Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 18 mars 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 1972-03-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
I TIRAGE: VENDREDI, X 17 MARS 1972 H 21 gagnants de $5,000.(T V 168 gagnants de $ 500." f 1701 gagnants de $ 100.Bormann tiré de sa jungle?BOGOTA (d’après Reuter et AFP) Les agents des services de renseignements colombiens ont tiré de sa jungle un homme et l'ont ramené à la civilisation pour une vérification d’empreintes digitales.L’homme, allemand d’origine, dit s'appeler Johann Ehrmann.Mais il de fortes chances ou'Ehrmann et vfar-tin Bormann, dauphin d’Hitler, ne fassent qu’une seule et même personne, il a été arrêté jeudi soir dans la jungle de Putumayo, dans le sud de la Colombie et il est âgé de 72 ans.âge qu’aurait eu Bormann aujourd’hui.Les journalistes de la revue colombienne "Sept jours” qui ont découvert Voir page 6: Martin Bormann Allocations familiales Ehrmann ou Bormann 7 Bourassa veut discuter sans délai de modalités (parôilles Lesage) QUEBEC - Dans une réponse à la fois brève et marquée de prudence, le premier ministre Bourassa propose de poursuivre au niveau des fonctionnaires l'étude des "modalités’' de la proposition fédérale concernant les allocations familiales.A la longue missive de M.Trudeau, la semaine dernière, M.Bourassa répond par trois courts paragraphes.Dans le premier, il dit avoir reçu "avec beaucoup d’intérêt et de satisfaction" le projet de modification à la loi fédérale sur les allocations fédérales.Dans l’ensemble, ajoute le premier ministre, il m’apparalt que les propositions contenues dans votre lettre s’insèrent dans l’esprit des pourparlers que nous avons eus à ce sujet depuis quelques mois et constituent un cadre approprié à l'intérieur duquel il nous sera possible.lors d’entretiens additionnels, d’arrêter les modalités précises d’une entente."Je suggère, pouisuit M.Bourassa.que nous chargions sans délai nos fonctionnaires respectifs d'étudier ces modalités et.compte tenu de l’ensemble des données dont nous disposons à la suite de votre lettre du 9 mars et des discussions qui l’avaient précédée, i'ai la conviction que nous parviendrons bientôt à mettre au point une formule avantageuse dans le cas des allocations familiales." Et c’est tout.M.Bourassa ne reprend pas les divers points de la lettre de M.Trudeau, ce qui laisse la porte ouverte à toutes sortes d'hypothèses Le dimanche dernier, M.Bourassa avait salué comme un triple gain pour le Québec la proposition fédérale.Il y avait même de l’euphorie dans ses propos.Le ministre des affaires sociales.M.Claude Castonguay, avait qualifié la lettre de M.Trudeau de "progrès extrêmement satisfaisant".L’euphorie est tombée, Québec veut Voir page 6: Robert Bourassa Le Québec s'est ravisé A la lumière d’une étude plus exhaustive de la proposition Trudeau et des réactions suscitées, le gouvernement québécois a décidé de reviser sa position concernant l’administration du régime d’allocations familiales.Participant hier soir à l’émission de télévision "FORMAT 30”, le ministre des affaires sociales, M.Claude Castonguay a expliqué qu’il attache maintenant beaucoup plus d’importance ou’auparavant à radministration du régime.D était interrogé par le directeur du DEVOIR, M.Claude Ryan.A la suite de la conférence de Victoria, a souligné M.Castonguay, les réactions et les objections n’avaient pas semblé convaincantes au gouvernement.“Sur ce point de l’administration, je m’aperçois aujourd’hui qu’on semble y attacher beaucoup plus d’importance que je ne le croyais”.Voir page 8: Le Québec J.-L Pépin dénonce le programme DISC OTTAWA - Le ministre de l’industrie et du commerce, M.Jean-Luc Pépin, a dénoncé, hier, le programme DEC;, destiné à promouvoir les exportations américaines.D a qualifié la loi qui a créé ce programma de très mauvaise législation et a admis que ce programme viole deux ententes commerciales qui affectent le Canada.M.Pépin a tenu ces propos aux Communes alors que M.Ed Broadbent (NPD- Robert Stanfield Oshawa - Whitby), lui demandait quelles mesures le gouvernement Trudeau entendait prendre pour limiter les effets néfastes de cette décision américaine sur l’économie canadienne.Les deux ententes qui, selon le ministre, sont violées par le programme DEC, sont: le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) et le Pacte canado-américain de l’automobile.Le programme DEC (Domestic Inter- Voir page 6: Jean-Luc Pépin C'est l'Ontario qui choisira le prochain premier ministre THUNDER BAY (CP) - Les électeurs ontariens joueront un rôlé déterminant dans le choix du premier ministre lors des prochaines élections fédérales.C’est ravis qu’a exprimé hier à Thunder Bay le leader du parti progressiste-conservateur, M.Robert Stanfield, soulignant que son parti devra bien réussir en Ontario la journée des élections s’il veut faire bonne figure à l’échelle nationale.M.Stanfield, qui a entrepris une tournée de trois jours en Ontario, a affirmé que son parti était fort dans les provinces de r Atlantique et qu’il s’attendait à un regain de popularité au Québec et en Colombie-Britannique.L’Ontario demeure de ce fait la clé des conservateurs aux prochaines élections qui, selon M.Stanfield, pourraient se dérouler en juin.r par bien si nous voulons réaliser des gains substantiels dans le reste du pays.Si M.Trudeau s’attend à conserver le pouvoir, il devra faire une chaude lutte en Ontario”.M.Stanfield a rappelé l’éclatante victoire '’es conservateurs ontariens aux dernières élections provinciales et noté qu’il ne fallait pas compter automatiquement sur des résultats aussi brillants au niveau fédéral.La victoire conservatrice d’octobre a été excellente cependant pour le moral des partisans conservateurs.Voir page 6: Robert Stanfield la météo Nuageux avec possibilité de chutes de neige locales.Max.32.LE DEVOIR Fais ce que dois Saint Cyrille de Jérusalem VOL.LXIII l\JO 65 Montréal, samedi 18 mars 1972 15 CENTS La famille créditiste déchirée Expulsé, Camil Samson tient son propre congrès lliement créditiste du Qué- par Gilles Lesage QUEBEC - D y a deux “congrès” cré-ditistes à Québec en fin de semaine, consommant ainsi de façon définitive le schisme entre les factions de MM.Camil Samson et Armand Bois, l’ancien et le nouveau chef du Ralliement.Expulsé hier matin du caucus créditiste, le député de Rouyn-Noranda tient dans un centre de loisirs ce qu’il appelle le congrès annuel du parti.U a l’appui de deux autres députés, MM.Ber-nara Dumont et Aurèle Audet, de Mégantic et d’Abitibi-ouest.D’autre part, le groupe majoritaire formé de M.Bois, des nuit autres députés, de l’exécutif du parti, a convoqué dans un motel de la banlieue le conseil provincial du parti, organisme formé ae plus de 300 personnes, au lieu et place du congrès prévu pour la fin de semaine.Les hostilités ont été ouvertes il y a plus d’un mois avec la demande de M.Samson voulant que le congrès d’orientation des 18-19 mars statue également sur le leadership du parti.Ce faisant, M.Samson voulait raffermir son autorité sur le parti, et surtout sur le caucus, dont plusieurs membres contestaient ouvertement ses décisions.Mal lui en prit.L’exécutif du parti refusa d’accéder à cette demande et M.Samson n’eut d’autre choix que de démissionner sur-le-champ, comptant sur les militants eux-mêmes pour se faire réinstaller.Un chef intérimaire était nommé, M.Armand Bois, et un leader parlementaire.M.Fabien Roy, député de Beauce, en remplacement de M.Dumont.Le congrès prévu était remis à une date indé-termmée et remplacé par un conseil provincial.La guerre ouverte a atteint un point culminant cette semaine, M.Samson dénonçant M.Bois comme étant un “socialiste” et un séparatiste, le second comparant indirectement le député de Rouyn-Noranda à un “porc".Hier matin, à l’Assemblée nationale, M.Bois informait le président que “le député de Rouyn-Noranda n’est plus membre du Rallien .‘ bec”.La décision a été prise par le caucus des neuf, jeudi.La résolution adoptée alors stipule ce qui suit.• depuis sa démission volontaire, le 20 février, M.Samson a entrepris une campagne de dénigrement à l’endroit de ses collègues”; • malgré la décision de l’exécutif et du caucus créditiste.M.Samson tient un "soi-disant congrès" qui "ne peut que servir les intérêts du parti libéral et des adversaires du crédit social”.• M.Samson a injustement dénoncé son successeur à l’Assemblée nationale: • M.Samson a refusé de participer aux caucus du parti et d’être solidaire des décisions prises par le Ralliement créditiste.Pressé de questions.M.Bois a dit aux reporters que l’expulsion ne touche que M.Samson et non pas les deux autres députés qui l’appuient.Bien plus, M.Samson est encore membre du Ralliement, mais le conseil provincial étudiera cette question et il n’est pas exclu queM.Samson soit poussé hors du parti lui-même.Quant aux militants, ils sont libres d’aller où ils veulent et ceux qui participeront à la réunion de M.Samson ne feront pas l’objet de sanctions, a dit M.Bois.Il n’en est pas de même, selon lui.pour les députés, qui doivent se conformer à la ligne du parti.Mais il leur est permis d’assister à n’importe quelle réunion.Mais alors, MM.Dumont et Audet n’appuient-ils pas M.Samson?Il ne faut pas jeter de l’huile sur le feu, répond M.Bois.Leur dossier n’est pas fermé.Leur sort dépend de leur comportement des prochains jours.Sans le dire, le caucus donne un "sursis" à MM.Dumont et Audet.S’ils continuent de faire route avec M.Samson, eux aussi seront démis, peut-on prévoir.Une dernière perche leur est tendue.M.Samson et ses deux collègues ont réagi promptement, soutenant que "seul le congrès annuel des membres actifs a le pouvoir de prendre de semblables décisions", et contestant la légitimité dela“bètisepuérile" deM.Bois.Leur communiqué de presse est intitulé: "Les folies d’un petit capitaine".allusion au grade de M.Bois dans l’armée.Les trois députés qualifient l’expulsion de M.Samson de geste dictatorial et enfantin, de farce monumentale digne des agents de la Gestapo! Le trio convoque tous les militants à ce qu’il appelle le "congrès annuel officiel légal" à Québec."Comme ils sont les seuls patrons du Ralliement, ils pourront prendre démocratiquement toutes les décisions que commanderont leurs convictions." Toujours selon les trois députés, ce sera le congrès le plus important, le plus dynamique et le plus démocratique depuis la formation du Ralliement, il y a deux ans.Quant au conseil provincial convoqué do par la majorité des députés, il doit bien sûr discuter de la crise interne qui déchire le parti.Il doit également décider de la date du congrès d’orientation, ajourné à cause des soubresauts récents, et possiblement déterminer quand aura lieu le congrès de leadership qui élira un successeur permanent à M.Samson.Entre-temps, les deux groupes se conspuent et s’excommunient mutuellement, soutenant que l’autre agit dans l’illégalité et dans l’irrespect de la démocratie.Tous deux se disent soumis aux décisions des militants qui.sollicités et tirés de toutes parts, ne doivent plus savoir que penser ae tout ce remue-ménage.Ce qui était encore il y a deux mois Voir page 6: Camil Samson HH • sum Les troubles d’Irlande jetaient hier une ombre sur la traditionnelle parade de la Saint-Patrick à New York où les organisateurs avaient choisi pour thème: “Les Anglais hors d'Irlande".Au son de 240 orchestres, prés de 120,-OOO personnes ont défilé sous un ciel gris et pluvieux et les pancartes reprenaient le titre d'une chanson du Beetle Paul McCartney "Give Ireland Back To The Irish”.Pour sa part, John Lindsay, maire de New York, arborait une chemise verte au brassard noir.(Téléphoto AP) Le pape Pau! V!plaide en faveur de l'égalité civique des catholiques en Irlande du Nord CITE DU VATICAN (d’après Reuter et AFP) - Dans un message à l’occasion de la Saint-Patrick destiné au cardinal Conway, primat d’Irlande, le pape Paul VI condamne la violence en Ulster, soulignant que la disparition de la discrimination politique et de l’inégalité civique conditionne la paix.Le souverain pontife reconnaît que certains peuvent être tentés d’accélérer la solution du problème irlandais par la violence mais il est difficile de conci- lier la violence avec l’équité que l’on veut revendiquer ou défendre, que cette violence soit une réaction devant l’injustice ou un moyen de préserver l’ordre public." Le pape a encore déclaré, faisant apparemment allusion à l’armée républicaine irlandaise (IRA): "Trop souvent, spécialement dans certaines manifestations extrêmes dont nous sommes témoins avec beaucoup de peine actuellement, la violence est plutôt l’expression de la vengeance"."Ainsi la violence est profondément opposée à l’esprit du christianisme qui nous exhorte a dépasser les frontières de la stricte justice et à embrasser le commandement de l’amour fraternel entre tousles hommes." "Le sens chrétien des valeurs, ajoute le pape, apprend aux hommes que la paix durable ne peut être construite que sur la base solide de la justice.Trois autres députés appuient le rapport dissident Asselin-DeBané par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA - Trois députés canadiens-français se sont jusqu'à maintenant ralliés a l’opinion minoritaire que les députés dissidents MM.Martial Asselin et Pierre DeBané, ont exprimée lors du dépôt aux communes, jeudi, du rapport final du Comité sur la constitution.B s’agit du libéral Georges Lachance, du conservateur Théogène Ricard et de l’indépendant Roch LaSalle.Les autres députés canadiens-fran-çais ont soit gardé le silence, soit exprimé des réserves principalement sur la partie du rapport qui établit le principe de la nature biculturelle du Canada.Un quatrième député - un Acadien -M.Herb Breau, s’est toutefois dit d’accord avec la substance du rapport minoritaire, mais il lui reproche de trop associer la nation canadienne-française au territoire du Québec.On sait que le rapport minoritaire Asselin-DeBané reproene au rapport Mac- L'épiscopat donne suite au rapport Dumont g de notre envoyé spécial, Gilles Provost QUEBEC - Les 29 évêques du Québec ont décidé de donner suite auxprin-cipales orientations suggérées à l’Eglise du Québec par le rapport de la commis-sjon Dumont La trentaine de propositions qu'ils ont adoptées illustre clairement leur désir de voir les chrétiens et l'Eglise entière plus engagés dans l’action sociale, plus solidaires, plus créateurs, plus fraternels et plus adaptés aux situations concrètes.L épiscopat du Québec n'a pas pour autant l’intention d’appliquer servilement toutes les propositions concrètes du rapport, a expliqué hier le cardinal Maurice Roy, de Québec.On y voit un "indispensable instrument de travail” ou encore, comme disait Mgr Ouellet de Gaspé, un “bon coffre à outil où chaque région pourra aller chercher les instruments (font elle aura besoin.” Les résolutions adoptées sont davantage des orientations globales puisque les situations concrètes varient beaucoup selon les endroits.De plus, une cinquantaine d’autres propositions formulées pendant les premiers jours de la session d’étude, mardi et mercredi, ont été référées aux assemblées des quatre grandes régions apostoliques récemment mises sur pied dans le Québec.Ces nouveaux regroupements veulent permettre des actions régionales plus adaptées.Les résolutions adoptées insistent sur la nécessité d’un engagement de tous les chrétiens dans les problèmes sociaux aux côtés des défavorisés.A plusieurs occasions, les évêques demandent que Ton cesse de considérer les actions nors du cadre paroissial comme marginales.Au contraire, ils insistent pour que s’établisse une “interpellation réciproque” entre les divers groupes de chrétiens."Nous recommandons, disent-ils.que l'Eglise du Québec prenne tous les moyens nécessaires pour que des expériences auprès des démunis soient assumés par l’ensemble des chrétiens et in- terpellent toutes les communautés chrétiennes.suscitant ainsi des engagements plus nombreux auprès des plus pauvres." Un accent très fort est donc mis sur la nécessité d’un engagement de tous les chrétiens à la base et on revient à plusieurs reprises sur la nécessité de structures qui surgiraient des nécessités de la vie par l’action des personnes directement impliquées.Cest ainsi, par exemple, qu’on demande une action conjointe des pasteurs, des religieux et des laies, la mise en place de conseils de pastorale à tous les niveaux, un engagement de toute la com- Voir page 6: L'épiecopat licitement l’existence et les aspira-ions de la société québécoise.Les deux députés dissidents n'en avaient pas moins affirmé leur foi dans le “génie du fédéralisme”.D avaient affirmé que le fédéralisme, entendu dans le sens a’une répartition de la souveraineté dans différents ordres de gouvernement, constitue la meilleure voie pour régler la situation actuelle.Les créditistes.quant à eux.tergiversent.Après que certains députés eurent exprimé leur approbation générale sur le fond du rapport minoritaire -ce fut le cas de M.Ronaid Rodrigue, par exemple, le porte-parole du parti en cette matière en l’absence du leader.Réal Caouette.M.Gérard Laprise.a rétabli les choses.M.Laprise.qui comptait parmi les vingt députés membres du comité conjoint, et qui porte ostensiblement sur la cravate un drapeau Voir paga 6: Trois députés 2 • Le Devoir, samedi 1 8 mars 1 972 3 nouveaux juges sont nommés dont un est d'origine grecque Le ministre de la justice du Québec, Me Jérôme Choquette, vient d’annoncer la nomination de MM.Dimitrios A.Mad-jis, Pierre Brassard et Bernard Tellier aux postes respectifs de juge à la cour de bien-être social, district judiciaire de Montréal, juge à la cour provinciale de Beauhamois et juge à la cour municipale de Montréal.Le photographe doit s'expliquer M.André Gingras, photographe de presse, s’est expliqué, hier, devant le juge Jacques Ducros relativement à son omission de se présenter en cour, en février dernier, alors qu’il avait reçu un subpoena pour venir témoigner au procès de M.Raymond Lemieux.Le juge Ducros, constatant l’absence de ce témoin de la Couronne, avait fait émettre un mandat d’amener contre M.Gingras et ce dernier devait recevoir sa sentence hier.Le juge l’a renvoyé sans lui imposer la moindre sentence mais a recommandé à M.Gingras de se présenter si jamais la cour lui faisait parvenir encore un subpoena.Le pnotographe a expliqué au juge que la première fois son absence avait été causée par la tempête de neige qui sévissait le 21 février dernier et que la seconde fois, il avait dû se rendre en Floride pour faire des photographies des Expos à l’entrainement.Me Choquette a précisé que c’était la première fois qu’un avocat d’origine grecque, Me Dimitrios A.Hadjis, accédait a un si haut poste dans la magistrature québécoise.Le nouveau juge est en effet né en Grèce en 1915 et est au Canada depuis 1954.D fut admis au barreau d’Athènes en février 1944 et il est membre du barreau de Montréal depuis le 5 juillet 1960.Jusqu’à sa nomination, il était associé principal de l’étude légale Madjis, Feng et Hadjis.Me Pierre Brassard est né à Salaber-ry-de-Valleyfield en 1929.Après des études au séminaire de Valleyfield et à l’université d’Ottawa, il fut licencié en droit de la faculté de droit de l’université de Montréal en 1956 et admis au barreau en 1957.Associé de la firme Lafontaine, Brassard et Barrette, il fut procureur fédéral pour le district de Beauharnois et membre du bureau de direction du barreau de Richelieu pendant quatre mandats.Le nouveau juge de la cour municipale de Montréal, Me Bernard Tellier, est né dans la métropole en 1933 et a fait ses études à la faculté de droit de l’université de Montréal.Admis au barreau en 1956, Me Tellier, jusqu’à sa nomination, était l’associé principal de l’étude Tellier, Mongeau, Simard, Hébert et Carrières.D fut notamment représentant du procureur général, procureur adjoint à l’enquête concernant la Régie des alcools en 1959, commissaire-enquêteur et administrateur désigné par le ministre de l’éducation pour la commission scolaire Notre-Dame-du-Sacré-Coeur (1970) et adjoint au commissaire des incendies pour le district de Montréal (1971).Le "Ralph l\lader canadien" ira coucher au Parlement par François Barbeau Le président de l’Association pour la protection de l’automobiliste (APA), M Philip Edmonston.se propose d’aller passer quelques nuits la semaine prochaine sur les marches du Parlement, à Ottawa, pour alerter le ministère des transports au problème de la pratique qu’ont certains marchands d’automobiles de vendre des véhicules vieux d’un an comme ceux de l’année.L APA, a accumulé tout un dossier sur cette pratique assez courante surtout chez nombre de concessionnaires de voitures importées.La compagnie Ford du Canada n’hésite pas non plus à employer cette méthode, affirme M.Edmonston.en citant le président de Ford Canada.M.Roy Bennett, qui a déclaré cette semaine à Montréal que Foid avait "postdaté” ainsi des autos de marque Cortina puisque la loi canadienne ne l’interdisait pas.Le consommateur qui se fait prendre par un concessionnaire ex- plique M.Edmonston.ne se rend pas compte de la gravité de l’affaire.En premier lieu, il paye souvent pour des dispositifs de sécurité cju’il croit avoir sur un modèle de 1 année, mais qui n’ont pas été incorporés au modèle de l’année précédente, d’où un danger pour lui et pour les autres.Il est surtout touché dans son portefeuille, même s’il ne s’en aperçoit qu’au moment où il revend sa voiture pour en acheter une neuve.S’il a acheté un modèle 70.par exemple, en croyant acheter en réalité une voiture 1971, la dépréciation sur une période de deux ans est de 50% au lieu de 30% qu’elle devrait être pour une période d’un an.Les primes d’assurance-automobile qu’il doit payer sont plus élevées pour un modelé de l’année, mais s’il ignore qu’il a acheté un modèle vieux d’un an.il débourse un montant qu’il n’aurait pas dû verser.En outre, les compagnies d’assurance pourraient refuser advenant un accident de payer le montant des réclamations pour dommages à une voiture présumément de l’année 1971 mais qui est vraiment un modèle 1970.Enfin, le consommateur peut acheter sans le savoir, si on lui affirme qu’il prend possession d’un véhicule neuf, une automobile qui est demeurée de longs mois entreposée à l’extérieur, exposée aux intempéries, et qui commence déjà à subir les ravages insidieux de la rouille.M.Edmonston s'élève d'autre part contre les ministères provinciaux des transports qui se font les complices passifs des compagnies d’automobiles en acceptant, sur la foi de circulaires, d’immatriculer à partir d'une certaine date les voitures d’une même série comme étant des modèles d’années différentes.L'APA.dans ses dossiers, a tes détails de transactions effectuées par deux frères qui ont acheté chez deux concessionnaires différents des voitures de même marque et de même modèle.L'un a eu une voiture 1970.l’autre une voiture 1969.D'autres cas de fausse représentation ont été enregistrés et les fabriquants ont déjà accepté, à la suite de pressions exercées par des clients mécontents.de changer sans frais des automobiles vendues ainsi.L’Association pour la protection des automobilistes, qui existe depuis trois ans, est affiliée au Center for Auto Safety de Ralph Nader, à Washington.M.Nader travaille en étroite collaboration avec M.Edmonston et l’Association et sera à Montréal la semaine prochaine pour appuyer les revendications de l’APA à Ottawa.M.Edmonston souligne avec plaisir que son association a bénéficié d’un octroi de $32,000 du programme des Initiatives locales et que c’est grâce à cet argent qu’il peut manifester devant le Parlement.“C’est ça la démocratie”, dit-il.Le conflit à Radio-Canada: le 'sommet'aura Heu mardi C'est mardi prochain à Ottawa qu’aura lieu la rencontre au sommet entre le président de la société Radio-Canada.M.George F.Davidson, et le négociateur en chef du syndicat des techniciens (NABET).M.Robert Bouchard, en vue de dissiper les malentendus qui abscurcissent le conflit en cours.Dans sa réponse à M.Bouchard.qui a pris l’initiative de cette rencontre.M.Davidson avait proposé vendredi après-midi ou mardi.Le comité syndical de négociation, réuni hier matin à Montréal, a décidé du jour, mais a remis à dimanche le choix des deux adjoints qui accompagneront M.Bouchard.Du côté patronal.MM.Laurent Pi- card et Guy Coderre, respectivement vice-président exécutif et vice-président aux relations industrielles de la Société, se joindront à M.Davidson.D'autre part, les négociateurs syndicaux ont étudié hier matin une proposition des techniciens de Toronto, qui vise à transformer la présente grève tournante en grève générale limitée: ils ont cependant refusé de révéler les conclusions de leur analyse stratégique.Entre-temps, les techniciens de la radio doivent rentrer au travail lundi: ils ont débrayé à l'échelle nationale mercredi.Chômage: les chiffres officiels sont trompeurs (le CTC) OTTAWA (Le Devoir) Tout en se réjouissant de la "légère amélioration'' qu’indiquent les dernières statistiques sur le chômage au Canada.le président du Congrès du travail du Canada (CTC).M.Donald Macdonald, observe cependant que les chiffres officiels masquent la gravité de la situation car ils ignorent plusieurs catégories de travailleurs: les participants aux programmes de formation de la main-d’oeuvre (78.000 stagiaires à plein temps à la fin de janvier) ; les participants aux programmes d’initiatives locales (90,000 emplois temporaires): les Indiens et les Métis, chez qui le chômage atteint 80% : la population du Yukon et des territoires du Nord-ouest; ainsi que tous ceux qui ont quitté le marché du travail faute de débouchés.La population active.poursuit M.Macdonald, a diminué de 27,000 de janvier à février, et le nombre d’emplois disponibles n'a pourtant augmenté que de 11.000.Un passager damn détourné a-t-il droit à dédommagement ?NEW YORK (AFP) - Un juge new-yorkais a estimé u'un passager, victime d’un étoumement.avait droit à des dédommagements de la part de la compagnie propriétaire de l'avion pour la peur et les souffrances morales endurées.C'est du moins l'avis d’un juge de Brooklyn qui examinait une plainte déposée au nom d’une jeune fille de 18 ans.Myriam Harman, qui se trouvait dans un des avions de la TWA détourné sur la Jordanie en 1970 par des Palestiniens et gardée en otage pendant une semaine.Myriam Herman affirme u'elle a eu peur notamment e se faire violer et qu'elle souffre encore de tension nerveuse et de cauchemars.La TWA a argué en vain que les conventions de Montréal et de Varsovie ne couvrent que les dommages corporels et seulement lorsque l'avion est en vol.Les accords internationaux prévoient des dédommagements de 75.000 dollars maximum lorsqu'il s’agit de vols internationaux sans que la victime ait à prouver une négligence de la part de la compagnie.Le procès à ce sujet aura lieu plus tard.Vacances pascales OTTAWA (PC) - Les vacances pascales des parlementaires fédéraux débuteront probablement le 29 mars et ils ne reprendront pas leur travail avant le 10 avril, sans doute plus tard.DÉCÈS JODOIN Maurice, ptre.A St-Hya-cinthe.le 15 mars 1972 à l'âee de 56 ans est décédé M.l’abbé Maurice Jodoin, curé de St-Joseph.Exposé au sous-sol de l'église St-Joseph.Translation des restes à l’église St-Joseph, vendredi soir à 7n30 heures.Les funérailles auront lieu samedi le 18 mars en l'église paroissiale St-Joseph où le service sera célébré à 2.30 heures.Et de là au cimetière de St-Simon lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Direction: René J.Mongeau Ltée deSt-Hyacinthe.LA FOREST Lucienne.A Montréal.le 16 mars 1972 à l'àge de 84 ans.est décédée Mme Veuve Beauvais La Forest, née Lucienne Lavallée.Elle laisse dans le deuil M.et Mme Maurice Lalonde (Annette) Mme Arthur Lalonde (Rachel), Soeur Alice Lavallée, du Précieux-Sang de Nicolet, ainsi que plusieurs neveux et nièces.Les funérailles auront lieu samedi le 18 mars.Le convoi funèbre partira des Salons Alfred Dallaire Inc & J.S.Vallée Ltée No 1111 rue Laurier ouest à 3 heures pour se rendre à la Cathédrale de Montréal où le service sera célébré à 3:30 heures.Et de là au cimetière de la Cô-te-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Prière de ne pas envoyer de fleurs, des offrandes aux Petits Frères des Pauvres, seraient appré- FÊTE DE CHARITÉ Fê/e de charité, très bonnes aubaines et choses presque neuves, à la Salle de la Paroisse St-Georges, 1101 rue Stanley, en face de la gare Windsor, mardi le 21 mars de 11 heures le matin à 2 heures de l'après-midi.OFFICE DIVIN (Joseph Gelineau, s.j.Paris) à Montréal, les 17, 18, 19, 20 avril/72, de 20h.à 22H.30 6 l'Église St-Jacques.à Québec, (Cap Rouge), Séminaire St-Augustin, du vendredi soir 21 avril au dimanche, à 17h.(logement sur place) à Sherbrooke, du vendredi soir 14 avril au dimanche 17h.Inscription immédiate à L’Action Musicale Liturgique 475 rue Fréchette Mont St-Hilaire (Rouville) P.Q.Tél.: 514-467-0972 Coût: $10.00 (plus frais de logement et de pension, s'il y a lieu) m A DE L'I.P.I.C o • • DANS TOUS LES î COOprlX IftEPRÉSEOT/ON L'TPjr H'IysTÎrur >*>6 pftt/iorïc» ùcslHTf ffETS CoHSeunf/TEo PmicipfiT/o» ËblJCf) T/OH JfmWTÏOH .ri PROTECTION m LE DEVOIR ; Q PSÇ/Q ^3 Montréal, samedi 1 8 mars 1 972 L'auto-stop n'est pas un sport de tout repos au moment où le printemps commence à se montrer le bout du nez.(Téléphoto CP) ' à* s: WM0M& ¦ mWmm MM U les tribunaux par Guy Deshaies Chailan déporté en France Les mini-grèves se poursuivent à Alcan-Québec Les 7.500 employés syndiqués de l'Alcan au Québec, qui poursuivent depuis une semaine une swie de débrayages partiels "spontanés", sont convo-ués à des assemblées d'information emain et se prononceront sept jours plus tard sur les offres de la compagnie.Répartis en 19 syndicats tous affiliés à la CSN.les 7,500 employés, dont 6.000 travaillent au Saguenay, négocient le renouvellement de leurs conventions collectives, échus depuis le 31 décembre dernier.Les pourparlers se déroulent à deux niveaux: à une table centrale, où sont notamment discutés les salaires, l'ancienneté et les vacances: et à des tables locales.Selon un porte-parole syndical d'Ar-vida.M.Jean Halley, ce sont les salaires et plusieurs questions en suspens faute de contre-propositions patronales, qui font l'objet du litige.M.Halley précise que les syndiqués réclament la parité de salaire avec l’industrie des pâtes et papiers et une usine de l'Alcan à Kitimat (Colombie-Britannique).soit une hausse d'environ 17 ; pour une année.Cette demande, ajoute-t-il.doit se traduire par une augmentation d'au moins 50 cents l'heure.alors que l'employeur propose 28 cents, sur un salaire de base présentement fixé à $3.04.La compagnie, qui avait refusé jusqu'ici de révéler ses offres, les a finalement publiées dans Le Lingot, périodique à l'intention des employes.Rile les résume ainsi: salaires.28 ou 30 cents: mesures de main-d'oeuvre et avantages marginaux.12 ou 10 cents: ce qui constitue dans les deux cas une offre globale de 40 cents.Elle ajoute ensuite l'effet des hausses salariales sur les heures supplémentaires et les congés, soit 7.9 et 8.5 cents, ce qui élève le coût total à environ 48 cents on 9.7%.Un citoyen français, M.Alain Chailan, décorateur domicilié au 1589 rue Jac-ques-Hertel, à Montréal, sera livré à la police française sou peu et déporté en France.C’est le juge Jacques Ducros qui en a décidé ainsi, hier, en rejetant en même temps une requête d’habéas corpus et de certiorari à l’encontre de la décision du juge Maurice Cousineau, commissaire en extradition.Chailan est accusé d’avoir commis un vol à main armée à une succursale de la Banque Nationale de Paris, le 22 novembre 67, à Bry-sur-Mame.n y a quelques semaines, le juge Ro- Le procès de Martha Adams, accusée d'avoir tenu une maison de débauche.se continuera le 27 mars prochain mais il se peut qu'à cette date, une autre remise soit accordée à la demande de la Couronne qui veut encore faire entendre un témoin.Hier, deux policiers de l'escouade de la moralité de la Sûreté du Québec, un agent et un caporal, ont raconté comment.après quelques mois d'enquête, ils s'étaient retrouvés au milieu d'une joyeuse assemblée, à l'appartement de Mlle Adams, le 17 décembre dernier.Ce soir-là.en compagnie de quatre inconnus et de Mlle Adams, les deux limiers, se faisant passer pour des agents d'assurance, avaient été les invités de Martha.Arrivés à 9h.ils avaient pu prendre plusieurs verres d’alcool, admiré le talent d une danseuse invitée à agrémenter la soirée et se rendre compte que l 'artiste", moyennant un supplément, faisait com- ger Ouimet avait ordonné l’émission du bref d'hatéas corpus en statuant que l’extradition ne devait pas constituer un simple service qu'un pays rend à un autre pays mais qu’il devait y avoir examen des conditions qui attendaient tel détenu dans tel pays.Hier, le juge Ducros, se prononçant à son tour sur les mérites de la cause, a déclaré que le crime pour lequel Chailan était recherché par les autorités françaises était un délit de droit commun et couvert par les dispositions du traité d’extradition qui existe entre la France et le Canada.merce de ses charmes dans la chambre de la maîtresse de céans.Les deux policiers avaient quitté les lieux vers lh30 du matin peu après que Martha eut appelé par téléphone une autre jeune fille qui vint se mêler à la fête.Les policiers ont décrit l'atmosphère du 'salon de Martha ' comme celle d'une franche camaraderie où semble-t-i.six gaillards s'amusaient ferme tandis que Martha les entretenait de “ses filles” et, entre quelques appels téléphoniques, consultait un carnet rouge.Me Auguste Choquette, l'avocat de Mlle Adams, a déclaré que de nombreux éditeurs appelaient sa cliente afin de publier ses mémoires.Me Pierre Verdun, procureur du ministère public, ne put résister à la tentation de s'exclamer: "Les Editions de l'Homme!" Sursis de sentence à t'accusé de meurtre Après cinq mois de geôle, un jeune homme de 24 ans.accusé de tentative de meurtre, a bénéficié, hier, d'un sursis de sentence parce qu'il a été mis en preuve que la victime avait agi d'une manière pour le moins provocante.Robert Ouellette, l'accusé, aurait tiré une balle de carabine dans la jambe d'un certain André Forest, le 15 octobre dernier, après que Forest l'eut attaqué en le rouant de coups et en le menaçant.Ce n'était pas la première fois que Forest terrorisait Ouellette et sa famil-le.Le juge Jacques Ducros a déclaré qu'il tenait compte du fait que Ouellette avait été accusé, par la suite, d'un délit moindre, soit d’avoir déchargé une arme à feu dans l’intention de blesser et que le rapport pré-sentence était très favorable à l'accusé.Il a recommandé toutefois, en remettant Ouellette en liberté, que ce dernier ne retourne pas habiter dans le même quartier, ce qui.d'après l'avocat de la défense, était chose faite.Voir page 6: Mini-grèves "PUB" ANGLAIS COMPLÈTEMENT LICENCIÉ À VENDRE Un des "pubs" du Canada le plus réputé et le plus fréquenté à Montréal -propriétaire prend sa retraite.Excellent revenu - peut être intéressant pour 2 ou 3 associés.Long bail - disponible immédiatement - comptant - minimum $100,000.Balance et termes à discuter.Demandes sérieuses seulement.Écrire à: Case 258, Le Devoir AMÉRIQUE LATINE • Expérience chilienne • Luttes de libérations • Liens avec le Québec et le Canada Colloque organisé les 24-25-26 mars à: Carrefour International, 6020 avenue Wilderton Tél.731-8045 (films, documentation, personnes ressources) Entrée libre Martha Adams: ajournementau27 Selon M.Pierre Nadeau Sa/e James: les Indiens n 'ont pas à craindre ta perte de privilèges par Pierre-L.O’Neill D est possible de développer la baie James dans l’affirmation économique du Québec et le bien commun de tous les Québécois, sans faire d’accroc aux privilèges des Indiens.C^est l’opinion émise hier devant les étudiants du Cegep de Jonquière par M.Pierre Nadeau, président de la Société de développement de la baie James.L’administrateur, récemment nommé, de la SDBJ a consacré la majeure partie de son intervention à plaider la cause du projet de la baie James tout en s’efforçant de répliquer aux objections soulevées de part et d’autre.M.Pierre Nadeau a notamment fait par Gisèle Tremblay Le Conseil du travail de Montréal (CTMl.qui regroupe quelque 98,000 syndiqués de la FTQ dans la région métropolitaine.exige que le personnel du Congrès du travail du Canada (CTO au Québec soit placé sous l'autorité de la FTQ, filiale québécoise du CTC.Dans un communiqué publié hier, le président du CTM.M Marcel Perreault, également président des postiers de ¦ aujourd'hui A lOhlOO.au Reine Elizabeth, début des travaux d’un congrès de militants libéraux des onze comtés provinciaux des régions Montréal nord-ouest et Montréal sud-ouest • A 13600.au 356 avenue Mont-Royal, table ronde sur le syndicalisme organisé par la ligue des jeunesses communistes du Québec.• A 19h30.au sous-sol de l'église Sainte-Bernadette.6900 - 16e Avenue, bal mu-zette au profit des scouts de la paroisse.Renseignements.727-8197 • A 20h30.dans les locaux de l'Union nationale belge.452 est.rue Notre-Dame, le Circle flamand de Montréal et environs aura sen grand bal travesti de la mi-carême.La danse annuelle du Centre Mgr Pigeon a lieu ce soir au 5550 Angers.Les billets se vendent deux dollars.• Un colloque provincial réunissant des représentants de tous les cegeps offrant l'option "technique d'éducation spécialisée 'rééducation en institutioni" setiendra aujourd'hui et demain au cegep de Saint-Jérôme • Horaire ministériel: M Maurice Tessier participe à 13630 à l'émission ' Québec Inter" sur les ondes de GJRP à Québec.M.Jean Bienvenue est l'invité d'honneur du bal hongrois qui se tiendra à l'hôtel Windsor à 20600 M Gilles Massé assiste à 20600 à ia finale locale du débat oratoire du cegep de Victoriaville.- Demain, M.Robert Quenneville assiste à un déjeuner d'information à l'école Bernache.à St-Jean-de-Matha.comté de Joliette.et M William Tetley participe à 20h30 au programme "Encounter” sur les ondes de CJAD.• De 9h à 18h.à la polyvalente d'Iberville.à Saint-Jean, assemblée' générale du Conseil de développement du Haut-Richelieu.• A 14h.à l'hôtel de ville de Sainte-Agathe, le solliciteur général du Canada.M Jean-Pierre Goyer.prend la parole.• A 14630.à la salle paroissiale de l'église Notre-Dame, assemblée mensuelle de l'Association des femmes célibataires valoir: que le Québec possède le savoir-faire pour développer de l’énergie électrique plutôt que nucléaire; que la réalisation du projet permettra parallèlement l’exploitation de richesses naturelles considérables; que l’aménagement du territoire rendra accessible a tous les Québécois une nouvelle région à vocation touristique; que le projet se réalisera dans le respect et la protection du milieu naturel et humain et, enfin, que les responsables du projet s'efforceront de combattre la pollution et non de la créer.Sur toutes ces questions, le président de la SDBJ a longuement élaboré mais Montréal (FTQi.précise qu'il présentera une requête en ce'sens au prochain congrès du CTC à Ottawa, à la mi-mai M.Perreault estime que les responsables dos deux centrales devraient entreprendre immédiatement des négociations afin de déterminer le budget destiné aux services du CTC au Québec L'entente devrait également fixer, ajoute M.Perreault, les conditions de travail des permanenLs de la centrale canadienne au Québec ainsi que la disposition du budget attribué au Québec.Le CTM exige enfin que l'engagement, le transfert ou la destitution dès permanents du CTC au Québec soient faits avec l'assentiment des responsables élus de la FTQ.L'assemblée du CTM.qui avait référé à l'exécutif une proposition semblable il y a quelques semaines, a approuvé le projet au cours d'une réunion régulière ces jours-ci.En somme, c'est un peu les querelles de compétence entre Ottawa et Québec qui sont ici transposées dans les relations entre la centrale canadienne et l'une de ses dix fédérations provinciales: le CTM.qui représente 40'1 des syndiqués de la FTQ.réclame le rapatriement des services que fournit le CTC à la FTQ.Maîtrises ès arts • Études littéraires • Géographie* • Histoire • Linguistique* • Philosophie* • Psychologie • Science politique • Sciences religieuses • Sociologie ce n’est que superficiellement qu’il a consenti à parler du financement du projet.“Je ne m’attarderai pas sur les questions de finance, car tout ce qui peut être dit et tout ce qui est dit à l’heure actuelle ne peut relever que du domaine de l’hypothèse.” Quant aux 5.000 Indiens Cris qui habitent le territoire.M.Nadeau se dit convaincu qu'ils se trouveront grandement favorisés par le développement de la région.Il soutient que les travaux pourront se poursuivre sans enlever aux Indiens le droit de continuer à vivre, s'ils le désirent, comme ils le font présentement" Puis il a ajouté aussitôt: Mais le développement de la région de la baie James apportera quelque chose de beaucoup plus constructif pour eux." Ce développement.explique-t-il leur offrira un choix "Ou bien de continuer à vivre de la chasse et de la pêche, comme leurs ancêtres, ou bien de participer à une structure de vie differente, que certains d'entre eux viennent déjà goûter à Montréal ou dans d'autres villes du sud." M, Nadeau souligne en outre que l'adaptation des Indiens est déjà commencée."Un grand nombre d'entre eux ont déjà remplacé le traîneau à chiens par la motoneige Nos émissions de radio y sont très écoutées.Certains vêtements, certains aliments, certains objets qui font partie de notre vie quotidienne sont maintenant choses fort connues, et même courantes, chez, les Indiens de la baie James." "Vouloir priver les Indiens de la baie James de la liberté de choisir entre le maintien intégral de leur mode de vie ancestral et une participation volontaire à notre vie sociale et économique.note encore le président de la SDBJ.équivaudrait à vouloir garder les Indiens du territoire dans un ghetto inacceptable de nos jours." Le projet de développement de la baie James, conclut M.Pierre Nadeau, offrira aussi aux Indiens le stimulant nécessaire à la dynamique et au renouvellement de leur synthèse socio-culturelle.Enfin, il fait observer que les Indiens auront le choix de travailler et d’avoir la satisfaction de retirer un salaire plutôt que d'avoir à accepter les chèques d’assistance sociale ou un autre soutien de l’Etat.D' Maîtrises ès sciences • Biologie* • Chimie* • Économique • Mathématiques Doctorat en psychologie ! La FTQ doit avoir autorité sur les permanents du CTC Voir page 6: La FTQ rUNIVERS TE .DU QUÉBEC à montréal PROGRAMMES DE MAÎTRISES ANNÉE UNIVERSITAIRE 1972-73 SESSION DESTINATION SOI.KII,?.ADOPTEZ CASTEL HAITI 2 ORCHESTRES PISCINE EXCELLENTE CUISINE SOLARIUM PANORAMA UNIQUE Port-au-Prince, Haiti Case postale 446 POUR INFORMATION : J.CLARKE: 844-4421 * L’admission a ces programmes est toutefois conditionnelle a l'acceptation de ceux-ci par le Conseil des Universités et la Direction générale de l'enseignement supérieur.CONDITIONS D'ADMISSION Posséder le baccalauréat spécialisé ou une formation jugée équivalente.Le candidat au doctorat en psychologie devra posséder la maîtrise ès arts (psychologie) ou l'équivalent.Les demandes d'admission doivent être adressées, AVANT LE 1 er MAI 1972, au Service de l'admission Bureau du registraire Université du Québec à Montréal Case postale 3050, succursale B Montréal 110, Québec.Pour information supplémentaire, s'adresser au Service de l'admission, a 876-3161, ou au Secrétariat des études avancées, 376-8097.v y VIENT DE PARAÎTRE AUX ÉDITIONS DU JOUR LA PÊCHE SP0RUVE AU QUÉBEC par SERGE DÉYGLUN ¦ «i i • Le livre tant attendu du célébré chroniqueur sportif • Un guide sûr et pratique •’£#¦ • Section de 24 pages en couleuryspr les mouches.•.,'4àS v 4?En vente partout au prix'de 55.00 - distribué par le Service des Editions du Jour, 1651, Saint-Denis, Montréal 129 -(Tél.: 849-8328.(si la ligne est occupée : 2228).