Le devoir, 29 avril 1972, samedi 29 avril 1972
¦ la météo Ensoleillé.Maximum 85.Dimanche: beau et un peu plus doux.LE DEVOIR Fais ce que dois Sainte Catherine.de Sifinne VOL.LXIII - NO 100 Montréal, samedi 29 avril 1972 1 5 CENTS X—>«/ 69463 9463 463 TIRAGE: VENDREDI, 28 AVRIL 1972 21 gagnants de $5,000.168 gagnants de $ 500.1701 gagnants de $ 100.Entreprise trop risquée pour te capital privé ?La SG F deviendrait société d'Etat par Denis Giroux La Société générale de financement du Québec perdra son statut de société mixte pour devenir propriété unique de l’Etat si le gouvernement québécois et les actionnaires privés entérinent le projet de refonte de la SGF qui a été rendu public hier par le président et directeur général de la société, M.Jean Deschamps.Prenant la parole au nom du conseil d’administration de la SGF, M.Deschamps a en effet dévoilé lors de l’As- semblée annuelle des actionnaires de la Société générale de financement un projet de restructuration du capital de cette dernière, projet qui aboutit en fait à une étatisation de cette société créée en 1962 avec des capitaux privés et gouvernementaux.Aux termes du projet de M.Deschamps, les actions ordinaires de la SGF détenues par des actionnaires privés (individus ou sociétés) seraient rachetées par le gouvernement québécois ou converties en d’autres titres de créance de la nouvelle société qui porterait le nom de Société générale du Québec.Présentement, le gouvernement possède 38% ou $20 millions des capitaux investis à long terme dans la SGF (débentures, actions, billets garantis); les actionnaires corporatifs et institutions financières en possèdent 32% ou $16.75 millions, le mouvement coopératif 15% ou $7.8 millions et les actionnai- res individuels également 15%.M.Deschamps a expliqué que c’est d’ailleurs à cause du dévoilement de ce projet de refonte du capital de la SGF que toute transaction a été suspendue sur les actions de la société à la Bourse de Montréal.Toute transaction sera d’ailleurs impossible jusqu’à ce que les modalités exactes de la transformation du capital-actions de la SGF soient arrêtées.Parmi ces modalités, il faut évidemment compter le prix: payées $10 à l’origine, les actions de la SGF cotaient autour de $4 ces derniers temps.M.Deschamps n’a pas dit si les actionnaires auraient le choix de convertir ou de vendre purement et simplement leur avoir dans la SGF.Le projet définitif serait prêt d’ici quelques semaines croit M.Deschamps et une assemblée spéciale des actionnaires se prononcera alors sur les modalités du projet qui devra probablement être soumis à l’Assemblée nationale du Québec pour robation.e président de la SGF a déclaré, à ses quelque 130 actionnaires présents à Rassemblée de la SGF qui avait lieu à l’hôtel Bonaventure de Montréal que le rôle de la nouvelle société se fixait comme objectifs: • Attirer au Québec des capitaux pour la création ou l'implantation d'entreprises industrielles ou commerciales sur Voir page 2: La SGF Le Front est prêt à négocier (Pepin) Le gouvernement est prêt à reprendre les négociations avec les représentants des syndiqués du secteur public si le Front commun consent à faire porter les discussions sur les conditions de travail des 200,000 fonctionnaires qu'il représente, plutôt que de viser un objectif politique qui remet en cause la conception même de la société, a déclaré hier soir le ministre de la fonction publique, M.L'Allier, au cours d’un débat télévisé a Radio-Canada avec M.Marcel Pepin.Pour sa part, le porte-parole du Front commun, s'il reconnaît le caractère politique et social de la démarche syndicale.tient à souligner que les revendications notamment le salaire hebdo- Voir page 6: Le Front Jean-Luc Pépin, ministre de l'industrie et du commerce i mm J**™*' 'V w.' ' Les Indiens de la baie James Chrétien interviendra dans les négociations avec Québec par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA - Les ministres des affaires indiennes et de l'environnement.MM.Jean Chrétien et Jack Davis, ont affirmé hier au cours d'un débat spécial aux Communes sur les responsabilités du gouvernement fédéral dans le vaste projet de développement hydro-électrique de la baie James, que les gouvernements de Québec et d'Ottawa ont établi des mécanismes de coopération étroite en ce qui concerne la relocation des autochtones et la protection de l'environnement.Le ministre Jean Chrétien, qui a été harcelé de questions par l'opposition depuis plusieurs mois sur les intentions du gouvernement fédéral en rapport avec les droits des 6.000 Indiens Cris de la region, a annoncé qu'a la suite de la requête formulée ces derniers jours par l’Association des Indiens du Québec, son ministère interviendra directement dans les négociations.Il .a dit qu'il rencontrera une délégation des Indiens et des Esquimaux du Québec, mercredi prochain, dans le but de faire progresser les négociations et ue le premier ministre avait accepté e le rencontrer subséquemment pour discuter de ce sujet.M.Chrétien a dit qu'il avait suivi de près les négociations entreprises par l'Association des Indiens du Québec avec le gouvernement du Québec et il a préci- sé que le premier ministre Bourassa avait indique sa volonté de coopérer.Le ministre fédéral a souligné que le Québec devrait reconnaître qu'il y va de l’intérêt des Québécois eux-mêmes de ne pas causer de dommage irréparable aux indigènes de la baie James.Québec veut recueillir $100 millions QUEBEC (PO- Le gouvernement du Québec lancera le 15 mai une émission d'obligations d'épargne dont il espère tirer plus de $100 millions.Rachetées à leur échéance, dix ans, ces obligations rapporteront un taux moyen de 7.35 pour cent.En annonçant cette décision en Chambre hier matin, le ministre des Finances.M.Raymond Garneau.a rappelé le succès remporté l'an dernier par l’émission d’obligations qui a atteint le chiffre de $144 millions.Ces emprunts sur le marché de l'épargne revoir page 2: Québec veut Le ministre de l’environnement.M.Jack Davis, pour sa part, a exclusivement abordé le sujet de "l'environnement total ' et il a dit que des recherches écologiques conjointes ont été entreprises pour évaluer les effets de la construction des barrages sur le milieu.M.Davis a précisé que c’est le gouvernement du Québec lui-même qui a réclamé l’aide du gouvernement fédéral.Il a dit que le Québec est la première province a réclamer une aide de cette nature et il a reproché au gouvernement de la Colombie-Britannique de ne pas avoir agi de cette manière lors du développement hydro-électrique de la rivière Peace en 1960."Il y a une collaboration considérable et une liaison étroite", a dit M.Davis.Le débat d'hier a été provoqué par une motion de débat spécial présentée par le député conservateur ontarien G.H.Aiken.Le gouvernement a consenti à la tenue du débat.Selon cette motion le débat devait porter sur “la mise en cause du gouvernement fédéral dans le projet d’aménagement hydroélectrique de la baie James élaboré par la province de Québec et plus particulièrement les aspects suivants: A) désorganisation et déplacement des Indiens.B) modification du Voir page 6: Jean Chrétien Ciair-obscur sur Haiti 1 ) Le grand bluff des successeurs de Papa Doc par PATRICK BOUCHER Le 21 avril dernier, Port-au-Prince célébrait le premier anniversaire de la mort de “Papa Doc”, dont le fils Jean-Claude Duvalier assure depdis la continuité politique.Le “nouveau” régime a proclamé une ère de détente.(bTen est-il?Notre correspondant Patrick Boucher fait le point dans cette série dç trois articles.• A grand renfort d’enseignes lumineuses.d'affiches et de banderoles, les dirigeants officiels tentent de présenter le jeune Jean-Gaude Duvalier comme un "génie précoce".De leur côté, soulignant qu'il ne fait le poids que physiquement, les opposants au régime le considèrent comme un "sinistre crétin".Quant aux masses, elles voient tout simplement, pour ne pas dire'tout naturellement, en lui le successeur, l'héritier de "papa doc".Et.bon gré mal gré, on doit reconnaître que François Duvalier a réussi le tour de force d’assurer, par-delà sa mort, la survie du duvaliérisme.Anéantissement des forces de gauche, révocation de certains chefs militaires considérés comme "peu sûr ", renforcement des corps de police (1), rien n'avait été épargné par le dictateur pour permettre une succession "en douceur”! Pourtant, compte tenu de toute la haine accumulée pendant ces quatorze années de tyrannie, personne n’arrive à imaginer que le gamin puisse s'asseoir aussi facilement sur le trône de son père.Effectivement, les heures qui suivent t'annonce de la mort du "président à vie” sont marquées par une certaine effervescence.Mais il s'agit seulement de petits mouvements spontanés que les "tontons macoutes", malgré l’immense peur qui les habite (2).arrivent rapidement à réprimer.L’apocalypse annoncée par les diplomates et les observateurs politiques n’aura pas lieu.et les navires de guerre américains qui croisaient au large des côtes haïtiennes se retirent.Officiellement consacré "Président à Vie", le jeune Duvalier n'assume, en réalité, qu un rôle purement symbolique.La voie qui mène au pouvoir est libre: les grands du régime s'y précipitent.Le programme DISC Les trois Grands de l'auto ont induit Pépin en erreur OTTAWA (d'après CP) - Le ministre fédéral de l'industrie et du commerce, M.Jean-Luc Pépin, a reconnu hier que la Ford Motor Company s’est prévalue, depuis le début de 1972.de la nouvelle législation américaine DISC (sociétés nationales de vente à l'étranger) afin de toucher des exonérations Fiscales sur ses exportations vers le Canada, qui s'effectuent dans le cadre du pacte canado-américain de l'automobile.M.Pépin confirmait ainsi une dépêche datée de Washington parue hier matin dans le Globe and Mail.Interrogé par l’opposition le ministre a admis en outre.que General Motors et Chrysler avaient, elles aussi, établi des filiales de vente à l’étranger et que les trois principaux assembleurs américains l avaient induit en erreur en laissant entendre qu’ils n'entendaient pas avoir recours aux privilèges fiscaux du pro- framme DISC cette année.Sur la foi 'informations reçues antérieurement, le ministre avait déclaré aux Communes, le 28 mars dernier, que les trois sociétés "ne projetaient pas de se prévaloir cette année" de ce programme.Rappelons que les nouvelles sociétés nationales de vente à l’étranger, dont le Congrès américain a autorisé l’établissement à la fin de 1971, peuvent soustraire pendant plusieurs années à l’impôt les profits qu’elles réalisent sur leurs exportations.A plusieurs reprises, divers porte-parole du gouvernement Trudeau - outre M.Pépin, M.Benson lorsqu’il était aux finances, M.Sharp, le secrétaire d’Etat aux affaires extérieures — ont protesté énergiquement contre la mise en oeuvre du programme DISC, qu’Ottawa considère comme une entorse sérieuse aux règles du commerce international, puisqu’il s’agit d’une forme à peine déguisée de subventions aux exportations.D’ailleurs, les protestations d’Ottawa ne sont pas seulement fondées sur des principes: les conseillers économiques du gouvernement Trudeau craignent en effet que le programme “Disc" n’incite les sociétés américaines à freiner l’expansion de leurs filiales canadiennes - principal moteur du secteur privé de l’économie canadienne - et à satisfaire aux besoins croissants de leur clientèle canadienne en exportant depuis leurs usines américaines.Mais Washington a jusqu'ici fait la sourde oreille; les autorités américaines n’ont même pas consenti à communiquer à Ottawa la liste des entreprises qui se sont dotées de filiales de vente à l'étranger; de sorte que la douane canadienne ne peut pas identifier les importations venant des Etats-Unis qui sont subventionnées par le programme "Disc" et fournir ainsi aux conseillers économiques de M.Pépin une mesure de l'impact de celui-ci sur le commerce canado-américain - mesure sans laquelle il est délicat de doser la contre-offensive qui s'impose peut-être.(De Washington, on mandait hier qu’environ 1,100 sociétés américaines ont établi Dans un premier temps, le couple Marie-Denise Duvalier-Max Dominique semble Remporter mais il est bientôt évincé par le ministre de l'Intérieur et il doit, en août 1971, quitter précipitamment Port-au-Prince.Bien qu on ne dispose pas de renseignements précis sur toute cette affaire, il est généralement admis que M.Luckner Cambronne a réussi à s'imposer grâce à l'appui que lui ont apporté la veuve du président et.surtout, M.Clinton Knox, ambassadeur des Etats-Unis en Haiti.En effet, surpris par la tournure des événements, les Américains, qui n’en attendaient pas tant, ne font aucune difficulté pour accepter la survie du duvalié- Voir page 2: Clair-obscur jusqu'ici des filiales de vente à l'étranger.) Le ministre fédéral du commerce a repris hier la plupart de ces arguments, en ajoutant que le gouvernement a étudié un certain nombre de mesures pour contrer le programme Disc, mais qu’il n’a pas encore jugé opportun de les introduire.Signalons, a ce propos, que la balance commerciale du Canada semble être restée fort saine pendant le premier trimestre de 1972.Entre-temps, a OTTAWA (d’après CP) - Le ministre fédéral du revenu.M.Herbert Gray, a annoncé hier qu il fera mardi prochain, 2 mai, une importante déclaration de oolitique générale sur la propriété étrangère dans l’industrie canadienne.M.Gray a toutefois refusé de préciser.s'il déposerait simultanément quelque document soit la version officielle et les annexes du livre blanc sur la propriété étrangère préparée depuis 1969 par une équipe ae spécialistes placée sous la direction du ministre.Néanmoins, il n’est pas impossible que M.Gray annonce mardi Rétablissement d'une agence de tamisage des investissements etrangers: on croit savoir, en effet, que c’est là la principale recommandation que les spécialistes auraient faite au gouvernement Trudeau.Rappelons qu'à la suite d'une fuite qui a mis les services fédéraux de sécurité sur les dents, le Canadian Forum de Toronto a publié, en novembre 1971, une version préliminaire et officieuse du fameux livre blanc.Cette fuite s'est révélée fort embarrassante pour le gouvernement Trudeau, qui avait retardé à plusieurs reprises la publication du document, principalement, croit-on savoir, parce qu il lui était difficile de définir une politique générale sur la propriété étrangère à laquelle l'ensemble du cabinet pourrait se rallier.Mais il convient de signaler que le premier ministre Trudeau a imputé ces retards à la volonté du gouvernement de dévoiler simultané- rappelé M.Pepin, les fonctionnaires de son ministère complètent une étude de l’impact probable du programme Disc sur les divers secteurs de l economic canadienne; et même s'il a protesté auprès de Washington contre la mise au secret des compagnies qui se prévalent du programme, le ministre n'entend pas, pour le moment, obliger les exportateurs américains au Canada à dire s’ils Voir page 2: Les trois Grands ment sa position de principe et les instruments législatifs qui lui permettraient d'inscrire graduellement la nouvelle politique dans la réalité économique du pays.FInfin, il n’est pas impossible que le cabinet ait temporairement ajourné la publication de la version finale du rapport Gray afin de ne pas envenimer tes relations économiques canado-américaines, passablement tendues depuis que le président Nixon a annoncé, le 15 août 1971.des mesures radicales de redressement de la balance des paiements des Etats-Unis et du dollar américain qui mettent à contribution les principaux partenaires commerciaux du pays, dont, bien sûr, le Canada.Voir page 6: La mainmise ¦ La contestation se poursuit dans plusieurs cegeps â travers la province (page 3) ¦ Le débrayage s'étend à presque toutes les écoles secondaires de Québec.(page 6) ¦ 40 enseignants occupent les locaux de l'Alliance des professeurs de Montréal.(page?) f y % Herbert Gray, ministre fédéral du revenu Une agence de tamisage Ottawa révélera mardi sa politique sur la mainmise étrangère 2 • Le Devoir, samedi 29 avril 1 972 suites de la première page LA SGF la base de critères de rentabilité immédiate ou future.• Attirer des capitaux pour le regroupement ou l'intégration d’activités industrielles ou commerciales.• Maintenir au Québec le centre de décision d'entreprises par sa prise de participation au capital de sociétés jugées essentielles.‘ Nous avons un rôle a jouer et une place à occuper aux côtés de la Caisse de dépôts et placements et de la Société de développement industriel a dit M.Deschamps; le projet mis de T avant nous permettrait de mieux jouer ce rôle" Il a précisé que sans avoir obtenu l'accord officiel du gouvernement québécois pour son projet, l elaboration de celui-ci avait été précédée de nombreuses consultations avec le ministre québécois de l'industrie et du commerce.M.Guy St-Pierre.Comme le gouvernement québécois est représenté par quatre personnes au conseil d'administration de la SGF.il est permis de penser que l'appui gouvernemental est acquis au moins sur le fond du projet.- La réaction des actionnaires aux propos de M.Deschamps a été étonnamment docile.Les actionnaires ont a peine interrogé M.Deschamps sur ce qu’il adviendrait des filiales actuelles de la SGF: ce a quoi le président de la Société a répondu que celles qui étaient intéressantes pour la SGF le seraient également pour la nouvelle société.Toutefois, il a précisé que la SGF se limiterait davantage au rôle de partenaire plutôt qu’à celui d'agent de lancement de nouvelles entreprises.M.Deschamps estime que les capitaux de risque de la nouvelle société doivent être fournis entièrement par l'Etat, quitte, lorsque la rentabilité de la société sera assurée, à amener de nouveaux apports privés.La nouvelle Société générale du Québec pourrait prendre des participations dans les entreprises sans assumer la responsabilité de la direction des entreprises et aussi prêter de l’argent aux entreprises.Le reste de l'assemblée annuelle des actionnaires s’est passé à discuter les résultats de la SGF (voir page 22 du Devoir) sans que beaucoup d éléments nouveaux ne soient apportés au dossier de la SGF.Certains actionnaires ont déploré le manque de consultation des "petits actionnaires" de la SGF lorsque celle-ci s’est départie de plusieurs entreprises, d’autres se sont interrogés sur la qualité de la gestion de la société, mais au total, le mouvement de contestation massive oue certains attendaient lors de l’assemblée ne s’est pas manifesté.LES TROIS GRANDS profitent ou non des subventions du trésor américain.Au sujet de l'industrie canadienne de l'automobile.M.Pépin a signalé que le programme DISC représente pour elle une triple menace.En premier lieu, les avantages fiscaux offerts aux sociétés nationales de vente à l’étranger pourraient inciter les trois grands de l’automobile à réduire leur production au Canada et à lui substituer des importations en provenance des Etats-Unis; en deuxième lieu, ils pourraient induire les compagnies à geler ou même a diminuer leur capacité de production au pays: enfin, ils pourraient les encourager à substituer des produits américains aux produits canadiens, pour fins d’exportation vers des pays tiers.Mais l’impact du programme, a ajouter le ministre du commerce, dépendra de la stratégie d’ensemble des sièges sociaux: ainsi.Détroit pourrait choisir d'utiliser ce qu'il touche désormais du fisc américain pour réduire le prix de transfert de ses produits à ses filiales canadiennes; mais il pourrait aussi utiliser la ""subvention fiscale" pour gonfler ses profits.Dans sa dépêche d'hier, le correspondant du Globe and Mail à Washington fait état des conversations qu’il a eues avec les dirigeants des trois grands assembleurs, Ford.Chrysler et General Motors, ainsi qu'avec un certain nombre de fabricants de pièces d'automobiles.Les interviewés ont confirmé que les meilleurs intérêts de leur entreprise les obligent à établir des sociétés nationales de vente à l’étranger et à acheminer leurs exportations vers le Canada par l'entremise de ces sociétés.QUÉBEC VEUT présentent jusqu'à ce jour 10 pour cent de la dette publique du Québec, soit environ $270 millions.Vendues en coupures de $100, $500.