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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1971-12-04, Collections de BAnQ.

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le pamillwi des soinees de rmiiicrsilê il qiiébee ànmiréal publi-reportage le devoir 4 décembre 1971 2 Historique du pavillon des sciences par celui qui en fut la cheville ouvrière M.MARCEL GAGNON.Ph.D.m y4Mk$L " 1 - \ ¦— ii n J ill .i.;i.¦ Le projet de 1969 ¦ -~:d '¦^3 La réalisation de 1971 Le nouveau pavillon des sciences de l'UQAM dont l'inauguration a été faite hier par le ministre de l’Education.M.Guy Saint-Pierre, est l'aboutissement d'une hypothèse soumise par le recteur de l’Université, M.Léo A.Dorais, au début de septembre 1969.C'est à ce moment que l’appellation “Projet B-4 fut rattachée à cette hypothèse, parce qu'il se situait eh 4e position dans un inventaire de projets préparés par M.Jean Beaubien, directeur de l’Equipement à l'UQAM.Lors d'une réunion tenue le 28 octobre 1969 “pour étudier le développement de l'enseignement des sciences”, un sous-comité fut formé sous la présidence de M.Maurice Brassard.doyen des études avancées et de la recherche, dont le mandat stipulait, entre autres, “d’étudier plus particulièrement la possibilité de doublement du pavillon Emile-Gérard”.Lors de la remise de son rapport final, le sous-comité concluait que “l'hypothèse du doublement du pavillon Emile-Gérard apparaissait comme la plus réaliste pour l'immédiat".Réalisation en 2ans Il s’est donc écoulé deux ans, presque jour pour jour, entre l'acceptation de cette hypothèse et la réalisation du pavillon des sciences.Lors de la mise en place du vice-rectorat à la planification.le travail d'inventaire des besoins reliés à la population étudiante, à l’enseignement des sciences et à la recherche était, à toute fin pratique.terminé par le sous-comité Brassard.Objectifs du projet A partir des conclusions et des faits originant du secteur académique, la planification dégagea d abord les objectifs du projet : -Etablir à l'UQAM, dans les plus courts délais, une infrastructure de laboratoires de sciences qui catalyserait, l'enseignement des sciences sur le campus; le recrutement de “nouveaux professeurs de grande valeur” ; la retention à l'Université des jeunes professeurs d'excellence qui s’y retrouvaient déjà; la recherche nécessaire au développement de la pensée scientifique à l’Université et dans le milieu; le développement de l’étudiant en vue d’atteindre une formation d'excellence scientifique qu'il est en droit d’attendre pour lui-même et la société québécoise qui, après tout, en fait les frais de ses deniers.Les priorités En vue de la réalisation de ces objectifs il fallait, à brève échéance, obtenir l’aide professionnelle nécessaire à l’équipe de planification qui ne comprenait, à ce moment-là.que le vice-recteur et son adjoint.A cette fin, le conseil d'administration retint les services de la firme Consultas Inc., qui.en plus devait participer à l’étude globale des besoins physiques à l'échelle du campus.Il s’agissait, plus particulièrement pour le "Projet B-4", d’établir dans les formes acceptables au ministère d'un devis pédagogique et de performance qui permettrait d'inscrire au programme des investissements 1970-71 ce nouveau projet.Grâce au travail de base du sous-comité, le tout fut terminé en un temps record et l'approbation de poursuivre le projet fut aussi accordée rapidement par la Direction générale de l'enseignement supérieur.(DICES).Le conseil d'administration procéda alors à l'engagement des professionnels qui seraient responsables de la réalisation du projet.Les architectes Larose, Larose, Lah-berté et Pétrucci se joignirent donc à l’équipe de l’UQAM.Distribution des tâches Pour s’assurer qu’aucun délai n'intervienne qui pourrait catastrophiquement retarder le projet d'un an, une stratégie fut établie pous scinder le ^en sous-projets dont alisation serait sous la responsabilité précise de différentes personnes: Me Lise Langlois, secrétaire général, se chargea avec M.Luc Bemier, vice-recteur à l’administration et aux finances, d’assurer les conseils légaux et l’acquisition de titres clairs sur le terrain où la construction se ferait: servitudes et autres.Consültas Inc.et l’architecte Gilles-L.Larose ainsi que M.Michel Lincourt, alors directeur à la planification, furent chargés de préciser- le devis péd agogique et de le transposer en devis de performance.Le vice-recteur à la planification, avec l'architecte Jean de Belleval, de Larose, Larose, Laliberté et Pétrucci, se chargeaient de faire une recherche sur les structures architecturales existantes ail- leurs et sur les aménagements qui rencontreraient mieux les besoins.Les vice-recteurs Ber nier et Gagnon coordonneraient les aspects financiers en coopération avec le siège social et la DICES.L’établissement d'un échéancier de réalisation devait être confié à la firme Hanscomb-Roy, en collaboration avec le directeur de l’Ingénierie d’alors.M.Etienne David, et l’architecte Gilles Larose.Les principaux critères Les rencontres furent nombreuses, ardues, critiques; la consultation, tant au niveau de l'administration qu'à celui des départements-donc des usagers, eut lieu à chaque étape décisive où les hypothèses étaient soumises: il en émergeait une décision finale.Tout le processus de l’action et de la réalisation devenait conditionné par l'adoption même du concept selon lequel le pavillon des sciences prendrait forme.Nous avions établi clairement aux architectes certains critères de base à respecter: -Le pavillon devait être multidisciplinaire, donc devait accommoder les besoins des sciences humides en général, tant pour l'enseignement que pour la recherche.- La plus grande flexibilité, compte tenu de l'élément coût, devait être maintenue dans la totalité du pavillon, section laboratoires, salles de cours, bureaux, etc.-A cause de l’impossibilité de déterminer à l’avance les projets de recherches multiples qui se poursuivraient dans ce pavillon, les modifications des laboratoires quant à leur cloisonnement, équipement, grandeur, etc., devraient se faire rapidement par les équipes d’entretien de l'UQAM et ce, à des coûts très bas.-L’opportunité unique que nous avions d'adjoindre à un immeuble “sec'’ (pavillon Emile-Gérard) un édifice “humide” de laboratoires nous permettrait peut-être d expérimenter, pour la première fois, un concept nouveau.Un concept nouveau Ce concept consistait à utiliser en entier les espaces de l’immeuble humide à des fins de laboratoires et l’immeuble sec à des fins qui ne requièrent pas l’infrastructure dis- Eendieuse de laboratoires.es espaces du pavillon Emile-Gérard serviraient donc à de salles de cours, salles de réunions, bureaux de professeurs, etc.Les avantages d’expérimenter un tel concept a'immeuble sec adjoint à ûn édifice humide nous apparaissaient les suivants: -Coûts d’investissement réduits par l’utilisation d’une infrastructure sèche, pour autres fins que celles des laboratoires.-Circulation maintenue à son minimum dans les aires de laboratoires, donc évitant d’exposer totalement le personnel de soutien et les visiteurs à des dangers d’accidents toujours présents dans les aires de laboratoires.-Réduction à son minimum des dangers pour les professeurs et les étudiants lorsqu’ils sont occupés à des activités en salles de cours, en réunions ou à leurs bureaux respectifs.-Conserver aux aires de laboratoires une atmosphère de paix, de calme et de distraction minimale nécessaire à la poursuite de la recherche.Une telle atmosphère ne peut être obtenue dans les aires de bureaux, des activités du personnel de soutien, des salles de cours et de réunions.-Permettre de réduire à son minimum la fenestration du côté des laboratoires, fournissant aux chercheurs une température contrôlée et à l’Université des coûts d’opération moindres de climatisation et de chauffage.Fonctionnalité maximale Par ailleurs, il nous fallait prévoir, pour en arriver à la fonctionnalité maximale, à la sécurité et à des conditions de travail adéquates, les conditions suivantes: -les ascenseurs déchargeraient les usagers dans le pavillon Emile-Gérard; -l’entrée principale serait aussi celle du pavillon Emile-Gérard; -à chaque étage, une communication adéquate et facile se ferait entre le pavillon Emile-Gérard et les laboratoires; -des tables de travail pourraient être installées dans les labos pour que le chercheur puisse y travailler sans que, pour autant, ses autres activités (encadrement, enseignement, rencontrés de visiteurs) en souffrent, puisque l'on prévoyait pour lui un bureau en dehors de son la boratoire; -aucune machine distributrice ne se retrouverait dans les aires de laboratoires, mais bien dans le pavillon Emile-Gérard et ce, à chaque étage; -les salles d’activités "modulaires - étudiantes", bien particulières aux structures de l’Université du Québec, se situeraient au rez-de-chaussée, près de la sortie principale, donc à un endroit ou la circulation maximale existerait et où l'évacuation, en cas d’accident ou de désastre, pourrait se faire dès le premier avertissement du système d’alarme; -à cause de l ’absence voulue de fenêtres, les espaces de laboratoires se devraient d’être de couleurs gaies et attrayantes afin que le chercheur puisse trouver goût à y vivre durant des périodes prolongées sans ressentir de traumatisme; ““-le service téléphonique serait réduit à son minimum par l’usage d’un appareil stratégiquement situé a chaque étage: le secrétariat des départements prenant les messages pour les chercheurs en laboratoire qui ne seraient ainsi appelés q ü'en cas d’urgence: -réaménagement des trois étages supérieurs du pavillon Emile-Gérard pour y implanter les bureaux en nombre suffisant et les salles de cours a cloisons mobiles développées et éprouvées au pavillon Louis-Jolliet, permettant une meilleure utilisation des espaces de salles de cours et leur adaptation au nombre d'étudiants de chaquecours; -les espaces occupés par les trois étages de la bibliothèque seraient partiellement réaménagés, et non.transformés pour le moment.-implantation d’espaces dans le pavillon Emile-Gérard pour réunir des groupes de secrétaires fournissant ainsi la possibilité à l'administration de l’Université et des départements de rationaliser le travail de bureau et d'obtenir un rendement maximum.Concept architectural Les recherches sur un concept architectural qui pourrait le mieux répondre aux critères établis ont abouti à l’adoption d’un système développé par l'architecte new-yorkais, M.Ulrich Franzen, pour la construction de l’édifice de la faculté d'agriculture de l’université Cornell, concept qui devait être modifié pour rencontrer les particularités propres à l’UQAM, et concept qui fut par la suite amélioré sur des points que nos spécialistes ont fait ressortir au cours d une visite à Cornell et à la suite d’entretiens avec les usagers de l’édifice de la faculté d'agriculture.Les laboratoires de Cornell sont utilisés pour la recherche où des agro-scientistes expérimentent d’une façon prolongée en biologie, biochimie, chimie etc., dans des locaux qui requièrent un contrôle climatique précis, d’où doivent être exclus les rayons du soleil qui pourraient etre classés comme contaminants pour leurs fins de recherches.L’absence de fenêtres avait provoqué beaucoup d’objections de la part des scientistes à Cornell, mais ces objections furent éliminées, comme le mentionne l’architecte Franzen: “nous avons vérifié les laboratoires où ces scientistes travaillaient et nous avons trouvé que la plupart d’entre eux avaient intercepté l’entrée de la lumière au moyen de cartons.De plus, nous avons constaté que les bureaux des scientistes se retrouvent dans les aires sans fenêtres.” L’unanimité s’est vite faite à Cornell tant en sujet de la fenestration que sur la façon ingénieuse selon laquelle le système de Franzen fournit les services à chaque laboratoire et permet facilement de convertir les locaux à d'autres fins.Unités modulaires Les laboratoires du pavillon des sciences de l'UQAM sont donc des laboratoires humides comprenant gaz, air, eau chaude et froide, électricité, système à vide etc., pour chaque emplacement d'étudiants on de cnercheurs.L'infrastructure permet de faire un laboratoire de tout un étage ou de subdiviser ce même étage en unités modulaires de 18’ x 24'; on peut même réduire à 9’ x 24', si on le désire.Il devient donc possible de faire une session avec de grands laboratoires d’enseignement et d’affecter ce même espace à des fins de recherches à laboratoires multiples de 2, 3 ou 4 chercheurs et plus par laboratoire à la session suivante, selon les besoins.De plus, les laboratoires sur tous les étages ayant les services de base peuvent aussi être affectés indifféremment à la chimie, à la biochimie, à la biologie, à la géologie ou à d’autres fins.Il n’existe pas en fait de connotation de "chimie” ou de “biologie” établie autrement que par l’instrumentation qu on y inclut.L’affectation scientifique change donc d’une discipline à une autre, en y incluant l’instrumentation propre à la discipline.D devient ainsi possible de pro- céder à des changements sans être jamais limité par des espaces physiques ou par l’instrumentation.Le module de base se retrouve donc identique sur les six étages: tout module libre peut servir à toute discipline scientifique requérant des laboratoires numides.De façon à minimiser les coûts, certains modules ont toutefois été aménagés pour rmettre d’en faire des la-ratoires de bactériologie, d'isotopes radioactifs, etc.Equipements communautaires Des aires ont aussi été prévues par les équipements qu’on appelle “communautaires", donc au service de toutes les disciplines: microscope électronique, diffraction au rayon X, etc., autres pièces d’équipement tellement coûteux qu'il serait impensable d'en posséder plus d une unité, et encore moins, d'en fournir une par département.Des chambres froides et chaudes, ainsi que d’environnements, ont é,e incluses.Quant à l'entreposage des matières volatiles, une chambre a été prévue sur le toit du pavillon, assurant ainsi que.dans l’éventualité d'une explosion, les murs soient suffisamment résistants, mais le toit de cette chambre suffisamment faible pour que la déflagration se fasse vers le haut à travers le toit, ce qui prévient Les dangers de dommages plus sérieux a l’édifice même, aux immeubles adjacents et d’accidents aux piétons.Sur le toit également, c'est-à-dire au septième étage, on retrouve une animalerie complète et ultramodeme.La flexibilité d'aménagement trois phases de réalisation: fondations, structure, aménagement.Ainsi, il nous a été permis de prolonger la consultation po ur chaque phase succès sivement.Le résultat de tout ce processus de conception donne un immeuble unique en son genre ¦ au pays.Si le produit n’est pas partait, il est raisonnable de prétendre qu’il rencontre à un très haut point ce que les concepteurs et usagers en ont voulu : un pavillon des sciences fonctionnel, modulaire, flexible et catalyseur du changement, soit du progrès.Et pour l’avenir.Toutefois, l'infrastructure seule ne peut produire de résultats pour la société sans l’apport des étudiants, des professeurs.des chercheurs, du personnel de soutien et de l'administration qui lui donneront la valeur que le bailleur de fonds, soit le peuple du Québec, est en droit d'attendre.Pour nous, les membres de l’équipe de planification du temps, nous regardons aujourd’hui la réalisation du “Projet B-4” avec fierté et, à la fois, avec humilité, convaincus d'avoir travaillé à mettre en place une infrastructure dans des délais relativement courts pour un projet d'une telle envergure et sous une forme qui, nous l'espérons, permettra d'accélérer l'avancement du Québec en formant des scientistes exceptionnels et des chercheurs qui sauront contribuer aux solutions du Québec de demain.Tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à cette réalisation: ouvriers, étudiants, professeurs et administrateurs, doivent ressentir aujourd'hui une fierté sereine devant Toeu- ' M.Marcel Gagnon, Ph.D., auteur de l’article ci-contre, a été vice-recteur à la planification et au développement de janvier 1970 à février 1971 alors qu’il a été nommé par le comité exécutif responsable des recherches en sciences alimentaires à l’UQAM, désireux qu’il était de se vouer à la recherche dans un domaine où il s’est particuliérement distingué.M.Gagnon est docteur en sciences alimentaires de l’université du Massachusetts.Avant de se joindre é l’équipe de l'UQAM, il a occupé des postes de haute administration dans des compagnies canadiennes de produits alimentaires.des infrastructures s'est déjà avérée utile lorsque les autorités académiques ont autorisé, après le début de la construction, la mise en application, sur une base experimentale, d'une formule d'enseignement en biologie nécessitant un aménagement spécial sur tout un étage.Les plans d'aménagement originaux ont pu être modifiés sans aucune difficulté.Tous les laboratoires ont, comme plafond, la dalle de ciment du plancher supérieur, mais il est possible, là où c’est requis, de poser un “plafond suspendu”.Quant aux hottes, elles peuvent être reloca-lisées, puisque leur système d’évacuation devient alors une bouche de ventilation normale du système.Ameublement standardisé L’ameublement de tous les laboratoires a été standardisé et une unité complète a été installée au pavillon Sainte-Marie pour y être expérimentée par jes usagers afin d’en arriver à un consensus d’opinions avant le choix définitif du type de mobilier.On suggéra aux directeurs de départements et, par leur entremise, aux professeurs, d’organiser une visite à Cornell pour leur donner une idée plus précise du concept gio-bal de leur futur pavillon.Cette visite ne fut pas jugée nécessaire: les futurs usagers se dirent satisfaits des réponses aux questions qu’ils avaient posées tant aux administrateurs qu'aux spécialistes.Au cours de ces études, pour respecter l’échéancier et permettre d'accélérer la mise en marche de la construction, le projet global fut scindé en vre accomplie qui doit nous motiver à l utiliser, autant comme symbole que comme réalité, pour poursuivre Toeuvre d’édification d’un Québec dynamique et continuellement en devenir.ARCHITECTE DU PROJET L’équipe d’architectes chargés de préparer les plans du pavillon des sciences se composait des agences Larose, Larose, Laliberté & Pétrucci et Crevier & Mercier, de Montréal.L’associé responsable de la direction du projet était M.Gilles-L.Larose, A.D.B.A., M.I.R.A.C.dont le photo apparait ci-dessus.Le "design’’ a été confié à l'architecte M.Jean de Belleval et l'exécution du projet s’est faite sous la direction de l’architecte, M.Victor Laliberté.