Le devoir, 3 février 1973, samedi 3 février 1973
I À la CE CM La CECM a entamé hier une course contre la montre pour ôrganiser les premières élections scolaires sur son territoire depuis 130 ans.Le 18 juin prochain, environ 800,000 électeurs nommeront les 17 commissaires qui auront é administrer la plus grosse commission scolaire du Québec pendant 3 ans.(Page 3) ¦ la météo Nuageux.Ponihilité de pluie ou de neige.Dimanche : beau.LE DEVOIR Saint Biaise Fais ce que dois VOL.LXIV NO 28 Montréal, samedi 3 février 1 973 15 CENTS Les jeux Olympiques il Québec assumera tout déficit ; fédéral donne vert Grandement soulagés d’apprendre que le gouvernement canadien avait, enfin, donné son autorisation à la frappe de monnaie et à l’impression de timbres olympiques, les membres du Comité organisateur des jeux de Montréal en 1976 (le COJO) ont été unanimes hier à donner le signal de la marche en avant dans la préparation du grand événement sportif.“Nous pouvons maintenant passer à l'action ”, s’est écrié le maire Jean Drapeau.“Les travaux pour les installations olympiques commenceront le plus tôt possible”, a-t-il ajouté, précisant que le début des travaux d’excavation en vue de la construction du vélodrome était pour très bientôt.Le maire de Montréal a en outre affirmé: “Nous ne sommes pas en retard sur le pro- gramme que nous nous étions fixé”.De son côté, le président et commissaire-général des Jeux de Montréal, M.Roger Rousseau, s’est exclamé, en prenant connaissance des autorisations données par Ottawa: “C’est formidable, nous pouvons maintenant aller de l'avant; nous n’avons plus aucun problème pour l’auto-finaticement des Jeux de Montréal.” C’est dans la matinée de vendredi que le gouvernement canadien, par la bouche du premier ministre Trudeau, annonçait qu’il était maintenant disposé à permettre l’impression de timbres et la frappe de pieces de monnaie olympiques.M.Trudeau faisait savoir, du même coup, qu’Ottawa avait obtenu du gouvernement québécois, de la ville de Mont- Une politique linguistique d'ensemble au Québec: l'échéance serait reculée par Gérald LeBlanc QUEBEC - Le gouvernement Bourassa dispose depuis plus d'un mois du rapport Gendron sur la situation du français au Québec.Profitera-t-il de sa dernière année de règne avant les prochaines élections pour donner suite à la promesse électorale de faire du français la langue de travail au Québec?L'année 1973 verra-t-elle la proclamation d'une politique linguistique globale pour le Québec?Sans répondre expressément a cette question de l'heure, M.François Cloutier, ministre de l'Education et celui à qui M.Bourassa a confié le dossier linguistique, a expliqué au DEVOIR, l'approche qu'il entend suivre dans l’élaboration dé cette politique du français au Québec.Avant d'expliciter les lignes de force de cette approche, il convient de dégager trois points saillants des propos tenus par M.Cloutier au cours de l'entrevue de près de deux heures accordée cette semaine.• Le ministre de l'Education annoncera, d’ici quelques semaines, une politique de l'enseignement des langues dans le secteur public.Il s'agira d'une offensive majeure pour renforcer l'enseignement du français, langue maternelle et seconde, et de l’anglais langue seconde.Des études du ministère démontrent que cet enseignement est actuellement déficient et même “déplorable" dans le cas de l'anglais aux francophones.• Contrairement à ce qu'il avait laissé entendre l’an dernier.M.Cloutier ne présentera pas de projet de loi distinct pour modifier la loi 63, qui permet à tous les Québécois, y compris les immigrants, d'envoyer leurs enfants à l'école de leur choix.Cette modification de la loi 63 sera intégrée à la politique linguistique d'ensemble.• Même si M.Cloutier refuse de s’engager sur l’échéancier gouvernemental, il admet qu'il faudra un certain temps de discussion après la publication du rapport Gendron à la fin d’avril.Les chances semblent donc bien minces que la politique linguistique soit proclamée avant la fin de 1973 et avant les prochaines élections.Revenant à l’approche qu’entend suivre M.Cloutier, il convient de rappeler qu’il a été, depuis 1970, ministre ae l’Immigration et des Affaires culturelles ainsi que responsable de l’Office de la langue française dont il a gardé la charge lorsqu’il fut nommé ministre de l’Education au début de 1972.Il considère que les postes occu- Voir page 6 : Une politique « T .ïM m ¦ - J * ' y- v réal et du COJO les assurances qu’il exigeait concernant un déficit.Le premier ministre Trudeau a déposé aux Communes les lettres qu’il a reçues du premier ministre Robert Bourassa, du maire Jean Drapeau et du commissaire-général Roger Rousseau.Le budget des Jeux de Montréal, rendu public par le COJO lundi, prévoit des dépenses totales de $310 millions: $260 millions pour les installations et $60 millions pour le fonctionnement.Les revenus, egalement de $310 millions, doivent provenir surtout de la vente de la monnaie olympique, dont on attend $250 millions; les principales autres sources de revenus sont la loterie, avec $32 millions, les timbres-poste, avec $10 millions et la vente des billets, avec $9.5 millions.Les doutes des experts du gouvernement fédéral quant au rendement escompté de la vente de monnaie olympique ont amené le premier ministre Trudeau à se montrer très exigeant en matière de garantie.Le gouvernement fédéral, a répété à maintes reprises le premier ministre, ne veut pas être appelé d’aucune façon à financer un éventuel déficit des Jeux de 1976.La déclaration écrite du premier ministre Bourassa apporte cette garantie.Dans sa lettre à M.Trudeau, le chef du gouvernement québécois indique “que le gouvernement fédéral ne sera pas appelé à verser de contribution spéciale pour l’acquittement de toutes dépenses encourues à l'occasion des jeux Olympiques”.Cette assurance est assortie de la condition qu’Ottawa consente à l’émission de timbres-poste et à la frappe de monnaie olympiques.D’autre part, Québec a décidé d’exercer un contrôle sur le budget des Jeux.Dans une lettre au maire Drapeau, le premier ministre Bourassa l’indique clairement.M.Bourassa rappelle au maire Drapeau l’entente “précédemment convenue” aux termes de laquelle des représentants du gouvernement québécois pourront “revoir les modalités du budget des jeux Olympiques et participer au contrôle des coûts et des dépensés, en ayant accès à toutes les informations requises à ces fins.” Le chef du gouvernement provincial annonce qu’un comité conjoint composé de ses représentants et de ceux de Montréal devra être formé à cet effet dans les prochains jours.Quant à la troisième autorisation demandée par lé COJO à Ottawa, celle concernant la tenue d’une loterie nationale, les déclarations des premiers ministres Bourassa et Trudeau sont plus ambiguës.Des discussions seraient en cours présentement en vue d’établir cette loterie sur une base annuelle.M.Trudeau n’a pas Voir page 6 : Jeux Olympiques ¦ Une nouvelle crise monétaire menace les principaux marchés internationaux et l'attention se porte sur l'Allemagne fédérale où le DM subit de très fortes pressions.(voir page 9) * 7VyX .lï£**?*** v,* "** ?#**#•««*»•* ?f*'-ii; % ; V, ¦¦ ?L >>»"?** * "**'¦ CJEsfefet à&Æp'Z *•»•» >¦»?>( Z g# ***?*) mr lr Ittr.Me Pacifique Plante (Photo Le Devoir par Alain Renaud) Laberge ira rejoindre ses collègues lundi soir QUEBEC (Le Devoir) - Après s'être présentés au palais de justice de Québec, MM.Marcel Pepin et Yvon Char-bonneau, présidents de la CSN et de la CEQ, sont entrés hier soir à la prison d’Orsainville où viendra les rejoindre lundi soir le président de la FTQ, M.Louis Laberge.dès son retour de vacances.Les trois chefs syndicaux doivent purger à Orsainville le reste de la sentence d'un an de prison qu'ils avaient reçue pour outrage au tribunal à la suite de la grève de la fonction publique, au printemps dernier.MM.Pepin, Laberge et Charbonneau avaient alors conseillé à leurs syndiqués de passer outre aux injonctions les enjoignant de maintenir les services essentiels dans certains hôpitaux durant la grève.Les trois chefs syndicaux avaient purgé deux semaines de leur sentence avant d'être relaxés, en ayant appelé de leur condamnation.Selon un porte-parole du ministère de la Justice, même si leur peine devait être écourtée pour bonne conduite, les trois chefs syndicaux ne pourraient pas être libérés avant le 22 septembre 1973.Avant d'entrer à Orsainville hier.M.Charbonneau a participé à une réunion spéciale organisée par la CEQ au Grand séminaire de Québec.Il devait, selon un communiqué, prononcer un “discours de fond, axé sur les objectifs et la continuité du mouvement syndical”.Voir page 6 : Louis Laberge L'enquête sur la pègre Un ex-officier de police dépose inopinément une liste de noms par Jean-Pierre Charbonneau C'est une brochette de noms connus et inconnus, lancée d une façon inattendue sans grande préparation, qui a retenu, hier après-midi, l'attention du public venu entendre le témoignage du célèbre Fax Plante devant l’enquête de la Commission de police du Québec sur le crime organisé.L’ancien directeur adjoint de la police de Montréal et instigateur de la désormais célèbre enquête Caron en 1950 Affaires sociales n’était pas à la barre des témoins depuis dix minutes quand, soudain, Me Louis Carrier, l’un des trois procureurs de l’enquête, interrompit son témoignage pour faire entendre le chef des detectives de la police de Montréal dans les années 50, M.William Fitzpatrick.Me Carrier expliqua que M.Fitzpatrick avait des choses importantes à communiquer aux commissaires enquêteurs et qu'il devait le faire dès maintenant car Castonguay menace de boycotter la conférence d'avril par Claude Lemelin OTTAWA - Le ministre des Affaires sociales du Québec, M.Claude Castonguay, a donné à entendre hier au gouvernement Trudeau qu'il ne devait pas compter sur la participation du Québec a la conférence fédérale-pro-vinciale convoquée en avril pour amorcer la révision du système canadien de sécurité sociale, à moins qu’il ne propose d’ici-là un nouveau régime Dupuis a déjà entamé des pourparlers en vue de former une nouvelle alliance par Michel Roy et Pierre-L.O'Neill QUEBEC M.Yvon Dupuis, qui domine le peloton des candidats à la di-rection du Ralliement créditiste, n’aura pas attendu son élection au leadership pour amorcer discrètement des conversations avec d'autres personnalités politiques On apprend, en effet, de bonne source, que M.Dupuis a eu récemment un entretien officieux avec M.Gabriel Loubier, chef de l’Union nationale, entretien auquel auraient participé d'autres hommes politiques, à l'echelon fédéral et au niveau municipal.La discussion a porté, semble-t-il, non seulement sur un éventuel regroupement des forces de l’Union nationale et du Ralliement, mais sur la possibilité d’une alliance élargie à laquelle des hommes prestigieux prêteraient leur concours et qui pourrait donner naissance, avant les élections générales de 1974, à un mouvement politique réunissant des éléments et des groupes de diverses tendances, à l'exclusion du Parti québécois.C’est précisément contre des projets de cette nature que s’élèvent les adversaires de M.Dupuis dans la course au leadership: MM.Samson, Roy et Bois sont irréductiblement opposés à toute forme d’alliance, convaincus que le Ralliement créditiste perdrait dans un tel regroupement sa personnalité distincte, au profit d’un programme qui ne respecterait pas la doctrine créditiste.Dans cette perspective, le congrès qui s'ouvre aujourd'hui est capital pour l'avenir du Ralliement: ou bien il sera dirigé par un homme qui s’engagera à en respecter jalousement l’intégrité; ou bien il confiera sa destinée à M.Dupuis qui se propose, dit-on, d’explorer toutes les voies d’un regroupement, persuadé que le pouvoir n’est accessible qu’à cette condition.C'est pourquoi le congrès du Petit Colisée (auquel sont attendus plus de 3,000 militants), convoqué avant tout pour choisir un chef, risque de susciter des débats qui pourraient accentuer les divisions et institutionnaliser le schisme dans la grande famille créditiste.Entre fédéraux et provinciaux, entre authentiques et nouveaux venus, les divergences des premiers jours de cam- Voir page 6 : Yvon Dupuis d’allocations familiales qui soit acceptable au gouvernement Bourassa.Le minis&e québécois a précisé les deux exigences que son gouvernement juge fondamentales: d’abord, que le nouveau régime d'allocations familiales puisse être administré par les provinces, et ensuite qu’il prévoie “une hausse significative des fonds consacrés à ce programme".M.Castonguay participait hier dans la capitale fédérale à une conférence fédérale-provinciale des ministres du Bien-être social, convoquée à sa demande par son collègue fédéral, M.Marc Lalonde, pour examiner le projet fédéral de relèvement des allocations sociales aux personnes âgées.A l’issue de la conférence, le ministre fédéral a néanmoins qualifié celle-ci “d’extrêmement fructueuse”.“Toutes les provinces ont reconnu que le gouvernement fédéral ne pouvait pas revenir sur son engagement de relever substantiellement les allocations aux personnes âgées, a dit M.Lalonde.En outre, mes collègues provinciaux m’ont fait des suggestions extrêmement utiles quant à Ta forme que ce règlement pourrait prendre.J'en tiendrai compte lorsque je ferai rapport au cabinet, la semaine prochaine.“Grâce à cette conférence, a poursuivi le ministre fédéral du Bien-être social, je pourrai maintenant procéder plus rapidement et avec plus d'assurance à l’élaboration des propositions du gouvernement sur cette question.JYespère Voir page 6 : Claude Caatonguay il devait repartir de toute urgence par la suite.M.Fitzpatrick, assermenté en toute hâte, déposa alors une liasse de documents qui.a-t-on expliqué, étaient des papiers saisis chez Frank Petrula (Frétilla) le 20 octobre 1954 par les détectives de la police de Montréal et de la Gendarmerie fédérale.Un peu plus tard, on devait apprendre que Petrula était à cette époque un des grands du “milieu" montréalais dont l'une des tâches principales consistait à s'assurer l'appui des politiciens, des juges, des policiers et des journalistes.Après avoir déposé ses documents, M.Fitzpatrick commença à en donner lecture.D abord, il énuméra une série de noms.Certains sont très connus mais plusieurs restent sans écho si l’on a pas lu préalablement le rapport de l'enquête Caron.Il a cité notamment les noms de Vincent "Vic” Cotroni, Mike Console, Louis Greco, Al Herman, Jimmy Orlando (un ancien joueur de hockey, a-t-il précisé), Dave Rochon, Sam Schwartz, Dick Quin, Jack Shugar, Jimmy Soccio (qu’il a identifié comme l’un des leaders actuels de la pègre), Irving Ellis, Albert Lean, Tony Lamer, Solly Silver, Peter Adams, Dominic De Francesco, Sonny Apple-baum.etc.Les papiers saisis chez Petrula comprenait aussi une liste de politiciens connus comme Frank Hanley.Sarto Fournier, Charlie Lafontaine, et plusieurs autres.Devant ('enumeration impromptue de tous ces noms, le président de l'enquête Voir page 6 : Pax Plante Déblocage au Vietnam SAIGON (d’après Reuter AP-CP et AFP) - Un certain déblocage a été enregistré hier sur le théâtre vietnamien, avec une première reconnaissance sur le terrain de la Commission internationale de surveillance, la première réunion des chefs de délégation à la Commission militaire quadripartite et, parallèlement, une baisse sensible du niveau des hostilités.Trois équipes de la Commission internationale de surveillance, composées chacune de 24 membres, 6 par oéléga-tion (Hongrie, Pologne, Indonésie et Canada) se sont rendues respectivement à Hué, Danang et Pleiku.Leur mission était d’effectuer une première reconnaissance et de se rendre compte sur Voir page 6 : Au Vietnam \TIRAGE: /VENDREDI, If 2 FÉVRIER 1973 69150 22 GAGNANTS DE $5000 I 9150 176 GAGNANTS DE $ 500.150 1782 GAGNANTS DE $ 100.hiïfüarflnii 1,088,509 BILLETS VENDUS ' TIRAGE: 2 février 1973 3 264 gagnants ‘718,400.00 en prix LE PREMIER NUMÉRO COMPLET 3 5 8 6 7 4 0 gagne$125,000.Le deuxième numéro complet 3 3 3 0 0 2 7 gagne >50,000.Le troisième numéro complet 2 5 9 6 7 3 8 gagne >25,000.Q BILLETS SE 57 TERMINANT PAR 8 6 7 4 0 GAGNENT >5,000.10 billets se terminant par 1 0 Ô 2 7 gagnent >500.9 billets se terminant par 9 6 7 3 8 gagnent >500.BILLETS SE I v» 1 TERMINANT par 6 7 4 0 GAGNENT >1,000.SI billets se terminant par 0 0 2 7 gagnent >100.101 billets se terminant par 6 J 3 8 gagnent >100.QOC BILLETS SE 300 TERMINANT PAR 7 4 0 GAGNENT >250.978 billets se terminent par 0 2 7 gagnent >50.986 billets se terminant par l 1 8 gagnent >50.A > 2 # Le Devoir, samedi 3 février 1 973 HIER aux Communes Les Communes se sont réunies à 11 heures.M.Fernand-E.Leblanc (L-Laurier) présente le premier rapport du comité permanent des prévisions budgétaires en général.Le conservateur W.B.Nesbitt présente une motion, requérant le consentement unanime de la Chambre, afin de saisir le comité parlementaire sur la justice des changements apportés aux contrats qui lient les compagnies pétrolières et les détaillants, changements dont le résultat serait une augmentation du prix au détail de l’essence.Il n’y a pas consentement unanime et la motion est rejetée.Déclaration du premier ministre P.E.Trudeau sur l’aide du gouvernement fédéral aux jeux Olympiques de 1976 qui auront lieu à Montréal.Dépôt des lettres de MM.Bourrassa, Drapeau et Rousseau.Réponse du chef de l’opposition, M.Robert L.Stanfield, de M.Mark Rose au nom du Nouveau parti démocratique, et de M.René Matte, au nom du Crédit social du Canada.Période de questions orales.Le débat reprend ensuite sur le projet de la loi portant sur l'expansion des exportations.Jeux Olympiques de Montréal M.Robert L Stanfield (chef de l’opposition): Monsieur le président, j’ai une question à poser au premier ministre relativement à sa déclaration dans laquelle il disait craindre, que les jeux Olympiques seraient déficitaires.Est-ce que le Premier ministre peut indiquer l’importance du déficit que son gouvernement ou ses fonctionnaire estiment devoir être, après avoir étudié le budget proposé par la ville de Montreal?M.P.-E.Trudeau (premier ministre): oui.Monsieur le président.Je peux fournir cette indication.Je pense que la façon la plus satisfaisante qu’il me soit donné de la faire, c’est en déposant l’échange de lettres qu’il y a eu entre MM.Bourassa, Drapeau, Rousseau et moi-même.J’ai l’intention, d’ailleurs, de le faire très prochainement.M.Stanfield: Une question supplémentaire.Etant donné la crainte du premier ministre d’un important déficit des jeux, par suite d’événements imprévus, quelle assurance peut-il nous donner que ces jeux seront effectivement financés?M.TRUDEAU: Monsieur le président, si le chef de l'opposition examine la correspondance que j’ai déposée aujourd’hui, correspondance dont je n’ai obtenu les originaux que ce matin même de la ville de Montréal et de CO JO, et hier, de M.Bourassa il se rendra compte qu’il est fait mention que non seulement le gouvernement fédéral n'aura aucune responsabilité face à un déficit éventuel, mais aussi que le fédéral n'a aucune responsabilité vis-à-vis le financement provisoire de ces Jeux.Il y a une garantie de Montréal, COJO et de la province de Québec que nous n'aurons pas à fournir aucune aide financière provisoire.Telle est la nature des garanties: les lettres parlent d'elles-mêmes.Je réalise que le chef de l'opposition a déclaré que ces garanties ne sont pas suffisantes à son avis.S’il peut indiquer le genre d’assurance qu’il aimerait avoir, peut-être pourrais-je acheminer ses désirs au Premier ministre du Québec et à la ville de Montréal Bien sûr, il aura l’occasion d’en parler plus longuement lorsque le projet de loi sur la monnaie commémorative aura été présenté en Chambre.Il sera libre de se prononcer favorablement ou non sur ce projet, dépendam-ment s’il accepte ou pas les lettres.Quelques députés: Oh! Oh! M.Stanfield: Monsieur le président, je me réserve le droit d’étudier le projet de loi.mais je n’ai aucune hésitation à dire que je vais supporter l'émission d’une monnaie commémorative, telle que je la conçois.J’ai posé au Premier ministre une question très directe.Je n’ai pas demandé si le gouvernement fédéral était impuissant.J’ai demandé au premier ministre quelles assurances il a eue ces Jeux vont avoir lieu, dans l’éventualité d’un trop lourd déficit.Le Premjer ministre va présenter un projet de loi relatif à l'émission d'une monnaie.Mais a-t-il l’assurance que ces Jeux trouveront les sources de financement nécessaires s’il advenait des difficultés imprévues?Il n’y a aucune garantie à cet effet dans les lettres.M.Trudeau: Monsieur le président, le budget propo-é par la ville de Montréal prétend qu’il n'y aura aucun _éncit, ce fut l’avis des administrateurs municipaux depuis le début.C’est parce que nous n’en sommes pas si certains que nous avons clairement indiqué que nous ne voulions avoir aucune responsabilité financière.Apparemment, le chef de l’opposition désire en connaître davantage comme savoir qui.paiera pour les Jeux s'il y a des difficultés imprévues.La seule réponse que je puisse formuler c’est que la ville de Montréal, COJO ou la province de Québec auront à payer puisqu’ils nous ont libéré de toute responsabilité financière.Puisque nous ne sommes aucunement impliqués dans la préparation et la mise sur pied des Jeux.Je ne pense pas qu’il serait réaliste, de leur part, de nous en tenir responsables.Nous devons nous fier à la parole du maire Drapeau, du Premier ministre du Québec et du commissaire général de COJO que ces Jeux seront administrés de façon à ce qu'U n’y ait aucun déficit.Je le répète, si l’opposition n est pas satisfaite de notre position, peut-etre devrait-elle ne pas approuver l’idée de l’émission d’une monnaie commémorative puisque c’est là une indication de l’intérêt que porte le gouvernement fédéral à la tenue des Jeux.Quelques dépotés: oh! oh! M.Stand field: Je m’excuse, Monsieur le président, j’aimerais poser une question supplémentaire sur ce sujet d'importance.Je désire demander au premier ministre s’il ne pense pas qu’il se doit d’indiquer à la Chambre comment il croit que va s’effectuer le financement des Jeux puisqu'il n’accepte pas la parole du maire Drapeau qu'il n’y aura pas de déficit et qu'il pense, au contraire, que ces Jeux pourraient se solder par un lourd déficit?M.Trudeau: Monsieur le président, nous ne sommes pas les organisateurs de ces Jeux.Nous n’avons pas cherché à les obtenir.Le gouvernement fédéral ne sera pas responsable de leur tenue.Je le répète, je ne pense pas que nous soyons en position de dire à la province de Québec ou à la ville de Montréal qu il y aura un déficit et qu’ils doivent en être responsables.Si la ville de Montréal devait devenir insolvable, la constitution en fait un problème de juridication provinciale et non fédérale.Je regrette que le chef de l'opposition fasse montre d’une attitude aussi pessimiste sur cette question.Quelques députés: oh! oh! D’autres députés: bravo! bravo! Monsieur le président: A l’ordre, je vous prie.Nous nous dirigeons vers un débat et je suis sûr que ce n’est pas ce que les honorables membres de cette Chambre désirent.M.David Lewis (chef du Nouveau parti démocratique): J'aimerais poser une question au premier ministre mais sans lui donner l'impression que je suis pessimiste.Est-ce que le gouvernement fédéral essaie u’influen-cer les organisateurs de Montréal afin qu'au lieu de construire un stadium extravagant de $100 millions, par exemple, ou d’autres projets aussi extravagants en rapport avec les jeux Olympiques, une vision plus modeste serait plus appropriée pour s'assurer qu’il n’y aura pas de dencit, tout au moins en ce qui concerne les coûts projetés?M.Trudeau: Je puis dire que le maire de Montréal, le commissaire général Rousseau et même le premier ministre du Québec m ont fait part de leur intention d’être modestes.Dans mon discours, j’ai même fait référence à l’exercice d’un certain contrôle sur les dépenses.Mais, je le répète, nous ne pouvons le faire directement puisque nous ne sommes pas les organisateurs des jeux.Je suppose que nous serions disposés à assigner une petite partie de notre personnel pour les aider au niveau du budget et du financement.M.Stanfield: Dieu nous en garde.se dé! Si l'on en juge par les résultats Le dernier budget Turner n'aura pas été vraiment expansionniste par Claude Lemelin OTTAWA - A la fin de 1972, le surplus d’encaisse du gouvernement fédéral a atteint $2.4 milliards, soit 125 millions de plus qu’à la fin de 1971.Au cours de la même période, la dette nette non échue de la trésorerie fédérale a atteint $29.0 milliards, soit $1.6 milliard de plus qu’à la fin de 1971.Du 1er avril au 31 décembre 1972 - soit neuf des douze mois de l’année financière envisagée dans le budget Turner du 8 mai 1972 - le surplus d’encaisse de la trésorerie fédérale a augmenté de $845 millions.Ce surplus découle à la fois des transactions budgétaires, des opérations non-budgétaires, ainsi que du compte du change étranger.Ce sont là les principaux chiffres qui ressortent de l’état des opérations financières du gouvernement fédéral pour décembre 1972, publié hier par le ministère des Finances.Il s’agit vraisemblablement du dernier état mensuel à être publié d’ici la présentation du prochain budget fédéral, dans quelques semaines.Les chiffres ci-haut mentionnés semblent confirmer ce que les partis d’opposition et ae nombreux observateurs économiques soutiennent depuis plusieurs mois: à savoir que le dernier budget Turner n’était pas vraiment expansionniste puisque, depuis le 8 mai 1972, la trésorerie fédérale a injecté dans les circuits économiques privés au plus miUiai ' $1.5 milliard d'argent frais.Au surplus, l'impulsion donnée par Ottawa a l'économie s’est peut-être ralentie vers la fin de 1972, puisque, en décembre, la trésorerie a réalisé un surplus d'encaisse de $100 millions, tandis qu’elle affichait pendant le mois correspondant de 1971 un déficit de $678 millions.Les données publiées hier par le ministère des Finances révèlent que, pendant les neuf premiers mois de l’année financière 1972-73, les recettes de l’impôt sur le revenu des particuliers perçues par Ottawa ont augmenté de $1.3 milliard comparativement à la période correspondante de l’année précédente, c’est-à-dire de plus de 21%.Pendant la même période, l’ensemble des recettes budgétaires fédérales a augmenté, hier aussi, d’environ $1.3 milliard (quelque 14%) pour atteindre $10.7 milliards a la fin de 1972.Quant au total des recettes budgétaires, y compris la recette postale nette et le produit des placements, il s’est haussé jusqu’à $10.5 milliards ($1.5 milliard) ou 14% de plus que pendant les neuf premiers mois de l’année 1971-72.„ Toutefois, les dépenses budgétaires n’ont augmenté, elles, que de $89 millions (environ 8%) pendant les neuf premiers mois de 1972-73, pour atteindre $10.3 milliards; de sorte que, en regard des neuf premiers mois de 1971-72, le surplus budgétaire fédéral s’est gonflé de $204 à $11 millions.Pour ce qui est des comptes de transactions extra-budgétaires, sous deux des quatre principaux postes seulement la position de la tré- sorerie fédérale accuse-t-elle une détérioration du 1er avril au 31 décembre 1972, comparativement à la même période l’année précédente.En premier lieu, les avances provisoires à la Commission d’assurance-chômage ont gonflé de $742 à 1,617 millions le déficit des comptes de sécurité sociale.En deuxième lieu, les prêts consentis aux provinces et aux gouvernements étrangers (y compris d’autres transactions de même ordre) ont augmenté de $227 à 457 millions.Néanmoins, ces déboursés additionnels ont été en grande partie compensés par une réduction des virements sous d’autres postes.D’abord, les avances et prêts de la trésorerie fédérale aux sociétés d’Etat (Air Canada, CN, SCHL, Radio-Canada, etc.) ont diminué de un milliard à $627 millions.Ensuite, Ottawa a encaissé en 1972 des entrées de $367 millions dans ses comptes de réserve de change, alors qu’il avait du débourser $742 millions en 1971.Pour compléter ce tableau d’ensemble, il convient de signaler une augmentation nette de la detre non-échue de $1.8 milliard pendant les neuf premiers mois de l’année financière, comparativement à une augmentation de $8.5 milliards pendant les neuf premiers mois de 1971-72.Le résultat global de toutes ces transactions, c’est le surplus d’encaisse de $845 millions évoqué plus haut.Les créditistes d'Alberta élisent aujourd'hui leur nouveau leader EDMONTON (CP) - Les créditistes de l’Alberta, réunis en congrès à Edmonton, doivent choisir aujourd'hui un successeur à M.Harry Strom.M.Strom, dont le parti a été battu par les conservateurs aux élections de 1971, avait annoncé à l’automne dernier son intention de se retirer de la politique.Après le congrès de leadership, M.Strom occupera son poste à l’assemblée législative jus- qu’à la fin de la session.Les quelque 2,500 délégués réunis dans un grand hôtel d’Edmonton devront choisir parmi quatre candidats dont trois ont de commun leur jeune âge et leur intérêt dans les choses de l'éducation.Le quatrième est un vétéran de l’administration créditiste, ayant occupé pendant 33 ans un siège a l’assemblée législative et détenu trois portefeuilles durant sa carrière.Le favori était hier M.Ro- bert Clark, âgé de 35 ans, exministre de rEducation élu à l’Assemblée législative au jeune âge de 23 ans.L’opposition créditiste, soutient-il, doit montrer plus d’agressivité.M.Clark, qui se qualifie de créditiste moderne, entrevoit qu’un jour le créditisme devra se faire une place à la gauche du centre, entre le Nouveau parti démocratique et le Parti conservateur.Un autre candidat sérieux est M.Gordon Taylor, 62 ans, leader du parti à l’Assemblée législative où il siège depuis 1940.M.Taylor adhère aux traditions du parti et estime pouvoir recueillir l’appui de partisans plus âgés qui se méfient de l’inexpérience de M.Clark.Les deux autres candidats sont MM.Wemer Schmidt, 40 ans, vice-président des études au Lethbridge Community College et John Ludwig.40 ans, doyen de la faculté de commerce du Alberta College, à Edmonton.LES MEMBRES DE COOPRIX DISENT QUI OUI OUI A L’INFORMATION OUI I OUI ?T 1 Ce ne sont pas des voeux pieux, mais des actes que les consommateurs-membres de Cooprix ont posés lors du référendum de juin 72, sur la question du financement de MPC.L'information du consommateur est le problème de base de notre société.L'exercice du libre choix ne peut s'exercer qu'à partir d'une éducation et d'une information objective.Pour avoir cette information, il ne suffit pas au consommateur de se regrouper, il lui faut encore se donner les moyens d'agir.Par le 10* qu'il a accepté de céder à MPC sur toutes commandes dépassant les $8.00, le membre de Cooprix va financer directement les recherches, les études et le journal "Le Réveil du Consommateur".Collecte du 10* à partir du 6 février 73.L INSTITUT t de PROMOTION des INTERETS du CONSOMMATEUR BUREAU CENTRAL 6000 EST METROPOLITAIN SUITE 108 MONTRÉAL CENTRES COOPRIX MONTRÉAL - CHARLESBOURG • 1420 est.rue Legendre • 3600 est.bout.St-Joseph • 7370 ouest.3e Avenue - RIMOUSKI - JONQUIERE • 333 est.bout.Rene Lepage • 800 est.bout.Centenaire LE DEVOIR Montréal, samedi 3 février 1 973 Taxi: Québec corrigera des "anomalies" QUEBEC (Le Devoir» - Le ministre des transports, M.Bernard Pinard, veut profiter du renouvellement des plaques d’immatriculation pour corriger certaines anomalies dénoncées lors des audiences publiques sur le réglement no 6, qui propose une réforme radicale de l'industrie du taxi au Québec.On se souvient que dçs “révélations troublantes", selon les termes de M.Pinard lui-même, ont marqué les audiences publiques que la Commission des transports a tenu du 15 au 24 janvier.Plusieurs formes d’exploitation dénoncées à la Commission ne pourront être réglées qu’avec l’adoption du rè-’ement no 6 et on assure, au ministère des transports, que M.Pinard est toujours décidé à faire adopter ce règlement après lui avoir apporté les modifications requises.Deux bureaux au Québec, deux de Montréal (201 est, Crémaàe) et de Québec (800 Chemin Sainte-Foy), sont habilités à émettre des plaques matricules aux propriétaires de véhicules-taxis.M.Pinard vient d’avertir les responsables de ces deux bureaux d’exercer un contrôle beaucoup plus sévère que par le passé pour s'assurer, notamment: 1) de l’identité réelle des personnes qui demandent un renouvellement de plaques: 2) des droits réels de ces personnes à obtenir ce renouvellement.Par ailleurs, le ministre rappelle que selon le règlement no 3 sur l'immatriculation des véhicules, le directeur du bureau doit refuser l’immatriculation si celui qui en fait la demande n’est pas en mesure de prouver qu’il est propriétaire du véhicule.“A la suite des révélations troublantes faites devant la Commission parlementaire des transports, ajoute-t-il, nous pourrions aller jusqu'à exiger, dans certains cas, que celui qui fait la demande de renouvellement des plaques fournisse une copie du contrat d’achat de son véhicule.” i * m (Photo Le Devoir par Alain Renaud) A bon épandeur, salut! par Gilles Léveillé La pluie qui est tombée sur Montréal, hier, toute la journée, a causé bien des inconvénients aux piétons et aux automobilistes.Il fallait marcher avec la concentration d’un funambule pour éviter la chute sur des trottoirs transformés parfois en véritables miroirs de glace et.encore, ce n’était pas toujours suffisant.Les ennuis‘des Montréalais ne se sont pas terminés toutefois avec la * IDEAL HOME IMPROVEMENTS DIVISION DE — RÉNOVATIONS BONAVENTURE TOUTES RÉNOVATIONS INTÉRIEURES ET EXTÉRIEURES TERMES FACILES 10 ANS POUR PAYER ¦ Salles de jeux ¦ Salles de bains ¦ Cuisines planifiées ¦ Pièces additionnelles, etc.ijiair SplJE 331-2860 4621 DE SALABERRY INSTITUT MARGUERITE-BOURGEOYS • Institution reconnue d'intérêt public • INSTITUTION MIXTE/RÉSIDENCE POUR FILLES Programmes offerts: COLLÈGE MARGUERITE-BOURGEOYS • programme du Ministère de l'Éducation • enseignement collégial qui prépare aux structures d'accueil universitaires Tél.: 489-5693 ÉCOLE NORMALE DE MUSIQUE • enseignement collégial, concentration en musique • brevet d'enseignement spécialisé, option musique • premier cycle d'études universitaires en vue d'un baccalauréat spécialisé en musique Tél.: 481-3441 MATERNELLE (externat seulement) • groupe de la matinée.- enfants de 4 ans • groupe de l'après-midi: enfants de 5 ans Tél.: 488-0222 S'adresser avant le 1er mars au bureau d'admission de l'école où on désire s'inscrire: 4873, avenue Westmount Montréal 217, tél.: 486-4644 dernière goutte de la précipitation.Les services météorologiques prévoyaient, en effet, un abaissement de la température à 20 degrés ce soir et à 10 degrés demain, ce qui.inévitablement, devrait changer toutes les nappes d’eau accumulées dans la ville en autant de surfaces glacées.C’est donc Une lutte contre la montre qu’a engagée le service de la voie publique de Montréal, hier, afin de devancer l’arrivée du gel.Des équipes se sont affairées toute la journée à dégager le pus grand nombre possible de puisards, afin de faciliter l’écoulement de l’eau.Près de 200 hommes ont été affectés à ce travail, a précisé le directeur du service, M.Arpin.Il était tombé en fin d’après-midi, hier, un peu plus d’un quart de pouce de pluie, soit l’équivalent de V-k pouces de neige.En plus de la main-d’œuvre employée à dégager les puisards, un autre 200 hommes s’occupaient à épandre le sable sur les 1880 milles de trottoirs de Montréal, comme celui qu’on aperçoit sur la photo ci-dessus.D’autres, enfin, se chargeaient de mettre du sel sur la chaussée.La ville possède un certain nombre d’appareils mécaniques pour effectuer ce travail mais elle a recours surtout à la bonne vieille technique d’épandage à la main qui, chose étonnante, s’avère "supérieure à la machine, du point de vue vitesse.L’épandage de sable, dit M.Arpin, a été fait toute la nuit de jeudi à vendredi, mais il a fallu recommencer hier et on prévoyait devoir le faire à nouveau en fin de soirée aujourd’hui.Dans une année en moyenne.Montréal, utilise environ 36,000 tonnes de sable et 75,000 tonnes de sel pour couvrir ses trottoirs et chaussées.À la CECM La première élection scolaire: $1.5 million et 15,000 emplois par Gilles Provost L’élection scolaire montréalaise du 18 juin prochain, la première depuis la création de la CECM il y a 127 ans, fournira du travail à près de 15,000 personnes et coûtera approximativement $1.5 million, a annoncé hier le président d’élections, M.Pierre Desmarais.Il a précisé qu’il ne s’agissait que d’un ordre de grandeur parce qu’il est difficile d’établir un budget précis et définitif pour une telle “premiere”.Pour la CECM, il s’agit d’une véritable course contre la montre puisque ni la liste électorale ni même les districts électoraux ne sont encore définis avec précision et qu’on doit tout mettre en place avec du personnel inexpérimenté.On estime qu’environ 800,000 catholiques et 200,000 protestants domicilies sur le territoire de la CECM auront droit de vote.Les seules conditions sont d’avoir plus de 18 ans, d’être sain d’esprit et de résider sur le territoire.Qu’on soit ou non propriétaire ne change absolument rien.Hier, on inaugurait le bureau du président d’élections.Le 12 février, on inaugurera les bureaux des présidents d’élections dans chacun des 19 “quartiers” qui auront à élire chacun un commissaire.Ce n’est pourtant que trois jours plus tard, le 18, que les limites exactes de ces quartiers seront fixées définitivement.Pendant les deux premières semaines de mars, on procédera au recensement des électeurs: 2,500 recenseurs passeront dans chaque domicile par groupe de deux pour inscrire les électeur^ soit sur la liste protestante, soit sur la liste catholique.Tous ceux qui envoient leurs enfants du côté catholique doivent s'inscrire comme catholiques.Ceux qui ne sont ni catholiques ni protestant et qui n’ont pas d’enfants (ou qui ont des enfants dans les deux systèmes) pourront s'inscrire sur une ou l’autre liste.On n’a pas encore décidé sr toutes les personnes baptisées catholiques ou protestantes devront nécessairement être inscrites sur la liste correspondante à moins d’avoir formellement apostasié.Il est encore possible qu’on accepte de considérer comme “neutres" des personnes qui se déclarent telles sans avoir formellement apostasié.Dans la semaine qui suivra la fin du recensement, on déterminera les bureaux de scrutin correspondant à chacune des deux listes d’électeurs (catholiques ou protestants) et on dressera la liste des personnes appelées à voter à chaque bureau de scrutin.Ces listes seront officiellement déposées le 2 avril et affichées dans les écoles.Chaque électeur recevra l’extrait qui le concerne et qui lui indiquera où il aura à voter.En cas d’erreur, on pourra demander qu’elles soient corrigées entre le 3 et le 17 avril.Les nouvelles listes corrigées deviendront publiques le 3 mai.Toutes les personnes intéressées à briguer les suffrages dans le quartier de leur choix devront proposer leur candidature le 4 juin, entre midi et 14h.Tous ceux qui ont droit de vote peuvent se porter candidats à condition de recueillir deux (2) signatures de personnes qui les appuient.Il n’y a aucun dépôt de telle sorte qu’U y aura vraisemblablement un très grand nombre de candidats en lice dans chacun des 19 quartiers.La campagne électorale ne durera que deux semaines et se fera aux frais des candidats à moins qu'ils trouvent de bonnes âmes ou des partis politiques désireux de les appuyer financièrement.Ces campagnes pourraient être assez onéreuses si on considère qu’il y aura environ 40,000 électeurs par quartier.Le service d’évaluation de la Communauté urbaine de Montréal, qui groupe environ 275 employés, déménagera dans de nouveaux locaux d’ici quelques mois.Du moins, c’est le projet que nourrit le comité exécutif de la CUM qui soumettra, à cette fin, une série de baux à l’approbation de la prochaine séance du conseil, le 21 février.Une centaine d’employés de ce service ont occupé jeudi les bureaux du président de la CUM, M.Lawrence Ha-nigan, en guise de protestation contre les conditions dans lesquelles ils doivent travailler présentement.Le local du service, rpe Saint-Nicolas, dans le Vieux Montréal, laisse à désirer et M.Hanigan le reconnaît volontiers.Entre autres, le système de chauffage est défectueux, ce qui crée une situation particulièrement difficile quand la température baisse sensiblement, comme ça été le cas ces derniers jours.Le déménagement envisagé permettrait du même coup d’effectuer une certaine décentralisation du service.Les employés seraient, en effet, logés dans cinq zones distinctes du territoire de la CUM.D’autre part, le comité exécutif de la CUM a ratifié jeudi l’entente intervenue avec les employés cols bleus du service de police.Cette entente, négociée avec le local 301 du Syndicat canadien de la fonction publique, porte sur une convention de deux ans, avec effet rétroactif au 1er janvier 1972, et ac- corderait, en gros, les mêmes avantages que le contrat en vigueur pour la même catégorie d’employés à la Ville de Montréal.Au sujet du métro, M.Hanigan a annoncé qu’un appel d’offres venait d'être lancé en rapport avec des travaux d’excavation pour le prolongement de la ligne numéro 1, dans Verdun.Le tunnel projeté, d’une longueur de 7,000 pieds, irait de l’emplacement de la future station de l’Eglise à un point à l’ouest de la future station Verdun.L’examen des offres devrait pouvoir se faire dans environ trois semaines.L’élection aura donc lieu le 18 juin.Les protestants nommeront 15 commissaires au Protestant School Board of Greater Montreal et les catholiques du territoire de la CECM y éliront 17 com- missaires.Ces représentants auront un mandat de trois ans.Ils seront rémunérés mais l’importance de leur rétribution n’a pas encore été déterminée par le gouvernement québécois.Un médecin est réintégré et dédommagé de $55,498 On déménage à la CUM par Giiy Deshaies La cour d’appel du Québec vient de déciderque la Corporation de l'hôpital Bellechasse devra réintégrer le Dr Corner Pilote dans ses privilèges et lui payer la somme de $55,498, a titre de dommages découlant de sa suspension et ultérieurement du non renouvellement de son contrat en 1969.C’est par 4 voix contre une que la cour d’appel infirme ainsi un jugement de la cour supérieure rendu le 23 novembre 1970 et aux termes duquel le tribunal confirmait la suspension et la mise à pied du Dr Pilote par voix de non renouvellement du contrat de service.La cour rejette cependant l'appel incident déposé par l’hôpital pour faire déclarer ultra vires les règlements de la loi des hôpitaux adoptés par l'arrêté en conseil 288 du 1er avril 69 et qui visent particulièrement les procédures d’octroi de privilèges aux médecins, de suspensions, de renouvellement de privilèges, etc.Au clair, la cour d’appel établit que les règlements de la loi des hôpitaux prévalent sur les règlements contenus dans la charte des hôpitaux publics ou privés en cas d’incompatibilité, que ces règlements publics sont intra vires, que l’nô-pital Bellechasse ne s’est pas conformé aux procédures prévues à ces règlements pour suspendre puis interdire l'accès de l'hôpital au Dr Pilote et que, en conséquence, ce médecin chirurgien doit être reintégré.La cour d’appel accorde au médecin $55,498 pour pertes de revenu entre juillet 69 (date de la suspension) et septembre 70, fin de l’enquête de la cour supérieure.Elle n’accorde rien pour l’atteinte à la réputation qu’allègue l’appelant car elle ne se prononce pas sur le bien fondé des motifs qui ont poussé la direction de cet hôpital privé a démettre le professeur Pilote de ses fonctions.La cour d’appel retient que' les procédures de suspension et d’annulation de contrat étaient illégales parce que non conformes aux règlements et même contraires aux principes édictées par la loi naturelle du droit à être entendu.Curieusement, le juge de première instance avait reconnu la préséance de la loi des Statuts refondus du Québec et l'arrêté en conseil 288 sur les règlements adictés par l’hôpital en vertu de ses lettres patentes mais il avait conclu que les motifs du non renouvellement et de la suspension étaient valables.La cour a appel rejette cette opinion en arguant que le juge devait tout de suite infirmer la suspension et le non-renouvellement en voyant que ces procédures étaient illégales.En examinant les motifs du Conseil d’administration de l’hôpital, il se substituait aux instançes prévues par la loi en de telles matières.Aussi la cour d’appel se désintéresse-t-elle des raisons pour lesquelles l’hôpital Bellechasse a décidé, en juin 1969, de suspendre le Dr Pilote et finalement, un mois plus tard, de lui signifier que ses services n’étaient plus requis.On voit dans le jugement que ces motifs d’ordre disciplinaire portent sur le fait que le Dr Pilote ne se serait pas conformé aux règlements de l’hôpital, notamment au sujet du port des gants chirurgicaux.Il est question aussi de menaces et de pressions indues dont il serait l’auteur et aussi de propos libel-leux qu’il aurait tenus à propos de l’hôpital Bellechasse, etc.Les faits de la cause en appel démon- DESTINATION SOLEIL?.ADOPTEZ aujourd'hui CASTEL HAITI poi les A 12h45, rendez-vous au parc Angrignon mr les personnes désireuses de visiter :s animaux sauvages dans leur quartier d’hiver.La rencontre est organisée par la Société de biologie de Montreal.Prix d'entrée: 50 cents.A 19h30, au 750 Roy est, réception pour marquer la signature des accords de paix au Vietnam.