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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 23 juillet 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1973-07-23, Collections de BAnQ.

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¦ la météo Ensoleillé et chaud.Maximum aux environs de 80 Aperçu pour mardi: peu de changement.LE DEVOIR Sous la pression des masses, Kadhafi retirerait sa démission page 14 Sainte Brigitte Fais ce que dois VOL.LXIV - NO 1 69 Montréal, lundi ^î'juillet 1973 15 CENTS Le congrès propose une révision radicale de toute la politique de l'énergie Le N PD au pouvoir nationaliserait le réseau de pipe-lines de notre envoyé spécial Claude Lemelin VANCOUVER - Le Nouveau parti démocratique s'est engagé hier, si jamais il est porté au pouvoir, à entreprendre une révision radicale de la politique de l'énergie, qui comporterait notamment: • La nationalisation de tout le réseau d’oléoducs et de gazoducs interprovinciaux et internationaux du pays, qui seraient désormais gérés par une nouvelle société de la Couronne; • La suppression immédiate de la partition du marché canadien des produits pétroliers, dans la vallée de 10u-taouais, “pour permettre la libre circulation du pétrole brut importé et de source intérieure", ainsi que la construction d’un oléoduc réversible, en di- David Lewis presse l'Ouest de venir en aide au NPD-Q VANCOUVER (par Claude Lemelin) - Le leader national du Nouveau parti démocratique M.David Lewis, a longuement exhorté hier les délégués au septième congrès biennal du parti à appuyer “non seulement avec de l’argent, mais aussi avec du personnel" le NDP-Québec dans ses efforts de recrutement et d’organisation dans cette province.C’était là un des thèmes principaux du discours de clôture qu’a prononcé M.Lewis après avoir été réélu chef des néo-démocrates à l’issue d’une élection pro forma que lui imposait la constitution du parti.Son unique adversaire, un chauffeur de taxi assez farfelu de Toronto du nom de Douglas Campbell n’a remporté que 76 voix, contre 719 pour M.Lewis tandis que M.Donald Macdonald était reporté à la présidence du parti et M.François-Henri Gautrin.le leader québécois, demeurait coprésident.Ayant réussi à prendre le pouvoir au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique et à faire élire lors des dernières élections fédérales une vingtaine de députés aux Communes dans la ré- gion - trois fois plus que les libéraux - le N DP a cessé d’ètre un tiers-parti dans l'Ouest canadien pour devenir un véritable parti d’opposition, a dit en substance M.Lewis.Mais le parti demeure très faible dans les provinces de l’Est et presque inexistant au Québec, a-t-il repris, une province où il doit pourtant faire des gains importants s’il veut se hausser d'abord au rang d’opposition officielle et finalement au pouvoir à Ottawa.M.Lewis n’a pas caché aux congressistes l’ampleur de la tâche qui les attend à l’est de la rivière Ôutaouais.Même si lui-même commence à être reconnu au Québec grâce à ses apparitions fréquentes à la télévision, un très grand nombre de Québécois ignorent toujours ce qu’est le Nouveau parti démocratique et ce qu’il représente: “Et je ne serais pas étonné si, pour certains, le signe NDP évoquait une marque de sous-vêtement plutôt qu’un parti politique", a-t-il dit en ironisant.En conséquence, dans leur propre intérêt, les puissantes sections Voir page 6: David Lewis M.IMixon refuse aux sénateurs l'accès à ses enregistrements WASHINGTON (AP et AFP) - La Maison-Blanche a informé la commission sénatoriale d’enquê.te sur l’affaire Watergate de son refus de céder en ce qui concerne ses papiers et les enregistrements de conversation dont 1 existence a été révélée la semaine dernière.La commission doit se réunir ce matin en session spéciale pour discuter du refus du président Nixon et tout indiquait tard hier soir que les sept membres de la commission se prononceront à l’unanimité pour procéder par voie de sommation.Le président avait plus tôt refusé de remettre volontairement ses documents et a rejeté la suggestion du sénateur Ervin de comparaître volontairement devant la commission pour faire valoir son point de vue et répondre éventuellement aux accusations de John Dean sur son rôle présumé dans l’étouffement du scandale.L’affaire rebondit au moment où le président Nixon, remis de sa pneumonie virale, regagne la Maison-Blanche.Cependant, en fin de semaine, il semblait acquis que l’enquêteur spécial, Archibald Cox, demanderait lui aussi à accéder aux enregistrements en rapport avec l’affaire Watergate.Et le refus de Nixon aux sénateurs, en raison du privilège de l’exécutif ne couvrirait plus la requête éventuelle de M.Cox puisque celui-ci appartient lui-même à l’ordre de l’Exécutif.Il y a un mois, le procureur spécial avait dit que si à un moment donné il n’était pas en mesure d’obtenir les renseignements nécessaires à la oour- Voir page 6: Nixon rection de Montréal, “pour encourager la concurrence sur les prix et assurer la sécurité des approvisionnements” ; • La création d’une Société canadienne des pétroles, par la nationalisation intégrale de Panarctic Petroleum Limited (déjà propriété à 45% du gouvernement fédéral) chargée d’entreprendre l’exploration, l’exploitation, la transformation et la mise en marché des ressources canadiennes de pétrole et de gaz; • La constitution d un conseil national de planification de l’énergie, qui prendrait la relève de l’actuel Office national de l’énergie - jugé inadéquat par le NDP - pour assister le gouvernement fédéral dans l’élaboration d’une politique de l’énergie et coordonner l’action d’Ottawa, des provinces et du secteur privé en ce domaine; • L’établissement d’un office fédéral de mise en marché de l’énergie, responsable de l’achat et de la vente de l’énergie, sous toutes formes, en ce qui a trait aux échanges interprovinciaux et internationaux.Le NDP inciterait les provinces à établir des offices intraprovinciaux qui serviraient de correspondants au nouvel organisme fédéral.• La remise à plus tard d’un projet d’aménagement d’un gazoduc dans la vallée du Mackenzie, parce qu’il servirait au transport du gaz naturel canadien, surtout chez les Etats-Unis sans égard aux besoins futurs du Canada et parce qu’il siphonnerait au capital qui devrait être disponible pour l’expansion des secteurs économiques qui emploient le plus de main-d’oeuvre”.“Au rythme actuel de consommation, les réserves connues de pétrole au Canada seront taries d’ici 15 ans et nos réserves de gaz naturel seront épuisées d’ici 23 ans, affirme la longue résolution adoptée hier par le congrès national du NDP.A la suite de quoi nous serons forcés de recourir à des sources d’énergie qui coûteront deux ou trois fois plus cher vers l’an 1990.Cela fait ressortir l’aberration économique de vendre aux Etats-Unis nos approvisionnements en pétrole et en gaz naturel." En conséquence, le préambule de la résolution déclare que la crise de l’énergie qui s'annonce exige que les ressources énergétiques du pays soient placées sous contrôle public, les intérêts des Canadiens ne pouvant être sauvegardés, selon le NDP, autrement que par une intervention accrue des gouvernements fédéraux et provinciaux dans ce secteur “Seules des sociétés gouvernementales peuvent songer à l’avenir et laisser de côté l’aspect commercial des sources énergétiques, pour faire la place qu’il faut à l’administration planifiée des ressources au point de vue économique, social et écologique, poursuit la résolution.Les profits à court terme ne doivent pas passer devant la planification à long terme." Cependant, les délégués ont rejeté par une forte majorité, dans un vote à main levée, un amendement à la résolution qui aurait contraint le NPD à favoriser la nationalisation intégrale de tout le secteur industriel des ressources.On proposa en effet l’expression “propriété'’ au lieu de “contrôle”, mais le document original qui avait tout l’appui du leader David Lewis et de son caucus parlementaire, fut adopté à une majorité écrasante.S'exprimant contre l'amendement, son prédécesseur, T.C.Douglas, signala qu’il en coûterait pas moins de $16 milliards pour nationaliser tout le secteur des ressources énergétiques, et $40 milliards encore pour en assurer l’expansion dans les dix prochaines années.“Il nous faut établir des priorités.On ne peut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier”, a dit M.Douglas.A sa suite, le député Max Saltsman ajouta que l’amendement enlèverait beaucoup Voir page 6 : Les pipe lines Pi|, .i-S'IfR'f; f* - - K - J ||P'î w .iï Si®! : sJjÉll * S ®:S - Un membre d’équipage de la frégate néo-zélandaise Otago, revêtu de sa combinaison anti-radiation, observe le champignon atomique au-dessus de l’atoll de Mururoa (Téléphoto AP) 48 heures après.Les pirates du "747" nont encore rien exigé DUBAI (par AFP et Reuter) Quarante-huit heures après l'atterrissage du Boeing 747 tombé aux mains d’un groupe pro-palestinien composé d'Arabes et de Japonais avec, à son bord, 143 personnes, c'est toujours le silence à Dubai quant aux exigences du commando.Une perspective de voir la situation se débloquer s’était ouverte dans la matinée avec l’annonce que les fedayine avaient demandé et obtenu que le plein de carburant soit fait.De source proche de la compagnie japonaise, on avait alors appris qu’il ne s'agissait que d’un plein partiel destiné à assurer le fonctionnement des installations de bord.En réalité, il semble que le remplissage des réservoirs ait été effectué partiellement mais que l'appareil disposerait mamte-nant d’une autonomie de vol de plusieurs heures.Rien en soirée, n’a toutefois laissé présager l'imminence d'un décollage.Du côté des “contacts" que les autorités refusent toujours d’appeler "négociations “entre la tour de contrôle, ou se trouve le ministre de la défense de l’Etat des émirats arabes unis, et les fedayine, rien de nouveau n’est intervenu.De l’eau et des vivres ont été envoyés au commando dans l’après-midi et un membre du personnel habituel de l’aéroport a procédé à un nettoyage rapide de la cabine à la demande des fedayi- Voir page 6: Les pirates L'explosion à Mururoa soulève une tempête de protestations WELLINGTON (d après AP, Reuter, PC et AFP) - Un mouvement de protestation international a suivi hier la première explosion nucléaire de la campagne 73 de la France, samedi à neuf heures du matin (13 heures au Québec), à l’atoll de Mururoa, dans le Pacifique-Sud.La bombe était suspendue à un ballon à 2,000 pieds du sol et sa puissance a été évaluée à 5.5 tonnes de TNT.Selon les experts, elle était assez puissante pour constituer le détonateur d’une bombe à hydrogène.La frégate néo-zélandaise Otago, qui se trouvait à 12 milles de l’explosion, a pu voir le champignon orange et c’est elle qui a annoncé l’explosion au monde entier en alertant son quartier général à Wellington.Les vents étaient devenus favorables au cour de la nuit à l’expé- De retour d'Indochine rience et loraque l’équipage a vu une nacelle hissée sous le ballon, tout l’équipage s’est préparé à l’explosion Du côté français, aucune annonce officielle n’a été faite.Aucun communiqué nâ été publié ni à Papeete ni à Paris, par le ministère des Armées.Le même silence avait été observé Ior des essais atomiques français de 1972.Il faudra attendre la fin de cette septième campagne d’essais - fixée en principe en septembre - pour obtenir une communication officielle française.Selon les rares indications puisées à bonne source, les essais actuels ne comporteraient que un à deux tira de charge nucléaire mégatonnique destinée à devenir la bombe H opérationnelle en 1976 selon les projets des experts Dans le monde, la réaction a été vive et la France a reçu une avalanche de no- Miche! Gauvin fait ie/oge de sa "diplomatie bavarde // OTTAWA (d’après CP) - La participation canadienne à la Commission internationale de contrôle au Vietnam a corrigé un “déséquilibre grossier ", que l’ambassadeur Michel Gauvin.dans une déclaration qu’il a faite à son arrivée hier à Ottawa, de retour d’Indochine, attribue à l’attitude des délégations communistes de la Pologne et de la Hongrie.En effet, M.Gauvin a expliqué à son arrivée que ces deux pays n’ont jamais considéré comme des “belligérants étrangeR” les combattants nord-vietnamiens, une position que les deux autres pays membres, le Canada et l’Indonésie, n’ont jamais partagée, dit-il.De sorte que le Gouvernement révolutionnaire provisoire et le Nord-Vietnam considéraient la composition de la commission comme favorablement préjugée à leur endroit, a-t-il ajouté.M.Gauvin estime que la presence du Aux réclamations précises de l'Ouest, Ottawa répond par des énoncés de principe CALGARŸ (d’après PC) - Un rapide examen des premiers documents rendus publics à la veille de la conférence sur les perspectives économiques de l’Ouest, dont les travaux débutent mardi dans la capitale de l’Alberta, laisse entrevoir que les quatre premiers ministres provinciaux et leurs experts ne voudront pas se contenter des “généralités" du gouvernement de M.Trudeau.En effet, tandis que les documents de travail des délégations des Prairies font état de doléances précises qui réclament.et exigent parfois, des réponses immédiates, c’est surtout au niveau des grands principes que se situe l’ensemble des propositions fédérales pour assurer le succès d’une rencon- tre déjà jugée historique, selon les termes mêmes des participants.M.Trudeau a déjà signalé que les préparatifs de la conférence de trois jours ont nécessité un travail jamais vu si ce n’est en temps de guerre.Pourtant, les documents fédéraux contiennent peu de recommandations concrètes.s’en tenant plutôt à un ordre de principes: politiques mieux coordonnées, plus souples, présence fédérale accrue dans l’Ouest, efforts diversifiés pour accroître l’activité économique, etc.Le rôle des institutions bancaires dans l’Ouest illustre notamment l’un des points chauds qui risquent de se produire à la conférence: tandis que les quatre premieR ministres réclament pour leurs gouvernements une participation directe si non la propriété partielle d’institutions bancaires pour les Prairies, “devant l'incapacité des banques à charte, qui n’ont pas su refondre adéquatement aux besoins de l'Ouest”, le gouvernement fédéral affirme, lui, qu’U n’est pas fondé de prétendre que çette vaste région est traditionnellement dominée par les gros intérêts financière de l’Est.Dans leuR documents, les délégués de l'Ouest soutiennent en effet que "cinq banques à charte dont les sièges sociaux sont situés soit à Montréal, soit à Toronto contrôlent plus de 91% des industries canadiennes .Le document fédéral rétorque que si l’Ouest désire un nombre accru de banques ayant leur siège social dans cette région, les entrepreneure des Prairies ont toute la liberté d’en constituer Cependant, signalent les premiere ministres provinciaux, l'actuelle loi sur les banques à charte interdit à un actionnaire, individus ou gouvernements, de posséder plus de 10% des actions d’une banque.Aussi réclament-ils que ces rèstrictions dans la loi soient abolies.Mais on s'attend que le gouvernement fédéral présente des propositions plus précises pour résoudre le problème des taux de fret.Les provinces de l’Ouest signalent que la structure actuelle favo- Voir page 6: Aux Réclamations Canada a pu corriger ce “déséquilibre ”, et qu elle joue ainsi un rôle très utile dans la commission, notamment durant les premiere six mois.L’ambassadeur, qui dirigeait la délégation canadienne, attribue également le succès du Canada à une politique de "diplomatie bavarde" qui avait pour but de relancer publiquement ses partenaires communistes dans toutes leurs attitudes.M.Gauvin, visiblement fatigué au terme d’un vol de 27 heures depuis Saigon jusqu’à Ottawa, a exprimé l'avis que la succession du Canada à la commission pourrait s’avérer ardue, vu l’expérience canadienne dans les opérations de maintien de paix.“Trouver un pays aussi expérimenté que le Canada pourrait s’avérer très difficile", a-t-il dit Cependant M.Gauvin prévoit que l'utilité ae la commission internationale de contrôle et de supervision pourrait être réduite à l’avenir.“Comme je l’ai déclaré à Saigon, la clé, c’est la Chine et la Russie, et on peut lire entre les lignes que ces deux pays manifestent plus d’intérêt aujourd’hui à améliorer leurs rapports avec les Etats-Unis, qu’à assurer la domination du Sud-Vietnam par le Nord-Vietnam’ , a-t-il dit.M Gauvin croit que les “Chinois ne jugent pas dans leur intérêt de voir le Nord-Vietnam dominer toute la péninsule indochinoise".On a demandé à l’ambassadeur s’il est exact que le Vietcong déteste particulièrement le Canada.“Notre situation était pour le moins controvereée.a-t-il répondu.Notre interprétation des conditions du cessez-le-feu était bien différente de celles des Hongrois et des Polonais”.Dès son arrivée M.Gauvin devait s’entretenir avec le ministre des Affaires extérieures.M Mitchell Sharp et le sous-secrétaire d’Etat, M.A.E Ritchie Dans quelques jour, il s’envole pour la Grèce où il a été nommé ambassadeur.tes de protestations des différents pays qui s’étaient opposés à ces expériences A Ottawa, le ministre canadien des Affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, a déclaré qu’il espérait "que cet essai serait le dernier".Le ministre a précisé aux journalistes qu’il n’était pas surpris de voir que la France avait décidé d’aller de l’avant malgré les protestations dont elle a été l’objet “Mais, d'ajouter M.Sharp, je ne crois pas que tout cela sera bénéfique à la France et cela ne l’est certainement pas pour le reste du monde." Finalement, le ministre canadien a rappelé que son gouvernement était opposé tant aux expériences françaises que chinoises.Les réactions les plus vives sont parvenues de Wellington et de Canberra.Le premier ministre néo-zélandais, M.Norman Kirk, a aussitôt fait savoir que son pays avait fait parvenir une note de protestation des plus énergiques au gouvernement français par le truchement de son ambassade à Paris.Il a de plus confirmé que l’Otago resterait dans les parages de Mururoa où une deuxième explosion devait avoir lieu hier et qui a été remise, semble-t-il, à cause du mauvais temps.M.Kirk a précisé qu’une deuxième frégate, le Canterbury, relèverait l'Otago dès que cette dernière aura épuisé sa réserve d’eau potable.M.Kirk a finalement résumé ses griefs contre la France en disant qu elle avait défié la mesure conservatoire de la cour de La Haye et qu elle avait par conséquent manqué à ses obligations de membre de l’ONU.A Canberra, un porte-parole gouvernemental a fait savoir que l'Australie avait elle aussi fait parvenir une note de E rot es talion au gouvernement français.'ambassadeur australien à Paris.M Alain Renouf, a été envoyé aussitôt à Ottawa où il rencontrera, au début du mois prochain, le premier ministre australien, M.Cough Withlaw.venu assister à la conférence des premiers ministres du Commonwealth Il n'est pas clair si le gouvernement australien a décidé ainsi de retirer temporairement son ambassadeur de Paris, réduisant ainsi à un niveau purement symbolique sa présence en France.A part Londres et Washington, où on se contente de rappeler les positions officielles en matière d'expérience nucléaire, ce fut hier un toile d'un bout à l’autre de la planète.Le Pérou, le Chili, le Japon et la Norvège ont tous protesté contre l’expérience et de nombreux organismes internationaux ont fait aussi connaître leur réprobation.Au Japon, des centaines de manifestants, dont plusieurs victimes de la Voir page 6: Mururoa L Art Culinaire au Restaurant Pour une soirée infime, le charme et le romanfitme du restaurant Italien CHEZ VITO fSél.