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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1973-08-18, Collections de BAnQ.

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L'éducation des adultes, une mode, une nécessité ou un luxe?la dgea explique.3 la voix de f expérience.4 une politique en virage.5 un livre utile .6 le rôle de la bibliothèque.7 des visions de l'intérieur .8 le train en marche.9 l'enseignement programmé .W trois qui sont passés par là .11 Multi-Média.12-13 les organismes bénévoles.14 réflexion sur l'éducation .15 les CO F! .17 la formation professionnelle.18 Radio-Québec .19 à l'université .20 au cégep .21 les SE AP AC .22 les groupes populaires.23 quelques statistiques.24 En prison.25 Langue seconde .27 L’université "ouverte''.28 Orientation .30 Le secteur professionnel .31 * ¥ • Le Devoir, tamedl 18 août 1973 supplément éducation GARNIER-FLAMMARION Anthologie poétique française 153 • Moyen Âge T.1.154 - Moyen Age T.2.45 - XVI Siècle T.l.62 - XVI Siècle T.2.74 - XVII Siècle T.l.84 - XVII Siècle T.2.101 - XVIII Siècle h h •fini h* rie* rr M!«M fMIM MJM * \ ^ U r NI X 1 le Ivs duns la va II ta mwwv 3 - Eugenie Grande! 40 - Le Médecin de cam pagne 48 - Une fille d'Eve 69 - La Femme de trente ans 98 - Le Contrat de mariage 107 - Illusions perdues 112 - Le Père Goriot 135 - Le Curé de village 145 - Pierrette 165 - Le Curé de Tours 175 - Splendeurs et Misères des courtisanes 187 - Physiologie du mariage 224 - Les Paysans 242 - La Peau de Chagrin 7 - Les Fleurs du mal et autres poèmes 89 - Les Paradis artificiels 136 - Petits poèmes en prose 172 - L'Art romantique DHIMKOr J art [lies le fataliste c, v» i 3 BAUDELAIRE LES FLEURS DU MAL et autres poèmes 22 - Salammbô 42 - Trois contes 86 - Madame Bovary 103 - Bouvard et Pécuchet 131 - La Tentation de Saint-Antoine 219 - L'Éducation sentimentale rcumiRT illaihum i1üpy ts m misérables La collection de poche la mieux adaptée aux besoins des professeurs et des étudiants 53 - Entretien entre d'Alembert et Diderot 143 - Le Neveu de Rameau 164 - Entretiens sur le fils naturel 177 - La Religieuse 192 - Les Bijoux indiscrets 234 - Jacques le Fataliste 252 - Lettre sur les aveugles 59 - Quatre vingt-treize 113 - Les Chansons des rues et des bois 125 - Les Misérables T.1.126 - Les Misérables T.2.127 - Les Misérables T.3.134 - Notre-Dame de Paris 157 - La Légende des siècles T.1.158 - La Légende des siècles T.2.176 - Odes et Ballades -Les Orientales 185 - Cromwell 235 - Les Feuilles d'automne GARItm:?! RASVlîVIAFSîOhJ $ 3 SC 33 - Oeuvres complètes T.l.41 - Oeuvres complètes T.2.54 - Oeuvres complètes T.3.MOLIERE ŒUVRES COMPLÈTES Ul « MiNAMHRm i.S MCDWIN MAlOUf un Wfincftm .MSTOHAIR Cü.MIOl'E U: sif.i: :6N .AMRHPÏÏON (¦FORCE ItoNUiX l AVAEC MONMCl » DF KMIirMVtiXM'.&mwm S MADAME DE LAFAYETTE % LA g PRINCESSE g DE r- CLEVES S LA BRUYÈRE < LES CARACTÈRES précédé!: dcî (jracticcs de Tucyphraxie ta nmmmtitfu mmmt mumm Hmmmmm 3 WfhJWfL^) 1 c.mmtm Flammarion^ MM 1 il 1 IIMIIMLI OARNtFR Z O S Gtx'lhe lu et Km mmmjMMmK Qmmm vumtmmnm ; |montaignel ; nùmmmm4 mmmn sSif ï:;;: s-:: mmm mmm fummarson DOSTOÏEVSKI .POURQUOI [gJJ EST-ELLE LA POCHE SUR LE MARCHÉ?MEILLEURE COLLECTION DE Aucune collection d,e poche n'a atteint la perfection de GF pour les introductions, la présentation, la typographie et la qualité du papier.GF est une collection luxueuse qui sé vend moins cher que la plupart des collections de poche.GF GF GF GF GF vous offre une chronologie détaillée, une introduction faite par un 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Latin-Français 124 - Dictionnaire Français-Latin * GARNIER-FLAMMARION ©ARNJg» FüfMMftSaON •'••FAWC a eu des contretemps malheureux le pr ojet court n'a pas comme tel subi de rélicences du gouvernement québécois Le projet fut d’abord autorisé par 1 exécutit oc Multi-Média.à Montréal, par I cmiennse de son Comité des objectifs et des conte nus.Le rôle de ce comité est principalement nécessaire en cas de pouisuites éventuelles après la diffusion des emissions.Néanmoins, le principe même d’un tel comité chicote les animateurs de Multi-Média dans le Nord-Ouest, puisqu'en somme, il s'agit d un organisme éventuel de censure, même si.en pratique, aucune diffrcuiié ne s'est manifestée.Un des problèmes majeurs de Multi-Media demeure tinalement le paradoxe même de son existence.Il s'agit d'un organisme gouvernemental dont la tâche est d amener les gens à connaître et à partager leurs ressources humaines Les fonctionnaires de Multi-Média sont des fonctionnaires rémunérés par l'Etat, et leur travail consiste à être plutôt fonctionnaires des défavorisés.F lus Multi-Média deviendra un organisme populaire, moins il sera un organisme gouvernemental Si les animateurs de Multi-Média deviennent carrément au service des gens ordinaires, comment pourront-ils encore servir le gouvernement.principalement si les exigences des deux groupes d'intérêts diffèrent?Un phénomène de rejet est inévitable dans la mesure ou Multi-Média jouera pleinement son rôle, passant d'une affaire de gouvernement à une affaire de gens.La région du Nord-Ouest québécois risque d’être la première à en faire la preuve.M Gilbert est directeur adjoint de l’information à Radio-Nord.Rouyn.Un événement majeur dans le domaine de la coopération éditoriale franco-canadienne : Edi-Québec et France Expansion présentent leur premier répertoire bibliographique spécialisé.REPERTOIRE DES LIVRES ET MATERIELS D ENSEIGNEMENT DISPONIBLES ro." ia pi e ncore v-s un ouvrage réunissant i ensemble des livres et materiels d enseignement publies dans tous les pays francophones .¦ actuellement disponibles - de in maternelle aux premières ee pe i\ nseig - " eut universitaire Chaque inn au mateeels présenté et décrit selon les nonnes retenues pour F lancophonie-Edition.fait l'objet d un classement multiple • auteurs, • titres, • matières, • niveau d’enseignement.Haul en etro te liaison avec les professionnels du livre ,i ¦ .1- : Fr i" -ohome cet ouvrage permet : ts a,, b nliothv .aires et aux libraires • de disposer immédiatement de toutes les mîoimdtions dont ils ont besoin sur un ouvrage, son éditeui et son diffuseur, • d avoir une vue d'ensemble sur tout ce qui existe actuellement aor un sujet et pour un niveau d’enseignement déterminé.Un tort volume b X 28 de büt) pages.comportant un index des éditeurs et de leurs diffuseurs : broché.80,00 F - $18,00 -relié .100,00 F - $22,00 Initiation aux métiers d’art du Québec Pour la rentrée scolaire 6 nouveaux titres ; vV.-" 7 La tapisserie murale 8 L’orfèvrerie 9 L’eau-forte en couleurs 10 La fonderie expérimentale 11 Le tissage de basse-lisse 12 La bijouterie Mariette Rousseau-Vermette Jean-Guy Monette Robert Savoie André Fournelle Lucien Desmarais Michel Lacombe Brochure et dépliant $3,95 Jeu de 40 diapositives $27.00 (taxe incluse) LUI üUFBEu ndb -mi rue Shmbnioke Iviuntréul 132.Québec lel (b14) 8494856 FRANCE EXPANSION 336.lut i»- • Hono-e.75001 Pans-lé! 260 32 09 Placez dès maintenant votre commande chez votre libraire habituel.Editions Formart, inc.T * XIV • Le Devoir, samedi 18 août 1973 supplément éducation ENSEIGNEMENT COLLEGIAL par Jules BERGERON Antoni BOULET Jean-Chartes CASTONGUAY Pierre MONCEAU LES STRUCTURES DE LA LANGUE ANALYSE LINGUISTIQUE PROGRAMMÉE 2e édition, revue et corrigée • un manuel de français qui traite de tous les aspects du langage, ainsi que du franco-canadien • un cours programmé qui favorise l’individualisation de l’enseignement • un ouvrage qui présente des exercices variés et des sujets de travaux Les organismes bénévoles: moyen d'éducation authentique Distribution exclusive: Éditions F ides 245 est, Dorchester, Montréal en vente au prix de $5.75 les éditions lingua inc.Case postale 176 Succursale Youville Montréal 351, Qué.Tél.: 721-3778 AU SERVICE DES ORGANISATIONS LE CENTRE D'ORGANISATION SCIENTIFIQUE DE L'ENTREPRISE CASIER POSTAL 1567 SUCCURSALE "B" MONTREAL 110,P.Q.TÉL.:514-866-5393 Nous offrons des programmes de formation sur mesure.Nous vous aidons à identifier vos besoins réels de formation des cadres; avec vous, nous élaborons et réalisons un programme intégré de formation; nous en évaluons ensemble les résultats AU SERVICE DES CADRES ADMINISTRATIFS Nous offrons toujours nos sessions spécialisées de formation dans les diverses techniques modernes de gestion.Par l'expérience de notre personnel et nos contacts permanents avec le milieu industriel, public et para-public, nous vous offrons du matériel sans cesse renouvelé et pragmatique.MANAGEMENT: Formation administrative des cadres, Relations Humaines, Direction par Objectifs, P.P.B.S., Solution Créative de Problèmes .GESTION DU PERSONNEL: Evaluation des Emplois, Administration des Salaires, Relations Patronales-Syndicales, Prévention des Accidents .MÉTHODES & MESURE DU TRAVAIL: Chronométrage, AATM-1 - 1 - 3, Etude des Méthodes et Procédés, Implantation, IDEALS Concept .PLANNING & CONTRÔLE DE LA PRODUCTION: C.P.M., Planning et Contrôle de la Production, Gestion des Inventaires, Contrôle des Coûts, Gestion de l'Entretien .CONTRÔLE DE LA QUALITÉ: Programme complet développé avec l'American Society for Quality Control et le Chapitre de Montréal dudit organisme.mmm S- .f fiwcufc A&x'rt Angm IMIIATUM À rtnwvoMit POLITIQUE OUEQSC a: ai a INITIATION À L ÉCONOMIE POLITIQUE par François-Albert Angers (5e édition, renouvelée) t.l: Initiation à la vie économique.$5.00 t.2: Initiation à l'analyse économique.$6.00 Collection "Bibliothèque économique et sociale" FERNAND OUELLET prn* : * ifl.Prix du Gouverneur général du Canada 1972 HISTOIRE ÉCONOMIQUE DU QUÉBEC 1851-1896 par Jean Hamelin et Yves Roby XXXVII - 436 pages.Relié $10.00 — ouvrage complété par — ATLAS D’HISTOIRE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE DU QUÉBEC 1851-1901 par Jacques Letarte $4.00 Collection "Histoire économique et sociale du Canada français" dJCUOJ le h pliec: QUELQUES OUVRAGES DEBASE SUR LtCONOMIE QUÉBÉCOISE ET SON HISTOIRE HISTOIRE ÉCONOMIQUE ET UNITÉ CANADIENNE par Albert Faucher XXIX - 296 pages.Relié.$8.00 Collection "Histoire économique et sociale du Canada français" HISTOIRE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE DU QUÉBEC 1760- 1850 par Fernand Ouellet 2 volumes.639 pages.Collection "Bibliothèque canadienne-française" (série "Histoire et Documents") Chacun: $2.95 LES EDITIONS 245 est, boul.Dorchester, Montréal 129, P.Q.Tél.: 861-9621 QUÉBEC EN AMÉRIQUE AU XIXe SIÈCLE fssai tur les caractères économiques de .a Laurentie par Albert Faucher.247 pages.Collection "Histoire économique et sociale du Canada français" Relié: $6.00 E1 Le part et le rôle des organismes bénévoles dans l’éducation permanente sont sûrement les plus méconnus et les plus difficiles à analyser.Cela est dû, sans doute, au caractère peu structuré et peu normatif de ces organismes par rapport à celui des organismes publics et para-publics dans le même domaine.Les quelques réflexions que nous livrons au lecteur visent à encourager l’adulte à participer lui-même à ce vaste mouvement d’éducation permanente véhiculé par les organismes bénévoles.Nous désirons souligner le rôle particulier de ces organismes et attirer l’attention sur une série de mesures positives que les pouvoirs publics pourraient être amenés à adopter afin de favoriser l’éclosion naturelle de ce mouvement populaire aux formes les plus diversifiées.Pour nous, d’ailleurs, les organismes bénévoles ne sont rien d’autres que des citoyens se groupant ensemble pour agir en vue d’objectifs communs.Il y a sûrement lieu, au point de départ.de cerner d’un peu plus près la nature même de l’organisme bénévole.La grande majorité des organismes bénévoles sont structurés selon la troisième partie de la Loi des Compagnies et appelés communément “organismes sans but lucratif’’.Ils sont administrés et dirigés par un groupe de bénévoles qui, pour ta très grande majorité, consacrent leur temps de loisir a cette fin.Un certain nombre d’organismes, de taille, plus restreinte et moins connus publiquement, fonctionnent sans structure légale officielle.En matière d’éducation permanente, il faut s’éloigner considérablement de la notion d’une éducation académique et utilitaire pour découvrir la présence active des organismes bénévoles dans le cadre du processus éducationnel de la personne humaine.S’il ne s’agit que des réalisations de ces organismes vis-à-vis la collectivité, il faut, à tout le moins, parler déjà d’éducation et de culture populaires, comme on le verra plus loin.Mais il y a beaucoup plus.Il est également de la plus haute importance de considérer la participation volontaire de l'individu au fonctionnement d’un organisme bénévole comme un moyen privilégié d’éducation ermanente à la disposition des adultes, es initiatives et les responsabilités qu’un bénévole est en mesure de prendre à l'intérieur d'un organisme de son choix lui permettent souvent de faire les apprentissages les plus précieux de l'âge adulte.Ce que nous venons de dire s’appuie, avant tout, sur cette conviction que l'éducation permanente est essentiellement un processus de participation personnelle et consciente de l'individu à l’apprentissage de la vie humaine selon toutes ses dimensions.Et cette action de l’individu sur lui-même, le rendant apte au changement et à l’évolution, suppose une atütude fondamentale de créativité, de recherche, d’expression libre et personnelle.C’est le cheminement de la personne vers une vie de plus en plus consciente et autonome, condition d'une action sociale axée sur le changement et le développement collectif.A ce niveau, il nous apparaît superflu de distinguer entre éducation permanente et loisir, à moins de se rabattre sur ce concept d'éducation de type académique auquel nous faisions allusion plus haut.Ce serait, à notre avis, restreindre grandement la fonction de l'éducation chez l’être adulte.Jusqu’à maintenant les organismes bénévoles se sont formés et structurés d’une part sur une base communautaire, à partir de l'appartenance géographique, sociale ou ethnique.Nous rencontrons ainsi les organismes paroissiaux, de quartier ou répondant à une collectivité particulière.D’autre part, un nombre tout aussi imposant d’organismes regroupe des individus, soit par groupes d'âges, tels les clubs de l’Age d'Or, soit par milieu institutionnel.soit par centre cl interet: activités sportives ou artistiques, voyages, hobbies, etc.Par incidence, nous soulignons ici le rôle nouveau et non négligeable que jouent au niveau de l’éducation des adultes, un nombre important de projets subventionnés dans les programmes Perspectives Jeunesse, Initiatives Locales et Horizons Nouveaux.Certains projets sont carrément orientés dans le sens de l’éducation populaire.Sans être des organismes bénévoles, les groupes qui les animent en possèdent souvent les caractéristiques fondamentales.D’une façon traditionnelle, les organismes bénévoles font oeuvre d'éducation, en offrant à leurs membres ou aux groupes qu'ils desservent des cours dits de culture populaire, des stages de formation dans une activité ou une discipline donnée, des cliniques d’information, etc.Parfois l'organisme bénévole agit avec une initiative et une autonomie complètes.Il embauche lui-même ses professeurs pour offrir des cours d'artisanat, de peinture, de musique, de danse, autant que de judo ou de patinage artistique.Il organise des visites industrie, es.des voyages ou invite des conférenciers.Souvent, aussi, l’organisme bénévole agit de concert avec les services municipaux de loisirs ou les services d'éducation permanente des commissions scolai- Ce texte a été rédigé par une équipe de recherche du Service régional des loisirs de Montréal (SLM).res.La C.E.C.M.à Montréal, permet aux organismes bénévoles de profiter gratuitement d’un éventail très étendu de cours de culture populaire, de la couture à la mécanique automobile en passant par la psychologie des adolescents et les problèmes légaux du citoyen.Ce contexte éducatif permet à l’adulte, sous la forme du loisir, de poursuivre son apprentissage culturel.Nous insistons d’abord sur le fait au’à l’intérieur des organismes bénévoles.ce sont les individus eux-mêmes qui détiennent le contrôle sur les processus de décision.Ensemble ils choisissent les modalités d’action qu’ils identifient en fonction de leurs besoins réels.Ceci constitue, en soi, un véritable processus d’auto-éducation et rejoint d’emblée le véritable sens de l’éducation permanente.C’est là, en définitive, que l’organisme bénévole réalise son rôle propre et sa nature fondamentale.L'organisme bénévole permet donc aux individus d’évoluer individuellement et collectivement en fonction des motivations les plus diverses.Certaines de ces motivations vont directement dans le sens d'une recherche du développement de la personnalité, d'autres visent le service à autrui en relation avec l’éducation des adultes risque de passer pour inefficace aux yeux du technocrate.Il utilisera les arguments classiques de la non-continuité dans l’action, l’absence de personnel permanent, la difficulté de mesurer et d’évaluer la pertinence de l’action des organismes bénévoles pour douter de la qualité de leur travail.Si le fonctionnaire en arrive à porter un tel jugement de valeur sur le rôle de l’organisme bénévole au plan de l’éducation, c’est qu’à notre avis, il conçoit un programme d'éducation pour adultes en fonction d’une efficacité et d’un pseudo-rendement définis, avant tout, par des objectifs d’ordre administratif plutôt que d’éducation véritable.Le besoin du contrôle l’emporte de beaucoup, dans ce contexte, sur la confiance en la personne.Ceci nous amène à parler des rapports qui existent entre les divers niveaux de gouvernement et les organismes bénévoles.Plusieurs ministères provinciaux et fédéraux y sont impliqués, le ministère de l'Education étant au premier plan.Plus près des gens, les commissions scolaires, par les services d’éducation permanente surtout et les municipalités par leur service de loisirs sont en interrelation avec les organismes bénévoles.On peut s’interroger sur la place qui est faite aux organismes bénévoles dans les politiques et les programmes de ces institutions publiques vis-à-vis le processus d'éducation permanente.D’une façon générale, nous constatons que les programmes d’éducation pour adultes proposés par les institutions publi- ou l’apprentissage du travail en équipe, la rencontre et l’échange avec d’autres individus, l’acquisition de connaissances concernant un milieu ou les structures de participation.Pour certains, il s’agit, bien sûr, d’une étape avant de passer à un engagement professionnel, social ou politique officiel.Ce qui nous semble à retenir à travers ce phénomène, c’est que les individus considèrent les organismes bénévoles comme un moyen de participation authentique à leur développement individuèl et au développement collectif.En ce sens, l’organisme bénévole offre l’avantage d'une structure souple, à la portée des gens ordinaires, justement parce que ce sont eux qui peuvent décider et choisir les conditions et les modalités de leur action.La multiplicité et la variété des organismes bénévoles - il en existe des milliers au Québec dans le seul domaine du loisir - sont la preuve de la capacité qu'ils possèdent d’apporter des réponses aux besoins réels d’expression des individus.Les motivations mentionnées plus haut sont reliées directement aux objectifs véritables de l’adulte face à l’éducation, c’est-à-dire, être en mesure d’identifier ses propres besoins et pouvoir choisir les moyens d'y répondre en conformité avec les aspirations de sa per-sonnalité, en un mot s'auto-éduquer.Nous sommes persuadés que, dans notre société moderne, l’organisme bénévole est le lieu privilégie de l'auto-éducation.Nul doute qu'il constitue, par sa souplesse et son dynamisme, un des piliers de l’éducation permanente dans une société moderne de plus en plus complexe et étouffante pour la personne humaine.L’adulte peut, plus qu'en toute autre structure, s’y sentir son propre maître, son propre pédagogue.L'image que nous venons de présenter du rôle des organismes bénévoles Photo, Collège Ahuntsic ques sont loin de favoriser un apprentissage basé sur la créativité, l'expression libre et la recherche autonome de la part des individus.On se contente trop facilement d’appliquer au niveau de l'educaüon permanente les mêmes modèles utilisés dans le système d’éducation pré-adulte.Il n’est pas étonnant qu'on ait développé envers les organismes bénévoles une méfiance très marquée étant donné que la spontanéité y a beaucoup plus libre cours.Cette attitude repose peut-être sur un manque d’imagination ou sur un défaut de confiance envers les aptitudes des individus eux-mêmes, mais aussi, ce qui est plus grave encore parce que plus profond, sur la peur de permettre une participation massive des citoyens au processus de l'éducation, dans le cadre des organismes bénévoles.On peut se remémorer ici les problèmes suscités par la création du programme Multi-Media et les oppositions soulevées par l’attitude rigide de l’Etat dans ce cas.Les seules mesures adoptées, jusqu'à date, permettant de favoriser l’action des organismes bénévoles se situent au chapitre des subventions.Encore faut-il en comprendre le sens et ne pas oublier les restrictions et les difficultés que ces subventions imposent aux organismes comme l’a souligné clairement l’Institut Canadien d’Education des Adultes dans un rapport récent au sujet du financement des organismes d'éducation populaire.Les organismes bénévoles ne sont pas foncièrement envisagés par les pouvoirs pubbcs comme de véritables partenaires en éducation permanente.Au plan de l’utilisation de tous les équipements scolaires.du niveau élémentaire jusqu'à l universitaire.aucune place n’est prévue pour eux dans l’organisation du système.sauf de rares exceptions.Les organismes communautaires de loisirs Suite é la page XXIX supplément éducation Le Devoir, samedi 18 août 1973 • XV L'éducation permanente à travers le Québec ¦¦ A la régionale Provencher, à Nicolet, on a recours â la télévision pour l'enseignement aux agriculteurs.Ces cours portent notamment sur la gestion de ferme et la production animale.