$1,000 et $5,000 ces émissions visent autant le petit épargnant que les gros investisseurs.Elles rapporteront sept pour cent les trois premières années; 7.5 pour cent les cinq années suivantes et 7.75 pour cent les neuvième et dixième années.D'autre part, la limite d’achat par détenteur a été majorée de $25.000 à $30,-000.Les obligations sont accessibles à tous les résidents du Québec, à toutes successions québécoises et à toutes les caisses populaires ou caisses d'économie du Québec.Ces titres sont encaissables en tout temps sans perte ou réduction d'intérêt.Le ministre a précisé également que les quatre premieres émissions d obli- Clair-obscur sur Haïti Suite de la première page risme comme une solution possible et même parfaitement acceptable.Bien sûr.certains aménagements s'avèrent indispensables et ils leur faut encore trouver une personne qui soit à la fois assez ferme pour maintenir l'ordre et assez souple pour donner un peu de laisse à une population écrasée depuis tant d'années par la dictature.L'ambitieuse Marie-Denise Duvalier, fille àinée de " papa doc" s'impose tout de suite comme une candidate parfaitement valable.Mais son mari, le colonel Max Dominique n est guère prisé par les militaires (3) et les stratèges de la Central Intelligence Agency (C.I.A.) décident de ne pas prendre de risques inutiles Tout aussi dynamique que ses rivaux.M.Luckner Cambronne offre, en plus, l’avantage d’être le "favori" de Mme Duvalier mère et un fervent admirateur de l'^nérique nixonienne.Devinant en lui le partenaire idéal ils lui assurent le triomphe Mise en veilleuse des “tontons macoutes’’ dont quelques chefs, fort impopulaires, sont limogés, exhortation aux exilés pour qu'ils regagnent la mère-patrie, commutation des peines de mort infligés à certains prisonniers politiques en détention, annonce d’une prochaine amnistie générale.il n'en fallait pas plus pour que se répande à travers le monde l’image, amplifiée par les agences de presse, d'un pays libéré.Mais, qu'en est-il réellement, sûr place, en Haiti?De retour de la "‘perle des Antilles", de nombreux touristes affirment, parait-il, que les ‘‘macoutes’’ ont totalement disparu de Port-au-Prince.En effet, si l’on s’en tient au portrait, rendu célè- bre par les “Comédiens” de Graham Green, du “tonton” affublé d’un chapeau feutre, d’une paire de lunettes noires.et d'un lourd revolver négligemment passé dans la ceinture, on risque bien de ne pas en apercevoir un seul spécimen.Et pour cause! Conscient du mauvais effet qu'ils risquaient de provoquer sur les trop impressionnables visiteurs “papa doc” avait, il y a plusieurs années déjà, exigé d’eux un peu plus de discrétion.Mais ils ne disparaîtront pas pour autant.Parfaitement reconnaissable au renflement du pistolet sous la chemise, on peut les voir, aujourd'hui encore, hanter les rues de la capitale.Quant à la détente générale décelée par certains “observateurs”, elle est toute relative.Méfiants jusqu'à l’extrême, les gens du peuple se gardent bien de prononcer le moindre mot contre le régime.Mieux, il nous est arrivé, tout dernièrement en Haiti, d’entendre de la bouche d’un homme, dont la femme et les quatre enfants ont été massacrés par les “macoutes”, le plus beau chant à la gloire du duvaliérisme.Chez les gens plus politisés, au sein de ce qu’on a coutume de désigner là-bas comme T“éUte”, la peur est au moins aussi intense que par le passé.Conversations à voix basse au fond d’un café, rencontres à la nuit tombante en des lieux déserts, combien de fois, affolés par l’approche d’un garçon, le grincement d’une porte ou le bruissement du vent dans les arbres, n’avons-nous pas dû, haletants, suspendre nos conversations! On est, en effet, jamais assez prudent et plusieurs dizaines de per- sonnes qui avaient cru à une libéralisation du système.ont “mystérieusement” disparu depuis un an.Sans doute, n’assiste-t-on plus à ces excès qui ont puissamment contribué à la “célébrité ’ de papa doc”.Mais les hommes qui se sont substitués aux “tontons macoutes” - peu à peu absorbés par l’armée - sont, bien que plus discrets, au moins aussi efficaces que leurs prédécesseurs.Réduite à l’impuissance, l’opposition voit la clique au pouvoir s’adonner, sans aucune retenue, à toutes les combines possibles et imaginables.Car il parait évident que Tunique préoccupation des actuels dirigeants soit de faire, très vite, beaucoup d'argent.D’ailleurs, ils ont déjà clairement démontré qu’ils étaient près pour y arriver à livrer le pays “corps et biens”.(1) Le “New York" Times" du 16 mars 1972 précise que les livraisons d’armes à Haiti - interrompues depuis 1962 - auraient repris vers septembre 1970, c’est-à-dire sept à huit mois avant la mort de “papa doc”.Mais c’est seulement à partir de la création des “Léopards", force d'élite spécialisée dans la lutte anti-communiste, que l'aide militaire américaine redevient réellement importante.(2) Entre autres incidents, on raconte que, lors de l'enterrement de Duvalier, le '"melon"' de l'ambassadeur de France quittant, sous l'effet du vent, la tête de son digne propriétaire, aurait semé la panique dans les rangs des “macoutes”.Cl) Compromis dans un complot contre le président François Duvalier, le colonel Max Dominique devait se faire pardonner ce “crime de lèse-maiesté” .tandis que ses dix-neuf camarades étaient passés par les armes.LA C'EST LE TEMPS! é ^AÎTtS Î>CUC POSc* QcS fiOUTTi’èCéS HO.DO EN EMAIL CUIT NOS PtIX SONT IMBATTABLES! ESTIMATION OIATUITE MONTRÉAL 322-4160 QUÉBEC 872-9244 EXCLUSIVITE PRIMEAU MÉTAL Inc.Vouf «tes bricoleur?Demandez’ let "HO-DO tpecial pour bricoleur" chez votre marchand de matériaux de construction.Au coût de $100 millions Réorganisation du traitement du courrier dans la métropole Les postes canadiennes projettent de réorganiser complètement les opérations de traitement du courrier dans la région métropolitaine de Montreal.au cours des cinq prochaines années La réalisation de ce projet coûtera environ $100 millions.C’est ce que le ministre des postes, M.Jean-Pierre Côté, LA COMMISSION DES ÉCOLES CATHOLIQUES DE MONTRÉAL INSCRIPTION OBLIGATOIRE des élèves à la maternelle et en première année Les parents dont les enfants commenceront les classes en maternelle ou en première année dans une école de la Commission en septembre prochain sont tenus de les inscrire aux dates fixées.Dates : le mercredi 10 mai ou le jeudi 11 mai Heures : de 9h.à 11 h.30 ou de 13h.30 à 16h.Endroit : l'école élémentaire la plus rapprochée du domicile familial Conditions : 1 ) âge : pour la maternelle : 5 ans avant le 1er octobre pour la 1ère année : 6 ans avant le 1er octobre 2) certificat de naissance : dans tous les cas, un certificat original (pas de photocopie) doit être remis à l'école de l'inscription.l'âge d'admission ainsi que l'inscription obligatoire sont exigés par le règlement No 7 du ministère de l'Éducation et la Commission est tenue de s'y conformer sous peine de se voir privée des subventions gouvernementales.et le ministre des travaux publics.M.Jean-Eudes Dubé, ont annoncé à Montréal.Il sera nécessaire de construire des installations de traitement en vrac du courrier et des installlations des colis comme première étape de cette réorganisation appelée “Programme de structuration des grands établissements postaux".De nouveaux établissements de traitement des lettres seront conçus pour fournir au public le meilleur service possible au prix le plus bas possible.Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme national destiné à transformer les installations postales afin de mieux faire face aux volumes accrus de courrier et de fournir de meilleures conditions de travail apx employés des postes.Le centre principal d’acheminement (qui comprendra des installations de traitement en vrac où à la pièce) sera érigé dans Touest de Tile de Montréal.On prévoit que ce centre sera terminé vers la fin de 1975.Par la suite, l’établissement de Ville-de-La-val sera transformé en établissement de traitement des lettres, et il se peut qu’il en soit de même pour T hotel des postes du centre de Montréal.Ce projet a été adopté à la suite d’une étude de douze mois faite par les services du génie et les services techniques des postes.Selon le rapport du groupe d’étude, il faut que les postes consolident leurs intaliations si elles veulent être capables de traiter les volumes de courrier qui sont prévus pour les années à venir En collaboration avec le ministère des travaux publics, un expert des postes surveillera la réalisation du projet.Les services d’experts-con-seils en génie, en architecture et en construction seront requis prochainement.On a décidé d’ériger le centre principal d’acheminement dans l’ouest de Hie de Montréal, étant donné que cet emplacement se trouve a proximité des installations de transport ferroviaire, routier et aérien.Niding en Europe M.Gérard Niding, président du comité exécutif de la Ville de Montréal, accompagné des directeurs du service des finances et du service de T urbanisme et de l’habitation, MM.Roger Bélanger et Guy Legault, a quitté Montréal, hier, à destination de l’Europe.Leur voyage a pour but d’étudier sur place les conditions des marchés financiers et certaines réalisations d’urbanisme et d’habitation, indique-t-on dans un communiqué émanant du cabinet du maire Drapeau.M.Niding et ses compagnons visiteront quelques villes européennes et seront de retour à Montréal dans une dizaine de jours.gâtions d’épargne du Québec continueront de porter intérêt au taux de 8.5 pour cent jusqu'à échéance tandis que la cinquième émission conservera les taux a intérêts fixés au moment de l’émission.Les détenteurs de ces obligations ont donc intérêt à les conserver jusqu’à échéance.Une importante campagne de publicité accompagnera l'ouverture de la souscription.La presse, la radio, la télévision, ainsi que des panneaux - réclame sensibiliseront les Québécois aux avantages particuliers de cette 6ème émission d’obligations d’épargne du Québec.LAPALME Suite de la page 3 plément de $5,000, ont été alloués au syndicat pour hausser à $65 et $50 les prestations hebdomadaires versées à ses membres, par suite d'une décision de l’exécutif de la CSN ratifiée ensuite par le Bureau confédéral.Cette décision apparaît dans les procès-verbaux de la CSN et a été annoncée au syndicat en août dans une lettre que lui adressait M.Dalpé et qui a été déposée devant la commission.M.Gélineau affirme que la journée même de la rencontre, le syndicat a reçu effectivement un chèque de $1900, mais que la semaine suivante, le supplément reçu était de 1920.Il a soutenu ensuite que le chèque global de la CSN au syndicat équivalait à la somme des prestations dues aux membres, sans plus; pour affirmer quelques minutes plus tard que l’entente avec MM.Dalpé et Parent ajoutait $1900 à ces prestations.M.Dion a déclaré de son côté que les hausses des prestations à $65 et $50 ont été appliquées rétroactivement au quinzième mois du conflit (soit juin 1971) de manière à effacer deux avances de $7,930 que la CSN avait consenties antérieurement au syndicat.M.Vadboncoeur a demandé à M.Dion pourquoi il avait porté devant l'exécutif et le bureau confédéral de la CSN des accusations contre le syndicat en l’absence de celui-ci alors qu'il avait invité à Tune ou l’autre ces délibérations deux témoins à charge.M.Dion a répondu que ce n’était pas à lui mais à ces orgaiiismes d’inviter le syndicat à s’expliquer et que son rôle, comme trésorier de la CSN, se limitait à faire part des renseignements dont il disposait sur la comptabilité du syndicat.M.Vadboncoeur a rappelé qu’une lettre datée du 21 septembre, de M.Diterlizzi à M.Parent, était demeurée sans réponse, ce que M.Dion a confirmé: M.Diterlizzi réclamait une enquête sur la comptabilité du syndicat “à la suite des rumeurs malveillantes” qui avaient commencé à circuler à ce sujet.M.Vadboncoeur a enfin, insisté sur les $40.000 portés disparus dans les livres du syndicat en décembre à la suite d’une vérification incomplète, puis retrouvés lors d’une seconde vérifica- tion: il s’est enquis auprès de M.Dion si celui-ci avait donné aux $40,000 retrouvés autant de publicité qu’avait eue la rumeur de leur disparition."Il me semble que je Tai indiqué à l'exécutif un moment donné”, a répondu M.Dion.Le reste des témoignages a porté sur des calculs dont le déroulement était difficile à comprendre sans les documents pertinents.La commission d'enquête poursuit ses travaux aujourd’hui.CEGEPS Suite de la page 3 A La Pocatière, hier matin, 550 étudiants (sur 700 environ) ont voté Toc-cupation: il y a eu une voix contre et une abstention.Aucun cadre n’a été admis dans l’enceinte du cegep où les professeurs et les employés de soutien poursuivaient leurs activités comme d'habitude.Les étudiants font une occupation en rotation, utilisant leurs périodes libres pour s’acquitter de leur quart.Un service d'ordre (autodisciplinaire) a été formé afin que soit évitée toute violence et toute provocation.La Pocatière a aussi voté contre la prolongation de la session.Les étudiants du cegep de Valleyfield ont pour leur part, procédé à un référendum sur la fin de la session.74.7% des étudiants ont voté contre la prolongation de la session scolaire en cours.Rien n'a fonctionné au cegep de Chicoutimi, hier, la police enquêtant sur trois incendies qui ont été signalés en 30 heures à ce cegen; le dernier à se produire fut découvert peu avant 21h, jeudi soir, alors qu'un groupe d'étudiants revenait d'une manifestation au centre de Chicoutimi.A Bois-de-Boulogne.les étudiants s’étaient déclarés malades en bloc, jeudi après-midi.Hier, un porte-parole étudiant a fait savoir les résultats partiels d'une pétition qui a circulé parmi les parents.A ce jour, 1675 parents ont accepté de signer une déclaration d’appui aux revendications des étudiants.Lundi, d'autres signatures devraient entrer à Bois-de-Boulogne, peu avant que le comité de négociation etudiant ne rencontre le directeur général.M.Léonce Beaupré.A Sherorooke.tard jeudi soir, les délégués étudiants de six cegeps de la région (Sherbrooke; Drummondville; Salint-Hyacinthe: Thetford Mines; Tracy-Sorel et Granby) se sont prononcés contre la norme 82 et accepté une résolution voulant qu'aucun étudiant n’accepte de suivre des cours au-delà du jour-limite prévu au calendrier scolaire de chacune de ces institutions.C'est aujourd'hui, à midi, au cegep de Limoilou (Québec), que se tient une réunion de coordination du Front Etudiant Québécois (FEQ); une trentaine de cegeps francophones doivent y déléguer des étudiants qui réviseront tout le dossier de la crise dans les cegeps et établiront une stratégie commune face aux résultats annonces hier au terme des délibérations d'une trentaine de directeurs généraux, à Montréal.Côté étudiant, la situation apparaît on ne peut plus claire quant au désir de s’en tenir aux dates déjà connues pour les fins de session - avant que ne débute la grève dans les secteurs public et parapublic, grève qui a pris fin avec l’adoption, par l'Assemblée nationale de la loi 19.11 est à noter toutefois que dans de nombreux cegeps, il n'y a pas d'effort particulier pour donner de la publicité aux discussions qui s’y déroulent, tant au niveau des enseignants qu’à celui des étudiants.On peut donc présumer que.bien qu’une dizaine de cegeps seulement retiennent l’attention par des mentions dans les reportages, on est en présence d'un mouvement de contestation qui atteint les deux tiers des collèges d’enseignement général et professionnel du Québec.DOCUMENT Suite de la page 4 visant à écraser les travailleurs québécois du secteur public et para-public.Si ces dirigeants syndicaux étaient intéressés à défendre les intérêts des travailleurs contre cette écoeuranterie que le gouvernement nous a servi dans son bill 19, il faudrait qu’ils se joignent plutôt à toutes les forces vives de la C.S.N.pour s'attaquer au gouvernement du Québec, unique responsable de cette situation, au lieu de semer la confusion, en cherchant des boucs émissaires à l’intérieur de la centrale.Les accusations absurdes portées contre nous, sont sûrement reçues avec satisfaction par le gouvernement.Ces absurdités doivent cesser pour éviter que le gouvernement ne s’en serve stratégiquement à son avantage et au détriment des revendications justifiées des salariés du secteur public et para-public.Le mouvement doit mettre en oeuvre toutes ces énergies non pas à se détruire, mais plutôt à faire et à poser les actions approuvées et convenues par les membres pour l’avancement de leur cause.Dans l'éventualité d'une grève générale des secteurs publics et privés pour appuyer massivement les syndiqués assassinés par le bill 19.nous sommes prêts à souscrire à une telle action et à l’endosser à la condition expresse que l’ensemble des syndicats soient informés de toutes les implications et conséquences de leurs gestes de solidarité avant d’y donner suite.LACROIX-ROUGE EST TOUJOURS À L'OEUVRE AVIS AUX ÉTUDIANTS DU QUÉBEC ) Les étudiants du CEGEP de Rosemont ont voté, jeudi le 27 avril à l'unanimité la proposition suivante: le cegep est une institution publique, l'administration locale a remis son pouvoir de décision entre les mains du Ministère de l’éducation, le durcissement des positions du Ministère de l'éducation en ce qui a trait aux 82 jours par session.le ministre François Cloutier avait laissé entendre auparavant que les étudiants n'avaient pas à subir de préjudice par suite de l'arrêt de travail, l'objectif commun des étudiants, des professeurs et des employés de soutien, c'est-à-dire la formation adéquate des étudiants, les professeurs et les employés de soutien sont professionnellement formés et reconnus pour assurer le bon fonctionnement du collège.NOUS PROPOSONS que le C.E.G.E.P.reprenne sa vie normale et qu'il soit entièrement géré par les étudiants, les professeurs et les employés de soutien pour mener à bien la présente session qui se terminerait le 31 mai 1972.