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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 30 décembre 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1971-12-30, Collections de BAnQ.

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AUJOURD'HUI, le supplément du Devoir sur l'économie et les affaires en '71 et '72.Seize pages sur les événements marquants de l'année écoulée et sur les perspectives économiques de l'an nouveau.la météo Euoltillé puis devenant Maximum dt 25.Office fétial LE DEVOIR Fais ce que dois VOL LXII - NO 301 Montréal, jeudi 30 décembre 1971 15 GENTS V V .I >y.-4S&# ¦¦ : : • I r • K- * f n** y # v Z « - .P “ ^ ( ^ M(Jr "w Hr x P y>^- ^ - ‘ -r ^ ' k; ^ • * ?; ' - - V ' - ¦ * .«s; K" m |ÿ;i ¦ .MMmmn .¦ yfm f - yiÊ.£& 'i/y * feiOW.-V - • àts.: 'i:> •• - ' ^ X.••' V .¦•• .' » ?.ï’ : ¦i ?¦> .''à .' ¦ w " 'V »•> ' 'Vv-' 4 •v ;: ¦ « • > ?* ItTSt .» V* / v , \ Ce navire pris dans les glaces rappelle de façon saisissante la grève des pilotes du Bas-Saint-Laurent, qui immobilise en aval de Québec une quinzaine de ses pareils.Cette photo aérienneaété prise mardi, sixième jour du débrayage.Le navire n'a pas étéidentifié.(Téléphoto CP) Des Escoumins à Québec Les 91 pilotes bravent un ordre de retour au travail QUEBEC (CP) - Les 91 pilotes du Bas-Saint-Laurent, qui gouvernent les navires sur le fleuve des Escoumins à Québec, ont bravé l’ordre de retour au travail du ministère fédéral des transports hier et réaffirmé leur intention de poursuivre leurs “journées d’étude’’ entreprises jeudi dernier.La Corporation des pilotes du Bas-Saint-Laurent est cependant disposée à rencontrer les armateurs, ainsi qu elle l’a révélé dans un télégramme à M.Pierre Camu, responsable du secteur maritime au ministère des transports.Le ministère avait lui-même adressé un télégramme à la corporation mardi soir pour l’enjoindre de mettre fin à une grève qu’ il estime illégale.Ottawa avait également refusé le jour même de ratifier une entente intervenue plus tôt entre la corporation et deux compagnies pétrolières, Golden Eagle et Irving Oil.Ces sociétés ne font pas partie de la Fédération des armateurs qui n’a pas voulu jusqu’ici négocier avec les pilotes.La Guilde de la marine marchande, qui regroupe quelque 4,000 pilotes dont ceux de la corporation, a prévenu le ministre des transports, M.Don Jamieson, qu’elle recommanderait une suspension des services des pilotes québécois.Le président de l’association, M.R Voir page 6: Les 91 pilotes .F.au gré du temps Le coup de la vie Un employé de la Société des alcools du Québec m’a affirmé que dans un seul magasin, la population de 15,000 habitants a acheté, entre le 1er et le 28 décembre, des vins et spiritueux pour la somme trébuchante de $150,000.Un calcul sommaire, à l’échelle d’une petite famille de quatre occupants, permet d’établir que cela fait un déboursé liquide de $40 pour boire à tire-larigot, bière non comprise.Ces chiffres ont de quoi faire tituber nos ligues de tempérance.Quant à moi, je caracole à l’idée que cette “eau de feu” ait été payée comptant.Nous nous logeons à crédit, nous habillons à crédit, mangeons à crédit, mais buvons.rubis sur l’ongle.A ce rythme, je crains qu’un jour, nous autres Québécois, nous devenions des ‘alcoo-lonisés”.Albert BRIE Nixon rassure Brandt L'Europe sera consultée KEY B1SCAYNE (AFP) - Le chef de l’Exécutif américain a rassuré le chancelier Willy Brandt: aucune décision intéressant l’Alliance atlantique ne sera prise par Washington sans consultations des alliés.Cette assurance est donnée par le président Nixon en toutes lettres dans la déclaration conjointe publiée à l’issue du sommet américano-allemand qui a pris fin hier à midi.Les Etats-Unis tiendront leurs engage- trs f?09SiCRft QiLfftmyrN LE RAPPORT GRAY .sur u Midlist (tmiiyioui ou mihiu nihonc CE Qtlf NOUS COÛTENT •• .• I ES INVESTISSEMENTS ETRANGERS: I1MIIC It’UltOIR $2.00 En vent» partout ments militaires en Europe.Ils ne réduiront pas unilatéralement leurs forces sur le Vieux continent.Ils ne négocieront pas séparément avec l’URSS la réduction mutuelle et équilibrée des forces en Europe (MBFR).Le chancelier n’a donc pas de craintes à nourrir au sujet du voyage de M.Nixon, fin mai, à Moscou.Le président des Etats-Unis ne négociera pas avec le Kremlin derrière Te dos de ses alliés.Il y aura sur la MBFR, comme sur la preparation de la conférence européenne de sécurité et de coopération, des consultations suivies au sein de l’alliance.De toute manière, le président et le chancelier ont été d’accord pour estimer que cette conférence européenne ne sera pas convoquée avant 1973, en admettant que tout se passe bien d’ici-là.On s'acheminera alors vers un long marathon diplomatique dans lequel les hommes responsables comme des coureurs de fond, devront avoir beaucoup de souffle.“Ce sera une longue marche ”, a confié le président Nixon à son hôte en pai-lant des perspectives de normalisation des relations de son pays avec la Chine populaire ouvertes par son voyage à Pékin de février prochain.L’expression est valable aussi pour la conférence européenne, la MBFR et la coexistence pacifique entre les deux Allemagnes: ces objectifs sont encore si lointains qu’à Kev Biscavne on n’a même pas parle de l’admission des deux Etats allemands à l’ONU ni du problème de la reconnaissance de la lu taux.IDA par les pays occiden- Sur les rapports entre l’Europe occidentale et les Etats-Unis, la déclaration conjointe a été relativement évasive.Elle précise simplement que l’organisation de ces relations résultera d’une étroite coopération-qu’il reste à définir -entre les EtatsUnis et la Communauté économique européenne élargie.M.Willy Brandt n’a pas fait inscrire Voirpag«e: L’Europ* Assurance Québecse par Jean-Pierra Bonhomme OTTAWA - Le ministre du travail, M.Bryce Mackasey, a déclaré hier aux Communes que les employés tombant indirectement sous la juridiction de Québec, comme les employés d’hôpitaux et les instituteurs, participeront au nouveau programme fédéral d’assuran ce-chômage qm entrera en vigueur le premier janvier prochain.Il a précisé que ces employés seront traités exactement de la même manière, sous ce rapport, que les employés exerçant des fonctions semblables dans les autres provinces.Le ministre a fait cette déclaration en réponse à une question du député indépendant de Joliette, M.Roch LaSalle, qui La banlieue rejette le budget de la CUM par Pierre Richard La Communauté urbaine de Montréal a reçu hier soir le plus dur coup de sa jeune histoire mouvementée: les municipalités de la banlieue, dans un élan presque unanime, ont provoqué le rejet du budget pour l’année 1972.Quelques minutes avant le vote, M.Lucien Saulnier, président du comité exécutif de la CUM.a déclaré que si le Conseil de la CUM refusait d’adopter le budget, cela équivaudrait à paralyser complètement la CUM, même si la loi prévoit que le budget sera alors adopté automatiquement.Bombes à billes contre la RDV?SAIGON (AP.AFP) - L’aviation américaine a poursuivi hier sans répit son offensive massive contre le Nord-Vietnam et Radio Hanoi a annoncé que quatre appareils américains avaient été abattus, s’ajoutant aux sept descendus au cours des trois jours précédents.Cette opération de bombardement, la plus intensive et la plus longue contre le Nord-Vietnam depuis plus de trois ans.semblait devoir se poursuivre pour une cinquième journée aujourd’hui.Les protestations, ouvertes ou voilées, commencent à s’élever un peu partout dans le monde, et d’abord au Nord-Vietnam même ainsi qu’aux Etats-Unis.Au Vatican, Paul VI a stigmatisé les représailles, les bombardements et la violence.Dans une nouvelle protestation diffusée par Radio Hanoi, le gouvernement nord-vietnamien a dénoncé le prétexte avancé par M.Melvin Laird, secrétaire dEtat américain à la défense, pour justifier la nouvelle vague de Bombardements (assurer la sécurité des troupes américaines au Sud-Vietnam): “comme l’opinion publique américaine l’a plusieurs fois réclamé, a déclaré le porte-parole nord-vietnamien, la seule voie, la meilleure, pour sauver la vie des troupes américaines n’est pas l’aventure militaire, mais le retrait immédiat et total de ces troupes du territoire vietnamien et la fin de la guerre d’agression”.A propos des bombardements américains de ces derniers jours, qui, selon Radio Hanoi, ont causé des dégâts parmi les populations civiles des régions partant du 17-ème parallèle jusqu’à Thank Hoa, à quelque 130 km au sud de Hanoi le porte-parole à noté qu’il s’agissait de “bombes à billes, bombes à retardement qui éclatent en menus morceaux, tuant des civils dont la plupart sont des femmes, des enfants, des malades et des médecins ”, L’agence de presse nord-vietnamienne a d’ailleurs annoncé que l’aviation américaine utilisait au cours de ses bombardements un nouveau type de bombes antipersonnel.C est le colonel Trinh To Phan, com-nuodant les forces armées de la province de Thanh Hoa, à quelque deux cents kilomètres au sud de Hanoi, qui a rapporté le Uiî à des journalistes vietnamiens et étrangers au cours d’une visite effectuée dans la région.B a déclaré que des bombes de ce type avaient été en effet découvertes dans la soute d’un “Phantom" américain abattu par la DCA nord-vietnamienne et que les corps des deux pilotes le capitaine Lawrence Gene Stolz, né le 24 novembre 1945, et le lieutenant Dale Francis Koons, né en décembre 1946, avaient également été découverts dans les restes de l’appareil.Ces bombes, a affirmé de son côté M.Pham Van Tuong, président du tribunal Voir page 6: Nord-Vietnam -chômage: désiste ?voulait savoir si les employés para-gouvernementaux du Québec seront exclus du programme d’assurance-dïô- maee.On sait que le gouvernement du Québec avait récemment exprimé l’avis que les employés para-gouvemementaux ou les para-fonctionnaires relevant des provinces, comme les instituteurs, comptaient parmi les fonctionnaires proprement dite qui sont exclus du nouveau régime d'assurance-chômage.Le Parlement du Québec avait du reste adopté demie Tous les conseillers municipaux ont voté en faveur du budget de quelque $160 millions.MaL cela n’a pas suffi pour que le budget soit adopté, puisqu’il faut aussi une majorité chez les municipalités de la banlieue.Celles-ci ont voté, à la quasi unanimité, contre le projet de budget.Même M.R.Dawson, maire de Mont-Royal et vice-président du comité exécutif de la CUM, a inscrit sa dissidence.Chez les maires de la banlieue, seuls ceux de Montréal-Nord, M.Yves Ryan, de Saint-Laurent, M.Laurin, et de Verdun, M.J.A.Gariépy, ont voté en faveur du budget.Malgré cette vive opposition, aucun maire de la banlieue n’a parlé contre le budget après que M.Saulnier eut prononcé un vigoureux plaidoyer pour son adoption.Visiblement ébranlé par le résultat du vote, M.Saulnier a déclaré: “C'est la première fois en 12 ans, que je fais un plaidoyer, sans qu’un avocat n'y réponde, mais que le jugement est prononcé quand même.J’espère que l’on va me faire l’aumône de me donner les rai- Voir page 6: La banlieue Le bill C-176 Les leaders cherchent un terrain d'entente OTTAWA (CP) - Les leaders des partis aux Communes, sentant leurs députés sur le bord de l’exaspération, ont débattu avec circonspection le projet de loi du gouvernement sur la commercialisation des produite agricoles pour trouver un terrain d entente qui permettrait l’ajournement ce soir.Le leader libéral aux Communes, M.Allan McEachen, a soulagé hier le ministre de l’agriculture, M.Oison, de la tâche des négociations et a réussi, par une série de réunions, à détendre un peu la situa->tion.Il reste encore plusieurs points à régler avant la conclusion d'une entente.En fin de journée hier, M.McEachen préparait une motion qui, si elle est adoptée, pourrait prolon- ger la session jusqu’à tard dans la soirée aujourd’hui, tant que le projet de loi ne sera pas approuvé.C’est ce projet de loi, à l’étude depuis 18 mois, qui a forcé les députés à siéger entre Noël et le jour de l’an, le gouvernement insistant pour qu’il soit adopté avant l’ajoumement jusqu’au 16 février.Dans sa version originale, le projet de loi aurait permis là création de régies nationales de commercialisation de tous les produite agricoles.Les conservateurs, inspirés par le député JacK Homer, de Crowfoot, éleveur de métier, ont fait adopter un amendement excluant les bêtes à cornes de ces régies.Les députés néo-démocrates se sont vivement opposés à cet amen-Voir page 6: Le bill C-176 La G B devra quitter Malte le 1er janvier la Valette (d’après tafp) - m.Dom Mintoff, premier ministre de Malte, a annoncé hier que les militaires britanniques stationnés dans Tlle et leurs familles devront l’avoir quittée pour le premier janvier prochain.Quelqu es heures auparavant, la Grande Bretagne avait fait savoir que plutôt que de céder aux pressions de M.Mintoff, qui avait réclamé un paiement supplémentaire de 4,250,000 livres, elle afiait retirer ses troupes.Cette annonce inattendue faisait suite à plusieurs semaines de discussions intenses et d'échanges de messages confidentiels entre les deux capitales.On indiquait alors à Londres que, selon les plans établis d’avance par Tétat-major, le retrait des troupes pourrait prendre trois mois.Dans son dernier message, parvenu à Londres le matin de Noel, M.Mintoff exigeait le départ des troupes britanniques d’ici au 31 décembre, a moins Le hold-up de Cologne: le trio est arrêté SaRREBRUCK (Reuter) - Le trio des gangsters qui depuis lundi tenait la pouce ouest-allemande en échec après un hold-up à Cologne a été finalement arrêté hier après-midi, après une courte fusillade, à Baltersweiler, près de la frontière franco-allemande, a proximité de Sarrebruck.Le chef de bande, l’Autrichien Kurt Vicenik, 44 ans, a été blessé et se trouve dans un état critique.Il a subi une opération d'urgence à la clinique universitaire de Hambourg.Ses deux complices, deux Français, Charles Laurent Donalio,’ 34 ans, et Antoine François Mattéi, 24 ans, Corse, n’ont pas été blessés.Les témoignages divergent sur Tori- ler.une loi à l’unanimité, en juillet_____ décrétant que les employés para-gouver Voir pago 6: Atauranc* nhèmago gine des coups de feu.La police a-t-elle tiré la pr emière, comme le dit un témoin, qui affirme avoir vu un policier tirer avec une arme cachée dans sa poche’ Quoi qu'il en soit, Vicenik a été atteint alors qu il se trouvait dans un paie de stationnement où il négociait l'échange d’un otage, un jeune homme de 21 ans contre un hélicoptère et un sauf-conduit pour sortir d'Allemagne.Après avoir blessé Vicenik, six policiers se sont précipités sur la voiture à l'intérieur de laquelle les deux Fran-çais tenaient en joue leur otage, Karl rnendnch Bach, un machiniste.Les deux bandits ont pu être appréhendés sans que I otage ne soit blessé.Voir pnga •: La hoM-up que la Grande-Bretagne ne consente payer immédiatement les 4.250.000 vres réclamées.En dépit de l’offre du gouvememe britannique d’envoyer le ministre de défense, lord Carrington, à Malte, 1 Mintoff a réitéré ses exigences dans nouveau message reçu hier à Whitehë “Dans ces circonstances, le gouven ment britannique a entrepris des pré; ratifs en vue du retrait des forces b tanniques de Malte”, déclare le coi muniqué du Foreign Office.En septembre dernier, à Tissue longues négociations, la Grande-B tagne et ses alliés de l’OTAN avait offert à Malte une somme annuc de près de dix millions de livres guise de “loyer” pour les bases t tanniques dans nie.En outre, Ma devait recevoir de la part de certai pays membres de l’OTAN une somi d’environ sept millions de livres c aurait été à déterminer par des accoi bilatérau x.Le 18 septembre dernier, un ara était conclu aux Chequers entre chefs de gouvernement des deux pa MM.Dom Mintoff et Edward Hea aux termes duquel la Grande-Bretac s’engageait à verser à Malte la so me de 4.750.000 livres, pour une pér de de six mois commençant le 30 si tembre.Les négociations sur les détails pi tiques de l’accord qui devaient dm trois mois se sont rapidement enlisé et les efforts de Londres pour obtei la reprise des discussions à Téchel ministériel se sont heurtés à la < mande de M.Mintoff d’un paiement si plémentaire.Les quelque 3.500 soldats britan ques stationnés pour le moment à M te sont accompagnés des membres leurs familles, dont le nombre atte sept mille personnes.Les dépenses cales des soldats et de leurs fa mil sont chiffrées à environ quatone n lions de livres pr an.Environ 7.! Maltais sont employés actuellement dë les bases.Dans la déclaration qu’il a faite à Valette devant la Chambre des représ Voir p*g« 6: La GB davra AIR CANADA (g) Ce qu’on est bien ! quand tu nous mènes à Paris, avant d'aller en Italie ’ 1 2* Le Devoir, jeudi 30 décembre 1971 La nouvelle de l'année: Le mariagedeM.Trudeau Ottawa Sur /es avions selon la Presse Canadienne Le mariage surprise du premier ministre, M.Pierre Elliott Trudeau, avec Margaret Sinclair, le 4 mars.est.de l'avis des directeurs des joumeaux canadiens, sociétaires de la Presse Canadienne.la grande nouvelle de l’année au Canada.La Presse Canadienne a demandé aux directeurs de l’information de ses sociétaires d’établir la liste des événements qui ont marqué l’année sur le plan canadien et international.Les sociétaires de la filiale radiophonique de la Presse Canadienne.Broadcast News, ont aussi participé à ce relevé.En tète de liste vient le mariage du premier ministre, le quatre mars.La nouvelle avait été annoncée à 20h48 ce soir là, après qu’un secrétaire du premier ministre eut appelé le bureau de Vancouver de La Presse Canadienne pour révéler queM.Trudeau venait d’épouser la fille de M.Jimmy Sinclair, ex-ministre libéral des pêcheries.Le relevé de la Presse Canadienne met en deuxième position le glissement de terrain de Saint-Jean Vianney, le 4 mai, qui a entraîné la mort de 26 personnes.Viennent ensuite l’agression comtée la personne du premier ministre soviétique durant sa visite officielle à Ottawa, le 18 octobre la révolté au pénitencier de Kingston, en avril, l’état de l’économie, le chômage et les répercussions au Canada de la surtaxe américaine et la défaite du premier ministre Smallwood de Terre-Neuve aux Sections provinciales du 28 octobre.Sur le plan international, la nouvelle la plus importante a été l’annonce des restrictions économiques américaine, le 15 août.Ces quatre dernières années, les exploits spatiaux des Etats-Unis avaient mérité ce titre de plus grande nouvelle de l’an.Le relevé de la Presse Canadienne indique d’autre part que le premier ministre du Canada, M.Trudeau, est cette an- faits divers Un 2ème suicide à Berthelet Pour la deuxieme fois en deux semaines un suicide a été signalé au Centre Berthelet, un centre de détention pour jeunes délinquants.Hier, un adolescent de 16 ans s’est pendu dans sa chambre.Transporté d’urgence à l'hôpital, les médecins n'ont pu que constater la mort.Le Centre Berthelet est situé sur la 83e avenue, dans le quartier Rivière-des-Prairies.Mandat contre le notaire La Sûreté du Québec a émis un mandat d'arrestation valable dans tout le Canada contre le notaire Yves Geoffroy, qui a obtenu un congé du pénitencier pour se marier.Geoffroy, condamné pour le meurtre de sa femme il y a un an environ, devait revenir au pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul, le 26 décembre.D semble que le notaire Geoffroy ait obtenu la permission de se marier pour donner une mère à ses trois enfants.Enfin identifié Le cadavre retrouvé, le 18 décembre, en b ordure du rang José, à Laprai-rie.a finalement été identifié, n s'agit de Dominique Hurtubise, âgé de 28 ans, du 6098.rue Iberville, à Montréal.Le mobile du meurtre n'a toutefois pas encore été déterminé.Mort en avion Un homme a perdu la vie, vers 2h30 hier après-midi, lorsque son avion de type ' Cesna " est tombé dans le lac Toro.à Saint-Michel-des-Saints.L'identité de la victime, originaire de Trois-Rivières apparemment, n'a pas encore été dévoilée.Les policiers étaient encore, hier soir, sur la scène de la tragédie.Sortie rapide Un employé de T Assurance-chômage, qui serait descendu prestement de la portière de droite d'un taxi alors oue l’un de ses amis venait tout juste de prendre également le volant de cette voiture, a obtenu d’être libéré sur parole, hier, parle juge Jean Boulet.“Mais l’incident est survenu me Craig, et on n’a rattrapé le prévenu que sur le boulevard Saint-Laurent’’, de faire remarquer le procureur de la poursuite.Celui de la défense souligna immédiatement, toutefois, cjue “rembarquement” s’était effectue au 17 ouest de la me Craig, et que l'arrestation s était produite au 978 boulevard Saint-Laurent, ce qui n’est pas très loin.C'est donc en constatant que le prévenu avait fait preuve de bonne volonté en quittant aussi rapidement la voiture volée que le juge le libéra d'ici son enquête.En état de subir son procès Paul-Edouard Léonard, Néo-Ontarien de 28 ans, est en état de subir son procès pour meurtre.Cfest ce qu’a affirmé le Dr A.B.Clément, hier après-midi, alors que Tex-Montréalais qui, la veille, avait été tenu responsable de la mort de sa jeune épouse.dans son domicile de la rue Saint-Gérard, a comparu devant le juge Jean Goulet."Il sait très bien ce qu’il fait et la portée de ses gestes", renchérit-il, lorsque le procureur du prévenu lui fit remarquer que son diagnostic était pour le moins direct.On sait que Léonard a lui-même déclaré qu’il avait bel et bien tiré cinq balles dans la direction de sa femme qu'il ten- née.comme pour les trois années précédentes, la personnalité canadienne de 1971.Sur le plan international, cet honneur revient au président Nixon.Hors du domaine politique.le titre de personnaiité de Tannée est allé au Dr Gerhard Herzberg du Conseil national des recherches, titulaire du prix Nobel de chimie.Plusieurs votes, dans cette catégorie sont allés à la chanteuse populaire Anne Murray.Voici en bref la liste des nouvelles de Tannée • Nouvelles canadiennes: mariage de M.Trudeau: glissement de terrain à Saint-Jean Vienne agression contre M.Kossyguine, révolte au pénitencier de Kingston; état de l’économie; défaite des libéraux à Terre-Neuve.• Nouvelles internationales: restrictions économiques aux USA; admission de la Chine à T ONU; guerre indo-pakistanaise; amélioration des relations entre les USA et la Chine.Le métro rouvre Les stations de métro Sauvé et Henri-Bourassa seront rouvertes au public à compter de 5h30, le jour de l’an, a annoncé hier la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal.En même temps, le service d’autobus qui avait été établi le 10 décembre entre les stations Henri-Bourassa et Cré-mazie sera aboh.Les stations Sauvé et Henri-Bo urassa avaient été fermées à la suite d’un accident survenu le soir du 9 décembre à la station Henri-Bourassa.Le conducteur d une rame avait perdu la vie lors d e cet accident.Justin arrive en secret au 24 Sussex OTTAWA (PC) - Les affaires de TEtat ne sont plus Tunique souci de M.Pierre Elliott Trudeau, depuis Noël.Le premier ministre doit, en effet, s'occuper aussi de son fils.Justin-Pierre, qui a été emmené à la résidence du 24 Sussex Drive, mardi soir, en secret.Contrairement à T usage, l'hôpital municipal d’Ottawa n'a pas officiellement annoncé le départ de la vedette nationale, née il y a quatre jours.L'attaché’ de presse de M.Trudeau.M.Al Donnelly, s’est contenté de déclarer, en réponse aux questions des journalistes, que Justin “se porte bien ", A-t-on transformé en chambre d’enfant une des pièces de la résidence du premier ministre?"C'est leur affaire, a répondu ironiquement M.Donelly.Je ne crois pas que cela intéresse qui’ que ce soit”.tait de ramener avec lui dans la province voisine, lorsque sa belle-mère s'était interposée.L'enquête préliminaire du prévenu a donc été fixée au 5 janvier.L'enquête se poursuit à Drummondville DRUMMONDVILLE-Le sous-ministre de la justice, Me André Desjardins, a poursuivi hier son enquête sur les événements qui ont précédé la construction d'un poste d'essence en bordure de la Transcanadienne, à Test de Drummondville.Me Desjardins a précisé que cette enquête n'avait pas un caractère officiel et qu elle avait comme but de recueillir les témoignages des personnes intéressées dans cette affaire.C'est le ministre de la justice, M.Choquette, qui a prié Me Desjardins d é-claircir cette histoire.Me Desjardins a précisé hier qu'il n'avait aucun mandat autre que celui d'un sous-ministre et que les personnes qui déposaient devant lui le faisaient volontairement.Les résultats de ses travaux seront communiqués au ministre de la justice.Hier, Me Desjardins a entendu les as- sociés des Entreprises CLN.société qui s est portée acquéreur du terrain sur lequel le garage BP a été construit.Les recherches de Me Desjardins doivent se poursuivre encore quelque temps pour lui permettre de consulter des documents déposés au bureau d'enregistrement de Nicolet et de constater la position géographique des postes d’essence installés le long de la Transcanadienne, en particulier la position du poste BP."MYKONOS" N “LE JOUR DE L’AN", soit le Samedi 1er janvier, invitez ceux qui vous sont chers, à une soirée dont ils se souviendront.“À PARTIR DE CINQ HEURES DU SOIR” : MENU Le Potage Crème Dame Blanche ou La Soupe “Tomato Fidès" L'Anglnara Polita (Artichauts à la Grecque) ou Le Pastitso (Macaroni en Ssuce au Gratin) Le Poulet Braise à l'Orange ou Le Filet de Boeuf Rôti Grand Vendeur ou La Timbale de Fruits de Mer Nantua ou Le Mouskari Psito ( Rôti de Veau aux Herbes) Pommes Rissolées et Épinards à la Crème Le Gateau du lour de l'An ou Le Gateau Aravani (Amandes et Cannelle) Café Moka Cotillons Par personne ; $6.00 Enfants moins de 10 ans moifié prix Pour la danse ; “Sacha et son ensemble Bouzouki" Pour réservations : Constant - 866-6492 J [g I lotcl de La Salle, * 1 240, Drummond 866-6492 Congrès créditiste les 18 et 19 mars M.Phil Cossette, président provincial du Ralliement créditiste, a annoncé à Trois-Rivières que le congrès du Ralliement créditiste aura lieu les 18 et 19 mars 1972 à Québec et que ce congrès aura pour theme principal."Action 1972”.La présidence du congrès a été confiée au député d Abiti-bi-Est, M.Ronald Tétrault.Au total, nuit comités fonctionneront au cours de ces deux jours de rencontre.Il s’agit des cinq comités thématiques, du comité d’organisation, du comité de la constitution du parti, et du comité de Toption constitutionnelle du Ralliement créditiste.Pour sa part, le président du congrès, M.Ronald Tétrault a déclaré que toutes les résolutions qui seront discutées en comité, le seront à nouveau au cours de l’assemblée plénière.Chaque nrési-dent aevra défendre les résolutions adoptées dans son comité, sera maître des discussions et aura la responsabilité de voir à la bonne marche du comité, afin de permettre à tous ceux qui le désirent, le droit de formuler une résolution, ou d'amender une résolution.M.Phil Cossette a annoncé par la même occasion qu'il serait de nouveau candidat à la direction de l’exécutif provincial.OTTAWA (PC) -Les $2 millions que le Canada a fait parvenir au Haut-commissariat des réfugiés de TONU servent autant au rapatriement des réfugiés pakistanais de l'Inde qu'aux secours, a précisé, hier aux Communes, le ministre des affaires extérieures.M.Mitchell Sharp.Ce dernier, interrogé par M.Michael Forrestall (PC-Dartmouth-Halifax-Est) a dit que les réfugiés du Pakistan oriental continuent de bénéficier de l’aide du Canada en dépit du climat chaotique dans cette partie du monde.Seulement cinq des $22 millions consacrés au chapitre de l'assistance aux réfugiés sont disponibles, a expliqué le ministre, parce que le gouvernement canadien tient à s'assurer qu’ils sont employés à bon escient.• Le gouvernement canadien demandera probablement à nouveau au gouvernement de l’Union soviétique de permettre la réunification des familles désunies de toutes nationalités, venant au Canada, et dont Tun des conjoints demeure en Russie.Répondant à une question de M.Walter Deacon (L-High Park), le ministre des affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, a indiqué que le premier ministre Trudeau avait abordé cette question délicate avec le premier ministre soviétique.M.Alexis Kossyguine, lors de son séjour au Canada.M.Sharp a déclaré qu'il prendrait à nouveau en considération la demande de M.Deacon.Ce dernier espère que le gouvernement canadien pourra venir en aide à toutes les familles des diverses nationalités, quelles quelles soient, tout comme on Ta fait depuis quelque temps.M.Deacon avoue avoir reçu plusieurs représentations de la part de différents groupes ethniques du Canada.• Le min istre de la santé natioi ale et du bien-être social.M.John Munro, espère que les fabricants de cigarettes au Canada veilleront à inscrire le plus tôt possible les avertissements de danger sur les pa quets de ciga rettes.Le député néo-democrate de Surrey, M.Barry Mather, a soulevé hier la question aux Communes, alors qu’il s’informait si cette disposition, annoncée par le gouvernement Tété dernier et devant entrer en vigueur le 1er janvier 1972, serait respectée.M.Munro a déjà soumis à la Chambre un projet de loi visant à interdire la publicité des cigarettes et à avertir les fumeurs qu’il est dangereux de s’adonner à cette pratique.Le projet de loi n’a pas franchi le cap de la deuxième lecture, le ministre de la santé nationale a dit avoir reçu l’assurance des fabricants de cigarettes qu’ils se soumettraient d’eux-même à de tels règlements, sans avoir besoin de faire adopter une loi par le Parlement.Pas d'agents armés contre les "pirates" OTTAWA (d’après la PO - Le gouvernement canadien n envisage pas pour le moment de placer des agents de sécunte armes sur les avions atin d éviter les actes de piraterie, a fait savoir hier, aux Communes, le ministre des transports, M.Don Jamieson.Interrogé par M.James McGrath (PC-Saint-Jean Est) au sujet du détournement d un DC-9 d’Air Canada sur Cuba.M.Jamieson a dit que des mesures de sécurité ont été prises dans les aéroports canadiens afin d'éviter la répétition d’actes semblables.Le ministre a déclaré qu'il serait illogique de dévoiler ces mesures de sécurité, mais il a assuré le député McGrath qu'il est disposé à en informer secrètement les membres des Communes.M.Jamieson a précisé que le gouvernement ne recourra pas aux services d'agents de sécurité sur les avions, du moins pas avant d'avoir consulté l'Association des pilotes.Quant au ministre des affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, il a indiqué oue le gouvernement canadien songe à demander l'extradition du pirate qui.dimanche, a détourné sur Cuba un DC-9 d'Air Canada.Les procédures d'extradition se dérouleraient selon les termes du traité canado-cubain.a expliqué M.Sharp.Le ministre des affaires extérieures a loué l'esprit de collaboration du gouvernement cubain, qui a permis à Tappareil de regagner rapidement le Canada.Par ailleurs, la police canadienne attendait toujours hier que le pirate soit officiellement identifié avant de porter des accusations contre lui.L'inspecteur George Wilson, de la police de Missisauga.district judiciaire dans lequel est situé l'aéroport de Toronto, a déclaré que la police américaine n'avait pas encore certifié que le pirate était bien Patrick Critton, 24 ans.originaire du quartier Harlem, de New York.L'inspecteur Wilson a dit que plusieurs accusations, dont celle d'enlevement.seraient portées contre le pirate dès qu'on .dei connaîtrait sa véritable identité.Décès de Louis Foisy-Foley M.Louis Foisy-Foley, directeur de la revue oecuménique “Credo", a succombé à une crise cardiaoue, mardi soir dernier, à Thôpital Jean-Talon.Il était âgé de 69 ans.M.Foisy-Foley s'était principalement voué au rapprochement des chrétiens de différentes Eglises, en plus de diriger pendant 15 ans l'équipe de "Credo -, une revue de langue française publiée sous la responsabilité de l'Eglise Unie du Canada.Un de ses proches collaborateurs, M.Robert Joncas, Ta décrit comme un homme sincère, bon et franc, qui tenait par- Le fait que le gouvernement emploie quelque 1,380 économistes, statisticiens et sociologues qui conseillent les différents ministres n'a pas de quoi fouetter un chat et nous scandaliser.Telle est la réponse qu'a fournie, hier aux Communes, le premier ministre Trudeau au chef du Crédit social, M.Réal Caouette.Celui-ci a semblé surpris de constater, d’après des chiffres compilés par le député néo-démocrate de Waterloo, M.Max Saltsman, qu’un si grand nombre de personnes conseillaient le gouvernement et touchaient un salaire global annuel représentant quelque $23 millions.dessus tout à faire disparaître les "barrières artificielles" qui peuvent exister entre les Eglises chrétiennes.La dépouille mortelle est exposée au salon funéraire Magnus Poirier.6520.rue Saint-Denis, où l'homélie sera célébrée à llh30.vendredi natin.M.Foisy-Foley laisse, en plus de son épouse, Marie-Rose Foisy.née Gelasco.son fils et sa belle-fille.M.et Mme Roger Foisy-Foley, ainsi que sa fille.Lucie, épouse de M.Maurice Trudeau.Il laisse également six petits-enfants: Lise, Pierre, Line.Sylvie.Michel et Daniel.M.Trudeau a dit que ces employés remplissent le rôle normal de fonctionnaires qui assistent les ministres dans l'administration gouvernementale et qu'il n'y voit rien de surprenant.Le ministère du revenu national, section douanes et accises, a interdit, en 1970.l’entrée au Canada de 4,461 publications.en raison de leur caractère immoral ou indécent.Par ailleurs, pendant la même période, il a refusé l’importation de deux autres publications jugées, celles-là.séditieuses ou perfides.(PIS ¦ IBRAIRIE I&1NAUD-BRAY ¦mnii'i 5219 COTE DES NEIGES (COIN QUEEN MARY) 342-1515 VENTE ECLAIR JEUDI ET VENDREDI SEULEMENT 20% SUR TOUS NOS LIVRES, DISQUES ET JEUX ïï 1 BÏ9BSI5R.' LE DEVOIR Page 3 Montréal, jeudi 30 décembre 1 971 "L'initiative" des centres culturels est refusée La Fédération des Centres culturels du Québec (FCC) dont le projet a été refusé par les responsables fédéraux des “initiatives locales , se déclare perplexe sur le sens de la réponse donnée le 15 décembre par M.R.M.Bryden, directeur national.Le projet, déposé le 16 novembre, créait 27 emplois dans huit régions du Québec et aurait nécessité des crédits de $50,000 ou plus (dont $12,750 pour frais de transport).Le directeur de la FCC, M.Bernard Ducharme, a écrit le 23 décembre à M.Bryden: “Notre projet.nous permettait de faire un pas de géant dans la planification du loisir socio-culturel au Québec.Nous ne connaissons pas les raisons de ce refus puisqu’elles n’ont pas été mentionnées dans votre lettre”.On sait que depuis le 22 uccembre, les fonctionnaires di: r.-mi'tér; fédéral de la main-d’oeuvr.et de l’immigration s’appliquent, au Québec à susciter de nouvel1 as initiatives génératrices de "nouvelles sortes d’emplois”.La FCC avait un projet dont l’essentiel tenait en quatre pages où étaient précisés les buts de l’initiative, le mode d’exécution et la méthode de travail adoptés.Un service d’information systématique serait né de ce projet utile aux 80 centres membres, reliés au secrétariat à Montréal.Une équipe itinérante coiffait le travail de personnes en poste dans les huit régions décrites.Un vaste inventaire aurait ainsi été réalisé en cinq ou six mois, comme le souhaitait le dernier congres de la FCC, en juin, à Sherbrooke.Un permanent de la FCC s’est plaint, dans une lettre au chef de cabinet du ministre Gérard Pelletier, en date du 23 décembre, de l echec de cette initiative et des 27 emplois qui ne verront pas le jour.m 3* i r Accusé d'avoir assailli un juge Vertige?Toronto devant, Toronto derrière, Toronto double objet de leur attention: deux manoeuvres à la hauteur du 48e étage nettoient les baies du plus haut édifice de la ville-reine.La vitre où se mire le centre-ville de Toronto se trouve au 50e étage.(Téléphoto CP) les tribunaux Le diplomate nie sa "confession" Un diplomate congolais, qui subit présentement son procès sous l’accusation d’avoir importé 120 livres de haschisch au Canada, a déclaré devant le juge Louis Paradis, hier, après-midi, qu’on ne l’avait aucunement mis au courant de ses droits, mais qu’on lui avait promis certaines faveurs, au moment de son arrestation, s’il voulait bien coopérer.Par cette déclaration.Marcel Sampu.45 ans, appréhendé à sa descente d’un avion en provenance de Beyrouth, le 20 juillet dernier, tentait de faire rejeter la “confession’’ verbale faite aux policiers, à ce moment-là.11 avait alors refusé d’ouvrir ses bagages, en soutenant qu’il s'agissait là de courrier diplomatique.Au cours de l'après-midi, le procureur de la police fédérale.Me Gérald Tremblay devait réfuter ces allégations en appelant dans le box deux officiers de la Gendarmerie Royale et un agent de douanes, à Dorval.Et la confession du diplomate selon laquelle il devait recevoir une somme de $6.500 d'un certain John Anderson, dans un hôtel du centre-ville, après lui avoir remis sa “cargaison ”, devait être acceptée par la cour.En fait, une personne portant ce nom était effectivement enregistrée dans cet établissement.Précédemment.Sampu avait soutenu que les agents lui avaient représenté que s'il coopérait avec les autorités, il ne recevrait qu’une ou deux années de prison, et que la Gendarmerie Royale veillerait à ce que les journaux ne soient pas informés de son aventure.On les accuse de vol et de viol Une jeune femme de Notre-Dame-de-Grâces et son mari sont venus raconter, hier, en cour, comment, le 27 février dernier, deux jeunes gens étaient entrés dans leur domicile à la pointe du revolver, avaient volé les bijoux familiaux et avaient pris la fuite non sans avoir violé la jeune femme qu'ils avaient précédemment ligotée en même temps que son mari.Les deux accusés.Charles Tucker, 24 ans, un qui est aussi accusé d’avoir ouvert le feu sur un policier, le 2 décembre dernier, rue Sainte-Catherine, et Nicolas Marinelli, 20 ans, ont été envoyés devant la Cour du Banc de la Reine, où, à l’ouverture de la prochaine session des assises, le 7 janvier, ils connaîtront la date de leur procès pour viol.A cette date, ils seront également cités à procès pour le vol à main armée commis à Notre-Dame-de-Grâces.Aujourd'hui, Charles Tucker doit revenir en cour pour subir son enquête préliminaire sous l’accusation de tentative de meurtre et de vol qualifié.Ces accusations réfèrent à un hold-up perpétré, rue Sainte-Catherine, le 2 décembre dernier, et au cours duquel Tucker avait été arrêté après qu'un policier eut été atteint d’une balle.On accuse Tucker d’avoir tiré sur le policier en question, M.John Sodo, membre de la police de Montréal.Même s'il a été mis en preuve, hier, que le jeune Marinelli n avait pas violé la jeune femme, le juge Maurice Rousseau n’a pas voulu retirer contre lui l'accusation de viol.Le juge a dit qu’en vertu de l’article 21 du code pénal le complice était partie au crime commis par Tucker et que, de surcroît, c'est lui, d’après la preuve faite, qui tenait le revolver et faisait le guet pendant que Tucker s’emparait de l'argent du couple et entreprenait ensuite d’avoir des relations sexuelles avec la dame contre son gré.Non seulement Marinelli.selon le juge.ne s’est pa: opposé au crime de son complice mais il l’a assisté en le protégeant du mari ou de quelque visiteur qui aurait pu se présenter inopinément chez les victimes à cette heure, soit vers 19h., le 27 février dernier.Le montant du vol a été établi à environ $1,500.Hier, la victime du viol a identifié par le détail ses agresseurs avec une certitude qui n’a pas été démentie par son mari.En apprenant qu i! subirait un procès pour viol, Marinelli, s’est écrié: “Je n’ai rien fait, moi!" Quant à Tucker il a regagné le chemin des cellules sans mot dire.Un couteau à pain pour le vin Jean-Guy Pratte, un amateur de vins qui avait été précisément appréhendé à “L’Antre deux vins ", au 1104 de la rue Saint-Zotique, avec un couteau à pain dans les mains, a nié toute culpabilité à l'accusation d'avoir pénétré par effraction à cet endroit, ces jours derniers.Selon la police, peu après l'heure réglementaire de fermeture (soit 3h) le prévenu, qui avait passé toute la soirée et le début de la matinée dans cet établissement, y revint.Mais trouvant la porte fermée, il enfonça une fenêtre d'un poing qu’il avait cependant eu la précaution de recouvrir d’une serviette.Il n’était dans l’établissement que depuis quelques minutes quand les agents arrivèrent, pour être accueillLs au couteau à pain.Tout cautionnement a donc été refusé • à ce "dégustateur” eu égard à sa façon u orthodoxe de couper le pain et de ire le vin.Deux années pour $41 de cuivre Une peine de dçux années de pénitencier a été imposée par le juge Maurice Fautcux.hier, à un homme de 43 ans qui avait été déclaré coupable du vol de $41 de cuivre.Le larcin avait été commis dans un entrepôt désaffecté qui doit bientôt être démoli pour faire place au prochain tronçon de l'autoroute est-ouest, dans le centre de la métropole.Si la peine a été aussi lourde pour un si petit montant, c’est que le prévenu, depuis sa vingtaine, a passé la majeure partie de son temps en prison, tout en bénéficiant en outre, et fort régulièrement, de la clémence des cours.Démission du coordonnateur de Multi-Media?Le coordonnateur du projet d’éducation pour adultes Multi-Media, M.Jean-Jacques Noreau, aurait démissionné.Bien que sa démission remonte à quelques semaines, elle n’a pas encore été rendue publique et on refuse de la confirmer au ministère de l’éducation.M.Jean-Marie Beauchemin, sous-ministre associé à l’éducation et président de la Commission administrative de Multi-Media, a en effet refusé de confirmer cette nouvelle qu’il a qualifiée de rumeur.