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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 9 mai 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1972-05-09, Collections de BAnQ.

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Les 3 leaders syndicaux sont condamnés à un an de prison par Gilles Lesage QUEBEC - Les trois présidents des centrales syndicales, MM.Marcel Pepin (CSN), Louis Laberge (FTQ), et Yvon Charbonneau (CEQ), reconnus coupables d'outragè au tribunal, sont condamnés à douze mois d’emprisonnement, "cette peine devant prendre effet immédiatement”.Tel est le jugement rendu hier, en fin d’a[Jrès-mi{|i, par le juge Pierre Côté, de la Cour supérieure, dans la requête pour outrage au tribunal intentée contre les trois leaders syndicaux par le procureur général du Québec."Toute sentence plus légère laisserait au juge le sentiment qu’il s’est sans raison soustrait au devoir que sa conscience lui dictait”, écrit le juge en conclusion de son jugement de 28 grandes pages.Il n’y a pas d’option d’amende.Un naut-fonctionnaire du ministère de la justice a fait savoir que si les trois chefs n’en appellent pas de la sentence, ils seront detenus soit à Bordeaux, soit à Orsainville, selon le lieu de leur arrestation, et que les conditions qui leur seront faites seront exactement les mêmes que pour tout autre détenu.C’est donc dire que, tenant compte des jours "gagnés” pour bonne conduite ou en congés, les trois hommes pourraient être détenus huit mois environ.Le juge Côté écrit que les trois chefs ont."en toute connaissance de cause et de propos délibéré, incité les travailleurs visés par l’injonction à ne pas s’y conformer et à la transgresser”.Emise le premier avril, cette injonction faisait défense à plusieurs milliers de membres du Front commun syndical de se mettre en grève avant le 9 juin prochain.De fait, parmi les 14,507 employés d’hôpitaux visés, 11,429 refusèrent d y obtempérer.Des plaintes pour outrage au tribunal contre certains dirigeants de syndicats et leurs associations furent portées par le procureur général.Au cours de i’etu-de de l’une de ces requêtes, les trois présidents ont déclaré qu’ils avaient incité les personnes tombant sous le coup de l’injonction à ne pas la respecter.Reproduisant les termes de l’injonction émise par le juge Georges Pelletier, le juge Côté note ensuite que les trois intimes n’étaient pas directement visés.Mais le procureur général a fait valoir que les trois chefs syndicaux ont transgressé l’ordonnance qui faisait défense d’inciter les travailleurs en cause à faire la grève.Les trois présidents n’ont pas contrevenu à l’injonction.Le reprocne qui leur est fait n’est pas celui d’avoir violé l’injonction, mais bien d’avoir, de propos • •-^ délibéré, encouragé les membres du Front commun, à qui l'ordonnance d'injonction s’adressait, à la violer et à se mettre en grève à compter du 11 avril 1972.C’est donc l’offense d’outrage au tribunal dont les intimés se seraient rendus coupables.“Il n’est pas douteux, écrit le juge, que les actes reprochés aux intimés constituent une atteinte à l’autorité et à la dignité du tribunal”.Selon les trois présidents, ce serait le caractère illégal de l’injonction qui en justifierait la transgression.“Une telle proposition a depuis toujours été rejetée par nos tribunaux, commente le juge Côté.En effet, nos recueils de jurisprudence et de doctrine regorgent d’opinions affirmant l'obligation absolue de toute personne visée par une injonction de s’y conformer quelle que soit l’invalidité de celle-ci ou la nullité de la loi ou du règlement sous l’empire desquels elle a été prononcée".En d'autres mots, pour les tins de la décision sur la requête pour outrage au tribunal, il n’y a pas lieu d’apprécier le bien-fondé de l'ordonnance.Le juge note que ce n’est que durant la grève générale, soit le 14 avril que des procédures d'appel ont été engagées devant la Cour suprême, qu’elles ne demandaient que la permission d’en appeler de l’ordonnance (requête, qui n’est qu'exceptionnellement accordée), et qu’elles ne touchaient qu’une seule asso- ciation sur les cinquante qui étaient visées.Le juge Côté commente: “En passant, on peut se demander quelle aurait été la conduite de tous ceux qui ont contrevenu à l’injonction sur l’invitation de l’intimé Charbonneau si celui-ci leur avait carrément déclaré, lors de son message du 10 avril 1972, que l'appel n'était pas encore logé, qu’il ne concernerait qu'une seule association de travailleurs et que les autres moyens juridiques invoqués à l'encontre de l’injonction et susceptibles, au cas où ils seraient accueillis, de bénéficier à toutes les associations, avaient été écartés par la Cour Suprême moins de deux ans plus tôt.A la lumière de ces faits, l’on comprend pourquoi les trois intimés se soient cru obligés de venir en Cour le 18 avril 1972, pour faire les aveux que l'on connait.Ces déclarations qui pour certains constituaient un nouveau défi aux autorités n'étaient qu’un geste de défense à l'égard de plusieurs travailleurs qui subissaient la rigueur de la loi en conséquence de la transgression de l'injonction à la suite des directives que l’on connaît.” Il est de notoriété publique, poursuit le juge, qu'en dépit ae la conclusion à laquelle le juge Pelletier en était venu que la santé des malades et la sécurité publique étaient menacées, les syndicats en cause et les trois présidents ont con- Voir page 6: Prison la météo Clair avec périodes nuageuses.35 et 55.LE DEVOIR Fais ce que dois Budget de relance économique et d'aide aux moins fortunés le point • A compter du 1er janvier prochain, le taux de l’impôt sur les profits des sociétés sera réduit de 50 à 40%, mais uniquement sur les profits qu’elles tirent de leur activité de fabrication et de transformation.Pour les sociétés ayant droit à l’incitation à la petite entreprise, la réduction sera de 25 à 20%.• Dès aujourd’hui entrent en vigueur de nouvelles dispositions permettant aux entreprises d’amortir en deux ans seulement le coût des machines et de tout l’outillage achetés pour la fabrication ou la transformation de biens.• Les allocations pour “épuisement gagné” dont bénéficient les entreprises exploitant les richesses naturelles couvriront les dépenses d’outillage pour la transformation du minerai jusqu’à la métallisation.• Ces modifications apportées au régime fiscal des entreprises coûtera au Trésor fédéral $500 millions .• Rétroactivement au 1er janvier dernier, le maximum des prestations mensuelles au titre de la sécurité de la vieil-nement fédéral ont été fixés à environ lesse et du supplément de revenu garanti Voir page 7 : Le point par Claude Lemelin OTTAWA - Réduction du fardeau fis-i cal des entreprises d’un demi-milliard l par année; allégements fiscaux et relèvement de certaines prestations de sécurité sociale évalués globalement à $425 millions et touchant plus de deux millions et demi de citoyens; élargissement à $800 millions de “l’impasse économique” oue le secteur public fédéral encourt depuis deux ans pour relancer l’é- conomie canadienne; telles sont les lignes de force du discours sur le budget -son premier - qu’a prononcé hier soir aux Communes, le ministre des finances.M.John Turner.Un budget qui vise, entre autres: • à rétablir la rentabilité de la capacité concurrentielle de l’industrie manufacturière canadienne; • à neutraliser l’impact sur l’écono- L'Opposition juge le budget "insuffisant" OTTAWA (PC) - Bien que les partis de l’opposition ne s’entendent pas sur le caractère çrésumément électoral de l’exposé budgétaire du ministre des Finances M.Turner, ils s’accordent toutefois à dire que les mesures annoncées sont insuffisantes pour résoudre les problèmes actuels.M.Marcel Lambert, critique financier des conservateurs, a déclaré, hier soir, aux Communes que “le budget du ministre des finances est volumineux et vise surtout à réparer les dégâts” faits par le régime Trudeau depuis son avènement au pouvoir.M.Lambert, le premier parlementaire à critiquer l’exposé budgétaire, estime aussi que si une élection générale n’était pas en vue, le gouvernement n’aurait pas annoncé le dixième des mesures révélées par M.Turner.M.Lambert a dit que c’était là des mesures bien acceptables mais qu’étant don-Voir page 6: L’opposition mie du pays des bouleversements intervenus récemment sur la scène internationale, soit l’émergence de nouvelles puissances commerciales (Japon, Marché commun européen) et l’orientation protectionniste imprimée par l’administration Nixon à la politique commerciale des Etats-Unis; • à accélérer par voie de conséquence la création d’emplois nouveaux, de façon durable, c’est-à-dire en longue période: • à améliorer la condition économique de plusieurs groupes de citoyens plus ou moins marginaux - les personnes âgées, les anciens combattants, les étu- nts; • et enfin, bien sûr, à maximiser les chances de réélection du gouvernement Trudeau! “Mais trêve de préliminaires”, a lancé M.Turner, avec toute l’intensité qu’on lui connaît, le corps de son exposé budgétaire.Ces préliminaires avaient duré plus d’une vingtaine de minutes: texte dense mais pourtant clair, d’une meilleure facture que la plupart des exposés précédents - autant en version française qu’en version anglaise - et que le nouveau ministre des finances à su marquer du début à la fin.Voir page 6: Le budget MM.Pepin, Laberge et Charbonneau vont se constituer prisonniers par Gisèle Tremblay MM.Marcel Pepin, Louis Laberge et Yvon Charnonneau se présenteront aujourd’hui au Palais de justice de Québec pour se constituer prisonniers, a-t-on annoncé hier soir.Le Conseil central des syndicats nationaux de Montréal (CSN) a invité tous les syndiqués qui peuvent se rendre disponibles à se rendre ce matin à Québec devant le Palais de justice.Dès 9 heures ce matin, les cotisants de la centrale ont été priés de se présenter au siège de la CSN, rue Saint-Denis, où des transports en commun ont été organisés.“Nous venons d’apprendre que la justice a suivi son cours: nous sommes condamnés à 12 mois de prison.Que ceux qui sont membres de la Sûreté du Québec parmi vous se présentent.” C’est par ce trait d’ironie à froid que le président de la CEQ, M.Yvon Charbonneau, a ouvert hier après-midi à l’hôtel Sheraton-Fon-tainebleau en compagnie de ses col- lègues de la CSN et de la FTQ, MM.Marcel Pepin et Louis Laberge, une conférence de presse qui avait été convoquée pour révéler les moyens d’action qu’entend prendre le Front commun pour combattre la loi 19.après avoir consulté ses membres à ce sujet.Prié d’indiquer si les trois leaders en appelleraient de la sentence du tribunal, M.Charbonneau a précisé qu’ils attendaient une copie du jugement pour arrêter une décision là-dessus, mais qu’ils n’étaient pas très enthousiastes car “la cause est entendue”.Le triumvirat était entré dans la salle sous les applaudissements des syndiqués présents et, avare de commentaires.faisait déjà mine de quitter les lieux.Retenus par les journalistes.les chefs syndicaux ont finalement consenti à expliquer la teneur d’un communiqué distribué plus tôt.En bref, le comité de coordina- Voir page 6: MM.Pepin Te! Aviv Le Boeing détourné ne peut pas repartir TEL-AVIV (d’après Reuter et AFP) - Trois palestiniens membres de l’organisation clandestine Septembre noir se sont rendus maîtres hier soir d’un Boeing 707 de la compagnie belge Sabe-na ayant à son bord 90 passagers et cino membres d’équipage.L’appareil se rendait de Bruxelles M.Nixon annonce un véritable blocus militaire et économique du N- Vietnam WASHINGTON (d’après AP et AFPi -Cest un véritable blocus militaire et économique que le président Nixon a annoncé hier soir dans un message télévisé de dix-sept minutes.Des éléments d’infanterie nord-vietnamiens appuyés par des chars se sont empares ce matin à l’aube de la base-clef de Poleikleng, située à environ 10 milles de Kontum.Un porte-parole militaire a déclaré que les défenseurs de cette base se sont retirés sur une position située plus au nord-est.Par ailleurs, on apprenait tôt ce matin à Saigon, de source militaire, que les chasseurs-bombardiers américains de l’U.S.Air Force, qui escortaient les appareils de l’aéronavale ayant participé aux bombardements autour d’Hanoi et dans plusieurs autres provinces, ont abattu trois Mig de l’armée de l’air nord-vietnamienne.Par une seule fois, le chef de l’exécutif américain n’a prononcé ce mot, mais en ordonnant le minage de l’entrée de tous les ports nord-vietna-niens, l’interdiction a tout navire d’y accéder et d’en sortir, ainsi qu’en annonçant la poursuite des bombardements aériens sur le Nord-Vietnam avec, pour abjectifs prioritaires, les réseaux de communications, le président Nixon a en fait ordonné le blocus absolu de la RDV.M.Nixon a déclaré que toutes les mesures qu’il venait d annoncer seraient levées au cas où Hanoi libérerait tous les prisonniers américains et accepterait l’établissement, dans toute l’Indochine, d’un cessez-le-feu avec supervision internationale.Ces deux conditions remplies, a affirmé le président, les Etats-Unis retireront toutes leurs forces du Sud-Vietnam dans un délai de quatre mois.M.Nixon a dit que les mines déposées à l’entrée ae tous les ports nord-vietnamiens seront activées dans un délai de trois jours.Passé ce délai, tous les navires, soviétiques ou autres, qui voudront entrer dans ces ports ou en sortir le feront à leurs propres risques et périls.Vers la fin de son allocution, le président Nixon a lancé à l’adresse de l’URSS un appel sans précédent.Il lui a demandé de reconnaître "notre droit de défendre nos intérêts et de ne pas permettre que Washington et Moscou glissent à nouveau dans les ténèbres de la confrontation." Visiblement soucieux de sauver le sommet de Moscou, prévu à partir du 22 mai, M.Nixon a déclaré: “Nous nous trouvons au seuil d’un rapport nouveau qui pourra servir non seulement les intérêts de nos deux pays, mais encore la cause de la paix mondiale.Nous sommes prêts à poursuivre la construction de ce rapport.Si nous n’y parvenons pas, la responsabilité de cet échec vous incombera’r.Les mesures prises à l’encontre du Nord-Vietnam, le président Nixon les a énoncées de la façon suivante: 1) Toutes les entrées des ports nord-vietnamiens seront minées de façon à en interdire l’accès et à empêcher toute opération navale nord-vietnamienne à partir de ces ports; 2) Les forces américaines ont reçu l’ordre de prendre toutes les mesures appropriées à l’intérieur des eaux territoriales revendiquées par le Nord-Vietnam pour empêcher la livraison de fournitures.3) Toutes les communications, notamment par rail, seront coupées dans toute la mesure du possible; 4) Les bombardements aériens et navals contre des objectifs militaires nord-vietnamiens se poursuivront.Avant d’annoncer ces quatre mesures de représailles, le président Nixon a déclaré: il n’y a qu’une seule façon de mettre fin à la tuerie.Cest d’empêcher "les hors-la-loi internationaux," le Nord-Vietnam, de recevoir les armes de la guerre.Ces mesures ne visent nulle autre nation.Les pays dont les navires se trouvent actuellement dans des ports nord-vietnamiens ont été avisés d’un délai de trois jours devant leur permettre de reprendre le large sans danger, a poursuivi M.Nixon.Ce délai passé, les mines seront activées et tout navire qui tente- rait de quitter ces ports ou d’y entrer le fera à ses risques et périls.Le chef de la Maison-Blanche a poursuivi: “Ces mesures seront levées lorsque les conditions suivantes seront remplies.• Premièrement: tous les prisonniers de guerre américains doivent être libérés; • deuxièmement: Il faut qu’il y ait un cessez-le-feu avec supervision internationale d’un bout à l’autre de l’Indochine.M.Nixon a fait ensuite la promesse suivante: une fois que tous les prisonniers de guerre auront été libérés et que le cessez-le-feu internationalement supervisé aura commencé, “nous mettrons tin à toutes les opérations militaires d’un bout à l’autre de l’Indochine.A ce moment-là, nous procéderons au retrait total de toutes les forces américaines du Sud-Vietnam dans un délai de quatre mois”.Pour justifier ses mesures de représailles, M.Nixon a affirmé que le Nord-Vietnam n’a cessé de répondre avec insolence et à coups d’insultes à toutes les Voir page 6: Nixon à Tel-Aviv lorsque les pirates en ont pris le contrôle.On croit savoir que le commando est monté à bord à l’aéroport de Vienne.Tard dans la nuit, toutefois, la radio israélienne a annoncé que le Boeing n’était plus en état de reprendre l’air.C’est le pilote de l’avion et son mécanicien qui l’ont affirmé, après avoir procédé à une vérification, de l’extérieur de l’avion.Les pirates de l’air ont alors demandé à rencontrer un délégué de la Croix- Voir page 6: Tel Aviv À Toronto Règlement de la grève des éboueurs TORONTO (CP) - La grève des éboueurs de Toronto a été réglée hier.Les grévistes doivent ratifier aujourd’hui l’accord de principe de retour au travail et le ramassage des ordures pourrait débuter dans la soirée, après 30 jours de grève.C’est le ministre du travail, M.Fernand Guindon, après 12 heures consécutives de négociations qui semblaient devoir mener à l’impasse, qui a proposé une formule de règlement.Les négociateurs syndicaux ont accepté.avec réserves, la formule Guindon.Les négociateurs patronaux, incapables de se prononcer, l’ont soumise au conseil municipal de Toronto, qui a rapidement donné son approbation à l’accord de principe.Le règlement a enfin été soumis au conseil du Toronto Métropotitain, composé des maires et échevins de Toronto et des cinq banbeues qui.après plusieurs Voir page 6: Ébouaura î- i 2 • Le Devoir, mardi 9 mai 1972 ‘Chantier 72"a débouché sur l'action par André Charbonneau Selon les chefs de la faction Si le Waffle se saborde, le N PD Deux cent trente-cinq groupes formés dans le cadre du projet expérimental "Chantier 72”, mis au point par l’Office de catéchèse du Québec à l’occasion du dernier carême, ont décidé de passer à l'action.Inspirés par le thème “Libération” qui leur était proposé et sensibilisés aux problèmes sociaux qu’ils étaient appelés a découvrir, ces groupes ont jugé bon d'organiser des activités susceptibles de favoriser la correction des inégalités sociales.Ils ont en conséquence, créer des services d'entraide pour les vieillards, les déshérités et les jeunes, établi des mécanismes de communication entre les groupes sociaux et notamment les parents, les éducateurs et les enfants, créé des comités de citoyens, des coopératives, des centres d'animation, des garderies, des comités de dépannage ou d’accueil, mis sur pied des comités d'étude pour approfondir certaines questions et leur apporter des solutions (foyers nou-riciers, information, éducation, chômage.etc.), enfin établi différents mécanismes visant à améliorer la société québécoise.Ces résultats ont fait l’objet d’une réunion tenue hier à Montréal.Une soixantaine de représentants venus de 14 diocèses différents, satisfaits d’un bilan qu'ils estimèrent hautement positif, ont alors souhaité le prolongement de cette expérience en 1973.Les projets signalés à cette occasion ne représentent pas nécessairement l’ensemble des activités auxquelles “Chantier 72” a donné lieu.Au total, du 16 février au 2 avril, quelque 35,000 personnes ont répondu à l’invitation de l’Office de catéchèse du Québec et formé environ 2,500 groupes de réflexion.Le but de cette invitation était de sensibiliser les chrétiens à la dimension so- ciale de la foi dans la ligne du rapport Dumont.L'expérience, dans le prolongement des recherches effectuées dans le domaine de l’éducation des adultes, cherchait à utiliser au maximum les media modernes de communication.Les personnes atteintes par la radio, la presse et la télévision étaient alors invitées à former des groupes pour approfondir le thème ''Liberation" et les sous-thèmes: "libération de la parole, libération des inégalités sociales, libération de l'avoir, liberation des faux paradis, les nouveaux pouvoirs et être l’avenir”.Environ 100,000 livrets de participation ont ainsi été distribuée à travers 16 des 18 diocèses du Québec.En plus de servir aux groupes formés pour la circonstance, ils ont été utilisés par divers comités de citoyens et autres groupes existants, qui ont de cette façon révisé leur actions à la lumière des déments de réflexion suggérés.Les responsables du projet, malgré ce succès ont procédé hier à une sévere Le président M.Pierre Dansereau vient d'être du président de la division du Québec de l'Association canadienne pour la santé mentale, n succède à M.Fdix Guibert.L'ACSM est membre de la Campagne des fédérations de Montréal.L’dection de M.Dansereau vient renforcer la direction de l'ACSM qui veut travailler à la formulation d'une politique de santé mentale.M.Dansereau est un écologiste avantageusement connu non seulement au pays mais aux Etats-Unis et en Europe.auto-critique afin de rajuster leur tir en fonction de l’année qui vient.Us ont retenu comme positif 1 accueil fait au projet.noté que l'expérience avait permis de rejoindre des milieux nouveaux notamment chez les professionnels, les techniciens, les professeurs et les défavorisés et retenu l’enthousiasme des responsables diocésains et locaux pour ce type de pastorale.Par contre, ils ont déploré le fait que "Chantier 72” ait trop reposé sur les structures ecclésiastiques, et trop compté sur l’influence des mass media pour faire naître les groupes en négligeant l’animation des personnes.Us ne sont pas satisfaits également d’avoir abaisser de dix ans l'âge moyen des personnes habituellement rejointes par l’Eglise.Selon eux.le public-cible des 18-35 ans n'a été que partiellement atteint, les chiffres indiquant une proportion de jeunes dans les groupes inférieure à 50% quoique su-périeux à 307o.Enfin, les organisateurs jugent avoir commis une erreur en cherchant à distinguer des zones pilotes tout en utilisant les mass-media.Parmi les conséquences plus éloignées de "Chantier 72”, Ûs entrevoient une révision des structures ecclésiales à partir des implications de projets concrets plutôt qu'à partir d'une analyse abstraite, de type administratif par exemple.Ceci conduirait notamment à de nouveau rapport entre l'Office de catéchèse et les diocèses, à un décloisonnement des secteurs de la pastorale, à sa décléricalisation et à l'apparition de nouveaux types de rassemblement.Cest ainsi que sur le plan plus strictement ecclésial, le projet Cnantier 72 a débouché sur la creation ou le renouvellement de comités de pastorale et de comités d’étude inspirés par le rapport de la commission Dumont.ontarien perdra un membre sur 2 TORONTO (CP) - Si le Waffle doit se saborder, près de la moitié des membres du NPD-Ontario quitteront le parti.D’autre part, les recommandations sur le sabordage de La faction Waffle ne représentent pas le désir de la majorité des délégués de comtés et sont issues d'une crise qu'ont vécu les membres de 1 exécutif du parti.Telles sont les réflexions qu’ont faites les leaders de la faction Waffle, MM.Melville Watkins et James Laxer, en apprenant les recommandations d’un comité de trois membres qui proposent que les Wafflers se fassent hara-kiri s’ils ne veulent pas être chassés du NPD-Ontario.Selon M.Melville Watkins, ce rapport ne représente pas du tout l'opinion des membres du parti."Us ont tourné les audiences publiques en parodies, a déclaré M.Watkins, à mon avis, il est très clair u'une majorité des délégués e comtés sont opposés à cette prise de position du comité”.Si le groupe Waffle devait se saborder, a-t-il poursuivi, de 40 à 50% des membres du NPD quitteront le parti qui tendra alors nettement vers la droite sous le contrôle des chefs syndicaux.Quant à M.James Laxer.professeur d’histoire à l’université Queen’s, il maintient qu'au lieu de refléter l'opinion des membres du parti.les membres du comité ont rédigé leurs recommandations dans un moment de panique, alors