(Photo CSR Provencher) Éducation et société québécoise BEAUCOUP PLUS QUE 12,012 se sont inscrits à nos cours, depuis 1940 VOUS DEVINEZ POURQUOI ?Raison: une méthode simple et efficace; des professeurs compétents; une ambiance toujours agréable; des avanttages appréciables.L'ESPAGNOL ou L'ITALIEN grâce à 25 cours d'une heure et demie chacun à un prix très raisonnable.DÉBUT DES COURS: 18 et 20 sept.à deux endroits 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[Education, mais il s exerce seulement au niveau des "Maisons d’Enseigne-ment ’ avec des personnes qui se définissent comme des "Enseignants".Ce terme d’enseignement (enseignement catholique ou protestant, collège d'enseignement généra! et professionnel — CEGEP.Corporation des enseignants du Quebec, etc.) semble avoir été choisi par le subconscient de notre peuple pour designer le produit tel qu il est: L’enseignement se donne aristo-cratiquement (du haut vers le bas), l’enseignement se veut encyclopédique (tout ce que l’enseignant issu des universités et collèges sait, et tout ce que l’enseigne doit recevoir, de la maniéré choisie par 1 enseignant), l’enseignement se veut historique (les matières, mon Dieu, quel mot! enseignées feront suivre à ( enseigné tout le processus historique, avec ses erreurs et ses culs-de-sac, de la pensee de 1 humanité dans un domaine artificiellement découpé du domaine des connaissances), l'enseignement se prouve par un diplôme qui indique seulement que l’enseigne a subi un examen dont il est sorti proportionnellement vainqueur a la satisfaction de ceux qui lui dispensèrent cet enseignement.Enfin, à tous les niveaux (universitaire, collégial, secondaire, élémentaire) I enseignement se veut identique a lui-meme.par les méthodes et le découpage des connaissances.Les niveaux sont des masses de connaissances, pyramidees du simple au complique (doctorat) et prouvées par des pyramides de diplômes.Mais si l’on doit reconnaître un arbre a ses fruits, quel est donc cet espece d arbre qui nous donne des enseignes qui ne manient qu aver difficultés leur langue maternelle, qui "traduisent des cléments de leur langue en une langue seconde qui tait pourtant partie de leur environnement, et dont la pauvreté d’idees originales na d'égale que l allergie a la lecture et surtout à 1 écriture.Et ceci a tous les niveaux d’enseignement atteints! Combien de diplômés universitaires sont incapables d exprimer les données d’un problème.de taire la synthèse du problème et de présenter de manière convaincante leur jugement et leurs recom- mandations dans un rapport.Et lorsqu ils réussissent a produire un texte, celui-ci se caractérise par un vocabulaire prétentieusement hermétique au commun des mortels, dans des phrases que Proust ne saurait renier quant à la longueur - une phrase, une page - et dont le lecteur se devra de compter les negations pour savoir si l’auteur est pour ou contre le projet.Un auteur se pose la question "L Ecole est-elle destinée a transmettre 1’heritage culturel au plus grand nombre possible?C'est la these traditionnelle.: elle conduit l ecole a rester en tait le lieu de la sélection d u-ne elite.Ou bien, l ecole a-t-elle pour mission d apporter a tous, les moyens d’expression et l'outillage mental nécessaires a [insertion active dans la collectivité, de preparer un processus d'éducation permanente et de promotion sociale toujours ouverte.(et de) lormer les hommes dont a besoin une société de promotion, des hommes autonomes, capables d’initiative et responsables?' "Certes, il existe une these révolutionnaire romantique, qui consiste a éluder l'analyse critique concrete du système d'enseignement, tant que la "Revolution n’est pas accomplie, sous prétexte qu aucun changement du système éducatit ne peut être envisagé en dehors du changement de la société toute entière .Mais si l’on regarde quel système d enseignement les pays "révolutionnaires ont instauré, on s'aperçoit que leur système est le meme que le nôtre à quelques "matières" près, telles que le dogmatique "matérialisme historique", "Les techniques de la révolution permanente , une "sociologie partisane", "un art démocratique populaire figuratif" et il y eut même une "théorie non-men-délienne de l’hérédité!!.".Révolutionnaire, peut-etre par la clientele élargie, ce système d enseignement ne l'est guere dans les méthodes."L inadaptation de l’école aux besoins reels du monde contemporain est un phénomène mondial".’ Ni les institutions, ni le système de tormation des maîtres, ni les contenus des programmes d enseignement, ni les méthodes, étroitement assujeties a un système officiel et centralise de normes pédagogiques et de contrôle de renseignement, n ont pu être moditiés par l’évolution de la psychologie experimentale et des sciences de ( éducation .Eniin dernier problème que Ion ne peut négliger: la me- me contusion que trahissaient les mots se retrouve au niveau des ressources.Pourquoi l'éducation est-elle reliée du point de vue de 1 origine d’une partie de ses ressources à la possession de biens fonciers?Pourquoi l’ampleur des ressources financières destinées a l education, non seulement ici, mais dans le monde, est-elle, pour un si piètre résultat, si importante?Dans plusieurs Etats le budget de l’éducation est plus élevé que celui de la défense (ce qui n'est pas un mal) et que celui de la santé et du bien-être social (ce qui est une catastrophe).On assiste mène dans les pays qui se disent avancés, a une hémorragie des fonds publics causée par les besoins financiers en éducation, alors qu’une 1res grande partie de la véritable éducation sera assumée par les entreprises privées (dont les coûts de production deviendront prohibitifs) ou par des groupes volontaires, oeuvrant dans des domaines non lucratifs.Si demain une catastrophe privait notre société de tous ses "spécialistes" de l'enseignement, tels que maîtres et fonctionnaires de l'éducation.le monde des affaires serait peut-être appelé a préparer son futur personnel aux tâches des entreprises.Habitués en terme de rentabilité à poser les problèmes, ils tenteraient probablement de définir les objectifs des gens à former.Bien entendu les objectifs a atteindre pour eux, seraient entachés de l’idée de rentabilité en terme d’entreprises.La société pour-rc it protester.Mais les objectifs que notre système actuel d’enseignement se donne inconsciemment sont-ils peut-être aussi entachés de préjugés de groupe que le serait un système uniquement bâti par et pour les hommes d’affaires.Certains objectifs sont peut-être plus subtils, à commencer par le besoin de sécurité d un groupe qui demande â son système de se reproduire "en s'adaptant" et en se reproduisant identique â lui-même La société est en droit de définir ses objectifs réels mais chacun dans cette société pressent que la mutation de l'école découlera de celle de la société et vice versa.On ne peut, malgré les admirables travaux des commissions Parent, Ryan, Tremblay.Massey et autres, prétendre que notre société se soit engagée dans un effort substantiel de réflexion prospective, sinon les implications pédagogiques de cette transformation auraient été probablement prises en considération."Les objectifs de la pédagogie nouvelle, dit Bernard Courroul.consistent à prépa- rer les hommes à prendre en charge le iutur: c’est-a-dire à prendre en charge le changement de la société actuelle selon un projet progressiste ayant pour but de développer la personnalité de chacun et de lui permettre de conquérir sa liberté et sa vérité." Notre pédagogie devra prendre comme objet non plus T en-seignement des con aissances, mais “l’invention” et le développement des aptitudes de chacun, pour que ces aptitudes soient rendues au maximum.Dans cet ordre d’idees.les connaissances et les techniques.les méthodes d acquisition des connaissances et du développement des habiletés et des dons, les méthodes d’utilisation systématique des connaissances, sont autant d’outils de formation et du développement de la personnalité, de l’intelligence critique, de l’équilibre corporel, et des dons manuels de chacun.I! conviendrait dès lors qu’une éducation totale se bâtisse en dedans de chacun, pour former un tout, de manière cohérente et synthétique en considérant les savoirs, les techniques et les méthodes comme des moyens éducatifs.Définissons dont nos objèc-tifs.non en terme d'énumération de matières à enseigner, mais en terme d'aptitudes à développer et des moyens pour y parvenir.Un tronc commun d’aptitudes fondamentales à développer sera notre objectif: c’est-à-dire que l’école devrait assurer à chacun : - l'aptitude de la communication avec soi-même et avec les autres; l'aptitude de êontrôler son corps et sa pensée pour en utiliser le maximum de possibilités; l’aptitude de définir son environnement et de se situer par rapport à lui (société et micro-sociétés); - l’aptitude de penser avec originalité et créativité, et de créer de ses mains ; - l’aptitude de sentir et goûter la beauté, chez soi et chez les autres.Pour atteindre ces objectifs nous devrons maîtriser certaines techniques, certams apprentissages.1 - maîtriser notre langue maternelle parlée et écrite : 2- maîtriser notre langue seconde, ce qui est le meilleur moyen de contrôler cet "environnement" au lieu de le subir; 3 maîtriser tous les termes de communication, couleurs.sons, formes, publicité.mais aussi expressions conventionnellement admises en terme de société ise situer, par rapport aux autres en général, et surtout, en particulier, en contact avec chaque "autre" en termes indiqués par MacLuhan i ; 4-maîtrise de la communication de mesure (mathé- matique, physique, dessin, etc.); 5.maîtrise des outils logiques de l'intelligence et des opérations de la pensée.6.maîtrise de ses senti- ments et contrôle de ceux-ci.7.maîtrise de son corps, par le sport et les techniques d’expression corporelle 8.Maîtrise de l'entrée au domaine esthétique par référence de sa propre perception de l'art des autres, et des standards esthétiques de son environnement.9.Maîtrise du début de son auto-éducation, qui devra se développer tout au cours de la vie.10.Maîtrise de la perception des rapports, en terme de sciences et en terme d’idées.créative manuelle, sous forme artisanale, industrielle ou artistique.Mais pour ce faire on devra dénoncer la démagogie qui prétend que tout le monde peut atteindre aux plus haut niveaux de la connaissance (collège et université) et qui prétend aussi que pour atteindre ce but.l’outil de la gratuité est indispensable Certaines armées d'opérette ont cent généraux pour un soldat.Ne les imitons pas.La société actuelle représente en fait une pyramide, normale, large à la base, pointue au sommet.Le plus grand nombre passera plus de temps dans les usines ou les services.Il conviendrait que l’entreprise épouse l'école, pour qu'une formation professionnelle se bâtisse, conjointement, en termes d’apprentissage et en recyclage professionnel constant des adultes.Les professions libérales épouseront le collège et l'université, pour que l’enseignement s’éloigne de l'intellectualisme, en recréant à l'université les réflexes de la vie des affaires et la pratique.Les "outils" seront des personnes qui feront carrière à tour de rôle ou simultanément dans les entreprises, dans l'enseignement, et dans la fonction publique.Pour cela il conviendra de créer un "plan de carrière", incluant plans de pension intégrés, classification élargie, etc.La vie de tous les jours entrera harmonieusement dans le monde de 1 éducation, débutant à l’école et y revenant (éducation permanente) sans coupure d’avec le monde des entreprises, où l’éducation et la formation se prolongent.Pour cela aussi il conviendra de repenser l’origine des ressources éducatives: Suite à la page XXVI M Emmenecker est direc leur adjoint du service de l’Education permanente à la Commission scolaire régionale Duvernay.n ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL N.B.: C ours conduisant aux Facultés universitaires.SPÉCIALISATION: 180 00 TECHNIQUES INFIRMIÈRES ORIENTATION 1) SCIENCES DE LA SANTÉ: 011.00 Art dentaire.012.00 Diététique et nutrition.013.00 Éducation physique.014.00 Médecine.015.00 Médecine vétérinaire.016.00 Optométrie.017.00 Pharmacie.018.00 Sciences infirmières, (vers le bac.en nursing).2) SCIENCES PURES ET APPLIQUÉES: 021.00 Agriculture.022.00 Architecture.023.00 Foresterie et géodésie.024.00 Sciences appliquées.025.00 Sciences pures.3) SCIENCES HUMAINES: 031.00 Droit.032.00 Géographie.033.00 Histoire.034.00 Philosophie.035.00 Psychologie 036.00 Sciences de l’éducation.037.00 Sciences religieuses et théologie.038.00 Sciences sociales.4) SCIENCES DE L'ADMINISTRATION: (Commerce) 5) LETTRES 211 00 TECHNIQUES DES MATIERES PLASTIQUES 24100 TECHNIQUES DE LA MÉCANIQUE: 241.01 Techniques de fabrication mécanique.241.02 Équipement motorisé.241.03 Dessin de conception mécanique.243 00 ÉLECTROTECHNIQUE: 243.01 Electrodynamique.243.02 Instrumentation et contrôle 243.03 Électronique (Ordinateurs et automatismes) 271.00 TECHNIQUES MINIERES: 271.01 Exploration et géologie minières.271.02 Exploitation des gisements 271.03 Minéralurgie.410.00 TECHNIQUES ADMINISTRATIVES: 410.01 Marketing.410.02 Personnel.410.03 Finance.410.04 Production.410.05 Assurances générales.410.06 Secrétariat de direction.410.07 Transport.412.00 SECRÉTARIAT 420 00 INFORMATIQUE 351 00 TECHNIQUES D'ÉDUCATION SPÉCIALISÉE CONDITIONS D'ADMISSION 1 — Secondaire V.2 — Secondaire IV (classique ou scientifi- que) à condition: a) de pouvoir atteindre, moyennant au plus 6 cours d'appoint, un niveau de connaissances équivalent au secondaire V.b) être dans le premier tiers de la classe.c) avoir conservé 75% de moyenne générale.3 Toute personne qui possédé les pré-reauis peut s'inscrire à un ou plusieurs cours.L'AAPLICATION DE CES DISPOSITIONS RELEVE DU BUREAU D'ADMISSION DU COLLEGE.COLLÈGE de Thetford Mines 671 sud, boulevard Smith, Thetford Mines (Québec) (418)338-8591 C ni us sSp,,,.vous parlez de fcjjo Kerouac.P < r XVI • Le Devoir, samedi 18 août 1973 supplément éducation CHEZ GUÉRIN.ÉDITEUR A MONTRÉAL » ÉLÉMENTAIRE 1 (1er cycle) groupe de 6 ans sciences humaines CEMONDEOÙ JE VIS album de l'élève .$1.95 par: Yvonne Bellerose, Marc-Aimé Guérin, André Lefebvre collection: Le jeu de la vie ÉLÉMENTAIRE 5 (2e cycle) groupe de 10 ans sciences humaines LES ANIMAUX album de l'élève $2.95 par: André Lefebvre collection: Le jeu de la vie ELEMENTAIRE 6 (2e cycle) groupe de 11 ans sciences humaines DE LA LOCALITE À MONTRÉAL album de l'élève .$2.95 par: André Lefebvre collection: Le jeu de la vie SECONDAIRE (1er cycle) histoire INITIATION À L'HISTOIRE À PARTIR DU MONDE ACTUEL livre de l'élève.$3.95 par: André Lefebvre et collaborateurs mdiatioo a mstoire du ^ a P* coonde actuel collection L histoire ou cours secondaire à partir du monde actuel SECONDAIRE (2e cycle) sciences biologiques EXERCICES ET GLOSSAIRE DE BIOLOGIE HUMAINE livre de l'élève .$2.25 par-, Pierre Couillard et Marthe Demers SECONDAIRE (2e cycle) sciences biologiques TRAVAUX PRATIQUES DE BIOLOGIE livre de l'élève.$2.75 par: Roch Carbonneau SECONDAIRE (1er et 2e cycle) sciences familiales L'ALIMENTATION: SES MULTIPLES ASPECTS livre de l'élève broché .$7.50 relié .$8.50 par: Marielle Préfontaine, Mariette Blais, Suzanne Simard-Mavrikakis SECONDAIRE (1er et 2e cycle) histoire HISTOIRE DES CIVILISATIONS livre de l'élève .$6.50 collection: Globerama COLLÉGIAL LITTÉRATURE CANADIENNE- FRANÇAISE Charles Guérin .$5.95 LITTÉRATURE GÉNÉRALE divers FISCHER-SPASSKI 1972 Les 21 parties de Reykjavik commentées par: Jacques Labelle et Gille Brodeur, directeurs de la revueQuébéchecs $2.95 LITTÉRATURE GÉNÉRALE LES RELATIONS ENTRE L'ÉGLISE ET L’ÉTAT par: Antonin Dupont.$5.95 ÉLÉMENTAIRE 2 (1er cycle) groupe de 7 ans sciences humaines LA VIE DES HOMMES album de l'élève .$1.95 par: Yvonne Bellerose, Marc-Aimé Guérin André Lefebvre 'ICO ' * i ' SECONDAIRE (1er et 2e cycle) histoire HISTOIRE DE LA CIVILISATION À PARTIR DU MONDE ACTUEL livre de l'élève_ $4.95 par: André Lefebvre et collaborateurs collection: L'histoire au cours secondaire à partir du monde actuel ?i.# i SECONDAIRE (1er et 2e cycle) sciences familiales L'ALIMENTATION: SES MULTIPLES ASPECTS cahier de l'élève .$2.40 CAHIER SUR LA NUTRITION par: Marielle Préfontaine, Mariette Blais, Suzanne Simard-Mavrikakis SECONDAIRE (1er et 2e cycle) géographie L'AVENTURE DE LA TERRE livre de l'élève.$6.50 collection: Globerama -A 1 LITTÉRATURE GÉNÉRALE divers L'ASTROLOGIE ORIENTALE par: Catherine Blanche .$3.00 LITTÉRATURE GÉNÉRALE histoire LA MONTREAL GAZETTE ET LE NATIONALISME CANADIEN (1835-1842) par: André Lefebvre .$5.95 .Y v-'' : * i ‘ i w i ÉLÉMENTAIRE 1 à6 groupe de 6 à 11 ans sciences humaines INITIATION AUX SCIENCES HUMAINES guide général .$3.95 par: André Lefebvre collection: Le jeu de la vie SECONDAIRE (2e cycle) histoire HISTOIRE DU CANADA À PARTIR DU QUÉBEC ACTUEL livre de .$5.95 SECONDAIRE (2e cycle) sciences economiques LES ROUAGES DE L’ÉCONOMIE livre de l'élève broché .relié .$8.95 $9.95 par: Émile Bouvier SECONDAIRE (1er et 2e cycle) sciences biologiques BIOLOGIE 41 2 + 422 livre de l'élève.• par: Georges Llull, L.sc.livre de l'élève LITTÉRATURE GÉNÉRALE droit PROCÉDURE CIVILE par: Réginald Savoie et Ls-Ph.Taschereau $8.50 ÉLÉMENTAIRE 3 (1er cycle) groupe de 8 ans sciences humaines LES MAISONS album de l'élève .$2.95 par: André Lefebvre collection: Le jeu de la vie ÉLÉMENTAIRE L'ÉDUCATION SEXUELLE À L'ÉCOLE par: Jean-Marc Samson $5.95 ABONNEZ-VOUS AU COURRIER PÉDAGOGIQUE QUÉBÉCOIS Abonnement 1 an (4 nos) .$8.00 -VISUEL histoire SECONDAIRE (2e cycle) Civilisation et vie quotidienne en Nouvelle-France par: Robert Lahaise SECONDAIRE (1er et 2e cycle) Art et histoire de l'Art ART 1 ivre de l'élève.$8.95 par: Monique Duquesne-Brière, Yolande Dupuis-Leblanc, Bruno Joyal LITTÉRATURE GÉNÉRALE pédagogie À PROPOS DE L'HISTOIRE ET DES SCIENCES HUMAINES DANS L’ENSEIGNEMENT ÉLÉMENTAIRE ET SECONDAIRE par: André Lefebvre .$3.95 AUDIO-VISUEL ART BIOLOGIE GÉOGRAPHIE SCIENCES HUMAINES HISTOIRE SECONDAIRE (2e cycle) sciences économiques PROBL:MES ET EXERCICES D'ÉCONOMIE livre de l'élève .$2.40 par: Émile Bouvier et collaborateurs COLLEGIAL sciences economiques L'ÉCONOMIQUE ET LA COEXISTENCE DU SECTEUR PRIVÉ ET DU SECTEUR PUBLIC livre de l'étudiant $1 1.45 par: Émile Bouvier h- NOS LIVRES DIDACTIQUES SONT ACCOMPAGNÉS DE GUIDES PÉDAGOGIQUES ÉLÉMENTAIRE 4 (2e cycle) groupe de 9 ans sciences humaines LES VÉHICULES album de l'élève .$2.95 par: André Lefebvre collection: Le jeu de la vie sciences biologiques L'HOMME DANS SON MILIEU livre de l'élève .$7.50 par: Piierre Couillard, J.-M.Demers, A.Desmarais, G.Drainville, sous la direction de Paul Pirlot SECONDAIRE (2e cycle) sciences juridiques - droit DICTIONNAIRE DE MAXIMES ET LOCUTIONS LATINES UTILISÉES EN DROIT QUÉBÉCOIS par: Albert Mayrand .$5.95 iss LITTÉRATURE GÉNÉRALE pédagogie DU RÉET ET DE L'IMAGINAIRE DANS léducation par: André Lefebvre .$1.95 CATALOGUE SUR DEMANDE GUÉRIN, éditeur limité 4440 RUE SAINT-DENIS, MONTRÉAL 131 TÉL.: 843-6241 ou 843-6242 t 1 LE DEVOIR supplément éducation Montréal, samedi 18 août 1973 Le COFI ou Tintégration linguistique __________ de rimmiqrant pa,AndréLuchaire Les enfants s'amusent à la garderie du COFI pendant que les parents apprennent le français ou l'anglais.