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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1972-04-29, Collections de BAnQ.

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I supplément danse LE DEVOIR Montréal, samedi 29 avril 1972 JOURS DE DANSE P A ¦ ballet classique folklore jf.r " A ' ¦ | -I ' %,.'*'.i v f- psgll ' ¦ »W“' v JT' .A '-W-^ -, s K.V ¦ ¦ •- -y • •.J: «41 SW ¦y., i yazz Ce numéro a été réalisé à l'initiative de la Fédération des Loisirs-Danse du Québec • Jours de danse.• Une manifestation à l'échelle de la province • Deux semaines où tous les pas seront de mise danse sociale y.mlwÊWS « •/%« iiiis Il • lg Devoir, samedi 29 avril 1 972 supplément danse vrmmmvr» t » » irTrnrrn~»T»Tnnr»Tr»-»TriT« ii » » ¦ l oCiaowidJÂià, jC&wnitjki&t.9 ts (Auberge Le Vieux St-Gabriel) ü- .(breuixemt duL ^o£Mom toAUidUi i m < A 8 t.l t >.B.tJLtJLft.8.8JL8JUUL8JUUUUL>JULt-t 11 > 111 > fcl UKSOR C'est grâce à l'initiative de la Canadian Ukrainian Youth Association que ce projet a été mis de l'avant.À cette fin, ukrainiens de l'Ontario et francophones du Québec, mèneraient une tournée conjointe dans l'Ouest Canadien.Les Sortilèges ont été choisis pour représenter le Québec français.Refuser une telle initiative aurait été trahir les buts mêmes qui motivent l'existence de la jeune troupe.Déjà le Secrétariat d'État du gouvernement fédéral a été pressenti pour subventionner ce projet.Tout laisse croire à une réponse favorable envers ce projet qui se veut un trait d'union entre l'Est et l'Ouest, entre divers groupes etchniques du pays.ermrîrTWTrînrBTrr^ DONALD LAVERGNE, ACCORDÉONISTE JEAN-LOUIS LEDUC, VIOLONISTE 727-6002 SPÉCIALITÉ : SOIRÉE CANADIENNE i SPECTACLE 5e ANNIVERSAIRE ! o ° o de la troupe folklorique Les Sortilèges o o o ’ Jeudi, 1 er juin à 20 hrs | ° AUDITORIUM LE PLATEAU ° o ° o INFORMATIONS: 279-9934ou270-3168 ® mogoosoooooegoDoooooooouoE CAISSE POPULAIRE SAINT-STANISLAS CHARRON & CARON IMPRIMEUR LTÉE 1350, GUILFORD 526-5933 521-1342 BINGO VEZINA ENRG.0STIGUY SPORTS 7188 boul.St-Michel TÉL.: 722-8555 1617 GRAND BOULEVARD CHAMBLY 658-5441 TARDIS ET APRIL, NOTAIRES CAISSE POPULAIRE SAINT-DENIS 185.rue ST-JEAN, suite 109 LONGUEUIL 445 EST AVE LAURIER 277-3141 W.SCHERMER PHOTOGRAPHIE EN COULEUR CARTES POSTALES CARTES D'AFFAIRES CALENDRIERS.ETC., 4795, Blvd PIERRE LAUZON PIERREFONDS, P.Q.Les Ritmiks de Montréal Concert annuel des Ritmiks Salle Claude Champagne 220 rue Bellingham Samedi : 20 mai 20.00 hres entrée : $ 1 «00 Tél.: 270-3168 Amis des Ritmiks "Toutes personnes, jeunes et adultes, qui désirent recevoir sa carte des amis des Ritmiks ou la renouveler pour l'année qui commence sont priées de le faire dans le plus bref délai possible.On peut donc aider ce corps de musique réputé en envoyant S 1.00, son nom, son adresse ainsi que son numéro de téléphone et ainsi profiter de tous les avantages réservés aux membres des .• "Amis des Ritmiks"."Les Ritmiks de Montréal 5155 de Gaspé Montréal, a/* P.E.Patry" La troupe folklorique L* Une troupe.Une vie.Une troupe de folklore née le 19 décembre 1966.Un groupe de jeunes montréalais qui, encore en 1972, cherche à retrouver aans son folklore et dans celui des autres l'âme des Anciens, la joie qui les caractérisait, les tristesses qui les marquaient.C'est à l'école secondaire St-Stanislas qu'on retrouve le premier souffle de vie de la troupe.C'est également à cet endroit que, sous l'égide du principal de cette institution, ils y ébauchent leurs premières danses participent à leurs premiers galas et y ouvrent les locaux permanents.Depuis, solidement appuyés par l'équipe de direction de la région II de la CECM, ils ont pu s'allier plusieurs écoles secondaires de Montréal qui n'ont pas tardé à apporter du sang nouveau.Intensément liés à l'Auberge "Le Vieux St-Gabrie!" dans le Vieux Montréal, M.Rosaire Dépelteau, le propriétaire, les considère "de la famille".Sous la direction de M.Jimmy Di Genova, ils ont découvert que si le folklore c'est souvent la danse, c'est aussi le chant, le costume, la recherche.Moyen de se retremper, d'aller aux sources, d'exprimer leur joie de vivre, la danse folklorique permet de créer des liens entre le passé et le présent, entre ceux d'ici et nos frères de là-bas.De concert avec une troupe ukrainienne de Toronto, Les Sortilèges ont en préparation un projet, baptisé UKSOR, qui leur permettra d'aller poursuivre leur travail dans l'Ouest Canadien.Dynamisme, jeunesse, joie de vivre, autant d'expressions qui caractérisent cette troupe qui veut demeurer jeune et qui a la faculté d'animer des soirées où tous participent ou présenter des spectacles à l'occasion de différents événements.Parmi le nombre impressionnant de spectacles ou de soirées d'animation présentés depuis leur fondation citons leur participation annuelle à Terre des Hommes, deux spectacles à la salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts, un voyage au festival de Confolens, en France, sous les auspices des échanges Franco-Québécois en août 1969.Aux vacances de 1970, ils accueillaient et hébergeaient à Montréal avec l'aide de l'association Canada-Normandie et de la Fédération des Loisirs-Danses du Québec une jeune troupe normande "Les Compagnons des Trois-Pistoles." En août 1971, ils se rendaient en Normandie revoir ceux qu'ils avaient accueillis et donner quelques spectacles.Enfin, le 19 décembre 1971, ils avaient l'honneur d'exécuter des danses juives et canadiennes pour la communauté juive de Montréal à l'occasion de la fête de la CHANUKAH.Occasion rêvée et source de grande joie pour la jeune troupe qui apprenait ainsi à mieux connaître ses frères juifs de Montréal.Demain, ils continueront.De tout leur coeur.De toute leur âme.À concrétiser le message de paix et d'amour qui les inspire.Ils persévéreront dans leur désir de connaissance de l'autre sans égard à la race, à la religion.Demain, ils continueront.À essayer de redécouvrir les véritables valeurs de l'homme, à tendre la main, à essayer de créer des liens.Probablement pour donner raison à Félix-Antoine Savard qui écrivait dans son célèbre Menaud : "Délivrés, inlassables, ils exprimaient chacun sa vie propre.Ils révélaient par les cris poussés dans la frénésie des cadences, ce qu'ils avaient reçu du passé et appris par eux-mêmes." Et plus loin ."Repliés sur eux-mêmes et muets, les hommes complétaient en leur songe, cette musique où passaient les images de leur vie." JEAN VILLENEUVE BOUTIQUES.844 EST rue MONT-ROYAL Député de Laurier HORACE LABRECQUE ET FILS LTÉE 1440 ouest St-Catherine, Suite 607 Montréal 107 - Tél.: 866-68 51 ASSURANCES GÉNÉRALES DEPUIS 1911 - ATTENTION SPÉCIALE - AUX ASSOCIATIONS ET INSTITUTIONS SANS BUT LUCRATIF A Banque Canadienne Nationale t n prêl Ht vN un afoul I dans J , votre main > f Au service de la jeune famille A Y SERVICE D'ÉTITIONS pour tous les niveaux SERVICE DE LIBRAIRIE GÉNÉRALE SERVICE AUX COLLECTIVITÉS SERVICE DE RELIURE LIBRAIRE Siège social: 1083 AVE VAN HORN - TÉL: 274-6521 ÉDITEUR Succursale: 1456 DE LA MONTAGNE - TÉL.: 842-4963 Hommages et Meilleurs Voeux de David Granofsky THE L0NGUEUIL MEAT EXPORTING C0.LTD 11400, 6ième rue RIVIÈRE DES PRAIRIES, QUÉBEC MONTRÉAL - 665-3854 Bonne chance dans vos projets 1 f supplément danse Le Devoir, samedi 29 avril 1 972 ?III Les L oisirs-D anse Les jours de danse, c'est quoi?en quelques mots par Guy LANDRY La Fédération des Loisirs-Danse du Québec est membre, depuis 1966, de la Confédération des Loisirs du Québec.Ce dernier organisme, la “C.L.Q.”, est aujourd’hui défini comme un organisme de regroupement et de représentation des associations provinciales du loisir socio-éducatif et culturel.Son objectif fondamental est de contribuer, en collaboration avec l’Etat et tous les autres organismes structurés de loisir, à la définition et à la réalisation d’une politique du loisir au Québec.La danse a été présente au mouvement de réorientation qui a redéfini la C.L.Q.au cours de la dernière année.C’est même un délégué de la Fédération Loisirs-Danse, Grégoire Mar-cil, qui est l’actuel président en titre de la C.L.Q.La Fédération partageait avec d’autres organismes l’exigence que la C.L.Q.devienne une organisation représentative de ses membres et que ses programmes d’action soient établis dans un respect intégral de la base.La C.L.Q.envisage différentes actions susceptibles de créer une offensi- ve de développement du loisir socioculturel au Quebec.Un de ses programmes fort important, qui concerne la danse en particulier, est celui qui vise à amorcer une politique de presence et de collaboration avec le système scolaire pour permettre une participation plus intense de ses organismes-membres à la vie intra ou para-scolaire, dans la mesure où la ou les disciplines de loisir dont ils font la promotion y sont concernées, soit par l’application du règlement no 7 du ministère de l’Education, soit par le développement normal des-services socio-culturels aux étudiants.Il serait malheureux qu’il s’établisse un climat d’étanchéité entre le loisir en milieu scolaire et celui en milieu civil.Le monde du sport a déjà connu des expériences décevantes à ce sujet qu’il est inutile de répéter.Le problème est d’envergure parce qu’il met en cause non seulement la question de la complémentarité des structures de services mais aussi le problème de la certification de la compétence technique et pédagogique.II y a un jour.Il y a trois jours.Il y a quinze jours.Il y a trois cent soixante-cinq jours de.danse au Québec.Joie de vivre ancienne Le Québécois a toujours apprécié la bonne vie.Les documents historiques de la Nouvelle-France sont témoins dfune société où la joie de vivre était souvent en conflit avec les renoncements nombreux qu’exigeait la religion.Par exemple, cette lettre de madame Bégon, datée du 9 décembre 1748: “Le croiras-tu.que cette dévote Mme Verchères a fait danser toute la nuit dernière?Nos prêtres vont joliment prêcher.Ce qu’il y a de beau, c’est que demain, il y en a un (bal) chez Mme Lavaltrie, après demain chez Mme Bra-gelogne.Voilà de quoi désespérer le curé.” (1) Ou encore, ces observations formulées par un voyageur anglais, George Heriot: “The whole of the Canadian inhabitants are remarkably fond of dancing, and frequently amuse themselves at all seasons with thatagreable exercise”.