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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 15 décembre 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1972-12-15, Collections de BAnQ.

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Dénouement sans effusion de sang du détournement d'un vol de Québecair ¦ Les quatre membres d éq (page du vol 331 de Québecair assurant la liaison Wabush-Montréal ont été relâchés tard hier soir à Dorsal par un pirate qui.ayant détourné le BAC-111.les tenait en otages depuis plus de cinq heures sous la menace de sa carabine Ce dénouement sans effusion de sang a suivi de peu l'arrivée du père du pirate qu'un avion du gouvernement du Québec était allé chercher à Wabush même à la demande du fils A sa sortie de l'avion.1 une des hôtesses tenait à la main la carabine qui avait servi au détournement Quelques minutes plus tard, Larry Stanford, le pirate, 21 ans, son père John et le dr Bruno Cormier, le psychiatre qui était monté lui aussi à bord sont apparus sur la passerelle.Larry a aussi été amené sous bonne escorte par la police Ce curieux détournement avait débute à 13 heures 05 au moment où le BAC-111 de Québecair devait prendre son envol de Wabush à destination de Montréal.Quelques instants avant le départ, Larry Stanford, brandissant un fusil, s’est précipité à l'aérogare et.bousculant les employés, a foncé vers l'avion entraînant avec lui un membre du personnel Une fois embarqué, il devait s installer à l'arrière et, en compagnie de son otage, une des hôtesses.Mlle Josette Côte, ordonnait à ’.équipage de prendre aussitôt l'air Apparemment désaxé.Larry à partir de ce moment, s'est mis à lancer des ordres confus et contradictoires Tout d abord, il voulut se rendre à Vancouver Par personnes interposées, le pilote et le co-pilote, Maurice Ouellet et Uwe Munsternann, lui indiquèrent alors qu’ils n'avaient pas suffisamment de carburant pour aller aussi loin et qu'il fau drait faire escale à l'aéroport de Dorval pour le plein Kn réalité, il s'agissait d une ruse car l’avion avait des réserves suffisantes Pendant le trajet, l'hôtesse Josette Côté réussit à persuader M Stanford qu’il vaudrait mieux laisser descendre les passagers et une des trois hôtesses Avec ses 57 passagers et ses cinq membres d'équipage, l’avion se posa donc à Dorval à 14h34 et les passagers purent débarquer.Seuls le pilote et son co-piiote ainsi que deux hôtesses.Mlle Côte et Mlle Lise Kamerchuck.demeurèrent à bord.Pendant que les policiers convergeaient vers la piste d'atterrissage et empêchaient les journalistes d appro-cher, les autorités de l'aéroport enta- Voir page 6 : Québacalr L'hôtesse : Josette Côté Le commandant de bord du Bac-111 de Québecair informe les techniciens au sol qu'il n'est plus maître à bord .¦ la météo Ensoleillé en matinée, nuageux cet après-midi, neige ce soir.Max.: 25 LE DEVOIR Fais ce que dois Vietnam rien n'est cassé (D’après l’AFP) - M.Maurice Schumann, ministre français des affaires étrangères, a mis en doute hier après-midi le bien-fondé du pessimisme dont témoigne une grande partie de la presse française devant le retour de M.Kissinger à Washington.Je ne suis pas sûr qu’il faille attribuer cette signification au retour de M.Kissinger, a-t-il déclaré en réponse à la question d’un journaliste.La .nouvelle de la journée a par ailleurs été l’annonce du départ ce matin pour Hanoi de M.Le Duc Tho.Mais là encore le porte-parole d'Hanoi a souligné que M.Tho va simplement faire rapport à son gouvernement, comme M.Kissinger va le faire au sien.Et il a pris soin de préciser que les deux interlocuteurs s'étaient réciproquement avertis de leur prochain départ, indiquant ainsi que la suspension a été décidée d’un commun accord et qu’il n'y a pas de crise (voir p.9 la situation militaire).L’autre nouvelle est que les conversations d’experts, annoncées dès mercredi par la Maison-Blanche et par M.Kissinger, débuteront dès aujourd’hui par une rencontre à Gif-sur-Yvet-te entre les délégations conduites respectivement par MM.Xuan Thuy (Hanoi) et William Porter (Etats-Unis), c’est-à-dire à un échelon assez élevé.L’impression que rien n’est cassé a été renforcée jar la promesse, faite par M.Kissinger, de s’adresser à la presse dans les jours qui viennent.Les éclaircissements qui en sont attendus pourraient intervenir aujourd’hui ou demain.M.Ziegler s'est refusé à qualifier de quelque façon que ce soit la réaction du résident Nixon au rapport que lui a fait ier son conseiller spécial.L’adjoint de Voir page 6 : Vietnam Après les garanties de Drury E1 h Juan Per on s'en va et refuse fa candidature BUENOS AIRES (d'après Reuter et AFP) - L’ancien dictateur argentin Juan Peron n’est pas candidat aux élections présidentielles prévues pour le mois de mars.Dans une courte déclaration, le chef des descamLsados refuse l’investiture du front justicialiste de libération et qualifie de dictature militaire le régime du général Alejandro Lanusse.Cette rupture des ponts, Juan Peron l’a effectuée à son départ de Buenos Aires hier soir à destination d’Asuncion.Après deux jours au Paraguay, le chef justicialiste se rendra au Pérou, peut-être au Panama, avant de regagner Madrid pour les fêtes de fin d'année.Son séjour argentin aura en fait duré 27 jours seulement, mais le président Peron a affirmé hier soir qu'il revien- Voir page 6 : Peron m AimUTfON «OS* D'APUOV Importé de France-Pétillant v * ¦mu ¦ '• • V' ' W '{' \ v' ¦'.'V.- ¦ ¦ V;.A O- ' : i - Adieu à la lune HOUSTON (AFP)-Depuis huit heures hier soir, les astronautes Gene Cer-nan et Jack Schmitt ont rejoint leur camarade Ronald Evans qui était demeuré en orbite autour de la lune pendant qu’ils exploraient le sol lunaire.C’était pour eux et pour le monde un adieu à la lune, du moins jusqu’à la fin du siècle.Le décollage du module Challenger, à 17h54, a été télévisé par la caméra restée sur place et télécommandée à partir du centre de Houston, au Texas’.Les téléspectateurs du monde entier ont donc pu observer ce décollage avec une netteté encore inégalée.Plusieurs ont même pu revoir ensuite le lancement au ralenti et en examiner tous les détails: Au moment de la mise à feu, l’étage supérieur du LEM, avec Cernan et Schmitt à son bord, a littéralement sauté comme un bouchon, projetait des débris de tous côtés.Pendant qu’il s’élevait à grande vitesse, la caméra a pu suivre l’engin pendant près de deux minutes.La partie inférieure du module est demeurée comme décapitée sur le sol lunaire.Revenant à sa position originale, la caméra a alors montré ce qui ressemblait à un véritable dépotoir: au milieu, les débris du train d’atterrissage, tout autour, les déchets éparpillés par les astronautes et le jet de flammes sortant des tuyères au moment du dépàrt.Jonchée de débris, la surface lunaire appa- Des unilingues anglais à des postes 'bilingues' ralt alors non seulement désolée comme toujours mais, aus^i, polluée.Sept minutes après leur lancement, les astronautes étaient déjà en orbite autour de la lune.Après celui, émouvant, du décollage du module lunaire de la base Taurus- Voir page 6 : Adieu Québec-Ottawa Échec de la motion de non-confiance QUEBEC (PC) - La souveraineté culturelle n’est qu’un “hochet" dans les mains du premier ministre Robert Bou-rassa, et un nouveau “zircon” pour les Québécois.C’est ce qu’a affirmé le chef d’Unité-Québec, M.Gabriel Loubier, lors d’un débat de deux heures à l’Assemblée nationale hier sur une motion de censure qu’il a présentée à l’endroit du gouvernement pour son manque de leadership dans les relations fédérales-provincia-les.Voir page 6 : Échec par Claude Lemelin OTTAWA- Le président du conseil du trésor, M.Charles Drury, a annoncé hier un nouveau “plan” de bilinguisa-tion de la fonction pubüque fédérale qui accorde aux fonctionnaires unilingues déjà en place - dont l’immense majorité sont de langue anglaise - des ga- PC: mauvais CS: un recul l\IPD:çava OTTAWA (PC) - Les nouvelles politiques du gouvernement Trudeau en matière de bilinguisme ont “l’aspect d’un fromage suisse" et les explications qu’on en donne ont “l’allure d’une passoire”.Tel est le commentaire officiel que le Parti conservateur a fait, hier, à la suite de la déclaration du président du conseil du trésor, M.Drury.Le parti conservateur soutient qu’il n’y a rien dans la déclaration pour atténuer les craintes des fonctionnaires qui estiment leur carrière compromise par le bilinguisme, de même qu’il n’y a rien pour assurer l’égalité des chances à tous les Canadiens dans la fonction publique fédérale.Pour le porte-parole créditiste, M.René Matte, député de Champlain, le gouvernement Trudeau “recule”, afin de se gagner la faveur de l’élément anglophone du pays.“C’est une retraite, a-t-il déclaré à un journaliste, qui n’est pas du tout digne d’un pays qui se veut bilingue comme M.Trudeau voulait nous le démontrer au cours des quatre dernières sessions parlementaires".M.Matte a rappelé que son parti avait préconisé deux services distincts, et parallèles, soit un francophone et un anglophone plutôt que le bilinguisme intégral que l’on veut établir même si on en constate l’impossibilité.Pour le leader néo-démocrate, M.David Lewis, le geste qu’a posé M.Trudeau est un geste avant tout humanitaire et non pas politique.Voir page 6 : PC ranties quasi absolues d’occupation des postes bilingues ou d’accès à ces postes.Le nouveau plan reporte aussi jusqu'à la fin de 1973 l’identification des postes bilingues et étale jusqu’à la fin de 1978 la "désignation” de ces postes, c'est-à-dire leur occupation par un fonctionnaire bilingue.Ces longs délais ont été retenus par le gouvernement Trudeau malgré les avis du groupe d’étude sui le bilinguisme établi par le conseil du trésor, sous la direction du docteur Pierre Cou-lombe.Déjà, au printemps de 1972, plusieurs études réalisées par le groupe reprochaient vertement à la commission de la fonction publique de ne pas avoir encore procède à la définition des exigences linguistiques des postes, et cela six ans après que l’ancien premier ministre Lester Pearson ait mis en oeuvre la politique de bilinguisme.De même, le groupe Coulombe formulait de nombreuses recommandations pour accélérer la biünguisation des ministères et autres organismes fédéraux: or.plusieurs des "principes” énoncés hier par M.Drury auront pour effet de rendre cette transformation plus graduelle.C’est ainsi que les titu laires unilingues de postes bilingues pourront rester en poste, même s’ils refusent d’apprendre l’autre langue officielle; en quel cas il faudra vraisemblablement leur adjoindre un fonctionnaire bilingue pour satisfaire aux exigences du poste.Les fonctionnaires unilingues ayant aujourd’hui seize ans et demi de service ininterrompu pourront même postuler des postes unilingues sans être obligés d’apprendre l’autre langue officielle M.Drury estime qu'à la fin de la période quinquennale de désignation, qui se termine en 1978, approximativement 25,000 des quelque 230,000 postes de la fonction publique fédérale seront bilingues, soit environ 10 pour cent du total.Les titulaires de la moitié des nouveaux postes, a-t-il