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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 31 mai 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1972-05-31, Collections de BAnQ.

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TEL AVIV Trois Japonais tirent à la ronde à l'aérogare: 26 morts, 72 blessés TEL AVIV (d'après AP et AFP) -Trois ressortissants japonais ont fait feu à la ronde avec des mitraillettes et lancé des grenades dans le hall des passagers de l’aéroport de Lod, tuant au moins 26 personnes et en blessant 72 autres, dont une quinzaine grièvement.Le commando était arrivé à 21 heures 45 par un avion d’Air France en provenance de Paris, via Rome.D’après les témoignages confus et les rapports contradictoires donnés dans la nuit à partir de l’aéroport de Lod.une premiere synthèse des événements tragiques commence à émerger.L’un des trois terroristes - tous les trois ayant des traits asiatiques très prononcés - a été capturé par un employé de la compagnie El Al qui a réussi a le maîtriser, un second s’est suicidé en se jetant sur une grenade qu’il venait de dégoupiller et le troisième s’est enfui en profitant de la confusion.Des recherches de très grande envergure sont entreprises pour le capturer.Le terroriste qui a été capturé par la police au cours de l’agression a déclaré au cours de son premier interrogatoire qu’il appartient à l’organisation japonaise de gauche dénommée l'Armée de l’étoile rouge et qu’il avait été requis pour cette action par une organisation terroriste (dont il n’a pas révélé le nom), indiquait-on hier soir de source proche de la police israélienne.On annonçait d’autre part officiellement que le terroriste qui, croyait-on, avait pu s'enfuir - tandis que l'un de ses complices était tué et l’autre capturé -avait en réalité été tué également, son cadavre figurant parmi les morts transportés à l’hôpital et qui n’avaient pas encore été identifiés.Voir page 6: Trois Japonais r ¦ la météo Nuageux avec averses.Risque d'orages.Maximum de prés de 65.Visitation de la Ste Vieiqe LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXIII NO 124 Montréal, mercredi 31 mai 1972 15 CENTS Le ministère prépare un dossier sur le gangstérisme syndicat QUEBEC (par Gilles Lesage) -Le ministre de la justice a dénoncé hier ce qu'il appelle 'certains groupes de gangsters qui ont réussi à s'implanter dans des mouvements syndicaux légitimes et à détourner faction normale et légale des travailleurs syndiqués".M.Jérôme Choquette a également annoncé que ses fonctionnaires préparent un “dossier intimidation", qui se propose de “relever les épisodes de violence, d'intimidation, de chantage que nous avons connus au Québec depuis quelques mois".Il s’en est pris également au “désordre général" qui règne dans certains milieux, et dont les idées sont propagées par "certains intellectuels, entre autres, qui sont invités à la Société Radio-Canada".Le ministre a fait ces virulentes déclarations dès le début de l'étude de ses crédits budgétaires, qu'il a abordés par le chapitre du maintien de l'ordre public et de la paix au Québec.“Il me semble, dit-il dès le départ, qu'il s'agit là non seulement d'une responsabilité essentielle et primordiale du ministère de la justice, mais que les événements récents que nous avons connus m’obligent à dégager dès immédiatement ce devoir premier du ministère.Si un Etat n'assure pas ce devoir fondamental à la population qu it est chargé de protéger, tout le reste n'est que secondaire par rapport à ce devoir essentiel." M.Choquette insiste ensuite "sur des valeurs qui ont peut-être été oubliées, négligées ou écartées dans les dernieres années, c'est-à-dire celles du respect de l'autorité de l’Etat et du respect de l'autorité des tribunaux! Si cette autorité n'est pas assumée pleinement, quoique sans brutalité, “il est impensable et illusoire, à mon sens, de songer à promettre ou à faire croire au peu- Voir page 6: Gangstérisme Devant leur refus de reprendre le travail 3,200 débardeurs sont suspendus par Gisèle Tremblay L’Association des employeurs maritimes a suspendu hier matin, pour une durée indéfinie, les 3,200 débardeurs des ports*de Montréal, Québec et Trois-Rivières, et s’est en conséquence désistée de sa requête d’injonction interlocutoire tout en maintenant les procédures pour outrage au tribunal.C’est ce que le président et le procureur de l’Association, M.A.E.Masters et Me Brian Mulroney, ont annoncé hier après-midi au cours d’une con- férence de presse, à l’édifice des Ports nationaux, Cité du Havre.Me Mulroney a précisé que cette décision avait été prise en raison du “refus systématique” des débardeurs, en grève depuis trois semaines, de répondre aux appels au travail quotidiens que l’Association leur a signifiés, observe-t-il, conformément à la convention collective en vigueur.Selon Me Philip Cutler, procureur du syndicat, celui-ci a répondu aux appels mais les employeurs désiraient un changement dans les équipes de travail, en violation de la convention.Me Cutler indique que tous les membres de l'Association des employeurs n’approuvent pas les suspensions: presque tout le port de Québec, a-t-il révélé, et une proportion indéterminée des employeurs de Montréal sont prêts à reprendre les débardeurs aux conditions en vigueur avant le litige, Me Cutler se demande d’autre part s’il s’agit maintenant d’une grève ou d'un lock-out.Il a été impossible, de joindre en soirée les représentants du syndicat, affilié à l’Association internationale des débardeurs.Les débardeurs sont cependant convoqués à une assemblée ce matin à 8 heures, au centre Paui-Sauvé, et Me Cutler doit leur exposer les implications juridiques du conflit.M.Masters a précisé hier après-rr.idi que la grève des débardeurs coû- tait aux armateurs au moins $100,000 par jour et qu’après le retour au travail, les activités portuaires ne redeviendront normales qu’au bout d’un mois.La plupart des navires surpris dans nos ports au moment du confht, a-t-il ajouté, sont repartis vers d'autres ports, américains surtout.Le contrat de trois ans signé le 29 mars dernier a expliqué Me Mulroney comprend un régime de sécurité d'emploi qui accorde aux syndiqués éligi- bles un revenu hebdomadaire garanti d’environ $250 pendant la saison de navigation (37 semaines), que le travail disponible soit suffisant ou non.Le coût de ce régime, poursuit Me Mulroney, est défrayé à même les revenus provenant des cargaisons.La grève des débardeurs a forcé les navires à gagner d'autres ports, ajoute Me Mulroney, de sorte que “même si les hommes étaient re- Voir page 2: Les débardeurs Ottawa-Québec Le bilan complet n'est pas terminé par Michel Roy Le ministère des affaires intergouvemementales n’a pas encore terminé le bilan complet des relations fédérales-provinciales et des relations avec l’extérieur que le gouvernement l’avait prié d’établir l’automne dernier.Aussi, les fonctionnaires de ce ministère ont-ils appris avec étonnement que le premier ministre avait reçu le rapport, qu'il en avait discuté avec Les cols bleus La situation n 'exige aucune mesure spéciale, estime-t-on le sous-ministre, M.Arthur Tremblay, et qu’il s’apprêtait à le soumettre au Cabinet.Le bilan auquel M.Bourassa faisait référence en fin de semaine au cours d’un congrès régional de son parti, et de nouveau lundi devant la presse à l’occasion du lancement de trois publications de la Fédération libérale, ne peut être qu’un Voir page 6: Bilan complet Interrogé sur la situation créée par la grève des 8,000 cols bleus de Montréal, qui dure depuis 20 jours, M.Gérard Niding, président du comité exécutif de la Ville de Montréal, a déclaré hier que cette situation ne nécessite par l’adoption de mesures spéciales et a réitéré que les propositions de la Ville sont finales.M.Niding a fait cette déclaration au sortir d’une réunion du comité exécutif qui a pris connaissance des plus récents rapports du service des affaires sociales sur le danger que pourrait représenter pour la santé publique l’accumulation des ordures dans les parcs et sur la voie publique.A ce sujet, M.Jean Séguin, directeur du service des affaires sociales, a déclaré qu'il n’y a aucun risque d’épidémie et que le recours à des insecticides est écarté pour l’instant.L’efficacité de tels insecticides serait très aléatoire et leur vaporisation pourrait entraîner des inconvénients plus graves que la présence des ordures.Par ailleurs, M.Niding a confirmé que le conciliateur du ministère du travail, M.Yvon Dansereau, a convoqué les représentants de la Ville de Montréal pour aujourd’hui, comme il l’a fait à quelques reprises depuis le début de la grève.Le président du comité exécutif a aussi affirmé que la Ville de Montréal est Voir page 2: Les cols bleus ¦ au gré du temps Le grand dépotoir Pour qui revient à Montréal ou y arrive à titre de touriste, le spectacle est effarant.Dans les nies non balayées où le vent joue avec des papiers gras et des vieux journaux, s’entassent poubelles et sacs d’ordures.Des incendies spontanés ou provoqués répandent de puantes odeurs.D’autres inconvénients assaillent les Montréalais.Et le maire si chatouilleux d’ordinaire sur l’esthétique de sa ville ne semble rien faire pour la rendre vivable.Les rats, dit-on, s’en donnent à coeur joie.Les cancrelats, blattes et autres co- Sucrelles sortent des murs et ainsi n’est-pas étonnant que tant d’habitants de Montreal aient le cafard.Louis-Martin TARD Z 'Hydro, .mais avec qui?par Gilles Lesage QUEBEC - Même si l’Hydro-Qué-bec, “automatiquement, a tous les pouvoirs d’assumer la gérance ou le principe de la gérance", il n’en reste pas moins encore plusieurs questions en suspens en ce qui a trait à la réalisation du projet hydro-électrique de la Baie James.C’est la conclusion qu'il faut tirer de propos assez sibyllins tenus hier par le premier ministre, tant à l’Assemblée nationale qu’en réponse aux questions des journalistes.Le Dr Camille Laurin, leader parlementaire du Parti québécois, a posé trois questions précises: • Est-il exact, ainsi que “Le Soleil” l’annonce, que le gouvernement a décidé de confier à l’Hydro-Québec le rôle de maître d’oeuvre ou de gérance de la Baie James?• Est-il exact que la Société-d’énergie de la Baie James (filiale de la Société de développement dont 1’Hydro détient la majorité des actions) aura un certain rôle de surveillance?• Est-il exact que le gouvernement retarde la décision quant a la nécessité que l'Hydro s’adjoigne une firme américaine, Bechtel, croit-on savoir?A ces questions, M.Robert Bourassa répond que le “principe de la gérance” a été confié à l’Hydro-Québec par l’Assemblée nationale lorsque, en juillet dernier, il fut convenu que le développement des ressources hydro-électriques de la Baie James serait effectué par une filiale de la SDBJ dont la majorité des actions, en fait 70 pour cent, sont détenues par l’Hydro.Mais le problème est loin d’être réglé.Le premier ministre pose lui-meme les questions sans y répondre.“Comment s’appliquera cette gérance, avec l’entreprise privée ou non?Dans quelle mesure l’entreprise privée jouera un rôle?Est-ce que ce seront des firmes québécoises ou autres?Tout cela sera discuté à la commission parlementaire.” M.Laurin insiste, M.Bourassa ajoute que l'Hydro aura l’occasion d’expli- Voir page 2: L'Hydro-Québec L'appel au cessez-le-feu n'a pas mis fin aux attentats à Belfast BELFAST (AFP - Reuter) - La trêve illimitée instituée par l’aile officielle de 1TRA ria pas mis fin aux violences à Belfast.En dépit de l’appel au cessez-le-feu venu dimanche de Dublin, des fusillades et des attentats ont continué depuis d’ensanglanter la capitale des six comtés.< Dans le quartier catholique d’Ardoyne, à Belfast, les soldats britanniques ont été pris sous le feu intense de tireurs embusqués.Deux soldats ont été blessés, ainsi que cinq francs-tireurs.A Belfast également, dans un autre, quartier de la ville, deux hommes et une femme armés de mitraillettes et de pis- tolets ont fait irruption dans une brasserie, hier matin, et ordonné au personnel de quitter les lieux.Ils ont ensuite placé des bombes qui ont explosé et provoqué des dégâts estimés à quelque 250,000 livres ($650,000.) Dans la banlieue de la ville, deux engins de forte puissance ont explosé en matinée dans une fabrique de bouteilles.Il n’y a pas eu de blessés, mais l’usine a subi des dégâts importants.Hier soir, deux civils et un soldat britannique ont été blessés par l’explosion d’une oombe de forte puissance dans une caserne de la police de Springfield Road.L’appel à la trêve - pour une durée indéterminée - a été lancé par les "officiais” de TIRA qui veulent avant tout réunir l’Irlande dans une république socialiste.Mais la plupart des actes de violence de ces dernières années ont été commis par la branche des "Provisionals", beaucoup plus intransigeante et qui a affirmé qu’efie poursuivrait le combat.Les Provisionals, partisans d’une république unifiée d’Irlande plus traditionnelle et plus à droite, réclament le départ de la province de toutes les troupes britanniques.Leur leader à Londonderry, M.Martin McGuinness, a confirmé dans une interview à la radio, hier ma-Voir page 2: À Belfast / Un coin de üaérogare de Lod, à Tel Aviv: dans les débris divers et les flaques de sang, un employé d'EI Al ramasse une chaussure de femme perdue dans la panique.(Téléphoto AP) JP* « T.La forêt brûle Les orages pourraient aggraver la situation QUEBEC (CP) Il ne pleuvra pas assez abondamment au Québec dans les jours prochains pour éteindre les nombreux incendies qui ravagent les forêts de la province.On craint même que les orages attendus n’aggravent la situation, et que la foudre n’allume d’autres foyers d’incendie dans les forêts desséchées.On compte depuis le printemps deux fois plus de feux de forêts au Québec qu’au cours de la même période l’an dernier.Jusqu’à maintenant, on a enregistré 487 feux de brousse et de forêt en comparaison de 208 l’année dernière.Cette année, les incendies ont déjà détrait 43,000 acres en comparaison de 17,000 l’an dernier.Lundi soir, 97 incendies faisaient rage dans les forêts du Québec: 39 dans le nord-ouest de la province, 25 dans l’Ou-laouais et 12 dans la région de la Mauri-cie.Treize de ces incendies n’avaient pas été maîtrisés et avaient ravagé 23,500 acres de boisés.Près de 75% des dégâts matériels résultant d’incendies en forêt ont été faits dans le nord-ouest de la province, où il n’a pas plu depuis quatre semaines.Selon un porte-parole du Centre de coordination de lutte contre les incen- Voir page 2: Les orages Le Québec manque sérieusement d'hygiénistes dentaires (le CSE) parGérald LeBlanc Considérant que le Québec aura besoin de 150 hygiénistes dentaires d’ici cinq ans, le Conseil supérieur de l’éducation recommande la création immédiate d’un programme de formation de ces spécialistes des soins préventifs, tel que cela existe dans le reste du Canada.Cette recommandation est contenue dans le rapport sur “l’Enseignement des techniques de la santé au cegep" que le CSE vient de remettre au ministre de l’éducation.Préparé depuis 1969 sous la direction d’un comité constitué des docteurs Jean-Paul Lussier, et Jean-Marie Bourgault ainsi que de Mme Georgette Marchand, ce rapport souligne la faiblesse généralisée au Québec des trois professions auxiliaires à la chirurgie dentaire: l’hygiéniste, l’assistant et le technicien dentaire.“La profession dentaire au Québec, lit-on en page 38 du rapport, est dans tout le Canada, celle qui est la moins bien entourée par les professions auxiliaires mentionnées, compte tenu de ses dimensions et de ses obligations".Cette situation est particulièrement critique en ce qui concerne les hygiénistes dentaires dont le rôle devient de plus en plus important dans le cadre des services communautaires.Or il n’existe présentement au Québec que 15 personnes officiellement inscrites comme hygiénistes dentaires.Toutes ces personnes ont été formées à l’étranger et la plupart ne parle pas le français.Considérant qu'il en faudrait au moins 150 d'ici cinq ans - ce qui laisserait le Québec au-dessous du niveau ontarien - le CSE recommande la création immédiate d’un programme de forma- La sécurité au travail Pour le ministre du travail, M.Jean Cournoyer, contrevenir aux règlements sur la sécurité industrielle et sur la sécurité dans les chantiers de construction n’est ni plus ni moins qu’un acte de négligence criminelle et la nouvelle loi sur la sécurité que le gouvernement doit adopter dans les prochains mois comportera des amendes sévères pour les contrevenants à ces règlements.M.Cournoyer, qui prenait la parole à la conférence annuelle du Conseil canadien de la sécurité, à Montréal, a pré- tion de ces spécialistes en soins dentaires préventifs.Du côté assistants et les techniciens dentaires, il semble que le problème soit plutôt d'ordre qualitatif que quantitatif."Ces deux professions se sont ah- Voir page 2: Hygiénistes cisé que le projet de loi était en voie de préparation.Il refondra, a dit le ministre, les règlements de sécurité touchant trois ministères: les mines et les ressources naturelles, du travail et des affaires municipales.Le gouvernement n’a pas encore décidé quel ministère sera chargé de l’application des règlements.Le projet de loi régira aussi l’hygiène industrielle (éclairage, bruit, chaleur, etc.), problèmes qui peuvent se tradui- Voir page 2: Jean Cournoyer J.Cournoyer promet une loi prévoyant de fortes amendes \ « 2® Le Devoir, mercredi 31 mai 1972 suites de la première page JEAN COURNOYER re par des “maladies industrielles”.Le gouvernement a prévu pour des infractions des amendes s’élevant jusqu'à $50,000.A l’heure actuelle, les amendes pour des infractions aux règlements de securité ne dépassent pas $2,000.“De telles infractions sont des actes de négligence criminelle, a déclaré M.Cournoyer, et les contrevenants devront être traités comme des criminels”.Les ouvriers qui ne respecteront pas les règlement seront eux aussi passibles de certaines amendes, a ajouté M.Cournoyer.L’unification des normes de sécurité du gouvernement, à poursuivi M.Cournoyer, découle d’une décision logique puisque il existe en fin de compte peu de différence entre le degré et le type de danger que courent les ouvriers de divers secteurs.Par exemple, les mesures de sécurité que l’on doit appliquer dans le creusage d’une galerie de mine ne diffèrent Jean-Pierre Goyer commente ta mise en garde de Bourassa OTTAWA (par Jean-Pierre Bonhomme) - Le solliciteur général du Canada.M.Jean-Pierre Goyer, a écrit hier à la sortie des Communes qu’il ne serait pas opportun à l’heure actuelle d’ouvrir de nouvelles négociations avec le gouvernement du Québec concernant le partage fiscal, étant donné l’impossibilité dans laquelle Ottawa et Québec se trouvent de régler leur différend dans les autres domaines, dont celui des affaires sociales.“On n’a pas pu faire un pas dans le domaine social”, a expliqué M.Goyer,” comment pourrions-nous progresser dans de toutes nouvelles négociations sur le partage fiscal?” Des journaux ont rapporté des déclarations que le premier ministre du Québec.M.Robert Bourassa.a faites dimanche devant les militants libéraux et selon lesquelles les tensions entre les deux niveaux de gouvernement pourraient devenir dangereuses, si la question du “pouvoir de dépenser” n’était pas réglée.Le solliciteur général a été le seul ministre fédéral a commenter la mise en garde du premier ministre Bourassa.Aux Communes la question n’a pas été évoquée hier.Le député indépendant de Joliette, M.Roch LaSalle, le seul à interroger couramment le gouvernement sur le contentieux canado-québécois s’est levé pendant toute la période réservée aux questions, mais le président M.Lucien La-moureux.ne l'as pas reconnu.Hors des Communes, d’autre part, le secrétaire parlementaire du ministre de la santé, le député de Papineau, M.André Ouellet s’est attardé pour exprimer devant les journalistes québécois la position du gouvernement fédéral en ce qui concerne le partage des juridictions en matière d’allocations familiales.Il a expliqué que le gouvernement d’Ottawa laisse au Québec la liberté de concevoir son propre régime d’allocations pourvu que ce soit à l’intérieur de certaines normes communes à toutes les provinces.B a indiqué d’autre part que le gouvernement fédéral ne consentira pas à céder la juridiction qu’il possède concurramment avec les povinces dans le domaine des prestations sociales.Le député a souligné à plusieurs reprises que le gouvernement fédéral juge que c'est au Québec de jouer et de faire connaître ses propositions sur la manière d’ajuster le plan québécois d’allocations familiales à celui d’Ottawa.On sait que les négociations entre les deux gouvernements sur les régimes d’allocations familiales ont été rompues récemment, le ministre québécois des affaires sociales du Quebec, M.Claude Castonguay, jugeant qu’elles étaient devenues inutiles.pas tellement des mesures que l’on doit appliquer dans le creusage d’un tunnel de métro.M.Cournoyer a ajouté que des comités de sécurité, composés de représentants de la direction et des syndicats, seraient mis sur pied dans plusieurs régions de la province.HYGIÉNISTES mentées jusqu'à présent, lit-on en page 39, a l’aide de programmes offerts le soir, dont les contenus sont très en-dessous des normes préconisées.Si le nombre des membres n'est pas négligeable, la qualité de la formation dans la plupart des cas laisse à désirer." Le CSE recommande en conséquence d’introduire un programme de formation d’assistant dentaire dans au moins deux polyvalentes de Montréal, dès maintenant, et, d’ici deux ans, à Québec et dans les autres villes de la province.Depuis 1968 le Cegep Edouard-Mont-petit de Longueuil offre un programme de formation de technicien dentaire qui confectionne, selon les ordonnances du dentiste, les pièces de prothèse fixes ou amovibles et exécute les autres travaux de laboratoire.Le CSE recommande de maintenir ce cours et d'attendre que les diplômés du Cegep Edouard-Montpetit se soient mesures aux conditions du marché du travail avant d'intensifier le recrutement de ce programme.Les techniques dentaires ne constituent qu’un des points abordés dans le rapport qui touche l’ensemble des techniques de la santé enseignées au niveau collégial.Des 27 professions, qui sont enseignées à ce niveau en Amérique du Nord, les cegeps québécois offrent des programmes dans les 11 techniques suivantes: dentaires, de laboratoire médical, d’inhalothérapie, de radiognostic, de médecine nucléaire, de radiothérapie, de réadaptation, d’infirmerie de diététique, d’assitance sociale et d'archives médicales.Faute de données consistantes à travers les sources officielles, le CSE souligne, cependant, qu’il n’a pu procéder aux comparaisons et aux prévisions qui auraient permis une planification de la main-d’œuvre pour le secteur de la santé qui gruge le quart du budget provincial.Après bien d’autres organismes le CSE formule en conséquence le souhait que le gouvernement du Québec crée “le plus tôt possible” son propre bureau de la statistique.En ce qui regarde l’aspect qualitatif de la formation offerte dans les cegeps, le rapport du CSE rappelle la nécessité de maintenir des liens très étroits entre le cegep, où se donne l’enseignement, et l’hôpital, où se donnent les soins.On donne cependant peu d’indications sur la façon de resserrer ces liens.“On cherche encore, en ce moment, une formule qui favoriserait l’intégration de l’étudiant dans le contexte hospitalier, sans lui faire perdre son appartenance au milieu étudiant du cegep”.On se contente de recommander des échanges de vues constants entre les ministères de l’éducation et des affaires sociales ainsi que la création d’un comité consultatif cegep-hôpital et d’une équipe de coordination regroupant des représentants des deux milieux.Au niveau des programmes offerts dans les cegeps, on recommande d’adapter les cours de culture générale à ceux offerts à l’intérieur des techniques de la santé.