(2) Et les témoignages abondent; les historiens s’y amuseraient follement.La danse, comme d'ailleurs le chant, les histoires, l'artisanat, la musique, le bon manger, témoigne que le Québécois savait aimer la vie.Servie à la moderne A partir d’enquêtes de marché, M.Georges M.Hénault, professeur de marketing à l'UQTR, identifiait ainsi certains traits de comportement du consommateur québécois: “Nous savons que le Canadien français possède la joie de vivre propre aux individualistes.” (Commerce, septembre 1971).Le Québécois aime la vie, il veut bien vivre.Il aime chanter, danser, raconter des histoires.Hénault suggère d'ailleurs que la publicité au Québec mette l’accent sur l’aspect “joie de vivre”.Les caisses sont pop, Dominion nous fait bien manger, La Laurentide, y en a pour tout le monde.Un trait typiquement québécois Trop souvent cependant nous ne sommes pas conscients de cette identité culturelle, de cet attrait qu’exerce sur nous un phénomène comme la danse.Nous n’osons pas affirmer que les Québécois s'expriment - et très bien - par les techniques de la danse.Nous participons à des soirées sans nous rendre compte des valeurs véhiculées, propres aux Québécois.Il faut bien souvent sortir du Québec pour constater nos particularismes et voir que les Québécois savent fêter et s’amuser.Vivant à chaque jour le développement extraordinaire du phénomène danse, le conseil d’administration de la Fédération des Loisirs-Danse du Québec veut impliquer l'ensemble de la communauté.Ainsi naît “Jours de Danse”."Jours de Danse" “Jours de danse”, c’est un regroupement, une promotion de toutes les manifestations où la danse est mise en valeur, danse folklorique, danse sociale, ballet classique, ballet moderne, jazz, expression corporelle.Du 29 avril au 14 mai, 15 jours de danse les 15 régions du Québec.On peut identifier 250 événements majeurs où l’on dansera au Québec pendant ces 15 jours.(Le croiriez-vous?).Et à côté de ces 250 manifestations, il y a des cours de danse, des soirées dans des lieux de divertissements privés, des mariages, des “party”, des répétitions de groupes, des cours de spécialisation pour les professeurs de danse, des rencontres familiales, etc.Moi, lui, nous L'une ou l'autre des formes de danse peut répondre aux goûts de chacun.Dans des familles, villages, villes, on dansera au son du violon, retrouvant ainsi nos traditions ancestrales à la base de notre identité culturelle.A la maison, à la salle de danse, à la discothèque, au son des guitares électriques, des groupes exprimeront le monde moderne.l’univeis clos de l’individu.Ailleurs, on travaillera à perfectionner le mouvement pour atteindre l’oeuvre d’art.Ici, on rencorttrera des couples amis, on se laissera aller au tango, au cha-cha.Un autre groupe cherchera à exprimer, à travers le geste et les pas, notre monde intérieur, nos préoccupations fondamentales.Et lui choisira cette musique “jazzée” pour permettre à son etre de réexister.Ce professeur insistera sur un mouvement de danse classique.Tout et chacun pourront à travers ces différentes formes de danses s’exprimer.Secteurs d’activité Vers un carrefour historique par Ludmilla CHIRIAEFF La danse était, il n’y a pas encore si longtemps, un fleuron solitaire sur le sol du Canada français.Pourtant, le sol avait tous les ingrédients nécessaires pour que cette fleur isolée se propage à la grandeur du pays.Ses couleurs étaient d’une rare intensité, semblables à celles de son peuple.Son heure devait venir.Cette heure est venue.Non pas après une croissance lente et continue mais par une sorte de choc: l’arrivée dans notre vie de la télévision.Jusqu’alors, le pays encore jeune préoccupé par ses besoins essentiels, absorbé par son nouveau développement économique, n’a vait pas eu le temps de prendre conscience de toutes ses autres richesses ni de l’importance de posséder une classe d’artistes, reflet de son image et de sa valeur.Or, la télévision provoqua tout un monde de vocations qui s'ignoraient, leur offrit un débouché, un but.Elle permit, du haut de sa tribune, de répandre leur message jusque dans les foyers les plus recules, remuant les esprits, se- couant les inerties, poussant son étrave profondément dans la vie familiale.C’était là son très grand mérite vis-à-vis de la culture.Mieux encore, elle était devenue un centre d’actions et de réactions qui suscitait de nouvelles initiatives, de nouveaux mais de réels besoins qui, à leur tour, recherchaient et créaient d’autres lieux et d’autres réalisations culturelles.Troupes de théâtre, de danse, de ballet sont nées de cet élan et des théâtres, comme il en existe à travers le monde dans chaque capitale, marquant par leur présence l’âge adulte d’une nation, ont surgi jusque dans nos plus petits centres.C’était l’explosion culturelle du Québec.Le grain de la danse tombant sur le sol fertile de la terre, remuée par ce nouveau phénomène, que j’aime à qualifier de “Sacre du printemps”, a provoqué le besoin d'expression par le mouvement.Un peuple qui danse est un peuple heureux.Folklore, danses ethniques, danses sociales unissent dorénavant les générations dans le milieu du loisir, tandis que l’expression corporelle, empruntant souvent au jazz ou à la danse contemporaine, répond au désir de jeunes étudiants à tous le niveaux en leur offrant ce moyen d’expression et de créativité.Tout au long de cette évolution, la danse scénique a fait son chemin.Issus des écoles de danse privées, de plus en plus nombreuses à travers le Québec, les premiers talents se sont joints aux troupes de folklore, de danse moderne ou de ballet.Chaque troupe, selon sa nature, a cherché à définir son orientation dans cette mer de besoins différents.Les préoccupations étaient nombreuses car il fallait éduquer^ initier, susciter l’intérêt, experimenter, créer, tout en continuant une tradition originaire de l’étranger pour atteindre enfin à une qualité de niveau international et ainsi prétendre au titre d’ambassadeur culturel du pays.Le moment est venu de prendre conscience collectivement de cet épanouissement éclatant, de faire de l'ordre dans cette profusion d’initiatives, de créer un lien et une communication étroite entre tous ceux qui oeuvrent dans les différents domaines de la danse et qui étaient jusqu’ici isolés.Cette meilleure compréhension mutuelle est, je crois, une source de créativité augmentée, à condition que s’approfondisse encore davantage le souci de qualité dans les domaines de la formation et de l'interprétation.Grâce aux efforts déployés par la Fédération des Loisirs-Danse du Québec et à la collaboration déjà démontrée par plusieurs personnalités et par beaucoup d’organismes au Québec, la danse s’approche d’un carrefour historique.Ainsi, telle une pyramide, s’appuyant sur les aspirations profondes du peuple québécois, s’élèvera vers le sommet, palier par palier, notre message dansé reflétant partout l’essentiel de nous-mêmes.Réunir dans un même cahier tout le phénomène “danse” ne s’avère pas chose facile.Pour la majorité, la danse se pratique avant tout en pénode de loisirs; pour d’autres, la danse, c’est leur vie.Les centres culturels et les centres de loisirs sont des lieux où s’offrent des cours et s’organisent des soirées accessibles à la grande majorité de la population.Les obligations sociales telles que les soirées, les réceptions sont aussi des occasions de danser.A l’école, on se préoccupe de plus en plus de donner aux jeunes une initiation à la danse.Et que dire des danseurs professionnels qui assurent leur existence par l’enseignement et les spectacles.Des entreprises commerciales offrent des services de salles de danse, clubs de nuits, disques, équipement électronique, costume, etc.“Jours de danse” voudrait souligner le rôle de chacun de ces secteurs d’activité humaine (loisir, éducation, art, commerce) dans le développement de la danse et, partant, de la vieculturelle du Québec.“Jouis de danse” débute aujourd’hui.Regardez, regardez bien.Durant 15 jours, on dansera pas loin de chez-vous.Ditez-vous que ce phénomène se vit tous les jours de l’année; il s’agit simplement d’y porter attention.Et surtout, ne manquez pas l’occasion d’exécuter vous-même quelques pas de danse.(1).(21 Guilmette Pierre - Bibliographie delà danse théâtrale au Canada.:T" ¦ ¦ 1 ¦ Étii?!s ; HHmIIIIB : », i -w SiiiSBMii ¦ Y • ff LES GRANDS BALLETS CANADIENS présentent LES COMPAGNONS DE LA DANSE Ce groupe de 14 danseurs évolue sur les scènes ou les gymnases, dans les centres d'art et de loisirs.Il voyage de ville en ville, comme les troubadours d'antan.Son but est de propager l'art de la danse.LES COMPAGNONS DE LA DANSE vous proposent deux programmes: UN MINI SPECTACLE Une initiation à l'histoire et au rôle de la danse à travers les siècles spécialement conçu pour les étudiants.Après le spectacle, les danseurs et le public échangent leurs réactions.UN MAXI SPECTACLE Un programme d'oeuvres variées présenté en soirée.À partir du mois d'octobre 1972 DE RETOUR À MONTRÉAL i è > h HOMMAGE À STRAVINSKY EXPO THEATRE ACADÉMIE DES GRANDS BALLETS CANADIENS ÉCOLE SUPÉRIEURE DE DANSE DES GRANDS BALLETS CANADIENS Direction: Ludmilla Chiriaeff Administration: Julien Poirier COURS D'ÉTÉ 24 juillet - 26 août Ballet classique Danse moderne Jazz et expression corporelle pour enfants, adolescents et adultes.6 juillet - 12 août Pour information: LES GRANDS BALLETS CANADIENS, URIEL G.LUFT DIR.GEN.5465 chemin Reine-Marie, Montréal 248 Tél.514-487-1232 4848 boulevard St-Laurent Montréal - Tél.514-849-8024 i IV • Le Devoir, samedi 29 avril 1 972 supplément danse '///il ni CORPORATION DES PROFESSEURS DIPLÔMÉS EN DANSE SOCIALE DU QUÉBEC 2107 est, rue Ste-Catherine, Montréal 133, Qué.Cet écusson tend à synthétiser les objectifs de la Corporation ; - le Q : pour le Québec - La Fleur de Lys : pour la majorité canadienne-française - Les majuscules : pour Corporation pour Professeurs pour Danse pour Sociale - La Figurine : pour symboliser la discipline de danse Ce sigle a éfé conçu par Madame Yolande Lanciauli, professeur diplômée de la F.L.D.Q.et accrédité par la CPD-DSQ LISTE DES MEMBRES DE LA CORPORATION DES PROFESSEURS DIPLÔMÉS EN DANSE SOCIALE DU QUÉBEC ET DIPLÔMÉS DE LA FÉDÉRATION DES LOISIRS-DANSE DU QUÉBEC BEAUCHESNE, Marcel Démonstration : Moderne et Latin BERNARD, Jean-Pierre BERNIER, Gilles BERNIER, Mariette BERTRAND, René CAQUETTE, Eugène Juge officiel Démonstration : Moderne et Latin CÔTÉ, Normand Démonstration : Moderne et Latin COUTURE, Lisette CYR, Lucienne CYR, Fernand Juge officiel Compilateur officiel Directeur CPD-DSQ Démonstration : Moderne et Latin CYR, Jeanne Démonstration : Moderne et Latin DANAKAS, Philippe Démonstration : Moderne et Latin DUPRAS, Georges Démonstration : Moderne et Latin FORTIN Laurent Juge officiel Compilateur officiel Secrétaire CPD-DSQ Démonstration : Moderne et Latin GAGNÉ, Marcel Démonstration : Moderne et Latin GAGNÉ, Cécile Démonstration : Moderne et Latin GAGNON, Colette GAGNIÉREÉmilien GAGNIÉRE, Thérèse GIROUARD, Denis Président du Comité du Festival Molson Directeur CPD-DSQ Démonstration : Moderne et I atin GIROUARD, Monique Juge officiel Démonstration : Moderne et Latin GOYETTE, Fernande Directeur CPD-DSQ - comité social Démonstration : Moderne et Latin GUAY, André GUIMOND, Claude Juge officiel Directeur CPD-DSQ GUIMOND, Suzanne HAMEL, Pierre HARV.EY, Jacques LANCIAULT, Yolande Juge officiel Directeur CPD-CSQ - comité social Démonstration : Moderne et Latin LEFEBVRE.Marcel LEFEBVRE, Claire LEPINE, Clément LESSARD, Nicole Démonstration : Moderne et Latin LESSARD, Rochelle LONGTIN, Gilles Démonstration : Moderne et Latin LONGTIN, Poulette Démonstration : Moderne et Latin MAGNAN, Jacques Juge officiel Compilateur officiel Trésorier CPD-DSQ Démonstration : Moderne et Latin MAGNAN, Liliane Démonstration : Moderne et Latin MALLAMO, James Juge officiel Démonstration : Latin MALLAMO, Nicole Démonstration : Latin MIRON, Marcel MORIN, Pierre E.Member S.T.D.Entraîneur professionnel Juge officiel Compilateur officiel Démonstration : Moderne et Latin NADEAU, Gérard NADEAU, Lucette NEPVEU, Émile Entraîneur professionnel Juge officiel Démonstration : Moderne et Latin NEPVEU, Marie-Rose Member I.S.T.D.Entraîneur professionnel Juge officiel Compilateur officiel Démonstration : Moderne et Latin NEPVEU, Lison Entraîneur professionnel Juge officiel Démonstration : Moderne et Latin PIGEON, Laurent PIGEON, Gisèle PRÉFONTAINE, Antoine Juge officiel Directeur CPD-DSQ Démonstration : Moderne et Latin .PREGENT, Raymond PREGENT, Georgette QUINTAL, Yvon Associate I.S.T.D.Juge officiel Compilateur officiel Directeur CPD-DSQ Démonstrateur : Moderne et Latin RAINVILLE, Méryem Associate I.S.T.D.Juge officiel Compilateur officiel Directeur CPD-DSQ Démonstration : Moderne et Latin RANGER, Gertrude RANGER, ROGER RAVARY, Rémi SAVOIE, Laurent Juge officiel Compilateur officiel Démonstration : Moderne et Latin SAVOIE, Carmen Associate I.S.T.D.Juge officiel Démonstration : Moderne et Latin SENEZ, Denis Démonstration : Moderne et Latin SENEZ, Louise Démonstration : Moderne et Latin ST-ONGE, Jacques Juge officiel Président CPD-DSQ Démonstration : Moderne et Latin ST-ONGE, Lise Démonstration : Moderne et Latin TESSIER, Jean-Marcel Démonstration : Moderne et Latin .TREMBLAY, Lucien VALADE, Claude Juge offciel Compilateur officiel Démonstration : Moderne et Latin VALADE, Denise Démonstration : Moderne et Latin VIENS, Roland VIENS, Berthe VIGNEAULT, Fernand i r d* Ou est oc- .dêe su- lu cc6; du stage pour les étudiants pouvant faire preuve de leur fré- quentation scolaire.Un front commun de la danse s'impose par Grégoire MARCIL Suite à quinze ans d'efforts soutenus, la Fédération des Loisirs-Danse du Québec entrevoit, aujourd’hui, la possibilité d’actualiser ce regroupement des énergies.Issue des années '50, à l’époque où seule la danse folklorioue pouvait servir de prétexte au rassemblement de la jeunesse d’alors, la Fédération est devenue en pratique, une confédération de la danse sous toutes ses formes.Nous voilà en face d’une immense table ronde, formelle et informelle, d’un carrefour où peuvent dialoguer les trois grands secteurs d’utilisation de la danse : a) le monde scénique ou artistique, b) la sphère éducationnelle ou institutionnelle, c) tous les utilisateurs amateurs de cette discipline en milieu de loisir.Grâce à la collaboration du haut-commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports, rattaché au ministère de l’Education, qui la subventionne pour 33% de son budget, la Fédération a acquis un statut d’interlocuteur priviligié dans le domaine pour l’ensemble de la réalité “loisir” au Québec.Les services de la Fédération ont pu, également, rejoindre les francophones des neuf autres provinces du Canada, par sa collaboration avec le Conseil canadien des Arts populaires.Avec l’aide du ministère des Affaires intergouvemementales du Québec, le service de danse sociale déposait un mémoire revendiquant un statut particulier Êour la F.L.D.Q.au Congrès mondial de i danse, à Blackpool (Angleterre), en mai 1971.Pour atteindre son objectif ultime, à savoir l’accessibilité pour nous, en qualité et en quantité, du phénomène danse sous toutes ses formes, la Fédération se doit d’intervenir directement ou indirectement en ce qui concerne le problème complexe de la formation et de l’accréditation des diffuseurs des diverses disciplines de danse.Nécessité urgente Servir la danse (et non se servir dr la danse) - voilà le défi - tout en étant conscient et réaliste face à son impact culturel, éducatif, social et économique.Autour de cette table ronde, tous sentent le besoin de découvrir un langage commun, de situer d’une façon cohéren- te chacune des disciplines, de mettre de l’ordre en quelque sorte.Toutefois, la priorité de l’heure se concentre autour de la compétence, de l’accréditation et de l’intégrité des diffuseurs des diverses techniques de danse.Il faut cerner les limites du secteur éducationnel, orienté vers la science pédagogique.Il en va de même pour le secteur scénique valorisé surtout par la compétence technique et artistique.Nous pourrons ensuite etudier leur complémentarité.Pour le secteur loisir, on doit sauvegarder le principe de l’accessibilité pour la masse tout en l’encadrant de schemes de références pour l’évaluation des compétences des diffuseurs sans brimer la créativité individuelle en aucune sorte.La tâche n’est pas mince.De grands artistes qui, après avoir dédié toute leur vie à la carrière de la danse, se voient privés, par des règlementations pédagogiques du secteur de l’éducation, de la possibilité d’accéder au monde de l’enseignement, ne peuvent faire profiter l’ensemble de la population, de leur talent et de leur richesse créative.Le monde de l’enseignement, d’autre part, peut, par la recherche et sa structure académique, fournir une formation ou un complément pédagogique de très haute qualité.Mais il ne peut prétendre former les artistes pour la scène.Il doit, en pratique, recourir aux services des artistes de renom dans chacune des disciplines, qui ont été formées par des instituts privés sans que leur longue expérience ne puisse être reconnue ou accréditée d’une façon officielle.Il y a donc une urgence de concertation entre les deux premiers secteurs, car le secteur du loisir possède un immense pouvoir de mise en marché de tous ses spécialistes au niveau de la masse.Le loisir a besoin de ces deux compétences réunies pour rendre un service de plus grande qualité aux consommateurs du loisir danse.Déjà dans ce dernier secteur, plusieurs centaines de techniciens de danse ont un besoin immédiat de recyclage pédagogique et technique, de nature réaliste et accessible.Ils sont déjà sur le marché du travail et ils rejoignent chaque semaine plusieurs centaines de milliers d’élèves amateurs, à la base d’une immense pyramide prometteuse de talents et de créativité.Que pourra faire pour eux l’éducation per- manente?Voilà la nécessité de ce front commun entre ces trois grands secteurs.Mais le travail ne s’arrête pas là.Une foule d’autres réglementations viennent créer de l’interférence.Une concertation est obligatoire entre les programmes à tendance “ditaire” du ministère des Affaires culturelles et ceux du haut-commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports, qui se préoccupe davantage de l’animateur au niveau de la masse dans des champs d’action qui se chevauchent et qui se complètent.Des formules d’entente doivent être négociées avec la Direction générale de la Formation des maîtres sur le statut du maître de danse, de façon à récupérer tous les talents valables et toutes les énergies produites par le secteur privé et qui sont disponibles tant en qualité qu’en quantité.Que dire encore de l’incohérence qui résulte concrètement de l’application intégrale de certaines parties de la loi régissant l’enseignement privé (loi 56) en regard de l’enseignement de la danse dans le milieu du loisir, surtout si l’on considère que les règlements attenant à cette loi ont été rédigés sans consultation véritable avec les intéressés.En définitive, toutes les disciplines enseignées, présentement, dans les nombreux centres culturels ou de loisir vont se trouver complètement paralysées par l’application intégrale de cette loi.Le monde du loisir, avec toute son infrastructure, veut enfin que le gouvernement donne suite à sa première intention de conférer, par le bill 278 amendé, un statut juridique au haut-commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports, avec pouvoir, par la voie de réglementation, de solutionner un grand nombre de ces anomalies dans le domaine de la diffusion des diverses techniques de loisir, sportives et socio-culturelles.Dans l’immédiat, un front commun de la base est nécessaire, urgent! La Fédération des Loisirs-Danse du Québec a lancé l’offensive.Aidez-nous à mieux servir la danse et à hâter la cohérence au sommet, de façon à ce que l’utilisation de la danse sous toutes ses formes soit l’affaire de tous, tant en quantité qu’en qualité.Tout comme dans le monde sportif, alimentons davantage la base et le professionnalisme nous sera donné par surcroît et à un moindre coût.Le rapport Rioux ou The Greening of Quebec par Kenneth GEORGE Semble-t-il qu’on assiste à une révolution culturelle en Occident; dans le best-seller américain “The Greening of America”, Chartes Reich écrit: “Si l’on songe à tout ce qui est mis en cause actuellement: la nature de l’éducation, la validité même du système institutionnel et du système légal, la substance et le sais du travail, ., on se raid compte qu’il s’agit d’une transformation sans précédent dans l’histoire moderne”, (p.380) Selon Reich, la révolution est d’abord culturelle; le monde politique ne sera modifié qu’à la fin d’un long processus.Si l’on en croit le rapport Rioux sur l'enseignement des arts, le Québec devrait participer à cette révolution.Au modèle d’“homme normal” que suggérait la révolution tranquille (tout semble être révolution), le rapport Rioux oppose le modèle d’“homme normatif’.“L’homme sain n’est pas l’homme normal, mais l’homme normatif, l’homme qui peut créer et assumer des normes.A l’homme extério-dirigé de nos sociétés industrielles avancées, devra succéder l’homme autonome qui saura fonder sa personnalité et sa conduite sur des valeurs qu’il saura créer et assumer.” (Rapport delà Commission d’enquête sur l’enseignement des arts au Québec, torm 1, p.38).Ce n’est pas qu’une petite révolution qu’on fera.La vie culturelle chez les jeunes, tel semble être le lieu privilégie d’où partira la révolution (la lutte des classes de Marx, c’est dépassé!).La danse est un des instruments dont disposera tout bon petit révolutionnaire (n’en déplaise à Mao, le pouvoir n’est pas au bout du fusil).Les conditions objectives Première constatation des commissaires: la danse est peu valorisée au Québec, dans le cadre académique.A l’élémentaire, “l’éducation dramatique et la rythmique sont à peu près inexistantes^ (p.76).Au secondaire, “la danse n’est oiseignée à peu près nulle part.Rien n’est systématique sauf en quelques endroits (surtout chez les filles) ou la gymnastique a pris un certain essor” (p.96).