• (Proposé par le comité de négociations) NOUS, DE ROSEMONT, DISONS NON À LA NORME DE 82 JOURS PAR SESSION Étudiants des cegep, gérons et occupons nos cegep sans les administrateurs avec les professeurs et les employés de soutien afin de terminer notre session à la date prévue au début de la session d'hiver.NON AUX 82 JOURS PAR SESSION ATTENDU QUE ATTENDU QUE ATTENDU QUE ATTENDU QUE ATTENDU QUE ATTENDU QUE « * « NHHMHHMMH LE DEVOIR Page Montréal, samedi 29 avril 1 972 Impôts: jusqu'au 8 QUEBEC (PC) - Le gouvernement provincial a décidé de reporter au 8 mai la date limite pour produire les déclarations d’impôt.Le ministre du revenu, M.Gé-rald Harvey, a indiqué hier matin, en Chambre, que la grève du secteur public justifiait ce délai.Ainsi, les déclarations d’impôts estampillées par la poste jusqu’au 8 mai ne seront pas soumises à la pénalité prévue.Cependant, le ministre a décidé de maintenir la date du 30 avril pour le calcul de l’intérêt du 8 pour cent payé sur les remboursements d’impôt ou exigé sur les soldes d’impôt à payer.M.Harvey a enfin déclaré que la grève avait entraîné un retard appréciable dans le traitement des déclarations et qu’il faudra encore quelques semaines pour rattraper ce retard.L'affaire Lapa!me Un dirigeant syndical amené à se contredire par Gisèle Tremblay Des cinq témoins cités par la défense hier après-midi à l’enquête syndicale sur les présumées irrégularités imputées au Syndicat du transport postal de Montréal ( "gars de Lapalme”).deux ont particulièrement retenu l’attention: •L’un des responsables du syndicat.M.Jean Gélineau qui, contre-inter-rogé par le procureur de la CSN dans cette affaire, Me Bernard Lesage, a été amené à se contredire et a contredire les déclarations antérieures de M.Frank Diterlizzi.président du syndicat, relativement à une entente verbale oui aurait accordé au syndicat un suoplé- juillet ment de $1900 par semaine de juilli décembre derniers.• Le trésorier de la CSN.M.Jacques Dion qui.interrogé par le procureur du syndicat, M.Pierre Vadboq-coeur, a reconnu qu’il n’avait à aucun moment avisé le syndicat ni invité celui-ci à s'expliquer quant aux allégations qu’il portait contre lui devant Tes diverses juridictions de la CSN de novembre à février derniers.La commission a aussi entendu MM.Raymond Parent et Paul-Emile Dalpé.secrétaire général et vice-président de la CSN.qui ont confirmé leurs témoignages antérieurs; ainsi que M.Amedée Daigle, directeur des services, selon qui le syndicat n'a jamais eu de directeur de grève, contrairement à l’usage lors de conflits syndicaux, mais a pu recourir a des périodes diverses aux services de deux permanents désignés par la CSN, M.Marcel Pepin, président de la centrale, invité à témoigner.a dû s’excuser pour cette fois.L’entente verbale quant aux $1900, selon M.Diterlizzi, serait intervenue en juillet dernier a l’occasion d’une rencontre entre MM.Dalpé et Parent (qui ont tous deux nié la chose) et le comité1 exécutif du syndicat.M.Gélineau, qui est membre de ce comité, affirme que la rencontre a eu lieu en août et il ressort de son témoignage que ces $1900 seraient en réalité les $1990 qui, ajoutés à un premier sup- Voir page 2: Lapalme ARTISTES AU CONGRÈS DES FRANCOPHONES Participation à l'exposition d'art et d'artisanat Pour participer à l'exposition d'art et d'artisanat lors du congrès des francophones à Frédéricton, tout artiste ou groupe d'artistes en art plastique, doivent s'inscrire avant le 6 mai au Centre Provincial de diffusion de la Culture, 80, rue Church, Moncton, N.-B.Un jury compétent déterminera les critères de participation.LES ÉCOLES DE LANGUE FRANÇAISE sous la juridiction des commissions scolaires protestantes de la région de Montréal OFFRENT À VOS ENFANTS, EN FRANÇAIS, UN ENSEIGNEMENT OFFICIEL DE QUALITÉ DANS LE RESPECT DE TOUTES LES CONVICTIONS ÉCOLE SECONDAIRE Baron Byng Ecoles primaires Maisonneuve Peace Centennial (Y compris classe maternelle) Victoria Gordon Saint-Lambert Niveaux 1 à 5 4251, rue Saint-Urbain, Montréal Téléphone : 842-3951 1ère à 6ème année 1680, Boul.Morgan, Montréal Téléphone : 254-6054 931, rue Jean-Talon Est, Montréal Téléphone : 277-4187 1822, rue de Maisonneuve, ouest, Montréal Téléphone : 935-7834 3000, Boul.de la Concorde - Duvernay (Laval) Téléphone : 661-1665 81, rue Green, Saint-Lambert Téléphone : 671-7301 SERVICE D'AUTOBUS ASSURÉ Annonce publiée par la Fédération des associations de parents d'élèves des Écoles Protestantes de Langue Française du Québec.L'évacuation de certains cegeps n'a pas mis fin à la contestation par Clément Trudel L’évacuation forcée des cegeps de Rosemont, Saint-Jérôme et Lionel-Groulx - tard jeudi soir ou très tôt, hier matin - n’a pas pour autant mis fin à la contestation qui se poursuivait sous diverses formes, hier.On signale encore l’occupation de trois cegeps, la fermeture de deux de ces collèges et une situation quelque peu confuse dans deux autres.Des délégués étudiants de trente cegeps doivent établir une stratégie commune aujourd’hui, au cegep de Li-moilou.Indubitablement, le collège de Rosemont demeure le fer de Tance de la contestation étudiante au niveau collégial: quelques élèves de Rosemont ont occupe calmement les ondes du poste CKAC, hier, tandis que la plupart de leur confrères discutaient des modalités d’un cegep parallèle qui fonctionnera, semble-t-il, comme au temps où les professeurs avaient débraye (fin mars) pour protester contre le congédiement de l’un des leurs.L’administration de ce cegep a donné jusqu’à 17h aujourd’hui aux élèves pour se réinscrire et se procurer une nouvelle carte d’identité donnant accès aux locaux du cegep.Selon le syndicat étudiant, il n’y aurait eu hier que 150 "réinscriptions ”, nombre insuffisant pour parler d’un retour à la normale.Les étudiants ont rejeté hier en assemblée générale, au cegep de Rosemont, la “décision arbitraire” du conseil d’administration sur la réinscription obligatoire, sous peine de perte de la session pour les dissidents.L’assemblée a renouvelé à son comité de négociation le mandat de discuter avec le ministère de l’éducation la non prolongation de la session et demandé au ministre Cloutier d’annuler la décision du CA sur la réinscription.Jeudi soir, à 22h environ, un détachement de policiers accompagné de l’un des administrateurs du cegep de Rosemont (M.Millet) avait prié les étudiants de quitter les lieux où ils étaient considérés comme des intrus (l’occupation avait commencé lundi midi).En chantant, les quelque 200 occupants de Rosemont qui se trouvaient au collège à ce moment-là ont quitté les lieux.Hier, l’assemblée générale a regroupé 1,200 élèves environ, qui ont ensuite manifesté dans l’ordre autour de l’immeuble.L’occupation du cegep de Lionel-Groulx n’aura duré que 22 heures.Commencée jeudi matin, elle devait se terminer à l’invitation des administrateurs et des policiers, tôt hier.Le conseil d’administration du cegep de Saint-Jérôme a choisi de fermer pour un temps indéfini le collège, devant lequel ont manifesté hier après-midi les etudiants lock-outés.Le bureau syndical des étudiants de ce cegep tenait, tard hier, une réunion visant à prévoir le type d’action à mettre en branle pour la semaine qui vient.Dans le sous-sol de la aujourd'hui A 14h, MM.Robert Burns et Guy Joron, députés péquistes.assistent au congrès de comité du PQ-Maisonneuve, au sous-sol de l’église Sainte-Jeanne-d’Arc.2295 rue ChambTy.• A 20h30.à la Bibliothèque Nationale.1700 Saint-Denis, projection du film "Entretuez-vous” de Gilles Proulx.Entrée gratuite.• A 21h, à l’Union nationale belge.452 Notre-Dame est.l’Association des vétérans belges du Québec organise un “grand bal de la victoire” au profit de ses oeuvres sociales.• DIMANCHE Jusqu'au 3 mai, à l’hôtel Reine-Elizabeth, conférence sur l’eau et l'environnement.• Journée africaine à la paroisse Notre-Da-me-de-TAssomption, 3375 rue Windsor, à Laflèche.c A 16h, au Grand Salon de l’université de Montréal, cérémonie d’ouverture de la session 1972 du Collège canadien des travailleurs.• A 18h, au 850 boul.Saint-Jean-Baptiste, a Pointe-aux-Trembles.le président du PC, M.René Lévesque, participe a un souper-causerie a l’occasion du congrès du PQ-Lafontaine.cathédrale, hier matin, 500 élèves du cegep Saint-Jérôme ont refusé de se plier à la formalité des “lettres de réintégration ” ; advenant la réouverture du collège, les étudiants ont décidé de s’y représenter mais d’expulser aussitôt en douce les administrateurs avant de se rendre à leurs cours.Un porte-parole étudiant a rappelé qu’en juin 1971, des états-généraux s’étaient tenus, où M.Léo Paré, de la Digec, avait entrouvert la porte à la consultation.Depuis, la frustration étudiante était totale et les journées d'étude fréquentes.Si la norme "82” était acceptée à Saint-Jérôme, la session se terminerait le 12 juin au lieu du 15 mai (date qui inclut la “pénalité” de journées d’étude faites à l’automne 1971).Dans ce cegep lock-outé, 12 professeurs ont reçu récemment leur avis de congédiement et les étudiants craignent que 120 élèves d’assistance sociaTe n’aient pas leurs crédits reconnus et des départments limogés.Trois cegeps étaient occupés, hier, par les étudiants qui n’y admettaient aucun administrateur: La Pocatière.Trois-Rivières et Shawinigan où les M.L'Allier perd son frère cadet Le notaire François L’Allier, de Sainte-Scholastique, frère cadet du ministre de la fonction publique et des Communications.M.Jean-Paul L’Allier.est mort tôt hier matin quand sa voiture qu’il conduisait a capoté sur une route secondaire, à Sainte-Scholastique.Agé de 26 ans.le jeune notaire avait fait des études de droit a l’université d’Ottawa.Admis à la Chambre des notaires du Québec en juin 1971, il exerçait sa profession à Saint-Eustache et à Sainte-Scholastique.Les funérailles auront lieu le lundi 1er mai en l’église paroissiale de Sainte-Scholastique.La dépouille mortelle sera exposée à compter de 13 heures cet après-midi au Salon Gohier et Clément, 147 boulevard Sauvé, à Saint-Eustache.Un autre suicide à Berthelet?Selon des informations non confirmées, un autre garçon, âgé de 17 ans, aurait tenté de mettre fin à ses jours la semaine dernière au centre Berthelet, institution de rééducation et de détention pour les jeunes délinquants.Le jeune détenu aurait été trouvé pendu dans sa cellule et on l’aurait sauvé de justesse.Il devrait être transféré, lundi, dans une autre institution et d’ici la il est gardé hors de sa cellule.Cette tentative de suicide survient au beau milieu d’une quête, décrétée par le gouvernement en janvier dernier, sur Tes conditions de détention au centre Berthelet.Cette enquête a été ordonnée par le ministre des affaires sociales après que trois adolescents eurent mis fin a leurs jours par la pendaison.Deux autres jeunes détenus ont aussi tenté sans succès de se suicider l’hiver dernier en s’ouvrant les veines du poignet.Le rapport de l’enquête est attendu pour le 30 juin.Celui qui était prévu pour la fin mars, a été reporté après que les psychiatres Noël Carneau et Gilles Gendreau eurent démissionné de la commission d’enquête.Ils ont expliqué leur geste par le fait que, selon eux.l’enquête cherche plus à trouver un coupable qu’a définir une solution à cette situation tragique.cours se sont poursuivis cependant.A Shawinigan.jeudi soir.786 étudiants sur 923 votants s’étaient prononcés contre la prolongation de la session scolaire.Quant à Trois-Rivières, les revendications des étudiants étaient appuyées, dès jeudi soir, par le conseil d’administration local qui demandait au ministre Cloutier de ne pas prolonger la session au-delà du 5 mai a Trois-Rivières (et ce.en incluant le temps des examens).Voir page 2: Cegeps Stage d’études pour les professeurs d’anglais (langue seconde) du 4 JUILLET au 12 AOUT - Méthodes d'enseignement - Grammaire - Phonétique comparée ¦ Usage de l’anglais moderne Le nombre d’inscription étant limité, veuillez faire parvenir votre demande dans les plus brefs délais.S’adresser à: Director, TESL Institute H -531-13 Sir George Williams University Montreal 107 879-3948 UNIVERS TE .DU QUEBEC à montréal PROGRAMMES DE MAÎTRISES ANNÉE UNIVERSITAIRE 1972-73 I SESSION D'AUTOMNE Maîtrises ès arts • Études littéraires • Histoire • Linguistique • Philosophie • Psychologie • Science politique • Sciences religieuses • Sociologie Maîtrises ès sciences • Chimie • Économique • Mathématiques CONDITION D'ADMISSION : Posséder le baccalauréat spécialisé ou une formation jugée équivalente.Les demandes d'admission doivent parvenir, AVANT LE 1er MAI 1972, au Service de l'admission Bureau du registraire Université du Québec à Montréal Case postale 3030, succursale B Montréal 110, Québec.Pour renseignements supplémentaires, s'adresser au Service de l'admission, 876-3161 ou au Secrétariat des études avancées, 876-8097.Extraits de différents journaux Demandes d'emploi & a&% et' xÂP6’ QO° Directeur de département Exigences : Capacité d'animer DIRECTEUR DES COMMUNICATIONS - Aptitudes manifestes au travail de conception, de coordination et de direction.Habileté démontrée au travail de liaison, sens de l'équipe, initiative, dynamisme et entregent.M' c# GERANT de bureau L'HOMME Comprendre et diriger le personnel - Diriger une équipe - Animer une réunion - Travailler en équipe de façon efficace et démocratique Est-ce inné chez certaines personnes ?Non! Elles l'ont appris.Vous pouvez l'apprendre CENTRE INTERDISCIPLINAIRE DE MONTRÉAL INC.offre les STAGES D'ÉTÉ suivants : I- Entraînement au travail en équipe (26 au 30 juin 1972) II- Entraînement intensif à l'animation (3 au 7 juillet 1972) III- Entraînement à la relation d'aide (3 au 7 juillet 1972) IV- Dynamique de groupe (3 au 7 juillet 1972) (Moniteurs : Jean-luc Magnan et Raymond Dumberry, psychologues) V- Croissance personnelle (24 au 28 juillet 1972) (Moniteur : Micheline Piotte, psychologue) VI- L'exercice de l'autorité et des relations humaines (31 juillet au 11 août 1972) (à l'intention des cadres dans les institutions d'enseignement) Tous ces stages auront lieu à la Résidence du Séminaire à Joliette.Pour obtenir votre formule d'inscription et de plus amples informations, veuillez vous adresser au : am CENTRE INTERDISCIPLINAIRE DE MONTRÉAL INC.SOS S, Avenue Gatineau, Montréal 247 (514) 735-6595 4 • Le Devoir, samedi 29 avril 1 972 éditorial La fin d'une étape à la SGF S’il faut en croire le message qu'a livré hier après-midi M.Jean Deschamps aux actionnaires ainsi que la décision prise par la Bourse de Montréal de suspendre toute transaction sur les titres de la Société générale de financement, l’entreprise mixte créée en 1962 par le gouvernement Lesage est à la veille d’entrer dans une étape nouvelle de sa brève mais assez pénible existence.« • A ne s’en tenir qu’au résultat comptable des opérations de l’exercice 1971, la SGF a connu, au cours des douze derniers mois, une année convenable.Elle a enregistré des bénéfices de $397,000 alors qu’en 1970, les profits n’avaient été que de $64,000.Ces chiffres, pour maintes entreprises, seraient encourageants.Dans le cas de la SGF, ils ne disent cependant pas grand-chose, car la vérité est ailleurs.La SGF, en effet, n’a pas de signification en tant que société isolée.Elle s’est conçue au départ et développée depuis dix ans comme un conglomérat d’entreprises.C’est par les résultats consolidés de l’ensemble de ses filiales et la valeur réelle de ses investissements dans chacune qu’on peut juger si elle est en progrès ou non.Or, deux indices révèlent que la SGF, après dix ans, a atteint un stade où il est devenu impérieux de réexaminer ses objectifs, ses structures et son fonctionnement.En 1971, les dix filiales de la SGF (Donohue exclue) ont effectué des ventes d’une valeur totale de quelque $130 millions.Le résultat net des opérations s’est toutefois soldé par une perte consolidée, avant impôt, de $8.5 millions.Marine, avec une perte de $5.8 millions, constitue un cas à part que seule une étude comparative embrassant les résultats de plusieurs années (y compris l’année en cours, qui semble heureusement devoir être meilleure) permettrait de se former un jugement à ce sujet.On comprend également que Sogefor a de nouveau, en 1971, effectué une ponction de plus d’un million sur les rentrées globales.Même en faisant abstraction de ces deux cas, trois autres filiales de la SGF ont essuyé en 1971 des pertes importantes.Les bénéfices réalisés dans les cinq autres sont demeurés trop modestes pour exercer un contrepoids valable sur le résultat final.Tous ces chiffres, rappelait M.Deschamps, ne sont pas définitifs.Ils disent cependant l'essentiel: il serait étonnant que la griffe finale d’un comptable puisse les modifier sensiblement.Au bilan, on constate, à première vue.que la SGF a réussi à accumuler des bénéfices non répartis et une réserve afférente aux investissements d’une valeur de $3.5 millions.Ce surplus apparent est toutefois effacé par la perte sèche de $9.1 millions que le gouvernement a dû encaisser en relation avec les $20 millions qu’il a investis dans la SGF.N’eût été la loi spéciale adoptée par l’Assemblée nationale en décembre dernier, le bilan de la SGF révélerait un déficit d’au moins $5 millions.Cela, en présumant - ce dont l’expérience récente apprend à se méfier - que ses investissements faits dans diverses entreprises ont encore la valeur qu’ils avaient quand ils furent effectués.La SGF soutient non sans justification qu'elle a contribué depuis dix ans à maintenir des milliers d'emplois et qu’elle en a créés plusieurs centaines d’autres qui, sans son intervention, n’auraient jamais existé.Il n’empêche que, du point de vue de la rentabilité qu'on attendait de cette entreprise, l’expérience a été si décevante que nul ne songe sérieusement à la poursuivre plus longtemps sous la forme actuelle.