“Dans l’état actuel des choses, a-t-il dit, je ne suis en mesure ni de confirmer ni d’infirmer la rumeur dont vous faites mention.” Le président du conseil exécutif de Multi-Media.M.Réal Michaud, a de son côté affirmé n’avoir reçu aucune communication officielle au sujet delà démission de M.Noreau.Comme M.Noreau se trouve présentement à l’étranger, il a été également impossible d’obtenir une confirmation de son côté.Il doit rentrer au Québec au début de janvier mais il semble bien que ce soit pour occuper un autre poste que celui qu’il occupait depuis le 22 juin 1971.Un chômeur de 38 ans, père de 8 enfants, a comparu hier après-midi en Cour municipale sous les accusations d'assaut sur la personne d'un juge, d'entrave au travail d’un officier de la justice et de dommages à des biens publics.M.Léopold Biekley de la rue Workman, à Montréal, a plaidé non coupable aux deux premières accusations et coupable à la dernière.Le procès et la senten- ce ont ete nxes au 5 janvier par le juge > lanv Claude M elançon qui décidera ce matin si l’homme sera libéré sous cautionnement.Les accusations portées contre M.Biekley ont pour origine un incident qui s’est produit hier matin dans le bureau du juge Rolland Beauchemin de la Cour du Bien-Etre social.Le magistrat avait convoqué M.Bicley afin de discuter avec lui d’un problème concernant l’une de ses filles.L'attitude ou les décisions du juge n’ont cependant pas eu l’heur de plaire au père puis-qu a un moment donné, il aurait empoigné le bureau du magistrat pour le soulever et le faire retomber sur le juge Une brève altercation aurait suivi entre les deux hommes et, à la suite de l’incident, le juge a dû être hospitalisé quelques heures souffrant d’une fracture à un doigt et de diverses contusions.Le ministère veut l'annulation des permis d'alcool de 3 hôtels par Jean-Pierre Charbonneau Le ministère de la justice a réclamé hier l’annulation des permis d’alcools de trois hôtels de la région métropolitaine.que Ton dit être des endroits de “débouche” bien plus que de simples établissements licenciés.Les trois hôtels en question sont l’Hôtel Maples Inn et THotel Pointe-Claire, de Pointe-Claire, et l’Hôtel Saint-Bernard, de Saint-Bernard-de-La-colle, dans le comté de Saint-Jean.Deux d’entre eux ont principalement retenu l’attention lors des auditions publiques hier devant la Commission de contrôle des permis d’alcool du Québec.L’hôtel Saint-Bernard, propriété de M.Carlo Simioni, 43 ans, un exportier des cabarets montréalais Vie Café, (97 est, rue Sainte-Catherine) ancienne propriété de Tindujtriel Vincent Cotroni, et Café Domino, (11,639 boulevard Pie K), deux établissements fermés par la Régie des alcools.Interrogé par le procureur spécial du ministère de la justice, Me Gérard Beaudry, M.Simioni a expliqué au tribunal qu il avait engagé il y a quelques mois, un dénommé James Mazzanna qui, à raison de $75 par semaine, devait lui amener quotidiennement de Montréal des jeunes femmes pour travailler comme danseuses et serveuses.Il a cependant affirmé ne pas connaître les antécédents judiciaires de M.Mazzanna ainsi que ses anciens employeurs.Selon les témoignages entendus, il appert que M.Mazzanna a été condamné entre autres pour vol avec violence, pour avoir été trouvé dans une maison de débauche et pour avoir entramé le travail de policiers.Auparavant, il était gérant au cabaret Le Béret Bleu (173 est.rue Sainte-Catherine) fermé au mois de septembre dernier après de longs débats juridiques.La pièce maîtresse de la preuve présentée contre l’établissement a été le témoignage de deux policiers de la Sûreté du Québec qui ont expliqué comment, un soir, en 75 minutes, deux jeunes femmes court vêtues les avaient amenés à dépenser $40.Les policiers ont déclaré qu’une des jeunes femmes les avait caressés sans qu’ils en aient fait la demande.Ils ont aussi déclaré que la jeune serveuse leur avait fait voir que l’atmosphère était plus “chaude” à l’étage supérieur de T hôtel.Tous ces faits ont d’autre part formellement été niés par M.Mazzanna et la jeune femme concernée.La danseuse-serveuse, une jolie jeune femme de 27 ans, mère de famille, qui disait en être à sa première expérience comme danseuse, était auparavant serveuse de restaurant.Elle a même déclaré n’avoir jamais vu les deux policiers de la SQ.Mazzanna, pour sa part a avancé que l’établissement était très bien tenu, qu’au cune fille n’allait avec des clients à l’étage supérieur et qu’enfin, il était impossible qu’une danseuse-serveuse ait caressé intimement des clients puisque ce n’était pas la politique de la maison.Ces négations ont été faites à la suite des questions posées par l’avocat de M.Simioni, Me Claude Trudeau, maire de la municipalité de Saint-Luc.La Commission de contrôle a enfin entendu deux autres serveuses qui avaient jadis travaillé pour les cabarets Béret Bleu.Champ’s Café et PaTs Café.Dans le cas de l’hôtel Pointe-Claire, la preuve a d’abord révélé que l’établissement n ’était plus sous la responsabilité des propriétaires et détenteurs des permis d’alcool, un couple de vieillards malades, et que Tassistant-gérant.M.Philippe Morin, était un récidiviste qui a été gérant du Bérêt Bleu, du Café Domino et de l’hôtel Central de Laval, fermés par le RAQ.Selon les témoignages entendus, la maison offre comme “spécialité” des danseuses-serveuses qui exécutent des danses près des tables à la demande des clients et se prêtent à certaines familiarités moyennant rétribution.Quant au troisième établissement, THô-tel Maples Inn, de Pointe-Claire, la preuve, d’ailleurs admise par le propriétaire, M.Willie Constant, un des directeurs de TAssociation des hôteliers de la province de Québec, a démontré que Ten-droit était, depuis environ un an, un lieu de rendez-vous de la jeunesse consommatrice d e drogues.Les trois causes ont été prises en délibéré par le juge Jacques Trahan et le corn missaire Albert Tanguay.Les jugements sont attendus pour bientôt tout commei une quinzaine d’autres établissements li-cei.^iés de Montréal où le monde interlope serait concerné.Plus de meurtres en 71 Le nombre d’homicides a sensiblement augmenté, cette année, au Québec; au 29 décembre, une centaines de meurtres avaient été commis à travers la province.A Montréal, les membres de la Section des enquêtes criminelles de la Sûreté municipale ont été mandés à enquêter sur 45 assassinats, comparativement à 32 l’an dernier.Par contre, dans le territoire couvert par l’escouade des homicides de la Sûreté du Québec, division de Montréal, 37 crimes du genre ont été commis.En 1971, il y en avait eu 30.D autre part, trois policiers - deux à Montréal et l’autre à Sainte-Thérèse ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions.Deux ont été tués par des bandits et le troisième accidentellement.Le lieutenant-détective Guy Gaudreau.responsable des homicides à la SEC.mentionne que 29 des 45 assassinats avaient été résolus jusqu'à maintenant, et que la plupart des autres devaient l’être prochainement.A la SQ, le capitaine Denis Viau souligne que sur 37 meurtres.27 ont été élucidés.La pègre a une autre fois joué un grand rôle dans ces crimes, l’un des plus “célèbre" est le triple meurtre du Casa Loma.Par contre plusieurs meurtres Le feu détruit l'hôtel Monaco Un violent incendie a détruit de fond en comble hier.Thôtel Monaco, à Cham-blay.Cinq pompiers ont été blessés en combattant les flammes.Le feu s’est déclaré vers 7h hier ma- Le Mdppq se redéfinit Connu principalement pour ses prises de positions et ses actions en faveur des accusés d’octobre 1970, le Mouvement de défense des prisonniers pxilitiques québécois (MDPPQ) a décidé de se définir comme mouvement “offensif ’ de mobilisation et de politisation.Au cours d’un congrès d’orientation, le MDPPQ a précisé ses objectifs, a adopté un manifeste, s’est donné de nouvelles structures et a élu un nouvel exécutif.Dans un communiqué, le nouveau président du mouvement.M.Jean-Pierre Compain, soutient que le MDPPQ avait à choisir entre deux orientations: demeurer un mouvement défensif qui pare de son mieux, particulièrement en temps de crise aiguë, aux coups lès plus durs ou s’affirmer comme mouvement permanent en consolidant son travail de défense et en ouvrant la voie à un militantisme plus offensif.Cest sur la deuxième option que le MDPPQ s’est branché.Le MDPPQ a toujours l’intention d’ai der les prisonniers politiques, mais, désormais, il a l’intention explicite de Pour avoir voté un "bec " Un garagiste de la rue Ontario, qui opère un poste de service de la compagnie Fina, devra comparaître d’ici quelques jours en Correctionnelle sous l’accusation d’avoir volé le “bec" de deux boyaux de pompes à gasoline, sur le site d’une station Champlain, à quelque distance de son propre commerce.Ce serait d’ailleurs dans sa propre voiture que les deux “nozzles", comme on les appelle vulgairement, auraient été retrouves par la police, à la suite d’une plainte formulée par le second garagiste.Le prévenu devait comparaître hier, mais à la suite d’une erreur dans la rédaction de la plainte qui devait être portée contre lui, cette comparution a été reportée à mercredi prochain.lutter pour la meme cause que ces prisonniers, c’est-à-dire “le renversement de la société aliénante capitaliste et la libération réelle du peuple québécois ".Le MDPPQ s’est aussi doté de divers comités d’action et d’un bureau politique; ce bureau aura, entre autres, pour information de créer des liens avec les autres mouvements politiques agissant au Québec et à l’étranger.Un comité de mobilisation verra à rassembler des militants afin d’assister à certains procès.Le nouvel exécutif est composé de M.Jean-Pierre Compain.président, M.Jean-Pierre Bertrand, 1er vice-président.Mme Lise Gratton, 2ème vice-présidente, Mme Ginette Bazmet, secrétaire, et M.Serge Mongeau, trésorier.Accusé d'avoir volé $25,890.35 Larry J.Mc Clemens, un évadé qui avait été, pendant plusieurs mois, sur la liste des dix criminels les plus recherchés du pays, a comparu devant le juge Jean Goulet, hier, sous l’accusation d’avoir commis un vol à main armée de $25,890.35, le 27 septembre dernier, dans une succursale de la Banque de la Nouvelle-Ecosse, boulevard Lucerne, à Ville Mont-Royal.Au moment de son évasion, le prévenu purgeait une peine de pénitencier à vie qui lui avait été imposée à Toronto, pour un hold-up de grand style, et il attendait de subir son procès piour plusieurs autres crimes du même genre, dans la métropole.Alors qu’on s'attendait à un combat en règle, lors de sa dernière confrontation avec la police, c'est sans résistance que son arrestation s’est faite.Devant le juge Goulet, il a nié sa culpabilité mais n’a pas réclamé de cautionnement.tin, et, quelques minutes plus tard, le directeur des pompiers sonnait une alerte générale.L'hôtel Monaco, qui abritait une discothèque, était fort connu dans la région.Au moment de l’incendie, il y avait 12 pensionnaires à l’intérieur; ils ont réussi à quitter les lieux.Un porte-parole de la police a déclaré que T un des pompiers blessés avait été transporté à l’hôpital à la suite d’une chute.Les autres ont été incommodés par la fumée et ont quitté l’hôpital après avoir reçu les premiers soms.Par ailleurs, les pompiers de Montréal ont été appelés, hier matin, à combattre plusieurs meendies."" De son côté, un porte parole de T escouades incendies criminels de la police de Montréal a souligné que les policiers étaient toujours à la recherche de l'incendiaire de Thôtel Mont-Royal.Les flammes ont causé à cet endroit pour $200.000 de dégâts.sont considérés comme étant dos crimes passionnels.Dans le territoire couvert par la Sûreté du Québec plusieurs crimes crapuleux ont été commis, dont les victimes ont été des adolescentes.Au Cap-de-la-Madeleine.Chantal Côté et Carole Marchand, ont été assassinées après avoir été enlevées.L’un des présumés meurtriers a par la suite décidé de s enlever la vie.11 y a également celui de la petite Alice Paré, de Drummond-ville, découverte en bordure de la route plus d’un mois après avoir été enlevée à la sortie d’un cours de musique.Il y a aussi le meurtre d’une autre fillette à Pierrefonds.tuée par son oncle.La ville de Québec a également été la scène de plusieurs meurtres, le plus célèbre étant sans aucun doute celui du couturier John Kelly.De leur côté, les membres de Tescoua-de des homicides de la SQ, division de Québec, ont été mandés à enquêter sur trois meurtres, dont le double assassinat de deux motards dans la Beauce.Dans la banlieue de Montréal, la police de Laval enquête sur deux meurtres.Un autre a été commis à Verdun.Le timbre à Scents OTTAWA (PC) - Le ministère des Postes rappelle qu’il en coûtera huit cents pour poster les lettres de première classe à partir du premier janvier 1972.Ce nouveau tarif, souligne un communiqué, s'applique à toutes les lettres destinées au Canada, aux Etats-Unis, à leurs territoires et à leurs possessions et à St-Pierre et Miquelon.La loi pour augmenter les tarifs postaux a été adoptée il y a plus de six mois.Nominations QUEBEC (OIP) - Le ministre de Ta-griculture du Québec, M.Normand Tou-pin, vient d'annoncer quatre nominations a l’institut de technologie agricole de St-Hyacinthe: M.Lionel D’Amour, au poste de directeur général de l’institut: M.Gérard Boutin, au poste de directeur adjoint; M.Hermel Fournier, au poste de directeur des étudiants; M.Jacques Laliberté, au poste de directeur de l’extension et de la recherche.CAMiLOT DEMANDÉ POUR LA VILLE ÛE QUÉBEC Pour la distribution du journal Le Devoir, 6 jours par semaine, le matin avant l'école, dans Québec et ses banlieues.Foc' plus de renseignements, communiquez avec: Le Bureau de Québec, Denis Jalbert (Distribution) à Québec: 527-0686 Vos meubles remis à neuf Pour le 1/3 du prix des neufs garantit 10 ans Nos eiperts peuvent lefinlr entièrement vos meubles dans une couleur nouvelle, réparer les défauts occasionnés par les années, etc Estimation gratuite LES SPÉCIALISTES DU MEUBLE Enr(.7469.lit A.» MU 721-0947 Nous nous occupons aussi de rembourrage UNE LIBRAIRIE-BOUTIQUE UNIQUE A MONTREAL ET C’EST VRAI n * L'INSOLITE LIBRAIRIE MÉNARD 222 EST.STE-CATHERINE “ Entre St-Donis et St-Laurent tel.; 861-5621 /T 4 • Le Devoir, jeudi 30 décembre 1 971 éditorial Le bill C-176 : le bâillon s'il le faut Tant et aussi longtemps qu'existe notre système fédéral, le projet de loi C-176 mérite l'adoption.Tant et aussi longtemps qu'existera un ministère québécois de l'Agriculture.il devra considérer le projet de loi C-176 comme un acquis à gonfler aussi rapidement que possible.Le projet de loi vise à créer un conseil national de commercialisation des produits de ferme et doit également autoriser la création d'offices nationaux de commercialisation des produits de ferme.Ainsi le voulait le texte déposé en première lecture en octobre 1970.Depuis lors, sous la pression des agriculteurs de l’ouest et celle des ministres provinciaux de l’agriculture.le projet de loi a subi diverses modifications.Dans un certain nombre de cas.les changements ont amenuisé les objections québécoises, si bien que le Quebec peut aujourd'hui accepter le projet, tout en souhaitant qu’il se bonifie à l'usage.• Avant même que survienne la clôture du débat, le projet de loi aura vécu des heures étranges.D une part, c'est l une des rares fois qu'un débat sur l'agriculture implique l’ensemble du pays et non pas seulement les agriculteurs et députés de iouest.D'autre part, c'est également l’une des rarissimes occasions où les dix provinces en arrivent à se mettre d’accord pour signifier à Ottawa une position commune.Les activités de FEDCO (la Fédération des producteurs d’oeufs du Québec) expliquent que le public québécois s’intéresse pour la première fois à un débat agricole.L’étonnante unanimité des dix provinces part, quant à elle, d’un point de vue québécois défendu d’abord dans la plus désolante solitude par le ministre Toupin.En fait, le bill C-176 est un effort pour faire bénéficier l'agriculture des avantages de la planification.Les économies d'échelle sont réservées aux exploitations agricoles qui atteignent un certain volume et les provinces en mesure d’envahir les marchés extérieurs sont celles qui comptent le plus grand nombre de ces grandes exploitations.D'autre part, le jeu de l'offre et de la demande expose l'agriculteur à des fluctuations extrêmement douloureuses.Qu'il se lance dans l’exploitation du porc au moment où tous ses collègues en font autant et l'offre s’effondre avec un rapide avilissement des prix.Il n’en faut pas davantage pour que les differents niveaux de gouvernement interviennent pour consolider les fermes par un crédit adapté, pour rendre rationnelle la distribution des produits de ferme, pour contingenter la production, pour rationner d'une manière ou d'une autre l’entrée sur le territoire de produits agricoles comparables et concurrents Dans un système politique comme le nôtre, où faut-il établir la frontière?Le Québec va-t-il hérisser ses frontières d’interdictions?L’Ontario va-t-il répliquer en expulsant les poulets québécois?Une planification axée sur la constitution de marchés provinciaux nous conduisait assurément à un ralentissement du commerce interprovincial et à des affrontements multiples entre les gouvernements des diverses provinces.Tous, dans les provinces comme à Ottawa, prirent vite conscience du risque.D'où pouvait venir la solution?Ottawa, par son projet de loi C-176.offrait la solution paternaliste: "Le commerce in-terprovincial me regarde et je vais créer les mécanismes qu'il faut pour contingenter la production, pour proportionner l’offre et la demande, pour commercialiser les produits de ferme".Les provinces, à l'autre extrémité, comprirent qu'elles avaient avantage à ne pas poursuivre une lutte qui ne pouvait bénéficier qu’à l’arbitre.Elles ouvrirent de fécondes négociations.Le résultat, c’est qu’Ottawa se retrouvait bientôt avec un projet que désavouaient les dix provinces avec une unanimité exemplaire et que les provinces - autre paradoxe se mettaient d’accord sur la nécessité de "mécanismes nationaux".Parce que le bill C-176 fournit ces mécanismes, il faut l’approuver.Parce qu’ü outrepasse quelque peu la juridiction fédérale et bénéficie un peu trop à “l’arbitre”, il faut souhaiter que le projet de loi soit vite amélioré.• Le document soumis par les ministres de l’Agriculture des dix provinces le 22 novembre 1971 explique pourqiwi.devant le bill C-176.les provinces "n'applaudissent que d'une main".Les provinces tiennent mordicus à conserver leur juridiction sur la gestion des fermes et sur l’orientation de l'agriculture.Elles refusent à Ottawa le droit d’intervenir unilatéralement dans les finances d’un paysan pour lui proposer un refinancement assorti de l'obligation de réorienter sa production.Elles n’acceptent pas que le gouvernement fédéral achète les terres disponibles et les affecte.seul, à de nouvelles productions qui peuvent fort bien différer des priorités provinciales.En somme, un peu comme la chose se produit en matière de justice criminelle, les provinces acceptent fort bien qu’une loi-cadre fédérale rende les accords interprovinciaux possibles et autorise les provinces à négocier entre elles le partage des marchés, mais elles veulent définir elles-mêmes, ou du moins contribuer à définir, les accords précis qu’autorise la loi-cadre.Un code criminel et dix administrations de la justice; une loi-cadre de la commercialisation des produits de ferme, mais aucune directive fédérale sans un entérinement par les provinces.Les provinces demeurent conscientes qu'elles sont encore, malgré le front commun contre le fédéral, très loin de mener entre elles des amours béates.Mais elles reconnaissent la nécessité d’une planification et se sont mises d’accord sur un cran d’arrèt.Elles y vont même d’une déclaration qui fera sursauter telle bonne chambre de commerce médiévale: “L’économie du marché libre ne s'est pas avérée très favorable, en termes de revenus, pour la grande majorité des cultivateurs.On devra donner considération à des attitudes et à des mesures susceptibles d’alléger les problèmes importants créés par l’économie du marché libre".Une fois décodée, la déclaration laisse tomber des mots comme planification, contingentement, limitation, plafond, réaffectation.Que dix provinces se mettent d'accord sur une telle évaluation et tirent la même conclusion, voilà un virage marquant.• Le Québec ne peut pas.d’autre part, se réjouir beaucoup du terrain choisi pour les négociations.Le texte de l’accord parle du “respect de la position requise par les producteurs qui les approvisionnent, advenant le partage des marchés”, ceci veut dire, malheureusement, que le Québec (comme d’ailleurs les autres provinces) met fin aux hostilités interprovinciales en renonçant temporairement aux conquêtes.Nous gardons ce que nous avons, nous laissons à autrui ce qu'il détient.Hélas! ce que nous avons, c’est un maigre 40% de notre propre consommation.Il s'agira de freiner certaines de nos productions, comme celle du poulet.Ou bien, si l’on veut poursuivre la relance de l'agriculture québécoise, il faudra envahir des marchés extérieurs.Avec les années, différents critères (population, consommation per capita, valeur de la production.) permettront peut-être au Québec de dépasser un “no man's land” qui, à l’heure actuelle.nous installe à l’intérieur de frontières passablement étriquées.Le projet de loi doit passer, mais il est tout aussi important que les différents ministères provinciaux de l’agriculture maintiennent le front commun et leur conception propre de l’agriculture.Du Québec, qui a commencé à jouer un rôle clé dans ces débats, il faut requérir, en plus, assez de dynamisme pour porter ses produits sur les marchés étrangers.Laurent LA PLANTE ia Le Saint-Bernard.Pinard ¦ lettres au DEVOIR Réponse à un détracteur de Radio-Québec En réponse à la dénoncialion que j'ai faite des attaques gratuites formulées contre Radio-Québec par la commission d'information du parti libéral, monsieur Guy Morin, président decette commission à l'epo-que du congrès du PLQ.est revenu à la charge dans Le Devoir du 21 décembre Au lieu de faire rebondir le problème reel que doit affronter Radio-Québec et que ses propos permettaient de percevoir, au lieu de profiter de mes observations pour pousser la question plus loin et esquisser des voies de solutions, il a préféré briser des carreaux et creer un climat de suspicion autour d un organisme auquel on n a pas encore permis de battre de ses propres ailes Et il y est aile en charriant' a qui mieux mieux, en donnant des interprétations de oui-dire sur notre production, en édifiant des statistiques pirouettantes sur notre productivité, en mêlant un certain nombre de faussetés à des affirmations justes mais sorties de leur contexte II s est bien gardé d aborder l'objet précis de mon article, qui est au centre de tout le débat, soit l'incapacité où a toujours été réduit Radio-Québec de mettre en application la loi qui le régit Quand Monsieur Morin affirme, par exemple, que l'Ontario n a pas d'organisme semblable à Radio-Québec.il se dédit lui-même dans la phrase sunante en parlant de l Ontario Educational Communications Authonty.qui est précisément un Office gouvernemental doté d'une loi assez semblable à la nôtre.Quand il ajoute que cet organisme a fait produire aux frais du Québec il oublie que l Ontario a payé $100.493.50 pour ses productions réalisées au Québec Quand, par ailleurs, il discute la qualité professionnelle de notre roduction il contredit le fait que Office ontarien est venu réaliser chez nous précisément à cause de la haute qualité de nos services.Tout son texte est farci de semblables équivoques, erreurs, demi-vérités et interprétations tendancieuses Ses jugements subjectifs sur certaines productions sont contredites par d'autres personnes qui ont vu les mêmes documents Pour les coûts compétitifs, il n'a qu à lire notre carte des tarifs.A propos du surtemps il n'a qu à vérifier dans quelles conditions de délais nous sont imposées certaines productions Sa comparaison avec des documents faits pour le congrès du PLQ néglige volontairement le caractère propre de documents pour fins éducatives.La référence qu'il fait à 11 documents soi-disant de promotion est fausse; la plupart des documents faits pour Radio-Québec sont des productions éducatives dont l'Office a pris lui-même 1 initiative, selon un plan d'action autorise et encouragé par le gouvernement Ces productions sont, d'ailleurs, mises en marché et assurent a l'Office un revenu appréciable Je ne descendrai pas dans la ruelle pour m affronter à monsieur Morin Le problème réel celui-la des dilficultes que rencontre Radio-Québec pour rassembler la production gouvernementale et dresser un plan d'exploitation rentable.ce problème-là est entre des mains plus responsables que celles d un détracteur: le ministre Jean-Paul L Allier cherche depuis longtemps des voies cohérentes de solution et je préféré m en remettre à lui Radio-Québec est comptable de sa gestion au peuple via des parlementaires dûment élus Je suis prêt à réfuter, point par point n importe laquelle des affirmations de monsieur Morin devant une commission parlementaire Je suis également prêt à dialoguer avec tout citoyen ou tout groupe intéressé à soutenir notre effort pour un meilleur service du public Quant aux polémiques stériles, monsieur Morin ne réussira pas à m'v enliser Yves LABONTE Président-directeur général de Radio-Québec Montréal, le21 décembre 1971 Mais comment "s'entendre avec les autres hommes"?Une décision curieuse du Collège des médecins par Jacques FLAMAND "Il n'y a point d'autre problème pour l'homme que de savoir comment il pourra s'entendre avec les autres hommes.Et tous les malheurs de la vie viennent de l'impossibilité où il est d'y parvenir".Cette réflexion du philosophe Louis La-velle (L’erreur de Narcisse.Grasset.Paris, 1939.p.33i ne peut que confirmer ce que chacun d'entre nous expérimente quoditiennement.Les frictions entre conjoints ou les animosités entre peuples, les injustices de L employeur à l'égard de ses employés, les discriminations de race ou de sexe (à travail égal, salaire inégal J.toutes ces situations conflictuelles que nous avons, individuellement ou collectivement, connues dans le passé, au cours de 1971 pour se restreindre, toutes ces situations conflictuelles, dis-je.reposent sur un mal commun, profondément enraciné.Ce mal a pour nom injustice.Et l’injustice engendre l'aigreur et la violence.Souvenons-nous de ces mots de Don Helder Camara (dans Idoc-Intemational.no 36.15 décembre 1970.p.46): "Je ne cesserai jamais de dire que la violence principale.la violence numéro un.la violence mère de toutes les violences, c’est l’injustice, où qu’elle se situe".L'homme bafoué ne peut supporter l’injustice, et, à sa manière, il s’oppose à l’individu ou à la société qui lui fait injustice.Si la société de MM.Trudeau et Bourassa était aussi juste qu’ils le prétendent, il n’y aurait probablement pas eu octobre 1970 au Québec, avec le cortège des actes arbitraires auxquels ces événements donnèrent lieu de la part d'un certain ministère de la Justice.De même, si le "Si l’on ne saurait méconnaître tout le poids des superpuissances, il reste tout aussi incontestable que d'autres champs magnétiques naissent en même temps.Sert-il vraiment à grand-chose d'établir des calculs d'avenir: à telle ou telle date, il existera tant et tant de grandes puissances?Notre monde est placé sous le signe de la multiplicité et de la transformation.Les petits peuples ont aussi leur importance dans le grand jeu; eux aussi peuvent constituer un élément de puissance à leur manière; ils peuvent aider -eux-mêmes et H au très; ils peuvent aussi constituer un péril pour eux et les autres." Willy Brandt, Chancelier de la République fédérale d'Allemagne, conférence faite à l’université d'Oslo, le U décembre 1971.Pakistan occidental avait accepté le jeu et les conséquences des élections démocratiquement tenues au Pakistan oriental, il n’y aurait probablement pas eu douze jours de sanglants combats pour permettre l'établissement du Bangla Desh libre.Faut-il donc recourir aux armes pour faire reconnaître son droit et sa patrie9 Faut-il que les leaders soient jetés en prison pour que le pouvoir en place étouffe les mouvements de libération, provisoirement d’ailleurs, car la liberté, pour un temps contrainte, finit toujours par l'emporter.On peut penser à un Mohammed V ben Youssef.roi du Maroc et père de son successeur, l'actuel roi Hassan IL Mohammed V s’était prononcé pour l'indépendance de son pays en novembre 1952.Cette prise de position ayant irrité le gouvernement français d'alors, celui-ci le déposa en 1953 pour l’exiler en Corse en 1954 puis à Madagascar.Mais, en 1955.la France fut contrainte de le rappeler et elle reconnut l’indépendance du Maroc le 2 mars 1956.On pourrait prendre aussi l'exemple de l’Algérie ou celui, actuel, du Pakistan.Dans ce dernier cas, le nouveau président du Pakistan, Ali Bhutto, vient de libérer le cheik Mujtbur Kahman, chef de la ligue Awa-mi, le considérant soudainement comme un interlocuteur valable et représentatif.On peut encore, toute proportion gardée, évoquer le cas de Pierre Val-lières pris, pendant des années, comme bouc émissaire et symbole à abattre par les derniers gouvernements, Union nationale ou libéral, du Québec.La paix entre les peuples tout "Je n'aime pas l'étiquette de "Ostpo-litik".Mais comment rattraper au vol une expression qui s’est répandue et qui - apparemment aussi difficile à traduire que notre “Gemütlichkeit" - a pris olace dans la terminologie intema-itionale?Ce mot est hypothéqué.Et il risque d'être mal interprété, comme s'il y allait de la politique étrangère comme {d une commode où on ouvre tantôt un itiroir, tantôt un autre.En réalité, la situation est celle-ci notre politique de détente a commencé à l'Ouest et elle demeure ancrée à l'Ouest.Nous avons le désir et nous avons besoin d'être associés à l'Ouest et de nous entendre avec l'Est." Willy Brandt, Chancelier de la République fédérale d’Allemagne, conférence faite à l’université d’Oslo, le 11 décembre 1971.comme la paix entre concitoyens repose sur la justice.“La paix est maintenue par la justice" écrivait William Penn.en 1692 (dans Le droit d’être un homme, Unesco-R.Laffont.Paris, 1968, p.495c Cette paix nous la désirons tous pour 1972 mais il n est pas sûr qu’elle passe toujours par le compromis, cette attitude si anglo-saxonne et nord-américaine qui.derrière une façade de respectabilité.cache l'injustice.L'homme épris de justice et donc le chrétien authentique, acceptera rarement, sinon jamais, le compromis hypocrite.Je pense, à ce propos, à une déclaration faite le 25 juillet 1970 par les coordonnateurs nationaux du Mouvement des prêtres pour le Tiers monde en Argentine: La paix chrétienne v Üsait-on n'est pas la paix des cimetières.Comme on l a dit à Medellin, ‘le chrétien n'est pas un pacifiste.' Cest pour cela que.lorsque de jeunes énergies choisissent le chemin de la lutte, il n est pas honnête de les qualifier de délinquants.Nous nous réclamons d'un Christ condamné et exécuté pour délinquance et de héros qui construisent la patrie en se battant” (dans Idoc-Internationai, no 33.1er novembre 1970, p.66).Le chrétien n'est pas un caméléon qui prend la couleur du pouvoir établi.Son idéal de justice pourra le conduire à la contestation et à l’opposition, même si les moyens sont parfois différents d’un pays ou d’un continent à l’autre.Certains connaissent la prison et jusqu’à la torture pour avoir combattu l’injustice.Ces chommes et ces femmes ont simplement eu le courage de leur foi et de leurs opinions.Et s’ils ont paru dangereux aux yeux de l’autorité, c’est le plus souvent à la suite de leur engagement public ou politique.L’engagement politique est, de plus en plus, la voie efficace de la charité, du combat pour la justice et donc de la paix.“Il est clair a écrit Georges Casalis - qu’à refuser de faire de la politique’, on prend une attitude, soit nàive, soit honteuse, de soumission au pouvoir établi et de complicité avec ses entreprises” (L’EgUse des “petites communautés” dans Parole et Mission.no 47, octobre 1969, p.541).Faire totalement confiance à l’autorité serait également une attitude de paresse et de démission, c’est-à-dire d’égdisme.Quel voeu pourrait-on formuler en commençant l’année 1972?Un voeu qui a les apparences de la banalité; un voeu de paix et de justice.Que le dernier prix Nobel de la paix, le chanceber Willy Brant.confirme sa vocation à la paix, la vocation à la paix de son pays et de l'Europe plus unie.Que l’entrée de la Chine à l’O.N.U.serve à faire entendre la voix des peuples du Tiers monde et pas seulement à brouiller les cartes américaines ou soviétiques.Que la paix se fasse au Pakistan.en Indo-Chine, au Moyen-Orient, en Angola et en Mozambique et ailleurs.Que l'O.N.U.dont la tâche est nécessaire, surmonte ses dissensions internes.Que la justice se fasse dans les pays pauvres et dans les pays riches.On peut se demander si.pour le Canada, par exemple, les effets de la réforme fiscale qui entre en vigueur ce 1er janvier réduiront sensiblement les écarts de revenus entre les riches et les pauvres ou, simplement, les gens à revenu modeste.Mais faut-il souhaiter un accord parfait entre le Québécois indépendantiste et le Canadian fédéraliste?La justice ici signifie-t-elle fédération ou indépendance?Que du moins la majorité québécoise soit libre de s’exprimer et de s’engager, en connaissance de cause.S'entendre avec les autres hommes".c'est là.comme le soulignait Lavelle.la question essentielle.Mais il s'agit d’une entente à constituer car elle n'est jamais donnée.Il faut s'entendre dans la discussion, dans la confrontation.L’entente n est pas possible si les positions de chacun ne sont pas clairement définies et acceptées ou du moins respectées par l’autre.Et ceci vaut à tous les niveaux de la société.Si nous reprenons l’exemple du chrétien.on peut, empruntant au cardinal Suenens, dire que “le courage, c'est la fidélité quotidienne au Saint-Esprit nous poussant à parler et à agir quand le silence, le compromis, l'immobilisme seraient tellement confortables et aisés” (Interview au Dr Brauer, dans National Catholic Reporter, 3 septembre 1969 et Inf.C’ath.intern., no 344, 15 septembre 1969, p.23).Pour rendre cette formule acceptable par tous, chrétien compris, il suffit de remplacer Saint-Esprit par homme et dire; le courage, c’est la fidélité quotidienne à l’homme.Notre voeu pour 1972 pourrait donc s'énoncer ainsi: Pour que les hommes s’entendent un peu mieux, que chacun de nous ait le courage de rompre le silence, de rejeter le compromis hypocrite et injuste et de s'engager, socialement, politiquement, pour la justice.La paix n est possible qu’au prix de la réalisation de cet utopique programme.Et, en fin de compte, n'est-il pas vrai qu les hommes, malgré leurs oppositions, sont condamnés à s’entendre?¦ propos d'actualité Monsieur le President et son exécutif.Collège des Médecins et Chirurgiens du Québec Par la voie des journaux, aujour-d hui.nous apprenons que par l'intermédiaire de votre exécutif vous avçz établi oue pour pratiquer la médecine au Quebec il faudra dorénavant être détenteur du diplôme "Licensure of the Medical College of Canada' au lieu du diplôme habituel du Collège des Médecins du Québec Je crois que cette décision est hautement arbitraire et qu elle se refuse à considérer que le Québec, en Amérique du Nord, possède un caractère culturel et linguistique distinctif et extrêmement intéressant par son originalité Votre ignorance de te fait et votre hâte à passer un règlement si discutable amène à penser que vous aviez personnellement des intentions politiques à ce sujet enlever au Québec son caractère specitique et 1 assimiler par divers subterfuges a une autre culture constitue pour nous une lamentable erreur Vous n'avez pas été élus à votre poste pour prendre des decisions qui engagent a ce point notre vitalité culturelle.Quant à nous, nous nous dissocions de votre décision et nous la rejetons comme non représentative de votre volonté Robert BUES médecin Montréal, le24 décembre 1971 Mise au point du député Mark MacGuigan Monsieur le directeur J ai pris connaissance de votre article du 15 décembre dernier au sujet de notre Comité et sous la signature de notre ami Jean-Pierre Bonhomme Je m'étonne vraiment de devoir, à nouveau, faire une mise au point concernant la date de publication de notre rapport La majorité des membres du comité considèrent parfaitement normal le temps qu'il nous a fallu pour discuter dans le plus de détails possibles une question aussi complexe que la question constitutionnelle.Et quiconque connaît les aspects techniques de la préparation d'un rapport bilingue de plus de deux cents pages sera également indulgent.Les mêmes raisons.et nulle autre, avaient motivé notre décision de ne pas présenter de rapport intérimaire avant la Conférence constitutionnelle de Victoria en juin dernier Est-il besoin de souligner de plus le débat en Chambre sur la Réforme fiscale qui a littéralement paralysé le travail des comités.Je n'ai pas l'intention de commenter les questions de fond soulevées dans votre article et qui ne reflètent pas les faits.Votre hypothèse qui nous prête l'intention de mettre la nation canadienne-française sur le même pied que les autres groupes culturels du pays me semble tout simplement aberrante.Laissez-moi entin simplement souhaiter que les orthographes variées de mon nom dans vos articles ne reflètm! pas l'exactitude de vos sources! Le co-président du Comité spécial mixte de la Constitution du Canada Marc MACGUIGAN Ottawa, le 7 décembre 1971 P.S.Datée du 17 décembre, la lettre de M.MacGuigan ne nous est parvenue que le 29 décembre.Un défaut de vigilance qui aura coûté cher On a pu lire dans les journaux le compte rendu de l'enquête sur l'accident survenu dans le métro.La raison invoquée pour expliquer cet accident en laisse plus a'un perplexe.Le fait qu'un conducteur de train ait eu à son dossier pas moins de six infractions et qu'il ait pu continuer son travail nous fait nous poser des questions pertinentes.Comment se fait-il qu'on ait laissé conduire une pièce déquipe-ment "millionnaire' à un individu qui volontairement grillait les feux rouges et qui, de plus.Larmes de crocodiles sur le domaine du Séminaire J'ai été ému jusqu'aux larmes en lisant la page d'annonce payée par "Espaces verts" dans Le Devoir du mardi 21 décembre relativement à l'emplacement du Grand Séminaire.Les toutous de ces messieurs-dames n ont plus que les lampadaires pour faire leurs besoins, les pôvres! Les Westmountais pouvaient pourtant exproprier pour fins d'un parc le terrain maintenant occupé par la Rlaza Alexis Nihon.Ils auraient pu aussi réserver à ce propos quelques terrains sur la montagne de Westmount.Mais ils ne sont pas fous eux! Il n'y avait qu'à inviter gentiment Montréal à réserver et entretenir le Mont Royal pour leur plaisir, et sans bourse délier évidemment.Malgré tout je suis de leur avis : l'emplacement mentionné plus haut doit être préservé mais moyennant une contribution annuelle de $1 million de la ville de Westmount, et ce durant vingt-cinq ans, pour en payer l'amortissement, et afin de créer un parc d'égale étendue dans le quartier Hocheiaga.Il est vrai que dans l'Est il n'y a pas beaucoup de chiens, seulement des enfants! Roger BOURGAULT Montréal, le23 décembre 1971 ignorait les ordres de la centrale’ Après la deuxième infraction prouvée, cet employé aurait dû etre rayé du personnel des conducteurs de tram et ce.pour la sécurité du public voyageur.Le libéralisme de la Commission aura donc coûté aux contribuables de I lie une somme d environ $5.5 millions II faudrait qu à l'avenir on choisisse des candidats qui auront une mentalité autre que celle de ceux qui conduisent les autos tamponneuses au parc Belmont.Ce n'est qu'au prix d'une vigilance de tous les instants queïa sécurité du public voyageur sera maintenue dans ce qui est par ailleurs un très beau métro.Jean-Louis TURPIN.Montréal, le23 décembre 1971 T"' , ,0""1 •" '"¦» ""“''O '*''0" v4- Le Samedi 1er janvier Menu gastronomique avec Rud\ Rudan et son accordéon musette Le Réveillon Français Menu gastronomique Danse C otillons 50 ftt-Jatqur» iVurst, Iflontréal—845-1575 Stationnement gratuit « « r Cartes de crédit acceptées Réservations : 845-1575 3njou (* LA BOUCHERIE CHARCUTERIE FRANÇAISE DE MONTREAL 807 est, rue Laurier - Métro: Station Laurier Tél.: 272-4065 - 272-4086 - 272-5440 Roger Lebert, prop.Diplômé du Club Gastronomique Prosper Montague de Pans EPICERIE FINE D'IMPORTATION Fromage - Pain Français - Café - Bière et Porter LIVRAISON A DOMICILE Volailles et viandes de 1er choix CHARCUTERIE FINE POUR LE NOUVEL AN RÉUJI.I.ON IM .KM K DK L AN Inaugure/ la nouvelle année dans un air de fête et de détente Terrine de canard ou Homard Parisien Consommé aux ProUterolleX ou Boula-Boula Coeur de Filet La Vieille Porte - Bouquetière Crêpe condé ou Timbale caprice M ignardises Café $12.50 Musique et donse ovec le Trio Lionel Corselli MENU POL R LE J01 R DE L’AN Pour commencer en beauté l'année 1972 .lu-, de tomate, pomme ou pamplemousM.