(C’est un peu différent des foyers stratégiques de Guevara.) Au collégial, on se contente de donner des cours de formation générale en art.Vraiment la situation est mûre pour la révolution; les conditions objectives sont là.Les objectifs Militants comme des jécistes (ceux des années 40-50), les commissaires proposent de tiansformer radicalement la situation.Tout détruire pouf reconstruire.Notre propre "Bum down America”.Car "nous ne pourrions concevoir une éducation globale sans la danse, forme fondamentale de l’expression humaine” (p.27).C’en! un retour aux sources - un autre.La rythmique et la danse devraient être intégrées au programme dès le préscolaire II faut mire une étude sur l’association éducation physique - danse - rythmique.On ira même jusqu’à préciser des objectife spécifiques selon le niveau académique.Les objectifs sont clairs, sur papier au moins.La stratégie Ici nos gardes-rouges manquent d’imagination, de “créativité”.Comme les autres commissions d’enquête, la “cellule Rioux” fait reposer l’échec ou la réussite du plan révolutionnaire sur les épaules de l’élite intellectuelle, les professeurs (plus il y a de commissions d’enquête, plus leurtâcheaugmente).On modifiera le cours de formatron des maîtres ; on établira de nouveaux cours pour former des spécialistes; certains maîtres iront même étudier ailleurs les techniques d’enseignement de la danse.83% en cha-cha La branche intellectuelle du mouvement soumettait son rapport en 1968.Le gouvernement, la branche tactique, devait s’exécuter.Quelqu’un a-t-il vu quelque chose?Une escarmouche, au moins?Mais non! Néanmoins le mouvement est parti et il prend de l’ampleur; il se développe, mais à l’extérieur des cadres pensés par la Commission Rioux.Si l’on veut que les petits Canadiens délaissent le hockey, aurait dit Marshall McLuhan, il suffit de leur enségner à jouer au hockey dans le cadre académique.C’est peut-être là la faiblesse fondamentale du rapport Rioux; tout a sa place dans le programme académique.Imaginez un examen sur le pas de deux ou un pas de cha-cha; car il faut bien évaluer ce qui se fait en classe.Citoyens dans la rue! Le mouvement se développe à l’extérieur des cadres académiques.Bien sûr, des professeurs d’éducation physique appliquent certaines des recommandations du rapport.Mais ce n’est pas là que le mouvement prend son ampleur.voici quelques activités qui se situent au niveau du para-scolaire ou des services aux étudiants: dans les cegeps et les écoles secondaires, des groupes de ballets moderne, de folklore, de danse sociale, d’expression corporelle.A l’université de Montréal, l’an passé des cours de danse sociale tous les soirs de la semaine, à l’université du Québec à Chicoutimi, troupe folklorique, troupe de danse moderne.A l’Université du Québec à Montréal, les Rétros.Au ce-gep Bois de Boulogne, troupe de ballet moderne, cours de folklore.La troupe de folklore Les Sortilèges de l’école secondaire St-Stanislas fait deux tournées en Europe.L’Ensemble folklorique Mo-romaguy prend 150 enfants et adolescents a sa charge.Tout ce monde danse.Ces faits sont insuffisants pour témoigner de l’ampleur du mouvement?75,000 personnes dans des centres de loisirs, des salles paroissiales suivent des cours de danse sociale au Québec.On peut compter au moins 30 équipes folkloriques oans la région métropolitaine.Rares sont les cegeps où qud- 3u’un n’a pas mis sur pied une troupe e jazz ou de ballet moderne.D’ailleurs, sur un plan plus général, on aurait pu identifier certains signes avant-coureurs: L’accueil réservé à un Béiart, au ballet “Tommy” des Grands Ballets Canadiens, la sensibilité plus grande des Québécois à l’histoire, au folklore de leur pays.(On a dansé des reels et des quadrilles à la Sl-Jean; les antiquaires s’enrichissent rapidement; un monde fou au Salon de l’artisanat).L’homme normatif naîtra-t-il dans le cadre académique?Lénine dirait qu’il faut créer les conditions qui favorisent le développement du mouvement.Trot-sty répondrait que le mouvemoit doit se développer de lui-même.On ne peut rejeter du revers de la main les raisons invoquées par les commissaires.D est vraisemblable que l'enseignement de la danse soit un apport important dans l’éducation des jeunes.Mais ce n’est pas à l’école que naîtra l’homme normatif.Le mouvement est parti; il se développe.La Révolution pour demain?Ne rêvons pas.Un de ces octobres, peut-être.Le comité de Jours de danse Ludmilla Chiriaeff, s.m.Fondatrice et directrice artisti- Îue des Grands Ballets Canadiens, 'résidente générale de la Fédération des Loisirs-Danse du Québec.Guy Landry, Directeur exécutif associé du Conseil Canadien des Arts Populaires / Canadian Folk Arts Council, président exécutif de la Fédération des Loisirs-Danse du Québec.Grégoire Mardi, Président de la Confédération des Loisirs du Québec.Fondateur de la Fédération des Loisirs-Danse du Québec Jimmy DiGenova, Directeur de la troupe folklorique “Les sortilèges".Administrateur de la Fédération des Loisirs-Danse du Québec Michel Nolin, Animateur au Service de la récréation de Saint-Foy.Administrateur de la Fédération des Loisirs-Danse du Québec Gilles Morel, Directeur exécutif de la Fédération des Loisirs-Danse du Québec Gaétan Chassé, Coordonnateur de “Jours de Danse' I i supplément danse Le Devoir, samedi 29 avril 1 972 • VII Quinze jours de danse.Québec Saguenay Lac Saint^Jean 29 avril: Soirée de folklore Foyer des Loisirs d’Arvida 56 rue Centre Arvida 200 personnes Soirée de fin d’année Club de Yatch Saguenay Chicoutimi 125 personnes 30 avril: Démonstration juvénile et junior , Ecole Charles-Gravel Chico utimi-Nord 14h00 300 personnes 6 mai: Les Sortilèges Noirs par la troupe “Kolo” Salle municipale St-Ambroise Saint-Ambroise 20h00 7 mai : Spectacle d’expression corporelle Polyvalente de la Baie Port-Alfred 12 mai: Galj de danse par la Commission régionale des loisirs du Saguenay Motel Mont Valin 3665 boni.Talbot Chicoutimi 500 personnes présidence d’honneur: le député et le maire Valleyfield 29 avril: Compétition de danse sociale Sous-sol de l’église Christ-Roi Châteauguay 20h30 Danse bavaroise Par “Les Tovaritch” olyvalente L.P.Paré Boul.Brisebois Châteauguay 4 mai: Représentation de ballet moderne Académie Huntingdon 21 rue King Huntingdon 13h00 5 mai: Ballet Compagnons de la danse Compagnons de la danse Polyvalente L.P.Paré Boul.Brisebois Châteauguay Est du Québec 10 mai: Examen de ballet Ecole de Ballet Clermont Clermont 13 mai: Soirée de fin d’année en danse sociale Gymnase de Sully Sully (Témiscouata) 400 personnes Montréal 29 avril: Soirée danse sociale Vif argent Centre d'entrainement des pompiers 6,600 est rue Notre-Dame, Montréal 200 personnes 29 avril au 22 mai: Les Compagnons delà danse “Traviata” Place des Arts Montréal et Grand Théâtre du Québec Québec 29 avril: Examen de Ballet Centre Communautaire Dorval Carrousel de danses par la troupe “Moromagny” Auditorium de l'orphelinat St-Ar- sène 7321 Christophe-Colomb 20h00 500 personnes 30 avril: Spectacle de folklore par “Les Tournesol” Ecole Henri Forest 100 - Trésor Caché LaSalle 8h00 325 personnes 1er au 28 mai: Play Stringberg Danse contemporaine pr Frederich Durrennett Montréal 2 mai: Examen de Ballet Paroisse St-Pierre-Apôtre Montréal Représentation de ballet moderne Ecole Elémentaire Victoria 1822 rue de Maisonneuve Montréal 13h30 Danse folklorique Jewish People’s School 5170 rue Van Home Montréal 100 personnes 3 mai: Représentation de ballet moderne Ecole Lome 2387 Coleraine Montréal 14h00 4 mai : Démonstration inter-régionale en expression corprelle Régionale de Maisonneuve Montréal 5 mai: Récital de ballet Verdun Catholic High School Verdun 600 personnes Démonstration inter-régionale en expression corprelle Régionale de Maisonneuve Montréal Représentation de ballet moderne United Talmund Toraks 4894 rue St-Kevin Montréal 13h00 6 mai: Festival provincial de danse sociale Molson Centre Maisonn euve Montréal 3,000 personnes 7 mai: Festival provincial de danse socialeMolson Centre Maisonneuve Montréal 3,000 personnes Exariien de ballet Ecole Sainte-Geneviève Montréal , 100 personnes Kaléidoscope de lâ danse Polyvalente Père Marquette 6017 rue Cartier Montréal 14h30 1,500 personnes 8 mai: Représentation de ballet moderne Polyvalente Père Marquette 6017 rue Cartier Montréal 21h00 1,500 personnes 9 mai: Spectacle de l'ensemble folklorique Moromagny Réception des Pasteurs de l’Ontario United Church Westmount Park Représentation de ballet moderne Northview Elementary 90 Jubilee Square Pointe-Claire 10h30 Représentation de ballet moderne Seignory School 150 Seignory Pointe-Claire 13h00 Danse folklorique Jewish People’s School 5170 rue Van Home Montréal 100 personnes 10 mai: Représentation de ballet moderne High School of Montreal 3449 University St., Montréal 14h00 Kaléidoscope de la danse Polyvalente Père Marquette 6017 rue Cartier Montréal 21h00 1,500 personnes 11 mai: Représentation de ballet moderne Westhook Elementary 1750 rueDeGuire Saint-Laurent 14h00 12 mai: Représentation de ballet moderne St.