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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 3 août 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1971-08-03, Collections de BAnQ.

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là J il Nouvel incident à bord d'A polio 15 L'équipage a dû retarder l'éjection du Falcon HOUSTON (d'après l'AFP) - Un nouvel incident est venu s'ajouter hier soir à la liste déjà longue des difficultés techniques, heureusement sans gravité jusqu ici.qu’a dû surmonter l’équipage d'A-pollo 15 au cours d'un vol qui s’annonce par ailleurs une brillante réussite.De nouveau réunis dans le module de commandement, après nue le Falcon eut - nui .exécuté son magnifique décollage de la lune qui constituait une première télévisée, les trois astronautes ont dû retarder de près de deux heures l'éjection du module lunaire: une surpression avait en effet été observée dans le tunnel qui relie les deux parties du train spatial.Il s'agissait de localiser la fuite qui causait cette différence de pression, puis d’y remédier.La manoeuvre de séparation en effet ne peut s’effectuer que si l’on est sûr qu’il n’existe aucune fuite du côté de l'écoutille qui.du côté du module de commandement, donne accès au tunnel du module lunaire, ou plutôt ce qui en reste, c’est-à-dire son étage de montée.La technique utilisée pour la séparation est celle du "bouchon de champagne": la pression dans la cabine de commandement est de 316 grammes par centimètre carré.Avant la séparation, les astronautes établissent une pression de 105 grammes au centimètre carré dans le tunnel du module.A un moment donné, en mettant à feu de petits Après avoir vérifié le tunnel, les astronautes n’ont rien trouvé d'anormal.Ils n’ont pas détecté de fuite et les préparatifs en vue de la séparation des deux modules, qui devait avoir lieu deux heures plus tard, se sont poursuivis.que la séparation n'a eu aucune conséquence sur l'écoutille du module de commandement.Ce qui reste du Falcon, l'étage de ¦ la lu- L’opération "éjection” a été exécu-nois que la mise à feu boulons explosifs, l'équipage provoque le l'étage oer détachement de l’étage oe montée et l’air contenu dans le tunnel l’éjecte comme un bouchon.tée à 21h04, tand pendant 85 minutes, dû moteur du module de service qui doit placer le module lunaire sur une trajectoire de descente vers la lune ne devait avoir lieu que 94 minutes plus tard, afin de s’assurer montée, devait aller s’écraser sur ne 2S minutes plus tard, provoquant des ondes enregistrées aussi bien par les sismomètres installés près de la base Hadley et que par ceux laissés par les équipes d'Apollo 12 et Apollo 14.Après s'être séparés de Falcon, les trois cosmonautes, toujours en orbite autour de la planète, ont commencé leur période ae repos, bien méritée après une journée fertile en événements.Donald Slayton, le chef des astronautes.a demandé à David Scott et à la météo Nuigsux ivtc périodti • nsollllléii.Humid*.Maximum de 80.LE DEVOIR James Irwin de prendre des pilules pour ‘ ‘ Al Wor- dormir.Il a laissé le choix à den qui a passé trois journées plus reposantes en orbite autour de la lune.Slayton qui est appelé dans les cas d'urgence avait pris en main les com- munications avec Apollo quand le centre lit a Fais ce que dois Office fétial VOL.LXII NO 1 76 Montréal, mardi 3 août 1 97 1 15 CENTS Washington et les deux Chines Pékin à TOiVIU sans l'exclusion de Taïwan de contrôle croyait avoir détecté une anomalie dans la pression en oxvgène.retardant de deux heures la séparation du lem et du module de commandement.Après vérifications, les astronautes ne découvrirent rien d’anormal et ce nouvel incident est resté inexpliqué.On ignore si une baisse de pression s’est produite quelque part ou si, simplement, un indicateur a donné une fausse alerte rappelant à tout le monde la mort des trois cosmonautes soviétiques.En tout état de cause, les trois astronautes n'étaient pas en danger, a affirmé le centre de contrôle, car.pour la première fois au cours de cette manoeuvre, ils portaient leurs scaphandres, en raison justement du drame soviétique.En outre une fuite à bord d’Apollo est immédiatement décelable alors qu'elle n'est pas apparente à bord de Soyouz.C’est par un véritable feu d'artifice Sue s'était terminée la troisième et emière journée lunaire de David Scott et James Irwin.Le palier de montée du module Falcon s'est arraché sans aucune difficulté à la gravité lunaire dès la mise à feu de son moteur.Des flammes bleus et WASHINGTON - Les EUts-Unis soutiendront dès cet automne l'admission de la République populaire de Chine à l'Organisation des Nations unies et ils s'opposeront à l'expulsion de la république de Chine nationaliste de cette même organisation internationale.Sur la question de savoir qui, de Pékin ou de Taipeh, sera représentée au Conseil de sécurité de l’ONU, le gouvernement américain rappelle quil s'agit d une question qui est du ressort de ce Conseil de sécurité, mais qu'il s'en remettra pour sa part à l avis de la majorité des membres de l'ONU.Cette position du gouvernement américain sur la representation chinoise aux Nations unies a été formulée hier midi par le secrétaire d'Etat William Rogers dans une brève conférence de presse M.Rogers a précisé que les Etats-Unis n'insisteront plus pour que l'admission de Pékin soit soumise a la clause de la "question importante” exigeant une majorité des deux tiers, ce qui veut En vérité, la position des Etats-Unis paraît peu compatible avec les règles pratiquées aux Nations unies, estime-t-on.En effet, les Nations unies prévoient que la Chine dispose d'un seul siège dans 1 organisation internationale.Si donc ce siège devait être attribué à Pékin, on ne voit pas comment la Chine nationaliste peut continuer à siéger à l'ONU.Si Formose demandait à continuer à faire partie des Nations unies, il faudrait donc que le gouvernement du maréchal Tchang Kai-chek s'adresse dans les formes habituelles au Conseil de sécurité, seul habilité à admettre de nouveaux membres.Dans ce cas, les chances de Formose paraissent minces en raison du veto de l’URSS et vraisemblablement de certains autres membres permanents".Voir pag* 6: William Rogara dire que Pékin pourra entrer à l'ONU la fa a la faveur de là majorité simple, qui lui est déjà acquise.En revanche a ajouté le secrétaire d'Etat.Washington insistera poui que toute initjative visant à expulser la Chine nationaliste soit traitée comme Pékin n'acceptera une question importante".M ho Rogers a expliqué que les Etats-Unis se devaient "d'adapter leur rôle aux réalités du monde a’aujourd'hui".Tune de ces réalités étant que l'un et l'autre gouvernements chinois pouvaient faire partie de la même organisation mondiale à condition que les intérêts de la paix dans le monde" leur tiennent à coeur "Les Etats-Unis, a souligné M Rogers.vont coopérer avec ceux qui souhaitent le maintien de la République de Chine nationaliste aux nations unies, quel que soit leur point de vue sur le statut des relations entre les deux gouvernements (de Pékin et de Tàipeh)".M.Rogers s'est refusé à préciser davantage l'attitude qu'adoptera son gouvernement lorsque la question chinoise sera débattue aux Nations unies, indiquant qu'il restait à "débattre de la tactique" avec les autres membres de l'ONU d'ici à l'ouverture de l'Assemblée générale en septembre Le secrétaire d'Etat a précisé que le gouvernement de Taipeh a été averti du contenu et de la publication de ce communiqué, mais que Pékin n'en a pas été informé M.Rogers a dit que le revirement américain sur la question chinoise était dû aux transformations intervenues sur la scène internationale depuis des années.de nombreux pays ayant reconnu le gouvernement de Pékin.Les Chinois jamais ça, croit Ronning M.Chester Ronning, ancien diplomate canadien, a déclaré hier à Camrose, Alberta.que la Chine continentale ne peut d'aucune façon accepter la dernière proposition des Etats-Unis voulant qu'il y ait deux sièges chinois aux Nations unies.“Quiconque s'aventure de manoeuvrer vers une politique de deux Chine ferait aussi bien d’v renoncer dès maintenant".rouges ont tout à coup enveloppé le palier de descente transformé pour quel- ques secondes en rampe de lancement i li* Le décollage a eu lieu à l'heure prévue.Au moment où les flammes jaillissaient sous le module, sur les ondes retentissaient non pas les paroles de Scott et d'Irwin, mais le refrain de la marche de l'armée de l'air américaine, un hommage que les deux hommes rendaient à l'arme à laquelle ils appartiennent ainsi que leur camarade Alfred Worden.La caméra de télévision en couleur de la cabine-mère a pris le relais dans son champ, le lem se rapprochant d'elle ressemble à un scarabée or et orange.Il allume ses fusées direction- Voir page 6: Apollo 15 M.Trudeau se rendra à Belgrade a précisé l'expert en questions chinoises au cours d’une interview.William Rogers, secrétaire d’État américain (Téléphoto AP) OTTAWA (CPi - Le premier ministre du Canada.M Pierre Elliott Trudeau et son épouse, profiteront de leurs prochaines vacances en Méditerranée pour passer quelques jours en Yougoslavie, séjour au cours duquel ils seront vraisemblablement reçu par le maréchal Tito.président de la Fédération yougoslave.La nouvelle a été communiquée hier soir par un porte-parole du bureau du premier ministre.Le même porte-parole a ajouté que.si M.Trudeau rencontre le président Ti- Voir page 6: Trudeau r % 1 ji -¦ N .-'.vV : - Une première à la TV M .Ronning a déclaré cependant, que la volte-face de la politique américaine annoncée au début de la journée d'hier à Washington, assurera à la Chine continentale un siège à l'ONU lors de la tenue du prochain vote."Les Etats-Unis semblent prêts à céder avec grâce en faveur d'une majorité simple, mais ils insistent sur une majorité des deux tiers pour écarter les nationalistes de leur siège à l'Assemblée générale." U prédit que les Etats-Unis vont accepter le refoulement des nationalistes de l'ONU si une majorité de deux tiers est obtenue Les ressources minières sous-marines: Ottawa est prêt à réviser ses positions de notre envoyé spécial, Jean-Pierre Bonhomme représenteht le quart de la population et il est ap- M.Ronning.qui a déjà été ambassadeur du Canada en Chine, est d'avis du monde, a dit M.Rogers, paru aux Etats-Unis qu'il était "sage que leur voix soit entendue à l'ONU".Le communiqué d'hier met fin au réexamen de toute la question chinoise entamé par M Nixon des son arrivée au pouvoir en 1969 là définition de la position des Etats-Unis relativement à la question chinoise ne constitue pas une surprise.Elle est tout à fait dans la ligne des propos tenus que Taiwan ne peut pas continuer à représenter la Chine à l'ONU.“Si les Etats-Unis doivent normaliser les relations avec la Chine, ils devront reconnaître Pékin à titre de gouvernement unique de la Chine".Il a ajouté que Pékin devrait être laissé libre de résoudre ses problèmes avec Taiwan "Il saura les résoudre pacifiquement", a-t-il conclu.en public ou en privé depuis huit mois .Nix ‘ " “ par le président Nixon et parM.Rogers.Ayant annoncé son voyage à Pékin, le président Nixon ne pouvait pas ne pas Ser l'admission de la Chine dre à l'ONU.En même temps, il ne'peut pas se prononcer pour l'expulsion de la Chine nationaliste avec laquelle les Etats-Unis sont liés depuis 1954 par un traité de défense mutuelle aux clauses d'ailleurs assez vagues puisqu'il est simplement stipulé qu'en cas d'agression les deux parties se consulteront.Ne pouvant se dégager d'une situa- au gré du temps LOUISBOURG - Si les provinces maritimes s’entendaient entre elles, le gouvernement fédéral serait prêt à négocier une entente au niveau politique concernant le partage des ressources pétrolières au large des côtes atlantiques et il consentirait à réviser les propositions qu’il a faites à ce sujet suite à la décision de la Cour supreme confirmant la juridiction du fédéral sur les ressources minières sous-marines C’est ce que le premier ministre Trudeau a déclaré hier à Louisbourg lors d'une conférence de presse qu'il a tenue après la visite qu'il a fait, en compagnie de sa femme, à la forteresse histonque de Louisbourg, reconstituée par le gouvernement fédéral.M.Trudeau a déclaré qu'il avait eu y avait 25% de chômeurs au Cap-Breton.mais il s'est fait rabrouer par le premier ministre qui a soutenu de son côté que le nombre des chômeurs ne s’élevait pas à plus de 8%.M.Trudeau a précisé à ce sujet que le ministère de l’expansion économique régionale de M.Jean Marchand avait contribué à réduire la hausse du nombre des chômeurs D'autre part.M.Trudeau, commentant sa visite de la veille à Chéticamp.a reconnu que les Acadiens pouvaient avoir des complexes davant leurs compatriotes québécois, complexes qu'il a comparé à ceux que les Québécois auraient de- vant les Français.M Trudeau a recommandé aux Aca diens de se débarrasser de ces complexes "puisqu'ils comptent parmi les premiers habitants européens en Amérique" et d'exiger la reconnaissance de leurs droits linguistiques.M Trudeau a toutefois dit comprendre ce sentiment d'infériorité et il a dit qu'il était dû à un état d'infériorité économique M Trudeau à qui un journaliste avait .l’i demandé s’il favorisait l'union des provinces maritimes, et si cela ne constituait pas un danger pour la survie des Acadiens, a répondu que la vie elle-mê- me était dangereuse et a conseillé aux Acadiens de regarder les avantages posi-tifs des nouveaux arrangements administratifs élaborés par le Conseil des premiers ministres des Maritimes.On a appris à ce sujet que le secrétaire de la conférence constitutionnelle permanente d’Ottawa.M Edgar Galant, de Moncton, a été prêté pour deux ans au Comité pour l'union des Maritimes qui relève du Conseil des premiers ministres des provinces maritimes.Ce Comité compte actuellement une vingtaine d'experts et la nomination de Voir pag* 6: Lai raaaourcaa Infaillibilité des entretiens à ce sujet avec le premier .elle “ - En Saskatchewan tion inextricable, Washington laisse à Pé-Nai kin, à Taipeh.et aux Nations unies le soin de la régler.Aussi, la première réaction des milieux de l'ONU à la déclaration américaine tant attendue est-elle de souligner Face à la décision de la Régie de l'as-surance-maladie du Québec de vérifier spo-rcdlquemer.t d les honoraires versés aux médecins correspondent à leurs prestations, on assiste à une levée de bouclier de la part des notables du corps médical.Fiant a priori fondés de se croire Infaillibles, ils considèrent tout contrôle comme une atteinte à leur intégrité et repoussant du pied toute insinuation de fraude, s'esti- ministre de la Nouvelle-Ecosse, M.Gerald Regan, hier, mais il a noté que la juridiction fédérale est maintenant bien établie.Il a dit espérer toutefois que l'on en arrive à des arrangements d’ordre administratifs qui accorderont aux pro- :e et vinces maritimes une responsabilit de plus grands bénéfices.Le gouvernement Blakeney remet en cause tout le projet d'usine de pâte à papier nouve n peut envisager plusieurs formules velles, a dit M.Trudeau, y compris celle qui permettrait à la province au large de laquelle se trouvent des resscur- mant déjà comme accusés alors que l'admi- ¦ ¦ trie laqui ces énergétiques, une part plus grande ‘ bénetii que le double objectif poursuivi par les Etats-Unis - admiss._________ amission de Pékin et maintien de Taipeh continue à représenter la quadrature du cercle.nistratlon ne parle que de vérification, ils revendiquent une auto-discipline dont ils seront les seuls juges.Ds annexent, en le modiflant à leur profit, le postulat de leur confrère le l)r Knock: Tout coupable est un Innocent qui s'ignore! ‘ ' “ rlln ! Louis-Martin TARD des bénéfices que les autres provinces maritimes.On sait que les Maritimes comptent beaucoup sur la découverte de ressources pétrolières en haute mer pour relever leur économie anémique.Un journaliste des Maritimes a noté au cours de la conférence de presse qu'il REGINA (PC) - Le premier ministre Allan Blakeney a déclaré à la Chambre que le gouvernement n'est pas prêt à s’engager dans le projet de senstruction dAtne usine de pâtes à papier dans le nord de la Saskatchewan, projet fort tUlio discuté que l'on évalue à $117.7 millions.Il a demandé par lettre au président de Parsons and Whittemore, de New York, une étude immédiate sur les frais et obligations encourrus jusqu’à présent pour ce projet.L'administration précédente, libérale, avait entrepris des négociations pour ce projet et l’avait fait accepté par la Chambre.Mais le 23 juin, le parti néo-democrate prenait le pouvoir avec 45 comtés sur 60.Pendant la campagne électorale, M.Blakeney avait promis, s’il était élu, de reprendre toutes les négociations.Dans sa lettre, M.Blakeney dit que si la question de l'usine n'est pas réglée de façon satisfaisante et sans trop de retard le gouvernement présentera un projet de lot à ce sujet Le premier ministre rappelle que Athabasca Forest Industries Co, creée pour construire l'usine, a vendu au Canada pour $35 millions de debentures venant à échéance le 13 juin 1991 et entièrement garanties par la province Cependant, dit-il.les conditions de cette émission permettent à Athabasca de racheter les debentures à leur va- Volr pag* •: la gouvarnamant M ’.T • a 2 * Le Devoir, mardi 3 août 1971 S'il Le COE envisage de renoncer au français au profit de l'anglais GENEVE (Le Monde) - Jour après jour, la moindre part de la langue française dans la vie internationale de Genève se fait (Mus vivement sentir.Les conférences de presse du Palais des nations sont, pour la plupart du temps, prononcées en anglais, sans traduction française, alors que les Nations unies disposent d'un remarquable service de spécialistes-interprètes II est de plus en plus fréquent d entendre des orateurs, parfaitement bilingues ou de langue maternelle française, s’exprimer en anglais, sans songer que les correspondants de presse de la Suisse romande qu'ils ont convié à les écouter sont francophones.Les documents de l'ONU et de ses institutions spécialisées à Genève sont souvent distribué uniquement en version anglaise.Les organismes internationaux, indépendants de l’ONU, comme le Conseil oecuménique des Eglises (C.O.E.), suivent cet exemple.La situation générale à l'égard de la langue française est particulièrement grave au C.O.E., qui groupe près de quatre cent millions de fidèles (appartenant a quelques deux cent quarante Eglises non catholiques), et déploie une activité intense dans les pays sous-développé.Bien qu’aucune décision n’ait été prise officiellement et à titre définitif, une vive inquiétude règne dans les milieux proches du C.O.E., où on n’héite pas i dénoncer 1’“ impérialisme linguistique américain".Les craintes de voir triompher ce nouvel “impérialisme" sont accentuées depuis l'aggravation de la situation bud-gétaire du C.O.E.provoqué par la réévaluation du franc suisse.En effet, les subventions les plus importantes proviennent des Etats-Unis et sont, par conséquent, comptabilisées en dollars.On croit savoir que les services “éducation et communications” du C.O.E.se trouvent amputé de 100,-000 dollars sur le budget de 1972.On envisagerait donc de supprimer l’information en français ainsi que dans toutes les autres langues d’expression latine.Si une telle mesure était définitivement adopté, elle risquerait de porter un coup sensible aux efforts mené par le C.O.E.pour s’implanter en Afrique francophone et en Amérique latine et pour se rapprocher du Vatican.,, Il serait question également d amputer sérieusement les services de traduction, ce qui signifie que seul l’anglais subsisterait en fait dans les publications.Les milieux internationaux de Genève demeurant persuadé que si les Eglises intéressées régissaient avec suffisamment d’éergie, quelle que soit l'emprise de l’Angleterre au sein du C.O.Ë., la langue française ne serait pas sacrifié et d’autres mesures pourraient être trouvées pour équilibrer le budget.Avec des politiques et des programmes, le gouvernement peut établir un climat de croissance.Mais aucun gouvernement ne pourrait soumettre une loi qui imposerait la confiance du public.Et aucune ne saurait réglementer l’initiative et le dynamisme du secteur privé qui, en somme, seront les facteurs déterminants du progrès économique.Donc, les Canadiens eux-mêmes doivent prendre leurs propres décisions.Les gens — un placement de tout repos.Notre pays doit son existence à plusieurs générations de gens déterminés, venus avec un but précis: bâtir un pays où il fait bon vivre.Les premiers arrivants ont eu à surmonter des difficultés sans nombre.Nous devons également un grand merci aux Canadiens qui, il y a un siècle, ont travaillé avec acharnement pour poser les voies du chemin de fer transcontinental et, de la sorte, lier tous les coins du pays pour en faire le Canada.Et.il n'y a pas si longtemps, combien ont œuvré à l'Expo '67.C'était là une tâche gigantesque, quasi impossible! Et pourtant, ne s'est-elle pas révélée la plus grande exposition de toutes?Les gens de cette trempe sont notre plus précieuse ressource.Le chômage est le grand fléau de cette ressource et chacun d'entre nous, quel que soit son revenu.en subit les répercussions.Mais il y a un remède: la confiance! Soyons sûrs de nous, «cultivons» les emplois qu’il nous faut, nous y gagnerons toujours.Nous formerons une nation forte qui produira et vendra davantage.Chacun gagnera plus et aura un meilleur pouvoir d'achat.Un point à retenir.En don- v nant aux gens la chance de bâtir—de faire œuvre utile— nous leur communiquons la fierté de leurs réalisations.De telles satisfactions n’ont pas de prix! L’avenir— que nous réserve-t-il?De l'avis général des économistes, le Canada est à l'orée d'une nouvelle ère de croissance.Mieux que tout autre pays à libre entreprise, nous avons réussi l'an dernier à contrer l'inflation.