• A 20h, à la Maison allemande, 20 Créma-zie est, un carnaval mascaradé est organisé par le Centre allemand de Montréal.• DIMANCHE A 12h, le ministre de l’industrie et du commerce, M.Guy Saint-Pierre, préside l’ouverture du Salon 73 de l’industrie électrique du Québec, à la Place Bonaventure.2 ORCHESTRES PISCINE EXCELLENTE CUISINE SOLARIUM PANORAMA UNIQUE Port-au-Prince, Haiti Case postale 446 POUR INFORMATION : J.CLARKE: 844-4421 trent que le 23 juin 69 le Dr Pilote reçoit de M.David Nadler l’avis de suspension qui ne précise aucun motif.En juillet, il reçoit enfin l’avis d’expulsion, L’hôpital Bellechasse est une corporation privée à un but lucratif dont les actionnaires majoritaires sont David Nadler et Issie Teitlebaum.En vertu de sa charte et de ses lettres patentes délivrées au nom de La Corporation de l’Hôpital Bellechasse, cette corporation, crée en vertu de la loi des compagnies de Québec, a le droit de faire ses reglements internes.Il appert que même ces règlements, qui diffèrent beaucoup d’avec ceux édictés par la loi générale des hôpitaux, n’ont pas été suivis et que les médecins membres de l’exécutif et du conseil d’ administration, mis - en-cause, avaient recommandé tout au plus une suspension.Ni le jugement a quo.ni celui des juges Montgomery, Rivard, Brossard et Lajoie (le juge Owen est dissident) n’insistent sur cet aspect du problème.Ce qu’il importe de savoir en effet, c’est que les règlements de la loi des hôpitaux et plus précisément l’arrête en conseil 288 prévalent sur les règlements internes des hôpitaux privés et qu’en conséquence la suspension et l’expulsion d’un médecin doivent être l’aboutissement des procédures pré-vues à cette fin parla loi.Ce jugement de la cour d’appel intervient a un moment où un nombre surpre- Voir page 6 : Un médecin collèl 9e marie victor in 7000, marie victorm, montréal 462 collège privé d'enseignement général et professionnel reconnu d'intérêt public ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL • Sciences de la santé • Sciences pures et appliquées • Sciences humaines • Sciences administratives •Arts & Lettres ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL • Techniques d'éducation spécialisée • Techniques informatique • Alimentation •Art vestimentaire •Garderie d'enfants DATE LIMITE D'ADMISSION: 1er MARS 1973 Le Collège sera ouvert le 27 janvier et le 10 février pour les demandes d'admission et les visites RENSEIGNEMENTS ET DEMANDE DE PROSPECTUS 325-0150 mmm TIRAGE: VENDREDI, 2 FÉVRIER 69150 22 GAGNANTS DE $5000.9150 176 GAGNANTS DE $ 500.1 50 1782 GAGNANTS DE $ 100.0 H H LOTO PERFECTA 26e COURSE, le 1er février 1973 RÉSULTAT ORDRE :s2,137.90(61 prix) DÉSORDRE:s59.6012186 prix) Faites valider votre billet aujourd'hui même pour la prochaine course VENTES TOTALES: $543,384,00 A B c D 3 8 10 6 > 4 • Le Devoir, samedi 3 février 1 973 éditorial Avant de trancher la demande de Bell Kn matière de téléphone, “le public est sensible à toute augmentation de taux; il l’est moins apparemment lorsqu’il s’agit de modifications aux structures de tables tarifaires”.Ainsi s’exprime la Régie des services publics du Québec dans une ordonnance datée du 26 janvier.La décision de la Régie prend d’autant plus de relief qu’elle s’applique à une filiale de la société Bell-Canada et qu’elle survient au moment précis où Bell-Canada tente d’obtenir du pouvoir fédéral un relèvement de son taux de rendement.Selon la Régie, le public ne comprend goutte aux structures tarifaires, mais c’est pourtant là que se révèlent les vraies préoccupations des entreprises.Le citoyen moyen est encore capable d’un sursaut lorsque Bell-Canada demande à la Commission canadienne des Transports la permission de hausser le rendement du capital investi, mais le même minable regarde passer béatement l’avis public où une compagnie de téléphone demande la permission de réduire de 46 à 20 le nombre de bandes tarifaires.Heureusement, la Régie s’est donnée la peine de poser des questions.Bien plus, ayant appris à refuser les modifications qui lui paraissent par trop obscures, elle a refusé la requête de la compagnie Téléphone du Nord.• Au fur et à mesure qu’elle accumule ses ordonnances, la Régie des services publics précise et expose sa pensée.Les documents les plus récents ont clairement établi les principales articulations.En premier lieu, les entreprises de communication téléphonique ont à fournir aux gens le service qu’ils veulent et non pas à imposer aux gens les habitudes téléphoniques les plus rentables pour l’entreprise.En second fieu, la Régie maintient fermement son exigence d’un service de base dispensé au plus bas coût possible.A ce service de base, la Régie ne veut fias qu’on touche inconsidérément.Les béné-ices, qu’on les prenne ailleurs.C’est dans ce contexte qu’il faut situer l'ordonnance du 26 janvier.La compagnie Téléphone du Nord de Québec Inc.demande la permission de modifier son tarif interurbain: la première minute de conversation ne coûtera plus le même prix, les périodes de trois minutes varieront également, la gradation des coûts fluctuera selon des zones définies autrement, etc.La compagnie de téléphone démontre assez aisément qu'en appliquant les nouveaux tarifs, ses revenus resteraient substantiellement au même niveau et même reculeraient peut-être de 1%.Une telle requête pourrait sans doute faire l’objet d’une évaluation étroitement financière: puisque la compagnie se satisfait du même revenu global et puisque la clientèle ne déboursera pas davantage, vogue la galère! La Régie, à bon droit, se refuse à un tel simplisme.Elle entreprend donc de déterminer pourquoi l’entreprise souhaite ces modifications.Puisque -la somme des revenus demeure au même niveau, il est probable que certains paieront davantage, certains autres moins: que la compagnie dise à qui profite la refonte des tarifs.La Régie exige des précisions.La Régie va plus loin.Elle constate que la requérante tente de modifier ses tarifs d’interurbain pour les aligner sur les tarifs dits "trans-Canada” et pour s’approcher ainsi de la base tarifaire de la société-mère, Bell-Canada.La Régie ajoute à sa première constatation une affirmation cinglante: “La requérante sollicite l’autorisation de modifications de son tarif dit “trans-Canada”.Or, elle n’a aucunement participé à la conception ni ne se trouve à l’origine de ces modifications qu’elle propose”.Le reproche est clair: toute modification au tarif en vigueur n’est acceptable que si preuve est faite d’un avantage pour le public.Or, dans le cas présent, la compagnie qui demande la modification ne sait même pas quelle philosophie sociale a présidé à la definition de la table tarifaire.Mais d’où viennent ces tarifs?“En fait, déclare la Régie, ces taux dits “trans-Canada, sont conçus par un groupe d’une dizaine de corporations formant une association de bonne foi, sans entité juridique propre ni sujette à quelque autorité publique que ce soit”.Ce “club select” ne comprend aucune des entreprises soumises à la loi de la Régie.C’est dire qu’aucune des entreprises soumises à la loi québécoise “n’est en mesure d'apprécier la philosophie qui préside à l’élaboration de ce tarif proposé, ni les tendances que tel tarif veut, en définitive, susciter dans le comportement des collectivités, groupes et catégories d’usagers visés par l’application du tarif”.• Drapée dans sa dignité, la Régie aurait pu se borner à faire bonté à la compagnie requérante: “Vous n’avez pas suffisamment fait la preuve de votre intérêt pour le public.Vous avez même copié les notes de votre voisin.Allez recommencer votre devoir!” Elle a préféré décortiquer elle-même une partie des tarifs “trans-Canada” pour en dégager certaines des implications socioéconomiques.Au cours des dernières années, déclare la Régie, une tendance très nette s’est manifestée: pendant que les taux interurbains diminuaient constamment, le taux du service de base que doit payer mensuellement un abonné subissait des pressions à la hausse.Ceci, répète la Régie, va à l’encontre d’une véritable philosophie sociale et ne montre pas une hiérarchie des valeurs acceptables.Dans le cas présent, une autre distorsion se fait jour.L’interurbain lui-même comprend diverses parties: l’interurbain que l’on effectue à 15 milles de distance a plus de chances de faire partie des réalités culturelles, du tissu naturel des communications, des besoins irrépressibles, que l’interurbain à 1,500 ou 2,000 milles.Or, la requérante plaide en faveur d’un taux qui privilégie grandement les appels à plus de 400 milles.“De toute évidence, souligne la Régie, la vie sociale se passe tout d’abord géographiquement sur la surface territoriale du secteur téléphonique de taux de base local, puis s’agrandit à la superficie régionale qui l’entoure, en prolongeant son rayon de 20 à 50 milles: c’est là que se trouvent sûrement, quant à une localité de moindre importance en nombre de sujets, les principaux rapports institutionnels: enseignement secondaire, écoles régionales, administration gouvernementale et tous les services de l’Etat, tels les services hospitaliers, judiciaires, éducatifs, sociaux, économiques, culturels, les transports aériens et ferroviaires, etc.Il en découle une intensification manifeste du volume des communications téléphoniques à l’intérieur de cette aire.Or, il s’agit des distances les plus lourdement affectees par l’augmentation tarifaire proposée”.• L’ordonnance invoque l’insuffisance de preuve et l’imprécision de maintes données pour rejeter la requête de la compagnie.Cependant, elle met en place, peut-être en vue de développements futurs, un principe supplémentaire.Non seulement les entreprises de communications téléphoniques doivent toujours garder à l’esprit la priorité de l’intérêt commun, mais encore elles devront faire en sorte que les décisions se prennent le plus près possible du public à desservir.Qu’un centre de conceptions tarifaires prétende jeter sur l’ensemble du territoire une grille idéale, voilà qui démontre bien le peu de cas qu’on fait en haut beu des réalités et des besoins socio-économiques.La logique et la notion de service voudraient, au contraire, que les taux tiennent compte des disparités régionales, des habitudes découlant de la culture et de l’éducation.La Régie conclut donc “qu'il est urgent de rapprocher le centre des conceptions tarifaires du centre de décision”.On ne peut que l’approuver si elle entend par là qu une entreprise locale n’a plus de raison d’être si elle se conforme servilement à une planification abstraite au lieu de se mettre au service des collectivités locales et régionales.A sa manière, la Régie songe à la démocratie.-s La notion de services publics serait-elle en train de trouver un sens?Laurent LAPLANTE Henri Laugier, un éclectique Henri Laugier, ancien secrétaire général adjoint des Nations unies, qui s'est éteint au cap d'Antibes dans sa qua-tre-vingt-cinquième année, avait la voracité intellectuelle d'un homme de la Renaissance.• Son cursus honorum saute de la médecine, de la science.de l'enseignement à la diplomatie et aux organisations internationales.Ceux qui.de 1965 à 1970 ont lu ses articles dans le Monde savent ses combats pour les Etats-Unis d'Europe, contre le "mythe fossile" du si vis pacem.para bellum.les "programmes démentiels" dont sont victimes les lycéens, ou ce qu'il appe- lait la “littératurite”, c’est-à-dire le déséquilibre au détriment des scientifiques dans la représentation culturelle de la France à l’étranger.Ceux qui.enfin, l’ont approché davantage n’ignorent pas sa passion pour la peinture, connaissent sa belle collection de tableaux modernes, et son amour de Picasso.Ils se rap- pellent aussi qu'il s’intéressa a l'économie, au point de faire créer l’Institut d’études pour le développement économique et social (LED.ES.) à l’ethnographie, etc.Cet éclectisme est le reflet d’une carrière assez mouvementée.La vocation première d’Henri Laugier, celle de physiologiste.s'affirma très tôt, dès son entrée à l’université de Grenoble.Il "monta" à Paris moins pour achever les études médicales entreprises - ce qu’il fit cependant - que pour suivre en Sorbonne les cours de physiologie générale (où il fut reçut premier à la fin de sa première année).La guerre le surprit alors qu’il effectuait son service militaire comme médecin auxiliaire de l’escadron du train, à la caserne Fontenoy.Il mena la vie des tranchées en Champagne, puis fit partie de l’armée d'Orient, dont il revint avec trois citations.Recherche et enseignement occupèrent ses premières années de vie civile retrouvée (laboratoire de Lapicque à la Sorbonne, de Richet à la faculté de médecine).Il fut nommé.en 1930, professeur de physiologie de travail au Conservatoire national des arts et métiers et, en 1937, professeur titulaire de physiologie générale dans la chaire où il succédait à son maître Lapicque.De façon assez imprévue, il fut arraché à ses travaux (qui allaient de l'adaptation des bactéries dans les milieux hostiles aux recherches de biométrie différentielle, en passant par les études portant sur les centres nerveux, les muscles, etc ), le ministère Blum, sur la proposition de Jean Perrin, lui confiant la direction du Centre national de la recherche scientifique.De Londres à Alger Il n’exerça que peu de temps cette mission, rejoignant Londres dès les premières semaines de juin 1940.où ses collègues scientifiques anglais l’accueillirent amicalement.Deux mois après, il fut invité avec Louis Rapkine par la Fondation Rockefeller à New York afin d’assister ses organes directeurs dans l’effort qu’ils entreprenaient en vue de faire sortir de France des scientifiques décidés à rejoindre les nations qui continuaient le combat contre l’Allemagne nazie.Mais c’est au Canada, comme professeur de physiologie à l’université catholique de Montréal.qu’Henri Laugier passa la plus grande partie de la guerre, y fondant une revue bilingue et une collection de livres, écrivant des articles et participant à des émissions radiophoniques.Avec P.A.Weil.il assura pendant ce même temps le secrétariat général du groupement des gaullistes aux Etats-Unis, France for ever, que présidait l’ingénieur Eugène Houdry.Nommé par le général de Gaulle recteur de l’académie d'Alger en 1943.la Libération ramena Henri Laugier à Paris où il fut le premier directeur général des relations culturelles au ministère des Affaires étrangères avant de se voir confier en 1946 la charge d’être le plus haut fonctionnaire français à l’Organisation des Nations unies comme secrétaire général adjoint.Ses interventions sur les questions sociales ou dans les débats qui conduisirent à la Déclaration universelle des droits de l'homme furent les plus remarquées.Bouclant la boucle de sa vie professionnelle, c’est la Sorbonne et sa chaire de physiologie générale qu’il retrouva en 1951, où, pendant sept ans.il dispensa son enseignement avant de prendre sa retraite.Dans la moisson d’activités de Henri Laugier comment oublier celle qui le conduisit à provoquer la création d’un haut comité auprès du premier ministre pour la défense et l’expansion de la langue française?La chasse au “franglais” ouverte avec fracas par le Journal officiel du 18 janvier n’est-elle pas sa suprême récompense?Titulaire de la croix de guerre 1914-1918, M.Henri Laugier était commandeur de la Légion d’honneur.(Le Monde).¦ propos "Un mouvement cohérent, solidaire dans toutes ses parties, ne sera encore véritablement convaincant que s’il est sans faille sur le plan de la morale politique comme de la morale tout court.M.Couve de Murville, ancien premier ministre de France, discours au congrès de l’UDR (parti de la majorité en France), Le Monde, 9 janvier 1973.Le mot du silencieux Entre deux pôles par ALBERT BRIE “Le XXe siècle s’est intéressé aux enfants au premier chef.Cependant, maintenant.on montre de plus en plus d'intérêt pour l’autre pôle.La médecine et la psychologie s'attaquent aux problèmes de l’age.” Cette déclaration si peu française dans sa phraséologie mais combien américaine dans son esprit, je l’ai lu dans un magazine.Elle mérite qu’on la creuse même si elle est superficielle.• Le XXe siècle, j’en conviens, s’est intéressé aux enfants.Je le sais; j’en suis un.Non pas un siècle, mais un enfant du siècle.Je ne peux pas honnêtement dire que ce gentil siècle s’est penché sur mon enfance.Il a fait mieux: il l’a malaxée.• J'admets que dans les années 30, les enfants étaient la grande affaire des parents.La revanche des berceaux persistait toujours.C’était - on le dit aujourd’hui - la belle époque.Belle époque de quoi?Je ne saurais le dire avec précision.Il y a fatalement une belle époque de 25 ans a tous les quarts de siècle.Les tristes époques se produisent aussi à la même fréquence Les familles d’il y a 40 ans étaient ce qu'on nommait, du haut de la chaire ou des “hustings”, de belles familles.Les termes “belles'7 et “nombreuses” s’alliaient alors dans une harmonieuse synonymie qui n’a Jus cours dans noire nouveau butin linguis-ique.On peut dire aujourd'hui que nombre et beauté ne font plus bon ménage sous le rapport du peuplement et de la volupté.J'aurais mauvaise grâce de ne pas reconnaître que de 1925 à 1940 la médecine et la psychologie ne se sont pas donné le petit doigt, ma chère, pour nous éjecter dans la vie sur un bon pied.Ces deux disciplines, comme l’on sait, travaillent pour demain.C’est extraordinaire comme il y a gens de profession qui travaillent pour l’avenir.Ceux qui travaillent dans le concret du quotidien sc font de plus en plus rares.Ah! ce perpétuel devenir, comme il nous fait suer.• Dans ces conditions, j'ai dû être pour P1 tu les hommes nés en 1900 quelqu’un pour qui l’on travaillait.On est toujours le demain de quelqu’un d’hier.• Quand j’étais petit, j’ai connu les bienfaits de la médecine puisque je suis encore en vie.Quant à dire que j’ai contracté une dette envers la psychologie, c’est une autre histoire.Les parents de l’ère pionnière étaient d’honnetes gens qui faisaient leur “devoir”.Pour certains, ce devoir-là était un véritable pensum: “Vous me copierez dix, quinze et même vingt fois: croissez et multipliez-vous.” • A l’école, la psychologie n’étranglait pas les enseignants.J’ai eu d’excellentes maîtresses, toutes férues, elles aussi, du devoir de servir les bonnes causes pour la conversion des petits païens.Que je sache, mes institutrices ne lorgnaient pas du côté de la métamorphose psychosomatique dont les écoliers étaient le théâtre • Il y a eu aussi les professeurs.J’en ai connu deux.Le premier m'a tenu sous sa férule et son regard de hibou durant deux ans; il ne voyait bien que ce que les élèves faisaient dans le noir.Le second, m’a eu trois ans.Je dis “m’a eu" parce que grâce à sa psychologie du XXe siècle, tous les adolescents qui tombaient sous sa coupe sortaient de ses grosses mains d’équarisseur taillés en vrais patriotes de valeur de foi tremblée.• Voilà en bref et partiellement ce que le XXe siècle médical et psychologique a fait pour votre serviteur et nombre de ses contemporains, enfants des années d'avant-guerre et de la crise économique.• Que “cependant maintenant, on montre de plus en plus d’intérêt pour l'autre pôie”, j’en suis fort aise, mais je demeure sceptique.Pôle jeunesse ou pôle vieillesse, les deux restent des pôles: il y fait froid aux deux bouts.• Comme je suis au midi de la vie, je préférerais que la médecine et la psychologie s'occupassent de mon équateur.0 ° iiii.li.i.M.É.ijlM L'autobus de mon Réal ¦ lettres au DEVOIR LA QUERELLE DES MANUSCRITS Haro sur le sous-ministre M.Laurent Laplante Dans votre éditorial du 29 janvier, vous criez haro sur Frégault.Le caricaturiste du Devoir reprend sensiblement le même thème, aujourd’hui le 30 janvier.C’est là une critique aveugle combien méchante.Irresponsable aussi.Qu'il y ait des difficultés aux Affaires "culturelles n’est rien de nouveau.Il continuera d’y en avoir.Il ne sert à rien de détruire les hommes en place.Les vrais problèmes ne sontjpas leurs faits.Avez-vous déjà plutôt pensé aux personnes avec qui fait d’abord affaire le ministère des Affaires culturelles?Avez-vous déjà tenté de vivre simultanément avec un écrivain, un sculpteur, un danseur, un musicien, un acteur ou tout autre artiste, ou pis encore avec des fumistes qui posent à l’artiste ?Avant de conclure trop hâtivement à la faute de celui qui défend une certaine cohérence aaministra-tive, malgré tout, il y aurait peut-être lieu de s’interroger sur la "clientèle" du ministère.L’incident de la BN est malheureux.Cartier est un homme compétent et d’un dynamisme, peut-être un peu trop envahissant, mais sûrement communicatif.La BN y perd.Mais le débat n'est pas d’hier.J’ai moi-même participe à la définition des termes fondamentaux de la loi de la BN.Cartier y était.On avait convenu de ce que nous retrouvons aujourd'hui dans la loi.Les circonstances ont fait que la BN a par la suite comblé un vide.Mais il n’y a plus ce vide, et le directeur Vachon, des Archives nationales du Québec, peut tout aussi bien remplir le rôle dévolu à ces dernières par la loi.Je comprends mal LE DEVOIR d'avoir personnalisé la question.Son interprétation rapide et abusive des faits et sa prétentieuse généralisation à partir d’incidents isolés de leur contexte, l’amènent injustement à rechercher la tête de celui qui par delà les changements politiques et les mesquineries du milieu, sans compter les perturbations sociales et culturelles, a su jeter les fondements d’une politique culturelle et maintenir une certaine cohérence administrative Robert GIROUX, chef du contentieux au Mouvement Desjardins et ancien adjoint-administratif du sous-ministre des Affaires culturelles.Lévis, le 30 janvier, 1973.Un parallélisme que nous ne devons pas importer Remonter à 1373 pour justifier l’existence d’un service de manuscrit à la Bibliothèque nationale du Québec est pour le moins réactionnaire.C'est pourtant la démarche qu'ont effectuée plusieurs auteurs en commentant la directive du ministre des Affaires culturelles à propos du partage des responsabilités entre les A.N.Q.et laB.N.Q.A cette époque Gilles Malet inventoriait le millier de manuscrits - il eut été bien difficile de traiter une documentation imprimée 83 ans avant Gutenberg - conservés à la “librairie" du Louvre qui allait devenir la Bibliothèque nationale de France, inspiratrice de notre jeune B.N.Q, La loi du 7 Messidor an II (1794) qui créait les Archives de France a perpétué cette confusion "toute française", en décrétant la réunion et le dépôt des “chartes et manuscrits appartenant à l'histoire, aux sciences et aux arts”.Fortes de cette vocation culturelle, les Archives nationales de France poursuivent la' publication de plusieurs ouvrages se rapportant aux sources littéraires conservées chez elles: • RAMBAUD, Mireille.Les sources de l’Histoire de l’Art aux Archives nationales.Paris, SEV-PEN, 1955.173p.• GALLET-GUERNE, Danielle.Les sources de l’Histoire lit- téraire aux Archives nationales.Paris, SEVPEN, 1961.166p.• JURGENS, Madeleine.Cent ans de recherches sur Molière.Paris, SEVPEN, 1963.864p.Nous pourrions citer aussi l'édition en fac-similé de La Def-fence et illustration de la langue françoyse de Joachim du Bellay en 1949, plusieurs expositions consacrées aux Fénélon, Michelet et Romain Rolland, enfin des inventaires en préparation concernant les peintres, les sculpteurs, les graveurs et les musiciens.Plaidera-t-on encore incompatibilité entre archives et arts?Dans ce pays si policé, donc, deux organismes de prestige oeii-vrent parallèlement, souvent se nuisent au détriment des efforts et initiatives de leur personnel qualifié, aux frais multipliés de 1 Etat, et par conséquent des citoyens, au grand embarras des chercheurs peu initiés.En ce qui concerne le fonds de l’ancien ministère de la Marine, par exemple le chercheur doit se conformer aux complexités administratives - il faut voir ça - des Archives nationales (rue des Francs-Bourgeois) pour y consulter le fonds initial, de la Section Outre-Mer (rue Oudinot) pour le Dépôt des Fortifications et de la Bibliothèque nationale (rue Richelieu) pour le Service hydrographique Voudra-t-on encore ici au Qué- bec, à l’heure où naissent pour ainsi dire nos deux institutions culturelles, répéter cet imbroglio né d'une tradition semi-millénaire alors qu’elles peuvent dans la bonne entente, en respectant les caractères particuliers des deux professions, celle du bibliothécaire et celle de l'archiviste.se partager les responsabilités, les compétences humaines et établir dès a présent une orientation précise de leur politique?Monsieur Georges Cartier, à qui tous accordent une compétence indéniable, assisté de ses conseillers, a formulé à l'intention du ministère des Affaires culturelles ce qui est devenu la Loi de la Bibliothèque nationale.Quand messieurs Dostie et Miron la jugent "boiteuse et incomplète" (Le Devoir 25 janvier 1973), ils en oublient le caractère précis et sélectif, gage d'une saine administration, qualité dominante de l'ex-conservateur de la Bibliothèque nationale du Québec.On a critiqué longtemps l’incohérence des politiques du ministère des Affaires culturelles, on critique aujourd'hui une mesure administrative destinée à préciser les fonctions et à réduire le dédoublement des dépenses.Les passions dissipées, la recherche y gagnera., Pour le Comité de la revue Archives Gilles HEON Un débat mal engagé Les lois étant ce qu’elles sont, elles n'étaient pas assez claires ou du moins pas assez explicites pour accorder droit de regard à quiconque de la Bibliothèque nationale ou des archives, dans le cas des MANUSCRITS.Les législateurs étant ce qu'ils sont, ils ont décidé, sans consultation, et surtout sans rendrepubh-ques leurs études, de déménager ces dits manuscrits d'une bibliothèque nationale aux archives nationales.Geste patriotique, s’il en fut un! Geste objectif, on en doute! Geste rationnel d’efficacité, impossible! Certains chez les écrivains se récrient.Les créateurs doivent s’inquiéter qu'on égare l’héritage qu’ils laissent au peuple québécois.Certains chez les bibliothécaires regrettent de perdre un patrimoine gardé par les grandes bibliothèques nationales, en • toute bonne tradition.Les archivistes se réjouissent de grossir leurs biens Certains journalistes et certain historien se permettent même de se faire Salomon pour délimiter ce qui est bibliothéconomie et ce qui est archivistique.Dans ce monde où l'information s'accroit d’année en année, où les sciences de l'information et les techniques documentaires deviennent de plus en plus complexes, on s'obstine encore sur des vé1 tilles.Qui fait quoi?Où est quoi?S’est-on préoccupé une fois d'efficacité?L’information est aujourd'hui présentée sous formes physiques multi-média.Ce n’est un secret Pour personne que d’affirmer que imprimé fait tmn voisinage avec la casette, la diapositive, le super- 8 ou même le “Kit", comme nous 1 ont fait connaître les Américains.L’abondance, la varitété des documents, la complexité de leur traitement, la nécessité de leur diffusion: voilà autant de questions de taille à solutionner."uscnis ou bobines-maîtresses) vent etre conservés pour u contrôlé à titre de recherche ticuhère, de vérification, de duction ou de reproduction.Pourquoi ne pas regrouper les collections multi-média, originaux et copies dans un local qu'on appellerait centre de documentation media-centre ou bibliothèque neii importe.^ K Pourquoi ne pas unifier la formation de celui qui doit devenir le technocrate de la documentation dans des disciplines nommément appelées sciences et techniques de la documentation?Adieu les associations d'archi-vistes.de documentalistes, de bibliothécaires.Pourquoi ne pas suivre la réflexion de l’A.C.B.L.F.(Association Canadienne des Bibliothécaires de Langue Française) progressant vers une Association pour l’avancement des sciences et techniques de la documentation?Pourquoi ne pas faciliter la démarche de l’usager et démocratiser nos sanctuaires sacrés?Et pourquoi dans le cas qui nous occupe, déménager des collections importantes sans se soucier des coûts occasionnés et pour des raisons de juridiction?A quand le regroupement des Archives nationales du Québec et de la Bibliothèque nationale du Québec?Et pourtant Ottawa nous a déjà donné l'exemple.La situation demeure donc fausse et inutile, car on réduit le problème à une chasse-gardée de territoires et à une polémiqué de spécialistes.Le ministère des Affaires culturelles par l’intermédiaire de son sous-ministre monsieur Guy Frégault, a provoqué un remous inutile face à une décision dont la rentabilité scientifique et financière demeure douteuse.Angèle MURPHY Bibliothécaire, coordonnateur.Centre de documentation.CEGEP Montmorency.Laval, le 1er février 1973.LE DEVOIR Fondé por Henri Bourrmo •e 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude ftyon Rédacteur en chef odiomt Michel Roy Directeur de l’information: Jean Froncoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié por l'Imprimerie Populaire, société a responsabilité limitée, dont le siege social est situé ou numéro 211, rue du Saint Sacrement Montréal 125 II est composé et imprime por l'Imprimerie Dumont mcorpo rée dont les ateliers sont situés a 9130, rue Boivin.Ville LaSalle l agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Édition quotidienne: J35 por année, si* mois $19 A I étranger $40 por année, si* mois $22; trois mois $12 Éditions du wttedi: $10 par année Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur 90 cents par semaine.Tarif de l'abonnement servi por la poste aerienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque nationale du Quebec TÉLÉPHONE 844-3361 (lignes groupées) A » Le Devoir, samedi 3 février 1973 • 5 des hommes rïZïZis La voie étroite vers la terre promise par KEITH SPICER commissaire aux tangues officielles (.) L'an dernier, le Commissaire exprimait l'opinion "qu'à longue échéance, l’avenir du français en Amérique du Nord dépendra surtout de la façon dont le Québec saura affermir sa principale langue de culture pour en faire une langue de travail et d’échanges sociaux En liant ainsi le sort du français dans tout le Canada au “dynamisme, voire la saine prédominance, du français dans ce seul territoire où les francophones forment la majorité”, il tenait à souligner l’harmonie naturelle des efforts qu’il déploie en faveur du français, dans le cadre de la Loi sur les langues officielles, avec l’impulsion de plus en plus vigoureuse que le Québec veut logiquement imprimer à l’emploi du français dans tous les secteurs d’une société moderne.Les efforts du Commissaire, gui n’affaiblissent aucunement l’esprit égalitaire de la Loi à l’égard de l’anglais, visent à aider les francophones du Québec et d’ailleurs de deux manières: tout d’abord en leur garantissant, partout où la Loi l’exige, des services fédéraux en français et, deuxièmement, en defendant le droit que leur confère la Loi de travailler pour l’Etat fédéral dans leur langue maternelle.Ce droit de travailler en français, aussi bien qu'en anglais, au sein de l’administration fédérale découle de l’article 2 de la Loi, où il est stipulé: L’anglais et le français sont les langues officielles du Canada pour tout ce qui relève du Parlement et du Gouvernement du Canada; elles ont un statut, des droits et des privilèges égaux quant à leur emploi dans toutes les institutions du Parlement et du Gouvernement du Canada.Il ne serait pas inexact de dire que l’interprétation donnée par la Commissaire à l'expression “quant à leur emploi dans”, qui figure dans cet article et dans laquelle il voit la reconnaissance du principe de l’égalité des deux langues officielles pour le travail, n'a guère été claironnée par les autorités fédérales dans leur ensemble - tout du moins jusqu'à la déclaration faite par le président du Conseil du Trésor le 14 décembre 1972.Cette interprétation trouve encore moins d’échos dans les faits, en dépit de la modeste “réforme” expérimentale tentée avec les unités de langue française.Ottawa est encore loin d'être un paradis pour les fonctionnaires fédéraux francophones; et pour ce qui est de leurs semblables en dehors d’Ottawa, et parfois meme au Québec, l’environnement administratif, linguistiquement pariant, tient plutôt de ces lieux par Dante célébrés.En 1971.seulement 8,3 p.100 des 66,675 postes pourvus dans la fonction publique souffraient un titulaire francophone unilingue (contre près de 80 p.100 pour les unilingues anglophones), alors que les francophones constituaient 27 p.100 environ de la population totale du Canada.La tradition, la timidité (sinon une intimidation discrète), la lassitude et, par-dessus tout, la seule complexité pratique que suscite toute tentative sincère d’implanta-» tion du français comme langue de travail - tous ces facteurs tendent à rendre extrêmement difficile "T'emploi” du français pour le travail sur un pied d’égalité avec l'anglais.La Loi sur les langues officielles proclame indéniablement les droits afférents à la langue de travail.Il va de soi que le bon sens impose quelques limites à l'exercice de ces droits.Nul être raisonnable, francophone ou anglophone, ne peut exiger, dans l'absolu, de travailler dans la langue officielle de son choix n'importe où, n’importe quand: le fonctionnaire francophone en poste à Victoria ou son collègue anglophone employé à Chicoutimi doit reconnaître certaines réalités minimales.Toutefois, il ne faut pas que les dirigeants des administrations fédérales se laissent tenter par le démon de la Tel.: 523-2858 Cocher Dinèrs d’hommes d'affaires 4897, Berri Au Piano; tous les soirs, Georges Klein Sud'Boul.St-Joseph .de béton et d’acier.2377, boul.Keller, Ville St-Laurent 332-4510 Prenez le boulevard Goum vers l'ouest, tournez au boulevard Toupin et puis à gauche au boulevard Kellei n gra voici les maisons de ville du domaine “l’An 2000" conçues pour vous plaire, construites pour durer.Le domaine ‘TAn 2000" est très bien situé, dans un précieux décor de verdure sur le site de l'ancien golt Marlborough à Ville Saint-Laurent Le domaine "l’An 2000" est une réalisation de la Corporation de Salaberry, la compagnie moderne qui a créé le “Joie de vivre".Prix à compter de $24,900.Comptant minimum de $1,950.DOMAIN Les maisons de la joie de vivre.mesquinerie et de la déraison en arguant de ces “réalités” pour saboter le principe de l’égalité des deux langues dans le travail.Eu égard au soutien que la Loi accorde, en termes assez généraux, à l’égalité du français et de l’anglais comme langues de travail, le Commissaire s’est efforcé de régler individuellement chaque cas tout en faisant pencher le plus possible la balance en faveur du droit de chacun à choisir sa langue de travail.C’est ce qu’U fait quand il se heurte aux divers “obstacles” matériels (comme la situation géographique ou la composition linguistique d’un bureau donné) que ministères et organismes invoquent souvent pour limiter l’exercice des droits de l’employé quant à la langue de travail.Quelles que soient les raisons de l’échec du gouverne ment fédéral à étendre plus rapidement remploi du français comme langue de travail, il est clair que, faute d une prompte et éclatante percée d’Ottawa sur ce front, la Loi sur les langues officielles sera amputée d’une partie vitale de sa signification.Tout progrès restera illusoire à moins que le gouvernement, on ose l’espérer avec le soutien de principe de tous les partis politiques, ne trouve des réponses aux questions pratiques d’ordre administratif que pose l’exercice des • Commissaire fédéral aux langues officielles, M.Keifh Spicer a remis en janvier au Parlement son deuxième rapport annuel (1971-1972).Voici un extrait du premier chapitre intitulé: Panorama de l’An Deux.droits linguistiques dans le travail, surtout quant au lieu et au mode d’application.Le Commissaire ne prétend pas détenir le secret de ces solutions, mais il est convaincu de l’importance qu’il y a pour le gouvernement, de concert avec les associations d’employés, à s’attaquer sans plus tarder à ces problèmes en termes concrets qui transcrivent dans la réalité le principe énoncé par le Parlement.En attendant, pour nourrir la discussion publique, il va brièvement examiner l’ex- fiérience récente visant à réaliser la justice linguistique dans e travail grâce à un mécanisme particulier: les unités de langue française (U.L.F.).Après quoi il présentera quelques suggestions d’ordre général qu’Ottawa pourrait envisager d’adopter pour placer le français sur le même “piédestal" d’égalité que l'anglais dans le milieu du travail.Le gouvernement, qui essaie depuis novembre 1971 de donner aux fonctionnaires francophones une meilleure chance de travailller dans leur langue par le truchement des “unités de langue française”, a désigné 457 de ces unités dans 39 ministères et organismes.Cette expérience, apparemment novatrice aux yeux de nombreux Canadiens anglophones, ne fait qu'entériner une certaine réalité en créant, sur une mini-échelle, une réplique de l’énorme “unité de langue anglaise’’ qu'était et que demeure pour la plus grande part l'administration fédérale.C’est une réforme intéressante, certes, mais encore extrêmement modeste et qui.dans bien des cas, se ramène plutôt à une simple “immersion baptismale ': des 29.000 personnes affectées à ces unités, environ 26,000 travaillaient déjà plus ou moins en français avant que leurs services soient baptisé U.L.F.; en outre.330 des 457 unités se trouvaient au Québec où, après tout, il devrait être on ne peut plus normal que le français soit plus souvent utile.D’ailleurs, ceux qui pourraient craindre qu'un raz-de-marée assimilateur ne déferle sur la forteresse anglophone défendue par quelque 404,000 fonctionnaires fédéraux apprendront peut-être avec soulagement, s’ils ne le savent déjà, qu'au sein des U.L.F.évoluent des groupes aussi "agressifs” que les 66 buandiers d'un hôpital fédéral au Québec et les douze brocheurs d'une sous-section ministérielle à Ottawa.Il est vrai qu'il existe des U.L.F.beaucoup plus importantes, tel le 5e Groupement de combat stationne au Québec; mais le Commissaire est persuadé que ce cinquième groupement n’a nullement l'intention de se muer en cinquième colonne.La portée limitée de cette expérience tient aussi au rôle fréquemment subalterne des unités, voire à leur éloignement des centres de décision.En fait, dans les U.L.F., les responsables ont plus souvent qu'à leur tour besoin de l’anglais pour satisfaire aux exigences de leur poste, exigences qui, tout inévitables qu’elles sont parfois pour traiter avec des unités “extérieures”, ne corroborent pas précisément les soupçons de ceux qui croient que les U.L.F.“forcent” tous leurs membres à travailler uniquement en français.Toutefois, au souvenir des difficultés affrontées jusqu’alors par les employés de l’Etat désireux de travailler en français, et surtout devant le constat d’absence de toute autre voie nettement tracée pour leur faciliter le chemin, le Commissaire reste convaincu que cette expérience mérite qu’on la considère avec attention et sympathie.Certes, on ne pourra en tirer des conclusions avant au moins encore un an, mais certains inconvénients et avantages apparaissent d’ores et déjà clairement.Parmi les difficultés auxquelles doivent faire face les U.L.F., la simple “acclimatation" des unités à un milieu où la langue de travail est dans une proportion écrasante l’anglais tient à l’évidence une grande place.Elle donne lieu, par exemple, à des malentendus entre fonctionnaires anglophones et francophones au sujet des “règles du jeu” qui devraient régir les communications entre les unités et les autres bureaux du gouvernement: en principe, les U.L.F.s’adressent et répondent à ces bureaux, mais non au grand public, en français uniquement.Heureusement, ces malentendus se dissipent avec le temps, l’expérience, la bonne volonté et grâce aussi à un bulletin d’information fort utile publié par le Conseil du trésor, qui est l’organisme charge de prescrire le régime linguistique des unités.Ce ne sont pas la les seuls problèmes: ainsi, les relations entre bureaux subissent de temps à autre des ralentissements lorsque des bureaux extérieurs dépourvus de toute capacité bilingue font appel aux services de traduction (ou obligent les employés des U.L.F.