// I i 4 3 .!l "Que rUQAM soit un foyer d'où rayonne une foi inébranlable en l'avenir du Québec" Le nouveau pavillon un défi des sciences L'UQAM s'implante dans un édifice qu’elle-même a planifié.C’est une preinière dans la courte histoire de l’Université.mais qui a du mérite.Au nom de toute la collectivité, j'ai déjà eu l'occasion de souligner à quelque reprises le cauchemar de l'inadéquaeité de plusieurs de nos pavillons.Cette phase se termine avec le pavillon des sciences: une vision plus adéquate est permise pour l'avenir des disciplines des sciences.Les mérites de la conception de ce pavillon ne me reviennent pas.On peut citer plusieurs noms méritoires.Les directeurs actuels des départements qui y logent maintenant leurs activités: les docteurs Daniel Vocelle.Jean-René-Côté et Yvon Pageau, ainsi que leurs prédécesseurs à la tête de ces départements, MM.Pierre Benoit, Jean-Guy Alary et Denis Cartier.Eux-mêmes ont dû compter sur les suggestions, idées et critiques des professeurs de ces départements.A l'UQAM.les modules et les familles de programmes ont aussi eu à clarifier leurs exigences à l’endroit des laboratoires de travail de ce pavillon.M.Roger Langlois ancien vice-doyen, M.Gilles Bolduc, vice-doyen actuel aux sciences ainsi que leurs collaborateurs à la direction des modules doivent être mentionnés.Bien sûr, à l’intérieur de l’UQAM, M.le doyen Maurice Brassard.M.le vice-recteur René Hur-tubise ont eu à coordonner et parfois sans doute à freiner des élans créateurs ou des désirs méritoires mais incompatibles.Tout ce pavillon est aussi, en grande partie, dû au travail de spécialistes tant que l'UQAM que de l’extérieur.On peut mentionner MM.Jean Beaubien et Etienne David.MM.les architectes Larose et Pétrucci, mais on qe doit surtout pas oublier la cheville ouvrière de ce pavillon.M.Marcel Gagnon, alors vice-recteur à la planification et muté depuis à des responsabilités de chercheur dans un centre en développement.Si l’UQAM peut s’enorgueillir de ce pavillon et en remercier les autorités gouvernementales compétentes, c'est d'abord et avant tout parce qu’il s'agit d'une oeuvre collective dont le mérite revient à tous ses artisans, depuis les concepteurs jusqu'aux ouvriers qui l'ont construit de leurs mains.Si l'UQAM a contribué à quelque chose de significatif, c'est bien dans la manière d’y avoir associé les usagers éventuels.L’édifice des sciences existe, il a été l’oeuvre de plusieurs, y compris l'Exécutif de l’Université à l'époque de la décision de sa construction, MM.Luc Bernier.Robert Coisman, René Hurtu-bise, Jacques Lazure et Jacques Lévesque, ainsi que le secrétaire général.Me Lise Langlois ; il est maintenant inauguré officiellement; c’est aux chercheurs - étudiants et professeurs - d’en faire le Pavillon des sciences de l'UQAM.Le recteur de l’Université, pour sa part, est déjà engagé dans les premières étapes qui permettront, avant longtemps de loger aussi adéquatement tous les secteurs d'enseignement et de recherche ainsi que les services de l’UQAM.Il reste beaucoup à faire, c'est le défi des sciences comme celui de toute université.Léo A.Dorais recteur Le ministre de l'Éducation, M.Guy Saint-Pierre J'ai accepté avec beaucoup de plaisir de venir participer à l'inauguration d'un édifice dont la mise en service est plus qu’un simple pas vers le renouvellement des équipements de l'Université du Québec.Il s’agit là d'un signe des temps.Je voudrais que ce nouveau complexe signifie la naissance d'une action concertée au Québec en vue d'une utilisation optimale des ressources humaines et matérielles pour la recherche scientifique.Développement sectoriel Nous avons annoncé depuis quelques mois deux projets d une importance capitale pour le Québec.Le premier est un plan de développement sectoriel de l'enseignement universitaire dans lequel nous prévoyons le regroupement des forces vives de chaque secteur des sciences appliquées, des sciences de la santé, des sciences humaines, etc., en conseils provinciaux chargés de définir les ressources et les besoins du Québec dans chacun des grands secteurs de l'enseignement supérieur.Ces conseils, doublés de secrétariats, doivent préparer l’orientation de chacun des secteurs de l'enseignement universitaire, prévoir les débouchés, les clientèles, les contenus de cours et leur caractère dominant, leur évolution.Voilà qui relève de ces organismes dont le premier déjà en marche dans le secteur des sciences appliquées, les autres devant prendre naissance graduellement.Orientation des étudiants Grâce à ce plan de développement sectoriel auquel les universités participent dès le moment de la définition des objectifs, nous espérons éviter tous les dédoublements dans le domaine de l'enseignement universitaire et permettre le fonctionnement selon des normes idéales de toutes les facultés.Par la même occasion, nous espérons parvenir à une meilleure orientation des étudiants dans la société québécoise qui, malgré ses richesses, n'est pas une parfaite société d’abondance comme en témoigne chômage et récession de temps à autre.Texte de l’allocution de M.Guy Saint-Pierre, ministre de l'Education, lors de l'inauguration du pavillon des sciences.Recherche scientifique Dans le domaine de la recherche scientifique, nous annoncions récemment, et je déplore le silence quasi complet qui a entouré cette annonce, la création d'un important conseil de la recherche scientifique.Ce conseil sera composé de représentants des universités, de chercheurs de l’industrie.de citoyens appartenant à des groupes sociaux ou groupes de pression, et de fonctionnaires du gouvernement.Il devra définir les besoins et objectifs du Québec en matière de recherche scientifique fondamentale ou appliquée.Secrétariat permanent Un secrétariat permanent à la recherche placé sous la juridiction d'un comité inter-ministériel des politiques scientifiques sera ensuite chargé de voir à l’exécution de toutes les recommandations du conseil qui auront été adoptées par le comité inter-ministériel.Quand on sait jusqu'à quel point, malgré toute la bonne volonté de certains membres des organismes fédéraux, le Québec reste franchement défavorisé dans le secteur de la recherche - il reçoit per capita $1.60 par année.alors que ce per-capita est de $2.60 pour l’ensemble du Canada - on ne doute plus de la nécessité de créer un mécanisme québécois qui permette de rétablir un minimum de justice, un minimum vital dans ce secteur essentiel de la vie d’une société.Rôle deTUQ L'Université du Québec se situe aux confluents des deux orientations prévues plus tôt par le gouvernement du Québec: c'est, jusqu’à un certain point, nonobstant son statut de régie, une université d'Etat.Elle a comme rôle premier de répondre aux besoins spéciaux et vitaux de la société québécoise et est liée pour une bonne part aux besoins du développement dans un Québec moderne.Elle possède un outil précieux de recherche dans l'Institut National de la Recherche Scientifique (INRS) et des outils de formation académique, les constituantes, où s’effectue également un certain nombre de recherches.Le nouveau pavillon L'UQAM inaugure aujourd’hui un nouveau pavillon des sciences.Ce pavillon est conçu dans une forme moderne où les aires sont variables et peuvent répondre à des besoins changeants.Pour l’UQAM.ce projet terminé sans délai, facilitera le regroupement multidisciplinaire des chercheurs et le recrutement de spécialistes plus nombreux au Québec.- L'UQAM accède enfin à un peu de modernisme physique, à une bouffée d’air frais, si l'on peut dire, pour ses travaux scientifiques.Développement planifié Conçu d’une façon extrêmement pratique comme j’ai pu le constater au cours de la visite qui a précédé cette cérémonie, ce nouveau pavillon laisse entrevoir la qualité des outils, tant physiques qu'intellectuels dont le Québec est à se munir en prévision d'un développement économique planifié, concret et puissant.Un esprit de dépassement Je crois fermement qu'après avoir connu une explosion de création et de culture, nous sommes maintenant à nous emparer de leviers tout aussi puissants quoique moins colorés: ceux de notre développement scientifique et économique.Je souhaite qu'un esprit de dépassement inattaquable anime bientôt ces murs et fasse de l’ensemble de l'Université du Québec à Montréal un foyer d’où rayonne une foi inébranlable en l’avenir du Québec; cette foi.lucide et adulte, est peut-être le seul lien qui puisse encore unir des hommes que des tendances idéologiques et des slogans culturels divisent parfois dangereusement, alors qu'ils partagent un but identique.Au pavillon Émile-Gérard, les salles de cours, réaménagées durant la construction du pavillon des sciences, sont pourvues de cloisons isolantes qui permettent des subdivisions d'espace selon le nombre d'étudiants.Il est ainsi possible au professeur, durant un même cours.d'isoler ses étudiants en plusieurs ateliers de travail.On voit ici le professeur Robert McLaughlin, biologiste, donnant un cours de biométrie.V Qu'attend la société québécoise de la recherche scientifique universitaire ?par Maurice Brossard doyen des études avancées et de la recherche Université du Québec à Montréal .M.Maurice Brossard.doyen des études avancées et de la recherche.Il y a quelques années, la Commission royale d'enquête sur l'enseignement dans la province de Québec (Commission Parent) recommandait que "la recherche soit partie intégrante de l’activité universitaire”.Cette recommandation consacrait définitivement ce que la plupart des universités nord-américaines et bon nombre d’universités européennes avaient réalisé depuis longtemps, et ce qu’une partie de nos universitaires québécois tentaient de faire accepter au prix d’efforts héroïques.Dans cette perspective, la valeur des scientifiques nécessaires au progrès technologique, économique et social de l’Etat est liée a l’excellence de l’enseignement universitaire qui est lui-même fonction d'une recherche universitaire de grande qualité.La décennie qui suivit cette nouvelle orientation a vu la recherche scientifique universitaire se développer à un rythme accéléré.En effet, le nombre de chercheurs, de projets de subventions'de recherche, de laboratoires, d’appareillages scientifiques a augmenté de façon marquée dans les universités québécoises, permettant à la recherche d’atteindre un niveau de base et dans certains cas un niveau d’excellence qui lui assurait de jouer le rôle que la société québécoise était en droit de s’attendre.Objectifs fondamentaux de la recherche universitaire Le premier objectif de la recherche universitaire consiste à améliorer la qualité de l’enseignement.Le contenu des disciplines enseignées aujourd'hui change très rapide-, ment.Il est probable qu’en science, plus de la moitié de la matière enseignée, meme en première année, soit teintée sinon colorée de connaissances acquises durant la dernière décade.A moins que les professeurs ne prennent une part active à l’élaboration de ces nouvelles connaissances par leur recherche personnelle, ils trouveront de plus en plus difficile à l’avenir de transmettre à leurs étudiants l'esprit même des connaissances modernes.Un second objectif de la recherche universitaire est de contribuer à la formation scientifique des spécialistes, chercheurs et techniciens nécessaires au développement économique et au progrès social de l'Etat.Au cours de la dernière décennie, nous avons assisté au Québec à un progrès économique et social marqué qui s’est reflété par une amélioration du niveau de vie des citoyens.Or, il est généralement admis que le niveau de vie d'un peuple dépend en grande partie du niveau technique et du rendement de son industrie productrice.Nous constatons aussi que durant cette période, des progrès marqués de recherche en sciences physique et naturelles ont eu lieu et se sont traduits par des innovations technologiques permettant à l'industrie québécoise d’atteindre de nouveaux sommets.Ce succès de l’industrie québécois* était fondé en grande partie sur la qualification de ses chercheurs et techniciens, sur leur esprit inventif et leur jugement.Or, cette qualification provient de l'excellente formation scientifique reçue dans nos universités.Ces dernières se sont efforcées de former, sur une base très vaste, des scientifiques possédant des connaissances actuelles suffisantes pour leur permettre d’accomplir par eux7mêmes, pendant plusieurs années, un travail créateur et éventuellement de s’ajuster à l’évolution continue de la science par un recyclage personnel constant.On peut affirmer "que ces objectifs ont été atteints en grande partie.Les départements de sciences pures et appliquées des universités québécoises atteignent de plus en plus une réputation d’excellence, comparable, et même supérieure à celle des autres universités canadiennes.Les réalisations et les publications scientifiques des chercheurs québécois en sont la preuve quotidienne.Quant au deuxième objectif, il est facile de démontrer qu’au cours de la révolution technologique des années '50 et ‘60, la grande majorité des diplômés universitaires en sciences étaient en très grande demande et que parfois, dans certaines disciplines, ils étaient nettement insuffisants quant au nombre.En effet, bon nombre d’industries firent appel à l’immigration pour combler certains postes.Car, malgré le très grand essor des sciences au Québec durant cette période, la production québécoise de scientifiques et de techniciens fut nettement inférieure à la production des pays hautement industrialisés, tels les Etats-Unis, l'Allemagne et le Japon.C’est dans cette perspective que dès le début de son existence.l’UQAM, conçue comme une université à part entière, perçut son rôle d’université et encouragea et développa la recherche de ses professeurs.Ainsi le nombre de projets de recherche subventionnée par le ministère de l’Education ou par les organismes reconnus (Conseil des Arts, C.N.R.etc.) est passé de quatorze en 1969-70 à soixante pour l’année 1971-72.Le budget total de ces subventions qui était de $123,500 lors de la première année d’existence de l’UQAM, totalisent environ $1,000,-000.cette année, et regroupent 95 professeurs.Dilemme de la recherche industrielle au Canada Depuis le début des années soixante-dix, nous assistons à une conjoncture économique et sociale qui risque de ralentir et même mettre en péril le rattrapage que le Québec avait pu réaliser dans l'enseignement des sciences et en recherche scientifique, et qui lui avait permis de mieux contrôler son économie.Cette conjoncture a donné lieu au dilemme dans lequel se trouve l’industrie manufacturière au Canada et plus particulièrement au Québec, qui, au cours de la prochaine décace, sera la principale source de nouveaux débouchés pour les diplômés, en sciences.Un récent rapport du Conseil des Sciences du Canada (1) illustre très bien l’inquiétude de ce dernier quant à la situation des industries canadiennes aux fabrications de haute technicité.Selon ce rapport "plusieurs industries de pointe à fabrication de haute technicité ont subi une baisse de production, une diminution de main-d’oeuvre et une décroissance rapide des profits depuis 1968”.Pour illustrer ce point au Québec, rappelons-nous les mises à pied récentes dans les industries des pâtes et papier et des produits chimiques, pour ne citer que celles-là.Le dilemme dans lequel se trouve l’industrie manufacturière canadienne réside dans le fait qu'à la suite du ralentissement général de l’activité économique actuelle dans ces secteurs, l’industrie commence à comprimer ses crédits accordés à la recherche, au développement et à l'innovation.Or, ces compressions amènent une diminution d’emplois de scientifiques, une diminution de la qualité concurrentielle de ces industries vis-à-vis les firmes étrangères, qui maintiennent un haut niveau de recherche industrielle.A la longue, cette situation risque d’avoir de sérieuses répercussions sur notre système d'enseignement et de recherche scientifique universitaire.Cet état amène nécessairement à son tour un ralentissement de la croissance économique de l'industrie.En effet, notre économie est basée dans une très large mesure sur les découvertes et les résultats de la recherche scientifique et de l’innovation.Les connaissances techniques, le sens de la gestion, des réserves suffisantes de matières premières, tels sont les éléments essentiels à la réussite d’un pays industrialisé.L’une des raisons d’être de la recherche scientifique et de l’innovation consiste donc à creer ces conditions qui vont favoriser dans un premier temps le développement de l’économie et par la suite garantir la capacité compétitive de l’industrie québécoise.Contrôle inquiétant Un deuxième phénomène inquiétant pour l'avenir de la recherche industrielle est celui que signalait récemment le rapport Gray (2), à l'effet qu’une grande partie de l’industrie québécoise est contrôlée par des entreprises multinationales ou étrangères.Or ces dernières, pour des raisons administratives compréhensibles, entreprennent de plus en plus leurs travaux de recherche et d’innovation au niveau de la société-mère, et importent les résultats obtenus dans les filiales canadiennes.Une conséquence immédiate de ce phénomène est que l’Etat non seulement ne peut influencer la recherche industrielle, mais en plus ne développe pas cette main-d’oeuvre de compétence scientifique nécessaire à tout développement économique qu’il voudrait initier.Le dilemme dans lequel se trouve la moyenne et la grosse industrie manufacturière est encore beaucoup plus aigu au niveau des petites entreprises québécoises.Dans bien des cas.cette dernière ne peut se permettre de consacrer une partie suffisante de son chiffre d’affaires à la recherche et à l’innovation, avec comme conséquence que ce n’est qu’au prix d’initiatives extraordinaires et d’efforts héroïques que ce secteur de l’industrie essaie de concurrencer les sociétés multinationales ou étrangères qui importent des sociétés-mères les nouvelles connaissances techniques lui permettant d’élargir et d’améliorer constamment son marché.En d'autres termes, il semblerait que la conjoncture économique et sociale actuelle risque de ramener le Québec en arrière quant au développement des sciences et quant à la formation des scientifiques, qu’on lui a si longtemps reproché de ne pas avoir en assez grand nombre.Certains ont déjà affirmé que c’était là une des causes de la lenteur de notre développement économique et social par rapport au potentiel qui existait au Québec.Nouveaux objectifs de la recherche universitaire A la suite des objectifs fondamentaux poursuivis par les universités en matière dp recherche scientifique et suite à la conjoncture économique et sociale actuelle, l’université ne peut rester indifférente et assister passivement à ce phénomène de désaffection a l’endroit de la recherche et de l’innovation industrielle au Québec.La survie et le développement même de la recherche scientifique universitaire en dépendent.C’est pourquoi il est important de se demander maintenant ce que la société québécoise attend de la recherche scientifique universitaire au cours de la prochaine decade, et comment cette dernière peut contribuer au développement raisonnable de l’industrie tout en poursuivant les objectifs fondamentaux qui sont l’essence même de son existence.Nous croyons que la recherche scientifique universitaire devrait combler le vacuum qui se produit actuellement au niveau du R-D industriels et jouer un rôle de plus en plus actif dans ce domaine.L’université deviendrait alors, à partir de ses ressources intellectuelles et physiques (professeurs, étudiants, laboratoires, équipement) soit un complément, soit même en certains cas l’initiateur et le catalyseur principal de la recherche industrielle.Il n’est pas question que l’université se substitue à rEtat, qui est le premier responsable des politiques à établir pour corriger et éliminer les entraves à l’essor de l’industrie.Cependant, de concert avec les gouvernements, la recherche universitaire pourrait être orientée de telle sorte que, poursuivant sa fin premiere d’enseignement, elle contribue à l’obtention de résultats plus immédiats qui ouvriront des voies nouvelles à l’activité industrielle.Moyens de réaliser ce nouvel objectif En premier lieu, les universitaires québécois devront modifier leur attitude à l'égard de la recherche appliquée et de l'innovation, et orienter leurs travaux de recherche vers des domaines qui intéressent plus particulièrement l’économie québécoise.Cette orientation n’implique pas nécessairement la disparition de la recnerche fondamentale dans nos universités, mais plutôt une motivation différente de la recherche.Cette dernière devrait être faite en fonction de résultats plus immédiats à obtenir, à l’unisson des besoins industriels.La recherche de la vérité et de la science demeure le but ultime de la recherche universitaire et résulte parfois, lorsque nous nous en attendons le moins, à des applications fort spectaculaires.Ce type de recherche tiendra toujours une place importante dans les universités.La question n’est pas là, mais plutôt d évaluer si l’Etat pourra se permettre encore longtemps ce type de recherche, si le dilemme de l'industrie québécoise persiste.Or, pour les prochaines années, il serait préférable de faire un effort supplémentaire du côté de la recherche appliquée, quitte à revenir graduellement à la recherche fondamentale lorsque la conjoncture actuelle se sera redressée.Cette nouvelle orientation aurait aussi l’avantage de former des scientifiques mieux préparés et plus sensibilisés aux problèmes concrets des milieux industriel et gouvernemental qui seront leurs principaux employeurs à l’avenir.Infrastructure universitaire En second lieu, il devient de plus en plus impérieux de développer une infrastructure universitaire qui permette d’établir des liaisons étroites et fonctionnelles entre les laboratoires de l’université et ceux de l’industrie et du gouvernement au niveau de la province.Cette infrastructure pourrait devenir l'interlocuteur entre les chercheurs universitaires et l'industrie et ainsi favoriser une plus grande concertation des services que peut offrir l'université, une meilleure information entre les chercheurs et l’industrie, et être un excellent instrument permettant à l'université d'ajuster continuellement ces priorités en matière de recherche selon les besoins de l’industrie et des politiques générales de l’Etat.L’Université du Québec à Montréal, de concert avec l’Institut National de la Recherche Scientifique (INRSUQ), entend utiliser à fond l'infrastructure du réseau de l’Université du Québec, et ainsi concerter ses efforts dans des domaines de recherche qui lui sont propres et qui répondent aux besoins du milieu.Equipes interdisciplinaires En troisième lieu, il est nécessaire de coordonner davantage l’effort réalisé en recherche universitaire afin que celui-ci soit le plus efficace possible.A cette fin, l'université devra favoriser la création d'équipes interdisciplinaires, stables, et de taille suffisante pour permettre que les projets de recherche entrepris en collaboration avec l’industrie puissent être réalisés dans une période de temps assurant leur rentabilité.De plus, compte tenu des spécialistes et des effectifs relativement restreints retrouvés à l’intérieur des universités, et compte tenu de l’étendue des domaines de spécialités scientifiques, il apparaît important à l’UQAM de favoriser la mobilité des chercheurs, non seulement à l'intérieur du réseau de constituantes de l'Université du Québec, mais aussi entre les laboratoires industriels et l'université.Cette mobilité permettra d'utiliser au maximum les ressources humaines et matérielles des départements des sciences de l’UQAM pour le plus grand bénéfice des programmes de recherche.Au cours de la prochaine décennie, la recherche scientifique universitaire aura de plus en plus de responsabilité en ce qui a trait au développement économique et au progrès social des Québécois.C’est pourquoi il nous apparaît impérieux que l'UQAM, tout en respectant les objectifs premiers de toute recnerche universitaire, s’oriente davantage vers la recherche appliquée.Les ressources humaines et matérielles des départements des sciences de l'UQAM, le support acquis de l’INRS.dont l’objectif premier est la recherche orientée, et la collaboration des autres constituantes de l’Université du Québec, dont la spécialisation est différente, assurent déjà à l’UQAM de pouvoir poursuivre avec optimisme ce nouvel objectif que la société réclamera à l’avenir de la recherche scientifique universitaire.