Le devoir, 2 mai 1972, mardi 2 mai 1972
¦ la météo Nuageux avec poaaibili-té d'avaraaa.Maximum da préa da 60.Saint Athanase LE DEVOIR % Fais ce que dois__• ___ VOL.LXIII - NO 102 Montréal, mardi 2 mai 1972 15 CENTS Le programme DISC Ottawa pourrait user de représailles (Sharp) par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA - Le premier ministre sup-léant, M.Mitchell Sharp, a dit hier aux ommunes que si le programme américain d'aide h l'exportation (DISC) a des effets négatifs sur l'économie et l'emploi au Canada, le gouvernement n'hésitera pas a prendre des mesures pour rétablir la situation.Il a toutefois pré- cisé que le Canada ne se laissera pas pousser à déclarer la guerre économique aux Etats-Unis, M.Sharp a fait cette déclaration, en réponse à des questions du chef de l'opposition, M, Robert Stanfield.Faisant allusion h l'admission faite, la semaine dernière, par le ministre de l'industrie et du commerce, M.Jean-Luc Pépin, que le programme Disc est venu en aide è l'industrie de l'automobile aux Etats-Unis, le leader conservateur a voulu savoir quelles mesures le gouvernement entend prendre dorénavant.Il a également demandé, maintenant que M, Con-nally (le secrétaire au Trésor améri- cain) semble avoir contrecarré les positions canadiennes, si le gouvernement canadien avait l'intention de soulever cette question directement avec les Etats-Unis.Il a précisé que, selon lui, les notes diplomatiques ne suffisent pas.M.Sharp a dit que le Canada espérait Voir pago 2: Rapréialllat Après la Super la Perfecta !.par Gilles Léveillé Dès le 10 août, les Québécois pourront participer à une loterie nouveau genre.Une loterie télévisée fondée sur des courses de chevaux, Loto-Perfecta.C'est le ministre des finances du Québec, M.Raymond Carneau, qui en a annoncé la nouvelle hier après-midi k Montréal au cours d’une conférence de presse k la piste Blue Bonnets.Loto-Perfecta, qui sera administrée par la Société des loteries et courses du Québec, s'adressera k tous les Québécois, connaisseurs de courses de chevaux ou non.C'est en effet le hasard, et non l'expérience des épreuves chevalines, qui déterminera les gagnants de la nouvelle loterie.Les personnes chanceuses seront celles qui auront choisi le numéro des quatre premiers arrivés de la course organisée par Loto-Perfecta.Pour chaque mise de $1,00, une personne aura 24 possibilités de gagner k partir d'un choix de 4 numéros qu'elle aura elle-même fait au moment de l'achat de son billet, L une des 24 possibilités donnera droit au grand prix, celle qui correspondra k l'ordre exact d'ar- rivée des chevaux porteurs des numéros.C’est le "prix dans l'ordre''.Mais ce prix dans l'ordre sera automatiquement complété par 23 prix "dans le désordre", c est-k-dire des gains attribués k chacune des 23 autres combinaisons possibles d'un groupe de 4 numéros alignés selon toutes les séquences arithmétiques.Le montant des prix sera fonction du nombre total de billets vendus et du nombre de combinaisons gagnantes choisies par les acheteurs.Un montant équivalant k 50% de la recette brute de Loto-Perfecta sera remis en prix k chaque course, Le gouvernement, qui, quant k lui, entend se réserver 25 pour cent du chiffre de vente, espère retirer Voir page 6: Loto-ParUota Le S-Vietnam coupé en deux SAIGON (AFP) - Quang Tri est tombé.Les B-52 bombardent maintenant la ville, évacuée hier après-midi de tous ses conseillers américains et du général Vo Van Ciai, commandant la troisième division gouvernementale et de ce qui restait de son état-major: quelques officiers.La plupart des autres avaient quitté Quang Tri par la route bloquée quinze kilometres au sud par les Nord-Vietnamiens.Un journaliste travaillant pour l’AFP, est revenu hier soir k Saigon, évacué lui aussi avec les conseillers américains et les officiers sud-vietnamiens dans des circonstances dramatiques.“C’est une véritable débâcle, a-t-il déclaré.Tous les militaires de la troisième division avaient abandonné Quang Tri avec les réfugiés, beaucoup laissant leurs armes, leurs grenades, leurs radios, leurs uniformes dans les LesSALT: un gant! pas WASHINGTON (AFP) - Le président Nixon a réuni hier une importante conférence de travail sur le problème de la limitation des armements stratégiques (SALT) que les Etats-Unis sont en train de négocier avec l’URSS et la Maison-Blanche a annoncé aussitôt après que cette négociation a fait un grand bond en avant k la suite de plusieurs échanges confidentiels entre M.Nixon et le secrétaire général du parti communiste soviétique M.Leonid Brejnev.Le oorte-oarole présidentiel, M.Ronald Ziegler, a expliqué que les progrès considérables auxquels il venait de faire allusion avaient trait k l’élargissement de l’éventail des armes offensives sujettes k limitation.Voir page 2: Les SALT bunkers.Le général Giai était un général sans troupes”.L’évacuation par trois hélicoptères “Jolly green giant” - les plus gros hélicoptères américains - eest déroulée dans la confusion, sous les bombardements de l’artillerie nord-vietnamienne.Cent-vingt-neuf conseillers et officiers sud-vietnamiens ont ainsi été évacués vers 16 heures hier sur Da-nang.Les hélicoptères se sont posés k cent mètres de la citadelle de Quang Tri alors que le poste de commandement américain voisin brûlait.Les Américains y avaient mis le feu pour détruire leurs installations et leurs documents.Dans la région des Hauts-Plateaux, le Sud-Vietnam est virtuellement coupé en deux en sen centre.Sans grandes actions spectaculaires, mais sans relâche, les maquisards du Front national de libération ont poursuivi leur progression dans le nord de la province de Binh Dinh, k 440 kilomètres au nord-est de Saigon.Une quatrième ville, Tan Quan, sur la route numéro un qui longe la côte, est tombée hier entre leurs mains.Ainsi, tout le nord de la province la plus peuplée avec 900.000 habitants de tout le centre An-nam est pass£ sous le contrôle du FNL qui aurait déjà commencé k y installer une administration révolutionnaire.Les régions contrôlées par les “forces de libération” s’étendent k l’ouest, dans les montagnes des Hauts-Plateaux, et dans la province voisine de Kontum.Toutes ces régions, couvertes d’une jungle épaisse ne présentent pas d’intérêt stratégique, affirment maintenant les experts américains.Il n’en reste pas moins que le Sud-Vietnam est maintenant coupé en deux k la hauteur du quatorzième parallèle.A Kontum, l’ordre d’évacuation des civils a été donné, mais le transfert de la population vers Pleiku s’effectue dans des conditions difficiles.La route numéro 14, qui descend vers le sud, a été coupée par les “forces de libération” et en partie détruite par les bombardements Voir pago6: Sud-Vietnam Clair-obscur sur Haïti 3) La longue patience par PATRICK BOUCHER "Haiti, perle des Antilles!" Présentée par les dépliants touristiques comme envoûtante, mystérieuse, feeri- ue, cette petite Ile des Caraïbes est, e tous les pays au monde, l'un des plus arriérés, des plus misérables et, probablement, le plus infernal.Ainsi, 345 pour mille des nouveaux-nés y meurent au cours de leur première année et, de toute façon, l'on estime k 32 ans, l'espérance de vie des Haïtiens (51 ans au.\ Indes).Quant au revenu annuel par habitant - estimé k 75 dollars en 1960 - il a au cours de la décade du développement (1900-1970), diminué de 1.3 pour cent par an.Ajoutons, pour compléter ce noir tableau que l'analphabétisme y plafonne k 90 pour cent, que la population dispose de seulement 1.700 calories par jour (au Canada, une personne normale absorbe quotidiennement entre 2,500 et 3,000 calories).et que les forces de repression monopolisent près du tiers des ressources de l'Etat.Misère du peuple, aveuglement, cruauté des dirigeants, toutes les "conditions objectives" de la révolution se trouvent réunies en Haiti, Pourtant, rien, ou presque, ne s'y passe.Mais, k bien y réfléchir, doit-on vraiment s'en étonner?Maintenues, volontairement.au niveau le plus bas.les masses n'ont pratiquement pas de conscience politique et elles sont, dans l'ensemble.Incapables de faire le rapprochement entre leur triste sort et le pourrissement du système.Faute d’avoir voulu accepter cette réalité, les groupes révolutionnaires les plus dynamiques ont subi au cours de ces dernières années de sanglants échecs.Drouin, Numas, Larak, Bris-son, Lamothç, etc., nombreux sont les patriotes qui on payé de leur vie cette grave erreur.Mais leur sacrifice n’aura pas été inutile car il a permis a ceux qui ont repris le flambeau de réaliser qu'il était Indispensable pour libérer le pays de se gagner d'abord le coeur de ces "damnés de la terre” que sont les Haïtiens.Lentement, patiemment, en groupe ou individuellement, les éléments les plus avancés de la population ont k nouveau entrepris de sensibiliser le paysan misérable, l'ouvrier exploité, le chômeur famélique.Déjk, les premiers effets de Voir psg* 2: Clair-obscur Jean-Claude Duvalier i§||n V .*,¦ ' y La longue file des soldats saigonnais, auxquels se sont mêlés des réfugiés civils, fuit Quang Tri.,v:- .vA&.f if: T U .y Une taxe de $35 frapperait tout automobiliste non assuré La SGF: une décision n'est pas pour demain QUEBEC (Le Devoir) - Le gouvernement ne fera pas connaître avant plusieurs semaines, peut-être même deux mois, ses décisions concernant la Société générale de financement (SGF).Tant au bureau du premier ministre u k celui du ministre de l’industrie et u commerce, l'on est fort avare de commentaires sur l’avenir de la société mixte.L'on se contente de dire que les nombreuses études ne sont pas terminées, que diverses solutions sont examinées et que les décisions viendront dans quelques semaines seulement.Qu’advient-il du projet de refonte soumis vendredi par le président de la SGF, M.Jean Deschamps, proposant l’étatisation de la société?C'est un projet, il y en a d'autres, répond-t-on, laconiquement.Les études commandées par le gouvernement, notamment celle faite sous la direction de M.De Coster, seront-elles publiées?L'on répond que non, tout au plus en fera-t-on des résumés qui ne toucheront pas aux personnes en cause.Le gouvernement est venu bien prêt la semaine dernière de prendre une décision finale, peu avant l'assemblée gé- Voir paga 2: La SQF QUEBEC (PC) - Un comité interministériel a recommandé au cabinet Bourassa d’imposer une taxe de $35 k tout automobiliste qui n’a pas d’assurance au moment de l’immatriculation de son véhicule ou à son renouvellement.Le rapport de ce comité présidé par le ministre des Institutions financières, M.William Tetley, contient en outre une série de recommandations visant à réduire le coût de l’assurance-automobile.Présentement, le fonds d’indemnisation aux victimes d’automobilistes non assurés est alimenté par tous ceux qui sont assurés.Les compagnies d’assu- ¦ au gré du temps Iconographie Un magazine canadien vient d'inventer une nouvelle apparence nourM.Robert Stanfield; grâce aux soins de quelques spécialistes dont un virtuose de la moumoute et d'un tailleur dans le vent, ce mensuel propose un chef de l'opposition au langoureux regard projetant, parâlt-il, "sa véritable image".Ainsi le veut in télévision: désormais on n'élit plus (i'bummes, mais des figures, mais depuis longtemps Joubcrt nous l’avait rappelé: c’est au visage qu’il faut regarder les hommes, mais il ne faut pas prendre leur masque pour un visage.Louis-Martin TARD rances versent elles-mêmes une cotisation â cet effet et en augmentent leurs primes d’autant.L'équité commande que les sinistres causés par les non-assurés soient payés par eux, a déclaré M.Tetley dans un communiqué.Il en résulterait une réduction de près de 4 pur cent des primes d’assurances relatives à la respnsa-bilité civile.Si ce rapport était adopté par le cabinet, c’est donc le ministère des transports qui percevrait les sommes destinées k alimenter ce fonds.En plus du $35 imposé k ceux qui ne détiennent pas de certificat d’assurance au moment où ils font leur demande d’immatriculation, il y aurait une taxe de $1 imposée k tous les automobilistes pour assurer la compensation aux victimes de délits de fuite.Dans une première étape, ce comité k déjk établi des communications avec quelque 200 compagnies d’assurance pour les convaincre de réduire les primes.Grâce k ces rencontres, note le communiqué, les compagnies ont convenu de réduire leurs primes d’un taux moyen de 4.2 pour cent en 1972.De ce fait, le Québec devient la seule province au Canada â connaître une baisse sous ce rapport.Parallèlement â ce travail, le comité d’étude Gauvin sur l’assurance-automo-bile poursuit son mandat depuis un an.Présidé par M.Jean-Louis Gauvin, ce comité est chargé d’étudier des mesures k long terme pour réduire les frais d’assurance.Le comité interministériel propose une série d'amendements k la loi d'indemnisation: - une représentation du gouvernement au conseil d'administration du fonds d'indemnisation; - un droit de regard du vérificateur général sur ses opérations; - le règlement des réclamations sans qu'il ne soit nécessaire d'obtenir de jugement.Voir page 2: Automobiliste George Davidson aux Nations unies OTTAWA (PC) - Le président de la Société Radio-Canada, M.George Davidson, a l’intention d'abandonner la présidence de cette société de la Couronne, a fait savoir hier un porte-parole de son bureau.M.Davidson a accepté le poste de sous-secrétaire général des Nations unies où il sera responsable du budget, de la finance et de l'administration.La date de sa démission n'a toutefois pas été précisée par son bureau.Nommé a la présidence de Radio-Canada en janvier 1968, M.Davidson a rappelé qu'a cette époque, ses connaissances en radiodiffusion étaient insuffisantes.L'usage de l'ivressomètre ne viole pas les Droits de l'homme OTTAWA (PC) - La déclaration canadienne des droits de l’homme nîn-terdlt pas les tests d’halelne obligatoires destinés k déterminer si un conducteur est sobre ou non, a décrété hier la Cour suprême du Canada, dans un jugement unanime.La Cour a rendu ce jugement en rejetant un appel présenté par M.John Curr, de Toronto.Celui-ci soutenait qu’en étant forcé de se soumettre k l'ivressomètre, il fournissait des preuves contre lui-même."Je crois a déclaré le juge Roland Rlchie, que les mots protection contre l'incrimination tels qu’ils se présentent dans le bill des droits, doivent être considérés comme une protection contre les déclarations Incriminantes, et non pas contre les conditions incriminantes de l’organisme en ce qui a trait k la teneur en alcool et l’haleine ou du sang." L'appel présenté par M.Curr est Tune des trois contestations portées contre les lois sur lîvressomètre qui obligent les conducteurs k fournir un échantillon de leur haleine sur demande d'un policier.La Cour doit déterminer si un conducteur a le droit de consulter un avocat avant le subir le test et si la loi devrait être retenue jusqu'à ce que le gouvernement trouve un contenant permettant aux automobilistes d'obtenir leur propre échantillon d'haleine pour leur défense ultérieure.Le juge Bora Laskin, qui a exposé les motifs invoqués par le tribunal de neuf membres, a déclaré que le fait de fournir un échantillon d’haleine "n'a pas de rapport avec les dépositions ou aveux obtenus illégalement''.De plus, selon le magistrat, les articles de loi obligeant une personne k subir le test de Tivressomètre "sans pro- tection simultanée contre son usage en preuve contre lui ne contrevient pas k la garantie contre l'Incrimination contenue dans le bill des droits." Il appartient k l'appareil judiciaire, a noté le juge Laskin, de reconnaître que le Parlement a agi sur un problème d'un grand intérêt social, soit les pertes de vie et les accidents découlent de la conduite en état d'ivresse.M.Curr avait été reconnu coupable, en novembre 1970, d'avoir refusé de subir le test de l’ivressomètre.Le juge C.N.A.Charles a été d'accord avec l'accusé pour conclure que le bill des droits le protégeait contre l'obligation de s'incriminer en subissant le test et l'a acquitté.La Cour suprême et la Cour d'appel de l'Ontario se sont prononcées contre ce jugement et M.Curr en a appelé à la Cour Suprême du Canada.Fonctionnaire de carrière, il a eié secrétaire au Conseil du Trésor pendant quatre ans avant de succéder a M.J.-Alphonse Ouimet a la présidence de la société d'Etat, Après des études secondaires faites k New Westminster, C.-B., M.Davidson a étudié k l'Université de la Colombie-Britannique et à Harvard.Il est entré dans la fonction publique en 1934 k titre de surintendant du bien-être au gouver- Volr page 2 : Oaorga Oavldaon Wmmm as Salon International du Livre de Québec les 4-S-6-7 mai 1972 MANÈGE MILITAIRE Grande Allée - Québec "Le LIVRÉ-OUVeRTURE SUR-LE MONDE" 2 ?Le Devoir, mardi 2 mai 1972 suites de la première page LASGF nérale de la SGF.Au dernier instant, un problème quelconque a surgi.M.Deschamps a-t-il voulu forcer la main du gouvernement?Non, répond le porte-parole du ministre Guy Saint-Pierre, il joue le rôle qui est le sien à titre de president de l'entreprise.Sur le mérite de la proposition, l'on refuse de se prononcer, prétextant que tout le dossier, fort complexe, est encore à l’étude et le sera un bon moment.Il n'en reste pas moins que plusieurs observateurs estiment que la solution soumise par M.Deschamps, même si elle n’enthousiasme pas le gouvernement.semble à peu près la seule finalement, dans l'état actuel des choses.Peut-être espère-t-on toujours le miracle, qui n'est pas venu depuis dix ans?Quoi qu’il en soit, M.Saint-Pierre sera sûrement interrogé à cet égard à l'Assemblée nationale, aujourd’hui, a moins que ce ne soit le premier ministre lui-même.Mais l’un et l’autre, dit-on, feront preuve de grande circonspection.LES SALT Il a ajouté que M.Gerard Smith, chef de la délégation américaine aux entretiens sur les SALT, devait quitter Washington dès hier soir pour regagner Helsinki et reprendre la négociation.On s’attend généralement que l’accord recherché par la Maison-Blanche et le Kremlin pourrait se produire avant ou pendant la visite du président Nixon à Moscou du 22 au 29 mai, mais M.Ziegler s’est refusé à tout pronostic à ce sujet.Le porte-parole de la Maison-Blanche a déclaré notamment: LÀ C'EST LE TEMPS! WiTéS VCUC POèSt Pé5 scum's Cf s MO-DO EN EMAIL CUIT NOS MMX SONT IMBATTABLES) ESTIMATION G8ATUITE MONTRÉAL 322-4160 QUÉBEC 872-9244 EXCLUSIVITE PRIMEAU MÉTAL Inc.Veut «te* bricoleur?Demandez, les "HO-DO spécial pour bricoleur" chez votre marchand de matériaux de construction.Alitalia à Toronto OTTAWA (PC) - Le ministre des affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, a annoncé à la Chambre des communes, en réponse aux questions de M.Charles Caccia, député libéral de Toronto Davenport, que le Canada et l'Italie en étaient venus à un accord par lequel Alitalia pourra se rendre à Toronto, en échange de droits d'atterrissage à Milan pour une compagnie canadienne qui n'apas encore été désignée.En dehors de la Chambre des communes, M.Sharp a laissé entendre aux journalistes que le transporteur canadien pourra se rendre a Milan et au-delà.Il a ajouté qu'il ne croit pas que Montréal souffrira du fait qu’il y aura des vols directs d’Aiitalia à Toronto.Montréal est présentement le terminus canadien d’Alitalia.(On rapporte d’autre source que les vols directs d’Aiitalia Chine-Toronto commenceront à l’automne.) M.Sharp a annoncé d’autre part, en réponse à une question de M.Frank Howard, député néodémocrate de Skeena, que les négociations entre le Canada et la Chine, au sujet d’un échange de services aériens, vont bon train.