-Palrick School 3711 rueDeBullion Montréal 10h30 Représentation de ballet moderne Nazareth School 5030 rue Jeanne Mance Montréal 13h00 Spectacle de l'ensemble folklorique Moromagny Korean Cultural Association Bill Wong Restaurant Montréal Centre du Québec 29 avril: Animation Ballet Centre culturel Drummondville 4 mai: Animation Ballet Centre culturel Drummondville 5 mai: Animation Ballet Centre culturel Drummondville Animation de danse sociale Centre culturel Drummondville 6 mai: Animation Ballet Goitre culturel Drummondville Animation danse folklorique Centre culturel Drummondville 7 mai: Animation Ballet Centre culturel Drummondville 8 mai: Animation Ballet Centre culturel Drummondville 9 mai: Animation Ballet Centre culturel Drummondville 10 mai: Animation Ballet Centre culturel Drummondville 11 mai: Animation Ballet Centre culturel Drummondville 12 mai: Animation Ballet Centre culturel Drummondville Animation danse sociale Centre culturel Drummondville 13 mai: Animation Ballet Centre culturel Drummondville Animation danse folklorique Centre culturel Drummondville Laurentides 29 avril: Compétition régionale en danse sociale Polyvalente Saint Jérôme SaintJérôme 1.000 personnes 4 mai: Spectacle folklorique par “Les Farfadets” Collège Lionel-Groulx Sainte-Thérèse 500 à 1.000 personnes 13 mai: Soirée de la Fête des mères Gymnase de l’Ecole La Plaine 20h00 Outaouais 1er mai: Démonstration folklorique Bateau-théâtre l’Escale Hull 8h00 500 personnes Yamaska 29 avril: Danse de fin d’année Ecole Saint-Paul Beauhamois 6 mai: Examen de ballet Centre culturel Tracy Danse sociale pour la Fête des mères Le Granbien Rue Principale Granby 300 personnes Danse folklorique par “Les Mariniers” Ecole Polyvalente Sacré-Coeur Granby 20h00 500 personnes 10 mai: Danse folklorique par “Les Mariniers" Ecole polyvalente Sacré-Coeur Granby 20h00 500 personnes 13 mai: Danse folklorique par “Les Mariniers” Ecole Polyvalente Sacré-Coeur Granby 500 personnes 20h00 Nord-Ouest 29 avril: Bal de Coton Ateliers Loisirs-Danse du Nord-Ouest Québécois Vald’Or 400 personnes 30 avril: Journée folklorique Ecole Louis Lafortune rue du Collège Delson 13 mai: Comédie musicale (jazz, expression corporelle, danse populaire) Auditorium de la polyvalente Vald’Or Démonstration de danse sociale Centre des loisirs Amos 250 à 300 personnes Côte-Nord 4 mai: Atelier de ballet Centre culturel Baie Comeau 5 mai: Examen de ballet Service des Loisirs de Hauterive Hauterive 6 mai: Examen de Ballet Service des Loisirs Hauterive Rive-Sud 29 avril: Team Match Centre N.D.A.435 rue Laurier Saint Jean Clôture des cours de ballet Eglise Saint Joseph de Nazareth 745 boid.Provencher Brassard 14h00 Soirée dansante Ecole LaBarre Varennes 400 peisonnes 1er mai: Représentation de ballet moderne St.James High School 380 rue Saint-Michel SaintJean 10h30 5 mai: Danse bavaroise Centre culturel Beloeil Examen de ballet Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus-Marie Saint-Bruno 6 mai: Spectacle de folklore Troupe “Mazurka” Polyvalente Gérard-Filion 1330, ouest, curé Poirier Longueuil.Cours de folklore - clôture Eglise St Joseph de Nazareth 743 boid.Provencher Brassard lOhOO 7 mai: Spectacle de folklore Troupe “Mazurka” Polyvalente Gérard-Filion 1330, ouest, Curé Poirier Longueuil 9 mai: Examen de ballet Loisirs Saint-Lambert Saint-Lambert 10 mai: Examen de ballet Loisirs Saint-Lambert Saint-Lambert 12 mai: Gymnastique rythmique Auditorium delà Polyvalente DeMortagne Boucherville 13 mai: Récital de fin d'année Ecole Montarville Saint-Bruno 19h30 Soirée de danse sociale Club de danse Cendrion Centre N.D.A.435 rue Laurier SaintJean 21h00 Soirée de danse sociale -clôture des cours parles Loisirs de Notre-Dame de Fatima Sous-sol de l’Eglise de Fatima Fatima 400 peisonnes 20h30 Danse populaire par l’AFEAS Caitre culturel BdoeU Examen de ballet Loisirs Saint-Lambert Saint-Lambert 29 avril: Gala des Ancêtres Soirée de danse populaire Centre culturel Berthier Soirée de danse Patro Laval 145 rueBigaouette Québec 8h00 Ballet moderne et variétés folkloriques Pavillon delà Jeunesse Parc de l’Exposition Québec 20h00 Gala de danse sociale Centre culturel Berthier 400 peisonnes Journée folklorique pour les 7-15 Ecole Saint-Denis Sainte-Foy Soirée dansante pour les résidents de Saint-Denis Pavillon de l’Armée rue Wolfe Sainte-Foy 21h00 Soirée populaire pour les 15-20 Ecole Saint-Denis Sainte-Foy 20h30 Soirée de danse sociale spectacle par Yves Simard Castel Bellerive 169 rue Saint-Louis Loretteville 21h00 400 peisonnes 30 avril: Assemblée Générale Association de danse du Q uébec Chalet du Parc Victoria Québec 14h00 5 mai: Folkothèque Centre Durocher Québec 19h30 Spectacle de danse Manoir Gravelbourg rue du Couvent Château-Richer 21h00 Soirée dansante St-Thomas d’Aquin Pavillon de l’Armée rue Vincent-Massey 21h00 6 mai: Danse pour les 14-17 Patro Roc-Amadour 2301 - 1ère Avenue Québec Folkmoot Centre Durocher Québec 21h00 Démonstration folklorique Salle duCollège Saint Pie X 1990 25ième rue Québec 20h30 Kermesse gastronomique et spectacle folklorique Pavillon du Congres Parc de l’Exposition Québec 18h00 7 mai: Folkmoot Centre Durocher Québec 12 mai: Examen de ballet Centre des loisirs Sacré-Coeur Québec 13 mai: Démonstration de ballet Saint-Simon-Apôtre Québec 300 peisonnes Soirée dansante Joli-Vent Laurier Station (Lotbinière) 150 peisonnes Danse Patro Laval 145 Bigaouette Québec 20h00 Dansepourles 17-25 Patro Roc-Amadour 2301 1ère avenue Québec Trois-Rivières Estrie 29 avril: Compétition régionale de Trois-Rivières Aréna de trois-Rivières Trois-Rivières 1,500 personnes 11 mai: Examen de ballet Centre culturel LaPocatière 13 mai: Soirée de danse Ecole Saint-Gérard Shawinigan 100 personnes 29 avril: Soirée canadienne Ecole Marguerite-Bourgeois Sherbrooke Soirée de danse sociale Sous-sol de l’église Sainte-Famille Sherbrooke Soirée de danse sociale Salle paroissiale Saint-Patrick Sherbrooke Soirée de danse ar “L’Age d’Or” aile paroissiale de Valcourt Valcourt DeLanaudière 30 avril: Fête champêtre Cegep deJoliette Johette Spectacle d’expression corporelle Régionale Le Gardeur 777 rue Iberville Repentigny 20h00 500 peisonnes 12 mai: Le Conflit (Expression corporelle) mr“La Révolution Humaine” Régionale Le Gardeur 777 rue Iberville Repentigny Spectacle chorégraphique par“La Révolution humaine” Auditorium de l’Ecole Jean-Bap- tisteMeilIeur Repentigny 20h00 Spectacle de chorégraphie parla troupe “Kolo” Auditorium de l’Ecole Thérèse- Martin Joliette 20h00 13 mai: Soirée de la Fête des mères Local de l’AFEAS Berthier Soirée de la Fête des mères Ecole Notre-Dame Saint-Roch de l’Achigan 17h30 Spectacle chorégraphique parla troupe "Kolo” Auditorium de l’Ecole Thérèse- Martin Joliette 20h00 Compétition régionale de danse sociale Manège militaire Sherbrooke 1,200 personnes 4 mai: Atelier de danse Club social L’Estrien Sherbrooke 25 à 50 couples 6 mai: Compétition de danse sociale Club social L’Estrien Sherbrooke 100 à 200 personnes Spectacle de ballet Régional School of Richmond Richmond 2Gh30 7 mai: Spectacle de ballet Ecole du Sacré-Cœur Windsor 20h00 Jésus Christ Super Star (expression corporelle) par l’Acmis Eglise Ste-Marthe rue Turcotte Thetford-Mines 13 mai: Soirée de danse et exhibition Club social L’Estrien Sherbrooke 14h00à 16h00 Soirée de danse sociale Salle paroissiale Saint-Patrick Sherbrooke Spectacle de ballet Sutton High School Sutton 20h30 Bal de Coton Club des Elk’s Thetford-Mines VIII • Le Devoir, samedi 29 avril 1972 supplément danse .et la ronde continue Grands Ballets Canadiens du 3 au 28 mai 1972, présenteront Tommy-Ceremony-Hip and Straight au New York City Center, 130 ouest, 56e rue à New York.Les Rive-Sud Yamaska De Lanaudière 15 mai: Représentation de ballet moderne Richelieu Valley School 700 rue Morin McMasterville 10h30 3 juin: Soirée de danse sociale Ecole LaBarre Varennes 400 personnes 10 juin: Soirée dansante Ecole LaBarre Varennes 400 personnes 20 mai: Soirée sud-américaine Centre N.D.A.435 rue Laurier Saint-Jean 27 mai: Examen de ballet Service de la récréation Hôtel de Ville Beloeil Soirée de danse sociale Club de danse Cendrion Centre N.D.A.435 rue Laurier Saint-Jean 21h00 Soirée dansante et spectacle Club Longueuil-Ballroom Enrg., Restaurant Manon Route 9 Saint-Basile 29 mai: Représentation de ballet moderne Chambly County High 675 Green Saint-Lambert lOhOO 2 juin: Danse populaire Centre culturel Beloeil 3 juin: Travaux chorégraphiques Ballet classique et moderne Ecole Saint-François-Xavier rue Notre-Dame Saint-Lambert lOhOO 10 juin: Barn Dance Centre N.D.A.435 rue Laurier Saint-Jean 17 juin: Soirée sociale Club de danse Cendrion 435 rue Laurier Saint-Jean 21h00 200 personnes 17 juin: Soirée de danse pour la Fête des mères Ecole Notre-Dame Granby 200 personnes Estrie 14 mai: Spectacle de ballet Ecole polyvalente de Disraeli Disraeli 14h30 20 mai: Spectacle de ballet Centre d'Art d’Oxford Magog 20h30 Soirée de clôture des cours en danse sociale par Gisèle et Laurent Pigeon Salle O’Grand’R Sherbrooke 21 mai: Spectacle de ballet Grande salle de l’Université Sherbrooke 14h30 23 mai: Spectacle de ballet Grande salle de l’Université Sherbrooke 20h30 27 mai: Spectacle de ballet Salle paroissiale Valcourt 20h30 28 mai: Spectacle de ballet Opera House Derby Lane 14h30 3 juin: Spectacle de ballet \ Ecole Albert L'Heureux Coaticook 20h30 4 juin: Spectacle de ballet Alexander Galt Regional School Cockshire 14h30 PERSPECTIVES JEUNESSE Saint-Hyacinthe Danse moderne Tournée provinciale Spectacles et ateliers Expression corporelle Cegep Sorel Tournée régionale Spectacles et ateliers Côte-Nord Expression corporelle “Je suis" Tournée provinciale Spectacles et ateliers Expression corporelle Tournée régionale Spectacles et ateliers Saguenay Lac Saint-Jean 21 mai: Examen de fin d’année Académie de ballet du Saguenay Chicoutimi 22 mai: Examen de fin d’année Académie de ballet du Saguenay Chicoutimi 23 mai: Examen de fin d’année Académie de ballet du Saguenay Chicoutimi 24 mai: Examen de fin d’année Académie de ballet du Saguenay Chicoutimi 25 mai: Examen de fin d’année Académie de ballet du Saguenay Chicoutimi 26 mai: Examen de fin d’année Académie de ballet du Saguenay Chicoutimi 27 mai: Spectacle de ballet Académie de ballet du Saguenay Auditorium Dufour Chicoutimi 2,000 personnes Examen de fin d’année Académie de ballet du Sagüenay Chicoutimi 28 mai: Spectacle de ballet Académie de ballet du Saguenay Auditorium Dufour Chicoutimi 2,000 personnes 14 mai: Spectacle chorégraphique par la troupe "Kolo” Auditorium de l’Ecole Thérèse- Martin Joliette 20h00 18 mai: Spectacle d’expression corporelle Régionale LeGardeur 777 rue Iberville Repentigny 500 personnes 26 mai: Soirée canadienne et folklorique Maison Jeunesse Ile du Pads 20h30 Spectacle d'expression corporelle Régionale LeGardeur 777 rue Iberville Repentigny 20h00 550 personnes Outaouais 17 mai: Représentation de ballet moderne Buckingham Consolidated Buckingham 13h30 Québec 17 mai: Examen de ballet i Ecole de ballet Saint-Georges de Beauce 18 mai: Examen de ballet Ecole de ballet Saint-Georges de Beauce 19 mai: Examen de ballet Ecole de ballet Sainte-Marie de Beauce 17 juin: Bal de Coton Castel Bellevue 169 rue Saint-Louis Loretteville 20h00 Montréal 13 mai: Soirée danse sociale Vif argent Centre Maisonneuve, Montréal 700 personnes 15 mai: Soirée de pratique en danse sociale 11833 rue Lamoureux Montréal 150 à 200 personnes 16 mai: Représentation de ballet moderne Baron Byng High School 4251 rue Saint-Urbain Montréal 14h00 17 mai: Examen de ballet Académie Michel-Provost Montréal.18 mai: Représentation de ballet moderne Van Horne Elementary 4810 rue Van Horne Montréal 13h45 Du 21 mai au 10 juin: Examens de printemps Académie des Grands Ballets Canadiens 4848 St-Laurent Montréal 24 mai: Examens de printemps Ecole supérieure Grands Balfêts Canadiens 