• Prenant les devants, M.Jean Deschamps, au nom du conseil d'administration de la SGF, a laissé entrevoir hier les voies possibles d’une réorientation de la société mixte.M.Deschamps croit toujours à la nécessité d’uti organisme comme la SGF.Il la verrait plutôt, cependant, comme une banque d’affaires dont le rôle consisterait à prendre des participations au capital de risque d’entreprises commerciales ou industrielles; de faire des prêts à des entreprises répondant à ces objectifs de développement économique; d'attribuer en somme des capitaux autochtones et extérieurs dans le circuit économique québécois en leur apportant l’appui d’un organisme dont les fonds, en première étape du moins, proviendraient entièrement de l’Etat.Le président directeur général de la SGF avait rédigé les principaux passages de cette partie de son discours au futur et non au conditionnel.Une rumeur avait de plus circulé le matin, voulant que M.Saint-Pierre divulgue dès hier une nouvelle politique confirmant ces propos de M.Deschamps.M.Deschamps a fort heureusement précisé, en réponse à des questions venues des actionnaires, qu'il n'avait fait qu'exprimer les vues du conseil d’administration de la SGF et qu’aucune décision définitive n’a encore été arrêtée.Avant que des décisions soient prises, il faudra, en effet, franchir deux étapes capitales: 1.Il faudra d'abord livrer aux actionnaires le dossier complet des diagnostics qui ont pu être posés à telle ou telle étape sur le fonctionnement ou la gestion de la SGF et de ses filiales.On veut croire M.Deschamps quand il trouve des explications à l’échec de la SGF dans notre manque de préparation historique et dans des difficultés conjoncturelles ou structurelles maintes fois évoquées.On préférerait cependant connaître, avant de clore ce chapitre de l’histoire de la SGF, le contenu du rapport De Coster et d’autres études ou mémoires qui ont pu être rédigés sur le même sujet.L’industriel Paul Dumont soulignait hier le peu d'information réelle qui a été communiqué aux actionnaires de la SGF entre les assemblées annuelles.On devrait leur donner.avant l’enterrement ou la réincarna- tion, la chance d’en savoir plus long sur l’histoire des filiales.2.Il faudra aussi fournir aux actionnaires l’occasion d’exprimer leurs vues sur ce que pourrait être la nouvelle orientation de la SGF.Tout a été discuté jusqu'à maintenant au seul niveau des dirigeants de la SGF et du gouvernement.Avant que des décisions ne soient prises, il serait bon de laisser parler les actionnaires: ceux-ci, par la grande diversité d’expérience et de compétence qu’ils représentent, pourraient fournir une contribution très utile à une recherche dont nul ne détient les conclusions.Au sujet du projet de M.Deschamps visant au rachat ou à la conversion des actions détenues par des institutions et des particuliers, un membre très respecté de la communauté financière, nous soufflait à l’issue de la réunion, que le Québec serait gauche de rendre sans condition aux banques.aux sociétés d’assurance et à d'autres riches institutions les fonds qu’elles ont investis dans la SGF en 1963.Ces institutions ont le sens de la longue période.S’il faut faire droit aux inquiétudes des petits épargnants qui avaient escompté des résultats immédiats, on voit mal pourauoi un gouvernement qui se dit à court d'argent remettrait sans autre formalité leur mise aux institutions financières.Le projet de M.Deschamps contient d'autres passages qu'il faudra vérifier de près.La SGF, selon son président, prendrait ici et là des participations, mais sans assumer la responsabilité de la direction des entreprises.Comment cela se ferait-il?Ou l'investissement serait mojoritaire, et alors la SGF ne saurait se désintéresser du management des entreprises.Où l’investissement serait minoritaire, et alors où seraient l in-fluence et le rôle de la SGF?M.Deschamps laisse de même entendre ue mieux vaut laisser à l’Etat seul le far-eau de certains risques.On avait toujours cru que l'entreprise privée existait précisément pour assumer des risques.Avant d’adhérer à ce nouvel article de loi, il faudra s’assurer que certains des maux qu a connus la SGF n’étaient pas d'abord attribuables à des erreurs de management ou de placement.• Dans un discours présenté mercredi devant l’Association des manufacturiers canadiens, le ministre Guy Saint-Pierre a fait allusion à des modifications que le gouvernement pourrait apporter bientôt au statut et au rôle de la SGF.Tout de suite après avoir annoncé cette nouvelle, le ministre, du même souffle et dans le même paragraphe de son discours, se livrait à un vibrant éloge des vertus de l'entreprise privée dans le secteur industriel.On a hâte de connaître le contenu des explications que le ministre, en bonne logique, aurait du normalement insérer entre ces deux parties au paragraphe.Si le ministre a voulu s’accorder un delai afin de scruter davantage les propositions de M.Deschamps, il aura fait acte de réalisme.Claude RYAN Document Les "trois de l'exécutif" et le dilemme de la CSN • Mercredi dernier à Québec, le vice-président de la Confédération des syndicats nationaux, M.Paul-E.Dalpé, le trésorier général de la CSN, M.Jacques Dion, et le directeur général des services de cette centrale, M.Amédée Daigle, émettaient une déclaration relativement au différend qui les a opposés au président Marcel Pepin dans le conflit du secteur public.Voici le texte intégral de cette “mise au point” des trois membres du comité exécutif de la CSN.La déclaration du Comité exécutif de la C.S.N.de vendredi le 21 avril 1972, recommandant aux travailleurs et salariés des secteurs publics et para-publics de retourner au travail, suite à l’adoption par l’Assemblée Nationale du bill 19, a provoqué des remous et suscité des interprétations et spéculations des plus fantaisistes à l'intérieur de la Centrale et dans l’opinion publique.Il est donc impérieux que, comme membres du Comité executif impliqués dans cette décision, nous fassions la mise au point suivante: Lorsque le Comité exécutif de la C.S.N.a été invité, par le président général à se prononcer sur la loi 19, en date du 21 avril 1972, il n’avait pas à dicter la conduite que devait suivre chacun des corps affiliés.Il avait plutôt à prendre une décision conforme aux intérêts de la C.S.N., donc conforme aux intérêts des membres de la C.S.N.La décision antérieure à la brève déclaration que nous avons préparée et que le président et le secrétaire général ont diffusée, a été très difficile à prendre, car la loi 19 nous révoltait profondément.Nous n’acceptions pas que le gouvernement brime une autre fois les droits sacrés de négociation et de grève des syndicats et humilie les travailleurs en les obligeant à rentrer au travail, sans espoir de conclure librement un règlement satisfaisant; c’est intolérable.Et nous protestons énergiquement contre ce gouvernement qui est beaucoup plus préoccupé de protéger les intérêts de la haute finance que d'appliquer la justice sociale revendiquée par le peuple.Nous étions vraiment tiraillés entre notre idéal de militant syndical et notre responsabilité de membres du Comité exécutif de la C.S.N.Nous savions que la loi 19 était encore plus odieuse que les autres lois spéciales que le gouvernement avait votées jusqu’à aujourd’hui.(Par exemple: bill 1 contre les employés de la C.T.M.bill 25 contre les enseignants; bills 38 et 15 contre les travailleurs de la construction).Le caractère ignominieux de cette loi s'exprimait notamment dans les articles 13 et 14, que nous reproduisons intégralement en annexe à ce communiqué.En tant qu'administrateurs, les membres du Comité exécutif de la C.S.N.devaient prendre position et le confrère Pepin insistait pour qu'on le fasse rapidement.Les motifs de notre déclaration Il faut préciser que le principe de la désobéissance civile ne nous répugne pas comme moyen d’action, à la condition que notre stratégie nous indique qu'on peut affronter les conséquences de cette décision avec un minimum de possibilité de succès.L'évaluation de ces possibilités nous a conduits à choisir un objectif plus pratique.Nous avons donc décidé de prendre le parti de réduire au minimum les effets négatifs de la loi 19, sinon de les rendre inopérants.Nous avons donc opté pour sauvegarder concrètement les intérêts individuels des membres et les intérêts collectifs du mouvement, sans pour autant nuire à la lutte entreprise par le Front commun et sans faire matraquer inutilement les travailleurs de la C.S.N.Des motifs sociaux, politiques et syndicaux sont à l’origine de notre dérision.Quels sont-ils?D’abord, nous ne voulions pas que ni les membres, ni la C.S N.fussent pénalisés indûment, en étant obligés de payer des amendes excessives.parce que nous n’avions pas les moyens de le faire.Il fallait en aviser les membres.Nous avons donc choisi de leur dire crûment la vérité, tout en sachant que cette position serait impopulaire auprès de certains militants syndicaux et qu elle provoquerait un certain remous dans le mouvement.Nous avons choisi d’être la cible de cette réaction syndicale, au lieu de faire payer, par les membres de la C.S.N., les coûts exagérés et injustifiés des amendes résultant de l’application sévère de la loi 19.Deuxièmement, comment la C.S.N.aurait-elle pu résister concrètement contre l’Etat, qui dispose d'un appareil judiciaire et policier pour faire appliquer les lois que 1 Assemblée nationale adopte ?Le gouvernement avait voté la loi 19, et, sans doute, avait-il l'intention de la faire appliquer.Nous avions tous été témoins de la rigueur avec laquelle le gouvernement avait utilisé le pouvoir judiciaire pour écraser des membres de la C.S.N.qui avaient refusé de se plier aux exigences honteuses des injonctions et des outrages au tribunal.Cette attitude méprisable nous a fait réfléchir, nous mettant en face d'un choix douloureux.Dans l’immédiat, il fallait être prudent et réaliste our ne pas hypothéquer les maigres bertés fondamentales qui nous restent encore au Québec.La loi sur les mesures de guerre, en octobre 1971.nous avait écœurés, et le souvenir du régime Duplessis nous a hanté, au moment où il fallait prendre cette grave décision.On s’est rappelé des difficultés que nous avons eues à surmonter pour nous débarrasser de ce joug cancéreux; on s’est rappelé aussi que nous avons vécu trop longtemps dans un régime de noirceur.C’est pourquoi, il fallait éviter à tout prix que le gouvernement, sous prétexte qu’une désobéissance civile à la loi fut organisée, établisse un régime policier au Québec pour la réprimer.Dans ce contexte, vouloir assumer le risque de la violence comme était prêt à le faire le confrère Pepin (cf.sa déclaration dans le Devoir de lundi le 24 avril) c'était contribuer directement à la mise en place de structures légales coercitives et policières, pires que la loi 19, qui auraient engendré des conséquences tragiques que nous aurions été incapables de contrôler parce que ni la C.S.N., ni le mouvement syndical québécois ne sera jamais une organisation capable de fonctionner dans la clandestinité.Enfin, il y a eu un motif syndical qui a influencé notre décision.Dans cette affaire, la responsabilité du Comité exécutif n’est pas absolue, mais elle existe quand même moralement vis-à-vis de la C.S.N.et de ses membres.Légalement cette décision ne peut effectivement être appliquée, sans que le Bureau confédéral, ainsi que les corps affiliés concernés, assu- ment leurs propres responsabilités.On sait, en effet, que c’est le Bureau confédéral qui a la responsabilité d’administrer le Fonds de Défense professionnelle.Cependant, sans avoir un pouvoir absolu, le Comité exécutif devait faire une déclaration, dans l’attente que le Bureau confédéral statue sur cette question, conformément à ses obligations.On sait aussi que le Comité exécutif n’a aucun pouvoir lui permettant d’obliger les syndicats et les fédérations de la fonction publique à respecter la loi ou à y désobéir.Cette responsabilité relève strictement de la conscience syndicale de chacune des assemblées générales.Pour tous ces motifs, nous affirmons solennellement que nous avons pris cette décision dans le but d’être loyaux à la C.S.N.et aux travailleurs qui nous ont mandatés.Ensemble pour lutter contre l’oppresseur du peuple Nous sommes étonnés de la virulente réaction politique qu’un groupe de militants de Montréal a eue à notre égard, nous accusant de trahison et d’empiéter sur l’autonomie des corps affiliés, par suite de notre déclaration.Nous prétendons que notre déclaration a eu beaucoup moins de poids que le caractère profondément répressif de la loi 19, sur les révistes de la fonction publique, ’autant plus que, trois heures après la diffusion de notre déclaration, le confrère M.Pepin a recommandé aux grévistes de retourner au travail, lui qui s’était dissocié de la déclaration majoritaire du Comité exécutif.Il faut qu’on sache, que le confrère Pepin est demeuré muet pendant toute la durée de la réunion du Comité exécutif qui était convoquée par lui, pour prendre position sur la loi 19.Certains dirigeants syndicaux à l’intérieur de la centrale, pour des raisons électorales en vue du prochain congrès, tentent de faire dévier dans l’esprit des syndiqués et de la population, l’identification du véritable responsable de cette loi 19, Suite à la page 2 ICOMSciLLê-R?\ r^— mmm.On ne sait jamais s'il siffle son chien ou nous Lettre aux évêques L'Église face au sort des vieux par HUBERT DE RAVIIMEL Messieurs les Evêques, La journée du trente avril prochain va être consacrée au “respect de la vie humaine”.Cette année, c’est la vieillesse qui va être à l’honneur, si l’on peut dire.Un grand nombre de personnes motivées, compétentes et intelligentes ont préparé cette journée.Des idées remarquables ont vu le jour.On a parlé de pastorale du Troisième âge, de préparation à la retraite, de réintégration dans la société, de cours d’information destinés aux adultes.On a certainement mis l’accent sur l’évidente nécessité de privilégier un âge déprécié et méconnu.Cela, c’est excellent.Mais il y a un risque, j’en ai peur.Vous serez fortement intéressés, voire passionnés par toutes ces réflexions.Vous prendrez même part activement à cette journée, vous saurez très bien en tirer une vision chrétienne conforme aux messages sociaux que vous avez déjà lançés.Mais après, que se passera-t-il?Que ferez vous de concret?Serez vous réellement convertis par la vieille dame seule, pauvre et inculte qui d’ailleurs aura peu de chances d’avoir compris quoi que ce soit aux belles phrases et aux belles idées de cette journée?On lui parlera de réintégration dans la société, et elle a justement peur de s’y mêler.On lui proposera des loisirs variés, éducatifs, ça ne l’intéressera pas.On l’invitera à des réunions de sensibilisation, elle ne viendra pas.On lui parlera d’organisation communautaire, elle n’y comprendra pas grand-chose.Bien plus, on lui fera miroiter les avantages de voyages organisés alors qu’elle dispose seulement de moins de trente dollars par mois pour se nourrir.Il faut dire que notre bon gouvernement fédéral lui a accordé récemment une augmentation de $2.37 par mois! On lui écrira de beaux poèmes pour magnifier la sérénité de cet âge supposé en Or.En un mot, le trente avril on la mettra à la mode.On lui présentera les gran- des lignes d’une catéchèse adaptée et rénovée par des gens fort intelligents, mais avec lesquels elle n’a jamais eu et n’aura sans doute jamais aucun rapport.On lui parlera sur tous les tons de respect de la vie humaine.Mais de sa vie à elle qui lui parlera?qui partagera ses souçis, son arthrite, ses maladies, son caractère pas toujours très bon, son sale petit ennui quotidien qui ne la lâche jamais?Dimanche le trente avril, on parlera d’elle, de ses compagnons et de ses compagnes.Vous messieurs les Evêques, vous partagerez quelques heures le destin de cette vieille femme, puis vous repartirez dans vos bureaux préparer vos rencontres, vos colloques, et retrouver vos soucis et vos joies de pasteurs.Elle restera dans sa chambre.Elle sortira un peu, elle rentrera, elle mangera un peu, elle dormira, elle attendra quoi exactement?Elle ne le sait pas très bien, peut-être qu’elle n’ose pas se l’avouer qu’elle le sait.Je suis certain que vous saisissez ce drame de l’homme vieillissant, oublié discrètement et quotidiennement humilié.Vous savez également que sa condition n’est pas due à son âge mais à sa situation sociale.Vous en êtes parfaitement au courant.Mais pourquoi alors ne jamais prendre parti?pourquoi ne jamais contester les autorités qui ne font pas leur devoir?Pourquoi parler du vieillissement en termes tellement généraux que tout le monde peut penser que c’est l’affaire des autres.Pourquoi manifester si peu de solidarité avec un âge que vous êtes presque tous sur le point d’atteindre?En réalité, les vieillards, dans leur immense majorité ne font pas partie de votre monde (ni du mien d’ailleurs), ce monde des privilégiés de la culture, ceux qu’en d’autres termes on appelle les riches.Les organisateurs de la journée du respect de la vie humaine ont fait des efforts remar- Suables pour promouvoir la ignité de la personne âgée.Et lettres au Devoir La loi du plus fort n est pas toujours la justice Ne faudrait-il pas rappeler au premier ministre que la loi n’est pas la justice?Combien de fois et en combien de circonstances ne faudrait-il pas clamer bien haut que la loi n est pas la justice?Le besoin de détendre la justice contre la loi est très ancien dans l’histoire de l’humanité.Saint Paul écrivait aux Galates: "Si une Loi eût été donnée qui fût capable de procurer la vie, la justice viendrait réellement de la Loi" (Gal., III: 1-29) La vie est plus que la loi La justice est plus que la loi.Lorsqu'on impose la loi du plus fort au nom de la loi, ce n’est déjà plus démocratique, car tout être humain aspire foncièrement à la vie et à la justice.D n’y a donc per- Rectificatif L’article de Me Gilles Plante nue nous avons publié hier en libre opinion sur “le droit du travail en crise au Québec” a malheureusement subi quelques inversions de paragraphes qui pouvaient en rendre la lecture plus difficile ou le sens incompréhensible.Nous nous en excusons auprès de l’auteur et de nos lecteurs.NDLR.sonne qui puisse consentir sciemment à la loi du plus fort, seulement au nom de la loi.Lorsqu'on met de son côté une partie de la population pour une pareille action, ce n’est qu’avec l’aide de l'inconscience ou de la mesquinerie ou de l’égoisme ou de qud-qu’autre penchant si utile en démagogie.Et comme il faut mettre de l’ordre quelque part, ne vaudrait-il pas mieux commencer par éliminer le "patronage" et ses bénéficiaires qui alourdissent et avilissent les rangs de la fonction publique?Ce serait valoriser des tâches nécessaires et mieux traiter ceux qui les remplissent.Québec, Neufchâtel, le 23 avril 1972.Odina BOUTET en cela ils dénonçent une situation très largement répandue dans l'Eglise étroitement liée à une société qui est fortement embarrassée par le problème du vieillissement.Il semble en effet qu’aux yeux des Eglises, les personnes âgées aient fini leur temps.Bien souvent les vieux n’intéressent plus que les politiciens au moment des élections, et les Eglises au moment des fêtes ou des journées-souvenirs.Vous le savez fort bien, quand l’Eglise pense jeunesse, elle raisonne en termes d’action, d'animation de milieu, de formation d’éducateurs, de session de catéchèse.Quand elle pense vieillesse, son message évoque une curieuse impression: retour en arrière, “magnificat du soir", "prière de l’automne", sont autant de concepts plus ou moins poétiques qui traduisent une profonde ignorance des réalités du troisième Age.Ces notions nous incitent à idéaliser les données d’un problème qu’il est évidemment difficile de résoudre du haut de notre culture.Souvent, dans la vie quotidienne, les laies et les prêtres assument des contacts personnels très authentiques avec les personnes âgées.Dans les quartiers, des initiatives concrètes se développent, fondées sur le simple respect des gens.Mais 1 Eglise, au sein de laquelle vous jouez encore un certain rôle, ne s’est jamais clairement définie face au problème du troisième âge, et des injustices sociales qui le frappent.L’Evangile, force d’interpellation et de contestation autant que d’amour, est fortement dilué par une Eglise qui dans des domaines aussi concrets et variés que le problème du coût des transports en commun, l’absence de services à domicile, la brutalité des mises à la retraite, semble faire courageusement partie de la majorité silencieuse.Messieurs les Evêques, dans le domaine du troisième âge, nous nous trouvons un peu comme au milieu du XIXème siècle en face du problème ouvrier.On veut construire une pastorale sans remettre en Question la situation sociale e la personne âgée, situation qui apparaît comme une des hontes de notre monde occidental en voie de sous-développement.En fait, le drame du vieillard oublié, disparaissant petit à petit sans nous déranger, sans vous déranger, c’est le sort que vous et moi réservons à ceux d’entre nous qui sont trop discrets pour contester.organiser des sessions d’étude ou faire des grèves.Nous sommes en fait des riches par la culture, la formation religieuse, les responsabilités.Nous sommes dépendants d’un type de société qui élimine ou écarté les vieux.Après le trente avril, nous pourrons les oublier, mais ils seront toujours là, témoins soit de notre complicité avec un monde inhumain, soit au contraire de notre volonté de mettre notre intelligence et notre cœur au service du monde en nous efforçant à chaque instant d’y découvrir des êtres humains.?J1* y Publ'* P0' Populoire locitlé à r,,pon,ab,l 't ÙT.'