(Photo de l'Office du film du Québec) • V, wwm Se trouver à plusieurs milliers de milles de sa patrie, de sa famille, de son travail, absolument seul, ou, ce qui est pis, avec des êtres chers qui multiplient d'autant les anxiétés - ou les regrets et pour comble, être incapable de communiquer avec le peuple, la société chez qui on est venu s’installer,.voilà une situation douloureuse qui peut devenir angoissante si le gagne-pain dépend, en définitive, de ces connaissances linguistiques défaillantes.Comme peut devenir insupportable, à la longue, un genre de vie décidément trop différent de celui auquel on était habitué, et dans lequel on est plongé trop brusquement, ou un isolement moral et psychologique qu’aucun contact même simplement cordial ne vient abolir, ou pour le moins adoucir.C’est là que l’Education des adultes prend un sens nouveau, une valeur insoupçonnée en intervenant, au moins indirectement, dans ce domaine.Aucun des nombreux domaines qu’elle couvre généralement n'est chargé d’autant d’intensité humaine, en effet, que celui des besoins d’un immigrant plongé soudain dans un monde qu'il ne comprend pas et dont il ne peut se faire comprendre au pied de la lettre.Certains cas de recylage peuvent, bien entendu, être eux aussi douloureux et im- pératifs.occasionnellement, mais de toute façon ils n’auront jamais le caractère dramatique qu’y ajoute le dépaysement du nouveau venu.C’est précisément sous les auspices des “COFI” que s’opère cette intervention.Ce sigle mystérieux, que commencent à connaître tant de nouveaux venus au Québec, signifie exactement “Centre d’Orientation et de Formation des Immigrants ”.Concrètement, c’est un édifice scolaire réaffecté et équipé en vue d’y donner aux immigrants des cours de langue française et anglaise ainsi qu'un cours d’initiation à la vie québécoise.Il en existe sept, présentement.dont six à Montréal et dans la région et un dans celle de Québec (au coeur de la Capitale).Les COFI sont en fait des centres d'études où les nouveaux venus reçoivent des notions linguistiques dispersées selon la méthode audiovisuelle, avec un équipement ultra-moderne ainsi qu'un enseignement ayant trait aux usages et aux particularités de la vie québécoise.L’enseignement linguistique, donné à plein temps, dure 20 semaines par langue.Ce sont presque tous des externats.Un seul d'entre eux est un internat, celui de Laprairie.Les COFI sont équipés adéquatement pour l'enseignement qui y est donné: outre le laboratoire audio-visuel cet équipement comprend l'outillage audio-visuel annexe indispensable (projecteurs, magnétophones, etc) et, bien entendu, l'équipement scolaire habituel.Le COFI Laprairie a une dotation spéciale, qui comprend des studios insonorisés, des ateliers de réparation.un équipement radio-émetteur, etc, sans parler, de l'équipement et des commodités habituelles d'un internat.Les COFI étant ainsi sommairement définis, on se posera la question: qui y est admis, comment y entre-t-on?Quiconque est "immigrant reçu" au Québec peut bénéficier de l'enseignement d’un COFI, mais il doit en faire la demande à un conseiller de la Main-d'œuvre du gouvernement fédéral.C’est ce dernier qui décide si l’immigrant a besoin d'un cours soit de français, soit d’anglais.Dans sa décision, il tient compte non seulement des connaissances linguistiques de l’immigrant, mais aussi des besoins en main-d'œuvre.Bien entendu, cette estimation des connaissances linguistiques est rudimentaire : l'évaluation précise viendra par la suite.L’essentiel est que le conseiller juge que l’immigrant a besoin d'un cours de langue.Il adresse l’immigrant au ministère de l'Immigration du Québec, où il sera aussitôt orienté vers le Service des tests du Bureau pédagogique du ministère.Cest ce dernier qui effectuera, au moyen d'un test audio-visuel, une évaluation précise des connaissances linguistiques de l’immigrant.Et c’est alors seulement que le Service des COFI l'inscrira dans Lun des six COFI (à Montréal et sa région), compte tenu des places disponibles et, dans la mesure, du possible, des préférences de l’intéressé.Pour comprendre certaines particularités de fonctionnement d'un COFI il faut savoir que les institutions de ce nom sont en fait le fruit d'une combinaison entre d'une part la volonté du gouvernement du Québec d’assurer lintégra-tion linguistique et psychologique des nouveaux venus à la société francophone du Québec (et accessoirement au monde anglophone d'Amérique du Nord) et d'autre part les possibilités financières procurées par une loi fédérale votée en 1967 pour le financement de la formation professionnelle des adultes et en vertu de laquelle le gouvernement fédéral achète des “jours/élèves''.Nous verrons plus loin comment le gouvernement québécois s’est éveillé à ses responsabilités dans ce domaine de l’intégration.Disons tout de suite que le gouvernement du Québec, qui reçoit du gouvernement fédéral une autorisation annuelle globale de dépenses au titre des COFI, distribue à son gré les montants aux différents COFI, en fonction de leurs prévisions budgétaires, telles qu’approuvées par le ministère de l’Immigration.A la fin de l'exercice il récupère auprès du gouvernement fédéral les montants effectivement dépensés au titre de la Formation professionnelle des adultes.Les montants dépensés vont aux administrateurs des COFI.lesquels sont la plupart des Commissions scolaires (deux COFI étant administrés par des corporations privées: celui de Laprairie par la Corporation de l'Ordre des Saints Apôtres, et celui du Parc, par le Y.M.-C.A.i Ainsi ce sont ces organismes qui entretiennent les COFI, paient les enseignants et assurent l'exécution des programmes.Mais ce ne sont pas eux qui versent aux immigrants-élèves les allocations hebdomadaires prévues par la loi.L’une des caractéristiques principales des COFI c’est que les élèves reçoivent non seulement un enseignement à temps plein, mais aussi une allocation hebdomadaire, qui varie selon le statut ou les charges de famille de l'immigrant.Si l'immigrant est hébergé par le COFI.c'est au COFI qu'il paie son loyer, ainsi que les repas qu'il prend dans la cafeteria du COFI.Les cours, avons-nous indi qué plus haut, durent vingt semaines pour chaque langue.Il s'agit de semaines à temps plein, au cours desquelles les élèves passent leur journée d'études dans les locaux du COFI.Les manuels scolaires sont fournis gratuitement aux étudiants.Un détail important à retenir c'est que les cours de français précèdent ceux d'anglais - à moins évidemment que l’immigrant ait prouvé qu'il a une connaissance du français lui permettant de ne pas suivre les cours de cette langue.Immédiatement après les cours de langues, l'immigrant peut bénéficier, à sa demande, de deux semaines de Cours d'initiation à la vie canadienne et québécoise, qu'il suit, dans les mêmes conditions, au COFI.En outre, le COFI offre les services d'une garderie et d'une "prématernelle".dont peuvent bénéficier les enfants des enseignants comme ceux des élèves.L'enseignement des langues, dans les COFI, est systématiquement audio-visuel.Mais il ne suffit pas de le dire, il faut préciser un peu de quel type d'enseignement audio-visuel il s’agit.En principe chaque COFI est libre à ce sujet, compte tenu de quelques normes a observer.En ce qui concerne le français disons qu'on utilise pres- ue partout la méthode dite u “Français international" (L.F.I.) de Vinay et Rondeau; précisons pour les spécialistes qu’il s’agit de "l’ancienne version”, moins riche peut-être que la nouvelle mais plus complète en ce qui concerne le déroulement de la progression.Rappelons aussi que tout enseignement audio-visuel repose sur quelques principes de base qu’on peut définir comme suit: 1) priorité de l'oral sur l’écrit: ce dernier n’intervient qu'en dernier lieu.L’enseignement oral s’appuie immédiatement sur du visuel mais, dans ce cas, il s’agit d’images d’appoint, destinées à rendre immediate la compréhension.2) priorité de la structure sur le mot ou.si l'on préfère, de la proposition sur le vocabulaire (qui n’est connu que comme élément d'une structure).3) pour savoir, il ne suffit pas de comprendre, il faut parler, et pour parler il faut répéter.4) procéder par “micro-gradation'', des structures les plus simples aux plus compliquées.5) procéder du connu à l'inconnu.Dans la méthode LFI le professeur présente les structures une à une avec images à l'appui, puis “dialogue” avec les élèves.La progression de l'enseignement des structures est naturelle, elle commence par l'identification de l’environnement, pour aboutir à la description d'une action aux trois niveaux du temps, en passant par l'apprentissage du négatif et de l'interrogatif, etc Ce qu'on vise à inculquer à l'immigrant, c'est un français de niveau moyen et courant.L’équipe ment matériel prend une impe.tance particulière dans cette méthode qui utilise systématiquement la bande magnétique individuelle, instrument indispensable de l’apprentissage personnel en séance de “laboratoire linguistique”.Deux fois par jour, en effet, pendant 45 minutes chaque fois, les élèves sont rassemblés dans des salles où ils disposent chacun d’un compartiment où ils peuvent à la fois écouter le professeur et s’écouter eux-mêmes.Le professeur peut non seulement corriger sur place ses élèves, mais reprendre les éléments de la leçon précédente, en modifiant l'énoncé à loisir, pour exercer ses élèves.L'enseignement de l’anglais est effectué généralement selon la méthode dite “English 900“ quoiqu'on utilise aussi la méthode “Lade English Series”, mieux “microgra-duée” mais de niveau plutôt “secondaire " On a mentionné déjà que l’immigrant devait subir des tests préliminaires pour que puisse être évaluées ses connaissances linguistiques au départ.Ce sont des tests audiovisuels spécialement élaborés dans ce but, mais les tests dévaluation linguistique en cours d’enseignement ou à la sortie des COFI ont tardé à venir.Cette lacune vient d’être comblée et l’on a commencé récemment à appliquer les “tests de rendement global”, un en français, un en anglais.Ils sont passés à la fin des cours.Le moment est venu de se demander comment ont été conçus, puis réalisés ces COFI.Ils répondent, c'est évident, à une préoccupation déjà ancienne.Dès avant la création d’un véritable ministère de l’Immigration.la Direction générale de l'Immigration créée le 1er avril 1966 au sein du ministère des Affaires culturelles avait parmi ses objectifs l’intégration des nouveaux venus.Mais l'action prévue se limitait à des contacts et des démarches auprès d’institutions publiques ou privées s’occupant d'intégration.Il va de soi qu'une action de ce genre, ne pouvait être réellement efficace.D'ailleurs l’opinion publique n’avait pas encore pris pleinement conscience, en 1966 - 1967, de la gravité de la situation en matière d'intégration linguistique.Les législateurs responsables de la réalisation d'un véritable ministère de l’Immigration y ont heureusement vu.Ou.plus exactement, ils ont donné au Ministère les structures lui permettant d’agir efficacement dans ce domaine, même si l’objectif linguistique n’est pas spécifiquement défini, - et même si les moyens budgétaires initiaux étaient et sont restés loin d'être adéquats.Au chapitre des objectifs le “bill 75” - c’est ainsi que fut connu dès le début, le projet de loi créant le ministère tant attendu - déclare d’une part (articles, second aliéna): “ (Le ministre).a aussi pour fonctions de favoriser l'adaptation des immigrants au milieu québécois”, et d’autre part (article 6, premier alinéa): “Le ministre, de concert avec le ministre de l'Education et les organismes responsables de l'éducation au Québec, prend les dispositions nécessaires pour que soient offerts aux immigrants des cours d'adaptation technique et professionnelle, ainsi que des cours spéciaux d’enseignement général ".Enfin l’article 7 dispose que “le ministre peut, avec l’autorisation du lieutenant-gouverneur en conseil, conclure tout accord avec le gouvernement du Canada et tout organisme de celui-ci, ainsi qu avec tout autre gouvernement, conformément aux intérêts et aux droits du Québec, pour faciliter l'exécution de la présente loi”.Ce projet de loi, sanctionné le 5 novembre 1968, est devenu le chapitre 68 des Statuts du Quebec (Loi du ministère de l’Immigration).Une autre loi, encore connue sous le nom de “Bill 63".et devenue entre-temps célèbre par les polémiques violentes qu’elle a suscité, est pourtant celle qui contient la clause la plus explicite sur les responsabilités linguistiques du ministère de l'Immigration.Son article 3 dit en effet: textuellement: “L’article 3 de la Loi du ministère de l’Immigration (1968, chapitre 68) est modifié en ajoutant, à la fin, le paragraphe suivant: e) prendre, de concert avec le ministre de l'Education, les dispositions nécessaires pour que les personnes qui s’établissent au Québec acquièrent dès leur arrivée ou même avant qu’elles quittent leur pays d'origine la connaissance de la langue fran- çaise et qu’elles fassent instruire leurs enfants dans des institutions d’enseignement où les cours sont donnés en langue française”.Le problème de l’enseignement du français aux immigrants adultes était clairement posé.Voilà pour les principes.Mais comment réaliser des structures d'application sans dépenser des montants impensables pour un tout jeune ministère?C’est la loi fédérale pour la Formation professionnelle des Adultes qui a rendu aisée la solution, intervenue d’ailleurs, il faut le souligner tout de suite, au niveau de l’action éducative, donc dans le cadre de la compétence du minis- tère de l'Education du Québec, et non de celui de l'Immigration, qui n'existait pas encore.Cette loi de 1967 dispose que le gouvernement fédéral peut assister financièrement toute institution qui aide les immigrants à s’intégrer au marché du travail.C'était une préoccupation exclusivement socio-economique et non culturelle (linguistique) qui inspirait cette loi.Les premiers COFI en Suite à la page XXVI M.André Luchaire appartient à la direction des Groupes ethniques et des communications du ministère de l'Immigration du Québec.d n EDITIONS DELACHAUX ET NIESTLÉ COÉDITIONS AVEC Librairie LIAISONS utr«s Éditeur MARIA EGG MON ENFANT N’EST PAS COMME LES AUTRES Ouvrage traitant des enfants handicapés et de tous ceux (parents et éducateurs) qui se trouvent en contact avec eux.160 pp.$4.50 L’ÉDUCATION DE L’ENFANT RETARDÉ Destiné aux personnes s'occupant de débiles mentaux.Maints conseils pratiques pour l’éducation et l’instruction des arriérés et pour l’aide morale à apporter à leur famille.178 pp.54.50 L’éducation de l'entant retardé Manuel d'éducation sexuelle Destiné aux élèves et aux parents, S(>.7; l iilTffiM SEXUELLE Nouvelle collection Science-jeunesse Cette nouvelle collection, abondamment illustrée, offre à tous les jeunes un éventail de sujets aussi passionnants que variés : Animaux, Astronomie, Astronautique, Photo.Journalisme.Aviation.Premier ouvrage de la collection Schmitz, TERRARIUM ief^ufï1 Les animaux de terrarium, tels que, grenouilles, tortues ou lézards, sont des protégés intéressants et faciles à soigner.Les chapitres très détaillés, ainsi que les nombreuses illustrations, donnent de précieux renseignements sur la façon de devenir un vrai « terrariophile ».45 illustrations dont 22 en couleurs, 20 dessins, 44 p.$ can.5.40 * en vente chez votre libraire ou chez le distributeur canadien .DELACHAUX ET NIESTLE/Canada (Librairie Liaisons) 4900 Avenue Verdun — Montréal 204 768-1050 — 766-3643 Catalogue graluil sur demande Nouveautés 1973-74 Cahier de laboratoire Bio-412 livre de l'élève $2.25 Livre du maître $3.25 Tests objectifs de Chimie 442 $1.00 la série Tests objectifs de Chimie 552 $1.25 la série Mathématiques nouvelles 330 25 tests de 25 questions 0.75 la série Mathématiques nouvelles 432 25 tests de 25 questions 0.75 la série Mesures universelles $1.00 l'exemplaire Tests objectifs à l'élémentaire 1ère et 2ième année français cadre 11 tests 0.50 la série mathématiques nouvelles 1 1 tests 0.50 3ième à la 6ième année inclusivement français cadre 20 tests 0.75 la série mathématiques nouvelles 20 tests 0.75 la série Tests objectifs au secondaire dans toutes les matières Cahier de laboratoire de Chimie 432-32 $1.50 Tunité Cahier de laboratoire de Chimie 432-43 SI .50 Tunité Cahier de laboratoire de Chimie 432-33-43 $2.25 Tunité Cahier de laboratoire de Physique 432-32 $1.50 Cahier de laboratoire de Physique 422-42 $1.50 Tunité Cahier de laboratoire de Chimie 422-32-42 $2.25 Tunité Cahier d'exercices (révisé) de Bio-412 Livre de Télève $1.50 Tunité livre du maître $2.50 Tunité LES GRANDES ÉDITIONS DU QUÉBEC INC.3555, RUE MONSELET MONTRÉAL-NORD 459 — TÉL.: 324-4976 L’étranger, Les mots, Vol de nuit, Sur la route.décidément, tout le monde parle de .1 i supplément éducation « XVIII • Le Devoir, samedi 18 août 1973 l C'EST LE TEMPS DE LA RENTREE.C'EST TOUJOURS LE TEMPS DE .Pour que l'ouvrier participe à l'essor de l'économie f;in jues IVruTl ciiiHainad iai i\c EXTRAITS DU CATALOGUE BALZAÇ Honoré de LE PERE GORIOT • préface de Félicien Marceau - notes et documents Thierry Bodin EUGENIE GRANDET - préface, notes, documents par Samuel S.de Sacy CAMUS Albert L'ÉTRANGER NOCES, suivi de L'ÉTÉ LA PESTE CALIGULA, suivi de LE MALENTENDU DIDEROT LA RELIGIEUSE • préface, notes, documents: Robert Mauzi FLAUBERT Gustave MADAME BOVARY préface, notes, documents Maurice Nadeau GIDE André LA SYMPHONIE PASTORALE HEMINGWAY Ernest LE VIEIL HOMME ET LA MER IONESCO Eugène RHINOCEROS LA CANTATRICE CHAUVVE LE ROI SE MEURT LES CHAISES, L'IMPROMPTU DE L'ALMA KAFKA Franz LA MÉTAMORPHOSE LE PROCÈS LE CHÂTEAU L'AMÉRIQUE MALRAUX André LA CONDITION HUMAIN! L'ESPOIR ANTIMÉMOIREa;ion Allocation:; fotal Terre-Neuve i ie-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick S 5,498,815 i.747,866 6,825,985 6,331,534 $ 6,470,826 2,333,279 9,521,983 8,046,338 $ il,969,641 4,081,145 16.347,968 14,377,872 ATLANTIQUE 20,404,200 26,372,426 46,776,626 QUÉBEC 58,262,248 55,949,555 114,211,803 ONTARIO 55,308,198 45,316,436 100,624,634 Manitoba Saskatchewan Alberta T.-N.-O 4,054,290 4,175,946 12,507,737 450,584 5,935,838 5,589,459 9,926,926 259,429 9,990,128 9,765,405 22,434,663 710,013 PRAIRIES 21,188,557 21,711,652 42,900,209 Colombie-Britannique Yukon 11.316,493 623,819 11,696,564 286,563 23,013.057 910,382 PACIFIQUE 11,940,312 U,983,127 23,923,439 CANADA $167,103,515 $161,333,196 -$328,436,711 ?Comprcnncni les versements fails aux école?privées et à la formation dans I industrie.PROGRAMME DE FORMATION DE LA MAIN-D’OEUYRE DU CANADA Nombre de clients inscrits—1971-1972 Institutions publiques et pirvées Province, Cours Cours Cours de Cours région de de perfee- i d’appren- métiers langue bonnement tissage Terre-Ncuvrc .6.057 ; 2.550 98?ïle-du Print.Édouard 3,778 2.92e 14?Nouvelle-Écosse 6.150 48 2.746 2,293 Nouveau Brunswick .6,073 t 3,756 2,946 ATLANTIQUE 22,058 52 9.981 6,376 QUEBEC.70.467 : ,045 36.052 8,837 ONTARIO 19.197 6,743 17,554 13,441 Manitoba.3.438 279 2.225 1.707 Saskatchewan 4.166 48 1,760 1.257 Alberta 4,325 465 2,773 8,873 Territoires du Nord-Ouest 196 — 223 - PRAIRIES 12,125 792 6,981 11,837 Colombie-Britannique 19,291 895 3,460 5,662 Yukon 690 — 96 — PACIFIQUE 19,981 895 3,556 5,662 CANADA 143,828 12,527 74,124 46,153 Inscriptions Inscriptions aux Formation Cours dans Inscrip- spéciaux l'indus- tions Plein Temps Cours pour trie totales temps partiel réguliers chômeurs 1,046 10 542 10,621 2 j 10,007 675 263 3.121 5,008 113 5.000 121 1.258 12.495 12,325 170 : ; ,-908 587 1,220 13,996 12.834 1, i 67.-, i>t>8 1.108 3,787 42,254 40,788 1 1,466 39,303 2,451 6,723 126.124 86,427 39.697 121.406 4,718 13.682 70,617 69,786 831 68.056 2,561 2,637 10.506 10,302 4 10.184 122 512 i .743 7,666 77 6,688 1,055 1,157 17,593 17,581 12 17,068 525 61 480 480 — 440 40 4.387 36,122 36,029 93 34,380 1,742 2,922 32,230 24,738 7,492 30 525 1,705 19 505 605 300 753 52 2.941 33.035 25,243 7,792 31,278 1,757 31,520 308.152 258,273 49.879 294.923 13,229 r supplément éduvatian Le Devoir, samedi 18 août 1973 • XIX Dix femmes apprennent à faire de la télévision de participation dans le cadre de la série "D'Ia jarnigoine" Ce sont elles qui choisissent les sujets des émissions pour ensuite en débattre devant les caméras.' //''M y,?/#?/ ' ¦ ¦ Une nouvelle forme de télévision éducative: Radio-Québec Déjà très diverse, l'éducation des adultes répond sans cesse à de nouveaux besoins qui surgissent de l'évolution de plus en plus rapide de notre société.11 ne suffit plus maintenant à l'homme de poursuivre sa formation scolaire ou professionnelle, de se recycler; il doit maintenant s’adapter à des changements toujours plus accélérés et profonds.Il n'y a plus de permanence dans un monde où tout est constamment remis en question et, à tous les niveaux de la vie quotidienne, émergent des problèmes d'adaptation et d'intégration de l’individu dans la communauté.Face à cela, l'éducation des adultes doit ouvrir de nouveaux horizons à l'homme pour l'aider à prendre conscience de la place qu'il occupe dans la société et du rôle qu'il y joue, débordant ainsi les connaissances qui entrent généralement dans sa formation professionnelle.D'ailleurs.le temps où l'éducation permanente des adultes n’était qu’une suite de cours de perfectionnement ou de rattrapage scolaire est presque terminé.Aujourd'hui on s’efforce de tenir l’esprit de l’homme toujours en éveil, à l’affût des réalités et des nouveautés universelles, grâce surtout à l’information.C'est à ce niveau que la télévision éducative participe pleinement aux nouvelles applications de l’éducation des adultes.Au Québec.l'Office de la Radio-Télédiffusion du Québec - RADIO-QUEBEC -, créé en 1968 par le gouvernement québécois, diffuse par câble depuis le mois de novembre 1972.des series d'émissions dont le but est justement de soutenir la promotion humaine générale.Dès cet automne, la programmation de Radio-Québec sera présentée à près d’un million de Québécois à Montréal, à Québec, à Sherbrooke, à Hull et à Gatineau.programmation qui se définit, depuis le debut, comme un super-marché d émissions éducatives où les adultes puisent ce dont ils ont besoin pour percevoir plus nettement leurs reahtés individuelles et collectives en les identifiant et en les questionnant à l aide du petit écran.Une telle démarche doit leur permettre d'agir sur ces réaütés d une façon critique pour en arriver à s'autodéterminer et à exercer leur créativité dans un processus social dynamique.Cela ne veut nullement dire que la télévision éducative de Radio-Québec est austère ou “plate”, pour employer une expression de chez nous.Loin de là.Tout en prenant ses distances de la télévision scolaire ou universitaire, elle maintient ses objectifs éducatifs, en s'adressant à tout le monde sans distinction, mais surtout aux adultes, avec des émissions simples, non magistrales, qui abordent des sujets aussi variés que l'alimentation.la géographie, les voyages, le sport, l'éducation, les métiers, les richesses naturelles, l'histoire, la couture, le théâtre etc.Conçues pour qu’elles soient accessibles et pour qu’on y participe.les émissions de Radio-Québec forcent les adultes à chercher des solutions à des problèmes de la vie quotidienne.tout en s'identifiant à la communauté québécoise.Au cours de sa première année de diffusion par câble communautaire, qui se termine en septembre, Radio-Québec a atteint en grande partie les objectifs sociaux qu'il s'était fixés et qui sont ; • d'aider les citoyens à affronter les défis du quotidien en leur permettant de les comprendre et de les juger ; • de promouvoir leur identité comme Québécois et leur participation dans l’évolution de la Société.