Î35-3C23 5412 @ô(« t>«» ^îîonlrcal 2 • Le Devoir, lundi 23 juillet 1973 L'Escadron de la mort au Brésil 3) S.Fleury, un citoyen au-dessus de tout soupçon par YVES MATERNE Assis dans son fauteuil, face au bureau du juge d'instruction, le commissaire Fleury continue de répondre aux questions.Tour à tour nerveux, indigné.méprisant, moqueur, il explique au magistrat qu'il est victime d une campagne de diffamation.Ses ennemis les terroristes et les curés cherchent à se venger de la mort de Marighela.Ils sont soutenus par une certaine presse internationale dont le seul but est d’organiser une campagne de dénigrement du Brésil à l'étranger.Malgré la gravité des charges qui pèsent sur lui pour la dixième fois, il est sûr de lui.Il "sait" qu’il ne fera pas l’objet d'un arrêt de mise en accusation devant la Cour d’assises.Il y a trois ans, cependant, exactement le 2 octobre 1970, un vent de panique avait soufflé dans le grand bâtiment sévère de la police de la Place Général Osorio.Un petit juge inconnu, chargé de l’application des peines, et transformé en juge d’instruction par la force des choses, venait d’obtenir l'inculpation de seize policiers.Le commissaire Fleury était du groupe.M.Hélio Bicudo lés accusait d’avoir assassiné le délinquant Antonio Campos, surnommé "Nego Sete”, dans la banlieue nord de Sao Paulo.Le commissaire Fleury ne peut oublier la façon dont les événements se sont bousculés.Il se rappelle en particulier une photographie parue dans la presse quelques mois plus tôt: 80 policiers sont rassemblés autour de la tombe de l’inspecteur Gonçalvez.assassiné la veille par un malfaiteur: 80 bras armés d'un revolver sont solennellement levés vers le ciel.Les policiers venaient de tirer une salle d’honneur dans le cimetière et de jurer au fond d’eux-mêmes de venger leur ami.Le soir même, la presse compte déjà six "jambons ”.Le scandale est tel qu’il provoque une énergique réaction de quelques magistrats de la ville: l'Escadron de la mort, une fois de plus, est en action.Le "patron" du juge Bicudo.M.Nelson Fonseca, ouvre une enquête dans laquelle il met en cause “le silence des autorités responsables de la Sécurité Publique"."Nous avons la preuve, ajoute-t-il au cours d'une interview, que les membres de l’Escadron de la mort appartiennent aux cadres de la police".Cette prise de position déclenche une grave crise au sein du gouvernement de Sao Paulo.Le gouverneur déclare à qui veut l’entendre que “c’est du pur sensationnalisme".Au plan fédéral, l'embarras grandit, tant chez le président de la République que chez le ministre de la Justice.M.Alfredo Buzaid.Après bien des affirmations contradictoires, celui-ci ordonne l’ouverture de commissions spéciales d'enquête.Profitant de l’absence du gouverneur de l’Etat, le juge Bicudo saisit le Parquet d’une plainte concernant l’assassinat de “Nego Sete".L'inculpation est prononcée.Après des années d'impunité, l’Escadron de la mort devient enfin une affaire judiciaire.Les preuves s’accumulent sur le bureau du juge Bicudo.Répondant au courage du procureur, des témoins acceptent de déposer contre les policiers.Les langues se délient chez les gens du peuple, principales victimes des agissements du sinistre groupe Deux témoins jouent un rôle important de mise en confiance des autres.Ce sont deux prêtres: le P.Gérard Mauzeroll, canadien, curé dans la banlieue nord de la ville; et le P.Agos-tinho de Oliveira, brésilien, ancien aumônier à la section des prisonniers de droit commun de la prison Tiraden-tes.Le premier a photographié le grou- pe de 1 Escadron de la mort au moment de l’assassinat de "Nego Sete”; on reconnaît sur le cliché le commissaire Fleury au plâtre qu’il portait au bras à l’époque.Le second a entendu plusieurs détenus lui déclarer: "l'Escadron va me descendre"; chaque fois il vérifie dans les journaux la réalité des appréhensions des futures victimes: leur cadavre a été retrouvé quelque part dans la banlieue de Sao Paulo.En deux ans, les enquêtes sont concluantes: 39 inculpations sont prononcées et les dossiers sont instruits, dont 8 par le procureur Bicudo et 31 par le procureur Lucio; quelque 40 policiers sont impliqués; 20 chefs d’accusation pour crime d’assassinat sont retenus contre Astorige Correa (“La cordelette”), 14 contre Ademar de Oliveira (“Petit malin”), 10 contre Joao Carlos Trali (“La caravane”), et 10 contre Sér-gio Fleury.La défense s'organise.La plus simple est la première: les faits sont niés, ce que chacun des inculpés fait effrontément.Ensuite les témoins à charge sont accusés de subversion.Parallèlement, par dérision ou par conviction, la presse s'emploie à présenter les inculpés comme des héros.Le commissaire Fleury devient le grand vainqueur du banditisme, de la subversion et de la mafia.“La cordelette” est un artiste du piano, un lecteur assidu de la Bible et un martyr de la cause qui écrit ses "confessions" dans les journaux.Quant au "Petit Malin", il n’a jamais si bien mérité son nom puisqu'il joue à cache-cache avec ceux qui veulent l'incarcérer.Les témoins de la défense ne sont pas n'importe qui: un ancien gouverneur d'Etat, le directeur de la Police, deux procureurs généraux, deux anciens secrétaires d'Etat à la Sécurité publique.le colonel président de la Commission générale d’enquêtes.Des tentatives sont faites en haut lieu pour étouffer l’affaire.Une procédure est entamée pour soustraire Sergio Fleury à la Cour d’assises.Sous prétexte de sécurité nationale, on essaie de faire passer son procès sous juridiction militaire.La tentative échoue devant la fermeté de la Cour d’appel.Le journaliste Percival de Souza, spécialiste des chroniques policières, se voit accusé par la justice militaire d'incitation de l’opinion publique contre le gouvernement.Un an après son entrée en fonction comme juge d’instruction, le procureur Bicudo est dessaisi du dossier: "Mission remplie pour l'essentiel dans l’accomplissement de la tâche spécifique qui lui a été confiée ", Ce que les déclarations officielles ne disent pas, c'est que le procureur général de l’Etat de Sao Paulo, M.Freitas, a reçu pendant cinq heures la visite de M.Grecco chef de cabinet du ministre de la Justice.Objet de la pression ministérielle: la mise à l'écart du procureur Bicudo, et la définition d’une nouvel,, stratégie judiciaire.A partir de ce jour, en effet, les poursuites contre l’Escadron de la mort sont multipliées à l'extrême et les juridictions locales sont saisies pour éviter la concentration des enquêtes dans les mains d'une seule personne.Autre méthode de défense utilisée: la suppression des témoins.Ont déjà disparu: Vanda, la femme de “Nego Sete”; Odilon de Queiroz qui possédait une liste des membres de l'Escadron et qui l'avait dit à la télévision; Hélio de Carvalho.Ont été victimes d'attentat en 1971: le P.Gérard Mauzeroll, "accidenté” en tombant du haut des échafaudages de son église (le policier Ademar de Oliveira s est vanté, au Paraguay, d'être celui qui a fait tomber la victime après s’ètre caché dans les échafaudages; à l’époque, en effet, il était officiellement incarcéré à Sao Paulo, mais il sortait à volonté pour aller se promener en ville); attentat manqué contre le juge Bicudo, par suite de l'indiscrétion d'un policier; attentat manqué contre le juge Marino; menaces de mort répétées contre le P.Agostinho de Oliveira.Enfin, en août de la même année, des militaires agissant pour le compte du Service National d'information volent des do cuments privés dans le bureau de M.Bicudo; but de l’opération: accuser le juge de fraude fiscale.La radiation de 45 policiers civils ne suffit pas à laver la police de tout soupçon; seuls sont touchés des subalternes.De même, la condamnation de quelques "lampistes" est une bien faible satisfaction: sept ans de réclusion criminelle pour le chauffeur Nelson Queri-do.et 19 ans pour le garde José Alves da Silva.Quant au commissaire Fleury, il s'inquiète fort peu de la demande de détention préventive formulée à son adresse par le juge Bicudo."Par la position que ce policier occupe dans l’appareil répressif de l’Etat ou conjointement avec des éléments de son équipe, il demeure dans l’exercice plénier de ses fonctions, son comportement revêt un caractère de la plus haute gravité pour la société.Son attitude impose de ce seul fait la décrétation de la mesure exceptionnelle dt détention préventive comme étant une nécessité réclamée par l'ordre public".Homme dépassé par son symbole, le commissaire Fleury est devenu une affaire d'Etat.Quand, dans une société donnée, le concept de “sécurité nationale" prend le pas sur celui de “Sécurité publique", quand la lutte contre la contestation et la subversion devient plus importante que la lutte contre la criminalité et la délinquance, le "pouvoir de police" s’amplifie et s'hypertrophie.En ce sens, l’Escadron de la mort n'est pas un phénomène propre à un seul pays.Sans doute, il est d'abord brésilien.Cette tumeur a pu prospérer parce que, au Brésil, les conditions objectives de son développement sont réunies: situation sociale foncièrement inégale, rupture de l’équilibre des pouvoirs dans l’Etat, primauté donnée à la lutte contre la subversion, augmentation des forces de police.Cependant, le virus de l'Escadron de la mort est présent dans tout le corps social contemporain.Dans l’arsenal des solutions de violence apportées aux conflits actuels, la violence pratiquée “au nom de la loi" est la plus dangereuse.Quand un gangster pratique le racket et l’assassinat, il est un individu dangereux que la société doit neutraliser.Mais quand l’assassin du gangsters est un policier devenu expert dans l’art de la corruption et de la violence, il n'est alors qu’un gangster de plus, avec cette différence qu'il fait partie de l'administration et qu’il émarge au budget de la collectivité au titre d’agent de la loi.Neutraliser un tel individu devient une tâche impossible.La tumeur se transforme en cancer généralisé.La procès de l'Escadron de la mort n est plus celui des abus de la police.Il est essentiellement devenu le procès d une société où domine le plus fort et où trône lé plus efficace.Le commissaire Fleury peut se caler tranquillement dans son fauteuil.Il peut continuer à répondre aux questions de tous les juges d'instruction à venir.Certes, c’est une bien pénible corvée.Mais il prend son mal en patience! Rien ne prête à conséquence: il est intouchable.Après 18 ans, la "force de riposte nucléaire" française reste infime par ANDRÉ PASSERON PARIS L'explosion nucléaire de Mururoa est la première d une série d'expériences qui doivent se dérouler pendant l'été sur cet atoll perdu et inhabité de l'océan Pacifique qui fait partie du territoire de la Polynésie française.Depuis 1966.chaque année sauf en 1969 - à pareille époque la France procède à de telles expériences.C'est pourquoi les milieux officiels de Paris s'étonnent que la campagne de tirs de 1973 ait provoqué une telle émotion.Les protestations sont tout d'abord venues des Etats ri- verains de l'océan qui redoutent les effets des radiations.Leur inquiétude a été soutenue par la Cour internationale de La Haye qui, saisie par eux, a recommandé à la France de surseoir à ses expériences.A Paris on rappelle qu'en matière de défense nationale, la France a toujours dénié la moindre compétence à un organisme international et elle considère la suggestion de la Cour de La Haye comme une immixion dans les affaires intérieures françaises On soutient, de plus, que les radiations émises par le "nuage" nucléaire sont pratiquement nulles et que les populations habitant à des milliers de kilomètres du lieu de l'explosion ne courent aucun risque.L explosion de la bombe en altitude, fixée à un ballon évite en effet la pulvérisation de la terre et les nuages de poussière.Le but des présentes expériences est de miniaturiser encore la bombe thermonucléaire et de rendre l’arme tactique plus “efficace" sous un volume réduit.Le programme atomique militaire français a été lancé en 1955 par M.Pierre Mendès-France Un concordat n 'est pas une approbation de la politique d'un gouvernement (la CCC) Dans une déclaration émise à Ottawa, le président de la Conférence catholique canadienne, Mgr William Power d'Antigonish, a déclaré que "le concordat entre le Saint-Siège et le Portugal traite d'affaires religieuses et des activités missionnaires.Il ne constitue pas une approbation de la politique d'un gouvernement "L'attitude du Saint-Siège quant au droit des peuples à l'autodétermination est connue, poursuit le président de la CCC, et le Saint-Père l’a affirmé solennellement dans son message aux peuples de l’Afrique durant une allocution au parlement ougandais le premier août 1969.Déjà formulée les documents du concile Vatican II, cette doctrine a COLLÈGE AHUNTSIC TECHNIQUES AUXILIAIRES DE LA JUSTICE Programme : 310.01 Techniques policières L'inscription des policiers pour le programme 310.01 aura lieu aux dates suivantes : du 23 au 27 juillet 1973; de 09h00 à 19h00# au Collège de la Police, 4375 est, rue Ontario, Montréal.du 30 juillet au 3 août 1973; de 09H00 à 19h00, au Collège Ahuntsic, 91 55, rue St-Hubert, Montréal La liste des cours offerts et les programmes seront fournis aux candidats, à l'inscription.été confirmée au synode des évêques en 1971." Le Saint-Siège et les conférences épiscopales de 1 Angola et du Mozambique n ont pas manqué d’adresser plusieurs requêtes aux autorités compétentes et de façon à mieux servir les peuples concernés.¦J’espère, conclut-il, que ces précisions seront utiles aux catholiques et à tous les Canadiens qui manifestent un intérêt de plus en plus marqué pour les problèmes de justice et de paix dans le monde entier".Signalons que dans le discours de Kampala auquel Mgr Power fait allusion, le pape disait notamment: Personne n’aime se sentir, observait notre vénéré prédécesseur, soumis à des pouvoirs politiques provenant de l’extérieur de sa propre communauté nationale ou ethnique.C'est pourquoi les peuples d'Afrique ont assumé eux aussi la responsabilité de leurs propres destins.L’Eglise salue avec satisfaction un tel événement puisqu’il marque, à n'en pas douter, un pas décisif sur le chemin de la civilisation humaine, et elle le salue avec plaisir d’autant plus qu elle est persuadée d’y avoir contribué dans le domaine qui lui est propre, celui de la conscience humaine réveillée par le message évangélique." alors président du conseil mais il a surtout été développé par le général de Gaulle.La possession d’un armement nucléaire était pour lui la condition d’une défense nationale garante de l’indépendance de la France à l'égard des deux blocs et aussi la condition pour elle d'accéder au niveau des grandes puissances.Mais en 1973 la "force de riposte nucléaire" française si elle existe réellement n est absolument pas comparable à celle des autres "Grands".La France détient un potentiel de quelque vingt mégatonnes (contre plusieurs milliers pour chacun des Grands) répartis entre 66 bombardiers, 18 missiles terrestres et deux sous-marins portant chacun 16 missiles.Les Etats-Unis, en regard possèdent 430 bombardiers.41 sous-marins et 1,000 missiles, et l'Union soviétique dé- tient 804 bombardiers.47 sous-marins et 1,600 missiles.Si la force britannique est très intégrée au système américain, celle des Chinois semble composée pour le moment de 130 bombardiers et de 50 missiles.La force française doit en principe être doublée d'ici 1980.La force de riposte nucléaire emploie actuellement quelque 19,000 personnes soit environ trois pour cent des personnels civils et militaires de la défense nationale.Le budget qui y est consacré s'élève pour 1973 à 5,400 millions de francs pour le fonctionnement et 5,200 millions pour les investissements.Au total, le tiers des dépenses militaires françaises est consacré à la défense atomique.Comme dans les autres pays seul le président de la république peut déclen- cher la riposte nucléaire en cas d’attaque du territoire national et en cas d’empêchement, le premier ministre puis le ministre des armées.Ils sont en liaison directe avec le poste de commandement de Taverny, près de Paris qui dirige les fusées enterrées dans le plateau d'Albion en Haute Provence et les escadrilles de bombardiers basées sur six aérodromes.En revanche la liaison est directe entre M.Pompidou et les commandants des sous-marins nucléaires.La politique militaire atomique a provoqué en France même de nombreuses polémiques.Le gouvernement a répondu aux contestations par l'affirmation qu’une force nucléaire coûtait moins cher qu'une force conventionnelle et que tous les grands pays se dotaient d'un tel armement sans que cela provoque les mêmes critiques.La polémique vient d’être relancée par le voyage de M.Jean-Jacques Servan-Schrei-ber, président du parti radical dans l'océan Pacifique.Mais cette expédition" a eu peu d’écho dans l'opinion publique française, en raison des prises de position souvent originales mais sans grand effet prises fréquemment par JJSS.En revanche une polémique vient de s'élever entre l'armée et l’Eglise.Le chef d'état-major de l’armée, le général Alain de Boissieu, gendre du général de Gaulle, puis le chef d'état-major de la marine, l’amiral de Joybert ont, avec l’autorisation du gouvernement, reproché à l’Eglise de porter des jugements sur la défense nationale.Les évêques - le cardinal de Paris Mgr Marty n’a pas assisté à la revue du 14 juillet - con- testent en effet le bien fonde de la politique de défense qui èst selon eux en contradiction avec là recherche de la paix.Ils se sentent concernés par tous les aspects de la vie et par les inquiétudes des fidèles.Les militaires leur répondent qu'ils ne doivent s'occuper que de la foi et du salut des âmes, et que l'Etat s’il veut conserver la paix doit préparer la guerre.Au cours de l’histoire de France, l’Eglise a presque toujours été aux côtés du pouvoir: son attitude actuelle révèle sans doute le trouble qui s'est emparé de la société toute entière.Si celui-ci donnait lieu à d’autres manifestations le président de la République lui-même rappellerait que l'armée doit demeurer “la grande muette" et que l'Eglise n'a pas le gouvernement des choses temporelles.la guerre de la mini CITE DU VATICAN (AFP) La canicule vient de rouvrir la guerre à la mini-jupe et aux shorts à Saint-Pierre.Le service d'ordre posté aux portes de la basilique, invite les touristes en tenues négligées à se couvrir avant d entrer L'imperméable noir qu’on proposait gratuitement l'été dernier aux visiteurs des deux sexes trop dévêtus, a refait son apparition.Notre