“Nous verrions bien par exemple, lit-on en page 24, pour les techniciens de la santé que l’enseignement de la philosophie aborde la philosophie des sciences et se tourne également vers des thèmes comme le corps, la vie, la maladie, la mort, la souffrance, etc.et que, d’autre part, l’enseignement de la littérature se penche sur des auteurs qui, dans leurs œuvres, ont exposé les drames auxquels sont exposés les humains dans leurs luttes pour la vie et la santé.” On recommande également la création d’un “professionel court” pour certaines techniques, dont l’apprentissage ne requiert pas les six sessions actuellement requises dans tous les programmes offerts dans le secteur professionnel des cegeps.Parmi les 27 recommandations contenues à la fin de ce rapport de 76 pages, on demande la création de techniciens-moniteurs pour aider les professeurs à envisager les aspects pratiques de leurs fonctions.Par ailleurs, on recommande à la Direction générale de l’enseignement collégial (DIGEC) de se montrer très prudente avant d’accorder à un cegep la permission d’offrir l’une ou l’autre technique de la santé.On demande spécialement de tenu- compte des ouvertures sur le marché du travail et des places disponibles pour les stages.Dans le même sens, on recommande - “pour assurer un enseignement de qualité à un coût minimum” - une formule de régionalisation complète ou partielle des options.Une autre recommandation suggère de rapatrier dans les cegeps tous les programmes de niveau collégial qui se donnent soit à l’université soit dans des “écoles-maisons”.Considérant que les programmes d’étude sont en dernier ressort la responsabilité du ministère de l’éducation, le CSE recommande également que seuls les examens du cegep soient nécessaires pour l’exercice des diverses professions de techniques de la santé.Ce qui signifierait.dans le cas des techniques radiologiques, par exemple, que la Société des techniciens en radiologie du Québec abandonne ses propres examens pour l’admission de ses membres.LES DÉBARDEURS tournés au travail” aujourd’hui, le manque de travail dû à l’absence .des navires “aurait augmenté de $3 millions les débourses prévus pour la sécurité d'emploi” et obligé l’Association à augmenter conséquemment de 50% à 75% les droits de manutention.Pareille mesure, conclut là-dessus Me Mulroney, éloignerait les navires des trois grands ports québécois "et il s’ensuivrait une augmentation intolérable sur les cargaisons qu’il nous resterait à manutentionner”.Me Mulroney et M.Masters ont fait ensuite l’historique du conflit en cours.Au début de mai, rappellent-ils, un litige survint quant au déploiement de la main-d’œuvre.Les parties n’ayant pu s’entendre sur l’interprétation d’une clause de la convention collective, rapportent-ils, l’Association des employeurs maritimes proposa de s'en remettre à la décision du juge en chef Alan B.Gold, ainsi que l’exige la procédure d’arbitrage obligatoire prévu au contrat de travail pour tous les différends qui surgissent entre les parties hors des périodes de négociation.Les porte-parole de la partie patronale précisent que le syndicat refusa cette procédure en l’occurrence, s'engagea à la mi-mai dans “une grève illégale” et ignora par la suite une injonction de retour au travail émise par la Cour supérieure.“A la requête formelle” du juge Yves Leduc de la Cour supérieure, poursuivent-ils, les parties se rencontrèrent vendredi dernier en présence de représentants du ministère fédéral du travail: la partie patronale proposa de nouveau l’arbitrage; la partie syndicale renouvela son refus.Me Mulroney et M.Masters notent qu’après la signature de la convention coUective, ce printemps, le syndicat “a-vait publiquement exprimé sa satisfaction”, l’entente prévoyant un salaire horaire minimum de $6.51, y inclus les bénéfices marginaux, et une sécurité d’emploi “sans égale dans l’industrie portuaire à travers le monde”.LES ORAGES dies de forêts du ministère des terres et forêts, à Québec, les régions les plus menacées par l’élément destructeur sont celles de Senneterre, Val-d’Or, Té-miscamingue et Rouyn.L’incendie qui menaçait la petite municipalité de Saint-Zénon, à quelques milles au sud de Saint-Michel-des-Saints, a été maîtrisé hier grâce à l’intervention d’un avion-citerne du gouvernement.Les flammes s’étaient approchées à une centaine de verges de la route 43 conduisant à Saint-Zenon et la ville avait été isolée pendant trois heu- La commission Gendron Le mandat ne sera pas prolongé QUEBEC (par G.L.) - Le mandat de la commission d’enquête Gendron ne sera pas prolongé au-delà de l'année en cours.C’est ce que le premier ministre a fait savoir à l’Assemblée nationale, hier, puis ensuite au président de la commission d'enquête sur l’état de la langue française au Québec.Dans un communiqué publié en soirée, M.Bourassa precise qu'il a informé M.Gendron qu'il a l’intention de dissoudre la commission au plus tard le 31 décembre de cette année.M.Gendron venait de lui faire savoir qu’il n'était pas en mesure de lui remettre des recommandations concernant la langue de travail.Le premier ministre a d'autre part “convoqué” les cinq commissaires à son bureau, cet après-midi.C’est en octobre dernier que le mandat de la commission a été prolongé d’une autre année.La rumeur voulait qu’il y ait un autre délai.Il n'en est pas question.Mais ce que ria pas dit le laconique communiqué de M.Bourassa, c'est que M.Gendron n’a pas demandé une nouvelle prolongation de son mandat.Il lui a toutefois expliqué, ce que ne dit pas non plus le bref communiqué, que les sujets confiés à l'examen de la commission sont étroitement interreliés, qu'il est à toutes fins utiles impossible de les dissoudre.Ceci dit, la commission veut compléter ses travaux à la date décre- res.Au nord-ouest de Saint-Zénon, un autre incendie a déjà détruit 100 acres de forêt.Dans toute la province, des avions-citernes du gouvernement de type CL-215 et des avions Canson ont été mis en service pour combattre les flammes.Plus de mille volontaires ont été mobilisés jusqu’ici pour combattre les incendies.Le ministère des terres et forêts a déjà interdit la circulation en forêt dans une vaste région s’étendant au nord du Saint-Laurent, entre la vallée de l’Outaouais et la frontière ontarienne à l’ouest et les rivières Saguenay et Péribonka à l’est.À BELFAST tin, que la campagne de violence se poursuivrait.L’aile officielle a de son côté précisé qu’eUe lançait un appel à la trêve pour éviter de dresser les communautés catholique et protestante directement l’une contre l’autre.Les officiais espèrent notamment apaiser les craintes des extrémistes protestants qui parlaient de prendre à leur tour les armes pour mettre au pas les catholiques trop excités.La réaction protestante à l’annonce de la trêve a été réservée.L'ancien premier ministre d’Ulster, M.Brian Faulkner, a déclaré qu’il ne croyait pas à l’efficacité de la trêve.Les autorités britanniques, tout en accueiUant favorablement tout progrès vers la paix, doutent également qu’il s’agisse d’un réel événement majeur.L HYORO-OUÉBEC quer “comment elle entend appliquer la gérance du projet.” Il est clair, dans la loi, poursuit le premier ministre, que l’Hydro-Québec peut assumer la gérance du projet de la Baid James.On verra les arguments qui seront proposés de part et d’autre pour l’apphcation de cette gérance et, s’il y a lieu, le conseil des ministres pourra prendre des décisions.Mais ces décisions doivent se prendre conformément à la loi de l’Hydro-Québec et conformément au bill 50.” Les deux présidents en cause.MM.Roland Giroux, de l’Hydro et Pierre Nadeau, de la SDBJ, ont fait part à la commission parlementaire de vues diamétralement opposées sur cette fameuse question de la gérance du contrat de près de six milliards de dollars.Le premier a demandé un “mandat clair et net” pour que l’Hydro soit maltre-d’œuvre, quitte à ce quelle s’adjoigne les services d’une grande entreprise spécialisée dans ce genre d'ouvrages, la société Bechtel, finale d’une société américaine.Le second a proposé plutôt que la gérance soit confiée à l’entreprise privée québécoise, en l’occurrence un consortium formé des sociétés d’ingénieurs Surveyer-Nenni-ger-Chênevert, et Janin.M.Bourassa, croit-on, tentera de couper la’poire en deux tout en confiant la gérance à l’Hydro, il ferait en sorte que la société para-étatique fasse appel à l’entreprise privée, de préférence qué- bécoise."Rien n'empêche l’Hydro-Qué-bec, comme elle l’a fait à la Manicoua-gan, de passer des contrats à l’entreprise privée.Mais je vois difficilement Suoi l’Hydro-Québec devrait faire à une société américaine, a confié le premier ministre.Il n’est pas d’accord avec 1'Hydro, qui prétend que seul un mandat clair et net en sa faveur facilitera le financement du projet.Selon lui, les propositions de financement sont nombreuses, mais il n’est pas urgent de prendre une décision.Au surplus, a-t-il ajouté, “le crédit de la province est aussi bon que celui de l’Hydro-Québec”.D'où vient l’insistance de l'Hydro?Il faut le lui demander, rétorque M.Bourassa.L’Opposition s’en chargera demain devant la commission parlementaire.(30) LES COLS BLEUS toujours prête à rencontrer les dirigeants syndicaux mais a précisé que l’initiative d’une telle rencontre devrait venir du conciliateur Dansereau.La réunion du comité exécutif, a d’autre part, été perturbée pendant quelques minutes par les klaxons d’une cinquantaine d’automobiles conduites par des grévistes venus manifester en face de rhôtel-de-ville.Pour sa part, M.Lawrence Hanigan, président du comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal, a déclaré que M.Roger Lampron, président du syndicat des cols bleus, avait officiellement confirmé son refus de la formule concernant la sécurité d’emploi des cols bleus transférés de la Ville de Montréal à la CUM.M.Hanigan a ajouté qu’il n’avait pas l’intention de formuler une nouvelle proposition pour l’instant mais qu'il demeure ouvert à toute discussion sur cette question de la sécurité d’emploi.Hier matin, des ingénieurs de la Ville, escortés par des policiers, ont dû intervenir pour réparer une importante fuite d’eau qui a causé l’inondation du secteur entourant l’intersection des rues Notre-Dame et de la Montagne.NOUVELLE CULTURE Suite de la page 3 en fonction de l’avenir et qu’on note chez eux un intérêt nouveau pour des comportements pré-industriels, ou pour des religions spiritualistes très variées, allant de l’hindouisme aux formes “sauvages” de christianisme inspiré.Le conférencier a alors conclu en soulignant l’extrême diversité des comportements individuels grandement motivés par le refus du monde des adultes.Il a aussi rappelé les contradictions internes de ce mouvement qui refuse le monde actuel alors qu’il dépend étroitement de la société industrielle pour sa propre survie.Z ENQUÊTE Suite de la page 3 Charles Gagnon et Jacques Larue-Lan-glois.Hier, Me Lemieux a déclaré qu’il avait été accueilli avec enthousiasme par tée par le gouvernement.D autre part, la commission, croit-on savoir, serait disposée à faire part à la population de ses activités, de soumettre ce qu’on appelle un "progress report”.Pour ce faire, il lui faudrait le "nihil obstat" que le gouvernement lui a refusé jusqu'à ce jour, semble-t-il.M.Gendron et les autres commissaires sont fort conscients des critiques que suscitent les nombreux délais dans leur recherche.Mais ils auraient des explications pertinentes qui feraient mieux comprendre le sérieux de leur démarche, s'ils pouvaient les donner.M.Bourassa permettra-t-il à la commission de lever le voile sur les travaux qu elle poursuit depuis trois ans et demi?les détenus avec qùi il a pu longuement s’entretenir.Il a dit que les détenus et les gardiens, en général, partageaient ses opinions sur la situation actuelle au Québec et qu ils avaient nettement l’impression que les vrais coupables n’étaient pas derrière les barreaux.Me Lemieux a dit_ que les détenus lui avaient fait une fête avant son départ, hier matin, et qu'ils lui avaient dit qu'il serait toujours "le bienvenu”.Quant au reste.Me Lemfèux affirme que les conditions de détention de Jacques Rose, depuis 17 mois, dans l'édifice de la rue Parthenais, sont les plus “brutales et barbares qu'un détenu ait jamais connues au pays”.Il accuse la justice d'être la collaboratrice de r’establishment”, et d’avoir fait plusieurs "coups” contre lui et son client: changement d'accusation à la dernière minute, procès dans une enceinte policière intimidante pour les jurés et les défendeurs, retard de la mise en application de la nouvelle loi des jurés, changement de juge, à la dernière minute, dans l’audition de la requête en cautionnement, passage à tabac de son frère Paul et des deux sœurs de l'accusé, torture déguisée de Jacques Rose depuis 18 mois, etc."La justice, dit Me Lemieux, ne se mesure pas dans l’abstrait.Elle se mesure dans chaque acte de la société en dehors du palais de justice et dans chaque cause à l'intérieur du palais de justice.Et si on la mesure dans cette cause la justice "libérale" au Québec est scandaleuse, grotesque, faciste, barbare et coloniale "., Une seconde requête doit être signifiée au juge Eugène Marquis, qui a présidé le procès de Jacques Rose, pour 3u'il rappelle les jurés et leur demande e reprendre leurs libérations."On ne lâchera pas, de dire Me Lemieux.La bataille se continue”.Des responsables de Greenpeace expulsés de France PARIS (AFP) - M.Ben Metcalf, de Vancouver, directeur de la Fondation Greenpeace, mouvement international de protestation contre les explosions nucléaires, et son épouse ainsi que deux autres Canadiens de Montréal, M.et Mme Reid, ont été expulsés de France, à leur arrivée, samedi, à Paris, annoncent des responsables de la Fondation Greenpeace.Les quatre Canadiens ont été mis dans un train et conduits à la frontière italienne.Le mouvement Greenpeace a entrepris plus particulièrement une campagne de protestation contré les expériences atomiques françaises qui se déroulent dans l'océan Pacifique et tout spécialement contre l’explosion d’une bombe à hydro-oônp nrpvnp dans Ips premiers iours de juin au large de l’atoll de Murroa, au sud-est de Tahiti.Tout s’est bien passé à Sherbrooke, M.Bouchard?f Les plus grands manufacturiers pnt choisi Tapis Métropolitain pour vider leurs entrepôts.Vente d’entrepôt de tapis ÉPARGNEZ JUSQU'A 60% SUR TAPIS MARQUES RECONNUES CHEZ MÉTROPOLITAIN noue 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plupart des régions qui ne sont pas desservies par un bureau de CP-CN Télécommunications.Le dernier message en Morse à être transmis sur le réseau de CP-CN Télécommunications au Canada a été adressé à M.Kevin Kehoe, directeur, région atlantique, CP Télécommunications, par René Chevalier, agent-opérateur de CP Rail à Batiscan.Le télégramme se Usait comme suit: "Voici le dernier message télégraphique en code Morse au Canada, 'Que fait donc Dieu?'” This is the last telegram via Morse Code in Canada, What Hath God Wrought?”' C’est la répétition du premier message transmis par Samuel Morse à son adjoint, Alfred Vail, à Baltimore, le 24 mai 1844.Temiscaming: l'usine pourrait être rachetée TEMISCAMING, Qué.(PC) - Plus de 800 employés de la Compagnie Internationale de papier Ltée.qui doivent perdre leur emploi, aujourd’hui quand le moulin local de la compagnie fermera ses portes, ont appris que le moulin pourrait reprendre sa production en septembre, après avoir été confié à une nouvelle administration.Le Dr Gilbert Théberge, député fédéral du comté, a en effet fait savoir, lundi soir, au cours d’une assemblée de citoyens, qu’il y avait de grands espoirs que le moulin, unique industrie et employeur de la ville, soit vendu, rénové et remis en marche le 1er septembre prochain.Il a promis une réponse définitive aux travailleurs de la CIP d’ici un mois.Le moulin, situé à la frontière séparant le Québec et l’Ontario, doit cesser toute production, à 16 heures, cet après-midi, mettant ainsi à pied 550 travailleurs du moulin même et 325 travailleurs de la forêt alimentant le moulin.Il semble que le moulin sera géré par un groupe d’anciens administrateurs de la CIP, conjointement avec le gouvernement provincial.M.J.P.Chantier, ancien vice-président de la CIP, a déclaré que des consultations étaient en cours depuis la fin de mars en vue d’un tel projet et que Ton pouvait esperer.Le gouvernement provincial a semblé favorable au projet.Le groupe devra toutefois recevoir Tappui financier d’autres sources avant de pouvoir mettre le projet à exécution, a-t-il ajouté, en nommant le gouvernement fédéral, les banques, des investisseurs privés, les chemins de fer et autres.De plus, la Commission des valeurs mobilières du Québec devra donner son approbation à la transaction.La CIP avait annoncé la fermeture du moulin de Témiscaming, à Montréal, en invoouant l’insuffisance des commandes, les déficits répétés des dernières années et l’impossibilité d’une diversification de la production.Le moulin avait été construit par Riordon Paper Co., en 1919.CIP en a fait l’acquisition en 1925; sa capacité annuelle de production était de 154.000 tonnes.En 1971, la production a été de 129,000 tonnes et la compagnie avait évalué à 73,000 toi.nes la production nécessaire en 1972.M.Tetley dénonce le manifeste du PQ par Pierre-L.O'Neill Selon le ministre québécois des institutions financières, M.William Tetley, l’application du manifeste du Parti québécois pourrait être catastrophique pour les Québécois.Parlant devant les membres du club Saint-George Kiwanis de Montréal, il a émis l’opinion hier que le document intitulé "Quand nous serons vraiment chez nous” ne fournit pas la solution au Québec mais illustre plutôt la frustration d’une grande partie de la population.Rappelant les manifestations de violence des dernières années, M.Tetley s’est dit d’avis que cette frustration constitue un phénomène dangereux.Le manifeste du PQ, explique-t-il, suggère l’institution d’un Etat centraliste et socialiste qui limiterait la liberté écono- par Gilles Provost La “contre-culture” de la jeunesse actuelle semble purement religieuse, séculière ou profane mais elle possède pourtant une dimension sacrée de grande importance, a déclaré hier le sociologue Jacques Lazure, lors de la conférence d’ouverture du congrès de la Société canadienne pour l'étude de la religion, à l'universite McGill.En effet, a-t-il déclaré, “la contestation de la jeunesse dépasse le niveau des moyens utilisés par les adultes pour accéder à la recherche de valeurs et de la signification ultime des personnes et de la société.” A ses yeux, c’est cette remise en question radicale du sens de la vie humaine qui constitue la donnée fondamentalement religieuse et sacrée de la “nouvelle culture” des jeunes.Pour cette réflexion, M.Lazure ne définit pas le sacré en relation avec un au-dela transcendant qui intervient dans “notre monde”.Pour lui, le sacré, c'est la tâche ou l'exigence suprême, l’absolu qui commande toutes les autres images d’un individu.Dans ces conditions, le sacre de cette nouvelle culture qui cherche à défi- mique tout autant que la liberté individuelle.En outre, le ministre des institutions financières, des compagnies et des coopératives croit que le manifeste n’apporte pas la réponse à d’importantes questions concernant notamment la langue, l’éducation, le marché commun ainsi que le coût de réalisation du plan proposé.Sur la question de la langue, M.Tetley estime que le Parti québécois est lui-même profondément divisé de l’intérieur.Il fait état de deux tendances opposées, l’une prônant l’unilinguisme et l’autre une vague forme de bilinguisme.Cette impuissance à articuler une politique linguistique claire, dit-il, constitue la plus grave faiblesse du manifeste péquiste.nir un nouvel avenir, c’est de créer de l’être nouveau.C’est la créativité et la volonté de vivre des expériences et des valeurs nouvelles.Tout le reste devient “profane et irréel”.Selon M.Lazure, le sacré des adultes est donc tout à fait marginal et “profane” pour les membres de la nouvelle culture.Les jeunes, estime-t-il, sont de moins en moins intéressés par les Eglises formelles attachées au passé par leur tradition, empêtrées dans leur théologie bureaucratique et finalement liées à l’ordre social actuel qu’elles défendent en voulant défendre leur propre héritage.L’assistance, toutefois, a contesté certaines affirmation de M.Lazure: un auditeur, par exemple, a souligné que le “sacre imminent au profane’v des jeunes ne leur est pas particulier; il n’est que l’aboutissement logique de toute l'évolution du monde occidental depuis la renaissance: l’homme refuse maintenant de mettre son absolu dans un “autre monde.” D'autres ont insisté sur le fait que les jeunes ne se définissent pas tellement Voir page 2: Nouvelle Culture Cette confusion que le ministre libéral perçoit chez les péquistes, lui semble d’autant illogique qu’il fait de la question linguistique un élément fondamental de la thèse séparatiste.Et à titre d’exemple, il se demande qu’elle sera la langue officielle au sein d’un marché commun entre le Québec et le reste du Canada.Mais le ministre Tetley insiste également sur ce qui lui parait être les principales ambiguités du manifeste “Quand nous serons vraiment chez-nous”.Ainsi, il souligne que le Québec ne pourrait prétendre avec réalisme se séparer alors que le monde économique moderne a tendance à l’ouverture.“Ce serait très difficile et les sacrifices seraient extrêmement élevés.” Toujours selon M.Tetley, le manifeste du PQ fait porter une large part de son argumentation sur la mise en place d’un marché commun avec le reste du Canada mais omet d’en préciser les modalités.Et pourquoi, se demande-t-il, a-t-on évité d’élaborer sur le système monétaire?Un article du manifeste péquiste reconnaît: “Il est évident que l’indépendance va provoquer un déplacement vers Toronto de la majorité des grands sièges sociaux, de compagnies dites nationales, présentement établis à Montréal.“A partir de cette admission, le ministre Tetley affirme que le Parti québécois reléguera le Québec au rang de succursale industrielle.Il soutient encore qu’en risquant écarter du Québec les grandes sociétés nationales et multinationales, le Parti québécois privera le Québec d’un “know how” inestimable et causera un retard irréparable au chapitre des méthodes techniques et administratives.Enfin, le ministre Tetley croit que le manifeste du PQ dégage une inquiétante tendance à priver le citoyen de sa liberté.Et ces contraintes, il les coup-çonne autant sur le plan économique qu’individuel.A titre d’exemple, il rappelle que le manifeste propose le contrôle des média d’information.C’est pourquoi, il lui apparaît plus inquiétant encore que le manifeste évite d’élaborer davantage sur la question des libertés individuelles.La Nouvelle Culture: un nouveau sens du sacré Après la sortie de prison de Me Lemieux L'enquête sur les “fuites” de jurés cesse brusquement par Guy Deshaies L’enquête ordonnée par le juge Alphonse Barbeau relativement aux circonstances qui ont permis à Me Robert Lemieux de connaître le contenu des délibérations des jurés, au procès de Jacques Rose, a pris fin comme par enchantement, hier matin, tandis que le juge prenait en déübéré la reouête en cautionnement présentée par Me Lemieux au nom de son client.Le tout s'est déroulé en moins de dix minutes alors que les quelque 50 personnes intéressées à cette affaire se voyaient interdire l’entrée dans la cour par les policiers.C'est Me Stephen Cuddihy qui a ouvert le débat en déclarant à la cour qu’il n’avait pas d’autres témoins à faire entendre au sujet de l'enquête ordonnée par le tribunal pour mettre en lumière les circonstances qui ont permis à Me Lemieux de dévoiler le contenu des délibérations des jurés au procès de son client.jc888BwwiuyyyyiiyjiiMuyuwwtm«iwiwiiiww.Miw»juuuuuuuuj^yiyyyiyjyyyuyyuuiiyiiiiuu(isw»Rwww On sait que les jurés n'ont pu se mettre d’accord sur un verdict et que.d'après Me Lemieux, deux d'entre eux lui ont confié qu’un seul juré voulait déclarer l'accusé coupable de l’enlèvement de Pierre Laporte.Dans les allégués de sa requête, Me Lemieux faisait état de ces confidences reçues de la part de quelques jurés et c’est sur ce point que le juge Alphonse Barbeau avait demandé une enquête.Le 12 mai dernier donc, le juge refusait d’accorder à Me Lemieux le droit de se désister de sa requête et Me Cuddihy mettait son collègue de la défense dans la boite aux témoins pour tenter de lui faire dire les noms des ju rés qui lui auraient révélé que onze d’entre eux voulaient acquitter Jacques Rose.Me Lemieux, s’appuyant notamment sur le respect de son secret professionnel d'avocat, refusait de due les Les 3 chefs syndicaux sont déboutés en cour supérieure (par Guy Deshaies) Le juge Guy Ma-thièu, de la cour supérieure du district de Montréal, a rejeté, hier, la requête de MM.Louis Laberge, Marcel Pepin et Yvon Charbonneau, pour que le droit de grève, dans certaines institutions où ils représentent des syndiqués, soit assuré malgré les dispositions du bill 19 qui suspend ce droit.MM.Laberge, Pepin et Charbonneau, au nom des centrales syndicales qu’ils représentent, ainsi qu'un certain nombre de présidents de syndicats affiliés, avaient demandé à la cour supérieure de statuer que le bill 19 était inconstitutionnel et "ultra vires” et que l’Assemblée nationale du Québec avait outrepas- se ses compétences en votant une loi con-traire aux dispositions du Code du travail en vertu desquelles le droit de grève est assuré.Les leaders syndicaux précisaient qu'ils demandaient que le droit de grève soit rétabli pour les travailleurs de l'hôpital Jewish of Hope de Montréal, Charles Lemoyne, de Greenfield-Park et de la Commission scolaire de Graeefield, à Hull.Une grève devait être déclenchée en juin dans ces endroîts.Le juge Mathieu a rejeté la requête en disant simplement qu'il n'avait pas juridiction pour se prononcer sur la consti-tutionnalité d'une loi votée à l'Assemblée nationale.Sauvé par deux "experts" La contradiction des témoignages de deux “experts en écriture” a permis, hier, à un jeune homme d’être acquitté d’avoir fait des chèques sans provision pour le montant global de $2,500.Un des deux experts a certifié que le signataire des chèques, encaissés dans un établissement commercial de Lachi-ne, était bien l’accusé tandis que l’autre Le sénateur Goldenberg conseille M.Tessier QUEBEC (Le Devoir) - Le ministre des affaires municipales, M.Maurice Tessier, a annoncé, hier, que le sénateur Cari Goldenberg avait accepté d’agir à titre de conseiller special dans les études qui sont actuellement engagées au niveau de la Communauté urbaine de Montréal.M.Tessier a ajouté que c’est avec empressement que le sénateur Goldenberg a accepté d’être son conseiller malgré les nombreuses tâches qui l’occupent déjà.Me Goldenberg a participé à l’étude de problèmes similaires a travers tout le Canada et veut ainsi mettre au service du Québec toutes ses connaissances dans la solution des problèmes urbains et métropolitains.A titre de conseiller spécial, le sénateur Goldenberg examinera périodiquement la marche et l’orientation des travaux du comité et des huit sous-comités d’études de la CUM.E pourra lorsqu'il le jugera à propos, assister à certaines réunions du comité tripartite de coordination et du groupe d’orientation de cette importante etude.