qu'ils craignaient que le parti ne perde une portion de ses effectifs.Jamais l’exécutif du parti ne s’est montré prêt à discuter d’une entente sur les divers points qui le séparent du Waffle, a rappelé M.Laxer, soulignant que les Wafflers avaient déjà proposé que leur faction joue le rôle d’une organisation indépendante affiliée au NPD.LE GOUVERNEMENT Suite de la page S AVOCATS STAGIAIRES les et législatives afin d’en venir à une véritable solution.L’Ontario a adopté devant ce problème une méthode évolutive.Il y eut d’abord en juin dernier la conférence de l’Ontario sur le nationalisme économique et culturel, suivi en décembre par la publication du rapport du groupe de travail inter-ministériel sur les investissements étrangers.Le 1er mars dernier, la commission parlementaire sur le nationalisme économique et culturel déposait son rapport préliminaire.Nous avons voulu que notre intérêt pour ce problème soit positif, pratique et permanent et qu’il s’exprime tant à l’échelon des etudes spécialisées qu’à celui du débat public.Nous entendons continuer dans cette voie.Nous demanderons bientôt à la commission parlementaire chargée d’étudier le nationalisme économique et culturel de se réunir le plus tôt possible afin de procéder à l’examen des récentes propositions fédérales.Grâce à l'apport que nous recevrons des membres de la Législature et de nos propres études spécialisées, nous entendons être prêts en vue de la phase suivante du développement d’une politique canadienne dans ce domaine vital qui intéresse tous les Canadiens.Réunion importante de tous les candidats à l'examen du Barreau : SESSION AOÛT 1972 Lieu : 443 Sainte-Catherine est (coin Saint-Denis, sous-soi Eglise Saint-Jacques) Date : mercredi, le 10 mai 1972 Heure : 7.30 h.p.m.UNIVERSITÉ D'OTTAWA UNIVERSITY OF OTTAWA COURS D'ETE - 1972.SUMMER COURSES 3 JUILLET-15 AOÛT/JULY 3-AUGUST 15 DU LUNDI AU VENDREDI INCLUSIVEMENT / MONDAY TO FRIDAY INCLUSIVE CAMPUS 3 JUILLET-15 A0ÛT/JULY 3-AUGUST 15 ALG 1001 - Elementary German (6cr.) 16:00-18:30 ANG 1000 - Anglais - langue seconde (6 cr.) 8:00-10:00 ANG 2202 - Development of Language Skills : Advanced (6 cr.) 13:30-15:30 ART 1200 - Introduction to Visual Arts (6cr.).Theory 6:00 10:00 Lab.10:30-12:30 ART 1600 - Initiation au domaine du visible.Théorie 8:00-10:00 (6cr.) pratique 10:30 12:30 ART 2200 - Great Art Movements (6 or.) Theory 13:30-15:30 lab.16:30-18:30 ART 2212 - History of the Cinema (6 cr.) 19:00-22:00 ART 2600 - les grands mouvements de l'art / Théorie 13:30-15:30 occidental (S cr.) pratique 16:30-18:30 ART 2612 - Histoire de l'art cinématographique (6 cr.) 15:30-16:30 ART 3271 - Painting! (6or.) Theory 6:00-10:00 tab.13:00 15:30 ART 3275 Photography 1 (6cr.) Theory 8:00-10:00 tab.13:30-15:30 ART 3600 - Esthétique (6 cr.) 10:30-12:30 ART 3670 - Dessin 1 (6 cr.) Théorie 8:00-10:00 pratique 13:30-15:30 ART 4620 - l’art et reniant (6 cr.) 16:30-18:30 CIA 1202 - Greek and Roman Civilization (6 cr.) 16:30-16:30 CIA 1602 - Civilisations grecque et romaine (6 cr.) 16:30-18:30 ECO 1401 - Principles of Economics (6 cr.) 13:30-15:30 ECO 1601 - Eléments de science économique (6 cr.) 13:30-15:30 EHG 1212 - English teterature Past to Present (6 cr.) 10:30-12:30 ENG 2232 - Shakespeare (6 or.) 8:00-10:00 EHG 2242 - SurveyoltheNovel(6cr.) 10:30-12:30 ENG 2251 - XXth Century (6 cr.) 8:00 10:00 ENG 2263 - An Introduction to Cinadian literature (6 cr.) 13:30-15:30 ESR 1001 - Introductory Spanish (6 cr.) 16:30-16:30 ESP 2001 - Intermediate Spanish (6 cr.) 16:30-18:30 FRA 1617 - Oeuvres littéraires du XXe siècle (6 cr.) 10:30-12:30 FRA 2617 - Oeuvres littéraires du XXe siècle (6 cr.) 13:30-15:30 FRA 3652 - Oeuvres littéraires des XVIe.XVIIe et XVIIIe siècles 10:30 12:30 (6 cr.) 6:00-10:00 FRA 3686 te roman canadien-lrançais au XXe siècle (6 cr.) 10:30-12:30 FRA 3668 - Etude de la langue française dans son développement historique (6 cr.) 13:30-15:30 FRF 1000 - French - Second language (6 cr.) 13:30-15:30 FRF 1881 - language and Composition (6 cr.) 10:30-12:30 FRE 1882 - Advanced French language and literature (6 cr.) 13:30-15:30 FRE 2802 - Second-Tear language and Composition (6 cr.) 16:30-18:30 FRE 3801 - Composition and Style (6 cr.) 8:00)0:00 FRE 3805 Civilisation canadienne française (6 cr.) 10:30-12:30 GEG 1200 - Man this Environment (6 cr.) 13:30 15:30 GEG 1600 - L'homme et son milieu (6 cr.) 13:30-15:30 GEG2200 Physical Geography (6 cr.) 16:30-18:30 GEG 2601 Géographie économique (6 cr.) 10:30-12:30 HIA 2202 Greek History (6 cr.) 10:30 12:30 HIA 3602 Histoire romaine (6 cr.) 8:00 10:00 RIS 1201 Survey History of Canada from the Vikings to the Present (6 cr.) 8:00-10:00 HIS 1601 Histoire générale du Canada depuis les découvertes (6 cr.) 8:00-10:00 HIS 2651 Histoire générale des Etats Unis (6 cr.) 10:30 12:30 HIS 3280 Survey History of East Asia (6 cr.) 13:30-15:30 HIS 3660 - Histoire de l'Aflrique noire (6 cr.) 16:30 18:30 ICS 1610 Initiation è la Sociologie de la Communication sociale (6 cr.) 8:00-1(1:00 ICS 2205 Philosophy ol social Communications (6 cr.) 16:30 18:30 ICS 2210 Religion and Media (G cr.) 10:30 12:30 ICS 2610 A Religion et Media (G cr.) 16:30 18:30 ICS 2610 6 Religion et Media (6cr.) 19:00 21:00 ICS 3230 Workshop 1 (Gcr.) 13:30 15:30 ICS 3610 Opinion publique et Communication sociale (6 cr.) 10:30 12:30 ICS 3630 Atelier! (6 cr.) 16:30 19:30 KIN 1212 Human Anatomy and Physiology (6 cr.) 8:00 10:00 KIN 1612 Anatomie et physiologie humaine (6 cr.) 8:00-10:00 UN 1001A Introduction to General Lunguistics (6 cr.) 16:30-18:30 UN 1001 B Introduction 1 la Linguistique générale ( 6 cr.) - 16:30 18:30 UN 4001 Descriptive and Contrastive Grammar ol English and French (6 cr.) 10:30 12:30 MAT 1440 Introduction to Algebra (6 cr.) 10:30 12:30 MAT 1460 Euedamenlals of Mathematics (6 cr.) 8:00 10:00 MAT 1820 Calcul différentiel et intégral ( 6 cr.) 16:30 18:30 MAT 2280 Numerical Methods (6 cr.) 8:00 10:00 MA72660 Concepts fondamentaui des mathématiques (6 cr.) 16:30 18:30 M1131600 Test de classement pour cours d'instruments MUS1210 Music Appreciation (6cr.) 13:30 15:30 MUS22I0 Theory ntMoscil (6cr.) 10:00 12:30 MUS4620 Histoire de la Musique III (6 cr ) 13:30 15:30 PHI 1220 letruductleuto Philosophy (6 cr.) 6.00 10.00 PHI 1620 lutrnluctloi i la philosophie (6 cr.) 8:00 10:00 PKI 2400 Philosophical Anthrupoly and Human Sciences (Gcr.) 10:30 12:30 PHI 2800 - Anthropologie philosophique et sciences humaines (6 cr.) 10:30 12:30 P01 1401 - Princples ol Political Science ( 6 cr.) 10:30-12:30 POt 1601 - Eléments de science politique (6 cr.) 10:30-12:30 P013206 - Introduction to International Politics (6 cr.) 8:00-10:00 PST 1200 - Introduction to Psychology (6 cr.) 13:30-15:30 PSV 1600 - Introduction é la psychologie scientifique (Gcr.) 13:30-15:30 PST 2200 - Developmental Psychology (6 cr.) 13:30-15:30 PST 2600 - Psychologie génétique (Gcr.) 13:00-15:30 PST 3201 - Social Psychology (Gcr.) 8:00-10:00 PST 3600 - Etude de la personnalité (6 cr.) 8:00-10:00 SUT 1200 - Gastrology (Gcr.) Theory 10:30-12:30 Lab.!6:30-18:3C SOT 4270 - Developmental Psychology (See PST 2200) (6 cr.) 13:30-15:30 SOT 4670 - Psychologie génétique (Voir PSY 2600) (Gcr.) 13:30 15:30 SU 2041 - Russian literature II (Gcr.) 13:30-15:30 SU 4070 - Ukrainian Conversation (6 or.) 13:30-15:30 SOC 1401 - Principles of Sociology (6 cr.) 8:00-10:00 SOC 1601 - Eléments de Sociologie (6 cr.) 8:00-10:00 SRS 1492 - Modern Man and the Religious Phenomenon (6 cr.) 10:30-12:30 SRS 2612 - Histoire générale des religions (6 cr.) 13:30-15:30 SRS 2650 - Développement humain et religion (6 cr.) 16:30-18:30 SRS 3450 - Faith and Personality (6 cr.) 13:30-15:30 SRS 4482 - History ol Christian Thought in Modem Times (Gcr.) 16:30-18:30 THE 1200 - Introduction to the Theatre (Gcr.) 10:30-12:30 THE 2600 - Interprétationthéitrale(Gcr.) 16:30-18:30 THE 3220 - Developmental Drama (Gcr.) 13:30-15:30 TRA 2001 Introduction to Comparative Stylistics (6 cr.) 16:30-18:30 IRA 2201 - English Composition (6 cr.) 13:30-15:30 TRA 3001 - Introduction to Translation (6 cr.) 16:30-18:30 3 JUILLET-21 JUILLET/JULY 3-JULY 21 ANT 2100 - Physical Anthropology (3 cr.) 10:30 12:30 CIA 3301 - Epic and love Poetry in Classical Times (3 cr.) G 13:30-15:30 ECO 2140 - Inctoruction to Mathematical Economics 1 8:00-10:00 (3 cr.) ECO 2142 - Macroeconomic Theory 1 (3 or.) 13:00-15:30 ECO 2544 - Théorie Microéconomique 1 (3 cr.) 8:00-10:00 ENG1302 - Readings in the English Drama (3 cr.) 8:00-10:00 ENG2101 - XIXth Century American literature lor French- Speaking Students (3 cr.) 16:30-18:30 ESP 3901 - Hispanic Civilization 1: Spain (3 cr.) 13:30-15:30 FRA 3554 - le roman canadien-lrançais depuis 1945 (3 cr.9 16:30-18:30 GEG 2102 - Canada (3 cr.) 16:30-18:30 GEG 3504 - Méthodes de la recherche géographique (3 or.) 10:30-12:30 ICS 4560 - Cinémaetleunesse (3 cr.) 16:30-18:30 UN 2901 - General Phonetics (3 cr.) 10:30-12:30 UN 3901 Introduction to Historical linguistics (3 cr.) 8:00-10:00 UN 4903 - Introduction to Applied linguistics (3 cr.) 13:30-15:30 UN 4907 Sociology ol language (3 cr.) 16:30-18:30 MAS 2101 General Statistics (3 cr.) 16:30 18:30 MAS2501 Statistique générale (3 cr.) 16:30 18:30 PHI 3301 - Moral Philosophy (3 cr.) 16:30 18:30 PHI 3701 ta philosophie morale (3cr.) 8:00-10:00 POE 2540 Système politique canadien 1 (3 cr.) 13:30-15:30 P01 2542 Pensée politique et sociale au XIXe siècle (3 cr.) 8:00-10:00 SOT 3550 Vêtement 1 : Coupe et création (3 or.) Théorie 8:00 10:00 pratique 13:00 15:30 DST41T2 Management Principles and Home Problems (3 cr.) 8:00 10:00 SOC 2505 Introduction é l'écologie (3 cr.) 10:30-12:30 SRS 3780 - le Christianisme au Canada (3 cr.) 10:30 12:30 24 JUILLET-15 AOÛT/JULY 24-AUGUST 15 ANT2125 - Cultural Anthropology (3 cr.) 10:30 12:30 CLA 3321 Tragedy and Comedy in Classical times (3 cr.) 13:30-15:30 ECO 2141 Introduction to Mathematical Economies II (3 cr.) 8:00 10:00 ECO 2143 Macroeconomic Theory II (3 cr.) 13:30 15:30 ECO 2545 Théorie microéconomique II (3 cr.) 8:00-10:00 ENG 1304 Readings In the Short Story (3 cr.) 8:00 10:00 ENG 2302 XXth Century American literature (3 cr.) 16:30 18:30 ESP 3902 Hispanic Civilization II : Spanish America (3 cr.) 13:30 15:30 FRA 3555 la poésie canadienne française depuis Saint Denys Carneau (3 cr.) 16:30 18:30 GEG 3103 Onited States of America (3 cr.) 16:30 18:30 GEG 3503 Etats-Unis d’Amérique (3 cr.) 10:30 12:30 UN 2501 Phonologie générale et phonologie française 10:30 12:30 (3 cr.) UN 4902 Research in linguistics (3 cr.) 8:00 10:00 UN 4904 Introduction to Applied Linguistics II (3 cr.) 13:30 15:30 UH 4908 Bilingualism (3 cr.) 16:30 18:30 MAS2102 General Statistics (3 cr.) 16:30 18:30 MAS2502 Statistique générale (3 cr.) 16:30 11:30 PHI 3302 Social Philosophy (3 cr.) 16:30 18:30 PHI 3702 Philosophie sociale (3 cr.) 8:00-10:00 POt2541 - Système politique canadien II (3 cr.) 13:3015:30 P01 2543 - Pensée politique et sociale au XXe siècle (3 cr.) 8:00-10:00 SOT 4152 - Tailoring (3 cr.) Theory 8:00-10:00 lab.13:30-15:30 SOT 4570 ta Famille (3 cr.) 13:00-15:30 SOC 3302 - Principles o! Demography (3 cr.) 10:30-12:30 SOC 3529 - ta Famille (Voir SOT 4570H3cr.) 13:30-15:30 SRS 4101 - Methodology and Research (3 cr.) 10:30-12:30 CORNWALL 3 JUILLET-15 AOÛT/JULY 3-AUGUST 15 CIA 2202C ~ Religion and Mythology in the Ancienl World (6 cr.) 13:30-15:30 ENG 1212CA - English literature past to Present (6 cr.) 8:00-10:00 ENG 12I2CB - English Literature Past to Present (6 cr.) 13:30-15:30 ENG 2252C - American literature (G cr.) 16:30-18:30 FRA 1617CA - Oeuvres littéraires du XXe siècle (6 cr.) 16:30-18:30 FRA I617CB - Oeuvres littéraires du XXe siècle (6 cr.) 13:30-15:30 FRA2617C - Oeuvres littéraires du XIXe siècle (6 cr.) 19:30-21:30 FRA 3652C Oeuvres littéraires des XVIe.XVIIe et XVIIIe siècles (Gcr.) 13:30-15:30 FRE 1000C - French-second language (6 cr.) 13:30-15:30 GEG 1300C - Man and his Environment (Gcr.) 8:00-10:00 HIS 3601C - Histoire du Canada depuis 1 867 (Gcr.) 10:30-12:30 KIN 1212C - Anatomy and Human Psysiology (6 cr.) 16:30-18:30 PHI 1220C - Introduction toPhylosophy (6 cr.) 19:30-21:30 PHI 1620C - Introduction à la Philosophie (6 cr.) 19:30-21:30 PHI 2800C Anthropologie philosophie e! science! humaines (6 cr.) 16:30-19:30 POt I401C - Principles ol Political Science (6 cr.) 13:30-15:30 PSV 1200C - Introduction to Psychology (6 cr.) 16:30-18:30 PSY 1600C - Introduction 1 psychologie scientifique (6 cr.) 16:30 18:30 PSV 2600C - Psychologie génétique (Gcr.) 13:30-15:30 PSV 3201C - Social Psychology (6 or.) 13:30-15:30 S0C1601C - Eléments de sociologie (6 cr.) 13:30-15:30 THE 1200C - Introduction to Theatre (6 cr.) 13:30-15:30 THE 52I4C - Developmental Grama (6 cr.) 16:30-18:30 EDO 5214C - Social Foundations ol Education (4 cr.) 10:30-12:30 EDO 5216C - Fundamental Issues in Education (4 cr.) 19:30-21:30 EDO 5660C - Théorie et pratique du curriculum (4 cr.) 8:00 10:00 3 JUILLET-21JUILLET/JULY 3-JULY 21 ENG3160C Modem Short Story (3 cr.) 19:30-2130 PHI 3301C - Moral Philosophy (3 cr.) 10:30-12:30 POt 2142C - Political and social Thought in the XIXth and XXth Centuries (3 cr.) 9:00-10:00 S0C 3541C - Méthodes de recherche sociologique 1 (3 cr.) 16:30-18:30 24 JUILLET-15 AOÛT/JULY 24-AUGUST 15 ENG 3355C Modem British Poetry (3 cr.) 19:30-21:30 PHI 3302C - Social Philosophy (3 cr.) 10:30-12:30 POt 2143C - Political and Social Through) in the XIXth and XXth Centuries (3 cr.) 8:00-10:00 S0C 3542C Méthodes de recherche sociologique II (3 cr.) 16:30 16:30 PEMBROKE 3 JUILLET-15 AOÛT/JULY 3-AUGUST 15 CIA 12Ü2P - Greek and Roman Civilization (6 cr.) 13:30 15:30 ENG1212P English literature Past to Present (6 cr.) 10:3012:30 FRE I000PA french Second language (6 cr.) 8:00 10:00 ERE 1000PB French Second language 1 cr.) 10:30 12:30 FRE 1000PC French Second language (6 cr.) 13:30 15:30 ERE 1000PD French Second language (6 cr.) 18:30 18:30 ERE 1000PE French Second language (6 cr.) 19:30 21-30 GEG 2201P Economic Geography (Gcr.) 16:30 18.30 HIS 1201R Survey history ol Canada from the Vikings to the Present (6 cr.) 10:30 12:30 KIN 1212R Anatomy and Human Physiology (6 cr.) 8:00 10:00 PHI 1220P Introduction to Philosophy (Gcr.) 6:00 10:00 PHI 2400P - Philosophical Anthropology and Human Sciences (6 cr.) 8:00 10:00 PSV 3200P Personilily(6cr.) 16:30 16:30 S0CI40IP Principles ol Sociology (6 cr.) 16:30 16:30 THE 3220P Developmental Drama (Gcr.) 10:30 12:30 EDU52I2P Psychological Foundations ol Education (4 cr.) 8:00 10:00 EDU 5220P Comparative Education (4 cr.) 10:3012:30 MUS12I0P Music Appreciation (6 cr.) 13:30 15:30 3 JUILLET-21 JUILLET/JULY 3-JULY 21 ENG3I32P Metaphysicals (3 cr.) 13:30 15:30 1 24 JUILLET-15 AOÛT/JULY 24-AUGUST 15 ENG 3331P Milton (3 cr.) 13:30 15:30 HAWKESBURY 3 JUILLET-15 AOÛT/JULY 3-AUGUST 15 FRA 26UH - Oeimes littéraires du XIXe siècle (Ber.) 8:0010:00 PHI 2800H - Artlirapolojie philosophique et sciences 10:3012:30 humaines (S cr.) PSriBOOH - Introduction è la psychologie scientifique 8:00-10:00 (6 cr.) 3 JUILLET-21 JUILLET/JULY 3-JULY 21 ENG1101H - Readings in the English Hovel tor French- 10:30-12:30 speaking students (3 cr.) 24 JUILLET-15 AOÛT/JULY 24-AUGUST 15 ENG1103H - Reading in English Poetry lor French- 10:30-12:30 speaking Students (3 cr.) BARRY'S BAY 3 JUILLET-15 AOÛT/JULY 3-AUGUST 15 EN0t212B English Literature Past to Present (6 cr.) 8:00-10:00 FRE 1000 A - French-Secondlanguage(6cr.) 10:30-12:30 FRE 10008 0 -French-Second language (8 cr.) 13:30-15:30 ÉCOLE INTERNATIONALE INTERNATIONAL SCHOOL MADRID/29 JUIN-5 AOÛT ART 1050,2050.3050,4050 - Séminaires sur l’art occidental ART 3670,3671,3673,4670,4671.4673 - Dessin, Peinture.Gravure AIX-EN-PROVENCE / 3 JUILLET-4 AOÛT CIA 1800 - Grèce et Rome en Provence MUS 1000 - la musique française de piano CAP-D'AIL/3 JUILLET-4 AOÛT THE 1600 - Initiation i l’art dramatique VAL-DE-LOIRE/JULY 3-AUGUST 4 FRE 1000 - French • Three Levels : Beginners, Intermediate, Advanced ITALIE/4 JUILLET-3 AOÛT CLA 3800 - Sites et monuments antiques de ITtalie (6 cr.) ANDEAN SUMMER FIELD PROGRAMME/ JULY 1-AUGUST 9 GEG 4000 - Introduction to Field Research in South America (6 cr.) FRAIS Di SCOLARITÉ / TUITION FIES Cours de 6 crédits / 6 crédits course : $ 100 Cours de 6 crédits/3 credits course : $ 50 DERNIER JOUR DE RÉCEPTION Demandes d'admission (nouveaux étudiants) LAST DAY FOR THE ACCEPTANCE of Applications for Admission (new students) 26 MAI - MAY 26 Avis de réinscription (étudiants qui reviennent à l'Université) Pour plus amples renseignements composes 23 F-2390 fou écrives) of Intent to Reregister (returning students) For further information, call 231-2390 for write) I I I I I I I I I I I EXPÉDIER À Département de l'Extemion Université d'Ottawa Ottawa Kl N 6N5 NOM MAIL TO Department of Extension University of Ottawa Ottawa K IN 6N5 NAME (UTTRIS CAPITALES - BLOCK LETTERS) ADRESSE ADDRESS .Veuilles me faire parvenir / Plese send me Oemande d'admission Avis de réinscription Aunuaire-Eté 1972 D ?Application lot Admission Intent to Reregister Summer 1972 Calendar * i 'l i LE DEVOIR Montréal, mardi 9 mai 1972 l'actualité judiciaire par Guy Deshaies Employeur jugé coupable d'un accident de travail A trois juges contre deux, la Cour suprême du Canada vient d’émettre un principe en vertu duquel un employeur doit éviter tout ce qui est de nature à aggraver un risque d’accident même si l’employé peut éviter l’accident en étant vigilant.Ainsi la Cour suprême infirme un jugement de la cour d’appel du Québec qui avait décidé, en 1970, qu’un jeune travailleur de 17 ans était entièrement responsable de l’accident de travail qui devait lui coûter l’amputation de trois doigts.En décembre 63, le jeune homme, qui avait alors 17 ans, travaillait chez un boucher grossiste où son emploi consistait à alimenter un hachoir à viande mécanique.La machine était composée d’une table d’une hauteur d’environ 5 pieds au milieu de laquelle se trouvait un trou dans lequel était emboîté le broyeur relié au moteur électrique.Le jeune homme devait pousser la viande dans le trou avec un petit pilon de bois.Sa taille était de 5 pieds et sue pouces de sorte qu’il devait travailler à “bout de bras” en n’apercevant que les bords du trou à viande.Il n’avait reçu que peu d’instructions quant au fonctionnement de cette machine très simple, si ce n’est l’ordre de ne pousser la viande qu’à l’aide du pilon de bois très court.L’accident survient au moment où le jeune travailleur, qui a de la viande à hacher, ne voit plus son pilon de bois.Le moteur est en marche.Croyant que le pilon est dans le trou, il s’etire et y plonge la main.Sa mam est broyée et il doit subir par la suite sept interventions chirurgicales dont l’amputation des trois doigts du centre de la main.La cour supérieure, deux ans après l’accident, accorde à la victime des dommages de $24,872 en stipulant que l’employeur a été responsable.Le juge de première instance fonde son raisonnement sur les articles 1053 et 1054 du code civil en vertu desquels la responsabilité n’a lieu que pour les dommages causés par le fait autonome de la chose, autrement dit, lorsque la cause de l’accident ne provient que de l’objet en cause.Le juge de la cour supérieure avait allégué le mauvais éclairage, le manque d’instructions données à la victime, l’installation sommaire de la machine, etc.La cour d’appel avait rejeté ces prétentions en décidant que le jeune était seul responsable.En cour suprême, le juge Pigeon est d’avis que les dispositions des articles 1053 et 1054 ne doivent pas être appliquées parce que, dans le cas présent, les dommages n’ont pas été causes par le fait autonome de la chose.“Il n’y a pas eu de fonctionnement anormal de la machine, dit le juge Pigeon, mais l’appelant a eu la main broyée parce qu’il l’a introduite dans une machine dont la fonction était précisément dei broyer ce qu’on y introduit”.Mais le juge Pigeon ajoute que les dispositions de l’article 1053 s’appliquent quant aux mauvaises installations de l’établissement concerné.Et le juge Pigeon dit: “D ne suffit pas de dire que l’employé pouvait éviter l’accident en étant vigilant et attentif, quel qu’ait été par ailleurs le danger que présentait l’installation où il était appelé à travailler.Un employeur doit éviter tout ce qui est de nature à aggraver le risque d’accident.” A ce sujet, le juge cite le juriste André Nadeau (Traite de droit civil du Québec, tome 8, p.283) qui dit: “D (l’employeur) doit prévoir non seulement les causes habituelles mais même possibles d’accidents, avec l’obligation de prendre les mesures propres à les écarter.” En d’autres termes, la responsabilité de l’employeur dépasse en étendue la négligence de l’employé.Et le juge cite encore un jugement du juge Galipeault (Trust General du Canada c.St-Jacques; 1931, 50 B.R.18) qui se lit: “C’est le devoir des patrons de protéger les ouvriers même contre leur imprudence, leur négligence, leur faiblesse et leur inhabilité.” Le jupe Pigeon, pour les motifs susmentionnés et pour les principes relatifs à la responsabilité de l’employeur, déclare qu’a son avis l’employeur, dans cette affaire, est responsable pour les deux tiers de l’accident.Conséquemment, l’appel est maintenu mais le montant de $24,812 est réduit à $16,541 avec intérêt à compter du 25 novembre 64 et les dépenses dans toutes les cours.Mentionnons que, des cinq juges de la cour suprême, deux, dont le juge en chef Gérald Fauteux, et le juge Abbott, ont opiné que l’appel du jeune travailleur devait être rejet e.Les trois juges qui souscrivent à l’avis de l’appelant sont les juges Pigeon, Judson et Laskin.J.Rose: réquisitoire de la Couronne Cest en faisant valoir au jury que la preuve présentée au long des 12 semaines du procès de Jacques Rose pouvait lui donner "la certitude morale " de la culpabilité de l’inculpé, que le procureur de la couronne Marcel Beaucnemin a mis fin hier à son réquisitoire.Ayant au début de la journée souligné que le rôle de la poursuite consistait à offrir de façon impartiale les preuves selon lesquelles Jacques Rose était coupable d’avoir kidnappé Pierre Laporte en face de sa demeure, le 10 octobre 1970, le procureur s’est par la suite appliqué à mettre en valeur les princi- paux éléments de preuve, et les a déclarés" "irréfutables”.De son côté l’inculpé, qui à son arrivée dans l’enceinte du tribunal avait levé le poing et lancé “le pouvoir aux Québécois”, a souri à plusieurs reprises durant tout le réquisitoire, à ses parents d’abord, puis aux jurés.Son avocat, Robert Lemieux, prononce son plaidoyer aujourd'hui.Le jury, qui entendra ensuite l’adresse que lui fera le juge Eugène Marquis, se retirera dès lors en délibération.On sait que Jacques Rose devra également répondre, le 19 juin, de l’accusation du meurtre de Pierre Laporte.