élégant decor renaissance et le raffinement de notre cuisine donnent un cachet unique aux réceptions de mariages, banquets et célébrations d'anniversaires.5192, rue CÔTE desNEIGES 731-8221 4869, St-Denis-Mtl LOCATION AUTOS ET CAMIONS Service personnalisé Tarifs raisonnables Appelez : 844-4334 Xouvelle Emission $15,000,000 The Royal Trust Company Mortgage Corporation Obligations série O R % %, échéant le 15 août 1979 8%%, échéant le 15 août 198.3 datées du lô août 1973 De l'avis des conseillers juridiques agissant pour le souscripteur à forfait, ces Obligations série O constituent des placements dans lesquels la Loi des compagnies d’assurance canadiennes et britanniques permet aux compagnies enregistrées en vertu de la IIIe partie de eette Loi d’investir leur fonds sans so prévaloir, à cette fin.des dispositions de l’alinéa quatre (4) de l'article 63 de ladite Loi et dos valeurs, qui, en vertu des dispositions de la Loi concernant les compagnies d'assurance étrangères au Canada peuvent être confiées en fiducie au Canada par des compagnies d’assurances étrangères aux fins de cette Loi sans se prévaloir des dispositions de l’article 4 de l’annexe I de cette Loi et constitueront un mode de placement pour les deniers reçus en fiducie et également un mode do placement légal pour les r ompagnies de fiducie dans toutes les provinces du Canada.Nous offrons ces Obligations sous réserve tic leur émission par The Royal Trust Company Mortgage Corporation et sujet à l'approbation de tous les aspects juridiques relative à celle-ci par nos conseillers juridiques, MM.McMaster, Meighen, Minnion, Patch, Cordeau, Hyndman & Legge.Obligations 1979— 100 pour rapporter 8%% Obligations 1985 — 100 pour rapporter 8%% plus les intérêts courus, s’il y en a Nous recevrons les souscriptions sous réserve de leur rejet ou de leur distribution, en totalité ou en partie, et nous nous réservons le droit de les clore en tout temps sans avis.La livraison des Obligations de la Corporation sous forme finale payables au porteur et entièrement nominatives est prévue le ou vers le 15 août 1973.A.E.Aines & Cie Limitée Greenshields Incorporée Richardson Securities of Canada Wood Gundy Limitée Dominion Securities Corporation Limited Pit field, Mackay, Ro ss & Compagnie Limitée Marris & Partners Limited Ihirns Bros, and Denton Limited Nesbitt Thomson Valeurs Limitée Midland-Osier Securities Limited Pemberton Securities Limited Casgrain & Compagnie Limitée McLeod, Young, Weir & Company Limited Lévesque, Reaiihieii lue.René T.Leclerc Incorporée Cochran Murray Limited Tassé & Associés, Ltée Juillet 1973 i t 1 LE DEVOIR Montréal, lundi 23 juillet 1 973 - m m ë Wagner accuse Trudeau de retarder l'adoption du projet de loi sur le financement des Jeux Élue Miss Univers 1973 samedi dans un antique amphithéâtre d'Athènes, Maria Magarita Moran, des Philippines, est ici joliment entourée de trois des quatre autres finalistes (Etats-Unis, Norvège, Espagne et Israel).Issue d'une famille de huit enfants dont le père est banquier, la jeune fille de 20 ans espère acheter un hôtel avec son prix de $10,000.Elle a déclaré que le pré sident Nixon est l'homme qu'elle admire le plus au monde.(Téléphoto AP) Le député conservateur de Saint-Hyacinthe, M.Claude Wagner, affirme que le gouvernement fédéral retarde l’adoption en troisième lecture du projet de loi sur le financement des Jeux olympiques.M.Trudeau, dit-il, est davantage préoccupé par les problèmes économiques de TOuest canadien."Depuis cinq jours, et chaque jour à compter d’aujourd’hui, les libéraux sont les seuls responsables de cette situation", selon un communiqué émis parle bureau de M.Wagnerà Ottawa.Le député rappelle qu’au terme de quatres séances, au cours desquelles l’opposition conservatrice avait formulé divers amendements pour améliorer le projet de loi, "au risque de subir les foudres libérales ”, son parti avait dans une cinquième séance agi avec célérité en faisant d’ailleurs adopter plusieurs amendements.Le projet aurait pu être adopté la semaine dernière" Dans un autre ordre d’idées, la hausse constante du coût de la vie fournit à M.Wagner l’occasion de rappeler que le programme du parti conservateur pourrait avoir raison de cette "augmentation effrénée” car il propose, pour une durée de trois mois, le blocage intégral des prix, dividendes, profits et salaires.Bourassa vante les mérites du bill 33 Les agriculteurs qui sont admissibles au régime prévu par la loi des producteurs agricoles toucheront désormais une ristourne de 40'/ sur leurs taxes municipales.Le premier ministre Bourassa l’a rappelé sous un soleil radieux ("Où sont donc les créditistes qui m’accusent de faire la pluie’.’" a-t-il demandéi à une assemblée d’éleveurs Holstein, à Disraé-li.dans les Cantons de T Est, hier après-midi."En effet, a-t-il dit.jamais un gouvernement n’a consenti jusqu’à ce jour autant d’efforts afin que vous, cultivateurs, puissiez bénéficier d’une plus grande justice sociale." Le premier ministre "soulignait là quelques-uns des nouveaux privilèges accordés jjai son gouvernement à la classe agricole sous l’empire du bill 33, qui remet entre les mains des conseils de comté la charge de l’évaluation foncière en milieu rural.Notant que "l'agriculture est essentielle à une économie québécoise équilibrée, " le chef du gouvernement a passé en revue les initiatives de son régime dans le champ de l'agriculture, insistant notamment sur le plan de développement agro-alimentaire qui.appliqué progressivement.comporte des mesures de consolidation, de crédits à court et long termes, des programmes d’amélioration foncière, une aide à l’industrie animale, et des moyens de formation professionnelle et technologique à l’intention des jeunes et adultes.Plusieurs milliers de personnes se sont assemblées hier pour participer à la réunion annuelle de l'association Holstein-Friesian du Québec, un groupement de quelque 3,500 éleveurs de bêtes de race C’est à la blague, bien sûr, que M.Bourassa a cherché parmi la foule les "créditistes qui me rendent responsable du mauvais temps, mais qui parlent beaucoup moins de température sous un ciel radieux comme celui que nous avons depuis plusieurs semaines" En effet, le beau temps à réparé en grande partie les dégâts anticipés d’un fort mauvais printemps.Pas plus d’ailleurs qu’il ne se rend responsable du mauvais temps, M.Bourassa a eu la modestie de ne pas assumer la paternité du ciel bleu et chaud sous lequel il a serré des mains, échangé des propos, puis diné ensuite en compagnie d’éleveurs, avant de visiter la ferme très moderne du lac Aylmer, en compagnie de son administrateur, l’agronome Pierre Ginde.M.Bourassa a également accroché au tableau des honneurs agricoles de son parti une autre mesure que les cultivateurs réclamaient avec insistance: l’exemption de l'impôt sur le gain de Suite à la page 6 Quatorze morts accidentelles en week-end A 18 heures hier, un rapport de la Sûreté du Québec révélait que 14 personnes ont perdu accidentellement la vie au Québec au cour du week end.De ce nombre, neuf ont été victimes de la route et trois se sont noyées.Une personne a été heurtée par un train et une autre a été écrasée lorsque son tracteur s’est renversé.Le conflit du rai! Ottawa ne recourrait qu'en dernier ressort à l'arbitrage obligatoire t OTTAWA (PC) - Le ministre du Travail, M John Munro, a déclaré en fin de semaine que le gouvernement fédéral n’est pas en faveur de l’arbitrage obligatoire et qu’il ne s’en servirait qu’en dernier ressort dans la crise du rail.Parlant à l’émission Question Period, du réseau CTV.le ministre a dit que les cheminots savent fort bien que c’est avec les compagnies qu’ils luttent et non pas avec le public et qu’ainsi ils verront à ne pas interrompre les services de traversiers entre le continent de ITle-du-Prince-Edouard et Terre Neuve et à poursuivre le transport des céréales dans l’ouest.Comme on le sait, les 56.000 employés non itinérants des chemins de fer ont légalement le droit de se mettre en grève et leur syndicat a annoncé qu’il comptait dé- Le Cl\linvite à la discrétion le chef mécanicien du turbo-train Les témoignages de deux employés du Canadien National semblent devoir contredire la première version officielle de la compagnie au sujet de l’accident qui a complètement détruit, dans la cour de triage Turcot, à Lachine.vendredi matin, l’un des trains à turbines de la société américaine Amtrak.Un signaleur, M.Roland Hilareguy, a affirmé après la collusion que le train filait à 60 milles à l’heure juste avant de percuter un train de marchandise du CN en provenance de Toronto sur une voie parallèle, au moment où ses derniers wagons s'engageaient dans une bifurcation.Cependant que le CN a invité à la discrétion le chef-mécanicien du turbo, M.Sam Armand “nous ne voulons pas que les journalistes le harcèlent”, déclare un porte-parole de la compagnie un autre employé du réseau qui se trouvait à bord du turbo a déclaré, mais en refusant de s’identifier, que la rame filait entre 60 et 70 milles à l'heure sur la voie principale en route pour Brockville lorsque la locomotive heurta de flanc les derniers wagons du convoi.Ce dernier roulait à environ 15 milles à l'heure.Des 36 passagers à bord, tous employés du Central Gulf and Milwaukee Railroad, outre l’équipage du CN, onze ont été blessés légèrement.Pour l’instant, l'enquête se poursuit et le Canadien National s’en remet à l'initiative de la Commission canadienne des transports pour faire connaître publiquement les résultats.Le train turbo, construit par United Aircraft, de Longueuil, s'apprêtait à entamer un parcours d’essai lorsque l’accident se produisit, faisant exploser les réservoirs de carburant du train, qui fut complètement incendié.On estime les pertes à $2 millions.Cependant, le directeur des relations publiques du CN, M.Emery Leblanc, a refusé d’accréditer une rumeur voulant que les freins du turbo aient manqué.D’autre part un porte-parole du CN a écarté l'hypothèse d’une défectuosité dans le système d’aiguillage.Un surintendant d’entretien pour la firme Amtrak, M.George Wells, a déclaré de sa chambre d'hôpital: "Ce sacré train est toujours au mauvais endroit au mauvais moment" M.Wells, qui a suivi le développement du train depuis la table à dessin, ajoute: "Mais j’ai toujours confiance dans le train turbo.Bit je ne suis pas superstitieux.Ce train est victime de circonstances malheureuses.” En effet.Lors de son voyage inaugural en 1969 le premier turbo du CN coupa un camion en deux.Il fut remisé à plusieurs reprises, et le mois dernier encore une panne dans le circuit de lubrification le cloua dans les ateliers.Un autre passager.M.Jim Borio, directeur de l'ingénierie pour l’équipement, à la compagnie Amtrak affirme que le nez en fibre de verre de la locomotive a absorbé le gros de l'impact, “et c'est ce qui nous a sauvé.” M.Borio souffre de brûlures.Il buvait un café chaud au moment de l’accident.Un autre porte-parole de la compagnie américaine a laissé entendre que les résultats de l’enquête détermineraient si oui ou non Amtrak achètera des turbos.Les rames sont propriété de United Aircraft.clencher une série de grèves tournantes.M.Munro a admis que ces grèves vont causer des dommages, mais, a interrogé: “A quel moment doit-on se permettre dans l'intérêt public de saper le principe de la négociation collective libre?” Si la réconciliation échoue parce qu on a imposé quelque chose trop vite et que les ouvriers ne sont pas prêts à marcher là-dedans, il n'est pas réjouissant de penser à tous les arrêts de travail et aux illégalités que cela pourrait entraîner”.a-t-il poursuivi.Les employés du rail, a souligné M.Munro.ont toujours démontré qu'ils savaient obéir à la loi, mais l’expérience démontre qu'on doit toujours prendre en ligne de compte que le recours à l'illégalité est une possibilité à ne pas négliger.Il a conclu en disant que lorsque le ministre intervient, c’est là le dernier pas.Par la suite, il n'y a pas d’autre recours que l'arbitrage obligatoire ou un règlement impose, et c’est là une mesure qu'il répugne à prendre.La semaine dernière, les porte-parole des 56,000 employés syndiqués avaient annoncé leur intention de recourir à une stratégie de grèves tournantes plutôt qu’à une grève générale.Vendredi, le président de 'la commission de négociation des syndiquais, M.Richard Smith, a laissé entendre que le premier arrêt de travail pourrait bien ne survenir que dans plusieurs jours, même si les employés des compagnies ferroviaires pouvaient légalement de-braver à compter de samedi.M.Smith a aussi offert au minitstre du Travail M.John Munro.de le rencontrer pour tenter de trouver une solution aux points qui sont au coeur du conflit qui oppose les 56,000 employés non itinérants et les grandes compagnies ferroviaires Canadien Pacifique et Canadien National S’il était au pouvoir, dit M.Wagner, notre parti adopterait des politiques économiques expansionnistes, fournirait une assistance substantielle à la petite entreprise et il ferait disparaître la taxe de 11% sur les matériaux de construction, toutes mesures qui favoriseraient le pouvoir réel d’achat du Canadien moyen."Il n’en dépend plus que du NPD pour adopter en chambre la même attitude qu’il affiche à son congrès de Vancouver; il n’en dépend plus que de Réal Suite à la page 6 Les dernières paroles d 'un fonctionnaire Le ministère des Travaux publics du Québec publie un dépliant indiquant les règles à suivre dans le cas d’un appel à la bombe.S'appuyant sur une hypothèse prometteuse, à savoir que les terroristes sont d'incorrigibles bavards et débordants d’obligeance à l’égard de ceux qu’ils souhaitent voir virer en boucane, les rédacteurs, après avoir reconnu: Tes appels à la bombe sont rares, mais ils existent", après avoir constaté aussi qu'ils "sont ordinairement transmis par téléphone", suggèrent avec le plus grand calme aux personnes qui reçoivent l’appel, d’obtenir les renseignements suivants, tandis qu’un engin infernal égrame peut-être ses dernières secondes dans le tiroir de leur bureau: • le nom, l’adresse et le numéro de téléphone de l’interlocuteur; • l’endroit où la bombe est placée; O l'heure probable de l'explosion; • la force et la dimension de l'engin; • l’accent (français, anglais, etc.) et le sexe de la personne; • le comportement (nerveux, intoxiqué) de l’interlocuteur.Une analyse sommaire de la procédure suggérée révèle tout I de suite une négligence impardonnable de la part des rédac-| leurs: il n’est pas fait mention du numéro de la carte d’assurance-santé de l’interlocuteur, ni dans quel fuseau-horaire il se ; situe au moment où il communi-: que sa stupéfiante information.Cette information, du reste, ne revêt aucune importance, car une fois les règles dictées, les ; rédacteurs ajoutent: "Immédiatement, tenter de transmettre les renseignements obtenus à une tierce personne, ¦ en gardant toujours l'interlocu-> leur le plus longtemps possible au téléphone (tic, tac, tic.tac.) afin de déceler la source de l'appel.La tierce personne (tic) transmettra immédiatement (tac) les renseignements au service d'urgence (tic) et mentionnera le numéro de téléphone (tic) sur lequel on a reçu l'appel (tac).” NDLR: Et, tant qu'à y être, le ?numéro de son petit cadastre funéraire Les tic et les tac sont de nous.Jean-V.DUFRESNE Les appuis-tête pourraient être inefficaces et même dangereux LONDRES (AFP) La plupart des appuis-tête vendus dans le commerce sont inefficaces et même dangereux, affirme l’Association automobile (A.A.) britannique qui a lancé un avertissement à ce propos aux treize millions d’automobilistes de Grande-Bretagne."Drive”, le magazine de l’association, publie une étude montrant que sur onze appuis-tête vendus dans le commerce et soumis à des essais, quatre sont inefficaces et peuvent même provoquer la rupture des vertèbres cervicales - le "coup du lapin" qu’ils sont censes éviter.Selon l’étude, les appuis-tête les plus efficaces sont ceux qui ne sont pas réglables.L’étude indique enfin que.chaque année, plus de 13,000 automobilistes subissent le “coup du lapin" sur les routes britanniques.La sonde Mars 4 pourrait bien accroître encore l'avance de l'URSS sur les USA MOSCOU (AFP.AP.Reuter) Avec le lancement de la sonde spatiale Mars 4.samedi soir, l’Union soviétique a d’excellentes chances d’augmenter son avance sur les Américains en réussissant l’atterrissage en douceur d’une deuxième station automatique sur la "planète rouge”, en février prochain.Les autorités soviétiques n’ont rien révélé sur la nature du vaisseau spatial, sinon qu’il avait pour but de poursuivre l’exploration scientifique de Mars entamée par les sondes soviétiques lancées en 1971.Le président de la British Interplanetary Society, M.Kenneth Gatland.a toutefois indiqué hier que des hommes de science soviétiques lui avaient fait part de leur intention de déposer à la surface de la planète des caméras de télévision et un laboratoire automatique.On espérait aussi lancer un laboratoire capable de détecter des traces de vie mais il n’était pas certain qu’il pourrait être prêt à temps.De même source, on a aussi appris que les Soviétiques veulent utiliser au maximum le "créneau de lancement qui restera ouvert jusqu'au 9 août prochain en lançant aussi d’autres sondes vers Mars.Après cette date, il faudra attendre encore plus de deux ans (26 mois) pour que les conditions redevien- nent favorables.L'Union soviétique a déjà réussi le premier atterrissage en douceur sur Mars le 2 décembre 1971.Malheureusement, Mars 3 avait abouti au beau milieu d'une violente tempête de sable et il n’avait pu émettre des photographies que pendant une vingtaine de secondes.L émetteur de radio avait un peu mieux résisté aux très dures conditions qui régnent à la surface de la planète et il avait fonctionné pendant trois jours.Les Américains, pour leur part, ont préféré étudier la planète à distance grâce aux sondes Mariner qui ont frôlé la planète et plus particulièrement grâce à Mariner 9 qui a été mis en orbite autour de Mars à la fin de 1971.Ce dernier engin a pu attendre que la tempête de sable se soit calmée et il a expédié à terre des photos détaillées encore médites d’une très grande partie de la surface.Les Américains n’ont pas l’intention de tenter d’atterrissage en douceur avant l’ouverture du procham créneau de lancement, celà les amènera au début de 1976.Ils espèrent alors déposer à la surface un laboratoire automatique “Viking capable de déterminer s'il y a ou non de la vie sur cette planète.Mars 4 a été lancé du cosmodrome de Baikonour à 22h31, samedi soir (15h31, heure de Montréal) et il a quitté son orbite terrestre aux petites heures du matin.11 lui faudra maintenant six mois pour parcourir les 76 millions de milles de son voyage.L’Agence Tass a ré- vélé que tous les appareils fonctionnent normalement.La trajectoire suivie est très voisine de celle qui avait été prévue.Suite à la page 6 tsde.une cuisine Apprenez à finement cuisiner tous vos genres de repas.Un cours par semaine, le jour ou le soir.Démonstrations dégustations du 20 août au 10 septembre.Pour recevoir brochure détaillée: 843-6481 /o ^Institut Liminaire^ c^ÿernarJ R u Ë DE i A MON T A G N t do l educal* TE 610, MONTRÉAL 11 # 4 • Le Devoir, lundi 23 juillet 1973 éditorial Comme la femme de César Si le poste de député ou de sénateur implique des tentations contre lesquelles les parlementaires doivent être prémunis à l’aide de règles clairement définies, il en est doublement ainsi du poste de ministre dans un gouvernement.Le pouvoir réel du parlementaire est, somme toute, limité.Il en va d’ailleurs de même des informations dont il dispose à cette époque où l'on observe partout une concentration accrue des renseignements et des pouvoirs dans les mains de l’exécutif.Le ministre, en contre-partie, a accès à toutes les informations.Il est au coeur de toutes les décisions; même si les plus importantes sont souvent prises par un comité restreint, il en a connaissance avant le commun des mortels et il doit absolument y souscrire pour qu’elles soient valides.Reconnaissant cette situation spéciale du ministre de la Couronne dans notre système de gouvernement, M.Trudeau a justement conclu qu’afin d’éviter tout conflit d'intérêts, les ministres seront dorénavant tenus de renoncer à tout poste d'administrateur au sein de sociétés a but lucratif et de rompre, pour la durée de leur mandat, toutes leurs associations commerciales, professioryielles ou d'affaires.Ces deux mesures sont excellentes et viennent d’ailleurs, dans la majorité des cas, entériner des pratiques déjà suivies.Il n’est pas sûr.toutefois, qu’elles aillent assez loin.A moins que M.Trudeau ne réussisse à dissiper certaines interrogations qu’a fait naître sa déclaration du 18 juillet (dont on trouvera le texte ci-dessous), les dangers que prétendent conjurer ses directives risquent, en effet, de demeurer, fût-ce sous des formes plus subtiles.