtre Arcade que TVA vient de rénover pour y produire son émission Cha ba da.Chacun des 25 artistes honorés hier — certains à titre posthume — a son étoile, coulée en bronze, enchâssée dans la dalle du trottoir.Cela faisait plusieurs mois qu’un comité discutait pour dénicher les noms qu’il convenait d’inclure dans cette première liste d’étoiles.Les membres du comité sont Rosaire Archambault d’Archambault Musique; Paul-Emile Beaulne, de Radiomu-tuel; Guy Crevier, président de Télé-Métropole; François Macérola, président de Téléfilm; Monique Mercure, directrice générale de l’Ecole nationale de théâtre; André Proven- cher, vice-président de TVA; et Robert Roy, président du conseil d’administration de l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision.Les artistes sélectionnés sont Roger Baulu, Janette Bertrand, Michel Brault, Geneviève Bujold, Gilles Carie, Michel Côté, Yvon Deschamps, Céline Dion, Jean Duceppe, Marcel Gauthier, Gratien Gélinas, Jean Grimaldi, Olivier Guimond, Juliette Huot, Claude Jutra, Roger Lebel, Félix Leclerc, Guy Maufette, Marc Messier, Dominique Michel, Pierre Nadeau, Jacques Proulx, Ginette Reno, Alys Robi et Janine Sutto.La Promenade des stars, a souligné M.Provencher (TVA), «veut assurer aux artistes une visibilité permanente et offrir au public l’accès à un lieu qui lui rappellera une partie importante de son histoire culturelle».En fait, TVA espère également que cette promenade sera éventuellement inscrite dans les guides touristiques de manière à intensifier l’activité dans ce secteur de Montréal.D’autres noms s’ajouteront à cette première liste et le public pourra faire des suggestions au comité de sélection.Réactions d’incrédulité PAULE DES RIVIÈRES JEAN DION LE DEVOIR Pour un important groupe d’employés de la Société Radio-Canada à Montréal, «la valse des chiffres lancés de tous bords et tous côtés» n’apporte aucun éclaircissement sur l’impact réel des compressions budgétaires de la boîte, qui s’élèvent maintenant à 227 millions.Le président du syndicat des 1500 employés travaillant à la production d’émissions, incluant journalistes et assistants réalisateurs, Gilles Provost, ne croit pas une minute au discours rassurant de la patronne de la télé française, Michèle Fortin.Cette dernière a assuré hier que seules 60 personnes quitteraient leur emploi contre leur gré en avril prochain (parce qu’elle s’attend à 128 départs volontaires au cours des prochains mois); elle a également promis que le téléspectateur ne verrait pas le résultat des compressions à l’écran l’an prochain.«Comment peut-on s’imaginer que les émissions ne seront pas touchées?, demande-t-il.C’est de la foutaise», ajoute M.Provost en ajoutant que plusieurs personnes sont déjà affectées, que le climat de travail devient très difficile et que la pression ne fera que s’intensifier au cours des prochains mois.Près de 800 membres du Syndicat des communications sont pigistes et «voient très bien l’impact des compressions».«Ils travaillent trois jouis et ne sont payés que pour deux, ils subissent la pression des réalisateurs qui doivent prouver qu’ils peuvent faire plus avec moins, etc.», note-t-il.Plus tôt dans la journée, une employée du service des finances membre du Syndicat canadien de la Fonction publique s’était interrogée sur la capacité de la SRC à verser des primes de départ aux employés choisissant de quitter volontairement, alors que le gouvernement fédéral n’avait pas encore pris d’engagement ferme à cet égard.Rappelons que le ministre du Patrimoine, qui est responsable de la SRC, n’a jamais voulu confirmer que le télédiffuseur devait faire face à des compressions de 350 millions, projet qui fut d’ailleurs à la source du départ de Anthony Manera et de l’arrivée de Beatty.Hier, le ministre du Patrimoine, Michel Dupuy, a loué le plan Beatty et dit qu’il améliorerait l’efficacité de la SRC.Il a également indiqué que la restructuration de l’ingénierie correspondait aux vœux du gouvernement.Enfin, la députée du Bloc, Mme Suzanne Tremblay, a déclaré que les propos du ministre montraient à quel point, une fois de plus, ce dernier vivait