“B y a eu plusieurs échanges confidentiels entre le président Nixon et M.Brejnev sur la question des SALT au cours de ces dernières semaines.L’objet de ces échanges était de voir quelles divergences de points de vue importantes pouvaient encore être éliminées de façon à parvenir à un accord, tant sur les armes offensives que sur les armes défensives, dans les meilleurs délais.Sur la base de ces échanges, le président est arrivé à la conclusion que les chances de parvenir à un accord ont été considérablement augmentées.Le prèident Nixon a prié l’ambassadeur Smith de retourner à Helsinki muni de nouvelles instructions, qui, jointes aux nouvelles instructions dont il est persuadé que le représentant soviétique sera muni lui aussi, peuvent déboucher sur un accord mutuellement acceptable par les deux parties.M.Ziegler a précisé qu’outre les échanges directs - par télétype rouge, par téléphone ou par lettre - entre M.Nixon et le secrétaire général du parti communiste de l’Union soviétique, M.Leonid Brejnev, la question des SALT a été abordée lois de la récente mission secrète du conseiller présidentiel Henry Kissinger à Moscou du 20 au 24 avril.La Maison-Blanche n’a donné aucun détail sur la gamme des armements qu’il s’agit de soumettre à un programme de limitation convenu entre Washington et Moscou.La réunion de travail au cours de la-ueile le président Nixon a imparti ses emières instructions à M.Smith a ras- semblé dans la salle du cabinet de la Maison Blanche sept autres personnalités: les secrétaires d’Etat William Rogers et à la défense Mdvin Laird, M.Henry Kissinger et son adjoint, le général Alexander Haig, le chef du grand état-major inter-armes américain l’amiral Thomas Moorer, et son adjoint, le général de l’armée de l’air Royal Allison, ainsi que M.Richard Helms, directeur delaC.IA.REPRÉSAILLES avoir des entretiens avec les compagnies automobiles pour savoir s’il y a une menace à l'économie canadienne et de quelle nature elle pourrait être.Il a rappelé que le ministre de l’industrie et du commerce avait “l’intention de donner ses vues sur la question et peut-être même d’annoncer les mesures qu’il entend prendre lors du débat sur le budget prévu pour le 8 mai prochain.Il a ajouté que le gouvernement canadien ne s était pas contenté d’envoyer des notes diplomatiques mais qu’il avait établi plusieurs autres contacts.” Le pranier ministre suppléant a souligné par contre que le gouvernement ne connut pas encore les véritables effets du programme DISC sur l’économie canadienne et il a convenu qu’il n’a pu convaincre les Etats-Unis de renoncer à la mise en application de cette mesure.M.Stanfield a alors lancé, sarcastique, que le gouvernement ne savait pas faire la distmetion entre la négligence et la prudence.Le député NPD d’Oshawa, M.Edward Broadbait, a par la suite reppdé que le président américain avait souligné, dans son récent discours aux Communes, qu'une “forme d’interaction économique serait bénéfique aux deux pays” et il a demandé si le gouvernement considérait que si l’utilisation de la loi DISC (Domestic and International Sales Cor-ration), par les compagnies automo-es, loi “qui contrevient aux dispositions du pacte américano-canadien de l’automobile et au GATT, ne constituait pas un abus de confiance.M.Sharp a répété catégoriquement que selon le gouvernement, la loi DISC est contraire aux ententes internationales, non seulement en ce qui concerne le Canada mais à l’égard du monde entier.En réponse à une autre question du député Broadbent M.Sharp a dit que le Canada prendra des mesures “si nécessaire” pour contrer les effets négatifs de la loi DISC, mais U a souligné que, selon les prédictions, le pacte de Tautomotile continuera d’etre très profitable au Canada et que nos exportations aux Etats-Unis continueront d’augmenter.Lorsque le député conservateur George Hees a demandé quand le gou-vememait s’attendait que la mise en application de la loi DISC influe sur la situation de l’emploi dans l’industrie automobile, M.Sharp a lancé: “jamais”.On peut croire que cet échange, qui survient la veille même de la publication, par le gouvernement, de sa politique sur la mainmise étrangère des entreprises, annonce l’intention de l’opposition de se montrer sévère si la nouvelle politique n’est pas jugé suffisamment nationaliste.université du quôbec PERMAMA '\ “"j" DÉCÈS Notei s.v.p.que les avis :de décès doivent nous pah/enir avant 6.00 p.m.heure de tombée.SESSION D’ÉTÉ 1972 (PERFECTIONNEMENT DES MAITRES EN MATHÉMATIQUES) NATURE Programme de 30 cours conduisant au baccalauréat spécialisé d’enseignement secondaire des mathématiques.Ce programme est commun à toutes les unités de l’Université du Québec.Les crédits acquis dans une unité sont transférables à une autre sans préjudice.COURS OFFERTS Cours V: relations et systèmes de nombres Cours VI: algorithmes et programmation.CONDITIONS D ADMISSION ET D’INSCRIPTION 1 Avoir réussi les sessions A, B, et C des cours de recyclage et de perfectionnement en mathématiques (CRPM): ou l’équivalent.2.Les inscriptions sont limitées à 200 étudiants; priorité sera donnée: — à ceux qui ont réussi le cours VII et/ou IX du programme Permamaàl’été 1971 à Montréal ou â Trois-Rivières; — aux moniteurs-animateurs du cours I de Permama à la session d’hiver 1972; — aux personnes aspirant à devenir moniteurs-animateurs pour les cours suivants.LIEU DU COURS: Montréal, pavillon Louis Jolliet, coin des rues Bleury et Ste-Catherine.CALENDRIER Période de cours: du 3 juillet au 11 août 1972.Les cours V et VI se donnent simultanément vu leur interrelation; il est cependant possible, mais à titre exceptionnel, de suivre seulement le cours V.DATE LIMITE POUR LA SOUMISSION D’UNE DEMANDE D’ADMISSION: 1er juin 1972.DATE LIMITE POUR L INSCRIPTION: 15 juin 1972.PRIÈRE D’ADRESSER TOUTE DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS A L’UN DES BUREAUX SUIVANTS: Bureau du Registraire, UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL, 1180, rue Bleury, r p nnsf) Montréal i 10, Qué.Tél: (514) 876-3001 Bureau du Registraire, UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A CHICOUTIMI, 930 est, Jacques Cartier, Chicoutimi, Qué.Té) : (418) 548-4354, poste 242 Registrariat, SERVICES UNIVERSITAIRES DANS LE NORDOUEST QUÉBÉCOIS, CP.700, 435, rue Gagné, Rouyn, Qué.Tél: (819) 782-0971 Bureau du Registraire.UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A TROIS-RIVIÈRES, C.P.500, Trois-Rivières, Qué.Tél: (819) 376-5454 Bureau du Registraire, CENTRE D’ÉTUDES UNIVERSITAIRES DE RIMOUSKI, 300, Avenue des Ursulines, Rimouski, Qué.Tél: (418) 723-1988, poste 142 Registrariat, DIRECTION DES ÉTUDES UNIVERSITAIRES DANS L’OUTAOUAIS, P D QO 277, Bout.Taché, Hull, Qué.Tél: (819) 770-3360 PERREAULT.A Montréal, le 29 avril 1972 à l èse de 80 ans, est décédé, Mme Veuve Albert Perreault née Diane Ouellet, autrefois de Ste-Anne de la Pocatière.Mère de Claude (époux de Réeina L’Heureux:, M me Maurice Lantnier iThérèsei.Mme Gerard Verrete (Estelle) et Conrad.Elle laisse aussi dans le deuil cinq petits enfants Les funérailles auront lieu mercredi 3 mai.Le convoi funèbre partira du Salon René Thé-riault Liée No 1120 est rue Jean-Talon à 9 heures 30 pour se rendre à l’église Ste-Thérèse de l’En-fant-Jésus.8200 St-Hubert où le service sera célébré à 10 heures Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.TREMBLAY Rané.A Québec, le 29 avril 1972, est décédée Dame Renée Gobeil.épouse de feu Léan-dre Tremblay, autrefois de la paroisse St-Dominique.Québec.Elle laisse dans le deuil ses enfants: gendres et belles-filles; Dr.et Mme Jacques Tremblay (Madeleine Dubuc) M.et Mme Georges Roesch (Denyse) Me et Mme Michel Tremblay (Fernande Dion.) Les funérailles auront lieu mercredi le 3 mai.Le convoi funèbre Eattira du Funérarium Lépine tée No 1584 chemin St-Louis à 1 heure 45, pour se rendre à l’église St-Dominique où le service sera célébré à 2:00 heures.Et de là au cimetière de Belmont lieu de squlture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.TREMBLAY Simone.A Montréal, le 1er mai 1972 à l’âge de 65 ans, est décédée Simone Lavoie, épouse de feu Rock Tremblay; elle laisse ses enfants: Monique (Mme R.Baraquette), Jacques (époux de Monique Mardi), Pierre (époux d’Andrée Crevier), Madeleine (Mme André Frappier), ses belles-sœurs et beaux-frères: M.et Mme Ernest Roblllard, Mme Bernadette Sirots, M.et Mme Edgar Lavoie, Mme Juliette Marcotte, Mme Jude Lavoie, Mme Delphine Lavoie, Mlle Irène Lavoie, ainsi que 8 petits-enfants.Les funérailles auront lieu mercredi le 3 mai.Le convoi funèbre partira du Salon J.R.Deslauriers Ltée No 5650 chemin Côte-des-Nelges pour se rendre à l'église St-Germain d’Outremont ou le service sera célébré à 9:00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Nelges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés ‘d'y assister sans autre Invitation.Prière de ne pas envoyer de fleurs; des messes ou des dons à la Société Canadienne du Cancer seraient appréciés.Clair-obscur sur Haïti Suite de la première page ce travail en profondeur commencent à se faire sentir.Et si l’on tient compte du fait que l'opposition active a pratiquement été anéantie lors de la campagne “anticommuniste” de 1969-1970, on est en droit de manifester un certain optimisme face à l’avenir.Malheureusement, l'opposition au régime reste, aujourd’hui comme hier, très divisée.Sans doute, à l’intérieur même du pays un premier pas a-t-il été fait sur la voie de l’unification avec la fusion, en 1969, du Parti d’entente populaire (PEP) et du Parti unifié des démocrates aitiens (PUDA) (1) en Parti unifié des communistes haïtiens (PUCH).Mais les divergences d’ordre tactique qui opposent cette formation aux autres groupes de gauche sont encore loin d’être surmontées.Quant aux 200,000 exilés, ils se partagent entre “l’opposition traditionnelle”, dont certains éléments paraissent d’ores et déjà disposés à composer avec le "nouveau régime” (2) et f” opposition nouvelle" elle-même divisée en “réformistes”, "progressistes” et “gauchistes".Sans compter que, disséminés à travers l'Amérique latine, les Etats-Unis, le Canada et l’Europe leur rôle ne peut être actuellement que limité.Plus directement mêlé à la vie politique, les militaires ont, insensiblement, repris souffle.A ce propos, M.Leslie F.Manigat (3) écrit: ‘fL’evénement sans doute le plus important de la nouvelle conjoncture postmortem est le changement subtil, mais significatif, dans le rapport des forces au profit de l’armée.Elle n’est plus en perte de vitesse par rapport à sa rivale, la milice, autrefois plus sûre d’elle-même.Mais, héritage de l’oeuvre du défunt, elle comprend toujours trois catégories distinctes: celle de ses cadres issus de l’académie militaire, qui sont susceptibles de pen- GEORGE DAVIDSON nement provincial de la Colombie-Britannique.En 1942, il devenait directeur exécutif du Conseil canadien du bien-être.En 1944, il était nommé premier sous-ministre du nouveau ministère fédéral de la santé et du bien-être.M.Davidson est passé en 1960 à l’immigration comme sous-ministre, puis a travaillé pendant un an à l’application des recommandations d’une commission d'enquête, avant d'accepter sa nomination au Conseil du Trésor.Il y a deux semaines, M.Davidson défendait à la télévision l'intention de la société d’Etat d’avoir plus de liberté administrative.Il voulait également mettre un terme à certains règlements de travail prévus au contrat avec l'Association nationale des employés et techniciens de la radiodiffusion (NABET).ser encore en termes de professionnalisme, d’aspirer à reprendre le rôle politique dévolu autrefois à une force militaire, régulière et disciplinée, qu’ils considèrent comme la seule force ma-téridle véritable au service de Tordre.Les bruits et rumeurs périodiques de "junte militaire” concernent le plus souvent les membres de cette catégorie, et ce sont eux qu’on crédite de vouloir régler son compte à la milice des ton-tons-macoutes.La seconde catégorie comprend les chefs militaires issus de la base et promus aux postes-clefs disposant des forces réelles de l’armée.Inconditionnels de Duvalier père à l’égal des tontons-macoutes, liés par intérêt à Duvalier fils, auquel ils ont transféré leur fidélité reconnaissante, ils sont susceptibles de poser un véritable problème à la première catégorie, qui ne semble pas avoir les moyens de les éliminer avec l’aide du pouvoir actuel ni de les gagner à une entreprise de coup d’Etat.Seront-ils fidèles à l’esprit de corps, ou seront-ils les gardiens de l’orthodoxie de l’ancien régime continué dans le fils?La troisième catégorie est celle des jeunes officiers, assez peu compromis pour constituer une réserve, assez lucides pour s’interroger sur l’état de dégradation de l’armée officielle, et assez patriotes pour s’interroger sur le rôle d’une armee moderne dans une politique nationale de progrès (.)” C’est dire qu’il y a tout de même un peu d’espoir ae ce côté.Cependant, il ne faut pas se faire trop d’illusions: les éléments progressistes sont encore minoritaires au sein des Forces armées et une intervention de leur part en faveur du peuple est, pour l’instant, impensable.A moins que le gouvernement ne contribue par ses “maladresses” à accélérer le processus de conscientisation Au cours de cette entrevue télévisée, M.Davidson a déclaré que les grèves déclenchées par la NABET n'avaient pas encore miné la stabilité financière de Radio-Canada.Si elles devaient se Doursuivre, a-t-il toutefois ajouté, elles auraient un sérieux impact sur la preparation des émissions d'automne.AUTOMOBILISTE De plus, le ministre Tetley envisage sérieusement de mettre en vigueur un système de “démérite” qui porterait à la fois sur le nombre d infractions et sur la fiche de responsabilité de T automobiliste."Semblable mesure, dit-il, aurait une valeur éducative, permettant au directeur du bureau des véhicules automobiles de suspendre les permis non plus des uns et des autres.En effet, lorsqu'ils font exécuter les paysans qui se soulèvent contre l’occupation de leurs terres et emprisonner les ouvriers qui réclament le paiement de leurs salaires (4), les actuels dirigeants préparent leur perte.La patience, même chez les Noirs faméliques d’Haiti, a des limites.Et le souvenir de ces paysans qui, sous les ordres d’un officier, se sont dressés en 1919 contre l’envahisseur américain (5) devrait, malgré tout, les faire réfléchir.(1) En créole, "Haïtien" s'écrit "Ai-tien”.(2) L'éditorialiste de "Haiti Observateur”, journal publié à New York par une faction de l'opposition traditionnelle, écrivait récemment: "Les Haïtiens résidant aux Etats-Unis manipulent 700 millions de dollars annuellement (.) Nous sommes prêts à nous montrer compréhensifs (.) Nous serions sensibles à la libération des prisonniers (.) Si les dirigeants actuels veulent de notre compréhension, qu’ils donnent purement et simplement des preuves tangibles deleurmtérèt a la détente." (3) Maître de conférences à TUniversité de Paris, M.Manigat est l'auteur d'une étude intitulée “D'un Duvalier à l'autre: l’itinéraire d'un fascisme de sous-développement." (4) 19 paysans de l'Artibonite (Centre du pays) dépossédés de leurs terres par un grand propriétaire ont été exécutés par le gouvernement de Jean-Claude Duvalier.Quant aux ouvriers de la centrale électrique de Peligre, ils se sont vus récemment confisquer leurs salaires.(5) En 1919.les forces d'occupation remettent en vigueur la loi haïtienne dite des “corvées" - tombée en désuétude - qui obligeait les paysans à fournir à l'Etat six journées de travail non payées pour l’entretien des routes.Charlemagne Peralte, ancien commandant d'une garnison du Nord, soulève une armée de paysans mécontents: 5.000 hommes se dressent contre les occupants.FIN seulement à la suite d’une infraction, mais aussi à cause d'un mauvais comportement de l'automobiliste.” Le comité a également soumis des recommandations portant sur la signalisation routière et l’usage généralisé de Tivressomètre.dont les détails seront révélés "en temps opportun par les ministres concernés." Les deux taxes suggérées par M.Tetley produiraient environ $10 millions, a-t-on appris au Bureau des assurances du gouvernement.Il y a eu en 1971 2,600,000 véhicules immatriculés dont environ 10 pour cent n’étaient pas assurés pour dommages à autrui.Au cours de cette même année, les Québécois ont versé $325 millions en primes d’assurance-automobile et les sinistres non-assurés ont représenté quelque $7.5 millions.Projection pour 1972: $8 millions.RÉPONSE DU GOUVERNEMENT À CERTAINES DEMANDES SYNDICALES UTILISATION DE LA COMPÉTENCE PROFESSIONNELLE Article 7.01 Nous demandons au Gouvernement de "s'efforcer d'utiliser d'une manière optimale la compétence professionnelle de ses employés".Réponse du gouvernement le 6 avril 72 "NON" PRATIQUE ET RESPONSABILITÉ PROFESSIONNELLES (Clause anti-patronage) Article 7.06 Nous demandons au Gouvernement de reconnaître la nécessité de réduire au minimum la pratique de faire appel à un employé à temps partiel, occasionnel ou à des personnes de l'extérieur de la fonction publique".et en conséquence, ".de confier d'abord à ses employés tout travail professionnel".Le Gouvernement refuse catégoriquement d'endosser ce principe.En application du principe précédent, nous reconnaissons au gouvernement le droit de donner des contrats à des firmes privées ou de confier du travail de nature professionnelle à des gens de l'extérieur à la condition de nous en aviser et de nous en faire connaître les motifs.REFUS CATÉGORIQUE EST-CE AINSI QUE LE GOUVERNEMENT ENTEND SERVIR L'INTÉRÊT PUBLIC?Syndicat de Professionnels du Gouvernement du Québec CSN • FTQ - CEO LE DEVOIR Montréal, mardi 2 mai 1972 î.' : Cette maison de la rue Saint-André sera bientôt démolie pour faire place à une maison appartements.L'une des locataires, Mme Berthe Grenier, résidant au 3925, a décidé, malgré les pressions du propriétaire, de ne pas quitter son logement avant le 3 mai.Elle est entourée d'autres citoyens du quartier Saint-Louis, Mlle Mireille Robitaille, M.Yvan Miron et M.Rodrigue Meunier.(Photos Le Devoir par Bernard Lauzé) / ~ m .Locataires vs propriétaire Malgré un télégramme de son propriétaire l’enjoignant de quitter son logement sous peine d’une amende $150, Mme Berthe Grenier, du 3925 Saint-André, a décidé de ne pas laisser son domicile avant le 3 mai, ainsi que le lui permet la loi.Le propriétaire, M.Beranger Lessard, a obtenu de la Ville un permis de démolition de la maison de trois étages qu’il veut remplacer par une maison appartements.Des citoyens du quartier Saint-Louis ont résolu de rendre publique cette affaire à cause, expliquent-ils, de ses implications sociales.Ils ont ac- cusé le propriétaire de vouloir “se débarrasser” des locataires ayant des enfants et de ne louer les nouveaux appartements qu’à des célibataires (M.Lessard a déjà des appartements sur la rue Saint-André).Selon eux, le propriétaire eu recours à l’intimidation pour forcer Mme Grenier à quitter son domicile.C’est ainsi qu’il aurait défoncé la porte à coups de hache, éparpillé des ordures, coupé les fûs téléphoniques, envoyé sur place, hier, un lieutenant et un sergent, fait interrompre l’électricité.Ouverture de la session des assises de mai-juin jiar Guy Deshaies Quelque 350 justiciables devaient se présenter, hier, à l’ouverture de la session de mai-juin des assises afin de connaître la date de leur procès.Le juge Ducros, qui présidait l’ouverture de la session, a fait émettre 78 défaut-mandats à autant d’absents.Parmi les quelque 270 autres prévenus, plusieurs ont opté pour un procès devant juge seul et le juge Andre Fabien, des sessions de la paix, a fixé des dates pour ces personnes.La cour du Banc de la Reine a, cependant, à écouler la liste imposante de toutes les causes de sa juridiction absolue comme les causes de meurtre, vipl, etc.Elle devra aussi entendre les Causes de tous ceux qui ne font pas option pour un procès devant juge seul et choisissent de rester devant les assises.On a procédé, hier, dans la plupart des sept divisions (sauf celle qui entend toujours le procès de Jacques Rose, rue Parthenais) à l’assermentation des candidats-jurés qui seront appelés à entendre les 12 causes de meurtre, les 10 causes de tentatives de meurtre, les nombreuses causes de viol et autres qui devraient être toutes entendues durant les mois de mai et juin.Rappelons que plusieurs prévenus enregistrent un plaidoyer de culpabilité au cours de la session, ce qui aiminue le nombre des procès.Plusieurs causes ont été remises à la prochaine session dont celle de Pierre Vallières, accusé d’incitation au crime.Les causes de Bernard Lortie, accusé du meurtre de Pierre Laporte et de Francis Simard, accusé de l’enlèvement de Pierre Laporte, ont été reportées à la prochaine session.Mlle Martha Adams, accusée de proxénétisme, et qui, pour cette accusation, veut un procès devant jurés en espérant qu’à ce moment la nouvelle loi des jurés qui admet les femmes sera enfin appliquée, devra elle aussi revenir à la prochaine session du 5 septembre.Même chose pour MM.Harry Post et Oscar Gelfand, accusé d’avoir provoqué un incendie criminel.La compagnie Kraft Foods, accusée en vertu de la loi fédérale sur les coalitions, subira son procès le 2 juin.Parmi les personnes absentes qui sont toujours recherchées mentionnons les frères Lanctôt dont l’un est au nombre des exilés à Cuba tandis que l’autre, François, a disparu quelques jours après le début de son procès, en décembre dernier.Les présumés complices de Lanctôt, Claude Morency et André Roy, ont été rappelés pour la prochaine session.Faut-H effacer les derniers vestiges du Faubourg Québec ?par Urge) Lefebvre Quand on se dirige vers l est, rue Notre-Dame, passé Berri, une plaque indique l’emplacement de la Porte de Saint-Martin et signale que le quartier portait autrefois le nom de Faubourg Québec.Mais la rue Notre-Dame se transforme en cet endroit en viaduc au-dessus d'une cour de triage et il semble que tout ce qu’il reste de l'ancien Faubourg Québec, près du fleuve, est cet "Ilot des Voltigeurs” qu'un comité de vigilance tente mordicus de sauver du pic des démolisseurs.Hier après-midi, ce comité de vigilance a tenu une conférence de presse au 1201 est de la rue Notre-Dame, qui est COURS DE LECTURE RAPIDE Un soir par semaine (7 semaines), À proximité de l’Université de Montréal AUGMENTEZ VOTRE PUISSANCE DE LECTURE EN Temps • Compréhension • Mémoire Début des 9 mai prochains 10 mai cours : H mo' Renseignements et inscriptions : CENTRE DE LECTURE RAPIDE TÉL.:681-4545 la demeure du sculpteur-poète Jean Gau-guet-Larouche.Un seul journaliste s’est présenté, mais cela n’amoindrit en rien l’importance du problème.Aujourd’hui, on pense peut-être a l’élargissement de la rue Craig, ou à l'autoroute est-ouest, ou à un terrain de jeux (après avoir cédé le parc Campbell à Mofson pour un garage) ou à des établissements commerciaux, à cause du voisinage de la Place de Radio-Canada, mais on regrettera peut-être demain de n'avoir aucun vestige du Faubourg Québec a montrer au visiteur près du port de Montréal.Que de choses ne reproche-t-on pas à ses prédécesseurs d’avoir démolies?Dans cet "Ilot des Voltigeurs" il y a une très belle maison, rue Montcalm, qu'on ne devrait pas hésiter un seul instant à conserver et a restaurer.Il y a dans cette maison un foyer de pierre semblable a ceux du Château de Ramezay que l'on a découverts derrière des parements de fonte au cours des travaux de restauration qui se poursuivent