Le devoir, 9 avril 1973, lundi 9 avril 1973
¦ la météo Temps clair et frais avec un maximum de 40.Aperçu pour mardi: de la pluie.Office fétial LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXIV NO 83 Montréal, lundi 9 avril 1 973 La Campagne des Fédérations Une affaire de coeur 1 5 CENTS .________ Pablo Picasso meurt à 91 ans NICE (AFP) Pablo Picasso est mort dimanche matin dans sa résidence de Notre-Dame-de-Vie, à Mougins, près de Nice, des suites, semble-t-il, d'une mauvaise grippe qu'il avait contractée au mois de décembre dernier.Cette grippe avait même nécessité son hospitalisation temporaire, dans les premiers jours de janvier, à l'hôpital américain de Neuilly.dans la banlieue parisienne.Bien que son entourage ait depuis lors démenti toute aggravation du mal, des bruits circulaient avec persistance ces dernières semaines sur le mauvais état de santé du célèbre peintre, âgé de 91 ans.Deux médecins, les Drs Rance, de Mougins et Bernai, de Paris, s’étaient d'ailleurs rendus en permanence à son chevet ces jours derniers.Pablo Picasso n'en avait pas moins fait savoir qu'il exposerait une centaine de ses oeuvres les plus récentes au Festival culturel d'Avignon dans quelques semaines.Pablo Ruiz Picasso a été sans conteste le peintre le plus célèbre, le plus riche, le plus fécond de son époque et, probablement, le plus prodigieux inventeur de formes de tous les temps.11 est né le 25 octobre 1881 à Malaga.Picasso est le nom de sa mère, Maria.Son père, José Ruiz, était professeur de dessin.Dès l’âge de 14 ans, il entre à l’école des beaux-arts de Barcelone où son père enseignait, puis à celle de Madrid où déjà sa prodigieuse virtuosité stupéfait maîtres et camarades.Ayant épuisé les ressources de l'enseignement académique, il lui faut venir à Paris, qui était alors le centre mondial de l'art.Il y arrive en 1900.très démuni, et doit rapidement s'en retourner à Madrid.Il revient peu après et s’installe à Montmartré où il se fixera définitivement à partir de 1904.Il vit Le Vietcong abat un hélicoptère; un Québécois tué Pablo Picasso, le peintre le plus célèbre, le plus riche, le plus fécond de son époque et, probablement, le plus prodigieux inventeur de formes de tous les temps.(Téléphoto AP) alors avec Fernande Olivier dans un misérable atelier au coeur d'un immeuble non moms sordide: le célèbre bateau-lavoir que fréquente Juan Gris, André Salmon, Van Dongen.Georges Braque C'est l'épanouissement de sa période bleue, peuplée de pauvres hères, de toute une humanité hâve et désespérée.Mais, rapidement, il change de ma- ¦ Autres informations sur la carrière du peintre Picasso en page 9.nière.Dès 1905.après avoir rencontré Apollinaire, qui prend position pour la naissance d'un art nouveau, c’est la "période rose" qui commence avec ses ¦‘Saltimbanques".Picasso produit aussi ses premières sculptures.1907 voit sa consécration.Il peint l'Américaine Gertrude Stein (dont la collection comprend quelques-unes de ses plus grandes oeuvres) et il passe contrat déjà avec le marchand de tableaux Kahnweiler.qui se réserve sa production.C’est l'année où il peint les fameuses "Demoiselles d'Avignon”, qui marqueront la naissance de la peinture Voir page 6: Pablo Picasso Le ministère canadien de la Défense a confirmé hier soir la mort du capitaine C.E.Laviolette, de Québec, membre de la Commission internationale de contrôle et de surveillance, survenue vendredi dernier dans l'écrasement d'un hélicoptère de la CICS dans la région de Quan Tri.au Sud-Vietnam.Neuf personnes au total, dont quatre membres de la CICS.ont perdu la vie lors de l’écrasement de l'appareil qui aurait été causé par un missile des troupes du FLN.Le ministère a par ailleurs confirmé que les deux autres Canadiens, à bord d'un second hélicoptère, sont sains et sauf.Le commandant militaire canadien au Vietnam, le major général Duncan McAlpine.a révélé qu’il s'agissait du capitaine R.L.Parsons, de Red Deer en Alberta, et du caporal J.-M.R.Laplante, qui demeure près de Québec.Commentant l'incident, le ministre des Affaires extérieures.Mitchell Sharp, a déclaré hier soir à des reporters, à l'aéroport d'Ottawa, qu’il se pourrait que l'on soit justifié de dissoudre la Commission internationale de contrôle et de surveillance du cessez-le-feu au Vietnam par suite de ce qui semble avoir été une attaque contre un hélicoptère de la CICS.Il a ajouté que le Canada ne savait pas encore officiellement si oui ou non on avait fait feu sur l'appareil.Il a dit encore que le Vietcong parle d’accident.Le ministre a toutefois précisé qu'il ne savait pas si cet incident qui a causé la mort d'un militaire canadien justifiait le retrait immédiat du Canada de la CICS.De son côté.M.Trudeau, qui participait à une partie de sucre, samedi, dans la Beauce.a expliqué que le peuple canadien a toujours souhaité la fin des hostilités dans cette partie du Sud-Est asiatique et que ce n'est pas cet incident qui découragera le gouvernement d'Ot- tawa, maintenant qu'une certaine forme de paix s’est installée au Vietnam."De toutes manières, a ajouté le premier ministre, nous ne possédons encore que peu de détails sur l'incident: nous savions néanmoins qu’il y avait des risques à courir en acceptant de faire partie de la CICS." Le chef du gouvernement a précisé que son gouvernement attendrait d'avoir en main tous les faits avant de prendre une décision.M.Trudeau a souligné que l’incident devait être évalué non pas isolément mais à la lumière de tout le dossier vietnamien.De son côté, le chef de l'Opposition, qui était à Halifax, samedi, à dit espérer que les responsables de la sécurité des Canadiens au Vietnam prendront les dispositions nécessaires pour que de tels incidents ne se reproduisent plus.Pour sa part.M.David Lewis, chef du Nouveau parti démocratique, a affir- Voir page 6: Le Vietcong L'opposition est unanime Il faut parer les effets du bill 63 par Pierre O'Neill S'adressant au premier congrès de la Fédération des associations italiennes du Québec (FAIQ), les chefs des trois partis politiques d’opposition ont souligne l’urgence de prendre des mesures pour modifier la situation engendrée par le bill 63.C'est cependant avec d'importantes nuances que MM.Gabriel Loubier, René Lévesque et Yvon Dupuis ont exprimé leur politique concernant les immigrants et la langue d'enseignement.Pour le chef de TUnion nationale, il ne fait aucun doute que la loi 63 doit être rappelée puis remplacée par une politique linguistique globale visant comme objectifs: l’augmentation du nombre de “parlant français”, l'augmentation du niveau d'utilisation du français et l'augmentation du nombre de membres de la communauté francophone.De son côté, le chef du PQ réfère au programme du parti et réaffirme que l’option de l'immigrant qui a déjà choisi le secteur anglophone sera respectée mais que les immigrants de l'avenir seront dirigés vers le secteur francophone.Pour sa part, le chef du Ralliement Au moins quatre morts dans un incendie, avenue du Parc Quatre morts, 12 personnes manquant à l'appel, 13 blessés dont deux pompiers et une maison entièrement détruite, tel est le bilan d'un violent incendie qui a ravagé tôt hier matin une vieille maison à appartements située au 5249 de l’avenue du Parc, près de la rue Samt-Via-teur, à Montréal.En soirée hier, les pompiers et les secouristes fouillaient encore les débris de la maison afin de retrouver les personnes manquant à l'appel.Pour cette opération, les pompiers ont dû faire appel à une grue mécanique devant les dangers d'effondrement des restes calcinés de la maison.Le feu s’est déclaré, croit-on, vers 3h30 et l’alerte a été sonnée à 3h42.Dès l'arrivée des premiers pompiers quelques instants plus tard, la maison où logeaient 69 personnes de tout âge était déjà entièrement la proie des flammes.Certains locataires avaient réussi à quitter le brasier mais un grand nombre attendaient les secours réfugiés près des fenêtres ou sur les balcons.Rapidement, dès l’arrivée des premiers secours, quatre nouvelles alertes ont été sonnées et bientôt environ 145 pompiers et un grand nombre de policiers principalement du poste no 17 se trou- Voir page 6: Un incendie créditiste n'entend pas retirer mais amender le bill 63.D'abord, les parents conserveraient le libre choix de la langue d'enseignement de leurs enfants.“Les enfants appartiennent à la famille et non à l'Etat." Toutefois, ce droit ne serait pas consenti avant que l'immigrant devienne citoyen canadien.Dans le cas du chef de T UN.cette intervention au banquet d'hier midi marquait une rentrée de vacances nécessitées par le surmenage.Il est apparu que le chef du Ralliement créditiste a reçu un accueil plus chaleureux que ses deux adversaires.Il faut souligner que M.Dupuis parle couramment l'italien et c'est un avantage pour lequel l'auditoire a manifesté beaucoup de sympathie.A l'endroit de M.Rene Lévesque, les Italiens ont réservé un accueil plus tiède et dans ce milieu qui lui est quelque peu réticent, le chef du PQ a malgré tout préféré laisser de côté la flagornerie et prendre le ton du franc-parler.Le temps du repas, l’orchestre et les voix faisaient l'ambiance.Deux chefs, deux mélodies: A M.Dupuis, on a joué Le soleil est sur ton front” tandis qu’à l'intention de M.Lévesque, on interprétait le thème du film "Le parram".Les dirigeants de la FAIQ ont voulu témoigner leur reconnaissance aux trois chefs politiques en leur offrant chacun un cendrier orné d'une feuille d'érable plaquée or.M.Lévesque montrait de travers un sourire qui en disait beaucoup.Avec le thème "Participation et unité" ainsi que des ateliers sur l'immigration, l'intégration et la culture, c'était l'occasion que les chefs politiques n'ont d'ailleurs pas ratée pour énoncer à la communauté italienne la politique linguistique de leur parti.Après avoir reproché à la commission Gendron de manquer de courage et s'être inscrit en faux contre les mesures qu'annonçait la semaine dernière le ministre de l'éducation, M.Gabriel Loubier précisait les principes de base que son parti voudrait voir reconnus dans une politique linguistique: que tous les Québécois de langue française puissent gagner leur vie au Québec sans que leur langue constitue pour eux un handicap: que soit assurée l'efficacité du programme d'épanouissement du français par la promotion des francophones au sein de l'organisation économique québécoise.Voir page 6: Le bill 63 Mitchell Sharp s’est prêté hier aux procédures d’inspection à sa descente d’avion à l’aéroport d’Ottawa.Le ministre des Affaires extérieures a brièvement commenté l’incident vietnamien qui, selon lui, ne remet pas en cause la participation canadienne â la CICS.