(1) Conseil des Sciences du Canada, rapport no 15, octobre 1971, "L’innovation en difficulté”.(2) Rapport Gray, version publiée par le Canadian Forum, Toronto; 12 novembre 1971.8 Le comité exécutif de l’Université du Québec d Montréal se compose des personnes suivantes.recteur aux communications; Me Lise Langlois, secrétaire général; Léo A.Dorais, recteur; de gauche à droite: MM.Jacques Lévesque, directeur du département des sciences poli- Roger Lafleur, directeur du CEGEP d’Ahuntsic et Luc Bernier, vice-recteur à l’administration tiques; René Hurtubise, vice-recteur à l’enseignement et é la recherche; Alexis Zinger, vice- et aux finances.mmmmmgga aipB I Concept d'utilisation des espaces au pavillon des sciences de l'UQAM m i ?sa av m*\Z* sZLïLf AM % ; ;• SCULPTURE DE MÉROLA - Deux étudiants, Pierre Bourret et Serge Marchand, tous deux en administration 3e année, regardent avec intérêt une sculpture de Mario Mérola, dans le hall d'entrée du nouveau pavillon des sciences.L'oeuvre a ceci de particulier qu'elle semble s'animer par les reflets de la lumière, quand on la regarde de certains angles.Mérola est professeur à l’UQAM.Le nouveau pavillon des sciences de l Université du Québec à Montréal, situé au 1200 rue Saint-Alexandre, derrière l'ancien collège Sainte-Marie, est un immeuble de sept étages, le premier du genre au Canada où i on a mis en application un nouveau concept d'utilisation des espaces, tel que préconisé Rar l‘Université Cornell, de lew York.A son maximum, le pavillon pourra accommoder 622 étudiants à l’heure.Ce concept “modulaire" a ceci d'original et de remarquable qu'il permet une flexibilité à peu près absolue des aires de travail en laboratoire, tant pour la recherche que pour l'usage des étudiants.Selon les besoins des cours réguliers ou spéciaux, ou selon les programmes de recherche, qu’ils soient d’envergure ou restreints, chaque plancher peut être aménagé rapidement et à peu de frais pour répondre aux nécessités.M.Marcel Gagnon, ancien vice-recteur de 1 UQAM à la planification et au développement et M.Etienne David, ancien directeur de l'ingéniérie, fournissent les spécifications suivantes sur cet édifice d’avant-garde: Chaque plancher comporte quelque 8,700 pieds carrés "utilisables".L'espace peut être converti “en modules exemplaires" par unité de 9 pieds, ou ses multiples, 18.27, etc.L’alimentation mécanique permet des “arrangements" complets de laboratoires, grands ou petits, individuels ou isolés, si nécessaire, mais tous pourvus des sources standards d'approvisionnement et de re-.'Pt.Utilisation par étage Le septième étage est utilisé à 60% pour la machinerie et l'outillage des divers services d'alimentation et à 40% comme animalerie.Le sixième et le cinquième sont aménagés pour les travaux de chimie, tant ceux de recherche que d’enseignement.Le quatrième contient l’aménagement flexible standard que se partagent la biologie et la chimie à 70%.et les sciences de la terre à 30%.Le troisième sert à l'enseignement en biologie, de même que le deuxième où.en plus de 1 enseignement en biologie, on fait de la recherche.Le rez-de-chaussée, est retenu pour d'autres travaux de recherche en général biologie, microbiologie, chimie, sciences de la terre, le tout conçu en système polyvalent permettant des installations efficaces et peu coûteuses.Au sujet du coût d’installations nouvelles, l’ingénieur David fait remarquer que les universités qui ne possèdent pas le système de flexibilité des aires de travail dépensent jusqu'à $250,000 par année fiour réadapter leurs locaux à eurs nouveaux besoins en enseignement ou recherche.Les trois étages du sous-sol servent en partie de stationnement, d'entreposage et d ate-liers de réparations.On y a aménagé aussi une cafeteria au premier sous-sol, de même qu’une section de cartographie et des locaux pour les sciences de la terre.Equipement et ameublement L’équipement, les appareils scientifiques et l'ameublement de tout l’immeuble sont des modèles standards les plus récents.Tout ensemble peut être déplacé, rattaché ou intégré aux divers services suivant les besoins.Du point de vue scientifique, l'outillage est ce qu'il y a de lus au point sur le marché.UQAM a consacré environ $1.000,000 pour acheter des équipements et ameublements de laboratoire intégrés, tandis que les appareillages et les instrumentations spécialisées pour les sciences coûteront quelque $400.000 de plus.Coût total Le coût total du nouveau pavillon se répartit ainsi, en chiffres ronds: Coût de construction $3,000.000 Equipement et ameublements intégrés Appareillages.instrumentations 1,000.000 spécialisées Honoraires divers 400.000 (architectes, consultants, études, etc.) 350.000 $4,750.000 Pavillon Emile-Gérard Le pavillon Emile-Gérard, de six étages, qui est adjacent à la nouvelle construction, sera éventuellement intégré entièrement comme partie du pavillon des sciences.La nouvelle construction comprend les unités de laboratoires "humides" avec tous les services: eau, oxygène, gaz.air comprimé, systèmes d évacuation, etc., tandis que le pavillon Emile-Gérard contient des laboratoires dits “secs ".Les trois étages supérieurs d'Emile-Gérard sont reaménagés pour des services administratifs en périphérie et des bureaux de professeurs, tandis u’au centre, il y a des ateliers e travail, des salles de cours et de conférences.La bibliothèque La bibliothèque occupe présentement les trois premiers étages d'Emile-Gérard.Il faudra songer éventuellement à la relocaliser pour faire place aux aménagements nécessaires des départements de physique, géographie et psychologie.Au début, le pavillon des sciences pourra être utilisé à raison de 260 étudiants par heu- re pour l’enseignement.Les possibilités maxima sont de 622 étudiants par heure Ainsi, un étage standard peut accommoder 126 étudiants par heure au minimum, et 212 au maximum, sans compter les espaces de recherche.Le projet du concept scientifique a été arrêté en juillet 1970, la construction a débuté en décembre de l’année dernière.soit il y a un an.Le nouveau pavillon est actuellement en pleine phase de mise au point de l’outillage technique et scientifique.Plusieurs laboratoires accueillent déjà chercheurs et étudiants.Le réaménagement des trois étages supérieurs du pavillon Emile-Gérard, commencé en mai, est terminé depuis plus d'un mois, du moins en grande partie.L'entree principale du pavillon des sciences est la même que celle du pavillon Emile-Gérard au 1200, rue Saint- Alexandre.On y compte trois ascenseurs et un monte-charge.L'édifice est entièrement chauffé à l'électricité et cli-• matisé.Il est muni des systèmes adéquats pour les renvois d air vicié des laboratoires.Le revêtement extérieur est en briques, couleur ocre.Le projet du nouveau Pavillon des sciences a été conçu sous la direction de M.Marcel Gagnon, alors qu'il était vice-recteur à la planification et au développement.Les architectes sont: Larose, Larose, Lali-berté et Pétrucci; les ingénieurs en structure: Desjardins Sau-riol & Associés; les ingénieurs en mécanique et électricité: Barré, Pelierin, Lemoine & Associés, et Leblanc.Montpetit et Lagacé; les consultants spéciaux: Consultas Inc.,et Du-breuil-Jeannotte; les entrepreneurs pour les diverses phases du projet: Louis Donolo Inc., J.L.Guay Inc., Les Distributeurs Valiquette Inc.et Paldec Inc.Les longs corridors du nouveau pavillon des sciences sont décorés de motifs abstraits qui ont comme effet, au dire de l'étudiant Réjean Giard, en 2e année de biologie, "de couper la monotonie des promenades”.On remarquera aussi que la tuyauterie est à découvert au plafond, ce qui ajoute des formes sculpturales colorées assez plaisantes è regarder.'v V » 4 2 ” 3 ” 1 ” 5 ” 24 ” ! Pour l’enseignement 4 ” 1 ” spécialisé et de recherche 5 ” 2 Pour la recherche 12 ” 1 ” 12 2 12 ” 3 Pour les services, la préparation, les 3 salles ” 1 module 12 ” 2 modules ateliers, le dépôt, etc.1 ¦¦ 4 » r ’’ ” 6 ” Pour la photographie scientifique, chambre noire ou obscure 5 de 1 module SPECIALISTES Les architectes, de concert avec l’UQAM et le ministère de l’Education, se sont adjoints la firme montréalaise Dubreuil-Jeannotte, concepteurs et planificateurs en laboratoires, pour la préparation des plans et devis de l’aménagement du mobilier et des équipements scientifiques.Ces spécialistes, dans la mesure où leurs connaissances complètent celles de l’architecte, sont devenus nécessaires si l’on veut se conformer aux normes d’excellence qui prévalent aujourd’hui.Les consultants Dubreuil - Jeannette, bien connus au Canada et à l’étranger pour leurs multiples réalisations en laboratoires depuis plus de 20 ans, ont su faire profiter de leur expérience, en collaborant étroitement avec les autres professionnels du bâtiment, a la réalisation de ce grand projet au service de nos futurs scientifiques.La réalisation d’un projet de l’envergure de l’édifice des sciences exige évidemment une connaissance profonde des besoins spécifiques et aménagements nécessaires actuels, mais exige également une anticipation logique des besoins futurs.Ce travail est exécuté par des professionnels rompus à ces disciplines en perpétuel changement.Expérience C’est pourquoi, se basant sur les résultats obtenus dans de grands projets similaires qui leur ont été confiés, comme la faèulté de médecine de l’université Laval, le complexe scientifique de la Havane à Cuba, et de nombreuses autres grandes réalisations pour nos gouvernements fédéral et provinciaux, nos spécialistes ont conçu et exécuté des plans et devis permettant une mobilité extraordinaire, sans toutefois dévier des nonnes d’excellence.durabilité et économie exigées par tous les administrateurs de fonds publics avisés.Si nous voulons que notre industrie progresse, créant ainsi des retombées économiques importantes pour le peuple du Québec, il est bon de se rappeler que nous avons aussi chez nous des professionnels hautement qualifiés qui aident par leur labeur et leurs talents, non seulement à l’exécution des oeuvres à l’intérieur de notre province, mais également à attirer chez nous le travail qu’ils vont chercher à l’extérieur de la province et même à l’extérieur du Canada.La première pensée du propriétaire et des architectes a été de créer des laboratoires en majorité multi-disciplinaires, pouvant satisfaire aux exigences des départements de chimie, biologie et sciences de la terre, tant au point de vue de l’enseignement que de la recherche.Aussi, l’edifice des sciences peut-il se décrire facilement étant donné la planification pratique et fonctionnelle de son intérieur.Les six planchers sont divisés en uatre aires de laboratoires esservies par deux corridors et deux aires de service.Concept modulaire Ces quatre aires de laboratoires superposés sur les six planchers soqt formées de huit modules de 9’-0” délimités par un muret amovible où sont installés tous les services de plomberie et d’électricité nécessaires dans les laboratoires Ces unités de services servent de base au cloisonnement des laboratoires, lorsque nécessaire.Depuis les dessus de ces unités, un muret amovible formé en sections coulissantes, vient compléter la séparation de ces aires en locaux de grandeurs variées.Les côtés des murets où sont encastrés les éviers, ont été conçus de façon à faciliter l’installation rapide d’instruments et de comptoirs secs.Ces cloisons légères, insonorisées, sont conçues avec supports et rails préfabriqués, afin d’y suspendre sans outil, les appareils, tableaux, hérissons, tablettes et armoires d’entreprosage.Le coté de chacune de ces aires est employé à loger des comptoirs et des hottes amovibles.Ces hottes, au nombre de 85 sont intégrées au système d’air conditionné de l’édifice.Versatilité Dans cette conception, l’Université a vu la formule idéale pour assurer à ses laboratoires, toute la versatilité que nécessite l’évolution continuelle de la science dont le champ d’action et les méthodes de travail imposent une adaptation continuelle.D résulte de cette conception que des laboratoires oe recherche juxtaposés peuvent être en quelques heures rapidement transformés en grands laboratoires d’enseignement, sans qu’il n’y paraisse le jour suivant.Il en est de même pour transformer un grand laboratoire d’enseignement en plusieurs petits pour la recherche.Ces possibilités de transformation ont été rendues possibles par une étude poussée des composantes des murs, de la mécanique et de l’ameublement, afin de ne pas laisser pendant de longues périodes, des espaces inutilisés.Cellules de travail Un étage complet de laboratoires d’enseignement a été conçu différemment en utilisant cependant les mêmes éléments de base.Cette méthode rend également cet étage facilement transformable.Un secteur a été organisé en cel- lules de travail ou “cubicules”.Ces cellules comprennent un grand laboratoire d’enseignement doté des équipements majeurs.Huit cellules entourent ce grand laboratoire.Chacune des cellules peut accommoder un groupe de 4 étudiants.Chaque groupe de quatre étudiants a à sa disposition un paillasson pour expériences de laboratoire et une table d’étude équi pée des services nécessaires pour consulter à volonté les détails des cours reçus, au moven de bandes magnétiques ou de films.Tableaux, écrans, bibliothèque, physiographe, vivarium et fauteuils sont mis à disposition afin de permettre de compléter 5 ou 6 heures de laboratoire et d’études, de façon détendue.En général et selon les disciplines, chaque module d’enseignement peut assurer en moyenne une place de travail pour 5V4 etudiants, et chaque cellule, quatre étudiants ce qui veut dire qu’un total de 432 étudiants peuvent être admis en même temps dans les laboratoires d’enseignement, en plus de ceux qui oeuvrent dans les laboratoires d’enseignement spécialisé et de recnerche, en tout une ossibilité de 622 étudiants l’heure.Animalerie Vient s'ajouter à ces différents laboratoires, une animalerie moderne située au septième et dernier plancher.Cette animalerie comprend des salles pour chiens, chats, lapins, etc., une chambre pour animaux marins, une chambre d’isolation, une chambre de quarantaine et cuisine de diète, une salle de lavage et deux chambres à températures contrôlées.Un fait intéressant est que toutes les cages ou enclos à animaux sont munis d’un système automatique et contrôlé de distribution d’eau, éliminant la corvée des boires et de tous les problèmes s’y rattachant.Les ateliers et les magasins sont situés au sous-sol de l’édifice.Comme on peut le constater par la fiche technique, les architectes et leurs spécialistes-conseils ont tenu compte de l'évolution de l'Université du Québec à Montréal, car depuis lusieurs années, ils ont par-cipé à l’élaboration des locaux spécialisés dans les pavillons existants, y compris la bibliothèque du pavillon E-mile-Gérard jumellé à la cernière réalisation.L’Université du Québec à Montréal est fière de ces réalisations, fière de ces locaux et fière de ces hommes du Québec à qui ont été confiés ces travaux.L'UQAM continuera, certes, dans son programme futur d’expansion, à déceler parmi nos Québécois les nommes de qualité pour de tels projets. la lerre Programme de maîtrise Comme on le reconnaît partout, le Quaternaire (ou Pléis-tocène) est très important au Québec.En conséquence, le département des sciences la terre à l'UQAM a déposé en juillet dernier un programme de maîtrise en géologie du Quaternaire.Ce programme a déjà été approuvé par la sous-commission du 2e cycle de l'UQAM.que préside le Dr Maurice BROSSARD, doyen des études avancées et de la recherche à l’UQAM par la Commission des etudes de l'UQAM et par le Conseil des études de l'Université du Québec à Québec.Il est maintenant entre les mains du Comité des programmes du Conseil dés Universités.Le département des sciences de la terre a demandé que ce programme de maîtrise en géologie du Quaternaire démarre des septembre 1972.Géochimie- thermoluminescence D'ici quelques semaines, s'effectuera le transfert d'un laboratoire de géochimie-thermoluminescence d'une université-soeur au département des sciences de la terre de l'UQAM.La géochimie est actuellement une branche de la géologie dont la demande ne fait que s'accroître.La thermoluminescence qui en est un chapitre particulier, est un domaine peu étudié en Amérique du Nord, mais les espoirs qu’on fonde sur elle, en particulier pour la datation, sont immenses.Les applications qu'on en pourrait tirer pour le Quaternaire comme pour la recherche de nouveaux gisements miniers méritent une attention particulière.Géologie marine et océanographie Il est maintenant utile de distinguer la géologie marine de la géologie sous-marine.La géologie sous-marine a connu un développement extraordinaire depuis l’année géophysique internationale de 1957.Elle se préoccupe surtout des grands fonds océaniques et de la structure globale de la terre.On a surtout développe' ces dernières années la théorie fascinante des plaques tectoniques et de la dérive des continents.Elle suppose des équipements considérables, des fonds très importants et un personnel nombreux surtout spécialisé en géophysique.Le département ne pouvait donc se lancer dans cette voie.L’objet de la géologie marine porte sur les sédiments le long des côtes océaniques tout aussi bien que dans les cours d’eau.L’étude de ces sédiments récents (Quaternaires et Tertiaires) est de grande actualité avec les problèmes de pollution et d’environnement ainsi qu'avec la recherche du pétrole.Avec la géologie sous-marine.la géologie marine constituent des chapitres importants de l’océanographie.Au Québec, c’est à l’Université du Québec à Rimouski qu’on a confié l’océanographie.Toutefois, Rimouski se limite pour le moment à la chimie de Teau, tandis que l’Université Laval en fait la biologie.Le département des sciences de la terre de l’UQAM voudrait donc compléter le tryptique de l’océanographie en s'occupant de la géologie marine.M.Pierre BENOIT, du département des sciences de la terre, poursuit actuellement ses études doctorales à Mc Gill dans ce domaine.A cet effet, il a travaillé quatre mois cet été sur le delta de la Rivière Manicoua-gan.Le département des sciences de la terre, de par l’orientation qu'il s'est donné en géologie du Quaternaire, se trouve compromis avec tout ce qui touche l’environnement.C’est avec grande satisfaction que ce département a vu le département des sciences biologiques de l’UQAM s’orienter vers l’environnement, et la création du CREM.soit le Centre de Recherches Ecologiques de Montréal.Le département des sciences de la terre sera heureux de participer à tout projet de recherche que le CREM pourrait mettre sur pied.Centre de recherche alimentaire de l’UQAM Conscient que le triangle vert du Québec prend sa richesse dans des dépôts quaternaires, le département des sciences de la terre est intéressé à participer à tout projet de recherche du futur Centre de recherche alimentaire de l’UQAM et assure son responsable, le docteur Marcel Gagnon de sa collaboration la plus totale.anases .m fi jÈÛàMÊ/Ë ÜfiS* mm o ’ Un des laboratoires des sciences de la terre en pleine activité.On distingue, à gauche, dans l'ordre habituel, le professeur Maurice Morency, géo-chimiste et minéralogiste, le docteur Yvon Pageau, directeur du dé- partement des sciences de la terre et M.Albert Prichonnet, directeur du module.Orientation vers la géologie du quaternaire Lors de la création de l’UQ-AM en septembre 1969, la géologie forme avec la géographie un seul département, celui de géographie-géologie.En mars 1970, la géologie devient un département