-Con-'Ommé l’otage Canadien l’âté maison l’otage l ulliv ateur l’àlé de foie C rente de eeleri de poulet VTeh\ ssoise Coupe de Iruils Irais I I II I T 1)1 DORI AM WIMM 2.l’OITRIM 1)1 II.UNI.DINDE Farce à la sarriette, servie avec eanneherges .VI.SCAI OI’I DI VI Ali NORM AND! I 4.Ml DAM I ONS DI BOM I ST GODARD i 5.ROTI DI.BOFUI SURCHOIX DANS LA LOTI 3.90 4.00 4.25 5.00 5.25 Carottes aux fines herbes - Haricots au beurre Idaho au four.Lyonnaise.Frites.Mousseline Calendrier 72 Timbale Ploucattel • Choix du petit chariot CAI I ENFANTS MOINS DE 12 ANS MOITIE PRIX S RÉSERVATIONS 5 866-3057 l’hicc \ iclnria Stationnenunl gratuit à l'intérieur Dîners.American K\prcss.C arie Blanche.Charges 10» Le Devoir, jeudi 30 décembre 1971 * s m \ 0 Æ a4t?eiejee& e& iiilfil 's s-^ aa-) '''?., 11 ' BUREAU DE COMPTABLES AGRÉÉS ^ recherche étudiants de 2e, 3e et 4e année, C.Â.ou C.G.A.Demandez: Mile Gosselin 672-5513 J /Iacommission scolaire régionale deux-montagne?\ requiert les services d'un PROFESSEUR EN ÉDUCATION PHYSIQUE POUR JANVIER NIVEAUX : Secondaire I à V QUALIFICATIONS : Brevet A, option éducation pi./sique Bacc.en éducation physiaue ou toute autre formation équivalente.Le candidat aura à voyager entre 3 écoles.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae le plus tôt possible à l'adresse suivante.r Directeur du Personnel, C.S.R.Deux-Montagnes, C.P.298, Ciié Deux-Montagnes.UNION DU CANADA J Assurance-Vie Deux postes sont vacants au sein de notre département des ventes; soit l'un au Siège Social et l'autre à la gérance de l'une de nos succursales.-Si vous êtes détenteur d'un certificat L.U.A.T.C.et avez débuté vos études C.L.U, (préférence accordée aux C.L.U.) - Si vous êtes ambitieux, agressif et aimez les responsabilités.Nous sommes disposés a étudier votre candidature à l'une de ces vacances.Téléphonez mercredi ou jeudi, les 29 et 30 décembre, entre 2:00 heures et 5:00 heures p.m., ou 7:00 heures et 8:00 heures p.m., et demandez pour M.Réjean Crête, C.L.U.1005, rue Guy, 514-866-4611 ^Bénéfices marginaux a nos frais.S \ ' COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE CÔTE NORD ^ 275 boul.LaSalle, Baie-Comeau, Sag.P.Q.SERVICES AU PERSONNEL REF.: 2403 Offre d’emploi La Commission scolaire régionale de la Côte Nord est à la recherche d'un COORDONNATEUR DE L'INFORMATIQUE FONCTIONS : Sous l'autorité du directeur general, le coordonnateur de l'informatique organise et coordonne les activités d'un centre de traitement des données ou d'un terminal, d'un centre de traitement des données du ministère de l'Éducation ou d'un autre organisme décentralisé.Il avise le directeur général et assiste les directeurs de services et les principaux d'écoles au sujet de l'utilisation de l'informatique pour la gestion ou pour l'enseignement.QUALIFICATIONS : - Diplôme universitaire avec préférablement une spécialisation ou une concentration en informatique ou l'équivalent.- Trois années d'expérience pimente en informatique.SALAIRE : Selon qualifications et normes du ministère de l'Educution.Les intéressés doivent faire parvenir leur curriculum vitae à l'adresse ci-haut mentionnée à l'attention du soussigné avant le 19 janvier 1972.C.H.Charbonneau, Secrétaire général et directeur des services COLLÈGE D’ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET PROFESSIONNEL MONTMORENCY au personnel Offre d’emploi DIRECTEUR ADJOINT AUX SERVICES PÉDAGOGIQUES DÉFINITION DU POSTE: Sous l'autorité du directeu des services pédagogiques et en collaboration avec lui, ce directeur adjoint sera principalement responsable de la planification des programmes et des cours dans le cadre d'un projet expérimental de personnalisation de l'enseignement et de l'apprentissage.Il devra assumer les fonctions administratives de ce service et favoriser l'interrelotion et l'intégration des familles de programmes entre elles et avec les autres services pédagogiques.FORMATION: - Diplôme universitaire dans l'une des disciplines au programme du collège ou l'équivalent.- Diplôme en administration (de préférence en administration scolaire) ou l'équivalent.EXPÉRIENCE: - Expérience de l'enseignement collégial.- Expérience administrative.ENTRÉE EN FONCTION: Fin janvier 1972.TRAITEMENT: Selon les normes du Ministère de l'Éducation.Toute personne désireuse de poser sa candidature à ce poste, doit le faire avant le W janvier 1972.Les candidatures doivent parvenir au: Secrétaire général, Cegep Montmorency, 3719, boul.Lévesque, Chomedey, Laval.V J COMPTABLES AGRÉÉS Nous sommes à la recherche de comptables agréés ayant de l'expérience dans la vérification publique.Bonnes chances d'avancement et possibilité d'association.Adresser curriculum vitae à: .Case 1 667, Le Devoir Hôpital général de 500 lits demande un CHEF-COMPTABLE Exigences : Doit être porteur d'un diplôme universitaire ou d'une association professionnelle reconnue.- Avoir une expérience pertinente en milieu hospitalier de préférence.Traitement: Selon les échelles de salaire du Ministère des Affaires Sociales.Adresser curriculum vitae à : Case 1668, Le Devoir INGÉNIEUR EN MÉCANIQUE TECHNICIEN - DESSINATEUR EN MÉCANIQUE S.T.P.CANADA LTÉE est à la recherche d'un vendeur expérimenté dans la mise en marché de produits de consommation, dans la distribution ou dans celui de l'automobile.Territoire: Rive-Sud, Mauricie, Cantons de l'Est.Le candidat devra posséder une 1 le année au minimum et être parfait bilingue.Agé de 25 à 35 ans.Salaire très attrayant et boni.Automobile fournie et dépenses payées.Les candidatures devront être adressées à: Case 1671, Le Devoir PRÉPOSÉ SENIOR À LA COMPTABILITÉ A Fonctions: Préparer les entrées de journal et du livre de caisse, dresser le bilan, les rapports financiers et coordonner les documents nécessaires et routiniers pour le grand livre.La préférence sera accordée au candidat bilingue qui aura complété ou qui sera à un stade avancé dans un degré de comptabilité: Salaire hebdomadaire: S180 6 $200.Adresser curriculum vitae à: Case 1672, Le Devoir r DIRECTEUR DE LA PRODUCTION Les candidats auront 4 ou 5 années d'expérience dans un bureau d'ingénieurs-conseils, ayant travaillé sur des projets de plomberie, chauffage, ventilation, climatisation de type commercial et industriel.Nous offrons un salaire de départ établi à partir de la formation et de l'expérience, et qui évoluera par la suite selon le rendement.Les candidats intéressés devront faire parvenir leur curriculum vifae détaillé à: Produits pharmaceutiques Qualifications: Diplôme universitaire en chimie ou pharmacie industrielle.Expérience pertinente à la production de toutes les formes pharmaceutiques.Parfaitement bilingue.Importante entreprise pharmaceutique située dans la région de Montréal.Nos employés sont au courant.Conditions intéressantes.BOUTHILLETTE, PARIZEAU & BUIES 630, rue Lecavelier Ste-Foy, Québec 10 SERVICE SOCIAL On demande Toute demande traitée confidentiellement.Envoyer curriculum vitae à: Case 1669, Le Devoir PROGRAMMEUR - UN CONSEILLER SOCIAL au secteur du Service social scolaire à St-Hyacinthe.Exigences: Diplôme de CEGEP en assistance sociale ou d'école d'aide-sociale; de préférence avec expérience dans un travail similaire.- DEUX CONSEILLERS SOCIAUX au secteur Ressources à St-Hyacinthe, pour évaluation et animation d'auxiliaires familiales et d'aides ménagères.Exigences: Diplômées de CEGEP en assistance sociale ou d'école d'aide-sociale,- sexe féminin; âgées de plus de 25 ans; bilingues de préférence; capacité et intérêt au travail en groupe.S’adresser à : K M.Henri Ciguère, Dir.gén.Service Familial Richelieu-Yamaska 2800, rue Morin St-Hyacinthe, Qué.Tél: 773-841 1 collège de sherbrooke Offre d’emploi Poste: PROFESSEUR en ÉLECTROTECHNIQUE Exigences: — Diplôme de technicien en électronique d'un institut de technologie — Etudes complémentaires à l'E.N.E.T.ou à l'université.— Expérience industrielle minimum 3 ans.Entrée en fonction: Janvier 1972.Salaire: Selon les normes de la convention collective.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 10 janvier 1972 au: ETABLISSEMENT ET EXPLOITATION DE PROGRAMMES Etes-vous amateur de casse-tête?Notre centre d'informatique cherche un programmeur expérimenté dans l'établissement et l'exploitation de programmes pour travailler sur un ordinateur IBM 360/50.La personne qui répondra à nos exigences sera appelée à travailler avec une équipe dynamique qui a la responsabilité de l'exploitation de notre ensemble électronique et elle collaborera à la mise au point de nouveaux systèmes de données en exploitation continue, à partir de la donnée OS/MFT avec HASP.Une expérience approfondie du langage des ordinateurs sera un atout.Si ce poste semble répondre à votre conception d’un défi, nous attendons votre appel.DOMTAR Domtar Limitée Dossier No 1784 874-5536 J ( DIRECTEUR DIS VINTES ^ EN PUBLICITÉ L'une des plus importantes publications d'affaires, en langue française, au Canada est à la recherche d'un directeur des ventes.Fonction : — Couvrir le territoire du bureau de Montréal - Coordonner les ventes en publicité des bureaux de Toronto et Montréal.— Superviser la publicité et la promotion de notre produit.Expérience : Au moins cinq ans dans la vente de publicité à l'échelle nationale.Salaire : Selon expérience.Secrétaire général Collège de Sherbrooke 2965 boul.Université Sherbrooke, Qué.COMMUNICATIONS INFORMATIQOES PLUSIEURS POSTES FONCTION: Prospecter le milieu des affaires et de l’industrie.Analyser le besoin de télécommunications dans les systèmes d’information et de traitement de données des clients éventuels.Elaborer les systèmes de communications requis.Préparer les soumissions, les présenter et conclure les ventes.POSTULANTS: Ayant de préférence de l’expérience dans le domaine de l’informatique et l’habiieté de s’exprimer en français et en anglais.LIEU DE TRAVAIL: Montréal.Fa/re parvenir curriculum vitae (et indiquer traitement demandé) à: Bell Canada Centre de recrutement 601, rue Lagauchetière ouest Montréal 101 (Québec) Bell Canada Faire parvenir curriculum vitae à : L'Administrateur COMMERCE 1080 côte du Beaver Hall Montréal 128, Québec LE CEGEP REGIONAL DE LA CÔTE NORD 'N Campus Mingan recherche les services d'un RESPONSABLE DE LA BIBLIOTHÈQUE FONCTIONS, RESPONSABILITÉS ET TÂCHES : Sous l'autorité du Directeur du Campus, le responsable de la bibliothèque organise et coordonne tous les services de la bibliothèque: réquisition, catalogage, référence, prêt, préparation matérielle, entretien.Il est responsable de l'initiation des étudiants au travail en bibliothèque, du bon ordre et de l'atmosphère générale maintenus à la bibliothèque.QUALIFICATIONS ET EXPÉRIENCE : Le candidat doit posséder un diplôme universitaire en bibliothéconomie obtenu après au moins seize (16) années d'études.Il doit avoir une expérience pertinente de quelques années et, si possible, une expérience de l'administration d'une bibliothèque.TRAITEMENT : Salaire selon les normes du ministère de l'Éducation.Bénéfices sociaux usuels.ENTRÉE EN FONCTION Janvier 1972.Les personnes intéressées devront faire parvenir leur demande ô?v LE DIRECTEUR GÉNÉRAL CEGEP RÉGIONAL DE LA CÔTE NORD 275 Boulevard LaSalle Baie Comeau.y : -l:: i -•nfÏTl'lfi AVANT LE DÉSASTRE ! Don Rowles, membre de l'équipe nationale de ski des États-Unis, a connu la mésaventure que voici alors qu’il s'entraînait à Manchester, au Vermont.Inutile de dire qu'il a fait une chute spectaculaire, mais sans conséquence fâcheuse cependant.(Téléphoto PA) JIM DOOLEY a été congédié hier comme instructeur des Bears de Chicago, de la LNF.Agé de 41 ans.il lui restait encore un an à faire à son contrat de cinq ans.Le propriétaire George Halas devait déclarer: “Dooley n'a pas produit.Son record parle par lui-même: il a connu des saisons successives de 7-7, 1-13, 6-8 et 6-8 pour un total de 20-36.Après tout c est la première fois en 50 ans que nous congédions un instructeur".Le poste est maintenant ouvert à toutes les candidatures.Les Bears ont perdu leurs cinq dernières rencontres après en avoir remporté plusieurs par seulement quelques points au début de la saison.BILL PETERSON, qui a piloté les Gris à une victoire de 9-0 contre les Bleus mardi soir, est bien confiant d’être libéré par rilniversité Rice, afin de pouvoir diriger les Oilers de Houston, de la LNF.Peterson n'a travaillé qu'un an à son contrat de cinq à Rice, et le directeur de cette université a déclaré qu'il le poursuivrait en cour pour obtenir justice.Peter-son a déclaré avoir signé un “contrat à vie" avec les Oilers la semaine dernière.Les AMATEURS de FOOTBALL de Dallas sont patients.Plusieurs ont attendu plus de quatre heures hier pour se procurer les 1,000 derniers billets que les amateurs de San Francisco n’ont pas voulu acheter.Læs billets sont revenus par avion mais ce dernier a été retardé à cause du brouillard, ce qui a créé cette attente.Plus de 65,000 personnes assisteront au match contre les 49ers dimanche à lh30.heure révélée par la ligue hier.La partie Baltimore-Miami suivra sur les ondes de la télé vision à4h30.CHUCK EALEY, quart-arrière du Toledo qu’il a conduit à une 35ème victoire consécutive mardi soir contre Richmond, lors du Tangerine Bowl, connaît lui-mème une série de 65 victoires consécutives, le tout remontant à sa 9ème année d’école.Toledo, classée équipe no 14 aux Etats-Unis, vient de terminer une 3ème saison parfaite de suite.Le record collégial de 47 victoires consécutives appartient à l’équipe Oklahoma de 1950, qui était dirigée par Bud Wilkinson.Les LAKERS de LOS ANGELES continuent de bien manier le ballon.Ils tenteront ce soir de remporter une 30ème victoire consécutive, donc de terminer un 2ème mois consécutif sans défaite.Ils affronteront les Supersonics de Seattle, club qu'ils ont défait trois fois dans cette série victorieuse, un record pour une équipe professionnelle.Le pilote des Lakers, Bill Sharman, déclare cependant: “Ils sont les seuls à nous avoir battus sur la route et ils sont 2èmes dans notre section.’’ Mardi sur la côte, les Lakers ont défait les Braves de Buffalo 105-87.Ils visent maintenant le record d’une saison pour la NBA qui est de 68 victoires, exploit réalisé par les 76’s de Philadelphie en 1966-67.Les Lakers ont une fiche de 35-3.UNE NOUVELLE OFFRE sera faite à la ville de Hamilton la semaine prochaine en vue de construire un amphithéâtre de 15,000 places.La ville espère que l’Association mondiale du hockey pourrait y disputer ses parties.Mais l'AMH a donné jusqu'à 5h ce soir aux dirigeants du Hamilton pour donner une réponse affirmative en ce qui a trait à des facilités pour y évoluer dès l’an prochain.La nouvelle proposition sera faite par Eaglewood Construction, la firme qui a bâti les gradins nords au stade Ivor Wynne cette année.Les dirigeants de la ville de Hamilton ont indiqué qu’ils ne peuvent se permettre d’ériger eux-mêmes un tel amphithéâtre.LA FLAMME OLYMPIQUE a quitte la Grèce hier à bord d’un avion japonais pour être transportée à Sapporo où elle brûlera aux Xlèmes Jeux Olympiques d’hiver en février.Le prince Takeda, du Japon, était à la tête de la délégation japonaise.Des coureurs se sont relayés pour apporter la flamme du stade Panathenian à Athènes, site des premiers JO modernes en 1896, jusqu’à l’aéroport de l’endroit.$2,500 EN AMENDES payées par les joueurs des Browns de Cleveland cette année pour différentes infractions, seront versées à la Fédération des recherches et éducation contre le cancer.Les joueurs des Browns ont demandé que cet argent soit versé à ce Ponds en mémoire de Howard Keyes, instructeur offensif de l’équipe décédé cette année des suites du cancer.r \ \ — •-ri- .K Y*; il* ' Le Devoir, jeudi 30 décembre 1 971 • 11 Myre prend, superbement, la relève et le Canadien gagne 3-2 Vi - n Y—7 ’ a ut miouie.un lancer du revei d?nSn‘a ,oee’.et 1,31,5,es raaios- deson president.DavidMolson! IVfcus a partr de la 9eme minute de la 2ème période, les Canadiens et le Californie les gapé^^de jiKtœse^parl^quipe Inont^éalàfse!,,' n0US d0Dner Un en,eVaDt- Fi"a,e”ent Philippe Myre, à cause du rendement extraordinaire du grand Ken Dryden depuis le printemps dernier, n’en était qu’à sa toute première partie de la saison et il prit, de façon magnifique, la releve.Un arrêt, à la 2ème minute de jeu alors qu’il se retrouva seul devant un Craig Patrick qui s’était échappe, devait donner le ton à la performance de Myre.Il bloqua le lancer de Patrick (Californie était à court d’un joueur)' et l'empêcha de prendre le 1ère période Aucun but.Pun: Shmyr C 0:10, Houle M 4:25, Shmyr C.Tardif E 7:34.2ème période 1- Montréal: Coumoyer (16).8:40 2- Californie: McKechnic (7) Fergason.Robertson.9:16 3- Montréal F Mahovlich (19).9:36 Pun.Harper M 9:05, Richard M 13:53, Vad- naisC, La rose M 15 .07.3ème période 4 Montreal: Lemaire (12) Tremblay.La- rose.7:03 5-Californie: Williams (2) Hicke, Shmyr .18:33 Pun.: D.Redmond C 12:00 Lancers par Californie 11 9 13-33 Montreal 7 14 11-32 Gardiens: Meloche (C), Myre (M).A 17,902.retour.C’était, depuis plu-sieurs mois, la première épreuve subie par Myre et il s en tira de façon exceptionnelle.Tout en prenant, de Meloche aussi bien que de Myre, des leçons sur l’art de bien garder un filet de hockey, les spectateurs n’assistaient guère, d’autre part, à la réussite de buts.Mais ils ne oerdirent rien pour attendre.De la 9ème à la lOème minute du 2ème tiers.Plus précisément en 53 secondes.Ils virent trois buts, dont deux par Canadien.Coumoyer prit une passe-arrêt de Meloche et lança d’un angle prononcé.La rondelle toucha quelques patins et de 1-0 Montréal.Harper était en punition lorsque Walt McLechme, bien placé devant le but, prit une passe de Nurm Ferguson pour annuler le pointage.Mais 20 secondes, acres.French Mahovlich prit contrôle d’une rondelle égarée, lança 45 pieds et trompa Me- loche.A la 3ème période, après que Myre eut deux fois volé autant de buts à un Bobby Sheehan passant chaque fois derrière Pierre Bouchard pour arriver seul devant lui, Jean-Claude Tremblay et La-rose menèrent une contre-offensive.Lemaire hérita du disque, exécuta un lancer-frappé de 20 pieds (dans le coin gauche du filet de Meloche comme l’avait fait Frank M.) et marqua ce qui devait être le but victorieux.Tom W'illiams fit baisser le pointage à 3-2 dans l’avant-demière minute de jeu mais, malgré de superbes efforts.Californie ne put obtenir un match nul pourtant mérité puisque les Seals , cette saison, donnent un spectacle-hockey drôlement supérieur à ceux qu’ils nous offraient auparavant.La soirée appartenait toutefois aux gardiens, particulièrement à Philippe Myre qui, à titre fort juste, eut la lere étoile.M4j •"•••• i :-I: 5 ¦ wm Bobby Orme fait qu'une bouchée des Hawks CHICAGO (PA) - Les Bruins de Boston ont enregistré quatre buts dans les 10 oremières minutes de jeu pour infliger un revers de 5-1 aux Black Hawks de Chicago, hier à Chicago.Sachant que le match était d’une importance capitale pour les deux équipes, l’extraordinaire Bobby Orr y est allé de son 16ème but de la saison en plus de fournir trois 1ère période 1 - Boston : Walton (12) Sanderson, D.Smith.2-Boston: Bucyk(15)SUnfield, Orr.3:20 3 - Boston: Esposito (29) Bucyk, Orr.5:17 4-Boston: McKenzie (9) Orr, Stanfield.9:10 Pun: Magnuson C 4:13, D Smith B 5:38, Magnuson C8:04, Exposito, B 17:31.zeme penode 5- Boston: Orr (16).2:10 6- Chicago: Korab (1) Martin, R.HuD.15:46 Pun: Stapleton C 1:23, D.Smith B 3’40.R.Smith B 8:14, Jarrett C 9:31, Korab C 18:10.3ème période Pun: Mikita C 9:34, D.Smith B 12:07.McKenzie B., Myers C 15:09, Korab C 17:53, Hodge B 17:59, McKenzie B 19:42, Maki C.au Dancaubostcn 19:59.Lanceri par: Boston 8 8 6-22 Chicago 8 10 6-24 Gardiens: Smith, Esposito (C).Johnston pæses sur autant de filets de ses coéquipiers.Mike Walton, Johnny Bucyk, Phil Esposito et John McKenzie ont pu déjouer le gardien débutant des Hawks, Gary Hawks ont conservé leur priorité de neuf points sur les North Stars du Minnesota qui occupent le deuxième rang de IB).A-17,000.Rangers 5, Flyers 1 minutes.Chicago subissait ain si son premier revers à domicile cette saison, soit en 18 parties.De plus, cette défaite des Hawks brisait une série de huit victoires d’affilée, la plus longue de la saison, ainsi 2:27 qu’une série de 10 parties au cours de laquelle, ils n’avaient 3:20 pas perdu un seul match, su?Quant aux Bruins, ils ont s ic porté leur série des rencontres sans défaite à sept.Ils n’ont perdu qu’un seul match au cours de leurs 20 dernières joutes.Malgré leur défaite, les Wings 7, Sabres 3 1ère période 1- Détroit: Johnston (1) Collins, Dionne.1.39 2- Détroit: Collins (9) Dionne.6.22 3 - Détroit: Ecclestone (8) Berenson.6.44 4-Buffalo: 0 Shea (6) Goyette.8.42 Pun: Aucune WAN COURNOYER.par la force des choses, prend la place du gardien Gilles Meloche, des Golden Seals de la Californie, qui semble plus intéressé par ce qui se passe devant lui.Carol Vadnais (no 5) n'est également nullement préoccupé par le rapide numéro 12 du Canadien alors qu'il regarde Réjean Houle (no 14) et son coéquipier Paul Shmyr (no 3) derrière les filets.(Photo Le Devoir par Donati) Deux Canadiens triomphent LA CLUSAZ France (AFP) - Les épreuves de vitesse ont mis en valeur les pilotes canadiens au cours de la dernière journée du Critérium international d’autoneige, hier à La Clusaz dans les Alpes françaises.Organisées sur un lac gelé et recouvert par 10 centimètres de neige tassée, à quelques kilomètres de la station du champion de ski Guy Périllat, les courses qui ,se disputaient sur cinq tours d’un anneau de 800M.ont permis am Canadien s Gilles Bera rd (Northway 290) et Réjean Ouellet ( North way 431) de triompher dans la plus petite et la plus grosse cylindrée.Si Berard njeut aucune peine à gagner dans son groupe, de- ivra Ouellet modi-suivie.Tony Esposito a pris la relève au début du 2ème engagement dans les filets des Hawks.Il n’accorda qu’un la section ouest de la hgue but, soit celui de Orr lors ______________., - ^_________________x „ .uca iuiyvm, uJoseph 274-6513 LUCIEN DAHMÉ, C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 1 10 845-4194 VIAU& ROBIN Comptables agréés LUCIEN D VIAU C A H LIONEL ROBIN, C A JACQUES R CHADILON.C A ARMAND H VIAU.C A J SERGE GERVAIS.C A WAGUIH BOUIOS.C A 4926 ave.Verdun, Verdun 769-3871 Duval, Bateau & Cie COMPTABLES AGRÉÉS 159 ouest, rue Craig, Montréal 126 861 -9987 Thorne, Gunn & Cie Comptables Agréés 800, PLACE VICTORIA, Suite 2604 - Montréal 115 Tél : 878-3011 Bureaux è travan la Canada et carreipondantt dan> le monde entier SAMSON, BÉLAIR, CÔTÉ, LACROIX ET ASSOCIÉS comptables agréés Suite 3100, Place Victoria, Montreal 115 71, rue Saint-Pierre, Québec 184, avenue de la Cathédrale.Rimouski 108 nord, rue Wellington, Sherbrooke 324, rue Des Forges, Trois-Rivières 861-5741 692-1201 724-4136 567-5259 378-4541 y t kl — WMpI «BH.»"1 11 " ¦' «"i .Le Devoir, jeudi 30 décembre 1 971 +13 toronto Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Industrielles Ventes Haut Bas Farm.Ch ADlTlDl Acklands Acklands p Acklnd 2p Acres Ltd Acres A pr Acres wt A.G.FM Agra Ind Alta Gas 1 Alta Gas p Alla G D p Alta Nat Alcan Alcan pr Algo Cent Algoma St Alliance B Almin 2p Anglo-cn Anglo-c pr Ang CT 416 Anthes C p Aquitaine Argus Argus C pr Asbestos 4394 $/% 7% 7% 1400 $8 7% 8 z60 $17 17 17 100 $11 11 11 285 $11 Va 11>/4 11 % 175 $40 40 40 z20 205 205 205 1300 $5% 5% 5 Va 350 $9% 9% 9% 2595 $51 50% 51 60 $75% 75 75% 31 $140 140 140 125 $19% 19 Va 19% 8885 $18% 18% 18% 440 $27 26% 26% 2200 $9 8 Va 8% 2166 $13% 13% 13% 1100 320 310 320 250 $36% 36 36 100 470 470 470 375 $13% 13 Va 13% z13 $30% 30% 303/4 z6 $80 80 80 2661 $24% 24 Va 24 Va 300 $12% 12 12 1450 $9% 9 Va 9% 470 $28% 27 Va 28 + % + 1Vj fonds mutuels Fonds Acrofund Adanac A.G.F Special Fund All-Canadian Compound All-Canadian Revenue All-Canadian Dividend All-Canadian Venture Am Growth Fund Andreae Equity 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Glendale Glengair Gleng B p Gleng A w Gleng U Goodyer G Mckay A G Mckay B Graft G Greb Ind GL Paper GL Pap w GL Power GN Capital GNGas A p Gt W Life Gt West S Greyhnd Grissol F GSW Cl A GSW Cl B Guar Trst Gulf Can Halifax D H Group Hamlton T Hamlton A Hand Chm Hnd C A pr Hardee Hardee pr Hard Carp 1400 $8% 8% 8% 2700 $22% 22% 22% — % 250 $11% 11% 11% z3 $3?% 33% 33% 1000 290 255 290 +40 2860 230 215 220 705 $7% 7% 7% — % 500 $12 11% 12 + % 1000 46 46 46 200 300 300 300 — 5 8000 155 150 150 2047 460 440 440 -10 300 $24 23% 24 4 Va 9541 $19% 19% 19% 100 $88 86 88 + 4 100 180 180 180 -10 750 $14% 14% 14% 300 $23% 23% 23% + % 1000 170 170 170 + 5 50 $28 28 28 z50 $7% 7% 7% 325 $11% 11% 11 Va + % z75 $14% 14% 14% 336 $27 25 27 + 1 174 $17% 17% 17% — % 473 $5% 5% 5% 444 $5% 5% 5% — % 7200 $7 Va 7% 7% 200 $7% 7% 7% 1400 $7 7 7 + Va 500 180 180 180 +20 4640 $31 30% 30% — % 500 $9 Va 9% 9% — Va 2437 $34 Ve 33% 34% + % 415 $22% 22% 22% + % 650 $8% 8 8% — % 4962 $24% 24 Va 24% — % 300 $10% 10 10 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Montréal Vantas Haut Bas Farm.Ch.Abitibi Alta Gas T Alcan Alcan pr Almin 2p Ang CT 4% Aquitaine Asbestos Bank Mtl Bank NS Banq CN Bq Deprg Bq Pv Can Bell Canad 2830 $47 Bell A pr 100 $8 8 8 - 2000 125 120 125 100 $12 12 12 ¦ 100 $9 9 9 198 520 520 520 ¦ 370 $5% 5% 5% ¦ 5300 $53/4 5% 5 Va - 425 $30% 30 30 - 250 $19% 19% 19% • z50 $7 7 7 400 350 350 350 200 $14% 14% 14% 3295 $9% 9% 9% • 600 $9% 9% 9% ¦ 320 $8% 8 Ve 8% 3063 $26 25% 26 ¦ 100 390 390 390 ¦ 300 $8 Va 8% 8% - ’.300 80 78 78 600 170 170 T70 - 100 $30 Va 30% 30% ¦ 1 175 $72% 72 72 ¦ 131 $22 22 22 400 $5% 5% 5% • 1300 89 80 89 • 8540 $11 Va 11% 11% - 7250 $14% 13% 14% ¦ 3150 575 545 575 ¦ 1925 $7% 7 7 2600 235 230 230 700 $15% 15 Ve 15% 200 $18% 18% 18 Va ¦ 588 $18 Va 18 Va 18 Va ¦ 200 200 200 200 1783 $5% 5% 5% 1200 170 170 170 100 410 410 410 9066 $19% 19% 19% 670 $19% 19% 19% 400 $18 17% 173/4 5748 $38% 37% 38% 325 $14% 14 14% 235 $34 33% 33 Va 50 $33 Va 33 Va 33 Va 100 $113/4 11% 11% 100 315 315 315 200 23 23 23 400 $10 10 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Ind Oshawa A Oshawa w Pac Pete Peel Elder Pembin A Pembin B Pemb D p Penningtn PC Jwl A P Dept S Petrofina Phillips Cb Pitts Eng Pow Corp Pow Crp pr Pow C 5 pr Price Com 1200 8105 1235 4850 z44 1740 z65 zl 1500 3825 $9 Vs 1614 $11 644 $21V8 21% 21% $5 465 495 +25 $11% 10% 11% + Vs 135 135 135 $31% 31 31 + % $13% 13% 13% $6% 6% 6% $6 Va 6% $25 25 6 Va 25 $11% 11% 11% 9 9% + % 10% 11 + % 350 $10 1980 2540 200 1300 1200 Prov B Can z!20 Q Brdcast Que Tel Quinte C Quinte A Rank Org Readers D Reed Oslr Reichhold Reitman Reitman A 400 400 800 700 10 10 + % $14% 14% 14% + % $5% 5 Vs 5% + Vs $283/4 283/4 283/4 + % $8% 83/4 83/4 - Vs $7 Va 7% 7% $13% 13% 13 Va 5 5 14 14 200 + 5 200 $5 $14 200 200 200 200 5140 $22 Va 21% 213/i - % 300 $7% 7% 73/4 + Vs 1720 $8 Va 8% 8 Va 360 $9 9 9 475 $193/4 19% 193/4 - % 200 $19 183/4 18% - Va + % + 5 - Vs + % - 5 - 1 - % + 1 + 1 - % + 1 Revelstk 914 $15 143/4 15 Reynold p 35 $63 63 63 Rileys D 500 180 180 180 Ripley Int 400 350 335 335 R Little zl $34% 343/4 34% Rolland 100 310 310 310 Rothman 3995 $17 163/4 17 Rothmn w 2760 350 330 340 400 $83/4 8% 8% + % 5150 $30 29% 29% - % 1000 185 185 185 +10 2720 $6 Va 6% 6% + % 1400 490 480 480 - 5 Rothm 2p Royal Bnk Royal Trst Ryl T M Russel H Russl H p StL Cem A StL Corp p St Maurice Sandwell Sayvette Schneid b p Scintrex Scot York Scot Lasal Scot Mis pr Scotts Seaway pr Sec0 Cem + % + 10 2025 $193/4 19% 19% - % 6260 $29 28% 29 + % 975 $36% 36% 36% + % 125 $14% 14% 14% - % 500 $9 9 9 - % z50 $20 20 20 100 $36 Va 36 Va 36% + % z5 $64 64 64 1850 66 65 66 -4 500 $6 5% 5% + % 900 485 485 485 100 $8% 8% 8% 300 275 275 275 -15 500 200 150 $7 Va 7% 300 $15% 15Va 15% 400 $5% 53/4 5% + % 1900 $10% 10% 10% 650 $11% 11% 11% - % 1736 $18% 18% 18% 615 $20% 20Va 20%+1% 150 $53/4 5% 5% + % 100 $9% 9% 9% + % 952 470 470 470 +5 720 $27% 27 27 - % 110 330 330 330 -10 152 $47 46% 46% - % 35 $33Va 33% 33%+1% 14Va 14% - Va 7% 7% 14% 15 + % 2735 $25% 24% 25 - % 100 $14 14 14 200 $22Va 22% 22Va 1000 295 290 290 -35 810 $23% 23% 23% - % 275 310 310 310 +5 375 $39 Va 39Va 39% + % 375 $19% 19% 19% + % 50 $75 75 75 +5 5450 $13% 133/4 13% - % 200 90 90 90 Charter Ind 200 150 150 150 Chemcell 2150 460 450 450 +5 25000 $8 8 8 - % 210 $7% 7% 7% - % 100 $11% 11% 11% - % 1810 450 440 440 -10 600 $19% 19% 19% - %.900 $11% 11% 11% + % 4400 425 420 425 1200 $18 17^4 17% - % 150 $24% 24% 24% 4 % 3565 $303/4 30Va 30% - V» 525 $24% 24% 24% - % 5412 $10 10 10 4300 $15% 14% 14% - % 975 $193/4 19Va 19% - Va 2225 $12% 12Va 12 Va 840 $20% 20% 20% + % 150 $12% 12Va 12 Va - '/s 600 $5 Va 5% 5% + % 100 260 260 260 +35 916 $16% 16% 16% + Vs 100 455 455 455 -10 650 $13 13 13 + % 800 $5 Va 5 Va 5 Va - % 1000 180 170 170 -10 1265 $183/4 183/4 183/4 500 $8% 8% 8% - % 1700 $25% 25Vs 25% - % 411 $32% 32% 32% + Va 3400 $19% 19 19 44% 44% — 1 Vs 100 $553/4 553/4 553/4 - % 100 $15% 15% 15% - % 2410 $19% 19% 19% - % 6285 $31% 31% 31% - % 775 $19% 19% 19% 300 460 460 460 +10 100 $10% 10% 10% + % 5802 $33% 32% 32% - % 1614 $44 433/4 44 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13 $17% CHUM B Con Bath CBath Pr C Text Cons Gas Con Glass Coplnd Crush Int Denison Distl Seag Dofasco Dom Glass Dom Store D Textle Domtar Du Pont Ea Svgs Elec Knt Enamel A Fin Coll Francana Fraser Gaz Metr Glengair GB Cln Grissol F Gulf Can Home A H Bay Co HB Oil Gas 8881 $45 Hud BOPr Husky Oil I AC Imp Oil Imasco Ltd Imsco A I nglis Int Nickel Int Util Intpr Pipe Bourse canadienne Vente» Haut Bas Ferm.Ch.$9 $9 Va 9 Va 9% + % 7% Suite à la page 16 MKARCH Un 600 375 Martim E 300 $30 Mass Fer Micrsyst Micrsys w Mitch A Molson A Monenco Mnt Trst Moore Morse A Morse B N Sea Pr Nfld LP Noranda Nor Ctl G 23 -1 53/4 5% + % 8 8% + % 25% 26 375 375 +1 30 30 (•• 5571 $11 Va 11% 11% - Va 114 $5% SVa 5%+% 600 170 170 170 +10 300 $11% 11% 11% 2725 $19% 19% 19% - Va 500 $6% 5% 6% 265 $17% 173/4 17% + Va 1480 $38% 37% 38Va + % 100 $14 14 14 150 $32 32 32 100 $9 Va 9 Va 9 Va + % 1650 $12% 12 12 - % 1725 $32% 32Va 32% - % 14400 $14% 14Va 14% - % Industrielles Ahed Music 410 460 460 460 -10 Amb Db 71000 130 78 130 + 54 Am Met 200 135 135 135 + 20 .Aquabl 1600 350 350 350 Belg Stand 500 $15% 15 V8 15% + V( Berncam 5600 $5% 53/4 5% + % BrCon Oil 2300 20 2" 20 C Secur A 1000 130 130 130 + 5 Casvant A 100 150 150 150 + 10 Cit Assoc 800 100 75 100 + 30 Com Hold 4100 205 190 205 + 5 Comodor 700 $7% 7% 7% + % Delta Bn 300 165 165 le>5 Deltan 700 $6% 6 Ve 6% + % Delt Pan 100 100 100 100 Drum Die 2100 17 16 17 + 2 Hambro 500 $14 14 14 + 1 Int Atlas 411 25 25 25 -1 IntPt 6pr 125 $25 20 25 + 17 Inv Found 62 $43 43 43 + 2 Naf Nursing 200 165 165 165 -10 Pac Atl In 1000 425 425 425 + 20 Paco Cp 3140 240 200 235 + 60 Proflex 880 220 205 220 + 5 Reprox 400 170 170 170 + 5 R RD 1199 $6% 6 6 Va R RD wts 249 55 55 55 + 5 SCU 100 160 160 160 -15 SXL Div 400 $9% 9% 9 Ve + '/( Spart Air 7000 43 40 40 Supack 100 425 425 425 Unican Sec 1000 400 395 400 Val Mr A 200 165 165 165 Wabasso 100 S18 V: 18 V: 18 Va Whiterk 100 $14% 14% 14% + V Mines et Pétroles Abcourt 1000 28 28 28 Abitib Asb 1836 190 165 175 -25 Acroll Ltd 8200 60 59 59 +3 AIS 350 590 585 590 Ajax Min 2000 22 22 22 + 1 Albar 600 19 19 19 Ameran 4000 5 4 4 -2 Atl Nick 3000 25 23 25 + 4 Atl Tung 1500 16 16 16 + V Avilla 19500 28 25 28 Basic Res 1000 310 310 310 Baker Tic 2000 40 40 40 Bateman 1500 5 V2 5 Va ! 5 Va Beauce PI 2000 1 1 1 Bluewtr 1000 90 90 90 Buffalo Gas 700 195 170 195 -5 Cadillac Ex 2300 165 160 165 -4 Candex 1000 12 12 12 -2 Cdn Mag 500 30 30 30 -1 Canadore Cannon Capri Castle Oil Cedarv Chib Cop Chipman Clero Con Dev Gorge Crusade D Lease Dumont Eagle Min Expo Iron Fab Met Fall Min Flint Rk Gaspe Q Goldex G E Res Gr Coast James B Jamex Kallio Kal Res Labrador Ladubor Lederic Lingside Lynx CEx MacLan Maybrun Menorah Midepsa Min Ore Mistango Mt eagle Muscoch Nw Form N Insco N Mt Cost NW Unisp Norco NA Rare Norse Nouvelle NQN Min Pac Ni M Panaca Phoenix Probe Mn Puma P Que Expl Q Antim Que Cobit Que Uran Queenstn Roy Agas StL Col Scimnx Sil S w A Sil Stack Slocan S Dufault Subeo Terrex Toronado Transtere Triton Expl 3000 West Hill 2000 Wilm Crk 35000 Wh Star 3000 Wrightbr 2500 Zinat Mines 6000 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL Assistance Judiciaire COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) SO: 12-018442*71 Dame (Totbilde Langan.épouse commune en biens de Emile langan.domiciliée et résidant à 5802 nie Jeanne-Mance, dans les cité et district de Montréal (Requérant le! -vs- Emile langan.jadis des cité et district de Montréal et maintenant de lieux inconnus.Intimé (e> PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé (e) Emile langan est par les présentes requis de comparaître dans un délai de M jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu’elle sollicite contre vous.MONTREAL le 23 décembre 1971 (si Jacques Perron.REC.ISTRAIRE AVIS est donné par les présentes que le contrat ùe vente en date du 2 décembre 1971 à CAMERON FACTORS LTD de toutes dettes, présentes ou futures, payables à BANTAM FASHIONS LTD.a été enregis tré au bureau de la division d'Enregistre-mrat de Montréal le 20 décembre 1971 sous le numéro 2319727.‘Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 3 novembre 1971, par lequel Emmar Distributors Ltd.a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal, à titre de garantie, à été enregistré nu bureau de la Division d’Enregistrement de Montréal le Sème jour de novembre 1971 sous le no: 2311290.Banque de Montréal, le Sème jour de novembre 1971.Avis est par les présentes donné, conformément à l’article 1571- D du code civil de la Province de Québec, que Safeway Farm Eqidpment Co.Ltd.dont la principale place d'affaires dans la Province de Québec est située dans le district judiciaire de Bedford.Qué.a transporté toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs à La Banque Provinciale du Canada à titre de garantie.par acte portant la date du 24ème jour du mois de février 1971 et enregistré au Bu reau de la division d enregistrement de Shef-ford le 2ème jour du mois de juin 1971 sous le numéro 199394 et également enregistré au Bureau de la Division d'Enregistrement de Rouville le 12ème jour de juillet 1971 sous le numéro 111071 Daté à Montréal.P.Q.ce 20ème jour du mois de décembre 1971.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA LA COMMISSION DES ÉCOLES CATHOLIQUES DE MONTRÉAL DEMANDE DE SOUMISSIONS No 2163-P La Commission des Écoles Catholiques de Montréal recevra jusqu'à dix heures de l'avant-midi (heure de Montréal), le 12 janvier 1972, des soumissions, sous enveloppes scellées, pour la fourniture de MAGNÉTOPHONES ET ÉCRANS DE PROJECTION.Les soumissions doivent être faites sur les formulaires officiels fournis par la Commission et doivent être accompagnées d’un chèque de garantie équivalant à au moins dix pour cent (10%) du montant total de la soumission.Ce chèque doit être libellé à l'ordre de la Commission des Écoles catholiques de Montréal et doit être visé par une banque canadienne ou une Caisse populaire Desjardins.Les soumissionnaires pourront se procurer les devis et les formulaires de soumission à compter de neuf heures de l'avant-midi, le 4 janvier 1972, au bureau de s Monsieur André Tétreault, Directeur du Bureau des Achats, Pièce A-305, Centre administratif, 3700 est, rue Rachel, Montréal 406.Les soumissionnaires sont invités à assister à l'ouverture des soumissions qui aura lieu à l'heure et à la date indiquées au début de cet avis.La Commission ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Le secrétaire, Sylvie de Grandmont PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL.AVIS PUBLIC est, par le présent donné à dame ANNA COR NE SS, épouse de M.Dollard Turgeon.rentier, actuellement domicilié au numéro 297 Boulevard Laurier, à St-Basüe le-Grand, comté de Vercbères.P.Q.avec laquelle il a contracté mariage co l’église Saint-Enfant Jésus de Montréal, le 2 juillet 1927.qu’une requête de ce dernier, en vue d’être autorisé à signer seul, vu l’absence de son épouse, un acte de vente d’un immeuble qu’il possède en la dite paroisse de St-Basile-le-Grand.étant partie Ou lot no 323 des Plan et Livre de Renvoi Officiels de la paroisse de St-Bruno, d’en toucher le prix, et en donner bonne et valx ble quittance, sera présentée à la dite Cour, au nouveau palais de justice, à Montréal, chambre 2-114, le mercredi, vingt-sixième jour de janvier prochain 11972), à dix heures du matin, le tout, en conformité avec l’article 182 du Code CKil, et de l’article 139 du Code de Procédure civile de cette Province.Eugène Kandfield.notaire.133 rue Messier Mlle Mont St-Hilaire, co.Rouville, P.Q.a Hydro-Québec APPEL D’OFFRES DST-71-10418 pour 10h30 a.m.heure de Montréal le mardi 18 janvier 1972 Région Saint-Laurent TRAVAUX DE MODIFICATIONS ET AMENAGEMENT DE BUREAUX AU CENTRE DE SERVICE J ARRY ET AU GARAGE NO 2 Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de $25 pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou manda) payable à l'Hydro-Québec.du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30 p.m.à l'endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no 809 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal 128, Qué.Canada Un dépôt de soumission au montant de TROIS MILLE DOLLARS ($3,000).chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l'Hydro-Québec, remboursable sous cond^ion, doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés.compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de l'Hydro-Québec sont admises à so umissi onner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les co-secrétaires B.LAÇASSE • W.E.JOHNSON Montréal, le 23 décembre 1971 AVIS est par les présentes donné que le contrat en date du 24 novembre 1971 par lequel Bunny Graph Limited a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal, à titre de garantie, a été enregistré au bureau de la Divion d’Enreglstrement de Montréal le ITème jour de décembre sous le numéro 231-9240.Banque de Montréal, le 30 décembre 1971 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 17 décembre 1971 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Georges Gravel faisant affaire sous la raison sodale de Quebec Automatic Sprinkler Enrg.a été enregistré au bureau d’enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 22ème jour de décembre 1971, sous le numéro 2320226.te 22ème jour de décembre, 1971 LA BANQUE TORONTO-DOMINION a Hydro-Québec APPEL D'OFFRES GPE-71-10414 pour 10h30 a.m.heure de Montréal le mardi 29 février 1972 Institut de Recherche de l’Hydro-Québec Sainte-An ne-de-Varen nés (Comté de Vercbères) FOURNITURE DE SECTIONNEURS (51) • 735 kV, (63) • 315 kV ET (5) -230 kV Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de $25 pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à l'Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30 p.m.