¦mmsmm Anti-drogue Le groupe Ressources, organisme à but non lucratif, dont la fonction essentielle est de créer dans le secteur Ahun-sic les premiers organismes francophones combattant l’usage abusif non médical des drogues, dispose d’un centre communautaire pour des activités sociales, culturelles et sportives.Le groupe Ressources met également à la disposition des intoxiqués ayant be- som de soins urgents une clinique ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre.Il organise aussi en collaboration avec la CECM des conférences sur la drogue dans les écoles d’Ahuntsic afin de mettre en garde les jeunes sur les effets à court et à long terme des drogues.On peut rejoindre le groupe Ressources à l’adresse suivante: 5 rue Leslie Gault, Montréal, tél.332-1963.Le prix Nimier PARIS (AFP) - Le prix Roger Nimier, d’un montant de 10,000 francs, a été attribué ex sequo au romancier canadien Clau de Breuer pour “Une journée un peu chaude” et au Français André Thirion pour “révolutionnaires sans révolution”.Ce prix est décerné pour la dixième fois.COLLÈGE ANDRÉ-GRASSET COURS D'ÉTÉ BACCALAURÉAT ÉS ARTS COURS DU SOIR: ARTS A2S1 CINÉMA AÏS] GREC A152 FRANÇAIS AUI GÉOGRAPHIE A4S1 HISTOIRE AUI MATHEMATIQUES A29S PSYCHOLOGIE A364 SC.RELIGIEUSES A43I SOCIOLOGIE A4S1 COURS DU JOUR: ANTHROPOLOGIE A4S1 ARTS A351 BIOLOGIE A3S1 CINÉMA Al S3 FRANÇAIS A4S2 GÉOGRAPHIE A3S1 MATHÉMATIQUES Al38 PHILOSOPHIE A431 SC.RELIGIEUSES A43I DIPLÔME D'ÉTUDES COLLÉGIALES COURS DU SOIR: ÇINÉMA 903 ÉDUCATION PHYSIQUE FRANÇAIS 302 FRANÇAIS 102 GÉOGRAPHIE 901 HISTOIRE 912 HISTOIRE DE L'ART 103 MATHEMATIQUES 103 MATHEMATIQUES 203 PHILOSOPHIE 301 PSYCHOLOGIE 903 SOCIOLOGIE 962 COURS DU JOUR: ANTHROPOLOGIE 901 BIOLOGIE 301 BIOLOGIE 401 ÇINEMA 903 EDUCATION PHYSIQUE FRANÇAIS 902 MATHÉMATIQUES 001-111 PHILOSOPHIE 401 Le début des COURS DU SOIR a été reporté au lundi 29 mai Début des COURS DU JOUR: 3 juillet Renseignements, prospectus, inscription: Secrétariat d* l'Education permanente Collège André-Grauet 1001 ett, boul.Crématie Montréal 3S2-Tél.: 38B-S74S Place Desjardins: début des travaux par Michel Lefèvre Une cérémonie sobre à caractère symbolique a marqué hier à Montréal la mise en chantier du vaste complexe immobilier Place Desjardins dont la construction, face à la Place des Arts, nécessitera un investissement de plus de $100 millions.Invités par le président de Place Desjardins Inc., M.Alfred Rouleau, le ministre des travaux publics, M.Bernard Picard, en l’absence de M.Robert Bou-rassa, et le maire de Montréal, M.Jean Drapeau ont procédé à la mise en terre en plein centre de la métropole, d’un érable de Lévis, lieu de naissance d’Alphonse Desjardins, fondateur de la première caisse populaire au Québec.Figuraient également sur la tribune d’honneur plusieurs ministres des gouvernements fédéral, provincial et des autorités municipales ainsi que des personnalités de Place Desjardins Inc.de SODEVIQ et du Mouvement coopératif Desjardins.Parmi ceux-ci, on remarquait la présence de MM.Guy Saint-Pierre, ministre québécois de l’industrie et du commerce, Raymond Garneau, ministre québécois des finances, Jean-Eudes Dubé, ministère fédéral des travaux publics, Lawrence Hannigan, président de la CUM.Vincent Gagnon, maire de Lévis, M.Emile Girardin, administrateur de Place Desjardins et Daniel Wermenlinger directeur général et responsable de la planification de la Place Desjardins.Sise sur un terrain d’environ huit acres entre les rues Jeanne-Mance, Sainte-Catherine, Saint-Urbain et le boulevard Dorchester, la Place Desjardins offrira quelque 3,500,000 pieds carrés de surface totale.Le coeur du projet pourra se comparer à une véritable place publique entourée de trois gratte-ciel et d’un hotel.Ce nouveau centre d’affaires et de loisirs, dont le projet avait été lancé en 1969 à l’initiative de la Corporation immobilière Desjardins, fonde la même année, est quelque peu différent di projet initial présenté au public en 1970.Selon le tracé actuel des plans, lesquels seront rendus publics dans deux mois environ, le projet comptera trois tours à bureaux allant de 25 à 40 étages, un hôtel de quelque 500 chambres, une infras-structure et une structure basilaire comprenant au-delà d’une centaine de boutiques commerciales, une promenade genre “mail” et un parc de stationnement.Une place publique sera située en plein centre du complexe.I D ores et déjà, il est acquis que le gouvernement du Québec ainsi que l’Hy-dro-Québec assureront la location d'un édifice complet.D’autre part, l’annonce récente par le gouvernement fédéral de l’implantation d’un vaste complexe de $100 millions face à Place Desjardins sur le côté sud de Dorchester contribuera sans doute, aux dires de M.Daniel Wermenlinger, à assurer le succès escompté par les administrateurs de Place Desjardins.Enfin, Place>Desjardins étend vers l’est de la métropole le mouvement de développement immobilier déjà amorcé par des projets comme Place Radio-Canada.la Place Dupuis, le campus de l'université du Québec et d'autres projets de grande envergure dont M.Jean Drapeau, au cours de son allocution d’hier, a préféré taire les détails pour l’instant.Le gouvernement du Québec, par 1 intermédiaire de sa société de développement immobilier (SODEVIQ), participe, dans une proportion de 49%, au capital de la Corporation immobilière Place Desjardins.A ce jour, a fait remarquer M.Pinard, SODEVIQ a joué un rôle essentiel dans l’élaboration du projet et, déjà, le ministre des finances a autorisé des déboursés de $2 millions.Selon M.Pinard, cette formule de participation tout à fait nouvelle au Qué- bec, permettra au gouvernement québécois de participer activement au développement économique de la province avec un investissement relativement modeste.M.Werlminlinger a par ailleurs annoncé que la firme Jamn Construction, société de gérance de Place Desjardins Inc., avait octroyé par soumission le premier contrat important pour la construction du projet.Il s'agit de l’exécution des murs à parois moulés confiée à la firme Franki Canada Liée pour une valeur de $1.2 million.Prenant la parole au cours de la cérémonie, M.Alfred Rouleau, président du Voir page 6: Place Desjardins A Les personnalités qui ont assisté hier à la mise en chantier de la Place Desjardins ont été invitées à signer leur nom sur un panneau installé sur l'emplacement du vaste ensemble immobilier.De gauche à droite.MM Bernard Pinard, ministre québécois de la voirie, Jean Drapeau, maire de Montréal et Alfred Rouleau, président du Mouvement Desjardins et de la Place Desjardins Inc.(Photo Le Devoir par Bernard Lauzé) les sociétés sont beaucoup trop taxées (G.Fi/ion) QUEBEC (Le Devoir) - Un peu comme vient de le faire le ministre britannique Barber, le ministre canadien des finances devrait réduire “considérablement” l’impôt sur le revenu des sociétés.M.Gérard Filion, président de l’AMC (Association des manufacturiers canadiens), parlant hier au diner inaugural du congrès du conseil des pêches du Canada, a confié l’espoir qu'entretient l’industrie manufacturière de voir passer, dès l’an prochain, l’impôt sur le revenu des sociétés à 46% — ce niveau est prévu pour 1976 selon les mesures législatives adoptées sous Benson.Du premier budget Turner, déposé plus tard dans la journée d’hier à Ottawa, Tex-directeur du Devoir affirme Sue l’industrie manufacturière lui accor-e une importance “inusitée”, qu’elle l’examinera en détails afin de vérifier si le gouvernement donne à l’industrie les moyens de lutter contre la nouvelle concurrence “acharnée” de la part des industries étrangères.Pour M.Filion, il ne saurait être question de laisser le rôle de l’Etat samplifier d’année en année et les hommes publics devraient, selon lui, comprendre qu’il leur revient de vanter les mérites du système de libre entreprise et de comprendre ses besoins.Une partie de l’exposé de M.Filion porte sur ce qu’il estime être une présentation faussée, de la part des opposants au régime de “free entreprise”, de la place que tiennent les entreprises au pays.Il n’est pas vrai de dire que les profits montent en flèche, dit le président de Marine Industries; durant la décennie qui vient de s’écouler, jamais le bénéfice par dollar de vente n’a été au-delà de cinq cents ($0.05).Il n’est pas vrai non plus de dire que le gouvernement ferait un “cadeau aux patrons” en écoutant leur doléances, car l’argent que laisserait le gouvernement au secteur privé servirait à créer des emplois “proauctifs”.Tout l’exposé de M.Filion était une invite aux gouvernants des trois paliers de gouvernements de créer un climat économique favorable à “l’épanouissement” du secteur privé où se regroupent 80% de toutes les entreprises canadiennes et dont dépendent 7 millions dt travailleurs (contre un million dans le secteur public, au Canada).Pour l’invité du Conseil des pêches, du secteur privé dépendent notre niveau de vie national et la qualité des services sociaux dont nous profitons et U importe de stopper l’accroissement des dépenses publiques aux dépens du secteur privé.M.Pillion juge mdéré le projet de loi fédéral sur la mainmise étrangère affectant les industries canadiennes; il met toutefois le public en garde contre les pouvoirs démesurés accordés, selon lui, au ministre dans le mécanisme de révision; le ministre n’a qu’à être ‘d’avis’ qu’une prise de possession donnée est considérablement profitable au Canada ou susceptible de le devenir et le gouverneur en conseil n’a qu’à arriver à cette ‘conclusion’ pour que cette prise de possession soit permise.L’industrie observera minutieuse- Voir page 6: Les sociétés Pressant Québec de l'appliquer La CSN publie â ses frais le rapport Trahan sur l'hôpital Charles-Lemoyne par Gisèle Tremblay La Fédération nationale des services, qui regroupe au sein de la CSN quelque 55,000 employés d’hôpitaux, vient de publier à ses frais le rapport de la commission Trahan (rédigé en 1969) sur l’administration de l’hôpital Charles-Lemoyne, à la place du gouvernement qu’elle veut ainsi presser d’en exécuter toutes les recommandations.La Commission concluait que la politique et les intérêts particuliers avaient joué un rôle prépondérant dans les origines et le développement de l’hôpital et, déclarant à toutes fins utiles l’administration incompétente, recommandait notamment que le conseil d’administration et le directeur médical soient remplacés.Or, cinq des administrateurs d’alors ainsi que le directeur médical sont toujours en fonction trois ans après la présentation du rapport que le gouvernement n’a jamais publié, a précisé hier au cours d’une conférence de presse le président de la Fédération, M.Norbert Rodrigue, qui voit là un exemple de la politique de deux poids deux mesures, selon qu’il s’agit d’administrateurs ou de syndiqués.En effet, a poursuivi M.Rodrigue, le même juge Jacques Trahan qui, maintenant président de l’Association des hôpitaux (AHPQ), accusait récemment les syndiqués en grève de la fonction oubli-que de faire fi du bien-être des malades, laisse néanmoins “la vie des malades entre les mains d’administrateurs qu’il a lui-même déclarés incompétents”.“B nous faudra peut-être prouver un jour, a conclu là-dessus M.Rodrigue, qu’empêcher les malades d’entrer dans un hôpital dont les administrateurs sont condamnés par leurs pairs, ce n’est pas mettre leur vie en danger mais la leur sauver.” M.Rodrigue a ajouté que les syndicats affiliés à la Fédération seraient invités à révéler d’autres dossiers du genre à la population, de manière que celle-ci sache qui sont les hommes qui font la morale aux syndiqués.Et comme pour passer de la parole aux actes, M.Rodrigue a indiqué que deux administrations celles du Foyer des Hauteurs (Saint-Jérôme) et du Pavillon Saint-Dominique (Québec) où des conflits de travail avaient surgi avant la grève de la fonction publique, ont refusé et refusent encore de reprendre leurs employés en dépit de la loi 19 qui ordonne expressément et sans exception le retour au travail.Dans le premier cas, il s’agit d’un lock-ou qui date de plusieurs mois et la Sûreté du Québec est même intervenue, a noté M.Rodrigue, pour s’opposer au respect de la loi 19, parles syndiqués.Parmi les autres recommandations de la commission Trahan qui n’ont pas été Honoris Causa MONCTON (PC) - Mme Antoine Maillet, professeur de littérature à l'université Laval, a reçu un doctorat honoris causa de l'université du Nouveau-Brunswick, lors de la remise des diplômes aux étudiants.Quelque 250 étudiants ont gradués dimanche à l’université du Nouveau-Brunswick.suivies d’effet, M.Rodrigue a cité les onzième et quinzième qui s’attaquaient au monopole du restaurant de l’hôpital, bien assis grâce à un bail de 20 ans, et à la “chasse-gardée” des chefs de service médicaux, dont on demandait la résiliation des contrats.Le jugement sur l’administration de Charles-Lemoyne prend tout son relief, affirme M.Rodrigue, quand on songe que quatre des cinq commissaires étaient eux-mêmes alors administra- teurs d’hôpitaux, y compris le juge Trahan.Le patronat, le gouvernement et leurs porte-voix s’alarment, conclut M.Rodrigue, “lorsque des syndiqués se paient Il jours de grève pour appuyer leurs revendications légitimes”, mais non quand un rapport d’enquête qui les intéresse au premier chef reste lettre morte, ce qui laisses pourtant les malades à la merci d’une administration incompétente 365 jours par année.L'INSTITUT DE FORMATION PAR LE GROUPE INC.annonce son 8e PROGRAMME ANNUEL D’ÉTÉ DE SESSIONS DE SENSIBILISATION AUX RELATIONS HUMAINES (DYNAMIQUE DES CROUPES) PROGRAMME D’ÉTÉ 1972 De la mi-mai à fin octobre, l’Institut organise au Centre de Rencontre, Lac Simon (Cté Papineau), 16 sessions de sensibilisation aux relations humaines.Relations humaines : I.21 mai-2 juin 23 juillet-4 août III.6-18 août IV.14-21 octobre Croissance personnelle : I.30 juin-9 juillet II.18-28 août III.14-21 octobre Animation et travail de groupe : 25 juin-7 juillet Changement planifié : 4-13 août Développement individuel et créativité interpersonnelle (expression corporelle) I.23 juillet-4 août - II.1 3-25 août Psychologie du changement social et individuel : 21 mai-2 juin Perfectionnement en animation 21 mai-2 juin Perfectionnement à la relation d'aide : 1 6-23 juin Utilisation du groupe dans la pratique professionnelle 16-23 juin Pratique de l'animation et du changement planifié : 22-24 septembre Un dépliant décrivant chacune de ces sessions vous sera envoyé sur demande.QU'EST-CE QUE L'INSTITUT DE FORMATION PAR LE GROUPE INC?Organisme composé de psychologues sociaux professionnels, il offre des services de formation et de consultation dans les champs de la croissance personnelle, du développement des organismes, du développement communautaire et de la recherche.INSTITUT DE FORMATION PAR LE GROUPE INC.3600 Barclay, suite 420, Montréal 251, Que.Tél.: 735-5171 9 SESSIONS DE BASE 4 PROGRAMMES 4 SESSIONS AVANCÉES 3 PROGRAMMES 3 SESSIONS SPÉCIALISÉES 3 PROGRAMMES 4 • Le Devoir, mardi 9 mai 1 972 éditorial Immigration et natalité De recensement en recensement, le Québec reprend d'antiques polémiques.Les alarmistes congénitaux étudient les chiffres et les virgules pour justifier un découragement encore plus profond.Les optimistes, eux, recourent à des contorsions inverses pour jeter l’opinion dans l’euphorie.Le recensement de 1971 ne fait donc pas exception à la règle: il donne à certains la conviction qu’il faut oser les mesures les plus radicales et à d’autres le sentiment béat de la victoire acquise.La vérité, comme d’habitude, n’est ni aussi bête ni aussi affolée.• Au centre du débat, la place du Québec dans la confédération canadienne.La part du Québec diminue d’année en année et, surtout, le Québec francophone constitue une Eart de plus en plus restreinte de l'ensem-le canadien.Si les choses suivent librement leur cours, la tendance à la baisse se maintiendra et les démographes auront toutes les chances du monde de nous prédire longtemps d’avance les modalités successives d'un recul irréversible.Deux forces peuvent inverser la tendance: la natalité et l'immigration.Mais, encore là, les espoirs souffrent de rachitisme.Plus l'immigration abonde, plus elle renforce l’élément anglophone du Québec.D’autre part, la natalité continue à s’amenuiser, avec le résultat que le Québec se classe déjà au dernier rang des provinces canadiennes et que le Quebec francophone se range loin derrière le Québec que constituent les nouveaux-venus.Dès lors, quel espoirs placer dans l'immigration ou dans la natalité?Le recensement précise le sens de ces interrogations.De 1961 à 1971, le pourcentage des citoyens qui considèrent le français comme leur langue maternelle s’est légèrement abaissé: 62.2% pour Tile de Montréal au lieu de 62.6% en 1961.On erre gravement, cependant, en supposant trop vite que les citoyens d’origine anglaise sont responsables de cette baisse.En effet, les citoyens qui revendiquent l’anglais comme langue maternelle ont vu leur pourcentage décroître de 1961 à 1971 et cela à un rythme plus de trois fois plus rapide que celui de la déperdition francophone.Les seuls gagnants?Le groupe des immigrants.Sur ce terrain, les conclusions que présentait ces jours derniers dans Le Devoir le R.P.Richard Arès emportent aisément l’adhésion.En clair, les reculs subis par l’élément francophone sont infiniment moindres à Montréal que ne veulent l’admettre les alarmistes.Quand recul il y a, il est nettement moindre au cours de la dernière décennie qu’au cours des années 1950 à 1960: .4 contre 1.5%.Enfin, quand recul il y a, les seuls à occuper le territoire évacué par l’élément francophone, ce sont les immigrants.Dès lors, comme cause de notre moindre importance démographique, il faut mentionner l’importance prise par les nouveaux- venus bien avant les progrès qu’auraient pu effectuer les anglophones.Pour dire les choses brutalement, si le Québec francophone pouvait intégrer les nouveaux-venus a la majorité linguistique de la province, les chiffres ne permettraient plus la crainte de l’assimilation.Bien plus, si le Québec francophone savait accueillir et intégrer une moitié seulement des immigrants, la portion francophone du Québec augmenterait peu à peu, puisque la baisse de l’élément anglophone dépasse en ampleur le recul francophone.Si, globalement, nous perdons du terrain, c’est que, massivement et constamment, l’immigration qui entre au Québec renforce la collectivité anglophone.• Une autre constatation s’impose.L’immigration qui renforce ainsi le bloc anglophone arrive au Québec sans maîtriser, dans la plupart des cas, aucune des langues officielles.Ceci importe au plus haut point.En effet, les droits que possèdent les nouveaux-venus varient selon qu’ils possèdent (ou non) dès le départ l’une ou l'autre des langues officielles du pays.Le Néo-Canadien qui ne parle ni français ni anglais ne peut réclamer le respect de ses “droits linguistiques” au même titre que peut le faire un Américain, un Français ou un Britannique.Certes, sur le plan des principes éthérés, il demeure souhaitable que les parents puissent, partout dans les monde, intégrer leurs enfants au système scolaire de leur choix.Dans les faits, aucun pays ne peut se permettre une telle générosité ni un tel desintéressement: ou bien la langue que souhaitent utiliser des groupes de parents ne constitue pas un mode normal de communication dans le pays, ou bien le gouvernement estime, comme c’est le cas en Algérie, que l'identité culturelle ne s’épanouira que par la mise sur pied d’un enseignement autochtone, unilingue, coercitif.En somme, tant que la chose s’avère possible, les droits individuels méritent un culte égal à celui des droits collectifs.Lorsqu’une situation exige un choix entre les deux séries de droits, il importe d’accorder priorité au bien commun, mais encore faut-il veiller à limiter le plus possible les sacrifices exigés des individus.La fiscalité devra, d’ailleurs, respecter cette orientation sociale.Dans le cas du Québec, le sort de la collectivité exige carrément un coup de barre de l’Etat, faute de quoi les résultats de la loi 63 continueront à se faire sentir.Le gouvernement doit trouver un moyen d’intégrer davantage les immigrants à la collectivité francophone, mais U doit le faire en brimant le moins possible les droits des individus.La meilleure solution - et aucune n’est idéale - consiste probablement à intégrer aux écoles francophones les enfants des immigrants qui ne possèdent aucune des langues officielles du pays (Italiens, Grecs, Portugais.).D’autre part, l’école ne constitue pas le seul terrain où l’Etat doive in- tervenir pour récupérer les nouveaux-venus: le milieu de travail importe tout autant que l’école.• La natalité, de son côté, nous place en piètre situation.Certains démographes estiment que le taux québécois de natalité se situe à un niveau raisonnable, mais qu’il faut freiner les tendances à la baisse.En d’autres termes, nous en sommes arrivés à un taux acceptable, mais il ne faut plus baisser.Cependant, l’examen des chiffres montre que la natalité du Québec francophone se range plus bas que la natalité du Québec tout entier.Sur ce plan, comme sur celui de l’immigration, une politique gouvernementale s’impose.La natalité québécoise peut connaître un regain à condition que deux conditions essentielles soient respectées.D’une part, les allocations familiales doivent demeurer des allocations familiales, s’attacher à tous les enfants, et non pas constituer une forme d’allocations sociales.Celui qui gagne $12,000 a, autant que le petit salarié, le choix entre avoir un enfant ou n’en pas avoir.Si l’Etat ne l’aide pas à payer les frais qu’entraîne une naissance supplémentaire, l'enfant représentera pour ce salarié d’un niveau un peu plus élevé une charge peut-être trop rébarbative.Un Etat qui souhaite une recrudescence de la natalité se doit d’alléger pour tous, petits ou moyens ou gros salariés, les charges financières qu’entraînent les enfants.D’autre part, un Etat qui souhaite augmenter la natalité se doit d’attacher la plus grande importance au point de vue des femmes.De toute évidence, la femme québécoise souhaite travailler à l’extérieur et participer davantage à la vie de la collectivité.Si l’enfant empêche la mère de suivre ses aspirations, la natalité diminuera irrésistiblement.A l’inverse, un réseau de garderies publiques convaincra nombre de femmes qu’elles peuvent parfaitement connaître une maternité de plus et revenir rapidement à leur emploi.De la même manière, une législation forçant les employeurs aux congés de grossesse diminuera les inconvénients d’une maternité.On se leurre, en effet, si l’on entend renverser la tendance à la baisse à coups de simples incitations exclusivement verbales.Le Québec n’a pas à choisir entre la natalité et l’immigration: les deux lui sont accessibles, à condition, évidemment, de savoir où l’on veut aller.A condition de donner au Québec, en remplacement de la loi 63, une législation linguistique plus conforme à son destin et à ses intérêts.A condition, aussi, de rendre la maternité conciliable avec les aspirations de la femme au lieu de lui vanter paternellement les joies de la vie au foyer et les mérites de la femme de maison dépareillée.LaurentLAPLANTE bloc-notes La Place Desjardins devient réalité Sous un soleil radieux rappelant les jours inoubliables qui marquèrent il y a cinq ans le début de 1 exposition universelle, le projet de la Place Desjardins a connu hier un départ prometteur et riche de signification.Au lieu de la traditionnelle pelletée de terre, on avait choisi de planter, sur l’emplacement où s’élèveront les futurs gratte-ciel de la Place Desjardins, un érable qu'avait spécialement apporté de Lévis le maire de la ville où Alphonse Desjardins fonda au début du siècle la première caisse populaire.Cet arbre symbolise la profonde unité que les responsables du Mouvement entendent maintenu- entre les diverses institutions qui constituent désormais le mouvement Desjardins.Il rappelle également la loi de croissance qui a été la source du progrès quasi-miraculeux des caisses populaires.Celles-ci commencèrent modestement, à la manière de l'arbre qu’on plante en terre.Il fallut plus d’une génération avant de trouver la formule définitive qui assurerait leur succès et de gagner la confiance des Québécois.Rien ne rappelle plus éloquemment l’histoire de la montée des caisses que cet arbre planté hier en plein coeur de la métropole.Issu de l'initiative des caisses, le projet de Place Desjardins n’aurait pas été possible sans l’étroite collaboration des autorités municipales et québécoises.Aussi était-il logique de rencontrer hier, aux côtés du nouveau président du Mouvement Desjardins, M.Alfred Rouleau (qui fut dès l'origine l ame inspiratrice du projet), le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, et le représentant du premier ministre du Québec, M.Bernard Pinard.A l’heure où certains affirment qu'il n’est pas bon d'associer ensemble dans des projets communs des capitaux privés et des capitaux publics, la formule choisie pour le développement de la Place Desjardins montre, au contraire, que