«• xf EDITIONS DU «T O XX IL.Président et directeur général Jacques Hébert 54 4 • Le Devoir, samedi 1 8 mars 1 972 éditorial La sereine équité du rapport Symons La population francophone de l’Ontario avait accueilli avec une vive satisfaction la mise sur pied de la commission Symons.On connaissait le professeur Thomas Symons et on le savait de taille à conduire efficacement une enquête éclairée et sereine.Il lui appartenait, selon les termes même du mandat, de conduire "des recherches quant à l'efficacité de la législation actuelle permettant de mettre en pratique un programme d’éducation en langue française dans les écoles de l'Ontario".L’attente des Franco-Ontariens n’a pas été déçue: en vingt courtes semaines, la commission Symons a complété son travail et elle vient de déposer 76 recommandations dont l'immense majorité peuvent recevoir une application rapide.• Il importait, au départ, que la commission Symons comprenne bien les demandes et les insatisfactions des francophones.En effet, même l’opinion anglo-canadienne éclairée croit parfois qu'il suffirait d’améliorer les services de traduction pour satisfaire les Canadiens français.Le rapport Symons passe fort loin de cette naïveté.Il ne se laisse même pas séduire par les mirages de "l’école bilingue".Une école bilingue, en Ontario, c’est une école à forte prédominance anglophone et une technique d'assimilation.Le rapport Symons le reconnaît sans équivoque: "Comme la plupart des étudiants francophones de l'Ontario sont habituellement déjà bilingues en raison de circonstances existant en dehors de la salle de classe, tandis que la plupart des étudiants anglophones ne le sont pas.il arrive presque toujours que dans ces écoles "mixtes" l'anglais devient la langue de communication et de l'administration.Le climat général est alors anglais.Dans la majorité des cas.l'école "mixte" ou "bilingue” est alors un facteur qui conduit inévitablement à l'assimilation des élèves francophones".Cette assimilation, la commission Symons la situe en deux chiffres rapides: en 1961.le recensement dénombrait 650,-000 Ontariens d origine française, mais seulement 425.000 d'entre eux employaient le français.Ce jugement sévère à l'endroit d'un certain type de bilinguisme réapparaît à différentes étapes du rapport.A propos de la formation des maîtres, le rapport souhaite que les professeurs "qui auront pour tâche de préserver et d'enrichir la culture et la langue françaises de par leurs fonctions dans les écoles élémentaires et secondaires de langue française" puissent étudier "dans ues établissements de langue française".Dans cette perspective, on comprend mal.toutefois, la recommandation 71 qui ne semble pas du même bois: "La Commission recommande de déclarer le Cambrian College, collège communautaire bilingue afin de pouvoir servir la population francophone du nord de l'Ontario".Peut-être est-ce là, dans l'esprit de la commission, une première étape vers un second collège communautaire, mais la suggestion cadre assez mal avec le verdict très dur déià rendu à propos des institutions dites bilingues.• A l'origine de la commission Symons, on trouve, comme c'est souvent le cas pour ce genre de commissions d’enquête, une crise particulière: celle de Sturgeon Falls.Le rapport dépasse cependant très vite le niveau du cas particulier et propose des solutions d’ensemble.Une difficulté énorme se dressait sur la route de la commission et bien des politiciens ontariens ont vainement tenté dans le passé de la résoudre.D'une part, il faut respecter l'autonomie des instances locales: d'autre part, il faut que la province assume ses responsabilités et prenne les mesures qui s'imposent pour que les francophones obtiennent à la grandeur du territoire le respect de leurs droits.Comment concilier les deux exigences?En d'autres termes.était-il possible de laisser un conseil scolaire comme celui de Nipissing agir à sa guise et d'assurer quand même aux Franco-Ontariens de la région une école française?Le rapport Symons aurait pu recourir à la solution draconienne et suggérer que les textes législatifs fassent aux conseils scolaires une obligation de fournir l'instruction en français aux groupes suffisamment nombreux.On aurait ainsi donné satisfaction aux francophones et l’on aurait banni l’arbitraire.D'autre part, on aurait ainsi enfermé les conseils scolaires dans un carcan.Le professeur Symons ne l’a pas voulu.La commission Symons a reconnu le bien-fondé des griefs des francophones, mais elle a estimé, à juste titre, que les cas d’entêtement et de chauvinisme demeuraient l’infime exception.Elle en a donc déduit qu'on pouvait, dans l'ensemble, faire confiance aux conseils scolaires.Faire confiance ne signifie cependant pas se montrer crédule.La commission Symons a donc laissé beaucoup de corde aux conseils scolaires, mais elle a ménagé, au-dessus d'eux, une possibilité d’en appeler de leurs décisions.Une population francophone qui s'estime lésée par une décision du conseil scolaire de sa région pourrait, d’après le rapport, interjeter appel auprès d'une "commission des droits linguistiques en éducation".Cette commission, que propose le rapport Symons, comprendrait cinq membres, dont au moins deux francophones, et relèverait directement du ministre de l’Education.La commission rendrait des décisions auxquelles les conseils scolaires devraient se plier, à moins que le ministre de l'Education lui-mème n'en décide autrement.On s'étonnera peut-être de ce que le rapport suggère aussi peu de modifications législatives et se borne ainsi à ménager un droit d'appel.Il ne faut cependant pas s'y tromper: l'encadrement est beaucoup plus strict qu’il n’y parait à première vue.• Aux yeux du commissaire Symons, il est évident que les meilleurs spécialistes des questions franco-ontariennes demeurent les Franco-Ontariens eux-mêmes.U recommande donc de leur confier un plus grand nombre de postes-clés dans le monde de l'éducation, sans pour autant souhaiter la création, à l’intérieur du ministère de l'Education, un ensemble de services parallèles.Il souhaite par exemple, qu'un sous-ministre adjoint de langue française préside, à l'intérieur du ministère, un comité permanent des écoles de langue française.Pour trois régions différentes, celle de Sudbury, celle de North Bay et celle de la vallée d’Ottawa, le rapport Symons recommande que le directeur du bureau régional ou son adjoint immédiat soit francophone et qu'il connaisse bien les écoles de langue française.Des recommandations analogues appliquent la même volonté d'équité aux autres niveaux de décision et d'administration.Le rapport laisse en outre subsister les "comités de langue française" auxquels les francophones ontariens attachent tant d’importance depuis leur création en 1968.Le rapport décrit même ces comités comme “le meilleur moyen d’assurer les droits linguistiques de la minorité de langue française".Le rapport formule cependant à leur sujet deux importantes recommandations.D’une part, ce genre de comité devrait être mis sur pied lorsqu'un groupe anglophone se trouve à son tour noyé dans une région majoritairement francophone.D'autre part, il est impérieux que les six membres appelés à représenter les parents à bord de ces comités soient élus directement par eux."L'élection directe des membres du comité de langue française", affirme le rapport, conférera à ce dernier un caractère plus représentatif, en fera un organe mieux connu et plus efficace et lui conférera une plus grande autorité morale dans ses rapports avec le conseil.De façon extrêmement souple, le rapport Symons dénoue donc la plupart des difficultés que pouvaient redouter les Franco-Ontariens.Il donne à la minorité francophone des protections satisfaisantes et équitables, sans pour autant braquer l'opiniort anglophone.Parvenir à un tel résultat en moins de 20 semaines, c'est du grand art.Laurent LA P LA N TE Le budget québécois des dépenses Vivre selon ses besoins par Claude LEMELIN "Dépenses record", titrait hier La Presse, à la suite de la présentation des crédits budgétaires du Québec pour l'année financière 1972-73 comme si le chiffre global des dépenses de l'Etat, pour peu qu'il augmente même légèrement en regard de l'année précédente, ne constituait pas chaque année un record."Québec dépensera 10.4% de plus", titrait de son côté Le Devoir, en comparant les crédits de l'année qui s'ouvre le 1er avril avec ceux de 1971-72.Or.si l’on compare plutôt les nouveaux crédits aux dépenses probables de l'année qui s'achève, on constate que l'accroissement ta'est que de 8.1% et la réforme de la comptabilité publique qui est en cours nous permet d'espérer que les techniques de prévision publique s'améliorent, de sorte que les "rallonges" budgétaires pourraient être moins importantes que par le passé.En somme, le gouvernement Bou-rassa semble avoir réussi à couper de moitié le taux de croissance des dépenses de l'Etat québécois: et comme à première vue.tout au moins - il y est parvenu sans réduire la qualité des services existants, il s’agirait d’une économie véritable.dont tous les contribuables québécois profiteront.Sans doute reste-t-il encore maintes programmes de dépenses vétustes et inefficaces.que l’on pourrait abandonner ou réformer sans léser le consommateur de services publics: et l’instauration complète, l'an prochain, du système des budgets-programmes, devrait être l’occasion par excellence d'exciser au scalpel une bonne partie de cette chair molle.Sans doute aussi peut-on regretter que ce ralentissement de la croissance des dépenses publiques soit attribuable en grande partie à la rareté des nouveaux programmes, des innovations, des initiatives du secteur public.Reste que, somme toute, le gouvernement Bourassa vient de donner une preuve éclatante des résultats qu’il peut obtenir dans les matières où il a pu développer une volonté politique.Comment oublier, en effet, que des quelques engagements précis que les libéraux ont pris pendant la campagne électorale d’avril 1970, aucun n’a été Kursuivi avec plus de détermina-n, d'intelligence et de cohérence que l’assainissement de l’administration financière de l’Etat?Il ne saurait être question de faire une critique détaillée des crédits présentés jeudi par le ministre des finances, Raymond Gameau, avant de les avoir examinés plus longuement et de les avoir mis en regard des services publics qu’ils serviront à financer.Néanmoins, nous pouvons d’ores et déjà formuler quelques observations spécifiques.En premier lieu, les crédits accusent une baisse dans six ministères.La baisse est particulièrement importante (25%) aux travaux publics; elle est imputable à la fin des travaux de construction du complexe administratif “G”, à Québec.Deux autres ministères - richesses naturelles et terres et forêts - voient leurs crédits se contracter de près de 5%; même si, à première vue, cette contraction ne semble pas paralysante, les partis d’opposition feront bien, au cours des semaines à venir, d’examiner de plus près le fonctionnement de ces deux ministères.Ceux-ci touchent en effet à deux secteurs de l’économie qui tirent de l’aile; Québec fait-il autant qu’il le devrait pour les relancer?Ce n’est pas sans soulagement, en deuxième lieu, que l’on verra l’expansion des budgets de l’éducation et des affaires sociales tomber à 5.6 et 8.0 pour cent, respectivement.Au risque d’être banal, nous signalons que sans le domaine de l'éducation, l’accent doit désormais être mis sur l’amélioration qualitative des services qui, si elle exigp la plupart du temps des déboursé nouveaux, permet aussi de réduire sur les déboursés existants.A l’intérieur de la masse budgétaire du ministère de l’éducation, les ressources seront progressivement appelées à se déplacer depuis l’enseignement primaire et secondaire vers l'enseignement collégial et universitaire: il conviendrait de s’assurer que ces transferts s’effectueront véritablement et que les planificateurs n’hésiteront bas à réduire la contribution de l’Etat au budget global des commissions scolaires (dont il faut poursuivre la consolidation territoriale) à mesure que se contracte leur clientèle scolaire.Au ministère des affaires sociales, les réformes administratives que Claude Castonguay doit être engagé à poursuivre le plus rapidement possible, devraient permettre au Souvemement d’accroître la fonction e redistribution des programmes sans hausser dans la meme proportion le budget global du ministère.Toutefois, il ne serait ni sain, ni progressiste, que le gouvernement cherche à stabiliser à moins de 10 pour cent par année l’accroissement de la masse de manoeuvre des af- faires sociales.Les crédits de dix postes budgétaires augmentent plus que l’ensemble du budget du gouvernement.Les hausses sont particulièrement fortes à cinq postes: Conseil exécutif t35%), Conseil du Trésor (33%).Institutions financières (28%), Finances (21%) et Assemblée nationale (20%) Rien d’inusité à signaler à cet égard ou bien il s’agit d’accroissement de dépenses qui paraissent tout à fait justifiées, ou bien ces forts pourcentages sont une illusion statistique reflétant l’exigui-té du budget en cause jusqu’ici.Et la recherche?Il convient, cependant, de signaler une anomalie fort inquiétante dans ce budget: c’est l’insuffisance des fonds qui sont consacrés à la recherche et à la planification économiques.Pour un gouvernement qui s’est engagé à relancer le développement économique du Québec, le gouvernement Bourassa se montre dans ce secteur d’une rare parcimonie.Comment donc espère-t-il mettre au point les projets, les plans et les programmes dont il a besoin pour relancer l’économie privée du Québec, s’il n'étoffe pas les directions de recherche et de planification des ministères en cause?Nulle part ailleurs qu’au budget de l’industrie et du commerce cette Earcimonie est-elle plus évidente.e budget de la direction générale de la recherche et de la planification n’est que de $644,000 - à peine $38,000 de plus qu’en 1971-72.Une fois exclues les subventions qu’elle est chargée de distribuer, la direction générale de l’industrie ne reçoit que $2.4 millions - à peine $360,000 de plus qu’en 1971-72.La direction générale de l’expansion de l’industrie et du commerce est un peu mieux traitée: elle reçoit $691,000 de plus (après exclusion, encore une fois des dépenses de transfert); mais son budget global n’en demeure pas moins inferieur à $2.9 millions.Pendant ce temps, la direction générale des pêcheries maritimes, qui s’occuppe d’un secteur minuscule de l’économie québécoise, reçoit rien de moins que $5.9 millions! Dans un même ordre d’idée, le budget du Bureau de la statistique du Québec demeure dérisoirement inférieur à ce qu’il devrait être: $2.1 millions, soit à peine $82,000 de plus qu’en 1971-72.Comment donc le gouvernement espère-t-il obtenir les données et les analyses statistiques dont il a absolument besom pour définir les orientations à plus long terme de l'économie du Québec?Pour alimenter convenablement ses services de planification et de gestion, c’est au moins $5 millions par année (soit un millième de son budget brut) que Québec devrait dépenser au chapitre de la statistique.Signalons enfin une des nombreuses innovations techniques de ce budget qui en contient plusieurs: c'est la classification des dépenses de l’Etat selon leur nature économique: salaires et traitements, services de transport et de communication, loyers, dépenses du transfert, etc.Une redistribution de ressources Cette classification met en lumière des dimensions du secteur public québécois qui restent trop souvent dans l’ombre.Plusieurs apprendront avec quelque surprise, par exemple, que l'Etat québécois est avant tout un redistributeur de ressources, puisque près de 69 pour cent de ses dépenses brutes prennent la forme de dépenses de transfert - soit de versements à des individus, des entreprises ou des collectivités.De même, plusieurs découvriront que les coûts directs en main-d’œuvre du secteur provincial représentent à peine un peu plus de llbour cent de ses dépenses brutes.Enfin, le service de la dette - qui est, en vérité, un transfert d’une nature particulière - absorbe près de cinq pour cent du budget brut du Québec.Conclusion: à peine 15 pour cent de là masse budgétaire de l’Etat québécois se traduit par des achats de biens et de services du reste de l’économie.Dans un autre ordre d’idée, l’examen du budget de 1972-73 révèle que Québec, à tout prendre, ne dépense que 8.4 pour cent ($391 millions) de ses dépenses nettes globales à des fins d’immobilisation.Même si l’Etat provincial est essentiellement une gigantesque entreprise de services, dont les besoins d’investissement, par conséquent, sont techniquement limités, le rapport est-il satisfaisant?Ne conviendrait-il pas d’accroître le rapport capital - travail dans la fonction publique, afin d’élever la productivité moyenne des fonctionnaires?Voilà une question que le comité des comptes publics de l’Assemblée nationale ferait bien de se poser.Une dernière suggestion, celle-là au ministre des finances.Ne pourrait-on pas, dès l’an prochain, préparer une comptabilité économique de l’ensemble du secteur public provincial?Pour ce faire, les budgets des municipalités, des commissions scolaires, des hôpitaux, des cegeps, et des entreprises publiques devraient être intégrés à celui de l’administration centrale de l’Etat: et l'on saurait alors ce qu’est la masse de manoeuvre économique globale du gouvernement.Une sorte de fièvre du printemps ¦ lettres au DEVOIR A propos d'une mission en Allemagne Monsieur le directeur Chacun peut se faire une opinion sur les partis-pris, avoué ou inavoué.qui influencent votre politique éditoriale.Mon opinion est faite depuis un certain temps là-dessus.Mais vous dépassez parfois la limite tolérable.Puisque votre conscience d’honnête homme ne semble plus vous commander de réparer vous-même le tort fait injustement à la réputation d’autrui.je vous prierais de publier la préente mise au point.Certaines allégations diffusées récemment peuvent être préjudiciables à ma réputation.Voici les faits: Il - J’ai accepté la responsabilité de préparer des recommandations à l’intention du gouvernement du Canada quant aux améliorations que l’on pourrait apporter à nos politiques de main-d oeuvre.2) - On né saurait affirmer que ce contrat, d’une durée de quelques mois, m’ait été accordé par complaisance à moins que l’on fournisse les preuves: ai qu’il n’existe pas de sérieux firoblèmes dans le secteur des portiques de main-d’oeuvre; bi que je ne suis pas compéent pour traiter de ce sujet.3) - Les honoraires qui m’ont été versé par le gouvernement fédéral, depuis, le 20 décembre 1971.sont de $600 par semaine.Ce sont les seules sommes dont je tire personnellement profit, apres déduction des impôts à la source (Revenu net: $372.17>.Compte tenu des barèmes en vigueur pour ce genre de travaux, seul Tartuffe pouvait y voir un scandale.Et Tartuffe y a pourvu.Le billet publié dans la livraison du journal Le DEVOIR du vendredi 10 mars constitue un compte rendu inexact des farts, doublé d’une calomnie.Le scribe anonyme de cette diffamation, et le directeur du journal qui en a lu le texte et autorisé la publication, portent la responsabilité du tort qu’ils ont pu faire à ma réputation.Cette responsabilité est d’autant plus grande que vous avez refuse de réparer votre erreur.Jean-Paul LEFEBVRE Notre correspondant fait allusion au billet “L’initiative germanique” publié dans Le DEVOIR du 10 mars, sous la signature de Ho-chelaga.Le critique du Devoir serait-il parti trop vite ?M.Michel Beaulieu, Après avoir lu votre critique de la pièce le Timide au palais parue dans LE DEVOIR, le lundi, 28 février 1972, je suis resté perplexe.La dernière pièce que j’ai eu l’occasion de voir à la NCT fut celle de Beckett, en attendant Go-dot m’avait plus ou moins plu et vous ne laissiez prévoir guère mieux sinon pire.Vous aviez même dit que quiconque assisterait au spectacle, risquerait de perdre pour longtemps l’envie d’aller au théâtre.Après renseignement auprès de certains amis qui sont allé voir le Timide au palais, et ils avaient tous trouvé cela très bon, je me retrouvai devant une impasse.Je voulais en avoir le coeur net, je suis allé voir la pièce, le 11 mars 1972.Je me suis donc préenté au Gésu avec une attitude neutre, je me suis dit: “Je vais voir et je tirerai mes propres conclusions'’.Eh bien, je ne sais trop comment vous avez pu faire pour quitter à l’entracte mais moi je suis resté jusqu'à la fin et j’ai bien aimé la pièce.Les acteurs, en général, étaient tous tré bons.J’ai apprécié le fait de ne pas attirer l’attention seulement sur la scène.L’entrée des personnages par l’arrière a été remarquée par beaucoup.Le ton que vous avez déprécie m’a paru naturel, nullement récitatif, la pièce a été jouée avec beaucoup plus de sin- cérité que vous le laissez voir dans votre article.Nous n’avons peut-être pas vu du grand théâtre a la Shakespeare, mais les acteurs nous ont bien fait rire.Peut-être, comme vous le dite si bien, vous vous attendiez à un peu plus que les collé giens, mais si l’on s'en tient aux pièces de cette année, le Timide au palais est sans doute la meilleure.Ils vous aurait peut-être été avantageux de demeurer jusqu'à la fin du spectacle, pas plus que moi vous n’auriez perdu le goût d'aller au théâtre.Jean RAYMOND étudiant en administration au CollègeMarie-Victorin Montréal, le 15 mars 1972.Pourquoi les membres de l'Alliance n'ont pas voté comme les autres MM.Laberge.Pépin.Charbon-neau et autres.Le résultat du référendum chez les professeurs de l’Alliance n’est sans doute pas consolant pour ceux dont la conscience a tous les plans est éveillée.Il n’en reste pas moins qu’il est probablement le seul qui soit réel, vrai et représentatif des membres de la base et non du conseil d’administration ou de son président.Celui-ci n’a fait que traiter les membres de son syndicat en adultes.S’ils ne le sont pas ou encore s’ils pensent différemment des syndiqués du front commun, il n’a pas à assumer les conséquences de leurs actes.Les 38.4% qui ont refusé les offres patronales sont prêts à aller jusqu'au bout.Fl vaut mieux tabler sui un pourcentage réel plutôt que d’engager, sur un pourcentage’’fictif".une lutte à laquelle il faudra renoncer à mi-chemin faute de combattants, les "influencés’’ ayant lâché.D’autre part, nous n'acceptons fias le "respect" exprimé par es chefs des trois grandes centrales syndicales.Les avant-gar-distes d’hier préfèrent s'immobiliser afin de permettre aux "autres" de les rejoindre.Une halte est toujours nécessaire et revivifiante entre deux grandes “croisades”.Les dossiers informant les membres de l’Alliance pourraient être avantageusement comparés à ceux des autres.Pourquoi préjuger d’une prise de position favorable et conforme aux "souhaits pieux" des Laberge, Pépin, Charbonneau?Malgré notre statut de membre, nous ignorons encore le résultat du vote La décision appartient uniquement 'a la conscience personnelle et collective de chaque membre de l’assemblée générale de l'Alliance.Nous espérons quand même que chacun de nous fera "un choix a la mesure de notre solidarité.Encore faut-il se souvenir que notre seule vraie liberté comme syndiqués, c’est essentiellement celle de la solidarité" (Robert Gagnon, 7-3-72).A remarouer que cette phrase est tirée d une lettre qui nous est parvenue deux (2) jours avant le référendum.Marie-Lise VINCENT, professeur-travailleur, Christiane BOUFFARD, professeur, Monique GALARNEAU, professeur-travailleur.Hélène L.YELLE.professeur.Nicole T.DUFRESNE, professeur, Michèle VAIL-LANCOURT, Francine GENDREAU, M.Laure LAFOREST.Th BILODEAU, Cécile AYOTTE.Béatrice MERCIER, C.HARDY.Huguette DESROCHERS-MEUR Y DENISE LEG ARE.Montréal, le 14 mars 1972.Lettre ouverte au ministre des affaires municipales, M.Tessier Monsieur le Ministre, Vous ne trouvez pas que vous charriez un peu lorsque vous vous vengez sur les citoyens et les électeurs du comté de Chicoutimi sous le beau prétexte que leur député (élu par eux) vous a servi Quelques mots désagréables à 1 Assemblée Nationale?Lorsque j’étais encore au collè-e et qu’un étudiant se conduisait e la sorte, on aimait à dire: “C’est la vengeance du couteau à "mastic”.- Et tout le monde en riait.Il reste, cependant, que votre geste manque de dimension, qu’il est aberrant, peu digne d’un représentant du peuple, élu au même titre que son collègue de l’Opposition.Alors, M.le Mi- nistre, on ne subventionne que les gens qui vous sont agréables maintenant?Et si cette subvention répond vraiment à un besoin - même si vous l’avez soufflée un peu pour être gentil envers le député de Chicoutimi - et que maintenant, en privant cette population de ce dont elle a besoin pour un meilleur climat hygiénique, ne croyez-vous pas que vous allez un peu loin?Si.privés de cette subvention, les gens de cette ville devaient subir un grave fléau (polio, scariatine, fièvres intestinales ou je ne sais trop) seriez-vous assez courageux pour en assumer la responsabilité?Permet-tez-moi d’en douter, parce que, comme le disait si bien Balzac, quand on est bête, c’est pour longtemps.Peut-être croyez-vous détourner cette population de son député élu à la prochaine élection?Supposez qu'elle se détourne de gens aussi petits que vous, c’est possible aussi, n’est-il pas vrai?Peut-être croyez-vous que la population du Québec ne changera jamais et qu’elle encaissera tout ce qu’on lui assène de bêtises et de “conneries”?Je n’en suis Ras aussi certain que vous, M.le linistre.Paul.-V.BERTRAND, comptable Montréal, le 17 mars 1972 LE DEVOIR Fondé par H«nri Bourassa !« 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information; Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société 6 responsabilité limitée, dont le siege social est situé au numéro 434 est, rue Notre-Dame, Montréal 127.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT , Édition quotidienne : $35 par année; six mois • $19 A l'étranger ; $40 par année; six mois ; $22; trois mois ; $12.Édition du samedi ; $10 par année.Édition quotidienne, livrée 6 domicile par porteur : 75 cents par semaine.Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe : enregistrement numéro 0858.Dépôt légal ¦ Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) : Le Devoir, samedi 18 mars 1972 • 5 Une nouvelle constitution pour le Canada 1 Texte intégra! des recommandations du comité Molgat-MacGuigan 1- Le Canada devrait avoir une nouvelle constitution proprement canadienne qui, tout en conservant bon nombre de ses anciens êéments, constituerait une nouvelle entité.2- Une nouvelle constitution devrait être basée sur des considérations d’ordre pratique menant d'une part à une décentralisation accrue des pouvoirs gouvernementaux dans les secteurs eoncemanf les politiques culturelles et sociales et, d’autre part, à une plus grande centralisation des pouvoirs ayant une incidence économique importante sur le plan national.Ces considérations d’ordre pratique révèlent également la nécessité de décentraliser de nombreux autres secteurs de l’administration fédérale.3- La constitution canadienne devrait être canadiani-sée selon une formule qui assurerait simultanément la proclamation par le Canada d’une nouvelle constitution et la renonciation par la Grande-Bretagne à toute compétence sur Ta constitution canadienne.4- La formule de modification de la constitution devrait être celle convenue dans la charte de Victoria de juin 1971.laquelle exige l’assentiment du parlement fédéral et des assemblées législatives d’une majorité des provinces comprenant: A) Toute province qui compte ou qui a compté à certains moments vingt-cinq pour cent de la population du Canada; b) Au moins deux des provinces de l’Ouest dont la somme des populations est au moins égale à cinquante pour cent de la population totale de toutes les provinces de l’ouest.5 - La constitution canadienne devrait comprendre un préambule proclamant les objectifs fonoamentaux de la démocratie fédérale canadienne.L’autodétermination et les autochtones 6 - Le préambule de la constitution devrait reconnaître que la fédération canadienne est fondée sur la liberté de la personne et la protection des droits fondamentaux de l’hom- Christofk La marque d'argenterie mondialement reconnue.En exclusivité chez Lucas.Illuitréi le modèle \ , "Marly".Couvert de ; 6 pièces, $43.-v- ^’LUŒS 1476, Sherbrooke, ouest, et Westmount Square Stationnement gratuit me, qui sont l’objet fondamental et essentiel de l’Etat.En conséquence, le préambule devrait aussi reconnaître que l'existence de la société canadienne tient au libre consentement de ses citoyens et à leur volonté commune de vivre ensemble, et que tout différend entre eux devrait être réglé par des moyens pacifiques.7 - Si à un moment donné, les citoyens d’une partie du Canada se déclaraient démocratiquement en faveur d’une formule politique qui serait opposée au maintien du régime politique actuel, c’est par la négociation politique et non par le recours à la force militaire ou à d’autres forces coercitives qu’il faudrait régler le désaccora.8- Nous réaffirmons notre conviction que tous les peuples du Canada peuvent réaliser leurs aspirations de façon plus efficace grâce à un régime fédéral et nous croyons que les Canadiens devraient cnercher à maintenir ce régime.9- On ne devrait effectuer aucune modification constitutionnelle concernant les autochtones tant que leurs organisations propres n’auront pas terminé leurs recherches sur la question des traités et des droits des aborigènes au Canada.10-Le préambule de la nouvelle constitution devrait confirmer la place particulière qu’occupent les autochtones y compris les métis, au sein de la société canadienne.11- Dans les régions suffi-sament peuplées, les gouvernements provinciaux devraient songer a reconnaître les langues indiennes comme langues régionales.12- En ce qui concerne les dispositions administratives touchant les Indiens et les Esquimaux, il ne faudrait procéder à aucune modification de compétence sans les consulter.Les droits fondamentaux 13.Il faudrait constitu-tionnaliser une Déclaration des droits de l’homme qui garantirait les libertés politiques de conscience et de religion, de pensée, d’opinion et d’expression, d’association et de réunions pacifiques.14.La Déclaration des droits de l’homme devrait comprendre une disposition exigeant que la population soit représentée de façon équitable et juste à la Cham- Au terme d’une étude de deux ans qui l’a amené à siéger dans toutes les provinces du Canada et à entendre les représentations de milieux très divers, le Comité mixte du Sénat et de la Chambre des Communes, que présidaient conjointement le sénateur Gildas L.Molgat et le député Mark MacGuigan, a conclu à la nécessité d’une nouvelle constitution nour le Canada.Le rapport déposé jeudi par le Comité comprend 105 recommandations portant sur tous les aspects de la constitution.On pourra lire ci-dessous les recommandations traitant des droits fondamentaux et des institutions fédérales.Cette tranche sera suivie lundi des recommandations traitant du partage des pouvoirs.bre des communes et dans les Assemblées législatives provinciales.15.La Déclaration des droits de l’homme devrait rendre la citoyenneté inaliénable, une fois légalement acquise.16.La constitution devrait protéger la vie, la liberté et la securité de la personne et le droit de ne pas en être privé, sauf en conformité des principes de la justice fondamentale.17.La constitution devrait protéger l’individu contre la saisie arbitraire de ses biens, sauf ai conformité du bien public et contre un dédommagement équitable.18.La constitution devrait interdire toute discrimination en raison du sexe, de la race, de l’origine ethnique, de la couleur ou de la religion en proclamant le droit de tous les individus à l’égalité devant la loi.19.Devrait également être déclarée contraire à la Déclaration des droits de l’homme.toute discrimination lorsqu’il s’agit d’obtenir un emploi, d’être admis dans une association professionnelle, ouvrière ou autre association de même nature, d’utiliser des installations et des services publics ou de posséder des biens par droit de propriété, de location ou de jouissance.20.Certaines autres dispositions, protégeant les droits juridiques, qui sont déjà énumérees dans la Déclaration canadienne des droits de l'homme (1960), devraient aussi être insé- rées dans la Déclaration constitutionnelle des droits de l’homme; protection contre toute perquisitin ou saisie déraisonnables.droit d’ètre promptement informé des motifs d’arrestation, droit d’avoir recours à un avocat, droit d’habeas corpus, protection contre son pro- pre témoignage, droit à une audition impartiale, droit à la présomption d'innocence et de ne pas se voir refuser un cautionnement raisonnable sans juste raison, droit à l’assistance d’un interprète, interdiction de forte loi pénale ou peine rétroactives, et le droit de ne pas être soumis à des peines cruelles et inusitées.21.Les droits et libertés garantis par la Déclaration des droits ne devraient pas être interprétés comme étant absolus et illimités, mais devraient plutôt ne pouvoir être exercés que dans la mesure où ils se justifient raisonnablement dans une société démocratique.22.La constitution devrait stipuler que l'anglais et le français sont les deux langues officielles du Canada.23.La constitution devrait reconnaître: A) Le droit pour toute personne d’utiliser l'une ou l'autre langue officielle au parlement fédéral, dans les assemblées législatives provinciales et dans les conseils territoriaux: B) Le droit pour toute personne d'avoir accès, dans les deux langues officielles, aux archives, journaux et édits du Canada, du Nouveau-Brunswick de l'Ontario, du Québec et des territoires: C) Le droit pour toute personne de faire usage de l'une ou l'autre langue officielle, lorsqu'elle traite avec les institutions judiciaires ou quasi-judiciaires fédérales ou avec les tribunaux du Nouveau-Brunswick.de l’Ontario, du Québec et des territoires: D) Le droit de communiquer dans l’une ou l'autre langue officielle avec les ministères et organismes fédéraux et avec l'administration centrale des ministères ou organismes du Nouveau-Brunswick.de l'Ontario, du Québec lettres au DEVOIR Une critique injuste contre le Congrès du travail du Canada Monsieur le directeur.Dans un numéro récent du Devoir.vous reproduisiez une lettre de M.Normand Rhéaume.membre du Syndicat Canadien de la fonction publique (SCFP).affilié au Congrès du Travail du Canada iCTC).Dans sa lettre.M.Rhéaume accuse le CTC d’être corporatiste et suggère que cette centrale, contrairement à la Fédération des Travailleurs du Québec (FTQ>, ne se préoccupe pas de la “présence active et oermanente des travailleurs sur les plans sociaux, culturels et politiques".Or le dictionnaire Larousse définit corporatisme comme étant une "doctrine économico-sociale qui prône la création d'institutions professionnelles corporatives dotées de pouvoirs économiques.sociaux et même politiques." Oui.confrère Rhéaume.le CTC est corporatiste.Je ne pense pas qu'il soit possible de mieux décrire l'orientation de cette centrale qui représente 1.700,000 travailleurs tout à travers le Canada, y compris M.Rhéaume, ne lui en déplaise.L’espace me manque pour décrire en détail tous les objectifs poursuivis par le CTC.Je me contenterai de citer quelques extraits d'un document publié par le service des Programmes sociaux de cette centrale."En dépit des gains que nous avons pu faire sur le plan social en général, déclare ce document, beaucoup de citoyens, qui ne jouissent pas de l'appui d'organisations efficaces, n’ont pu se maintenir à la hauteur du relèvement général de la vie.Il est donc impérieux que (le syndicalisme) accorde aux plaies sociales - de notre .époque la préoccupation qu'il accorde depuis toujours à la justice sociale et qui lui a permis de conquérir tant d'ameliorations à la qualité de la vie canadienne."Nous invitons instamment tous et chacun des membres des syndicats à appuyer les programmes qui sintéressent aux nombreux problèmes sociaux du pays et à y prendre une part ac- Parmi les domaines qui préoccupent le CTC.le tract cite la pauvreté, les groupes minoritaires.les polycliniques communautaires.la consommation, l'habitation et les affaires urbaines, la pollution et la conservation, les droits de l'homme, les libertés civiles.les disparités régionales, la radiodiffusion et le bilinguisme.Voilà pour le social et l'économique.Quant au politique, je ne puis faire mieux que de citer quelques phrases d’un discours prononcé à l’occasion du dernier congrès de la FTQ.par M.Jean Beaudry, vice-président exécutif du CTC."Le temps est venu, avait déclaré M.Beaudry, de cesser de dissocier la boite à lunch de la boite à scrutin.Lorsque les travailleurs négligent de participer activement à la politique, ils placent leurs organismes représentatifs dans l'obligation de présenter leurs revendications à des gouvernements hostiles aux besoins des classes laborieuses.Seule une formation politique sociale et démocratique unifiée pourra contribuer à l'émancipation réelle des travailleurs sur le plan politique, tout en sauvegardant leurs syndicats comme moyen nécessaire de revendication des syndiqués.Ce qui est bouleversant.c'est qu'un nombre d’individus agissant à l'intérieur de toutes sortes de mouvements de la gauche ou même de l'extrême gauche, soi-disant pour libérer la classe ouvrière, sont en train d’organiser le déblocage nécessaire à la montée de la dictature d’extrême droite, ce qui pose un grave danger à la démocratie, au syndicalis ne et aux libertés civiles des citoyens de la province.” Quant aux attaques de mauvais goût auxquelles se livre M.Rhéaume à l'endroit du président de sa centrale.M.Donald Mac-Donald, celles-ci sont injustes M.MacDonald traverse le Canada de part en part parce que c'est là une partie importante de ses fonctions de président du CTC (1 y visite les syndiqués pour prôner les politiques adoptées par la majorité des délégués à la dernière assemblée de la centrale, en 1970.Cest là son devoir et s'il ne s’en acquittait pas.il ne mé- riterait pas de demeurer président de la centrale.J'aimerais en outre faire remarquer à M.Rhéaume que le président du SCFP (son syndicat et le mien) est lui aussi un des vice-présidents du CTC.ainsi d'ailleurs que M.Louis Laberge.de la FTQ.Si.comme il le laisse entendre en termes non voilés.M.Rhéaume n est pas d’accord avec ces politiques.c'est bien à la prochaine assemblée du CTC, en mai de cette année, qu'il devrait proposer aux délégués réunis de changer l'orientation de la centrale dont il est membre.Charles BAUER, travailleur syndiqué.SCFP 500 - Permanent du Congrès du Travail du Canada.Ottawa, le 15 mars 1972.et des territoires.24.Tous les droits précisés dans les recommandations 23 B) C) et D) devraient aussi pouvoir s'exercer: A) Dans toute province où chacune des deux langues est la langue maternelle de 10% de la population; B) Dans toute province dont l'assemblée législative a proclamé l'anglais et le français langues officielles de la province.25.Là constitution devrait reconnaître le droit des parents d'obtenir que l'anglais ou le français soit la langue d'enseignement de leurs enfants dans les écoles publiques des régions où cette langue est choisie par un nombre suffisant de personnes pour justifier l’établissement des institutions nécessaires.26.Nous souscrivons à l'objectif global qui consiste à faire du français la langue de travail au Québec.Grâce aux études qui se font au Québec sur la question, nous espérons que cet objectif pourra être atteint, tout en respectant certaines institutions anglophones du Québec et en tenant compte des réalités nord-américaine et mondiale.27.Le préambule de la constitution devrait reconnaître officiellement que le Canada est un pays pluriculturel.28.La constitution devrait reconnaître explicitement le droit pour les assemblées législatives provinciales de conférer à d'autres langues un statut équivalent à celui du français et de l'anglais.Il conviendrait que le gouvernement fédéral fournisse une assistance financière pour promouvoir l'enseignement et l'utilisation d'autres langues.Les disparités régionales 29.Le préambule de la constitution devrait reconnaître la répartition équitable du revenu comme un objectif dynamique et humain de notre politique sociale.En conséquence.nous entérinons le principe énoncé dans la charte de Victoria: fl incombe au Parlement et au Gouvernement du Canada ainsi qu'aux Législatures et aux Gouvernements des provinces .de promouvoir l égalité des chances pour toutes les personnes qui résident au Cana-daj 30.Nous souscrivons à l'énoncé de la charte de Victoria selon lequel: Il incombe au Parlement et au Gouvernement du Canada ainsi qu'aux législatures et aux Gouvernements des provinces.de procurer à toute la population, dans la mesure du possible et suivant des normes raisonnables de qualité, les services publics essentiels.Cet objectif devrait être reconnu dans le préambule de la constitution.31.Le préambule de la constitution devrait stipuler que tous les Canadiens ont accès aux services fédéraux, provinciaux et municipaux appropriés sans avoir à supporter une charge fiscale disproportionnée à cause de la région dans laquelle ils habitent.Cette recommandation est la suite logique du principe de l égalité des chances pour tous les Canadiens.que nous avons accepté.32.Nous approuvons sans réserve l'objectif suivant mentionné dans la charte dç Victoria: promouvoir le progrès économique afin de réduire les inégalités sociales et matérielles entre les personnes, où qu elles habitent au Canada Comme dans le cas de la répartition de revenu entre les personnes et pour les mêmes raisons, le préambule de la constitution devrait reconnaître cet objectif.Les institutions fédérales 33.Du fait de la division actuelle de l’opinion publique canadienne, le comité ne LES ÉDITIONS MARABOUT CANADA CHERCHENT .REPRÉSENTANT pour clientellc établie Le candidat devra avoir; Bonne formation générale - Grande expérience dans le domaine du livre - Présentation soignée, ambitieux, avec beaucoup d'initiative - Sobre - Bilingue - Posséder de préférence une auto ou un permis de conduire - Prêt à voyager.Age requis: 25 à 40 ans.Sérieuses références exigées.Excellentes conditions de travail dons un territoire exclusif.Salaire fixe plus bonis - Allocation sur auto et frais de voyages - Avantages sociaux.Toute application doit se faire par écrit avec photo et sera tenu confidentielle.