sur une planète lointaine.Chrétien dort bien L’écoute du Téléjournal de Radio-Canada rend-elle insomniaque?En tout cas, s’il faut se fier au premier ministre du Canada lui-même, la réponse est affirmative.Pour une deuxième fois en quelques jours dans la foulée de la campagne référendaire, Jean Chrétien s’en est pris hier au trai- PHOTO PC Perrin Beatty s’adressant aux employés de la SRC en circuit privé.tement des nouvelles effectué par la société d’Etat, déclarant qu’il revendiquait «une information objective».Or, «moi, je ne peux pas m’en plaindre beaucoup parce que, comme je veux bien dormir, je n’écoute pas Radio-Canada avant de me coucher.C’est pourquoi je suis en forme: je dors très bien», a expliqué à la Chambre des communes M.Chrétien, en réponse à une question de la députée Suzanne Tremblay, du Bloc québécois.En tournée en Nouvelle-Zélande la semaine dernière, le premier ministre avait mis en doute le respect par la SRC de son mandat qui, selon lui, consisterait à «faire la promotion de l’unité nationale».Or, pendant le référendum, «ce n’était manifestement pas une de ses préoccupations soir après soir quand j’ai regardé», avait-il dit.Hier, il a ajouté que le chef du Bloc Lucien Bouchard avait lui-même pourfendu la SRC en cours de campagne, notamment lors de l’affaire de, la publicité du camp du OUI refusée par la télévision d’Etat.«Ce que je trouve drôle, c’est que lorsque l’opposition critique Radio-Canada, c’est de bonne guerre», mais que l’histoire était différente pour le gouvernement.«Ce que j’ai eu à dire, je l’ai dit publiquement.Je n’ai jamais parlé au président de Radio-Canada depuis la journée où il a été nommé, je lui laisse faire son travail.Seulement, je ne me retiendrai pas, parfois, d’exprimer mon opinion comme chef de parti», a dit M.Chrétien.Le Bloc a répliqué qu’il s’agissait, dans son cas, de publicité et non d’informations en provenance de la salle de rédaction.En outre, la députée Francine Lalonde s’est demandée comment le premier ministre pouvait «critiquer Radio-Canada alors qu’il ne la regarde pas».Beau Dommage, c’est fini! MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Décidément, c’était la semaine de la réalité virtuelle dans le merveilleux monde du spectacle.Après des Beatles ressuscités le temps d’une chanson, c’était au tour de Beau Dommage de faire revivre deux chansons de Félix Leclerc sur le DC d’adieu que le groupe lançait hier au Spectrum, le temps d’un dernier tour de piste québécois en spectacle.Gratuit svp.Les deux chansons (Bozo et La Mort de l’ours), enregistrées en 1977, perdues et retrouvées dans le sous-sol du regretté cinéaste Claude Jutra font les frais d’un troisième disque complétant le coffret double du «spectacle de l’année», ainsi salué par l’ADISQ récemment.La formation avait recueilli quatre autres trophées lors du gala.Comme quoi, Félix sourit toujours à Beau Dommage.Le coffret-souvenir comprend, entre autres, les chansons du,Beau Dommage deuxième époque (Echappé belle, Sur la véranda et Le Retour du flâneur) et surtout les classiques de la première époque comme Le Blues de la métropole, une version acoustique du Picbois chantée en trio et la version des spectateurs de l’incontournable Complainte du phoque en Alaska.Le groupe retournera en Europe au printemps pour quelques spectacles supplémentaires, puis chacune des six «beautés dommageables» retournera à sa carrière solo.Fini Beau Dommage?Vraiment?«On ne dira plus jamais, jamais», d’éclater en chœur Michel Hinton et Marie Michèle Desrosiers.Et d’ajouter Pierre Bertrand: «Ça va faire du bien d’arrêter.On est sur un train d’enfer depuis notre retour.On n’a pas eu de vacances depuis deux ans et demi.» Les six larrons s’entendent pour dire que cette deuxième équipée a pris des proportions inimaginables, que l’accueil a dépassé toutes les espérances, que la deuxième fois c’était meilleur.«Je ne suis pas prêt d’ou- blier ça», confie Michel Hinton.