(Téléphoto CP) Jean Bienvenue annonce diverses mesures pour améliorer le sort fait aux immigrants Le ministre québécois de l'Immigration, M.Jean Bienvenue, répondant aux attentes du congrès de la Fédération des associations italiennes (FAIQi.annonçait hier soir une série de mesures visant à augmenter les droits des immigrants et améliorer leur sort.Cest sous le thème "Unité et Participation" que ces premières assises générales regroupaient, depuis samedi à l’hôtel Sheraton Mont-Royal, une centaine de membres représentant 32 associations de la communauté italienne.Les travaux en ateliers sur l'immigration, l’intégration, la culture, les affaires sociales, la jeunesse et les sports ainsi que les délibérations en assemblée plénière ont produit une quinzaine de re- La candidature de Claude Dupras provoque un malaise au sein de l'aile québécoise du PC par Michel Roy Le congrès du Parti conservateur du Québec, qui réunira quelques centaines de militants au cours du prochain weekend au Reine-Elizabeth, sera marqué par un affrontement entre deux hommes pour la conquête de la présidence.M.Claude Dupras, chef de l’organisation du Parti lors des élections d’octobre au Québec, se propose de solliciter le poste qu'occupe présentement M.Claude Nolin.L'initiative de M.Dupras, que beaucoup de conservateurs tiennent en partie responsable de l'échec électoral d'octobre, contrarie la majorité des membres de l'Exécutif qui ap-uient plutôt la candidature de M.No-in à la présidence.P' h L'insistance que met M.Dupras à briguer le poste malgré les conseils de ses collègues a provoqué dans la direction du PC un malaise qui risque, dit-on, de susciter certaines tensions au congrès.Il ne s'agit pas simplement d une lutte électorale classique entre deux hommes qui cherchent à obtenir le pouvoir.Derrière cet affrontement, c'est un problème d’orientation et de stragégie qui se pose pour Tavenir des conservateurs au Quebec.En effet, M.Robert Stanfield avait constitué en décembre dernier un comité dont le mandat était d etudier les causes de l'insuccès de son Parti au Québec et de recommander des mesures concrètes pour relever le mouvement et le préparer à s'engager dans la prochaine campagne électorale.M.Stanfield avait confié la présidence de comité à M.Brian Mulroney, l’un des membres du triumvirat responsable de l'organisation en octobre avec MM.Nolin et Dupras.Ce comité, qui devait en outre assurer la direction de Taile québécoise jusqu'au congrès, était également composé de MM.Claude Wagner et Reward Grafftey, les deux seuls élus conservateurs au Québec, ainsi que du sénateur Jacques Flynn.Ce groupe de six personnes devait en principe remettre son rapport au leader fédéral le 1er mars.En réalité.M.Stanfield en a été saisi à la fin de mars par M.Mulroney lui-même qui en a assuré la rédaction.En substance, toutes les recommandations tendent à la décentralisation et à la nécessité d'implanter solidement le Parti dans toutes les régions du Québec.Le rapport fait observer que les conservateurs ont abusivement concentré toutes leurs ressources humaines et matérielles dans la région montréalaise, qu’ils se sont bornés à choisir la plupart de leurs candidats quatre semaines avant le scrutin, qu'il n ont pas suffi- Voir page 6: Claude Dupras commandations.Il en ressort notamment que l'immigrant italien souhaiterait participer davantage à la vie culturelle et socio-économique de la socété québécoise.Il estime qu'il représente une richesse culturelle considérable et que des mesures devraient être prises pour la faire connaître aux Québécois.Il se dit disposé à s'intégrer à la majorité dans la mesure où on facilitera son adaptation à la vie québécoise et sa participation notamment à l'activité économique.A plusieurs égards, les mesures annoncées par le ministre de l’Immigration (dont on retrouvera en page 5 des extraits de l'intervention) rencontrent les voeux exprimés par les congressistes de la Fédération des associations italiennes: Il suffira qu'un immigrant soit inscrit et accepté dans un centre de main-d’oeuvre du Canada pour avoir droit aux allocations attachées aux cours de formation.L'obligation selon laquelle il lui fallait avoir été au moins trois ans sur le marché du travail, a été abolie.Les cours des centres d'organisation et de formation des immigrants (COFI) leur étaient accessibles strictement au cours de la première année suivant leur arrivée au pays.Cette disposition a été supprimée La Commission de la fonction publique sera dorénavant tenue d'examiner les candidatures d'immigrants, à moins qu'à compétence égale elle ait un nombre suffisant pour combler les postes vacants.Jusqu’ici, il fallait que l'immigrant soit citoyen canadien.Un nouveau règlement de la Commis sion des accidents du travail (CAT) permettra à un immigrant accidenté au Québec, souffrant d'incapacité partielle permanente et retourné dans son pays d'origine, d'obtenir une revision de sa pension, dans le cas d une aggravation de son état.Antérieurement à ce changement, il lui fallait revenir au Québec.Dorénavant, un immigrant pourra bénéficier du système d’assurance-maladie.Jusqu'ici, on exigeait une période minimale de trois mois de résidence au Québec.Le ministre de l’Immigration profitait de l'occasion pour souligner aux Italiens que l'immigrant a bien d'autres droits dont il ne bénéficie pas.A ceux qui se plaignent d'être ignorés sur le plan politique, M.Bienvenue demandait: “Avez-vous fait tout ce que vous pouviez pour gouverner le Québec qui est à vous, qui vous appartient peut-être encore plus qu'à moi, parce que vous, vous l’avez choisi." Selon M Bienvenue, un nombre considérable d'immigrants négligent de demander leur citoyenneté canadienne dans les délais requis et sont ainsi privés de leur droit Voir page 6: Jean Bienvenue L’Art Culinaire au Restaurant le spécial des hommes d'affaires Table d'hôte gel, 735-3623 5412 (Sole 6ee ’Jîeige» ^Jîonlrcal 2 • Le Devoir, lundi 9 avril 1 973 Dix ans de coopération Québec-France: après l'autosatisfaction, la réévaluation par Clément Trudel Rationalisation, harmonisation, franchise, (parfois brutale), complémentarité accompagnées de quelques malentendus et fort peu d'échecs.Ainsi semblent se caractériser les 10 ans de coopération franco-québécoise pour les participants à la première journée Québec-France qui s'est tenue samedi à Montréal.Deux points ont pu susciter une gêne momentanée chez quelques invités: les Québécois sont-ils francophones et l'échec de Soma est-il dû à de mauvais accords ou à de mauvais administrateurs?Ces deux points mis à part, le bilan de la coopération en matière de culture et d'éducation ainsi que du côté économique et technique apparaît impressionnant, bien qu il soit difficile d'avancer des chiffres sur les retombées économiques d'une telle coopération.au dire des deux parties intéressées qui se donnent pour rôle de mettre en liaison des industriels petites et moyennes entreprises français et québécois.Lancé par le directeur général des communications gouvernementales.M.Gilles Loiselle.le mot ’francophobie'' a entraîné des témoignages de Québécois tel Jac-ques-Yvan Morin: la francophobie mais l'expression est trop forte, il faudrait plutôt parler d'un certain sentiment d'hostilité à l'égard des étrangers serait le fait de la jeune génération d'hommes Le RC doit recueillir $300,000d 'ici les prochaines élections TROIS-RIVIERES i PCr La campagne de souscription lancée par le Ralliement des créditistes auprès des compagnies n'aurait pas donné les résultats escomptés: le plus gros montant reçu jusqu'à ce jour se chiffre à $2.000 et il semble que les hommes d'affaires tardent à montrer de l'intérêt.Les dirigeants du RC ont décidé de poursuivre l'opération ’sollicitation'' en prévision de la prochaine campagne provinciale: une centaine de lettres viennent d'être adressées à des professionnels" de Trois-Rivières pour les inviter à souscrire à la caisse électorale du parti, a dévoilé vendredi le président du RC M.Phil Cossette alors qu'il s'adressait aux étudiants du Cégep de Trois-Rivières dans le cadre de deux semaines d'action politique Pressé de questions sur la caisse électorale du RC.M.Cossette a laissé entendre que le RC devra recueillir $300.000 d'ici le prochain scrutin provincial pour espérer livrer une lutte vive aux autres formations politiques.Selon le président Cossette.le RC a dépensé $87.000 lors de la campagne de 1970.A un étudiant curieux de connaître ’Te fond de l'histoire" et mettant nettement en doute les intentions des dirigeants du parti sur cette question de la caisse électorale et la campagne de souscription auprès des compagnies.M.Cossette a vivement rétorqué qu'il s'agissait d'une situation "normale ".•Je connais, a-t-il dit.un parti politique qui a reçu $10.000 d'un homme d'affaires de Saint-Hyacinthe.Faut-il croire que les dirigeants sont attachés pour autant '.’" A cette interrogation M.Cossette a répondu non.du moins en ce qui concerne le RC.POURQUOI FAIRE LE TOUR?VENEZ AU CENTRE! Liilltishiis ŒKVKHLET LTÉE L'unique dépositaire CHEVRELAIS à Montréal * La CHEVRELAIS, c'est l'exclusivité Chevrolet alliée à la spécialisation du RELAIS Depuis 40 ans, l'angle des rues Jarry et Lajeunesse est un centre Chevrolet.mtelals CHEVROLET LTÉE ANGLE JARRY ET LAJEUNESSE 276-2541 VEGA, NOVA, CORVETTE, CHEVELLE, CAMARO, CHEVROLET, MONTE-CARLO ET CAMIONS d’affaires portée à tout jauger selon les standards de New York.M.Loiselle avait relié le phénomène à une "ignorance" et à une “intolérance" de part et d'autre.Pierre Beaudry dira qu'il est déplorable que le Québécois en soit venu à partager, dans certains cas.le mépris du conquérant pour sa langue.Un autre invité suggère la présence de "québécophobie" chez des Français qui penseraient venir "nous réformer".S'il y a malentendu, il jouerait dans les deux sens mais il s'agirait ici.bien entendu, de relations entre deux peuples frères, même si l'un n'a pas encore complété son "identification".conclura le directeur de TOFQJ (Office franco-québécois pour la jeunesse).M.Saint-Martin.Le dossier encore récent de Soma, qui avait signé une entente avec la régie Renault pour le montage de voitures a Saint-Bruno, était trop brûlant pour qu'accepte de le commenter M.Raymond Bégin.directeur de la coopération avec l'extérieur au ministère des Affaires intergouvemementales.M Bégin, a tenté de transmettre à un conseiller du cabinet des ministres, M.André Marier, la question posée par deux participants sur l'insuccès de Soma.Il appartiendra en dernier recours à M.F.- X.Gilliot.conseiller commercial de France à Montréal, de souligner que pour Soma.comme dans toute cause de divorce, il y a sans doute responsabilité partagée, mais qu'il se gardait bien de porter un jugement sur l'affaire.M.Gilliot a rappelé qu'en défaveur de Soma.Ton pouvait noter les points suivants: l'entente signée à l'instigation des deux gouvernements l'a été dans une période euphorique mais par la suite, les normes de fabrication nord-américaines sur la pollution et la sécurité ont été modifiées, les marchés canadien et américain se sont peu développés, les frais de montage devenaient de plus en plus lourds.Renault pouvait ces derniers temps importer à meilleur prix des voitures produites en Europe.Les deux partenaires n'y trouvaient plus leur compte.A un professeur en administration qui reprochait aux Français leur masochisme, leur modestie extrême face aux écoles d'administration de type américam.M.Gilliot répondra qu'ordinairement.c'est plutôt leur suffisance que Ton reproche à ses concitoyens mais il explique une bonne part des réflexes d'hommes d'affaires de France par l'immédiat après-guerre, où l'industrie française n'occupait pas dans le monde la place qui aurait dû être la sienne et par les efforts constants qu il a fallu faire pour remettre en marche une économie déséquilibrée.L'association Québec-France existe depuis six mois à peine.Son président est M Yves Guérard.Cette association a reçu des encouragements de la part du consul général de France à Québec.M.Marcel Bouquin: il ne faudrait pas en venu à de l'autosatisfaction mais bien faire une réévaluation constante de la coopération entre la France et le Québec.Réévaluation que devront guider nos besoins.nos intérêts, voire nos responsabilités communes.Quant au ministre québécois des Communications.M.Jean-Paul L'Allier, il estime que cette coopération doit faire l'objet dune information de plus en plus complète, pour y associer le plus grand nombre possible de citoyens.Nos relations avec la France doivent être privilégiées et perçues comme telles, a dit le ministre qui remplaçait son collègue Gérard-D.Lévesque.Pour que cette action d'information s'accentue, "nous ferons tous ce qu'au niveau gouvernemental'' il sera possible de faire, dit encore M.L'Allier.Il y eut deux ateliers, l'un portant sur la culture et l'éducation, avec comme pané-listes MM.Guy Frégault.sous-ministre dés Affaires culturelles.Robert Balard.conseiller près le consulat général de France à Québec et Jean Tardif, directeur de la coopération avec l'extérieur au ministère de l'Education: l'autre panel, dirigé par M.Claude Beauchamp, comptait sur les témoignages de MM.Bégin et Gilliot et sur celui de M.Pierre Fortier, vice-président de la firme d'ingénieur-conseil SNC.Au terme du déjeuner, le directeur général de la Coopérative agricole de Granby, M.Philippe Pariseault.devait établir le degré de collaboration intense entre Québécois et Français dans une entreprise qui doit, en 1973, faire un chiffre d'affaires de $165 millions, tout en réduisant malheureusement au chômage un certain nombre de ses salariés - par l'introduction d'un équipement