5415 de la Reine-Marie Représentation de ballet moderne Herbert Simons 4041 rue Old Orchard Montréal 14hl5 25 mai: Représentation de ballet moderne Ecole Sainte-Clotilde 5069 Côte Saint-Paul Montréal 13h30 27 mai: Danse folklorique “Smalah" Auditorium de l’Orphelinat Saint-Arsène 7321 rue Christophe-Colomb Montréal 20h00 28 mai: Danse folklorique par la troupe “Smalah" Auditorium de l'Orphelinat Saint-Arsène 7321 rue Christophe-Colomb Montréal 20h00 29 mai: Atelier chorégraphique Les grands Ballets Canadiens 5415 chemin de la Reine-Marie Montréal Représentation de ballet moderne Moise Hall McGill University Montréal 20h30 30 mai: Représentation de ballet moderne Moise Hall McGill University Montréal 20h30 31 mai: Représentation de ballet moderne Sinclair Lane 8380 rue Wiseman Outremont 13h30 Représentation de ballet moderne Moise Hall McGill University Montréal 20h30 1er juin: Spectacle de folklore par “Les Sortilèges” Auditorium Le Plateau Montréal 1,200 personnes Visage de la danse contemporaine Troupe “Nouvel-Air” Théâtre Port-Royal Place des Arts Montréal 20h30 2 juin: Visage de la danse contemporaine Troupe “Nouvel-Air” t Théâtre Port-Royal Place des Arts Montréal 20h30 3 juin: Visage de la danse contemporaine Troupe “Nouvel-Air” Théâtre Port-Royal Place des Arts Montréal 15h30 et 20h30 Spectacle de folklore par “Les Tournesol” Auditorium Notre-Dame-de-la- Merci boul.Gouin Montréal 16 juin: Ballet “Le Goéland” par la troupe “L’Equipe” Rosemont High School 3734, est, rue Beaubien Montréal Est du Québec 20 mai: Soirée dansante Place des sports Matane Soirée bavaroise Service des loisirs Centre Social Ville Saint-Pascal de Kamouraska Valleyfield 20 mai: Examen de ballet Cité des Jeunes Vaudreuil 25 mai: Ce n’est pas un spectacle II Expression corporelle par l’ETNA Polyvalente L.P.Paré Boul.Brisebois Châteauguay 20h30 1,800 personnes 26 mai: Ce n’est pas un spectacle II Expression corporelle par TETNA Polyvalente L.P.Paré Boul.Brisebois Châteauguay 20h30 1,800 personnes 27 mai: Ce n’est pas un spectacle II Expression corporelle II Polyvalente L.P.Paré Boul.Brisebois Châteauguay 20h30 1,800 personnes 28 mai: Ce n’est pas un spectacle II Expression corporelle II Polyvalente L.P.Paré Boul.Brisebois Châteauguay 201)30 1,800 personnes 3 juin: Soirée de danse sociale Polyvalente B.Saint-François 70 rue Louis XVI, Major et Jacques-Cartier Valleyfield 181)30 21 juin: Divertissement, Amusement ‘72 Amphithéâtre naturel 15 rue Maple Châteauguay 3,000 personnes 22 juin: Divertissement, Amusement ‘72 Amphithéâtre naturel 15 rue Maple Châteauguay 3,000 personnes 23 juin: Divertissement, Amusement ‘72 Amphithéâtre naturel 15 rue Maple Châteauguay 3,000 personnes 24 juin: Divertissement, Amusement ‘72 Amphithéâtre naturel 15 rue Maple, Châteauguay 3,000 personnes 25 juin: Divertissement, Amusement ‘72 Amphithéâtre naturel 15, rue Maple, Châteauguay 3,000 personnes Centre du Québec 18 mai: Animation de ballet Centre culturel Drummondville Spectacle de ballet Ecole polyvalente Plessisville 20h30 19 mai: Animation de danse sociale Centre culturel Drummondville Animation de ballet Centre culturel Drummondville 20 mai: Animation de danse folklorique Centre culturel Drummondville Animation de ballet Centre culturel Drummondville Spectacle de ballet amateur Centre culturel Drummondville Spectacle de ballet Salle paroissiale Plessisville 201)30 25 mai: Démonstration de jazz Polyvalente Marie-de-la-Présentation Drummondville Animation de ballet Centre culturel Drummondville 26 mai: Animation de danse sociale Centre culturel Drummondville Animation de ballet Centre culturel Drummondville .27 mai: Spectacle de ballet Asbestos-Danville High School Asbestos 20h30 Animation de danse folklorique Centre culturel Drummondville Animation de ballet Centre culturel Drummondville 1er juin: Spectacle de ballet Salle du Canton Warwick 20h30 Nord-Ouest 20 mai: Gala annuel Atelier Loisirs-Danse Val d'Or 27 mai: Gala annuel Atelier Loisirs-Danse Amos- 3 juin: Examen annuel Atelier Loisirs-Danse Val d’Or Laurentides 14 mai: Spectacle de folklore par “Les Tournesol” Sainte-Agathe des Monts 18 mai: Examen de ballet Académie Marie-de-France Rosemère 20 mai: Gala de fin d’année Polyvalente Saint-Jérôme Saint-Jérôme 1,000 personnes supplément danse Le Devoir, samedi 29 avril 1 972 > IX À la rencontre de la par Michel BELLEFLEUR La danse.Mouvement corporel rythmé.quelle est-elle?A quoi sert-elle?Geste inutile et absurde ou gratuit et auto-satisfaisant?Pourquoi apprendre à jouer de son corps comme drun instrument de musique et pour lui faire exprimer quoi?Voila quelques questions et bien d’autres qui se posent.Pourquoi certaines formes de danse sont-elles codifiées d’une façon presque rigide, alors que d’autres sont allergiques à tout ce qui pourrait figer l’expression spontanée?Quels sont les liens entre la manifestation authentique d’une culture et la commercialisation de la danse?Dans quelle mesure la danse est-elle le reflet d’une société ou de certains de ses éléments?Existe-t-il une danse typiquement québécoise?Depuis que la danse est sortie de l’ornière moralisante qui l’a longtemps réprimée chez nous, un grand souffle de libération est passé sur elle.Ses formes ont foisonné en fonction des âges, des couches sociales, des publics de spectacle etc.Un engouement pour elle, qui n’est pas sans donner une im- pression de récupération, a envahi le Québec depuis une décade et il ne semble pas qu il ralentisse: le nombre des danseurs actifs s’accroît dans chaque discipline de danse, le public pour les spectacles de danse, professionnels ou non,, grandit sans cesse.Dans le monde de la danse, il y a beaucoup d’activités et d'organisations.Par contre on y trouve peu de recherches ou d’analyses explicatives du phénomène.Tout au plus existe-t-il les embryons d’une réflexion théorique occasionnée par la nécessité de formaliser les techniques ou par le besoin d’élucider les objectifs d’une organisation.Cela est un peu normal, car il n’est pas essentiel d'avoir une connaissance théorique de la danse pour l’apprécier et aimer s’y adonner.D’ailleurs, les motivations pratiquées et les valeurs recherchées en ce qui concerne l’acte de danser dépassent rarement le stade intuitif chez le danseur moyen et il n’est pas prouvé qu’il doive en être autrement.Il est toujours souhaitable d’avoir une conscience lucide de ses actes, mais il faut considérer, en ce qui regarde la danse, qu’un tel acte fait Les services offerts Le Service d’animation s’adresse d’abord aux animateurs de soirées populaires.Vous avez sans doute déjà vu ces personnes qui, à l’occasion de noces, de soirées canadiennes, ou de tout autre genre de soirée, font danser les gens.Ils sont, à la fois, les maîtres de cérémonie et les catalyseurs du groupe.L’animateur de soirée n’a pas qu’un rôle direct; il ne se limite pas à faire danser un “Paul Jones”.De lui, dépend le succès de la soirée.D jauge son public, saisit ses besoins, ses préjugés et les utilise.C’est à lui de faire en sorte que la soirée se déroule à la satisfaction de tous.Pour ce faire, il a besoin d’une formation pour savoir s’exprimer, pour saisir le pouls de son public et pour répondre aux attentes de ce dernier.C’est a cette formation que s’attache le service d’animation à l’intérieur de stages d’étéou de fins de semaines.Danse sociale Qui n’a jamais dansé une cha-cha ou une valse?Avec plus ou moins d’élégance, selon ses aptitudes, chacun s’y est lancé un jour ou l’autre.A chaque fin de semaine, dans les milliers d’hôtels du Québec, on danse.Certains se contentent de danser à peu près une cha-cha; d’autres recherchent une technique de base pour pouvoir s’exprimer plus totalement.Ce sont ces derniers qui suivent les cours de danse sociale.On entend par danses sociales, toutes les danses de couple, c’est-à-dire, la valse, la cha-cha, la samba, le tango et les autres.Fardant longtemps, ce type d’enseignement a été donne uniquement par des studios privés et à des coûts peu accessibles.La Fédération étant impliquée dans le loisir, die a voulu rendre ces cours abordables à une plus vaste couche de population.Elle a composé un standard qui lui est propre et qui comprend neuf danses.Ce standard uniforme permet à tous ceux qui suivent les cours des professeurs de la Fédération des Loisirs-Danse du Québec, à travers le Québec, de danser à partir des mêmes pas.Cette uniformisation et cette standardisation n’ont pas pour effet de limiter ou de brimer les possibilités d’expression des couples.Une fois les connaissances techniques acquises, ils les dépassent pour en arriver à avoir un style personnd.Sept professeurs sont chargés par la Fédération des Loisirs-Dan.se du Québec de former d’autres professeurs et de les perfectionner.Cette formation est attestée par la Fédération.Déjà plus d’une centaine de professeurs ont été formés et il y en a autant qui sont en voie de formation.Ils enseignent surtout dans les centres de loisirs.Tous les ans, une série de compétitions s’organisent, à travers le Québec, sous forme de pyramide qui a, à son 'grande' et de la 'petite' culture intervenir simultanément toutes les dimensions de l’homme et conserve une dominante subjective fort importante.En ce domaine, la lucidité se moque souvent de la rationalisation.Quoiqu’il en soit, la promotion de la danse, qui a été faite par la Fédération mandatée à cet effet, a été réalisée autour du thème du Loisir.La danse a été présentée d’abord et avant tout comme un instrument et une occasion de loisir.Il s’agissait de créer les structures d’accessibilité de la population aux diverses techniques de danse et “en démocratiser le coût dans la perspective d’un service public.En ce sons, la Fédération a joué un rôle d’ombudsman des intérêts du public face à la danse.Cest pourquoi elle a dû s’intéresser aux diffuseurs des techniques de danse tant au niveau de leur mentalité de travail qu’à celui de l’organisation des structures de services leur permettant de rejoindre leurs clientèles.Il est coutume de dire qu’il y a, au Québec, un million de personnes différentes qui sont impliquées dans une activité sociale de danse, au moins une fois chaque semaine.Cette clientèle.qui est-elle?Que veut-elle?Pourquoi choisir la danse plutôt qu’une autre formule de loisir?C’est un fait que la danse a des attraits qui lui sont propres.Elle concerne l’individu au plus haut point dans son corps ses sentiments et sa recherche des valeurs.Elle diffuse un érotisme latent qui est une dimension valable du plaisir de vivre du danseur.Elle est un agent efficace de création de liens et de contacts sociaux.A ce sujet, la danse ne connaît pas de limites