“Le sénateur Goldenberg pourra me faire des recommandations à mesure que se poursuivront les études des sous-comités”, a conclu le ministre.expert a prétendu que l’écriture de l’accusé était complètement étrangère à celle du mystérieux coupable qui avait encaissé les chèques.Devant cette singulière contradiction de deux “experts”, le juge n’a ras eu d’autre alternative que de faire bénéficier l’accusé du doute raisonnable et de l’acquitter.Le ministre a reçu le rapport sur Nnstitut Philippe-Pinel La première partie du rapport Clément portant sur l’Institut Philippe-Pinel a été remise la semaine dernière au ministre des affaires sociales.Le mandat confié en décembre dernier à l’avocat Jacques Clément comprenait trois aspects.En premier lieu, il s’agissait de vérifier certaines accusations formulées contre un membre du personnel de l’institution par un ancien patient, M.Réal Chartrand, présentement devant les tribunaux en rapport avec le meurtre d’un policier en octobre 1971.Comme deuxième sujet de préoccupations, Me Clément devait examiner de près la possibilité qu’une société d’évaluation psychiatrique mise sur pied par neuf psychiatres de l’Institut Philippe Pinel place ceux-ci dans un conflit d’intérêts.Enfin, le ministre des affaires sociales avait demandé à Me Clément de porter jugement sur l’évaluation suivie par l’Institut.Au départ, en effet, l'institution se voulait multidisciplinaire et particulièrement vouée aux individus aux prises avec des problèmes à la fois criminologiques et psychiatriques.Au cours des dèrniers mois, l’institution aurait évolué vers une main-mise des psychiatres sur l’ensemble des activités et vers un moindre pourcentage de patient affligés de problèmes criminologiques.Le rapport remis au ministre Caston-guay la semaine dernière porte seulement sur les deux premiers aspects du mandat.Tout en refusant de révéler quoi que ce soit au sujet du contenu du rapport soumis, Me Clément a laissé entendre qu’il n’aborderait la troisième partie de son mandat qu’au moment où le ministre lui demandera le feu vert.noms et le juge Barbeau le condamnait séance tenante à huit jours de prison.Cette condamnation avait été accueillie par des cris de protestations dans la salle d’audience et au cours du chahut général, Me Pierre Cloutier, associé de Me Lemieux, écopait de trois jours de prison pour avoir crié: “Pas de brutalité dans la cour!” Me Cloutier, de même que Me Jean-Serge Masse et les autres membres de la Commune juridique de Me Lemieux, avaient reçu des sub poena et devaient venir rendre témoignage à leur tour sur les circonstances dans lesquelles des jurés auraient révélé le secret de leurs délibérations.L’enquête devait donc se poursuivre hier mais Me Cuddihy, assisté, cette fois, d’un conseiller spécial, Me Fred Kauffman, a simplement dit qu'il n’avait “plus d’autres témoins à faire entendre ’.Me Lemieux aura donc été le seul témoin et le seul condamné pour outrage au tribunal relativement à son Me Cucfdihy a insisté cependant pour dire que, selon lui, les délibérations des jurés devaient demeurer confidentielles.Il a cité un cas de jurisprudence à l'appui de sa thèse après quoi il a demandé au juge de rejeter la demande de cautionnement de Jacques Rose.Me Lemieux, qui était assis dans la salle d’audience et n’avait pas cru bon de prendre sa place dans le prétoire, a alors été invité à défendre sa requête mais en le faisant dans le prétoire.L’avocat, qui était sorti de prison deux heures plus tôt, a dit au juge Barbeau qu’il s’etait désisté de sa requête, qu’il ne considérait pas que le juge avait encore juridiction dans cette affaire, qu'il n’était là que comme témoin et par conséquent qu’il n’avait pas à prendre place à la table des avocats et qu’il estimait, enfin, que la cour siégeait illégalement dans le huis clos complet.Ceci étant dit, le juge Barbeau a pris en délibéré la requête et s’est retiré.Me Lemieux a livré ensuite à la presse une déclaration pour dénoncer le système judiciaire actuel et ses protagonistes et pour faire part de ses réactions après une semaine de prison.C'est la première fois que Me Lemieux était condamné a la prison et mis en contact quotidien avec les détenus de Bordeaux.Durant la crise d'octobre on l’avait incarcéré durant 4 mois, dans l’édifice de la SQ, rue Parthenais, avec Michel Chartrand, Pierre Vallières, Voir page 2: L'enquête ¦ aujourd'hui A 12h, au Château-Laurier, à Ottawa, le président de l’Association canadienne-fran-çaise de l’Ontario, M.Orner Deslauriers, prononce une conférence devant les membres du club Richelieu.• A 12h, au salon Verdun-Lachine de l'hôtel Bonaventure, le président de l'Association pour la protection de l’automobiliste, M.Philip Kdmonston, participe à un débat sur la securité automobile avec des représentants des compagnies de fabrication d’automobiles.• A 12h30, au Victoria Hall, rue Sherbrooke ouest, le président d’Action-Canada, M.Paul Hellyer, est le conférencier invité du club Rotary.• A 17h, au Centre d'accueil, 5055 rue Saint-Dominique, assemblée annuelle du Centre d'accueil Notre-Dame-du-Perpétucl-Secours.• A 20h, au restaurant Sambo, le président de l’APA, M.Edmonston, est le conférencier invité à la réunion de la Ligue des caisses d’économie du Québec.• A 20h, au Centre des loisirs, 395 boul.des Prairies à Laval-des-Rapides, le président de l’Association québécoise des professeurs de français, M.André Gaulin, participe à une soirée d'information sur l'enseignement du français au Québec.• A 20h, au salon Rouge du motel Métropole, à l’angle de la rue Jarry et du boul.Lacor-daire, à Saint-Léonard, réunion de formation de l’Association du comté Saint-Michel du Parti progressiste-conservateur.COURS DE LECTURE RAPIDE Début du prochain cours: 8 juin Renseignements et inscriptions: Tél.: 681-4545 Centre de lecture rapide ' M VIENT DE PARAITRE.LA CAUSE INCONNUE DES MALADIES DR RAYMOND BARBEAU/N.D.• UNE ETUDE REVOLUTIONNAIRE APPUYEE SUR DES PREUVES SCIENTIFIQUES MASSIVES • UNE OEUVRE QUI POURRAIT CHANGER LE COURSDE L'HISTOIRE • LE SEUL VOLUME JAMAIS PUBLIE PROUVANT LA TOXICITE INCONNUE DE QUATRE ALIMENTS v ” CONSOMMES PAR TOUT LE MONDE.en vente a LA CLINIQUE BARBEAU, 1044 OUEST, AVENUE LAURIER, MONTREAL 153, TEL.: 273-1561 commandes téléphoniques et postales acceptées - PRIX :S6.00 - 418 PAGES 4 • Le Devoir, mercredi 31 mai 1 972 éditorial Un autre problème de gérance Que faire de la Société générale de financement?Voilà une question que le gouvernement Bourassa.deux ans après avoir accédé au pouvoir, continue de se poser.Sans pouvoir, semble-t-il, y trouver réponse.Bien sûr, depuis que Guy Saint-Pierre a pris en main le portefeuille de l’industrie et du commerce, les rumeurs sourdent de son cabinet comme autant d’hameçons que l’on tend à l’opinion québécoise, dont la lassitude, devant l’apparente pérennité du “problème” de la SGF, camoufle mal la deception que lui cause la désintégration d’un autre des symboles de la révolution tranquille.Un jour, c’est un projet de nationalisation qu’on laisse fuir en douce, nationalisation dont les actionnaires privés de la SGF seraient les seuls bénéficiaires.Le lendemain, c’est un projet de redéfinition (le vingtième peut-être!) du rôle et des fonctions de la SGF qui circule.Pendant ce temps s’accrédite, en divers milieux, la mmeur que le gouvernement a décidé de laisser la société mourir en douce; rumeur que ne démentit pas la liquidation, par ses administrateurs, non pas seulement de leurs mauvais placements, mais aussi des traces les plus évidentes de leurs erreurs de gestion.Mais les décisions se font toujours attendre; et il n’est jamais question, ni de la qualité des administrateurs de la SGF, ni de sa taille et de ses moyens financiers - les deux principales causes, peut-être, de sa performance peu reluisante depuis 1963.Le gouvernement Bourassa laisse même si bien pourrir le dossier qu’on est tenté d’y voir une manoeuvre délibérée.Quel meilleur moyen, en effet, de perpétuer le mythe colonisateur selon lequel les Canadiens français n’entendent rien aux affaires - ce pourquoi ils doivent s’en remettre sagement aux investisseurs étrangers.Que faire de la Société générale de financement?Ce n'est pas une énigme: tout simplement une société de gestion de bonne taille, contrôlée majoritairement par des capitaux appartenant à des Québécois francophones, administrée avec cette combinaison d’audace et de prudence qui assure, de nos jours, la rentabilité des holdings industriels.La mission que le législateur et l’opinion attribuaient jusqu’ici à la SGF était beaucoup plus vaste - si vaste que, en cours de route, les objectifs se sont contredits les uns les autres.Comme son nom l’indique, la SGF devait fournir des fonds aux entreprises québécoises -entendez, celles qui appartiennent à des francophones.Elle devait aussi éviter que le patrimoine industriel péniblement accumule par les plus entreprenants parmi ces derniers ne passe sous contrôle canadien-anglais ou étranger, en lubrifiant par des prises de participation les problè- mes de succession ou de croissance des entreprises familiales.Plus généralement, la SGF devait être un instrument de récupération du contrôle de leur économie parles Québécois.On a plutôt choisi de puiser dans le terroir; et la SGF a eu les gestionnaires qu’elle a eu.Jusqu’à ce qu’une analyse impartiale de leur gestion ait été commandée par le gouvernement et rendue publique, chacun pourra, soit défendre, soit accabler, Jean Deschamps, Gérard Fillion et leurs collègues.Ce qui est certain, c’est que la SGF a fait plusieurs mauvais placements.Cela n’est pas un drame, cela se produit même régulièrement dans le secteur privé; mais là, à l’encontre de ce qui se passe dans le secteur mixte, l’erreur se paie, soit par une faillite du gestionnaire-propriétaire, soit par un renouvellement des cadres.Ce qui est non moins certain, c’est que la stratégie d’expansion de la SGF, jamais clairement arrêtée, n’avait pas la cohérence et le réalisme qu’il fallait pour assurer l’essor de l’entreprise et sa rentabilité.Avec peu, il fallait faire grand: sous prétexte de diversifier les risques et de stabiliser les revenus, on s’engagea donc simultanément dans quatre ou cinq secteurs industriels — mais le plus souvent, par la force des moyens, à une échelle microscopique.L’intégration des fonctions et la réorganisation de la production, condition sine qua non du passage à un seuil de rentabilité plus élevé, était donc la plupart du temps impossible; et quand ils ne l’étaient pas, la direction de l’entreprise a souvent négligé de procéder.• Plus généralement encore, la société devait favoriser le développement de cette économie, soit l'entreprise de nouvelles activités industrielles.Comme si cela n’était pas suffisant, on a voulu, à divers moments, attribuer à la SGF une responsabilité quelconque en ce qui touche l’atténuation du déséquilibre regional du développement économique au Québec.Sans oublier, bien sûr, les gens de gauche, qui voyaient, dans le caractère mixte de la capitalisation de l’entreprise, la petite roue de l’engrenage qui conduirait éventuellement le Québec au socialisme.Sans oublier, non plus, le puritanisme industriel du législateur et du conseil d’administration, qui a longtemps restreint les placements de la SGF au secteur manufacturier, sans égard au facteur d’équilibre que représente la diversification d’un portefeuille de gestion (des manufactures certes, mais aussi des mines, des commerces, des assurances etc).Pour cette vaste entreprise, la SGF disposait, au départ, de seize misérables petits millions en capitaux propres; elle peut miser, aujourd’hui, sur $45 millions, ce ui demeure extrêmement modeste.Soit isant pour accélérer l’essor de l’entrepri- se (et peut-être aussi en reconnaissance des attentes excessives de tous à son endroit) l’Etat-actionnaire a accepté que soit différé le versement des dividendes auxquels il aurait normalement eu droit.L'Etat relâchait ainsi dangereusement la norme de rentabilité à laquelle doit être astreinte toute entreprise industrielle ou commerciale; il incitait aussi les administrateurs à se tourner avec trop de régularité vers Québec lorsqu’une mauvaise passe se présentait; et il conduisait les autres actionnaires à abdiquer en grande partie leurs responsabilités.• Quand on n’a que $16 millions à gérer, on peut difficilement retenir les services des meilleurs dirigeants d’entreprise, qui préfèrent tout naturellement jongler avec les centaines de millions et les milliards; surtout lorsqu’un nationalisme à courte vue oblige à puiser en bassin francophone.Avec une mise de cent millions et moins de contraintes, Québec aurait vraisemblablement pu trouver de meilleurs gestionnaires que ceux qui se sont succédés à la direction de 'a SGF.Si par hasard il ne s’en trouvait pas chez les Québécois francophones, on aurait pu aller chercher les meilleurs Canadiens-anglais ou Américains qui soient disponibles, les entourer de jeunes loups d’ici.et profiter doublement de l’opération.C’est tout cela que le gouvernement Bourassa doit corriger dans les meilleurs délais, plutôt que de chercher à éponger du bilan de la SGF des déficits plus inquiétants à titre de symptômes qu’en soi.Deux décisions capitales s’imposent: le renouvellement des cadres administratifs de l’entreprise, et l’accroissement de sa masse de manoeuvre financière.Les deux questions sont étroitement reliées entre elles: d’une part, le gouvernement pourra difficilement intéresser de bons gestionnaires à la SGF s’il ne leur donne pas un peu de nerf financier; d’autre part, il hésitera à bon droit à engloutir davantage de fonds publics dans l’entreprise, avant d’être rassuré sur la compétence de sa gestion.On désespère de voir jamais apparaître, à Québec, assez de volonté politique pour briser ce cercle vicieux.Mais si le miracle se produit, sans doute alors profitera-t-on de l’occasion pour débarrasser la SGF des multiples fonctions qui se sont greffées sur sa raison d’être: la constitution d’un portefeuille de gestion d’entreprise de bonne taille, sous contrôle canadien-français.Tout le reste doit devenir accessoire - comme ce l’est pour les autres entreprises.La SGF fera du développement régional ou du développement tout court comme les autres entreprises -c’est-à-dire, quand ce sera rentable.Et si Québec veut privilégier ces objectifs socio-économiques, il devra se forger de nouveaux instruments.Claude LEMELIN bloc-notes Une restriction dangereuse et inutile Depuis déjà longtemps, la loi sur la radicdiffusion au Canada interdit aux stations de radio et de télévision de diffuser toute matière de nature partisane touchant une élection ou un référendum, soit le jour même du scrutin, soit la veille de celui-ci.Cette restriction n’a jamais donné lieu à des objections très fortes.Les ondes sont, à un titre très spécial, un bien public.L'impact immédiat de la radio et de la télévision sur le public peut être tellement considérable que l'on comprend aisément les précautions que le législateur a voulu prendre afin de prévenir tout coup de force psychologique dans les heures précédant immédiatement une contestation électorale.On pourrait rappeler, comme le faisait avec humour l’autre jour Dalton Camp, que les dispositions actuelles de la loi sur la radiodiffusion n'ont pas suffi à empêcher le coup de la Saint-Jean-Baptiste qui valut en 1968 une avalanche de voix de dernière heure à M.Trudeau, ni ceux de la Brinks et du célèbre 'Quoi de neuf?' à l'élection provinciale d'avril 1970.Ces exemples prouvent, s'il en était besoin, que la loi.dans sa forme actuelle.est factice et ne peut empêcher un parti ou un groupe d'obtenir par des voies détournées ce qu'il lui est interdit de rechercher directement.Ils montrent surtout qu'il faut accueillir avec la plus grande réserve tout projet visant à introduire de nouvelles restrictions pouvant limiter la liberté de diffusion en temps de campagne électorale.Dans le cas de la presse écrite, le problème ne s'était jamais posé jusqu'à maintenant.Les journaux jouissent depuis toujours d une entière liberté en matière de publication la veille ou le jour même d une élection.Ils ont généralement usé de cette liberté avec discernement et modération.Très rares sont les journaux qui ont tenté de profiter du "suspense" de la toute dernière heure pour tenter d'infléchir le résultat d'une élection.La plupart ont toujours, au contraire, compris qu'une certaine loi de retenue et de sonriété s'impose à eux à mesure qu'approche l'heure du scrutin.Quel but poursuit alors le gouvernement en inscrivant dans son projet de loi C-211, qui est présentement à l’étude aux Communes, une disposition visant à interdire désormais à tout journal la publication, la veille ou le jour d’un scrutin, “de tout article, éditorial, annonce ou communiqué d’un caractère partisan au sujet de cette élection”?Voilà la question que l’on se pose partout sans pouvoir trouver de réponse.Certains insinuent que le gpuver-nement Trudeau, sentant que la presse lui est moins acquise que naguère, voudrait la museler.D’autres considèrent que le gouvernement cherche surtout à neutraliser les partis d’opposition.Aucune de ces explications ne paraît sérieuse.La seule explication que Ton puisse retenir, c’est ue le gouvernement a agi sans ré-échir, et qu’il voudra retirer de lui-même sa proposition dès qu’il aura fini d’en mesurer l’énormité.Les lois du Canada reconnaissent à la presse, étant souvent les prescriptions relatives au libelle diffamatoire, à la sécurité de l’Etat, à l’obscénité et au libre fonctionnement des tribunaux, la plus totale liberté.Les journaux ont usé jusqu’à maintenant de cette liberté avec un sens des responsabilités qui honore la démocratie canadienne, fl n’existe nul besoin de leur imposer le type stupide de muselage que prévoit l’article 13 du bill C-211.Claude R YA N Le secret et le public Le Devoir apprenait, ces jours derniers l’existence d’un rapport d’enquête sur certains incidents qui seraient survenus à l’Institut Philippe Pinel.De fait, nos pages d’in- formation confirment que le rapport de l’enquêteur, Jacques Clément a été, au moins en partie, remis au ministre Castonguay.Certaines parties de ce rapport doivent sans doute demeurer secrètes, mais il ne saurait être question de conserver le huis clos et la discrétion totale sur tous les aspects de l’enquête et du rapport.L’enquête s’est mise en branle à la suite d’allégation formulées par un ancien patient de l’institution.Comme le patient en question fait présentement l’objet de poursuites judiciaires et est sous le coup d’une accusation de meurtre, on peut comprendre que le ministère des affaires sociales tienne à laisser la justice suivre librement son cours.Cependant, l’enquête menée par Me Jacques Clément ne portait pas seulement sur les allégations p’un expatient.Elle visait également les activités d’une société mise sur pied rar les psychiatres de l’Institut Philippe Pmel et qui, selon certaines versions, les aurait parfois placés devant des conflits d’intérêts serieux.En effet, la société formée par les psychiatres devait, selon les informations disponibles, procéder à des expertises psychiatriques” pour le compte d’études légales privées et déterminer ainsi si tel ou tel accusé pouvait ou non subir son procès.On imagine sans peine que ce genre d’évaluation pourrait, de façon au moins occasionnelle n’être qu’une duplication d’évaluations semblables effectuées sur les mêmes personnes par les mêmes psychiatres.De toute manière, sans qu’on puisse encore accorder créance à de telles rumeurs, on admettra que l’intérêt public réclame qu’une enquête s’effectue et, si elle est terminée, qu’un rapport soit rendu public.Le public a consenti, par rin-termédiaire de ses gouvernants, à payer des salaires substantiels aux professionnels de la santé des institutions publiques et il est certainement important de déterminer dans quels cas un professionnel à l’èm-ploi de l’Etat ou d’une corporation publique peut maintenir ou développer une pratique privée.fl est même étrange que l’enquête sur ce point se soit déroulée entièrement à huis clos et sans que le public en ait même eu vent.Le moment est venu de mettre fin à ce mutisme et de poser sur la place publique un problème d’intérêt public.Et maintenant le vrai monde! Le ministère québécois des Communications inaugurait ces jours derniers un centre de renseignements dans un quartier particulièrement achalandé de la métropole.Même si l’inauguration survient un an après la date qu’avait prévue le ministère des Travaux publics pour la livraison des meubles et la pose des tapis, l’inauguration revêt suffisamment d’importance pour qu’on s’y attarde.Un concept plaît.D’une part, le gouvernement se donne pignon sur rue et consent enfin à faire la moitié de la distance qui le'sépare des contribuables.D’autre part, le bureau de la rue Sainte-Catherine loge différents ministères, ce qui évitera au visiteur de devoir se transbahuter aux quatre coins de Montréal s’il veut obtenir une offre de service de la Fonction publique et une inscription du Centre de main-d'œuvre du Québec.Ce qui fait sursauter, cependant, c’est l’importance accordée, du moins au moment de l’inauguration, aux officiels, aux media, à ceux, en somme, qui ne sont quand même pas “les sous-alimentés du renseignement”.Au cours des prochains jours, le bureau gagnerait à signaler sa présence et à étendre ses invitations aux ACEF, aux comités de citoyens, aux cliniques juridiques, de manière à ce que le “vrai monde” sache où s’adresser désormais.On dira sans doute qu’il ne faut pas juger de la philosophie du ministère sur les personnes présentes à l’inauguration et on aura raison.Cependant, quand on constate que le ministère des Communications a logé les agents d’information et de renseignements de son bureau de Québec dans l’un des immenses et inaccessibles “complexes”, on s’aperçoit que la "politique globale des communications” n’entraîne pas nécessairement la cohérence .aes décisions.Pendant que le ministère des Communications se rapproche de la rue à Montréal, il s’en éloigne consciencieusement à Québec.Dès lors, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que les renseignements ne parviendront guère à la population si on les loge au creux de labyrinthes décourageants et d’édifices monstrueux.Laurent LAPLANTE i Unité-Québec est appelée à grossir ¦ lettres au DEVOIR Lettre ouverte au président de la commission Gendron M.