présentement.Il s’agit donc d’une maison de plus de deux cents ans.Quant à la maison qui s’élève au coin des rues Notre-Dame et Montcalm, elle est érigée sur de très vieilles fondations et son sous-sol a abrité l’ancien Centre de théâtre populaire comprenant 200 places.Il y a une dizaine d’années, l’imprésario Latraverse y installait ses bureaux par où sont passés bien des artistes, y compris Aznavour.Ce lieu a été fréquenté par nombre de chansonniers de la grande floraison: Raymond Lévesque, Claude Léveillé, Gilles Vigneault, Pauline Julien, Robert Charlebois et une foule d’autres.Perspectives-Jeunesse: 19,000 appelés et 3,000 élus Plus de 19,000 projets sont parvenus au gouvernement fédéral dans le cadre du programme fédéral Perspectives-Jeunesse pour l’été 72.Sur ce nombre 3,000 seulement seront acceptés.Jusqu’à maintenant 677 projets ont reçu l’approbation fédérale totalisant $6,425,109 et donnant du travail à 6,507 étudiants à travers le Canada.Au Québec, 53 projets ont jusqu’à maintenant reçu le sceau d’approbation.Ils totalisait $731,405 et se situent tous dans la région des Cantons de l’est et de la Côte Nord.Ds offrent des emplois d’été à 632 étudiants.Les projets acceptés cette année ont tendance a être restreints en personnel et en coût.Dans la majorité des projets acceptés, il s’agit d’équipe de 10 étudiants environ et les coûts excédait raremait $15,000.Les problèmes de loisirs ds jeune, d’aménagement d’espaces verts et de guerre à la pollution semblent avoir retenu l’intérêt ds étudiants, surtout dans 1s Cantons de l’Est.Ls reponsable montréalais de PerspectiveJeunese souhaitent que tous le projets aient reçu une réponse affirmative ou négative d’ici le 8 mai prochain.En Ontario, un prof touche $1,862 de plus qu'au Québec Le Québec vient avant les provinces de l’Atlantique mais après l’Ouest et l’Ontario quant à la rénumération des professeurs d’université.D’après les renseignements fournis, hier, par Statistique Canada, voici la moyenne des salaires dans les diverses régions: provinces de l’Atlantique: $19,769; Québec: $20,350; provinces de l’Ouest, $21,969; Ontario, $22,212.Saint-Léonard: La CMQ est priée d'empêcher l'achat d'un terrain par Jean-Pierre Charbonneau Le Comité des citoyens de l’Unité civique de Saint-Léonard a demandé hier à la Commission municipale du Québec d’intervenir très rapidement afin de bloquer une résolution adoptée la semaine dernière par l’administration Ouel-let-Di Zazzo concernant l’achat d’un terrain pour un futur centre sportif.Dans une lettre adressée au président de la Commission municipale du Québec, le juge Sheehan, en date du 29 avril dernier, le comité des citoyens informe les autorités que l’administration Ouellet-Di Zazzo avait adopté une résolution pour l’achat d’un terrain situé dans la partie sud de Saint-Léonard au prix de $2.50 le pied carré, ce qui représenté dans le cas actuel un déboursé de $322,000.Ce terrain appartenait auparavant à M.Luigi Barone, contracteur de Saint-Léonard, commissaire d’école et associé de certains membres de l’administration municipale.Le 12 août 1970, M.Luigi Barone vendait son terrain à M.Enrico Passerini, du 26 rue Luigi Billio, à Rome, pour la somme de $445.000.Selon les informations obtenues, M.Passerini est un ancien administrateur de M.Mario Barone, frère de Luigi Barone et ancien conseiller municipal de l’équipe du maire Ouellet dont, cependant, il s’est plus tard dissocié.Il y a quelques mois Passerini quittait la firme de Mario Barone et retournait en Italie.Il fut alors engagé par Luigi Barone comme administrateur et représentant officiel pour sa compagnie de construction qui commençait à établir des chantiers en Italie.Donc, l’administration de Saint-Léonard vient de décider d’acheter le terrain de l’administrateur des intérêts de Luigi Barone en Europe.Le Comité des citoyens fait remarquer au président de la CMQ que le site choisi pour le future centre sportif - le second dans cette municipalité - est pitoyable et situé dans la partie la moins peuplée de la ville, à proximité de plus du Centre sportif du quartier Saint-Michel de Montréal.Les citoyens trouvent ce choix d’autant plus cocasse que disent-ils, en reprenant les négociations avec la Commission scolaire régionale Le Royer, l’administration Ouellet-Di Zazzo aurait pu et pourrait même encore obtenir un ter- rain situé au coeur même de la vie communautaire de la ville.Des sources proches de la Commission scolaire régionale Le Royer ont laissé entendre que la régionale pourrait vendre son terrain à un coût d environ $1.40 le pied carré et que cela pourrait même se faire lors de la réunion des commissaires, mercredi.Par ailleurs, fort d’une malheureuse expérience avec la Régie des services publics qui dernièrement, au cours d’une contestation a augmenté le prix d’un terrain au détriment des contribuables, les citoyens prient la CMQ d’intervenir rapidement avant que le propriétaire du terrain, M.Enrico Passerini, qui, selon la résolution actuelle perd $123,000, pourrait en appeler de l’offre de la ville et réussir a faire un gain, sans que l’administration municipale daigne s’en offusquer outre mesure, comme cela s’est produit dernièrement, semble-t-il.Rappelons que c’est aujourd’hui que la Cour supérieure entendra la requête de la Commission municipale du Québec our la mise en tutelle de la ville de aint-Léonard et de l’administration Ouellet-Di Zazzo.Chaque année, au Québec 200,000 ordonnances dangereuses sont soumises aux pharmaciens La santé publique est en danger et les pharmaciens s’inquiétant, affirme M.Yves Comtois, président de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires.(AQPP).Au Québec, on prépare au moins 200,-000 ordonnances dangereuses, par année, rapporte M.Comtois, qui cite plusieurs cas où des personnes malades ont subi des torts graves ou sont mortes, après avoir pris un mauvais médicament ou un bon mais en quantité erronée.L’AQPP possède là suffisamment de reuves pour nécessiter une revision du ill 255, ou loi des pharmacies, qui fera des pharmaciens, des distributeurs de pilules, des commis qui n’auront aucun discernement à exercer et dont la formation universitaire n’aura servi à rien, maintient le président des pharmaciens propriétaires du Québec.Pour les pharmaciens, rappelle-t-il, tous les méaicaments sont potentiellement dangereux et les ordonnances fautives ou inpomplètes ne sont qu’un des dangers présents avec la manipulation des médicaments par des non-professionnels.L’AQPP réclame, en réaction au bill 255, des ordonnances plus détaillées et plus claires, avec des détails sur la personne qui doit prendre le médicament recommandé par le médecin et une posologie précise.L’Association rappelle que les médecins n’ont pas toujours toutes les qualités nécessaires pour compléter une ordonnance, parce qu’ils n’ont pas de connaissance théoriques aussi approfondies que le pharmacien et parce qu’ils sont plus facilement victimes de la publicité des fabricants.Ce sont ces derniers que l’AQPP attaque avec plus de fermeté, en leur reprochant de considérer tous les médicaments comme de simples articles de commerce, d’exercer des pressions sur les médecins, d’encourager leurs vendeurs à vanter leur produits auprès de travailleurs de la santé qui n’ont aucune qualification professionnelle, d’utiliser tous les trucs publicitaires trompeurs, de jouer avec les prix, de multiplier les marques pour un même médicament et, finalement, de faire croire que les phar- maciens sont les grands responsables du coût élevé des medicaments.M.Comtois maintient que le bill 255 a été rédigé à toute vapeur et que poulies pharmaciens il représente un ensemble des idées les plus mauvaises, au Canada, aux Etats-Unis et ailleurs, sur leur profession.¦ aujourd'hui A 10h30, à la grande cour de la Place de la justice, assemblée générale annuelle du Barreau de Montréal.• A llh, au salon Bleu de l'hôtel Windsor, le ministre de l’industrie et du commerce, M.Guy Saint-Pierre, et le président de la Commission hydroélectrique, M.Roland Giroux, participent à la cérémonie d’ouverture d’Expo-Profits.• A 12h30, à la piste de courses Blue Bonnets, conférence de presse de la Conférence des organismes régionaux de loisirs du Québec.• A 18h30, au restaurant Adamo, 4923 Notre-Dame ouest, souper du Club de rencontre et d’information de Saint-Henri.Il sera question du problème de l’hôpital Saint-Henri.• Ses échecs financiers le mènent à la prison Un homme d’affaires qui avait malencontreusement sollicité des prêts personnels auprès d’usuriers sans pitié après avoir fait faillite et qui, pour rembourser les prêteurs, avait ensuite commis des vols à main armée ira terminer cette série d’échecs au pénitencier.Hier, le juge Jacques Ducros lui a servi trois sentences de 3 ans.5 ans et 7 ans de prison à être purgés concurem-ment mais qui s’ajoutent à une sentence de 3 ans que l’accusé a déjà reçue pour deux vols à main armée.La sentence imposée à Louis Rossi, 30 ans, hier, était relative au troisième vol qu’il avait commis dans un marché d’alimentations à Côte-des-Neiges, le 8 octobre dernier, et au cours duquel l’accusé aurait ouvert le feu sur un policier.Il a été mis en preuve que Rossi, avant les trois crimes commis durant la même période, n’avait aucun casier judiciaire et qu’il vivait harmonieusement avec sa femme et ses enfants.Le juge Ducros, alléguant toute la sympathie que pouvait éveiller son cas, a opiné que son devoir était de protéger la société.Le juge a affirmé que c’était la sentence la plus difficile qu’il avait eu à prononcer depuis sa nomination.Il a donné 7 ans pour avoir tiré sur un policier, 5 ans pour le vol proprement dit et 3 ans pour le port d’un déguisement.Le magistrat a opiné qu’il croyait en la réhabilitation de l’accuse.A 20h, au restaurant Dagwood’s, 995 Lau-rentien, à ville Saint-Laurent, soirée d’information organisée par l’Association provinciale des constructeurs d’habitations.La Chambre de Commerce de Montréal üernier déjeuner-causerie de la saison 1971-1972 MARDI, 2 MAI M.MARCEL PARÉ -.w, • directeur de la Banque de Terminologie de l'Université de Montréal le sujet : "Pourquoi une banque au lieu d'un dictionnaire ?" Hôtel Sheraton Mont-Royal 12h.30 Prix: SS." Le public es* admis Renseignements : 866-2861 SESSION D'ÉTUDE SUR LE MARKETING ET LA VENTE LES ARTISANS coopvie organisent une session d'étude de 5 cours sur le marketing et la vente en assurance-vie, animée par des spécialistes (économiste, actuaire, directeurs de Vente et de Relations publiques); Ces cours s'adressent aux gens (hommes et femmes) désireux d'en savoir plus long sur les techniques du marketing et de la vente appliquées à l'assurance-vie.Les cours auront lieu, le lundi soir, du 8 mai au 5 juin 1972.Frais d'inscription de $25.00 remboursés à la fin de la session.Inscriptions limitées.Renseignements ou inscriptions : communiquez avec M.Armand-L.Godin, directeur de l'Action sociale, 861-5781; après 4.30 heures 861-5795.DR JEAN-MAR VIENT DE PARAÎTRE.AUX ÉDITIONS DU JOUR LA CHALEUR PEUT VOUS GUERIR par le Dr: JEAN-MARC BRUNET N.D.• Un naturopathe de grande réputation nous apprend a conserver notre santé ou à guérir par le plus ancien bienfait de la nature : la chaleur, particulièrement par les séances de sauna.~ T ,, .V" —- En vente partout au prix de $3.00- distribué par les Mèssagcries du Jour, 1651, Saint-Denis, Montréal 129 - Tél.: 849-8328.(si la ligne est occupée : 849-2228).EDITIONS DU * Président et directeur général Jacques Hébert 4 • Le Devoir, mardi 2 mai 1 972 éditorial La mauvaise méthode De tous les quotidiens du pays, le Globe and Mail est celui qui perçoit le mieux la dimension nationale des problèmes qui se 5osent dans les diverses parties du Canada.u’une question impliquant des intérêts nationaux surgisse en Colombie-Britannique, en Ontario ou en Nouvelle-Ecosse, on peut être sûr que les rédacteurs du Globe ne tarderont pas à s’y intéresser.La prose éditoriale du Globe and Mail est d’autant plus intéressante à lire qu’elle est, en général, vigoureuse et présentée dans un style d’excellente qualité.Le Québec, naturellement, n’échappe Eoint à la sollicitude du Globe and Mail, es rédacteurs du quotidien torontois traitent beaucoup plus souvent des questions québécoises que leurs collègues du Québec ne parlent de l’Ontario ou de l’ouest.Ils le font précisent-ils, parce que les problèmes québécois font partie des proolèmes canadiens.“Nous proclamons que nous avons droit de nous intéresser aux affaires québécoises et d’en faire la critique, tout comme nous voulons croire que M.Ryan, comme Canadien, se sent engagé par ce qui se passe en Colombie-Britannique’', disons.” Cette sollicitude a maintes fois amené le Globe à défendre de façon très pertinente des valeurs oubliées ou menacées au Québec: lors de la crise d’octobre 1970, par exemple, le Globe dénonça avec vigueur certains abus nés de l’application de la loi des mesures de guerre.Elle s’accompagne cependant, depuis trois ou quatre ans, d’une tendance impénitente à tourner les coins ronds lorsqu’il est question du phénomène souverainiste.Traumatisés par ce phénomène, les rédacteurs du Globe ne voient que du feu dès que le mot lui-même est prononcé.Ce dogmatisme nuit malheureusement à l’analyse.Dans certains cas, il la fausse même dangereusement, quand il ne l'annihile par tout simplement.Le 10 avril dernier, Claude Lemelin commentait ici même le projet de manifeste économique du Parti québécois intitulé “Quand nous serons vraiment chez-nous”.Sur la première partie du document, Lemelin aurait pu se montrer moins enthousiaste: dans cette partie, qui veut surtout rappeler d’autres chapitres du programme péquiste, les auteurs posent plus de questions qu’ils n’en résolvent et oublient de préciser le coût de certaines propositions qu’ils avancent.On a hâte d’arriver à la partie substantielle qui ne commence guère qu’à la page 53.Mais à partir de cette page, suivent huit chapitres sur l’économie d’un Québec souverain, qui sont du plus vif intérêt non seulement par la pertinence de l’analyse mais aussi par la modération dont ils font preuve.Le PQ porte sur l’économie du Québec un diagnostic sévère certes mais aucunement déprimant.Il propose surtout, pour le jour où l’accès à la souveraineté aurait rendu à l’Etat québécois la plénitude des pouvoirs, des avenues d’action qui s’inspirent de ce u’ont fait de mieux d’autres pays placés ans des situations comparables.Le PQ aurait pu, à l’exemple des auteurs du projet de manifeste économique de la CSN, se lancer dans une critique doctrinaire du régime de libre entreprise et conclure, de façon tout aussi sommaire, à la nécessité de nationaliser tous les moyens de production.Au lieu de verser dans cette logomachie facile, il a préféré analyser, secteur par secteur, les voies possibles d’une action constructive.L’opération se solde par un rôle accru, mais encore très modéré, de l’Etat dans l’économie, parla reconnaissance explicite du rôle qui continuera d’incomber à l’entreprise privée, et surtout (les dirigeants des caisses populaires et du mouvement coopératif auront intérêt à le noter) par une ouverture tout à fait inusitée à l’eidroit delà formule coopérative (qui reste, que nous sachions, une forme très louable d’entreprise privée.).Le PQ veut une économie québécoise.En ce qui touche notamment le système financier, il propose des moyens énergiques pour réaliser cet objectif.Il envisage aussi une extension progressive des secteurs soustraits aux seules lois de l’entreprise ou du marché.Mais il ne laisse aucunement entendre -même si l'on souhaite qu’il le dise encore plus nettement dans la version finale de son manifeste - qu’il rêve d’une économie bureaucratisée où toutes les décisions relèveraient de la puissance étatique.• Affirmer ces choses à propos du dernier manifeste du PQ, ce n’est pas donner un signe additionnel de glissement vers un “franc séparatisme”.Ce n'est pas s’engager à appuyer nécessairement ce parti aux prochames élections.C’est tout simplement rendre hommage à la vérité.C’est reconnaître que le PQ manifeste le souci éminemment respectable des valeurs humaines et démocratiques dans l’économie.C’est proclamer, en retour, qu’on n’entend être indifférent ou hautain envers rien de ce qui est valable dans la vie politique québécoise et qu’on entend laisser dicter ses choix, ai demiere analyse, non pas par des dogmes pré-établis mais par la qualité même de ce que proposeront les partis politiques.Cette méthode répugne apparemmait au Globe and Mail, qui aimerait pouvoir se reposer sur une foi mieux assise.S’il accepte que “le séparatisme québécois ne soit pas une hérésie”, c’est pour ajouter tout de suite, ce qui est pire, “qu’il est une doctrine de destruction”.D’une telle doctrine, on ne sau- rait évidemment attendre que du mal.Ce n’est donc pas tant d’analyser le mal qui importe que de l’exorciser.C’est sans doute ce qui amenait le Globe and Mail, au lendemain de l’éditorial de Claude Lemelin, à affirmer que “M.Lévesque est considérablement à gauche du parti néodémocrate canadien et encore plus loin à gauche que n’importe qud mouvemait social-démocrate du monde occidental, à commencer par le Parti travailliste britannique”, et à conclure de la même encre que “le séparatisme québécois est inextricablement lié à un type de socialisme qui s’est toujours révélé impossible d’application et qu’ont sans cesse rejeté les decteurs canadiens, tant francophones qu’anglophones”.Ce jugement était gravement irréel et faux.D ne pouvait procéder que d’une étude très superficielle du document péquiste et d’une ignorance invraisemblable de l’évolution récente de la social-démocratie en Occident.La méthode du Globe and Mail ayant été mise en cause dans les jours qui suivirent, l’objectivité eût dû inciter l’auteur soit à étayer davantage son jugement, soi à le nuancer.Mais le Globe and Mail est au-dessus de ces raffinements.Revenant sur la question hier matin, le quotidien torontois reaffirme que l’idée même du séparatisme québécois ne saurait être reçue “comme une option politique canadienne”.Et il va jusqu’à dire: “Ses implications sont si terrifiantes pour le Canada tout entier que nous nous sentons même incapables de l’accepter comme une option légitime right fui) pour le Québec”.Catholiques et protestants se jugeaient naguère non pas à leurs actions et à leurs dispositions réciproques mais à l’aulne de condamnations doctrinales portées quelques siècles plus tôt.La raideur du Globe and Mail à l’endroit du souverainisme québécois est de la même veine.Au lieu de reconnaître un fait et de chercher à le comprendre, il ne s’arrête qu’à l’idée.Cela rappelle une vieille phrase du philosophe Jacques Mari-tain: “La pureté, quand ale monte à la tête, devient vite sectaire”.• Nous reconnaissons volontiers avec le GlobeandMail quel’option ultime duQuébec intéresse à plus d’un titre tous les Canadiens, non les seuls Québécois.C’est pour cela que nous voulons ai peser si soigneusement toutes les implications.Si cependant le quotidien torontois veut dire par là que le reste du Canada disposerait d’un droit de vote sur la décision que prendra éventuellement le Québec, nous rejetons cette position comme contraire au droit des peuples.Notre confrère voudra-t-il préciser qu’au moins sur ce point-là, il a definitivement tourné le dos au colonialisme?ClaudeRYAN bloc-notes Judicare: moins utile et plus cher En commençant ses travaux demain matin, la Commission parlementaire sur l’administration de la justice entendra différentes évaluations du bill 10 et des régimes possibles d’aide juridique.Le Barreau plaidera la cause d'une aide juridique imitant d’assez près le régime ontarien et comportant, en somme, le paiement à l’acte.En revanche, plusieurs groupes, eux aussi formes d’avocats, défendront des thèses inverses.Parmi eux.deux retiennent l’attention: celui de Mme Gisèle Côté-Harper, professeur de droit à l'Université Laval, et celui du syndicat des avocats du Bureau d'assistance judiciaire du Barreau de Montréal.