autres que les difficultés normales à s'initier à ses diverses techniques.En ce sens, elle peut être le véhicule de multiples intérêts et intentions dont le danseur demeure le seul maître.Il est évident que ceux qui dansent par goût et intérêt pour la danse elle-même sont beaucoup moins nombreux que ceux qui dansent pour réaliser des motivations qui n’ont que des rapports indirects avec elle.Il y a cependant suffisamment de gens qui l’apprécient ur elle-même, pour constituer un pu-c imposant, lorsqu’un spectacle de grande qualité est offert.En danse, à par la Fédération sommet, le Festival Provincial où sont choisis les champions de chacune des classes.Dans cette discipline, la Fédération travaille en.collaboration avec deux organismes: la Corporation des Professeurs Diplômés en Danse Sociale du Québec et l’Association des Amateurs de Danse du Québec.Folklore Plusieurs jeunes font partie d’équipes de folklore.Pour répondre aux besoins des professeurs de ces équipes, la Fédération des Loisirs-Danse du Québec a établit un standard folklorique qui permet une meilleure profession de l’enseignement de la danse, du jeune enfant à l’adulte.L’enseignement de la danse folklorique nécessite la présence de spécialistes.Trop souvent dans le passed chacun s’est improvisé professeur.La formation des professeurs permet une diffusion plus qualitative de renseignement des techniques folkloriques.Les cours du standard sont donnés lors d’un stage intensif d’été et au cours de plusieurs fins de semaines pendant l’hiver.Cette formation comprend à la fois, des connaissances techniques et pédagogiques.D’autre part, afin de permettre aux membres des diverses équipes de pouvoir se rencontrer, la Fédération des Loisirs-Danse du Québec encourage l’organisation de folkmoots, de répertoire commun, un peu partout à travers le Québec.Durant la saison 1971-72, six de ces folkmoots ont eu lieu.Mouvement expressif Ce service regroupe les disciplines de danse classique, de danse de caractère, de jazz et de danse contemporaine.La seule discipline à l’intérieur de laquelle la Fédération intervient directement, c’est le jazz.Afin de satisfaire les besoins de formation des divers professeurs de jazz du Québec, la Fédération a établit pour les professeurs, un standard ou grade de l'enseignement du jazz.La formation, selon ce standard, est donnée à l’occasion de stages d’été ou de stages de fins de semaines au cours de l’hiver.En expression corporelle, la Fédération des Loisirs-Danse du Québec travaille ai collaboration avec l’Université du Québec pour la réalisation de ses stages d’été tandis qu’en danse moderne, elle collabore avec la troupe “Le Nou-vd-Air”.Secrétariat Le secrétariat, cheville ouvrière des réalisations de la Fédération des Loi-siis-Danse du Québec, dispose d’un personnd d'animateurs polyvalents toujours à la disposition du public et qui sert de soutien à l’ensemble des bénévoles qui travaillent à l’intérieur de chacun des services.Les bureaux sont situés au 2107, est, de la rue Sainte-Catherine, à Montréal.l’inverse de certaines formes de loisir très populaires, les clientèles participantes sont plus importantes que les clientèles spectatrices, ce qui ne veut pas dire qu'il faille négliger ces dernières.Bien au contraire, le fait de recevoir une initiation personnelle à une discipline de danse est souvent un élément important de l’aptitude a apprécier les éléments techniques ou esthétiques d'un spectacle de classe.Au Québec, il se développe une relation de proportionnalité entre le fait que le public de la base danse et l’intérêt croissant pour les diverses formes de spectacles de danse.Cest pourquoi il ne faut jamais perdre de vue les racines populaires du phénomène danse ou sacrifier le service public en faveur d’une élite qui ne saurait d’elle-même se renouveler.Aussi, l’organisation de la danse doit-elle être pyramidale La largeur de sa base, c’est-a-dire son insertion dans tous les milieux et sous toutes ses formes, garantit la survie et le progrès de ses modes d’exister les plus raninés.La danse au Québec opère aujourd’hui la jonction et la synthèse de la “grande" et de la “petite’1 culture, n’en déplaise à certains esthètes malheureux de voir se trouer leur isoloir.On ne pourrait aller jusqu’à dire qu’elle exprime à elle seule l’identité culturelle du Qué-becc puisque celle-ci se cherche encore, Mais elle y va de son petit effort et ne néglige rien pour se mettre, en tant que moyen d’expression, au service d'objectifs culturels qui se précisent à un plus large niveau.La multiplicité des occasions de danser est telle que cette présence traduit un mouvement de progrès dans l’ex- Pression populaire de notre peuple.ar ailleurs, la multiplicité de ses façons d’exister manifeste sa richesse in- terne, sa non-univocité et, jusqu’à un certain point, son hybridité.Les facteurs ui sont à l’origine de la popularisation ’une danse sont très différents et, après une période de flottement et d’évolution, chaque danse ou chaque style de danse parvient à se localiser en fonction d'une clientèle d’adeptes assez précise.Il s’établit alors une corrélation entre le contenu d’une danse et ses possibilités de concrétiser le genre d’expression que ses adeptes recherchent.Par contre, une clientèle de danse n'est jamais totalement repliée sur ses gouts et ses caractéristiques propres.Il existe un état d’osmose et de complémentarité entre les différents styles de danse et il n’est pas rare de voir un individu changer sa pratique de danse à différents âges de sa vie ou en regard de diverses situations sociales qu'il doit vivre.En fait, la danse est un bien public, un moyen d'expression potentiellement universel.Toute forme de cloisonnement de ses techniques ne vaut qu'en fonction de l’approfondissement et de la pratique d’un style de danse particulier et n’a ae sens que si elle aboutit à une nouvelle créativité.La danse est pour l’individu un moyen d’habiter son corps et de le rendre expressif de son être autant face à soi-meme que face à autrui.La danse en elle-même est une réalité fugace, un bien non cristallisable.Elle n’est significative que dans la mesure où elle est “agie” a travers un acte humain vécu, ou perçu chez les autres.Sa valeur humaine importe moins au niveau de la façon technique de l'exécuter qu’à celui où l’on perçoit la multitude des intentions qu elle permet de réaliser.En ce sens, le Québécois a recommencé à danser il est bon qu'il continue.SINCÈRES FÉLICITATIONS à la FÉDÉRATION LOISIRS - DANSE DU QUÉBEC pour l'initiative JOURS DE DANSE COMPAGNIE LTÉE.tfiark J.COMPANY LTD.8006 • 8020,18ième avenue Montréal 456, Qué.Imprimerie - Papeterie - Ameublement de bureau Festival provincial de danse sociale Molson 6 et 7 mai Centre Maisonneuve 3000 rue Viau Montréal 6 mai: 10 h 00 à 12 t 13 h 00 à 17 h a 20 h 00 à 1 h 00 7 mai: 10 h 00 à 12 h 00 12 h 30 à 17 h 30 20 h 00 à 0 h 30 Compétitions pour amateurs en style am^^^t international des 13 régions du Québec Compétitions pour professionnels en style international Compétitions pour les groupes en démonstration Spectacles par Anthony Hurley et Fay Saxton Champions britanniques 1967-1970-1971 Champions mondiaux 1971 Entrée: $3.50 ORGANISÉ PAR LA FÉDÉRATION DES LOISIRS-DANSE DU QUÉBEC Festival Fleur de Lys Compétition nord-américaine en danse sociale pour amateurs et professionnels en style international.25 juin Centre maisonneuve 3000 rue Viau Montréal • 10 h 00 à 12 h 00 13 h 00 à 17 h 30 20 h 00 à 1 h 00 Spectacle: Bill et Bobbie Irvine Entrée: $4.00 $5.00 * Billets en vente à la F.L.D.Q., 2107 est, rue Ste-Catherine, Montréal 139, Qué.i l I X • Le Devoir, samedi 29 avril 1 972 supplément danse Après six ans de guérilla Le groupe de La Place Royale demeure une cellule précieuse par Jacques THÉRIAULT En 1909, les Ballets russes de Diaghilev débarquent à Paris en fanfare., sonnant le renouveau.Jean Cocteau s’exclame: "Le rideau rouge se lève sur les fêtes qui bouleversent la France et entraînent une foule en extase derrière Dionysos".Autour de Nijinski et de la Pavlova, les danseurs sont assez extraordinaires.Mais, surtout, Diaghilev gagne au ballet les meilleurs peintres, musiciens et poètes de l’époque: Cocteau, Stravinsky, Ravel, Poulenc, Picasso, Matisse, Utrillo.et Braque.Sous ce brassage d’idées et de talents, la danse allait prendre un nouveau souffle.Cinquante-sept ans plus tard, a Montréal.Jeanne Renaud fonde le Groupe de la Place Royale et sollicite le concours de plusieurs artistes québécois: Pierre Mercure, Claude Gauvreau, Jean-Paul Riopelle, Mariette Vermette, Guy Lachapelle, Jean-Paul Mousseau, Fernand Leduc, Bruce Mather.Serge Garant.François Barbeau, Gilles Tremblay, etc.Cétait en 1966, à une époque où la danse moderne n’avait pas encore droit d’asile chez nous, a un moment où des chorégraphes tels que Paul Taylor, Merce Cunningham, Alvin Nikolais et George Balancnine avaient déjà entrepris de "dessiner la danse” indépendamment du contenu, de faire table rase de la psychologie freudienne et de l’idéalisme qui teintaient le ballet traditionnel.Pour le Groupe de la Place Royale, ces premières années ont été marquées de nombreuses difficultés.C’était la guerre de guérilla du matin jusqu'au soir.Contre l’establishment de la danse.Envers et contre la majorité des critiques.Presque sans appui du public.Avec des moyens financiers ridicules.Mais, Jeanne Renaud n’est pas de celles-là qui abandonnent un navire en détresse: elle croyait fermement qu’il fallait être de son temps et faire triompher ses idées.Déjà, en 1968, elle me déclarait à l’occasion d’un entretien: "C’est un miracle si nous tenons encore le coup (.) Mais je tiens à garder une authenticité vis-à-vis de ce que j’ai à dire, de ce que j’ai à donner”.Et encore: "Lorsque j’ai fondé le groupe, je ne pensais pas uniquement danse, mais bien plutôt a une intégration des arts.Car, il arrive parfois qu’une discipline fasse découvrir l’autre”.Actuellement, après avoir été absent de la scène québécoise durant près d’un an, le Groupe de la Place Royale a repris les armes.Cette éclipse momentanée et malheureuse, due à un manque total d’argent, a forcé sa directrice et chorégraphe Jeanne Renaud à quitter ses compagnons de route.Les danseurs ont dû réapprendre à vivre, à se constituer en “gestalt”."On sest aperçu, dit Jean-Pierre Perreault, jusqu’à quel point le travail de Jeanne Renaud pouvait être épuisant.On comprend pourquoi elle a senti le besoin ae se reposer, de prendre du recul.Il est extrêmement difficile de penser et de créer des chorégraphies en cherchant des solutions pour boucler un budget, régler des éclairages, remonter le moral des danseurs, préparer des