Le devoir, 25 février 1972, vendredi 25 février 1972
-"V'K Quand et comment a-t-on décidé d#accorder un congé à Geoffroy?par Jean-Pierre Bonhomme par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA - Malgré l'acharnement de 1 opposition, en Chambre des communes hier, le gouvernement a refusé de produire les documents relatifs à la permission spéciale accordée à l’ex-notaire Yves Geoffroy de quitter la prison pour contracter mariage.A la demande répétée des conservateurs et néo-démocrates, le solliciteur general, Me Jean-Pierre Goyer, a fait valoir le risque de créer un "mauvais précédent".Et il s’est dit étonné que 1 on doute de sa parole.Les amphétamines pratiquement bannies Selon M.Jean-Pierre Goyer, le tout s’est fait conformément aux reglements du Service canadien des pénitenciers, soulignant notamment que 14 personnes, au moins, ont participé directement à la décision qui fut unanime.M.Goyer n’a pu préciser cependant quand la demande d’un mariage hors prison avait été formulée ni exactement quand elle fut accordée.C’est ce qui a amené l’opposition à exiger les procès-verbaux des réunions du comité interne du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul qui a recommandé l’octroi du congé temporaire.A la surprise de l’opposition, le solliciteur général a souligné qu’une seule question a fait l’objet d’un vote entre les membres du comité.Il s'agissait de savoir, a-t-il expliqué, s’il fallait accorder au notaire Geoffroy un congé de 72 heures ou de 50 heures.Le comité décida alors qu’un congé de 50 heures serait suffisant.M.Goyer s'est d’autre part opposé à l'institution d’une enquête judiciaire sur 1 ensemble des circonstances entourant la disparition de Geoffroy.Le ministre a dit qu’il n’y a rien de nébuleux dans cette histoire, comme le présumait un interlocuteur, et il s’est demandé pourquoi les députés mettaient sa parole en doute."Si les députés ne croient pas à ce que je dis, il y a des règlements parlementaires qui peuvent nécessairement être invoqués, et je suis prêt à m’y soumettre", a dit le ministre, qui annonçait ainsi sa volonté de se soumettre à une enquête du Comi- Voir page 2: Yves Geoffroy ¦¦¦ la météo Nuageux avec quelques chutes de neige.Maximum de 10 d 15.Office terial LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXIII - NO 46 Montréal, vendrecli 25 février 1 S” OTTAWA (d’après CP)- Le ministère fédéral de la santé a pratiquement banni les amphétamines que des millions de Canadiens utilisaient comme stimulants ou dans des diètes d’amaigrissement.Ces drogues sont communément appelées “speed” et l’an dernier 19,200,000 prescriptions ont été faites pour ces produits.Conformément aux règlements annoncés hier aux Communes par M.John Munro, les médecins ne pourront prescrire ces produits qu’après autorisation du ministère fédéral de la santé et du bien-être social.Ce contrôle plus sévère s’étend également à l’usage de la méthadone, une drogue synthétique employée dans le traitement des intoxiqués à l’hérôine.Quant à l’usage des amphétamines, il ne sera permis que dans le traitement de la narcolepsie et de l’hypersinésie, deux affections relativement rares qui frappent les enfants.Les restrictions apportées par Ottawa à l'usage du methadone sui- Québec perd $300millions Le projet du fédéral perpétue l'injustice, estime Saint-Pierre par Gilles Lesage QUEBEC - Le renouvellement pur et simple des arrangements fiscaux de 1967 sur l’enseignement post-secondaire perpétue une injustice qui peut coûter jusqu’à $300 millions au QuéBec.Le ministre de l’industrie et du commerce, M.Guy Saint-Pierre, a fait part hier de la projonde déception du Quebec du publique une à cet égard.Et il a rem lettre qu’en novembre dernier, alors Guy Saint-Pierre qu’il était encore ministre de l’éducation, il avait adressée à M.Edgar Ben-son, qui était à ce moment ministre fédéral des finances.Selon le gouvernement québécois, la reconduction de la loi actuelle perpétue une injustice en favorisant les provinces les plus riches au détriment des plus pauvres ou de celles dont l’administration universitaire est mieux contrôlée, ce qui réduit les coûts par étudiant.Le ministre fédéral des finances, M.John Turner, a déposé lundi aux Communes un projet de loi qui révise et prolonge de cinq autres années les arrangements fiscaux entre Ottawa et les provinces.La contribution du fédéral au coût de l’enseignement post-secondaire fait partie de ces arrangements.Elle est prolongée de deux ans en vertu du bill C-8.Le projet de loi fixe un plafond de 15 pour cent à l’augmentation annuelle des dépenses.Ottawa verse près de un milliard de dollars au titre de l’enseignement post-secondaire.Le Québec n’a pas commenté jusqu’ici l’ensemble du projet de loi.La réaction de M.Saint-Pierre est la première qui soit rendue publique.Le ministre québécois fait valoir que l’Ontario reçoit annuellement $8.000 par etudiant, cependant que le Québec ne reçoit que $1,870 par étudiant de niveau universitaire.D’autre part, au Québec, l’accroissement des dépenses est déjà soumis à un plafond de moins de 15 pour cent.Le Québec a demandé et espère encore qu’Ottawa tienne compte des injustices passées et des efforts de rationalisation des provinces, et qu’il rembourse au Québec les sommes perdues, ou, au moins, qu’il établisse une véritable péréquation pour l’avenir.La formule actuelle constitue aux yeux du Québec une péréquation négative, dit M.Saint-Pierre.Dans sa lettre, le ministre fait valoir que le Québec n’a pas reçu sa juste part depuis 1967 et que les arrangements fiscaux ont surtout favorisé les provinces riches et en particulier l’Ontario.Ainsi: • Au cours des trois premières années, l’Ontario et l’Alberta arrivent en tête du classement, le Québec se classant au 4e, au 5e et au 6e rang; Le Québec a été privé d’un "manque à gagner" de $58.7 millions sur la base de la population de 18 à 24 ans.et de $6.9 millions sur une base per capita; L’Ontario a reçu en moyenne 23 pour cent de plus que le Québec, qui a reçu $153 millions de moins que l’Ontario de 1967 à 1971.Avec l’année fiscale en cours, ce montant atteindra $225 millions.En se basant sur cette tendance, on arrivera probablement à un "déficit" pour le Québec de $300 millions pour la période allant de 1967 à 1974.Le Québec a demandé que l’on évalue la “performance” relative du programme inauguré en 1967.Les propositions fédérales ne tiennent pas compte de cette condition.“Voilà pourquoi elles sont inacceptables pour le Québec”, écrivait au gré du temps NIVOSE Tandis que les souffleuses et les chasse-neige sont au travail à Montréal on espère que les négociateurs vont déblayer aussi vite le terrain autour des problèmes contentieux opposant la ville à ses travailleurs.On souhaite aussi que bientôt la chaussée sera rendue aux automobiles et ne servira plus aux piétons privés de trottoirs qui s’en allaient par les mes.A tel point qu’au plus fort de cette semaine de paralysie blafarde on pouvait enfin, dans la bonne cité de M.Drapeau, dire que ça marchait.Louis-Martin TARD M.Saint-Pierre en novembre dernier.Le "bill” présenté lundi n’en tient pas davantage compte, d’où la déception du Québec, qui est en plus “pénalisé” pour avoir exercé des contrôles plus efficaces que d’autres provinces sur la croissance des coûts en éducation (93 pour cent au Québec, 135 pour cent en Ontario).Les gardiens étudient unprotocole d'entente Le conseil syndical du Syndicat des agents de la paix étudiera aujourd’hui le texte d’un protocole d’entente sur les conditions de retour au travail.Les quelque 2,500 membres du Syndicat des agents de la paix ont déclenché la grève le 5 février, pour protester contre la lenteur du gouvernement à entamer des négociations, après l’expiration du dernier contrat collectif, en juillet 1971.Depuis, les membres du syndicat, qui groupe les gardiens des prisons provinciales, les policiers des autoroutes, les garde-chasse et les garde-pêche, ont tenu une semaine de “journées d’études” à Drummondville puis sont retournés dans leurs conseils centraux respectifs poursuivre leur action syndicale.Les membres du syndicat, qui n’ont pas le droit de grève, ont suivi leurs camarades gardiens de prison qui ont été les premiers à débrayer.Les gardiens de prison réclament la parité de salaire avec les gardiens des prisons fédérales.Le gouvernement maintient qu’il lui est impossible d’accorder la parité, puisque les tâches ne sont pas les mêmes.La partie patronale soutient en plus qu’elle ne reprendra pas les négociations tant que l’arrêt de travail durera.Ces jours derniers, des représentants du syndicat et du ministère de la fonction publique ont travaillé à Québec à la préparation d’un texte de protocole d’entente sur les conditions de retour au travail des grévistes.Ces texte sera soumis aujourd’hui au conseil syndical qui recommandera aux cotisants de l’accepter ou de le rejeter.Voir page B: Le* gardien* Les 'cols bleus' de Montréal: une entente avant le week-end?Le ministre du travail, M.Jean Cour-noyer, a déclaré au DEVOIR hier soir qu’un règlement pourrait intervenir avant le week-end entre la Ville de Montréal et le Syndicat des travailleurs manuels.Les négociations se sont en effet poursuivies hier dans les locaux du ministère, rue Crémazie, en présence des médiateurs désignés par le ministre, MM.Vassard et Dansereau.\ M.Coumoyer a précisé que les négociateurs des deux parties sont manifestement désireux d en venir rapidement à un accord sur Tes quelques points encore en suspens.” Le ministre a d’autre part fait observer que le Syndicat s’était pleinement conformé à rordonnance enjoignant aux “cols bleus” de reprendre le travail.Le retour au travail des déneigeurs ne s’est pas traduit par une améliora- tion instantanée de la circulation dans les rues de Montréal.Au côntraire.un plus grand nombre d’automobilistes, jugeant que l’injonction ordonnant le retour au travail des grévistes signifiait aussi circulation rapide, se sont rendus à leur travail hier en voiture, créant des embouteillages monstres aux quatre coins de la ville.L’opération de déneigement, que l’on estimait réalisable en quatre’ ou cintj jours, prendra de six à sept jours au moins a compléter et coûtera un million de dollars environ à la ville de Montréal.Les quelques pouces de neige floconneuse qui sont tombés sur Montréal dans .a nuit de mercredi à jeudi n’ont pas vraiment donné un surcroît de travail aux déneigeurs mais ont lubrifié davantage la chaussée glissante et ennuyé O les automobilistes.Le principal obstacle au déneigement hier demeurait le nombre effarant d’automobiles abandonnées au hasard des bancs de neige.Le directeur du service de la voie publique, M.Jean V.Ar-pin, a lancé hier encore un autre appel aux automobilistes pour qu’ils aillent chercher leurs véhicules abandonnés.Déjà, un grand nombre de ces automobiles ont été remorquées pour permettre les opérations de déneigement.Les priorités hier étaient l'enlèvement des énormes tas de neige accumulés à certaines intersections, l'élargissement des artères principales et l’épandage de gravier dans les rues en pente.Quand la chaussée est recouverte d'une couche de neige durcie, a expliqué M.Arpin, le gravier est préférable au sel, Voir page 2: La* 'col* blau*' V - Un pèlerinage du président Nixon à la Grande Muraille de Chine.Il est accompagné de son secrétaire d'État, William Rogers, et d'officiels chinois.(Téléphoto AP) vent les recommandations de la commission LeDain sur l’usage non-médical des drogues.M Munro a précisé que l’abus des ces drogues était devenu un problème inquiétant au Canada et que ces décisions ont été prises en conséquence.Des rapports reçus par le ministère établissaient que la méthadone était employée à mauvais escient; les médecins autorisés à s’en servir devront ainsi être reconnus comme spécialistes en matière de désintoxication des héroinomanes.M.Munro a souligné que les amphétamines étaient prescrites trop librement par certains médecins canadiens, comme d’ailleurs d’autres drogues telle que la phermé-trasine et phendimétrasine.Aussi convenait-ii d’en restreindre l’usage.Ces drogues ne pourront plus être utilisées dans le traitement de l’obésité.Devant les Communes, M.Munro a déclaré que les autorités scientifiques admettent que les usages jus- Voir paye 2: Les amphétamines 'J'ai eu raison de venir' (Nixon) PEKIN (AFP Reuter) Il aura fallu attendre quatre jours pour connaître l’opinion de M.Richard Nixon sur son séjour en Chine.Mais les paroles prononcées par le président américain, alors qu’il visitait dans la matinée d’hier la grande muraille, sont considérées comme particulièrement révélatrices des progrès réalisés au cours des entretiens.Hier soir, l’atmosphère était à l’optimisme."J’ai eu raison de venir ”, a dit notamment le président Nixon."Ce voyage en valait la peine.La Chine est un grand pays que nous ne connaissons pas assez.Nous ne voulons pas de murs, quels qu’ils soient, entre les peuples”.Une grande cordialité, révélatrice d’un climat de détente, règne entre Chinois et Américains.On la remarque dans toutes les manifestations publiques.Pour ce qui est des entretiens, c’est toujours le plus grand secret.Sur ce point encore les deux parties semblent d’accord.Le porte-parole de la Maison Blanche, M.Ronald Ziegler a refusé de fournir la moindre indication sur la teneur des trois heures de conversations que le président Nixon a eues hier avec M.Cnou Pln-lai, conversations qui se sont prolongées durant deux heures au cours d’un dîner privé qu’offrait le premier ministre chinois à son hôte américain.Le dégel des relations sino-américai-nes.apres plus de vingt-deux ans de suspicion et d’hostilité larvée, est donc devenu une réalité au quatrième jour de la visite du président américain en Chine.Annoncé implicitement hier matin, Voir paye 2: Richard Nixon La question qui se pose à la CSN Faut-Hlâcher les "gars de Lapalme rr* QUEBEC (Le Devoir) - Au terme d’un débat de neuf heures, dur, tendu, souvent confus, laborieux, le conseil confédéral de la CSN n’est pas parvenu hier à s’entendre sur la question capitale qui retient son attention: faut-il poursuivre ou abandonner la lutte des "gars de Lapalme” qui a coûté jusqu’ici a la centrale la somme de $ 1,670,734.15.Quelle que soit la tournure de ce débat, qui reprendra ce matin, on peut dès maintenant conclure qu’on ne croit plus à la nécessité de continuer le combat qui dure depuis avril 1970.Cest du moins le sentiment qui se manifeste clairement, non seulement à la base, mais aussi parmi les dirigeants de la CSN.Deux options au moins s’offrent à rassemblée.La plus radicale, celle du président de la Fédération du vêtement, M.Jean-Noël Godin, propose que l’on cesse purement et simplement tout versement aux “gars de Lapalme", abandonnant ainsi une lutte considérée perdue.Un amendement, présenté par le pré- 1,000 marcheurs défilent à Bathurst BATHURST N.-B (d’après CP) - Près de 1,000 marcheurs ont manifesté hier devant les bureaux de l’assurance-chômage à Bathurst.La police locale et la GRC ont pris possession de l’immeuble et empêché les contestataires, qui étaient arrivés dans un convoi d’environ 300 automobiles, de pénétrer dans les bureaux; à la suite de manifestations du même genre, la semaine dernière, les bureaux de l’Assurance-chôma-ge avaient dû rester fermés deux jours dans cette ville du nord-est du Nouveau-Brunswick.Au nom du directeur de l’AC pour la région atlantique.George Foster, un communiqué a été émis hier précisant que seulement 22 des 138 plaintes formulées par les manifestants étaient attribuables à des problèmes administratifs locaux.Les 116 autres dossiers où l’on note des délais ne peuvent être imputés à la lenteur de la commission mais à d’autres raisons, affirme le communiqué.Les chèques de prestations d’assurance-chômage seraient présentement en route.La manifestation d’hier a duré 40 minutes et les marcheurs se sont ensuite rendus au collège de Bathurst où se poursuivaient les discussions sur les moyens de pression à adopter pour débloquer les dossiers où des gens du nord-ouest de la province prétendent qu’ils sont victimes de discrimination (cette région est fortement touchée par le chômage et par les fermetures d’usines).Et on a invité les manifestants à entrer dans l’immeuble par groupe de dix pour s’expliquer; ce que les marcheurs ont refusé.La Semaine dernière, il y avait eu occupation de l’immeuble et une quinzaine d’arrestations avaient été effectuées.Deux des 15 personnes interpellées ont comparu en cour hier et toutes deux ont plaidé non coupable, soit Jean-Eudes Doucet, étudiant, de Pointe-Verte, accusé d’avoir nui au travail d’un agent de la paix et Edgard Chagnon, de Tracadie, accusé d’avoir causé des dommages de plus de $50 à une propriété publique.Les treize autres comparutions attendues ont été remises à plus Voir page 2: Bathunt sident du Conseil central de Québec, M.Roland Tapin, propose le paiement d’une indemnité de “licenciement” aux “gars de Lapalme” en attendant qu’ils puissent se procurer ailleurs un emploi; cette indemnité se chiffrerait à $250 environ par personne, ce qui ajouterait $55,000 à la somme déjà déboursée par la CSN pour le conflit.Quant à la thèse soutenueparM.Marcel Pepin, président de la CSN, elle suggère qu on ne juge pas les “gars de Lapalme avant de Tes avoir entendus.Elle préconise la formation d’une commission d’enquête au sein du mouvement sur les prétendues irrégularités et qu’entretemps la CSN poursuive la lutte.Mais la proposition du président général n’a pas fait l’unanimité, il s’en faut.En effet, outre M.Godin, deux autres présidents de fédérations, MM.Renald Carey (construction), et Victor Dahl (pâtes et papiers), ne croient plus à la nécessité de poursuivre la lutte.Ils l’ont dit sans équivoque.Position partagée par plusieurs délégués qui, quelle que soit l’issue de la journée de vendredi, en sortiront probablement divisés, convaincus que la lutte ne servirait plus à rien.La journée de jeudi a d’autre part été marquée par deux développements essentiels: 1) L’enquête décrétée par la direction de la CSN sur les présumées irrégularités imputées aux "gars de Lapalme” n’a pu encore démarrer, car il a été jusqu’ici impossible de trouver à Voir page 2 : La queation LUNDI 28 FÉVRIER RALLIEMENT ANTI-CHÔMAGE nu Forum, 2 • Le Devoir, vendredi 25 février 1 972 suites de la première page LES AMPHÉTAMINES tifiés de ces drogues sont extrêmement limités.Quant à établir que tel cas justifie le recours à ces drogues, une liste de médecins sera dressée, en collaboration avec la Canadian Medical Association et l'Association des médecins de langue française du Canada.Les milieux compétents prévoient que les Etats-Unis adopteront à leur tour de telles restrictions quant à l’emploi des amphétamines dans les trois prochains mois.Ces mêmes milieux affirment que les amphétamines vendues au Canada l’an dernier représentaient environ $1.800.000.YVES GEOFFROY té parlementaire des privilèges.C'est le chef du Nouveau parti démocratique, M.David Lewis, qui a soulevé l’affaire Geoffroy, hier.Le chef NPD, qui est d'abord intervenu en français, a souligné que la demande de congé temporaire formulée par le détenu Geoffroy et les deux rapports déposés hiei aux Communes parlaient d'un mariage de vant être béni a l'intérieur des murs de l'institution.Il a ensuite demandé au ministre de dire si une autre requête avait été faite pour autoriser un mariage hors les murs et d’en expliquer les circonstances.M.Goyer a répondu qu’il ne se souvenait pas exactement des dates, mais que la demande avait été formulée par M.Geoffroy lui-même à son "officier de classification”.Il a expliqué que ce fonctionnaire a par la suite soumis la demande au comité interne de l’institution à Saint-Vincent-de-Paul qui groupe 16 officiers de l’institution”.Il a précisé que onze