ÉDITIONS MARABOUT (KASAN LTÉi) CP.3126 St-Rock Québec 2 P.Q.recommande pour le moment aucun changement en ce qui concerne le système monarchique.34.Le comité préfère un Canadien comme chef d’Etat et approuve le processus évolutif par lequel il a été accordé un plus grand nombre de fonctions au gouverneur général à titre de chef d’Etat du Canada.Il faudra trancher ultérieurement la question du maintien ou de la suppression de la monarchie en consultant de manière explicite la population canadienne à ce sujet.35.Le droit de véto absolu que possède actuellement le sénat devrait être ramené à un véto suspensif de six mois qui s’exercerait de la façon suivante: un projet de loi peut être adopté sans le consentement du Sénat (1) si la Chambre des communes, après l’avoir approuvé une première fois, l’adopte de nouveau après une période d’au moins six mois a compter de la date de son rejet par le Sénat ou de l’amendement final que celui-ci lui a apporté et (2) si le Sénat n’avait pas achevé l’étude d’un projet de loi dans un délai de six mois après la troisième lecture devant la Chambre des communes et que celle-ci l’adopte à nouveau après l’écoulement de ce délai de six mois.Toutefois, les périodes au cours desquelles le parlement serait prorogé ou dissous n’entreraient pas dans le calcul du délai de six mois.36.Le Sénat devrait prendre l’initiative de conserver et d’accroître son rôle d’enquêteur, rôle qui a pris plus d’importance au cours des dernières années.A cet égard, le gouvernement devrait davantage faire appel au Sénat.37.Le gouvernement devrait être autorisé à présenter au Sénat tous les projets de loi, y compris les projets de loi de finances, sauf les lois de subsides, avant leur adoption à la Chambre des communes.Toutefois, dans le cas des projets de loi des finances, il faudrait que le leader du gouvernement au Sénat les présente au nom du gouvernement.38.Nous proposons la répartition suivante des sièges sénatoriaux: Terre-Neuve 6, Ile-du-Prince-Edouard 4, Nouvelle-Ecosse 10, Nouveau Brunswick 10, Québec 24, Ontario 24, Manitoba 12, Saskatchewan 12, Alberta 12, Co- lombie-Britannique 12, Yukon 2 et les territoires du Nord-Ouest 2, soit un total de 130 sièges.39.Tous les sénateurs devraient continuer à être nommés par le gouvernement fédéral au fur et à mesure que des vacances se produisent, la moitié des sénateurs pour chaque province ou territoire seraient nommés suivant le mode actuel.L'autre moitié des sénateurs seraient également nommés par le gouvernement fédéral mais ils seraient choisis parmi les candidats proposes par le gouvernement provincial ou territorial approprié.40.Les exigences visant la nomination au Sénat devraient se limiter aux qualités requises pour être électeur en vertu de la loi électorale du Canada.auxquelles s'ajoute la condition ae résidence dans la province pour laquelle il y a nomination.Il faudrait supprimer le régime des divisions sénatoriaTes pour les sénateurs du Québec.41.L'âge de la retraite obligatoire pour tous les nouveaux sénateurs devrait être de 70 ans.Les sénateurs retraités devraient consever le droit à leur titre et à leur préséance ainsi que le droit de participer aux travaux du Sénat et de ses comités, mais non le droit de voter ou de toucher l’indemnité sénatoriale.42.Il faudrait conserver dans la constitution le mécanisme de redistribution des sièges à la Chambre des communes, de même que les restrictions que comporte la rè- le des 15 p.100 et la règle e référence au nombre des sénateurs.Toutefois, vu nos recommandations concernant la déclaration des droits, l’établissement de la formule fixant la représentation à la Chambre des communes devrait être la prérogative exclusive de celle-ci.qui l'adopterait au moyen d'une mesure législative ordinaire.43.Toute législature de la Chambre des communes devrait rester en fonction pendant quatre ans à partir du jour où les brefs d'election sont rapportés, sous réserve que, et nonobstant toute prérogative royale, le Gouverneur général ait le pouvoir de dissoudre le Parlement au cours de cette période de quatre ans: 1) quand le Gouvernement est détait a) à la suite d’une motion de défiance, ou b) lors du vote sur un bill articulier ou une partie d'un ill qui.à la suite d’une déclaration antérieure du Gouvernement, doit être considéré comme posant la question de confiance; ou 2) quand la Chambre des communes adopte une résolution demandant la dissolution du Parlement.La Cour suprême du Canada 44.Le texte de la constitution devrait prévoir l’existence, l’indépendance et les structures de la cour suprême du Canada.45.Il faudrait consulter les provinces en ce qui concerne les nominations à la cour suprême du Canada.D’une façon générale, nous acceptons les méthodes de consultation proposées dans la charte de Victoria.Les provinces devraient aussi pouvoir soumettre des noms aux collèges chargés de recommander des candidats: ces collèges seraient créés conformément aux propositions de Victoria, à defaut d’entente entre le procureur général du Canada et le procureur général d’une province sur le choix d’un candidat.46.Il faudrait donner aux provinces le droit de soustraire à la compétence de la Cour suprême du Canada les appels qui relèvent exclusivement de la législation provinciale, et que soit dévolu à leurs tribunaux de dernière instance le droit de décision finale dans ce domaine.La Cour suprême du Canada conserverait sa compétence en matière de législation fédérale et de droit constitutionnel, y compris la déclaration des droits.La Cour suprême devra décider, le cas échéant, si telle ou telle question relève exclusivement de la législation provinciale.47.Nous recommandons une évolution menant pro-gesssivement à la création possible d’une capitale canadienne autonome.48.La capitale du Canada devrait comprendre de façon générale les régions de l’Ontario et du Quebec actuellement définies à l'Annexe de la Loi sur la Capitale nationale (1959).Lundi: Le partage des com pétences."ôn a assez de nos problèmes! le tiers-monde, rest bien trop loin! qu'est-ce que tu veux qu'on y fasse!" En 1971, l’organisation Paix et Développement a appuyé 244 projets de développement dans 48 pays du Tiers-Monde.Sur les $3,177,850.00 recueillis au Canada, $2,895,437.00 ont servi à soutenir des groupes du Tiers-Monde décidés à prendre leurs affaires en mains.quoiqu’on dise, y en a qui travaillent présentement à s’en sortir: on peut les ignorer ou les appuyer L'organisation Pal* al Développement a été mite sur pieds en 1967 par l'Episcopat canadien dans le but d'aider le Tiers-Monde à se développer et à se libérer.Depuis 2 ans, toutes les églises chrétiennes du Canada participent è l'organisation.En 5 ans d’existence, Paix et Développement a financé plus de mille projets de développement mis sur pieds par des groupes du Tiers-Monde eux-mêmes; programmes de formation technique, de santé, de formation de leaders, de formation de base, coopérative de toutes sortes, écoles radiophoniques, etc.Paix et Développement tire ses revenus principalement d'une campagne dans toutes les paroisses au cours du Carême (le 19 mars cette année), du Rallye Tiers-Monde et d’une participation de l'agence canadienne de développement International.Son budget est public.S% seulement de ses revenus vont à l'administration.Tout le public est Invité à collaborer pour un appui simple et efficace au Tiers-Monde, sans sentimentalisme ni pollticalllerle.Il s'agit d'appuyer concrétement le Tiers-Monde dans sa volonté de se libérer de l'exploitation économique dont II est victime de la part des pays riches.Secrétariat national: 1452, rua Drummond, Montréal 107, tél.: 845-7141.Sections régionales dans chaque diocèse. 6 * Le Devoir, samedi 1 8 mars 1 972 suites de la première Page ROBERT BOURASSA encore discuter, des modalites, prétend le premier ministre.Mais Ottawa l'en-tendra-t-il ainsi'1 Dans l’entourage de M.Bourassa, il s’agit bel et bien de “finaliser” l’entente, de la rédiger, à partir des modifications proposées par M.Trudeau et de certaines “modalités” dont le Québec veut discuter.Mais on reste rêveur quand on apprend qu'il y a dix pages de modalités! Ces discussions n’avaient pas été faites à l'automne?Bien sûr, mais U faut les compléter, dit-on, à la lumière des dernières propositions fédérales.Dans ces modalités, il y a la définition du revenu familial, qui doit être faite par Ottawa.Québec, ou les deux.Mais une modalité qui rejoint un point essentiel pour le Québec.Chose certaine, contrairement à ce que pouvaient laisser entendre les propos de MM.Trudeau et Bourassa, dimancne dernier, il n’v a pas encore d’entente définitive.Le Québec veut poursuivre les discussions au niveau des fonctionnaires, après quoi il faudra les finaliser à nouveau au niveau des premiers ministres.Tout cela, si Ottawa le veut bien, peut encore durer des semaines.Et l’on a souvent vu au Québec des ententes de principe buter de façon irrémédiable sur des “modalités”.D’où la prudence de M.Bourassa.LE QUÉBEC Le ministre s’est dit d’avis que la lettre de M.Trndeau au premier ministre Bourassa permet d'espérer une entente.“Il n’y a rien de réglé sur ce plan.D ressort que la discussion demeure possible”.M.Castonguay a par ailleurs émis l’opinion que la lettre de M.Trudeau laisse également entrevoir la possibilité qu’Ottawa et Québec puissent assurer chacun séparément la gestion de leur programme.Toutefois, a fait observer le ministre, il ne faudrait pas que cela cause de trop grandes difficultés administratives aux citoyens”.C’est une chose que nous avons examiné attentivement, je crois que c’est possible”.Enfin, le ministre des affaires sociales a admis que jamais au cours des pourparlers, Ottawa avait offert au Québec de lui remettre le droit d’administrer son programme.TROIS DÉPUTÉS unifolié canadien a exprimé le désaccord de son parti sur le principe du biculturalisme.Il a dit que l'idée selon laquelle le Canada est composé de deux nations conduit au séparatisme.Pour lui.les mots “nation" et "Etat" sont synonymes et il estime oue la reconnaissance de l'existence de aeux nations conduira inévitablement à un affrontement perpétuel.Du côté libéral, la situation est claire.Lors d'un récent caucus des libéraux québécois, le député De Bané n’a pas réussi a taire admettre le principe du droit du Québec à l'autodétermination Une quinzaine de députés ont à cette occasion exprimé l’avis que la discussion sur ce sujet est futile.Seul le leader des libéraux québécois, M.Jean Marchand, a-t-il affirmé que cette question méritait peut-être d'être au moins abordée.Il est évident que les nombreux libéraux québécois dont l'option fédéraliste est inconditionnelle n'ont guère prisé ce fait qu'un des leurs.M.de Bané.se soit dissocié d'un rapport qui reflète fidèlement la pensée politique du gouvernement Trudeau.M.de Bané se fait du reste jeter à la figure l'épithète peu flatteuse dans la bouche des députés libéraux fédéraux montréalais, de "petit autodéterministe''.Outre M.de Bané.un seul libéral a appuyé le rapport minoritaire.M.Georges Lachance a dit en effet aux Communes.jeudi, qu'il souscrivait entièrement aux remarques de MM.Asselin et de Bané Les observateurs font remarquer que le député de Lafontaine n’a pas f intention de se présenter à nouveau et qu'il est d'ores et déjà assuré d’obtenir, de Québec, un poste de juge.Hier, les députés de l'opposition n'ont pas évoqué le dépôt du rapport MacGui-gan aux Communes.Les porte-parole conservateurs - M.Robert Stanfield est en tournée électorale en Ontario ont indiqué que leur parti était généralement satisfait du contenu du rapport majoritaireMacGuigan.Us ont souligné par ailleurs qu'ils ne tenaient pas rigueur à M.Martial Asselin d'avoir choisi Son option.Us ont enfin dit que le leader Robert Stanfield avait apprécié le fait que M.Asselin lui avait présenté son rapport avant sa publication.Aux quartiers-généraux du NPD.on affirme que la position officielle du parti est celle qu'ont exprimée jeudi les députés Andrew Brewin et Douglas Rowland.Les deux députés néo-démocrates avaient émis un communiqué de quatre pages.Dans les deux langues officielles, jeudi ou ils admettaient que le rapport majoritaire, bien que contenant des imperfections."fournit une excellente occasion de régler les problèmes constitutionnels urgents auxquels le Canada fait face " A propos de la question litigieuse de l'autodétermination, les députés NPD s'étalent dits d'accord avec la déclaration du rapport "selon laquelle la fédération canadienne doit être composée de provinces qui consentent à en faire partie.” Si une province prend clairement et démocratiquement la décision de quitter la fédération canadienne, disaient-ils, la question devrait se résoudre au moyen de négociations et non par l'usage de la force.Hier, le député indépendant a réitéré son appui inconditionnel au ranoort As-selin-de Bané et U a indiqué que lés députés libéraux fédéralistes étaient furieux de constater que la ligne du parti ait été brisée au sujet d’une question aussi importante.Hier, également, le député conservateur Théogène Ricard, a dit qu'il donnait son accord de principe à son collègue Asselin.bien qu il n’ait pas lu le rapport minoritaire en son entier Un autre conservateur québécois.M.Georges Valade était absent.M.Valade s exprime rarement sur ces questions controversées.Les députés libéraux Marcel Pru-d homme et Gilles Marceau, qui étaient membres du Comité, ont gardé le silence.Ces deux députés avaient été sollicités pour signer le rapport minoritaire, mais ils avaient refusé.La publication du rapport du Comité sur la constitution ne défraie pas beaucoup la chronique à Ottawa.On a la nette impression que les partis — tous les partis - ne veulent pas mettre les cartes constitutionnelles sur la table avant les prochaines élections et qu’U faudrait que les pressions québécoises soient autrement plus fortes qu’elles ne le sont actuellement pour qu’ils consentent à aborder la question de front.Il est donc vraisemblable que le rapport du Comité spécial du Sénat et des communes sur la constitution dormira longtemps dans les archives fédérales.Plusieurs observateurs, dont nous sommes, soulignent du reste que cette institution avait été créée, il v a deux ans.pour temporiser.Le Canada avait alors, une époque trouble, au cours de laquelle le gouvernement fédéral ne voulait ou ne pouvait s'exposer à donner satisfaction aux réclamations québécoises.MARTIN BORMANN sa présence affirment détenir de nombreuses preuves confirmant la véritable identité de Ehrmann.L'homme arrêté dans la forêt de Putumayo vivait en compagnie de sa femme indienne et de sa fille dans une tribu d'indigènes qui affirment qu'Eher-mann est arrivé chez eux voici 25 ans.A l'issue d'un premier interrogatoire de leur prise, les autorités colombiennes ont demandé un dossier à l'Allemagne fédérale sur Martin Bormann.dossier comprenant entre autres les empreintes digitales de l'adjoint d'Hitler.Des sources proches du gouvernement colombien ont fait savoir hier soir qu'il n’y aurait aucune déclaration officielle avant le test des empreintes digitales II se passera encore 48 heures probablement avant que le dossier envoyé de Berlin ouest ne serve aux Colombiens à élucider le mystère Bormann.Un porte-parole officiel a résumé l'opinion générale qui prévaut à Bogota en déclarant: "Il peut se faire qu'il ne soit lEhrmanm que ce qu'il dit être, mais il y a un tas de coincidences ' Pour sa part, l'ambassade d'Israël à Bogota a précisé qu elle suit de près le déroulement de l'enquête mais qu'aucun agent israélien n'a été appelé en Colombie après l'arrestation d’Ehrmann.Des porte-parole des ambassades d'Allemagne et d'Israël ont par ailleurs déclaré qu'il n'existe pas de traité d'extradition entre leurs pays et la Colombie.Pour les journalistes qui ont dépisté Ehrmann, celui-ci a la même bouche aux coins retombants de Bormann, ses mêmes lobes d’oreilles, sa mêmè forme de nez, une cicatrice à l’oeil gauche et ils affirment que malgré le quart de siècle écoulé depuis les événements des sous-sols de Berlin où Hitler s'est suicidé.Bormann est nettement reconnaissable derrière le visage marqué d'Ehrmann.Autre detail troublant: un radio-amateur britannique, M.David Arthur, affirme avoir capté tôt hier matin un message radio envoyé par une des patrouilles de Putumayo au chef de la police colombienne, le général Luis Oroonez.Le chef de patrouille informait son supérieur qu’ils avaient mis la main sur un homme ayant reconnu s’appeler Johann Ehrmann, 72 ans et être d’origine allemande.Lorsque la patrouille a investi la colonie, elle a découvert sept cadavres, affirmerait-il dans son rapport.Il semblerait que ces personnes se soient suicidées.Ehrmann lui-même était blessé.En outre, le village était pratiquement désert et paraissait avoir été abandonné à la hâte.La police colombienne estimerait qu’environ 200 personnes y vivaient habituellement mais qu’elles auraient décidé de le quitter brusquement.Le chef de patrouille aurait également dit à son supérieur qu’après une première vérification des empreintes digitales de Johann Ehrmann, il y aurait pratiquement 99 chances sur 100 qu'elles correspondent à celles de Bormann CAMIL SAMSON la belle et grande famille créditiste.simple, peu portée sur les procédures, se fiant à son flair, est devenue divisée, tiraillée, déchirée entre deux clans chauffés à blanc et survoltés.Les frères ennemis se réunissent séparément.Tous deux se réclament de l'appui majoritaire des militants.Il se lavera beaucoup de linge sale en fin de semaine et le torchon continuera de brûler encore un bon moment.L'ÉPISCOPAT munauté chrétienne auprès des non-croyants.etc.fine attention spéciale a aussi été apportée à la nécessité de "coller davantage à la vie", d’utiliser au maximum toutes les expériences de fraternité concrète.de partage, d’amitié, de même que les lieux où il est possible de construire à partir de projets à court terme.On insiste notamment sur la nécessité d’avoir des prêtres bien intégrés à leur milieu.A cet égard, on a réfléchi au problème posé par la formation du clergé qui en fait une classe sociale souvent coupée du milieu populaire.Enfin, .a troisième ligne de force qui se dégage des résolutions est celle de la créativité: les évêques recommandent "la création de nouvelles formes d’expression de foi et de charité” qui respecteraient la croissance de la vie dans le Christ.Dans le monde scolaire, ils demandent que l’on favorise la créativité aussi bien pour la liturgie que pour l'expression de la foi et le comportement cnrétién.Ils acceptent aussi d’établir ies ressources nécessaires pour soutenir et évaluer ces expériences tout en soulignant le' danger de créer un univers des jeunes qui serait coupé du reste de la communauté.Il faut une concertation et une interpel- lation des diverses communautés, disent-ils.Tout en soulignant que l’institution ecclésiale doit tout faire pour aménager des "lieux spirituels” de développement, d animation missionnaire et de témoignages collectifs, les évêques soulignent avec le rapport Dumont que de telles initiatives, pour être valables, ne devront pas être établies “d’en haut”.Enfm, l’épiscopat a aussi entériné l’accent mis par la commission Dumont sur la pastorale des divers milieux sociaux en demandant que, dans chaque équipe paroissiale ou de secteur, un prêtre soit plus particulièrement responsable de la pastorale de milieu.Sa désignation, précisent-ils, devra être faite ou acceptée par l’équipe qui partagera sa responsabilité.Lors de leur prochaine assemblée, les évêques étudieront plus particulièrement la pastorale des chrétiens marginaux.Ils ont reçu un rapport préliminaire sur le sujet mais ils veulent maintenant creuser cette question élémentaire puisque de plus en plus de chrétiens se définissent maintenant comme “marginaux” ou “en recherche”.JEAN-LUC PÉPIN national Sales Corporation), accepté par le président Nixon il y a trois mois, doit notamment permettre d’accroître annuellement d'environ $1 milliard les exportations américaines.Selon de nombreux observateurs et parlementaires canadiens, ces ventes accrues des Américains réduiront celles des producteurs canadiens qui écoulent en grande partie leurs marchandises aux Etats-Unis.Le ministre a souligné qu’il était fort difficile pour le moment d’évaluer les effets de ce programme américain sur l’économie canadienne, puisque "les principaux règlements” relatifs au fonctionnement du programme n’étaient pas encore connus.Aussi, de poursuivre le ministre avant de faire des menaces, de promettre d’adopter une loi pour contrecarrer le programme DISC, nous devons connaître ses effets au Canada.De plus, M.Pépin a dit qu’il semble que les fabricants d’automobiles aux Etats-Unis n’aient pas l’intention de se prévaloir de cette loi du programme DISC.Le ministre a ajouté qu’il ne possède aucune assurance quant aux fabricants de pièces de véhicules automobiles, mais que, dans l’ensemble, ses informations montrent que très peu de compagnies américaines ont eu recours à la loi.De son côté, M.George Hees (Prince Edward - Hastings) a dit au ministre qu’il tenait de sources fiables que les États-Unis attendaient de connaître la politique canadienne sur les capitaux étrangers avant de poursuivre, avec les Canadiens, leurs discussions relatives au pacte sur l’automobile.M.Pépin a dit qu’il ne possédait pas de tels renseignements et qu'il doutait de leur véracité.“Vérifiez à Washington” a lancé M.Hees.D’autre part, M.Lome Nystrom (NPD - Yorkton - Melville) a demandé au premier ministre Trudeau si cette politique sur les investissements étrangers sera annoncée avant la visite que le président Nixon effectuera au Canada, a la mi-avril.Je ne puis pas l’assurer, a répliqué M.Trudeau.ROBERT STANFIELD Dans la journée, au cours d’une émission de radio au cours de laquelle il • avait répondu aux questions des auditeurs.M.Stanfield s'était vidé le coeur sur des sujets aussi disparates que les grèves dans les services publics.Information Canada, les femmes au travail et le service postal canadien.Les Canadiens pourraient fort bien se passer d’information Canada, a-t-il déclaré.Je me suis opposé à la formation de cet organisme dès le début et si jamais j'accédais au pouvoir, je ferais en sorte qu'il disparaisse.Partageant l'avis d'une dame qui venait d’avouer son dégoût vis-à-vis des grèves dans les services essentiels, le leader conservateur a laissé entendre qu'il existait de meilleures méthodes pour régler ces différends.M.Stanfield a dirigé aussi quelques reproches au service postal canadien, qui va en se détériorant.Un gouvernement conservateur tenterait de son mieux d’animer ce service d'un nouveau souffle.Le leader conservateur a reproché au gouvernement fédéral de ne pas agir avec assez de détermination dans le domaine des logements à prix modiques.Il s'est ensuite prononcé contre la légalisation de la marijuana, du moins tant que les conclusions du rapport Le Dain sur l'usage non médical oes drogues n'auront pas été publiées.LA FTQ Suite de la page 3 • Le débat qui oppose les deux centrales est rouvert depuis le dernier congrès de la FTQ en décembre, et s’est durci davantage quand le président du CTC, M.Donald Macdonald, a menacé de congédiement, à la fin de janvier, les permanents du CTC au Québec qui poursuivraient les objectifs “marxistes” définis au congrès de la FTQ ou divulgueraient la teneur de cet ultimatum.M.Macdonald a nié depuis qu’il ait tenu ces propos, mais des permanents du CTC au Québec, témoins de l’ultimatum, les ont confirmés dans une déclaration commune à la FTQ.Celle-ci a alors décidé de boycotter le prochain congrès du CTC en n’y présentant aucune résolution.Inquiet de la situation, le CTC a annoncé récemment qu’il avait formé un sous-comité d’enquête qui réunit six vi-ce-présidents du CTC dont M.Louis Laberge, président de la FTQ et seul représentant de la centrale québécoise.Au cours d’une conversation à bâtons roihpus lundi dernier, M.Laberge a déclare qu’il avait appris par les journaux sa nomination à ce sous-comité (on ne l’a.pas consulté), s’est étonné que le CTC institue un sous-comité d’enquête au mandat obscur au lieu d’organiser une rencontre entre les dirigeants élus des deux centrales, et n’a pas caché son hésitation à prendre part à cette enquête dans ces circonstances.En réalité, la FTQ s’est accordé depuis quelque temps une bonne marge d’autonomie par rapport au CTC, en se définissant des objectifs et des moyens plus radicaux que la centrale canadienne; mais, pauvre en ressources financières et humaines, la FTQ a besoin des permanents du CTC au Québec, qui travaillent en étroite collaboration avec ses propres services.LES MINI Suite de la page 3 L'Alcan explique que ces offres, soumises samedi dernier, sont parmi les plus importantes jamais présentées par la compagnie pour un contrat d’une seule année, alors que l’industrie de l’alu-minimum traverse une période d’incertitude.L'employeur estime qu'avec la rétroactivité.il lui en coûterait ainsi mille dollars de plus par employé par année, c'est-à-dire une somme totale de $8 millions au Québec seulement.Les syndiqués, mécontents des offres salariales, se sont livrés depuis une semaine à des arrêts de travail dont la durée a varié de 20 minutes à quelques heures.La production a même cessé jeudi quand les travailleurs préposés aux salles de cuves ont débrayé pendant une heure.Ce mouvement de grèves limitées a été suivi le même jour aux usines d'Arvida par les préposés au coulage des lingots, a l'expédition du métal et au revêtement des cuves.Puis, des débrayages en chaîne sont survenus aux services du dessin.de l'informatique, des achats, de l'imprimerie, de la paie, ainsi qu'au laboratoire de contrôle.Il en fut de même à Shawinigan.aux services de l’entretien etdu coulage.K.C.Irving: enquête ajournée BURTON.N-B.iPC) L'enquête préliminaire entreprise sur des accusations de monopole contre un groupe de sociétés d’édition de journaux appartenant à M.K.C.Irving a été ajournée-hier au 17 mai.Le juge Charles Tweeddale.de la Cour provinciale, a accordé un ajournement a la demande du procureur spécial de la Couronne, Me William Hoyt.M.Hoyt a présenté sa requête alors que le tribunal venait d’entendre deux experts à sa séance du matin MM.St.Clair Balfour, de Toronto, président de Southam Press Ltd., et Mark Farrell, éditeur du Windsor Star.Le procureur a expliqué que l’ajournement lui était nécessaire pour convoquer d’autres témoins en mai.Jusqu’à maintenant, 19 personnes ont témoigné à l’audience qui a débuté mercredi.Au début de l’audience, l’avocat de la défense; Me Donald Gillis, a obtenu du tribunal qu’aucun des témoignages ne soit publié.Le procureur avait présenté sa requête aux termes d’un amendement apporté en 1969 en Code pénal et autorisant les audiences à huis clos si la défense la demandait à cette étape des procédures.Les entreprises accusées aux termes de la loi sur les enquêtes relatives aux coalitions d’exercer un monopole sur la presse au Nouveau-Brunswick sont K.G.Irving Ltd., la New Brunswick Publishing Co.Ltd., la Moncton Publishing Co.et University Press de Fredericton.Ces compagnies publient le Telegraph - Journal de Saint-Jean, le Times-Glooe de Saint-Jean, le Times and Transcript de Moncton et le Cleaner de Fredericton.Les accusations ont été portées, le 3 décembre, par suite d’une série de raids opérés par la Gendarmerie royale et par des enquêteurs agissant sous l’empire de la loi fédérale d’enquête sur les coalitions.Légère baisse des classes anglaises QUEBEC (PC) - Le nombre de classes dont la langue d’enseignement est l’anglais, a diminué de un pour cent, au niveau des commissions scolaires locales et régionales du Québec, passant de 17 pour cent en 1970-1971, a 16 pour cent en 1971-1972, tandis que le pourcentage de classes dont le français est la langue d’enseignement est passé de 83 à 84 pour cent.C’est ce qu’indique le Répertoire des commissions scolaires que vient de publier le Bureau de la statistique du Québec, en soulignant d’autre part une légère diminution de la clientèle scolaire pour l’année en cours par rapport à l’année précédente.On dénombre, pour la présente année scolaire, 56,689 classes d’enseignement, dont 47,521 de langue française qui accueillent 1,311,738 etudiants, et 9,168 de langue anglaise qui en reçoivent 249,790.La diminution du nombre de classes de langue anglaise s’est surtout fait sentir dans la région de Montréal où l’on en compte 26 pour cent cette année en comparaison de 28 pour cent l’an dernier.Il y a aussi diminution dans le Nord-Ouest du Québec où le nombre de classes anglaises est de six pour cent comparativement à huit pour cent en 1970-1971, et au Nouveau-Québec où le nombre est passé de 52 pour cent en 1970-1971, à 34 pour cent cette année.Toutefois, il y a augmentation du nombre de classes ayant l’anglais comme langue d’enseignement dans les Cantons de l’Est, le taux étant passé de 13 à 14 pour cent, et à Trois-Rivières, de un à deux pour cent.Par ailleurs, le nombre des étudiants s’élève à 1,570,926 dans les écoles maternelle, élémentaire et secondaire ; l’an dernier, au Québec, en comparaison de 1,561,528 cette année.Selon le document, la diminution de l’effectif scolaire au niveau de la maternelle, de 109,084 l’an dernier à 100.-984 cette année, est attribuable essentiellement à la baisse de la natalité au Québec.faits divers Le postier inculpé du meurtre de 5 noires BRIDGEPORT (Connecticut) (AFP) Un postier de 42 ans a été inculpe hier à Bridgeport, dans le Connecticut, pour le meurtre de cinq femmes noires etran- • glées entre mai 1968 et août 1971 dont trois avec leur propie soutieB-gorge_ Benjamin Franklin Miller, un Blanc, marié et père d’un enfant, avait aban- donné son sac de postier, il y a un mois, pour entrer dans un établissement psychiatrique.Il semble qu’il ait fait la connaissance de ses victimes alors qu'il prêchait la bonne parole dans des églises ou au coin des rues.Miller s'était, en effet, ordonné lui-même ministre d’une église protestante.Pas de publication des témoignages RIVIERE-DU-LOUP (PC) - Deux individus accusés du meurtre qualifié de Léon Beaulieu, un menuisier âgé de 52 ans, de St-Pascal, commis vers le 9 mars à Rivière-du-Loup, ont été envoyés à leur procès hier au terme de leur enquête préliminaire.Le juge Jean-Paul Bérubé, de la Cour des sessions de la paix, n’a permis aucune publication des témoignages entendus au cours de l’enquête préliminaire de Maurice Pelletier, âge de 50 ans, de Rivière-du-Loup, et Yves Dumont, âgé de 27 ans, de Cacouana.Il a fixé le procès des deux hommes au prochain terme des Assises, en janvier 1973 ou à toute autre date que pourrait fixer le lieutenant-gouverneur en conseil.Rappelons que la victime avait été retrouvée le 9 mars dernier avec une balle dans la tête, gisant sur le plancher d’un édifice inhabité dont on lui avait confié la rénovation, à Rivière-du-Loup.L'arrestation de Joseph Cesari: ia police française explique son nouveau succès MARSEILLE (AFP) - Les policiers français oui ont oénétré à l'improviste dans la villa d’Aubagne (Bouches-du-Rhône).près de Marseille où était installé un laboratoire clandestin pour la fabrication de drogue, se sont trouvés en présence de plusieurs personnes: un certain Nicolas Giorgiou, 32 ans, d’origine grecque, son épouse et surtout les deux trafiquants.Joseph (Jol Cesari et Lucien Giraudo.La découverte de la villa est l'aboutissement d'une enquête commencée il y a plusieurs mois, a déclaré la policé à la presse.Le nom de Giorgiou revenait souvent aux oreilles des enquêteurs, et lorsqu'ils apprirent que son oncle venait d’acheter une villa dans la banlieue marseillaise, ils décidèrent de localiser la maison en filant Giorgiou et d'y perquisitionner.L’application de ce plan devait permettre la découverte du laboratoire et la saisie de 220 livres d héroine.En outre, des documents trouvés dans la villa devaient conduire à l'arrestation des deux trafiquants.Cesari et Giraudo Joseph Cesari.56 ans.avait été libéré l'été dernier après avoir purgé une peine de sept ans de prison pour ses activités dans un laboratoire clandestin destiné, lui aussi à la fabrication de la dro- gue.A peine libre, il reprit ses anciennes occupations.C’est certainement poussé par d'impérieux besoins d'argent, sa situation financière étant très précaire à sa sortie de prison, que Cesari s'est remis à la fabrication de l'héroine.a indiqué un policier.La police a d'autre part souligné les ualités exceptionnelles de chimiste de esari: il pouvait fabriquer de ! héroïne a un taux de pureté avoisinant 87%.Abattu dans une banque Le gérant de la Banque Canadienne Nationale à Lanoraie.M.Raoul Terreau a abattu d une balle au front un individu qui.avec deux complices, a défoncé la vitrine de l'établissement dans le but évident decommetre un hold-up.' Les deux autres bandits ont pris la fuite sans demander leur reste alors que le blessé a été conduit à l'hôpital Maisonneuve.On apprenait en soirée qu'il avait succombé à sa' blessure.Les électrotechniciens ont signé une convention de 25 mois OTTAWA (PC) - Les techniciens en électronique dont la grève déclenchée au début de l’année avait interrompu la circulation aérienne, ont signé une convention collective de 25 mois avec le gouvernement fédéral.Le Conseil du Trésor a annoncé la nouvelle hier.L'entente fait suite à un accord intervenu entre les négociateurs le 26 février.Les techniciens, qui sont membres du local 3228 de la Fraternité internationale des travailleurs de l’électricité, sont préposés à l’équipement de navigation aérienne et aux radars.Aux termes de la convention collective, rétroactive au 1er juillet 1971, les travailleurs appartenant au groupe le plus important recevront $11,100 maintenant et $11,510 par la suite.Les employés de cette catégorie gagnent actuellement $10,000.D’autres travailleurs, les mieux rémunérés, gagneront maintenant $17,975 contre $16,222.Ils gagneront éventuellement $18,604.D’autres dispositions de la convention prévoient quatre semaines de vacances après 15 années à l’emploi du gouvernement et cinq semaines, après 30 ans.Prévisions budgétaires Un "effort louable ", affirme le patronat “Le gouvernement québécois a fait un effort louable pour réduire le taux de croissance de ses dépenses.Ainsi, l’augmentation projetée des dépenses gouvernementales se trouve plus en accord avec la condition économique réelle de la province”.Telle est l’opinion exprimée par le Conseil du patronat du Québec dans un communiqué qu’il a rendu public aujourd’hui.Commentant les estimations budgétaires pour l’année 1972-73 publiées parle ministre des finances, M.Gameau, hier, le CPQ a noté que le taux de croissance des dépenses projetées pour le ministère des affaires sociales sera de DERNIÈRE HEURE Les pompiers de la ville de Montréal se sont prononcés hier soir dans une proportion de 88.1% pour l’acceptation des offres salariales qui leur étaient soumises.Au terme de cette entente, le pompier de 1ère classe touchera $10,750 par an.Les parties en présence avaient abouti à une formule “d’entente possible” mercredi.Nomination à l’UCC La direction de l’Union catholique des cultivateurs annonce la nomination de M.Jean-Marc Kirouac au poste de secrétaire général de l’UCC.Le nouveau titulaire, qui succède à M.Henri-Paul Proulx, était auparavant secrétaire général adjoint de la Confédération provinciale.Avant d’accéder au poste de plus haut fonctionnaire de l’UCC, M.Kirouac a occupé diverses fonctions, d’abord au niveau des fédérations régionales, puis au siège social de la Confédération, à Montreal.Bachelier en commerce, M.Kirouac est à l’emploi de l’UCC depuis près de 25 ans.5 pour cent en 1972-73 comparativement à l’exercice en cours et que le taux d’augmentation des dépenses pour l’éducation sera limité à 5.6 pour cent.En comprimant ainsi le taux de croissance des dépenses pour ces deux postes, le gouvernement a fait preuve d’un réalisme qui contraste avec les taux d’augmentation des dépenses pour les affaires sociales et pour l’éducation que nous avons connus durant les années 60.Le conseil du patronat se demande par ailleurs, si c’est en réduisant les sommes placées à la disposition des ministères qui contribuent directement à la production de richesses dans notre société que le gouvernement est le mieux en mesure d assumer un leadership en matière d’expansion économique.Le fait que les sommes placées à la disposition des ministères de l’industrie et du commerce, des richesses naturelles, et des terres et forêts aient été réduites de plusieurs millions, à l’heure même où il faut faire preuve d’initiative et d’imagination pour assurer l’essor économique de la province, rend perplexe le Conseil du patronat.Desheptuplés en Californie SANTA CLARA (Californie) (AFP) Une femme a donné naissance hier à sept enfants avec deux mois et demi d'avance, a annoncé le médecin accoucheur du centre médical Kaiser de Santa Clara, en Californie: Le Dr Anthony Damore a précisé que les 4 filles et les 3 garçons avaient vu le jqur entre 2h04 et 2hl2 hier après-midi.Cinq des nouveaux nés sont tou-jours en vie.Deux d'entre eux ont été immédiatement emportés au centre médical de l'université Stanford à Palo Alto.Les trois autres, pour lesquels le Dr Damore n a pas moins granu espoir, ont ete placés dans une couveuse de l'hôpital de Santa Clara. L ACE F éprouve des difficultés à recevoir une autre subvention QUEBEC (par G.U) - L’Association cooperative d’economie familiale (A CEF) devra-t-elle montrer païïe blanche pour obtenir une nouvelle subvention du gouvernement québécois?C’est du moins ce que laissent entrevoir des interventions du premier mi' nistre et du ministre des institutions financières, a 1 Assemblée nationale à la suite de questions de députés dii Parti québécois.Sans le dire ouvertement, le gouvernement en a contre le fait que le directeur général des ACEF, M.Pierre Marois, soit également président du comité exécutif du Parti québécois II a aussi été candidat du parti à deux reprises dans Chambly.;Vous direz au président du conseü executif du Parti québécois que nous examinons sa requête et qu’à l’égard de nos possibilités financières et de nos priorités, nous allons la considérer”, Décision révisée OTTAWA (PC) - La recommandation d un comité parlementaire qui préconisait apparemment l’administration future de la région de la capitale nationale par une regie intergouvemementale a été officiellement révisée.La régie proposée représentant les gouvernements fédéral ontarien et québécois, aurait pour mission de dresser des plans pour le gouvernement de la région de fa capitale et non pas de former elle-même le gouvernement.a répondu jeudi le premier ministre.Le député péquiste de Lafontaine, M.Marcel Léger, lui demandait si le gouvernement renouvellerait sa subvention à l’ACEF, au même titre que le gouvernement fédéral.M.Bourassa a ajouté qu’il en discuterait avec les ministres “impliqués”.Le ministre, M.Tetley, a répondu quant à lui: “J’ai le soupçon qu’il n’y a pas de fonds nécessaires dans le budget du ministère des institutions financières pour un tel octroi.” Pour les trois derniers exercices financiers, les ACEF ont reçu des subventions annuelles de $41,000, $57,000 et $90,000 de la part du ministère des affaires sociales.Cette année, la responsabilité a été transférée au ministère des institutions financières, de qui relève le nouvel Office de la protection du consommateur.Une somme de $30,000 seulement est prévue pour des subventions à ce titre.M.Léger est revenu à la charge hier.Le ministre lui a répondu que la question est à l’étude, ajoutant que d’autres organismes que 1 ACEF ont demandé de l’aide financière du Québec, et que l’Office lui-même est en voie d’expansion.Le député demandant si l’hésitation ne venait pas du fait que M.Marois est un dirigeant du PQ, M.Tetley a répondu: “D est certain que s’il a fait une erreur dans sa vie politique, cette erreur ne • doit m’influencer en aucune manière.Mais lorsqu’il agit comme président de l’ACEF, il faut qu’il s’occupe des buts de I’ACEF et npn pas de venir ici en Chambre comme'il La fait en juillet l’an passé et aider un certain parti, parmi les quatre partis, pour ensuite m’envoyer un télégramme avec treize arguments qui étaient les mêmes trei-zes arguments, dans le même ordre, que ceux d’un certain député qui a fait un discours en Chambre.” M.Léger a alors demandé: Est-ce (ju’on doit conclure que le président de 1 ACEF a été désagréable au ministre et qu’il arriverait a la même conclusion oue le ministre des affaires municipales?D n’eut pas de réponse.Gré i/e dans un foyer pour personnes âgées QUEBEC (Le Devoir) - Les 27 employés syndiqués du pavillon Saint-Dominique, un foyer pour personnes âgées dirigé par les soeurs dominicaines de la Trinité, doivent débrayer demain afin d’appuyer leurs revendications salariales.Le porte-parole du syndicat (CSN), M.Ferdinand Pouliot, précise dans un communiqué que le salaire moyen est présentement de $66 pour une semaine de 38% heures, et que les heures supplémentaires ne sont pas payées.Ce foyer, situé à Québec, n’est pas subventionné et s’adresse plutôt à une clientèle financièrement à l’aise: la pension mensuelle varie entre $300 et $600, indique M.Pouliot.Celui-ci ajoute que l’employeur a augmenté à deux reprises les frais de pension en invoquant les hausses salariales que le syndicat l’obligerait à accorder.Le Vatican juge l'Église d'Espagne trop portée vers le socio-politique i 11 par Gilles Provost Les resolutions adoptées par la première assemblée nationale des évêques et des prêtres espagnols prônent des attitudes et des principes “inexacts et parfois manifestement erronés”, affirme un document de la Congrégation romaine pour le clergé.Ce document a été publié la semaine dernière dans les journaux espagnols à la suite d’une fuite.Certaines revues étrangères, comme le journal anglais “The Tablet”, ont aussi reproduit le texte intégral.Le cardinal Villot, secrétaire d’Etat du Vatican, a affirmé depuis lors que la lettre en question n’avait pas été soumise au pape avant d’être expédiée.Elle est signee par le cardinal Wright, préfet de la Congrégation du cierge.On y accuse notamment l’Eglise d’Espagne de vouloir transposer la mission del’Egliseen action socio-politique parce qu’elle a af une que “la Bonne Nouvelle apportée par le Cnrist est la libération intégrale ue l’homme, incluant nécessairement sa libération politique et économique”.Selon le document romain, l’im-mique”.Selon le document romain, l’importance accordée à cette libération conduit a une conception “collective” du salut et de la morale.Le “bien suprême” devient alors une “communion” sociale ambiguë.Le péché est réduit à l’injustice réelle ou présumée dans l’ordre socio-politique.On reproche donc une “vision horizontale de la mission du prêtre où le service à la collectivité des hommes prend plus d’importance que la liturgie (quand elle n’eà pas laissée de côté comme superflue ou accidentelle) et que les aspects strictement spirituels du ministère (la foi, les sacrements, etc.).” Les autorités romaines critiquent aussi l’église d’Espagne pour sa “conception exagérément démocratique de l’Eglise”: elle place en effet les hommes et les femmes, les •clercs et les laïcs sur le même pied, poussant la collégialité jusqu’à donner un véritable pouvoir de décision aux divers conseils de pastorale (normalement consultatifs).Le document qualifie de “tendance totah-taire” le désir d’inclure tous les fidèles dans une grande organisation où ils pourraient participer a toutes les responsabilités.