Ça bouge chez nous! Les sociétés commerciales sont en plein essor et les occasions affluent.Mais la chance doit aller de pair avec le désir, si nous le voulons vraiment, nous réussirons.Nous avons la main-d’œuvre.Nous avons les compétences.Il ne reste plus qu'à déterminer si nous saurons les utiliser.Les Centres de Main-d’œuvre du Canada -ce qu’ils font Le Centre de Main-d'œuvre du Canada est l'organisme d'exécution du ministère de la Main-d'œuvre et de l'Immigration, dont relèvent le développement et Tutilisa-tion de nos ressources humaines.Ce service a donc pour but de confier les emplois disponibles aux candidats compétents, et c'est là un domaine où il excelle.L’an dernier, par exemple, plus de 700,000 Canadiens ont pu trouver ainsi de l’emploi.D'un océan à l'autre, il y a 390 Centres de Main-d’œuvre du Canada, tous reliés par télex de manière à synchroniser leur activité.Chaque centre a les spécialistes voulus pour former et recycler les travailleurs afin qu'ils se trouvent du travail dans des domaines nouveaux.Le personnel peut avoir recours aux compétences des chercheurs, des économistes et des statisticiens en matière de commerce et d'industrie, en vue de tirer le meilleur parti possible des emplois offerts et meme d'en créer de nouveaux.Les Centres de Main-d'œuvre du Canada vous aident par tous les moyens.L’homme d’affaires canadien— ce qu’il peut faire.Pour offrir de nouvelles richesses, de nouveaux emplois, notre économie doit compter sur le dynamisme du secteur privé.Puisqu'il en est ainsi, c’est maintenant qu’il faut agir, et de toute urgence! Oui maintenant, en ce début d'une nouvelle ère économique.Maintenant, puisque des milliers de travailleurs compétents cherchent de l'emploi.Maintenant, alors que le gouvernement offre des programmes pour l’expansion de tous genres d’entreprises.L'avenir économique du Canada, c’est vous qui contribuerez à le faire.C’est par votre initiative, par votre confiance en l'avenir, que se concrétisera le progrès économique du Canada.Le travailleur canadien— ce qu’il peut faire.N’allez pas croire que les Centres de Main-d'œuvre du Canada s'occupent uniquement des chômeurs.Par exemple, si vous estimez que vos compétences ne sont pas pleinement utilisées, adressez-vous au Centre de Main-d’œuvre du Canada.Si vous désirez apprendre un nouveau métier ou encore vous perfection-ner-adressez-vous au Centre; des spécialistes vous expliqueront comment profiter des programmes de recyclage qutrh: gouvernement met à votre disposition.(Dans notre ère d'évolution technologique constante, ces cours peuvent vous ouvrir de grands horizons.) Désirez-vous connaître les occasions d'emploi dans les autres régions du pays?Le Centre de Main-d’œuvre du Canada vous renseignera à leur sujet.Si vous faites partie de l'une ou l'autre de ces catégories de travailleurs, et si vous n’ètes pas encore inscrit au Centre de Main-d'œuvre du Canada, donnez votre nom sans tarder.Canadiens — ce que vous pouvez faire.D'abord, il s'agit de déterminer votre attitude face aux perspectives économiques actuelles au Canada.Présentement, la somme des épargnes personnelles dans l'ensemble du pays est plus élevée qu'elle ne l'a été depuis dix ans.Ceci veut dire que les Canadiens ont réduit leurs dépenses-comme il arrive en périodes difficiles.Il y a un an.cette façon d'agir était peut-être sage.Mais de nos jours, cela n'est pas suffisant.Ce qu’il faut maintenant, c'est un climat de confiance qui incite les gens à faire maintenant les déboursés qu'ils ont hésité à faire jusqu’ici, pn agissant ainsi, ils stimuleront les manufacturiers à étendre leur activité dans d'autres marchés, à fabriquer de nouveaux produits.Ainsi l'économie ira-t-elle de l’avant.Ainsi deviendra florissante la «culture» des emplois.ommes-nous équipés pour “cultiver” les^emplois?> > Le vent est bon, filons vers l’avenir -m •' -i Main-d’œuvre Manpower et Immigration and Immigration Otto Lang, ministre Otto Lang, Minister i I I ~m DEVOIR Page Montréal, mardi 3 août 1971 Rue des artistes .Les résultats d'examen sont partis de Québec QUEBEC - Les résultats de quelque 1.8 million d’examens du ministère de l’éducation subis par quelque 300,000 étu-diaits de niveau secondaire sont acheminés depuis hier aux commissions scolaires.M.Jean-Guy Godbout, responsable du service de mesure et d'évaluation à la direction générale de l’enseignement élémentaire et secondaire (autrefois le service des examaisl explioue que les élèves concernés pourront se les procurer en s’adressant directement à leur commission scolaire Plusieurs étudiants du secondaire attendaient avec impatience le résultat de leurs examens qui, ordinairement, leur arrive vers la fin de juillet.M.Godbout a expliqué que le retard de quelques jours est dû à une difficulté technique enregistrée au niveau du traitement des résultats par ordinateur.Considérant qu'il n'y a plus d'examens de reprises au mois d’aout, il ne semble pas que le retard puisse causer quelque préjudice aux étudiants impliqué.A ce sujet.M.Godbout a précisé que des examens de reprise sont remplacés par une prise en considération de l’évalutation faite au niveau de l’école dans l’appréciation des résultats, et cela avant que soit donnée la sanction définitive de succès ou d’échec d’un examen Ce retard de quelques jours, a ajouté M.Godbout, n'a donc que très peu d’importance actuellement.Corps bicéphale BANGKOK (AFP) - Deux frères sia-mois avec deux têtes jointes sur un même cotps sont nés jeudi à Khantaralak.un village très reculé de l'est de la Thailande.apprend-on à Bangkok Les frères siamois ont quatre bras et quatre jambes, mais deux de celles-ci sont soudées aisemble et possèdent seulement neuf doigts de pied.Chacun a son propre coeur, mais l'urètre et l'anus leur sont communs.Les médecins peasent que les frères siamois ont une chance intime de survivre.Les parents.Som et Samai Butsadi, âgés de 21 ans, sont mariés depuis un an.La partie de l'avenue McGill College située entre la rue Sainte-Catherine et la rue Cathart est devenue la me des artistes à Montréal.Peintres, portraitistes, sculpteurs et fabricants de bricoles pour tous les genres y étalent leurs oeuvres dans l’espoir de séduire quelque touriste.On y retrouve des artistes de toutes les nationalités et de toutes les cultures, tel le peintre français Jacques-André Marius, le portraitiste australien David Terry, le peintre espagnol Raphael Ulbani et un Chilien au nom alle- mand, Rodolphe Grünewald, qui est le seul artiste a avoir exposé ses toiles au coin de la me des artistes durant tout l’hiver.Quelques artistes sont typiquement québécois.J.Rod, par exemple, sculpte dans la pierre de savon, une pierre assez tendre qu’on trouve dans la Beau-ce.D dit avoir inventé les boutons de manchettes en pierre de savon et sa dernière sculpture représente les trois cosmonautes américains sur la lune.(Photo Le Devoir par Claude Léger).Fonction publique L'Allier accepte une nouvelle rencontre avec le front syndical QUEBEC (PO - Le ministre québé-nois de la fonction publique, M.Jean-Paul L’Allier, a accepté la tenue d’une nouvelle rencontre d’information générale sur la politique de rémunération du gouvernement, les 16 et 17 août, à Québec, a-t-on appris hier matin.M.L'Allier, a déclaré un proche collaborateur du ministre, a notifié les syndicats de l'acceptation de leur requête, dans une lettre qu'il leur a fait parvenir vendredi.La dernière rencontre entre le gouver-nement et le Front commun syndical Sur la Rive-Sud Dans le cadre de Perspectives-Jeunesse 15 étudiants adultes de la Régio nale de Chambly effectuent présente ment une enquête auprès d’enviror 5,000 foyers repartis dans les muni cipalités de Longueuil, de Ville Lemoy ne, Greenfield Park, Saint-Hubert Chambly.Boucherville et Saint-Lam berî, dans le but de mieux connaître la population en général et son degré de scolarisation en particulier.Ces 15 étudiants, dont l'âge moyen est de 25 ans, ont fait l’an dernier ou feront cette année leur secondaire 111 dans le cadre des cours de recyclage donnés à l’école Macdonald-Cartier de Chambly.D s’agit d’un des rares groupes d'étudiants adultes participant au programme Perspectives-Jeunesse du Secrétariat d’Etat à Ottawa qui leur a consenti la somme de 116.000 pour ce projet qui nécessitera 13 semaines de travail.Les étudiants ont élaboré la problématique de l’enquête et le questionnaire qui vient d'être revu et corrigé par l’analyste mis à leur disposition par Perspectives-Jeunesse.M.Pierre Mar-tin.Le mois d’août sera consacre aux Faites installer les GOUTTIÈRES HO.DO Galvanisé * Cuivre * Aluminium 6maill4 ESTIMATION GRATUITE MONTRÉAL 322-4160 QUÉBEC 872-9244 PRIMEAU MÉTAL INC.avait eu lieu, il y a une semaine, dans la vieille capitale.A cette occasion, les syndicats en cause - la Confédération des syndicats nationaux.la Fédération des travailleurs du Québec et la Corporation des enseignants du Québec - ne s’étaient pas estimés satisfaits des renseignements donnés par le gouvernement et avaient demandé la tenue d’une nouvelle réunion.M.Marcel Pepin, président de la CS-N, a suggéré que le gouvernement accorde à ses fonctionnaires et aux employés du secteur parapublic une hausse pro- interviews et durant les deux premières semaines de septembre on procédera à la compilation des résultats et à la rédaction du rapport qui sera remis aux autorités responsables de Perspectives-Jeunesse ainsi qu'aux responsables de l’éducation permanente dans la région et aux responsables du projet Multi-Média.Selon M.Robert Paquet, coordonnateur du projet, cette enquête fournira des détails qui ne figurent pas dans les renseignements fournis par le Bureau Fédéral de la statistique dont les compilations du recensement de 1971 prendront d'ailleurs encore un certain temps avant d’être publiés.Un comité spécial de l'archevêché étudie le projet 28 En vue de faire une étude objective du projet de loi 28 sur la restructuration scolaire de nie de Montréal, Mgr Paul Grégoire a demandé à un comité spécial, qu’il a créé pour cette fin, de lui présenter un rapport sur la portée de la loi et sur les implications du régime scolaire proposé quant à l’éducation chrétienne des jeunes.Le comité est composé de parents, d’enseignants - laies et religieux -, d’administrateurs scolaires, de prêtres - curés, responsables de pastorale scolaire, responsables d'organismes diocésains -, d'un conseiller mridique, d’un spécialiste des sciences de l'éducation.Le comité se réunira à partir de la seconde quinzaine d’août; il fera rapport à l’archevêque dans la seconde quinzaine de septembre.portionnelle à la hausse du rendement des impôts.De son côté M.L’Allier a déclaré que le gouvernement devait se considérer comme le protecteur des contribuables québécois, qui, éventuellement, auront peut-être à débourser de nouvelles taxes par suite de la hausse des salaires.Il a également fait part de ses craintes qu’une nouvelle réunion ne soit une tactique dilatoire au bénéfice des syndicats.La prochaine réunion, comme les précédentes, se tiendra au Centre Mgr Mar-coux, de Québec, et fera suite à celles qui eurent lieu le 30 mars, le 9 juin et les 26 et 27 juillet.Il s'agit de prénégociations au cours desquelles le gouvernement tente d'obtenir l'approbation des syndicats sur le document quant à sa politique de rémunération qui avait été publié par le ministre de la fonction publique, M.L’Allier, le 28 mars.Une fois l’accord réalisé sur ces préalables, la négociation sectorielle commencera avec les employés des secteurs public et parapublic dont les conventions collectives sont échues.Les démographes du Québec se regroupent Les démographes du Québec viennent de fonder une association qui aura pour but de regrouper les démographes, de faire connaître la démographie aux employeurs éventuels et, de façon générale, de diffuser les connaissances d'ordre démographique.“L’Association des démographes du Québec’’ accueille parmi ses membres les détenteurs d'un diplôme universitaire en démographie ainsi que toutes les autres personnes qui consacrent la majeure partie de leur temps à la démographie ou qui ont apporté une contribution importante à cette science.Le président est M.Hubert Charbon-neau, du département de démographie de I’ll, de Montréal.L’adresse de l'association est d’ailleurs la même que celle de Tuniversité de Montréal: C.P.6128.Montréal 101.L’Inde prie les étrangers de quitter le Bengale occidental CALCUTTA (AFP) - LTnde vient de prendre des mesures à l'égard des étrangers se trouvant au Bengale occidental.Les membres d'organisations de secours étrangères qui travaillent dans des camps de réfugiés ont été priés de quitter flnde samedi, "leur permis de séjour d’un mois étant arrivé à expiration”.Quinze étudiants adultes font enquête sur le degré de scolarisation L'enquête sur le 24 juin Le juge Roger Gosselin accède à la demande du ministre Choquette QUEBEC (PC) - Le président de la Commission de police du Québec, le juge Roger Gosselin, a déclaré hier que son organisme accede sans hésitation à la requête du ministre de la justice, M.Jérôme Choquette, d’étudier en priorité le dossier complet des événements qui ont marqué la célébration des fêtes de la Saint-Jean à Montréal.M.Choquette faisait savoir, samedi, par voie de communiqué, qu’il appartient à la Commission de police de faire enquête sur les agissements des corps policiers en cette circonstance.Un porte-parole du ministère de la justice a souligné hier que suite à son enquête, la Commission de police pourra faire rapport au ministre de la Justice et au conseil des ministres des recommandations qu elle jugera appropriées.Le juge Gosselin a noté qu’il avait à cet égard reçu une conununication verbale du ministre de la justice et qu’il n’en avait pas encore reçu, hier, la confirmation écrite.“C’est le dessein de la Commission, a dit le juge Gosselin dans une conversation téléphonique, de donner suite dans les meilleurs délais à cette requête du ministre.” Le rapport Goldenberg Le N.-B.doit faire de Moncton une ville véritablement bilingue l —Un rapport d’enquête recommande que le Nouveau-Brunswick profite d’un éventuel regroupement municipal pour faire de Moncton une ville véritablement bilingue.Dans le rapport qu’il a remis au gouvernement au Nouveau-Brunswick, le commissaire H.Cari Goldenberg, chargé, en 1970, d’étudier les problèmes de fusionnement des municipalités monc-tonniennes, suggère en effet de ne grouper les localités francophones de l’est, les localités anglophones du sud et la ville de Moncton, qui compte un tiers d’habitants de langue française.Cependant, pour conserver aux Acadiens les avantages qu’ils retirent présentement de la division actuelle.M.Goldenberg recommande “que l'on profite de l’intégration des personnels administratifs de la région fusionnée pour élaborer un plan décisif visant à )rocurer des services municipaux en rançais, tant de vive voix que par écrit, afin dé répondre aux besoins et aux désirs de la population francophone de la cité”.Le commissaire suggère en outre que le nouveau conseil municipal soit assez vaste pour bien représenter la diversité des groupes locaux.La principale agglomération francophone, la ville de Dieppe qui compte quelque 3,400 Acadiens sur un total de 5,000.s’était opposée avec fermeté à toute forme de fusionnement complet avec Moncton.Elle favorisait plutôt un fusionnement avec Chartesville, Lewisville et Saint-Anselme qui au total groupent quelque 2,600 Acadiens sur une population de 5.000 habitants.La ville de Dieppe demandait également que l'on fasse une étude approfondie d'une forme métropolitaine de gouvernement qui sauvegarde le caractère particulier et l'autonomie de la ville.Enfin, elle recommandait fortement que l’on attente, avant de changer son statut municipal, la fin de l’enquête socioéconomique en cours sur la région mé-tropolitiane de Moncton.à les Acadiens forment une majorité dans les municipalités de l'est (6,000 sur 10,000), il demeure que la ville de Moncton compte, en chiffres absolus, un groupe acadien plus important, soit 15.000 sur 48.000.Advenant la fusion, l’importance des francophones dans le nouveau Moncton serait sensiblement la même que dans le Moncton actuel et s'établirait à quelque 33%.En rendant public ce rapport, le mercredi 22 juillet, le ministre des affaires municipales du Nouveau-Brunswick, M.Jean-Paul Le Blanc, a assuré la population concernée qu'aucune décision n’avait encore été prise quant aux recommandations du rapport Gul-denberg sur le fusionnement de l’agglomération monctonienne.11 a précisé que les conseils, les organismes et les citoyens de la région auront l’occasion d’étudier ces recommandations, de demander des explications, de formuler des objections et de suggérer des changements ou des modifications.Dans son rapport, le commissaire insiste sur l’homogénéité économique et géographique de l'agglomération.Il souligne que la fusion offre beaucoup plus de bénéfices aux municipalités environnantes qu’à la présente cité de Moncton mais que celle-a, et doublant sa population, mettrait fin à la concurrence industrielle des autres municipalités.Parmi les principaux inconvénients de la fusion, il note la hausse inévitable des impôts fonciers, seul moyen d’assurer un meilleur service de police et d’incendie, de travaux publics et de loisirs.Le rapport recommande toutefois qu’aucune augmentabon du taux de taxation ne dépasse 20% dans la même année et il suggère que le gouvernement accorde de nombreuses subventions de transition.Dans un éditorial du journal acadien.Le Progrès-L’Evangéline, le rédacteur en chef, Claude Bourque, note que Surte à la page 6 / "Jambe de bois" disparaît Le Québec artistique pleure Henri P oit ras Le décès du comédien Henri Poliras vient de plonge le monde artistique du Québec dans le deuil et c’est avec tristesse que les Québécois ont appris la disparition de celui qu’ils avaient connu à travers le personnage célèbre de “Jambe de Bois” dans le téléroman de Claude-Henri Grignon, “Un Homme et son péché”.Agé de 73 ans, M.Poitras s’est étant dimanche des suites d'une crise cardiaque qui l’a terrassé la semaine dernière.Cest en 1918, dès après la fin de ses études au collège Sainte-Marie, qu’Henri Poitras est monté sur les planches - au grand désespoir ae ses parents qui conce-vaient le métier d'acteur comme une déchéance.Quatre mois après ses débuts au Théâtre Chanteclerc, dirigé par Palmiéri, Henri Poitras était conscrit.D devint sergent de l’armée active après avoir suivi un cours d’officier au COTC.En 1919, après l'armistice, il est engagé au théâtre Arcade, dirigé par Léo Lavio-iette.Puis, sous le nom d’emprunt de Henri Dauvilliers.il fait du théâtre avec la troupe de Jeanne Demons aux théâtres Impérial et Family de Québec.D est acteur, régisseur, co-directeur de théâtre et joue à Québec.Montréal et en Nouvelle-Angleterre à l’occasion de tournées.En 1928-29, il fait la saison avec la troupe de Fred Barry et Albert Duquesne et c’est à la fin de 1929 qu’il abandonne son nom d’acteur pour prendre son véritable nom d’Henri Poitras.Il joue la comédie.il fait du théâtre lyrique, de l’opéra-bouffe.de la tragédie.Il fait des opérettes aux côtés de Lionel Daunais, Charles Goulet.Carlo Lamoureux.D écrit aussi quelques pièces en un acte qui sont jouées sur des scènes populaires nar des acteurs com- me Pic Pic (Charley Ross), Juliette Béliveau, Rey Duzil.B écrit des drames qui sont joués au théâtre Arlequin de Québec dont il est le directeur en 1934.B fait un film commercial en 1935 à New York puis l’avènement du film parlant français fait choir l’intérêt pour le théâtre sérieux.Seuls quelques théâtres burlesques ou comiques subsistent.Cest l'époque difficile.En 1936, Daunais et Goulet fondait les Variétés lyriques.Agé de 40 ans, Henri Poitras se lance de nouveau dans l’opérette.B chante, danse, mime et joue.En 1937, il débute comme acteur de radio, continue de faire des tournées avec diverses troupes et enseigne l'art dramatique au Conservatoire Lasalle.B a tourné quelques films en France avec Madeleine Robinson.Line Moro, Jean Davy.B a fait "Docteur Louise" en France avec Suzanne Avon et Jean-Louis Roux.Enfin c'est le personnage de “Jambe de Bois" dont il a tenu le rôle durant plusieurs années à la télévision dans le téléroman "Un homme et son péché’ qui a rendu Henri Poitras l’acteur aimé et vénéré du grand public québécois.Au dernier gala des artistes, Henri Poitras.dont l'état de santé ne laissait pas présager un décès prochain, avait reçu le trophée Rolfande-Dé-sormeaux des mains d’une vieille actrice qu’il connaissait bien, Mme Nana de Varennes.Henri Poitras a donné 50 années de sa vie au théâtre québécois.Sa déouiille mortelle est exposée aux salons Bonnier.Duclos et Bonnier.3503 rue Papineau depuis 13h, hier.Les funérailles auront lieu mercredi, à lOh.à l’église Saint-Stanislas de Kostka.angle du boulevard Saint-Joseph et de la rue Chasbord.Les ententes 'oubliées' Un nouveau comité est créé pour coordonner cegeps et universités par Gilles Provost Contrairement à des engagements formels pris en 1967 (mais demeurés secrets depuis lors), les universités du Québec n'ont jamais publié ni discuté avec les autres universités ou le gouvernement les normes d’admissions à chacun de leur programme Contrairement à ces mêmes engagements, elles ont très rarement crédité aux étudiants les cours qu'ils avaient suivis au cegep si ces mêmes cours se retrouvaient au niveau universitaire.Bien plus, selon un /apport du conseil des universités, la plupart des universités ignoraient même les implications des normes d'admissions definies en 1967 au point qu elles admettaient parfois à certains programmes des étudiants qui n'avaient pas les pré-requis exigés.Pour mettre fin à ce fouillis, le ministère de l'éducation vient d'entériner, la semaine dernière, une recommandation du conseil des universités.Ce dernier proposait la création d'un "comité de liaison universités-cegeps" qui pourrait élaborer une politique générale d’admission pour l'ensemble du réseau universitaire québécois.Ce comité aurait à faire appliquer les règlements existants, à réviser les exigences d’admissions et les programmes universitaires (structures d’accueil), à diffuser l’information nécessaire et à faire toute recommandation relative à la coordination des deux niveaux.Les pouvoirs de ce comité pourraient être très importants: il pourrait, par exemple, empêcher toute faculté ou département universitaire d’imposer des exigences d’admissions trop grandes, de contingenter arbitrairement le nombre de ses étudiants ou encore de soumettre les candidats à des tests d’aptitudes.Ce comité sera composé d'un sous-ministre de l'éducation, de huit représentants universitaires (un représentant par université et un fonctionnaire de la DIGES) et de huit représentants de niveau collégial (6 représentants des collèges et 2 fonctionnaires de la DIGES).Le comité remplacerait un ancien comi té mixte du nunistère de l'éducation et des universités qui a cessé de fonctionner peu après 1967 sans iamais être officiellement supprimé.Cest ce comité qui avait abouti aux “engagements" de 1967.comme l'explique longuement une étude du Conseil des universités remise au ministre de l'éducation en juin et disponible aux journalistes (sur demande) depuis la mi-juillet.Comme ces ententes n’ont jamais été appliquées par les administrations universitaires concernées et comme il n’y avait plus de lieu de rencontre entre les collèges et les universités, les problèmes se sont multipliés et les protestations ont commencé à pleuvoir.Les universités se plaignaient que les collèges ne donnaient pas la formation désirée aux étudiants et les collèges disaient que les universités ne s'étalent pas transformées pour accueillir cette nouvelle race de diplômé qu'est le finissant du cegep.Dans ses recommandations au gouvernement, le conseil des universités recommande aussi que “les universités prennent immédiatement les mesures nécessaires pour éviter que l'admission ne donne lieu à une forme quelconque de discrimination ou même à une “apparence" de discrimination.Sun* à la paga 4 ¦fm 4 * Le Devoir, mardi 3 août 1971 éditorial Du vitriol de bonne qualité Les lettres québécoises ont reçu la semaine dernière un apport inattendu lorsque le député fédéral de Matane, M.Pierre De Bané, a déniché une réserve de vitriol et en a arrosé voluptueusement M.Maurice Tessier, ministre des affaires municipales et ministre chargé de l'entente ODEQ.Le ton de la missive suffirait à lui seul à retenir l’attention.D’autres éléments contribuent cependant à majorer l’intérêt de l’affaire.D'une part, si l’on excepte quel-oues partisans fanatisés au point d’en perdre le sens de l'humour, personne n’en voudra à M.De Bané d’avoir servi à M.Tessier une volée de bois vert.M.Tessier distribue pompeusement les insanités depuis trop longtemps pour n’avoir pas épuisé l’immense majorité des patiences.D’autre part, le chef du Parti québécois, M.René Lévesque, a été entramé à commenter les déclarations de M.De Bané et à prendre ses distances à l’égard de la vigoureuse animation sociale que pratique le député fédéral de Matane.Peut-on, dans cette perspective, considérer la polémique comme sérieuse?Faut-il plutôt n'y voir qu’une bonne bagarre entre un politicien spécialement inapte à s'intégrer au XXe siècle et un jeune caiid qui tient peut-être plus à se maintenir en forme qu’à bâtir oeuvre durable?