membres du comité ont assisté à la réunion qui a accordé le congé et que la décision avait été unanime.Un seul vote, a-t-il dit encore, a été pris.Il a porté sur l’opportunité d'accorder un congé de 72 heures ou de 50 heures.C est le congé de 50 heures qui a été choisi.Cette explication a provoqué des murmures réprobateurs généralisés dans l'enceinte parlementaire qui ont interrompu les propos du ministre.Après un rappel à l’ordre du président de la Chambre, le solliciteur-général a pu ajouter que le tout a ensuite été référé au directeur de l'institution, M.John Brennan, et que ce dernier a donné son accord final.On sait que le directeur de Saint-Vincent-de-Paul, M.Brennan, a récemment été muté aux quartiers généraux régionaux du service des pénitenciers.Des critiques ont vu.dans cette permutation, un rapport avec la décision de libérer le détenu Geoffroy sans le faire escorter par des policiers.Le solliciteur général, pour sa part, soutient que le changement a été effectué dans le cours normal de la réorganisation du service fédéral des pénitenciers.A la sortie des Communes, hier, M.Goyer a reconnu que les autorités de Saint-Vincent-de-Paul auraient dû consulter le ministre avant de prendre une décision aussi délicate que celle de libérer un détenu à vie qui avait seulement purgé 14 mois de sa peine.Il a toutefois refusé d'indiquer sur quelles épaules la responsabilité pesait.C'est également le chef NPD qui a réclamé le dépôt des communications internes du pénitencier.M.Goyer a convenu que les délibérations avaient toutes été enregistrées, mais que la coutume s'opposait à ce qu'on fasse de telles révélations."J'hésite certainement a le faire.Je me demande pourquoi l'honorable député met ma parole en doute”.a-t-il lancé.M.Lemis a dit ensuite, dans une atmosphère de tension, que si M.Goyer a l'impression qu'on met son honnêteté en doute, c'est seulement parce qu’il n’a pas la conscience en paix.Il a précisé 3ue ses questions ne mettaient pas en oute la véracité des propos du ministre et il a réclamé à nouveau le dépôt des documents "puisque la decision a été prise d’accorder un congé en dehors des murs avec les conséquences que l’on connaît”.Le député de Charlevoix.M.Martial Asselin, pour sa part, a demandé au ministre pourquoi il s’opposait à la tenue d une “enquête judiciaire impartiale pour faire la lumière sur cette question.” M.Goyer a répondu que la vérité a déjà été révélée.Il a répété que le gouvernement a reconnu qu’une erreur a été commise dans cette affaire et il a souligné qu’elle va “mettre en danger un programme progressif (sic) à l’intérieur de notre système pénitentiaire.” Le député créditiste.André Fortin, a demandé quant à lui si des psychiatres avaient été consultés avant d’accorder le congé.M.Goyer a répondu ce qui suit: “Il n’y a nécessairement pas eu de consultations de psychiatres.Il v a eu des consultations avec les autorités religieuses qui ont donné leur assentiment à ce mariage.” En réponse à la question d’un journaliste qui lui demandait s’il n’avait pas l'impression que l’opposition voulait avoir sa peau, M.Goyer a répondu qu’il fallait en effet tirer cette conclusion.“Ils la paieront cher”, a-t-il lancé, enfin.Malgré les avis favorables des fonctionnaires recommandant l’octroi du congé dans le cours normal de la vie pénitentiaire et malgré l’imposition subséquente, par le solliciteur général.de restrictions plus sévères touchant l’octroi des congés temporaires, particulièrement la prison à perpétuité, les rumeurs vont bon train dans la capitale.Plusieurs députés de l’opposition affirment en effet que la présence, dans ce décor mélodramatique, de l’avocat Raymond Denis, témoin-clé dans l’enquête Dorion sur le scandale concernant l’évasion de Lucien Rivard, il y a moins de dix ans, les rend “nerveux".On se souviendra queM.Denis, qui fut chef de cabinet de deux ministres fédéraux avait été trouvé coupable d'avoir offert $20,000 à un avocat pour acheter son silence, dans une cause de drogues impliquant Rivard.Denis avait purgé une peine de deux ans de prison, M.Denis était témoin au mariage de Geoffroy.Depuis l'éclatement de l'affaire Geoffroy le solliciteur général a dû se défendre à plusieurs reprises d’avoir compté M.Geoffroy parmi ses amis et de l'avoir connu comme confrère à la Faculté de droit de l'université de Montréal.Effectivement.le notaire Geoffroy ne suivait pas ses cours dans la même classe.Mardi, M.Goyer s'est encore défendu, aux Communes, de connaître l’évadé Geoffroy.Quelques questions restent encore sans réponse.Plusieurs observateurs soulignent que le solliciteur général a.jus- 3u’à maintenant, refusé d’aller au fond es choses.LA QUESTION l’extérieur de la centrale, pour la mener à bien, une personnalité à la fois disponible et agreée par les deux parties (la CSN et le syndicat de Lapalme).Mais, entre-temps, des enquêtes parallèles se poursuivent: l'une par la Sûreté du Québec qui a perquisitionné aux domiciles de dirigeants du syndicat et chez M.Jacques Dion, trésorier général de la CSN, à la demande, semble-t-il.du ministère de la justice; l'autre, par des détectives privés de l’agence Morel de Québec, oui disent agir au nom des procureurs du comité exécutif delà CSN.De son côté, le trésorier général, M.Dion, a relevé devant l’assemblée un certain nombre d’“irrégularités”.Hier après-midi, il a déclaré que sur une somme de $870,000 versée au syndicat par le Fonds de défense professionnelle de la CSN.du 1er février 1970 au 30 septembre 1971, un total d’environ $844,000 apparaît dans l’état vérifié des recettes du syndicat pour la même période: il manquerait donc $26,000.Mercredi soir, M.Dion avait exposé à l'assemblée d’autres faits irréguliers 3ui avaient circulé jusqu’alors à l’état e rumeurs.Selon ce dossier, 62 “gars de Lapalme" ne se sont pas présentés à l’enregistrement des membres du syndicat en décembre dernier; 13 personnes qui n’apparaissaient pas dans les listes précédentes se sont enregistrées; et 22 autrœ qui apparaissaient dans les listes précédentes travaillaient aux postes depuis un à douze mois et n’avaient reçu aucun secours financier du syndicat depuis leur enregistrement, comme trois d'entre elles en témoignent dans des déclarations écrites.La CSN a donc versé des allocations de grève sur la présentation de fausses signatures, conclut M.Dion.Le rapport d’un graphologue qui a examiné 1800 signatures relève également des faux.M.Dion a cité en outre le témoignage d’un permanent de la CSN qui, envoyé à Ottawa où les "gars de Lapalme" devaient faire du piquetage devant le parlement, atteste que ceux-ci n’y étaient pas.Ce à quoi, dans une volumineuse documentation soumise aux délégués, le Syndicat national des employés du transport postal (le véritable nom du syndicat des “gars de Lapalme”) réplique que plusieurs situations ont fait qu’un responsable du groupe, qu’une épousé ou encore qu'un mantaté inscrive le nom d’un camarade ou d’un époux sur la liste de piquetage pour ensuite lui remettre l’argent ou le porter à la maison.Ce fut le cas.notamment, pour les “gars de Lapalme” détenus en prison, hospitalisés, malades ou affectés à des activités syndicales pendant et lors de la distribution de secours, etc.Au sujet de l’enquête graphologique qui démontrerait que les signatures apparaissant sur les listes de distribution des fonds de secours ne sont pas, dans bien des cas, celles des bénéficiaires, M.Frank Diterlizzi, le président des “gars de Lapalme”, a déclaré que bien que ne mettant pas en doute les qualités du graphologue, le syndicat trouve à première vue.“le contenu du rapport présomptueux, rempli de vagues accusations et préjudiciables auxmem-bres et au syndicat.Le syndicat affirme ailleurs que, lorsqu'il ne va pas à Ottawa, il rembourse la CSN à raison de $440 par jour.Enfin, le procureur du syndicat.Me Maurice Sauvé, a déclaré que les déclarations signées par les 22 ex-gars de Lapalme travaillant aux postes proviennent de "gais qui étaient payés par h ministère des postes pour "stooler” les gars de Lapalme pendant qu’ils retiraient des prestations de la CSN” et que.de toute façon, les enquêteurs privés qui les ont recueillies sont des “bâtisseurs de preuve”.Quant à la prétendue “fraude” de $40,000 dont on a beaucoup parlé au sujet du montant qui était censé avoir dis-aru des livres des “gars de Lapalme”, e trésorier Dion, après plus de quatre heures de laborieuses explications, a lancé: “le $40,000 il est trouvé”, ce qui lave le syndicat de cette accusation.Renseignement pris, il semble que la somme manquante avait été versée à un livre de banque qui avait échappé à la connaissance du vérificateur sur des livres des "gars de Lapalme” mais qui a été retrouvé.LES 'COLS BLEUS' qui fait fondre la neige et crée des ornières.On souhaitait hier pouvoir procéder à l'enlèvement des ordures ménagères dans les rues suffisamment déneigées pour permettre le passage des camions d’éboueurs.Le personnel affecté aux incinérateurs de la ville est rentré au travail.On demandait hier aux Montréalais de ne pas déposer leurs ordures sur les bancs de neige pour ne pas risquer d’endommager les souffleuses qui finiront par passer, mais plutôt de les poser dans la rue.Le Service de la voie publique demandait aussi, pour ne pas prolonger indûment la duree de l’enlèvement des ordures, de répartir l’accumulation des déchets ménagers sur plusieurs jours.Les écoles de la CECM et de la Commission des écoles protestantes de Montréal seront fermées aujourd'hui encore.Les cours réguliers reprendront lundi.Les journées de classe perdues seront reprises, a laissé entendre hier un porte-parole de la CECM, probablement par l'annulation des conges mobiles inscrits au calendrier scolaire pour les mois prochains.Du pétrole dans l'Arctique Panamic Oils Ltd.a annoncé hier qu’elle avait découvert du pétrole à Tile Ellesmere dans l’Arctique.Il s'agit de la première découverte de cette ressource dans la région; la nouvelle a été accueillie avec beaucoup d'intérêt dans les milieux boursiers.Le président de la compagnie, M.Charles Hetherington, a déclare que le forage du puits Romulus 'a rüe Ellesmere avait rapporté du pétrole mais qu'il faudrait faire d'autres tests avant de pouvoir déterminer si le gisement est suffisamment important pour justifier une exploitation commerciale.Jusqu’à maintenant, les multiples forages effectués dans les lies arctiques n'avaient permis de découvrir que du gaz naturel.Si la nappe rapportée à lHe Ellesmere s'avérait importante, la découverte serait d'autant plus heureuse, a affirmé M.Hetherington, que la situation du puits dans la partie est des îles permettrait d'acheminer la production vers les marchés de la câte est pendant une bonne partie de l'année.BATHURST tard.La date des procès de Chagnon et Doucet n’est pas encore connue.La version de quelques organisateurs de la manifestation est différente de celle de la Commission d'assurance-chômage.Il s'agirait maintenant de 291 cas en souffrance, non plus de 138 comme le soutient la commission dans son communiqué.Aucune arrestation n’est rapportée relativement à la manifestation d'hier.Le but des manifestations récurrentes a Bathurst est de souligner la solidarité des travailleurs avec leurs confrères à pied ou en chômage et de forcer les autorités de la province et du fédéral à adopter des mesures d'urgence face au très grand nombre de sans-travail dans le nord-est.RICHARD NIXON par le chef de la Maison Blanche, lors de sa visite touristique à la “grande muraille” un accord sino-américain sur l’établissement de contacts permanents entre la Chine et les Etats-Unis était, peu après, considéré comme acquis.ENTREPRISE Suite de la page 3 que, par jugement rendu en une poursuite, cause ou procédure quelconque devant un juge municipal ou une cour municipale, des droits futurs sont affectés, le défendeur peut évoquer la poursuite, cause ou procédure et requérir qu’elle soit portée à la cour supérieure du même district pour audition et jugement.” Toute la question en litige porte sur les mots "droits futurs”.Citant une abondante jurisprudence où il apparaît que ces droits futurs doivent être des droits immédiats et prévisibles sans quoi il ne saurait y avoir évocation, le juge en chef estime que les droits immédiats de Montmartre Entreprise sont en cause puisqu’il s’agit là de la fermeture même de son édifice.Les juges Salvas et Lajoie sont d’accord.LES LEADERS Suite de la page 3 place dans les dossiers: le numéro de plaque de leur supérieur, toutefois, en avait été biffé.Le document fait également état de plusieurs cas de traitements d’exception a l'égard de certaines personnes de sexe féminin, ainsi que d’acceptations de pots-de-vin par les officiers du service.Il ne traite pas, cependant, de plusieurs autres laits dont les policiers de la Fraternité ont été témoins, et dont ils veulent faire connaître les détails aujourd’hui, concernant entre autres les interventions du maire Léon Gravel dans le travail des policiers, ainsi que les menaces de sévices et même de mort faites aux dirigeants de la Fraternité.Le télégramme que la Fraternité de 'Brossard a fait tenir hier soir à la Commission de police déclare que "depuis la plainte portée.au ministère de la Justice et la venue de votre enquêteur, les constables sont l’objet constant de représailles' .Il affirme que les suspensions et congédiements dont les leaders de la Fraternité ont été la cible reposent sur "des preuves manipulées” et “de fausses accusations".Il demande “une intervention immédiate pour que cessent les vengeances, les abus, les menaces et les injustices”.Brassard, qui se trouve à quelques minutes de Montréal, sur la rive sud, a présentement une population d’environ 25,000 habitants.Son effectif policier complet se chiffre par 26, dont une mnn-zaine seulement appartiennent à la Fraternité.LES SULPIC/ENS Suite de la page 3 ment les paroisses qui leur étaient confiées.En somme, concluent les sulpiciens, on a sans doute raison de vouloir défendre les espaces verts de Montréal mais la Compagnie a aussi le droit de poursuivre son travail et d’utiliser à cette fin les biens qu’elle possède et pour lesquels elle n’a jamais demandé d’exemp tion de taxes.BLOC-NOTES Suite de la page 4 loppa la population.Les Montréalais se découvrirent capables d’une autre vie urbaine.Québec s'arrête le temps d’un carnaval.Pourquoi la métropole ne donnerai-t-elle pas à sa fièvre besogneuse le répit d’une grande fête collective?Ce miracle ne peut durer, mais quand il se produit, pourquoi faudrait-il y voir d’abord une catastrophe alors qu’à chacun il donne la poésie d'un nouvel environnement, la halte d’un autre rythme, le sujet d'une vaste conversation sociale?Chaque année, le temps d’une tempête, tout Montréal devrait vivre sous la loi ancienne de la neige et de l’hiver véritables.Au lieu de décréter l’état d’urgence, les autorités proclameraient l’arrivée du carnaval d’hiver.Pendant deux ou trois jours, les Montréalais et leur invités revivraient le temps où les hommes, non les véhiculés, étaient les premiers habitants du pays.Jean-Claude LECLERC Fe Les employés rejettent les offres de Miracle Mart Après les employés des magasins Steinberg, ceux des magasins Miracle Mart ont rejeté les offres patronales et ont réclamé du même coup que leurs négociateurs du local 500 de l’Union des employés de commerce poursuivent les pourparlers en conciliation.Les magasins Miracle Mart emploient 1,700 personnes dont 500 ont assisté à l’assemblée.Le vote a été de 80 pour cent pour le rejet des offres, soit 348 voix pour le rejet, 94 voix pour l’acceptation et un bulletin déclaré nul.Les magasins Steinberg de la région de Montréal emploient 7.800 personnes et c’est par 62 pour cent que les offres ont été rejetées, il y a deux semaines.Le secrétaire trésorier, M.Richard Mercier, a déclaré que les travailleurs de Miracle Mart ont clairement démontré à la compagnie qu’ils ne voulaient pas sacrifier leurs conditions de travail et leur sécurité d'emploi pour des augmentations de salaires.Les offres patronales ne portent en effet que sur les salaires.Chicago! lopfiaiiD Envolez-vous à bord d’un jet d’Alitalia et vous vous apercevrez que même l’air est différent.Musique, cuisine, service, sourire des hôtesses .5 fois par semaine Alitalia fait le trajet Montréal-Chicago aller-retour (vendredi et dimanche exceptés).Alitalia la route soleil entre Montréal et Chicago.Montréal dép.14.05 Chicago dép.17.15 Chicago arr.15.10 Montréal arr.20.10 C’est Jet.issimo! /Ilitalia ?/ Le docteur Pierre LANARES -éducateur - conférencier - écrivain POUR LA PREMIÈRE FOIS À MONTRÉAL! LES SECRETS DE L’AMOUR I.La naissance de l’amour 4.L’épanouissement de l’amour 2.Le développement de Tamour 3.L’expérience de l’amour 5.L’origine de l’amour 6.L’étendue de l’amour 7.Le triomphe de l’amour du 26 février au 3 mars -à chaque jour à 18h.et 20h.À LA CAISSE DÉCONOMIE DES POMPIERS DE MONTRÉAL 2600 EST, BOUL.SAINT-JOSEPH ADMISSION GRATUITE Pour vous éviter un déplacement inutile LA RÉSERVATION DES PLACES EST INDISPENSABLE Tel.: 256-9749 et 721-9343 LE DEVOIR Montréal, vendredi 2F février 1 972 // n'est pas question de vendre les terrains Les sulpiciens neveulent que louer des lots inutilisés par Gilles Provost Pour assurer la survie du collège de Montréal, du collège Grasset et du Grand Séminaire, les sulpiciens du Québec estiment avoir un droit strict de disposer librement des terrains qu’ils possèdent, rue Sherbrooke à Montréal.Ils disent avoir payé ces terrains suffisamment cher et avoir suffisamment contribué au progrès social de Montréal pour qu’on respecte maintenant leur liberté.Dans une longue explication rédigée par M.Antonio Dansereau; (archiviste de la compagnie de Saint-Sulpice) et en-vovée aux journaux par le supérieur provincial.M.Roland Dorris, on signale d ailleurs qu'U est simplement question, pour l’instant, de louer certaines parties du terrain.Préoccupés de préserver les espaces vens, les sulpiciens veulent aussi conserver le IfliflllllllIlliiiMllfllIliflllIiii Grand Séminaire et sa chapelle ainsi que le collège de Montréal.Les messieurs de Saint-Sulpice soulignent que tous les endroits de ces terrains inoccupés n’ont pas la même importance.Selon nos informations, il ne serait pas question de louer des parties qui font face à la rue Sherbrooke.Il s’agirait plutôt du côté ouest donnant sur la rue Atwater, à mi-côte.Pour le moment, il y a là des broussailles et une mini-côte de ski à l’intention des séminaristes.La location prévue serait pour une durée de l’ordre de 65 ans.Il est faux de prétendre que les sulpiciens ont reçu “gratuitement” la seigneurie de Tile de Montréal du roi de France, explique M.Dansereau.Ils l’ont reçue de la Société de Notre-Dame-de-Montréal en 1663, à condition d’assumer ep mçme temps les dettes de cette société creée par M.de la Dauversière.Ces dettes s’devaient à 130,000 livres (environ $260,000 d’aujourd’hui), soit plus que la valeur de la seigneurie à l’époque.On estime aussi que la compagnie de Saint-Sulpice de Paris a englouti plus de 7 millions de livres ($14 millions aujourd’hui) à Montréal de 1663 à 1763.La rétrospective de M.Dansereau s’attache ensuite à retracer les principales contributions de la Compagnie de Saint-Sulpice au progrès social de Montréal.Par exemple, elle fut le principal soutien financier des écoles primaires françaises de 1760 à 1845, date de la création de la CECM.Par la suite, elle donna jusqu’à $12,000 par an aux frères des écoles chrétiennes.Ma disparition du régime seigneurial.