à l'endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no 809 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal 128, Qué.Canada Un dépôt de soumission au montant de QUATRE-VINGT-DIX MILLE DOLLARS ($90.000), chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l'Hydro-Québec.remboursable sous condition, doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés.compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Canada et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de l'Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L’Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les co-secrétaires _ B.LAÇASSE-W.E JOHNSON Montréal, le 27 décembre 1971 AVIS est par les présentes donné que le contrat en date du 24 novembre 1971 par lequel Input Trends Inc.a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal, à titre de garantie, a été enregistré au bureau de la Division d'Euregistrement de Montréal le 17e jour de décembre, 1971 sous le numéro 2319241.Banque de Montréal, le 30 décembre, 1971 AMS est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 21 décembre 1971 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures parables à COATMASTER INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le vingt-deuxième jour de décembre 1971, sous le numéro 2320190.Ce 23ième jour de décembre 1971 LA BANQUE TORONTO-DOMINION a Hydro-Québec.APPEL D’OFFRES HIR-71-10406 pour 10h30 a.m.heure de Montréal le ma’-di 25 janvier 1972 Institut de Recherche de l'Hydro-Québec Saint e-Anne-de-Varennes (Comté de Vercbères) FOURNITURE DE TRENTE-SIX (36) RESISTANCES 72kV POUR LE LABORATOIRE GRANDE PUISSANCE Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de $25 pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à l'Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30 p.m.à l’endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no 809 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal 128, Qué.Canada Un dépôt de soumission au montant de DIX MILLE DOLLARS ($10.000), chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une Caisse populaire, payable à l’Hydro-Québec.remboursable sous condition, doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Canada et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de l'Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les co-secrétaires B.LAÇASSE-W.E.JOHNSON Montréal, le 23 décembre 1971 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 1 novembre.1971 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à MISSY HOUSE INC.a été enregistré au bureau d’enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 2ième jour de novembre 1971, sous le numéro 2310309.Ce 23ème jour de décembre, 1971.LA BANQUE TORONTO-DOMINION AMS est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 29 novembre 1971 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Smith Display Inc.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal le lOème jour dt décembre 1971, sous le numéro 2317909.Ce 24e jour de décembre.1971 LA BANQUE TORONTO-DOMINION a Hydro-Québec APPEL D'OFFRES HIR-71-10405 pour 10h30 a.m.heure de Montréal le mardi 25 janvier 1972 Institut de Recherche de l’Hydro-Québec Sainte-An ne-de-Varen nés (Comté de Vercbères) FOURNITURES DE TROIS (3) AUTOTRANSFORMATEURS MONOPHASES 42 kV, 55MVA Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et p>eut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de $25 pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à l'Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30 p.m.à l'endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no 809 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal 128, Qué.Canada Un dépôt de soumission au montant de DIX MILLE DOLLARS ($10.000).chèque officiel d’une banque à charte du Canada ou chèoue visé tiré sur une banque a charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l'Hydro-Québec, remboursable sous condition, doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Canada et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de l'Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter Lune quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les co-secrétaires B.LAÇASSE W.E.JOHNSON Montréal, le 23 décembre 1971 AMS est par les présentes donné que SWAN CLEANERS INC.NETTOYEURS SWAN INC., une corporation constituée en vertu de là Loi des Compagnies de Qnébec, et ayant son siège social dans la Gté de Montréal, s'adressera au Ministre des Institutions Financières, Compagnies et Coopératives de la Province de Québec, pour obtenir la permission d'abandonner sa charte selon les dispositions de la Ix>i des Compagnies de Québec.DATE A MONTREAL.ce23ième jour de décembre.1971.Secrétaire - Edouard Lalumière Hydro-Québec pour et au nom de la Société de développement de la Baie Jaffîes APPEL D'OFFRES SDBJ-71-10 015 pour 10H30 a.m.heure de Montréal le jeudi 27 janvier 1972 CONSTRUCTION DE LA ROUTE CHIBOUGAMAU-LAC MISTASSINI SECTION NO 5 (MILLE 68.45 AU MILLE 108.1) Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de $25 pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à l’Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30 p.m.en s'adressant au: Directeur des Contrats HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Bureau no 809 Montréal 128, Qué.Canada Un dépôt de soumission au montant de CENT MILLE DOLLARS ($100,000).chèque officiel d une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à la Société de développement de la Baie James, remboursable sous condition, doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d’affaires au Canada et qui auront obtenu I e doc ument d’appel d’of fres directement de l’Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L’Hydro-Québec agit au présent appel d’offres uniquement en sa qualité de mandataire de la Société de développement de la Baie-James et non en sa qualité personnelle.La Société de développement de la Baie James se réserve le droit de rejeter l’une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les co-secrétaires HYDRO-QUEBEC B.LAÇASSE - W.E.JOHNSON Montréal, le 22 décembre 1971 1000 500 2000 445 1966 2000 2269 4000 20210 9000 3200 4100 1000 2450 2000 1000 11900 6400 76500 13500 15000 701 2000 5000 1100 1000 100 1000 2000 2000 1200 4000 2000 2600 1000 3000 5000 1000 2501 8066 3500 600 3500 3736 8000 15200 1000 1500 7000 3500 634 10500 1400 1000 10000 1100 500 3000 4533 200 2000 200 2000 3500 1000 13500 20000 5500 10000 13 13 13 +3 6% 6% 6% 13 13 13 165 150 165 +25 37 36 37 -1 20 20 20 +2 45 45 45 -5 6 5 5 - % 83 73 83 +8 23 23 23 +3 75 72 72 + 2 6 6 6 32 32 32 +3 290 260 260 -30 42 42 42 +2 3 3 3 -1 132 129 131 193 185 190 -5 74 60 74 + 14 129 122 128 +8 34 33 33 480 470 470 -10 19 19 19 + 1 30 29 30 + 1 475 450 475 + 25 58 58 58 $35 Va 35% 35% +1 88 88 88 18 Va 18% 18% + % 2% 2 Va 2% - % 130 130 130 -5 60 57 60 -4 11 10 10% - % 12 11% 12 + 1 15 15 15 -3 5 5 5 +2 12 12 12 -1 36 36 36 + 1 18 17 18 3% 3 3% + % 39% 38 Va 39% - % 14 14 14 + 1 43 41 41 -2 119 115 115 + 10 18 17% 17% - % 80 80 80 10 10 10 19 16 19 +3 34 32 34 + 2 45 42 45 + 4 775 750 750 -5 20 18 20 - % 85 85 85 +3 14 14 14 28 25 27 -3 50 50 50 24 24 24 -1 20 18 18 -2 28 28 28 -1 110 110 110 + 10 52 52 52 201 201 201 -18 23 23 23 -7 71 70 71 +3 4 4 4 11 10 11 + 1 14 14 14 25 24 25 +3 20% 20 Va 20% - % 70 70 70 6 6 6 -4 44 43 43 Va - % 15 15 15 30 29 30 14 12 12 -1 Un véhicule roumain importé aux É.-U.DETROIT (AFP)-Après l'Europe occidentale et le Japon.c’est au tour de la Roumanie de s'attaquer au marché automobile américain.La société East Europe Import Export Co.une entreprise spécialisée dans le commerce avec les pays d’Europe de Test, a présenté hier à Détroit un véhicule à quatre roues motrices fabriqué en Roumanie, P'ARO".L"‘Aro".qui ressemble un peu à une jeep, se vendra aux Etats-Unis aux alentours de 2,995 dollars, soit un prix nettement inférieui aux jeeps de mêmes dimensions qui sont toutefois plus puissantes et plus confortables.Cest le premier véhicule fabriqué en Europe de l’Est importé aux Etats-Unis depuis la libéralisation du commerce entre les Etats-Unis et les pays communistes.IMPORTANT J.-C.MARTEL INC.(Autrefois NORTHWOOD LUMBER INC.) AVIS DE PAIEMENT ET&OU DE GARANTIES ADDITIONNELLES, AUX DETENTEURS D'OBLIGATIONS, SERIE “A”, EXISTANT EN VERTU DES TERMES D’UN ACTE DE FIDUCIE INTERVENU LE 1er OCTOBRE 1964, ENTRE LE FIDUCIAIRE ET LA COMPAG NIE DEVANT ME GEORGES ARCOUETTE, NOTAIRE.Tous les détenteurs d’obligations de J.C.MARTEL INC.(autrefois NORTHWOOD LUMBER INC.) (obligataires) peuvent à leur choix: 1 OPTION: Etre remboursés intégralement par le Fiduciaire, Société Nationale de Fiducie, en capital au pair et intérêts courus à la date du paiement de toutes les obligations qu’ils détiennent, plus les intérêts de retard sur les intérêts dus depuis le 1er octobre 1971 contre remise des dits coupons et obligations audit Fiduciaire.Cependant, dans tous les cas, les intérêts de retard seront arrêtés au 31 décembre 1971.Pour exercer cette option, les obligataires doivent présenter, avant le dixième jour de mars 1972, leurs obligations avec tous les coupons s’y rapportant en livrant ou en envoyant leurs dites obligations avec leurs coupons, à Société Nationale de Fiducie, 385 est, rue Sherbrooke, sous pli recommandé Dans les cas où les obligations sont enregistrées, celles-ci doivent être accompagnées d’une procuration pour fins de transfert.2 OPTION: Conserver leurs obligations et être payés immédiatement des intérêts échus au 1er octobre 1971 plus les intérêts de retard contre remise des coupons d’intérêts au Fiduciaire et etre par la suite payés en capital et intérêts aux échéances respectives comme prevu à l’acte de Fiducie.Les intérêts de retard sont arrêtés au 31 décembre 1971.Dans ce cas, les obligataires doivent garder leurs obligations et livrer ou envoyer sous pli recommandé, les coupons échus et dus le 1er octobre 1971, et Société Nationale de Fiducie paiera le montant des coupons plus tous les intérêts de retard sur iceux arrêtés au 31 décembre 1971.N.B.La Banque Canadienne Nationale a garanti et garantit le paiement de toutes les obligations, des coupons et de tous les intérêts sur iceux; cette garantie s’applique aux deux options.Les obligations au montant de $80,000.00, taux d'intérêt STS?, échues depuis le 1er octobre 1971 seront remboursées sur présentation et remise des obligations et des coupons au Fiduciaire plus les intérêts courus pour une période ne dépassant pas le 30 janvier 1972 plus les intérêts de retard arrêtés au 31 décembre 1971.Toutes les obligations enregistrées doivent être accompagnées d’une procuration.FIDUCIE, Fiduciaire Me F.-Eugène Therrien Me Gérard Boyer 14 • Le Devoir, jeudi 30 décembre 1971 L’ÉCONOMIE ET LES AFFAIRES Un sondage rue Saint-Jacques Que fera la Bourse en 1972?André BINEAL, Frandevcor Investments Ltd.Les bourses canadiennes et américaines connaîtront une bonne année en 1972 reflétant le regain de confiance des investisseurs vis-à-vis de l'économie nord-américaine.Les ententes survenues récemment au sein du Groupe des Dix pour un règlement de la crise monétaire internationale font en sorte que l'on tournera maintenant son attention vers les progrès réalisés au niveau de la politique économique.On s'aperçoit qu’il y a véritablement eu reprise en 1971 tant aux Etats-Unis qu’au Canada.La poursuite de dépenses à la consommation élevées, de l’accroissement de la main d’oeuvre, du haut niveau d’activité dans le secteur de la construction, de la hausse des profits des compagnies, qui sera alimentée par des mesures monétaires et fiscales décidément expansionnistes, entraîneront un otpimis-me qui se reflétera par une montée de 15% à 25% des indices boursiers.Nous verrons le Dow-Jones franchir le cap du 1,000 et s'approcher du 1,100 alors que l’indice des industriels de Toronto touche- Nos Meilleurs Voeux MAJOR & MARTIN, INC.EXPERTS-CONSEILS dans les programmes gouvernementaux d'aide à l'industrie et le financement industriel w 1440 ouest, rue Ste-Catherine, suit 509 g Montréal 107, (Québec), Canada » jjj _ Téléphone: (514) 866-3088 $ 5aaBajSg5S5Sjafi{3SS9i5Sg538S53Sa5»SS»55St5S55S5SS5»5J!S(5SS55»53SS53sJ iSîtîSSî5SSSS»îaSÎ5SgïS«W5SKÇ5!SS»Sîa53S53!SSt5SS(5S>SSS!iSSg53!«ïKÎSSg $ n 1 I S Puisse la nouvelle année |» 2 vous êfre favorable g A.BAUMANN ET ASSOCIÉS ÉCONOMISTES ¦ INGÉNIEURS CONSEILS - RELATIONS INDUSTRIELLES • ETUDES TECHNICO-ÉCONOMIQUES - EVALUATION ¦ CLASSIFICATION • COORDINATION DE PROJETS g Montreal 1015 St.Alexandre (128) 861-6701 | ^W3J8a3!5S'RWS«5!WE»ttJSS5S555!assg55WSS53SaBajesa»éSJ»S3805sa8 ra 215-225.Au Canada, les secteurs des banques et des pétroles entraîneront le marche en début d’année, le premier à la publication de profits nettement en avance sur l’an dernier, le second à l’arrivée des résultats des programmes de forage en cours dans les régions frontalières, notamment dans le delta du McKenzie et dans les îles de l’Arctique.Les secteurs manufacturiers et des métaux de base prendront la relève au fur et a mesure que s’accélérera l’expansion de l’économie nord-américaine.La stabilisation des taux d’intérêts, et leur possible remontée (légère), pourraient influencer négativement la performance des titres de services publics alors que les titres de consommation (ventes au détail) se vendent déjà à des multiples prix / bénéfices trop élevés.Le secteur des boissons et liqueurs fera aussi bien que la moyenne du marché.Claude BLANCHARD Graenshields Inc.Les bourses nord-américaines sont actuellement dans une phase de recouvrement en raison de l'amélioration des perspectives d’une expansion soutenue de l’économie ainsi que de la disparition graduelle de nombreuses incertitudes qui sapaient la confiance des investisseurs depuis septembre dernier.Plus particulièrement, les récents accords sur le réalignement des parités et autres problèmes affectant le mécanisme monétaire international durant la dernière décennie rpnrésentant un pas important vers un retour à l’ordre et à la stabilité du système.La mise en place du programme de restrictions des salaires et des prix aux Etats-Unis est appliquée avec discernement malgré les craintes exprimées au début.L'expansion des affaires au Canada progresse à un rythme impressionnant et cela est reflété dans l’augmentation des bénéfices des sociétés depuis le quatrième trimestre de 1970.En 1972, les bénéfices dépasseront probablement de 15%> le total de ceux de 1971.Par conséquent, une augmentation des cours des valeurs est en vue.Les industries domestiques traditionnelles - qui bé- Les résolutions se prennent, selon la tradition, dans le temps du Jour de l’An.Les promesses se font, selon la tradiUon aussi, dans le temps des élections.L’année qui vient en étant une d’élections, il y a de fortes possibilités que le citoyen soit soumis bientôt, de la part de ses représentants élus, à toute une série de déclarations prenant tantôt l'allure d’une promesse tantôt l'apparence d’une résolution, pour ne pas dire d’un objectif.Pour empêcher la répétition d’un 100,000 fois célèbre malentendu, noiu avons pensé faire appel à un certain nombre d’experts en matière de placement pour obtenir leur avis quand à l'évolution des choses dans le domaine, très restreint il est vrai, de la bourse.Ainsi, par exemple, si le président Nixon affirmait un bon matin qu’il “verrait” le Dow Jones à 3,000 à la fin de 1972, les personnes ayant pris connaissance des opi-nions qui suivent sauraient tout de suite s’il faut classer la nou-velle aux tiroirs '‘ s ’.onnes blagues, du réalisme, du rêve ou des lapsus.Donc, que fera la bourse en 19T2?Cette question, nous l’avons posé sans le préambule qui précède bien sûr, à une vingtaine de personnes travaillant, à titres divers (analyste, gestionnaire, représentant de courtiers), rue St-Jacques ou dans les environs.Nous avons demandé des opinions personnelles, de sorte que les prédictions et commentaires émis n’engagent en rien les maisons pour lesquelles ces personnes exercent leur compétence.La raison sociale mentionnée en regard de chaque nom ne sert qu’à mieux l’identifier.néficient des régimes fiscal et monétaire stimulants et du mouvement à la hausse des dépenses des consommateurs, du gouvernement et de la construction - de même que les secteurs cycliques (par exemple, les métaux, l’acier, l’équipement lourd et le transport), devraient être les premiers à tirer profit d’une hausse des cours.Germain BOURGEOIS, Burns Bros, and Denton Limited Les changements de la masse monétaire ont toujours affecté les marchés financiers et l’économie.Depuis un an et demi, les Etats-Unis ont connu la plus grande expansion monétaire de l’après-guerre.De plus, environ trente milliards de fonds privés avaient quitté les Etats-Unis pendant la dernière crise.Une bonne partie de cette liquidité devrait retourner au pays, créant ainsi une forte demande pour les actions et obligations.Donc, en 1972 les marchés réagiront très favorablement et nous prévoyons que l’indice Dow Jones atteindra le niveau historique de 1050-1100.Les marches canadiens suivront tout naturellement.Le réalignement des monnaies- favorisent surtout les compagnies qui vendent en livres sterling, du cuivre, du plomb et du zinc.Si nous supposons des prix constants sur JOGNEZ-MDUS A IA COLLECTIVITE IFONDSCQLECTF'A” pour celui qui recherche l'accroissement de son capital en même temps qu'un certain revenu.Le portefeuille comprend surtout des valeurs canadiennes de choix.FONDS CQLEQIF“B” revenu et sécurité, buts premiers de ce fonds, dictent un portefeuille d'obligations comprenant tout de même une légère proportion d’actions.FONDSCOLECTPC” celui qui désire l'accroissement de son capital trouvera d’excellentes possibilités dans ce portefeuille orienté vers les valeurs américaines.TTTTTTTTTTTTTf?TTTTTTTTTTTTTTT TTTTTTTTTTTTTTT FOND5“SPEC” comme son nom l’indique, ce fonds est spéculatif, ce qui comporte des risques; il est spécial car son portefeuille recherche des situations exceptionnelles.Très sensible aux variations de la bourse, son comportement est spectaculaire.B LB FlÆBvBxJlS COUfCTBNC Une institution du Mouvement des Caisses Populaires Desjardins le marché de Londres et si le dollar canadien reste au pair avec celui des Etats-Unis, le revenu brut de ces compagnies minières serait augmenté d’environ 8.6%.De plus, le retrait de la surtaxe américaine de 10% favorisera les exportations de métaux vers les Etats-Unis et le Japon.André MARSAN Lévesque, Beaubien, Inc.La bourse, telle que mesurée par l’indice des industriels de la Bourse de Toronto, devrait fluctuer entre 180 et 220.Nous croyons que le marché sera plutôt fort au cours des prochains mois.A rnesure que les profits des sociétés enregistreront des taux de croissance de Tordre de 10% à 20% au cours des 3 premiers trimestres de 1972 et à mesure que la confiance des investisseurs sera confirmée, les cours des actions devraient monter au Canada comme aux Etats-Unis.Les secteurs où les taux de croissance sont les plus assurés sont les services publics, les banques, l’industrie du pétrole et du gaz naturel ainsi que le secteur de la consommation.Les secteurs des mines et des pâtes et papiers, n'ont pas fini de régler leurs graves problèmes mais offrent, par la même occasion, un potentiel de croissance plus important.Jules A.HUOT Greenshieds Le réalignement monétaire conclu il y a une douzaine de jours élimine bien des incertitudes qui planaient sur les marchés boursiers.Même si les questions fondamentales de la réforme du système monétaire international et de la nature d’accords commerciaux particuliers n'ont pas été résolus, les accords de Washington ont réglé des problèmes immédiats d’une façon très favorable pour le Canada.Les forces économiques normales et une politique monétaire visant l’abaissement des taux d'intérêt devraient éventuellement exercer des pressions à la baisse sur le cours du dollar canadien.Les secteurs industriels les plus avantagés par ces mesures sont le bois d’oeuvre, les papiers fins, l'aluminium, le plomb, le zinc, les boissons alcooliques et les textiles.Les secteurs déjà à Tabri de la surtaxe américaine à l’importation de 10% est liés à la conjoncture des Etats- Unis, tels les hydrocarbures, le nickel, l'amiante et le cuivre, devraient aussi se comporter très bien; tous ces secteurs, qui sont cycliques, devraient prendre la relève de la bonne performance boursière affichée jusqu’à maintenant r les valeurs représentant e commerce de détail, la 1?construction, la finance et les services publics.En ce qui concerne les indices boursiers, pour ce que des prévisions à cette époque peuvent avoir de significatif, l’indice industriel de la Bourse de Toronto devrait toucher au moins 200 au cours de 1972 et le Dow-Jones 1,000.J5^^î«5S«JS«t5a«5aa3!»3J8a58S558S55Bsa38a3»SJsa5aSt3SSt3W55aStSS5Sîl î Nos meilleurs souhaits a nos clients et amis | Richardson Securities | f of I Canada f i 620 ouest, Saint-Jacques - Montréal Tél.: 849-4751 Administration: WINNIPEG COLOMBIE BRITANNIQUE: Vancouver, Victoria, Prince George,- ALBERTA: Calgary, Edmonton, Lethbridge, Medicine Hat; SASKATCHEWAN: Regina, Sajkatoon, Moose Jaw, Swift Current, MANITOBA: Winnipeg, Brandon; ONTARIO: Toronto, Ottawa, Hamilton, London, Windsor, Chatham, Galt, Kitchener, Kingston, Simcoe, Kenoro; QUÉBEC: Montreal, Quebec; NOUVEAU-BRUNSWICK: Saint-Jean.Fredericton, Moncton,- NOUVELLE-ÉCOSSE: Dartmouth, Halifax,- (LE du PRINCE EDOUARD: Charlottetown, Summerside.ROYAUME-UNI: Londres Nos meilleurs voeux P.S.ROSS & ASSOCIÉS CONSEILLERS EN ADMINISTRATION MONTRÉAL • QUEBEC • OTTAWA • TORONTO • WINNIPEG CALGARY • VANCOUVER • HALIFAX • LONDRES REPRÉSENTÉS DANS LA PLUPART DES VILLES IMPORTANTES, À L'ÉCHELLE MONDIALE PHOTO iîndé) SERVICE D'INSCRIPTIONS MULTIPLES C’EST LA PLACE-DU'ivIARCHE DE L’IMMEUBLE L'endroit où les acheteurs et les vendeurs de résidences de placements commerciaux et industriels se rencontrent s Les jeunes familles avisées réalisent bien l'importance d'acheter la maison qui leur convient, à l'endroit propice et au prix adéquat C'est pourquoi, ils achètent par l'intermédiaire d'un courtier en immeuble.Les hommes d'affaires n'ignorent guère que l'achat ou la location de la propriété qui leur convient peut être le facteur déterminant du succès de leurs affaires.Ils ont donc recours à un courtier en immeuble.Dans les deux cas, transiger par I intermédiaire d'un courtier en immeuble peut vous permettre de sauver un temps précieux, bien des efforts et, même, de l'argent.Les conseils d'un courtier en immeuble, son expérience et sa dépendance — joints à PHOTO M.L.S.— constituent les éléments d'une transaction immobilière profitable.Avant d'acheter, vendre ou louer, consultez un l agent d'immeuble .un membre de la CHAMBRE D’IMMEUBLE DE MONTRÉAL L ÉCONOMIE ET LES AFFAIRES Le Devoir, jeudi 30 décembre 1 971*15 Un sondage rue Saint-Jacques Que fera la Bourse en 1972?J.-Paul E.GAUTHIER La Fédération de Québec des Caisses Populaires Desjardins Les marchés boursiers canadiens connaîtront vraisemblablement une période de hausse sensible au cours de 1972.Une proportion importante de la hausse anticipée pourrait cependant être concentrée au tout début de l'année.L'élimination, le 20 décembre, de la surtaxe américaine de 10 pour cent sur les importations ainsi que la stabilité relative du dollar canadien.alors que le yen et la plupart des monnaies européennes ont été réévaluées de façon substantielle, vont permettre à l'économie canadienne de poursuivre de façon accélérée la reprise amoieée l'an dernier.L'économie canadienne bénéficiera également des effets de la réduction des impôts annoncée en 1971 ainsi que d’une pohtique monétaire oui est expansionniste depuis plus d'un an et demi.Enfin, la reprise de l'économie américaine est amorcée; celle-ci aura une influence positive tant sur le volume de nos exportations que sur la performance de nos bourses.Comme les perspectives économiques sont excellentes et qu'une bonne part de l'incertitude sur le plan international est dissipée, on peut prévoir de façon générale que les profits des entreprises canadiennes augmenteront à un rythme de 12 à 14 pour cent au cours de la prochaine année.Les analystes vont déceler rapidement les secteurs les plus prometteurs et les investisseurs engageront probablement leurs fonds très tôt en 1972.Si I on fait l'hypothèse que la valeur du dollar canadien par rapport au dollar américain demeurera sensiblement la même, on peut prévoir une hausse des cours au tout début de l'année, principalement dans l'industrie primaire.Par la suite, la progression se fera de façon irrégulière et dépendra des anticipations quant à l'ampleur de la croissance de l'économie; plus tard dans l'année, les secteurs de biens de capitaux pourraient enregistrer des gains appréciables si l'économie s’approche du point de pleine utilisation de ses ressources.Marielle BOURGEOIS, La Banque Provinciale du Canada récemment sensiblement changé.la tendance des cours est à la hausse depuis l’annonce du grand progrès obtenu dans le domaine monétaire international.En 1972, on prévoit que la situation économique continuera de s'améliorer et les secteurs cycliques devraient afficher un gain intéressant des bénéfices.Les cours des compagnies dans les secteurs des aciers, des produits chimiques, des métaux de base, et de certaines compagnies de pâte et papier ont déjà commencé à monter en réponse au nouveau climat psychologique plus positif ainsi qu’en anticipation de bénéfices améliorés.Cari H.OTTO, Gestion de placements Montréal Inc.Nous prévoyons pour 1972 une économie croissante, sans excès d’inflation.Le taux de croissance de l’économie américaine devrait être plus marquant durant la première moitié de cette période, cependant qu’au Canada, l’accélération se fera sentir dans la seconde partie.Le volume de production devrait augmenter considérablement tandis que le coût de la main-d’oeuvre devrait se stabiliser.La liquidité des entreprises continuera de se raffermir avec l’apport accru des flux monétaires, cependant que les investissements en usines et équipements ne seront pas un facteur appréciable.Les bénéfices des sociétés, la clef du comportement des marchés boursiers, devraient s’accroître de 15% au-delà de nos prévisions pour 1971.Plus spécifiquement, dans le secteur des services, les entreprises ayant un taux de croissance des bénéfices à long terme au-dessus de la moyenne, tels que les commerces et les compagnies du groupe des communications, devraient continuer de bien se comporter sur le marché.Les groupes cycliques, comme les métaux et, vers la fin de l'année, les pâtes et papiers, devraient connaître une croissance supérieure à l’indice industriel de la Bourse de Montréal, vu l’anticipation d’un meilleur équilibre de l’offre et de la demande pour ces produits.Maurice JODOIN Bolton, Tremblay et Compagnie La bourse sera à la hausse en 1972.aux Etats-Unis tout comme au Canada, avec comme toujours certains réajustements temporaires.En 1971, au Canada, stimulée par d’importantes mesures dans le domaine fiscal et monétaire (augmentation de la masse monétaire de 14.2% en 1971, comparativement à 10.97o en 1970).la situation économique s'est améliorée sensiblement.Des progrès intéressants ont été enregistrés dans la production industrielle, les conditions du crédit, la consommation, le ralentissement de l'augmentation du taux d'inflation.et les bénéfices des sociétés, pour ne mentionner que quelques indices importants.Les facteurs fondamentaux ont donc été généralement positifs et la bourse a été à la hausse jusqu'en avril.Toutefois, l'incertitude causée par la crise monétaire internationale et la politique économique des Etats-Unis a créé un chmat psychologique négatif qui a résulté en réajustements à la baisse du marché boursier en général d’avril à novembre.Par suite de la récente solution au problème monétaire international, la possibilité d'une reprise de l’activité économique augure bien pour le marché des actions.La baisse des taux d'intérêts en 1971, ajoutée à l'augmentation projetée des profits net des sociétés, nous incitent à croire que les titres à revenu variable pourront constituer un type de placement avantageux ’ en 1972.Certains secteurs du marchés se compileront beaucoup mieux que d'autres.A ce stade-ci, il appert que le secteur de la construction et les autres secteurs de l'industrie sujets aux changements cycliques, de même que le secteur financier, purront produire une rentabilité supéneure.Dépendant des découvertes de petrole et de gaz, particulièrement dans les régions frontières, ce secteur pourra également être avantageux.AKrès une période de consolidation au debut de 1972, nous ne serions pas surpris que les taux d'intérêt qui ont baissé sensiblement en 1971 recommencent à monter au cours de la deuxième moitié.La psychologie du marché a ï «ajsa saws jaawsswswws Nos meilleurs voeux Un Service complet en français Vous êtes cordialement invités à vous prévaloir des nombreux avantages qu offre le Service français de Doherty Roadhouse & McCuaig.Ce service vous fournira en français des bulletins mensuels (placements), des études .sommaires sur la plupart de grandes sociétés industrielles canadiennes, de la correspondance et autres renseignements.,4 toutes nos succursales, notre personnel français est à votre disposition.i Doherty Roadhouse & McCuaig Membres des principales bourses canadiennes et de l’Association canadienne des courtier* en valeurs mobilières Place Victoria, suite 400 - 878-2392 1420, rue Peel-849-9311 t Montréal, Que.Claude LANGEVIN La Caisse de dépôt et placement du Québec Pour l’exercice 1972, nous envisageons sur le plan économique en Amérique du Nord une continuation de la reprise déjà bien amorcée au cours de 1971.En prenant en considération la vigueur anticipée de l’économie américaine, l’élimination du fardeau psychologique sur les investisseurs qu'avait entraîné la crise monétaire internationale, la mise en vigueur sur le plan intérieur de la phase II du plan Nizon.la venue possible de fonds européens dont on avait noté l’absence au cours des deux dernières années sur le marché américain, nous entrevoyons une hausse de l’ordre de 15% de l’indice Dow-Jones, qui lui permettait d’atteindre au cours des mois à venir le niveau de 1965.Au Canada, nous considérons que failure accélérée" de l’économie, l’élimination de la surtaxe américaine, et l'anticipation de la retombée des bienfaits de l'économie américaine sur certains secteurs canadiens ne peuvent qu’améliorer les différentes bourses canadiennes.Toute- fois, l’incertitude des investisseurs canadiens concernant la position de notre dollar du moins à court terme, les conséquences que pourraient entraîner la renégociation de l'entente canado-américaine sur l’automobile, le projet de loi du ministre Basford, la politique Monaliste du gouver-nem adien touchant les inve ?nts étrangers, poui .,1 freiner dans une cert e mesure sur le com-pousinent haussier des marchés boursiers canadiens malgré les éléments favorables mentionnés auparavant.Les secteurs à surveiller au cours de l'année 1972 sont: le secteur Banques - Compagnie de Fiducie, qui devrait profiter de la très forte demande de prêts bancaires et du crédit à la consommation; le secteur de la construction, particulièrement les cimenteries devant bébéficier de la reprise économique; les secteurs des automobiles et des biens semi-durables, qui devraient connaître une accélération marquée; le secteur des papiers, particulièrement les sociétés productrices de papier journal qui devraient bénéficier des nouvelles hausses de prix et de l’augmentation de la demandu du côté américain.(Photo Le Devoir par Claude Léger) y.' y • ^ Ht! ïA> #!< :*H i ' fmA ! .m&§ I-.I AC se met en six pour vous rendre service y > 7 > y 4L f; 4L &.4L m & fè.4L IAC, la plus grande entreprise de financement du genre au pays, s’est mise en six pour mieux vous servir.A proprement parler, IAC ne prête pas d’argent directement.IAC ne fait que financer des achats.C’est pourquoi IAC s’est diversifiée, au gré des années, pour offrir des services plus complets à ses clients.Les services de Mérite, la compagnie qui assure votre voiture et votre maison; de la Souveraine, la compagnie d’assurance-vie qui veille sur vos vieux jours; de Niagara Finance, la compagnie qui vous prête de l’argent en tant qu’individu; de la compagnie Immeubles Niagara du Canada Limitée qui vous consent des prêts hypothécaires sur votre résidence; ou encore de Capital Funds, la compagnie qui offre aux différentes industries des prêts de capital et des facilités de location.Maintenant, chaque fois que vous aurez; besoin de services financiers sérieux, sachez qu’l AC est là.En six.Pour vous rendre service.IAC Nos clients ont un bon nom.IAC • Mérite • Souveraine • Niagara Finance Immeubles Niagara du Canada Limitée • Capital Funds / 16 • Le Devoir, jeudi 30 décembre 1971 La querelle du syndicat financier: en verra-t-on le règlement en 1972?par Denis Giroux Peut-être pour la dernière fois la querelle du syndicat financier a été relancée au cours de 1971.Entendons par là que cette année encore des journalistes, qui se faisaient les porte-paroles de critiques qu’ils ont perçues dans les milieux intéressés.ont de nouveau soulevé des questions quant à la justesse du mode de rémunération et à l'efficacité du fonctionnement du syndicat financier s’occupant d'acheter pour lui-même puis de vendre au public des titres émis par le gouver- Mesobligations^ nement québécois et certains autres corps publics, dont l’Hydro-Quebec en particulier.En fait, c’est précisément une émission de $75 millions de ce dernier organisme, sur le marché canadien, en juin 1971, qui a amené la relance de la querelle.Offerte à des conditions intéressantes, en tout cas plus que celles d’une émission du même type et simultanée de l’Hydro-Ontario qui fut une réussite, cette émission s’est extrêmement mal vendue pour employer un euphémisme.GOUVERNEMENT DU CANADA 4*a Sept.1 5 Ort 1 5 Avril 1 3V4 Juin 1 6 4 Avril 1 5*4 Juin 1 7 Sept 1 3*4 Janv 15 6*i Juin 1 3*4 Oct 1 6*4 Avril 1 4 ** Sept 1 6*4 Fev 15 64 Oct 1 3*4 Mars 15 Perpétuel CN 4 Fév 1 CN 5*4 Janv .1 CN 5 Oct 1 1972 1973 1974 1974-76 1975 1976 1977 1978 1979 1979 1980 1983 1989 1995 1998 1996 1981 1985 1987 994 1004 1004 91*4 1034 1024 1064 90 1024 834 1014 864 100*4 Que Hyd 8*4 Juil 29 1996 1 05 INDUSTRIELLES Al b 6*4 Mars 1 Mar.Hyd.84 Sept N B 74 .Mars 7 Nfd 9*4 Nov 15 N S 74 Mars 1 Ont Hyd 84 Juil P El 94 Nov.1 PROVINCIALES 1989-9) 15 1991 1994-% 1990 1989-91 19% 1990 Abiübi 74 1987 Alb Cas 74 1990 Bk N S Oct 15 1987 GMAC 84 1974 1 004 G MAC 7 Sept 30 1986 89 4 Gulf Oil 84 Déc.1 1989 1 04 4 Impl OU 84 Août 15 19&9 1044 Noranda 94 Oct 15 1990 107 Royal Bk 7 Avril 15 199 1 99 4 Roymor 74 Nov 1 1973 99 4 Roymor 74.Nov.1 1978 99 4 Simpsons 94 Dec 15 1989 1 06 4 MUNICIPALES C Mtl.94 Dec 7 1990-95 107 4 Mét Tor 84 Oct.1 1990 106 4 CONVERTIBLES TC Pipe Une 5 1989 90 TC Pipe 94 Juin 20 1990 107 West coast 54 Avril 1 1988 90 Weston Geo.64 1987 89 SERV ICES PUBLIC'S 1104 1114 Alla Gas 9i4 1990 106 Bell Tel 9*% Août 15 1990 108 Man T&T 9L.1 Janv 1 1990 '.'ri N&C 9S Janv 15 1991 10b Une fois de plus, ce sont les institutions du Québec qui ont dû absorber la plus grande partie de l'émission.Une fois de plus, la Caisse de dépôt et placement a dû suivre la voie normale et que d’aucuns qualifient d’anachronique et payer une commission aux syndicataires, elle qui est un organisme gouvernemental.pour acheter des titres d’un autre organisme gouvernemental (mais il arrive “pire”: que la Caisse paie pour acheter des obligations du gouvernement quâaécois dentelle est issue).Une fois de plus encore, certains ont fait remarquer que les membres influents du syndicat financier étaient peut-être payés pour un travail qu’ils ne taisaient pas et qu’ils constituaient ainsi un pouvoir qui, plus que tout autre chose, était nuisible aux intérêts québécois.Cest essentiellement autour de ces trois points que tourne “l'affaire des syndicats financiers”, affaire qui traîne depuis des années sans avoir été réglée.Justifications Aux reproches de ceux qui disent qu'il ne sert à rien d'avoir un syndicat national et de subir et même de payer le pouvoir des maisons de courtage torontoises qui l’animent sans y fairè un travail de vente suffisant, les maisons visées répliquent qu’elles sont là en tant que garanties financières, au cas ou cela irait mal.Car alors il faut des firmes avec une forte capitalisation pour absorber les pertes, or seules les grandes maisons torontoises auraient cette solidité.Aux reproches que nous venons de mentionner, elles répondent encore qu’elles ne font pas d’argent avec les émissions québécoises et que leur rôle dans le syndicat financier est moindre que celui que l’on veut leur prêter.On a déjà avancé et l’on attend toujours les démentis officiels à ce sujet, que depuis cinq ans, quelques membres importants du syndicat avaient empoché environ 70% des commissions en faisant un travail de vente très inférieur en valeur à ce pourcentage.Il avait aussi été établi que 80% au moins des émissions étaient vendues au Québec lors de la distribution primaire.Ce pourcentage serait de fait beaucoup lus élevé si l’on y ajoutait es ventes et transactions sur le marché secondaire.Or la très grande majorité P le de ces titres écoulés au Québec sont vendus par des maisons québécoises dont le rôle et la quote-part des commissions sont jugés en coulisse ou ouvertement, très insuffisants par rapport au travail de vente effectué.Le ministre Gameau avait déjà promis que les participations dans le syndicat financier seraient réajustées de façon à tenir compte de la part vendue par chaque membre du syndicat financier.Cest d’ailleurs ce que fait sensiblement la Banque du Canada.Du chemin a déjà été fait dans ce sens.Présentement, des négociations sont en cours pour renouveler l’entente entre le gouvernement et le syndicat Financier.Ces négociations sont évidemment secrètes, mars il ne faudrait pas être surpris si le gouvernement diminuait davantage la part des grands courtiers (torontois pour la plupart) ou de certaines banques (pas toutes torontoises.cependant) pour augmenter les allocations aux maisons francophones.Et à ceux qui répondraient alors que le marché des capitaux du Québec ne peut assurer seul tout le financement public québécois au Canada.SCOTT PAPER LIMITED M.BERNARD A.GOULET M.JOHN F.PHILIP M.JOHN POSSA La compagnie Scott Paper Limited a le plaisir d'annoncer les nominations suivantes, qui prendront effet le 1er janvier 1972.M.Bernard A.Goulet, actuellement vice-président adjoint et directeur général de la division de fabrication de l'est à Crabtree, Québec, a été nommé directeur-gérant de Scott Continental S.A., une filiale dont l’administration centrale est située à Duffel, en Belgique.M.Goulet aura la responsabilité de deux usines de fabrication en Belgique, en plus de s’occuper du marketing en France, en Belgique, en Hollande et en Allemagne de l'Ouest.Depuis qu'il s'est joint à la compagnie comme vendeur en 1957, M.Goulet s'est vu confier des responsabilités de plus en plus grandes dans le domaine des ventes, des relations industrielles et de la gestion de fabrication.Il habitera à Bruxelles.M.John F.Philip, qui est actuellement directeur général adjoint de la division de fabrication de l’est, a été nommé directeur général et sera responsable de l’exploitation de la division de fabrication de l’est de la Compagnie Scott.Depuis qu'il a obtenu un diplôme en Génie mécanique à I Université McGill en 1957, M.Philip a acquis une expérience valable dans l’industrie du papier avant de se joindre à la Compagnie Scott en 1969, en tant que directeur de la production.M.Philip est natif de Sherbrooke, Québec.M.John Possa a été nommé directeur de la production de la division de fabrication de l'est à Crabtree.Né à Montréal, M.Possa s est joint à la Scott Paper en 1958 à Crabtree.Depuis 1969, il était directeur de l’exploitation à la section de fabrication de l'ouest à New Westminster, en Colombie-britannioue.TORONTO Suite de la page 13 Secur Cap Select P Shaw Pipe Shell Inv p Shell Inv w Shell Can Silverwd A Silverwd B Simpsons Simpson S Sklar M Sklar W Skyline H Slater Stl Slater 6 pr Slat W Can Slate Walk Somville p Southam St B rode st St Paving St Can Steinbg A Steintron Stuart Hse Tancord p Teledyne Texaco Texas Gu î Thoms N T Thom Box Thom Nés Thom N pr Tone Craft Toromont Tor Dm Bk Tor Star B Traders A Traders 5 Trader B p Transair Trnsair w Tr Can PL Tr Can PI | Tr Can P w Trans Mt Trans PPL Trimac Trizec Crp Trizec w Tru-Wall UNAS Inv Un Carbid Un Gas UGas A pr Union Oil U Corp B Un Fn Mgt UWbn 6'£p U Sections Van Der Van Ness Versafd Venpower Versatil A Vie G Tr Villcentre Vulcan Ind Wajax Wainoco O Walk GW Weldwod Wstburne Wbur A p Wburn *t Wcoast R W Pet A p Westc'st Wcoas r Westeel W Brdcast W Realty Weston White Pas 375 375 375 305 305 305 +45 S84> 84 84 + 'A S37^6 37 37*4 + >/4 S17 16*4 164 + bi S37 36*6 36*4 $15 14*4 14*.