°1 So.nl Sot,.rn.nl ° ' °i j ! #l* Mobilier canadien de salle à dîner, datant de 1897, en chêne, 11 morceaux.$625.Tél.: 374-3575.1-5-72 Pour collectionneur, meubles canadiens Tél 484-3145 1-5-72 AMEUBLEMENT A VENDRE PROFESSEUR partant, vend bas rix, chambre-enfant, 2 sofas, tapis, ibliothèque, hauts-parleurs Hi-Fi.ancienne table canadienne, banc.chambre à coucher, etc.Tél: 284-2489 1-5-72 MEUBLES NON PEINTS: 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l’harmonie.- Lui.4- Oui n'a oas encore servi.-Sans commencement ni • fin.5- lndiaue un oetit nombre, une netite Quantité.- Grimace.6- Substance concentrée dans l'urine.- Oui n'est n'est pas courbe.7- Chanee de ooil.en oarlant de certains animaux.-Arrêt ou ralentissement d'un liauide oreaniaue oui circule.8- Alliage de cuivre, de nickel, et de oetites Quantités de fer.de manganèse et de carbone - Ce oui est d'une merveilleuse beauté.9- Ouvrir le ventre.- Lui 10- Ouvrier oui tisse les fibres oour taire des taois.-Mouche.11- Thallium.- Ou: est en forme de mitre.12- Faire venir avec soi.-Orient.Verticalement 1- Actionde flanouer.- 2- Celui oui est à l'origine.-En forme d'oeuf tfém) 3- Percée.— Proore.4- Bruit ou'un dormeur fait en ronflant.- 5 —Recueil de bons mots.- Viscère pair.6- Suiet d'un roi mérovingien.Viscère oair 7- Reoroduire exactement.-Ancien mot signifiant forteresse.8- Arbre grefté.— Tenter avec audace.- Route rurale.9- Personne oui vit seule, loin du monde.- A toi.10- Cobalt.— Relative au notariat.11- Terme de civilité.— Fosse où l'on déoose les grains.12 —Ce oue l'on enlève en une fois avec la oelle.- Pro-ore.Solution d’hier >2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 EMEi xi ni J AVtC LE PETIT ROBIRT.|J PAS DE PROBLÈME I LE DEVOIR Montréal, samedi 29 avril 1 972 Cahier ARTS et LETTRES “Last Picture Show” vient de New York et de Los Angeles.C’est drôle a dire, mais c’est significatif aussi.Son , auteur, qui a utilisé avec habileté les talents et les mythes d’un romancier du Texas, est un Américain de la seconde génération, né juif à Manhattan.Son periple vers le Far-West ne l’a pas mené à Anarene, mais à Hollywood, où il était correspondant d’un magazine new-yorkais; le héros qu'il a trouvé pour sa petite (ou sa grande) merveille, est un acteur quasi-amateur de Santa Barbara; enfin, le consensus qui s'établit avec une unanimité surprenante autour du film en ce moment, tant aux USA qu'ailleurs.n’a rien à voir avec un quelconque amour caché pour le Texas et les chansons de Hank Williams.Il y a peut-être un p'tit amour caché pour le passé, le passé très lointain de l’année 1951, mais cela non plus ne suffit pas a provoquer l’unanimité que nous constatons.De toute évidence, Bogdanovich, New-Yorkais travaillant en Californie, a beaucoup appris des milliers de films qu’il a vus, des centaines qu’il a vu tourner, des dizaines de comédiens et réalisateurs qu'il a rencontrés pour interview.Parce que le jour où il est tombé sur un bon roman texan, par un vrai hasard (il pensait faire un second film thriller, après “Targets”), il l a transformé en quelque chose d’important pour tous les Américains.Le consensus est venu rapidement et sûrement.Maintenant, toutes les comparaisons sont permises.Le critique de Newsweek parle du meilleur film depuis "Citizen Kane".celui du Monde en dit autant.Que ce soit vrai ou non.peu importe; l’oeuvre a ému bien des gens, au point où ils sont prêts à tous les superlatifs.Samedi dernier, si on ouvrait les cahiers arts & lettres de la métropole, on trouvait une entrevue avec le réalisateur (Le Devoir): une entrevue avec l’acteur Ben Johnson lauréat d’un Oscar pour sa performance (la Gazette); un portrait des frères Bottoms.comédiens centraux du long-métrage (le Star).Et nous ne sommes qu'a Montréal ! Pour ma part, j’ai egalement été emu “au maximum”.Ivayant jamais vu “Citizen Kane” cependant, je ne ferai pas la comparaison des comparaisons.Mais j aimerais comprendre ce qui fait l’impact profond, sur la collectivité nord-américaine et sur l’individu nord-américain, de ce chef-d'œuvre.Car il s'agit bien de chef-d’œuvre.Est-ce que le film innove?Il commence calmement, comme Bonnie & Clyde (le titre), et il finit comme une série télévisée d’il y a dix ans (le générique assorti de musique-thème et de brefs extraits où figure chaque comédien).Ce calme et cette nostalgie semblent être les deux sentiments qui ont guidé le réalisateur.Le “On est loin du soleil” de Jacques Leduc est aussi une œuvre calme, d'autant plus qu elle n'emploie que les tons de bleu, comme “Last picture Show” (sur recommandation d'Orson Welles, paralt-il) n'emploie que des tons de blanc et noir.Or.dans les deux cas, le calme semble témoigner d'un RESPECT de la réalité placée devant la caméra.Le cinéaste ne se reconnaît pas le droit de tout dramatiser par le dialogue, ou d'accélérer le mouvement de la vie par le montage et la lentille.Il est photographe, jusque dans la fiction.Cette sensibilité assez nouvelle - et certainement efficace - que l’on retrouve chez deux cinéastes nord-américains, vient réagir -contre un ennemi commun, la dramatisation.Car en dramatisant la réalité, en présentant des événements et des personnages fictifs, qui s’entrechoquent et s’entrenouent, 1 auteur simplifie cette réalité.On sait que dans la vie les héros ne sont pas tout à fait “héroïques”, que les personnages secondaires ne sont pas tout à fait “secondaires”, et que les intrigues ne sont même pas “intrigantes”.Alors pourquoi le seraient-ils dans le monde de la fiction?Au théâtre, évidemment, la réponse est toute faite: on ne peut pas faire passer une tirade ou une action de la scène au public sans intensifier les effets.OK.Mais le cinéma a l’avantage d’être plus “cool”, plus “straight”, plus en moyens de capter le rythme véritable des personnes et des choses.On n’imagine pas un silence trop prolongé sur scène, quoiqu’il existe souvent des silences dans le monde réel.Mais le cinéaste peut reproduire ces silences, et Leduc l’a fait de façon éloquente.Voilà à mon avis le plus beau résultat de sa démarche “calme” et “respectueuse” du réel.Quant à Bogdanovich, parti avec un calme et un respect semblables, il devait aboutir ailleurs.Leduc travaille dans le présent.Notre Américain, enthousias- AnareneJexas^SI.Nothing much has changed.COLUMBIA PICTURES Presents A BBS PRODUCTION LAST A Film By PETER BOGDANOVICH m .frrrrry^ '.dàÜîJ.tl» IlblIH»] TjH TIMOTHY BOTTOMS/JEFF BRIDGES/ELLEN BURSTYN/BEN JOHNSON/CLORIS LEACHMAN Directed by Screenplay by CYBILL SHEPHERD as jacy/ PETER BOGDANOVICH/LARRY McMURTRY.* Executive Producer Produced by PETER BOGDANOVICH l«™rtry BERT SCHNEIDER/STEPHEN J.FRIEDMAN 3 [Original Soundtrack Album on MGM Records J son, le film respire le Texas, évidemment; il serait faux autrement.Mais il respire Tannée 51 aussi.Les magnifiques chansons de Hank Williams (idole de Dylan, soit dit en passant, et artisan d'une tradition musicale importante) ou les ballades de Frankie Laine se faisaient entendre à tous les postes radiophoniques du pays.Les bobbysoX au High School, les souliers bleus et blancs, les petits party chez le fils le plus riche, les cérémonies de graduation, le culte des sports virilisants, les adolescents qui obtiennent leur “licence” et T auto de leur père, les germes de la future musique rock, et de la future promiscuité sexuelle: ces petites touches panaméricaines, plantées habilement dans le décor texan, rendent le film important.Tout le monde a connu ça.Même les Canadiens français d’Ontario ont connu ça.Voila pourquoi les Nord-Américains d'un bout à 1 autre se garrochent pour visionner ce “Last Picture Show” deux fois de suite; voila pourquoi le soir de la première, à la chic Université de Californie, le monde braillait; voila pourquoi leurs critiques crient au grand chef-d’oeuvre.Pourquoi pas?Un grand film n’est pas forcément génial (la palme irait alors à “Clockwork Orange"!), il est simplement important et universel.“Anarene.Texas, 1951: pas grand’chose de changé”.11 fallait y penser.Il fallait en plus le faire.Je ne voudrais pas oublier tous les autres talents de Peter Bogdanovich.Il a trouvé la taie, mais il a cueilli avec une main de maître.Le danger guettait de faire une “bonne” adaptation du roman.Le réalisateur a dû être conscient, a chaque séquence de la portée de son projet.Un second piège aurait été la faiblesse de la force, si j’ose dire.Parti avec l’heureuse idée de retrouver une 1951 perdue, Bogdanovich aurait pu verser dans la nostalgie excessive La nostalgie est un plaisir, ça fait du bien de velle vague américaine me laissent indifférent, .je veux qu’on me raconte une histoire.à la moindre obscurité je décroche.” Pour son casting par contre, que tout le monde trouve admirable.B.a été résolument moderne: pas de supervedettes.Bien dirigés, les comédiens sont parfaits dans leurs rôles.Timothy Bottoms, le héros, était peut-être connu du grand public, pour “Johnny got his gun .Mais le réalisateur Ta choisi parce qu’il a “les yeux les plus tristes du monde”.Quant a Sam the Lion, personnage primé, par l'Académie, on aura reconnu Ben Jonnson seulement si on a la mémoire de tous les figurants des films western depuis 1940! Là encore, Bogdanovich Ta prié - littéralement prie - de jouer pour lui.La direction d’acteurs, que B.a sans doute apprise avant de mettre le pied sur un plateau, du temps où il faisait du théâtre off-Broadway.est irréprochable.Certaines scènes donnent exactement le ton juste a cette sensualité américaine des années Eisenhower: une Cloris Leachman maigre, qui s’enflamme comme les brindilles seches d'été; une Ellen Burstyn qui contemple derrière des lunettes noires son amant qu'elle n’aime pas, et lui qui la regarde derrière des lunette identiques.Ni Tun ni l’autre des regards est visible, mais on en devine la froideur et le “lust”, la passion sexuelle à Tétat pur.Comme les "femmes en or’’, les banlieusardes insatiables de 1971.s'expliquent et se retrouvent dans ces œillades bizarres de vingt ans plus tôt! Le consensus autour d'un film Où étiez-vous en 1951?par ROBERT GUY SCULLY mé par le roman de Larry McMurtry, travaille dans le passe, et sur le passé.J'ai dit que ce passé était “très lointain”, et cinématographiquement c'est vrai.Les années 1880 sont beaucoup plus près de nous, parce que le cinéma western les a caractérisées, leur a donné un visage.Ce visage est peut-être mensonger, fictif.mythique (le contraire surpren-'drait) mais il est coulé dans la pellicule et dans nos esprits, à jamais.Les années de guerre aussi, parce qu’on a fait des films de guerre bien après 1945, 3ui s’ajoutent aux films contemporains e l’époque.Les années 1880 ont donc une existence “mythologique” au cinéma, alors que les années 40 ont une existence mythologique et documentaire.Les années 50, par contre, n’ont qu'une existence documentaire, car il existe surtout des films contemporains de l’é- ?ue.Personne n’est venu repasser essus, personne n’a eu le goût de faire des mythes avec ça.Aux cinéastes des années 60, la décennie précédente a semblé trop ennuyante, ou bien celle qu’ils vivaient est apparue trop intéressante.11 était urgent pour eux de “se” filmer.La culture de cette période, marquée par Tin-dividualisme d’un Bob Dylan, est une culture hyperconsciente d’elle-même.On ne peut pas s’en étonner, en constatant combien les élites culturelles des périodes précédentes avaient donné dans l'excès contraire: premièrement avec les “exilés de Paris” (Ernest Hemingway, Henry Miller et al.), exilés plutôt volontaires, ensuite avec les “exilés du mccarthyisme”, exilés pour de vrai, on assistait à une espèce de divorce culturel.Bien sûr, il s'en trouva d’autres pour qui les années Eisenhower-Nixon étaient particulièrement intéressantes.On fit “Rebel with-out a cause” par exemple.Encore que ce film ait été tourné à 1 époque même, et si je ne m’abuse, sous la direction d’un fils d’immigrant! De toute façon il est pas mal clair que la décennie 50, encore aujour-d’hui, parait bien moche aux artistes, qui lui préfèrent les problèmes politiques et sexuels du here and now.Des pantalons avec des cuffs, des sodas à la vanille, des Chevrolet 57, des cheveux Elvis, ça fait kétaine en effet, et ça n’,a pas le charme des ancêtres Bonnie & Clyde.On demanderait à un Américain “dans le coup” ce qui s’est passé en 1951 chez lui qu’il débiterait des généralités sociologiques ou répondrait: “rien”.Où étiez-vous en 1951, réponse: “nowhere”.Comme les autobus du même non.Pourtant, la plupart des personnages américains de nos "jours étaient quelque part, en 1951.Mrs.Robinson, dans "The Graduate ”, ne se souvient-elle pas vaguement de ses études en beaux-arts dans un junior college?Le fait est que 1951 n'est pas très loin, et devrait normalement nous intéresser, nous rappeler des choses, nous émouvoir.Je suis sûr qu’en adaptant le roman texan, le cinéaste qui avait vu 6000 heures de film - et qui connaissait donc les lacunes, qui savait trouver les taies - a compris que l'intéressant Ta-dedans c’était 1951.plus que la ville d’Anarene.Tourné à Archer City, avec l’apport réticent de ce vieux cowboy Ben John- ressusciter son passé ou le passé des autres.Le réalisateur a d’ailleurs évoqué ce plaisir, dans l’entrevue que nous avons publiée il y a une semainé.Son film otfre cette joie parmi d’autres, il ne s'en cache pas.Non plus qu'il ne se cache d'avoir fait un long métrage où le conservatisme a plus de poids que l’innovation.“Les recherches de la nou- Le cinéaste québécois du “Grand Film Ordinaire” a eu au sujet de “Last Picture Show” et de “Clockwork Orange" une remarque intéressante: les deux films que les Américains ont le plus aimé cette année dit-il, ne se déroulent pas dans le présent.L’un va dix ans en avant, Tautre retourne deux fois plus loin en arrière.Il laissait entendre, je crois, que les Américains peuvent se voir “en face" seulement par des liens avec le passé ou par des projections dans le futur (puisque l'œuvre de Kubrick est aussi new-yorkaise que londonienne).Est-ce vrai?Ont-ils “peur" de leur présent?J'ai senti tout le contraire.On amorce peut-être un retour au passé avec cette oeuvre de Peter Bogdanovich, mais pas pour fuir le présent.Le retour n’est pas uniquement nostalgique.Je pense que les Américains, surtout les jeunes ou ceux qui veulent être jeunes à tout prix, ont oublié ce passé immédiat.1951 est devenu un passé enfoui dans l'inconscient, un passe lointain comme le passé de l’enfance peut être lointain.11 serait courageux pour eux de le redécouvir maintenant; et par les arts plutôt que oar les superficielles “sciences socia-es“.Où étaient les 200 millions qui mènent le monde aujourd'hui, en 1951?On aimerait bien savoir.P le r:l \J i» Jean-Pierre Blanc et son premier film La merveilleuse aventure entre un réalisateur et deux acteurs propos recueillis par JEAN-PIERRE TADROS Un nom qui ne vous dira sûrement rien, et pourtant le cinéma français devra désormais compter avec lui: Jean-Pierre Blanc.A son actif: un premier long métrage de fiction, “La Vieille fille”, qui s'est révélé aussi comme un premier grand succès.Car, maintenant, au palmarès du “box office” parisien on voit émerger “La Vieille fille” à côté de “La folie des grandeurs" et Les bidasses en folie”.Et pourtant, il y a tout un monde entre les loufoqueries d'un de Funès et l’ironie très mesurée qu'utilise Jean-Pierre Blanc.Comment alors expliquer le succès de son film?Il faut tout d’abord dire que Jean-Pierre Blanc semble en être particulièrement ravi, et ne vous le cache qu’à demi-mot.A Montréal depuis quelques jours pour mousser le lancement de son film - qui avait lieu avant-hier soir à l’Elysée - il commencera par vous rappeler qu’il n’est pas tellement commercial, au fond: “Absolument pas.C’est un film un peu en marge de ce qui se fait actuellement dans le cinéma français et mondial.C’est un film, disons, un peu intimiste, narré sur le mode de la dérision.D’autre part, le sujet n'est pas à la mode, il n’y a pas d’action et il ne s’y passe pas grand-chose.” Apre une telle entrée, il y a de quoi vous mettre l’eau a la bouche.Mais attention, ce n’est pas tout, car Jean-Pierre précise: “C’est une sorte de film qui se présente comme une accumulation de scènes d'observation.Et on ne peut pas dire que ce genre soit particulièrement en vogue.” D faudra donc bien s’en faire une raison.Mais ce succès, alors, à quoi est-il dû?“Attention, n’allez pas croire que tout est allé pour le mieux, dès le départ.Avec les distributeurs qu’on a en France cela n’est d’ailleurs pas étonnant.Le film a donc mis trois mois avant de sortir commercialement parce que les distributeurs ne voulaient tout simplement pas de “La Vieille fille".Nous avons donc fait des projections privées, et la réaction du public a alors été formidable.Ca même fini par troubler les distributeurs, à tel point d’ailleurs que le groupe Gaumont nous a récupérés et a sorti le film dans un très bon circuit de six salles.Et depuis le 5 janvier, il est présenté à Paris en première exclusivité.” Mais ce succès, à quoi est-il donc dû?(Il commence à devenir tannant cet interviewer, se met à penser le malheureux interviewé.N’importe, il répond.) “Je crois que c’est parce que le public est en train de changer.Ce n’est plus le public de cinéma d’il y a quatre ou cinq ans.'La vieille fille": P.Noiret, A.Girardot, J-P Blanc.Celui d’aujourd’hui est devenu plus exigeant, et on n’arrive plus aussi facilement à le berner.Pendant trop longtemps on lui a fait ingurgiter n’importe quoi; il ne T’accepte plus aussi facilement aujourd’hui.Et si la mode a été fendant longtemps le cinéma base de violence et de sexe, le public a aussi montré des marques de lassitude à l’endroit de ces films.Or, “La Vieille fille” ne comporte rien de tout cela.Le film apportait donc, en oudque sorte quelque chose de nouveau qui a eu l'heur de plaire au grand public.Il est venu, quoi, au bon moment.” Mais si le film, lui ne charrie aucun des éléments actuel- lement en vogue, le thème, par contre, demeure profondément actuel.N’est-il pas question de solitude?