‘Jean-Denis Gendron Département de linguistique (Faculté des lettres) Université Laval.Je viens d’apprendre par la voie des média - la seule qui soit accessible à l’homme qui n'est pas dans la confidence des dieux -ue le mandat de la commission ont vous assumez la présidence vient d'être prolongé jusqu’à la fin de l’année en cours.Je n’en veux certes pas à l’importance ou à l’insistance que l’on apporte aux travaux de votre équipe de recherche.Cependant, le fait que, depuis la mise sur pied de votre commission - ce qui date déjà de 1969 - vous n’avez pu produire aucun rapport ou meme aucune recommandation, fussent-ils partiels, provisoires ou préliminaires ne va pas sans m’inquiéter beaucoup.Vous êtes, monsieur Gendron, un intellectuel - et un intellectuel de calibre tel que l’on a pensé à vous nommer a la tête ae cette importante commission chargée d’enquêter sur la situation de la langue française.Cette question de la langue et de sa situation comporte d’emblée des implications politiques dans le contexte où nous nous trouvons placés en tant que peuple.Vous conviendrez que sur ce point nous ne puissions nous dérober.Cependant, l’intellectuel a sur l’homme politique, c’est-à-dire sur l’homme “pratique" pour employer un vocabulaire qui soit simple, un avantage inaliénable.L’intellectuel n’est pas un homme lié, il n’est pas dirigé par d’autres Au Canada .ça A l’encontre des allégations et de la publicité faites par le ministère oe la main d’oeuvre, sans doute bien optimiste, j’affirme le contraire: Au Canada.ça ne marche pas! Arrive au pays en 1948 et après avoir suivi un "cours technique de quatre ans, je fis mes premières armes sur le marché ou travail dans une firme de produits textiles.Deux ans après, l’envahissement du marche canadien par le Japon engendre une diminution des ventes de l’entreprise.Et quand les ventes diminuent, les profits baissent forcément.Que fait la direction alors?On examine les budgets et on décide de réduire le nombre d’employés.Pour le non-syndiqué, la porte s’ouvre d’autant plus facilement; première expérience! Je me case toutefois assez vite par après.En 1965, je change de place pour des raisons d'avancement, je m’engage à l’usine de fabrication des wagons du métro de Montréal.On m’assure qu’à la fin du contrat je pourrai être muté dans une autre division.Tout va bien jusqu’à la fin de 1966; le contrat se termine alors.Il ne semble pas en avoir d’autres en vue.Les mises à pied commencent parmi les ouvriers et ensuite les cadres.Mes espoirs s’envolent.Rien n’est essayé en fait pour me muter ailleurs, malgré une lettre que j’adresse au président.Je me rétracte, un effort est tenté à la suite de mes doléances, on m’offre un poste subalterne à $100 de moins par mois! Je vide donc les lieux; deuxième expérience! Après trois semaines de recherches, je déniche un autre emploi pour une firme importante faisant partie d’un vaste complexe alimentaire.Je me dis enfin voilà une place stable! J’aurais que lui-même dans la recherche et les considérations qui sont les siennes et dans les domaines qui le concernent.En ce mot, il est libre, à moins que vous ne déniez à ce mot toute valeur.Et la vérité qu’il a à dire, il peut la dire librement, sereinement, sans ménagement.On admet d’emblée que les hommes politiques louvoient; ils agissent au gré des circonstances, ils mesurent leurs propos, se rétractent s’il le faut, etc; ce sont des choses bien connues.Les inepties de monsieur Bourassa et de ceux qui, comme lui, "s’agitent’’ ne se comptent plus; personne ne songe à s’en étonner, mais l’on ne s’attend guère à ce que la vérité soit proclamée par la bouche des politiciens traditionnels.L’intellectuel n’a pas la vogue, ni les puissants moyens dont disposent les hommes politiques, mais, lui, il est libre; et précisément en cela on attend beaucoup de lui.C’est essentiellement dans cette optique que les “prolongations” qui sont sans cesse apportées depuis plus d’un an à la remise d’un rapport, fût-il -excusez-moi de me répéter -provisoire, m’apparaissent pour le moins “inopportunes”.Vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement actuel prend prétexte de votre commission pour justifier son inaction ddns le domaine linguistique.Or il semble qu’au moment où vous pourriez jouer un rôle déterminant en faisant les quelques recommandations que vous devez - j’ose l’espérer - commencer à entrevoir, ne marche pas ! dû dire plutôt: Jamais deux sans trois! Je suis au service de la maison depuis plus de cinq ans quand un beau (?) jour de la mi-février, en toute fin d’après-midi: la claque! Le directeur du Service, avec un air de circonstance: “We have bad news for you, Bernie, but your function is not required anymore.” En fait d’air lugubre, c’est moi qui l ai! Les explications suivent.A la suite d’études entreprises sur des moyens de rationalisation du travail au sein de l’entreprise et des profits à la baisse, la direction a décidé d’effectuer des “coupures bud-gétaires”.Même si mon ancienneté (j’étais le premier arrivé au Service) me laissait espérer un meilleur sort, au moins une mutation ailleurs, on me dit vaguement que certaines démarches avaient été faites à cet effet.Soit dit en passant, je n’ai jamais pu savoir lesquelles.Pour me consoler (douce consolation!), on renchérit en m’apprenant que je ne suis pas le seul dans mon cas (vrai!).Histoire de me fane oublier l’instant déplaisant de la situation, on me présente une feuille de papier sur laquelle on a calculé ma nave de cessation de travail.Celle-ci tient compte du facteur âge, années de service et disponibilité d’emploi sur le marché du travail en plus du montant de mes contributions à la caisse de retraite.Un beau montant sans doute, mais quel cataplasme si l’on considère les avantages perdus et repartir à zéro! Ayant quand même reçu deux mois de préavis, je me mets en route avec une confiance débordante, sûr de trouver quelque chose durant cette périoae.Or, à l’heure où j’écris, après plus de trois mois d’essais de tous genres qui se sont avérés infruc- vous vous dérobiez.Si c’était le gouvernement qui repoussait vos suggestions, c’est sur lui que retomberait l’odieux.Ce n’est pas le cas.Le gouvernement actuel s'accommode fort bien des délais Ce qui est infiniment plus grave, c’est que vous semblez vous en accommoder aussi! Il m’apparaît qu’il y a là - ouverte ou tacite peu importe - une collusion entre les intellectuels ue sont les vénérables membres e votre commission et le pou-voir politique.et si cette collusion existe, elle est inqualifiable.Si les intellectuels dont vous êtes acceptent les compromissions, les alibis, les excuses (elles ne manquent jamais) pour se taire alors qu’ils devraient dire quelque chose, ils déchoient dans la seule dignité et la seule supériorité qu’ils ont en tant qu'intellectuels, c’est-à-dire en tant qu’hommes libres.En tant qu’hom-mes honnêtes.Et comme vous êtes le prési dent de la commission, c'est à vous très particulièrement que la responsabilité et la dignité du linguiste doivent être le plus à coeur.Et c’est en même temps dans votre réputation intellectuelle que vous êtes atteint.Les derniers délais qui ont été annoncés ne peuvent que nous forcer à vous juger.Je n’attends pas personnellement de réponse à cette lettre, je préférerais de beaucoup que les explications soient données à la population toute entière.Jean Michelin COTE Giffard, le 27 mai 1972.tueux, je suis encore devant l’incertitude totale.L’âge sans doute y est pour quelque chose.Dans notre société moderne où la jeunesse est portée aux nues (au sens propre et figuré), un homme de quarante aas est considéré comme laissé pour compte! Tout ceci pour en arriver à cette conclusion: Je ne sais évidemment pas ce que me réserve l’avenir mais une chose est certaine toutefois, la sécurité d’emploi dans le continent nord-americain est une vaste blague! J'ajouterai aussi ue je suis estomaqué et révolté e voir avec quelle facilité, du jour au lendemain, on décide de congédier un employé.Que ce soit pour des raisons d’ordre budgétaires ou autres, le collet blanc se trouve sans aucune protection et droit d’appel de la sentence, s'il n’est pas syndiqué bien entendu.Je souhaite, rêve utopique sans doute, que toutes les entreprises aient un jour des conseillers en relations humaines qui feraient le S' lint entre le patron et l'employé.ien des conflits de personnalités pourraient être ainsi évités; l'employé se trouverait par le fait même plus motivé au travail et revalorisé dans bien des cas.Plusieurs cesseront alors de jouer au golf avec un tel ou de faire du ski avec un autre ou encore de diner tous les midis avec un troisième pour garder sa “job”.Si l’on ne fait pas un retour aux sentiments un peu plus humanitaires et si l’on ne cesse pas de considérer l'être humain comme un simple pion sur l'échiquier ou un simple numéro, le monde de demain risque de devenir un monde triste et mort où le cerveau électronique aura remplacé définitivement le coeur.Bernard DERMINE Boucherville, le 29 mai 1972.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourana le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal 125.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés 6 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT : Édition quotidienne : $35 par année; six mois : $19.À l'étranger : $40 par année; six mois : $22; trois mois ; $12.Éditions du samedi : $10 par année.Édition quotid;enne, livrée à domicile par porteur : 75 cents par semaine.Tarif de l'abonnemei^l servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe : enregistrement numéro 0858.Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3381 (lignes groupées) { I Le Devoir, mercredi 31 mai 1 972 • 5 Une expérience de planification québécoise La mise en tutelle de FEDCO par CLAUDE FORGUE collaboration spéciale L’année 1971 a constitué un point tournant pour FEDCO.Au début de l'année, elle accusait de sérieux déficits.Le marché noir était florissant.Les surplus continuaient à s'amasser.Les paiements aux producteurs étaient retardés faute de fonds.Les producteurs manifestaient des signes d’impatience et menaçaient de vendre leur production par leurs propres moyens, ce que, d’ailleurs, plusieurs ont fait par la suite.Il a fallu alors envisager une solution globale pour, d’une part, assainir la situation financière de FEDCO et, d’autre part, exercer un contrôle plus sévère sur l’entrée des oeufs au Québec.Le ministre de l’Agriculture du Québec a consenti à appuyer FEDCO, mais à certaines conditions.Acculée à la faillite, FEDCO n’avait d’autre choix que de se soumettre.L’accord global de mars Cette entente comprenait deux principaux engagements du ministre de l’Agriculture du Québec à régard de FEDCO: premièrement, verser une subvention de $400,000 à FEDCO; deuxièmement, donner des dents à la Loi des marchés agricoles afin de mieux contrôler l’entrée des oeufs provenant de l’extérieur.Au début de mai.FEDCO reçoit l'octroi de $400,000.Durant le même mois l’Assemblée Nationale adopta le Bill 15 qui augmentait considérablement les amendes prévues par la Loi des marchés agricoles.Mais, en contrepartie, le ministre de l’Agriculture exigea que FEDCO perde plusieurs de ses principaux pouvoirs.Premièrement, FEDCO devait accepter d’être mise en tutelle.La Régie des Marchés Agricoles nommerait un surveillant qui aurait, théoriquement, tous les pouvoirs au sein de FEDCO.Cette personne porterait le titre de coordonnateur.Dans les faits, celui-ci s’occuperait de la bonne marche financière de FEDCO.Il serait membre d’office de tous les comités à l’intérieur de FEDCO.Il pourrait se prononcer sur toutes les activités de FEDCO.Ses recommandations entreraient automatiquement en vigueur, sur simple avis au ministre de l’Agriculture et à la Régie des Marchés Agricoles.Mais FEDCO pourrait en appeler des décisions du coordonnateur à la Regie.Le coordonnateur aurait aussi le pouvoir d’examiner, à tous les mois, les états financiers de FEDCO, il pourrait aussi exiger tous les renseignements qu'il désire.Il devrait contresigner les chèques émis par FEDCO; mais il pourrait se dispenser de contresigner ceux destinés aux producteurs.Deuxièmement, FEDCO devait perdre son pouvoir unilatéral d’établir le prix des oeufs.Un comité extérieur à FEDCO prendrait en charge cette responsabilité.Ce comité se composerait de 7 membres.Le président serait nommé par la Régie des Marchés Agricoles.FEDCO y serait minoritaire avec trois membres seulement.Deux représentants du Conseil de l’Alimentation du Québec Inc.et un représentant des distributeurs compléteraient le comité.Troisièmement, le mode de paiement de FEDCO serait modifié de telle sorte que celle-ci n’accuserait plus de déficits.Ce seraient les producteurs eux-mêmes qui assumeraient les frais occasionnés par les oeufs non-vendus.Adve-nant que FEDCO soit obligee d’envoyer au déco",,:1,",T/' .s, le certaine quantité d’oeufs, lé prix au producteur devrait tenir compte de la perte ainsi occasionnée.Quatrièmement, FEDCO devrait accepter que les distributeurs et les détaillants qui le désirent puissent avoir leur propre marque de commerce, si ceux-ci vendent au moins 250,000 douzaines d’oeufs.En assemblée générale, le 31 mars 1971, l’ensemble des producteurs ont accepté ces importantes modifications aux pouvoirs, devoirs et attributions de FEDCO.FEDCO à la suite de cette entente Même si le comité des prix a été modifié et que FEDCO y est minoritaire, la politique de prix, au début, est demeurée inchangée.En effet, les écarts artificiels de prix entre le Québec et les autres provinces persistaient.Ainsi, de mai à juillet 1971, la différence moyenne à chaque semaine, entre le prix pondéré au producteur du Québec (prix officiels du comité des prix) et celui payé au producteur ontarien, s'établissait à 10.9 cents par douzaine, quand cet écart de prix s’établissait à 1.4 cent par douzaine avant l'entrée de FEDCO.Parce que cette différence de prix était aussi élevée, FEDCO a continué à accumuler des surplus.Ce trop-plein était moins considérable qu auparavant.En effet, FEDCO avait des surplus aux mois de juillet et août 1971 s'élevant à environ 10% des oeufs qu'elle recevait à chaque semaine.Les surplus étaient alors moins importants principalement parce que la Régie des Marchés Agricoles avait effectué des saisies exemplaires.L’ensemble des fournisseurs des aubes provinces respectaient alors les règles du jeu lorsqu'ils vendaient au Québec.Ce qui explique que le pour- TOUR EN EUROPE CENTRALE 10 au 31 juillet Allemagne Vallée du Rhin, Bcçvière, Forêt Noire.Autriche Vienne, Salzbourg, Alpes au Tyrol.Suisse Lucerne' Bâle et les Alpes Centrales.Plus en France Alsace - Lorraine - Paris Circuit en autocar de luxe; itinéraire mis au point par 15 ans d'expérience; petit groupe homogène; organisation directe; hôtels de 1ère classe, tour entièrement accompagné.-$998 .tout compris Même tour : 4 au 25 sept.Dépliant sur demande Voyages ANDRÉ MALAVOY Inc.1225 OUEST, DORCHESTER MONTRÉAL 107, P.Q.TEL; 861-2485 Qui dit voyages, dit Malavoy LIBRE OPINION La mode de l'animation par GUY ARCHAMBAULT centage d’oeufs déclarés à FEDCO, quant aux oeufs venant des aubes provinces, s’établissait enbe 70 et 75% au mois d’août 1971.Ce qui nous amène à distinguer enbe les prix officiels et les prix réels.Des prix établis par ’Te comité des prix’’ on doit sousbabe les pertes qu’enbainent les surplus puisque ceux-ci seront vendus à des prix plus bas.Les prix que recevront alors les producteurs seront donc inférieurs aux prix officiels de FEDCO.Et ces prix réels tendent ainsi à se rapprocher des prix qui s’établiraient en situaüon de concurrence.L’accord avec les épiciers en gros Pour s’assurer des débouchés réguliers, FEDCO négocie, à l’automne 1971, les conditions d’une entente possible avec les représentants du secteur de l’alimentation.Les représentants des épiciers en gros et des magasins à chaîne voulaient, d’une part, que les oeufs leur soient livrés directement des postes de classification sans passer par les dis-bibuteurs.Ils pourraient ainsi recevoir a chaque livraison le volume désiré sans êbe obligés de bansiger avec 3 ou 4 disbibuteurs à la fois.De plus, ils n’auraient pas à payer le taux de service des disbibuteurs (2.5 cents par douzaine).Ce qui leur permetbait de se procurer les oeufs de FEDCO à des meilleurs prix.D’aube part, ils exigeaient que les oeufs soient de première qualité.Le 31 décembre 1971, un accord intervient enbe FEDCO et l’Association des Epiciers en gros.Ces derniers s’engageaient alors à acheter de FEDCO au moins 55% des oeufs de chaoue catégorie dont ils avaient besoin.Théorioue-ment, FEDCO s’assurait ainsi d’un débouché sûr pour 1 ensemble de la production de ses commettants.En conbepar-tie, FEDCO accepte que les oeufs ne soient plus vendus aux épiciers en gros et magasins à chaîne par les disbibuteurs, mais proviennent plutôt directement des postes de classification.FEDCO permet aussi l’établissement d’un con-bôle indirect sur la qualité des oeufs offerts.Cet accord a-t-ii été respecté?En autant que les prix exigés étaient concurrentiels avec ceux des aubes provinces, il semble que FEDCO ait réussi a écouler presque entièrement la production qu’on lui confiait à chaque semaine.Le moindrement qu’un écart artificiel était créé enbe les prix des oeufs en Ontario, par exemple, et ceux du Québec, FEDCO accumulait des surplus.FEDCO est avant tout un insbument de promotion économique au service des producteurs d’oeufs au Québec.Initialement, on l’avait mise sur pied afin de stabiliser le prix des oeufs, augmenter le pouvoir de marchandage des producteurs, abaisser les coûts de mise en marché des petits producteurs et aussi assurer à tous les producteurs, des débouchés au Québec même.Deux ans apres, ces objectifs ont-ils été atteints?Stabilité et niveau de prix FEDCO ne réussit pas ni à stabiliser ni à augmenter le niveau du prix des oeufs au Québec.Graduellement, afin de ne pas accumuler de surplus, la politique de prix a consisté à aligner les prix québécois sur ceux de l’Ontario, plus les coûts de bansport.Ainsi, l’écart moyen à chaque semaine, enbe les prix pondérés, toutes catégories, aux producteurs du Québec (prix officiels du "comité des prix’ ) et ceux payés aux producteurs ontariens s’est élevé à environ 3 cents la douzaine, de janvier à mars 1972.On est ainsi revenu à la situation qui existait avant FEDCO.FEDCO a-t-elle abaisse les coûts de mise en marché des producteurs qui ne classaient pas eux-mêmes leurs oeufs?Faute de données précises sur ce sujet, nous ne sommes pas en mesure de répondre à cette question.Mais chose certaine, FEDCO, en obligeant les producteurs-classeurs à cesser leurs activités de classification, augmentait les coûts de mise en marché de ces producteurs.Ceux-ci avaient recours à la main-d’œuvre familiale pour classifier leur production.Ils étaient donc en mesure d’effectuer la mise en marché de leurs œufs à un coût moindre que le 10 cents par douzaine chargé par FEDCO.Cet objectif a été atteint.Les petits producteurs sont assurés, grâce à FEDCO, de bouver au Québec même un marché pour leurs produits, parce que les postes de classification sont en mesure de répondre aux exigences des gros détaillants.Si l’accord avec les épiciers en gros et les magasins à chaîne est respecté, les producteurs de FEDCO ont alors des débouchés pour toute leur production contingentée.A plus long terme, par cette entente, les producteurs pourraient même, théoriquement, augmenter leur part du marché.Quelques commentaires Les cultivateurs de tous les pays ont toujours cherché à obtenir le maximum pour leurs produits.Au Québec comme ailleurs, les agriculteurs espèrent que le prix soient fonctions des coûts de production, non des forces de marché.Mais ici comme dans l’ensemble des aubes pays, la réalité des marchés nationaux et internationaux fait que les prix des produits agricoles sont d’abord le reflet d’une situation de concurrence.Us ne sont pas établis selon le bon désir des producteurs.Il était illusoire de croire que FEDCO pouvait agir sur le niveau de prix en ne conbôlant qu’environ 15% du marché des œufs au Canada.C’est seulement par un plan national de commercialisation que les producteurs viendront à stabiliser le prix de leur produit ainsi qu eventuellement agir sur le niveau de celui-ci.Voilà où le Bill C-176 prend toute son importance.Par l’application de cette loi, les producteurs d’œufs éviteront de créer des surproductions nationales qui se baduisaient dans le passé par des prix de famine, comme ce fut le cas particulièrement aux mois de février et mars 1972, au Canada.Mais advenant que la sbatégie de FEDCO ait réussi, soit de conbôler l’enbée des œufs provenant de l’extérieur du Québec, à quel prix le consommateur devrait-il les acheter pour que l’ensemble des petits producteurs puissent obtenir des revenus convenables?On peut reformuler cette question et se demander, plus spécifiquement, à quel niveau il faudrait établir le prix d’une douzaine d’œufs pour qu’un éleveur de 3,000 pondeuses, par exemple, puisse vivre décemment.Tout compte fait, l’amélioration de la situation du cultivateur passe aussi par une plus grande efficacité au niveau de la production.Il n’y a pas, malneureusement ou heureusement, tout dépend du point de vue, de formule miracle pour augmenter les revenus de l’agriculteur.Le cultivateur d’ici est aussi responsable de son sort qui dépend dans une grande mesure, de son efficacité.1 Fin Il est amusant de constater combien de personnes s’atbi-buent de nos jours le tibe d a-nimateur.Si on cherchait auprès d eux une définition consistante de l’animation, on risquera d’obtenir bès peu de choses applicables universellement.Cette nouvelle profession ne s’étant pas encore définie, il est assez facile de se déclarer animateur.Pourtant ce phénomène d’auto-at-bibution est un aube témoin de l’évolution des mœurs micro-politiques du Québec.Dans les communautés Les supérieures de communautés religieuses ont peut êbe été les premières à s’atbibuer le tibe d’animateur.Devant le vœu et le désir profond de leurs “subordonnées” de participer de plus en plus au gouvernement de leur communauté locale régionale ou provinciale, elles ont amorcé une série de réformes importantes qui ont rendu l’exercice de l’autorité plus démocratique à l’intérieur de leur communauté.Désireuses de ne plus êbe identifiées au plan des symboles, à une autorité autocratique et omnipuissante, elles ont décidé de ne plus s’appeler enbe elles "supérieures’’ et .sujets", mais '"animabices" et "sœurs".Ce phénomène de changement de "noms” s’est continué avec les enseignants, certains agents de changement sociaux, les moniteurs de terrains de jeux et les préfets de discipline dans les institutions d’enseignement.Les premiers sont devenus des animateurs pédagogiques, lorsqu’en plus du poids de la mode, ils ont découvert que les étudiants devenaient plus créateurs lorsqu’ils participaient activement et profondément aux décisions quotidiennes concernant leur croissance et leur éducation.Désireux de ne plus êbe identifiés aux vieux malbes, gardiens du silence et de l’ordre et qui savaient toujours ce qui était bon à apprendre, ils ont décidé d’appeler l’étudiant un “s’éduquant” et le professeur un “agent-coopé-rateur” ou un animateur pédagogique.L’agent de changement social qui s’était formé sur le terrain, qui n’avait pas eu la chance ou l’occasion de passer par un département de service social a l’université, s’est vu étiqueter “animateur social”.Les moniteurs de terrains de jeux et les préfets de discipline qui de tout temps s’étaient occupés des loisirs des jeunes ont revalorisé leur rôle en s’appelant animateurs socio-culturels ou animateurs de loisirs.En obéissant à ce besoin VOLS CANADA-EUROPE CANADA Vers TEUROPE aller-retour à partir de $188 DESTINATIONS Paris Bruxelles-Zurich Madrid-Genève S.E.T.A.Vacances 1176 rue Drummond Montréal 107 Tél : 861-0200 SUCCULENT REPAS DANS UNE AMBIANCE MYSTÉRIEUSE 'Délicieux mets indiens 'Lecture de la main (sans frais) 844-5702 2124 DRUMMONO STREET profond de participer aux décisions concernant leur propre croissance et manifesté par ce qu’on appelait alors “les subordonnés”, “les sujets” ou “le peuple", les responsables de différents groupes ont tenté d'inboduire dans leur profession la dimension démocratique ap- senti toute l’importance de passer d’un mode d’autorité “dictatorial” à un mode démocratique pour s’atbibuer le tibe d’animateur.C’est que le rôle d’animateur exige des apprentissages précis en termes de connaissance de soi et en termes d'utilisation d’insbuments d’animation.