- *4 $15'/4 14*.15'/4 + Vj $2222'/4 22'A - Va S28,/4 28'/4 28'/4 230 225 230 90 90 90 $9*6 9'/4 9'/4 - '/4 $10*6 10V6 1016 - '/B $15 15 15 + '/b $13Va 13'/ï 13V6 $8'/4 8'/4 $39*6 39*6 39*6 $73 Vj 73Vj 73 Va $13'/2 13*6 13*6 $10*8 1036 1036 - V6 $2636 26*6 26*6 - *6 $23 22 Va 22 Va - '/6 8V4 - V6 400 315 200 400 300 250 Z50 465 White p a Wiley Oil Winco S Wood Alex Woodwd A Zellers Zenith Accra Acme Gas Advocate Agnico Akaitcho Allied Mng Am Larder Ang U Dev Armore Asoc Porc Atl C Cop Aunor Bankeno Bary Expl Betlm Bl Hawk Bral Can F Brameda Brenda M Broul Reef Brunswk Bruns r C Mines Camflo Cam Chib 200 $22'/a 1200 $7 Ve 100 435 100 240 1650 $25'-4 1100 $17'/4 535 245 Mines z!25 5 8800 22Va 1000 175 1000 208 500 40 1700 325 3100 50 500 75 1000 U 2397 35 1369 49 700 230 2700 620 1000 112 3310 $17*4 9500 57 300 175 4202 90 650 450 500 21'/a 9750 305 27010 17 12500 33 3000 236 1200 500 22 Va 22 Vî ¦ 6 36 7 '/b • 435 435 • 240 240 ¦ 205 208 - 40 40 - 315 325 - 48 48 - 75 75 ¦ 13 Va 14 • 35 35 49 49 225 225 ¦ 610 615 - 112 112 ¦ 17 Va 17’/a 53 57 175 175 ¦ 90 90 ¦ 440 450 21 Va 21 Va - 290 300 235 236 490 495 Lacanex L Dufault L Os u L Shore La Luz Langis Liberian LL Lac Lost River Louvicrt Lytton M Madeline Madsen Man Bar Marchant Martin Match Mattgmi Me Adam Me Intyre Meta Uran Midrim Moneta P Mt Wright Multi Mymar M NBU Mime N Cal Newconx N Uimens N Gvue N Kelore z200 3900 z250 122 5190 3000 950 1979 930 7000 400 z27 3100 z202 1500 6000 9322 700 1000 z65 4000 z400 1000 500 10600 zlll 9400 12150 1300 614 lisôô 500 78 78 U Keno 1200 395 385 385 12 12*6 + *6 U Siscoe 8000 196 178 187 5 5 Upp Can 800 170 166 166 240 240 + 9 West Mine 3300 254 248 251 185 185 15 Westfield 1700 103 97 97 6 6 + '/j Wstfield w 1000 45 45 45 10 10 */4 Whithorse 3080 175 172 175 180 180 Wilco z200 13 13 13 370 375 + 5 Willroy zl 16 83 67 83 IOVî 10'/3 — Va Windfall 4600 8V2 8'/a 8 V 133 133 + 7 Win Eld 1000 8 8 8 241 241 Yk Bear 5000 420 415 420 62 63 + 3 Yukon C 1300 125 124 125 28 30 Zenmac 1050 6 6 6 60 60 Zulapa 1000 12 12 12 5*2 7 + 1 Pétroles et Gaz 6 Vj 6'/a Alt East G 800 545 535 540 En 1972 $27'/4 27 27 42Va 42Va 42Va -$71*6 71 71*6 12 12 12 ¦ 8Va 8Va 8Va 53 53 53 ¦ 20 20 20 26 23 26 • 23 23 23 310 286 300 27 24 26 525 495 525 53 53 53 Alminex A Quasar P Asamera Ashland C Ashland pr BP OG Bralor OG Braisa C Geother C Nor West CS Pete CS Pete w C Bonanza C Dehi CE Gas 1900 525 200 480 1000 $18*6 1000 $1H6 z50 $28 7960 620 1000 240 100 325 2000 65 200 145 4805 610 1200 300 4550 123 1414 500 11100 335 N Que Ragl 4775 800 755 -25 C Homestd 4200 855 525 525 470 470 17Va 17Va -11*.11*.28 28 605 615 ¦ 240 240 - 325 325 65 65 • 145 145 - 595 60* 300 300 • 120 123 - 480 500 325 325 845 845 S 250 $15 14*t 14*.+ »/4 C Jamiesn 1400 125 125 125 Noble M 2800 117 114 115 + 5 CLI Pete 2 00 72 70 72 + 2 400 210 210 210 C Lencour 500 7 7 7 + '/a Nor Acme 2000 18 18 18 C Reserve 400 560 550 560 + 10 200 $5 Va 5 5’/a +75 C Malart 2520 30 30 30 + 2 Norbaska z40 12 12 1?Cdn Sup O 575 $44 44 44 - Va 1674 $29 2876 2876 C Merrill 700 485 485 485 + 5 Norlex e IUOU Z4'/a 24 ,/2 24'/a + r/a Charter 01 2845 680 625 680 + 50 r 50 $51 Vb 51'/6 51V6 Cdn Nisto 3000 7'/a 7'/a 7'Va - 1 N Canada 7040 55 54 55 + 3 Chieftan D 1600 835 830 835 + 10 400 $15 15 15 +2 Va Captain 500 8 Va 8’/a 8'/a - 1 N Coldstm 2800 55 53 54 + 3 Clark Can 5100 •3?C 375 380 3800 135 125 125 - 5 Cassiar 1363 $20'/4 19V4 20 Vi + *4 Northgat 8017 475 465 465 - 5 C East Cr Ï3ÔÔ 190 175 175 + 5 i 4955 $2976 29 Va 29'/a - '/a Cent Pat 1500 175 170 170 + 5 N Rock 1560 223 215 223 C West P z57 120 120 120 i 6385 $39 38 38 - Va Chmly 20850 205 201 205 - 2 Obrien 1000 15 15 15 - 1 Decca 13426 235 225 235 + 10 2275 $15Va 15V6 1516 - *6 Chestrvile 1000 10 10 10 Opemska 4825 840 820 840 + 25 Dynam 11675 114 112 113 + 1 P 25 $25 25 25 Chimo 3100 115 111 111 - 4 Open End 1310 35 35 35 + 4 Francana 200 460 455 455 ) 300 $26 va 26'/a 26'/a - '/a Coch Will 900 20 20 20 Orchan 13325 370 360 370 + 15 Gt COilsds 600 525 515 515 -10 w 600 180 180 180 + ; Columb M 8500 36 35 35 - 1 Osisko 500 28 28 28 + 1 Houston 0 3475 194 189 190 + 4 w 770 455 450 450 - 5 Comb Met 500 10 10 10 - 1 P Asbestos 900 125 125 >25 Houston w 1725 70 68 70 + 3 « 800 500 495 500 Con Fardy 866 76 76 76 + 6 Pamour 300 185 185 185 + 15 Inter Tech 1100 78 75 75 - 5 200 310 310 310 -10 C Durham 5500 73 70 70 - 1 Patine N V 2891 $13Va 13*6 13*6 + Vb Lochil 16900 163 155 156 - 4 7500 90 90 90 - 2 C Marben 4600 170 160 170 Pee Expl 6575 53 52 53 + 1 Midcon 7000 59 58 59 + 1 5898 $36 V4 36 36 - V6 C Mrsn 11420 155 146 150 + 4 Pick Crow 2000 21 20 Va 20'/a -2Va Mill C 18980 229 224 228 + 4 p 102 $42’4 42 42 V4 Con Negus 3400 7 7 7 +1 Va Pine Point 740 $25 24Vb 24’/a - Vb Nat Pete 7900 245 238 242 + 7 ' 1100 $10*4 10 Va 19 Va - Vb C Rambler 3100 152 152 152 + 2 Placer 1285 $26*6 26 Vb 26 Vb + Vb N Cont 6850 75 75 75 6485 $20*6 ?Q Vb 20 Vi + V6 Conwest 300 775 770 775 -15 Prado Exp 1700 121 120 121 N Davies 6800 6'/2 5 5 - '/a zlO $12,/4 12V4 Coprcorp 1000 14 14 14 - '/a Preston 3800 755 720 755 + 55 NC Oils 3900 535 520 520 - 5 2120 676 Cop Fie'ds 1033 122 122 - 8 Pure Silv 200 225 225 225 NCO pr 125 $38 38 38 705 $17Va 17'/4 17Va + V4 Craigmt 3809 705 700 705 + 5 Que Man 5200 11'/a 11'/a 11'/a - '/a Northld 1500 84 80 84 + 4 3050 48 47 - 2 Cstland z313 6 6 6 Que Sturg 3000 11 11 11 Numac 9580 $12*6 12*fe 12Va + Vb 500 300 295 300 +10 Denison 2420 $24*4 24 V6 24*4 -+ *.Radiore 5500 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38 35 35 — 1 Va Steep R 5750 230 225 230 + 5 Peyto Oils 100 185 185 185 2300 77 76 77 +2 Gt Mas 11295 500 485 500 ¦+15 Sud Cont 4700 26 25 25 - 1 Ranger 815 $13*é 13'/2 13 Va - Va 250 $7*6 7V6 7Vb - *6 Giant Yk 1425 705 700 700 - 5 Sullivan 1598 270 264 270 + 10 Scurry Rn 1950 $15Va 15 15 - '/a 5400 135 130 130 + 5 Goldray 3100 69 66 69 + 6 Sun Ex 29500 11 10 10 Va - '/a Siebens 2725 895 895 895 -10 300 285 270 285 +10 Goldrim 2500 12 12 12 Tara 7525 $13Va 12*6 13 Va + 1 Spooner 6000 108 103 107 + 2 118 $34'/a 34 34'/a - '/a Granoroy 500 8 8 8 - '/a Teck Cor A 1700 480 460 475 - 5 Sundale O 3100 265 260 260 + 5 3015 $10 Va 9*i 10 Va + *4 Granduc 200 435 435 435 + 5 Teck Cor B 633 425 420 425 Total Pet 1650 615 585 585 -20 1700 $9*i 9'/a Green Pnt 4000 18Va 18 Va 18'/a Texore Z63 5 5 5 Total P A p 100 $13'/3 13 Va 13 Va - Va 200 $13*6 13 Va 13*6 - Vs Headway 1000 7 7 7 Thom L 2500 21 21 21 + 1 Tr Can Res 500 87 87 87 + 7 no $6 6 6 + Vb Highmont 500 215 210 215 -10 Tontine M 5774 64 60 64 — 1 U Canso 6100 410 405 410 + 5 41*6 - 76 Hollinger 440 $37 36*.37 + '/4 Tormex M 900 160 155 160 U Canso w 2200 61 60 61 + 2 710 $13*4 13V6 13*4 + *6 Huds Bay 3324 $20 Va 20 V4 20'/a +¦ V4 Tribag 1000 61 61 61 Ulster Pet 1833 145 143 143 - 4 $10*i 10** 10*.Int Bibis T 2000 8 8 8 Trin Chib 3000 14 14 14 + 2 Voyager P 700 495 475 495 no $35*4 35 Va 35 Va IHall 13400 22 21 22 + 1Vi U Mining 1000 22 22 22 + '/a W Decalta 3533 655 645 645 -15 UK) 650 650 650 -20 Int Mogul 1564 805 790 £05 + 10 U Asbesto 600 400 400 400 - 5 World Wde 1000 230 225 225 - 5 1700 $10V6 9*4 10'/6 + *6 Iron Bay T 400 320 310 310 -10 485 $31 30Va 30*4 1792 $25*6 25'/6 25*6 + V4 Joliet 1500 18V?18 18 - '/a 53106 14 12 12 Jonsmith 4000 6 a 6 6 - '/a 1800 $15Vi 14*.15V6 +- *6 Jorex Ltd 1300 148 145 148 + 3 250 $12 11*4 11*.- '/4 Joutel 7900 55 52 52 - 2 > 450 $36 35'/a 35'/a - ’/a Kam Kotia 3000 43 42 42 1 1600 450 440 440 - 5 Kerr Add 4176 760 720 720 -10 700 $7 6*1 7 Kirk M 10000 6'/a 5 6 625 $18Vb 18 18'/6 + Vb KT Mining 3700 12 Va 12 12 - '/a 500 $10 976 10 Lab Mm 320 $36 36 36 + '/a Perspectives incertaines pour les aciéries (PC)-L'industrie canadienne de l'acier a connu une année instable, en 1971.et les perspectives pour 1972 sont mitigées.Plusieurs symptômes encourageants se font sentir pour l'avenir, mais les représentants de cette industrie sont prudents dans leurs prédictions, étant donné que deux des trois grandes compagnies devront faire face à des négociations importantes avec les syndicats.La production d'acier, pour 1971.aura probablement été légèrement inférieure aux 12.1 millions de tonnes produits en 1970.Pour 1972.on prévoit une hausse d'environ cinq pour cent, ce qui portera le chiffre de pioduction à 12.6 millions de tonnes.M.J.P.Gordon, président de Steel Co.of Canada Ltd., déclare que les .perspectives sont bonnes pour la première moitié de 1972, dans le domaine des ventes, mais en dehors de cela l'avenir est incertain.à cause des pourparlers à venir.Stelco et Algoma Steel Corp.entreprendront des négociations avec les syndicats vers le milieu de l'année.Ces négociations impliqueront 23.000 employés.M.F.H.Sherman, président de Dominion Foundries and Steel Ltd., déclare que toute prédiction concernant l'industrie en 1972 doit tenir compte d’un nouveau contrat qui doit être négocié avant le 31 juillet.Dofasco n'a pas rie syndicat.Quant à M.D.W.R.Haysom, président de Sydney Steel Corp.propriété du gouvernement de Nouvelle-Ecosse, il est d'avis que les problèmes monétaires mondiaux rendent la situation de l'exportation en 1972 assez difficile à prévoir.'Mais.la consommation totale du Canada ne devrait pas être moindre que celle de 1971.et à moins d une détérioiation imprévue des conditions mondiales, on prévoit pour 1972 la continuation du plein emploi pour Sydney Steel ".Sidbec-Dosco, propriété du gouvernement du Québec, est en ce moment en pleine expansion."D'ici la fin de 1972, Sidbec-Dosco sera indépendant de l’acier semi-fini, acheté à l'extérieur, dit cette compagnie".La production canadienne a baissé d’environ 150,000 tonnes rapport à la production record de 1970.Selon M.Sherman, les problèmes de technique et de production ont amené le Canada à importer plus d'acier de l'étranger, de sorte que les producteurs étrangers, particulièrement les Japonais et les Allemands, continueront à être un problème, même si notre production augmente.” Les profits des aciéries canadiennes ont subi un déclin en raison des coûts plus élevés de la mains-d'oeuvre et des matériaux bruts, ainsi que d’une situation moins favorable en ce qui concerne les taxes, de coûts élevés pour les constructions nouvelles et d’un programme de lutte intensive contre la pollution.Cependant, dit M.Sherman, "si le marché se maintient, les producteurs d'acier seront en mesure de profiter de leur capacité accrue, en 1972”.Dofasco et Stelco projettent d'augmenter leur capacité totale d'environ 1.5 million de tonnes en 1972.L'industrie canadienne de l'acier a présentement une capacité de production d’environ 13.5 millions de tonnes, et cette capacité sera portée à 17.5 millions de tonnes, lorsque les programmes d’expansion présentement en cours seront terminés.Aciéries canadiennes 14 Perspectives incertaines 12 millions de tonnes ;Est 1962 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 La production d'acier pour 1971 est évaluée à un peu moins de 12.1 millions de tonnes.Pour 1972, on prévoit une hausse de cinq pour cent, à 12.6 millions de tonnes.Parmi les signes encourageants pour 1972, les aciéries prévoient une forte demande découlant d'un programme très actif de constructions d'habita-tionu, des ventes d'automobiles très élevées et une production industrielle meilleure.(Graphique PC) les indices MONTREAL Changement Clôture Sem.Dem.Mois Dem.1971 Haut 1971 Bas TORONTO Changement Clôture Sem.Dem.Mois Dem.1971 Haut 1971 Bas DOWJONES Industrielles Transport Serv.Publ.Ensemble 65 13 7 8 85 idustr.Serv.publ.Banques Papiers Comb.-1.47 -1.50 -1.36 + 0.26 -1.48 187.78 155.45 229.08 82.44 186.21 188.94 157.13 233.80 81.02 187.83 171.41 148.13 221.81 70.73 172.50 189.45 161.53 236.06 95.75 188.51 161.96 140.84 172.04 65 92 163.22 Industr.Aurifères Métaux Pétroles -1.26 + 0.63 0.68 -0.53 182.43 141.77 78.12 215.43 184.12 143.50 76.96 219.66 168.92 146.64 71.10 198.91 188.94 202.66 103.01 242.60 158.33 132.40 67.86 180 40 Ouv.Haut Bas Clôt.Chang.893.14 902.47 886.59 893.66 3.68 241.26 243.58 239.59 241.47 -0.79 115.41 116.98 114.87 116.53 + 1.72 308.60 311.90 306.51 309.26 +1.73 vous offre ASSEMBLEE ANNUELLE La Mutuelle du Canada COMPAGNIE D'ASSURANCE SUR LA VIE Lee porteurs de policée sont convoquée à la cent deuxième aeeemblée annuelle qui sera tenue au siège social, à Waterloo, Ont., le jeudi 3 février 1972 à 13 h 30.Ils seront invitée à prendre connaissance du rapport du Conseil d’administration sur le dernier exercice, à élire des administrateurs et à traiter des autres questions oui pourraient de bon droit être soumises à l’assemblée.Le vice-préeident, secrétaire et Waterloo, Ont.actuaire en chef ce 29 décembre 1971 L* M, SPRUNG MOLSON I LE DEirOIR Montréal, jeudi 30 décembre 1 971 L'ÉCONOMIE ET LES AFFAIRES Ce que fut 71 m « :» :-4; xàs .—• • - ¦ 7 .::7 I : ;.ÿ H-*»- mm Mi?* Ci-dessus, salle d'essai de l'Institut de recherche de l'Hydre En haut à droite, le futur aéroport de Sainte-Scholastique Ci-contre, les chantiers de Marine Industrie à Sorel Ci-dessous, l'ensemble industriel de Bombardier à Valcourt 4"j» , '.* # \ "'z v mm.wmm.ce que sera 72 \ .' M*! WWM, - * Tv/s/a-, -m :.•Rwawg v ¦¦¦ ¦ mm .t’.M vMMmmmwmmm WêÊÈ .''^7- &**;¦ •vïK.;/£S mm .•¦;• : v 7 'i, IjigpWi J.;.•.•• ••'" '^ÜP*; ,s-, -1 o*"v J' n - >v' ••¦ : .• ¦ :s lissf» m»; Tl"* - ¦> ¦ ' I ¦ Dresser le bilan d'une période est toujours un exercice difficile.Même si on se veut exhaustif, des faits sont carrément laissés dans l'oubli, d'autres insuffisamment examinés.A plus forte raison si notre intention au départ se limite à ne vouloir passer en revue que quelques-uns des événements significatifs de l’année et des secteurs d’activité importants dans le monde des affaires.Nous avons donc fait un choix et il s'est porté, dans le domaine de l'événement, sur les sujets suivants: le développement de la baie James, la crise monétaire internationale et les mesures Nixon, l'adhésion de la Grande-Bretagne au Marché commun, le débat autour du syndicat financier au Québec, la loi sur la protection du consommateur, le projet de loi du gouvernement fédéral sur la concurrence et la réforme fiscale.Quant aux secteurs d'activité économique, il était impensable là encore de vouloir tous les inclure dans ces pages mais c'est aussi en tenant compte de l'évolution survenue durant l'année que nous avons retenu l’agriculture, le syndicalisme, le patronat, le développement industriel, les coopératives, le transport, la bourse et l'assurance-vie.Enfin, des analyses économiques préparées par des membres du Conseil économique du Canada, une contribution de M.Neapole et des commentaires de M.Marcel Clément viennent compléter l'éventail.Les articles que nous vous présentons, bien sûr, n’ont pas la prétention d'être complets mais ils veulent tout au moins ajouter quelques considérations au dossier déjà fort intéressant sur chacune des questions traitées. 18 • Le Devoir, jeudi 30 décembre 1971 I La prospérité de l'économie canadienne dépendra du succès des mesures Nixon que les mesures à tendance protectionniste, prônées aux El-U .’ -!-qui régnent en bien des au Cana-pour trouver un tel état d’esprit.N’y a-t-il pas controverse, présentement, sur les mesures à prendre pour stimuler notre industrie du bâtiment et, pourtant, “tant va le bâtiment vont les affaires”, veut une vieux dicton.Comme les conditions économiques fuient meilleures au pays durant le trimestre actuel, ce serait de bon augure pour les 3 prochains mois.Il importe de surveiller attentivement les prêts commerciaux par Marcel CLÉMENT, chroniqueur financier au DEVOIR S’il fut un temps durant lequel Throgmorton Street paraissait le baromètre du monde boursier, il faut bien reconnaître que depuis quelques décennies, c’est Wall Street qui donne la tendance a Bay Street, à How Street et à ta rue St-Jacques, c’est à-dire aux Bourses de Toronto de Vancouver et de Montreal.Après avoir bien commencé Tannée qui s’achève, l’indice des industriels, compilé par Dow Jones se comporta à la hausse jusqu’au milieu de cet été, puis il commença à baisser lorsque Nixon fit connaître son nouveau programme le 15 août.Il en résulta de telles incertitudes que l’indice précité glissa, le 23 du mois dernier à son plus creux de Tannée à 797.97 puis se releva en décembre 1971.Il va sans dire que les volumes de transactions quotidiennes se contractèrent, de leur côté et que les indices des industriels canadiens baissèrent aussi mais, il y eut reprise en décembre à la suite de la conférence monétaire de Rome.D’un sommet de 184, l’indice des industriels sur le marché de la Ville Reine, baissa le mois dernier, à un niveau de 158, avant de se relever pendant 10 jours de suite au cours du mois courant.Sur la place locale, nos lecteurs trouveront dans l’article de M.F.R.Whit-tall.les fluctuations des indices et des virements sur la Bourse de Montréal, dont il est le président de son bureau des gouverneurs.Selon trois professeurs de l’Université de Toronto, le 5 £« ïæ ï«; sæïæsæ £«*«£« b* iÊSBfïssK i a 8 Nos voeux les meilleurs pour 8 une Bonne et Heureuse s Année à tous nos clients et amis RAYMOND CAMUS INC.COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES 500 PLACE DARMES CH 1140.MONTREAL - TEL: 842-2715 g «ïævæïæïœïæïæjssïSKïæïæïæïiMïSïïæsæsæïæïssïæïs*?7^)ea3!»5^5!»5!Wî*a3«i»5!»3tJt3l8551W3eawæ«î«T*3JBSrf#RW; g I s Meilleurs voeux McNeil, Mantha, !nc.360, rue St-Jacques MONTREAL Tél.845-8201 |^5!«^5^3!Wî!«J!«3!«5KO!SSJ!ajlS!WS3!SÏ3Sa38SSî8S5îaa388iW3^ Que la Nouvelle Année vous réserve bonheur, paix et santé Wood Gundy Limitée 1, Place Ville-Marie, Montréal 113 Téléphone: 878-4717 Sî=gS3eSEî!«5S553SKÏ«5SS55!g5!8a5aS{SW3SgÇSSÎSa3sasWiJSS5W33Sgt5 ( .J.HODGSON & CIE INC.Fondée en 1112 Agent de change Courtier de Placement ( J.HODGSON & C O.LTD., Conseillers financiers Membres: Bourse de Montréal Bourse de Toronto Bourse Canadienne Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières Édifice Sun Life Montréal 110 (Qué.) Telephone: 875-5390 Telex: 01-2813 Bureau a Toronto: 401 rue Bay produit national brut au Canada, au cours de Tannée qui s'achèvera demain s’élèverait à approximativement $92,200,000,000, soit à environ 9.1% de plus que durant Tannée précédente.Ils prévoient même, que l'amélioration persistera durant les premiers 6 mois de Tan nouveau, puis qu’il il v aura certaine stabilisation dans la suite.Il serait à désirer pue le contraire se manifeste.Nous tenons, ici, à faire remarquer à nos lecteurs, que, selon le ministre des finances du Québec, M.Raymond Uameau, “tout porterait à croire que le produit national brut de notre province laisserait voir une augmentation de 8.5% pour 1971, contre seulement 6.5% en 1970".Toujours, selon M.Carneau, “les investissements au Québec durant Tannée qui s’achève accuseraient une avance de 11%, comparativement à 1970”.Comme l'Etat québécois entend participer, le plus possible, à la relance de l’économie de la province, il y aurait lieu d’être optimiste.Dans le contexte actuel, le loyer de l'argent pourrait bien descendre quelque peu, spécialement les taux d’intérêts pour les courts termes.Une chose certaine, c’est que tant que les titres bousiers ne se comporteront pas mieux, il ne saurait être question de réduction draconienne des taux d intérêts pour les obligations à longs termes, d’autant plus que maintes industries et entreprises corporatives, privées et gouvernementales, ont des besoins pressants d’argent.Selon une récente compilation de A.E.Ames Cie Ltée.il a été lancé sur le marché canadien, depuis le début de Tannée jusqu’au 13 décembre 1971, un total ae $5,942.231,432 d’obligations comparativement à $5,905,310,263, durant 1970.Comme le Crédit Suisse (Canada) Ltée le laisse entendre dans un récent bulletin, “la psychologie des investisseurs favoriserait encore, les titres à revenu fixe, jusqu'au jour évidemment où le redressement probable des conditions économiques incitera les gens à se tourner vers les titres boursiers ".Il va sans dire que contribuer à la baisse des taux de Tintérêt serait faciliter la mise sur le marché immobilier de plus de capitaux, ce qui favoriserait le relèvement de l’économie canadienne.Comme les rendements de maintes actions boursières varièrent entre 2.17% et 4.97%, en général, en 1971.au regard de rendements 7Vi% à 9 >2% pour bien des obligations, rien de surprenant que les investisseurs et maints spéculateurs aient porté plus d’attention, en 1971, aux dernières valeurs mentionnées, d’autant plus que les dividendes payés sur les actions furent moindres durant Tannée qui s’achève qu’antérieurement, soit $1,590,921.178.à rapprocher de $1,630,047,296.en 1970.Il s'agit de la première diminution depuis 1957 selon une compilation de Bongard et Cie.Comme le loyer de l’argent baisserait en 1972 et comme 399 firmes canadiennes ont affiché des gains durant le 3e trimestre de 1971, pour la 1ère fois depuis le 1er trimestre de 1970.tout porterait a croire que l’écart précité serait moindre en 1972.Ottawa a rejeté, récemment, une demande des Etats-Unis, réclamant la permission du Bureau national de l’énergie de lui livrer $1,000,000,000 de gaz naturel du Canada.C’est la première fois depuis 1968, que l’oncle Sam a fait face à un refus.Il importe de ne pas perdre de vue que les réserves Canadiennes de ce produit ne seraient plus suffisantes présentement pour justifier une telle vente, il va sans dire que ce qui vient de se passer ne fut guère bien vu de TAlberta, principal producteur de gaz naturel au Canada.S’il faut en croire certain bruit, il ne serait pas étonnant que Ton assiste à la nationalisation de bien des sources canadiennes d’énergie y compris le gaz naturel.La production du pétrole canadien s’est accrue de plus du double durant la dernière décennie Incidemment, l’an dernier, elle a augmenté de 11 pour cent, au regard de Tannée précédente, alors que celle du gaz naturel augmenta de 16 pour cent pour la même période.Comme on estime à $20.000.000,000, les investissements pour l’exécution de travaux qui seront effectués au Canada durant les prochains 10 ans, les recommandations effectuées par maints courtiers en faveur de l'acquisition des titres de pétrole et de gaz naturel, (car la majorité des compagnies canadiennes produisent du gaz naturel en plus du pétrole) nous paraîtraient donc justifiées.Tant que la question de la stabilité des monnaies, canadiennes, américaines et étrangères ne fut pas réglée pour de bon, les investissements s’en ressentirent en Amérique du Nord, aussi bien en Europe, de même que le commerce international, il va sans dire.Heureusement que le président Nixon vient d’accepter en fin d’année de dévaluer le dollar américain:’’ ce qui ne peut qu’accélérer la solution de la crise monétaire internationale, en cours depuis plusieurs mois.C’est la 1ère dévaluation du dollar des E U.depuis 40 ans.En ce qui concerne la conférence tenue la semaine dernière par le Groupe des Dix - il s’agit des ministres des finances des E.U.du Canada, de la G-B.du Japon, de la Suède, de la France, de la Belgique des Pays-Bas.de l’Italie et de l’Allemagne - Ton assiste maintenant à un réalignement des monnaies, même s’il est vrai que notre dollar a excédé, ces jours-ci, le pair, dépassant celui de T Oncle Sam et même si l’Allemagne possède, maintenant, plus d’or que les E.U.Le prix vient de passer de $35 l’once à $38.00 Tonce.Les pourparlers monétaires, qui se poursuivent depuis le milieu de décembre 1971 présupposaient une hausse du prix officiel de Tor au-delà du prix arbitraire de $35.00 Tonce, en vigueur depuis 1934.Incidemment, le dollar américain y était lié avant le fameux message de Nixon, prononcé le 15 août 1971.L’annonce, alors, d’une surcharge de 10 pour cent (sa disparition vient d’être décrétée) sur taxe frappant maints produits exportés en territoire américain, jeta la consternation cet automne dans bien des pays -la Bourse de Tokyo a connu, dans le temps, sa pire dégringolade depuis olusieurs décennies.En plus d’appréhender les répercussions du crédit d’impôt sur les placements et des propositions de subventions à l’exportation soumises au Congrès américain, cette décision unilatérale provo- 3ua maintes appréhensions dans bien des capitales du mon-e financier.Il y eut, certes, trop d’alarmes en maints milieux - Ottawa vota, même, une aide de $80,000,000 aux exportateurs canadiens outre-frontière, somme qui a dépassé les exigences - car, pour peu que le relèvement économique recherché par l’administration Nixon vienne à se manifester à Tissue de la phase II, ses effets se feront sentir heureusement sur les affaires au Canada, où le flottement de notre devise au regard de celles de bien d’autres pays permettrait plus de débouchés favorables pour nos produits manufactures et agricoles, principalement le blé.Tout en souhaitant que les phases I et H, mises en pratique par Washington, donnent les résultats attendus, il importe de ne pas perdre de vue que la First National City Bank de N.Y.(elle contrôle la Banque Mercantile dont le siège est dans notre ville) laissait entendre dans un récent bulletin que “la sous-estimation de la demande et un jugement errone des hommes politiques sur le degré de ralentissement de l’économie pourraient entraîner une sur- MacDougall, MacDougall & MacTier Ltd., Membres BOURSES DE MONTRÉAL, CANADIENNE ET DE TORONTO ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES 129 ouest rue Saint-Jacques Montréal 126 842-9641 50 King Street West Toronto 1 362-6831 chauffe et le retour à l’inflation”.Voilà une assertion qui justifierait T état d’appréhension entretenu en bien des milieux commerciaux.Ces derniers ne doivent pas perdre de vue, par contre, qu’une importante banque de Chicago laissait entendre, ces jours derniers, que Te monde des affaires de ce grand centre de l’ouest américain entreverrait 1972 d’un bon oeil,” tant pour le commerce de détail, que pour le bâtiment, la vente des automobiles et des camions et, même, pour l’industrie pétrolière des E.U., qui afficherait une amélioration durant le premier semestre de Tannée qui commencera après-demain.1971 fut une année très défavorable en ce qui concerne le chômage, non seulement des ouvriers mais,, même, de hauts fonctionnaires d’entreprises.S’il faut en croire Technical Service Council, il faudrait même remonter aux années 1930, c’est-à-dire au lendemain du fameux krach boursier de 1929 pour trouver un nombre aussi considérable d’hommes d’affaires avertis et de cadres sans emploi.Les complications de la technologie en seraient la cause.car les industries ne veulent pas engager de hauts salariés qui ne sont pas des spécialistes - nul doute que nos étudiants tiendront compte de cette tendance.Nous profitons de ces données pour dire qu’il serait à désirer que nos autorités gouvernementales se montrent plus parcimonieuses dans les dépenses de fonds publics pour la construction et l’agrandissement d’immeubles destinés à l’éducation, d’autant plus que maints experts en la matière prédisent que le marené du travail ne pourra pas, d’ici une dizaine d’années, absorber tous nos diplômés.Il importe donc que rien ne soit négligé pour prévoir l’avenir du marché du travail, particulièrement dans le Québec, affecté plus que les autres provinces par le grand nombre de chômeurs.Le peu d’espace à notre disposition ne nous permet pas d’en dire davantage sur l’emploi.Nous croyons plus important de faire ressortir ce que Ton pense des perspectives économiques au Canada en 1972.Une chose certaine, c’est et industriels consentis par nos banques, de même que les prêts hypothécaires (les taux de ces derniers ont tendance à baisser).En dépit de l’optimisme, montre à ce mur par la majorité des présidents et directeurs généraux des banques canadiennes qui ont tenu leur assemblée annuelle respective, un professeur de l’Ecole du Commerce de TUniversite dé Toronto déclarait, ces jours derniers, que “la teneur à la hausse de notre dollar au regard de celui des Etats-Unis, représenterait actuellement un danger d’une nouvelle poussée inflationniste, d’où la nécessité d’être, modérément optimiste pour 1972 en ce qui concerne les conditions économiques au Canada”.Somme toute, ce sera selon l’opinion de Calvin Bullock - cet économiste est tellement connu qu’il s’est contenté, pendant des années de mettre seulement son nom, en annonce, dans le Wall Street Journal - “la santé de l’économie des Etats-Unis, la demande persistante par ce pays de nos produits manufacturés et de nos ressources naturelles, y compris l’énergie qui seront autant de facteurs qui détermineront notre prospérité future".Dans de telles circonstances, les investisseurs aussi bien que les spéculateurs de notre pays doivent faire preuve d’une saine prudence dans leurs transactions boursières, au début de 1972 même s’il est vrai que l’on s’attend à des hausses dans nos industries de Tacier, produits forestiers, dans le commerce de détail, dans l’industrie de la construction, dans l’industrie pétrolière, etc.Ce qu’U importe de ne pas perdre de vue c’est que les beaux jours succèdent toujours aux mauvais jours à la bourse, et que le moindre degré apparent de prospérité serait vite reflété par le marché des valeurs mobilières.L’important, c’est de ne pas transiger au-delà de ses moyens.Avant de terminer, nous tenons à réclamer des lecteurs de notre chronique hebdomadaire et des pages financières du Devoir leur indulgence dans les pronostics que nous faisons concernant la bourse car il s’agit d’un commerce sur lequel maints impondérables influent, en dépit de données, souvent apparemment favorables.Bonne et heureuse année et puisse 1972 être profitable pécuniairement, aux spéculateurs et aux investisseurs, en particulier.LÉVESQUE, BEAUBIEN INC.360, rue st-jacques, montréal 126, tél.879-2222 MEMBRES Bourse de Montréal Bourse canadienne Bourse de Toronto Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières TORONTO - OTTAWA - QUÉBEC - SHERBROOKE - TROIS-RIVIÈRES - CHICOUTIMI - MONCTON ST-HYACINTHE — VICTORIAVILLE — SOREL — JOLIETTE — PARIS — BRUXELLES — GENÈVE Meilleurs Voeux Nous tenons a remercier notre clientèle pour leur confiance et leur support.Nous leur souhaitons une bonne et prospère nouvelle année.MONTRAÉL LAVAL QUÉBEC SHERBROOKE/TROIS-RIVIÈRES ST-HYACINTHE (COURTIER EN VALEURS MOBILIÈRES) A.E.Ames & Cie Limitée Maison fondée en 1889 Souscripteurs et Distributeurs de Valeurs Mobilières A.E.Ames & Cie Membres Bourse de Montréal Bourse Canadienne Bourse de Toronto Bourse de Vancouver A.E.Ames&Co.Incorporated Membres Bourse du Midwest Chicago Montréal 630 ouest, boulevard Dorchester Québec 500 est, Grande Allée et dans d’autre» principale» ville» du Canada, ainsi qu’à New York, Londrea, Pari» et Lausanne Le Devoir, jeudi 30 décembre 1 971 • 19 BAIE JAMES Le véritable départ aura Heu en 1972 par Jean-Paul SOULIÉ C’est au début de 1972 que sera choisi le plan de développement des ressources hydrauliques de la baie James.Cette decision marquera, en fait le véritable point de départ des travaux.Techniquement, elle orientera tout le projet, en prticulier l’ordre dans lequel les différentes rivières seront mises en valeur.Ce choix aura aussi d’importantes implications financières et politiques.Il est possible d’opter pour des plans d'aménagement par étape ou pour une mise en valeur de l'ensemble du territoire.Le coût du projet, selon les cas, peut varier considérablement.C’est pourquoi on a parlé jusqu’à présent de $6 à $10 milliards, peut-être plus, sans pouvoir préciser davantage.Il reste enfin à déterminer qui de l’Hydro-Québee ou de l'entreprise privée, aura la F.PILON INC.La plus grande chaîne de magasins de papeterie et d'articles de bureau du Quebec présente a ses clients ses meilleurs voeux a l'occasion de l'An Nou- 1 entrepôt central 6 magasins dans la région métropolitaine dont un en plein centre des affaires, rue St-Jacques Siège social: 700 boulevard Lebeau Saint-Laurent Montréal 379, Tel.: 332-4440 haute main sur la réalisation du projet.Trois plans ont été proposés au gouvernement, il y a près d’un an: un par l'Hy-dro-Québec, les deux autres par les firmes d’ingénieurs conseils ABBDL et Rousseau-Sauyé-Warren.L’Hydro préconisait la mise en valeur des trois rivières les plus au sud, la Nottaway, la Broad-back et la Rupert - le complexe NBR-avant de s’attaquer, plus au nord, à la Eastmain et à la Grande.Dans ses grandes lignes, le plan des ingénieurs conseils proposait de mettre en valeur d’abord la Grande, puis les rivières les plus au sud, dont le complexe NBR.Si, à la suite des études intensives qui ont été faites au cours de l’été dernier et qui se sont poursuivies jusqu’en automne, le choix final se porte sur la solution proposée par les ingénieurs conseil, 1’Hydro risque de voir son rôle de maître d’oeuvre officiellement contesté.Il semble même que certains des ingénieurs de 1’Hydro qui ont travaillé aux études préliminaires pensent que le projet qu’ils sont chargés de défendre est moins bon que celui de leurs concurrents de l’entreprise privée.Cette fausse situation de concurrence sur un sujet très technique accroît, autour du projet de la baie James, un climat d’incertitude et de défiance né avec le démarrage politisé de cette vaste entreprise.Les études préliminaires qui viennent de se terminer ont été menées a vive allure.La plus grande partie des travaux a été effectuée par l’Hydro, avec 800 hommes sur les lieux.De leur côté, les firmes d’ingénieurs conseils ABBDL et Rousseau-Sauvé-Warren, ainsi que Desjardins-Sauriol, qui a obtenu le contrat d’arpentage et de surveillance des travaux du réseau routier à construire, ont eu environ 700 hommes en tout à la baie James.L’énorme machine que représente l’organisation de l’Hydro-Québec s’est lancée dans la course contre la montre.La planification, les contrôles et les mécanismes administratifs qui ont.en grande partie.assuré le renom et la confiance dont jouit un peu partout la grande entreprise québécoise se sont plies aux impératifs de la ruée vers la baie James décrétée par le gouvernement.La cooperation, sur le terrain, avec les firmes privées, a.semble-t-il, été parfaite.Mais si les techniciens ont accumulé un nombre suffisant de données sur les rivières et les marécages de la baie James.le projet dans son ensemble n’est pas encore sorti du bourbier politique dans lequel il a été lancé au printemps dernier.Les nominations au conseil d’administration de la filiale hydroélectrique de la Société de développement de la baie James, baptisée “Société d’énergie de la baie James”, n’ont pas clarifié la situation, pas plus que ne l’avait fait l’adoption du bill 50.La question reste posée: l’Hydro-Québec aura-t-elle la haute main sur l’ensemble du projet?Si la réalisation des travaux devait être confiée à d’autres entreprises, qu’adviendrait-il de la politique d’achat préférentiel au Québec, de l’emploi de cadres administratifs et techniques canadiens-français?Ces lignes de conduite ont été celles de 1’Hydro dans toutes ses grandes entreprises.L’octroi d’un contrat pour la construction d’un tronçon de route à une compagnie américaine dont la soumission était pourtant $1,400,000 plus élevée que celle de son plus proche concurrent, une firme du Québec, a déjà soulevé une tempête de protestations.Même si la firme québécoise avait fait une erreur technique dans la présentation de sa soumission, et même si elle, a, depuis, obtenu un autre contrat pour un des onze tronçons de route qui restaient à adjuger, de tels incidents ne pourront se reproduire et passer inaperçus.C’est dans ce contexte tumultueux que s’est formée la SDBJ, la Société de développement de la baie James, créée par le bill 50.L’Hydro-Québec est représentée à son conseil d’administration par son président, M.Rolland Giroux.L'Hydro détient en outre 51 pour cent des actions de la filiale hydro-électrique de la SDBJ et trois sur cinq des membres du conseil d’administration de cette dernière société, formée le mois dernier.sont ses représentants.Depuis qu’elle existe, la SDBJ et son président, M.Pierre Nadeau, ont fait peu de déclarations.En attendant l’heure des grandes décisions, la SDBJ s’est occupée de la formation du réseau routier de la baie James.Il sera constitué de trois grands axes: deux routes est-ouest le long des rivières Rupert et La Grande, et une nord-sud, allant de Matagami à la rivière La Grande.Vers le mois de mars, les travaux commenceront sur la première partie du réseau, jusqu’à la rivière Rupert.Il s’agit d’une route permanente.La partie du 'éseau située au nord de la rivière Rupert est déjà en construction mais en route d’hiver seulement.Le grand défi auquel la SDBJ devra faire face au cours des prochains mois est celui du financement du projet.Pour l’instant, la SDBJ a accordé des contrats de voirie pour un montant qui dépasse largement son budget annuel de $10 millions.Une autre des anomalies présentes de la SDBJ est que l’actionnaire "DU CONCEPT À LA RÉALITÉ" SNC* assure la gestion complète de travaux de tous genres et de toutes dimensions .tant au Canada qu'à l'étranger.au sein d'une même entreprise canadienne .grâce à une équipe intégrée capable d'offrir un service à responsabilité unique .depuis les études préliminaires jusqu'à l'achèvement.'Survtycr.N«nn»g«r & Chénevert Inc.À L’ÉTRANGER: D'une automatisation poussée, cette cimenterie algérienne est l'un des projets courants de SNC à l'étranger.La capacité annuelle de cette usine, construite pour la Société Nationale des Matériaux de Construction, est d'un million de tonnes.AU CANADA De conception avant-gardiste, cette ville du Nord québécois se distingue par un immeuble d'habitation lui servant d'écran protecteur contre les vents dominants.Les études déhaillées et la construction de ce projet ont été confiées par la Compagnie Minière Québec Cartier à un consortium sous la direction de Pentagon Construction, membre du Groupe SNC.1550, boul.de Maisonneuve ouest, Montréal 107 Bureaux au Canada: Vancouver, Toronto, Québec, Ottawa, Sept- lles.