• Mme Côté-Harper déborde rapidement la stricte défense de l’indigent et souligne qu’un régime satisfaisant d’aide juridique comporte, outre le soutien d’un défavorisé aux prises avec la justice, des fonctions plus globales, plus permanentes.La recherche, par exemple, s'impose, car "les problèmes de cette population (défavorisée) sont non seulement cnmnWes.mais dans une grande proportion non définis ".De la même manière, "l’établissement de programmes d’information à la population concernée est un point crucial”.Point tout aussi important, la prévention: un régime qui ne se met en branle qu’au moment où l'économiquement faible a déjà été happé par l'appareil judiciaire ne prévient rien et se borne tout au plus à limiter les dégâts.D’autres exigences encore émergent du bref mémoire de Mme Côté-Harper.D’une part, la décentralisation s’impose pour que les régions rurales profitent, elles aussi, du régime.D'autre part, le régime choisi doit permettre le progrès: mise au point de nouvelles méthodes.utilisation de techniques juridiques peut-être peu courantes, étude des réformes légales indispensables.Tout cela invite à étudier l’aide juridique dans une perspective plus ample que la simple defense de l’individu coincé par une difficulté immédiate.L'auteur, d’ailleurs, ne dresse cette liste de critères et de conditions que pour mieux démontrer les insuffisances d’une aide juridique qui s'apparenterait au "judicare” ontarien et qui prétendrait tout résoudre par une suite d’interventions pointillistes.En effet, le “judicare” de type, ontarien insiste pour que les dossiers des indigents soient constamment référés à des études privées et que l’individu préserve ainsi intégralement son droit au choix de l'avocat.Le mémoire de Mme Côté-Harper souligne que ce système de la "référence à la pièce” rend impossible la spécialisation des études privées dans les problèmes des pauvres.Tel bureau privé ne consultera les lois sociales (logement, protection du consommateur, refus de pourvoir.) que deux ou trois fois l'an.Très logiquement, il ne spécialisera personne dans ces disciplines et n’entreprendra aucune recherche pour mieux utiliser ces législations.Seuls le feront des avocats travaillant en permanence ces types de problèmes.Ainsi, selon les critères définis par le professeur de droit de Laval, le système "judicare” rate l’çxamen: il n’assure ni la recherche en droit social, ni la spécialisation, ni le renouvellement des techniques légales, ni la prévention.Essentiellement, le mémoire de Mme Côté-Harper constitue donc un plaidoyer contre le système du "judicare”.Il s'attache, en effet, non pas tant à définir un système aux multiples articulations bien fignolées, mais plutôt à montrer [ impuissance du "judicare” à remplacer valablement les propositions du bill 10.L'auteur, en fait, ne reproche rien au bill 10; elle dit simplement, en songeant à ce que le Barreau viendra dire à la commission parlementaire, que la formule préconisée par la profession devrait être soumise aux tests de la recherche, de la prévention, de la décentralisation, de la spécialisation, de l’accessibilité, de la plus grande qualité des services.• Le syndicat des avocats du bureau d’assistance judiciaire du Barreau de Montréal offre un autre type de témoignage.Il ne s'agit plus ici d’un test subi au niveau des principes.Il s’agit d’une évaluation factuelle basée sur l’expérience de 45 avocats.Il s’agit également, contrairement au mémoire précédent, d’une critique positive, mais exigeante, du bill 10.Au niveau des exigences de principe, on retrouve, comme tantôt, la spécialisation des avocats et l’accessibilité des bureaux.A cela s'ajoutent l'intégration sociale des avocats, l’indépendance des défenseurs à l’égard de l'Etat et du Barreau, la participation des citoyens.Placé en face de semblables exigences, le système de “judicare”, comme précédemment, révèle ces insuffisances.Pourtant, s’est en passant au niveau des possibilités concrè tes que le syndicat des avocats du BAJM plaide le plus éloquement.Sur le plan financiér, le BAJM fournit des chiffres précis.Les avocat permanents du bureau d’assistance effectuent leur travail à cinq fois moins cher que le régime de "judicare”.La preuve?En février 1972, mois pris au hasard, les services rendus par huit avocats du BAJM à la Cour munici- fiale et à la Cour des sessions de a paix à Montréal avaient entraîné des dépenses de $7,166 pour le bureau.Le même travail, effectué dans le cadre d’un “judicare” aurait coûté $34,500.On comprend que les avocats du BAJM aient attaché la plus grande importance au plaidoyer du Barreau en faveur du principe du libre choix de l’avocat: eux composent précisément un bureau d’aide juridique où l’indigent reçoit conseil et assistance sans vraiment choisir son défenseur.Les arguments d’ordre pratique abondent donc en faveur d’un réseau d’avocats permanents: en Nouvelle-Ecosse, moins de 50% des personnes interrogées connaissaient un avocat; en Californie, moins de 30% des citoyens à faible revenu avaient un avocat parmi leurs amis ou leurs simples connaissances; les cas d’assistance judiciaire référés aux bureaux privés sont presque toujours confiés aux stagiaires et aux jeunes avocats débutants: seulement 39% des membres de la profession ont participé en 1970 au programme “judiciaire”.Sur ce dernier point, les statistiques du BAJM attirent l’attention.D’avril 1971 à mars 1972, seulement 1621 avocats québécois ont participé au programme d’aide Juridique et, de ce nombre, 951 faisaient partie du Jeune Barreau, soit 58.6%.D’autre part, ces avocats consentant à assister les indigents avaient assumé 5,467 causes (8.4 clients par avocat), alors que le BAJM en traitait le triple pendant ce temps.Non seulement le BAJM défend éloquemment sa formule, mais il suggère en outre diverses modifications au bill 10.Les plus importantes touchent à la participation de l’Etat dans la surveillance du système et dans l’extension de l’aide «b à des groupes.Les avocats M estiment que l’Etat doit borner son rôle au choix des membres de la commission centrale des services juridiques et à l’approbation du budget.Sitôt la commission créée, le cordon ombilical doit tomber et nul fonctionnaire ne doit sié-er à la commission.Même règle 'ailleurs pour le Barreau: “Inutile de dire qu’il y aurait un grave danger de conflit d’intérêts si le Barreau devenait un des administrateurs du régime.Car alors il pourrait tenter de restreindre les activités du système d’aide juridique au profit des praticiens privés qui sont en pratique les concurrents des procureurs permanents.L’expérience du BAJM a reflété des situations conflictuelles entre les avocats permanents et son Conseil d’administration, composé exclusivement de praticiens privés mandatés par le Barreau”.Le syndicat des avocats s'oppose, en outre, a ce que “le projet ae loi restreigne l'aide juridique pour les groupes de défavorisés".M.Choquette devrait scruter de près la suggestion.En effet, pourquoi le service d'aide juridique ne pourrait-il pas défendre d'un bloc un groupe de locataires établis dans la même conciergerie mal construite par un entrepreneur pressé?Pourquoi faudrait-il toujours du "travail en pièces détachées?” Nettement, les deux mémoires invitent le gouvernement à s’en tenir aux orientations contenues dans le bill 10.Bien plus, les deux mémoires fournissent au gouvernement un double approvisionnement: d’une part, de quoi répondre au plaidoyer du Barreau en faveur du “judicare” et du paiement à l'acte; d’autre part, de quoi améliorer encore le bill 10.Par Vietnam interposé La rapide détérioration des posi-tioift sud-vietnamiennes au cours des dernières semaines comporte des conséquences qui s’étendent depuis Saigon jusqu’à la Maison blanche.En effet, le désistement graduel promis par le président Nixon ne se poursuivra qu’au prix de risques accrus si Hanoi continue d’augmenter la pression.Et si Washington semble acculé à la défensive, l'opinion américaine peut fort bien se durcir et se chercher un homme fort pour diriger le pays.En d’autres termes, une quelconque accalmie sur le front vietnamien favorise le président Nixon, n devient ainsi celui qui libère l’armée américaine d’un bourbier dont ses prédécesseurs n’ont pu se dépêtrer.Déjà, il porte avec ostentation et rentabilité la gloire d’une détente relative avec la Chine et la Kussie.Que les choses demeurent ce qu’elles sont jusqu’à janvier prochain et il peut vaincre n’importe quel opposant.Par contre, l’opinion publique oubliera tous les gains effectués par le “pacifique M.Nixon” si Washington est forcé de relancer une vaste offensive contre le Nord-Vietnam.Jusqu’à un certain point, Hanoi pèse sur les Sections américaines ‘ ‘ par Vietnam interposé”.Il est probable que le succès, relatif mais constant et universel, que connaît l’extrémiste George Wallace dans la course à la présidence Suite à la page 6 Laurent LAPLANTE H&lTUlO — Ils disparaissent partout sauf ici! Une option inacceptable Just what was said Dans un récent discours Claude Ryan, le directeur du DEVOIR, morigénait The Globe & Mail pour avoir signalé combien ce quotidien semblait avoir évolue (à nos yeux) vers une position de franc séparatisme.Cette observation nous avait été inspirée par la réception dithyrambique que LE DEVOIR a faite au nouveau manifeste socialiste du parti Québécois.Ce n’est pas le cas, a corrigé M.Ryan.“La position de mon journal en ce qui a trait aux options politiques du Québec en est une de disponibilité, a-t-il dit.Nous ne sommes pas engagés du côté du parti Libéral, mais nous ne sommes pas engagés non plus du côté du parti Québécois.” Toutefois, le séparatisme ne peut plus être traité comme une hérésie, a ajouté M.Ryan: “C’est là une forme légitime d’opposition à laquelle il nous faut donner la place qui lui revient si l’on veut preserver le caractère démocratique de notre société.” Et encore: “Nous Québécois avons désormais une autre alternative; nous avons maintenant deux partis politiques importants, les libéraux et les péquistes.On trouve de semblables alternatives, qui ne sont pas particulièrement originales, en maintes situations.Des gens qui se chamaillent à bord d’un bateau pour décider vers où mettre le cap peuvent toujours résoudre la difficulté en se sr< bordant.On peut toujours conclure efficacement une partie de cartes en renversant la table.Le suicide dissipe invariablement toutes les inquiétudes, toutes les angoisses.Un divorce peut couper court aux difficultés d’un mariage.Mais si l’un des conjo nts envisage le divorce pour résoudre les dif- • Nous reproduisons ci-après le texte intégral de l’éditorial du Globe & Mail, paru le lundi premier mai, que Claude Ryan commente en premier-Montréal.ficultés d’un mariage.est-il ou est-elle séparatiste?Nous sommes tout à fait d’accord avec M.Ryan que le séparatisme n’est pas une herésie.C’est tout simplement une doctrine de destruction - certainement de destruction du Canada tel que nous le connaissons aujourd’hui et aussi, à notre âvis, des véritables intérêts es Canadiens français.M.Ryan ne sera pas d'accord.Mais alors, si Le Devoir se sent tout à fait à l’aise devant sa façon d'évaluer le séparatisme comme option pour le Québec, pourquoi donc un autre éditorialiste a-t-il jugé que The Globe & Mail a proféré une "accusation” en signalant la sympathie croissante manifestée par le journal à l’endroit du parti Québécois?Si Le Devoir devenait franchement fédéraliste et qu'il nous arrivait de le signaler, ferions-nous là un geste accusatoire?( 1 ) Mais peut-être la principale différence entre notre position et celle de M.Ryan ré-side-t-elle en ce que, pour nous, l’avenir du Québec et du Canada français est fondamentalement un problème canadien, qui intéresse l’ensemble du pays.Nous proclamons que nous avons le droit de nous intéresser aux affaires québécoises et d’en faire la critique - tout comme nous voulons croire que M.Ryan, comme Canadien, se sent engagé par ce qui se passe en Colombie-Britannique, disons.En conséquence, nous ne pouvons admettre que le séparatisme soit une option politique normale pour le Quebec non plus que le phénomène n’interesse que les Québécois.Au surplus, le séparatisme ne peut pas être une option politique normale car ce que le parti Québécois ferait, s’il mettait son programmé en oeuvre, ne pourrait pas être défait par une autre élection.Par definition, le séparatisme ne peut pas être considéré comme une option politique canadienne; et ses implications sont si terrifiantes pour le Canada tout entier que nous sommes incapables de l'accepter comme une option légitime ("rightful”) pour les Québécois.Nous sommes rassurés par la déclaration de M.Ryan précisant que Le Devoir n'a pas encore choisi le séparatisme comme la voie de l'avenir pour sa province.Nous devons esperer qu’il persévérera dans cette sagesse.(1) NDLR: A coup sûr, la conjoncture politique québécoise étant ce qu'elle est et le fédéralisme de 1867 qu’on veut à tout prix garder intact ce qu’il est lui aussi, The Globe & Mail proférerait, aux yeux de nombreux Québécois, une accusation contre Le Devoir s’il devait jamais le percevoir comme “franc fédéraliste”.Mais si j'ai parlé d'accusation dans le cas qui nous intéresse (bloc-note du 15 avril dernier, paru sous le titre "L’Arctique: interdit aux Québécois”) c’est pour la raison qu'expose aujourd’hui Gaude Ryan en Premier-Montréal.Le séparatisme étant perçu par The Globe & Mail comme un mal, c’est nous ju-er maléfiques que de nous accuser e “franc séparatisme”.Et n’est-ce pas l'a une accusation?Gaude LEMEUN ¦ lettres au DEVOIR le Devoir et la question linguistique Monsieur le directeur, j’ai été déçu une fois encore par la position du Devoir en matière linguistique en lisant votre éditorial du 27 avril.Vous commentiez justement le dernier recensement mais vous restez toujours aussi évasif sur les moyens à prendre pour assurer la survie du français au Québec.A ce titre, d’ailleurs, les statistiques ne parlent que de quantité, qu’en serait-il s’il fallait de plus parler de la qualité.Le Devoir est très en retard sur la pensée dynamique linguistique du Québec.Vous raisonnez beaucoup plus en gens qui s’inquiètent de sauvegarder les droits des minorités - et j’en suis - que d’assurer la vie et la qualité de vie françaises de la majorité.Votre accueil au Mouvement Québec français m’a à la fois surpris et indigné.Votre éditorial paru à la suite des projets de loi du M.Q.F.laissait envisager la possibilité de faire un immense district bilingue depuis la rue St-Laurent jusqu'à la frontière ontarienne.Ceci équivaudrait au génocide du Québec parce qu'à ce moment-là il n’y a plus d'unilinguisme officiel possible pour le Québec.Dès lors le Québec est situé en état de diglossie qui fait qu’une des deux langues est vouée à la disparition.Je vous citerai volontiers un André Laurendeau de l'Action nationale qui disait: "Quand tout le monde sera bilingue, cela ne servira plus à rien”.( La mort par le bilinguisme, dans l'Action nationale, décembre 1940).Faire Montréal bilingue, c'est forcer tout le Québec à etre bilingue.Montréal est microcosme du Québec.Quant aux commentaires de monsieur Laplante sur les questions de monsieur Bourassa, je les ai trouvés venus d’une plume ironique et malveillante, ôn se serait attendu à plus de solidarité -je ne dis pas d'unanimité - venant d’un journal comme le Devoir.Sa conclusion était particulièrement méchante et déplacée.De plus, vous avez eu beaucoup d'empressement à publier les questions de monsieur Bourassa et vous n’avez pas publié en toute justice les réponses du M.Q.F.Il m’apparait qu’en matière linguistique pour le Québec, vous vous limitez au rôle de censeur.Quelles sont les positions du Devoir sur la nécessite d'une législation dans le sens du français comme langue officielle?il ne suffit pas de dire que le Québec doit faire quelque chose.Je vous l’ai déjà écrit et je vous le redis, en cette matière, vous êtes toujours ni chair ni poisson.Vos récentes prises de position sur le M.Q.F., n’ont fait qu’encourager le gouvernement libéral à se désister sur un des problèmes qui situe le Québec dans une situation de violence et d’injustice.Je veux bien admirer le journal le Devoir qui s’est tenu debout en octobre 1970 mais je déchante quand je le vois tergiverser sur des questions fondamentales pour le Quebec.Notre situation linguistique est devenue intolérable.L exaspération monte d'autant plus que la question linguistique n'est plus devenue une uestion pour des spécialistes de la éfense de la langue mais un élément du problème global d'un Québec colonisé.Cest la signification la plus évidente du Mouvement Quebec français qui regroupe les grands mouvements du Québec y compris les cultivateurs - ce qui est un signe des temps.En terminant, je vous rappelle que le sens de cette lettre prouve bien que jRattache de l’importance à votre manière de réagir devant le problème du Québec français.J’ose croire que vous publierez ce texte dans vos pages afin qu’il vous soit une invitation plus explicite à vous définir enfin en ce qui a trait à un problème majeur et significatif du Québec.André GAUUN, président national, Association québécoise des professeurs de français.Québec, le 28 avril 1972.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque • x a compose et imprimé par I Imprimerie Dumont ncorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville taSalle.tagence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT : Édition quotidienne : $35 par année, six mois : $19.À l’é-on P™ amiV six mois ! t22; bois mois , $12.Éditions du 7*$ : par ?nné®’ Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur : d» j P^ tem.a,n?‘ *ari l’abonnement servi par la poste aérienne sur UnT,l n'ki00.^"'de d'uxième cla“« : enregistrement numéro 0858.Dépôt légal , Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) 4 Le Devoir, mardi 2 mai 1972 • 5 des idées des Mmes Le N PD et le projet Munro sur les allocations familiales Une manière injuste et peu réaliste de combattre la pauvreté par DAVID LEWIS, leader national du N PD j.n^a ^ontre pauvreté n’a pas sa place en matière d allocations familiales.Elle ne doit être menée ni sur ce plan, ni de cette façon au Canada.Les allocations familiales ne sont pas voulues pour cela, et en cherchant à les faire servir à cette fin, on crée inévitablement des inégalités, des injustices, comme l’a déjà fait le bill à l'étude d’ailleurs.Le ministre propose ce que le gouvernement a déjà fait dans le cas des pensions de sécurité de la vieillesse lorsqu’il en a fixé le plafond à $80 par mois, et a augmenté le supplément du revenu garanti.Aussi au cours de mes voyages par tout le pays, on rencontre des milliers de pensionnés qui pourraient presque recevoir le supplément mais dont le seul partage est toujours la misère, les soucis, l'insécurité.Voila ce que lé gouvernement a fait aux vieillards pensionnés en fixant la pension a $80.Il fait exactement la même chose en ce moment.Il préconise le même principe exactement dans le bill sur les allocations familiales.Les allocations familiales avaient pour objet d’aider les familles canadiennes à élever leurs enfants, la plus grande richesse que le pays puisse avoir.Cet objet est faussé du moment que les allocations deviennent sélectives.Tout le monde sait qu’il serait impossible de verser des allocations assez élevées pour payer tout ce qu’il en coûte pour élever des enfants^ mais on voulait apporter une aide suffisante aux familles, même si cette aide n’a pas été suffisante jusqu’ici, et reconnaître par le fait même que les familles où il y a des enfants ont des exigences particulières et que tous les enfants du pays devraient bénéficier de chances égales, d’un minimum du moins.Et ce ne fut qu’un minimum, pas plus.Etablir une sélectivité arbitraire dans un programme de sécurité sociale comme celui-là, c’est ne pas tenir compte de ce principe et commettre une injustice.Personne ne niera qu’un bon nombre de familles obtiendront plus en vertu du régime proposé par le bill C-170, parrainé par M.John Munro.Alors qu’on leur a accordé $6 ou $8 pendant tant d’années, tandis que le coût de la vie monte sans cesse, et puis présenter ce bill qui accorde un peu plus à une partie des familles, il est censé être acceptable.Je dis qu’il ne l’est pas, car il faut le considérer en vérifiant son effet sur l’ensemble des familles canadiennes.Je m’arrêterai à quelques exemples.Une mesure injuste pour les familles à revenu moyen Je veux faire état de ce qu’obtiendra l’enfant de moins de 12 ans.Si la famille compte un enfant et touche un revenu de $7,500, l'enfant obtiendra $1 de moins qu’actuellement.Il obtiendra $5 au lieu des $6 que lui accorde la loi actuelle.Si le revenu familial est de $8,000, le versement à l’enfant sera de $3.45 par mois.S’il est de $8,500, le versement mensuel est de $1.80, et s’il est de $9.000, il n’y en a aucun.Ensuite, prenez la famille qui compte deux enfants de moins de 12 ans.Si le revenu familial est de $8,000 ou plus, %.les enfants obtiennent moins.S’il est de $8,000, l’enfant obtient $5.10, c’est-à-dire 90 cents de moins que la somme actuelle de $6.S’il est de $9,000, chaque enfant recevra $1.80 au lieu de $6, et s’il est de $9,300, les deux enfants, aux termes de ce bill, n'obtiendront rien.La famille qui compte cinq enfants de moins de 12 ans et dont le revenu est de $8,000 obtiendra pour chaque enfant $10 au lieu des $6 actuels, ce qui représente une augmentation d’environ les deux tiers, mais nous devons nous rappeler que le coût de la vie est de 230 p.100 plus élevé qu’il n’était en 1945.Aux termes du régime proposé par le ministre, la famille qui compte cinq enfants et dont le revenu global est de $9,000 obtiendra par enfant à peu près la même chose qu’auparavant, mais si son revenu est de $9,300, elle touchera moins que les $6 par enfant, et s’il est de $10,000, l’allocation sera de $3.45 par mois.Dans notre société actuelle, les familles dont le revenu se situe entre $7,000 et $10.000 ou $7,500 et $10,500, ne sont pas aisées.Elles sont généralement toutes endettées auprès des sociétés de financement.Ce sont les familles lettres au DEVOIR Tartufferie moderne sous le patronage de I ON U ?Aux responsables de la conférence de VONU sur l'environnement.La vont des Femmes est une organisation nationale qui travaille a promouvoir la coopération internationale et à rechercher des solutions aux problèmes causés par les injustices, les inégalités et les guerres.Des travaux accompagnés de recommandations ont été soumis au gouvernement canadien.Entre autre des mémoires sur la fabrication d’armements bio-chimiques (Suffield); la fourniture et les profits faits sur la vente de materiel de guerre utilisé en Indochine par les U.S.A.; aussi protestation sur l’utilisation d’un programme supposé d’aide aux pays en voie de développement qui est en fait, un appui au gouvernement de Saigon, et aux Etats-Unis sous couvert d’objectifs humanitaires.La Voix des Femmes est