sans se substituer à l’initiative privée, les pouvoirs publics peuvent contribuer fortement à l’action de celle-ci, et vice versa.Flanquée au nord par la Place des Arts, au sud par le vaste ensemble que dévoilait l'autre jour le gouvernement fédéral, à l’est par l'immeuble de [’Hydro-Québec et à l’ouest par l’édifice actuel du ministère fé- M.Laurent Picard à la présidence de Radio-Canada déral du revenu, la Place Des jardins semble destinée à devenir le centre nerveux du Montréal de demain.On avait laissé se créer, ces dernières années, un fossé déplorable entre l’est et l’ouest de la métropole.D semblait que chaque partie de la ville serait destinée à se développer à une distance respectable de l’autre et que la zone séparant les deux parties serait abandonnée à la stérilité.Le développement que connaîtra le quartier comprenant, au sud de la Place des Arts, l’espace situé entre les rues Craig et Samte-Catherine, semble vouloir contredire les craintes qu’on nourrissait à ce sujet.Les Montréalais devront à ce propos une fière chandelle aux dirigeants du Mouvement Des jardins.Nonobstant une vision étroitement populiste qui voudrait les confiner a une action directe et immédiate auprès des seuls individus, ceux-ci ont compris que la taille acquise par le Mouvement Desjardins lui commande désormais de s'intéresser aussi aux grands ensembles urbains.Cela contribuera non seulement à l’enrichissement de la ville et de ceux qui y vivent, mais aussi à une présence plus efficace des Québécois francophones dans un secteur vital dont ils ont été trop absents.La cérémonie d'hier marquait la première apparition publique à Montréal du nouveau président du Mouvement Desjardins.M.Alfred Rouleau a semblé tout à fait à l’aise dans son nouveau rôle.L’on a pu constater, en circulant dans l’assistance, la grande confiance que suscite dans les milieux les plus divers son élection à la plus haute fonction de direction au sein du Mouvement Desjardins.M.Rouleau conserve dans ses nouvelles fonctions le langage concret et simple qui l’a rendu sympathique à des milliers de responsables et de sociétaires des caisses.Mais on sent qu'il est tout aussi à l’aise en face d’un projet d’envergure comme celui de la Place Desjardins.On n'aurait pu imaginer occasion plus propice, pour sa première apparition publique à Montréal depuis son élection à la présidence du Mouvement Desjardins, que le lancement officiel d’un vaste projet qui.sans son leadership, n’aurait probablement jamais vu le jour.Pendant qu’à Ottawa et ailleurs, des scribes en mal de sensations à bon marché allaient puiser aux sources les plus invraisemblables des noms de candidats possibles à la succession du président .démissionnaire de Radio-Canada, le gouvernement Trudeau, agissant avec une célérité dont il ne donne pas tou-joura l’exemple, procédait a la no-nination de M.Laurent Picard au poste de président de la société Radio-Canada.Il prenait, en ce faisant, une décision logique et raisonnable.Lorsque le tandem Davidson-Picard fut nommé il y a quelques années à la direction de Radio-Cana-da, on vit naître dans divers milieux des espoirs que la réalité n’aurait jamais pu satisfaire complètement mais qui devaient finalement être passablement déçus.Chacun des deux hommes était neuf.Chacun accédait à son nouveau poste sans l'avoir ni désiré ni sollicité.Chacun jouissait, dans son milieu respectif, d’une enviable réputation professionnelle.Pour des raisons que l’on connaît mal, l’expérience n’a point donné les résultats attendus.Mais on peut dire, en toute justice, que la faute en fut surtout à M.Davidson.Le président s’était réservé, croit-on comprendre, les tâches d’interprétation publique et de leadership politique et moral.Le vice-président avait hérité des tâches administra-ives.Or, autant M.Picard semble avoir réussi à améliorer notablement les procédures administratives à l’intérieur, autant le leadership de M.Davidson s’est révélé faible, voire inexistant.En vieux mandarin de l’appareil bureaucratique fédéral.M.Davidson s’est surtout employé à prévenir les coups susceptibles de pleuvoir sur Radio-Canada en provenance de la colline parlementaire; à cet égard, il n’a pas trop mal réussi, si l’on considéré que.malgré tout le mal qu'en a dit M.Trudeau, la société d’Etat n’a jamais été aussi libre des harcèlements et des enquêtes interminables dont elle fut perpétuellement l’objet sous la présidence de M.Alphonse Ouimet.Mais ce n’est pas d’abord cette “paix négative”, et finalement sté- rile.qu'on attendait de M.Davidson.On espérait de lui une nouvelle définition des objectifs de Radio-Canada.laquelle, assise sur l'autorité et la sagacité d’un homme d’expérience et d’envergure, se fût traduite à l’intérieur par un regain de confiance et dans le grand public par un regain d’intérêt à l’endroit des émissions produites par Radio-Canada.Cette inspiration n'est point venue.La place de Radio-Canada dans la vie communautaire canadienne n’est ni plus reluisante, ni plus clairement définie, ni davantage appréciée aujourd'hui qu’elle ne l’était lors de l’entrée en scène de M.Davidson.On peut en dire autant de l’esprit qui règne à l’intérieur de la boîte.L’accession de M.Picard à la présidence de la société est, avons-nous dit, naturelle et logique.Mais elle entraîne forcément, pour le nouveau président, un changement de perspective et de niveau.Cest de lui qu'on attendra désormais le leadership qui a fait défaut depuis de nombreuses années, et cela lui sera d’autant plus difficile qu’il devra satisfaire en même temps aux exigences de deux communautés dont l’une lui est nécessairement moins familière que l’autre et don l’on sait qu elle peut, à l’occasion, être sans pitié pour les administrateurs francophones dont les faiblesses ont le défaut de percer sur la place publique ou à travers les ragots de collègues frustrés.Si M.Picard n’était qu’un administrateur, on aurait des raisons d’être inquiet à cet égard.Mais le nouveau president sera admirablement servi, dans sa nouvelle fonction, par un tempérament remarquablement serein, cordial et objectif.M.Picard est capable decouter; il est non moins agréable à rencontrer.Ces dons lui seront très utiles à la présidence de Radio-Canada.C’est cependant à une autre valeur qu’on pourra mesurer plus tard si M.Picard était vraiment l’homme de la situation.Cette valeur est extrêmement rare dans les milieux que fréquente depuis quelques années M.Picard.Elle a nom courage.Le président de Radio-Canada n’est pas tenu d’être un technicien chevronné, encore que ce ne serait pas à dédaigner s’il l’était.Mais n doit être un homme courageux, autant en public qu’en privé.La nature de sa fonction exige qu’il soit capable non seulement de chercher et de trouver la vérité, mais encore plus de la dire et de la défendre.Suite à la page 6 Claude RYAN jjusncE Ze,nu:o L'aide juridique de choc.ette lettres au DEVOIR L'exploitation des immigrants sur le marché du travail M.le ministre de l’immigration et de la main-d’œuvre Ottawa Cher monsieur, Il y a déjà presqu’un an que l’Association des travailleurs helléniques du Montréal métropolitain dessert les travailleurs grecs de la métropole.La situation la plus difficile que nous ayons rencontrée fut celle des entrées illégales au Canada.A cause de leur statut, ces gens travaillent dans des conditions inhumaines.L’exploitation de leur situation engendre des salaires qui sont absurdes pour le tra- vail effectué.Ces gens deviennent donc, par le fait meme, dépendants et à la merci des employeurs pour leur existence.L’embauchage de ces travailleurs à statut illégal permet aux employeurs d’exercer un contrôle sur les salaires, les heures et les conditions de travail etc.Subséquemment, lorsque les travailleurs à statut illégal arrivent dans le milieu les travailleurs à statut légal sont forcés de quitter leur emploi.Il appert donc qu’une forme de chantage est pratiquée par des employeurs sans scrupule.Puisque cette situation oblige La bravoure à bon marché MM.les membres du comité exécutif, Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec.Votre bulletin du 27 avril 1972, intitulé "Vie syndicale no 14’’ est une piètre excuse à votre mutisme durant la grève du 11 au 21 avril dernier.Les raisons que vous apportez: précipitation des événements, manque de moyen-maison d’information, structure provinciale du syndicat traduisent le peu d’importance accordée au syndicat des professionnels par les trois chefs de file et l’oubli de leur part que notre syndicat avait des intérêts qu’il aurait fallu défendre.L’opinion faiblement majoritaire ne vous a pas convaincu de prêcher une résistance à la loi 19, mais la faible majorité du vote des 27 , 28 et 29 (dont nous n’avons pas reçu les résultats officiels) avait été une évidence qu’il fallait se ranger sous la bannière disparate du Front commun.Vous nous faites rire quand vous affirmez que vous auriez été prêts à affronter la loi à la condition que l’ensemble des secteurs du Front commun décide d’en faire autant.C’est facile à dire une semaine après la grève et ça vous donne une bravoure inattaquable.Remarquez bien que nous n’approuvons pas la loi 19 mais nous sommes convaincus que le Front commun par son attitude plutôt politique que syndicaliste est responsable en bonne partie de sa votation.Nous faisons nôtres les reproches que Jean-Claude Leclerc Z 'information muselée dans l'Outaouais Ainsi donc, la répression d’octobre 1970 recommence.Sous une autre forme, sans doute, mais assez forte pour me donner la nausée.Je m’abstiendrai de parler ici du juge Georges Pelletier.Ce serait trop long.Mais le musellement de l’information dans la région de l’Outaouais, quant a lui.commence à dépasser les bornes de la décence.Comme dirait un certain premier ministre, "assez, c'est assez "! Aujourd'hui, c'est l'excellent Michel Beauparlant que CKCH-Télé-média de Hull met à pied, en même temps que l'un de ses collègues.On trouvera toutes les raisons que l’on voudra, il est clair 3ue l’on reproche à ce journaliste e s'être trop occupé d'affaires syndicales.Et hier, c'était l une des meil- leures émissions de tout le réseau français de Radio-Canada (bien que diffusée localement seulement), que l'on mettait au rancart au moins pour quelques mois.Et pourtant, ce "Sur le vif" de CB-OFT Hull-Ottawa accordait enfin aux sans-voix une tribune où ils pouvaient exprimer autre chose que îopinion officielle et souvent constipée des gens en place.Comme si ceux-ci ne pouvaient pas se contenter des innombrables occasions qu'ils ont de faire parler d'eux à cor et à ail Je sais pourtant que je ne suis pas le seul à trouver que Gérard Gravelle et Jean Bouchard animaient "Sur le vif" avec un sens des valeurs humaines et une intelligence de l’événement que l'on ne trouve guère à toutes les émissions de Radio-Canada et des postes privés.Non.mais quand réussirons-nous les travailleurs à statut illégal à vivre dans des conditions inhumaines, et entraîne par le fait même les travailleurs à statut légal dans une injuste concurrence, nous croyons qu’une amnistie devrait être accordée pour tous ces individus résidant illégalement au Canada.Pour l’Association des Travailleurs helléniques Canadiens de Montréal métropolitain, D.VISVARDIS, secrétaire Montréal, le 28 avril 1972.faisait au Front commun dans le DEVOIR du 25 avril: “Il fallait pour s’enfoncer dans une grève de ce genre n’avoir rien retenu des expériences antérieures du syndicalisme dans la fonction publique”.Il fallait que le Front commun prouve à la face du monde qu’il n’était pas comme les autres et qu’il n’avait pas grand chose de commun avec ses composants.Jacques VEILLET, Bernard LEMAY, J.Paul BOURNIVAL, Roger VILLEMURE, Gaston BELAND, Lucien GRANDMONT, Gérard PERREAULT, Membres du Syndicat des professionnels du Gouvernement du Québec.Trois-Rivières, le 3 mai 1972.à faire comprendre à ces messieurs de l ' establishment" que la démocratie de participation pourrait même réussir, s’ils essayaient seulement de la comprendre, à les faire réélire aux prochaines élections.Entre-temps, plus les gens en place vont museler l’information, plus il est évident qu'ils vont écœurer le monde ordinaire.Quant aux vrais Québécois, ils ont compris déjà que la liberté de parole et la liberté de presse sont des droits inaliénables et qu'il faudra que Radio-Canada et Télémédia se lèvent de bonne heure pour mettre en veilleuse la volonté de la majorité du peuple québécois.Ils ont compris que c’est là l'a b c, de la démocratie.Claude ROCHON, agent d'information.Hull, le 4 mai 1972 L'Église d'ici et les tâches de libération J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la lettre aux évêques de Monsieur Hubert de Ravinel pupliée dans le journal Le Devoir le 29 avril sous le titre “L’Eglise face au sort des vieux”.L’mvitation 3ui y est faite aux évêques de pren-re parti devant certaines injustices a retenu mon attention car je crois aussi que l’église doit s’engager vis-à-vis les problèmes humains de notre temps.Pour ma part j’avais espéré, en m’appuyant sur des documents venant de Té-piscopat tel le message à l’occasion de la Fête du Travail 1971 (La Violence et les Chrétiens), qu’en-fin l’église du Québec, prêtres et laies, s’engagerait dans un projet collectif de libération de l’homme.Mais la très grande prudence de nos chefs spirituels et certaines expériences vécues me font craindre que telle ne sera pas la réalité.Des documents comme celui que j’ai mentionné font naître de grandes espérances chez beaucoup de chrétiens de la base, mais s’imaginer qu’ils rallieront le clergé local dans des actions sociales bien concrètes est autre chose.En ce qui me concerne j’en suis arrivée à conclure que les chrétiens qui veulent s’engager ne doivent pas s’attendre à ce que des initiatives viennent d’en haut mais qu’ils Les arbres ou les hommes?Certains Lavallois sont en colère parce que deux cents arbres ont été coupés sur la pointe de la Marigot.C’est un des plus jolis coins de nie, paisible, éloigne du bruit et de la pollution.J’en ai goûté plusieurs fois le charme poétique.Le but de ce massacre?Elever une résidence pour offrir à ceux qui en ont arraché durant leur règne, des années de paix et peut-être de bonheur.J’aime bien les arbres mais j’aime encore plus ces hommes et ces femmes qui ont lutté avant nous.La vitalité com-battive des Lavallois et de tous les Québécois trouverait un plus judicieux débouché si elle se portait à la défense des faibles, des pauvres et des malheureux de toute sorte.Au Québec même, il y a le massacre des innocents.Je veux parler des enfants avortés par d’ignobles calculs.La trahison des savants et de certains médecins; la corruption des consciences pour en arriver à faire croire que c’est le droit de la femme libre! ILS sont des milliers qui n’ont pas pu appeler au secours quand des bourreaux les extirpaient du sein maternel.La propagande nous habitue à ne plus protester contre ces crimes.On veut légaliser ces crimes.Alors ce ne seront plus des crimes?J’ai froid pour l’humanité quand je vois des droits aussi élémentaires et fondamentaux que celui de la vie bafoués à ce point par des doivent plutôt rechercher de quelle façon ils veulent Vivre leur foi et travailler à construire l'église de demain qui sera faite d'hommes nouveaux.Pour moi ils ont nom Camara, Lefebvre, Rioux, Bra-det, Berrigan, Lavoie, Banville, Michaud.Travailler collectivement à titre de chrétiens à transformer la société, en s’identifiant aux démunis, est une action politique qu’il semble inopportun d’entreprendre.Pourquoi?La question reste posée Lucile PAQUETTE Saint-Jean, le 4 mai 1972.gens qui se disent avancés.Avancés en putréfaction.Contre cela et contre les autres injustices de notre civilisation, je me révolte et j'invite par la présente mes compatriotes à un front commun.Mais que vivent enfin heureux ceux qui nous ont fait vivre! Un jour nous serons à leur âge d’or.Jules ADAM prêtre Pont-Viau, le 4 mai 1972 LE DEVOIR Fond4 por H*nn Bourotio W 10 janvier 1910 Diretleur •! rédacteur en chef Claude Ryan Redocteur en chel adjoint Michel Roy Directeur de l'information lean F rancoeur Trétoner Bernard larorqve LÉ DEVOIR ett publié par l'Imprimerie Populaire, tociété ù retponiabilite limitée, dont le liège locialeit titué ou numéro 211.rue du Saint Sacrement.Montréal 125 II eit composé et imprimé por l'Imprimerie Dumont incorporée dont let ateliers sont situés à 9130.rut Boivm.Ville laSalle (agence Presse Canadienne est autorisée 6 employer et.à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ' ABONNEMENT i Edition quotidienne : S35por année, six mois SI9 A l'etranger : S40 par année; six mois $22.trois mois $12 Éditions du samect : $ 10 par année Edition quotidienne, livrée 6 domicile por porteur : 75 cents par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe : enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TELEPHONE 844 3361 (lignes groupées) ;< des hommes Le Devoir, mardi 9 mai 1 972 # 5 Les ingénieurs et le français * A quand la langue de la majorité au Québec?par I Association des diplômés de Polytechnique • L'Association des diplômés de Polytechnique a fait une enquête auprès de ses membres et prépare un mémoire à la commission Gendron sur le problème de la langue de travail des ingénieurs francophones du Québec.Faisaient partie du comité de rédaction les ingénieurs Henri Bessette, Jean-Paul Bourgon, Marcel Desrochers, Raymond Gervais, Michel Robert, Yves-L.Rousseau et Normand Saint-Pierre.Voici les conclusions du travail tel qu’il a été présenté par le comité dans le numéro de mars de la revue L’Ingénieur.L Association des diplômés de Polytechnique a cru de son devoir, en tant que groupement d’ingénieurs exclusivement francophones, de collaborer au mandat de la Commission Gendron.Comptant plus de 4,000 diplômés vivants, sur un total de 7,000 ingénieurs francophones, l’Association représente donc la majorité des ingénieurs francophones oeuvrant au Québec.Afin de connaître l’opinion des diplômés, le comité ad hoc formé pour présenter le mémoire a préparé et adressé un uestionnaire à chacun d’eux.Malgré le très court délai de eux jours accordé pour la réponse, plus de 25% (1,110) des questionnaires furent retournes, témoignant du très vif intérêt des membres.Le questionnaire comptait 13 questions, divisées en quatre classes relatives à la spécialité, à la sphère d’activité et au niveau des décisions, à la langue et aux opinions.La conception a voulu traduire l’expérience vécue par chaque ingénieur.Les réponses reçues furent codifiées et traitées méca-nographiquement.•Si le Québec ne veut pas devenir le royaume de l’inefficacité, il doit parler la langue de la majorité.•Devant une situation qu’il faut améliorer, on doit envisager une législation linguistique.•C’est pour quand ?Telles sont les trois observations faites par l’Association des diplômés de Polytechnique à la Commission d’enquête sur la situation de la langue française et sur les droits linguistiques au Québec à la suite du sondage effectué en décembre 1970 auprès de ses membres.L’étude, qui se voulait un inventaire quantitatif du français, comme langue d’usage dans le monde du travail et des affaires, c’est-à-dire le milieu dans lequel évolue l’ingénieur francophone, a décelé les trois constatations qui suivent.Pour les ingénieurs francophones, a) Québec n’est pas pays français; b) Québec n’est pas pays anglais ; c) Québec n’est pas pays bilingue, mais il semble s’y préparer deux élites évoluant séparément dans des langues différentes.Constatation troublante Cette dernière constatation semble la plus troublante.Les ingénieurs sont conscients qu’ils ont le choix d’appartenir à l’une ou aux deux élites mentionnées, ceci par choix ou par obligation.Et qu’arrive-t-il alors à la majorité des travailleurs?Quatre-vingts pour cent de la population devra-t-elle être bilingue pour satisfaire ces deux élites afin de subsister ou tout simplement pour survivre ?Le sondage a principalement porté sur le français "québécois”, tel que parlé par le diplômé de Polytechnique comme "moyen de communication”.On n’a pas traité de sa "qualité” car l'appréciation de la qualité de la langue se fait par comparaison avec la langue parlée ailleurs.On a pris pour acquis que les Québécois parlant le français au QuAec se comprennent bien entre eux.Les réponses au questionnaire ont fourni une idée générale de la situation linguistique permettant de faire des recommandations en vue d’obtenir un équilibre acceptable dans l’utilisation des langues française et anglaise.Pour mieux apprécier la situation linguistique, on a reconnu deux faits importants, soit: Québec, pays français et l’influence nord-américaine (anglo-saxonne).Québec, pays français a) Education francophone 96% des diplômés de Polytechnique ont fait leurs études Eréuniversitaires au Québec, sans aucun doute en français.e tableau suivant démontre à quel âge ils ont appris l’anglais: Age de connaissance de l'anglais Parlé Ecrit 0 a 11 ans 11% 7% 12 à 17 ans 22% 30% 18 ans et plus 35% 51% Jamais 12% 12% De ceci, on peut conclure que les diplômés sont soumis à une formation de base uniculturelle française et ce n’est que plus tard qu'ils développent un bilinguisme d'utilité imposé a la majorité, car: • 12% sont unilingues français; • 51 à 55% ont appris l’anglais après la période où la langue seconde fait partie d’un programme d'enseignement (niveau secondaire); • 22 à 30% ont appris la langue seconde à l’école, b) Usage du français Si nous considérons le français comme langue hors travail, nous constatons que: Le gouvernement de l'Ontario et le bill Gray La présence considérable d'investissements étrangers dans l'industrie canadienne, ainsi que les conséquences économiques et culturelles qui en découlent, ont été et demeurent une source de préoccupation pour le gouvernement d’Ontario.Aussi est-ce avec un très vif intérêt que nous attendions la présentation par le gouvernement fédéral de la législation qu'il entend adopter en matière de contrôle des acquisitions étrangères de firmes canadiennes.Le projet de loi déposé par le gouvernement fédéral contient.en résumé, les dispositions suivantes: A) Il permet au gouvernement fédéral d'interdire l ac- uisition par des étrangers ’entreprises situées au Canada.B) Il offre une définition large, encore que sujette à appel dans certains cas, des concepts de "prise de contrôle” et de "contrôle étranger".C) Il exclut de la législation projetée les petites entreprises.DI.Il prévoit que tout projet d'acquisition tombant sous le coup de la loi devra faire T objet d'un avis préalable au re-gistraire qui sera nommé par le ministère fédéral de 1 industrie et du commerce.De préférence ILAUZ0NI par William G.DAVIS, premier ministre de l'Ontario E) Le ministre devra donner suite à cet avis dans un délai de 90 jours, et sa réponse pourra comporter l'interdiction de procéder à la transaction s'il est jugé que celle-ci n’est pas dans l'intérêt de l'économie canadienne.Le gouvernement d’Ontario a accueilli la divulgation de la politique que le gouvernement fédéral entend suivre en ce domaine.Il considère cependant que le projet de loi Gray ne touche qu'une partie limitée des problèmes soulevés par l’investissement étranger.A mon désappointement, les propositions du ouvernement fédéral n’éta- lissent aucun lien clair entre les mesures projetées et les problèmes plus larges du développement économique dans le cadre d’une politique positive de nationalisme économique et culturel.Le projet de loi Gray ne vise à établir un contrôle que sur une source mineure de la croissance des investissements étrangers au Canada.De plus, il ne propose rien en vue d in-dter davantage les Canadiens à participer à la croissance de leur economic, à titre de gérants, d’entrepreneurs et de propriétaires.La legislation projetée semble procéder d'une inspiration plutôt négative: elle ne va pas