“L’égalisation sociologique complète des prêtres et du làicat vient d’une affirmation erronée concernant la disparition totale de la distinction entre le sacré et le profane dans le Nouveau Testament et le monde moderne”, affirme-t-on.Enfin on reproche aux évêques espagnols leur “relativisme contraire à l’encyclique Humani Generis” et leur “modernisme” qui les porte à accorder autant d’importance a la culture actuelle et aux “signes des temps” qu’au contenu de la révélation naturelle transmise par la Sainte Ecriture et la Tradition et enseignée infailliblement par le magistère de l’Eglise.” .Les résolutions ainsi prises à partie par la congrégation du clergé avaient été adoptées en septembre dernier quand 288 délégués (dont 80 évêques) avaient parti- cipé pendant une semaine à la première assemblée nationale des évêques et des prêtres d’Espagne.Cette assemblée tétait présidée par le primat d’Espagne, le cardinal Enrique y Tarancon.A cette occasion, la hiérarchie espagnole avait surpris de nombreux, observateurs par la vigueur de ses prises de position.A la demande du pape, on avait pourtant laissé de côté la question du célibat sacerdotal après que 28 des 30 assemblées diocésaines consultées se soient prononcées en faveur d’un célibat facultatif.L’assemblée avait alors insisté sur la nécessité de préserver l’indépendance de l’Eglise devant l’Etat et d'éliminer toutes formes de privilèges et de concessions mutuelles.Elle avait aussi qualifié “d’urgente et nécessaire” la révision du concordat avec le régime de Franco.Dans la même ligne, on avait rejeté toute forme d’intervention gouvernementale dans la nomination des évêques et décidé de ne plus permettre que des ceremonies religieuses servent de propagande pour le gouvernement.A cette occasion, le clergé espagnol avait aussi exprimé son “inquiétude devant l’application inadéquate de la loi sur les droits de l’homme et devant la persistence d’un grave déséquilibre éco-nomioue et social ’.Il avait réclamé une véritable liberté d’expression, la participation des citoyens dans les affaires publiques- et le respect des minorités ethniques et culturelles.Enfin, on avait dénoncé l’usage des tortures physiques et psychologiques.1 • Q ¦ SOYEZ REALISTES Nous constatons dans le genre de vie que nous menons dans les années ‘70, un stress permanent avec lequel nous avons dû apprendre à coexister.La plupart d’entre nous sommes physiquement moralement et intellectuellement, bien malgré nous, conditionnés par ce mode de vie.Des problèmes du cuir chevelu surviennent, chute abondante de cheveux, cuir chevelu graisseux au bout d’un jour ou deux, démangeaisons, cheveux sur l’oreiller.Attention à vous! “LA SEBORRHEE” est là qui vous tient dans, son processus irréversible, si l’on ne prend pas les mesures réalistes qui ne consistent pas dans l’utilisation de shampoings médicamentés ou pas, pas plus qu’on ne doit ânonner que la chute des cheveux provient .des nerfs.L’absorption de tranquilisants n’empêchera pas les glandes sébacées de continuer leur oeuvre destructrice qui est l’atrophie des papilles pillaires.Les nerfs ont toujours bon dos losqu’on ne se donne pas la peine de chercher plus en détail les vraies causes et origines de la séborrhée qui est avant tout une suite de la puberté; la corrélation entre les f[landes sébacées et les glandes sexuel-es doit être entre autres tenue respon-.sable.D’autres facteurs devront entrer en ligne de compte: hygiène indéquate, alimentation, fatigue, excès, milieu ambiant, changement de climat.Un spécialiste sérieux prendra tous ces points en considération, mais ceci ne s’établit pas au cours d’une visite de cinq mlnu-, tes.Les candidats à l’examen au cuir chevelu seront soumis pendant une heure et plus à ces questions.’Alors seulement on vous dira si votre condition répond aux normes des traitements suggérés.Détrompez-vous vite, les traitements de la séborrhée sont longs et très variés.Ce n’est que par la diversification constante et surveillée des formules adaptées que vous serez à même de contrôler la séborrhée.La discipline et la coopération sont in- • dispensantes à l’aboutissement d’une mise sous contrôle.Il est donc aisé de comprendre qu'un shampoing X ou Z ou une formule quelconque à l’usage de tout le monde, s’avère dès les débuts un échec.Car et serait admettre d’avance que chaque personne réagit de la même façon et cela, vous le savez, n’est pas le cas; vos réactions ne sont pas les mêmes que celles de votre femme, amie ou voisin.Ceci pour établir que le cuir chevelu et ses sécrétions ne sont pas comparables d’un individu à un autre.L’élément temps et le scepticisme mal placé sont des facteurs oui joueront contre vous quand vous déciderez de prendre votre cas au sérieux losque votre problème sera assez ardu et que quasi rien de valable ne pourra etre entrepris pour vous aider; vous penserez avec un peu moins de reconnaissance à ces bons conseillers qui vous .auront placé sur cette voie de garage.Etre soi, c’est réfléchir par soi-même et essayer au moins d’ètre sincère.Le CENTRE CAPILLAIRE PIERRE connaît des réussites dans le domaine capillaire, mais ne se considère néanmoins pas comme l’oracle et le grand-père infaillible de l’art capillaire.Mais 18 ans au service du public nous donnent quand même’ le droit de supposer que nous ne sommes pas entièrement dépourvus de connaissances dans le domaine du cuir chevelu.Si nos trichologues ne sont pas des génies, ils sont neanmoins pourvus de plus de connaissances que les conseillers en tout et’spécialistes en rien.Si la calvitie ne peut être.vaincue, il existe des moyens sûrs pour essayer de la prévenir; sans cela, vous risquez •d’ètre vaincu par elle.Croire à des repousses de cheveux là où il n’y a que pores cicatrisés et papilles atrophiées, serait faire preuve d’une incommensurable crédulité.Il est également hors de question de faire redwelopper du duvet existant en cheveux normaux et nous prions notre lecteur de bien vouloir prendre céci en considération.Un front qui se dégage de plus en plus, une couronne qui se dessine davantage ajoutent des années à votre apparence.Cette apparence rajeunie ou vieille pré-m; turément peut, à tort ou à raison, être cause d’opportunités manquées, dans la vie.Dans les année?‘70, l’a-parence jeune compte plus que par le passé et une chevelure est un des élé-Tnents de cette apparence.Le CENTRE CAPILLAIRE sous peine de se voir dépassé, se doit d’ètre en perpétuel état de contestation et de recyclage avec lui-mème.Cest dans ce bùj que, aidés par une équipe de brillants chimistes québécois, nous continuons à développer des formules sans cesse plus complètes, variées et efficaces.Les progrès techniques ne peu- • vent pas fléchir.Le présent peut être pour vous le garant de votre avenir capillaire, si vous ne perdez ps la course contre le temps.Et.de cela, vous seul êtes le maître.P.S.Nous avisons notre clientèle de la Province que l’étude capillaire initiale se fait exclusivement à notre unique bureau de Montréal.Le Centre Capillaire Pierre n’a pas de ’ délégué parcourant la Pro-vince en son nom.Toute représentation utilisant le nom de Centre Capillaire Pierre s’avère frauduleuse.P" /&/». 5 < / donner mon avis sur % # ^environnement humain.\ #2 ENVIRONNEMENT CANADA % CASE POSTALE 8036 ^ M J OTTAWA, ONTARIO ““ : W K1G 3P9 I //"-¦ «K y-*-.Veuillez m'envoyer un résumé en français f J en anglais ?du Programme d’Action des Nations Unies.(EN ADRESSE tr*. 8 * Le Devoir, samedi 1 8 mars 1972 ANNONCES CLASSÉES RÉGULIÈRES 844-3361 • Choque pwuiionf VeuillêM faire parvenir votre turrirulum Wtae complet, en «péefHenl le «alalre demandé, an Directeur du PecMnnel Univenité du Québec à Montréal )5S oueit.Ste-Catherine Suite 6060 Montréal 111.Québec .“¦'WT' ’-Ci exigences : traitement : Voir autres Carrières et Professions, en pages 10 et 12 ASSURANCES Défi: 3 postes de gérant de division offerts actuellement dans les régions de Montréal, Québec et St-Hyacinthe à ceux qui veulent diriger leur propre équipe et se sentent appelés à assumer plus de responsabilités.Prière d'envoyer votre curriculum vilae (confidentiel) à : Case 1752, Le Devoir^ CONSEIL PROVISOIRE COMMISSION SCOLAIRE NOUVELLE DE SÏ-BRUNO (Regroupant St-Bruno, Chambly, St-Basile-le-Grand, Fort-Chambly, plus de 6,000 élèves).LE POSTE : DIRECTEUR GÉNÉRAL LE DÉFI : Assumer la direction du personnel de cadre et de gérance pour l'ensemble des fonctions; (tant d'administration financière que pédagogique) Favoriser la participation d'un plus grand nombre à la gestion par des mécanismes appropriés, afin que les politiques de la Commission soient élaborées, approuvées et implantées dans un climat d'information, d'animation et de motivation,- Exercer le contrôle des activités et rendre compte de son mandat; LES CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ : Une formation universitaire au niveau du premier cycle ou l'équivalent, exigeant au moins 17 années de scolarité; Une expérience démontrant une habileté à résoudre des problèmes d'ordre administratif et technique complexes; Une expérience accumulée, de préférence, dans le système d'enseignement dont au moins frais (3) années au niveau I de cadre (directeur de service) dans une commission scolaire de taille équivalente ou supérieure; Une excellente maîtrise du français et une bonne connaissance de l'anglais; LES CONDITIONS D’EMPLOI : Conforme à la politique administrative et salariale du personnel des Commissions scolaires du Québec.Le "curriculum vitae" des candidats intéressés doit être reçu avant 17 heures le 24 mars par : Monsieur le Président Conseil provisoire pour la Commission scolaire nouvelle de St-Bruno 1725 Montarville St-Bruno de Montarville, Qué.la commission de formation professionnelle de la main-d'oeuvre de la région de montréal-nord 795, rue melonçon, c.p.766, st-jérôme, qué.436-1171 CF DIRECTEUR GÉNÉRAL à la Commission de formation professionnelle de AAtl-Nord Qualifications : détenir un diplôme universitaire dans une discipline pertinente à la fonction.Le poste : le directeur général aura une fonction permanente à la Commission de formation professionnelle de la région.Il rendra compte de ses responsabilités au bureau de direction.Il devra notamment : a) améliorer avec son secrétaire-trésorier les services administratifs de la C.F.P.b) mettre sur pied un mécanisme de coordination au niveau régional; c) voir à ce que la C.F.P.joue un rôle plus actif dans la formation professionnelle d) assurer une continuité dans le travail quotidien; e) informer le bureau de direction et le Conseil d'administration sur les opérations de la C.F.P.L’Homme : Le poste devrait intéresser les gens qui connaissent les problèmes de formation des travailleurs et des organismes qui dispensent cette formation.Son expérience de travail devrait préparer le candidat à relever le défi qui lui sera imposé.Le défi : une responsabilité de leader en vue de rallier les aspirations du milieu à un même centre d'intérêt.a) être au courant des politiques de main-d'oeuvre au Québec est un atout; b) posséder une expérience de travail en administration; c) être capable d'organiser un travail cohérent.Traitement : sera établi suivant l'expérience du candidat en conformité avec les échelles du Ministère de la Main-d'oeuvre et du Travail du Québec.Le salaire devrait se chiffrer autour de $16,000.compte tenu de la grille salariale.Faire parvenir votre curriculum vitae : Bureau de direction, Commission de Formation Professionnelle de la région de Montréal-Nord 795 rue Mélançon, c.p.766, Saint-Jérôme, P.Q.Fin du concours : 30 mars 1972 avant 5.00 heures p.m.Les inscriptions seront gardées strictement confidentielles.7 12 ?Le Devoir, samedi 1 8 mars 1 972 Une entrevue avec le professeur Denis Szabo Le maintien de Tordre social devrait être assuré par des "escouades d'intervention" par Jean-Pierre Charbonneau isÉTiii# Jim Le professeur Denis Szabo.Vv - Ce n’est pas à l’armée de maintenir l'ordre social interne, sa mission étant d’assurer l’intégrité territoriale et de garantir le maintien des institutions d’un pays.Pour le professeur Denis Szabo, de l’université de Montréal, directeur du centre international de criminologie comparée, on doit éviter que la population cultive envers l’armee les mêmes préjugés qu’elle a entretenus envers les forces policières, celles-ci devant souvent limiter l’exercice de certaines libertés individuelles.Comparaissant devant le comité parlementaire des affaires extérieures et des forces armées, M.Szabo a proposé, plutôt que de recourir a l’armée, la constitution, au niveau provincial, d’escouades policières d’intervention relevant de la juridiction des polices provinciales.M.Szabo a expliqué au DEVOIR comment il en était arrivé à cette conclusion et ce qu’il entendait par police d’intervention.“Chaque fois que l’on aborde le problème de la police, Voir autres Carrières et Professions en pages 10 et 11 ( > < Collège du Vieux Montréal CHEF RÉALISATEUR AUDIO-VISUEL FONCTIONS : Le candidat devra : - diriger la partie artistique de la production audio*visuelle; - assumer la responsabilité pour la qualité esthétique de tous les documents audio-visuels produits; - superviser le travail du personnel artistique.De plus, il sera : - responsable de la production de diapositives, de films, de photographie, d'émissions de télévision, etc.; - chargé de certaines tâches administratives directement reliées à la production audio-visuelle.QUALIFICATIONS : Il devra posséder seize (16) années de scolarité avec spécialisation en photographie.graphisme ou l'équivalent en communication.Sont également admissibles les candidats ne possédant pas de diplôme universitaire mais ayant une expérience exceptionnelle et une compétence reconnue dans le domaine de l'information.Expérience pertinente requise en photographie ou en réalisation de télévision ou de cinéma.SALAIRE : Selon les normes du Ministère de l'éducation.Faire parvenir votre demande et curriculum vitae, avant le 24 mars 1972, au : r Directeur du personnel, Collège du Vieux Montréal, 200 ouest, rue Sherbrooke, Montréal 129, P.Q.» € Collège du Vieux Montréal ANA1YSTE DES PROCÉDÉS ADMINISTRATIFS NATURE OU TRAVAIL Sous l’gutorité du Directeur de l’informatique, l'analyste des procédés administratifs voit à la normalisation ou 6 l'amélioration des structures administratives afin de les rendre conformes aux objectifs du Collige.FONCTION : L'analyste des procédés administratifs - rédige les procédures propres à chaque système (achats, paie, inscriptions); - trace les organigrammes fonctionnels des divers systèmes; - anime les groupes de travail formés pour étudier divers problèmes de gestion pédagogique et administrative; - sert de lien avec les analystes de l’Informatique dans le cas d'une mécanisation; - garde à jour les cahiers de procédures; - peut se voir confier toutes autres responsabilités relevant de sa compétence.QUALIFICATIONS : (e candidat devra posséder ; - un diplôme universitaire en sciences ou en administration; - des connaissances du milieu de l'enseignement; - et si possible, des connaissances de l'informatique.SALAffti : Selon les normes du Ministère de l'éducation."N y Foira parvenir voire demande et curriculum vitae, avant le 24 mars 1972, au r Directeur du personnel Collège du Vieux Montréal 200 ouest, rue Sherbrooke, MONTRÉAL 129, P.Q.y LA Rduoie DU Québec RECHERCHE CHEF - GESTION DE PORTEFEUILLES Poste: Sous la direction du directeur des services financiers, administre les activités de fonds mutuel Canadien de valeurs Américaines, participe activement à l'élaboration de politiques de placements concernant les comptes en gestion et est membre du Comité de Placement.Gère lui-même des (FONDS U.S.) portefeuilles particuliers et dans ces cas, développe ses propres stratégies tenant-compte des politiques établies.Exigences: Possède de préférence une formation universitaire en commerce, option finance ou économie avec une expérience de trois (3) à cinq (5) années dans le milieu financier soit "Gestion de Portefeuilles" et/ou analyse financière.Il communique facilement et apporte des jugements de haute qualité concernant les autorisations et la sélection des valeurs et des titres.Doit planifier et surveiller efficacement les activités dont il a la responsabilité.Salaire intéressant suivant l'expérience du candidat ainsi qu'un excellent programme de bénéfices sociaux.Les demandes, traitées confidentiellement, seront adressées au Service du Personnel.société de -—- ’ FIDUCIE du QUEBEC ' Edï Place d’Anmes • Montréal- dit M.Szabo, on suscite des sentiments divers et, suivant sa propre attitude envers l’autorité, ces sentiments sont positifs ou négatifs.Et, comme on sait que nous avons tous des réactions diverses vis-à-vis de l’autorité ou ses représentants, il est très difficile d’analyser objectivement les problèmes de la police.“Quiconque en parle, court beaucoup plus de risques d’être mal compris.D’autant plus, que les questions policières plus que toutes les autres questions sociales ou économiques rendent l’objectivité extrêmement difficile.“En somme, explique M.Szabo, chaoue fois ou’on parle des problèmes ae penec-tionnement, de techniques et d’efficacité dans le domaine de la police on voit presque fatalement associé dans certains esprits le spectre du renforcement de l’autorité, de l’autoritarisme et de l’Etat policier.Pourtant, il est essentiel de pouvoir parler objectivement des problèmes de la police car ceux-ci sont parmi les plus graves de notre démocratie”.Ainsi, pour M.Szabo, l’armée est l’instrument du maintien de l’intégrité territoriale, du soutien de l’Etat dans sa politique extérieure, ouand les démarches de la diplomatie et les appels à la paix ont échoué.C’est en fait l’instrument de la guerre.La police, elle, est l’instrument du maintien de l’ordre interne et le bouclier des attaques contre l’Etat.Elle doit faire respecter la constitution et les règles de fonctionnement de la démocratie à l’intérieur de l’Etat.Avant le 19ème siècle, explique le fondateur du département de criminologie de l’université de Montreal (ce département fait du Québec un des grands dans le domaine de la science criminologique), il n’y avait pas de distinction très nette entre les deux forces: armée et police, parce que l’Etat-nation, tel que nous le connaissons aujourd’hui, n’était pas né ou du' moins n’avait pas pris une forme définitive.A cause de cela, il n’y avait pas de distinction réelle entre les ennemis interne et externe.C’était l’époque des guerres dynastiques, religieuses et idéologiques.On se battait pour des objectifs qui n’avaient rien à voir avec une entité territoriale ou avec l’appartenance à un groupe culturel homogène dans un territoire donné.Cela a changé au 19ème siècle avec la création progressive des Etats-Nations où s’établissait un certain rapport entre les groupes ethniques et les frontières.Avec ce changement, on a fixé un rôle à l’armée, en tenant compte du nouveau concept démocratique 3ui voulait que la succession es gouvernements élus fasse de celui qui était l’ennemi de l’ordre interne un jour, le détenteur du pouvoir le lendemain.Par conséquent, on ne pouvait pas traiter cet adversaire comme on traitait auparavant les factieux ou ceux qui voulaient renverser le gouvernement.D en résultait donc que le rôle de la police était devenu progressivement préventif en étant le garant des règles que la démocratie se donne pour que des régimes puissent se succéder selon la volonté exprimée du peuple.Ce rôle de la défense sociale par une force autre que militaire s’est tout doucement dégagé au cours du 19ème siècle par la création des forces policières centralisées ou décentralisées.Un nouveau changement est cependant intervenu, explique encore M.Szabo, après la première grande guerre mondiale.On a vu à ce moment se constituer des partis politiques à incidence iaéolo- §ique.Il y avait des partis ’extrême-gauche liés à la pa- trie du socialisme international et des partis d’extrême-droite qui, en plus d’être attachés à leur pays, avaient de fortes sympathies pour l’Allemagne nazie et l’Italie faciste.Ce changement a rendu moins évidente la distinction entre les forces “ennemies” extérieures et intérieures.Cette situation a alors provoqué, dans les démocraties occidentales en particulier, la naissance d’un nouveau type de police une police d’intervention à carractère fortement militarisé, aux effectifs plus centralisés, relevant parfois même des ministères de la défense nationale.On a assigné à ces nouvelles polices des pouvoirs d’intervention centralisés pour assurer la garantie de l’ordre public à regard des groupes organisés qui voulaient renverser cet ordre public soit par un coup d’Etat, soit par des manifestations de masses organisées en vue d’un changement de régime.Ici, cependant, note le professeur de criminologie, intervient une différence notable entre l’Amérique du Nord et l’Europe occidentale.En Amérique du Nord il existe une tradition démocratique bien différente de celle qui existe en Europe.D s’agit d’une tradition démocratique où la défense des libertés individuelles est beaucoup plus ancrée que sur le vieux contment.Ici, on a bien eu des embryons de police nationale comme la GRC ou le FBI mais jamais ces corps policiers n’ont eu les pouvoirs étendus des polices nationales européennes.Les corps constitues nord-américains ont toujours résisté considérablement à toute extension du rôle de la police autre que les rôles dévolus aux gouvernements municipaux et provinciaux.C’est pourquoi en Europe, où l’on a connu des bouleversements sociaux beaucoup plus profonds qu’en Amérique du Nord, on avait bien développé ce type de polices intermédiaires que sont les polices d’intervention.On arrive maintenant à la période suivant la deuxième grande guerre.Le professeur Szabo a tracé à ce chapitre devant la Commission parlementaire une typologie des conflits et des confrontations, en indiquant lesquels relevaient du rôle de la police et de l’armée.Selon lui, les types de confrontations peuvent être résumés en cinq points: 1) La guerre extérieure sans complicité idéologique interne.Lest la guerre classique comme l’illustre bien la guerre 1914-18.Ce type relève essentiellement de l’armée.LIMONADE ASEPTA EMBELLIT par l’éclat du teint Agréable au goût 1AX ATIVE-PURGATIVE (POUR BIEN DIGERER, tamias-.UNE EAU DE SANTE aicaUne « pfriiuNTE QUI FAClÜTÉ,LE TRAJET DIGESTIF et l Elimination 2) Conflit entre nations avec complicité interne de certaines forces organisées.D’une certaine manière, cela relève de la police.3) Confrontation interne entre groupes politiques organisés dont le but avoué est le renversement du pouvoir et le changement des règles du jeu.L’exemple québécois est sans aucun doute la crise d’octobre 1970.Ce type relève essentiellement de la police.4) Conflit interne sans volonté de renversement de pouvoir qui met malpré tout en danger la sécurité collective.C’est par exemple le cas de certaines confrontations lors des conflits de travail, ou des conflits ethniques.Ces types de confrontations relèvent essentiellement des forcespolicières.5) Confrontation spontanée dont les meilleurs exemples sont les manifestations frénétiques lors d’événements sportifs majeurs.La célèbre emeute du Forum de Montréal illustre ce type qui relève aussi uniquement de la police.Devant cette situation, une question se pose: est-ce que notre police est bien équipée pour faire face à tous ces types de confrontations?M.Szabo répond sans hésiter non en s’appuyant sur les explications historiques déjà énoncées.Reste à voir maintenant quelles sont les différentes solutions qui s’offrent à nous et quelle est la meilleure.Pour le directeur du Centre international de criminologie comparée quatre recours s’offrent à nous: • L’utilisation plus systématique de l’armée.M.Szabo l’écarte parce que, dit-il, l’armée doit demeurer le garant suprême des institutions d’un pays.Si on fait trop souvent appel à l’armée, on va créer le même stéréotypé qu’on a développé pour la police.L’armée n'est pas une solution à cause aussi de l’objectif fondamental de toute armée (même l’armée canadienne qui est connue pour être une armée de paix) soit la destruction de l’ennemi.L’armée est levée à des fins offensives et défensives et non aux fins de prévention.Alors que plus on tue ou élimine d’ennemis dans l’armée mieux on remplit son rôle, dans la police, c’est l’inverse et l’on doit écrire des tonnes de rapports pour chaque balle tirée.• L’utilisation de la police nationale, la GRC, que M.Szabo écarte tout aussi rapidement à cause de la structure fédéra- NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 COURS D'ANGLAIS • EN ANGLETERRE 3 semaines tout compris J495.•À MONTRÉAL 42 heures *65» COURS D'ESPAGNOL •CN ESPAGNE Coïta d*l Sol 3 semaines .n _ tout compris TRAVAIL D’ÉTÉ EN EUROPE POUR ÉTUDIANTS Centre d'Etudes internationales de Montréal Inc.1434 St«-Cath*rin« ouest Suite 303, AAH 107 Tél.i 866-5900 cm 866-0770 ÉTÉ 11 L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA EN EUROPE A MADRID - cours d'espagnol du 23 mai au 29 juin .$495.À MADRID - séminaires sur l'art occidental - atelier de dessin, peinture, gravure du 29 juin au 3 août.5595.EN VAL-DE-LOIRE - langue française seconde - immersion totale - du 3 juillet au 4 août.$780.A CAP-D AIL (CÔÎE D AZUR) - théâtre du 3 juillet au 4 août .$655.A AIX-EN-PROVENCE - Grèce et Rome en Provence - musique française de piano du 3 juillet au 4 août.$595.Ce* prix comprennent : hait d* tcolarlli, trantporf par avion, logement, pentlon, excursions et spectac/es.Pour fout renseignement : COURS EN EUROPE, Extension de l'enseignement CENTRE D'ÉTUDES INTERNATIONALES S rue Osgoode, Ottawa KIN 6N5 1434 ouest, Ste-Catherine Tél.: (613) 231-2390 Montréal TÉL.: 866-0770 le du pays et son étendue géographique • En troisième lieu, le criminologue évalue le rôle actuel des escouades anti-émeute mises sur pied par des municipalités comme Montréal et suggère que ces escouades soient maintenues en limitant toutefois le rôle d’intervention aux affrontements mineurs et de moyenne importance.M.Szabo fait remarquer que les grandes villes sont en général le théâtre des principales con-Suite è la page 19 UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Faculté de théologie Programmes de maîtrise / été 1972 ¦ MAÎTRISE EN PASTORALE SCOLAIRE L'animateur de pastorale en milieu scolaire ; 1.situation concrète du pasteur scolaire, d'après la recherche poursuivie à la Faculté et l'expérience des participants; 2.analyses et critiques théologiques et sociologiques de cette situation ; l'animateur de pastorale et la société, l'animateur de pastorale et l'école, l'animateur de pastorale et l'Église, l'animateur de pastorale et la jeunesse,- 3.élaboration de projets pastoraux pour l'année à venir.¦ MAÎTRISE EN SCIENCES HUMAINES DES RELIGIONS La maîtrise en sciences humaines des religions est maintenant offerte durant l'été, de manière à la rendre plus accessible aux professeurs engagés dans les programmes de l'enseignement religieux au secondaire et au CEGEP, et plus adaptée aux cours qui y figurent.Sont offerts cet été ; 1.les différents types d'approche des phénomènes religieux par les sciences humaines des religions; 2.boudhisme et hindouisme ; initiation à l'interprétation des rites et symboles de la civilisation et de la religion de l'Inde (Dad Prithupaul); 3.anthropologie religieuse ; principaux concepts, grands classiques, religions primitives et religions actuelles.Des ateliers porteront sur les problèmes reliés à la présence des sciences humaines des religions à l'école secondaire et au CEGEP.¦ MAÎTRISE EN PASTORALE FONDAMENTALE 1.Conscientisation - formulation par les participants de leurs objectifs pastoraux.2.Le christianisme au Québec ; situations et attentes (cours multidisciplinaire de 45 heures).3.Travail d'éléboratio.-i d'un projet pastoral.Pourchaqueprogramme, la session d'été dure cinq (5) semaines, du 3 juillet au 4 août 1972.Ces cours ne seront pas répétés durant l'année académique 1972-1973.Les candidats sont admis après examen de leur dossier." Pour tout renseignement supplémentaire, s'adresser au : Secrétariat / Faculté de théologie Université de Sherbrooke Sherbrooke, Qué.tél.: (819) 565-5914 COOPÉRATION INr^ F°h Wter NATIONAL c° gantai INSTITUT DE COOPÉRATION INTERNATIONALE UNIVERSITÉ D’OTTAWA (I.C.I.) PROGRAMME D'ÉTUDES EN DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL (PRODEV) Ce programme de formation et de perfectionnement a été créé à l'intention de coopérants, chercheurs, conseillers, experts et autres personnes qui veulent travailler dans le domaine du développement international et de la coopération.Les participants pourront travailler avec des spécialistes en développement international dans un cadre d'études pluri-disciplinaires.Le programme s'étend sur une période d'une année.DESCRIPTION DU PROGRAMME SESSIONS 1972 1 r« session ; Problématique du développement (18 septembre ou 27 octobre) 2e session : Changements économiques et sociaux dans les pays en voie de développement (6 novembre au 1S décembre) 1973 3e session : Gestion des programmes de développement innational (8 janvier au 16 février) 4e session : Études régionales et analyse de cas en développement international (26 février au 6 avril) LANGUE ÉTRANGÈRE durant toute l’année universitaire STAGE (si nécessaire) - 4 6 12 semaines MÉMOIRE - A remettre au plus tord le 1er septembre 1973 CONDITIONS D'ADMISSION • Minimum ; le baccalauréat ou l'équivalent.• Expérience dans le domaine du développement ou avoir l'intention d'y faire carrière.Dans ce dernier cas, le candidat devra avoir fait des études dans un domaine connexe.• Bonne connaissance du français et de langlais.DIPLOME Un diplôme en coopération internationale sera décerné aux candidats qui auront répandu à toutes les exigences du programme.TOUTE DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS OU D'ADMISSION DEVRA ÊTRE ADRESSEE AU : SECRÉTAIRE GÉNÉRAL INSTITUT DE COOPÉRATION INTERNATIONALE UNIVERSITÉ D'OTTAWA OTTAWA, ONTARIO, CANADA K1N6N5 TÉL.:(613)231-2340 l % I LE DEVOIR Montréal, samedi 1 8 mars 1 972 Cahier ARTS et LETTRES En marge de "Demain matin, Montréal m'attend' En quoi Michel Tremblay par MICHEL BEAULIEU Entre le monde fascinant d’un George Harrison, par exemple, c’est-à-dire un monde qui nous dépersonnalise dans nos racines et nos appartenances, et celui de Michel Tremblay, qui incise dans le plus vif de ces racines et appartenances, il n'existe pas à proprement parler de distance.D’une certaine manière, les chansons de AH Things Must Pass nous parlent tout autant que Les Belles-Soeurs ou qu’En pièces détachées; nous parlent tout autant mais pas au même niveau, de même que si nous vibrons aux romans de Dostoïevski, nous n’y vibrerons jamais avec la même intensité qu’un russe de bonne souche.Ceci pour affirmer qu’on se leurre en voulant faire universel: sans vouloir prôner le régionalisme, cette lie des écritures dîtes nationales, il reste que seules les écritures profondément enracinées ont quelque chance de “parler” partout, les problèmes et les questions fondamentales demeurant partout les mêmes, bien qu’au premier degré ils puissent s’exprimer, et être exprimés, différemment.Ceci pour affirmer de même qu’on ne saurait reconnaître en Michel Tremblay qu’un auteur de premier plan.Malheureusement, bien que les conséquences n’en soient pas évidentes, et bien qu’il ait, me semble-t-il, les ressorts propres à lui éviter les pièges conséquents de cette manière de faire, Michel Tremblay est devenu depuis quelques années une proie de choix pour tout ce qui se fait ici de consommateurs, depuis les universitaires jusqu’aux étudiants.Dans un sen$, s’il n’est pas absolument normal que les choses se passent ainsi, que les écrivains du Québec soient pour ainsi dire mis en caries dès le début de leur oeuvre, le fait même que nos écritures naissent à peine implique une réaction de ce genre.Le danger réside surtout pour l’auteur en ce qu’il lui sera dans la presque totalité des cas extrêmement difficile de surmonter ces cadres qu’on lui applique avant même qu’il n’ait véritablement commencé à donner sa pleine mesure.Certains la donnent avant même d’a-voir atteint la pleine maturité: on connaît assez le cas Rimbaud.D’autres n’y parviendront que plus tard.Et je crois que c’est faire confiance à Mi- Claude Gai en Duchesse de Langeais (Photo: Ronald Labelle) chel Tremblay que de lui prédire ses oeuvres les plus charnues pour dans quelques années d’ici: il reste d’ores et déjà certain, pour peu qu’on puisse l’être en ces matières, que Tremblay n’arrêtera pas d’écrire et que la courbe de qualité et d’approfondissement de son oeuvre ira en s accentuant.Ceci d’autant plus qu’il utilise le moyen le plus propre à ce faire: la diversification.La trajectoire de Michel Tremblay, pour cahotante qu’elle soit à première vue, n’en est pas moins extrêmement rigoureuse et on ne peut reprocher à un auteur, sans tomber dans la platitude la plus aberrante, d’explorer les avenues qui s’ouvrent devant lui.Les grandes oeuvres monolithiques sont très rares et, dans ce cas, ne brillent généralement pas par la profusion.Trop de critiques à la petite semaine font semblant de croire qu’une oeuvre linéaire se répète et qu’une oeuvre aux facettes multiples prouve par l'absurde que son auteur n’a pas de suite dans les idées.Exécution sommaire dans les deux cas, ce genre de jugements dessert à la fois celui qui l’émet et celui contre qui il est émis.Or, l'homme n’est pas un tout qu’on saisit du premier coup d’oeil.Passons.Depuis la création des Belles-Soeurs, en août 1968, on a proféré beaucoup d’inepties à propos de l’auteur et de ses créatures.On a beaucoup parlé de dévalorisation de la langue, mais sans jamais apporter d’arguments convaincants.L’exemple de la langue américai- ne dans ses rapports avec la langue anglaise devrait pourtant nous fournir le plus sûr des guides.De mêmes les thèses avancées par Henri Bélanger dans son livre Place à l’homme (HMH) avec, pour sous-titre, Eloge du français québécois.Maintenant, on ne devrait plus parler que de québécois puisque c’est ce que nous parlons.Voici quelques propositions propres à exposer la problématique: 1) - en quoi ressemblons-nous aux autres?; et: 2) - en quoi surtout leur sommes-nous différents?Tremblay joue et gagne sur les deux tableaux.Mais il reste que dans son exploration, il est peut-être l’auteur le plus traditionnel que connaisse le Québec présentement puisque la majeure partie de son oeuvre dramatique se veut un constat et non pas, surtout dans la présentation théâtrale, une oeuvre ouverte sur l’avenir, bien qu’elle le soit par plusieurs aspects.A proprement parler, Tremblay n’a pas fait d'enfants meme si la presque totalité de ce qui se fait au théâtre au Québec depuis quelques années lui doit beaucoup.On peut établir des rapports entre des oeuvres aussi différentes et possédant chacune son originalité propre que celles de Sauvageau, d’Odette Gagnon, de Jacqueline Barrette et de Serge Mercier, et celle de Michel Tremblay.Sans la création des Belles-Soeurs, ni le Grand Cirque ordinaire, ni le Théâtre du Même Nom, ni l’oeuvre de Jean-Claude Germain n’eussent sans doute existé, du moins pas dans la spécificité qu’on leur connaît.Mais, ces enfants se sont détachés très vite de leur père comme si, une fois acquis le fait qu’il existe, ils l’avaient bien vite oublié.Car, ce que Tremblay a donné d’abord au Québec, c’est un langage.Il a franchi cette barrière qu’avant lui nul n’avait franchi avec autant de rigueur et de ténacité.Le sens de_ l’oeuvre, pour limité qu’il puisse paraître, n’en demeure pas moins libérateur précisément parce qu’il a permis à d’autres de diversifier la dramaturgie d’ici.D'autre part, Tremblay est un auteur populaire, un auteur joué, un auteur admiré et estimé.Il a su assumer cet aspect, ne niant pas qu’il y ait en lui un côté profondément exhibitionniste.Les créatures qu’il met en scène sortent du nous a rendu notre âme Denise Filiatrault en Lola Lee.(Photo: Ronald Labelle) vécu beaucoup plus que de l’imaginaire.Ceux qui n’y croient pas ne veulent simplement pas y croire.Depuis quelques jours, au théâtre Maisonneuve, les Productions Paul Buissonneau donnent en reprise Demain matin, Montreal m’attend qu’on insère au premier degré dans la tradition américaine de la comédie musicale.Au premier degré seulement puisqu’elle ne tranche pas par le fond avec le reste de l’oeuvre.Elle lui apporte en plus un caractère très important, voire capital: le divertissement.Gageure assez étonnante finalement parce que les mêmes vérités passent comme en se riant, et qu’elles demeurent tout aussi efficaces.Le texte et le spectacle lui-même ont été rallongés d’une heure qu’ils duraient à Denise Proulx en Betty Bird (Photo: Ronald Labelle) plus de deux heures.Les personnages secondaires, entre autres, y gagnent en 'elief.Mais Michel Tremblay pense déjà à demain: en mai, on présentera Les Belles-Soeur à Paris avec Denise Proulx, Denise Filiatreault, Monique Mercure, Rita Lafontaine, Odette Gagnon et Amulette Garneau, entre autres.Ensuite, il y aura Sainte-Carmen-de-la-Main, un autre ‘musical’, toujours en collaboration avec François Dompierre.“Sainte-Carmen-de-la-main, dit-il, est une suite d'A toi, pour toujours, ta Ma-rie-Lou, où on retrouve la Carmen dont on a dit qu elle s en sortait.En fait, comme dit André Brassard, elle a monté une marche d'un escalateur qui descend.C’est l’histoire d’une vraie sainte, ajoute-t-il avec un rire caustique en rappelant les processions d'Espagne où les hommes transportent une statue dont on ne sait jamais si elle va tomber.” Mais il s’agit encore une fois d’un spectacle qui, comme Demain matin, demande beaucoup de moyens pour le monter.“J'aimerais, dit Michel Tremblay, que ça soit monté par l’Opéra du Québec.On va essayer de les rencontrer.Pourquoi pas?Ca serait le premier rock-opéra québécois.Mais de toutes façons ça se fera pas avant deux ans." En attendant?En attendant, il y a pour l’année prochaine, Hosannah, une pièce que Michel Tremblay a écrite en Grèce, et dont il tente avec une patience de sage de déchiffrer et de transcrire le manuscrit par les temps qui courent.“Hosannah, précise Michel Tremblay, c’est une tranche de vie d'un couple homosexuel, en partant de deux personnages de Demain matin, Montreal m’attend, qui se passe à la suite d’un concours de travestis.Les deux personnages ne sont pas encore assez vieux pour se mettre à nu, mais ils jouent un duo d’amour tout en se disant des bêtises.” N’en disons pas plus long.Pourtant, célébré et célébré.Michel Tremblay n’arrive pas tout à fait à vivre de son théâtre.La seule saison où il a pu le faire, c’est au moment où on a re- Rris les Belles-Soeurs, tout en créant lademoisellc Roberge boit un peu.“On a dit que je vivais de ma plume, dit-il, mais ce n'est pas tout à fait vrai.J’ai reçu plusieurs bourses du Conseil des Arts.Voici posé un autre problème, connexe sans doute mais vital: comment se fait-il qu’un écrivain ne puisse vivre de sa plume?11 faudra bien y voir un jour, surtout si l'on tient compte du fait qu’un écrivain travaille tout autant qu’un autre et ou’il a tout autant le droit de manger et de giter.Passons.Michel Tremblay a été le premier révélateur de la langue québécoise.D’autres avant lui l’ont inventée à commencer par ceux qui la parlent depuis belle lurette; d'autres l’ont écrite: les plus célèbres furent les écrivains de Parti-pris, mais dans une aventure qui a eu des lendemains plutôt pénibles.De ce côté, ce que Tremblay a fait, et en cela il a été un magnifique catalyseur, c’est de la rendre populaire et, encore plus, de rendre au peuple québécois ce qui lui appartient de plus noble et de plus profond.Eh oui, place à l’homme, plutôt que ces regards furtifs et passablement réactionnaires jetés sur une mère-patrie à laquelle nous appartenons à peu près autant qu’aux ancêtres Gaulois leurs descendants africains des manuels coloniaux.• Michel Tremblay, et les autres qui vinrent après lui nous ont redonné notre âme.Ceux qui viennent après lui font la preuve d’une santé vivifiante.EH Du Deller Consort et de quelques Anglais par JACQUES THÉRIAULT Le Deller Consort, composé de quatre chanteurs anglais dirigés par le contre-ténor Alfred Deller, est favorablement connu pour ses interprétations d’oeuvres religieuses et profanes de l’époque élisa-béthaine, grâce aux nombreux enregistrements qu’il a réalisés pour la firme française Harmonia Mundi.Chaque été, ce quatuor vocal incomparable bat le rappel des mélomanes en présentant un festival dans le cadre champêtre de la Provence, où nous a-t-on déjà raconté, la musique et la gastronomie font très bon ménage.A l’occasion de ces récitals, les chanteurs s'installent le plus souvent derrière une table4, dans le but d’éviter l’attitude compassée et dépassée des ensembles vocaux qui s'alignent sagement au centre d'une scène Comme si on souhaitait insister sur le fait que la musique est une nourriture qu’on fait partager simplement.En attendant que le Deller Consort soit invité à venir charmer les Québécois, on est forcé de s’en remettre aux microsillons que cet ensemble enregistre avec le concours des “artisans du son” d’Har-monia Mundi.Et, le moins qu’on puisse dire, c’est que les trois derniers disques signés par Alfred Deller sont d’un raffinement comparable à celui d’une toile de Gainsborough.L’un d’eux est dédié à Henry Purcdl (DR 218): il comprend des airs d'opéra, des musiques de scène, des odes et des enants sacrés, interprétés en compagnie de quatre instrumentistes (deux violons, une viole de eambe et un cla- vecin).Et, il n’est pas vain de rappeler que Purcell donna à la scène quelques-unes des plus belles pieces du genre, en écrivant ses semi-opéra que sont “La reine des fées” et “La reine indienne” dont on trouve ici, des extraits.Un autre disque nous introduit à la cour des Tudor (HMD 223) où le “gentle art, sweet music, divine harmony” étaient de rigueur.Les fins lettrés auxquels le Deller Consort s’attache, en compagnie du Morley Consort, sont; John Dowland, Thomas Tomkins, Thomas Ford, Francis, Pilkington, Edward Johnson, William Leighton, Thomas Morley, Peter Philips et Con-versi.Ces miniatures musicales sont interprétées avec beaucoup d’expressivité, tant par les chanteurs que par les musiciens qui jouent le dessus de viole, la flûte traversière ou à bec, la basse de viole, le luth, le cistre et la pandore.Un programme rare et inédit.Enfin, le Deller Consort de Londres présente le premier volume d’une série consacrée aux oeuvres sacrées de l’Espagnol Carlo Gesualdo (HMD 220), connues sous le nom de “Responsoria et alia ad officium hebdomadae sanctae spectantiae”.Comme le note Nanie Bridgman, on ne possède qu’un seul exemplaire de ces Répons pour la semaine sainte, et, “comme il a fallu de surcroît attendre en 1957 pour obtenir l’autorisation de les examiner et de les étudier, il n’est pas étonnant qu’ils soient encore à peu près inconnus”.Sur ce présent album, on trouve neuf de ces pièces inspirées par différents épisodes de la Passion du Christ.Et, pour satisfaire aux exigences vocales, le Deller Consort est ici, composé de huit chanteurs.• Le pianiste Glenn Gould lorgne aussi du côté de la renaissance anglaise, en s'attachant à des pages de William Byrd et Orlando Gibbons (Columbia; M-30825), dont on raconte que Shakespeare “se redisait les airs quand il parlait des accords du luth”.Et pour cause, puisqu’ils sont certainement les créateurs les plus importants de cette époque.Selon son habitude, Gould joué ces oeuvres pour clavier avec panache et virtuosité, mais je m’en voudrais de ne pas insister sur son intériorité, sur la façon avec laquelle il arrive à rendre ces mélodis- tes très émouvants.Ce disque, somme toute, nous convie à une fête galante exceptionnelle et rare.• Plus près de nous, Ralph Vaughan Williams (1872-1958) composa neuf symphonies, plusieurs pièces orchestrales ins- {tirées de vieux chants popu-aires anglais, ainsi que des pièces sacrées.La maison Angel, notamment, a énormément contribué à faire connaître son oeuvre de style néoclassique, mais il semble qu’elle n’a pas encore dit le dernier mot, si l’on se fie à la parution récente de deux nouveaux programmes, dédiés à Vaughan Williams.Le plus intéressant réunit deux premières phonographiques: “Riders to the Sea”, un opéra en un acte sur un texte de Synge, et "Magnificat” pour contralto, flute, choeur de femmes et petit orchestre.Les interprètes sont: Helen Watts, Margaret Price, Norma Burrows, Benjamin Luxon, les Ambrosian Singers et l’Orchestra Novo de Londres sous la direction de Meredith Davies (S-36819).Le second programme est assu- '• i'I V] ré par l'Orchestre Symphonique de Londres, sous le bâton de Sir Adrian Boult, il est composé des “Variations Enigma op.36”, de la “Fantaisie sur Greensleeves” et de trois suites sur des chansons folkloriques anglaises (S-.'16799).