(1854) les sulpiciens purent monnayer leurs possessions foncières.Pendant les 40 ans qui suivirent, a déclaré hier M.Dansereau au Devoir, ils eurent des revenus annuels atteignant parfois presque le demi-million de dollars (soit de $3 à $5 millions, aujourd'hui).Encore maintenant, d'ailleurs, ils continuent de recevoir de l’argent, à cause de droits qu’ils conservent sur certains terrains du bas de la ville.Ces revenus permirent aux supliciens de contribuer beaucoup plus directement au progrès de l’éducation à Montréal.Ils avaient déjà créé le collège de Montréal en 1767 et le Grand Séminaire en 1840.Ils construisirent alors les édifices actuels, rue Sherbrooke.Grand Séminaire en 1857 et Collège de Montréal en 1866.En 1888, ils installaient le Collège Canadien à Rome.Ils construisirent aussi le Séminaire de philosophie en 1894, l'école apostolique Saint-Jean en 1911, le collège AndréGrasset en 1927.Au niveau universitaire, les supliciens subventionnèrent la fondation de la succursale montréalaise de l’université Laval en 1878 (dons pour la médecine, le droit, l’administration centrale, etc.).En* 1897.Saint-Sulpice institua une chaire de littérature française dont il paya le salaire du titulaire jusqu'en 1926 (de $2,500 à $3,000 par an selon les époques).Encore en 1920, quand l’université Laval à Montréal devint l'université de Montréal, le Séminaire lui octroya $185.000 par versements annuels de $20,000.Les sulpiciens rappellent aussi qu'ils ont donne environ $22,000 par an à tou- tes sortes d’oeuvres autour de 1880.hôpitaux, orphelinats, hospices, refuges, etc.“de 1872 à 1924, la seule aumône des pauvres coûta la somme de $474,000 à Saint-Sulpice.” Ce sont aussi les sulpiciens qui ouvrirent la première bibliothèque française publiques de Montréal en 1844 et qui la transformèrent en 1859 pour la rendre plus fonctionnelle.On estime que la Compagnie a investi $800.000 dans la fameuse bibliothèque Saint-Sulpice entre 1915 et 1931.“Jamais les prêtres de Saint-Sulpice ne furent propriétaires de l’église Notre-Dame et du cimetière de la Côte des Neiges et ils n’en ont jamais rien retiré” affirme enfin M.Dansereau.Au contraire, ils ont desservi gratuite- Voirpage 2: Le» sulpiciena Les leaders syndicaux des policiers congédiés par la Ville de Brossard par Gilles Constantineau La ville de Brossard, que les 'deux femmes en or” avaient signalée a l'attention générale de la population voici deux ans et dont le service de police avait relevé la renommée, l’automne dernier, en obligeant les policiers municipaux à porter le pistolet à gauche (selon une décision qui avait été annulée peu après), est une fois de plus en proie a un émoi du même genre.La Fraternité des policiers de Brossard, qui s’était constituée en 1966 et qui paraît éprouver depuis lors les plus grandes difficultés à s’organiser norma- lement, a en effet expédié hier soir, à la Commission de police du Québec, un télégramme protestant contre le congédiement ou la suspension, en guise de "vengeance", des trois leaders de ce corps syndical.Elle a annoncé, à la même occasion, qu’elle invitait tous les organes d’information à une conférence de presse que ses représentants tiendront, dès 2h.cet après-midi, au restaurant Sambo, à Montréal, en vue d’exposer par le menu l’état extrêmement critique des relations entre les policiers d’une part, et de l’au- Le maire Léo Ouellet témoigne au procès de Raymond Lemieux Dans les rues de Montréal, l’opération déblayage suit son cours et les citoyens peuvent maintenant espérer voir sous peu un spectacle dont ils ont perdu l’habitude: celui d’une rue asphaltée .(Photo Le Devoir par Bernard Lauzé) La hausse de taxes à Laval éprouve le parti du maire par Pierre Richard “L’administration municipale de Laval est maintenant placée devant le choix suivant: continuer à faire miroiter de nouveaux services aux contribuables ou appliquer une certaine austérité dans les dépenses publiques tout en concentrant les investissements dans des projets rentables, tels l’implantation de nouveaux commerces et industries”, a déclaré au Devoir M.Lucien Paiement, membre du comité exécutif de Ville de Laval.Commentant la réception, au cours des derniers jours, par les contribuables lavallois de comptes de taxes comportant des hausses importantes, M.Paiement a déclaré que c’est toute l’orientation de l’administration municipale qui doit être mise en question.La crise, qui déchire depuis quelques mois le comité exécutif de Laval et le parti au pouvoir loin de se résorber, semble donc s'accentuer et la tension qui oppose M.Paiement et M.Jacques Tétreault, maire de Laval prend les dimensions d’une lutte sans merci.Interrogé sur sa dissidence par rap-ort au parti du maire Tétreault, M.‘aiement a déclaré: “Je ne veux pas créer de schisme mais, chose certaine, je ne suis pas sur la même longueur d’onde.Pour le moment, j’ai décidé de continuer à soutenir mon point de vue au sein du comité exécutif et au conseil municipal, indépendamment des lignes du parti.Quant à l’avenir, c’est un point d’interrogation.” Il a été impossible de recueillir les P< P; commentâmes de M.Tétreault qui revient de vacances lundi matin prochain.Rappelant les décisions du Conseil de hausser le taux d’évaluation de quel- aue 5% et d’augmenter la taxe spéciale e $0.35 à $0.55 du $100 d’évaluation, M.Paiement a soutenu que la capacité de payer du contribuable a maintenant atteint son point de saturation et qu’à vouloir augmenter les revenus municipaux en haussant les taxes, c’est bientôt l’effet contraire qui sa produira.M.Paiement a, enfin, insister sur l’urgence de la mise en application de la révolution votée en décembre dernier par le Conseil et demande au gouvernement provincial de vérifier la enarge fiscale imposés aux citoyens de Laval et d’accorder des octrois afin d’alléger ce fardeau.La ville de Saint-Léonard est déboutée: l'enquête se poursuivra au grand jour Les juges Tremblay.Brossard et Montgomery de la Cour d’appel du Québec ont rejeté hier, sur le banc, la requête des procureurs de Saint-IA.ard qui réclamaient l’imposition d'un “huis clos journalistique” à l’enquête de la Commission municipale du Québec sur l'administration de cette ville et le droit PRÊTE A AIDER de contre-interroger les témoins comparaissant à l’enquête.L’enquête de la CMQ, qui est paralysée depuis le 18 novembre dernier, pourra donc reprendre sous peu, a moins que le maire Léo Ouellet et les autres membres du Conseil municipal décident d’aller en Cour suprême.Pour ce faire, ils devront alors présenter une requête demandant à la Cour suprême la permission d’en appeler de la décision de la Cour d’appel.On se rappelle que, le 22 décembre dernier, le juge Albert Leblanc de la Cour supérieure, avait rejeté une requête des procureurs de Saint-Léonard, Mes Bruno Paieras et Jean Filiatreault, qui contestaient les décisions de Me Pierre Bolduc, président de l’enquête, de ne pas décréter une huis clos journalistique pendant la durée de l'enquête et dé ne pas leur accorder le droit de procéder à un contre-interrogatoire serré des témoins.Un huis clos journalistique, selon Mes Paieras et Filiatreault, aurait permis au public d’assister à l’enquete mais aurait empêché les journalistes de rapporter ce qui s’y passait.Quant au droit de contre-interroger les témoins, il s'agirait d’une accentuation de leur droit de poser des questions complémentaires à l’interrogatoire des témoins, droit qu’ils possèdent déjà.Suite à cette décision du juge Leblanc, les procureurs de Saint-Léonard se sont adressés à la Cour_ d’appel qui vient de rejeter leur requête.Ce sont Mes Marc Cordeau et Jacques Richard qui ont fait valoir le point de la CMQ Devant la Cour d’appel.L’enquête de la CMQ a débuté le 28 septembre demjer et porte sur l’administration du maire Léo Ouellet et de son groupe entre le 1er septembre 1968 et le 1er septembre 1971.(par Guy Deshaies) - Le maire Léo Ouellet, de Saint-Léonard, a relaté, hier, au procès de Raymond Lemieux, ex-président de la défunte Ligue pour l’intégration scolaire, que le 10 septembre, vers 21h, il avait proclamé publiquement la loi de l’émeute.M.Ouellet a dit qu’il n’avait pas demandé aux quelque 1,000 manifestants de faire silence et qu’il avait lu la proclamation, telle qu’edictée à l’article 68 du code pénal.D’autre part le chef de police de Saint-Léonard a révélé que le 8 septembre, deux jours avant la manifestation, il avait rencontré M.Raymond Lemieux et lui avait dit qu’il n’approuvait pas le parcours prévu pour la marche vers l’école Jérôme-LeRoyer, soit du centre d’achat Boulevard, angle Pie IX et Jean-Talon jusqu’à l’école sur la rue Jean-Talon vers l’est.M.Langlois a dit que le 8 septembre, il n’avait suggéré au président de la LIS aucun autre parcours mais que le 9 septembre au soir, moins de 24 heures avant la tenue de la marche, le conseil municipal avait proposé un autre parcours qui n’a pas été retenu par les organisateurs.Deux policiers ont ensuite témoigné pour la Couronne.Ils ont dit qu’ils Une entreprise a gain de cause (par Guy Deshaies) - La cour d’appel du Québec, par un iimement du juge en chef Lucien Tremblav, vient de faire droit à un appel de Montmartre Entreprise, propriétaire d’un édifice qui servait, selon l’ancien chef de police Jean-Paul Gilbert, à abriter une maison de débauche.En vertu d’un règlement de la ville de Montréal, M.Gilbert avait demandé a la cour municipale de Montréal, en 1969, une ordonnance de fermeture de l’édifice situé à 1439 boulevard Saint-Laurent en alléguant qu’il y avait eu, dans les douze mois précédents, deux condamnations pour tenue de maison de débauche à cet endroit, propriété de Montmartre Entreprise.Mais cette maison avait demandé tout de suite à la cour supérieure d’émettre un bref d’évocation pour faire retirer la cause de la cour municipale et reporter l’audition devant un juge de la cour supérieure.Le 28 octobre, la cour supérieure rejette la demande d’évocation et retourne les parties devant la cour municipale, d’ou l’appel.La cour d’appel infirme ce jugement de la cour supérieure et accueille l’évocation.Montmartre Entreprise se prévalait de l’article 15 de la loi des cours municipales qui se lit comme suit: “Lors- Voir page 2: Entreprise avaient vu environ 1,000 manifestants, que M.Lemieux avait parlementé avec le chef-adjoint de la police, sur les lieux du rassemblement, que les manifestants avaient contourné le cordon de 20 policiers établi sur la rue Jean-Talon et qu’ils s’étaient dirigés vers l’est, en scandant des slogans et brandissant des pancartes.Un policier, qui affirmait avoir vu des manifestants armés de bâtons et de planches, a précisé, en contre-interrogatoire, que ces bâtons étaient munis de pancartes.Ce policier a révélé, en outre, qu'il y avait un groupe de “ manifestants” a l’est de l’école LeRoyer mais il n’a pas pu préciser s’il s’agissait d’un groupe différent des autres manifestants.Selon lui, il y avait les manifestants et des “curieux”.Le procès se continue ce matin, en 1ère division des assises, devant le juge Jacques Ducros.Me Claude Lebeau représente l’accusé tandis que Me Louis-Guy Robichaud occupe pour la Couronne.Rappelons que M.Raymond Lemieux, accuse d’avoir pris part à une émeute, a déjà subi un premier procès pour le même chef d’accusation, procès qui s’est terminé par le désaccord des jurés.tre la direction du service de police et l’administration municipale de Brossard.Les policiers congédiés sont le président de la Fraternité Valmond Arseneault démis de ses fonctions "pour refus de saluer ", le 3 février dernier, le vice-président Normand Rivest, démis pour “refus de temps supplémentaire", et le secrétaire-trésorier limes veineux, a qui on reproche d’avoir déchargé une arme qui contenait encore une balle, avant de la suspendre à son crochet.Le point tournant de la situation actuelle semble être la présentation, le 6 décembre dernier, d un important dossier aux représentants du ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette.Ce dossier, dont la Fraternité avait approuvé la préparation à la fin de novembre, signale aux autorités ministérielles, de façon documentée, plus d’une vingtaine d’anomalies d’une extrême gravité, dans le fonctionnement du service de police de Brossard, et se fonde sur les faits relevés pour demander une enquête à la Commission de police du Québec.La requête n’a certes pas été prise à la légère par la Commission, puisque celle-ci dépêchait à Brossard, le 3 février dernier, un enquêteur du nom de Roland Perron.M.Perron était encore à Brossard hier; son enquête, qui dure depuis trois semaines, n’est donc pas encore parachevée.Au nombre des “anomalies” que dénonce la Fraternité des policiers municipaux de Brossard, il s’en trouve plusieurs qui par leur nature appartiennent à une époque qu’on aurait cru révolue.Ainsi, deux policiers témoignent du fait qu’ils avaient, par un beau soir de l’été dernier, relevé les numéros de plaque de toutes les automobiles qui étaient stationnées autour d’un établissement transformé ce soir-là, selon toutes les apparences, en “barbotte volante".Leur rapport de police, préparé à la demande a’un officier peul-être mal informé, avait relevé, parmi tous ces numéros d’immatriculation, celui d’un haut représentant du même service de police.Quelques jours plus tard, les policiers avaient retrouve le rapport en question bien en Vol page 2: Le» leader» A qui profite la politique d'habitation: aux locataires à bas revenu ou à l'entreprise privée 7 La rénovation urbaine est-elle le remède-miracle aux problèmes sociaux des quartiers défavorisés 7 Que vaut la politique d'habitation de la ville de Montréal?Que s'est-il passé dans la Petite Bourgogne ?Un logement décent, est-ce un privilège ou un droit?Pour trouver des réponses à toutes ces questions, lisez le numéro de février de la revue: POUR UNE POLITIQUE NOUVELLE DE L'HABITATION En vente dans les kiosques et les librairies Revue Maintenant, 9820, Jeanne-Mance Montréal 357, 739-2758 V/ENf DE PARAITRE AUX ÉDITIONS DU JOUR LE LOUP ROMAN DE MARIE-CLAIRE BLAIS - • Un grand livre dans l’oeuvre de Marie-Claire Blais 1 • Un sujet délicat I homosexualite.traite avec la sensibilité "7" merveilleuse de l’auteur d UNE SAISON .• Un des,grands événements littéraires de l année , 1 En vente partout au prix de S3.00 - distribue par le Service des Editions du Jour, 1651, Saint-Denis, Montreal 129 - Tel.: 849-8328.(si la licpic est occupée ; 22-2«).9 EDITIONS DU UOXTIL.Président et directeur général Jacquet Hébert 23 4 • Le Devoir, vendredi 25 février 1 972 éditorial Une réponse habile et justifiée Le premier ministre Bourassa a donné au Mouvement pour un Québec français la répon se qu'il méritait: il l'a longuement invité à préciser sa pensée.M.Bourassa l’a fait habilement.mais le texte de sa lettre et l'annexe qu'il y joint disent très nettement à quel point les deux projets de loi soumis par le MQF manquent de clarté, de générosité, de structure.• On ne pouvait pas s'attendre à ce que le gouvernement québécois se laisse entraîner a une discussion d’ordre linguistique.Le bill 28 a marqué pour l’équipe Bourassa et pour M.Saint-Pierre en particulier un échec cuisant.Si M.Saint-Pierre n’a pas encore compris la leçon et continue à se faire des cauchemars avec le fanatisme du Parti québécois, M.Bourassa, lui.a parfaitement assimilé la situation: le Québec n’a pas digéré le bill 63 et il vomit tout ce qui.de près ou de loin, présente les problèmes linguistiques de la même manière.Pour avoir méconnu cette évidence.M.Saint-Pierre a cassé sa pipe.M.Bourassa, dont le flair politique n’a d’égal que son art de l’esquive, a su sonner la retraite juste à temps.M.Bourassa n’a pas effectué ce décrochage en fin de session pour tomber dans un autre piège.Il n’a pas refusé un combat rangé contre le PQ pour en arriver à un débat linguistique sur le terrain choisi par le Mouvement pour un Québec français.Il a donc reçu aimablement les représentants du MQF, leur a promis une étude substantielle de leurs deux projets de loi et les a remis à quinzaine.Au bout du délai.M.Bourassa rappelle au MQF qu’il existe une commission d’enquête sur les problèmes linguistiques et souligne, la langue dans la joue, due la rédaction de projets de loi comporte de nombreuses difficultés.Voilà le MQF face à neuf pages de questions sur ses deux projets.Le pire, c’est que M.Bourassa a parfaitement raison de demander des précisions.Face à des textes étanches, il n’aurait peut-être pas pu invoquer de nouveau la commission Gendron.Peut-être aurait-il même eu la tentation d’endosser les projets du M3F à pied-levé, question de faire la nique au Parti québécois et de mettre les nationalistes en opposition avec les indépendantistes.Le MQF.par sa rédaction imprécise et superficielle, a enlevé au premier ministre toute possibilité de cette nature.A aucun moment.M.Bourassa ne pouvait subir l’attrait de semblables documents: à aucun moment, il n'était contraint à l’action.Le MQF aura eu le mérite de tenter une rédaction de projets acceptables ; il aura eu la faiblesse de bâcler le travail.Dans les circonstances, le premier ministre n’a vu là rien qui puisse servir son intérêt et il a donc demandé au MQF de recommencer la rédaction de son devoir.M.Bourassa livre au MQF une série de questions qui posent fort bien le problème.Dans le secteur de la langue de l’enseignement, le MQF reprend, comme premier article de son projet de loi, l’essentiel de l’amendement apporté en 1969 lors de célèbres discussions: “Dans les écoles publiques, l’enseignement se donne en français”.Jusque-là, tout est clair et M.Bourassa ne livre aucun commentaire.Malheureusement, le MQF prolonge cette déclaration d’un second paragraphe éminemment dangereux: “Toutefois, le ministre de l’Education peut autoriser l’enseignement en langue anglaise.” On assiste alors à cette scène pour le moins ironique: le premier ministre, directeur de l’exécutif, demande à l’organisme représentant les corps les plus épris de démocratie s’il veut vraiment confier autant de pouvoir à un homme politique! Et le premier ministre y va de bon coeur: “Le ministre jouirait d’une discrétion totale.Il pourrait exercer cette discrétion comme il l’entend au niveau de l’autorisation à recevoir un enseignement en langue anglaise.“Comment M.Bourassa aurait-il résisté à la tentation de conclure avec une ironie feutrée: “Est-ce bien làl’intention devotreMou-vement?” De fait, le texte rédigé par le MQF confère au ministre de l’Education des pouvoirs exorbitants.Le texte contredit tout ce que peut concevoir une démocratie.Le soin de veiller sur les droits des citoyens, on ne le laisse pas à l’arbitraire d’un homme imprévisible, qu'il s’appelle Jean-Guy Cardinal.Guv Saint-Pierre ou Francois Cloutier.Un droit, si l’on y croit, on l’inscrit dans un texte et on demande aux tribunaux d’en assurer le respect.On ne demande pas à un peuple de quêter servilement et quotidiennement ses droits en d’interminables pèlerinages auprès des élus.Le MQF doit rougir de se l’entendre dire par un politicien.Le troisième paragraphe de ce projet ne vaut guère mieux: "Les enfants des immigrants, qu’ils soient ou non citoyens, font leurs études en français".Sur ce terrain, le texte manque à la fois de générosité et de cohérence.En effet, un homme ne peut être à la fois citoyen et immigrant: l’immigrant attent de devenir citoyen.Quand il l’est devenu, il n’est plus immigrant.De là les questions de M.Bourassa: “Quelle est la définition que le Mouvement donne du mot “immigrant”?Vous référez-vous aux dispositions de la loi fédérale sur l’immigration?” La logique n’est pourtant pas la principale faiblesse de ce paragraphe.Il faut surtout y déplorer le manque d’envol et une absence totale de générosité.“Ceux qui ont commencé leurs études en anglais, au moment de l’entrée en vigueur de la présente loi, peuvent les poursuivre dans cette langue aux mêmes conditions qu’au paragraphe précédent”.C’est là mesquinerie et manque de réalisme.Si l’on s’en tient au texte présenté, le deuxième enfant du citoyen anglophone du Québec ne pourra pas suivre son grand frère à l’école anglaise quand viendra le moment d’entreprendre sa première année.De la même manière, le Canadien anglais que sa compagnie mute à Montréal devra-t-il subitement installer ses enfants dans des écoles francophones parce qu’ils n’ont pas commencé leurs études en anglais au Québec?Le Parti québécois frappait beaucoup plus juste et se montrait plus respectueux des droits individuels.