• Avec l’entrée en scène de M.Tessier, au lendemain de l’élection d’avril 1970, on pouvait s’attendre à une remise en question des travaux entrepris dans le Bas-Saint-Laurent depuis des années: la planification, l’animation, la consultation et la participation ne font pas partie des bibelots favoris de M.Tessier.Aussitôt en selle, M.Tessier passa donc à l’action.Dans les délais les plus cavaliers, il contestait les lettres de créance du Conseil régional de développement: pwur représenter la population, le député suffisait amplement et qu’on se le tienne pwur dit.D’un revers de main, M.Tessier prétendait invalider le travail effectué.Peut-être se croyait-il appuyé alors par la population, mais U devait bientôt constater que même les citoyens qui rejetaient la “structurite ”, entendaient bien ne pas revenir au régime féodal.En somme, on redoutait que l'arrivée de M.Tessier marque un retour aux méthodes les plus primitives, car on connaissait son penchant pour les décisions rapides, globales, sommaires.A l’usage, on devait constater que M.Tessier pouvait ajouter à un simplisme déjà manifeste ce vieux fanatisme politique dont on espère bien être un jour débarrassé.M.De Bané a donc parfaitement raison de reprocher à M.Tessier ses allures de seigneur médiéval.Sur ce terrain, ü est heureux que des comportements inadmissibles reçoivent aussi crûment un blâme public et que les citoyens soient encouragés à se conduire avec dignité.• Les torts de M.Tessier ne donnent pas automatiquement raison à M.De Bané.Certains esprits chagrins auraient sans doute préféré que la discussion demeure constamment courtoise.M.De Bané a choisi la voie la plus courte et a lancé à “Maurice” une apostrophe directe, cinglante, dévastatrice.Si le ridicule n’a pas épuisé toutes ses forces contre MM.Louis-Philippe Lacroix, Cadieux et consorts, peut- être pourrait-il tenter une offensive contre M.Tessier et le convaincre de se laisser oublier pour une éternité ou deux.Les rieurs, avouons-le, sont carrément du côté deM.De Bané.Il lui reste cependant à convaincre l’ensemble de la population Malgré une certaine persévérance dans l’effort, M.De Bané rencontre encore beaucoup de scepticisme.Qu’il soit coloré, soit; quil soit persifleur, imprévisible, vif argent, on le tolère, à condition qu’il s’occupe davantage de proposer des réponses que d’amplifier les interrogations.Plus il criera fort, plus on exigera de lui qu'il se montre plus efficace que M.Tessier.Mettons-y donc des nuances.Le comportement de M.De Bané ne peut être cité en exemple ni servir de base au “manuel du parfait petit député”.Serait-il député de l'opposition ou.encore mieux, indépendant que la situation se présenterait de façon différente.Etant député du parti ministériel, on s’attend de sa part à la solidarité avec son équipe, à l’effort à l’intérieur du gouvernement.Dans cette perspective, il est évident que M.De Bané se situe lui-même dans le rôle du député hors série, du justicier véhiculé par un parti, mais toujours libre de ses jugements et de ses gestes.Faut-il en conclure que M.De Bané est uniquement le démagogue décrit par M.Tessier et quelque peu redouté par M.René Lévesque?Non.Il y a déjà des mois que M.De Bané appuie son déferlement verbal de prises de position courageuses et cohérentes.H fut absent lors du vote sur la loi Turner, il fut rebelle à certaines initiatives de son propre parti et il eut constamment la hardiesse de se tenir debout.Il n’est pas nâif au point de croire que le parti lui en sait gré: cela se paiera un jour, mais M.De Bane continue dans le même sens.Dès lors, il faut le considérer comme un hors-série.mais du même coup un hors-série tenace et courageux.• Ce qui ajoute à l’importance de l’affaire, c’est la réticence exprimée par M.René Lévesque face au comportement de M.De Bané.M.Lévesque estime, en effet, qu’un parti politique ne peut se permettre de faire de l’agitation.Si M.De Bané peut agir comme il l’entend, c’est, selon M.Levesque, qu’il n’est pas responsable des suites de son action, alors qu'un parti politique, “appelé éventuellement à diriger le gouvernement, ne peut pas s’engager dans une telle action sans penser aux résultats qui suivront, aux pots cassés qu’il appartiendra ensuite à ce gouvernement de réparer”.Espérons pour M.Lévesque que sa pensée n’est pas, ici, correctement résumée.Sinon, il faudrait croire que M.Trudeau, déjà au pouvoir, accorde plus de latitude à ses députés élus que M.Lévesque, aspirant chef d’Etat, n’en permettrait a l’un de ses aspirants-députés! Comprenons plutôt, comme l’a fait l’exécutif du Parti québécois du comté de Rimouski, que l’entrée en scène d’un ministre omnipotent et autoritaire rendait nécessaire une gifle retentissante.Comprenons également, comme le souhaiterait sans doute M.Lévesque lui-même, que le respect des gens commence par la délicatesse à l’égard de leurs aspirations.Certes.nul n’a le droit de susciter des espoirs démesurés et un député a moms que qui- conque le droit d’exacerber les rêves.Tout indique cependant que le geste du député De Bane, loin d’être une agitation farfelue et intempestive, fut un simple coup de pouce à un mouvemeht déjà amorcé par la population.En jugeant aussi sévèrement M.De Bané, M.Levesque prononce sans doute jugement sur un ensemble d’attitudes et non pas sur la seule missive au ministre Tessier.Cependant, même en accordant ainsi toutes les circonstances atténuantes à M.Lévesque et en cherchant à prouver (désespérément) que tout le monde a voulu dire la même chose, on laisse en suspens une question épineuse.Oui ou non, le Parti québécois va-t-il représenter une action politique d’un type nouveau?Si le Parti québécois devient un parti politique fabriqué selon la tradition antique et solennelle, il est à prévoir que les nouvelles formes de communication entre élus et citoyens lui fe-.ront peur.Si, au contraire, le Parti québécois entend se conduire comme une formation politique d'extraction différente, le choc des idées, la discussion, la contestation, tout cela lui paraîtra acceptable et normal.Il y a quelques années, le même René Lévesque, a partir d’un poste plus officiel encore que celui de M.De Bané, jetait aux grévistes de la Régie des alcools son célèbre “Lâchez pas”.Le même René Lévesque devait, de son poste de ministre, s’opposer suffisamment à son propre parti pour entraîner le gouvernement et tout le Québec jusqu’à la nationalisation de l’électricité.A l’époque, il fut lui-même vertement critique et il entendit à maintes reprises la rengaine usée de la parfaite et écrasante solidarité ministérielle.Dans son contexte propre, M.Lévesque fut l’animateur d’un parti et d’un gouvernement qui avaient grand besoin d’une semblable dynamo pour faire la révolution tranquille.1] est donc à souhaiter qu’il se rappellera suffisamment son propre dossier pour écouter avec sympathie les piaffements deM.De Bané.Les relations demeureront d’ailleurs toujours assez nébuleuses entre l’animation sociale et l’action politique, entre l’éveil des consciences et la conscription intellectuelle.Bien des évangélisations ont véhiculé bien des mépris et les fameuses ex-périences-pilotes ont presque toujours consommé d’innombrables cobayes.D n’est donc pas indifférent qu’un parti politique dise clairement quelles méthodes il juge valables et quelles “agitations” il rejette carrément.Lorsque M.Lévesque declare ne pouvoir situer “l’action du député fédéral de Matane”, il éprouve, en somme, le même malaise que la plupart d’entre nous devant une forme inattendue de l’intervention politique.On comprend donc fort bien son etonnement: on comprend moins bien qu’il passe sans transition de l’étonnement a la méfiance sinon au blâme.C’est son droit le plus strict de rejeter certaines formes d’action politique, d’en privilégier d’autres, mais il doit, du même coup, prendre conscience du corridor où il lance son parti.Laurent LAPLANTE bloc-notes Laurent Laplante au Devoir Ainsi que nos lecteurs pourront le constater dès aujourd'hui à la lecture de l’éditorial.Le Devoir s’enrichit d'un nouvel éditorialiste.Jeune encore, puisqu’il n’a que trente-sept ans, M.Laurent Laplante possède déjà une feuille de route L'ACTUALITÉ- impressionnante dans la carrière journalistique.Après avoir dirigé avec brio et fermeté de 1962 à 1966 l’hebdomadaire L’Aquilon, de HauteRive, M.Laplante devenait en janvier 1966 rédacteur-en-chef de L’Action, où l’influence de ses articles clairs et mesurés ne tarda pas à se faire sentir.En juin 1967, M.Laplante acceptait de faire partie de la Commission d’enquête sur la justice, présidée par le juge Yves Prévost.Le mandat des commissaires ne devait comporter, au début, que deux jours de travail par semaine: cha- cun devait continuer de vaquer à ses occupations professionnelles.L’enquête prit vite, cependant, une ampleur telle que les commissaires durent, à toutes fins utiles, y consacrer tout leur temps: cela obligea M.Laplante à solliciter de L.Action un congé sans solde qui lui fut généreusement accordé.La Commission Prévost devait, on le sait, produire un rapport monumental qui restera, pendant de nombreuses années, une véritable somme des problèmes de la justice et dont l’on retrouve l’influence dans les idées qui ont inspiré le Livre blanc de M.Choquette sur la justi- Le Manhattan de M.Bourassa On se doute un peu que si les Rockefeller - Nelson le politique, David le financier - ont invité notre premier ninistre (moitié l’un, moitié l’autre) I venir faire causette avec eux, ce n’était pas seulement pour que ce dernier puisse coûter les charmes de l’été new-yorkais: chaleur écrasante, soleil filtré de smog, robinets inter-dits par la pénurie d’eau, esquives nocturnes des anaches à l’affût.Certes, les grands de l’Amérique savent être aimables; mais il leur arrive rarement de perdre le fil de leurs intérêts.Et puis, il faut beaucoup d’électricité pour éclairer au néon les douteuses splendeurs de Time Square, pour animer les ascenceurs et faire gronder les climatiseurs du Rockefeller Center.Bref, ma main dans le feu - ou plutôt dans l’eau de la Baie James - qu’au (finer d’hier soir, Nelson, David et Robert auront parié kilowatts.Nelson, pour glisser néglige ment, en découpant son chateaubriand, que ri par hanrd le Québec disposait d’un surplus d’énergie, l’Etat de New-York consentirait pent-être h l’en débarrasser.David pour murmurer non moins néghgemment, en sirotant son Courvoirier, que le pognon et les relations des Rockefeller pourraient alors financer quelque barrage, voire une batterie de génératrices.Et Robert?Faisons lui confiance: chacun salt, désormais, l’art subtil avec lequel il sait ne pas dire oui sans aller jusqu’à dire non.Poutquot, d’ailleurs, se presserait-il pour brancher l’Hydro sur Consolidated Edison?D mut savoir faire languir l’acheteur qui se présente.Sans doute le premier ministre, en tartinant son fromage, aura-t-il parié des études à compléter, des experts à consulter, des besoins du Québec à satisfaire, de ceux de l’Ontario, auxquels William Davis lui a demandé de songer en priorité.Peut-être aura-t-il ajouté, pour ne pas décourager ses botes, que Québec et New York sont néanmoins bons voisins et que, ma foi, les bailleurs de fonds new-yorkais sont Incontestablement plus friands d'obligations québécoises que l’engeance de Bay Street.Tout cela, bien sûr, est de la pure spéculation; gageons quand même que M.Bourassa a accepté de poursuivre, ces conversations.Et pour cause.' Suite à l’aménagement du bassin de la Baie James, le Québec disposera pendant plusieurs années d’un surplus d'énergie électrique.Ce surplus pourrait être maintenu et arrondi par la mise en valeur, d’id ItM, du potentiel hydro-électrique encore Inexploité - les rivières Moitié et Mlapn, par exemple.Ce développement sera d'autant plus urgent que, ri les prédictions de Jacques Parizeau se reahseat, le coût de l’électro-génération nucléai- re ne tardera pas à s’abaisser jusqu’au seuil de rentabilité.Ainri, en exportant son surplus d'hydro-électricité, le Québec pourrait s’initier à la nouvelle technologie énergétique en commentant de construire, dès le milieu des années soixante-dix, des centrales nucléaires pour satisfaire ses propres besoins.Toutefois, cette stratégie de développement devra être exclue si le Québec doit assumer seul le fardeau du financement des énormes investissements qu’exigera la mise en valeur des derniers rites hydro-électriques.En outre, il ne saurait être question d’aliéner les nouveaux aménagements à l’entreprise privée, étrangère ou autochtone.Mais ri l'Etat de New York, par le biais de prêts hypothécaires, par exemple, et contre la négociation de contrats d'approvisionnement à long terme, acceptait de partidper an financement des travaux?Si les flnan-ders new yorkals s'affairent pour endosser le reste de l'opération?Ne doutons pas que ri pareille proposition lui était bite, M.Bourassa [’examinerait soijaeoaement.A juste titre; car le Québec pourrait y trouver ton profit.En attendant, lait-tons aux pisse-vinaigre de l’opposition le sola de dénoncer ces bavardages entre spédahstes de b finance pofi tique.CbudeLEMEUN ce.Cest un secret de polichinelle que notre nouveau collègue joua un rôle important dans la préparation de ce rapport.Alors que !a Commission Prévost achevait ses travaux, le gouvernement Bertrand, voulant sortir l'Office d'information et de publicité du Québec de l’omière où la partisane-rie et la bureaucratie l’avaient trop longtemps enlisé, était à la recherche d’un homme capable de relancer l’OIPQ sur une base qui lui gagnerait le respect et le concours de la profession journalistique.A la grande satisfaction générale des observateurs indépendants, le choix du gouvernement se porta sur M.Laplante, qui devenait en septembre 1969 directeur de l’OIPQ.Cet organisme commençait enfin à se définir une vocation originale et à se doter d'instruments d’action appropriés lors que survint, au printemps de 1970, un changement de gouvernement qui devait une fois de plus tout remettre en question.Pour des raisons que nous avons déjà tenté d’analyser ici même, l’OIPQ a été, de fait, dépouillé sous M.L’Allier du statut relativement autonome que lui avait reconnu le gouvernement Bertrand.D est devenu, en pratique, une simple direction administrative au sein du ministère des communications.M.Laplante aurait pu, nonobstant ces changements, s’installer dans une confortable tranquillité au sein de la fonction publique.D a préféré revenir au journalisme.Il a accepté, dans cet esprit, l’invitation que nous lui faisions de se joindre à ré quipe éditoriale du Devoir.La di rection du journal lui en est d’au tant nlus reconnaissante que M.La plante revient au journalisme enri chi d'une connaissance du milieu québécois, des problèmes de la justice, de l’information gouvernementale et de la marche de l'Etat québécois dont ne pourront que bénéficier ses nouveaux collègues et les lecteurs du Devoir.Claude RYAN fàckelôTlër conter & î — Est-ce que ce charlatan a fini sa démonstration ?lettres au DEVOIR Perspectives-jeunesse : une expérience de démocratie vécue Malgré les aspects politiques et partisa ‘_ L ' partisans qu’on s’est acharné à relever jusqu’à maintenant, et qui font dire à certains que le programme Perspectives Jeunesse est •’politiquement intelligent”, on a trop oublié de souligner les im-plicaOons pratiques du programme pour une jeunesse étudiante, forcée de sortir de son cocon universitaire et collégial et de roder ses théories La étudiants ont pu faire preuve d’imagination en soumettant leurs projets, et déploient proba-blonent autant d’imagination à les faire fonctionner; ce qui nous semble cependant encore plus important que cette imagination, c'est surtout le schème de valeurs morales sur lequel la raponsabla s'appuient pour administrer les plans des projets, la fonds accordés par le gouvernement, et pour diriger le personnel âudiant engagé dans da groupa de travail plus ou moins imposant! En donnant à tous la étudiants impliqués dans le programme Perspective Jeunesse le statut d'“employé”, et en niant aux ad-mnistratéurs da différents projets le titre d'"employeur", le gouvernement voulait probablement mettre sur un pied d'égalité tous la étudiants; cette idée at d'autant plus louable qu'il aurait été difficile de déterminer a priori, à partir d’un ensemble hétérogène d'ndividus, quels étudiants pos- sédaient le plus de possibilités intellectuel la et de personnalité dans le but de véritablement diriger la projets soumis.On se rend compte par exemple, que dans un groupe de 25 étudiants représentant plusieurs disciplina acadé-miqua, et travaillant sur un projet de recherche en scienca hu-maina, il at très difficile de faire la part da chosa, si ce n’at en rapectant la compétarce intellectuelle de tous et chacun! Le gouvernement a voulu accorder une valeur morale d'autorité aux étudiants qui ont conçu et soumis les projets, en la désignant de facto comme administrateurs de leur projet respectif.Cela nous semble tout à fait normal, mais il nous faut aussi souligner la sage décision en vertu de laquelle on a accordé à ca administrateurs le même salaire qifaux étudiants soi-disant administrés.Nous trouvons cela sa- f;e parce qu'il était tout aussi dif-idle d’établir concrètement la valeur de ca administrateurs, dont la tâche ne doit pas seulement consister à bien tenir la livra de compta et à bien balancer la chiffra, non plus qu'à s'asseoir dans le bureau de direction pour se glorifier d'avoir un titre et son no m en tète de liste! L'expérience du travail de groupe, ainsi établie sur da basa d'égalité, force la étudiants à se rapecter la uns la autra, si- non à s’atimer dans leurs valeurs respectiva.L'égalité de salaire doit pouvoir enlever la primauté aux aspirations monétaire et transposer ca aspirations sur l'oeuvre accomplie et à accomplir Tout en ne niant pas la nécessité h récompensa matériel-la.nous considérons que la ad-miiistrateurs qui croient sincèrement travailler très fort devraient qicnd même attacher une valeur plus grande à la tâche accomplie, et moindre aux satisfactions mo-nétaira.Si nous devons bâtir la société future sur la idéaux prônés dans la tours d’ivoire universitaira, la différents projets de Pers-pectiva Jeunesse constituent un magnifique tat, et peut-être pour plusieurs étudiants l'examen d'aptituda intellectuella et mo-raks le plus réaliste.L'ensemble du programme Perspectiva Jeunesse aura permis à da milliers d’étudiants, suitout à ceux qui auront été administrateurs da projets, de soupaer la signification de mots tels que ‘fraude', 'patronage', ‘gloire personnelle', et de constater combien il at difficile de mettre en pratique la valeurs d'é-qiité si convaincanta en théorie.René BIBEAU, étudiant en scienca poütiqua.Montréal, le 24 juillet 1971.Le prix du lait: une hausse scandaleuse Si jeune, prograsif.compétent qu'il soit, ce que le gouvernement de Robert Bourassa vient de faire at tout simplement époustouflant.Cat évidemment à la hausse outrancière du prix du lait sur le marché de Montréal que je fais allusion.Eh comme par hasard.cette décision du gouvernement a coincidé avec les révélations de la presse sur l’acuité du fléau de la pauvreté dans cette ville, ce qui rend cette décision non seulement invraisemblable, mais scaidaleuse.Car il faut savoir que cette hausse aberrante du prix du lait n'était aucunement justifiée au plan économique; elle ne fera que transférer chaque année des millions de dollars depuis les consommateurs de Montréal (causant ainsi un grave préjudice aux plus pauvres d'entre eux) jusqu'aux trésoreries des deux grandes compagnies new yorkaises qui dominent le marché ’ On a prétendu que cette hausse était necessaire pour maintenir la concurrence au sein de cette industrie.Mais comment la concurrence peut-elle jouer lorsque c'est le gouvernement qui fixe le prix minimum du lait?Certes, une concurrence anti-sociale peut entraîner un accroissement injustifié du coût des services; mais ü est impossible, à l’heure actuelle, d'observer dans cette industrie le jeu de cette concurrence qui sert les intérêts des consommateurs - celle, par exemple, qui provoquerait des innovations du marketing, pour réformer la structure et les pratiques désuètes de ce marché On a demandé récemment à un responsable de la distribution laitière à Montréal quand il se résoudrait à adopter telle nouvelle pratique, à l'avantage des consommateurs: seulement quand elle aurait été approuvée par l'Association des [aiteries de Montréal et que toutes les laiteries l'auraient adoptée, a-t-il répondu Ça c’est de la concurrence! Rappelons, ai passant, que les cultivateurs n'ont aucunement bénéficié de l'augmentation du prix du