à parler anglais au téléphone); à mentionner également, la réticence de certains fonctionnaires francophones chevronnés à se “recycler” pour travailler dans une langue administrative qu’ils peuvent avoir en partie oubliée ou qu’en fait ils n’ont meme jamais apprise - sans compter la crainte, qui prête légèrement à l’ironie quand on songe aux appré- hensions similaires mais plus hautement proclamées de leurs collègues anglophones, qu’ont ces fonctionnaires d’amenuiser leurs chances d’avancement en ne travaillant qu’en français; la lenteur, aussi, qui retarde la mise en oeuvre de toute réforme en dehors des unités lorsque des exposés de principes ou des rapports de recherche rédigés par les U.L.F.sont bloqués à la traduction ou tout simplement ignorés; enfin, la pénurie générale de manuels administratifs en français, surtout dans les domaines financier et technique, et le fait que les administrations centrales continuent, en violation de la Loi, du moins de son esprit, à publier nombre de directives en anglais seulement.En revanche, les U.L.F.peuvent présenter des avantages certains.Tout d’abord et avant tout, la reconnaissance symbolique et officielle du français comme langue de travail semble en quelques cas avoir notablement amélioré non seulement le moral mais aussi le rendement.Il est évident que le fait de travailler dans sa langue maternelle devrait, sauf s’il y a pénurie de lexiques techniques, accroître l’efficacité.Deuxièmement, on a noté une augmentation encourageante de l’emploi du français, non seulement au sein de nombreuses U.L.F., mais aussi dans des unités “de langue anglaise” ou “bilingues” traitant avec les U.L.F., et certains diplômés anglophones des cours de langue semblent heureux de cette occasion de pratiquer leur français.Troisièmement, dans les cas où les U.L.F.ont suivi les grands principes sous-jacents à leur création, elles suscitent une “demande” de communications fort variées en français et de vocabulaires techniques spécialisés, ce qui tend à développer l’usage du français en quantité comme en qualité.Quatrièmement, l’existence même des U.L.F.devrait davantage sensibiliser les fonctionnaires de langue anglaise aux droits et problèmes de leurs collègues francophones - et ainsi peut-etre aider les anglophones à voir les difficultés de leur propre carrière dans une perspective plus juste.Enfin, les unités offrent des structures plus pratiques et une atmosphère plus propice pour accueillir dans l’administration fédérale les nombreux Canadiens unilingues francophones dont la fonction publique a si grandement besoin pour à la fois mieux représenter notre population et puiser dans un réservoir de talents resté jusqu’à présent inaccessible: en juin 1972, la C.F.P.n’offrait encore qu’environ 9 p.100 de ses postes à des francophones unilingues.Des comptes rendus, fragmentaires il faut l’admettre, qui sont parvenus jusqu'à présent au Commissaire, émane en général l’espoir timide que ces avantages pourraient contribuer à l’expansion du français - et donc au respect plus fidèle de l’intention du Parlement - par un éventuel effet de “boule de neige”.Assurément, ce n est toutefois qu’après une période d’essai prolongée qu’on pourra porter un jugement de valeur tranché sur cette expérience des U.L.F.Même dans l'attente d’une preuve décisive que les unités de langue française peuvent sensiblement favoriser l’implantation du français comme langue de travail, et tout en recherchant des réponses pratiques à certaines questions d’ordre administratif, le gouvernement fédéral doit instamment songer à coordonner de manière cohérente tous ses principes et programmes visant au renforcement du français - et donc influant sur son avenir au Canada; à cette fin, il lui faut les harmoniser, dans la mesure du possible, avec ceux du Québec et en oufre adopter une approche globale et homogène pour promouvoir le français, langue de travail, dans les quelque 150 administrations que dirige Ottawa.Pour ce qui est d’une coopération pratique avec le Québec, Ottawa attendra probablement l’annonce de programmes plus concrets, qui vont sans doute germer dans le sulon tracé par le rapport de la Commission Gendron sur le statut de la langue française.Pour la même raison, à savoir ne pas anticiper la politique linguistique que le Québec adoptera en fin de compte, le Commissaire ne peut que réaffirmer sa sympathie à l’égard de l’idée générale d’un renforcement du français au Québec.Il pense toutefois qu’en coordonnant les éléments de sa politique d’implantation du français comme langue de travail au sein des institutions fédérales, le gouvernement devrait s’attacher essentiellement à résoudre trois problèmes connexes.Tout d’abord, bien entendu, il lui faut arrêter, et largement diffuser, un ensemble de directives précisant plus nettement, même à titre d’essai seulement, les grandes règles qu’il serait prêt à suivre en vue de défendre le droit des employés fédéraux à travailler dans la langue officielle de leur choix.Cela supposerait forcément que l’on ait répondu aux questions élémentaires soulevées plus haut par les modalites d’exercice des droits afférents a la langue de travail.Le Commissaire, pour sa part, doit continuer à rendre en toute indépendance ses jugements sur les cas particuliers dont il est saisi; pourtant, si le gouvernement pouvait proposer une série de directives, voilà qui aiderait les employés fédéraux à prévoir le cheminement de leur carrière avec plus de certitude quant à l'éventail de chances (qu’on souhaiterait extrêmement large) qui leur est offert pour choisir leur langue de travail.Deuxièmement, le gouvernement devrait, sans même attendre les éléments d’observation qui lui permettraient d’évaluer la “démarche structurale” entreprise avec les U.L.F., prendre des mesures systématiques pour faire du français la langue de travail prédominante dans les services régionaux de l’Etat fédéral au Québec.Cette “réforme” n'est rien d'autre que le corollaire naturel de la prédominance de fait dont jouit l’anglais comme langue de travail partout ailleurs au Canada.Bien évidemment, les possibilités pratiques de travailler en français dans l’administration fédérale doivent déborder le cadre du Québec pour s’étendre notamment à Ottawa ainsi qu’à certains secteurs du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario et du Manitoba; mais la priorité doit porter sur le Québec.Si les autorités fédérales, tout en respectant les droits garantis par la Loi aux anglophones en matière de langues de service et de travail, ne peuvent accepter et obtenir que le français soit la langue “normale" de travail dans leurs bureaux québécois, elles saperont la vigueur du français, non seulement au Québec, mais dans l'univers fédéral tout entier.Point n’est besoin de faire preuve d’une imagination débordante pour trouver quels sont les moyens techniques à mettre en oeuvre, entre autres des directives réalistes, des cours de langue à l’intention des fonctionnaires fédéraux anglophones et des services de traduction.Mais ce qui prime incontestablement tout le reste, c’est la ferme volonté de reconnaître - et d’agir en conséquence - que, si sous prétexte de “difficultés administratives”, on torpille le français dans sa qualité de principale langue de travail au Québec (langue maternelle de 80,7 p.100 de sa population), les U.L.F.et autres figures de rhétorique à l'appui ne seront rien de plus qu’un minable maquillage.Il va de soi que l’on peut dès maintenant signaler des exceptions tout à fait recevables, tels certains aspects du contrôle de la circulation aérienne régis par des regies internationales de sécurité.Mais des exceptions isolées ne devraient pas être gonflées au point de brouiller les cartes et d’inverser les rôles en faisant passer pour anormale l’utilisation du français dans le travail là ou les francophones sont fortement majoritaires.Même les problèmes techni- ques se révèlent parfois moins complexes qu’ils ne le semblent au premier abord; c’est ainsi que le Service de l’environnement atmosphérique, dont le Commissaire a pu récemment mettre à l’épreuve la bonne volonté à Montréal, découvrit, à sa grande et heureuse surprise et à la satisfaction de ses employés, qu’on pouvait prévoir le temps avec autant d’exactitude en français qu’en anglais, et servir tout autant le public dans les deux langues.La troisième initiative que le Commissaire recommande est étroitement liée à l’intensification des efforts qu’Ottawa consentira pour renforcer le français au Québec, et à la longue ailleurs.Il exhorte les pouvoirs publics à lancer une campagne de recrutement intensive afin d’attirer au service de 1 Etat fédéral les talents de Canadiens francophones tant unilingues que bilingues, dans des proportions approchant davantage le pourcentage de la population qu’ils représentent au pays.Naturellement, ce n’est pas en faisant miroiter, par des prophéties illusoires, les mirages d’un nirvâna linguistique, ni en pratiquant la politique de l’autruche, qu’on pourra mener à bien une telle entreprise.Le gouvernement, avec si possible l’appui de tous les partis politiques, ne doit pas cacher aux recrues francophones “en puissance” que, nonobstant les améliorations en cours, les “structures d’accueil” linguistiques dans les institutions fédérales sont encore, à quelques exceptions près, bien loin de faciliter leur adaptation: en 1971, environ 82 p.100 de tous les postes de “catégories clés” relevant de la Commission de la fonction publique étaient occupés par des titulaires anglophones, et les exigences linguistiques fixées par la C.F.P.pour cette même année (80 p.100 des postes requérant l'anglais seulement contre 8 p.100, le français) ne semblent guère de nature à déclencher une révolution qui ferait des francophones canadiens des Canadiens à part entière.De toute évidence, ministères et organismes doivent faire une plus grande place aux Canadiens francophones unilingues, faute de quoi l’on ne sortira jamais du cercle vicieux engendré par le faible taux de recrutement des francophones et par la rareté des occasions de travailler en français au niveau fédéral.Ce n’est pas par des slogans faciles que l'on résoudra ou dissimulera ce problème.Aussi le Commissaire espère-t-il que le gouvernement va rapidement prendre des initiatives pour mieux définir les droits afférents à la langue de travail, pour aménager des structures administratives dans lesquelles les Canadiens francophones se sentiront à l'aise, et pour procéder à un recrutement plus équilibré.C'est à ce prix, et à ce prix seulement, que la Loi sur les langues officielles deviendra l’instrument de la pleine égalité linguistique voulue par le Parlement (.).S/ t/Wé 4«d/ Si vous habillez dix ans, vous êtes chanceuses! En effet, j'ai reçu, par erreur, douze collections Printemps-Été 1973 d'Italie et j'ai été autorisée à les vendre pour 35% de la valeur régulière! 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CHÂTEAU-MADRID SAINT-BRUNO: Restaurant AU PIED DU MONT PRIX DE PRÉSENCE A chaque conférence TROIS BILLETS D'AVION MONTREAL Aller ef retour MADRID INFORMATIONS: 16SO, rue Berri - Suite 25 Palais du Commerce - Montréal 132 Téléphone: 845-4101 VIENT DE PARAITRE AUX EDITIONS DU JOUR LE QUÉBEC C'EST TON AFFAIRE! • Travaux du 1 7e congres du Parti Liberal du Quebec • Une information nécessaire a tout citoyen responsable.- une information necessaire a tout citoyen responsable.En vente partout au prix de S3.50 — distribue par les Messageries du Jour, 8255, rue Durother, Montreal 303 — Tel.274-2551 EDITIONS DU iX OTTXtr.Président et directeur général Jacques Hébert 6 + Le Devoir, samedi 3 février 1 973 suites de la première ?CLAUDE CASTONGUAY maintenant être en mesure de présenter nos propositions législatives concernant la sécurité du revenu des personnes âgées dans deux ou trois semaines.” Au cours d’une brève conférence de presse, le ministre québécois des Affaires sociales a résumé les observations et propositions qu’il a faites devant ses collègues d’Ottawa et des autres provinces.”11 y a longtemps que nous répétons que les priorités dans le domaine de la sécurité sociale ont été identifiées au Québec et qu’il importe maintenant de nous attaquer à certaines d’entre elles, a dit M.Castonguay.Nous avons fait de nombreuses propositions allant dans ce sens, aussi bien de nature constitutionnelle qu’administrative; nous avons participé a de nombreuses séries de consultations, de négociations et de conférences fédérales-provinciales”, a-t-il rappelé.“Si le programme d’allocations fami-liales qui sera déposé au Parlement par le gouvernement fédéral ne répond pas à ces deux conditions qui nous apparaissent essentielles, a-t-il poursuivi, alors je ne vois pas l’utilité de continuer à dépenser autant d’énergie pour obtenir si peu de résultats.Nous consacrerons nos énergies, dans cette éventualité, à autre chose, et nous verrons ce qui ressortira des discussions entreprises entre le gouvernement fédéral et les autres provinces.” M.Castonguay a informé les journalistes qu’il avait évoqué la perspective dans laquelle devait se situer, selon le Québec, l’amélioration des programmes de sécurité sociale s’adressant aux personnes âgées.“Nous y tenons également et nous avons exposé nos vues sur la manière de procéder”, a souligné le ministre québécois.Mais pour nous, l’augmentation des pensions de vieillesse et du supplément de revenu garanti aux personnes âgées doit être envisagé dans un contexte plus large, afin d’assurer que des ressources suffisantes seront disponibles pour résoudre des problèmes qui sont à notre avis plus urgents.” A cet égard, M.Castonguay a rappelé les constatations du rapport Croll sur la pauvreté, selon lequel il y aurait plus de pauvres gens au Québec que dans fes provinces des Prairies réunies, et deux fois plus que dans les provinces de l’Atlantique.Il a souligné aussi la situation pénible des familles, des femmes enceintes, des enfants, etc., qui ne touchent au Québec que des revenus d'assistance sociale qui se situent au-dessous du seuil de la pauvreté.“J’ai aussi demandé l’assurance, a Poursuivi le ministre québécois, que on nous confierait dans des délais bien déterminés l’administration des allocations familiales, afin que nous puissions avoir au Québec un seul programme, dont les prestations seraient imposables et graduées selon le rang et l’âge des enfants, afin que nous puissions faire une meilleure utilisation des quelque $70 millions que nous dépensons chaque année dans ce secteur et par lequel nous obtenons peu de résultats.On m’a répondu qu’il nous faudrait attendre la présentation du projet fédéral, avant la conférence d’avril.Ce n’était là rien de bien nouveau.” “J’ai également demandé qu’au moins une partie des fonds que l’on croit nécessaire de consacrer à la sécurité, sociale puisse être affectée conformément aux priorités des provinces, par les provinces elles-mêmes, comme tous les gouvernements, semble-t-il, y compris le gouvernement fédéral, le souhaitent.On m’a répondu que ce n’était pas possible avant que Ton se soit engagé dans une révision très générale des programmes.Encore là, ce n’était rien de très nouveau.” Néanmoins, le ministre québécois n'a pas voulu dire que la conférence d’hier n’avait servi a rien.“Il nous a été possible d’exposer nos points de vue à Ottawa et aux autres provinces en dehors d’un ordre du jour et du cadre de propositions fédérales.Peut-être en sortira-t-il quelque chose”.Plus tard, M.Castonguay devait exprimer l’espoir que ses observations sur la sécurité de la vieillesse puissent avoir quelque influence sur les projets fédéraux “Mais la conférence d’avril sera inutile, a-t-il insisté, à moins que nous ne puissions d’ici là faire des progrès concrets.Comme M.Lalonde l’a dit lui-même dans son exposé aux Communes, la revision d’ensemble du système ne doit pas nous empêcher de travailler entretemps pour le bien-être des citoyens.AU VIETNAM place des moyens de transport et de facilité de logement.Le chef de la délégation canadienne, M.Michel Gauvin, president en exercice de la CIS, a invité les quatre chefs de délégations de la Commission mixte militaire à se rendre aujourd'hui à sa résidence de Saigon pour une première réunion commune.Il leur demandera quand ils comptent envoyer leurs équipes sur le terrain.Dans la délégation canadienne, on nourrit l’espoir que la CIS sera en mesure de répondre à sa mission sous peu, probablement dans quatre jours et que, dès lors, toute nouvelle violation du cessez-le-feu sera aussitôt enregistré.Par ailleurs, la Commission militaire mixte quadripartite de contrôle du cessez-le-feu, Etats-Unis, Nord-Vietnam, Sud-Vietnam et GEP - s’est réunie officiellement hier sur la base aérienne de Tan Son Nhut, à l’échelon des chefs de délégation.L’aspect le plus spectaculaire de la réunion a été la présence du général Iran Van Tra qui commandait les forces du Front national de libération lors de la Çremière grande offensive générale du et, en 1968.Cette rencontre avait été précédée, dans la matinée, d’une courte réunion préliminaire à l’échelon des chefs adjoints de délégation.Aucun journaliste n’a été admis à assister à la réunion officielle mais avant qu elle ne commence, des photographes et cameramen, appartenant aux services gouvernementaux sud-vietnamiens, ont fixé sur la pellicule cette première session historique.JEUX OLYMPIQUES caché aux journalistes son manque d’enthousiasme devant la perspective d’un examen de cette question aux Communes.Il préférerait que le gouvernement québécois approche chacune des autres provinces pour obtenir leurs consentements à la tenue d’une telle loterie à l’intérieur de leurs frontières individuelles.Revenant à la présence de la délégation du COJO à Lausanne, en Suisse, le programme de la rencontre d’aujourd'hui avec le Comité international olympique est très chargé.La délégation du COJO de Montréal sera reçue le matin par la Commission des finances du C.I.O., présidée par le comte Jean de Beaumont, France, et l’après-midi par la Commission exécutive du CIO, qui siège depuis vendredi matin sous la présidence de lord Killa-nin, Irlande.Le principal sujet des entretiens avec la Commission des finances sera “la répartition des droits de télévision entre le CIO d’une part et le COJO de Montréal d'autre part”, a indiqué à la presse M.Chantigny, porte-parole des organisateurs de Montréal.M.Chantigny a fait remarquer que le COJO de Montréal avait signe avec l’un des trois grands réseaux américains de T.V., l'Amencan Broadcasting Company A.B.C.un contrat de 25 millions de dollars uniquement pour les droits de télévision aux Etats-IJnis.Au sujet, de nouveau, des jeux de Montréal, le premier ministre canadien, lors du débat aux Communes hier, a donné quelques précisions sur des questions budgétaires.Le premier ministre a laissé entendre une fois de plus que le gouvernement fédéral craint sérieusement un déficit, d’autant plus que personne ne peut prévoir des événements qui.comme c'est arrivé dans le passé, en augmentent encore le coût, a ajouté M.Trudeau.En outre, le budget soumis par le COJO ne comprend pas les coûts de construction d’un village olympique de 2,000 à 3,000 logements.La participation de la Société centrale d’hypothèques et de logement se situerait entre $26 et $54 millions, en fonction du nombre et du coût des logements ainsi que du montant du concours financier privé.M.Trudeau a dit que son gouvernement croit qu’un tel programme peut être raisonnabjement réalisé d’ici 1976 à l’aide de crédits de la SCHL qui, normalement, accorde environ $100 millions par année au Québec.D’autre part, a poursuivi M.Trudeau, il faut tenir compte du travail supplémentaire imposé à un certain nombre de services qui seront, par la force des choses, assurés par le fédéral, tels la Gendarmerie royale, les Forces armées, l'Immigration, les Douanes.Le coût de ces divers services supplémentaires se chiffrerait dans les $20 millions, selon M.Trudeau.En ce qui regarde Radio-Canada, il faut également prévoir une augmentation des coûts dans le cas où la Société d’Etat assurerait, en tant qu’hôte.les principaux services de télévision durant les Jeux.On estime à Ottawa que le travail supplémentaire imposé alors aux employés de Radio-Canada ainsi que la réalisation des émissions engendrerait des déboursés de l’ordre de $25 millions.Présentement, a précisé le premier ministre, les discussions sont en cours afin de déterminer si oui ou non la Société Radio-Canada assurera cette “couverture ”, A tout événement, le chef du gouvernement canadien a assuré, en terminant, que “le gouvernement du Canada se préoccupe de façon sérieuse et légitime” des dispositions concernant les jeux Olympiques de 1976.“Cette preoccupation n’affectera pas cependant en rien l'accueil chaleureux qui sera réservé aux Jeux et à ses participants par le gouvernement et l’ensemble des Canadiens.“R s’agit là d’une entreprise enthousiasmante et je suis convaincu que tous les Canadiens veulent son succès”, a dit encore M.Trudeau.YVON DUPUIS pagne persistent et se manifestent aujourd’hui avec plus d’agressivité, les concurrents apparaissent maintenant irréconciliables, de sorte que l'àu de dimanche pourrait se retrouver le chef d’un clan dans un parti à jamais morcelé.Hier encore, le candidat Armand Bois accusait Yvon Dupuis de vouloir la disparition du Ralliement créditiste au profit de l’Union nationale.M.Bois soutient que le clan Dupuis harcèle sans cesse les autres députés du parti pour les entraîner à "trahir leur mandat et leur doctrine en se ralliant à Dupuis ou en rejoignant un autre parti politique dans le but de prolonger leur carrière personnelle ”.De son coté, la semaine dernière, Ca-mil Samson révélait que son principal adversaire se préparait à “paqueter” le congrès au leadership.Il accusait le secrétariat général du parti à Québec de tripoter la délégation du congrès en distribuant massivement des cartes de membres “fictives” en faveur de l’organisation du candidat Dupuis.Quant à la hargne que M.Dupuis nourrit à l’endroit de Camil Samson, elle atteint une ampleur telle que dans la purge suivant sa victoire, le député de Rouyn-Noranda figure en tête de liste.Dans le cas contraire, Yvon Dupuis quittêra le rti plutôt que de servir sous Camil mson.Mais c’est l’intervention de dernière heure du candidat Fabien Roy qui a vraiment déclenché l’alarme et dramatisé la menace.Dans la déclaration transmise hier soir aux journaux, Fabien Roy dénonce vigoureusement le rapprochement avec l’Union nationale que préconise Yvon Dupuis.Pour Fabien Roy, ce congrès est un moment critique où les créditistes jouent leur avenir.Il prévient: “Il ne faudrait pas rêver en couleurs et croire que les créditistes pourront augmenter leurs effectifs s’ils ne réussisent pas à rallier tous les militants et tous les organisateurs derrière le nouveau chef élu.” Enfin, Fabien Roy s’est encore engagé à “ne jamais permettre que le Ralliement créditiste subisse l'influence de l’extérieur si cette influence peut nuire ou est néfaste à la poursuite de nos objectifs”.11 conclut en réitérant l’appel à l’unification et souligne: "Si les vrais créditistes quittent la barque après le congrès, il y a danger que le Ralliement créditiste devienne un parti comme les autres”.Tout au long de cette campagne au leadership, MM.Armand Bois et Camil Samson ont revendiqué l'honneur de représenter les “vrais créditistes" et privément ou en public stigmatisaient le sous-ordre de Réal Caouette.A ce jour champion de la neutralité, Fabien Roy a peut-être posé un geste déterminant.Et l'hypothèse d'une coalition des candidats de la première heure contre Yvon Dupuis devient plus plausible avec l’ouverture ce matin du congrès pour le choix du nouveau chef du Ralliement créditiste.Ce resserrement des coudes constitue par ailleurs une admission de la force, voire de l’avance du protégé de Réal Caouette sur les trois candidats provinciaux.Donc, une victoire probable du dernier converti sur d’authentiques créditistes.Après l’avoir pourtant promis, les dirigeants du parti ont refusé de dévoiler le nombre d’adhésions de nouveaux membres et de renouvellements attribués à chacun des candidats.On n’a pas non plus révélé la répartition régionale des 16,000 membres en règle, tous délégués-électeurs.Un organisateur du congrès a expliqué que la tendance qui pourrait se dégager de la composition des chiffres risquerait d’être fausse.Faute de données précises, on sait tout de même que l’organisation Dupuis a recueilli le plus grand nombre d'adhésions.Bien sûr.chaque candidat viendra au congrès avec l'appui de centaines de fidèles partisans de sa région.Et si un deuxième tour de scrutin était nécessaire, les prévisions seraient bouleversées.Il ne faut pas non plus négliger l’importance de “la nuit des grand couteaux" toujours redoutable dans une lutte serrée.Entre l’ouverture ce matin et le déroulement du scrutin, demain, les délégués seront soumis à toutes les formes de pressions.A l’instar des congrès libéraux et unionistes, les organisations dans la course créditiste ont loué des motels qui serviront de centres de coordination à la cabale des congressistes.Autant de facteurs que l’on dit favorables à la victoire d’Yvon Dupuis.Parce que, expliquait un stratège de l’organisation Bois, avec l'intensive participation des députés fédéraux, l’appui additionnel de quatre députés provinciaux et des membres de l’exécutif du parti, la machine d’Yvon Dupuis devient omniprésente et extrêmement puissante.Encore grippé mais convaincu de la victoire de M.Dupuis, M.Réal Caouette n’assisterait pas au congrès.C’est de sa résidence de Rouyn que le leader national surveillera le spectacle à la télévision.Mais chez les Camil Samson, Fabien Roy et Armand Bois, on fonde beaucoup d’espoir sur la période prévue, en fin d’après-midi aujourd’hui, pour les discours des candidats.Ce n’est qu’à 14 heures demain que débutera le déroulement du scrutin.Répartis aux quinze sections de l’enceinte et sur le parterre de la patinoire, 27 bureaux de scrutin recueilleront les bulletins des délégués Le projet de loi sur la peine de mort pourrait être amendé OTTAWA (CP) - Le solliciteur général du Canada, M.Warren Allmand, a laissé entendre hier que le gouvernement pourrait amender son projet de loi sur la suspension de la peine de mort.M.Allmana est d’avis que le projet de loi, déposé le 11 janvier aux Communes, recueillera assez de vont pour être adopté en deuxième lecture mais doute au'il puisse passer la troisième lecture dans sa forme actuelle.Il est donc possible, a-t-il révélé hier au cours d une entrevue, que le projet soit amendé en commission entre la seconde et la troisième lecture.Le solliciteur général, sans donner d’autres explications, a expliqué que le gouvernement devra tenir compte des objections soulevées par les députés de- puis lt lancement du débat sur la peine de mort, la semaine dernière.Il a rappelé que de nombreux députés avaient reclame une plus grande sévérité dans l’application des libérations sur parole.“H faudra faire en sorte que toute personne qui représente un danger pour la société ne soit pas relâchée avant terme.Les membres du bureau de M.Allmand ont écouté avec attention le débat sur la peine de mort et ont pris note des suggestions qui ont été avancées à ce sujet, décision encore ”, a déclaré M.Allmand, qui a nié que le gouvernement pourrait abandonner son projet de loi si les députés y manifestaient une certaine opposition.C’est au Parlement de prendre la décision, a-t-il soutenu.Si le projet de loi n’était pas adopté et si la peine capitale était restaurée pour tous les meurtres prémédités, le gouvernement aura à résoudre un grave problème.“Nous recevrons une multitude de demandes du commutation de sentence et le cabinet sera transformé en cour d’appel pour chaque meurtrier qui aura été condamné à la peine de mort.Le cabinet, a expliqué M.Allmand, ne procède pas automatiquement sur réception d une demande de commutation de peine.Le dossier de chaque cas est étudié sous tous ses aspects.Je n’ai jamais vécu cette expérience a révélé M.Allmand, mais on me dit qu’elle est épuisante.Le crime organisé, une des plus grosses w entreprises commerciales aux Etats-Unis par Jean-Pierre Charbonneau Aux Etats-Unis, le crime organisé est l’une des plus grosses entreprises commerciales du pays, a déclaré, hier à l'enquête sur le crime organisé, le Dr Donald R.Cressey, un eminent criminologue et sociologue de l’université Santa Barbara de Californie.Témoignant sur les aspects sociologiques, économiques et politi- ues du crime organisé, le Dr.ressey a expliqué que le véritable danger de celui-ci réside non pas tellement dans la vente de biens et de services illicites mais dans l’investissement des fortunes ainsi acquises dans des entreprises légitimes, tant du monde des affaires que dans celui du gouvernement.On calcule, a dit le criminologue, que les profits, (non les revenus) réalisés aux Etats-Unis par le crime organisé uniquement dans le secteur des paris illégaux se chiffrent à $5 milliards."Et.$5 milliards représentent une telle somme d’argent qu’il est difficile de se la bien représenter," a ajouté M.Cressey.Il s'agit du montant d argent consacré en une année par les Etats-Unis au budget complet de l’éducation, depuis la maternelle jusqu'à la faculté de médecine.Un autre danger représenté par le crime organisé est, selon le Dr Cressey, la tendance des syndicats du crime à acquérir le monopole de la vente des services et biens illégaux.Exercer un monopole, à l’intérieur du système politique équivaut, a dit le criminologue, à exercer une dictature.C’est la façon la plus rapide de perdre nos libertés civiles et politiques.Là réside le danger de l’existence du crime organisé.Au sujet de la composition du crime organisé, le Dr Cressey a fait la distinction entre une organisation et l’Organisation.Selon lui, il est plus juste de penser qu’il y a plusieurs organisations liées entre elles par différents liens notamment ceux d affaires que d’imaginer une seule et vaste organisation criminelle qui étend son hégémonie sur tous les bas-fonds de l’Amérique.Cependant, il a reconnu que toutes les grandes organisations criminelles du continent sont réunies d’une certaine manière dans ce que l’on peut appeler une confédération du crime.L’existence de cette confédération suppose obligatoirement une certaine paix et coexis- tence entre les organisations crimi-nelles sans quoi rien ne tient.Pour le Dr Cressey, le crime de base qui caractérise le crime organisé, c’est l’extorsion.Ainsi, par exemple, un preneur aux livres qui “travaille” dans un quartier verra rapidement un individu venir lui imposer sa présence et son association.On extorque tant les criminels que les honnêtes gens.On leur impose une présence, on les oblige à payer tribut.Enfin, c’est la rationalisation du principe de la stratégie qui fait en sorte que la vente de services est l’activité première des organisations criminelles majeures.En effet, plus les criminels deviennent stratégiques plus ils choisissent des crimes sûrs pour faire de l’argent.La vente de services illicites est l’un des types de crimes les plus sûrs qui soit.C’est encore cette rationalisation de l’organisation qui fait en sorte que pour rendre un crime encore Elus sûr, on “achète” quelqu'un.a corruption permet, en quelque sorte, d’acquérir une licence pour l’exploitation et la vente de services.illicites.LOUIS LABERGE Le secrétaire général de la FTQ, M.Fernand Daoust, a annoncé hier que son président.M.Laberge, se livrerait aux autorités policières dès lundi soir, à son retour de Floride où il est allé en vacances.Le délai dans le retour de M.Laberge s'explique du fait qu'il doit revenir des Etats-Unis en automobile.La journée de lundi, a expliqué M.Daoust, sera consacrée par M.Laberge à rencontrer les diverses instances de son mouvement pour mettre une dernière main aux problèmes en suspens au sein de la centrale.M.Daoust a tenu à préciser que M.Laberge, tout au long de son incarcération, demeurera le président actif de la FTQ ainsi que Ta décidé, au printemps dernier, le bureau de la FTQ et le conseil général de la centrale syndicale.Le bureau de la FTQ a d’ailleurs réitéré cette décision au cours d’une réunion spéciale tenue hier midi.“Louis Laberge est à notre avis condamné injustement pour avoir rempli honnêtement et consciencieusement son mandat de président de la FTQ dans une négociation excessivement importante pour des milliers de travailleurs québécois.Louis Laberge est le président de la FTQ et demeure le président de la FTQ Même derrière les barreaux, il continuera à présider aux destinées de la FTQ”.PAXPLANTE demanda soudain a Me Carrier: - “Avez-vous des liens quelconqué avec ces noms?” - “Difficilement”, répondit le procureur qui expliqua qu’éventuellement des liens seraient faits.Le témoignage ou plutôt la lecture des documents se poursuivit encore quelques minutes alors que le juge Brunet demanda à nouveau si des liens éventuels seraient faits.Me Carrier tenta encore d’expliquer son point de vue puis, demanda si les juges voulaient prendre connaissance des papiers de Petrula avant de poursuivre.Les juges répondirent oui et on ajourne.A la reprise, Fax Plante avait repris sa place.Le procureur demanda de décrire la situation du crime organisé 1946.Pax débuta: il y avait autant de maison de débauche que la demande le voulait.La ville était même saturée.Les établissements recrutaient la clientèle sur la rue.A un moment donné, le juge Brunet interrompit le témoin pour dire qu’il n’était pas là pour faire une enquête sur les enquêtes passées.Me Carrier voulut de nouveau expliquer qu’il fallait faire un retour en arrière.Après quelques explications, on demanda à Fax Plante comment il avait fermé la ville.Simplement en refusant des pots-de-vins, répondit le témoin qui voulut alors s’étendre quelque peu sur le sujet.Mais, le juge Brunet fin-terrompit à nouveau pour lui demander: “Cette preuve a-t-elle était faite à l’enquête Caron?” - “Oui”, répondit Plante - “Passons à une autre question”, enchaîna le juge.Quelques minutes plus tard, la séance se terminait, Pax avait eu le temps de raconter que la menace la plus directe qu’il avait eu était venu d’un dénommé Bébé Caron qui lui a dit: “Si tu ne pars pas, tu pourrais finir dans un bloc de ciment”.UNE POLITIQUE pés depuis l’avènement du gouvernement Bourassa lui ont permis de faire le tour de la question linguistique: contact avec les immigrants et les groupes ethniques de Montréal; expérience de francisation de l’industrie à travers les projets-pilotes conduits par l’Office; bilan de l’enseignement des langues au ministère de l’Education.Réformiste convaincu, M.Cloutier s’est refusé à toute politique de changement brusque depuis son entrée en politique.A l’Office de la langue française, où M.Bourassa l’avait chargé d’é^ laborer la politique du français langue de travail, M.Cloutier a d’abord voulu s’assurer qu’on avait les instruments pour franciser l’industrie.“C’était impossible, dit-il, il y a deux ans et demi, de rendre le moindre service à l’industrie du côté de l’Office qui était considéré comme une espèce d’académie souriante.” Après l’expérience-pilote de la Golden Eagle - “où je vous défie de prouver qu’on ne travaille pas en français” - et les projets-pilotes menés dans cinq secteurs (alimentation à l’usine de la Canada Packers à Montréal; papeterie à l’usine de la Domtar à Beauharnois; électronique à l’usiue de la General Electric à Québec; pétrole à la raffinerie B-P de Ville d’Anjou et bancaire au district de Québec de la Banque Royale du Canada), M.Cloutier considéré que le gouvernement possède maintenant les instruments pour réaliser une politique linguistique touchant l’industrie.“Nous avons mis au point les instruments et les structures nécessaires, ajoute-t-il, et si on met les effectifs et les budgets, je crois que c’est gagné.” Dans le monde de l’éducation par contre, ces instruments n’existent pas, selon M.Cloutier, qui a, en conséquence, changé son plan d’action.L’an dernier, il voulait faire adopter la loi 71 (restructuration scolaire à Montréal), modifier la loi 63 et lancer une politique de l’enseignement des langues.Il vient d’inverser les deux derniers points de son programme.La politique de l’enseignement des langues sera annoncée d’ici quelques semaines et l’amendement de la loi 63 viendra vraisemblablement avec la politique d’ensemble, - “à condition que cette politique ne tarde pas trop et ne se fasse pas attendre des années”, précise-t-il.Pourquoi ce changement de stratégie?Pourquoi retarder la correction de la loi 63, qui permet aux immigrants d’envoyer massivement leurs enfants à l’école anglophone, que M.Cloutier qualifiait lui-même d’urgence l’an dernier?(Le ministère possède d’ailleurs un projet de loi préparé à cette fin).M.Cloutier répond qu’une modification de la loi 63 ne serait demeurée qu’une solution théorique puisqu’on ne possédait pas, dans les écoles francophones, les instruments nécessaires pour accueillir les fils d’immigrants.La politique d’enseignement des langues, qu’il annoncera Les policiers remettent 116 subpoena C'est à 14h.hier après-midi, que des équipes de policiers ont simultanément remis des subpoena à plus d'une centaine de personnes qui seront appelées au cours des prochaines semaines à témoigner devant l’enquête de la Commission de police du Québec sur le crime organisé.Parmi les “personnalités” les plus connues qui sont appelées à témoigner il y a MM.Vincenzo “Vic” Cotroni, Nicholas “Colas” Diorio, Angelo “Gros Angelo” Lanzo, Giuseppe “Big Pep” Co-colicchio, William “WilUe” O’Bront Vincenzo” “Jimmy” Soccio, Solly “Din-kie” Levine, Harry Ship, Joseph Frankel, Mervin Weiss, les frères Gary et Gordon Ball, Soby Gardner (Kenneth Hem-mings), Peter Skylar, Moe Yacknin, David Miller et son fils Norman, Sidney Blidner." Au total, 116 subpoena ont été préparés par les procureurs de l’Unité spéciale d’enquete sur le crime organisé (USECO).Cent six des avis de comparution concernaient des individus de la région métropolitaine et une dizaine d’autres touchaient des résidents de différents endroits en province, tels Québec Trois-Rivières, Sorel, Saint-Jérôme et Hull.Selon les renseignements obtenus les individus qui sont appelés à témoigner sont soit des dirigeants du Syndicat du crime de Montreal, soit des preneurs aux livres de différentes régions du Québec, soit des parieurs qui encouragent les paris illégaux ou encore des individus pouvant fournir des renseignements per-tinents à la première facette de l'enquête: le jeu et les paris illicites.En fin de soirée hier, il était toujours impossible de savoir exactement le nombre de subpoena qui ont pu être signifies personnellement aux futurs té-moms.Le nombre exact sera connu y3™* î"?1!»1 torsque le coordonnateur de 1 Unite d enquete, Me Charles Cliche déposera devant les commissaires enquêteurs les retours de subpoena.Toutefois, d’ores et déjà, il est certain que plusieurs des 116 témoins appelés’ seront absents mercredi matin dors qu ils doivent tous etre présents au Palais de justice de Montreal pour comparaître une première fois devant l’enquê-te sur le crurne organisé.Plusieurs ont en effet déjà quitté la métropole pour S'Ss,S*e"“k!d,a"d“|Æ bientôt et qui est détaillée dans un autre article, constitue donc, selon lui, un préalable à l’orientation des immigrants vers l’école francophone.“Si vous voulez des immigrants a l'école francophone, précise-t-il.il faut que vous puissiez leur apprendre le français correctement et l’anglais de façon satisfaisante.Or ce n’est pas le cas actuellement.” Cette “approche évolutive" employée à l’Office, dans la stratégie de la loi 71 (restructuration scolaire à Montréal) et dans celle de l’intégration des immigrants, M.Cloutier ne compte pas l’abandonner pour l’élaboration de la politique linguistique d’ensemble.“Le premier ministre m’a chargé de faire du français la langue de travail.Je procéderai de la même manière pour les immigrants que j’ai fait à l’Office." Pour le ministre-psychiatre, cette méthode ne repose pas sur un “opportunisme quelconque” mais sur une conception de la société qui explique ses convictions fédéralistes et réformistes.Cette philosophie du changement social repose sur deux principes, il faut déclencher des consensus et il faut procéder par étape.“Ceux qui procèdent autrement, généralement se retrouvent parfois avec des réactions pas mal violentes ajoute-t-il.qui durcissent les résistances et empêchent souvent d’obtenir ce qu’on veut.” Il abhorre les solutions théoriques ne reposant pas sur des structures et des instruments susceptibles d’en assurer la réalisation.