• Sur la question du "français langue officielle”, le MQF s’embourbe tout aussi profondément.Il proclame d’entrée de jeu que “le français est la langue officielle du Québec", mais il assortit l’affirmation du bémol inévitable que constitue l’article 133 de l’AANB.Cet article, demande M.Bourassa, ne va-t-il pas bien au-delà de ce qu’affirme le Mouvement pour un Québec français?Le MQF, en effet, consent à traduire certains documents, il autorise J’anglais dans les procédures et plaidoyers, mais il n’accorde de valeur officielle qu’aux jugements et ordonnances rédigés en français.Dans le cadre confédératif actuel, peut-on agir ainsi?M.Bourassa, par exemple, pose la question: “Quel est le sens précis donné au terme “tribunaux"?Qu’en est-il du cas où des tribunaux provinciaux exercent des juridictions qui leur sont confiées par le gouvernement fédéral?Par exemple, en matière criminelle: Cour des Sessions de la paLx?En matière de faillites: Cour Supérieure?” La question est de taille.• Le gouvernement Bourassa ne tient pas du tout à entamer un débat linguistique.Il a préféré renoncer à la réforme scolaire de Hie de Montréal plutôt que d'y consentir.Il préfère, semble-t-il.retarder également une charte des droits de l’homme parce qu’il ne sait pas quoi y dire au sujet des droits linguistiques.Seule une orchestration puissante de toute l’opinion publique pourrait conduire le gouvernement Bourassa à liquider bientôt les relents du bill 63.Certes le Mouvement pour un Québec français a déjà prouvé son aptitude à soulever la collectivité québécoise à propos de questions linguistiques.Mais dans le cas actuel, le MQF peut difficilement espérer le^ même résultat, il s’est enlisé de lui-même dans les sables mouvants.Et la seule aide qu’il aura obtenue de M.Bourassa, c’est une tape sur l’épaule qui l’enfonce encore davantage.Laurent LAPLANTE bloc-notes L'efficacité de l'injonction Lorsqu'il fut question d'invoquer l'injonction pour ramener les employés manuels de la ville à leur poste, plusieurs levèrent les hauts cris, estimant que ce recours pourrait entrainer des conséquences déplorables.Les choses se sont heureusement déroulées autrement.Dès hier, les quelques 8.000 cols bleus étaient à leur travail.Après quelques heures, on constatait déjà une amélioration sensible de la situation dans les rues enneigées de la métropole.On avait dû déplorer la veille le jésuitisme de quelques leaders syndicaux qui avaient cherché à se servir du ministre du travail afin de gagner du temps.Il faut dire aujourd'hui que, sitôt émise l'injonction, la réponse des syndiqués et de leurs leaders a été irréprochable.L'Épitre aux En soutane de psychiatre, le "Q" sur la poitrine, nimbe du rouge et du bleu de ses couleurs partisanes, Camille Laurin lançait l'autre jour, depuis son divan à confidences, sa première é pitre aux Québécois, “Pourquoi je suis souverainiste".Notre histoire, revue et corrigée fiar un ausculteur de consciences; es angles de notre sexagone historique - Paris, Rome, Londres, Ottawa, Toronto et New York - dessinés à grands traits d'autoritarisme, rétrécis de leurs influences bénéfiques sur nous, puis effacés prestement par la bonne étoffe un tantinet messianique de nos “propres valeurs”; notre "âme’’ ou notre personnalité collective décappée de ses identifications successives - aux Français, aux Anglais, aux Américains - puis proprement rhabillée de tout cela, par voie “d'intériorisation”; piqué en travers d'intuitions valables mais verbeuses, un précis de psychologie dynamique, “de l'enfance à la maturité" de l’homme; ce précis-Ta, transposé analogiquement d'expériences individuelles à l’histoire d'une collectivité, en phrases plus élégantes que nuancées; un dernier raccourcis - de notre histoire contemporaine, cette fois - moins percutant que l'exposé qu'a l'habitude d’en faire René Lévesque.Au bout de ces périodes qu'un Bossuet n'aurait pas reniées vient, aussi ampoulée que le corps du texte, la conclusion, décevante; Les Québécois sont accablés de “compromis névrotiques”, ce pourquoi U leur faut une “psycho-thérapie collective", ce que leur offre Que s’est-il passé pour qu’en moins de vingt-quatre heures, l’atmosphère de ce conflit soit radicalement modifiée?Il serait nàif d'attribuer ce changement à la seule force magique de l'injonction.Si celle-ci a fonctionné, c’est parce que d'autres facteurs étaient à 1 oeuvre en même temps.Parmi ces facteurs, mentionnons sans réticence le rôle pacificateur du ministre du travail.Nous reprochions hier à M.Cournoyer d'avoir poussé trop loin la générosité en un temps où une fermeté libre de toute hésitation s’imposait.Nous maintenons cetU critique.Il est très probable, par ailleurs, que l’intervention de M.Cournoyer ait contribué à rapprocher les parties et rendu ainsi plus facile l’acceptation de l’injonction par les syndiqués en grève.A l’aide des rencontres qui ont commencé dès lundi aux bureaux du ministère du travail, les parties se sont vite rendu compte, en effet, que la distance qui les séparait était beaucoup moins grande que ne pouvait le laisser croire la gravite de l’arrêt de travail.Nonobstant l'échec rencontré dans la nuit de lundi à Québécois Celui dont U n'est, lui, Camille Laurin, que le précurseur parlementaire, Celui qui “.parait comprendre et ressentir dans sa chair ces contradictions de l'homme québécois qui tout à la fois lui imposent de se libérer et l’empêchent d'y parvenir”, Celui qui “.oscille lui-même entre la nuit et la lumière, l'impatience et la confiance, la tendresse et la sévérité, la mercuriale et l'appel au dépassement”, Celui qui “.est pour chacun un signe de contradiction, le lieu de la reconnaissance et de la méconnaissance, de la détestation et de l’amour”, Celui que “.le destin ne pouvait que choisir comme accoucheur de notre liberté”, Celui qui est, en un mot, le Sauveur des Québécois, le président du Parti québécois, René Lévesque.Saint Paul a-t-il mieux parlé de l’astre qui l'aveugla, sur le chemin de Damas?Et au vrai, ce texte qu’on dit être de la plume d’un homme de science tient tout autant de la prophétie que du pamphlet politique.“Maintenant que j'ai embrassé étroitement cette terre-Québec”, entonne le prophète dès le premier verset, pour se demander cinq lignes plus loin pourquoi “il a fallu tout ce temps pour que mes yeux se dessi-lent et contemplent enfin la vérité”.Tour à tour, il sera question du “miracle qui a déjà commencé à se produire et à se manifester avec une clarté et une ampleur toujours plus grandes” et du "chemin qui mardi, M.Cournoyer n’a cessé de croire à la vertu du dialogue.Si l'on pouvait parler hier soir de la possibilité d’un règlement complet et très prochain de tout le litige, cela était attribuable en grande partie au rôle constructif de M.Cournoyer et de ses conseillers.On a aussi vu, au cours des deux derniers jours, le maire de Montréal sortir de sa tanière comme il ne l’avait point fait depuis longtemps.Comme il est plus intéressant et persuasif lorsqu'il daigne converser avec ses concitoyens et soutenir le feu de la contradiction avec ses adversaires! M.Drapeau était lundi furieux.J’ai entenau des personnes ui ne le prisent guère en temps or-inaire dire: “Cette fois, il a quand même raison”.Mais cette colère n’était qu’une entrée en matière.Mercredi, le maire devait se promener d’une station de radio-télé-vision à l’autre afin d’y engager le débat avec les porte-parole de la Sartie syndicale et ses concitoyens.n l’a retrouvé, à l’occasion de ces rencontres radiophoniques ou télévisées, plus humain, plus proche, mette vers la lumière” que le prophète a trouvé, après qu’une longue extase psychiatrique lui eut fourni le “fil d’Ariane” grâce auquel il a pu “s'orienter dans le labyrinthe de notre histoire”! A n'en pas douter, le docteur Laurin est l'nomme tout indiqué pour composer par anticipation le "Te Deum" de l'indépendance; et souhaitons, pour que ne cesse de fleurir au bout de sa plume l'hagiographie québécoise, que les esprits asceptiques du Mouvement laïque de langue française ne furètent pas trop dans les chapelles du Parti québécois! Mais que ces éjaculations ne rebutent pas les agnostiques du souve-rainisme: Le péan du psycho-noliti- 3ue leur permettra tout au moins 'enrichir leur vocabulaire.Cinq astérisques nous renvoient en effet aux définitions de “vicariant", d’irrédentisme”, d’“idiosynecrasies”, d'impavidité” et de “mercuriale”.Si l'on voulait à tout prix illuminer les crêtes de ce langage trop aérien pour véhiculer les thèses d'un parti qui se veut populaire, que n'a-t-on défini pareillement la "sidération”, la "verbigération en chambre”, les “tonalités dépressives" dont se gargarise le bon docteur?Que n’a-t-on éclairé d'astérisques "la décantation des interactions de l'homme d'ici avec son milieu” et “l’inachèvement de sa trajectoire existentielle” dont il parie savamment?Sans doute sera-ce la prochaine offrande des éditions péquistes.L'INSOLENT plus chaleureux que depuis belle lurette.M.Drapeau ne voulait pas du tout, au début, entendre parler d'aller lui-même siéger à la table de négociations.Il se réfugiait, pour justifier son attitude, dans un légalisme aussi étroit que stérile.Un premier dégel a paru se produire lors de la discussion qu'il eut mercredi matin à CKVL avec M.Brûlé et Frenchie Jarraud.Pressé par l’animateur, M.Drapeau finit par concéder, quelques secondes avant la fin du débat.que s’il était convoqué à la table de négociations par le concilia-teur-en-chef du gouvernement, il s'y rendrait volontiers.On ne sait pas ce qui s’est passé depuis ce moment.Mais on croit savoir qu'hier, M.Drapeau en personne siégeait avec des représentants syndicaux aux bureaux du ministère du travail et que les conversations progressaient très vite.Pour une rare fois, on sortira d'une grève majeure sans que des ressentiments profonds aient paru se créer chez les participants.On a fait très peu d'idéologie pendant ces quatre jours.On a très peu parlé de révolution.Les grands ténors des luttes syndicales se sont presque tous tus.Parce qu'on est resté très proche des problèmes réels, chacun pourra reprendre son rôle normal en gagnant quelque chose, mais sans se sentir obligé de crier à la victoire totale ou a l'ecrase-ment de l'adversaire.Un conflit qui menaçait de sombrer dans le légalisme se termine ainsi sur une note de réalisme.Claude RYAN Le droit à l’hiver L'an dernier, avec la “tempête du siècle”, les Montréalais avait retrouvé, l’espace de quelques jours, le droit d’avoir un hiver.Malgré le zèle des déneigeurs, en effet, tous avaient dû céder devant les éléments, se plier à la saison et, à l’instar des ancêtres, vivre avec le temps et non plus contre lui.Pendant des siècles en effet, les habitants de ce pays connurent l’hiver véritable, non cette saison mesquine que la civilisation urbaine a réduite au froid, à la pollution et au calcium.Les Amérindiens leur avaient enseigné rhivernement.Pour être sous le joug du pays enneigé, ils ne demeuraient pas moins vivants.Piètre descendance que cette race d'automobilistes impuissants qui s'agitent autour de leurs mécaniques engourdies! L’an dernier dans un esprit de fête, cette année dans un climat de grève, un Montréal différent enve-Suile h lu page 2 Le mot du silencieux L'art de la politique par ALBERT BRIE La politique, comme l’on sait, est l’art de gagner ses élections.Comme dans le cas d’une compétition sportive, la victoire va à celui qui, le premier, touche la ligne d’arrivée.Dans l’intervalle qui sépare deux appels au peuple, c’est-à-dire le temps de son mandat, le politicien passe le plus clair de son temps à s’entraîner pour la prochaine course.• Il y a démocratie et démocratie.La première est un mot, la seconde, une chose.Nous avons celle-là à la bouche plusieurs fois par jour et celle-ci au bout des doigts une fois tous les quatre'ans en toute méconnaissance de la chose.• Entre les politiciens et les amis, il n’y a guère de différence, si l’on s’en remet a cet aphorisme: “Les amis de l’heure présente ont le naturel du melon, il faut en essayer cinquante avant d’en trouver un bon".Et j’ajouterai: quand on a trouvé le bon politicien, il faut en faire vite son profit, car aussitôt il se gâte.• Je comparerais volontiers le milieu de la politique à celui du spectacle.La connaissance que j’ai de ces deux métiers m’incline à penser que dans l’un comme dans l’autre, il s’y fait la plus forte consommation de mesquinerie et d’envie.• Les hommes publics ont un avantage sur l’homme de la rue: ils peuvent départager les amis de leurs ennemis.• L’organisation d’un parti politique choisit rarement ses candidats en fonction de leurs mérites.Quand il arrive qu’elle le fasse, son premier souci sera de monter en épingle l’aspect le plus superficiel du mérite le plus efficace et le plus voyant.• Les affaires publiques, si on y fourre le nez d’un peu trop près, sont exercées com- me celles que pratiquent les péripatéticiennes: dans les maisons closes.• En diplomatie, dans les ambassades, il est bien vu de faire le paon: en politique courante.par contre, c’est d’un caméléon qu’il faut prendre l’air.Le Dr Cloutier finira peut-être par le comprendre.Mais de là à le savoir capable de cette métamorphose, il y a un monde.• On aime rappeler la parole de Laurier disant que les Canadiens français n’ont pas d’opinions, mais des sentiments.Et les Canadiens anglais?As avaient du sentiment certain et l’un des plus forts: la concupiscence d’argent.• La politique étant un art, on ne risque rien en affirmant que c’est le plus réactionnaire de tous.Imaginons Socrate arrivant parmi nous.A la vue des révolutions qui se sont produites dans les arts et les sciences, son coeur ne résisterait pas; placé dans le cours de notre jeu politique, il retrouverait l’air de son ère.• Les politiciens devraient être tenus en laisse.Puisqu'ils sont au service du peuple, ce sont eux qui doivent être domestiqués.• L’expérience du pouvoir ne se transmet pas, le pouvoir n'étant pas une science exacte.L’éducation des princes ne peut aller plus loin que l’enseignement du savoir-faire entendu dans le sens d'étiquette et de protocole.• Peu à peu.le peuple se politise.Les politiciens ont tellement invité leurs électeurs à s'occuper des affaires de l'Etat qu’ils commencent de le regretter.Ah! s’ils avaient su! Ils se seraient abstenus.Mais ils ne soupçonnaient pas que, pour une fois, les chers "zélecteurs" allaient les prendre au sérieux.¦ lettres au DEVOIR La condition des Juifs en Irak Monsieur le directeur D'après les règles de la liberté de la presse, nous exigeons la publication de cette lettre qui est en réponse à l'article intitulé "Les Relations d'Israël avec les francophones du Québec”.paru dans le Devoir du 27 janvier 1972.M.David Ephrati, consul général d'Israël à Montréal, a rappelé l'exécution d'espions en Irak il y a deux ans et a ainsi resoulevé une accusation sans base et qui est devenue une vieille histoire.Le Consulat général de la République d'Irak à Montréal voudrait clarifier cette question.Le gouvernement irakien a porté jugement contre un certain nombre de citoyens irakiens accusés de sabotage" et d'espionnage pour Israël.Suivant plusieurs sessions en Cour pendant lesquelles les accusés avaient recours à des conseils légaux et étaient convenablement défendus, les jugements ont été passés par la Cour.Ceux qui ont été trouvés coupables furent condamnés à mort - la peine pour haute trahison et furent subséquemment exécutés.Ceux dont la culpabilité ne fut pas prouvée furent immédiatement acquittés, y compris sept juifs.Les hommes exécutés comprenaient des musulmans, des chrétiens, ainsi que des juifs.Sans aucun doute, il était exclusivement du droit de l'Irak de ju- ger des citoyens irakiens en conformité avec les lois du pays.L'espionnage a été.en tous temps, considéré comme crime important pour lequel la peine de mort a été souvent prescrite et dans plusieurs cas appliquée L'Irak a exécuté des espions en temps de guerre alors que les Etats-Unis, par exemple, les ont exécutés en temps de paix.Lorsque Julius et Ethel Rosenberg furent condamnés à mort en mars 1951 et exécutés le 19 juin 1953.personne n'a attribué cela à un préjugé contre les juifs aux Etats-Unis et nulle accusation d'anti-sémitisme ne fut levée contre les présidents Truman ou Eisenhower.Pourquoi donc en accuser l'Irak'’ Durant les vingt années passées et à chaque fois qu'un gouvernement arabe a arreté, ou qu'une Cour arabe a jugé, accusé ou condamné à mort pour espionnage ou subversion, un ou plusieurs juifs, citoyens du pays arabe concerné.Israël a invariablement déclaré l'innocence de ces personnes et accusé le gouvernement arabe en question d'ètre anti-juif; ne serait-ce que pour admettre, plus tard, que cette personne avait en effet entrepris l'espionnage ou la subversion pour le compte d'Israël.Cela a eu lieu en rapport avec l'Egypte et la Syrie, et là nous ne mentionnons que l'affaire Lavon.janvier-février 1955 ; et le jugement et exécution d'Elie Cohen, février-mai 1965.Le Consul général d'Israël a parlé des exécutions en Irak et de la situation des juifs en Syrie pendant que son gouvernement est coupable de massacres prémédités soit collectifs soit individuels de personnes innocentes sans oublier les invalides, les femmes et les enfants.Les autorités qu'il représente ont impérieusement manipulé les méthodes de violences physiques et psychologiques les plus barbares et les ont utilisées contre des civils Arabes des deux sexes dans les territoires occupés, simplement pour l'extorsion d'informations ou avec l’intention d'intimider.Le gouvernement d'Irak a déclaré et répété à plusieurs reprises qu'il ria rien contre les juifs et que ceux-ri jouissent de tous leurs droits comme tout autre citoyen irakien ou comme dans tout autre pavs.Dr.Salim MANSOOR Consul général d'Irak à Montréal.Montréal, le20 février 1972 P.S.A cet envoi, notre correspondant a annexé deux documents visant à établir que les citoyens juifs d’Irak sont traités de la même manière que les autres citoyens de ce pays.L’une des deux lettres est du Grand rabbin de la communauté juive d’Irak.Les fausses alarmes d’un chef de parti M.Gabriel Loubier, chef d’Unité-Québec J'ai pris connaissance de vos attaques virulentes contre les “faux” assistés sociaux relatées dans Le Devoir du 16 février.Le jour même, j’ai rencontré des assistés sociaux qui venaient tout juste de lire le compte rendu de votre intervention.Je vous fais grâce de leurs propos indignés a votre égard.Je me suis dit en moi-meme: c’est dommage qu’un chef de parti politique comme lui soit aussi farouchement solidaire de ce mépris généralisé de tant de Québécois envers les assistés sociaux.J’ai aussi pensé: ceux-ci n’ont rien à attendre de vous sinon de nouvelles menaces d’être traqués par la loi, les enquêtes et les procès.Vous prenez soin de ne pas mettre tous les assistés sociaux dans le même sac.Il s'agit bien des "faux".Mais savez-vous que c'est à force d'entendre ces distinctions que l’ensemble des citoyens défavorisés finissent par sentir peser sur eux le poids insupportable de l'humiliation et du rejet?Selon vous, des mesures draconiennes et urgentes s'imposent.Vous souhaitez que les "faux” assistés soient poursuivis en cour criminelle.Votre zèle pour la justice m'impressionne.Des "faux”, il y en aurait une dizaine de milliers.