• En charge de la recherche dans un centre inter-disciplinaire, M.Guy Archambault travaille depuis quelques années à la formation d'animateurs.Dans cette libre opinion, il commente le sort fait au tibe et au métier d’animateur dans la société actuelle.Les sous-tibes sont du DEVOIR.portée par l’animation.Suffit-il de changer de tibe pour changer de fonction?Il est permis d’en douter.Le titre et la fonction Un responsable de communauté reste un responsable.L’animation n’est qu'une des fonctions qu’il doit remplir pour permetbe à ses compagnons de partager le pouvoir de décision.Il en est de même de l’enseignant qui est responsable au premier plan de tout met-be en œuvre pour faciliter à l’étudiant la prise en charge continue et continuée de sa formation.Le rôle d’animateur peut lui êbe utile pour atteindre son but, mais aussi celui d’expert, d'organisateur, de conseiller et d’autorité.A bop insister sur un rôle où souvent, selon certaines écoles de pensée, le "laisser-faire" est seul permis, il ris- 3ue de favoriser chez les étu-iants une liberté, celle de ne pas êbe, celle de n’êbe rien, celle d’êbe inconsistant.Or, son premier rôle, c’est d’organiser et d’aider les étudiants à organiser leur environnement, a le sbucturer de telle sorte qu’il soit source de liberté d’apprendre, de liberté significative, permettant à chacun d’être quelqu’un de significatif pour lui et pour les aubes et de le devenir de plus en plus.Il y a une aube raison pour laquelle il ne suffit pas d’avob Un apprentissage difficile Il ne suffit pas de se déclarer animateur pour l’êbe: êbe animateur exige un apprentissage difficile, car en plus d'acquérir certaines connaissances spécifiques, en plus d’apprendre à développer certaines habiletés techniques, le futur animateur doit apprendre à se changer lui-même; il doit opérer toute une série de changements d’attitudes en lui.Combien de "convertis à l’animation" sont demeurés aussi dogmatiques et doebinaux en enseignant la liberté et la participation que lorsqu'ils enseignaient les conbaintes et les lois de morale et d’obéissance à l’autorité.11 ne suffit pas de sentir tout le bien-fondé d’un changement social ou micro-social basé sur des valeurs de participation démocratique (et conséquemment sur l'animation), il faut apprendre aussi à se débarrasser de beaucoup d'habitudes émotives qu’a inculquées profondément la culture socio-politique et le système d’éducation d’avant 1960 chez beaucoup des plus de 30 ans d’aujourd’hui.En conclusion de ces réflexions, on pourrait se demander s’il existe des animateurs.A ce 'stade-ci du développement de nobe société il existe bès peu d’animateurs professionnels, même si plusieurs personnes, œuvrant dans ce domaine où les relations humaines sont importantes, peuvent exercer a T occasion le rôle d’animateur.Il ne serait pas utile de décrire ici tout ce qu’il faut apprendre dans le domaine des sciences de la communication humaine et dans celui des sciences de l’organisation de l’action collective pour devenir un "honnête" animateur; il ne serait pas utile non plus d’indiquer tous les changements ma-cro-politiquès qu il faudrait opérer au niveau de la société pour que l’animateur puisse s’identifier comme professionnel.Tel n’était pas le propos de ces réflexions.Il nous apparaissait utile seulement de souligner qu’une bop grande "auto-atbibu-tion" du tibe d’animateur risque de faire croire à tous et à chacun qu’il suffit d’êbe bien intentionné pour devenir un "animateur", alors qu’au contaire, l’exercice décent de ce rôle exige un apprentissage ardu et long.Ce qui n’empêche pas de reconnaibe au travers de ce phénomène d’au-to-atbibution un goût profond pour l'établissement concret et organisé d’une plus grande liberté sociale pour tous les membres d’une collectivité humaine à tous les niveaux de sa quotidienneté.propos d'actualité Le rôle militaire du Canada dans la défense du continent nord-américain consiste à contribuer à la stabilité de la dissuasion en aidant les E.-U.à maintenir un réseau complet d’alerte et en participant activement, dans une certaine mesure, à la défense contre les bombardiers et les forces maritimes.La présence militaire du Canada dans le secteur de l’OTAN qui déborde les limites immédiates du continent nord-américain constitue un autre apport à la dissua sion Elle aide à atténuer le risque qu’une guerre mondiale soit déclenchée à cause d’un conflit dans un des points névralgiques de L’Europe ou de l’Atlantique-Nord, là où l’équdibre global est menacé.Livre blanc sur la politique de défense, août 1971.Le Centre Interdisciplinaire de Montréal Inc.offre à l'intention du personnel de cadre des institutions qui s'occupent d'éducation au Québec, un stage en relations humaines.Si vous êtes directeur d'école, directeur de service pédagogique, directeur administratif, directeur de service d'éducation permanente, directeur de service aux étudiants, directeur de département, etc., et si vous désirez chercher, avec des personnes qui ont les mêmes préoccupations que vous, les réponses aux problèmes de relations humaines que vous rencontrez dans l'exercice quotidien de vos fonctions, il y a une place pour vous dans ce stage.Ce stage vous permettra d'atteindre un ou plusieurs des objectifs suivants : a) Une meilleure connaissance de vos ressources personnelles b) Une prise de conscience de votre style de leadership c) L'acquisition de certaines habiletés aux niveaux suivants : * animation de réunion * créativité dans la solution de problème (synectique) * relation d'aide * prises de décision en groupe.Stage résidentiel à Joliette du 31 juillet au 11 août 1972 Pour c/e p/us amples informations, veuillez vous adresser au : cim CENTRE INTERDISCIPLINAIRE DE MONTRÉAL INC.5055, Avenue Gatineau, Montréal 247 (514) 735-6595.MARY MriMHY % aùemix (favnihiam ROMAN ^ , VIENT DE PARAITRE.AUX ÉDITIONS DU JOUR ET AUX ÉDITIONS ROBERT LAFFONT LES OISEAUX D'AMÉRIQUE romarfde MARY McCARTHY , .• Severe et amusante, politique et poétiqué.cette histoire nous revele un nouvel aspect du talent de Mary i ‘ ’ McCarthy.I • Un écrivain inscrit dans la lignee américaine des grands auteurs de renommee mondiale.En vente partout au prix de $6.50 - distribùé par les Messageries du Jour, 1651, Saint-Denis, Montreal 129 - Tel.: 849-8328-.(si la ligne esf occupée : 849-2228).Mimw ./ 6 • Le Devoir, mercredi 31 mai 1 972 suites de la première page TROIS JAPONAIS On révèle enfin qu'un attaché de l'ambassade du Japon à Tel Aviv est arrivé dans la nuit à l'aéroport de Lod.Trois ministres israéliens.MM.Mos-he Dayan, ministre de la défense; Shimon Peres, ministre des transports et Yigal AUon.vice-premier ministre, se sont rendus sur les lieux en même temps que le chef de l’état-major, le général David Elazar.Après avoir indiqué que les trois agresseurs, japonais, dont deux se nomment Suki Zabi et Nago, sont montés à bord de l’appareil à l’aéroport de Rome.le ministre Peres a souligné: “Nous avons à plusieurs reprises attiré l’attention des autorités italiennes sur le fait que des terroristes pourraient monter à bord d’avions à Rome.” Et M.Shimon Peres a affirmé enfin que les forces de sécurité israéliennes feront tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter à l’avenir les actes de terroristes à l’aéroport de Lod.Un journaliste lui ayant demandé si cette opération constituait un échec pour les services de renseignements israéliens, l'inspecteur général de la police a indiqué qu’il s’agissait là d’une opération-suicide entreprise par des déments._ .Dans un long communiqué publie a Beyrouth, le FPLP (Front populaire pour la libération de la Palestine) a revendiqué la responsabilité de l'attentat.Le mouvement du Dr Habache indique que l’opération portait le nom de code “Deir Yassine", du nom d’un village palestinien dont les habitants ont été tués en 1948 par des éléments du groupe Stern.Lattentat répondrait a un double objectif: marquer le cinquième anniversaire de la guerre des six jours (5 juin 1967) et donner la réplique aux autorités israéliennes à la suite du détournement manqué du Boeing de la Sabena.Selon les témoignages recueillis, le film de ces tragiques événements peut être décrit ainsi: l'avion d'Air France, qui fait la ligne Paris-Rome-Tel Aviv arrive à lod à 22h30 (heure locale).Parmi les passagers qui descendent se trouvent trois jeunes gens ayant des traits asiatiques très prononcés.Us attendent tranquillement, en même temps que des dizaines d'autres passagers, que le tapis Nixon est reçu avec chaleur à Téhéran TEHERAN (AFP) Après l’extrême réserve de l’accueil moscovite, celui de Téhéran n’aura pas manqué de mettre du baume au coeur de M.Richard Nixon.Accueillis hier après-midi en grande pompe par le chah d’Iran et la chahbanou, l’armée et la population, le président et Mme Nixon sont descendus de leur avion, en provenance de Kiev, sous un soleil éclatant, dans un décor de cimes enneigées.Le chah a conduit son invité vers un podium tendu de rouge du haut duquel les deux hommes d’Etat, apres avoir été salués d’une salve de 21 coups de canon, ont entendu les hymnes nationaux de leur pays respectif avant de passer en revue un détachement de La garde impériale, qui, quelques instants plus tard, a défilé aevant le podium au pas de l'oie.Le président Nixon et le chah ont ensuite pris place dans une limousine découverte suivie d’une voiture dans laquelle se trouvaient la chahbanou et Mme Patricia Nixon.Les Iraniens étaient venus nombreux tout au long du parcours conduisant au palais Saauabad où les deux hommes d'Etat devaient avoir leur premier entretien politique.Selon les journalistes, près de 100.-000 personnes étaient massées en rangs serrés le long de la chaussée, alors que le colonel Abbas Fartash de la garde impériale estimait que plus (fun demi-million d'iraniens s'étaient déplacés pour saluer le chef de la Maison Blanche.Hier soir, à la fin du dîner d’apparat offert au palais de Nivaran, le chah et le président ont échangé des toast extrêmement chaleureux, au cours desquels ils ont évoqué leurs relations personnelles en tant que facteurs importants de l’amitié entre les deux pays.Le chah a pris le premier la parole en rappelant la signification des deux voyages que le chef de l’exécutif américain vient de faire en Chine et en Union soviétique, première étape.a-t-il dit, vers la création d’une atmosphère et d’un système qui élimineront les dangers de guerre.Répondant au toast de son hôte, M.Nixon a, tout d’abord, fait remarquer que les Etats-Unis, qui vont bientôt fêter leurs deux cents années d’existence, ont bénéficié de l’héritage de l’Iran, qui vient de célébrer les vingt cinq siècles de l'empire perse.Dégageant ensuite les idées maîtresses des deux voyages auxquels le chah venait de faire allusion, le pré-¦sident des Etats-Unis a souligné qu’il n’existait aucune intention de la part des interlocuteurs de diviser le monde en sphères d'influences, mais qu’il s’agissait d'engager le dialogue avec des pays pour lesquels il n’y avait pas de dialogue du tout, et d’améliorer les relations avec ceux avec qui nous étions en opposition.Ce matin, le président Nixon se rendra au mausolée de Reza Chan Le Grand, fondateur de la dynastie Pah-lavi, à Rey, dans la banlieue sud de Téhéran, où il déposera une gerbe.De retour au palais de Saadabad, il aura avec le chah un nouvel entretien qui se prolongera jusqu’à la fin de la matinée.Après le déjeuner offert à Saadabad par le chef de l'exécutif américain et Mme Nixon en l’honneur du chah et de l'impératrice, M.et Mme Richard Nixon gagneront l’aéroport de Mekrabad, où ils reprendront l’avion pour Varsovie, dernière étape de leur voyage.roulant amène leurs bagages.Dès qu'ils les ont identifiés, ils ouvrent leurs valises, en tirent des fusils automatiques de type Kalatchnikov et des grenades et ouvrent le feu sans faire de distinction, en arrosant la salle de rafales nourries.Les premières victimes sont les passagers qui ont voyagé avec eux.qui se trouvaient à proximité et qui s'effondrent touchés à bout portant.Après avoir fait le vide autour d eux, les trois hommes se dirigent vers la foule qui attend de l'autre côté de la barrière qui sépare les voyageurs qui viennent d’arriver de ceux venus les accueillir et vident leurs chargeurs sur les centaine de personnes affolées qui se trouvent dans l’immense salle qui prend aussitôt l’aspect d’un champ de bataille, couvert de cadavres, de blessés et de débris d'objets.Au moment même où les cris des blessés se mêlent aux détonations, un autre long courrier (d'El Al) arrive devant la baie vitrée de la salle d’accueil pour y déverser ses passagers.Les terroristes ouvrent le feu sur l’appareil, atteignant les premières personnes qui en descendent.Un autre avion de la compagnie Scandinavian Airways est lui aussi atteint.Beaucoup de passagers et de personnes qui se trouvent sur les lieux ne perdent pas leur sang froid.Plusieurs se jettent à plat ventre et se roulent sous les bancs où la douane procède à l’inspection, échappant ainsi au carnage.Selon M.Claude Morin Ottawa pourrait limiter les emprunts à Tétranger pour le projet de la baie James par Pierre-L.O’Neill • Au cours de sa première intervention publique depuis son adhésion au Parti québécois, M.Claude Morin a déclaré hier soir devant les membres du club de rencontre et d'information de Saint-Henri: • que les emprunts massifs du Québec à l’étranger pour le projet de la baie James pourraient faire varier la valeur du dollar canadien et forcer le gouvernement fédéral à intervenir; • que dans la crise qui a conduit à l’emprisonnement de chefs syndicaux, et les syndicats et le gouvernement étaient dans le tort; • que c’est dans le Parti québécois qu’il y a le plus de compréhension du problème ouvrier; • qu'il faut arriver à un contenu de l'indépendance.• que le régime fédéral fonctionne bien dans les pays où il n'y a qu'un peuple et une seule langue.Répondant aux questions de l’auditoire, M.Morin a émis l’opinion que le gouvernement Trudeau se trouvera peut-être forcé de limiter le gouvernement Bouras-sa dans ses emprunts à l’étranger.D n’est pas impossible, a-t-il dit, que le projet s’en trouvent sérieusement compromis.Durant huit ans, conseiller spécial de quatre gouvernements en matière constitutionnelle, M.Morin a même révélé que lors d'une conférence fédérale-provin-ciale.le gouvernement d'Ottawa avait vraiment tenté de se faire remettre les pouvoirs de contrôler les emprunts des provinces à l’étranger.Selon lui.les emprunts massifs de dollars par une province peuvent faire fluctuer le taux du dollar.Si les études en cours devaient s’avérer exactes, et que la valeur du dollar atteigne $1.14, ou plus, M.Morin est d'avis que le fédéral ne pourra laisser Québec Impasse à Albert-Prévost Par un vote de 157 à 37, les syndiqués en grève de l’Institut Albert-Prévost ont rejeté hier soir une proposition de retour au travail soumise par le médiateur spécial Gilles Cor-peil et ont ainsi décidé de poursuivre l’arrêt de travail entrepris à cette institution depuis l’intervention la semaine dernière, de l’escouade anti-émeute de la police de Montréal.A la suite de contacts établis avec la partie patronale et la partie syndicale au cours des cinq derniers jours, la médiateur avait mis au pint une propsition de retour au travarl qui consistait à confier à un arbitre le soin de décider du sort d'une douzaine d’employés contre lesquels la direction d’Ai-bert-Prévost estime devoir prendre des sanctions en conséquence des événements qui ont marqué l’occupation de l’hôpital par les travailleurs syndiqués pen- dant la fin de semaine du 13 mai.Selon la propsition du médiateur, les employés seraient tous rentrés au travail des le 31 mai, sauf douze d’entre eux qui auraient été mis en vacances jusqu7au 14 juin.Le cas de ces douze employés aurait fait, pendant les deux prochaines semaines, l’objet d’un examen spécial et au besoin d’un arbitrage.La propsition rejetée par les syndicats avait reçu l’approbation de la partie ptronale.Devant l’échec de sa propsition, le médiateur s’apprête maintenant à faire rapprt au ministre des affaires sociales.D a été impssible de savoir hier soir si M.Corbeil entend pursuivre sa mission et soumettre de nouvelles propsitions aux pr-ties.Nous apprenons pr ailleurs que 65 employés syndiqués auraient effective-is le tr emprunter des milliards, dans un si bref dâai.Interrogé sur la fonction du syndicalisme, M.Morin a émis l’opinion que les syndicats ne devraient pas se restreindre au seul objectif des négociations salariales mais qu’ils ne devraient non plus se transformer en des instruments plitiques.“Actuellement, c’est plitique des deux côtés et je pnse que les deux ont torts”.Concernant les chefs syndicaux, M.Morin estime qu’ils auraient pu trouver mieux dans les circonstances, devenir des martyrs plitiques.Et il ajoute que le gouvernement Bourassa aurait p faire autrement que de retarder les négociations.Dans les structures sociales et p-litiques modernes, M.Morin concède que les syndicats ne puvent s’en tenir à la fonction des négociations mais “quant on veut changer le système, il faut être bien certain que le monde va suivre.Et aujourd’hui, je ne suis ps certain que l’ensemble de la ppu-lation non plus que l’ensemble des syndiqués étaient prêts à suivre”.D ne faut ps faire l’indépndance prce que c’est amusant, a-t-il dit encore, mais prce que c’est nécessaire.D s’est montré optimiste à l’égard du phénomène actuel de la réflexion.“De plus en plus, on se demande quel genre de société on va bâ- Economiste et sociologue, Claude Morin ne sait ps à quelle idéologie il doit être identifié.“Peur certaines choses, je prendrai des psitions socialistes, pur d’autres, ps du tout".Un gouvernement, conclut-il, gouverne vraiment quand il n’est ps l’instrument public d’intérêts publics.Mais c'est ce que M.Morin exige du Parti québécois au lendemain de l’accession à l’indépndance.ment repris de la semaine travail depuis le début Les noms de guerre de ces trois membres sont: Basen, Salah et Ahmed.En participant à l’opération, indique le communique, ils ont manifesté le plus haut degré de "responsabilité révolutionnaire” conformément au principe de la "solidarité prolétarienne révolutionnaire.” Les journalistes israéliens sont convaincus quTsraël ne peut laisser impuni un attentat aussi grave.Ils rappellent qu'au lendemain du détournement de l'avion de la Sabena.le chef de l'état major le général David Elazar avait déclaré que les pays qui donnent asile ux terroristes seront considérés comme responsables de leurs crimes.Une telle affirmation prend une signification singulière quand le FPLP annonce de Beyrouth qu’il revendique la responsabilité de 1 attentat.Comment expliquer que les armes utilisées à Tel Aviv par les terroristes aient pu.soit de Paris, soit de Rome, franchir tous les barrages de sécurité mis en place dans les aéroports?Selon les indications données cette nuit à l'aéroport de Paris, en périodes dites de crise, la fouille des passagers à l’embarquement et celle de leurs Bagages à main est systématique tandis que les gros bagages, ceux qui prennent place dans la soute des appareils, sont placés systématiquement dans des sortes de caissons de décompression qui.par un mécanisme complexe, détectent les engins suspects.En revanche, en période dite calme - et c'était le cas nier après-midi - la fouille des bagages à main reste systématique, mais tous les passagers ne sont pas obligatoirement fouillés.Quant aux gros bagages, ils sont l'objet de sondages.Cela pourrait expliquer que les armes récupérées sur place par leurs utilisateurs aient pu ainsi passer à travers les mailles de la surveillance.Pourtant, les services de sécurité de l'aéroport d'Orly ont reçu il y a un mois et demi une compagnie de CRS en renfort.Cette compagnie porte les effectifs de sécurité a deux compagnies, soit au total environ 400 hommes.A Rome, on est catégorique: les armes n’ont pu être introduites à Fiu-micino.On fait remarquer de même source que les portes d’embarquement des passagers sont munies d'appareils électroniques de détection des armes.L'efficacité de ce système préventif a d’ailleurs été démontrée dimanche dernier.Une “jeune libanaise de 21 ans a en effet été arrêtée au moment ou elle tentait de s’embarquer sur un avion de la Panam à destination de Beyrouth avec deux revolvers dissimulés sous ses vêtements.GANGSTÉRISME pie que l’on puisse assurer son progrès et sa prospérité”.M.Choquette est heureux de l’issue de la période difficile que le Québec vient de traverser, sans incident majeur ni violence extrême, mais remplie de possibilités de catastrophes et même de cataclysmes.“Si nous avons réussi à éviter tout cela, c’est sans doute dû aux qualités des uns et des autres, mais c’est contre certaines forces révolutionnaires qui sont à l’oeuvre dans notre société”.Evoquant ensuite les “gangsters" infiltrés dans le syndicalisme, le ministre souhaite que “le mouvement syndical fera le ménage dans sa propre maison et élimine ces éléments indésirables, qui sont sans doute minoritaires, mais qui, par leur action concertée, sont susceptibles d’entraîner des catastrophes sur le plan social que le ministre de la justice ne permettra en aucune circonstance”.Pour le ministre, l’incident n’est pas clos.Il sera étudié sous l’aspect du maintien de l’ordre public, “non pas dans un esprit vendeur ou de vindicté, mais pour éviter au Québec une pareille aventure dans d’autres circonstances, plus tard, qui pourrait avoir des conséquences plus graves pour la société québécoise”.M.Choquette constate ensuite un désordre dans les idées à tous les niveaux de la société.“Je n’ai qu’à écouter certains intellectuels, entre autres, qui sont invités à la Société Radio-Canada, qui soutiennent des théories plus ou moins vagues, plus ou moins brumeuses, plus ou moins fondées et qui font passer ça auprès du peuple comme des valeurs fondamentales, alors qu’il faut revenir à l’essentiel, c’est-à-dire au respect de l’Etat et des trubunaux, au respect des instances et des institutions sociales organisées, en place.” “Il est temps que le pendule revienne vers le centre.Cela fait assez longtemps qu’on s’en va vers la gauche à rheure actuelle, pour qu’on revienne à l’essentiel du fonctionnement d’une société.Récemment, au cours de la crise que nous avons connue, quand je voyais certains intellectuels proposer diverses solutions au problème et ne pas envisager les plus claires et les plus élémentaires, soit que l’autorité publique, par ses institutions, devait s’affirmer, je me disais: Ces gens-là vivent en dehors du monde ordinaire.Mais la population a compris, et ceci est un grand réconfort pour le ministre de la justice.Parce que dans tous les milieux que j’ai fréquentés, à part les quelques esprits plus ou moins égarés que je décrivais tout à l’heure.Taction gouvernementale a été approuvée.Et ceci, à mon sens, nous en dit long sur le fait que notre société est encore saine et que la situation est loin d’être désespérée”.M.Choquette constate d’autre part qu'il n’y a pas eu de terrorisme politique depuis plusieurs mois.Il s’en réjouit, ajoutant que le ministère ne doit pas relâcher sa surveillance et sa vigilance de façon à éviter toute recrudescence dans ce domaine.