“Si on n’a pas les instruments, on peut donner une satisfaction théorique, disons aux éléments les plus extrémistes de la collectivité, mais c’est courir à l’échec.” Ces convictions ne sont pas nouvelles chez M.Cloutier.Il suffit de relire les nombreux discours qu’il a prononcé depuis trois ans sur la situation du français au Québec pour les retrouver formulées avec la même insistance qu’aujour-d’hui.La différence, c’est que cette approche semble être devenue celle du gouvernement en politique linguistique.M.Cloutier n’est pas M.Castonguay, il ne s’en cache pas et admet même que c’est là un des avantages de notre système parlementaire qui laisse une grande latitude aux titulaires de chaque ministère.Alors que dans le domaine de la santé, M.Castonguay a dévoilé son plan de réforme dès le début et travaille à le réaliser depuis trois ans, dans le domaine de la politique linguistique, M.Cloutier srest employé, depuis trois ans, à se ménager des appuis un peu partout (au cabinet, au caucus, chez les groupes ethniques, dans l’industrie) et a mettre sur pied des instruments qui lui permettront “un jour” d’en arriver à une politique globale.UNMÉDECIN nant de médecins sont aux prises avec quelques administrations d’hôpitaux privés.Il permet de clarifier la situation ou égard en particulier à l’article 18 de la loi des hôpitaux et aux termes duquel la loi des hôpitaux et les règlements édictés en vertu des articles 20 et 21 (dont l’arrêté 288) prévalent sur “toute disposition inconciliable d’une charte”.Or voilà qu’à l’article 1 (d) de la même loi le législateur définit ainsi le mot “charte”: “Une loi, des lettres patentes ou un autre document constituant une corporation sans but lucratif ayant le pouvoir de maintenir un hôpital.” D’où la prétention de l’hôpital Belle-chasse que la loi des hôpitaux ne vise que les hôpitaux publics.Le juge Lajoie Suite de la page 3 rétablit vite tout équivoque en disant qu’il s’agit là d’une disposition supplémentaire de la loi qui précise la suprématie de la loi des hôpitaux dans le cas des hôpitaux publics mais qui ne l’enlève aucunement dans le cas des hôpitaux privés.Le juge conclut ainsi à ce cha- {litre: “Il me répugne de penser que le égislateur, en édictant l’article 18 de la loi, ait voulu restreindre ces pouvoirs ou l’applicabilité des règlements généraux aux seuls hôpitaux publics ou aux hôpitaux privés qui n’adopteraient pas une règlementation inconciliable.Cela signifierait que les propriétaires d’hôpitaux privés, les exploitant dans un but lucratif, qu’ils soient personnes, so-cietés ou corporations, ne seraient ni plus ni moins libres de les gérer et administrer à leur guise, peu importe l’intérêt du patient, la protection du personnel médical, la qualité des soins ou le mode de tenue des dossiers pour ne donner que quelques exemples”.1 Le Devoir, samedi 3 février 1 973 • 7 Pompiers en conciliation (par Pierre Richard) -L’Association des pompiers de Montréal et la Ville de Montréal ont conjointement demandé l’intervention d’un conciliateur du ministère du travail dans les négociations qu’elles ont commencées vers le 20 décembre dernier.M.Jacques Morin, président de l’Association des pompiers de Montréal, qui compte quelque 2,400 membres et qui est affiliée à la FTQ, a déclaré au Devoir que le recours à un conciliateur ne signifie pas qu’il y ait impasse dans les négociations même s’il reconnaît que les positions sont assez éloignées.L’essentiel, a-t-il ajouté, c’est que chacune des parties ne se durcisse pas dans ses positions.Le contrat de travail des pompiers montréalais a expiré le 31 décembre dernier.Lors des négociations précédentes, en octobre 1971, les pompiers avaient déclenché une grève de six jours et avaient été obligés de rentrer au travail sous peine de très lourdes sanctions; l’administration Drapeau s’était figée dans une position qu’elle avait systématiquement refusé de quitter.La première séance de conciliation doit avoir lieu vendredi prochain et le représentant du ministre du travail sera M.Yvan Blain.M.Morin a affirmé que le point principal revendiqué par les pompiers est la sécurité physique au travail; à ce chapitre, ils réclament notamment une amélioration de l’équipement.Le point qui risque, par ailleurs, le plus d’accrocher est encore la question salariale.M.Morin a soutenu que, sans réclamer la parité avec les policiers montréalais, les pompiers demandent une diminution sensible de l’écart important qui sépare les deux groupes.Présentement, a précisé le président de l'Association des pompiers de Montréal, le salaire moyen du pompier (après trois ans) est $10,750 alors que le policier montréalais gagne en moyenne, en 1973, $12,305'.“Si jamais nous devons aller en arbitrage, je me demande comment la Ville pourra justifier un écart aussi considérable, alors que dans la plupart des autres villes canadiennes, dont Toronto, Ottawa et Vancouver, l’écart entre la rémunération du policier et celle du pompier est de $200 et moins’, a expliqué M.Morin.L'incarcération des trois chefs r Cathédrale Marie Reine du Monde Cmtîon unn avec Orchestre Symphonique complet et un choeur de 150 voix de "L'École Normale de Musique" sous la direction de ALEXANDER BROTT Solistes: LOIS MARSHALL, soprano MICHAEL BEST, ténor JOSEPH ROULEAU, basse MERCREDI SOIR, 14 FÉVRIER 20h.30 Renseignements et réservations: 866-1661 Commandité par dUk La Première Banc^ Canadienne ¦Si Banque de Montréal /commandes POSTALES ACCEPTEES JUSQU'AU 7 FIV.Fair» th*qu.ou monN dats-poste payables à l’ordre de "CREATION”, 30 Chemin Thurlow, Montréal 2S4, P.Qué.Inclure enveloppe de retour affranchie.Billets: $5.00 disponibles au International Music Store et à la Cathédrale Ci-indus $.pour NOM.DRISSE .sièges à $5.00 chacun VILLE Nous sommes des prisonniers politiques (Pepin) MK.Sur notre photo Gaston Miron est accompagné de Gilbert Lange-vin auteur de LES ECRITS DE ZERO LEGEL publié récemment aux Editions du Jour.Il s'agit pour Gilbert Langevin de son onzième recueil de poésie dont UN PEU D'OMBRE AU DOS DE LA FALAISE qui avait mérité le prix Du Maurier en 1966.(Publireportage) par Pierre Richard “Laberge, Charbonneau et moi sommes des prisonniers politiques.Les Cours qui nous ont condamnés ont rendu des jugements politiques.Ce sont les jugements d’un groupe minoritaire qui tente de sauver à tout prix son système et ses privileges.” C’est avec calme et sérénité, en martelant chacune de ses phrases, en introduisant ici et là quelques pointes d’ironie, presque sans amertune, que M.Marcel Pepin, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), commente, dans une entrevue avec le DEVOIR,; les événements que vit présentement le mouvement syndical, particulièrement la décision de la Cour suprême du Canada de refuser d’entendre l’appel des trois leaders syndicaux québécois.Avec l’assurance d’un homme qui a longtemps lutté pour une cause, M.Pepin affirme: “J’ai la profonde conviction que le mouvement syndical ressortira plus fort de tous ces événements et de toutes ces tentatives de le détruire et que plus de travailleurs prendront conscience de la nécessité de ce mouvement pour défendre leurs intérêts et pour changer une société qui est intolérable.” Expliquant son geste de recommander, en avril dernier, à plusieurs milliers d’employés d’hôpitaux de passer outre à une injonction qui leur interdisait de participer à la grève générale du Front commun, le président de la CSN déclare: “Nous n’avons fait qu’exercer un droit fondamental, reconnu dans la loi, le droit de grève.Nous avons même dépassé les prescriptions de la loi en cherchant a négocier des services essentiels dans toutes les institutions où cela pouvait être nécessaire.Je n’ai rien à me faire pardonner; tout ce que j’ai fait, je l’ai fait en conformité avec le mandat syndical qui m’avait été confié.” “C’est le pouvoir qui a eu recours aux tribunaux et à l’Assemblée nationale pour empêcher par des injonctions et par le bill 19 des travailleurs d’exercer un droit fondamental que leur reconnaissait la loi.C’est le pouvoir qui a transgressé ses lois”, de poursuivre M.Pepin.Avec la seule note d’amertume qu’il a laissé poindre au cours de cette entrevue, il évoque le rôle des médias d’information et particulièrement celui des éditorialistes au cours de ce conflit.Selon lui, ils ont fidèlement appuyé la position gouvernementale et, chose plus grave, ont camouflé les termes réels du règlement.On a systématiquement camouflé ce que le “monde ordinaire” a obtenu par cette lutte, les gains substantiels qui se repercutent maintenant dans le secteur privé, notamment avec la hausse du salaire minimum, soutient le leader syndical.Ce qu’il y a de plus paradoxal dans tout cela, de souligner M.Pepin, c’est que le juge Pierre Côté en nous condamnant à un an de prison est devenu en quelque sorte “le sauveur des travailleurs du secteur public”.C’est, en effet, l’emprisonnement des leaders syndicaux qui est à l’origine de la crise de mai 1972 qui a secoué tout le Québec et qui a obligé le gouvernement à changer son équipe Brando acquitté BOLOGNE (AFP) - Le tribunal de Bologne a acquitté hier soir, apres une heure de délibérations, Marion Brando, Maria Schneider, Alberto Grimaldi, Ubaldo Mat-teucci et Bernardo Bertolucci inculpés pour leur participation à la création du film “Dernier tango à Paris”.Celui-ci, selon l’accusation avait un contenu obscène, offensant pour la pudeur et est caractérisé par un pan-sexualisme exaspéré.CANADIANA DEMANDEZ NOTRE DERNIER CATALOGUÉ JEAN GAGNON 760 rue ST-JEAN B.P.653 HAUTE VILLE QUÉBEC 4 KN ét *eavec RODECA en vente chez votre phermecien de négociateurs et le ministre de la fonction publique et à faire des concessions importantes.Le président de la CSN reconnaît qu’il serait impossible actuellement de susciter un mouvement semblable à celui de mai dernier.Le mouvement de mai, explique-t-il, s’inscrivait dans le cadre d’un conflit en cours et faisait partie d’un rapport de force particulier.“Ce qu’il faut présentement c’est une action plus rationnelle qu’émotive.C’est l’occasion unique pour les travailleurs de prendre conscience de ce qu’est notre système politico-économique.Ce qu’il y a de plus rentable actuellement pour le mouvement syndical c’est d’expliquer aux membres la signification de ces jugements et surtout du bill 89 que vient de présenter le ministre Coumoyer”, affirme le président de la CSN.Au sujet de ce projet de loi 89 qui propose un encadrement très serré de l’exercice du droit de grève dans les services publics, tant dans le secteur public que dans le secteur privé, le leader syndical soutient: “Le bill 89 c’est le fruit du règlement que nous avons pu arracher dans le secteur public.Je suis convaincu que ce règlement a été combattu par la haute finance et que le bill 89 est le produit d’une entente entre le gouvernement et les financiers.Suite à ce règlement, le gouvernement a été obligé d’emprunter pour son budget d’opération; ceci ne peut pas être toléré longtemps par les milieux financiers.Le bill 89.c’est une façon de rassurer la haute finance, de lui dire que jamais plus un tel règlement ne sera concédé.” Selon M.Pepin, si jamais le bill 89 était adopté en tout ou même en partie, “les syndicats devront, comme ils ont été souvent été obligés de le faire au cours de leur histoire, transgressé la loi”.Et, d’ajouter: “J'ai confiance que les travailleurs syndiqués vont prendre conscience que le mouvement ouvrier sera obligé de passer à la clandestinité si jamais une loi comme le bill 89 est adoptée.La lutte contre ce projet de loi doit être autre chose qu’une bataille entre dirigeants syndicaux et gouvernement.” Et ceci nous amène à la brûlante question de l’unité intersyndicale, qui a connu un sommet avec la lutte du front commun et qui a été gravement compromise par la campagne de maraudage dans l’industrie de la construction.Le président de la CSN réaffirme que son mouvement a dit, au cours de cette campagne, des réalités que le mouvement syndical n’avait pas le droit de cacher.H soutient que l’unité syndicale ne doit pas se faire a n’importe quel prix.“Nous devrions être capables de nous élever au-dessus de certaines querelles sectorielles pour livrer les combats qui sont fondamentaux pour les travailleurs.Et si jamais les dirigeants syndicaux s’opposaient à la reconstruction d’une certaine unité intersyndicale, les syndiqués de la base devraient réagir”,affirme M.Pepin.Pendant les sept mois qu’il passera à Orsainville, M.Pepin a l’intention de suivre au jour le jour ce qui se passera dans sa centrale et dans le milieu syndical.B ne doute pas que le mouvement pourra poursuivre, en son absence, son action et l’opération de consolidation; il souligne que M.Norbert Rodrigue, premier vice-président de la centrale, le remplacera pendant cette éclipse et que l’exécutif de la CSN n’a pas connu une aussi grande cohésion depuis de nombreuses années.C’est donc “l’âme en paix ' que cet homme controversé a renoué hier soir avec les cellules d'Orsa inville.LOCATAIRES PROPRIÉTAIRES LOI POUR EMPECHER LES HAUSSES ABUSIVES DE LOYER EN 1973 Le gouvernement a pris la décision, devant les hausses de loyers considérables qui se manifestent au Québec, de déposer dès la reprise des travaux parlementaires une loi dont le titre sera "Loi pour empêcher les hausses abusives de loyer en 1973”.Cette loi comportera les principales dispositions suivantes: Tous les baux qui se terminent au cours de l'année 1973 seront protégés, même ceux qui ont expiré depuis le 1er janvier 1973.Un locataire qui reçoit un avis d'éviction ou d'augmentation de loyer pourra s'y opposer s'il le juge opportun et demander à l'administrateur des loyers de prolonger son bail et fixer le loyer.Les avis d'éviction ou d'augmentation de loyer donnés par les propriétaires à leurs locataires avant aujourd'hui sont sans effet, et les propriétaires, s'ils veulent obtenir l'éviction ou une augmentation de loyer doivent envoyer de nouveaux avis.Le propriétaire qui veut évincer son locataire ou augmenter le loyer devra, dans les cas de baux payés par versements mensuels, donner un avis d'au moins un mois avant l'expiration du bail et le locataire devra prendre position par un avis d'au moins 1 5 jours précédant l'expiration du bail, et indiquer soit son intention de quitter le logement, soit de s'adresser à l'administrateur pour contester.Si le locataire fait défaut de prendre position dans les délais, il est présumé avoir accepté de quitter le logement s'il s'agit d'un avis d'éviction ou de payer le loyer demandé s'il s'agit d'un avis d'augmentation.Dans les baux où les loyers sont payés à des intervalles moindre qu'un mois, le propriétaire doit donner un avis d'au moins une semaine avant l'expiration du bail et le locataire doit prendre position trois jours avant la fin du bail.Pour les baux qui se terminent entre le 1er février et le 20 février, les avis donnés entre ces deux dates par les propriétaires seront suffisants.Les locataires devront répondre avant le 1er mars.Pour les baux qui se terminent entre le 20 ^février et le 15 mars l'avis est d'au moins une semaine avant l'expiration du bail pour le propriétaire et le locataire doit répondre trois jours avant l'expiration de son bail.Un locataire qui a renouvelé son bail entre le 1er janvier 1973 et le 2 février 1973 peut obtenir une réduction du loyer même s'il a consenti à une augmentation qu'il juge abusive.Il doit en faire la demande avant le 1 5 mars 1973.» Pour tout renseignement, communiquez avec le bureau de la Régie des Loyers le plus rapproché.GOUVERNEMEN T DU QUÉBEC MINISTERE DE LA JUSTICE 8 * Le Devoir, samedi 3 février 1973 Vactualité économique toronto Les pertes l'emportent Les prix ont légèrement fléchi hier à la Bourse de Toronto, marché où l’activité a été considérable.L’indice industriel, qui est considéré comme un bon indicateur de la tendance de la Bourse, a reculé de 1.14 et fermé à 221.7B.Les pertes l’ont emporté sur les gains par 304 contre 239 alors que 288 valeurs demeuraient inchangées.Le virement a été de 2.81 millions d’actions, au regard de 3.02 millions la veille.La valeur totale des actions transigées se situe à $26.40 millions, au regard de $30.41 millions jeudi.Parmi les secteurs qui ont reculé, se trouvent ceux des banques, des grands magasins, de l’acier et des pipeünes et parmi les secteurs qui ont progressé, on compte ceux des boissons alcooliques, des communications, du bâtiment et des matériaux de construction ainsi que celui des produits chimiques.Gulf Oil a monté de â-8 et atteint $37 5-8, tandis que Imperial OU a reculé de 1-2 et est tombé à $46 1-2 et Shell est resté inchangé, soit à $55.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE V#nt*s Haut Bas Farm.Ch.Industrielles Abitibi' 21560 S11% 11% 11 Va Abitbi 7Vap 25 S52V2 52'/a 52- % 2250 $12% 12'/a 12% + '/i 200 $15% 15% 15% + * 790 $18 17% 17% - % 130 $45'/4 45 45 + Va 2451 470 465 470 + 5 Ventes Haut Bas Farm.Ch.Acklands Acklnd 2p Acres Ltd Acres A pr Acres wt A.G.F.M Agra Ind Ahed M Al ta Gas A Alta Gas p Al ta G D p Alta Nat Alcan Alcan pr Al go Cent Algoma St Allarco Dv Alliance B Alpa Ind Alumin pr Al min 2p Andres W Anglo-cn Anglo-c pr Ang CT 265 Ang CT 315 Aquitaine Argus Argus B pr Argus C pr Asbestos Ashland C Ashland pr Atco Ind Atl Sugar Atl Sug A Atl Sug pr Auto El 450 $5% 5% 5% 350 $13% 13% 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% walk GW 1410 $13% 12% 12% - % wal Redkp $32 32 32 wCI Can $13% 13% 13% + % weldwod 200 190 200 Wstburne 15% 15% + % wbur A p 15% 15% + Va wcoast Pt 5% 5% - % w Pet A p 17% 17% — % weste'st 12% 12% + % wcoast w *-,£7/B .L c West lnd 370 370 + 5 westeel 1300 100 2050 5600 500 $6 $17% $12% $7 370 Reitman Reitman A Revelstk Revelstk p % Rileys D Va Ripley Int V4 r Little V4 Ronald Fd % Rothman V4 Rothmn w V4 Rothm A p % 3300 $11% 200 $22 100 $13 475 $15% 975 $13% 1200 $9% 100 $16% 700 205 100 $7 3000 100 2500 no 260 11% 22 13 15 Va 13% 9% 16% 205 7 11% + % w Brdcast 22 + % w Realty 13 15% - % 13% 9 Va 16 Va - % 205 7 - Va $6% 6% 6% $25% 25Va 25Va + Va $17 17 17 445 445 445 $90 Va 90 Va 90 Va WSuppIs A Westnhse Weston Wstn 4%p Wstn 6pr White Pas White p a Whonok A Wiley Oil Wix Corp Woodwd A 1075 $11 10% 11 + % 900 $8% 8% 8% + % 2700 $12% 12 12 - Va 800 115 115 115 + 5 1640 $6% 6% 6% - % 6025 $6% 6% 6% 625 $36 36 36 200 $6% 6% 6% - % 275 $10 10 10 - % 400 $6% 6% 6% - % 412 $11% 11 11 - % 1146 $51% 51% 51% - 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1 15500 28 27 28 1000 80 80 80 4733 580 565 565 -25 6100 60 56 60 + 2 1000 30% 30% 30% 1840 490 485 485 + 5 1200 125 120 120 8300 380 365 370 + 5 2266 295 295 295 + 4 359 $29% 28 29% - % 9105 39 37 37 - 1 307 $27% 27% 27% 2239 $48% 48% 48% + % 1500 165 160 160 -10 900 995 980 980 -15 700 170 170 170 5000 11 11 11 — 1 1300 25 25 25 + 1 26104 130 128 128 + 4 z400 36% 36% 36% 200 101 101 101 500 24 24 24 + 1 500 58 58 58 + 6 1305 $20% 20 20% - % 200 $80% 80% 80% -1% 825 725 720 720 - 5 ' 4200 11 11 If 10000 5 5 5 + 1 2150 $16 15% 16 10400 $11% 11 113/4 + 1 z400 39 39 39 640 205 204 204 - 1 37400 55 50 55 + 5 500 295 295 295 - 5 82000 23% 18 23% +3% 7708 $16% 16 16% + % k 575 440 435 440 i 793 400 400 400 4000 30 29 29 4000 19 18% i 19 + 1 1500 58 56 58 - 1 500 23 23 23 3000 70 70 70 + 3 i 500 120 120 120 4500 75 70 74 - 1 6000 9 8 9 100 430 430 430 -20 16000 95 85 94 + 14 33650 505 475 495 +20 2600 273 270 270 1000 15 15 15 2700 272 265 265 - 8 4300 155 151 153 - 2 6000 52 50 50 - 2 8915 390 375 375 -10 zlOO 16 16 16 1500 120 120 120 1000 81 81 81 - 2 zlOO 90 90 90 600 375 365 375 + 5 Nomination Chez Schering Dr Yves Langlois Le docteur J.F.Macdonald, directeur médical, annonce la nomination du docteur Yves Langlois au poste de directeur de la pharmacologie clinique aux laboratoires Schering.Le docteur Langlois est membre de plusieurs sociétés professionnelles et scientifiques et enseigne en pharmacologie et en biostatistiques à l’Institut National de Recherches Scientifiques, section Santé, ainsi qu’à l'Université de Montréal.4000 m t'A Pétroles et gaz 13155 $10% 10% 8% + Va KT Mining 2000 8 8 8 - 1 Alminex 2000 700 685 685 -20 Lab Min z50 $42 42 42 A Led 18500 7 6 7 Lacanex 1000 55 55 55 A Quasar P 1200 $16% 16% 16% - % L Shore 196 297 297 297 +2 Asamera 5919 $13% 13 13 La Luz 500 310 300 300 -15 Braisa 100 325 325 325 - 5 Liberian 100 $12% 12 Va 12 Va C Geother 4593 300 290 290 -10 LL Lac 900 195 183 195 + 9 C Nor West 8420 $10 980 980 - 5 .•.%WWrtVWtWW«V\W.WbV.VVVW Les indices de Toronto z20 $82 Va 3860 $14% z30 $21% 3300 5725 400 295 $20% $22% $6% $29% 82% 82% 14% 14% + % 21% 21% 20% 20% + Vb 21% 21% - 1 6% 6% 29% 29% Industr.Aurifères Métaux Pétroles Changement -1.14 +0.72 -0.18 +0.60 Cloture 221.76 221.93 97.81 286.35 Sem.dem.223.41 212.39 95.88 283.01 Mois dem.225.94 190.55 94.32 271.54 1972 haut 229.32 221.21 99.51 290.48 1972 bas 222.00 184.89 85.02 262.19 CS Pete CS Pete w C Bonanza CE Gas C Homestd CLI Pete C Reserve Cdn Sup O Candel Oil Charter 01 Chieftan D Clarcan Coseka R Decca R Frnca Gr Plains Gt COilsds Houston O Inter Tech Lochil Merland E Midcon Mineral R Nat Pete NC Oils Northld Numac Oakwod Page Pet Pan Ocean PCdn P Peruv Petrol Pinnacle P Place G Ponder Peyto Oils Puma P Puma P w Ram Ranger Scurry Rn Siebens Skye R So g e pet Spoon Sundle Total Pet Total P A p Tr Can U Canso Un Reef P Ulster Pet Voyager P W Decalta 14075 z90 8800 16650 800 9500 51250 4000 15400 3600 6600 3100 1600 5500 1200 6366 6500 8000 40250 6450 6150 5025 13300 2250 6450 4800 700 665 670 -30 340 315 315 -25 230 220 229 + 4 425 410 410 - 5 965 950 955 - 5 31 31 31 670 650 655 -30 $57% 57% 57 Vs + % $12% 12% 12% 400 400 400 + 5 $17 16% 17 + % 950 925 930 -20 405 390 390 -10 575 565 570 - 5 $13 12% 12% + % $35% 35% 353/4 + % 975 960 975 + 15 420 405 405 -20 62 57 62 + 5 355 335 355 + 10 121 119 120 + 4 71 70 71 95 90 95 + 7 85 83 83 - 1 770 740 745 -25 53 53 53 $22 21% 22 250 245 245 - 3 340 335 335 - 5 $16 15% 15% + Vs $18% 17% 18 Va + % 70 69 69 + 3 149 144 148 + 4 32 30% 32 + 1 74 72 74 55 53 55 - 1 580 570 580 + 10 142 128 135 - 3 100 91 100 - 4 335 325 335 + 15 $34 33 33% $18% 18% 18% + % $15 14% 14% 300 290 295 235 225 235 + 10 72 67 72 + 6 855 825 850 - 5 895 885 890 $18% 18% 18% - Vs 160 151 152 + 1 805 785 805 +20 14 14 14 123 119 120 - 2 770 755 760 630 615 625 + 15 Electro ltd 1038 $18% 18% 18% - % Emco 1000 $5% 5 5 - % Fairview 2550 $16% 16% 16% Falcon 1164 $69% 68% 69%+ % 125 $19% 19% 19% + % Farm Mer 400 $8 7% 7% - % 75 $32 32 32 Fed Diver 1100 100 100 100 800 90 90 90 Fed Grain 4450 $8% 8% 8% 3800 $23% 23 23 Fed Pion 6470 $25 Va 24 25 + % 2030 165 1100 4885 375 390 250 $23% 23% 23% $82% 82% 82% $5 490 490 -22 $6% 5% 6% + % $28% 27% 28% + % $33% 33% 33% - % $17% 17% 17% 1800 490 480 485 +5 Fed Pion P Fields S Finning T F City Fin fg Foodex S Ford Cnda 1255 $102 99% 102 + 7 8800 $21% 21% 21%+ % z50 $13% 13% 13% 750 $21% 21% 21%- % F City F wt 1500 $11% 11 11 - % Fleet Mfg 300 200 195 200 2390 $10 9% 9% - % 25 $103 103 103 - % % Cdn Can A 300 $8% 8 Va 8% — % F Seasons 550 $9 8% 8% C Curtis 1425 85 81 81 — 4 F Sea A pr 300 $12% 12% 12% Cdn Equty 2600 $16% 15% 15% — % F Season w 300 510 510 510 C Found pr z50 $10% 10% 10% Fraser 750 $18 18 18 CG Invest 99 $84 84 84 — 1 Fruehauf 200 $13% 13% 13% C Hydr 400 $13% 13% 13% — % Galt /W Irn 125 $7% 7 Va 7 Va C lmp Bank 7488 $31% 30 Va 30 Va — % Gaz Metr 1800 $5 480 490 C Ind Gas 6800 $10% 10% 10% — % Gaz 5.40 p 50 $69 69 69 CIL 503 $15% 15% 15% + % Gaz M 63w 3840 25 23 25 C Interurb 100 335 335 335 + 10 Gdn Mang 550 $8 8 8 C Intrurb p 150 $11 11 11 — Vs Gen Distrb 285 $33% 33 33 C Manoir 401 430 420 420 — 10 G MC 254 $75% 75% 75% C Marconi 1865 470 465 470 Genstar L 3000 $17% 17% 17% C Ocdental 1450 $14% 13% 14% + % Gnstar L w 560 625 615 615 les obligations Baisse des prix Les prix sur le marché canadien des obligations ont fermé en baisse cette semaine et les transactions sur ce marché ont été modérées.Le court terme a perdu entre 25 et 30 cents au cours de la semaine, les valeurs des compagnies ont reculé d’environ trois huitièmes de point et le moyen et le long terme ont baissé d’environ un quart de point.Les courtiers en obligations de la société Midland-Oaler disent que les investisseurs se montrent prudents, qu’ils attendent que se réalise une augmentation du taux pour les prêts préférentiels.Les prêts au jour le jour pouvaient être obtenus vendredi à 3 1-2 p.100.Quant aux bonus du trésor, ceux de trois mois se négociaient à 3.90 p.100 et ceux de six mois, à 4.20 p.100.Acha* Ve.na GOUVERNEMENT DU CANADA JJ» 1er juin Va 1er luin 5 1er avril S'A 1er oct.7Va 1er sept.7'/4 1er avril 33i 1er ianvier iVt 1er juin 7 1er juillet 314 1er octobre 6'4 'er avril 4v, 1er septembre 6* 1er octobre 3'4 15 mars CN 4,1er février CN 5>i, 15 ianvier Perpétuel 1976 1976 1974 1975 1977 1975 1978 1979 1977 '979 I960 1983 1995 1998 1981 1985 92 91* 99 Va 99 Va 103'/a 103Va 87Va 99Va 103 81 Va 98 82 91 58 81 87'/à 40 PROVINCIALES A.G.Tel 7'/a 15 de 1991-87 96Va AMFC 8 nov.1 1974 102 Alb.7*.oct 15 1991 99* Ont.H.7, sept.18 1992-88 91'/b Ont.H 9 juin 30 1995-90 109V4 P N B.rn 1 mars 1996-94 97 Que H.8V4, 8 nov 1996-93 101 T.N.8*.15 dec 1993-90 98 MUNICIPALES v.de M.VA, 1 dec 1990-95 107 Yor.Met.9'/4, 1er oct.1990 106 SERVICES PUBLICS Bell Tel 8"4 B.C.Tel 8* B.C.Tel 8* Can.Utility 8* Calg Pow 8Va CISC 7U ”v, £ons?' Gas 8!" “ Cominco Cda Cernent 8J4 Oist.Seag 7* Eaton Aéc.S* Falconbridge 714 Husky Oil S’Y Int.Nickel 8* Massey Ferg.9* Pan Cann.8V« Pan.Cann.8* °!/! Bq.Royal 7Va 42 Bq.Royal 7 RTM 8 Bq.Tor.Dom, 7-8 971/2 Trader 103 Tr.Can Pipe 9 100 Va Jrp 87 s 92% Trader 8% 110V4 Trp 8* 90 Trp 83a 102 Union Gas 83b 001/, Union Carbide 8% Steinberg 8% Steinberg 8% Simpsons Sea.Ac 8% 1992 West.Trsn 8 1991 Achat Vente 1994 100Va 101% 93 88% 100% 104 83 100 83 93 61 83 1993 1993 1992 1993 1992 1992 1991 1993 1991 1992 11991 1991 1991 1980 1992 1992 1987 1991 1983 1991 1991 1991 1992 1982 1992 1992 1992 1992 1991 1992 110 111 102 103% 101 102 Va 99 104 101 Va 103 941/2 103 94 101 103 Va 105 97 103 100 99 99% 101 103% 104 103% 103 Va 103 Va 103 102 101 Va 100% 101 Va 103% 97% Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No K-M7M5-72 DANIEL OTIS, résidant à 11301 Boni.Lange-lier, ville et district de Montréal demandeur -contre- GERARD SENEVILLE, autrefois résidant à 6340, Maurice Duplessis, ville et district de Montréal maintenant de lieux inconnus, défendeur IL EST ENJOINT à GERARD SENEVILLE à l'intention daqnel une copie dn bref et de la déclaration a été laissée an greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Moatréal le 30 janvier 1073 CLAUDE DUFOUR GREFFIER ADJOINT Mes G amer off, Fenster & Assoc's suite 2204 Place Victoria Moatréal 11S Avocats dn demandeur CLAUDE DUFOUR protonotaire adjoint Mes Shuster, Marcovitch & Glazer Suite 603 12W, Carré Philips Montréal 111.Avocats de la demanderez “Avisde changement de nom: SIMON SAMIR ABOUZAKHM MARIA DESP1NA CALOLTM ABOI ZAKHM MICHELINE ANDREE ABOUZAKHM présenteront une requête au Lieutenant-Gouverneur en Conseil de la Province de Québec pour changer leur nom de famille en celui de Zakem." CONVERTIBLES Abitibi 7% Alb.Gas 7% Alb.Gas 9% Bell Tel 9% août 14 B.C.Tel.8% N.C.G.9% jan.15 1987 88% 1990 132% 1990 106% 1990 109 1993 104% 1991 107 M.Tel et Tel 9% 1 |a 1990 105 T.C.P.Li 8% 20 juin 1990 108% INDUSTRIELLES Alb.Gas 8 Alb.Gas 8% Bq.Mont.7%-7% Bq Mont.7% Bq.N.-E.6%*7 Bq.N.-E.7% Bell 8 1991 99 100 1992 100 100 Va •982 101 102 1987 99 99% 1992 97 98 1988 100% Va 1997 99 '< ^ Acklands 7% A.G.T.7V2 13* Allarco Dev.7 — Ashland 5 - C.G.T.5% 104% Dawson Dev.8% 109 Dynast Dyp 7 Dix 5% GPD 5 Home Oil 5% Nu West 8% Pac Pete 5 110 1988 1990 1989 1993 1989 1985 1982 1992 1993 1992 1991 1992 1988 1991 106% 167 80 Va 106 91 100 102 103 102% 117% 108 117 91 109 Va W.Coast Tr TV» NOUVELLES EMISSIONS Bq Tor-Dom 7% 1993 100 Hudson Bay IVo 1993 100 103 104% 102 103V?99% 105 102% 104 96V?104 95 104% 107 98 104 100% 100 100% 102 104% 106 104% 104% 104% 103% 103 102% 101% 104% 98% 107 168 81% 106% 92 105 103% 103 118% 117% 92 110 100% 100 Va CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No*S-81Wtt-71 GENEVIEVE TRUDEL, autrefois de 1336 Greens, ville et district de Montréal, maintenant de lieux inconnus, demanderesse -contre- GINO TONEATTI, des ville et district de Montréal défendeur IL EST ENJOINT à GENEVIEVE TRUDEL à l'intention de laquelle une copie de la requête pour cesser d'occuper a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître le 6 mars 1*73, à ll.N de l’avant-midl en division de Pratique, au Palais de Justice, 10 est, rue Craig, Montréal, Montréal le 30 janvier 1973 CLAUDE DUFOUR PROTONOTAIRE ADJOINT Me Jacques Richard 827, Décarie Moatréal 379 Avocat de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 18-001428-72 CENTURY HOLDINGS LIMITED, corporatio légalement constituée ayant sou siège social et principale place d'affaires à 544$, Queen Mary Road, ville et district de Montréal demanderesse -coatre- LA SUCCESSION DE FEU KATHLEEN TRIMM, de sou vivant résidant à 1180, Bishop, ville et district de Moatréal, -et- JAMES PINK, rentier, veut de leu Katkleeu Trimm, résidant autrefois à 1180, Bishop ville et district de Montréal, maintenant de lieux inconnus, -et- GERARD LALONDE, homme d’affakes, faisant affaires autrefois sous le nom de F.Brais Earg., à 4744 ouest, St-Jacques, ville et district de Montréal, maintenant de lieux inconnus, défendeurs -et- LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D’ENREGISTREMENT DE MONTREAL, mta-en-cause IL EST ENJOINT à LA SUCCESION DE FEU KATHLEEN TRIMM -et- JAMES PINK -et-GERARD LALONDE à T une cupée de la requête eu aaat le lot nu: 3230-13, 1 tant le no civique 842 et 044, de la rue Liverpool à Montréal a été latoée au greffe de cette Caur, de comparaître, le 27 mars 1973, à li.il de l'avant-midl eu dtvisioa de Pratique au Palais de Justice, li est.rue Craig, à Montréal Montréal le 3i janvier 1973 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No 02-0I1033-73 J.GUY BELIVEAU, avocat, résidant et domicilié à 64, Avondale, DoHard-des-Ormeaux, district de Montréal demandeur -contre- FRANÇOIS BISSON, demeurant autrefois à 394$, de la Pépinière, app.1, ville et district de Montréal, maintenant de lieux inconnus, défendeur IL EST ENJOINT a FRANÇOIS BISSON à l'intention duquel une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Montréal le 26 janvier 1073 CLAUDE DUFOUR GREFFIER ADJOINT Me J.Guy Béliveau suite 1008 50 Place Crémazie Montréal 351 Avocat du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO: 18 110000 73 BANQUE CANADIENNE NATIONALE, corporation légalement constituée ayant son siège social et principale place d’affaires à Moatréal district de Montréal, Demanderesse -coatre- LOU1S BERTRAND, autrefois résidant à 3412 Didier, à Fabre ville, district de Montréal maintenant de lieux inconnus.Défendeur AVIS DE 00 JOURS Avis est doué m défendeur: LOUIS BERTRAND, selon un jugement de la Cour Supérieure pour le dtetrict de Montréal dans le dossier 140000Ü-73, ex-perte, que l’Avis de 00 jours tel que requis par les articles 1040A et mivuts du Code Civil de la Province de Québec ¦ été dépooé au Bureau du Pro-toaotaJre pour IuL Le dit Avis de 10 jours concerne nue propriété connue comme étant uo emplacement situé à Fabre vile, eu la ViUe de Uval «m et désigné comme étant les Iota DEUX CENT DIX-HUTT-QUATRE-VINGT-DEUX - DEUX (218-82-2) et DEUX CENT DIX-NEUF -QUATRE CENT SIX (21M0D au Plu et Livre de Renvoi Officiels de la Pvoisae de S te-Rose.Avec la nu Is nu y érigée portant le numéro civique 3412, rue Didier.Selon cet Avis, si vus ne rémédkx pas en dedans de 00 jours de la date du dentier des Avis, U liemuderesm: LA BANQUE CANADIENNE NATIONALE devienta propriétaire de la propriété immobilière décrite d- Uue copie de l’Avis de Oi jours a été dépotée au greffe de te Cour Supérieure de Montréal, à vos intentions.Montréal 30 juvier 1071 CLAUDE DUFOUR PROTONOTAIRE ADJOINT Mes Laprade, Reinhardt 4 Assoc’s Edifice Banque Caaadieane Ni SM Placed'Armes Moatréal 12* Avocats de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE /Division dos Divorces! No: 12-026,92-73 PATRICIA DURNING MURDOCH Requérante -vs- BRUCE MURDOCH Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L’intimé BRUCE MURDOCH est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu’à défaut pw voie de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, aa jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires quelle sollicite contre vous.MONTREAL, le 1er février 1073 Wilfrid Lefebvre Registraire CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 05-014306-72 GERARD' PAQUETTE, administrateur, de la Mankipalité de Don Mills, Province d'Ontario.demandeur -contre- LES HERITIERS DE FEU JOSEPH ESSBER-GER, de son vivant de U Mankipalité d’A-mos, district d’Abitibi Province de Quê-sec, y demeurant à: Continental Hotel Amos, P.Q.Les héritiers étant de lieux inconnus, défendeurs IL EST ENJOINT a LES HERITIERS DE FEU JOSEPH ESSBERGER à l’intention desquels une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Montréal k 20 janvier 1973 CLAUDE DUFOUR PROTONOTAIRE ADJOINT Mes Gilbert & Magnan suite 1035 1 Place Ville M«k Moatréal 113 Avocats dn demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO; 66614381.72 ECONOMIC TRADING LTD, nrporalkM Mtafeam «anttaét ayaM Ma stège social cl priacipale plan d'aKakcs k 1315, baai 6e Malaoaaeave, salle 115, ville et diatrict 4e Moatréal.F AB RICA DE F1AGAO DOS CASAIF, LDA rorparattaa Kfaksoeat coastMaée aeloa les Ma da Portaiak ayaal saa sièfe social et prladpale plan d'aflalrtt dais la ville •at- COMPANH1A DE SEGUROS PREVIS AO S.A.R.O., corporaüaa léfalemeat coastttaé selea lea Ms da Porta*ll, ayaal soa sièfe social et pela Hp air plan d'sdlakn 6 IL EST ENJOINT k FABRICA DE FIACAO DOS CASAIF.LDA, et COMPANH1A DE SEGUROS PREVIS AO S.A.R.O.k l'tateattoa desgaeUa aie capte da knl et 4t la déde-rattaa a été lateaée aa frelle de ntte Cear, de comparai! ore daaa et délai de treate misais.Moatréal, le 31 Jaavter 1*73 CLAUDE DUFOUR PROTONOTAIRE ADJOINT Ma Uete, Sheets»* Rat* se bette lllloaett, Ste-Catherlae Moatréal Ht Avaeau de la demaadereaae Ns «FdlHSl-TJ JOHN G.AHERN, avocat réstdael k 800 Lexington Ave., Westznouat, JEAN DE BRABANT, avocat résidant à 8 Chelsea Place, Montréal JOSEPH R.NUSS, avocat résidant à 62* Clarté, Westmoung, EARL H.DRY MER, avocat résidant à 44*5 Montrose, Westmonat, tous du district de Montréal et pratiquait sous 1a raison sociale de AHERN, DE BRABANT, NUSS 4 DRYMER, demandeurs -contre- ILONA B GERO, administrateur, résidant à 18* East End Ave., New York, N.Y., US.A.-et- HOWARD R.PALMQUIST, administrateur résidant à 3555, Côte des Neiges, ville et district de Montréal -et- WILL1AM B.MARCH, administrateur, résidant à 20*8 Norway, Mont-Royal, district de Montréal, défendeurs IL EST ENJOINT à ILONA B.GERO à l’Intention dsqnel une copie dn bref et de la déclaration a été laissée an greffe de cette Cour, de comparaître dans un dâai de trente 3*) jours.Montréal le 24 janvier 1973 CLAUDE DUFOUR PROTONOTAIRE ADJOINT Mes Abern, De Brabant 4 Assoc’s 4111 Tour de U Bourse Montréal 115 Avocats des demandeurs sentes requis de rjmparàitre dans un délai de 60 jours de U dernière pubUcation Une copie de UT requête en divorce s été laissée la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu’s défaut par voie de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défait, un jngement de divorce accom-é de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollkite contre vous.MONTREAL, le 17 janvkr 1973 Wilfrid Lefebvre registr aire-adjoint Mes Drouin, Sirois, Rouleau & Côté Procureurs de la requérante CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No 02-007930-72 DAME DENSE VERMETTE BOUSQUET, ménagère de la municipalité de St-Basik k Grand, district de Montréal épouse séparée de bkas de ANTOINE BOUSQUET, demeurant à 7 Place Duquette, demanderesse -contre- LES VALEURS CONCORDE LTEE, corporation légalement constituée ayant son siège social et principale place d'affaires à 5050, de Sorel vilk et district de Montréal, défenderesse -et- EMILIEN MACABEE, de lieux inconnus, mis-en-cause -et- LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DES DEUX MONTAGNES, *5, SL Jean Baptiste, Ste.Scholastique, P.Q.IL EST ENJOINT au Mb-en-cause: EMI-LIEN MACCABEE à l’intention duquel une copk du bref et de In déclaration a été laissée an greffe de cette Cour, de comparaître dans ¦¦ délai de trente (30) jours.Montréal, le 2* janvier 1973 CLAUDE DUFOUR GREFFIER ADJOINT Mes Kaufman & Posman Chambre 908 1255 Carré Phillips Montréal Avocats de li demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des divorces) NO: imB377î DAME USE TURGEON-GAGNON, méu|in, domiciliée ct réstdaot m 5335 da Enbla, eu les cité et district de Montréal Requérante -vs- MARCEL.GAGNON, expéditeur, de Ikux in- Intimé PAR ORDRE DE LA COUR MARCEL GAGNON est par les pr6 CHANGEMENT DENOM Avis est par la présente donné que, Eugé-nkn Cbouinard, domicilié à 11816 est, Ste-Catherine, Pointe-nux-Trembles, District de Montréal, présentera auprès dn Lieutenant-Gouverneur du Québec, une requête lui demandant le changement de son nom ci-devant à celui de: JULIEN CHOU1NARD.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 05-010087-72 GEORGIOS PREKATSOUNAKIS, Marchand, résidant à 7355 L’Acadk, app.208, ville et distrkt de Moatréal demandeur -contre- PARASKEV1 VAS MAT JI, Coiffeuse, résidant 48, Megalou Konstantin ou St, Her action Crete, Grèce, défenderesse IL EST ENJOINT à PARASKEVI VASMATJI l'intention de laquelle une copk dn bref et : la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Montréal le 31 janvier 1973 CLAUDE DUFOUR PROTONOTAIRE ADJOINT Me Harry Blank suite 300 1255 University Montréal Avocat du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No 02-54221 72 VILLE DE LAVAL, corporation légalement constituée ayant son siège social à Laval, district de Montréal demanderesse contre- LES HERITIERS DE FEU DAVID MILLER, de son vivant demeurant à Hampstead, district de Montréal les héritiers étant de défendeurs lieux incoonns, LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D’EN R EG 1ST REM ENT DE LAVAL, mis-en-cause IL EST ENJOINT à LES HERITIERS DE FEU DAVID MILLER à l’intention desquels une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans ou délai de treate (30) jours.Montréal k 30 janvier 1973 CLAUDE DUFOUR GREFFIER ADJOINT Mes Eudes, Lanctôt & Assoc's snite0*3 4*5 St-Jean Montréal 125 Avocats de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE Division des divorces No: 12-028072-72 DAME LOUISE ROUSSY, épouse commune de biens de FERDINAND ASSEL1N, résidant à 40, Avenue de l'Etoile, ville de Laval, distrist de Montréal, requérante -contre- FERDINAND ASSEUN, alias Lucien Asselin.cuisinier, autrefois travaillent pour Crow ley McCraken Co.Ltd., à Gagnon, Provin ce de Québec, maintenant de lieux intonnns, Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé FERDINAND ASSELIN est par les présentes requis de compuraltre dans un délai de 60 jonrs de la première publication.Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été lais sée à b Division des Divorces de W féal à son intention.Prenez de pins avis qu’à début pur vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les dâais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de Divorce accompagné de tonte ordonnance accneillaat les mesures accès wires qu'elle sollicite contre vous.Montréal b 29 janvier 1173 WILFRID LEFEBVRE REGISTRAIRE ADJOINT Mes Spectar, Spiegel 4 Kraveti suite 340* 1155 ouest Dorchester Montréal 102 Avocats de b requérante CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No 02-0*3787-72 VILLE DE LAVAL, corporation légalement constituée ayant son siège social à Laval, district de Montréal demanderesse -contre- INTERNATIONAL CONSTRUCTION INC., corporation légalement coastitaée ayant autrefois sou siège social à Montréal distrkt de Montréal m able aaat de lieux bcouaus, LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D’EN REGISTREMENT DE LAVAL, mis-en-cause IL EST ENJOINT à INTERNATIONAL CONSTRUCTION DSC.à l'bteutioa de laquelle nue copk du bref et de b déclaration a été laissée au peffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Montréal k 30 janvier 1073 CLAUDE DUFOUR GREFFIER ADJOINT Mes Etudes, Lanctôt & Assoc's suite 003 4*5 St-Jean Montréal 125 Avocats de b demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL COUR SUPERIEURE Division des Divorces) \0: 12-020784-73 DAME ELIZABETH ANN HAVILL, commis de bureau, résidant au 7440 avenue Wiseman, dans les Cité et District de Montréal, Requérante -Vf- BERNARD RALPH DOUCETTE, autrefois des Cité et District de Montrai, présentement d’adresse Inconnue Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'btimé, BERNARD RALPH DOUCETTE, est pw les présentes requis de comparaître dans an délai de 00 jours suivant b date de b dernière pubtkitiou.Une copie de b Requête en divorce a été binée à sou intention au Bureau du Greffe des Divorces de Montréal Prenet de pbi avb, qu’à défaut de signifier et de dépoter votre comparution ou contestation dans les délais susdits, b requérante procédera à obtenir contre vous par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accneUant les mesures accessoires qu’elle sollicite contre vous.MONTREAL, ce 31ième jour de janvier 1073 Jean-Guy Vaugeois, Refis traire Sidney Coopenteb, 100 Boni de Maisonneuve ouest, suite 1051, Montréal 111.PQ Procureur de b requérante Vactuattté économique Le Devoir, samedi 3 février 1 973 ?9 montréal Fléchissement général Tous les secteurs ont fléchi hier à la Bourse de Montréal, marché où les transactions ont été très nombreuses., Le virement combiné de la Bourse de Montréai et de la Bourse Canadienne se situe à 2.25 millions d’actions, au regard de 2 04 millions la veille.6 Les pertes l’ont emporté sur les gains par 148 contre 105 alors que 86 valeurs demeuraient inchangées.International Nickel, dont 25,420 actions ont été négociées a été la valeur industrielle la plus active.Elle a reculé de 1-4 et fermé à $32 3-4.New Insco Mines, dont 685,758 actions ont été transigées a été la mine la plus active.Elle a baissé de 14 cents et est tombée à $1.76.A la Bourse de Montréal, General Motors a monté de 3 1-8 et atteint $75 3-6, B.C.Forest a monté de 2 et atteint $30 et Sherwin-Williams a monté de 2 également et atteint $22, tandis que Hollinger a baissé de 1 et fermé à $45.A la Bourse Canadienne, Muscocho a gagné trois cents et atteint 48 cents, dans un virement de 252,010 actions.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Price 4pr Proviflo Qebcor Que Tel Rapid D Reed shaw Rio Algom Roll 4/2 Royal Trst 175 SSl'A Shell Can Sher Wm Simpsons Steel Can Steinbg A Tele C Texaco Thom Nés 25 $53 53 53 +1 5296 $9% 9% 9% - '/b 6825 $12% 11% 12% 2445 $18 17% 17% - % 3900 $12% 12'/4 12% + % 200 $11% 11% 11% + % 109 $20% 20% 20% + Va 50 $52 52 52 + % 200 $20% 20% 20% 34% 34% - Va 51 51 Va + % 255 $58 57% 57% - % 500 $22% 22 22 +2 900 $30 30 30 - % 944 $35% 35% 35% - % 2400 $28% 28% 28% - % 16400 $10% 10 10% + % 1252 $66% 66'/4 66 Va 1350 $14% 14% 14% Tor Dm Bk 1202 $33% 33% 33% + % TD Rit un 100 $31% 31% 31% - Va 3050 $20% 20% 20% 1650 $42 41% 41% - % 130 $51% 51% 51% 1200 $23% 23% 23% - Va 1375 $5% 5% 5% 200 $27% 27% 27% 800 305 300 305 +5 1300 285 280 280 -10 200 $25 25 25 + Va 400 $12 11% 11% - Va 1500 $5% 5% 5% 210 $11% 11 11 - % 700 $51% 51% 51% - Va 200 37 37 37 +1 3500 $16>/4 16% 16/4 23 Va 23 Va - Va 19V?19Va - % 51% 51% + Va 21% 21% - Va 19% 19% 46% 46% - % 30 30 19% 19% + ¥4 $33% 32Va 32% - % $22% 21% 22% + Va $293/4 29% 29% - % $12 12 12 + % 24% 24% + Va 24 24 Bourse canadienne Vente* Haut Ba* Industrielles Farm.Ch.