autonome sous le nom des sciences de la terre.Le choix de ce nouveau titre est déjà tout un programme.Il s’inspire d'une tendance récente aux Etats-Unis où depuis la dernière décade, on a mis sur pied le fameux projet des sciences de la terre dans les “High Schools”: The Earth Science Curriculum Project (ESCP).En effet, les sciences de la terre comportent un éventail beaucoup plus vaste d’activités que ne le comporte la géologie.Les sciences de la terre regroupent les disciplines suivantes: la géologie, la paléontologie, la géographie physique, l’hydrologie, l’hydrogéologie, la pédologie, la biogéographie, la climatologie, la météorologie, la géochimie, la géophysique, la géologie marine et sous-manne ainsi que astronomie.Il est évident qu’un département qui n’en est qu’à sa 3e année d’existence, ne peut développer toutes ces activités.Toutefois, il existe actuelle- ment à l’UQAM trois programmes au module sciences de la terre dont le contenu reflète déjà des préoccupations globales: programmes de GEOLOGIE, GEOLOGIE/BIOLOGIE et GEOGRAPHIE PHYSIQUE.Composition d'un programme Un programme est composé de 30 cours de 3 crédits chacun (pour un total de 90 crédits), qui conduisent au baccalauréat ès sciences (B.Sc.).Ces 30 , cours sont répartis à raison de 10 cours par année (ou 5 cours par session).Regardons de près le contenu du programme de géologie, qui est comme la plaque tournante des deux autres programmes, en dressant la liste des cours qui le composent: Eléments de climatologie Géomorphologie descriptive Introduction à la géologie Eléments de minéralogie Commentaire des cartes géologiques Paléontologie des invertébrés Introduction à la pétrologie Géologie historique Sédimentologie Géologie structurale I Pédologie I Stratigraphie Géomorphologie dynamique Photogéologie Océanographie physique Hydrogéologie Géologie du quaternaire Chimie physique Introduction à la physique du globe Géochimie I Optique cristalline Pétrologie avancée Gîtes nunéraux Géologie appliquée Géologie du précambrien Géoehimie II Camp de terrain Cette liste est révélatrice à plusieurs égards.Tout d’abord, elle souligne la formation pratique que le programme veut BUREAU DE PROFESSEUR - Adjacent au pavillon des donner aux étudiants.Elle tient sciences, le pavillon Émile-Gérard a été réaménagé à compte du fait que les étudiants ses trois étages supérieurs de façon à fournir aux profes- actuels des CEGEP inscrits seurs, sur tout le pourtour de l’immeuble, des bureaux dans le profil sciences , ont tandis qu'au centre, on y a organisé des salles de cours.EécSsair^dSmen6 M,Me Francine.Beaulieu étudiante en géologie, 3e an- tales à l’étude de toute disci- née' cause ,CI dans le bureau du professeur en géo- pline scientifique en mathé- morphologie, M.Jean-Claude Dubé.matiques, en physique et en chimie, si bien qu’on ne les retrouve pas ici au niveau B.Sc- programmes traditionnels de la climatologie, l’introduction Ensuite, la liste de cours de géologie, tout au moins au ni- à la physique du globe, ce programme souligne 1 éven- veau B.Sc., par exemple: la Enfin, cette liste révèle que tail que couvrent les sciences pédologie, l'océanographie, la le programme comporte une de la terre; il y a ici des cours photogéologie, la géologie du légère orientation vers la géo- qu’on ne retrouve pas dans les Quaternaire, l’hydrogéologie, logic du Quaternaire. L e rôle du module des sciences de la terre par G.PRICHONNET i directeur du module des sciences de la terre Rappelons qu’un module est composé de tous les étudiants inscrits à l’un des programmes d’étude présentés par ce module et approuvés par la Commission des études de l’UQAM.Les différentes tâches d’un module (élaboration des programmes, évaluation et conseils aux étudiants, évaluation de l’enseignement etc.) sont coordonnées par un Conseil de module.Voici la composition du Conseil de module des sciences de la terre: cinq étudiants élus par l’ensemble des étudiants des sciences de la terre et nommés par le vice-doyen de la famille sciences; cinq professeurs délégués par des départements et approuvés par le vice-doyen (1 du département de physique, 1 du departement de biologie, 3 du département des sciences de la terre); un professeur susceptible de dispenser un cours aux étudiants du module est élu par le Conseil du module et nommé par le Conseil d’administration au poste de directeur de module.La participation Institué dès l’ouverture de l’Université du Québec à Montréal, en 1969, ce module s'ést senti affermi par la création du département du même nom, quelques mois plus tard.Est-ce à dire que le module doit perdre son autonomie par rapport au département?Certainement pas, mais un échange permanent d’idées entre l’un et l’autre peut permettre des décisions heureuses et apparait nécessaire pour éviter toute divergence entre les orientations respectives de ces deux entités.Dans la pratique, cette collaboration s'établit grâce à la présence de trois professeurs du département au Conseil du module.En sens inverse, une telle participation doit assumer une meilleure transmission des “souhaits” étudiants vers le département.Les programmes Deux programmes, soit trois options, accueillent actuellement une soixantaine d'étudiants.Ce chiffre peut être considéré comme encourageant puisqu’il fut atteint grâce à une augmentation des inscriptions de l'ordre de 100% en 1970 et 80% en 1971.Et.dans les conditions actuelles d'encadrement, en particulier, on peut estimer de 80 à 90 les effectifs maxima désirables.L’orientation de nos pro-rammes doit tenir compte e deux exigences qui semble- ront contradictoires à l’observateur qui les confronterait trop rapidement.Elle doit d’abord assurer une formation suffisamment classique, eu égard aux objectifs de la géologie, et ceci afin de permettre à ceux qui recevront cette formation, soit de continuer leurs études dans tel ou tel champ d'activité d’une autre université, soit d’entrer sur le marché du travail.Il faut en outre orienter cette formation de telle façon qu’elle réponde aux exigences de domaines de recherches nouveaux encore peu explorés.C’est ainsi que l’option géologie et le programme géographie physique (respectivement 60% et 20% des inscriptions) comportent une majorité de cours que l’on pourrait appeler "de base”, concentrant l’essentiel de la matière et des techniques nécessaires au futur géologue, depuis la géologie générale ou historique jusqu’au délicat travail du lever de terrain et de sa représentation cartographique; parallèlement, y sont dispensés une proportion non négligeable de cours orientés vers la géomorpholo- ie ou vers gyelques-unes des isciplines au vaste domaine des sciences de la terre: pédologie, géochimie, hydrogéologie.géologie appliquée, etc.Ainsi, lorsque l’orientation quatemariste du département se concrétisera au niveau maîtrise, des étudiants seront prêts à collaborer aux recherches que ce secteur de la géologie doit susciter.D’ailleurs ses applications dans le domaine de l’environnement et de l'écologie permettent de croire raisonnablement en l'utilité de l’option géologie-biologie (20% des inscriptions).Le marché du travail Quand on parle d'emploi ou de marché du travail, il faut bien distinguer entre emplois d’été et emplois obtenus à la fin de ses études après chaque catégorie de diplôme.Dans notre société, l’Université n’a généralement pas la charge de trouver un emploi aux gens auxquels elle attribue un diplôme: les associations d'anciens - surtout des Ecoles -ont réussi ou réussissent parfois à placer tous les membres de la promotion.Certains voient dans cette méthode un danger, à savoir que tel secteur de l'emploi ne devienne une chasse gardée de telle association ou corporation.Toutefois, avec la création des modules, il semble bien que l’Université du Québec ait voulu changer cet état de fait.Ainsi les cadres du monde socioéconomique sont invités à sié-er au Conseil du module afin e collaborer à la confection des programmes.Mais tenir compte de la demande du marché en matière de formation cela veut dire aussi tenir compte des possibilités d’emploi de ce marché.La formule n’est pas une recette miracle et ceci pour deux raisons au moins: tout d’abord, il se pourrait que le milieu soeio-écono-' mique habitué à certaines formes d’activité ne voie pas l’utilité- de créer de nouveaux types de producteurs ou de chercheurs; il se pourrait aussi que les types de producteurs que réclame le marché ne correspondent pas à ce qui apparait comme le plus nécessaire à notre époque, compte tenu de telle ou telle information écologique.Les emplois d'été D'ailleurs un module n’a aucun pouvoir de décision en matière d'emploi.Ce pouvoir semble de plus en plus lié aux décisions de l'Etat car c'est lui qui tend à devenir le principal boursier dans un pays.Le module peut toutefois jouer un rôle indirect dans l’emploi futur d'un diplômé, grace à l'emploi d’été.Il faut en effet que les milieux du travail connaissent l’existence des candidats et puissent juger de leur valeur.On peut dire que les efforts conjugués du Bureau de placement, des professeurs du département et du module des sciences de la terre ont permis d’obtenir un certain succès pour les emplois d'été 1971.Voici quelques chiffres à ce propos: 25 étudiants ont trouvé un emploi dansTun des domaines des sciences de la terre, soit 73% des étudiants du module et 100% des étudiants ayant une première année d'é-tûde.Si les ministères demeurent de gros employeurs (ministère des Richesses naturelles du Québec.Commission géologique du Canada, ministère des travaux publics du Québec, ministère des Mines de l'Ontario), quelques compagnies privées, connaissant notre existence, ont embauché des étudiants.Il est clair qu'en 1972.un effort particulier devra être fait pour attirer d'autres employeurs, car les demandes doubleront probablement.1.Tout employeur intéressé peut prendre contact avec le bureau de placement des étudiants de l’UQAM.ou avec le directeur du module des sciences de la terre, à 1200 rue Saint-Alexandre montréal 110.rfï* /"i * „ ms- KA7 / wm nw* MH POISSON FOSSILE — Il y a 380 millions d’années, un poisson aguathe sans mâchoire.du type Ptéraspis, vivait dans la mer, lâ où se trouve aujourd'hui la Nouvelle Ecosse.Lors d'une excursion de recherche dirigée par M.Yvon Pageau, paléontologue et directeur du département des sciences de la terre, l’équipe composée, entre autres, de Mlles Francine Beaulieu et Monique Robitaille.a découvert ce poisson fossile de la famille des hétérostracés dans des formations rocheuses.TV ¦" ' % ^ .J -r Sous la direction du professeur Jean-Claude Dubé, géomorphologue - quatemariste, du département des sciences de la terre, une équipe d'étudiants a fait récemment des recherches en géomorphologie, sur la rivière Maskinongé, près de Sainte-Ursule.Les diplômés en sciences de la terre ont un bel avenir devant eux Les sciences de la terre représentent actuellement un des secteurs scientifiques le plus en demande au Québec et au Canada.Le “Rapport Blais” qui vient de paraître: Les Sciences de la Terre du pays (Etude de documentation pour le conseil des Sciences du Canada: 1971.étude spéciale no.13, Ottawa) souligne les besoins en ce domaine.“Le Rapport Lamontagne”: Une politique scientifique canadienne (Rapport du Comité sénatorial.Vol.1 1971, Ottawa) rapporte plusieurs témoignages des compagnies sur les besoins en Sciences de la Terre.Citons-en deux: .Le vice-président à l’exploration de la compagnie Chevron Standard Limited, le Dr.G.G.L.Henderson, fait part au Comité “qu’il existe une pénurie de géologues et de spécialistes en géophysique, tout comme dans les sciences de la terre.Nous avons eu de la difficulté à trouver le personnel dont nous avions besoin et nous avons dû nous rendre en Europe", (p.268).Le mémoire de la compagnie Imperial Oil Limited fait remarquer “qu’à l’heure actuelle, un bon nombre de chimistes et d’ingénieurs chimistes sont disponibles.Il y a une certaine pénurie de spécialistes en géophysique, en géologie et en génie mécanique " (p.269).Comme on le voit, les étudiants qui s’orienteront vers les sciences de la terre peuvent espérer raisonnablement trouver de bons emplois après leurs études universitaires, surtout que le “Rapport Blais” souligne qu'au Québec, on “importe” plus de spécialistes en sciences de la terre que les universités n’en produisent.Recherches en marche Les recherches en sciences le Quaternaire marin des Basée la terre portent sur la géo- ses Terres du St-Laurent; le chimie - thermoluminescence.Dr.Bernard de Boutray traite sur la sédimentologie et la pa- les Argiles et Sédiments de la léontologie.La plupart des pro- Mer Oiamplain; le Dr.Gilbert jets suivants de recherche ont Prichonnet traite des problè-déjà été subventionnés soit par mes sédimentologiques des dé-le Conseil National de la Re- pots champlainiens marins au cherche (CNR).soit par la Di- Québec.Monsieur Claude Hil-rection Générale de l'Enseigne- laire-Marcel traite de la Faune ment Supérieur (DICES).Voi- pléistocène des mers froides ci les noms des responsables au Québec, des projets et les titres des M.Maurice Morency pour-recherches poursuivies: suit un projet de recherche Le docteur Yvon Pageau s’oc- sur les effets des contraintes cupe de paléoichthyologie.par- artificielles sur la ^ thermolu-ticulièremént de la collecte et minescence des minéraux.Dans de l’étude de poissons fossiles le cadre du Quaternaire, il pour-dévoniens en Nouvelle-Ecos- rait aussi étudier les applica-se.tiens de la thermoluminescence M.Pierre Benoit étudie le pour déterminer l’origine des Delta de la Rivière Manicoua- sables marins du Pléistocène.gan.M.Jean-Claude Dubé termine Le Dr Gilbert Prichonnet bientôt la rédaction d'une thèse fait l’Etude sédimentologique; de doctorat sur la Géomordu Paléozoique des Basses Ter- pbologie quaternaire des Bois-res du Saint-Laurent (partie Francs.Il a déjà publié des sud-ouest du Québec).M.Mi- rapports pour le ministère des chel Raynal est associé à cette Richesses naturelles sur la recherche.géologie des dépôts de surface Trois professeurs mènent des regions de Lyster, d’Artha-une recherche concertée sur baska et de Disraéli.Professeurs et étudiants Les effets des dépôts quaternaires sur la vie des québécois Le Quaternaire est la dernière période de l’histoire géologique.Elle a duré au moins un million d’années et a été caractérisée par de grandes glaciations successives dont les effets sont particulièrement bien connus dans l’hémisphère nord.En effet, les glaciers ont érodé de grands territoires de roches précambriennes vieilles de un à deux milliards d’années et ont laissé derrière eux, lors de leur fonte et de leur retraite, des dépôts de cailloux arrondis sous forme de moraines ou d’eskers, ou des poussières de roches très fines nommées argiles qui se sont déposées au fond des lacs formés lors de la fonte des glaciers.Les grands lacs actuels sont un témoin de ce passé.Il y a moins de 20,000 ans, ils formaient une étendue d’eau continue jusqu’à la mer (eau salée) si bien que les sédiments qui s’y sont déposés alors sont dits marins.Glissements et gisements Tous ces dépôts, cailloux de moraines glaciaires, argiles de lacs d’eau douce ou argiles des eaux salées font l’objet de la Géologie du Quaternaire (ou Pléistocène) et ont une étendue considérable au Québec.En effet, ils recouvrent le sud du Québec, soit les basses terres du Saint-Laurent; on les retrouve dans le nord-ouest du Québec en Abitibi, et à l’est jusqu’en Gas-pésie.L'étude de ces dépôts géologiques de dernière heure est d’autant plus importante que plus des quatre cinquième de la population du Québec sont établis sur ces dépôts géologiques.De plus, ils ne sont que très incomplètement étudiés par quelques spécialistes.Pourtant, ils ont une incidence considérable dans notre vie.Le glissement de Saint-Jean-Marie Vianney est dû à ces dépôts d’argiles, comme les glissements dç Nicolet de Saint-Joachim de Tourelle et bien d’autres qu’il faudrait prévenir.Dans le Nord-Ouest du Québec (l’Abitibi), où se concentre notre industrie minière, l’exploration des mines actuelles tire à sa fin.Il faudrait trouver d’autres gisements.Malheureusement, d’importants dépôts meubles quaternaires recouvrent les formations géologiques précambriennes susceptibles de receler d’autres richesses minérales.Des méthodes récentes ont montré que l’analyse des roches de ces dépôts meubles pourraient nous conduire à leur source, soit à de nouveaux gisements miniers.Géologie de l’environnement L’environnement est devenu ces dernières années une préoccupation importante de la géologie.Au Québec, la géologie de l’environnement porte surtout sur les dépôts quaternaires.L’autoroute est-ouest de Montréal coupe à travers des dépôts d’argiles pléistocènes (ou quaternaires), l’aéroport de Samte-Scho-lastique se bâtit en grande partie sur des dépôts quaternaires.La sédimentation naturelle dans nos cours d’eau (fleuve et rivières) et nos lacs est complètement bouleversée par l’érection de barrages, par le remplissage des rives et des estrans.La construction domiciliaire et industrielle qui s’étend de plus en plus dans la grande région montréalaise, se fait aux dépens d’un triangle vert constitué surtout des dépôts exceptionnellement riches du Quaternaire.Aménagements Le département des sciences de la terre est logé au pavillon des sciences et au pavillon Emile-Gérard, dont il occupe le 6e étage.C’est là que se trouvent les bureaux des professeurs, des secrétaires et des techniciens, ainsi que les salles de cours et laboratoires secs pour la paléontologie, la cartographie, la structurale ainsi que des ateliers et des salles de stockage pour les collections de fossiles et de minéraux.Au 5e étage, du même édifice, le département dispose de 4 salles de cours-labo pour la géologie générale, la paléontologie, la photo géologie (photo interprétation) et la géomorphologie.Au nouveau pavillon des sciences, le département occupe une partie du 4e étage.On y trouve le laboratoire de minéralogie-cristallographie pour les étudiants, le laboratoire de sédimentologie (enseignement et recherche) et les laboratoires de recherche suivants: géologie du Quaternaire, pétrologie, minéralogie, géochimie.De plus, au 3e sous-sol, le département des sciences de la terre, dispose d’une salle de stockage et d’un atelier où sont logés tous les appareils pour la fabrication des lames minces, les colonnes de tamisation et enfin, les broyeurs et concasseurs pour réduire les roches en poudre.Depuis le 1er juin 1971.le département des sciences de la terre à l'UQAM compte huit postes de professeurs plein temps qui sont MM Y.Pageau, paléontologue, directeur du département.G.Prichonnet, sédimentologiste, directeur du module, G.Bot-teron, géologie appliquée; B.de Boutray, cristallographe; C.Hillaire-Marcel.paléontologue; M.Morency, géochimiste; P.Benoit, géologie marine (en congé a études); J.C.Dubé, géomorphologue.De plus, le département bénéficie de l'aide précieuse de deux professeurs-coopérants à temps plein.MM.M.Rossy, pétrologiste et M.Raynal.structuraliste (tectonique).Il comp- te aussi deux techniciens: MM.R.Mineau et.C.Jacob et deux secrétaires: Mesdames F.Blanchette et D.Parr.Etudiants Le département des sciences de la terre fournit le gros des cours aux 58 étudiants du module sciences de la terre répartie ainsi.28 en le année, 18 en 2e.12 en 3e.Le département donne aussi, deux cours à une vingtaine d’étudiants en biologie.On peut raisonnablement penser que l’an prochain, le module sciences de la terre comptera 70 étudiants pour les 3 années et desservira quelques 30 étudiants d’autre modules.Collections, microscopes, outillage Le département des sciences de la terre possède des collections de minéraux, de roches et de fossiles ainsi que des collections de cartes géologiques et de photos aériennes.Le département possède également plusieurs microscopes polarisants, des stéréomicros-copes binoculaires ainsi que des stéréoscopes binoculaires pour la lecture des photos aériennes; de plus, il a fait l’acquisition récente de microscopes polarisants binoculaires pour la recherche dont un est monté d’accessoires pour la micro-photographie.Parmi les autres appareils du département, on compte l'outillage pour la fabrication de lames minces (scies, meules, polisseuses, etc.) des broyeurs, concasseurs et colonne de tamisage; un appareil d'absorption atomique; un appareil de détection de radiations alpha, bêta et gamma; un de fluorescence X; un dif-fractomètre à poudre et des instruments pour l'étude de la thermolumimsi ence-géochi-mie.Les articles non signés sur le département des sciences de la terre ont été rédigés par le docteur Yvon Pageau, directeur de ce département de l’UQAM.».V D t r chimie Les spécialistes en chimie de l'UQAM décrivent les locaux qui is occupent: un tout intégré et des mieux équipés Dans le nouveau pavillon des sciences, l’espace dévolu au département de chimie va certainement contribuer