au coeur du problème posé par les investissements étrangers.Par exem- V0LS CANADA-EUROPE CANADA Vers (’EUROPE aller-retour à partir de $188 DESTINATIONS Paris Bruxelles-Zurich Madrid-Genève S.E.T.A.Vacances 1176 rue Drummond Montréal 107 Tél : 861-0200 pie, les firmes à contrôle américain déjà établies au Canada pourront continuer à se développer par n’importe quel moyen qu elles voudront, sauf par voie de prise de contrôle.De même, les firmes étrangères pourront installer de nouveaux établissements au Canada à leur gré.Nous espérons que le projet de loi Gray ne constitue qu'un départ en ce qui touche le contrôle des investissements étrangers au Canada.On ne saurait oublier, à cet égard, la nécessité de prévoir des mécanismes consultatifs qui feront droit aux intérêts des provinces.Je note avec plaisir que le gouvernement fédéral est disposé à discuter avec les provinces de la législation projetée: il existe, en effet des questions de principe que nous voulons explorer avec le gouvernement fédéral; nous entendons également requérir des clarifications sur certaines dispositions du projet de loi.Je constate néanmoins que la procédure de tamisage proposée en matière de prise de contrôle ne prévoit aucun mécanisme régulier de consultation entre Tes provinces et le gouvernement fédéral.Le gouvernement d’Ontario a défini à maintes reprises les éléments fondamentaux que l’on devrait trouver dans une politique canadienne en matière d’investissements étrangers.Ces éléments sont, à notre sens, les suivants: A) Il devrait y avoir une participation canadienne plus forte dans les nouvelles entreprises créées au Canada; B) Les Canadiens devraient occuper une position majoritaire au sein des conseils d’administration des succursales de firmes étrangères établies au Canada; C) On devrait trouver des moyens visant à accroître la participation des Canadiens dans le capital-actions de tou- Deux jours après la présentation aux Communes du projet de loi sur le contrôle des acquisitions étrangères d’entreprises canadiennes, M.William G.Davis a fait connaître à la Législature ontarienne l’attitude de son gouvernement au sujet de la politique proposée par le gouvernement fédéral.Voici le texte intégral de la déclaration faite le 4 mai à la Législature d’Ontario par M.Davis.La traduction est du Devoir.tes les entreprises ayant leur base au Canada; D) Il faudrait encourager les intérêts étrangers à investir au Canada sous forme d’obligations et de placements de portefeuille plutôt que sous forme de capital-actions; E) Le comportement des firmes et des syndicats étrangers établis au Canada devrait etre sujet à des normes clairement définies de performance.La loi proposée par le gouvernement fédéral se situe, de toute évidence, bien en deçà de telles exigences.J’espère que le gouvernement fédéral voudra élargir la politique qu’il entend suivre en matière d’investissements étrangers, tout en maintenant à cet égard une consultation permanente avec les provinces.Il faudra, évidemment, étudier avec beaucoup de soin le projet de loi déposé aux Communes, de même que l’abondant matériel documentaire qui a été publié à la même occasion.Parce que l’Ontario aura complété l’étude qu’il entend faire de cette documentation, nous serons mieux placés pour nous prononcer d’unè façon précise sur les incidences que cette loi peut avoir pour le développement économique, culturel et industriel de l’Ontario.On doit signaler d’ores et déjà, cependant, que le problème posé par les investissements étrangers au Canada n’est aucunement résolu.Il faudra, pendant des années, poursuivre études intensives et initiatives gouvernementa-Suite à la page 2 pmle d’été LPS* 11 ^ ^ B L^J kl 1 WwWlw U wlw mmm COURS DE CONVERSATION ANGLAISE Programmes pour tous niveaux (débutants, intermédiaires, avancés) Cours intensifs ou semi-intensifs — matin, après-midi, 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par tant d'individus.Toutes les pressions extérieures sur le Québec sont admissibles dans le contexte canadien et le contexte américain.Cependant, aucune contrainte linguistique ne peut être tolérée venant de l'intérieur si elle tend à brimer le Québécois francophone chez lui.Le seul contexte ethnique québécois (seulement 15 à 20%) de "parlant anglais”) ne saurait pas lui-même rendre obligatoire de parler la langue anglaise.la connaissance de (anglais au Québec ne saurait être qu'une question d’option culturelle ou un souci d’efficacité commerciale pour un certain groupe d'individus appelés à communiquer avec l’extérieur.Le bilinguisme vers l’extérieur Les employeurs d’influence française regroupent 57%) des diplômés et sont répartis comme suit: • Intérêts privés québécois français • Provincial: régies d’état provincial • Services municipaux Les employeurs d’influence anglaise: qui sont répartis comme suit: • Intérêts privés québécois anglais • Intérêts privés canadiens • Intérêts privés américains • Intérêts privés autres • Fédéral: gouvernement et régies d’Etat 29% 18% 10% 43%) des diplômés 2% 13% 16% 7% 5% Les réponses reçues au questionnaire ont révélé que 62% des diplômés ont des difficultés à utiliser le français dans leurs entreprises.Le fait que 38%) seulement des diplômés expriment qu’ils n’ont aucune difficulté à utiliser le français démontre bien les pressions exercées.Il est peut-être inconcevable que certains de nos ingénieurs soient forcés de n’utiliser que la langue anglaise au Québec, mais il est certainement inacceptable que pour 16% d’entre eux, à la fin des études, ainsi que pour 11% d’entre eux subséquemment, un manque de maîtrise de la langue anglaise ait été un obstacle à l’obtention de l’emploi désiré; que 21%) des diplômés aient dû changer d’emploi parce que leur avancement était limité chez un employeur anglophone.Ce sont ces conclusions qui ont amené les auteurs du mémoire à formuler à la Commission Gendron les trois observations mentionnées au début de cet article.Constatations En guise de conclusion, soulignons diverses constatations qui découlent des réponses au questionnaire.Environ 62%) des diplômés ignoraient l’anglais à l’entrée à Polytechnique.Près de 12% étaient unilingues francophones en 1970.Un gradué sur six attribue à son ignorance de la langue anglaise ses difficultés à obtenir un emploi de son choix à la fin du cours, et un sur neuf subséquemment.28.3% des diplômés oeuvrent dans l’industrie de base et de transformation, ainsi que dans la mise en marché.Les gouvernements, commissions scolaires et enseignement occupent 27.1%) des ingénieurs.Les services publics et les entreprises de services en groupent 17.5%.Le génie-conseil et la construction en emploient 25.1%.On observe que 56.9%) des diplômés se retrouvent chez des employeurs où la langue prédominante est le français, c’est-à-dire des intérêts privés québécois français, les gouvernements provinciaux et municipaux.90%) des diplômés utilisent le français dans une proportion supérieure à 75%> en dehors de leur emploi, ce qui corrobore le caractère francophone des diplômes, admis a priori.Où on parle peu le français, on l’écrit encore moins.La langue des communications externes démontre l’importance de l’anglais.On pourrait être porté à croire que le climat dans lequel oeuvrent les francophones s’est amélioré, puisque 34.2%> témoignent que ce fut déjà leur cas, alors qu’aujourd’hui le pourcentage est de 16.7%).Toutefois, on doit noter que 20.5%) des diplômés ont déjà changé d’emploi pour des questions linguistiques.Le fait que 20%) des diplômés prétendent avoir changé d’emploi parce qu’ils croyaient en un avancement limité chez un ex-employeur anglophone ne laisse aucun doute sur les répercussions affectant la carrière deplusieurs d’entre eux.La situation de la langue parlée est en général meil leure que celle de la langue écrite.Ceci confirme le fait que dans plusieurs compagnies la correspondance interne et externe se fait en anglais.Dans presque tous les cas, l’utilisation du français avec les subordonnés est de beaucoup plus importante qu’avec les supérieurs, surtout dans l’industrie, ce qui démontre l’emprise des Anglo-Saxons sur les postes au niveau supérieur.La situation linguistique dans l’industrie pétrochimique est tout à fait démoralisante.L’industrie de l’électronique est tout aussi décevante.La situation dans les entreprises de “mise en marché” révèle la sous-représentation de l’élément français dans ce domaine.La situation à l’Hydro-Québec (s( ¦'dee public-électricité) et au gouvernement provincial semble sous contrôle, d’où l’importance de directives gouvernementales (ou patronales) dans le domaine de la langue.Cette dernière constatation prouve une fois de plus le bien-fondé des observations faites par le comité à la Commission.LES ENSEIGNANTS NÉGOCIENT OU LE GOUVERNEMENT IMPOSE?Le bill 19 spécifie qu'un règlement sera imposé aux enseignants par le gouvernement si, le 1er juin 1972, l'on aboutit à aucun accord concernant la convention des enseignants.La PACT demande à nos véritables patrons, les commissions scolaires, de rencontrer les représentants de la Provincial Association of Protestant Teachers (PAPT), la Corporation des Enseignants du Québec (C.E.Q.) et la Provincial Association of Catholic Teachers (PACT) dans le secteur de l'éducation, pour des négociations intensives à la table des enseignants.Nous demandons l'appui du grand public pour que des négociations immédiates et soutenues soient entreprises pour qu'un règlement raisonnable aboutisse.COHHIMUMQUIZ AVEC VOS REPRÉSENTANTS ÉLUS THE PROVINCIAL ASSOCIATION OF CATHOLIC TEACHERS (PACT) OF QUEBEC \ t } A 6 • Le Devoir, mardi 9 mai 1 972 suites de la première page PRISON tinué d'affirmer que dans chaque hôpital, les syndicats avaient mis sur pied une équipe de travailleurs spécialement chargée de dispenser les services essentiels.“Il en résulterait que le motif retenu par le juge Pelletier pour prononcer l'injonction sollicitée par le procureur général serait non fondée, avec la conséquence que la suspension du droit de grève aurait été injustement prononcée.Une telle assertion est contraire à la vérité”, écrit le juge.La situation “chaotique” redoutée s’est produite, et la lecture des témoignages recueillis ne peut laisser indifférents que les coeurs endurcis, ajoute-t-il.“S’il est déjà arrivé dans le passé que la loi et la justice se soient trouvées en désaccord, il n'en est pas ainsi dans le présent mois.” Lisons une partie du jugement: "Le Front commun groupe au-delà de 210,000 travailleurs.Sur ce nombre 14.500 seulement travaillent dans les hôpitaux visés par l'injonction du 1er avril.Cette injonction ne dénie pas le droit de grève des salariés, mais ne fait qu'en suspendre l’exerdce pour 80 jours.Aussi est-il étonnant au premier examen, que les trois intimés aient manifesté tant d'acharnement contre le retour au travail de ces salariés.Toutefois, si l’on se rappelle que les salariés de l'Hydro-Québec se sont dissociés du Front commun dès les premiers jours d'avril, le seui secteur où l'arrêt de travail était susceptible de créer le chaos était celui du secteur hospitalier.Sans ce levier de commande, la grève dans les autres secteurs risquait d'être très longue.Ce sont donc les vieillards, les malades, les aliénés qui devenaient, si l'on peut dire, la monnaie d'échange dans les revendications du Front commun.Tl s'agit là d une situation intolérable.qu aucun Etat civilisé ne peut accepter.Comme l'exprimait le juge Pelletier dans un des jugements récemment rendus: "Lorsque dans une collectivité la loi est ignorée et l'autorité des tribunaux ouvertement défiée et bafouée, il y a lieu de craindre une situation qui puisse dégénérer, tôt ou tard, en anarchie.Qu'adviendrait-il.en effet, d’une société dans laquelle chaque citoyen s'arriérait le droit de choisir la loi à laquelle il entend obéir?" "La conviction que les intimés peuvent entretenir que ce sont eux qui détiennent la vérité ne peut les autoriser à ouvertement transgresser des ordres de Cour ou des lois adoptées par les représentants du peuple.(A cet égard, il est utile de rappeler que le Code du Travail a été adopté à l'unanimité de tous les députés, de sorte que dans son tout au moins, il doit être principe considéré comme étant l'expression de la volonté de tous les citoyens)." “Le mépris que les intimés ont manifesté à l’égard d’un ordre de la Cour et les circonstances dans lesquelles ce défi à la loi s’est exprimé font de leur conduite un outrage de nature criminelle, poursuit le juge Côté; on retrouve dans leur conduite tous les éléments de la conspiration.” Le magistrat indique ensuite qu’en, vertu du code de procédure qui le régit, les contrevenants sont passibles d’une amende n’excédant pas $5,000 ou d’un emprisonnement pour une période d’au plus un an, étant donné qu’ils n’ont Eas transgressé l’injonction elle-même, •ans ce cas, l'amende peut aller jusqu’à $50.000 avec ou sans emprisonnement pour une période d’au plus un an, comme en font foi des décisions récentes du juge Pelletier.Dans une sentence pour outrage au tribunal, dit le juge, il faut tenir compte: • du caractère volontaire et délibéré de l’acte reproché; • de la gravité des conséquences que cet acte a entraînées ; • de la nécessité de mettre un terme à cette inconduite; • de la valeur dissuasive de la sentence.“Retenant ces critères, la Cour peut affirmer que l’étude qu’elle a faite des principales causes rapportées dans les annuaires de jurisprudence canadiens et américains et relatives à des cas d’outrage au tribunal survenus au cours des dernières décennies n’a révélé aucune situation comparable, dans sa gravité, à celle qui lui est soumise.Il est donc évident que l’imposition d’une seule amende ne constituerait pas une peine adéquate dans les circonstances.” En conséquence, le juge Côté impose à MM.Pepin, Laberge et Charoon-neau, la peine maximum prévue, soit un an de prison, devant prendre effet immédiatement, soit aujourd’hui probablement, à moins que les trois cnefs syn- ou dicaux n’en appellent du jugement.MM.PEPIN tion du Front commun, réuni la veille à Montréal, a décidé: de ne pas recourir pour l’instant à la greve générale: de poursuivre le boycottage de la commission parlementaire et des négociations sectorielles; de demander la démission ou la destitution de tous les juges qui ont déjà fait de la politique partisane; de rencontrer le député, comté par comté, pour les forcer à se prononcer sur les revendications du Front commun et sur la loi 19.Quelqu'un ayant rappelé qu'un syndicat au moins avait révélé son intention de reprendre les pourparlers à la table sectorielle, M.Pepin a annoncé que tous les comités de négociation du Front commun devaient se réunir demain pour harmoniser leurs positions.M.Charbonneau a indiqué de son côté que la CEQ venait d’adresser un télégramme au ministre de l’éducation, M.François Cloutier, pour lui proposer une rencontre relative au problème des non-réengagements chez les enseignants Le ministre a réduit à 1,000 véritables mises à pied les 5,400 non réengagements dont la CEQ faisait état, et celle-ci compte ainsi tirer la situation au clair.Copies du télégrammes ont été envoyées aux ministres du travail et de la fonction publigue qui sont invités à accompafjier M.Cloutier.M.Laberge, qui a accordé quelques entrevues, a déclaré que la sentence du tribunal étaient un autre exemple de la “justice écoeurante” qui a cour au Québec: ils nous emprisonnent parce que nous avons exercé notre droit de grève, reconnu par la loi, a observé M.Laberge alors que de grosses compagnies trouvées coupables d’offenses graves à la loi ne sont condamnées qu'à de légères amendes.M.Pepin a dit pour sa part que la flit rendrai tournure" du conflit rendrait peut-être plus évidente aux yeux des tra: vailleurs la nature d’un système qui ne fonctionne pas pour eux mais au profit de quelques-uns.Prié de dire si le Front commun avait suffisamment mis la population "dans le coup” et se préoccu- Êait d'élargir sa base en se ralliant îs non syndiqués, M.Pepin a répondu d'une part que les dirigeants feraient tout ce qui est possible pour démontrer à la population la justesse des demandes syndicales; et que pour le reste, la législation en vigueur.le gouvernement et le patronat s'opposent à la syndicalisation des travailleurs non organisés en dépit de pressions syndicales répétées.LE BUDGET L'entrée en matière reprend, en plus vigoureux, la "profession de foi économique” que M.Turner a fait en Chambre en février dernier; "Nulle économie ne marche aussi bien qu’elle le devrait s’i\ y a des hommes et des femmes qui cherchent du travail sans pouvoir en trouver.La recherche d’un emploi est un problème humain.Le présent budget a pour objet essentiel d'apporter une solution à ce problème; de renforcer l’économie canadienne - autrement dit, de fournir les stimulants qui permettront à l’industrie canadienne de croître, de soutenir la concurrence et de fournir des emplois.” “Je veux parler d’emplois véritables, s’est-il repris aussitôt, pas d’emplois temporaires, mais d’emplois qui durent et qui satifont J’estime que c’est sur l'expansion de l’industrie canadienne et sur l'engagement du monde des affaires qu'il nous faut compter pour fournir ces emplois".Elle était bien loin dans les brumes d’un début de mandat, cette inflation, cette inflation qui devait inciter le gouvernement Trudeau à paralyser l’économie par le truchement de l’austérité budgetaire! Cest à peine si le grand argentier du pays a jugé opportun de rappeler qu’il cherche “à assurer un rythme d’expansion industrielle qui ne risque pas d'aggraver les pressions inflationnistes de l’économie et d'augmenter le coût de la vie." Et encore, M.Turner a-t-il pris prétexte de cette brève allusion au phénomène inflationniste pour annoncer que le gouvernement entendait "proposer les moyens de rendre justice aux Canadiens oui ont été touchés par la vie chère et qui n’ont aucun moyen d’y faire face.” Après avoir proclamé bien haut encore une fois qu'un ministre des finances n'était pas, selon lui "un tsar de l'économie ", M.Turner a évoqué brièvement l’évolution de la conjoncture économique canadienne en 1971.D devait plus tard prédire que la croissance réelle de la production nationale se situerait entre 6 et 6.5% cette année.Mais il fallait bien annoncer d’abord les mesures budgétaires proprement dites.Celles-ci, a dit M.Tùmer, sont de deux ordres distincts."La première série vise à renforcer la position concurrentielle de notre économie pour pouvoir favoriser un accroissement plus rapide de la production et de l’emploi.Ces mesures, à moyen et à long terme, auront des effets d’ordre structural.Elles sont destinées à devenir un stimulant permanent.Mais elles permettront également de donne' un nouvel élan, immédiatement et durant les mois à venir, au mouvement d’expansion déjà vigoureux de l’économie canadienne.” Parmi ces mesures, signalons l’abaissement de 50 à 40%, (de 9%, puisque le taux devait tomber à 49% l’an prochain sous l'empire de la réforme fiscale) des profits que les entreprises tirent de leur activité manufacturière.Cet allègement entrera en vigueur le 1er janvier 1973.En s’ajoutant à l’amortissement sur deux ans des nouveaux équipements productifs visant aux mêmes tins, cette mesure devrait contribuer à relancer les investissements privés, dont la croissance prévue pour cette année est fort modeste.C’est dans cette première série de mesures que s’inscrit l’extension à leur activité d’affinage, jusqu’à la minéralisation, des dégrèvements pour épuisement de ressources (“gagnés” grâce à des dépenses d’exploration) dont profitent déjà les entreprises minières.De même, l’exemption de la taxe de vente accordée sur les achats par des fabricants de matériel de recherche scientifique, vise à favoriser le financement des innovations industrielles; et la reconduction de l’amortissement accéléré des équipements dépolluants, même si elle s’inspire surtout de considérations d’ordre écologique, sera bien reçue des entreprises Il n est pas jusqu'aux amendements et assouplissements d’ordre technique que M.Turner compte apporter à la réforme fiscale pilotée par son prédécesseur, J.Edgar Benson, qui ne pourraient faire un petit velours aux milieux d’affaires.M.Turner ne s en cache d’ailleurs pas."Le traitement fiscal accordé aux sociétés de fabrication et de transformation se comparera désormais très favorablement avec celui qui s’applique dans d’autres pays, notamment aux Etats-Unis et dans les pays du Marché commun élargi.Par conséquent, il est à prévoir que ces mesures aboutiront à des stimulants substantiels en vue de la création, au Canada, de nouvelles entreprises de fabrication, et de l'expansion de celles qui existent déjà, en accroissant les revenus que produiront, en fin de compte, les capitaux investis.” Mais est-ce à dire que le premier budget Turner est un budget affairiste?Non pas, pourront soutenir les ministériels, puisqu'un deuxième train de mesures, dont l’entrée en vigueur est rétroactive au premier janvier dernier, vise justement dans les mots propres du ministre à favoriser une plus grande justice sociale en allégeant le fardeau financier imposé à divers groupes de particuliers” Ces groupes de particuliers, ce sont les personnes âgées, les anciens combattants et les étudiants.Us bénéficieront globalement d’avantages à peine inférieurs, globalement parlant, à ceux dont pourront se prévaloir les entreprises; et contrairement à ces dernières, ils en profiteront dès cette année.Les prestations d’ajustement (puisque les mesures sont rétroactives) pourraient même sur-vemr a point nommé au cours des prochains mois - soit une semaine ou deux avant les prochaines élections fédérales.Cest ainsi que les prestations maximales au titre de la securité de la vieillesse et du supplément de revenu garanti sont haussées de $15 par mois pour les personnes seules et de $30 pour les couples.En plus longue période, ces prestations comme celles versées aux anciens combattants seront mieux protégées contre l'érosion du pouvoir d’achat du dollar, grâce à une procédure d'indexation au coût de la vie qui reflétera la hausse réelle des prix pendant l’année précédente.L'exemption fiscale accordée aux personnes âgées, passe de $650 à $1,000 par année.Enfin, le ministre de la santé et du bien-être social annoncera bientôt un programme expérimental afin de prolonger au-delà de la retraite la vie active des citoyens âgés.TEL AVIV Rouge internationale en Israël.A l’heure de mettre sous presse notre seconde édition, on ignorait encore si les autorités israéliennes avaient accédé à cette demande.Les trois pirates palestiniens exigeaient, une fois passés maîtres du Boeing de la Sabena, la libération de cent' fedayine emprisonnés en Israël, en échange de la vie de leurs otages.Un ultimatum avait même été adressé aux autorités de Jérusalem, fixant à 5 heures 30 du matin, heure israélienne, le dernier délai pour l’acceptation de leurs exigences.On prêtait également au commando de Septembre noir l’intention de s'envoler à destination du Caire.Le ministre des communications, M.Shimon Peres, a déclaré que des contacts étroits ont été établis, dès l'arrivée du Boeing à Lod.avec les autorités belges, mais il a refusé de donner la moindre indication sur le déroulement des négociations.Septembre noir s’est déjà manifesté au Caire avec l’assassinat du premier ministre de Jordanie, Wasfi Tall, et l’attentat manqué contre l’ambassadeur jordanien à Londres, Zaid Rifai.ÉBOUEURS hésitations, l’ont adopté à condition que certains amendements y soient apportes.Ces amendements, dont on ne connaît pas la teneur, ont été préparés dans la îournée et le maire de Toronto.M.William Dennis, de même que le président de la commission du Toronto métropolitain.M.Albert Campbell, les ont entérinés.Le président des cols bleus de Toronto, membres du Syndicat canadien de la fonction publique, est d’avis que le règlement ne fait pas perdre la face à son syndicat, mais qu’il n’est pas équitable.