«On l’a vécu plus intensément que la première fois parce que, cette fois, on était plus conscients de ce qu’on faisait», raconte Marie Michèle.On a eu beaucoup de plaisir à jouer.» Et Pierre Bertrand de poursuivre: «Il n’y avait plus de scène, plus de public, c’était comme faire l’amour.» Pourquoi arrêter alors?Pierre Bertrand: «il faut se faire attention les uns aux autres.Il faut prendre une respiration, vivre autre chose.Quand on se revoit après, on oublie les mauvais côtés qui finissent toujours par ressortir.Deux ans et demi, coude à coude, c’est long et c’est dur parfois.On s’intégre dans un groupe et on ne s’appartient plus.» Les vieux démons ont donc refait surface.«Six têtes dures ensemble, parfois ça frotte un peu», ajoute Michel Hinton.Mais Réal Desrosiers y va d’un bémol: «Faut pas exagérer, il y aura toujours des divergences d’opinion, on n’a pas changé.Mais le succès et les inconvénients se prennent mieux en groupe que seul.On voyait mieux les coups arriver cette fois.» Beau Dommage l’a encore échappé belle.Mais on échappera pas à un deuxième retour.«C’est ça, lance Marie Michèle, en chaise roulante, dans vingt ans et on sera commandité par Géritol!» MARTINE ÉPOQUE AU REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DE LA DANSE Ltrs de sa récente assemblée générale, le conseil d’administration du Regroupement québécois de la danse annonçait la nomination de Martine Epoque à litre de présidente du c.a.Cette nomination fait suite à l’annonce de la décision de Gaétan Fatenaude de quitter son poste de directeur général de l’organisme je 30 novembre prochain.Un comité a été mis sur pied pour lui trouver un remplaçant.M.Fatenaude était à la direction générale depuis 12 ans.LE PALMARES DE LA LIVROMANIE Anique Poitras, auteure de La Lumière blanche, et Dominique De-mers, auteure de Ils dansent dans la tempête, ont terminé ex-aequo en première place du palmarès de la Livromanie 1994-1995, décrochant ainsi le titre très courtisé d'au-teures préférées des jeunes au Québec.Le palmarès de la Livromanie est choisi par près de 20 000 «livromaniaques» qui forment les 250 clubs de lecture de Communication-Jeunesse à travers le Québec.Québec-Amérique/Jeunesse annonce également que l’auteure Christiane Duchesne est en lice pour le prestigieux prix Hans Christian Andersen 1995, le «petit Nobel» de la littérature, remis à tous les deux ans à un écrivain pour les jeunes.Mme Duchesne a déjà reçu deux fois le prix du Gouverneur général du Canada.CONCERT DE NOËL À LAVAL Les Petits Chanteurs de Laval, dirigé par Gregory Charles, présentent un concert de Noël le 3 décembre prochain à la Chapelle des sœurs missionnaires de l’Immaculée-Concep-tion à Pont-Viau, à Laval.Le programme comprend des chants traditionnels de Noël d’origines diverses, ainsi que du gospel, du chant polyphonique de la Renaissance et classique.ACCES À L'INTERNET La bibliothèque Atwater est la première bibliothèque publique à Montréal à annoncer qu’elle fournit au grand public l’accès au réseau Internet.Toute personne âgée de 18 ans et plus, de quelque municipalité que ce soit, peut obtenir de l'information, jouer à des jeux électroniques, recevoir et envoyer du courrier électronique ou participer à des discussions de groupe par le réseau Internet au centre d’informatique de cette bibliothèque située à Westmount.I» I» I» m I» » I» X» t» X» X» x» x» t» X» X» X» X» I» X» X» X» X» X» Récital D’Orgue Jacques Boucher, organiste Anne Robert, violoniste Chapelle des FF.Maristes, 14, Bord-de-PEau, Iberville (autoroute 10, sortie St-Jean) Dimanche, 26 novembre à 20h00 Ojfrttit rilmtin Tu es inscrit à temps plein àns un cégep ou un collège du Québec! Alors k rand concours de JOURNALISME LE DEVOIR est pour toi Fais-nous parvenir un article critique (au moins 800 mots) sur une manifestation qui concerne la vie sociale et culturelle d’ici: par exemple un film, un livre, un événement culturel ou sportif.Parles-en à ton professeur de français rar ce concours peut aussi être réalisé dans le cadre de tes cours.La date limite des envois des testes au journal Le Devoir est le 15 mars 1996.La remise des prix aura lien à Quélrn: le 29 llldi 1996.\ A gagner?La Fondation dt plusieurs prix tels un OrdilKltGUr.d
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