• Sans interdire formellement aux ministres de détenir des actions ou des intérêts qu’ils administreraient eux-mêmes, M.Trudeau les invite soit à s’en départir purement et simplement, soit à en confier la gestion à une fiducie.Cette directive sonne très bien.Elle comporte toutefois une ambiguité que M.Stanfield a justement relevée.Car M.Trudeau, prévoyant deux types différents de fiducie, applique à chaque type les mêmes règles alors qu’il faudrait dans les deux cas des règles différentes.S’il s’agit, en effet, d’une fiducie sans droit de regard, c’est-à-dire d’une fiducie où le mandataire est habilité à prendre toutes les décisions sans surveillance ou contrôle de la part du ministre, on peut estimer suffisante la protection garantie aux citoyens contre des décisions où le ministre serait tenté de faire passer ses intérêts avant ceux de la collectivité.Le ministre, dans ce cas.est placé dans la même situation que le citoyen qui confie des biens à une fiducie.Il touche un certain revenu sur ses biens, mais n’a rien à dire sur la façon dont ils sont administrés.Mais M.Trudeau parle aussi d’un autre type de fiducie: la fiducie dite gelée, dans laquelle le fiduciaire reçoit l’ordre de conserver les avoirs exactement comme ils étaient lors de la création de la fiducie.Or, en raison de la connaissance précise qu’aura à tout instant le ministre quant à la nature de ses placements, il ne sera point prémuni contre les tentations de conflits d’intérêts avec autant de sûreté que sous l’autre fiducie.Aussi M.Stanfield a-t-il proposé avec raison que, là où un ministre optera pour ce genre de fiducie, il devrait être astreint à l’obligation de divulguer publiquement la nature de ses avoirs.• De façon presque nonchalante, comme s’il s'agissait là d’une affaire entendue, M.Trudeau précise qu’il “n’est pas demandé aux conjoints et aux familles des ministres de suivre les règles strictes qui s’appliquent à ces derniers”, car cela “ne serait guère réaliste et pourrait même être injuste’’.Ici encore, la position de MM.Stanfield et Knowles parait plus solide.Il ne suffit pas, en ces matières, que les ministres soient au-dessus de tout reproche.Il faut aussi que le public ait la conviction qu’ils le sont.Or, aussi longtemps qu’il reste permis à la femme ou aux enfants à charge d’un ministre de faire suivant leur bon plaisir ce qui est interdit à ce dernier, on est dans une situation qui peut engendrer à tout moment un “credibility gap” très sérieux.Le ministre aura beau s’etre départi de tous ses intérêts dans le domaine du pétrole, de l’acier ou des transports; s'il retrouve tous les soirs au foyer un conjoint ou des enfants qui sont des actionnaires importants de Imperial Oil ou du Pacifique canadien, il lui sera difficile de faire croire au public qu’il n’a pris pendant le jour que des décisions qui faisaient complètement abstraction de ce fait.Nous connaissons au Québec un cas particulièrement intéressant à cet égard: celui du premier ministre Bourassa, de sa femme et de la famille de celle-ci.M.Bourassa lui-même pourra être l’homme public le plus désintéressé et le plus oublieux des intérêts de ses proches.Si sa femme possède des intérêts directs dans des entreprises familiales dont plusieurs ont un intérêt normal à ce que les politiques gouvernementales leur soient favorables, on croira plus difficilement qu’il agit toujours en ne pensant au seul bien de la collectivité.Dans un cas comme celui-là, le conjoint devrait être astreint soit à la règle de la fiducie sans droit de regard, soit à la règle de la divulgation.Si on prétend l’exempter de l’une et de l’autre, la crédibilité des intéressés en prendra pour son rhume.Si une situation trouble surgit, il sera plus difficile de leur accorder a priori le bénéfice du doute.Ce qui importe surtout, ce n’est pas la somme - souvent négligeable - que la femme ou l’enfant à charge d’un ministre pourrait toucher, mais plutôt, comme l’a pertinemment souligné M.Knowles, “l’orientation donnée à la législation, étant donné qu'elle est en grande partie déterminée par la philosophie et les intérêts des parlementaires, et plus particulièrement des membres du cabinet".• Le premier ministre s’attribue enfin, dans ce domaine, des prérogatives qui paraissent, à première vue, excessives, voire imprudentes.S’il n’en tenait qu’aux directives de M.Trudeau, tout se réglerait par voie de consultations entre le premier ministre et ses collègues.Il serait plus réaliste de prévoir à cet égard des dispositions législatives qui obligeraient notamment les ministres à un certain devoir de divulgation.En pratique, maintes situations ne pourront certes se régler que par le jugement du premier ministre.Mais l’expérience du président Nixon est encore trop chaude pour qu’il soit sain de s’imaginer que la seule autorité du chef de l’exécutif pourra suffire à tout contrôler, a supposer qu’elle veuille toujours s’exercer.M.Trudeau a promis pour un avenir prochain des mesures devant s’appliquer aussi aux employés de la fonction publique ainsi “qu’à des personnes que le gouverneur-en-conseil nomme à divers postes”.Cette dernière catégorie devrait comprendre, ainsi que l’a suggéré M.Stanfield, non seulement les fonctionnaires proprement dits, mais aussi les membres de commissions et d’offices fédéraux, les administrateurs et directeurs de sociétés de la Couronne, voire les hommes d’affaires appelés à travailler provisoirement pour le gouvernement au titre de programmes d’échanges entre le secteur privé et le secteur public.Le gouvernement fédéral est dirigé par un homme dont l’indépendance financière est bien connue et dont l’intégrité personnelle est au-dessus de tout soupçon.Minoritaire, le gouvernement doit transiger avec des partis d’opposition dont les leaders ont exprimé depuis longtemps des préoccupations identiques à celles de M.Trudeau au sujet des conflits d’intérêts.Le climat n’a jamais été aussi favorable à l’élaboration de normes exigeantes et durables.Si cette tâche n’est pas menée à bonne fin par le Parlement actuel, la chance qui surgit aujourd’hui pourrait bien ne pas se présenter de nouveau avant fort longtemps.Claude RYAN Z 'éthique ministérielle et les conflits d'intérêts par PIERRE ELLIOTT TRUDEAU premier ministre du Canada • Suite au Livre vert déposé mardi aux Communes par M.Allan MacEachen sur les conflits d’intérêts pouvant affecter sénateurs et députés, le premier ministre Trudeau faisait à son tour, le 18 juillet, une déclaration définissant la politique du gouvernement quant aux conflits d’intérêts pouvant impliquer des membres du cabinet.Voici le texte de cette déclaration.Le président du Conseil privé a déposé le Livre vert du gouvernement dans lequel on propose une politique sur les conflits d’intérêts relatifs aux députés et aux sénateurs, tout en considérant l’ensemble du problème, le gouvernement a accordé une attention spéciale aux normes que devront respecter les ministres du Cabinet.Le gouvernement estime que les ministres devraient être soumis aux normes les plus élevées.En tant que députés ou sénateurs, ils seront évidemment assujettis à toutes les dispositions applicables aux membres des deux Chambres en vertu de la loi, par voie de résolution ou par l'usage.En raison de leurs fonctions et de leurs responsabilités particulières, les ministres devront toutefois être tenus de se conformer à une série de directives qui leur imposeront des restrictions supplémentaires en égard notamment aux intérêts financiers.Le gouvernement a opté pour des directives plutôt que pour des mesures législatives additionnelles concernant expressément les ministres, car certains comportements ne peuvent vraiment se définir qu'en fonction de circonstances précises.La meilleure solution semble résider dans le discernement qui doit présider à la conduite d un ministre, à la lumière d'un entretien avec le premier ministre de l'heure.Les intérêts privés des ministres Notre politique impose à chaque ministre la lourde obligation de gérer ses affaires personnelles d une manière qui ne doit pas entrer en conflit avec ses fonctions et responsabilités officielles, que ce soit effectivement ou en apparence seulement.Cependant, nous sommes conscients du fait que, dans certains cas, des hommes et des femmes qui possèdent des biens ou des avoirs d une certaine importance peuvent être invités par le premier ministre à faire partie du Cabinet.Cela ne devrait pas, en soi, empêcher quiconque de servir le gouvernement La question à résoudre consiste à s’assurer que les intérêts des ministres qu'il s’agisse d'intérêts professionnels, financiers, commerciaux ou d af- faires - n'entrent pas en conflit avec l'intérêt public qu'ils se doivent de servir avant tout.Il importe qu'un ministre ne soit pas appelé à prendre, à titre privé, des décisions telles qu'il pourrait sembler se servir de renseignements, qu'il tient de l'intérieur, à son propre avantage ou à celui de ses associés dans une société ou quelque autre entreprise.Par conséquent, tout ministre sera dorénavant tenu, comme c'est le cas à l'heure actuelle, d’abandonner tout poste d'administrateur de sociétés commerciales ou autres sociétés à but lucratif qu'il occupait avant de devenir ministre.Il se peut que, dans certains cas, un ministre doive cesser de siéger au conseil d'administration d’organismes philantropiques ou bénévoles, mais ces fonctions sont normalement considé-* rées comme compatibles avec les charges de ministre et, en règle générale, continueront de l’être.En raison des conflits d'intérêts possibles, et aussi parce que les fonctions de ministre sont et doivent être une occupation à plein temps, on demande aux ministres de rompre toutes leurs associations professionnelles, commerciales ou d’affaires pour toute la durée de leur mandat au sein du Cabinet.Quant aux actions de sociétés commerciales ou autres intérêts financiers qu'il détient, le ministre doit agir avec beaucoup de prudence non seulement lorsqu’il fait des placements, mais aussi lorsqu'il les gère et les exploite.Dans certains cas, à cause de la nature des attributions de tel ou tel ministre à l'égard de catégories particulières d'entreprises ou de biens, on pourra lui demander de se départir entièrement d’un placement.Dans d'autres cas, les ministres auront la possibilité de placer en fiducie leurs biens de nature financière, commerciale ou d’affaires et particulièrement leurs actions d’entreprises commerciales sur la valeur desquelles la politique du gouvernement pourrait avoir une influence directe.Deux types de fiducies seront autorisés.Dans le premier, le fiduciaire recevra l’onfre de conserver les avoirs exactement comme ils étaient au moment de la création de la fiducie.Cette solution peut être souhaitable étant donné la nature particulière de certains biens.Dans le second type de fiducie, le fiduciaire sera habilité à prendre toutes les décisions de placement, sans surveillance ou contrôle de la part du ministre.Dans ce cas, pour éviter les conflits, le ministre ne sera informé de rien, sauf lorsque ce sera nécessaire pour permettre une évaluation annuelle de la fiducie ou la production de renseignements demandés par la loi.Quelle que soit la solution adoptée, le ministre sera habilité à recevoir du fiduciaire le revenu de la fiducie.Dans le second type de fiducie, le ministre pourra ajouter ou retirer des capitaux comme il le jugera bon.Les conjoints et la famille Il n'est pas demandé aux conjoints et aux familles des ministres de suivre les règles strictes qui s’appliquent à ces derniers.Cela ne serait guère réaliste, et pourrait même être injuste.On sait pourtant qu'il serait possible de contourner les règlements et les principes concernant les conflits d’intérêts en cédant des biens à un conjoint ou à un enfant à charge.La seule solution, pour éviter les conflits d’intérêts, semble être d'insister sur la responsabilité individuelle du ministre eu égard à la gestion de ses affaires.Dans l’esprit des directives, c'est au ministre qu’il incombe de prévoir les éventuels conflits d'intérêts qui pourraient découler, ou sembler découler, de transactions relatives à la propriété ou à la gestion de biens, et auxquelles le conjoint ou des enfants à charge peuvent être intéressés.Cette responsabilité est définie clairement et sans équivoque.Le ministre, enfin, est tenu de demander l’avis du premier ministre chaque fois qu’il a des doutes, pour tout ce qui concerne des conflits d’intérêts.Pour toutes les autres questions, les ministres devront se conformer aux décisions que prendra le Parlement à l'égard des députés et des sénateurs.Nous estimons que la conjugaison des exigences de la loi, des résolutions du Parlement et des directives établira une norme précise qui permettra de régler la conduite des membres du gouvernement.La plupart des points concernant la conduite des ministres font partie de la politique du gouvernement actuel et de celui de mon prédécesseur depuis plusieurs années.Les personnes qui ont été nommées à des postes de ministres ont été priées de renoncer aux fonctions administratives quelles remplissaient au sein d'entreprises commerciales et, au mois d’août 1968, j’ai rappelé la politique fondamentale de liquidation ou de eréation de fiducies dans les cas où des conflits d’intérêts pourraient survenir.Nous voulons maintenant préciser cette politique et, en particulier, la nécessité de la liquidation ou de l’une des deux formes de fiducie dont j’ai parlé.Nous demandons aux ministres de faire le nécessaire pour que toute disposition prise qui ne serait pas conforme à ces règles le devienne d’ici quelques mois.Quant aux règles elles-mêmes, elles seront formulées sous forme de directives précises dès que le Parlement aura eu la possibilité d’étudier le Livre vert concernant les députés et les sénateurs, ainsi que les mesures législatives qui pourraient s'appliquer dans leur cas.Il est fort possible que les opinions générales du Parlement sur des questions de principe, de même que les dispositions particulières que l’on jugera nécessaire ou souhaitable d’appliquer aux parlementaires, déterminent la formulation finale des directives.Les fonctionnaires Nous nous rendons compte que les mesures que le gouvernement a annoncées ne peuvent résoudre entièrement un problème aussi complexe.C'est pourquoi le gouvernement demande à la Chambre d’examiner les propositions relatives aux députés et aux sénateurs qu'il lui soumet.Nous espérons qu’après étude de la question en comité, et après que les honorables députés nous auront fait part de leurs commentaires, une Loi sur l'indépendance du Parlement pourra être présentée et adoptée.L’annonce de la politique du gouvernement n'est donc qu'une première étape.Le gouvernement étudie présentement les mesures qu’il faudra prendre au sujet des employés de la fonction publique et des personnes que le gouverneur général en conseil nomme à divers postes.La solution n’est pas facile à trouver, car les situations peuvent varier beaucoup - depuis, par exemple, le cas de ceux qui remplissent des fonctions judiciaires ou quasi-judiciaires, jusqu’à celui des commis et des sténographes des divers ministères.Je compte annoncer prochainement les mesures qui s’appliqueront à ces catégories de postes.Pourune politiquelinguistique fonctionnelle La proclamation pure et simple du français comme langue officielle est possible mais elle ne serait qu’un geste académique et cocardier.Le premier procédé efficace, pas le seul mais le plus essentiel, serait d’adopter une loi décrétant que seul le texte français des lois a une valeur officielle et doit être interprété par les tribunaux, comme cela fut esquissé en 1937.L'anglais ne deviendrait qu’une langue de traduction qui cependant pourrait continuer d’être utilisée comme aujourd’hui sauf dans les cas de divergence importante avec le texte français.D’autres lois, analogues en certains cas à celles adoptées naguère par le Manitoba, devraient suivre.Sans faire un examen systématique de ces lois possibles, on peut en imaginer quelques-unes aboutissant aux résultats suivants: le français seule langue de la procédure parlementaire; le français seule langue officielle de la législation déléguée, celle du gouvernement, des organismes gouvernementaux et paragouvememen-taux, des municipalités; le français seule langue des avis requis par la loi dans la Gazette officielle et dans les journaux; le français seule langue des contrats de travail; le français seule langue d’expression officielle des tribunaux.En réalité, le français prendrait surtout sa valeur officielle non pas tant par les textes législatifs eux-mèmes mais plutôt en devenant une langue de travail, la langue de travail de l’Etat et de tout ce qui dépend de lui.Or à notre époque l’Etat pénètre de plus en plus dans tous les domaines.Si le français devenait la seule langue de communication officielle de l’Etat québécois, il ferait face à de plus grandes exigences de qualité et de précision.Il devrait, autant que possible, épouser l’usage universel en tenant compte, seulement lorsque cela est nécessaire, des particularités locales.La langue populaire peut être à la rigueur "québécoise'' mais pas la langue officielle.il est évident que.même en devenant une langue de traduction, l’anglais garderait, à cause de la situation au Québec dans l'Amérique du Nord et à cause de l'importance de la minorité anglaise du Québec, une valeur considérable.Il tau-drait même lui donner un statut spécial de langue d’accès, c’est-à-dire de langue dans laquelle on peut s’adresser à l’Etat quitte à en recevoir une réponse officielle en français.Le bilinguisme est souvent la faculté de s'exprimer dans la langue qu’on connaît le mieux quitte à permettre à l’interlocuteur, dans ce cas l’Etat du Québec, de répondre dans sa propre langue.11 se peut aussi que la proclamation du français comme langue officielle et la réalisation de cette proclamation par des mesures précises doivent s’accompagner de meilleures garanties de traduction des textes en anglais.La traduction existerait non par principe mais pour son utilité.Par ailleurs, je crois que, pour éviter des difficultés juridiques, il faudrait respecter le passé.L'anglais garderait ainsi, dans certains domaines, son caractère de langue officielle tant que des mesures spécifiques n’auraient pas abrogé ou remplacé les textes antérieurs.Par ailleurs, dans une foule de cas, la dualité inutile de langues disparaîtrait, comme elle a déjà commencé à le faire dans l'usage, mais elle se maintiendrait d'elle-mème lorsqu’elle serait nécessaire.Le Québec cesserait d’être une province officiellement bilingue, mais elle le serait pratiquement dans bien des cas.L’usage de l'anglais ne diminuerait peut-être pas beaucoup mais ce serait un usage de traduction.En définitive, malgré toute l’émotivité qu’engendrent toujours les problèmes linguistiques, il s’agit, autant que possible, de les dépouiller de leur caractère manichéen pour les rendre fonctionnels.Le droit ne doit pas rechercher des solutions pour que la langue de la majorité d'une population prédomine sans empêcher l’utilisation dans certains cas nécessaire d’une autre langue qui devient alors secondaire dans sa nature mais pas nécessairement dans son usage.Le Québec a le pouvoir et les moyens d’en arriver à une telle solution à l’intérieur des moules constitutionnels actuels.Jean-Charles BONENFANT, étude faite pour la Commission Gendron, Tome deuxième du rapport de la Commission.