“Mais c’était pour nous le seul moyen de retourner au travail en évitant l’arbitrage obligatoire”.La formule Guindon prévoit une augmentation de salaire immédiate de huit pour cent pour la première année du contrat et l’arbitrage sur le salaire et les bénéfices marginaux pour la seconde et dernière annee du contrat.La grève dure depuis 30 jours.Les 3,800 cols bleus de Toronto cherchaient à obtenir des hausses de salaire, de moins longues heures de travail, une amélioration de leur plan de pension, etc.Aux premiers jours de la grève, les cols bleus demandaient une hausse hebdomadaire de $30, puis ont demandé une hausse de 20% calculée d’après un salaire horaire de $3.58.Leur der- Le CTCjuge "vindicative et punitive" la sentence imposée par le juge Côté OTTAWA (PC) - La condamnation d’un an de prison infligée aux trois leaders syndicaux du Québec est “vindicative et punitive”, a déclaré M.Donald Macdonald, président du Congrès du travail du Canada CTC.“Toutes les personnes sensées au pays, et non pas seulement les syndiqués, auront le meme réaction choquée en apprenant ces sentery.es, a-t-il dit dans une entrevue, ajoutant: “Elles ne sont pas basées sur les accusations.” Des trois leaders condamnés par le juge Pierre Côté, MM.Marcel Pepin, Yvon Charbonneau et Louis Laberge, seul ce dernier, président de la FTQ, est affilié au CTC.Selon M.Macdonald, ces sentences d’un an, maximum autorisé par la loi, dépassent largement la punition normale pour un outrage au tribunal et “ne sont certainement pas normales pour des personnes de cette importance”.Il a ajouté que les poursuites engagées contre les chefs syndicaux et leur condamnation figureront à l’ordre du jour du prochain Congrès du CTC, à Ottawa, la semaine prochaine.nière demande portait sur une hausse de 15%.La partie patronale avait d’abord offert une hausse de 9% répartie sur deux ans, puis une hausse de 11%.Dans le Toronto métropolitain, depuis le début de la grève, on estime que 116,000 tonnes de déchets ont été déposées dans les parcs qui servaient de dépotoirs temporaires.L’arrivée du temps chaud avait fait naître la crainte d’une invasion de rats.Outre les éboueurs, le personnel d’entretien des parcs, des égouts et de Taqueduc était en grève.NIXON initiatives diplomatiques jamais tentées par les Etats-Unis en vue d’une solution négociée du conflit.M.Nixon a rappelé qu’il avait envoyé son conseiller spécial, M.Henry Kissinger, à Moscou, le 20 avril dernier, pour quatre journées de réunions avec le secrétaire général du P.C.U.S.M.Leonid Brejnev, et avec d’autres dirigeants soviétiques.“Je lui ai donné pour instructions, a-t-il dit, de souligner notre désir d’une solution rapide à la guerre et notre disposition à explorer toutes les voies possibles.A ce moment-là, les dirigeants soviétiques ont fait montre d’intérêt pour toute solution de nature à mettre fin à la guerre sur une base équitable pour les deux parties en cause.Ils ont encouragé la reprise des négociations de Paris et indiqué qu’ils feraient usage de leur influence constructive”.Le président a autorisé alors, dit-il, M.Kissinger à rencontrer secrètement M.Le Duc Tho, membre du politburo nord vietnamien, le 2 mai à Paris, tandis que l’ambassadeur William Porter, qui avait déjà rencontré les négociateurs nord-vietnamiens le 27 avril, se réunissait avec eux à nouveau le 4 mai.Dans toutes ces réunions publiques ou privées, “tout ce que nous avons entendu dire à l'ennemi n’a été que rhétorique ampoulée et répétition de ses prétentiôî.s à nous imposer la défaite”, a poursur i le président, qui a ajouté: “Le 2 mài, par exemple, j’ai autorisé M.Kissinger a évoquer toutes les formules de paix concevables.Les Nord-Vietnamiens ont carrément refusé d’examiner toutes ces approches.Ils se sont refusés également à avancer quelque nouvelle formule à eux que ce soit, se bornant à relire les minutes de leurs exigences publiques antérieures”.M.Nixon a estimé que les Sud-Vietnamiens se sont battus courageusement pour repousser cet assaut brutal d’une invasion nord-vietnamiennes rendue possible grâce aux tanks, l’artillerie et d’autres armes offensives perfectionnées fournis à Hanoi par l’Union soviétique et d'autres nations communistes.Au cours des deux dernières semaines, a déclaré M.Nixon, le risque de voir imposer un régime communiste aux 17 millions de Sud-Vietnamiens a augmenté et l’offensive communiste a maintenant atteint le point où elle menace gravement la vie des 60,000 soldats américains qui se trouvent encore au Vietnam.Il n’est pas question de précipiter les Sud-Vietnamiens dans une longue nuit de terreur, ni de collaborer avec l’ennemi pour installer un gouvernement communiste au Sud-Vietnam, a ditM.Nixon.Les trois options qui se présentent actuellement à l’Amérique, a-t-il ajouté, sont les suivantes: retrait immédiat de toutes les forces américaines, poursuite des efforts en faveur d’une solution négociée, ou action militaire décisive pour mettre fin à la guerre.La première voie est aisée et politiquement expéditive, mais elle est a rejeter.La seconde a toujours eu la préférence des Etats-Unis, qui continueront à l’explorer.Malheureusement, a ajouté le president, il faut être deux pour négocier et les Nord-Vietnamiens se refusent avec arrogance à toute solution négociée qui ne soit pas l’imposition par les Etats-Unis d’un régime communiste aux 17 millions de Sud-Vietnamiens qui n’en veulent pas.L’allocution télévisée du président Nixon a été entourée hier soir d’une extraordinaire activité politique et diplomatique.Z OPPOSITION né la situation internationale, elles ne pourraient peut-être pas donner tous les effets prévus.D a aussi rappelé que depuis longtemps le parti conservateur presse le gouvernement de faire plus pour les vieillards, les anciens combattants ainsi que tous ceux qui sont victimes de l’inflation, mais que ce n’était qu’aujourd’hui que l’équipe Trudeau reconnaissait le bien fonde des requêtes de l’Opposition. l’extérieur des Communes, le chef du parti conservateur, M.Stanfield, devait corroborer les remarques de M.Lambert, ajoutant que “M.Turner avait fait une erreur monumentale en ne diminuant pas l’impôt sur le revenu des particuliers”.Pour sa part, le chef du Crédit social, M.Réal Caouette, a dit que "pour la première fois depuis 25 ans, un discoun sur le budget donne entièrement raison à la doctrine de notre parti”.Il a pris comme exemple la décision du gouvernement de hausser, avec effet rétroactif au 1er janvier dernier, les pensions de vieillesse.M.Caouette ne croit pas d’un autre côté, que l’allègement du fardeau fiscal des sociétés soit de nature à stimuler l’emploi.“Le problème au pays en est un de surproduction, a-t-il ajouté.Il ne s’agit pas de subventionner ou d’aider les grosses compagnies mais plutôt d’augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs, ce que le gouvernement ne fait pas encore”.M.David Lewis, leader du Nouveau parti démocratique, a qualifié le budget de “budget pour les grosses compagnies” en raison des allègrements fiscaux de l’ordre de $500 millions consentis par le gouvernement aux entreprises.Il a déploré que Ton ne porte pas attention aux contribuables moyens, aux fermiers, aux travailleurs, aux entreprises modestes.M.Lewis a plutôt préconisé une réduction de l’impôt sur le revenu des particuliers comme moyen de relancer l’économie.Il a expliqué qu’en agissant ainsi, le gouvernement stimulerait la consommation et l’emploi.faits divers Une forte explosion secoue des maisons à Saint-Jérôme SAINT-JEROME - Cinq maisons ont été détruites ou gravement endommagées hier matin à Saint-Jérôme, à une trentaine de milles au nord de Montréal, par quatre explosions suivies d'incendies qui ont été causées par le déversement accidentel de 700 a 800 gallons d'huile à chauffage dans les égouts de la ville.L'incident s'est produite lorsqu'un camion citerne provisoirement délaissé par son conducteur a reculé accidentellement après que le frein à bras se fut desserré, entraînant le boyau de remplissage qui a alors déversé près de 800 gallons d'huile à chauffage dans les égouts du quartier Nantel-Fournier.Quelques minutes plus tard, sans que l’on sache encore trop pourquoi, une violente explosion secouait le quartier détruisant une maison de deux logements sur la rue Nantel et fracassant de nombreuses vitres du voisinage.Cette explosion fut presque immédiatement suivie d’une seconde déflagration qui endommagea gravement cette fois un foyer pour convalescents ainsi que deux autres maisons.Deux autres explosions suivirent en- fin dans les conduits d'égouts où l'on vit des flammes sortir des bouches d'entrée.Miraculeusement, personne n'a été blessé par ces explosions qui ont été suivies de violents incendies dans ces maisons ainsi que dans une habitation abritant un logement et les bureaux de deux médecins.Un policier a rapporté que les explosions ont causé une grande peur chez les résidents du quartier Nantel-Fournier.Certains ont même cru.a dit le policier, que c’était la fin du monde.Un restaurant bondé de clients matinaux s’est vidé en quelques secondes, a-t-on rapporté.Une quarantaine de maisons du voisinage ont été évacuées par les pompiers et les policiers tandis que tout le quartier était momentanément privé d’électricité.Les 37 pompiers de Saint-Jérôme ont mis plusieurs heures avant de venir à bout des incendies.Quatre pompiers ont’dû être hospitalisés souffrant d’asphyxie partielle.En début de soirée hier, la majorité des familles évacuées avaient pu regagner leur domicile.Pan American Mines: enquête remise au 5 juin L'enquête préliminaire de MM.Andrew McNaughton et Stephen Schwartz, tous deux accusés d’une fraude de plus de $5 millions relative aux opérations boursières de Pan American Mines, a été ajournée au 5 juin prochain.Le juge Arthur Lépine a remis cette enquête, hier, de manière à permettre l’assignation d’un juge qui entendra la preuve du ministère public dans une chambre spécialement désignée.On s’attend, en effet, que l’enquête sera longue et il est fort possible que les accusés voudront se prévaloir des dispositions de la loi leur permettant d'ootenir une enquête à huis clos ou.tout au moins, exempte de publicité.D'après l’acte d'accusation McNaughton, un conseiller financier de Montreal, et Stephen Schwarts, un vendeur de valeurs mobilières pour la maison Holland.Andrews et Perrier, auraient mis sur le marché des obligations falsifiées.Un troisième accusé.Patrick Brawley, un ancien directeur de Pan American Mines se trouve présentement en Arizona où il fait l'objet d'une demande en extradition de la part du Canada.L'affaire de la Pan American Mines a sérieusement secoué les milieux financiers canadiens et particulièrement de Montréal où l'on s'inquiète de la sécurité des actions mises en marché dont la valeur aurait dû être contrôlée par la Commission des valeurs mobilières.Une enquête a été instruite à ce sujet par le ministère québécois des institutions financières à la suite d'un article publié dans Financial Time au sujet des ventes de parts de Pan American Mines par Holland, Andrews et Perrier.Les, valeurs de Pan American ont été rayées de la Bourse canadienne le 3 février dernier et la vente de ses actions avait été interdite en novembre dernier.La cour d'appel déboute la vieille rivale du maire La cour d’appel du Québec vient de confirmer un jugement de première instance rejetant avec dépens une action de $7 millions intentée contre la ville de Montréal par une certaine Louise Parent, ex-candidate à la mairie de Montréal.Cette dernière prétendait que la ville, par l’intermediaire de son greffier, s’était engagée verbalement à reconnaître ses dettes vis-à-vis de l'appelante pour des travaux, plans, dessins et écrits qui auraient servi à la ville de 1956 à 1967.Mlle Parent affirme que le maire actuel, M.Jean Drapeau, s’est fait élire grâce aux travaux préparés par elle.Les juges Casey, Brossard et Tur- PLACE OESJAROmS Suite de la page 3 Mouvement coopératif Desjardins et président de Place Desjardins Inc., a rappelé quelques-uns des motifs qui sont à f o-rigine de cette réalisation.“Place Desjardins, a-t-il dit, doit traduire ce que nous sommes.Nous voulons que tous les Québécois y retrouvent leur âme et leur personnalité véritables.“Place Desjardins se voudra donc le symbole de ce qu'ensemble on peut construire à notre image, en tenant compte de nos aspirations individuelles et collectives”, a-t-il conclu.LES SOCIÉTÉS Suite de la page 3 ment les premiers gestes posés en vertu de la future loi “Gray”, “étant donné la grande liberté accordée au ministre et les complexités que peut comporter la décision à l’effet qu’une société qui désire faire l’acquisition d’une autre est effectivement à domination étrangère ou canadienne”.La charge fiscale que doit porter le secteur pnvé est trop lourde, prétend M.Filion: dans de telles circonstances, rien ne sert d'imputer nos problèmes aux Américains ou à tout autre peuple.C’est au Canada même que réside la solution.L’un des défis à relever, pour les industriels, serait de chercher à “prévenir l’adoption de toute mesure législative susceptible d’aggraver les conditions dans lesquelles les industriels doivent soutenir la concurrence”.BLOC-NOTES Suite de la page 4 La rumeur veut qu’en certaines circonstances, M.Picard ait déployé cette sorte de courage.Elle veut aussi qu’en d’autres occasions, il ait paru plutôt hésitant et faible.Si le côté courageux qui se cache, en réalité, au fond de tout homme, sait l’emporter chez lui dans l’exercice de son nouveau rôle, M.Picard pourrait se révéler l’un des président les plus intéressants que Radio-Canada ait eus.Mais la preuve de cela reste à faire.Seul, M.Picard peut la faire.Claude RYAN geon coupent court aux prétentions de Mlle Parent en ne citant que l'article 723 de la chartre de la ville ae Montréal aux termes duquel la ville n'est pas responsable du prix des travaux faits, services exécutes ou matériel fourni à moins que ces dépenses aient été approuvées par le conseil ou comité exécutif.Comme il n’y a aucune preuve que de telles dépenses ont été approuvées par le comité exécutif, les juges concluent que même si les pretentions de l'appelante sont vraies quant à savoir si la ville a bénéficié des travaux ou services dont elle est l’auteur il n’existe aucun recours en action de sa part en vertu de l’article 723.Pierre Dansereau vice-président du conseil consultatif de l'environnement OTTAWA (PC) - M.Pierre Danse-reau, directeur scientifique du Centre de recherches écologiques de Montréal, a été nommé vice-président du Conseil consultatif de l’Environnement.Un communiqué, publié hier à Ottawa, indique que la première réunion du nouveau Conseil aura lieu le 10 mai à Ottawa.Les 15 membres du Conseil viennent de groupes représentatifs qui s’occupent de la protection et de la conservation du milieu, dans le domaine de l’administration publique, de sciences physiques, en plus d’organisations volontaires et d’universités.Le président en sera M.Arthur Porter, chef du département de génie industriel à l’Université de Toronto.Les fonctions de secrétaire seront remplies par M.Logie, ancien sous-ministre adjoint des Pêches Parmi les autres membres québécois du Conseil, on retrouve: - M.Norbert Beaupré, président et directeur général de Domtar Limitée ; - Louis-Edmond Hamelin, directeur du Centre d’études nordiques à l’Université Laval: - Robert F.Shaw de l’Université McGill; - Michel Slivitzky, directeur du Centre québécois des sciences de l’eau et de 1 Institut national de la recherche scientifique à l’Université du Québec.Lors de la première réunion, à Ottawa, M.Maurice Strong, secrétaire général de la Conférence des Nations unies sur l’environnement, qui aura lieu à Stockholm, au mois de juin, sera le conférencier.Le Conseil consultatif a pour but de conseiller le ministre de l’Environnement, M.Jack Davis, sur l’état du milieu et les dangers qui les menacent; sur l’ordre de priorité des mesures fédérales provinciales ou fédérales; sur les efforts à poursuivre pour préserver et rehausser la qualité de 1 environnement; enfin, sur d’autres sujets déterminés par lui-même.t.I Le Devoir, mardi 9 mai 1 972 • 7 En allégeant le fardeau fiscal Turner lance un véritable défi à l'industrie manufacturière par Claude Lemelin OTTAWA - Paradoxalement, c’est un véritable défi que le ministre fédéral des finances, M.John Turner, a lancé à l'industrie manufacturière du pays en lui offrant un allègement de son fardeau fiscal d’un demi-milliard de dollars par an.Certains craindront peut-être, a prévu M.Turner dès hier soir, que ces divers avantages - et surtout la réduction du taux de l'impôt sur les profits de 50 a 40 en ce oui a trait à l’activité de fabrication et de transformation - servent à gonfler les profits des entreprises plutôt qu'à financer leur expansion.A ceux-là, le ministre a-t-il poursuivi, "je répondrai en exprimant l’espoir que les hommes d'affaires ne manqueronl nas de comprendre l'objectif que vise le gouvernement.Nous voulons encourager, bien sûr.un revenu raisonnable des investissements, mais nous nous attendons également que nos prix puissent soutenir la concurrence aussi bien intérieure qu'étrangère.” “Nous voulons que l’argent serve à acquérir du nouvel outillage et à remplacer le matériel vétuste.Je veux que les entreprises se démènent, qu elles grandissent, qu'elles se fassent concurrence et qu elles créent des emplois pour les Canadiens." Des emplois, le plus possible d'emplois: c’est évidemment l'objectif principal de la réforme de la fiscalité oes entreprises annoncée hier soir.Avant d’en venir au détail de ses propositions.M.Turner a évoqué longuement la situation assez peu reluisante des industries manufacturières du Canada.Même si ces industries constituent la principale source d’emplois au Canada (environ un cinquième de la main-d'œuvre s’y trouve), ce sont elles oui sont le plus exposé et le plus vulnérable au défi du changement et de la concurrence internationale, a Le gouvernement a voulu aider les défavorisés par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA - Quoi qu'on pense du bud-ret fédéral, ou de l’effet qu'il aura sur la prochaine élection, il est certain que le gouvernement a cherché à s'attirer la sympathie de quelque 2.5 millions de citoyens considérés comme marginaux ou défavorisés, dont les personnes âgées et les anciens combattants.Les étudiants des universités n'ont pas été oubliés, eux non plus, et bénéficieront de certains nouveaux avantages.Tout en soulignant que si l'on veut servir les intérêts a long terme de l'ensemble de l'économie, il est indispensable de "poursuivre nos efforts en vue de maintenir une stabilité des prix raisonnable ", le ministre des finances, M.Turner, a dit que les personnes âgées et les anciens combattants constituent des “groupes spéciaux " qu'on doit protéger d'une maniéré particulière contre l'inflation.Le ministre a dit dans son exposé budgétaire que les personnes âgées sont les plus grandes victimes de l’intlaüon et que, de tous les groupes sociaux, ce sont elles çjui ont le moins les moyens de de se protéger contre ce phénomène.Aussi, M.Turner propose-t-il que les personnes âgées et les anciens combattants "n'aient plus à subir la dure épreuve d'une diminution du niveau de vie" en indexant la pension de vieillesse sur la hausse du coût de la vie.Ce changement sera rétroactif au 1er janvier 1972 et le versement mensuel sera augmenté selon la hausse, en pourcentage.de l'indice des prix à la consommation au cours de l'exercice financier 1971-72 par rapport à l'exercice 1970-71.Le ministre a précisé que ces dépenses accrues, découlant de l'indexation intégrale des pensions des personnes âgées, et les autres nouveaux avantages, dont la hausse des prestations maximales de sécurité de la vieillesse et le supplément de revenu garanti de même que la hausse des exemptions pour les vieillards, les aveugles et les infirmes, compteront environ $350 millions annuellement.Le ministre a d’autre part annoncé, toujours en ce qui concerne les vieillards.la mise en application prochaine, par le ministre de la santé et du bien-etre social, d'un programme expérimental qui sera connu sous le nom de "Nouveaux horizons pour les personnes âgées".Il a souligne que le gouvernement s'est justement demandé si une nouvelle ligne de conduite ne devrait pas être adoptée à l'intention de cette catégorie de la population.Il a dit que le nombre croissant d'hommes et de femmes qui atteignent l'âge de la retraite rendait indispensable qu'ils "aient des occasions de participer positivement à la vie communautaire ".Outre l'indexation des pensions de vieillesse, pour tenir compte des hausses du niveau de vie, le ministre a proposé deux autres mesures favorisant les vieillards: à compter du 1er janvier 1972, le maximum des prestations mensuelles au titre de la sécurité de la rappelé le ministre.La fabrication ne progresse pas au même rythme que les autres secteurs de l’économie, a-t-il poursuivi."Nos échanges commerciaux sont largement déficitaires sous ce poste" et, exception faite du "cas assez spécial" des produits de l'automobile, le déficit commercial du pays en ce qui a trait aux produits manufacturés a augmenté de un milliard de 1965 à 1970.