étonnée que dans le document préparatoire à la prochaine conférence de l’ONU sur l’environnement, il ne soit fait mention de cette cause majeure de destruction de l’environnement que constituent les guerres, leurs préparatifs, le commerce des armes, leur accumulation en particulier l’arsenal nucléaire.On nous fait souvent peur en dé- PoHtique salariale et redistribution du revenu Messieurs, La politique salariale est-elle ¦ bien le moyen le plus juste et le plus efficace d'ajuster le revenu en fonction des besoins des gens?Voilà la question que nous sommes forces de nous poser à la suite des prises de position du Front commun sur le $100 minimum hebdomadaire, indépendamment de ses conséquences économiques et sociales sur le reste de la société québécoise.Les besoins des chefs de famille sont évidemment plus grands que ceux du célibataire.Or en accordant $100 par semaine à tous les employés des secteurs public et para-public, quelque soit leur état de vie, qu’ils soient célibataires ou non, qu'ils soient de nouveaux venus sur le marché du travail vivant chez leurs parents out non, peut-on affrmer que l'on aura tenu compte des différences de besoin?Le niveau de vie du père de famille avec, disons, trois enfants sera de beaucoup inférieur à celui du célibataire.Et l'absence de toute politique de redistribution des revenus sous forme d'impôts progressifs et d'allocations diverses, le célibataire retirerait $5,200 par année alors que le père de famille devrait partager ce même revenu entre cinq personnes, ce qui reviendrait à $1,040 par personne.Même si l'on tient compte du contexte actuel de transferts sociaux, le célibataire s’en tire encore mieux que le père de famille.C’est donc dire que la politique salariale en elle-même est incapable de réduire l'écart du niveau de vie entre des personnes placées dans des situations différentes; de plus, elle ne toucherait qu'un groupe de personnes relativement restreint et laisserait pour compte une multitude d'autres travailleurs qui ont droit, eux aussi, à un minimum vital décent.Beaucoup plus efficace et plus juste serait une politique sociale de transferts de revenus qui, elle, peut tenir compte des différents besoins et embrasser l'ensemble de la société.On réclame un salaire de base hebdomadaire de $100 ou $5.200 par année pour tous les employés de l'Etat, sans distinction quant à leurs charges et obligations, justifiant cette demande en disant qu'elle représente un minimum vital decent.Alors que penser des quelque $1,700 par année que reçoivent les personnes âgées sans ressources et vivant seules?C’est proprement intolérable.Encore ici la politique salariale est impuissante à procurer un niveau de vie humain à cette classe peut-être la plus démunie et la plus abandonnée de notre société parce que faible et sans défense.Seule une politique sociale civilisée pourrait corriger les graves injustices dont souffrent les personnes âgées sans ressources.Encore faudrait-il que les groupes de pression (y compris les syndicats) se convainquent que les personnes âgées aussi sont des êtres humains qui ont droit à un minimum vital décent, et qu'ils se fassent les champions de leur cause dans l’arêne politique.Ne lutter pour un niveau de vie humain que pour une classe de la société, c'est faire preuve d'égdisme collectif et d une conscience sociale plutôt étroite.Dans les deux situations présentées, la politique salariale ne s’avère pas un outil tellement souple et approprié pour assurer, un niveau de vie humain à tous.On peut se demander si les ressources de l’Etat ne seraient pas mieux employées à corriger les injustices les plus graves par le truchement de la politique sociale qui peut davantage tenir compte des différences de besoin - chefs de famille plus ou moins nombreuse, personnes âgées sans ressources, chômeurs, et autres catégories défavorisées - et qui ne privilégierait pas uniquement une classe particulière de la société les travailleurs du secteur public - mais rejoindrait l’ensemble de la société.Une dernière réflexion en terminant.Quiconque a véritablement le sens de l'humain peut-il accepter de prendre en otages les grands malades et aggraver ainsi leurs souffrances pour arriver à leurs objectifs si justes puissent-ils leur paraître?Lucie FORGET Montréal, le 26 avril 1972.Garant que nous n’avons pas les moyens d'améliorer la qualité de l’environnement pendant que se poursuit le colossal gaspillage du ministère de la défense allant du maintien d’une grotesque armée qui a 5 officiers pour chaque “Private”; à la réparation à des coûts exhorbitants, de navires alors mis au rancart; à l’établissement des bases de Bomarcs déjà dépassés à l’époque de leur installation, maintenant démantelées, coûteuse ferraille s’ajoutant au reste de l’arsenal déclaré périmé pour en renouveler les stocks au profit des marchands de mort.Comme gaspillage de ressources humaines et naturelles.c’est réussi.Ponce Pilate Canada se lave les mains de sa responsabilité dans la guerre du Vietnam dans le sang des victimes.N’oublions pas que les défoliants sont aussi fabriqués au Canada et il est certain qu'ils n’améliorent pas la qualité de l’environnement et de l'approvisionnement.Ceux qui refusent de voir les dangers et les ravages de cette accumulation d'armements toujours plus sadiquement destructeurs sont des aveugles naifs ou des profiteurs sans âme ni coeur.Pendant qu’on se consulte poliment, gentiment sur ce sujet distingué qu’est la qualité de l’environnement et que nos scientifiques bornés sont incapables de relier les effets aux causes; dans plusieurs coins du monde, la vie même est enlevée à des milliers de personnes, d’affreuses blessures et infirmités sont infligées.On attaque même les bébés a naître par l'empoisonnement de l’air.Soyons sérieux un moment, est-ce qu’on peut être en même temps pour l’amélioration de la vie ici et la destruction de la vie des au-ires sans etre des cyniques égoïstes, d’hypocrites Tartuffe?Pour La Voix des Femmes du Québec Solanges VINCENT Conseillère à l’exécutif du Québec et au mouvement National.Laval, le 21 avril 1972.LE COLLÈGE CHEZ SOI Enseignement programmé de niveau collégial pour les adultes Prochaines sessions : • 1 7 iu»!t • 3 juillet • 24 juillet Tél.: 325-0150 SERVICE D’ENSEIGNEMENT PROGRAMME Collège AAarie-Victorin 7000 rue AAarie-Victorin AAontréal 462 LA CROIX ROUGE VOLS CANADA-EUROPE CANADA Vers ( EUROPE aller-retour à partir de $ 188 DESTINATIONS Paris Bruxelles-Zurich Madrid-Genève S.E.T.A.Vacances 1176 rue Drummond Montréal 107 Tél.; 861-OZOO ® école d’été LPS COURS DE CONVERSATION ANGLAISE Programmes pour tous niveaux (débutants, intermédiaires, avancés) Cours intensifs ou semi-intensifs — matin, après-midi, soir.ADOLESCENTS - ADULTES LPS* PEUT VOUS AIDER Profitez de nos tarifs spéciaux d’été.Renseignez-vous dès aujourd’hui.Téléphonez, écrivez ou présentez-vous à: LPS - Montréal, 878-2821, étage F LPS - Québec, 529-0331,4ème étage PLACE BONAVENTURE 500 EST GRANDE ALLÉE Institutions reconnues par le Ministère de l’Éducation • Extraits d'un discours prononcé le 19 avril à la Chambre des Communes lors du débat de deuxième lecture sur le projet de loi C-170 modifiant le régime canadien d’allocations familiales.Quelque peu hésitante au début, l'opposition du NPD au principe de la sélectivité qui sous-tend le projet Munro est devenue beaucoup vite qi plus fi parlementaire du parti a pu approfondir implications du bill C-170.erme, a précise M.Lewis, à mesure que le groupe davantage les des travailleurs industriels, des cultivateurs qui essaient de gagner leur pain, des employés de bureaux.Elles ne sont pas riches et ont besoin des allocations familiales et d’un petit supplément pour les enfants.De plus, les familles dont le revenu se situe entre $7,500 et $10,500 non seulement ne sont pas aisées et sont constamment en butte à des difficultés, mais elles assument la plus grande part du fardeau fiscal.Il suffit pour cela de jeter un coup d’oeil sur notre régime fiscal.11 nous est impossible d’accepter qu’on leur supprime la petite aide supplémentaire qu'un régime décent leur aurait garantie.Les résultats néfastes d’une telle mesure se feront sentir dans les mois à venir, tout comme je suis convaincu que la majorité que le gouvernement détient actuellement lui permettra de faire adopter cette loi.Cette mesure divisera les collectivités et humiliera les gens.Les conséquences administratives et sociales La plupart des familles qui touchent des allocations familiales iront encaisser leurs chèques quelque part dans leur localité.Tout le monde surveillera tout le monde.Il suffira d’un bref calcul pour permettre au voisin de savoir ce que vous recevez puisqu’il vous faudra encaisser votre chèque dans une épicerie de votre localité, ou à la banque du coin et les gens se sentiront lésés si vous recevez plus qu'eux.C'est le genre de choses qui divise les collectivités.Les gens qui gagnent $7,500 obtiendront tel montant et ceux qui touchent $8,500, tel autre.Néanmoins, les gens qui demeurent dans le même voisinage partagent un sort socio-économique semblable; ils vivent côte à côte et traitent avec les mêmes personnes.Tous les gens connaîtront le revenu de leur voisin et ce qu'il touche en allocations familiales.Cela divisera la communauté en deux: les munis et les démunis.Mille dollars de plus ou de moins créeront le genre de tension que le gouvernement devrait chercher à éviter dans la formulation de la loi qu’il présentera au Parlement.Celui qui ne touchera pas d’allocations parce qu’il gagne quelques dollars de plus que son voisin lui en tiendra amèrement rigueur, surtout s’il constate qu’il paie un peu plus d’impôt que son dit voisin.Prenons le cas d'un homme qui touche $6.800 et celui d’un autre qui gagne $7,200; le premier touchera une allocation, tandis que le deuxième paiera autant d’impôts sinon plus, ce qui sera de nature à l’irriter profondément.Ceux qui par contre toucheront des allocations seront humiliés sans raison, en constatant que leur voisin qui touche quelques dollars de plus n’en reçoit pas.Par définition, ils doivent être dans le besoin.C’est ce qui menace l'harmonie sociale dans une société.Le régime social, le régime de bien-être et le fisc en subissent les contrecoups alors qu’il faudrait aider la population à comprendre que l’unité règne au Canada, que nous tentons de créer une famille canadienne harmonieuse et digne.Voilà pourquoi, à mon avis, toute personne à l’esprit ouvert trouve la chose tellement inacceptable.En ce qui concerne l’administration, il devrait être clair pour tous ceux qui examinent le programme quïl représente un cauchemar bureaucratique.Les gens qui l’ont élaboré s’en sont sûrement rendu compte.Les paiements sont répartis d'après le nombre d’enfants et le montant précis du revenu - gagnez $100 de plus et on vous déduira .33 de la prestation mensuelle.La hausse doit être de l'ordre de $500.Cela signifie que chaque fois que le revenu d’une famille augmente de $500.chaque fois qu’un mari ou sa femme sont licenciés durant l’année, que le revenu d’un cultivateur varie de $3.000 à $7.000 ou $8,000 par année, parce qu’il ne peut réglementer le prix courant de son produit - chaque fois qu’il se produit un changement de ce genre dans le revenu familial, lorsqu’un enfant dépasse '12 ou 18 ans ou qu’il y a une nouvelle naissance, il faut remplir une nouvelle demande et fournir des renseignements supplémentaires au ministère et aux bureaucrates qui s’en occuperont.Ce sera un véritable cauchemar, même si on le compare à la pagaille qui règne dans l’administration de l’as-surance-chômage.On prévoit des pénalités pour les infractions.D’après ce que je comprends du projet de loi, il y aura partout des infractions, car on ne peut attendre du Canadien moyen qu’il suive toutes ces directives bureaucratiques.Pour être acceptable, un programme de sécurité sociale devrait être simple et aussi peu coûteux que possible à administrer, et devrait être énoncé de manière que tout Canadien puisse le “lire à la va-vite”, comme on dit.Au lieu de cela, c’est une véritable jungle administrative, un tour compliqué et méchant qu’on joue à la société canadienne.M.Munro a reconnu qu’il faudra deux fois plus d’em-yés pour administrer ce régime; si je me souviens bien, il faudra faire passer l’effectif de 730 à 1,470 personnes.D’après ce que nous a enseigné l’expérience, si le ministre estime qu’il faudra doubler l’effectif, nous pouvons être certains qu'il faudra en fait le quadrupler avant que la véritable loi de Parkinson ne produise des effets.Au lieu de 1,500 employés, il est plus probable qu’il nous en faudra 2,000 ou 2,500 pour administrer ce régime, et que les coûts ne cesseront d’augmenter.Ce qui est bien plus grave encore, c’est que des familles au Canada seront constamment obligées de produire de nouveaux renseignements et de nouvelles demandes, et seront soumises à une paperasserie épouvantable.C’est là encore une raison qui nous porte à dénoncer ce projet de loi.Un projet indigne d’un pays riche comme le Canada Le produit national brut du Canada, qui était naguère de 31 ou 32 milliards, a triplé en l’espace de ouelques années.Les Canadiens sont plus instruits et comp; juts qv : la plupart des autres habitants du globe.De tait, je T; - u à ctr taines reprises, le Canada est un pays dont les citoyens peuvent, sans s’éloigner de la réalité, entretenir des Y ves rie grandeur parce qu’ils possèdent les moyens de les réaliser.Le courage et l’imagination sont les seules qualités nécessaires pour réaliser ces rêves de grandeur et pour obtenir que les Canadiens oeuvrent dans ce sens.Si l’on veut qu’ils prennent cette sorte d’engagement envers le Canada, il faut que nous fassions naître en eux le sens des responsabilités envers la société, qu’ils aient le sentiment de recevoir une juste part de la richesse et des revenus que, collectivement, ils ont produits, sachant que les programmes ordinai- res de sécurité sociale leur permettront de prendre soin de leurs enfants et de les élever.Je dis qu’il en coûte beaucoup plus que $15 ou $20 pour élever un enfant.Si Ton tient compte des données relatives aux nécessités normales de la vie, il en coûte $51 par mois pour élever un enfant, soit $27 pour la nourriture, $15 pour le logement, $7 pour les vêtements, et $2 pour le minimum de soins dentaires.Je cite ces chiffres de mémoire, mais je suis certain de ne pas me tromper.Ces chiffres ne tiennent pas compte du prix des jouets, des douceurs, du matériel scolaire, ou transport, des jeux et tout le reste, de sorte que même les $15 ou $20 que le bill propose et qui, à notre avis, devraient être payés à toutes les familles, sont bien loin d’approcher ce qu il en coûte pour élever un enfant.Si ces montants de $15 ou $20 et j’aimerais que ce soit plus - étaient versés pour tous les petits Canadiens, nous encouragerions ainsi le travailleur en usine qui a réussi à gagner un salaire de $3 l’heure.C’est tout ce dont il a besoin pour obtenir un revenu, selon le nombre de ses enfants, qui l’empêchera de recevoir une allocation qui en vaut la peine.Il y a au Canada des centaines de milliers de travailleurs dans ce cas.Ceux-là, de même que les employés de bureau ou les diplômés d’université ou de l’école secondaire, qui sont capables de gagner $7,000, $8,000 ou $9,000 par année et qui elèvent une famille, méritent une aide financière sous forme d’allocations familiales convenables.Si ces familles pouvaient au moins bénéficier de cette faible assistance pour leurs enfants, leur attitude changerait envers la collectivité, envers notre société et envers le projet d’édification d’un Canada plus grandiose que nous pouvons tous réaliser ensemble.A mon avis, le bill C-170 ne convient pas, de quelque point de vue mie nous puissions nous placer.Compte tenu du principe social en général, de l’idée inspiratrice des allocations Familiales, du fait qu’il privera les enfants qui touchent actuellement de l’aide sociale même des prestations qu’il prévoit lui-même, que nombre de familles a revenu moyen ne retireront rien de cette mesure législative, que l’application de ce bill provoquera un cauchemar administratif, je crois qu’il faudrait que nous tous à la Chambre recommandions au ministre de retourner à son bureau, de réunir ses mandarins et de leur demander de produire un projet d’allocations familiales qui soit plus sensé et plus humain que la monstruosité dont nous sommes saisis.A CHEZVITO Votre restaurant italien 5412 Côte des Neiges RÉSERVATIONS: 735-3623 0 .%*,‘^****-* i(f£ Oç Cet été', chez Berlitz pour étudiants et enseignants! 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vers l’organisation d’un sweepstake dans la province.“D’ici quelques années, on pourra avoir un super-sweepstake du Québec dont toute l’Amérique du Nord va entendre parler”, s’est-il exclamé.On ne sait pas encore avec quelle énergie M.Custeau entend se mettre à la tâche pour atteindre cet objectif - ce pourrait être au trot ou au galop! - mais d’ores et déjà, il promet de tenir un derby exceptionnel dans 2 ans au Québec.Loto-Perfecta ne constitue en rien un pari hors-piste.Cette forme de pari, on le sait, ne sera pas possible tant que le Code criminel n’aura pas été amendé.M.Carneau a d’ailleurs laissé entendre à ce sujet qu’une modification au code dans le but de rendre légal le pari hors-piste pourrait être effectuée avant l'automne, si des élections fédérales ne surviennent pas entretemps.La loterie Loto-Perfecta sera fondée sur une course de 10 chevaux organisée spécialement à cet effet et uniquement à ces fins.Il n’y aura donc pas de paris mutuels à l’occasion de cette épreuve.La course sera réglementée de façon très stricte: un examen de chevaux précédera et suivra chaque épreuve, le choix des positions de départ et des numéros des pur-sang sera effectué au hasard, quelques minutes seulement avant le signal du départ.Loto-Perfecta aura lieu une fois Risques de guerre couverts la semaine, le jeudi 52 fois par année.On projette d’ajouter quélquès courses supplémentaires, probablement le dimanche, lors des grandes manifestations régionales.L’événement sera télévisé au réseau TVA, vers 10hl5 dans la soirée, et durera environ 15 minutes.Les diverses pistes de courses du Québec auront l’occasion à tour de rôle de tenir l’épreuve de la loto.La conférence de presse d’hier était d’ailleurs rehaussée par la présence des présidents des pistes de Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières et de celle de Connaught.Des syndiqués montréalais célèbrent le premier mai parGiséleTremblay Les groupements syndicaux de la region de Montréal (CSN, FTQ, CEQ) ont célébré au centre Paul-Sauvé hier, la fête internationale des travailleurs, par une première assemblée commune la formation d’un comité régional de coordination chargé de rallier les travailleurs de la métropole autour des mêmes objectifs socio-politiques et de leur proposer des moyens d’action en conséquence.Ce comité regroupe pour l’instant le Conseil central (CSN), le Conseil du travail (FTQ) et l’Alliance des professeurs (CEQ) de Montréal, ainsi que d’autres syndicats d’enseignants delà région mé-tropolitqine (Le Royer, Laval.l'Ouest de Montréal, Champlain et Milles-Isles).Dans quelque temps, des groupes populaires s’y joindront.Les représentants des organismes prticipants ont tous souligné dans leurs brèves allocutions que cette première manifestation concrète de solidarité ouvrière régionale s'inscrivait dans un cadre plus vaste qui comprend la reprise de la lutte contre le bill 19 en liaison avec le Front commun de la fonction publique et un appui à toutes les luttes de liberation que mènent les travailleurs dans le monde et que souligne la fête du premier mai.Le Pulitzer au NY Times NEW YORK (Reuter) - Le prix Pulitzer a été décerné hier au New York Times pour la publication dans ses colonnes des documents secrets du Pentagone.Un des autres prix (douze au total) a été décerné au “columnist” Jack Anderson pour ses révélations sur les décisions du gouvernement des Etats-Unis dans le cadre du conflit indo-pakistanais.Dans une déclaration tout à fait inhabituelle, le conseil d'administration de l’Université de Columbia, qui attribue le prix, créé en 1918, déclare que la majorité de ses membres ont exprimé de “sérieuses réserves” en ce qui concerne les prix attribués à la presse.Il précise que si, seuls les membres du conseil d’administration s’étaient prononcés sur la sélection, “certains des lauréats n’auraient pas été choisis.” Le communiqué ne précise pas l’identité des lauréats qui ont soulevé une controverse au sein du conseil et de son comité consultatif.La publication des documents secrets du Pentagone ainsi que les révélations de Jack Anderson ont donné lieu à de multiples débats aux Etats-Unis sur la question du respect de l’éthique.Le Canada a conclu un accord avec le gouvernement d’Israël concernant l'assurance de nouveaux investissements en échange de la couverture de certains risques non commerciaux, y compris les risques de guerre.Selon un communiqué du ministère des affaires extérieures l’accord devrait constituer une contribution utile au développement des relations économiques entre les deux pays.Il fait partie d’une série d’ententes portant sur l’assurance des investissements à l’étranger que le gouvernement compte conclure avec d’autres pys.Des accords similaires ont déjà été conclus avec la Barbade, la Jamâique, la Malaisie, Singapour et Ste-Lucie.L'objectif de ce programme, établi en vertu