$24% $24 $12% $M $30% $6% $12% $9 $6 $6 $5% $15% $28 $12¥» 12% 12 Va 350 350 350 +20 $29% 29 29% - 3/4 $23 23 23 $10 10 10 $20% 20% 20% - Va 12 Va 30 30 6% 12 8% 5% 6 5 Va 15% 27¥.27% 12 Va - % 30 30% + Va 6% - Va 12% 9 + % 6 + Va 6 5 Va - 3/4 15% + % ¥4 200 $11 11 11 - % Micrsyst 11195 $13% 12¥4 13% + % 2635 430 425 430 Micrsys w 1000 725 675 725 +35 8250 125 115 120 Moffat 100 $14 14 14 + % 400 160 160 160 +10 Mol son A 6600 $29% 29% 29 Va 1560 $27% 27% 27% - % MLW Wor 350 $18 18 18 260 $19% 19% 19% - % Mnt Trst 200 $19% 19% 19% — % 1500 $17% 17% 17% - % Moore 1410 $51 51 51 1800 $14% 14 14% - % Multi Ac 5050 $11% 11V4 11% 12000 $9% 9% 9% + % Murphy 110 $9% 9% 9% — % 230 $105 105 105 NB Tel 225 $14% 14% 14% 1350 $21% 21% 21% - Va Nfld LP 700 $14 14 14 4300 $16 16 16 Noranda 2575 $46% 46 46% 565 $40% 40 40% - Va Nor Ctl G 1150 $11 ¥4 11% 11 Va — % 810 $48% 48% 48% + Va N W Sp 130 $6% 6% 6% 8474 $28 Ve 28 28% + % Oshawa A 700 $11% 11% 11% — Ve A mb Db Aquabl Belg Stand Berncam C Secur A Cine Com Hold Co modo r Davis Ds O C I w Paco Cp Polcon Reprox Res Ser S Law D St Mauric SCU SXL Div SMA Inc Spart Air Ut Fund U Fund a Abitib Asb Abit Cop Acroll Ltd Agnico Al S Ajax Min Ail Rox Amag BB Am Eagle Amos Arno At I Tung Avilla Basic Res Baker Tic Bellechs Beltere 120 475 500 120 4700 490 7330 $12 16600 $9 300 60 13450 $13 2000 225 900 $18% 200 225 3399 40 100 465 5200 210 4700 $8% 1340 $5% 5700 125 500 125 100 150 13700 $10% 3700 165 7800 78 73 500 85 85 500 85 85 Mines et pétroles 200 230 230 4000 17 14000 89 1175 360 6350 230 8000 24 75 3% 120 475 Bison Pet Cabot Candex Can Mag r Canuc M Capri Castle Oil Chib Cop Clero Con Quest Con Dev Con Prop C Tch Cop Man Credo Min Dasson D Lease Ducros Dumont Dynco Emp Min Expo Ung Fairway Fall Mm First Dren Flint Rk Gaspe Q Goldex Gold Hk GL Nickl Hanson Invictus Israel Cnt Jamtown Kallio Kal Res Kiena Kontiki Lederic Lingside Louanna Lynx CEx Mdonld M Mac Lan Mal Hygd Mrshl Bn Menorah Mid Ind Mija Mines Mistango Mt eagle Mt Laur U 550 575 550 575 -25 10500 95 92 94 +2 c 2250 100 92 92 -13 t 1000 18 18 18 -2 2000 11% 11% 11% + % t 3100 % % % 1500 20 18 19 +2 29700 28 24 28 +3 100 176 176 176 -14 1500 23 23 23 -1 36500 12 9 9 -4 1000 17 17 17 -3 1000 84 84 84 +17 3000 13 12 12 4950 83 82 83 +3 6000 13 12 13 + 1 7000 14 13 '13 -1 1500 6 6 6 + % 13000 4 3 4 + 1 8750 42 39 42 18000 45 41 44 16000 50 45 48 +4 9500 14 12% 14 3000 17 Va 17% 17% + 1% 5000 200 185 200 + 15 22100 480 465 470 3000 18 18 18 + % 600 32 32 32 + 10 8500 68 66 67 -1 1300 320 310 310 -10 5000 21 20 21 +2 8060 280 275 275 1000 18 18 18 500 98 98 98 + 1 9500 14 13 13 500 70 70 70 500 50 50 50 +5 13000 58 54 58 +3 5200 160 160 160 +5 6000 13 13 13 550 795 790 795 Une fois de plus Le système monétaire est déboussolé 4000 3% 5000 5'% 19450 135 2500 29 8200 260 850 225 3% 5% 3% +1% 5% - % 1500 8500 2000 2000 6000 1000 11% 12 + % M'Pleas 8% 9 + Va Muscocho 60 60 -10 Native M % 13 - % N Insco 220 225 + 10 NA Asb 18% 18% + % NA Rare 225 225 Norse 40 40 NW Canal 465 465 -5 NQN Min 200 200 +5 Pamour 8 Ve 8 Va - % Panaca 5% 5% Paramag 120 120 Probe Mn 125 125 -5 Proto Ex 150 150 Que Expl 3700 128 7837 32 >2010 52 3% 184 18 35 25 5 32 9% 10% + % Queenstn 165 165 78 +5 85 -15 85 -15 Roy Agas StL Col 4500 3000 8450 7000 6500 13500 5500 2300 251 1500 42 500 15 3000 27 17 86 350 215 22 75 3 115 106 12 8% 7% 7 18 17 40 38 250 42 15 27 230 17 86 360 230 23 75 3% 115 12 7 18 38 250 42 15 97 St Lucie Scandia Scimnx Scope Shield Dv Slocan S Dufault Stand Gld Stafrd Surluga Tagami Torcan Transtere -5 +2 +70 -1 -5 +5 +4 -1 —1% Twent C 8500 685758 38250 4000 500 1000 2000 1100 385 4000 39 8000 22000 500 8000 2000 1500 1000 1000 1000 500 4000 1000 5600 232 7000 18 31400 6500 7000 1500 3000 30500 3 37 74 68 20 46 145 23 16 18 19 71 Troilus min 3000 3900 800 -1 +2 Viewpt Viking Res W Dufault West Hill Wiscon 31 31 15 9 18% 31 24 125 120 1800 $10 1000 10 4000 30 5500 8 115 135 +5 27 27 -3 258 260 215 215 -20 9 9 -1 7 7 + % 35 35 +2 9 9 8 Va 8% - % 57 57 -1 128 128 31 31 -1 36 48 +3 3% 3 Va + % 128 176 -14 13 17 +5 35 35 25 25 + 1 5 5 + 1 30% 30% -2% 375 375 + 10 38 39 2% 3 + % 37 37 74 74 + 1 64 68 -1 20 20 -1 45 46 +2 140 140 23 23 -1 16 16 + % 18 18 19 19 + 1% 71 71 -9 224 230 -3 18 18 + 1% 27% 30 30 30 -2 15 15 -2 9 9 + % 16 18 Va +2 Va 30 31 23 24 -3 120 125 110 120 -10 910 10 + Va 10 10 25 30 +5 8 8 —3 par Clément Braise de l'AFP PARIS - Après une accalmie qui n’a duré que 24 heures, mercredi dernier, la mini-crise monétaire s’est aggravée si rapidement qu elle est devenue, à la fin de sa deuxième semaine, une crise majeure pour de nombreux spécialistes européens.Selon les estimations les plus sérieuses, celles de la Banque d’Angleterre, les instituts d’émission occidentaux ont dû avaler pendant la journée de jeudi environ 500 millions de dollars (dont 200 pour l’Institut allemand) afin de soutenir les cours de la monnaie américaine qui avaient crevé leurs planchers sur la plupart des marchés des changes.Et ce chiffre a été très largement dépassé hier, puisque dès le debut de la matinée, l’activité était qualifiée de frénétique sur le marché de Londres, tandis qu’à Francfort la Banque centrale - placée en première ligne depuis la flottation du franc suisse - annonçait en début d’après-midi avoir déjà absorbé 725 millions de dollars.La pression sur la monnaie américaine n’etait pas moins vive à Tokyo, où la séance s'était déroulée, en raison du décalage horaire, entre celles de jeudi et de vendredi en Europe.Les cambistes signalent que de nombreuses sociétés américaines participent à ce mouvement de fuite devant le dollar en se débarrassant de leurs devises nationales pour acheter des monnaies fortes.Et les spéculateurs n’hésitent pas à emprunter des billets américains sur le marché des euro-dollars pour acquérir des devises fortes, ce qui fait monter les taux d’intérêt sur ce marché.Une exception cependant: le dollar se maintient à Paris légèrement au-dessus Revue boursière de son cours plancher, sans intervention de la Banque de France.Cette désaffection pour le franc français - protégé il est vrai par le double marché des changes - s’explique, selon les experts, par les craintes d’une forte poussée de l’opposition de gauche aux élections législatives de mars prochain - craintes que renforcent les nouveaux progrès de cette opposition, révélés par un sondage d’opinion qu’a publié hier matin un journal parisien.Ainsi les progrès de la gauche en France iraient au secours du dollar.Ces craintes sont illustrées surtout par la fièvre de l’or, beaucoup pour forte à Paris que sur les autres marchés libres, où les cours de l’once d’or approchent 67 dollars.Dans la capitale française, le lingot d’un kilo a franchi hier le cap de 11,000 francs, tandis que les pièces, surtout les plus petites, s’arrachaient à n’importe quels prix: 104 francs par exemple pour le demi-napoléon, ce qui correspond, compte tenu de son poids d’or, à plus de 250 dollars l’once, alors que le cours officiel (et purement théorique) du métal précieux est de 38 dollars.C’est donc un véritable affolement qui gagne les petits épargnants.Face à une dégradation si rapide de la situation monétaire, que vont faire les autorités des divers pays?C’est maintenant vers Bonn que se tourne l’attention, car l’économie allemande est la plus directement menacée par cette nouvelle tempête monétaire.Et les responsables sont placés devant le dilemme suivant: absorber des dollars sans limites, ce qui annulerait tous les efforts entrepris pour combattre l'inflation, ou laisser flotter à nouveau le mark, ce qui frapperait les activités exportatrices grâce auxquelles la production industrielle allemande a pu progresser légèrement l’an dernier: de 3.5%.Et c’est surtout par rapport aux autres monnaies européennes, en particulier la livre sterling et le franc français, dont la dépréciation vis-à-vis du mark est de l’ordre de 30% depuis trois ans, que la devise allemande ne pourrait pas souffrir une nouvelle réévaluation, précédée ou non d’une flottation.Si bien qu’en définitive, ce sont les monnaies faibles en Europe qui imposent la tenue des monnaies fortes, ce qui montre le déboussolement du système monétaire.Comme on le voit, les gouverneurs des Banques de France et d’Angleterre, qui vont se retrouver lundi soir à Londres, avec certains de leurs collègues et 700 banquiers venus du monde entier, comme invités d’honneur du banquet annuel du Club londonien des banquiers étrangers, n’auront que l'embarras du choix pour émailler leurs discours.Quant à la réunion mensuelle des gouverneurs des principales banques centrales à Bâle, elle est prévue pour le 11 et 12 février prochain.Mais il n’est pas exclu que des décisions doivent être prises avant cette date, selon la suite des événements, toujours imprévisibles.Car tout est possible, même un redressement plus ou moins durable du dollar, que l’on enregistrait d’ailleurs en fin d’après-midi d'hier, à Londres et à Francfort.Fermeté persistante des aurifères Les indices de Montréal Industr.Serv publ.Banques Comb.Papiers 200 $13% 2150 $15¥.1156 $9% 3677 $19% 500 $8% 400 $18% 100 $31% 250 $6 Ve ICO $16¥i 13% 13% 15% 15% 9% 9% - % 19% 19% 8% 8 V?- % 18% 18% - Ve 31 31 6 6 16% 16% 2050 45303 Pac Pete Pancan Pan Ocean Perl Rug Peopl St 1000 Popular 3700 Pow Corp 2100 Pow C 5 101450 Price Corn 9364 $42 $18% 400 $15% 300 $14% $21% 21 250 245 $13% $13% $15% 41% 41 ¥4 17% 18% + % 15% 15% - % 14% 14% — % 21 - % 250 +5 12% 12% - ¥4 13% 13% - % 15% 15% + Ve Changement -1.01 -0.52 -2.33 -1.04 -0.63 Clôture 247.13 160.60 269.44 232.80 112.71 Sem.dem.246.66 161.56 272.12 233.63 109.68 Mois dem.250.57 160.74 287.06 236.92 104.04 1972 haut 247.92 167.87 286.40 234.30 101.97 1972 bas 187.56 150.88 227.56 186.08 81.22 V.WcVAVAW/lrtVW»\V new york Un marché nerveux Les cours ont à nouveau baissé hier à Wall Street, sur un marché assez peu actif.La baisse a cependant été beaucoup moins marquée que la veille, et plusieurs compartiments ont été résistants.Les problèmes de crédit et de taux d’intérêt inquiètent toujours les investisseurs, qui ont cependant trouvé encourageants la remontée du dollar en Allemagne et le fait qu’il n’y a pas de précipitation de la part des banques commerciales pour relever leurs taux d’intérêt.Les pertes l’ont emporté sur les gains par 947 contre 493 alors que 359 valeurs demeuraient inchangées.L Indice de changement de prix à la Bourse Américaine a reculé de .06 et est tombé à 25.60.Dans le secteur canadien, Walker Gooderham a perdu 5-8 et fermé à $51 5-8, Genstar a reculé de 1-5 et ferme à $17 5-8, Granby Mining a baissé de 3-6 et clôturé à $20, Alcan a baissé de 1-4 et fermé à $24 1-2, Inco a reculé de 1-4 et fermé $32 3-4 et McIntyre a reculé également de 1-4 et fermé $49 1-2.A la Bourse Américaine, Scurry Rainbow a gagné 1-4 et fermé à $18 5-8 et Canadian Javelin a monté de 1-8 et fermé à $7 3-6, tandis que Brascan a perdu 1-4 et ferme à $19 7-8.% Va % CampRL .50a 91 36 43% 42% 43 + % Cmp S 1.18 14 15 31 30% 31 + % Cdn Br 5 21 6 5% 6 + % Cdn Pac 70e 84 16 18% 17% 18 Cat Tr 1.40 280 17 63 % 63% 63%- % Celanese 2 307 10 34 % 32% 34 + % ChesOh 3.35e 34 7 50 49% 49%- % Chris Cft 42 .5% 5% 5'%+ Ve Chrslr 1 1475 10 37% 36 36%.Cit Fn 2 134 11 44 % 43% 44%+ Cit Sv 2.20 304 13 51 ¥4 50% 51%+ Clark E 1.50 108 15 50 49% 49¥4- Clark O .40 84 21 25% 24% 24%- Clorox .52 540 41 47% 45% 47 - Coca C 1.64 324 45 143¥4l42 143%.CBS 1.46 227 17 47% 46% 46%- Com Sol .40 14 25 16% 16% 16%+ Comsat .56 109 22 56 55 55%- % 301 11 24 % 24% 24%— % 185 10 28 % 27% 273/4+ % 358 14 55% 54% 54’%- % 40 .19% 18¥4 18%— % 121 8 20% 20% 20%.143 13 26% 24% 24%- 1 % 853 32 23% 22 22%+ % 181 18 44 43% 43%.665 11 45% 44 44%- % 58 11 32% 31% 32%+ % 20 20 20 96 93% 94 %- 2 Mohas 1.10 Mnsntl.80 Motrla .60a N Cash .40 N Dist .90 N Gyps 1.05 NY Hon Norgt 24 10 26% 25% 26 - % 275 13 48% 48% 48%- % 604 36 126% 122% 122%— 4% rg Northrop 1 Nor S .19r Occ Pet Occ Pet % Outb M % Pac Pe Pan A 1 % Pen Cn 326 212 12 94 8 25e 27 31 14 26 47 9 280 21 28% 27% 27%-15% 15% 15¥4-16 15% 16 + 19% 18% 18%— 5% 5% 5%— 2IVa 20% 20¥4-39% 38¥.39%- ConEd 1.80 Con C 1.60 Cont Data Cop Rng CrnCo.SOa Cr Zell 1.20 Curt Wr Dartl 30b Deere 1.08 DennMf .70 Dexter Cp .25 50 21 Dgtl Equip 434 58 537 12% 11% 11%- % pf 4 9 50 49% 49%— % : 1.08 147 ii 40 39% 39%— Va 1 .50 57 30 42 41% 41%+ % 893 8% 8% 8%.78 2% 2% 2%.> 1 69 28 83% 82% 83%+ % .22 70 44 36% 35 Va 36%+ % 64a 206 27 41% 41% 41 %- Va 2.10 95 9 40 39% 39%+ % par Michel Guénard La forte pression à la baisse que subit présentement le dollar américain sur les places financières européennes a fortement miné le moral des investisseurs de Wall Street.On a aussi annoncé que la Franklin National Bank venait de hausser son taux de réescompte de 6 à 6 1/4%.Cette institution américaine se spécialise dans le marché hypothécaire industriel.Cependant, il ne semble pas que nos places financières aient eu à souffrir injustement des vicissitudes du marché américain.L’incertitude monétaire s’est traduite sur le marché boursier par une tendance nettement baissière sauf pour le court soubresaut de mercredi.De fait New York n’a jamais pu retraverser le cap des 1,000 points et l’indice Dow Jones a finalement clôturé à 980.81 en perte de 24.35 points sur la semaine dernière.Quelques industriels ont toutefois maintenu leur élan; c’est ainsi que Eastern Airlines a fermé à $16 en avance de 3/8 et que General Motors a vu son titre grimpé de 3/8 à $75 5/8 à la suite d’une hausse substantielle des bénéfices.De leur côté, les bourses canadiennes ont eu tendance à se démarquer du marché américain quoique la tendance générale demeure mitigée.Parmi les compartiments à la hausse, on note une fermeté persistante des aurifères.Le relant de la crise monétaire et le fait que l’or ait poussé une pointe au-dessus de $66.50 a incité les investisseurs à prendre une forte position dans ce secteur.C’est ainsi qu’à Toronto l’indice des aurifères a fait un saut de 9.54 points pour ter- miner la semaine s’inscrivant à son à 221.93, lus haut plus niveau depuis la flambée d’août depu dernier.L’amplitude du gain durant ces cinq jours fut identique à celui de mai 72.Malgré le fait que l’or se transige à des prix toujours plus élevés, il semble que la demande suive une courbe parallèle au prix du marche.En fait c’est du côté de l’offre que vient une grande partie du problème: l’an dernier l’offre mondial d’or a décru de 6.5% et la hausse des coûts de production a forcé le Canada à réduire de 8% sa production nationale dans le secteur des aurifères.A Toronto, l’indice industriel a clôturé en baisse de 1.65 à 221.76 pai1 rapport à la semaine précédente.Les transactions sur ce marché furent légèrement en hausse, passant de 13.74 à 14.18 millions d’actions.A l’annonce que la compagnie Ivasco avait vendu ses intérêts dans l'industrie du vin à la Canadian Breweries on a vu les actions d’Imasco passées de $28 3/4 à $30 et ceux de Canadian Breweries de $5 7/8 à $61/8.Lafferty-H a rwood Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vtnftt Haut Bas Farm.Ch.Ventes ACF In 2.40 67 12 43% 42% 42%— Va Atl Rich 2 610 Adrso .60 65 12 26% 26% 26%- % Avco 78 Admrl 42 8 14% 14% 14%— % Avnet .30 98 Alcan .80 154 13 24¥a 24% 24Va— Va Avon 1.35 225 Al leg C 28e 23 11 12% 11% 11 %— % Babck .55 88 Allis C 20e 56 16 10% 10% 10%.Bath .20 75 Alcoa 1.80 89 11 54% 53% 53%- '% Beech .66 34 A Hess 30r 508 34 44% 43% 43%+ 1 Bell H ,60a 92 A Airl 4511 g 18 17% 17%— % Ben F 1.10 439 A Brnd 2.38x245 9 42% 41% 41 %- % Rpth St 1.20 539 Am Can2.20 134 10 31% 31 31 - % Ropina .40 x!90 A Cyan 1.25 394 13 28¥a 28% 28%- % Boise C 484 A Horn 1.77 328 38 125 %123%124%— % Rordn 1.20 248 Am Mot 356 12 7% 7% 7%+ % Bra Wr 1.35 402 A Smelt 1.20 170 10 19% 19% 19¥a.Bos Ed 2.44 31 Am SoAf .70 89 51¥a 51 51%.BristM 1.20 230 Am Std .40 345 10 12 11% 12 + % Brnswk .24 161 AT T 2.80 928 11 51% 51% 51 %- % Bucy 1.20 63 Ampex 104 6% 6% 6%+ % Burl In 1.40 171 Anacon .12e 98 13 20% 20% 20%.Burrghs .64 196 Armco 1 126 9 22% 22% 22 %- % Callahn M 21 Haut Ba* Farm.Ch.; 77% 78 - 1¥4 13V?13% 13%-11% 11% 11% 127%126 126%-24 Va 24% 24%+ 28¥i 28 28%+ 21V?21 21 %- 41% 40 40%+ 41% 41% 41%+ 27% 26% 27 .23 22% 22%— 10% 10% 10% .28¥4 28% 28%-32% 31V?31 ¥4-35% 35% 35%+ 68 Va 67 ¥4 68 29 Va 29 29%+ 26% 26 26%+ 33% 32% 32%— 220 %219 219%-10% 10% lOVa— Ve Disney 1756 67 99 95 97 %- 3'/?Dome .80a 56 31 81% 80% 80%- Va Dow C 1.80 117 23 98% 97% 98%+ l'/e du Ron 5.45e 148 20 173 171%171%- % East K 1 08a 628 45 143%139%140%- 1% Eatn 1.50a 49 10 39 % 38% 38%- % EG G .10 96 22 13% 13 13%- % El PasNG 1 215 7 18% 18 18%+ % Eltra 1.28 28 10 34% 34% 34%+ % ESB In 1.28 17 11 29 % 28% 29 + % Essex I 1.20 62 12 48% 47% 48%- % Ethyl .90 19 7 29% 29% 29%- % ExCel .80 43 16 19% 19% 19%- % Exxon 3.80e 931 13 95 94% 94%- % Fairch 477 35 57% 55% 55%.Fi rest .86 150 10 25 24% 24%- Va F MC Cp .85 1 34 10 20 % 20% 20%- % Ford 2.80 1322 8 71% 70% 70%.Frueh 1.70 147 10 30% 30 30%- .12% % Gen Dyn 426 9 22% 1 i 22%- Va Gen El 1.40 433 24 69 68% 68¥4+ Va Gen Fd 1.40 181 12 27% 27 27%- % Genl .50t 151 25 25% 24% 25%.Va G Mills 1 110 24 63% 62% 63%- % GMC 4.45e 914 10 76% 75% 76%+ GP Cem .80 99 9 16% 15% 15%- % G TelE 1.60 438 11 28% 28% 28% .G Tire 1b 204 7 24 % 24 24%- % G a Pac 80b 358 20 33 % 32% 33 - Goodrh 1 Gdyr .92 Gould .94 Granby .60 % Gt AP % Grn Gt 1 Gulf O 1.50 1470 11 V* Hecla .33t 82 31 % 166 9 27 % 26% 26%- 1% 282 10 28% 27% 27%- % 43 12 30 % 30% 30%.16 18 20% 19% 20 -676 18% 18% 18%— 16 10 23% 22% 22¥4— 27 26% 26 %- 16% 16% 16%+ fonds mutuels FONDS Acrofund A.G.G.Special All Canadian Com All Canadian Div All Canadian Ven All Canadian 4000 American Growth Andreae Equity Associate Investors Canada Growth Canagex Cdn Gas Energy Cdn Investment Cdn Scudder Cdn Security Growth Cdn South African Gold Cdn Trusteed CSM Japan Capital Growth xChase Fund Commonwealth Inti Commonwealth Inti Lev Commonwealth Venture xCompetitive Capital Corporate Investors Corporate Investors Stock Dominion Compound xDreyfus Inc.x Dreyfus Inti Eaton Viking Educator's Equity Entarea Investment Executive Fund Cda Executive Inti Inv xFidelity Trend OFF.DEM.1.53 1.68 3.33 —— 8.37 9.15 9.10 9.95 4.38 4.79 5.65 6.18 6.24 6.85 5.49 6.00 6.29 6.35 6.25 6.87 11.60 12.54 16.28 17.89 5.30 5.81 6.21 6.21 6.03 6.63 6.90 7.54 5.20 5.71 11.62 12.77 11.55 11.83 10.06 10.99 15.39 16.91 4.16 4.57 8.35 9.18 5.93 6.50 6.42 7.04 5.56 6.10 6.62 7.19 12.08 13.24 12.37 13.56 6.19 6.73 8.62 9.07 6.98 7.67 6.94 7.61 2.37 — 26.16 28.59 Tor PARIS - Le napoleon valait vendredi $89.20 sur le marché libre de l’or français, au regard de $87.90, jeudi.L’aigle valait 339.00, au regard de 345.00, la veille.LONDRES - L’once d’or fin valait $67.10, vendredi, sur le marché européen de l’or; la veille, elle indiquait $66.40.Fonds Collectif A 7.61 8.32 Fonds Collectif 8 5.71 5.89 Fonds Collectif C 8.87 9.70 Fonds P.E.P.4.17 4.54 Fraser Growth 3.87 4.25 GIS Compound GIS Income Growth Equity Guardian Enterprise Guardian Growth Harvard Growth Industrial Growth International Growth Keystone Cda x Keystone Cust K-2 x Keystone Cust S-l x Keystone Cust S-4 x Keystone Polaris xLexington Research x Manhattan Maritime Equity .Marlborough Mutual Accumulating Mutual Bond Mutual Growth Mutual Income Natrusco Natural Resources N.W.Equity N.W.Canadian N.W.Growth xOne William Street xOppenheimer Pacific Dividend Pacific U S.Pension Mutual Phillips, Hager, North Planned Resources Prudential Growth x Putnam Growth Regent Growth Regent Venture Royfund Sav Inv Prêt et Rev Sav Inv am Prêt Scudder North American Speculators Taurus Fund .«Tech 7.02 7.69 Templeton Growth 8.69 9.50 Timed Investment 9.29 —- United Accumulative 5.60 6.15 United Horizon 3.J2 3.43 United American 2.13 2.34 United Venture 4.10 4.51 Universal Savings Equity 8.37 9.20 Western Growth 6.92 7.16 Xanadu Fund 4.23 4.64 York Fund of Canada 5.52 6.00 x Fonds américains 12.27 13.49 4.34 4.77 9.18 10.09 1.02 1.13 10.05- 8.18 8.96 8.74 9.60 6.04 6.64 8.84 9.69 7.06 7.73 24.03 26.34 5.56 6.09 5.05 5.52 15.79 17.26 4.58 5.01 3.69 4.03 5.71 6.24 6J5 6.98 10.30 11.32 4.25 4.68 5.59 - 17.22 17.84 8.23 8.99 6.44 7.08 5.74 6.31 5.68 6.24 17 85 17.85 8.77 9.58 6.10- 4.50- 9.62 10.54 14.07 14.35 5.38 5.91 7.21 7.87 11.78 12.87 10.42 11.45 4.94 5.43 7.09 7.38 7.28 8.00 10.82 11.89 6.04 6.04 9.31 10.18 3.83 4.25 Heinz 1.04 71 14 4219 42'/4 42V5- Hew Pck .20 173 63 89 8634 884k- High Volt 28 7'/4 7V9 7V9.Homstk .40 136 25 29 28'A 28'*.Honywl 1.40 299 29 121V4119 11944.HOUShF.86 627 12 28'/4 27Vz 28 .HlCnt 1.22 33 8 25'* 24'* 24'*- 4k Ing Rd 2.08 134 15 64 6349 64 - '* Intrlk 1.80 21 8 27 2644 2644.IBM 5.60 414 38 432 427 42944+ Int FF .43b 83 74 87 Int Har 1.40al45 10 33 Int Mg 19 g Int Nickel 1 677 27 IPap 1.50 381 18 39 ITT 1.24 715 14 Jn Man 1.20 358 9 Kays Ro .60 4 7 Kellogg 1.08 201 17 29 Kennec 1 484 9 Kraft 1.77 209 12 Kresge .17 530 52 Kroehl 80 6 8 Leasco .40 489 5 Lib McN 28 Litton ,32t 178 Lockhd 164 7 LwsCpl.!6 239 10 MadS Gar 55 25 Mgnvx 1.20 Malry .96 Marath Marcor .80 Pfizer Phel D 2.10 95 9 40 Phil Mr 1.30 818 27 129 12044126'*+ 444 PitneyB .68 209 19 1849 18'* IS'*- '* Polaroid .32 613 75 10649103V4104'/4- 44 Proc G 1.56 259 31 11044109 110 + 49 Pllmn 2 160 14 54'* 5349 5349- '* RalSt .75 440 22 42'* 42'* 4249 + 44 Ray Int 20e 12 16 9'* 944 944- '* RCA 1 706 16 32’* 32 32 - ’* Rep St la 60 9 25’* 25'* 25'*+ '* Rich M 1.04 19 23 79'* 7849 79'*+ '* Roy D 2.25e 130 15 40'* 3944 40 + '* Sanders 88 26 1344 1 3 1 3 - 44 SFe In 1.60a 158 8 2849 2749 2744 - 44 Schr PI .96 110 52 143'*I41'*142'*+ 1 SCM Corp 77 10 17 1649 16'*- ’* Scott P .50 507 13 15'* 1444 14'*- '* Srs R 1.40a 240 29 114 112'*112'*+ 49 SedCO .0* 98 37 56'* 5544 56 Shell O 2.40 191 14 5449 54 5449- '* Singer 2.40 52 14 68 6749 6749.SouPac 2.16 116 9 39'* 38'* 3844- '* Spartn .20 11 6 8 7'* 7'*- '* Spry R .60 934 18 4344 42'* 43'*+ '* std Br 1.73 34 16 52’* 52'* 52'*- 44 St OCal 2.90 773 13 89 87 8744+ '* St Olnd 2.49 210 16 88'* 8749 88 - 49 Steve JP 1.50 31 14 31 30'* 30'*- '* Stud W 1.20 12 7 49'* 48'* 49'*+ '* Sun Oil ,99r 71 15 52 51'* 5144+ '* SunshM 73 ll'A 11 11 - 'A Swift .75 72 10 32'* 3144 31'*- '* Teledn ,59t 93 10 17'* 17 17 + '* Tenco 1.36 288 11 2844 2849 28'*- 49 Txco 1.72 1527 12 40'4 3949 39'*- I'* Tex Gil .60 388 23 21V9 2049 2044- '* Tex Inst .84 123 41 18144179'A180 - 2 Textr .96 177 12 26'* 26 26'* .Thlok .40a 54 11 18 1749 1 749 49 Qp0iiry,pnt nmtvpml Time 1.90 16 15 5244 5149 52'*+ 1'* ar6Ument HOUVCaU Timkn 1.80a 28 11 41’* 41'* 4144+ '* Trns U 1.33 321 14 3644 3649 36 44 9 '* Twnt C 95 12 9 49 9 49 9 49 Un Carb 2 312 13 4549 44’* 45'*+ '* U Air 1.80 739 .4044 40'* 40'*.Un Cp ,70e 68 9 49 I'M 949 US Frt 1.40 102 II 22'* 22'* 2249 US Gyp 1.60 426 8 24 2349 24 - 49 US Stl 1.60 139 10 3044 3049 3049+ '* Varian As 63 26 17'* 17 17 .Walk H 1.20a 3 15 51'* 51'* 51'*- 49 war L 1.30a 558 32 102 98'A100'A- 49 Weathdd 28e 2 10 10 10 10 Wwth 1.20 241 10 26'* 26 26 - '* Xerox .84 370 47 15144150'*151'A+ '* Zenith 1.40 429 21 4749 4649 4749+ 149 Zurn .28 62 19 17'* 16'* 16'*- V9 La demande d'un siège à Toronto est rejetée Sur les bourses de Montréal et Canadienne tous les secteurs étaient légèrement en baisse alors que le volume des transactions s’élevait à 11.13 millions d’actions en retard de 8.80 la semaine dernière.Certaines actions ont retenu l’attention des investisseurs: c’est ainsi que Microsystems a continué sa progression, passant de 11 7/8 a $13%.De son côté le groupe Québécor, après une année qui a vu ses bénéfices grimpés de 61%, a fait un bon de $10% à $13(4.Ivaco a perdu 5/8 à $24 à la suite de l’achat de Niagara Wire par cette firme.A la Bourse Canadienne, Muscocho a repris 3 cents hier pour terminer à 48 cents sur un volume de vente de 252,010 actions.cours du dollar Le dollar américain a avancé de 3-32 vendredi et cotait à $1.00 1-16 en devises américaines.La livre sterling a gagné 3-16 et cotait à $2.38 7-8.Un comité d’appel de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario a maintenu hier une décision du comité des gouverneurs de la Bourse de Toronto qui avait rejeté la demande d’un siège à la Bourse de Toronto par la firme de courtage montréalaise Lafferty-Hanvood.Dans sa décision le comité d'appel a fait remarquer que la firme n’avait avancé aucun qui puisse renverser le jugement du mois de mai dernier.Dans son document, la CVMO maintient le bien-fondé de l’accusation qui pèse contre la maison Lafferty-Harwood, à savoir qu elle aurait trompé le public et la Bourse de Montréal en ne dévoilant pas une transaction d'actions venant d’un achat de titres de la firme MacMilland Bloedel en 1969.La firme eu appellé d’ailleurs d’une condamnation de $15,000 en amende à ce sujet.7 14 ii ii 959 11 175 19 Marq Cem 32 19 Marsh F 1.18 22 14 Mart M 1.15 55 8 Masco .20 155 40 Mass F 36 11 Mc Don 1329 74 69 McDD 40b 117 10 McGrH .48 138 14 Mclntr z!20 McKee 45e 10 8 Mrck 1.18 547 45 MGM 1 14 Midi Rs 80 68 10 MMM .96 771 37 Mobil 2.80 312 12 87 84% 85 - 1% 33 32% 33 + % 11% 10% 11 - % 33 32% 32%— % 39 38% 38%— % 53 52% 52%— % 27 26% 26%- 1% 17% 17% 17%+ % 29 28% 28% 24% 24% 24 %- ’ % 44% 43% 44 - % 47% 46 47 + % 22 21% 21 %- Va 13% 12% 13%+ % 6 5% 5%.11% 11% 11%- % 8% 8 8 - % 40% 39% 40 + 1 3 2% 3 23% 23% 23%- % 27% 27% 27 Va— % 27% 27 27 %— % 24 23 23%— % 38% 37 37%— % 9% 9% 9%— % 32% 32% 32%.18% 18 18 - % 53% 52% 52%— Va 20% 20% 20% .69 66% 66 %- 2% 36% 35% 36% + % 13% 12% 12%— % 49% 48% 49%- Va 17% 17% 17%+ % 92% 90 90 - 2 22 22 22 15% 14% 15 + % 82% 80% 81 %- % 73% 72% 73%— % Bourse américaine Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Al Art 16 5 3’* 344 3’* Asamera 112 39 13'* 1249 1 2’*+ '* Brascan 1b 104 5 20'* 19’* 19’*- '* Camp Ch 30 6'* 6 5-16 6 7-16+1-16 C Javln 30t 31 24 744 749 749+ '* Cdn Mar 10e 37 12 449 449 449 Creole 2.20a 19 13 1819 18'* 18’* Cwn CP I.18t 17 8 0 20'* 20 20 - Va Dome Pet 259 45 49 48 48 -1 Domtar .60 7 16 19'* 19 19'*+ '* Dynalec ,15t 68 22 319 344 3’*.Filt Dyn Ole 34 19 21'* 21'* 21'* Ford C 3a Z490 8 I04'A104 104'*+ '* Freshl ,30e 6 16 17'* 1749 1 749- '* Giant Yl .40 50 22 8 7-16 8'* 8'*- '* Imp 011 .60 193 39 47 46'* 4649- '* Jup Ind 3 6 9 49 949 949+ '* Lk Shore 14 g 349 3'* 3'A- '* Molybden wt 12 .8 719 8 — '* Neonex .05 5 10 449 449 449.NY Tim .60 21 13 1444 14'* 1449- '* N Cdn Oils 65 23 7'* 7'* 7'*- '* Peel Eld 16 26 2544 25'* 2544 Prat Lamb 1 1 10 16'* 16'* 16'* .Scur Rain 38 g 1844 1849 1849+ '* Stern A 32 48 4319 43 43 - '* Syntex .40 257 23 74 71 71'* MISE AU POINT de la part de L DEAUDEUN INC.E.DEAUDEUN INC., épicier en gros dont le siège social est au 11601 Albert Hudon, Montréal Nord, désire informer sa clientèle, ses fournisseurs, et le public que nonobstant certaines rumeurs à l'effet contraire, aucun changement ne s'est produit chez les propriétaires et les administrateurs de la compagnie.Les frères DEAUDELIN sont toujours les patrons de l'entreprise et ils continuent de diriger cette institution florissante toujours bien de chez nous.Montréal le 1er février 1973 E.DEAUDELIN INC.par: Jean-Guy Deaudelin, Président CARTES PROFESSIONNELLES ET Tëchnol 112 13 1419 14'* 14'*-Trans L .35 15 25 9'* 819 9'*+ Utah Id .80 2 12 13 13 13 -Ven In ,20b 20 10 1449 1344 14'*-Wr Harg 4 35 1 1-16 1 1 1-16 L'indice Dow Jones Industr.Trans.Ser.publ.Ens.•A4.9AAMAAAAAAAAAAAAMAAAV Ouv.Haut Bas Gôt.Chang.985.48 992.32 975.02 980.81 -4.97 204.43 205.51 201.72 203.38 -2.05 114.26 114.71 113.11 113.75 -0.35 311.97 313.86 308.49 310.48 -1.84 MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 2100.rue DRUMMOND Montréal, 25 288-2152 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE, CARDINAL, ROY ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BELZILE C A CLAUDE ROY, c A ROBERT ST-JEAN, C.A.2345 est.Bélanger Montréal 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST, C.A ROIAND PROVOST, C A.1255, Université, Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHIYIÉ, C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU, ROBIN & ASSOCIÉS Comptables Agréés Lucien D Viou.C A Armand M Viou.C A H Lionel Robin.C A Jean Jacquet Ouellette.C A J Serge Gervais.C A Waguih Boulot.C A Jacquet R Chadillon, C A Jacquet Joyol.C A 4926, ave Verdun, Verdun , 204 769-3871* 7708.rue Edouard, LaSalle 690 365-0023 Duval, Bateau & Cie COMPTABLES AGRÉÉS 159 ouest, rue Craig, Montréal 126 861-9987 Thorne, Gunn & Cie Comptables Agréés 800.PLACE VICTORIA.Suite 2604 -Tél : 878-3011 Montréal 115 Bureaux à travers le Canada et correspondants dons le monde entier SAMSON, BÉLAIR, CÔTÉ, LACROIX ET ASSOCIÉS comptables agréés Suite 3100, Place Victoria, Montréal 115 861-5741 Suite 201,4 Parc Samuel Holland, Québec 6 681-7231 320 eit, rue St-Germain, Rimouski 108 nord, rue Wellington, Sherbrooke 324, rue Des Forges, Trois-Rivières 724-4136 563-1663 378-4541 4 10 # Le Devoir, samedi 3 février 1973 r~ COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE HARRICANA 800, 1 ère rue est, mos Offre d'emploi La C.S.R.H.est à la recherche D'UN COMPTABLE pour assister la Direction des Services financiers dans les services de comptabilité.Exigences: C.A.; C.G.A.; R.I.A.ou L.S.C., avec ou sans expérience.Salaire: Selon la politique salariale du Ministère de l'Education.Faire parvenir curriculum vitae avant le 16 février 1973, à: V Denys Campeau, Directeur du personnel, C.S.R.H.800, 1ère rue est, Amas.y f /ENTE DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES^ POSSÉDEZ-VOUS: De solides aptitudes pour la vente.Un niveau supérieur d'éducation.SI OUI, NOUS VOUS PROPOSONS: Un salaire à la mesure de vos possibilités.Une voiture et des frais de déplacement.Les avantages sociaux habituels.Des chances de promotion.Un programme de formation technique RÉGION: Montréal.Écrivez en confiance: ft Wellcome L’OFFICIER DU PERSONNEL BURROUGHS WELLCOME & CO.(CANADA) LTD.C.P.500, LACHINE, P.Q.r LA CITÉ DE CHICOUTIMI QUE.Offre d’emploi INGÉNIEUR CIVIL FONCTION: — Conception, estimation et surveillance de projets municipaux.— Administration de projets.— En charge des services techniques.— Préparation de rapports techniques et d'études diverses relatives au développement physique de la municipalité.ÉTUDES ET EXPÉRIENCE REQUISES: — Ingénieur Civil, membre de la C.I.Q.ou éligible à le devenir.— Expérience en Génie Municipal d'au moins cinq (5) ans' — Esprit de décision remarquable.Poser sa candidature et faire parvenir curriculum vitae et autres documents pertinents avant le 16 février 1973 au: V.r GÉRANT MUNICIPAL CITÉ DE CHICOUTIMI, QUÉ.L’Hôpital Domrémy-Montréal est à la recherche d'un DIRECTEUR DES SERVICES PROFESSIONNELS Qualification: Etre membre en règle du Collège des médecins de la Province de Québec.Posséder une dizaine d'années d'expérience.Etre détenteur, si possible, d'un diplôme en administration hospitalière ou équivalence.Etre dynamique, ouvert au travail d'équipe multidisciplinaire, et sensibilité aux problèmes de toxicomanies.Fonction: Coordonner et surveiller les activités professionnelles et scientifiques qui s'exercent dans l'hôpital.Vérifier le fonctionnement et voir à l'avancement des comités professionnels etc___selon le Bill 65.Salaire: Selon les qualifications et l'expérience.Faire parvenir Curriculum vitae avant le 12 février 1973 a: V r Directeur Général Hôpital Domrémy-Montréal 15693 ouest, Boul.Gouin Ste-Geneviève, Roxboro 990.y y PHARMACIEN RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT L'ENTREPRISE Une compagnie de produits pharmaceutiques de premier plan, située dans la banlieue ouest de Montréal et possédant des laboratoires modernes parfaitement équipés pour la recherche.L'EMPLOI Nous avons un emploi immédiat dans nos laboratoires de recherche.Les responsabilités pour ce poste incluent des études de formulation, l'évaluation de la stabilité et l’é-chelonnage des travaux pour tous les produits pharmaceutiques sous leurs diverses présentations.LE CANDIDAT Possède un baccalauréat ou une maîtrise en pharmacie et au moins deux ans d'expérience dans ce domaine.Il doit avoir un esprit créateur et de la facilité à communiquer.Si vous voulez avoir plus de détails au sujet de cette offre, écrivez en toute confiance et en donnant tous les détails nécessaires sur votre formation et votre expérience au Chef du Service de l'embauchage, LABORATOIRES MERCK FROSST B.P.1005 Pointe-Claire - Dorval 700, P.Q.CHIMISTE Doit posséder un baccalauréat ès sciences en chimie (minimum requis) plus au moins 5 années d'expérience dans un laboratoire industriel ou groupe de contrôle chimique de la qualité.Le candidat doit avoir une bonne expérience de l'analyse chimique par voie traditionnelle et en équipement moderne, incluant la spectrométrie et absorption atomique.Expérience du procédé de réduction de l'aluminium est un atout, mais non essentielle.Doit être bilingue (français - anglais).Le candidat doit posséder des qualités de chef et avoir le sens des responsabilités.Il doit également avoir le potentiel pour assumer de plus grandes responsabilités et promotions.Toute demande doit être accompagnée d'un curriculum vitae complet, énumérant les qualifications, expérience antérieure et le poste occupé au sein des différentes compagnies pour qui le candidat a travaillé.Faire parvenir réponse à: R.T.Leblanc, Société Canadienne de Métaux Reynolds, Ltée, Case postale 1530, Baie Comeau, Québec.INGÉNIEURS ET TECHNICIENS SENIORS I AUTOMATISME - INSTRUMENTATION s Nous sommes à la recherche d'ingénieurs et de techni-| tiens séniors bilingues pour remplir nos cadres perma- !i | nents en automatisme et instrumentation.| Les candidats doivent avoir 8 ans d'expérience dans la :| | conception et la sélection de systèmes d'automatisme et § | des connaissances dans les applications des ordinateurs, I: | la logique de contrôle et les asservissements.: Les avantages salaire très attrayant et en accord avec les | K qualifications, nombreux bénéfices marginaux et possi- |;i | bilités de promotion.| Envoyer votre Curriculum Vitae à Directeur du Personnel Surveyer, Nenniger & Chênevert Inc., 1550 ouest, boul.de Maisonneuve, Montréal 107, P.Q.Siège social Université du Québec CONSEILLER JURIDIQUE ou service du Secrétariat général Fonctions: Sous l'autorité administrative du secrétaire général, - il traite les affaires juridiques de l'Université du Québec; - il participe à la négociation de ses engagements contractuels; - il agit comme aviseur dans la solution do problèmes juridiques.Exigences: Avocat, membre du Barreau, il possède quelques années d'expérience de préférence au sein d'un service de contentieux.Traitement: Salaire à déterminer selon les qualifications et les années d'expérience.Programme complet d'avantages sociaux.Lieu de travail: Québec Veuillez faire parvenir un curriculum vitae complet au: Directeur du Personnel, M.Claude Hamilton, Université du Québec 2875, Boul.Laurier, Ste-Foy, Qué.10 f COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DOLLARD-DES-ORMEAUX Offre d’emploi POSTE: Principal adjoint aux étudiants d'une école de deuxième cycle, école Polyvalente St-Jérôme.CLIENTELE: Environ 3,900 élèves de niveau secondaire.DUREE: Poste temporaire (jusqu'au 30 juin 1973).SALAIRE: Selon la politique administrative et salariale du ministère de l'Éducation.QUALITÉS REQUISES: Qualification!: - Etre légalement qualifié.- Avoir au moins 16 ans de scolarité incluant deux ans d'études universitaires ou professionnelles en sciences de l'Éducation ou en une discipline enseignée au secondaire.Expérience: - 5 ans dans l'enseignement au secondaire.Aptitudes pertinentes à la fonction et spécifiques au poste à combler.LES PERSONNES INTÉRESSÉES SONT PRIÉES DE FAIRE PARVENIR LEUR DEMANDE ACCOMPAGNÉE D'UN DOSSIER COMPLET A L'ADRESSE SUIVANTE, AVANT LE 12 FÉVRIER 1973.Commiuion scolaire régionale Dollard-des-Ormeaux Service! du perionnel 300, rue Longpré St-Jérôme, Cté Terrebonne, P.Q.No du concourt: PA-3173 N.8.Inscrirt ce numéro sur l'enveloppe.Voir autres Carrières et Professions en page 11 CHEF Di PRODUCTION^) (imprimerie) Une importante imprimerie de Montréal, en pleine expansion, cherche à compléter son équipe administrative.Qualités requises: — Esprit dynamique, positif, méthodique et apte au travail en équipe.Expérience administrative nécessaire.Responsable auprès du Directeur de Production, de la» planification technique, de la programmation, de la coordination, de la supervision et du contrôle des ateliers de composition, photo-litho, presses et reliure.Conditions: — Selon expérience et qualifications.Perspectives d'avenir intéressantes.Faire parvenir son curriculum vitae à: .CASE 1957, LE DEVOIR QUEBEC-TELEPHOriE Ingénieur pour Québec-Téléphone, Rimouski Attributions : — Etablit les normes techniques de transmission.— Responsable de la préparation des brefs techniques et autres documents requis par le Ministère du Transport.— Responsable de la bonne coordination de fréquence du réseau hertzien.— Responsable des études de transmission et de la préparation des documents servant à l'établissement des plans de base et projets courants.— Analyse les projets de transmission de la compagnie.Exigences : — Degré universitaire en sciences appliquées.— Esprit d'analyse.— Expérience dans le domaine de la transmission.— Connaissance de l'analyse quantitative.Rémunération et autres avantages : — Salaire selon qualifications et expérience.— Rémunération au mérite.— Avantages sociaux.Les candidats intéressés doivent faire parvenir leur curriculum vitea au : Directeur du Personnel Québec-Téléphone, 6, rue St-Jean, Rimouski.Toute correspondance sera traitée confidentiellement.' COMMISSION SCOLAIRE DE SAINTE-FOY AGENT DE LA GESTION DU PERSONNEL FONCTIONS: Sous l'autorité du directeur du service du personnel, l'agent de la gestion du personnel est responsable: - du recrutement, de la sélection et de l'embauche, - de l'analyse et de la description des tâches, - de la classification et de l'affection du personnel, - des dossiers d'état de services, - des statistiques du personnel - des bénéfices marginaux - il accomplit toute autre tâche qui lui est demandée par le directeur du service.QUALIFICATIONS REQUISES: 1) Baccalauréat en relations industrielles ou en administration (option personnel).2) Minimum d'une année d'expérience dans la gestion du personnel, de préférence en milieu scolaire.La lettre d'offre de services fera état des raisons qui motivent la participation à ce concours et sera accompagnée des documents attestant que le candidat répond à toutes les qualifications requises.Les candidats intéressés devront adresser leur demande par écrit avant le 9 février 1973 à 16 heures, à l'adresse suivante: ( Commission scolaire de Sainte-Foy, a/s Directeur du Personnel, 1088 Route de l'Eglise Sainte-Foy, Québec 10.N.B.Mentionner sur l'enveloppe: "Personnel et confidentiel' ^COMMISSARIAT INDUSTRIEL JaA de la région du Haut-Saguenay Offre d’emploi COMMISSAIRE INDUSTRIEL Secteur Jonquière, Arvida, Kénogami et Municipalités rurales avoisinantes FONCTION: Préparer les plans d'organisation du développement industriel et commercial de l'agglomération et la soumettre à la commission.Contrôler la gestion courante et la qualité du travail de bureau.Exécuter le travail que commande le poste.Préparer les rapports mensuels des différents projets.Rapports sur les activités de la période.Promouvoir le développement industriel et commercial du secteur selon les objectifs déterminés par la commission.> QUALITÉS REQUISES: Diplôme universitaire de préférence en génie, en administration, en science commerciale, ou l'équivalent d'études accompagnées d'expériences en marketing, en production, en économie.Le candidat doit posséder une expérience valable des problèmes liés à l'industrie et au commerce, ainsi que les programmes gouvernementaux de développement économique.Etre bilingue et être habile dans les relations avec différents organismes gouvernementaux et autres associations.Salaire à déterminer selon l'expérience et les qualifications.Les candidatures accompagnées d'un curriculum vitae doivent parvenir au soussigné au plus lard le 20 FÉVRIER 1973.V Georges E.Carrier, secrétaire.Commissariat Industriel JAK, Case postale 220, Arvida, P.Q.y r La Commission Scolaire Régionale du Saguenay Offre d’emploi Concours No 1-73-6 Poste: DIRECTEUR GÉNÉRAL "\ Au sens de l'orticle 204 de la loi de l'Instruction publique, tel que modffié par la loi No 27-1971, article 44.CRITÈRES D'ADMISSIBILITÉ: 1: - Une formation universitaire (diplôme universitaire de 1er cycle ou l'équivalent) exigeant au moins 17 années de scolarité et, de préférence, une formation universitaire comprenant un diplôme universitaire de second cycle ou l'équivalent.2: - Une expérience démontrant une habileté à résoudre des problèmes d'ordre administratif et technique complexes.3: - Une expérience accumulée, de préférence, dans le système d'enseignement.4: - Une expérience de trois (3) ans au niveau 1 de cadre ou l'équivalent.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur "curriculum vitae1' avant 17 heures le VENDREDI 16 FÉVRIER 1973 et mentionner "personnelle et confidentielle1' sur l'enveloppe.y r COMM.SCOL.RÉG.DU SAGUENAY a/s directeur du personnel 36 est, rue J-Cartier Chicoutimi • GÉRANTS DE PROJET • ESTIMATEURS • INGÉNIEURS et SURINTENDANTS J Une importante et solide entreprise de construction de Montréal, est à la recherche de plusieurs candidats avec expérience en construction de grands travaux et bâtiments pour occuper des postes permanents dans la région de Montréal, sur des chantiers de plusieurs millions de dollars ou au bureau-chef.Faites parvenir votre curriculum vitae à: CASE 1956, LE DEVOIR Toutes réponses seront traitées confidentiellement.r ; a CHEF DES OPÉRATIONS DIVISION DE U PROPRIÉTÉ IMMOBILIÈRE Notre siège social, à Ottawa, a un poste de direction à pourvoir au sein de sa division de la Propriété immobilière.Les fonctions de cette charge seront les suivantes: surveillqyice du portefeuille national de la Société centrale, études de la situation dans les domaines de l'évaluation, de l'économique et de la rentabilité; surveillance du budget; examens des loyers; rédaction de rapports et préparation de recommandations à l'Intention de la haute direction et prestation de conseils aux autres divisions de l'organisme.Il serait préférable que les candidates soient bilingues, détiennent un diplôme universitaire et possèdent au moins cinq ans d'expérience dans le domaine de la propriété immobilière (principalement résiden-tielle), acquise en grande partie dans l'élaboration des décisions au palier supérieur.Ce sera un avantage d'être membre de l'Institut d'Administration Immobilière ou évaluateur agréé.Les candidates devront aussi avoir un bagage technique raisonnable dans les domaines de l'entretien et de la rénovation, être doué(e)s d'un esprit analytique et posséder les qualités nécessaires à la gestion du personnel et d'un bureau.Les inléressé(e)s sont priéfejs de faire parvenir, avant le 20 lévrier 1973, un résumé de leur instruction et de leur expérience ainsi que de faire connaître le traitement désiré, au: # Directeur du Personnel, Société centrale d'hypothèques et de logement Chemin Montréal Ottawa, Ontario Kl A OP7 V______________________________________________________J CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE^ UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Sherbrooke.Qué DIRECTEUR GÉNÉRAL La Clinique de I Université de Sherbrooke, hôpital universitaire du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke est à la recherche d’un directeur général pour assumer la direction de ce centre hospitalier de soins ultra-spécialisés, selon les objectifs du Centre hospitalier umvertitnii-A FONCTIONS: Le directeur général devra assumer toutes les fonctions et responsabilités qui lui sont attribuées par la Loi sur les services sociaux (L.Q.1971, chapitre 48) et ses règlements.Dans l'application des politiques, il devra exécuter ses fonctions à I intérieur des objectifs du Centre hospitalier universitaire, tenant compte des impératifs des soins, de l'enseignement et de la recherche.Dans le contexte d'une unité de direction du Centre Hospitalier universitaire, il devra constamment se préoccuper des implica* tiens, sur la Faculté de médecine, de toute décision administrative à l'intérieur de son mandat.QUALIFICATIONS: Le candidat recherché a environ 40 ans, est un administrateur d expérience ayant un diplôme universitaire en sciences de l'administration ou l'équivalent.