¦ lettres au DEVOIR Deux justices au Dans Le Devoir du 13 juillet, en page 3, on lit que “les députés ne paieront pas l'amende pour leurs absences ', (article de Gérald Le-Blanc).Le moins que je puisse dire, c’est que ça me choque en.Qui parmi les travailleurs au Québec peut se permettre d'arriver plus de cinq minutes en retard à son travail sans perdre un quart-d'heure de traitement?Qui oserait même penser pouvoir s’absenter une journée aux frais de l’employeur?Or.nos députés dodus et ronds-de-cuir.payes par nos impôts et nos taxes (et grassement payés si l’on considère le travail dés arrière-bancs: lire le journal et frapper sur les tables, et cela quand ils sont à jeun!), nos dépu- L'avortement et Pendant les 2 dernières années, le Dr.Henry Morgentaler a effectué plus dé 5.000 avortements.Dans son plaidoyer, il n’a déclaré aucune mort consécutive à ses avortements, 27 hospitalisations.6 cas d’hémorragie et 17 cas de fièvre au-dessus de 102.Par contre, il n’a pu rapporter les conséquences psychologiques, familiales, sociales, ni les effets à long terme de ces interventions sur la santé de ces femmes et des enfants à qui elles pourraient donner naissance subséquemment (consulter: par Margaret Wynn et Arthur Wynn, "Some Consequences of Induced Abortion on Children Born Subsequently”, Foundation for Education and Research in Child-bearing, Londres, 1972).Il n’a pas agi dans le cadre consultatif d’un comité d’avortement thérapeutique et ses critères d’acceptabilité n’étaient pas Québec tés donc peuvent, eux, s'absenter de leur travail quand cela leur chante sans que personne, ni monsieur Choquette, si pressé de réprimer les travailleurs quand ils ne sont pas ‘‘gentils”, ni monsieur Cloutier qui prive les cégé-piens hors-cadre de leurs crédits.n'intervienne pour faire cesser ce vol.oui.ce vol perpétré dans la caisse de notre Québec.Ça m’écoeure littéralement (et je me retiens.) On ne peut laisser passer ça sans réagir.Faudra dorénavant que les présences des députés soient contrôlées (comme à l’école).Mises à part les absences motivées (maladie, activité officielle à définir), toute autre absence devra entraîner une perte de salaire égale au 1/250 du trai- la loi d'ordre médical.Pour les raisons suivantes, il est indispensable d’empêcher l’implantation et le fonctionnement des établissements de ce genre: 1.Ils perpétuent l'ignorance des notions scientifiques fondamentales sur la procréation et le début de la vie humaine.2.Ils constituent une forme d’exploitation envers les femmes, exploitation de leur situation de détresse.3.Ils sont une cause de la détérioration de la santé publique.4.Ils ont pour effet, entre autres, de camoufler des problèmes dont la grossesse n’est pas à l’origine.5.Ils réduisent considérablement.à l’avance, la portée de tout effort présent et futur pour tenter de développer une attitude éclairée et responsable envers la sexualité et la grossesse, offrir tement annuel (et je suis assez généreux en supposant que les députés travaillent 250 jours par année).Tout ça me donne une raison de plus de croire qu’il y a deux justices au Québec , une pour les assistés sociaux, les chômeurs, les étudiants, les travailleurs et les contestataires; l’autre pour la pègre, les grosses compagnies ex-ploitantes-polluantes et nos riches députés.Le Bonhomme avait bien raison : “Selon que vous serez puissants ou misérables Les jugements de cours vous rendront blancs ou noirs”.Ghislain FRECHETTE Cap-de-la-Madeleine.Le 17 juillet 1973 des alternatives à l’avortement et améliorer la qualité de vie en général.Le gouvernement arrive à un point où il doit décider de l'orientation de sa politique en matière d’avortement.Entre la facilité et le débarras du problème que représente l'adoption d'une loi rendant l'avortement accessible sur demande et le chemin plus difficile mais plus sûr qui consiste à promouvoir une éducation sexuelle adéquate et à appliquer des mesures sociales de prévention et d’assistance favorables à la vie, quechoisira-t-il9 Il est à espérer qu'il assumera sa responsabilité d’institution devant travailler dans le sens du progrès et de l’amélioration de la condition humaine.Louise LABERGE, membre de la Coalition pour la Vie.Québec, le 17 juillet 1973.Le Dieu de nos pères est encore le meilleur Soeur Françoise AINGERS, s.n.j.m.Votre nouveau système de confession est trop facile pour être efficace.Vous y croyez, vous, à l’aveu public des fautes?Moi.non! C’est à qui mentira le plus à son avantage.Et ça n’a aucune direction.C’est comme un malade qui se soigne lui-même.Le péché mortel n’a jamais été révéré, il a été honni et répudié.Il n’a jamais trôné dans nos consciences, il y était enchaîné comme un malfaiteur qu'il est.Le décalogue nous le posait en horreur.On ne nous a jamais appris à avoir honte de soi: c’est de dignité qu’on parlait, de pudeur, de respect.Je suis un ancien des Freres des Ecoles Chrétiennes, du Mont-Saint-Louis d’alors, et je n’ai que de la reconnaissance pour ceux qui ont donné leur vie pour la mienne.Le confessional était pour nous un lieu de prédilection Nous en sortions purifiés et si heureux.La petite Sainte de Lisieux vous le dira.Nos pères avaient la bonne formule, c’est évident puisque ça a donné une population saine.Et que dire de la présente?.Je n’apprécie pas la finale de votre texte où il est écrit que "Dieu, à son insu, (comment peut-il se tromper?) nous a peut-être fait beaucoup de mal ”.(C'est dur et irrévérencieux).Vous rendez-vous compte de ce que vous avancez Si vous l’entendez d’une autre façon: tant mieux! mais expliquez-vous afin d'éviter un blasphème.Vous devez être jeune.Vous me rappelez le Frère Untel à ses débuts Rosario VENNE, pharmacien le 18 juillet 1973.Le premier mariage civil présidé par une femme Monsieur le directeur.Dans Le Devoir du 11 juillet dernier, vous écriviez que pour la première fois au Québec une femme présidait la cérémonie d’un mariage civil, à savoir celui de Gilles Ladouceur et de Louisette Arsenault.Dans votre édition du 12 juillet, vous faisiez état qu'une autre femme dans le district judiciaire de Joliette avait préside à plusieurs mariages civils Pour votre information, je vous souligne que mademoiselle Gabriel-le L’Espérance, protonotaire adjoint de la Cour supérieure pour le district judiciaire de Chicoutimi, a présidé cent quatone (114) mariages civils sur une possibilité de cent quarante-deux (142) qui se sont déroulés dans le district judi- ciaire de Chicoutimi.C’est le 24 octobre 1969 que Mlle L’Espérance présidait son premier mariage civil, intervenu entre Dollard Vaillancourt et Claire Desgagné.De plus, l'édition du journal “Le Soleil” section du Saguenay- Lac-St-Jean, parue le samedi 25 octobre 1969 faisait état que Mlle Gabrielle L’Espérance était la première femme à avoir présidé un mariage civil.André FILLION, avocat.Chicoutimi, le 17 juillet 1973, LE DEVOIR Fonde pot Henri Bouroiso le 10 janvier 1910 Directeur et redocteur en chef Claude Ryon Rédacteur en chef adjoint Michel Roy Directeur de l’information Jean Froncoeur Trésorier Bernard Larocque LE DEVOIR est publie par l'Imprimerie Populaire société a responsabilité bmitee, dont le siege social est situe au numéro 211.rue du Saint Sacrement Montreal 125 II est compose et imprime par l'Imprimerie Dumont mcorpo rée dont les ateliers sont situes a 9130, rue Boivm.Ville LaSalle l agence Presse Canadienne est autorisée 6 employer et o diMuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne S35 par annee; si* mois: $19 A I etranger $40 par annee six mois $22, trois mois $12 Editions du samedi $10 par annee Edition quotidienne livrée à domicile par porteur 90 cents par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aerienne sur demande Courrier de deuxieme classe enregistrement numéro 0838 Dépôt legal Bibliothèque nationale du Quebec TELEPHONE 844-3361 lignes groupées 4 t i Vi I I » Le Devoir, lundi 23 juillet 1 973 • 5 Quelques semaines à l'université Berkeley de Californie L'esprit du Free Speech Movement est par MARIE-ANDRÉE BERTRAND collaboration spéciale • Professeur au département de criminologie de l’université de Montréal, Mlle Marie-Andrée Bertrand est retournée cette année, en qualité de professeur invité, à l’université Berkeley (Californie) où elle fit naguère des études spécialisées dans sa discipline.On pourra lire, dans cette série de deux articles, les impressions qu’elle rapporte sur ce campus universitaire rendu célèbre au début des années ‘60 par le rôle de pionnier qu’il joua dans le développement de la contestation étudiante.BERKELEY Est-il vrai que Berkeley est "mort"?que les étudiants n’y songent qu’à leurs diplômes?Comment se comparent-ils, à cet égard, aux étudiants des universités québécoises?Quelles sont leurs grandes préoccupations en 1973?Dans ces lignes j’ai essayé de retracer l’histoire contestataire de Berkeley depuis ses origines avec le Free Speech Movement en 1964, jusqu'à l’été 1973.Revenir y enseigner six mois, c’est une source de satisfactions et de stimulation intellectuelles quand l'université qui vous invite est aussi vivante et exigeante que l'est Berkeley.C'est l’occasion de mesurer les provincialismes de la science.C'est enfin l'occasion de constater l’évolution du plus engagé et du plus actif des campus américains.Le campus Berkeley est l’un des 9 campus de l'université de Californie.Les autres sont: Davis, Los Angeles, Riverside, San Diego, San Francisco.Santa Barbara.Santa Cruz.Au total, plus de cent mille étudiants fréquentent l’université de Californie.Berkeley est le premier campus et il a plus de 100 ans d'existence.Près de 30,-000 étudiants, gradués et sous-gradués y sont présentement inscrits.Connu du public par ses mouvements étudiants, par son avant-gardisme à certains égards et à certains moments, ce campus a aussi une réputation d'excellence.On n’y admet, en règle générale, que les étudiants appartenant aux premiers 12% de leur classe dans les institutions afférentes, lorsque ces étudiants sont des résidents de la Californie.Pour ce qui est des candidats de l’extérieur à l'Etat ou au pays, ils doivent s'être classés dans les premiers 6 ou 7% au cours des quatre années de scolarité qui précèdent leur demande d’admission à Berkeley.La vitalité de la population étudiante du campus de Berkeley s'est bien manifestée en 1964’ avec le "Free Speech Movement" Le niveau de conscience politique de plu- sieurs groupes d’étudiants et de professeurs est, dans l’ensemble, remarquable.Peut-être n'est-il pas inutile de décrire ici en quelques mots l’aspect physique de Berkeley qui facilite grandement le type d’action dont ce campus a été témoin.Il faut d’abord concevoir que le climat de la Californie du nord se prête relativement facilement au moins 8 mois sur 12, sinon davantage, à des manifestations, à des “sit-in", à l'audition de discours sur la place publique.De plus, le campus s’étend sur un espace d’environ deux milles de large sur un mille de profondeur, largement boisé et pourvu de grandes places qui invitent aux rassemblements.Des musiciens, des poètes, des prédicateurs, des conteurs.des agitateurs politiques utilisent ces “théâtres” presque tous les jours.1964: Free Speech Movement Mais cette vitalité du campus, qui au cours des années s’est manifestée de bien des façons, n’a peut-être jamais été si mondialement reconnue, ni si originale, qu en 1964 lors des manifestations organisées par le Mouvement pour la Liberté d'Expression (F.S.M.).Le 2 décembre 1964.à la suite d'un “sit-in" devant Sproul Hall où plusieurs milliers de personnes avaient réclamé le droit d'utiliser le campus pour faire de l’action politique, distribuer des tracts, prononcer des discours publics, vendre des insignes sur lesquels on pouvait lire des mots d’ordre et des ‘slogan’ politiques, enfin organiser des rassemblements, le gouverneur Brown déclare l’etat d’urgence sur le campus (c’était un genre de Mesures de guerre).Six cents officiers de police envahissent le campus, plus de 800 personnes sont arrêtées et 400 environ sont emprisonnées.Plusieurs étudiants, assistants-professeurs.observateurs ont connu pendant ces séances de politisation qu’étaient les “sit-in”, en écoutant Mario Savio et ses amis expliquer ce qui n'allait pas dans le système universitaire et dans le système tout court, leur premier contact avec une pensée radicale.Plusieurs ont gagné dans ces incidents, dans leur confrontation avec la police, un sens plus aigu des injustices.Le F.S.M.a aussi créé chez certains étudiants le sentiment d'appartenir en quelque sorte à une classe sociale.11 faut se souvenir que plusieurs étudiants avaient appris les.techniques des “sit-in” en participant au Mouvement pour les Libertés Civiles, en particulier pour les Etats du sud et que certains étudiants avaient fait l’expérience du système de justice à l’occasion de ces manifestations ou bien lors de leur arrestation lorsqu'ils avaient consommé de la drogue.Il faut aussi se souvenir TRIBUNE LIBRE Pas de discrimination raciale à la chapelle de la Réparation par JACQUES BLEAU, capucin NDLR: L’auteur de cette libre opinion répond à un article qui a paru dans Montréal-Marin.Son texte a cependant une portée plus large que l’incident qu’il veut expliquer.Aussi le portons-nous volontiers à la connaissance de nos lecteurs, même si, habituellement, nous renvoyons au journal concerné les lettres ou textes visant un article qui a paru dans ses pages.Lundi le 16 juillet dernier, “le plus grand quotidien français du matin en Amérique ”.annonçait en grande manchette: "Bataille raciale à Pointe-aux-Trembles".Le journaliste, sans être témoin et s'appuyant sur une version partiale, a rédigé un texte que les rédacteurs du journal ont coiffé d’un titre à sensation.Est-ce que ces messieurs ont pris conscience de leur responsabilité sociale?Leur role est-il de mettre en évidence des incidents fâcheux et de présenter ces incidents de telle sorte qu’ils soient source d’animosité raciale?Tout en faisant objectivement leur métier de journalistes, ces messieurs ont-il oublié qu'ils sont appelés eux g ^LeTavill Atlantique 1454 A ru ) ïsKQUEBEC.Réservations 849-1368 Tous les jours jusqu'à la nuit.Dimanche Sh.p.m.REPAS COMPLET POUR GOURMETS HOMARD DE CHOIX $8« Soupe aux palourdes de la Nouvelle-Écosse - Homard du Nouveau-Brunswick choisis (grillé ou bouilli-beurre) - Notre fameuse salade Pavillon - Pomme-de-terre-juliennes - Dessert succulent - Café.Nous offrons un des choix les plus complets de poissons et crustacés au Canada.Atmosphère rappelant les jours glorieux de la voile ancestrale .foite/’vous une place ou /oleil /pCCKHM cTete anglais, allemand, espagnol, italien, etc.appelez vite 288*3111 Berlitz langues vivantes service de traduction Montréal - 2055, Rue Peel ¦ 288-3111 Montréal • 50, Place Crémazie - 387-2566 Miniitère d« l'Education - Parmi* # 393 aussi à être des artisans de paix sociale?Il est curieux que, devant rendre compte de la réalité sociale, on n’a pas vu de journalistes faire même un court reportage sur les magnifiques fêtes du 10 et du 29 juin à la Chapelle de la Réparation et sur ces manifestations de foi que sont ces fêtes de nos frères d’origine italienne durant les dimanches de juillet à la Chapelle.Il n’y avait pas de journalistes non lus pour rapporter les faits de la fête de Notre-Dame du ont-Carmel, dimanche le 15 juillet, à St-Léonard-de-Port-Maurice.et que présidait Mgr André Cimichella.Cela est regrettable car la population a droit aussi de connaître ce qui se fait de beau et de grand.En tant que responsable au plan pastoral de ces groupes de pèlerins à la Chapelle de la Réparation, je puis assurer la population qu’il n’y a pas eu de bataille raciale sur nos terrains à moins que le racisme ne soit que dans la tête de quelques-uns que je ne déléguerais certes pas pour représenter les Canadiens français.Les faits sont simples.La Chapelle de la Réparation est avant tout un haut-lieu de prière, un sanctuaire qui a pour mission d’aider tous les hommes à saisir l’amour du Coeur de Jésus et d’inviter chacun à une véritable conversion pour qu’ils vivent dans la charité.Il n’y a aucune discrimination raciale à la Chapelle de la Réparation.325,000 pèlerins y viennent chaque année.Sur ce nombre, il y a en très grande majorité des Canadiens français, mais aussi des Canadiens et des Américains d’origine ethnique différente, soit anglaise, allemande, polonaise, espagnole, portugaise, italienne, hollandaise.Au plan pastoral, nous nous efforçons de permettre à chacun de manifester à sa façon et dans sa langue sa foi.Nous considérons comme-une richesse ces diverses manifestations de la même foi.Nous organisons ces manifestations pour que tout se fasse dans l’harmonie et qu’un groupe ne nuise jamais aux autres.Tous ont toujours été les bienvenus à la Réparation.Cette hospitalité franche est une note chrétienne.Les Canadiens d’origine italienne viennent plus nombreux et plus souvent pour célébrer des fêtes particulières qui