conférences de presse, etc.Il y a de quoi en devenir cinglé!” D’abord installé sur la rue dont il porte le nom, située au coeur du Vieux Montréal, le Groupe de la Place Royale occupe maintenant un petit local rue Saint-Jacques.Pas de luxe.Presque pas de commodités.A peine de quoi répéter et travailler.Mais, comme la fondatrice du groupe, ils ont appris eux aussi à se battre, à faire des miracles avec "un petit rien du tout”.Mais, à ce rythme et compte tenu de leur condition financière précaire, on peut craindre que l’histoire se répète et que cette jeune troupe de cinq danseurs enthousiastes perde son courage.On ne peut pas passer sa vie à raccommoder des bouts de ficelles en invoquant les Muses: il faut avoir la possibilité de passer sans heurt à l’acte dansé.Et ce n’est pas le courage, ni la détermination, ni le talent qui font défaut.Ainsi, si la poUtique du Groupe de la Place Royale n’est plus tout à fait la même, elle demeure fondamentalement une affaire qui regarde tous ses membres.Comme autrefois, on recherche avant tout le travail d’équipe et la bonne entente.La musique?Comme autrefois aussi, on évite ou’elle devienne uniquement une toile de fond banale, une trame à partir de laquelle les danseurs calquent une expression corporelle.Le "geste" comme le son doivent conserver leur autonomie, s’attirer et se repousser comme par hasard, au gré des accidents heureux de parcours.La chorégraphie comme la composition musicale, bien que rigoureusement organisées indépendamment l’une de l’autre, ne sont plus asservies: elles vivent de leur propre souffle et nous atteignent (Photo Susan Swibold) avec une force décuplée.Mais, depuis leur spectacle de rentrée, présenté tout récemment à l’auditorium Sir Georges Williams et couronné d’un énorme succès, le Groupe de la Place Royale a franchi une nouvelle étape.Il a poussé le travail d’équipe au maximum possible, en permettant à deux danseurs de faire leurs premières armes au niveau de la création chorégraphique.Avec le concours de Nora Hemenway pour les costumes, Jean-Pierre Perreault et Maria Formolo ont signé conjointement une oeuvre qu’ils ont intitulée “Les bessons”.Un mois plus tard, à l’occasion de trois concerts de musique électroacoustique à la Galerie III, dans le Vieux Montréal, Jean-Pierre Perreault et Nora Hemenway ont réalisé chacun de leur côté une chorégraphie.Comme le fait remarquer le nouveau directeur artistique de la compagnie, Peter Boneham, "il est extrêmement important que chacun ait l’occasion de s'exprimer en tant que créateur.Malgré les faiblesses occasionnelles.Malgré les influences qu'on peut subir à ses débuts (.) Il est bon que les danseurs expriment leur personnalité, démontrent leur manière de voir les choses”.C’est ainsi qu’est née l’idée de pré- senter une trilogie au cours de l’été, "sur le principe du Quatuor d’Alexandrie" précise Jean-Pierre Perreault.Peter Boneham réalisera la chorégraphie du premier volet; Maria Formolo et Nora Hemenway concevront conjointement le deuxième, à partir d’un élément chorégraphique du premier; Jean-Pierre Perreault tentera, en Quelque sorte, d’effectuer une synthèse de l'ensemble dans le volet final.Et, on peut croire que notre cinquième larron, Jeffry Judson, mettra egalement la main à la pâte.Cette trilogie, à laquelle travailleront aussi des créateurs de toutes les disci- plines, tiendra l’affiche à Montréal durant un mois cet été.En juillet, la troupe partira en tournée dans le Bas du fleuve pour présenter les oeuvres créées à Sir George Williams.En septembre, ils visiteront Halifax et les Maritimes.En décembre, ils seront à Toronto.Il est aussi question d’une tournée en province durant le mois d’octobre, si le ministère des affaires culturelles accepte de donner suite à leur demande.C’est de bon augure: le Groupe de la Place Royale, après six ans d’existence, mérite qu’on tienne compte de la qualité de son travail.Il ne faudrait pas le nourrir d’illusions.Les Grands Ballets Canadiens Un ensemble intimement lié à son milieu par Luc BENOIT :; v.y • Personne ne s'étonne plus de voir affiché dans les autobus ou sur d’immenses panneaux routiers le nom des Grands Ballets Canadiens.Il n’y a pas si longtemps, cependant, la danse - et plus encore ceux qui la pratiquaient -était sujet tabou.On accolait facilement à cet art et à ses artistes des attributs les plus osés; on allait même jusqu’au péché.Le théâtre peu avant était passé par là.Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps.Fort heureusement le jour s’est levé et la lumière s’est faite.On assiste aujourd’hui à une véritable explosion de ce mode d’expression chez-nous et la danse, après bien des "mauvais pas", est arrivée à un tournant.Au Québec, tout le monde danse, et les Grands Ballets Canadiens y sont pour quelque chose.Le nom de Ludmilla Chiriaeff ne peut être dissocié de celui des Grands Ballets Canadiens.Un bref rappel historique ici s'impose.Il y a vingt ans, Ludmilla Chiriaeff débarque au Canada.Elle a déjà derrière elle une carrière européenne: Lausanne, Berlin, Genève où elle fonde sa première Académie de danse et le Ballet des Arts, sa première compagnie.En 1952 donc, on est aux débuts de la télévision.Radio-Canada lui donne sa première chanse.Plus de cinq cents émissions lui sont confiées.C’est ainsi que Madame Chiriaeff réunit dix huit danseurs et fonde une compagnie de ballet.Les spectacles sur scène se succèdent ensuite avec succès.En 1957, "les Ballets Chiriaeff" devient compagnie à charte et se nomme désormais Les Grands Ballets Canadiens.Un impératif se présenta alors: assurer la relève.Parce qu’une compagnie de ballet qui opère généralement à partir d’un être créateur donnant à la troupe la marque de sa personnalité, transmettant son message chorégraphique à travers ses danseurs, en vient à ^identifier si bien à lui qu’en général avec lui elle meurt.Madame Chiriaeff fonde l’Académie des Grands Ballets Canadiens qui ré- Eand l’enseignement du ballet à Mon-éal et dans olusieurs centres de la province.Aujourd'hui, quelque trois mille élèves suivent des cours de danse.Madame Chiriaeff, qui s'occupe à la fois de la chorégraphie, de la direction et de l'administration de la troupe, fait appel à des collaborateurs: en 61, Uriel Luft se joint à la compagnie à titre de directeur général et, en ‘64, Fernand Nault, apres une brillante car- rière avec l’American Ballet Theatre, devient chorégraphe permanent et codirecteur artistique de la troupe.Anton Dolin, considéré comme le plus grand danseur britannique des temps modernes, fait bénéficier la compagnie de son expérience en tant que conseiller artistique.Au Festival mondial d'Expo 67, la troupe présente un de ses plus grands succès."Carmina Burana’ , de Cari Orff, dans une chorégraphie de Fernand Nault.Se succèdent alors les tournées européennes et nord-américaines.Puis vient Tommy (peut-être présenté un peu timidement dans sa première version de la maison 1970-71), tournant majeur.Tommy qui dépasse cent cinquante représentations au Québec, en Ontario et dans l’est des Etats-Unis.Tommy que les Grands Ballets Canadiens reprennent ces jours-ci (après Boston et Chicago) pour une quatrième fois à New York et qui fait salle comble des semaines entières.Tommy qu’on reverra à l'Expo-Théâ-tre cet été.Tommy le magique.Tommy, un étonnant succès sur une musique des Who et une chorégraphie de Nault.Tournant décisif puisqu’avec l'Opéra des Who.les Grands Ballets semblent prendre une nouvelle orientation, mais sans faire abstraction d’un passé plutôt classique."Avec la danse classique, de dire Madame Chiriaeff, on arrive à un cul de sac.Avec la danse moderne, tout a aussi été dit.Il reste la fusion des deux.” A la rigidité, à l'esthétisme de la danse classique, et qui sont le solfège de la danse, greffer les articulations plus viscérales de la danse moderne."Nous sommes arrivés à une espèce de plafond dans le répertoire classique.Et c’est en allant porter du café à mes enfants à trois heures du matin quand ils préparaient leurs examens dans un tintamarre de musique, en parlant avec eux que j’ai compris.Il ne faut pas perdre le contact avec la réalité.La jeunesse a grand besoin de vérité.et même quand elle est laide cette vérité." Et en mettant sa main sur mon avant bras, Madame Chiriaeff ajoute, avec une grande tendresse, presqu’en confidence: "Les jeunes restent très romantiques, vous savez.Ceci m'amène à me demander s’il faut refaire Casse-Noisette.Il faut refaire Casse-Noisette! Et vous savez pourquoi?.Pour la simple raison qu’on ne peut pas éduquer sans danse, sans les bases, toute une génération.On fera des matinées pour les petits, et avec Casse-Noisette.” "Et quand on présente des spectacles aux jeunes (on trouve au répertoire de la compagnie un mini-spectacle retraçant l’évolution de la danse et adapté au niveau scolaire) et qu’on répond à leurs questions par après, il faut voir à quel point l’opinion qu’on se faisait de la danse et de son interprète est changée.Le danseur n’est plus un être à part.Il est homme ou femme "d’aujourd’hui".Et il peut aussi interpréter un rôle classique, comme le comédien du Molière, par exemple.Et ça c'est important.” On ne peut terminer cet article sans glisser un mot des Compagnons de la Danse et de la Fédération des Loisirs-Danse du Québec.Les Compagnons de la Danse en sont à leur deuxième saison.Ils donnent des spectacles sur des scènes trop petites pour les Grands Ballets et initient à la danse, dans les établissements d’enseignement, les jeunes à travers la province.Ils sont bien souvent la première approche de l’étudiant avec la danse.Quant à la Fédération des Loisirs-Danse, c’est une association qui réunit des centaines de membres a travers la province sur le plan populaire de la danse; pour rapprocher la danse artistique du milieu de la danse sociale, populaire.Il faut rattraper notre folklore.C’est un atout de plus en faveur de la danse.L'intérêt grandissant envers l'étude du mouvement (preuve du chemin parcouru en 20 ans) a amené le ministère de l'Education à ajouter au programme régulier d'étude l'option danse, expression corporelle.L’idéal serait, et c’est le rêve de Madame Chiriaeff.une école où l’étudiant pourrait poursuivre ses études régulières tout en se spécialisant dans la danse, si tel est son choix.L'ensemble appelé Les Grands Ballets Canadiens peut difficilement se comparer aux autres troupes car son action dépasse le domaine artistique puisqu'il se veut intimement lié au développement et aux besoins socio-culturels de son milieu."Un peuple qui danse est un peuple heureux”.Et on danse de plus en plus au Québec.* I #
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