“L’action décisive et ferme que nous avons adoptée il y a plus d’un an, nous en avons récolté des fruits par la disparition du terrorisme, au moins dans la période où je parle.Cela nous montre qu'une action qui est ferme et juste à la fois est susceptible d’entraîner des effets sur le plan de certaines formes de la criminalité.” Le ministre a mentionné l’enquête sur le crime organisé, en marche, et la présentation, à l’automne, d'une loi-cadre concernant l’intégration régionale des forces policières municipales, tenant compte de l’expérience montréalaise en ce sens.Vers la même période, il publiera un livre blanc sur l’administration de la justice civile et l’organisation des tribunaux au Québec.BILAN COMPLET avant-projet inachevé, une partie du rapport, ou bien encore un simple résumé de l’inventaire dressé par le ministère, fait observer un informateur digne de foi.Mais il ne peut s’agir du rapport définitif “puisque nous travaillons jour et nuit à y mettre la dernière main”.Au surplus, le bilan réclamé par le gouvernement comporte deux grandes phases: la première est celle du “relevé des matériaux requis et de la mise en ordre des dossiers où le Québec est engagé soit avec le gouvernement fédéral ou avec les gouvernements des autres provinces, soit encore avec d’autres pays", ainsi que le premier ministre l’avait lui-même indiqué dans son discours inaugural du 7 mars.Une deuxième phase est prévue, celle dont M.Bourassa disait à l’Assemblée nationale il y a deux mois et demi qu’elle serait “la plus décisive et la plus déterminante pour l’avenir du Québec, celle où nous aurons à poser un diagnostic de l’état de nos relations intergouvemementales et à définir les orientations à prendre pour l’avenir.” Il est vrai que la première phase de l’étude est, à toutes fins utiles, terminée, précise l’informateur, encore que le texte définitif n’ait pas été soumis encore au gouvernement.La seconde phase est en cours d’exécution et se révélera capitale à quiconque veut apprécier la portée de l’ensemble du bilan.Elle sera notamment assortie d’une “grille d’évaluation” gui permettra de mesurer avec precision les gains, les progrès, les reculs, les échecs et les dossiers où prévaut le statu quo.C’est donc à la lumière du bilan complet, de la première et de la seconde partie, que le gouvernement sera vraiment en mesure de tirer les conclusions politiques, si tel est son objectif.Entre-temps, les propos du premier ministre sur l’abus du pouvoir de dépenser, sur les inconvénients quotidiens que suscitent les “zones grises”, sur le partage insatisfaisant des ressources fiscales ne sont, en réalité, que des impressions générales, toujours actuelles, mais sans rapport direct avec les conclutions auxquelles aboutit le bilan complet, estime l’informateur.Le premier ministre, escomptant que les constatations et les conclusions de l’étude l’acculeront à une “révision déchirante” de la stratégie du gouvernement en matière de relations fédérales-provinciales, aura voulu dès maintenant évoquer le problème di^pouvoir de dépenser, jugé “fondamental” mais dont l’ampleur est déjà connue, pour éviter d’avoir à porter plus tard un jugement plus sévère sur l’état des rapports Ottawa-Québec.En somme, il s’agit peut-être d’atténuer la portée d’un document dont on appréhende les conclusions.Le juge Trahan intervient et empêche la termeture de Thôtel-motel VaudreuiTInn par Jean-Pierre Charbonneau Une intervention de dernière minute du juge Jacques Trahan, président de la Commission de contrôle des permis d’alcool du Québec, a permis hier après-midi à l’ancien député unioniste de Vaudreuil-Soulanges, M.Loyola Schmidt d'éviter gue son établissement, l’hôtel-motel Vaudreuil Inn ne soit fermé par l’escouade des alcools de la Sûreté du Québec.En effet, hier après-midi, plusieurs enquêteurs de l’escouade des alcools de la SQ s’étaient rendus au motel afin d’exécuter un jugement écrit de la CC-PAQ ordonnant 1 annulation de tous les permis d’alcool et la confiscation de toutes les boissons alcooliques.Cè jugement suivait de guelques mois une enquête publique de fa CCPAQ au cours ae laquelle plusieurs témoins avaient été entendus.A l’arrivée des policiers hier, M.Schmidt, déconcerté, fit devant témoins des appels téléphonigues à Québec et dit à fun de ses interlocuteurs que l’on ne pouvait pas lui faire cela.Moins d une heure plus tard, le juge Jacques Trahan, président de la CCPAQ du Québec appelait un officier supérieur de la SQ pour lui ordonner de rescinder l’annulation.Le juge Trahan invoqua comme raisons qu'il y avait eu erreur, qu'on était allé trop vite et que l'on aurait dû attendre avant de rendre un jugement.Le juge déclara qu’il y aurait une nouvelle audition dans cette affaire.Informé de la décision du juge Trahan, les policiers refusèrent d’obéir à l’ordre si celui-ci n étit pas communiqué par écrit ce qui fut fait.Cependant, les policiers qui avaient commencé depuis plus d’une heure à charger les boissons confisquées dans un camion furent tellement indignés de la tournure des événements qu'ils refusèrent de décharger le camion.On dut envoyer d’autres hommes accomplir la besogne.Ce n’est pas la première fois qu un incident semblable se produit.En effet, le 28 octobre dernier, en soirée, le juge Jacques Trahan était encore une fois personnellement intervenu pour annuler l’exécution d'un jugement qu’il avait lui-même rendu avec le juge Moe Moscovitch, le 14 octobre 1971.Ce jugement annulait les permis d’alcools du Motel Le Chateau Enrg.de Marieville, propriété de M.Réjean Messier.Le soir du 28 octobre 1971, lors de la visite des policiers de la SQ, des appels téléphoniques furent là aussi effectués, entre autres au député libéral de Rouville, Marcel Ostiguy.Ce dernier communiqué avec M.Jean Prud’homme, sscrétaire de la CCPAQ, et par la suite le juge Trahan ordonna verbalement aux policiers d’annuler l’exécution de son jugement parce “qu’il y avait quelque chose de spécial dans ce dossier'.Le lendemain, le juge Trahan fit parvenir une lettre aux policiers, confirmant par écrit son ordre de cancellation.Des financiers se réunissent surveillés par les policiers (par Jean-Pierre Charbonneau) Une très importante réunion de financiers montréalais connus du Bureau de recherche sur le crime organisé du Québec a eu heu lundi soir, à Montréal, au Surloing Bar (5050 rue Paré), près de la piste de course Blue Bonnets, dans l’ouest de la métropole.Etaient présents à cette réunion, MM.Vincent Cotroni, Nicholas Diorio, William O’Bront, Paolo Violi, Angelo Lanzo et Irving Goldstein.Trois de ces financiers, Vincent Cotroni, William O’Bront et Paolo Violi.furent identifiés par la Commission Prévost pour leurs relations avec le Syndicat du crime de Montréal.La réunion s’est déroulés sous l’oeil vigileant de la police sans toutefois que celle-ci intervienne pour interrompre l’assemblée.M.Vincent Cotroni est propriétaire de l’importante compagnie de fabrication de viande à pizza, Reggio Food Inc.de Montréal-Nord et a des intérêts dans quelques autres établissements.Il est présentement en Cour supérieure de Montréal pour une poursuite de $1.25 million contre le magazine torontois Maclean qui écrivait en 1963 qu’il était le chef de la Mafia de Montréal.M.William O’Bront est considéré comme l’un des plus importants financiers de la viande au Canada.Son nom est apparu publiquement lors de l’affaire Munsinger.L’année dernière, il prenait un bref de certirari pour faire casser un mandat de perquisition qui permettait aux enquêteurs du Bureau de recherche sur le crime organisé de saisir les comptes bancaires de l'une de ses compagnies La Salaison Alouette Inc.de Ville Saint- Laurent.Les policiers après de longues procédures judiciaires ont obtenu gain de cause mais, leurs activités ont été paralysées par une procédure en appel.Quant à Paolo Violi, il est l’associé de Vie Cotroni dans la compagnie Reggio Food Inc.Il est aussi propriétaire de uelques autres compagnies dont Violi elataria rue Jean-Talon est, où la police a perquisitionné le 28 mars dernier en rapport avec l'enquête sur l'infiltration oe la pègre à la bourse de Montréal.Nicholas Diorio pour sa part était jusqu’à l’année dernière le plus important cabaretier de Montréal alors qu'il possédait le Café Métropole sur la me Sainte-Catherine est.Aujourd'hui, alors que ce cabaret a été fermé par la CCPAQ, il est propriétaire d’une firme de machine disfributrice.Les Amusements Anclo.Grand ami de M.Vie Cotroni, il assistait à la réunion qui a eu lieu entre Vie Cotroni et le courtier Steve Schwartz, accusé d’une fraude de $5 millions à la Bourse de M ontréa 1.Angelo Lanzo et Irving Goldstein sont en affame dans le monde des cabarets.Goldstein était un des gérants du Café Métropole tout comme Lanzo qui est de plus mêlé à l’exploitation des cabarets Casa del Sol, Little Club et Chez Parce.C’est lui qui a fondé la compagnie Anclo Amusement et il a vendu ses parts à Nick Diorio.Selon la police, la rencontre de lundi entre ces financiers sort de l’ordinaire car il est très rare que toutes ces personnes se réunissent en même temps.Les discussions auraient par moment été très animées, a commenté une source confidentielle.Québec a donné une subvention à une des entreprises Saputo Le ministre de l'agriculture du Québec, M.Normand Toupin, a confirmé ou’une des entreprises de la famille saputo, Emanuele Saputo Inc., a reçu en janvier 1971 une subvention de $60.-000.Cette subvention a été accordée par le gouvernement provincial à E.Saputo Inc.en vertu d'un arrêté ministériel qui autorise le versement maximum de $60,000 au propriétaire de produits laitiers qui absorbe l’entreprise d’une autre fabrique en vue de la désaffecter.La fabrique gui a été achetée est la laiterie Saint-Lin Dairy, de Saint-Lin, dans les Laurentides.propriété depuis 1966 de la firme Giuseppe Saputo et Fi-eli Liée du 8,500, 8ème avenue, Saint-Michel, à Montréal.La compagnie E.Saputo Inc.qui a obtenu la subvention est la propriété de Emanuele Saputo (président) et de ses beaux-frères Isidore Russo et Giuseppe Monticciolo.Ces deux derniers ont donné comme adresse résidentielle celle de la compagnie Giuseppe Saputo et Fi- tli Liée qui est aussi celle de la firme !.Saputo Inc.En somme, le gouvernement a accordé une subvention maximum de $60,000 pour qu’Emanuele Saputo achète une compagnie qui lui appartenait déjà.i L'affaire Dasken prend une nouvelle tournure HULL (Le Devoir) - L'Association des propriétaires des Jardins Taché de Hull, qui avait mené la lutte contre la construction de deux édifices à logements de dix étages dans un quartier où les règlements de zonage interdisaient de tels travaux, vient d’amorcer un autre round contre le maire de Hull, M.Marcel D’Amour, qui semble décidé de mener à terme ces travaux de cons-trüction.En décembre, la Cour suprême du Canada, après une série de jugements divers, émettait une injonction permanente contre la compagnie Dasken, lui enjoignant de démolir dans un délai de sut mois les édifices en chantier et de rendre au terrain son aspect premier.Ces jours derniers, le maire de Hull, M.Marcel D’Amour, a laissé entendre qu’il souhaitait obtenir l’appui du gouvernement du Québec dans l’adoption d’un bill privé amendant la charte de la Ville de Hull de façon à normaliser avant le 20 juin, date limite pour la démolition des édifices Dasken, la situation créée, par le jugement de la Cour suprême du Canada.M.D’Amour a affirmé qu’il avait une obligation .morale envers la compagnie Dasken.La compagnie, a-t-il souligné, n'est pas responsable de cette affaire, dans laquelle la ville a agi de bonne foi.L’Association des propriétaires des Jardins Taché, pour sa part, dans une lettre qu’elle a adressée dernièrement au premier ministre, M.Robert Bourassa, lui rappelle l’inflexibilité avec laquelle ont été appliquées les injonctions obtenues contre le Front commun de la fonction publique et parapublique au Québec et lui souligne que dans l’affaire Dasken, c’est la Cour suprême du Canada qui a prononcé une injonction permanente.Les injonctions sont des ordres formels, peut-on lire dans la lettre adressée au premier ministre Bourassa, et “nous ne pouvons croire que le gouvernement du Québec passera outre à des principes qu’il faisait respecter envers et contre tous les cours des dernières semaines.” “Il serait étrange, poursuit l'Association des propriétaires des Jardins Taché, que les injonctions s’appliquent pour les fonctionnaires et que le gouvernement accepte de contourner une injonction par une loi spéciale qui favoriserait les entreprises Dasken au détriment des proprietaires d'un secteur de la Ville de Hull.^’ Le Devoir, mercredi 31 mai 1 972 • 7 Un mémoire à Ottawa Selon Mme Sy/ba Gelber Les défenseurs des droits de l'homme La situation de la Canadienne réclament une foi sauvegardant davantage fa présomption d'innocence OTTAWA (CT* - Le Devoir) - L’Association canadienne des libertés civiques (CCLA) et la Ligue (québécoise) des droits de l’homme ont demandé hier, dans un mémoire au ministre de la justice, M.Otto Lang, de soumettre sans délai aux Chambres une législation pour sauvegarder davantage la présomption d’innocence chez les citoyens accusés d’offenses criminelles.La délégation, dirigée par Me Alan Borovoy, de Toronto, a notamment exprimé le voeu qu’aucune déposition incriminante ou confession faite par l’accusé ne soit admise en cour à moins que la Couronne n’établisse clairement que les déclarations ont été faites volontairement et que les policiers qui ont procédé à l’arrestation du prévenu ont permis le contact rapide avec un conreiller (avocat).Une enquête menée en 1970 par la CCLA auprès de 553 prisonniers ou exinculpés de crimes à Halifax, Toronto, Montréal, Winnipeg et Vancouver, avait révélé un septicisme général de ces prévenus vis-à-vis des recours théoriques aux services d'un avocat ou à des poursuites pour faire invalider les déclarations incriminantes qu’ils avaient déjà faites.Fin 1971, les résultats de cette enquête étaient connus: plus de 30% des personnes interrogées avaient été empêchées de faire un appel téléphonique après leur détention ou leur interrogatoire par des policiers; les trois quarts d’entre elles avaient été interrogées avant d’avoir pu parler à un avocat et 42.4%) avaient été détenues trois jours ou plus avant que puisse s’établir un contact quelconque avec un conseiller juridique.Tout en admettant que l'unanimité n’est pas faite aux Etats-Unis sur les façons de garantir l’application de ce droit du prévenu à se taire ou à se prévaloir des conseils d’un avocat (ou de recourir à une aide juridique subventionnée par l’Etat), la CCLA presse Ottawa de consacrer les sommes nécessaires pour que dans tout territoire et dans toute province, les citoyens accusés en vertu du Code criminel jouissent effectivement de l’assistance judiciaire tant dans les prisons et postes de police que devant les tribunaux.Le gouvernement fédéral devrait aussi s’assurer que la police respecte, dans le délai le plus bref après rarrestation, le droit du prévenu à consulter un avocat, demande la CCLA.A M.Lang, la délégation a aussi exposé la nécessité, pour la poursuite, de prouver le caractere volontaire d’une déclaration incriminante faite par La Rencontre à mi-temps 3 écrivains expliquent Israël.et le Québec par Robert Guy Scully La Rencontre des écrivains, qui se déplacera aujourd’hui de Montréal a Québec pour son troisième jour d’activités (et qui sera de retour dans la métropole pour la fin de semaine) a consacré la journée de mardi "Journée d’Israël”.On sait que les organisateurs de cette rencontre annuelle, MM.Jean-Guy Pilon, Fernand Ouellette et André Belleau, souhaitaient donner une nouvelle dimension à l’événement, tout en le "sortant de l’ornière des petites discussions entre Québécois".A l’époque (cf.le DEVOIR du 6 novembre dernier), on songeait à “faire venir des gens d'ailleurs ”.La revue Liberté, qui publie après chaque Rencontre la somme des textes ou des conférences, avait déjà publié un numéro sur l’Algérie.En janvier, les organisateurs se rendaient en Israël, pour échanger oeuvres et impressions avec les collaborateurs de la revue Keshet.C’est ainsi que naquirent l’idée de numéros réciproques sur la littérature de chaque pays, l’idée d’une visite faite par les Israéliens ici, et surtout, l’idée d’une rencontre bel et bien "internationale".L’hôtel Windsor, la Bibliothèque nationale, le Château Frontenac, plutôt que le refuge laurentien de l’an passé, accueillent cette année plusieurs Québécois (dont Nicole Brassard, Femaitd Ouellette, Gilles Marcotte, Gérard Bessette, Paul Chamberland, Jacques Ferron, Michèle Lalonde) mais aussi des confrères hongrois (J.Pilinsky), yougoslave (M.Pavlovic), français (R.Marteau.M.Deguv).roumain (0.Cotrus), grec (M.Aravantinou), polonais (G.Lisowski), voire.un Ontarien (Dennis Lee) Cependant, comme nous le signalions plus haut, Israël est à l’honneur en 1972.Des films, des exposés, des débats, le soulignent.Avant même qu’ils ne prononcent leurs conférences publiques, nous avons voulu réunir en table ronde les trois écrivains qui représentent ce jeune Etat et cette jeune littérature à la Rencontre: M.Aharon Àmir dirige la revue Keshet, le romancier Abraham Yehoshuah y collabore, alors que M.Claude Vigée, professeur et poète, auteur du “Sommeil d’Icare” ou du “Soleil sous la mer”, écrit en français.A la différence de ses deux compatriotes, M.Vigée a appris l’hébreu moderne comme langue étrangère.D ne fera jamais partie, nous dit-il, de la littérature israélienne comme telle.L’exemple de sa propre expérience d’ailleurs, aide à mieux définir cette littérature.Là-dessus, les trois interlocuteurs nous tiendront des propos semblables: “B ne faut pas confondre littérature israélienne avec les littératures dites juives qui se pratiquent dans divers pays en diverses langues.Qu’un écrivain important comme Max B rod (célèbre ami, exécuteur testamentaire, et exégète de Kafka, mort il y a deux ans) ait écrit en Israel et vécu ses dernières années chez nous ne change rien à l’affaire.11 a écrit en allemand, donc il appartient à la littérature des Allemands.Même Kafka, qui voulait émigrer, s’il avait réussi, serait demeuré un écrivain i'uif du Sudetenland, en exil.Saul kllow, pour prendre un exemple plus contemporain, est peut-être un grand écrivain juif, mais il s’adresse aux Juifs américains.Notre intérêt pour son oeuvre ne peut pas être très profond, même si nous lui devons respect.” Cette question d’autheiiticité, d’appartenance à une culture, suggère immédiatement des parallèles avec le Québec.Il y a aussi la question de cette nouvelle langue qui s’est développés en même temps que l’Etat, qui voulait conférer à la langue quotidienne un statut littéraire, en s’éloignant de la langue classique des textes religieux.Cette lutte, menée par les écrivains, rejoint-elle la recherche d’une langue québécoise?A toute tentative de parallèle, MM.Amir, Yehoshuah, et Vigée ne diront pas non.L’écrivain franco-israélien, en particulier, compatit avec nous sur ce qu’il appelle “la tragédie du bilinguisme”: “je suis moi-même polyglotte, mais je ne recommande cela à personne, surtout pas à un enfant, surtout pas à un poète.C’est un drame que doivent vivre plusieurs de vos écrivains, qu’a dû vivre Jack Kérouac.” Cependant, s’ils ne refusent pas les parallèles, ils souligneront tous, par un biais ou l’autre, la distinction fondamentale entre nos deux littératures, entre nos deux nationalismes, entre nos deux langues: Israël a une littérature parce qu’elle a une existence politique, le Québec a une littérature malgré cette existence.M.Amir explique que les lettres israéliennes ont épousé la cause de l’indépendance jusqu’en 1948.Le problème disparu, cette “cause sacrée” est devenue une préoccupation secondaire.Pour M.Yehoshuah, “même si la moitié de notre production littéraire parle aujourd hui de la guerre avec les Arabes, ce n’est pas comme les écrivains luttant pour une indépendance nationale au Québec.Nos écrivains ne sont plus les avant-gardistes d’une lutte politique; sur le plan du conflit palestinien, par exemple, ils sont généralement des modérés qui recherchent la co-existence avec les Arabes.Notre revue n’a pas publié un numéro sur la littérature palestinienne pour rien.Bref, il n'y a pas d’écrivains antiarabes, comme il peut y avoir des écrivains anti-fédéralistes ici.Nous avons dépassé ce premier stade.” a à peine évolué depuis 50 ans l’accusé.La Couronne devrait aussi être tenue de prouver que: a) l’accusé a bénéficié de l’aide d'un avocat avant d’être interrogé par la police ou; b) qu’un avocat était présent lors de l’interrogatoire; c) que la police a informé l’accusé de ses droits, a pris les mesures pour faciliter le contact entre l’accuse et un avocat et que l’accusé a renoncé expressément et par écrit à ses droits.Toutes les suggestions faites par la CCLA visent à éviter que le procès ne devienne un rituel vide de sens; l’association rappelle aussi l’importance, pour La police, o’avoir des preuves déjà bien constituées avant de soumettre un citoyen à ce processus de l’accusation sous un chef relevant du Code criminel - trop se fier à la technique de l’interrogatoire risquerait aussi, ait l’association, d’affaiblir les autres formes d’enquêtes.S’inspirant d’un article dans la Harvard Law Review (1966) la CCLA souligne qu’au Canada, la police semble avoir moins d’entraves pour accomplir son travail que ce n’est pas le cas dans d’autres pays de Common law.D’où la question: pourquoi ne pas équilibrer les pouvoirs de la police et les garanties données à un prévenu ?La situation de la Canadienne en 1972 est à peine supérieure à celle d’il y a un demi-siècle, affirmait hier Mme Sylva M.Gelber.directrice du Bureau de la main-d’œuvre féminine au ministère du travail du Canada, à l’occasion d’un colloque sur la situation de la femme organisé par le National Council of Women, à Régina.Après avoir rappelé que le pourcentage des femmes ins-crites aux cours d’études supérieures dans les années 20 n’était pas inférieur à celui d’aujourd’hui, la conférencière a rappelé aux Canadiennes jusqu’à quel point la marche vers l’égalité des droits est lente.Victor Hugo resterait estomaqué de lire le rapport sur la situation de la femme au Canada, lui qui écrivait: "Le 18e siècle a proclamé les droits de l’homme; le 19e siècle proclamera les droits de la femme”.Si les femmes veulent vraiment la proclamation des droits de la femme, c’est à elles d’agir en conséquence, a-t-elle dit.Les conventions sociales à l’égard du défavorisé accablent plus lourdement les femmes que les hommes, a souligné Mme Gelbert, puisqu’elles constituent une très grande partie de cette catégorie de ta population.En leur qualité d’assistées sociales, elles dépendent dans une large mesure des administrateurs du bien-être.Néanmoins, il arrive souvent que les directeurs de programmes pour défavorisés adoptent des attitudes qui, à première vue, seraient peu compatibles avec une société fondée sur une interprétation libérale des droits de l’homme.D’après une enquête menée au Canada, en 1970, près des deux tiers (62.9 p.c.) de tous les assistés sociaux étaient des femmes.De ce nombre, plus des deux tiers (69.2 p.c.) étaient veuves, séparées ou divorcées.On estime en outre que plus d’un million de femmes au Canada reçoivent actuellement des prestations de bien-être.Il est important, a souligné Mme Gelber, de chercher les causes de ce qu elle appelle "l’étrange intermède" soit la période entre les années 20 où les Canadiennes venaient tout juste d’obtenir le droit de vote et de triompher du tribunal de dernière instance du Canada, et les années 60 où les Canadiennes ne semblaient plus s’intéresser à la conquête d’un monde nouveau.“Ce n’est pas la complaisance qui a refroidi l’ardeur de la femme, affirme-t-elle, mais la soumission aux dures conditions économiques qui ont régné au Canada pendant la crise des années 30”.La rareté des emplois, doublée des conventions sociales traditionnelles à l’égard de la dépendance de la femme, a conspiré à réduire au silence les Canadiennes.La préoccupation de faire survivre la femme laissait à la maîtresse de maison peu d’énergie pour se consacrer à la vaine rècherche de justice sociale pour elle-même.Le taux de natalité a grimpé en flèche après la guerre et ce n’est que lorsque les enfants des années 50 sont devenus les adolescents des années 60 que les Canadiennes se sont à nouveau rebellées.Il n’y a donc rien d’éton-nant de constater, au cours de la dernière décennie, une hausse de plus de 60 p.c.du nombre de femmes dans la population active: en chiffres réels, 1,033,000 femmes sont venues grossir les rangs de la population active.Les pratiques discriminatoires qui constituent encore une caractéristique du monde du travail et qui ont fait couler beaucoup d’encre sont vite devenues plus flagrantes qu’autrefois.A la suite de fortes recommandations d’associations féminines, le gouvernement a nommé la commission royale d'enquête sur la situation de la femme au Canada.Depuis, le gouvernement a adopté certaines mesures des- tinées à améliorer la condition féminine, mais la marche vers l'égalité des droits est lente et il appartient aux femmes de la fane avancer.