• N aura un# expérience de postes de direction depuis au moins cinq (5) ans dans un centre hospitalier, un milieu académique, l'industrie ou l'équivalent, et il aura une expérience de la dynamique de gestion et de contrôle au sein de groupes académiques, professionnels et para-professionnels.Seront portés à son crédit une expérience académique, soit à titre de professeur, soit à un titre comparable, et une expérience antérieure au titre de directeur général.INSCRIPTION: Président du Jury de nomination, Clinique de l'Université de Sherbrooke, Pièce 2525, Centre hospitalier universitaire, Sherbrooke, Qué.avant le 5 mars 1973, date de séance do jury.Toute correspondance sera traitée confidentiellement. Le Devoir, samedi 3 février 1 973 ?11 L'aide juridique : la Fédération des avocats s'oppose à la nouvelle loi La Fédération des avocats du Québec a fait parvenir hier un télégramme à M.Jérome Choquette, ministre de la Justice, demandant à ce dernier de bien vouloir convoquer sans délai la Commission parlementaire permanente de la justice pour étudier la mise en application de la Loi de l’aide juridique.Cette mise en application, selon la Fédération, va à l’encontre des principes fondamentaux de cette loi, “au mépris des droits de la population québécoise en matière de dispensation de services légaux.” Lorsqu’elle a comparu devant la Commission parlementaire de la Justice relativement au projet de loi de l’aide juridique, la Fédération des avocats du Québec a défendu le principe du libre choix de l’avocat par le bénéficiaire de Le dernier congrès du Parti libéral a été mis en livre Le Parti libéral du Québec et les Editions du jour lançaient mardi “Le Québec, c’est ton affaire!”, le thème du 17e congrès annuel du Parti libéral du Québec qui s’est déroulé à Québec en novembre.Ce document, une compilation des documents de travail du congrès et des résolutions adoptées, a été préparé, comme Mme Lise Bacon, présidente du PLQ l’explique, pour “démontrer à tous les Québécois que, contrairement aux affirmations démagogiques trop souvent entendues, il existe au Québec une véritable démocratie et que tous les citoyens peuvent se faire entendre”.Dans “Le Québec, c’est ton affaire!” dit le PLQ, on trouvera la somme des efforts positifs de dizaines de milliers de Québécois pour assurer un Québec meilleur dans chacun de ses détails.Pour tous les Québécois, qui sont tous d’ailleurs un peu politicologues, ce document peut être d’un intérêt certain, surtout s’il est consulté au fur et à mesure que se déposent les projets de loi émanant des resolutions qui y sont inscrites.cette loi.Ce principe devait, dans les semaines qui ont suivi, être reconnu et sanctionné par l’Assemblée nationale du Québec qui votait, en juillet dernier, la loi de l’aide juridique, législation qui, tout en prévoyant la création de corporations d’aide juridique, reconnaissait au bénéficiaire de cette loi le droit de choisir l’avocat de son choix pour assurer la défense de ses droits.Cependant, quelques jours avant l’ajournement de la dernière session, le gouvernement présentait à l’Assemblée nationale le projet de loi 84 pour modifier la loi de l’aide juridique.Cette mesure “votée à la vapeur”, dit la Fédération, sanctionnée le 21 décembre 1972, autorise la Commission des services juridiques à fournir directement tous les services juridiques dans une région jusqu’à ce qu’une corporation régionale ait été constituée et soit en mesure de fournir elle-même ces services.Aux yeux de la Fédération des avocats du Québec, il s’agit-là d’une mesure législative inacceptable qui permettra au gouvernement de remettre, encore une fois, la mise en application intégrale de la loi de l’aide juridique.Plus encore, selon la Fédération, une telle disposition permet au gouvernement, avec “la complicité” de la Commission des services juridiques, de contourner les dispositions de la loi de l’aide juridique qui prévoyait la création obligatoire de corporations régionales, disposition qui impliquait la participation de toutes les parties intéressées, ou’il s'agisse de bénéficiaires éventuels de services légaux ou d’avocats autonomes dispensateurs de services.Grâce au projet de loi 84 voté à la hâte quelques jours avant Noël, le gouvernement peut, dorénavant, selon la Fédération, avec la “complaisance” de la Commission des services juridiques, procéder à l’instauration unilatérale et arbitraire d’un “pseudo-réseau” de distribution de services juridiques au lieu des structures originalement prévues par le Bill 10.Une telle façon de procéder atteste, aux yeux de la Fédération, du plus grand mépris vis-à-vis de la population et de la profession légale dans son ensemble.Le parc Viau doit rester espace vert Le Regroupement pour la préservation des espaces verts, au sein duquel militent plusieurs organismes de la ville de Montréal, a fait parvenir un télégramme au président du Comité organisateur des jeux Olympiques d’été de 1976, M.Roger Rousseau, pour protester contre l’aménagement possible du village olympique sur l’emplacement actuel du parc Viau, dans l’est de la Métropole.Le mouvement, qui croit fermement que Montréal, en sa qualité de métropole canadienne, doit relever le défi qui est celui de “procurer à ses citoyens un environnement favorable à l’amélioration de la qualité de la vie urbaine”, déplore la disparition accélérée des espaces verts sur l’ensemble du territoire de la ville.Les rumeurs veulent depuis déjà quelque temps que les responsables du COJO érigent le village olympique dans la partie est du golf municipal de Montréal, dans le parc Viau.Sous la signature du secrétaire du groupe, M.Jean Hubert, un dossier signale que le parc Viau est borné par la rue Viau, l’avenue des Saules, le boulevard de l’Assomption et la rue Sherbrooke et représente une superficie de 82.8 acres.Le mouvement, qui doit porter le problème à l’attention des députés fédéraux et provinciaux et des conseillers municipaux de la ville de Montréal, groupe les organismes suivants: Association espaces-verts de Montréal, Cercles des jeunes naturalistes, Comité de conservation de Montréal, Comité féminin pour la conservation du Viau, Montreal Parks and Playgrounds Association, Service régional des loisirs de Montréal, Société pour vaincre la pollution et Society to overcome pollution.En nommant 30 cardinaux, Paul VI internationalise le Sacré-Collège CITE DU VATICAN (AFP) - Plus que jamais, Paul VI poursuit l’internationalisation du Sacré-Collège.Il en a donné une nouveUe preuve, hier, en convoquant, pour le 5 mars, un consistoire secret au cours duquel seront élevés à la pourpre cardinalice trente nouveaux cardinaux, huit Italiens et vingt-deux étrangers, ce qui portera à cent quarante-cinq le nombre des membres du Sacré-Collège- Parmi les vingt-deux étrangers qui recevront le chapeau, se trouvent en effet des prélats de pays qui, à ce jour, n’avaient jamais été représentés au sein du Sacré-Collège, comme le Congo, le Kenya, le Pakistan et les îles du Pacifique.Ce qui, soulignent les observateurs, témoigne du désir du souverain pontife d’accentuer le caractère universel de l’Eglise.Cette internationalisation avait été ébauchée par Pie XII, en 1946, avec, pour la première fois, l'élévation à la pourpre d’un Chinois (Mgr Thomas Tien), d’un Australien (Mgr Norman Thomas Gilroy) et d’un Arménien (Grégoire XV Agagianian).Autre élément important: le rajeunissement du Sacré-Collège, la moyenne d’âge de la nouvelle promotion étant de soixante ans.Sur les trente nouveaux cardinaux, deux seulement ont plus de soixante-dix ans.Le plus âgé est Mgr Ferdinando Giuseppe Anto-nelli (76 ans), secrétaire de la congrégation pour la cause des saints, et le plus jeune Mgr Antonio Ribeiro (45 ans), patriarche de Lisbonne.Voici la liste des nouveaux cardinaux qui seront créés à l’occasion du consistoire secret convoqué pour le 5 mars: Mgr Albino Luciani, patriar- che de Venise, Mgr Antonio Ribeiro, patriarche de Lisbonne, Mgr Sergio Pignedoli.secrétaire de la congrégation pour l’évangélisation des peuples, Mgr James Robert Knox, archevêque de Melbourne (Australie), Mgr Louigi Raimondi, délégué apostolique aux Etats-Unis, Mgr Umberto Mozzoni, nonce au Brésil, Mgr Avelar Brandao Vilela.archevêque de Bahia (Brésil).Mgr Cordeiro, archevêque de Karachi (Paskistan).Mgr Anibal Munoz Duque.archevêque de Bogota (Colombie), Mgr Boleslaw Kominek.archevêque de Wroclaw (Breslau), Mgr Paul Philippe, se- crétaire de la congrégation pour la doctrine de la foi.Mgr Pietro Palazzini, secrétaire de la Congrégation pour le clergé, Mgr Luis Aponte Martinez, archevêque de Porto Rico, Mgr Raul Francisco Prima-testa.archevêque de Cordoba (Argentine), Mgr Salvatore Pappalardo.archevêque de Païenne, Mgr Ferdinan Giuseppe Antonelli, secrétaire de la congrégation pour la cause des saints, Mgr Marcello Gonzales Martin, archevêque de Tolède (Espagne), Mgr Louis-Jean Guyot, archevêque de Toulouse, Mgr Ugo Poletti.vicaire général de Rome, Mgr Timothy Manning, archevêque de Los Angeles.Mgr Paul Yoshigoro Taguchi.archevêque d’Osaka (Japon).Mgr Maurice Otunga.archevêque de Nairobi (Kenya).Mgr Jose Salazar Lipez, archevêque de Duadalaraja (Mexique).Mgr Emile Bayenda, archevêque de Brazzaville (Congo), Mgr Humberto Medeiros, archevêque de Boston.Mgr Paul Evariste Arns, archevêque de Sao Paulo du Brésil.Mgr James Darcy Freeman, archevêque de Sydney, (Australie), Mgr Narciso Jubany Arnau, archevêque de Barcelone, (Espagne), Mgr Volk Hermann, évêque de Mayence, et Mgr Pio Taofinuu.évêque Dapia, files du Pacifique).I* et Fonction publique Public Service Voir autres Carrières en page 10 Canada Canada CONCOURS OUVERT ÉGALEMENT AUX HOMMES ET AUX FEMMES DIRECTEURS de DISTRICT Traitement jusqu'à $21,442 COMMISSION D'ASSURANCE.CHOMAGE La Commission d'assurance-chômage offre à des administrateurs d'expérience la possibilité de faire carrière dans divers centres du Canada.FONCTIONS: Sous la direction d'un directeur régional de l'exploitation, le directeur de district gère le régime d'assurance-chômage dans une zone géographique déterminée, conformément aux directives administratives et aux lignes de conduit nationales.Il a l'entière responsabilité du fonctionnement d'un bureau de district dont les secteurs d'activité comprennent l'instruction des demandes et le paiement des prestations, le contrôle des prestations, l'aide aux prestataires, les relations publiques, la diffusion de renseignements et les services administratifs.Le directeur de district doit pouvoir établir et entretenir de bonnes relations de travail avec les représentants de divers organisme's gouvernementaux, syndicaux et patronaux.CONDITIONS DE CANDIDATURE: Antécédents professionnels témoignant de bons résultats dans la gestion de parties de programmes exigeant la connaissance de l'administration générale ou dans la gestion d'un organisme multifonctionnel s'occupant de fournir des services au public.Les candidats doivent avoir une connaissance élémentaire de la situation de l'économie et du marché du travail, de la législation sociale applicable au fonctionnement du régime d'assurance-chômage et une bonne connaissance de la gestion financière et de l'administration du personnel.La mobilité à l'échelle nationale est une condition d'emploi.Pour certains postes la connaissance de l'anglais et du français est essentielle.Pour d'autres postes la connaissance de l'anglais est essentielle.Les candidats sont priés de fournir des renseignements complets concernant leurs études, leurs titres et qualités, ainsi que leur expérience professionnelle utile, et d'adresser leur demande à: L'agent principal de dotation en personnel Commission d'assurance-chêmage Immeuble Vanier, Pièce 602 222, rue Nepean, Ottawa (Ontario) K1AOJ5 Référence a roppeller sur les lettres et les demandes: Concours no 73-UICOC-2.PROFESSEUR de MATHÉMATIQUES Professeur féminin de mathématiques nouvelles 10 périodes - semaine Secondaire I du 12 février à fin juin Ecole Secondaire Pierre Laporte, 1101 chemin Rockland, Ville Mont-Royal 739-6311 DÉCÉS Notez s.v.p que les avis de décès doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publi cation du lendemain.Le dimanche ; 2 à 4:30 p.m.GAGNON Paul-Emile, avocat.A Rimouski, le 31 janvier 1973 à l’âge de 86 ans, est décédé Maître Paul-Emile Gagnon, avocat, époux de Dame Blandine Côté.M.Gagnon laisse outre son épouse, ses enfants: Gilles, Juge de la Cour Provinciale, Claude, avocat, Colette (Mme André Langlais de Sherbrooke) Lucille (Mme Paul Mo-rency de Québec) Monique (Mme Louis Archambault de Montréal).Les funérailles auront lieu samedi le 3 février à la cathédrale de Rimouski à 3.00 heures p.m.Et de là au cimetière du même endroit, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.(époux de Claudette McDuff), Lise et Francine, une petite-fille Isabelle.Les funérailles auront lieu lundi le 5 février.Le convoi funèbre partira du Salon René Thériault Limitée, no.1120 rue Jean-Talon est à 1 heure 45, pour se rendre à l’église St-Barthélémy où le service sera célébré à 2:00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.GASCON Lionel, C.A.A Montréal, le 2 février 1973 à l’âge de 60 ans, est décédé, M.Lionel Gascon.C.A.Il était associé de la Société Noi-seux, Lyonnais, Gascon, Bédard, Lussier.Senécal & Associés.C.A Il était membre du Conseil d’Ad-ministration et trésorier du Club Canadien, administrateur de la Caisse Populaire de St-Barthélémy, membre de la Chambre de Commerce de Montréal, du Club Richelieu-Montréal et du Club Chapleau.Il laisse dans le deuil son épouse Pauline Carrey, ses enfants: Ginette, Pierre.Gilles NECROLOGIE L.Auguste Marchessault, notaire honoraire, de 1945 à 1968 notaire de la ville de Montréal, est décédé le 2 février à l’hôpital B M P de Cowansville.Né à West Shefford, Qué.il était âgé de 79 ans.Reçu au notariat en 1961, il pratiqua en premier à Cowansville.Apres son service militaire il s’associât avec feu Ronzo H.Clerk à Montréal.Quelques années à Allied War Supply furent suivit d’une nomination comme Notaire en Chef à la ville de Montréal en 1945.Jessie Marchessault (née Brown), veuve de feu M.Paul de Québec, Robert qt Douglas de Montréal.Mme Henri Picard, Mme Victoria Guernsey, MM.Luc et Benoit Marchessault soeurs et frères de feu M.Les funérailles auront lieu dimanche le 4 février.Le convoi funèbre partira du Salon Désourdy, 109 rue William, Cowansville, pour se rendre à l’église Ste.Thérèse de l’Enfant Jésus où le service sera célébré à 2 heures.Le corps sera inhumé au cimetière de Bromont, Qué.Parents et amis sont priés de ne pas envoyer de fleurs, des dons aux Petits Frères des Pauvres seraient appréciés: 4624 Garnier, Montréal.JOHN ABBOIT COLLEGE CEGEP anglophone (Langue de travail: anglais) (Deux années pré-universitaires; trois années d’enseignement professionnel) est à la recherche DE PERSONNEL ENSEIGNANT SUPPLEMENTAIRE dans les secteurs suivants ARTS: — Sujets de base "Core English and Humanities Program" — Beaux-Arts — Fronçais (langue seconde) — langues modernes — Sciences sociales: Histoire Economique Psychologie Géographie Sociologie .Anthropologie Sciences politiques COMMERCE: — Sujets préparatoires au cours universitaire — Diplôme en commerce.SCIENCES' — Biologie — Chimie — Mathématiques — Physique — Géologie — Écologie.PROGRAMME D’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL: Postes vacants dans les disciplines suivantes: Techniques infirmières Métallurgie Technique de l'alimentation Technique pohaère Technique administrative Technique administrotive forestière Bibliothéconomie Technologie de a chimie Technique-hygiène dentaire Technologie de la biochimie SERVICES AUX ÉTUDIANTS: Postes vacants dans les disciplines suivantes.Orientation Service de la santé Education physique Spécialistes en activités sociales (Animation sociale) Rémunération selon la nouvelle échelle provinciale de salaire maintenant en vigueur.Plon de pension provinciale, assurance-groupe et autres avantages sociaux.les demandes doivent être accompagnées d’un curriculum vitae complet ( degré de Kolorité, expérience et autres détails personnels) au> DIRECTEUR DU PERSONNEL, JOHN ABBOTT COLLEGE CASE POSTALE 2000 SAINTE-ANNE-DE-BELLEVUE, QUE.(% Hôpital St-Charles de Joliette Poste: DEUX SURVEILLANTS(TES) ¦ SERVICE DE NUIT Exigences: - Infirmier ou infirmière autorisée - Expérience en psychiatrie - Postes ouverts immédiatement.S'adresser au: Directeur du personnel.Hôpital St-Charles, 10OO bout.Ste-Anne, Joliette, Québec.COLLÈGE DE THETFORD MINES BESOIN IMMÉDIAT Professeur de Mathématiques ¦ Pré-requis: bacc.ès sciences (option mathématiques) Salaire selon le décret du Ministre de l'Education Les candidats éventuels devront faire parvenir leur curriculum vitae et les pièces justificatives, avant le 12 février à l'adresse suivante: Directeur général.Collège de Thetford Mines, 671 sud, boul.Smith, Thetford Mines, Qué.ASSISTANT À LA RECHERCHE CLINIQUE L’ENTREPRISE: Une compagnie pharmaceutique de premier plan, orientée vers la recherche, ayant des installations modernes situées dans la banlieue ouest de Montréal.L'EMPLOI: Sous l'autorité du Directeur de la recherche médicale, collabore à la planification, à la mise en train, à la surveillance, au déroulement et à l'analyse des essais cliniques servant à l'évaluation des nouveaux composés destinés à la médecine humaine.Seconde le Directeur médical dans toutes les activités se rapportant aux essais cliniques, entre autres en établissant et en maintenant des contacts étroits avec les principaux spécialistes de la recherche clinique du Canada.LE CANDIDAT: Devra avoir un diplôme universitaire, du niveau du doctorat de préférence, dans l'une des disciplines suivantes: pharmacologie, pharmacie, biochimie, chimie thérapeutique, ainsi qu'une expérience de la recherche clinique ou pharmaceutique, acquise dans l'industrie ou dans les organismes régulateurs.Une expérience des statistiques et de l'administration serait un atout.Une bonne connaissance du français est nécessaire.Si cette offre vous intéresse, écrivez en toute confiance et en donnant les détails nécessaires au: Chef du service de l’embauchage Laboratoires Merck Frosst B.P.1005 Pointe-Claire • Dorval 700, Qué.Hôpital St-Charles de joliette Poste: PHARMACIEN Qualifications: Pharmacien licencié possédant un diplôme en pharmacie d'hôpital Traitement: Selon les échelles de salaire du Ministère des Affaires sociales.Faire parvenir le curriculum vitae au: Directeur du personnel, Hôpital St-Charles, 1000 boul.Ste-Anne, Joliette, Québec.LA COMMISSION SCOLAIRE JOUTEL-MATAGAMI Matagami, 12 janvier, 1973 Offre d’emploi POSTE: PRINCIPAL-ADJOINT ENDROIT: École GAHNÉE, Matagami (Section élémentaire) CRITÈRES: Scolarité, )S ans (minimum).Cette scolarité s'accompagne de: "C.A.D.E." (Certificat d’Aptitude à la Direction); OU: Études spécifiques en ADMINISTRATION sanctionnées; OU: EXPÉRIENCE: Expérience pertinente à la (onction, démontrant des habiletés à résoudre des problèmes d’ordre administratif, pédagogique, disciplinaire.S années d’expérience dans la Direction ou dans l'enseignement, à TÉIÉMENTAIRE, de préférence.Connaissance suffisante des méthodes nouvelles préconisées à l’Ëlémentaire.PERSONNALITÉ: ’LEADERSHIP' c’est-à-dire, capacité réelle de diriger une équipe de professeurs et une école avec dynamisme.Bonne santé: certificat d'un médecin et d’un phtisiologue.Bonne réputation et comportement social exemplaire.École confessionnelle catholique.AVANTAGÉS: Avancement professionnel et salarial.Responsabilité accrue ou niveau des comportements et décisions d’ordre Kolaire, tout en répondant de ton mandat à la C.Scolaire.ENTRÉE EN FONCTION: Immédiate, suite à l'acceptation par la COMMISSION SCOLAIRE.DEMANDE ÉCRITE: Adressée à: M jÏAN vmvillE, Secr Corrmv Seal.JOUTEL-MATAGAMI.UBALD ROBITAILLE.CP.121.JOUTEL MALO MARIE BERTHE MLLE.A Montréal, le 31 janvier 1973 à l'âge de 44 ans.est décédée.Mlle Marie Berthe Malo, fille de feu Henri Malo et de feu Germaine Du-buc.Elle laisse dans le deuil sa belle mère Laurence Malo.3 frères; Paul (époux de Gaétane Tremblay) François tépoux de Jeannine Paquette) et Denis Iépoux de Josée Bouchard).Les funérailles auront lieu samedi le 3 février.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Limitée no 4240 rue Adam à 10 heures 45.pour se rendre à l’église St-Nom de Jésus où le service sera célébré à 11:00 heures Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Frère Aquila Désilets(Bruno) Les Frères des Ecoles chrétiennes recommandent aux prières de leurs parents et anciens élèves le repos de l’âme du f.Aquila Désilets (Bruno), décédé le 1er février à l’âge de 82 ans.Fils de Joseph Bruno Désilets et de Célina Labarre.il nait le 14 septembre 1890 à St-Grégoire de Nicolet.A l'âge de 16 ans, il entre au noviciat du Mont-de-La-Salle, alors à Maisonneuve (Montréal).Il débute dans l’enseignement à La-chine (1909) et y consacre 11 ans.Il passe quelques mois à l’école Salaberry.Sa vue faiblit rapidement et il doit renoncer à la classe.Il devient alors aide-infirmier au Mont-Saint-Louis.Trop tôt frappé de paralysie, il prend place à l’infirmerie où il passe ses 40 dernières années dans la souffrance, la prière et un sourire indélébile.Ses restes mortels reposent au salon funéraire du Foyer De-La-Salle, 300, Chemin du Bord de l’Eau, à Ste-Dorothée, Ville de Laval.Les funérailles auront lieu au même endroit le lundi.5 courant, à 10 heures.REMERCIEMENTS POUR FAVEUR OBTENUE NETTOYEUR P.M.Service d’une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 iPCUR BIEN DiGERÈRj EJCJJ^SS- UNE EAU DE SAhfTt AICAÜNE e PÉTiUANlE OUI FACILITÉ LE TRAJET DIGESTIF (T léümInatjcn 0iiiws§ 12 • Le Devoir, samedi 3 février 1 973 informations internationales L'état de l'Union "Une Amérique dont la parole inspire la foi", souhaite Nixon MBFR Des statuts à préciser D'un assassinat â l'autre, l'Ulster s'achemine vers la guerre civile WASHINGTON (Reuter) - Le président Nixon a déclaré hier, dans un message au Congrès américain sur l’état de l’Union, que la “paix honorable-’ qu’il a amenée au Vietnam renforce la foi du monde dans la volonté des Etats-Unis à tenir ses engagements solennels.“Nous avons traversé l’une des périodes les plus difficiles de notre histoire sans céder au désespoir ni dé shonorer nos idéaux en tant que peuple,” a dit le chef de la Maison-Blanche.“Une Amérique dont la parole inspire la foi et la force le respect, est essentielle au maintien de la paix et de la compréhension dans le monde,” a poursuivi M.Nixon.Le président américain a dit qu’il était faux de prétendre qu’il avait laissé la guerre se prolonger trop longtemps et qu’il était devenu l’otage du président Nguyen Van Thieu.“R nous faut continuer dans les années à venir à agir comme nous avons agi, de sorte que la foi dans les Etats-Unis reste intacte, et avec elle, la stabilité mondiale dont elle est une partie si indispensable," a ajouté le chef de la Maison-Blanche.Entorse à la tradition qui veut qu’un président des Etats-Unis se présente en personne devant le Congrès en pareil cas, le message sur l’état de l’Union est cette fois un recueil écrit des orientations générales, qui met l’accent sur la nécessité d’une forte défense et d’un coup de frein aux dépenses excessives de l’Etat à l’intérieur.Le pays est plein de promesse; il commence l’annee 1973 économiquement fort; U se trouve militairement en sé curité, et il connaît désormais la paix après une guerre longue et éprouvante, aditM.Nixon.Le moment est venu pour les Américains de tracer des limites aux dépenses susceptibles d’entraîner une forte croissance de la fiscalité et de l’inflation, a dit M.Nixon.Le chef de la Maison-Blanche déclare que, bien que disposé à coopérer avec le Congrès, il n’a nullement l’intention de céder à l’opposition de celui-ci aux plans de réduction du montant des programmes sociaux de l’ancien président américain Lyndon Johnson.“Le moment est venu de faire des choix clairs, des choix entre de vieux programmes se fixant des objectifs dignes sans les atteindre, et des programmes nouveaux qui offrent un meilleur moyen de réaliser ces objectifs,” a ajouté M.Nixon.Les Américains ont une vie meilleure que d’autres peuples, mais leurs ressources ne sont pas infinies; ils se doivent de faire un choix entre la perspective d’imposer des limites aux dépenses de l’Etat et celle d’adopter des programmes appelés à alimenter la fiscalité et l’inflation, a expliqué le président américain.“La réponse à nombre de nos problèmes intérieurs n’est ni une fiscalité accrue ni une progression des dépenses; elle tient en ces mots: moins de gaspillage, davantage de résultats, et une plus grande liberté pour l’individu,” a dit le chef de la Maison-Blanche.Les objectifs économiques du président Nixon, lit-on dans le message, sont de freiner la fiscalité, de continuer à maîtriser l’inflation, de promouvoir la croissance économique, d’accroître la productivité, d’encourager le commerce extérieur, de maintenir les revenus agricoles à leur niveau élevé, d’aider le petit commerce, et de favoriser des relations meilleures entre le patronat et la main-d’œuvre.D’autres messages au Congrès vont suivre dans les semaines à venir; ils porteront sur divers secteurs, dont les affaires économiques, les ressources humaines et naturelles, le développement communautaire et la politique étrangère et de défense.Le sommet Nixon-Heath: assainir le climat avant la ronde U S A-Eu rope WASHINGTON (AFP) - Le président Richard Nixon et M.Edward Heath, premier ministre de Grande-Bretagne, se sont enfermés hier après-midi à Camp David pour étudier les moyens de surmonter les difficultés économiques existant entre les Etats-Unis et la Communauté européenne.Les deux hommes d’Etat avaient gardé le plus dur morceau pour la fin d’une rencontre qui avait commencé jeudi matin par de chaleureux échanges d’amitiés.Au cours de deux entretiens précédents, ils avaient été d’accord pour estimer que la rivalité économique entre les Etats-Unis et la Communauté européenne élargie ne devait pas prendre des proportions telles qu’elle affaiblisse la solidarité atlantique à la veille des grandes négociations Est-Ouest en Eu-rope.Pour le troisième entretien capital d’hier après-midi, qui a commencé peu après IbhOO, ils étaient seulement assistés par M.Henry Kissinger, le conseiller spécial du président Nixon pour les affaires étrangères, et sir Burke Trend, secrétaire du cabinet britannique.Les conversations devaient se prolonger pendant trois heures.Le président et le premier ministre étaient arrivés ensemble en hélicoptère à Camp David, dans les collines du Maryland, après avoir assisté à un déjeuner offert par l’ambassadeur de Grande-Bretagne, Lord Cromer, à sa résidence.La présence de M.et de Mme Nixon, qui ne vont pratiquement jamais dans les ambassades étrangères, soulignait le caractère exceptionnel que le president avait voulu donner à sa rencontre avec M.Heath.Animé du désir de démontrer que la Grande-Bretagne n’était pas le cheval de Troie des Etats-Unis dans la communauté européenne à laquelle elle vient d’accéder, M.Heath n’a pas hésité à parler publiquement des très réels griefs de l’Europe contre les pratiques commerciales américaines discriminatoires.Le principal problème que les deux hommes d’Etat se sont efforcés de résoudre hier après-midi consiste à concilier le désir américain de lier la né- Sociation des problèmes monétaires, es problèmes commerciaux et de la répartition des charges de défense commune et la volonté européenne - entièrement parUgée par la Grande-BreU-gne - de les traiter séparément.En fin d’après-midi, le secrétaire d’Etat William Rogers, sir Alec Dou- glas-Home, secrétaire au Foreign Office, et un très petit nombre d autres personnalités, ont rejoint les deux chefs de gouvernement à Camp David pour un dîner de travail qui devait se prolonger jusqu’à dix heures du soir.Dans la matinée, M.Heath a enregistré une interview avec la chaîne de télévision NBC qui sera diffusée demain dans le programme Meet The Press.Le premier ministre doit quitter Washington ce matin vers 09h00 pour regagner Londres.Venant moins d’une semaine après la signature du cessez-le-feu au Vietnam, la visite du premier ministre britannique, a marqué un tournant des préoccupations américaines.La situation dans le Sud-Est asiatique n’est pas encore réglée mais elle passe au second plan.Et comme l’a dit le président Nixon au cours de sa conférence de presse, c’est l’Europe qui passe sur le “front burner”, métapnore culinaire impossible à traduire même en franglais et qui signifie à peu près “sur le devant du fourneau,^ c’est-à-dire en priorité pour la cuisinière.Le département d’Etat a souligné la longueur inusitée des entretiens qu’ont eus le premier ministre britannique et le président Nixon.Tous les problèmes ont été évoqués, de la future conférence de la sécurité européenne aux questions économiques et financières qui opposent les Etats-Unis au Marché commun élargi, sans oublier le Proche-Orient où les Etats-Unis s'apprêtent à lancer une nouvelle initiative diplomatique, ni même le Concorde qui a été évoqué en passant par les deux ministres des affaires étrangères.Mais le plus important était sans doute pour le président Nixon d'avoir le point de vue du membre du Marché commun considéré comme le plus proche des Etats-Unis sur les problèmes qui vont se poser dans les mois qui viennent aux deux géants économiques.Comme l’a rappelé un porte-parole du département d'Etat, ce que veut Washington avant tout c’est savoir ce que l'Europe pense de ces problèmes, et que l'Europe sache ce que pensent les Etats-Unis en prévision des négociations futures.La visite de M.Heath et de sir Alec n'aura sans doute réglé aucun problème entre la nouvelle Europe et les Etats-Unis, mais elle aura contribué à établir un climat plus favorable aux négociations, maintenant que les nuages du Vietnam sont passés.VIENNE (Reuter) - Les premiers contacts diplomatiques Est-Ouest visant à régler la question fondamentale de savoir combien de pays devront avoir un statut de membre a part entière aux conversations préparatoires des négociations sur les reductions mutuelles et équilibrées des forces en Europe (MBFR), sont qualifiés d’assez encourageants par les représentants occidentaux.Un porte-parole de la délégation américaine a précisé hier “Les premiers contacts semblent être assez encourageants, mais rien de décisif n’a encore été réalisé.” Les conversations privées entre les représentants de l’OTAN et leurs homologues du Pacte de Varsovie vont se poursuivre pendant le week-end.L’obstacle principal réside dans le fait que la Roumanie insiste pour participer à part entière aux conversations préparatoires.Mais les sept pays de l’OTAN, qui ont adressé les invitations en novembre dernier, ne veulent pas reconnaître un statut de membre à part entière à la Roumanie et à la Bulgarie, ces deux pays n’étant pas directement concernés par les réductions des forces en Europe.Ils ont cependant suggéré une formule de compromis qui permettrait à ces deux pays d'avoir le statut d’observateurs.Un membre de l’ambassade de Roumanie, réitérant la position de son pays, a affirmé hier: “Nous pensons que tous les pays intéressés doivent prendre part aux conversations.Nous avons été invités à Vienne et nous pensons que nous l’avons été en tant que participant à part entière.Nous estimons que cette participation est pleinement justifiée, car l’invitation ne précise pas de statut spécial pour nous.” Ce porte-parole n’a pas dit qui avait invité les Roumains à prendre part aux entretiens de Vienne, et parmi les délégations occidentales, on se déclare quelque peu intrigué par la déclaration de la Roumanie.On indique que les pays de l’OTAN intéressés - les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada.l'Allemagne fédérale, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg - n’ont pas invité la Roumanie, ni la Bulgarie.Seules ont été invitées l’Union soviétique, la RDA, la Tchécoslovaquie, la Pologne et la Hongrie, directement concernées par les réductions des forces dans la région de l’Europe centrale.Cependant, toujours parmi les délégations occidentales, on espère que les Roumains étant à Vienne et les Bulgares également, une formule pourra être mise au point pour leur donner un statut de participation approprié.Mais ce statut, précise t-on, ne pourra pas être plus élevé que ceux dont bénéficieront les pays du flanc sud et du flanc nord de l’OTAN, qui sont prêts à participer en tant qu’observateurs aux entretiens, et à tour de rôle.Ces pays sont l’Italie, la Grèce, la Turquie, le Danemark et la Norvège.Outre la question de la participation, des problèmes de procédure restent encore à régler, qui font également l’objet des contacts en cours.Si ces contacts progressent de façon satisfaisante pendant le week-end, la première séance de travail pourrait avoir lieu lundi.Washington demande des poursuites à Santiago à l'encontre du commando haïtien Arafat dénonce un nouveau complot BEYROUTH (AFP) M.Yasser Arafat.président de l'organisation pour la libération de la Palestine (OLP), a déclaré à Bagdad que le conseil arabe de défense qui vient de se tenir au Caire a ignoré la Résistance palestinienne et ses sacrifices.Cette déclaration a été rapportée hier soir par l'agence palestinienne d’information Wafa qui précise qu'elle a été prononcée par le dirigeant palestinien au cours d’une cérémonie célébrant la victoire du peuple vietnamien.Nous avons eu 34,000 combattants tués ou blessés, ce qui représente un sacrifice supérieur à celui de tous les pays réunis au Caire, a-t-U dit.Pourtant, les résolutions des ministres de la défense et des affaires étrangères ont ignoré ces sacrifices.Bien au contraire, les ministres ont voulu accorder au roi Hussein un nou- BELFAST (par Reuter et l’AFP) - Un homme a été assassiné hier après-midi par deux jeunes gens armés alors qu’il travaillait dans une droguerie du quartier catholique de Springfield Road à Belfast.La victime choisie par les francs-tireurs était un protestant de 21 ans.Les deux hommes ont fait irruption dans le magasin et ont fait s’aligner, sous la menace de leurs armes, tous les employés contre le mur puis, ayant fait sortir du rang leur victime, ils l’ont abattu froidement d’une balle dans la tête.C'est le sixième assassinat du genre commis en Ulster depuis le début de la semaine.D’autre part, plusieurs hommes ont pénétré en force hier après-midi dans une maison du quartier protestant de Finaghy Road South, à Belfast, pour y déposer une bombe.Après avoir forcé la maîtresse de maison à s’allonger sur le sol, les hommes ont arrosé la maison d’essence et mis en place l’engin.La femme a pu s’échapper avant l’explosion qui a entièrement détruit le bâtiment.Plusieurs coups de feu ont été également tirés dans le quartier de Lover Falls, sur le passage du cortège d’enterrement d’un adolescent catholique assassiné au début de la semaine.M.William Whitelaw, mimstre britannique chargé d'administrer les affaires d’Ulster, a fait part aux Communes de son horreur devant cette nouvelle vague de règlements de comptes dans la province, et a promis que les mesures de sécurité seraient renforcées.Le ministre a rencontré les dirigeants du Parti travailliste social démocrate (SLDP), principal groupe d’opposition en Irlande du Nord à prédominance catholique.M.Gerry Fitt, leader du Parti, a déclaré que cette réunion ne s’est pas déroulée dans une atmosphère détendue et a ajouté: “En fait, il s’agissait d’une véritable confrontation.” La délégation a réclamé la prise de mesures immédiates pour mettre fin aux règlements de comptes en désignant Envoi immédiat d'une mission spéciale de l’OI\IU en Zambie NEW YORK (AFP) - Le Conseil de sécurité a adopté hier soir deux résolutions sur la Zambie qui décident l’envoi immédiat d’une mission spéciale composée de quatre membres du conseil pour évaluer la situation en Zambie après la fermeture de la frontière par le régime lan Smith, et en particulier les besoins de la Zambie en vue d’assurer le maintien de communications normales par d’autres voies routières, ferroviaires, aériennes et maritimes.La mission, dont les membres seront désignés par le président du Conseil de sécurité après consultations et qui sera assistée d’un groupe d’experts de l’ONU, devra faire rapport au Conseil le 1er mars au plus tara.Le Conseil a adopté ces résolutions après que la première d’entre elle ait été modifiée, à la demande, croit-on, de la Grande-Bretagne.Celle-ci s’est abstenue dans le vote de la première télévision résolution, ainsi que les Etats-Unis.Elle avait fait savoir aux auteurs du nroiet - la Guinée, le Kenya, le Soudan et la Yougoslavie - qu’elle ne pourrait accepter un paragraphe aux termes duquel le Conseil aurait déploré que le gouvernement du Royaume-Uni ne soit pas parvenu à prendre des mesures efficaces pour mettre fin au régime illégal de Rhodésie du Sud (Zimbague).Ce texte a été remplacé, avec l’accord de ses auteurs, par un nouveau paragraphe selon lesquel le Conseil regrette que les mesures prises jusqu’ici n’aient pas réussi à mettre fin à la rébellion au régime illégal de Rhodésie du Sud.L’Inde et l’Indonésie se sont joints alors aux pays africains pour présenter le nouveau texte, qui a été mis aux voix sans discussion.Le Conseil a siégé tardivement après des consultations privées de plus de deux heures et a mis presque immédiatement les deux textes aux voix.l’Association de défense de l’Ulster (UDA) comme seule responsable de la situation et en arguant que l'organisation protestante était illégale.Pour sa part, le mouvement protestant Vanguard a lancé hier à Belfast une mise en garde contre les risques de guerre civile en Irlande du Nord Dans un communiqué, l’organisation affirme que le gouvernement britannique ne doit pas s’écarter du principal problème qui est de se debarrasser de TIRA et de ses sympathisants et de restaurer la démocratie parlementaire en Ulster.Tous les autres problèmes ne sont que secondaires, poursuit Vanguard et, à moins que la bonne politique ne soit adoptée immédiatement, les rumeurs de guerre civile deviendront réalités.Vanguard avertit d’autre part que toute tentative de faire rendre par les particuliers les armes légalement détenues rencontrera une forte opposition.Cette réaction fait suite aux entretiens du secrétaire d’Etat britannique pour l’Irlande du Nord avec les parlementaires du SDLP.De son côté, le gouvernement de L’Eire a demandé officiellement à la Grande-Bretagne de renforcer les mesures de sécurité en Irlande du Nord et notamment de confisquer les armes détenues par des particuliers.Le Foreign Office a précisé que le gouvernement irlandais avait remis à l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Dublin, sir John Peck, un mémorandum à ce sujet.Une intervention analogue a été faite, jeudi soir, au Foreign Office, par le ministre conseiller de l’ambassade de l’Eire à Londres, M.Charles Whelan.La communication en question est actuellement à l’étude.A Dublin, l'aile “officielle’’ du Sinn Fein a déclaré qu’une guerre civile terrible risque d’eclater si l’aile “provisoire” de TIRA poursuit sa campagne de violence.Elle a vivement critiqué une récente déclaration des Provisoires, selon laquelle ils déclareront la guerre à la principale organisation paramilitaire protestante.Association pour la défense de l’Ulster, s’il n’est pas mis fin aux assassinats sectaires.Les Provisoires tentent, par cette menace, de provoquer entre protestants et catholiques des affrontements qui se solderaient par le “sauvage massacre de gens innocents,” a dit l’aile officielle du Sin Fein.SAMEDI C B F T O 8.55 Ouverture et horaire 9.M Yogi et Popotame.c 9.36 Grangallo et Petitro.c 10.00 Mon Ami Ben .c 11.31 Téléchrome.c 11.31 Lassie c 12.08 Les héros du samedi c LU Sporthèque: Golf .