à maintenir ou à améliorer les critères de qualité de l’enseignement et aussi de la recherche.Le département dispose en effet d'environ 45,000 pieds carrés d’espace utile, réparti selon un agencement commode.Dans l'aile "humide”, c’est-à-dire dans le pavillon des sciences, le sixième étage est principalement destiné à l’enseignement du premier cycle, le cinquième étage à l'enseignement du second cycle et à la recherche et au quatrième étage sont rassemblés les instruments d’analyse de haute précision en plus de quelques laboratoires de recherche.Les bureaux des professeurs et les salles de cours sontc:* 'és au cinquième étage de l’aile dite “sèche”, soit le pa' Emile-Gérard, permettant ainsi un accès facile aux labora .s.L’aile des laboratoires est aménagée selon un plan d’ensemble qui se répète d’étage en étage: trois corridors disposés en U avec des laboratoires situés entre les deux corridors longitudinaux.Cette partie de l’édifice est pratiquement sans fenêtres, mais cet état de fait, prévu pour de multiples raisons, est compensé par un éclairage équilibré et un décor harmonieux.Des murs d’un blanc atténué, le plancher beige et les meubles blancs découpés de noir créent une atmosphère agréable, alors que la teinte sombre des plafonds contribue à dissimuler la tuyauterie apparente.Conception de laboratoires La conception des laboratoires a été soignée, tant sur le plan des facilités offertes que sur celui de l’aménagement des espaces.On a ainsi cherché à répondre globalement à des exigence qui varient selon les branches de la chimie et les types de laboratoires pour l'enseignement ou pour la recherche.L’heureuse solution apportée consiste à un aménagement modulaire des laboratoires.Les dimensions des pièces correspondent toujours à urt multiple d’une grandeur standard (9’ x 24’).De même, les meubles de laboratoires sont conçus en module qui per- mettent un grand nombre d’agencements variés.Ainsi, on .peut et effectivement on a divisé chaque grand laboratoire en unites indépendantes selon les besoins; par exemple, deux unités pour un laboratoire de recherche, quatre unités pour chacun des laboratoires de chimie organique, etc.En général, l’emplacement des locaux est le suivant; au sixième étage, un laboratoire de chimie analytique et de chimie inorganique 'pouvant accommoder vingt-quatre étudiants, un grand laboratoire de chimie physique pour quârante-huit étudiants, deux laboratoires de chimie organique offrant vingt-quatre places chacun, un laboratoire d’analyse instrumentale pour les étudiants du premier cycle et finalement le magasin de produits chimiques et menus accessoires de laboratoire ainsi que la salle de préparation des technologistes.Dix laboratoires de recherche Le cinquième étage, consacré au second et troisième cycle et à la recherche offre dix laboratoires de recherche pouvant recevoir chacun deux à trois chercheurs, un laboratoire d’analyse instrumentale avancée, une salle de distillation et de lyophilisation ainsi qu’un laboratoire d’analyse thermique avancée.Le département de chimie occupe la moitié du quatrième étage où sont logés deux laboratoires de recherche, une salle réservée à la résonnance magnétique nucléaire permettant d'établir la structure des molécules (disposition des atomes), une pour la spec-trographie d’émission.La spectrographe d'émission de très haute résolution- les rayons lumineux y parcourent trente pieds! - permet d’identifier la majorité des éléments chimiques à des concentrations infimes: moins d’une partie par million.Les dimensions imposantes de l’appareil (14’ x 5’ x 4’) sont telles que l'on a dû l'installer avant même que les murs ne soient érigés.Ensuite, c’est un spectrographe de masse, outil indispensable pour la recherche en chimie organique: le tout forme un ensemble impressionnant de tuyauterie, pompes, contrôles, voyants, qui permet de mesurer mieux que 0.01% près la masse des composés chimiques.Appareils de rayons X Les deux salles suivantes sont occupées par des appareils de rayons-X.en particulier un diffractomètre à cristal unique.En effet, les rayons-X, en plus d’être très utiles en médecine, permettent de détenniner les distancés interatomiques et les structures cristallines.Le diffractomètre à cristal unique entièrement automatique et commandé par son propre ordinateur, permet de déterminer des distances à mieux qu’au dixième de milliardième de pouce (0.01 A°).Attenant à la pièce où se trouvent les diffractomètres à rayons-X se trouve une chambre noire très bien équipée.Finalement, on trouve ega-èment à cet étage une salle de calcul où sont rassemblés plusieurs calculateurs électroniques ainsi qu’un mini-ordina- Fc teur permettant entre autres de tracer sur papier les courbes correspondant à des données expérimentales.On peut aussi mentionner qu’au septième étage, il a été prévu une petite pièce comportant une cloison peu résistante et donnant sur l’extérieur.Dans cette pièce, on pourra procéder en toute sécurité à des manipulations plus délicates.Les tables de travail Dans tous ces locaux, on dispose d’abondants espaces de rangement; armoires et tiroirs de toutes dimensions.Dépendant des besoins, des tables de travail sont, soit conventionnelles, soit spécifiques pour convenir à la chimie.Les tables de travail sont de dimensions telles que quatre étudiants peuvent y travailler.La table est divisée en deux par un muret de 6 pouces où sont logés les services du gaz, électricité, etc.Sur ce muret se trouve une rainure permettant d’installer facilement et à peu de frais les cloisons rigides qui divisent les laboratoires.La surface de la table est recouverte de pyrocéram; c’est un matériau reconnu pour sa dureté et sa résistance aux acides et aux bases.Comme il s’agit d’un panneau d’une seule partie, le nettoyage est très facile en comparaison avec les tables recouvertes de tuiles céramiques., Pourtant les services utilitaires sont abondants et complets.Electricité 115 et 208 volts; eau froide et eau chaude, robinets munis de pompe à vide, gaz naturel, air comprimé et réseau central d’eau distillée.Les hottes en acier inoxydable sont nombreuses et leur tonc-tionnement permanent ne gêne en rien ni la ventilation, ni la climatisation du bâtiment et assure en plus la ventilation des pièces.Au cinquième étage, outre la recherche, on retrouve dans la section dite “sèche" du pavillon: des bureaux de professeurs, ceux du personnel de soutien et les salles de cours.Profitant du fait que cet partie comporte des fenêtres, les bureaux de professeurs ont été disposés sur le pourtour de l’édifice, face aux salles de cours situées au centre.Cette disposition a, outre l’avantage de fournir aux professeurs un éclairage naturel, celui de les intégrer physiquement aux étudiants.Il devient en effet très facile à l'étudiant au sortir de son cours, de rencontrer le professeur dans son bureau tout proche.L’organisation des salles de cours a elle aussi été pensée en fonction de besoins variés.On trouve en effet à chaque étage, trois grandes salles de cours pouvant contenir une cinquantaine d’étudiants, mais que des cloisons isolantes permettent de diviser en quelques secondes en deux ou trois petites salles.Il est donc possible au professeur durant un cours de séparer ses étudiants en plusieurs ateliers de travail.D'ailleurs plusieurs autres locaux de faibles dimensions (15 étudiants) sont disponibles pour faciliter le travail en groupe restreint.On peut de plus très efficacement occuper tout l’espace lorsque l'on donne simultanément des cours à des groupes de dimensions variées à cause, par exemple des différentes options offertes par le programme.Le département dispose de plus, d’une petite pièce utilisée à des fins multiples, telles que des réunions de professeurs ou d’étudiants, réunions de comité, séminaires de recherche, documentation technique, etc.Cet ensemble a été construit en prévision de besoins futurs de l’enseignement et de la recherche; des laboratoires, des salles de cours et des bureaux, le tout bien intégré et aussi des ‘ mieux équipés.jr g ' mkmLfr*' r'7> ‘¦mÆm ¦ : LABORATOIRE DE CHIMIE - Une vue d’ensemble de l’un des nombreux laboratoires modulaires du département de chimie qui occupe quelque 45,000 pieds carrés d’espace dans le pavillon des sciences.Au centre, au premier plan, on aperçoit M.Daniel Vocelle, directeur du département de chimie.SPECTROMÉTRE DE MASSE.Des techniciens procèdent à l’installation d’un spectromètre de masse, outil indispensable pour la recherche en chimie organique.On remarque à gauche, un souffleur de verre, M.Ted Hagen, et é droite, le professeur do chimie organique, M.André Drweski, de l’UQAM. 1 Le département de chimie se veut souple et moderne: très ouvert sur la société Conscients, comme leurs confrères des autres disciplines, de l'importance des sciences naturelles dans l'université, les chimistes, professeurs et étudiants, se sont mis à la tâche avec enthousiasme dès l'ouverture de l’UQAM.En fait, l’élan qui avait été donné dans les “maisons préalables" (Collège Sainte-Marie, écoles normales) n'est pas étranger au développement assez rapide que le département a connu depuis deux ans et demi.Faisant partie de l'UQAM, le département se veut souple, moderne, ouvert sur la société qui l'entoure et qui se crée, et cherche à forger des mentalités qui y correspondent.Développement et état actuel Logé à sa naissance dans les locaux de l'ancien collège Sainte-Marie, le département a dû se contenter jusqu’à septembre dernier des laboratoires qui s'y trouvaient, tout juste suffisants pour le premier cycle.Cependant, il a disposé dès l'automne 11)69 d’un corps professoral consolidé*, à peu près le même qu’auiourd’hui, d'un personnel technique et de soutien de qualité et de budgets d’investissement importants consentis par le gouvernement pour l'équiper dire, l'article à ce sujet!; par conséquent, si les locaux des laboratoires , étaient moins modernes et moins grands oue ceux inaugurés hier, l’enseignement théorique et pratique n’en a pas été du tout diminué.La bibliothèque n'a pas été négligée non plus et elle possède déjà une importante collection de livres et de périodiques.Aujourd'hui, avec l’ouverture du pavillon des sciences, le département prend un nouveau départ et peut envisager avec encore plus d’enthousiasme le développement de l'enseignement et, surtout, de la recherche, laquelle a été mise un peu en veilleuse, non seulement par l'absence de locaux appropriés et en nombre suffisant, mais par l'effort requis de tous pour mettre sur pied un bon enseignement de premier cycle.Le module chimie de la famille scien- ces comporte actuellement trois programmes menant au baccalauréat spécialisé en science (chimie): chimie, biochimie et chimie industrielle, et un programme menant au baccalauréat spécialisé en enseignement secondaire (chimie).Les cours de chimie (la majorité) de ces programmes mis au point par le module sont donnés par le departement à même un tronc commun, ce qui permet un meilleur enseignement, complété par les cours spécialisés voulus; c’est en deuxième année, troisième session, que l’étudiant choisit son option.Notons que chacun de ces programmes permet l’accès, soit au marché du travail, soit à des études avancées.En particulier, le programme de chimie industrielle a été fort applaudi par au moins une centaine d’industries de la région métropolitaine; il peut aussi mener à la maîtrise en chimie que le département a demandée et qui aura un caractère appliqué.Le programme du baccalaureat en enseignement secondaire (chimie) est évidemment très utile pour la formation des maîtres, actuels et futurs, une des priorités de l'UQAM.Les étudiants Le module compte cette année 70 étudiants mi-temps, la plupart inscrits aux cours du soir et 50 étudiants à plein temps.Plusieurs avantages péologiques résultent des nombres pré eme-ment restreints d'étudiants plein temps: plus grande accessibilité à l'appareillage moderne que compte le département (calculateurs, spectromètres, etc.), introduits d’ailleurs dès la prenûere année, contact plus étroit avec les professeurs, allant jusqu'au quasi-tutoriat.C'est pourquoi le département, avec l’acquisition de ses nouveaux locaux, souhaiterait augmenter ses effectifs étudiants, afin que le plus grand nombre d’étudiants possible puisse jouir des avantages tant pédagogiques que matériels de cette nouvelle université.Pour ce qui est des étudiants de maîtrise, on a prévu une forme d'admission souple, permettant à ceux qui occupent un emploi de parfaire leur formation.La première promotion d’étudiants en chimie, anciens étudiants du Collège Sainte-Marie admis en 2e année en 1969.date du printemps et ceux-ci ont été facilement admis à faire des études avancées dans d'autres universités, le département n’offrant pas de maîtrise en 1971-72.Philoso phie d’intégration Le département envisage l’avenir à long terme selon la philosophie fondamentale d’intégration et d’implication sociale de l'UQAM.Dans l’immédiat, le départe ment entend : 1) compléter son personnel et acquérir l’équipement nécessaire pour développer davantage les options biochimie et chimie industrielle; 2) démarrer.un programme de deuxième cycle, orienté vers des applications en alimentation, en électrochimie, en matières plastiques et en enseignement: de la chimie; 3) préparer un projet de doctorat favorisant l’adaptation a des travaux multidisciplinaires et dont le programme pourrait comporter un travail sur l'implication sociale de la recherche effectuée (sur l’environnement, l'utilisation industrielle, ou pour fin d'éducation, etc.).Ces recherches seront effectuées non seulement en.collabo ration avec le milieu, mais aussi avec l'INRS.•Le département compte actuellement treize professeurs: MM.Louis Bur-nelle (professeur invité de l’université de New York), Guido Capuano, Jean-Pierre Cartier, Jean A.Desnoyers, André Dr-weski, André Hade, Robert Melanson, Mme Geniève Patterson, MM.Yvon Pépin, Pierre Pichet, Mlle Fernande D.Rochon, MM.Michel Senez et Daniel Vocelle, dont tous, sauf un, détiennent un doctorat; un stagiaire post-doctoral: M.Sengupta Saumendra; une adjointe à la recherche: Mme Micheline Spadafora; trois techniciens: MM.Paul-H.Bernard, Jacques Lavallée et Guy Demers; deux secrétaires: Mme Thérèse Laion-de et Mlle Lucie Poliquin.Le professeur Capuano de l'UQAM met au point un procédé de placage d'aluminium sur cuivre ou fer L'aluminium est un métal aux propriétés extrêmement intéressantes: il est léger, malléable et il conduit très bien la chaleur et l’électricite.Autre caractéristique importante de l’aluminium: contrairement au fer, il ne s’oxyde pas.Par contre, ce métal n'a pas la résistance du fer ou de l’acier et il s’ensuit que le fer est et demeurera un métal de première importance, même si son oxydation (la rouille) est rapide et destructive.Il est évident qu'il serait de grand intérêt de pouvoir empêcher la rouille.On y parvient, à l’heure actuelle, essentiellement par la peinture ou le zingage, mais cette opération est coûteuse et doit être répétée souvent.Un procède qui a retenu l’attention des chimistes et des métallurgistes depuis plusieurs années, consiste a déposer une fine couche d’aluminium sur le fer, (par exemple, un clou, un boulon, etc.).Cette couche résiste bien à l’usure - ce qui rend le placage permanent - et empêche complètement la rouille de se former et elle est d’une apparence plaisante.De pareilles caractéristiques sont si importantes qu’on pourrait croire que beaucoup de recherches ont été entreprises pour réussir économiquement le placage de l’aluminium sur le fer.Toutefois, il n’en est rien.Cela démontre combien l’électrochimie est une science en plein essor et le travail qu’il reste à faire dans ce domaine.Il va sans dire que le fer n est pas le seul métal à pouvoir être plaqué; le cuivre en est un autre.Le placage de celui-ci par l’aluminium pourrait être de grande importance.Procédé déjà breveté Le professeur Guido A.Capuano, du département de chè mie de l’UQAM.s’est donné comme tâche de développer un procédé de déposition électrolytique de l’aluminium sur le cuivre et sur le fer, qui serait à la fois simple et peu coûteux.En collaboration avec le professeur W.G.Davenport du département d’ingénierie métallurgique de l’université McGill, le professeur Capuano a réalisé, pour son travail de doctorat, la première phase du projet, soit la mise au point, sur une base restreinte, d’un procédé de déposition de l’aluminium sur le cuivre.Cette réalisation a été brevetée et plusieurs conrmagnies s’intéressent aux implications industrielles de cette découverte.La déposition de l’aluminium sur un métal s’est révélée de réalisation difficile.En effet, en milieu aqueux, le courant électrique décompose l’eau en oxygène et en hydrogène, plutôt que de déposer l’aluminium.Les recherches se sont donc orientées vers l’emploi de solvants non-aqueux comme l’éther ou bien à partir de substances très reactives, donc dangereuses, comme le bromure d’éthyle.Aucun de ces procédés ne s’est révélé d’application pratique.Dans les laboratoires de M.Davenport, M.Capuano a cherché à établir des conditions de placage de l’aluminium sur le cuivre et sur le fer, de telle façon que l'opération puisse se faire: 1- à la temperature de la pièce; 2- à partir de substances peu coûteuses, non-toxiques et relativement sûres; 3- sous des conditions atmosphériques normales, notamment en présence d’humidité.En plus de ces critères, la déposition de l'aluminium doit se faire uniquement, avec une bonne adhérance et selon une texture finement granulée.Le procédé mis au point par M.Capuano répond à toutes ces exigences.Par l'emploi d’un mélange d'éthylbenzène et de toluène, le bromure d’aluminium est décomposé rapidement par le courant électrique et un dépôt d’aluminium se forme sur la cathode de cuivre ou de fer.Le rendement à la cathode est de plus de 80% et le placage est de grande qualité.Effets sur l’industrie Jusqu'à présent, seulement des surfaces de petites dimensions ont pu être plaquées.M.Capuano est à mettre au point actuellement à l’UQAM, un système pouvant plaquer, de façon continue, des plus grandes surfaces.Dépendant des subventions de recherche et de l’aide qu’il pourra recevoir, le professeur Capuano aimerait mettre au point un procédé très simple d’extraction de l'aluminium à partir de la bauxite.Des études préliminaires permettent de croire qu’il serait possible d’arriver à un système d'extraction simple et peu coûteux.Si cela était, il est facile de s'imaginer les implications d'un pareil procédé.La méthode Hall à haute température pour la production d’aluminium est fort coûteuse, quoique d’emploi courant.La méthode envisagée par M.Capuano simplifierait grandement l extraction, car elle se ferait à la température ambiante.Nul doute que le prix de revient de l’aluminium serait encore abaissé, ce qui rendrait son utilisation plus courante.C’est ce genre de recherche que le département de chimie de l'UQAM essaie d’établir.La solution de problèmes chimiques rencontrés au Canada ne pourra qu’aider les industries canadiennes et permettra peut-être, à longue échéance, l’implantation encore plus nombreuse d’usines chimiques au Québec.J Le professeur Guido A.Capuano, professeur électrochimiste, ajuste ici un des nombreux instruments délicats dont il se sert pour développer son procédé révolutionnaire de déposition électrolytique de l’aluminium sur le cuivre et sur le fer.'