précisé, sont déjà bilingues.Le ministre prévoit aussi que l’on commencera, entretemps, a identifier et à désigner trois autres catégories linguistiques de postes: ceux où l’anglais est essentiel, ceux où le français est essentiel et ceux où la langue du titulaire pourra être indifféremment l’anglais ou le français.Les 25,000 nouveaux postes bilingues seront situés surtout dans la region Voir page 6 : Unilingues Z 'enquête sur le crime commencera fin janvier par Jean-Pierre Charbonneau L’enquête publique de la Commission de police du Québec sur le crime organise commencera vraisemblablement ses travaux au plus tard vers la fin du mois de janvier ou au début de février.Le coordonnateur de l’Unité spéciale d’enquête (l’USECO), Me Charles Cli-cha, a en effet annoncé, hier matin, au cours de la première conférence de presse de son organisme, que l’enquête sur le crime organisé pouvait maintenant démarrer de façon décisive et qu’une demande avait été faite au président de la Commission de police, le juge Roger Gosselin, pour qu’une date d’audition soit enfin fixée.Me Cliche a précisé que, sans savoir la date qui sera choisie, on pouvait s’attendre à ce que les auditions publiques débutent vers la fin du mois ae janvier 1973 ou au début de février.Selon le coordonnateur de l'USECO, la première tranche des travaux de la Commission d'enquête portera sur une des plus importantes facettes.du crime organisé et durera entre trois et six mois.Au moins soixante témoins seront entendus au cours des premiers mois de l’enquête.Me Cliche a expliqué que l’USECO avait décidé d'aborder une par une et séparément les principales facettes du crime organisé de manière à circonscrire une branche du crime organisé de façon définitive, avant d’aborder un autre sujet.Toutefois, il a précisé que même si la Commission d'enquête n’étudiera Choquette: l’enquête sur le crime ne s étend pas à la construction QUEBEC (PC) - Malgré un certain nombre de “faits troublants”, le ministre de la justice, M.Jérôme Choquette, croit qu’il serait prématuré, du moins pour l’instant, d’étendre aux milieux syndicaux du bâtiment l’enquête sur le crime organisé de la Commission de police du Québec.Cette suggestion lui a été faite hier à l’Assemblée nationale par le leader parlementaire dé l’Unité Québec, M.Rémi Paul, qui revenait sur ce sujet pour la deuxième fois en un mois.“Il n’y a pas de doute, suivant les renseignements que je possède, que le secteur de l’industrie de la construction est un domaine où la violence, l’intimidation et des actions illégales de diverses natures sont perpétrées en nombre Voir page • : Choquette 1 M Drury La décision a été précédée de vifs débats par Pierre L.O’Neill :ct qu’un sujet à la fois, les enquêteurs travailleront eux, sur plusieurs sujets.Actuellement, trois facettes sont à l’étude mais Me Cliche prévoit qu’au début de 1973 une nouvelle équipe devrait être mise sur pied.D’autre part, le coordonnateur de l’Unité spéciale d'enquête a indiqué qu’à la fin de chaque série d’auditions sur un sujet, la Commission présentera un rapport préliminaire suggérant éventuellement des procédures judiciaires immédiates contre certaines personnes, La majorité des auditions devraient être publiques Toutefois, pour la bonne marche de l’enquête et dans l’intérêt public (la protection de certains témoins), certaines dépositions seront entendues privément.Dans ces cas, Me Cliche a oit qu’il appartiendrait à la Commission d’enquête de décider si des journalistes pourront être présents lors de ces témoignages.D’ailleurs, dès le début des auditions, les règles de procédure seront définies par les juges de Voir paga 6 : Enquête président du Conseil du trésor, M.Charles Drury, de nouveaux principes concernant le bilinguisme dans la fonction publique suscite l’inquiétude des milieux politiques et gouvernementaux.Une source gouvernementale confiait hier qu’il aura fallu de longues et vives discussions avec les plus menaçants arguments de M Drury et du Conseil du trésor pour imposer ce changement dans les modalités d’application de la politique linguistique.A la séance du cabinet, on a fait valoir et promis en échange que la réglementation qui présidera a la nouvelle approche proposée sera rigoureuse afin de rétablir un équilibre réel.Ce n’est qu’à cette condition, précise-t-on encore, que les ministres ont presque unanimement consenti leur appui à celui des projets qui leur semblait “le moins pire".Toutefois, un ministre anglophone, vigoureusement opposé à cette proposition, intraitable, s’est absenté de la réunion.Au caucus de lundi, par ailleurs, ils n’étaient qu’une trentaine de parlementaires libéraux, Et pourtant l’opposition s’est exprimée avec plus de force encore.En plus des autres arguments, les députés se sont fait rappeler le 30 octobre et furent invités à une profonde réflexion sur l’imminence d’un nouveau scrutin.Voir page 6 : Décision V SS® T J 2 • Le Devoir, vendredi 1 5 décembre 1 972 Pepin veut convaincre tes fonctionnaires de réintégrer la CS N par Pierre Richard Dans une lettre de 10 pages aux quelque 30.000 membres du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec (SFPQ), qui ont quitté les rangs de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) en septembre dernier, M.Marcel Pepin, président de la CSN, tente de leur démontrer les conséquences néfastes qu'aura eues pour une bonne part d’entre eux leur retrait du Front commun et de la CSN La CSN semble donc bien décidée à réintégrer à plus ou moins long terme les 30.000 fonctionnaires et ouvriers du gouvernement québécois qu'elle a perdus, le 25 septembre dernier.au cours d'un référendum très serré et fort contesté.Au cours d'une conférence de presse, à laquelle participaient les six membres de l'exécutif de la CSN, M.Pepin a dévoilé le contenu de cette lettre, expédiée au début de la semaine à chacun des membres du SFPQ.dans laquelle il fait une étude comparative des gains obtenus par le Front commun et de la convention collective que le SFPQ a signé, de son côté, le 29 novembre dernier, avec le gouvernement.M.Pepin tire trois grandes conclusions: • Presque tous les gains réalisés par le SFPQ sont dus au Front commun qui les avait déjà obtenus dans ses négociations.• De 8.000 à 9.000 fonctionnaires perdront au cours des quatre années de la convention collective des montants allant jusqu’à presque $3.000, à cause des règles d’intégration aux diverses classes négociées par le SFPQ • Pour tout le reste, le SFPQ n’a pu faire mieux que de conserver le statu quo et aurait même consenti à de lourdes concessions sur certaines clauses.M.Pepin souligne, entre autres, que la sécurité d'emploi est reconnue pour les ouvriers du gouvernement qui avaient le statut de réguliers au 27 mars 1971.Pour tous les autres.il n’existe aucune formule de sécurité d’emploi, le SFPQ ayant décidé de ne pas se prévaloir de la clause de sécurité intersectorielle négociée par le Front commun, explique le président de la CSN.Aux chapitres de l'assuran-ce-salaire.de l’assurance-ma-ladie.du régime de retraite, du régime des vacances, de la procédure de griefs, les membres du SFPQ ont obtenu, selon la CSN, ce que le Front commun a arraché à la table de négociations.C’est au chapitre des salai- res que la décision de “faire bande à part" aurait les conséquences les plus néfastes.Selon les calculs de la CSN, les fonctionnaires de 31 classes sur 76.c'est-à-dire environ la moitié des 18.000 fonctionnaires, perdraient des sommes pouvant aller jusqu’à $3.000.Pour leur part, les 12,000 ouvriers membres du SFPQ jouiraient des mêmes augmentations salariales que les membres du Front commun.Les taux annuels d’augmentation seraient les mêmes pour les fonctionnaires que pour les autres employés des secteurs publics et para-publics; c’est a cause des règles d'intégra-tiôn à la classification, négociées séparément par le SFPQ, que des pertes salariales importantes toucheraient de 8,000 à 9,000 fonctionnaires.Ainsi, selon les calculs de la CSN, les agents de bureau, grade 1, classe 1, perdront $717.50 en salaires d'ici la fin de la convention collective comparativement aux membres du Front commun; les agents de l’aide sociale, classe 1, 1er échelon, perdront $2,275 pendant cette période tandis que dans le cas des agents de prévention des incendies, classe II, deuxième échelon, les pertes se chiffreraient à $2.711.13.Par ailleurs, M.Pepin soutient que la convention collective signée par le SFPQ contient certains “reculs inadmissibles” par rapport à l'ancienne convention.Ainsi, une clause permettrait à l’employeur d'utiliser les dossiers disciplinaires pendant trois ans.La clause sur les congés garantis constituerait une perte de 1.3 jour par fonctionnaire.Le président de la CSN a reconnu que les pertes qu'auraient enregistrées les fonctionnaires provinciaux comparativement aux autres travailleurs membres du Front commun, sont dues en plus à leur retrait du Front commun qu'à celui de la CSN, On ^ait que le SFPQ s’est retiré du Front commun le 14 août dernier et a quitté la CSN le 25 septembre.“A partir du moment où le SFPQ a quitté la CSN, il ne pouvait plus réintégrer d’aucune manière le Front commun.A l’intérieur du Front commun, nous avons signé un accord avec le gouvernement le 15 octobre.Donc, entre le 25 septembre et le 15 octobre, si le SFPQ était demeuré au sein de la CSN.il y aura eu plusieurs contacts pour renouer les liens entre le SFPQ et le Front commun.L’eau-de-vie du tonnerre des dieux | M«TÀXA ?&kAN>Y IMPORTÉ DE GRÈCE m O - IA F mu Vendue partout au Canada par Les Distilleries Schenley du Canada, Liée A.quascutum JL OF LONDON PLACE VUE MARE cLe Sunyriuni de llcElégaiice un cadeau dun montant de oifertà __________________ par pouo attend le^Magasir/ de îlcHoniii\e uaeagp.jiS72a, Le plaisir d’offrir et la joie de recevoir c’est un certificat-cadeau Aquascutum Certifîcats-cadeauAquascutum disponibles au magasin de la Place Ville Marie, os de baleine — pangnirtung A nous vous offrons les plus vastes collections d’art indien, africain et esquimau au canada Vols internationaux Montréal deviendrait une simple escale.Le gouvernemerit canadien a accordé un permis d’atterrissage à’ Toronto à la compagnie allemande Lufthansa, ce qui ne rhaa-que pas d inquiéter le gouvernement de Québec.Lors de diverses interventions à l’Assemblée nationale, le ministre des transports du Québec, M.Bernard Pinard, a déclaré qu’il profitera d’une prochaine rencontre avec son homologue fédéral, M.Jean Marchand, pour discuter de la politique d’Ottawa concernant l'octroi de permis d'atterrissage à Toronto à des compagnies d’aviation étrangères.Jusqu'ici, Ottawa avait eu pour politique de considérer Montréal comme l’unique porte de l’est en ce qui concerne les vols internationaux.Il y avait une exception pour confirmer la règle: BOAC qui a des ententes particulières avec Air Canada et qui pouvait atterrir à Toronto.Depuis le début de novembre, la compagnie Alitalia jouit de droits d’atterrissage à Toronto, tout en conservant ses bureaux canadiens à Montréal.Et voici que les mêmes droits sont accordés à Lufthansa, dont les bureaux principaux sont à Toronto.Le problème est d’autant plus sérieux que le gouvernement canadien poursuit en ce moment des négociations pour accorder des droits d’atterrissage à Toronto à l’Espagne, aux Pays-Bas et aux pays Scandinaves dont les avions ne peuvent présentement se rendre plus loin que l'aéroport international de Montréal.Il arrive, en pareil cas, que Montréal devient une simple escale, au lieu d’être un terminus pour les compagnies concernées, avec tout ce que cela implique économiquement parlant.