• de stimuler leur épanouissement et de leur permettre ainsi de vivre plus pleinement grâce à l'exploitation de leur potentiel humain; • de les mettre en contact avec les ressources éducatives et culturelles du Québec.Dans un esprit d'ouverture et de nouveauté qui n'a pas son égal dans les autres postes de télévision au Canada, Radio-Québec a mis à son horaire des séries d'émissions incitant les téléspectateurs à la participation, soit d'une façon générale lors de tables-rondes - "D’LA JARNIGOINE’' - au cours desquelles les participants ou les participantes décidaient des sujets traités, réalisant presque les émissions, soit d'une façon plus précise lors de la composition de la grille-horaire du samedi - "AU CHOIX " -.Ces séries ont pour objectif de donner l'envie aux téléspectateurs de participer plus activement à l’organisation sociale.par Gilles Crevier D'autres séries d émissions, comme "PORTRAITS' .une suite de rencontres avec des Québécois connus, UN MAILLON DE LA CHAINE , une présentation des métiers et des professions."AU COEUR DES MOTS", une recherche audio-visuelle humoristique sur des mots français."ON N'A PLIS LES SEANCES QU'ON AVAIT", une vue d'ensemble du jeune théâtre québécois, ou encore "MAINS HABILES.MAIS AGILES", une série sur les techniques et le travail des artisans québécois, aident les téléspectateurs à prendre conscience, à s'identifier, a remettre tout en question, à juger, puisqu’on leur donne des idées en montrant ce qui a été réalisé, ce que d'autres ont cherché ou cherchent à faire.D y a également des émissions telles que "SANS POINT NI COUTURE", une initiation a la couture, ou "LA FAMILLE PAPIER", une série sur le découpage et le dessin, qui réveillent l'imagination créatrice des téléspectateurs.Enfin, il y a les semaines spéciales au cours desquelles, en continuité, Radio-Québec diffuse tous les soirs des émissions portant sur un même sujet.Seule une télévision éducative, libre de toute attache commerciale, peut se permettre de retirer toutes ses émissions régulières de l'horaire, pour consacrer sept jours à un événement paraissant essentiel à l'évolution de la communauté.Ce fut le cas en mars de la semaine sur le Vietnam animée par Laurent Laplante.Durant quatorze heures, Canadiens et Vietnamiens du Nord et Gilles Crevier est responsable de Tin-formation aux media pour Radio-Québec.du Sud ont confronté leur point de vue et discuté d'un problème qui touchait le monde entier : la guerre en Indochine.Comme on le voit, toutes ces émissions, et combien d'autres encore, diffusées depuis quelques mois par Radio-Québec, aident les Québécois à développer non seulement leurs connaissances de base, mais également leur compréhension critique de la société et leur autonomie dans cette dernière.Bien sûr.il est encore trop tôt pour juger des effets de ces émissions sur les adultes québécois qui s'éduquent, puisque l'expérience de Radio-Québec est trop récente.Cependant, une etude menée dernièrement auprès des abonnés de la revue "TELE-CLE", publiée par Radio-Québec pour prolonger les émissions et aider les téléspectateurs à poursuivre leur formation chez eux.(caractéristiques importantes de la télévision éducative), démontre que la majorité d'entre eux trouvent les séries intéressantes et seraient contrariés si elles venaient à disparaître: 67 pour cent sont contre la disparition de Radio-Québec, tandis que 87 pour cent trouvent les émissions intéressantes.Mais, de là à dire que Radio-Québec a déjà atteint complètement son but, il y a une marge.Cependant, à la lumière des résultats de cette étude, on peut croire que le processus d'une télévision véritablement éducative est bien engagé et qu elle a sa place dans le champs de l'éducation des adultes.D'ailleurs, à compter du 9 septembre.Radio-Québec jouera un plus grand rôle dans ce domaine, puisque son temps de diffusion passera de deux à trois heures pour offrir 33 séries d émissions abordant autant de sujets.Toujours avec l'objectif d accroître la formation générale des Québécois, elles toucheront une douzaine de domaines: la stimulation de l'intérêt et de la participation (émissions d’information), la vie intime (émissions sur l’éducation sexuelle), la vie domestique (émissions sur l'âge de la retraite), la vie sociale (émissions sur le choc du futur), la mise en communication de citoyens et de groupes différents (émissions sur des peuples des peuplades ou des races), la connaissance du Québec (émissions sur le Québec insolite), les connaissances générales (émissions sur les sciences), les arts (émissions sur les différents rythmes), l'habilité pratique (émissions sur le bricolage et l’art populaire), l'art de vivre (émissions sur les animaux ).Cette nouvelle programmation de Radio-Québec devrait avoir plusieurs effets sur les téléspectateurs-adultes, surtout dans un processus d'éducation populaire.Les programmateurs en énumèrent douze: • qu'ils s'apprivoisent à une télévision éducative; • qu’ils se sentent chez eux à Radio-Québec: • qu’ils se sentent mieux dans leur peau; • qu'ils soient mieux équipés pour réussir leur vie; • qu'ils puissent jouer un rôle dans la société: • qu’ils puissent oeuvrer à la croissance du Québec; • qu’ils connaissent mieux le Québec; • qu’ils aient plus de plaisir à connaître; • qu’ils trouvent leur propre voie d’expression; • qu'ils aient plaisir à fabriquer quelque chose ; • qu'ils profitent mieux de la vie : • qu'ils soient en mesure de prolonger l’effet éducatif des émissions.En soi.cette forme d'éducation des adultes est simple lorsque décrite sur papier.Cependant, le médium qu est la télévision, qu'il soit froid ou chaud, lui donne toute sa force.Il pénètre là où des livres n'entrent pas.là où Ton refuse la formation, là où Ton est indifférent.Il est partout et le Québec est de ces pays qui l’utilisent abondamment.Alors que la société des loisirs est déjà une réalité, la télévision dans l'éducation des adultes va prendre de plus en plus de place et d'importance.Il faudra pour cela qu elle soit plus humaine, plus ouverte sur le monde et facilite la participation.Dans ce sens.Radio-Québec est déjà une nouvelle télévision.Tout en complétant les services offerts par les ministères de l’Education, du Travail et de la Main-d'œuvre, elle ouvre la voie de la liberté et permet déjà d’entrevoir la société de demain.Quelques petits trucs de couture avec Marie-Charlotte, animatrice de la série "Sans point ni couture”.Des émissions qui éveillent Timagination créatrice des téléspectateurs - Ik - ÆBSi ••S'MvU' LA NOUVELLE REVUE DE PSYCHANALYSE VIENT DE PARAÎTRE: Chacun sent que la psychanalyse n'est pas une discipline parmi d'autres, qui aurait ses ''spécialistes'', détenteurs du savoir sur l'inconscient, et serait assurée des frontières de son champ d'application; mais il n'est pas vrai non plus qu'on doive lui reconnaître le privilège exorbitant d'être partoutot nulle part.Bisexualité et différence des sexes Xyrvfcf.j.il lut CK Ï>1 FÿVi-HftKAJ.t ïti *.*¦: ,ii.i.u.i .,,, Gallimard Bien avant qu'il ne fût question d'interdisciplinarité, la psychanalyse, au temps de sa découverte comme en chacun de ses moments féconds, n'a vécu que de l'échange: entre l'expérience clinique et la recherche théorique, entre la rencontre des phénomènes déconcertants et les modes d'interprétation qu'ils provoquent, entre Tauto-analyse et la relation analytique.Telle fut en tout cas l'inspiration de Freud avec laquelle il faut renouer pour maintenir la psychanalyse vivante.Dans la NOUVELLE REVUE DE PSYCHANALYSE, les analystes ne resteront donc pas entre soi, enfermés dans leur discours.Questionnants, il se laissent aussi questionner.Chaque numéro porte sur un thème dévoilé par l'expérience analytique, sans que celle-ci soit jamais exclusive des autres perspectives, l'ambition de cette revue étant moins de répertorier des thèmes déjà circonscrits dans les diverses disciplines que d'en dégager, par la confrontation, de nouveaux, que le cloisonnement laissait insoupçonnés.PRÉCÉDENTS NUMÉROS: No 1 - INCIDENCES DE PSYCHANALYSE No 4 - EFFETS ET FORMES DE L'ILLUSION No 2 - OBJETS DU FÉTICHISME No 5 - L'ESPACE DU RÊVE No 3 - LIEUX DU CORPS No 6 - DESTINS DU CANNIBALISME idées/galiimard VIENT DE PARAÎTRE RÉIMPRESSION: JEAN PIAGET jean piaget biologie ‘ et coflMMfêiiar IdeeVQefrnarri BIOLOGIE ET CONNAISSANCE EN FORMAT DE POCHE ! IDÉES No 288 ÉTIEMBLE: PARLEZ-VOUS FRANÇAIS ÉDITION AUGMENTÉE D'UN CHAPITRE EN APPENDICE: UN EXTRAITS DES INSOLENCES DU FRÈRE UNTEL DERNIÈRES NOUVEAUTÉS: F.de CLOSETS MATHIEU EN DANGER DE PROGRES DE LA RÉVOLTE À LA RENAISSANCE -AU-DELÀ DU TACHISME ASSOCIATION AVORTEMENT: CHOISIR UNE LOI EN PROCÈS ÉTIEMBLE L'ÉCRITURE IONESCO JOURNAL EN MIETTES JUNG DIALECTIQUE DU MOI ET DE L'INCONSCIENT MERCURE DE FRANCE Eugène Ionesco LE SOLITAIRE roman A trente-cinq ans, il est temps de se retirerde la vie.Cest du moins ce que pense le personnage du premier et de l’unique roman d’Eugène Ionesco.Un héritage soudain lui permet d’abandonner un travail médiocre et ennuyeux qu’il faisait, plutôt mal, dans un bureau anonyme.Il ne lui reste plus désormais qu’à essayer de goûter la vie, c'est-à-dire, pour lui, de faire l'apprentissage de la mort.Il achète un appartement, qui ressemble à tous nos appartements, déjeune tous les jours au même restaurant, semblable à tous les restaurants.Ne cesse de s'étonner de l'agitation de ses congénères, de leur capacité d'oubli, de constater surtout qu'on puisse avoir des opinions, des goûts ou des passions.Son existence se partage entre le beaujolais de midi et demi, la femme de ménage du matin, le beaujolais de midi et demi le lendemain.D’où vient pourtant que cet individu banal et condamné est aussi un être qui a la grâce : la recherche de l'oubli, la nostalgie du savoir que nous n'aurons jamais, le sentiment également fort de notre infirmité et du miracle de toute chose lui donnent une dimension mystique.Il assistera éberlué à une sorte de guerre civile qui ressemble en même temps à du Pascal et à du Grand-Guignol, verra s’écouler le temps, toujours le temps, et le roman s'achève sur la vision éblouie, ou hallucinée, du monde qui s'écroule, ou bien parvient enfin à détruire ses limites et accède à l'éternité.Dans une langue simple, à ras des choses, on trouve ici une force dramatique, voire tragique, qui est celle des grandes pièces de théâtre d'Eugène Ionesco.Il s'agit à la fois d'un conte, d’un roman aussi, qui sait raconter une histoire en racontant celle des hommes qui n’en ont point, et du testament spirituel de l'auteur de Tueur sans gages Inutile d'insister sur l'importance exceptionnelle de cette publication.EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE GALLIMARD LTÉE 350, LEBEAU, VILLE ST-LAURENT, MONTRÉAL XX • Le Devoir, samedi 18 août 1973 supplément education PERSPECTIVES DE L’ECONOMIQUE K.ÜNUMIt CONItMPORAINE Milton I i icdman inflation et systèmes monétaires Rogci Dchcni de l'étalon sterling a ( étalon dollar Synthèse d histoire monétaire Jacques Jung l'amenagement de l’espace rural une illusion économique Celso I urlado les ktats-Unis et le sous-développement de TAmérique latine Charles P Kindlehergef les investissements des Etats-Unis dans le monde FONDATEURS Quesnay tableau économique des Physiocrates Sismondi nouveaux principes d’économie politique Ricardo principes de l’économie politique et de l’impôt Henri Roui gainat marche des changes et crises des monnaies Paul A Sain uci.v îu I avenu des relations i ioiioiiiiques mieruatîo uales h st.an Cioux I ta:, dea u le peril américain Jean Parent le modèle suédois Sniion K u/nets Prix Nobel de Sciences economiques croissance et structuie economiques Ra\ mond Ver non les entreprises multinatio nales Frederic François-Ma rsa le dépérissemen des entreprises publiques Malth us principes d’économie politique Say traité d’économie politique I UI V O l eci its économiques CALMANN-LEVY Au niveau universitaire L enseignement crédité: une voie à explorer par Gaétan Daoust Si l'éducation des adultes a longtemps été, dans nos universités, confinée a un secteur marginal, elle y fait depuis deux ou trois ans l'objet d études de plus en plus attentives Auront contribué a ce changement d'attitude.1 augmentation considérable du nombre d adultes inscrits a des programmes universitaires, noi moins que le ueba plu- général sur la nécessaire lansfonnatioi du système d éducation Sans doute evite-t-on dit-ficüement.dorduiaire.ta tentation de réduire le problème a une question de structures et de mécanismes de gestion: faut il mtegrer ou non les adultes "a l’ensemble des etudiants, en confier la res-ponsabdite aux facultés ou a un service particuliei créer ou non pour eux des programmes spécifiques?Dans une perspective globale d education permanente une lelii problématique peut pai titre dépassée Elle devra cependant, pour un temps ontinuer d’inspirer les mégies de Pansition d’institutions î l'aditionneilemenf consacrées à l'éducation des jeunes ei au seul desquelles s’est développée, comme une excroissance.T éducation des adultes.L expérience que poursuit le Service d education permanente de 1 Université de Montréal en matière d enseignement crédité' secteur auquel on me demande de consacrer cet article per met peut-être d'explorer une des voies dans lesquelles une université préoccu pée de ^instauration d un régime d'éducation pérmanente peut utilement travail 1er A la différence d'autres institutions, T Université de Montréal a estimé nécessaire d’étabir pour les étudiants adultes des programmes spécifiques dont les contenus leur soient plus particulièrement adaptés.Si l'on peut, en effet, gloser longtemps sur les distinctions entre la pédagogie des jeunes et celles des adultes, il paraît plus difficilement contestable qu’un étudiant en psychologie, en relations industrielles ou en sciences de l'éducation aborde ses études avec une expérience de vie, des connaissances et des intérêts forts différents, selon qu'il a dix-huit ou trente ans.Une attention accrue aux exigences particulières des divers objets d étude devrait même nous conduire, me semble-t-il.a différer sensiblement l’admission à certaines disciplines ou domaines professionnels.Il est loin d'être évident qu'il y ait, pour une société considérée dans son ensemble, de réels avantages à réserver à des jeunes fraîchement diplômés du Cégep l'admission aux études de droit, par exemple, de service social ou de philosophie.Elaborés en collaboration avec des représentants des milieux visés et des facultés impliquées, les programmes du SEP habituellement multidisciplinaires, cherchent à s'adapter à des situations concrètes de travail ou de vie.On n y admettra généralement que les personnes qui peuvent témoigner d une expérience dans le domaine où elles eulent poursuivre leur formation ou dans un domaine connexe: communication.loisirs, enseignement, relations publiques relations industrielles, publicité, etc Au total, près de trente programmes équivalent chacun a une année d étude à temps complet et per mettant l’acquisition d'un certificat officiellement reconnu comme diplôme de premier cycle universitaire L obtention de trois certificats, dont le choix est laissé a l’étudiant qui peut recou ru aux avis de responsables de programmes, permet Tacquisition d un baccalauréat ès arts ou es sciences, ou encore d un baccalauréat professionnel Une telle formule, outre qu elle assure une remarquable diversification des programmes, permet d éviter 1 écueil fréquent auquel achoppent beau coup d adultes, qui s’engagent a temps partiel dans un programme d'université qu ils ne parviennent jarnas a mener a bonne fin.Chaque année d elude est ici couronnée pai un diplôme universitaire La gestion academique des programmes est confiée, comme leur élaboration.a des comités multidisciplinaires auquel siègent des représentants du milieu.Ces comités procèdent périodiquement à la révision des programmes, en fonction de l'état de la recherche, de l'évolution des besoins et des clientèles visées.11 arrive qu’un programme ait la vie assez courte et qu'il soit remplacé par un autre, une fois satisfaits les besoins de perfectionnement professionnel d'un groupe particulier.La nature des programmes, non moins que les modes de fonctionnement particulièrement souples d'un organisme comme le SEP.rendent possibles de telles modifications.Fait assez rare et qu’il importe de souligner, au Conseil du Service d'éducation permanente siègent aussi, aux côtés d'universitaires, des représentants du milieu.Ce souci constant de maintenir un contact étroit avec les groupes engagés dans des activités de torniatio! « solliciter leur participation a chacune des étapes de l’élaboration et du deroulement des programmes explique pour une large part, que le SEP ait pi.en gager avec succès dans des domaine, de formation qui n'avaient pas uiicoxe droit de cité dans l’université tradition nelle et auprès de secteurs de la jopt.lation qu'elle n’avait pas encore atteints On est sans doute encore loin du wrq.te.La vaste majorité des adultes ux quels les universités du Quebec offrent leurs services se recrutent parmi ia classe déjà avantagée scolairetnem D’autre part, les modes d interventici: imposés au seeteui d education d adui tes s apparentent encore trop étr oite ment à ceux qui régissent, dans les ta cultes, la formation individuelle dey jeu nés.Les règles budgétaires en vigueur non moins que les normes académiques et les critères d’excellence traditionnellement reçus rendent encore presque impossible, par exemple la mise a contribution d'universitaires dans des activités de formation collective ou de promotion culturelle de groupes désa vantages.En terminant cette trop :apidt de: cription d’un certain nombre d’activités du SEP.il s'impose de mentionnei ut contribution apportée a la recherche en éducation des adultes, a laquelle les SEP des universités consacrent d ordinaire peu ou pas de ressources Le Ou reau de recherches du SEP de Idüvei site de Montréal est sans doute dans ce domaine, le plus important au ( ana da et dans le monde universitaire s ran cophone.Ses activités se distribuent a peu près équivalemment sur deux sec leurs D’une part, des études plus appli quées en matière d'éducation des adultes.analyse des besoins et des clientèles, évaluation des activités, recher ches sur les processus d’apprentissage: d’autre part, des études de type plus prospectif sur la mise en oeuvre d un processus intégré d'éducation permanente et les nécessaires transforma lions du système éducatif.Il n’est sans doute pas inutile de souligner que.en recherche comme dans l’élaboration des programmes de formation le SEP sollicite dans la plupart de ses activités la collaboration étroite des milieux impliqués.M.Daoust est directeur du service d é-ducahon permanente à l’Université ne Montréal L université de la deuxième chance pat André Grou L une des vocations principales dévolues à l’Université du Québec lors de sa fondation a sans aucun doute consisté dans le développement de l’éducation permanente.C'est d’ailleurs l’une des tâches à laquelle l’Université du Québec à Montréal a conscience d’avoir accordé une importance considérable en proposant des hypothèses novatrices dans le contexte québécois.En plus d’assumer les ‘Services culturels et professionnels” dont il est question dans un autre article, l'Université du Québec a voulu se considérer comme l'“Uni-versité de la deuxième chance” en permettant aux adultes qui sont sur le marché du travail d’accéder à ses programmes réguliers de baccalauréat Il est à noter que tous les programmes de l’université accueillent des étudiants à temps partiel, que dans chaque programme des cours sont offerts le soir afin de favoriser la poursuite d’études universitaires par les étudiants qui n’ont pu fréquenter l’université au terme de leurs études secondaires ou collégiales.De fait, plus de la moitié des étudiants actuellement inscrits à l’UQAM suivent des programmes à temps partiel, conservant une activité principale autre que les études.L’Université du Québec admet même dans ses programmes des étudiants qui, sans avoir entièrement satisfait aux exigences académiques d’admission, ont terminé des études secondaires et ont une expérience professionnelle ou personnelle jugée suffisante pour entreprendre des études universitaires.pourvu qu’ils aient atteint l’âge de vingt-trois ans.Signalons de plus que l’Uni- versité du Québec offre aux étudiants à temps partiel des programmes courts de formation professionnelle, conduisant à l'obtention de certificats d’études à caractère professionnel.Des étudiants peuvent, par exemple, s'inscrire à des certificats en administration; un certificat en sciences de l’éducation accueillera bientôt des étudiants et d’autres programmes de certificat sont actuellement en péparation.Un étudiant qui a obtenu un certificat peut d'ailleurs s’inscrire à un baccalauréat et les cours suivis dans son programme de certificat lui sont alors comptabilisés dans son programme de baccalauréat, réduisant du tiers la durée de ce dernier programme.Rappelons de plus qu'avec le système de promotion par cours, un étudiant à temps partiel peut établir lui-même le rythme de ses études.Un étudiant peut