À l'étranger: Algérie.Equateur, Ghana et Grèce.Allemagne, Angleterre, Australie, majoritaire de la filiale hydroélectrique, l’Hydro-Qué-bee.est beaucoup plus puissante, financièrement, que la société-mère.L’Hydro est fort bien connue et considérée sur les marchés financiers du Canada, des Etats-Unis et même d’Europe.Cette situation devrait lui assurer le contrôle.sous la haute diréction de la SDBJ, des travaux hydroélectriques de la Baie James.Cependant, il semble que ce soit justement pour mettre un frein à la puissance et à la croissance de 1’Hydro que le gouvernement a décidé la création de la SDBJ.Avec ses $3.9 milliards d’actif, ses 12,012 employés, et son taux de croissance remarquable, ce géant devenait plus puissant que le gouvernement provincial lui-même.C’est, de plus, une entreprise presque exclusivement canadienne-française et qui réussit fort bien, à l’abn et indépendemment des tractations politiques.La création de la SDBJ peut se comparer avec celle de Brinco, la société qui a mis en valeur les chutes Churchill au Labrador.La similitude s’étend au mandat de Brinco Suite à la page 24 BAIE D’HUDgON BASSIN DE LA RIVIERE DE LA GRANDE BALEINE rivière lac bienviiie sakami rivière opmaca BAIE JAMES lac aicanal rivière noltaway lac evans lac mistassim broadback CHIBOUGAMAU MATAGAMI— rivière bell SENN=TERRE BASSIN DE LA RIVIERE CANIAPISCAU BASSIN DE LA GRANDE RIVIERE BASSIN DE LA RIVIERE EASTMAIN BASSIN DE LA RIVIERE RUPERT BASSIN DE LA ., RIVIERE BROADBACK / j BASSIN DE LA RIVIERE NOTTAWAY 200 échelle en milles (1 m:lle = 1,6km) \/ènez vous chercher un emprunt de' Vous tenez à ce que votre entreprise prosoèr r se dévëloppe.Qu'e.ie soit un succès.La venue de nouveaux capitaux vous serait peut-être salutaire.Avez-vous pensé à un emprunt?Le gérant de la BCN est là pour vous aider.L'argent que nous avons nous a été “prêté".C'est l'argent des épargnes de ceux qui en retirent de bons intérêts.Et pour lesquels c'est une victoire.Vous, vous l'empruntez à de bonnes conditions.Vous réussissez.Et voilà une autre victoire : la vôtre.Comme dit notre chanson : ".Emprunter chez nous, c'est un nouveau départ" Banque Canadienne Nationale la force de l'argent au service de l'expansion économique ?4 4.rTlh 20 • Le Devoir, jeudi 30 décembre 1971 Surprise! L'économie a trouvé une nouvelle vigueur par O.E.THÜR, vice-président par O.E.THÜR, vice-président du Conseil économique du Canada L'interprétation de toute situation économique pour une période donnée exige que l'on dégage les principales forces économiques qui ont agi avant e pendant cette période.C’est ce que nous nous proposons de faire dans cette brève présentation de l’évolution économique au Canada en 1971.Après une phase de ralentissement économique entre l'automne de 1969 et la fin de 1970, l’économie canadienne est entrée dans une phase de reprise dès le début de 1971.En d’autres termes, l’économie a retrouvé son sentier de croissance.Alors que le produit national brut en termes réels n'a progressé que de 3.3 pour cent en 1970, sa croissance atteindra et.probablement, dépassera 6 pour cent en 1971.Ce taux de croissance est sans doute un taux relativement favorable puisqu'il représente exactement la même croissance que celle que le pays a connue entre 1963 et 1967' soit les cinq meilleures années des années 1960.Cette constatation apparaîtra surprenante à première vue L'impression générale que l'on trouve dans l'opinion publique est celle d une stagnation économique qui ne parvient pas à donner ne fût-ce qu un début de solution au problème du chômage.11 en a toujours été ainsi dans l'inter- prétation des évolutions économiques: les problèmes immédiats et non résolus constituent les problèmes qui frappent et qui voilent en quelque sorte tout le reste.Par rapport aux problèmes réels, les tendances fondamentales d'une économie apparaissent à l'opinion publique comme étant très incertaines.Les résultats obtenus en termes de croissance et de chômage sont-ils contradictoires?Cette question mérite que l'on s’y attarde quelque peu.Nous savons que l'augmentation de la population et la main-d'oeuvre est bien plus rapide au Canada que dans n’importe quel autre pays économiquement développé.Entre 1960 et 1970, c'est le Canada qui a créé le plus d'emplois nouveaux.Le taux de croissance annuel moyen de nouveaux emplois entre 1960 et 1970, est de 2.8 pour cent au Canada, de 1.7 pour cent aux Etats-Unis, de 1.4 pour cent au Japon et de sensiblement moins que 1 pour cent dans les grands pays développés d'Europe occidentale.Par rapport aux autres pays industrialisés.la dimension du problème de création d'emplois au Canada est unique.Lorsqu'une reprise se manifeste comme elle le fait au Canada en 1971.elle ne se traduit pas immédiatement en Cette année, on a craint pour nos exportations aux États-Unis.(Photo Le Devoir par Claude Léger) LE CONSEIL DE PLACEMENT PROFESSIONNEL 555 ouest, boul.Dorchester Montréal 128 • 866-2807 Conseillers en Personnel depuis 1927 une augmentation considérable de remploi.En effet, pendant la période de croissance ralentie de l'économie les capacités de production du travail et du capital employé ne sont pas utilisées à leur plein rendement.Ainsi, le volume de production des biens et des sendees peut être accru dans l'économie sans qu'il faille engager des travailleurs supplémentaires et sans procéder a des investissements nouveaux majeurs.Le premier effet de la reprise est d’accroître le rendement ou la productivité et non pas de faire apparaître des besoins en facteurs de production.Effectivement.en 1971, la croissance globale de quelque 6 pour cent se décompose en un accroissement de productivité de 3.5 pour cent et une augmentation de l'emploi de l'ordre de 2.5 pour cent.Les entreprises engageront de nouveaux travailleurs de façon accélérée lorsque la demande les obligera d accroitre leurs capacités de production, ce qui Greenshields Incorporated 4 PI ace Ville-Marie, Montréal Tous Services Financiers • Ordres en Bourse • Opérations sur le Marché Monétaire • Souscription et Distribution de Titres • Gestion de Portefeuille • Recherche Economique et Financière Montréal Toronto Ottawa Québec Winnipeg Vancouver Calgary Hamilton Edmonton New York Londres Zurich se produira en 1972 et en 1973.Au début de la phase d’expansion (qui porte le nom de reprise i.nous pouvons donc aisément avoir une croissance réelle de 6 pour cent et un taux de chômage moyen de 6.5 pour cent.Ce n'est qu’au cours de la deuxième, troisième, etc.année de l'expansion que le taux de chômage diminuera.Ce qui est affirmé ci-dessus en relation avec l'emploi, s'applique également aux investissements.La croissance de nouveaux investissements productifs privés reste modéré car des capacités inutilisées existent encore dans de nombreuses branches d'activité économi que.Avec l'expansion de la demande.ces capacités inutilisées se résorberont graduellement et de nouveaux investissements seront réalisés à des rythmes accélérés.Remarquons par ailleurs que l'expansion de la demande en 1971 a été partiellement satisfaite par la vente des stocks de produits.La vente de produits stockés n'augmente évidemment pas du tout les besoins en capacité de production.Toutefois, le déstockage ne peut continuer indéfiniment.Une fois les stocks relativement dégarnis, nous entrerons dans une période d'augmentation des stocks.Si.à présent, l'augmentation de la production peut être inférieure à l'augmentation de la demande parce que cette dernière est satisfaite, partiellement au moins, par la vente de produits stockés, l'augmentation de la production devra être supérieure à l'augmentation de la demande lorsque nous serons en phase de restockage.En effet, la production courante devra satisfaire non seulement la demande courante mais aussi couvrir les besoins de stocks accrus de produits.Ce mou-vemem de restockage se fera sentir au cours de 1972.En 1971 comme en toute reprise, la croissance économique a été principalement assurée par trois grands secteurs de la demande globale: les dépenses des consommateurs en biens et en services.les dépenses des gouvernements en biens et en services et la construction de logements.L'accroissement des dépenses des consommateurs en dollars constants se situe en 1971 à plus de 6 pout cent alors qu'il n'était que de 2 pour cent en 1971.Les consommateurs sont donc confiants quant à l'avenir économique et ne sont plus réservés comme ils l'ont été en 1970.I ,e- deux autres grands secteurs de la demande globale montrent que les autorités publiques poursuivent des politiques nettement expansionnistes.Elles accroissent sensiblement leur propre demande de biens et de services et elles soutiennent activement la construction de logements.iÆ ¦ ' i i r mms Pu ¦M '4mm.Wi mm y * “ i 111 fi J r , * t* THr.» a Wgm **Wi * Wmfa s wm%.secteur qui est fort sensible aux décisions publiques.La demande étrangère pour les biens et services canadiens a continué de croître, mais plus lentement qu'en 1970.Les incertitudes commerciales et monétaires internationales ainsi que l'appréciation du dollar canadien par rapport au dollar des Etats-Unis ont freiné l'expansion et continueront de faire ainsi à l'avenir.Par contre, les importations canadiennes de biens et de services se sont accélérées en 1971 par rapport à 1970: cette accélération doit être attribuée à la croissance économique plus rapide en 1971 qu'en 1970 et.aussi, à l'appréciation de la valeur du dollar canadien.A cause de la reprise dans notre économie, nous avons besoin de plus de produits importés qu'auparavant et nous sommes aussi tentés d'en impor- ter plus car les prix de ces produits importés diminuent en fonction de l’appréciation de notre monnaie.Il faut en conclure que le surplus de notre balance commerciale, de $3 milliards en 1970, diminue sensiblement en 1971 et continuera à diminuer en 1972.La diminution de ce surplus affaiblit une des forces d'expansion de l’économie canadienne; toutefois, elle a aussi un efU’ favorable parce que.en même temps, elle réduit la pression qui s'exerce dans le sens de l'appréciation du dollar canadien.Uuant à l'évolution des prix au Canada, leur hausse a subi une accélération modérée par rapport à 1970.Cependant, meme ainsi i! est probable que le Canada enregistre la moindre hausse des prix de tous les pays développés comme en 1970.Le résultat exceptionnel obtenu en matière des prix l'année dernière est dû en partie à des éléments accidentels comme la hausse des prix des produits alimentaires et la guerre des prix entre les grandes chaînes de distribution des produits alimentaires.Ces éléments accidentels ne se sont pas reproduits au cours de cette annee.Entre 1970 et 1971 c’est la seule différence importante.Mais, même avec cette accélération, la hausse des prix aux consommateurs n’augmente que de 3.5 pour cent au Canada alors que des hausses de 4.5.5 et même 6 pour cent sont fréquentes dans d’autres pays.Au cours de Tannée, des incertitudes majeures sont apparues sur le plan international.Les mesures Nixon du mois d’août, quoique indispensables.ont introduit des changements majeurs dans les flux commerciaux et financiers internationaux.Parmi les autres pays frappés par les mesures de restriction, le Canada fut aussi touché: les surtaxes maintenant abolies frappaient un quart des exportations canadiennes vers les Etats-Unis et le taux de change du dollar canadien a subi une appréciation inévitable.Toutefois, les restrictions que nous avons subies de la part des Etats-Unis auront été peut-être, moins dommageables pour l’économie canadienne que les mesu- res que les Etats-Unis envisageaient à plus long terme.Quoiqu'il en soit, les relations économiques internationales suppo sent que les incertitudes qui les affectent se résorbent relativement rapidement.Sinon, il y aura des tendances autarciques importantes qui se manifesteront de par le monde.Pour résumer la situation économique, nous pouvons dire que la croissance économique a repris en 1971 sous l'impulsion des dépenses de consommation et des mesures expansionnistes des autorités publiques.Ces deux forces de croissance se feront sentir pendant Tannée 1972 également, particulièrement la demande provenant du secteur public de Té-conomie.Les investissements industriels en bâtiments, équipement et stocks de produits n'ont pas joué de rôle actif dans l'expansion de 1971.Il est probable que.graduellement.les investissements subiront une accélération.C’est alors que le chômage enregistrera une diminution systématique.Le secteur extérieur, conditionné par de nombreuses incertitudes en 1971, pourrait faire preuve de plus de dynamisme en exportations et importations à la fois.L'ensemble de ces forces d'expansion devrait nous donner un taux de croissance réel de 6.5 à 7.5 pour cent en 1972.i MEILLEURS VOEL X I crrftftoomi A>c«Mnp«mgr § .Jj Membres des Bourses w Vf de Toronto et de Montreal de la Bourse Canadienne VI $ el de w M L'Association Canadienne des courtiers SM en valeurs mobilières v| Succursales: Montreal - Toronto - Ottawa - London sfi çj St.Catherines - Kitchener - Hamilton S 715 Victoria Square, Suite 825 | $ 844-3722 ^ '•SJS3l5»S3aaj!»5!S55agt3!SS!!S!!5aStS«5!S5SSSSSS55a35«SSE5!^5S55jaajSS53S BRAULT, GUY.CHAPUT INC.Membre: Bourse de Montréal Bourse Canadienne Philadelpi.ie - Baltimore - Washington Stock Exchange Association Canadienne des Courtiers en valeurs mobilières 612 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal Nos meilleurs voeux de Bonne et Heureuse Année à tous nos clients et amis MOLSON, ROUSSEAU 8 CIE LIMITÉE Membres de l'Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières Membres des Bourses de Montréal, Canadienne et Toronto 800, Place Victoria Montréal 500, Grande Allée Québec E MARCHÉ ' ç : ' -, • Thé Montreal Stock Exchange La Bourse de Montréal — (Incorporée en 1Ç74) The Canadian Stock Exchange La Bourse Canadienne — (Fondée en 1926) téléphone 861-9431 "ï“ r - Le Devoir, jeudi 30 décembre 1 971 ?21 Causes et effets de la crise monétaire par Roma DAUPHIN, George DRAKOS et Petr HANEL professeurs à l'université de Sherbrooke La crise monétaire que nous traversons a des causes bien précises.Elle aura, sans l’ombre d’un doute, des conséquences importantes sur l’avenir des relations internationales.Comment le Canada se sortira-t-il de l’impasse?Tels sont les trois aspects de la question que le présent article se propose d’approfondir.A la fin de la deuxième guerre mondiale, le commerce international ne peut plus s’accroître sans une structure mo-nâaire stable.L’économie américaine, plus concurrentielle que jamais, voit la nécessité d’exploiter de nouveaux marchés d’exportation.Préoccupés par la reconstruction des usines détruites, l’Europe et le Japon recherchent des pos-,-bilités de financement à l’étranger.De ce contexte émerge le nouveau système monétaire.Tous les pays reconnaissent la supériorité du taux de change fixe, l’expérience antérieure des taux flottants étant grandement insatisfaisante.Dans le nouveau système, aucun pays ne pourra modifier le cours de sa monnaie sans faire la preuve au Fonds Monétaire International d’un déséquilibre fondamental de sa balance de paiements.Une parité entre les monnaies des différents pays exige cependant la création d’une monnaie internationale puisque les pays ont besoin de réserves pour soutenir le cours de leur monnaie contre toute fluctuation saisonnière et cyclique de leurs transactions avec l’étranger.Cest ici que les vues des différents pays divergent.La majorité des économistes prônent l’invention d’une nouvelle monnaie, unique, fiduciaire et dont le volume se contrôlerait facilement en vue d’éviter respectivement une spéculation agaçante, l’exclavage des mines d’or et un manque de liquidités in- ternationales.La force politique énorme des Etats-Unis à l’époque va cependant favoriser l’implantation d’un autre système monétaire.Ce pays, détenant à peu près soixante pour cent (60%) du stock mondial d’or, désire appuyer le nouveau système sur cette base.Le statut traditionnellement acquis de l’or rallie finalement les vues divergentes des banquiers internationaux autour de l’étalon-or propose par les Américains.Néanmoins, le système comporte des défi- Nos meilleurs voeux S ciences graves d’ores et déjà identifiables: à lui seul, l’accroissement annuel du stock d’or ne va pas suffire au besoin de liquidités, la nécessité de compléter cette base trop étroite était évidente dès 1944.Comme palliatif, on crée d’abord le Fonds Monétaire International (font la fonction se limite à entreposer des devises nationales et l’or en vue de permettre aux pays déficitaires d’emprunter facilement.Malgré cela, une rareté trop contraignante de liquidités allait favoriser une émersion, à côté de la base or, du dollar américain, un substitut parfait en autant que le prix d’une monnaie en terme de l’autre est constant et juge tenable par les financiers internationaux.Cest ainsi que le système de l’é-talon-or-dollar voit le jour.Le système fonctionne étonnamment bien à ses débuts grâce au Plan Marshall.Sans celui-ci, dont le but est d’aider l’Europe à se relever de la guerre, les Etats-Unis n’auraient jamais obtenu l’énorme surplus de leur balance commerciale et des paiements de 1946 à 1950.A cause de ce surplus, le dollar était extrêmement rare et tous en avaient pleinement confiance.Le tableau toutefois se ternit rapidement à partir des années cinquante.En 1949, la plupart des monnaies du monde se dévaluent par rapport au dollar et à l’or.L’Europe et le Japon récupèrent rapidement avec des taux de croissance plus élevés qu’aux Etats-Unis et une force concurrentielle redoutable en Amérique du Nord.A ces facteurs, s’ajoute une sortie importante des firmes multinationales hors du territoire de l’Oncle Sam et des dépenses militaires considérables, venant accentuer l’inflation.Le tout change le surplus initial en un déficit aussi permanent de la balance de paiements dès le début de la seconde moitié du siècle.C’est ainsi que de 1949 à 1962.les réserves internationales en dollars américains triplent alors que le stock d’or n’augmente que de dix-huit pour cent (18%).Ce dernier phénomène n’est cependant pas totalement dissociable d’une préférence marquée des Européens pour les liquidités.Dans un système où les dollars sont parfaitement convertibles en or, les Européens peuvent à tout moment échanger ces dollars contre de l’or.S’ils ne le font que partiellement, une raison valable le justifie.En effet, le maintien d’une masse de dol- Service français : HENRI de LOTBINIERE HARWOOD—ANDRÉ LAROCQUE ** ADMINISTRATEURS R.A.DALY & COMPANY I LIMITED En affaires depuit 1916 630 ouest, boul.Dorchester, Montréal lars en oenors ues cuais-u ms ne peut s expliquer que par des besoins incessants de liquidités de la part de l’Europe, du Japon et du Canada.De ce point de vue, les Etats-Unis jouent un rôle de banque et, comme elle, empruntent et endossent des dettes à court terme (i.e.les dollars hors des Etats-Unis) et prêtent à long terme (investissements directs à l’étranger et achat d’obligations d’autres pays).Quoique les prêts à longue échéance soient de beaucoup plus ddé Téléphone : 861 -9751 considérables que les dettes sur une courte période, les fa< Membres des : Bourse de Montréal - Bourse Canadienne - Bourse de Toronto K L’Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières SERVICE FRANÇAIS Etats-Unis ne peuvent quand même pas faire face à leurs obligations immédiates puisque la valeur des dollars détenue à l’étranger est bien supérieure à celle de leurs réserves en or.Dans une situation aussi inconfortable, une convertibilité à prix fixe entre l’or et le dollar s’avère mathématiquement impossible et le dollar n’est plus viable sans une démonétisation de l’or.De là, une baisse de la confiance en ce numéraire, une ruée vers l’or et une compression involontaire des liquidités internationales aussitôt qu’un réajustement du prix or-dollar apparait inévitable parce que certains pays n’acceptent pas qu’un seul d’entre eux soit l’unique pourvoyeur de liouidités internationales, surtout lorsque ' de ' " MEAD & CIE LIMITÉE ÉTABLIE EN 1924 ceci confère à ce dernier l’avantage d’un déficit permanent utilisé à la poursuite d’objectifs (guerre au Vietnam, achat d’entreprises européennes et visée impérialiste en pays sous-developpés) que le monde ne partage pas.Ces derniè- res années, les pressions des Etats-Unis s'amplifient sur plui " les pays en surplus afin qu’ils ne convertissent pas leurs r.La Membre-' île la Bourse üe Montréal et Canadien ne.de la Bourse de I oronto et de I \ssoeiation canadienne des eouruers en râleurs mobilières.réserves en or.La plupart de ceux-ci s’inclinèrent afin d’éviter une crise qui aurait pu être monumentale dans un régime de parité fixe où, faute d’ajustement, la confiance ne régnait plus.630 ouest, boul.Dorchester - Montréal - 866-3061 Les mesures nixoniennes et le règlement hâtif de la crise La direction et le personnel transmettent à tous leurs clients leurs meilleurs voeux de santé et de prospérité L.1.FORGET & CIE LTÉE MEMBRES: Bourse de Montréal - Bourse Canadienne Place du Canada, Montréal, Tel: 878-3871 1122 Chemin St.Louis Québec, Québec, 688-0920 ?E^^3!«3aa3B3m5!«5!»3IK?5aass«5S^53ïO«3aS53Saw3«eB!£5SS,Sj En 1971, il devient évident que les Etats-Unis subiront leur premier déficit à la balance commerciale depuis la fin de la guerre civile.Après de multiples démarches infructueuses auprès des autres pays leur demandant de réévaluer leur propre monnaie, les Américains doivent prendre l’initiative d’un réalignement des parités en vue d’amener un redressement du déficit de leur balance de paiements.Le 15 août, ils annoncent un changement dramatique de leur politique, en suspendant temporairement la convertibilité du dollar en or.en libérant le dollar et en imposant une surtaxe temporaire de dix pour cent (10%) dans l’attente d’une solution satisfaisante a leurs problèmes.Forts d’une surtaxe pesant lourdement sur le reste du monde et d'un dollar flottant.sans contenu or.tendant à se dévaluer par rapport aux autres monnaies, les Etats-Unis exigent un réalignement des parités monétaires suffisamment grand pour combler un déficit anticipé de treize (13) milliards dans leur balance de paiements.Le 18 décembre dernier, un règlement du conflit intervient et nos voisins du sud obtiennent des parités les favorisant mais aussi plus souples puisque le cours d’une monnaie peut maintenant varier de 2.25 pourcent autour de la nouvelle parité au lieu de 1%.Les Etats-Unis doivent, en retour, éliminer la surtaxe et accepter une hausse du prix de l’or de l’ordre de huit pourcent (8%), une once d’or passant de $35.00 à $38.00.Quels seront les effets de l’accord conclu à toute vapeur sans doute par la crainte du déclenchement d’une suite de représailles contre les Etats-Unis.A court terme, la confiance sera certainement rétablie puisqu’un redressement spectaculaire de la balance de paiements est probable.La sortie de dollars américains sera ralentie sinon complè- Fondée en 1925 Société de Placements a Cie Ltée Membres de l’Association Canadienne des courtiers en valeurs mobilières, de la Bourse de Montréal et de la Bourse Canadienne Siège Social: 360, rue St-Jacquet.Montréal 126 Succursale: Édifice Place Royale, Trois-Rivières Téléphone (514) 845-6161 Telex 01-20325 à nos actionnaires East Sullivan Mines Limited GROUPE MINIER SULLIVAN LTÉE la sa: tement annulée.Quoique l’accroissement des liquidités in ' S Di temationales en subira aussi le contrecoup, les besoins en dollars déclineront grâce à l’élargissement des marges de ri ne- rvoi-i + ré' ri’nine nil'll rlnmmim tnn_ fluctuations des parités, d’autant plus qu’il demeure tou-.‘olla .jours possible de substituer aux dollars des droits de tirage spéciaux (D.T.S.), une sorte de monnaie réservée aux banques ; l’ac- centrales, pleinement internationale, fiduciaire et dont croissement de volume est strictement contrôlé par l’ensemble des pays riches du monde.Un retour à l’équilibre de la balance de paiements américaine ne s’imagine pas sans un élargissement important des D.T.S.Dans l’avenir immédiat, la base de la liquidité internationale demeurera composée d’or, de dollars et de D.T.S.les deux derniers ayant un contenu spécifique en or.La réévaluation du prix de l’or ne semble pas constituer, dans l’avenir immédiat, un encouragement aux producteurs d’or de l’Afrique du Sud et de la Russie, ni aux spéculateurs, ces derniers vendant et achetant respectivement celui-ci à $42.00 l’once depuis deux ans, c’est-à-dire au moment de la chute du “pool” de l’or et de la libéralisation de son prix sur le marche privé.Conséquemment, le prix de l’or sur ce marché pourrait bien redescendre temporairement au niveau de la nouvelle parité officielle.D’autre part, les gros détenteurs de réserves en dollars, l’Allemagne et le Japon, ne subiront qu’une perte d’environ un milliard de dollars à la suite de la réduction du prix dollar/or.Finalement, les effets économiques de la dévaluation du dollar par rapport à l’or sont les mêmes que ceux d’une réévaluation des autres monnaies des pays riches si les pays sous-développés détenteurs de réserves en dollars suivent l’exemple des Etats-Unis en dévaluant leur propre monnaie.Les conséquences de la hausse du prix de l’or peuvent, cependant, s’avérer extrêmement sérieuses dans un avenir plus lointain.L’or, les dollars et les D.T.S.tiendront le rôle de monnaies concurrentes de sorte que la loi de Gresham, en toute probabilité, opérera encore vis-à-vis l’or et le dollar.La possibilité de maintenir un lien permanent entre ayant un compte au Fonds Monétaire International, que l’on débite ou crédité selon les paiements et recettes du pays.Il est cependant clair que la conversion du dollar en or reprendra de plus belle aussitôt que le dollar montrera, à sa nouvelle parité, le moindre signe de faiblesse.Lorsque cette ruée vers l’or se produira, les Etats-Unis ne prendront certainement pas le risque de défendre férocement la nouvelle parité du dollar et pourraient bien couper définitivement tout lien entre leur monnaie et l’or.Ainsi, à moins que les pays riches n’acceptent, dans un effort improbable de coopération internationale et de confiance réciproque, de démonétiser l’or et de créer une monnaie internationale uni- que pouvant remplacer complètement le dollar, nous nous dirigerons vers un système de change fluctuant entre blocs de pays riches.Un tel régime réduira considérablement les besoins de liquidités du monde capitaliste et pourrait bien favoriser la naissance d'une monnaie européenne unique dont le cours flotterait vis-à-vis le dollar, les autres monnaies nationales (Canada.Japon, Australie, pays en voie de développement) s’accrochant à l’une ou l'autre des deux monnaies ou flottant elles-mêmes.Le dollar canadien Les problèmes américains n’étaient pas totalement étrangers à la politique canadienne suivie durant la décennie ”60.Au debut de celle-ci.le Canada avait été forcé.en 1962, d’imposer une surtaxe, d’instaurer un régime d’aus-.nalem l’or et les D.T.S.ne fait aucun doute puisque le dernier nu- bille méraire ne prend pas la forme de billets que les individus peuvent posséder mais se distribuent strictement entre pays térité et, finalement, de dévaluer sa monnaie de près de 13% par rapport à sa valeur de 1960: conséquemment des manoeuvres franchement maladroites en vue de réduire la domination étrangère au pays.En 1965, au moment où les capitaux étrangers revenaient au pays et que le Canada signait le bénéfique pacte de l’automobile, la monnaie canadienne apparaissait déjà comme étant dangeureusement sous-évaluée par rapport aux dollars américains, déséquilibre dont les effets étaient déjà apparents.L’Ontario entreprenait en effet une période d’expansion par une hausse remarquable de ses exportations de biens manufacturés.Au plem-emploi Suite s !s pegs 30 Avec les hommages des ADMINISTRATEURS ET MEMBRES DE DUROCKER, RODRIGUE & CIE LTEE VALEURS DE PLACEMENT EDIFICE DE LA SOCIÉTÉ DES ARTISANS.MONTREAL TEL.: 861-2856 fl SUITE 207 n 333 EST, RUE CRAIG-COIN SAINT DENIS S Au début de L'AN NOUVEA V nous présentons à nos actionnaires et amis nos meilleurs voeux United Asbestos Corporation Ltd.Allied Minning Corporation Bureaux situés à 1155 ouest, Boulevard Dorchester - Montréal, Tél.: 866-7367 ^5!a^5SaS«S«S«5aa!SaW3SKfWS»5JS«!58a55gÇ5SSÇ5SSS5!W5!S55!WS5a5SSS3Sa3!»5SS53SS?ÎSgtWïW53aaîaa3»35agiJ=«S5aa!aS5î8S(5S55Ssa3Baj! Meilleurs Voeux à nos actionnaires GROUPE MINIER BROSSARD Naganta Mining & Development Go.Ltd Ducros Mines Limited Nemrod Mining Co.Ltd Valdex Mines inc.Timrod Mining Co.Ltd North Shore Uranium Corporation 360 ouest, rue St-Jacques, Suite 1406, Montréal.Tél.: 842- 4461 3!«3!W3!»S5SJ!«!^3!»!!«5!«3S«5!«5^îaSS5«S«^5!«S^JBa58asa^5!SEBSaW558S55«JI»3SgS3!«3»53SSS38«J!a55a38ja53St5!S53asS3SJ53a«(W3« r Avec les hommages de A.Hcnaml & CwnnnMinie Umiifcc Courtiers en valeurs J.200 ouest, rue St-Jacques - Montréal Tél.: 844-2886 Bureau de Québec, 132, rue St-Pierre, Tél.: 692-1914 wswajBsajwswwajWRWjaawaswwawtHlajsawaxwwajwswswwaswwitJssriassisjajiwjaaiiwjsfiuaajaajsiasasswswsxwBawate «xwRwwsw380sa3!«ws38«»a»53!»w3iJ8ss5803sa«aj»iiwws»«»ai!W5as5»sj8f8»5xs558iwswwswsjea»#»a*is*st*a3Bawis .¦ ' "z .-.A f 1 î ) 22 • Le Devoir, jeudi 30 décembre 1971 CHOMAGE // faudra créer 1.4 million d'emplois d'ici 1975 par R.B.CROZIER et N.E.WALE, du Conseil économique du Canada Au cours de la période de 1965 à 1971, la croissance moyenne de la main-d'oeuvre canadienne a été d'environ 250,000 personnes par an.Ceci représente un des taux de croissance de la main-d’oeuvre les plus élevés des pays occidentaux industrialisés.En effet, on estime que d’ici 1980, la croissance de la main-d'oeuvre .canadienne sera considérablement plus élevée que celle prévue dans tous les autres pays occidentale.En réalité le taux de croissance de la main-d’oeuvre canadienne sera supérieur à ceux du Royaume Uni, de l'al-lemagne de l'Ouest et de l'Italie réunis, des pays dont les populations prises ensemble excédent plusieurs fois celle du Canada.La création de nouveaux emplois reste inférieure au nombre de personnes cherchant du travail dans le cas de quatre des six dernières années, comme l’indique le tableau 1.La marge la plus considérable se situe en 1970, mais le taux de chômage a également connu de fortes augmentations précédemment, soit en 1967 et 1968.Si nous comparons les dix premiers mois de 1970 et 1971, nous pouvons constater que l'accroissement de la main-d'oeuvre reste sensiblement supérieur au nombre de nouveaux emplois créés.Plusieurs facteurs ont contribué à la hausse du chô- T.A.RIC HARDSON & C O.LTD., membres Bourse de Montréal Bourse de Toronto Bourse de Vancouver Bourse canadienne Bourse de Calgary L'Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières Suite 3611, Tour de la Bourse • Montreal Tel.: 878-3181 SCJCCURSALES À: Montréal, Toronto.Hamilton, Ottawa.Vancouver, Victoria.Noranda, Rouyn.Vold'Or.Timmins.Sudbury.Soult Ste-Morie.^?.3S>r j " r • ' : Devant le nombre de nos services, - C____ certains clients nous ont surnommés.Sun Assurance-viePersonnelleRevenuSoleilInvaliditéRenteFôndsSoleil , AssuranceinterruptionUesAnairesrlanihcationSuccessoraleAssurance VieEtSantéColIectiveRégimeDeRetraitePlanificationDe LaSécuritéFamiliale LifeDuCanada SuiLife DU CANADA Discutez-en avec un de nos représentants Le Devoir, jeudi 30 décembre 1 971 • 23 Dans le monde du travail, le temps est à la radicalisation l par Paul-Martel ROY, professeur à l'UQAM La conférence des ministres du travail du Canada, organisée par le ministère du travail du Québec et qui a eu lieu à Montréal du 1er au 3 novembre de cette année, a donné une idée du climat qui prévaut actuellement au Québec dans le “monde du travail”.Une telle conférence, bien entendu, est convoquée dans une perspective fonctionnaliste.Or, ce 1er novembre, les représentants syndicaux étaient absents d’un très grand hôtel de la métropole, manifestant par là que l’hypothèse fonctionna-•iste âait pour eux en veilleuse.D’un autre côté, les membres de la délégation gouvernementale - du moins celle du Québec - se sont montrés relativement progressistes.Les porte-parole de la délégation patronale ont été satisfaits de répéter des choses cent fois entendues tandis que la délégation universitaire est demeurée muette, soit qu’elle n’avait rien à dire relativement à des roblèmes concrets, soit que e ton de polémique univoque qui prévalait la rendait perplexe.Dans ce cadre de pensée, revoyons brièvement quelques événements de l’année 1971.En ce qui regarde les attitudes patronales, en particulier les associations patronales, il est vraiment difficile de discerner dans les événements de l’année un signe quelconque d’évolution.A la conférence des ministres du travail comme au congrès de l’ICAP et partout ailleurs, on continue de soutenir des sophismes men connus comme par exemple: le fait que les salaires ont augmenté d’un plus grand pourcentage que la productivité ou encore le fait que les augmentations de salaire semblent avoir précédé les augmentations de prix sont des signes certains que l’inflation que nous connaissons est attribuable au pouvoir exagéré des syndicats.Que ces propositions peuvent fort bien être fausses a été démontré depuis longtemps et encore par des papes de l’orthodoxie en économique: Samuelson et Solow.(1) Par ailleurs, il est toujours amusant d’entendre les dirigeants patronaux se plaindre de ce que les centrales syndicales ne représentent pas les vraies aspirations des travailleurs, en devenant “trop politisées” par exemple.Parmi les faits saillants de l’année ‘71, plusieurs s’entendent pour distinguer la radicalisation des syndicats ouvriers.Cette radicalisation a ris plusieurs formes.Parmi es conflits bien identifiés, on peut mentionner le cycle des grèves ou des menaces de grève des policiers, suivi de celui des grèves ou menaces de grève des pompiers, cycles qui ont fait dire au président du Conseil consultatif du travail formisation des salaires et conditions de travail - par secteur.Mais ce n’est pas un problème majeur.Les économistes qui s’opposent au projet diront plutôt que ce faisant on nuira à l’allocation du travail parmi les régions par exemple.Ce à quoi on peut répliquer que les problèmes de distribution méritent certainement autant d’attention que les problèmes d’allocation; que de toute façon il n’a jamais été montré qu’au Québec les salaires sont un allocateur efficace du travail; qu’au contraire, dans une économie à haut niveau de chômage comme celle du Québec, où la proportion du chômage structurel (dési-quilibre qualitatif entre la demande et l’offre de travail) est vraisemblablement plus élevée qu’en Ontario par exemple, la disponibilité de l’emploi a des fortes chances d’être un meilleur allocateur de travail que les salaires.Le livre blanc préparé au ministère du travail et qui porte le titre: “Pour une politique québécoise de la main-d’oeuvre” et dont un résumé a paru dans Le Devoir du 16 (Photo Le Devoir par Claude Léger) P' le et de la main-d’oeuvre que, de fait, une extension au Code du travail était survenue.D’autres conflits remarquables non par la radicalisation qu’ils manifestent mais par leur caractère nouveau ou évolutif ont été la grève des professeurs de l’université du Québec à Montréal et la troisième ronde de négociation dans la fonction publique provinciale.Cette ronde de négociations qui dure toujours sera sans doute un des faits saillants de l’année ‘72.Il demeure intéressant de surveiller quel sera finalement le contenu de l’expression: “négocier la masse salariale”.Par ailleurs, il faut mentionner le conflit dans l’industrie de la construction qui s’est manifesté dès le tout début de l’année et qui s’est réglé par l’institution d’une commission provinciale et la promesse de la part du gouvernement d’instaurer un régime de revenu annuel garanti dans l’industrie.Un tel régime existe en très Consultez-nous sur votre plan d'épargne-retraite .et économisez à même l'impôt n Canada Trust 800 oust, boul.Dorchester 7040, rue St-Hubert Téléphone: 861-9781 peu d’exemplaires en Amérique.Quelles seront la conception et l’application de cette politique relativement nouvelle, audacieuse à plusieurs points de vue?Le conflit majeur de l’année ‘71 demeure cependant de toute évidence le lock-out au journal La Presse.Assez pénible pour avoir amené à un échec le ministre du travail et plusieurs de ses hauts fonctionnaires dans leur tentative de conciliation, ce conflit a en plus contribué à accentuer la radicalisation des deux principales centrales syndicales.La manifestation du 29 octobre était la seule depuis longtemps où on pouvait compter une majorité de syndiqués.Il faut cependant ajouter que c’était la seule depuis longtemps où l’objectif proposé était un objectif syndical traditionnel.D un autre côté, outre les déclarations des dirigeants syndicaux, le signe le meilleur de politisation ou de radicalisation des centrales est sans doute la littérature qui en émane.Or, en deux mois, deux textes radicaux ont fait surface:: “Ne comptons que sur nos propres moyens” à la C.S.N.et “L’Etat, rouage de notre exploitation” à la F.T.Q.Sauf peut-être la section 1 du dossier II de “L’Etat, rouage de notre exploitation”, ces textes ne peuvent se comparer aux études industrielles qui ont déjà été faites à la C.S.N.ou aux dossiers qu’on produisait à la F.T.Q.On n’y cherche pas de solutions à dés problèmes individuels mais plutôt l’adhésion idéologique du lecteur relativement à l’organisation sociale en général.La critique qu’on veut faire de ces documents doit se situer dans cette perspective: c’est-à-dire que les textes dont on parle sont bons s’ils entraînent l’adhésion idéologique.Cela suppose que les faits présentés soient objectiveement corrects, que l’interprétation qu’on en donne apparaisse Lemav, Faquin, Corbeil & Gilbert AVOCATS Henri-Paul Lemay, c.r.- Maurice Faquin, c.r.- Micheline Corbeil - Michel Gilbert Pierre Messieur—Jean Keable—Jean-Pierre Bordeau—Gilbert Dupont ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE: TAXCORP TÉL: 878-4211 Tour de la Bourse—Suite 1025 —800, Place Victoria—Mtl.P.Q.usawajKtswt ÉVALUATION DE COMPAGNIES FAITES ÉVALUER ^S Q|*JjJJ,[ltTs5l ACHFLT.'vEiÎtAFUsIoF^ETFIN^ANCEMENT D'EFITrËpRISES *V,SK JEAN GAGNON B.Sc.Com.R.I.A., Adm.A.Tél.: 285-1321 GÉRARD CHAPUT B.Sc.Corn., Amd.A.Nos meilleurs voeux Canada Permanent Mortgage Corporation La Compagnie de Fiducie Canada Permanent 600 ouest, boulevard Dorchester J.-E.NADEAU directeur général délégué VICE-PRÉSIDENT JEAN DUSSAULT directeur, Service des hypothèques au 18 novembre, est intéressant à au moins deux points de vue.D’abord, il affirme que la politique de main-d’oeuvre devrait être rapatriée au Québec.Ceci apparaît tout à fait logique dans l’optique même du gouvernement actuel.Celui-ci a mené une lutte pour contrôler la politique sociale.On peut se demander pourquoi il ne devrait pas contrôler la politique de main-d’oeuvre qui, somme toute, peut être considérée comme l’épine dorsale d’une bonne politique sociale.D’un autre côté, le livre blanc a le grand mérite de proposer une politique où on ne considère pas seulement l’offre de travail - c’est-à-dire le recyclage, la mobilité - mais aussi la demande.Comme on dit en Suède, il ne s’agit pas seulement d’ajuster l’offre à la demande mais aussi la demande à l’offre.Cette vision peut avoir l’air anodine mais il faut se rendre compte qu’elle implique ceci: l’entreprise devrait s’ajuster à la main-d’oeuvre tout autant que la main-d’oeuvre à l’entreprise.On n’est pas encore habitué à cette perspective.Elle est cependant évidente dans les projets suivants: “Le gouvernement a l’intention disait le livre blanc en date du 31 mars dernier, de procéder à la constitution de banques de projets de travaux publics et à la planification de l’exécution de ces travaux dans des régions et selon des dates propices au maintien d’un haut niveau d’emploi.De plus, le gouvernement éta-gera ses commandes à l’industrie afin de contrecarrer l’affaiblissement de la demande de travailleurs et de localiser ces commandes dans les régions les plus touchées par des déséquilibres.Dans cette même ligne de pensée, l’Etat étudiera l’implantation locale de son administration en fonction de marchés régionaux du travail.” (2) Le peu de réaction qu’a suscité la publication du résumé de ce livre blanc, chez les universitaires notamment, est étonnant.Cela signifie-t-il qu’il sera définitivement relégué aux oubliettes et qu’on continuera de s’en remettre à des politiques contre le chômage dont l’efficacité est maintenant plus que douteuse?Nous avons peu parlé du chômage même si c’est le problème majeur au Québec.Les hypothèses qui nous paraissent les plus vraisemblables relativement à ce problème sont implicites dans ce que nous venons de dire: dans une économie à haut taux de chômage chronique comme celle du Québec, la proportion du chômage structurel est plus forte que dans une économie à bas taux de chômage.Dans une économie à haut taux de chômage, on doit donc mettre un plus fort accent sur les politiques structurelles.Il ne suffit pas d’influer sur la structure de l’offre de travail; on le fait depuis dix ans avec un succès qui n’est pas apparent.Il faudrait agir sur la structure de la demande.Par ailleurs, il devient de plus en plus clair que l’entreprise privée.même généreusement subventionnée, ne semble pas devoir restaurer la structure économique du Québec.L’Etat devrait s’y adonner directement et sérieusement, retrouver et accentuer l’élan qui a donné naissance à la S.G.F., à So-quem, à Soquip, à Rexfor et à la S.H.Q.