* M.Normand T ou pin annonce Un office paragouvernemental du secteur agro-alimentaire Manifestation relative à /affaire Manon Delisle Le comité d’action pour l’avancement de la justice pour l’enfance a annoncé hier qu’il fera aujourd'hui une manifestation silencieuse devant l’édifice du ministère des affaires sociales (6161 Saint-Denis) pour attirer l’attention du public sur la mort de la jeune Manon Delisle, 14 ans, qui s’est suicidée le 23 novembre à la maison Notre-Dame-de-Laval.Le comité s'étonne que le coroner ait estimé que personne d'autre n’était impliqué dans ce décès alors qu’on n'a jamais demandé de rapport psy- chiatrique.On rappelle aussi que la directrice de l’institution ne l’avait jamais rencontrée pendant son séjour et qu’on n’a pas produit le billet qu’elle avait écrit avant son suicide.Rappelant donc les trois autres suicides survenus cette année au centre Berthelet, le comité demande que le plus grand nombre possible de ces jeunes soient renvoyés chez eux pour Noël, que l'on n’envoie plus de jeunes en cachot dans les centres de détention et que les policiers aient davantage recours aux sommations.Une dame trouvée morte En pàiétrant dans l’appartement d’une locataire qui n’avait pas acquitté son loyer, un concierge a découvert hier le cadavre de Mme Carmen Bemick sur le plancher de la salle de toilette de l’appartement 202 au 6380 rue Somer-led.La vieille dame, vêtue d'une robe de chambre bleue, était apparemment morte depuis le début de décembre.Pour le moment, il est vraisemblable que la mort ait été d’origine naturelle mais on ne pourra se prononcer définitivement qu’après l’autopsie.DÉCÈS Notez s v.p que les avis , de décès doivent nous parvenir avant 4:30 p.m Heure de tombée.Le dimanche : 2 à 4:30 p.m.le Roch Héroux, a argué qu’il était physiquement impossible de commencer tout de suite ce procès.On sait que Jacques Rose, incarcéré depuis janvier 71, a été acquitté, samedi dernier, de l’enlèvement de Pierre Laporte.Me Lemieux soutient que la Couronne n’a aucune preuve de meurtre à offrir et qu’il conviendrait que le ministère public retire ce chef d’accusation, étant donné que le procès coûtera très cher aux contribuables.L’avocat, à qui le juge Shorteno a dit qu’il ne partageait pas la conception de l’adniinistration de la justice, dit qu’il se méfiait beaucoup et qu’il craignait qu’on "forge” une preuve pour inciter les prochains jurés à déclaré son client coupable de meurtre.“Je ne veux pas donner le temps aux procureurs et aux pohciers de tripoter et de rafistoler des lambeaux de preuve.” Dans les meilleurs délais, si Jacques Rose n’obtient pas de cautionnement, le procès pour meurtre devrait débuter dans la deuxième semaine de janvier.Le 8 janvier se sera l’ouverture de la première session 73 des assises et le procès pourrait débuter dans l’une des huit divisions durant la semaine du 8 au 12 janvier.Attitude "tracassiêre" de la Ville C’est en qualifiant l’attitude de la ville de Montréal de “tracassiêre et d’abusive” que le juge Yves Leduc, de la cour supéneure, a rejeté, hier, une demande de la ville de faire annuler le bail qui la lie au restaurant chez Bourgetel, 1450 rue de la Montagne.Le magistrat rejette également une demande d’injonction de la ville pour que les restaurateurs de Chez Bourgetel quittent les lieux afin que l’édifice soit démoli.Chez Bourgetel a installé un café-terrasse adjacent à l’édifice principal faisant l’angle Maisonneuve et de la Montagne sur une bande de terrain appartenant à la ville de Montréal, le tout assujettir à un bail signé entre la ville et le restaurateur.Sous prétexte que le restaurateur violerait des règlements municipaux relatifs à la vente d’alcool et aux établissements commerciaux, la ville demande l’annulation du bail et l’ordonnance à l’intimé de quitter ces lieux.Mais le juge Leduc rejette les arguments de la ville et félicite presque le restaurateur pour ses installations que la ville prétend être illégales, à savoir, un bar circulaire avec réfrigérateur, la présence d’un phonographe à sous, l’existence d’une machine à café expresse, une toiture de toile non isolée, un appareil de chauffage à Tinfra-rouge, etc.“Comment, écrit le juge, des améliorations peuvent-elles être ennemies du bien?Et comment peut-on administrer un bar sans réfrigérateur et sans comptoir?Et pourquoi un tel endroit serait privé de chauffage, de ventilation et de musique?” Le magistrat conclut que les propriétaires de Chez Bourgetel ont fait preuve de bonne foi et qu’ils ont rempli leurs obligations envers la ville en améliorant l’apparence extérieure de leur café et en améliorant aussi le service.L’annulation de bail est rejetée, l’injonction est rejetée et Chez Bourgetel est là pour rester.La Presse saisit Figure Magic Les huissiers de La Presse Limitée ont légalement effectué la saisie des meubles de huit studios Figure Magic, "je déclare que l’établirai la paix en ce monde" Shri Guru Maharaj Ji MAHATMA FAKIRANAND Jl donnera deux conférences sur la Connaissance divine que Shri Guru Maharaj Ji est venu nous révéler.Vendredi, 15 décembre à 20h Samedi, 16 décembre à 20h.Centre des Loisirs de Beauhar- Local du Conseil Central nois 28B Chemin St-Louis Beauharnois 1015 est, Ste-Catherine Montréal Entrée libre Renseignements: 484- 1 666 dont trois à Montréal et cinq en banlieue, dans le but de compenser une dette de $7,639 en services publicitaires.C’est ce qu’a décrété, hier, le juge Philippe Lamarre, de la cour supérieure du district de Montréal en rendant en plus une ordonnance de vente publique des meubles saisis.Le bureau principal de Figure Magic Health Studio Inc, est situé à 1168 Sainte-Catherine.ouest et les huissiers l’ont visité avant de saisir les meubles et appareils divers trouvés dans les autres studios.Mais ce qu’il y a de singulier, dans cette affaire, c’est que par ailleurs le ministère public poursuit les Studios Figure Magic en vertu de la loi fédérale ¦sur les coalitions et plus précisément pour publicité mensongère.En d’autres termes, La Presse, si la Couronne a raison de prétendre que les annonces étaient mensongères, a publié les dites annonces et c’est parce que ces annonces n’ont pas été payées qu elle saisit aujourd’hui les meubles de Figure Magic.La CSNperd3,200chauffeurs d'autobus qui formeront un syndicat indépendant par Pierre Richard C’est pratiquement un fait accompli: la Confédération des syndicats nationaux (CSN) vient de perdre les 3.200 chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro de la CTCUM qui ont déposé lundi dernier une requête pour former un syndicat indépendant.Par ailleurs, la CSN est parvenue à garder dans ses rangs les 1.600 employes de garage et d entretien et les 100 caissiers de la CTCUM (Commission de Enseignants: te décret de nouveau retardé?par Gérald LeBlanc Il semble bien que les 80,000 enseignants québécois devront attendre un certain temps ayant de connaître la nature du décret gouvernemental qui leur tiendra lieu de convention collective jusqu'en 1975.D'après les délais fixés par le gouvernement, le décret devrait être édicté aujourd'hui.Le ministre du travail.M.Jean Cournoyer, et les deux commissaires chargés de préparer le décret, MM.Laporte et Mireault, ont toutefois refusé systématiquement de répondre à toute question portant sur la date de parution du document.Certains fonctionnaires ayant accès au dossier auraient même confié aux leaders syndicaux des enseignants que la rédaction du décret était loin d’être terminée.Pour les enseignants, l’inquiétude porte sur le rôle que jouera le ministère du travail dans la rédaction de ce décret: Reprendra-t-il les dernières offres patronales ou agira-t-il comme arbitre en imposant des compromis à chacune des parties?Le président de la Corporation des enseignants du Québec (CEQ), M.Yvon Charbonneau, a rappelé, hier, dans une conférence de presse donnée au bureau montréalais de la centrale, que les enseignants espéraient retrouver dans le décret les offres faites par le gouvernement à la table centrale mais refusées par les commissions scolaires à la table sectorielle.M.Charbonneau, a ajouté que le gouvernement serait condamné par le Bureau international du travail (BIT) s’il émettait un décret ne prévoyant pas de possi-bilité d’appelpour les intéressés.D’après M, Charbonneau, le gouvernement violera alors les normes internationales des relations de travail, notamment la convention no 87 signé par le Canada en avril 1972.Le leader des enseignants a rendu public les compte-rendus des réunions du conseil d’administration du BIT.D’après ces documents, ce n’est que sur la foi de la promesse du gouvernement de ne pas procéder par décret que le BIT s’est abstenu de le blâmer.Le BIT ne dispose que d’une force morale mais sa désaproba-tion du décret édicté par le gouvernement du Québec pourrait embêté Ottawa qui a ratifié les accords du bureau international.Par ailleurs, M.Charbonneau espère que le nouveau décret corrigera l’erreur de celui du 15 octobre, qui a enlevé aux enseignants l'ajustement des salaires Voir page 6 : Enseignant* Sous l'égide du Manoir N.D.G.5319, ave N.-D.