s inscrire à deux, trois, quatre ou même jusqu’à six cours durant l’année académique et peut souvent suivre trois cours durant la période estivale.L’étudiant peut ainsi déterminer lui même la durée de son programme d’études, en fonction de la disponibilité de son temps et de son rythme de travail.Bref, la notion d’éducation permanente constitue l’un des piliers de l'activité universitaire à l’Université du Québec et les résultats obtenus après quatre années d’existence incitent l’institution à tenter tous les efforts pour continuer à s'améliorer dans ce domaine.M.Grou est doyen du premier cycle à l'Université du Québec à Montréal La formation culturelle et professionnelle par Jacqueline L Massé Depuis sa création en 196b l'Université du Québec à Mont real offre, par son Service de Formation culturelle et professionnelle, des cours et activités culturelles et professionnelles aux adultes désireux de parfaire leur culture ou de compléter ou mettre à jour leur formation professionnelle sans chercher pour autant a obtenir des crédits ou un diplôme Dans une monde ou l’homme a une conscience aiguë de son rôle à jouer comme citoyen, travailleur, parent, où le loisir organisé à une part de plus en plus importante un tel service devient essentiel et une communauté universitaire doit avoir la responsabilité de l’offrir dans la mesure de ses ressources.Aussi.l'Université du Québec à Montréal veut-elle mettre ses ressources humaines et techniques au service du milieu en lui of-tiant un éventail de cours et d activités propres à répondre a scs besoins.Chaque ession amène un uilik duitei au Service de Formation culturelle et professionnelle.Ces adultes s'inscrivent à des cours en sciences humaines, en arts plastiques, en langues vivantes ou en administration.En plus des sessions régulières, le Service de Formation culturelle et professionnelle organise, sur demande de groupes spécifiques ou en collaboration avec des organismes publics et privés, des cours ou activités qui répondent à leurs besoins.En règle générale, aucun diplôme n’est requis pour l'inscription aux cours du Service de Formation culturelle et professionnelle et les modalités d'admission se réduisent a une simple demande d’inscription.Très varice, la clientèle vient de tous les secteurs de la population: professionnels, collets blancs et collets bleus côtoient les mères de familles pour enrichir leur bagage intellectuel.Pour plu sieurs d’entre eux.le Service de Formation culturelle et professionnelle constitue la voie d’accès à l’Université puisqu’après s’être retrempés dans latmosphere uni versitaire, et s'etre “dérouillés” intellectuellement, beaucoup y retrouvent le goût de l'étude et de la recherche et s’orientent vers des programmes réguliers.Une quarantaine de cours sont à l’horaire de la session d'automne 1973.et on pourra choisir dans les disciplines suivantes: administration, arts plastiques, civilisations, économie, langues vivantes, psychologie, sciences, voyages, etc.Cette session compte plusieurs nouveaux cours.Mentionnons entre autres Le Nord : réalités et perspectives d'avenir sous la direction d’Eric Gourdeau, spécialiste des questions de l’Arctique canadien et américain.Depuis quelques temps, le Grand Nord suscite un intérêt croissant, étant donné les projets en cours et ses perspectives de développement.Ce nou neau programme, de trois ans, est donc une sorte d introduction générale aux diffé-ents aspects et caractéristiques du Grand Nord, pai ticulièrement en ce qui concerne ses habitants, son mi lieu politique physique et biologique les possibilités et défis qu’il présente à la société nord americaini Une autre sérié de cours susceptible d’intéresser ceux qui souhaitent visiter ies plus vieux pays du monde: Voyages-Simulation.On découvrira la géographie.Tnis-toire.l’art, la vie quotidienne de l'Egypte, de la Grèce, de l'Italie et du Lrban.Ce programme a pu être réalisé grâce à la collaboration des consulats de ces pays.En arts plastiques, des cours d'atelier permettront aux adultes de s'initier aux techniques du batik, de la céramique.de la sculpture sur bois, du modelage, de la pein ture et du textilettissage et tapisserie).On peut obtenir le programme de la session d’automne en s'adressant au Secrétariat du Service de Formation culturelle et professionnelle Mme Massé appartient au service de Formation culturelle et professionnelle de l l iiiver-site du Québec à Montréal GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL Centre Culturel Allemand Get mur Cultural Centr e ours a ïiefciiMMÊ cou#* 0* {nt^iméoict \‘b A VU H C6 COURS O* coNvfciKSAiboii Pnuusuphit fheati-r Sciences hurntiint-: Lie de i Sciences et iechnuÏGtjïfc.Correspondance swriisiitct'ciuit- ¦*' Luboi uVcdt’e Je itsiiütjüé * iechtEiquu?«btiie-'.'Ktiviifci ¦aopi obtHiik la ih’odtwo et.rif-t.,»t eiepJsuh*! ^4 ! Ù JEsrL'Ucsi'iCl ivw m èüi üùV 0 4 ¦» t *4 4 COLLÈGE VILLE-MARIE Ecole secofiàait'fc iiïdèperidcuiAe ifeconstue O INTERET PUBLIC oui le Ministère de É'Educati&i , Direction: M Anïfeie UïniMaf I|- ïiVf.: 11 il - 0.!î.Quelques pioces dispOiiÈbies en Secondaire [ a liège Secondaire !! réguliet Secoirdairo iii régulier Secondaire IV allege Secondaire V sciences physiques GARÇONS ET MLLES 2850, rue Sherbrooke est, Montreal 1 34 Téléphone 525 2516 EDITIONS GaRNEAü MEDmRÛ BOURGAULT sCüLPTkUk Angéline St-Pien c $1»ÜO jOStPH CHARLeS TACHE.Un grand représentant de l’élite canadienne-françoise Eveline Bossé iDÔ 9a PROFILS FÉMININS ^Biographies) Emilia B Aliaire $4 SD HONGütÜO ou L HISTOIRE DES PREMIERS GAsHÉsieNS Jacques A Mai yvotuic Crevel DD JEAN PAUL LEMIEUX u la poétique ai la souvenance.Guy Robert $6.9S LE FRANÇAIS DG CANADA Vick .Barbeau Ot bouüt: Oloeüet tub; fciis it G-u: « u uc »vieit c* Buui o «ac Mon h «ui r î supplément éducation Le Devoir, samedi 1 8 août 1 973 • XXI Vers la formation sur mesure intégrale au cégep L'Education des Adultes dans les Collèges d'Enseigne-ment Général et Professionnel devrait, selon le système prévu, se situer au niveau collégial entre la fin du secondaire.soit la douzième année, et l'entrée à l'université (après deux ans d'étude) ou sur le marché du travail (après trois années de formation professionnelle).Un regard rapide sur le développement de l'éducation des adultes dans les cegeps révèle la précarité, pour la clientèle adulte, de cette division sans doute justifiée en éducation des jeunes.Au-delà du problème des niveaux, que le temps saura bien résoudre, il importe de présenter les grandes orientations actuelles et les perspectives d'avenir de l'éducation des adultes dans les cegeps.Une telle présentation a le désavantage de l'abstraction.Si elle pouvait au moins susciter la curiosité sur des réalisations que nous nous empresserions d'analyser et d'imiter si elles nous venaient d’ailleurs! La formation des adultes est née dans les Collèges d'Enseignement Général et Professionnel avec la création de ces collèges par la loi 21.La majorité des Services d'éducation des adultes (1) issus des collèges classiques d’avant 1967 ont d’abord développé la formation générale préparatoire à l'université et la formation des maîtres.Les Services issus des instituts de technologie ont continué d'offrir surtout des activités de formation technique.Partout, au point de départ, la formation des adultes s'est organisée comme une extension aux adultes de services, de programmes, d'un régime pédagogique, en somme d'un système pensé pour des jeunes.Toutefois, en ce premier temps, le nombre d'adultes en formation sest accru rapidement malgré l'absence d'une gratuité qui aurait consacré la démocratisation d'accès pour cette clientèle de l'éducation.11 aura suffi de quelques années d'expérience, de l’enracinement de quelques services dans leur région, du développement de la formation professionnelle gratuite centrée sur les situations de travail et d’une prise de conscience quotidienne des différences et des originalités d'une clientèle adulte, pour démontrer l'insuffisance et parfois même l'absurdité d'une extension aux adultes de la formation des jeunes.Les premiers efforts d'adaptation axés sur les conditions d'admission, sur le temps et la durée de la formation, sur les méthodes pédagogiques et sur le financement ont rapidement progressé vers le centre nerveux de toute formation, vers la programmation.Ce progrès est né de la préoccupation croissante d'identifier les chentèles et leurs besoins, d'adapter les contenus existants à ces besoins et parfois d'inventer de nouveaux contenus.Cette préoccupation a permis l'émergence d'une nouvelle conception de la formation, la formation sur mesure, qui appelle un nouveau système de formation des adultes.Les services d'éducation des adultes des cegeps sont passés en six ans d une formation "préfabriquée" pour des jeunes, généreusement offerte aux adultes qui devaient l’autofinancer, à une formation "sur mesure" presque totalement gratuite, fondée sur une recherche des besoins.Cette formation nouvelle a d’abord tenté d’adapter les programmations existantes, et le système qui les soutenait, aux besoins des adultes.Il fectionnement en vue d’une promotion individuelle dans leur travail, dans leur milieu social ou dans leur vie personnelle s’inscrivent à des cours de formation générale, de formation professionnelle ou de formation culturelle.Le secteur de la formation générale, préparatoire à l’université.a subi peu de transfor- par Daniel Campeau s’agissait surtout d'adaptation pédagogique.Elle a par la suite commandé des programmations nouvelles élaborées en fonction d une recherche et d’une analyse des besoins.11 s'agissait de préfabriquer des programmations nouvelles susceptibles de mieux satisfaire les besoins perçus.Elle a récemment dépassé le stade des adaptations pour le développement et l'application d’une conception et d'un système de formation propres aux adultes.Il s’agit d'une formation sur mesure intégrale centrée sur l’adulte et sur les groupes d’adultes en formation selon un processus éducatif qui les respecte, dans un système fondé sur la notion de service, même si les notions de standard et de contrôle demeurent importantes.Les quatre types de formation (l'extension aux adultes de la formation "préfabriquée" pour les jeunes, l’adaptation de cette formation ‘préfabriquée".la formation "préfabriquée sur mesure" et la formation “sur mesure intégrale”) ne se sont pas exclus d une étape à l'autre.On les retrouve tous, à des degrés différents, dans la majorité des services.Cet élément est essentiel pour comprendre la situation de l'éducation des adultes dans les cegeps.Cette situation, loin d'être exempte d'ambiguités et de contradictions, présente toutefois une dynamique lourde de promesses et de responsabilités pour le ministère de l'Education et ses institutions, pour les organismes-clients et pour les adultes et groupes d'adultes en formation.La majorité des adultes se présentent individuellement aux Services d'éducation des adultes des cegeps, en demandant une formation ou un perfectionnement pour préparer une admission éventuelle a l'université, pour apprendre les secrets d'une nouvelle profession, pour se perfectionner dans celle qu'ils exercent déjà ou pour se développer gratuitement sans souci d'une accréditation et d'une certification.Un nombre croissant d'industries.de commerces, de services, d'organismes et de groupes d'adultes plus ou moins organisés s'adressent aussi aux cegeps pour demander des services de formation.Ces demandes sont habituellement plus spécifiques et ne sauraient trouver satisfaction sans au moins une adaptation des programmes existants.La plupart exigent une analyse serieuse des besoins, une programmation en conséquence et un aménagement adéquat.Les individus adultes qui réclament des cegeps des services de formation ou de per- mations depuis la création des cegeps.Si les conditions d’admission ont été assoupües, si la pédagogie respecte de plus en plus la psychologie de l'adulte, ses modes d'apprentissage, son expérience de vie et son conditionnement à la formation.ces efforts d'adaptation sont limités par les exigences universitaires, les normes du régime pédagogique et les programmations conçues pour la formation des jeunes.Ce secteur permet surtout la récupération scolaire à des adultes qui n'ont pu dans une plus ou moins lointaine jeunesse se préparer à des études universitaires.La formation sur mesure, comme philosophie de l'éducation, commence à peine à interroger ce secteur de formation et à l'orienter vers la promotion d'une véritable formation générale de l'adulte en situation, formation qui ne serait que par surcroît préparatoire à l'université.Le secteur de la formation professionnelle, dont la clientèle est largement majoritaire en éducation des adultes dans les collèges, a sans doute fait naître l'idée de formation sur mesure.Les programmes professionnels en techniques chimiques.physiques, biologiques, ou administratives, d'une durée de trois ans pour les jeunes.sont vite apparus inadéquats pour le perfectionnement d'adultes en situation de travail.Ces programmes ont d'abord été fractionnés et sanctionnés par un certificat.Par la suite, au rythme des observations et des recherches, des programmes nouveaux ont été structurés pour satisfaire à des besoins spécifiques et immédiats que commandait le monde du travail et que ne pouvaient combler les programmes existants.La formation "sur mesure préfabriquée" est née de cet effort d'élaborer des programmes qui soient à la mesure des besoins actuels de nombreux adultes qui ont à s'adapter à différents changements technologiques.Ce type de formation demeure orienté vers la formation individuelle des adultes dans leur situation de travail.La formation sur mesure y a surtout influencé le mode d'approche de la clientèle et les programmations.Le secteur de la formation culturelle, appelée aussi culture ou éducation populaires, ne s’est pratiquement pas développé dans la plupart des cegeps.On trouvera partout, mais en quantité limitée, certaines activités d'arts, de sports et d'information culturelle.qui n'exigent aucune condition d’admission et ne donnent aucune certification.Ce secteur ne reçoit pas l aide de la DGEA (2) qui le finance en grande partie dans les services des commissions sco- L'éducation permanente à travers le Québec ^ ç » f* JW u mm ! m mm ' ï La belle époque de la hache est revenue ! Cours de sylviculture à la Commission Scolaire Régionale du Grand-Portage (Rivière-du-Loup).La protection et la conservation des forêts, le cours agricole ainsi que la sylviculture sont très populaires dans la région : plus de 2000 adultes inscrits depuis 1970.(Photo CSR-du Grand Portage) laires.La DIGEC (3), dont relèvent les cegeps, ne s’est pas interrogée sur l'opportunité de développer ce secteur.Ici encore la formation sur mesure inspire de nouvelles orientations, socio-économiques et socio-culturelles, qui bousculent les politiques traditionnelles, toujours valables mais limitées, de développement personnel et de promotion individuelle.Quel que soit le secteur où l’adulte veuille se diriger individuellement, les cegeps lui définiront un parcours et lui offriront un ensemble organisé de services et d’activités de formatio.n.de plus en plus "à la mesure" de ses besoins, de son expérience et des exigences d’une société en changement continu.S’il veut participer collectivement à l'émergence et à l'organisation d'une éducation centrée sur la responsabilité de faire son devenir et celui des groupes auxquels il appartient.il trouvera dans plusieurs services d’éducation des adultes une attention particulière, mais peu de moyens.Les efforts de conceptualisation et d'application de l’idée de "formation sur mesure” ont amené plusieurs formateurs d’adultes des cegeps Daniel Campeau est directeur de l’Education des adultes au collège de Valleyfield à s’interroger sur les orientations et sur les objectifs fondamentaux de l'éducation et à reconsidérer l’ensemble des services et des activités de formation offerts aux adul- tes.Cette réflexion, qui a produit plusieurs adaptations du système existant, a aussi ouvert des avenues nouvelles dont l'exploration et l'aménagement sont rendus difficiles.sinon impossibles, par les contraintes du système actuel La iormation "sur mesure intégrale" est fondée sur le droit des personnes, des groupes et des collectivites à lauto-détermination et sur leur responsabilité dans l’exercice de ce droit.Elle est avant tout respectueuse du processus éducatif néces- Suite à la page XXVI ¦ t GRANDS i SUCCÈS A Æ LIRBAIPIF J les grandes éditions du québec inc.3555, rue monselet, montréal-nord 459, qué.— tél.: 324-4976 ÇA DIT OD ESSA À DIRE de JACQUELINE BARRETTE ''Lorsqu'on arrive, en si peu de mots, en si peu de temps à dépasser le caractère superficiel inhérent à toute caricature c'est qu'on fait face à une réussite assez exceptionnelle.'' Michel Béloir (Le Devoir) Prix: $2.00 FLATTE TA BEDAINE, EPHRÈME texte de JACQUELINE BARRETTE "Flatte ta bedaine" c'est le duel, la chicane, l'agressivité, le désaccord entre l'espoir et le désespoir qui habitent chacun de nous.$2.00 SCANDALES POLITIQUES de JOSEPH THEMIS Sociologue et économiste Il est devenu très urgent d'offrir un système politique qui établira rapidement la paix, l'harmonie, la prospérité et qui conduira le Québec vers les plus hautes et les plus nobles aspirations.$2.00 LE CEOEP 5 ans après SUCCÈS OU ÉCHEC Teach-in CEGEP de St-Laurent Si nous sommes, ceci dit par hypothèse, forcés d'admettre que, comme notre société, notre école dissimule le manque, l'absurde ou la vanité de ses objectifs sous la façade noblement ordonnée des structures et des mécanismes.Il ne nous demeure plus, collectivement, qu'à faire un acte de vrai courage et à définir lucidement et volontairement, les valeurs et les choix culturels sur lesquels nous voulons, en tant que société, que notre enseignement soit bâti .$1.50 GENRE O ENSEIGNEMEn| MODE J fvOlR CODEsI ?FORMATION GENERALE ENFANCE INADAPTEE PROFESSIONNEL COMPLET PROFESSIONNEL INTENSIF RECYCLAGE CULTURE PERSONNELLE JOUR SOIR SAMEDI CORRESPONDANCE NIVEAU V) Ui Z Ü A G «/> 5 ACADÉMIE ARTISTIQUE DE LA COIFFURE ZAGO Montréal 8, est.Ste-Catherme (5141866 6601 • • 1 • 4 ACADEMIE DE BALLETS DE STE-FOY OuébK 749.Ave Cherbourg.Ste Foy (418)656-1756 • • • 2 ACADÉMIE DES ARTS (MONTRÉAL) INC Montreal 1722.rue St-Hubert (514) 288 4582 • • • 8-18 ACADÉMIE ROLUNDE ST-GERMAIN Montréal 7060.rue St-Hubert (514) 272-5745 • • v~ S 4 ALEXANDER BUSINESS COLLEGE Montréal 353.Mount Royal Avenue (514) 272-8067 • JL • S 20 ARTHUR MURRAY SCHOOL DF DANCING Montréal 684 ouest, rue Ste-Catherme (514)878 3069 • • • 7 AU PETIT ROYAUME INC Montreal 7757-61.rue Lours-Hebert (514) 721-0206 • • • TT 10 BLANCHE NEIGE.ENR Montréal 3555 est.bout Métropolitain (514) 728 1942 • • PE CENTRE ACADÉMIQUE FOURNIER INC Montréal Nord 12550.lacordaire (514) 321-2642 • • j CENTRE D'ÉTUDES ESTHÉTIQUES INC Montreal 1231, ouest.Ste-Catheline (514)842-5475 • t t • • S 13 CENTRE DE FORMATION DE PEDICURES INC Montréal 1396 ouest, rue Ste-Catherine r 223 (514)861-2298 • • § S 17 CHATELAIN BUSINESS COLLEGE Montréal 6897, rue"St-Denis (514)272-7944 • • • • s 20 CHATEUIN BUSINESS COLLEGE (ROSEMONT| Montréal 5410.10e Avenue (514) 727-8120 • • ! 20 COLLÈGE BART Québec 751.côte d’Abraham (418) 622-3906 • T" • t c 20 COLLEGE COMMERCIAL ELIE Montréal 4510, rue St-Denis (614) 845-2628 • • • • • s 16 20 COLLEGE DE SECRÉTARIAT MÉDICAL & LÉGAL INC Montréal 1600.rue Berri.suite 3152 (5141845-5241 • * • s 20 COLLÈGE FRANÇAIS INC Montréal 186, ouest.Ave Fairmont (514) 272-0764 ~v • '’ESC COLLEGE LASALLE Montréal 2015.Drummond (514) 842-3823 • • "c 5-14 20 COLLÈGE O'SULLIVAN (DE LIMOILOU) Québec 1008.3e Avenue (418)523-4769 • • • ' 20 CÛTE-DES-NEIGES COMMERCIAL COLLEGE INC Montréal 1181 ouest, rue Ste-Catherine (514) 842 1535 • i • • • s 16 20 COURS CHATEAUBRIAND Montreal 5319, Ave Notre-Dame de Grâce (5141439-1438 • PE ÉCOLE ADRIENNE Trois-Rivières 132.Radisson (8191375 6667 _ • • • 6 ECOLE ALYNE LARIN Montréal 384.est.boul St-Joseph (514)844-7091 • • • • S 6-9 ÉCOLE CANADIENNE O1 ÉLECTRICITÉ Montreal 1231 ouest, rue Ste-Catherme S 232 (514) 845-6792 • • • s 11-12 ECOLE D ART ET DE DESSIN LABONTÉ INC Montréal 1600.rue Berri.Suite 3012 (514) 844-2219 • • 8 ÉCOLE D ART MONIQUE FOURNIER Montréal Nord 12550.Lacordaire (514) 321-7198 • • • 9 10 ÉCOLE DE BALLET ALINE LEGRIS Montréal 6011.ave du Parc (514) 277-1961 • • 9 2 ÉCOLE DE COUPE ET DE COUTURE CHALIFOUR Montreal 9904.boul St-Laurent (514)381-5852 • • • 9 6 ÉCOLE DE DANSE CLAUDE & CLAUDIA Montreal 6121.boul des Galeries d'Anjou (514) 352 0473 • t 9 7 ÉCOLE DE DANSE SUZANNE ENR Montréal 2506.boul Rosemont (514) 279-3688 "T" • • • 9 7 ÉCOLE DE HAUTE COUTURE JEAN-CLAUDE BÉLANO ENR Québec 994, de Salaberry (418) 523-3260 t • t 6 ÉCOLE DE MUSIQUE GALIPEAU INC Montreal 1480 est.rue Fleury (514) 387-2568 • • t P 10 ECOLE DE RATTRAPAGE ENR Montréal 1600.rue Berri.Suite 213 (514)849-2275 T“ ~~ë~ • s Ecole de radio, d électronique et de télévision (Québec) Ltée Montreal 8607.boul St-laurent (514)381-6258 • P • s 12 ÉCOLE DESSINONS-COUSONS Trois-Rivières 1350.Nicolas-Perrot (819)374-5647 • • • • s 6 ÉCOLE FRANÇAISE OE COUPE ET COUTURE LTÉE Montréal* 1600.rue Bern, suite 3103 (514) 849-1887 • • • • 6-9 tCOLE MODERNE D'ART FLORAL INC Grand Mere Est 570.6e rue.CP 103 (819)538-1483 • • • 1 Edith serei cie ltée Montréal 2160.rue de la Montagne (514) 274 8274 • • • • 13 Edith serei cie ltée Quebec 595.est.boul Charest (418)529 0665 • JL • • s 13 EDITH SEREI CIE LTÉE Sherbrooke 98.rue Albert (819)569 5927 • • • s 13 E.J GLOWKA (COURS DALE CARNEGIE) Montréal 1455, Peel Street, suite M21 (514 ) 84 5 5264 • • 19 GRAHAM SECRETARIAL COLLEGE INC Montréal 2100.Drummond.