susceptible de réduire considérablement le coût de la main-d'oeuvre.On ne vit pas seulement de culture, avait lancé un participant que s'empressa de corriger M.Frégault: "mais il y a des peuples qui meurent pour avoir négligé leurs valeurs culturelles".Le "métro aérien" qu'avait pressenti André Malraux, délégué par le président de la République pour explorer la possibilité d'intensifier les échanges France-Québec, semble avoir voyagé très fréquemment et.au total, de façon satisfaisante; c’est du moins l’impression qu'en retirent les Français qui mettent la main à cette tâche de redécouverte mutuelle.Plus de 100 personnes s'étaient rendues à l'invitation de Québec-France, samedi.La CCC demande à la SSJB de se rétracter publiquement OTTAWA (Le Devoir) Dans une lettre adressée à M.Gérard Turcotte, secrétaire exécutif de la SSJB de Montréal, le directeur des relations publiques de la CCC.M.Guy Poisson, demande à la SSJB de "prendre tous les moyens requis pour se retracter publiquement" concernant sa déclaration sur les évêques canadiens et québécois et l'autodétermination du Québec.La SSJB avait, à la suite de son dernier congrès, émis un communiqué où l'on affirmait "qu'à plusieurs reprises dans le passé, les évêques québécois s'étaient vu refuser une prise de position claire concernant ce droit de la part de la Conférence catholique canadienne”."Comme la SSJB de Montréal a induite le public canadien en erreur en affirmant et publiant une telle fausseté, j'estime, écrit M.Poisson qu elle prendra tous les moyens requis pour se retracter publiquement." M.Poisson rappelle d'autre part les prises de positions antérieures de la CCC sur le problème québécois et suggère à la SSJB "une étude sérieuse.Peut-être au cours du prochain congrès.Des deux déclarations de la CCC à ce sujet ".Compte tenu du fait que " Développement et paix" est orienté vers des projets socio-économiques.les évêques canadiens ont décidé, au cours de leur assemblée plénière de créer un second fonds en faveur des missions et oriente vers des projets pastoraux.Le fonds sera alimenté par l'oeuvre de la propagation de la foi et par les libres contributions des associations et des groupes intéressés.• A l'occasion du 30ème anniversaire du décret romain déclarant Kateri Tekakwitha vénérable, les évêques ont décidé à l'unanimité d'envoyer à Rome une demande de béatification de Kateri.Cette pétition, pensent les évêques, incitera tous les fidèles à prier d une façon particulière pour la cause de la vénérable.Kateri est née en 1656 et est décédée en 1680.Elle était arrivée à Caughnawaga en 1677.• L'étude concernant la réévaluation des structures de la CCC s est poursuivie au cours de la dernière semaine mais sans qu'aucune décision n ait été prise.Le comité des six évêques qui s'occupe de cette question remettra son rapport en octobre prochain H Nos élégantes salles de style Renaissance vous assureront la meilleure satisfaction et réussite pour „vos banquets, mariages et anniversaires.5192, rueCOTE oesNEIGES 731-8221 MONTREAL Un monde à découvrir Le temps est venu de changer votre voiture .de vous équiper pour le camping?Nous serions heureux de vous aider, par un prêt, à découvrir cette facette du mieux-vivre.C'est comme ça qu'on est IN.0 banque prauincialE linnouatricG Devinez pourquoi YvanCoumoyer a acheté ses obligations épargne du Québec chez Cliche et Associés Cliche et Associés Ltée Courtiers en valeurs mobilières 800, place Victoria, suite 4130, Montréal téléphone: 878-1951 Yvan a fait d’une pierre deux coups.Bien sûr, les obligations d’épargne du Québec constituent un excellent placement.Mais en plus, Yvan encourage une heureuse initiative: dans le cadre de cette promotion publicitaire, Cliche et Associés défraiera le stage d’une semaine, à l’Ecole Nationale de Hockey, de dix jeunes au moins, dont les parents n’ont pas les moyens financiers de le faire.Vous aussi pouvez appuyer cette initiative en achetant vos obligations d’épargne du Québec chez Cliche et Associés.Hâtez-vous; téléphonez-nous immédiatement.Tout doit se terminer le 15 avril.9 it LE DEVOIR Montréal, lundi 9 avril 1973 Z 'ONF retarde la première d’un film sur LE DEVOIR L’Office national du Film a dû contremander la première d'un film documentaire sur l’histoire du DEVOIR.C’est ce soir, en effet, que devaient être présentés, à l'intention de la presse montréalaise, les deux courts métrages d'une demi-heure sur l'histoire politique du Québec à travers le quotidien fondé par Henri Bourassa.C'est une réalisation de M.Hugues Poulain, réalisateur à l'ONF, assisté pour la recherche et les interviews de M.Jean-V.Dufresne, journaliste.M.lan MacLaren en assurait la production pour l’ONF.Ce film, réalisé avec le concours de MM.Claude Ryan, Paul Sauriol, Gérard Pelletier, René Lévesque et Ramsey Cook, était destiné à la série “Adieu Alouette” qui passe le dimanche soir au réseau anglais de Radio-Canada.Mais le directeur général des affaires publiques, M.Knowlton Nash, a élevé de nombreuses objections à l’encontre, semble-t-il, de l'esprit et de la formule du film.Toutefois, sa décision définitive ne doit être rendue qu'aujourd'hui, trop tard pour qu'il soit encore possible de prévoir une première ce soir, lundi, a dit M.Poulain hier soir.Il se peut que l'ONF en appelle de la decision de M.Nash, si celle-ci est négative, auprès du président général de Radio-Canada.M.Laurent Picard II est cependant acquis que l’Office diffusera le film sur LE DEVOIR à travers le pays, en particulier dans les établissements scolaires.La FTQ, à son tour, mobilise ses forces par François Barbeau La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), a décidé hier par l’entremise de son conseil général et de son conseil consultatif d’entreprendre un vaste mouvement de sensibilisation de ses cotisants à travers la province au problème de l'emprisonnement des trois chefs syndicaux.D’ici une quinzaine de jours au plus tard, a précisé le secrétaire général de la FTQ.les résultats de ces assemblées régionales seront communiqués au bureau de la FTQ qui, avec le conseil consultatif, en fera l'évaluation et décidera des moyens à prendre pour concrétiser les voeux que les militants auront exprimés dans leurs régions respectives.Les moyens d'actions que nous prendrons alors, a expliqué M.Daoust.revêtiront diverses formes: manifestations, ralliements, défilés devant la maison d'un député, boycottage.Mais la grève générale est exclue pour le moment, a ajouté M.Daoust.Ce que nous connaissons de la réaction de nos membres nous fait dire qu'une grève générale ne semble pas propice pour le moment.La FTQ.comme la CSN, estime qu'il faut éviter certains moyens d'action, comme la grève, pour ne pas faire le jeu du gouvernement dont la stratégie semble être, disent les syndicats, de provoquer un affrontement.Il demeure néanmoins que dans le secteur de la construction, la situation est encore plus explosive à cause des décrets qui viennent à expiration le 30 avril.La grève générale de la construction est plus possible que dans tout autre secteur, a laissé entendre M.Daoust.Il est possible que la FTQ organise des manifestations à Montreal et a Québec pour le 1er mai, mais ces manifestations se dérouleraient parallèlement à celles que se propose d’organiser la CSN, et ne se dérouleraient pas au même endroit.M.Daoust a expliqué qu'il n'était pas possible pour la FTQ de manifester avec la CSN puisque cette centrale avait dirigé des attaques contre la FTQ qui ont soulevé des réactions d'hostilité.D'ailleurs, a-t-il ajouté, il n'y a pas eu de consultation préalable entre les deux centrales sur la tenue de cette manifestation du 1er rnai.Le secrétaire général de la FTQ a défendu les centrales syndicales d'avoir réagi avec une certaine passivité à l’emprisonnement de leurs chefs.On nous a fait des promesses sur la libération, et I*:, a cru le gouvernement.11 y avait machiavélisme, et ça faisait partie d'un plan pour nous écraser Le gouvernement a décidé de se servir de la situation syndicale comme cheval de bataille, a-t-il ajouté, mais c'est écrit dans le ciel, on ne peut accepter et on n'acceptera pas plus ce gouvernement provocateur.Le gouvernement fait tout pour perturber la situation, la rendre la plus explosive possible.La prudence que veut exercer la FTQ en évitant la grève pour ne pas tomber dans le piège du gouvernement ne semble pas partagée par le secteur de la construction de ce syndicat.Les travailleurs de la construction ont déjà montré ce dont ils étaient capables en mai, a commenté M.Daoust.et ils nous ont indiqué qu'ils étaient prêts à tout mettre en oeuvre pour dire au gouvernement "Vous ne nous passerez pas sur le corps ".Les 18 corps de métiers de la construe- Voir page 6: FTQ avec le lifting biologique la séance $15.00 un visage sans \ '¦Jtr $ Josette ghedin V 2030 rue crescent I téléphone 845 9323 845 7611 Les audiences sur la baie James: une tribune poür les opposants par Gilles Provost Sur les 62 communications présentées samedi aux audiences publiques sur le projet d'aménagement de la baie James, a TUniversité du Québec à Montréal, il n’y en a pas eu une seule qui se soit portée à la défense du vaste projet de plus de $6 milliards mis de l'avant par le gouvernement Bourassa.(Le gouvernement, l'Hydro-Québec et la Société de développement de la baie James n'ont délégué aucun représentant.) Un très grand nombre de participants ont violemment critiqué le manque d'information pertinente pour apprécier la valeur de ce projet auquel on consacrera l'équivalent de $1,000 par Québécois.Selon la majorité de ceux qui ont pris la parole, il est inconcevable qu’on lance un projet d'une telle envergure sans avoir d’abord étudié les solutions de rechange possibles pour produire de l'électricité et des emplois, sans avoir cherché à prévoir les répercussions sur l’écologie et sur la population indigène et sans même qu'on sache dans quelle mesure la population québécoise pourra profiter du saccage de cette vaste région encore inviolée.Dans une autre perspective, plusieurs autres organismes ont souligné que le projet de développement du territoire de la baie James est solidaire d'une sorte d'idolâtrie du progrès technologique, de l'industrialisation et de la consommation intensive.Ils ont donc insisté pour dire qu'il est aberrant de croire qu'on pourra et qu'on doit continuer à doubler la consommation d’électricité à tous les dix ans.D'une part, ces opposants se sont basés sur plusieurs études techniques américaines pour démontrer qu’il est possible de réduire grandement le gaspillage d’énergie par des mesures appropriées (meilleure isolation des bâtisses.appareils plus efficaces, utilisation accrue des transports en commun.réduction de la publicité en faveur de l'électricité, etc ).D'autre part, ils ont souligné qu'il faut s'atteler à changer les valeurs de notre société en limitant la croissance économique et Un référendum autorise deux garderies à Outremont Un deuxième référendum en l'espace de quelques mois a permis samedi aux propriétaires d’un quartier d’Outremont d’approuver un changement aux règlements de zonage qui permettra à deux garderies populaires de demeurer ouvertes.rue de l'Epée et rue Champa-gneur.Un premier référendum, en octobre dernier, n’avait pas réussi à accumuler un nombre suffisant de voteurs.Le secteur en question (appelé RC-3) compte un total de 538 propriétaires éligibles, un minimum de 110 devant se prononcer pour rendre valide le verdict.Le résultat dévoilé samedi soir à Outremont démontre que cette fois, 129 contribuables (dont 16 non résidant) ont voté.Un total de 90 propriétaires, pour une valeur de $2,615.500 ont approuvé le changement de zonage tandis que 31 contribuables, représentant une vale- $1,409.400 se sont inscrits en faux.Grâce "a l’extension d’une journée donnée à ce référendum, qui devait en durer deux mais qui dut être prolongé à la demande de trois propriétaires, les deux garderies populaires pourront donc demeurer ouvertes, suite à l'appui répété des membres du conseil d'Outremont et au travail acharné des responsables du projet.