-de-Grace, Mtl 6iéme VOYAGE ANNUEL ESPAGNE • Barcelone • Palma de Mallorca • Iles Baléares transport de la Communauté urbaine de Montréal).Après avoir constaté que la partie était perdue avec les chauffeurs, la CSN a elle même dépose devant la Commission des relations de travail une requête pour faine accréditer un nouveau syndicat qui regrouperait les employés de garage et d'entretien et les caissiers et qui serait affilié à la CSN.Jusqu'à présent, les chauffeurs, les employés de garage et d'entretien et les caissiers formaient trois sections d'un même syndicat, le syndicat des employés de transport de Montréal, affilie à la CSN.La CSN n'a donc pas réussi à contrer le mouvement sécessionniste qui était dirigé par le comité exécutif de la section des chauffeurs et par le président du syndicat.M Roland Fournier Les sécessionnistes ont réussi à faire si gner des cartes d’adhésion à une fraternité indépendante à 2,759 des quelque 3,200 chauffeurs et opérateurs Dès l'ouverture de la période légale de maraudage, le 11 novembre, le gouvernement sécessionniste sest mis a l’oeuvre.Ce n'est que 15 jours plus tard que la CSN s’est réveillée et a tenté de remonter la pente Comme stratégie, la CSN a décidé de susciter l’adhésion des membres du Syndicat des employés de transport de Montréal à un nouveau syndicat qui resterait affilie à la CSN Cette stratégie permettra, semble-t-il, à la CSN de garder dans ses rangs les quelque 1,700 employés de garage et d entretien et caissiers, du côté des chauffeurs, la CSN s est heurtée à un mur et n'a pu que constater son échec.Par ailleurs, selon une information digne de foi.la CTCUM aurait l'intention de contester le fait que les 100 caissiers s'intégrent à un syndicat qui regrouperait les employes de garage et d'entre tien; elle ferait des représentations au près de la Commission des relations de travail pour que les caissiers se joi gnent au nouveau syndicat indépendant des chauffeurs Ce n'est qu'à la suite d'une enquête par l'un de ses membres que la Commission des relations de travail disposera des deux requêtes d’accréditation dont elle a été saisie Tout ce remue-ménage survient un mois avant l’expiration du contrat de travail entre la CTCUM et ses quelque 5,000 employés.Regroupés dans un syndicat indépendant.sans fonds de défense, les chauf- Voir page 6 : Autobus De$1.70 à $1.65 Baisse de la taxe foncière à Laval Les contribuables de Laval bénéficieront d’une réduction de la taxe foncière au cours de l’exercice 1973.C’est ce qui ressort du budget déposé hier soir par le maire Jacques Tétreault, lors d'une séance du conseil municipal En effet, les prévisions budgétaires de l’an prochain font voir une réduction de $1.70 à $1.65 du taux combiné de la taxe foncière générale et de la taxe spéciale Le maire Tétreault a déclaré en présentant ces chiffres que Laval avait enfin atteint “ce seuil de stabilisation et d’équilibre que hous recherchions depuis sept ans.” Le maire a ajouté qu’au moment où, dans la région métropoli-tqine, les contribuables font face “à une véritable explosion de la taxe foncière”, les citoyens de Laval peuvent se considérer comme habitant” une oasis fiscale”.Le nouveau budget prévoit des revenus et des dépenses totalisant $46,-977,610, soit une augmentation de 8.9% sur l'exercice précédent.De son côte, un membre dissident du comité exécutif de Laval, le docteur Lucien Paiement, a qualifié le budget présenté par le maire G.Tétreault “d’électoral”.Il fallait allusion à la tenue des élections dans lamunieipalité l'automne prochain.Le docteur Paiement a critiqué l’administration actuelle, faisant valoir que Laval connaissait une situation de stagnation de la valeur industrielle et commerciale de son patrimoine et que “rien de sérieux n’avait été entrepris par la ville en 1972 pour.corriger ce déséquilibre” Selon les chiffres présentés par le docteur Paiement, l’évaluation industrielle dans Laval n’a pas dépassé 3 4% de l'évaluation totale depuis 1970, et l’évaluation commerciale est restée inférieure à 97% du total depuis cette même année Au budget, il apparaît mie la taxe foncière constituera en 1973, comme à l’ordinaire, la principale source de revenus de la municipalité, rapportant quelque $21,931,000.La principale augmentation des revenus se fait sentir dans le produit de la taxe de vente, qui rapportera en 1973, environ $6,250,000 la-maire Tétreault y voit là, contrairement aux dires du docteur Paiement, un reflet “des énormes investissements commerciaux faits à Laval”.Côté dépenses, les principales augmentations se situent au niveau de l'accroissement des salaires.Avec le temps supplémentaire, cette augmentation dépassera $1,300,000.A cela, il faut ajouter les charges imposées par le gouvernement provincial, par suite de sa décision de remettre à la ville l'entretien des routes à caractère provincial et celui du pont de Cartierville.La hausse imputable à cette décision s’établit à $700,000 U- maire Tétreault a noté ici que si Québec n'avait pas imposé cette charge, de même qu'une participation obligatoire au déficit de la Place des Arts de Montréal, le taux de la taxe aurait pu être diminué d'un autre $0.10 du $100 d évaluation.t Vermouth rouge Vin aromatisé au goût subtil maintenant *2.30 Asti Gancia Vin mousseux idéal avec desserts $4.15 Americano L’apéritif dans l’vent $2.75 Vins et apéritifs de prestige depuis 1850 Ls Distillerie Meagher Limitie agents.Paul Hamd Gtlle$ Cowon IBiONGS CHEMINS m HOMME VIENT DE PARAÎTRE .UN CADEAU POUR NOËL Les longs chemins de l’homme Poèmes de GILLES CUSSON Photos de PAUL HAMEL "On entre dans le temps pour s'engager sur des chemins qui viennent de loin, de bien plus loin que soi." - $3.00 S'adresser à son libraire ou aux ÉDITIONS BELLARMIN 8100, boulevard Saint-Laurent, Montréal 351 — Tél.: 387-2541 4 • Le Devoir, vendredi 1 5 décembre 1972 éditorial Un meilleur code des professions Face aux innombrables corporations qui patrouillent le Québec,corn ment un Etat peut-il assurer aux citoyens un service de haute qualité?C’est là une question à laquelle le ministère des Affaires sociales s'est attaqué l’an dernier au grand dam de certains intérêts traditionnels.Il convient cependant de noter qu’en certains milieux, bien loin de reprocher au ministre des Affaires sociales un excès de dirigisme, on accusait plutôt le gouvernement de respecter craintivement les divers monopoles que la tradition avait accordés à nos professions.M.Claude Castonguay, selon son habitude, a écouté sereinement les divers sons de cloche et il ramène maintenant devant l’Assemblée nationale une version nouvelle du même code.Et chacun, aussitôt, de scruter le nouveau texte pour y trouver qui la preuve d’une nouvelle veulerie, qui l’indice d’une constante gourmandise gouvernementale.A vrai dire, la nouvelle version du code des professions demeure fidèle aux principes qui faisaient la fierté du premier bill 250, mais elle nuance de façon heureuse certains principes qui avaient, au premier énoncé, des aretes un peu trop technocratiques.• De façon globale, les gens veulent savoir qui, de l’université et de la profession, décernera le diplôme débouchant sur l’exercice de la profession.En effet, certains affrontements récents, particulièrement entre le Barreau et les étudiants en droit, ont permis de constater que la duplication des verifications ne convenait à personne: si l’examen formulé par l’université vaut quelque chose, pourquoi faudrait-il soumettre l’étudiant au contrôle par la profession?Et si l’examen de la faculté ne vaut rien, pourquoi faudrait-il y contraindre l’étudiant?Face à ce problème, la première version du bill 250 tranchait en faveur des professions: “31.Nul ne peut de quelque façon prétendre être avocat, notaire, médecin.s’il n’est détenteur d’un permis valide et approprié et s’il n’est inscrit au tableau de la corporation habilitée à délivrer ce permis, sauf si la loi le permet”.Les notes explicatives de la nouvelle rédaction stipulent qu’il faut plutôt établir un “sain équilibre entre le rôle respectif des corporations professionnelles et des maisons d’enseignement, l’objectif visé étant de faire en sorte, dans la mesure du possible, que l’étudiant détenteur d’un diplôme collégial ou universitaire puisse avoir accès à l’exercice d’une profession sans que la corporation professionnelle en cause juge nécessaire d’ajouter des conditions additionnelles”.C'est dire ue la balance, cette fois, incline plutôt u côté des universités.Cependant, le législateur ne trace pas cette route à la façon du rouleau-compresseur.D prévoit que de nombreux arbitrages s’avéreront indispensables et, d’avance, il assume la responsabilité et l’odieux des décisions controversées.C’est, en effet, le lieutenant-gouverneur en conseil qui s’en-querra auprès des corporations professionnelles de leurs exigences, qui tiendra compte de leurs réclamations légitimes et qui proclamera la valeur de tel ou tel diplôme universitaire.Le gouvernement s’engage même à consulter l’office des professions, le conseil des universités, les établissements d’enseignement et la corporation directement intéressée à l’affaire avant de permettre au détenteur d’un diplôme particulier l’exercice de la profession.Certains s’étonneront sans doute devant cette nouvelle poussée de l’influence étatique.Ceux-là se réconcilieront peut-être avec le nouveau code des professions s’ils observent assez longtemps le récent conflit mettant en présence le Barreau, les facultés de droit, les étudiants en droit et le ministre de la Justice.Ils constateront que, tôt ou tard, le gouvernement en arrive, au nom même de l’intérêt public dont on ne saurait trouver dépositaire plus qualifié, à trancher en faveur d’une partie ou à nommer l’arbitre qui en fera autant.Dans ces circonstances, mieux vaut prévoir que le gouvernement exercera dans les circonstances critiques son droit de définir et d’interpréter les exigences du bien commun.Ce rôle gouvernemental doit même aller lus loin que ne le laisse entendre le nouveau ill 250.Les notes explicatives indiquent, en effet, que le gouvernement déterminera les modalités de la collaboration que devront offrir les diverses corporations “dans l’élaboration des programmes d’étude conduisant à un diplôme”.Ceci doit s’interpréter de façon très large.Non seulement les corporations doivent se mêler de près à la définition du contenu des cours universitaires, mais elles doivent également participer de façon constante, que les universités aiment cela ou non, à l’évaluation périodique des résultats.S’il n’en était j>as ainsi, les corporations en arriveraienf à accepter le programme formulé par les universités en septembre de la première année et n’auraient aucune possibilité d’intervention jusqu’au moment où les étudiants, frais émoulus de leurs cours universitaires, entreraient sur le marché du travail.On reconnaît volontiers à l’Etat tous les pouvoirs d’un arbitre, mais U faut du même coup lui reconnaître le pouvoir d’exiger de toutes les parties la collaboration quotidienne qui rendra l’arbitre inutile.Ceci devrait valoir aux professions non pas un veto, mais un droit constant à la collaboration intelligente.Là où la première version du bill 250 plaçait toutes les professions sur le même pied, le nouveau code des professions fait montre de souplesse.Toutes les professions n’entretiennent pas les mêmes rapports avec l’université.Certaines professions sont à ce point structurées et à ce point conscientes des exigences du milieu qu’elles constituent pour les facultés des interlocuteurs non seulement valables, mais encore dangereusement renseignés et pratiques.Dans d’autres cas, les diplômés d’universités ne se donnent même pas la peine de se regrouper en une corporation professionnelle.C’est dire qu’en certains domaines la profession en a long à dire à la faculté et que, dans d’autres cas, l’université peut définir les programmes d’études sans que le milieu lui vienne en aide.Le nouveau code reconnaît cette disparité.Ainsi, le nouveau code des professions garde sans doute tous les pouvoirs entre les mains de l’Etat, mais il reconnaît que certaines professions peuvent tenir quand même à “des conditions additionnelles s’ajoutant au diplôme donnant ouverture à un permis d’exercice”.A celles-là, le gouvernement laisse le droit à l’avant-dernier mot: qu’elles adoptent un règlement que le lieutenant-gouverneur en conseil approuvera ou rejettera.