Ça va en faire des procès et ça va coûter combien?Pour récupérer les 50 ou 60 millions engloutis dans la fraude des assistés ne serait-il pas plus efficace de mieux organiser les cadres administratifs du Bien-Etre Social, de soigner la formation du personnel (une éducation au respect des personnes ne serait pas superflue), de mettre sur pied des organismes de contrôle plus compétents etc.?C'est ma première suggestion.J’en ai cependant une deuxième qui m apparaît encore plus rentable.Si votre but premier n'est pas de mater les pauvres, mais bien de récupérer des millions pour l’économie québécoise, pourquoi ne pas procéder autrement?Au lieu de vous embarquer dans 10.000 procès fort coûteux, ça irait plus vite d'embrayer ce vaste appareil judiciaire non plus du côté de la petite fraude des pauvres mais du côté de la grande, de la généreuse, de la magnanime fraude des riches.Qu'en pensez-vous M.Loubier?Pour une fois qu'on changerait de cible.et vous toucheriez vos millions beaucoup plus vite.Je songe à de délicates et minutieuses intrusions dans les rapports d'impôts de certaines industries, de certains commerces, à des coupures dans des salaires honteusement élevés (ceux des médecins par exemple).Vous dites que les assistés sociaux devraient travailler afin de compenser pour l’aide reçue.Il y en a, bien sûr, parmi eux qui sont aptes au travail et j'en connais qui depuis un an et demi se rendent avec ténacité, chaque semaine au bureau de la mam-d'oeu-vre pour demander du travail, quémander ce droit pourtant reconnu comme fondamental pour tout homme.Bravo si vous vous faites le défenseur acharné de ce droit, si la passion qui vous motive est celle de redonner à l'assisté social la fierté et la dignité de pouvoir accéder au travail.Mais vos interventions ne semblent pas du tout s'orienter dans cette direction là.Vous suggérez que les bénéficiaires des prestations sociales soient mis au service de l'industrie pour aider à diminuer le coût de production.Moi qui avais toujours pensé que l'industrie était au service de l'homme et que l'homme était infiniment plus qu’un simple outil de production.Décidément, je suis un grand nàif avec mes principes.Vous allez jusqu’à proposer que cette nouvelle main-d’œuvre en soit une à prix de rabais.Vraiment, vous me coupez le souffle! Oseriez.-vous insinuer que les assistés sociaux ne sont pas des citoyens à part entière, qu’ils sont des Québécois de seconde zone?Il semble bien, puisqu’on regagnant le marché du travail, le droit aux mêmes salaires que les autres citoyens leur serait au point de depart tout simplement nié.Où est votre sens de l’homme?Etes-vous sérieux quand vous parlez des assistés sociaux comme une future main-d'œuvre au rabais même dans le très noble but de réaliser des économies et de pouvoir ainsi injecter des millions additionnels dans l’activité économique?Des conclusions s'imposent dans ma petite tête: Rien de neuf sous le soleil avec “Unité Québec”, un parti politique merveilleusement bien intégré à la plus pure tradition nord-américaine du libéralisme économique, de la primauté de l'économie sur l'homme.Rien de neuf.sinon une expression plus candide du même vieux mépris pour le pauvre.Guy COUSIN, prêtre.Montréal, le 20 février 1972.LE DEVOIR Fondé por Henri Bourouo le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque !i?AV0|R pübl,e por, * lmP,'m*,ie Populaire, société o responsabilité iMTiitee don le s.ege social est situe ou numéro 434 est, rue Notre-Dome, inrmnn0 j .'i eSt ^ornPos® et 'mPr'nié par l'Imprimerie Dumont ?“rp0ré!don,Le‘ Q,*llfer5 «>"' «tués à 9130.rue Boivin, Ville LaSalle.intor^î' '”*L7.?na^,nn* Hne*.«•-JOE • un fllmd* John O.Avlldten (/y COULEURS SEMAINE- 7:30-9:30 SAMEDI - DIMANCHE 1:30-3:30.5:30-7:30.9:30 ST-OENIS JARRY 318-5577 LE DEkHItR ET LE PLUS BEAU FILM DE SERGIO LEONE VIAUOH INTtCRALl 7e SEM.n.iiuiiimi.iA H était une fois dans iduest (ONCE UPON A TIME IN THE WEST) SEM.: 6:00-9:00 __________________ SAM.- DIM.STE-CATHERINE-PIE-IX 255-6224 ô-OO*- 9M IÏIERCIER ^ 2e mois I, z**"1 après LE DOCTEUR ________JIVAGO LE NOUVEAU CHEF-D'OEUVRE DE É DAVID LEAN mi “LA FILLE 1 DE RYAN» Ka!EGiIZE]l!Hli Mé-Catmuuwi PAUfèuu IM«ms 12:50-4:30*8:10 5e SEM.CHACUN DANS m 8A VIE A CONNU LAJ -M'été 42 Film de Robert Mulligan -IN SUmiMfNT- s,E C>THtR'"taussTa^^st-ipan en couleur* < I v 88^8185866^0071614041098 Le Devoir, vendred1 25 février 1 972 • 13 arts spectacles .aiIDC 1 prix d'entrée $1.50 neeMlIRS IQURS!^,.‘I sow*^*** ’ Gilles« I» Vigneault robert] jcharlebois "A SOIR ON FAIT PEUR AU MONDE”.(?* hauTs JAMS JOPLIN JIMI HENDRIX Monterey] 10:00 POP” sau même programme ¦84 ouest, Ste-Catherine Tél.861-3476* dès lundi : "Rosemary's Baby" (fr.) et "U Bal des Vampires" Première canadienne! ‘Fantaisie surglace’’ Du 24 janvier au 4 mari.Nick Martin et ion orchestre.Danse continuelle.Réservations: 861-3511.Premier spectacle: $6.00 minimum par personne.Frais de couvert le samedi: $4.00 additionnels.Salle Bonaventure UAl Le Reine Elizabeth t SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS,MontrtMl 129 (Québec) Tél: 842-2 112 * REUNIS POUR LA PREMIERE FOIS 2 FILMS EXCEPTIONNELS JEAN-LOUIS TRINTIGNANT L STEFANIA SANDRELLI 6 00- 10.00 P.M UN FILM COULEUR DE BERNARDO BERTOLUCCI 8 00 P M LOUIS DE FUNES YVES MONTAND 'f DANS UN FILM 5 FOU A LIER DE GERARD OURY LA FOLIE : .DES GRANDEURS.SALLE RESNAIS PRIX DELLUC LE MEILLEUR FILM FRANÇAIS DE L'ANNEE BIENTÔT 35 MILTON/.842-e053 -vmiô a un film d’ANDRE DELVAUX SPECTACLES Hiver ’72 PIERRE LALONDE JACQUES MICHEL JEAN-PIERRE FERLAND RENÉ SIMARD 26 FÉVRIER 4 MARS 11 MARS 18 MARS (f' le LES JÉROLAS 25 MARS FRIDA BOCCARA 1»r AVRIL Un véritable gala d'artistes chaque samedi soir, du 15 janvier au 15 avril.Deux représentations à 8.30 heures et 10.30 heures p.m.L'Après-Spectacle: danse avec le quatuor Barry Graham au Coco-Rico.ROBERT CHARLEBOIS 8 AVRIL 15 AVRIL Profitez aussi du spécial de ski à $21.90 (par personne, chambre à deux — pour l'usage des remonte-pentes pendant deux jours chambre pour une nuit, un déjeuner et un souper complets — applicable en tout temps).Seulement $3.00 par personne (taxes incluses) STE-ADÉLE, P.Q.Réservations: MONTRÉAL, 866-6661 — STE-ADÈLE, 229-3555 Requiem NEW YORK (PA) - Autrefois il y avait les Beatles.Maintenant, c'est John et Ybko Paul et Linda, George et Rin-go.Du point de vue artistique, et bien qu’ils aient produit quelques bonnes chansons, aucun des disques enregistrés individuellement en 1970 et 1971 par les Beatles ne possédait la magie musicale qui avait fini par convaincre tout le monde, depuis les adolescents hystériques jusqu’à Léonard Bemstem, qu'ils étaient sensationnels.Du coté matériel, cependant, chacun des Beatles a connu le succès.En six ans, ils ont produit 80 disques d’or, à partir de “I Want to Hold Your Hand”, de janvier 1964.et ils ont enregistré 17 microsillons.Le terme "disque d’or” signifie une vente a un mil- Z&é pour les Beatles lion ou plus de 45-tours, et $1 million ou plus de chiffre de vente pour un microsillon.Au cours des deux dernières années, chacun de leur côté, John Lennon et Paul McCartney ont produit quatre disques d'or, George Harrison Chez Godard Lefort Le monde de l'enfance vu par Sandy Haeseker en a produit trois et Ringo Starr, un.Au temps de leurs plus beaux jours comme groupe, les chansons des Beatles devaient habituellement leurs mélodies à Paul McCartney et leurs paroles à John Lennon.Puis est venu le mariage, pour Lennon à une artiste japonaise du nom de Yoko Ono.suivi de “bed-ins’1 pour la paix et de "Happenings" pour McCartney, à Linda Eastman, la fille d'un avocat de New York, avec ce que cela comporte de respectabilité bourgeoise, d’enfants et de séjours dans une ferme en Ecosse.Les chansons enregistrées par Lennon sont d'un genre hautement confessionnel, peut-être amené par la psychoanalyse.Celles de McCarthcy sont avant tout à la gloire du bonheur domestique.Cependant, chacun d’eux attaque parfois l’autre dans ses chansons.Cela est un reliquat de l’amertume engendrée par la poursuite en justice intentée par McCartney, dans le but de séparer légalement les Beatles.Le groupe est lié par contrat pour six années à venir.^ J O A plus d’un titre, c’est George Harrison qui connaît le plus de succès, comme chanteur individuel.Quant au batteur Ringo Starr, il a fait des films, et il déclare les préférer aux enregistrements de disques.Mais il a produit deux microsillons depuis sa rupture avec les autres Beatles.Harrison est le seul des anciens Beatles à avoir été nommé pour les importants trophées Grammy, accordés aux meilleurs enregistrements de l'année dernière.par Jules Arbec (Collaboration spéciale) L’art peut parfois nous sembler un jeu mais il rejoint vite la réalité dans la mesure où la gratuité qui l’anime devient conscience.Ce fut la réflexion qui me vint à l’esprit en visitant l’exposition de Sandy Hae' seker présentement en cour à la galerie Godard Lefort.Hollandaise d’origine, cette jeune artiste habite maintenant Calgary où elle exposa à plusieurs reprises.Les tableaux et lithos qu’elle présente nous plongent dans le monde de l’enfance; ces oeuvres paraissent sans doute anodines et futiles au regard de grandes personnes mais ils n’en consacrent pas moins un charme très discret.Toutefois, le spectateur non averti risque fort de passer outre l’esprit même de ces tableaux en s’attardant démesurément à l’aspect figuratif de ces derniers.Dans ses grands formats, Mlle Haeseker nous présente des photos d’enfants qui se détachent à peine d’un fond monochrome et terne n’ayant de valeur que la sobriété qu’il suggère.Cependant les jouets et autres objets qui les entourent sont mis en relief par des couleurs plus ' voyantes qui ravivent l’apparence globale des toiles.Ces personnages n’en gardent pas moins un caractère statique qui rappelle les photos d’antan.CE SOIR! #¦' Butter Keaton r le mu Les Ballets Modernes du Québec entre deux tournées en Europe LHEEEMLE'" ta pk/i grvndt films d* lout ta tan ongloit un (ta pkji grands films de tous ta temps I en plu» COPS et L’EPOUVANTAIL 7:30 9:30 une preeenUtton ROMAUCR j verdi S1S0 si-lnnill 177—3133 dès le 3 mars: "STEAMBOAT BILL JR." LE FESTIVAL DES FILMS à Ci SOIR VENDREDI 25 FÉVRIER de Don "Dirty Harry" Siegel 7:00 COOCAN S BLUFF Clint Eastwood.Lee J.Cobb, Susan Clark de Gordon Parks 9:30 SHAFT Richard Roundtree.Moses Gunn, Musique de Isaac Hayet de Dennis Sanders MINUIT : SOUL T0 SOUL Ike et Tina Turner.Santana, Wilson Pickett.Roberta Flack DEMAIN SAMEDI 26 FÉVRIER 4:30 CAMES (avec Simone Signoret) 7:00 SHAFT (musique d'lsacc Hayes) 9:30 ZABRISKIi POINT d'Antonioni] MINUIT: YOU ARE WHAT YOU EAT OUTREMONT 1248 Bernard y rideau vert du MIRDIiu VENDREDI 20 II Samedi: IS Let 22 3.Dimmed91.P, SONT f LES PAPILLONS comédie de Leonard Gershe Mise en scene Danièle J.Suissa avec i Loujse Turcot Jean Faubert Yvette BRIND AMOUR R(".844 1/‘Il 'S* 4664 h if : Si Om.Mutin 1,111110.1 snitif Gillnul A prune abord, ces tableaux nous sont rébarbatifs, mais cet effet est voulu de l'artiste qui situe sa recherche picturale à un tout autre niveau.En isolant les divers éléments du tableau, l’artiste ramène la figuration à sa plus simple expression.Elle récupère ainsi l'objet représente pour l’investir d’une nouvelle dimension en l’insérant dans un espace schématique.Il suffit d’évoquer ici les personnages suspendus dans un espace bidimensionnel où les objets ne semblent pas toujours intégrés au reste de la composition.Par cette dislocation volontaire, l’artiste modifie les relations logiques et picturales entre les divers éléments.Cette imagerie nous dévoile la puissance évocatrice de l’objet qu'elle redéfinit dans le cadre du champ visuel pour le réintégrer dans une forme plastique.De là, la distance inévitable que le peintre s’accorde entre le theme qu’elle traite et l’expression qui en découle.Nous sommes ici devant deux niveaux de lecture entre lesquels flotte un mystère latent que Mlle Haeseker parvient très bien à nous faire sentir.Cette atmosphère nous est rendue par l’exactitude du dessin qui ressort des fonds mats et l’équilibre des formes qui capture dans une réalité statique tout un univers de rêve.En élaborant sa technique, Sandy Haeseker soulève toute la problématique de la nouvelle figuration dans laquelle chaque objet représenté nous renvoie à sa signification première.Mais, chez elle, la figuration recouvre un champ plus vaste de symbole grâce à la nature même de son organisation picturale.Dans cette perspective, le mérite de l’artiste fut d’avoir élaboré un vocabulaire pictural qui rejoint, par son dépouillement, l'essence du message qu’elle veut nous livrer.De retour d’une tournée de plus de cinq mois en Europe.les Ballets Jodemes du Québec, troupe dirigée par M.Hugo de Pot, établira son siège social au Centre culturel de Longueuil.La troupe utilisera certaines facilités du Centre Culturel de Longueuil afin d’y établir leur atelier de travail et réaliser des ateliers de formation en ballet moderne.Les ateliers de formation seront structurés en session de 10 semaines consécutives et les élèves seront regroupés dans les catégoires.suivantes: 10 à 14 ans, 15 à 17 ans et enfin aux élèves cumulant une certaine expérience en expression corporelle ou en ballet classique.Les élèves de 10 à 14 ans participeront à deux sessions d’une heure par semaine et le coût de l’inscription sera de$15.00 pour la session.Les élèves de 15 ans et plus participeront à deux sessions hebdomadaires d’une duree de 1 heure 30 chacune.Le coût d’inscription pour ces élèves sera de $30.00 pour l’ensemble de la session.Les élèves désirant s’inscrire sont invité (e)s à se présenter le 2 mars, à partir de 17 h.au Centre culturel de Longueuil.Par ailleurs, les Ballets Modernes du Québec engageront des danseurs et des danseuses pour leur prochaine tournée en Europe durant l’été 1972.Cette audition se tiendra demain au Centre culturel de Longueuil, à 10 heures.Les cours débuteront le 6 mars prochain.Pour toute information supplémentaire, veuillez communiquer avec le Centre culturel de Longueuil à: 670-1410.DESIGNER D'INTÉRIEURS LAURENT LAMY Designer d'intérieurs 788, Wilder Montréal 154 737-1955 YVON VALLÉE Comultant en décoration Designer d’intérieurs 336-5877 Spécialiste du design de meuble résidentiel et commercial La mission prioritaire de l'Église serait-elle de convertir les riches ?par Gilles Provost “Parce que nous, chrétiens, nous n’avons pas su convertir les riches et les rendre solidaires des pauvres, parce que nous ne nous sommes pas convertis nous-mênes, allons-nous maintenant être obligés de nous solidariser avec les exploités et de susciter une opposition violente dont les faibles feront les frais?” Telle est la question que le père Julien Harvey, a posée récemment à environ 150 missionnaires québécois lors d’une rencontre sur l’option missionnaire du rapport de la Commission Dumont.Cette question proccupait certainement un bon nombre de ces missionnaires qui essaient de se mettre au service des pauvres du tiers-monde et qui entrent alors en lutte plus ou moins ouverte avec des gouvernements et des "gens en placé’ qui sont officiellement chrétiens.Dans son exposé, qui a semblé très apprécié, le père Harvey a déclaré que les chrétiens d’ici ne peuvent pas témoigner vraiment de la libération du péché et de la Loi apportée par le Christ sans dénoncer les mécanismes “déitioniaques" de la société actuelle et sans proposer des solutions de rechange.Poursuivant dans cette veine, il a décrit certaines "chaînes” que tout le monde admet et qui conduisent à l’aliénation des plus faibles: on travaille pour gagner de l’argent et on DÉCORATEURS ENSEMBLIERS LAURENT BÉRUBÉ DÉCORATEUR ENSEMBLIER 8240 AIMÉ-RENAUD ST-LEONARD Mtl 38 324-2580 VIAU, MORISSET, BEAULAC & ois.Consultant* en décoration Designers en aménagement intérieur 5995 rue Monkland Montréal 261 Tél.: 488-2561 veut de l’argent pour consommer davantage; on travaille de façon à obtenir un meilleur rendement et accroître les profits; on travaille dans un contexte de concurrence où il s’agit de marcher sur les autres pour améliorer son propre statut social.“La mission, c’est toujours le combat contre les idoles, a-t-il déclaré, et elles sont attirantes, les idoles.Par exemple, moi-même, j’ai de la misère à y arriver; quand je me demande s’il ne serait pas plus juste que ma communauté paie des taxes, j’évite de dire oui trop vite! Avant d'être sûr, j’aime bien y regarder de plus près et étudier longuement la situation.” “Notre société est plus riche que jamais mais les marginaux sont plus pauvres.Je ne connais pas de gens qui s’estiment riches, quel que soit leur salaire” Il y a un égdisme qui se cache très facilement sous le soin de la famille et des enfants, a-t-il fait remarquer; pour eux, il n’y a jamais assez de confort! Certains auditeurs, tout en se disant d’accord avec ces perspectives développées par le conférencier, ont regretté que le rapport Dumont ait accordé si peu d'importance aux 5,000 missionnaires québécois qui oeuvrent à l’étranger comme s'ils n'étaient pas solidaires de l'Eglisç du Québec.D'autres ont souligné qu'il est inutile de vouloir faire une oeuvre efficace à l’étranger si la communauté chrétienne que l’on représente ne travaille pas dans le même sens à la maison."Finalement, a-t-on dit, il ne doit pas y avoir tellement de différence entre le travail du missionnaire au Québec et au Chili.” L’assemblée a aussi longuement débattu l’importance de l’engagement politique.Pour les uns, il y a là une forme d’évasion et de facilité relativement à des tâches moins flamboyantes mais plus efficaces.Pour d’autres, il y a un danger de siter des affrontements entre riches et pauvres dont les plus faibles vont surtout souffrir.Pour d’autres enfin, il n’y a pas deux vérités chrétiennes et on ne peut se dire vraiment solidaire des plus faibles et des exploités sans prendre leur defense et sans aller “jusqu’au bout” dans cet engagement.A leurs yeux, les gens riches ne peuvent voir les problèmes ae la même façon que les pauvres et il est facile pour eux de dire que “la situation n’est pas si grave que cela”.Plusieurs, enfin, ont insisté sur la nécessité que les chrétiens soient beaucoup plus éveillés à de telles questions et comprennent que V action politique est souvent la première forme de la charité.Si des actions communes pouvaient vraiment se mettre en marche, ne serait-ce pas plus efficace?SPÉCIALISTE HUMIDIFICATION FILTRATION D’AIR CHAUFFAGE PATENAUDE ¦ SECONAIR LTÉE 7709 HOCHELAGA 351-9200 ARCHITECTES LOUIS CARRIER ARCHITECTE 2785 bout.LAURIER QUÉBEC 10-P.Q.TEL.: 651-0982 DAVID & BOULVA ARCHITECTES 3 Place Ville-Marie MONTRÉAL - 866-98S4 Les architectes LONGPRE MARCHAND GOUDREAU DOBUSH STEWART BOURKE MONTMAl-142-1401 Ottawa St-Jean.T.-N.« ) 14 • Le Devoir, vendredi 25 février 1972 Le Saint-Siège recenseles organisations catholiques CITE DU VATICAN (AFP)-Le Saint-Siège procède actuellement à un recensement de toutes les organisations catholiques internationales et un registre d’inscriptioas a été soumis au conseil des laies de l’Eglise.Simultanément, un texte, publié dans le dernier numéro des Acta Apostolicae Sedis, le journal officiel du Vatican, établit une ‘‘fiche d’identité” des organisations catholiques.Il précise ainsi à quelles conditions ces organismes peuvent recevoir du Saint-Siège le “certificat d’authenticité”.Le pro- jet avait déjà été publié in extenso dans la "documentation catholique” du 19 septembre 1971.Bien qu'une certaine liberté soit laissée pour l’établissement des statuts, le document précise que pour être reconnues comme organisations internationales catholiques, celles-ci devront respecter les règles formulées dans ce texte.Le règlement exige, entre autre, une importance numérique suffisante, les moyens nécessaires aux exigences du travail, le fait de disposer d’une certaine autonomie financière qui puisse ' tre considérée comme une guarantie suffisante de sa propre indépendance, même si cela n’exclut pas que l’association fasse appel à des dons et à des subventions.Le titre de “catholique" sera accordé par le Saint-Siège aux conditions suivantes: - une référence précise de conformité de l’organisme à l’Evangile et à l’enseignement du magistère; - un désir de s’insérer dans l’effort pastoral de l’Eglise; - une disponibilité de service dans divers secteurs: évangéli- sation, animation chrétienne de l’ordre temporel, charité.etc;' - tenir compte de l’ouverture de l’Eglise dans l’esprit de Vatican II; - en tirer les conséquences logiques sur le plan des rapports avec la hiérarchie ecclésiastique.Le document affirme que cette ouverture encourage les rapports avec les autres chrétiens, les non-chrétiens et les non-croyants, "mais en dehors de toute équivoque”.En substance, les non-catholiques ne pourront pas faire partie des organisations catholiques sur pied d'égajité, comme certains l’avaient souhaité.