¦ aujourd'hui A lOh, inauguration d'un teach-in dont le thème est “la langue des Québécois, c'est quoi?”, organisé par le département de français du college de Sherbrooke, à Sherbrooke.• A 15h, ouverture officielle d'une exposition d'art artisanal à l'auditorium de l'Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames, 405 rue Concord, à Montréal.A 20h, réunion du Conseil scolaire de nie de Montréal, à l'école Saint-Jude.9900 d'Au-teuil, à Montréal.• A 20h.au sous-sol de la chapelle Sainte-Anne (angle Liège et Saint-Gérard), exposé de l'abbé André Gadbois, vicaire à la paroisse Saint-Victor, sur les conflits dans l’Eglise, dans le cadre de Chantier 73.• A 20h.colloque international CEQ - FTQ pour dénoncer l'emprisonnement des trois présidents des centrales syndicales emnri-sonnés à Orsainville.A Montréal, le colloque aura lieu à l'école Le Plateau et, à Québec, au Grand Séminaire.démographique.En somme, comme le disait un représentant de la Lakeshore United Church, "nous ne sommes pas aveuglément contre le progrès mais nous sommes contre un progrès aveugle qui néglige les valeurs vraiment humaines.Plusieurs communications ont abordé le problème indien mais il n'a pas été traité en profondeur parce que la question est présentement devant les tribunaux à la suite de la demande d'injonction tormulee par les groupes indiens qui veulent faire cesser les travaux déjà entrepris sur le terrain.L'intervention la plus remarquée a été celle de M.John Fraser, député conservateur de Colombie-Britannique à Ottawa et critique officiel du Parti conservateur pour les questions d’environnement.Parlant sans texte, M.Fraser a critiqué le gouvernement québécois, lui reprochant d'avoir pris une décision sans avoir fait les études nécessaires au préalable.Il a affirmé qu'il est essentiel d'étudier sérieusement les solu- tions de rechange possibles et d'avoir le courage de faire marche arrière éventuellement si les études montrent que ce serait préférable pour la collectivité."Malheureusement, a-t-il dit, la petite clique qui a lancé ce projet n'a pas la moindre intention de reculer.” M.Fraser a critiqué le gouvernement fédéral qui, dit-il n'a pas pris ses responsabilités dans l’affaire et a terminé en soulignant que l'enjeu du conflit est d'ordre moral: “Les problèmes d'éducation, la survie des francophones sont des questions d’ordre moral.De même il faut reconnaître que c'est aussi une question morale de décider ce que nous faisons de notre territoire.'' Plusieurs écologistes sont aussi venus déclarer que le projet mettait en danger l’équilibre écologique fragile de la region et qu'aucune mesure n'a été prise pour protéger ces régions de l’afflux des gens du sud (qui devient possible grâce aux nouvelles voies de communication).Par exemple, il n'y a eu aucune étude sur les réserves de chasse et de pêche et sur les normes à établir à cet & L'ASSOCIATION DIS INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC 4200 OUEST, DORCHESTER, MONTRÉAL, QUÉ.Les sessions d'examens pour l'obtention de l'enregistrement et la licence d'infirmière et d'infirmier se tiendront les 27, 28 et 29 juin 1973 aux endroits suivants: Montréal Québec Chicoutimi Rimouski Rouyn-Noranda Les candidats et candidates devront faire parvenir leur demande à l'A.I.I.P.Q.d'ici le 1er juin 1973.égard.Plusieurs se sont étonnés et même scandalisés de voir qu'on avait donné à la Société de développement de la baie James la responsabilité de veiller à la protection de l'environnement, et que.dans le même mouvement on avait suspendu l'application des lois générales de protection dans ces territoires.L'octroi du contrat de gérance à la toute puissante firme américaine Bechtel a aussi soulevé un grand nombre de critiques chez ceux qui se préoccupent de la mainmise étrangère sur les res- Voir page 6: La Baie James La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire LE MARDI, 10 AVRIL ¦ M.YVON DUPUIS Chef du Ralliement Créditiste du Québec Sujet: "Vers un Québec équilibré" Hôtel Sheraton Mont-Royal 12H30 Le public est admis Renseignements: 866-2861 le château d’aujourd’hui une merveilleuse histoire de bien-être.i nn | m imi ; ; , ¦ .: !»: :S ' : ¦ • ¦ SSS::.• S i x-.\\ • .¦w\- ; ï '«•n N .% '• • ililll ¦ : ; illll : ¦ illfil : ¦ iiii 181 < ili (Mill ¦¦Iiii il IP «W * .'ll""' ilMl illil Millll .Y: 6370-6375 ST-HUBERT, MONTREAL 277-4143 n charesu VIENT DE PARAITRE?.AUX EDITIONS DU JOUR PARLONS MODE PARLONS STYLE ' ' ' • .« .¦ • • * .h .• i 1 * par Thérèse Gauthier • Un guide pour trouver les vêtements adaptés à yotçe personnalité.• Un livre destine a toutes les femmes qui disposent d pn budget moyen et souhaitent être élégantes En vente partout au prix de S3.00 — distribuée par les Messageries du Jour, 8255, rue Durother, Montréal 303 — Tel.: 274-2551.«•• ('y EDITIONS DU jrOTXIt,.Président et directeur général Jacques Hebert 4 • Le Devoir, lundi 9 avril 1973 éditorial Les associations italiennes en congrès Lorsque la Fédération des associations italiennes du Québec fit sa première apparition sur la scène publique québécoise U y a quelques semaines, ses commentaires sur le rapport Gendron et le bill 63 créèrent une impression de fraîcheur à laquelle on n'avait guère été habitué de la part des milieux néo-québécois.Le mémoire de la FAIQ étonnait agréablement par l'absence de ces réflexes défensifs qu’on observe trop souvent dans ces milieux.On s’interrogeait cependant sur sa qualité représentative.La même fédération tenait à Montréal en fin de semaine son premier congrès.Or, autant le congrès a paru confirmer l’excellente impression suscitée par le mémoire de février, autant il serait prématuré de conclure que ses résolutions expriment vraiment le sentiment commun de la famille italienne du Québec.• Assez paradoxalement, les assises tenues en fin de semaine étaient les premières auxquelles aient été convoquées de mémoire d’homme des représentants de tous les secteurs de la communauté italienne.Les séances de travail ayant été fréquentées par environ une centaine de personnes, il serait téméraire d’en conclure qu elles furent parfaitement représentatives.Outre des absences importantes - dont celle de plusieurs milieux qui gravitent autour des leaders traditionnels de la communauté italienne - on y a aussi observé des procédures défectueuses qui rendaient impossibles des débats ouverts sur des questions de fond, du moins au niveau des plénières.Nonobstant ces faiblesses, le congrès a ratifié sans l’ombre d'un doute les grandes lignes du mémoire rendu public le mois dernier.C’est là un immense pas en avant.Les quelques porte-parole politiques qu elle s’était donnés, ainsi que ses journaux et associations avaient jusqu'à maintenant donné l’impression que la communauté italienne songeait surtout à préserver ses privilèges, à se replier sur elle-même, à retirer le plus d’avantages possibles sans trop se compromettre en retour.Il semble qu'avec l’avènement de la Fédération des associations italiennes du Québec, on soit en voie de dépasser l’ancien style de leadership, empreint de paternalisme et d'improvisation, pour accéder à des conceptions et des modes d’action beaucoup plus aptes à établir des ponts avec l’ensemble de la réalité québécoise.Aux prises avec des problèmes dont, le plus souvent, la majorité ne soupçonne pas l'acuité immédiate, les Québécois d’origine italienne parlent avec beaucoup plus de précision des questions qui les assaillent ici et maintenant.Quand ils traitent de 1 equivalence des diplômes, de la transférabilité des bénéfices sociaux prévus dans les lois du pays d'origine et du pays d’accueil, de la reconnaissance des cartes de compétence et du recyclage professionnel des travailleurs destinés à immigrer au Canada, ils tiennent un langage dont la vérité concrète impressionne celui qui n’a toujours pensé à eux qu en fonction de leur option linguistique.A l’endroit de leurs propres valeurs culturelles, ils manifestent de même un attachement dont devront tenir compte ceux qui prétendent les attirer du côté francophone.Là réside, à n’en pas douter, l’essentiel des préoccupations spontanées des Québécois de culture italienne.Toute démarche visant à faciliter leur intégration dans la communauté francophone devra passer par une franche acceptation de ces préoccupations.Le congrès aura aussi révélé que, dans la recherche d’une politique linguistique adaptée à sa réalité nouvelle, le peuple québécois pourra désormais compter, au sein de la communauté italienne, sur des interlocuteurs valables qui ne demandent rien de mieux que de s'intégrer à des processus de décision engageant tout le Quebec, Italiens compris.On aurait voulu faire dire à la FAIQ qu elle demande le retrait du bill 63.Ce n’est pas ce qu elle a dit.Avec une finesse tout italienne, elle a plutôt rappelé aux dirigeants politiques qu’il leur appartient de prendre à cet égard leurs responsabilités; elle les a assurés en retour qu elle collaborerait volontiers à la mise en oeuvre de toute politique qui tiendrait compte de la nécessité de maîtriser convenablement l'anglais quand on vit en Amérique du Nord.11 incombera maintenant au dynamique président de la FAIQ, M.Pietro Rizzuto, et à ses collègues de montrer qu’ils parlent vraiment au nom non seulement de quelque 40 états-majors d'associations mais aussi et surtout des milliers de membres qu elles sont censées regrouper.Si cette jonction avec l’opinion réelle des Italo-Québécois "ordinaires” peut être établie, on aura franchi un pas décisif dans la recherche d’une solution durable à l’un des problèmes les plus difficiles auxquels le Québec ait eu à faire face depuis le dernier conflit mondial.• Il revenait aux chefs politiques invités à porter la parole devant les congressistes de saisir la balle que leur avait lancée la FAIQ en ce qui touche l’avenir de la politique linguistique.Or.chez les leaders des trois partis d’opposition - MM.Dupuis, Lévesque et Loubier - on a pu observer un mêmç désir de modifier sérieusement le régime de liberté totale instauré par le bill 63 en matière de choix de la langue d’enseignement.MM.Dupuis et Lévesque ont été, à cet égard, plus précis que M.Loubier, obtenant en retour un succès plus grand qui n’était pas volé.Si les délégués avaient été appelés à choisir, cependant.entre les propositions du leader cré-ditiste et celles du chef péquiste, il parait acquis qu’ils auraient opté en grande majorité pour les premières.Du porte-parole gouvernemental.M.Jean Bienvenue, les délégués ont appris des nouvelle^ intéressantes touchant des problèmes sociaux et professionnels qui les préoccupent à juste titre.Le ministre de l’Immigration n’avait toutefois pas reçu mandat de saisir la balle que la FAIQ avait habilement renvoyée au gouvernement en matière de politique linguistique.Sur le bill 63.M.Bienvenue s’est borné à répéter, en les approuvant, les choses dites dans le mémoire de la FAIQ.Il ne semblait pas s’être rendu compte que la Fédération adressait, en réalité, une question au gouvernement et qu’elle souhaitait sans doute obtenir une réponse plutôt que de se faire retourner sa question dans un emballage de rhétorique sympathique mais somme toute assez vaine en l’occurrence.Autrefois portés vers l’Union nationale, les Italiens du Québec accordent depuis quelques années leur faveur au Parti libéral.M.Lévesque reconnaissait lui-même au terme de son intervention qu’il faudrait beaucoup plus qu’un congrès de deux jours pour renverser cette tendance.L'invitation adressée aux quatre partis principaux témoigne néanmoins d’un souci louable de diversification des influences.Pourvu que les partis d’opposition s'appliquent à aborder les milieux néo-québécois a partir des problèmes qui préoccupent ces milieux, ils pourront, avec le temps, v faire des percées valables.