*.c 2.01 Cinéma: "Histoire de trois amours" (film à sketches • Américain 1953).c 4.08 L'Heure des quilles.c 5.08 Le français d'aujourd'hui.5.58 Le monde en liberté "Les grands récifs”.c Le comte Y os ter k bien l'honneur .c 1.00 0.30 6.40 1.50 7.08 veau pardon afin qu'il puisse parler au nom ae la nation arabe au cours de son prochain entretien avec le président Richard Nixon.J'affirme, a souligné M.Arafat, que le roi ne parlera pas au nom de la nation arabe, mais des défaitistes de notre nation.Le président de L'OLP a ajouté que la commission des sept créée au Caire afin de trouver un terrain d'entente entre les Palestiniens et Amman est un complot qui vient après le plan Rogers, les conférences de Rabat et du Caire, et la conférence jordano-palestinienne de Djed-dah, en 1971.Les ministres qui viennent de se réunir au Caire oublient que les révolutionnaires palestiniens, en dépit de leurs souffrances, ont gardé leur fusil libre et juré à leur nation qu'ils poursuivraient la lutte jusqu'à la victoire.a remarqué M.Yasser Arafat.WASHINGTON (AFP) - Les Etats-Unis ont demandé indirectement au Chili de prendre des mesures judiciaires contre les terroristes haïtiens qui avaient séquestré deux diplomates américains à Port-au-Prince, apprend-on au département d’Etat.En même temps, le département d'Etat a adressé au Mexique un reproche, également indirect, pour ne pas avoir pris de telles mesures et d’avoir permis aux auteurs du séquestre de quitter le pays, après leur avoir refusé l’asile.Nous regrettons que des mesures judiciaires n’aient pas été prises contre les criminels, a déclaré un porte-parole du département d'Etat.Permettre que ces crimes soient commis impunément ne fait qu'encourager de tels actes, a-t-il ajouté.Le même porte-parole a fait savoir que le gouvernement de Washington avait fait part de sa préoccupation au Mexique et au Chili.Les trois terroristes qui avaient séquestré l’ambassadeur Clinton Know et le consul des Etats-Unis à Haiti, M.Ward Christensen, le 23 janvier, pendant 20 heures, sont parmi les 15 exilés haïtiens qui ont quitté le Mexique jeudi pour le Chili.Les douze autres sont des prisonniers politiques que Haiti a libérés pour sauver la vie des otages américains.Le groupe était arrivé au Mexique le 24 janvier et a aussitôt été détenu par les autorités mexicaines.Le département d'Etat n'a fourni aucune explication sur sa démarche indirecte auprès des gouvernements de Mexico et de Santiago.Mais, dans les milieux proches du gouvernement, on reconnaît que celle-ci repose sur des bases morales plus que juridiques.C'est précisément dans le but de créer un mécanisme international qui permette la poursuite judiciaire de terroristes réfugiés ailleurs que dans leur pays d'origine, que les Etats-Unis ont poussé l'Organisation des Etats américains (OEA) à adopter une convention interaméricaine sur le terrorisme en février 1971, il y a exactement deux ans.Mais, jusqu'à présent, les Etats-Unis sont les seuls à avoir ratifié cet instrument que dix des 23 membres de l'OEA n'ont même pas signé Le Chili fait partie de ces derniers.Le Mexique, l'un des signataires, avait insisté sur l'inclusion d'une clause spécifiant qu'aucune des provisions de la convention ne porte atteinte au droit d'asile, un principe que ce pays a jusqu'à présent jalousement défendu Son refus d'accorder l'asile aux terroristes haïtiens a donc provoqué un certain étonnement à Washington.Téléjournal Nouvelles du sport.C Politique fédérale c Walt Disney présente ’ La légende de Dick Turpin (Sème partie) c’ Lasoiré du Hockey: "Vancouver à Toronto".c 10.30 Téléjournal.c 10.45 Nouvelles du sport c 11.00 Au masculin 11.30 Cinéma: "Dernier domicile connu" (drame policier) c Ciné-nuit “De l'assassinat considéré comme l'un des beaux-arts" 8.1 1.01 (aventures 1965) policières - français CFTM Œ> 8.25 Horaire-Bienvenue c 8.30 Les p tits bonshommes c 9.00 Vers 76 c 10.00 Ciné-Jeunes: Tiens bon U rampe Jerry" (comédie et science -fiction - américain 1966) 12.00 Jon week-end c 1.30 L'église sur la place c 2.00 Soeur volante c 2.30 Horiaon sports .i.c 3.00 Enquêtes spéciales c 3.30 A ma manière k moi * 4.00 Ça prend un voleur c 5.00 C'est arrivé cette semaine c 5.30 Studio 10 « 6.30 sur le matelas .c 7.30 Les grands spectacles "Invasion secrète (guerre • américain 1964) 9.30 Bonanza .c 10.30 Les Nouvelles TVA c 11.00 En pantoufles "Amants de cinq jours" (comédie • franco-italien 1960) 12.30 En pantoufles "On ne meurt pas comme ça" (drame policier 1946) 2.00 Le 10 vous informe c 2.06 Fin des émissions 12.00 Star Trek.c 1.00 Saturday at the movies: "Situation Hopeless but not serious" (come- die 1965) 3.08 Grand prix wrestling.c 4.00 Sports beat ‘73.c 4.30 Wide World of sports.c 6.00 Circle of fear.c 7.00 Bridget loves Bernie.c 7.30 Police Surgeon.c 8.00 Academy performance "The only game in town" (comédie 1970).c 10.00 Casanova.c 11.00 The CTV National News.c 11.30 Pulse.c 12.00 Saturday night feature movie : "That man from Rio" (comédie 1964) .c DIMANCHE CBFT e 8.55 Ouverture et horaire 9.00 Poly à Venise .c 9.30 Le prince Saphir.c 10.00 Le jour du Seigneur.c 11.00 D'hier k demain 12.00 La semaine verte.c 1.00 30 Dimanche .c 1.30 Fantaisie lyrique 2.00 L'Univers des sports.c 3.30 La nature et la vie.c 4.30 Son et images .c 5.00 5D 6.15 Politique Atout.c 6.30 Téléjournal c 6.40 Nouvelles du sport c 6.50 Politique provincial.c 7.00 Quelle famille c 7.30 Les Beaux Dimanches : "La vie en mouvement la locomotion des animaux" .c 8.35 Les Beaux Dimanches "Une soirée chei Rossim".c 9.35 Les beaux dimanches : c "Faire hurler les murs .c 7.30 Adventures of black beauty c 10.00 La flèche du temps c 10.30 Téléjournal c 10.45 Sports ^manche c 11.00 Rencornres 11.30 Cine-CnjD: Iranien 1972) "Le Facteur (comédie-S.T.11.37 Ciné-camp CFTM Œ) Greata Garbo festival Mata Han (Drame - 1932) 1.10 Final report weather 8.55 Horaire-Bienvenue c 9.00 Musique canadienne c 9.30 C'était le bon temps c C FC F (B 11.00 Monsieur le maire c 12.00 Bon dimanche c 6.00 University of the air c 1.30 Cinédimanche 6.30 The Community c "Montagnerouge «Aventures- 6.50 Community calendar c Américain 19521 c 7 00 Hercules 3.00 Choc des idées c 7.30 Crossroads .0 4.00 Télé-quilles c 8.00 Cathedral of Tomorrow c 5.00 Information voyages c 9 00 Oral Robert Presents c 5.30 Flipper c 9.30 Winter Potpourri c 8.00 Music-Hall des jeunes c 10.00 The Hellenic Program 6.30 Jeunesse .c )0.30 Teledomemca 7.30 Bonne soirée c 12.30 Continental miniature 8.30 Sous mon toit c 1.30 Mr Chips c 9.00 Le justicier c 2.00 Question period c 10.00 Québec sait chanter c 2.30 Garner Ted Armstrong c 10.30 Us nouvelles TVA c 3.00 NHL Hockey 11.00 L’homme de fer c Pittsburgh à Minnesota c 12.00 Le 10 vous informe c 5.30 Untamed World presents the 12.05 Fin des émissions c Challenging Sea c 6.00 Pulse capsule news c C B M T O 6.03 Travel 73 c 6.30 Going places c 10.00 Reach for the top c 7.00 The Amaung World of Kreskm c 10.30 This is the life c 7.30 CTV Sunday Night Special.11.00 Would vou believe c "Jack Lemmon" c 12 00 The little concert c 8.30 Mannix c 12.30 News profile c 9.30 a touch of grace c 12.45 Away out c 10.00 W-5 c 1.00 Dollars and sense 11.00 The CTV National News c 1.30 Country Canada c 11.18 Pulse c 2.00 Social credit leadership 12.00 Sunday night Feature Movie convention c Attack and retreat" 6.00 The Wonderful World of Disney c (Drame 1965) cinema C B M T O t.N Arthur and the iquirt kn»htj It.M Rocket Robin Hood IIM Tween tet Il M Three stnr bowlin» It.M Sport» mieroatloiul It M Par 17 I.M Children » elndma The magic kite .t M Canadian ll|ure katln* cham p Kinship 4.00 CBC Championship curling 5.00 Buga Bunny Road Runner Hour 6.00 Update 6.30 Replay .7.00 The Alan Hamel comedy bag 7.11 Telcplay •.00 U soirée du hockey "Vancouver k Toronto" * 10.30 Countrytime « II 00 The National c II.11 Provincial affairs .« 11.21 Night report and sports final e II I?The David Frost Show f LOI Clné-six "Along came Jones (Western 1946) 140 Final report and weather ALOUETTE: "Les pétroleuses" 2 50.6 05 9 25 et "Opération Macédoine" 1 10 4 25, 745 ARLEQUIN: Nevada Smith" 12 45.4 40.8 55et "Ligne rouge 7.000" 2 55.7 00 ATWATER: (Cinéma II) "H était une fois dans l'Ouest" 12 00.3 00.6 00.9 00 ATWATER: (Cinéma I) "Across one hundred and ten streets" 1 30.3 30.5 30 7 30.9 30 AUDITORIUM I.AIEMANT: En matinée Festival de cartoons et La petite Idle, le chien et le phoque 2 00 En soirée Le grand Caruso 7 00.9 00 AVENUE: "Pete h TilUe" 1 00.3 05.5 05 7 20.9 30 BEAVER: "Sexual freedom in Denmark" 12 00.2 00.4 00.600.8 00.10 00 BERRI: La mort dun bûcheron" 12 30.3 30.5 30.7 30.9 30 BIJOU: "La vie sexuelle de Don Juan" 12 40 4 24 .806 et "La débauche 2 30.6 14 958 BON A VENTURE: Sexy Susan knows how 1 00.3 00 5 00.7 00.9 00 théâtre :ASANOUS: Sam 22h30 Dim Dji Los CFCMD Qutnchamali -22h30 Dim D uua lea 22h30 LA NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: Maison de poupée de Ibsen Sam 20h30 relâche dimanche t.PATRIOTE: Sol" (Favreau) Sam 20 et 23 h dim 2lh •ATRIOTE A CLEMENCE: Une société juste pour le fun" par les Carcasses loin |bh.22h30 E RIDEAU VERT: "La volupté de (bon-neuf de L Pirandello - Sam 20h Dim IMl THEATRE DU NOUVEAU MONDE: Oui chotte et GallipoHe" texte de J.P Ronfart et de M Sabourln sam 17h et 2lh dim re-lAche THEATRE D AUJOURD'HUI: Ml University of the air 0.» The community MO Community calendar 7.00 Hercules Ml Magic Tom's Road Show 1.» George of the jungle Ml The Jackron five I.» The FUntatones 1101 Pink Panther II.» The Watervtlte gang IIJI Puppet people 11» glory theatre Pigutdi HalHa1' noUTMHI EATRE DE QUATSOUS: et "Le retour du guerrier de Nally90h30 Diguidt "Next" T Mc* PLACE DES ARTS (ALLE WIIERID-PELLETIER : Enri- co Mactai" • lOti» THEATRE MAISONNEUVE: "Jose Greco avec Nana Lorci - sam ISh30 21h30 dim 14h30.KhJO CANADIEN: "Les putains aussi ." 2 30.6 10.9 50 et "Capitaine Apache" 12 45.4 25.8 10 CAPITOL: The Getaway" 12 20.2 40.500 7 20.9 45 CHAMPLAIN: "Leparrain" 1 00.4 40.8 25 CHATEAU: "Cosa Nostra le dossier Va-lachi ' I 20.3 45.6 15.8 50 CHEVALIER: "La trêve" 12 50.4 30.810 et "Le petit matin 2 16.5 56.9 36 CINEMA 7e ART: "Qu'est-il arrivé k tante Alice" 12 00, 4 00.8 00."Les chiens de paille" I 50.5 50.9 55 CINEMA COTE- Ü ES- NE KI ES : (Cinéma I) Dirty little Bily" 1 00.3 00.5 00.7 00 900 CINEMA COTE-DES-NEIGES: (Cinéma U) Valachi papers" 12 45.2 50.5 00.7 20 930 CINEMA DE PARIS: "Les fous du stade" 12 00.2 00.4 00.6 00.8 00.10 05 CINEMA V: "Quiet Days in Clichy" Sam 7 30, 9 30 Dim ISO.3 30.5 30.7 30 930 CEEMAZIE: "Nicolas et Alexandra" 130 5 00.8 30 DAUPHIN: (Renoir) "Roma" 12 45.3 00 5 15.7 30.9 30 (Mclareni "Il était une fois dans l'Ouest" 12 00.3 00.6 00.900 ELECTRA: "L'horrible vampire sexuel' 1 00.3 50.6 45 9 35 et Vierge cher les morts vivants'' 2 30.5 20.8 15 ELYSEE: (Salle Resnais) "Le charme discret de la bourgeoisie (Salle Eiseniteim "L’amour l'après-midi" 1 30.3 30.5 30.7 30.9 30 (pour les deux salles) FESTIVAL: Quiet days in Clichy" Sam 7 30.9» Dim 1 30.3 36.5 30.7 30.9 30 FLEUR DE LYS: Voir cinéma de Paris GUY: The love pirate 12 30 2 42.4 54 706 9 23.et "Yellow bird curious" 140 3 52 6 06.8 p6.10 33 IMPERIAL: "L'aventure d'un producteur de films roses 12 00.2 45.5 40.8 36 et "Camp spécial no 7" I 16.4 06.700.1000 JEAN-TALON: Les tous du stade" 1200 2 00.4 00.6 00 8 00.10 00 RENT: Beasts and the cellar 1 10.2 50.4 26.6 06 7 46.9 25 LOEWS: The mechanic 10 40.12 50.3 00 5 10 7 20.9 35 LUCERNE: Carry on Henri VIII dim 1 10.6 25.9 35 et "A stlch in time" dim 1 30.4 40.7 56 MAISONNEUVE: Voir Jean-Talon MERCIER: R était une fois la révolution Jm S 00.8 00.9 00 dim 2 00.6 00.100 MIDI-MINUIT: "Jeunes filles au couvent" 1 45.4 36 7 06.9 46.et "Si J états restée pucell" 12 90.2 10.6 50.8 30 MONK LA ND: Frende 2 46.610, 9 45 et Joe Kidd ' 1 16.4 40.0 16 OUTREMONT: "Sam Harold and Maude 7 00 et "The possession o( Joèl Delà not" 9 30 et Wilchflnder general 'the conqueror worm 12 00 pm Dim Ha fold and Maude 2 00 et "Let mariés de C'est fiancée l an Deux" 4 30 et Laisse aller une valse" 7 00 et Fies unis k un marin grec on k un pilote de ligne' 930 PALACE: "Poseidon adventure" 12 20.2 30 4 45.6 55.9 15 PAPINEAU: Alberte à la bombe 2 45.6 15 9 45 et "Opération clandestine 1 00.4 30 8 00 PARISIEN: "Quelques arpents de neige 12 35.2 40.7 10.9 20 PIERROT: Justine de Sade 12 26.2 31.4 36.7 41.9 46 PKiALLE: Voir Midi Minuit PLACE DU CANADA: Man of La Mancha" PLACE VILIJ*: MARIE: (Petit Cinéma The émigrants" 12 10.2 50.5 30.8 10 PLACE V1LLEMARIE: (Grand Cinéma) Sounder" 12 06.1 55.3 50.5 45 7 40 935 PLAZA: Voir Canadien PUSSYCAT: "Like mother, like daughter" 12 00.2 53.5 43, 8 36 et We a family I 30.4 23.7 10.10 00 RIVOLI: "Voir Alouette SAINT DENIS: "Toureau 12 38 3 03.5 28 8AL?1:VReBOKCF: Sacco et VanaetU 3 00 7 00 «15 SEVILLE: The great waltz Sam 2 00.5 30.9 00 Dim 2 00.8 30 SNOWDON: The Rodyman I 20 3 20.5 20 7 20.9 20 VAN HORNE: "Gone with the wind" 12 05 3 55.7 50 VENDOME: Blue angel 12 45.2 50 4 55 7 00.9 06 VERSAILt.ES: (Salle Rouge) Les insatiables 2 40.6 00 9 20 et Alexandra aime ma femme aimez moi" I 05.4 25.?45 VERSAILLES: (Salle Bleue) "Les pétroleuses" 2 50.8 05 9 25 et "Cinq pour l'enfer 1 10.4 25.7 45 VERDI: The music lovers " 7 00.9 30 et Dim Actualités Vietnam '71" 2 00 400 VERDUN: Quelques arpents de neige 3 00 6 30 9 50 et Les jambes en l'air" 116.4 40.6 00 VTDEOGRAPHE: "Y'a du dehors dedans" et "Le Jazz libre du Québec 6 00 VIEUX MONTREAL: STUDIO A: "Le sang du condor Hf k 3 00.700.lia k500 900 STUDIO B: "La corne de chèvre" 3 00 5 00 7 00.9 00 V1I4JCRAY: "Le bon.la brute et le truand Sam 12 00.100.6 00 9 00 Dim 200 5 00,100 WESTMOUNT: Travel with my aunt 100 2 00 6 00 7 00 9 00 WKkTMWVr sqi AHK: Up U* fendbol I 10 J15 ÜJ0.7 JO »as YORK (hlldipUy I JO.JS.J 20 7 15 IIS CINTMATHKIN> QUMKOKt («pd» t Hart de mettre des sons LE DEVOIR cahier arts et lettres Montréal, samedi 3 février 1973 dans VoreiHe par JACQUES THERIAULT Le moins q’on puisse dire, c’est que Mario Duschenes a de la suite dans les idées.Au début de la saison dernière, alors qu’il acceptait la direction des Matinées symphoniques de l’Orchestre symphonique de Montréal, il avait défini en quelques phrases comment il comptait s’acquitter de sa tâche de pédagogue: “Habituellement, avait-il dit, lorsqu'on prépare un concert pour les enfants, on a recours à des gros trucs de Tchaikovsky, avec beaucoup de tambours et de cymbales.Je pense qu’on a tort.J’ai réalisé avec le temps qu’ils écoutaient avec beaucoup plus d'attention lorsqu’un seul instrumentiste se faisait entendre.Avec des enfants, il faut chercher la simplicité sous toutes ses formes, la simplicité dans les commentaires, la musique, la structure harmonique, etc.N'allons pas croire qu’ils soient dupes.” Ayant assisté à l’un des dix concerts de la série élémentaire qu’il présentait cette semaine à la salle Wilfrid-Pelle-tier, sous le thème "Combien de notes dans la gamme”, me voici amené une fois de plus à témoigner de l’emprise qu’il exerce sur ces hordes de gamins enthousiastes.Agés de six à dix ans et conviés quatre fois chaque saison à se famihariser avec les pouvoirs magiques de la musique, ces enfants (“mes petits diables”, comme Mario Duschenes se plaît à dire) découvrent aussi qu’il est possible de s’instruire beaucoup dans une atmosphère de détente et de participation.Cest d’ailleurs, cette façon avec laquelle notre savant pédagogue et flûtiste montréalais amène tout un chacun à participer qui nous frappe le plus.On chuchote, on parle un peu, on siffle tout en applaudissant à la manière des adultes qui assistent à une épreuve sportive, on se trémousse sur sa banquette parce qu'on a envie de faire pipi et qu'on ne vous permet pas de quitter la salle (j’ai vu une matrone du comité de surveillance de l’OSM mettre un enfant à genoux parce qu’il avait quitté son siège! ! !), on sourit et on rit parfois à gorge déployée, mais pas un seul de ces jeunes nous donne l’impression de s’ennuyer ou de considérer la musique à la façon d'une manifestation mondaine, comme cela est le cas pour une fraction du public qui fréquente chaque semaine les grands concerts de l’OSM’ En fait, ces “petits diables” n’ont pas encore les oreilles polluées totalement par les programmes musicaux de la radio et ae la télévision.Ils sont disponibles, dépourvus de préjugés face à telle ou telle oeuvre de qui que ce soit, et parce que l'enseignement musical dispensé de nos jours dans les écoles n'a pas le côté austère des leçons de solfège de jadis, ils souhaitent comprendre le pourquoi et le comment de cette étonnante rencontre des sons et de leurs utilisations chez chacun des compositeurs.Ainsi, ce nouveau programme conçu par Duschenes, avec la plus belle simplicité du monde, n’en était pas moins riche d’enseignements de toutes sortes sur la gamme, l'intervalle, le rapport des sons entre eux, le mariage des couleurs, la tessiture et les limites d’un instrument, etc.Pour illustrer ces diverses facettes, il a recours à des ouvertures (ou des extraits) d’oeuvres de Mozart, Bach, Bizet et von Suppé qui ne sont pas particulièrement familières à son jeune public.Et c'est là une excellente idée de sa part, parce qu’il ne sert à rien de s'attacher à des airs connus que les enfants ont l’occasion d’entendre régulièrement: il est filus profitable d’opter pour le rare et inédit, ouvrir un champs nouveau et insoupçonné de l’audition musicale.Considérant tout de même qu’il faut donner quelques points de repère et retenir l’attention de son jeune auditoire, Duschenes les amène à être attentif à toutes ces musiques “sérieuses” en insérant entre chacune d’elles des chansons folkloriques ou populai- res qu’ils connaissent bien.C’est à ce moment-là qu’il les invite à participer, à chanter, à battre des mains en mesure, à se départir de leur trop plein d’énergie afin qu’ils soient mieux disposés à une musique plus secrète.Pour étouffer son programme, Duschenes avait fait appel au baryton John Simons qui a rapidement fait l’unanimité de la salle.Les musiciens de l’OSM ont aussi provoqué l’enthousiasme.Techniquement parlant, on pourrait leur reprocher de ne pas avoir eu toute la force, toute la cohésion, tout le souffle souhaités, mais il faut tenir compte du fait que le directeur des Matinees est d’abord et avant tout un flûtiste, un grand flûtiste.Ayant à diriger l’orchestre au cours de ces concerts et considérant qu’il s’en acquitte le plus honnêtement possible, on ne saurait lui reprocher son manque d’expérience et lui demander d’être aussi éloquent qu’un chef de carrière.De toute façon, c’est un pédagogue que les Matinées avaient besoin.En Mario Duschenes, l’OSM Ta trouvé et, de surcroît, celui-ci est aussi un excellent instrumentiste.On connaît assez peu d’investissements musicaux aussi rentables.mü Il WM»- i IR HUM Entre deux mouvementB, le professeur Mario Duché»-nés demande un peu de si* fence à ses Jeune» auditeur».f .•*'*»- % Dans la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, près de 3,000 enfants attendent Parrivée des musiciens et du chef d'orchestre, Mario Duchesne.Seules les loges supérieures sont inoccupées : un accident est si vite arrivé ! Photos ALAI1% REISAUD * *4 ' >•* s- 100,000 enfants à la Place des Arts par JIICHEL ROY Comme ils apprennent à lire et à compter, plus de 100.000 enfants de la région montréalaise apprennent aussi l’art d'aller au concert, de découvrir la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts (qui ne les impressionne plus), d'écouter la musique de l'Orchestre symphonique de Montréal et les explications captivantes qu en donne M.Mario Duches-nes.Flûtiste renommé, professeur chevronné de musique depuis 20 ans.notamment au .centre musical CAMAC et à l’université McGill.M Duchcsnes a réussi là où la plupart de ses prédécesseurs avaient échoué: l’an dernier et cette année, il a accompli ce tour de force qui consiste à retenir ( attention de 3,000 enfants durant un peu plus d'une heure, à se faire bien comprendre de ses jeunes auditeurs sur lesquels il exerce un ascendant qui fait l envie de beaucoup de professeurs, Ce qui était naguère une veritable "bataille rangée" entre le chef d’orchestre et un auditoire de gamins déchaînés est devenu un dialogue impressionnant qui favorise l’initiation à la musique, Ils ne sont pas tous des anges, il s'en faut, et le professeur Duchcsnes doit, dans certains cas.intervenir avec plus de vigueur L'autre jour, par exemple, pour exprimer leur enthousiasme, les écoliers du primaire ont sifflé, comme au Forum.Aussitôt.M Duchesne a expliqué à tout ce petit monde qu'il était permis, certes, de siffler au Forum, mais pas au concert Par la suite, on ne devait plus entendre un seul sifflement Après une heure d’audition attentive, il est normal et naturel que les écoliers trépignent un peu dans leurs fauteuils cramoisis et s’abandonnent aux bavardages.Mais, si l’on excepte quelques manifestations de lassitude, en particulier chex les plus jeunes, on ne peut, en toute honnêteté, parler de ’‘turbulence" comme le faisait un confrère de la "Galette" dans sa critique récente.Trois fois au cours de l’année scolaire, les élèves du cours primaire (de la 3e à la 6e année) de la région métropolitaine.anglophones et francophones, sont transportés par autobus jusqu'à la Place des Arts, accompagnés des instituteurs et, dans quelques écoles, de parents volontaires qui sont chargés d'encadrer les groupes et de veiller sur les enfants.Au secondaire, les étudiants de la septième à la neuvième année, de langue française et de langue anglaise, sont invités à deux concerts dans l’année.Comme la grande salle de la Place des Arts contient 3,000 sièges, l'OSM doit présenter le même programme 10 fois a l'intention des élèves du primaire et trois fois pour ceux du secondaire M Duchesnes est donc appelé, au cours de l'année académique, à diriger et à animer 36 concerts.Il accomplit le même travail dans l’année à Québec et à Ottawa Travail gigantesque puisqu'il doit préparer soigneusement ces concerts avec l’orchestre et même transcrire pour les musiciens les partitions nécessaires II s’y consacre trois mois à l’avance En principe, ces concerts sont facultatifs.Mais la formule retenue depuis deux ans suscite un intérêt tel que la direction des Matinées symphoniques de l’OSM, assistée des membres du Comité féminin de l’Orchestre, n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes de billets qui lui parviennent d’une centaine de commissions scolaires Chaque année, les brochures documentaires sont adressées par l’OSM à 1,500 écoles dont les directeurs sont invités à retenir des places à raison de 75 cents par élève, le prix de la série étant de 12 25 au primaire et de |1.50 au secondaire.L'abonnement est parfois payé par l’association parents-maîtres, parfois par la direction de l’école, ou encore par chacun des écoliers qui.au début de Tannée, sont invités à s'inscrire.Généralement satisfait de la formule M.Duchesnes estime cependant que certains de ses auditoires ("en particulier en début de semaine, dit-il, quand les enfants sont encore agités à la suite du week-end") ne sont pas à la hauteur de ses attentes Les plus jeunes, ceux du primaire, sont à son avis plus dociles et plus attentifs que les étudiants du secondaire, souvent moins motivés."De nos jours, dit-il, les enfanu n’ont plus beaucoup de patience Ils sont un peu gâtés par les divertissements et la télévision Je pense que les professeurs pourraient contribuer davantage à les assagir avant les concerts.Et pourtant S dois reconnaître que beaucoup de mes unes auditoires ont une tenue impeccable." ^ catslogue et magazine gratuits ^ 1 .* , 1 L LES PLUS GRANDS ROMANS DU MONDe'V E earner arts et lettres ¦ 226 Est, Christophe Colomb - Québec 2 ^.MEDICAUX - FANTASTIQUES - CLASSIQUES - SUSPENSE.^1 CONTRE Alexandre Soljénitsyne )liénitsyne ifle «fécri Depuis, disons 1968.on sac-corde à voir en Soljénitsyne le plus grand écrivain russe, la conscience de la Russie, le sauveur de la liberté en Union soviétique.Une journée dans la vie d'Ivan Denissovitch, Le pavillon des cancéreux, Le premier cercle sont traduits coup sur coup en Occident; il ne se trouve que des admirateurs pour servir de lecteurs.Pas une critique, pas une fausse note: le génie universel qui réconcilie les lettres contemporaines est arrivé.Spectacle attendrissant s’il en est.Puis vient 1970, le Prix Nobel est attribué à Soljénitsyne qui ne peut venir, qu’à cela ne tienne, on le lui apportera et à genoux devant les membres du Politburo s’il le faut, la Suède fournira toujours sa ration de larbins aux grandes duperies occidentales.Il faudra attendre la parution en simultané dans tous les pays capitalistes d’Août 1914 pour déceler les premières traces d’essoufflement parmi les dithyrambes aitiques.Même le Nouvel Observateur laissait entendre que ce fatras littéraire concernait tort peu le XXe siècle.Les principaux trusts pouvaient bien booster l’édition du livre, certaines zones de résistances se firent sentir.Venons-en au fait.Qu’y avait-il derrière cet engouement unanime?Un génie de l’écriture peut-être.Voila où le bât blesse: peu de gens ont parlé d’écriture à propos de Soljénitsyne (sauf cas desespérés genre traducteur-officiel, et vous trouvez un Michel Aucouturier évoquant le moulé de la phrase ou raudace du style, l’imagination et la sensation en même temps pour être assuré de ne pas manquer la cible).Et bien soyons sérieux: un écrivain est un homme qui écrit.Il fait son boulot comme tous les travailleurs du monde, qu’ils soient soudeurs Ile marteau! ) ou cultivateurs (la faucille!).Il est navrant d’avoir à répéter de telles platitudes mais la critique en général et Le Devoir en particulier, semblent oublier délibérément ces vérités premières (la vérité physique, dirait Eluard) où nous prétendons installer notre offensive d’hiver.famille (Técrivains qui depuis Pouchkine se sont penchés sur la Russie pour l’ausculter, prendre son pouls, attendre en frémissant que le monstre se réveille pour ensuite crier au viol.En effet la littérature russe n'a jamais donné au monde que des maniaques de l'humanisme égocentrique, pleurnicheurs à longueurs de phrases (et dieu sait que c'est long une phrase russe!) avant de verser dans le mysticisme égaré de la sénilité, Dostoïevski représentant évidemment l’archétype de cette oscillation perpétuelle: enfance prolongée - vieillesse précoce.Je fais une brève parenthèse pour Tourguéniev qui injecta queloues accords plus nerveux dans ce balbutiement effondré sous son propre poids, sinistre et intransportable.Je fais une autre parenthèse pour les Futuristes du début de notre siècle, Maiakowski en tête, ou même Essénine et ses Chants d’un hooligan, mais ils durent tous deux se suicider, assommés far une société imperméable à art.Ils n'avaient pas 40 ans et n’avaient donc pas eu le temps matériel de liquider le passe pour construire une littérature qui se tienne debout.Car il ne faut quand même pas se leurrer, les 3/4 de ce qu'a écrit Maiakowski ne valent pas tripette, nous étions rendus avec peine aux vestiaires de la culture.Et encore Tourguéniev était-il allé s’informer en France, les Futuristes en Italie, du côté de chez Marinetti.Ceci n’est pas un reproche, au contraire: un souffle d’air frais circulait sur les vieilles momies Slavophiles enrubannées dans les traditions d’une paysannerie attardée, à la remorque de l’Europe industrielle et insensible à l’Asie pourtant voisine.Cette rusticité séculaire qui avortait péniblement d’une littérature mal dégrossie aura néanmoins suffi pour séduire les esthètes d’une intelligentsia décadente -dès 1890 on voit déjà poindre l’Amérique.Il n'était besoin que de s’écrier ah le roman russe! et les salons se taisaient avec respect.Cela dure encore.Le charme slave s’est révélé d’un exotisme facile, en somme: un bon placement pour la bourgeoisie européenne.Soljénitsyne s’inscrit dans cette tradition écrivions-nous, ou mieux: dans cette nébuleuse.Nous n’inventons rien: le texte du Nobel publié dans Le Devoir du 27 janvier on ne sait trop pourquoi, renvoie explicitement a Dostoievski."Mais jamais un arbre ne naîtra d'un ha- ricot”, s'exclamait Trotski qui s’y connaissait en lettres russes.Evidemment, il n’y avait pas besoin d'attendre ce maigre navet pour poules de hue d’Occident.Et ils font trouvé! On pouvait supposer que Marx, Nietzsche et Freud avaient quelque peu décapé l’ignorance et la crasse infra-intellectuelle des scribouillards russes.Non, rien, on voit surgir au milieu du silence réaliste-socialiste le L'histoire au cinéma comprendre: la confusion syntaxi-_ fantôme angoissé de la transcen-que, rembarras lugubre de per- dance bafouée: “Mais l’art n’est sonnages souffreteux, pâles et la pas souillé par nos efforts, pas sensibilité humide, ces appels du plus qu’il ne s’écarte de sa vraie pied en direction de l’une des Egli- - nature, car, à chaque occasion et ses les plus réactionnaires du pour chaque application, il nous D’autres signes sur Robert Élie Je souhaiterais exprimer, au sujet de Robert Elie, un point de vue différent de celui de Gilles Marcotte.Non que M.Marcotte mérite quelque reproche; au contraire je suis persuadé que R.Elie aurait été heureux ae ce texte qui est une lecture amicale de l’autre texte, il aurait aimé ces mots: ”.qui reprend inlassablement le propos de l'amitié.” Cependant, c’est bien connu, il n y a pas une vérité, sinon dans l’em-pirico-idéalisme.C’est pourquoi Recherchons JEUNE COMMIS DE LIBRAIRIE avec une ou 2 années d'expérience À l'Enseigne du Livre (Montréal) Inc.1345, Van Home, Outremont Tél.: 277-2157 les blancs ont parlé, aujourd'hui.llesiinlimrÉiioiitlei traits territoriaux tail jams ititieatm ealtarille je veux, au sujet de cet homme, émettre d’autres signes.A mon avis, R.Elie était profondément allergique à toute forme de religion.Je crois que c’est à lui que je dois d’avoir éviter certaine guimauve qu’on appelle catholicisme.Je ne dis pas que R.Elie était anticlérical; non, certes pas.Il avait d’autres chats à fouetter.Clercs et anti-clercs: pfft! Il rêvait d’autre chose, d’une sorte de terme du sens, d’un point Oméga, temps/espace de fraternité, de justice, de plaisir esthétique vers lequel il fallait tendre sans impatience et sans entrer dans le jeu des courtisans de toute espèce.Ce point, d’autres l’appelleront Dieu, soit, mais à condition de ne pas le confondre avec le Dieu des écoles chrétiennes et des presbytères.C’est cela que je voulais signaler, cette différence, cette contradiction qui existe chez certains hommes de cette génération entre une sensualité exubérante, inventive et une crainte sourde, qui n’est point seulement ‘‘intérieure’’ mais qu’ils sentent aussi “sociale”, dont ils espèrent la fin.Pour R.Elie la voie de l’eau bénite était de loin inférieure à celle de la poésie.L’art, pour R.Elie n’est pas quelque chose de profane et la pourpre cardinalice quelque chose de sacré: il n’entrait pas dans ces divisions.Bien sûr.dans l’oeuvre d’art il retrouvait, entre autres choses, des signes entre autres choses, des signes de Dieu, signes qu’il estimait d’ailleurs tous aussi présent dans un tableau de Vélasquez ou un ballet que dans le Nouveau Testament, mais les mascarades le laissaient froid En particulier les portraits du Sacré-Cœur qui décoraient les écoles de notre enfance et dont il fut le premier à nous révéler la profonde laideur et l’insignifiance crasse.Je le remercie de cet en-seignement Jérôme ELIE monde, l Eglise orthodoxe, tout ce déballage d’un passé féodal aurait dû nous mettre sur nos gardes.Après l’intermède de 1917 et l’activité incessante de Trotski pour ouvrir un champ de création a la littérature russe, après le silence mortuaire du réalisme stalinien, nous replongions dans le narcissisme prénatal de l’Ancienne Russie immature et angoissée à la simple idée d’entrer dans le monde.Mais ici il faut jeter un coup d’oeil autour de nous.Les mots mêmes que nous avons employés comme sans y penser, se retrouvent souvent accolés au concept hypothétique de littérature québécoise et ce n’est pas un hasard.Toutes les littératures en processus de naissance passent par ce cap.Malheureusement les Russes prennent de l’âge et semblent vouloir se complaire dans ces langes grotesques, paralysés par l’immensité du nouveau-né qu’ils s’apprêtent à nous présenter - bloqués.Un temps, les écrivains québécois semblaient d’ailleurs reprendre le bag à leur compte et chacun s’efforçait d’avoir son maître russe, Gogol, Dostoievski, bref les pires.Seulement le Québec ne fait pas le poids.Les romans de 3 voire 6,000 pages n’ont jamais fait recette ici - trop fatigant.On a bien dû se rendre à l’evidence qui pour nous se mâtinait de France et d’Etats-Unis, nous étions des nerveux, des impatients, et nous nous sommes remis à galoper derrière le disque de plus en plus rapide qui volait sur la patinoire.Ducharme se faisait intercepter par Aquin, Beau-lieu lançait une bonne joke au milieu de tout ça, et on a suivi sans trop s’étonner.Mais revenons à Soljénitsyne.L’humanitarisme cosmique et le mysticisme agreste apparaissent sans-doute comme d’inutiles reliques d’une tradition dont nous avions dit qu elle aurait mieux fait de s’éteindre, mais enfin quoi.les monstres paléolithiques intéressent et intéresseront toujours les amateurs de fossiles.Au demeurant ces opérations pré-historiques sont généralement charmantes.La situation change de dimensions avec le cas Soljénitsyne: c’est que nous pénétrons dans le grand bluff des dirigeants de l’U.R.S.S.post-bolchevik.A défaut d’écrivains habiles la Russie n’a jamais manqué de politiciens avisés et l’inénarrable Union des Ecrivains s'avérait vraiment trop imprésentable, il fallait découvrir une combine, the trick that makes it.Ce qui fut réalisé avec méthode et jœrsévérance.En effet; comment fait-on un grand écrivain dans les salons du snobisme occidental?on retrace un pauvre type malmené par les épurations "sociales” du Petit Père des Peüples - cette partie de l’opération est indiscutablement la plus aisée.Mais il faut aussi que le malheureux soit en proie a une fureur scripturale incoercible -cette condition est plus délicate car il faut s'assurer que le gars en question pondra ses 500 pages l’an.Dernier pré-requis: un christianisme suffisamment tragique pour faire passer des frissons exquis dans le dos de toutes les révèle le temps des Mystères, des Ombres et des Arrières-Mondes.Too much bonhomme! Us Tont exhumé des geôles stalinienne'' et “il” a écrit ça! Mais les Occidentaux ont embarqué.Alors commence le second temps de l’opération.Après avoir laissé entrevoir le colosse ressuscité de la Vieille Russie, on s’est mis à lui faire des misères au futur martyr, et ça s’est su.Exclu de l’Union des Ecrivains, traîné dans des hôpitaux répugnants pour les grandes âmes.Mais que vou-lait-ÏÏ au juste; un de ces établissements suisses où les vieilles Américaines vont dorloter leurs dépressions?Pensez-donc, le noble Ecrivain, soigné dans une salle commune, comme un ouvrier.quelle honte!.Devant le public russe ébaubi, les étrangers ont marché: oui en U.R.S.S.il y a une opposition malmenée mais c’est l’opposition nostalgique de TAncienne Russie.Jean-Guy RENS Le cinéma au dire d’un nombre impressionnant de penseurs est l’école du 20ième siècle.On va au cinéma pour voir comment les autres vivent, comment ils résolvent des problèmes simulaires aux nôtres, acquérir une petite idée du monde de demain et voir des films relatant notre histoire (c’est-à-dire l’histoire des autres, puisque cinématographiquement parlant, nous n’avons pas d’histoire).“Quelques arpents oe neige”, un film sur un des événements historiques importants qui ont touché le Québec, est, de mémoire d’homme, le premier film conçu et réalisé par l’industrie privée.Il m’est venu, et il viendra à beaucoup de Québécois et de Québécoises, cette pensée un peu amère et choquante que le cinema leur a appris a connaître presque tous les événements importants qui ont jalonnés l’histoire des U.S.A.ainsi que de la France, sans avoir jamais ouvert un manuel d’histoire de l’un de ces deux pays depuis leur sortie de l’école.Qu’on nous parle de Buffalo Bill, de Sitting BuD, de l'indépendance des U.S.A., de la guerre de Sécession et du fameux tremblement de terre de San Francisco, du rôle des Américains dans la 2e Grande Guerre Mondiale, ainsi que de Jessie James à Al Capone et il en est de même pour la France ; oui, on peut en parler.Mais personnellement, et pour la grande majorité des québécois, si on nous parle de la déportation des Acadiens, des patriotes et de Papineau, du rapport Durham, de l’Acte d’Union (1840), de Louis Riel et du Conseil Métis, de Sir Wilfrid Laurier, (en ce qui à trait à nos malfaiteurs nationaux, il semble qu’U n’y ait jamais eu en 3 siècles d’histoire, un hors-la-loi québécois digne de supporter la comparaison avec Jessie James ou Arsène Lupin) et bien, je vais m’installer avec ma pipe et mon chien, ouvrir mes oreilles et parfois vous surprendrez sur mon visage un air beat.Cette réaction est ce qu’il y a de plus normal au Québec où l’information, plus souvent qu’autre-ment, prend l’allure d’une’femme arabe et où les manuels d’histoire de la Commission Scolaire sont pour le moins douteux, du moms ceux que j’ai connus.“L’histoire n’est pas une science, c’est un art.On y réussit que par l'imagination" (Anatole France).L’imagination et le cinéma étant amants, c’est peut-être une des raisons de plus qui fait que les banquiers craignent tant le cinéma.Qui dit banquiers au Québec, dit Canadiens-Anglais.L’histoire, telle que dépeinte par le cinéma, facilitant les comparaisons et montrant des situations historiques qui encore aujourd’hui ont cours, une prise de conscience populaire, malgré tout, est encore possible.Il est sûr qu’il n’y a pas seulement une raison qui influence les financiers et la politique de l’ONF, politique soit dit en passant, ne fait pas convenable dans un pays dit libre.En terminant, je veux féliciter les gens qui, malgré tout, ont projeté et mené à bonne fin cette page de l’histoire du Québec qu’est “Quelques arpents de neige”.Jean-Marc BEAUSOLEIL Lettre ouverte à M.Jean Carrière ARRETEZ-VOUS AU 1773 SAINT-DENIS VOUS RETROUVEREZ VOTRE LIBRAIRIE DÉOM tel 845-2320 Jean Carrière, je ne vous connais pas.Je le regrette, ni votre prix Concourt 1972-73: l'épervier de Maheux.De vous, je n’ai lu que l'entrevue par Jean-Claude Trait, dans la Presse du jeudi, 4 janvier dernier.Vous m’apparaissez un très bien que Paris et votre Lyon ont de très belles choses et ainsi toutes les vieilles villes de province.J’en connais quelqu’unes.Ces villes sont faites de trucs comme les hôpitaux, les banques, les écoles, les églises et autres homme tout d’une pièce.Le prix institutions, qui, dites-vous, nous Concourt vous servira au moins, ¦-1—- dites-vous, à dire ce que vous avez à dire.Epris de votre sincérité, je me sens déjà frère et me permets de contester deux affirmations de votre entrevue.La première, que parmi les français une petite bourgoisie a écrêté l’homme de ses grandes dimensions; il en résulte pour l’homme, dites-vous, une psychologie de salon, de bistro, de bordel ou de sacristie.Comme découverte de comparaison et de voisinage, c’est brillant! La réalité m’apparaît tout autre.Laissons la psychologie du salon, bistrot ou bordel.Imaginez-vous.cher ami, je veux défendre l’homme acoquiné à la sacristie.Je crois comprendre dans votre bouche, la sacristie péjorative, enfumée, étroite, ténébreuse, déjà l'antre de l’enfer; mais je connais les sacristies grandes, Eropres, belles et ensoleillées.homme y est noble et grand.11 a du cœur, il se prépare^ imaginez-vous, dans la sacristie, lui, le chef-d’œuvre de la création, à rencontrer son Créateur, à vivre l’aventure du Sacré.A l’occasion de Noël, Saint-Léon-le-Grand crie à l’homme de se rap foutent des bâtons dans les roues.Je vais laisser à d’autres la défense des hôpitaux, banques et écoles.Permettez que je vienne en homme et en chrétien, à la rescousse des églises.Sans doute.vous parlez des églises-édifices de pierres ou de briques.Si vous enlevez toute cette merde de la France, je me demande vraiment ce qu'il y restera de bon.La plupart des villes françaises ne se tiennent ensemble que par ce petit chef-d’œuvre qu’est l’église.Enlevez Notre-Dame, croyez-vous vraiment que Paris serait la même et votre Sainte-Croix et votre belle Fourvières à Lyon.Il ne faudrait pas oublier d’effacer Chartres de la carte de France, et le Mont Saint-Michel, etc etc.Dommage que la révolution ait respecte tout cela! vous êtes-vous déjà arrêté, cher ami, à mesurer la dimension intérieure humaine et spirituelle des églises ’ On revoit alors l’Eglise et l’on pourrait écrire des choses magnifiques sur cette église-mystère de Dieu au service de l’homme, de cette église-peuple de Dieu en marche, de cette église de Jésus bâtie sur cet homme, un pêcheur de métier.Pierre.peler sa dignité et U redit que Voilà, je vous retrouve dans Dieu s’est fait homme pour faire quete humaine de bonheur de l’homme un dieu.Permettez-moi, cher ami, une deuxième contestation: celles des villes.Vous clamez qu’elles sont de la merde, par rapport au monde de la campagne.Meme en France, c’est pas vrai.Vous savez à laquelle vous semblez vous accrocher de tout votre être.Oui.finalement, vous avez pratiquement raison et sans contestation aucune! Ce n’est pas dans le factice et le superficiel qu’on retrouve le bonheur.Jean-Marie L’HEUREUX SEIGNEUR Suite de la page 15 d’Hubert Aquin se situe à deux niveaux.Le premier est celui de la composition de l'oeuvre, qu’il s’agisse de Prochain episode, de Trou de mémoire, ou de L’Antiphonaire.Le lecteur se trouve toujours en présence d’une oeuvre construite.Il peut s'étonner de la complex- de la plume, en jouai, dans le ite de cette structure, il peut but d’étonner quelque béat.La repondent, les unes aux autres et ressemblent beaucoup au dialogue pluriel d’une partition.Il faut accepter au départ la réalité de cet univers multiple, sans laquelle la concentration psychologique terminale est impossible.Un roman d’Hubert Aquin, ce n’est pas une oeuvre rapide et écrite au fU {recherches amérindienr Ion librairie ou/cp.123, suce, "g" se dire que voilà un montage bien baroque, il peut, devant ces romans, utiliser tout le vocabulaire de l'exclamation.Il n'en reste pas moins qu'une église baroque est tout aussi pensée qu'une cathédrale gothique, que l’Abbaye d’Otto-beuren n est pas moins équilibrée que la prison de Clair-vaux.L'architecture d’Hubert Aquin est complexe mais elle est une.Le style réside, dans un premier temps, dans l'équilibre global de l'oeuvre.Cnez Aquin, les parties diverses se poussée de la construction stylistique n’y est jamais linéaire.Elle se ramifie à travers l’oeuvre sous forme de chapitres qui transcendent le temps, l'espace et l’animus psychologique pour amener le lecture à se retrouver d'un seul élan dans la conclusion du livre.La méthode du roman policier qui s’ouvre sur la surprise d'une réalité enfin comprise est utilisée par Hubert Aquin avec une étonnante rigueur.Il y a aussi l'autre style, celui de la phrase et de son parfum.Le style d’Hubert Aquin est essentiellement mâle, direct, sans bavures, comme une démonstration métaphysique qui serait en même temps poésie, n y a des écrivains qui posent des questions et d’autres qui donnent des.réponses.Hubert Aquin, dans le mécanisme même de sa phrase, est un affirmatif.Il doute de tout, son univers psychologique fuit de tous les côtés, sa conception du monde est tragique, la seule réponse qu’il trouve à tout ce que nous sommes, c’est la mort, et pourtant grâce à la puissance et au pouvoir d'affirmation de son style en tant que style, son oeuvre est un monument d'espoir.dire aux pauvres humains que nous sommes: "Portez, ô portez votre fardeau! ” Non, non et non! Etre écrivain, c’est voir l’univers, les prendre dans sa main par le jeu infini de l'esprit et le transformer en livres et que ces livres parlent et qu’ils remplacent ce premier univers par un autre plus vrai que celui qui a été créé pour nous.Voilà ce que je ressens lorsque je lis les romans d’Hubert Aquin.Il me semble que je suis un autre homme, dans un autre monde et que cela est mieux.Ce sont des gens comme moi qui applaudiront toujours lorsque la science de l'écriture et la perfection du rêve seront ensemble couronnées.A proprement parler être Le Prix David d’Hubert Aquin écrivain, c’est cela.Il s’agit pendant trois jours me récon-de transformer le monde, et non pas, comme Albert Camus, de pleurnicher sur la réalité sous prétexte de donner une leçon de morale optimiste et de ciliera avec la vie et je douterai moins de moi et je serai plus fier d’être ce que je suis.Et c'est pourquoi ce prix rejaillit sur nous.LA MAISON DU LIVRE galerie de boutiques place ville-marie / montréal 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Is precurtr è l'Agent* de distrlbelien populaire, 055 rue Amhertt, Montréal, 523*1112 LIS PRESSES LIBRES t » î 1 cahier arts et lettres Le Devoir, samedi 3 février 1 973 •15 resquébécoisesleslettresquébécoisesleslettresquébécoisesleslettresquébécoisesleslettresquébécois Hubert AQUIN, prix DA VID Un seigneur par l'intelligence et la dignité Tous les amateurs de littérature québécoise se réjouiront à la pensée que le Prix David a été attribué à Hubert Aquin.Je pense, dans ce contexte, non seulement à ceux qui chaque semaine lisent les oeuvres de nos auteurs mais encore à ces Canadiens-français, à ces Québécois, qui ont su, dans l’oeuvre d’Hubert Aquin, comme Narcisse penché