-y NK i! œmà LABORATOIRE D’INSTRUMENTATION — Le professeur de chimie théorique, M.Jean A.Desnoyers, donne des explications à deux étudiants en chimie, 2e année, Mlle Monique Grandmaison et M.Claude Pharand, dans un des laboratoires d'instrumentation en chimie, situé au 5e étage du nouveau pavillon des sciences.Orientation vers la chimie industrielle Le département de chimie, quoique déjà en place lors de la création de l’Université du Québec à Montréal, dispensait un enseignement qui, dans son ensemble, suivait les grandes lignes de pensée déjà tracées par les autres Universités.Par suite de son intégration à la nouvelle Université, des objectifs nouveaux venaient s'imposer et une grande partie des efforts ont dû se porter sur la mise en place de cours du soir, domaine dans lequel seul l’université Sir George Williams avait osé s’aventurer jusqu’à ce jour.Cette décision première s’est avérée des plus heureuses car elle a répondu à un besoin réel, le nombre d’inscriptions à ces cours ayant dépassé toutes les prévisions.Etant sans tradition et ne voulant être une réplique exacte des autres départements de chimie, il fallut diversifier quelque peu l’orientation de notre enseignement en offrant des programmes de formation différente.C’est l’industrie chimique qui a servi de guide dans l'élaboration d’un programme de chimie industrielle qui est dispensé parallèlement au programme de chimie pure.Ces deux programmes, quoique dqbjectifs différents, font appel à des éléments communs, permettant ainsi d'acquérir une formation de base sérieuse et non restrictive.Tout récemment venait s’ajouter un troisième programme dont le champ d’application est orienté vers la biochimie.Tout comme les programmes précédents, cette nouvelle option est offerte en version du soir ou du jour, croyant par là satisfaire une certaine clientèle qui se veut de plus en plus nombreuse.Dans tout ceci, il s’agissait, pour le département de chimie, d’établir des liens de plus en plus étroits entre les deux milieux, celui de la formation, d’une part, et celui du travail d’autre part.La meilleure façon d’v arriver a été par la connaissance des besoins réels du milieu du travail en vue d'une préparation adéquate de nos futurs diplômés.Il nous faut donc être continuellement informé de sorte que nous puissions répondre le plus efficacement à ces besoins réels et former les hommes qui sauront solutionner ces problèmes d’aujourd’hui et de demain.Plaque commémorative fabriquée d’après une invention d’un professeur L'inauguration du pavillon des sciences coincide avec le début de plusieurs projets de recherche à l’UQAM, dont celui du professeur Guido A.Capuano, du département de chimie.Pour marquer cette occasion, le service des relations publiques de l'Université a demandé au département de chimie de réaliser la plaque d'inauguration selon le procédé mis au point par le professeur Capuano.Ce procédé, décrit dans un autre autre article de cette page, consiste à déposer une fine couche d'aluminium sur une plaque de cuivre.La plaque commémorative d’inauguration a été fabriquée par le professeur Capuano lui-même à partir d’un modèle conçu et réalisé par le professeur Jean Desnoyers.La plaque de cuivre d’un huitième de pouce d’épaisseur mesure 15 pouces de long par 12 de large.Elle repose sur une base de noyer.Les mots“UQAM" et “PAVILLON DES SCIENCES” ont été fabriqués à partir de quatre blocs de cuivre de trois huitième de pouce d’épaisseur, plaqués d’aluminium.Le placage a aussi été réalisé par le professeur Capuano.La plaque porte l’inscription suivante : UQAM PAVILLON DES SCIENCES Inauguré le 3 décembre 1971 par le Ministre de l’Education M.Guy Saint-Pierre Léo A.Dorais, recteur Cette plaque commémorative a été faite à partir d’un procédé nouvellement mis au point: à savoir l’électrodéposition de l’aluminium sur le cuivre ou l’acier.M.Capuano, qui en est le cq-auteur, avec le professeur Davenport de l’université McGill, développera maintenant des applications pratiques de ce nouveau procède qui marque un grand pas en avant dans l’industrie de l’aluminium Notamment, M.Capuano tentera de mettre au point un procédé continu du placage de l’aluminium sur de la tôle, de telle façon que, par exemple, l’intérieur des boîtes de conserve seront recouvertes d’aluminium.D semble que cela pourra être moins coûteux que l’actuel procédé et que, de plus, une plus grande variété d’aliments pourront être mis en conserve.Les textes portant sur le département de chimie ont été préparés par une équipe de Çrofesseurs sous la direction de M.Daniel ocelle, directeur du département de chimie.V J l ? / 10 Mosie i.a Un écrivain scientifique britannique de grande renommée, Lord Ritchie-Calder, membre fondateur de l'Association of British Science Writers et auteur de plusieurs ouvrages, a visité ces jours derniers le nouveau pavillon des sciences.On le voit ici examinant un microscope électronique de grande puissance à l'usage des chercheurs et des étudiants.Derrière M.Calder, le Dr Jean-René Côté, directeur du département des sciences biologiques et, à droite, madame Lucie Farkouh, administrateur du même département.Nouveau départ en sciences biologiques avec l'ouverture du pavillon des sciences % Le nouvel édifice des sciences de l'UQAM représente un jalon important dans l'évolution du département des sciences biologiques.Après avoir connu des débuts qui se voulaient avant-gardistes dans un immeuble vétuste aux possibilités plus que restreintes, il est maintenant possible d’espérer que les facilités matérielles récemment acquises, permettront de réunir sous un même toit, un enseignement et un complexe de recherches jusqu'aujourd’hui dispersés, et réaliser, dans des conditions physiques excellentes, ce qui avait été amorcé dans des locaux de fortune.Un plan quinquennal L’orientation écologique des sciences biologiques à l’UQ-AM nécessitait, pour sa réalisation, la mise sur pied d’un plan quinquennal.Ce plan sera concrétisé d’ici un an et le cap des études du baccalauréat ès sciences est déjà dépassé.Les projets des professeurs-chercheurs pourront maintenant être mis en oeuvre sur place.C’est grâce à l'hospitalité des instituts de recherche et des universités de la région montréalaise que des programmes de recherche de grande envergure ont pu être amorcés.Mais les conditions demeuraient extrêmement difficiles, ces laboratoires extérieurs possédant à peine l’espace qui leur est essentiel.On sait d'ailleurs qu’une des raisons de la fondation de l’Université du Québec-a été de parer au surpeuplement des universités et des instituts existants.Et ce ne fut pas le seul motif de création d’une nouvelle maison d'enseignement supérieur.Esprit scientifique nouveau On cherchait, entre autres buts, à s’inspirer d’un esprit scientifique nouveau.Grâce au regroupement des scientifiques qui pourront, dans de meilleures conditions, voir à ce que l’essence de leurs travaux se reflète davantage dans leur milieu.on atteindra sûrement de nouveaux paliers aux divers niveaux de l'enseignement des sciences, de l'encadrement et de la motivation des étudiants.Le pavillon des sciences, s'il ajoute un nouveau jalon, pose en même temps un défi.Son absence depuis la fondation de l'UQAM.avait retardé l’évolution des sciences.Les nouveaux laboratoires, tant pour l'enseignement que pour la recherche, se situent à la fois au point de départ et à la fin des travaux scientifiques entrepris.Enseignement sur le terrain Le potentiel de l'enseignement et des recherches dépasse de loin, même sur le plan matériel, les cadres d’un édifice qui n'en est pas moins indispensable: si c'est souvent dans les laboratoires que se donne un enseignement fondamental et que s'effectue le premier coup de sonde de projets importants, cet enseignement et ces recherches quittent à un moment les tours scientifiques et se transportent dans un cadre tout aussi pédagogique et expérimental, pour se transformer en enseignement et en recherche "sur le terrain ’, c'est-à-dire, en pleine nature, ou dans l'industrie.Les données.ainsi recueillies, reviennent ensuite aux laboratoires pour recevoir un traitement final et être analysées avec soin.L’enseignement et la recherche ne sont pas, dans le département des sciences biologiques, un fait saisonnier suivi d’une relâche, mais une activité annuelle intense.Le département est pourvu, à une centaine de milles de Montréal, de facilités d'enseignement “sur le terrain".Pour un certain temps encore, ces facilités ne seront exploitées que Ion de la session d’été.Les futurs écologistes de l’UQAM pourront ainsi recevoir leur formation non seulement au milieu de laboratoires modernes, mais aussi au sein même des phénomènes naturels qu’ils étudient.Puis, après les mois passés dans le grand laboratoire qu’est la nature, après avoir étudié sur les lieux mêmes, l’habitat naturel et les lois qui régissent la flore et la faune, ils reviendront compléter leurs observations dans les laboratoires et locaux très au point, qui viennent d’être mis à leur disposition.On conçoit bien qu’on ne peut pas.pour des raisons pratiques compréhensibles, installer en pleine forêt tous les grands instruments de recherche nécessaires à un enseignement universitaire, où l’écologie cellulaire et ses implications moléculaires peuvent fournir la réponse aux phénomènes observés dans les grands écosystèmes.Infrastructure scientifique La réalisation du pavillon des sciences permet également d’installer une infrastructure scientifique instrumentale que les immeubles préalablement occupés ne permettaient pas de recevoir.On a pu ainsi, dans le département des sciences biologiques, créer des labora- toires de microscopie électronique, d’ultra-centrifugation, de adioisotopes, de ehn i" o i______ ! physiologie ; mentale et de toxicologi radioisotopes, de chromatographie, de physiologie expérimentale et de toxicologie.Les autres laboratoires communs aux sciences biologiques complètent l’éventail du potentiel scientifique offert aux etudiants et aux chercheurs.Microscope électronique Le laboratoire de microscopie électronique qui est placé sous la responsabilité du département des sciences biologiques, tout en étant accessible à tous les professeurs-chercheurs de l’UQAM, représentera lorsqu’il sera complété, l’unité de recherche ultra-structurale la plus avancée, permettant d’observer les phénomènes du monde de l’infini-ment petit, allant des molécules biologiques aux détails structuraux des cristaux et des fossiles.Une méthodologie nouvelle de diagnostic de la pollution submicroscopique y sera mis au point dès le départ .Le laboratoire de microscopie électronique s’intégrera dans une chaîne exceptionnelle d’instruments de contrôle et d’investigation.Echanges avec l’extérieur L’utilisation maximale des services très dispendieux mais nécessaires, comme un laboratoire de microscopie électronique, devient possible grâce au décloisonnement des départements et par l’absence des facultés, phénomènes rares dans notre monde latin, mais réalisé par l’UQAM.On pourra ainsi, avec des ressources normalisées, atteindre une efficacité et une qualité exigées par le contexte actuel du Québec.L’enseignement et la recherche en sciences biologiques se refusent une vie en vase clos: le dynamisme qui anime professeurs et chc de l’UQ/S les professeurs et chercheurs }AM ne leur permet pas de se satisfaire de leurs propres talents.Les échanges avec le monde scientifique extérieur leur ouvrent un potentiel décuplé tout en leur faisant éviter tout dédoublement stérile.Le corps professoral possède des liens et des échanges de la plus grande valeur avec les centres de recherches et d'enseignement supérieur du Québec et de l’étranger.Un nombre imposant de biologistes de réputation internationale sont, soit rattachés directement au département, ou nous prêtent leur concours tant pour l'élaboration '¦que pour la réalisation de programmes de recherche et d’enseignement.Les possibilités d’adaptation du pavillon des sciences sont à l'image de l’enseignement et de la recherche des équipes scientifiques.Les scientifiques possèdent maintenant leur maison et leurs ateliers: là où ils pourront continuer à oeuvrer et à s’épanouir, tout en retransmettant plus aisément leurs connaissances à une population étudiante de plus en plus motivée et justement plus exigeante.Enseignement des sciences par ia méthode AINVEQ Le département des scien- ces Diologiques a l’UQAM dep; biolo^ ossède dans le nouveau pavillon des sciences, deux étages de laboratoires pour renseignement du premier cycle.Le premier étage comporte trois grands laboratoires de type classique où les étudiants font leurs travaux pratiques à la suite de leur cours théorique.Le deuxième étage est composé de trois ateliers d’apprentissage où les étudiants font l’intégration de leurs cours théoriques et pratiques dans des mini-laboratoires.L’enseignement s’effectue ici selon une nouvelle méthode mise au point au département des sciences biologiques: AINVEQ qui veut dire: Apprentissage par Investigation en Equipe.Chaque atelier comprend: huit "cubicules" (mini-latora-toires) et une salle commune.Dans chaque cubicule, qn retrouve une table circulaire et quatre fauteuils, des espaces de rangement pour le matériel didactique et l’équipement d'expérimentation; un comptoir comprenant les éviers, les robinets d'eau, de gaz etc., et une table mobile.La salle commune sert de heu de démonstration, de visionnement de films ou de travail sur du gros équipement ne pouvant être distribué dans chaque cubicule.Lors des cours donnés selon la méthode AINVEQ, les étudiants forment un groupe de quatre dans les cubicules qui leur sont réservés pour une période d’une demi-journée.Ils utilisent alors une bande magnétique et un guide imprimé, préparé par le professeur qui a tracé le programme des activités du cours.Le guide imprimé contient à la première page le tableau d’effectuation, les énoncés en termes objectifs de comportement ainsi que les graphiques et notes nécessaires sur le cours.La bande enregistrée contient des notions théoriques, des invitations à des expériences, à des lectures, etc.Ainsi, avec la méthode AINVEQ, le groupe d’étudiants fait lui-même son apprentissage en intégrant les notions théoriques et pratiques.Les deux types de laboratoire que possède le département permettent d’offrir aux étudiants des enseignements de formules variées.AINVEQ veut dire Apprentissage par INVestigation en Équipe: méthode moderne d'enseignement mise au point au département des sciences biologiques, comme il est expliqué dans l'article ci-contre.À la table ronde, quatre étudiants en biologie, 1ère année, Michel Caty, Anselmo Cordisco, Lyse Dansereau et Denise Gélinas, travaillant avec le professeur Pierre Bhéreur, en bioinstrumentation.m.J MINI-LABORATOIRE - Quatre étudiants en bio-moléculaire, 3e année, Mario Osti MINI-LABORATOIRE - Quatre étudiants en bio-moléculaire, 3e année, Mario Osti-guy, Suzanne Dubois, Ginette Varin et Jean-Guy Bousquet, travaillent ici dans un cubicule , soit un mini-laboratoire, où ils poursuivent une expérience d'hypophyse avec des rats blancs.Dans chaque "cubicule", on trouve, en plus de la table mobile, une paillasse, un évier, des robinets d'eau, de gaz, etc.À l'arrière, on aperçoit un physiographe.Le module de biologie Quelques projets de recherche en sciences biologiques La pénurie de laboratoires de recherche à T UQAM n’a pas pour cela empêché toute recherche biologique au département des sciences biologiques.En effet, plusieurs chercheurs du département ont collaboré avec des instituts ou des groupes de chercheurs d’autres universités dans des travaux de recherche en sciences biologiques qui ont donné lieu à la publication d’une vingtaine d’articles scientifiques.Voici les noms des responsables de quelques projets de recherche de l’UQAM ainsi que la nature de leurs travaux: Dr.Jean-Guy ALARY - en collaboration avec le département de pharmacologie de l’Université de Montréal.Le phénobarbital et la mobilisation des résidus du DDT dans le tissu adipeux chez le chapon et le rat.M.Pierre BHEREUR - en collaboration avec le département de physiologie de l’Université de Montréal.Mise au point d’un simulateur cardiaque.Dr.Jean-René COTE - en collaboration avec l’Institut de microbiologie.Morphologie et morphogénèse des virus de la rubéole.Diagnostic particulaire de la pollution.Dr.Réjean DAIGi'fEAULT - en collaboration avec le service de biochimie de l’Hôpital Notre-Dame.Analyse des protéines du sérum humain par électrophorèse sur gel de polyacrylamide.Dr.Robert JOYAL étude de l’habitat de l'orignal dans le parc de la Vérendrye.Dr.Claude HAMEL - étude de la flore vasculaire d’uneile du Saint-Laurent, dans le cadre du projet: “Un fleuve, un parc’’.Le programme de maîtrise proposé par le département est orienté vers la biologie de l’environnement.C’est donc dire que les travaux de recherche seront surtout d’ordre appliqué.Le programme gradué aidera aussi à former des spécialistes qui procéderont au travail d’analyse, de conservation et de restauration de l’intégrité de l’environnement.jf »»»**( r /j SPECTROGRAPHE D ÉMISSION - Le professeur Fernande Rochon, spécialiste en chimie inorganique, explique à un étudiant en 2e année de chimie, Robert Amio, l'utilisation qu’on peut faire d'un spectrographe d'émission.Cet appareil, situé dans un laboratoire du 4e étage du pavillon des sciences, permet d'identifier des éléments chimiques à des concentrations allant jusqu'à moins d'une partie par million.Les sciences biologiques orientées vers l'écologie Le module biologie encadre les étudiants inscrits à l’un des programmes de biologie.Ces programmes sont ceux du: a) baccalauréat spécialisé en sciences (biologie) b) baccalauréat spécialisé en enseignement secondaire (biologie) Le programme du baccalauréat spécialisé en biologie se divise en deux options: L’option biologie moléculaire et cellulaire surtout axée sur la biologie des macro-molécules, la génétique et la cytologie.Elle prepare les étudiants à la recherche en laboratoire, dans les cliniques, les instituts de recherche privés ou gouvernementaux (cancer, micro-biologie, alimentation, etc.), l’enseignement collégial et universitaire.Elle devrait normalement déboucher sur un deuxième cycle et éventuellement sur un troisième cycle.L’option écologie est axée sur l’environnement, le laboratoire et l’aménagement.Elle prépare les étudiants au travail sur le terrain, au maintien et à l’utilisation des ressources renouvelables.Elle devrait déboucher dans un domaine général comme, par exemple, celui de l’organisation des parcs récréatifs avec un appoint en psychologie, sociologie, en administration (maîtrise de formation professionnelle) ou sur un deuxième ou troisième cycle qui pourrait être dans un champ d’action particulier permettant de poursuivre des études sur la protection de la flore, de la faune ainsi que sur les qualités biologiques de l’eau et du sol.Le programme du baccalauréat spécialisé en enseignement secondaire prépare à l’enseignement de la biologie au niveau secondaire.Tous les étudiants inscrits à l’un de ces programmes font partie du module biologie qui, en plus, regroupe certains professeurs dont la majorité appartiennent au département des sciences biologiques et des représentants du milieu socioéconomique.Conseil du module C’est le conseil du module qui instaure les programmes et les adapte le plus possible aux besoins de l’entreprise privée ou publique.Pour intégrer le programme de biologie aux exigences du marché du travail, le module commande pour l’option écologie une session d’été qui se dispense sur le terrain.Pour l’option biologie moléculaire, le module a établi la formule des stages (3 jours/sem/ses-sion) dans des centres de recherches.Pour les enseignants en exercice, le module biologie, grâce à la souplesse dë sa formule, accepte des étudiants le soir, afin de leur dispenser les cours du baccalauréat spécialisé en enseignement secondaire qui les prépare à enseigner la biologie d’une façon plus adéquate.D’une façon générale, les cours du soir permettent aux candidats ayant une formation suffisante d’obtenir un des baccalauréats qu’offre le module.Les textes portant sur le département des sciences biologiques sont l’oeuvre d’une équipe de professeurs sous la direction du Dr Jean-René Côté, directeur du département des sciences biologiques.gjw—1 a .