• Deux autres indices manifestent clairement que le législateur n’a pas été victime de sa souplesse: il a su écouter^ mais il n’en a pas été conduit pour autant à des attitudes serviles.D’une part, selon les termes mêmes des notes explicatives, le nouveau code entend se montrer parcimonieux dans la création de professions d’exercice exclusif.Ceci signifie, en clair, que le gouvernement ne concédera pas aisément le droit à certains groupies professionnels de monopoliser et de régenter certaines activités à portée sociale.On verra donc la fin de certains ostracismes.D’autre part, rien dans les notes explicatives ne permet de croire que le fiouvemement a renoncé à jeter un oeil sur éthique professionnelle des diverses corporations.En somme, le projet remanié marque un progrès sensible sur la version originale.Ce qui en faisait la valeur sociale, loin de se résorber, prend ici de l’ampleur.D’autre part, ce qui le rendait raide et technocratique s’assouplit ici suffisamment pour respecter le bilan et la nature de chacune des professions.Tout cela garantit au public une saine surveillance des corporations professionnelles et assure aux corporations elles-mêmes la latitude qui va de pair avec leur maturité.Laurent LAPLANTE OPINION Grandeurs et misères du CRTC par JEAN-PIERRE LEBLANC, professeur Etre un organisme de contrôle de la radiodiffusion, lié à un ministère, lui-mème soumis à un gouvernement dont la caisse est garnie par des holdings dont celui de la radiodiffusion, voilà probablement la principale misère du CRTC.Avançons tout de même quelques considérations idéologiques, puisqu'il s'agit bien d’un organisme de contrôle.Télévision La télévision est devenue un commun téléphone.C’est elle maintenant qui peut créer ce milieu physique propice à l’harmonisation de l'homme contemporain.Un milieu physique est un lieu où l’on se sent relativement chez-soi.Dans une école de commerce par exemple, ou de psychologie, les écoliers se sentent reliés par une communauté d’intérêts, et donc plus ou moins “chez-soi”.La télévision, par la communauté de liens qu’elle établit entre les spectateurs (on écoute la même chose, on est atteint par le même message), doit réfléter ce que les gens sont (et peuvent être), et non ce qu'ils ne sont pas (ils ne sont pas la compression intellectuelle de Claude Blanchard, ils ne sont pas le bourrage de crâne d’une marque de quininei; non les aliéner, mais créer une correspon- dance avec leurs intérêts.Il n’est plus vrai de dire que la tâévision est un média: elle est malheureusement devenue une fin en soi.Pour u’elle demeure ce qu’elle est, elle oit précisément offrir et faire connaître aux gens d’autres formes de loisir.Le village est un de ces milieux physiques.La tâévision rétablit le /village: elle doit faire redécouvrir que certaines choses sont à soi.Tout comme le restaurant du coin “est” aux villageois, la tâévision doit montrer que la bibliothèque municipale par exemple “est” aux gens.Il ne devrait jamais y avoir de message publicitaire au-dedans d’une demi-heure; et sur chaque deux minutes de réclame, nous proposons qu’obligatoirement il y ait trente secondes pour un message à caractère culturel: l’Etat annonçant un de ses services culturels, loisirs, sport en plein-air (ce qui éviterait d’annoncer bien des Rolaids), incitation à l’épargne, présentation d’une collection de poésie, etc.Cette théorie du dosage permettrait une certaine équité dans les choix: entre quatre produits de savon, il n'y a qu’un simulacre de choix; entre trois savons et la présentation d’une revue d’information, on respecte la collectivité en respectant une des La griffe royale Jusques à quand le sort s’acharnera-t-il sur les libéraux canadiens?Avant même que d’être déclenchées, les .prochaines élections battaient leur plein.Liquidé le ministre de l'as-surance-flânage.A un anglophone, le portefeuille des subventions.Fini les voyages de noces de prisonniers.Toronto, désormais, recevrait les vols de Sainte-Scolastique.Et, last but not least, l’avortement sur demande allait s'appliquer au bilinguisme fédéral.C’était trop beau Fallait que la Reine s’en mêle! Comme s’il ne suffisait pas des chômeurs pour nuire aux carrières libérales, ou de l’inflation pour gonfler les forces conservatrices, voue de Robert Bourassa qui vient de virer dans l’indépendance, voilà que la Souveraine elle-même ajoute au malheur canadien.Sa Majesté ne veut pas renoncer à sa royale prérogative.Elle l’a fait sa- voir à son premier ministre et féal sujet Pierre Elliott Trudeau.La Reine, non son gouverneur, est le Chef de l’Etat.Elizabeth II, non pas Roland Michener, détient le pouvoir de rendre crédibles ces ambassadeurs qu’Ottawa délègue à l'étranger illustrer les intérêts canadiens et les politiques américaines.Inacceptable! Intolérable! Voilà l’enjeu capital, l’intégrité nationale à soumettre au peuple.Que le Canada après la Rhodésie proclame son indépendance.Qu'Ottawa après Salisbury se révolte contre Londres.Il est venu le temps des élections républicaines.A bas la Reine! Vive les chômeurs souverains! A bas la RCMP! Vive la charte de.Victoria! Vive le député de Mont.Royal! A bas la Couronne! Vive le Canada libre, vive la Rhodésie! HOCHELAGA premières qualités de la démocratie, le choix.Il s’agit en somme de décider de la force ou de la faiblesse de la nation.Radio On peut difficilement parler de radio sans parler de problème constitutionnel.Après bien des soubresauts, Radio-Québec est parvenu à destination.Il est sûr qu’adve-nant un changement constitutionnel seront rapatriés à Radio-Québec ou à un organisme des communications certains pouvoirs de contrôle détenus présentement par le Conseil de la radio et de la tâévision canadien (CRTC) (émissions de permis, etc.) Une politique de la culture viserait d’abord a promouvoir la culture québécoise; nous n’avons tout de même pas un ministère des affaires culturelles américaines.Posons que le FM devrait être consacré à la musique classique, tandis que le AM devrait se servir de la programmation FM actuelle, ce qui n’est même pas une référence pour certains postes.Mais il en' va de la radio comme de certains gouvernements: étant gouvernée par l’économie, elle ne peut pas avoir de politique.Il est clair que certains postes de radio sont plus dépendants des inté rêts de propriétaires ou de produc teurs que du CRTC; cela serait évidemment sans conséquence si ces roductions étaient toujours de qua-té.En supposant que la grossièreté rapporte (puisque la • décence peut aussi rapporter), le problème se pose à peine de savoir ce qu’on va offrir aux citoyens, leur offrir ce qu’ils veulent d’une part est une manière faussée de poser le problème, puisqu’on les a déjà conditionnés a vouloir telle chose plutôt que telle autre; d’autre part leur offrir ce qui les met en recherche, ce qui les fait avancer, doit (ce que tout le monde doit convenir) être bon.La décence ici ne peut se permettre d’hésitation.Que dire de l'engeance américaine: en rien la culture américaine ne correspond à un besoin québécois, elle ne rejoint aucunement l’âme québécoise.Encore une fois, des intérêts de production et de distribution mènent le bal.Comme à la tâévision, on pourrait consacrer le uart des réclames à des messages ’ordre culturel.Un danger pire qu’économique cependant serait celui du contrôle idéologique par les propriétaires: mais avec un pouvoir qui se sert de son pouvoir, ce danger serait vite écarté, l’économique continuerait de fonctionner, en ayant simplement perdu quelques plumes.Un contrôle du CRTC en ce domaine pourrait être basé sur un principe de décence.Notre siècle traverse une crise de forme; on le voit bien à la radio.C’est ce même problème de forme d’ailleurs qui procède à une production de façon incohérente de biens, à une surproduction, même si cela ne correspond à aucun cadre, aucun conteirte, aucun besoin.Même problème de forme à l’origine de la tendance à balayer tout ce qui est institution.On pourrait empêcher une station de fonctionner simplement parce que sa parole est violente, donc indécente, parce qu elle est incohérente, donc démentielle, parce qu’elle est sophiste, donc fausse.Dans bien des cas, la vulgarité, la complaisance, la grossièreté, la suffisance font justement partie des “techniques” employées.Encadrer le langage peut être un critère de forme: on ne dit pas n’importe quoi.Et ne rendre à ces stations leur permis que lorsqu’elles auraient modifié leur technique en fonction du respect de la parole.La radio pour une, doit opérer l’épanouissement de l’intelligence, et non le rachitisme de la pensée, l’assèchement mental.Nous avons parlé au début de la misère du CRTC; terminons par sa grandeur.Protéger sur les ondes Pintelligence contre le délire, sauvegarder la démocratie face à la démagogie, assurer la morale devant les phantasmes de l’agression, voilà ce qui apparaît être une haute tâche.Longue vie à M.Pierre Juneau.LE DEVOIR Fondé por Honri Bour juo l« 10 jonvitr 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryon Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information Jean Francoeur Trésorier: Bernard lorocque LE DEVOIR est publié por l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal 125.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dons LE DEVOIR.ABONNEMENT : Edition quotidienne : S35 par année; six mois : $19.À l'étranger : $40 par année,- six mois : $22; trois mois .- $12.Edition du samedi : $ 10 par année.Edition quotiefterme, livrée à domicile par porteur ; 75 cents par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrierdedeuxiéme classe : enregistrement numéro 0858.Dépét légal : Bibliothèque nationale du Québec.TELEPHONE 844 3361 (lignes groupées) Le mot du silencieux Toujours plus monstre par ALBERT BRIE Il est un commandement du monde (à moins qu’il ne soit du malin), qui pourrait s’énoncer ainsi: “Tout un chacun recevra à tout le moins une fois l’an.” • “Tout un chacun” cela veut dire: je te reçois, tu me reçois, il le reçoit, nous nous recevons, vous vous recevez, ils se rendent malades.• La réception s’impose comme un devoir civique Personne ne peut invoquer le prétexte du défaut d’argent pour ^’çn dispenser, étant donné qu’il est maintenant possible à toutes les bourses d’être prodigues de l’argent qu’elles ne contiennent pas, grâce aux prêts des maisons de crédit et des institutions bancaires.• Il n’est pas impensable qu’un jour, à la faveur de la menace que constitue la civilisation des loisirs, un gouvernement libéral (ce qui ne l’empêcherait pas d’être crédi-tiste) gratifie le Québec de l’assurance-hospitalité, dont l’application relèverait de la compétence du ministère des affaires culturelles.• Car enfin, recevoir est un art qui ne le cède en rien à celui du pugilat, cette noble discipline du petit et du grand coup.Aussi, me semble-t-il de bon aloi, par ces temps qui titubent, que l’amphytrion soit au fait de quelques règles élémentaires qui doivent régir ces dérèglements.• L’obligation de recevoir présuppose celle de recevoir en grand.Vous ne pouvez vous contenter de rendre des politesses: il faut que vous supplantiez celles que les autres vous ont faites.Toujours plus monstre, telle doit être la devise de l’hôte parfait.