lait; ce sont de simples producteurs.Mais où donc étaient-ils quand cette hausse est entrée en vigueur’’ Car elle est contraire à leurs intérêts Les cultivateurs rappellent à tout moment que pour Sue l'industrie laitière prospère.leur faudrait vendre plus de lait: mais les lois de l'économie politique nous permettent de prédire que le relèvement du prix du lait provoquera une diminution de la consommation de dix à quinze pour cent! La consommation est en régression depuis plus de quinze ans; et c'est ainsi que la malnutrition continue de faire ses ravages dans'les milieux défavorisés! Commentant la tragi-comédie québécoise de la guerre des oeufs, le "Wall Street Journal" disait récemment: "Ce qui est certain, c’est que l'intérêt des consommateurs vient toujours en dernier".Peut-être y a-t-if là quelque motif d'inquiétude pour notre distingué premier ministre; car à force de voir sa structure industrielle minée par l'accroissement des coûts, le Québec finira par être le dernier.David L.MacFARLANE.professeur d'économie agricole.université McGill.Montréal, le 30 juillet 1971.Une mission de propagande, non d'information Votre article: "Deux Pakistanais veulent rétablir les faits sur le conflit dans leur pays”, paru dans Le Devoir du 22 de ce mois, jette une lumière révélatrice sur les deux personnages, qui ont prétendu informer les Canadiens sur la situation du Pakistan oriental.M.M.Ali et M.H.Choudhry, et le pays qu'ils représentent, le Pakistan occidental.Je n’étais pas à Ottawa lors de cette conférence.J’ai eu cependant l’occasion d'assister à celle donnée à Toronto, le dimanche 18 juillet au Collège d'Education.Prêtaient admis que les Pakistanais de l’ouest, la presse, et les supporters du régime de Yaha Khan.Au-cme question ne pouvait être posée directement, empêchant ainsi toute discussion sur les faits.Le discours de Mahmud Ali - représentant du Pakistan Democratic Party, qui n'obtint aucune voix lors des dernières élections nationales en décembre 1970 - , n'a offert aucune explication sur les actions du gouvernement du Pakistan de l'ouest.Il n'a que nié des faits bien connus et vérifiés par nombre de commissions internationales, et a soutenu que ceux-ci n'âaient que propagande de la presse occidentale.Eh pour souligner ces dires, il ajouta: "Comment peuvent-ils citer des chiffre puisque noas avons jeté dehors tous les représentants étrangers au Pakistan oriental, et que nous n'avons laissé entrer personne depuis!".Il ne se rendit pas compte qu'il faisait la publicité pour son propre fascisme.Il et bon d’ajouter également que M.M.Ali, seul présent à cette conférence, devait parler d’unité du Pakistan, alors que Ira cris des Bengalis-Pakistanais de l'est -à l'extérieur du hall de conférence retentissaient contre les portes fermées de la salle.Ceux-ci ne pouvaient entrer et écouter le représentant du gouvernement qui désire l'unité! Quant à M.Hami-dul Choudhry, ii rat vrai que son passé lourd de corruption et de fraude lui coûta son poste de Ministre de l'industrie.M M.Ali parle, dans cet article, delà sécession du Québec, mais: a) le Pakistan oriental - Bangla Desh -, ne voulait pas être indépendant; il demandait uniquement un plus grand degré d'autonomie économique; b) par le vote démocratique, une écrasante majorité des deux Pa-klstans a exprimé son voeu d'être économiquement plus autonome; c) la réaction au Pakistan occidental qui décida de "ramener l'unité" en tuant les civils qui ne supportaient pas le régime de Yaha Khan rend la comparaison avec le Québec bien pauvre D est grand temps que ce massacre sans précédent dans l'histoire du monde par sa grandeur et sa nature cesse.L'action militaire du Pakistan de l'ouest a rendu l'intégration du Pakistan oriental impossible maintenant."LeBangla Desh est une question de temps - écrit le Sunday Times à Londres -.Vingt ans d'injustice, de colonialisme ont poussé à l'éclatement des événements actuels, et l'action du Pakistan occidental est la preuve flagrante que le gouvernement de Yaha Khan considère le Bengale de l'est comme une colonie".D faut envoyer de l'argent, des vêtements, des vivres aux Bengalis.Mais cela ne suffit pas.Cela n’est que traiter les conséquences d'un mal.Il faut attaquer ce mal, il faut l'arrêter en demandant la reconnaissance du Bangla Desh.qui a l'unanimité a exprimé son désir d'autonomie économique.N'oublions pas non plus que ces réfugiés sont un fardeau par trop énorme pour l’Inde qui généreusement a ouvert ses frontières Mais leur économie ne peut continuer à supporter ce fardeau économique de presque 7 millions de réfugiés sans argent, sans nourriture et surtout sans pays dans lequel retourner.MmeM.MARWAH.trésorière, Canadian Committee for an Independent Bangla Drah Toronto, le 27 Juillet 1971 Il DIVOM «U publié par rimprimtrr# Popuk»r« société « r«ipon«obrlité limité*, dont lé »*éQt lotiol ttt i.tué ou numéro 434 éit.ru* Noir* Dom*.Montréal 127.Il «it composé *t Imprimé par Mmprim*rié Dumont incorporé# dont l*s otaliért «ont situés 6 91)0, ru# •oivin, V.ll* loSoll# l'oQ#nc# Pr#ss# Conodt#nn« *st autorité# o #mploy#r *t 6 diMut#r Us inlormotiont publié#* don* IE DEVOIR AIONNEMINT , Edition Quotidr#nn* , 13) por onné*.su moi* i $19.A l é-trongti $40 por onné#, (U moi* , $22, trié* moi* $12 Edition du somtdi $10 por onné* Edition tpotidtfnn*, livré* O domtol* por port#ur i 7J c*ntt por témoin* Toril d* l'obonn*m*nt S*rn por la pott* oén*nn* Sur d*mand*4 Courrier d* d*uiiém« dots# *nr*gistr*m*nt numéro OtSR Dépôt légal Bibliothèque national* du Québec TtltPMONI LE DEVOIR Fondé por H*nri Bourotso I* 10 »onv**r 1910 D«r*ct*ur *t rédacteur *n ch*l Cloud* R yon tédoct#ur *n cM adjoint *kS*l Roy Directeur d# l'Infor motion < lean Tronco*vr Trésorier Bernard lorocqu* IDtl (lignes groupé**) regards _____________j__Le Devoir, mardi 3 août 1971 •5 sur le monde Une parodie de jugement Le procès sommaire du secrétaire général du parti communiste soudanais par ERIC ROULEAU KHARTOUM - Abdel Khalek Mahjoub, secrétaire général du parti communiste soudanais, n'a pas réussi à sauver sa tête.Les représentants de la presse internationale ont appris la nouvelle à l’aube du mercredi 28 juillet, après avoir été, pendant vingt-quatre heures, les témoins d’un drame d’une rare intensité.Conviés à suivre le procès du leader communiste, ils ont assisté à un combat, aux multiples rebondissements, entre un homme solitaire et la machine conçue pour le broyer: une cour martiale, siégeant au sein d’un camp militaire, et dont la mission était de Te condamner à mort dans les plus brefs délais.“La procédure ne devrait pas durer plus d’une heure”, nous disait un officier qui a assisté ces derniers jours à d’autres procès analogues.Tout avait été prévu pour réduire cette procédure à sa plus simple expression.Après l’ouverture de l’audience, le procureur prononcerait un réquisitoire de cinq minutes, un seul témoin à charge viendrait confirmer ses dires.La parole serait alors donnée à l’inculpé, lequel, assurait-on, avait d’ores et déjà avoué sa participation au coup d’Etat du 19 juillet du commandant Hachem El Atta.En arrivant au baraquement du camp de Chagarra, où devait siéger la cour martiale, Mahjoub fut d’abord visiblement saisi par le spectacle qui l'attendait.Le hangar rectangulaire était entouré de fils barbelés, de deux auto-mitrailleuses et plus loin de chars, tandis qu’une cinquantaine de parachutistes, les féroces “bérets rouges”, montaient une garde vigilante, prêts à utiliser leurs fusils-mitrailleurs.Les membres de son escorte, la mitraillette au poing, l'introduirent dans la salle où l’attendaient une quarantaine de journalistes, de photographes et de cameramen.Vêtu à l’européenne - pantalon gns et chemise bleue à col ouvert - Abdel Khalek Mahjoub, quarante-huit ans, rondouillard, la moustache bien taillée, l’oeil vif, reprit très vite son assurance habituelle.Il promena un regard circulaire sur la salle aux murs nus, saluant au passage les journalistes qu’il reconnaissait par un hochement de tête et un sourire.A l’envoyé spécial du Monde, il lança à la cantonade: “Alors, comment va la France?” Puis le leader communiste dévisage avec intérêt les trois membres de la cour martiale, installés derrière une table en bois blanc, ainsi que les deux procureurs assis en face de lui, tous des colonels en uniforme aux visages sévères et fermes.En attendant l'ouverture de la séance, il rangea devant lui une pile de feuilles noircies par des notes qu'il avait préparées hâtivement pour sa défense, au cours oe l’heure qui avait précédé l’audience.Il échangea des propos avec son défenseur, un général aux tempes grisonnantes assis à ses côtés, tout en consultant un gros volume, vraisemblablement une collection des lois en vigueur.Le président du tribunal manifestait beaucoup moins de sérénité que l’inculpé.D’une voix étranglée par l’émotion, il demande."Accusé Mahjoub, avez-vous une objection quelconque à ce que je préside cette cour?” Premier coup de théâtre: le secrétaire général du parti communiste se lève, et, très calme, le regard direct, la voix bien posée, répond: “Oui, je m’oppose à ce tribunal.Je n'ai rien contre vous personnellement, monsieur le président, mais vous n’êtes pas l’homme indiqué pour me juger.En effet, vous appartenez à un mouvement politique nationaliste arabe qui a entraîné le pays sur une voie difficile et qui n’a toujours pas compris les dimensions nationales, progressistes et démocratiques du parti communiste avec lequel vous êtes en conflit.Permettez-moi dès lors de ne pas croire à votre impartialité.” l’inculpé, surtout quand celui-ci s’entendit qualifier ^’ambitieux”, d’“arriviste” et de “dictateur en puissance”.Après une série de banalités du même acabit, l’accusateur public annonça avec une satisfaction évidente le témoin qui allait, disait-il, apporter la preuve irréfutable de la culpabilité du leader communiste.Les journalistes avaient été prévenus que les déclarations de M.Hamed Ansari, grand commerçant de Khartoum et “communiste repenti , allaient faire l’effet d'une bombe.En fait, le témoignage de M.Ansari devait constituer le deuxième coup de théâtre du procès.Grand, les cheveux grisonnants coupés courts, vêtu d’une ample robe blanche, l’allure altière, son comportement frisait le défi.Il s’installa sur une chaise, face au tribunal, croisant ostensiblement les jambes et, le poing sur la hanche, fixait tantôt le président de la cour, tantôt le procureur chargé de l’interroger.Ce dernier perdit rapidement contenance, d’abord ahuri, sa colère montait visiblement, montait visiblement.Le témoin - inculpé dans un autre procès en cours, - le visage tuméfié et la voix brisée, ne fournissait pas, de toute evidence, les réponses que l’on attendait de lui.Non, il n'était “ni communiste ni marxiste”, son épouse “faisait partie de la direction du parti communiste”, mais “ne le mettait pas au courant de ses activités”, il ne finançait pas le parti mais seulement “des communistes à titre personnel et amical”.Certes, déclara M.Ansari, Mashjoub lui a rendu visite le 19 juillet, le jour du coup d’Etat du commandant Alla, mais ils n’avaient échangé que des propos mondains.Excédé par les détobades du témoin qui, de temps à autre, lançait des regards affectueusement complices en direction de Mahjoub, Te procureur se tourne brusquement vers le tribunal et s’écrie: “L’hostilité de cet homme est manifeste, je renonce à l’interroger en tant que témoin à charge.Le procureur exhibe alors deux documents trouvés chez M.Ansari, Celui-ci refuse de les examiner en faisant valoir que sa maison a été perquisitionnée en son absence.En revanche, et à la surprise générale.Abdel Khalek Mahjoub admet sans hésitation que les deux textes manuscrits qui lui sont soumis ont été écrits par lui.Le premier est une lettre qu’il avait adressée à l’epouse de M.Ansari du Caire, où il se trouvait en exil en juin de l’année dernière.Le contenu de la missive ne présente aucun caractère répréhensible.Le second document est une feuille de papier sur laquelle Mahjoub avait noté divers noms de personnalités qui auraient pu faire partie d’un gouvernement d’union nationale.* “Oui, cette feuille m appartient, proclame Mahjoub.J ai dû l’oublier, avec un paquet de cigarettes, chez les Ansari.' Le président du tribunal, jusque-là très sombre, jubile.“Ainsi, déclare-t-il, vous avouez avoir pris une part active au putsch, puisque vous cherchiez à mettre sur pied un gou- vernement destiné à consolider le pouvoir des usurpateurs.Dites-nous maintenant Mahjoub à quelle date vous aviez été prévenu de la préparation du coup d’Etat?” Majoub: “Si je savais qu’un vif mécontentement régnait dans le pays et dans les forces armées, j’ignorais tout -ainsi nue lé comité central du P C.- du mouvement qui se préparait pour renverser le régime.Nous nous sommes réunis seulement après avoir appris par la radio le succès de l’entreprise et c’est alors que nous avons pris la décision de soutenir le mouvement.” Le président s’impatiente: “D est inutile de nier, Mahjoub.Vous vous êtes permis d’établir une liste de vos candidats au gouvernement.N’est-ce pas là une preuve suffisante de votre culpabilité, de la participation active du parti communiste à la conjuration?”.Mahjoub, ironique, répond: “Nous en avons fait autant lors du coup d’Etat du général Nemeiry, en mai 1969 Mieux, mon parti a été consulté un mois avant le renversement du régime antérieur.Personne, à ma connaissance, ne nous a accusés d’avoir pris part à l’opération.” Le huis clos est proclamé “A ce propos, poursuit Mahjoub, je me permets de vous faire remarquer que la liste de candidats ministériels que vous avez sous les yeux comprend des personnalités venant de divers horizons politiques, dont certaines font partie du gouvernement du générai Nemeiry, que nous considérions comme étant des patriotes.” Mahjoub parait avoir marqué un point Le président de la cour renonce à poursuivre la polémique.Le secrétaire général du P.C.demande la permission d’interroger à son tour le témoin.Le présidait du tribunal, qui cache de moins en moins sa colère, annonce une interruption de séance.Quelques minutes plus tard, la décision est prise de proclamer le huis clos.Les journalistes sont priés de quitter les iieux sans tarder, l’audience a duré une heure et quinze minutes.La deuxième séance devait se poursuivre pendant quatre heures consécutives, au cours desquelles le leader communiste se serait défendu avec autant d’acharnement et de maîtrise.En vain: son sort - tout le monde le savait et lui-même aussi sans doute - était scellé d’avance.(LeMonde) Un ouvrage retentissant sur Marcel Dassault Le Mirage, arme secrète de la politique française par DANIEL TACET, correspondance spéciale au Devoir’ PARIS - Dans un tout ré-cent ouvrage qui connaît un grand succès en Europe, et particulièrement en France, un journaliste britannique, Jack Gee, correspondant parisien de plusieurs journaux étrangers, stigmatise le rôle tênts.L’homme, d’un seul blbc, fondamental tenu par le célè- est sans faille.cain James McDonnell, l’un des seuls responsables de l’industrie aéronautique occidentale capable de concevoir lui-même un avion et de discuter d’égal à égal avec les spécialistes les plus compé- L’acte d’accusation Après une courte polémique, le tribunal se retire pour délibérer De retour dans le prétoire, il annonce que l’objection de l'inculpé est rejetée et que cette décision a été approuvée par le général Nemeiry, président du conseil révolutionnaire.Les membres de la cour martiale prêtent alors serment sur le Coran dq se montrer "équitables”.Aux termes de l'acte d'accusation, que lit d’une voix monocorde le président.Mahjoub est jugé pour rébellion armée, menées anti-révolutionnaires et complot contre la sécurité de l’Etat, l’unité et l'indépendance du pays.Bref, d’avoir fomenté le putsch du 19 juillet, crime sanctionné par la peine de mort.Aux trois questions posées à ce sujet par le président de la cour,Mahjoub répond: "Non coupable”.Le réquisitoire du procureur, qui devait durer très exactement six minutes, suscita des sourires ironiques chez bre avion de chasse Mirage dans la politique étrangère de la France fl).Chacun sait, ai effet, la place qu'occupe cet appareil dans les relations internationales et surtout les marchandages, les compromis, les concessions qu'il suscite au Proche-Orient et.ailleurs.Cela continue.Ainsi, bien que l’embargo sur la livraison de nouveaux appareils au gouvernement de Golda Meir n’ait pas encore été levé, il ne fait aucun doute que les pièces de rechange parviennent en Terre promise d'une façon très régulière et par les voies les plus le sait ou s’en sonne n'en parle Avec l'aide d’un Allemand A 80 ans passés, il conçoit lui-même tous les nouveaux appareils de sa production.Aimé, cajolé, envié, craint par ses pairs, détesté par les forces de gauche pour lesquelles lultra-capitalis- il symbolise me a abattre par la nationalisation.Il y aurait beaucoup à dire sur cet homme doué de toutes les grâces du ciel.Gee consacre ensuite un long chapitre à la naissance de l’avion.Et les révélations commencent.Sait-on que le moteur du fameux appareil a normaleT" Cda.^cîTacm été n“s au P°int à partir d'un doute, mais per- projd conçu pour la Luftwaf-.w.rjrie.Le coeur a par un genie allemand de la ses raisons que la raison ne mécanique, Herman Oestrich.connaît pas.L affaire s est conclue rapi- Cest parce qu'il dévoile une dement entre la France et ce face cachée du Mirage que ce ~ cerveau germanique.En 1945 livre déplaît souvaainement pendant 1 avance des alhees à tous ceux qui ont joué ou 'em Berlin, Oestnch était le continuent à tenir un role dans directeur technique de i usine ivensche Moto Berlin-Spandau.avion supersonique capable de faire front devant la menace d’une agression soviétique.Cétait à l'époque de la guerre froide.Pour la France, c’était une occasion à ne manquer à aucun prix.La vente de Mirages à l’Allemagne renaissante aurait constitué une tète de Smt primordiale ai Europe.élas, soutenu par son gouvernement, le géant américain Lockheed surclassa son rival français.Le 20 octobre 1958, le ministre de la Défense de la République fédérale allemande, Franz-Foseph Strauss passa commande de Starfigh-ters, qui allaient connaître le destin que l’on sait.Gagnant les surnoms de “faiseurs de veuves” et de “cacueil volant”, plus de quatre vingts pilotes ont, à ce jour, trouvé la mort au cours de vols d’entraînement.Une hécatombe.Fort heureusement, Dassault prit sa revanche un peu plus tard en vendant à l’Australie puis à l’Afrique du Sud une importante quantité de cet avion.L'histoire du marché indien est particulièrement savoureu- se.Ce pays était le premier client de Dassault en avions militaires: lorsque le Mirage sortit, cependant, New Demi ne fit preuve d’aucun empressement.Krishna Menon, ministre de la Défense et homme de gauche, était déjà profondément engagé dans une négociation avec les Soviétiques pour des Mig-21, tandis que les Américains faisaient miroita les qualités de leur F -104.Le Mirage et Johnson Jack Gee raconte: “Lyndon Johnson, alors vice-président des Etats-Unis, arriva à New Delhi pour une visite officielle alors que le marchandage se poursuivait.Le représentant de Dassault demanda instamment à un officier supérieur de la Marine, qui faisait partie de l'état-major de Johnson, de persuader le vice-président qu’il lui fallait soutenir l’avion français, le meilleur marché des appareils occidentaux.D lui expliqua que la France et les Etats-Unis commun d’aide à l’Inde, ce qui convaincrait le pandit Nehru.Les Américains se moquèrent de l'idée et refusèrent de croire que l’Inde recevrait des Migs.Deux semaines plus tard, les Soviets emportaient le marché; l’armée de l’air indienne reçut des Migs contre du manganèse que les Russes échangèrent plus tard pour du blé canadien par l’intermédiaire d’une société française”.Ce fut le Pakistan, voisin et ennemi de l'Inde, qui acheta finalement le Mirage.L’histoire de l’accord franco-suisse pour la construction dans ce dernier pays d'avions français sous licence, mérite aussi d’être contée.En 1958.les Suisses recherchaient un nouvel intercepteur.Comme d'habitude, le Mirage et le Starfighter se retrouvèrent face à face.Certes, il y avait aussi en lice le Saab Draken suédois, le Fiat italien mais ces derniers savaient que la partie se joueraient sans eux.Au fur et à mesure des pouvaient financer le marché transactions, la Suisse fit sa-a partir de leur programme voir qu'elle était peu disposée.tous comptes faits, à prendre pour fournisseur un constructeur du Marché commun.Membre de la zone européenne de libre échange, la Suisse aurait dû supporter des taxes excessives.Cest alors que le gouvernement français décida d’aider Dassault, en promettant au gouvernement de Berne d’alléger-les droits de douanes sur les montres suisses et en ouvrant les frontières à une importante quantité de fromages.Grandeurs et servitudes des affaires, qui montrent, s’il était encore besoin, que les affaires de Marcel Dassault et celles de l'Etat français sont étroitement liées.Les épisodes entre les Anglo-Saxons et le Mirage ne manquent pas non plus d'un certain piment.Elles valurent au général de Gaulle de le renforcer dans l’idée que les Britanniques ne pouvaient se défaire de la tutelle américaine, lorsque Harold Wilson choisit le F.III au détriment du Mirage Spey qui aurait dû être construit en collaboration entre Paris et Londres.D est vrai Suite i la page 6 ÉTUDIEZ L’ANGLAIS Cours intensifs dans un milieu AUX ÉTATS-UNIS anglophone.Université catholique.Co-éducationnel- Êtrivtx à: le.Cours de 8 et Program for International Students 16 semaines ou St.Michael's College plus, pendant Winooski, Vermont 05404 U.S.A.toute l'année.le fantastique contexte qui entoure cet avion.Cela commence par un portrait du “père" du Mirage, Marcel Dassault, personnage hors pair qui, apprenant la prochaine publication d’un ouvrage le concernant, lui et son avion-mascote, décida de prendre le devant en écrivant a toute allure un livre autobiographique qui, seul, pourrait constitua la version “officielle".Cela rendit d ailleir service à Jack Gee qui bénéficia ainsi, sans l’avoir cherché, du lancement fracassant de l’ouvrage de Marcel Dassault.Ce dernier, l’un des trois hommes les plus riches d’Europe, est, avec l’Améri- à UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Faculté des lettres Année 1971-1972 MAÎTRISE EN TRADUCTION La Faculté des lettres de l’Université de Montréal offre un programme d’études préparant à une Maîtrise en traduction.CONDITIONS D’ADMISSION : - être titulaire d’un premier grade universitaire de l’Université de Montréal (ou l’équivalent) - posséder une bonne connaissance des langues française et anglaise SCOLARITÉ : a) un minimum de 9 crédits pour le titulaire d’un baccalauréat en traduction (ou d’un grade équivalent) b) un minimum de 36 crédits pour le titulaire d’un premier grade universitaire autre que le baccalauréat en traduction Un mémoire est exigé dans les deux cas.DATE LIMITE POUR PRÉSENTER UNE DEMANDE D'ADMISSION ACCOMPAGNÉE DES DOCUMENTS REQUIS : 15 août 1971 Pour obtenir les formulaires de demande d'admission et l'annuaire, prière de s'adresser au i Secrétariat de la Faculté des lettres Université de Montréal Case postale 6128 Montréal 101 Werke à Berlin-Spandau.Il avait mis au point le moteur à réaction BM.W.003 qui équipait le chasseur Henkel.Pendant la débâcle allemande.Le savant et ses mille huit cents ingénieurs et techniciens s’étalent réfugiés en Saxe, où ils installèrent dans une mine de sel, à quatre cents mètres sous terre, leur bureau d’études, leurs bancs d'essai et même une chaîne de montagne Cétait un exploit.Oestrich fut littéralement kidnappé par les Français, dans les règles de l’art cependant, comme le fut Von Braun par les Améri-cains, c’est-à-dire avec un contrat fort avantageux et le plus régulier du monde.Il semble que le - cerveau- allemand n’ait pas eu à se plaindre de ces nouvelles conditions de travail puisqu’il est resté ai France où il est devenu un des piliers de l’organisation Dassault.H ne reste en France qu’un dizième de l’équipe de Oestrich, les autres sont repartis en Allemagne tandis que certains se sont installés en Egypte pour y travailler sur des turbo-reacteurs, mais leur usine a été fermée à l’arrivée des Soviétiques."Faiseurs de veuves" Une fois le rivage mis au point il fallut le vendre.D’emblée, la série intéressa la toute jeune République d’Israël dont les contrats avantageux pour die furent facilités par les rdations extrêmement amicales qui existaient entre les responsables israéliens et français.Pendant des années donc, il n’y eut aucun problème.Mais le marché trop étroit de ce pays ne suffisait pas cependant aux ambitions à la fois de la France et de Mated Des-sault.Cest alors que les Allemands manquèrent le coche et commirent une de leurs plus posses erreurs d’apprecia-tion de l’après-guerre en matière d’achats d’équipement militaire.Cétait en 1956, La R.F.A.