(614)843-8441 • • • s 20 GREATER MONTREAL LANGUAGE SCHOOL INC Montréal 680.Ste-Catherme ouest (514)875 6440 • • • 16 ! INSTITUT BENOiT INC Montréal 6927.St-Denis (514) 279-6582 • • • s 20 INSTITUT DE CONVERSATION ANGLAISE & FRANÇAISE INC Montreal 675, est.rue Jerry (514)279 0678 • t • 16 INSTITUT DE CULTURE PERSONNELLE OU QUÉBEC INC Laval 242 Lafayette (514) 669-5357 • • 19 L'INSTITUT DE L'ART DE LA COIFFURE INC Montréal 1186.ouest.Ste-Catherme (514)866 5477 • • • s 4 INSTITUT DE SECRETARIAT DE QUÉBEC INC Quebec 785.rue de Salaberry (418) 522 6624 • • • s 20 INSTITUT DE SECRÉTARIAT DE QUÉBEC INC Sherbrooke 60.rue Gordon (819) 567-8181 T" • t s 20 INSTITUT OE STENOTYPIE INTERNATIONAL Montreal 1015.Cote du Beaver Hall (514)878 9186 • • • • • s 20 INSTITUT LINGUISTIQUE PROVINCIAL INC Montréal 4956.Hochelaga (514) 254-6011 • • • P 16 INSTITUT TECCART Montreal 3155.Hochelaga (514) 526-0493 _ • "P • • P P c 12 JEAN-GUY HOULE ENR Vtctorraville 19.ave des Pins (819) 758 8141 t • 16 LABORATOIRE LINGUISTIQUE DU QUÉBEC INC Quebec 360, Chemin Ste-Foy.suite 1002 (418)681-6371 • • • P 16 LONDON SCHOOL OF BUSINESS Montréal 4929.boul de Maisonneuve ri01 (514)481 5693 t • • 3 L'UNION DES LATINS D AMÉRIQUE Montréal 57.ouest, rue St Jacques r302 (514)844 0835 • 16 | MATERNELLE TESSIER Montreal 7331-12e Avenue (514) 722-1044 *T~ • P NEW YORK BEAUTY CULTURE STUDIO LTD Montréal 5136.Park Avenue (514)276 5067 • • s 4 O'SULLIVAN COLLEGE VERDUN INC Verdun 4080.rue Wellington (614) 768-9622 “P • • s 20 OUIRION BUSINESS SCHOOL REG D Thetford Mmes 17, rue de la Fabrique (418)335-7266 • • t t ?16 20 STUDIO DES DANSES MODERNES Montreal 1846.De l'Eglise (514)768 3155 • t P 7 1 STUDIO SALETTE ENRG Montreal 8883.boul St-Laurent (514)381-6895 jT • • s 8 I STUDIO DE DANSE JEAN DURAND Montréal 420.est.rue Jean Talon (514) 272-3117 • • • • 7 SYLVIA GILL SECRETARIAL COLLEGE LTD Pointe-Claire 5 Ave Valois Bay (514) 695 2064 ir • • § s 20 POUR TOUT RENSEIGNEMENT, ON S'ADRESSE AU BUREAU D'ADMISSION DE CHAQUE ECOLE CODE DES DISCIPLINES CODE OU NIVEAU ï.Art Floral 6 Coupe et Couture 11.Electricité 16 Langues (P) Prètcoloire (E) Elémentaire 2.Ballet 7.Danse sociale 12.Electronique 17.Pédicure 3.Comptabilité 8 Dessin de base-mécanique 13 Esthétique 18.Photographie (S) Secondaire (C) Collégial 4.5.Coiffure pour dames Commerce de la mode 9.10.- industriel - commercial - publicitaire Dessin de mode Expression corporelle — chant — diction — musique 14 Gestion Hotel Motel 19.20 Relations humaines (initiation) Secrétariat Hk) pdonne envie de parler 1 XXII • Le Devoir, samedi 1 8 août 1 973 supplément éducation revue d'animation • Le domaine de l'éducation compte de nombreuses publications.La revue Education et Société n'en apporte pas moins une contribution originale : offrir aux éducateurs, parents et maîtres, des dossiers sur les grandes questions de l'heure, avec des exposés de spécialistes, aussi bien que de parents, d'éducateurs, d'étudiants.Pour leur fournir matière à réflexion ou à discussion en cercles d'étude.• Paraît huit fois par année : février, mars, avril, mai, septembre, octobre, novembre et décembre.• Le premier numéro a paru en février 1970.Dossiers déjà parus • La politisation • L'école dans un cercle vicieux ?• L'éducation sexuelle • La drogue et les jeunes • L'Establishment • Le conflit des générations • L'éducation en milieu défavorisé • La publicité • L'étudiant pré-universitaire • Quel Dieu est mort ?• L'éducation permanente • Les mythes québécois • La langue • Le travail d'été des étudiants • La vie étudiante • Les communications sociales • Administrateurs, enseignants, étudiants • Numéro spécial: Le Québec s'interroge • Les étudiants et la lutte sociale • Les communes • L'école nouvelle • L'éducation en dehors de l'école • L'éducation du sens critique • Les sciences humaines et l'éducation • Les comités d'école • Les parents à l'oeuvre • Les vacances • Le bill''63'' Dossiers à paraître de septembre à novembre 1973 • Les garderies • A quoi sert l'école aujourd'hui • Le rapport Faure: l'école de demain L'abonnement : $5.00.Le numéro : $0.65 Prix spécial pour plusieurs abonnements ou plusieurs numéros à la même adresse.Éducation et Société 8100, boulevard Saint-Laurent Montréal 351 — Tél.: 387-2541 SEAPAC signifie PRÉSENCE par André Lamy Depuis près de cinq ans.les services de l'éducation des adultes se sont donné des priorités orientées selon une philosophie globale qui tient compte du psycho-socio-économique de l'adulte, en un mot de ¦L'ADULTE-TOTAL' .Les Services éducatifs d'aide personnelle et d'animation communautaire (SEAPAC) remontent à plusieurs années à la Commission des écoles catholiques de Québec (C.E.-C.Qj Nos Services d'aide personnelle et d'animation communautaire se composent d'une équipe de professionnels spécialistes en information scolaire et professionnelle, d'animateurs professionnels et de conseillers en orientation.Aux Services de l'éducation des adultes de la C.E.C.Q., les Services éducatifs d'aide personnelle et d'animation communautaire (SEAPAC) sont une présence à la population adulte en formation (cours à temps plein, à temps partiel - socio-culturelle, formation scolaire, formation professionnelle) Malheureusement un budget limité nous oblige à restreindre nos interventions quant à la chentèle touchée.Nos SEAPAC reposent sur une approche dite par objectif.L'objectif global que nous avons adopté est le développement integral de l’adulte.Le concept de développement possède plusieurs avantages dont celui de ne pas référer à une idéologie par trop abstraite ou subjective et celui d'être déjà defini et étudié par plusieurs sciences humaines.Le développement est un phénomène observable et il peut ainsi rendre plus aisée l'adaptation constante de nos interventions.Par développement intégral de l’adulte nous entendons l’ensemble des apprentissages progressifs et continus que doit effectuer l’adulte en situation pour atteindre le niveau de réalisation de soi dont il est capable.Une foule d'institutions déploient des efforts pour faciliter le développement de la personne, chacune dans une optique plus ou moins large.Nous croyons que l'aspect à privilégier par nos SEAPAC en miüeu éducatif peut se décrire par Tunivers des apprentissages de l'adulte reliés à la connaissance de son identité personnelle, à la connaissance de l'environnement dans lequel il évolue et à la jonction productive et harmonieuse de ces deux mouvements.En d'autres mots, l'adulte qui recourt au système d'éducation actuel pour sa promotion personnelle (au sens large) doit y trouver les ressources susceptibles de lui permettre d'objectiver son présent et son devenir au travers de la complexité des réa-ütés qui 1 entourent.Nos services éducatifs d'aide personnelle et d’animation communautaire (SEAPAC ) sont donc une présence qui assure à l adulte a possibilité d'en arriver à une saine intégration des apprentissages multiples qui le confrontent chaque jour, et une présence qui lui permette d'en venir à exprimer sa personne tout au long des diverses phases de son existence.Cette présence est constituée par le contact direct avec les autres instances du système.Les SEAPAC veulent accomplir tout ce qui est de leur ressort pour contribuer à la forme d'émergence personnelle particulière qu'aura choisie chaque adulte touché par leurs actions.La mise en oeuvre d'interventions destinées à aider l'adulte dans le développement des aspects décrits ci-haut exige que nous identifions les obstacles qu'il doit surmonter et que nous formulions ce que l'on peut appeler une philosophie d'intervention ou l'esprit dans lequel les services sont offerts.Les obstacles 1.Dans le système scolaire: Après plusieurs qui ont étudié la question bien plus en profondeur que nous ne le ferons ici.nous pouvons dire que l'adulte rencontre dans le système scolaire lui-même des obstacles à son développement.Nous en avons retenu trois : a) l'unidimensionnalité: le système d'éducation des adultes au Québec est sorti de l’ombre aptes qu'on lui ait insufflé d'imposants budgets consacrés à la réhabilitation économique des adultes chômeurs.Le système reste encore profondément marqué par cette réduction de l'étudiant adulte chômeur ou non à la dimension diplôme, richesse économique' .Le système véhicule toujours la conception de Tadulte-consom-matec de cours et oublie trop souvent de tenir concrètement compte de l’ensemble des facettes de la personne.L'adulte le sent profondément.Il ne peut que constater, souvent avec dégoût, qu'il est manipulé jusque dans sa démarche éducative.Le système ne le valorise et ne le juge que sur ses performances de producteur de notes academiques.b) le transmissif: l'adulte est soumis à un barrage presque systématique de situations dans lesquelles il doit avaler des connaissances et des habiletés.Il n’arrive que difficilement à trouver les moyens et le temps d'intégrer .les nouveautés qu'on lui transmet.Son statut d’adulte, ses expériences, ses aspirations lui commandent au fond de lui-même de participer à son cheminement éducatif, mais il se sent écrasé, totalement démuni devant la ‘compétence” de ceux qui ont à le former.Très souvent l’adulte aura passé dans le système, assommé par les exigences académiques, et en ressortira "pas mieux quavanf, corn- rents, la recherche de valorisation sociale et économique provoquent aussi le même phénomène.L’ensemble de ces puissants déterminismes extrinsèques sont un obstacle important au développement intégral de l’adulte en ce qu'ils viennent brouiller la perception de lui-même, de son fonctionnement et de la réalité externe et engendrent des comportements inconséquents avec ce qu'il veut vraiment devenir.b) difficulté d'adaptation psycho-sociale: beaucoup d'adultes qui s'engagent dans la formation sont aux prises avec de sérieux problèmes de dévalorisation personnelle, d'insécurité profonde, de dépendance.Ces problèmes ori-ginent de situations familiales difficiles, de frustations dans la satisfaction de leurs besoins primaires ou encore de plus ou moins longues expériences douloureuses de chômage, de sous-emploi, de sous-scolarisation.De plus, les modes formels d'apprentissage que suppose l'école se heurtent aux modes concrets de fonctionnement requis pour leur travail ou leur vie de tous les jours.La mise du remise en branle des mécanismes d'apprentissage in- L 'éducation permanente à travers le Québec -1 •'I1' K .A la régionale Louis-Fréchette, à Lévis, ce ne sont pas les poteaux qui manquent! Le cours ''monteur de lignes" permet d'apprendre à grimper, à ériger un pylône ou à installer des conducteurs et des isolateurs.(Photo CSR-Louis-Fréchette) me il le dit, car on ne lui aura pas permis de rendre sa démarche significative pour lui.c) le cloisonnement: les divers agents d éducation des adultes se retranchent derrière leur spécialité professionnelle et dans plusieurs cas, le système engendre l'isolement à l'intérieur même de groupes communs.L'adulte est la première et seule victime de cette absence de communautarisation.Il a besoin de support chez chacun des agents de formation et non seulement chez quelques spécialistes auxquels on a remis cette tâche.11 est essentiel qu'il sente qu'on s'intéresse tous à lui, qu’on fasse équipe avec lui pour le seconder dans son développement, chacun à son niveau et selon ses capacités.2.Chez Tadulte: A ces obstacles.que nous avons décrits très superficiellement, que contient le système d'éducation des adultes, s’ajoutent ceux avec lesquels se présentent un très grand nombre d’adultes.Ici encore notre but n’est pas de pousser l'analyse de ces obstacles en profondeur.Les plans dâction et les évaluations des années antérieures peuvent en donner un aperçu plus substantiel.a) système de motivation extrinsèque: L'adulte qui recourt à l'éducation formelle le fait souvent dans un geste qui ne résulte pas d une décision obéissant à des motifs solidement intériorisés.Au contraire, dans bien des cas cette démarche est le fruit de l'emprise de la société de consommation sur Tadulte, emprise qui comme nous tous, Tamène à développer des besoins nombreux et coûteux dont il cherche la satisfaction.Il se lourne alors vers l’école, à moins qu'on ne Ty ait déjà dirigé, et la soumet à des attentes démesurées et presque réduites à l'aspect économique.Le statut d’adulte.les engagements et les obligations qui y sont inhé- tellectuel exige de sérieux efforts et peut conduire a des sentiments d’anxiété paralysants, lesquels ne favorisent pas une implication réelle dans le chemmement éducatif, mais plutôt une attitude de, réception passive.L importance que possède dans notre société la valeur travail provoque une désorganisation profonde chez Tadulte qui n’en a pas.qui y réussit mal ou encore qui ne s’y sent pas exploité à sa réelle mesure.Enfin.nous rencontrons de plus en plus de jeunes adultes qui ont perdu confiance en presque toutes les institutions sociales et qui tentent péniblement de faire le point sur eux-mèmes et leurs aspirations.Ces diverses difficultés d a-daptation psycho-sociale sont un boulet pour Tadulte car elles exigent de lui énormément d’énergie et en viennent à Téloigner peu a peu de son développement intégral au profit de quelques dimensions problématiques de sa personne.Les SEAPAC ont voulu édifier leur philosophie d'intervention sur l'aide a fournir à Tadulte dans Taffronte-ment et la résolution progressive de ces obstacles.La philosophie d’intervention Par philosophie d intervention nous entendons les grandes lignes de force qui déterminent la nature des services offerts par les SEAPAC, Tes-prit dans lequel ils sont offerts et a qui ils sont offerts.Cette philosophie découle de l'objectif privilégié et des obstacles que Tadulte a a surmonter pour se réaliser.1.Centralisation sur Tadulte total: l'action des SEAPAC vise à favoriser les situations dans lesquelles c’est Tadulte en tant que tel qui en détermine le contenu, le rythme, le résultat et non les exigences administratives ou autres; celles-ci ont leur nécessité mais comme support au chemine- LE COLLÈGE DES JÉSUITES 11 50 ouest, St-Cyrille, QuébecGIS 1V7 Institution privée D'enseignement secondaire Déclaré d'intérêt public COURS SECONDAIRE GÉNÉRAL ment de Tadulte.De plus, ces situations verront à permettre à Tadulte de se manifester dans toutes ses dimensions: cognitives, affectives, sociales.expériences antérieures, aspirations, etc.2.Auto-détermination de Tadulte: les SEAPAC croient que Tadulte possède en lui-même les potentialités nécessaires à son cheminement éducatif lorsqu'il bénéficie de conditions positives et d'un support bien gradué.Il est acquis que seuls les apprentissages façonnés par Tadulte lui-même peuvent être intégrés par lui et subsister en dehors du milieu éducatif.3.Accessibilité des services: Les SEAPAC entendent continuer d'offrir les services qu'ils dispensent aux adultes déjà inscrits dans les centres de formation, et ce avec une disponibilité accrue; il leur apparaît aussi essentiel cependant d’augmenter sensiblement les services dont les adultes qui songent à entreprendre une démarche éducative formelle ou qui sont sur le point de le faire ont besoin.Donc, les SEAPAC souhaitent offrir une accessibilité des services d'aide aux adultes à l'intérieur et à l'extérieur du système de formation.4.Qualité, permanence, continuité des services: Les services rendus veulent s'inspirer à la fois des besoins réels des adultes rencontrés et des plus hauts standards de la pratique professionnelle.Ces services ne doivent plus épouser les cycles qui régissent les sessions de formation mais être accessibles à Tadulte de façon permanente, ce qui exige le maintien annuel d’une équipe stable.Les services offerts doivent être complémentaires et continus, c’est-à-dire adaptés aux situations de toutes sortes que Tadulte a à vivre et en même temps gradués selon les étapes où Tadulte en est rendu.5.Polyvalence des professionnels des services (SEAPAC) et politique intégrée des services: Peu importe où ils oeuvrent, les professionnels des services, tout en effectuant les interventions propres au milieu particulier où ils se trouvent, véhiculent les mêmes préoccupations, la philosophie décrite ci-haut, mais chacun selon son fonctionnement particulier.Grâce à Té-quipe a laquelle ils appartiennent.ces professionnels peuvent continuer d'approfondir et d'enrichir leur conception de Tadulte car cette équipe constitue un carrefour dynamique des différentes formations et expériences professionnelles et un instrument de res-sourcement et de support inestimable.Pour compléter le schéma rationnel de l'action SEAPAC, nous définirons brièvement ici les cinq grandes catégories d’interventions que nous avons retenues en fonction de l'objectif à atteindre, des obstacles à surmonter et de la philosophie à respecter.1.Animation du milieu éducatif: catégorie d'interventions regroupant les actes professionnels reliés à la création et au maintien de situations favorables au développement graduel des potentialités d’initiatives et d’auto-détermina-ion (direction) dans le miüeu de formation.2.Information scolaire, professionnelle et psycho-so-iiale: catégories d'interventions regroupant les actes professionnels destinés à rendre accessibles et profitables aux diverses clientèles les données et les contacts qui serviront à établir de façon plus conforme aux possibilités et aux exigences de la société les jalons des projets éducatifs.3.Système de référence: catégories d'interventions regroupant les actes professionnels qui visent à rechercher et à obtenir les ressources extérieures pertinentes aux demandes d'aide formulées par la iüentèle, demandes d'aide qui ne peuvent être satisfaites par les services internes des SEAPAC.On englobe ici les actes professionnels associés à la mise en contact de Tadulte avec les ressources extérieures et le suivi.4.Support technique: catégorie d'interventions directes ou auxiüaires regroupant les actes professionnels axés sur la confrontation systématique et objective des états et per-sormances de Tadulte à son propre niveau de capacités et Suite à la page XXIX M.lamy est coordonnateur des Services éducatifs d’aide personnelle et d’animation communautaire (SEAPAC) à la Commission des écoles catholiques de Québec.COURS CHATEAUBRIAND Ecole primaire française privée Fondée en 1965 Permis du ministère de l'Education Pré-maternelle — Maternelle — Elémentaire Inscriptions sur rendez-vous avec la directrice 5319, avenue Notre-Dame de Grâce (coin Décarie) Tél.:489-1438 —482-2460 centre des arts-visuels COURS DU JOUR & DU SOIR dessin - céramique - tissage peinture - gravure - batik programme de trois ans en arts appliqués avec majeure en céramique, textiles ou gravure ateliers d’art pour enfants 488-9559 328 avenue Victoria, Westmount.ÉCOLE VINCENT-D'INDY affiliée à l'Université de Sherbrooke et dirigée par les Soeurs S.N.J.M.COURS UNIVERSITAIRE : Baccalauréat — Maîtrise — Concertiste C.A.P.E.M.(Certificat d'aptitude pédagogique à l'enseignement de la musique) COURS COLLÉGIAL concentration Musique (D.E.C.) Reconnu d'intérêt public par le Ministère de l'Education COURS SECONDAIRE et ÉLÉMENTAIRE (Musique seulement) COLLÈGE MIXTE Résidence pour étudiantes ENTRÉE : le 4 septembre 1973 200, avenue Vincent-d'lndy Montréal 1 53, Qué.tél.: 273-4271, poste 263 Bureaux : de 9 h.à 17 h.sauf les samedi et dimanche L€ TJbwcïl iP -'^EXPRESS JOURNAL D'HISTOIRE DU CANADA Trois albums, abondamment illustrés, qui présentent de façon originale, vivante et complète l'histoire du Canada de 1524 à 1841: RÉGIME FRANÇAIS 1524-1760 Volume 2: RÉGIME BRITANNIQUE 1760-1810 Volume 3: RÉGIME BRITANNIQUE 1810-1841 CHACUN: $7.50 Le Boréal Express" et fous les autres ouvrages des Éditions du Boréal Express sont distribués en exclusivité par LES ÉDITIONS FIDES 245 est, haul.Dorchester, Montréal 1 29 1 r Le Devoir, samedi 18 août 1973 » XXI11 supplément éducation a LES PRESSES DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL C.P.6128, MONTRÉAL 101, QUÉBEC LA COMMUNICATION AUDIO-SCRIPTO-VISUELLE A L’HEURE DES SELF-MÉDIA OU L’ÈRE D’EMEREC par JEAN CLOUTIER $9.50 LES SYSTÈMES D’ENSEIGNEMENT Sociologie et Sociétés, vol.5, n° 1, mai 1973 $3.00 L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : BILANS ET PROSPECTIVE par LÉON DION, EDWARD F.SHEFFIELD et PAUL RICŒUR $1.50 1 UNIVERSITE DE MONTRÉAL [NStIGNMtNÎ CULTUREL ET PROFESSIONNEL COURS DU JOUR • L'Art au XXe siècle • Comment acquérir une méthode de travail • Droit et famille au Québec ® L'Éducation: une impasse ou un tournant ?