• Sur le plan de l’extravagance, vous pouvez toujours faire plus qu’un mieux nanti que vous.La recette à suivre est simple: mettez-vous au pain et à l’eau de robinet pendant les 15 jours qui précèdent et les 15 autres qui suivent votre réception.Le jeûne ne tue pas plus que le ridicule, foi du docteur Cruveuhier qui a fait la preuve que parfois les serpents jeûnent six mois de suite.• Sur une carte d’invitation, dispensez-vous d’indiquer la durée normative de votre ré ception du genre “cinq-à-sept”.Pour certains invités, le temps d’un “party" est une notion extensible.On voit de ces “cinq- à-sept” qui se terminent effectivement à sept heures, mais au petit matin.Ce que les convives remarquent ostensiblement, ce n’est pas tant la table que le bar.Les bouteilles, les nourrissons vous le zézaieront, tirent plus la rétine que les plats.Il est d’ailleurs chimiquement prouvé qu’un gosier met moins de temps à s’assécher qu’un estomac à se creuser.Il est conseillé de réunir des personnes de toutes conditions.Si, au départ, le contact est réticent, après deux ou trois verres d’un alcool bien tassé, les barrières de la discrimination sociale tomberont d’elles-mêmes.On ne dira jamais assez combien l’alcool tue vivement les préjugés.Ne vous faites donc pas un scrupule de confronter un médecin et un boucher, un politicien et un chômeur et même un mari et sa femme.Ils tomberont, à un moment donné, dans les bras les uns des autres, ne serait-ce que pour conserver leur verticalité.• L’hôte parfait doit accorder une égale considération à chacun de ses invités.Il devra veiller à ne pas laisser se former de petits cercles fermés qui, à leur insu, capitalisent l’intérêt de la bacchanale.Faute d’y réussir par l’incitation, le maître (ou la maîtresse) de céans, pratiquera des brèches dans ces groupes minoritai-rement coagulés, afin que l’euphorie des trinqueurs se maintienne à un point culminant d’exhalation collective.Le “party” démocratique doit faire sien cette formule: “Un sur tous, tous sur un.” • La tâche la plus difficile du grand am-phytrion consiste à être le sage ordonnateur de l’ivresse montante en même temps ue l’inlassable stimulateur des énergies éfaillantes.Ce rôle exige un fort entregent et une grande souplesse de simulateur.Il doit empecher les discussions de s’aviver disgracieusement et s’obliger à rire des lourdes saillies de fêtards arrivés au point où souffle l’esprit de l’escalier.• La fête terminée, l’hôte exemplaire devra fermer les yeux sur les meubles brûlés, les tapis souillés, les murs flétris, les bibelots éclatés et les tentures écharpées.C’est à ce prix que vous vous mériterez le grade de la considération de vos invités pour l’excellence de votre réception, si jamais ils s’en souviennent.Lettre au ministre Gilles Massé Les silences d'un Livre blanc par LAURENT AMYOT Le gouvernement du Québec vient de publier, sous la signature de son ministre des Richesses naturelles, ce que l’on est convenu d’appeler quelque peu abusivement un “Livre blanc" sur l’énergie”.Il convient d’accueillir avec sympathie ce premier effort de planification souple, rationnelle et cohérente dans un domaine d’intérêt vital pour l’économie de la province.Il importe davantage de répondre à l’invitation au dialogue que lance le ministre dans son prologue au document.Les paragraphes qui suivent rassembleront un certain nombre de commentaires pertinents au secteur de l’énergie nucléaire et qui, me semble-t-il, valent d’être soumis à la réflexion de la collectivité québécoise.Au terme d’une analyse des marchés énergétiques, le “Livre blanc” conclut que “l’électricité thermique et nucléaire est promise à un brillant avenir après l’aménagement rapide des sites hydrauliques économiquement aménageables chez les pays consommateurs”.Un graphique, reproduit ci-contre, illustre ces prévisions rapportées à la situation du Québec.Acceptons provisoirement ces prédictions qui déjà, sans doute, reflètent l’application d’une certaine politique non définie de l’électricité, mais rappelons que les délais moyens d’implantation d’une centrale nucléaire s’élèvent aujourd’hui à six ans dans le cas de la filière canadienne à eau lourde, à dix ans pour les réacteurs de type américain.11 ressortira à l’évidence qu’une politique globale de l’énergie, même si elle ne se référait qu’à la décennie en cours - ce qui n’apparaît nulle part clairement dans le texte - se devrait normalement de consacrer quelques pages aux moyens à mettre en oeuvre pour préparer l’avènement inéluctable de cette source de l’avenir que représente l’énergie nucléaire.Or, tel n’est pas le cas.On s’étonne, au contraire, de découvrir un hiatus flagrant chaque fois que les analyses abordent le sujet.La parcimonie inquiétante de l’information touchant le secteur nucléaire détonne étrangement dans un texte qui regorge de statistiques instructives et fort à propos sur les autres sources d’énergie.D est impensable certes que le ministère des richesses naturelles n’ait eu accès à des données largement répandues dans les publications scientifiques et professionnelles quand l’Institut de génie nucléaire, par exemple, a pu sans difficulté même avec ses ressources modestes assurer la diffusion récente de nombreux renseignements analogues appuyés sur une pléthore de références.De cette caren- • L’auteur de ce texte est directeur de l’Institut de génie nucléaire à l’Ecole polytechnique de Montréal.ce par trop visible, il résulte un déséquilibre regrettable dans une politique par ailleurs très bien étayée de faits et de logique.C’est ainsi qu’on omet de signaler le taux d’accroissement exhaordinairement rapide de l’énergie nucléaire qui, dans les pays industrialisés, double en moyenne tous les cinq ans.Dès 1980, cette source nouvelle contribuera à elle seule 15% de la puissance électrique installée de ces Etats.L’Europe occidentale, pour sa part, disposera à cette date d’environ 85,000 mégawatts (MW) d’électricité nucléaire, les Etats-Unis de 135,000 à 150,000.L’Allema|ne de l’Ouest et le Japon présentent des programmes nucléaires particulièrement vigoureux : l’un et l’autre auront doublé respectivement le cap des 20,000 MW et 30,000 MW dès avant 1980.Quant à la France, elle a d’ores et déjà surmonté la phase d’hésitation qui a suivi l’abandon de sa filière nationale et envisage, elle aussi, pour 1980 un parc nucléaire équivalent à 15% de sa puissance électrique installée.D’ailleurs, l’essor nucléaire aux USA remonte à plus de sept années et, de 1965 à 1971, s’est manifesté par l’inscription annuelle de 15,000 MW en moyenne au carnet de commande des cpnstructeurs de centrales.Durant les neuf premiers mois de l’année en cours, les sociétés productrices d’électricité ont annoncé leur intention d’ajouter à ce total 31 réacteurs avec une puissance combinée de 33,000 MW.On aurait tort d’attribuer cet engouement aux subventions déguisées que représentent les dépenses publiques en matière de recherche et de développement car l’énergie thermique conventionnelle jouit d’avantages comparables sous la forme de “depletion allowances” ou de privilèges fiscaux à l’industrie pétrolière.Ce progrès accéléré est d’autant plus impressionnant qu’il s’effectue à l’heure même où les mesures anti-pollution et l’encombrement des usines de production imposent des délais accrus à la mise en service des centrales nucléaires.Passons rapidement sur la situation ontarienne mais notons au passage que l’expansion de l’électricité nucléaire n’y est guère plus lente qu’en Europe ou au Japon, puisqu’elle représente dès aujourd’hui près de 15% de la puissance électrique installée et que sa contri- bution dépassera le quart avant la fin de la décennie en cours.Venez-en plutôt au Québec où.par le jeu de la démocratie, la controverse hydrauüque vs nucléaire a éveillé des résonances passionnées.Est-il vain d’espérer que l’élaboration d’une politique québécoise de l’énergie fournisse l’occasion de porter le débat sur un terrain moins ardent?On s’explique mal qu’un document comme le “Livre blanc” se départisse, par omission ou commission, de l’objectivité qui paraît caractériser le reste de ses analyses.Sans doute est-il possible d’apporter des arguments valables pour justifier la mise en valeur des richesses hydrauliques dont la nature a si généreusement pourvu la province.Un devoir élémentaire d’une société adulte me paraît être de faire ses choix à la lumière d’une vérité qu’on lui présente sans artifices.Or, le document reconnaît à maintes reprises que la compétitivité de l’électro-nucléaire avec l’électricité classique dépend en bonne mesure des hypothèses à long terme sur le taux d’intérêt, le taux d’amortissement et la fiabilité: il n’en livre pas moins sans éclaircissement des chiffres sur lesquels se fonde son jugement sur la valeur relative des deux types d’énergie.Le “Livre blanc” passe, entre autres, sous silence la fiabilité remarquable dont a fait preuve durant sa première année de fonctionnement la centrale ontarienne de Pickering, jusqu’à présent l’unique réalisation a l’échelle commerciale de la filière canadienne.Quand il considère la question des réserves d’uranium, le document adopte sans restriction le point de vue pessimiste adopté par les promoteurs de la surgénération et l’industrie minière, qui basent leurs estimations sur les gisements connus de minerais et les taux actuels d’extraction; il ne mentionne pas l’existence d’une seconde optique, largement employée au Canada.En effet, si l’on adopte la pratique habituelle d’extrapoler des régions explorées aux régions inexplorées en se laissant guider par les caractéristiques de l’environnement géologique, on est conduit à des prévisions beaucoup plus optimistes.On se félicite néanmoins de constater que le “Livre blanc” encourage le développement d’une industrie en amont et en aval de la production de l’électricité et qu’il entend stimuler l’invention et l’innovation technologiques appliquées à la génération de l’électricité nucléaire.Il serait intéressant d’obtenir quelques précisions sur le sujet comme d’ailleur1- Suit* à la pay* 8 Le Devoir, vendredi 1 5 décembre 1972 * 5 LIBRE OPINION Les étudiants de cegep dans le dédale des connaissances parCLAUDE DUCHARME La divulgation récente d'un projet de nouveau régime pédagogique de l’enseignement collégial a relancé en plusieurs milieux la discussion autour de la notion de formation générale.De quoi s’agit-il en fait?Tous ceux qui parlent de formation générale parlent-ils de la même chose?Il m’apparaît nécessaire avant d’aller plus loin de distinguer les divers sens qu’a pris cette expression depuis une dizaine d’années.Négativement, formation générale s’oppose à formation particulière.Dans le contexte collégial québécois, cela s’oppose à formation technique (que l’inflation verbale appelle professionnelle) c’est-à-dire préparation immédiate à l’exercice d’une occupation.La filiation de la formation générale ainsi comprise avec le cours classique d'autrefois est trop évidente pour qu’il soit nécessaire d’insister.Du Rapport Parent est issue une nouvelle acception-de l’expression formation générale.