était à la recherche d’un VOTRE CHEVELURE CETTE MERVEILLEUSE PARURE Chacun de nous n’ignore absolument pas qu'une chevelure saine et abondante procure à son propriétaire une “ASSURANCE DE SOI”.Très souvent, notre regard s’arrête sur une chevelure exceptionnelle et.au fond de note "MOI ”, nous ressentons un léger sentiment d’envie.D est évident que la chevelure joue un rôle plus qu'important dans l'attirance physique.Même un visage ingrat, surmonté et entouré d'une chevelure débordante de santé, attire et est un atout majeur dans les relations publiques.Tout ?l'opposé, une chevelure atrophiée, emenuisée.provoque au psychisme bien des désagréments.Il n'est pas rare de constater que les personnes atteintes laissent apparaître une nervosité intense dont les sources profondes sont alimentées par un complexe d’infériorité Oes êtres se croient constamment observés par tous ceux qui les entourent et.très souvent, se persuadent que chacun des regards posés sur leur chevelure brille d'une lueur ironique.A l'observation.il est aisé de constater qu ils sont mal à l'aise et que.par des gestes instinctifs ver la tête, essaient de cacher leur problème à des regards faussement inquisiteurs.Cette attitude laisse percer tous les éléments d'une complexe inconscient.Il semblerait donc qu’une déficience importante de la chevelure crée chez la personne atteinte, un état d’infériorité.Les facultés de raisonnement dont elles sont certes dotées disparaissent, si à leurs yeux, diminuent leur propre valeur Oui.en effet, des mesures valables doivent être prises: beaucoup de personnes atteintes de problèmes capillaires, souffrent moralement de cet état.Lors de visites dans les bureaux de trichologues.beaucoup de drames moreux se découvrent et très souvent éclatent en sanglots à l'exposé de leur cas.Ces peines apparaissant au grand jour ne sont que l'amas de refoulements des années antérieures.Devant son spérialiste.la personne complexée peut, sans fausse honte, faire part de ses inquiétudes qui sont parfois exagérées à l'extrême II est malaisé de détailler ces sentiments pénibles car seule la personne atteinte en ressent les effets néfastes.Pour des êtres ne souffrant pas d'affection capillaire.de calvitie, il peut sembler que nous exagérons un peu le domaine psychique.car réellement, froidement réfléchi, ces problèmes offrent rarement un danger pour la santé, l'intelligence.En ce qui concerne la personnalité, la question est bien différente, l'être atteint ne peut se résigner logiquement à la perte de la raison et lors de l'évolution de son cas.cherche réconfort et espoir dans des conseils, des produits standards, des shampooings commerciaux Son état psychique ouvre toutes les portes aux suggestions valables ou fantaisistes Chaque produit "MIRACLE'' utilisé lui rend l'espoir jusqu'au moment où il constate que ce n’était qu’une vaine illusion.De mois en mois is espère et désespère alternativement et son trouble intérieur devient déplus en plus aigu Rendez-vous à notre CENTRE et demandez à nos spécialistes de vous expliquer i comment vous stabiliser vous-mêmes, dans l'intimité de votre foyer.Il vous donnera toutes les explications requises pour ce genre de traitement capillaire après étude de votre cas vous tiendra sous surveillance régulièrement.•P S.Nous avisons notre clientèle de la Province que T étude capillaire initiale se fait exclusivement à notre bureau de Montréal le Centre Capillaire Pierre ria pas de délégué parcourant la Province en son nom Toute représentation utilisant le nom du Centre Capillaire Pierre s'avère frauduleusé par LD28A TRICHOLOCUE A£Me ÉDIFICE PLACÉ CANADIENNE 450'st,$HIRIROOKE, Sorti* d* Métro Sh*risrook«-Berri angleB erri - Sait» 390 • TéL 1288.3*23 - 288-7378 - 288-1424 .Mardi ou v«ndr*dl - lOh.o.m.à 8h.p.m.- U »om*«JL 10h.am à 4h.p.ro. 6 • Le Devoir, mardi 3 août 1971 s dîtes de la première page ^ APOLLO 15 nelles pour freiner et pivoter.Avant de s'amarrer, Worden demande à Scott d'inspecter à vue son compartiment à instruments qui est sur la face latérale du module de commandement et où une défaillance mineure d'un “palpeur" a été détectée.Le lem se met donc en travers pour effectuer son inspection.Ensuite, la manoeuvre d'amarrage reprend.Le lem grandit à vue d'oeil, puis bouche l'écran.On voit très nettement derrière le hublot une tête.Un léger choc et, aussitôt, la voix d'un des astronautes: “Amarrage ferme!” Pendant leur séjour sur la lune, David Scott et James Irvin ont effectué trois sorties d une durée totale de 18 heures 37 min 09 sec, parcouru en tout 28,1 kilomètres et ramasse 102, 915 kilos de roches lunaires (228.7 livres).Jusqu'ici, la poignée de savants et chercheurs, les Archimède.Copernic ou Newton incompris de la génération présente, eux.sont satisfaits.Déjà, ils ont appris pas mal de choses: 1- Les sommets des monts Apennins qui cumulent à 15.000 pieds sont pour la plupart ronds, donc érodés.Le phénomène d'érosion sur la Lune ne peut être panl à celui sur terre.Il ne peut venir de l'atmosphère, des intempéries, puisqu'il n’y a pas d'air.Alors?Météoris-tes.vent solaire, rayons cosmiques, variations excessives de température?2- Le thermomètre électronique qui doit les renseigner sur le flux thermique interne a pu être placé par Scott, non sans mal.a une profondeur de six pieds environ, record lunaire.Ils en attendent des révélations significatives.Des carottes prélevées à une profondeur similaire seront aussi riches d'enseignements.3- Un troisième mini-laboratoire a été laissé sur la Lune, permettant maintenant les recoupements par triangulation.4- Les géologues sont ravis.Pour la première fois, ils auront un assortiment de spécimens tellement diversifiés qu’ils espèrent - après analyse sur terre - pouvoir reconstituer, en partie au moins, le processus de formation de l'astre et.peut-être de tout le système solaire.5- Ils ont sursauté lorsque Irwin, sur la Lune, s'est écrié soudain: “Nous avons trouvé ce que nous venions chercher." Les savants attendent le spécimen pour confirmer qu'il s’agit de la rocher cristalline, représentant la croûte lunaire, une formation datant de plus de quatre milliards d'années.6- Pendant que Scott et Irwin palpaient littéralement la Lune, le troisième homme.Alfred Worden, l'auscultait minutieusement et méthodiquement à 70 milles d'altitude en tournant autour pendant 72 heures Caméras, calculateurs, enregistreurs de toute sorte, perfectionnés.balayaient la surface lunaire à partir d'un compartiment dans la cabine-mère.Tous ces renseignements, juxtaposés a ceux recueillis par les lu-nautes.doivent élargir les connaissances humaines.En fait, tant dans le domaine scientifique que dans celui de l'exploration et du travail sur la Lune.Apollo 15 relègue les expéditions précédentes au niveau artisanal.Car non moins admirable - et humainement peut-être même plus - a été le spectacle de l'organisation de la vie et du travail des deux hommes qui évoluaient sur l'écran avec une apparente aisance pleine d'allégresse, due autant à leur enthousiasme qu'à la très faible gravité lunaire.(1-6 de la Terre), qui les fait flotter à chaque pas comme de grosses bautruches extra-légères.WILLIAM ROGERS Par un artifice de procédure qui tendrait à refuser l'exclusion de la Chine nationaliste, à moins qu'une majorité des deux-tiers se prononce en faveur de cette exclusion, les Etats-Unis paraissent vouloir accorder à l’Assemblée générale des pouvoirs nouveaux, estiment les experts.En effet, si l'Assemblée devait se prononcer sur ce problème, elle serait amenée à entériner le con- cept des deux Chines et se substituerait donc au Conseil de sécurité pour l’admission de la seconde Chine.En fait, estime-t-on il semble que la décision du gouvernement des Etats-Unis soit destinée à ménager simolement Tchan Kai-chek.car si la Chine nationaliste devait être maintenue à l'ONU, il y a de fortes chances pour que la Chine communiste refuse de siéger et surtout d'accueillir le président Nixon chez elle, ce qui compromettrait des mois de laborieuses et patientes négociations qui ont conduit au récent rapprochement sino-américain.En tout état de cause, on note avec grand intérêt, dans les milieux de l'ONU, l'affirmation de M.Rogers selon laquelle "la question sera en dernière analyse décidée par les 127 membres des Nations unies".Ainsi, les Etats-Unis renoncent à la campagne qu'ils mènent depuis plus de 20 ans pour faire obstacle à l'entrée de la Chine populaire, et se rangeront à l avis de la majorité, non seulement pour son admission qu'ils appuient aujourd'hui, mais en ce qui concerne le sort de For-mose.Plus encore, M.Rogers parait signifier clairement au gouvernement de Tàipeh que s’il veut user de sa position privilégiée au Conseil de sécurité - c'est-à-dire le veto d’un membre permanent - pour empêcher la Chine populaire de prendre son siège au Conseil, les Etats-Unis, pour leur part “sont disposés à accepter une solution sur la base d'une décision des membres des Nations unies”, c'est-à-dire n'auront pas recours, eux, à leur droit de veto.La réponse américaine n'éclaircit pas toutes les questions qui se posent et permet encore des manoeuvres complexes entre Washington.Taipeh.Tokio et peut-être Pékin.Mais l'impression générale à l'ONU, dans le cadre de la visite projetée du président Nixon en Chine, est que.en préconisant une nouvelle fois une politique des deux Chines, l'administration Nixon n’offre pas un “tout ou rien" et que.selon la fameuse expression de George Orwell, la Chine populaire du président Mao Tsé-toung risque de se montrer “plus égale” que l'autre.LES RESSOURCES M.Gallant, qui n'a pas encore été annoncée officiellement, aura sans doute pour effet de renforcer l’organisme fondé récemment après la réunion des parlementaires des Maritimes.Le premier ministre a passé trois heures à la forteresse de Louisbourg.lieu historique reconstitué au coût de $12 millions.Des chiffres de beaucoup supérieurs sont toutefois mentionnés fréquemment.Certains travaux sont actuelle-, ment en cours, dont la construction de la maison de Bigo.Et de surcroît, un groupe d'étudiants néo-écossais en archéologie s’affairent sur les lieux.Il y a d’autre part ouatre archéologues permanents, dont deux Canadiens anglais et deux Britanniques.Au cours de la visite.M.Jean Pa-lardy, expert de Montréal, à qui Ton a confié plusieurs travaux de recnerche.a donné l'accolade à M.Trudeau et il a baisé la main de sa femme.Cest le curateur des lieux, M.John Lund.oui a guidé M.Trudeau dans la visite des appartements des anciens gouverneurs français et jusque dans le clocher de la chapelle.M.Trudeau a dit que la reconstitution de Louisbourg était nécessaire pour les Canadiens qui, jusqu’à maintenant.ont trop étudié l'histoire en fonction des pays etrangers.Louisbourg, a-t-il conclu, est un lien avec le passé qui a une grande importance.M.Palardy.de son côté, a dit regretter.en aparté, que des reconstitutions comme celle de Louisbourg n'avaient pas été réalisées par le gouvernement du Québec.M.Palardy a ajouté Su’il avait déjà offert ses services au uébec mais que ceux-ci avaient été rejetés sous prétexte d'un manque d'argent.L'expert Palardy a dit qu'il se rendra en France bientôt pour faire des recherches sur les ponts-levis et pour faire l'acquisition d un nouvel ameublement en rapport avec la reconstruction de Louisbourg.Il a dit également qu’il allait entreprendre de meubler le musée militaire de nie Sainte-Hélène à Montréal et il s’est dit scandalisé par les sommes énormes que le maire Drapeau et le gouvernement du Québec dépensent pour l’aménagement éphémère des pavillons de l’Expo.Il vaudrait mieux, selon M.Palardy, de reconstituer des lieux historiques permanents au Québec.Les guides de la forteresse de Louisbourg affirment que le musée attire un millier de visiteurs pendant les plus beaux jours de la saison de mai à octobre.En décision de reconstruire Louisbourg La Couronne n'est pas prête Le procès de Roger Tétreault est remis au 11 janvier Le journaliste montréalais Roger Té- a exigé un cautionnement parce que treault a vu hier matin, son procès re- le journaliste refusait de lui donner son porté au 11 janvier prochain à la suite adresse.Le refus de celui-ci était modes représentations faites par le procu- tivé par le fait qu’il a déjà subi trois reur de la couronne.perquisitions policières relativement à M Tétreault comparaissait devant le l’enquête sur les agences de collection juge René Drouin de la Cour provinciale qu’il a mené durant plus d’un an.du district de Montréal pour répondre à Cest d'ailleurs cette enquête que M.une accusation d’avoir mené une enquè- Tétreault mène depuis juin 1969 sur les te sans avoir obtenu au préalable un per- méthodes employées par les agences de mis du procureur général L'accusation collection qui est à l’origine de la plainest portée en vertu de la Loi des agen- te qui est portée contre lui.Cette enquè- ces d'investigation ou de sécurité.te avait donné lieu, en avril dernier, Le procès a été reporté au mois de à la publication d’un reportage dans janvier 1972 parce que la couronne, l’hebdomadaire Québec-Presse, dans représentée par Me Yves Tardif, n'était lequel Roger Tétreault faisait largement pas prêt à procéder.état des techniques d’intimidation qu’u- Pour sa part, l’avocat de la défense.tiliseraient les agences de collection Me Paul G.Unterberg, a demandé que pour amener les consommateurs à payer l’on procède immédiatement.Selon ses leurs dettes.représentations, plusieurs journalistes Pour mener à bien leurs recherches, sont intéressés à savoir s’ils doivent ob- M.Tétreault et ses collaborateurs s’é- tenir un permis pour effectuer les en- taient même faits embauchés par des quêtes qui sont requises par leur métier.agences de collection de Montréal et de La couronne a cependant insisté pour Québec dont la Financial Collection que soit reporté le procès Agency Les renseignements recueillis D'autre part.M.Tétreault devra leur avaient permis par la suite de pré- foumir d'ici 12h00 aujourd'hui un eau- senter un dossier fort percutant sur la bonnement de $50 comme garanti de sa situation qui existe dans ce secteur présence lors de son procès.Me Tardif ‘‘commercial’’.Fonds d'aide pour les mineurs victimes des radiations à T.-IM avait été prise par le premier ministre Diefenbaker, à la fin de son dernier mandat, qui voulait donner du travail aux citoyens de la Nouvelle-Ecosse affectés par la fermeture des mines de charbon.La forteresse, qui comptait jusqu’à dix mille citoyens sous le régime français, est maintenant située près du village qui porte toujours le nom de Louisbourg, et qui est habité par quelque 3,000 citoyens d'origine écossaise.M.Trudeau a quitté Louisbourg à 14h30 à bord du garde-côte Sir William Alexander à destination de Saint-Pierre-et-Miquelon où il devait accoster ce matin.TRUDEAU to, il sera question, au cours de l'entretien entre les deux hommes, de la possibilité d'une visite au Canada du vieux chef d'Etat yougoslave.M.et Mme Trudeau effectuent présentement une tournée dans l’Est du pays.Ils seront de retour dimanche prochain pour repartir aussitôt en vacances.Plus tôt.hier, ««-hebdomadaire yougoslave avait annoncé cette visite du premier ministre canadien.La revue "Ekonomska Politika" indiquait que M.Trudeau visitera la Yougoslavie le 14 août, à l’occasion d’une croisière dans la Méditerranée.Rappelons que le maréchal Tito doit se rendre en visite officielle aux Etats-Unis au mois d'octobre prochain.LE GOUVERNEMENT leur au pair si les revenus des dében-tures n’ont pas été puisés dans les fonds du projet au 15 juin 1972: et comme le projet ne sera pas réalisé, on ne payera liai, au 16 juin 1972.à même les fonds au projet.M.Blakeney assure que si la compagnie ne rencontre pas ses obligations au sujet de cette émission, la province fera honneur à sa garantie.Mais, dit-il.avant la période légale de rachat, la province est disposée à acheter ses débentures à un prix qui ne sera pas inférieur à la valeur au pair.En plus de ce financement au Canada, la compagnie Athabasca a entrepris des démarches aux Etats-Unis pour placer $72 millions en billets promissoires.La province devait les garantir pourvu que les conditions lui paraissent satisfaisantes.M Blakeney a déclaré que cela ne s'est pas encore réalisés Après en avoir étudié tous les aspects, dit-il nous avons conclu ou'il n'est cas dans l’intérêt public de réaliser ce projet d'usine de pâte et papier aux conditions premières et à toute condition discutée avec Parsons and Whitemore.Projet mal conçu, ajoute-t-il.puisque la province prenait tous les risques et que.s’il y avait échec , la province perdait $149 millions.Le gouvernement libéral avait garanti un emprunt de $107 millions et 75 pour cent des frais de premier établissement; il avait promis de payer $7.2 millions pour 30 pour cent des actions de Athabasca Forest Industries Co.UN NOUVEAU Suite de la page 3 Dans cette optique, les univereités devraient limiter à un minimum les informations exigées du candidat au moment de la demande d’admission.Une fois le candidat admis, il pourrait cependant avoir à donner des renseignements complémentaires au moment de son inscription définitive (pour des fins de statistiques, par exemple).Pourquoi exiger, au moment de l'inscription, une photo, la religion professée ou la profession des parents, par exemple?En vue de faciliter la compilation électronique de toutes ces données, le conseil des universités a aussi recommandé qu'il y ait une formule d'admission unique pour toutes les universités et que la gestion de l'admission soit centralisée a l’intérieur de chaque université.L'université devrait aussi reconnaître sa responsabilité sociale à l'égard des candidats, soutient le Conseil.Elle devrait étudier avec chaque étudiant refusé à un programme donné la possibilité pour lui de s’inscrire plutôt à un programme voisin plus adapté à ses besoins ou à ses capacités.Un système flexible de modules comme celui de l'université du Québec se prête particulièrement bien à une telle opération, fait remarquer le rapport.Enfin, le conseil des universités préconise une politique suffisamment souple pour pouvoir accueillir les adultes qui n’ont pas passé par le cegep mais qui ont une expérience du milieu du travail suffisante pour leur permettre de suivre des cours de niveau universitaire avec profit et succès.La procédure devrait aussi être suffisamment souple pour pouvoir accueillir l’étudiant qui a pris l’option professionnelle au cegep.Préparant théoriquement au marché du travail, cette option n’ouvre pas normalement la porte des facultés universitaires.LE N.-B.DOIT Suite de la page 3 “du côté économique, il y a beaucoup plus d’avantages que de désavantages dans un tel fusionnement" Du point de vue des francophones, il admet par contre que “le bilinguisme au sein de la nouvelle cité pose un problème” car “jusqu’à date, la majonté anglophone s’est très peu préoccupée du bilinguisme sauf pour le combattre".En definitive toutefois, l’éditorialiste conclut: "Quel est l'enjeu?Tout à gagner et presque rien à perdre, si le Souvemement provincial est prêt à lire respecter la Loi sur les langues officielles au niveau municipal”.M.Bourque reproche cependant au commissaire Goldenberg de n'avoir pas jugé bon de consacrer des recommandations spécifiques au bilinguisme dans la future cité agrandie.Il doute que l'intégration des fonctionnaires suffisent à assurer le bilinguisme.Il doute également que le mode de représation prévu permette d'élire un tiers de représentants francophones.Quant au maire de Dieppe, M.Bill Malenfant, il s'opposse toujours à la fusion et réclame un référendum.