“Ce que femme veut, Dieu le veut”, affirme Mme Gelber.SteJ us tine de plus en plus fréquenté Si la dénatalité qui sévit présentement au Québec a des répercussions sur les hôpitaux pour enfants, en revanche la fréquentation des cliniques extermes a augmenté de façon considérable, l’an dernier, à l’hôpital Saint-Justine de Montréal.C’est ce qui ressort du rapport présenté hier par le Dr Andre Davignon, président du bureau médical, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle des membres de la corporation de cet hôpital.De son côté, la présidente du conseil d’administration, Mme Roger Lacoste, a rappelé que l’occupation des lits à Sainte-Justine atteint régulièrement 85 à 90 pour cent.Deux projets d’agrandissement et de réaménagement des locaux ont été présentés au gouvernement, mais jusqu’ici un seul des projets - soit la construction de laboratoire de recherches - a été accepté.Parmi les priorités de l’hôpital, il y a présentement le réaméiage-ment du service de radiologie et des cliniques externes qui ont reçu Tan dernier 247,-431 jeunes patients comparativement à 215,575 en 1970.Parmi les innovations, signalons que Sainte-Justine, grâ- ce à son nouveau directeur médical, le Dr Laberge-Na-deau, a pu mettre au point l’établissement d’un système d’informatique et de recherche opérationnelle appliquées au dossier médical, ainsi que le développement du centre de transplantation d’organes chez l’enfant.A l’heure actuelle, Sainte-Justine devient un des centres les plus importants dans ce domaine au Quebec.Le Dr Davignon a émis quelques réticences à la mise en vigueur du budget global à l’intérieur des hôpitaux par le ministère des affaires sociales.Ce budget a sûrement plusieurs bons côtés, a-t-il admis, mais il rend extrêmement difficile l’achat de matériel neuf en quantité suffisante pour permettre aux hôpitaux de s’adapter aux progrès de la médecine moderne.Mme Robert Bourassa, épouse du premier ministre, avait été invitée à présider l’assemblée annuelle de la corporation de Sainte-Justine.YOGA - préparation à l'enseignement: (Séminaire S.Augustin, Cap Rouge, Québec) avec André Vanlysebeth Section "C", du 25 j^jin au 8 juillet Section “A'', du 9 au 22 juillet (débutants) YOGA culturel: (Willie Vanlysebeth) 1ère semaine: 23-29 juillet (débutants et autres) 2e semaine: 30 juil.- 5 août (débutants et autres) Imtripfion immédiate jusqu'au 24 juin : Centre Canadien de Yoga 475, rue Fréchette - Mont St-Hilaire (Rouville) Tél: 467-0972 Après 24 juin: Séminaire S.Augustin - Tél: 656-1644 école d’été LPS COURS DE CONVERSATION ANGLAISE Programmes pour tous niveaux (débutants, intermédiaires, avancés) Cours Intensifs ou semi-intensifs — matin, après-midi, soir.ADOLESCENTS - ADULTES LPS* PEUT VOUS AIDER Profitez de nos tarifs spéciaux d'été.Renseignez-vous dès aujourd’hui.Téléphonez, écrivez ou présentez-vous à: LPS - Montréal, 878-2821, étage F LPS - Québec, 529-0331,4ème étage PLACE BONAVENTURE 500 EST GRANDE ALLÉE Institutions reconnues par le Ministère de l’Éducation Pensez-y, / Votre argent vous rapporte plus sur dépôts à terme 5 ans Taux fournis sur demande pour termes plus courts Guaranty Trust Institution inscrite à la Régie d'assurance-dépôts du Québec 427 ouest, rue St-Jacques 849-5705 \\n â Vite! Changez de programme.C’est toute ufte débandade au foyer quand Pestroy paraît à l'écran.La soirée est gâchée pour des téléspectateurs indésirables tels que rongeurs, fourmis, puces et lépismes.Ils savent que Pestroy n’emploie que des experts consciencieux et compétents.Le service est rapide, garanti et sans ennuis.S’il s’agit de nuisances, appelez Pestroy de jour ou de nuit Obtenir des renseignements, ne vous oblige à rien, bien entendu.336-6110 1655 Bd.Edouard Laurin, St-Laurent, Montréal 379 Exterminateurs pour Foyers, Commerces ou Industrios Membre de: L’Association canadienne des Exterminateurs et de l’Association nationale des Exterminateurs des E.-U.13F il est décevant de contaster.combien le public peut encore se laisser berner et exploiter dans bien des domaines et souvent au niveau des services.De plus, il faut bien admettre que, dans de nombreux cas, il accepte volontiers d'être abusé, car il veut à tout prix prendre des rêves pour des réalités.Il ne se passe pas une journée sans que des personnes bien intentionnées viennent nous demander de faire repousser leurs cheveux.Devant l'impossibilité de voir réaliser leur désir, beaucoup s'inclinent devant une réponse négative.D'autres, par contre, courent de cliniques en bureaux capillaires pour se faire promettre l'impossible.Les textes publicitaires et les diverses annonces devraient, à notre avis, être censurés par les média d'information eux-mêmes, car se faire complices d'annonces frauduleuses constitue un manque de civisme.L'annonce et toute forme de publicité doivent être objectives, vraies, réalistes et à caractère informatif.Si le média de publicité ne respecte pas cette éthique, il trompe le public.Les cheveux perdus, comme un membre amputé ou une dent arrachée, ne peuvent repousser.Nous faisons appel ici à la lucidité du lecteur, à sa logique et à son bon sens naturel afin qu'il prenne une décision objective.Si un problème capillaire vous affecte, et ils son* nombreux, s'il empêche le remplacement naturel de vos cheveux, il .serait raisonnable d'y penser sérieusement avant que les dommages deviennent irréversibles: un chauve Test malheureusement à titre permanent.Les recherches en tricholo-gie sont progressives comme dans les autres domaines scientifiques et technologiques, et nos laboratoires de Montréal ne font pas exception.La possibilité de conservation de la chevelure appartient maintenant à la réalité et non plus à l'utopie, bien sûr moyennant discipline, volonté, traitement et formules adéquates.Il est aisé de comprendre que si les traitements sont appropriés aux besoins de chaarti, les résultats seront positifs.Il est inconcevable J d'affirmer que l'hérédité ne peut être déviée et que Tétat du système nerveux est cause de calvitie en saturant le sujet de tranquilisants, on le tranquilise effectivement, mais on n'arrête pas la chute de ses cheveux.Il est donc plus aisé d'affirmer qu'il n'y a rien à faire quand on perd ses cheveux, que de prendre la responsabilité d'amener la personne atteinte d'un problème capillaire à faire face à la réalité et de s'en occuper pendant une longue période en supportant ses moments d'optimisme et d'irritabilité.Aucun examen du cuir chevelu ne s'avère valable s'il ne dure 45 à 60 minutes, afin de connaître le sujet moins superficiellement et lui faire comprendre son problème.Différents facteurs doivent être pris en condisération : sécrétion trop abondante du sébum, mode de vie, travail, milieu ambiant, alimentation, changement de climat.Croire en une coupe de cheveux courte ou un shampooing spécial découle d'une naiveté déconcertante.Il faut que la personne passant Texamen y collabore, qu'ensuite elle prenne ses responsabilités, qu'elle sache si elle est traitable ou (ion et dans quelle proportion.Une* participation de part et d'autre évitera que le sujet soit assimilé au rang de numéro.Les années '70 exigent une apparence jeune et soignée.Et vous?LD 39A i>ri TRICHOI.OGUE •• / AeAA£ '\r~ ÉDIFICE PLACE CANADIENNE 459«I, SHimOOKt, angle terri - Salle 399 • Tel.: 298-3823 • 288-7378 - 288-1424 Sorti, de Métro Sherbrooke-terri Mord ou vendredi.tOh «un i 8h.fl.rn.- te romedi.lOh.a.m, * 4h.p.m. 8 > Le Devoir, mercredi 31 mai 1972 Hervé Major décédé M.Hervé Major, ancien directeur de l’information et rédacteur en chef de La Presse et ancien président de La Presse Canadienne, est décédé à l’âge de 74 ans, des suites d’une longue maladie.Né dans la métropole, M.Hervé Major avait fait ses études secondaires au Collège de Montréal.Après avoir été journaliste durant un an au Devoir et un an au journal Le Canada, il était entré à La Presse en novembre 1923.En 1928, il était nommé chef des nouvelles, poste qu’il devait occuper sans interruption pendant 30 ans.Lorsque le rédacteur en chef, M.Eugène Lamarche, prit sa retraite en 1958, M.Major lui succéda.De 1950 à 1952.il fut président de La Presse Canadienne agence coopérative de nouvelles des journaux canadiens.Sous son mandat, le Service français de l’agence fut institué puis officiellement inauguré le 3 octobre 1952.Durant la Deuxième guerre mondiale, en 1942, il fut invité par le gouvernement du Cana- da à faire une tournée des camps d’entainement des forces armées canadiennes en Grande-Bretagne.En 1953, l’université Western, en hommage à ses éminents services dans le domaine de l’information, lui décerna un doctorat honorifique en droit.L’année suivante, il était nommé au Conseil canadien du Commonwealth Press Union et délégué au conseil général de cet organisme, à Londres.En 1956, la France décerna à Hervé Major la médaille de reconnaissance française: Médaille Montaigne pour ses insignes services rendus à la cause de la langue française, entre autres, la création du Service français de la PC.Hervé Major laisse dans le deuil, sa femme, née Liliane Charleboir, et sa fille, Mme Alan Lawless (Denyse).Les funérailles de M.Major auront lieu vendredi, à lOh, en l’église St-Benoit, de Montréal.D’ici là, la dépouille mortelle est exposée au 1415 est, rue Fleury.Fumeurs, attention au cancer de la vessie L’usage de la cigarette pourrait expliquer une augmentation du nombre des cancers de la vessie, selon un spécialiste américain.Participant à un congrès de l’Association canadienne des urologues, Ig Dr James Glenn, a dit, au cours d'une interview, que les tumeurs cancéreuses se situaient au niveau de la vessie dans jusqu’à trois pour cent des victimes du cancer.Il a rapporté qu’un médecin de Toronto, le Dr William K.Kerr, avait dernièrement retracé une plus grande concentration de substances qui peuvent causer le cancer dans l’urine de gros fumeurs que chez les non-fumeurs.Cette découverte nous laisse croire que le tabac peut être un facteur dans le nombre croissant de cancers de la vessie.Le Dr Glenn, qui est professeur d’urologie à l’université Durham, en Caroline du Nord, a ajouté que lorsque le cancer de la vessie était diagnostiqué assez tôt, il y avait 80 pour cent de chance de le combattre avec succès grâce à des traitements sur une période de cinq ans.Il a noté que la maladie était plus fréquente chez les personnes de 50 ans et plus.Il a rappelé que quiconque notait des traces régulières de sang, rouges ou brunes, dans son urine, devait sans tarder consulter un spécialiste.Lorsqu’on relève ces petites tumeurs assez tôt, on peut les enlever par une intervention simple, a ajouté le Dr Glenn.Toutefois, le malade doit se faire examiner périodiquement par le' médecin, car ces tumeurs se reproduisent, dans 80 pour cent des cas.Dans les cas plus avancés, il faut procéder à l’ablation totale de la vessie.3ÉCÈS DE SEVE André.Acciilentell U$ tmnamwt sont pries 4a vérifier la première parution 4e hors amtences.U Devoir sa read responsable 4'une soute insertion erronée.Tanta amer 4att être soulignée ImmétRotamant.S.VJ.téléphoner à 444-3361.844-3361 a Chaque pu ration coûte $4.29 la pence a L'heure 4a tombée est midi pane la leedemaln • H n'y a pas 4e frais poor les IBastrotioas.AIDE DOMESTIQUE „ .DEMANDEE 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France.- Cadmium.11- On y lave la vaisselle.-Dernière épreuve d'une compétition sportive par élimination.12- Porter sur un registre.Verticalement 1 - Ou’on ne peut oublier.2- veillée.- Ingénue.3- Partisan des Etats du Sud.dans la guerre de Sécession.- Viscère pair.4- Evacua l'urine.- Donner un titre.5- Jetons en l'air, avec force, les pieds de derrière.— Lingot de forme allon- 7- Du dialecte provençal.-Habitation primitive.-Marque le dédain.8- Grain farineux, e'cellent aliment.- Terrains que la mer, en se retirant, laisse à découvert de façon permanente et qui appartient au domaine public.9- Divinité féminine.- Jeune végétal nouvellement planté.10- Qui a rapport à l’orbite de l’oeil.— Altesse Royale.11- Existera.- Sans inégalités.- Clef.12- Qui jouit de la béatitude éternelle.- Combiner avec l’oxygène.Solution d'hier 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 AVEC li PETIT ROBERT.PAS DE PROBLÈME 1 LE DEVOIR Cahier Montréal, mercredi 31 mai 1972 Le conseil atlantique augure bien de la conférence sur la sécurité BONN (AFP) - Le conseil Atlantique de Bonn ouvrira la voie à la préparation de la conférence sur la sécurité et à des pourparlers sur les réductions de forces entre le camp socialiste et 14 pays occidentaux: c’est ce qui ressort de la première journée des travaux des 15 ministres des affaires étrangères et notamment du compte-rendu du secrétaire d’Etat William Rogers sur le sommet Brejney-Nixon.M.Rogers est en effet revenu d’Union soviétique en partisan prudent de la conférence et avec la conviction - le com- HONG KONG, (AFP) - Les Etats-Unis ont bombardé à 42 reprises des digues de rivières au Nord Vietnam, a affirmé le ministère de la protection des eaux de Hanoi.La déclaration de ce ministère, faite le 26 mai dernier, mais rapportée hier seulement par l’agence nord-vietnamienne de presse, ne précise pas les dates de ces bombardements.Elle indique oue les digues de six cours d’eau (Thai Binh, Day, Ma Lam, La et Fleuve Rouge) ont été atteintes par 580 bombes destructrices américaines.Les avions et navires de guerre des Etats-Unis ont également bombardé, de jour et de nuit, de nombreuses digues retenant la mer, souligne la décoration.Celle-ci s’élève contre ces actes sauvages strictements interdits par les règles internationales et demande leur arrêt immédiat.En conclusion, elle appelle les peuples du monde à condamner énergique- La radio burundaise parle de 50,000 morts KAMPALA (Reuter) - La radio burundaise a officiellement annoncé que les combats qui ont eu lieu depuis un mois au Burundi ont fait au moins 50,-000 morts.La Voix de la révolution, captée à Kampala, a déclaré que des équipes de volontaires ont retrouvé 50,000 cadavres.D faut en outre compter les disparus.Nombreux sont ceux qui se sont réfugiés en Tanzanie et au Caire, précise la Voix de la révolution.Donnant pour la première fois un compte rendu détaillé des troubles qui ont éclaté le 29 avril, la radio burundaise a déclaré que les autorités avaient eu non seulement à réprimer une tentative soigneusement préparée de renverser le régime du président Michel Mi-combero, mais aussi à déjouer un plan visant à exterminer l’élite tutsi, au pouvoir.La tribu Tutsi compte pour 14 pour cent de la population du Burundi.muniqué de Moscou à l’appui - que le gouvernement soviétique est disposé à explorer parallèlement les chances d’accord sur la réduction des forces.On tenait à vrai dire pour acquis depuis la ratification des traités de Moscou et de Varsovie par la RFA que les chefs des missions diplomatiques européennes (Ouest et Est) et nord-américaines à Helsinki se retrouveraient cet automne pour s’entendre sur les objectifs de la conférence.En signant samedi prochain le protocole sur Berlin l’Union ment l’administration du président Nixon.De son côté, le ministère nord-vietnamien des affaires étrangères dénonce, dans un communiqué cité par l’agence nord-vietnamienne de presse reçue hier à Hong Kong, les bombardements et les minages américains au Nord-Vietnam.Lea avions américains ont largué lundi des mines pour bloquer le port de Vinh, tandis que d’autres appareils bombardaient des secteurs peuplés dans plusieurs provinces, déclare le communiqué.En même temps, la marine bombardait des villages côtiers dans les provinces de Nghe An et Quang Binh.Les bombes et les obus américains ont pilonné gratuitement des centres habités, des usines, des fermes d’Etat, des ouvrages d’irrigation et d’autres installations économiques et culturelles, provoquant de lourdes pertes parmi les civils, y compris de nombreuses femmes et enfants, déclare le communiqué du ministère, qui dénonce vigoureusement ces actes et exige que l’administration Nixon y mette fin immédiatement.SAIGON (AFP) - Le président Nguyen Van Thieu a effectué un geste politique important, aux yeux des observateurs à Saigon, en se rendant hier sur le point le plus chaud de la guerre du Vietnam, dans Kontum assiégée.Abandonnant pour quelques heures le palais Doc Lap (indépendance) d’où il suit de très près les opérations militaires par des liaisons téléphoniques quotidiennes avec les commandants des quatre régions, le président Thieu a pris, juge-t-on à Saigon, des risques calculés: ceux d’abord bien sûr inhérents à un tel voyage, à bord de l’hélicoptère du principal conseiller américain de la région du centre Annam, M.John Paul Vann, jusqu’à une zone particulièrement exposee, à quelques centaines de mètres seulement des tireurs des forces de libération, infiltrés à l’intérieur du périmètre de défense de Kontum.Ceux aussi, alors que la bataille bat son plein et que son issue demeure fort indécise, de proclamer publiquement que Kontum tiendrait, tout comme les soviétique remplira la dernière condition mise par les Occidentaux à cette démarche.M.Maurice Schumann (France) souhaiterait que les pourparlers d’Helsinki démarrent avant le sommet européen du 19 octobre.Son homologue britannique sir Alec Douglas Home n’a pas de préférence affichée.Mais M.Rogers n’a guère surpris en soulignant que le travail sérieux ne pourrait commencer avant les élections présidentielles américaines de novembre.La conférence européenne n’effraie plus la majorité des gouvernements occidentaux.Mais pour la plupart d’entre eux, en dehors de la France et dans une moindre mesure de la Turquie et de la Grèce, l’essentiel était d’obtenir du pacte de Varsovie l’ouverture de négociations sur la réduction des forces, qu’ils réclament depuis 1968.M.Rogers est revenu de Moscou avec des nouvelles encourageantes à ce propos.Le secrétaire d'Etat à la conviction -appuyée sur le communiqué conjoint de Moscou - que l’URSS est disposée à étudier cette question puis éventuellement à la négocier, les deux négociations - conférence européenne et réduction de forces - pouvant être menées parallèlement et dans des enceintes différentes.Une question reste ouverte, celle des pays participant à cette négociation.Les Etats-Unis veulent limiter le marchandage aux pays dont les territoires ou les troupes seront affectés par les réductions.Mais les pays situés hors de cette région entendent avoir leur mot à dire.M.Aldo Moro (Italie) et son collègue turc l'ont rappelé.L’essentiel du débat aura pour objet de définir sous quelle forme et dans quelles limites les réductions de forces pourront être abordées à la conférence européenne.La France s’y refuse.Il est vraisemblable, estiment les observateurs, que les 14 décideront que le problème militaire pourra être abordé assez vaguement à la conférence, mais ue les négociations proprement dites evront avoir lieu au sein de commissions ad hoc avec un nombre réduit de participants.deux autres chefs lieux de provinces menaces, Hué et An Loc.Il accroît ainsi d’avance, estiment les observateurs, les effets sur le moral de l’armée et de la nation de la chute éventuelle de Kontum, et dans une certaine mesure, lie son sort à celui de la ville.Dans l'entourage du président Thieu, on s'élève vigoureusement contre la légende de la solitude du chef de l’Etat, de son manque de contact avec les populations et surtout avec les troupes.Nominalement commandant en chef, comme l’est le président Richard Nixon, et général de surcroît, il s'était d’ailleurs rendu déjà successivement en inspection depuis le début de l’offensive'des forces de libération à Lai Khé, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Saigon, au P.C.avancé de la Sème région militaire, à Hué, après la chute de Quang Tri, pour y installer le nouveau commandant de la 1ère région, et à Cantho, dans le Delta, au PC de la 4ème région.42 raids US sur les digues du N-Vietnam Thieu se risque à Kontum Au procès d'Angela Davis Le père de George et Raphael Jakson est condamné pour refus de témoigner SAN JOSE Californie (AFP) - L'audi tion des témoins au procès d’Angel; Davis a été terminée hier.D ne reste plus à entendre que le réquistitoire et la plaidoirie.La parole sera à partir d’aujourd’hui au procureur et, ensuite, à la défense, ce qui prendra, croit-on.deux journées et demi.Vendredi toute l’affaire serait donc entre les mains du jury.Celui-ci commencera à délibérer soit vendredi soit, s’il est trop tard, lundi prochain.Au cours de la journée d’hier l’accusation a cité encore trois témoins.L’un d’eux a été condamné à 100 dollars d’amende pour avoir refusé de répondre aux questions.D a déclaré: “Je n’avais que deux fils et je ne veux tout simplement pas prendre part à cette procédure afin de préserver mon équilibre mental”.Ce témoin c’était Lester Jackson, un de ses deux fils était Jonathan, 17 ans, qui a introduit les armes achetées par Angela Davis dans le tribunal de San Rafael le 7 août 1970, participé à l’enlèvement d’otages et fut tué dans la fusillade qui s'ensuivit, l’autre, était George Jackson, un des trois frères de la prison de Soledad en faveur de qui Angela Davis faisait campagne et pour l’amour de qui, affirme l’accusation, elle avait machiné l’enlèvement d’otages à San Rafael.Quelque temps après le drame de San Rafael George Jackson a été tué à la prison de St-Quentin au cours de troubles et d’une tentative d’évasion.Au cours de cette dernière audience avant le réquisitoire et les plaidoiries, Angela Davis, entourée de ses avocats, paraissait détendue et confiante.Les douze jurés qui ont entendu plus de cent témoins pendant trois mois semblaient fatigués.La salle, où le public depuis quelques semaines était clairsemé était pleine à nouveau.Dans les couloirs les pronostics tournaient autour de l’éventualité d’un jury bloqué, c’est à dire n’arrivant pas à se prononcer à lunanimité.Si tel était le cas, le procès serait à recommencer.dès la première année d’intérêt oliliijiitions il’ciinrijiic du Quëlicc Vietnam et commerce étaient-ils dans les plateaux de la balance?WASHINGTON (AFP) - Les dirigeants américains continuent de nier que la modicité des résultats du sommet de Moscou en matière commerciale ait pour origine l’absence de progrès sur la question du Vietnam.Après M.Kissinger à Moscou, M.Peter Peterson, secrétaire américain au Commerce, a démenti pendant le week-end au cours d’une interview télévisée sur la chaîne NBC que les discussions sur la guerre du Vietnam aient quelque lien que ce soit avec les négociations commerciales.Plusieurs quotidiens américains, dont le Journal of Commerce continuent cependant d'affirmer que le problème du Vietnam et les questions commerciales avaient été intentionnellement liées lors des négociations de Moscou, les Américains étant demandeurs sur le premier sujet, les Soviétiques sur le second.M.Peterson, qui se rendra à Moscou en juillet prochain pour présider la première réunion de la commission américano-soviétique dont la création a été décidée a Moscou, a indiqué qu’il espère conclure à cette occasion les premiers accords commerciaux qui auraient pu, selon les observateurs, être signés cette semaine.D’autre part, la presse américaine rapporte les propos tenus à Moscou par M.Mikhail Misnik, vice-présioent de la commission d’Etat pour la planification, lors d’une conférence de presse réservée aux journalistes américains, M.Misnik a souligné le vif désir des Soviétiques d’entreprendre avec les Etats-Unis des projets industriels d’envergure qui dépassent les rela- tions commerciales traditionnelles entre deux pays.Le fonctionnaire soviétique a ainsi suggéré que les Etats-Unis financent et construisent en URSS une usine d’automobiles dont le remboursement serait assuré par la livraison gratuite aux Américains d’un certain nombre de voitures qui pourraient être vendues par les soins de ces derniers à l’ouest.M.Misnik a d’autre part proposé à nouveau aux Américains de commercialiser aux Etats-Unis l’appareil de transport soviétique à décollage court YAK-40.Mais, dans l’immédiat, la concession commerciale qui tient le plus au coeur des Soviétiques est l’octroi de la clause de la nation la plus favorisée, ce qui permettrait d’abaisser les droits de douane américains sur les produits soviétiques.Après le sommet de Moscou Une mission soviétique bientôt à Hanoï?MOSCOU (AFP) - Une délégation soviétique pourrait partir rapidement pour Hanoi pour rendre compte du sommet de Moscou aux dirigeants nord-vietnamiens, estime-t-on dans les milieux socialistes de Moscou.En même temps, il semble se confirmer qu’un sommet du bloc soviétique se tiendrait incessamment au cours duquel les dirigeants soviétiques rendraient compte à leurs alliés est-européens des entretiens américano-soviétiques du Kremlin.L’éventuel voyage à Hanoi d’une délégation sera de toute évidence entouré de la plus grande discrétion, estime-t-on dans la capitale soviétique.Déjà en avril dernier MM.Konstantin Katouchev, secré-taire du comité central chargé des relations avec les PC au pouvoir et Nikolai Firiou-bine, vice-ministre des affaires étrangères, s’étaient rendus à Hanoi au lendemain des entretiens secrets Brejnev-Kissinger à Moscou.Des informations recueillies à l'époque de source directe indiquaient que les dirigeants nord-vietnamiens s'etaient opposés - sans succès - à cette mission.La nouvelle démarche soviétique différerait cependant sensiblement de la mission mi-information mi-pression confiée fin avril aux deux envoyés du Kremlin.fl est certain en effet, et le Dr Henry Kissinger l a confirmé une nouvelle fois à Kiev lundi soir, que le Vietnam a tenu une place très importante au cours du sommet Nixon-Brejnev.Les observateurs qui ont suivi de près la visite ont maintenant la conviction que le dialogue sur le Vietnam a débordé le simple échange de vues dont il est question dans le communiqué final.Entre un accord sur le fond, indispensable, et le simple expose des positions respectives il y a de la place pour une large gamme d’initiatives, fait-on remarquer.L'objet de l’éventuelle mission soviétique à Hanoi pourrait être alors de présenter une proposition élaborée ou d’exposer une idée nouvelle.Les milieux sociaüstes qui font état du prochain départ de cette délégation ne croient pas qu’un contact de niveau élevé entre Américains et un représentant de Hanoi ait eu lieu pendant la visite du président Nixon.On fait remarquer que l’ambassade de Hanoi à Moscou est d’un niveau trop modeste pour avoir pu se prêter à une telle BILINGUISME FONCTIONNEL Je veux parler anglais Méthode audio-lingual avec supports visuels Session intensive d’été 28 juin au 9 août 126 heures - $185.00 Lundi, mardi, mercredi, jeudi, de 8:45 a.m.