• Toujours du côté anglais, on peut se procurer un disque intitulé “The last night of the Proms”, avec Colin Davis au pupitre de l’Orchestre Symphonique de la BBC (Philips.DY 88511).Les “Proms” Suite à la page 14 Son roman "Counterblast" chez HMH Honni soit (et béni soit) M.Marshall McLuhan, romancier! par ROBERT GUY SCULLY M.Gaude Hurtubise est-il un éditeur subversif?Ses bureaux, logés à l’enseigne du poisson-qui-saute.rue Craig ouest, sont-ils le laboratoire où l’on cherche des solutions noires?Certains pourraient le chuchoter.Certes, l’éditeur se distingue par une production littéraire abondante et de bon ton; de Elus, seules les idées colorées d’un •enis Plain peuvent rivaliser avec la minutie artistique que met Gilles Robert à la conception de ses maquettes.Les atelier Jacques Gaude de Saint-Hyacinthe impriment bien.Mais parmi les Eugène Cloutier, les Anne Hebert, les Nairn Kattan, tous de bonne famille.littéraire, il se glisse parfois une parution inquiétante: en 1970, Jean Basile parlait de musique rock; en 1971, l’équipe Champ Libre parle de cinéma; enfin, voici l’Hérétique avec un grand H qui vient s’ajouter aux deux H du sigle officiel.Marshall, le maréchal des média, est parmi nous, et se présente sous les dehors respectables du romancier! Les jeunes romanciers du Jour pourraient bien se fâcher, et partir un soir pour la rue Craig ouest en gang; rendus là, ils lanceraient des cocktails Gutenberg (des morceaux de revue littéraire dans une bouteille remplie de gazoline) contre le mur rouge ou saute ce pauvre poisson.Le maquettiste Gilles Robert, de son côté, doit bien connaître les thèses meluhaniennes maintenant.Le véritable défi de “traduction” que posait “Coun-terblast” était un défi visuel plutôt que verbal.Le médium et le message, n’est-ce pas?Le collaborateur de l’auteur, Haney Parker, avait conçu un design graphique pour chaque aphorisme mu-clahien, sur chaque page.H y a des bouts de phrases en spirales, en caractères bizarres, tramés, agrandis, réduits, dessinés.Ajoutons à cela la dimension couleurs, et on peut imaginer le travail énorme qui confrontait le graphiste francophone.Je ne connais qu'une entreprise semblable, c’est le “Manifeste de l’Infonie”, qui lui aussi avait causé des maux de tete à l’imprimeur: on y combinait des dessins, oes partitions musicales, des poèmes géométriques.Cet aspect de l’oeuvre vous séduira sûrement, car il est amusant.Glenn Gould, dont le nom est écrit sur des notes de piano, les “joueurs de hockey canadiens-français” (sic) dont les marques de patin sur la glace forment des mots, les rivières Mississipi, Missouri et Tennessee qui se rejoignent au confluent des deux SS, autant d’effets comiques.L’effet peut même devenir émouvant ou impressionnant: à la page 73, à l’occasion d’une phrase qui parle des mots, de la musique et du magnétophone, on trouve au milieu des lignes aroites et grises, une onde bleue pâle.Autrement dit, là où l’auteur s'est mis à parler de vibrations, d’éléments non verbaux et sensuels, le graphiste a choisi une graphie qui vibre, dans une couleur sensuelle.Ca repose.De même, quand les aphorismes se font un peu tannants et répétitifs, l'oeil se réjouit en tombant sur une paire de pages, une en couleur mauve “solide" (sans texte) et l’autre avec la reproduction photographique d'un vieux manuscrit et cette simple mention : “les gens de lettres”.En un sens, le graphiste est le véritable auteur du livre, M.Parker en anglais et M.Robert en français.Fidèle à sa vision, McLuhan y perdrait comme créateur, puisqu’il est l’homme du message, dans ce cas.et non du médium.Ce qui le sauve, c’est que nous sommes des lecteurs attardés, qui vou-lont lire des choses “intéressantes” au coeur des paragraphes.Nous ne pouvons pas nous satisfaire du jeu visuel inventé pour nous amuser, nous sommes des “pognés" du message.Heureusement, le message en question se révèle aussi divertissant que le médium, la traduction de Jean Paré ne déçoit pas.Il ne faut pas exiger d’un aphorisme ce qu’il ne peut pas donner.Demandez à Friedrich Nietzsche ou à Jean-Marie Poupart! L'aphorisme présente une idée qui peut être brillante, mais c’est tout.Ceux-ci commencent soit par un "béni soit”, soit par un' “honni soit”.L’auteur refuse de dé- I fendre, de prouver, d’ajouter des conclusions.Sitôt son trait lancé, il se retire dans son trou comme un siffleux.Bonjour la visite, (bonjour les critiques), jusqu'au prochain aphorisme! Je me souviens d’avoir vu Mailer et McLuhan en débat: Norman, qui cachait mal son mépris profond pour Marshall, a pu le démolir parce que le philosophe n’était pas prêt à se défenare.Brillant tant qu’on le laissait parler, il n’avait pas le tour de résister à la méchanceté de Mailer.Un peu faible et inoffensif dans le fond, McLuhan se situe à l’opposé des intellectuels dangereux, ai- fuisés et agressifs, style Pierre Elliott rudeau.Souhaitons-lui donc des lecteurs plus chaleureux et compréhensifs, car il a des choses à dire.Une classe de gens prétend énergiquement le contraire Elle veut absolument qu'il n’ait rien à dire, qu’il soit un fumiste, parce quelle se sent menacée.Pourtant, un aphoriste ne peut menacer personne, puisqu’il refuse d’échafauder une théorie permanente, de se donner des instruments i!® combat.Qu’on dise ce qu’on voudra au sujet des thèses meluhaniennes, j’ai relevé une centaine de phrases dans ce livre en particulier, qui frappent par leur intuition et leur justesse; parfois par leur génie.Involontairement, l’auteur a quand même eu une méchanceté.En publiant “Counterblast” comme roman, il a envahi une chasse gardée.On l’aimait bien comme “essayiste”.Maintenant il risque de faire rougir tous ceux qui écrivent des romans ennuyeux.Faudra-t-il proposer notre Torontois à un prix littéraire québécois?ï f i 14 • Le Devoir, samedi 1 8 mars 1 972 caUlogut ai megazina gratutta fA’//ww/cj marabout 226 Est, Chriatophe Colomb • Québac 2 Ozias Leduc et l'avant-garde symboliste par JEAN ÉTHIER-BLAIS de l'Académie canadienne-française lettres ^LES PLUS GRANDS ROMANS DU MONDE^ marabout bibliothèque MEDICAUX - FANTASTIQUES - CLASSIQUES - SUSPENSE.C’est un bien joli petit ouvrage que nous devons à M.Jean-René Ostiguy.Conservateur délégué à la recherche à la Galerie Nationale du Canada (Ottawa), Jean-René Osti-guy est un savant et un artiste.Il connaît la peinture canadienne jusque dans ses derniers retranchements: mieux encore, il est au fait de l’histoire intellectuelle et esthétique du Québec.Cest un homme 3ui sait reconnaître l’influence e Huysmans là où elle se trouve.On me dira qu’il n’v a là rien que de naturel.Eh’bien! pas du tout.Dans les écoles d’Histoire de l’art, on sépare volontiers peinture et sculpture de leur contexte culturel.Les étudiants, au départ, sont ignares.Ils sortent des CEGEP, c’est tout dire.Ils croient cependant tout connaître et se gargarisent chaque matin, au réveil, du vocabulaire à la mode.Ils refusent de croire à la continuité historique et sont surpris d’apprendre quales styles et les palettes se ressemblent, ont une vie historique cyclique.Ne serait-ce pas un peu pour réagir contre ce statisme esthétique, et ainsi, pour arracher les lecteurs au pouvoir du modernisme dévorant, que M.Jean-René Ostiguy a fait paraître son étude sur Ozias Leduc?Il s’agit de l’histoire de la décoration du baptistère de l’église Notre-Dame de Montréal.entreprise en 1927.Cest une oeuvre d’amitié.Cest aussi l’un des moments les plus riches de l’histoire du symbolisme au Québec.On pourra reprocher à M.Jean-René Ostiguy de nous laisser sur notre faim.Leduc fréquentait des hommes comme Marcel Du- gas et Guy Delahaye.Mgr Olivier Maurault et Robert de Ro-quebrune.qui étaient au courant de l’évolution des idées à la fin du dix-neuvième siècle.qui lisaient tout aussi bien Verlaine que Huysmans.Le symbolisme n’a jamais cru bon de séparer la littérature des autres arts.Les peintres eux-mêmes écrivaient ; que l’on songe aux magnifiques sonnets de Degas.Il y avait là un courant puissant d’interprétation de toutes ces matières esthétiques.L’un des maîtres du s mbo-lisme.Maurice Denis, oébu-tera dans la carrière en illustrant l’Immoraliste d’André Gide.Il s’agit donc d’une lignée.Marcel Dugas s’en fera, à sa façon, avec sa passion coutumière, l’historien dans Feux de Bengale à Verlaine victorieux.Ozias Leduc lira ce livre, comme il a lu Huysmans et les écrits théoriques de Maurice Denis.M.Jean-René Ostiguy note la présence du symbolisme dans la vie du peintre: il souligne même que ce symbolisme correspondait à la nature secrète de Leduc.Mais est-ce assez0 L’occasion était belle de retracer les étapes du mouvement symboliste au Québec.qui précède l’oeuvre même de Nelligan.M.Jean-René Ostiguy.en quelques pages.accumule cependant les notations précieuses.On rêve devant l’association des noms d’Henri d’Arles et de Robert de Montesquieu.Comment s’étaient connus ces deux hommes?Quel rôle joua dans leur rencontre l’amour du symbolisme?On a l’impression" qu’il y a.derrière la littérature officielle et son histoire, une autre vie.se- crète.qu’il s’agira de faire surgir, un jour, sans fards.Je pense, en particulier, aux rapports entre écrivains français et canadiens.Henri d’Arles et Montesquieu! Qui sait si Henri d’Arles n’a pas connu Proust?Lui aussi était un ami de Montesouieu.Il n’y a pas, que je sacne.de pretre canadien dans la Recherche; on n’y trouve que des aviateurs.L’histoire littéraire est pleine de ces questions.Sainte-Beuve aurait su, lui.aller au fond des choses.Nous nous contentons d’être des témoins et de poser le problème.Sûrement.lorsque le temps sera venu, cette société laissera tomber le masque.Les Canadiens français de cette époque, on le constate une fois de plus, étaient gens cultivés.Ils lisaient tout, s’offraient des livres, cherchaient à en étendre l’influence.Ils avaient raison et le résultat ne se fit pas attendre.L’abbé Olivier Maurault lisait Huysmans et fit partager son enthousiasme à Ozias Leduc.Celui-ci avait déjà pour cette doctrine littéraire, qui est aussi une façon de vivre, un “fort penchant".Pour les écrivains, le symbolisme représente surtout, à partir d’une conception spiritualiste de la vie.une manière de protester contre l’emprise universelle de la matière.Pour Leduc, il s'agissait d’autre chose, que M.Jean-René Ostiguy expli- 3ue de la façon suivante; "Le-uc pense moins à un style formel qu'à une méthode préparatoire où l’artiste choisit des éléments possibles.” Il s’agit, en l'espèce, d'une technique ésotérique.En 1897, à Paris, eut lieu la dernière exposition des artistes Rose-Croix; c’est aussi l’année du voyage d’Ozias Leduc en France.Le symbolisme était dans l'air, sous toutes ses formes.y compris les plus ésotériques.Rappelons-nous (ce que M.Jean-René Ostiguy, soumis sans doute aux nécessités d’une pagination stricte, ne fait pas.) que des liens étroits existaient entre Péla-dan.le Mage, et les Symbolistes.par l’intermédiaire d’E-lémir Bourges et de son ami.le peintre Armand Point.Un univers de pensées et de formes s’agitait à cette époque et le Sar Péladan ressemble à s'y méprendre (en plus intelligent toutefois, et moins arriviste) aux contestataires spiritualistes et sexuels d’aujourd’hui.On a l’impression, a lire le texte de M.JeamRe-né Ostiguy.qu'Ozias Leduc se situait entre le symbolisme littéraire et le pur ésotérisme.Le premier symbolisme était représenté par ses amis Maurault.Dugas, Roquebru-ne; le second, secret et profondément spiritualisé, correspondait à sa nature secrète et à ses aspirations magiqaes.Les notes qui ornent les esquisses et les dessins du Leduc de 1927 ajoutent à cette dimension inconnue.chiffrée, biblique.Là encore, nous retrouvons les Rose-Croix.Les aspirations de Leduc reposaient du reste sur un vaste système de connaissances.qu’il transposait en poésie.Ses titres de dessins et d’esquisses sont de vrais poèmes mystiques: Le grand nuage de la voie Lactée, ou Le ciel théologique.Les saints poètes de l’Inde ne nomment pas autrement leurs oeuvres: Hymnes spéculatifs.Tout devient géométrie, méditation mathématique.Le choix des & lantes a lui-mème un carac-re sacré, puisqu’elles doivent figurer dans le ciel, non pas matériel, mais théologi- 3ue.N’v aurait-il pas une étu-e à entreprendre, et à mener à bien, sur les motifs chiffrés dans l'oeuvre reli-;ieux de Leduc?M.Jean-René tiguy nous en donne un avant-goût, mais ce n'est pas assez.L'astronomie se résout toujours, à l'intérieur du symbolisme, en astrologie.Leduc utilise des thèmes astrologiques dans ses portraits; ainsi Andromède et Pégase accompagnent le poète Guy Delahaye.Je ne crois pas que ce soit là un hasard lors- au’il s’agit d’un médecin et ’un psychiatre.Ozias Leduc note ailleurs que l’eau signifie purification, le chiffre huit, régénération, les fleuves du Paradis signifient, eux.la surabondance de la grâce contre l’abondance de la faute.Ce sont là de précieux indices qui servent à présenter sous son vrai jour l’un des plus profonds et mystérieux esprits de notre histoire intellectuelle.M.Jean-René Ostiguy.à sa manière, a fait oeuvre de découvreur.Il faut l’en remercier.Me permettra-t-on de souhaiter qu'il écrive un livre?Nous sommes tous des précurseurs.Il importe de devenir des maîtres.Guy Viau n’a jamais terminé son ouvrage sur Ozias Leduc.Combien d’autres sont restés dans des tiroirs?Dans le calme de son Musée.M.Jean-René Ostiguy prépare peut-être une oeuvre définitive.Tous les espoirs sont permis.Jean-René Ostiguy, Etude des dessins préparatoires à la décoration du baptistère de l’église Notre-Dame de Montréal, Galerie nationale du Canada, Ottawa, 1971.Les lettres USA L'invité de Capote par N AIM KATTAN Voici un court récit autobiographique du célèbre auteur de “De sang-froid ’.En fait “L’invité d’un jour” donne au précédent ouvrage de Capote une dimension que l’on pouvait à peine déceler à la lecture.C’est un souvenir d’enfance.Truman Capote a été élevé jusqu’à l’âge de dix ans par des cousins éloignes et âgés dans une petite ville du Sud des Etats-Unis, dans l’Alabama.A l’école un garçon appartenant à une famille pauvre le bousculait.De plus, il n’avait pas la mise soignée et n’observait point les règles élémentaires de conduite que les enfants bien élevés apprennent.Et voila que la cousine qui l’élevait décide d’inviter ce garçon au diner du Jour d'Action de Grâces, fête familiale s’il en fût.En d’autres mots, la cousine, Miss Sook, voulait introduire dans l’intimité du jeune garçon un camarade qu’il ne prisait pas.C’était sa manière à elle de vivre l’amour du prochain.Le jeune garçon qui s'appelle Odd Henderson accepte l’invitation.Au cours de la fête il vole un bijou.Son camarade le surprend et le dénonce.Or, Miss Sook le protège et couvre son petit crime en disant qu’elle n’avait point perdu sa broche.Le petit garçon, Buddy, comprend mal, mais sa tante lui explique que deux fautes n’ont jamais rétabli la balance du bien, que si son camarade avait volé, lui n’était pas moins coupable en décidant délibérément de l’humilier.Nous sommes en face du ressort le plus profond de la littérature américaine.L’enfant fait, malgré lui, presque à reculons son entrée dans le monde des adultes.D découvre que ce monde est habité par le mal et que même s’il veut échapper au monde construit par les adultes il ne réussira pas à échapper au mal puisqu’il le commettra malgré lui, inconsciemment, sans le savoir.Nous nous trouvons là au seuil du tragique.Le garçon ne pourra jamais intégrer ce sentiment.D n’assumera pas le monde dans lequel il vit, et par conséquent, sa propre vie.D se réfugiera dans une adolescence prolongée à laquelle il échappera par la violence sans se rendre compte qu’il sera ainsi victime de l’illusion.Ceux qui ont lu le célèbre ouvrage de Truman Capote, “De sang-froid”, auront deviné à quoi je fais allusion, car c’est le prolongement de “L’invité d’un jour”, ou plutôt c’est une forme d’explication des préoccupations de Truman Capote: l’absurdité du crime et de la violence.Malgré l'élément autobiographique qui en constitue la trame, “L'invité d'un jour” me semble davantage une allégorie d’une société où l’on ne parvient jamais au bout de l’adolescence^ "L’invM d’un jour", par T.-Capote.(Editions Gallimard) Paris.DU DELLER CONSORT HMH Éditions Hurtubise - HMH 380 ouest, rue Craig, Montréal 126, 849-6381 Suite de le page 13 (abréviation courante des Henry Wood Promenade Concerts) ont lieu chaque été à Londres depuis 1895.Ce festival unique attire des foules imposantes et connaît depuis quelques années un regain de vitalité.En 1971 notamment, deux troupes d'opéras, douze orchestres symphoniques et quatre orchestres de chambre, sous la direction d’une trentaine de chefs prestigieux, ont assuré plus d’une soixantaine de manifestations qui ont fait salle comble! Le présent microsillon a été enregistré à l’occasion d'un concert, le 13 septembre 1969, au Royal Albert Hall.On y entend “Cockaigne Overture op.40” et “Pomp and Circumstance (marche no.l op.39)" d’Elgar, ainsi que deux pièces arrangées par l'instigateur des Proms, Henry Wood: “Fantasia on British Sea Songs” et “Jerusalem ”.Mais, on est malheureusement plus fasciné par l’enthousiasme délirant de la foule, qui assistait à ce concert, que par l’esprit des oeuvres.UN MOMENT DE GRANDE Sainte-Mémoire Le nouveau recueil de poèmes de Pierre Trottier Le retour d'Oepide — Le retour d'Androgyne — Le combat contre Tristan — Poèmes d'été — Poèmes d'hiver — L'amour — La terre — Retours "Nos âmes effleurées au passage par la Traîne de la robe de Sainte-Mémoire." Collection O r'orole — $3.50 Suite de la page 17 réflexes de "souris-canadienne - française - catholique” qu’en interrogeant le passé immédiat afin d’y découvrir "les véritables valeurs culturelles et humaines, qu’il ne faut peut-être pas défendre, mais qu’on habite".Et c’est avec ce vécu-là, ajoutera Perron, que l’on va faire des choix politiques.Mais "Taureau", finalement, qu’est-ce que c’est?Et bien, c’est l’histoire d’un jeune homme surnommé Taureau par les villageois et qui appartient à une famille de proscrits parce que son père a été trouvé mort saoûl dans un fossé de St-Ephrem; parce que sa mère, "créature superbe et possédée, court la galio-pe’’, mais avec les gars des villages voisins; et parce que sa soeur suit vaillamment l’exemple de sa mère.A par- tir de là.on peut aisément imaginer tous les heurts, tous les affrontements qui naîtront et révéleront le village.En écoutant Clément Perron me dévoiler les grandes lignes de son scénario, j’ai un moment eu l’impression d’y voir un mélange de Marie-Claire Blais et d’Arrabal.Mais ce n’est là qu’une impression.Le film, lui, on nous le promet pour le début de 73.En attendant, l’équipe est au travail.Et l’équipe, c’est, autour de Clément Perron, Georges Dufaux à la caméra, Marc Beaudet comme producteur.Et devant la caméra, André Melançon en Taureau, Jacques Bilodeau.Pat Gagnon, Monique Lepage, Denis Drouin, Marthe Mercure, Yvan Canuel, Amulette Carneau.Il n’y a pas de mauvais élèves.Mais il y a des élèves qui ne connaissent pas leur langue.L’immense succès du Grand et du Petit Robert auprès des personnes cultivées et des étudiants a montré que tous ceux qui sont soucieux de maîtriser leur langue et d’accéder à la culture moderne avaient besoin de ce nouveau type d’ouvrage.Le Micro-Robert garde toutes les qualités des dictionnaires Robert et permet aux plus jeunes de satisfaire aussi ce besoin.Soigneusement simplifié, il explique aux élèves les 30.000 mots qu’ils doivent connaître pour exprimer clairement leurs idées et bénéficier pleinement de l’enseignement qu’ils reçoivent en classe.Oui, enfin un dictionnaire pour les plus jeunes: Le Micro-Robert.Prix : seulement $6.00 a réduction pour elte iæch;t,n .:s /eduction pour lui de la culture un cadeau qui viendra "de France, par avion, 52 fois par an RBonnEZM.n.ABonnEZ-LE .ouvelles Fl ittémim sa abonnement annuel : 26$ aux bon à découper a renvoyer à LMPI, 4550 rue .Hochelaga - CP 40, Station M de la part de M____________ (Inscrire ci-dessus votre nom) MONTREAL, QUEBEC Profession.Adresse____ L'HEBDOMADAIRE DE L'ACTUALITÉ CULTURELLE Paris-France A PRETSaunilERiQUE Vient rie paraître; Il est en vente dans tous les kiosc]iios:.'^,$0.50 Il est question des élections fédérales; dé Pierre Vallièfes, des projets initiatives locales, du CEGEP Limoilpu, de la Chine, de Clpude Gauvreau et ses oranges ainsi que de .l’amour esquimau.Avec R.ene Beaudin.Michel Beaulieu, Pierre Capiellô, Gérald Fortin, Charles Gagnon.Pierre Louis Guertin, Raymond Laliberté Simon Langlois, Pierre-Jean Mehé, Maurice Metayer.Michel Nadeau, Mari Plamondon.Malcolm Reid, Patrick Straram.NOTRE DOSSIER : POUR PREPARER UN SOCIALISME D’ICI.( Congres des affaires québécoises ).ABONNEMENT: 12 NUMÉROS S5.00 Ci-joint, un chèque certifié ou un mandat postal de $5.00 pour un abonnement d'un an à PRESQU'AMÉRIQUE, C.P.717, Québec 4 MQM ,eKl-fiWïrxueg,.ADRESSE .Tôt.:.r.Âge.Occupation.«PRESQU'AMÉRIQUE» est distribué par Les Messageries Dynamiques 9830, Jeanne-Mance, Montréal Tél.: 384-6403 m 9 L Le Devoir, samedi 1 8 mars 1972 • 15 arts lettres Les lettres sociales La prison, ce n'est pas si peu de chose.par LAURENT LAPLANTE Geneviève Gilliot vient de confier aux Messageries du Jour la distribution d’un effroyable récit qu’elle intitule pudiquement "C’est si peu de chose.4924 heures de détention”.Tout ce qui nous parvient du milieu carcéral dépayse le lecteur.On n’imagine pas à quel point l’isolement, la servilité, le maquignonnage, les jalousies, la mesquinerie, la vénalité trouvent à s'épanouir dans un monde clos.Certains, au lendemain de leur libéra-.tion, recourent aux cris pour faire comprendre de quel monde ils viennent.Peine perdue: ce qui se passe hors du monde de la liberté ne s’imagine pas de ce côté-ci de la clôture.Geneviève Gilliot n'a donc pas recouru au mélodrame: elle ne nous livre même pas un journal au sens strict du terme.>:< Elle livre en 200 courtes pages une chronique au cours de laquelle une journée peut occuper autant d’espace qu’un mois entier.Indice supplémentaire que là-bas, le temps non plus ne s'y retrouve plus.Mère de trois jeunes enfants, Geneviève Gilliot est.arrêtée sans préavis aucun au cours de décembre 1944.au moment où les troupes de libération refoulent lentement l’occupant allemand jusoue dans son propre territoire.Déjà, les règlements de compte se multiplient et les dénonciations contre les “collaborateurs” suffisent à déclencher le bras de la justice.Cela, on s’en doute, mais on ne sait pas de façon certaine pour quel motif Geneviève Gilliot s’embarque un matin de décembre dans un périple oui durera sept mois et la conduire de prison en prison, de déchéance en déchéance.Au début, elle s’arc-boute en s'assurant elle-même de son innocence.Elle ne sait pas, en effet, de quoi elle est accusée et personne ne le lui dit.Puis, les semaines passent et les déplacements s'enchaînent les uns aux autres, sans qu’il soit jamais possible de rejoindre quelque part une quelconque administration, une autorité compétente.Comme si ce dépaysement ne suffisait pas.le récit ajoute la confusion totale des valeurs.A l’intérieur des murs, les prisonnières, elles, finissent par se situer les unes par rapport aux autres.L’une est une “collaboratrice” qui ne s’en cache guère et qui espère ostensiblement un reflux allemand qui ramènera son groupe aux commandes.Une autre relève du droit commun et pratique tous les vices.D’autres.arrêtées par suite de semblables erreurs, manifestent sobrement leur sympathie qui pour Pétain, qui pour de Gaulle.Tout ce monde cohabite, sans savoir quelles sont les normes extérieures.Les pouvoirs civils leur sont inaccessibles et les prisonnières ne savent même plus lesquelles d’entre elles seront’ tantôt triomphantes, lesquelles se verront accablées.Tout aussi arbitrairement, le drame soudain se dénoue: la dénonciation ne reposait sur rien et madame est libérée avec, comme il se doit, les meilleurs voeux du juge d’instruction! Là encore, l’auteur ne se pourfend d’aucun couplet recriminateur.Les faits suffisent amplement.Une telle authenticité ne gagnerait rien à s'habiller de colifichets.Une analyse modeste et sensée Gilles Proulx n'avait pas l’intention d'écrire la bible de la radio québécoise et il ne l’a pas fait.En revanche, il avait le goût de lui adresser quelques joyeux coups de griffe et il s’est très utilement soulagé de ce désir.Il décrit, un en français étonnamment clair, une situation à laquelle nous nous sommes malheureusement beaucoup trop bien habitués pour en percevoir la bêtise.Et il dit, lui, sa stupéfaction devant la radio que nous endurons.Je me serais volontiers privé des petites anecdotes a la “Jean-Charles des pauvres" dont Gilles Proulx a tenu à coiffer son volume.Je me serais également passé du plaidoyer un peu trop "conscrit” en faveur des propositions pé-quistes en matière de radio.Concorder s’endure et s'explique; ratifier virgule après virgule un texte prolongé, c'est trop et ça fait panégyrique.Ces faiblesses mises a part, Proulx pose à la radio québécoise une solide série de questions.Comment expliquer que l’expérience de Trahan et consorts a CFLS-Lévis ait débouché sur des cotes d’écoute de salle paroissiale, alors que la région entière subissait 1 impact de l’expérience?Est-ce parce que, quelque part, un lien existe entre ceux qui promulguent les sacro-saintes cotes d'écoute et ceux qui vivent de publicité?Pourquoi certains postes de radio, malgré leur couverture à peu près démentielle des événements d’octobre 1970, se retrouvent- ils avec des cotes d'écoute affaissées une fois la crise passée?Dans la même veine, Proulx constate que la radio anglophone occupe à Montréal une place privilégiée: "A certaines heures.à Montréal, plus de 50% de la population écoute la radio anglaise alors que la proportion anglophone n’atteint pas 23%.Elle est en bonne position.Elle détient aussi SVz des 11 permis dans la région de Montréal." Proulx pourfend au passage les “écoles d’annonceurs qui constituent, dans bien des cas, la plus épouvantable escroquerie aans le domaine de l’éducation.” Malheureusement, Gilles Proulx ne possède pas, semble-t-il, la vigueur qu’il aurait fallu pour dépasser ces constatations et nous proposer autre chose que les grandes intuitions péquistes.De Radio-Québec, il connaît visiblement peu de choses et il se borne à souhaiter que “le ministre responsable de cet organisme obtienne du gouvejnement central des pouvoirs accrus en matière de diffusion.” C’est fort mal résumer le problème.D’une part, rien n’indique que Radio-Québec possède actuellement des pouvoirs en matière de diffusion ou qu’il veuille utiliser ceux qu’il a ou 3u’il souhaite un élargissement e ce qu’il possède ou que le Québec tienne absolument à négocier les droits qu’il peut avoir; d’autre part, s'il s'agit de conférer de plus grands pouvoirs de diffusion, ce n’est certes pas au ministre responsable que le CRTC voudra s’en remettre, mais plutôt à un organisme à cent lieues du pouvoir exécutif.En somme, un bilan radiophonique sans prétention.Il est extrêmement utile pour réveiller l’opinion, mais il n'indique guère comment nous passerons du tintamarre actuel à de nouveaux modes radiophoniques de communication.Un plaidoyer pour la police Un titre comme “Cette police si décriée” ne peut guere faire illusion: il annonce à coup sûr un plaidoyer favora- Pouf GLUES PROULX kkHo ¦% DESIRONS ACHETER PEINTURES SCULPTURES CANADIENNES LIVRES PÉRIODIQUES ANCIENS et MODERNES R.Deslauriers 6251 rue d'Iberville Mtl, 331 727-7390 Htbratrie Cntpclopébîque •^librairie Ancienne et jftloberne^ DERNIÈRE CHANCE! La vente se terminera le 25 mars Remise'de 20% sur tous les • FORMATS DE POCHE • CANADIANAS • LIVRES ANCIENS Sur tous les autres 50% 1635, rue Saint-Denis, métro Berri 845-0911 Z 'Espérance de l'Homme Le soleil ne se couche jamais sur la rue la Gauchetière ouest.Les enseignes néon brillent jusqu’aux petites heures, évoquant les beautés jaunes de la sauce sweet & sour, les passons rouges du pineapple chicken, les mystères noirs du dry garlic sparerib, la vigoureuse vie verte du chop suey.Mais.sur la rue la Gauchetière est, rien de tel.Cest un lieu sombre.où les pires drames se jouent.Passé minuit, on aperçoit parfois un pèlerin, ancien pécheur ou ancien poète, venu chercher conseil auprès du vieux sage Sogides: - mon père, où va l’Homme?- à sa perte, mon fils; - parlons-nous du même Homme?- je parle de l'Homme Actuel, qui finira ses jours au pilon; - mais pourquoi donc?- à cause de la Presse! - comment?- je veux dire que l'Homme Actuel est trop pressé.Il ne réfléchit pas; - peut-on le sauver?- une seule vertu peut le sauver; - laquelle, mon père?- l'Espérance, mon fils.L’Espérance peut nous rendre riches, prospères et populaires; - comment trouver cette vertu?- hélas, elle est morte, son frère vit au Jour le Jour, et le pâle rejeton qu'elle laisse comme une Pierre dans la rue ne vaudra jamais la vraie vertu ! - vous radotez, vieux sage Sogides! Les vertus n’enfantent point, surtout pas l’Espérance.Avez-vous bu trop de Stanké au restaurant lithuanien de la rue Saint-Jacques?- ne faites pas votre Tit-Jean Lévesque, mon jeune.Sachez que le malheur frappe partout, sans avertir.Les livres qui s’ouvrent peuvent toujours se refermer.Même les livres populaires.LE PATRIOTE ble à la police.Fernand Ca-thala ne s'en cache d'ailleurs pas.11 estime que la police est mal connue, qu’on la vilipende sans la connaître, qu’on la juge d'après les quelques moutons noirs dont elle n'a pas réussi à se défaire.“En se fondant sur des cas extrêmes et très rares, il serait assurément d’une grande facilité de jeter l’approbre sans Erratum Dans un article signé de notre chronioueur aux lettres roumaines, M.C.L.Valceanu, et paru le 7 mars sous le titre “Le prince des paysans", signalons que les 11,000 paysans massacrés au cours des révoltes populaires sont morts en 1907, et non en 1970.comme l'indiquait malheureusement notre article.Parution auxPUQ.Les Presses de l'Université du Québec annoncent la parution d’un volume de Paul Pain-chaud intitulé: “Francophonie - une bibliographie 1960-69”, qui compte 142 pages et se vend au prix de quatre dollars.A défaut d’une véritable his-tore des événements, qui marquent un tournant pour tous les peuples concernés, cette bibliographie cherche à fournir un instrument de base à ceux qui voudraient en entreprendre l’analyse.Axée principalement sur les institutions de la francophonie et les relations de toute nature qui ont existé entre les pays francophones au cours de la dernière décennie, cette bibliographie puise à la fois à des ouvrages de références scientifiques et à des sources d’information plus générales, comme les journaux.et au Jour Les éditions du Jour, qui avaient déjà publié "Le coeur et l'alimentation" du naturiste Jean-Marc Brunet, font paraître cette fois un ouvrage si^né par son collègue Mireille Boudreau, sur “La santé par les minéraux".Par sa maquette, toutefois, autant que par son titre, le livre semble s’apparenter au volume du Jour intitulé "La santé par le soleil".On y remarquera une jolie jeune fille, en santé bien sûr.et en tenue naturelle sinon naturiste, qui s'accroupit auprès de ses minéraux préférés.appel sur toute une catégorie de citoyens, que ceux-ci exercent une activité publique ou privée.Une telle façon de voir les choses serait d'une absurdité évidente et présenterait, par sa généralisation outran-cière, un caractère absolument dépourvu de bon sens et surtout de mesure.” M.Cathala a sans doute raison de regretter de tels jugements globaux.Pourtant, il escamote complètement l’essentiel du problème s’il attribue les réticences du public aux seuls excès d’une infime minorité de policiers spécialement punitifs.Le problème se situe a un autre niveau: quel rôle le pouvoir politique entend-il faire jouer à la police?Si ce rôle constitue une intrusion constante dans les droits individuels, les citoyens se montreront fort naturellement de plus en plus réticents à l'endroit de la police.M.Cathala le reconnaît: “Il est de tradition, du moins depuis la Révolution, que les forces de l’ordre, garantissant la sécurité des citoyens, soient nettement distinctes des autorités administratives chargées d’édicter des règles propres à préserver le bien commun.11 serait assurément très fâcheux que ceux qui veillent au respect de telles prescriptions en soient eux-mêmes les auteurs.” Fort bien.La distinction survient au bon endroit: "Des pouvoirs aussi étendus entre les mains des mêmes personnages risqueraient fort d’engendrer de regrettables abus au préjudice des particuliers s’y trouvant assujettis.” Malheureusement, tout n'est pas si simple: la police ne rédige peut-être pas les décrets, mais elle interprète les lois.D’où le risque dont prétendait nous défendre M.Cathala.Le volume de M.Cathala ne dit que du vrai, il table constamment sur le sens commun.Il est exact, en effet, que les citoyens sont prompts à blâmer la police qui arrête le mauvais suspect, mais plus prompts encore à réclamer des arrestations.Il est exact que la présence policière pèse à un grand nombre, mais que le grand nombre veut le policier toujours à portée de la LIVRES rares, épuisés ou d’occasion.Catalogues adressés sur demande.JEAN GAGNON 28, rue des Jardins, B.P.653 H.V.Québec, 4, Tél.418 523-6760 Depuis 18 ans au service des lecteurs.CÉRAMIQUE COURS D'ÉTÉ DANS LES CANTONS DE L’EST SESSIONS DE 2 SEMAINES pour débutants et avancés.Excellente nourriture et accommodation.Pour dépliant écrire POTERIE ROZYNSKA Way’s Mills, Québec main quand vient le temps de secourir un blessé, un enfant égaré, voire un chat trop haut perché.Tout cela se vérifie chaque jour, mais cela, malheureusement.ne lève pas la réticence du citoyen aevant une action policière de plus en plus envahissante.Fernand Cathala, à titre de policier d’expérience, déclare qu’on fait volontiers du roman à propos de l’espionnage policier.Peut-être a-t-il raison, surtout au niveau du modeste citoyen qui n’attire pas la foudre policière sur lui.Mais tel n’est pas le pire problème.La difficulté, c’est que le citoyen aux prises avec l’appareil policier ne réussit jamais à s’en extraire à bon compte, à moins de bénéficier d’une réputation impressionnante ou d’un béné- LIBRAIRIE LE GRIMOIRE LIVRES USAGES ET NEUFS LIVRES ANCIENS ACHAT ET VENTE TÉL.: 279-9344 1018 ouest, Laurier „ Montréal LA VENTE ANNUELLE SOLDES LITTÉRATURE GÉNÉRALE ESSAIS - BIOGRAPHIES HISTOIRE - RELIGION ARTS - PHILOSOPHIE SCIENCES HUMAINES PSYCHO - PÉDAGOGIE SCIENCES - TECHNIQUES LIVRES FORMAT POCHE LIVRES POUR LES JEUNES 50% W 80^1 ETAT, SUR LIVRES DEFRAICHIS JUSQU A LUNDI MARDI MERCREDI "UDI VENDR.SAMEDI de 9h.à 5h.30 de 9h.à 9h.de 9h.à 5h.VIENT DE PARAITRE AUX ÉDITIONS DU JOUR RCXXRI.)tORCX41h IINIANŒPMIIX euviix .\p iKYia; PRÉFACE DE FRANÇOIS CHARRON erxrioNaouAîuA ' ENFANCE D'YEUX par ROGER DES ROCHES V"." ¦ - - J • ¦/.• .’ • Un beau recueil de poemes suivi de INTERSTICE • Une rare maîtrise de l'écriture • Un vrai poete ' , En vente partout au prix de $2.50 - distribué par le Service des Editions du Jour, 1651, Saint-Denis, Montréal 129 - Tél.: 849-8328.(si la ligne est occupée ; 2228).fique concours de circonstances.On l’arrête à propos d’une vétille, on le coffre à propos d une quelconque manifestation, à laquelle il accordait l’attention d’un instant, et voilà mis en branle un processus incontrôlable.Du point de vue policier.l’enquete demeure la principale préoccupation et la société elle-même souhaite qu’il en soit ainsi.Du point de vue du citoyen, au contraire, l’essentiel devient de ne pas être mêlé à une enquête, si justifiée soit-elle! Le plaidoyer de Fernand Cathala demeure une description fort honnête et extrêmement humaine du travail policier.Les anecdotes qui émaillent le texte donnent en outre au bouquin une saveur de "vécu".A lire.et à compléter! LA LIBRAIRIE QUEBECOISE 1567A, St-Denis 842-3604 ACHAT LIVRES OSAGÉS VENTE Litt.française et canadienne! 40 A 60% DE REDUCTION SUR LA MAJORITE BAT SON PLEIN ET SE POURSUIVRA JUSQU’AU SAMEDI 25 25,000 VOLUMES P0UR TOUS LES AGES POUR TOUS LES GOUTS ÉTUDIANTS PROFESSEURS LISEURS PROFITEZ-EN DUSSAULT 8955 Saint-Laurent Metro autobus Cremazic 53 55 àu98.EDITIONS DU Président et directeur générai Jacques Hébert GRAND PRIX LITTERAIRE DE LA VILLE DE MONTRÉAL, , LES GRANDS-PÈRES ÇJ ROMAN DE VICTOR-LEVY BEAULIEU • Un accueil unanime .Un grand livre québécois ! r 7 V En vente partout au prix de S3.00 - distribué par le Service des Editions du Jqur, 1651, Montréal 129 - Tél.: 849-8328.(si la ligne est occupée : 2228).EDITIONS DU UOTXIt, .Président et directeur général Jacques Hébert ! ?81 1 6 • Le Devoir, samedi 1 8 mars 1 972 spectacles Fin de saison à la SMCQ Une perception plus juste d'Alcides Lanza par JACQUES THÉRIAULT Ce n'est ni agréable ni confortable, mais c'est dans l'ordre des choses: ce n est pas tous les jours qu'c.i a l'occasion de reviser son opinion sur un compositeur J'ai dit, à l’occasion d'un concert du Performers Group de New York à McGill à la fin de janvier.qu'Alcides Lanza s’était escrimé dans le désert.en écrivant une oeuvre pseudo-théâtrale intitulée "Ekpho-nesis H".Et.j'avait alors souhaité qu’il soit plus près de son "Acufenos I" pour trombone et quatre instruments.Or, voici qu’une seule soirée à la Société de Musique Contemporaine du Québec vient d’atténuer totalement ma réticence première à l'égard de Lanza.Depuis cette année professeur de composition et d'électro-acoustique à McGill il a brillé magnifiquement en tant que chef d’orchestre et comme compositeur au cours de la première partie du programme.L'oeuvre qui m'a réconcilié avec ce jeune compositeur argentin s'appelle "Eidesis II”.Ecrite pour treize instruments cette musique explore et sonde "l’analyse spectrale du son"' avec beaucoup d'acuité.Mais, ce qui m'a le plus frappé, c'est son caractère électro-acoustique, cette façon avec laquelle Lanza traite les instruments, en les dotant de propriétés nouvelles et en équilibrant toutes ces masses de sons avec le seul support de quelques micros de contact pour les violoncelles et les contrebasses.Au pupitre de l'Ensemble de la SMCQ.qui partira dans une semaine pour Royan.Alcides Lanza a démontré beaucoup de souplesse et de discernement face à des ouvrages de deux de ses compatriotes: "Serenata II" (1966) d’Antonio Tauriello et "Il Concertino" (1971) de Gerardo Gandini.L'espace me manque pour évoquer en détail la maîtrise et la détermination strictement sonore d’un créateur comme Tauriello, mais je dois insister sur le fait que le théâtre musical de Gandini est ici.sans détour et sans naïveté, beaucoup plus près de Bussotti que de Jon Cage par la simplicité du rituel scénique.Dans cet ouvrage, c’est d’un flûtiste que l’action naît, et Jean-Paul Major a su prouver que l'oeuvre avait été pensée et écrite dans sa totalité sonore et visuelle.Notons aussi que l'auteur de "L'adieu" (une oeuvre jouée par le Performer Group à McGill) nous semble aimer les ballons et les clochettes à la folie: il faudra consulter Freud sur cette question! La deuxième partie de la soirée a débuté sur une exécution un peu boiteuse du "Concerto de chambre" (1969-70) de Gyorey Ligeti.Serge Garant était au pupitre de l'Ensemble de la SMCQ.qui n'avait manifestement pas assez préparé la traduction de cet ouvrage.Et.contrairement à ce qu'on notait dans le programme, cette oeuvre avait déjà été jouée au Canada.plus précisément le 2 avril 1970 à Ottawa, par l'Ensemble Die Reihe sous la direction de Serha.Ce dernier concert de la saison de la SMCQ s'est terminé sur une pétarade d’instruments à percussion.Ls responsable de ce moment spectaculaire, André Boucourechliev, nrest pas à-proprement parler une vedette internationale comme Xenakis ou Stockhausen, mais il n’en bouscule pas moins la tradition.A coups de dynamite.Et, notamment, avec son "Archipel III" pour un pianiste et six percussionnistes que nous avons eu l'occasion d'entendre, avec le concours du jeune pianiste montréalais Louis-Philippe Pelletier et les membres du nouveau groupe des Percussions du Québec: Guy Lachapelle.Pierre Béluse.Paul Duplessis.Robert Leroux.Lanny Lavine et Richard Pelletier.De "forme ouverte" (comme son "Archipel 1" pour deux pianos et 54 instruments à percussion et son "Archipel II" pour quatuor à cordes), cette partition constitue une aventure exaltante et renouvelée sans effets gratuits, sans vaines acrobaties, tout en permettant à des interprètes de nous faire partager tour à tour la puissance infiniment expressive de cette musique.La re-création des instrumentistes a été fort impressionnante, menée avec une attention soutenue et concluante.Louis-Philippe Pelletier, entre autres, s'est comporté en lion, mordant à pleines dents dans ces équations sonores charnues et chamelles.télévision SAMEDI C B F T O 8.55 Aujourd hui a CBFT 9.00 Yogi et Popotame .c 9.30 Le roi Léo c 10.00 Mon ami Ben c 10.30 Tour de terre .c 11.00 Robin-fusée c 11.30 Lassie .c 12.00 Les corsaires c 12.30 Le monde en liberté .c 1.00 Le golf et ses étoiles c 2.00 L'univers des sports .c 4.30 Mes trois fils .c 5.00 Droit de regard c 6.00 Camera-moto 6.30 Téléjoumal .c 6.45 Nouvelles du sport c 6.50 Politique fédérale .c 7.00 Cent filles a marier' c 8.00 La soirée du hockey Les North Stars de Minnesota contre Montréal .c 10.30 Téléjoumal c 10.45 Nouvelles du sport c 11.00 Au masculin 11.30 Cinéma Pleins phares (Américain- 19641 c 1.00 Ciné-nuit Cathenne (Aventures-Franco- Italo-AUemand-1969i .c C F T M Œ) 8.55 Mire-Musique 9.00 Fusée XL-5 9.30 L'Araignée c 10.00 Sentinelle de l'air c 11.00 Super-héros 11.30 Escadrille sous-manne c 12.00 Bon week-end .c 1.20 Mes amis les animaux c 1.30 Voyage-information .c 2.00 Jeunesse en forme c 1.00 Sur le matelas .c 4.00 Chantier 72 .c 5.00 Ccst arrivé cette temaine .c 6.00 Pop '72 .c 7.00 Jeunesse c 8.00 Les grands spectacles Harlow la blonde platinée i Biographie-Améncajn-1965) .c 10.30 Les nouvelles TVA .c 11.00 En pantoufles: "La femme de paille (Drame- Policier-Anglai$-1964 ) .c 12.30 En pantoufles: La belle espionne' (Drame de guetTe-Roumam-1959) 2.00 Le 10 vous informe 2.05 Fin des émissions CBMT O 7.47 Standby Si*.c 8.0® Rocky and his friends.c 8.3® MerTy-go-Max .c 8 0® Tween set 9.3® Daniel Boone .c 10.3® Arthur and the square knights .c li.0® Sports international 11.3® Keen Ice.c 12.0® Three star Bowling.c 1.0® Children s Cinema.c 2.00 Canadian College Sports.c 4.00 Sports week.c 5.0® liie Bugs Bunny Road Runner Hour.c 6.00 Update .c 6.30 Replay.c 7.®® Let's call the whole thing orff.•» 7.30 Highlights .,c 8.0® Hockey night in Canada Minnesota à Montreal.c 10.3® Countiytime.c 11.00 Tlie National.11.15 Provincial Affairs 11.21 Night Report sports Final 11.37 Cine-Six "Stolen Life'" I .2S Final Report a Weather DIMANCHE CBFT O 8.55 Aujourd'hui à CBFT 9.00 Laurel et Hardy 9.30 Le prince Saphir .c 10.00 Le jour du Seigneur 11.00 D'hier à demain .c 12.00 La semaine verte 12.15 Les quatre saisons .c 12.30 Les travaux et les jours 1.00 Format 30 dimanche 1.30 Invitation au loisir .c 2.00 L’Univers des sports .c 3.30 L'heure des quilles c 4.30 Son et images c 5.00 Cinquième dimension 6.00 Le français d aujourd'hui 6.30 Téléjournal .c 6.45 Nouvelles du sport c 6.50 Politique Provinciale 7.00 Quelle famille' c 7.30 Les Beaux Dimanches Les grandes Batailles .c 9.00 Les Beaux Dimanches L'Odyssée" .c 10.00 La flèche du temps.c 10.30 Téléjournal .c 10.45 Sports-dimanche.c 11.00 Politique atout 11.30 Cinéma: "Petit à Petit" 2e partie (frarv çais» .c C F T M CD 9.45 Mire-musique 9.55 Horaire-bienvenue 10.00 Mon martien favori c 10.30 Le Virginien.c 12.00 Bon dimanche c 1.30 Cine-dimanche "Le renard du désert" (Ameri- cain 1951) 3.00 Le choc des idées c 4.00 Citoyen du monde c 4.30 Tél^Quilles c 5.30 Coup de filet .c 6.00 Commandos du désert c 6.30 Les joyeux naufragés c 7.00 Flipper c 7.30 Bonne Soirée c 8.30 Le Justicier c 9.30 Québec sait chanter c 10.00 Brigade criminelle .c 10.30 Les nouvelOes TVA .c 11.00 Le Saint 12.00 Le 10 vous informe 12.06 Fin des émissions CBMT O 9.53 Standby Six.c t®.®0 Reach for the top.c 10.30 Insight 11.00 Church service.c 12.00 Let's talk music.c 12.3® 15 minutes on Sunday.c 12.45 A way out.c 1.0® Analog 1.3® Country canada.c 2.0® Suzuki on Science.c 2.3® Technoflash.c 3.00 World of Musir 4.00 Encounter.c 4.3® The new majority.c 4.5® CBC-TV news 5.0® Audubon.c 5.3® Hymn sing.c 6.6® The Wonderful world of Disney .e 7.®® The Rovers.c 7.3® The Jimmy Stewart Show.c 8.®0 The Flip Wilson Show.c 9.