“Je sais", a-t-il dit."que partout où M Goldenberg passe, il recommande le fusionnement”.Mais la population, ajoute-t-il, devrait avoir aussi son mot à dire.par Gisèle Tremblay Le gouvernement de Terre-Neuve et la compagnie Newfoundland Fluorspar Ltd .filiale de l’ALCAN qui exploite un gisement de spath fluor à St-Lawren-ce (Terre-Neuve), ont annoncé qu’ils participeraient à parts égales à la constitution d'un fonds de secours à l’intention des anciens mineurs victimes des radiations, et de leurs dépendants Cette mesure résoud ainsi l’un des deux problèmes majeurs à l'origine du long conflit qui oppose la compagnie aux 300 mineurs de St-Lawrence.en grève depuis le 19 avril dernier.Selon un responsable du syndicat (CSN), M Pete Curtis, le premier ministre de Terre-Neuve.M.Joe Smallwood, s'est rendu à St-Lav^rence avec des représentants de l’ALCAN vendredi dernier et y a annoncé que les deux parties consacreraient chacune $50.000 par année pendant dix ans à l'alimentation de ce fonds de secours.Un porte-parole de l'ALCAN à Montréal a confirmé hier qu'une entente bilatérale existait quant a une participation commune au fonds de secours, mais il n'était pas en mesure d’en préciser alors les modalités.M.Curtis a indiqué de son côté qu'il faudra de quatre à six semaines avant que le fonds de secours ne soit mis en oeuvre et que le syndicat tient à déléguer un ou des représentants au comité mixte chargé de l’administrer.Sur les salaires, le second point en litige, les négociations sont au point mort.D’après un communiqué patronal publié le six mai.la compagnie offrait une augmentation globale de $1.01 l'heure répartie sur trois ans.Le syndicat s'en tient à un contrat de deux ans.Le Le confiii de Brantfort salaire horaire moyen est présentement de $2.50, révèle lé syndicat II semble qu'on n’ait négocié qu’une fois depuis, et vainement.L Indemnisation des victimes de la mine Director à St-Lawrence marquerait le dénouement d'un drame qui dure depuis près de vingt ans, De nombreux ouvriers employés aux mines de spath fluor avant 1960 ont été exposés à des émanations de radium et ont contracté le cancer des poumons, la silicose ou la siloco-tuberculose.Dans un article publié le 10 avril dernier, un journaliste du Evening Telegram M.Vick Collins, affirmait qu’au 31 décembre 1968, le cancer des poumons à lui seul auait causé 52 mortalités connues parmi les mineurs.Il v a eu d'autres victimes, écrivait-il, sans compter les handicapés qui réclament vainement des compensations au ministère provincial du travail.Il y a quelques années, le gouvernement de Terre-Neuve instituait a ce sujet une commission royale d'enquête.Dans son rapport remis en 1969.cette commission recommandait ris'uemnisation des victimes et de leurs dépendants et la constitution d’un fonds spécial à cette fin.Dans un mémoire de 50,000 mots soumis aux enquêteurs, la Newfoundland Fluorspar Ltd., proposait elle-même la création du fonds de secours et acceptait à l’avance d'y participer.La compagnie suggérait également que la loi terre-neuvienne des accidents de travail soit modifiée de façon à inclure le cancer des poumons dans sa liste de maladies industrielles indemnisables, quel que soit le moment où le mal se déclare.Dans l'introduction de ce mémoire, le directeur de l'entreprise, M.J W Cameron, fait en effet remarquer le caractère insidieux de la maladie qui met plusieurs années à apparaître.La compagnie rappelle egalement la chronologie des événements.C'est en 1956 qu’elle entreprenait des études pour déterminer le taux de radio-activité dans ses mines de spath fluor.A partir de 1960.des systèmes de ventilation et diverses autres mesures de sécurité ont abaissé ce taux bien en-deçà du seuil dangereux.Le mémoire détaille aussi les mesures prises par la compagnie pour venir en aide aux mineurs malades, services médicaux gratuit contributions à une caisse de retraité, à un plan d'assurance-vie.à un régime de sécurité social et à l’indemnisation des accidentés Mais les retombées des années cinquante ont déjà amené dans la population de St-Lawrence une proportion anormalement élevée de veuves d'orphelins et d'ouvriers frappés d'inrana-cité.Le fonds de secours aux victimes et à leurs dépendants, réclamé depuis longtemps, deviendrait enfin sous peu une réalité.La seule question qui demeure, c'est la participation éventuelle des aurorités fédérales.Dans une déclaration officielle, le ministre du travail de Terre-Neuve.M.Stephen A.Neary.citait le 25 mars dernier le gouvernement fédéral parmi ceux qui.avant retiré les plus grands bénéfices de l'exploitation minière.devaient assumer une part de l'in-demnisatiop due aux victimes.BRANTFORD.Ont.- Le Syndicat canadien des ouvriers du textile et des produits chimiques accuse l'American Hospital Supply Corporation d’avoir remplacé la production de pansements à son usine de Brantford par le traitement de surplus de l’armée américaine, dont une partie remonterait à la dernière guerre mondiale.Le syndicat représente les 250 employés de Texpack Ltd., à Brantford, compagnie canadienne qui est devenue il y a cinq ans une filiale de Phar-maseal Ltd., branche du réseau American Hospital Supply.Le secrétaire-trésorier du syndicat, Mme Madeleine Parent, précise dans un communiqué que des pansements de l’armée américaine, “Carlisle Model", ont été reçus à l'usine de Brantford où les employés ont dû les nettoyer et les empaqueter sous la marque "Safeco", avec l’inscription: “Fait au Canada par Safety Supply Company”.Selon Mme Parent, tout indique que les meilleurs produits canadiens de ce secteur industriel disparaîtront au profit d’importations de qualité douteuse et que l’usine ontarienne sera réduite au rang d’entrepôt et de centre de distribution.Et ce recul, affirme-t-elle, s’effectue aux dépens du contribuable canadien.D'une part, en effet.Texpack Ltd.avait reçu, peu avant son rachat, des subventions gouvernementales pour financer ses projets d'expansion.D’autre part, la croissance rapide de l'entreprise est due pour une bonne part au nouveau marché qu’ont ouvert les différents programmes publics d'assurance-maladie.A la suite de plusieurs plaintes récentes, la direction générale des aliments et drogues du ministère fédéral de la santé a entrepris une enquête la semaine dernière afin de vérifier si les vieux pansements de l’armée américaine - qu'utilisent notamment les ambulances de Toronto - ont été bien stérilisés.Quant à la grève de Brantford.elle a donné lieu à des échanges acerbes entre les parties patronale et syndicale Peu avant l'arrêt de travail, la compagnie a déclaré dans une lettre aux employés qu'elle engagerait un nouveau personnel s'il y a lieu et qu elle avait déjà subi victorieusement de longues grèves (jusqu'à neuf mois) contre les Teamsters au Canada et aux Etats-Unis.Le président de la compagnie.M.Kan Dafee.a affir- mé que I usine reprendrait la production dès la semaine prochaine Le syndicat réplique qu’il tiendra s'il le faut jusqu'à la chute des neiges Le conflit de travail porte principalement sur les salaires.les vacances et les bénéfices sociaux.La compagnie a offert deux augmentations de 10 cents l’heure pour deux ans.alors que le syndicat réclame 35 et 30 cents La plupart des employés (75%) sont des femtnes et leur salaire moyen actuel est de $193 l'heure.Le syndicat exige en outre que la compagnie cesse de retenir illégalement les chèques de vacances et les distribue aux employés.Il n’y a plus de négociation depuis le debut de la grève.LE MIRAGE Suite de la page S que le principal vendeur du ministère U.S.de la Défense de l’époque, Henry1 Kuss, s’était empressé de faire savoir que le gouvernement de sa Majesté perdrait un marché de cent cinquante millions de dollars représentant la construction dans des chantiers britanniques, de navires destinés à la marine américaine, s'il choisissait le Mirage français.Avec les Etats-Unis, Dassault a abandonné la prospection militaire laissant à ses avions civils comme le “Mystère 20”, le soin de s'octroyer une part non négligeable du marché américain dans le secteur plein de débouchés des avions d'affaires.Dans ce livre de 235 pages, Jack Gee relate l'histoire des relations franco-israéliennes trop connues pour que nous devions y revenir.En revanche l’affaire orageuse des “Vedettes de Cherbourg" y est contée avec force détails et de précisions.Ainsi apprend-on que le principal instigateur de l'enlèvement des bateaux, l’ancien chef de la mission israélienne militaire à Paris, l’amiral Mordechai Limon, s’occupe désormais à Tel-Aviv des intérêts de la famille Rotschild (Club méditerranée, investissements immobiliers, etc.) Lorsque l’on connaît les liens qui unissent Pompidou à la célèbre famille, cela ne manque pas de surprendre.Complicité entre Tel-Aviv et Paris Ainsi, apprend-on également que plusieurs ministres français étaient au courant de ce qui se tramaient à Cherbourg quelques jours avant le départ vers Haïfa.La recherche véritable des responsabilités, à ce niveau, aurait à coup sûr signifié la démission des ministres les plus importants.Mais au-delà des divergences officielles, une complicité très étroite s’est établie entre Tel-Aviv et Paris.Trop de Français hauts places, aun-gine Israélite ou non.possèdent d’importants interets en Israël et savent que l’avion Mirage demeure le symbole de la survie de ce petit pays.Le Quai d’Orsay n’a pas encore réagi à la publication de ces révélations qui relèvent plus du contexte diplomatique que commercial.D’aucuns pensent qu’il ne le fera pas, pour ne pas créer d’incidents, en raison de la citoyenneté britannique de l'auteur.En revanche, Marcel Dassault n'a pas du tout apprécié ces “indiscrétions".La petite histoire de ce ue l’on appelle “l’affaire Gee-lassaulf ' vaut son pesant d'or.Lorsqu'il mit fin à la dernière ligne de son ouvrage.Jack Gee proposa au quotidien "l'Aurore" une pre-publica-tion.Mais il ne savait pas que D le rédacteur en chef de ce journal, Roland Faure, était un ami de la famille Dassault à laquelle il sollicita “l'imprimatur" aussitôt refusée.Gee fut alors l'objet de pressions de la part de la société Dassault.Le général Guillain de Bénouville.confident du constructeur, fit le voyage Genève-Londres à bord de son "Mystère” personnel unique- Décès du Frère Gérard Nadeau (F.Augustin-Gérard), F.I.C.J DÉCÉS GOSSELIN Jacqueline a Montréal.le 1er août 1971 à l'âge de 51 ans.est décédée Mme Gérard Gosselin, née Jacqueline Grondin.Les funérailles auront lieu mercredi le 4 août I,e convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourse Limitée No 4505 rue Notre-Dame ouest à 10 heures 45, pour se rendre à léglisc St-Zotique.où le service sera célébré à 11.00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.ment pour tenter de convaincre le journaliste anglais de ne pas publier son livre, moyennant un substantiel dédommagement Rien n'y fit cependant, et le livre sortit comme prévu, amputé seulement de quelques pages se rapportant à l'espionnage industriel et à.l'enlèvement de Madame Dassault.Selon ses proches, en effet, le vieil homme aurait été traumatisé par l’enlèvement de son épouse il y a cinq ans et vivrait toujours dans l'obsession que son épouse Madeleine sera de nouveau kidnappée.Cela aussi c’est la petite histoire du Mirage.“l’arme secrète" incontestable de la politique étrangère française (1) - Le Mirage "arme secrète" de la politique française.Editions Albin Michel.Paris.Oubliez VOTRE DENTIER .Aucun fiMjUf ilï-lrv «l'né |Vtr voire dentier M von- uiili-4'X l.t twtudro ndhcMVc FASTKKTII Non acide.FASTEKT1I fail tenir le- dentu r« plu*- InnKteniiw.facilite la ma-iieation.Avec l'AS TKKTII.ni $jo«t ni honvition ritaiKrcnHIv* Pour votre -anté, voire d» nlk i doit u nit !< rr?H iw ni en place.Voyez votre dcntMc réipiln-u nunt.I'll-IbicFASTKKIII.Le 31 juillet est décédé accidentellement à Montréal, dans sa 45e année.Frère Gérard Nadeau (Augustin-Gérard).de la Congrégation des Frères de l’Instruction chrétienne.Fils de (eu Herméné-gide Nadeau et de Jeanne Bru-lotte, Frère Gérard Nadeau est né à Biddeford (Maine) le 20 juin 1927 II entra au juvé-nat de La Prairie en 1940: il fit également à cet endroit son noviciat et son scolasti-cat.En 1946, il fit ses débuts dans l'enseignement à l’école St-Charles-Garmer (Montréal); par la suite, il enseigna à Farnham.à l'Ecole Supérieure St-Stanislas (Montréal) et à La Prairie (école St-François Xavier).En 1956, il se rendait en Afrique orientale anglaise où.à titre de missionnaire, il enseigna en divers établissements d'Ouganda et de Tanzanie.Depuis quelques mois, Frère Gérard Nadeau était en congé au pays; il se préparait pour son nouveau poste, aux Seychelles.Sa dépouille mortelle est exposée au parloir de la Maison provinciale, 870 Chemin de St-Jean, à La Prairie.Les funérailles auront lieu au même endroit mardi, le 3 août, à 4h.30.Parents et amis sont priés de ne pas offrir de fleurs; la famille désire que les dons soient faits de préférence en faveur de la mission chère au dé-fun' A UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL SERVICE D’ÉDUCATION PERMANENTE TRIMESTRE D’AUTOMNE 1971 PROGRAMMES DE CERTIFICATS Chacun de ces programmes comprend trente (30) crédits et est couronné par un certificat de l’Université de Montréal.• GESTION D'HÔPITAL • CYTOTECHNOLOGIE • NURSING COMMUNAUTAIRE • LOISIR • PUBLICITÉ • RECHERCHE OPÉRATIONNELLE • RELATIONS INDUSTRIELLES • RELATIONS PUBLIQUES • TRADUCTION BACCALAUREAT ES SCIENCES Regroupement approuvé de trois (3) certificats.Dole limite d'admission i 16 août 1971 Annuaire sur demande au : Service d’éducation permanente 3333 Chemin de la Reine-Marie Tél.i 343-6090 (jour).343-6092 (tolr). Le Devoir, mardi 3 août 1971 • 7 M I Réunissant les dirigeants de sept partis Un sommet communiste condamne la teneur et l'arbitraire au Soudan MOSCOU (AFP) - Les dirigeants de sept partis communistes ou ouvriers des pays socialistes d’Europe et de la Mongolie se sont rencontrés hier en Crimée où ils ont procédé à un large tour d’horizon sur les principaux problèmes internationaux, annonce un communiqué de l’agence Tass qui précise que les participants ont exprimé "leur profonde inquiétude devant la cruelle terreur qui s’est abattue sur le PC du Soudan'1 et ont "résolument condamné l'arbitraire des autorités soudanaises Selon le communiqué, MM.Leonide Brejnev, secrétaire général du PC de l’URSS, Nicolas Podgomy, chef d’Etat soviétique et Pierre Cnelest, chef du PC d’Ukraine, ont eu une “rencontre amicale’ avec MM.Todor Jivkov, Janos Kadar, Erich Honecker, Umjaguine Tse-denbal, Edouard Gierek et Gustav Hu-sak, chefs des partis communistes et ouvriers respectivement de Bulgarie, Hongrie, RDA, Mongolie extérieure, Pologne et Tchécoslovaquie.Il ressort du communiqué que seul parmi les chefs des partis communistes des démocraties populaires d’Europe M.Ni-colae Ceausesco, a été absent de la réunion.Les participants ont souligné que "le programme de paix proposé par le 24ème congrès du PC de l’URSS est appelé à jouer un rôle essentiel dans une véritable détente internationale garantissant la paix et la sécurité des peuples”, indique l’agence Tass.Une grande attention a été consacrée à la situation en Europe, ajoute l'agence.Les participants à la réunion ont exprimé "la conviction que les intérêts vi- taux des peuples européens exigent des démarches actives de la part de tous les Etats européens afin d’aboutir à une détente".“La réunion d’une conférence sur la sécurité, la ratification des traités conclus par l’Allemagne de l’Ouest avec l'URSS et la Pologne, le règlement du problème de Berlin-Ouest, la reconnaissance de la non-validité des accords de Munich, ainsi que la réduction des armements et des forces armées, peuvent et doivent devenir des jalons importants sur la voie d’une paix solide en Europe”.Les participants ont constaté “l’unanimité complete de leurs vues quant au Soudan soutien de la juste lutte des peuples arabes pour le rétablissement de la paix au Proche-Orient et pour la liquidation des séquelles de l’agression israélienne”.Les dirigeants communistes ont exprimé leur “profonde inquiétude au sujet de la cruelle terreur qui s’est abattue sur le parti communiste et sur les autres organisations démocratiques du Soudan” et ils ont “résolument condamné l’arbitraire et l'illégalité des actes des autorités soudanaises, utilisés par les forces de l’impérialisme et de la réaction contre les intérêts du peuple soudanais”.L'épuration se poursuit KHARTOUM (AFP) - Quatre colonels, un commandant et deux lieutenants ont été condamnés dimanche à diverses peines de prison par les cours martiales siégeant au Soudan qui poursuivent l’épuration de l’armee après l’échec du coup d’Etat du 19 juillet.D’autre part, le ministre des transports et communications, M.Sid Ahe-med El-Jack, a été assigné à résidence en attendant la fin de l’enquête sur le coup d’Etat.Son nom figurait sur la liste du gouvernement préparée par le secrétaire général du parti communiste soudanais, Mohamed Mahjoub.pendu la semaine dernière.Un autre ministre du gouvernement Nimeiri qui figurait Le mercenaire Rolf Steiner devant la justice soudanaise d'après l'AFP KHARTOUM - Colonel au Biafra.général au Soudan.l’Allemand Rolf Steiner, qui comparait cette semaine devant la justice militaire soudanaise, est devenu aux yeux des Africains le symbole des “mercenaires", ces soldats de fortune qui ont participé aux diverses guerres civiles du continent noir au Congo.Nigé-ria et au Soudan.Son procès qui s’est ouvert hier matin devant un tribunal militaire de Khartoum en présence de M.Diallo Teli, secrétaire général de l’OUA, a été ajourné jusqu’à jeudi matin.L ajoumement a été décidé à la demande de l’avocat commis à la défense de l’inculpé, le docteur Salim Eisa, de Khartoum L’avocat avait demandé un délai d’une semaine pour étudier le dossier.précisant qu’il n’avait été chargé de celui-ci que la veille Steiner, le crâne rasé, en chemise kaki à col ouvert, s’est déclaré non coupable de quatre des cinq chefs d’accusation retenus contre lui D a reconnu être entré illégalement au Soudan, mais plaidé non coupable d’avoir fait la guerre au gouvernement soudanais.Les cinq chefs d’accusation sont : 1 - Entrée illégale au Soudan 2- Actes de guerre contre le gouvernement soudanais.3- Constitution destocks d’armes et de munitions en vue de mener la guerre contre le gouvernement soudanais 4 - Propagation de fausses nouvelles et de rumeurs contre le gouvernement soudanais 5 - Contrebande En ce qui concerne ce cinquième point.Steiner est accusé d’avoir introduit au Soudan et distribué aux populations du sud des médicaments sans etre ni pharmacologue ni médecin.Originaire de Munich, ancien sergent de la Légion étrangère française.Rolf Steiner se trouva à 35 ans, avec le grade de colonel, à la tète de la 4ème division de commandos BiafraLs comptant plus de dix mille hommes.Considéré comme le fer de lance de l’armée biafraise.sa division avait puissamment aidé à l’échec de l’offensive nigériane de septembre 1968 contre le réduit biafrais.Sa tète avait été mise à prix par le gouvernement fédéral à la fin du mois d’octobre 1968 II échappa de peu à la mort, la villa où il avait établi son poste de commandement, au nord d’Umuahia, ayant été attaquée par un "Mig" nigérian et à moitié détruite.Pourtant en novembre 1968.malgré sa grande popularité parmi les Ibos.Steiner fut discrètement expulsé du Biafra Sa mégalomanie, son manque de souplesse et son indiscipline avaient heurté la susceptibilité et le nationalisme de l’état-major biafrais.De retour en Europe.Steiner ne put renoncer entièrement a ses rêves En 1969 il partait clandestinement pour le Soudan.chargé de mission par des organisations charitables souhaitant venir en aide aux populations du sud durement éprouvées par une guerre civile vieille de plus de treize ans II entre alors au service d’un chef rebelle mais essuie plusieurs échecs qui le contraignent à se replier blessé en Ouganda II y est arrête le 17 octobre 1970 Le gouvernement de M Milton Obote le livre au Soudan en janvier 1971 Chili sur cette liste, M.Murtada Ahmed Ibrahim, ministre de l’irrigation et de l’hydroélectrique, a été prié de regagner le Soudan.H se trouve depuis quelques semaines en vacances en Autriche et était absent du pays lors du coup d’Etat.M.Ibrahim est un ancien membre du parti communiste rallié au régime du général Nimeiri.Le troisième ministre dont le nom figurait dans la liste de gouvernement préparée par le parti communiste, Joseph Ga-rang, ministre des affaires du sud, a été condamné à mort et pendu la semaine dernière.Cent trente-cinq personnes qui avaient été arrêtées après la reprise du pouvoir par le régime Nimeiri ont été relâchées.aucune inculpation n’ayant été retenue à leur encontre, a annoncé hier la presse de Khartoum.Le nombre des personnes encore détenues s’élève à 430.toujours selon la presse soudanaise.Les autorités soudanaises auraient l’intention d’organiser le mois prochain un plébiscite pour l’élection ou président de la république, apprend-on par ailleurs de source généralement bien informée.Le candidat unique à la magistrature suprême serait le général Nimeiri.D’autre part au Caire, la radio égyptienne a interrompu hier soir ses émissions pour annoncer que le président Sadate a ordonné l’ouverture d’une enquête immédiate sur les informations selon lesquelle le conseil exécutif de l’union générale des ouvriers égyptiens avait dénoncé l’attitude du gouvernement soudanais.La RAU soutient complètement la révolution soudanaise du 25 mai (gouvernement du général Nimeiri) et refuse toute ingérence extérieure dans les affaires du Soudan, précise la radio égyptienne.La démocratie chrétienne divisée SANTIAGO du Chili (d’après l’AFP) - Une grave crise divise le parti démocrate-chrétien chilien, à la veille de son congrès général ordinaire, qui se réunira à la fin du mois.Sept députés et 40 dirigeants des organes de oase du parji ont donné leur démission en fin de semaine parce qu’ils estimait que la formation de l’ancien Président ae la république, M.Eduardo rei, "a renoncé à sa politique chrétienne de gauche".Nixon : hommage au down WASHINGTON (AFP)-Le président Nixon a proclamé hier la période du 1er au 7 août "semaine nationale du clown", conformément à une résolution parlementaire en date du 8 octobre 1970 Rendant hommage à l’activité humanitaire des clowns dans la société.M.Nixon affirme, dans sa proclamation: "quiconque a entendu le rire d’un enfant ou vu s'illuminer le visage d’un vieil homme solitaire, sait distinguer dans ces brefs instants, des mystères plus profonds que l’amour (.) Nous avons tous une dette de reconnaissance envers ceux qui nous apportent ces instants de paisible splendeur, qui effacent la maladie et la douleur sous la joie (.) Aujourd’hui, comme toujours, les clowns et l’esprit qu’ils représentent sont aussi indispensables à l'humanité que les bâtisseurs, les cultivateurs et les gouvernants.”