“Et on peut dire que la solitude est actuellement la marque de notre vie, me fera remarquer Jean-Pierre Blanc.On ne s’en rend généralement pas compte, parce que Ton est pris dans une sorte de tourbillon.Et puis, brus- quement, un jour, on s’aperçoit que même dans cette foule, même au sein de toutes les relations qu'on peut avoir professionnellement, on se retrouve finalement assez seul.” “C’est donc un film sur la solitude.Ce thème rejoint naturellement un peu celui de l’incommunicabilité.Et c’est là-dessus qu’est construit mon film.Maintenant, il faut dire aussi que j’ai écrit mon scénario en pensant à Annie Girardot et à Philippe Noiret qui me paraissaient coller à merveille aux deux personnages que je rêvais de porter à l'écran.Dès que j’ai eu écrit mon scénario, je le leur ai envoyé.Je considère en effet qu’un film c’est avant tout une aventure entre des acteurs et un metteur en scène, et non pas entre un producteur et un metteur en scène comme cela se passe généralement.Quand donc Annie Girardot et Philippe Noiret m’eurent donné leur accord, je me suis mis à la recherche des autres acteurs, et ce n est qu’après que je suis allé trouver les producteurs.” Et c’est ainsi que Jean-Pierre Blanc est arrivé à réaliser le film exactement comme il l’entendait.Cette liberté dont il a pu jouir durant toutes les étapes de la réalisation ne manque pas de T étonner.Dans le contexte actuel de la production cinématographique, il s’avoue nettement privilégié.Il faut dire que lorsque Ton arrive avec un projet de film dont les acteurs sont Annie Girardot et Philippe Noiret, il y a de quoi amadouer les producteur les plus réticents.“Il y a aussi, me dit Jean-Pierre Blanc, que les producteurs sont assez paresseux.Qu’on arrive donc dans un bureau de production avec un projet tout prêt, cela facilite drôlement la tâche.Et il est évident que lorsque les acteur s’appellent Annie Girardot et Philippe Noiret, le tout devient nettement plus facile.Mais, il faudrait quand même préciser que tout cela s’est passé il y a un an et demi, c’est-à-dire avant qu’Annie ne tourne "Mourir d’aimer” et “Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas.mais elle cause” qui sont à l’origine de son énorme succès actuel.” Voilà donc deux grandes vedettes dirigées par un jeune metteur en scene - tout juste trente ans - qui en est a.son premier film, il y aurait de quoi provoquer quelques petits cauchemars à plus d’une personne.Et pourtant, tout est allé pour le mieux, m'affirmera Jean-Pierre.“Il y a des vedettes qui sont à la façon des stars, c'est-à-dire assommantes.Et puis il y en a d’autres, comme Annie Girardot qui oublient leur statut de vedette.Annie est restée une fille simple, et puis comme on a eu tout le temps pour arriver à bien se connaître avant de tourner, c'est devenu pratiquement un film de copains.Je crois finalement que tous les problèmes de mise en scène impliquent avant tout des problèmes de relations humain®.A partir du moment où ces relations sont simples, spontanées et direct®, il n'y a plus aucun problème." y Y. 16 # Le Devoir, samedi 29 avril 1972 s/i/sw/u/ij marabout 226 E«t, Christophe Colomb - Québec 2 lettres fal' L LES PLUS GRANDS ROMANS DU MONDE^ marabout bibliothèque MEDICAUX^FANTASTIQUES - CLASSIQUES-SUSPENSE^ Livres/ théologie/ sociologie L'aventure de la Commission Dumont par PIERRE SAINT-MARTIN N'allons pas nous y tromper: même si les commissaires nous préviennent dès les premières pages de leur rapport qu'ils n’ont pas fait oeuvre de spécialistes, le résultats de leur travail supn pose quand même dominé tout un bagage scientifique! De leur propre aveu, ils ont voulu faire un travail de personnes engagées, de personnes qui témoignent de leur vie et de la réalité qu'ils ont observée.C'est l'a une option certainement majeure: d'un seul coup, ils ont pu surmonter les embûches des discussions d’écoles et ils ont évité le piège des technicalités des diverses approches scientifiques.Qui prétendra que leur approche globale mais tout à fait empreinte d'humanité n'aura pas donné de bons résultats?On aurait pu imaginer (avant d'avoir lu ce rapport), que les commissaires se seraient livrés dans leur rapport à l'exégèse ardue de diverses tendances théologiques et de nombreuses approches sociologiques de leur sujet d’étude.Au contraire, ils ont porté leurs préoccupations ailleurs, ils ont préféré témoigner.Et ce qui donne encore plus de poids à l’orientation qu'ils ont choisie, c'est qu’ils auraient pu.grâce à leur compétence et a leur documentation, fournir.au sens strict, un travail "scientifique" solidement étoffé.Par ailleurs, on aurait également pu s'attendre à un rapport plus politique, qui aurait fait choc, qui aurait dénoncé certaines situations et aurait pris position plus clairement et plus fortement sur certaines faiblesses de l’Eglise.On aurait peut-être souhaité que le rapport porte de durs coups à un certain pouvoir ecclésiastique.Mais n’en doutons pas, sous des allures quelquefois candides, le Rapport Dumont contient beaucoup plus que si ses auteurs l'avaient conçu comme un rapport-choc.Ils ont choisi une autre option qui dépasse le style revendicateur et militant, et nous croyons qu’ils ont réussi à soulever une puissante lamé de fond.A court terme, leur message, quelque peu camoufle d'ailleurs, risque de demeurer inaperçu ou d’être mal compris.A long terme, ce sera tout autre chose.Il est clair que l’une des difficultés majeures de l'homme de foi aujourd’hui, c'est cette grande difficulté qu’il a Gallimard PAR L’AUTEUR DE LE TEMPS D'UN SOUPIR EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE S350 PRINTEMPS GALLIMARD JUSQU'AU 31 MAI 1972 à se dire, à s'exprimer.L’identité du croyant est menacée et les schèmes anciens, souvent les seuls disponibles, brouillent la vision au lieu de l’éclaircir.Nous sommes donc à pied d’oeuvre et nous devons réapprendre à dire nos expériences et à retrouver le fond de nous-mêmes.Le croyant d’hier, peut-être plus que tout autre, recourait à des systèmes cohérents d’explication de son expérience.On voudrait aujourd’hui pouvoir continuer la même lecture.C’est ici que le Rapport Dumont acquiert une importance majeure, par son option préliminaire.Loin ae rejeter le passé (au contraire, la notion d’héritage donne le ton au rapport) le rapport veut y rechercher ce qui peut encore inspirer le présent.Il ne s'agit pas non plus de rafistoler le passé pour le rendre acceptable aux hommes d’aujourd’hui.Au contraire.la commission s’est engagée dans la recherche de la fibre profonde de notre identité collective.Elle a relu l’histoire du Québec sans servitude; libérée de l’obligation de perpétuer le passé pour lui-meme, elle a pris la parole, elle s’est sentie libre d’entreprendre un nouveau discours pour les hommes d’aujourd’hui.En ce sens, c'est peut-être cette liberté dans la parole 3ui aura la plus grande force ’incitation du rapport.Cela voudrait dire que nous sommes capables (et responsables) de l’expression valable de l'expérience chrétienne actuelle.Plus que cela, elle fait comprendre au chrétien que sa foi peut redevenir créatrice et que son style de vie devra s’orienter plus vers l’expérimentation que vers la répétition inlassable des modèles anciens.Au fond, ce rapport constitue un appel à la liberté.(Nous poussons peut-être un peu loin notre interprétation mais qu’on comprenne que nous voulons exprimer l’acceuil personnel que nous avons fait au Rapport.Il ne s'agit pas d’aligner d’autres critiques sur celles qui sont déjà parues et qui relèvent très souvent d'un instinct d’auto-défense assez prononcé.Mais passons).En fait, la Commission n’a pas senti le besoin de s'aligner sur les différentes dogmatiques: elle a plutôt rejoint 1 essentiel de l’Eglise et a essayé de l'exprimer.Respect de la réalité.Une commission d'études peut quelquefois devenir un repaire d’idéologues soucieux d'y trouver un tremplin pour mousser leurs propres vues.Nous n'irions pas jusqu’à dire que le rapport de la Commission Dumont n’est pas inspiré par des visions particulières (celui qui a fréquenté les oeuvres de son président s’y retrouve en terrain étonnamment familier).L'inverse serait plutôt absurde.Mais ce qu'on constate surtout, c'est une absence de parti-pris ou de valorisation indue de tel secteur ou de telle forme de l’expérience chrétienne.Les commissaires n’ont pas eu à coeur de défendre qui son milieu, qui son mouvement apostolique, qui la hiérarchie, qui sa propre expérience cnrétienne.Ils ont vu voir large et éviter le guet-apens du parti-pris inconditionnel envers qui que ce soit (ce que d’aucuns leur reprochent amèrement).Autre point important, ils semblent avoir refusé de produire un rapport politique.Une option plus politique les aurait conduits sur les chemins obscurs des stratégies et des caricatures de la réalité.Ils ont évité le doigt dénonciateur, ils ont laissé à d’autres le jeu des pressions.Ils n'ont voulu obliger personne à changer, même s’ils ont affirmé la nécessité d’une rupture radicale, d’une reconversion pour l’Eglise du Québec.Cette conversion ne se fera pas par les pressions idéologiques des tenants des nouvelles modes.La Commission a bien saisi la complexité de la situation et a refusé les catégories trop faciles.Nous ne sommes probablement, comme chrétiens, ni innovateurs ni conformistes, mais nous vivons un profond malaise.La Commission a refusé de nous faire entrer sous des étiquettes aussi étroites qu'artificielles: ou a plutôt essayé de pénétrer l’epaisseur de l'experience souvent contradictoire et incohérente des croyants de la décade 1970.Pour ce faire, les auteurs du rapport ont commencé par recueillir les réactions quotidiennes de la majorité d entre nous; le déclin généralisé de la pratique religieuse, la crise des prêtres et des religieux, l’eloignement croissant des jeunes, la division et l’émiettement de la communauté chrétienne suffisent pour secouer notre torpeur et nous faire poser des questions.Indifférence d'un côté, perplexité de l’autre, souvent les deux à la fois.Face à cette déconfiture, que voulons-nous?Respectueux de nos propres interrogations, les commissaires n’ont pas voulu en faire une synthèse ordonnée et cohérente, - une théorie -, qui aurait solutionné nos problèmes.Nous sommes à l’heure des "tâtonnements les plus divers"; le dialogue ne nous est pas facile, loin de là, nous sommes devenus trop vulnérables.Les uns cherchent l’ordre, les autres l'innovation et la créativité, d'autres s’engagent dans le développement, tandis que certains ne croient plus qu'aux heures brûlantes et la révolution.D'autres oublient tout et cherchent leur bonheur.C'est bien difficile de mettre tout ce beau monde d’accord.Au fond, nous poussons nos recherches dans de multiples directions à la fois, sans pouvoir jamais rejoindre les deux bouts à la fois: nous voulons de la fraternité ou du prophétisme social.Il nous manque encore quelque chose d'important.Nous nous serions peut-être attendu à ce que la Commission dénoue notre perplexité: elle nous a plutôt confronté à notre propre désarroi.Ce qui sonne d’ailleurs plus juste.Une lecture de notre histoire.Cette lecture de notre histoire est sans doute la pièce maîtresse du rapport de la Commission Dumont: non seulement est-elle particulière, mais encore la Commission y voit les sources d’une nouvelle définition de nous-même.Le rapport a refusé le point de vue universaliste et théorique, cher à certains théologiens.La recherche d’identites, dit-on, ne renvoie jamais à un concept abstrait; l’intention des commissaires se traduit par la recherche de sa "propre terre”, qui contribue à nous identifier et à nous façonner."On rejoint l’univers non par les idéaux abstraits mais en creusant son sol particulier".Ce retour à l’héritage nous est au fond demandé par la crise actuelle: “Il n’est de réponse au défi des crises que dans une relecture et une récupération de ce qui, pour les individus comme pour les collectivités.a été la confection progressive de leur être, la lente élaboration de valeurs 3ui ont justement fait l’i-entité foncière de celui qui s’interroge sur son futur possible .La fouille méthodique de notre héritage doit donc nous faire retrouver les forces vives qui.au-delà des événements, ont constitué et constituent encore notre être profond.Quel est donc cet héritage?Le Rapport nous en fournit quelques traits.Notre Eglise n’est pas une Eglise pure, sortie toute fraîche des manuels d’ecclésiologie.Elle a marqué la société, mais aussi elle a été profondément marquée par cette société, Elle est demeurée longtemps le pouvoir de plus important de cette société.L’Eglise n’a été chez nous ni plus à gauche ni plus autonomiste qu’il ne fallait.Elle porte en elle-même la marque de notre condition qui a préféré vivre de substitutions et de compensations.Notre projet collectif a donc longtemps passé par l’Eglise.Aujourd’hui, “l’éducation, la sécurité sociale, les mouvements sociaux, trouvent ailleurs leurs motivations et leurs objectifs".Tout cela change profondément la participation de l’Eglise à l’édification de la société.Ici encore, les Commissaires ont manifesté clairement leur option.Devant le retrait de F Eglise, de larges secteurs de la vie collective, devant son silence idéologique, devant les nouveaux alignements politiques actuels, les Commissaires auraient pu aisément trouver un grand nombre d’arguments qui auraient motivé une orientation de l’Eglise sur des terrains plus accessibles: famille, école, paroisse, etc.Ils auraient ainsi confirmé l’état de fait qui prévaut actuellement.Reconnaissant le changement profond de situation, les Commissaires n'en affirment pas moins: "Mais la présence de l'Eglise comme telle dans l'édification d'une collectivité nouvelle concerne aussi l’avenir”.Les Commissaires misent sur l’avenir de la présence de l'Eglise à la collectivité québécoise, tout en rejetant le retour en arrière ou la fuite dans le passé.Cette option manifeste aussi le désir évident de continuité des Commissaires: notre Eglise s'est édifiée en étroite liaison avec la gestation de notre société.Elle y a puisé son originalité.Pas question aujourd'hui qu'elle retourne sur les voies du passé pour en emprunter les formes, pas question non plus qu elle renie son âme.Pour se développer l'Eglise devra donc inventer une nouvelle participation à l'avenir collectif: "Une condition d’un développement authentique, c’est qu’il soit en continuité vitale avec les origines, la culture, les tra- ditions, le mode d’être spécifique d’un groupe humain déterminé" (p.75).Pour notre part, nous croyons que nous n’avons pas fini de scruter les conséquences de cette option.Depuis des années, et encore aujourd’hui.bien des pasteurs et des théologiens proposent que l’Eglise se réforme, mais toujours à partir de son propre terrain: retour aux sources, liturgie.catéchèse, efforts de rassemblement communautaire; on en vient à concevoir tous les problèmes de l'Eglise sous un mode intra-ecclésial; ainsi, par exemple, on renouvellera la théologie du sacerdoce pour aider à solutionner les Problèmes des ministres.out cela n’est pas inutile, loin de là.Mais, si l’expérience historique de l’Eglise du Québec devrait nous faire explorer une nouvelle voie de réflexion théologique, ce serait peut-être la suivante: l'Eglise ne se réforme qu'en passant par le monde.L'Eglise n'est elle-même que lorsqu’effectivement elle prend le risque de s’en- Edans les projets des nés.Elle retrouve ainsi son inspiration évangélique lorsqu’elle accepte de se mesurer aux défis collectifs.Bien sûr, cet engagement ne se fera plus par la gestion des projets collectifs comme il y a cent ans.L'Eglise n’aura certes plus le contrôle des règles du jeu.Marelle devra trouver à s'insérer dans les divers projets de libération qui se font jours chez nous, non pour les bénir ou les contrôler, mais pour les aider à construire l'avenir.L’Eglise, comme force spirituelle, pourrait lutter pour que le visage total de l’homme soit toujours respecté et promu.Evidemment, dès lorsqu'on parle d'une Eglise engagée dans des projets, il faut cesser de songer à une Eglise pure et mystique, qui ne se trompe jamais et qui traverse l’histoire "sans histoires”.Pour vivre l’Eglise devra accepter certains risques dont celui de faire erreur.De toute manière, nous en sommes réduits pour K-l H un bout de temps à nous poser les mêmes questions que les Commissaires: “A-près avoir été évincée de sa fonction d’antan qui la plaçait au coeur de notre vie collective, l’Eglise québécoise trouvera-t-elle un nouveau rôle d’animation dans le projet encore flou de la collectivité d’ici?Sa mise en marge (.), est-elle le signe d’une dissolution inévitable qui la réduirait au mieux à la vie strictement privée des croyants?” (p.84) Quelques éléments d’un projet.Le rapport de la Commission Dumont a sûrement déçu ceux qui en escomptaient la solution.Les Commissaires se sont refusés à ce simplisme.Ce qui ne les a pas empêchés de mettre sur papier les conditions d’éclosion de ce projet.Tout est créé, comme il se doit, sur le primat de la mission.Nous nous retrouvons ici en pleine thématique de l’Action catholique: "LE-glise n’existe pas pour elle-même, mais pour le salut du monde” (p.87).L'Eglise veut faire se rencontrer le Royaume et le monde; l’Eglise est au service de l'avenir eschatologique du monde.Aujourahui, l'E- glise "ne dispose plus que de la force de l'Evangile dans un monde profane rendu à lui-même” (p.89).Ce primat de la mission, vécu dans la communion, influence, il va sans dire les orientations plus concrètes de la Commission.Ainsi la tâche de l’Eglise en sera une de signification, surtout par le service concret, "qui devra souvent procéder la fraternité intérieure au groupe” (p.105).Sa rencontre avec Jésus-Christ se fera difficilement si l’Eglise "ne vit pas d'abord le message de Jésus-Christ de façon plus libre, plus créative, plus évangélique” (p.104).Il faut aussi multiplier les signes évangéliques à portée de tous, creer des rencontres au coeur des milieux de vie.