• Introduction à l'anthropologie • Introduction à la psychologie • Introduction à la politique canadienne et québécoise • Le Refus Global et le mouvement automatiste • Relations internationales au XXe siècle • Les Romans autobiographiques • La Vie des arts à Montréal • Espagnol COURS DU SOIR • Les Amérindiens, de la préhistoire à nos jours 1 • Les Arts anciens au Québec: l'habitation • Civilisation chinoise • Civilisation québécoise: Le Québec d'hier, de 1608 à 1867 • Communication avec soi et avec autrui • Communication orale • Droit du consommateur • Éléments d'économie • Éléments de sociologie • Entraînement à la lecture accélérée • La flore de la région de Montréal • Fondements psychologiques des relations interpersonnelles • Les grandes oeuvres de la littérature universelle • Histoire de Montréal • Histoire naturelle de l'homme • Information juridique • Initiation à la géologie • Introduction à la criminologie • Introduction à l'anthropologie • Introduction à la publicité • Introduction au franco-canadien • Introduction au langage plastique • Introduction aux relations publiques • Justice pénale • Marx, Freud, Lévi Strauss • Musique et chanson au Québec • Musique et musiciens d'aujourd'hui • Les Metsinik: films et discussions • Opinions publiques • Pratique de l'anglais écrit • Pratique du français écrit • Principe de l'administration et de l'organisation • Problèmes de criminologie • Programme de préparation à la retraite • Psychologie générale • Relation d'aide dans la vie quotidienne • Trois romans italiens COURS DE LANGUES • Allemand • Chinois • Italien • Anglais • Espagnol • Russe service d’éducation permanente 3333.CHEMIN DE LA REINE-MARIE TEL : 343-3068 |J0UR).343-6993 |S0IR) Le pouvoir créateur des énergies populaires libérées RM i%l Tïïm FIAMMAMON ERICH SEGAL BILINGUE AUBIER FLAMMARION BILINGUE parBmno Dostieet Monique Ouellette y “Les possibilités de participation des masses à l’entreprise sociale et éducative sont immenses.Les peuples jusqu'ici submergés par l'histoire prennent conscience de leurs vouloirs et de leurs pouvoirs.L’ampleur et la force du potentiel dégagé par les mobilisations de masse, les mouvements de volontaires, l'organisation populaire spontanée, sont attestées par l'exemple de nombreux pays au cours des cinquante dernières années.Aussi bien faut-il inscrire au tout premier rang des faits porteurs d'avenir, les perspectives qu'ouvre à l’éducation, dans son sens le plus large, le pouvoir créateur des énergies populaires libérées." (1) Ces paroles peuvent sembler être celles d’un révolutionnaire.Et pourtant, elles ne le sont pas.Elles ont au contraire été écrites par la très respectable Commission Faure, de l'Unesco, sur le développement de l'éducation dans le monde.Son président, Edgar Faure, était ministre de LEducation dans le cabinet de Charles de Gaulle.Donc, pas un révolutionnaire! La nouveauté de la situation vient surtout de la confiance qu'on y accorde à ces "énergies populaires libérées : elles n'y sont pas vues comme fauteurs de troubles, mais plutôt comme élément extrêmement positif de progrès.Ceux qui oeuvrent dans le domaine de l éducation populaire au Québec l'ont bien compris.Ceux qui posent la question s'attendent habituellement a ce qu'on leur fournisse une réponse toute faite, en capsule.genre petit catéchisme.Et ils sont déçus: la définition conceptuelle, théorique de l’éducation populaire reste à faire.L’expression a traduit, au cours des vingt-cinq ou trente dernières années, des réalités essentiellement dynamiques et souvent fort diverses.Le concept d'éducation, véhiculé par le système d'éducation monopolise l'esprit et il devient difficile d'en faire accepter comme légitime une définition plus large, qui sorte des cadres institutionnels et leur présente des caractéristiques étrangères.Se réunir a cinq, dix, vingt travailleurs pour mieux connaître le pourquoi de ses problèmes de logement, d'alimentation et, suite a ces réunions de discussions et de réflexions, mettre sur pied une association de locataires pour mieux défendre ses droits, ou un comptoir alimentaire qui offre aux gens du quartier une nourriture à des prix moins déraisonnables.Regrouper une quinzaine de femmes pour apprendre non seulement la couture mais aussi les mécanismes du marché des tissus; les voir créer leur propre atelier coopératif de couture et continuer a se réunir pour mieux comprendre des problèmes communs qu elles se sont découverts au cours des sessions de couture.De l'éducation populaire.De l’éducation, mais sans cours magistraux, sans programme déterminé par un ministère ou une commission scolaire.Au contraire, un sujet choisi par ceux-là mêmes qui auront à le creuser, un sujet très intimement hé à leur vécu collectif, à leurs besoins bien concrets.Ils ont décidé eux-mêmes du sujet, de la façon de le traiter, de l'horaire, des personnes-ressources.Ce contrôle de l’activité éducative par les intéressés est une première caractéristique de l'éducation populaire.Elle explique d'ailleurs la fin de non-recevoir opposée par les milieux populaires à Multi-Média: ils n’ont pas voulu d'un programme déterminé par d’autres, étrangers à leurs milieux et à leurs besoins.Le lien entre l'éducation po-ulaire et les besoins des mieux concernés en est une deuxième caractéristique.Et il s'agit ici des besoins collectifs, plutôt que de besoins individuels.Alors que les institutions d'éducation visent le développement individuel des étudiants, l’éducation populaire a pour but la promotion collective des masses défavorisées.Il ne s’agit plus de culture personnelle, mais bien d’une prise de conscience critique de la société, d’une meilleure compréhension des problèmes qui se posent à une communauté, pour en arriver à les résoudre collectivement.Car l’éducation populaire est essentiellement axée sur l'action.On étudie un problème pour le comprendre, mais surtout pour en trouver la solution."Il vient un temps où c’est que ça fait du bien de saouère que tes pas tout seul", dit la Sagouine en pensant à sa misère et à celle des autres.Les milieux populaires en ont pris conscience, ils ont pris conscience "de leurs vouloirs et de leurs pouvoirs", et ils ont décidé de s'unir pour changer leurs conditions de vie.Les problèmes de fond auxquels ils s'attaquent permettent d'aboutir à une analyse globale de la société et de la place de second rang qu'ils y tiennent.Etre des citoyens a part entière implique pour eux une prise en main de leur vie.de leurs milieux ; ce n’est que dans cette optique de projet collectif qu'on peut arriver à comprendre l'éducation populaire.L égalité des chances est devenue le slogan courant en éducation; il suit le fameux "s’instruire, c'est s'enrichir" qui en a désillusionné plus d'un! L’intention est louable mais tient peu compte de l'inégalité fondamentale des chances réelles d'accès et de succès devant des moyens d’acquisition des connaissances axés sur une réalité socio-économique étrangère aux milieux populaires.Le comptable agréé de Sainte-Foy, l’architecte d'Outremont ou le chimiste de Shawinigan partent gagnants Bruno Dostie est agent d'information et Monique Ouellette est agent de développement à l’Institut canadien d'éducation des adultes.sur l’ouvrier de Fointe-Saint-Charles, le mineur d’Abitibi ou la vendeuse de Rosemont! Confondre démocratisation de l’éducation et hausse du nombre des inscriptions à des cours de culture générale équivaut à considérer le système d’éducation comme un marché de cours dont le but est tout simplement d’accroi-tre les connaissances personnelles du plus grand nombre possible d individus.L'administration du système sen trouvera simplifiée, mais l’ouvrier de Pointe Saint-Charles demandera; "ça mène à quoi?” Il ne s’agit pas de libérer les énergies populaires pour ensuite se dépêcher de les enrégimenter dans un système uniforme, la récupération, a ce niveau, ne peut qu'étouffer la créativité, inédite jusqu'ici, d’une classe de la société qu'on a toujours vue comme sans culture parce qu elle ne satisfaisait pas aux normes culturelles d’une classe différente.Les milieux populaires veulent une éducation qui ne soit pas simplement un jouet de salon, mais un outil qui leur permette de mieux saisir la réalité sociale, politique et économique dans laquelle ils se débattent chaque jour.Ils veulent que cet outil puisse servir a changer leurs conditions d’existence.D ne s'agit plus d'être des "chiens savants", mais des hommes et des femmes qui sachent assez bien analyser leur situation collective "pour entreprendre de la changer.C'est à ces objectifs que se consacrent les activités d'éducation populaire des groupes volontaires tels les syndicats, les Associations coopératives d’économie familiale, les regroupements de citoyens, les Associations de locataires.et une foule d'autres.Mais ils n ont pas la vie facile: les argents alloués entre autres par le Ministère de l'Education, sont calculées au compte-gouttes L'éducation populaire n'a pas encore acquis droit de cité et le mémoire de l'Institut Canadien d'éducation des adultes sur le Financement des organismes volontaires d’éducation populaire (2) fait état des limites d'action considérables imposées par cette situation de crè-ve-la-faim.Une reconnaissance réelle et pratique de 1 éducation populaire implique cette confiance accordée par la Commission Faure aux énergies populaires porteuses d'avenir.Elle implique aussi une volonté de démocratisation non plus seulement quantitative, mais aussi qualitative de l’éducation.Sans cette reconnaissance, une partie importante de la population reste en marge, reste privée de son droit à l'éducation.Un pays qui se dit démocratique ne peut admettre une telle contradiction.(1) Faure, E.et al., Apprendre à être, Pans, Favard-Unesco, 1972, p 152 (2) ICEA, Le financement des organismes volontaires d'éducation populaire, Montréal, oct.1972.64p I i is ti!Sg IpisPfl ", • ^ " v ;• ' Tl 1 TEXTE ftf| gu r ' FRANÇAIS i- '.TITRES DISPONIBLES: KEATS John 1 • • Poèmes choisis HOFFMANN 2 L'Homme au sable.Le Conseiller Krespel 3 La Vie de Lazarillo de Tormès GOLDONI Carlo 4 Baroufe à Chioggia SHELLEY Percy Bysshe 5 Prométhée délivré GOETHE Johann Wolfgang 6 • • Les Affinités électives 1 7 • • Les Affinités électives 2 TIRSO DE MOLINA 8 L'Abuseur de Séville et l'invité de pierre (Don Juan) POE Edgar 9 • • Choix de contes WAGNER Richard 10 L'Or du Rhin BLAKE William 11 • • Poèmes KLEIST Heinrich von 12 Le Prince de Hombourg SHAKESPEARE William 13 Le Songe d'une nuit d'été EICHENDORFF josef von 14 Scènes de la vie d'un propre à rien CALDERON Dan Pedro 15 L'Alcade de Zalamea HAWTHORNE Nathaniel 16 Contes SCHILLER Friedrich von 17 • • Les Brigands PÉTRARQUE Francesto 18 • • Le Chansonnier GARCILASO DELA VEGA 19 • • Poèmes SHERIDAN Nathaniel 20 • • L'École de la médisance NIETZSCHE Friedrich 21 • • Ainsi parlait Zarathoustra 1 22 • • Ainsi parlait Zarathoustra 2 GEORGE Stefan 23 Poèmes MILTON John 24 Pour la liberté de la presse sans autorisation ni censure KLEIST Heinrich van 25 La Marquise d'O.Le Trem blement de terre au Chili GOGOL Nicolas 26 Le Nez.Le Manteau SHAKESPEARE William 27 • • Troïlus et Cressida DICKINSON Émily 28 Poèmes NIETZSCHE Friedrich 29 Le Livre du philosophe JAMES Henry 30 Nouvelles TIECK Ludwig 31 Contes fantastiques CARROLL Lewis 32 • • Les Aventures d'Alice au pays des merveilles CERVANTES Miguel de 33 Le Mariage trompeur et Colloque des chiens WAGNER Richard 34 • • La Walkyrie 35 Anthologie de la poésie russe JAMES Henry 36 Histoires de fanâmes MANN Thomas 37 Sur le mariage.Lessing Preud et la pensée moderne.Mon temps * * * 38 • • Extraits de la presse alle- mande BYRON Lord 39 Le Captif de Chilian.- Le Chevalier Harold (chant III) PRIESTLEY J.B.40 • • Soudain .une ville 1 SWIFT Jonathan 41 • • Voyage au pays des Che- vaux CARROLL Lewis 42 • • De l'autre côté du miroir, suivi de la Chasse au snark BRENTANO Clemens 43 Histoire du brave Gaspard et de la belle Annette WAGNER Richard 44 • • Siegfried WRIGHT Richard 45 L'Homme qui vivait sous terre BECKETT Samuel 46 • • Paroles et Musique.Corné die.Dis Joe.SCHLEGEL Friedrich 47 • • Lucinde LOPE DE VEGA Felix 48 Fuente Ovejuna.FITZGERALD F.Scott 49 • • Absolution.- Le premier mai.Retour à Babylone.BUCHNER Georg 50 • • La mort de Danton WHITMAN Walt 51 • • Feuilles d'Herbe PEREZ GALDOS 52 • • Tristana SEGAL Erich 53 • • Love Story WAGNER Richard 53 • • Crépuscule des dieux TCHEKHOV Anton 55 • • La Steppe WELLS H.G.56 • • Deux nouvelles d'anticipation JOYCE James 57 • • Les Morts Correspondance -1 Si vous désirez recevoir un catalogue.Envoyez ce coupon à UDEL (Canada) 350 Lebeau, Montréal 379.| NOM.| I I I ADRESSE .I I I Veuillez m'envoyer un catalogue de la collection AUBIER-FLAMMARION. I é XXIV • Le Devoir, samedi 18 août 1973 COLLlCE FRANÇAIS 1 85 ouest, Fairmount (métro: Laurier-St.Joseph) * Reconnu d'INTÉRÊT PUBLIC.* Mixte, ouvert aux élèves canadiens-français, français, et néocanadiens.* Externat, Demi-Pension, Pensionnat, Services d'autobus scolaires.— INSCRIPTIONS — * PRIMAIRE - Autobus scolaires pour la région de Montréal, la Rive Sud et Ville de Laval.— COLLÈGE CENTRAL: 185 ouest, Fairmount, Montréal.— ANNEXE RIVE-SUD: 1391, rue Beauregard, Longueuil.— ANNEXE NORD: 11995, O'Brien, Cartierville.* SECONDAIRE: Sec.I à Sec.V (Programmes et examens du Minis- tère - Quelques places).* COLLÉGIAL: COLLÉGIAL I et II — Préparation au D.E.C.(Diplôme d'Études Collégiales) — Cours pré-universitaires conduisant aux: • SCIENCES de la SANTÉ.• SCIENCES PURES et APPLIQUÉES.• SCIENCES DE L'ADMINISTRATION.• SCIENCES HUMAINES.• LETTRES.• ARTS.N.B.: Trajet des autobus scolaires pour le Secondaire et le Collégial.— St Hilaire, St Bruno, St Hubert, Montréal.— Candiac, Brassard, Greenfield-Park, Montréal.— Varennes, Boucherville, Ville d'Anjou, St Léonard.— Ste Thérèse-en-Haut, Rosemère, Ste Rose, Fabreville.— Chomedey, Duvernay, Montréal.— St Vincent-de-Paul, Montréal-Nord.Pour renseignements et Inscriptions: 272-0754, 272-1455, 272-3848 TECCART VOUS CONDUIT AU MARCHÉ DU TRAVAIL avec des atouts exclusifs • UN PROGRAMME RECONNU PAR L’INDUSTRIE • UNE EXPERIMENTATION SOUTENUE DANS OES LABORATOIRES ÉQUIPÉS DK PLUS NOUVEAUX INSTRUMENTS • UNE FORMATION TECHNIQUE QUI VOUS PLACE DANS OES CONDITIONS IDÉALES DE RÉUSSITE C'est dans ce laboratoire, fruit de 27 années d'expérience que l’étudiant développe son pouvoir d'analyse, qualité indispensable au technicien de l'avenir.L'innovation de méthodes et la création d'appareils d'analyse ont placé TECCART au premier rang dans la formation de techniciens.COURS du SOIR et du SAMEDI Aux adultes actuellement sur le marché du travail, TECCART offre un cours, le soir ou le samedi, comportant 6 Va heures d'enseignement par semaine et 40 semaines par année.Ce cours a une durée de 5 années et comprend les principales matières enseignées au cours de jour.DÈS QU'IL Y A DU NOUVEAU EN ELECTRONIQUE TECCART L'ENSEIGNE ¦RECONNAISSANCE- • L'Institut Teccart est declare d'interet public pour les cours réguliers de jour (niveau collegial).* Le service d'éducation aux adultes (cours du soir et du samedi) est assure en vertu du permis no 604.TECCART VENEZ VISITER NOS LABORATOIRES > \ AUCUN i iCONTRATî îÀ SIGNER > r-POSTEZ IMMEDIATEMENT ACP /40, STATION ' M".MONTREAL-.San» obligation de ma part ja désira racavoir votre PROPECTUS No 2 COURS DU SOIR OU SAMEDI ^ CUISIS NOM ADRESSE VILLE TÉL.Age COMTÉ WL*-e-71 TECCART l! INSTITUT TECCART INC • 3155 HOCHELAGA • MONTREAL • 526 0493 supplément éducation L'évolution de la clientèle Ce texte a été tait par la Direction générale de l’Education des adultes du ministère de l’Education Cette étude a pour but de donner un aperçu global de ce qui se fait en éducation des adultes au Québec.En tout premier lieu on peut noter que le mot adulte" n’a pas la même signification dépendant du genre d'institution qui dispense les cours à cette clientèle; c’est ainsi qu’à l'université il faut avoir vingt-cinq ans, au cegep vingt et un ans.En ce qui concerne les niveaux élémentaire et secondaire, en vertu de la loi sur la formation professionnelle des adultes.l'adulte se définit comme toute personne dont l'âge dépasse d'au moins un an l'âge de la scolarité obligatoire, dans la province où il réside, et qui n a pas fréquenté l’école de façon régulière depuis au moins un an.L'analyse statistique qui suit porte sur la clientèle des cours offerts par la Direction générale des adultes du ministère de l’Education.Au niveau universitaire, on constate qu’il y a cinq étudiants inscrits à temps plein pour deux étudiants inscrits à temps partiel.Nous avons des statistiques concernant les étudiants adultes inscrits à temps partiel; sur 30.677 étudiants.entre 10% et 20% sont inscrits à des cours non crédités; entre 20% et 30% à des programmes reliés directement à une association professionnelle: enfin la majorité, soit entre 50% et 70%.suit des cours conduisant à des crédits, certificats, diplômes ou grades universitaires.Il est difficile d’évaluer de façon précise le nombre d’adultes suivant des cours à temps complet, mais on peut estimer qu’il représente environ 10% et 15% de toute la clientèle universitaire.Cette population est formée en grande partie de professeurs et d’élèves ayant déjà un diplôme universitaire de premier cycle.Le nombre des inscriptions en éducation .des adultes représente entre 15% et 20% du total des inscriptions dans tout le réseau des écoles publiques et privées d’enseignement au niveau élémentaire et secondaire et 40% au niveau collégial au Québec.Nous ne possédons pas d’information sur les institutions non reconnues par le ministère de l'Education du Québec.Pour les cours offerts par la Direction générale de l’Education des adultes nous avons privilégié deux dimensions, le nombre d'inscriptions cumulées et le nombre d’heures d’enseignement.Il faut entendre par "inscriptions" un individu suivant un cours dans une formation donnée.Or un individu peut être inscrit plus d'une lois et c'est la raison pour laquelle nous ne pouvons parler directement du "nombre d'élèves inscrits"; nous ne possédons pas ces statistiques et le nombre d élèves inscrits est nécessairement inférieur au nombre d’inscriptions.Le nombre d’heures-groupes d'enseignement nous permet de voir le nombre d’heures réelles données pour chaque genre de formation à temps plein et à temps partiel.Première constatation, il y a baisse continue en formation générale à temps plein depuis quatre ans et tandis qu'en formation générale à temps partiel après une légère augmentation en 1970-71 il y a baisse depuis ce temps.En formation professionnelle à temps plein dans les CSR, les chiffres sont à peu près constants depuis trois ans alors qu’au temps partiel la baisse est beaucoup plus marquée (62,879 en 1970-71 et 37,096 en 1972.73).En éduca- tion populaire la hausse est constante depuis trois ans.L’augmentation des inscriptions en éducation populaire ne peut toutefois pas être imputable entièrement à la diminution des inscriptions en formation générale à temps plein et partiel car on constate aussi une baisse en formation générale à plein temps et une autre plus accentuée en formation professionnelle de niveau secondaire à temps partiel.Au niveau CEGEP, les inscriptions ne vont qu’en augmentant: c’est là un signe que la population adulte du Québec est de plus en plus instruite car on n’aurait pu imaginer une telle situation il y a cinq ans.Quant à l’augmentation en éducation populaire, on constate le meme phénomène en Ontario et dans les provinces de l’Ouest et c’est là un signe que la population adulte étant plus instruite s’inscrit davantage à des cours tou- chant plus le domaine socioculturel et celui du développement de la personnalité.En formation générale, tant au temps partiel qu’au temps plein le nombre d'heures-groupes diminue, ce qui va de pair avec la baisse de la clientèle.Par contre en formation professionnelle de niveau secondaire, même si la population demeure stable au temps plein, il y a une baisse au temps partiel: pourtant dans les deux cas le nom- Tableau no 1 : Evolution du nombre des inscriptions cumulées en éducation des adultes, dans les Commissions scolaires régionales (CSR) et les eegeps, de 1969-70 à 1972-73, selon les divers genres de formation.1969-70 1970-71 1971-72 1972-73 * Formation générale - temps plein - temps partiel 42,770 VÂiW 41,488 121.812 28,675 25,865 IOO.765 sous total 159,073 163,300 144,192 126,630 Formation professionnelle (CSR) - temps plein - temps partiel 19,793 49.982 29,761 62.879 26,347 42,016 26,978 sous total 69,775 92,640 68,363 64,074 Formation professionnelle (CEGEP) - temps plein - temps partiel 19,323 1,785 23,030 2,000 25.447 2,600 32.763 sous total 19,323 24,815 27,447 35,363 Education populaire 95,560 92,640 108,895 118,811 TOTAL 343,731 373,395 348,897 344,878 * Estimation pour l’année 1972-73 A remarquer que les cours autofinancés ne sont pas inclus dans les statistiques en éducation populaire.Tableau no 2: Heures d enseignement à temps plein et à temps partiel pour les 70 à 1972-73.années 1969- 1969-70 1970-71 1971-72 1972-73 Formation générale - temps plein - temps partiel 896,603 260,867 1,071,955 270,930 749,370 274,078 706,495 £14*412 sous total 1,157,470 1,342,885 1,023,448 920,934 Formation professionnelle (CSR) - temps plein - temps partiel 467,419 108,575 705,023 128,491 605,651 134,861 650,568 137.238 sous total 575,994 833,514 740,512 787,806 Formation professionnelle (CEGEP) - temps plein - temps partiel 57,591 46,429 59.008 76,468 72,484 92,800 100,936 sous total 57,591 105,437 148,952 193,736 Education populaire 118,983 122,264 145,500 185,126 TOTAL 1,910,038 2,404,100 2,058,412 2,087,602 bre d’heures-groupes augmente: on peut y déceler là un indice de qualité car les élèves ont plus d’heures avec les nouveaux programmes et arrivent donc plus aguerris sur le marché du travail.On constate le même phénomène au niveau de la formation professionnelle de niveau collégial: on a tendance à donner plus d heures-cours qu’auparavant, même si dans ce dernier cas la population augmente.On a une mauvaise idée du nombre d'heures-groupes en éducation populaire, même s’il y a là encore une sensible augmentation car on ne tient pas compte des cours entièrement financés par la clientèle; mais le nombre d’heures-groupes est un bon indice qui nous informe que la durée des cours est plus longue.On peut noter ici que la clientèle en éducation populaire est en majeure partie composée de femmes, soit plus de 65%.Pour l’ensemble