• Les appels adressés ces dernières années aux immigrants en faveur d'une meilleure intégration dans les courants principaux de la vie collective ont souvent semblé tomber en terre stérile ou hostile.Le regroupement des associations italiennes en une fédération manifestement soucieuse d’ouverture annonce à cet égard un changement très intéressant.Dans la mesure où ce regroupement répond à un voeu nourri et approuvé par les Italo-Qué-oecois eux-mêmes, il faudra, par tous les moyens, en favoriser le développement.Le moindre de ces moyens ne sera sans doute pas un nécessaire élargissement de l'esprit d’accueil et de fraternité chez ceux qui se piquent d'appartenir à la majorité francopho- ne Claude RYAN OÜRSAiHviU£ .feteii.ft.J'vais vous raconter! ¦ lettres au DEVOIR Z apathie des syndiqués découle des divisions des chefs J'avertis le lecteur au départ que j'appelle de tous mes voeux la libération inconditionnelle des présidents emprisonnés, qu’à mon avis, la seule façon honorable d'obtenir leur libération est par la pression des syndiqués de la base et de l'opinion publique nationale et internationale plutôt que de compter sur les sentiments paternalistes d'un Bourassa ou d'un Choquette.Cependant, dans le contexte actuel de concurrence intersyndicale.surtout entre la FTQ et la CSN.il y a beaucoup à craindre que les trois présidents soient obligés de faire leur temps.Il n'est pas nécessaire en effet de faire un sondage scientifique d’opinions auprès des syndiques de la base pour découvrir assez rapidement que l’apathie d'un bon nombre de ces syndiqués est créée et entretenue* par les divisions entre les hautes instances des "establishments" syndicaux.Faut-il blâmer les "syndiqués de la base de ne pas être plus enthousiastes à descendre dans la rue pour les trois présidents quand ces travailleurs ont le sentiment très vif qu’aussitôt que la libération des trois présidents sera réalisée, les états majors syndicaux recommenceront à se bagarrer comme aux plus berux jours du syndicalisme d'affaires nord-américain! Il est bien inutile de se voiler la face devant l’évolution du syndicalisme québécois au cours des derniers mois: nous assistons présentement à un conflit idéologi-ue majeur entre les syndiqués des ifférentes centrales.La CSD est au moins assez honnête pour se brancher candidement dans la ligne du syndicalisme d'affaires.Il n’y a pas lieu de s'en scandaliser outre mesure: c'est loin d’être une position nouvelle dans le syndicalisme au Canada et au Québec La CSN (surtout depuis le départ des 3D vers la CSD) et la CEQ ont semblé faire peau neuve et tentent péniblement de s’éloigner de la ligne du syndicalisme d'affaires pour déboucher sur un type d’action auprès de leurs membres qui devrait, à moyen terme, sinon à long terme, favoriser la naissance d'un parti de travailleurs, autonome des "establishments” syndicaux.Il ne serait nullement étonnant d'assister à une fusion entre la CSN et la CEQ si ces deux centrales maintiennent la même idéologie encore pendant un certain temps C'est sans doute la création possible d’un tel parti qui énerve certams éditorialistes et péquis-tes face à l’évolution récente des idéologies syndicales.Quant à fa FTQ, même si je ne peux mettre en doute la bonne foi de quelques permanents de cette centrale, je crois qu'il y a certains vice-présidents qui ont déjà suffisamment “deconné" publiquement pour savoir qu’ils se branchent très nettement dans une ligne de syndicalisme d'affaires tout aussi réactionnaire et néfaste pour les travailleurs que celle de la CSD.J’ose espérer qu’il y a encore assez de forces vives à l'intérieur de la FTQ pour ne plus tolérer encore longtemps le jeu de cache-cache de ces gros poids lourds dans l’état major de la FTQ.Il est urgent que les syndiqués de la base mettent fin à la carrière de certains bonshommes qui avaient toutes les qualités pour être de bons militants à l’intérieur des chambres de commerce et qui se sont égarés dans le syndicalisme.C’est à ce prix et à ce prix seulement que l’unité syndicale renaîtra d’une façon durable et sera efficace.Jean-Guy LORANGER, professeur à l'université de Montréal.Montréal, le 2 avril 1973.bloc-notes L/impair de Keith Spicer Le commissaire aux langues officielles, M.Keith Spicer, doit à la remière occasion s'excuser pu-liquement - et sans réserves d’avoir accidentellement exprimé des préjugés indéfendables, en qualifiant de "Rhodésiens westmoun-tois” la minorité anglophone du Québec.M.Spicer doit en même temps réitérer solennellement au Parlement sa volonté de veiller au respect des droits de cette collectivité linguistique avec le même zèle qu’il a manifesté envers ceux des Canadiens français, comme d'ailleurs la loi sur les langues officielles l’y oblige.C'est à ces conditions seulement que le commissaire pourra restaurer l'intégrité de sa fonction et rétablir l’impartialité qui doit nécessairement être celle d’un ombudsman.Je ne me suis pas résolu facilement à censurer ainsi Keith Spicer, un homme que j'ai en haute estime et dont j'ai admiré, jusqu’ici, le courage, la rigueur et le tact avec lesquels il a entrepris de contrôler l’observance de la loi sur les langues officielles.' Mais sous prétexte d’amitié, la complicité d’un silence aurait desservi la cause que M.Spicer veut servir.C’est à juste titre, en effet, que l’opinion canadienne-anglaise s'est indignée de l’insouciance avec laquelle le commissaire, lors d un colloque sur les relations canado-américaines qui a eu lieu à Washington le weekend du 1er avril, a puisé dans le vocabulaire péquiste pour imputer une mentalité ”rho-désienne' aux Westmountois et.par le relai du symbole honni, à tous les anglophones du Québec.Disons les choses comme elles sont.Comme M.Spicer, je sais et je déplore que la majorité des anglophones du Québec a refusé jus-u'ici de s’intégrer à la culture e la majorité canadienne-française.Je sais et je déplore, comme lui, les conséquences historiques de cette attitude, qui ont entraîné la répression et l'abrutissement social, économique et culturel de plusieurs générations de mes concitoyens.Pas plus que M.Spicer suis-je insensible au mythe de "Westmount”, cette structure de pouvoir économique qui a imposé aux anglophones de condition plus modeste au moins autant quelle n’a reflété ses sentiments viscéraux une intolérance condamnable.Autant que M.Spicer, enfin, je puis constater que les droits linguistiques et culturels des anglophones n'ont pas encore été vraiment battus en brèche au Québec.Au surplus, je m'attends à ce que le commissaire aux langues officielles du Canada soit conscient de ces réalités et qu'il entreprenne d'en faire prendre conscience à tous les Canadiens et d'abord aux intéressés eux-mêmes.Mais je ne puis pas tolérer sans mot dire que le commissaire se mette en frais de "crier des noms" aux Westmountois.qu'il soulève des doutes au sujet d'interventions qu'il aurait l'obligation de faire, si jamais les choses évoluaient au Québec au détriment de la minorité linguistique et que.ce faisant, le commissaire saborde, aux yeux de l’opinion canadienne-anglaise.sa propre impartialité.Je ne puis le tolérer d'abord et avant tout parce que cela risque d’affaiblir la portée et l'efficacité des interventions difficiles et délicates que M.Spicer doit continuer de faire en faveur des minorités francophones d’autres provinces, et surtout de la minorité canadienne-française à l'intérieur des structures fédérales du Canada.Je sais que M.Spicer n’a pas l'habitude de se laisser porter par des préjugés, quels qu'ils soient: je ne doute pas que 1 impair qu on lui reproche lui ait échappé à son insu; j'accepte sans réserve les explications et les précisions qu'il a tenu à fournir peu après.Mais cela n’est pas.suffisant.Tel la femme de César, le commissaire aux langues officielles doit être au-dessus de tout soupçon.Pour lever celui qui pèse présentement contre lui.M.Spicer doit se présenter au plus tôt devant un comité parlementaire.Claude LEMELIN Entre M.Drapeau et le public Sans préjuger de ce que donnera la nouvelle enquête sur la tragédie du Mont Wright qui a coûté la vie à au moins sept travailleurs, on peut déjà constater que ce second examen en révèle infiniment plus long que le premier.En fait, la première enquête a sauté à pieds joints par-dessus un certain nombre d'éléments importants, au point que le ministre de la Justice n’a eu d’autre choix que de demander l'examen supplémentaire auquel nous assistons présentement.Il appartiendra au magistrat chargé du second examen d’attacher l’importance qui convient aux données d'extraction récente et cette responsabilité lui revient en propre.En revanche, le public et les media peuvent, à l'instar du ministre de la Justice, porter jugement sur la marche de la première enquête qu'avait menée le coroner Alban Flamand.Et ce jugement n’a rien de spécialement élogieux pour M.Flamand.Au cours de son enquête, le coroner Flamand ne s’est même pas donné la peine d'étudier le rapport qu’avait préparé sur la tragédie un émissaire du ministère québécois du Travail.On sâit aujourd’hui, mais il aura fallu une seconde enquête, ce que contenait ce rapport.En outre, seule la seconde enquête a permis d’établir qu’au moins un des dirigeants engagés par la société Mannix pour la surveillance du chantier ne connaissait pas le premier mot des règlements québécois portant sur la sécurité des travailleurs de la construction.Que le verdict de la seconde enquête aille dans une direction ou dans l’autre, on admettra qu'une marge énorme se creuse entre le sérieux de la seconde enquête et le caractère dangereusement superficiel de la première.D'autre part, le coroner Flamand, qui manque visiblement de temps pour approfondir les enquêtes qui lui sont confiées, s’incruste dans son rôle de thuriféraire de service auprès du maire Drapeau.Dimanche après dimanche, M.Flamand déroule son tapis rouge devant le maire de Montréal et entoure M.Drapeau de ses plus beaux compliments, pour le plus grand profit des téléspectateurs de Télé-Métropole.Il y a quelque chose de grinçant dans cette tausse emission d attaires publiques qui, au fond, ne vise pas à informer le public, mais bien à glorifier notre maire unique et préféré.Ce n’est pas le pire.Comment un serviteur de la fonction publique comme le coroner Flamand peut-il concilier ce rôle de thuriféraire de service avec ses responsabilités de coroner?Sera-t-il complètement à l’aise pour rendre un verdict impartial si, après un dimanche avant-midi passé à genoux aux pieds du maire de Montréal, il lui faut se tenir debout le lundi matin pour blâmer un policier, un pompier ou un uelconque fonctionnaire à l’emploi e la ville de Montréal?Comment le public pourrait-il garder une pleine confiance dans les décisions du coroner s’il le voit semaine après semaine montrer plus d'obséquiosité que nécessaire à l'endroit de M.Drapeau.Même si toutes les décisions de M.Flamand manifestaient la vigueur de son esprit et l’infaillible justesse de son jugement, il faudrait encore lui demander de quitter une fonction de modérateur qui risque de provoquer des injustices ou, du moins, de scandaliser la population.Mais, comme la première enquête sur le Mont Wright a plutôt fourni la preuve que M.Flamand n’a pas trop de tout son temps et de toutes ses ressources pour mener à bon port les enquêtes qu’on a commis l'erreur de lui confier, c'est avec une insistance renouvelée qu’il faut le prier de quitter l’écran de la télévision.A moins que, au moment de choisir ainsi entre le public et M.Drapeau, il ne préfère M.Dra- peau.Si tel était le cas, on se bornerait à plaindre M.Drapeau.Laurent LAPLANTE La machine à vérité Le ministère des Postes vient d'instituer un nouveau service.Dans les différents bureaux de postes, il met à la disposition des citoyens des photocopieurs à dix cents la page.On pourra ainsi facilement avoir des copies d'archives et de contrats, de lettres et d'avis, de coupures d'articles, de certificats et de permis, de comptes et de factures, et même, précise le dépliant des Postes, des "devoirs d’écoles "Les Postes canadiennes à l'avant-garde pour mieux vous servir", conclut la publicité du ministère fédéral.Les malins trouveront qu'avant d’offrir un nouveau service au public les Postes canadiennes devraient améliorer celui qui justifiait leur existence.D'autres se demanderont quel nouveau déficit, conséquence de la baisse de la qualité des postes ces dernières années, le nouveau service de photocopie servira à effacer?Quelques loustics, enfin, ne manqueront de voir là une manière habile pour le gouvernement Trudeau de venir en