pour eux sont très importantes.Ces fêtes, en plus d’être une manifestation de foi, comportant procession et messe, sont de grandes réunions de famille qui groupent des gens originant de la même région, en Italie.Nous leur réservons une partie des terrains, en dehors de ceux qui sont consacrés à la prière et au recueillement, pour qu’ils puissent prendre leurs repas et manifester leur joie d’être ensemble.Cela ne nuit en rien aux autres pèlerins.Nos terrains sont assez grands pour accommoder à la fois plusieurs groupes ethniques différents.A ces fêtes italiennes, et même sur le terrain réservé par nous pour eux, tous ont toujours été les bienvenus, autant cette année que par le passé.Ce qui est arrivé dimanche le 15 juillet dernier s’expliqué sans que personne n’ait à prêter des intentions belliqueuses et racistes à nos frères italiens.Un petit nombre de jeunes de 14 à 18 ans du voisinage, semblent plus attirés à ces fêtes non pas pour y participer paisiblement mais pour pouvoir jouir de quelques bouteilles de bière, qu'ils cherchent même à dérober.Leur action se fait plus intense à la fin de la journée.De cela j’ai été témoin, ayant même été obligé d’avertir moi-même de ces jeunes.Le dimanche précédent, quelques jeunes avaient même eu l’audace de voler dans les automobiles; la veille de la fête, quelques jeunes étaient venus sur le terrain renverser tables de pique-nique et poubelles.Le groupe d'Italiens dut engager des gardes pour protéger du vandalisme les décorations durant la nuit.Tout cela explique une certaine tension contre quelques jeunes dont les intentions n'étaient certes pas pour le moins désintéressées’.Dans un tel climat il est facile d’impatienter quelqu’un et il est normal que la présence des importuns soit non désirée.Je dois dire que j’ai vu ces jeunes circuler et profiter, de la libéralité de nos frères italiens jusque vers 6 heures p.m.Ce qu’on m’a dit pour le reste, c’est qu’un de ces jeunes âgé de 14 ans, s’est montré plus effronté.On lui a dit de quitter les lieux: il a refusé.Il s'en est suivi une altercation.Les esprits se sont échauffés de part et d'autre.Ce jeune ou un de ses compagnons a fait appel à un groupe de motards qui sont arrives sur les lieux et ont apeuré les gens.Dans ces conditions, il n’est pas surprenant qu'il y ait eu bagarre.Une dizaine de minutes! Il est heureux que la police soit intervenue rapidement.Mais dans tout cela, il n’y a rien d’une bataille ’raciale".Ce n'est pas parce que ces jeunes étaient des Canadiens français qu’il y a eu bagarre.La race est ici hors de question.Immédiatement après cette bagarre, il y avait beaucoup d’autres Canadiens français avec les Canadiens italiens sur le terrain; et la fête s’est continuée dans un climat moins joyeux mais pacifique.Tous regrettaient cet incident fâcheux.La paix est une chose bien fragile, on la brise à rien, mais il faut beaucoup de courage, d'oubli de soi et d’énergie pour la reconstruire.La Chapelle de la Réparation veut etre pour tous une oasis de paix.que les années 65, 65, et suivantes étaient marquées aux Etats-Unis par un large mouvement de protestation contre le service militaire et la guerre au Vietnam, autant d'occasions de se rassembler, de marcher, de chanter, de protester pacifiquement.Ce fut presque par accident que toutes ces coordonnées se cristallisèrent en quelque sorte à Berkeley pour y constituer la base d’un large mouvement étudiant.Celui-ci, se modelant quant à ses techniques sur les "sit-in qui avaient été organisés à titre de manifestation pacifique dans les états du sud à propos du problème noir, a aussi servi de modèle, à son tour, à des centaines de manifestations étudiantes aux Etats-Unis, au Canada, et de par le monde entier.Les chansons de Joan Baez interprétées par exemple lors de l’occupation de Sproul Hall à l'hiver 1964 rappelaient bien les thèmes des “sit-in" qui avaient eu lieu dans les Etats du sud et le vent de liberté et les espoirs que ces manifestations s’efforçaient de générer.On se souviendra, par exemple, du thème: “We shall over- come".C'était un mouvement naif que le F.S.M., et ses promoteurs semblent bien n’avoir su prévoir à aucun moment que l'administration universitaire répondrait de façon impitoyable à leurs provocations.En un sens, c'était un mouvement en avant de son temps.".Un mouvement qui ne se situait pas dans la suite du reste des mouvements politiques.Il n’avait pas de théorie, ne s'appuyait pas sur une véritable compréhension de ce qui pouvait provoquer un changement social." J.Skolnick, The politics of protest, p.80, (notre traduction).Ce fut le début d une nouvelle gauche non subordonnée au parti communiste.Il fallait, selon les mots de Mario Savio, leader du FSM, étudiant en philosophie âgé de 23 ans, empêcher à tout prix Ta machine de fabriquer des intellectuels", “il fallait empêcher la machine de tourner sans fin", et c'est “avec son propre corps, au besoin, qu'il fallait arrêter la machine " La visibilité de ce mouvement tient probablement au fait qu'il s’est agi là d’un véritable mouvement de masse; son originalité, au fait que pour l'une des premières fois peut-être dans l’histoire des universités nord-américaines.c'était l'université elle-même, son fonctionnement, et le droit d'utiliser le campus pour discuter de problèmes politiques qui étaient en cause.Bien sûr, l’activisme étudiant américain ne date pas des années 60.L'histoire des collèges aux Etats-Unis, y compris la vie de dortoir de l'Amérique du XIXième a été marquée par la violence et par des actions dures, des coups d'éclat et des protestations contre les règlements des facultés et des administrations.Même au cours des années 30 et dans la période qui a suivi la seconde guerre mondiale, les protestations étudiantes ont souvent pris un caractère politique.Les années 50 ont été le témoin d'un activisme record.Cependant, l'activisme étudiant des années 60 a peut-être des qualités jamais observées auparavant.Comparé à l'activisme des années précédentes, le mouvement étudiant des années 60 implique davantage de participants et les fait s'engager sur une base beaucoup plus continuelle.Il est aussi plus répandu à travers les Etats-Unis, plus militant, plus hostile à l'autorité établie et plus soutenu.Jusque-là, aux Etats-Unis, on n'avait pas été témoin d’un mouvement étudiant aussi consistant.On avait plutôt vécu une série d'événements qui n'avaient pas de lien entre eux Le Free Speech Movement a sûrement eu une importance particulière dans 1 histoire des mouvements étudiants.Bien que l'on puisse retrouver des précédents à ce mouvement, par exemple le "sit-in" organisé par les étudiants de l'université de Chicago dans l'édifice de l'administration pour protester contre la discrimination contre les Noirs, le mouvement de protestation de Berkeley a démontré qu'il était possible d'impliquer de très grands nombres d'étudiants dans des actions directes sur le campus.Ce mouvement a aussi été l'occasion d'éprouver l'efficacité de ces techniques de rassemblement de masse, expérimentées dans les Etats du Sud, ces "sit-in" magistraux où des milliers de personnes reçoivent ensemble un enseignement et décident de participer à une action ou à une marche.Le F.S.M.ria pas rendu l'université plus démocratique, il n'a pas permis aux etudiants de gagner un pouvoir réel dans l'universite.Il n'a pas fait d’eux une partie prenante du système d'enseignement supérieur.Il a secoué l'université, la police, l’administration et il a servi de modèle à plusieurs autres mouvements latents aux Etats-Unis et en Europe.Le F.S.M., c'était essentiellement un mouvement réformiste qui voulait corriger certains défauts de structure de l'université mais ne voulait pas raser l'université.Il lui manquait aussi une théorie de la société.Les thèmes anti-impérialistes qui sont maintenant devenus très ^courants n'apparaissaient pas en 1964.Le F.S.M.s'en était pris, avec raison, à l’aliénation que connaissent les étudiants dans une université très bureau- §i|afc> • Fleurs d'amour ' • Fleurs de joie •L” , • Fleurs d'amitié ïetia Voir FLEURISTE *1 ouait, bout.Crétnazi* Montréal HI.: 381-1769 354 661-7796 CERTIFICAT FIN SCIENCES ADMINISTRATIVES gestion d’entreprise gestion du personnel gestion publicitaire • comptabilité • finance • marketing À L’INTENTION: • des détenteurs d’un diplôme d’études collégiales générales ou professionnelles, ou de l’équivalent OU • des personnes ayant 24 ans OU • des personnes possédant 2 années d’expérience dans l’entreprise EN COLLABORATION AVEC LES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES: C.A , Institut des Comptables Agréés de Québec • C G.A , Association des Comptables Généraux Licenciés • R IA.Société des Comptables en Administration Industrielle de Québec • I.B.C., Institut des Banquiers Canadiens • C.I.M., Institut Canadien de Gestion • A.C.G.A., Association Canadienne de la Gestion des Achats • C.O.M.A.Q , Corporation des Officiers Municipaux Agréés du Québec • Le Publicité-Club de Montréal INSCRIPTIONS EN PERSONNE Dates limites: du 13 au 24 août, de 14h.30 à 21 h.PROSPECTUS DISPONIBLES AU: CENTRE DE FORMATION ET DE PERFECTIONNEMENT EN ADMINISTRATION Tél.: 343-4440 École des Hautes Études Commerciales 5255, avenue Decelles, Montréal (250e) -il mort?cratisée et à la mécanisation des processus.Berkeley, de 1964 à 1972 Rares sont les grands problèmes qui ont secoué la nation américaine sans attirer l’attention des étudiants de Berkeley et de ce que j’appellerai la population satellite du campus.Cette population satellite, composée de hippies, d’ex-étudiants, d’exprofesseurs.d’artistes, d'adeptes des aliments naturels, de radicaux qui se cherchent des points de rencontre et des groupes d'amitié dans le voisinage de Berkeley , cette population satellite a déjà été évaluée à plus de 7 ou 8,000 personnes.Si les manifestations dont Berkeley a été le théâtre depuis 10 ans entraînaient souvent plusieurs milliers d'étudiants.il faut bien dire aussi que des membres de la population satellite venaient grossir les rangs et que leur rôle a parfois été déterminant.Mais ce ne sont pas que les événements qui troublent les Etats-Unis que le campus de Berkeley marque de ses manifestations.A certains moments par exemple à l'été 1968, l'engagement politique des manifestants dépasse les frontières nationales.Ce sont les événements de mai.à Paris, qui suscitent une grande marche de sympathie, manifestation au cours de laquelle des centaines de personnes seront blessées, 221 logeront des plaintes auprès de TACLU (American Civil Liberties Union), laquelle association prend des plaintes à son compte et les mene à terme.En 1969, les confrontations se multiplient, le Front de Libération du Tiers-Monde (TWLF.Third World Liberation Front) s'insurge contre les retards à créer un programme d’étude africaine, suscite une grève que le gouverneur Reagan déclare illégale.Des affrontements pénibles s’en suivent.Puis.la même année, ce sont les fameux incidents de People’s park (mai 1969).Des citoyens avaient aménagé, en terrain de récréation avec pelouse, jardin, instruments de sport, un lot vacant, propriété de l’université de Californie.Les administrateurs universitaires s'empressent de déclarer ce lot propriété privée et, au cours de la nuit, le clôturent.Des manifestations de protestations s'organisent.Des milliers de personnes y participent, à nouveau des centaines sont blessées.La loi du couvre-feu est imposée dans Berkeley.48 personnes sont arrêtées.Cette répression suscite une manifestation mémorable à laquelle participent un peu plus tard, plus de 25,000 personnes.Elles rédament ce parc "pour le peuple".Les régents de l'université convertissent alors rapidement le lot en terrain de stationnement et en champ sportif (pour le soccer) et l’entourent d’une clôture métallique.En janvier 1970, c’est le respect du droit à un style de vie individuel pour les homosexuels que la communauté activiste de Berkeley s'efforcera de réclamer.Il faut bien dire que des agents provocateurs et des informateurs, policiers déguisés en civils avaient été identifiés dans le gymnase de l’université alors qu’ils sollicitaient des étudiants.En février de la même année, Berkeley se joint à l'indignation de bien d’autres milieux universitaires et non universitaires à la suite du Procès des Sept, à Chicago.Puis, ce sont les protestations contre les bombardements au Cambodge.En 1971, de fort nombreux manifestants célèbrent l’anniversaire des incidents de People’s park.En 1972, des manifestations.des confrontations s’organisent lors de la grève des employés de la construction et des grèves de sympathie d’autres syndicats.Plusieurs groupes d’étudiants s’efforcent de faire respecter la grève des employés pour donner plus de pouvoir de pression aux employés de la construction.La même année, s’organise à Berkeley une manifestation contre !a décision de Nixon de bombarder Haiphong.Cette année, les étudiants de Berkeley et toute cette population satellite du campus (hippies, artistes, membres des COOP alimentaires, intellectuels désengagés) manifestent peu.Les mouvements de masse sont inexistants.Demain: Berkeley est-il dépolitisé?DU FABRICANT AU SANS LES ENNUIS HABITUELS * flHHj ’¦'?V", y Lorsque vous louerez votre première ou prochaine voiture, laissez-nous vous montrer notre plan de location.Olds Cutlass, Buick Regal, Chevy Monte Carlo.Chevy Impala.Buick Riviera ou Electra .Cadillac Coupe de Ville.Eldorado & Mark IV .Toutes les voitures ci-haut mentionnées sont équipées d'un SYSTÈME 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qu'il y a eu maldonne: un groupe armé de cinq ou six membres réussit à se faire admettre dans un boeing géant et à s’en rendre maître - ce qui suppose une certaine organisation puis se livre à une véritable errance au-dessus des pays du Proche-Orient pour atterrir finale ment à Dubai aux confins de la péninsule arabique.On avance même l'idée que le commando ne sait que faire de l’appareil et de ses passagers parmi lesquels, selon les informations recueillies de bonne source, un enfant de quatre ans.Au cours d une réunion exceptionnelle tenue hier soir, le ministre japonais des Transports et dautres fonctionnaires du gouvernement ont confirmé que leur politique était de ne pas laisser décoller l'avion "à moins que les passagers ne soient autorisés à descendre à Dubaï' .On ignorait tout, hier soir, des chefs des pirates, c'est-à-dire des instigateurs du détournement.Dans les milieux proches de la résistance palestinienne à Beyrouth, on dément que les auteurs du détournement appartiennent au FPLP (front populaire de la libération de la Palestine), dont le chef est le dr Georges Habache.Dans ces milieux, on stigmatise d'ailleurs le détournement de l'avion et les méthodes employées par les pirates de l'air.Ce démenti a fait suite aux informations selon lesquelles ceux-ci appartiennent à une fraction dissidente du FPLP.Le président de la Japan Airlines.M.Shizu Asada, est arrivé hier à l'aéroport de Dubai; il a été informé par le directeur de l'aéroport de Dubai que la liaison radio avec le jumbo-jet était maintenue en permanence.Il a précisé que les pirates lui avaient assuré que tout le monde allait bien, qu'il y avait un médecin à bord et que s'ils avaient besoin de quelque chose, ils le lui feraient savoir."Nous leur avons demandé ce qu'ils voulaient, nous avons offert de négocier, nous nous sommes déclarés prêts à discuter de n'importe quoi, mais tout ce qu'ils ont répondu c'est; "Nous ne voulons parler à personne, nous attendons les ordres ", a encore rapporté le directeur.M.Abdul Halim Hatoum.Celui-ci a alors donné une nouvelle version de l'incident qui a coûté la vie à la jeune femme qui voyageait sous un passeport péruvien du nom de Peralta, et qui faisait partie du groupe.La jeune femme, qui se disait en voyage de noces, s'était rendue dans le salon de première classe.Un des stewards se pencha pour l'aider à fixer sa ceinture de sécurité lorsque "quelque chose que la femme portait explosa," a poursuivi le directeur.File tut tuee sur le coup.Le steward fut couvert de son sang et, croyant être lui aussi gravement atteint, s'évanouit Fn fait, il n'avait e.J blessé que légèrement, et quand il fut libéré par les pirates de l'air, on s'aperçut qu'il n'avait que des égratignures.La première chose que firent les pirates, à leur arrivée, fut de réclamer une ambulance pour qu elle emporte le corps de leur camarade et le steward blessé, a poursuivi M.Hatoum, Une autre hypothèse qui a cours est que les pirates ont raté leur coup, leur objectif initial étant de procéder à une opération suicide au-dessus d une ville israélienne.Le 747 aurait servi ce "bombe vivante" et aurait survolé Israel jusqu'à la liberation du Japonais Okamoto, survivant du commando qui a perpétré le massacre de Lod et qui purge en Israel une peine de prison à perpétuité C'est probablement l'explosion accidentelle de la grenade qui tua la jeune femme à bord du 747 qui a bouleversé les plans des pirates.C'est cette hypothèse de kimakaze que Mme Meir a évoquée hier au conseil des ministres, en parlant des mesures de sécurité adoptées en Israel dès Tan-nonce du détournement.Tant que le 747 restera bloqué à Dubai, le couvre-feu ne sera en vigueur qu'à l'aéroport de Lod.Un couvre-feu total sur l'ensemble du territoire avait été envisagé lors du détournement de Tavion de la JAL.Il y a quinze jours, des correspondants israéliens avaient signalé l’arrivée en Furope d'un commando japonais.DAVID LEWIS néo-démocrates de TOuest doivent apporter une aide financière et technique à M.Gautrin et à ses collègues du NDP Québec, a dit M.Lewis, Dans la mesure où cette offensive politique se matérialisera au Québec, dans les mois et les années à venir, elle pourrait constituer le fait marquant de ce septième congrès néo-démocrate, dont tous s'accordent à souligner la sérénité, la discipline et Tabsence de ces rebondissements spectaculaires qui ont caractérisé ceux des dernières années.On n'a pu déceler aucun mouvement sérieux d'opposition à la politique de soutien parlementaire à Tendrait du gouvernement minoritaire de M.Trudeau ("Quand cela nous est possible", dit M.Lewis et les libéraux se sont arrangés jusqu'ici pour que cela soit presque toujours possible) maintenu par le caucus fédéral du parti depuis l'inauguration de la 29ème Législature fédérale.Au surplus, on a pu observer que, /' ' Mission accomplie pour Tambassadeur Michel Gauvin.qui rentrait samedi de Saigon, où il dirigea la délégation canadienne à la Commission internationale de contrôle pour le maintien de la paix en Indochine.Le contingent militaire canadien est attendu dans dix jours.À sa droite, pour accueillir le diplomate, M.Mitchell Sharp, avec qui il doit s'entretenir avant de s'installer à Athènes où il représentera le Canada.