®0 The White Oaks of Jalna.c 1®.0® CBC Weekend.c 11.00 The National.c 11.15 Nation's Business.c 11.2® Night Report and sports final 11.37 Cine-Six "The great Waltz" (1938) SAtLE RESNAIS Fpot» rani mmkuuc USSJOAI LE MEILLEUR FILM FRANÇAIS DE L'ANNEE 3e SEMAINE f/u/rj-tYf/j EASTMANCOLOn ANNA KARINA MATHIEU CARRIERE ROGER VANHOOL BUI LE OGIER Un hlm « ANDRE DELVAUX .JU*N OUCQ 35 MILTON / 542-5053 SALIE EISENSTEW 14 ANS v SEMAINE LES DEUX ANGLAISES CTU CONTINENT EASTMANCOLO» un film de FRANCOIS TRUFFAUT r Cufaor ii'lVi'élip'iliMi'i L’EGLISE DE ST-ANDREW & ST-PAUL coin Sherbrooke et Redpath LE MESSIE de HAENDEL PARTIES 2 et 3 Choeur de 80 voix.VENDREDI SAINT, 31 MARS, À 8 P.M.Offrande.Directeur : Wayne Riddell 'La Passion selon Saint Jean" de Bach (en allemand) le mercredi 22 mars, 1972 • .Eêlise St.Andrew & St.Paul 3 20.15 h.coin Sherbrooke & Redpath Solistes: JOAN PATENAUDE CHRISTINA JONES ALBERT GREER WINSTON PURDY CLAUDE CORBEIL soprano contr’alto tenor bôryton basse Billets : S4.50 S3.50 - Etudiants S2.50 Archambault - International Music Store A la porte DAWSON COLLEGE invites you to an exhibition of CANADIAN PUBLICATIONS and works of ART DAWSON COLLEGE vous invite à une exposiKon de PUBLICATIONS CANADIENNES et d’oeuvres d’ART CENTAUR THEATRE 453 St.François-Xavier (Métro : Champs-de-Mars) 23.24 MARS 3:00 - 10:00 p.m./ 15:00 - 22:00 h.auditions \ a l’école nationale de théâtre pour l'année scolaire 1972-73 CINE-PARTICIPATION POUR TOUS Entrée libre Mardi, le 21 mars à 20h 30 "QU’EST-CE-QU'ON VA DEVENIR?" Au Cmema ONF du centre-ville, Miche| Gout)l|er 2»**^ "fSOUIMAUX" ___________ Gilles Blais "AAETROFOLLE" Yvon Mallette Renseignements: 283-4753 section interprétation section technique DATE LIMITE pour s'inscrire aux auditions: le 5 avril POUR RENSEIGNEMENTS, S'ADRESSER AU SECRÉTARIAT: 5030, rue ST-DENIS Montréal, 176 tél.842-7954 Cinema de Pari» et Fleur de Lys ouverts des midi Jean-Tâlon, Maisonneuve, Cinema V, du lundi au vendredi ouverts des 6 h ta.opération fou-rire! ,, DOMINIQUE MICHEL YVON DESCHAMPS ballet national du canada oê> Mf.J?"Le plus beau LAC DES CYGNES au monde" Clive Barnes : New York Times TIENS-TOI BIEN APRES .LES OREILLES À PARA.JEAN-TALON CENTRE D'ACHATS JEAN-TALON MAISONNEUVE CENTRE D'ACHATS MAISONNEUVE CINEMA FLEUR de LYS »» 151 STE-CATHERINE.EST ssSo ouest CINEMA de PARIS RUE SHERBROOKE l9« STE CATHERINE.OUEST ir giUes richer jean bissomette 13e SEMAINE TRIOMPHALE! 18aNS I Adultes K WR'MYSTBIIES Of IDE FESTIVAL Dusan Makaveçey 1206 E STE CATHERINE 525 8600 24 mors 20h.30 La Sylphide - Intermeuo 25 mari Mh.30 La Sylphide - Évocation 25 mars 20h.30 26 mars 14h.30 Le lac des Cygnes Soirée : $3.00 à $7.00 - Matinée : $2.00 à $6.00 Demi-prix pour étudiants pour La Sylphide Guichet de le Piece des Arts, Seuvt Frères, Saint-Hubert et Galeries d'Aiiou, Montreal Trust PVM.Canadian Concerts and artists, 1122 Sherbrooke ouest, sous-sol.agences de Moetréal et baelieue (932-2234) les Grands Ballets Canadiees.S4I5 de la Reine Marie, onuert de 10 A G (489 864) ) cft) SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS Montréal-1 29-('Québc'(A Tél 84 ’ I P CINÉMAS FRANCE FILM centre de cinéma st denis POUR RIRE EN MUSIQUE 1590, ST-DENIS 845-3222 METRO ST-DENIS-DEMONTIGNY Louise Forestier Les Cyniques chevalier 15»0,ST-OENIS *43-3222 1 METRO ST-DENIS-DEMONTIQNY pierrot m Un hommp „ et son peche 5030,PAPINEAU 527-9131 METRO BERRI- BOUl.ST-JOSEPH - AUTOBUS 27 bijou C.C.A.présente un FESTIVAL INTERNATIONAL (( Viva Napoli” V’ • ll.j i % , -a ’ •- ill ; * 1 v' n/V' vwA ’-.H ry-n-n - ’ THÉÂTRE ST-OENIS 7 au 23 avril Opérette de Francis LOPEZ, avec RUDY HIRIGOYEN HENRI GENES - YOLAND GUÉRARD ANGELINA CRISTI - ARTA VERLEN Les Grands Ballets Canadiens Choeur dirigé par Marcel Laurencelle Chef d'orchestre Alexandre VANDERDONCKT Décors et costumes somptueux Billets: dim.à ven.8:30 p.m.$3.00, 3.50, 4.50, 5.50, 6.50 Samedis 8:30 p.m.$3.50,4.00, S.OO, 6.00, 7.00 Dim.mat.2:30 p.m.$2.50, 3.00, 4.00, 5.00, 6.00 En vente : Théâtre St-Denis; CCA 1822, ouest Sherbrooke (guichets sous-sol) ou par commande postale avec chèque, mandat, Chargex; aussi agences Montréal et banlieues composer 932-2234.Étudiants et Age d'Or ($1.00) à CCA seulement LOCATION PAR TÉLÉPHONE : 932-2171 •n couleur ÿ'ti h.p.m.CLINT EASTWOOD I El?IVANCLEEF t:- EU WALLACH UN HOUvCAU STYLC D ACTION ! LE BON, LA BRUTE, ET LE TRUAND'' NAVAJO JOE 6pT MONTRaSE 3180 Belanger est tel : 722-0302 Louise MARLEAL Daniel Danielle PILO\ OUIMET 18ans Adultes hE UMBbB |BST| BPftRMî nous! r 480 SU CATHERINE 0.4462 St DENIS A Mt ROYAL !114 SU CATHERINE E.7265 SHERBROOKE E LE DIABLE'* 10.45 'LE DIABLE'à 1.00 3.15 5.30 7.45 10.00 ’LE DIABLE'a 5.30 1.00 3.15 5.30 7.45 10.00 Au» 4 Cinéwat : DERNIERE REPRESENTATION CONPLETE à 9.30 P.M 7.45 10.00 RM.théâtre du rideau vert Du mardi au vendredi à 20h.Samedi T 9h et 22h.- Dimanche 1 9h.moi Une création canadienne 18 Pièce-en deux actes texte de CLAIRE MARTIN tirée de son roman "Les Morts" Construction dramatique Danièle I.Suissa Yvette Brind’amour.avec YVETTE BRIND AMQUR Béatrice Picard ’ leai Marie lemietn Dominique Briand Serge Bossac Mise en scène: Danièle J.Suissa décor tl éclairoyt ROBERT PRÉVOST—coilumoi: FRANÇOIS BARBEAU TOUS LES DIMANCHES 14 h.30 MARIONNITTIS 15 h.30 THEATRE d.P RM.n.b.IlcULilAq.nr.1 [, QRQJ CÜILUUME" • BARBE BLEUE" Comedae d André Cailloux pouée$1 00 /jx Reservations 844 1793 Métro Laurier, sortie Gilford—4664, rue Sf-Denis Cinémas ODEON / es diables " n 'est pas un film 18 ANS pour tout le monde film de KEN RUSSELL VILLERAV Vancssii Hcdgrnvc 3e SEM.Oliver Hcl-U SEM.: 7:30 - 9:10 SAM.- DIM.: 1:30- 3:30- 3:30 ST-DENIS JARRY 388-5577 7:30- 9:30 3e MOIS couleurs .ifeuxmk LE DERNIER FILM DE £ * 'i ANS SERGIO LEONE ILETAITUNE FOIS DANS LOUEST SEM.: 6:00 - 9:00 SAM.-DIM.: ___________12:00 - 3:00 STE CATHERINE PIE-IX 255-622« 6:00 • Ç 00 MERCIER : 8f.":' présente m tf! ny< utr ¦ ¦MXMWp NADINE TRINTIGNANT Lit FILMS ~ - * MVTUtil SIM.: 7:30.9:30 MtchtltanMff SAM.DIM.: 1:40.3:3$ ¦ 5:3$.7:30 .'9:)0 UN FUN TERRIBLE PAR LA I VIOLENCE DES IMAGES! .'EXMIII CUT AUSSI VAMlWQUfl UN FILM DE JOHN 0.AVILOSEN SAM.PIM.:, 1:30.3:30 • 5:30 • 7:10 - le DAUPHIN BEAUBIEN PRÉS D'IBERVILLE 721-6060 r f 4 l 29397 V* 1 • U Le Devoir, samedi 18 mars 1972 * 17 arts spectacles Cinéma québécois Un moment de grande euphorie "Taureau" de Clément Perron par JEAN-PIERRE TADROS Il nous faut bien parier, aujourd'hui encore, de cinéma québécois puisqu’on le retrouve de partout.Dix-huit salles de cinema de la région montréalaise présentent cette semaine des films produits et réalisés ici.Dix-huit sal- les parmi lesquelles vous pourrez choisir le film québécois de votre goût, et cela va de “Mon oncle Antoine" à "L'Apparition", en faisant ûn petit détour du côté de ces deux ancêtres du cinéma québécois que sont aujourd'hui "Séraphin" et "L’Homme-et son péché”.Au total, donc, huit films.Aurait-on imaginé pareille situation il y a deux ans, par exemple?Mais ce n’est pas tout.Car encore faut-il produire?Et l’on produit beaucoup, en ce moment, au Québec.Tellement, qu'on ne sait plus trop comment écouler ces films.Ils attendent donc le moment propice.“Les Smattes" de Jean-Claude Labrecque (en mai), “Une maudite galette” de Denys Arcand, "La vraie nature de Bernadette" de Gilles Carie (début mai), et quelques autres attendent.La concurrence est finalement si serrée, les "premières" de films québécois se succèdent à un tel lythme, que la "piastre", il faut la faire au plus vite.On lancera donc "Tiens-toi bien après les oreilles à papa" dans cinq cinémas de la region métropo- litaine simultanément."Le diable est parmi nous” dans quatre; et “L’Apparition” dans sept.Ce qui permet, par le fait même, de profiter au maximum du battage publicitaire que l’on ne manque pas de faire autour de chacun de ces films et auquel participent “nos artistes bien-ai-més”, toujours de plus en plus nombreux.Vous allez alors vous imaginez que tout est rose dans le monde du cinéma québécois.Et bien, détrompez-vous bien vite, car il reste tout aussi difficile aujourd'hui, comme hier, de faire un cinéma qui ne réponde pas à l’étiquette “commerciale” - demandez-le à nos cinéastes, les plus jeunes surtout, - et lorsque l’on a la chance de le réaliser (grâce à l’ONF dans ta majonté des cas), il demeu^ tout aussi difficile de le faire accepter par le grand public.Le cinéma québécois connaît actuellement son grand moment d’euphorie.Maïs ne nous leurrons pas, de grosses déceptions nous guettent si l’on ne remédie pas rapidement à cet état de chose.• Cette petite mise en garde faite, rien ne nous empêche maintenant de parler, d’un "coeur léger", des films qui sont en train de se faire ici.Laissons, pour cette fois-ci, “Quelques arpents de neige”, d’ailleurs en très bonne com- aie, à ce que l’on dit, avec lÿlène Demongeot.Et le réalisateur, ne l’oubliez pas.en est Denis Héroux.Ce même Denis qui a fait de René Simard “Un enfant comme les autres", que l’on lancera "en grand" dans 10 cinémas éparpillés dans tout le Québec) le 31 mars.Laissons également "Kamouraska” de Claude Ju-tra dont la première tranche du tournage doit s’achever incessamment.Je veux parler ici d'un film qui semble déjà avoir fascine la critique, et dont on vient tout juste d’achever le tournage des scènes d’hiver.11 est vrai que ce film, qu’on présente comme une nouvelle chronique d’un village québécois, a pour réalisateur Dément Perron.Et qui dit aujourd’hui Dément Perron, pense immédiatement à "Mon oncle Antoine", dont il a écrit le scénario.Or, “Taureau" - puisque tel est le titre du film de Perron - ne décevra sûrement pas l’attente générale, puisqu’il se place pour une bonne part dans la même perspective que celle ouverte par le film de Jutra.dans lequel le Québec s’est retrouvé, et dans lequel on a retrouvé le Québec.Car "Taureau”, nous avouera Dément Perron, c’est avant tout "un film qui tente de faire une étude en pro- Clément Perron, réalisateur de "Taureau".(Photo Bernard Lauzé) À l'affiche dans 7 cinémas! (LES BARONETS) i\ Pierre Label le et René AngélUi POUR OU H1 J*on Cou»u (Tutfi » Monda • Rom OvofUtt* (touNt) Paul Borvoi • Colin* Lomoz • R*n* Caron Paul Oosmartoovx • Clair* Pimpuré • GilUs Pollorin Katorin Mousmou • Janin* Flu«» • Guy L'Ecuycr Roméo PérutM • Claud* Michaud • Muri*ll* Dufil Claud* Poirior • Bertrand Gagnon • Rogor Gosselin Ti-Blanc Richard • Mgr Raymond Lavoi* Normand Gélinas • Simon • Johnny Farogo un film D£ ROGER CARDINAL Studio B ALEXANDRA STEWART MICHEL DUCHAUSSOY CHARLES VANEL un film de JEAN-DANIEL SIMON POUR TOUS Château.Alouette *t Papineau : 12:30 - 2.45 - 5:00 • 7:15 tt 9:30 P.M.Versailles, Laval, Gr**nfi*ld et Savoie : Sur semaine : à 7:15 et 9:30 h.P.M.- Sam.et Dim.: Depuis 12:30 P.m.COULE' ALBERT M UHémdt THOMAS VAMOS ALOUETTE CHATEAU 3»8 SU CATHERINE v0 6956 ST DENIS .‘ 86» 2807 271 4400 VERSAILLES 7265 SHERBROOKE E .447 JSf 4920 1 PAPINEAU cinéma LAVAL 4519 PAPINEAU CENTRE D ACHATS lAVAL 521 6653 • 688 8200 , SAVOY GREENFIELD PARK 70 WELLINGTON GPEENflELD PARK PtA?A • 769 7372 .- 671 6129 Le Centre national des Arts, foyer de vos réjouissances, se prépare pour Festival Canada 72 .En Outaouais, en juillet Cosi Fan Tutte.Les Noces de Figaro The Royal Winnipeg Ballet, The 'Young Vic Company, L'Orchestre du Centre national des Arts Denise Filiatrault Van Cliburn, Oscar Peterson, L'Orchestre Symphonique de Montréal Laissez-vous tenter ! Pour de plus amples renseignements, veuillez remplir le coupon.A adresser au Centre national des Arts.Service des Relations extérieures ,C.P.1534, Succursale B Ottawa.Canada KIP 5W1 ou composer (613) 237-4400 Nom Adresse Ville Prov.Tel.jour soir fondeur de ees villages québécois, qui sont “mon” village, en fait, tout comme l’avait été le village de "Mon oncle Antoine".La Beauce Mais c’est dans la Beauce, la Beauce de son enfance, que Dément Perron ira capter, cette fois-ci, ces images d’un passé tout récent.L’action se situera plus précisément dans le village de Notre-Dame des Pins, situé entre St-Georges et Beauceville, un peu à Pecart de la grand route qui mène aux Etats-Unis.Or ce village, situé au coeur d’une "vallée fermée que des générations de lumber jacks-cultivateurs ont peuplé de leurs rêves et de leurs inhibitions", c’est aussi un petit ghetto.Et c'est le milieux fermé.3ui charrie toutes ses façons e vivre, de pratiquer la justice, que tentera de restituer ce füm.On ne s'attardera donc plus ici, comme ce fut le cas de "Mon oncle Antoine", à nous faire découvrir la vie d'une famille, mais à nous faire pénétrer à l’intérieur même de ce village, à en dévoiler toutes les conditions de vie qui font que ces villageois sont comme ils sont, qui font surtout que nous sommes comme nous sommes.Car, pour Perron, à travers de l’aventure de Taureau, ainsi dénommé par les villageois, de sa mère, une fière prostituée, et de sa soeur, c’est toute la vie AUJOURD'HUI et DEMAIN 3:00-7:00-9 :OOp.m.)Q\NNA SHIMKUS FRANCO NERO 1 EN COULEURS Yl«{ OU «OMAN 01 'TVH.'Lawiftiçe LA VIERGE ET LE GITAN ADMISSION: $1.50 ÉTUDIANTS & ÀOE D'OR: S1.STATIONNEMENT GRATUIT Fauditorium cegep st-laurent 625, BOUL.STE-CROIX , VILLE ST-LAURENT r.ur S'M’viti;,' 0-9.Ui mLes Cinémas du Vieux Montréal \136 est.Si Paul 861-7863 (Place* Jacques CarliO») En vedette! “The Doodletown Pipers” Du 6 au 25 mars Nlck Martin et son orchestre Danse continuelle Réservations: 861-3511 Salle Bonaventure UA Le Reine Elizabeth LE FESTIVAL DES FILMS à AUJOURD'HUI SAMEDI 18 MARS d* J on K odor (v.o.».-t.-a.) 4:30 ADRIFT Paula Pritch«tt.Rod* Markovic •t Mil*na Dravic d* ta Wid*fb*rg 7:00101HIU Tommy B*rggr*n.Angi* Schmidt 6ê P*t*f Brook 9:30 MARAT/SADI Patrick Mog**, Gl*nda Jackson d« Nicolas Ro*g •t Donald Cammcll MINUIT: mtfORMANU av*c Mick Jogper Jarms Fox «t ion* Ash*r DEMAIN DIMANCHE 19 MARS d* Bo Wld*ri>*rg 2:00 JM HIU THotnmy Barggmn, Angi* Schmidt daPatar Brook 4:30 MARAT/SADI Patrick Mog*«.Gltnda Jackson d'André Cayatt* (*n fronçais) 7:00 MOURIR D'AIMIR Anni* Girardot.Bruno PradoI do Cloud# SouUt (on fronçais) 9:30 LES CHOSES DE LA Vil M*cf>#l Piccok.Romy Schn*n| 9:30 US DAMNÉS |d.viu«.ui OUTREMONT 1248 Bernard d’un village avec ses heurts et ses affrontements qu’il s’agit de révéler.Mais Perron tient à nous mettre en garde, car "Taureau" ne se présentera nul-lument comme une rigoureuse analyse de la situation d’un village dans le Québec d’hier.Tout d’abord, l’action se passe dans un passé-présent, qui tient à la nature même du sujet: le "tempérament” de ces villages n’ayant que très peu évolué avec le temps.Et puis c’est un füm qui veut raconter une histoire, un füm d’action."Je ne veux pas parler ici de l'intolérance.nous dira Perron, mais plutôt montrer comment les gens vivent, s’affrontent: à partir de là il restera au puolic d’en tirer toutes sortes de déduction." U ne démarche politique Cet intérêt, que manifeste Perron à l'égard du village, fascine.Il est vrai que le cinéma Québécois est en train de faire, lentement, son petit retour à la terre, maintenant qu’il a découvert la vie urbaine et ses "délices".Mais pour Clément Perron, ce retour au village n’a qu’une seule fonction: expliquer le pays, aujourd’hui."Dans les familles québécoises, nous dira Perron, on trouve une immense dureté de coeur, qui fait finalement partie du pays.Mais on y découvre aussi une tendresse souvent inexprimée, mais qui est là, et qui est capable de grands mouvements de générosité.Mais tout cela, on le sait, a le souffle court, et l’on s'aperçoit que c’est le pays tout entier qui a le souffle court".On comprend alors mieux, maintenant, qu’à travers sa démarche cinématographique, Clément Perron enteno poser un geste politique.Il s’agit pour lui.en effet, et par ce biais, d’arriver à comprendre toutes les hésitations que le Québec a manifesté jusqu’ici pour se séparer du Canada-anglais, en même temps qu’expliquer cet enracinement féroce qui fait qu’on a toujours soutenu la Société Saint-Jean-Baptiste jusqu’au bout.Et comment, alors, mieux saisir la complexité de ces Suite à la page 14 Des films en vrac Raphaël ou le débauché Côte cinéma, c’est-à-dire füms étrangers, rien de particulier à signaler.C’est la grosse accalmie avant la dernière "charge” de la saison qui coincidera avec la période de Pâques.Accalmie nécessaire, d’ailleurs, ne serait-ce que pour donner le temps à tout un chacun de voir, et pourquoi pas, de revoir, certaines des très bel-jes productions actuellement à l’affiche.Je signalerai, pêle-mêle, quelques titres: • Cabaret, avec Liza Mi-nelli.Oeuvre des plus séduisantes, qui mêle avec une extrême maîtrise, scènes de cabaret et scènes de la vie courante.(Snowdon) • A Clockwork Orange, de Stanley Kubrick.Un conte moral qui dérange autant qu'il fascine; une histoire presque vraisemblable d'un voyou que la société veut guérir, mais qu’elle ne peut transformer qu’en robot, qu’en “orange mécanique”.Mais si la morale de l’histoire demeure fort ambiguë, celle-ci n’en reste pas moins contée avec un extrême brio.(Avenue) • The Last Picture Show.Un film en noir et blanc de Peter Bogdanovitch.Ici, c’est l’Amérique des années cinquante qui nous est restituée sans fard.C’est le dramel d’un petit vülage, rongé par une morte lente, et que Bogdanovitch s'ingénie à nous restituer avec une diabolique précision.Un très grand füm.(Côte-des-Neige) • Pour ce qui est des films policiers, trois valeurs sûres: The French Connection (Atwater I), Dirty Harry (Van Home) et The Organization (Atwater II).Des füms qui n’ont pas le souffle court.• Du côté des versions françaises, U faut signaler ces grands succès que sont “Un été 42 (Berri), Il était une fols dans l’ouest, de l’incomparable Sergio Leone (Mercier), Les Diables de Ken Russell (Vüleray) et La Fille de Ryan (Champlain).• Enfin, en ce qui concerne le cinéma français, en perte sérieuse de vitesse depuis la percée du cinéma québécois, rappelons tout d’abord “Ils” de Jean-Daniel Simon (Cinéma du Vieux-Montréal), film qui peut paraître "difficüe” mais qui mérite d’être vu, et surtout "Rendez-vous à Bray” d’André Delvaux (Elysée) d’une très grande poésie.Faisons maintenant un grand saut, et disons deux mots de "Raphael ou le débauché" de Michel Deville, qui vient de prendre l’affiche à l’impérial.C’est l’histoire fracassante d’un jeune débauché, comme on ne pouvait en faire que dans la France du 19e siècle, et qui traîne avec lui un doux désespoir.Mais c’est aussi l’histoire d'une jeune veuve éclatante de beauté et d’intelligence qui se joue gentiment de ses nombreux prétendants.Mais Raphael et Aurore verront leurs routes se croiser par une belle matinée d’automne.Et c’est cette passion tourmentée, qui n’ose pas se dire, que nous raconte Michel Deville en un style flamboyant de couleurs et d’esprit.Un film agréable parce qu’U se veut avant tout spectacle -à la manière de “Benjamin” - et qu’U arrive à l’être avec conviction.Maurice Ronet et Françoise Fabian se donnent admirablement la réplique.Le dialogue reste subtü, mais très français dans ses réparties.Oserais-je dire alors, pour conclure, que c’est là le prototype même du film bien fait et inutüe?Cela vous étonne?Et bien, allez voir Cabaret, ou A Clockwork Orange, et vous saisirez toute la différence.En attendant, n’oubliez pas l’Outremont.Jean-Pierre Tadros cinema ALOUETTE: L'Apparition" 12.30 • 2 45 -5 00-7.15-9.30 ARLEQUIN; ‘ Laisst* aller c'est une valse" 2.20- 5.50-9.15.2.20 - 5.50 - 9.15 et "La loi des gangsters" 12.45-4.10-7 40 ATWATER: (Cinéma II) "The Organization" 7.25-9.30 BERRI: Un été 42 2.30 - 6.i0 - 955 et ‘ La femme du prêtre" 12.40 - 4.20 - 8.00 BIJOU: Un homme et son péché" 12.10 • 4 09 - 8 00 et "Séraphin" 2.02 - 6 01 -9.57 BONAVENTURE: "Ways of Women" 1.00- 3 00 - 5.00 - 7.00 - 9.00 SALLE BREBEUF; "Lawrence d’Arabie" 2 30-7.30 CANADIEN: "Dr.Talon" 1.30 - 4 20 - 7.10 -9 55 "Qui" 12 10-3.00-5 45-8.35 CAPITOL: "A 1000 convicts and a woman” 12.30 - 3.40 6 45 - 10.00 et "House of A 1000 Dolls" 2.05 5.15 -8.25 CHAMPLAIN: ‘Lé fUle de Ryan" 12.50 - 4 30-8.10 CHATEAU: "Voir Alouette' CHEVALIER: IXE-13" 12.35 • 2 45 - 5 00 - 7.20- 9.40 CINEMA COTE-DES-NEIGES: (Cinéma l) ‘ Last Picture Show" 12 55 - 2,55 - 4.55 -7.00-9.00 CINEMA COTE-DES-NEIGES: (Cinéma II) Brians song 1.25 - 3.10 - 5.00 - 6.45 8 30-10 05 CINEMA DE PARIS: "Tiens-toi bien après les oreilles a papa" 12.00 - 2.00 - 4 00 -6 00-800-1000 CINEMA V: Voir cinéma de Paris CRKMAZIE: Love Story 12.50 - 3 00 • 5 15 - 7 30 - 9.40.DAUPHIN: Renoir ça n'arrivc qu'aux autres" 140 - 5.25 7.30 - 9 30 McLaren Joe ( est aussi 1 Amérique" 130 - 3 30 -5 30 - 7 30 - 9.30 EI.KCTRA: "Le diable est parmi nous' 1.00 - 3.15-5.30-7 45-10.00.ELYSEE: Salle Renais "Rendez-vous à Bray 1 30 - 3.30 - 5.30 7.30 - 9 30.halle Risen stein Deux anglaises et le continent" 1.30 - 3 30 - 5 30 - 7.30 - 9 30 FESTIVAL: "Wr Mysteries of the organism" Sam : 7.30 - 9 30 dim : 1,30 - 3 30 - 5.30 - 7.30 - 9.30 FLEUR DE LYS: Voir Cinéma de Paris SALLE HERMES: Viva la muerte" 7.30 • 9.30 Dim.: 1 30 - 3.30 - 5.30 7 30 - 9 30 IMPERIAL: "Raphael ou Le Débauché' 12 45 3 00-5.15-725-940 JEAN-TALON: Voir Cinéma de Pans KENT: "My Fair Lady 1.45 - 4 45 - 7 50 LOEWS: X Y Zee 10 35 - 12.45 • 2 55 - 5.05-7 15-9 10 LUCERNE: "Story of a Woman sarn 6 15 dim : 2 50 • 6 15 - 9.35 et "Eyes of the cat sam 6 15dim : 1.00 - 4 20 - 7 45 MAISONNEUVE: "Voir cinema de Pans MERCIER: "D était une fois dans l'Ouest" 12 00 - 3 00 - 6.00 - 9 00 MIDI MINUIT: Voir Electra MONK LA ND.Klutc" 3.30 - 7 50 et "Mc Cabe and Mrs Miller" 1 20 - 5.30 - 9 50 OUTREMONT: Sam "Adrift 4 30 Joe Hill" 7 00 "Marat Side" 9 30 et "Performance" 12.00 dim "Joe Hill" 2 00 Ma rat/Sade" 4 30 "Mourir d'aimer' 700 Les choses de la vie" 9.30 PARISIEN: "Voir Electra PAPINEAU:’ Voir Alouette PIGALLE: "Cette soif d’amour" Sam.10 20 12 50 - 3 20 - 6 00 - 8 35 11 15 Dim Il 40 - 2.15 • 4 45 - 7.23 - 10 00 et Qui si frotte ri pique" Sam : 11.30 2 00 - 4 35 - 7 10 Dim 10.30 - 1.00 - 3.30 - 6.10.PIERROT: "Mon oncle Antoine" 12 52 • 3 04 - 5 16 - 7.28 - 9 40 PLACE DU CANADA: "Fiddler on the roof Sam : 1 30 - 5.00 - 9.00 Dim 2 00 7 30 PLACE VILLE-MARIE: "Garden of Finzi-Continls" 12 05 - 1 45 3 30 - 5 10 6 45 - 8 50 Sam dem spec : 10 35 PLACE VILlJvMARIK: (Grand cinéma) Per Grazia Ricivuta” 12.35 - 2 45 4 55 -7.10-9.30-Sam.dem.spec 11 40 JL m Castel bu ftop Stationnement a l interieur au 1414 Drummond 2070 Drummond , Ce soir, n'oubliez pas, le Régal-Gastronomique Incomparable SA75 842-8106 pdOPOStpoUR .BUICTS RÉSERVÉS EN VENTE TOUS LES JOURS DE 12.30 P.M.à 9.30 P M MATINÉES • M*r 2 P.M Som ) 30 P.M S3 Dimanche 2 P.M.S4.PRE SOIREE • Samedi 5 P.M.S4 SOIRÉES - lun ou Ven.ind.8 P M Som 9 P.M • Dim 7 30 PM S4 piftcfoucûnûoû VU CXATUU CHAMRAM Tiddler on the** R5»f À L'ECRAN AUJOURD’HUI 3 REPRÉSENTATIONS 2:00-5:30-9:30 P.M.Ils découvrent tous deux c|iK“li|iii' c hose’ c|ii'ils n'ont jiuniiis connu,: rassion PLAZA: Voir Canadien" PUSSYCAT."Lets play Doctor" 12 00 - 2.35 - 5 05 - 7 35 10 00 et Mister Ma ri’sGirls" 1 20-3.55-6 25 8 55 RIVOLI: Willard 2 20 5 50 9 20 et "Le» tueurs de la lune de miel 12 30 4 00-7.30.SAINT-DENIS: Le désir" SEVILLE: "Maid m Sweden" 1 20 - 2 55 - 4.35 • 6 15 • 755 9.20 Sam dem.spec 1 30 SNOWDON: Cabaret" 12 25 - 2.35 - 4 47 7.00-9.10 VAN HORNE: "Durty Harry" 115 - 3 15 • 4.15-7 15-9 20 VENDOME: "Dernier domicile connu" 12.45 2 55 - 5 05 - 7.15 - 930 V ERS AIL I JC: (Rouge) "Voir Alouette VERSAILLE: (Salle bleuet "Voir Electra" Shaft" Sam 7.30 • 9 30 Dim I 30 3 30 -5 30 - 7 30 - 9 30 V CRDUN: Willard" 2 55 6 20 9 40 et ' New York dans les ténèbres" 1 15 - 4 35 • 8 00 VIDEOGRAPHIK: "Pour aller plus loin" et Quest-ce qu on a fait au bon Dieu pour uue ca arrive qu'à nous autres des affaires «le meme" 8 00 VIEUX MONTREAL STUDIO A: L’exil ' 100 - 3.10 - 5 20 7 30-9.40 STUDIO B: "Ils" 1.00 - 3 10 - 5 20 - 7 30 -9 40 VILLKRAY: Les diables" 1.30 - 3 30 - 5 30 - 7.30 • 9.30 WESTMOUNT: "Boy Friend" 1 00 - 3 00 • 5 00 - 7 00 - 9 00 Sam dem spec I 15.WESTMOUNT SQUARE: Hospital" I 10 3 10-5.05-7.05-910 YORK: Nicholas and Alexandra" 2 00 -5 30 - 8 30 CINEMATHEQUE QUEBECOISE: Relâche théâtre LA BUTTE EN VILLE: Isabelle Pierre el Jean Chevrier 21h et 23h LA BUTTE A MATHIEU: (Val David) Claude Gauthier ri Marie Merlin, samedi a21h ri 23h CASANOUS: Plume ri le Dr I^mdry Tri-niterres samedi 22h30 THEATRE D'AUJOURD'HUI: Relâche THEATRE DE QUATSOUS: Toi et tes nua ges" d Eric Westphal samedi, dimanche a I9h30 NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: ' Le timide au palais" de Tirso de Molina Horaire irrégulier IE PATRIOTE: Germaine Dugas et F’éllx I-eclerc LE PATRIOTE A CLEMENCE: Le chemin de Lacroix" de J Barbeau RIDEAU VERT: Moi je n'étais qu'espoir de Claire Martin, samedi 19h et 22h.dimanche 19h PLACE DES ARTS SALLE WILFRID PELLETIER: Les Jéro-las" 20h30 SAUF; MAISONNEUVE: "Demain matin, Montréal m'attend comédie musicale de M Tremblay et F Dompierre 2ûh30 SA lu; PORT ROYAL: "Le mariage de Figaro' de Beaumarchais par le TNM Sam 16h45-2ûh45.Dira.Fonction privée 20h30 CALLAS Mét)ée PASOLINI SAM DIM.2.30 .7.30 P.M.OMAR SHARIF [poual .PETER O'TOOLE ^ XNTH0NY QUINN ouïe Débalicbé^ > IkV'.couieuR 12.45- 3.00- 5.15 7 25 - 9.40 Maurice Ronet/ Ft ancoise f abi.g IMPERIAL E ^ 1430 Bleury 206 7102 ^ 5615 AVI DECHUS | SALLE BREBEUF I 18 • Le Devoir, samedi 1 8 mars 1972 arts spectacles Beaux-arts Une vraie fusion des arts: la danse par CHRISTIAN ALLEGRE Toussons un coup et éclaircissons-nous la gorge, car il va nous falloir parler haut et fort.Et remercions notre ami et collègue Jacques Thériault pour nous avoir ouvert la voie dans son article sur les trois dernières créations des Grands Ballets Canadiens.De quoi s'agit-il?D'une expérience réussie - et c'est rare d'intégration non.que dis-je - de symbiose des arts.Les Grands Ballets Canadiens ont en effet permis, et nous leur en savons un gré infini, à deux jeunes créateurs de Montréal.Daniel Jackson et Claude Girard, de réaliser une prouesse qui est passée inaperçue aux yeux de beaucoup.même les plus avertis.- L'oeuvre d'art produite par cette collaboration bilatérale unique est un ballet.Il n'est pas certain du tout que "ballet'' soit la meilleure étiquette accolable possible, comme nous verrons, mais l’intérêt réside moins dans les considérations de nomenclature que dans les aspects plastiques, formels et informels, de l’oeuvre.Jusqu'à présent, l'intégration des arts, cela s'est plus ou moins toujours borné, avec plus ou moins de bonheur, à l'adjonction pure et simple d'une sculpture au milieu d’une cour d'écple.d'une murale dans un édifice public, etc.Rarissimes sont les exemples qui dépassent la décoration pure et simple d'un espace architectural (au sens large).Inexistants sont les exemples où une architecture a été conçue pour une sculpture, ou une murale ou simplement un élément ou série d'cléments créés.La concertation entre l'architecte et le peintre, pour prendre un exemple - c'est d'ailleurs à peu près le seul exemple disponible n'a lieu habituellement que lorsque tout est fini, ou presque: l'architecte dit au peintre: "Tenez, mon cher, voyez ce pan de mur.vous allez bien nous peindre un petit quelque chose." Et le pauvre poete.qui rêvait d'en faire toute une histoire.même prévenu trop tard, se voit entouré de toutes sortes de limitations spatiales, formelles et lumineuses.La querelle est ancienne.Dans le cas de Daniel Jackson et Gaude Girard, on s'élève dans un monde de relations tout différent.Nous sommes loin du concours de circonstances.de l'optimisme de commande et du travail bâclé.Tout a eu ses raisons, dans leur ballet, et plus on y pense, plus on y découvre de cnoses.Gaude Girard est.comme on sait, un peintre, un coloriste, qui plus est, qui a élargi sa recherche sur la couleur, depuis 2 ans.en T étendant à la lumière tout court.Il a été aidé en cela par deux choses, il me semble: après l'exposition de son grand format au Musée d'art contemporain en 1970 (Exposition "Grands Formats d artistes do Montréal") où il avait épuré la couleur jusqu'à n‘utiliser que le gris, le noir et le blanc, ses toiles sont devenues de plus en plus blanches.La meme annee il expose à New-York des toiles blanches et mauves.Peut-être ne le sait-il que confusément, mais ces tentatives annoncent le ballet "En quête de lumière" d’aujour-a'hui.Par ailleurs, il a repris, dans l’intervalle, l'enseignement des arts plastiques, et.c’est connu, on apprend beaucoup en enseignant: il repasse les théories diverses de la couleur et de la lumière, comprend les différences entre lumière-couleur, matière physique sur un tableau, et lumière pure, rayonnement dans l’espace, et c’est cette découverte passionnante qui l'absorbe tout entier.Daniel Jackson n'est pas un débutant non plus.Cela tait des années qu’il est assistant maître de ballets aux Grands Ballets Canadiens et sa connaissance de la danse (et du monde de la danse) dépasse largement le cadre et les possibilités de cet article.Ce qu’il y a de phénoménal, c’est que "En quête de lumière" soit sa première oeuvre d'importance pour les GBC et qu'en même temps ce soit une oeuvre maîtresse.riche de mille subtilités qui toutes valent la peine d’être élaborées, et passer de latentes qu’elles sont ici à l'état d'idées conductrices.Qui.par exemple, quel chorégraphe a mis de l’humour dans un ballet?Roland Petit, autrefois.ajouta des plumes où vous savez, et personne ne songea à en rire.Mais la comparaison n'est guère adéquate, bien que je n'ai pas songé aucunement au "gros rire".Simplement la recherche de Daniel Jackson pour ce ballet vole haut au-dessus du rire, même si elle provoque ce rire d’une manière fort spontanée.Car c’est un rire qui sourd non de la caricature ou de la dérision, mais de la tendresse, de l'humilité et de l’amour.16 danseurs, sans la moindre agressivité, recherchent la lumière.Quand ils en saisissent une étincelle, ils rient comme des enfants, heureux et concentrés.Il y a la différence entre "childlike".qui est innocence consumée d'amour, et "childish", qui est refus d’assumer.C’est cette tendresse, cette humilité, cet amour et j’allais dire cette “timidité” qui ont rendu possible la symbiose des arts chorégraphique et plastique dont nous parlions plus haut.Mais en fait, y-a-t-il une réelle différence, dans ce ballet, entre chorégraphie et plastique Non, c’est cela la symbiose.Qu’on y prenne garde,-deux entités conscientes, deux âmes, travaillent ensemble; l’idée a germé communément; chacune aura pour but de mettre en valeur le travail de l'autre et de s’effacer, si besoin est, au profit de l’autre.D’où le résultat: non pas deux créations même intimement liées, non, mais UNE seule.Non pas deux personnalités artistiques, mais une troisième, comme un autre état de la matière.Je voulais souligner cette exception dans le'domaine des arts où tout un chacun est prompt à s’approprier toutes sortes de "copyright”, n’hésite pas à dénoncer le plagiat, abandonne difficilement ses droits d’auteur, attache une valeur monétaire à un nom, est peu enclin à sacrifier son Ego pour l’amour de l’art.Avec Jackson-Girard, rien de •tel, c'est là le secret de leur prouesse : Un premier danseur arrive sur scène avec une torche à la main- seule dans l’obscurité, la torche décrit un graphisme étonnant sur le noir ambiant.Puis apparaît un grand cercle blanc sur fond noir en toile de fond, les danseurs arrivent, ombres d’abord, formes ensuite, ombres-formes enfin pour notre rétine intelligente, puis deux branches d’hyperboles descendent des cintres, inversion du cercle par rapport à une droite qui serait le plancher de scène, mathématique fantastique à cette échelle, n’est-ce pas?seule la lumière blanche d’abord, puis le spectre lumineux entier apparaîtra, sous la forme de 1400 ampoules de couleurs selon des branches d’hyperboles complémentaires.Guard se délecte de lumière, Jackson de mouvements savants, mais le premier épouse les formes et le second ne songe qu’à elles.Les galeries.en bref • MUSEE DES BEAUX ARTS DE MONTREAL: A) “Les chroniques du Québec d’Arthur Villeneuve”, une exposition-hommage de 250 toiles du peintre-barbier de Chicoutimi qui, en a peint 2000.L'art d'un visionnaire, peu soucieux du conforme ou de l’esthétique, mais authentique.Une excellente initiative du Musée.Jusqu'au 16 a'ril- B) Les 18 et 19 mars à 14.30, salle Arthur Lismer du Musée, deux tables rondes (bilingues) sur l’oeuvre d'Arthur Villeneuve.Avec la participation de François Gagnon, Jean-Louis Gagnon, ami du peintre, Germain Lefebvre et Léo Rosshandler du Musée.Le public est invité à participer aux débats.• MUSEE D'ART CONTEMPORAIN: A) Jusqu'au 16 avril, la collection Gerard et Gisèle Lortie, acquisition du Mu- sée.105 pièces essentiellement d’art québécois, mis à part un Alechinsky et un Fernand Léger.On y trouve, s'étageant de 1938 à 1969, Bor-duas, Ferron, Letendre, Barbeau.Comtois, Daudelin, De Tonnancour, Hurtubise, Mc-Ewen, Claude Tousignant, Fernand Leduc, un Riopelle, un Pellan et un Molinari.B) Egalement jusqu'au 16 avril, "Lithographies du Nova Scotia College of Art and Design”, exposition organisée en collaboration avec la Galerie Nationale du Canada.C) Jusqu’au 23 avril, “Intermultiple”, une exposition de Michel Labbé, organisée en collaboration avec le Musée du Québec.• MAISON DES ARTS - LA SAUVEGARDE: toiles de Michael Koolen, jusqu’au 17 avril.• GALERIE MARLBO-ROUGH-GODARD: jusqu'au 6 avril, exposition d’oeuvres ré- Chers amis, Enfin, nous nous rapprochons de vous.Vous aurez maintenant facilement accès à un choix incomparable de gravures et de lithographies, le tout présenté dans une ambiance agréable.Tous les âges de la peinture sont représentés, y compris nos meilleurs artistes canadiens.La décoration de vos murs doit refléter votre personnalité.Nos encadreurs-décorateurs sont à votre disposition pour vous conseiller.A u plaisir de vous voir, oJbfanJ! "Dipositairt de ta Guilde Graphique" 1024 ouest, avenue Laurier - 279-2188 centes d’Ulysse Comtois.A noter que la Galerie Marl-borough-Godard fait maintenant partie d’un groupe de galeries associées "a New York, à Londres, à Rome et à Zurich.L’adresse à Toronto est: 22 Hazelton Avenue.• GALERIE DE MONTREAL: Nouvelles toiles de Lise Gervais, toutes fraiches peintes.L'exposition est accrochée jusqu’à la fin mars, voir ci-contre.• MEDIA GRAVURES ET MULTIPLES: jusqu'au 25 mars, gravures et multiples récents des membres: Pierre Ayot, Fernand Bergeron, Lise Bissonnette, Gilles Boisvert, Jean Noël, Francine Simonin Robert Wolfe et Yvon Co-zic.Ce dernier s'apprête à partir avec plusieurs autres créateurs québécois pour le Festival International d'Art Contemporain de Royan, où il présentera "un objet”.• BOUTIQUE SOLEIL: Lithographies de Paul Lussier et dessins de Jean-Marc Forest, jusqu’au 22 mars.Jean-Marc Forest "regarde" la forêt canadienne en hiver, mais “voit” la nature tout court, en noir et blanc, par Ci par là quelques couleurs.Très spatial.L'une des lithographies de Paul Lussier est très intéressante: la nuit tombe sur un village, le manteau de la nuit se referme par un zipper.très bon technicien.La surprise du zipper, il reste les formes colorées abstraites.• UNIVERSITE DE MONTREAL: le mardi 21 mars, à 20.30, Pavillon des Sciences Sociales, Une "Conférence J.A.de Sève” sur Borduas: le “Relus Global” en son temps par François Gagnon.J al omis, et le m’en veux, de signaler, rautre volet de ces conférences sur Borduas, "Borduas et ses maîtres”, conférence prononcée par Jean Ethler-Blais, qui a eu lieu le 14 mars.D'ici quelque temps, un petit fascicule sortira des Presses de l'Université et nous relirons avec attention ces conférences.• REÇU de L’AICA, association internationale des critiques d’art, l’invitation à une rencontre qui aura lieu les 19, 20 et 21 mai prochain à Winnipeg autour du thème "L'art à la radio et à la télévision”.Ces deux mass-média donnent-ils une part équitable aux arts plastiques, se demandent les organisateurs?I-a • question, U me semble, est de savoir si les deux médias en question FONT de l’art.C’est à pleurer de gratitude.Une fois décantée, l’émotion se transforme en admiration et maines vont jusque là.Nous verrons bien qui osera.Lise Gervais Le langage de Lise Gervais s’est épur.é depuis sa dernière exposition montréalaise, en février 70.Il s’est épuré, mais il s’est raffiné; et je ne suis pas tout à fait sûr que ce soit compatible.Qu’est-ce à dire?Les jaunes, orangés, rouges, vermillon, sang, violacé ont en réflexion sur les possibili- fait place à des bleus, cobalt, tés engendrées: la scène, d faut - l’affirmer, apporte aux peintres un débouche fantastique, pourvu qu’ils aient préalablement résolu (ou tout simplement pas envisagé) les problèmes de dépassement de l’espace picutral.A ceux qui considèrent la pein- outremer, comme dans “A l’orée de tendresse", des mauves, du violet, des verts, turquoise, vert d'eau, comme dans ''Le fol écho de revivre”.La peinture de Lise Gervais est plus “jolie” qu’elle n’était.Je ne trouve pas que ce soit \M i ture comme un paquet de problèmes à résoudre, la scène devrait être interdite, car elle est faite pour ceux qui ont le sens de la fête pour ceux qui ne la considèrent pas comme une évasion, pour ceux qui en comprennent l’intensité, le tragique (au sens de Nietzsche ou de Spengler, c’est-à-dire au sens apollinien, purificateur) mystique, et peut-être transcendantale, dans ses grandes heures, si les possibilités hu- Photo: Bernard Lauzé EN EXCLUSIVITÉ LITHOGRAPHIES ET GRAVURES de Robert Roussil ATELIER ROUSSIL INC.Tél.: 721-7852 2356 EST.RUE BÉLANGER Cours Avril - Juin Céramique Maurice Savoie Pierre Legault Jacques Marsot Batik Gail Lamarche Macramé Gabriele Schmidt Tissage Gabriéle Schmidt Tapisserie Lucie Duranceou Design Jacques Besner sérigraphie, dessin, arls plastiques, ateliers pour enfants, d'autres AISl U \KiS ( KM Kl IIKS \RiS MSI Kl.S 488-9559 Inscription dès maintenant 326 Victoria Ave Westmount GALERIE B Gravure» et multiple» 2175 Cretcent 844-6950 ALBERS McLaren CHRISTO DINE HARTUNG JOHNS KELLY LEMIEUX VASARELY TAPIES RIOPELLE WARHOL 11 hres à 18 hres du mardi au samedi Marlborough Godard Ulysse Comtois Vernissage aujourd'hui 1490 me Sherbipoke Ouest Montréal .109, 931 5841 £ £ £ EXPOSITION ARTHUR VILLENEUVE du 3 mars au 16 avril GALERIE MORENCY 1564 ST-DENiS MONTREAL Métro: Berri-Demontigny sortie St-Denis 845-4442, 845-6894 forcément bon signe.Les seuls éléments colorés stables sont le blanc et le noir, bien qu’on puisse trouver une toile sans noir du tout, ou sans blanc du tout.Les bandes verticales sont nettes, plus nettes qu’avant s'entend, et un “événement” se produit approximativement au centre du tableau.Tout à coup, les impastos se détachent, s’émiettent, s’agitent, s’émeuvent, se heurtent, se battent et se détruisent.Puis le calme revient.Cela tient du ressac de la mer, mais n’en a ni la souplesse ni l’humilité.Le phénomène est général, chaque tableau marque la mort de quelque chose, la destruction, la violence.Telle “nycta-le” cette petite toile qui contient tant de décrépitude, bleue, verte et blanche, où l’on dirait que deux murs s’effritent et tombent.Mais le calme revient, comme le crocodile qui, après avoir avalé sa proie, se repaît au soleil.Le soleil, on le trouve dans “Le doux nau-' frage de l’été”, blanc, jaune citron, soleil, ocre iaune, orangé, brique, noir - lumière violente et ombres marquées de l’été.Cette toile est l’exemple parfait de l’expressionnisme abstrait.H y a “Geyser aux plumets d’Août”, tous les jaunes, bien des rouges, le vieux violet, et le terrible noir.Nous n’accuserons sûrement pas Lise Gervais de manquer d’au-thencité, mais quelle singulière authenticité! S GALERIE DE MONTREAL LISE GERVAIS TABLEAUX RECENTS OUVERT : LUNDI AU SAMEDI INCL.10 OO A AA A 6 OO P M 2060 MACKAY 937-1530 ?I MARKO SPALATIN 451 St-Sulpice-3e étage Vieux Montréal 842-1861 Mercredi a Samedi 1 1 H.a 6 p.m.Dimanche 2h.a 5 p.m.CORNELIUS KRIEGHOFF 1815- 1872 par HUGUES DE JOUVANCOURT À l’occasion du centenaire de sa mort, ÉDITIONS LA TRÉCATE ont le grand privilège de vous présenter la très intéressante biographie de cet artiste qui a su si bien peindre une époque joyeuse et insouciante de la vie de la province de Québec.