“Pour répondre (aux) exigences de formation générale et de spécialisation, les étudiants de l’institut devront avoir un programme d’études composé de trois types de cours: quelques cours communs obligatoires pour tous, des cours de spéciahté et des cours complémentaires à la spécialité.Comme il s’agira ici de cours finals pour tous ceux qui ne se spécialiseront pas dans l’étude de leur langue maternelle, cet enseignement aura un double objectif, corriger les défaillances chez ceux qui ne maîtrisent pas la langue, écrite et parlée, en donner aux autres une ' connaissance plus approfondie.” (!) Bref, la formation générale devient l’affaire de cours communs, obligatoires au nom de la démocratisation.Le même Rapport Parent véhiculait une autre acception de l'expression formation générale qui fut reprise et pratiquée.comme la précédente, par les nombreux auteurs de régimes pédagogiques (le régime actuel-art.5, le rapport Roquet-recommandation no 8, l’hypothèse “C”, le projet 74-75- art.4 directives)."Notre siècle a posé de façon aiguë le problème de la formation générale et de la spécialisation.Nous recommandons un enseignement polyvalent en 12e et 13e années aussi bien qu’au cours secondaire.L’étudiant a également besoin de garder contact avec les autres univers de connaissance pour ne pas restreindre prématurément son champ de vision.” (2) Ici la formation générale devient grande étendue de connaissances.c’est-à-dire érudition.Formation générale et érudition commune sont-elles synonymes?Dans les termes, non; aü plan des faits, elles le sont devenues.Comment?La dissertation pourrait être longue.mais il est un phénomène récent dans le monde pédagogique qui constitue certainement un important facteur d’explication: la taxonomie • M.Ducharme est' professeur de sociologie au collège Boisde-Bou-logne.Dans cette libre opinion, il commente la question de la formation générale soulevée dans le débat sur le régime pédagogique des cegeps.des objectifs pédagogiques.Partis avec l’intention de taxonomiser.de classer, on s’est retrouvé avec une préoccupation dominante de définir des objectifs dont l’atteinte serait mesurable.Une nouvelle philosophie de l’éducation est apparue avec comme premier principe métaphysique: ce qui est mesurable est, ce qui n'est pas mesurable n’est pas.De la formation on est passé aux informations.Plutôt que d’aider au changement qualitatif de l'étudiant, on ne vise plus qu'aux changements quantitatifs mesurables.Cette tendance à l’encyclopédisme démocratique mesurable est-elle vraiment ce que nous devons entretenir en voulant procurer à l’étudiant une formation générale?L’Honnête homme du XXe siècle n’a-t-il pas plutôt un urgent besoin d’une formation qui lui permette de donner un sens à l’avalanche de connaissances que déversent quotidiennement sur lui l’école officielle et l’école parallèle?Le cours classique fournissait une vision du monde intégrée.Pendant huit ans, l’étudiant était en contact avec une culture, baignait dans une culture gréco-romaine par l’étude des langues, de l’histoire, des auteurs, des oeuvres de civilisation, des philosophies.Une même vision du monde gréco-romano-chrétienne imbibait tout le régime pédagogique, la ratio studiorum.Marc-Adélard Tremblay résume ainsi la notion de vision du monde: “La vision du monde d’un groupe est la conception que se font ses membres d’eux-mêmes, du milieu, de l’univers et de leurs relations avec ce milieu et cet univers.La vision du monde est la perception de la totalité d’une situation telle que se la représentent les gens qui la vivent”.(3) C’est sensiblement ce qu’offrait la ratio studiorum classique et que n’offrent plus les régimes pédagogiques contemporains, une perception de la totalité de la situation.On objectera que dans notre société technologique et pluraliste il n’est plus possible d’assurer à tous une vision du monde commune et intégrée, que les champs de connaissance sont devenus trop nombreux et trop diversifiés pour pouvoir faire l’objet d’une perception globale.Bref, on objectera qu’il est impossible et impensable d’avoir pour objectif de fournir aux étudiants une vision du monde, une signification valable en tout et pour tous, d’autant plus que l'atteinte (hypothéti- que) de cet objectif ne serait pas mesurable.Que répondre a un quantophrène?Qu’il y a objectif et objectif.Reprenant une théorie de E.W Eisner, Armand Dai-gneault écrivait il y a quelques mois un article fort éclairant intitulé “De deux notions complémentaires du motl'objectir'td) et dont il vaut la peine de citer ici quelques paragraphes.“Les objectifs d'enseignement sont ceux qui définissent le comportement particulier (connaissance, habileté, activité, geste, etc.) dont devra faire preuve l'élève à tel moment de son apprentissage , ils concernent les produits culturels spécifiques communément transmis par l’école: les techniques Unguistiques (lire, écrire, composer selon les normes, etc.), les sciences.Ces objectifs et le programme d'étude qui les supportent formeront un modèle prédictif utile à l’élève et à l’enseignant; l’évaluation, après la mesure, dira où en est l’élève par rapport au modèle.On est assez près ici des opinions d’un Mager et d’un Gagné.“Mais il y a plus et autre.Un objectif de situation éducative ne détermine pas un comportement final, il décrit une situation éducationnelle.Il identifie une situation, un problème, une tâche que l’élève rencontrera, aura à résoudre, aura à accomplir, mais il ne déterminera pas ce qu’apprendra l’élève à l’occasion de cette situation, de ce problème, de cette tâche.Un tel objectif est une invitation à explorer, à discuter, à participer pour déboucher sur une expression de la rencontre.An expressive objective is evocative rather than prescriptive.“C’est une invitation, un thème de travail à l’occasion duquel les connaissances et les habiletés de l’élève sont mises à profit et exploitées.Ce que veut un objectif de si- tuation éducative, ce n'est pas l'homogénéité des réponses chez les élèves, mais la diversité puisque chaque élève aura l’occasion de personnaliser ses connaissances et ses habiletés dans une réponse, un comportement qui sera sien.Evaluer ne signifie plus dans ce cas comparer à des standards mais reconnaître la signification, l’unicité et la valeur du produit offert par l'élève; ça revient presque à faire de la critique d'art et d'admettre toute la subjectivité qui y concourt de la part de l élève et de l'enseignant.“Exemples: 1-Livrer une interprétation personnelle du message de Menaud.maître-draveur; 2-Fabriquer un objet à trois dimensions en ne se servant que de bois et de fil de laiton; 3-Passer une journée et une nuit à l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac et livrer ses impressions.“Il importe de noter encore une fois que de tels objectifs ne doivent pas définir ce que sera capable de faire l’élève mais décrire la situation d'apprentissage.C'est à ce genre d’objectifs que peuvent avoir recours le plus souvent les enseignants en littérature, en arts, etc.Bien plus, c’est ce genre d’objectifs qu’on commence à rencontrer le plus souvent à mesure que l'on avance dans la carrière scolaire de l’élève; si l’école primaire et secondaire ont besoin d’un grand nombre d’objectifs spécifiques puisqu'on y acquiert les connaissances et les habiletés fondamentales, l’enseignement collégial et universitaire rechercheront, pour leur part, à susciter, de façon croissante et graduée, des comportements de plus en plus individualisés.personnalisés, qui reflètent davantage la liberté, la créativité et les talents de chacun.(5) “Les objectifs d’enseignement formeraient donc le corpus des connaissances et lettres au Devoir Des oeuvres décriées Cher monsieur Tadros, Vous n'aurez rien de rien compris.Il ne s'agit pas en effet seulement d’argumenter dans un film.Combien mille fois je préfère à des “Shoot The Horses Don’t They" bâtards, des oeuvres sincères et dégagées comme “Benito Cereno" et combien cent mille fois à des “Mort à Venise” factices, “La Famille” jeune et poétique.L'inutilité que vous décelez bien à tort dans “Benito Cereno” n’est-elle pas la vôtre devant l’oeuvre.Car, contre les abus de l’art, il faut la simplicité, le dépouillement, et cela est un parti-pris esthétique duquel, tout compte fait, les seules oeuvres valables sont issues.La “glacialité” de "La Famille", elle, est sa poésie.Je devrais être désolé que vous ayez si peu contact avec la quintessence de l’expression.Ces deux films, enfin, font plus pour l’art que tous ces spectacles d’industrie qui n ont que pour seule qualité, et c’est beaucoup dire, que leur “label” (Visconti, Antonioni, Russell).Que les recherches soient importantes, cela va de soi, mais la recherche pour la recherche, est aussi inutile que l'art pour l’art.Tout comme l'art, la recherche s’impose, on ne l'impose pas.Jean-Michel COTE Montréal, le 9 décembre 1972.Chevelure et découragement Une ravageuse de chevelure, impitoyable, amenant la calvitie d'une façon irréversible est la “séborrhée".L'alopécie séborrhéique est l'hypertrophie des glandes sébacées, amenant à la surface du cuir chevelu une sécrétion grasse, le sébum.Les signes apparents mais nullement trompeurs sont facilement décelables: chevelure grasse deux ou trois jours après le shampooing, cheveux sur l'oreiller, chute excessive lors des lavages.Quelle est la réaction du séborrhéique devant ces constations?Au moral, découragement et illusion d'avoir tout fait sans aucun résultat probant: L’idée qu'on perd ses cheveux et qu'il n'y à rien à faire devient une idée fixe.La manie de se peigner à tout propos afin de cacher les endroits marqué?par l'amincissement de la chevelure.L'habitude qu’on prend d'observer machinalement la chevelure des autres en la comparant à la sienne.Développement d'une tension nerveuse au fur et à mesure que l'on voit sa chevelure diminuer.Le séborrhéique se trouve dans de nombreux cas complexé en société.Peut-on remédier à cet état de chose?Certes, on peut.) Mais sachez avant tout: que les cheveux tombés ne peuvent pas repousser: qu'un duvet ne peut jamais se transformer en cheveux normaux:' qu'enfin la séborrhée est incurable mais qu'on peut la localiser et ensuite coexister avec cet état.Tout en ayant une apparence soignée.Il est normal que vous vous renseigniez adéquatement avant de prendre une décision dont une partie de votre apparence physique peut dépendre Pensez également que le facteur "temps” joue contre vous et qu'une attente prolongée peut être par la suite la cause d’une calvitie irréversible.LES SILENCES Suite de la page 4 sur la répartition des responsabilités en matière nucléaire entre l'Hydro-Québec et la Régie de l’électricité et du gaz: le document y fait allusion mais n’explicite guère ses intentions.La construction et l’exploitation sur le sol québé cois d’une usine d’enrichissement d’uranium, si elles s’avèrent réalisables, ne manqueront pas d’apporter une contribution extrêmement valable à l’essor économique du Québec: ce projet mérite sans doute un appui total.Peut-on raisonnablement conclure que l’esprit