de la loi sur l’expansion des exportations adoptée en 1969, est de promouvoir les investissements par des citoyens ou des sociâés canadiennes en pays etrangers.L'accord a été signé hier à Ottawa, entre M.Mitchell Sharp et M.Theodor Meron ambassadeur d’Israël au Canada.Les quelque 300 syndiqués présents, qui se sont levés au début de l’assemblée pour rendre hommage aux combattants de la classe ouvrière, y compris le peuple vietnamien “bète noire du système capitaliste international”, se sont ensuite réunis dans la salle de curling pour boire et danser ensemble à l’occasion du premier mai.Ce regroupement des syndiqués de toute allégeance répond au voeu des colloques régionaux que les trois centrales syndicales avaient tenus de concert au cours de l’année 1970.La première tâche du comité de coordination sera de mettre sur pied un secrétariat permanent et en attendant, d’autres assemblées communes auront lieu régulièrement.Le président du Conseil central (CSN, 65.000 membres), M.Michel Chartrand, a rappelé que son organisme avait pour objectif premier la libération des travailleurs hors de l’entreprise, les fédérations de syndicats s’occupant déjà des problèmes reliés plus directement aux conditions de travail et aux conventions collectives.Il a observé que des fronts communs intersyndicaux fonctionnent déjà avec bonheur dans d’autres régions du Québec, notamment à Saint-Jérôme, à Sept-Des et dans le Nord-Ouest.M.Chartrand a rassuré les syndiqués crçiintifs en indiquant qu'au sein du comité de coordination chacun des organismes reste autonome, ce que le président du Conseil du travail (FTQ, 98,000 membres) a ensuite confirmé en précisant que toutes les décisions prises au niveau du comité devront être ratifiées par chacune des assemblées.M.Perreault a aussi lancé un appel au dépassement des allégeances syndicales: il faut apprendre a travailler ensemble, a-t-il dit, éliminer la peur et résister aux spécialistes du conditionnement (“Yvon Dupuis Alban Flamand, etc.) qui tentent de nous diviser.Selon le président de l’Alliance (CEQ, 9.000 membres), M.Robert Chagnon, il est grand temps que les fronts communs occasionnels et au sommet s’étendent aux solidarités réelles des syndiqués de la base et que ces derniers, dans leur cheminement vers le pouvoir économique et politique, ne dédaignent plus les petites victoires 3ue seraient pour eux le contrôle 'institutions déjà à leur portée: mouvement coopératif, commissions scolaires et municipalités.Les porte-parole des autres syndicats d’enseignants ont déclaré notamment que leurs membres sentaient maintenant le syndicalisme avec leurs entrailles, avaient envie de se battre et étaient prêts à reprendre de plus belle la lutte contre le bill 19.Les chefs syndicaux, qui en appelant à casser le régime capitaliste, qui en prônant la réalisation d’une société socialiste, qui en évoquant l’unification future des centrales syndicales, ont rejoint la pensée de plusieurs militants qui voient dans ce regroupement régional l’un des maillons importants de la chaîne qui mène à l’organisation politique des travailleurs québécois.Le comité de coordination représente en effet à lui seul presque autant de syndiqués que la CSN ou la FTQ.L’organisation de Loto-Perfecta nécessitera un investissement de plus d'un million de dollars, a révélé M.Carneau.Tous le système repose en effet sur un outillage électronique très perfectionné.Ainsi, les postes de distribution - on compte déjà 9,000 vendeurs, — seront équipés d’une valideuse, qui enregistrera à l’encre magnétique les numéros se rapportant à la course et les montants misés par l’acheteur.Les bureaux de Loto-Perfecta seront dotés quant à eux d’appareils à microfilmer pouvant lire 750 coupons à la minute, de développeurs de visionneuses servant à retracer sur le microfilm les billets gagnants.Un ordinateur permettra ensuite de déterminer les gagnants et les montants qu’ils recevront compte tenu du nombre de combinaisons identiques choisies par les acheteurs.Des mises multiples de $1.00 seront possibles et des sous-com-binaisons de deux ou de trois numéros seulement, au lieu de quatre, sont également prévues.Il sera même possible à un individu d’acheter toutes les combinaisons possibles et imaginables.mais il devra en payer le prix $5,040 et selon les dirigeants de la Loto, la chose pourrait coûter plus qu’elle ne rapporterait.Il reste cependant que, dans tous les cas, le gagnant de quatre numéros dans l’ordre recevra approximativement 23 fois plus qu’un gagnant dans le désordre.Les propriétaires de chevaux étaient aussi représentés hier à la cérémonie de lancement et ils se sont déclarés très heureux de l’initiative gouvernementale.Une partie des recettes brutes de Loto-Perfecta, c’est-à-dire 2 pour cent sera versée aux fins de l’élevage de chevaux dans la province.Le nombre de jours de courses étant de plus en plus élevé en Amérique du Nord les chevaux sont fort en demande et leur prix d’achat a considérablement augmenté.Les éleveurs québécois veulent rester bien en selle dans cette rivalité qui les oppose à ceux des autres provinces et des états américains et cette forme de subvention que constituera Loto-Perfecta est chaleureusement accueillie.Quant au simple citoyen, même s’il ne gagne pas à coup sûr dans cette affaire, il pourra toujours se consoler en se disant qu’après 52 semaines de courses de chevaux télévisées, il sera “bieh ferré” dans ce domaine.SUD-VIETNAM des “B-52” américains.Là aussi, les Sud-Vietnamiens s’attendent à une attaque des maquisards soit pour prendre la ville, soit pour progresser plus loin vers le sud en direction de Pleiku.Dans toute la partie méridionale du Cambodge, les forces anti-gouverne-mentales ont fait sauter l’ensemble des “verrous’' khmers et sud-vietnamiens qui leur barraient la route du Delta.L’évacuation, dimanche, de Kompong Trach.et de Bavet.au sud-est en bordure de la frontière sud-vietnamienne, leur ouvre largement les pistes du delta cochinchinois.Il aura fallu moins d'un mois aux unités nord-vietnamiennes et vietcong, aidées par les maquisards locaux pour réduire à néant les zones “tampons’' qui protégeaient au Cambodge la frontière sud-vietnamienne.Le barrage horizontal des positions gouvernementales khmères alignées le long de la Nationale un entre le Mékong et la frontière du "bec de canard" n'a pas tenu plus d’une semaine.Avec l’eva-cuatiori de Bavet.le front méridional -le secteur névralgique du Mékong - a volé en éclats, dispersé, disloqué.Du fait de son importance pour le Sud-Vietnam.c'était sans doute le secteur militaire khmer le mieux organisé, le mieux doté en bases d'artillerie.Plusieurs milliers de soldats gouvernementaux contrôlaient la route et ses abords immédiats pendant la journée.Les blindés sud-vietnamiens apportaient leur support.L'aviation basée dans le delta intervenait rapidement lorsque cela était nécessaire.Pour le gouvernement khmer, ces régions sud-est étaient d’une grande importance.par leur population et la culture de riz.La route un qui les traverse était le "cordon ombilical " reliant Phnom Penh à Saigon.Il est aujourd’hui coupé sur plus de soixante kilomètres.BLOC-NOTES Suite de la page 4 se relie aux menaces que fait peser Hanoi.Wallace ne possède guère de chances de parvenir à l’investiture, mais sa seule présence et son seul potentiel contraindront son parti à choisir un homme fort - et non un libéral - de manière à rallier même les éléments les plus tumultueux du parti.Dans cette perspective, M.Nixon ferait bien de poursuivre les réductions de troupes même si le Nord-Vietnam maintient et augmente ses pressions.Laurent LAPLANTE Sécurité automobile: le Canada est un 'suiveux' TORONTO (PQ - Le Canada demeure incapable d’adopter des normes de sécurité adéquates pour les automobiles parce qu’il souffre du complexe de “suiveux” à l’endroit des Etats-Unis, a déclaré M.Ralph Nader, qui apporte au Canada sa lutte pour la protection des consommateurs.M.Nader prenait la parole à l’ouverture du Canadian Photographie Convention and Trade Show.“LeCanada occupe face aux Etats-Unis une position semblable à celle occupée par Chrysler face à General Motors”, a-t-il dit.Il a reproché aux Canadiens de ne pas donner l'exemple dans l’adoption de normes de sécurité plus strictes pour les automobiles, de ne pas être plus indépendants des Etats-Unis, sur le plan économique, et ne pas démontrer une plus grande audace, dans le domaine de la creation.Comme exemple, M.Nader a cité le cas des ceintures de sécurité en bandoulière, que le gouvernement américain voulait rendre obligatoire dans toutes les automobiles.Il a rappelé que les fabricants américains d’automobiles avaient maintenu que ces appareils ne seraient pas efficaces.“Mais la compagnie suédoise Volvo a rapporté après etude de 65,000 accidents de voitures, que pas une personne retenue par une ceinture de securité en bandoulière n’avait perdu la vie.C’est seule ment, me fois en possession de cette faits divers Les émouvantes obsèques de Georges Vermette Une émouvante cérémonie religieuse marquée par la présence de plusieurs personnalités politiques de la métropole dont le maire Drapeau et le president de la CUM, M.Hannigan a eu heu hier en l'église Saint-Paul-de-la-Croix où l’on célébrait les obsèques civiques du brigadier scolaire Georges Vermette, qui a été tué jeudi dernier en sauvant la vie à trois fillettes.L’accident s’était produit au moment où un lourd camion chargé de sable a heurter trois fillettes qui traversaient à l’intersection des rues Christophe-Colomb et Chabanel sous la protection de Georges Vermette.Voyant que le camion ne s arrêterait pas à temps, le courageux brigadier de 73 ans avait poussé les fillettes pour lui-même etre écrasé par le camion.Hier, les trois fillettes, Michèle Landry, Sylvie Monette et Chantal Labelle, étaient présentes pour rendre un dernier hommage à celui qui leur avait sauvé la vie.C’est en pleurs qu’elles ont assisté à la cérémonie religieuse.Georges Vermette occupait le poste de brigadier scolaire depuis six ans.Auparavant, il avait servi de nombreuses années dans les services des incendies de la ville de Montréal.El avait pris sa retraite en 1946, après 30 ans le service durant lesquels il avait acquis le grade de lieutenant.Il laisse dans le deuil sa femme, ses six enfants et ses neuf petits-enfants.Un de ses enfants est le détective Vermette, de l'escouade des fraudes commerciales de la police de Montréal.Un employé du CN heurté par un train Un employé du Canadien National a été grièvement blessé hier lorsque son automobile est entrée en collision avec un train de marchandise dans la cour Bo-naventure.L’accident est survenu vers 18h20.Selon les premiers rapports policiers, l’accident est survenue lorsque l’automobile de la victime, M.Charles Yaki-son, 50 ans, un contremaître de cour du CN, a été heurtée par un train de marchandise qui roulait à vitesse réduite en direction ouest, dans la cour de triage Bonaventure.La police du CN ignore pour l’instant comment il se fait que M.Yakison, qui était à l’emploi du CN depuis environ 15 ans, n'ait pas vu le train, surtout que celui-ci roulait tranquillement.L’enquête qui sera entreprise devrait déterminer les circonstances exactes de l’accident.Quant à la victime, elle est restée emprisonnée à l’intérieur de son automobile, réduite en tas de ferraille, jusqu’à 21h00, alors qu’elle a pu être dégagée par les policiers et conduite à l’hôpital Rein-Elizabeth.Afin d’aider M.Yakison à supporter la douleur pendant que les pompiers s’affairaient à le dégager, des médecins lui ont injecté des calmants.En fin de soirée, hier, un porte-parole de l’hôpital Reine-Elizabeth a laissé savoir que l’état du patient était sérieux mais non critique.Le bandit s'échappe par le métro emportant un butin de $43,000 Un bandit solitaire armé d'un revolver a décroché le gros lot hier après-midi en s'emparant d'un sac contenant $43.000 déposé sur un comptoir de la succursale de la Banque de Montréal de la gare Windsor, dans l’ouest de la métropole.Deux mini-vols Deux hold-ups ont été hier commis hier dans la métropole, le premier au Théâtre Palace sur la rue Samte-Cathe-rine ouest et le second à la .narmacie Viau, dans le nord-est de la métropole.Au Théâtre Palace, situé au 698 ouest, rue Sainte-Catherine, un bandit solitaire armé d’un revolver a fait main basse sur une somme d’environ $60 pour ensuite prendre la fuite à pied.A la Pharmacie Viau, située au 4901 est, rue Beaubien, à l’angle de la rue Viau, deux bandits armés ont volé $110 et ont pris la fuite en direction inconnue.La section des enquêtes criminelles de la police de Montreal a été chargé des enquêtes.Travailleurs unis des mines WASHINGTON (PA) - L’élection, en 1969, de M.W.A.“Tony” Boyle, à la présidence des Travailleurs unis des Mines a été annulée par un juge fédéral de district.Le juge William Bryant a donné raison au gouvernement américain qui affirmait que l’utilisation des fonds syndicaux avait favorisé l’élection de M.Boyle, qui a été entachée d’irrégularités.Le juge a ordonné au ministère de la Justice de soumettre le 8 mai, des directives sur la manière dont la prochaine élection du président doit être faite.wmmmmmœmmmwMmmmmmmmmmm Selon la police, le bandit qui n'était pas masqué et qui était armé d'un revolver chromé a fait irruption dans la banque quelques minutes avant 15h00.Il s est emparé du sac de dépôt qui se trouvait sur un comptoir et a pris la fuite à pied en empruntant le métro, dont l une des stations communique avec la gare Windsor.Aucun coup de feu n'a été tiré lors du vol qui n’a duré que quelques secondes.Les sergents-détectives André Cha-rette et François Fortin, de la section des enquêtes criminelles de la police de Montréal, sont chargés de l’enquête.Jonquière: un violent incendie fait une vingtaine de sans-abri JONQUIERE (PC) - Un violent incendie a détruit cinq immeubles du centre-ville de Jonquière, dimanche soir, jetant une vingtaine de personnes sur le pavé.Les flammes ont complètement rasé trois résidences, dont une était in-noccupée, un immeuble abritant un restaurant également abandonné ainsi qu’une forge.Personne n'a été blessé durant le sinistre qui a causé des dégâts évalués à environ $100,000 par un porte-parole du Service des incendies de Jonquière.Le feu a éclaté vers 22 heures dimanche, dans la maison inoccupée et les pompiers n’écartent pas la possibilité qu’il ait été allumé par des enfants.Cette maison avait été achetée récemment par la ville dans le cadre d’un programme de rénovation urbaine.« A Rosemont et à Saint-Jérôme les étudiants refusent de signer la lettre de réinscription constatation, que le gouvernement américain les a rendues obligatoires,” a rappelé M.Nader.“Dans un secteur de sécurité particulier comme celui-là, le Canada ne pourrait certes pas donner l’exemple, parce Su’il ne possède pas sa propre industrie e l’automobile.’’ M.Nader a souligné que les vdiicules, les tondeuses à gazon et les motoneiges mal conçues étaient responsables d’un plus grand nombre de morts violentes que les émeutes et les .crimes commis en pleine rue, mais que pourtant il ai était beaucoup plus rarement fait mention dans les manchettes des journaux.Selon lui, les autos qui sortiront des usines d'assemblage, dans les années 1980, seront construites et équipées, au point de vue sécurité, de telle façon que les voyageurs pourront s’en tirer indemnes, apres des collisions à 60 et 70 milles à l’heure.Viendra même un jour où des appareils anti-collision installés sur les automobiles provoqueront une application automatique des freins, avant que le véhicule ne frappe un piéton.M.Nader a maintenu que nous avions aujourd’hui à notre disposition les moyens technologies adéquats pour fabriquer des autos plus sûres sans coût additionnel, pourvu que les fabricants acceptent d’éliminer les changements extérieurs de style complexes et toujours très coûteux.parGérald LeBlanc Les étudiants des cegeps de Rosemont et de Saint-Jérôme refusent de signer la lettre de réinscription que leur a fait parvenir la direction de ces deux collèges.A Rosemont, moins de 600 des 2,279 étudiants ont signé la lettre de réinscription.Réunis en assemblée générale, plus de 1,000 des non signataires ont décidé d’exiger le retrait de cette lettre comme condition du retour en classe.Il ont par ailleurs fait un compromis sur la prolongation de l’année scolaire qui devait se terminer le 31 mai et que la direction a fixée au 28 juin pour rattraper le temps perdu à cause du débrayage des enseignants.Les étudiants sont prêts à accepter une prolongation ne dépassant pas le 16 juin.Ils sont également prêts à accepter des prolongations supplémentaires dans certains départements, comme celui des techniques médicales de laboratoire, moyennant entente avec les étudiants et les professeurs concernés.A Saint-Jérôme, les étudiants ont également décidé, en assemblée générale, de ne pas signer la lettre de réintégration que la direction leur a fait parvenir individuellement.Cette lettre, qui n’est pas signée, demande, entre autres, de ne pas tenir de réunions générales d’étudiants sans la permission de la direction._I1_ n’y a pas eu de cours hier à Saint-Jerome et les professeurs ont décidé, de leur côté, de n’accepter aucune prolongation sans l’accord des étudiants.Cette contestation de la prolongation de l’année scolaire entre donc dans sa deuxième semaine et un vaste ralliement est prévu ce soir au Centre Paul-.Sauve.Cette assemblée fait suite à une réunion, en fin de semaine à Québec, d'une quarantaine de leaders étudiants qui avaient répondu à l’invitation des dirigeants du Front commun étudiant.Le but de cette rencontre et du ralliement de ce soir est de mettre sur pied une stratégie commune pour contester la décision au ministère de l’éducation de prolonger (’année scolaire afin de respecter les 82 jours inscrits dans les règlements pour une session.Lettres à Pompidou Le mouvement Greenpeace, qui s’est donné comme mission d’empêcher les tests nucléaires destructeurs de l’environnement, tente de recueillir 10 millions de lettres qui seront remises au président de la Republique française, M.Pompidou.On sait que le mois prochain, la France procédera à des tests nucléaires dans ITle Mururoe, dans le sud du Pacifique.Greenpeace, dans un communiqué, explique que sa campagne porte sur trois points: 1) manifestation à Paris avec remise d'une pétition au président Pompidou; 2) présence, sur les lieux des tests, du bateau Greenpeace III; 3) envoi de 10 millions de lettres au président Pompidou.„ Les lettres à M.Pompidou peuvent etre adressées à Paris, à la Maison du Quebec, 66 Pergolèse, Paris, 16e.Ceux qui veulent communiquer avec le mouvement Greenpeace à Montréal peuvent s’adresser à Mado Rcid, Hôtel Iroquois, 454 Place Jacques-Cartier. Le Devoir, mardi 2 mai 1972 •?m K y Ï .^Ü!leT Allemagne de I ouest, M.Willy Brandt, devise avec son ministre des finances, M.Karl Schiller, lo"1»!?1 tr^vaill®urs à Dortmund, à l'occasion du 1er mai.Partout dans le monde, sauf en Amérique du .i ou la fête des travailleurs est célébrée en septembre, de tels rassemblements ont eu lieu.Dans les pays du bloc soviétique, la journée a été célébrée par une parade militaire.(Téléphoto AP) La controverse autour du bill 19: 2 organismes de la CSIM se prononcent Pendant que le mouvement syndical poursuit ses consultations en vue d’une grève générale contre la loi 19, Tes dispositions de cette loi et la division de l’exécutif de la CSN quant à la recommandation de retour au travail le jour où cette loi fut adoptée continuent d’inspirer au sein de la CSN des prises de position passionnées.Hier, deux organismes affiliés à la CSN ont fait connaître leurs vues à ce sujet, à la suite de réunions tenues ce week-end ; • Le Conseil central des Laurentides des syndicats CSN exige la démission immédiate de MM.Dalpé, Dion et Daigle, les trois membres de l’exécutif qui ont court-circuité la décision du front commun le 21 avril en réclamant prématurément le retour au travail des employés de l’Etat; le Conseil demande en outre à la CSN d’investir toutes ses ressources financières disponibles dans une contestation générale et totale de la loi 19 et de ses pareilles.• La Fédération des syndicats CSN du secteur commercial (16,000 membres) dénonce “le triste spectacle” que donnent certains dirigeants élus de la CSN et propose contre la loi 19 un programme en trois points; tournée provinciale auprès de ses membres pour les rallier au front commun et commencer une campagne d’incitation “au non respect et au rappel de la loi 19”; création d’un comité de stratégie du secteur privé qui élaborerait avec celui du front commun des actions “conjointes et coordonnées”; et création d’un fonds de solidarité syndicale afin de pourvoir aux pour- suites et aux amendes qu’entraînera une grève générale de 24 heures.Ce fonds de solidarité serait ainsi constitué: tous les salariés des corps constitutifs de la CSN y verseraient leur salaire de deux semaines et tous les “per capita” des syn-dicats_ du secteur privé pour la même période y seraient transférés.Selon la Fédération du commerce, des calculs sommaires indiquait que le Fonds serait riche ainsi de $900,000 et même du dou- Les Quelque 500 techniciens de Radio-Canada à Montréal ont participé à un arrêt de tovail de 24 heures hier, le jour même où reprenait entre leurs représentants et ceux de la Société la médiation interrompue quelques semaines plus tôt.La direction de Radio-Canada a indiqué qu’elle Le tribunal a maintenu hier à la demande de la Ville de Laval, opposée depuis le 21 avril à ses cols blancs en grève, l’injonction émise alors qui limite le nombre des grévistes sur les lignes de piquetage et ordonne de laisser la voie libre aux cadres et aux employés manuels.Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP, ble si la FTQ se joint à l’opération.La Fédération suggère en outre que la CSN boycotte tous les organismes consultatifs gouvernementaux où elle a des représentants et qu’elle mène une vaste campagne d’information auprès du public.Déjà, le Conseil central de Montréal des syndicats CSN, dont le président est M.Michel Chartrand, avait, le premier, exigé la démission de MM.Dalpé, Dion et Daigle, M le monde du travail _________ /______________ Nabet: débrayage de 24h Laval: injonction maintenue ne répliquerait pas à la manoeuvre par un lock-out ainsi qu’elle l’avait fait précédemment.L’Association nationale des employés et techniciens en radiodiffusion (NABET) mène une grève tournante depuis le 21 janvier et négocie le renouvellement de sa convention collective depuis maintenant un an.FTQ), qui représente les grévistes, soutient que c’est là une provocation puis qu’aucun incident n’est survenu sur les lignes de piquetage que les cols bleus de Laval, affiliés à la CSN, se sont engagés à respecter.Le SCFP se plaint en outre que la municipalité laisse sans réponse son invitation à reprendre les négociations.Carrière au Secrétariat ?Dactylographiez 75 mots-minute ?Sténo + 200 mots-minute SPÈCIAL : RECYCLAGE EN DACTYLO $89.50 Institut de Sténotypie International Inc.1015 BEAVER HALL HILL MTL, (Métro Victoria, nrtio Balmont) 878-9186 et résolu de faire pression afin que les secoure de grève soient transformés pour devenir l’équivalent des prestations d’assurance-chômage.L’ordre du jour du congrès de la CSN, fixé à juin prochain, comprend précisément les trois éléments qui sont au coeur du débat en coure au sein de la centrale: réorientation idéologique, redistribution des ressources financières et renouvellement de tous les mandats à l’exécutif.Les ordures s'empilent à Toronto (CP) - La grève des 4,000 cols bleus de Toronto (éboueurs, préposés à l’entretien des rues, des parcs et des égouts, chauffeurs d’ambulance, gardiens de zoo) est entrée hier dans sa quatrième semaine.Des milliers de tonnes d’ordures s’accumulent dans les rues et les parcs et plus de 140 incendies mineure ont éclaté ce week-end dans les dépotoirs de fortune qu’ont crées les citoyens.Le ministre ontarien du travail a cependant déclaré hier que son gouvernement ne songeait pas à intervenir directement dans le conflit.Entretemps, les 2,800 fonctionnaires municipaux de Vancouver, qui poursuivent eux-mème une grève entreprise jeudi dernier, ont été imités hier par leure 600 confrères d’une municipalité voisine, Burnaby: l’amoncellement des ordures le long des rues et de la route qui mène au dépotoir gardé par les grévistes, est la aussi l’effet le plus “sensible” delà grève.Des citoyens de Percé Les micros, l'éclairage, les fauteuils: nous voyons à tout Panique de dernière heure?Pas au Reine Elizabeth.Nous sommes là pour tout prévoir.Nous sommes fiers de vous donner exactement ce que vous voulez, peu importe ce que c’est.(Que vous soyez 4 ou 4,000, nous avons le salon qui vous conviendra).Appelez tout simplement le Directeur des ventes à 861 -3511.Il s'occupera de tout selon vos désirs.Le grand hôtel qui satisfait tous vos besoins, qu'ils soient fastueux ou modestes.Le Reine Elizabeth Un hûtel du CN administré par Hilton Canada.il* uM bloquent la route malgré la police PERCE (PC) - Un mülier de citoyens de la ville regroupé de Percé ont bloqué la route numéro 6 pendant une partie de l’apres-midi, dimanche, afin de protester contre le mauvais état des routes secondaires dans cette région.premiers agents de la Sûreté du Québec dépêchés sur les lieux ont vainement tenté de disperser les manifestants.Les policiers ont tiré des coups de feu en l’air et ils auraient, selon un échevin de la ville de Percé, M.André Méthot, “sauvagement chargé la foule” avec leurs matraques.En bloquant la route principale, les manifestants ont forcé les automobilistes à emprunter les routes secondaire pour se rendre de Gas- ré à Chandler ou de Chandler Gaspé.Le calme est revenu lorsque d'autres agents sont arri- Santé mentale: des comités régionaux établiront les besoins et ressources par Solange Chalvin Il y a au Canada un million d’enfants souffrant des troubles de l'affectivité et de l'apprentissage; au Québec, ils sont plus de 200,000 de moins de 18 ans classés dans une des quatre catégories d’inadaptation: les handicaps physiques et sensoriels, les irrégularités intellectuelles et les troubles d’apprentissage, les mésadaptations socio-affectives et les inadaptations sociales.Ces statistiques n’ont rien de neuf.Elles ont été rendues publiques, il y a deux ans, lors de la publication d'un rapport choc intitulé “Un million d’enfants".Ce qui est troublant, nous dit M.Real Bel-lavance, de l’Association canadienne pour la santé mentale, c’est que rien - ou si peu - n'a été entrerpis pour changer ou améliorer la situation des enfants exceptionnels.Devant l’inertie des professionnels et des gouvernements concernés, l’Association canadienne pour la santé mentale, à l’occasion de cette première semaine du mois de mai dédiée à l’enfance exceptionnelle, a décidé de mettre sur pied, dans chaque région du Quebec, un comité chargé de planifier les besoins et ressources en santé mentale.L’Association agira comme agent de liaison entre ces differents comités qui tous orienteront leur action, selon les recommandations du rapport “Un million d’enfants”.Lors d’une rencontre qui aura lieu les 7, 8 et 9 mai au Mont-Gabriel, les membres de l’Association canadienne pour la santé mentale - professionnels, enseignants et parents d’enfants handicapés - établiront les grandes lignes d’action de ces différents comités.Dans chaque région, le comité devra informer des problèmes des enfants déficients non seulement les professionnels de la santé, mais les enseignants, les députés, les représentants du gouvernement ainsi que les fonctionnaires et le public en général.Il ne s’agit plus de comités faisant des voeux pieux, nous dit M.Bellavance, mais bien de comités d’actions qui devront mettre en place, avec l’aide du gouvernement, peut-être à l’intérieur des futurs Centres locaux de services communautaires, des ressources pour l’enfance exceptionnelle.Les objectifs principaux de ces-comités sont l’information du public en général en vue d’une prise de conscience collective face non seulement aux problèmes de ces enfants mais également à ceux de leurs familles.“Les services actuels de santé, d’éducation, de bien-être et de justice, n’ont pas la possibilité de répondre aux besoins de ces enfants”, nous a dit M.Bellavance de l'ACS-M.Toute une gamme de personnel et de services ne rentre pas dans les programmes actuels de prévention, de dépistage ou de rééducation de ces enfants.Il ne suffit pas de découvrir quelles sont les ressources et les besoins d’une région donnée, il faut établir des services qui répondent aux besoins réels des handicapés et de Yves Saint-Laurent PARIS (Reuter) - Un protocole d’accord a été signé à New York, aux termes duquel il a été décidé que la so-citéé “Lanvin - Cnarles of the Ritz” cédait à Yves Saint-Laurent la totalité des intérêts qu’elle détenait dans les sociétés Yves Saint-Laurent, à l’exception de la société Yves Saint-Laurent Parfums.Doctorat honorifique HALIFAX (PC) - Maureen Forrester, de Montréal, contralto de renommée internationale, sera l’une des trois personnes à recevoir des doctorats honorifiques lors de la séance du 8 mai, à l’université St.Mary, de Haüfax.Les deux autres parchemins seront remis aux professeurs James L.Ryan et Harold G.Bealey, respectivement doyens de la faculté de génie civil et de la faculté de commerce, a indiqué la direction de l’université.vés sur les lieux.Ceux-ci ont permis aux citoyens de poursuivre leur manifestation et ont eux-mêmes dirigé la circulation en dehors de la route numéro 6 vers les routes secondaires.Au total, une douzaine d’agents de la Sûreté du Québec ont assisté au déroulement de la manifestation.Les manifestants se sont dispersés en fin d’après-midi en promettant de revenir vendredi soir prochain si les travaux de refection des routes jYont pas été entrepris d’ici Par ailleurs, le député de Gaspé Sud à l’Assemblée nationale, le Dr Guy Fortier, doit s’entretenir de ce problème avec les membres du conseil de ville de Percé, vendredi.leurs familles.Parmi ces services, notons les résidences pour jeunes adultes et les ateliers protégés.Notons que le rapport "Un million d’enfants” insiste beaucoup sur la nécessité de “normaliser” l’entourage tant humain que physique dans lequel évolue l'enfant souffrant de troubles affectifs ou d’apprentissage.En fait, les comités d’action que lance cette semaine l’ACSM répondent aux objectifs du rapport "Un million d’enfants” qui souhaite la régionalisation et la "sectorisation” des soins, accompagnées de la prise en charge globale de la popula- tion d’un territoire donné par une équipe permanente qui assure ainsi la continuité des soins et services.Il est peut-être utile de rappeler, étant donné la prolifération actuelle de garderies, ue le rapport "Un million ’enfants" préconisait l’ouverture de garderies de jour et de pré-maternelles, subventionnées par des fonds publics, et installées surtout dans les quartiers défavorisés."Cependant, dit le rapport, les autorités sanitaires devraient voir au maintien de normes convenables dans de telles garderies, et non se contenter de surveiller vaguement les normes se rapportant à la sécurité physique des enfants".La publication par le ministère des affaires sociales des nouvelles normes concernant les garderies fera-t-elle échec aux nombreuses expériences tentées par des personnes pleines de bonne volonté mais souvent incompétentes - à l’intérieur de programmes financés par le gouvernement fédéral?Les personnes intéressées à travailler dans les différents comités mis sur pied par l’ACSM peuvent s’adresser directement à cette Association qui a ses bureaux au 5757 Decelles, suite 303, Montréal 251.COMPTABLES AGRÉÉS MCMMK* OC L'INSTITUT DES COMPTABLES AGREES - THE INSTITUTE OF CHARTERED DE QUÉBEC ACCOUNTANTS OE QUEBEC •«ttoMcn ItCO» C.«D.MeUor, C.A., Directeur Administratif Edifice de* Comptable* Agréés, 630 ou**t, rue Logouchetière - Tél.861-1891 ARCHAMBAULT, MARCHAND BOIVIN, ARBOUR.LAFLEUR & CIE Comptable* agréés Donat Marchand.C A J Henr.Boivin.C A Paul lof leur.C A Roger Archambault l S C .C A Jacquet Brunette, C A 240, rue St-Jacques, 6e étage Montréal 126- 849-1695 BASTIEN, BARRIERE & ASSOCIÉS Comptables agréés F J Battien, C.a R Barrière.C A G.Borduot.C A J G Beaulac, C A ’ J.M Daoutt, C.A fdtftce Banque Canadienne Nationale 500 Place d'Armes.Suite 1564 Montreal 1 26, Que - 844-4445 LORENZO BÉLANGER ET ASSOCIÉS Comptables agréés En collaboration avec: Société d'Études Économiques et d'Expertise Comptable (Société d’Expertise Comptable inscrite au tableau de l’Ordre de Paris) Société d'Études Comptables (Société d'Expertise Comptable inscrite au tableau de l'Ordre de Lyon) et Holden.Howard 6i Co.(Chartered Accountants) Montreal ef Chicoutimi.Candda Paris et St-Etienne, France Londres.Grande Bretagne Suite 360, 1980 ouest, rue Sherbrooke Montréal 109, Qué.937-4238 BESNER.TREMBLAY, RICHARD & CIE Comptables Agréés Marcel Besner.C A H Denis Tremblay.C A Claude Chevalier, C A louis Philippe Chamberland.C A AHQÇIt.MUDïNT - QUEBEC Edouard Richard C A MONTRÉAL 222 est.Henri-Boumssa Montréal 357, Qué.Tél : (5 14) 389-5995 QUÉBEC 1 50 ouest.7 3iéme Rue, Québec 7, Qué.Tél.: (418)626-2874 BERNIER & BISSON Comptables agréés Georges Bernier.C A Marcel Bisson, C A 60 St-Jacques Montréal Suite 601 845-0209 PAULE.BONNIER Comptable agréé 3100 Tour de la Bourse 861-5741 Montréal 115 (Qué.) CAZELAIS, POUPART, PRIVÉ & ASSOCIÉS Charles Caielois.B A .B Com .I A .C A Goeton Poupart, B A .B Sc Corn .C.A Gerard Privé, B Sc Corn , C A 3737 Monselet, Mtl-Nord.S936 St-Hubert, Montréal.321-3132 274-0694 CLARKSON, GORDON & CIE Comptables Agréés R.V Barnett.C.A H E Bell.C A J.C Bonnycastle, C.A.M Camirand.C A HM Caron.CA l J C arriéré.C A M Denega.C A.W A Forlinger.C A H R German.C A J B Gick.C A A.W.Gilmour.C A G Gingros.C A JP.Groveling,C.A.DC Hoover.C A GP Keeping.CA G limoges.CA MA Mackenzie,C.A.R Pearl.C A R.A.Sinclair, C.A.W J Smith.C A Associés - résidents Montréal - Québec Halifax.Saint-Jean.Québec.Montréal.Ottawa.Toronto.Hamilton.Kitchener.London.Windsor.Thunder Boy, Winnipea.Regina.Calgary.Edmonton.Vancouver.Victoria.COULOMBE, BEAUDOIN ET ASSOCIÉS Comptables agréés 700 Ouest, Boulevard Crémerie Montréal 303, tél.:270-3121 CLOUTIER, FONTAINE CROTEAU l ASSOCIÉS Comptables Agréés Luc Cloutier, M S C .C A Raymond F onia «e C A Guy Croteou.C A Claude Chorbonneou C A.Tvott béguin, CA.' 506 est, rue Ste-Catherine Suite 810 Montréal 1 32 849-9281 COURTOIS, FREOETTE, CHARETTE l CIE Comatobles Agréés Florion Fredette c.o.Guy Charette c.a Roger Poupart c.a.Martin lajeunesse c.a.Hubert Mercier c.a.Raymond A Poirier c.a Jean-Paul Berti, c.a.507 Place Robic ci-devant Morion & Marion 2100.rue DRUMMOND Montréal, 25 288-2152 VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 DE BUREAUX MEUBLES Baisse MONTREAL - Le dollar américain était à la hausse de 1-8 hier et valait $0.99 11-32 en valeurs canadiennes.La livre sterling était à la hausse de 5-16 et valait $2.59 3-8 NEW YORK - Le dollar canadien a reculé hier de 7-64 à $1.00 43-64, par rapport à la devise américaine.Il y a une semaine, il était à $1.00 45-64.La livre sterling s’est maintenue à $2.61 1-8.La quarante deuxième assemblée annuelle de la Société pour les enfants infirmes du Québec sera tenue le mardi, 16 mai 1972, à 16 heures, à son siège social, 1455, rue Rochon, Saint-Laurent, Montréal 381, Qué.Maurice Gervais Secrétaire honoraire Montréal, le 2 mai 1972 Exposition de travaux d'artisanat par les protégés de 14h à 21h.Provigo doublera d'ici un an le nombre des produits vendus sous marque privée part cette consolidation de l’activité de l’ancienne Division de Demi-Produits et Ventes de l’Aluminium du Canada, Ltée, les compagnies qui étaient des filiales a part entière d’Alcan, exerceront dorénavant leur activité commerciale à titre de divisions de la nouvelle Compagnie.Produits Alcan Canada Limitée devient une filiale à part entière de l’Aluminium au Canada, Ltée.par Denis Giroux La compagnie de distribution alimentaire Provigo Inc.doublera d’ici un an le nombre des produits qu’elle distribue sous sa marque propre.De ce fait, le nombre de ceux-ci passera donc de 150 au-delà de 300, progression qui montre bien le succès venu couronner le programme audacieux de lancement de marque privée entrepris par Provigo au milieu de 1970.Selon M.Alfred Martel, vice-président aux ventes de Provigo, le succès du programme est dû à trois facteurs; les prix très bas, la présentation particulièrement soignée des produits et leur niveau de qualité.M.Martel rappelle que plusieurs de ces programmes avaient déjà été entrepris, quoiqu’un peu timidement, par certains distributeurs au Québec, mais que cela avait souvent échoué à cause d’une faiblesse sur l’un des trois points mentionnés ci-dessus.Facteur sous-jacent à la réussite de Provigo se trouve la fusion survenue en 1969 de Denault Ltée, Lamontagne Ltée et Couvrette et Provost qui a permis à Provigo d’acquérir un pouvoir d’achat suffisamment grand pour pouvoir lancer ses propres marques.De façon plus immédiate cepen- dant, Provigo n’avait pas le choix: de grandes chaînes concurrentes au Québec avaient déjà établi des programmes de marques privées qui faisaient des ravages chez les petits épiciers affiliés à Provigo.“Notre plus grand succès avec les marques privées a d’ailleurs été de reconcilier le consommateur et l’épicier.A prix à peu près égaux, la plupart des Québécois préfèrent le service personnalisé de l’épicier.Mais avec les marques privées des grandes chaînes, avoue M.Martel, la différence de prix était trop grande et les consommateurs se sont mis à “bouder” l’épicier du coin.Maintenant, ce dernier peut offrir un produit qui se compare avantageusement à n’importe quel autre, et sa clientèle lui revient peu à peu”.Parmi les produits Provigo qui ont le plus de succès, mentionnons les détergents, le café instantanné, les fruits en conserves, l’eau de javel, Thuile végétale et Teau minérale.Nomenclature hétéroclite ui s’explique par le fait que pour ébuter sa campagne, Provigo n’a lancé que des produits où le volume de Vente est elevé et où, de préférence, les marques nationales ou les marques dites “bâtardes” (qui n’arrivent à prendre de l’expansion 3: Une marque privée?Au fait, c’est quoi une marque privée?La plupart des consommateurs sont probablement familiers avec ce concept sans le savoir.Un produit distribué sous marque privée est un produit commandé expressément par un distributeur à un manufacturier et sur lequel il appose sa marque propre de distributeur (ex.Provigo, Steinberg).Par opposition aux marques privées on parle de marques nationales, marques qui jouissent d’une distribution étendue (pas nécessairement nationale), dont le nom est extrêmement connu du public (ex.Kleen-Ex, Kellog), et qui soi-disant identifient le manufacturier.Le manufacturier de marque nationale doit fane de la publicité pour son produit, maintenir une force de vente qui en assure la distribution généralisée et doit souvent défrayer le coût de cette distribution étendue.Autant de coûts qui n’affectent que très peu le distributeur lorsqu’il sèdes pos: : sa propre marque.La vente de celle-ci n’est en effet pas poussée par une publicité coûteuse dont les consommateurs doivent toujours en fin de compte défrayer le coût; c’est plutôt le prix qui est la première variable faisant que les marques privées jouissent de la faveur du consommateur.En ce qui concerne les frais de vente et de distribution, ils sont également considérablement réduits parce que le distributeur vend son produit dans son réseau de distribution déjà établi.Ces économies dans les déboursés publicitaires, les frais de distribution et les coûts d’une force de vente permettent au distributeur d’offrir leur marque à un prix remarquablement moindre que les marques dites nationales.La qualité s’en ressent-elle?les distributeur disent “non” certains consommateur “oui”.Le distributeur souligne que si la première vente se fait à cause du prix, la répétition de l’achat n’a lieu que si la qualité est satisfaisante.L'orà $50 l'once ! L’once d’or se vendait hier en fermeture $50.20 sur les marchés européens après avoir plafonné pendant ceux semaines à $49.50.C’est la première fois depuis la fin de la deuxième guerre mondiale que le prix de l’or monte si haut sur le marché libre de l’or.Dans le système monétaire international, l’or est coté au prix fixe de $38; jusqu’en décembre dernier, le prix officiel de l’or était $35.Il semble que la hausse de ou FALCONBRIDGE DIVIDENDE numéro 112 Avis est donné par la présente qu'un dividende trimestriel de cinquante cents (50c) par action a été déclaré par le Conseil d'administration de Falconbrldge Nickel Mines Limited, payable en monnaie canadienne le 31 mal 1972 aux actionnaires Inscrits aux livres à la fermeture des affaires le 5 mal 1972.Par ordre du Conseil G.T.N.Woodrooffe Secrétaire Toronto,.Canada le 20 avril 1972 la demande industrielle commerciale soit le principal facteur expliquant cette hausse subite de l’or.Dans les milieux généralement bien informés, on ne croit pas cependant que ce nouveau sommet du prix de l’or soit le préamble d’une nouvelle fièvre spéculative de plus longue durée.NORTHERN AND CENTRALGAS CORPORATION LIMITED AVIS DE DIVIDENDE -Avis est par les présentes donné qu’un dividende de quinze cents (15c) par action ordinaire du capital-actions en cours de la Compagnie sera payé le 1er juin 1972 aux détenteurs immatriculés des actions ordinaires à la clôture des affaires le 15 mai 1972.Par ordre du Conseil d’administration Le secrétaire T.G.Sheeres Toronto, Ontario le 20 avril 1972 Alfred Martel hors d’une région donnée) étaient vulnérables et peu ancrées dans l’esprit du public.Ces produits ont atteint un coefficient de pénétration de Tordre de 60% dans certains cas, et de 20% en moyenne pour tous les produits, ce qui constitue, selon les normes de T industrie, un succès impressionnant avec lequel peu de concurrents peuvent rivaliser.(Steinberg est l’un de ceux-là, et à une echelle plus grande encore).Jusqu’ici, l’ensemble des ventes sur marques privées de Provigo ne compte que pour 5% des ventes totales de la compagnie qui ont été de $223 millions environ Tan dernier.” Mais ce chiffre va s’accroître avec le lancement d’autres produits” déclare M.Martel.Parmi ces nouveaux produits vendus sous marque privée, il faut compter ce que M.Martel décrit comme des viandes congelées et des produits laitiers présentés de façon “révolutionnaire”.Croit-il que les marques privées vont éventuellement supplanter les marques nationales?