.Le conseil national du parti a aussitôt décidé que le cas des sept députés démissionnaires sera examiné par un tribunal de discipline en vue d'une éventuelle expulsion.' Expliquant leur position dans une lettre adressée au chef de leur parti, le sénateur Narciso Irureta, les’sept députés démissionnaires soulignent que leur décision n’a pas pour but de postuler quelque influence au sein de l'Unité populaire, le parti du Dr Salvador Allende De leur côté, les quarante dirigeants ont écrit au sénateur Irureta qu’ils "quittaient le parti afin de lutter avec le peuple pour le socialisme”.Dans cette atmosphère de crise la prise de position de l’ancien candidat à la présidence de la république, le Dr Radomiro Tomic, généralement considéré comme principal leader de la “gauche chrétienne” a surpris.En effet, le Dr Tomic s’est désolidarisé des démissionnaires rt a déclaré qu’il était décidé à rester au sein de la démocratie chrétienne (PDC).Il estime que “la démocratie chrétienne a toujours été une force socialiste, communautaire, pluraliste et démocratique”.En perdant sept députés, le PDC ne dispose plus à la Chambre des députés (150 membres) que de 46 sièges sur les 53 qu'ils avait gagnés lors des dernières élections de 1969.Au sénat, le parti démocrate chrétien conserve ses 17 sièges (sur un total de 50) et aucune faille n’apparaît pour l’instant parmi ses représentants.$35 millions pour la propagande WASHINGTON (AFP) - Le Sénat américain a adopté hier un crédit intérimaire de 35 millions de dollars destiné à financer pour l’année en cours les opérations de “Radio Free Europe” et “Radio Liberty” qui émettent d’Allemagne occidentale des programmes destinés aux pays de l’Est.Ce crédit doit maintenant être voté par la Chambre des représentants.La commission des affaires étrangères du Sénat en approuvant ce crédit le mois dernier avait clairement indiqué qu’il s’agissait d’une mesure provisoire en attendant de déterminer si ces deux stations émettrices étaient réellement nécessaires en tant que complément de “La voix de l’Amérique”.Au début de l’année on avait appris que les deux stations de radio en cause, en principe relevant de l’industrie privée, étaient en réalité presque totalement financées par la CIA."Comme en pays conquis' Les Saïgonnais soulèvent l'indignation des Khmères PHONOM PENH (AFP) - Le comportement des troupes sud-vietnamiennes engagées dans diverses opérations au Cambodge suscite de violents commentaires dans la presse d’expression khmère.En fait, tout autre événement est éclipsé dans ces journaux par la relation et la critigue des exactions prêtées aux soldats “alliés", notamment dans les provinces limitrophes du Delta, à Prey Veng et Svay Rieng.Une indication de la détérioration de la situation entre troupes sud-vietnamiennes et population khmère est donnée par les voyages répétés, effectués depuis quelques jours dans ces régions par le général In Tam, second vice-president du conseil.Le général se montre extrêmement inquiet devant l’attitude brutale des soldats sud-vietnamiens et le nombre sans cesse croissant de villageois qui quittent précipitamment leurs villages pour éviter les ratissages.De nombreuses familles sont Le jeu pré-électoral au Vietnam La candidature de Ky dépend du bon vouloir de T hi eu SAIGON (AFP) - Le sort de la candidature du vice-président Nguyen Cao Ky aux élections du trois octobre ne dépend plus désormais que de la bonne volonté du président Thieu.Une trentaine de conseillers ont envoyé une lettre au président Nguyen Van Thieu lui demandant de libérer leurs signatures en faveur du vice-président Nguyen Cao Ky, apprend-on au bureau de la vice-présidence.Le général Ky a besoin de cent signatures de conseillers pour présenter sa candidature aux élections présidentielles.D dispose actuellement de 83 signatures légalisées les dix-sept autres ayant déjà été données au président Tnieu.Dans cette lettre les conseillers ont affirmé avoir signé sous pression et ont déclaré ne pouvoir concevoir que le président Thieu ait voulu obtenir 430 signatures (sur un total de 554) pour les “mettre dans le tiroir et empêcher d’autres candidats de se présenter’’.La date de clôture du dépôt des signatures est fixée à demain.Dans les milieux proches de la vice-présidence, on se montre prudent quant aux résultats des démarches entreprises en faveur du général Ky.La police interdit d’autre part par “ordres supérieurs” depuis hier matin l’accès aux bâtiments administratifs de la Cour suprême au centre de Saigon.Plusieurs journaux vietnamiens se sont fait l’écho de projets prêtés au vice-président Nguyen Cao Ky et à ses partisans d’envoyer les conseillers de province favorables à sa candidature demander à la Cour suprême de déclarer nulles les promesses de soutien déjà signés par dix-neuf de ces conseillers en faveur du président Thieu.arrivées depuis une semaine dans les localités situées sur la route numéro un.limite nord de l’opération, notamment à Kompong Trabek.Le correspondant de l’AFP qui s’est rendu la semaine denière par la route Un jusqu’à Svay Rieng avait entendu plusieurs officiers supérieurs khmères se plaindre de l’attitude de certaines unités sud-vietnamiennes, opérant comme si elles étaient “en pays conquis”.Certains semblaient être plus préoccupé momentanément par le comportement de leurs “allié” que par les attaques de l’adversaire.Pour éviter que, comme l’an dernier, leurs récoltes soient pillées par les Sud-Vietnamiens - ou ce qu’il ai restait apré les prélèvements déjà effectué par les Nord-Vietnamiens-Vietcong - les villageois avaient mis leurs récoltés sous la protection des bonzes dans des pagodes.Des soldats sud-vietnamiens, avait précisé un officier khmer, sont donc allé chercher le riz là où il se trouvait, c’est-à-dire dans les temples.De pareils faits avaioit tout récemment conduit le gouvernement de Phnom-Penh a publier officiellement une "liste des exactions commises en mars dernier par les troupes sudvietnamiennes au Cambodge”: tout y était, arrestations, destructions de villages, vols et viols.Une protestation énergique avait été transmise au gouvernement de Saigon demandant des sanctions qui n’ont jamais été révélées.Il semble bien qu’en ce domaine les rapports entre les deux armées, soient arrivé à un point crucial et.alors que l’opinion publique s’indigne de plus en plus ouvertement à Phnom-Penh.on s’at- II est toutefois difficile d’entrevoir une solution à ce problème tant que l’armée khmère ne sera pas en mesure de mener seule l’ensemble des opérations contre l’ennemi” sur son territoire et que les Sud-Vietnamiens franchiront la frontière selon leur bon gré pour tenter de détruire les sanctuaires et les forces nord-vietnamiennes-vietcong qui les menacent directement à partir du Cambodge.Le Duc Tho quitte Pékin pour Hanoï PTTTfTN T zx Hnn Thr» oavs annnnpp l’aopnro n PEKIN (AFP)-M.Le Duc Tho, membre du bureau politique du comité central du parti nord-vietnamien des travailleurs et conseiller spécial du ministre Xuan Thuy, chef de la délégation du gouvernement du Nord-Vietnam, à la conférence de Paris, a quitté hier Pékin par avion, à destination de son pavs.annonce l’agence Chine nouvelle.Dimanche, M.Le Duc Tho avait eu un entretien avec M.Chou En-lai, président du conseil de la République populaire de Chine, et avait également rencontré le président du bureau politique du comité central du front national, uni du Cambodge.Johannesbourg Procès pour subversion au doyen anglican PRETORIA (AFP) - Le procé du révérend Aubie French Beytagh.doyen anglican de Jonannesburg, accusé de subversion, s’est ouvert hier matin devant la cour suprême de Pretoria.Le prélat, qui plaide non coupable, a reconnu avoir manipulé des fonds remis par l’organisation britannique "Defoice Aid Organisation” pour “atténuer le sort des prisonniers politiques a parfois pour payer les frais de leurs procé" Selon l’acte d’accusation.130 personnes, déignées comme des “co-conspirateurs".ont bénéficié de l’aide du révérend French Beytagh.Il est également accusé d’avoir collecté des fonds pour subventionner la campagne de guérilla "Frelimo" contre l’armée portugaise au Mozambique.Le doyen anglican risque une peine allant de cinq ans de prison à la peine capitale.Toutefois, il est peu vrai- Sicile: opération anti-mafia PALERME (AFP) - Une vaste opération anti-mafia a été menée dans la matinée de dimanche par les carabiniers de Païenne, a-t-on appris hier.Six personnes ont été arrêtées.81 ont été mises à la disposition de la justice pour port d’arme et 1.106 autres pour délits divers.semblable que cette dernière ner des rèultats" a avait le doyen de Johannesburg soit retenue.souhaité “une révolution san- avait eu l’intention de prépa- D’autre part, selon un té- glante” en Afrique du Sud.Ce rer un “raid” sur le peniten-moin à charge, le prélat avait témoin, un policier qui s’était cier de Roobben Islands pour fréquemment affirmé que introduit dans l’entourage du libérer des prisonniers poü-“seiüe la violence peut don- prélat, a affirmé en outre que tiques.Économisez de 15 à 30% sur vos cours d'anglais INSCRIVEZ-VOUS EN AOÛT, COMMENCEZ QUAND VOUS VOULEZ COURS INTENSIFS (de 9 heures à 18 heures, du lundi ou vendredi) UNE SEMAINE : ~$"Ï5rôû~_ maintenant $120.00 COURS DU SOIR (Commencent à partir de septembre moyenne 6 élèves por classe1 25 SEMAINES : '$?2&tOÛ.maintenant $185.00 Ceers éééictifcles é« riwjèt.leitititieRS rtcenets Mr 11 Mieistérs ia l'ééeeititR Ttits.ééeieestratiees.étciotMiHeet.«ssais.frateHs al sa»* aèh|atiea.éa 8M à 21H LPS®- MONTRÉAL 878-2821 LPS^ QUÉBEC 529-0331 Étage F.Place Bonaventure 4e étage.SOO E., Grande-Allée Des diplomates cubains quittent Madrid en catimini MADRID (AFP) - La délégation commerciale cubaine qui, sous la présidence de M.Raul Leon Torres, vice-ministre du commerce extérieur, «légociait à Madrid le renouvellement des accords commerciaux hispano-cubains et la quasi-totalité du personnel diplomatique cubain dans la capitale espagnole ont pris discrètement l’avion dans la nuit de dimanche à hier à destination de La Havane, ap-prend-on de source officieuse cubaine.Au total 64 personnes - femmes et enfants compris - sont reparties à Cuba.Les raisons de ce brusque et étrange départ du personnel diplomatique cubain en Espa- gne ne sont pas encore connues avec precision.On suppose généralement, dans les milieux bien informés, qu’il est l’expression d’un profond désaccord intervenu au cours des négociations commerciales en cours depuis le début du mois de' juin.Cuba et l’Espagne étaient liées par un accord commercial de clearing dont le renouvellement était précisément l’objet de discussions difficiles.La dette cubaine vis-à-vis de l’Espagne serait relativement importante et son amortissement ou son extinction était sans doute la question la plus délicate qu’avalent à trancher les négociateurs.Les échan- ges entre les deux pays ont atteint en 1970 le chiffre de cinq milliards de pesetas (*80 millions) et sont en déficit au bénéfice de l’Espagne d’environ 100 millions de pesetas ($1.6 million).Par la séquestration LA PAZ, (AFP)-Vingt-cinq Américains membres d’une mission méthodiste et quatre fonctionnaires latino-américains de la Banque inter-américaine de Développement, qui étaient séquestrés par des agriculteurs boliviens depuis samedi, ont été libérés nier.Ayez des idées claires à votre reunion d'affaires!.Laissez au Reine Elizabeth te soin de voir à tous les détails à votre place.Nous nous occupons de tout: les chambres, les repas, les rafraîchissements.Rien n'est laissé au hasard.Ainsi, vous ne risquez pas d'oublier des détails importants.Nous avons l’habitude des grandes et des petites réceptions.À nous d’en faire un succès.et à vous d’en tirer tous les avantages! 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Français» 2.30 Les troB as c 3.00 Réseau soleil c 4.99 Ulysse et Oscar .c 4.30 Grujot et Dâicat e 5 99 Daniel Boone e 4.00 Les lois de la broisse .c 6.39 Tdéjoumal .c 6 40 24 heures .e 9.55 Nouvelles du sport e 7 J0 Les jeu* panaméneams c 7J0 La dynastie des Forsyte 8.3« Avec André Guv “G.Vigneaulf .c ».M Moi a fautre c 9.39 Portrait .got age chauffé, cuttin* mod*m* «quipé*.toptl mur 6 mur n*uf par-»ouV Auu< foui l*t m*vb1tt.offre 6 partir de $40.000 pour v*n$* rapid* Parti-CvWr Coût* déport urgent 279-1995 9-8-71 Tél.Près Sherbrooke.3 milles Université.bord rivière Magog, maison 4 chambres, sous-sol aménagé, tout confort, grand terrain, garage double Tel: 868-2361 poste 378 de 9h.à 17 h.lundi au vendredi.54-71 PROPRIETE A LOUER ST-LAMBERT, joli cottage de choix, construction récente, terrain boisé, 4 chambres à coucher, foyers en pierres et briques, salle de jeu.Libre 1er septembre $325.Vendrais Tél 671-5690 0u 672-6335.23871 f 8Sk2ë> MEXICO (AFP) - 30.000 personnes environ sont touchées par l’épidémie d’encéphalite qui sévit actuellement dans cinq Etats du Mexique.Un bilan présenté par les SIU'Mon à la fluoration donnés aux personnes, 103.000 1 * ^ 1 1 1 w hectares de terrains et 70.000 maisons ont été traités, ce qui représente une population d’environ 300.000 personnes.Les services du ministère de l’agriculture annoncent que l’on s’attend à la perte minimale de 8.700 chevaux dans le seul Etat du Nuevo Z 'Association naturiste du Québec : du lait ou de l'eau L’Association naturiste du Québec s'oppose à la fluoration du lait à l’intention des enfants, solution qu’avait récemment préconisée STOP,_________________________ Leon, soit 10% des chevaux un mouvement qui lutte contre grande nocivité de fluorure de de cet Etat.la pollution.calcium et c’est justement - - .naturiste s’oppose donc à toute forme de fluoration.Le rapport de STOP, très détaillé, indiquait pourtant très clairement la moins Pas de moteur trop puissant.Sachez manoeuvrer et maîtriser l'embarcation.S’il est vrai que la fluorure de sodium est une substance toxique au point de vue de l’eau, cette même substance polluera le lait tout autant", affirme le docteur Jean-Marc Brunet, président de L’Association naturiste du Québec.M.Brunet accuse aussi STOP de n’avoir pas bien distingué le fluorure de calcium, qui existe à l'état naturel, et le fluorure de sodium qui, dit-il, "sert de poison à rats et à bestioles”.L'Association les MOTS CROISÉS du Devoir une des raisons qu’il citait en faveur de la fluoration du lait: le lait contenant beaucoup de calcium, cela rendrait moins dangereux les ions fluor.STOP souhaitait également que le lait fluoré soit destiné exclusivement (et gratuitement) aux enfants puisque c’est à eux surtout qu'il peut être utile.Les quantités de fluorure nécessaires seraient alors moins grandes et la pollution par les fluorures ne risquerait pas de toucher les adultes et d’empoisonner toute la chaîne alimentaire.L'eau, en effet, sert à bien d’autres usages que l’alimentation des enfants et peut être bue en plus grandes quantités, indiquait STOP.cédure impliquant la présence simultanée de huit symptômes différents.S’il subsiste un doute, (s’il manque un symptôme) il faudra vérifier si le sang circule encore dans le cerveau.Si tel était le cas, le patient ne devrait pas être considéré comme mort, précise-t-on.Les symptômes exigés sont: 1) inconscience profonde; 2) dilatation des pupilles et absence de reflexe à la lumière; 3) pas de respiration spontanée; 4) absence de reflexes cérébraux; 5) hypotonie musculaire; 6) baisse de pression sanguine malgré une dose croissante de médicaments; 7) mauvaise régulation thermique; 8) absence totale d’activité électrique du cerveau.Le rapport recommande enfin que le contrat des infirmières stipule qu’elles ne sont pas obligées de participer à des transplantations expérimentales.En raison de sa liaison Kulière avec le patient, mière devrait pouvoir donner son opinion de la même façon que les autres membres de l’équipe médicale, précise-t-on.Le comité a précisé qu’il lui apparaissait acceptable de prolonger l'agonie d’un mourant dans le seul but de conserver plus longtemps ses organes pour une éventuelle transplantation.D faudrait pourtant que le mourant ne souffre pas d’une telle procédure.D est aussi acceptable de chercher à conserver les organes plus de loisirs et sont en proie au conflit parent-enfants”, déclare le coordinateur du Centre de jeunes “Rendez-Vous", à Pointe-Claire, en banlieue de Montréal.M.Don Mericle explique que la jeunesse de plus en plus grande des drogués constitue son grand problème.“Nous soignons un grand nombre d’enfants dont les âges varient entre 12 et 15 ans.H faut surtout prendre garde au fait que nombreux sont ceux qui prennent du LSD et cher-cneront bientôt à se procurer tjes stupéfiants plus puissants.” “Un sondage que nous avons effectué en automne dentier, poursuit M.Mericle, nous a permis de savoir que 70 à 80 pour cent des enfants de notre communauté ont essayé la marijuana et d’autres produits." Installé ai 1970 dans un 5 1-2 du centre commercial, le “Rendez-Vous” est l’endroit où tous les jeunes peu-vent se raicontrer.Travaillant en étroite collaboration avec l’hôpital Lake-shore de Pointe-Claire, le Centre fait son possible pour empêcher l’usage de'la drogue par les adolescents, notamment en leur interdisant d’en apporta aux réunions afin d'éviter que le “Rendez-Vous” ne soit fermé par les autorités.Pour recevoir le prospectus des 3 prochains Cours de R ne Cuisine Familiale Bases • Perfectionnement-Réceptions- donnés par Henri Bernard s'adresser maintenant à INSmur CULINAIRE HENRI BERNARD 2013 de la Montagne.Suite 610.Montréal 843-6481 depuis 1951 AMASO; Agence Matrimoniale ei ISociale, service sérieux, [Ï6Ô( Bern, suite 3106, Marthe Gamfet-' ,te, B.A., B l’ed., B Ph.; L.ès KLettr«, Tâ._ 288-2332.J.N.O.k £ L TAILLEUR VOUS AVEZ MAIGRI OU ENGRAISSE?Faites réajuster vos vêtements, habits ou paletots, transformés en devant simple der-nlercri.DROLET TAILLEUR - SPECIALITE- Habits et costumes sur mesure 351 est rueGUIZOT Tâ.388-2532 44-71 TERRAIN X VENDRE' j des 14 Iles.10 milles de St-Jérôme, face au lac, flanc de mon-taaie, privé, tranquillité.200 x 300’, O.IO c.le p.c.Particulier Aussi chalet hiver - été sur terrain x00 x 400’.Aubaine (819) 322-2244 94-71 Tout près centre de ski Tremblant côté nord.Terrain magntll-aue bord de l’eau.100 x 300’.Usa-, ge à l’année Mr Bruck, Lac Supérieur.Tâ:(«l»)8«-2177.64-71 Horizontalement 1- Système philosophique de l'Inde.- Fixent avec des vis.2- Doublai d’ouate.- Petite stèle funéraire.3- Employer utilement.- 4- Grec.- Aimions avec passion.5- Ouest-est.- Plantes aquatiques.6- Homme politique et maréchal d'Afrique du Sud (1870-1950).- Platine.- 7- Fait tort à.- Tailler la tète des arbres.8- Unité d'aire pour les surfaces agraires.- Latex séché.extrait des capsules mûres de diverses variétés de pavot somnifère.-Argent.9- Partie du sang qui se coagule.- Partie du pain.10- Gaieté franche et animée.-Fonda.- 11- Câbles attachés è un objet immergé et tenus è la surface par une bouée.Signe distinctif des grades (mil).12- Tromperaient (fam.) Verticalement 1- De Yougoslavie.- 2- Au-delà des mers.- Patriarche biblique.3- De bonne humeur.- Utilise.- Triage.4- Statue d'homme soutenant, un entablement.- Poil de la queue du cheval.5- Assistes.- Personnages représenté dans l'attitude de la prière.6- Mammifère recherché pour sa fourrure.- A bout de forces.7- Sortie de boutons, de rougeurs qui se forment sur la peau.S-En graphologie, celui qui.de sa main, à écrit ou copié un document.- Gallium.9- Tellement.- Interjection.-Thulium.- Couleur du cheval.10- Lieu où croissent des arbustes épineux.- Qui est du sexe masculin.11- Neptunium.- Strontium.-Motif.12- Pareil.- Connu.- Quiexcè de de beaucoup la taille ordinaire.Solution dliier I 1 i 4 S t Z • * 10 H li ABONNEMENT OU CHANGEMENT D'ADRESSE POUR LES VACANCES LE DEVOIR Nos lecteurs dont l'abonnement est payé d'avance peuvent faire suivre leur journal durant leurs vacances a l'intérieur du Canada sans frais.aTdrtidnnçls.Pour ceux qui paient a la semaine au porteur ou qui achètent LE DEN OIR au numéro, nos tarifs d'abonnements-vacances sont les suivants: 7 semaines: canada S.V00- Etats-unis 54.00 A CES TARIFS, AJOUTER S1.00 POUR CHAQUE SEMAINE SUPPLEMENTAIRE S'il vous plaît remplir ce coupon et nous le faire parvenir au moins une semaine à l'avance à Journal Le Devoir.Case postale 6033.Momréal 101.?Mon abonnement est payé d'avance.Je le reçois par la poste ?, par porteur ?.Pendant les vacances, veuillez me le faire suivre durant .semaines h l’adresse ci-bas mentionnée.J Je paie mon journal au porteur chaque semaine.Ci-inclus S .pour un abonnement-vacances de .semaines.D J'achète LE DEVOIR1 au numéro.Ci-inclus $.pour un abonnement-vacances de.semaines."N.B.Ne pas'qublier d'inscrire votre adresse actuelle Nom: .Adresse actuelle: Adresse de vacances: Période du.au inclusivement 10 • Le Devoir, mardi 3 août 1971 1’actualité economique Après l'entente salariale Le Tristar U.S.Steel hausse ses prix de 8% Le Sénat américain approuve enfin .-cjs ^ ^ ~ était l'aide de S250millions à Lockheed sion de la nouvelle convention Dautre oart le redémarra- eonomie amérirainp an'ime travail » m§wmmmm\^Em^ C# Ê ©‘après l’AFP) - Quelques heures après la conclusion de la nouvelle convention collective de la sidérurgie, octroyant aux ouvriers des aciéries américaines une augmentation de 30 pour cent des salaires au cours des trois Grochaines années, la société nited States Steel, le plus gros producteur d’acier des Etats-Unis et le second au monde, a annoncé un relèvement pratiquement général de 8 pour cent de ses prix.La hausse sera répartie sur les cinq prochains mois.Elle entrera en vigueur dès le 5 août pour l’acier semi-fini, les barres, les tringles, les fils, l’acier structurel, les produits tubulaires et ferroviaires.Les prix du fer blanc seront releves le 1er octobre et ceux des tôles et des produits laminés le 1er décembre.Les autres producteurs d’acier des Etats-Unis n’avaient encore pris aucune décision hier soir.D est certain qu'eux aussi se trouvent dans l'obligation de relever leurs prix pour rétablir leurs marges bénéficiaires.D est possible cependant qu’ils attendent de voir si la Maison Blanche rea- g’t aux hausses décidées par .S.Steel avant de s'aligner ou d’annoncer des pourcentages différents.Avec l’accord conclu dimanche soir dans la sidérurgie américaine et le règlement annoncé hier dans les chemins de fer, la vague de conflits qui touche l’économie des Etats-Unis depuis un mois semble sur le point de retomber.Le nouvel accord conclu pour trois ans avec les neuf plus grands producteurs d’acier, a permis d'éviter au dernier moment une grève dans ce secteur qui n'en a pas connue depuis douze ans.Mais les relèvements de salaires accordés (30 pour cent sur trois ans, dont 13 la première année) entretiennent un climat inflationniste, comme la contre-hausse de 8 pour cent de ses prix décidée par U.S.Steel, Le plus gros producteur ’ iays.'autre part le redémarra ge des aciéries se fera très lentement, les utilisateurs d’acier consommant les stocks accumulés en prévision d’une grève, avant de passer de nouvelles commandes.Certaines installations qui ont été arrêtées depuis plusieurs jours ne seront pas remises en route immédiatement.Dans ces conditions, des licenciements paraissent inévi- tables.Ds auront toutefois un impact moins sévère sur l’é eonomie américaine qu'une grève qui aurait pu durer un mois ou deux.Quelques heures après que la grève de l’acier eût été évitée, le Syndicat-Uni des transports et les compagnies ferroviaires sont parvenus à un accord mettant fin à b grève oui paralysait dix réseaux de chemins de fer.Le conflit, qui commençait à avoir un impact économique très sé- rieux dans les régions touchées était dû aux règles de travail.Dans l’industrie du cuivre, elle aussi touchée par une grève le mois dernier, le travail reprend progressivement.Seuls les ports de b Côte ouest, dans lesquels le travail s’est arrêté le premier juillet.demeurent entièrement paralysés.Une réunion entre le Syndicat des débardeurs et le patronat est toutefois prévue pour demain.Washington réagit mal.WASHINGTON (AFP) - La Maison Blanche a réagi hier avec mauvaise humeur à la hausse de 8 pour cent de ses prix décidée par U.S.Steel, le plus gros producteur d’acier du pays « a impucitement demandé aux autres compagnies de ne pas suivre cet exemple.