ultra-conservateur du document - en matière nucléaire, s’entend -reste conciliable avec l’adoption de mesures à caractère positif, qui prépareront le développement du savoir-faire québécois dans ce domaine nouveau?Dans son deuxième rapport annuel, paru en août 1971, le Conseil des Universités déplorait: “Après plus de six mois nous attendons toujours un rapport du Conseil des ministres sur le génie nucléaire.” Seize mois plus tard, cet avis qui affectera de façon essentielle l’évolution de l’enseignement en génie nucléaire au Québec, reste encore à venir Souhaitons, en dépit des apparences.que le “Livre blanc” annonce un point tournant à partir duquel la province s’orientera résolument vers un avenir, qui n’est plus lointain.habiletés transmises par une culture et qui rendent le progrès possible tandis que les objectifs de situation educative permettent l'utilisation personnelle de ce corpus dans le but de rendre vivante la culture qui le sous-tend Les uns favorisent l’acquisition et l’usage du “déjà connu ", les autres permettent la naissance du “jamais vu".” Quel lien pouvons-nous maintenant établir entre vision du monde et objectif de situation éducative?A mon avis, tenant en mémoire le caractère pluraliste - et ce à plusieurs plans - de notre société et la crise culturelle que nous traversons, Tutih-sation d'objectifs de situation éducative peut nous permettre d'offrir à l’étudiant des occasions de formuler sa vision du monde.A tout le moins Létudiant se verrait fournir l'occasion de tisser un fil d'Ariane à travers le dédale des connaissances que les deux écoles déversent quotidiennement en vrac sur sa route.Il aurait la chance de donner un sens, une signification au monde qui l’entoure et à sa place dans ce monde, la chance de s’y retrouver.On pourrait offrir à l’étudiant.parmi plusieurs types de vision du monde, selon ce qui l’intéresse et surtout selon ce qu'il est.Cela peut se réaliser en remplaçant dans le régime pédagogique les cours communs obligatoires (dits de formation générale.) par des cours aux objectifs de situation éducative agencés autour de quatre grands domaines de l’expérience humaine contemporaine: les sciences, les sciences humaines, l'esthétique et la philosophie.(6) Le domaine des sciences ne se résume pas au monde du laboratoire.Les sciences et leurs applications, les techniques, sont devenues omniprésentes aujourd'hui au point de constituer un milieu technique que plusieurs, comme Georges Friedmann par exemple, distinguent fortement et opposent même au milieu naturel d’autrefois.Tous les jours des millions de nos semblables vivent ce milieu qui oriente leurs modes de sentir, de penser et d’agir, tout leur système de valeurs, sans que jamais ils aient eu l’occasion d’une réflexion sur le sens de ce monde, sur le sens du monde vu et vécu dans cette perspective.Les sciences de l’homme couvrent, elles aussi, un domaine prégnant de signification pour l'homme de plus en plus socialisé.Jadis la vie collective était un donné à peu près stable aujourd’hui elle TRICHOIOGUI (Je4iî࣠(^vjùÊfLiAe ÉDIFICE PLACE CANADIENNE 450 •«», SHERBROOKE, angle Barri - S«it> 390 - Tél.: 288-3823 - 288-7378 - 288-1424 ^ SoiIm* de Métra StatbrooW-Bem Mardi au vrndradi - IOb o.m.à 4h.p.m.- La samedi.IOh a.m.à 41t.p.m.exige d'être conquise dans sa mouvance sinon c’est l'anomie.1 aliénation ou la révolte parce que "ça n'a pas de sens" Wright Mills (7) décrit l’homme contemporain comme un être démuni de cette qualité de l'esprit essentielle à la saisie du jeu entre l’homme et la société, entre la biographie et l’histoire, entre le moi et le monde.Selon lui, l'imagination sociologique rend celui qui la possède capable de comprendre I histoi-re sociale en termes de sa signification pour sa vie intime et pour l'expérience d'une multitude d'individus Qui niera que l'esthétique puisse fournir une vision du monde?Et par esthétique j'entends bien autre chose que des atehers de photographie ou de modelage Le design et la littérature en sont Tout l'effort des écoles d'architecture pour se muer en écoles de l’environnement esthétique va dans la ligne de cette recherche d'un sens du monde exprimé par et dans l'aménagement du milieu Ce serait là une piste à proposer à l'étudiant.L’aventure automa-tiste serait une autre piste à : explorer en raison de son globalisme et de son refus du cantonnement dans la bourgade plastique.La démarche de l’étudiant à la recherche d une synthèse personnelle de tout ce que son entourage lui a offert culminerait dans une réflexion philosophique sur les valeurs, les siennes, celles de son milieu, celles de la science, celles de l'art, celles de l’avenir.L'étudiant pourrait alors envisager le monde sous l'angle du bien et du mal, se questionner sur ce qu’il doit faire et au nom de quoi.Il aurait l'occasion de se donner une échelle des valeurs, une morale personnelle.“A l'homme exterio-dirigé de nos sociétés industrielles avancées devra succéder l’homme autonome qui saura fonder sa personnalité et sa conduite sur des valeurs qu’il saura créer et assumer."(8) La religion, qui est aussi affaire de valeurs et de vision du monde, pourrait avoir son mot à dire ici.Il est à noter ici que l'étudiant devra faire la quadruple expérience de ces situations éducatives.Le respect du pluralisme des options, de la diversité des personnes et l'esprit même des objectifs de situation éducative l’exigent.D’ailleurs en telle matière le choix de l’étudiant ne peut être fait que post factum; autrement il choisit a priori les occasions de choisir Imaginons un seul instant le résultat de cette véritable formation vraiment générale.(1) Tome II, no Ï74. «5 Hi lor octobre 1995 911* 93V0 f/, li mare 1998 59 01 CN 4, 1er février 1981 82 14 N 5%, 15 lonvlar 1985 M 90 PROVINCIAL» AIL iV, mers rtn tl M M A.G.Tel 7V4 U dec 1MI-I7 *M4 AMFC I nov.1 1974 102VS 103'/) AN).TH.oct.Il 1991 100 lOOtt Ont.H.7 sept 11 1992-M 92 93 Sesk.IH, dec.1 1990 lOIVt 107V2 Ont.H.9 juin 30 1995-90 109 110 P.N.B.m, 1 mirs 1994-94 96Vt 97VS Sue.H.«'A, Inov 1994-93 101W 1021* -N.lié, 15 dec.1991-90 100 1987 100V, 100 V, Belli 1993 99 100 Bns tv, 1989 wove 100% Bell Tel.I'A 1994 100 101 CISC 71* 1992 99 99'A B.C.Tel.A 916 8 21 >A 20% 21 + % 24 10 36'A 35'A 35%- 'A 37 U 33% 33'A 33’A- 'A 24 13 53 52% 52%- % 51 7 30% 30 30%+ 'A au comptoir McGrH .48 138 19 16% 16% 16'%- 'A Fresnl 30e Mcintr z550 50 48% 49 - 1 GiantYl .40 Mrck 1.18 244 46 90'% 89'A 89'A+ '% ImpOil .608 MGM 34 15 24% 24 24 - MAAM .96 321 40 86 85'/* 85% + AAoblt 2.60 354 13 72 % 72'% 72'A- Mohas 1.10 13 31% 3T% 31'%- AAsant 1.80 167 15 50% 50% 50%.188 38 131%130%13T%-188 .31% 31% 31%-211 13 16'A 15% 16 -178 9 17% 17% 17%+ 34 36 21% 21% 21%- 7 14 23 23 19 g 102 23 51 27 TttR AGFSpecUl Alberta^ Anr'wFcte Aie àuPete Auâcan Aztec BodIGard Owtland Charior Chiba Edenlod Con Conp Spec CoosDlT Oon» North Exp Qiina Qivkr Dataline DHboutie Dorai MhüDK EaitProrAk EotPrA^Pr Eden ind Elect Aaaoc E^iropa G B Fontaine Fort Norman GoMenAoe ALGreen Hammond HartlMid VHaine Haat 5« 860 380 Henntocr Homë^itbwts 100 85% 5% 1000 10% 8% 300 150 150 8000 1 8 HuihcsTbol IntUfi 3575 136% 3360 5000 9 8 900 839 X 4000 39 X Int Video 7600 101 100 8000 15 15 UaleRedU 8000 5 5 1500 185 183% LouWxiu^ Mayfield &pl Med^ 13000 19 15 1150 150 145 1000 S S 18000 45 40 500 57 57 4500 57 54 Mm Cosperalc 9000 18 18 8000 90 90 Modem FlaMIc 1100 85 5 100 360 360 Modem Fl «ta 1000 800 800 500 75 75 Merelaiid 1000 312% 310 70000 19 19 MuHAcoe» 800 80% 9% 11000 65 57 N^inU 3250 17 17 80800 X 22 PumaMkiei 47000 18 18 1800 $5% 5% Rancherla Mng 10000 1 1 97 8000 17 17 Revenir Prop 4400 97 8500 2 1 RuneUHold 1000 79 75 800 18 6 Santa Mirli 5000 40 X 854 815% 14% SenaonnaUc 9100 175 1» 2350 105 90 Somed 4000 58 SI 100 488% 418% Somei mo r 67 11000 79 50 Tele Capital 1180 Sï 8% 1000 S3 S3 irecolnc 7100 5% 100 4« 406 UM Gemini Ret 21050 X X 1000 5 5 Unity nink 3400 87% 7% 5000 500 16 155 5% 155 Wnrinflon WcMAOenbee 700 8000 P 40 8% 34 7550 146 n Went Intl Qgil 1000 IX IX Motria .60a N Cash .40 N Di St .90 NGyps 1.05 NYHon .25e Norgt 9 23 4% 4% 4%- Northrop 1 44 9 23 22% 22%- NorS .12r 785 24 42'A 41% 42'A.Occid .12p 2067 .12% 11% 12%+ % OutbM 1.06 33 12 45% 45% 45%- % PaePet .50 101 36 44 43% 44 + 'A 4159 - 10% 9% 9%- 1% 310 .3% 3'% 3'%- 'A 111 29 88% 87% 88 - % 28 47 39 % 38% 38%- % 312 29 44 % 44 44 - '% 49 9 39'% 38% 38%- % 118 4 114 112'A113'A 1% Lake Shore ¦A NCdn Oils % Peel El V» PrattLamb 1 14 9 Scurry Rain 9 64 % SterneoA 14 47 i/% Syntex .40 254 26 i/b TransL .35 19 29 % UnAsb .07 18 5 \/i Utahl .80 2 12 % Venin .20b 20 12 i/b WrHarg 31 4'A 4'A 4'A- ¦A U'A 13'A 13'A- % 21% 21'A 2TA- ‘A S 13- 16 5 1 15-16 .8'A 8'A 8% + 'À 16'A 15% 16'A + 'A 24% 24 24 43% 43'/* 43%- 'A 18>/4 IB'A 18'A 4>A 4'A 4% 24 A 6'A + 'A 400 $61 rae Orale daas les eRd et district de Meatrdal.AUBERT FORTIN, epdratear, aatrelob de-mieBid et rdsidaat aa SMI.TSième Aveaae, apt: 2, Ville Sl-MiedeL district de Meatrdal et EUGENE GENDRON LTEE , aatrrlots cor perabea Idgalemeal coortitaee ayaat sa priaelpale place d'allalres aa 71 rae St-Je-sepb à Vimoat, Ville de Uval, district ja-dk-iaire de Montréal, et tnaiatenant de lieu Mceaaaa.Ddfeadears IL EST ENJOINT à AUBERT FORTIN et EUGENE GENDRON LTEE.n l'iateetion des qaeli aae copie de bref et de la déclanuon a été laissée aa greffe de cette Ce», de comparaître daas aa délai de trente IM) Jean.MONTREAL, le 11 décembre 1*72 CLAUDE DUFOUR Greffier adjoint Mes MARTINEAU, WALKER A sss , Place Victoria salle MM Meatrdal US, P.Q.Avocats du demandeur a Hydro-Québec APPEL D’OFFRES GPE-72-10430 pour 10H30 a.m.heure de Montréal mardi 16 janvier 1973 Divers postes dans la Province de Québec.FOURNITURE DE TRANSFORMATEURS DE COURANT VINGT-SEPT (27) A 315 kV ET SIX (6) A 138kV.Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu gratuitement, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m à 4h30 p.m.à l'endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no 809 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal 128, Qué Canada Un dépôt de soumission au montant de DIX-HUIT MILLE DOLLARS ($18.000) chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l'Hydro-Québec et remoursable sous conditions doit accompagner la soumission.Dans le cas d'une soumission partielle, ledit dépôt doit être d’un montant égal au multiple de $1.000 le plus proche de dix pour cent (10%) de la somme totale de la soumission, toutes taxes incluses, jusqu'à concurrence du montant ci-dessus.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de l’Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les co-secrétaires 8.LAÇASSE - W.E.JOHNSON Montréal, le 4 décembre 1972.UH DU CHANGEMENT DE NOM Avis est dsrad gae ABIE SHE1DENFISH.Arcbatratt, k It did de Mratrdal.y d» miritié s 221* Forest Hill.Agi Ml.et lem portiremeal rdsMtat à 21 Dole A vêtue Apt.M2, dus la cité 4e Taroato, Proviace d'Ontano.s'adressera aa Lieutenant-Goa veraeur ea Conseil pour obtenir an ordre cbaageaat soa nom à ABE SHEIDEV MONTREAL, le 4 décembre, 1972 JUDAH L.WOLOFSKY, Procureur du Ré
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