sur son étang, reconnaître les traits de notre époque et leur physionomie propre.Il n’est pas donné à tous les hommes, par le miracle d’une nature et d’un style de se faire l’écho des préoccupations les plus solennelles de leur temps.Cette aventure de l’esprit est arrivée à Hubert Aquin.Elle n’est pas facile et lui-même doit se dire qu’il est parfo;s le jouet des forces obscures qui animent son talent.Mais il en est ainsi.Cela est.Hubert Aquin, au niveau de l’écriture contemporaine, me fait penser, depuis la parution de son premier livre, aux prophètes de l’Ancien Testament que leurs voix mêmes projettent dans les désastres de l’avenir, premières victimes de leur parole.En réalité, quel est le cheminement de cet homme et de cette oeuvre?Hubert Aquin est aux abords de la quarantaine.Il vit donc cet âge si difficile où le passé vient à peine de nous quitter et où l’avenir n’est pas encore là.Sa formation première le porte à philosopher.Issu d’une famille de notre classe moyenne, il en est le premier représentant qui se soit hissé jusqu’au sommet de l’expression intellectuelle.C’est le cas de beaucoup de nos écrivains.Cela, dans l’état de notre société, n’a rien que de normal.C’est par l’intelligence et la dignité de son abord qu’Hubert Aquin est un seigneur.Il participe peu à la mesquinerie de nos querelles littéraires.Soucieux de ne pas s’étendre en surface, il se consacre à la recherche du mystère de l’homme par l’écriture ou mieux encore à celle du mystère de l’écriture par le truchement de l’homme.Son royaume, ce sont ces zones de l’esprit où le rêve se confond avec la réalité et où l’action n’intervient que pour déterminer les frontières entre l’u-.nivers physique et l’écriture.C’est le parfait univers imaginaire, créé par une intelligence pour qui les problèmes de l’esprit précèdent tous les autres.Ici se pose naturellement la question: dans quelle mesure ce travail créateur ne devient-il pas simple jeu de l’esprit?Je crois que la réponse tient dans le fait que les créations Photo Flammarion HENRI TROYAT DE L'ACADEMIE FRANÇAISE ANNE PREDAILLE ROMAN FLAMMARION par JEAN ETHIER-BLAIS de l'A cadémie canadienne-française utopiques d’Hubert Aquin sont le symbole de ce que nous sommes, dans la cruauté de notre présent, dans les ombres de notre avenir.Dans cette oeuvre, il y a d’abord la recherche de la patrie.Les lecteurs d’Hubert Aquin savent que le lieu d’élection de son écriture est partout, qu’il s’agisse de la Suisse, de Montréal, de quelque lointain pays, de la noire Afrique.Il est partout et il est donc nulle part.C’est la grande route qui amène l’héroïne de L’An-tiphonaire à San Diego, et l’avion qui revient vers Montréal traverse les continents.Il y a là un besoin de partir, de tout quitter, d’aller ailleurs pour se retrouver peut-être.Ce Wanderlust nfest-il pas typiquement québécois?N’oublions pas que l’une des villes les plus importantes par le nombre de ses habitants québécois, c’est Los Angeles, U.S.A.C’est sur la rive sud du Pacifique que s’étale la rêverie québécoise.Tout est bon du reste à qui veut partir.La pharmacopée, qui tient une place si importante dans l’oeuvre d’Hubert Aquin n’est-elle pas le moyen le plus subtil de s’évader?Et cette évasion, vers quoi mène-t-elle sinon vers la violence et le sang?On retrouve depuis Procham épisode (1965), sous forme d’un rébus, l’univers canadien-français traditionnel projeté dans la fin du vingtième siècle par une intelligence supérieure qui lui a donné le vocabulaire qu’il lui fallait.Les personnages eux-mêmes ne s’arrachent pas à la langue traditionnelle.Mais ils s’avancent vers nous masqués, ayant la pudeur de leur pudeur.Et c’est ce qui leur confère cette allure si moderne.Ils agissent vite, comme dans un état second proche de l’hystérie, semblables aux personnages de Nabokov, première manière.Pour Hubert Aquin la métempsychose n’est pas une impossibilité absolue.N’y a-t-il pas deux hérdines dans L’Antiphonaire, Christine et Renata que quatre siècles éloignent et rapprochent à la fois?Sont-elles une, sont-elles deux?Cette dichotomie est l’un des thèmes Ëréférés de Goethe dans son livan occidental-oriental et on peut penser que d’une certaine manière roeuvre d’Hubert Aquin est un vaste commentaire sur le “Gingko bilo-ba”.Goethe nous laisse entendre que les nombreuses diversités de la nature se retrouvent dans l’unicité de l’homme.Cette recherche d’une conscience totale, qui définit l’humain, cela fait aussi partie de notre besoin national sur le plan de l’esprit.Ce n’est pas en vain que je cite ici le nom de Goethe, c’est-à-dire du suprême écrivain allemand.C’est que nous ressemblons aux Allemands par le va- gue de la conscience et la recherche d’un noyau central qui nous permette d’affirmer que nous sommes bien vivants.Jamais aucune époque n'a eu plus besoin de symboles que la nôtre et voilà ce qui, sur le plan esthétique, donne toute son acuité au dessein d’Hubert Aquin.Il nous propose un univers où les symboles rejoignent nos préoccupations les plus profondes en tant qu 'individus et en tant que nation.Une question que je me pose souvent est la suivante: comment se fait-il qu’un homme aussi intellectuellement vibrant qu’Hubert Aquin soit parmi nous?Claudel écrit dans l’une de ses journées dans le Loir-et-Cher que le meilleur moyen pour un pays d’avoir de grands écrivains c’est de les mériter.Méritons-nous un Hubert Aquin, un Savard, un Langevin?Je crois que oui parce que depuis que nous existons nous n’avons cessé d’avoir le respect le plus profond des lettres.C’est peut-être du reste ce respect qui nous amènera à disparaître.Nous lui avons tout consacré, hélas! au niveau de la médiocrité, mais il est juste qu’au vingtième siècle des écrivains importants commencent à paraître.Hubert Aquin est de ceux-là, et sous les traits de Christine comment ne pas reconnaître les visages dévastés de ces femmes qui s’appellent Marie Menaud et Claire Pea-bodv?Ce sont trois femmes de la même race, vouées à la sèche exaltation du symbolisme et de la mort.Là aussi Aquin est très fort qui a réussi à repiquer l’image traditionnelle de la femme canadienne-française dans le champ de la conscience moderne.Elle reste ce qu’elle fut, un témoin.parutions Saùtr-Vodfj ÇavtMtt Les Presses de l’Université de Montreal lancent une nouvelle collection littéraire - Lignes québécoises, dirigée par Albert Le Grand et Laurent Mailhot, professeurs au Département d études françaises de l’Université de Montréal.Les Lignes québécoises entendent constituer une bibhothèque d’études et de lectures critiques sur les oeuvres marquantes de notre littérature.Elles comprendront des volumes (dont une trentaine déjà sont en préparation) répartis en deux sections: l’une constituée d'essais de synthèse, qui etudiera 1 ensemble de la production d’un auteur ou d’une époque - ce sont les Lignes québécoises sérielles - , 1 autre qui abordera sous forme de manographies une oeuvre en particulier, roman, recueil, pour en interroger les pulsations secretes - ce sont les Lignes québécoises textuelles.Les Lignes québécoises, selon les mots mêmes de leurs deux directeurs, se trouvent “entre 1 article et la brique”.Elles permettront aux auteurs de s’exprimer de façon personnelle, sans attache d'école ou de méthode, et surtout de façon succinte.Elles permettront aussi, par le fait même, de placer à la portée de toutes les bourses, d’étudiants ou du grand public, un nouvel outil servant à mieux connaître et mieux apprécier la littérature du Quebec Les Lignes québécoises comptent déjà trois titres: Léo-Paul Desrosiers ou le récit ambigu, par Michelle Gélinas; Saint-Denys Garneau à travers Regards et jeux dans l’espace, par Robert Vigneault, professeur à l’Université McGill; et Germaine Guèvremont: J*?* ^?ute>,ll,e m®fso"; P?1 Jean-Pierre Duquette, également professeur à l’Université McGill et auteur de Flaubert ou l’architecture du vide, PUM 1972, qui a été très favorablement accueilli par la critique., c*t O-.v‘cC,«wv "" iW"" A droite, le roman de Simenon dont Pierre Granier-Defere a fait son long-métrage à succès, “La veuve Couderc”.On reconnaîtra sur la photo Alain Delon et Simone Signoret.191 pages, chez Gallimard.A gauche, le dernier numéro de la revue “Mainmise On apprend que après deux ans de publication, 20 numéros.140,000 exemplaires, “Mainmise" annonce des transformations importantes.En effet.Mainmise changera de format, tout en continuant de publier mensuellement son prix de vente sera rame-néà$l.(Un dollar).Simenon LA VEUVE COUDERC gallirnotxl Mais c’est le témoin parfait qui va jusqu’au bout de sa compréhension de la réalité.Bien plus que l’homme, elle est frappée par l’absurdité du monde qui l’entoure et c’est pourquoi Christine se suicidera Chez Aquin, les hommes sont tout d’une pièce à la recherche du mystère de la vie.Ils n’ont rien à envier à Sherlock Holmes, mais comme lui ce sont des êtres transparents qui sont là parce qu’il y a un mystère à percer et rien d’autre.La femme par contre est fragmentaire et le drame de sa vie sera de chercher à réunir les éclats de sa personnalité.La femme est donc au centre affirmatif de cette oeuvre et cette affirmation même la situe dans la trajectoire naturelle de notre littérature.Tout ceci ne serait rien s’il n’y avait pas le style.Le style Suite à la page 14 Si vous aimez les oeuvres d’art et aimez les collectionner Realites Vous aimerez lire et collectionner Réalités RÉALITÉS est la plus belle revue au monde, réunissant les beautés de l'Art à l'Art de vivre.Chaque numéro est une véritable exposition de chefs-d'oeuvre.recueillis dans les musées, les galeries, les collections privées du monde entier.Dans ses derniers numéros, RÉALITÉS a reproduit les oeuvres de Botticelli, Durer, Franz Hals, Rodin, Matisse, Giacometti, Colder, Jasper Johns et Andy Warhol, toutes reproduites en superbes couleurs.Vivre est un art par excellence .et RÉALITÉS en est le reflet.Voyage: Les plus beaux sites du monde, magnifiquement illustrés et commentés d'une façon captivante.Art culinaire: des recettes inusitées et délicieuses venant des plus grands Chefs de notre temps.Personnalités: entrevues avec d'hommes d'état, de philosophes, d'écrivains, de pêcheurs, de cultivateurs.Mode: des idées révélatrices.Divertissement: des sujets qui vous passionneront en 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Montréal C-P- 6128.Montréal 1Q1 - T Al.343-6325 h 16 • Le Devoir, samedi 3 février 1973 cahier arts et lettres ettresétranqèresleslettresétranqèresleslettresétranqèresleslettresétrangèresleslettresétrangèreslesle Italie Romans ironiques sur le pouvoir par NAIM KATTAN “Le contexte” est le sixième roman de l’écrivain méridional italien, Leonardo Scias-cia que l’on traduit en français.Cela commence par un fait divers qui s’élargit, se gonfle, éclate et emporte l’enquêteur, l’unique personne qui aurait pu en démêler l’éche-vau.Un inspecteur de police, Rogas, est chargé d’une enquête sur une sérié d’assassinats commis dans plusieurs villes et dont toutes les victimes sont des juges.L’enquêteur découvre assez rapidement le responsable: un innocent qui fut injustement condamne et qui, une fois sa peine purgée, se venge des juges dont il a été la victime.Le fait divers ramené à ses proportions ordinaires perdrait tout intérêt.Personne ne croit à la responsabilité d’un solitaire.Les juges sont responsables de la mise en vigueur des lois.Us sont le symbole d’un pouvoir dont le mécanisme fonctionne d'une manière adéquate.Aussi, Rogas est-il entraîné d’un groupe politique à une classe sociale.Tout le monde s’accuse et s’innocente.Bourgeois, révolutionnaires et gauchistes sont entraînés dans l’engrenage d’une machine qu’ils ne comprennent pas.Rogas s’aperçoit à ses pro- LIVRCS PEINTURES SCULPTURES agence ARTOjSENRG.TÉL:521-4082 3465.Sherbrooke Est ACHETE VOS LIVRES MONTRÉAL 401 CHOIX DE BEAUX LIVRES -.SUR RENDEZ-VOUS SEULEMENT: LA DESINTEGRATION POSITIVE une nouvelle approche en Sciences humaines Cette théorie développée par le Dr.Kazimierz Dabrowski est présentée avec précision dans les ouvrages suivants publiés récemment aux ÉDITIONS SAINT-YVES Inc.2176 (404) Chemin Ste-Foy, Québec 10 LA CROISSANCE MENTALE PAR LA DÉSINTÉGRATION POSITIVE Par K.Dabrowski, A.Kawcxak, M.M.Piechowski Prix 53.95 LE DYNAMISME DES CONCEPTS (Dictionnaire de terminologie et d'initiation à la théorie Dabrowskienne) s'adresse au niveau du Cegep et de l'Université Par K.Dabrowski - Prix $5.95 LA PSYCHONÉVROSE N’EST PAS UNE MALADIE Par K.Dabrowski - Prix $7.95 LES ACTES DE LA 1ère CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LA DÉSINTÉGRATION POSITIVE (Reproductions photostatiques) • Prix $1 3.50 Ces ouvrages sont disponibles à la librairie des PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL Distributeur exclusif — Tél.: 656-3002 ou 656-3482 ou chez votre libraire.A NOTRE LIBRAIRIE DE MONTRÉAL SPECIAUX DE LA SEMAINE DU 3 FEVRIER AU 9 FÉVRIER LIVRES Chefs-d'oeuvre de l'art - Grands peintres (Plus de 15 reproductions couleurs dans chacun des volumes) REGULIER: $0.90 SPECIAL: 45* DISQUES Jésus-Christ Super Star (Traduction originale) SPECIAL, SERVIDEC VOUS AIME 4 75 771051 -TÛJÎlSIE K-fciÉur 0 KM pc routr cher» defer 0 KM Où te chetn.aerer chem de fer près dépens que le pouvoir est une idee qui risque d’être une chimère si un acte ne confirme pas de temps en temps sa réalité.Ceux dont les fonctions sont justement le maintien de l’ordre doivent accomplir de tels actes autrement c’est leur propre réalité qui s’évanouit dans l’ombre.Rogas décide de tuer le chef du Parti révolutionnaire pour affirmer sinon l’existence de la police, du moins sa propre existence.Il bouleverse ainsi Tordre des choses et c’est un autre policier qui l’abat.Le pouvoir continuera à être in- par JEAN ÉTHIER-BLAIS de l'Académie canadienne-française saisissable.„ On ne connaît bien un pays littérature Poètes francophones de fa Tunisie -/- CANADIANA Carlo Bernari est un autre écrivain italien méridional et son roman aussi traite de la réalité du pouvoir quoique le registre de Bernari est différent de celui de Sciascia.‘C’était Tannée du soleil tranquille'’ raconte l’histoire d'un professeur du Nord de l’Italie, un idéaliste qui décide de consacrer son temps et l’argent qu’il possède pour améliorer le sort de ses concitoyens méridionaux.Son projet est d'installer une usine chimique dans le Sud de l'Italie.Il se rend sur place et c’est le commencement d'une série d’aventures dont il perd le contrôle.Il fait des démarches qui l’entraînent d'un intermédiaire à un autre.Nombreux sont les conseillers financiers et les avocats qui veulent l’aider pour que son dossier soit accepté.Il est obligé de s’engager dans un monde de compromis, de corruption dont il devient, malgré lui, Tun de ceux qui lui permettent de fonctionner.A chaque pas il fait face à un dilemme.S’il veut voir le directeur d’une banque il faut qu il passe par un huissier; et pour que l'huissier ne le fasse pas trop attendre ii faut qu'il lui glisse un pourboire.Les démarcheurs et les intermédiaires sont si nombreux que l'usine qu'il veut construire devient un prétexte pour que le monde où leur pouvoir s'exerce, puisse exister.Là encore le pouvoir est insaisissable, occulte.Certes les formes extérieures sont là: banque, loi.compagnies de finances, usine.Mais ce n’est qu un décor qui permet aux véritables acteurs de jouer leur rôle, et chacun d eux joue un double rôle: Tun officiel qui n est qu'un faux-semblant et l'autre réel qui se drape d'un faux-semblant.Ce monde où le seul réel qui est l'usine à construire, est englouti dans un futur incertain.Il envahit le personnage non prévenu et qui ne connaît pas les règles du jeu.Quand il les apprend il s'aperçoit qu'il a le choix entre le jeu de la réalité et la construction de cette réalité.Il choisit de rentrer chez lui et de reprendre son ancien métier.Et comme il se doit, il enseigne ( administration commerciale.Un des personnages de ce roman qui fait une apparition accidentelle est un gangster.Tun des chefs de la mafia.Sa présence fait ressortir Texis-tence d une autre mafia dont la passivité voulue est une manière d'exercer le pouvoir Retarder l'étude d'un dossier est une manière passive d'agir qui permet à ceux qui font avancer d'autres dossiers de s'enrichir Le chef de la ma-a_est assassiné Son pouvoir n'est pas reconnu publiquement tient sur un fil.Il suffit de Tassassiner pour remettre en question ce pouvoir Celui de Tautre mafia omniprésente et qui détient les fonctions officielles est inattaquable B est partout et nulle part.Le pouvoir apparaît alors une abstraction qui enrichit à le contexte" par teonardo Srlasrii.traduit de TltaBen par Jacquet de Preisac Editions De nofl, collection Let lettrei NouvfUff' 'Tétait l'année du tolell tranquille.par Carlo Bernari traduit de l'Italien Denoél.que par sa littérature.Elle dévoile tout, depuis les beautés du paysage physique jusqu’aux nuances les plus imperceptibles de la sensibilité.Voulez-vous savoir ce que sont la France et les Français?Littérature.L’Espagne et les Espagnols?Littérature.Et nous-mêmes, qui nous comprend, qui peut nous comprendre sans avoir lu Bonheur d’occasion ou les Poésies d’Emile Nelligan?Je suis allé trois fois en Tunisie.Vacances d’été, repos parfait au bord d’une mer parfaite.Peu à peu, ce pays, de lieu de villégiature, est devenu un être vivant.Est-ce la passion historique qui soudain vous emporte?Est-ce l’attirance de l'inconnu?Je ne sais.Et puis, qu'importe?Ce qui compte, c’est que.peu à peu, je me suis intéressé à la géographie et à l’histoire de la Tunisie.J'ai lu les poètes qui y écrivent en langue française, des historiens, des sociologues.Un monde nouveau s'est ouvert devant moi, dont je m'approchais lentement, avec des précautions infinies, afin de lui laisser la profondeur de son mystère.Je me suis fait des héros tunisiens.Il y a, dans l’histoire de ce peuple immense dans le temps, des personnages d'envergure saisissante.Je laisse dans Tombre Saint-Augustin, qui recouvre, pour nous Chrétiens, toute l’Afrique de ses ailes.Mais je pense, plus près de nous, au Général Khereddine, le grand réformateur du XIXe siècle.J'ai devant moi une reproduction de son portrait (Musée du Bardo).Il est à cheval, le sabre tiré, bardé de médailles.dominant la Baie de Tunis.Un philosophe, un penseur, que perdirent son mauvais caractère et les intrigues de la cour beyücale.Un vaincu, plus grand mille fois que ses vainqueurs.Tout, en Tunisie, évoque le dynamisme de l'histoire Un immense passé débouche sur l'équilibre politique d’aujourd’hui.Pour moi.il n'y a aucune différence entre l'Amphithéâtre romain d'El Djem.la grande Mosquée de Kai-rouan ou les ensembles architecturaux modernes des environs de Tunis.C’est le même esprit de dignité et de force qui anime la Tunisie, depuis les administrateurs romains et le général Mornag jusqu'aux grands commis de l'Etat tunisien d'aujourd'hui.Les Tunisiens participent intensément de la civilisation arabe, de sa puissance et de sa beauté créatrices Mais, et c'est là ce qui importe d'abord pour nous, ils s'insèrent de leur propre chef dans la langue et la culture françaises Par le biais de cette appartenance.nous sommes un K parents Comme nous, ils nt les auteurs français.Comme nous, certains d’entre eux cherchent à exprimer en français leur âme de poète.C'est de quelques-uns de ces poètes que je veux parler,, En premier ueu, comment ne pas évoquer la revue de chit ceux qui réussissent lJ)0 UG^®S ^en^u?: Marc peut-être bon signe; en s’ou- Legault et Bondfield Marcoux, vrant a des influences exterieu-la production sera mise en res aussi marquées, la démar-scène par Martin Coradi alors che de Jacqueline Barrette ne que la trame musicale sera peut que s’inscrire davantage assurée par le groupe de Ma- dans la réalité.Quant aux pro-rioBruneau.jets du TAQ, il semble qu’il C’est Jacqueline Barrette iaudra les réenyisager de fa qui précise encore: “Dans ce 0f texte, j’ai tenté de procéder de la même façon que l’on fonctionne habituellement dans la vie de tous les jours.C’est à dire que les deux voies d’approche mises en relief par le spectacle finissent par se rejoindre comme c’est toujours le cas.Personne n’est tout à fait “négatif" ou tout à fait “positif”.La vie ordinaire est faite d’un mélange des deux.Le moindre petit signe, la moindre petite remarque peut faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.C’est cela que je voudrais décrire; le processus analogique à partir duquel telle pensée en entraîne une autre qui elle est susceptible de tout chambarder.Que ce soit dans un sens ou dans un autre, chacun est toujours à la merci d’un revirement de situation brutal.Cela fait ressortir l’importance des facteurs extérieurs, d’accord; pourtant, ce qui me semble encore plus important, c’est que cet état de choses stigmatise le fait que nous sommes tous potentiellement sujets à l’alternance.Parce que nous sommes aussi “atteints” positivement ou négativement parce que nous sommes, parce que l’entité négative est aussi présente que l’entité positive et que l’état “d’éveil” n’est qu’un simple compromis entre ces deux extrêmes." Dans la structure même du spectacle, ce conflit ou du moins cette possibilité de conflit toujours présente, sera traduite par ce que Jacqueline qui lui sert à üsser la toile torette appelle des tableaux d’une pensée poétique pleine de v,e Greffes a la hgne dra-k h k matique de 1 intrigue, ces tableaux visent à rendre compte de la façon personnelle dont tout cela est vécu par chacun des six Ephrem De fait, il ne pourrait y avoir qu’un seul Ephrem.qu’un seul personnage.qu’un seul Homme.Pour Jacquehne Barrette toutefois, il était plus intéressant de voir mes tous plus ou moins condamnés.Au fond, nous sommes des êtres-doubles; le duel, la chicane, l’agressivité, le désaccord entre l’espoir et le désespoir habitent chacun d’entre nous.Cet affrontement a heu dans la tête et dans le coeur.Les Ephrem sont tantôt heureux de cette terre, du soleil, de l’amour, des enfants; tantôt écœurés devant cette planète et refusant de mettre au monde des enfants, ne croyant ni en l’Espoir, ni aux Terres Promises, ni en rien.” Bon.Le moins que l’on puisse dire est que c’est là un programme chargé.A la fois beaucoup plus global et beaucoup plus complexe que tout ce qu’a fait jusqu’ici Jacqueline Barrette, ce texte semble différencier son approche en abordant le spectacle sous un angle que “Ça dit qu’essa dire” et “Oh! Gerry Oh!” soulignaient à peine.Pourtant, ce n’est pas tout à fait le cas puisque “Ephrem.” est plus ou moins directement tributaire des deux autres spectacles.Il se pose en fait comme une sorte de point de rencontre des deux productions antérieures.Au niveau de la structure même du spectacle, cela apparaîtra de façon évidente puisque le spectacle se développera selon deux lignes dramatiques directement issues des précédentes productions.De "Oh! Gerry Oh!”, on retrouvera une intrigue de type linéaire alors que la forme de la revue de “Ça dit qu’essa dire” viendra ponctuer le texte de tranches ou plutôt de tableaux de vies.Se posant comme illus- POÈTES Suit* d* la pag* 16 traite la langue comme un fil aui lui sert à tisser la toile l’une pensée poétique pleine d’arabesques.A l’intérieur de ce langage touffu, riche, désordonné même, se cachent des aspirations d’une âme enfantine.L’idéalisme de Sa-lah Garmadi s'accommode mal de la condition humaine Il écrira: "Et pourtant justice / mon juste amour / tu fais partie du nous utile / comme le soleil pendu à nos nombrils / comme notre teint basané d’amitié / comme notre pain rompu fraternel / comme notre mer rebleuance éternelle." L’espoir luit toujours humblement sous la paille et le poète guette cette lueur La poésie de Salah Garmadi (qui est aussi professeur à l’Université de Tunis) brille des mille feux du paysage tunisien.Impossible a un poète de s'arracher à la force du Soleil.C'est lui qui compose les gestes, les pensées Il est le dieu de la poésie tunisienne, là où bat le cœur de l'homme, qu’il parle et chante en arabe ou en français, le front tourné vers la mer.(1) ALIF, S avenue Montplaistr.Tunis.(2) Salah (iarmadi, AVEC OU SANS, Editions Céfès, Tunis.cueillant et en subventionnant les initiatives d’autres troupes.Ce regroupement, que certains voyaient déjà amorcé par suite des contacts étroits entre le TAQ et la Troupe du Bonhomme Sept’ Heure, semble maintenant profondément remis en question.Le Théâtre Actuel a déjà les mains pleines à produire ses seuls spectacles! Selon Jacqueline Barrette cependant, ce n’est là que partie remise.Il suffit de réenvisager le problème sous l'angle de l'efficacité.Le problème du regroupement des troupes est aussi actuel qu'il l’était et.à en juger par l'expérience de “Ça dit qu'essa dire”, il est possible de songer à la rentabilité de l’expérience en formant une sorte de coopérative de services.Même si “Oh! Gerry Oh!” et "Flatte ta bedaine Ephrem ” sont deux spectacles produits en coproduction avec les Productions Michel Gélinas, Jacqueline Barrette partage encore les mêmes opinions face à tout cela.En mettant en commun les moyens et les facilités des troupes considérées comme “semi-professionnelles".on peut en arriver à former une sorte d’association qui permette à des groupes moins fortunés de se faire entendre ; cela s’est produit déjà avec la Troupe du Bonhomme Sept’ Heure et il ne reste plus qu’à trouver le temps et une mé- thode plus rationnelle pour que cela se reproduise encore.• De ce côté là donc, pas de suite immédiate aux projets du TAQ.De toute façon, impliquée comme elle l’est déjà dans la production de "Flatte ta bedaine Ephrem”, qui sera présenté du 7 au 25 février au Port-Royal, la troupe n’a pas les moyens de se consacrer au projet de regroupement.Il faut toutefois espérer qu’on trouvera là bientôt une solution.L’AQJT s'étant redéfinie depuis peu dans le sens de la décentralisation, il faudra bien que quelqu'un en arrive à trouver un règlement quelconque qui puisse permettre aux nombreuses troupes de la région métropolitaine de se faire connaitre.Jacqueline Barrette n’a pas jeté le gant pourtant.Que vienne d’abord “Flatte ta bedaine Ephrem": on verra bien pour là suite.COLLÈGE LIONEL-GROULX THÉÂTRE PROFESSIONNEL Inscriptions aux cours: 561-01 option interprétation 561-02 option production Toutes les demandes d’admission doivent parvenir au: Service régional d'admission du Montréal Métropolitain (S.R.A.M.) C.P.70, Succursale Bourassa, Montréal 359.avant le 1er mars 1973.Pour plus de détails concernant les auditions, veuillez communiquer immédiatement avec le Directeur de l'option théâtre, M.Jean-Luc Bastien.(514)430-3120 poste 74.4 i .L i Une Société Juste, pour le funlü Rètrrvationv £21-6666 J JT rj% atrial* A Clémence CINÉMAS FRANCE FILM un film oui Eveille l’Emotion | ET LA SENSIBILITE la maison des arts 2 a»*»**, jénn-qnbfiél nlbir.occo cathartn* )owdan • mattNau canMr* • |*an vllar • madalatn* roWnaon LA TREVE ISM.ftT-MNI* MS-SHZ chevalier sUtawK D'UN BUCHERON un film de gilies cane carolelaure daniel pilon willie lamothe marcel sabourin pauline julien Idenise filiatraulf | Une production CARLE LAMY l AISSE7 PASSE R NON VALABLES BERRI ST DENIS, STE CATHERINE 8/8 2424 LAVAL CiNÎRI 0 ACHATS IAVAI greenfield park] pi grunmud pari Aussi GRANBY - BEAUHARNOIS -.TRACY - DRUMMONDVILLE MIT60 ST OCHI*-OCMONTIONY Semen* \ cahier arts et lettres Le Devoir, samedi 3 février 1973 •IS POUR TOUS GORDON PINSENT, GAGNANT DU MEILLEUR INTERPRETE DU CINÉMA CANADIEN IL AIMAIT LA VIE — CHAQUE NUIT ÉTAIT SA VIE Vous aimerez ce sympathique, insouciant et compatissant espiègle.powdytnan A CANARI FILMS PRODUCTION -.GORDON PINSENT FRANK CONVERSE-WILL GEER LINDA GORANSON Directed by PETER CARTER Produced by LAWRENCE Z.DANE En plus, un court documentaire: La plus grande centrale électrique souterraine au monde "JOURNEY TO POWER" Churchill Falls, Labrador.lïii À L'AFFICHE! SNOWDON S:25 DECARIE 482 132?«EPHESEKUTim.UO.3 21.S.20.3.20.9 20 R M DERNIERE REPRESENTATION COMPLETE 9.00 P.M.école nationale de théâtre auditions pour l'année scolaire 1973 - 74 section interprétation section décoration section technique DATE LIMITE DES INSCRIPTIONS : LE 28 FÉVRIER POUR RENSEIGNEMENTS, S'ADRESSER AU SECRÉTARIAT: 5030, rue SAINT-DENIS Montréal, 176 Té.842-7954 z < 5 un £ < O D ta G Z un S < O 3 B G Z MAISON DE POUPEE d'IBSEN Traduction : Mise-en-scène Décors : Costumes : JACQUES DUCHESNE YVON THIBOUTOT CLAUDE FORTIN FRANCOIS BARBEAU DEMANDEZ LE MtOCRAMME COMPLET DU FESTIVAL DES FESTIVALS CHACUN 99< DES FILMS 041 l«u>4 2774145 ÛÜTUHOX?AUJOURD'HUI et DEMAIN DERNIÈRE FOIS À MONTREAL SAMEDI: 7:00 - 9:00 OIM.: 5:00 - 7:00 - 9 00 ADMISSION: $1.50 fü” ÉTUDIANTS: $1.00 SERGIO LEONE rom quelques DOUARS Di nus DNCT ÜUPLANTS NCT ETUDIANTS NCT ETUDIANT |Z |n AVEC , ANDREE LACHAPELLE YVES LETOURNEAU HELENE LOISELLE JEAN-PIERRE MASSON COLETTE COURTOIS AUBERT PALLASCIO JO-ANN OUERtt Billets disponibles CE SOIR, 20h.30 DEMAIN DIMANCHE, I4H.30 BILLETS: 1.50 1 200, Bleury Renseignements: 866- 1 964 «U'émilelegault cegep st-laurent 613, bout.STE-CROIX, ST-LAURENT Unique récital de MAUREEN FORRESTER "Chanteuse à la voix d'or'' New York "Richesse vocale incomparable' Los Angeles Avec le concours de JOHN NEWMARK, piano Jeanne Baxtresser, flûte Walter Joachim, violoncelle Dim.18 fév.- I6H.30 Billets: $6 Étudiants: $2.50 (preuve d'âge) Pro Musica 1270 O.Sherbrooke 845-0532 cftj THEATRE MAISONNEUVE PI \( I DÉS ARTS Montreal I.’«» (Quelx .) fel 842-2112 Une production de Michel Gelmas et le Theatre Actuel du Quebec Après "Ça dit qu'essa à dire!" "Oh! Gerry Oh!" • voici I* Jacqueline Barrette flatte ta bédâiiië éphrème Michèle Deslauriers.Jocelyne Goyette Marc Legault, Bonfield Marcoux.Gilles Renaud du 7 au 25 février Billets en vente chez Sauve Freres (?73 639?) au Centre Lavai (332 4641) au» Galenas d Aniou (351 6810) THEATRE PORT ROYAL Cl PLACE DES ARTS CTTy Montréal 18, 842 J112 DU NOUVEAU DANS LE DOMAINE DU SPECTACLE POUR LA RÉGION DE MONTRÉAL COMMENÇANT Li S-6-7-8 FEVRIER THÉÂTRE™ RIVIERA (air climatisé) 8820 boul.St Laurent coin Boni.Crémazie (388 8260) WOODSTOCK REVIENT SUR ÉCRAN AVEC DEUX ORCHESTRES SUR SCÈNE 5 HEURES DE MUSIQUE The "LITTLE PEOPLE" 5 musiciens de musique psychadélique Spectacle de ÊfJF Spectacle de lumières § jW lumières par Sheldon Kagan par Sheldon Kagan AUSSI AU MÊME PROGRAMME “NEXUS” NEUF MUSICIENS DU RYTHM & BLUES VENANT DE NEW-YORK Venei: et revivez des souvenirs inoubliables durant quatre jours complets de musique avec votre orchestre favorite sur écran et vos morceaux préférés sur scène, exécutés par deux orchestres de calibre.Pour plus d'informations écoutez le poste CHOM Portes ouvertes à 6 p.m.Pour plus de renseignements Spectacle sur écran à 7 p.m.appelez Junior au Musique sur scène à 10 p.m.Billets: seulement $2.50 747-1396 Pour la première fois À MONTRÉAL Société de Musique Contemporaine du Québec Jeudi 8 février î 973, à 20 h 30 Schoenberg Stravinsky Lefebvre Ligeti 50e concert Pierrot lunaire Deux poésies de Balmont Trois poésies de la lyrique japonaise D'un arbre de nuit Nouvelles aventures avec Mary Morrison, soprano Patricia Rideout, contralto Gary Relyea, baryton Ensemble de la SMCQ direction: Serge Garant Salie Claude-Champagne 220, avenue Vincen*-d' Indy Billets: $3.En vente: Place des Arts Ed.Archambault Inc., SOO est, rue Ste-Catherine Librairie Renaud-Bray, 5219, Côte-des-Neiges et à l'entrée le soir du concert Commandes postales et renseignements: SMCQ, 4858, Côte-des-Neiges, app.1403, Montréal 247 Tél.739-5329, de 10 h à 13 h, du lundi au vendredi 5 c O > Z H t/1 Z Q c O ?Z H 0" iNviania jldn siNviama idn siNviama z Q 3 1DNC SALLE RESNAIS 28 SEMAINE un film de Luis Bunuel LE CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE POUR Film dont la richesse et la beauté semblent inépuisables lit IITTHS TRAKâim 35 MILTON , 8 4 2-GO 5 3 SAllE EISENSTEIN ANS 7e ¦ SEMAINE d’ERIC ROHMER l'airiour laprecmidi ZOUZQU • BERNARD VERLEY Qui est le plus bel homme du Canada?Appelez-moi Lise du lundi au vendredi à 23h00, au canal 2.Faire parvenir une liste signée avant minuit le 14 février 1973 Par ordre de préférence, je déclare que le plus bel homme du Canada est 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Signé Nom Adresse Téléphone Envoyer votre liste à Lise Concours du plus bel homme du Canada Radio-Canada, Case postale 6000 Montréal 101, Québec.Règlements 1.Dresser une liste numérotée de 1 à 10 des noms de dix personnalités canadiennes.2.Les lauréats des concours précédents ne sont pas éligibles (Jean Lesage, Richard Carneau, Marcel Masse, Jean-Guy Cardinal, Guy Provost, Jean Tauri-gnan et Guy Parent).3.Signer votre liste, ajouter votre adresse et votre numéro de téléphone.Récompenses Radio-Canada offre aux gagnants Un premier prix de $2,500 Un deuxième prix de $1,000 et trois prix de $500 Gala "Le plus bel homme" Émission Appelez-moi Lise le vendredi 16 février à 23h00 en direct du Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts UNE GRANDE HISTOIRE D’AMOUR DANS LE FEU D’UNE REVOLUTION POUR TOUS LES FILMS MUTUELS présentent UN FILM DE DENIS HEROUX QUtLOlÆS ARSHEMTS CHRISTINE OLIVIER - DANIEL PILON - JEAN DUCEPPE MYLENE DEMONGEOT - FREDERIC DE PASQUALE WAN OUCHARME - ROLAND CHENAIL - DANIEL GADOUAS - JACQUES DESROSIERS JEAN COUTU - GERARD POIRIER - ROSE-REY DUZIL UNE SUPER- PRODUCTION DE CLAUDE HEROUX EN PANAVISION -COULEURS | Laissez-Passer non Acceptés 6e SEMAINE! le PARISIEN LAVAL CENTRE D ACHATS LAVAI 480 ouest STE CATHERINE ©LONGUEUIL PLACE 10NGUEUIL 677-7933 ÉGALEMENT AUX Ciné DORION (Horion) Odéon VERDUN (Vordun) PARISIEN: Représentation complete à 12.ÎS.2.40, 4.507.10.9.20 P.M.LAVAL-2: Sur t* P.M Samedi 4 dimanche 12.20.2.1 S.4.10.6.05.S.00 6 10.00 P M.LONGUEUR.: Sur i Dimanche dèi 1.30 P.M.li.os.(.00.10 00 ne de.7 30 P M JE T’AIME JE T’AIME JE T’AIME JE T’AIME Production: Office national du film du Canada Distribution: France Film Un film de Clément Perron avec Monique Lepage André Melançon Michèle Magny Béatrice Picard Marcel Sabourin Yvon Thiboutot Amulette Garneau Louise Portai André Cartier Yvon Canuel Jacques Bilodeau Images: Georges Dufaux Producteur Marc Beaudet Taureau: 12.05 - 3.27 - 6.29 - 9.51 SAINT-DENIS Metre St ¦ Oenlt-Dementifny.1594, ST-DiMS.149-4211 I » 20 • Le Devoir, samedi 3 février 1 973 l’oeil sur les routes Le Yukon fête ses 75 ans Le Yukon fête cette année, et à plus d’un titre, ses 75 ans.En effet, l'année 1898 a été celle de la création du territoire du Yukon (13 juin), de la formation de la Yukon Field Force (21 mars) et de la mise en chantier de la route “White Pass and Yukon” (avril), en plus d’être à tout jamais celle de la ruée vers l'or du Klondike.En mai 1898, au poste de contrôle de Tagish, la police vérifia les papiers de 4,735 embarcations et de 28,000 personnes en route vers les terrains aurifères.La Yukon Field Force fut formée par le ministre de la milice et de la défense pour le respect de la loi et le maintien de l’ordre.Plus de 200 hommes furent fournis par le Royal Canadian Dragoons, la Royal Canadian Artillery et le Royal Regiment de l’infanterie canadienne pour former le détachement de Fort Selkirk.Une cinquantaine d’hommes de ce détachement furent envoyés à Dawson City.En 1899, le détachement fut réduit de 50% et cantonné à Dawson City.Il fut dispersé en juin 1900.Des fêtes auront lieu cette année à Whitehorse, du 22 au 25 février; à Mayo, du 9 au 11 mars; de nouveau à Whitehorse du 18 au 21 mai, puis du 24 au 26 mai; et enfin à Dawson City les 17 et 18 août.Le Yukon, surnommé la “Terre du soleil de minuit”, est aussi le pays des montagnes, des rivières torrentielles, des lacs d’une eau limpide et des couchers de soleil les plus spectaculaires qui soient.Son histoire fut surtout marquée ruée vers par la légendaire l’or du Klondike, et Les immenses champs de glace du massif Saint-Êlie.Derrière cette immensité, le mont Logan, le plus élevé du Canada avec ses 19,850 pieds d’altitude.Visitez l’Europe en automobile Vous qui aimez voyager sans contrainte, faites-le au volant de votre AUTOMOBILE, vous ferez découvrir ainsi les merveilles de TEUROPE à votre famille .A- Vente hors taxe d'un véhicule que vous pourrez ramener au Canada.B- Plan financé Vacances (21 j.à 6 mois) voiture neuve, kilométrage illimité, assurance inter.C- Location tous modèles, kilométrage illimité.Notre devise : "les meilleurs prix, le meilleur service” Demandez i votre Agence de Voyages ou demandez-nous NOTRE SPÉCIAL "AIR AUTO" un plan exclusif et sans concurrence -AIR FRANCE/EUR0P AUTO mop mo\ CITROEN PEUGOT IIENJIIIIT SIMM FUT UFA ROMEO MERCEDES V.W.MATRA VOLVO - OPEL.5193 Côte des Neiges, Montréal, 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informations supplémentaires.IBERIA ligna tlerieimes Internationales dT-spngnt viguer par le fameux “passage intérieur” sur la côte ouest du pays, emprunter la spectaculaire White Pass et le chemin de fer en provenance de Skagway (Alaska), à destination de Whitehorse, capitale du Yukon, ou encore prendre l’avion.Le circuit de la route de l’Alaska passe par Dawson Creek, C.-B., à l’intersection de la route 2 en provenance d’Edmonton et de la route 97 venant de Vancouver, à Fort St.John, poste de commerce fondé en 1793, Fort Nelson, Watson Lake, ville moderne possédant son aéroport, Carmacks et Whitehorse.Whitehorse est un centre administratif et commercial de 7,000 habitants.On y trouve un aéroport, deux journaux, deux postes de radio et de télévision, hôtels, des musées.Le musée McBride, entre autres, oui fait revivre l’époque des chercheurs d’or, l’église anglicane Old Log, la cabane de Sam McGee.Autres attractions: un cimetière indien avec de petites “maisons des esprits”, d’anciennes péniches échouées sur le bord de la rivière Yukon.La profonde gorge Miles est à six milles au sud de Whitehorse et un pont suspendu permet de voir ce gouffre de très près.On peut utiliser le parcours de l’ancien tramway sur rails de bois que les mineurs utilisaient jadis pour transporter leur materiel.Tous les jours, le Schwatka fait une excursion de trois heures sur la rivière et passe dans le ravin.Des avions affrétés transportent les alpinistes au massif Saint-Elie surnommé l’Himalaya du Yukon.L’un des pics de ce massif, le mont Kennedy, culmine à 13,900 pieds et fut escaladé par Robert Kennedy qui y planta un drapeau en mémoire de son frère John Fitzgerald.A une centaine de milles au nord de Whitehorse se trouve Carmacks, ainsi nommé en souvenir d’une Indienne, Kate Carmacks, dont le mari fut le premier à trouver de l’or au Klondike.Un peu plus loin, à Minto, l’hiver précoce de 1898 surprit des milliers d’hommes et d’animaux se dirigeant vers le pays de l’or; la plupart ne purent survivre au froid.A plus de 300 milles au nord de Whitehorse, c’est “la ville de Tor”, Dawson City, située au confluent des rivieres Yukon et Klondike.On peut, sous la direction d’experts, chercher de l’or dans les rivières Bonanza et Eldorado et conserver le fruit de ses recherches.Les “Gaslight Follies” au Palace Grand Theatre, inauguré en 1899, rappellent la gloire des Klondike Kate, Diamond Tooth Gertie et Jack London.On peut admirer les bars luxueux de l’époque, l’église presbytérienne et son immense orgue à tuyaux transporté en 1898, un ancien bateau à aubes, le Keno, devenu lieu de distractions nocturnes.Il faut, pour profiter d’un coup d’oeil magnifique, gravir les 3,000 pieds du Midnight Dome.Il faut aussi voir la roue utilisée jadis par les pêcheurs de saumon du village indien de Moosehide.Le 17 août, de grandes célébrations marquent l’anniversaire de la découverte de l’or dans la rivière Bonanza.C’est dans le coin sud-ouest du Yukon que se trouvent les plus hautes montagnes et les plus spectaculaires champs de glace du Canada, ainsi que quelques-unes des plus remarquables population fauniques de l’Amérique du Nord.On a fait de cette région un parc national de 8,400 milles carrés qui porte le nom de Khiane.Le massif Saint-Elie, un des plus grandioses de l’Amérique du nord, s’étend en travers du parc en direction sud-est.Il comprend le plus haut sommet du Canada, le Le glacier Kaskawulsh, qui compte plus de 150 milles carrés de glace, est un exemple saisissant d'un glacier bordé de moraines.Celles-ci ressemblent à de super-autoroutes.mont Logan, qui culmine à 19,850 pieds.Les immenses champs de glace de ce massif forment le plus grand réseau de glaciers non polaires du monde entier.Le glacier Steele est exceptionnel par son régime pulsatoire qui le fait se déplacer rapidement de temps à autre.Vers la fin des années 1960, il avança de 1,600 pieds en l’espace d’un mois.Les dunes de sable, les tempêtes de poussière et les moraines sont d’autres phénomènes intéressants du Yukon.Le matériel morainioue que le glacier Kaskawulsh dépose dans le lac Kluane est en train d’y former un immense delta.A cause de l’influence exercée par le Pacifique, la végétation est plus luxuriante dans le sud-est du parc que dans le nord.L’omble arctique, le grand brochet, la truite grise et la ouananiche se trouvent dans presque tous les lacs et cours d'eau.La région de Kluane compte de nombreuses populations d’aigles dorés et de lagopèdes, ainsi que de merles bleus qui étaient jadis communs dans le sud du Canada.C’est également ici que l’on l Quebecair a fait (’acquisition d'un troisième jet BAC-1-11 de la série 400 de la British Aircraft Corporation, ce qui porte son parc é 76 appareils.Le nouveau BAC-1-11 de 79 passagers sera livré à Quebecair à la mi-mars.Il subira les modifications nécessaires et sera mis en service à la mi-avril.En annonçant l’achat de ce nouvel appareil, M.André Lizotte, vice-président et directeur général de l’entreprise, a souligné la vocation "d’ouvreur de territoire” de Quebecair et l’importance de sa présence è Sept-lles-Port Cartier.Depuis cinq ans, Quebecair a versé en salaires, achats, taxes et autres dépenses plus de $6,800,000 à Sept-lles, sans compter ses investissements immobiliers et son parc aérien qui totalisent plus d’un million et demi de dollars.M.Lizotte a aussi annoncé que Quebecair a fait demande à la Commission canadienne des transports pour desservir la route Saguenay-L.G.2 è la baie James, afin de relier ces régions à un moment stratégique de leur histoire.M.Lizotte a rappelé que Quebecair est le deuxième transporteur régional en importance au Canada et que l’entreprise a connu une augmentation moyenne de 14.7 pour cent par année de son trafic-passager depuis cinq ans.La Société Généalogique ! Can.-Fr.* VOYAGE EN FRANCE ; PRINTEMPS 1973 : Vingt-et-un jours dans les pro- • vinces françaises d'où sont venus • les fondateurs du Canada: Paris, I Normandie, Bretagne, Vendée, • Aunis, Saintonge, Poitou, Tou- J raine, Anjou, Maine, Perche et • Beauce.• • 21 jours et aller-retour par "jet" 2 d'Air France.{ • comprit *881.
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