“Si, en certains cas, ajoute le document, ces organisations peuvent accueillir des chrétiens non-catholiques, ou des non-chrétiens, elle ne peuvent, sans perdre leur caractère spécifique, faire abs-craction de leur attache essentielle avec l’Eglise catholique, sa doctrine et ses buts.” Enfin, le document établit qu'au niveau international, la reconnaissance d’une organisation comme catholique exige u'elle soit approuvée par le aint-Siège, c’est-à-dire la secrétairerie d’Etat, ce qui rendra ainsi authentique sa participation à la mission de l’Eglise et de la hiérarchie et confirmera son adhésion à l’enseignement doctrinal de l’Eglise catholique.Lautorité légitime, en l’occurrence la secrétairerie d’Etat, devra approuver les candidats à la présidence des organismes et choisir les assistants ecclésiastiques.Le “certificat de catholicité” comporte enfin, pour les organisations internationales, l’approbation des orientations fondamentales et des buts et la garantie que les responsables seront toujours des catholiques.Les dirigeants étant placés à un niveau où l’Eglise se trouve nettement engagée, conclut le texte, ils devraient observer la prudence nécessaire en ce qui concerne les prises de position, quelles qu'elles soient, et, dans les activités publiques, tant sur le plan politique que sur le plan syndical.Leur abstention dans ce domaine sera, normalement, l’attitude la plus indiquée.Voir autres Carrières en page 15 VICE-PRÉSIDENT, FINANCES Une importante société manufacturière avec siège social à Montréal désire retenir les services d’un cadre supérieur qui assumera la fonction de vice-président des finances.Ce poste intéressera les candidats dont le traitement actuel se situe aux environs de $25,000.Relevant du président, le titulaire sera responsable de la direction de toutes les activités financières et comptables de l'entreprise.Il occupera un rôle de premier plan dans la réalisation des objectifs de rentabilité et participera activement au développement de la société.Les candidats à ce poste possèdent une formation comptable professionnelle ou universitaire et se distinguent par leur compétence administrative et financière.Ils sont familiers avec les techniques modernes de contrôle et de gestion financière.Gestionnaires qualifiés, ils désirent s'associer aux cadres d'une entreprise qui leur permettra de mettre à contribution leur leadership et leur expertise.CP.CW.cI^gurlç§ & (Associés Vous referont au dossier 089, veuillez soumettre votre curriculum vitae qui sera traité confidentiellement a M Patrick W Rourke 1808 ouest rue Sherbrooke.Montréal.937-9525 Cabinet-conseil en gestion des ressources humaines SECRÉTAIRE CONSEILLER JURIDIQUE Traitement initial : environ $22,000 Le Défi Une firme canadienne en pleine expansion, qui fabrique et distribue sur le marché international des produits techniques hautement spécialisés, désire s’adjoindre un secrétaire et conseiller juridique.Relevant du président, le titulaire de ce poste sera responsable, en plus du secrétariat, de ia direction des activités juridiques.Les fonctions comporteront la gestion de tous les contrats et ententes, l’obtention de brevets et la surveillance du personnel affecté au commerce international et aux droits de douane.Le candidat choisi sera appelé, en sa qualité de membre de la direction, a représenter la société au Canada et a l’étranger.Lieu de travail : Montréal.Les Candidats Licenciés en droit et de préférence bilingues, ils possèdent plusieurs années d’expérience dans les domaines administratif et juridique.Gestionnaires compétents et dynamiques, ils sont conscients des coûts et soucieux de la rentabilité.Leur entregent leur permet de communiquer facilement avec les différents paliers de l’administration ainsi qu'avec la clientèle.Ils apporteront une contribution personnelle très valable en participant étroitement a la gestion de la société.Kui/.v référant au dossier CR 11-5951.veuillez adresser voire demande, qui sera traitée confident tellement, à Suite SJ5.I.Place Ville-Marie.Montréal.P.S.ROSS & ASSOCIÉS CONSEILLERS EN ADMINISTRATION MONTRÉAL • QUÉBEC • OTTAWA • TORONTO • WINNIPEG CALGARY • VANCOUVER • HALIFAX • LONDRES Représentés dans la plupart des villes importantes, à l'échelle mondiale ARCHITECTURE Firme d architectes recherche les services de: • UN CHARGÉ DE PROJETS • UN TECHNICIEN Berthiaume & Blanchet, architecte' 2425, De Salaberry, suite 115, Montréal 356.Tél.: 331-3240 J DIRECTEUR DES FINANCES Un hôpital général, accrédité, d'une grandeur moyenne, situé dans la métropole de Montréal, recherche les services d'un directeur des finances.Le candidat choisi sera responsable pour la comptabilité, la préparation des rapports financiers et opérationnels.Le candidat se rapportera directement au directeur de l'hôpital.Il doit être bilingue, posséder une bonne connaissance de la comptabilité, de préférence en milieu hospitalier.Excellents bénéfices marginaux.Le salaire sera déterminé d'après l'expérience, les qualifications et les connaissances du candidat.Adresser curicculum vitae complet à: Case 1743, Le Devoir LA COMMISSION SCOLAIRE NOUVELLE DE CHARLESBOURG Offre d’emploi Poste: DIRECTEUR GÉNÉRAL au sens de l'article 204 de la loi de l'Instruction Publique, tel que modifié par la loi No 27-1971, article 44.Critères d’admissibilité : 1- Une formation universitaire (diplôme universitaire de 1er cycle ou l'équivalent) exigeant au moins 17 années de scolarité et, de préférence, une formation universitaire comprenant un diplôme universitaire de second cycle ou l'équivalent; 2- Une expérience démontrant une habileté à résoudre des problèmes d'ordre administratif et technique complexes,- 3- Une expérience accumulée, de préférence, dans le système d'enseignement; 4- Une experience de trois (3) ans au niveau 1 de cadre (directeur de service) ou l'équivalent.Salaire: Selon les normes du Ministère de l'Éducation.Les personnes intéressées doivent faire parveniir leur "curriculum vitae ', pour le 6 mars 1972 (cochet de la poste) au: CONSEIL PROVISOIRE DE LA COMMISSION SCOLAIRE DE CHARLESBOURG A/S du secrétaire du Comité de Sélection 7S75 Boulevard Henri-Bourassa, Québec 7.N.B.: Mentionner sur l'enveloppe le numéro du concours (72-1) que "personnelle et confidentielle".TRADUCTEUR ou TRADUCTRICE Voici un excellent poste pour une personne compétente possédant une bonne expérience dans le monde des affaires et de l’industrie.Les candidats devraient posséder un baccalauréat ou une maîtrise en traduction.Le poste offert est à Toronto, à notre siège social.Le candidat choisi sera chargé de traduire en français et en anglais des documents provenant du Service des communications et s’appliquant à divers domaines, tels que la publicité.la promotion des ventes et les communications aux employes.La compagnie IBM offre d'excellentes conditions de travail.un salaire initial en fonction des capacités et de l'expe-rience acquise et enfin une gamme complète d'avantages sociaux.Veuillez écrire à: M.B.G.Croce f PE# IBM Canada Liée AJDJtE 3.Place Ville-Marie MONTRÉAL 113.Québec LE SERVICE SOCIAL DE L’OUTAOUAIS est 6 la recherche d'un (e) SUPERVISEUR D'ÉQUIPE Sous la direction du Directeur de Filiale: POSTE: Être responsable de l'animation et de la supervision d'une équipé de travailleurs sociaux.ENDROIT: Filiale de Papineau, Buckingham (21 milles de Hull).QUALIFICATIONS: T.S.P.ou T.A.S.avec expérience pertinente.Le candidat(e) doit avoir démontré de l'intérêt et des aptitudes pour le travail d équipe,- doit être capable d'initiative dans le travail social de groupe et dans l'organisation communautaire.SALAIRE: Jusqu à $12,100.00 selon l'expérience et la competence - plus prime de responsabilité de $500.00.Directeur du Personnel, CP.577, Hull, P.Q.y Un organisme du Gouvernement Montréal recherche les services d'un fédéral ARCHITECTE-PAYSAGISTE FONCTIONS: - Faire l'examen des plans de lotissement et d'aménagement paysager soumis par les entrepreneurs et y apporter des recommandations.- Collaborer en matière d'amenagement extérieur dans l'administration des propriétés immobilières détenues par cet organisme.- Préparer les plans de rénovation, les coûts estimatifs, les documents de soumissions, cédules d'entretien, surveiller la construction .EXIGENCES: - Le titulaire doit posséder, de préférence, le diplôme universitaire pour cette discipline, ou l'équivalence.- Préférence accordée aux postulants d'expression française.CONDITIONS DE TRAVAIL: - Salaire établi selon qualifications et expérience.- Avantages sociaux alléchants, Toute demande sera traitée confidentiellement.Faire parvenir votre curriculum vitae à: V CASE 1742, Le Devoir y f SERVICE D’INFORMATION DU NOUVEAU-BRUNSWICK^ PRÉPOSE À L'INFORMATION III FREDERICTON LE POSTE: Le candidat choisi sera un rédacteur-réviseur expérimenté dans la préparation de programmes d'information.Les employés de cette catégorie doivent faire preuve d'initiative et de jugement dans la mise sur pied de relations de travail étroites avec les responsables gouvernementaux, la presse, les représentants du monde des affaires et des industries de la radio et de la télévision.CONDITIONS À REMPLIR: Diplôme universitaire, de préférence avec spécialisation en journalisme, radiodiffusion, publicité, ou dans un domaine connexe,- et une expérience considérable, à des postes '-esponsables, dans un ou plusieurs secteurs de l'information publique.On acceptera aussi les candidatures de personnes possédant un diplôme d'études secondaires et une très grande expérience pratique dans le journalisme ou dans un autre des moyens de communications.L'expérience dans les programmes d'information gouvernementale serait un atout.Il est indispensable de pouvoir communiquer efficacement, par écrit et oralement, dans les deux langues officielles (anglais et français).ECHELLE DE TRAITEMENT: $9,684.à $11,772 par année.Le numéro du concours est NB 72-107 Le concours se termine le 7 mars 1972.ADRESSER SA DEMANDE A LA: Commixion de la Fonction publique du Nouveau-Brunswick 212 rue Queen, Case Postale 1055 Fredericton, Nouveau-Brunswick.J r La Commission Scolaire Régionale de Missisquoi (Cowansville) demande PROFESSEUR DE DESSIN COMMERCIAL (publicitaire) Expérience souhaitable en composition et en design, typographie, techniques d'atelier, méthodes d'impression, etc.S'adresser à: M.André DeLisIe V____________(514) 263-1800__________________y L’Hôpital Hôtel-Dieu de Sherbrooke est à la recherche d'un(e) surveillant(e) pour son service de psychiatrie FONCTION PRINCIPALE: Diriger, coordonner et surveiller les activités des soins infirmiers du service.QUALIFICATIONS: - Détenir un baccalauréat en nursing ou à défaut un certificat de spécialisation en nursing psychiatrique.- Posséder une expérience pertinente.TRAITEMENT: Selon les qualifications et l'expérience.Les personnes intéressées devront adresser tear candidature au: Service de l'emploi Dossier 50 Hôpital Hôtel-Dieu 580 sud, Bowen, Sherbrooke, Qué.y ^LE LABRADOR CITY COLLEGIATE^ Labrador City, Terre-Neuve, invite les candidats intéressés à poser leur candidature aux postes suivants, pour l'année scolaire 1972-73 : 1 professeur de français, langue maternelle, Secondaire I à IV.1 professeur de mathématiques avec de l'expérience dans l'enseignement des mathématiques modernes (Secondaire I à IV).1 professeur de mathématiques (lô temps) dont la charge d'enseignement pourra être complétée selon la compétence du candidat, soit par l'enseignement des mathématiques dans la section anglaise de l'école, soit par l'enseignement de l'anglais comme langue seconde ou par l'enseignement de la cathéchèse.1 professeur de français comme langue seconde (enseignement à la fois avec l'usage de méthodes audiovisuelles (L.F.I.) et selon l'optique grammaticale.D'excellents salaires et bénéfices marginaux sont offerts.La préférence sera accordée aux personnes possédant de l'expérience dans l'enseignement au niveau secondaire.Le Labrador City Collegiate est une école secondaire privée.L'école possède un personnel enseignant d'environ 40 professeurs et déssert une population de langue française et de langue anglaise.Labrador City est une ville minière de plus de 10,000 h.en pleine expansion qui possède d'excellentes fatilités de récréation et de transport.Les candidats sont priés de faire parvenir leur demande par écrit avec tous les renseignements pertinents y compris le numéro de téléphone à : Le Principal, Labrador Gty Collegiate, CP.1670, Labrador City, Terre-Neuve, Labrador.Des entrevues personnelles auront lieu à la mi-mars dans un certain nombre de villes.Faites carrière dans la fonction publique du Québec AGENT DE LA GESTION FINANCIÈRE - Traitement initial de 17.338 à 112,621 selon la compétence; possibilité de carrière jusqu'à 111.661.Postes à Québec et à Montréal.- Ministère des Finances - Élaborer des règles budgétaires et étude des projections financières; contrôle de l'exécution des budgets; enquêtes et vérifications comptables auprès des entreprises sous contrat de façon à contrôler l'exactitude et la régularité de leurs réclamations.- Ministère des Institutions financières, Compagnies et Coopératives - Inspection et vérification comptable des institutions financières, compagnies et coopératives.Élaboration de règles budgétaires et étude de projections financières.Exécution d'enquêtes dans les cas de fraude et de faillite.- Ministère des Affaires sociales - Étude, programmation et contrôle budgétaire des institutions subventionnées.Analyse des états financiers et vérification des livres comptables.- QUALITÉS REQUISES: licence ou maîtrise en sciences commerciales avec option en comptabilité; OU baccalauréat en commerce et au moins 2 ans d'expérience en comptabilité ou en vérification; OU membre d'une association reconnue de comptables professionnels.- Concours P-2103.Échéance de l'inscription: 10 mars 1972.ARPENTEUR-GÉOMÈTRE - Traitement initial pouvant atteindre 113,719 selon la compétence; possibilité de carrière jusqu'à 116,135.Ministère des Richesses naturelles; poste à Québec.- Diriger une équipe d'arpenteurs-géomètres chargés d'effectuer des relevés techniques et des recherches aux bureaux d'enregistrement du Québec dans le but de délimiter la propriété publique le long des cours d'eau; superviser et approuver la mise en plan de relevés techniques; collaborer aux négociations avec les services techniques des municipalités pour la mise en oeuvre de plans d'ensemble.- Etre membre de la Corporation des arpenteurs-géomètres de la province de Québec (joindre une photocopie de sa carte de membre pour l'année 1972) et posséder plusieurs années d'expérience dans le domaine de l'arpentage.- Concours P-2110.Échéance de l'inscription: 10 mars 1972.ANALYSTE DES PROCÉDÉS ADMINISTRATIFS - Traitement initial de 17,641 à 113,719 selon la compétence.Possibilité de carrière jusqu'à 116,135.Divers ministères, postes à Québec et Montréal.-Effectuer les études requises en vue de la détermination et de la prévision des besoins de main-d'oeuvre; élaborer des plans d'organisation afin de rendre plus efficace et plus rentable l'organisation administrative; étudier les procédés et méthodes de travail.- Etre titulaire d’un diplôme universitaire en sciences pures, en sciences appliquées, ee sciences de l'administration ou en toute autre discipline appropriée et posséder 2 années d’expérience pertinente.- Concours PP-2108.Échéance de l’inscription: 10 mars 1972.ANALYSTE EN INFORMATIQUE - Traitement initial de 17,641 à 116,135 selon la compétence.Ministère des Affaires sociales; postes à Québec.- Concevoir, élaborer et implanter des systèmes de traitement électronique des données dans le but d'obtenir un meilleur rendement de I équipement d’informatique dans les établissements para-publics et privés de santé et de services sociaux.- Etre titulaire d’un diplôme universitaire et posséder 2 années d’expérience dans le domaine de l’analyse en inlormatique.- Concours P-2108.Échéance de l'inscription: 10 mars 1972.AGENT VÉRIFICATEUR - Traitement initial de 14,920 à 19,660 selon la compétence.Divers ministères; postes à Québec et Montréal.- Avoir réussi une Ile année d’études dans une institution reconnue par le ministère de l'Éducation et posséder au moins 6 années d expérience dont 2 en comptabilité.Une scolarité plus avancée peut compenser pour une partie de l'expérience.-Concours P-5410.Échéance de l’inscription: 10 mars 1972.RESPONSABLE DU SERVICE CENTRAL DE CLASSEMENT DE DOSSIERS Traitement initial de 17,613 à 19,613 selon la compétence.Ministère des Communications; poste à Québec.- Analyser les besoins particuliers du ministère en matière de classification de documents et d’équipement requis à cette fin.en tenant compte des systèmes et installations existants.Assurer la mise sur pied d un service selon le système jugé le plus adéquat.Etablir des méthodes de conservation, de distribution, de mise à jour, d'épuration et d élimination des dossiers.Conseiller les directions et les services en cette matière.Coordonner le travail du personnel auxiliaire.- Posséder un certificat de fin d’études secondaires du ministère del Education.Posséder environ 12 années d'expérience de travail dont au moins 3 dans le domaine du classement des documents et des dossiers et la direction de personnel.Connaissance de la microphotographie.- Toute année de scolarité post-secondaire réussie et jugée complémentaire à la formation équivaut à 2 années d’expérience.- Note: les épreuves d’aptitudes auront lieu à Québec seulement.- Concours T8-5402.Échéance de l’inscription: 10 mars 1972.qu'.,d*!iren' Pendre port à ces concours tr' LZÏZ' d'r.e‘‘eme?t "“P** de la Commi.iion ' w, P“bl,que du «" remplissant le bureaux de la qU'8"eS " P"*1"" aUX 710.Place d’Youville, bureaux 700, Québec 4 (tél.643-3984) 435, boulevard Crémozie est, Montréal 354 (tél.873-3035) ou aux bureaux locaux des ministères dons choque region ne sera tenu compte que des candidatures accompagnées d’une attestation officielle d’études.Priere d'indiquer le poste qui vous intéresse et le numéro de concours cor-reipondant.Si vous posez votre candidature à plus d'un poste, il est indispensable de présenter une formule distincte dans chaque cas.«km ni r: ?• œi \ï;rni;\ien i nt oi i;bhc / « Le Devoir, vendredi 25 février 1 972 * 1 5 AIDE DOMESTIQUE DEMANDEE ADIE DOMESTIQUE, travaü à London, Ontario, famille canadien-ne-française, bonne opportunité pour quelqu'un qui veut perfectionner son anglais.Semaine.5 jours.Bon salaire.Tel.: jour 487-3030 demandez André Lavigne.soir 670-0305.1-3-72 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR FEMMES DEMANDEES SECRÉTAIRE • Expérimentée • Capable de travailler seule et faire preuve d'initiative et d intérêt dans un bureau où “relations publiques" signifie : travail varié, suivi et soigné.