Édition de luxe tirée à 200 exemplaires.112 photographies en noir et blanc.44 en couleur.Papier Arches.190 pages.Reliure exclusive et de grande qualité.Format 11 Vi x 10.2010, rue Crescent, 2e étage Mtl.Téléphonez pour prendre rendez-vous à 849-8387 FOYER DES ARTS EATON 9e ETAGE EN VILLE EXPOSITION-VENTE DE PEINTURES d'ARTISTES EUROPÉENS DUXIXe SIÈCLE jusqu'au 25 mars EATON FOYER DES ARTS EATON 9e ETAGE EN VILLE £ £ £ Michael KOOLEN Toiles du 18 mars au 17 avril la maison est ouverte tqus^es jours ^ de midi a 6 p.m 1 60 est r«e Notre-Pame ‘ Montreal 1 27 P Q (A la maison des arts 2 Exposition-Vente de peintures d'artistes européens XIXe siècle jusqu'au samedi 25 mars Cette exposition-vente comprend une collection de 50 peintures à l'huile originales d'artistes européens du XIXe siècle originaires d'Autriche, de Grande Bretagne et de France.Elle comprend de nombreux sujets : portraits, natures mortes, intérieurs, paysages, scènes villageoises ou sportives.Tous les cadres sont plaqués or.Leur format varie de 8" x 10'' à 30” x 50” et leur prix de 300.00 à 2,000.00 Peinture de Joseph Horlor 12" x 2114" 525.00 Foyer des Arts Eaton centre-ville seulement (neuvième étage) EATON Les boîtes a venir k PAULINE JULIEN FEUX LECLERC GERMAINE DUGAS jusqulau 19 mars “Le Chemin de Lacroix” de Jean Barbeau ci venir Les Bonnes i de Jean Genest le 1 8 mars YVON DESCHAMPS RIS: 523*1131 521.6666 galerie "L’Art français'' 370 rue Laurier, ouest Fermé lundi 277-2179 Lithographies - Gravures Dessins MIYUKI TANOBE Jusqu'au 21 mars BRAQUI DALI PILLAN RIOPILLI FOUJITA ZAO WOOKI VAN DONOIN OOERO blanchard LAPORTB CHAOALL CLAVE R.LACROIX HAYDIN BRAVER COURNOYER OROMAIR1 AIZPIRI ORAU SALA SURVAOR OIN PAUL S.DR LAUNAY MIRO CARZOU FRIEDLANDIR MOSCA PICASSO OU DOT VILLON MORVAN /4 23'% 23'% - '% Berncam 1200 100 $14 14 14 Blue Bon 200 1025 $42 413/4 42 + '% Ccm Hold 4100 200 $14% 14'% 14'% - '% Comodor 200 $8% 8% 8% + % 63 63 63 —2 $15'% 15'% 15'% 290 290 290 -10 $18% 16% 18%+1% $9'% 9'% 9'% + '% 225 225 225 +5 160 155 155 -5 $9% 9% 9% - '% 288 $6% 67/a 6% - % Corn A wt 350 655 655 655 +55 136 $8'A 8'A 8'A - 'A Crawfd Al 1000 360 360 360 -25 Dalfens 200 $15 15 15 + 15 Deltan 1000 Delt Pan 1000 $7'% 7'% 7'% 175 175 175 fonds mutuels FONDS OFF.DEM.Acre Fd 1.42 1.56 Adanac 2.30 251 A.G F.Special AH Cdn Corn 3.47 8.76 958 AH Cdn Div 979 1069 Ail Cdn Ven 4.10 448 American Growth 6.97 7, Associate Investors 582 5 Beacon Growth 723 7 Canada Growth 608 6.68 Canagex 1058 11.44 Cdn Invest Fd 5.00 548 Cdn Scudder Fd 20 97 20.97 Cdn Sec Growth 5.19 5.70 Cdn Trusteed 5.08 5.58 CSM Japan Fd 974 10.70 Champion Mutual Collective Mutual Commonwealth InÜ Commonwealth Inti Lev Commonwealth Venture 8.49 6.91 1455 3 90 736 928 7.59 15 99 4.29 8.09 cours des changes Cours des chanfts entre banques fournis " “ ‘itionate per la Banque Canadienue Natioi PAYS MONNAIE Afrique du Sud Allemagne Angleterre Argentine Australie Autriche Belgique Brail Danemark Espignc France France Hollande Italie Japon Mexique EtatsAJnis Norvège Nouveïlc-Zdande Suède Suisse Hand D Mark Livre Peso Dollar SchUling Franc Crut Novo Couronne Peseta Franc dtr Franc fin Florin Lire Yen Peso Dollar Couronne Dollar Couronne Franc COURS 1 3458 3167 2 6300 1117 1.1951 0437 0228 1755 1437 0155 1990 2056 3148 .001724 003308 0798 1.003-33 1523 12012 2102 2613 Corporate Investors Corjxirate Inv St Fd Dreyfus Inc Dreyfus Intl Eaton Viking Entarea Investment Exec Fd Cda Exec Inv Intl.Fonds Collectif 'A'' Fonds Collectif ‘B" Fonds Collectif C’ Fonds Desjardins A Fonds Desjardins B Fonds P E P.GIS Compound GIS Income Growth Eouity Guardian Growth Harvard Industrial Growth International Growth Investors Growth Investon Intl Mutual Investon Japanese Investon Mutual Investon Retirement Keystone Cda Keystone Polaris Lexington Research Mutual Accumulating Mutual Bond Mutual Growth Mutual Income Natrusco Natural Resources Pension Mutual Provident Mutual Prov Stock Fd Planned Resources Principal Growth Radisson Regent Growth Regent Venture Royfund Sav Inv Prêt et Rev Sav Inv am Prêt SS» Timed Investment United Accumulative United Horiaon United American United Venture Universal Savings Equity Domco 857 $7'A 6% 7'A +1'A Drum Die 10000 10 10 10 Hubb Dyr 100 $12 12 12 + '% Inland Ch 400 475 475 475 -25 Paco Cp 800 285 275 275 -15 6 64 Prefac 200 180 180 180 569 Proflex 2400 270 265 265 -10 14.52 RRD 2399 $5»A 5 5'A +1 1465 scu 150 165 165 165 6.11 SXL Div 880 $10'A 10 10'A + 'A 7.22 SMA Inc 1000 125 125 125 6 39 TCC 3.56 6.94 7.59 5.87 6.06 960 1049 443 4.42 4.07 4.42 11.25 12.37 4.06 4.45 7.37 8 09 934 7.27 7.97 6.68 7.34 6.16 6.77 12.10 13.23 8.06 8 82 6.09 6.67 5.78 6.32 5 09 556 882 967 5.74 6.27 16 88 18 45 5.84 642 1109 12.19 5.84 6.42 5 30 5.83 1460 1520 7.37 8.06 8.41 9.22 7 39 8.08 6 33 6 93 4.68 5.15 483 S.30 2.59 9.87 10 85 4.75 5 22 641 668 6.96 7 65 10 29 11 31 11.61 1269 3.31 364 8.54 5.46 8.00 367 4.03 2 60 2 86 460 5.06 808 888 >g Val Mr A 1300 Vn D Hout 300 Wabasso Abcourt Abitib A si Acroll Ltc AIS Ajax Min Amag BB Ameran Amerlc Amos Arno Atl Nick Atl Tung Avilla Baker Tic Bateman Brunswk Cadil Ex Candex Cdn Mag Cannon Canuc M Capri Chib Cop Clero Comp Mir Cons Belli Con Dev C Dolsan C Mogadr CoNor Ex Con Prop C Tower Cop Man Credo Mil Dasson Dauphin D Lease Dumont Dynco Eagle Mir Fall Min Fannex $14'% 14'% 14'% 270 260 270 58% 8% 8% 325 $18% 18 18% 1 2100 480 480 480 Mines et pétroles 1800 30 28 28 1200 240 235 240 7500 57 56 57 5450 620 585 620 2000 27% 26 27'% 3000 8 8 8 2500 8 8 8 1000 11'% 11'% 11'% 25000 18 17 18 11000 9 8'% 9 7000 26 26 26 8000 13 12 13 10910 50 4o 50 500 38 38 38 4000 5 5 5 2000 360 360 360 12850 224 198 220 6000 16 16 16 500 19 19 19 1000 7 7 7 1000 35 31 35 1000 26 26 26 2500 26 26 26 1000 6 6 6 7500 4 4 4 1 1500 3 3 3 2100 94 93 94 2000 12 12 12 4000 10 9 9 1133 29 29 29 7000 11 10 11 500 40 40 40 10000 10 9'% 10 4000 10 9 9 7000 19 18'% 19 1000 81% 8'% S'% 3000 5 5 5 14500 39 38 38 1500 32 32 32 200 375 370 375 5500 214 142 145 1000 40 40 40 2000 11 11 11 - '% +20 + 7% + % -l'% +2'% -1 -1 + '/» +4'% + 1 +2 -2 -1 + 10 +30 -1 -2 +5 +3 -1 + '% + 1 -60 +2 - '% - '% - '% -2 + 1 +8 + 1 Flint Rk 5200 220 200 220 +5 Fontana 1000 3 3 3 Galex 1000 11 11 11 + 1 Gaspe Q 26000 58 56 58 + 1 Goldex 4400 244 242 244 +4 Gras L 2000 24 23 24 G E Res 7000 20 20 20 GL Nlckl 100 151 151 151 -4 Gr Coast 2400 730 720 730 + 10 Hanson 1000 20 20 20 + 1 James B 19500 17 15 15 -2 Jamex 3000 33'% 33 33 -1 Kallio 100 375 375 375 Kai Res 4500 75 72 75 Kiena 3300 131 125 131 + 1 Kingswd 1000 18 18 18 +2 Ladubor 3500 80 80 80 -1 Lederlc 7000 43 42 43 Louanna 4000 7 7 7 + 1'% Lynx CEx 700 114 110 114 +9 Mdonld M 2 G 500 13'% 10 13'% +4'% MacLan 8000 92 90 92 Mai Hygd 400 230 215 230 + 5 Mrshl Bn 39400 35 25 30 + 8 Menorah 19200 15 14 15 Mip Ind 1000 34 34 34 -2 Mipepsa 8500 13 10 11 + 1 Min Ore 1925 4 4 4 Mistango 1000 13 13 13 + 1 Mt eagle 5500 79 77 77 -1 Mt Laur U 8500 90 85 90 +5 More ms 1000 17 17 17 +2 M Pleas 1000 28 28 28 -1 Muscoch 1000 18 16 18 Nw Form 15000 3'% 3'% 3'% Nw Hosco 1100 63 63 63 —1 N Insco 6000 38 36 36 NW Unisp 5500 30 30 30 NA Rare 1000 19 19 19 NQN Min 7000 26 20 26 +7 Pamour 500 230 230 230 Panaca 1500 38 37'% 38 PakSilv 3000 8 8 8 Peso Silv 1500 30 30 30 -5 Phoenix 100 950 950 950 Pr Potash 3000 2'% 2'% 2'% Probe Mn 5500 36 35 36 Puma P 500 85 85 85 -5 Que Expl 4000 21 20 21 + 1 Q Antim 1000 25 25 25 Que Cobit 1000 67 67 67 +7 Queen stn 500 24 24 24 Rncheria 500 7 7 7 Roy Agas 7500 35 33 34 + 1 StL Col 2000 160 145 145 St Lucie 37500 26 23 24 -1 Scandia 7000 22 22 22 + 1 Scimnx 500 46 46 46 Sil S w A 900 220 219 220 +20 Sil Stack 1000 16 16 16 Slocan 14100 118 113 115 Stand Gld 5000 10 10 10 Subeo 1000 15 15 15 + 1 Teck Corp A 200 550 550 550 + 50 Terrex 1500 9'% 9'% 9'% - Torcan 1000 14 14 14 Transtere 4500 25 24 25 Triton Expl 3000 65 65 65 Wtrn But 3000 6 6 6 Wilm Crk 10000 41 40 40 WI scon 2500 10 10 10 Zinat Mines 9000 9 8 9 —1 ¦ au comptoir Ces cours out é\é fournis par la Chambre de compensation des bourses de Montréal et Canadienne.Titre Volume Haut Bas Accurate Cal 2200 1 10 100 Aurox 2000 85 85 Artec Iron 25050 45 42 BaldMtn 28500 05 04 Bnntam 1500 30 21 Bcauport 12000 38 36 Bordun MngQuc 1500 2ft 20 Bordun ljue 1000 21 21 Cabot 1000 50 50 Con Lefeiiro 1000 07 07 Candida 400 350 300 Chibex 500 40 40 College Plumb BOO 3 625 3 40 Cons Computer 4500 50 48 Copperlake 1000 40 40 Cumex VI ns 1.3500 60 60 Dauy Bams 300 300 3 00 De Jour M ns 4000 20 15 RgoMns 2000 06 06 Flemdon 216 1 25 1 25 Guardian GrPr 600 9 625 9 625 Gulch M ns 500 04 04 Hartland 6200 62 57 Indian Mnt 15000 85 80 Janus inoo 05 05 Kupfer Mns 2000 75 75 Lnuisbourg 41000 36 33 MacPP Pfd 572 50 50 Mandarin Mns 13500 35 25 Manoka 5500 03 03 Medipak 200 150 150 Mercantile Bk 100 16 125 16 125 Coppemic Mns 0000 50 50 M'trono 9000 20 18 Nordex Kxpl 1000 80 80 Nordair ltd 100 700 7 00 Pamike 3000 25 24 Redstone 5000 50 49 Revenue Prop 7100 145 136 R oxford 6500 30 25 Sonora Inc 10000 8ft 76 Somex Ltee 1500 90 80 Spar Aero 600 250 240 Summit Kxp ' 500 95 95 Systems Dim 150 13.25 1325 Imigescn B 200 265 260 Upton Copper 1000 02 02 VVn Cap Inv 500 2 30 2 30 Xoma 3300 4 20 4 125 Zodiac A 300 2 75 2625 ¦ toronto Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Industrielles 7180 $81% 8% 8% z5 $51 51 51 1700 $10 9% 10 + % 300 $14% 14'% 14% 1025 $14% 14'% 14'% + % 85 $45 44% 44% - % 600 390 380 390 % Abitibi Abitbl 7'%p Acklands Acklnd 2p Acres Ltd Acres A pr Acres wt A.G.F.M Agra Ind Ahed M Alta Gas A Alfa Gas p Alta Nat Alcan Alcan pr Algo Cent Algoma St Allarco Dv Alliance B Almin 2p Anglo-cn Anglo-c pr Ang CT 290 Aquitaine Args 260 p Argus B pr Argus C pr Asbestos Atco Ind Atl Sugar Atl Sug w Auto El Auto Hard Bahama Bk Mtl Bank N S Barclona Baton B Beavr Eng Beaver L Becker B p Bell Can Bell A pr Bell B pr Bell Knit Black P Block Bros Bombrder Bovis Cor Bow Valy BP Can Bramalea Bramai w Brscn Brdg Tank Brinco Br Am Bnk BC Forest BC Sugar BC Sugar p z33 $15% B C Phone 200 $66'% BCPh 6 pr BCPh 4% p BCPh 1956 BCPh 5% p BCPh 4.84 600 $7 7 7 600 $11% 11'% 11% 700 475 475 475 .z20 $54'% 54'% 54'% z15 $78 78 78 500 $22 22 22 11137 $21% 21»% 21'A 1450 $27 26'% 27 800 $9Vj 9'A 9% 8743 $14% 14'% 14% 200 $5% 5'% 5% 5680 480 460 475 z20 $36% 36% 36% 200 480 480 480 330 $15'A 15'A 15'A 100 $41 41 41 6587 $23'A 22% 23'% 25 $34% 34% 34% 50 $36% 36% 36% 5500 $11% 11% 11'% 1275 $29 28% 29 225 $11% 11'% 11'% 800 $7 7 7 900 160 160 160 2200 $8 7% 7% 1200 $8'% 8'A 8'% 4800 15 13 13 11925 $20% 20'% 20'A 3321 $35% 35'% 35% 150 55 55 55 800 $18'% 18'A 18% 200 $8% 8'% 8'% 200 $18 18 18 900 $12'% 12'% 12'% 10426 $45% 45 45% 1128 $52 52 52 mtM Haut Bat Farm.Ch.z46 150 130 150 z30 $20 20 20 7430 $19% 19'A 19'% 500 335 335 335 6000 130 125 125 640 265 260 265 75 $63 63 63 510 $16 16 16 - '% 800 445 440 440 5223 $35 34% 35 + % 100 $33% 33% 33% - 'A 800 335 330 335 - 5 + % + '% + 15 + 5 Hardee Hard Carp Hard Crp A Harris J S Harveys F Hawker S Hawker pr Hays Dna Hedway C Home A Home B Horne Pit Hudson 24595 $19% 19'% 19'% + % HB Oil Gas 1154 $43% 43% 43%+ '% HB Oil G pr 25 $52% 52% 52% -1% H D C L pr 1420 $13 12% 13 + % Huron Erl 595 $28 27% 28 + % Husky 46216 $17% 16% 17'% + 1 Husky A pr zlO $42% 42'% 42'% Husky B pr Husky D w Husky E w IAC IAC w Imasco Imp Gen w Imp Life Imp O 225 $42% 42'A 42'A - Vj 700 605 600 600 5780 670 640 670 +40 3240 $19% 19% 19% - '% 420 860 860 860 -15 1520 $23'A 22% 23 100 100 100 100 -30 70! $180 179 180 BCPh 5.15 Budd Auto Budd A w Burns Fds Burrard Bushnell Cad Dev Cad Dev b p z35 S21 CAE Ind 772 $7 Calgary P 4231 S26 Calgry P p 40 $75 Calgy 540 p z20 $98'% Camb 625 $53% 53% 53'% 200 200 195 1 95 - 5 550 $7 7 7 + Mb 3600 350 345 350 425 $7% 7% 7% 2550 220 215 220 +5 1448 $30% 30% 30% + % 13425 $15% 15'% 15% + % 3030 445 435 445 +15 1000 280 260 280 +5 10255 $21% 21'% 21% + % 5% 5% 5'% 5% + % 14% 14% - % 22 22 -1 21'/4 21'/4 15% 15% 66 66 85 85 + '/4 66'% 66'% 68 68 82'% 82'% + % 19 19 + '/4 74 75 +1 10'% 10% 530 530 200 $5'/4 3264 $5% 700 $14% 130 $22 340 $21'% 55 $85 z5 $66% 35 $68 100 $82% 200 S19 75 $75 360 $10% Zl5 530 1700 $14 z25 $8% 600 $7% 500 $9% bridg Campeau CD Sugar Can Cem L C Cem L p Can Malt 400 $14% 2400 450 50 $30% 296 $53 z68 $20 100 $27% Can Malt p 5800 92 - 700 $17% 4625 $18% Zl6 480 14 14 6% 8% 7% 7% - 'A 9% 9% 21 21 6% 7 25% 25% - '/» 75 75 -1 98'% 98'% 14'% 14'% - '/4 450 450 +5 30'% 30'% 52'% 52'% - % 19% 20 27% 27% 90 92 +4 17% 17% + '/4 18'% 18'% - 'A 480 480 2207 $8'/4 8'% 8'/4 105 $30% 30'% 30'% + '/4 250 $18 18 18 978 455 445 445 1030 $6% 6% 6% 87 87 +2 75 75 +l'/4 25 25 5% 5'% 12% 12% - % 27'% 28'/4 + % 93/4 9% - '/4 16 16'/» 83/4 8% - % 405 430 C Marconi 2800 370 350 350 -20 C Ocdental 100 $9% 9'% 9'% CP Inve pr 1415 $26% 26'% 26% + 'A CP Inve w 8160 360 345 360 +10 CP Ltd 28490 $15% 1620 $11% 300 $16% 60 $43 3392 $39% 100 $45% 350 $25 100 $11% 325 $24% C Packrs Can Perm CSL pr Cdn Brew C Brew Ap C Cablesy C Cable w Cdn Can A C Curtis CG Invest CG Sec B C Goldie C Hydro C I mi C Ind Gas 1345 $10 CIL 10225 $16'/4 C Intrurb p 100 $8% C Manoir z140 430 2500 87 45 $75 z5 $25 1225 $5% 2520 $13 Imp Bank 3942 $28'/» Ind Gas CPL A p Cdn Salt Cdn Tire Cdn Tire A C Ullties C Util $1.25 C Util w CWN Gas CWN G 4 pr z40 $11'A Canron 870 $22% Capit Div 3750 75 Cara 100 $5'A Carrier JD 300 $7% Cassidy L 200 450 400 $8% 415 15 11'A 16'% 43 39 45% 24% 11% 24% 11'A 22% 72 5'A 73/4 450 83/4 15'% + % 11'%+ 'A 16% + Mb 43 + 'A 39% - % 45% 25 + % 113/4 + % 24% - % 11'A 22% - % 75 + 1 5'A + % 73A 450 -10 83/4 Indal Can Indusmin Ind Adhes Inglls Inland Gas Inland G p Inter-City Inter C B w Intrmetco IBM IMC Int Nickel Int Util Int Util A Interpool Int Div Intpr Pipe Int Pipe w Intpr S;eel Intpr Stl pr Inv Grp A Inv Grp 5 p Irwin Toy ITL Ind Ivaco Ind IWC Ind Kaiser Re Kaps Tran Keprlt Kelsey H Kelvinatr Kenting Koffler Koffler A p Koffler w Labatt Labatt pr Laidlaw M Lallaw A p LOnt Cem Laura Sec Lau Fin Lau Fn 6'A Lau F 1.25 Leigh Leons Frn Levy A pr Life Inv w Livingsto Living w Lob Co A Lcb Co B Lob Co pr Lob G A pr Lob G B pr Loeb M Logistec C Mclan H A MH Cable MB Ltd Magnason Magnetcs Major H D M Lf Gard M Lf Mills Markboro Markbro w Mass-Fer McLaghln McLagn w MEPC MERC w Melchrs Mt Strs MPG Inv MPG Inv p Microsyst Mlcrsys w Mol son A Mtl T Moore Morse A MTS Inter 17840 100 z21 z20 $33% 33% $10% 10% $9% $17% 9% 17% 33% 10% 9% 17% ,'s* $33% $7% $9% 415 415 - 5 10% 10'% 5% 5% /2% 22% + '% 4% "b - % .35 135 32'% 33'% + 1 73A 7% - % ?'% 9% - % 290 290 6'% 6'% + % 28% 28'% - 'A Murritt P Murrlt P w NaChrs ! Nat Drug N Nuring H Nat Sea Nat Trust Neonex NB Tel N Provld D Noranda Nor Ctl G Nor Ctl 65p Nor Ctl B p Nor Ctl w NSI Mark NuWest D Ocdentl Pt Oil Patch Okanagan Ontario Tr Orlando R OSF Ind Oshawa A nu.u.- ,8M *13* 13'A Iin 0verlnd 2 P 1250 405 400 300 m 8 265 i 4172 1015 $13'A 13 725 350 3 50 3 50 4950 360 325 350 1490 $9% 8% 9% + % paragon 300 $14 133/4 14 + 'A peef Eld 600 45 4 5 4 5 3230 225 220 225 1100 $6 5% 5% — % 575 $29'A 29 29'A 6575 $19'A 19M8 19'A + Mb 300 $14 14 14 - 'A 2539 $16'% 15% 16% + % zlO $14>A 14'A 14'A 1875 $9% 9'A 9'A f 460 450 430 430 - 20 4000 230 230 230 117 $375 374 375 + 3 z35 $20% 20'% 20'% 9851 $34% 34% 34% - % 2209 $49% 49% 49% 200 $57'% 57'% 57'% 631 $24 23% 24 + 'A 600 450 430 445 +15 7142 $31% 31'% 31% 4575 $15 14% 14% 2425 $9% 9% 9% - % 200 $29% 29'A 29'% + % 2250 $10 9% 9% 235 $22% 22% 22% 1700 $21% 20'% 21% +1% 1000 355 350 355 + 5 350 $16% 16'% 16% + 'A 300 250 245 250 - 10 5025 375 370 375 1900 $9% 9 9% + % 24200 $12% 11% 12% + % 1025 $8% 8% 8% + '% 100 $5'A 5'A 5'A - 'A Z40 $10 10 10 1400 $19'A 19 19 - •A 150 $9% 9% 9% + % 900 875 870 870 + 5 1917 $22% 22'A 22% + % 575 $23% 23'% 23% + '% 3900 $16 17% 17% - 'A 300 $17% 17% 17% - '% 1750 390 380 385 - 10 700 $11 11 11 - % 9085 $13% 13 13'A Z200 100 $17»A 17'A 17'A 12050 $7% 7 7% - % 200 $8% 6% 8% + % z50 $7'% 7'% 7'% 500 130 130 130 200 $9 9 9 225 545 530 545 - 10 1225 $6% 6'A 6'A - 'A 1250 $6% 6'A 6% + % 50 $33'A 33'A 33'A 200 $19% 19'% 19'% - % 100 $21 21 21 500 385 380 385 + 5 z50 $12 12 12 zl 10 $12% 12% 12% 615 $12% 12% 12% 3059 $26% 26% 26'% + % 1150 $10'% 10 10% + % 1200 100 100 100 - 5 300 210 205 205 + 5 95 $29'A 29'A 29'A - 'A 300 $15 15 15 - '% 2727 $7% 7% 7% + % 1400 165 160 165 3850 $13% 13'% 13% - 'A 2525 $17% 17% 17% + % 850 915 900 915 425 $9 9 9 1400 340 335 335 - 5 300 $9'% 9'A 9'A 21635 $17»% 17 17'A - % 150 $5 5 5 zl60 $15 14 15 439 $7% 7% 7% 600 255 255 255 2913 $23'A 23'A 23'A 10700 $20'A 19'% 19'% - % 7230 $42'A 41% 42 + '% 200 $12'A 12'A 12'A 1300 225 210 225 - 5 1150 $14'A 14 14'A + % 300 270 260 270 - 15 3300 3 1 2 1620 $10% 10'% 10'% 300 $8 8 8 + •A \ 830 220 215 215 + 5 100 $8'A 8'A 8'A 200 $32 32 32 - % 8950 $5% 5% 5'A 951 $15'A 15% 15% - % 300 49 49 49 8055 $38% 38% 38% + 'A 7675 $14'A 14% 14'A + % 100 $39'A 39'A 39'A -1% 720 $28% 28'A 28'% 1850 660 1 650 ^ 650 +10 1150 $7'% 7'% 7»% + % 1500 $9% 9'A 9% 300 $12'% 12'A 12'% + % 1500 280 : 170 : m -10 2045 $8'% 8'A 8'A + % 100 S8'% 8'% 8'% + % 275 $7'A 7'A 7'A 1500 $6 6 6 + % -10 +25 Pac Pete PanCan I 13% + % 400 - 5 3279 $33'% 33 33'A + % 2900 240 230 240 +10 Peel Elder Pembln A Penningtn PC Jwl A P Dept S Petroflna 500 $5 100 $20'A z20 $7% 600 $14% 3550 S14% 750 $17% 351 $25 olü* oîS* lii11 PhllUP* Cb zlOO $11 210 210 210 +10 photo Eng 100 $23% 23% 23% - 'A 5 20'A 7% 13% 14% 17% 24% 11 -1'% 5 20'A -7% 13% - % 14% 17% + % 25 + 'A 11 $17'A 17 17'A $24'% 24'% 24'% 225 215 215 -10 210 210 210 $7% 7% 7% - % $9% 93A 9% $13% 133/4 13% + 'A 445 400 400 - 65 $29 29 29 -1 Pitts Eng 960 $17% Pow Cp 116795 $10 Pow Crp pr Pow C 5 pr Pre Cable 1735 $11% 7085 $18'A 650 $39 100 210 17'A 9% 31% 11% 17% 38 210 17% + % 10 + % 31'A - % 11% + % 18'A + «A 39+6 210 $ 19'A $6'A $6'% $9'% $8'A $8'% 19'A 6 6'A 9'% 8'A 8 Me 19'A - 'A 6'A 6'% 9'% + % 8'A 8'% + % D Strs Domtar D Textle Dover Ind Dover pr DRG Ltd Du Pont Dustbane Dylex Div Dylex D A Estn Can S Estn Can r Econ Inv p E-L Fin E-L Fin w Electro K Electro ltd Electro p Erie D Erie D A Exquisite Falcon Fed Grain Fields S Finning T Fleet Mfg Fleetw'd Ford USA F Seasons F Season w FPE Pion FPE Pn pr ! laser Freiman Galt Ml Irn Gaz Metr Gaz M 63w Gaz M 66w Gdn Mang Gen Baker Gen Distrb GMC Genstar L Gnstar L w Gerin 1st p Gesco Dis Glendale Glengair Gleng B p Gleng A w Gleng B w Gleng U Gold Crest Goodyer Graft G Greb Ind GL Paper GL Power GN Capital Gt W Life Gt West S Greyhnd C Greyhnd Grissol F GSW Cl A GSW Cl B Guar Trst Gulf Can Halifax D Halifax D r H Group Ham Tr Ham Tr V Ham Tr pr 1 35 $80 80 80 3895 $31% 30% 31% + 1 650 $13% 13% 13% 2965 $33% 32% 33 300 $27% 27'% 27'% + 'A 350 $9'A 9'A 9'A 17273 $28% 27% 28 + % 200 $12% 12'% 12% + % 13360 $16% 16% 16% + % 10560 $13% 13'% 13% + % 2620 $24% 24'% 24% + % 240 $16'% 16'% 16'% + 'A 100 $8'A 8'/4 8'A 600 $16% 16% 16% - % 720 $25 24% 24% + % 1400 $5% 5% 5% z20 $12% 12% 12% 5320 $12% 12% 12'A 300 $13'% 13'% 13'% - % 1790 57 55 57 + 2 50 $31% 31% 31% - % 900 $9% 9'A 9% 800 380 370 380 + 5 200 490 490 490 + 5 2155 $56 55% 55% + '% 50 $79 79 79 + 1 100 $8 8 8 z50 $7% 7% 7% z26 480 480 480 877 $93'% 93'% 93'% + % 8200 $8% 8'% 8'% - % 200 $15% 15% 15% - 'A 500 $15% 15% 15% zl2 110 110 110 100 $11 11 11 - '% 100 $74 74 74 + 1 730 $18 17% 18 + '% 220 $10% 10'% 10'% - % 200 $19 19 19 + '% 50 $76'% 76'% 76'% +6'% 3600 $15'A 14% 14% - '% 150 $6 6 6 100 $7% 7% 7% + % 1102 $6% 5% 6% + % 2100 135 130 135 + 5 1440 230 230 230 + 5 200 $7 7 7 500 360 360 360 Pre Trst Prem Iron Price Com 2227 S7% 7'% 7'% Prov B Can 500 $18 18 16 - 'A Q Brdcast 300 $8'% 8% 8'% + % Quinte A 300 215 215 215 - 5 RnkO A 15275 $26 25% 25% - 'A Readers D 900 $13% 13'% 13'% Realty C 400 $5'% 5% 5'% + % Realty C w 350 255 255 255 Reed S 15325 $10 9% 10 + 'A Reichhold 300 $10% 10% 10% + % Reitman 300 $23 23 23 Reitman A 200 $21'% 21'% 21'% Revel stk Revelstk p Rileys D R Little R Little A Ronald Fd Rothman Rothmn w Rothm A p Rothm 2p Royal Bnk Royal Trst Russel A Russl H p St Maurice Sandwell Sayvette Schneid Schneid b p Sclntrex Scot Y Scot Lasal Scott s Seaway M Selkirk A Shaw Pipe Shell Inv p Shell Inv w Shell A Simpsons Sklar W Skyline H Slater Stl Slat W Can 100 $22% 22% 22% Southam 1064 $83% 82% 83% +1'% Stafford 1885 $15V% 15'% 15'% + 'A St Brodcst z50 560 560 560 St Paving 750 $9'% 9'A 9'% + % St Can z25 490 490 490 Steinbg A 300 $6% 6% 6% + % Ster Trst r 200 $15 14% 14% - 'A 200 $15% 15% 15% + % 900 270 260 270 500 390 385 390 +10 310 $83 82 83 - 1 50 $84 84 84 - 2 200 $17 17 17 + % 1450 $19% 18% 19% + % 900 550 520 550 +35 30 $87'% 87'% 87% 3750 $22 22 22 + 'A 5902 $32% 32'A 32% + % 356 $40 39'% 39% 750 $13% 13% 13% 400 $27 27 27 2600 120 115 120 100 450 450 450 250 465 465 465 z25 $12'A 12'A 12'A 790 $8% 8'% 8% - % 300 285 270 270 -; 25 24690 $16'A 15% 15% + % 1400 $9% 9'% 9% - % 1475 $17'% 17'A 17'A - 'A 3032 $8% 8'% 8% + % 107 90 90 90 300 $10% 10% 10% 1800 460 450 460 225 $21'A 21 21'A + 'A 950 $11% 11% 11% -*• 'A 4415 $41 -V% 41 + % 6551 $21 20% 21 + % 5602 $41 40% 41 + % 100 360 360 360 -10 245 $6% 6% 6% 1150 $15% 15% 15% 100 $15 15 15 - % 4949 $24'A 24% 24% - % 1374 $36% 35% 35% - % 4700 350 1100 100 150 500 185 180 180 360 * 360 360 83 80 80 100 100 100 $7'A 7'A 7'A - 5 -10 Stuart Hs Tamblyn Tancord Texaco Texaco pr 4600 415 410 410 400 300 300 300 - 5 630 $13% 13 13% + % 350 $11% 11'% 11'% - % z50 $15 15 15 1850 $22 21'A 21'A + % 200 295 295 295 +10 2875 $15% 15'% 15% + % 13% 14'A + % 30'A 31 + % 26'% 26'% - % 32 32 -2 385 385 1150 $14'A 13133 $31 1400 $26% 4000 32 800 400 400 $24 300 265 1265 $44 738 $63'A 62% $5% 5% 5% + 'A Texas Gu S 9455 $19% 255 $208 208 208 - 2 Thd CGInv z150 $13 23% 23% - 'A 265 265 +15 43'A 43% + % 62% -1% 19% + % 12'% 19 12'% 500 $23% 23% 23% + V* Thd CGIp 50 »32% 32'A 32'A + •A 140 $6% fr% 6% + 'A Thom» N T 100 275 275 275 + 15 150 $17'A 17'A 17'A - % Thom Oox 100 450 450 450 250 $19% 19% 19% Thom N 15075 »33V* 33% 33% + % 465 $10 10 10 Thom N pr 100 SSOVii 50% 50% 54 $6?62 62 Tcrorr.onf 2200 190 180 185 9525 $8 7% b Tor Dm Bk 3067 >31 30% 31 + % 100 215 215 215 Tor Star B 70 >41'A 41'A 48'A — 'A 225 $18% 18% 18% Towmart 100 40 40 40 + 3 200 $8% 8% 8% — 'A Trader» A 9120 >14» 16'A 16% — % Z12 $11 11 11 Trader B p 300 )2I'A 27% 28'A Z24 $11 11 11 Trader 6S w 530 315 315 315 — 5 750 $13% 13% 13% Trader M w 1420 410 595 600 3269 $28'A 28 28 + % Trader 49 w 900 405 600 605 + 5 400 225 225 225 Transair 1090 325 315 315 3650 12 12 12 Trnsalr w 1900 115 115 115 + 5 1200 $10% 10% 10% Tr Can PL 2320 >42» 42% 42% — % z2S $12% 12% 12% Tr Can PI p 235 >40» 40% 40% — % 800 $11% 11% 11%- Vi Tr Can A pr 141 >79 79 79 + % 450 $22 22 22 Tr Can P w 540 >14 13% 13% “ % Transglob 300 160 160 160 Lacanex 1700 85 84 84 - 6 Trars Mt 2525 $23% 23% 23% - % Lacanex w 1100 30 29 29 Trmac 15120 $9'A 9 9'A + 'A L Shore zS 256 256 256 Trizec Crp 327 $20 19% 19% - 'A La Luz 1675 700 700 700 -15 Trizec w 7700 62 60 60 - 2 Langis 5000 7 7 7 Tru-Wall 1200 355 355 355 - 5 LL Lac 510 190 185 190 UNAS Inv z70 $20 20 20 Lost River 900 460 450 460 - 5 UnAcc Clp zlO $40 40 40 Lytton M 1000 176 165 165 -10 Un Carbid 300 $15% 15'A 15% + % Madeline 7472 440 430 440 + 5 Un Gas 6605 $14% 14 14% + % Malart ic Z450 62 62 62 U Corp B 7500 $16% 16% 16% + 'A Man Bar 2000 45 45 45 Un Fn Mgt 500 $I'A 8% 8% Match 2000 6% 6% 6% U Sections 500 $1% 1 8% + % Mattgmi 966 $37 36% 36% - % Van DH 10150 $8% 8 8% + 'A Me Adam 4200 58 57 50 - ] Versafd 400 $7% 7% 7% Me Intyre 521 $79 77 79 + 3 Versatile 22/5 $5'A 5% 5% - % Mentor 500 116 116 116 - 4 Versatl A 4250 475 455 470 + 5 Meta Uran 1000 11 11 11 - 1 Villcentre Z100 $12 12 12 Miprlm 2000 15 15 15 - 2 Vulcan Ind 100 $9% 9% 9% Mymar M Z44 34 34 34 Wa|ax 100 $17% 17% 17% - % NBU Mime 4065 335 320 320 -2ft Walk GW 1015 $44% 44% 44% New Cal 3000 22% i 22% 22% i — % Weldwod 4200 $12% 12% 12% Newconx 1200 535 525 525 -15 Wstburne 700 $12 12 12 + % N Dimens '7500 75 70 74 + 2 Wbur A p 375 $36'A 36% 36'A + •% N Goldvue 3000 5 5 5 Wburn wt 200 800 BOO 800 -25 Newlund 1000 13 13 13 +*% Wcoast Pt 3300 $10% 10'A 10% + % Newnor 5000 5 5 5 - % W Pet A p 475 $32 31% 32 + % N Que Ragl 300 700 695 700 + 10 W este'st 1139 $30% 29% 30 + % Noble M 6100 103 99 99 - 6 Wcoast w 4565 $10% 10% 10% + % Nor-Ac 15550 25 24 24 + l Westfair 25 $27% 27% 27% + % Norbaska 21 21 21 - > Westeel 900 $20% 20 20'/a + % Norlex 15500 33 30 30 - 4 W Brdcast 1052 $15>A 15 15 Northgat 2610 645 63Ô 630 -15 W Bcas A p 475 $45 44% 44% - % N Rock 3100 219 210 219 + 2 W Cdn Seed 1437 $5% 5% 5% + % Orchan 3300 435 425 430 + 15 W Reacty 1300 $9% 9% 9% + 'A Osisko z300 29 29 29 W Realty w 9050 410 380 410 +20 P Asbet 10800 175 173 174 + 1 Westnhse 425 $18% 18% 18% + % Pac Coper 2700 205 205 205 Weston 1875 $17% 17'A 17% - «A Pamour 3000 235 225 235 + 10 Wstn 4%p zlO $62 62 62 Pan Centr 1787 290 285 285 - 5* White Pas 875 $12% 12'A 12'A - % Patino N V 1537 $26% 25% 26% + % White p a z50 $21 21 21 Pick Crow z250 20 20 20 White P w 275 78 78 78 - 2 Pine Point 2026 $35% 34% 35 + Vè Wiley Oil 3200 $10% 10 10% + % Placer 5092 $35% 34 V4 35 Wlnco S 5800 $7 6% 7 + 'A Prado Exp 1600 165 160 160 - 5 Wood Alex z40 330 330 330 Preston 1259 885 870 885 -10 Woodwd A 255 $26% 26% 26% - 'A Pure Silv 1125 235 230 234 + 4 YR Prop 5725 $10% 10'A 10% + % Q Mattgmi 800 40 40 40 Zellers 335 $15% 15'A 15'A + % Ray rock 2000 133 129 129 - 4 Zenith 1300 270 260 265 + 5 Reeves 1200 70 65 65 - 5 Mines Rio Algom 2307 $18% 18 18 - 'A Accra 10000 8 0 8 + 1 Roman 740 740 740 740 - 5 Acme 63500 38 36 37 Ryanr 16500 15 14 14 - % Advocate 3100 180 170 180 +10 St Fabien 3040 8% 8% 8% -1% Agnico 900 210 205 210 +10 Sherrltt 5695 $16% 16'A 16'A Allied Mng 2250 385 375 385 Sigma Zl4 525 525 525 .H Am Larder 1000 75 74 74 - 4 Sllvmq 2000 21 20'% 20% — % Ang R 24100 28 25 27% - % Stanrck 2000 50 50 50 + % Ang UD 12000 165 157 157 - 7 Steep R 1600 245 240 243 +’ 6 Armore 4500 12 12 12 Sud C 14000 28 27 28 + 1 Atl C Cop 500 46 46 46 - 2 Sullivan 1601 320 320 320 - 5 Avoca M 4000 70 65 70 Sun Ex 10500 15 14'% 15 + % Bnkno 21150 760 710 745 +20 Tara 2900 $14% 14V4 14% - % Bary Expl 900 93 93 93 - 4 Teck Cor A 2350 550 535 535 + 5 B-Dqu 1000 5 5 5 Teck Cor B 3966 510 500 505 - 5 Betlm 6131 $22'A 21% 22 + 'A Texore 1000 11 11 11 + % Bl Hawk 8500 93 90 91 - 1 Tcx-Sol 2000 45 45 45 Bral Can F 3900 245 230 240 Tomblll 1000 72 72 72 Brameda 2030 102 101 101 - 1 Torme 36300 170 161 161 -9 Brenda M 2300 550 545 550 U Asbesto 3700 495 490 495 + 5 Broul Reef 2000 27 26% 26% +1% U Mlndam Z166 6% 6% 6% Brunsk 26081 365 355 365 +15 U Siscoe 1340 140 138 140 + 3 Calmor IB zlOO 55 55 55 Upp Can 2200 231 229 231 + 2 C Mines 14400 29 27 28 -r 1 West Mine 1620 360 355 355 ,, Camflo 1900 330 325 330 -10 Westfield 5900 135 133 133 + 1 Cam Chib 2300 660 645 660 Wstfield w 3600 80 75 75 - 5 Camp RL 100 $27% 27% 27% + 'A Whlthorse 2180 245 235 245 + 5 C Tung 3100 158 155 156-3 Wilco 6000 15 14'% IS - 1 C Lencour 1000 7 7 7 Wtlroy 4590 119 112 112 - 8 C Merrill z20 605 605 605 Wih.Eld 1000 9 9 9 C Nisto 10000 7 7 7 Wr Harg 251 121 121 121 -.4 Candore 3500 4% 4 4% + % Yk Bear 1650 460 450 450 Captain 2000 5 5 5 Zenmac 5500 7 7 7 Cassiar 335 $19% 19% 19% Zulnpa 6000 13% 13 13 -’j Chmly 79440 271 262 270 + 8 Oils and Gas Chesvl 62500 17 13 17 + 1 Alt East G 2100 680 670 680 + .5 Chlmo 200 129 125 125 - 5 Alminex 1500 585 575 585 + 5 Ccch Will z200 35 35 35 Am Leduc 2000 9 9 9 + 1 Coin Lake 5000 10% 10% 10% A Quasar P 500 660 645 660 + 10 Coldstm 1989 252 249 252 - 3 Aiamera 1900 SI 8% 18% 18% Columb M 2500 40 38 38 - 2 Ashland C 900 S14 13% 14 + % Comb Met 5000 11 11 11 Ashland pr 500 $33% 33% 33% + 'A C Callinan 500 7 7 7 BP OG 5750 575 565 565 -10 C Marben 6000 145 142 144 - 1 Calvert ;200 13 13 13 C Morlsn 5400 195 191 191 C Geo 17000 135 120 130 - 5 C Rambler 1000 195 195 19ii + 5 CNor W 12071 S20 305 315 + 10 C Rexspar 9000 38 36 36 - 1 CS Pete 31935 830 805 810 Conwest 4750 795 765 795 + 5 CS Pete w 2800 545 530 530 -10 Cop Fields 3301 165 162 163 + 2 C Bonanza 3500 91 90 90 Coulee 6500 16 15% 16 + % C Ex Gas 6300 390 385 385 Courvan 1500 10% 10% 10% C Homestd 1000 850 850 850 Craigmt 800 900 895 900 +5 C Reserve 1600 570 505 525 +20 D'Aragon 1000 20 20 20 - 2 Cdn Sup 0 413 $42 >A 42 42 - 'A D'Eldona 3950 54 51 51 Candel Oil 169 $12% 12% 12% + % Delhi Pac 500 10 10 10 Chleftan D 6900 $10% 10'A 10'A - •% Denison 1009 $30'A 30 30 - 'A Clark Can 600 400 395 395 Dlscovry 1300 85 81 85 C West P z57 110 110 no Dome 700 $68% 68 68 - % Decca R 700 290 281 281 - 4 D Explor 6600 130 126 126 - 3 Francana 1025 675 625 670 +35 Donal 33000 7% 7 7 - % Gr Plains 4646 $33% 33'A 33% + % Dunrale zlOO 24 24 24 Gt COIIsds 1120 600 590 600 -15 Dynasty 4730 950 915 940 +25 Houston 0 5800 250 240 250 + 10 Falcon C 5801 $13% 13 13 - A Houston w 1000 65 65 65 - 5 Farwe 50500 7 5% i 6 Inter T 17500 115 105 115 + 2 Fort Rel 10000 40 40 40 - 2 Lcchiel 2600 156 154 156 Frobex 8097 33 32 32'/a +1% Merland E 1750 67 67 67 - 2 Gnt Masct 7620 565 555 560 Mi peon 1500 63 61 63 + 3 Granduc 100 505 505 505 -5 Mineral R z20 37 37 37 -H Granlsle 1400 850 850 850 -10 N Pete 10400 222 210 210 -10 Gren Pnt 16000 23% i 22% 22% + '/a N Davies 6000 8 7 8 + 1 Highmont 500 250 250 250 - 5 NC Oils 300 600 600 600 + 10 Hollinger 365 $43 42% 43 + % Nthld 36300 115 105 115 + 10 Huds Bay 3355 $24 23% 23% - % Numac 11777 $15 14% i 14'% - '% Hu-Pam 1000 15% 15% 15% + 1 Oakwood F » z49 76 76 76 Hydra Ex z270 23 16 23 Page Pet 4821 265 257 260 - 5 Int Bibis T 2000 16 16 16 +2 Pan Ocean 4999 $13 12% 12% + % Int Mogul 200 $10% 10% 10% + % PanCdn P 5335 $17 16% 17 »i> 1 Obask 11700 55 51 51 - 4 Peruv 500 30 30 30 -2 Iron Bay T 200 360 360 160 Petrol 1000 124 124 124 - 4 Iso 22600 207 200 200 - 5 Pinnacle P 1000 48 48 48 + 1 Jelex 2600 13 12 13 - 1 Place G 3400 108 105 108 Joliet 6200 26 25 26 + 1 Ponder 1800 60 60 60 + 1 Jonsm 38150 11 10 10 - % Peyto 0 32973 260 250 255 + 11 Joutel 1000 51 51 51 - 2 Ranger 6030 $20 19% 19% Kerr Add 875 990 965 965 -15 Scurry Rn 9755 $17% 16% 17% + % Lab Min 590 $43 42 43 + 1 Sieben 11550 $10 10 10 D3D 22 • Le Devoir, samedi 18 mars 1972 Du sport (c'était à prévoir) à la veille de devenir bien électronique par MARC Le mardi 16 mars 1971, donc il y a un an.nous écrivions une chronique intitulée ‘.’Le sport (demain) et la TV".Après avoir signalé la popularité extraordinairement grandissante des sports télévisés nous avions parlé des avantages techniques de la TV, non seulement pour les, téléspectateurs mais, aussi, pour les journalistes et, enfin, les arbitres.Citons-nous: “.il faut encore donner à la TV un avantage technique qui lui est bien exclusif, soit la reprise des jeux.à vitesse normale, au ralenti, ou encore, avec arrêt pour bien indiquer l’instant précis d'un fait saillant: but, pénalisation, decision douteuse d’un arbitre, manoeuvres individuelles d’un athlète qu’une Caméra isolera, etc.“.le fait demeure qu'à cause des reprises des jeux que la TV nous offre, un reportage sportif peut être techniquement meilleur lorsqu'un journaliste se place devant un télérécepteur plutôt que., sur place.“Il y a évidemment solution à tout et nous aimerions personnellement suggérer a la direction du Forum, par exemple, qu'elle fasse bientôt ce que d’autres sports, déjà, font.11 n’y a aucun doute que si le Forum installait (ce qui serait assez facile) des téléviseurs à.chacune des sections de sa longue galerie de la presse que les journalistes, alors, pourraient profiter non seulement de l'avantage d’être bien dans l’atmosphère d’une partie, parce que sur place, mais encore, sur le plan technique, de celui de pouvoir précisément décrire un but.” (Le Forum, il y a un mois, a écouté cette suggestion.et lire plus loin à propos de l'amélioration apportée à ses relations avec la presse).L’inévitable Plus loin dans le même article, nous disions: “D y a un autre aspect qu'il ne faudrait pas ignorer.Ainsi, toujours en nous servant du hockey télévisé pour exemple, on a vu combien les arbitres voyaient, 9 fois et trois quarts sur 10, très juste lorsqu'ils décemenj une pénalisation.ce qui nous amène à penser à un jour prochain où tous les arbitres de tous les sports pourront, ipso facto, profiter de cet avantage que représente la reprise immédiate d'un jeu.” Et nous laissions entendre que ces relises confirmeraent non seulement les onnes décisions mais qu'elles pourraient, à l’occasion, permettre aux arbitres de renverser une mauvaise décision."Comme quoi", écrivions-nous, "un atout électroni- 3ue pourrait bien, tôt ou tard, changer bien es choses dans les sports!”.Or, il y a quelques semaines, on se mit à parler beaucoup du futur Superdôme de la Louisiane, plus exactement situé à la Nouvelle-Orléans.Parmi les attraits du nouveau stade, on signalait un système de télévision-couleurs en circuit fermé, système comprenant 8 écrans géants de 39 pieds de largeur et de 33 pieds de hauteur qui, suspendus au-dessus du terrain de jeu, permettront aux spectateurs de voir des reprises des principaux jeux.On voit immédiatement ce que la réaction de quelque 100.000 spectateurs (au football) sera si un arbitre a rendu une mauvaise décision! Et on peut déjà prévoir que les arbitres, à cause d’une possible erreur lors d'un jeu corsé, ne rendront pas leur décision avant d’avoir vu une reprise ou, dans tous les cas.qu’ils se réserveront (avec raison!) le privilège de renverser une décision qui, de toute évidence, aura été mauvaise.Que faire d’autre devant 8 écrans géants prouvant la chose?Au tour du hockey Ce que nous venons de supposer (après l’avoir fait le 16 mars de l’année demiere) THIBEAULT deviendra chose assurée, tôt ou tard (plutôt tôn Ainsi, pas plus tard que mardi le 14 mars dernier, à New York, le président Clarence Campbell de la ligue de hockey Natio-nace déclarait qu'il approuvait personnellement la proposition faite par certains clubs (c’était lors de réunions des gouverneurs de la ligue) à l’effet de construire des écrans géants au-dessus de la patinoire pour montrer, instantanément, des reprises de jeux aux spectateurs sur place.“Les arbitres sont contre l’idée”, a ajouté Me Campbell, “mais je la trouve progressive et elle représente un attrait de plus pour nos matches., en autant qu’on ne s’en servira pas pour tourmenter les arbitres".Il a encore dit qu'on ne corrigerait pas les erreurs possibles de ces arbitres même si les reprises démontraient qu’il y en a eues.Mars comment pourra-t-on suivre une telle politique devant des reprises prouvant, hors de tout doute, qu’il y a eu erreur?On en a eu une preuve pas plus tard que mercredi soir dernier lors d’une partie Canadien-Toronto.Deux ou trois reprises du jeu, à la TV et à la suite du but de Guy La-fleur, nous firent bien voir qu’on avait commis une erreur en accordant une passe officielle à Réjean Houle plutôt qu’à Jean-Claude Tremblay sur ce filet.Que le pointeur officiel n’y ait vu que du feu était fort compréhensible.De la ligne bleue.Tremblay avait passé en direction de Houle.Mais celui-ci rata la passe complètement et le disque passa entre ses patins, ni l’un ni l'autre, pas plus que son bâton, n'y touchant.La rondelle, plutôt, alla à Frank Ma-hovlich qui la refila a Lafleur l'autre côté du but.et pan! On annonça que c’était à la demande de Houle qu’on lui avait enlevé la passe officiellement accordée pour la donner a un Tremblay qui.vraisemblablement, la méritait.Personnellement, nous croirions que c’est plutôt après que quelqu'un eut vu la reprise du jeu que le changement fut annonce.Ce qui commence à prouver ce que nous vous laissions entendre.il y a un an! Un Canadien.Courtois! Nous avons déjà laissé entendre, aussi gentiment que possible dans les circonstances, que les relations de presse du Forum et des Canadiens laissaient parfois à désirer.ce qui venait plutôt de la haute direction que des excellents publicitaires Camil DesRoches et Rolland Ricard.Or.depuis que Me Jacques Courtois est devenu le nouveau président de cette importante entreprise, la courtoisie, c’est le cas de le dire, est en vogue.En quelques semaines, la salle et la galerie de la presse ont changé d’ambiance à un point remarquable sous la direction d’un Jean Béliveau, vice-président aux relations publiques, aussi habile et souple dans ses nouvelles fonctions que lorsqu'il menait et inspirait l’équipe sur la glace.Sautons les détails de cette nouvelle et agréable politique ne serait-ce pas parce qu'ils seraient, peut-être, par trop personnels.L'important est que.vis-à-vis de la presse, le club Canadien est maintenant, sur le plan de l'hospitalité et des relations constructives, au même niveau que les Expos, la piste Blue Bonnets, et, bientôt, les Alouettes (ils n'ont pas, encore, de salle de presse mais on pense a régler le problème incessamment).Quelle importance pour nos lecteurs cela peut-il avoir?Simplement que nous croyons que les (bonnes) relations publiques commencent, pour une organisation sollicitant le public, par de bonnes relations avec la presse puisque le journaliste fait joint entre les deux.dans les deux sens, il va sans dire.Et à la prochaine prophétie! Un Murphy, bon farfadet, qui a su célébrer la Saint-Patrice ! JACKSONVILLE, Floride (PA) - Coiffé d’un chapeau vert comme le veut la légende, l’Irlandais Bob Murphy s’est emparé hier du premier rang à l’issue de la deuxième ronde de Tomnium Greater Jacksonville riche de $125,000.“Les farfadets ont transporté mes bâtons aujourd’hui,” a dit le rouquin Murphy qui, avec un compte de 140, avait toutes les raisons du monde de fêter la Saint-Patrice.Aucun golfeur n’a pu faire mieux que Murphy qui a joué une excellente ronde de deux sous la normale malgré des vents atteignant une vélocité de 35 m/h.Tony Jacklin, d’Angleterre, qui adore jouer dan- le vent, s’est hissé au second rang à 71-141, Grier Jones, celui qui à trois au-dessus de la normale.a battu Murphy en éliminatoire au tournoi Hawaii, se retrouve en 3ème place à 142 en compagnie du gros John Jacobs.Arnold Palmer et Doug Sanders suivent à 143.Palmer et Sanders sont, avec ceux qui les devancent, les seuls golfeurs à jouer sous la normale du parcours Hidden Hillslong de 6,943 verges.Palmer a réussi une tournée de 72 bien qu’il ait obtenu un double-Bo-gey au 14ème trou.Frank Beard, le meneur après la première ronde, a joué hier 77.“J’aimerais avoir une excuse, mais je n’en ai pas,” a dit Beard.“J’ai tout simplement très mal joué.” Parmi les autres pointages signalons ceux de: Charles Suford, 74-146; Lee Trevino, 73-146; Bobby Cole, 71-147; Gary Player, 75-147; et Bob Charles, 75-148.HOCKEY LIGUE NATIONALE Est i 8 P n bp bc pH Boston 70 50 10 10 297 171 UC New York 70 46 13 11 295 164 103 Montréal 70 43 14 13 270 172 99 Toronto 70 30 28 12 184 185 72 Détroit 71 29 33 9 229 232 67 Buffalo 71 14 41 16 184 266 44 Vancouver 69 17 46 6 172 267 40 [Chicago Ouest 70 42 17 11 225 148 95 Minnesota 69 34 25 10 186 164 78 .St-Louis 70 25 36 9 190 225 59 Philadelphie 70 23 35 12 177 216 58 Californie 70 21 33 16 199 256 58 Pittsburgh 70 23 37 10 190 233 56 Los Angeles 72 18 47 7 182 281 43 Avant-hier New York 2.Détroit 1 Boston 8.Los Angeles 3 M innesota 6.Vancouver 2 Hier soir Vancouver è Buffalo St-Louis à Californie Ce soir M innesota â M ontréal New York à Philadelphie Chicago à Toronto Pittsburgh à Los Angeles Demain Montréal à Détroit Toronto à New York Buffalo à Chicago Pittsburgh à Californie Minnesota à Boston.14h TV-3 St-Louis à Vancouver.17h (AVANT-HIER SOIR-NUIT) BRUINS8,KINGS 3 1ère période 1- Boston Orr (331) D Smith .1:51 2- Boston: Westfall (18) Sanderson.Walton.£21 3- Boston: Cashman (21) Hodge.Esposito .1327 Pun.Lemieux LA 5 36.2ème période 4- Boston: Bucyk (28) Vadnais.McKenzie .7:24 5- Boston: Hodge (15) Vadnais.ll:4l 6- Los Angeles: Widmg (25) Lem.eux.Johnson.17.48 Pun: Sanderson B 3:41.Cashman B 7 50 3ème période .7 - Los Angeles: Widing (26) LemUryx.1:40 8- Boston Vadnais(17) Esposito.Cashman .5;47 9- Boston McKenzie(19) Sanderson 8:18 10- Los Angeles: Johnson (18) Widmg.Lemieux IQSI 11- Boston: Walton(25) Hodge 1916 Pun: Vadnais B 6:17 Lancers par Boston 14 17 12 - 43 Los Angeles 5 9 10 - 24 Gardiens Cheevers(B).Edwards (LA).A-12.969 Les meneurs Esposito.Boston 1) 59 a 64 pts 123 Râtelle.New York 46 63 109 Orr.Boston 33 75 108 Hadfield.New York 44 52 96 Gilbert.New York 42 53 95 F.Mahovlich.Montréal 38 49 87 R Hull.Chicago 43 38 81 Clarke.Philadelphie 30 42 72 Bucyk.Boston 28 44 72 Cournoyer.Montréal 41 30 71 Stanfield, Boston 22 49 71 LIGUE Jr du QUEBEC i I p a bp be pts 58 44 12 2 339 168 90 57 38 17 2 270 225 78 58 38 18 2 332 232 78 57 35 22 0 25 1 206 70 57 31 23 3 268 192 65 58 29 27 2 288 267 60 57 23 30 4 223 233 50 57 18 38 1 231 341 1/ 57 15 42 0 243 390 30 58 8 50 0 206 398 16 Avatéüer Cornwall 10.Sherbrooke 2 Hier loir Shawinigan à Drummondville Trois-Rivières à Sore! Québer è Verdun Demaia Québec à Drummondville Cornwall à St-Jérôme Sherbrooke à Shawinigan Uval ï Sorel Trois-Rivières è Verdun LIGUE Jr de ('ONTARIO ) g p n bp bc pts Toronto 58 42 14 3 338 241 8/ Cornwall Drummond Québec Sorel Shawinigan Sherbrooke Trois-Rivières Verdun St-Jérôme Uval Oshawa Peterboro Ottawa Kitchener Niagara Falls St.Catharines London Montréal Hamilton 58 34 15 9 282 226 77 57 31 18 8 261 207 70 59 32 23 4 241 199 68 58 29 22 7 294 233 65 57 23 26 8 253 268 54 60 23 30 7 238 297 53 58 21 29 8 233 260 50 58 12 37 9 214 296 33 60 11 44 5 193 320 27 Avant-hier Oshawa 7.Montréal 1 Peterborough 5.Hamilton 3 Hier soir Ottawa à Niagara Falls Hamilton à Kitchener St-Catharines à Toronto Oshawa à Montréal Peterborough à London Aujourd’hui Niagara Falls è Oshawa LIGUE AMERICAINE Est j g p n bp bc pts 66 37 17 12 246 174 86 68 37 19 12 235 169 86 69 28 27 14 240 233 70 67 24 35 8 204 278 56 57 22 35 10 221 250 54 Ouest 66 30 25 11 213 206 71 66 29 26 10 222 213 68 67 28 29 10 214 189 66 65 26 26 13 218 225 65 68 28 31 9 235 239 65 68 20 39 9 179 25 1 49 Avant-hier Cincinnati 4.Providence 2 Baltimore 7.Rochester 2 Tidewater! HersheyO Hier soir Boston à N.Ecosse Ce soir Richmond è Baltimore Providence è Cleveland Cincinnati à Hershey Rochester à Springfield Demain Hershey à Cleveland, après-midi Boston è N.Ecosse Baltimore à Providence Cincinnati â Richmond Tidewater à Rochester N.Ecosse Boston Springfield Rochester Providence Baltimore Hershey Richmond Cincinnati Cleveland Tidewater \ :m Àtêx forraocè^ Kout Ôjaanas r^Jerrs cio a ri Hanfroti fiatderer DES AS DU CURLING MONDIAL — Quatre des capitaines d'équipes qui participeront, la semaine prochaine à Garmisch-Partenkirche, au tournoi "Balai d'argent” pour le championnat du monde au curling sont des vétérans de cette compétition.Alex Torrance (Écosse) y a déjà pris part en 1964; Manfred Readerer (Allemagne) y sera pour une 3éme année de suite; Knut Bjaanas (Norvège), bien qu'il n'ait que 23 ans, en sera à sa deuxième tentative tandis que Pierre Boan pilotera, une Sème fois, l'équipe de la France.(Photo Air Canada par Michael Burns) Le circuit, l'arme favorite des Expos?WEST PALM BEACH, Floride (PA) La recrue Terry Humphrey et le joueur d'intérieur Gary Sutherland ont frappé un circuit chacun pour mener les Expos de Montréal à une victoire de 6-3 sur les Braves d’Atlanta, hier après à West Palm Beach.Ces deux circuits sont survenus à la 7ème alors que les Expos y sont allés de cinq points.Humphrey, qui a remplacé John Bateman derrière le marbre à la 6eme manche, a frappé son quatre-buts aux dépens de la recrue Mike Beard.Sutherland a ensuite cogné un circuit de deux points qui fut suivit d’un double de deux points de Bob Bailey.Orlando Ce-peda et Earl Williams ont réussi des circuits pour les perdants.John Strohmayer a débuté au monticule pour les Expos et il a été remplacé par Denny Lemaster, à la Sème manche, après avoir accordé deux points à l’adversaire.Ron Taylor est revenu prendre la relève de Lemaster à la Sème.Avec cette victoire, les Expos ont maintenant un dossier de 3-3 en parties hors-concours.Aujourd’hui, ils affronteront les Yankees de New York à Fort Lauderdale, tandis que demain, ils rencontreront les Orioles de Baltimore à Miami.A WEST PALM BEACH Montréal 000 100 500 - 6 9 0 Atlanta 010 100 010-3 10 1 Strohmayer, Lemaster 5e, Taylor 8e et Bateman.Humphrey 6e; Nlekro, Beard 6e.Towers 7e et Williams, Didier 7e.G-Lemaster P-Beard.Cir-Montréal, Humphrey, Sutherland.Atlanta.Cepeda, Williams.AST-PETERSBURG St-Louis 005 401 100-11 17 5 New York (N) 000 201 022- 7 12 2 Cleveland.Maloney 6e et Simmons, Autze 8e; Matlack, McGraw 5e.Rauch 8e et Grote.G-Cleveland.P-Matlack.Cir-St-Louis, Clendenon 2, Torre.A SARASOTA Kansas City 000 110 020-4 6 0 Chicago (A) 000 000 000 - 0 4 3 Drago, Rooker 4e et Paepke; Gossage.Frailling 4e.Palmer 6e.Nelson 7e.Robertson 8e et Brinkman.G-Drago.P.Frailing.Cir-KC, Kirkpatrick.A WINTER HAVER Texas 100 000 000 1 6 1 Boston 600 010 100 - 8 12 1 Bosman, Broberg 6e et King, Billings 6e; Pattin, Tiant 6e.Lee 9e et Montgomery.G - Pattin.P-Bosman.A ORLANDO Houston 000 000 112 - 3 7 o Minnesota 200 300 20x~7 13 0 Forscb, Richard 6e et Edwards; Goltz, Strekland 4e.Hamm 7e, Haydel 9e et Mit-terwald.G-GolU.P-Forsch.Cir-Hous-ton.Edwards, Minnesota, Mitterwald.A CLEARWATER Detroit 300 001 010 5 8 2 Philadelphie 000 000 201 3 9 2 ^ Lolicb.Ware 3e, Perranoski 6e.Blosse 7e, Scelbach 3e et Freehan; Raymonds.Hoerner 4e.Lerscb 7e.Wilson 8e et McCaryer.G.Lolicb.P-Reynolds.A SCOTTSDALE.ARIZONA Californie 120 110 105-11 19 1 Chicago (N) 000 000 010- 1 7 2 May.Ellingsen (6).Queen (8) et Kuanyer.Hutton (8); Pizarro.Rueschel (6).Tom-phins (7) et Hundley.Fernandez (4).A TUCSON Milwaukee 000 301 000 - 4 10 4 Cleveland 000 130 30x-7 7 0 Stephanson.Lopez (5), Leinheiser (7) et Felske, Rodriguez (5); Tidrow.Moyer (6), Riddleberger (7) et Moses.Fosse (9).A PHOENIX Oakland 000 040 202 - 8 9 1 San Francisco 010 020 051-9 12 3 Holtzman, Fingers (6), Roland (8).Knowles (9) et Tenace; Marichal.Riley (6), Johnson (9) et Dietx, Healy (6).C: Bando (Oakland).Les choix à Blue Bonnets du "Grand pronostiqueur" CET APRES-MIDI 1ère course: 1-Sacre Bleu (no 1); 2-Lively Kid (no 4); 3-Uever Julie (no6).2ème: 1-Marsha Mir (41; 2-Consul Richelieu (5); 3-Laurelwin (7).Paris doubles suggérés: 1-4,1-5,4-4 et 4-5.Sème: 1-Dell Mir (4); 2-Intrepied Dundee (1); 3- Bare Foot Boy (61.4ème: 1 - Empire Squire (6) ; 2- Dixies Part (7) ; 3- Armbro Gazelle (2).Quinielas suggérées: roulette 2-6-7.Sème: 1-Morant (31; 2-Showelis Adios (2); 3-Dowin (6).Sème: 1-Mr.Mac Dee (3); 2-Twin City Adios (9); 3-Handy Lad .Quinielas suggérées: roulette 3-8-9 7ème: 1- BuenaMir (5); 2-Torrid Encounter (7); 3-RingTwice (6).Sème: 1-Worthy Hogden (7); 2-Sundown Borders Jr (2); 3-Harry Boy 11).Quinielas suggérées: roulette 1-2-7.9ème: 1-Steady Nan (5); 2-Riki Noc (6); 3-OhioKay (4).lOème: 1- Leader Lobell (2); 2-Brockies Colt (3); 3-Duc Drummond (9).Exactas suggérées: 2-3,2-9 et 3-2.DEMAIN APRES-MIDI 1ère: 1-Flicka Express (4); 2-Katy Wooster (7); 3-Lela Sharpshooter (3) 2ème: 1-Becket (5); 2-The Grey Tycoon (4); 3-J Al.Captain (1).Paris doubles suggérés: 4-5,4-4,7-5 et 7-4 * 3ème: 1-The Goat (1); 2-Tiger Paws (4); 3-Cottage (3).4ème: 1-Keystone Spy (5); 2-Golden HJ.(3); 3-Voltaire Hanover (2) Quinielas suggérées : roulette 2-3-5.^ Sème: 1-Southern Song (1); 2-Adios >1.Angus (2); 3-Indian Brave Sème: 1-Flight Adorian (7); 2- Nickleby (9); 3-Gerry Larry (3).Quinielas suggérées: roulette 3-7-9.7ème: 1 - Lively Pick (2); 2- Bethel Champ (6); 3-Geoffry Mir (5).Sème: 1-Knight Air Harry (9); 2-Speedy Ed (1); 3-Don's Bow (3).Quinielas suggérées: roulette 1-3-9.9ème: 1-Tarpon Boy Adios (2); 2-Rite Retort (6); 3-Born Free A.(4).lOème: 1-Welcome Change (9); 2-Great Dreamer (4); 3-Shady-dale Air Scot (5) Exactas suggérées: 9-4, et 4-9.ENJEU: $200 EN BANQUE: $100.50 Voici les paris de notre sâectionneur cette fin de semaine: Aujourd’hui: $2 sur chacun des doubles 1-4,4-4 et 4-5, soit $8 $6 sur la quiniela-roulette 1-2-7 i la Sème course; demain: $6 sur la quiniela-roulette 2-3-5 à la 4ème course; au mutuel, $2-2-0 sur Southern Song à la 5ème; $6 sur la quiniela-roulette 3-7-9 à la 6ème: $2 sur chacune des exactas 9-4 et 4-9 à la lOème total: $34.Les sports à ta pige DANIELE DEBERNARD, de France, a remporté hier matin, à Pra-Loup, le dernier slalom spécial féminin comptant pour la coupe du Monde, qui faute de neige, n’avait pu etre couru à Bergen.La jeune skieuse de 18 ans.déjà médaille d’argent à Sapporo, a devancé la blonde allemande de l’Ouest Pamela Behr.âgée de 15 ans seulement.La 3ème place est revenue à l’Allemande Rosi Mit-termaier.Chez les Canadiennes.Judy Crawford s’est classée 12ème.Laurie Kreiner.19ème.et sa soeur Kathy 24ème.Enfin, la jeune française Britt Laforgue remporte comme l’an dernier la Coupe du Monae de la spécialité, qui est une exclusivité de la famille.puisque sa soeur Ingrid l’avait déjà gagnée en 1970.* * * ROLANDO THOEN1, d'Italie, a pour sa part remporté sa première grande victoire internationale en gagnant le slalom, comptant pour la Coupe du Monde, et le combine des ’’3-tre".Quatrième du slalom, le Français Jean-Noël Augert a pris la tète de la Coupe du Monde avec 125 points, soit cinq de plus que son compatriote Henri Duvillard.* * « ROCKY GRAZIANO et Sandy Saddler, ont été élus hier au Temple de la Renommée de la boxe.Graziano, qui a livré deux combats mémorables contre Tony Zale, et Saddler, qui a détenu le championnat poids plumes en deux occasions, ont été intronisés par des journalistes qui participaient à un scrutin organisé par la revue “Ring”.Au cours de sa carrière, Graziano a remporté 67 combats dont 52 par mise hors de combat, subi 10 défaites et annulé en six occasions.Saddler a pour sa part réussi pas moins de 103 mises hors de combat.