aide aux fabriquants et aux marchands de polycopieurs."corporate welfare bums" sans doute! Mais trêve de méchanceté.Dans nos régimes démocratiques menacés d’étouffement par les bureaucraties et les grandes ou petites corporations multi, trans, inter ou bêtement nationales, le photocopieur est venu à temps à la rescousse de la boite de scrutin.Il est devenu fort difficile, en effet, de se débarrasser des partis incrustés dans la machine gouvernementale et de leurs amis de tous poils.Mais jamais depuis l'invention de l'imprimerie aura-t-il été aussi universellement facile de fixer les moeurs écrites des uns et des autres.Les gouvernements et leurs polices peuvent bien terroriser les électeurs avec les plus modernes des appareils d’espionnage électronique.Depuis l’invention du polyco-pieur, le moindre fonctionnaire encore honnête, le dernier citoyen encore courageux, a acquis le pouvoir de saisir la vérité au vol et de la lancer dans le ciel de l'opinion publique.La polycopie est devenue la terreur des mauvais gouvernements.Car ces machines à répandre la vérité sapent la crédibilité de ces machines à entretenir le mensonge que sont trop souvent les administrations publiques.La semaine dernière encore, le gouvernement Bourassa ne voyait pas de favoritisme dans ses officines de l’in- Suite à la page 6 Finie l'ère des chanoines et des chevaliers Une idée trop vite écartée Les vraies causes de l'avortement On a cessé de “créer’’ des chanoines et des chevaliers de toutes sortes avec épaulettes flamboyantes et oripeaux variés, pour services rendus, surtout monétaires.Il y a une vingtaine d’années également, mes fonctions publiques m’avaient valu l’honneur et l’immense plaisir de recevoir, de présenter et de remercier Monseigneur Tellier de Poncheville, un saint prêtre français très âgé, écrivain et conférencier remarquable, qui impressionna et édifia hautement son auditoire, même s’il ne portait aucun insigne d’apparat (car a sa retraite) et se faisait appeler monsieur Tabbé.Le père Rio était humble, pauvre et sans faste.Il attira des foules immenses, obtint des guérisons et des conversions nombreuses, Voilà des réponses dignes de Louis Laberge mais non d’un premier ministre qu’on dit aussi économiste.Si vous le voulez bien, raisonnons en économiste et non en politicien.Quand les Américains placent cent mille dollars en obligations de la baie James, votre gouvernement leur paie environ $7,000.d’intérêts par année.Ces $7,000 sont perdus pour nous.Nous n’en verrons jamais la couleur.Mais si votre gouvernement consentait un rabais de 50% sur les taxes à payer sur les intérêts d’obligations achetées par les Québécois, les prêteurs feraient un bénéfice net de $875.répartis comme suit: a) Si le prêteur paie 50% d’impôt il devra donner $3,500 en taxes au fédéral et au provincial.Comme corollaire à l’aimable dialogue Audet-Gariépy.j’ose exprimer les réflexions suivantes: Un des plus grands écrivains catholiques italiens, le fameux Papini.a écrit il y a une vingtaine d’années un livre intitulé: “Lettres aux Hommes".J’ai rarement lu ouvrage aussi captivant et aussi édifiant.D’ailleurs je connais un évêque qui en fit don à tous les prêtres de son diocèse.L’auteur prenait le rôle d’un pape et adressait une lettre à toutes les catégories d’hommes: catholiques, protestants, musulmans, juifs, athées, etc.Chaque chapitre ou lettre est signée du nom de ce pape imaginaire et chaque fois, sous la signature, apparaît le titre suivant: "Serviteur des serviteurs de Dieu”! Monsieur Robert Bourassa, premier ministre du Québec.Au cours de votre entrevue du 2 avril au "Choc du Futur” à C.K A.C.Roger Delorme vous a demandé pourquoi vous n’encouragiez pas le financement du projet de la baie James par des dégrèvements d’impôt, par exemple, de 50% sur les revenus d’obligations émises à cet effet et achetées par des Québécois.Vous avez répondu "Si nous faisions ça, on dirait que nous encourageons les riches au détriment des pauvres".Sur la suggestion de Roger Delorme que ces obligations seraient achetées autant par les pauvres que par les riches vous avez eu cette réponse inoüie “Oui mais quand le pauvre fera une économie de $2.le riche en fera une de $10.Le recours à l’avortement ne disparaîtra que quand les lois sociales et religieuses auront changé.Comme le mentionnait Claude Ryan, les raisons qui amènent la femme à opter pour l’avortement sont beaucoup plus d’ordre psychiatrique que physiologique.Ces raisons sont causées par le manque d’humanisme des autorités politiques et religieuses.Voyons pour commencer quelle aide le gouvernement apporte à la mère célibataire.A ce que je sache elle ne reçoit pas oc salaire durant et après sa grossesse - Il n’y a pas de garderie gratuite pour Tenfant (excepté pour l’enfant d’immigrant).La signature de la mère ne suffit à donner un acte de naissance à l’enfant, il faut la signature d’un homme - etc.etc.Voyons maintenant quel support moral l’Eglise apporte à la mère Au départ "faire l'amour" en dehors des liens du mariage est un péché “mortel", de là la mère célibataire est une pécheresse et sa famille de par son éducation religieuse essaye de dissimuler le plus possible cette “erreur" Il n'y a pas si longtemps l'Eglise refusait comme "religieux" les enfants illigitimes".D’un autre côté l’Eglise refuse les moyens contraceptifs sûrs, tels pilules, ligament des trompes Il faut quelquefois laisser les thèses intellectuelles et leligieu-ses de côté et devenir de simples humams afin de s’apercevoir que les humains ont des droits aussi.On nous parle toujours du droit du foetus; il y a aussi les droits de la femme et ceux-ci sont très importants.Hier et demain font partie du néant, mais aujourd’hui est là dans son entité.La femme qui exis'e aujourd'hui est plus importante que le foetus qui est demain.Ne sommes-nous pas responsables de notre corps, n'est-ce pas là une des seules libertés que nous ayons.La femme qui opte pour l’avortement ne le fait jamais avec un sourire.Gisèle LAFORTUNE-BRUNET Montréal, le 4 avril 1973 ainsi que des dons innombrables pour les pauvres et les malades.Autrefois, les hommes publics devaient impressionner par l'apparat: rois, princes, cardinaux, etc.Il faut encore porter le titre mérité et nécessaire et observer un certain décorum.Mais l’Eglise se démocratise, comme toutes les sociétés, il faut lui rendre cet hommage.La discussion soulevée et engagée sur un ton si amical est quand même bénéfique.Car le chrétien moderne, évolué et sincère ne se laisse plus imposer une opinion sur des sujets non infaillibles, qu’il a le droit et le devoir d’étudier et de discuter.Paul LACROIX M.D Ste-Foy, le 4 avril 1973.b) A supposer que le fédéral n’accorde pas de dégrèvement le prêteur paiera $1,750.d’impôt au fédéral.c) Le prêteur devrait payer $1,-750.au provincial.Comme le provincial lui accorderait 50% de dégrèvement il ne paierait que $875.00 d’impôt au provincial, il ferait un bénéfice de $875.00 qui serait encore investi au pays.Puisque vous êtes bien ami avec vos collègues d’Ottawa, peut-être pourriez-vous obtenir un dégrèvement semblable sur l'impôt fédéral en faisant comprendre aux “brass hats” qu’en laissant souscrire ces obligations par les Américains, ils récolteront un gros zéro comme impôt et auront des maux de tète avec leurs balances de paiement.Si le maire Drapeau a pu vendre son idée de médaillés, ne pourriez-vous pas vendre cette idée?En ce qui concerne vos craintes d’être incompris du peuple, soyez plus courageux.Expliquez au peuple comment ces dégrèvements seraient bénéfiques à tous.Le peuple n’est pas si bête que ça.Il comprendra.De toute façon si vous n’attirez pas le capitaliste québécois avec du miel, il ira placer son argent au meilleur offrant.Voilà une des façons de financer votre projet de la baie James et d’apporter quand même de l’argent dans les coffres du gouvernement, argent qui sera irrémédiablement perdu si vous payez vos mtérèts aux Américains.Voilà, monsieur le premier ministre, des suggestions d'un Québécois qui n’est pas économiste mais qui sait calculer vite J B MAILLE, Président, Vitra Glass Limitée Montréal, le 3 avril 1973.LE DEVOIR Fond* pot Htnri Bourouo I» 10 (orwitr 1910 Directeur et rtdocteur en che* Cloude Ryon Rédocteur en chef od|omt Miche* Roy Directeur de l'information Jeon Froncoeur tréioner Bernard lorocque IE DEVOIR e»t publié pôr l'Imprimerie Populaire société 6 responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéto ?11.rué du Saint Sacrement Montréal 125 II est composé et impt.me par l'Imprimi.ie Dumont incorpo rée dont les ateliers sont situés û 9130, rue Botvm, Ville LaSalle l’agence Presse Canadienne est autorisée O employer et a diffuser les informations publiées dons IE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne S33 par année sut mois $19 A (étranger $40 par année; si* mois $22, trois mois $12 Editions du samedi $10 par année Edition quotidienne livrée P domicile par porteur 90 cents par semaine Tarif de l’abonnement servi par la poste aerienne sur demande Courrier de deunéme classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TELEPHONE 844-3361 lignes groupéés) Le Devoir, lundi 9 avril 1 973 • 5 des Homines Le ministre de l'Immigration aux Italiens Cinq primeurs, mais pas de décision sur le bill 63 • M.Jean Bienvenue, ministre québécois de l’Immigration, était dimanche soir conférencier au banquet de clôture du premier congrès de la Fédération des associations italiennes du Québec, tenu dans la métropole.11 a annoncé à cette occasion d'importantes décisions touchant la situation concrète des immigrants.Mais tout en louant la FAIQ de son récent mémoire sur le rapport Gendron, il s’est gardé de fournir des précisions sur la position du gouvernement au sujet du bill 63.Voici de larges extraits de l’allocution de M.Bien- Vous refusez de vous laisser diviser et encager dans un vase clos, suivant en cela la très grande majorité des Québécois.Vous ne voulez pas plus casser les liens solides de votre communauté ethnique que briser en morceaux notre grand pays le Canada.De tous les résidents du Québec qui ne sont d’origine ni française, ni britannique, vous qui êtes d’ascendance italienne constituez à la fois le groupe le plus nombreux et le plus important pour la société québécoise: Ainsi vous étés ceux qui aviez le droit d'attendre le plus de nous, et dont nous avions le droit d’espérer le plus.Depuis un peu plus d’un an et à plusieurs reprises, par le truchement de la mission Bem- orad venue nous visiter à ontréal, par vos consuls, par les autorités du ministère italien des Affaires étrangères que je rencontrais en mai dernier à Rome, par votre ambassadeur.vous aviez demandé à mon prédécesseur, h mes hauts fonctionnaires et à moi-même certaines améliorations au traitement accordé aux immigrants en général et à ceux venus d’Italie en particulier.Cinq primeurs Par tempérament je ne suis pas homme a annoncer avec éclat et à l’avance des projets par la voie des grands média d’information: je préfère y M travailler avec patience et persévérance, réussir si la chose est possible et ensuite annoncer des résultats positifs directement à ceux à qui ils sont destinés, soit en l’occurrence vous-mêmes.C’est ce que je veux faire immédiatement.1) En vertu de l'ancienne réglementation de la Loi sur la formation professionnelle des adultes, pour avoir droit aux cours de formation avec paiement d’allocation, etc., un immigrant devait avoir été sur le marché du travail pendant une période de trois ans.Or, à la suite des efforts concertés d’autres personnes et de mon ministère, depuis le 1er juillet dernier, cette clause a été supprimée de sorte qu’aucun delai n’est maintenant exigé de l’immigrant pourvu qu’il soit inscrit et accepté dans un centre de la main-d’oeuvre du Canada.2) Jadis les immigrants, n’étaient acceptés aux cours de langues prodigués dans les COFI que pendant la première année suivant la date de leur arrivée au Canada.En outre, ces cours n'étaient offerts qu'aux immigrants reçus et non pas aux immigrants parrainés dont le pourcentage est si élevé dans le cas des Italiens.Je suis heureux d'annoncer qu'avec l'intelligente