• Excellente connaissance du français - sténographie bilingue.Bon salaire - bonnes conditions.Personnes sérieuses et responsables seulement.Curriculum et recommandations à: CASE 245, Le Devoir 26-2-72 AMEUBLEMENTS A VENDRE CAUSE TRANSFERT: à vendre immédiatement.luxueux mobilier de salle à manger Provincial Français.bois pâle, bon prix.Mobilier chambre à coucher presque neuf Tél: 738-0720 28-2-72 ¦ jéu Fonction publique Public Service Canada Canada Canada DIRECTEUR ADJOINT $23,200 à $25,700 Direction de l'économique et des recherches Ministère du Travail du Canada Ottawa La Direction de l'économique et des recherches du ministère du Travail du Canada a besoin d'un directeur adjomt pour administrer la Section de la recherche à l'appui des programmes.FONCTIONS : le Directeur adjoint devra planifier des programmes de recherche, superviser et coordonner les activités d'un personnel chargé de la recherche dans le domaine et a l'appui des fonctions administratives du ministère, notamment en ce qui a trait aux services de conciliation et d arbitrage, aux normes de travail, à la prévention des accidents et aux justes pratiques d'emploi.Les programmes de recherche touchent principalement les industries qui, aux fins des relations de travail, relèvent de la compétence du gouvernement canadien.CONDITIONS DE CANDIDATURE : le titulaire doit posséder un diplôme universitaire avec spécialisation en sciences sociales (de préférence au niveau de la maîtrise ou du doctorat) et avoir déjà été responsable de l'élaboration et de la gestion de programmes de recherche en matière de relations industrielles.Ure expérience pratique des relations de travail est grandement souhaitable.MODALITÉS D'INSCRIPTION : les candidats devront faire parvenir, à titre confidentiel, leur curriculum vitae (en mentionnant leur traitement actuél ou le traitement souhaité), ainsi que d'autres renseignements pertinents, à l'adresse suivante : CADRES SOCIO-ÉCONOMIQUES COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE DU CANADA TOUR “A", PLACE DE VILLE OTTAWA (ONTARIO) Kl A OM7 Référence a rappeler dans la correspondance : concours n° 72 430 7.1+ Fonction publique Public Service PETITES ANNONCES DU DEVOIR Avlc Ut am>omeurs ton» prici 8* vérifier la première parulisa de leuri annonces.U Devoir te rend responsable d'une seule insertion erronée.Toute erreur doit être soulignée immédiatement.S.V>.téléphoner a 844-3361.MEUBLES NON PEINTS vendons et fabriquons.Vaste choix (commodes.bureaux double et triple, bibliothèques).Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d’aubaine.212 Beaubien est.Tél.: 276-9067 .6-3-72.ANIMAUX A VENDRE ST-BERNARD: chiots enregistrés, garantis, lignée de champions dont le plus beau St-Bemard au Canada en 1970-71, intelligents, attachants.Excellent tempérament.Tél.: 622-5696 après 6 p.m , fin semaine.8-3-72 ANTIQUITES DEMANDEES ( ANTIQUITES DE TOUTES SORTES (argent comptant) Gaude Morrier, jour 331-0251, soir: 667-0774 20-3-72 ANTIQUITES DEMANDEES ABSOLUMENT besoin toutes sortes de meubles anciens; salle à manger, lustre, horloge, porcelaine.piano, 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ingénieur électricien pour effectuer l'étude technique des systèmes électriques de ces navires.FONCTIONS : sous surveillance et au sein de la Direction de l'élaboration des systèmes maritimes : mettre en marche le travail de conception de nouveaux navires et de leur équipement de soutien ou y participer; effectuer les études et enquêtes techniques nécessaires portant sur les nouvelles installations d'énergie et d'éclairage électriques, y compris les études de praticabilité, l'estimation des coûts, les évaluations de poids, les études de fiabilité, l'étude des aspects sécuritaires, de la dispersion de la chaleur, de l'étanchéité et de la facilité d'entretien,- être chargé de l'étude détaillée des systèmes électriques, y compris la préparation des analyses des charges électriques, des pannes de courant et autres calculs du même genre,- préparer les cahiers de charges et diriger l'exécution des dessins à forfait, rédiger et tenir à jour les normes d'étude relatives aux systèmes et installations responsable; examiner les devis et les données préparés par autrui et ayant trait aux installations d'énergie et d'éclairage électriques à bord des navires; assurer le respect de la procédure établie relative à l'installation de ces systèmes, lors de la construction et des essais d'acceptation.CONDITIONS DE CANDIDATURE : diplôme universitaire de génie ou admissibilité à l'accréditation à titre d'ingénieur professionnel, au Canada.Connaissance approfondie de l'électronique relativement aux fonctions précitées.Expérience valable de la technique des systèmes d'énergie et d'éclairage électriques à bord des navires.Aptitude manifeste à planifier, à organiser et à communiquer (de vive voix et par écrit).Présentez votre demande sur la formule PSC 367-401, "Demande d'emploi", que vous pouvez vous procurer à un bureau de poste, un Centre de main-d'oeuvre du Canada ou un bureau de la Commission de la Fonction publique du Canada, et adressez-la comme suit : MONSIEUR F.E.BARR, I.P.CADRES DES SCIENCES APPLIQUÉES COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE DU CANADA OTTAWA (ONTARIO) Kl A OM7 (La préférence ira aux citoyens canadiens).Réference a rappeler : concours n° 72-202-1.V» POSTES EN AFRIQUE FRANCOPHONE L’AGENCE CANADIENNE DE DÉVELOPPEMENT avec la collaboration DU MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU OUÉBEC recrute des RÉDACTEURS PÉDAGOGIQUES Les 2 candidats choisis travailleront dans le cadre d'un projet de télévision éducative en Côte-d'Ivoire.1.un rédacteur pédagogique (langage) 2.un rédacteur pédagogique (lecture et écriture) FONCTIONS - Rédiger, à l'intention des maîtres, des documents pédagogiques de nature à les guider dans l'exploitation d'émissions télévisuelles de langage ou de lecture et d'écriture selon qu'il s'agi» du poste 1) ou 2).- Collaborer avec l'équipe de production des émissions télévisuelles de langage ou de lecture et d'écriture selon le cas.CONDITIONS D'ADMISSIBILITÉ - Solide formation linguistique : linguistique générale et linguistique française.- Aptitude particulière à la rédaction de textes en un français de qualité.- Aptitude au travail de groupe.- Connaissance suffisante des difficultés d'apprentissage à l'école primaire.- Connaissance approfondie des problèmes relatifs (poste T) à la didactique du français, langue seconde,- (poste 2) au préapprentissage et à l'apprentissage de la lecture.- Expérience dans l'exercice des fonctions ci-haut mentionnées.- Citoyenneté canadienne.CONDITIONS DE TRAVAIL - Contrat de deux ans.- Traitement égal au salaire actuel.- Indemnité de service à l'étranger et autres avantages.DATE LIMITE : le 5 mars 1972.ADRESSE : Direction du recrutement del coopérants Agence canadienne de développement international 122, rue Bank Ottawa K1A OG4, Ontario.APPARTEMENTS A LOUER Gy PENTHOUSE 5 CHAMBRES À S535 Gregor house 1SSO, AVENUE McGREGOR Côte des Neiges au-dessus Sherbrooke y/i CHAMBRES À P A RIT R de S240.00 4,/i CHAMBRES À PARTIR de S307.5Ü Occupation immédiate Édifice luxueux • Fenêtres 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et réfrigérateur modernes fournis.$72.50 par mois.Tél.: 486-2310 après 6 pm et 871-2211 de 9 à 5 p.m.28-2-72.PROPRIETE DE CAMPAGNE A VENDRE ST-FELIX DE VALOIS: Magnifique maison de campagne finie hiver-été.meublée avec poêle, frigidaire.laveuse-sécheuse, tout neuf Système de chauffage électrique.Sets salon, cuisine, tapis Turquie.tentures, lits, réservoir eau chaude, garage double, très beau patio.Le tout situé à seulement 6' milles de Joliette et 1e- milles de Montréal A LOUER OU A VENDRE.Conditions-comptant.Rendez-vous 514-889-2244 M Car-bonneau.Place Frédéric, St-Fâix de Valois 28-2-72 PROPRIETES DE CAMPAGNE A VENDRE BATISCAN: bonne vieille maison rénovée, 8 pièces, avec vue sur le fleuve.Ameublement compris si désiré.Jacques Trahan, courtier.Trois-Rivières 819-376-2555 26-2-72 PROPRIETES A REVENUS A VENDRE HAMPTON BEACH: deux bâtisses, tout fourni, en tout 21 chambres.24 et U'u salles bains.$25.000.Rens.Ecrire ou téléphoner, Alphè-ge Theriault, R F D 2.Adams Rd.Londonderry, N 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découvertes dans l’Arctique ce qui a stimulé l’intérêt des investisseurs dans presque tous les compartiments à la Bourse de Montréal.Les observateurs ont déclaré que les découvertes dans le delta du fleuve Mackenzie au début de la semaine ont apporté un nouveau stimulant au marché.Les spéculateurs y sont allés vigoureusement jeudi provoquant de nouveaux espoirs dans les actions de pétrole qu’ils ont achetées en immenses quantités en anticipant une decouverte d’importance majeure par Panarctic dans Hie Ellesmere.Toronto Les pétroles de l'Ouest ont fait un bond en avant jeudi, à la Bourse de Toronto, où les côtes de tous les secteurs ont clôturé à la hausse à la suite d’une séance active.Cependant, ce n'est qu’une rumeur à ce stade, à souligné un observateur, parce qu’il n’y a encore aucune communication avec l’emplacement Romulus.‘Toutefois, tout le monde s’attend que Panarctic est au seuil d'une importante découverte en pétrole et en gaz.New-York La tendance est restée irrégulière à Wall Street jeudi.En l’absence de nouvelles stimulantes, la cote s’est contentée de fluctuer entre d’étroites limites, les hausses l’emportant toutefois légèrement en nombre sur les baisses.Les affaires ont été assez calmes.B les indices MONTREAL 65 13 7 8 85 Changement Idustr.Sev.publ.Banq.Papiers Comb.+ 2.20 -0.13 +1.57 +0.99 +1.67 Clôture 203.70 165.68 272 04 92.28 203.67 Semaine dem.198.86 165.47 267.70 88.03 199.81 Mois dernier 196.99 163.46 255.83 85.58 196.93 1972 haut 201.50 167.08 272.52 91.29 202.00 1972 bas 187.56 156.26 227.56 81.71 185.12 TORONTO Industrielles Aurifères Métaux Pétroles Changement + 0.94 + 2.43 + 0.36 + 5.70 Clôture 201.86 176.33 88.54 221.52 Semaine dem.199.12 176.14 86.65 213.56 Mois dernier 195.80 169.20 85.52 218.72 1972 haut 201.47 188.39 88.53 232.38 1972 bas 181.66 140.58 79.15 211.23 DOWJONES Ouv.Haut Bas Clôt.Chang.Industrielles 913.00 919.25 906.61 912.70 +0.82 Transport 254.41 257.01 153.02 255.09 +0.11 Services publics 111.67 113.53 112.00 112.95 + 0.48 Ensemble 316.31 318.84 314.30 316.64 +0.40 ¦ montréal Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Bourse de Montréal V«ntn Haul Bat Farm.Ch.Abitibi 12888 S9'A 91% 9'% + Va Alta Gas T 500 55512 55V2 55V4 + y» Alcan 6990 520’% 203A 203/4 Algoma St 410 515 14’% 15 Alumin pr 200 5181% 18Va 18Và — 1% Ang C P p 3000 515 15 15 + Va Ang CT 265 100 53644 3644 3644 Aquitaine 150 525 2 5 25 Argus C pr 6330 S1H4 11 IIV4 + Va A'bestos 170 S26Va 26 26’/% Ail Sugar 700 S7!% 744 7’% Bank Mtl 5622 5224* 221% 22 % + Va Bank NS 2150 5 3 7 3 64% 364%- Va Banq CN 8897 517'% 16’% 17'% 4- Va Bq Deprg 6240 518 17’% 17’% - '% Bq Pv Can 915 517Va 17 17'/a + Va Bell Canad 2639 54544 45'% 45'% - 4* Bell A pr 592 552Va 52 52'/a + Va Bell B pr 50 5534* 534* 534* Bombraer 700 SB'% 81* 8V% Border C 1010 S10 9^ 10 + »/4 BP OH Gas 4340 585 550 585 +25 BP Can 200 $14 14 14 — ’/B Brascan 2704 $22'/b 22 22 + BC Phone 100 564 64 64 Brinco 1800 5544 54* 54* — V% Bruck A 100 517'% 17'% 17'/% + % CAE Ind 792 S7'/a 7!/a 7Va + Va Calgary P 2200 S27',4 27% 27% - % Campeau 1200 465 455 455 -20 Can Cem L 128 552 52 52 CD Sugar 200 531% 31% 31% + % Can Perm 390 519 1 81% 181% — % C Arena 510 516 1544 15’% - % Cdn Brew 3770 S9'/a 84* 84a - % Cdn Cable 12100 5I8'4 18 18'4 C Hydro 1025 512% 114a 12% -I- 4* C Im 4181 5294a 294* 294a + % CIL 600 515% l5'/a 15% C Int Pw 1100 528 % 28 28 - Va C Marconi 500 325 320 320 -5 CPI pr 670 526% 26 261% + '/4 CP Inve w 3910 380 360 380 + 45 Cdn Tire A 900 540 394a 394a - % Canron 10160 523 221% 23 + '% CPLtd 8090 514!% 144a 1444 CP uk p 100 58 8 8 CP A p 350 5114* 114* 114* + Va Celanese 4920 S5!% 51% 5’% + 4* Cent Dyn 700 95 90 90 +5 Charter Ind 500 1 50 1 50 1 50 Cockfield 500 5 6 6 6 Cominco 4160 5264* 25'% 264* +14* C Holiday I 200 514 14 14 - 4* Con Bath 4050 S9'% 9 9% + % C Text 600 5 54* 54* 54* Bell Canada AVIS DU 352* DIVIDENDE Un dividende trimestriel de soixante-six cents par action ordinaire a été déclaré et sera payable le 14 avril 1972 aux détenteurs d'actions ordinaires enregistrés aux livres de la Compagnie à la fermeture des bureaux le 15 mars 1972.Montréal, la 23 fév.1972 V la secrétaire.J.T.MOORE y Cons Gas 2050 $19% 19% 19% + % Con Glass 128 $14'/j 14% 14 Va - % Coplnd 500 450 450 450 -20 Corby vt 300 $25Vj 25'/4 25% Cr Fonc 185 $70 69% 69% + % Distl Seag 1000 $33 Va 33% 33% Dome Pete 5440 $34 31% 32% +1% D Coal pr 175 $28 28 28 Dofasco 700 $27*fe 27% 27% Dorn Glass 610 $11% 11% 11% - % Dom Store 2300 $16 15% 16 + % D Textle 830 $24 Va 24 24 - % Cogitar 21846 Sl4>/4 14 14 Va + Va Domtar pr 160 $15'/4 15V4 15 Va Du Pont 2110 $28 27 28 +1 Dupuis A 200 $67% 6% 6% Ea Svgs 500 $13'/a 13% 13 Va -1 Ea Svgs rts 4500 60 54 54 +1 Elec Knt 1000 $5'/4 5 5 - Va Fal Nck 100 $823/4 82% 82% +2% Fin Coll 11940 $20'/4 20 20 Va Fleetwd 100 $11'/i 11% 11% Francana 900 585 550 585 +75 Fraser 400 $14Va 14% 14% + % Fulcr 6p 400 $8 8 8 - Va Gaz Metr 480 $6'/4 6 6% + % Genstar L 550 $157/1b 15% 15% + % Glengair 4800 205 200 200 -15 GB Cln 300 $23 23 23 Grev Cmp 200 215 215 215 -5 Gulf Can 5747 $29 28% 29 + '% Hand An 150 350 350 350 Home A 3655 $35*s 35% 35% + Va Home B 125 $35 35 35 + % Horne Pit 1500 300 295 295 -15 Huds Bay 1769 $22'/4 21% 22% +1 H Bay Co 425 $19ft 19% 19?% HB Oil Gas 3800 $44 Va 42% 44 Va +1% hud BOPr 25 $52 Va 52% 52% - % Husky Oil 920 $16Va 16% 16% + Va IAC 3355 $21 20% 21 Imp Oil 4025 $31% 31'/4 31% + % Imasco 10475 $22*s 22 22% + Va Inglis 100 $14*} 14% 14% + % Int Nickel 9599 $32% 32 32% + 3/a Int Paper 106 $34 Va 34% 34% + Va Int Util 3257 $50 49% 49% + % Intpr Pipe 1150 $33 33 33 + % Int Pipe w 100 $16 16 16 Inv Grp A 700 $10% 10% 10% Inv Grp 5 ; 3 900 $24 Va 24% 24% - % Ivaco 100 $15% 15% 153/4 Koffler 6000 $18% 18% 183/4 + Va Labatt pr 105 $24'/4 24 V4 24Va - Va La Veren 100 $9 9 9 - Va Lob Co A 200 $6Vb 6% 6% — % Logistec C 2300 $12% 12% 12% Maclarn A 170 $17 17 17 Mac HA 100 $12 12 12 +2% MB Ltd 2200 $27% 27% 27% + % March Un 400 430 430 430 +5 Maritime 1640 $25'/4 25 25% + % Mass Fer 6970 $14% 13% 14% + % Melchers 225 $10 10 10 Met Stores 150 $18-Les Expos de Montréal ont débuté hier leur période d'entraînement malgré l’absence de quatre lanceurs dont l'excellent Cari Morton.Morton, la recrue de l’année de la ligue Nationale en 1970, n’a pas encore signé son contrat même s’il eut hier un entretien avec le directeur général Jim Fanning.Par ailleurs, le voltigeur Keith Lampard a accepte les offres des Expos, ce qui diminue à quatre le nombre des Expos à n’avoir pas signer leur contrat.Ce sont Rusty Staub, Mike Marshall, Ron Hunt et Morton.L’UNIVERSITE LAVAL de Québec sera la scène, demain et dimanche, du championnat provincial d'athlétisme en salle.Des athlètes de la trempe de Claude Ferragne, qui établissait récemment un nouveau record canadien du saut en hauteur avec un bond de sept Çieds, Michel Charland, Josée u New York 4.Philadelphie 3 Toronto 2.Pittsburgh 0 Buffalo 2.Chicago 1 St-Louis2.LosAngelesO Boston 8.Californie6 _ J Hier Canadien 4.Minnesota 2 Chicago 3.Buffalo 5 Vancouver 0.Détroit 2 Demain Détroit vs Canadien.2h Vancouver à Toronto Boston à Los Angeles Californie à Chicago Philadelphie à Pittsburgh St-Louis à Minnesota Dimanche Pittsburgh vs Canadien.2h St-Louis à New York Philadelphie à Détroit.Ih^O Californie è Buffalo Vancouver à Chicago AVANT-HIER RUSSIE 5, AS UNIVERSITAIRESO 1ère période 1- Russie: Mashm (Frolov).1146 2- Russie: Fedotov (Frolov).15.15 3- Russie: Boudonov 17 48 Pun.: Andreev (R) 8.39.McNamara O 11.25.2ème période 4- Russie: Frolov.121 Pun.: Anoreev R 4.06.Kik Q 13.17 Shatalov R 16 15.3ème période 5- Russie: Anishin (Shatalov.10.51 Pun Fedotov % 6.08.Shewchuk Q, Sidelnikov servie par Anasin R 8.15.Fede-rov R9 34 BRUINS8.SEALS 6 1ère période 1- Californie: D.Redmond (6) Carleton Marshall.2:51 2- Califorme: D.Redmond (7).13:22 3- Boston: Stanfield (18) McKenzie 17 37 4- Californie: Croteau (5) Leach 1952 Pun : Aucune.2ème période 5- Californie: Carleton (14) R.Smith 3:58 6- Californie: Croteau (6) J.Johnston Shmyr.7:34 7- Califrome: Patrick (6) M.Johnston.Jarrett.•.8:53 8- Boston: Cashman (18) Orr.Walton .1436 9- Boston: Stanfield (19) Orr 17:15 HOCKEY Pun.: Walton B majeure.Shmyr C ma-jeure0:43 3ème période 10- Boston: Orr (28) Westfall 2 52 11 - Boston: Stanfield (20) Orr.Awrey 5:59 12- Boston: Esposito (53) Westfall D Smith.14:31 13- Boston: Esposito (54) Cashman.D Smith 17:11 14- Boston: Sanderson (21) Orr.West- fall.19:46 Pun : Westfall B 8.17 Lancers par Boston 10 12 15 - 37 Californie 11 12 10-33 Gardiens: Johnston (B).Meloche (C).Assistance: 10.492 RANGERS 4.FLYERS 3 1ère période 1- New York: Tkaczuk (18) Stemkowski.Park 11:20 2- New York: Hadfield (40) Gilbert.Râtelle 14:31 Pun : Hillman P 10:41.Park NY 15:58 2ème période 3- New York: Park (19) Râtelle.147 4- Philadelphie: Clarke (23) Potvin.Parizeau.5;34 5- New York: Râtelle (46) Fairbairn.16:11 Pun.Stemkiwski NY3 57.Flett P 18:07 3ème période 6- Philadelphie: Clément (6) .0:55 7 - Philadelphie: Dornhoefer (12) Gendron.Van Impe .4:45 Pun Clarke P 5:54.MacGregor NY 9:10 Lancers par Philadelphie 5 9 7 - 21 New York 12 15 13 - 40 Gardiens: Favell.Taylor (P).Villemeu re (NY).Assistance: 17.250.LEAFS 2.PINGOUINS 0 lere période 1- Toronto: Selwood (3) Keon.Harrison 13:14 Pun Apps P.1:11.Ley T 10:33.Horton P 13:10.Harrison T 16:51 2ème période Aucun but.Pun Cardwell P.Harrison % mineure, majeure 3:12.3ème période 2- Toronto: Ellis (15) Henderson.Ull- man.15:58 Pun,: Aucune.Lancers par Pittsburgh 18 9 7 - 34 Toronto 10 15 15-40 Gardiens: Rutherford (P).Parent (T) Assistance: 16.362 BLUES 2.KINGS 0 1ère période Aucun but.Pun.: W Placer St^L.Lesuk LA 7.52 Unger St-L 11:45.St-Marseille St-L 17:08 2ème période 1- St-Louis: Egers (19) Unger.Murphy .18:13 Pun.: CnspSt-L9:49 3ème période 2- St-Louis: Crisp (12) Gardiens Caron (bt-L).Edwards (LA) Assistance: 6.117 SABRES 2.HAWKS 1 1ère période Aucun but Pun : Hamilton B 0:27.Korab C 9 27 Koroll C 19 10.Atkinson B mineurs et inconduite 19 30.2ème période 1 - Chicago: Pappin (21) Bordeleau.Angot-508 Pun HillmanB7:09.Koroll C 19 12 Sème période 2-Buffalo: Meehan (13) 0:45 3 Buffalo: Ramsey (4) 5:33 Pun.: Watson B 7:51.Jarrett C 15:57 Lancers par Buffalo 8 9 12-29 Chicago 11 14 6 - 31 Gardiens: Dryden (B).Esposito (C).Assistance: 17.000 LIGUE Jr du QUEBEC i g P n bp bc pts Cornwall 49 36 12 1 282 148 73 8uébec 49 34 14 1 292 186 69 rummonaville 48 32 15 1 227 195 65 Sorel 48 29 19 0 205 164 58 Shawlnlgan 48 26 19 3 223 161 55 Sherbrooke 48 24 22 2 246 230 50 Trois-Rivières 51 21 27 3 198 206 45 Veroun 47 15 31 1 186 276 31 St-Jérôme 49 14 35 0 217 340 28 Laval 50 7 43 O 175 341 14 Avant-hier Trois-Rivières9.St-Jérôme 3 Hier soir Cornwall 6.Sorel 2 Québec à Shawinigan Ce soir St-Jérôme è Drummondville Shawinigan à Québec Verdun à Sherbrooke Laval à Sorel LIGUE Jr de L'ONTARIO L'adversaire de Chuvalo devait perdre sinon.WINNIPEG (PC) - Le ministre des Loisirs du Manitoba, M.Larry Desjardins, a fait savoir, hier, qu’il avait reçu à son bureau la déclaration d’un boxeur poids-lourd de Détroit, affirmant qu’on l’avait menacé de mort en le prévenant qu’il devait perdre au deuxième assaut du combat contre le champion poids-lourd canadien, George Chuvalo.Ce boxeur.Jim Christopher, aurait porté cette accusation dans un document qu’il a remis avant-hier à un avocat de Winnipeg, Me Ron Meyers, qui a lui-même remis la déclaration au ministre Desjardins, qui a juridiction sur la commission provinciale de boxe.M.Desjardins a déclaré aux journalistes que, dans sa déclaration, Christopher maintient qu’il a fait mine d’avoir été knockouté parce qu’on avait menace de le tuer Lundi dernier, en effet, l’arbitre a dû déclarer Christopher hors de combat, au deuxième assaut de son combat contre Chuvalo, à Winnipeg.Le ministre a d’ailleurs lu devant les journalistes des extraits de la déclaration du boxeur américain "Il y a un type qui s’est présenté à ma chambre, à l'hôtel Marlborough, et m'a dit que, si je voulais retourner vivant à Détroit, le combat devait être fini en deux rondes.