* * * DAVID NOVELLE, un jeune skieur américain, a fait une chute mortelle au cours de la descente des championnats universitaires américains disputée, avant-hier à Winter Park, dans le Colorado.Le jeune étudiant, qui était âgé de 20 ans, a quitté la piste à vive allure à la sortie d’un virage, allant s’écraser contre un arbre.A la suite de cette tragédie, les organisateurs des championnats ont décidé de les interrompre.* * * LES BLUES de l'université de Toronto, rencontreront, pour la troisième année consécutive, les Huskies de l'université St-Mary’s lors de la finale de l’Union athlétique canadienne interuniversitaire qui aura lieu cet après-midi à Sherbrooke.Jeudi soir, les Blues ont défait les représentants de l’université Sir George Williams, champions du Québec, par le compte de 5-1, tandis que les Huskies ont eu raison des Golden Bears de l’Alberta 4-3.• « * LE TRIBUNAL MILITAIRE de Varsovie a infligé des peines allant de six mois à cinq ans de prison à huit sportifs ou responsables du club militaire “Legia” de Varsovie, bien connu à l’étranger.Le lieutenant-Colonel Marian Golimowski.vice-président de la section de ballon-panier, a été rétrogradé au rang de commandant et condamné à un an et six mois de détention.Le principal accusé, l’international de ballon-panier Wlodzimierz Trans s’est vu infliger cinq ans de prison.Deux joueurs de football de renom ont été condamnés pour leur part respectivement à quatre et un an de prison.Tous les condamnés ont été convaincus d'avoir, au cours de leurs nombreux déplacements à l'étranger, sorti de Pologne des dollars achetés au marché noir et ramené frauduleusement en échange de l’or en barre et des bijoux.Ce trafic, qui durait depuis deux ans.aurait porté, selon l’acte d’accusation, sur quelque $25,000.Enfin, de nombreux autres sportifs polonais sont impli-ués en effet dans des affaires de trafic de evises.de même que des artistes de théâtre et de cinéma.- KING CLANCY, l’instructeur par intérim des Maple Leafs de Toronto, n’est pas du tout content des partisans des Leafs lorsque ceux-ci ont l’avantage d’un homme."Lorsque nous déployons une attaque à cinq, les spectateurs ne cessent de crier aux joueurs: lance, lance”, a dit Clancy.“Et nos joueurs lancent, de s’écrier Clancy, au lieu de faire une passe à un coéquipier mieux placé!” * ?* L’ECURIE FERRARI sera présente, samedi prochain, aux 12 heures de Sebring (Floride! troisième épreuve du championnat du monde des conducteurs.La firme de Ma-ranello alignera trois voitures 312'p de 3,000 CMC a 12 cylindrés qui seront confiées aux équipages suivants: Jackie Ickx 'Belgi-ue)-Mano Andretti (Etats-Unis), Ronnie eterson (Suède)-Tim Schenken (Australie) et Clay Regazzoni (Suissei-Brian Redman (Etats-Unis).?* * LE SOCCER féminin a-t-il à peine réussi à acquérir le droit de cité dans de nombreux pays européens qu'il se trouve confronté a un problème que ses organisateurs avaient tenu pour négligeable.Legume hollandaise de Didam a dû renoncer à disputer le championnat de sa ligue après que sept de ses onze joueuses eurent constaté qu'elles étaient enceintes.* * * ED McQUARTERS, bloqueur défensif des Roughriders de la Saskatchewan, de la ligue Canadienne de football, a signé son contrat pour la prochaine saison.McQuarters.qui avait été victime d’un accident à un oeil alors qu’il bricolait dans sa maison il y a de ça près de deux ans, a manqué la majeure partie de la dernière saison.Depuis son arrivée à Régina en 1966, il a été sélectionné quatre fois au sein de l’équipe des étoiles de la section Ouest, et trois fois au sein de l’équipe d'as de la ligue Canadienne.* * * LES NORTH STARS DU MINNESOTA ont brisé leur record d’assistance de saison, avant-hier, alors que 15.129 spectateurs ont été témoins de leur victoire contre les Canucks de Vancouver.Avec encore deux parties à disputer sur leur propre glace, les North Stars ont accueilli cette saison 566.253 partisans, soit 737 de plus que l’ancienne marque.* * * RODRIGUE GILBERT, des Rangers de New York, est retourné hier dans la métropole américaine pour y subir des examens au cou.Le brillant ailier droit devrait cependant être à son poste, ce soir, contre les Flyers de Philadelphie.* * * LE CURLING pourrait bien devenir, du moins pour les Japonais, une attraction touristique canadienne.Récemment, en effet, le bureau du tourisme du Canada à Tokyo a organisé le premier bonspiel jamais présenté au Japon à cette fin.HENRI RICHARD, le populaire capitaine et vétéran de 36 ans des Canadiens, a un salaire avec l’équipe d’au moins $65,000.ADOLPHE LEDUC est le président de la campagne 1972 du club Richelieu-Montréal.Celui-ci aura un kiosque au prochain Salon du campisme et des sports à la Place Bona-venture où l’on vendra des billets pour un super-tirage au profit des nombreuses oeuvres pour la jeunesse du club.Les trois gagnants recevront une tente-remorque d’une valeur de $1,500, une remorque de marque ‘Hard Top” d’une valeur de $1,000 et une embarcation avec moteur valant aussi $1,000.Les vainqueurs auront le choix de la marchandise ou a’un bon d’achat Eaton de même valeur.les MOTS CROISÉS du Devoir 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Compétition pour skieurs vétérans C’est aujourd’hui, à midi et au Mont Tremblant, qu'aura lieu la 6ème course slalom pour skieurs vétérans du club Red Birds.Quatre catégories seront en compétition: junior (35 à 39 ans); intermédiaire (40 à 44 ans); senior (45 à 54); et les anciens (55 ans et plus).Les vainqueurs de cette populaire épreuve avaient été, l’an dernier: Charlie Pike chez les anciens: Maurice Lévesque chez les seniors; Torn Barbeau chez les intermédiaires; et Jim Quarles chez les juniors.Peter Molson, ex-directeur des Canadiens, avait pris part à ce dernier concours et avait terminé en 18ème place.Les frais d’inscription de $3.00 par compétiteur servent à faire progresser le ski chez les amateurs.Le chef de la course est John Hooper Birkett.Ah! oui, les compétiteurs n’ont pas le droit de s’entraîner pour l’épreuve pendant plus de deux semaines avant celle-ci.Si le contraire est prouvé, ils sont.disqualifiés! La CROIX-ROUGE C’EST VOUS C’EST NOUS TOUS LIGUE JUNIOR de L'ONTARIO DEMAIN a 7:30 HRESP.M.CANADIENS HOCKEY Billets maintenant en vente au FORUM LONDON Horizontalement 1 - Plus, en plus grande quantité.- Sert à lier.2- Se dit du registre renfermant les noms des morts, le jour de leur sépulture, la fondation des obits, etc.- Pascal.3- Aucune, pas une.- Sans vêtement.- Autocar.4- Le meilleur en son genre.- Action d’araser.5- Atoi.- A demi.- Partie de la livre.6- lve.- Instrument de musique.7- Petit cordon qu’on passe sous un pont de peau pour entretenir une plaie suppurante.- Cri de douleur .- Erbium.8- Langue de terre resserrée entre deux mers et réunissant deux terres.Conscience.9- Poème allégorique d'Alfred de Vigny.- Deux.-Espace infini dans lequel se meuvent les astres.10- Enoncer successivement.- Nickel.11- Connu.- De la campagne.- Tellure.12- Jeter des cris.- Bouche avec du lut.Verticalement 1-Schisme des donatistes.-Scandium.2-Excessive.- A eux.3- De peu de valeur.- Père d'Andromaque.4- Reptile fossile du créfa-cé.5 —Assortir les couleurs dans les ouvrages de laine et de soie.— Trinitrotoluène.- Ouvrage de maçonnerie.o-A toi.- Conscience.-Temps récemment écoulé 7-De cette façon.- Officier général de la marine militaire.- 8 —Oiseau - La plus vile populace.— Qui jouit de la béatitude éternelle.9- Voyelles jumelles.- Grimace.- Escarpement rocheux bordant une combe de chaque côté.10- Dix fois dix.— Du verbe avoir.11- Ecoulement.12- Pâtisserie.- Ce qui fait saillie sur une surface.Solution d'hier 1 2 3 4 S 6 7 B 9 10 11 12 a AVEC U PETIT ROBERT.PAS DE PROBLÈME / Le Devoir, samedi 1 8 mars 1 972 • 23 L'OEIL SUR LES ROUTES Voyage en Afrique du Sud Du trou de Kimberley à la rocaille du Cap par Urgel Lefebvre * Levés ce jour-là a cinq heures du matin, nous disons au revoir à Johannesburg, ville de l’or et capitale industrielle et commerciale de l’Afrique du Sud.Deux heures plus tard, nous sommes à bord d’un Boeing 727 des S.A.Airways, en route pour Kimberley et son grand trou de 3,660 pieds de profondeur d’où furent tirées 25 millions de tonnes de “terre bleue” qui ont permis l’extraction de trois tonnes de diamants -14 Vz millions de carats.Dès notre arrivée a Kimberley (où nous reviendrons pour voir de près le grand trou et visiter le musée des mines) nous montons dans'un vieil autobus non climatisé pour franchir, sous un soleil de plomb, la centaine de milles qui nous séparent de la Finsch Diamond Mine, à Lime Acres.L’excursion a été organisée par De Beers Consolidated Mines et se terminera par un buffet à l’hôtel de lamine.C’est en cherchant de l’amiante que Finsch trouva du diamant à Lime Acres, en novembre 1961.Il conclut aussitôt une entente avec De Beers, et d’ici 1990 on aura dépensé 4.5 millions de rands en vue de la création d’une ville que l’on veut, aussi attrayante que Bloemfontein (la capitale judiciaire de l’Afrique du Sud).Des ingénieurs a la peau cuivrée par un soleil brûlant (il avait fait 110 degrés à l’ombre la veille de notre arrivée) nous font visiter le nouveau grand trou, qui a 500 mètres de diamètre, ainsi que les installations pour le lavage de la “terre bleue”.Ils nous expliquent que des 10.000 tonnes de kimberlite que l’on sort du goulot d’un ancien volcan en une journée on extrait à peine 1.6 kilogrammes de diamants dont les neuf dixièmes n’ont qu’une valeur industrielle.Les employés de la mine -140 Blancs, 60 Métis et 360 Africains — vivent, sans femmes, dans un camp fermé.Au bout de sept mois de travail, ils sont soumis à des examens minutieux à l’aide de rayons et partent en vacances pour quatre mois.Ceci pour les Blancs.Quant aux Noirs, vu la faiblesse de leurs voies respiratoires, ils ne peuvent travailler plus de quatre mois d’affilée dans une mine.Après la visite de la mine, un de nos guides s’approche de moi et, me faisant remarquer que nous portons tous deux des chemises d’un même rouge vermeil, il me dit: - Vous êtes mon frère.Regardez, nous avons le mê-sang! Puis il veut connaître mes impressions.Je lui dis que tout cela me fait un peu penser à un “Last Frontier”.- You’re right! avoue-t-il avec un accent afrikaans.Et il ajoute que toute l’Afrique du Sud est ainsi.une terre de pionniers, un pays à bâtir.Une fois de plus, je me demande s’il n’y a pas eu mal-donne.si nous sommes bien en Afrique.Seuls les champs presque désertiques - le veld -que nous traversons attestent, par leur végétation rabougrie et leurs fourmilières ocres, que nous sommes bien en terre africaine.Nous revenons à Kimberley, pour remonter à bord d’un Boeing 727 des S.A.Airways, et nous dînons en route vers Le Cap, capitale législative de l’Afrique du Sud.De l’aéroport D.F.Malan, un car nous transporte a l’hôtel Heerengracht où nous passerons quatre nuités.Le soir même de notre arrivée dans la ville mère de l’Afrique du Sud, nous lâchons un soupir de soulagement.Au prêtons à passer dans la péninsule du Cap compteront parmi les plus beaux de tout notre voyage en Afrique du Sud, voyage que nous avons fait sous les auspices d’Alitalia et de SATOUR.Pour avoir une idée de la beauté naturelle de la péninsule du Cap de Bonne Espérance, on peut se la représenter comme une immense rocaille aux proportions gigantesques où fleurit, parmi des centaines d’autres variétés de plantes, la protée, qui est l’un des emblèmes nationaux de l’Afrique du Sud.La province du Cap est l’une des plus riches régions agricoles de l’Afrique du Sud.On y voit d’immenses vergers ainsi que des vignobles qui sont un hommage silencieux aux bus des S.A.Railways, nous la consacrons à la cathédrale du vin, ainsi que l’on nomme les immenses caves d’une capacité de 99 millions de litres que possède à Paarl la K.W.V.(Ko-operatiewe Wijn-bouwers Vereeniging).Nous admirons les reliefs qu un artiste a sculptés en 1968 sur l’extrémité de plusieurs fûts en s'inspirant de thèmes bachiques.Il est intéressant de noter que le vieil hôtel de ville de Paarl est un excellent exemple de l’architecture urbaine hollandaise du Cap tandis que le vieux presbytère huguenot de North Paarl, devenu monument National, est un musée dédié aux Huguenots et aux premiers temps de la ville.(Autre détail digne d’intérêt: Le Cap, capitale législative de l’Afrique du Sud, est doté d’un port de mer des plus pittoresques.Il a pour toile de fond la montagne de la Table, d’une saisissante beauté.(Photo SATOUR) climat presque torride que nous avions connu jusque là succède un climat qualifié de méditerranéen, et une vaste avenue prolonge jusqu’à la mer l’artère sur laquelle notre hôtel est situé.Et les trois jours que nous nous ap- Huguenots, ces Français de la Réforme qui, aux premiers jours du Cap, jetèrent les bases d’une industrie qui fait maintenant partie du patrimoine national.Notre première visite dans la province du Cap, par auto- les annuaires de téléphone contiennent nombre de noms français et des pages de du Plessis et de Viluers.Des buildings portent des noms français: Bonne Espérance, Belle France, La Marée.A l'Hôtel du Cap, où nous avons échos touristiques Une première réunion d’un nouvel organisme en vue de promouvoir les voyages en Amérique du sud se tenait récemment à Montréal aux cuisines de l’air de CP Hôtels, à l'aéroport international de Montréal.B s’agit du chapitre de Montréal de S.A.T.O.(South American Tourist Organization).On a élu un comité de direction, et ij a été résolu que le chapitre de Montréal serait structuré à l’exemple de celui de Toronto.Les activités de S.A.T.O.comprendront des visionne-ments de films, des conférences, des sessions d’entra'me-ment, des déjeuners et des tournées de familiarisation à l'étranger.La prochaine réunion aura lieu lundi prochain, le 20 mars, à la chambre 369 de l’hôtel Reine Elizabeth à 17h30.Ceux qui sont intéressés de se joindre à ce groupe pourront le faire en communiquant avec Gilles Da-genais à CP Air, Montréal, à 861-6811, poste 2956.Une nouvelle route touristique sera ouverte à Pâques, à Tielt en Belgique: la “Mo-lenlandroute” (route du pays des moulins) qui, longue de 69 km ne comporte pas moins de 10 moulins et passe par Aar-Ru' ‘ ‘ via Paris | '' # ¦Mssaj’£: r »«*»*»« Volez par AIR FRANCE de Montréal à Paris (séjour facultatif) et ensuite à la Riviera de la Mer Noire: Les Sables d’Or ou La Côte du Soleil.Dans un immense parc, des hôtels modernes bordent une plage de toute beauté.Casino.Sports.Spectacles.Auberges pittoresques.Excursions.Dégustations.PAS DE VISA.La Permanence Française, avec bar, bibliothèque et service de renseignements organise excursions et loisirs.Libre choix de restaurants.Consultez votre agent de voyages.Faites une croisière sur le t.s.s.VAFINA — c'esf l'hospitalité bulgare dans les eaux québecolsesl Incroyable, mais vrai—avec certains départs 3e ou 4e semaine gratuite Andrey Petrov, directeur, L Office du Tourisme Bulgare, 1550 ouest, boul.de Maisonneuve, Montréal 107, P.Q.La Bulgarie m'intéresse.Envoyez-moi vos brochures.Nom.Adresse.Ville.MLD I 1 » 1 1 mm» M Ma» mm» — — MM mmmm mmmm mmm l "plus transport aérlan Montréal-Paris sele, Kanegein, Ruislede, Wingene, Egem, Pittem et Meulebeke.Un sentier touristique y sera joint, le “Poel- ¦ bergewandelpad” qui mène au moulin du Poelberg d’où l’on jouit d’un superbe panorama.• Le premier match de curling gui a eu lieu au Japon a été organisé par l’Office de tourisme du gouvernement canadien dans le cadre d’une promotion des voyages à l’échelle nationale.La délégation canadienne était conduite par Bill MacLean, directeur de l’Office du tourisme à Tokyo; John Houlahan, directeur de la promotion à Ottawa et les agents japonais de la promotion des voyages Sadao Endo et Tomio Suzuki.Le match s’est tenu à la Villa Tateshina à Nagano Pref.Parmi les participants.il y avait des agents japonais et des journalistes.La présentation des voyages dans neuf grandes villes japonaises comprenait une présentation audio-visuelle avec cinq catégories différentes de vacances au Canada: Vancouver et l’Ouest; l’éducation des jeunes, les sports, le ski et les voyages de noces.La présentation était commentée par la consommatrice Chieko Akiyama, l’actrice Kaoru Yachigusa et le skieur professionnel Yui-chiro Miura.• Dzf - Dans le nouvel hôtel “Holiday Inn”, à l'aéroport de Hanovre, les petits hôtes sont particulièrement choyés.Il importe peu qu’ils aient deux ou quatre pattes.Les enfants de moins de 12 ans peuvent dormir gratuitement dans la chambre des parents.Les tout petits, jusqu’à 6 ans.ont droit à un menu spécial fatuit.Les clients m’ont rien débourser pour la “nuitée” du chien, qui est royalement installé dans une niche.Sans supplément, les hôtes peuvent utiliser la piscine et le sauna.Toutes les chambres sont insonorisées et climatisées.dîné après une tournée de la ville en autobus, le menu était en français, en anglais et en afrikaans, j’ai bien aimé la Bisque de homard, le Tournedos à la façon du chef, le Moka à l'Irlandaise.) La salle dans laquelle on nous sert le dmeuner à la ferme suisse Excelsior, à Franschhoek, porte le nom de La Concorde.Un Paarl Riesling et un Paarl Cabemet accompagnent la crème champignons, le rôti d’agneau à la gelée de pommes et les poires flambées.Après le fromage et le café, on sert des digestifs K.W.V.- Ligueur Brandy, Port No.5 et Van der Hum.Nous revenons au Cap par Franschhoek et Stellenbosch, en plein pays de vignobles, et nous prenons le thé près de la piscine du Rawdon’s Hotel de Lanzerac.Cet hôtel doit son charme tout particulier au fait qu'il a été aménagé dans une maison de ferme construite il y a près de 150 ans dans le style hollandais le plus authentique.Les tarifs les plus bas sont d’environ $6.50 par personne pour une chambre double.Pour 85 cents canadiens, on peut se faire servir un petit déjeuner continental dans sa chambre.Le prix d’un repas ne dépasse pas $3.75.D’ailleurs, dans tous les hôtels que nous avons visités en Afrique du Sud, les tarifs sont peu élevés et les prix des repas fort raisonnables.Bref, la vie semble moins chère qu’au Canada.Même au Mount Nelson, qui se classe parmi les dix meilleurs hôtels du monde et d’où l’on peut admirer tout à la fois la montagne de la Table, la mer et la ville du Cap, on peut obtenir une chambre simple pour aussi peu que $16 et un diner pour $4 50.Et il n’est rien de plus agréable, à la tombée du jour, que de se rendre du Mount Nelson à la ville, à pied, en passant par Government Avenue que nordent des musées et le jardin botanique.C’est une délicieuse promenade au milieu des oiseaux, des fleurs et des chênes séculaires.Le Cap, par son site, se classe parmi les dix plus belles villes du monde, dit-on.Fondée par les Hollandais en 1652, la ville compte aujourd’hui 914,938 habitants, dont 491,220 Métis, 328,000 Blancs, 85,042 Bantous et 9,696 Asiatiques.Dans la péninsule du Cap, ce ne sont que plages dorées, vallées fertiles et hautes montagnes.Les hauts lieux ne manquent pas pour admirer sous toutes ses facettes la ville blottie dans le creux de la baie de la Table, mais c’est du haut de la montagne de la Table, où l’on se rend en téléphérique, que le spectacle est le plus impressionnant.Nous consacrons toute une journée à parcourir la péninsule dans un autobus des SA Railways.A Chapman’s Peak, La péninsule du Cap de Bonne-Espérance ressemble à une rocaille aux proportions gigantesques.Au premier plan, à gauche, la protée.fleur qui compte parmi les emblèmes de l’Afrique du Sud.(Photo SATOUR) nous sommes à admirer, tout en bas, une belle plage au sable doré quand apparaissent soudain à la surface de l’eau des nageoires suspectes à Quelque distance de deux bancs de sardines.Dauphins ou requins?Les experts du groupe ne parviennent pas à se mettre d’accord.Plus loin, une autre plage s’étend presque à perte de vue.Nos guides nous disent cependant qu’elle renferme des sables mouvants et que les eaux sont infestées de requins et de barracudas.Nous voici maintenant dans la réserve naturelle du Cap de Bonne-Espérance.Nous y voyons quelques bonteboks et de nombreux babouins, ainsi que des zèbres de Burchell.Un peu avant la pointe du Cap.là où l’Atlantique et l'océan Indien se marient, il y a un relais.Nous nous y arrêtons pour nous rafraîchir et adresser des cartes postales qui porteront le sceau du bureau de poste de cet endroit unique au monde.Et voici que dans la salle de toilettes réservées aux Blancs j'ai la surprise d’apercevoir un non Blanc.Mais il sort aussitôt; la brosse à VOLS NOLISÉS ET GROUPES Europe AIRTOURS 1434 Ste-Catherine ouest Suite 303 - Montréal 866-5900 VACANCES de PÂQUES UAÏT| au Soleil des Antilles à nHI 1 SEMAINE depuis Ces prix comprennent: - Transport aérien par vol Nordair Montréal/Port-au-Prince/Montréal - Logement - 2 personnes par chambre à l'hôtel Ibo Lélé ou à Ibo Beach - Deux repas par jour: petit déjeuner et diner (AA.A.P.) - Les deux transferts aller-retour entre l’aéroport et l’hôtel - Une visite de Port-au-Prince Départ 29 mars - Retour 5 avril Club Horizons du Monde 1170 Drummond, Montréal • Tél.: 866-6378 TOUR EN EUROPE CENTRALE 1 er au 22 mai* Allemagne Vallée du Rhin, Bavière, Forêt Noire Autriche Vienne, Salzbourg, Alpes du Tyrol Suisse Lucerne, Bâle ef les Alpes Centrales.Plus en France Alsace - Lorraine - Paris Circuit en autocar de luxe,- itinéraire mis au point par 15 ans d’expérience; petit groupe homogène; organisation directe; hôtels de 1ère classe; tour entièrement accompagné.tout compris>^>^*'1»"- mêmet tours : 10-31 juillet 4-25 septembre Dépliant sur demande Voyages ANDRÉ MALAV0Y Inc.1225 OUEST, DORCHESTER MONTREAL, P.Q.TEL: UN.1-2485 La maison aux milliers de références long manche qu’il tient m’indique ce qu’il venait faire dans ces lieux.Bref rappel d’une dure réalité.Nous continuons notre route le long des côtes enchanteresses de la péninsule du Cap.Nous passons près d’un lac salé, que fréquentent les fervents du ski nautique, et à proximité d’un cinéma de plein air qu’ombragent des pins parasols.Nous nous arrêtons à St.James Bay pour prendre le déjeuner à l'hôtel Robin Gordon.C'est là que je fais la découverte de la bière Lion (qui conservera mes laveurs tout le long du voyage) et que je goûte à la soupe à la tortue (il m'arrivera plusieurs fois par la suite d’en commander).L’excellent vin blanc que Ton nous sert est un vin de clos.Groot Constantia, que nous visitons ensuite en plein temps des vendanges, est l’un des endroits où l'on embouteille les vins de clos, et son musée du vin nous intéresse vivement.Notre dernière journée au Cap est consacrée à des activités individuelles.Les uns vont courir les magasins; d’autres se rendent a Sea Point pour s’y baigner dans une piscine d’eau de mer.Nous prenons cependant le diner tous ensemble, au Crazy Horse, où des artistes font de louables efforts pour nous faire passer une agréable soirée.C’est à regret que nous quitterons le lendemain matin ce véritable paradis terrestre qu’est la péninsule du Cap de Bonne-Espérance.I paradis de rêve, marqué par l’histoire L’univers n'en finit plus de découvrir la Roumanie, Ce furent d’abord les Légions romaines en l’an 106 avant J.-C.Puis, l’an dernier, un nombre fantastique de touristes venant de Suède, de Finlande, d’Allemagne de l’Est et de l’Ouest ont fait de la Roumanie le rendez-vous à la mode de l’Europe, Bucarest, une ville éternellement jeune .ce “Paris des Balkans" .offre aux touristes une joie de vivre extraordinaire.Des vacances fascinantes où le sport est à l'honneur en été comme en hiver et où les auberges reflètent l'hospitalité .voilà la région montagneuse des Carpates.En Roumanie, le voyageur découvre une multitude de trésors historiques et folkloriques.Mais le plus grand trésor est certes le soleil.il brille 12 heures par jour sur les plages sablonneuses de la Mer Noire.Race séculaire, le peuple roumain est vraiment l'un des plus gais de toute l’Europe.La Roumanie .un paradis de rêve pour le touriste.Pour renseignements: L'OFFICE NATIONAL DU TOURISME DE ROUMANIE Cas* 1762, Le Devoir 434 est, rue Notre-Dame, Montréal, Qué.\/euillez m’envoyer, gratuitement, une brochure sur la Roumanie nom______________ ADRESSE VILLE PROV.I 4 k 24 • Le Devoir, samedi 18 mars 1972 L'OEIL SUR LES ROUTES Le Méridien - Paris, premier maillon de la chaîne hôtelière d'Air France fit Hôtel France International, qui est une filiale entièrement contrôlée par la compagnie nationale Air France, développe présentement une chaîne hôtelière importante dont le premier maillon, le Méridien-Paris, doté de 1,023 chambres, cinq restaurants, deux bars et huit salles de réunion, sera ouvert le 15 avril prochain.La chaîne comprend déjà, outre le Méridien-Paris, l’A-frica de Tunis, le Méridien-Le Caire, le Méridien-Guadeloupe.le Méridien-Martinique, le Méridien-Dakar ou hôtel N’Gor, le Relais des Trois Rivières à Tours, la Résidence de Bourbon à la Réunion, le Méridien-Copacaba-na.Ce dernier sera construit dans un site privilégié de la baie de Rio de Janeiro et son ouverture aura lieu en 1975.Sa construction commencera en juillet.Le Méridien-Copacabana est le plus grand des hôtels Méridien implantés hors de la France et ne sera dépassé que par le Méridien-Paris, n aura 600 chambres.D sera construit par T.E.H.O., filiale de l'Entreprise de construction SISAL, et exploité par la chaîne Méridien, la filiale hôtelière d’Air France.Le Méridien-Copacabana, dont le coût estimé est de FF 110 millions (21 millions) sera doté de plusieurs restaurants dont un restaurant gastronomique français, de boutiques parisiennes, d’une piscine et de tous les aménagements nécessaires au confort des hommes d’affaires et à la distraction des touristes.Sa boîte de nuit sur le toit donnera une vue spectaculaire sur toute la baie de Rio.Sa décoration alliera le modernisme architectural brésilien à l’inspiration classique française, notammenl dans les parties communes.L’hôtei N’Gor, bien connu des visiteurs de Dakar est en voie de devenir un vaste ensemble touristique avec la construction d’un nouvel immeuble et d’une série de bungalows qui porteront sa capa- cité totale à plus de 1,000 lits.D’accès facile au parc naturel de Niokolo-Koba, l’ensemble N’Gor sera doté de nouveaux équipements et offrira désormais à ses visiteurs deux piscines, un nightclub, plusieurs courts de tennis, un manège ainsi qu’une salle de congrès et une galerie marchande.Sa plage est réputée l’une des plus belles de l’Ouest africain et l’ensemble s’intégre parfaitement au site de la presqu’île et de nie de N’Gor.C’est a l’extrémité sud de la rade de Fort-de-France, une des plus belles des Antilles, que sera construit le Méridien-Martinique.L’accès en bateau depuis Fort-de-France y est aussi rapide (20 minutes) qu’agréable pour les vacanciers et congressistes qui se rendront à la Pointe-du-Bout, le site de l’hôtel.Une liaison directe entre l’aéroport du Lamentin et l'hôtel sera également assurée pour les arrivants.Avec la plage et la piscine de l’hôtel, une marina et un - y,.Le Manoir Les Becquets, construit vers la fin du 18e siècle par la famille Baby, est maintenant la propriété de M.et Mme Robert Poitras de Saint-Pierre-les Becquets.La Seigneurie Léurard-Becquet La Corporation du Tricentenaire de la Seigneurie Lé-vrard-Becquet fête cette année le tricentenaire de la concession du territoire accordé en 1672 à Romain Bec-quet, notaire à Québec, qui en fut propriétaire une dizaine d’années, c’est-à-dire jusqu’à sa mort.L’une des deux filles qui succédèrent à Romain Bec-quet était Catherine-Angélique, mariée à Louis Lévrard, itoooooooooooooaoottoooooooooeot Visitez l’Europe en automobile Vous qui aimez voyager sans contraite, faites-le au volant de votre AUTOMOBILE, vous ferez découvrir ainsi les merveilles de ('EUROPE à votre famille .Nous vous proposons plusieurs formules dont les trois principales sont : A- Ventehorstaxe d'un véhicule que vous pourrez ramener au Canada.B- Plan financé Vacances (21 j.à 6 mois) voiture neuve, kilométrage illimité, assurance inter.C- Lbcation tous modèles, kilométrage illimité.Notre devise : ”/es meilleurs prix, le meilleur service” Demandez à votre Agence de Voyages ou demandez-nous NOTRE SPECIAL "AIR AUTO'' un plan exclusif et sans concurrence -AIR FRANCE/EUROP AUTO- CI1R0EN PEUGEOT RENAULT SIMCt FUT • UH ROMEO MERCEDES Y.W.MJTRt V01V0 OPEL fi/MP AUTO 5193 Côte des Neiges, Montréal, P.Q, 735-3083 et 735-0791 C'EST TOUJOURS.LE MONDE QUI VOUS INVITE.et les VOYAGES HONE vous suggèrent deux voyages au succès toufours grandissant SCANDINAVIE.RUSSIE DANEMARK ¦ SUÈDE - FINLANDE U.R.S.S.- POLOGNE • BERLIN Départ de Montréal, 6 juillet, par SAS C ircuit de 19 jours en autocar : Copenhague - Stockholm - Helsinki Leningrad - Moscou • Varsovie Cracovie • Berlin est et ouest - Hambourg Retour è Montréal, 28 juillet, par SAS 22 jours - 7 pays - $1,235 Can.L'ITALIE ET LA GRÈCE 1 3 juillet au 3 août Rome • Naples • Pompé! • Sorrente • Capri Croisière à bord de ( AQUARIUS L/ne semaine de visions inoubliables Iles de la Mer Egée - Éphèse en Asie Mineure La Turquie avec Istamboul et le Bosphore Escales à Hydra, Héraklion (Crète), Santorin, Rhodes, Kusadasi, excursion à Ephèse, puis les Dardanelles, Istamboul et sa Corne d'Or Au retour escales : à Patmos, Délai et Myconos, Athènes : séjour de 6 jours avec l'Acropole, Corinthe, Mycènes, Epidaure, Nauplie et Delphes 21 jours- $1,375 Can Plus de 60 années d'expérience à voire service VOYAGES HONE 1460, ave.UNION, Montréal 111 - Tél.: 84S-8221 Le métro à notre porte Station McGill/Union Notre bureau est ouvert le Jeudi Jusque 6H.30 p m - Fermé le samedi d’où l’appellation de Seigneurie de Lévrard ou les Becquets.Morcelée par la suite, la Seigneurie comprend maintenant trois paroisses distinctes et autonomes: Saint-Pierre-les-Becquets, Sainte-Cécile-de-Lévrard et Sainte-Sophie-de-Lévrard.Gégrapmque-ment, cette région est coincée entre les comtés de Nico-let et Lotbinière.Les fêtes du tricentenaire sont axées sur les premiers colons et une granae place est faite aux liens de parenté entre les familles.Aujourd’hui même, il y aura présentation de M.et Mme Tricentenaire.Le 4 juin, ce sera l’ouverture officielle d’un musée seigneurial où seront rassemblées des objets anciens, glanés dans la Seigneurie, petits trésors conservés dans les familles depuis des générations, archives régionales, généalogies, cartes géographiques et tout ce qui constitue en somme la petite histoire.Les fêtes atteindront leur apogée au cours des fins de semaines de la Saint-Jean et de la confédération.Les 23 et 24 juin, célébration de la Saint-Jean et Bal d’époque; le 25 juin.Festival jeunesse.Les 1er et 2 juillet, souper des anciens, messe concélébrée, mariage à l’ancienne, érection d’une croix, publication d’un album souvenir.CAPITALE?P'EWBOPE Assise,.Fatima,.11 mai: $«85.GRAND TOUR D’EUROPE Suède & Danemark 15 mai - $948.tout comprît TERRE-.EAIMTP , Turquie, Grèce, France, Italie 22 moi: $998.tout comprit TQU&OtERANCE St Malo, Brouage, Domrémy, Ars, Lourdes, Fontainebleau, Nevers, Paroy, Calais, Waterloo, etc .etc .29 mai: $850* tout comprit.VOYAGES A.F.Agences Franciscaines 500, 8e Av.QUEBEC 3.523-0031 Et twit witrs voyait déliré Dtmandtx no» dépliant» I Sptcioltmtni notrt dépliant dé» voyogm #n autocar ou Canada tt aux E U.UKVICt CKAIUIT Sltlrtll lit 1114 lllllUI I4MIII h It icq 111 UH lu II Itu l«l 1111 Him: tn tin uxtii iimisi golf seront les principaux centres d’animation sportive.A proximité seront implantées une vingtaine de vulas, qui pourront bénéficie, des installations des services hôteliers.Le Méridien-Martinique est conçu aussi bien pour les congrès et réunions d’affaires que pour les séjours de vacances.C’est ainsi qu’on y trouvera, en plus du casino et de la boîte de nuit, des salles de commissions ainsi qu’une grande salle de congrès pour 300 personnes, équipées pour la traduction simultanée et toutes les techniques audiovisuelles.Les 300 chambres de catégorie quatre étoiles seront entièrement climatisées.Toutes auront une salle de bain complète et disposeront du téléphone, de la télévision et de la radio en trois langues, de bars automatiques, etc.Le restaurant grande carte permettra un service de 100 couverts, cependant que le gril aura 300 places.L’ensemble Méridien-Martinique doit être inauguré en décembre 1973.L’hôtel Méridien-Guadeloupe, actuellement en construction aux Antilles, formera un ensemble hôtelier et touristique exceptionnel.Situé sur un terrain de soixante hectares, près du village de Saint-François, en Guadeloupe, l’ensemble est agrémente d’un magnifique plan d’eau, protégé par une barrière de récifs, qui s’étend sur une longueur de deux kilomètres et une largeur allant de 400 à 800 mètres.Le nouveau Méridien offrira beaucoup plus que la formule classique “le ciel, le soleil et la mer”: il sera encadré d’un port de plaisance et d’un aéroport qui en faciliteront l’accès et offriront des nos-sibilités d’excursions dans ies îles voisines où ceux qui aiment jouer au Robinson pourront revoir les premières terres foulées par Christophe Colomb.L’aéroport de catégorie “D” sera développé à partir de la piste déjà existante, utilisable par des appareils de la classe des Twin Otter.Un aéroclub et une société de transport à la demande permettront aux pilotes privés et aux excursionnistes de se rendre à peu de frais et en quelques instants, par petits groupes de deux à vingt, dans les îles environnantes de la Dé-sirade, de Marie Galante, ainsi qu’à Terre-de-Haut et Ter-re-de-Bas, dites “les Saintes”, îles merveilleuses où l’on trouve des plages désertes et où les possibilités d’excursions dans une nature hospitalière sont illimitées.Une école de pilotage permettra également aux touristes de s’initier ou de se perfectionner dans le sport aérien.Le caractère international Deux prix de conservation White Owl Le Prix de conservation White Owl prend une envergure nouvelle cette année: deux prix annuels, l’un de $10,000, l’autre de $2,000, seront attribués, et un certain nombre de subventions, variant de $1,000 à $2,500, seront accordées pour permettre la réalisation du projets visant à améliorer l’environnement canadien.Le prix de conservation de $10,000 sera attribué au groupe ou à l’organisme ayant le plus contribue à préserver l’environnement.Quant au prix de $2,000, U sera remis à la personne qui aura contribué de la façon la plus remarouable à la conservation de (’environnement.Fait à noter, c’est le public lui-même qui est invité à proposer les candidats aux deux prix qui seront adjugés au mois de novembre.Un jury, composé de onze personnes représentant toutes les régions du pays, choisira les gagnants parmi les mises en candidature reçues.Le Prix de conservation White Owl fut inauguré par une entreprise de Montreal, la General Cigar Company Limited, en 1968.C’est M.Tony LeSauteur, de Québec, qui s’est mérité le prix de $10,000 l’an dernier.Les demandes de subvention sont soumises au jury par écrit et décrivent la nature du projet.Elles sont-envoyées, tout comme les mises en candidature, à l’adresse suivante: Le Jury, Les Prix de conservation White Owl, 7e étage - 2015, rue Peel, Montreal 110, (Québec).de cet aéroport permettra aussi d’aller directement à la Dominique, à Antigua, à Saint-Barthélémy, à Saint-Martin et dans les autres îles des Caraibes.Un condominium de deux cents appartements, implanté le long de la ligne de crête, sera réparti en plusieurs petits villages qui compléteront l’ensemble touristique.L’hôtel de 280 chambres de l’ensemble Méridien-Guadeloupe sera doté d’un casino ainsi que de toutes les installations nécessaires pour les réunions et congrès.La grande salle et les salles de commissions seront équipées pour la traduction simultanée et 300 personnes pourront y assister à une conférence ou à une projection cinématographique dans les conditions les plus confortables, y compris bien sûr la climatisation complète des lieux.Un central téléphonique et deux lignes de telex internationales permettront d’assurer les communications dans les meilleures conditions.Au restaurant “grande carte” de 80 couverts s’ajoutera un grill de 400 places.L’hotel disposera aussi également d’une galerie marchande et d’un night-club.Les 280 chambres seront également climatisées et munies de salles de bain complètes.Elles disposeront toutes du téléphone, de chaînes de télévision et de radio en trois langues, de bars automatiques, etc.A l’extérieur, la piscine, les tennis et un terrain de pratique pour le golf compléteront la gamme des activités ouvertes aux résidents.t! Il liU&â, tiü a Le Relais des Trois Rivières ou Méridien-Tours, dans le Val de Loire.La chaîne Méridien reprend le Relais des Trois Rivières Au moment où le Comité des fondateurs de l’Eglise du Canada s’apprête à célébrer à Québec et à Tours, à compter d’avril, le 3e centenaire de la mort de Marie de l’Incarnation, la chaîne Méridien, filiale hôtelière d’Air France, reprend le Relais des Trois-Rivières, à Tours, dans le Val de Loire.Inauguré en janvier 1969, le Relais des Trois-Rivières a retenu sa décoration d’inspiration partiellement canadienne.Son cocktail bar a nom “le Québec”.On y trouve également la boîte de nuit “le Caribou”, ouverte jusqu’à l’aube, et le casse-croûte “le Castor” pour déjeuners et diners rapides dans une ambiance canadienne.D y a évidemment danse au Caribou.O 4 Virginia Beach, les azalées sont en fleurs Les Montréalais et autres Québécois que les rigueurs de l’hiver ont épuisés et qui redoutent l’air pollué du printemps ont parfois tout avantage à prendre leurs vacances à cette épooue de l’année, afin de refaire leurs forces avant que la grippe n’exerce ses ravages.n’ont pa moyens de filer en avion vers les régions tropicales, mais il est une région, pas tellement éloignée de Montréal, où l’été est hâtif et oue l’on peut atteindre dans l’espace de quinze heures en automobile ou autobus.C’est une région où les azalées et les pommiers sont en fleurs, où il y a de la tendre verdure, de vastes terrains de golf, d’incomparables soleils couchants, et où la mer offre des plages au sable chaud.C’est la région de Virginia Beach et de la baie de Chesapeake, bien connue par son pont-tunnel de 21 milles de longueur et la ville de Norfolk, peut-être le plus grand centre de construction navale des Etats-Unis.On peut s’y rendre en avion en moins de trois heures, via New York.L’autoroute la plus directe et la plus rapide pour se rendre à ce pays ensoleillé est la suivante: la route 87 jusqu’à la sortie 14-A, le Garden State Parkway, puis le New Jersey Turnpike jusqu’à la route 13 (aux environs de Wilmington) iel de qui mene Che au pont-tunnel lesapeake, à quelques milles de Virginia Beach, par la route 60.Jusqu’au 15 mai, vous trouverez de la place dans les hôtels et motels qui, à partir de 5 ou 6 milles du pont-tunnel, s’échelonnent le long de la baie de Chesapeake et de la rive de Virginia Beach.Et vous profiterez de taux qui sont coupés de 50%.(VISITEZ L'EUROPE AU VOLANT D'UNE AUTOMOBILE Achetez ou louez une automobile neuve, hors taxes .JrinE choit de RENAULT VW CITROEN FIAT SIMCA PEUGEOT VOLVO MICRO-BUS ETC.KllonNraïc Illimité Atwatm inlcnulionalr Parwl» conduira lalcrnallonal de .R~~*allom billetr: Balrao - A,lot SERVICE EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBILE 1176 n» DRUMMOND.MTL.861.0200 "Touring Club de France" Dans un rayon de 25 milles, cette région du sud-est de la Virginie, qui confine à la Caroline du Nord, compte plus d’un millions d’habitants répartis dans six grands centres: Virginia Beach, Norfolk, Hampton, Newport News, Portsmouth et Williamsburg.Cette dernière est chargée d’un passé historique qui remonte à la naissance de l’Etat virginien.Dans un rayon de 15 milles, rivalisent une dizaine de centres commerciaux comprenant des boutiques diverses, depuis les magasins d’aliments jusqu’aux bijouteries les plus fines, en passant par les magasins de vêtements, les restaurants, les cafétéria, sans oublier les “drug stores”.Mais si vous préférez la paisible atmosphère de la plage, loin de tout bruit, sauf celui des vagues, vous pourrez vous allonger dans de confortables chaises pliantes, sous la douceur des rayons solaires et la caresse d’une brise chargée d’iode marin, ou encore admirer de somptueux couchers de soleil, pour finalement vous attarder, au cours d’une tiède soirée, à voir miroiter les rayons de la lune sur les flots mouvants de l’océan infini.Que vous séjourniez dans la baie de Chesapeake (où Océan Island Inn vous invite dans un de ses 80 apparie ments, répartis en 5 étages, à 100 pieds de la plage), ou que vous séjourniez a Virginia Beach meme, dans l'un ou l’autre de ses quelque cent motels ou hôtels, vous y trouverez un accueil d’autant plus cordial qu’à cette époque de la •saison, le personnel n’est pas surmené par une clientele nombreuse ou tapageuse.Du 1er novembre au 15 mai, Virginia Beach est vraiment un oasis de paix pour quiconque cherche la détente, l’air pur, le climat doux, le vrai farniente.A "la Devinière”, qui est un restaurant grande carte, dans un décor classique, les dîners comprendront les meilleures spécialités gastronomiques de la Touraine.L’été, il y aura diner et danse sur “La Terrasse” qui se transformera en bar et restaurant de plein air.Les salles “Chinon” et “Bourgueil” pour les réunions d’hommes d'affaires, les réceptions et les banquets ont une capacité de 35 à 300 personnes.L’hôtel lui-même‘a une capacité de 125 chambres, toutes climatisées, avec salle de bains individuelle complète et téléphone automatique.Il y a une piscine (réservée aux clients del’hôtel), et un solarium, tandis que l’on peut pratiquer le tennis, le golf, la voile, le ski nautique, la pêche, l’équitation et autres sport s à proximité.Situé sur la route nationale 10, à quelques minutes au sud de Tours, ville de 165,000 habitants, le Méridien-Tours est le point de départ idéal pour les excursions et la visite des célèbres Châteaux de la Loire: Chambord, Chenonceaux, Chinon, Azay-le-Kideau, Chever-ny, Chaumont, Amboise, Blois Anger, Loches, Langeais, VU-landry.Ne pas oublier non plus la visite des vignobles réputés de la vallée de la Loire: Vouvray, Bourgueil, Mont-louis, etc.Le Relais des Trois-Rivières est à 145 milles au sud-est de Paris, soit à une heure 40 minutes de la gare d’Austerlitz.Bien ombragé dans un joli parc, l’hôtel est doté de magnifiques jardins.C’est un endroit idéal pour les réunions et petits congrès.Les quatre salles de réunion ont une capacité totale de plus de 500 personnes.Ces salles sont équipées d’un matériel audio-visuel.Pour plus de précision, disons que le Relais des Trois Rivières se trouve au 292 avenue de Grammont, à la sortie de Tours, après le pont sur le Cher en direction de Poitiers, Chenonceaux et Vierzon.Pour un service professionnel agence de confiance wopag» Mau EUROPE 72 -i/xAi*— Tourisme français et Air France FRANCE-ITALIi-SUISSE 21 jours *916 TOUR D'EUROPE 21 jours *942 ESPAGNE-MAR0C-P0RTUCAL21 jours *838 CAPITALES NORDIQUES 21 jours *999 Dépliants sur demande CLUB MÉDITERRANÉE CORSE AVEC YOLAND GUÉRARD 16 jours - transport - logement - repas inclus départ le 23 moi - seulement $539 MARTINIQUE 2 avril.$343 PUERTO VALLARTA 31 mars, 7 avril .$349 3428 S T-DENIS, MONTRÉAL TÉL: 842-1751 AGENCE DE VOYAGE6 v/imu OCEAN ISLAND INN, Virginia Beach, Va.(Oasis de paix, à 1 5 hres de Montréal) ¦?* e* • • Luxueux appartements (1 3' x 26') - 2 lits doubles (service d'hôtel) - Cuisinette complète (4 pers.) - Large balcon privé (8' x 14') - À 100 pds de la plage • Large piscine et vaste terrain de jeux (y compris variété d'amusements) • Température d'été québécois Prix spéciaux jusqu'au 15 mai 1C jours pour $90.00 (couple) 30 jours pour $ 1 50.00 (couple) (enfants moins 12 ans: sans charge) Réservez maintenant Notre représentant à Montréal M.Albert Lévesque 351 -6647 FUYEZ l'air pollué, la neige, le bruit,.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.