- - jsc LABORATOIRE DE BIOLOGIE CELLULAIRE - Vue partielle d'un laboratoire de biologie cellulaire dans le pavillon des sciences.Au centre, un professeur de biocellulaire, Mlle Margaret Brasch.Le département des sciences biologiques de l’UQAM se compose d’une douzaine de professeurs à plein temps.D autres professeurs et chercheurs de grande réputation sont rattachés au département et complètent l’éventail scientifique nécessaire à l’enseignement des disciplines biologiques.L’enseignement est dispensé aux élèves des différents modules, dont les programmes sont entièrement ou partiellement axés sur la biologie.L’écologie, tant au niveau cellulaire qu’au niveau des grands écosystèmes, se trouve a la base de notre orientation.C’est ainsi qu’en plus d’occuper les trois premiers étages du nouvel édifice des sciences, le département peut utiliser, sur une superficie d’une centaine de milles de Montréal, un territoire permettant l’enseignement et la recherche “sur le terrain." Le potentiel d’enseignement et de recherche ne se limite pas aux scientifiques directement rattachés à l’UQAM, ni aux laboratoires mis à leur disposition.Une collaboration très étroite entre le département et des institutions scientifiques du milieu régional, permet d’en arriver a des échanges extrêmement fructueux.Plus de 300 étudiants suivent les cours dispensés au niveau du premier cycle.On travaille actuellement à l’institution d’un deuxième cycle conduisant à la maîtrise ès sciences.Une dizaine de chercheurs pourront rapatrier leurs projets de recherche dans ce nouvel édifice des sciences.Ces projets se poursuivent grâce à des subventions se chiffrant à une centaine de mille dollars.Trois années se sont écoulées depuis la création du département.La première étape a permis de former des bacheliers ès sciences.La deuxième étape, celle des études supérieures, pourra démarrer bientôt, sflr-tout grâce au nouveau pavillon des sciences où, dans des locaux et laboratoires extrêmement au point, on pourra travailler avec grande efficacité à l’avancement des sciences biologiques.oartoUieque La cartothèque de l'UQAM compte 50,000 documents par BERNARD CHOUINARD, cartothécaire Avec ses 40,000 cartes, dont environ 15,000 différentes, ses 300 atlas, ses 5,000 photographies aériennes, ses centaines de rapports géologiques, pédologiques, économiques, la cartothè-ue de l Université du Québec, fondée il y a un an seulement, emeure.malgré un bon départ, une entreprise modeste.L’année 1971-72 doit la lancer définitivement en lui permettant de s’équiper en documents et mobiliers, dans la nouvelle salle de 3,200 pieds carrés qu’elle occupe dans le Pavillon des sciences.Les conditions assez laborieuses de sa naissance n’ont pas empêché ce centre de servir abondamment étudiants, professeurs et chercheurs.L’été dernier, elle a fourni références et documents à une vingtaine de groupes subventionnés.Ces travailleurs ont créé à leur tour des cartes originales accompagnant leurs rapports de recherches.Cest une partie de l’apport des chercheurs de l’UQAM, étudiants et professeurs, à la connaissance de notre pays en même temps qu’à l’aménagement de notre futur milieu.Objet et rôle de la cartothèque De nos jours, la documentation cartographique joue le rôle des plans d’architectes pour construire le pays de demain.La carte fait connaître les conditions actuelles non seulement en théorie, mais surtout en localisant les phénomènes ou données statistiques d’une façon visuelle.Ce qui permet de découvrir les interrelations d’un phénomène à l’autre.Le même processus joue pour planifier les perspectives d’avenir.Ainsi, la carte, une des bases de la recherche, en arrive également à exprimer les conclusions de cette même recherche.Un exemple: l’Atlas du “Bureau d’aménagement de l’Est du Québec.” Le rôle propre de la cartothèque consiste à assurer sa part de la documentation, comme les livres, revues, documents statistiques, aussi bien aux étudiants dans leur stage de formation qu'aux chercheurs chevronnés.La cartothèque de l'UQAM doit être un centre non seulement de conservation, mais aussi un milieu actif où la carte est utilisée à fond D'où la nécessité d'y localiser des appareils tels les stéréoscopes, tables lumineuses et à dessins, agrandisseur-réducteur de cartes, etc.Variété des sujets Ce centre réunit toute la gamme des cartes traitant de sujets très variés: les conditions physiques des pays ou régions (altitudes, formes du relief, climatologie, végétation, géologie, sols, etc); les traits humains (administration, population, genres de vie, religions, langues, etc ); les forces économiques, (capitaux, commerce, industries, richesses naturelles etc.).Nous sommes loin ici de la carte routière et de la carte-guide du pêcheur ou du chasseur.En plus, la cartothèque a l'avantage de réunir une documentation d origine très diverse.La carte, à l'inverse du livre, jouit de peu de publicité.Li?plupart du temps réalisée pour des be- soins particuliers par des organismes gouvernementaux ou para-gouvemementaux, elle est connue dans des milieux très restreints.D’où ignorance de ces documents, sauf pour les cartes topographiques publiées par le ministère de l’Energie, des Mines et Ressources d’Ottawa.Pourtant le ministère des Terres et Forêts du Québec édite au delà de 40,000 cartes, non seulement des cartes générales, mais surtout des feuilles à grandes échelles sur la planimétrie, les cadastres, la topographie, l’hydrologie de même que des mosaïques de photographies aériennes.Le rôle du centre ne doit pas s’arrêter à la centralisation des documents.Les responsables devront connaître la documentation: ils sont les guides des utilisateurs.C’est dans cette optique aussi que la cartothèque du Service des Bibliothèques de 1 UQAM doit se développer.Les sources de la cartothèque Il faut donc assurer l’approvisionnement de cette documentation, et de la façon la plus économique possible.Assurés de la collaboration des organismes gouvernementaux tant fédéraux que provinciaux, notre centre reçoit gratuitement toutes les cartes générales et régionales du Canada, toutes les séries topographiques, cartes marines du ministère de l’Energie, des Mines et Ressources: soit environ 10,000 cartes.plus de 700 à 1,000 rééditions ou nouvelles éditions annuellement.Les Archives publiques du Canada ont fourni plusieurs milliers de cartes diverses du monde.Les ministères du Québec, pour leur part, ne tirent pas de l'arrière: citons les Affaires municipales.Agriculture.Ressources naturelles, Voirie et surtout le Ministère des Terres et Forêts, par l’intermédiaire de son service de la photo-cartothèque.Malheureusement, il ne nous a pas encore été possible de compléter nos collections en utilisant, par exemple, les ressources de la Commission géologique, du Bureau fédéral de la statistique, du ministère fédéral de l'agriculture, etc.Dans un avenir prochain, il faudra songer à d’autres acquisitions: par exemple, les photographies aériennes, les atlas, certains périodiques ou dictionnaires spécialisés, des carto-bibliographies.Certaines cartes doivent être achetées en plusieurs copies pour répondre aux besoins des étudiants et professeurs.En faisant l’inventaire d’une première année d'existence, la cartothèque croit être partie d'un bon pied, et aller de l'avant.Elle intègre actuellement, dans le nouveau Pavillon des sciences, un local qui lui est bien destiné; elle attend du mobilier et des appareils nouveaux; elle espère obtenir éventuellement les services d'autres cartothécaircs et techniciens en vue d'assurer à la communauté universitaire et au public des services plus complets.La cartothèque de l’UQAM est une section relevant du Service des bibliothèques.* Le cartothécaire de l'UQAM.M.Bernard Chouinard, semble heureux d'avoir des quartiers bien à lui, dans une salle de 3.200 pieds carrés qu'il occupe au sous-sol du pavillon des sciences. 12 bibltoihèi|MS Les bibliothèques de rilQAM au service de la science par JFAN-YVES GENDREAU, directeur du service des bibliothèques * • ¦ * iïii , '-d L|,î*! m M.Jean-Yves Gendreau, directeur du service des bibliothèques de l'UQAM, est responsable des bibliothèques logées dans trois pavillons, soit de quelque 300,000 ouvrages.Au pavillon Émile-Gérard, plusieurs sections sont réservées aux sciences pures et appliquées.Les chercheurs, professeurs et étudiants du pavillon des sciences ons accès, par exemple, à quelque 650 titres de périodiques en sciences et à des milliers d’ouvrages des disciplines scientifiques.RESSOURCES DOCUMENTAIRES Volumes Périodiques Publications gouv.et intern.Diapositives Microfilms Microfiches 1969-1970 166 000 1 800 titres 25 000 23 000 1 410 0 1971-1972 225 000 2 627 titres 60 000 30 000 2 800 30 000 PERIODIQUES EN SCIENCES GENERALITES 64 CHIMIE 96 ZOOLOGIE 6 MATHEMATIQUES GEOLOGIE PHYSIOLOGIE 627 titres 12£ PHYSIQUE 70 BIOLOGIE 19 MEDECINE ASTRONOMIE BOTANIQUE GENIE COLLECTIONS LES PLUS IMPORTANTES Annales de l’ACFAS.vol.l, 1935- Endeavour.vol.l, 1942- Naturaliste canadien.1968- Scientific American.1931- Ir.formation scientifique, vol.7, 19S2- Aaerican Mathematical Society (complet Annals of Mathematical Statistics, vol.l, 1930- Advances in Magnetic Resonance, vol.l, 1965-American Journal of Physics, vol.18, 1950-Contemporary Physics, vol.l, 1959- Advances in Organofsetallie Chemistry, vol.l, 19i Advances in Photochemistry, vol.l, 1963-Advances in Polymer Science, vol.l, 1958-Analytica Chinica Acta, vol.l, 1947-Angevcndte Chcmie.1948-Cheaical Society Journal.1926-Helvetica Chinica Acta.1960- Bull.du BGRM.1961-Doklady Earth Sciences.1959-Geological Society of America.Bull.1935-Geophysical Journal, vol.l, 1958- Aninal Behaviour.1961- Bionetrics.1949- Bulletin de 1’IFAN.vol.l, 1939- Cahiers d'études biologiques.1957- Canadian Journal of Genetics and Cytology.19S9- Genetics.1916- Heredity.1962- Canadian Journal of Mathematics, vol.l, 1949- Elemente der Mathematik.vol.l, 1946- Functional Analysis and its Applications, vol.l, 1967- Nagoya Mathematical Journal, vol.l, 1950- Notre Dame Journal of Formal Logic, vol.l, 1960- Soviet Mathematics Doklady.vol.l, 1960- Unione Mateaatica Italians.Bolletino.vol.l, 1922- Physical Review, vol.49, 1936-Physical Review Letters, vol.l, 1958- Journal of Applied Chemistry, vol.l, 1951-Journal of Inorganic and Nuclear Chemistry.1962-Société Chimique de France.Bull.1956-Société de Chimie Biologique.Bull.1930-Tetrahedron, 1957-Tetrahedron Letters.1959- Intemational Geology Review.1959- Revue de géographie physique et de géologie dynamique.vol.l, 1928- Société géologique de Belgique.Annales.1959-Société géologique de France.Bull.1921- Journal of Animal Ecology.1956- J ou mal ôf Ecology.1957- Joumal of General Microbiology.1960 Revue canadienne de biologie.vol.2t 1943- Société de chinie biologique, vol.13, 1931- Physiology and Behavior.1966- Jouraal of Bacteriology.1960- PUBLICATIONS GOUVERNEMENTALS ET INTERNATIONALES CANADA Le Service des bibliothèques de l'UQAM est dépositaire partiel des publications du gouvernement du Canada depuis 1969 PRINCIPALES COLLECTIONS SCIENTIFIQUES National Research Council: Conaission Géologique: Canadian Journal of Biochenistry 1967-Canadian Journal of Botany 1970 • Canadian Journal of Chemistry 1964-Canadian Journal of Microbiology 1970- Canadian Journal of Physics 1952- Bulletins, série biologique nos 4-79 Canadian Journal of Physiology „ * « j e • and Phtraacology ^ fVifo N.,t.iori.l-d.a_Scl.nc.: Canadian Journal of Zoology 1967- 1970- Rapport Annuel 1885-Mémoires 1910- Husée National: Publications diverses QUEBEC •Le Service des bibliothèques de l'UQAM est dépositaire total des publicatiohs du gouvemeaent du Québec depuis 1970 PRINCIPALES PUBLICATIONS DANS LE DOMAINE SCIENTIFIQUE Ministère des Richesses naturelles Annuaire hydrologique 1954-L'industrle minière du (^lébec 1936-Rapport Géologique 1939 (no 3)-1971 (no 141) EIA I S - UNIi -Snithsoniar Institution Annual Report 1929- _ , _ ., _ .Bureau of Ethnology - Annual Report 1881- Bureau of Ethnology - Bu letin 1903- Contributiora to Anthropology 1965- Le Service des bibliothèques de l'UQAM possède également de nombreuses publications scientifiques du gouvemeaent américain mais de parution récente " COLLcCTIOHS COMPLÈTES OMIS LE CAS DES OHOMISHES SUIV/prfs Accord Général sur les Tarifs douaniers et le Commerce (GATT) ¦ Communautés européennes Conseil de l'Europe International Atomic Energy Agency Organisation de Coopération et de Développement Icononique (O.C.D.E.) Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) Organisation des Nations Unies poor l'Alimentation et l'Agriculture (P.A.O.) Organisation mondiale de la Santé (O.M.S.) “Aucuiie actfvitO productive de l'homme ne peut s’exercer dans le monde moderne si elle ne s'appuie pas sur une information appropriée, facile à retrouver dans le minimum de temps et pouvant être fournie aux spécialistes et aux chercheurs au moment opportun.Sans l’aide de cette documentation qui ne connaît point de limite, de langues, ni de frontières, aucun travail sérieux et partant véritablement utile au développement économique et social n’est possible”.(Carlos Victor Penna, “La planification des services de bibliothèques”, UNESCO, 1967).Constituées par le regroupement de bibliothèques d’institutions diverses, les bibliothèques de l'UQAM sont localisées dans trois pavillons différents: pavillon des Arts (arts), Lafontaine (éducation), Emile-Gérard (sciences pures et appliquées, sciences humaines, sciences sociales).A l’UQAM, le Service des bibliothèques relève du vice-recteur aux communications.M.Alexis Zinger.Pour l’année 1969-70.on comptait 65 personnes travaillant au Service des bibliothèques alors que pour l’année 1971-72, ce chiffre est passé à 90 (professionnels, techniciens et personnel de bureau; environ un tiers pour chaque catégorie).En 1969-70, le Service des bibliothèques occupait 33,800 p.c.pour loger 300 lecteurs, 166.000 volumes, 1,800 périodiques, 25,000 publications gouvernementales et internationales et 23,000 diapositives.En 1971-72.la surface de plancher a été portée à 46,370 p.c.et ainsi nous pouvons loger 340 lecteurs, 225.000 volumes, 2.627 périodiques, près de 60,000 publications gouvernementales et internationales et environ 30.000 diapositives.Financement Les services de la bibliothèque doivent être gratuits dans la mesure du possible.Cependant, il convient de rappeler que certaines bibliothèques alimentent leur budget grâce aux contributions de leur usagers.C'est à l’université qu’il incombe d’abord de financer le Service des bibliothèques.Toutefois, la subvention provinciale doit être la source principale des fonds dont dispose ce Service.En 1969-70, les dépenses du Service de la bibliothèque se chiffraient à $611,653; alors qu’en 1971-72, un budget réel de $1,343,466 était alloué au Service des bibliothèques de l’UQAM.Activités et fonctions Les activités des bibliothèques de l’UQAM se rangent dans quatre catégories: 1) les services administratifs; 2) les services techniques; 3) les services publics; 4) les services spéciaux.Services administratifs Au niveau le plus élevé, les services administratifs sont l’apanage du directeur des bibliothèques de l’Université, et de ses adjoints et, au niveau inférieur, celui des responsa- bles de bibliothèque de pavillon et des chefs de service.Les activités administratives comprennent: - l’établissement et l’exécution du budget; - la sélection, la formation et la direction du personnel ; - la planification et le développement des bibliothèques; - l’élaboration et la mise en oeuvre des règlements et principes d’action; - les relations avec les autorités de l’université; - la participation aux réunions des commissions, sous-commissions, comité et autres organismes universitaires ; - la mise au point et le contrôle des pratiques et procédures relatives à la constitution des collections; la participation aux activité visant la planification et l'équipement des nouveaux services des bibliothèques ainsi que l’amélioration des services existants ; - la rédaction des rapports et mémoires; - la préparation d’études et d’analyses portant sur les services; - le classement des postes du personnel de la bibliothèque, la tenue à jour des dossiers de ce personnel, les recommandations concernant les avancements, les transferts, les rajustements de traitement, les congédiements; - la participation aux conférences de bibliothéconomie et l’affiliation à des associations professionnelles; - les commandes de fournitures.Services techniques Les services techniques embrassent les acquisitions, le catalogage et la classification, la reliure et la reproduction photographique.Les acquisitions comprennent les activité liées aux choix des matériels de bibliothèque et à leur acquisition par voie d’achats, de dons, d’échanges ou de dépôts.Le catalogage et la classification consistent à identifier et à définir les matériels de la bibliothèque et à les classer afin qu’ils puissent être efficacement utilisé.La reliure fait partie des opérations effectuées pour conserver et préerver les collections.Il s’agit non seulement de préparer des volumes broché, usé ou endommagé, pour la reliure et de réparer les matériels de bibliothèque qui sont en mauvais état, mais encore d’empêcher des altérations.La reproduction photographique peut comporter un assez grand nombre d’opérations comme la reproduction d’articles, de tableaux statistiques, de diagrammes, etc., qui existent dans des livres ou dans des revues, celle des fiches de catalogue.Services publics Les services destiné aux lecteurs, qu’on appelle souvent “services publics”, sont ceux qui intéressent directement les usagers des bibliothèques, par opposition aux services techniques.Les services de prêt sont communs aux bibbothèques de tous les pavillons; en général, les personnes qui en sont char- gées s’occupent du mouvement des livres à l'intérieur de la bibliothèque.La principale fonction du service de prêt consiste à aider le lecteur à se procurer les ouvrages et à l’encourager à faire lui-même le plus grand usage de la bibliothèque pour tout ce qui est du domaine de l’université.Cela suppose que le Service a la responsabilité de garder les livres, de les ranger sur les rayons conformément au système de classification adopté par le Service des bibliothèques, de les replacer sur ces rayons après leur utilisation par les lecteurs, et d’appliquer un système efficace de prêt et de restitution des ouvrages, obéissant à une réglementation déterminée.Il importe que le personnel du Service du prêt, qui est en rapport avec la grande majorité des utilisateurs des bibliothèques qu’il conseille et surveille, soit parfaitement informé de ce que contiennent les collections, de ce qu’offre le Service des bibbothèques de l’UQAM et qu'il se montre courtois et serviable.Un personnel peu compétent et trop zélé peut fort bien détourner la clientèle d’utibser les bibliothèques et se l’aliéner.Le Service de référence maintient des relations étroites avec les autres services de la bibbothèque.Cest lui qui choisit les titres qui feront partie de la cobection d’ouvrages de référence, il s’intéresse donc à leur acquisition et à la préparation qu’ils subissent avant d’être admis à la disposition des lecteurs.Ceux qui y travaillent ont pour tâche d’aider les lecteurs de tous niveaux intellectuels à se procurer les ouvrages et les informations dont ils ont besoin, en faisant office auprès d’eux de guide, d’interprète ou d’informateur.Le chef de ce Service constitue ainsi le chaînon humain entre le lecteur et le bvre.Il aide les lecteurs à se servir des catalogues de la bibliothèque, ce qui le met dans une bonne position pour relever les erreurs ou les faiblesses à signaler au service du catalogue.Il guide les étudiants dans le choix de leurs bvres et c’est par conséquent, à juste titre qu'il s’intéresse aux activités du Service du prêt.Le Service de référence représente donc une sorte de pivot par rapport aux autres services et aux annexes de la bibbothèque principale.Il incombe souvent au Service de référence de représenter les bibbothèques dans diverses activités inter-bibliothèques.Les prêts entre bibbothèques ne sont qu’une de ces activités.L’utihsation des bibbothèques par des étudiants ou des enseignants appartenant à une autre université est un autre genre d’activité inter-bibliothèque qui peut d’ailleurs exiger un certain contrôle.Le service de référence peut aider les chercheurs par les moyens suivants: en constituant des collections de bibliographies.d'index, de résumés, de traductions, en compilant des bibliographes spéciales et en effectuant des recherches dans la littérature d’un sujet qui intéresse tel ou tel usager; en faisant des emprunts à d'autres bibbothèques ; en achetant des photocopies et des réimpressions d’articles ou d’ouvra- ges; en établissant lui-même des résumés et des traductions, etc.Le service des publications gouvernementales et internationales groupe l’ensemble des documents pubbés par les gouvernements et les organismes internationaux aux fins de garder et faire connaître leurs lois et règlements, les éléments techniques de leur activité, parfois aussi les motifs de leur action et les résultats d’intérêt général obtenus par les travaux de leurs services.La collection contient actuellement près de 60,000 documents et la fréquentation de ce secteur augmente sans cesse tant chez les étudiants que chez les professeurs.Le service des périodiques prend les abonnements par l’intermédiaire de quelques agents.Ce service a la responsabilité de contrôler la régularité des abonnements demandés, faire les réclamations pour les numéros manquants et perdus, enfin, mettre à la disposition du lecteur les 2,600 périodiques reçus.Services spéciaux Le service des bibbothèques de l’UQAM fournit certains services en rapport direct avec ses fonctions essentielles et peut être appelé à les augmenter pour élargir la contribution qu’il apporte à la communauté universitaire.Dans ce contexte, les services spéciaux sont les suivants: le bureau d’information scolaire et profession-nebe situé au pavillon Lafontaine, la cartothèque logée au nouveau pavillon des Sciences, enfin le Centre de Documentation Administration-Econo-mie-Mathématiques que l’on retrouve au 5e étage du pavillon Louis-Jolliet.Aux services complémentaires sc rattachent: divers services audio-visuels.A des fins d'enseignement, le Service des bibliothèques de l'UQAM fournit des films, des enregistrements sonores, des disques, des reproductions, des diapositives, et d’autres matériels qui viennent s'ajouter aux microfilms, microfiches, etc.Automatisation et mécanisation L’automatisation est un terme qui figure parmi les mots magiques de notre époque.Pour les uns, il évoque la vision de machines ingénieuses et infatigables qui viennent assumer le fardeau séculaire de l’homme et qui n’exigent qu’une attention intermittente de la part d’une race humaine libre de soucis; pour d’autres, l’automatisation est un cauchemar et crée des gens désoeuvrés et frustrés, privés de tout emploi, rendus inutiles et même affamés