éviter le repli sur soi, etc.Ce primat de la mission ne se vivra pas sans un rôle politique pour l’Eglise: "LE-glise a d’abord une fonction critique et prophétique alimentée et éclairée par les promesses divines de justi- , ce, de fraternité, de paix .' (p.130).Certains diront que ce rôle de critique sociale relève plutôt de l’imagination Suite à la page 17 LES COURS AU CENTRE D’ART D’ORFORD / ÉTÉ 72 PREMIERE PERIODE 25 juin au 16 juiUet THEATRE, ARTS VISUELS, MUSIQUE Théâtre: Jacques Zouvi, Louis de Santis, Jacques Letourneau Dessin et peinture: Louis Jaques Sculpture: Yves Trudeau Photographie: Wilfrid Sauvé Piano: Claude Helffer, Raoul Sosa.Nadia Strycek Guitare: Alexandre Lagoya, assiste de Paul-André Gagnon et Marie Prével (complet) COURS SPECIAL D’ANIMATION CULTURELLE (du mercredi 28 juin au mercredi 12 juillet) Histoire de l’Art comparé: Marc Meunier-Thourct Histoire de la musique: Irène Brisson Interprétation: Les professeurs Méthode d’éducation musicale Willems: Jacques Chapuis DEUXIEME PERIODE 16 juillet au 6 août Orchestre: Chorale: Marcel Laurencelle Histoire de la musique: Irène Brisson Matières Théoriques: Claude Brisson Piano: Nadia Strycek, Irving Heller Guitare: Paul-André Gagnon Violon: Hanshcinz Schneebergcr Violoncelle: Pierre Morin Flute: Jean Morin Hautbois: Jacques Simard Clarinette: Guy De Plus Basson: René Bernard Trompette et Cor: Aimé Lainessc Trombone: Albert de Vito Percussion: Serge Laflamme Analyse Musicale: Roger Bédard TROISIEME PERIODE 6 août au 27 août Histoire de la musique: Irène Brisson Chcrale: Marcel Laurencelle Ensembles cuivres et bois: Georges Carael Ensembles cordes et piano: Guy Fallot et Emmanuelle Lamasse Piano: Mario Delli Ponti Violon: Violoncelle: Guy Fallot Flute: Jean Morin Hautbois: Bernard Jean Clarinette: Rafael Masella Basson: René Bernard Trompette et Cor: Aimé Lainesse Trombone: Albert de Vito Saxophone: Pierre Bourque Percussion: Interprétation de l’Art Vocal: Jean-Christophe Benoit Répétitrice: Colombe Pelletier Analyse Musicale: Roger Bédard QUATRIEME PERIODE 27 août au 17 septembre Période réservée î l’interprétation de quatuors à cordes, sous la direction du Quatuor Orford: Andrew Dawes, Kenneth Perkins, Terence Helmer et Marcel Saint-Cyr.- Participation: 24 musiciens canadiens seront retenus pour cette période.FRAIS: $240.00 pour 3 semaines plus $20.00 pour l'inscription — non remboursable INSCRIPTION: CENTRE D’ARTS D’ORFORD JMC 430 Boulevard St-Joseph Ouest Montréal 153 TEL: 274-4378 abonnement annuel : /éCteÉ5ftpOUrdle.: tes charmes /eduction pour lui de la culture un cadeau qui viendra "de France, par avion, 52 fois par an RGOnnEZ-LR.RBOnflEZ-LE .œ 26$ aux [îlouvelles littéraires s bon à découper a renvoyer à LMPI, 4550 rue Hochelaga - CP.40, Station M MONTREAL, QUEBEC de la part de M____________ M- _________ Profession,____________________ Adresse_______________ (Inscrire ci-dessus votre nom) L'HEBDOMADAIRE DE L'ACTUALITÉ CULTURELLE Paris-France f Le Devoir, samedi 29 avril 1972 • 17 arts lettres Chez Parti-pris Les "Poésies complètes"de Mao par IMAIM KATTAN Révolutionnaire, chef du pays le plus peuplé du monde, symbole d’espoir dans le renouveau du marxisme pour des milliers de personnes à travers le monde, Mao est aussi poète.Son oeuvre complète ne comprend que trente-huit poèmes, assez brefs, écrits entre 1925 et 1965.Il a choisi la forme classique la plus rigoureuse, qui s’inscrit par conséquent, dans une tradition séculaire.Pourquoi cet homme si puissant a-t-il éprouvé le besoin de rédiger des poèmes souvent à des moments durs et pénibles?Le lecteur occidental doit mettre de côté ses notions du poète et de la place qu’occupe la poésie dans la littérature et l’histoire.Le mot qui désigne poésie en chinois peut se traduire de la façon suivante "les paroles énoncées l'a où l’homme doit se conformer aux règles” et dans ce pays les règles littéraires étaient conservées par ceux qui détenaient les codes juridiques, l’administration était ainsi le domaine privilégié d'un corps de lettrés.Le pays était administré par des mandarins dont on exigeait non pas la connaissance de la gestion administrative mais la pratique de l’art d’écrire.Et ils ne pouvaient écrire qu’en imitant les textes anciens.On trouve la donc une unité, une conjonction entre le fonctionnaire et l’hom- llU me de lettres.Il est heureux que chacun des poèmes traduits par Guy; Brossollet est accompagné d’une longue note explicative.Mao obéit aux règles classiques de la poésie chinoise.Il imite des formes anciennes et fait allusion à des mythes ou des faits historiques que le lecteur non initié ne peut guère connaître.Chaque poeme ressemble à un code qui obéit a des règles strictes et l’on n’arrive point à deviner l’émotion qui l’aurait inspirée ou la morale qui en découlerait.Ce qui ressort cependant ce sont les événements de la ;uerre civile, de la Longue ‘arche jusqu’à la victoire finale.Mao a vécu comme des faits de sa vie personnelle les événements qui ont jalonné son existence et qui ont bouleversé l’histoire de son pays.Dans chacun des poèmes, il suit la règle de la poésie ancienne et offre des stèles qui soulignent, célèbrent et commémorent des aspects exemplaires des événements de l'histoire chinoise récente.Le poète n'est là que pour graver des inscriptions sur ces stèles et même si les signes qu’il offre aux passants ne lui sont pas entièrement compréhensibles il importe qu’ils soient là.Quand Mao parle de sa propre vie, de sa femme assassinée, de sa ville natale il le frjlseranft LETTRE A LOUIS PAUWELS SUR LES GENS INQUIETS EJ QUI ONT BIEN LE DROFT DE L'ÊTRE Vous êtes donc heureux, Louis Pauwels?Je m'en réjouis: vous avez mérité de l'être.Mais, comme tout le monde, vous n'aimez pas être seul.Alors écrivez une "Lettre aux gens heureux," en leur disant qu'ils sont l'immense majorité.Me permettez-vous d'y regarder d'un peu plus près?EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE $420 PRINTEMPS GALLIMARD JUSQU'AU 31 MAI 1972 fait d’une manière lointaine en mêlant l’événement à sa vie, en se fondant dans la vie des autres, en acceptant de n’être que le membre d’un B, d’une collectivité, col-é qui impose sa volonté à la nature et à l’histoire.Quand il parle de sa ville natale, il décrit longuement le fleuve qui représenté une image du temps qui passe: J adis, je me promenais ici, main dans la main, avec cent compagnons.Je me remémore ces années et ces mois si riches en péripéties.Nous étiom «ous étions de jeunes condisciples A la fleur de notre âge.Dans notre fougue d’étudiants Nous tranchions de tout sans sourciller.Et quand il fait allusion à la mort de sa femme, il l’a mêle à une amie qui a perdu son mari et à qui il adresse un poème qui comprenne ces vers: J’ai perdu la fière Yang, tu as perdu Liu.D’un vol léger, Yang et Liu Sont montes tout droit au plus haut des neuf cieux Mais le plus souvent dans cette poésie Mao épouse le L'A VENTURE Suite de la page 16 des Commissaires que de la réalité.Notons toutefois que ce rôle est tout-à-fait logique avec l’ensemble du projet de la Commission qui assigne ainsi à l’Eglise “de permettre une courageuse et lucide distance critique par rapport à tous les enfermements et les affaissements, par des reprises de nouveaux projets de libération et de promotion collective" (p.130).Cet engagement ne devrait pas être qu intellectuel, et l’Eglise aevrait “rendre dispomoles des hommes et des ressources matérielles pour des tâches de promotion collective” (p.131).Concrètement, cette tâche prophétique et critique devrait se traduire par “une préoccupation prioritaire pour le sort de ce million et demi de Québécois qui subissent les contrecoups des terribles inégalités de notre système économique” (p.140).Un espoir de fécondité.Notre peuple n’a pas été très fécond en ce qui regarde la pensée religieuse et spirituelle, même s il a été longtemps très chrétien.Cette situation changera-t-elle?Bien des obstacles sont encore à surmonter.Nos facultés de théologie devront penser à survivre en même temps que de se tranformer.Cela les rendra peut-être plus audacieuses.De toute manière, ce qui importe, c’est que les chrétiens réalisent leur übération de la parole.La Commission Dumont a déjà fait un pas dans cette ligne.Moins soucieuse de defendre des positions acquises, la pensée religieuse s'élancera peut-être dans de nouvelles voies.Les éléments dynamiques de la communauté chrétienne parviendront peut-être à exprimer les experiences et les aspirations des croyants d'aujourd’hui dans un climat d'accueil et de création.Nous, pouvons au moins en rêver.temps cosmique et le temps historique.La Longue Marche s’inscrit dans l’histoire de la Chine et du monde.Elle laisse sa marque sur la nature elle-même: Les vents soufflent violents; L’oie sauvage crie au fond du ciel glace de lune matinale (.) Ne croyez pas qu’il soit de fer ce défilé puissant; Dès ce jour à grands pas nous le passerons par ses crêtes.Plus loin Mao dit: L’Armée Rouge ne craint pas les difficultés des campagnes lointaines; Dix mille fleuves, mille montagnes sont pour elle choses communes Dans l’un de ses poèmes Mao résume l’attitude qu’il a devant le monde l’histoire: En ce monde rien n’est difficile, U suffit d’avoir la volonté de s’élever.Artisan de l’histoire, le chef du communisme chinois a voulu enregistrer sur des stèles cette histoire.Il a choisi la voie la plus difficile, celle de la tradition.Ce n’est pas par goût.Lui qui a voulu innover, défier le temps, libérer son pays des anciennes fatalités, entonner un chant d’espoir, a cherché en même temps à marquer son attachement au passé et à la tradition.Ceux qui l’écoutent et qui le lisent ne doivent pas oublier la leçon qu’il leur donne: L’avenir ne peut qu'assumer le passé.Il y a une continuité dans le Temps et si l'on écrit des pages nouvelles il faut avoir lu celles des anciens.D’ailleurs Mao n’a pas voulu imposer la tradition poétique à la littérature actuelle.Avec une clarté qui T honore, il écrit à son éditeur en 1957 “en poésie la place d’honneur doit revenir bien entendu aux vers de style moderne.Pour des vers de style ancien on peut en faire mais il ne convient pas de les recommander aux jeunes car ces formes classiques entravent la pensée et sont d’ailleurs difficiles à maîtriser.Ces considérations sont de simples avis soumis à votre consideration.” La poésie de Mao est un document d’importance capitale.A déchiffrer ces poèmes, à lire les excellentes explications qui les accompagnent, on découvre, à travers Te temps et l’histoire, un homme qui est de son temps et de son pays.CANADIANA catalogue adressé sur demande JEAN GAGNON NOUVELLE ADRESSE : 760, rue St-Jean, Qué.4 COURS D'ETE DE CÉRAMIQUE Instruction individuelle.Sessions de 2 semaines.Excellente nourriture et accommodation Pour dépliant écrire: POTERIE ROZYNSKA Way's Mills, Québec I* Information Canada déménage sa librairie à la PLACE BONAVENTURE (angle des rues Lagauchetière el University) le 1er mai Deux thèses québécoises Érasme et nous Rabelais, par JEAN-ÉTHIER-BLAIS de l'Académie canadienne-française Tout le monde connaît Rabelais.Son nom suscite encore aujourd’hui un sourire ou un haussement d’épaules.On sait ce qu’être rabelaisien veut dire.Le nom de ce médecin évoque d’abord un univers de plantureuse rigolade, où les bottes de sept lieues sont chose à la fois naturelle et philosophique.La démesure triomphe.Les enfants vous sortent des oreilles et le bâillement d’un géant fait frémir toute une population, fi y a ensuite un Rabelais moraliste qui tire une leçon pessimiste du comportement des humains.Nous sommes des moutons qui dès qu’ils voient Panurge bêlent vers lui.Enfin, le troisième volet, c’est le Rabelais du bonheur, de la joie de vivre, de la totale liberté.Ceci dit, il y a un autre Rabelais, secret par le tempérament et les connaissances, n agit sur certains écrivains.Ainsi, on peut dire que Jean-Marie Paupert, l’auteur de Thomas, est un romancier rabelaisien par le ton, la densité de la protestation théologique.Rabelais nous livre de la Renaissance une image personnelle et complète.On l’utilise.Un historien de la littérature, d’origine soviétique, vient de lui consacrer un ouvrage dont les conclusions étaient connues d’avance, mais qui a fait un certain bruit.Ses prises de position ont le même effet de surprise que celles de Bossuet sur le protestantisme.A Montréal même, M.Georges-André Vachon étudie Rabelais depuis de nombreuses années et lui arrachera sans doute bientôt une partie de son masqpe.Madame Antonine Maillet, pour sa part, fait le pont entre Rabelais et les traditions populaires en Acadie.(1) C’est un livre qui nous apprend plus de choses sur l’Acadie que sur Rabelais, mais cela était inévitable.11 s’agit, en réalité, d’un ouvrage de juxtaposition, où l’oeuvre de Rabelais sert de toile de fond à une description et une analyse des coutumes, des contes anciens, des refrains populaires du pays acadien.Antonine Maillet connaît à merveille l’oeuvre de Rabelais, dans ce qu’elle a de plus étendu.Je veux dire par là qu’elle s’attache à cette partie de l’oeuvre qui a trait à la sagesse populaire, aux rêves de l’humanité, à ces résidus du tuf imaginaire humain qui circule à travers le monde et les âges sous le nom de folklore.Le but du travail d’Antonine Maillet est d’abord de montrer que tout n’a pas changé dans le monde imaginatif français et que ce qui paraissait à Rabelais digne d’etre note a gardé une ualité de durée en Amérique française.et aspect de son livre est révélateur et suscitera chez le lecteur une sorte de fierté.Nous sommes issus de la poésie populaire française de la Renaissance et notre démarche poétique a conservé l’essentiel de la morale rabelaisienne.Ce qui m'inquiète légèrement, c’est que Rabelais a, lui aussi, puisé dans Tétang des mythes et des proverbes.Dans ces conditions, on peut tout aussi bien écrire un livre sur les rapports entre la Farce de Maître Pathelin et le capitalisme contemporain.Ce n’est pas parce que Rabelais parle quelque part de la curiosité des femmes que la sagesse populaire acadienne est d’origine rabelaisienne.On peut tirer une grenouille d’une mare, non une colombe.Rabelais, comme tout le monde, a utilisé les éléments qui sont à sa portée.J’eusse préféré, quant à moi, que le folklore acadien fût la suite logique de la philosophie de Rabelais plutôt que de son sens commun.On trouve dans ce livre des règles coutumières, non un savoir.Cette carence est particulièrement évidente dans les rapports qui unissent le conte-type dit 650, que Ton retrouve partout en France et au Canada, à la trame principale de l’oeuvre de Rabelais.Ce sont les mêmes éléments de base et le même sais miracle imaginatif.Mais le conte est, si j’ose dire, littéral alors que Rabelais, à partir du même canevas, s'élève et devient un créateur.Il ne fait pas que constater, il réinvente.C’est pourquoi, en dernière analyse.Touvrage d’Antonine Maillet sera beaucoup plis utile au spécialiste du folklore qu'aux amateurs de Rabelais.Ces derniers y trouveront leur provende dans la mesure où ils s’intéressent, ce qui est naturel, au tableau général de Tepoque et souhaiteront savoir comment l’univers mental immédiat de Rabelais s’est conservé, dans toute sa pureté, au Canada.Le glossaire qui termine cette étude est particulièrement révélateur dans Tordre des correspondances.D'une certaine façon, l'univers des mots et des contes de Rabelais est toujours vi- Suite à la page 21 depuis Uio(l jusqu’à la BIBLIOTHÈQUE Di LA PLËIADi j v.'- ¦.U |lz j : i ! I g3222 METRO ST-DENIS-DEMONTIGNY chevalier 1590,ST-DENIS METRO ST-DENIS-DEMONTIGNY I pierrot HORAIRES: LE MUR DE L'ATLANTIQUE: 12.20-2.42-4.47-7.09-9.31-MON ONCLE ANTOINE: Sam.et dim 12.52 3.04-5.16-7.28-9.40, sur semaine: 5.16-7.28-9.40 Cinémas 0DE0IM 4e mois Le chef'd’oeuvre SERGIO LEONE 14 ANS fëetutài DNSUIT LES ORDRES DES GH! DR JDÜR, ON AURA AS .f ea»» un film de JEAN-CLAUDE LABRECQUE DONALD PILON*DANIEL PILON LOUISE LAPARÉ POUR LA PREMIERE FOIS AL'ECRAN PIERRE DAGENAIS#PAUL DESMARTE AUX# MARCEL MARTEL# MARCEL SABOURIN ALOUETTE & CRÉMAZIE.A 1.30, 3.30, 5.30, 7.30, 9.30 P.M.GREENFIELD, MERCIER 6.VERDUN; SUR SEMAINE A 5.30, 7.30 & 9.30 P.M SAMEDI & DIMANCHE A 1.30, 3.30, 5.30, 7.30, 9.30 P.M (Greenfield Park, U samedi dis 5.30 p.m.seulement) SEMAINE 6:00 - 9:00 couleurs IL ETAIT UNE FOIS DANS L’OUEST SAMEDI-OIM ANCHt: 1 2:00 - 1:00 - 6:00 - 9:00 EN COULEURS- 18 ANS le DAUPHIN FILM de KEN RUSSELL iBEAUBIEN PRÈS D’IBERVILLE 721-6060 Üm -oim • dés i jo 18ans Adultes £rfntôm de fa, *l/ie fuMteée ju&qua la 0?fie*té&ie( Tchaikovsky UN FILM DE Ken Russell Mcoitrms LA SYMPHONIE PATHETIQUE version française de The Music Lovers GLENDA JACKSON RICHARD y- CHAMBERLAIN VILLERAV ST-DENIS JARRY 388-5577 SEMAINE : 7:Î0 - 9:10 SAMEDI - DIMANCHE 1:00 -3:00-5:15 7:30-9:35 2e MOIS QUE CEST BON DE RIRE.POUR TOUS •9-4211 z Boston 4 6 400 2 z New York 3 6 .333 3 Milwaukee 2 Ouest 6 250 3'?Minnesota A 2 .75 Oakland 6 3 667 Chicago 7 4 .636 1 ?Texas 6 5 545 l'z Kansas City 6 6 500 2 Californie 4 7 364 3'/, Avant-hier Aucun match à l'affiche Hier Minnesota 4.New York 1 Californie 2.Baltimore 12 Chicago 0.Détroit 12 Oakland 5.Milwaukee 1 Cleveland 0.Kansas Citv 4 Boston 6.Texas 9 LIGUE de TEST Nationale g P moy.diff.Reading 3 2 600 — Sherbrooke 1 1 500 Trois-Rivières 2 3 .400 1 Québec 1 Américaine 4 .200 2 Elmira 1 0 1.000 _ Pawtucket 3 2 600 — .Pittsfield 3 2 600 _ West Haven ?Avant-hier 3 400 1 Trois-Rivères 14.Pawtucket 6 Québec 6.Reading 2 Pittsfield 5.West Haven 2 Elmira à Sherbrooke, remise Hier soir Reading à Trois-Rivières Pawtucket 3.,Pittsfield 1 Sherbrooke à West Haven HIER LIGUE NATIONALE Expos 032 San Francisco 1 0 Renko et Boccabella; Carrithers, Bryant 3 et Rader.York 9 et Edwards.G-Cleveland, 1-0.P.-Dierker, M.Atlanta 000 108 004-13 14 4 Pittsburgh 102 000 020- 5 11 1 Jarvis.McQueen 5 et Williams; Moose, Miller 5, Veale 7 et Sanguillen.G.-Jarvis, 2-1.P.-Moose, 0-2.LIGUE AMERICAINE Minnesota 000 000 400 4 - 7 -0 New York 000 100 000 1-8 -0 Blyleven (3-0) et Roof; Stothlemyre (0-3), Aker 8 et Munson.CC-Min: Darwin (5e).D-2hl3.A-9,149.(Darwin a fait compter 2 points avec son circuit et Cesar Tovar a réussi un triple de 2 points.) Californie 000 002 000 2 - 9 -0 Baltimore 014 070 OOx 12-16-1 Ryan (1-2), Murphy 3, Queen 5, Fisher 8 et Torborg; Palmer (1-2) et Etchebar-ren.D-2h28.A-20,856.(Les Orioles ont mis fin à une série de 4 défaites, ils ont réussi 8” est dans la seule 5ème manche) Chicago 000 000 000 0 - 3 -0 Détroit 023 016 OOx 12-13-0 Bahnsen (2-2), Gossage 3, Geddes 5, Lemonds 6 et Herrmann, Brinkman 7; Timmerman (1-1) et Freehan, Haller 7.CC-Dét Cash (3e).(Norm Cash et Ed Brinkman ont fait compter chacun quatre points.) Cleveland 000 000 000 0 - 5 -0 Kansas City 020 000 llx 4-12-0 G.Perry (2-2), Riddleberger 8 et Tosse; Splittorff (2-1) et Jerry May.CC-KC: Mayberry (1er) (Mayberry a aussi cogné un double pour les vainqueurs.) Oakland 100 004 000-5 10 0 Milwaukee 000 001 000-1 5 2 Holtzman et Tenace: Slaton, Coleman 6 Stephenson 5, Linzy 8 et Rodriguez.G-Holtzman, 2-l.P.