collaboration des autorités fédérales, cette clause a été biffée à la demande de mon ministère de sorte que tous les immigrants tant reçus que parrainés peuvent bénéficier de ces cours même s’ils sont au Québec depuis plus d’une année.3) Jusqu’à ces derniers temps, la Commission de la fonction publique du Québec empêchait les immigrants qui ne possédaient pas encore la nationalité canadienne de participer à des concours en vue d’un emploi au gouvernement.A la suite de mon modeste effort, joint à ceux d’autres personnes, un arrêté en conseil fut adopté il y a à peine un mois, soit le 7 mars dernier, décrétant que dorénavant la Commission doit examiner toute candidature qui lui est soumise et qu elle peut limiter sa sélection aux seuls citoyens canadiens que si à compétence égale elle en a un nombre suffisant pour combler les postes vacants.4) Jusqu'à très récemment, un immigrant italien ou autre qui souffrait d’une incapacité partielle permanente couverte par la Commission des accidents de travail du Québec et qui retournait dans son pays pour y résider de façon temporaire ou permanente, ne pouvait faire réviser sa pension dans le cas d'une aggravation de son état qu'en revenant au Québec pour y subir un nouvel examen médical.Dorénavant.grâce aux pressantes interventions de mes nauts fonctionnaires et de votre humble serviteur, auprès des autorités du ministère du Travail et de la CAT, un nouveau règlement a été adopté dont j’ai le vif plaisir et le grand honneur d’annoncer le contenu en grande primeur: “L'accidenté résidant à l'étranger peut subir une aggravation de son état; alors, u doit soumettre un rapport médical à la Commission démontrant que la nature de l’aggravation est en relation avec son accident.Si les informations sont suffisamment précises.le bureau médical peut modifier l'incapacité déjà fixée.Cependant, il est préférable de faire examiner l’accidenté par des médecins évaluateurs en dehors du Québec afin de fixer les périodes d’invalidité totale temporaire et l’assistance médicale si nécessaire de même que la nouvelle LP.P.qui résulte de cette aggravation.Dans ce cas précis, U y a lieu de suivre la procédure suivante: "Demander aux Ambassades canadiennes qu’un de leurs médecins s'occupe de faire examiner cet accidenté par un médecin évaluateur d’une caisse d’accident du travail qui lui fera rapport.Il est entendu que les spécialistes de la caisse peuvent hospitaliser, si nécessaire, le réclamant et que tous les frais encourus sont remboursés par le truchement de l'Ambassade canadienne.Les rapports médicaux sont étudiés par notre bureau médical." 5) Grâce à une étroite et intelligente collaboration entre mon ministère et celui des Affaires sociales, j'ai été aussi autorisé à annoncer toujours en primeur, la reconnaissance du principe suivant qui fera bientôt l’objet d’un arrêté en conseil, à savoir que désormais la résidence au Québec pour une période de trois mois qui était exigée comme condition première de l'accessibilité à l’assurance hospitalisation, va être mise de côté.TRIBUNE LIBRE par MARCEL R.FOX vice-président du Conseil supérieur de l’éducation C'est avec grand intérêt que j'ai lu l’article de M.Laurent Laplante "Pour une véritable évaluation du cegep" paru dans LE DEVOIR du 3 avril 1973.Certains propos élogieux que M.Laplante tient au Conseil supérieur de l'éducation sont vraiment flatteurs, d’autres, par contre, reflètent une image quelque peu faussée qu’il serait dangereux de laisser persister.De ce fait, une certaine mise au point s'impose et je me permets de la faire par simple souci d’équité.Si certaines des appréhensions dont M.Laplante fait état dans son article étaient vraies, alors il serait naturel de s’alarmer.Heureusement, il n’en est rien et je tiens à rassurer M.Laplante à ce sujet et, par là-même, tous les lecteurs qui eux aussi pourraient s'inquiéter.Un complément d’information permettra sans doute d'offrir une image plus réelle de la situation telle qu elle se présente.Quoi qu’en dise la presse, surtout la presse anglophone, le ministre de l'Education n'a point ordonné au Conseil supérieur de l’éducation d’entreprendre l’étude d’un bilan évaluatif des cegep; il lui a demandé de le faire et le Conseil, après délibération, a accepté de plein gré à entreprendre une telle étude tout en stipulant clairement ses propres conditions.C’est là un premier point qu'il s'agit d’éclaircir.L’indépendance du Conseil et de ce fait son objectivité ne peuvent être mises en cause.Il s’en suit que M.Laplante a tort de vouloir s'inquiéter et de croire, comme il le dit.que du fait que le Ministre contrôle le budget, il contrôle en même temps le Conseu.L’un n’entraîne pas l'autre.Le ministre, ou plutôt le gouvernement, paie le Conseil mais il ne l'achète pas pour autant.Et tout compte fait, ce n’est ni le ministre, ni le gouvernement qui assument les frais du Conseil, ce sont les contribuables qui s’en chargent.Ce n'est pas non plus le ministère qui définit, le programme de recherche du Conseil, c'est le Conseil lui-même qui l’établit et, si dans certains cas.il a parfois rencontré des difficultés, il a quand même toujours obtenu gain de cause en dernier lieu Aucune des recherches commanditées à ce jour par le Conseil n’a été délibérément refusée, certaines ont subi des retards mais toutes ont été effectuées ou sont en train de l’être.Si, par contre, le Conseil se plie volontairement à certaines restrictions budgétaires, ce n'est point par souci de plaire au gouvernement mais surtout par respect du contribuable et par souci d’épargner à bon escient les deniers publics.Rassurez-vous donc M.Laplante, de simples considérations budgétaires ou monétaires n'arriveront pas a embrouiller le Conseil.Toujours, selon M.Laplante, le mi- Voir page 6: Le Conseil 877-4032 Télex: 05-25505 St-Jean,T.-N.Hôtel Newfoundland Winnipeg Hôtel Fort Garry EPATANT Saskatoon Hôtel Bessborough Edmonton Hôtel Macdonald Jasper Le Jasper Park Lodge Vancouver Hôtel Vancouver* ‘administré par Hilton Canada Halifax Hotel Nova Scotian Moncton Hôtel Beauséjour Montréal Le Reine Elizabeth Ottawa Château Laurier Confirmation instantanée hôtels CM Le Conseil supérieur de l'éducation et l'enquête sur les cégeps Ainsi alors qu’autrefois un immigrant qui venait de débarquer au Québec ne pouvait se payer le luxe d’être hospitalisé pour cause de maladie à moins de défrayer lui-même le coût de son hospitalisation, cet immigrant sera maintenant sur le même pied que tous les autres citoyens du Québec dès le lendemain de son arrivée.Songeant à tout cela et à bien d’autres mesures législatives et réglementations que vous connaissez déjà, je prends la liberté de dire que nous sommes probablement la seule province à accorder autant de privilèges et le pays au monde où l’immigrant a le plus de sécurité.Je déteste les mots immigration et immigrant, parce qu’il n’exLste à mes yeux que des Canadiens et Québécois à part entière.Mes hauts fonctionnaires et moi-même avons voulu dans les faits, pas seulement dans les mots, prouver au groupe ethnique italien et aux autres, à la face du reste des Québécois, ce que nous entendions par “citoyen à part entière’’.Ce ne sont pas des privilèges que vous avez (je corrige ce mot que je viens à peine de prononcer et que je méprise), ce sont des droits, des droits absolus que vous accorde le gouvernement auquel j’appartiens!.) La FACI et le bill 63 J’ai dit: "Vous êtes ceux qui aviez le droit d’attendre le plus de nous.et dont nous avions le droit d’espérer le plus".Vous vous doutez bien que je fais allusion à votre récente position au sujet du rapport Gendron et d’une manière générale, au sujet des rapports de votre communauté avec la majorité francophone du Québec!.) Je suis fortement tenté de dire que cette prise de position peut permettre d’apposer un point final à une détérioration progressive de nos relations, mise en relief, par les déplorables incidents de Saint-Léonard qui s'inscrivent au calendrier des jours gris qu'a connus le Québec (.) (.) La voix du bon sens est faible, il est vrai, mais elle est tenace, et quand les criailleries des fous s'éteignent.elle finit par se faire entendre et faire taire les autres.C’est ce qui est arrivé dans cette histoire lamentable.et dangereuse aussi .Ceux qui réalisaient l’absurdité des thèses extrêmes ont fini par reprendre le dessus.Et le résultat, c'est, entre autres, votre mémoire sur le bill 63.Je voudrais en souligner les points qui me paraissent à la fois les mieux fondés et les plus importants.Le premier, c'est la reconnaissance explicite que le Québec n’est pas une province comme les autres, étant "le foyer national des francophones canadiens".Ceux qui s'obstinent à fermer les yeux à cette évidence prennent une responsabilité extrêmement grave, car ils peuvent pousser la majorité francophone du Québec a des gestes de désespoir que nous voulons à tout prix éviter, pour nous et nos enfants.Le second, c’est “que la destinée de l’immigrant est finalement de s'intégrer à la société dont il sollicite l’hospitalité”.(.) Dans le monde des nouveaux venus, plusieurs en ef- LA C’£Sr li TEMPS! fA- $180.Tél : 849-7061 739-9827 J.N.O.COTE-DES-NEIGES: SV* à sous-louer 4 mois.Libre 1er mai.Très propre.$140.Tel.: 738-3008 après 7 p m.11-4-73 AUTOS A VENDRE 1972 PEUGEOT 304 Station-wagon, traction avant, pneus Michelin, radio, porte-bagages, 8,000 milles, balance de garantie.$2,495.1970 PEUGEOT 504 Sedan, toit ouvrant, 4 vitesses, radio, reconditionnée $1,975.1969 PEUGEOT 204 Décapotable, toit neuf, 4 pneus Michelin ZX neufs, radio, recon ditionnée.$1,295 1967 MUSTANC H.T., V8, radio, pneus neufs, re conditionnée.$1,195 1967 PEUGEOT 404 Sedan, automatique, toit ouvrant très propre.$895 FORD 1938 Sedan de luxe, V8, 85 C.V.intérieur original, voiture unique.$2,900.Roger Automobile Ltée 4260 ouest, Ste-Ca-therine, Tél: 932-2925 "Dépositaire Peugeot" 14-4-73 BUREAU A LOUER AHL’NTSIC: Fleury est.1443: 400 et 225 pieds carrés: entrepôt et garage Pour professionnels, im portateurs Tel.: 387-1628 114-73 OUTREMONT 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tropicale.3-Réunion de personnes ou d’animaux vivant en commun.- Otai la vie.4 - Erbium.- Narine des che- vaux.- Neptunium.5 Pas autant.- Moquerie.6- Dix fois dix.- Et le reste.- T rois fois.7- Selles liquides et fréquentes.8 Devenu brun.- Travail.9- Rendre plus lent.- Obtenu.10- Se rendra.- Tamis.L'eau, en général 11- Matériel de guerre.- Paner 12 - Suivit une action en justice.