par des repos.Aucune de ces vues n’est réabste, l’automatisation peut comporter des éléments bénéfiques et maléfiques, mais c’est surtout du bien qui peut en résulter.Les dispositifs de l’automatisation constituent le prolongement le plus dynamique de la révolution industrielle; il augmente le bien-être de l’homme en substituant de puissantes machines et de puissantes sources d’énergie à la force musculaire.Le monde bibliothéconomique représente une mince tranche des vastes secteurs aux- quels s’appbque et peut s’appliquer l’automatisation.Les applications de l’automatisation et de la mécanisation au sein de ces cadres relativement b-mités peuvent, cependant, valoir des grands avantages à toute la collectivité universitaire et scientifique, La croissance accélérée des bibliothèques depuis quelque années soumet leur fonctionnement à beaucoup de tensions.Comme il est dit dans le rapport décisif intitulé Automation and the Library of Congress: “les sujets de préoccupation comprennent les retards grandissants dans le catalogue et d’autres activités connexes; la complexité croissante des catalogues topographiques, la difficulté de plus en plus grande de garder les catalogues sur fiches raisonnablement à jour et exacts et la demande sans cesse plus grande d’une foule de services au bénéfice des usagers dont les besoins de renseignements ont énormément augmenté depuis la seconde guerre mondiale, et dont plusieurs ne s’adressent que depuis peu aux grandes bibbothèques de recherche”.L'apport de l’excellente équipe d’enquête de la Library of Congress citée ci-dessus renferme plusieurs importantes conclusions: 1- l’automatisation pourra d’ici dix ans augmenter et accélérer ses services rendus par les grandes bibbothèques de recherche et influer profondément sur leur faculté de répondre aux besoins des usagers; 2- l’automatisation de la manipulation bibbographique, de la consultation des catalogues, du repérage des documents est techniquement et économiquement possible dans les grandes bibbothèques savantes; 3- le recouvrement du contenu intellectuel des livres par des méthodes automatiques n’est pas possible actuellement pour ce qui est des grandes cobections, mais l’automatisation réelle du catalogage et l’indexage permettra d'avancer dans cette voie ; 4- l'automatisation mettra la bibbothèque plus en mesure de s’adapter aux transformations du milieu savant national et facilitera l’établissement d’un système bibbothécomique national; 5- l’automatisation réduira le rapport coût-rendement; les bibliothèques, cependant, doivent viser à développer leurs services plutôt qu’à réduire le total de leurs frais de fonctionnement.Ces vues sont confirmées par toutes les expériences et les recherches menées jusqu’ici.Enfin, tout en reconnaissant l’importance de l’informatique dans le monde moderne et ses immenses possibibtés pour l’avenir, nous croyons qu’au premier cycle surtout, cette science nouvelle ne remplacera pas les bvres et que pour longtemps encore les étudiants et les professeurs devront avoir recours à l’imprimé traditionnel qui cependant peut se présenter dans certains cas sous une forme nouvelle comme les microfilms et les microfiches.Dans l’utibsation de l’informatique, de concert avec les bibliothèques ou à leur place, il faudrait donc, d’ici quelques années, pour éviter des aventures coûteuses.se montrer très prudents.SALLE DE LECTURE - Au pavillon Émile-Gérard, comme au pavillon des arts et au Lafontaine, les étudiants ont é leur disposition des salles d'études et de lecture bien aménagées dans les bibliothèques.On voit ici une partie d’une des grandes salles de la bibliothèque centrale.t l 13 L e projet BA DA D UQ : banque de données à l'échelle du réseau Déjà, à l’UQAM, un pro-, jet “Information retrieval” mieux connu sous le nom de BADADUQ, est en marche.Ce sont là les premiers pas dans un monde nouveau de l’automatisation et nous espérons voir bientôt quelques réalisations.Le projet BADADUQ Le but de ce projet est d’offrir au réseau de l’Université du Québec un instrument de recherche et un outil de gestion par la possibilité d’accéder à distance, soit en accès direct via des télétypes, soit en vrac via des sous-stations 200, à une banque de données résidant sur disques magnétiques, au Siège Social à Québec, sur l'ordinateur CDC 6400.Cette banque de données sera formée de la localisation de documents disponibles dans les diverses institutions rattachées à l’Université du Québec (par exemple les bibliothèques, l’INRS) ou disponibles ailleurs mais dont la liste peut intéresser les chercheurs.Pour chaque document (livres.périodiques, comptes-rendus scientifiques, procès-verbaux, diapositives, microfilms, microfiches, cartes géographiques) on enregistrera 1) l'endroit où il'est disponible; 2) une description sommaire, type de document, auteur, titre, cote, langue, lieu et date de publication; 3) des descrip- teurs donnant le contenu du document (descripteurs que les usagers auront augmenté au cours de l'utilisation du système); 4) des compteurs permettant de comptaoiliser faeces aux documents et aux descripteurs s'y rattachant.Les usagers accéderont à l’information enregistrée sur la banque de données en spécifiant une combinaison logique de descripteurs (les auteurs sont considérés comme des descripteurs possibles) et certaines caractéristiques des documents (langue, lieu physique, date de la publication).La banque de données ainsi constituée pourra servir à plusieurs fins.Nous aborderons ici seulement le domaine des bibliothèques, où nous pourrons élaborer diverses listes, remplacer les cartes de catalogues, tenir à jour l’inventaire des documents disponibles, évaluer l’utilité des acquisitions et déterminer quel domaine intéresse le plus les usagers.Si la banque est suffisamment complète, elle pourra éventuellement servir de base à un système de contrôle du prêt des volumes.Le système BADADUQ pourra résoudre divers problèmes qui peuvent se présenter à un chercheur en particulier.Par exeipple: un individu après lecture d’un article qu’il juge important, peut ajouter la référence à cet article dans la banque de données avec des descripteurs qu’il a définis.Plusieurs années après, s’il a perdu la référence a cet article, il peut facilement la retrouver par les descripteurs.Ce système d’accès direct à une masse d’informations sera construit en fonction des possibilités physiques du système d’ordinateurs mis sur pied à travers le Québec par Ï’UQ et sera suffisamment pourvu pour pouvoir croître et s’enrichir en même temps que ce réseau.Comparaison avec d’autres systèmes Deux caractéristiques distinguent BADADUQ des autres systèmes.1- la banque des données n’est pas spécialisée et permet des applications multiples; 2- l’accès aux données se fait par des descripteurs dont le nombre est variable pour chaque document, et qui sont déterminés par les usagers mêmes.Ainsi BADADUQ se distingue du système utilisé par le BIT (Bureau international du travail) à Genève, système basé sur un nombre fixe de descripteurs.BADADUQ permet d’offrir certains des services que l’on peut retirer des systèmes type MARC II (établir diverses listes, bibliographies, inventaires de collections).Pour que les usagers aient accès à l’information précise qui les intéresse, il est essentiel que les descripteurs qu’ils vont utiliser correspondent à leurs préoccupations.Ce problème est d'autant plus critique qu'avec l’évolution des sciences et des technologies, le sens de certains termes évolue et de nouveaux termes sont créés.Les usagers sont les plus aptes à réagir à ces changements.Un divorce entre les définisseurs de descripteurs et les usagers pourrait ainsi créer une situation où l’information désirée ne serait plus accessible.Développement des bibliothèques de l’UQAM Les bibliothèques universitaires constituent pour l’Université et même au-delà, pour le monde savant et spécialisé dans Tes études littéraires, scientifiques ou techniques, un véritable laboratoire central où des sources très diverses d’informations sont offertes aux lecteurs: étudiants, professeurs ou chercheurs.Qu’il s’agisse de manuscrits, de traités ou de précis, d’ouvrages rares et précieux, de collections iconographiques, de films ou de disques, diapositives pour l’enseignement, il appartient au bibliothécaire non seulement de présider aux tâches de catalogage et de la conservation, mais aussi d’as- surer dans un cadre harmonieux une diffusion susceptible d’informer et de faciliter les recherches au sein d’un classement systématique et analytique basé sur une connaissance de l’économie de ces collections en fonction des besoins de chacune des catégories d’usagers: étudiants, professeurs, chercheurs aussi bien dans le domaine des lettres, de l’histoire ou des sciences pures et appliquées et même dans certains cas, d’assurer une réponse prompte et positive lorsqu’elle commande une solution opératoire vitale ou le résultat d’une expérience en cours.Les besoins propres de la bibliothéconomie et de la documentation issus de ces sources posent dans la pratique de nombreux problèmes.Le caractère classique, sous la forme de catalogue sur fiches ou imprimé, de bibliographies, se révèle bien plus complexe lorsqu’il s’agit de dépouiller (analyse et traduction).Les bibliothécaires doivent faire appel aux moyens techniques de la duplication, de la reprographie et de l’automatisation lorsqu’il convient de donner une solution pratique à la diffusion, à la sélection de l’information documentaire et à sa reproduction en vue d’assurer les communications, les liaisons ou échanges avec les lecteurs, les bibliothèques et les centres de documentation.*111*' Mlle Huguette Mackenzie, bibliothécaire de références, section des rard, aide un étudiant.Claude Ewald à trouver l'information qu'il cher- sciences pures et appliquées, à la bibliothèque du pavillon Émile-Gé- che.Le personnel du service des bibliothèques compte 90 employés.Le rôle documentaire d'une cartothèque Dans le monde des bibliothèques.la cartothèque est une nouvelle venue.Nee d’abord dans les départements de géographie.elle vient compléter une lacune dans le système documentaire.Méconnue il n’y a pas très longtemps, elle devient maintenant un instrument efficace de connaissance et de planification.La cartothèque de T UQAM prendra définitivement forme avec l’apport d un nouveau mobilier et d’appareils actuellement en commande: soit 24 sections de meubles à cartes, tables lumineuses, stéréoscopes à miroir et surtout un agrandisseur-réducteur de cartes très précis Tout ceci dans un local de 3,200 pieds de surface, au nouveau Pavillon des.sciences.Malgré des conditions plutôt rustiques depuis son origine, il y a un an, sa documentation a été précieuse aux étudiants et chercheurs.L’été 1971 a vu une vingtaine d’équipes utiliser ses ressources documentaires L’exposition actuelle de quelques-uns de ces travaux, a la cafétéria et à la cartothèque.montre que ses utilisateurs ont su créer d’autres cartes originales et intéressantes: c'est une partie de rapport des chercheurs de l’UQAM, professeurs et étudiants, à la connaissance et au développement du pays.1.Cartes, sous forme de feuilles, souvent contenues dans des Rapports reliés.Elles traitent de sujets extrêmement variés: topographie, géologie, sols, démographie, économie, genres de vie.etc.2.Atlas du monde, d'un pays, d'une région, d’une ville ou portant sur sujets spéciaux: économie, démographie, géologie, etc.3.Photographies aériennes qui sont à la base même des cartes.4.Répertoires de noms de lieux et dictionnaires de traduction de légendes cartographiques en langues étrangères.Ces documents variés de formes, en feuilles ou reliures, et de dimensions, quelques pouces à 3', 4'.5’ ou 6 pieds, demandent un mobilier spécial et bien différent de celui des bibliothèques.Comme la cartothèque est non seulement un centre de documentation, mais également un centre de travail pratique.elle est dans l'obligation de fournir aux chercheurs des appareils spécialisés: ce ne sont plus simplement des notes ue 1 on prend, mais souvent un ocument que l’on refait et complète.1.Section cartes: partie im posante avec ses grands meu oies à tiroir horizontaux ou se: filières à rouleaux.2.Section atlas: comportant étagères larges pour maintenir ces livres volumineux à plat.Des tables de consultation doivent être à proximité.3.Section de documentations diverses se rapportant à la carte, mais présentées plutôt sous forme de livres ou fascicules, avec étagères ordinaires.4.Section photographies aériennes: dans des etagères avec boites.Les tables de références y sont munies de lumières et de stéréoscopes à miroir.5.Section de renseignements généraux: comportant fiches, catalogues d’inventaires et index de séries de cartes.6.Section “services généraux": atelier de réparation et entoilage de cartes, photostats et centre de classification.7.Section "consultation et travail" avec tables, tables lumineuses et appareil agrandisseur-réducteur ae cartes.La cartothèque vivra cette année une étape importante de son évolution, par suite de son aménagement dans le Pavillon des sciences et de nouveaux équipements qui permettront aux responsables de compléter les collections de cartes, d'atlas, rapports et photos aériennes.Les utilisateurs de l’Université et du public seront bien aise de trouver en un seul endroit des documents de sources très diverses avec un outillage adéquat.PUBLIREPORTAGE EN COLLABORATION Ce publi-reportage a été conçu et réalisé sous la direction de M.Marcel-Aimé Gagnon, directeur du service des relations publiques de l’UQAM, avec la collaboration des directeurs de départements du nouveau pavillon des sciences et de leur personnel.Y ont aussi contribué, M.Léo A.Dorais, recteur, M.Maurice Bros-sard, doyen des études avancées et de la recherche, M.Marcel Gagnon, ancien vice-recteur à la planification et au développement, M.Jean-Yves Gendreau, directeur du service des bibliothèques, M.Bernard Chouinard, cartothécaire du service des bibliothèques et l’architecte Gilles-L.Larose, responsable de la direction du projet du pavillon des sciences, Réal Rivest, graphiste aux services auxiliaires de l’UQAM.Toutes les photos sur le pavillon des sciences ont été prises par M.André Mercier, photographe commercial, à l’exception de celle de la page frontispice qui est l’oeuvre de NI.Eloi Archambault, graphiste à l’UQAM.baccalauréats spécialisés et maîtrises Baccalauréats Familles des arts Baccalauréat spécialisé en Design (2D) Baccalauréat spécialisé en Design (3D) Baccalauréat spécialisé en Arts Plastiques (Gravure) Baccalauréat spécialisé en Arts Plastiques (Peinture) Baccalauréat spécialisé en Arts Plastiques (Sculpture) Baccalauréat spécialisé en Histoire de l’Art Baccalauréat spécialisé d'Enseignement (Arts Plastiques) Baccalauréat spécialisé d’Enseignement (Musique) Famille de formation des maîtres Baccalauréat spécialisé en Information Scolaire et Professionnelle Baccalauréat spécialisé d'Enseignement (pour le préscolaire et l'élémentaire) Baccalauréat spécialisé d'Enseignement (Enfance inadaptée) Baccalauréat spécialisé d'Enseignement (Education physique) Baccalaureat spécialisé d'Enseignement (Sexo- logie) Famille des lettres Baccalauréat spécialisé en Animation culturelle0 Baccalauréat spécialisé en Education culturelle0 Baccalauréat spécialisé en Information culturelle0 Baccalauréat spécialisé en Recherche culturelle* °(Avec ou sans mention du champ d’étude: études littéraires, études théâtrales, esthétiqu e, linguistique ou études étrangères).Baccalauréat spécialisé en Linguistique Baccalauréat spécialisé en Lettres (études françaises) Famille des sciences Baccalauréat spécialité en Sciences (Biologie) Baccalauréat spécialisé en Sciences (Chimie) Baccalauréat spécialisé en Sciences ( Physique) Baccalauréat spécialisé en Sciences (Mathématiques) Baccalauréat spécialisé en Sciences (Géographie physique) Baccalauréat spécialisé en Sciences (Géologie) Baccalauréat spécialisé d'Enseignement secon- daire (Biologie) Baccalauréat spécialisé d'Enseignement secondaire (Chimie) Baccalauréat spécialisé d'Enseignement secondaire (Physique) Baccalauréat spécialisé d'Enseignement secondaire (Mathématiques) Baccalauréat spécialisé d'Enseignement pro- fessionnel (Techniques de la mécanique) Baccalauréat spécialisé d'Enseignement pro- fessionnel (Electrotechnique) Famille des sciences économiques et administratives Baccalauréat spécialisé en Administration Baccalauréat spécialisé en Economique Baccalauréat spécialisé d'Enseignement secondaire (Administration) Programmes de certificats en Administration (soir) Famille des sciences humaines Baccalauréat spécialisé en Lettres Classiques (Etudes Anciennes) Baccalauréat spécialisé en Histoire Baccalauréat spécialisé en Géographie Baccalauréat spécialisé en Philosophie Baccalauréat spécialisé en Psychologie Baccalauréat spécialisé en Science Politique Baccalauréat spécialisé en Sciences Religieuses Baccalauréat spécialisé en Sociologie Baccalauréat spécialisé en Travail social Baccalauréat spécialisé en Relations Humaines Baccalauréat spécialisé d’Enseignement secondaire (histoire) Baccalauréat spécialisé d'Enseignement secondaire (géographie) Baccalauréat spécialisé d'Enseignement secondaire (Sciences religieuses) Maîtrises Maîtrise ès arts (études littéraires) Maîtrises ès arts (histoire) Maîtrise ès arts (science politique) Maîtrise ès arts (sciences religieuses) Maîtrise ès arts (psychologie) Maîtrise ès arts (sociologie) Maîtrise ès arts (économique) Maîtrise ès arts (mathématiques) Pour plus de renseignements, s'adresser à- Université du Québec à Montréal Bureau du registraire Service de l’admission Case postale 3050 Succursale "b” Montréal 110, Québec.Tél: 876-3161 Septembre 1972 Liste des baccalauréats spécialisés en des maîtrises en instance d’approbation au Conseil des Universités, pour septembre 1972 Baccalauréats: Baccalauréat spécialisé en Administration publique Baccalauréat spécialisé en Etudes urbaines Baccalauréat spécialisé en Informatique Baccalauréat en Technologie Maîtrises: Maîtrise ès arts (Géographie) Maîtrise ès arts (linguistique) Maîtrise ès arts (Philosophie) Maîtrise ès sciences (Biologie) Maîtrise ès sciences (Chimie) Maîtrise ès sciences (Sciences de la terre) Doctorat: Doctorat en Psychologie université du québec à montréai % J S » I campus de l’mpui mm/m DES PINS ¦ CHERRIER WM?SHERBROOKE Université McGill Stationnement Saint-Urbain PLACE- DES- ARTS McGill BEAUDRY ST- LAURENT BERRI- de MONTIGNY U¦¦¦¦¦¦¦4 «¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ des Arts X sM Place Phillips Place Bonaventure © I© ©¦ ©¦ © SQUARE- VICTORIA ¦ ¦ ¦¦! h >- ce 3 LU J QQ 0) XJ "ÿ:- PLACE-D'ARMES STE-CATHERINE Hydro- Québec DORCHESTER de LAGAUCHETl ' ¦ (T) Pavillon Lafontaine, 1301 est, rue Sherbrooke (^) Pavillon des Arts 1, 125 ouest, rue Sherbrooke (5} Pavillon Louis-Jolliet, 355ouest, rue Ste-Catherine (7) Pavillon Sainte-Marie, 1180, rue de Bleury (9) Pavillon Émile-Gérard, 1200, rue St-Alexandre (2) Pavillon des Arts 2, 345, rue St-Urbain (4) Édifice Durocher (UQ), 3465, rue Durocher © Édifice Place-Phillips (UQ), 1255, rue Place-Phillips (s) Pavillon des Sciences, 1200, rue St-Alexandre Pavillon Read, 420 ouest, rue de Lagauchetiére commanditaires Les sociétés, agences ou compagnies dont les noms suivent pavillon des sciences de TUniversité du Québec à Montréal, généreusement contribué au financement du présent publi- ant travaillé, selon leur spécialité, à l'édification du Les dirigeants de ces entreprises ont, de plus, reportage et de l'inauguration officielle de l'immeuble : Larose, Larose, Laliberté et Pétrucci, Crevier, Mercier Architectes Barré, Pellerin, Lemoine, Toutant et Associés Ingénie jrs-consei!s Dubreuil-Jeannotte Concepteurs et planificateurs en laboratoires J.L.Guay Limitée Les Distributeurs Valiquette Inc.Les Fondations Pétrifond Limitée Entrepreneurs généraux Desjardins-Sauriol & Associés Ingénieurs en structures Maska Lab, Limitée Equipement de laboratoires J.L.Le Saux Limitée F.Ménard Inc.Entrepreneurs en électricité Entrepreneurs en plomberie Les Industries Poly Inc.Payette Radio Limitée ÂPTEC Engineering Limited Danthe Fac-Similé Limitée Montreal Blue Print Inc.Hotpack (Canada) Limitée Bumeda Produits d'acier Atelier mobile Grégoire inc.Orner De Serres Limitée Service d'acier G & H Québec, Ltée Bernier et Limoges Inc.Perkin-Elmer (Canada) Limitée Wallcrete of Canada Ltd B.K.Johl.Inc.Targau Construction Inc.Minnesota Mining & Manufacturing of Canada Ltd.Les compagnies Claude Liboiron U Associés, ingénieurs-conseils; Wild du Canada Limitée; B.C.P.Publicité Ltée, agence de publicité; Lambert, Lepage, Labbé Inc., communication audio-visuelle, C.T.C.F.(système de tv en circuit fermé et audio-visuel) sont des fournisseurs de l'UQAM, mais ils n'ont pas été associés à la construction du pavillon des sciences.À tous, nos remerciements.i t i
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