“Il ne faut pas frapper George au visage.Tu comprends?Si tu veux retourner chez toi, quitte la ville bien vite, m a dit cet homme.‘‘C'était un Blanc, qui portait un manteau et dont je ne pourrais pas dire l’âge.Mon entraîneur, Lee Krantz, était dans la pièce avec moi, à ce moment-là." Hier, Chuvalo et son gérant Irving Ungerman ont déclaré que les accusations de Christopher étaient ridicules."Aucune accusation n'a été portée immédiatement après le match et je ne comprend pa> pour quelle raison Christopher a fait une declaration aussi stupide," a révélé Chuvalo."C'est un gars facile à atteindre car il est un boxeur de bas calibre." Combats douteux Le ministre Desjardins a ordonné mercredi à la Commission de boxe du Manitoba de mener des enquêtes séparées sur chacun des quatre combats, qui ont eu lieu, lundi soir, à l'amphithéâtre de Winnipeg.Dans le dernier combat, le boxeur Stewart Gray, de Toronto, a été envoyé au plancher par le champion mi-léger canadien Al Sparks, de Winnipeg.Gray devait mourir environ 24 heures plus tard, à la suite de blessures graves à la tête.M.Desjardins a fait savoir qu'un des arbitres lui avait en plus indique qu'un participant à l'un des deux premiers combats pouvait avoir délibérément feint la mise hors de combat.Chuvalo devait, le lendemain à Vancouver, signer un contrat en vue d’un combat contre l'ancien champion mondial des poids-lourds.Muhammad Ali, le 13 mars prochain.Son combat contre Christopher était le troisième au programme de la soirée de lundi, auquel assistaient 1,500 personnes.Chuvalo et Ungerman devaient remettre la signature du contrat à plus tard, à la suite de la mort de Gray, également un protégé d’Ungerman.CANADIEN 4 MINNESOTA 2 Toronto J 7?r 2 'ÀP3 bc 195 P)* 72 Oshawa 48 29 11 8 233 178 66 Kitchener 51 26 18 7 260 207 59 Ottawa 52 27 22 3 210 178 57 Peterborough Niagara Falls St-Catharines 49 24 17 8 213 185 56 50 22 21 7 222 226 51 51 20 24 7 208 242 47 London 50 18 26 6 200 225 42 Montréal 48 8 31 9 170 235 25 Hamilton 51 10 37 5 166 273 25 Pun.Aucune.Lancers par St-Louis 7 Los Angeles 11 St-Marseille 19:18 11 - 32 11 - 31 Littler: 7 sous la normale FORT LAUDERDALE (P \) - Le vétéran 3ene Littler a, i deux occasions, rentré sa balle dans la coupe à l'aide Le vétéran de 41 ans qui a gagné 24 tournois au cours de sa carrière, n’eut que 24 roules sur les verts très rapides du parcours Verrarry long de 7,128 verges.L’Australien Bruce Crampton détient le deuxième rang à 67 de cette compétition de 72 trous qui offrent $52,000 au vainqueur, le plus fort montant du circuit cette année.La recrue Forrest Fezler, Mac McLendon et Bob Smith se retrouvent à 68 alors que plusieurs golfeurs ont terminé à 69.Parmi ceux-ci, on remarque Charles Coody, le champion du Tournoi des Maîtres, le Britannique Tony Jacklin et l’excellent jeune joueur Lanny Wadkins dont les 10 dernières rondes ont été sous la normale, exploit remarquable il va sans dire.Tom Weiskopf, Bobby Mitchell et Doug Sanders ont également joué 69.Si plusieurs joueurs ont connu une bonne journée, on ne peut en dire autant des grands du golf.En effet, Jack Nicklaus a péniblement réussi 73 en réussissant un compte de 33 sur les derniers neuf trous.Il était cinq au-dessus de la normale après cinq trous! Arnold Palmer a obtenu deux doubles Bogeys et dut se contenter de 74.Enfin, Lee Trevino a connu une autre très mauvaise ronde en tournant une ronde de 76 tandis que Gary Player réussissait la normale.Hier toir London à Peterborough LIGUE AMERICAINE Est i g p n bp bc pts Boston 60 34 17 9 206 146 77 N -Ecosse 60 32 16 12 220 159 76 Springfield 58 23 22 12 202 195 59 Providence 67 21 27 9 198 210 51 Rochester ! 9 20 22 7 177 252 47 Ouest Cleveland 58 27 23 8 218 200 62 Baltimore 57 26 21 10 179 178 62 Hershey 55 24 21 10 198 177 58 Cincinnati 59 23 24 12 204 211 58 Richmond 58 22 26 10 176 269 54 Tidewater 58 14 36 8 152 230 36 Avant-hier Boston 5.Hershey 0 Rochester 5, Cleveland 3 Hier soir Richmond 1.Halifax 3 Cincinnati â Tidewater SOMMAIRE 1ère période 1-Canadien: Lemaire (22) Cournoyer, Tardif 17 51 Pun Richard et Gibbs 7.31.Goldsworthy 12 38.Paradise 17.29 et Roberts 19 05 2ème période 2 - Canadien Lapointe (8) Roberts.2 13 3-Canadien P Mahovlich (26) Lafleur.F Mahovlich 7 34 4 - Minnesota Drouin(12) Grant.Reid 10.26 5-Minnesota: Goldsworthy (26) Drouin.Grant.14.57 Pun.LaroseS 08.F.Mahovlich 14.51 3ème période 6 - Canadien Larose(18) Pleau.P.Mahovlich .9.02 Canadien 13 16 15 44 Minnesota 6 13 13-32 Gardiens: Canadien.Dryden;Minnesota.Mamago A-15.459 HAWK S 3.SABRES 5 1ère période 1 Buffalo: Atkinson (10).0.09 2- Chicago D.Hull (19) Pappin.H Martin 3.10 3- Chicago White (6) Nesterenko.14 55 Pun Koroll 4.37.Evans 8 I?Korab (me.) 11.59.Magnuson (maj.et m.c.P.Martin.Pratt (maj.) et Luce 14 39, Koroll 20.0 2ôme période Aucun but Pun.Evans 2 24 3ème période Buffalo yers(13) Perreault.Martin.Buffalo Luce(10) Evans.Lawson.Chicago: D Hull (20) White pin.Buffalo Martin (40) .11 13 1257 16 11 17 59 8 Buffalo Lawson (5) Hamilton 19 50 Pun : Pappin (min ) 18 23.Pratt (min dam ) 18.23 Lancers pan Chicago 13 12 15 40 Buffalo 9 11 11 31 Gardiens Chicago.Desjardins; Buffalo.Crozier A - 15 360 CANUCKS0, WINGS2 lèra période 1 Détroit Berenson (25) Charron.Ecclestone 10 05 Pun Boddy 5 36 et 17 05 2ème période Aucun but Pun Johnston 3 09 Balon et Stack house 3 33.Bergman 5 05, Guèvremont 6 15.Kearns 10 50 3ème période 2 -Détroit Dionne (19) Johnston.8 33 Pun Johnston 2 42 et Talion 14 11 Lancers par Vancouver 4 12 io ?6 Détroit 13 11 11-35 Gardiens Vancouver.Wilson; Détroit AH Smilh A - 12 349 À Blue Bonnets tu KR SOIR Double: Sharp Hoot (4) et Mauds Champ (I): |1»3.S0.1ère qulnlda: Pretty Speedy (31 etLadyCirco (7): $13.88.2ème quiniela: Brown Flûte (4) et Brave Sir (2): $1S.S0.Sème quiniela: Buena Mir (3) qui et Rusty Major ((): $8.30.a: Coût Exalta: Countess René (4) The Cavan Blazer (9|: $116.10.Assistance - 5,257.•Mutuel: $488,202.et U COMPAGNIE DES PEINTURES INTERNATIONAL (CANADA) LTÉE z® salon nautique 72 PLACE BONAVENTURE 26 FEV.- 5 MARS bateau* à moteurs, des mtlllsr» ••«’*•** .-«asVwï.'-iavï les samedis! du dimanche au le dimanche, PRIX DI Etudiants: $1.00; ure ans et 5 CENTREE 3(T'"-' ,22 h.30 h.-^ .Plus de 350 voiliers, d’accessoire* • Le défilé de mode» nautiqu Bonaventure • ui garderie P°ur 1®* rnous®0* • Participez a'i cenwu^S jammar" orgamw» P® ' «a .cm PREMIERE AU CENTRE* MA.WM*;':: '-'T* i» l ^266 20 * Le Devoir, vendredi 25 février 1 972 Dans une paroisse aisée de Lavai, seulement 20% de non-pratiquants par Gilles Provost Les deux tiers des habitants de la paroisse aisée de Saint-Urbain (Ville de Laval) disent pratiquer régulièrement leur religion, selon une enquête réalisée par des étudiants en théologie de l'université de Montréal.Seulement 20% ne pratiquent jamais.Ces résultats sont très différents de ceux qui ont été récemment recueillis dans des quartiers moins favorisés de Montréal (centre-ville: 12% de pratiquants, Hochelaga-Maisonneuve: 23% de pratiquants).Les méthodes d'enquête ont aussi été différentes: Dans Saint-Urbain, on a procédé à un sondage de porte à porte et recueilli 838 réponses.Les autres chiffres, au contraire, proviennent du dénombrement des fidèles présents à l'église pa- Où va Targent de vos impôts ?OTTAWA (PO - "Où va l'argent de vos impôts'1’' deviendra sans doute le livre de chevet de bon nombre de contribuables canadiens qui, partisans ou adversaires de l'équipe du premier ministre Trudeau, sont désireux de connaitre ce que l'Etat fera en 1972-73 de leurs impôts."Où va l'argent de vos impôts'.'” est le titre d une brochure illustrée de 32 pages, publiée pour la seconde année, ui contient beaucoup plus de texte que e chiffres et qui explique comment le gouvernement utilisera le dollar fiscal.Cette brochure a été distribuée, mercredi, en même temps que la présentation aux Communes du Livre bleu sur les prévisions budgétaires par le président du Conseil du trésor.M.Drury.La brochure, sous différentes rubri-ues, rappelle ou confirme certaines es grandes priorités du gouvernement et explique comment, le gouvernement y fera face.L an dernier, le gouvernement avait consacré les quatre premières pages de cette brochure à exposer son “choix des priorités”.Cette année, le gouvernement en consacre autant, mais pour rappeler que le Parlement est l'autorité suprême et comment il s’y prend pour examiner les prévisions budgétaires du gouvernement en place.roissiale un dimanche donné.L'étude menée à Laval indique surtout une grande différence de comportements entre les moins de 30 ans et leurs aînés.Ainsi, 44% des moins de 30 ans disent n'observer aucune pratique religieuse.De plus, le sexe et le degré d’instruction ont une grande importance chez les jeunes mais ces facteurs n’ont alors aucune influence chez les plus de 30 ans.L’enquête montre aussi que la pratique religieuse dépend de plusieurs facteurs complexes.Finalement, il semble que le plus important soit l'appartenance à l’une ou l’autre des classes sociales qui vivent sur le même territoire, mais qui ont des systèmes de valeurs et des comportements fort différents.Par exemple, il y a deux fois plus de non-pratiquants chez les locataires que chez les propriétaires.La profession joue aussi un rôle très important: les membres des professions liberales traditionnelles ont un taux de pratique très élevé: seulement 18% d’entre eux ne pratiquent jamais.Par contre, les semi-professionnels qui constituent de plus en plus le groupe moteur de la société québécoise, ont le taux de pratique religieuse le plus faible.31% d'entr.-ux ne pratiquent jamais.Les employé de bureau et ceux des services publics ont un taux de pratique voisin de celui des professionnels de la société québécoise traditionnelle.Par contre, les ouvriers manuels, plus marginaux, ont un taux de pratique religieuse plus faible (25% de non-pratique).Le pourcentage de pratique religieuse chez les femmes qui travaillent à l'extérieur est plus faible que celui de celles qui restent à la maison: 19% des ménagères ne pratiquent jamais mais le taux monte à 27% chez celles qui travaillent.La classe sociale est aussi très importante: les épouses d’employés de bureau ont un taux de non-pratique normal (21%) et très inférieur à celui des épouses d’ouvriers et de semi-professionnels (entre 31% et 38% de non-prati-quentes).Le degré d’insertion dans la région étudiée semble aussi avoir de l’importance: les locataires pratiquent moins que les propriétaires.De plus, les locataires installés depuis plus de six ans ne comptent que 13% de non-pratiquants alors que ce taux monte à 33% chez ceux qui sont installés depuis moins de 6 ans.Par contre, chez les propriétaues (plus intégrés au milieu), la date d'arrivée n’a aucune influence.D faut dire que le quartier étudié a connu un développement récent: 40% de la population ne restaient pas sur place il y a 6 ans.Cette population est composée à 85% de propriétaires.(Dans les villes du Québec, il n'y a en moyenne que 15% de propriétaires).46%) de cette population a au moins terminé ses études collégiales.Ce n'est le cas que de 12% de la population dans l’ensemble des villes du Québec.Ce milieu ne compte que 25% d'ouvriers (contre 80% en moyenne dans les villes québécoises).L’étude de la catégorie des moins de 30 ans est aussi très intéressante: Le taux de pratique religieuse, relativement élevé jusqu'à la fin du secondaire, tom-de brusquement quand l’étudiant s’émancipe de la tutelle familiale.Cette rupture est particulièrement brusque dans le cas des jeunes travailleurs.Dans ce groupe, 57% des garçons et 36% des filles disent ne jamais pratiquer.Chez les jeunes ouvriers spécialisés, le taux de non pratique monte même à 90% Chez les étudiants, la chute de la pratique est plus graduelle.Plus de bl% des universitaires de moins de 30 ans ne pratiquent pas.Plus ils progressent dans leurs études, moins ils pratiquent.Après 30 ans.par contre, le nombre d’annés d'instruction n’a plus aucun influence: les universitaires ont le même taux de pratique que les ouvriers.En quittant le foyer familial, la plupart des jeunes sont locataires.35% des locataires ont moins de 30 ans.alors que ce n’est le cas que de 6% des propriétaues.La moitié des locataues qui ont au moins terminé leurs études collégiales ne pratiquent jamais.Ces diverses données amènent les étudiants à conclure jamaiétudiants à con* d’autant plus de distance par rapport à la pratique religieuse identifiée a la société traditionnelle québécoise que, dans les autres secteurs de la vie, au niveau professionnel, politique, etc, on est en contact avec d’autres systèmes de valeurs.Ces valeurs ne s’opposent pas comme telles aux valeurs de fond de l'expérience chrétienne mais plutôt au système de valeurs qui s’est figé dans la paroisse traditionnelle et auquel correspond le comportement religieux traditionnel de la société québécoise.les MOTS CROISÉS du Devoir 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Les garderies du Canada viennent au dernier rang ;* .v" Cette Newyorkaise de 20 ans, Dour-niese Hawkins, manie une foreuse de 90 livres devant une maison appartement de Manhattan.Elle est à l'emploi de Consolidated Edison et sa tâche consiste à vérifier les fuites de gaz et à faire des travaux d'excavation.Elle est la première femme à occuper un tel emploi.(Téléphoto AP) par Solange Chalvin Le Canada n’a pas à être fier de son système de garderies.Il vient en dernière place parmi les systèmes étudiés par un groupe de spécialistes sous la direction du Dr James Gripton de la faculté des sciences sociales de l’université Carleton au nom du Conseil canadien de développement social.Ce sont les organisations mises sur pied par les Soviétiques et les Chinois qui sont classées les meilleures du "point de vue de la commodité pour les parents, de l’accessibilité des locaux et des horaires, du contenu des programmes, de la qualité des locaux, de l’é-quipément et de la formation du personnel.Même les systèmes de garderies européens qu’on a tendance à louanger ne sont pas à la hauteur, conclut cette étude nationale sur les services de garderie qui a été subventionnée par le gouvernement fédéral.“Nous avons un long chemin à parcourir pour doter notre pays d’un système adéquat de garderies pour les enfants d’âge pré-scolaire”, a dit le Dr Gripton en déposant les résultats de l’étude.La pénurie est si grande qu’il faudra de nombreuses années pour résoudre partiellement les problèmes des grandes villes.Quant aux organisations privées de garderies, elles peuvent être considérées comme à peu près nulles puisqu'elles ne répondent à aucune norme officielle à l’échelle des provinces et du pays, naissent et disparaissent comme des champignons, suivant la bonne volonté de citoyens plus sensibilisés que les autres aux problèmes des mères au travail et des familles à parent unique.Des statistiques recueillies en 1968 et 1969 démontraient que seulement 50.000 enfants d’âge préscolaire fréquentaient les garderies.De ce nombre.14.-000 seulement recevaient un véritable programme de formation du premier age.Et pourtant, le nombre d’enfants pouvant etre accueillis dans des garderies était à ce moment-là de 2,955,900.Les garderies ne répondent aux besoins que d’un très petit nombre de mères au travail, dit l’étude; en fait, seulement 3% d’entre elles avaient des enfants inscrits dans les garderies au moment de la cueillette des données.Plus les localités sont petites et éloignées, plus les services de garderies sont inexistants.Malgré cette pénurie, le nombre d’inscriptions a tendance à grimper et c’est justement ce qui justifie l'urgence d’un réseau mieux organisé de garderies à travers le Canada.dit l'étude rendue publique par le Conseil canadien de développement social.fl est malheureux perçues constate également cette étude, que les garderies trop souvent perçues comme des refuges pour enfants vivant dans des situations familiales difficiles.En fait, écrit le Dr.Gripton, le nombre de mères au travail est en pleine croissance, et les conditions économiques actuelles ne peuvent qu'accentuer une telle tendance.Il faudra, par conséquent, que les garderies deviennent de véritables centres d’accueil et de formation pour tous les enfants d'âge pré-scolaire sans distinction.Notons qu’à l’intérieur même du Canada, le Québec ainsi que les provinces atlantiques sont parmi les endroits les moins bien pourvus et organisés en services de garderies.L’Ontario possède les garderies les mieux organisées avec les provinces de l’Ouest.Notons que l’Ontario est la province qui a la législation la plus complète au sujet des garderies de jour.Le Québec prépare depuis plusieurs mois une législation qui tarde a être rendue publique.Jean-Marc Légeren visite à Abidjan ABIDJAN (Reuter) M.Jean-Marc Léger, secrétaire général de l’Agence de coopération culturelle et technique des pays francophones, est arrivé hier à Abidjan, dans le cadre d’une série de visites d’information dans les pavs membres.M.Léger a déclaré aux journalistes qu'il profitera de son séjour en Côte d’ivoire pour faire avec les autorités le point des programmes de l’Agence en cours d’exécution dans ce pays, et recevoir d'elles des suggestions et des recommandations sur les perspectives d'avenir de l'Agence.M.Léger, qui passera cinq jours en Côte d'ivoire, aura des entretiens avec les principaux ministres ivoiriens, dont celui des affaires étrangères.L'absence de législation et de normes strictes dans l’établissement et l'opération de garderies dans plusieurs provinces s'ajoutent à la pénurie sérieuse de personnel compétent dans ce domaine, dit également l'étude, qui souhaite que les frais de gardenes fassent partie de la sécurité familiale à laquelle tous les parents canadiens ont droit Le système actuel d’allocations familiales est insuffisant, a déclaré le Dr Gripton.pour répondre aux véritables besoins de la famille canadit nne.Horizontalement 1- Aller bien, convenir à.-De la nature de l'éther.2- Variété d'argile utilisée en peinture.- Pas ailleurs.- Autocar.3- Description du ciel.4- Prénom féminin.- Faire connaître par un récit.5- lvette.- Fruit des conifères.- Démonstratif.6- S'entretenir familièrement.- Charpente du corps humain.7- Irlande.- Mois de l’année.- Fleuve de l'U.R.S.S.8- Année.— Affectation de pruderie.- Enivré 9- Petit sanglier au-dessous d’un an.10- Façon d'agir habituelle.-Aride.11- Sommet.- Introduit par la bouche dans l'estomac.12- Ce qui constitue la nature d'un être.- Recouvre le matelas.Verticalement 1- Petit d'une souris.- Fer.2- Auteur qui compose des livres.- Maison de campagne.3- Personne qui prononce un discours devant une assemblée.- Céréale.4- Victoire de Napoléon sur les Prussiens en 1806.-Qui coupe une ligne, une surface ou un volume.5- Cérium.- Partisan de l'arianisme.6- Manque de savoir.7- Cinéma.- Voisin du phoque 8- Dignité papale.- Unité monétaire d'Extrême-Orient.9- praséodyme.- Inventeur d'appareils pour les ascenseurs.- Gadolinium.10- Insuccès (plur).- Pointer une arme sur l’objectif.11- Réer.- Parera.12- Epoque.- Tuyau cylindrique.- Pied de vigne.Solution d’hier 1 2 3 4 S 6 7 ê 9 10 II 12 CARTES PROFESSIONNEUES ET D’AFFAIRES MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canoda Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 RIEL, BISSONNETTE, VERMETTE & RYAN Avocats et Procureurs Tour de la Bourse 800 Square Victoria Suite 2104 - Montréal 11S Mou'-c* P
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