-Siaton, 1-2.Siebert.Lee 5.Bolin 7 et Fisk; berg, Cox 5.Lindblad 5.Pina 7 et Billings 5.G-Lindblad, 2-1.P.Lee, ce-Texas, Ford 1er.AUJOURD’HUI Nationale Montréal.Torrez (0-0) à San Francisco.Stone (0-0).4h Cincinnati.McGIothlin (0-2) à Chicago.Pappas (1-1).2hl5 Atlanta.Kellev (0-1) à Pittsburgh.Walker (0-0).2hl5 St-Louis.Spinks (1-1) à Houston.Forsch (1-0).8h30 Philadelphie.Carlton (3-0) à San Diego.Arlm (0-3).10h30 New York.Koosman (0-1) à Los Angeles.John (1-1), lOh Américaine Minnesota.Perrv (1-1) à New York.Pe-terson(012).2h Californie.Messersmith (1-2) à Baltimore.Cuellar (0-1).7h Chicago.Wood (3-0) à Détroit.Lolich (2-1) lhl5 Oakland.Hunter (0-1) à Milwaukee.Lock-wood fO-O).2h30 Cleveland.Wilcox (1-2) à Kansas City.Montgomery (0-0), 2h30 Boston.liant (0-0) à Texas.Gogolewski (0-1).2h30 CINCINNATI (8) CHICAGO (10) ab p os pp ab p es pp Rose, cg 5 0 0 0 Kessingcr, ac 4 2 2 0 Morgan, 2b 5 2 3 0 Beckert, 2b 5 12 1 Tolan.cc 4 12 1 B Wiliams, cg 4 2 10 Bench, r 5 12 3 Santo, 3b 3 110 TPerez, 1b 3 10 0 Hickman, 1b 5 2 2 6 Uhlaendr, cd 5 1 2 0 Monday, cc 5 111 Menke, 3b 4 2 3 2 Cardenal, cd 2 12 1 Concepcn.ac 4 0 12 Hundley, ar 3 0 10 Rillinghm, I 1 0 0 0 Jenkins.I 4 0 0 0 Sprague, I 0 0 0 0 Geronimo, fo 10 0 0 Merritt, I 10 0 0 C'arbo, fo 10 0 0 Borbon, I 0 0 0 0 Totaux 39 8 13 8 Totaux 35 10 12 9 Cincinnati 100 302 011 - 8 Chicago 304 100 llx ~ 10 E-Concepcion.Rose.PJ - Cincinnati 1.LSB-Cincinnati 7, Chicago 8.2B - Kessinger, Cardenal, Menke, Concepcion.C- Hickman 2, 1er, ze.Monday 1er, Bench 2e, Menke 2e, Cardenal 2e.BV - Morgan.S - Santo.BS - Tolan.ml es p rm bb r Billingham p, 0-3 2 1-3 0 6 6 2 2 Sprague 2-311110 Merritt 4 4 2 2 2 2 Borbon I I I 0 1 I Jenkins g, 1-2 9 13 8 7 2 6 RP Hundley.Durée 2h20.A-12,185.LESMENEURS LIGUE NATIONALE Pi ab pis CS moy.Tolan, Cinc.11 45 9 21 .467 Stennet, Pgh Cedeno, Htn 9 28 5 12 .429 9 39 6 16 410 Singleton, Mil.9 30 6 12 .400 Sanguillen.Pgh 10 40 4 16 .400 Mota, Langeles 9 27 8 10 .370 Simmons.St-L.10 41 6 15 366 C.Jones.NYork 8 28 3 10 357 Hebner, Pgh 10 34 7 12 353 Cannizzaro, LA 8 26 5 9 .346 Circuits Kingman, San Francisco, 5; Luzinski, Philadelphie, 4; H.Aaron, Atlanta.4; May.Houston.4; Crawford.Los Angeles.Points produits Kingman, San Francisco.15; D.Johnson Philadelphie, 11; Tolan.Cincinnati.11.L.May.Houston, 11; Rader, Houston.11 lanceurs St-Louis 000 005 002-7 13 2 Houston 000 020 000-2 10 Cleveland, Shaw 7 Drabowsky 8 et Simmons; Dlerker.Ray 5, Blaslngame 8, Seaver, New York.3-0, 1 000; Carlton, Philadelphie, 3-0, 1 000; Nolan.Cincinnati.3^0, 1 000; J.Ray.Houston.3-0, 1.000; Sutton.Los Angeles, 3-0,1 000 Vida Blue: oui.et non! CHICAGO (PA)- Charles Finley, propriétaire des Athlétiques d’Oakland.de la ligue Américaine de baseball, a déclaré hier qu’un accord était intervenu dans le différend qui oppose la direction des Athlétiques à l’as lanceur Vida Blue, mais que ce dernier avait changé d’idée au moment de rendre la nouvelle publique.Après une réunion avec le commissaire du baseball Bowie Kuhn, Blue et les avocats des deux parties, Finley a déclaré que les négociations n'avaient pas abouti et que le tout était à recommencer bien que les deux parties aient fait des concessions.Finley a offert un contrat de $50,000 à celui qui a mérité le trophée Cy Young à titre de meilleur lanceur.Il se poursuit cependant que l’offre initiale de Finley ait diminué à cause de la grève du baseball qui a écourté la saison.Blue, dont les premières demandes s'élevaient à $115.000, a brisé les négociations vers la fin du camp d'entrainement après qu'il eut diminué ses demandes à $70,000.Cependant, Robert Gerst.l’avocat de Blue, a déclaré mercredi: "Si deux hommes peuvent marcher sur la lune, je crois bien que Vida peut jouer au baseball." Blue, qui aurait attiré à lui seul un spectateur sur douze aux matches de la ligue Américaine en 1971 est présentement vice-président d'une compagnie de plomberie, Finley aurait récemment révélé qu’aucun propriétaire d’équipes l'avait approché afin qu'il en vienne à une entente avec Blue.Hen/é Filion comblera-t-il son retard, demain, à B.B.?Hervé Filion, le représentant du Canada, devrait vraisemblablement reprendre le terrain perdu, dans le tournoi mondial des conducteurs présentement en cours sur les pistes canadiennes et américaines.Filion est opposé aux champions de sept autres pays.Trois des dix courses au programme de demain seront consacrées au tournoi et dans au moins deux des trois courses, Hervé a obtenu, lors du tirage au sort, des chevaux qui possèdent d’excellentes chances de gagner.Les courses qui font partie du tournoi sont les quatrième, sixième et neuvième.Filion pilotera de Two Mountains Fury dans la quatrième et même s’il doit quitter la barrière d'une position à l’extérieur, Hervé est pre-favori.Dans la sixième, Hervé conduira l’ambleur Muncy Again.Ce cheval n’a pas gagné une seule fois en deux ans et la tâche de Filion ne sera pas facile dans cette épreuve.C'est Joe O’Brien, le représentant des Etats-Unis, qui sera aux guides du pré-favori, Caroline Wayne.Mais à la neuvième, Filion revient dans le sulky du préfavori, Bruce Pick, un cheval qui sera en quête de la quatrième victoire de la saison.En plus de Filion qui possède de bonnes chances de gagner deux courses, l’Autrichien Adolf Ubleis, champion l’an dernier, a été lui aussi chanceux lors du tirage des positions.11 sera dans le sulky du trotteur Kathy Wooster, un cheval qui ne cesse de s’améliorer.Il pilotera également Duc Drummond, deuxième choix du handicapeur, et fop Deck Lobell, un cheval très bien vu du handicapeur egalement.O’Brien, un pilote d’origine canadienne, mais naturalisé américain, a déjà connu du succès depuis le début du tournoi.Il pourrait fort bien se signaler lors du programme de demain après-midi.Il sera aux rênes de Dottie’s Boy, de Ace Boon, et de Caroline Wayne.Alors que l’attention du public sera centrée sur le tournoi dont les autres concurrents seront Vic Frost, d'Australie’ Peter Wolfenden, de Nouvelle-Zélande, Giuseppe Guzzinati d'Italie, Willi Rode, d'Allemagne de l’Ouest et Gilbert Martens de Belgique, en plus de Filion, O’Brien, et Ubleis.Tableau comparatif des Expos 1969 1970 1971 1972 PJ G P MOY.9 4 5 .444 9 1 8 .111 9 5 4 .556 9 6 2 .667 PROG.ASSISTANCE 4 87,932 4 53,757 4 81,526, 4 70,970 PROG., veut dire “programmes présentés au parc Jarrv" les assistances indiquées étant évidemment celles enregistrées au même endroit.6 y.2 circuits Israël — Turquie — Grèce via C.P.AIR Un circuit touristique d'une semaine en Israel (Jérusalem, Nazareth et Tel Aviv) 3 jours é Istamboul en Turquie: et 11 jours en Grèce incluant Athènes, le circuit du Péloponese et 2 croisiètes aux Iles 4 DÉPARTS 11 mai 6 juillet(x) 7 septembre 5 octobre s1 1 5000.(x) supplément de $64 00 en juillet 21 jours Grèce — Turquie — Paris via Air France Incluant une croisière de 7 jours à bord de l’AQUARIUS.le plus luxueux paquebot en Méditerranée (1ère saison).6 jours è Athènes, un circuit de Péloponèse et 3 jours au nouvel bétel MERIDIEN à Paris.3 DÉPARTS 1 juillet Cet été 22 juillet 12 août 21 jours s1345 00 Ouest Canadien via Air Canada Avion Montréal — Calgary.Edmonton — Victoria et Vancouver — Montréal Visitez Calgary.Banff, lac Louise.Jasper et Edmonton en Alberta.et Vancouver et Victoria sur la Côte 5 DÉPARTS: 1.8,15.22 et 29 juillet 15 jours s59500 |>| supplément de S64 00 en juillet Pèlerinage biblique en Terre Sainte via Alitalia Sous la direction du Rév.Père Joseph Ledit.S.J.et de Mlle M.H.Tremblay, nous vous offrons ce pèlerinage pour la 4e année consecutive.Rome 2 jrs; Jérusalem 8 jrs: Nazareth 4 jrs: Istamboul 2 jrs: Izmir 2 jrs et Paris 2 jrs Du 3 au 24 juillet $1 1 “JKOO 21 jours Agence de voyage GINGRAS Liée 1966 Bout Orgham, Montréal 305 735-2702 20 employés à votre service • BUREAU FERME LE SAMEDI 26 • Le Devoir, samedi 29 avril 1 972 L'OEIL SUR LES ROUTES r Rendez-vous aux Bermudes par 747 J Oeuvre de Jacques Moeschal Un signa! gigantesque à la frontière franco-beige Le projet qui occupe actuellement Jacques Moeschal est la réalisation é Hensies, à la frontière franco-belge, d’un signal immense qui reposera sur un "caisson flottant” enfoui dans le sol et qui garantira à la sculpture un mouvement indépendant, un équilibre constant.Cet équilibre sera permis par un système de réglage assuré par l’action de quatre vérins, fixés aux extrémités du "bac".Ajoutons que, pour le calcul de la résistance du béton, l'artiste a fait appel à une équipe de spécialistes de l’Université de Gand.Les oeuvres de Jacques Moeschal, qui a réussi à marier l’art à la science et à la technique, sont toujours une victoire remportée de haute lutte sur la matière.Le tourisme en Israël Plus de 2,000 Canadiens ont visités Is raél en décembre 1971 le 2ème mois record après juillet, prouvant ainsi qu’Israel est une destination recherchée aussi bien l’hiver que l’été.A l’époque actuelle, Israël a 300 hôtels recommandés par le ministère du tourisme comprenant plus de 16,000 chambres et dont 17% sont dans la catégorie 5 étoiles, 20% - 4 étoiles, et 20% -3 étoiles.Israël possède en outre 28 auberges de la jeunesse, 11 villages de va- cances et 16 sites de camping complètement équipés, pouvant fournir un total de 10.-000 lits.Une attraction supplémentaire pour les touristes, "Sont les 16 maisons de vacances qui sont situées dans les Kibbutzim.1,400 lits sont aussi disponibles dans les hospices chrétiens dont 1,000 sont à Jérusalem même.De plus, 5,500 chambres sont présentement en construction dans 13 nouveaux hôtels représentant un investissements de $80 millions.Israël s’attend à un afflux de 750.000 touristes en 1972.WW»V++»W%*%»W»V/ Ooitiere MÉDITERRANÉE (ipeciol) 27 juil 51,073.S P MIQUELON.M.khoil.Puthkin, juin, jull $ 175.OLD ORCHARD, Boston 24 juin (outocor) 5 49.Copitalesd'EUROPE.11 moi .5 085.TOUR DE FRANCE (special).29 mai $ 850.TERRE STE ÉGYPTE moi et juil S 998.CALIFORNIE (spécial , 5-27 ooût (autocar) 5 548.Demandez nos BROCHURES : TOURISME FRANÇAIS (tout voyage en Europe) VOYAGES A.F.1972 .itKvn • J> VOYAGES A.F.SERVICE GRATUIT Agences Franciscaines 300 8e Ave.Québec 3.523-0031 Montréal 861-8634 I Saguenay 542-6987 Riv.-du-Loup 862-7889 Lac-St-Jean 348-6392 Ottawa 728-1938 I Moncton 382-9556 TERRE SAINTE FRANCE - ITALIE du 24 juillet au 14 août 1972 M.l’Abbé Robert Fontaine vous invite à son 4ème voyage Europe - Terre Sainte :oo L Abbi Robert FONTAINE $QQ co.m m J tout compris (argent canadien) HOTEL : Catégorie touriste supérieure avec AIR FRANCE : Jet Boeing 747 et L'Agence VOYAGES-MISSIONS Ltée PARTICIPANTS : 1969 32 1970 40 1971 , 37 Renseignements et inscription M.l’abbé Robert Fontaine NOMBRE DE NUITS PARIS 3 NAZARETH 2 VENISE 2 TEL AVIV 1 JERUSALEM S ROME 4 ER VOL 1 NICE 3 L'itinéraire sera envoyé sur demande St- Sébastien d’Iberville tel.: (514) 244-3304 jveoo9oeooaaosoais«oao90oeosoosaooaseacoscc| Visitez l’Europe en automobile Vous qui aimez voyager sans contraite, faites-le au volant de votre AUTOMOBILE, vous ferez découvrir ainsi les merveilles de ('EUROPE à votre famille .Nous vous proposons plusieurs formules dont les trois principales sont : A- Ventehorstaxe d'un véhicule que vous pourrez ramener au Canada.B- Plan financé Vacances (21 j.à 6 mois) voiture neuve, kilométrage illimité, assurance inter.C- Lbcation tous modèles, kilométrage illimité.Notre devise : "les meilleurs prix, le meilleur service" ! 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financée par les gouvernements français et belge, débutera incessamment.Le signal de l’autoroute Paris-Bruxelles-Amsterdam sera remarquable à plus d’un titre, non seulement parce qu’il a été conçu par Jacques Moeschal, architecte et sculpteur surtout connu pour ses sculptures intégrées, artiste de réputation internationale qui fut en contact étroit avec l’architecte Le Corbusier et est professeur de sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, mais également parce qu’il s’agira de la plus grande sculpture qui ait jamais été réalisée.De nombreux problèmes scientifiques et techniques ont dû être résolus, qui concernaient entre autres la résistance des matériaux à employer.Jacques Moeschal a été assisté dans ses recherches par une équipe d’ingénieurs pour lesquels le béton n’a plus de secrets.En outre, le problème était rendu plus complexe encore pour la nature du sous-sol, mouvant à l'endroit ou la statue monumentale doit s’élever.Il s’agit d’un phénomène fréquent dans le Borinage où les galeries des houillères creusent le sol.De ce fait, la construction des fondations du signal entraînait de sérieuses difficultés.Jacques Moeschal, né à Uccle (Bruxelles) en 1913, est l’auteur du monument du “Génie Civil”, longue flèche horizontale qui semblait défier les lois de l’équilibre, et qui figurait parmi les réalisations architecturales les plus réussies de l’Exposition universelle et internationale de Bruxelles, en 1958.La “flèche du Génie Civil” avait une histoire.En effet, Jacques Moeschal avait présenté en 1951, un projet de monument à la mémoire du prisonnier politique inconnu, qui devait s’élever sur une des falaises de Douvres, en Angleterre.Il s’agissait d’une flèche de soixante-dix mètres de hauteur que des éclairages savants devaient “prolonger” dans le ciel et accorder à l’immensité de la mer.Malheureusement, le projet ne fut pas retenu.Jacques Moeschal reprit l’idée de cette flèche pour concevoir celle du “Génie Civil”, qui fut réalisée avec la collaboration de l’ingénieur Paduart et de l’architecte Van Doosselaere.Parmi les oeuvres de Jacques Moeschal, il faut citer le monument édifié dans le désert du Néguev, en Israël; la sculpture symbolisant les Jeux olympiques de Mexico, en 1968; les oeuvres monumentales créées à Houston (aux Etats-Unis), à Zeebrugge (en Belgique) et à la frontière austro-hongroise; le signal de Zellick qui se dresse à l’entrée de l’autoroute conduisant de Bruxelles à la côte belge.Jacques Moeschal aime à édifier des monuments à l’entrée des autoroutes.L’artiste nous expose les raisons de sa prédilection: “La route est le signe le plus frappant du degré de civilisation qu’un pays a atteint.On ne conçoit pas un pays pauvre ou un pays en décadence qui possède un bon réseau routier.D’ailleurs, lorsque l’historien veut apporter la preuve du déclin passager d’une nation, il cite toujours le mauvais état de ses routes ou la sécurité relative de celles-ci.Certes, à l’époque moderne, ce sont toutes les voies de communications, les voies ferrées, les voies aériennes (les aérodromes) et les voies navigables qui contribuent à l’essor économique d’un pays mais la route est la voie essentielle, celle qui permet à l'homme de se déplacer, à la rigueur sans le secours de la machine.De tout temps, prendre la route fut pour l'homme un besoin, un plaisir et un risque.C’est pourquoi l’homme a toujours cherché à jalonner ses étapes par des signes qui l’ai- VOLS NOLISÉS ET GROUPES Europe AIRTOURS 1434 Ste-CotHcrine ouest Suite 303Montreal 866-5900 daient, le guidaient et le rassuraient.Et, par exemple, les grandes bornes de pierre, les tombeaux, les calvaires, les croix, les bornes kilométriques et les poteaux indicateurs.Cependant, si ces signes sont des points de repère, ils se veulent aussi symboles et témoignages: l’homme est passé par là et y a laissé sa marque.Pourquoi ne pas faire en sorte que.ces marques portent en elles le génie de notre râce et de notre temps?La route nouvelle, l’autoroute, est, et son nom l’indique, construite en fonction de l’automobile.Tout y est pré- P1 le pour la vitesse, pour la’ sé-nté, pour les besoins et vu curité, our les’ défaillances de cel-es-ci, et si l’homme peut encore s’y ravitailler à la hâte, dans un motel ou dans un snack-bar, ce n’est pas en tant qu’être pensant mais uniquement parce qu’il est indispensable encore à la conduite de la machine.Condamné à vivre pendant des kilomètres au rythme de la voiture, sur de longs rubans de ciment d’où toute vie est écartée pour laisser la place à la mécanique, l’homme éprouve consciemment ou non une tristesse incommensurable.Pour y remédier, on s’emploie à rétablir, de temps à autre, un univers naturel grâce aux paysagistes: les bandes vertes des pelouses et les haies de protection apportent un peu de repos à l’oeil mais ce décor reste vide car l’homme est absent.Certes, de temps en temps, un pont montre par ses lignes et par son audace qu’il ne sert pas uniquement a éviter un carrefour dangereux mais la multiplicité meme de ses enjambements en fait à son tour un élément de monotonie”.“La question posée est la suivante: peut-on demander à l’art de venir humaniser les autoroutes?Mais c’est là poser, pour un cas particulier, le problème même de l’intégration de l’art et si cette recherche est l’objet de beaucoup d’efforts dans de nombreux pays, bien peu de solutions satisfaisantes ont été proposées jusqu’ici.Ici, dans le cas de l’intégration de la sculpture à la route, il faut que le sculpteur, en communion étroite avec tous ceux qui y ont travaillé, sympolise dans une oeuvre originale l’esprit et l’effort des hommes.On pourrait même concevoir que chaque route construite soit jalonnée de plusieurs sculptures ayant un lien entre elles et qui en marqueraient les étapes essentielles.Ces sculptures devraient être réalisées en matériaux durables: pierre, béton, acier inoxydable, cuivre, etc.et porteraient sur leurs socles les noms des bâtisseurs (les noms de ceux qui les ont voulues, pensées, réalisées), les dates ae leurs mises en chantier et de leurs inaugurations”.La GROIX-ROUGE C’EST VOUS C’EST MOI C’EST NOUS TOUS w Installez-vous au Château Montebello.Régnez sur le domaine H de l’ancien Seigniory Club.En toute quiétude.Après une journée au grand air, retrouvez vos appartements.Puis passez à table, en compagnie de vos pairs.La vie champêtre.dans un château.En partant de Montréal, vous prenez vers l’ouest sur la route 17.Bifurquez à droite à Hawkesbury.Traversez le pont vers la rive nord ' de l’Outaouais.Ensuite, virage à gauche sur la route 8, jusqu’à Montebello Nous vous attendons.LE CHATEAU MONTEBELLO Rouit 17 Rouit ?0 Elle est possible au Château Montebello.Le vaste hôtel dont l’architecture de bois rond est justement célèbre, a subi une restauration méticuleuse avant d’êtr ouvert au public.Mais le vaste domaine des basses Laurentfdes est resté Intact C’est ici qu’il faut venir pour reprendre contact avec la nature.Les promenades en forêt vous feront aimer la solitude.A l’orée d’un sous-bols, vous entendrez le chant des oiseaux, vous verrez le soleil se glisser dans m la clairière.' * Tous les sports de plein air sont également populaires au Château Monte bello.Plusieurs tennis sont disponibles.Vous aimez la natation?Le Château Montebello est pour vu d’une piscine intérieure et d’une autre en plein air.De vastes piscines.X Les salles communes du Château Montebello portent la marque du bon goût, de la distinction, du confort C’est l’hospitalité à votre service.La pèche?Bien sûr, si l’envie vous prend d’aller taquiner le poisson.Il y a plus d’un coin tranquille sur l’un des nombreux lacs du domaine.Les promenades à cheval sont un divertissement recherché au Château Montebello.Des milles et des milles de sentiers dans un décor d’une sauvage grandeur.Un parcours de golf de 18 trous.Les joueurs professionnels en sont jaloux.Les golfeurs peuvent aussi ratlquer le putting sur la terrasse.Le soir venu, vous donnez du sommeil du juste.Dans une 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.m.CENTRE VILLE MIIZANINI ÉDIFICE DOMINION SQUARE 9 6 9 p.m.- Samtdi à 5 p.m.Slationn«m«nt sous noi bureaux 861-7277 métro p * / i Le Devoir, samedi 29 avril 1 972 • 27 L'OEIL SUR LES ROUTES ' â 2 Éi **»* »**« •••% # m-ifo a ^ ^'
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