(1) Samuelson.P.A.et Solow.R.M.: “Analyticical Aspects of Anti-Inflation Policy ”, American Economie Review, 1960.(2) Le Devoir, jeudi le 18 novembre 1971, page 11.vraisemblable et que les conséquences de l’option proposée apparaissent acceptables.Bien sûr, à la C.S.N.comme à la F.T.Q., des groupes importants de travailleurs n’adhéreront pas aux textes dont nous venons de parler.Peut-être que le congres de juin prochain de la C.S.N.rèjettera le “manifeste” comme la fédération de la construction vient de le faire.Néanmoins, le seul fait que le “manifeste” aura été soumis à l’adhésion des membres demeurera significatif d’une évolution importante de la centrale.Même si les centrales syndicales inclinent maintenant plus à gauche, il ne faut pas conclure que le climat est à gauche au Québec.Le professeur Alfred Dubuc de l’UQAM a même soutenu lors d’une récente conférence à Winnipeg qu’après la révolution tranquille, le Québec connaissait une réaction violente.Il y a sûrement polarisation des opinions et des attitudes en tout cas.Pendant que des travailleurs syndiqués discutent d’idéologie.les parents - québécois francophones moyens - d’une rue entière d’une ville à grande m- jorité française de la proche w~nlieue de Montréal envo’ent ur garçon à P école anglcph ne.Il s’agit là d’une option sur le plan linguistique quelle option sociale elle s’accompagne.Du côté du ministère du travail, il semble qu’on tente moins de mettre sur pied des projets novateurs et qu’actuel-lement on s’attache plutôt à étouffer certains projets même si des porte-parole continuent de les prôner.Il en est ainsi en tout cas des projets de négociations par secteur et d’accentuation de la politique de main-d’oeuvre.La négociation par secteur supposerait une généralisation de la syndicalisation et aurait comme conséquence une uni- COMPAGNIE GUARANTY TRUST DU CANADA 427 St-Jacques, Montréal E.C.Pratte, directeur Successions - Épargnes - Placements - Transferts - Hypothèques W.Keith Baldwin J.Jacques Beauchemin, c.r.J.Nap.Cayouette Guy Charbonneau Comité Consultatif * Roger R.Bélanger, Président Georges O.Clermont E.Jules Crevier R.Fraser Elliott, c.r.Brig.J.Guy Gauvrecu, d.s.o., e.d.' Membres du Conseil d'Administration * Wilfrid Major * H.J.O'Connell, k.c.s.g.Paul Vaillancourt, Jr.i S ï « i | l Avant d acheter un fonds Mutuel, 1 renseignez-voi * sur P Canadian Investment Fund ltd.& Obtenez gratuitement, un prospectus de votre courtier de placement ou de tout autre figurant dans cette édition.Ditribué par Calvin Bullock, Ltd.CALVIN BULLOCK LTD.ÉDIFICE C-l-L, MONTRÉAL Profitez de l'expérience et de la permanence de nos services fiduciaires : ?analyse de plan successoral ?exécution et administration de successions ?administration d'immeubles ?garde et gestion de valeurs.Fiduciaires de la Cité et du District de Montréal Limitée 1253 avenue McGill College Tél.: 878-3351 FILIALE DE LA BANQUE D'ÉPARGNE DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL 1253 McGill College Montréal 110, 878-3351 Veuillez me faire parvenir S.V.P.la documentation ayant trait à vos services NOM.ADRESSE.VILLE.PROVINCE (l.D.30-12-71) fi^ï«ï«ï«ï«£«^^ï«ï«S«î£«£«ïS8rï«ï«:£«iK=£ï«ïSs££«:ï«SBS£SESa£«a£SSCÏSS£ïjtS! H I 24 ?Le Devoir, jeudi 30 décembre 1 971 L Industrie manufacturière: un défaut de structures à corriger par le ministère de l'industrie et du commerce du Québec Au cours de 1971, le développement industriel du Québec s’est fortement ressenti du climat économique qui a prévalu dans ( ensemble du monde industrialisé et particuliérement aux Etats-Unis.Au problème monétaire international sont venues s'ajouter les inquiétudes relatives à la nouvelle fiscalité canadienne et aux mesures protectionnistes de nos voisins du Sud.Au Québec, le climat social du début de 1971 a également constitué un facteur non négligeable d'incertitude.Toutes ces raisons, ajoutées aux situations déjà difficiles de certains secteurs industriels comme les pâtes et papiers et l'avionnerie ont contribué à stabiliser les immobilisations manufactu- rières aux environs de $570 millions.Cependant plusieurs grands projets ont été annonces aux cours de l’année qui sans aucun doute auront des effets importants sur les investissements manufacturiers au cours des prochains mois.Que ce soit l'aménagement de la Baie de James, les développements miniers du Québec-Labrador ou l'implantation de Rayoneer Quebec sur la Basse Côte-Nord, il est évident que l’impact économique sera considérable.Si l'on ajoute à ces projets de grande envergure le règlement du problème monétaire international, la mise au rencart d'une bonne partie des mesures protectionnistes américaines et la fin des discussions sur la nouvelle politique fisca- GRENIER RUEL & CIE INC.MEMBRE DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIERES MEMBRE DE LA BOURSE DE MONTREAL QUÉBEC/MONTRÉAL je du gouvernement canadien, il y a tout lieu de croire que de nombreux nuages se dissiperont et que nos investissements manufacturiers pourront maintenant s'accélérer.Au Québec, cette reprise devrait être particulièrement profitable car elle se produit au moment où s’acheve la période de rodage des instruments dont la politique industrielle nécessitait la mise en place.En effet, c'est au cours de cette année que le gouvernement du Quebec a donné les premières réponses au défi que constitue l'avenir de notre industrie manufacturière.L'étude plus poussée de la situation économique des dernières années et des résultats des programmes antérieurs ont permis de fixer les premiers jalons de ce que pourrait être une stratégie de développement industriel pour le Québec.L'examen de l'évolution des principales variables de l'activité industrielle du Québec sur une longue période investissement.expéditions.emploi, salaire, valeur ajoutée, productivité - révèle des taux de croissance beaucoup plus faibles que pour l’ensemble du Canada.Cette faiblesse de croissance est la conséquence d’une déficience structurelle que beaucoup d’experts identifient comme la cause principale des écarts de niveau de vie entre le Québec et l'Ontario et les Etats-Unis.En effet, les secteurs de notre économie ne croissent pas tous dans la même proportion, certains même régressent.Cest pourquoi nous avons cru que des efforts concentrés sur un nombre limité de secteurs dynamiques rendraient possible une amélioration de la structure.Cependant, pour entreprendre une action efficace il fallait identifier les secteurs manufacturiers susceptibles de servir de moteur a l'amélioration de la structure industrielle.Pour y parvenir nous avons fait porter notre analyse sur le degré d'interdépendance des secteurs manufacturiers, sur l’évolu.ion des marchés qu’ils desservent et sur leur niveau de productivité.D ressort clairement de cette analyse que les secteurs les plus intègres de l’industrie secondaire du Québec sont ceux qui se trouvent intimement reliés à l’exploitation des ressources naturelles et au facteur main-d’oeuvre.phénomène qu’on retrouve normalement dans toute économie au début de sa phase d’industrialisation.La faiblesse du taux de transformation structurelle se trouve également confirmée par l'analyse du marché qui indique clairement que par rapport à l’ensemble du Canada nous sommes spécialisés dans des productions jxiur lesquelles la demande croit plutôt lentement.De plus, au chapitre de la productivité.on constate qu’une bonne partie de notre main-d’oeuvre manufacturière se retrouve dans des secteurs à faible intensité de capital, par voie de conséquence des secteurs où les salaires sont relativement peu élevés.On peut également conclure à l’inverse que les industries modernes, à forte intensité de capital et à fort potentiel de croissance, son* insuffisamment développées au Québec qu'elles sont mal intégrées au reste de l'industrie manufacturière et que par voie de consé quence elles exportent souvent leurs effets d'entrainement hors du Québec.B devenait ainsi évident que l’Etat devrait faire porter le gros de ses efforts de promotion et de consolidation vers les secteurs industriels qui apparaissent à l’analyse comme ayant le meilleur potentiel soit à cause de leur technique de production, de la nouveauté du produit ou de la croissance du marché.C’est dans cet esprit que furent mises au point les lois 20 et 21 qui contiennent l’essentiel des incitations financières et fiscales que le gouvernement du Québec utilise pour attirer sur son territoire les entreprises manufacturières.B est donc clair que la Société de Développement industriel qui administre l'assistance financière prévu par les lois 20 et 21 a pour but premier d’assurer une action positive de l’Etat sur la transformation de la structure ma-nifacturière du Québec et constitue de ce fait l’instrument préviliégié de la politique industrielle du gouvernement.Cette action de la Société de Développement industriel rejoint de plus un second volet de la stratégie de l’Etat: la consolidation de l’industrie existante.Eh effet, une modification de structure peut être faite non seulement par l’apport d’investissements novateurs, mais aussi par la croissance et la modernisation des industries et des entreprises existantes.L’évolution rapide des marchés, des techniques de production et des méthodes de gestion demandent une adaptation continuelle de l’appareil productif.En conséquence, la consolidation de l’industrie secondaire est nécessaire si l’on veut que les industries et les entreprises s’ajustent rapidement et sans heurt aux nouvelles contraintes tant intérieures qu'extérieures.Les moyens d’intervention gouvernementale dans ce domaine, se situent au niveau des secteurs industriels et au niveau des entreprises, et elles visent, dans un cas comme dans l’autre, à une amélioration de leur capacité concurrentielle et à l'accroissement de leur part du marché.Cependant nous ne considérons pas que la politique industrielle du Québec soit complète.Elle devra être complexée par d’autres mesures notamment par uen définition plus précise de l’action de l'Etat eu égard aux infrastructures d’accueil, une attention particulière devant être apportée à l’aménagement de véritables parcs industriels capables de se comparer par la qualité et la diversité des services offerts aux parcs situés hors du Québec.MEILLEURS VOEUX FRAPPIER & HOLLAND INC.Membres de la Bourse Canadienne Assu rance-vie: l'an 1972devraitêtre bon par J.A.RHIND, 1er vice-president Association canadienne des compagnies d'assurance-vie Suite 1050 Place du Canada Montréal Tél.: 866-3791 W HITE.W ELD CO.fondée en 1 895 Membres: Bourse de New-York W Hite.W eld & Cie du Canada Liée Membres: Bourse Canadienne 800 boul Dorchester ouest — Tel : 878-9581 Montreal Jacques L.Belanger Vice-President François Brault.Membre des bourses Canadienne, de Montréal, de Toronto et de l'Association Canadienne de:, courtiers en valeurs mobiliet .BURtAU-CHEF: SUCCURSALE: GEOFFRION, ROBERT & GÉLINAS, LIÉE MONTRÉAL — Tel.: 849-6171 129, rue St-Jacques QUÉBEC - 250 ouest, Grande Allée Edifice le St-Laurent 692-1800 Malgré une année où Ton a connu des difficultés domestiques et internationales, le Canada envisage maintenant, pour 1972.un taux de croissance économique de 5 à 6%.Les mesures prises aux fins de dévaluer le dollar américain et d’abolir la surtaxe américaine à l’importation ont ravivé nos espoirs.Ces mesures, selon le comportement du dollar canadien par rapport aux autres monnaies, devraient améliorer nos exportations et nous aider à créer de nouveaux emplois dont nous avons grandement besoin dans ce pays.Les événements de l’année écoulée ont révélé à la fois la force et la faiblesse de l’économie canadienne.Sa force réside dans une main-d’oeuvre à croissance rapide et à meilleure formation, dans des ressources en expansion, dans un climat de prix relativement favorable et dans une situation financière en progrès.Sa faiblesse.c'est la vulnérabilité de l'industrie manufacturière en regard des pressions de la concurrence internationale, c'est le niveau relativement bas des dépenses en recherches technologiques, c'est l'absence d'un climat favorable aux gains pour les industries à forte main-d'oeuvre et c'est une pénurie de compétences en matière de gestion et de commerce.Les mesures américaines, du 15 août ont mis en lumière ees faiblesses de l'économie canadienne tout en stimulant les Canadiens dans la recherche des solutions.Pour l'an prochain, l’une de nos grandes priorités est l'établissement d’objectifs économiques pour le Canada et on espère que les gouvernements obtiendront du patronat et des syndicats un effort concerté dans ce sens.Nous pouvons donc, à mon avis, envisager avec confiance l’au-delà de 1972.alors que notre force aura surmonté, de façon progressive et décisive, nos faiblesses et que l’économie canadienne se sera engagée sur un sentier de croissance qui corresponde mieux à son potentiel actuel.En dépit du comportement "Titigé de l’économie canadienne, en 1971.le commerce de l’assurance-vie s’est nettement amélioré par rapport à 1970.Nous nous attendons que cette tendance se maintienne tout le long de 1972.Voici Si vous songez à vous créer un portefeuille d’actions et d’obligations consultez un de nos représentants qualifiés Il répondra à vos questions Il étudiera vos besoins avec un de nos analystes Il vous conseillera dans vos placements Confiez-nous le soin de vos intérêts Service de courtage complet Composez (514) 878-1951 CLICHE ET ASSOCIES LIEE Courtiers en valeurs de placements Montréal / Québec / Trois-Rivières / Ottawa i quelques points saillants: Quoiqu'on n'ait pas encore reçu les chiffres définitifs, on peut dire que les achats de polices individuelles d'assuran-ce-vie.par les Canadiens, ont enregistré un modeste taux de croissance d'environ trois pour cent par rapport à 1970: cependant les achats d'assurance collective ont représenté une augmentation spectaculaire d'environ quarante pour cent sur 1970 On ne s'explique pas parfaitement.à l'heure actuelle, les raisons de cette forte augmentation de l'assurance collective; il semble que cette augmentation fasse partie d'unf tendance continue, de la part des syndicats, des associations professionnelles et des employeurs.d'améliorer la protection et les avantages sociaux des travailleurs.De plus, comme les extrapolations gouvernementales l'indiquent, la main-d'oeuvre canadienne continue de croître rapidement, ce qui signifie qu'un plus grand nombre de personnes adherent aux régimes existants ou qu'on en instaure de nouveaux.- Par suite de ce record enregistré au cours de l'an dernier.le montant d'assurance- BAIE JAMES Suite de la page 19 de développer toutes les richesses naturelles du Labrador et de Terre-Neuve.La SDBJ doit, elle aussi, créer des filiales pour exploiter les ressources de la baie James dans des domaines très divers: tourisme mines, forêts.etc.Dans les milieux financiers, on n'exclut pas la possibilité de voir les mêmes sources de capitaux que celles qui ont alimenté Churchill Falls entrer en jeu pour la baie James.Il faut rappeler qu’à la veille de faire voter le bill 50, le premier ministre Bourassa a reçu à Québec, la visite de Sir Val Duncan, président du conseil d’administration de Rio Tinto Zinc, une société multinationale d’Angleterre, qui possède de gros intérêts au Canada, particulièrement dans Brinco et dans Churchill Falls.Lors de son passage à Montréal, Sir Val Duncan avait déclaré que sa société était très intéressée par le développement des richesses naturelles partout dans le monde et qu'il éprouvait une affection toute particulière pour le Québec.Autre similitude, la firme d’ingénieurs conseils Rous-" seau Sauvé Warren, qui est sur les rangs pour réaliser les barrages de la baie James, est le bras québécois de la firme d’ingénieurs Acres Ltd.de Toronto, Acres Ltd.en association avec la firme américaine Bechtel Corp.de San Francisco, a dirigé les travaux de Churchill Falls.Le 13 décembre 1971, le syndicat des ingénieurs professionnels de l’Hydro-Québec protestait, dans une lettre ouverte au premier ministre Robert Bourassa, contre les “pressions inconvenantes” que les deux sociétés privées exerçaient auprès de la SDBJ pbur obtenir le contrat de gérance du projet.Il est difficile de savoir dans quelle mesure l’octroi du contrat de gérance à une compagnie privée faciliterait l’accès de la SDBJ à une source de capitaux.Mais une question importante ) une ae plus - se poserait alors: à quel prix, pour l’ensemble du Québec, et dans le cadre d’une planification des ressources énergétiques, des grands travaux et de la promotion industrielle provinciale, objectifs que l’Hydro-Québec s’est toujours efforcé de respecter.vie en vigueur par menage au Canada est passé de $20 800.en 1970.à environ $22 000.à la fin de 1971.- Autre tendance intéressanti en 1971: la croissance des "caisses séparées" des compagnies d'assurance-vie.Ce sont des caisses placées principalement dans des actions ordinaires, pour supporter une large gamme de contrats d'assurance-vie et de rentes à prestations qui varient selon la valeur marchande des avoirs de ces caisses.La popularité croissante de ces produits dits "variables" ou "rattachés à des actions" se manifeste par la croissance de ces caisses spéciales, qui sont passées de $551 millions, à la fin de 1970.à environ $700 millions, à la fin de 1971.Les versements de prestations aux bénéficiaires et aux assurés se sont accrus d'environ $11 millions, en 1971, la moitié de tous ces versements étant effectués aux assurés, de leur vivant, sous la forme de dotations échues, de rentes, de prestations d'invalidité, de valeurs de rachat et de dividendes de polices.Prestations payées en 1970 et 1971 (prév.) respectivement.Familles d'assurés décédés: $453 millions $475 millions.Assurés, de leur vivant: $851 millions $840 millions.Total $1304 millions.$1315 millions.Au cours de 1971, les compagnies d’assurance-vie ont augmenté leurs placements dans l’économie du Canada.D’après un échantillonnage de compagnies détenant environ 80 pour cent des placements d’assurance-vie.les nouveaux placements nets atteindront approximativement $610 millions à la fin de 1971.à rapprocher de $563 millions, en 1970.La forte augmentation du portefeuille d’actions ordinaires canadiennes représente un changement marqué dans le genre de placements effectués en 1971.Ces placements se sont accrus de $71 millions en 1970 et on prévoit qu’à la fin de 1971, on aura enregistré une augmentation de $160 millions.Les placements hypothécaires et immobiliers, au Canada.ont marqué une augmentation de $160 millions, une augmentation légèrement inférieure à celle de 1970, qui avait été de $181 millions.Les placements nets dans des obligations de compagnies et de gouvernements ont également accusé une légère diminution, en 1971.Par exemple, les portefeuilles d’obligations de compagnies canadiennes avaient enregistré, en 1970, une augmentation de $161 millions, alors qu’on estime à $150 millions l’augmentation des pla- cements dans ce secteur, en 1971.L’augmentation considérable des portefeuilles d'actions ordinaires détenues par les compagnies dassurance-vie témoigne à la fois de la popularité croissante, auprès du public, des contrats d'assurance et de rentes “rattachés à des actions", et du désir des compagnies d'assurance-vie de procurer à leurs assurés un meilleur rendement sur leur dollar et de réduire les primes d'assurance-vie.Le fait que les primes d'assurance-vie, au Canada, continuent d’être environ 10 pur cent inférieures aux polices équivalentes aux Etats-Unis est surtout attribuable à la bonne tenue de la gestion et des placements des assureurs-vie dans notre pays.SERVICE FRANÇAIS GERMAIN BOURGEOIS VALEURS DE PLACEMENT - AGENT DE CHANGE Membres de l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières Membres des Bourse de Toronto Bourse de Montréal Bourse de Vancouver Bourse Ce 'jdienne Suite 3736, 1 Place Ville Marie, Montréal - 875-21 30 Toronto, Hamilton, Ottawa, Halifax, Winnipeg, Edmonton, Calgary, Vancouver, New York Londres, Angleterre Prêts aux entreprises , Commerce de gros et de détail Fabrication HIM Agriculture Presque tous les genres d’entreprises 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375-7781 INCORPORÉE AGENTS DE CHANGE MEMBRES: BOURSE DE MONTRÉAL BOURSE CANADIENNE i; Le Devoir, jeudi 30 décembre 1 971 • 25 La protection du consommateur: des lacunes, oui, mais un départ intéressant ’¦ : 'VV MIS par Michel LEFÈVRE Tous Its articles de la Loi québécoise de la protection du consommateur, sans exception, entreront en vigueur à compter du piemier mai 1972.Ainsi l’échéancier qui avait été préparé pour une application graduelle et rationnelle du bill 45 prendra fin et à compter de cette date la loi sera appliquée intégralement.La loi de la protection n’en est donc présentement qu’à ses débuts, mais l’on peut déjà la considérer comme un bon départ surtout en ce qui concerne le Québec.Jusqu’à ces derniers temps, le Québec s’était laissé distancer par les autres provinces quant à la quantité et la qualité des législations visant à protéger le consommateur.Heureusement le gouvernement s’est enfin ouvert au phénomène de la sociâé de consommation et ses positions ont subi un tel revirement qu’une cinquantaine de dispositions légales se sont ajoutées par rapport aux législations similaires des autres provinces.Sans contester l’existence de ce revirement gouvernemental, il ne faudrait pas pour autant accepter l’idée d’une conversion plus ou moins complète des autorités aux intérêts des consommateurs.En analysant la composition du Conseil de la protection du consommateur, ce nouvel organisme de consultation créé en vertu de la loi de la protection du consommateur, on s’aperçoit qu’il est ouvert aux différentes catégories de la vie économique, la consommation étant seulement tenue pour l’une d’entre elles, sur le même pied que l’industrie, le commerce et la publicité.Il donne donc aux consommateurs non pas un conseil chargé de leur venir en aide mais plutôt un organisme apte à scruter les relations entre consommateurs et commerçants.Il constitue un carrefour de points de vue et non pas un organisme chargé spécifiquement de la protection du consommateur.Par contre la Loi a toutefois le mérite de regrouper, en les transformant parfois énormément, certaines lois existantes et souvent désuètes, pour les intégrer dans un ensemble plus cohérent visant à normaliser ou régler les relations entre les commerçants et les consommateurs.Elle rejoint en outre certains secteurs auparavant négligés, tels le colportage et les ventes pyrami-nales.Mais surtout elle met en oeuvre certains principes de droit nouveau, tel l’approche BELL, GOUINLOGK & COMPANY LIMITED Siège à la Bourse de Montréal à la Bourse Canadienne à la Bourse de Toronto Membre de l'Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières Bureaux dans les principales villes du Canada et à New York Chambre 820 Édifice Sun Life Montréal formaliste en remplacement du concept consensualiste consacré par le Code civil.Au lieu du principe voulant “qu’il appartient à l’acheteur d’etre sur ses gardes” et de celui disant “que deux personnes quelles qu elles soient peuvent négocier des contrats à leur guise”, la Loi émet le principe accordant le bénéfice du doute au consommateur et l’interdiction aux commerçants de conclure des contrats de certaines façons, sinon les contrats sont nuis.Tout cela, parce que la Loi de la protection du consommateur reconnaît que le commerçant a un avantage marqué sur le consommateur.Cependant, il ne faudrait pas pour autant tomber aveuglément dans l'excès contraire et ignorer les lacunes évidentes de la Loi.Rien dans la loi de la protection du consommateur ne prévoit la fixation d'un taux d’intérêt comme mode d’exécution d’un contrat alors que personne n’ignore à ce niveau le jeu bien souvent illégal auquel se livre trop souvent certains commerçants peu scrupuleux.De plus, l’exigence du paiement immédiat du solde de la dette si le contrat de vente à tempérament contient une clause de déchéance de terme semble très peu compatible avec le principe de la protection du consommateur et laisse sous-entendre de la sorte une plus grande protection du commerçant.Enfin, à titre indicatif toutefois, il faut mentionner le retrait de la clause prévoyant un paiement initial de 15% du prix de la vente à tempérament.Cette mesure aura pour effet de redonner au consommateur, malheureusement d’ailleurs, sa pleine capacité d’achat et ouvre en un sens la porte grande ouverte à une augmentation du crédit à la consommation.Nos voeux les meilleurs pour 1972 Fondée en 1928 Oscar Dubé & Cie Inc.VALEURS DE PLACEMENT 925, Chemin Saint-Louis, Quebec 6, P.Q.110 A, rue des Forges, Trois-Rivières, P.Q.LA CORPORATION DE PRETS DE QUEBEC {FONDEE EN 1924) MEMBRES DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES 132, RUE ST-PIERRE, QUEBEC 2, P.Q., C.P.68, ST A.B.(418) 692-1380 là g Avec les compliments de 1 MARINE INDUSTRIE LIMITÉE 1Ü et ses filiales VOLCANO Limitée - FORANO Limitée 2 FORESTEEL Limitée Il aurait été fort précieux pour limiter l’endettement trop élevé des consommateurs de maintenir à cet égard un taux variable selon les circonstances économiques tout en conservant par ailleurs certaines exceptions dans des domaines tels que l’exploitation agricole, l’industrie artisanale, l’industrie de la pêche, etc.Les critiques ont été nombreuses dans ce sens mais on semble toutefois avoir systématiquement omis de mettre en relief les aspects inédits et hardis de cette Loi axée sur le consommateur pour orienter plutôt la critique vers les secteurs des relations commerçants-consommateurs qui ne sont pas couverts.Il est cependant normal qu’une même loi ne puisse réglementer tous les aspects de la protection du consommateur.D’autres législations, comme l’a laissé entendre le ministère des Institutions financières, compagnies et coopératives, régiront le commerce des immeubles et sans doute, le domaine de l’alimentation.En fait la Loi de la protection du consommateur fait partie d’une trilogie de la protection du consommateur qui com-| prend en second lieu, le projet de loi touchant les activités immobilières et, en troisième lieu, le projet de loi relatif aux activités financières.Le bill 45 étant la première étape de cette triple action, il ne vise donc que les contrats dont l’objet est un bien mobilier.Par ailleurs, des améliorations constantes peuvent être espérées car certaines dispositions ne sont pas rigides et peuvent être élaigies notamment en ce qui concerne la publicité destinée aux enfants et la composition du conseil de la protection de consommateur.On a reproché en outre au bill 45 son manque d’envergure constituant une approche trop partielle et trop étroite des problèmes, Cela est sans doute vrai en fonction de certains critères socialisants d’une société en devenir, mais tout aussi faux en fonction du système économique qui pré-, vaut actuellement au Québec.A ce chapitre, l’argument utilisé par le ministre Tetley pour limiter la rigueur des dispositifs protégeant les consommateurs n’est pas nouveau mais ne saurait être rejeté entièrement sans s’y arrêter afin de situer certains rapports de production de l’économie québécoise.“Le gouvernement a le devoir de protéger en même temps le consommateur et l’économie".Il est évident que la protection du consommateur, si légitime soit-elle, ne peut pas être poussée jusqu'au point où elle compromettrait le déroulement de la vie commerciale et, finalement, de l’activité économique toute entière de la société.Cette observation du ministre est d’autant plus valable si Ton considère que même des fonctions inutiles sous l’angle des consommateurs modifient au sens économique la présence du chômage 19o9 72.7% 5.5% Ainsi, un tarif britannique de 15% sur un produit importé de l’Europe des Six sera réduit à 12% à compter du premier avril 1973 et complètement supprimé le premier juillet 1977.Sur l’autre plan, un tarif CEE de 10% applicable à un produit qui entrait en franchise en G-B.devra acquitter un droit de 4% le premier janvier 1974 et le plein tarif à compter du premier juillet 1977.De 1965 à 1970, nos exportations à destination du Marché Commun ont pratiquement doublé passant de $625 millions à $1.2 milliard tandis que nos exportations vers la G - B.n ont augmenté que de 25%, passant de $1.2 milliard à $1.5 milliard.En poussant plus loin notre analyse, nous constatons que les produits finis représentent 30% des importations de la CEE alors que pour la G-B.les produits fmis ne représentent que 12% des importations en 1969.Nos produits finis destinés à la G - B.représentent environ 9% des nos exportations vers ce pays alors que cette catégorie de produits représente environ 11% de nos exportations vers la CEE.Politique tarifaire Les constatations que nous \ snons de faire reflètent deux attitudes politiques qui ont soulevé de nombreuses difficultés au cours des négociations d’adhésion britannique à la CEE.La G.-B.a établi une structure tarifaire pour favoriser son développement industriel: entrée en franchise des matières premières et des denrées alimentaires en provenance surtour des pays membres de l’Empire et droits de douane élevés contre les produits finis.Meilleurs voeux Maison Placements Canada Inc.^ membres de : AT I.Assoc.ition Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières Bourse de Montréal X» 1130 PLACE DU‘CANADA ^ MONTRÉAL Tel.: 861-9761 VS lu Dites donc! Vous auriez bien mérité de faire votre prochain voyage en Europe en première classe! AIR CANADA 0 CEE pour sa part a mis au point une structure tarifaire, stimulante pour l'industrie et protectionniste pour le secteur agricole, qui représente une très grande source d’emploi pour la population de l'Europe des Six.Pour certains produits canadiens, l’application du tarif commun leur facilitera l’entrée en G.-B.tandis que d’autre devront affronter la concurrence des produits européens.Pour illustrer le premier cas, retenons le cas des pièces isolantes pour le matériel électrique qui seront soumises au tarif commun de 7% alors que les tarifs britanniques étaient les suivants: 16.5% tarif généarl, 11% tarif préférentiel du Commonwealth, nul pour les pays de l'AELE.Malgré un prélèvement à l’importation sur les produits agricoles, nous avons vendu certains produits à la CEE.En 1970, nous avons exporté pour $633 milhons de blé dont 14.1% à la G.-B.et 11.1% à la CEE; pour $133 milliond d’orge dont 19.2% à la G.-B.et 38.5% à la CEE; pour $10 millions d'avoine dont 2.7% à la G.-B.et 81.4% à la CEE.Il nous apparaît très clairement que l’application du tarif CEE rendra l’exportation de certains produits plus difficile mais non impossible.Productuvité et concurrence A notre avis, les industriels conadiens devront faire face à un problème de procuctivité beaucoup plus qu'à un problème de tarif doanier.Environ 55% de nos produits exportés vers l'Europe demeureront exempts des droits de douanes.Et pour certains produits qui auraient dû normalement être soumis à un tarif douanier, ils se sont vu accorder un traitement de faveur au cours des négociatons.Nous nous retrouvons dans une situation analogue à G.-B.a mis sur pied l’AELE, association dans laquelle les partenaires s'étaient accoedé mutuellement la libre circulation des produits industrialisés.A cette époque, nous avons eu à affronter la concurrence des aciéries suédoises et l’industrie suédoise des pâtes et papiers.L'industrie du papier On se souviendra que les producteurs de papiers ont été les premiers à s’inquiéter des répercussions de l'adhésion britannique à la CEE et de la perte possible de ce marché du fait de l'application du tarif douanier de la CEE.Sommes-nous un fournisseur important pour la G.-B.et qui sont nos principaux concurrents en G.-B.et dans l'Europe des Six?Les tarifs de la CEE pour les différents produits du papier varient entre 3% et 10% (3.6% pour la pâte à papier, 7% pour le papier journal).Ces produits entrent actuellement en franchise en G.-B.s'ils proviennent des pays du Commonwealth ou des pays de TAELE.A première vue, il semble que l’application des nouvelles normes tarifaires va compromettre nos marchés europééens et surtout britannique.Rappelons qu au cours des négociations, la G.-B.et la CEE ont convenu les accords suivants en mars 1971 : - pâtes à papier: suspension totale du droit de douane à compter du premier janvier 1974 (voir plus haut le calendrier d’ajustement des tarifs).Papier-journal: en plus du contingent à droit nul consolidé au GATT, un contingent communautaire à droit nul serait octroyé pour combler le déficit de la production communautaire, en vue d’en arriver à une suppression totale du droit de douane à une date qui n’a pas été déterminée.Dautres produits seront également exonérés de droits de douane ou profiteront d’arrangements spéciaux, notamment les produits suivants: phosphore, bois én contreplaqué.aluminium, plomb, zinc, beurre.Les données statistiques du commerce internationale compilées par l’OCDE sont très révélatrices de notre importance comme fournisseur de produit du papiers pour les marchés britanniques et de la CEE.On constate que les principaux fournisseurs de produits papetiers de la G.-B.sont des pays qui ne sont pas membres de la CEE ni membres du Commonwealth, que les Etats-Unis exportent presque deux fois plus que nous vers la CEE, dans les conditions tarifaires identiques, mais dans des conditions de productivité similaires ou differentes, la réponse appartenant là-dessus à nos producteurs.Une compilation de l’importance que représentent les marchés de la G.-B.et de la CEE pour chacun des cinq pays considérés nous indique que, pour le Canada, les marchés d'outre Atlantique sont des marchés relativement peu importants, (tableau ci-après) Force nous est de constater que notre principal marché pour ce sexteur est pas en Europe.Plus de 82% de nos exportations de ce secteur sont destinées aux Etats-Unis et les plus grandes difficultés de Suite à la page 29 Importations oe produits ou secteur papetier (pâte à uapier, papier, cart n, etc.) pour l'année iirtjy en » uOU par la CbE *2 1V7 73) par la G-B 7Ü4 Canada ?l*o o71 5.9V #252 V22 17.3> Finlande 313 511 14.3% 193 4U2 21.8> Norvèfe lu4 WO 4.8V 9l> U4B 10.Suède 47' oOü 21.0V 2 >7 390 20.#7.Etats-Unis 245 765 11.2V 92 022 lu.» {bvs exportateurs Canada Fin Lanae Norvège Suè'it Etdts*Unis secteur aes pro.uits oaoetiers oart e ta CEE et oe la CrB.dans les exportations ou oays CEE (iro.ŒE&G-B.o.y> lb.1/- 23-7V 02.1> 40.IV )o.7v 7o.UV 47.o 2>.dV 27.o> 10.4v Service français ! JEAN PAGNUELO i l Bonne et Heureuse Année ^ ! KIPPEN & COMPANY INC.I i S I Membres Bourse de montréal 8 Bourse Canadienne 8 Toronto Stock Exchange Midwest Stock Exchange L'Association Canadienne des ^ | Courtiers en valeurs mobilières fi ^ I \ 11 SS ouest, boulevard Dorchester, Montréal jj TV! ; 866-5761 g Reliépaiavec Toronto et Sen York B • Serviced'évaluation pour fin d'embauchage et MAHONEY & 4643 ouest, rue Sherbrooke promotion Montréal 21 S, Québec • Service de gestion du LEBLANC Tél.: 932-2124 personnel (depuis 1938) AUTRES BUREAUX • Sélection du personnel Psychologues QUÉBEC et TORONTO industriels | TEL.-.373-7337 (AREA CODE 514) TELEX: 05-267478 | I SOS MEILLEL RS SOL H AU S I CIPEL & LE CARBONE LTD.LTEE dî Produits électriques industriels Batteries Jungner de nickel et cadmium Chargeurs de batteries - accumulateurs.Batteries primaire Le Carbone "a D", Balais industriels, Contacts, Fusibles de protection semi-conductrice Produits chimiques industriels Échangeurs de chaleur Polybloc et absorbants.Unités HCL de synthèses.Disques de sécurité.85 RUE NOTRE-DAME, VALLEYflELD, P.Q.CASIER POSTAL 250.LA POUR V NOUS SOMMES LA POUR VOUS NOUS SOMMES LA POUR VOUS NOUS SOMMES société de § IVirU |C FIDUCIE du QUEBEC » i 511 Place d’Arnnes | - I\ /U-ll\ I—1—I-n .I A rim MONTREAL ¦ P % ?“LJ B44-3766 Nos voeux les meilleurs pour 1972 à tous nos clients et amis LA BANQUE D'EPARGNE DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL W**«»«Wa*WW*WSWS»5W5WSW*WS)«t5WflWS»5WSJW)IWW»W3t)tW3UaJ*5WS)Oa)IWXW)IW*aTO5iaS(5as«JBsi?.MERCI l à nos clients I et 2 NOS 1 MEILLEURS VOEUX POUR UNE i BONNE ANNÉE à tous! MERRILL LYNCH, ROYAL SECURITIES LIMITÉE MEMBRES des BOURSES DE MONTRÉAL, TORONTO, NEW-YORK ET AUTRES GRANDES BOURSES Une conséquence de la réforme fiscale Ottawa reconnaît le caractère particulier des coopératives par Rhéal BERCIER # ' Le monde de la coopération au Canada en général et au Québec en particulier a connu en 1971 une année où son caractère et sa philosophie ont été largement contestés par le gouvernement fédéral.En effet, le projet de loi Benson touchant les coopératives a été le fait marquant de l'année pour l’économie coopérative.Même si l’entreprise coopérative voit dorénavant son fardeau fiscal augmenté, elle a cependant eu gain de cause dans ce débat.Car dans sa nouvelle législation.Ottawa reconnaît maintenant le caractère particulier des coopératives, droit que le monde de la coopération réclame depuis 1945.soit depuis la publication du rapport MacDouglald qui recommandait une imposition des coopératives.Ce n'est qu'en 1969 que M.Kenneth Carter, dans son importante et imposante étude sur la réforme fiscale au Canada.reprenait l’idée d'imposer les coopératives en explicitant les moyens que le gouvernement devrait prendre pour atteindre ce but.Le projet de loi présente a la Chambre des Communes en 1971 s'inspirait des propositions du rapport Carter sur la fiscalité.Le bill C-259 était, à son origine, tout à fait original en ce sens qu il voulait taxer les coopératives au mê- me titre que les entreprises pnvees.Signalons d'abord que le projet de loi prévoyait une imposition différente pour les caisses d épargne et de crédit (les caisses populaires et les caisses d’économie par exemple) et les entreprises i Pr°ddction coopératives (la Coopérative Fédérée de Québec par exemple).Pour les premières, le taux d’imposition était fixé à 25% pour les premiers $50,000 de revenus jusqu’à concurrence de $400.000 et 50 pour cent sur l'excédent.Pour les deuxièmes, Ottawa portait à 5 pour cent, de 3 pour cent qu'il était, l’impôt sur.leurs revenus.Dans les deux cas, le projet de loi ne tenait pas compte de la philosophie coopérative en ce sens qu’il imposait les revenus des entreprises coopératives avant que celles-ci ne puissent soustraire de ces revenus le boni payé chaque année au sociétaire, la ristourne au sociétaire ou à l'emprunteur ou au client et, enfin, le coût du taux d'intérêt versé sur les emprunts contractés par les coopératives.Dans ce dernier cas, la situation tirait du burlesque car Ottawa imposait le coût du loyer de l'argent que toutes les entreprises déduisent de leurs revenus imposables.Notons cependant que les Ayez des idées claires à votre réunion d’affaires!.Laissez au Reine Elizabeth le soin de voir à tous les détails à votre place.Nous nous occupons de tout: les chambres, les repas, les rafraîchissements.Rien n’est laissé au hasard.Ainsi, vous ne risquez pas d’oublier des détails importants.Nous avons l’habitude des grandes et des petites réceptions.À nous d’en faire un succès .et à vous d’en tirer tous les avantages! Communiquez avec le service des congrès du Reine Elizabeth: composez 861-3511.SERVICE FRANÇAIS Midi.wd-Osi.kr Skumtiks IJUITKI) Membres des Bourses de Montréal, Canadienne, Toronto et Vancouver Membres de l'association Canadienne des courtiers en valeurs mobilières 800 Place Victoria Montréal Tél.: 878-3041 / A >WV.v.GÉRARD PARIZEAU LIEE Courtiers d’assurances agréés Bureau associé: PARIZEAU, WHITE ET ASSOCIÉS INC.QUÉBEC Expertise et administration de portefeuilles d’assurances 410, RUE SAINT-NICOLAS, MONTRÉAL, P.Q.TÉL: 842-3451 V J Le Crédit Foncier Franco-Canadien, société de prêt sur premières hypothèques, a été créé en 1880 dans la province de Québec.Ses actions sont largement réparties entre un grand nombre d'actionnaires, et sont cotées à la Bourse de Paris et à la Bourse de Montreal.Son capital et ses réserves s'élèvent à $45 millions et sont parmi les plus importants de ceux des sociétés de fiducie et de prêt hypothécaire du Canadq.La Société est l'une des rares sociétés canadiennes à avoir payé un dividende chaque année, sans interruption, depuis 1882, POINTS SAILLANTS AU 1 5 SEPTEMBRE 1971 Total de l’actif .Prêts hypothécaires Obligations et billets Capital et réserves .