“Des augmentations de prix de cette importance au moment actuel ne manqueront pas d’avoir un effet défavorable sur la production ainsi que sur les emplois dans tin-dustrie de l’acier,” a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche.D a également affirmé qu’à la longue, la hausse des prix ne servait pas les intérêts de l’industrie de l’acier, étant donné sa “position compétitivement défavorable” et a mis en doute que cette hausse sera acceptée par les marchés de l’acier.“Les syndicats et le patronat, sans parler du public en général ont tout intérêt à veiller a une augmentation de la production et au maintien de la stabilité des prix”, a encore déclaré le porte-parole.Le président Nixon n’avait pas été informé à l’avance de la décision de U.S.Steel d’augmenter ses prix à la suite de l’accord conclu entre les syndicats et les neuf plus grands producteurs d’acier qui a permis au dernier moment d’éviter une grève dans l’industrie sidérurgique.mais la hausse se généralise La Bethlehem Steel Corporation, le numéro deux de la sidérurgie américaine, et Armco Steel, un autre gros producteur, se sont alignés hier après-midi sur b hausse de 8 pour cent des pnx des produits sidérurgiques annoncée en fin de matinée par le numéro un, la United States Steel Corporation.Il parait désormais certain qu'en dépit des critiques exprimées par la Maison Blanche, cette augmentation, qui affecte la quasi-totalité des produits et entrera en vigueur entre le 5 août et le 1er décembre suivant les articles, se généralisera à l’ensemble des aciéries.A vrai dire, la réaction de la Maison Blanche a été perçue comme particulièrement modérée dans les milieux d’affaires newyorkais.Elle ne contient aucune menace d’augmentations des importations telle que celle qui, au début de l’année, avait obligé Bethlehem à ramener de près de 12 pour cent à un peu plus de 6 pour cent une augmentation des prix de divers produits.Elle se contente de noter que les hausses vont nuire à la puissance concurrentielle de la sidérurgie américaine et de souligner b nécessité d’amâiorer la productivité.Des compagnies.en bref Les profits de Domtar chutent de 59% Les bénéfices de Domtar ont baissé de 59% au premier semestre de 1971.Le revenu net consolidé de Domtar Limitée pour les six premiers mois de 1971 s’Sève en effet à $3.8 millions, soit 23c par action ordinaire pour le semestre correspondant de 1970.Les bénéfices du deuxième trimestre de 1971 se sont élevés à $2.5 millions, soit 16c par action ordinaire par comparaison à $4.9 millions, soit 33c par action ordinaire pour le trimestre correspondant de 1970.Avec un total de $248.6 millions, le chiffre des ventes du premier semestre s’est accru de $16 millions par rapport à celui de b pénode correspondante de 1970, tandis que les revenus de pbcements et divers totalisent $1.2 millions cette année comparativement aux $3.5 millions en 1970.Les coûts des ventes, frais de ventes et d'administration ont atteint $224.5 millions pendant le premier semestre de 1971, par comparaison à $203.9 millions pour b même période en 1970.L’autofinancement global pour le premier semestre de 1971 a été égal à $1.17 par action ordinaire, par comparaison à $1.52 pour la période correspondante en 1970.Union carbide Les ventes de Union Carbide du Canada Limitée pour le premier semestre de 1971 se chiffrèrent à $97,777,000 pour la même période de l’année dernière.Le revenu net se chiffra à $4,663,000, soit 47 cents par action, par comparaison à $5,-969,000, soit 60 cents par action l’an dernier.Les chiffres de 1970 comprennent $298,000, soit trois cents par action d’une portion de revenu extraordnaire.Les bénéfices d’exploitation s'établirent à 47 cents par action en 1971 par rapport a 57 cents par action l’an passé.Chemceil Le chiffre d’affaires de Chemceil Limitée pour le trimestre clos le 30 juin 1971 à atteint $29,070,000, contre $26,190,000 Tan dernier, soit une augmentation de 11 p.cent.Le bénéfice net s’est dégagé à $929,000, soit 5.5 cents par action ordinaire contre $299,-000 soit 1 cent par action, avant imputation de b perte extraordinaire de l’année dernière.Le chiffre d'affaires du premier semestre 1971 a atteint $57,600,000 contre $55,-208,000 l’an dernier, soit une augmentation de 4 p.cent; de son côté; le bénéfice net a atteint $2,055,000 soit 125 cents par action; en 1970, ces chiffres étaient de $2,087,000 soit 13 cents par action avant imputation de b perte extraordinaire susmentionnée.La compagnie a déebré qu'un marché très soutenu favorise sa production de fibres destinées à l’industrie des étoffes tricotées alors que du côté des textiles, tissés et des tapis, b demande, bien qu'en progrès, reste peu animée.Les ventes de produits chimiques se sont améliorées et b compression des coûts est en bonne voie.Chemceil s’attend à ce que cette tendance à b reprise se poursuive au cours de Tannée.Texaco Canada L'estimé des bénéfices nets de Texaco Canada Limited pour les six premiers mois de 1971 s’flevait à $13,425,000 ou $1.37 par action ordinaire, comparativement à $11,912,000 ou $1.22 l’action pour la même période en 197Q.Le revenu brut pour les six premiers mois s’est élevé à $193.660,000 comparativement à $173.533,000 pour b même pério de l’an dernier.Pour le second trimestre de 1971 le bénéfice net est estimé à $6,054,000 ou 62 cents par action ordinaire, comparativement à $5,148,000 ou 53 cents par action en 1970 L’accélération des ventes de produits observée durant le premier trimestre a continué de se manifester au second trimestre, de même que la production de pétrole orut et les arrivages de pétrole brut aux premiers six mois de Tannée 1970.Canagex Au cours du second trimestre terminé au 30 juin 1971, l’actif net du Fonds s’est accru de 16.4% pour excéder $8 millions et ce suite à une augmentation de 17.6% au cours du trimestre précédent.Au cours de cette période, le rendement du Fonds Cana-jex a été supérieur à celui les principaux indices boursiers et les investissements en valeurs étrangères ont été réduits de 43.6^ à 26.8% du portefeuille afin de prendre pleinement avantage de la reprise de l’économie canadienne.Cette expansion économique ainsi que le récent budget fédéral et le projet de réforme fiscale rétabliront un climat de confiance tant chez le public qu’au niveau des corporations et sont de très bon augure pour les marchés boursiers au cours des prochains mois.VENDEURS DEMANDÉS Notre firme est à lo recherche de vendeurs désireux de poursuivre une carrière dans le domaine de la finance, avec possibilités de revenu des plus intéressant.Toute candidature sera étudiée confidentiellement.Prière de nous faire parvenir détails de l'expérience à l'adresse suivante : - C.P.1539 a/t Le Devoir La crise du dollar La hausse des tarifs aux importations : une solution pour les USA LONDRES (AFP) - Le Financial Times hier matin, recommande l’adoption par le gouvernement américain d’une hausse des tarifs aux importations pour faire face, provisoirement tout au moins, a la crise du dollar.Une telle mesure pourrait constituer, écrit l’éditorialiste du quotidien, Sui passe pour refléter le point de vue de la City, "le moin-re des maux auxquels les partenaires commerciaux des Etats-Unis se trouvent exposés en attendant une modification des taux de change”.Le Financial Times observe que tandis que Washington continue à fermement exclure toute dévaluation du dollar, les gouvernements européens se posent désormais plutôt la question de savoir quand elle interviendra que si elle interviendra.En tout état de cause, conclut-il, une hausse des tarifs américains ne constituera jamais qu’un obstacle supplémentaire modéré qui n’aura pas plus d’effet, pour les exportations en direction des Etats-Unis, qu’une dévaluation officielle du dollar.WASHINGTON, (AFP) - Le sénat américain a approuvé hier par 49 voix contre 48, c’est à dire d’extrême justesse, la garantie par le gouvernement fédéral de 250 millions de dollars de prêts bancaires au constructeur aéronautique Lockheed Aircraft.Cette garantie avait déjà été approuvée vendredi par la Chambre Elle doit permettre a Lockheed de poursuivre la construction de son moyen courrier géant “Tristar”, équipé de réacteurs britan-îolls Royce.niques Rolls Royce.Les partisans de Lockheed au congrès ont en effet renoncé la semaine dernière à un projet plus ambitieux qui prévoyait d’accorder à toute entreprise -américaine importante traversant une pas se financière difficile, la même garantie fédérale.Ce projet qui avait été suggéré par l’administration avait, semble-t-il, moins de chances d’être accepté que le texte fait sur mesures pour Lockheed, qui n’est passé en définitive au Sénat qu’a une voix de majorité.Les difficultés financières de Lockheed, nées de dépassements continus de coût sur des commandes militaires, que le Pentagone s’est refusé à avaliser entièrement, ont été accrues récemment par la faillite de la firme anglaise Rolls Royce, qui construit les réacteurs destinés à équiper Tavion de transport géant “ Tristar” de Lockheed.Un accord de principe signé en mars dernier entre les dirigeants de la firme californienne, le gouvernement britannique d’ime part, les banquiers de Lockheed d’autre part, fixait lex participations financières de chacun pour la poursuite du projet “Tristar”.Mais b réalisation de cet accord était subordonnée par les Britanniques et les banquiers, à l’octroi par le gouvernement américain avant le 8 août, d’une garantie financière pour les nouveaux prêts dont Lockheed avait besoin.Cest cette première hypothèque que le vote du Congrès américain vient de lever.Pour de nombreux observateurs, b firme californienne ne s’en trouve pas pour autant définitivement sortie des difficultés.Après avoir gagné b babille pour le financement du “Trisbr", ses dirigeants vont maintenant devoir engager une bataille commerciale pour vendre le plus grand nombre possible d’ap-pareib.Neuf compagnies aériennes ont passé 178 commandes de “Trisbr” dont 103 seulement fermes.A supposer que les 75 commandes optionnelles soient confirmées dans les prochaines semaines, c’est, aux dires de Lockheed lui-même ”7 nouvelles commandes qui se- raient nécessaires pour rehbbiliser les investissements engagés dans le programme Trisbr.La plupart des autres compagnies aériennes ont, soit passé des commandes du concurrent américain du "Trisbr”, le “DC-10” de McDonnell-Dou-gbs, soit de Tairbus européen “A-300-B".Une des seules compagnies susceptibles d’acheter ce type t appareil qui ne se soit pas encore prononcée est b société britannique "BEA”.Malgré les pressions dont elle est l’objet de b part des Britanniques et des Américains, elle ne parait cependant güere décidée à faire cet investissement dans l’immédiat.L’objectif à long terme de Lockheed, qui est de vendre plus de 400 “Tristar”, sera de toute taçon ditticile a attemare.D’autre part, b firme californienne qui ne dispose pas d’une gamme d’ap- pareils civils comparable à celle de ses concurrents, continuera de dépendre brgement des commandes militaires.Or, à supposer que ces commandes restent stables au cours des cinq prochaines années, ce qui n’est absolument pas assuré, “Lockheed Aircraft” arriverait tout juste, selon ses propres calculs, à dégager un bénéfice symbolique pendant cette période, après avoir enregistré un déficit de 86 millions de dolbrsen 1970., Pour sa part, b Maison Bbnche a publié après le vote du Sénat une déclaration du president Nixon, où celui-ci affirme “sa gratitude et sa profonde satisfaction”.Tout en soulignant les conséquences bénéfiques de l’opération pour les économies californienne et américaine et pour le rôle dirigeant de b technologie des Etats-Unis en matière aérospatiale.Cas profilés de charpente creux feront partie de la première barrière médiane é poutre-caisson érigée en Ontario; cette barrière est actuellement en chantier sur l'autoroute 400, au nord de Toronto.Le conducteur de camion John Binnie (sur la photo) arrime un chargement de 40 tonnes de profilés, avant de le transporter de l'usine Stelco de Welland é Tusine Armco Canada à Guelph, où les profilés seront galvanisés et préparés pour le montage.LA PRUDENTIELLE COMPAGNIE D’ASSURANCE LIMITÉE Le total de nos placements au Québec aujourd'hui dépasse $103 600 000 et croît sans cesse! 635, boulevard Dorchester ouest Montréal 101 Notre Service de Publicité sera heureux de vous envoyer sur demande un exemplaire du Rapport des affaires au Canada en 1970.DÉPÔTS GARANTIS A S ANS 96 A 30 à 59 jours.4Vi% 60 à 89 jours.4%% 90 à 179 jours.4%% 180 è 269 jours.6’/4% 270 à 364 jours.5V4% 1 an.6% 2 ans.6%% Sans.7%% 4 ans.,.7%% FIDUCIE Prêt et Revenu < siège social ^ Québec % CERTIFICAT DE DÉPÛT GARANTI S.V.P.remplit et edrester votre chique i: FIDUCIE PRÊT ET REVENU OUtBEC/850 PU» d Ÿouvilli/Tél : B29-ea2l/Jiin-Guy Filion MONTRÉAL/226 St-Jicquu/Ttl.: 288-1221/ Roland Hamil Montant: $.Durée.,, ans Nom Adressa Minimum ; 1500.00.Un certificit officitl vous sera trammli.1 I I I I I J I Le Devoir, mardi 3 août 1971 • 11 Les marchés boursiers Hausse modérée à Montréal mais N.Y.enregistre une forte reprise Les cours étaient en hausse dans tous les compartiments, hier à la fermeture de la Bourse de Montréal, mais les transactions ont été légères.Au total, à la Boutse de Montréal et à la Bourse canadienne, 761,100 actions ont changé de mains par rapport à 1,277,400 vendredi.Chez les titres en hausse B.C.Forest Products a grimpé de 11 à $20 1-4, MacMillan Bloe-del s'est hissé de 5-6 à $24 1-2, CP Ltd.de 6-8 à $64 1-8, tandis que Imperial Oil et Dis-; Seagrams ont te compagnie était la dernière société importante de pâtes et papier de la Côte ouest à annoncer une telle hausse.Chez les titres en baisse, Dome Petroleum a dégringolé de Toronto fermée cha- res- tillers D__________ cun 3-4 à” $64 141 e pectivement.La société B.C.Forest Products a annoncé hier une hausse de prix conformément à celle annoncée la semaine dernière par MacMillan Bloedel.Cet- fonds mutuels En raison du congé civique annuel du 1er août (reporté cette année au lundi 2 août) les activités ont été interrom- ftues pour une journée hier à a bourse de Toronto.Elles reprendront normalement ce matin.A.B.ff.'Sp»cl»l Fund AffljlttddVm FONDS Acrefund Adtntc ¦ O.F.Si XAfT .All-Ç*n*dlin ( Att.Ç»n»dl*n 1 All-Çdnadldn .AII-canMltn V* Altdmlfi Growth Funi Altimlra Incom» Funt Amdr.Otri'i Growth Am.Growth Fund AndrtM Equity Alloc.In volt or i Hacfe idubrin oiton Fund Bullock Fund Ltd.n«d« Growth Fund Fund _____J Fund dn.s«c.Growth Cinod* Security Cdn.Gai & Entrer Fid.Cdn.TruitMd Incomt Ctntdtx Champion Mutual Colltctlva Mutual Fund Commonwtalth Intar.C.I.Lavarapa Coreorata Invaitori Commonwaalth Vanlura xCompatltlva Capital Coro.inv.Stock Fund CSM Japan Fund Dorn.Compound Dorn.Equity Dynamic xDrtyfut Fund Entaraa Fundi Exac.Infl Mutual Exac.Fund ot Canada xFldallty Trand _ ' * Xltctll "A" Fondi Dai ardlm "A" Fond! DMiardlm "8" Frawr Fund G I S (Compound) G I S (Incoma) Growth Oil & Gai Growth Equity OFF.DEM.Guardian Growth Guardian Savr ____Jlan Savlnpi !)*«) Harvard Growth Industrial Growth Invait Int'l Mutual Invaat.Mut.of Can.Invait.Growth xlvait 'apanata Fund ’ivitona Canada xKaystona Polaris Fund Kaystona Custodian K-2 x >>.S-l x Do.S-4 I M X XLa Fonds P.E.P.xLaxInpton Rasaari NatruKO narrutco xQna William SI Fanslon Mulua xParformanca I 4.{J 5.41 7.74 «.SI 5.73 5.61 6.11 7.W 4.35 4.36 11.S4 13.M 6.65 6.di 3.41 6.33 6.15 23.45 25.63 a a 4.03 — 4.40 — 2.74 2.»» ‘ n 10.41 9.41 I .3.51 3.U 27.5t - 2r._.6 50 Rasa arch .IruKo Horthwast Financial orthwast Growth xManhattan Marclnvast Maritime Equity Mutual Accumulctlnp Mutull Bond Fund Mutual Growth Fund Mutual Income Fund Nat.Resources Natrusco Street ,utual _____inca Plus Planned Resources Principal Provident xPutnam Inv.Fund xPulnem Growth Radlsaon Rl Rasent Growth Rasant Pension Resent Ventura RoyFund Ltd.Sav.B Inv.Can.xSav & Inv.Amar.Sonc Taurus xTechnol Timed Investment Fund Utd.Accumulative Utd.American Utd.Horizon Utd.Venture Universal Say.Equity Western Growth xWInlleld Growth Xanadu York Fund of Canada IS *2 a II 'ü| ,18,ta 13.16 12.74 [fi 5:11 3.01 3.21 5 39 5.93 'P 5.02 5.52 7.39 I.M 13.16 13.74 15.33 - 7.71 1.45 1.94 - M iï, 5.59 6.12 1.35 9.02 10.56 11.21 2.40 - 5.71 9.57 5.20 5.71 3.94 4.33 S.SI 511 6.27 6.19 9.32 10.24 $9 1-2 de son sommet de $101 1-2, Falconbridge a perdu $1 à $96, tandis que Canada Malting et Atlantic Sugar fléchissaient chacun de 1-2 à $23 et $77 respectivement.A la Bourse canadienne, North American Rare Metals s’est hissé de cinq cents à 35 cents, Terrex de 1 1-2 à 39 1-2 cents et Pacific Nickel Mining a fléchi d’un cent à 42 cents.Les pertes ont dépassé les gains par 105 contre 66, tandis que 57 titres sont demeurés inchangés.New York La tendance a été ferme à Wall Street hier.L’accord conclu dans la sidérurgie permettant d’éviter une grève (fans ce secteur et la reprise du travail dans les chemins de fer ont entraîné un vif redressement de la cote dès l’ouverture.Le mouvement s’est cependant stabilisé dans l'après-midi et des prises de bénéfices peu avant la clôture ont empêché les cours de clôturer à leurs meilleurs niveaux de la journée.Les affaires ont été assez calmes.Les sidérurgiques ont mené le mouvement, gagnant presque toutes plus drun dollar.Les cuprifères et les chemins de fer ont également été fermes et l'on a noté les avances sensibles d’IBM aux ordinateurs, de General Electric et Litton Industries aux électroniques, d’international Paper aux papiers et de Dupont de Nemours aux chimiques.Les matériaux de construction, les automobiles, les transports aériens, les alimentaires et les pétrolîs ont été soutenus tandis que les pneumatiques se sont améliorés par endroits.Les tabacs ont été hésitants et les aérospatiales, les grands magasins et les mécaniques ont fait preuve d’irrégularité.Au total, à la Bourse de New York 11.88 millions d’actions ont changé de mains par rapport à 12.97 millions vendredi.Chez les titres canadiens, CPR s’est hissé de 1 1-8 à $64 1-4, McIntyre Porcupine de 1 à $102, International Nickel de 1-2 à $33 5-8 et Massey de 1-4 à $10 3-4.Par contre, Dome Mines a fléchi de 2 à $69 1-2, tandis que Walker-Gooderham et Alcan ont fléchi de 3-8 chacun à $36 3-8 et $20 1-8 respectivement.Chez les titres canadiens à la Bourse américaine, Canadian Javelin s'est hissé de 3-8 à $14 1-8.Ont fléchi de 1-4 Jupiter Corp., et Scurry Rainbow Oil a $7 3-4 et $19 3-8 respectivement.Illicit fl li turn fi lu Juillet .1971 ¦trill IS -186 Industrie —V ^82=^- -180 les obligations 4 414 5 5 ft 7 3H « 4\* 6* 6 V» 3* 3 CN 4 Dtc.15 Stpf.1 SSii'i AorH 1 Jun» 1 Stpf.1 Jan.15 Jimt 1 April 1 S#pt.1 F#b.15 Oct.1 Mârcb 15 K6î* rD#,u#l 1971 1972 s 181 19M 1913 1919 1995 ml CN 5*4 Jan.1 CN 5 0ct.1 INDUSIftl Abitibi 714 Klb.Gas Conv.Bk.of N.S.7, Oct.15 CPR 8*4, Nov.1 Domtar 6*4 G MAC 814 S MAC 7, Sapt.30 utf Oil 11*.Dac 1 19t9 US-MW 10014 100*4 99*4 10014 9% Si* 101 102 b s* Wn Nil 77V* 71 911* 93V* •7 09 i i S 8 Royal Bk.f, April 15 Roymor TV*, Nov.1 Roymor 7*4, Nov.1 1991 97*4 9114 1973 91 100 ._____ _____ .1971 901* 100V* B8'8 ’8 PROVINCIALE Alb 6M March 1 im-31 14 M Man.Hydro I, April 1 1991 93Vi 971* N.B.7X4, March 1 1994-96 92 94 Nfld.9X4.Nov.15 1990 104 107 N.S.71*.March 1 1109.91 07 09 On.Hyd.7Vi, Fab.4 1991.94 90V* 931* P.E.I 914, Nov.I Ou».I, Fab.I 1990 102 .1994 92 MUNICIPALES C.MM.91*.Dac.2 1990-95 103 Mat.Tor.1X4, Del.1 1990 103 105 95 105 106 r.u^.'s 1987 85 17 LT1UTES 1999 1U 118 Alt».CM ru 1990 102 105 1987 e« •8 Bell Tel.*% 1993 194 106 1978-89 194 106 B.C.Tel.»S* Nov.15 1992 105 107 1917 80 82 Merit T&T ?%, Junel 1990 102 104 1974 109 101 N 4 C 94S, Jtn.1S 1**1 101% 10i% 1998 85 17 TC Pipe «Se, June 30 mo ioj 194 inr ions ioi% CONVERTIBLES IM 188 Wtsfcoati 5Vi, April 1 TC Plptllna 5 1901 91 in9 04 94 M les indices MONTREAL 65 13 7 8 Industr.Serv.publ.Changement +0.27 +0.07 Banq.+0.01 Papiers +0% Clôture 183.47 152.97 207.24 81.24 Semaine der.186.52 15.78 207% 80.21 Mois dernier 182.76 153.01 206.59 80.93 1971 haut 189.08 161.53 212.08 95.75 1971 bas 176.23 149.59 172.78 76.56 DOW JONES Ouv Haut Bas Oôt.Industrielles 861 49 871.86 857.70 864.92 Transport 206.72 : 210.83 206.35 209.66 Serv.publ.152.78 116.34 114.78 115.32 Ensemble 288.95 292.96 287.92 290.80 85 Comb.+0.91 180.55 183.14 179.90 185.16 171.78 Chang.+6.49 +3.27 +0.23 +2.60 Le Préféré des Ecossais 9 I - —.-ti Itcofrh Wf, SRKonw W-9H « «*• 5 SCOTU* - XW» DI?T T extra DmIjMljRj SPECIAL Le scotch Numéro Un en Ecosse MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT P Canada Dactylograph* Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Brevet» d’invention MARQUES d« COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal, 25 2CS-2152 Encouragez nos annonceurs montréal Bourse canadienne Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vantas Haut Bat Farm.Ch.Induatriatlat 11000 235 210 235 *00 290 2V0 290 +115 320 $16 16 16 2400 300 270’ 300 +20 1000 87% 7% 7% + % 4500 46 44 46 +1 Bourse de Montréal Acjultalna Sugar Mtl Vantai Haut Bat 7 45 21'/* _ ______ 13V* 2660 827 27 1200 87V* 7 2222 816 16 1433 $263* 26*4 1052 814>4 14V* 5146 811V* 11** Abitibi 1525 87 Yd Alta Gat T 2120 845Y4 Alcan 14071 821'A Alooma St 2140 813'/* 1074.546X4 46V.46V*—v! Farm.Ch.7'/* - V* XV-'Ü 13W-J* 7 - V* 16 26% 14'4 + V* 11**- Papeteries Banques Bank .tank NS anq CN Bq Pv Can Ball Canad ______ ______ - Bal! 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