“Non, et de toute façon la coexistence des deux est souhaitable puisque, par exemple, nous bénéficions de la publicité faite pour les marques nationales.La part de marché occupée globalement par les marques privées devrait se stabiliser autour de 20 ou 25% au maximum”, déclare M.Martel.Eventuellement, Provigo entend faire une certaine publicité de prestige autour de sa marque, mais pas pour des produits spécifiques auxquelles il faudrait alors imputer des coûts qui en accroîtraient le prix et les rendraient moins compétitifs.GRENIER RUEL & CIE INC.MEMBRE DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES MEMBRE DE LA BOURSE pE MONTRÉAL QUÉBEC/MONTRÉAL 88 Le “dé euner très spécial de l’homme.La salle à manger El Castillo offre un déjeuner à l’homme d’affaires à compter de $1.95.Le stationnement est gratuit.le service, rapide et courtois et l’atmosphère est calme.Le “déjeuner très spécial’’ de l’homme d’affaires au Holiday Inn du centre-ville c’est tout à fait dans la note! ^p£uflfu\ SvmaL DU CENTRE-VILLE M—Iir 420 ouest’ rue Sherbr0°ke (842-6111) Administré par Atliflc Inns ol Canada Ltd.TRUST GÉNÉRAL DU CANADA * 3 .DW ISë E 8 s o.w 9035 Le Devoir, mardi 2 mai 1972 * 15 Les marchés boursiers La plus forte baisse de l'année est enregistrée à New York montréal Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE 915 500 100 400 840 3600 Bourse de Montréal Après avoir été à la hausse en début de séance, les cours ont périclité hier, à la Bourse de Montréal.Les services publics, les bancaires et les industrielles ont cédé plus d’un point.Les échanges ont été animés dans les minières spéculatives.Le volume combiné aux Bourses canadienne et de Montréal s’est inscrit à 1.92 million d’actions, contre 1.87 million vendredi.Sur ce total, 1.72 million d’actions ont été échangées à la Bourse canadienne.Pacific Nickel Mines, à la Bourse canadienne, a pris 8 cents à 77 cents sur un volume de 499,900 actions.Un groupe dirigé par M.Robert Pa-palia, de Montréal, a pris le cours des changes contrôle de la société jjar un Toronto transfert d’actions appartenant à l’ancien groupe.VtntM Haut Bat Farm.( PAYS Afrique du Sud Allemagne Angleterre Argentine Australie Autriche Belgique Danemark Espagne France France Hollande Italie Japon Mexique Etata-iJnis Norvège Nouvelle Zélande Suède Suisse MONNAIE Hand D.Mark Livre Peso Dollar Schilling Franc C.Novo Couronne Peseta F.étran F.finan Florin Lire Yen Peso Dollar Couronne Dollar Couronne Franc COURS 1.3395 .3125 2.5933 .1032 1.1858 .0431 .0225 .1726 .1419 .0151 .1975 2042 .3066 .001701 .003260 .0794 99 5/16 .1504 1.1926 .2079 .2572 groupe A la Bourse de Montréal, Algoma Steel a cédé 3-8 à $13 5-8.La société a annoncé un bénéfice net de $2,895,-000 pour le premier trimestre de l’année qui comprend le recouvrement de $686,000 de dettes douteuses, contre $2,290,000 l’an passé.Hudson’s Bay Oil.qui a annoncé $5,748,000 de bénéfices pour le premier trimestre, ou 29 cents l’action, a pris 1-8 à $42 1-8.L’an passe, au premier trimestre, les bénéfices de la société s’étaient établis à $4,298,000 ou 25 cents l’action.Fleetwood a avancé de 4 3 - 8 à $15; Great West Life, 4 à $66; Laidlaw Motorways, 1 3-8 à $26; Peoples Stores, 5-8 à $23 et Maritime Electric, l-2à$301-2.Falconbridge Nickel a perdu 1 point à $81; la Banque canadienne impériale de commerce, 3-4 à $27 1-2; Crédit Foncier, 3-4 à $75; Walker - Gooderham Worts, 5-8 à $42 3-4; Canadian International Power, 1-2 à $26 et International Nickel, 1-2 à $321-4.Comportement des valeurs Lun.Ven.Gains 78 125 Pertes 158 111 Inchangée 85 97 Total 317 333 les indices MONTREAL 65 13 7 8 85 Industr.Serv.publ.Banque Papiers Comb.Changement -1.20 -0.58 -2.15 -0.09 -1.17 Clôture 203.96 161.81 267.66 84.61 202.63 Sem.dem.204.11 163.73 272.78 82.53 203.63 Mois dem.203.61 162.39 252.66 82.05 201.05 1972 haut 210.41 167.20 277.17 91.45 207.48 1972 bas TORONTO 187.56 156.26 227.56 81.22 185.12 Indiistr.Aurifère Métaux Pétrole Changement -0.95 + 2.27 -0.41 -1.35 Clôture 199.07 181.55 %.54 216.44 Sem.dem.200.75 176.71 96.41 221.80 Mois dem.197.79 175.76 96.35 223.76 1972 Haut 204.63 188.39 98.31 232.38 1972 Bas 181.66 140.58 79.15 180.30 DOW JONES Industrielles Transport Serv.publ.Ensemble Ouv.Haut Bas Qôt.Chang.952.81 956.95 938.59 942.28 -11.89 258.25 259.46 255.87 256.86 - 1.92.109.57 110.43 108.99 109.69 - 0.07 323.79 325.40 319.99 321.37 - 2.96 Le Préféré des Ecossais « ¦.-i il ¦¦ I : lllll SELLS IcokK Wf, û ' C y-m 8gy -f.- % .«.*< SOC*!.*** H1?T ¥ extra DmÜjIj JL/ special Le scotch Numéro Un en Ecosse Le courant de baisse s’est poursuivi à la Bourse de Toronto hier où la plupart des secteurs ont clôture à perte.Les boissons, mines indus-tirelles, grands magasins et aciéries ont subi de fortes baisses.Les valeurs Lun.Ven.1650 1910 1550 4500 100 500 2105 1160 3149 300 Hausses 191 283 Baisses 317 236 Inchangées 242 257 Totaux 750 776 Le volume des transactions a été de 1.88 millions d’actions valant $16.44 millions contre 2.54 millions et $18.29 millions vendredi.Dans les baisses, Dome Mines a perdu 1-2 à $66 3-4, Camflo 20 cents à $3.90, Little Long Mines 10 cents à $1.90, Canadian Utilities $1 à $48, Falconbridge $1 à $81, Royal Trust 3-4 à $49 1-4, Bethlehem 3-8 à $20 1-4, Ranger 3-4 à $19, Inco 5-8 à $32 3-8, Hudson Bay Oil and Gas 3-8 a $41 7-8, Standard Broadcasting 5-8 à $15 1-2 Roman 35 cents à $8.05, Tara 1-4 à $16 1-8 et Bell 1-8 à $44 1-2.New York Wall Street a connu sa plus mauvaise séance de l'année lundi.La chute de Quang Tri au Vietnam et la crainte que le renforcement de la surveillance du gouvernement sur les prix n'affecte les bénéfices au cours des prochains mois ont pesé sur la tendance.Le marché s’est inscrit en baisse des l’ouverture et a continué à sa replier par la suite, un très modeste redressement étant toutefois enregistré au cours de la derniere demi-heure.Les affaires ont été calmes.fonds mutuels Abitibi Alcan Algoma St Aquitaine Argus C pr Atl Sugar Bank Mtl Bank NS Bang CN Bq Deprg Bq Pv Can 4335 Bell Canad 1663 Bell A pr Bombrder Border C BP Oil Gas BP Can Brascan Brinco CAE Ind Calgary P Campeau Can Cem L CO Sugar Can Perm C Arena Cdn Brew C Found pr C lmp Bank 800 CIL 300 C Int Pw 1146 CP Inve w 575 Canron 200 Acrofund Adanac A.G.F.Special Fund AU Canadian Compound All-Canadian Dividend All-Canadian Fund 4,000 All-Canadian Revenue All-Canadian Venture Altimira Growth Fund Altamira Income Fund Am.Growth Fund Andreae Equity Assoc.Investors Canada Growth Fund Canada Security Cdn.Invest Fund Cdn.Scudder Cdn.Sec.Growth Cdn.Gas & Energy Pfd.Cdn.Trusteed Income Canagex Canagex Pension C Champion of Canada Collective Mutual Fund Commonwealth Inter.C.O.Leverage Commonwealth Venture Corporate Investors Com.Inv.Stock Fund CSM Japan Fund Dora.Compound Dom.Equity Dreyfus Fund Dynamic Eaton Viking Entarea Funds Exec.Fund of Canada Fonds Collectif “A” Fonds Collectif "B” Fonds Collectif‘‘C” Fonds Desjardins “A” Fonds Desjardins “A” GIS (Compround' GIS (Income) Growth Equity Growth Oil & Gas Guardian Equity Guardian Growth Guardian Savinas Harvard Growth Industrial Growth Invest Growth Invest IntT Mutual Invest Mutual of Canada Invest Retirement Mutual Japanese Keystone Canada Keystone Polaris Fund Le Fonds P.E.P.Exington Research Mutual Accumulating Mutual Bond Fund Mutual Growth Fund Mutual Income Fund Nat.Resources Natrusco Pension Mutual Performance Plus Planned Ressources Provident Prudential Growth Putnam Inv Fund Putnam Growth Regent Growth Regent Pension Regent Venture RoyFund Ltd.Sav.& Inv.Can Sav.& Inv.Amer Utd.Accumulative Utd.American Utd.Horizon Utd Venture Universal Sav.Equity !â£5E PI boUlsteSnne RESTAURANT QUEBEC 463 1501 350 120 100 1978 1400 400 975 2900 25 25 200 300 700 100 S8’/ï 8V4 $22'/% 21 ft $13% 13% $21'/i 21'/a $11'/.11'/.$6'/a 6% $21% 21'/a $39'/a 39% $16ft 16% $19'/.19-, ï AVANT EN STOCK I9.73G ARTICLES ÉLECTRIQUES ET D'USAGE INDUSTRIEL.HIDES BOREAUX DE VENTE CAMS PLUS CE 50 VILLES H) PAYS.EMPLOIE PLUS DE 750 DANS toutes LES PROVINCES.: SE CLASSE, FAR SES VENTES, AU NOMBRE DES 7T PRINCIPALES BTTREPR1SES CANADIEN NIES.¦fl & S 4 S S TL® © B© DU AS OS (jyiB 0® Aï a© u§) â© sa ââ as âfl as âsssâââs S© ' .Il.Mil* ET N'EN EST P00RTANT QUÀ SES PÊBUTS ?APPORTE UN ÉLÉMENT DYNAMIQUE AU MARCHE CANADIEN.Rë bouse: LA CIE DE Distribution Northern Electric LTÉE UNE TOUTE NOUVELLE FILIALE AUTONOME, A CAPITAUX ENTIÈRE MEWT CANADIENS, DE NORTHERN ELECTRIC. 16 • Le Devoir, mardi 2 mai 1972 Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE Nie 02-17M3-72 MICHEL CLOUTIER, réildant rt domicilié •o 730.Rtverin, à LoB|ueuU.district de Montréal.demandeur •contre- RAYMOND QUINTAL, autretob résidant au 3000.Lyon, app.7, à Longueull.district de Montréal, défendeur IL EST ENJOINT i RAYMOND QUINTAL à l lntentlon duquel une copie du bref et de déclaration a été labiée au gretfe de cette cour, de comparaître dans un délai de trente (Mi )oun.Montréal, le 37 avril 197! CLAUDE DUFOUR GREFFIER-ADJOINT Mea Provost, Favreau A Atsoc s 276, St-Jacques ouest Montréal IM Avocats du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE Ne: «MUM-Ti SCOTT PAPER LIMITED, corpi politiqM dûment incorporé iyut ion llif' lectnl tl princtpnW plan d iHnlrei en le.cite et dlitrict de Montrdnl, demandereue contre- ARMAND GROLLX.lentUbommc.rditdul latretolt an Ml, St-Maurtce, en le.dtd et dlatrtct de Montrdnl et mnlnlcnnnt de lieu Inconnu,, défendeur IL EST ENJOINT k ARMAND GROl’LX k l'Intention duquel une copie du brtl et de In dé-clnntlou ¦ été lalaaée nu jreffe dé cette Cour, de comparaître dam nn délai de trente I Ml |oun.Montrée!, le M avril Itlt CLAUDE DUFOUR GREFFIER-ADJOINT Met 0|Uvy, Cope h Aiaoc's luite 700,1 Place Ville Marie Montréal 11).Avocau dé la demanderetié a Hydro-Québec APPEL D'OFFRES DLS-72-10169 pour 10h30 a.m.heure de Montréal le mardi 16 mai 1972 Région Laurentides TRAVAUX DE CLIMATISATION AU CENTRE D'ADMINISTRATION DE SAINTE-THERESE (COMTE DE TERREBONNE) Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de $25 pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à l'Hydro-Québec.du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30 p.m.à l’endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no 809 75, ouest, boul.Dorchester Montréal 128, Qué.Canada a Hydro-Québec APPEL D'OFFRES AMR-72-10174 pour 10h30 a.m.heure de Montréal mardi le 23 mal 1972 Divers endroits dans la Province de Québec FOURNITURE ET INSTALLATION DE CARROSSERIE, RECONDITIONNEMENT ET TRANSFERT D’ECHELLES SEMI-HYDRAULIQUES.Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu gratuitement.du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m, à 4h30 p.m.à l'endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no.809 HYDRO-QUEBECC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal 128, Qué.Canada Un dépôt de soumission au montant de TROIS MILLE DOLLARS ($3,000).chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire.payable à l'Hydro-Québec.remboursable sous condition, doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d’offres directement de l'Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les co-secrétaires B.LAÇASSE - W.E.JOHNSON Montréal, le 24 avril 1972.Un dépôt de soumission au montant de TROIS MILLE DOLLARS ($3,000.) chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire.payable à l’Hydro-Québec et remboursable sous conditions doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de l’Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues Les co-secrétaires B.LAÇASSE - W.E.JOHNSON Montréal, le 18 avril 1972.LOI SUR LA FAILLITE AVIS AUX CREANCIERS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE Dans l'affaire de la faillite de: M.Robert Belot, pâtissier, faisant affaires sous les nom et raison sociale de "BOULANGERIE-PATISSERIE BELOT ENRG." au 1422 - A - rue Fleury est en la Cité de Montréal et demeurant au 1422 rue Fleury Est, en la Cité de Montréal, dans la Province de Québec.AVIS est par les présentes donné que le débiteur susdit a déposé une cession le 27ième jour d'aviil 1972, que la première assemblée des créanciers sera tenue le 17ième jour de mai 1972 à 11:00 heures de l'avant-midi.au bureau du Séquestre Officiel, au 10 est.rue Notre-Dame, en la Cité de Montréal, dans la Province de Québec.DATE DE MONTREAL.ce 28ième jour d'avril 1972 JACQUES HUARD.C.A.Syndic BRAM INDUSTRIES CORP Avis al doue coolonnémal k II Loi da compogola qu.Il compognle "BRAM INDUSTRIES CORP." demieden li permis, ¦Ion d'ibiedonner U charte.MONTREAL, avril U.tilt.FRED L.SOLOMON.Le procureur de In Compagnie, CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division d«t Dlvorcst) GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL NO.: liJKWU-tt DAME JEANNE D'ARC FOURNIER, rtal-dant ri domiciliée à Longueull, district de Montréal requérante va GILLES GAGNON, présentement de lieux Inconnus.Intimé FAR ORDRE DE LA COUR: L'Intimé GILLES GAGNON est par les présentes requis de comparaître dans un dâai de 60 )oun de la dernière publication.Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été lakiée à la Division des Divorces de Montréal à son Intention.Frenei de plus avis, qu'à défaut par voua de signifier ri de déposer votre comparution ou contestation dans lea délais susdits, la Requérante procédera à obtenir contre voua par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'dle sollicite contre vous.Montréal, ce 27 avril 1972 JACQUES PERRON Régistraire.Mes LamarrediQuesnd.avocats 510 boul St-Laurent Montréal 1, P.Q.Hydro-Québec APPEL D'OFFRES PME-72-10145 ppur 10h30 a.m.heure de Mpntréal le mardi 16 mai 1972 Régien Mauricie PEINTURE DE 257 PYLÔNES D'ACIER DE DIVERSES LIGNES DE TRANSPORT D’ÉNERGIE A SHAWINIGAN ET GRAND-MERE Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de $25 pour chaque exemplaire complet.chèque visé ou mandat payable à l'Hydro-Québec.du lundi au vendredi inclusivement de '8h30 a.m.à 4h30 p.m.à l'endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no 809 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal 128, Qué.Canada Un dépôt de soumission au montant de TROIS MILLE DOLLARS ($3.000).chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire.payable à l'Hydro-Québec.remboursable sous condition, doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de l'Hydro-Québec sont admises à sumissionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumis-, sions reçues.Les co-secrétaires B.LAÇASSE - W.E.JOHNSON Montréal, le 24 avril 1972.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No: n-lSTN-n COMMISSION DE TRANSPORT DE LA COMMUNAUTE URBAINE DE MONTREAL, corpoTitloo Ikgolrmrot coutltuéc.lyut u priacipilc ploct d'iHolrti, ou IM, oooil.Craig, k Montréil, district de Mootrdil.demtodereiw ¦contre- MICHAEL DOVIEKKA, icntUbommr, autre-loll rdtldeet et domictlld eu SMI, Coloniale, k Montréal, dUtrict de Montréal, ot maintenant de lieux luconnui.détendeur Il EST ENJOINT k MICHAEL DOVIEKKA k l'Intention duquel une copie du bref el de le déclaration a été laliaée au |reHe de cette Cour, do comparaître dani un délai de trente (Ml Jeun.Montréal, le M avril lITt CLAUDE DUFOUH GREFFIER-ADJOINT Met Létourneau A Ahoc'i tOSt-J icque, Montréal lté Avocat! de la demandereue CANADA DISTRICT DE MONTREAL PROVINCE DE QUEBEC COUR PROVINCIALE \o: 02-00522*72 BRUNO GRONDIN, journAller.résidant et domlnllié au 1242 McGill à Longueull, dUtrict de Montréal, demandeur -contre- JEANNOT GRONDIN, journalier, résidant et domicilié autrefoU au 2250 Marie-Victo-ri, à Longueull, dUtrict de Montréal, maintenant de lieux inconnus, défendeur IL EST ENJOINT à JEANNOT GRONDIN à l'Intention duquel une copie du bref et de déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Montréal, le 26 avril 1972 CLAUDE DUFOUR GREFFIER-ADJOINT Me Gilles Chiquette 1496, Chemin Chambly Longueull Avocat du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Montreal COUR SUPERIEURE No: 18-000355-72 L' ASSISTANCE HYPOTHECAIRE R S.LIEE, corps politique dûment incorporé, ayant son siège social ri principale place d'affaires dans la ville rt le district de Joliel-te.Créditeur -contre- LES HERITIERS DE FEU JEAN REBOUL, de son vivant domicilié ri demeurant à 49-30.Ouimet, à Laval, district de Montréal, mais les héritiers n'ayant pas de résidence connue.Débiteurs -AVIS DE 60 J OURS- AVIS est donné aux débiteurs.LES HERITIERS DE FEU JEAN REBOUL.selon un jugement de la Cour Supérieure pour le district de Montréal, dans le dossier 18-000355-72.que l’Avis de 60 jours tel que requis par les articles HM0A et suivants du Code Civil de la Province de Québec a été déposé au Bureau du Protonotaire, pour chacun d’eux.Le dit Avis de 60 jours concerne une propriété connue comme étant un certain emplacement ayant front sur la rue Ouimet, en la Ville de Laval (St.François) et connu et désigné comme étant le lot no: 164-5 aux plan et livre de renvoi officiels de la Paroisse de St.François de Sales, avec toutes les bâtisses > dessus érigées, circonstances ri dépendances et notamment une maison portant le no; chique 4930, de la dite rue Ouimet, en la Ville de Laval (Quartier St.François).Selon cri Avis, si vous ne remédiez pas en dedans de 60 jours de la date du dernier des Avis, la demanderesse L'ASSISTANCE HYPOTHECAIRE R.S.LTEE.deviendra propriétaire de la propriété immobilière décrite ci-b a ut.Une copie de l'Avis de 60 jours a été déposée au greffe de la Cour Supérieure de Montréal, à vos intentions.Montréal, ce24ème jour d'avril 1972 MARIUS D'AMOURS PROTONOTAIRE Mes Frankel & Frankel, 4, Notre-Dame est.suite KMM Montréal 127 Avocats du créditeur Appel d’offres SERVICE GÉNÉRAL DES ACHATS Pour obtenir la documentation nécessaire à la présentation de soumission pour les projets ci-après décrits, écrivez ou téléphonez au : LA COMMISSION SCOLAIRE REGIONALE PROVENCHER 497, rue Mgr.Bruneault, Nicolet, Qué.DEMANDE DE SOUMISSION POUR L’ACHAT D’EQUIPEMENT POUR LES ATELIERS DE DESSSIN INDUSTRIEL, MENUISERIE, SOUDURE ET FORGE.TOLERIE INDUSTRIELLE ET ELECTROTECH NIQUE POUR L'ECOLE POLYVALENTE DE ST-LEONARD D’ASTON.La Commission Scolaire Re'gionale Provencher recevra jusqu'à 4:30 P.M.heures le 24 MAI 1972 à SON SECRETARIAT 497 RUE MGR.BRUNEAULT, NICOLET QUE, des offres sous enveloppes scellées.Gouvernement du Québec, Ministère Industrie & Commerce, Service Général des Achats, Bureau des appels d'offres Québec, Tél.: 643-5438 Les bureaux du Service Général des Achaîs son, situés au Complexe H, 875 est Grande-Allée Rez-de-chaussée." IMPORTANT ; Identifiez toujours le projet qui vous intéresse par son numéro de code et sa description, que ce soit par écrit ou au téléphone.Projet Deicription Uvraiton 6406 63 machine! à timbres Québec Clôture des soumissions, 12 moi 1972 3,00 p.m.6407 Carburants la Galette (Poste de) Charlevoix 6408 Gaz propane East-Angus Compton 6413 3400 Ibi.de poudre noire Xérographique Québec Clôture des soumissions i 16 mol 1972 3.00 p.m.6409 1483 disjoncteurs Charlesbourg ouest 6410 275 controcteurs magnétiques Chorlesbourg ouest 6411 200,000'fil électrique Charlesbourg ouest 6412 Luminaires de route Montréal et Québec 6415 Impressions.Contrat 26 nos.Bulletin Officiel 24,000 exemplaires chaque numéro 6416 Impressions.Québec 112,000 cohiers no 01,02, et 03 Enseignement Collégial, environ 1775 pages Clôture des soumissions, 17 mai 1972 3.00 p.m.LE DIRECTEUR GÉNÉRAL PAUL BRISSETTE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC CAHIER GROUPE 1971-72 SPB-18: CAHIER GROUPE 1971-72 SPB - 23: CAHJF.R GROUPE 1971-72 SPB-25: CAHIER GROUPE 1971-72 SPB - 27: CAHIER GROUPE 1971-72 SPB - 32: DESSIN INDUSTRIEL (machine à reproduire, à dessiner à rail, à dessiner (à bras), equer-res, compas.) MENUISERIE (dégauchisseuse, equerres, rabots, hache, drille automatique, couteaux, égoines.).SOUDURE ET FORGE (poste de soudure oxyacétylénique, machine à souder a arc électrique, machine à oxycoupage sur rail.) TOLERIE INDUSTRIELLE (cisaille guillotine, cisaille à levier, enclume de forge, machine à cintrer, machine à tourner, pileuse à boite.) ELECTROTECHNIQUE (wattmètres, VTVM (assemblé) wire, voltmètres vérificateur de condensateur, bloc d'alimentation, oscilloscopes.) Les quantités sont indiquées pour les items d-dessus dans les cahiers des charges.Chaque soumissionnaire remettra son offre sur le formulaire préparé à cette (In par la Commission Scolaire Régionale Provencher en y Joignant: 1- un chèque de garantie ou bons de garantie équivalent à au moins 5% du montant total de son odre.2- un chèque de dix dollars (10.00) par cahier des charges sera exigible pour obtenir les dits cahiers.Ce chèque sera remis uniquement à ceux qui présenteront des soumissions, au moment de l'ouverture des dites soumissions.Ces chèques visés ou bons de garantie seront laits à l'ordre de la Commission Scolaire Régionale Provencher, et tirés sur une banque canadienne ou une caisse populaire Desjardins, Commission Scolaire Régionale Provencher, Les soumissionnaires pourront se procurer plans, devis, cahiers des charges et autres documents à compter de 9.00 A.M., le LUNDI 1 MAI 1972 auprès du directeur de l’équipement de la Commission Scolaire Régionale Provencher, Monsieur Jean-Marc Lebel, 497 Mgr.Bruneault Nicolet Que.Les soumissionnaires sont Invités à l'ouverture des offres en public, qui aura lieu à 8.30 P.M.lires, le 24 MAI 1972 A L'AUDITORIUM DE L’ECOLE POLYVALENTE JEAN-NICOLET, 497 MGR.BRUNEAULT NICOLET QUE.La Commission Scolaire Régionale Provencher ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des offres reçues et ouvertes; elle se réserve également le droit d'accepter toute soumission en tout ou en partie, le 25 avril 1972 Roger Tremblay Le Secrétaire-trésorier.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No: M-lISSt-n LES COMMISSAWES D'ECOLES POUR U MUNICIPALITE DE CHAMOLY, DANS LE COMTE DE VERCHERES, nxporattoo !
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