(Téléphoto CP) Z e N PD propose une régie ayant le pouvoir de geler les prix maintenant qu'ils sont confortablement installé au pouvoir dans trois provinces et qu'il lait temporairement la pluie et le beau temps à Ottawa, les néo-démocrates sont devenus un parti "établi” comparable aux libéraux et aux conservateurs, c'est-à-dire un parti qui a désormais "quelque chose à perdre” et qui, par conséquent, manifestera à l'avenir plus de prudence et de circonspection dans l’élaboration de son programme politique et la conduite de ses propres affaires.Ce qui est certain, c’est que les succès récents du parti paraissent confirmer la validité de l'orientation que lui ont imprimée M.Lewis et ses collaborateurs, après avoir combattu - certains diraient écrasé - la faction Waffle, qui préconisait des positions plus radicales et aventureuses notamment en ce qui a trait à la mainmise étrangère et à la propriété privée des moyens de production.Dans son discours de clôture, M.Lewis a d'ailleurs discrètement fait allusion au mérite de la stratégie politique dont il s'est fait le maltre-d’oeuvre depuis qu'il assume le leadership du parti.Nous avons démontré, a-t-il dit en substance, que Télectorat peut être gagné au socialisme non pas par des slogans mais plutôt par des positions politiques qui collent aux besoins véritables des gens.Selon leurs habitudes, même si Tharmonie suintait de toutes parts les néo-démocrates n’en ont pas moins adopté, en ces trois jours et demi de congrès, une vingtaine de résolutions omnibus qui ont fait la synthèse - sous l’influence, il va sans dire des cadres du parti -des vues exprimées par les associations locales et provinciales.Même si le parti parait s'être assagi, la teneur de ces résolutions indique que le NPD entend toujours se situer à la gauche des libéraux dans l'éventail politique,: assez radical et entreprenant, en somme, pour justifier la distinction de son étiquette mais pas trop afin de ne pas s'aliéner le gros de Télectorat qui se méfie du socialisme à outrance.On sent même, ici et là le souci discret de ne pas s'enfermer dans des options politiques qui excluraient une collaboration parlementaire entre néo-démocrates et libéraux.Citons, à cet égard, les résolutions sur Té-nergie et le coût de la vie, dont le gouvernement minoritaire de M.Trudeau pourrait proposer des éléments importants sans trop se faire violence.Au sujet de l'habitation et de l'aménagement urbain le NDP est certes allé très loin, notamment en tout ce qui a trait à l'expansion du secteur public et à l'encadrement rigoureux des initiatives du secteur privé, mais à maints égards le parti de M.Lewis n'a fait qu'avancer plus vite et plus avant dans la voie tracée par le ministre Ron Basford dans les amendements qu'il a proposés récemment à la Loi nationale de Thabitation.Il convient de signaler en outre une résolution sur la fiscalité, qui réitère les positions traditionnelles du parti exprimées encore lors du débat sur les lois fiscales du ministre Tumer: abolition des privilèges accordés aux grandes compagnies pleine imposition des gains de capitaux, rétablissement de Timpôt fédéral sur les successions, intégration d'un régime de revenu annuel garanti au système fiscal et le reste.Une résolution sur les grains de provende essaie de concilier les intérêts des cultivateurs de TEst et de TOuest du pays, en proposant que ces céréales continuent d etre mises en marché par la commission canadienne du blé, mais à prix unique auquel s'ajouteraient seulement les coûts de livraison sur les marchés éloignés des Prairies, tandis qu'Ottawa continuerait de subventionner le transport de ces grains et en faciliterait l'entreposage.Une autre résolution, à Tintention des provinces de TAtlantique propose Tabandon de la politique des "centres de croissances pour le développement régional, une meilleure coordmation des programmes économiques généraux avec ceux du MEER, la décentralisation de ceux-ci et leur extension au secteur des services et aux coopératives.La même résolution recommande que TEtat ne mette des fonds à la disposition des entreprises, pour fins de développement régional que lorsque ceux-ci soit vraiment requis pour financer leur expansion, qu'ils créent des emplois nouveaux et que le gouvernement reçoive en retour une participation équivalent au capital-actions des entreprises ainsi financées.MURUROA bombe américaine, se sont massés au monument aux morts de Nagasaki et d'Hiroshima.Le ministre japonais des Affaires extérieures a demandé pour sa part à la France de ne jamais répéter cette expérience.LES PIPE LINES de crédibilité à la résolution, “la plus ferme que le NPD ait jamais adoptée au sujet de l'énergie ".Le proposeur, M.Patrick O'Connor, soutient que près de la moitié des citoyens favorise la nationalisation, tandis qu'à peine le tiers s’y oppose.Le député John Richards, de la Saskatchewan, a déclaré qu'en s’en tenant au "contrôle" de l’énergie, la résolution néo-démocrate n'est qu'un autre chiffon libéral.Les néo-démocrates proposent aussi de supprimer par étapes l'exportation de matières énergétiques brutes, pour lui substituer celle de produits transformés.comme les plastiques et les produits pétrochimiques Cette conversion, dit la solution, exige l'adoption immédiate de trois politiques: Premièrement, la réduction des exportations de pétrole et de gaz aux niveaux de 1972.dans le cadre d'un programme de conservation des ressources.En conséquence, le NDP s’oppose fermement à l’accroissement de la capacité de transport de TIntemational Pipeline, autorisé récemment par Ottawa.Deuxièmement, l’adoption d’un système de double prix pour les produits pétroliers, afin que les consommateurs canadiens soient protégés contre l’escalade des prix sur le marché international, mais afin aussi que les producteurs puissent obtenir le plus possible pour leurs exportations.Troisièmement, la révision des contrats d’exportation de gaz naturel, dans le but de fixer des prix minima basés sur le coût des sources concurrentes d’énergie, et d’imposer à cet effet une taxe à l'exportation qui soit proportionnelle aux prix courants, dont le produit serait remis aux provinces à qui appartiennent les ressources.La résolution néo-démocrate précise que la société canadienne des pétroles dont elle propose la création devrait implanter ses propres raffineries au Canada, mais en des sites où le risque de dégâts, à l'environnement serait le plus faible; - elle devrait aussi établir des nouvelles industries pétrochimiques et transformatrices des ressources énergétiques.La nouvelle société pourrait aussi faire l'acquisition des installations de production existantes, pour s’assurer d’un contrôle adéquat sur, les prix et l'approvisionnement.De nombreux délégués, dont le premier ministre Ed Schreyer du Manitoba, ont évoqué la nationalisation d’un des complexes pétroliers sous contrôle étranger dans le but de constituer un "secteur “témoin" qui tiendrait la bride, par le biais de la concurrence aux autres sociétés multinationales Au surplus, l’entreprise publique viendrait en aide aux coopératives de raffinage et aux détaillants indépendants de produits pétroliers.La résolution néo-démocrate est toutefois moins précise en ce qui a trait aux fonctions respectives du conseil de planification de 1 énergie, et de l’office de mise en marché dont elle préconise la création II n'est pas précisé, notamment, de quelle manière s’effectuerait la coordination nécessaire entre l’activité des provinces - propriétaires des ressources et responsables du commerce intra-provincial - et celle des nouveaux organismes fédéraux.La résolution déclare simplement, que Te contrôle de l’allocation et de l’utilisation des sources d'énergie, ainsi que du régime de concurrence entre carburants, s’effectuerait par le truchement de politi- ues de prix définies conjointement par es offices fédéraux et provinciaux de mise en marché, en tenant compte des droits pour les provinces qui possèdent les ressources d’obtenir un rendement raisonnable sur leur exploitation, ainsi que de la nécessité pour les consommateurs d'être approvisionnés à des prix raisonnables." Enfin, comme le faisait observer le document d'information sur l'énergie, publié récemment par le gouvernement Trudeau, la résolution néo-démocrate recommande la mise en oeuvre d'un programme intensif de mise en valeur des sables bitumineux de TAlber-ta et la Saskatchewan, ainsi que l’élaboration d'un programme de recherche axé principalement sur les nouvelles sources possibles d’énergie (nucléaire, solaire.écothermique et marémotrice), l'utilisation plus efficace des sources déjà disponibles, des méthodes plus sûres de transport d'énergie, ainsi que les normes de protection de l’environnement qui devraient s’appliquer dans cette industrie.NIXON suite de son mandat, il en aviserait la presse et le pays.M.Cox avait alors affirmé qu'il ne limiterait pas son action à une simple demande de collaboration.Il avait précisé qu'une équipe de procureurs examinaient la possibilité de citer le président Nixon lui-mème et les moyens légaux qu'il faudrait alors utiliser pour y parvenir.De son côté, le sénateur Sam Ervin a déclaré en fin de semaine à un correspondant de Time Magazine que si le président refusait de communiquer à sa commission les bandes d’enregistrement de ses conversations à la Maison-Blanche, il avisera M.Nixon, "que la commission le considérera coupable".L'hebdomadaire américain se range à l'avis du sénateur, expliquant dans son éditorial que cette querelle ne constitue pas simplement une contestation théorique entre deux ordres de gouvernement.C'est dans cette atmosphère de conflit que débutera cette semaine Texamen au Sénat américain d'une nouvelle loi limitant les contributions financières aux partis politiques, en particulier les contributions en espèces.Le projet de loi propose de plafonner les dépenses électorales et de mettre sur pied une commission indépendante pour en superviser l'application.Le projet suggère notamment de fixer à $28 millions le total des dépenses permises pour une campagne présidentielle.La dernière campagne du président Nixon aurait coûté $50 millions.Par ailleurs, un sondage Gallup publié samedi aux Etats-Unis indique que 49 pour cent des personnes interrogées désapprouvent la manière dont le président Nixon s'acquitte de ses fonctions.40 autres pour cent sont d’accord avec le chef de l’exécutif.C’est la première fois depuis la réélection du président que le nombre des mécontents dépasse celui des satisfaits.Et il reste encore le plus dur à passer en ce qui concerne l'affaire Watergate.En effet, après que les sénateurs auront fini d'entendre le témoignage de Gordon Strachan, ce sera au tour des deux plus importants témoins après John Dean de comparaître; les deux conseillers présidentiels John Ehrlichman et Bob Haldeman.AUX RÉCLAMATIONS rise l’industrie manufacturière du centre canadien, Ontario et Québec, au détriment des revenus, et aussi des emplois, qu elles pourraient retirer de la vente de leur matières premières dans TEst.Ottawa a déjà refusé d'augmenter davantage les subsides à l'industrie du transport, mais les experts du gouvernement central font savoir discrètement qu’il suffirait d’un déboursé annuel additionnel de $10 millions pour satisfaire aux exigences les plus pressantes des Prairies.Mais ici encore, c’est par le recours à des politiques globales affectant tous les moyens de transport, et dans une perspective à long terme aussi, que le gouvernement fédéral propose d'envisager des solutions durables.Or, personne n'ignore que les libéraux de Touest notamment - sept comtés seulement aux Communes sur 67 pressent le gouvernement d'adopter des mesures immédiates capables, en même temps que de corriger des injustices traditionnelles, de redorer le blason écaillé du parti dans les Plaines.Mais c’est au chapitre des dépenses du gouvernement fédéral dans l'Ouest que les documents des premiers ministres s'affirment avec le plus de vigueur.Ici, on ne réclame plus, mais on "exige" pour les provinces de l’Ouest une part plus élevée du milliard de dollars qu'Ottawa dépense annuellement pour ses approvisionnements.Ceux-ci sont effectués au Québec et dans l'Ontario dans une proportion de 85%.Le gouvernement fédéral répond que les hommes d'affaires de l'Ouest désormais pourront vendre un volume deux fois plus élevé de marchandises au gouvernement fédéral que par le passé.WAGNER Suite de la page 3 Caouette pour cesser ses bouffonneries.et tous ensemble les membres de l'opposition peuvent renverser le gouvernement et donner à l'opposition officiellement l’occasion enfin de faire ses preuves et de gouverner ce pays.Le Canada, dit encore M.Wagner, a besom de Robert Stanfield pour faire face aux problèmes de l’heure’.MARS 4 Suite de la page 3 A cet égard, les Soviétiques ont révélé qu’ils avaient réussi à observer la sonde interplanétaire avec un télescope d’une sensibilité extrême situé à l'Institut d’astrophysique de l'Académie des sciences du Kazakhstan.L’engin était alors à près de 22,000 milles de la terre.On a pu repérer ainsi une vingtaine de positions de la station et de sa fusée porteuse.Ces renseignements ont été ajoutés à ceux provenant du repérage radiophonique.Certains observateurs occidentaux ont finalement noté avec surprise Textrème concision des bulletins de nouvelles moscovites à propos de Mars 4, hier VANCOUVER (Le Devoir) Les néodémocrates se sont prononcés en faveur de l'établissement d'une régie fédérale des prix nantie des pouvoirs suffisants pour réviser et bloquer, s’il y a lieu, non seulement les hausses de prix des produits alimentaires, mais aussi ceux de tous les autres produits essentiels.C’est la disposition la plus spectaculaire d’une résolution-omnibus sur le coût de la vie qui a été débattue samedi matin.En règle générale, la résolution néodémocrate s oppose au gel et au contrôle universel des prix et des revenus préconisés par les conservateurs, pour adopter une position assez voisine, bien que plus radicale, de celle du gouvernement Trudeau.A une exception près, cependant, puisque le NPD appuie non seulement Té-tablissement d'un contrôle des exportations de matières énergétiques, mais aussi l’adoption d'un double système de prix pour protéger les consommateurs canadiens contre l'inflation internationale des prix du pétrole, du gaz naturel et des autres formes de combustibles.matin.Normalement, les commentateurs insistaient longuement sur les primeurs que constituaient de tels lancements.Cette discrétion, alliée aux mouvements récents des navires reliés aux vols spatiaux habités, ont ajouté du poids aux rumeurs sur l’imminence de vols spatiaux habités.Ce seraient les premiers depuis la tragédie de 1971, qui a coûté la vie de trois cosmonautes de la mission Soyoux 11, à leur retour sur terre.D’autres Soyouz ont été placés en orbite depuis lors mais les difficultés techniques ont été telles qu'aucun équipage n'aurait pu se rendre à bord.BOURASSA Suite de la page 3 capital, portée de $25,000 à $75,000 lorsqu'il y a don de la terre aux enfants.Cet allégement a notamment pour effet d’assurer la relève agricole par les nouvelles générations, dans des conditions financières moins décourageantes que jadis.Dans le secteur de l'alimentation, les néo-démocrates préconisent des mesu res plus vigoureuses pour stimuler la production et l’offre de denrées, notamment par la stabilisation des prix afin de réduire l’incertitude à laquelle doivent s’accommoder les cultivateurs, un programme de stimulants financiers, la révision des taux de transport des denrées alimentaires et le contrôle, si nécessaire, des prix des équipements et autres facteurs de production agricole.La résolution du NPD recommande aussi le relèvement des allocations sociales, afin de permettre aux plus démunis de se nourrir convenablement aux prix courants.Toujours pour réduire les pressions à la hausse sur les prix, à la consommation, les délégués au congrès néodémocrate ont été invités à appuyer une révision radicale de la législation fédérale dans tous les marches où cela est possible.¦ la météo Un régime stable de beau temps semble s’être installé sur la majeure partie de la province de Québec depuis samedi.En effet il fait soleil partout sauf dans la région de Sept-Iles où il y a encore quelques nuages résiduels.Un anticyclone au nord des Grands-Lacs est responsable de cette situation et comme son déplacement vers Test est plutôt lent le beau temps devrait persister encore plusieurs jours sans changement marque dans les températures.• Régions de Chibougamau, de TAbitibi, du Lac St-Jean, de Baie-Comeau, de Ri-mouski, dè’Gaspé, de Sept-Iles: Généralement ensoleillé lundi.Minimum la nuit dernière aux environs de 50.Maximum aux environs de 75.Aperçu pour mardi: ensoleillé et chaud • Région de Pontiac-Témiscamingue, de Montréal, d’Ottawa, de Québec, des Lau-rentides, des Cantons de TEst, du St-Maurice: Ensoleillé.Minimum la nuit dernière près de 55.Maximum aujourd'hui aux environs de 80.Aperçu pour mardi: Ensoleillé et chaud.¦y/' v** XC.f ~ MHidÉMaOffdim i il 'y*,,,#?Ta* 4 v & .d* ’ * Mglipl* , T TU** ¦ )¦»< -XJ, r?% «- a Les habitants de Cannon Beach (Oregon), conseillés par l'artiste Bill 5'toidel, ont sculpté cette pieuvre de sable pour attirer l'attention sur une manifestation peu ordinaire.Quelque 4,000 personnes, en effet, devaient cons truire, samedi, des châteaux de sable de toutes sortes sur la plage du Pacifique.Leurs oeuvres, cependant, n'auront duré que l'espace d'une marée.