- Axe d'une plante qui porte les feuilles.Sélénium.Solution d’hier fl AVEC U PETIT ROBERT.PAS DE PROBLÈME f I Le Devoir, lundi 9 avril 1973 * 11 Le président de l'Assemblée veut combattre l'absentéisme par Pierre Bellemare QUEBEC (PC) - M Jean-Noël Lavoie, président de l'Assemblée nationale, utilisera le poids de son autorité morale auprès des quatre partis pour combattre l’absentéisme en Chambre, phénomène particulièrement évident ces dernières semaines.Il est prêt à passer l’éponge sur les écarts de langage et les sautes d’humeur de certains députés agressifs, qui perturbent sporadiquement “le salon de la race’’.Mais il en a assez d'entendre sonner les cloches dans le Parlement à tout propos.La plupart du temps, c’est pour indiquer un manque de quorum en Chambre, même durant l’étude de réformes aussi importantes que celle des profes- sions ou encore durant l’étude du dernier budget.Pourtant, le règlement n’exige qu’une présence minimum de 30 députés sur 108 Suand l’Assemblée siège.Le evoir premier du député est d’assister aux travaux parlementaires et M.Lavoie entend bien le rappeler de façon non équivoque aux élus du peuple.La situation actuelle est presque indécente, laisse entendre le président de la Chambre.Au cours d’une entrevue à la Presse Canadienne, il manifestait justement sa frustration de devoir rester muet et impassible devant les grandes questions politiques de l’heure.Libéral de vieille date, déouté de Laval depuis 1960, candi- dat défait à l’élection de 1956, M.Lavoie a fait ses classes très jeune en politique.Il a toujours aimé exprimer ses opinions.Il s’est intéressé à la politique pendant que Maurice Duplessis atteignait son apogée et que lui suivait son cours universitaire en droit.Ses nouvelles fonctions, qu’il assume depuis 1970, l’obligent forcément à demeurer neutre politiquement.Il sert d'agent de liaison entre le gouvernement et son électorat, mais sur des questions purement administratives.Il est entré en contact par exemple avec le ministre Cloutier pour obtenir un cégep dans son arrondissement de 250,000 habitants.Les Trudeau aux sucres Le petit Justin voie la vedette par André Bellemare SAINTE-MARIE DE BEAU-CE (PC) Le premier ministre canadien a renoué avec une des plus vieilles traditions québécoises, et c’est toute la petite famille Trudeau qui s’est retrouvée à T érablière de M.Henn Bonneville, à Sainte-Marie de Beauce.samedi pour une partie de sucre où l’attendaient environ 350 militants libéraux.La fête, qui a eu lieu par une belle journée ensoleillée mais froide, n'avait rien de compassé et M.Trudeau, vêtu d'un complet sport, et Mme Trudeau, portant pantalon noir et paletot jaune, ont circulé parmi la foule, serré des mains, fait des blagues, signé des autographes et surtout goûté à la tire d'érable sur la neige.Mais celui qui a volé la vedette, bien malgré lui, a été le petit Justin, âgé de 16 mois, qui, tantôt sur les épaules de son père, tantôt sur celles de sa mère, a fendu la foule pour se rendre à la cabane et dis- AVIS D'ASSEMBLÉE L’IMPRIMERIE POPULAIRE LIMITÉE L'assemblée générale annuelle des actionnaires de l'Imprimerie Populaire Limitée aura lieu le mercredi, 25 avril 1973 à vingt heures, au 211 de la rue du St-Sacrement, Montréal 125, pour recevoir le rapport annuel du Conseil d'administration, élire les membres du Conseil pour l'exercice 1973 et voir généralement aux autres affaires de la compagnie.Montréal, le 9 avril 1973.L'IMPRIMERIE POPULAIRE LIMITËE Paul Sauriol, secrétaire tribué des sourires, agité les bras et soulevé l'admiration générale de la plupart des gens.Dans une brève allocution pour remercier ses hôtes de leurs bienveillante hospitalité, le chef du gouvernement, maniant l’humour et le sérieux, a dit qu'il avait promis à son fils et a son épouse de les emmener "dans un des plus beaux coins du Québec où on est certain de la chaleur, de l'accueil et des sourires des Beaucerons ", Le premier ministre a ajouté que dans la région de sa femme, en Colombie-Britannique, il ne se trouve pas d'érables et il pleut neuf mois par année: “C’est peut-être pour cette raison qu elle a une belle peau ', a ajouté M.Trudeau qui, cherchant Margaret, ne la trouvait pas parmi la foule.“Quelqu'un a-t-il vu mon épouse?, a-t-il lancé au micro.“H y a une quinzaine de minutes qu elle est disparue.“Vous savez, avec les Beaucerons, il faut toujours avoir un oeil sur elle", a poursuivi M.Trudeau au grand amusement des auditeurs.Sur un ton plus sérieux, il a exhorté les militants du parti à continuer de travailler fort pour faire triompher et connaître les idées et les objectifs libéraux.Il se déroule présentement à Ottawa un enjeu très grave pour l’avenir de nos enfants et nous avons une équipe de travailleurs.d’hommes courageux prêts à faire régner plus de justice, à atténuer les inégalités entre les provinces sur le plan économique et à mettre sur un même pied les deux langues officielles au pays, a dit encore le premier ministre.M.Trudeau était accompagné de son ministre des Transports.M.Jean Marchand.Les militants venaient de trois comtés, la Beauce.Frontenac et Lévis dont les trois députés libéraux aux Communes, MM.Yves Caron.Léopold Corriveau et Reynald Guay, n’ont pas manqué cette manifestation de gaiete M.Trudeau a choisi le site de la partie de sucre en plein territoire créditiste et le comté de Beauce, au sud de Québec, vient juste d'être arraché aux créditistes, lors des élections du 30 octobre 1972.où le député sortant, M.Romuald Rodrigue, détenait une majorité des voix de 6,000 environ avant le scrutin.De même, le comté de Frontenac représente un autre fief créditiste et c'est à la faveur d une élection complémentaire.en 1971.que M.Corriveau a réussi à renverser une majorité de 5.000 voix acquise par l'ex-député créditiste Bernard Dumont, maintenant député à Québec.Dans son intervention, M.Trudeau s'est félicité de ces deux éclatantes victoires aux dépens du Crédit social et il a dit espérer pouvoir remporter au prochain scrutin général “la poche des Ardennes ", que plusieurs désignent ainsi en blague toute cette région au sud de la canitale provinciale.M.Trudeau est sorti de l'hélicoptère.dans un champ tout près de la cabane à sucre, en tenant Justin dans ses bras et les exclamations d'admiration ont fusé de toutes parts.Le petit Justin a mangé de la tire, bu de Teau d'érable à même les chaudières et il a soiri à tout le monde, au grand plaisir de plusieurs personnes qui ont photographié une bonne partie du temps le bébé enveloppé dans un ensemble de couleur jaune.Cependant, il doit s abstenir de participer aux activités politico-sociales de son parti.M.Lavoie se contente de parler de son rôle de présiaent devant les clubs sociaux de Laval.Son rôle, il l’a tout de suite envisagé comme un énorme défi.Trois ans après, il en retire une expérience unique, une expérience excessivement enrichissante sur le plan humain, insiste-t-il.Au lieu d’agir “en frère directeur”, selon son expression, il use de tact et de diplomatie pour réussir à composer avec les quatre leaders parlementaires, "qui tirent quatre coins de la couverture”.Il se compare d’ailleurs à un arbitre au hockey.IL est clair que ses décisions, parfois serrées, déplaisent à l'un ou l’autre des partis au plan de la procédure.M.Robert Burns, péquiste de Maisonneuve, est déjà allé jusqu’à mettre son intégrité en doute, quand le président lui a refusé un débat en profondeur sur les récentes accusations de patronage portées contre le gouvernement Bourassa.M.Lavoie, blessé par cette attaque, la plus dure depuis 1970, confesse toutefois que “cela fait partie du jeu”, en cherchant a oublier avec le temps.L’impartialité à l’état pur, c’est un mythe pour lui.Un bon président dit-il, doit être capable de se dédoubler et avoir un solide jugement.Il donne ainsi l’exemple de M.Rémi Paul, leader parlementaire unioniste, “qui n’a pas son égal comme partisan politique, ce qui ne Ta pas empêché de faire une excellente besogne quand il occupait mon fauteuil”.“Pour être président, il faut avoir le feu sacré de la politique, il faut être un gars du club parlementaire et, de préférence, être diplômé en droit et avoir siege des deux côtés de la Chambre”, résume M.Lavoie.De commerce très agréable dans la vie courante, il endosse donc "l'uniforme de l’arbitre” chaque fois qu'il entre en Chambre.Il inspire le respect, T autorité, mais il n hésitera à mettre son sens de l'humour à profit pour désamorcer une La Fédération Compagnie d’Assurances du Canada Avis est présentement donné que l'assemblée générale annuelle des actionnaires de la Compagnie aura lieu lundi, le 30 avril, 1973, à 11:30 a.m.au siège social de la Compagnie, 275 rue St.Jacques, Montréal, aux fins suivantes Approbation du rapport annuel et du bilan.Décharge aux administrateurs Election des administrateurs.Nomination des vérificateurs.Examen de toutes autres affaires qui pourraient être dûment soumises à l’assemblée.A.Kovac Secrétaire discussion trop violente.La permanence du président de l’Assemblée nationale?Il n’y croit pas pour des raisons historiques et surtout pour des raisons humaines.A Londres, “the mother of parliament”, on a été incapable en 700 ans d’instituer cette permanence et à Ottawa, plusieurs ont échoué depuis quelques années.M.Lavoie n’en démord pas: il faut nécessairement avoir été député pour présider une Assemblée nationale.Sa plus grande réalisation durant son règne aura été certes le nouveau code de procédure qui porte son nom.Il a mis trois ans pour le rédiger avec l’aide d’experts et de parlementaires chevronnés.De 862 articles, le nouveau code de procédure, le code Lavoie, a été profitablement réduit à 168 articles.Basé sur le système britannique, ce code est maintenant adapté “au modus vivendi” du Québec, que reflète avec la plus grande fidélité l’Assemblée nationale, “là où se manifestent les esprits des plus brillants aux plus crétins", précise M.Lavoie.Quelles sont d’autre part ses responsabilités à l'extérieur de la Chambre?Elles sont nombreuses et exigeantes! du président relève les quel- 3ue 500 membres du personnel es députés, les relations interparlementaires, le journal des débats, l’ombudsman, le vérificateur général des comptes, la tribune de la presse, la bibliothèque, le café du Parlement, la commission permanente des districts électoraux, le service de la législation, le secrétariat des commissions parlementaires et toute la protection interne et externe des édifices du Parlement.Pour s’acquitter de toutes ces tâches, il compte sur quatre personnes, dont M.Roberto Wilson, son homme-orchestre, et sur les différents chefs de service, en plus des deux personnes qui s’occupent de son bureau de Laval.Cette annonce est publiée uniquement à titre de renseignement.NOUVELLE EMISSION aux Etats-Unis le 6 avril 1973 $125,000,000 Province de Quebec Obligations à 7.90% échéant le 1 avril 2003 The First Boston Corporation A.E.Ames&Co.Incorporated Salomon Brothers Halsey, Stuart & Co.Inc.Merrill Lynch, Pierce, Fenner & Smith Incorporated Blyth Eastman Dillon & Co.Incorporated duPont Glore Forgan Incorporated Hornblower & Weeks-Hemphill, Noyes Incorporated Nesbitt Thomson Securities, Inc.Drexel Burnham & Co.Incorporated Harris & Partners Inc.The Dominion Securities Corporation Goldman, Sachs & Co.Greenshields & Co Inc McLeod, Young, Weir, Incorporated Paribas Corporation Stone & Webster Securities Corporation Bear, Stearns & Co.Lehman Brothers Incorporated Paine, Webber, Jackson & Curtis Incorporated White, Weld & Co.Dean Witter & Co.Wood Gundy Incorporated Incorporated Incorporated Bell, Gouinlock & Company Burns Bros.& Denton, Inc.Clark, Dodge & Co.Incorporated Incorporated Dominick & Dominick, EuroPartners Securities Corporation Hallgarten & Co.Hayden Stone Inc.Incorporated Ladenburg, Thalmann & Co.Inc.W.H.Morton & Co.Nomura Securities International, Inc.Incorporated John Nuveen & Co.R.W.Pressprich & Co.Richardson Securities, Inc.L.F.Rothschild & Co.Incorporated Incorporated Shields Securities Corporation F.S.Smithers&Co.,Inc.G.H.Walker & Co.Walston & Co., Inc.Incorporated Weeden&Co.Westdeutsche Landesbank Wood,Struthers& Winthrop Inc.Equitable Canada Incorporated GiFOZGIltrâlB Incorporated Midland Canadian Corporation Model, Roland & Co., Inc.Fry Mills Spence Inc.Wm.E.Pollock & Co., Inc.Craigie, Mason-Hagan, Inc.The Milwaukee Company Singer, Deane & Scribner Kormendi, Byrd Brothers, Inc.Mullaney, Wells & Company Ball, Burge & Kraus Robert W.Baird & Co.Incorporated Dain, Kalman & Quail Elkins, Morris, Stroud & Co.Incorporated Moore, Leonard & Lynch, Incorporated Wood, Walker & Co.Crang & Ostiguy Inc.Shelby Cullom Davis & Co J.C.Bradford & Co.Fahnestock & Co.Pitfield, Mackay & Co., Inc.Rand & Co., Inc.Lévesque, Beaubien Inc.McMaster Hutchinson & Co.Raffensperger, Hughes & Co.Incorporated Avis est par les présentes donné qu'un Contrat enregistré au Bureau du Registraire de la Division d’Enregistrement de Montréal, sous le no.2412182, La Banque de Nouvelle-Ecosse (ici appelée "La Banque ") a libéré, réassigné et retransféré à La Marquise Handbag Co.Ltd, 160 rue St-Viateur est.Montréal, Québec, (ici appelé "Le (lient") tous les droits, titres et intérêts de la Banque sous une certaine assignation générale des dettes figurant aux livres, exécutées par le client à la Banque en date du 24 mars 1972 et enregistrée au Bureau du Régistraire de la Division d'Knregistrement de Montréal sous le no.2337153.Daté le ISième jour de mars 1973 LA BANQUE DE NOUVELLE-ECOSSE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) O 12 02X-49K 73 RUTH CORBETT, épouse commune en biens de Robert Patrick, demeurant et domiciliée au 572-69e avenue.Chomedey, Laval, Requérante ROBERT PATRICK, de lieux inconnus.PARORDRE DE LA COUR L intimé ROBERT PATRICK est par les pr
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