$311,076,000 $265,235,000 246,007,000 .45,844,000 Chiffres non soumis aux vérificateurs caisses d épargné et de crédit ne faisaient l'objet d'aucun impôt ni au niveau provincial ni au niveau fédéral avant l adoption de cette loi.Pour les entreprises de production coopératives, elles n’étaient pas imposées au niveau provincial mais elles devaient verser 3 pour cent de leur revenu net au gouvernement fédéra Prenons aussi le cas du boni, qui est un intérêt qu'une caisse verse au sociétaire détenteur d’une part sociale.Cette part sociale ne peut se comparer à une action qui, elle, fait l’objet du jeu de la loi de l'offre et de la demande.Le boni ou l'intérêt sur la ptn sociale n’a donc pas de plus-value comme une action mais subit la plupart du temps les effets de l'inflation et de la déflation.Dans le cas des ristournes, il était anormal que l’entreprise coopérative et le coopérateur soient imposés à double titre.Prenons un exemple assez simple dans une coopérative de consommation.Le sociétaire de Cooprix achète une livre de steak fixé à $1.30.A la fin de son exercice fiscal (social dans le cas de coopératives).Cooprix s'aperçoit que ce steak aurait pu être vendu au prix de $1.15.Dans ce cas, l'entreprise de consommation verserait $0.15 au sociétaire.Ottawa voulait imposer ce $0.15 en prétendant imposer les revenus de la cooperative sans lui permettre de déduire cette ristourne au membre.Aussi, dans le cas des caisses d'épargne et de crédit, le projet de loi ne tenait pas compte des ristournes à l'emprunteur sociétaire.Un emprunt contracté à un taux d'intérêt de 8 pour cent peut être réduit à 6.5 ou 7 pour cent à la fin de l'année sociale.Le projet de loi, s'il n'avait pas été amendé, aurait eu de très graves répercussions au sein du secteur coopératif au Canada, particulièrement au Québec où l'on compte près de 2.000 caisses populaires, caisses d’établissement, cais- ses d’économie, caisses d'entraide et près de 500 entreprises de production.Selon les experts qui ont étudié l'impact de ce projet de loi, l’expansion des caisses d'épargne et de crédit aurait été ralentie considérablement tandis que de petites caisses se voyaient menacées de disparaître.Au niveau des coopératives de production, le financement aurait été difficile au moment même où des Canadiens français sont entrain de faire leur marque au sein de l’économie coopérative.Notons en guise d’exemple que quatre coopératives de production comptent parmi les 25 plus importantes entreprises manufacturières canadiennes-françaises.Ce sont, par ordre d'importance, la Coopérative Fédérée de Québec, la Coopérative agricole de Granby, la Coopérative de Saguenay et la Fédération des Magasins Coop.Dans le premier cas, de $3,000 qu'il était, le fardeau fiscal aurait pu dépasser $300, 000.L'actif des caisses d'épargne et de crédit dans la "belle province” dépasse $3 milliards tandis que le chiffre d'affaires annuel des entreprises coopératives de production dépasse $1 milliard.Le monde de la coopération ne cherchait pas à annuler le fardeau fiscal que l'on projetait de lui imposer mais il voulait faire reconnaître dans la loi le caractère coopératif de ses institutions.Dans ses revendications, les représentants des coopérateurs ne réclamaient aucun avantage particulier mais ne voulaient pas que des dispositions fiscales spéciales viennent déformer l'économie coopérative.La concurrence La décision du gouvernement fédéral reposait sur le fait qu a l’origine, les petites cooperatives ne pouvaient, par définition suivre aucun but lucratif et quelles desservaient un groupe limité de clients.Devant l’élargissement du LE CANADA APRÈS L ADHÉSION Suite de la page 28 commercialisation nous vis.:'-nent du sud.Cette analyse sommaire nous ramène bru-talemtnt aux provlèmes de souveraineté nationale, de dépendance économique, de contrôle de notre économie.Perspectives canadiennes A notre avis, l'adhésion oritannique à la CEE pourrait être le catalyseur qui ferait ressortir les perspectives économiques, financières et politiques que la CEE élargie peut offrir au Canada dans sa recherche de trouver un contrepoids à l'influence américaine.Nous croyons que le Canada est arrivé à un point tournant de son histoire, nous nous intégrons aux Etats-Unis ou nous nous allons à un autre bloc commercial, financier et politique puissant pour conserver notre identité nationale.La Grande-Bretagne a eu à choisir entre la CEE et une certaine zone atlantique de libre échange, et nous connaissons son choix.En faisant les adaptations qui s'imposent, on pourrait se demander si l’extrait suivant du discoure du chancelier de l'échiquier ne s'appliquerait pas au Canada: “La Grande-Bretagne doit amé-lioere sa performance économique, qu’elle entre son niveau de vie ne soit considé- rablement inférieur à ceux des autres pays de l'Europe occidentale".L’Empire CEE Avant de terminer, nous aimerions attirer l'attention du lecteur sur le fait que la CEE constituera d’ici quelques années le bloc commercial.financier et politique le plus important du monde, à notre avic.La puissance de la CEE se développpe non seulement par la formule d'adhésion entière et complète mais également par des accords bilateraux.Pour souligner l'attraction qtf exerce actuellement la CEE, nous nous permettons d'énumérer une liste de quelques pays qui ont signé ou ont demandé à conclure des accords bilatéraux avec la CEE: Liban, Turquie.Algérie, Israël, Yougoslavie, Irlande, Espagne, Suède, Suisse, Autriche, Brésil.Ar- gentine, Uruguay, Chine, Japon; nous poumons continuer longuement cette énumération puisqu'il y a plus d une trentaine de pays qui gravitent actuellement autour de la CEE.La CEE, à notre avis, offre actuellement des garanties incontestables de succès d’accession à un statut de grande puissance mondiale.En mettant en place un mécanisme de consultation semestriel avec la CEE, les IL FAUDRA CRÉER 1.4 MILLION Suite de la page 22 tant du point de vue de la formation des ménages; il s'ensuivra une forte demande de logements et de biens durables ainsi que de services publics et urbains.Si l'on ne parvenait pas à assurer des possibilités de travail convenables à ce groupe, de graves tensions économiques et sociales en résulteraient pour les années 1970.?D'après ces données, il ne fait nul doute que le taux de création de nouveaux postes devra augmenter dans des proportions considérables durant les années à venir si l’on désire réaliser nos objectifs d’emploi.La croissance de l'emploi reste, jusqu'à présent en 1971, nettement en-dessous de ce qu’exigerait la réalisation du plein emploi er 1975 (tableau 2).Ainsi, le p-mcipa’ défi des Canadiens, duijnt les quatre prochaines années, du moins, consiste donc à réaliser ces objectifs d’emploi.champ d’activité des coopératives, certaines d’entre elles font concurrence à d’autres institutions de pareille nature.Ottawa assimilait ainsi les coopératives aux autres types d’entreprises.Les entreprises coopératives, par la voie du Conseil canadien de la coopération.qui représente l’élément français du secteur coopératif et de la Cooperative Union of Canada, qui en représente l'élément anglais, réclamaient un régime fiscal équitable qui tienne compte du caractère propre de la coopérative de même que de ses méthodes spécifiques d'organisation et de fonctionnement.On soumettait les coopératives à un mode d'imposition incompatible à leur nature, mode d'imposition fiscal qui exigeait, si elles s'y conformaient à renoncer à leurs caractères fondamentaux.Les éléments qui distinguent les coopératives dans notre économie sont les suivants: il s'agit d'entreprises dont les membres sont à la fois des propriétaires et les clients; ce sont des entreprises dont le contrôle est assumé par une base démocra-, tique (1 homme, 1 vote) et ce sont également des entreprisses dont les membres se répartissent les avantages en fonction de leur apport en capital et sur la base de l'utilisation des services.Les surplus sont remis à ceux qui ont été les clients).L'article 135 du projet de loi faisait de ces principes en associant les trop-perçus à un surplus (un profit pour l’entreprise privée) et prenait pour acquis que le capital de l'entreprise coopérative pouvait avoir un rendement de 5% par année, alors que l'objectif d une coopérative n'est pas d augmenter son rendement mais de satisfaire ou de donner le maximum de services à ses membres.Pendant plus d'un an, plusieurs délégations ont fait des représentations à Ottawa et ont présenté plusieurs mémoires devant les différents comités chargés d'étudier davantage ce projet.Quelque 20 députés libéraux, entre au- tres, ont appuyé le bien-fondé des revendications des coopérateurs.Dans une lettre envoyé au ministre fédérai des Finances.M.Edgar Benson, le président du Conseil de la coopération du Québec traduisait en une phrase le sentiment des cooperateurs québécois: “C’est un projet de loi basé sur aucun fondement logique et qui est nettement discriminatoire pour les coopératives' .Ottawa cède Ces multiples voix et représentations ont eu leurs échos: les 13 et 28 octobre dernier, Ottawa apportait des amendements mineurs au projet de loi.Le 7 décembre, il cédait aux demandes répétées des coopérateurs.De fait, le gouvernement central reconnaissait la logique des représentations et imposait 25 pour cent de leurs re- venus.après déduction des ristournes, des bonis sur les parts sociale* ji de l'intérêt sur les emprunts.Ottawa avait trois choix: assimiler les coopératives aux sociétés en nom collectif, aux sociétés privées ou aux sociétés à caractère public.Il choisit d'assimiler les coopératives aux sociétés privées en précisant dans la loi fiscale le caractère nettement coopératif de ces institutions.Pour le directeur général de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.M.Paul-Emile Charron, la solution d'Ottawa est satisfaisante'."Nous avons été bien accueilli à Ottawa.Nous avons rencontré une très grande compréhension de la part des législateurs dans un domaine relativement complexe.Notre objectif a été atteint, soit de faire reconnaître le caractère coopératif de nos institutions.Nous n en de- mandions pas plus”.Le directeur général de la Fédération de Montréal des Caisses populaires Desjardins.M.André Lamarche, estime.pour sa part, que la décision d'Ottawa "est une très grande victoire pour le monde de la coopération”."Les coopératives seront dorénavant taxées mais nous ne cherchions pas à éviter notre participation financière aux dépenses du pays mais à faire reconnaître un principe: le statut spécial pour les coopératives ".Le porte-parole de la Coopérative Fédérée de Québec dans ce domaine, M.Richard Newbeny, parle dans la même veine: "Nous sommes très heureux de la décision qui a été prise.Elle correspond à nos demandes formulées depuis plusieurs décennies".Le monde de la coopération a demandé la justice et l'équité.lia eu les deux.Etats-Unis reconnaissent implicitement la puissance potentielle delà CEE.Si le Canada désire vraiment safranchir des Etats-Unis et diversifier ses relations internationales, nous croyons qu'il y aurait avantage à consolider nos realtions avec la Communauté Economique Européenne à l'occasion de l'adhésion de la Grande-Bretagne.L’automobilisme à son apogée Si vous n’avez iamais conduit l’un des quatre nouveaux modèles Silver Shadow de Rolls-Royce, vous n’avez jamais vraiment éprouvé le plaisir réel de l’automobilisme.Dès que vous vous asseyez au volant d'une Rolls-Royce, vous avez I impression qu’il s’agit là d’une voiture conçue tout particulièrement à votre intention.Puis, vous roulez sans secousses le long des rues de villes, sentiers de campagne et autoroutes tout comme si vous étiez assis dans le confort de votre propre salon.A compter des sièges en cuir, qui s’ajustent au choix, des commutateurs personnels pour la climatisation, jusqu'aux dispositifs uniques Rolls-Royce pour le nivellement et la suspension, tout est là pour vous donner, à vous et vos passagers, une promenade d’un luxe suprême.Si vous désirez une démonstration personnelle de cette voiture à la maison ou au bureau, veuillez communiquer, par écrit ou par téléphone, avec Norman Miller, président.ROLLS IKi rqyceI ROLLS-ROYCE Motor Cars Limited 1 1,355 Chemin de la Côte de Liesse, Dorval.Téléphone : (514) 636-4410 ¦ Quoi de neuf chez vous?ii§ Vos besoins changent.D’accord.- iï*.J.- : vn, x•••»'• • - jx - • v»*v Nos services s’y .- Vl - ^ ; - " ' .; .çnpi iiiën ' « ¦ .- ¦ y- .-*» v*.- • ' .* - .v, .' .; : J xr - ' " • ••.¦VT\ 0 y banque prai/inciale I’innouatrice.pour v/ous .,.:V .• > ‘>L‘- • ' ' .-v., “ .- T 30 • Le Devoir, jeudi 30 décembre 1971 L'opinion des hommes d'affaires La création d'emplois demeure l'objectif de 1972 par Rhéal BERCIER Pour le monde des affaires, l’objectif principal demeure encore en 1972.la création d'emplois.Tout le monde admet, parmi les personnes que nous avons interrogées, que la situation économique de la "belle prorince" n'a pas varié de façon notable en 1971 et que les investissements injectés dans l'économie n ont pas été suffisants pour créer une baisse du taux de chômage d une part et, d’autre part, absorber la main-d’oeuvre qui s’est présentée pour la première fois en 1971 sur le marché du travail.Tout le monde admet également que le Québec traverse une période économique difficile et que la nouvelle année n’amène aucun événement important susceptible d'améliorer le climat de confiance pour les investisseurs, que ce soit pour l'implanta-fîance pour les investisseurs, que ce soit pour l’implantation d’entreprises dans cer- tains cas ou pour l’expansion dans d’autres cas.Plusieurs hommes d’affaires font également observer que la situation économique qui prévaut au Québec aurait pu s’accentuer n’eut été des importantes immobilisations effectuées par les divers paliers de gouvernements, que ce soit d’entreprises ou aux différents programmes de rénovation uroaine.Pour le directeur général du Conseil du Patronat du Québec, M.Ghislain Dufour, le défi du monde patronal en 1972 c’est de rendre le Québec concurrentiel Si le Québec veut créer des emplois, précise-t-il, il doit être concurrentiel sur le marché des produits.Dans cette perspective, ajoute-t-il, le CPQ en 1972 axera ses prises de position et ses démarches sur deux objectifs.D’abord, selon l’organisme patronal, Québec devra effectuer des transferts afin d’augmenter la proportion accor- Bonne et Heureuse A nnée J.Nantel Ine.BOIS DE CONSTRUCTION 1717 est de Maisonneuve Montréal Tél.522-3652 Tél.522-1300 dée habituellement aux ministères à vocation économique.Aux yeux, de M.Dufour, le rattrapage est actuellement un fait dans les domaines aussi importants que l’éducation, la santé et le bien-être et les priorités doivent maintenant etre attribuées aux ministères susceptibles d’avoir un impact dans l’économie de la ororince.D estime qu’il était tout à fait normal, au cours des années 1960 à 1970, que le Québec accorde une importance relative aux domaines de l’éducation, de la santé et du bien-être car il existait une lacune et un retard graves dans ces trois secteurs.“Maintenant que le rattrapage est chose faite, il est normal pour le gouvernement du Québec d’axer ses priorités là où une lacune et un retard graves se font sentir, soit dans le domaine très important de l'économique.” L’autre objectif du CPQ pour la nouvelle année sera de surveiller et d’étudier attentivement les négociations dans le secteur public lù plus de 250,-000 personnes doivent renouveler leur convention collective de travail.M Dufour déclare que le CPQ trouve inacceptable la demande syndicale d’un salaire minimal de $100 par semaine dans la fonction publique.Dans son esprit, si cette demande est agréée, elle aurait des effets d’entrainement désastreux pour le secteur privé, secteur qui sera appelé à in-~ plus au Qué- bec en 1972.vestir de plus en pl' Pour M.Jean Brunelle, directeur général du Centre des dirigeants d’entreprise, l’objectif de l’entreprise en 1972 sera de favoriser l’économique sans être anti-sociale et de même de ne pas favoriser le social en étant anti-économique." Il y a moyen d’améliorer les deux à la fois.” Selon lui, il existe une immensité de problèmes auxquels Nous avons participé, en 1971, au financement des corps publics suivants CANADA Province de Québec Hydro-Québec VILLAGES Bois-des-Filion Ste-Agathe-Sud St-Elphège St-Sauveur-des-Monts Vaudreuil-sur-le-Lac Valcourt CITÉS VILLES Bécancour Berthierville Brassard Cap-de-la-Madeleine Carleton-sur-Mer Chandler Chateauguay-Centre Contrecoeur Cowansville Dollard-des-Ormeuux East-Angus Farnham Gatineau Granby Hull Lac Mégantic Laflèche Laval L'Epiphanie Longueuil Mascouche Orsoinville Pointe-aux-Trembles Pointe-Claire Repentigny Richmond Rimouski Roxboro Ste-Anne-de-la-Pointe-au-Père St-Calixte Ste-Foy ST-Léonard Ste-Thérèse-Ouest Saiaberry-de-Valleyfield Sept-lles Trois-Rivières Val d'Or Vaudreuil Verdun Ville-Marie HÔPITAL Haut-Richelieu HÔTEL-DIEU De Lévis De St-Jérôme PAROISSES Ste-Elizabeth St-Eustache Ste-Julie ST-Rémi COMMISSIONS SCOLAIRES Baldwin-Cartier Châteauguay Jacques-Cartier Lac Deux-Montagnes (Protestante) Les Écores (Protestante) St-André St-Hubert St-lsidore Ste-Thérèse-Ouest COMMISSIONS SCOLAIRES RÉGIONALES Chambly Des Monts Deux-Montagnes Honoré-Mercier Lakeshore La Naudière Lapointe Louis-Hémon Maisonneuve Mauricie (La) Salaberry-de-Valleyfield South Shore C.E.G.E.P.Ahuntsic Montmorency ST-Laurent Vanier College of General & Vocational Education C.E.C.M.CRÉDIT-QUÉBEC INC.Courtiers en valeurs 200, rue ST -JACQUES - Montréal - Tél.849-5361 Succursale Québec - 71, rue St-Pierre - Tél.: 692-0745 l’entreprise doit faire face et elle doit sinon les résoudre du moins les étudier sur la base de la concertation avec d’autres entreprises afin de participer à l’élaboration d’une politique générale de l’entreprise, politique quand même applicable dans des cas particuliers.C’est dans ce but qu’en 1972, le CDE s’attachera à établir une stratégie de l’entreprise en vue de mieux répondre au conflit existant entre les responsabilités économiques et les responsabilités sociales de l’entreprise.Il est normal, résume M.Brunelle, que le rôle premier de l’entreprise soit de créer de la richesse et de l’emploi mais il n’est pas normal qu’elle ne se préoccupe pas de l’impact social de ses opérations.De son côté, tout en admettant que la priorité du monde des affaires en 1972 sera le développement économique, le directeur général de la Chambre de Commerce de la province de Québec croit qu’un changement d’attitude- s’impose.M.Jean-Paul Létoumeau estime, en effet, que le monde des affaires doit reprendre une attitude optimiste quant à l’avenir du Québec et de ses immenses possibilités économiques.“Contrairement à ce que l’on croit généralement, le climat socio-économique influence l’homme d’affaires qui y réagit émotivement, tout comme tout autre individu.D suffit de regarder avec attention les variations boursières pour s’en convaincre.” M.Létoumeau est d’avis que l’homme d’affaires doit apprendre à vivre avec les problèmes et reprendre une attitude optimiste.“Cette attitude est essentielle pour le développement de l’économie.C’est un trait fondamental du progrès.L’optimisme guide la façon de voir et d’agir des gens.C’est une base fondamentale à toute expansion.” Pour sa part, le directeur général de la Chambre de Commerce du district de Montréal déclare que c’est en créant des emplois que l’entreprise remplira le plas parfaitement possible son rôle social.M.Pierre Shooner soutient que la réforme de l’entreprise est axée sur le problème fondamental de l’emploi; son rôle social, c’est de créer des emplois; en agissant ainsi, elle remplit pleinement ce rôle.Il est impérieux, déclare-t-il, par ailleurs, que le climat propice à l’investissement se crée.A ses yeux, le principal problème qui inquiète présentement les investisseurs, c’est l’insécurité qui prévaut au sujet du statut du français, “Une décision doit être prise de façon urgente afin de clarifier cette situation ambiguë.Que cette décision se prenne dans un sens ou dans un autre est relativement moins important en autert qu’elle se prenne.” M.Shooner estime, quant à lui, qu’une législation introduisant le français-langue-de-travail ne réglerait pas le problème de la langue au Québec.Il affirme que des efforts devraient plutôt être déployés afin de favoriser une plus grande accessibilité des Canadiens français aux postes de cadres dans les entreprises, postes occupés présentement, dans une proportion de un Canadien français contre cinq Canadiens anglais.Sans vouloir avancer la solution à cette situation, le directeur général de la Chambre métropolitaine croit qu’il est important de prendre conscience du problème et d’en discuter.Le climat de confiance, conclut-il, est un pré-requis minima à la croissance et à l’expansion de l’économie québécoise et je règlement du conflit linguistique est un grand pas qui pourrait être fait dans cette perspective.Plusieurs fait ou événements ont marqué le monde des affaires en 1971.Il a été d’a- A nos clients et amis Nos voeux les meilleurs pour 1972 United Westburne Industries Limited Un des plus importants distributeur canadien de matériel de plomberie, chauffage et produits relatifs Siège administratif Montreal Quarante-cinq succursales à travers le Canada bord largement préoccupée par les nouveaux amendements apportés à Ottawa au Livre blanc sur la fiscalité, qui entrera en rigueur le 1er janvier.Ce projet de loi a fait l’objet de plusieurs représentations et de plusieurs mémoires de la part des différents organismes représentant les hommes d’affaires.Beaucoup d’études ont été faites et beaucoup d’énergies ont été dépensées.Un autre fait marquant pour le monde des affaires en 1971, particulièrement au Québec, a été la forte contestation des objectifs et du rôle des Chambres des Commerce au Québec et ce n’est qu’en 1972 3ue l’on notera les bienfaits e cette remise en question de ces organismes.Aussi, le Conseil du Patronat du Québec, organisme qui représente 126 des 150 asso- ciations patronales québécoises a su consolider ses structures en 1971 et pourra en 1972 en autant que ses associations-membres puissent lui apporter le budget suffisant, être plus en mesure de répondre aux différentes critiques formulées, d’une part, par la syndicats et d’autre part par l’Etat à l’égard du monde patronal.On sait que l’organisme n’a que trois ans a existence.Et déjà il s’est imposé comme le i de patronal.; du mon- Le CDE, de son côté, par la remise en quation da ra-ponsabilités du monde da affaira et de l’entreprise, a su s'imposer et devenir un interlocuteur de choix pour l’entreprise pour améliorer son image auprès da différents segments de la population québécoise.CAUSES ET EFFETS OE LA CRISE Suite de la pege 21 allait bientôt s’adjoindre l’inflation qui, finalement, se répandit à travers tout le pays, la politique monétaire du Canada étant complètement paralysée par un déluge de dollars américains au Canada.En 1971.l’excédent des échanges en marchandises atteignait 2.4 milliards pour faire dépasser le cap du 5 milliards au stock canadien en devises étrangères.Le fardeau du maintien de ces réserves devenu insupportable au trésor fédéral, le Canada libéralisait officiellement le prix de sa monnaie qui, aussitôt, haussa de 8% malgré le poids de la surtaxe américaine.Celle-ci levée et de nouvelles parités établies, qu’adviendra-t-il au dollar canadien?Il ne fait aucun doute qu’il est à la hausse; seule une intervention constante du Fonds de change (les réserves en dollars augmentèrent de 80 millions en octobre) peut prévenir un saut respectable du dollar canadien qui pourrait bien jouir d’une prime de trois à qua- tre cent sur le dollars américain dans un marché complètement libre.Une telle hausse, à l'approche d’élections où un taux de chômage élevé est clairement insupportable, est toutefois peu probable puisque celle-ci affecterait 70% des exportations canadiennes et secouerait beaucoup l’économie canadienne plus que ne l’a fait la récente surtaxe américaine.Une politique fiscale vaillamment expansionniste et des taux d’intérêt à court terme inférieurs à ceux des Etats-Unis ne sont, peut-être, que des premières mesures efficaces en vue de réduire la pression exercée sur le dollar canadien.Une réduction des influx de capitaux’â long terme, s’ils ne se résorbent pas d’eux-mêmes, sera sans doute la prochaine étape dans la lutte contre la hausse du dollar.En plus des recommandations traditionnelles aux provinces et aux municipalités pour qu’elles réduisent leurs emprunts contractés à l’étranger, le gouvernement fédéral pourrait bien envisager un tamisage, mesure semble-t-il à laquelle Washington acquiesce, des ventes à l’étranger de firmes canadiennes.Via le taux de change, ce geste accélérerait certainement la reprise économique au Canada.Voeux sincères de bonheur et de prospérité à tous nos clients et amis pour 1972 tassé & associés, Itée Courtiers et Agents de Change 360 rue Saint-Jacques, Montréal 126 - Téléphone: 288-9111 Succursale: 71 rue St-Pierre, Québec 2 — Téléphone 692-0952 Membres de la Bourse de Montréal et de la Bourse Canadienne Membres-associés des Bourses de Boston et de Philadelphie-Baltimore-Washington Membres de l'Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières voyageurs Trams marchanô«ses ps et container Messager'65 Hôteis 0 de té'êp'100 System® ¦ at,0ns Ba,eau*' mpnl urba'n Réaménage slrieiie Expans'°n Coopéré00 pries chose5 cN c’est une foule deJr seut but prospère er y ïésence c*Wâmu\ante ' , : .;• Le Devoir, jeudi 30 décembre 1971 • 31 1972: une bonne année pour les producteurs agricoles par André CHARBONNEAU En 1972, les consommateurs ne pourront pas compter sur un nouvel avilissement des prix payés aux producteurs agricoles pour réduire leur budget alimentaire.En effet, même si ce facteur n'est pas le plus important parmi tous ceux qui contribuent aux fluctuations des prix affichés à l'épicerie ou a la boucherie, il convient de noter que, dans l’ensemble, les revenus des agriculteurs québécois seront supérieurs à ceux de l'année 1971.Les prévisions de la Conférence des perspectives de l’agriculture canadienne laissent présager que les prix des produits laitiers continueront de s’affermir en 1972 ainsi que ceux du marché des viandes.Par contre, la situation parait plus confuse dans le domaine des fruits et des légumes.Les produits laitiers Dans le secteur laitier, on devrait assister à une consolidation des résultats de 1971 plutôt qu'à un nouveau mouvement de hausse des prix.La demande tant sur les marchés intérieurs qu'extérieurs continuera d'être forte, justifiant un mouvement expansionniste de l’offre sans qu il y ait nécessairement variations des prix.La production de cheddar, de beurre, de crème glacée et de lait concentré devrait atteindre un certain palier tandis qu'une nouvelle diversification de la production québécoise de yogourt et des fromages autres que le cheddar devrait offrir de nouveaux choix aux consommateurs.Une reprise des ventes de lait et de crème, en baisse depuis 1970, est également prevue.Joint à une réduction des coûts de production, particulièrement dans le domaine de l’alimentation des bestiaux, ce mouvement expansionniste devrait donc profiter particulièrement aux agriculteurs québécois sans que le consommateur en souffre.Les viandes Dans le secteur des viandes on s attend à ce que les veaux continuent d’être orientés davantage vers l'engraissement que vers l'abattage.De même, les vaches seront de préférence conservées pour la reproduction.Cette réduction du cheptel destinée aux abattoirs devrait maintenir les prix du veau et du boeuf a un niveau très élevé quoique on ne voit pas pourquoi ils grimperaient davantage.Le prix du porc par contre ainsi que celui des volailles ne sauraient que monter compte tenu du fait qu’ils ont atteint, au cours de 1971.un plancher difficile à défoncer.Les stocks demeurent cependant considérables et la réduction des coûts de production alimentaire pourraient inciter les producteurs à relancer l’offre au point d'amener une nouvelle chute des prix à l'automne 1972 après la remontée qu'ils enregistreront vraisemblablement d’ici là.Le prix des oeufs, d'autre part, continuera de subir des pressions vers le bas de même que celui de l’agneau.Les légumes Des récoltes abondantes de pommes de terre en 1971 pourraient amener une dimi- nution des revenus agricoles dans ce secteur.Pour ce qui est des autres légumes, on voit mal comment, malgré 1 abondance de la récolte, les prix pourraient demeurer au niveau déprimé de 1971.Ceux-ci devraient donc s’avérer légèrement plus élevés en 1972 notamment pour les oignons et les carottes.Les prix du miel et des produits de l’érable demeureront très fermes.Des prévisions relatives Un exemple plus développé me permettra maintenant de souligner le caractère tout à fait relatif des prévisions précédemment formulées.Même si le Québec s’est lancé légalement dans la production du cidre cette année, les pommes ne coûteront pas plus cher aux consommateurs québécois en 1972.La récolte de l’année qui s'achève a été en effet si abondante que malgré les milliers qu'on a laissé pourrir dans les vergers, il en restera assez pour répondre à la demande locale et en expédier vers l’Europe et les Etats-Unis où les conditions climatiques n’ont pas été aussi favorables cette année.Il s’agit là cependant d’un répit pour les Québécois.Ceux-ci auront en effet intérêt à profiter de l’année qui vient pour améliorer leurs produits.Ils auront à produire de nouvelles variétés afin de pouvoir concurrencer sérieusement les producteurs du nord de la France dans le domaine du cidre.Ils devront également s'interroger au sujet de la baisse de popularité des pommes de table québécoise dont la qualité ne paraît plus répondre aux exigences mondiales de-uis que des producteurs de ’Europe occidentale et de l'Asie mineure ont systématiquement entrepris d’améliorer leurs méthodes culturales.Dautre part, l’Australie en mettant au point un plan de stabilisation des prix destiné à favoriser la vente en consignation vient de donner un avantage concurrentiel de plus à ses producteurs au détriment des Canadiens.En 1973, l’admission du Royaume-Uni dans la CEE devrait également réduire les ventes de pommes du Québec, compte tenu du relèvement des droits de douanes qui en résultera et des avantages qu’en retireront les concurrents européens.D'ici là le volume des ex-rtations vers les Etats-nis qui démarrent habituellement en janvier n'aura plus à subir les effets de la surtaxe américaine.En outre l’application des décisions prises à l’intérieur du Kennedy Round conduira à l’abolition des tarifs douaniers américains pour les diverses productions agricoles dès le début de 1972.Cest dire que, si à moyen ou à long terme la position des pommes canadiennes sur les marchés mondiaux se détériore, les producteurs québécois profiteront en 1972 d’un sursis car ils bénéficieront du fait qu’exceptionnellement leurs récoltes ont été en hausse au cours de 1971 alors qu'elles baissaient un peu partout dans le monde.Ces diminutions auront été surtout sensibles dans l’ouest canadien et américain ainsi que dans les Maritimes mais dans F! Ffr LES PLACEMENTS LAIDLAW QUÉBEC LIMITÉE 800 ouest, boulevard Dorchester Montréal 101 Tél.: (514) 866-5033 Nos meilleurs voeux OPERA DIAMOND LIEE 130 est, rue Liège Montréal, P.Q.Tél: 389-8201 l’Etat de New York et en Nouvelle-Angleterre la récolte a été légèrement plus abondante qu’a l’accoutumée.Cet exemple que j’ai développé à dessin illustre, je l'espère, la .complexité des facteurs qui entrent en jeu lorsqu’il s'agit de prévoir les prix qu’auront à payer les consommateurs pour les denrées alimentaires, n relativise d’autant les affirmations précédentes.H ne tient pas compte enfin de l'importance beaucoup plus grande de l'industrie alimentaire dans le mécanisme des prix payés au comptoir.Les prix payés aux producteurs Voici à titre d’exemple quelques-uns des prix payés aux producteurs en 1971, prix que chacun pourra comparer à ceux pour lesquels il a lui-même déboursé: pommes, 3.5 cents la livre; pommes de terre, 2.1 cents la livre; miel, 18 cents la livre; oeufs, 24 cents la douzaine; beurre, 68 cents la livre; cheddar, 54 cents la livre; poudre de lait, 26 cents la livre; porc, 25 cents la livre (carcasse habillée); agneau, 30 cents la livre; boeuf, 34 cents la livre; veau, 37 cents la livre.L'agriculteur, comme on le voit, n’est donc pas celui qui étrangle le consommateur (Ce qui ne veut pas dire que l’industrie alimentaire, dont le rendement des investissements demeure très bas, serait cet étrangleur) Ces prix illustrent piutot la part des prix payés au producteur par le consommateur.Relativement une "bonne année” J'ai laissé entendre précédemment que l’année 1972 sera une bonne année pour les producteurs québécois.(Ceux que la chose intéresse trouveront dans les numéros de décembre et de janvier du magazine Actualité-agricole une meilleure justification de cette affirmation.) Or que faut-il entendre ici par “bonne année”?Ceci: que la sitation des agriculteurs québécois se dégradera moins rapidement en 1972 qu’au cours des années précédentes, sans que diminue pour autant l’écart toujours croissant qui sépare leurs revenus de ceux des citadins.L’élargissement de cet écart tient essentiellement au fait que les revenus agricoles augmentent beaucoup moins rapidement que les dépenses de production.En 1972, il en résultera que le cultivateur devra réinvestir 81.4% de ces recettes dans son entre- Êrise.Ce chiffre marque une ausse de 0.6% par rapport à celui de l'année qui s'achève.Or, il n’était fixé qu’à (!) 69% au début des années soixante.Cest qu’entre-temps, le pourcentage du réinvestissement est graduellement monté à un rythme atteignant jusqu’à 6.2% entre 1970 et 19- Dans ce contexte, une augmentation de 0.6% paraît minime et si exceptionnelle qu’on S eut dire que l’année sera onne pour les agriculteurs.Le sort de ceux-ci n’en demeure pas moins peu enviable.Il faut ajouter que cette amélioration toute relative de la situation des producteurs agncoles ne tiendra guere en 1972 à une augmentation de leurs recettes qui s’établirait à 2.9% et qu’il faudrait davantage attribuer à l’augmentation des rendements qu'à une hausse de prix.Elle sera due plutôt à une réduction de la hausse des frais d’exploitation et de dépréciation qui atteindra seulement U) 3.1% (sans compter la baisse prévue des revenus en nature) comparativement à 5.5% en 1970 et à 5.3% en 1971.Quel citadin enviera ce sort, si ce n’est le chômeur?It r?' >• v M ' §|p œa&Sw: a***** : (Photo Le Devoir par Claude Léger) ¦ ¦ mÊÊgÊÊÊÊÊgÊggÈÊgÊÊKÊgÊam m I il u Veux-tu me 1: IlÉ! IMilll *i(:**- ^ - AÉÜfil vendre ton lÉllPï r .^ ».' ’’’Æi mm ¦£ ' 'N&ùu.¦ ¦ \*M % T?'* * £ : ¦ -Jw - ' -.Æ ;v ^ .J 4 ' • ' ' m.*if ! ¦ j «SI® mm - ' ' i , k .- .v -Y j*}?- ! i Ht.O / .;*fï OS-,.:,.'NOp Wk VS rnjy * I- < ¦ < ¦ M >• « É ^ * ?X V* \ x S ^ m .-T Ifcu ?V 'V- Quelle différence y a-t-il entre T Hydro-Québec et.Il n y a pas de différence entre l’Hydro-Québec et toute autre société dynamique du Québec.L Hydro-Québec est une société autonome, avec un président et un conseil d'administration comme une compagnie privée.C est une société qui doit être efficace auprès de sa clientèle et assurer elle-même sa rentabilité, Les contribuables ne paient aucune taxe pour l'Hydro-Québec.Au contraire, l'Hydro-Québec verse à la province des millions en taxes et redevances, chaque année.L'Hydro-Québec vit uniquement de la vente d’électricité.Et pourtant, les tarifs au Québec sont parmi les plus bas en Amérique, Recherche, planification, valeur humaine, mise en marché, publicité.à proprement parler, il n’y a pas de différence entre l'Hydro-Québec et n’importe quelle autre société dynamique du Québec.o pP\OpRv01 MPKor po'rM^D1 i 4 • 5 32 • Le Devoir, jeudi 30 décembre 1 971 isp * ;-S5K" ad* ¦ ¦ >.•" •W- ^v.¦ Une année mouvementée dans le secteur des transports par Bernard-André GENEST, professeur à l'Institut d'urbanisme de l'UdeM Parmi les nombreux événements qui se sont produits en 1971 dans le domaine du transport, certains méritent d étre retenus pour leur signification particulière et les implications importantes qu'ils pourraient avoir au cours des années à venir.Ainsi, au prritemps dernier, au cours d'un colloque organisé conjointement par le Conseil du port de Montréal et l'université de Montréal, le ministre fédéral des transports.M.Jamieson, a annoncé le principe de la décentralisation du Conseil des ports nationaux.Selon ce principe, la direction de chacun des ports se verra dotée d une autonomie de gestion fortement accrue.L'application du principe a commencé de se faire cet automne.Ainsi, à la fin de novembre, Ile 25.dans le cas de Montréal) on a assisté à la formation de conseils d'administration élargis auxquels participent des représentants de l'industrie, d'organismes et de gouvernements provinciaux et municipaux a la gestion de ces ports.On peut facilement imaginer le dynamisme que ce nouveau mode d'administration pourra injecter aux ports du Saint-Laurent et en particulier à celui de Montréal, présentement aux prises avec de nombreuses difficultés.Le ministre Jamieson a aussi confirmé l'intention du gouvernement de relier Montréal et Nos meilleurs voeux AST A Securities l CORPORATION LIMITED Membres de lo Bourse Canadienne g 360 rue St-Jacques Montréal jg Tel; (514) 849-5213 5 Francfort Toronto î^58RÇWÎ35SS S» 3Saîœî5SKÎ!SSr3K55SSS5Saj!aîaS5!SSÇ35S5sa5!S5JSgS 588535 gw 35a JWXS555^58855805885 *855885328558553855 S» 5tss 5885558! warwjaesj I Meilleurs voeux ms ! BACHE & CO.INCORPORATED Membres des principales Bourses Canadiennes et Américaines et des principaux marchés de denrées Service français 1 Westmount Square - Montréal 216, Québec.- Tél.: 937-5781 M.Lloyd G.Sampson, gérant résident 5 «5 SS5 W3580580*0X®*«»8; 580*0*5*35580380380 3855 3885 51 Ottawa par le premier service expérimental de transport aérien par ADAC ("avion à décollage et atterrissage courts") au Canada.Le choix de ces deux villes est assez judicieux, en raison de la distance qui les sépare, du grand nombre de voyages d'affaires et de leur importance même.Quoique moins rapide qu'un avion conventionnel.1ADAC présentera l'avantage d'utiliser des "Adacperts" de faibles dimensions (longueur de piste d'environ 1,000 à 1.200 pieds, soit près de dix fois moins qu'une piste pour réactés) situés près du centre-ville, de sorte que le temps total de trajet (y compris l'accès à 1 aéroporti sera égal ou même plus court par ADAC.Si ce système de transport réalise les avantages qu'on le dit posséder.et s'il reçoit la faveur du public, la liaison expérimentale Montréal-Ottawa deviendra sans doute régulière, et on peut penser qu'une liaison ADAC Montréal-Québec serait l'étape suivante la plus logique.En plus d'offrir un service de transport plus avantageux que le réacté pour de courtes distances, l'ADAC, de conception et de construction canadiennes, pourrait favoriser le développement de nos exportations.Toujours dans le domaine du transport aérien, deux faits ont retenu l'attention du public en 1971.et avec raison: la mise en service par Air Canada de ses premiers appareils Boeing 747.et la guerre tarifaire des transporteurs de l'At-lantique-Nord qui a failli détruire l'Association internationale du transport aérien (IATA).La mise en montre d'un 747 d'Air Canada à Dorval a attiré plusieurs milliers de visiteurs et le décollage et l'atterrissage a u11 de ces géants a souvent fait lever la tète aux Montréalais au cours de l'été dernier.Et de ^S53)»0R85 553 SS0W85X5S7S3 5585 X83SÎ0 510 510 5885580 380 SSS5K5S0 58853885388558583803885360 3B853S853'Æ53SS[; I .«SS*®, i C.E.RACINE & CIE, LIMITÉE C^cuthet en douane et ttanjutaites devutJ- ylu* tie ÔO u/u BUREAU CHEF ÉDIFICE BOARD OF TRADE, MONTRÉAL 125 — TÉl.8 4 9 - 5 2 9 1 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE "EN ICA R" TElEX .0 1 - 2 6 3 3 1 SUCCURSALES) 7='33 Ntwmon Blvd., Suite 229, LaSalle, P.Q.— Tel.363-2035
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