“Ces dernières années, la situation des industries canadiennes de fabrication a été particulièrement difficile, d’enchaîner M.Turner.Le coût unitaire de production a augmenté chez nous beaucoup plus rapidement qu’aux Etats-Unis.Le problème s'est encore aggravé du fait de la revalorisation du dollar canadien, qui a eu pour effet de réduire le prix des produits manufacturés importés sur le marché canadien et, d’autre part, d’accroître le prix des produits manufacturés au Canada sur les marchés étrangers.Notre secteur manufacturier a dû egalement faire face à la concurrence de plus en plus forte des nouveaux géants de l’industrie, le Japon et la Communauté économique européenne élargie.Il a été mis en peril en outre par les primes accordées à l'industrie par le gou- vernement des Etats-Unis, ainsi que par les mesures protectionnistes qu'il a adoptées ou qu'il envisage." “Le secteur de la fabrication a une importance capitale pour notre économie a encore dit le ministre des finances.Nous comptons sur ce secteur pour fournir aux Canadiens un nombre croissant d’emplois productifs, intéressants et bien rémunérés dans les centres urbains où ils veulent vivre et travailler.Nous comptons sur ce secteur pour nous maintenir à la pointe du progrès technique, n joue un rôle important dans l’établissement d'une économie équilibrée et stable, qui ne soit pas trop exposée aux brusques fluctuations de la demande de matières premières à l’étranger qui se produisent de temps en temps.Il est également important en raison de Tap-i qu’il offre aux autres secteurs de 'économie.” Té Pour toutes ces raisons, le gouvernement Trudeau a conçu un programme fiscal “d’ordre structural” et à caractère permanent pour rétablir la rentabilité et la capacité concurrentielle des entreprises manufacturières et les inciter ainsi à “faire le plein” de main- d'oeuvre et d’équipement.C’est un programme qui, à maints égards, est l’image inversée du programme "DISC” de l’administration Nixon aux Etats-Unis; tandis que les mesures américaines visent à favoriser l'effort de vente des entreprises américaines, particulièrement à l’étranger, le programme Turner ne touche ni le revenu de la mise en marché des produits, du commerce de gros ou de détail, de l’exploitation des richesses naturelles, etc.Au contraire, seuls les profits que les entreprises tirent d’une activité de fabrication et de transformation bénéficieront du nouveau taux d'imposition de 40 pour cent (20 pour cent pour les firmes ayant droit à (’incitation à la petite entreprise), de sorte que de nouveaux règlements devront etre édictés afin de permettre à l’entreprise de faire la distinction entre ses diverses sources de revenus.Il convient de souligner que la plus grande partie du revenu des entreprises extractives ne sera pas touchée par cet allègement fiscal, de sorte que leur fardeau fiscal, relativement à celui des entreprises manufacturières, s'en trouvera alourdie.vieillesse et du supplément du revenu garanti sera porté de $135 à $150 pour les célibataires et de $255 à $285 pour les gens mariés.En outre, on supprimera les plafonds actuels de 2% fixe à l'indexation annuelle, de sorte que le 1er avril de l’an prochain, les prestations maximales seront aussi indexées sur la hausse intégrale du coût de la vie; L’exemption sociale accordée aux personnes de 65 ans et plus aux fins de l’impôt sur le revenu que le gouvernement a portée récemment de $500 à $650 sera relevé à $1,000.Cette exemption majorée sera aussi accordée aux contribuables invalides, qui sont alités ou qui se déplacent en fauteuil roulant ainsi qu'aux aveugles.D’autre part, les pensions et les allocations versées aux anciens combattants ‘ seront, elles aussi, majorées chaque année au rythme de la hausse réelle du coût de la vie.Le ministre prévoit que cette mesure coûtera environ $25 millions de dollars par année.En troisième lieu, le ministre a proposé dans son exposé d’accorder aux étudiants une nouvelle déduction relative au coût de l’instruction, en sus de la déduction actuelle à l’égard des frais de scolarité.H s’agira d’une déduction de $50 par mois, par etudiant, pour chaque mois de l’année durant lequel celui-ci aura fréquenté à temps plein certaines institutions d’enseignement ou de formation.Elle s’appliquera à ceux qui participent à plein temps à un programme d’enseignement admissible dans les institutions du niveau post-secondaire et dans les institutions certifiées par le ministre de la main-d’oeuvre et de l’immigration.Le ministre a expliqué qu'à l'heure actuelle les étudiants peuvent, bien sûr, déduire de leurs gains annuels le plein montant de leurs frais de scolarité, mais qu’il y a d’autres frais dont il faut tenir compte, n s’agit de la perte du revenu qu’un étudiants aurait pu autrement gagner “ce qui pèse lourd au moment de décider d'entreprendre ou de poursuivre des études".Il s'agit enfin des frais d'entretien personnels: la subsistance, le transport, les manuels et le reste.La mesure touchant les étudiants coûtera $50 millions.Un dernier allégement fiscal touche les frais médicaux.Dorénavant, les sommes versées à titre de rémunération à quelqu'un pour prendre soin à plein temps d'un contribuable, de son conjoint ou d'une autre personne à charge au domicile de la personne qui reçoit des soins seront inclus comme frais médicaux aux fins d’imposition.Il en va de même des sommes versées pour le transport aller-retour d’un contribuable par des services de transports commerciaux, accompagné au besoin de la personne qui en prend soin, de son domicile à l'hôpital, à une clinique ou à un cabinet de médecin situé à une distance de plus de 25 milles, en vue d'obtenir des soins médicaux non disponibles plus près du domicile.Les perspectives de l'économie pour72-73sont encourageantes par André Bellemare, de la PC OTTAWA (PC) - Les perspectives économiques canadiennes sont encourageantes pour l'exercice financier 1972-73 au cours duquel le taux de chômage diminuera, l'indice de croissance devrait atteindre six ou six et demi pour cent.Mais les prix connaîtraient une nouvelle hausse a cause d’un accroissement de la demande et d’une baisse de la productivité.Cest ainsi que le ministre des finances, M.John Turner, entrevoit le comportement de l'économie canadienne pendant l'exercice financier en cours dans l'exposé budgétaire qu'il a prononcé hier soir aux Communes.En guise de priorité requise pour atteindre une telle fin, l'élaboration de la réforme fondamentale du régime monétaire international figure au premier plan.Tout en prévoyant des réformes majeures, le gouvernement canadien préconise des changements évolutifs plutôt qu'un régime entièrement nouveau, comme l'a expliqué M.Turner.En plus des modifications au système monétaire international, le Canada estime qu'il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne les accords commerciaux, en particulier les relations économiques avec les Etats-Unis, notamment le pacte de l'auto, l’équilibre commercial.Un arrangement satisfaisant dans ses domaines favoriserait au pays le taux de croissance à long terme qui devrait être supérieur à celui de l’année précédente, d’après le ministre des Finances.Il a précisé que cette croissance sera générée par les dépenses à la consommation et il prévoit que les placements dans les stocks, qui sont présentement inférieurs à la norme, seront considérables.LE POINT est porté de $135, à $150 pour les personnes seules et de $255 à $285 pour les couples.• Rétroactivement à la même date, les prestations maximales combinées tout comme les prestations de sécurité de vieillesse en tant que telles, sont indexées à la hausse intégrale du coût de la vie, plutôt qu’au taux arbitrairement fixé de 2%.L’ajustement des mensualités se fera le 1er avril chaque année.La même procédure d’indexation s’appliquera aux pensions des anciens combattants.• A compter du 1er janvier dernier aussi l’exemption spéciale accordée aux personnes de 65 ans et plus aux fins de l’impôt sur le revenu est relevé de $650 à $1.000.Enseignement programmé de niveau collégial pour les adultes Prochaines sessions : • 24 juillet Collège Marie-Victorin 7000 rue Marie-Victorin Montréal 462 LE COLLÈGE CHEZ SOI CHEZ VITO 5412 Côte des Neiges RÉSERVATIONS: 735-3623 Votre restaurant italien "A Pau! V! et les mass media CITE DU VATICAN (AFP) - Paul VI a recommandé que les mass média soient libérées notamment des groupes de puissance et de pression qui cherchent à imposer leur interprétation particulière de la vie et de l’actualité, au mépris de la vérité des faits.Dans un message publié à l’occasion de la journée mondiale des communications sociales, qui a lieu dimanche, le pape a également demandé la fin de l'esprit d’arrivisme qui incite à cacher et à brouiller la vérité pour couvrir des desseins gênants ou dégradants, voire inhumains, ainsi que la libération des passions humaines irraisonnées et des préjugés intellectuels.En ce qui concerne l'information religieuse, Paul VI a estimé que le fait religieux ne peut se comprendre d'une manière adéquate si on le réduit à ses dimensions purement humaines.Il faut en montrer la dimension spirituelle, c’est-à-dire son rapport et son intégration au mystère de la communion de l’homme avec Dieu, plùs précisément au mystère du salut.Les moyens de communication constituent pour les chrétiens des voies nouvelles pour leur mission de témoignage au service de la vérité, a-t il déclaré.Par ailleurs, le ministre a prédit que les investissements des entreprises seront plus élevés que l'indiquaient les prévisions publiées récemment et, compte tenu de l’impulsion que fournit l’exposé budgétaire, ils seront encore plus considérables que l’an dernier, notamment en ce qui regarde les machines et l’outillage.L’optimisme du ministre des finances se fonde en bonne partie sur l’espoir Sue la situation économique des Etats-nis connaîtra une croissance, beaucoup plus forte que l’année dernière.Il en est de même pour les pays d’Europe et le Japon dont les progrès économiques constituent aussi un facteur important de l’évolution de l’économie canadienne.En raison d’un rendement supérieur anticipé de l’économie en général, M.Turner envisage une augmentation des importations, laquelle se traduira par un déficit dans la balance commercia- le, inférieure à celle de l’an dernier.Cependant, le volume des exportations des produits canadienne sera également plus important par suite de la force économique constante des pays auxquels nous vendons nos produits, a ajouté M.Turner.Au chapitre de l’emploi, le gouvernement envisage une hausse sensible et, selon le ministre, tous les indices jusqu’ici cette année viennent confirmer ces prévisions.Il a rappelé qu’en mars 1972 le nombre des travailleurs canadiens dépassait de 330,000 celui de l’année précédente.La hausse de l’emploi de 2.5 pour cent en 1971 au Canada a été supérieure à presque tous les pays industrialisés et quatre fois plus forts que celle des Etats-Unis.Mais au regard de l'augmentation rapide de la population active, ce taux de croissance ne s’est pas révélé suffisant, dit M.Turner.Voilà qui pourrait modifier substantiellement.en longue période, l'attrait relatif de ces deux secteurs de l'économie pour les investisseurs.Ainsi, le budget Turner tente de réaliser partiellement un des objectifs fondamentaux posés par son ex-collègue, M.Eric Kierans, dans sa critique de la politi- 3ue économique du Canada: l égalisation es chances, côté impôt, entre toutes les formes d'investissement.Toutefois, le gouvernement Trudeau a choisi de le faire, non pas en alourdissant le fardeau fiscal de l'industrie primaire, mais en allégeant plutôt celui de l'industrie secondaire.Notons d'ailleurs que les entreprises minières n ont pas été complètement négligées dans le budget d'hier: l'extension des allocations dites “d'épuisement gagné” (pourcompenser, soi-disant, les producteurs dont la ressource s'épuise) s'étendra désormais à l'activité de transformation du minerai, jusqu'à la minéralisation inclusivement.Carotte alléchante, qui pourrait inciter maintes sociétés à affiner au Canada les minéraux canadiens avant de les exporter.Les réductions du taux de l'impôt sur les profits n'entreront en vigueur que le premier janvier de 1973.En revanche.les nouveaux avantages d'amortissement accéléré des machines et de l'outillage de fabrication sont en vigueur depuis minuit ce matin Ces deux échéances nous permettent de recomposer la logique économique qui a conduit les technocrates à concevoir le programme Turner.Sachant que leur rentabilité et leur capacité concurrentielle s'amélioreront dans six mois, les entreprises devraient sortir de leurs cartons, au cours des semaines à venir, leurs projets d'investissement et d'expansion; et l'amortissement sur deux ans les incitera à mettre ces projets en chantier le plus tôt possible.En même temps, elles devraient intensifier leur effort de pénétration des marché, tant au pays qu’à l’étranger, de manière à être en mesure, des le début de l'an prochain, de prendre tout leur essor et ainsi de profiter au maximum des nouveaux avantages fiscaux.A toutes les étapes de cet enchaînement, il devrait se produire une accélération de la création d'emplois - les entrepreneurs décidant même de rete-mr des aujourd'hui les services de travailleurs compétents, même si ce n est que dans six mois ou un an qu'ils en auront vraiment besoin.Du moins le gouvernement Trudeau l’espère-t-il.car en prévision des prochaines élection fédéral, il voudrait bien que l’albatros du chômage se fasse moins lourd autour de son cou.Mariages mixtes OTTAWA (PC) - Un guide pour les mariages mixtes vient d’être publié par le Conseil canadien des Eglises et la Conférence catholique canadienne.Cette publication, oeuvre d’un groupe mixte de travail constitue un événement important dans l'histoire de l'oecuménisme au pays.n y a quelques années, plusieurs Eglises considéraient les mariages mixtes comme une plaie, “comme une espèce de premier pas vers l’indifférence religieuse”.Le guide a été rédigé par des couples engagés eux-mêmes, dans un mariage mixte.Carrière au Secrétariat ir Dactylographiez 75 mots-minute ?Sténo + 200 mots-minute SPÉCIAL : RECYCLAGE EN DACTYLO $89.50 Institut de Sténotypie International Inc.1015 BEAVER HALL HILL MIL, (Métio Victoria, sortie Belmont) 878-9186 Enfin, le souverain pontife a souligné la noblesse de la tâche accomplie par l’informateur, son devoir de chercher la vérité et celui, pour le public, de se former un jugement indépendant.Vietnam: le Canada n'a rien fait OTTAWA (CP) - Le Canada n’a rien fait pour amor-çer des négociations pour un cessez-le-feu au Vietnam devant l’escalade des hostilités.C’est ce qu’a avoué le ministre canadien des affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, qui a par contre réitéré l’offre du gouvernement d’agir en qualité d’observateur ou de remplir toute autre fonction qui pourrait être utile.M.Sharp répondait à un député conservateur qui vou-lair savoir en outre si le gouvernement avait abordé le problème avec le secrétaire général des Nations unies, M.Kurt Waldheim.Le gouvernement canadien, a ajouté M.Sharp, souhaite que la mission pacifique de M.Waldheim soit couronnée de succès.prochaine etape.quand nous serons vraiment chez nous Enfin disponible LE MANIFESTE DU CONSEIL EXÉCUTIF DU PARTI QUÉBÉCOIS en vente à $1.50 partout au Québec ou aux Éditions du Parti Québécois 5675, rue Christophe-Colomb, Montréal 326 Distribué par Les Messageries Dynamiques Inc.9820, rue Jeanne-Mance, Montréal / 384-6401 dès la première année Q d intérêt olilijjsitioiis .12 55 _ 2 55 _ 4 55 _ 7.00 - 9.00 12M Mothers-In-Law.c CINEMA COTE-DES-NEIGES: (Cinéma O) 1230 Elwood Glover’s Luncheon date.c “Gumshoe" 30 - 3 30 - 5.30 - 7.25 - I ra strjîh?!wep0rt CINEMA DE PARIS: "Sacco et Vanretti" 1.15 Standby Noon 12 15 - 9 290 - 4.45 - 7.00 - 9.15 I.311 The G alloy 3 Gourmet.c CINÉMA V: "VoirCinéma de Paris" 2.00 Paul Bernard Psychiatrist.c DAUPHIN: (Renoir) “Il était une fois dans 3.00 Take 30 l’Ouest" 6.00 - 9.00 (McLaren) "Les Dia- 3.38 The Edge of Night.c blés" 7.30 - 9.30 4M Famiiv fniirt c ELECTRA: "Us esclaves du plaisir" 1.15 L30 A .: e ; 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Jean Béliveau, ancienne vedette du Canadien dont il est aujourd'hui vice-président, a reçu un doctorat honorifique en éducation physique de l'Université de Moncton avant-hier lors de la collation printanière des grades.C'est M.Adélard Savoie (à dr.), président de l'institution, qui lui remet son grade.(Téléphoto PC) A very Brundage à Mexico MEXICO (AFP) - Avery Brundage, président du Comité olympique international, est depuis avant-hier à Mexico à l’invitation des autorités sportives du pays.Il a été accueilli à l’aéroport par le Dr Josue Saenz, président du Comité olympique mexicain.Le président du CIO a confirmé aux journalistes qu’il abandonnerait la présidence cette année mais s’est refusé à répondre aux questions concernant son successeur.M.Brundage a d’autre part souhaité que la Chine populaire devienne aussitôt que possible membre du Comité olympique international.“Nous verrons avec plaisir la Chine populaire entrer dans la famille olympique, mais toujours dans l’esprit du règlement du CIO, nous espérons que cette entrée aura lieu très prochainement,” a-t-il ajouté.Le président du CIO, qui n’était pas venu au Mexique depuis 1968, restera à Mexico jusqu’à jeudi.NOS EXPOS ET LEURS EXPLOITS DEPUIS 1969 Grâce au relationniste Fernand Liboiron.grand statisticien à ses heures, voici une liste d'intéressants petits faits à propos des Expos de Montréal depuis leur entrée dans les ligues de baseball de calibre majeur il y a un peu plus de trois ans: RECORDS DETENUS - LIGUES MAJEURES Plus de doubles-jeux, arrêt court, une saison, 137, Bobby Wine, (1970).Plus souvent “atteint d'un lancer”, une saison, 50, Ron Hunt, (1971).Plus souvent “atteint d’un lancer”, équipe, une saison, 78, Expos, (1971).RECORDS PARTAGES - LIGUES MAJEURES Plus de doubles jeux, sans aide, au premier but, une partie, 2, Bobby Wine (10/01/69*).Moins de buts volés, une saison (157 parties) 0, Coco Laboy, (1969) et 0.Bobby Wine, (1970).Plus de circuits, buts emplis, par frappeur d'urgence, saison, 1, Bob Bailey, (5/18/70).Plus de retraits au baton, une manche, même frappeur, (2ème manche) 2, John Bateman, (8/29/71).Plus de relais par un voltigeur en une manche (3ème) 2, Bob BaUey, (5/05/71) (2ème) 2, Bob Bailey, (9/06/71).•Le 1er octobre 1969.dernier jour de la saison, Wine joua au 1er but.RECORDS DETENUS - LIGUE NATIONALE Plus de buts sur balles par les lanceurs d'une équipe pour une saison: EXPOS, 716, (1970).Plus de saisons consécutives comme meneur pour avoir été “atteint par un lancer” 4, Ron Hunt (1968,69,70,71).Plus fort total, “atteint par un lancer", à vie, 177, Ron Hunt.RECORD PARTAGE - LIGUE NATIONALE Plus de mauvais lancers en une manche, (Sème) 3, Steve Renko, (6/22/71).MENEURS - LIGUE NATIONALE - SAISON 1969 Plus de points accordés, 791, Expos.Plus de points mérités accordés, 686, Expos.Plus de circuits accordés, 145, Expos.Plus de buts sur balles accordés, 702, Expos.Plus de doubles-jeux, 179, Expos.Plus d’erreurs, 184, Expos.Plus de buts sur balles par un lanceur, 123, Bill Stoneman.Plus de points permis par un lanceur, 133, Bill Stoneman.Plus de frappeurs “atteints d'un lancer”, 12, Bill Stoneman.Plus de doubles-jeux par un 2ème but, 110, Gary Sutherland.Plus de relais par un voltigeur, 16, Rusty Staub.SAISON 1970 Moins d’apparitions au bâton, 5,411, Expos.Moins de coups sûrs, 1,284, Expos.Moins de roulants à doubles-jeux, 106, Expos.Plus de sacrifices, 107, Expos.Plus de buts sur balles accordés, 716, Expos.Plus "atteint d’un lancer”, 49, Expos.Plus de buts sur balles, un lanceur, 125, Cari Morton.Plus (égalité) de buts sur balles intentionnels par un lanceur, 17, Cari Morton.Plus de frappeurs “atteints d’un lancer” par un lanceur, 14, Bill Stoneman.Plus de doubles-jeux, receveur, 19, John Bateman.Plus d’erreurs, receveur, 15, John Bateman.Plus fort total de chances à l’arrêt court, 784, Bobby Wine.Plus de doubles-jeux, arrêt court, 137, Bobby Wine.SAISON 1971 Moins d’apparitions au bâton, 5,335, Expos.Plus petit total de buts, 1,831, Expos.Plus d’adversaires “atteints d’un lancer”, 78, Expos.Plus de sacrifices, 102, Expos.Moins de retraits, 4,303, Expos.Plus de points accordés, 729, Expos.Plus de points mérités accordés, 656, Expos.Plus de buts sur balles accordés, 658, Expos.Moins de blanchissages, 8, Expos.Moins de sacrifices accordés, 61, Expos.Plus souvent atteint d’un lancer, 50, Ron Hunt.Moins de roulant à doubles-jeux, 1, Ron Hunt.Plus de roulants, à doubles-jeux, 27, John Bateman.Plus de parties commencées (égalité) 39, Bill Stoneman.Plus de points accordés par un lanceur, 129, Cari Morton.Plus de points mérités accordés par un lanceur, 115, Steve Renko.Plus de buts sur balles accordés par un lanceur, 146, Bill Stoneman.Plus de mauvais lancers, 18, Ernie McAnally.Plus de relais par un voltigeur, 20, Rusty Staub.Plus d’erreurs, voltigeur, 18, Rusty Staub.Plus de doubles jeux, voltigeur, (égalité), 5, Rusty Staub.Plusdedoubles-jeux, receveur, (égalité), 12, John Bateman.LES MENEURS A VIE AU BATON Parties Staub 480; Bailey 399; Wine 399.Apparitions au bâton Staub 1,717; Bailey 1,2^5; Bateman 1,247.Points.Staub 281 ; Bailey 188; Fairly 147.Coups sûrs Staub 508; Bailey 333; Fairly 299.Deux buts (doubles) Staub 83; Laboy 59; Bailey 56.Trois buts (triples) Staub 18; Bailey 13; Bateman 8; Jones 8.Coups de circuit Staub 78 ; Bailey 51 ; Fairly 40.Total de buts Staub 861; Bailey 568; Fairly 482.Points produits Staub 270; Bailey 220; Fairly 171.Moyenne Staub .296; Day .280; Hunt .279.LES MENEURS A VIE AU MONTICULE Parties McGinn 154; Stoneman 121; Raymond 111.Parties gagnées Stoneman 35; Renko 34; Morton 28.Parties complétées Stoneman 33; Renko 20; Morton 19.Blanchissages Stoneman 11; Morton 4; Renko 4.Victoires protégées Marshall 26; Raymond 24; McGinn 6.Manches lancées Stoneman 739; Renko 602; Morton 528.Retraits au bâton Stoneman 612; Renko 339; Morton 254.msni RESPONSABLE DES SPORTS le Centre Berthelet Inc.est à la recherche d'un candidat possédant une formation universitaire en éducation physique.Il serait responsable entre autre, de l'instauration d'un programme d'activités sportives et de l'enseignement des diverses disciplines prévues.Bonne connaissance de la langue seconde.Une attention particulière au candidat possédant uhe expérience auprès des enfants mésadaptés, sociaux-affectifs.Faire parvenir curriculum vitae à: Directeur du personnel.Le Centre Berthelet Inc.8029, 83e avenue, Montréal 478, Qué.J f OCCASION EXCEPTIONNELLE : Compagnie internationale multimillionnaire accepte les offres de services pour des postes de direction.Ceci pourrait être pour vous l'occasion d'affaires rêvée.Avantages: — Vous serez votre propre patron et membre d'une compagnie dont la croissance se diversifie aussi bien dans les huiles, les produits aérosols, l'immeuble, que dans les cosmétiques, produits naturels, vêtements, etc.- Notre industrie a l'un des taux d'accroissement le plus rapide au monde.— Vous serez soutenu par une équipe et une formation permanente.- Gains proportionnels à votre habileté et votre initiative.Fonctions : Poste au niveau de la gérance, recrutement de personnel, supervision, formation, administration.rour entrevue confidentielle, communiquer avec Claude Leclerc 374-3938 de lOh.à 18h.Les détails de notre programme seront discutés lors de l'entrevue v seulement.-ue Êtes-vous un enragé de la PROMOTION?Une agence spécialisée dans ce domaine est à la recherche d'un adjoint au directeur.Le candidat doit avoir de l'enthousiasme, de l'imagination, être bilingue et avoir au moins cinq ans d'expérience dans l'organisation, la conception et la fabrication de pièces d'étalage, brochures, concours et activités connexes.Envoyer votre curriculum vitae avant le 15 mai, à Case 1798 Le Devoir, Montréal.v____________________ J commission scolaire REGIONALE de TILLY Offre d’emploi CONSEILLER EN ORIENTATION BILINGUE j ENDROIT : Katimavik High School, Sainte-Foy FONCTION : Servir de conseiller auprès des étudiants qui cherchent des solutions à leurs problèmes d’orientation dans le choix de leurs études ou d’une profession ou qui rencontrent des difficultés d’adaptation à leur statut d’étudiants.QUALITÉS REQUISES : Licence ou une maîtrise en orientation scolaire et professionnelle.Candidat avec expérience de préférence.Etre membre en règle de la Corporation des Conseillers en orientation professionnelle du Québec ou le devenir durant l’année.j TRAITEMENT : Selon l’échelle de salaires de la Commission Scolaire.i LES CANDIDA TS INTÉRESSÉS sorti priés de faire parvenir j leur CURRICULUM VITAE avant le II mai 1972, 16 heures : SERVICE DU PERSONNEL Concours 72-21, 1100 Lovigerie, C.P.244, Sainte-Foy r SERVICE SOCIAL DU CENTRE DU QUÉBEC AGENT DE RECHERCHE Fonctions: - Mettre en oeuvre et utiliser des instruments de recher-i che sur les caractéristiques de la clientèle de l'agence et produire de façon régulière des rapports sur les caractéristiques de cette clientèle,- * - participer au travail d'un comité interne chargé de la révision de tous les cas servis par l'agence, fournir à ce comité un système cohérent de cueillette d'information qui pourrait servir à l'évaluation et à l'orientation travail des praticiens et veiller à des recherches particulières, sur la clientèle, les opérations de l'agence et les besoins de la communauté.Exigences: - Baccalauréat en sociologie ou en service social avec spécialisation en recherche.- Une expérience de l'utilisation des méthodes et techniques de recherche est souhaitée.Lieu de travail: Drummondville.Salaire: Selon qualifications et expérience.Faire parvenir curriculum vitae à: Guy Bilodeau, Service Social du Centre du Québec.C.P.1330, Nicolet, Qué./LA COMMISSION SCOLAIRE DES ANSES demande - un psychologue scolaire - un conseiller en orientation - un orthopédagogue - un psychopédagogue Fonction: Travailler au niveau élémentaire.Adresser curriculum vitae avant le 15 mai à: Directeur de l'enseignement, Commission scolaire Des Anses, Chandler, Cté Gaspé.y f'JEUX ORGANISATEURS COMMUNAUTAIRES^) (hommes ou femmes) — un pour les citoyens de langue anglaise — un pour les citoyens de langue française Responsabilité: Regrouper des citoyens autour des problèmes sociaux impliquant la santé des citoyens pour les aider à améliorer la santé dans le quartier.Qualifications: — Personne impliquée dans les changements sociaux du Québec actuel.