à 14:00 p.m Niveaux débutant, intermédiaire, avancé Tests de classement le jeudi, de 17:00 à 19:00 p.m.à partir du 25 mai Les étudiants de l’extérieur de Montréal peuvent louer une chambre à notre résidence.Renseignements: (514) 849-5331, poste 723 (frais virés) YMCA de Montréal, Succursale Centreville, 1441 Drummond, Montréal 107, Québec _____________________________________(METRO REEL) YMCA Tel qu'annoncé à la TV INDISPENSABLE COMBATTRE LA POLLUTION C’EST NOTRE SPÉCIALITÉ « UNE FOIS POUR TOUTES, RÉGltZ 1 VOS PROBIEMES DE MAISON AVEC IE PURIFICATEUR D'AIR ERZON.2.IE SEUL PURIFICATEUR D'AIR AVEC ^ LAMPE A 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unes appellent cela "du poids", d'autrres disent "je vieillis" .mais pour toutes c'est la cellulite qui ravage leur physique et leur moral.JOSETTE GHE-DIN s’est particulièrement attachée à comprendre la femme qui souffre de cellulite.Au travers de 1 3 années de recherches actives sur les causes de cellulites dans notre province et sur les traitements les plus appropriés à notre situation, elle a enfin mis au point une cure qui fait des merveilles.Désormais 90 pour cent des femmes qui reçoivent ce traitement nouveau sont guéries ou soignées de façon tris satisfaisante."Les 10 p.c.qui ne réagissent pas ou peu sont de plus en plus prévisibles", affirme Josette Ghedin.C'est ainsi qu'avant tout traitement Josette Ghedin a un entretien minutieux avec la nouvelle patiente.Durant celui-ci, elle accepte ou non de soigner selon le cas qu'elle observe.Si Josette Ghedin entrer-prend le traitement il comporte des conditions.La femme doit accepter de collaborer et d'appliquer le programme de vie qui lui est proposé (diète, directives générales, exercices appropriés, etc.) Elle doit, si nécessaire, consulter un médecin soit pour la circulation, les glandes ou la santé générale selon les observations faites.Josette Ghedin entre en contact avec le médecin et collabore avec lui.Quant au traitement professionnel, il esf uniquement composé de massage ! Les poignets, les mains, les doigts et parfois les ongles libèrent les tissus celluliti-ques et resserrent la peau étirée.Ils sont décidés selon le cas et absolument appliqués à l'état cellulitique particulier de la patiente.Combien dure le traitement ?Josette Ghedin affirme que l'on peut prédire assez justement combien de séances guériront une femme de sa cellulite.Cela peut aller de 10 à 20 ou 30, selon le cas.En règle générale deux traitements sont nécessaires par semaine.Mais cela aussi est sujet à changement selon le cas de la personne.Ce traitement est absolument unique et exclusif.Combien coûte-t-il ?Entre $10 et $20 par séance, selon la gravité des zones à traiter, Qui n'a pas tellement essayé pour embellir des cuisses inacceptables.Quand on sait que Josette Ghedin a guéri depuis février 1961, 338 cas, on n'a plus à réfléchir, on doit essayer ! On peut le recevoir seulement chez Josette Ghedin, dans son institut à 2030 rue Crescent.Veuillez pardonner à l'avance l'attente qu'impose l'affluence.Téléphonez à 845-9323 ou 845-7611.l 10 ?Le Devoir, mercredi 31 mai 1972 arts spectacles L'APCQ répond au CSE Les conservatoires de musique du Québec répondent aux normes de la démocratisation A cet égard, il y a deux manières d'envisager l’éducation artistique des enfants: d'une part, sous l’angle de la vulgarisation puisoue le bon sens nous oblige de constater que tous les enfants ne sont pas destinés à devenir musicien, peintre, écrivain ou danseur de métier.Cependant et dans un but de culture générale, il est souhaitable que ces enfants soient initiés aux arts pour fins d’enrichissement de la personnalité et dans un but d'numanisme.Ce niveau de la vulgarisation des arts peut se faire à l’élémentaire et au secondaire.D’autre part, pour les enfants qui ont la vocation réelle, qui sont déjà des artistes en puissance, il est indispensable que la spécialisation soit poursuivie dans une école appropriée telle que le Conservatoire, par exemple, qui est une institution d’Etat où l’on donne une formation musicale complète et gratuite, mais où l’admission des étudiants se fait par voie de concours.Nous sommes donc devant deux niveaux d’enseignement, celui de la vulgarisation et celui de la spécialisation.Refuser de délimiter de manière précise ces deux niveaux d’enseignement aurait comme con- séquence d’orienter tout le Québec dans le scoutisme musical.Le CSE demande la démocratisation et l’intégration de l’enseignement artistique dans les programmes réguliers.A cela, nous répondrions par la boutade d’un collègue dont la logique est estimable: “Démocratiser l’enseignement musical?Cela ne veut pas dire enfourner une trompette dans la bouche de tout le monde.” En matière de démocratisation, le Conservatoire du Québec semble satisfaire entièrement une telle exigence puisqu'il représente un phénomène de progrès unique en Amérique du Nord sur le plan de la socialisation artistique.Cette institution d’Etat donne le ton à tout le Canada, car son enseignement est gratuit et complet.Il est régi par une loi toujours en vigueur et qui s'appelle "Loi du Conservatoire’’ (1942).Au troisième article.se trouve l'énoncé suivant: “objet”."Ce Conservatoire a pour but d’assurer la coordination de l'enseignement de la musi- 3ue et de l’art dramatique, ans cette province, sans toutefois porter atteinte au développement et a l’autonomie des institutions existantes et d'aider à la formation pro- Les expositions, en bref • AU VIEUX FORT, restaurant-Musée, dans le Vieux La Prairie: Oeuvres de Yves Bergeron.• LE GROUPE DES PEINTRES QUEBECOIS: Présente: Suzanne Bourque.Michel Côté, Henriette Mercier, Pierre Chevalier et Diane Landriault.Salle du bas de la salle Claude Champagne, Ecole Vincent d'Indv.• GALERIE MARLBOROUGH-GODARD: A partir du 30 mai, et jusqu’au 30 juin, exposition SOTO, l’un des meilleurs représentants de l'art cinétique français.Mais cette exposition nous reserve peut-être des surprises.• GALERIE GODARD-MULTIPLES: (au premier étage de la précédente).Mois de juin: exposition de Ceri Richards, "Beethoven suite”.• GALERIE PERCEPTION: Gzlerie de photographies, présente, à partir du 30 mai, les grands photographes ignorés de l'Université Sir George Williams, qui, eux-mêmes, se présentent eux-mêmes ainsi que leur recherche sur l’échange de négatifs.fessionnelle de compositeurs, de chanteurs, d'instrumentistes et d’acteurs.” Oui, dans notre société québécoise.la présence d’une véritable pépinière de jeunes artistes a sa place et le Conservatoire doit sous-tendre vers un tel objectif.On nous objectera “que c’est là s’engager dans la course des petits génies qu’on veut élever en serre-chaude pour en faire des Rubinstein." Préfère-t-on vraiment engager toute la jeunesse musicale - comme de la matière première - dans les chaînes de montage des usines de l’éducation ce qui nous introduirait, forcément, à pratiquer le nivellement par la moyenne des talents, sinon par le bas.C’est peut-être une manière de concevoir la “démocratisation” mais il y a des doutes que ce soit ainsi que l’on pourra tenir tête à la concurrence artistique internationale qui s’impose à nous, chaque jour davantage.Certains pays civilisés ont déjà pensé à protéger leur marché du travail en faveur de leurs nationaux, mais chez-nous, une législation, à cet effet, se fait toujours attendre.Le CSE souhaite la démocratisation de l’enseignement de la musique et pour ce faire, il demande ni plus ni moins la disparition du Conservatoire où l’enseignement est gratuit, où l’enfant peut accomplir ses études jusqu'à maturité.Comme solution de rechange, il est benoîtement proposé que “l’université joue pleinement son rôle de leadership pour un rayonnement des arts au Québec.La phrase est jolie, mais la contradiction est flagrante.Où se trouve la “démocratisation” tant souhaitée quand on propose qu'un étudiant qui bénéficie actuellement d'un enseignement entièrement gratuit au Conservatoire, quitte cette institution pour l'université où ses frais de scolarité atteindraient quelque $600 par année?Le CSE est d’avis que l’enseignement des arts devrait exclusivement relever du ministère de l’éducation et qu’il faudrait lui confier la musique à tous les niveaux d’enseignement.Avant de surcharger davantage cet organisme, ne faudrait-il pas voir dans quelle mesure les arts plastiques ont tenu leurs promesses et ont fleuri dans les Cegeps et à l’université?Même si notre système d’éducation représente un pas de géant depuis le triste département de l’instruction publique, il est regrettable que les commissaires de la commission Parent se soient tant jetés à corps perdu pour calquer le système d’éducation américain.Evidemment, il y avait chez ces commissaires, le souci d’atteindre la haute efficacité de ce système.N’empêche qu’ils n’ont pas su voir les failles troublantes que, déjà à l’époque, certains sociologues américains dénonçaient avec vigueur.Le système d’éducation au Québec devra être repensé en profondeur, cela tout le monde le sait.Quant au rapport Rioux, le CSE le trouve parfois irréaliste.Nous dirions, nous, qu’il est parfois visionnaire, que ses projections sur la société future ne sont pas non plus dénuées de fondement.Seulement nous croyons que la spécialisation du nombre forcément restreint des “doués” s’imposera toujours.Le “beaucoup d’appelés mais peu d’élus” s’applique ici.Nous ne souhaitons pas que les "appelés” soient abandonnés, mais nous ne voulons pas non plus que les "élus” deviennent une exception inutile dans une société ae plus en plus uniformisée.Le CSE propose de procéder à une intégration de l’en- seignement dispensé par les Conservatoire de Musique.On a beaucoup parlé d’intégration.Les pouvoirs publics ne doivent pas se laisser impressionner par ce mot.Ce qui importe, c’est de savoir si le Conservatoire de Musique est bien intégré à la nation québécoise et si sa présence satisfait sa dimension culturelle.C’est tout.Le gouvernement n’a pas à ceder sous les pressions et les “lobyings” de certaines chapelles obscures qui souhaitent la disparition d’institutions d’Etat simplement pour mieux investir telles sphères d’activités et non pour le bien de la nation québécoise.Pour terminer et puisque la “démocratisation" nous tient à coeur, nous demanderions ici au Conseil Supérieur de l’Education de nous faire savoir par l’intermédiaire de son president M.Léopold Garant, par quel comité spécial fut rédigé son dernier rapport sur l’éducation artistique?Comme il y a quelque • Dans notre édition du 16 mars dernier, nous faisions connaître les recommandations du Con seil Supérieur de l’Education (CSE) concernant l’éducation artistique au Québec.Basées sur le Rapport Rioux, ces recommandations avaient été adressées à M.François Cloutier.Le CSE souhaitait surtout que “l’on reconnaisse, en principe et en fait, le droit de l’enfant à l’éducation artistique”.Dans une lettre qui nous est parvenue sous la signature de son président, M.Gaston Arel, l’Association des professeurs du Conservatoire du Québec fait connaître son point de vue sur cette question.250 membres au Conseil Supérieur de l’Education représentant différentes spheres de l’éducation, et comme nous avons oüi-dire qu’ils n’auraient pas été convoqués pour se prononcer sur ce dernier rapport, le public aimerait peut-etre savoir si ces membres ont été consultés?Si oui, à quel moment s’il-vous-plait.Gaston AREL, président L’Association des professeurs du conservatoire du Québec Concours de violon: 15 candidats en semi-finale Le juiy du Concours international de violon de Montréal a procédé lundi soir au choix des semi-finalistes qui participeront à la seconde épreuve éliminatoire les 31 mai, 1er et 2 juin à la salle Claude-Champagne.15 des 21 concurrents sont encore en lice.Ce sont par ordre de participation: Mercredi 31 mai: Valentin Steffano (Bulgarie) à 14:00; Eriko Sato (Japon) à 15:15: Hiroko Yajima (Japon) à 16:40; Robert Davidovici (Australie) à20:00; SylvieGazeau (France) à 21:40.Jeudi, 1er juin: Namynn Kim (Corée) à 14:00; Gerardo Ribeiro (Portugal) à 15:15; Piotr Janowski (Pologne) à 16:40; Jacques Israelie-vitch (France) à 20:00; Nana Yashvili (U.R.S.S.) à 21:40.Les concurrents éliminés en première épreuve sont: Adam Komiszewski (Pologne), Masaki Yanagita (Japon), Henryk Pawel Kowalski (Danemark).Eugene Fodor (Etats-Unis), Andrzej Hanzelewicz (Pologne) Bruce Berg (Etats- Unis)., ., .Rappebns que le jury est compose cette annee de Messieurs Stefan Gheorghiu (Roumanie), Valeri Klimov (URSS), Ricardo Odnoposoff (Autriche).Théo Olof (Pays Bas).Paul Maka-nowitzky et Tossy Spivakovsky (Etats-Unis), Josef Vlach (Tchécoslovaquie), William Primrose (Grande-Bretagne) et du Dr.Boyd Neel (Canada).L’épreuve finale du Concours International de Violon de Montréal se tiendra les 9.10 et 11 juin ati Théâtre Maisonneuve.Les concurrents seront accompagnés de l’Orchestre Symphonique de Montréal sous la direction de Franz-Paul Decker.Les neuf finalistes de cette dernière épreuve participeront alors au concert gala qui aura lieu à la salle Wilfrid-Pelletier le 13 juin, toujours accompagnés par l’Orchestre Symphonique de Montréal sous la direction de M.Franz-Paul Decker.LÉ SUCCES DE L'ANNÉE ÿ opération fou-rire ! ‘X ' v DOMINIQUE MICHEL / YVON DESCHAMPS TIENS-TOI BIEN APRES .K, , LES OREILLES À DADA glies richer IWTAihb iean bssomette I MAISONNEUVE CINTRE D’ACHATS Québec : Canardière • Drummondville : Drummond - Victoriaville : Laurier - Bagotvlfle : Saguenay • Chicoutimi : Impérial - lonquiére : Bellevue - Alma : Canadien • Rouyn : Paramount - Val d’Or : Capitol ' Cinémas 0DE0N télévision 2e MOIS FILM DE KEN RUSSELL ' Aujourd 'hui à CBFT i En Mouvement .Clak Monsieur Pipo Les aventures célèbres de Monsieur Magoo .c Linux c Les animaux chez eux .c Le gourmet farfelu .c Cinéma.’Le retour de l'araignée" (aventures - Américain» Femme d aujourd'hui c Le travail à la chaîne c Ulysse et Oscar c Fanfreluche c Walt Disney présente: ’Les tribulations d’Hector".(2e partiel, .c Noele aux quatre-vents Téléjournal c 24 heures.c Nouvelles du sport c Format 30 Ma sorcière bien-aimée C Baseball: ’ Pittsburgh à Montréal 'c Téléjournal .c Nouvelles du sport c Festival du cinéma canadien Mon amie Pierrette " /9 24'% 24'A — % 4025 $44% 44'A 44'A 100 $6% 6% 6% 1050 $5% 5’A 5'A 655 $6% 6'% 6% ¦f % 1670 $14% 14'% 14'% — 'A 100 $14 14 14 3555 $27% 27'% 27% -1- '% 636 $40'4( 39% 40'A + 'A NOMINATION Fernand R.Bibeau M.John Kay.président de Hunter Douglas Canada Limited.a le plaisir d'annoncer l’élection de M.Fernand R.Bibeau au Conseil d'Ad-ministration de Hunter Douglas Canada Limited.M.Bibeau est président et président du Conseil d’Administra-tion de Schokbeton Quebec Inc.Beauward Shopping Centres Ltd.; président du Conseil d'Administration de Eastern Schokbeton Corp.Bound-brook.New Jersey: il est vice-président senior de Argo Construction Ltd.Montréal et un administrateur de Phénix Flour Mills.Seaboard Construction Limited, Beauward Enterprises Ltd., et Schokbeton Products Corp.Hunter Douglas Canada Limited est une filiale canadienne faisant partie du Groupe Hunter Douglas.Elle fabrique une grande variété de produits de construction, de produits au consommateur et architecturaux et son usine est située à Pointe-Claire.Québec et distribue ces produits de ses entrepôts situés dans les principales villes canadiennes.Ses actions sont inscrites à la Bourse de Montréal etde Toronto.Skyline H 785 Slater 14000 Slater B pr z45 Slater 6 pr Slat W Can Slate Walk Somvilte p Southam St Brodest St Paving Steel Can Sfeetley f Steinbg A Steintron Stuart Oil Surpass C Texaco Texaco pr Texas G Thd CG Inv Thd CGIp Thom Nés Thom N pr T.M.P.inv Toronrwnt T-D Bk Tor Star B Traders A Trade 4'% p Trader B p Trader 65 w Trader 66 w Trader 69 w Transair Trnsalr w Tr C Glass Tr Can PL Tr Can PI p 100 1250 100 80 700 1000 200 5476 150 2600 z50 200 1020 500 Zl5 17250 Z25 300 650 700 100 3700 16921 500 1600 25 100 z25 Z50 530 2625 5600 4500 6627 815 $13% 13% $12'% 12 $14 14 $I5'% 15‘% $23% 23% $9»% 9'% $39% 39% $23% 23% $15'% 15'% $15% 15% $34'% 33'% $I2'A I2'A $26% 26'% 410 410 $8 8 140 140 $52 51'% $62 62 $17% 17% $13'% 13'% $32% 32'% $37'% 37 $49'% 49'/4 270 270 195 180 $30% 30 $44*% 44>% $17'A 17 • $S8'% S8'% $29 28V4 13% - '% 12’% + % 14 15'% + 'A 23% - 'A 9'% + '% 39% 23% - ’% Î5'% + 'A 15% + '% 33% - % 12'A 26'% - »% 410 8 140 51'% - '% 62 17% — '% I3‘% 32’% + 'A 37 - 'A 49'% + 'A 270 +40 180 -15 30'% — '% 44'% + '% 17 + 'A 58'% 28% - 'A 275 Tr Can A pr 3000 Tr Can C pr 1885 Tr Can P w 1355 Transglob Trans Mt Trimac Trizec Crp Tru-Wall UNAS Inv Un Ac Ip Un Carbid Un Gas UGas A pr Union Oil U Corp B U Corp 63p Un Fn Mgt UWbn 6'Ap U Sections Van Der Versafd Ven power Versatile Versati A Vie G Tr Vlllcentre Vulcan Ind Waiax Waiax r V/atk GW Weldwod Wstburne Wbur A p Wburn wt Wcoast Pt W Pet A p Westc'st Wcoast w West Ind Westeel W Brdcast W Bcas A p 625 W Cdn Seed 1450 W Realty 2450 W Realty w 450 West 12550 Weston 3760 Wstn 6pr 105 White Pas White p a White P w Whonok A Wiley Oil Winco S Woodwd A Zellers Zenith 100 2456 4100 410 200 725 zl5 1305 9490 45 450 200 215 100 z20 800 6100 500 8830 3340 9450 100 400 350 800 15130 4211 1770 1666 325 Z50 2400 500 1440 2105 3500 200 1470 $45'A 45 $42% 41'% $84 83'% $57 56% $14% 14'% 170 170 $21% 21% $21 21 $7 7 $37% 37% $8 7% $11% 11% $9'% 9'% 120 lOS $6 5% $5% 5'% $27% 27% $11% 11% $9% 9% $10 10 40 37 $46% 46 $12% 12 $12% 12% $40 40 825 825 $9'A 9'% $31'A 30% $27% 27'% 955 945 150 ISO $21 21 $16'% 16 $49 48 $7'A 7 $8>% 6 365 365 500 100 • 1185 110 4256 2000 410 4400 600 Quinte C 475 290 Quinte A 1300 295 270 295 - 5 Rank Org 1065 $2S’A 24% 24% - '% Readers D 100 $15% 15% 15% - •% Realty 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Goldray Goldrim Grdroy Granduc Gren Pnt Headway High mont HoUlnger Huds Bay Int Bibis T Int Halliw Int Mogul Int Obaska Iron Bay T Iso Joliet Jonsmith Jorex Ltd Kam Kotia Kerr Add K Anacon Lab Min Uacanex L Osu L Shore La Luz LL Lac Lost River LouvI Lytton M AAadeline Madsen Malartic Man Bar Martin Matat AAattgmi AAc Adam Mc Intyre Mentor Midrim Mî Wright Multi-Mi NBU M N Cal Newconx N Gvue Nlund N Que RagI Nick Rim Noble M Nor Acme Norbaska Norlex e Northgat N Rock N Beauc Orchan P Asbestos Pac Coper Pamour Pan Centr Patino N V Pato Pine Point Placer Prado Exp Preston Pure Silv Q Mattgmi Que Sturg Radiore Rayrock Rio Algom Rio 580 pr Roman Sherr Sigma Sil AAilier Stanrek Steep R Sud C Sullivan Sun Ex Tara 100 255 1700 115 2255 535 7000 31 11800 435 1300 45 5000 27 16215 500 1400 575 700 $38'% 38 24700 155 151 8010 124 1)5 2000 20 20 500 565 550 472 $16'% 16'A 200 155 155 17600 230 6500 12 31 96 50 14'% 14 235 230 40 17 45 6 90 78 164 191 178 COMPAGNIE GENERALE ELECTRIQUE DU CANADA LIMITEE 500 500 4500 9000 891 2000 13300 1000 1000 Z58 33800 4400 20100 1600 40 15’% 45 6 87 70 155 185 175 600 710 705 1475 875 865 8000 7Va 7'% 6000 47 45 1)200 $32>% 32 3650 160 155 zlOO 90 90 2047 $74 73'% 73'% 2500 108 105 108 +7 9305 $n'A n 11 - 'A 3000 155 155 155 - 4 4040 281 275 280 8907 $13% 13'% 13'% 38'% +1% 550 -10 16'% + '% J.H.Smith A.S.Cartwright 3000 34'% 34 7100 25'% 24 5525 490 480 3678 925 895 5800 940 890 4500 54 50 4500 15 13 10600 9>% 8 500 395 395 20000 18 18 3000 7 7 34 25 490 915 940 50 14 + 5 +35 +40 - 4 + 2 - ‘% + 15 Après 40 années de service pour la Compagnie Générale Electrique du Canada Limitée.M.J.Herbert Smith vient d'annoncer son intention de se retirer comme Président du Conseil et directeur administratif en chef.M.Smith a été directeur administratif en chef de la Compagnie depuis 1957 d'abord comme président et au cours des deux dernières années, comme président du Conseil.M.Walter G.Ward succède à M.Smith comme président du Conseil et directeur administratif en chef.M.Ward, diplômé en génie de l'université McGill, commença avec la Compagnie en 1934.M.Ward occupe sa nouvelle fonction après avoir été président de la Compagnie.M.Alton S.Cartwright, succède à M.Ward comme président.M.Cartwright fut responsable de la division de la Compagnie pour les appareils et la machinerie lourde avant sa nomination comme vice-président administratif au début de cette année.Z9 260 260 260 200 $43 42% 43 + •% 3499 $23% 23'% 23'% - ‘% 2000 12 12 12 1000 20 20 20 + 1 3127 $10'% 10'% 10% 1500 38 37 37 - 1 600 365 365 365 3100 192 190 190 - 3 2500 27'% 27'% 27'% - '% 6500 14 12'% 14 +1'% 600 155 155 155 - 5 8530 45 41 45 7728 $10'% 10% 10'% Zl20 22 22 22 311 $39% 39'A 39'A + 'A z200 70 70 70 500 5'% 5’% 5'% 1000 320 320 320 1125 600 595 600 +20 3951 210 205 208 + 3 1200 460 455 460 + 10 19100 14 12'% 14 + 2 9500 200 185 198 + 17 1447 400 390 390 -15 6500 74 70 72 + 5 z228 62 61 62 7200 46 45 46 + 1 8500 10 9’% 9'% + '% lOSOO 8'% 7'% 8 + '% 1000 $36 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Atl Nick Atl Tung Avilla Baker Tic Bateman Beltere Burnt Hill Cabot 5000 4000 15200 2800 700 3000 135700 1000 2000 Abitibi 11619 $9’% 9% 9'% Alcan 4250 $21'% 20% 20% - ’% Algoma St 1050 $14% 14'% 14'% - '% Andres Wn 7837 $17V% 16'% 17‘% +1 Aquitaine 120 $22»% 22'% 22'% - 'A Argus C pr 9000 $12% 12% 12% + >% Asbestos 592 $23'A 23 23 - 'A Atl Sugar 100 $6'A 6'A 6'A • * 230 $15% 15% 15% 2912 $20% 20'A 20% - % 1200 $36'% 36 36 - '% 1008 $16 15% 15% 950 $17% 17% 17% + 'A 610 $16% 16% 16% - ’% 4994 $43% 43 43'% - % 575 $52'A 52 52 - '% 250 $8'% 8'% 8'% - '% 600 505 500 505 -S Ati Sug A Bank Mtl Bank NS '% Banq CN Bq Deprg Bq Pv Can Bell Canad Bell B pr Bombrder BP Oil Gas Brascan Brinco Calgary P Campeau Can Cem L C Arena Cdn Brew Cdn Cable c Hydro C Im CIL C Int Pw CPI pr Canron CP Ltd Celanese Cent Dyn Cfcn ltd Nfld LP Noranda Nordair Nor Ctl G OgJI 7pr Orangeroof Oshawa A Pac Pete Pancan Peopl St Placer Pow Corp Pow C 5 pr Prem Cb Price Corn 787 $22'A 22'% 22'A + % 965 $6% 6% 6% - '% 5675 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