(Téléphoto AP). $ informations internationales Le Devoir, lundi 23 juillet 1 973 • 7 Des représailles de TIRA auxarrestations massives?Wé BELFAST (d'après Reuter) - Trois personnes ont perdu la vie en fin de semaine en Ulster, l’une assassinée par balles alors que les deux autres trouvaient la mort dans l’explosion d’une bombe.Ces décès portent à 851 le total des morts violentes en Irlande du Nord depuis 1969.Les deux catholiques tués dans l'explosion de leur voiture étaient dans la vingtaine.La police de Newcastle, où la voiture a explosé, croit qu’il s’agti d’une “explosion prématurée ”.Un passant a été blessé par la déflagration.Cet incident renforce les craintes des autorités policières et militaires de voir LIRA entreprendre des représailles à la suite de l’arrestation la semaine dernière d’un leader du mouvement ainsi que d'un grand nombre de ses partisans.Bien que décimée par les récentes actions des forces de sécurité.TIRA n’en demeure pas moins un mouvement bien armé et aguerri.Toutefois, la série d'arrestations effectuées récemment a affaibli le mouvement, qui selon les milieux catholiques.n'a jamais été aussi faible depuis 1970.Une bonne partie des partisans de l’action radicale reprochent à TIRA ses tactiques guerrières et préféreraient un mouvement politique organisé.D’autre part, une bonne partie des catholiques reprochent à TIRA de s’en prendre souvent à des innocents.Le 20e anniversaire de Tassant contre la caserne de Moncada LA HAVANE (AFP) - Un défilé militaire, le premier de cette importance à Cuba depuis la période d’austérité inaugurée en 1968, a marqué hier les cérémonies marquant le vingtième anniversaire de l’assaut de la caserne de Moncada, l’acte qui a inauguré la révolution cubaine.Le 26 juillet 1953, à Santiago de Cuba, un groupe d’hommes dirigé par le jeune avocat Fidel Castro tentait de prendre d’assaut la caserne de Moncada, place forte du régime du dictateur Bap-tista, à l’intérieur du pays.Malgré l'échec de cette tentative, Fidel Castro, condamné puis exilé à la suite d'une amnistie, revenait dans le pays et organisait une lutte de guérilla qui aboutissait au renversement de Baptista à la fin de 1958.Le défilé militaire a duré vingt minutes et s’est déroulé devant des dizaines de milliers de personnes.L’armement de fabrication soviétique n’a pas apporté de grandes surprises, à l’exception de quelques nouveautés qui, selon les spécialistes, sont des modèles récents d’armes déjà utilisées par Tarmée cubaine.Le vice-premier ministre cubain, M.Raoul Castro, a déclaré que le défilé devait être “une petite présentation des forces armées les plus jeunes du continent", dont 95% des officiers sont des militants du parti ou de T union des jeunesses communistes.Il s'est félicité de l’assistance soviétique et a affirmé que les récents accords américano-soviétiques ne signifaient “en aucune façon la disparition de la lutte des classes dans le monde".Le désaccord reste entier aux entretiens burundo-tanzaniens DAR ES SALAM (par T AFP) Les entretiens entre M.Julius Myerere, président de la Tauzanie, Michel Mi-combero, président du Burundi et Mobutu Sese Sexo, président du Zaire, se sont poursuivis hier pour permettre aux trois chefs d’Etat d'étudier le communiqué rédigé par leurs ministres des Affaires étrangères.Deux points rendent un accord difficile.Pour la Tanzanie, il n’y a pas de conflit entre elle et le Burundi: le véritable problème est un problème intérieur au Burundi.On s’attend cependant à ce que le président du Burundi tente d'écarter les discussions relatives à ce qu'il considère comme relevant des affaires intérieures de son pays.D'autre part, le Burundi et le Zaire auront à convaincre la Tanzanie de faire cesser la grève des dockers qui boycottent depuis déjà trois semaines les échanges avec le Burundi.La Tanzanie a tenté en effet de placer la dispute portant sur les récents incidents frontaliers entre elle et le Burundi, dans le contexte du problème qui existe dans ce pays entre les Tutsis et les Hutus.Dans un télégramme envoyé cette semaine au général Gowon, le président Nyerere a indiqué que Ton pouvait estimer à 90,000 le nombre des personnes massacrées en 1972 au Burundi et qu'au cours des six dernières semaines les affrontements ont repris faisant des victimes.Le général Micombero a tenté pour sa part d’obtenir des Tanzaniers qu'ils déplacent tous les réfugiés Hutus des zones frontières, pour qu'ils ne puissent plus, comme Ta affirmé à deux reprises en juin le gouvernement de Bujumbura.lancer des attaques contre le Burundi.D’ores et déjà le gouvernement tan-zanien a déplacé 30.000 de ces réfugiés à plus de 300 km à l’intérieur du pays, dans des camps.Le général Micombero demandera également la reprise du travail par les dockers tanzaniens.Cette grève affecte 85 pour cent des exportations et des importations du Burundi.Les dockers ont cependant fait savoir qu’ils ne reprendraient le travail que si le général Micombero reconnaissait l'attaque du 29 juin, donnait des explications sur la manière dont elle avait eu lieu, et acceptait de payer des indemnités aux familles des 84 victimes de l’attaque.Jusqu'à présent TOUA n’a jamais voulu se mêler aux affaires intérieures du Burundi, mais il semble maintenant que le général Gowon et M.Ekangaki seraient partisans d'une pression africaine sur le Burundi pour que les Tutsis arrêtent le massacre des Hutus.BONN (AFP) - L'accord américano-soviétique sur la prévention des conflits atomiques n’entrame pas un changement de stratégie de la part de l’OTAN, a déclaré hier dans une interview à la deuxième chaîne de télévision allemande, le chancelier Willy Brandt.Le chef du gouvernement ouest-allemand qui passe ses vacances en Norvège.a ajouté que les Etats européens devaient être désormais encore “plus conscients de leur responsabilité au sein de l'Alliance atlantique”.“Cela n'entraîne pas.a-t-il précisé, qu’ils intensifient leurs efforts d'armements, et de défense, bien qu’il n’y ait aucune raison, a poursuivi le chancelier, pour croire que ceux-ci vont diminuer ”.Evoquant l’éventualité de la mise sur pied d'une force atomique européenne, Willy Brandt a qualifie cette question de “théorique".“Je ne peux me représenter une telle force, a-t-il dit.sans un gouvernement européen qui puisse en disposer’ '.Le chancelier a d’autre part estimé qu'une réforme du système monétaire international pourrait être réalisée ces deux prochaines années.Il n'y aura pas, selon lui, de guerre commerciale entre l’Europe et les Etats-Unis.“Les positions pourront se durcir de part et d'autre, a-l-il noté, les Américains essayant notamment de se placer dans une meilleure position de concurrence".A la veille de la rencontre des ministres de la Communauté à Copenhague, le chef du gouvernement de la RFA a conclu en exprimant son espoir de voir se réaliser les prochaines étapes de l’Union européenne d’ici 1980.Un raid sur un hôpital révélé par un pilote ri mi 2 chauffé, balcon, libre 1er août, ménage frais fait, plancher varathane.Tél: 274-3980 31-7-73 AIDES DOMESTIQUES DEMANDÉES Couple avec 2 jeunes enfants, cherche femme de ménage responsable avec de bonnes références.Tel 526-6051.25-7-73 AMEUBLEMENT A VENDRE i MEUBLES NON PEINTS, vendons et fabriquons.Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, bibliothèques, etc.) Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d'aubaine, 207 Beaubien est.Tel.276-9067.1-8-73 CAUSE DEPART vend canapé style Louis XV et canapé Napoléon III, 2 fauteuils crapaud.2 lits adulte, 1 réfrigérateur, 1 cuisinière.1 sécheuse.Tél.271-3943.23-7-73 ANTIQUITES DEMANDEES 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projets de recherche médicale.• Il travaillera en collaboration étroite avec les directeurs de recherche pour la planification et l'analyse de banques de données et sera l'intermédiaire entre eux et les programmeurs.Il verra aussi à l'enseignement de principes d'informatique appliquée aux statistiques.Le candidat choisi possédera une éducation universitaire au niveau du M.Sc.De l'expérience en analyse de systèmes, de préférence avec les langages COBOL et FORTRAN dans un système OS, manifestera un intérêt particulier pour la recherche médicale et parlera couramment l'anglais.De l'expérience en supervision ou en enseignement de même qu'en statistique seraient des atouts.Les candidats sont priés d'envoyer leur curriculum vitae, spécifiant le salaire désiré à : M.Duncan Thomas, Département d'Épidémiolo-gie et de Santé, 3775 rue Université, Montréal 110.Toute communication sera confi dentielle.24-7-73 HOMMES OU FEMMES DEMANDES REPRÉSENTANTS Importante maison d'édition recherche pour son 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dit pas la vérité.•- D'un verbe gai.9- Fit mal à la tête, en parlant des vapeurs.-Classes, sélectionnes.10- A toi.- Tout ce que Ton fait.11 - Souverain.- Restituer.12-Point cardinal.- Etat de ce qui est noir.Solution d’hier 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 FEMMES DEMANDEES La Société d'Accueil du Festival International de la Jeunesse Francophone recherche une SECRÉTAIRE EXÉCUTIVE Le Défi : • Seconder le Directeur Général dans toutes ses fonctions.La Tâche : • Assister aux réunions du Conseil d'Administration et en tenir les minutes.• Prendre les rendez-vous, recevoir les visiteurs.• Voir à la préparation et au contrôle des dossiers.• Etablir un système de classement.• Rédiger la correspondance.• Exécuter tout autre travail requis par les circonstances.Exigences : • Culture générale étendue.• Excellent français parlé et écrit.• Présentation soignée.• Capacité de travailler sans surveillance et sous pression.• Sens des responsabilités développé.• 2 ans d'expérience dans un poste similaire.Lieu de travail : Québec.Durée du contrat : 14 mois Salaire : entre $7,500 et $9,300 annuellement selon les qualifications et l'expérience.Faire parvenir curriculum vitae incluant numéro de téléphone à / attention de : Mme Micheline Lemire C.P.340 Québec 4 GIR 4D8 24-7-73 HOMMES OU FEMMES DEMANDÉS OPÉRATEUR(TRICE) DE DUPLICATEUR Le Centre Berthelet Inc.recherche un(e) opérateur(trice) à temps régulier pour le service de reproduction sur duplicateur.Fonctions : — Opération du duplicateur photographique.— Au besoin exécution de montages graphiques et reliures.Une attention particulière sera accordée aux candidat (tes) qui pos- ^ sèdent une bonne connaissance de la dactylographie et une expérience pertinente.Traitements : — Selon les normes du ministère des Affaires sociales.Prière de communiquer avec: Le Service du Personnel Centre Berthelet Inc.8029,83e Avenue Montréal 478 24-7-73 H A Vit LE PETIT ROBERT.PAS DE PROBLÈME 24-7-73 ülaHii 9 10 11 12 4 5 6 7 8 1 2 3 \ 10 • Le Devoir, lundi 23 juillet 1 973 ¦ mode Au moment où s'ouvre à Pa ris la semaine des grandes collections d'hiver, les toutes dernières créations de Givenchy Nouvelle Boutique sont déjà en vente à Montréal, à La Baie.Voici, aux couleurs de l'automne, deux modèles d'allure classique et faciles à porter.À gauche, le chandail, le gilet et le bonnet en jersey jacquard laine et acrylique, fond marine à motifs moulins rouge, vert et jaune.Jupe plissée en étamine de laine et foulard en soie assorti.Bijoux indispensables cet autom-indispensables cet automne: les bracelets or et argent.À droite, le tailleur pantalon en lainage prince de galles noir, blanc et rouge.La veste ceinturée, à col tailleur, est à double boutonnage.Le chemisier est en toile de laine rouge.¦A S La Fédération des journalistes L'unité mobile réclame un geste énergique d'ophtalmologie du CRTC dans l'affaire CKRS reprend la route La Fédération professionnelle des journalistes du Québec vient de demander une intervention rapide et énergique de la part du CRTC dans l’affaire CKRS.Une enquête de la FPJQ.échelonnée sur une période de plusieurs semaines, révèle que l'information régionale diffusée par le poste CKRS de Jonquières, depuis le début du conflit le 19 janvier dernier, a atteint un degré de détérioration encore jamais égalé "L’Echo Abitibien” et ' L’Union de Victoriaville” se sont mérités “ex-aequo” le titre d'hebdo de l’année, catégorie A (gros hebdos), de la part de l’Association des hebdos du Canada français qui tenait son congrès en week-end à Vancouver.Dans la catégorie B (hebdos moyens», le titre est allé au "Citoyen” d’Asbestos et dans la catégorie C (petits hebdos), au lors d'un conflit de cette nature au Québec.Le rapport d’enquête de la FPJQ, présenté au président du CRTC, M.Pierre Jumeau, révèle notamment que CKRS m'accorde à peu près plus aucune couverture directe à l’actualité régionale au Sa-guenay-Lac St-Jean.CKRS a plutôt adopté une politique de ’’plagiat” des autres média d’information de la région, CKRS boycotte systématiquement toute information de na- "Franco-Albertain”.Des mentions honorables ont été décernées en outre (catégorie A) à "La Parole” de Drummondville, au ’’Courrier” de St-Hyacinthe, au "Progrès-Dimanche", à "L’Echo du Nord ”, à “L’Ar-genteuil”, à "La Voix métropolitaine”, à ”L’Horizon-L’Action populaire", au “Canada français" et au’’Citoyen".ture syndicale.Par contre, le poste met l’emphase dans ses bulletins de nouvelles sur la position patronale dans le conflit en cours.CKRS attache tellement peu d'importance à l’information que les bulletins sont enregistrés parfois plusieurs heures avant leur diffusion,” Ces- quelques faits, ainsi que de nombreux autres contenus dans le rapport d'enquête, démontrent clairement, déclare la FPJQ, que CKRS n'offre plus les services auxquels la population du Saguenay-Lac St-Jean est en droit de s'attendre.Le CRTC, affirme la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, ne peut continuer à endosser plus longtemps une telle situation en pratiquant une politique du silence, et ce, malgré les appels répétés qui lui ont été adressés par plusieurs organismes.La FPJQ a manifesté une vive inquiétude devant l’absence de critères qui devraient régir les politiques d’information de radiodiffu-seurs privés.Et le cas de CKRS, déclare la FPJQ.en est la meilleure preuve.L'unité mobile d'ophtalmologie sillonnera de nouveau les routes de la Gaspésie cet été, offrant des services spécialisés aux gens d’une région où il existe une pénurie d’ophtalmologistes.Grâce à un don de $8,000 des Canadiens' de Montréal, le projet, qui, le printemps dernier, avait été menacé de disparaître est de nouveau possible.L’Association des ophtalmologistes du Québec et la Fédération des spécialistes médicaux du Québec ont fourni les huit autres milles dollars nécessaires à la remise en marche du projet.L’unité mobile, qui appartient à la division montréalaise de l’Institut national canadien pour les aveugles, avait permis d’établir, l’an dernier, que plus de 60% des personnes qui avaient profité de ses services avait un trouble ou un autre aux yeux.La roulotte devait reprendre la route en avril dernier, mais le gouvernement provincial, qui avait l'an dernier donné les $16.000 nécessaires, a refusé de le faire cette année, alléguant ue l’unité ne fournissait pas es services adéquats.Cet argent sert à couvrir les dépenses d'opération de l’unité mobile ainsi que les salaires de l’infirmière et du chauffeur.Un spécialiste des yeux examine les patients et les réfère, selon le cas, à un optométriste s’ils ont besoin de lunettes, ou à un médecin s’ils souffrent d’une maladie des yeux.L’unité mobile entreprendra sa tournée en partant de Saint-Pascal de Kamouras-ka.Elle fera le tour de la Gaspésie d’ici le début d'octobre pour se rendre ensuite dans la région de l’Abitibi où elle séjournera un mois.Entente CSN-Anjou La municipalité d’Anjou vient de signer une nouvelle convention collective de travail avec ses employés affiliés à la CSN.Cette convention, d’une durée de deux ans, est rétroactive au 1er janvier 1973 et comporte des augmentations de salaires de 6.5% pour l'année 73 et pour l’année 74, ainsi qu’un nouveau programme de services marginaux.U y a deux hebdomadaires de l'année: "L'Echoabitibien” et "L'Unionde Victoriaville'' Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres AVIS Avis est donné par ces présentes conformément aux dispositions de l'article 15711) du (ode Civil de la Province de Québec, que le contrat de vente, cession et transport exécuté le 12 juillet 1973 à ( anadian Affiliated Financial Corp.de toutes les créances présentes et futures, payables à Parti May Dress Corporation a été enregistré au Bureau d'Knregistrement pour la Division d'Knre-gistrement de Montréal le 13 juillet 1973, sous le numéro 2444955.Le 17 juillet 1973 Canadian Affiliated Financial Corp.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des divorces) No: 12-031614-73 DAME HELENE DAI M FRY.commis de bureau, épouse séparée de biens d'Emilien Veilleux.résidant à 3512.Durocher.ville et district de Montréal.Requérante -contre- EM1LIEN VEILLEUX.journalier, autrefois des ville et district de Montréal, maintenant de lieux inconnus, Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé EMILIEN VEILLEUX est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la première publication.Une copie de la REQUETE EN DIVORCE.a été laissée à la Division des Divorces de Montréal à son intention.Prenez de plus avis qu à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de Divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous.Montréal, le 18 juillet 1973.WILFRID LEFEBVRE REGISTRAIRE ADJOINT Mes Ogilvy.( ope & Assoc's Edifice de la Banque Royale Place Ville Marie Montréal 113 Avocats de la requérante a Hydro-Québec APPEL D’OFFRES AMR-73-10256 pour 10h30a.m.heure de Montréal mardi 14 août 1973 Postes St-Laurent et Laurentides.FOURNITURE ET INSTALLATION DE PLATEFORMES ET RIDELLES AVEC GRUES HYDRAULIQUES DE 8 TONNES AVEC MAT ARTICULE.Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu gratuitement.Ju lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30 p.m.à l'endroit suivant: Direction des Contrats Bureau n 809 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal 128, Qué.Canada Un dépôt de soumission au montant de TROIS MILLE DOLLARS ($3.000.) chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l’Hydro-Québec et remboursable sous conditions doit accompagner la soumission.Dans le cas d'une soumission partielle, ledit dépôt doit être d'un montant égal au multiple de $1,000 le plus proche de dix pour cent (lO^o) de la somme totale de la soumission.toutes taxes incluses, jusqu'à concurrence du montant ci-dessus.Seules les personnes, sociétés.compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de l'Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Lesco-secrétaires B LAÇASSE - W.E.JOHNSON Montréal, le 10 juillet 1973.CANADA PKOYIMK l)M;lKBI.( DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE NO: U2.013X5:(.7J VILLE DE LAVAL, corporation légalement lonstituéc ayant son siege social à Laval, district de Montréal.demanderesse -eontre- (i.ASPARE Si RDI.domicilié à 63 Boon, Toronto.Ontario.défendeur -et- LE REt.lSTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREtilSTREMEN I DE LAN AL.mis-en-cause IL EST ENJOINT a GASPARE si RDI a l intention duquel une copie du bret et de la declaration a été laissée au greffe de cette lour, de comparaître dans un délai de trente i:M)i jours.Montreal, le 18 juillet 1973 CLAUDE DUFOUR GREFFIER ADJOINT Mes I.anthier& Dagenais 242 Boul.Ste-Rose Ville de Laval Avocats de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE NO: 02-012188-73 RENE MULLER, propnetaire de taxi demeurant a 3620 Ridgewood Avenue, app 701.ville et district de Montreal demandeur -contre- l LAIDE WA fl ER, demeurant autrefois a'2 5219 Laurendeau, ville et district de Montréal.maintenant de lieux inconnus.défendeur IL EST ENJOINT à CLAUDE WAITER à l'intention duquel une copie du bret de la déclaration a été lais>ée au grelîe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30i jours.Montréal, le 11 mai 1973 JAC QUES PERRON GREFFIER ADJOINT Me Jon Kosorwu h suite 1204 1255 University Montréal Avocat du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 05-007555-73 BANQUE CANADIENNE NATIONALE, cor poration légalement constituée, ayant son siège social dans les ville et district de Montréal.demanderesse -contre- ANTOINE JEAN, autrefois domicilié à 3297.Donald.Fabreville.Laval, district de Montréal.maintenant de lieux inconnus.-et- DAME MARIE GRAZUNO.de lieux inconnus.défendeurs IL EST ENJOINT à ANTOINE JEAN ET DA ME MARIE GRAZIA.NO à l'intention desquels une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30> jours.Montréal, le 17 juillet 1973 CLAUDE DUFOUR PROTONOTAIRE ADJOINT Mes Laprade& Assoc's 500 Place d'Armes Montréal Avocats de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 05-009101-73 THERESE RI VEST, des ville et district de Montréal.demanderesse -contre- MARCEL LEDOUX, de lieux inconnus.défendeur IL EST ENJOINT à MARCEL LEDOUX a l'intention duquel une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente
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