— Capable de travailler en équipe avec le personnel de la clinique et autre.— Expérience avec les comités de citoyens, les syndicats ou avec les autres organismes populaires.— Bilingue.— Lettres de référence.Les intéressés sont priés de faire parvenir leur offre d'emploi avant le 20 mai 1972 à: r Clinique Communautaire de Pointe St-Charles, a/s Guy Breton, 565 Dublin.Montréal 104.Offre d’emploi poste:- Un psychologue Polyvalente (Campus B, Alma) DATE D'ENTRÉE EN FONCTION: Immédiatement ENDROIT: Commission Scolaire Régionale Lac-St-Jean Alma, Qué.FONCTION: Consultations aux étudiants et intégration à l'équipe du personnel des services aux étudiants de la Polyvalente.QUALIFICATIONS: Maîtrise ou licence en psychologie TRAITEMENT: Selon la convention la plus avantageuse (Ass.Ps.Sc.- APOQ.APSEQ.) Bénéfices marginaux S'ADRESSER V________ r À.- M.Ghislain Bouchard, coord., Service de Psychologie Scolaire, C.S.R.Lac-St-Jean, 301 St-Louis, Alma.P.Q.TEL: 668-8346 SÉMINAIRE SALÉSIEN SHERBROOKE y Institution privée de niveau secondaire ( I à V) - Le Séminaire Salésien requiert les services de professeurs à temps plein pour septembre 1972 dans les disciplines suivantes: Anglais - Secondaires I, III, IV, V Arts Plastiques - Secondaires I, III, IV Biologie - Secondaires, I, II, IV Français (programme cadre) Secondaire V Géographie - Secondaire I Initiation à la vie économique - Secondaire IV Mathématiques - Secondaires I, II, IV, V Physique - Secondaires IV, V QUALIFICATIONS: 1.Permis d'enseignement du Ministère 2.Spécialisation dans la matière 3.Expérience (de préférence) TRAITEMENT: Selon les normes du Ministère de l'Éducation.Faire parvenir votre demande accompagnée d'un curriculum vitae et pièces pertinentes dans le plus bref délai à: r Séminaire Salésien, a/s du Père Petit, rue Don Bosco, Sherbrooke, Qué.CITÉ DE ST-LÉ0NARD y A DIRECTEUR DU PERSONHEL LA FONCTION: a) Organiser un système de dossiers permanents pour le personnel.b) En collaboration avec les chefs de services, voir au recrutement et à l'entraînement des nouveaux employés.c) Négocier les conventions collectives avec ou sans l'aide de spécialistes.d) S'occuper de relations patronales-ouvrières : griefs, mutations, promotions, interprétations des conventions, etc.e) Maintenir et améliorer le système d'évaluation des tâches.f) Établir et opérer un système d'évaluation du rendement des employés.g) Contrôler les absences, les congés et voir à ('application des programmes d'assurances.h) En général, diriger et coordonner toutes les activités relatives à l'administration du personnel.L'HOMME: Il devra posséder un baccalauréat et administration ou une expérience suffisante dans le domaine concerné.SALAIRE: Selon expérience et qualifications.FAIRE PARVENIR SON "CURRICULUM VITAE" À, M.GASTON PION.V Secrétaire-trésorier, 602S est, boul.Métropolitain, St-Léonard 458, Montréal, P.Q.y IMPRIMERIE FOURNITURES DE BUREAU Établie depuis de nombreuses années, une imprimerie bien connue de Montréal, demande un représentant spécialisé dans ce domaine.Cette imprimerie opère, en même temps, un important commerce de fournitures de bureau.Le candidat doit être bilingue, âgé de 30 à 40 ans et posséder une bonne expérience dans la vente.Une clientèle déjà établie lui sera fournie et lui assurera, au départ, un revenu intéressant.Toute candidature sera traitée de façon strictement confidentielle.Case 1796, Le Devoir > r Centre d'intégration Scolaire Inc.déclaré d'intérêt public recherche pour rentrée scolaire 1972-73 ÉDUCATEURS ENSEIGNANTS (hommes seulement) Exigences : Diplôme d'enseignement, spécialisation pour enfants inadaptés ou possibilité de se spécialiser pour enfants ayant des troubles de lecture par des stages de formation.Salaire: Selon qualification au barème des commissions scolaires.Adresser curriculum vitae détaillé et photo à: Case 1794, Le Devoir Agent de Relations publiques Poste à pourvoir à notre Service de publicité et relations publiques.Principales responsabilités - Rédaction de communiqués et articles; contacts suivis avec les services techniques et commerciaux de nos divisions manufacturières: produits chimiques, engrais, explosifs, munitions, plastiques et peintures.Formation et exigences — B.A.ou équivalent, maîtrise de la langue française, expérience essentielle dans le journalisme ou la rédaction de textes industriels, sociabilité, sens de l'initiative, maturité.Adresser curriculum vitae et détails pertinents à: Service d'embauche Canadian industries Limited B.P.10, Montréal 101.UNIVERSITÉ D'OTTAWA UNI VI RS II YOf- Of TA WA Offre d’emploi CONSEILLER EN ORGANISATION ET EN FORMATION Le poste: Le Service du Personnel de l'Université d'Ottawa recherche un conseiller en organisation et en formation.Il sera chargé de diriger des études relatives aux structures organisationnelles, concevoir et coordonner la réalisation de programmes de formation et de perfectionnement du personnel de soutien.Compétences requises: - Formation universitaire au niveau de la maîtrise en administration, en psychologie, ou en relations industrielles, ou dans tout autre domaine connexe.Une expérience pertinente aux fonctions du poste pourra compenser une formation de niveau inférieur à la maîtrise.- 5 ans d'expérience dans l'administration et la gestion du personnel, comprenant certaines activités de formation et de perfectionnement.- Aptitude marquée pour conduire des études de façon appropriée, travailler en équipe, établir des relations positives avec les responsables de divers secteurs d'activités de l'Université.- Bilingue: français et anglais Salaire: Échelle: $12,890 - $18,550 Salaire de départ jusqu'à $15,000, selon les qualifications et l'expérience.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à: Université d’Ottawa, Service du Personnel, a/s M.Rhéal A.Legault, 110, rue Wilbrod Ottawa, Ontario.K1N-6N5 t v/Ho miGic33uiuc yumme u V prévue pour le candidat élu. Le Devoir, mardi 9 mai 1 972 ?1 5 l’actualité L es régimes de retraite de demain seront plus flexibles et personnalisés economique par Denis Giroux Des pressions d’ordre démographique et financier vont probablement forcer les administrateurs de régime de retraite à réviser leur gestion pur qu'elle produise des régimes plus flexibles e* mieux adaptés aux besoins des cotisants.Cest ce qu’ont déclaré hier plusieurs spécialistes du secteur des régimes de retraites lors de la Canadian Pension Conference qui se tient présentement à l’Hôtel Bonaventure de Montréal.M.John S.Walton, vice-président exécutif de la Canadian Liquid Air Ltd.croit ainsi que le régime de retraite de l’avenir devra financer le recyclage du travailleur plutôt que simplement lui prélever de façon rigide des fonds pour les mauvais jours.Lors du diner, M.Walton a en effet déclaré que le très net rajeunissement de le main-d’oeuvre canadienne forcerait les administrateurs de régimes de retraites à satisfaire les exigences différentes de leurs cotisants plus jeunes.' L’approche traditionnelle des régimes de retraite risque de s’avérer très peu convaincante pour la jeune main-d’oeuvre canadienne” croit M.Walton.“A l’avenir, les jeunes travailleurs vont chercher a travailler dans des environnements différents et à conserver une mobilité plus grande dans leur carrière.Aussi M.Walton souligne que les régimes de retraite susceptibles d’intéresser ces jeunes travailleurs devront être plus personnalités et plus flexibles pour qu’un cotisant ne soit pas gêné, lorsqu’il changera d’emploi, par un régime de retraite trop rigide.Au sujet du rajeunissement de la main-d’oeuvre, M.Walton a déclaré "qu’une des priorités les plus urgentes d’administrateurs à l'esprit d’innovation sera de trouver de nouvelles carottes de mo- Selon une étude économique La lutte à l'inflation du fédéral serait nettement anti-sociale tivation qui attireront et motiveront les jeunes employés”.Du côté financier, un panel réunissant des représentants de conseillers en placement, de syndicats, de courtiers et d’entreprises a mis en relief le nouvel accent mis par les administrateurs de régimes de retraite sur le placement en actions."^s administrateurs veulent plus de flexibilité, ils ne veulent plus être liés par des placements sur des titres à long terme ayant un taux d’intérêt fixe et non-renégociable” a dit M.Nicoles Tackacsy de Greenshields Inc.Quelques statistiques: les institutions en général et les régimes de retraite en particulier absorbent 30% du marché des nouvelles actions aux Etats-Unis et elles accaparent 60% du montant des transactions aux bourses.Ces deux chiffres sont dûs au taux de rotation de plus en plus élevé des titres composant le portefeuille des régimes de retraite, croit M.Tackacsy.Autre tendance, les régimes de retraite ne craignent plus de garder une grande partie de leurs fonds en argent quasi-liquide: M.Alex Cregan de la Northern Electric a d’ailleurs expliqué ce phénomène en disant que la semaine dernière Bell Canada pouvait négocier auprès des banques à charte un taux d’intérêt de 5.90 à 5.95% sur des dépôts à court terme."C’est là un taux de rendement très intéressant pour une courte période" conclut-il.M.Richard J.Clarke, vice-président du syndicat international des lithographes et photograveurs a de son côté déclaré que les syndicats surveillaient de très près les activités des administrateurs de régimes de retraite.“Dans le cas de mon syndicat, nous sommes représentés sur le comité des administrateurs." Veut-il encore plus de pouvoirs dans le domaine?"Non, nous sommes satisfaits ainsi.J’imagine que prendre une plus grande part dans la gestion des fonds nous mettrait dans une position de conflit d’intérêt entre notre mandat envers nos syndiqués et notre mandat comme fiduciaire du régime de retraite si nous acceptions d assumer ce dernier poste”.M.Clarke croit que d’ia 1980 ou 1985 la moitié de la rémunération versé aux salariés sera sous la forme de bénéfices marginaux.Présentement ce pourcentage est de 28 à 30%.Pour en revenir aux contraintes financières proprement dites, plusieurs administrateurs se sont dits inquiets des fluctuations marquées du taux de l’inflation.Cest là un autre élément qui les forcent à rechercher la flexibilité dans leur portefeuille de placements.La plupart des administrateurs sont confiants de maintenir un taux de rendement de 10 à 20% au cours des années soixante-dix; cela réduit d’autant la part des fonds qui doit être fournie par la compagnie.Les quelque 320 participants à la Canadian Pension Conference prévoient également que sous peu, l’âge de la retraite sera abaissé officiellement et de façon généralisée à 60 ans par le gouvernement ou les entreprises.“Cela créera de l’emploi pour les plus jeunes" a dit de façon un peu sarcastique un administrateur présent.“Cest remarquable comment une récession peut nous affecter en accélérant la mise à la retraite du personnel plus âgé" a dit un autre non moins sarcastique.La politique économique d’Ottawa destinée à combattre l’inflation a un caractère nettement anti-social; révèle une étude faite par Raymond Depatie du Conseil de développement social du Montréal métropolitain.Dans une étude intitulée "Les conséquences de l’inflation: mythes et réalités”, Raymond Dépatie constate en effet que "si l’on compare le coût social de l'inflation, c’est-a-dire les pertes financières subies par une minorité d’économiquement favorisés, au coût social du chômage il est faut en conclure que la politique économique fédérale a été et est encore nettement anti-sociale”.Si la performance du Canada en matière de contrôle de l’inflation a incontestablement été l’une des meilleures de tous les pays à économie libérale, il faut convenir que cette brillante performance a coûté énormément cher au pays.“En effet, la performance du Canada en matière de contrôle du chômage a été Tune des plus faibles de tous les pays à économie libérale au cours de cette période des quinze ou vingt dernières années.Depuis 1953, le taux de chômage du Canada a été, en moyenne, de 5% par année.” Les coûts économiques du chômage sont énormes, mais ses coûts sociaux sont encore plus élevés dit M.Dépatie: “Il est inutile de s’étendre sur la relation étroite existant entre le chômage et la pauvreté.” “Il est complètement faux de justifier le choix entre le chômage et l’inflation en disant que le chômage ne touche qu’une partie de la population alors que 1 inflation touche l’ensemble de la population" explique M.Dépatie.Tous contribuent a supporter financièrement le chômage et souffrent des malaises sociaux qui en découlent.L’étude soutient aussi que la justification d’Ottawa voulant que l’inflation abaisse le niveau de vie des travailleurs est "à la fois le plus simpliste et le moins valide des arguments." La rémunération des travailleurs salariés augmente en effet plus rapidement que les prix à la consommation.M.Dépatie remarque également que l’argument de l’impuissance des économiquement faibles a se défendre contre la hausse des prix est peu valable en ce sens qu’il serait plus facile à Ottawa de compenser la perte encourrue par ces gens à cause de l’inflation que de tenter de juguler l’inflation au prix d’un trop fort taux de chômage.L’idée de l’indexation des prestations de sécurité sociale se répand de plus en plus et alors cet argument ne pourra plus tenir.De plus, certains faits semblent montrer que le coût de la vie augmente moins rapidement pour les économiquement faibles que pour l’ensemble de la population, M.Dépatie écarte aussi l’argument qu’il faut limiter l’inflation pour rester compétitifs sur les marchés mondiaux en disant qu’un réajustement du taux de change arrive à compenser cette perte de concurrentialité si elle survier' L’étude critique de la même façon l’ar- gument voulant que l’inflation entraîne la spoliation des petits épargnants et remarque en disant que la grande majorité de la population bénéficie de l’inflation.Qui donc profite alors de la lutte à l’inflation?“Ce sont les créanciers que protègent les politiques économiques restrictives du gouvernement fédéral”.“D est évident que si l’inflation est avantageuse pour le débiteur elle est nécessairement désavantageuse pour les créancière dont la valeur réelle du capital prêtée diminue avec la hausse clés prix.” “Pour ce qui est des institutions financières, ce sont bien entendu leurs propriétaires qui, ultimement, sont désavantagés par l’inflation.Or il est inutile de s’étendre longuement sur le fait que ceux qui détiennent une part non-né-gligeable aes titres de propnété des institutions financières constituent une part extrêmement minime de la population totale du pays".M.Dépatie explicite davantage ce point puis conclut: "Afin de combattre l’inflation, les autorités fédérales restreignent sans cesse la croissance de la production depuis une vingtaine d’années.La conséquence en est la persistance d’un niveau très élevé de chômage au pays.Or, nous avons démontré que seule une infime minorité de la population totale, minorité plutôt favorisée, est nettement désavantagée par l’inflation.Donc la protection de la richesse de cette minorité constitue le seul résultat concret d’une politique économique qui prive constamment de travail une proportion importante de tous les travailleurs”.La Chronique de Marcel Clément Des compagnies en bref.Dominion Foam s'installe à St-Léonard Dominion Foam Corporation a inauguré hier ses nouveaux bureaux ainsi qu’une usine de $2 millions dans le parc industriel de Saint-Léonard.DFC, l’un des plus gros producteurs de mousse brute et comprimée au Canada, est la seule entreprise en son genre au Québec.Quelque 300 représentants des gouvernements fédéral, provincial et municipal ainsi que de nombreux agents exécutifs et délégués de fournisseurs ont assisté à la cérémonie.DFC peut maintenant se vanter de posséder l’une des usines les plus modernes du Canada.Cette usine, qui couvre une superficie de 120.000 pieds carrés, ainsi que le terrain ont coûté $1,250,000.Les machines valent plus de $750,000.L’emplacement total, logé au coeur du monde industriel de Test de la ville, compte 360.000 pieds carrés dont 150.000 sont réservés à une expansion qui devrait avoir lieu durant les deux prochaines années.M.Pomerantz, qui dirige l’entreprise depuis ses modestes debuts, prédit que DFC, l’une des cinq fabriques de mousse brute et comprimée du pays, capturera 25% du marche, cette année.Il affirme que la production atteindra les $5 millions, somme divisée également entre la fabrication de la mousse flexible en polyurethane et la mousse comprimée produite à partir de déchets de mousse selon un procédé breveté unique.La compagnie prévoit entreprendre la production d’une certaine mousse pour laquelle existe un très grand besoin dans le monde canadien du textile.Ce genre de mousse est utilisé à titre de doublure dans les vêtements.On peut même lui faire subir un nettoyage à sec.DFC sera la seule firme à offrir ce tissu isolant; à l’heure actuelle les manufacturiers de vêtements doivent importer ce tissu des Etats-Unis au coût annuel de $3 millions.DFC croit ainsi s’assurer 70% de ce marché important.ALCAN Alcan Aluminium Limitée a annoncé aujourd'hui qu’elle a révisé son prix de liste de l’aluminium de première fusion vendu sur le marché international qui sera de E.-U.25 cents la livre, prix CAF à destination des principaux ports du monde.Ce nouveau prix entre en vigueur immédiatement.A cause des stocks excédentaires d’aluminium dans le monde, depuis quelque temps le prix de liste de l’aluminium Alcan vendu sur le mar- dm ‘ï'ÂoleMjtf, Assurez le succès de vos réunions d'affaires, congrès, séminaires, en profitant de quelques jours ''d’isolement" au Montréal Aéroport Hilton.C’est un moyen sûr d’obtenir toute l’attention de vos participants, de les soustraire à leurs tracas quotidiens de transport, téléphones, distractions, dans une atmosphère propice à l’imagination et à la productivité.Vous accomplirez plus en deux ou trois jours qu'en une semaine dans un cadre ordinaire.Nous pouvons accommoder jusqu’à 650 personnes dans des salons de petites et de grandes dimensions, avec de l'équipement d’études, des projecteurs d'audiovisuel, des systèmes d'intercommunication, des tableaux et un service de téléphone.Le stationnement est gratuit.Transport gratuit entre l’hôtel et l’aérogare.Pour de plus amples renseignements, communiquez avec notre directeur commercial en composant 631-2411.MONTRÉAL AÉROPORT HILTON Autres hôtels administrés par Hilton au Canada: l'Hôtel Vancouver et Le Reine Elizabeth à Montréal, deux hôtels du CN, le Toronto Airport Hilton et Québec Hilton (ouverture au milieu de l'année 1973).Réservations: consultez votre agent de voyage, tout hôtel Hilton ou du CN, ou le service de réservation Hilton.ché international, qui était jusqu’ici de 28 cents la livre, ne correspondait pas vraiment aux prix pratiqués sur les marches où prévalaient les ventes au rabais.La décision annoncée aujourd'hui par Alcan lui permettra de rajuster son prix de liste officiel pour l’aluminium de première fusion vendu sur le marché international à ceux qui sont en vigueur sur les divers marches mondiaux et ce, dans une conjoncture où une hausse dans les livraisons, un meilleur équilibre entre l’offre et la demande et un raffermissement des prix se réalisent.Les sociétés d’exploitation et les sociétés commerciales du Groupe Alcan annonceront individuellement, là où elles jugeront la chose utile, le prix de l'aluminium qu’elles appliqueront à leur marché respectif.General Electric Canadian General Electric Co.Ltd.rapporte des bénéfices de $3,296.000 soit 40 cents l’action, pour le premier trimestre de Tannée, c’est-à-dire 20 pour cent de plus que les bénéfices de $2,700,000 ou 33 cents l’action réalisés pendant la même période de l’an dernier.Les ventes se sont élevées à $109 millions, au regard de $106 millions en 1971.La compagnie a attribué l'augmentation de ses gains à une demande accrue et à une amélioration de marge bénéficiaire réalisée sur les appareils et les services électriques.Les Mines Madeleine, source d’emplois pour lesGaspésiens Les Mines MADELEINE Ltd, dont les propriétés sont en Gaspésie, ont tenu récemment l’assemblée annuelle de leurs actionnaires à l’Hôtel Bonaventure.Le 4ième rapport annuel, soumis par approbation, laissait voir un actif global de $16,851,083 au 31 décembre 1971.vs $19,223.961 en 1970.Les recettes, avant les taxes, ont été de $1,999,-532 vs $2,488,300 précédemment et le gain net par action était équivalent à 36 cts vs 50 cts.Comme le profit d’exploitation durant le 1er trimestre du présent exercice financier fut de $1,281,000, provenant de l’usinage d’une partie des réserves de 5,014,000 tonnes et comme la direction semble optimiste pour le prix du cuivre cette année, c’est de bon augure pour les bénéfices pour 1972.Ses propriétés sont situés à Ste-Anne-des-Monts et M.G.E.Lacaille est le gérant de cette mine dont on creusera le puits d’extraction à 1,925 pieds - incidemment, près de 300 mineurs y travaillent, dont la majorité sont des Gaspésiens.Nous tenons ici, à faire remarquer que, durant les 3 premiers mois de cette année, le bénéfice de 1972, les bénéfices nets se sont élevés à $503,000, soit lo.7 cts l’action par rapport à $432,000, soit 9.2 cts l’action, pour la même période en 1971.D faut se garder d’en conclure qu’un dividende sera payé sur les actions ordinaires, car, il faut que la dette en cours soit payee antérieurement.• Comme Westburne International Industries Ltd possède un intérêt de 2.26 pour cent dans le Consortium Panartic Oils Ltd, qui a fait une importante découverte de pétrole dans le puits Ellsmere, il y aurait donc possibilité que Westburne en retire d’intéressants bénéfices, d’autant plus que ce serait la plus intéressante découverte depuis Leduc, soit depuis 25 ans.La Société Nationale d'Assurances, qui fait partie du groupe de pointe, comprenant l’Economie, mutuelle d’assurance et la Société Nationale de Fiducie, est Tune des rares institutions canadiennes-françaises du genre à être affiliée à l’Association des assureurs canadiens, mieux connue sous l’abréviation C.U.A.Son bilan consolidé au 31 décembre 1971, signé par MM.Aristide Cousineau et F.Eugène Therrien, tous deux administrateurs, révèle un actif global de $1,979,981.Une analyse de ce dernier chiffre permet de constater que ses placements se totalisaient à $1,245,870 et que son encaisse et ses dépôts à courts termes s’élevaient à $176,670, sans oublier une somme de $530,694 due par ses agents; ce qui signifie donc que la SNA affiche une grande liquidité.Au dire de M.Alfred Tourigny, son président, bien que les primes nettes acquises aient augmenté de 17% en 1971 vs 1970, les si- nistres ont accusé une hausses de 29% et les dépenses générales de 10% d’où une perte pour le dernier exercice de $8,441.Heureusement que son président espère que “le redressement, amorcé en fin d’année, se maintiendra” que l’accroissement des sinistres sera freiné et que le secteur automobile connaîtra une amélioration en 1972.• Il faudra laisser écouler un an, avant que la nouvelle Loi sur les compagnies adoptée par le gouvernement de la Colombie-Britannique entre en vigueur.Ainsi, les corps publics auront tout le temps voulu pour la disetuer.Hausse du dollar NEW YORK - Le dollar canadien était à la hausse de 1-64 hier et valait $1.00 13-16 en valeurs américaines, comparativement à $1.00 43-64 la semaine dernière.La livre sterling était à la hausse de 3-64 et valait $2.61 7-64.MONTREAL - Le dollar américain, par rapport aux devises américaines, s'est hissé lundi de 1-32 à $0.99 7-32.La livre sterling s'est également hissée de 1-8 à $2.59 1-16.RÉCEMMENT TERMINÉ "UNE NOUVELLE CONCEPTION DANS L'ART 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