des cours, 42.5% des inscrits sont des hommes et 57.5% dés femmes; 57.7% d’entre eux sont mariés, 39.2%.célibataires et 2.7%! autres.Quant à l’âge, 31.8%.des inscrits ont 25 ans et moins, 42.8% d’entre eux ont entre 26 et 40 ans et 25.3%.ont 41 ans et plus.Donc, 31.8%.des inscriptions sont de très jeunes adultes ayant moins de 25 ans sortant du système régulier et qui sont rattrapés par l’éducation des adultes; 42.8% d’entre eux sont des adultes âgés de 26 à 40 ans, donc en pleine force de l’âge et qui essaient de récupérer une scolarité qu’ils n'ont pas eue ou qui se spécialisent davantage.Enfin ceux qui ont plus de 40 ans.soit 25.3%>, ils représentent la population d’âge mûr qui se déplace vers le socio-culturel ayant plus de loisirs à sa disposition.Conclusion De façon globale, on peut dire que la clientèle se maintient depuis deux ans en ce qui regarde le nombre d'inscriptions mais il y a lieu cependant de constater que, depuis les quatre dernières années.elle s'est sensiblement modifiée.Nous constatons en effet que la clientèle de formation générale a considérablement diminué, tant au temps plein qu'au temps partiel.La clientèle de niveau secondaire en formation professionnelle se maintient au temps plein depuis trois ans mais diminue considérablement au temps partiel.Durant la même période de temps, la clientèle des eegeps et de l’éducation populaire ne cesse d’augmenter et il en est ainsi pour celle des universités.Nous y voyons là une hausse de la scolarité chez la population adulte qui se dirige davantage vers des cours plus spécialisés et qui touchent le milieu socio-culturel.On peut déceler également un accroissement de la qualité des services donnés par l’indice heures groupes qui va s'accroissant.La baisse constatée en formation générale aux niveaux élémentaire et secondaire peut aussi provenir du fait qu'il y a d'autres organismes qui oeuvrent dans le même secteur; il reste cependant encore beaucoup de besoins à satisfaire à ces niveaux, comme en font foi les études récentes faites au Québec sur les populations analphabètes ou non scolarisées.Ce sont les stratégies pour atteindre ces groupes qui lont encore défaut et sur lesquelles une certaine imagination administrative doit s'exercer.Marcel Didier (Canada) Ltée 1442 Avenue McGill College Montréal 110, Québec Didier (514) 288-7191 LE SPÉCIALISTE EN AUDIO-VISUEL ! I ( supplément éduvntum Le Devoir, samedi 18 août 1973 • XXV Derrière les barreaux, un remède à la récidive par Maurice Prévost Le concept de " prison-école prend aujourd hui un peu plus d ampleur dans les méthodes de traitement pénitentiaire au Québec.On le doit a l'introduction d'une prospective multidisciplinai-le dans la philosophie de 1 education permanente.Comparer un détenu à un roseau dans une pépinière surveillée semble une métaphore heureuse pour peu qu'on lui accorde la possioilité d’y devenir bien pensant.Dans le domaine criminologique, on n'a guère jusqu'ici tenté de s’inspirer de méthodes de rééducation à caractère pédagogique similaire h celles employées dans la vie courante pour l’éducation des non-délinguants.On a eu tort, s’il faut en croire les assertions du Rapport Ouimet: “De récentes expériences d’application aux détenus des prisons de nouvelles techniques mises au point pour les programmes d'études des adultes mériteraient plus d'attention.Le relèvement du niveau d'instruction d'un détenu de la quatrième ou cinquième année d'étude au certificat d’études secondaires peut souvent avoir une portée plus grande sur son avenir que l’apprentissage d'un métier, ou des programmes analogues".(1) Lorsqu'on suit l'évolution qui s'est produite dans les méthodes de traitement pénitentiaire au Québec, on constate trop souvent les syndromes d’établissement exerçant plutôt une vocation de garderie et maintenance que de traitement rééducatif et d'enseignement correctif.Déjà en 1939, la Rapport Archambault avait touché du doigt aux problèmes inhérents , au pénitencier de Saint-Vin-cent-de-Paul.L'autopsie de l'institution moyen-âgeuse nous révéla que l'objectif du système éducationnel en vigueur était imprécis et, dans l'ensemble, c’est la tradition désuète qui servait surtout de guide.Le Comité Ouimet, qui s'était donné pour tâche de forger un lien entre justice pénale et correction, a certes diagnostiqué dans beaucoup de prisons les séquelles de programmes institutionnels.Ces programmes, cependant, ne se fondent sur aucune position théorique évidente qui permettrait de mettre au point un ensemble intégré et global orienté vers des buts clairement énoncés, comme la formation scolaire et professionnelle du détenu, par exemple.Ce qui explique pourquoi tant d'institutions pénitentiaires furent décriées comme étant, paradoxalement, des “écoles du crime” en- tretenant chez l'individu "institutionnalisé" une sous-culture.11 convenait donc de rechercher l’efficacité dans des méthodes de traitement, comme l'éducation de base, prenant la coloration de traitement psycho-pédagogique.L’éducation de base en milieu carcéral ne dépend évidemment pas de la seule attitude des détenus, qui de par leur milieu et leur mentalité n’ont généralement pu ou voulu étudier, mais aussi de l’administration pénitentiaire.Celle-ci, face à un niveau de scolarité en général très bas (la moyenne ne dépassant guère le secondaire I), doit au départ s’appliquer à créer et maintenir un climat propice à leur inspirer le goût à l'étude.Elle doit ensuite leur apprendre, si possible, un métier qui leur donnera une chance de se réhabiliter en sortant du pénitencier.N’est-il pas justement établi d’une part, une corrélation entre le chômage et le faible degré de scolarité puis, d’autre part, entre le chômage et la délinquance?La méthode usuelle de l'instruction générale actuellement en vigueur dans la plupart de nos pénitenciers québécois a pour but de permettre au détenu de choisir un métier après avoir suivi un cours intensif en formation scolaire.Point n’est besoin d’insister sur le caractère constructif de l’école en milieu pénitentiaire, surtout lorsqu’on constate que des centaines de détenus ayant moins de 18 ans seraient encore assujettis à la loi de la fréquentation scolaire, sinon en stage de fin d'étude secondaire.On peut vérifier avec les enquêtes de statistiques criminologiques au Québec comme partout ailleurs au Canada que la population des prisons comporte une proportion assez sérieuse d'illettrés ou de délinquants n’ayant reçu qu’une formation scolaire très rudimentaire.Faut-il entreprendre ou parfaire cette instruction?Des doutes ont été parfois émis à savoir qu'en donnant l'instruction à un illettré, on s'exposait à le voir, non pas s’amender, mais simplement changer de type de criminalité.Or.les avantages de l'instruction étant évidents, il n'y a pas heu de s’étonner que la popu-lation scolaire en milieu fermé réquisitionne les cours officiels du Ministère de l'Education dans le but précis d'apprendre un métier qui exige au départ un minimum de formation académique.Ainsi l'Administration pénitentiaire au Québec s’efforce, avec le concours de la Direction générale de l’éducation des adultes, qui agit par la voie des Commissions scolaires régionales de Du-vernay, d'Avignon et de Deux-Montagnes.d'en étendre les bienfaits à ceux auxquels elle fait défaut dans les institutions de Laval (Leclerc, Centre Fédéral de Formation, etc.) Cowansville et Ste-Anne-des-Plaines.Les conditions au pénitencier sont-elles favorables?Du point de vue théorique, elles pourraient l’être.La réinsertion sociale des détenus ne va pas sans un effort de réhabilitation personnelle qui se jauge à travers les efforts individuels en vue d'acquérir des connaissances.Le détenu qui veut étudier et apprendre un métier pourra, lors de la libération, obtenir un emploi.Il faut insister d’abord sur le fait que l'inscription aux cours d’éducation à quelque niveau Tjue ce soit est tout à fait volontaire, à tel point que beaucoup de détenus doivent attendre parfois plusieurs mois avant d’être admis en classe.Il fut une époque où les détenus se moquaient de ceux qui s'inscrivaient à ces cours de formation scolaire.Les choses ont changé.Cependant une bonne dose de volonté reste toujours nécessaire pour s'imposer une disciphne personnelle.D’une certaine façon, le climat d'un pénitencier favorise l’étude et la concentration intellectuelle, mais en dehors des cours proprement dits, tirer parti des temps libres pour lire et écrire est chose ardue: les détenus sont unanimes à dire qu'au pénitencier il y a beaucoup de bruit.L’éducateur de la prison-école, dont le rôle ici est primordial, doit s'efforcer de gagner la confiance du détenu, tout en conciliant les intérêts du pénitencier et ceux des détenus.Il s'efforce de trouver avec eux la solution à leurs problèmes scolaires ou personnels.Le personnel enseignant intra-muros est convaincu qu’une formation scolaire appropriée peut précisément infléchir cette sorte de fatalité qui veut qu'un homme condamné doit le rester route sa vie même libéré.C’est pourquoi l’enseignement est individualisé, pas seulement parce qu'on atteint difficilement l’homogénéité dans une classe, avec des hommes de niveaux scolaires différents, mais parce que la personnalisation s'avère plus efficace.Il n'est pas exagéré de dire que, dans ce domaine, les méthodes pédagogiques sont résolument d’avant-garde.Les détenus ont chacun leur problème particulier.Ce sont aussi des hommes assez individualistes.Il fallait adopter un programme tenant compte de tous ces aspects D'après les résultats, il semble que cela ait réussi.C’est la forme qui est révolutionnaire et non le fond, car le programme de formation de base et pré-secondaire comme celui du secondaire est strictement identique à celui de l’éducation des adultes dans la province de Québec.Il est encore malaisé de percevoir maintenant les résultats de ces nouvelles méthodes andragogiques.Si nous n’insistons pas sur leur aspect technique, c’est pour la simple raison qu elles ne diffèrent guère de celles pratiquées dans une école ordi-nairè ou un Centre de formation professionnelle.Avant tout, cette forme de rééducation dépend d’un esprit prôné par les systèmes pénaux où prévaut la resocialisation du détenu, au lieu d'une coercition primitive appliquée au moyen de l’exemplarité d’une peine afflictive qui entraîne le détenu à appréhender négativement le choc de sa libération.Alors la réinsertion sociale est manquée au point de causer souvent la récidive.En fait, c’est à la sortie du pénitencier que vont commencer les vraies difficultés.Muni de son diplôme qui ne porte pas le nom du pénitencier mais de la commission scolaire régionale, l’ancien détenu va chercher du travail.Ou aller?Que faire?Le Centre de Main-d'Oeuvre essayera de l'aider, soit en lui trouvant un emploi, soit en lui faisant apprendre un métier.Comment va-t-il expliquer que, depuis tant d’annees.il n'ait pas occupé d’emploi?Malheureusement, ce n’est pas en s'efforçant de cacher soigneusement la vérité que tout sera résolu pour autant Alors?L'idéal serait évidem mis de vérifier cet apport positif: la formation scolaire en prison-école est un facteur de rééducation sociale qui s’avère pour le moins significatif, puisqu’au moins 71% des candidats ayant suivi avec succès un cours accéléré en formation de base et présecondaire, puis en secondaire terminal, durant les années 1967 et 1972, n'avaient pas récidivé au sens de la loi après deux ans de libération conditionnelle.D’autre part, combien de détenus condamnés à des peines moins lourdes ne se sont-ils pas donné des raisons pratiques d’atteindre un niveau d'instruction suffisant pour suivre ensuite un cours intensif offert par les commissions scolaires régionales et ce, en vue d'un profil de métier qu’ils choisiront avec l’aide des diverses instances gouvernementales impliquées dans le recyclage des travailleurs sans emploi'’ Une expérience-pilote approuvée par le ministère du Solliciteur général et menée conjointement avec la collaboration des Services de probations à Ville de Laval permet actuellement à des détenus de suivre à l’extérieur des murs des cours en éducation de base.En effet, depuis 2 ans, le Bureau régional des pénitenciers canadiens au Québec a autorisé la formule avant-gardiste suivante, à savoir que certains détenus sélectionnés.pensionnaires dans un Centre de semi-liberté (le Mini-Laval), peuvent sortir pour suivre les cours réguliers de formation scolaire ou professionnelle offerts à tous les adultes du territoire dans les Centres de formation de la Régionale Duvernay.Jusqu'ici, l’expérience s’est révélée positive, constructive etefficace Ainsi on constate en général une motivation accrue, un Cours complet d'art publicitaire enseigné par des artistes professionnels réputés Dessin à main levée • Modèle vivant • Illustration • Composition Lettrage • Typographie • Maquette • "Design" • Couleur • Perspective, etc.Inscription: Lundi à jeudi de 2h à 5h, mardi et jeudi soir, de 7h à 9h • Prospectus sur demande Ecole Professionnelle d’Art Commercial NOUVELLE ADRESSE : 6339, RUE ST-HUBERT, SUITE 412 (près de la station de métro Beaubien) TÉL.:277-0112 .684-6367 ment que ces hommes dispo- comportement normal et des L'éducation permanente à travers le Québec Tp»?Un étudiant de la régionale de l'Amiante, à Thetford Mmes, exerce ses talents de peintre.Ces travaux se font dans le cadre du cours de mécanique debosselage qu'offre la Commission scolaire depuis une dizaine d'années.(Photo CSB de l'Amiante) nibles, sans ressource, fussent embauchés par priorité.Cette solution, aberrante pour beaucoup, ne serait même qu’une solution de prudence.Mais comment faire admettre cette priorité à ceux qui n'ont jamais été condamnés et qui ne trouvent pas eux-mêmes à s’employer?Il apparaît au profane que tout est relativement simple à organiser en établissement pénitentiaire, y compris l’éducation de base.Or il n’est pas facile à 25 ou 30 ans de se rasseoir sur un banc d’école.Il faut aussi tenir compte de l’ambiance régnante des maisons où.sont détenues des personnes encourant des peines de plus ou moins longue durée.Certains, parmi les détenus condamnés à une longue peine, ne retirent aucun avantage immédiat à étudier, et pourtant ils le font.Ces hommes qui auparavant n’ont jamais eu le temps d’étudier découvrent simplement que ces cours leur apportent quelque chose de nouveau.Cela peut aller du simple engouement à une volonté bien précise de se mettre au courant pour éviter d’être coupé du reste du monde.Ouverture sur autrui, particulièrement sur les personnes extérieures à leurs communautés fermées.Quelle liberté inestimable que celui qui.par ce biais de la lecture et de l'écriture, des sciences humaines et des sciences pures, peut rompre avec l’ignorance, avec la monotonie et aussi avec l'isolement occasionné par l'incarcération.“Dans ma cage, de dire un détenu, je suis sobre mentalement et je m'efforce à ce que le temps me serve!’’ (2) Le choc de la réinsertion éventuelle est toujours là, l’appréhension aussi.L'éducation de base permet à beaucoup de détenus de franchir le seuil des barreaux avec plus d’optimisme, et un follow-up récent a per- succes scolaires évidents, fa édités par cette accessibilité aux cours du soir où l’anonymat est de rigueur.A Duvernay.le Service d'éducation aux adultes fait prendre conscience aux détenus que leur emprisonnement ne les a pas exclus de la société Somme toute, les diplômes sont émis par le ministère de l'Education et ne portent aucun signe de nature à déceler une origine pénitentiaire.On ne peut nier que le travail qui s’effectue sous l’égide la Direction générale de l’éducation des adultes, conjointement avec le ministère du Solliciteur Général (et d’autres instances gouvernementales impliquées le cas échéant), permet à des Québécois une réadaptation à la vie normale.Indéniablement, l’obtention d'une formation scolaire et professionnelle sanctionnée par une certification officielle reconnue sur le marché du travail facilite la réinsertion sociale des détenus.L’enseignement aux adultes en milieu carcéral est indiscutablement un investissement pour la société, car c'est pour les citoyens contribuables une opération financière rentable aussi bien à court qu’à long terme.Elle rejoint aussi la Justice qui veut donner à ceux qui en ont le plus besoin une nouvelle chance de départ.Codirecteurs: GABRIEL BASTIEN concepteur de la murale de la station de métro Sherbrooke VIATEUR LAPIERRE (1) Dans “Rapport du comité canadien de la réforme pénale et correctionnelle”, le 31 mars 1969, chap.17, p.340.(2) Dans “De ma cage à ton salon”, par Ben Jauvin, Les Editions de l’heure, Montréal, 1973.Tome 1, p 39.Maurice Prévost est directeur du service de l’éducation permanente de la Commission scolaire régionale Duvernay.Un£ librairie - pas comme les autres et qui vous fait de l'oeil - ouverte pour les gens de bon goût.Mais aussi .il AUX BIBLIOTHÉCAIRES ET AUX SERVICES DES ACHATS DES IMSTITUTIONS ÉDUCATIVES DU QUÉBEC ET DU CAHADA ' X '' ' K ' ' ' ' ” )US prodiguons un service profes-sionel qualifié et exclusif à toutes les bibliothèques scolaires et collegiales du Québec.N'hesitez pas a faire appel a nos services competents et rapides ! •- S -.-X : LA MAISON pü is»! 111 1 1:11st ilill ÜP! P : l Librairie agréée par le ministre des Affaires culturelles du Québec ¦ : p¥: H ¦ m i x: X Distributeur exclusif des ÉDITIONS BELIN, Nl.D.I.SCOLAVOX ET E.S.F.Demandez nos catalogues ou notre représentant 10485, bout.Saint-Laurent, Montréal 357 (Québec) - Tél.: 384-4844 TROIS SUCCURSALES À VOTRE SERVICE: OTTAWA 72, rue Rideau (613) 237-5576 96, rue Sainte-Anne 629-2816 59, rue Empire (Ontario) (416) 732-6962 VILLE-MARIE WELLAND Vous offre un choix varié de titres dans tous les domaines tels que livres d art livres d’enfants sciences humaines sciences religieuses loisirs et bricolage manuels scolaires également un vaste choix de disques, monta ges audio-visuels, articles scolaires et fournitures de bureaux A MONTREAL: 1691 est, nue fleuny Didier Linguistique Dictionnaires Marcel Didier (Canada) Ltée 1442 Avenue McGill College Montréal 110, Québec (514) 288-7191 Linguistique appliquée Vocabulaires i .XXVI • Le Devoir, samedi 18août 1973 supplément éducation APPRENEZ LA COMPTABILITÉ EN 16 HEURES — 4 semaines • Tous les cours donnés par des comptables agréés.> Maîtrise de la matière garantie > Un an de conseils gratuits * Privilège de recyclage â vie • Un cours de formation nelle qui pourrait être un point tournant de votre vie • Cours aussi donné en anglais.NS >n person- • Les cours en français commencent le jeudi 13 septembre 1973, et se donneront tous les mardis et jeudis de 6h30 à 8H30 p.m.• Les cours du jour en anglais commencent le jeudi 13 septembre 1973, et se donneront tous les mardis et jeudis de 9H30 à 11H30 a.m.• Les cours du soir en anglais commencent le mercredi 12 septembre 1973 et se donneront tous les lundis et mercredis de 6h30 à 8h30 p.m., Ministère de l'Éducation Permis no 476 RENÉ LUSSIER C.A.481-5693 ECOLE COMMERCIALE LONDON Bureau: 4920 ouest, boul.Maisonneuve y f-t:* .-s-itrh-1-*1 f ' JÉÉ f/i'l H 1 Institution reconnue et subventionnée par le Ministère de l'Éducation SECONDAIRE IV et V COURS COMMERCIAL (garçons et filles) Options: Secrétaire de services Sténo-dactylo Commis de bureau Commis-comptable Diplômeofficiel du Ministère de l'Éducation Notre école vient d'aménager dans de nouveaux locaux modernes et climatisés o deux pas de la station de métro Papineau, au carrefour de plusieurs circuits d'autobus.INSCRIPTIONS ET RENSEIGNEMENTS 523-6138 LES ETUDES COMMERCIALES DE L'EST INC.EASTERN BUSINESS COLLEGE INC.655, rue PARTHENAIS MONTRÉAL 133 CEGEP DE ROSEMONT ÉDUCATION PERMANENTE Le Service de l'Éducation Permanente veut vous rendre service.Dans ce but, il offre aux adultes un choix varié de cours leur permettant soit d'obtenir un diplôme d'études collégiales débouchant sur l'université; soit de se perfectionner ou de se recycler dans différents domaines: (Techniques administratives, Techniques de l'informatique.Techniques de laboratoire médical, Techniques d'inhalothérapie-anesthésie.Animation et Organisation en Loisir et sport, Assistance en Contraception et planification familiale) ou encore, grâce à ses cours gratuits de formation populaire, d'acquérir des connaissances sur divers sujets brûlants d'actualité: (L'Organisation politique du Québec, Planification et contraception, La vie politique internationale, Littérature des pays francophones en développement).La gratuité scolaire s'applique quand l'étudiant est inscrit à des cours qui totalisent 180 heures et plus ou à quatre cours dans la session.Elle s'applique également quand l'étudiant est sur le marché du travail depuis plus d'un an et qu'il est inscrit à un cours de formation professionnelle financé par le Centre de la Main d'Oeuvre.Nous demeurons à votre disposition pour étudier avec vous toutes autres possibilités de cours.Ce cegep-là, c'est à vous ! Pour de plus amples renseignements, vous n'avez qu'à téléphoner au Service de l'Éducation Permanente, à 376-1620 poste 247.P Didier ÉDUCATION Suit* ta la page XV a) Pour l’éducation de base, (dite, d’enseignement obligatoire) les ressources publiques seront utilisées (impôts et non taxes).b) Pour la formation professionnelle et le recyclage, une “Taxe d’apprentissage devrait être instituée, par pourcentage déduit de rémunération de personnel, à la source, et complément patronal.Beaucoup de pays utilisent ce mode de financement.Chez nous, les comités paritaires se financent ainsi.Généralisée, cette taxe d’apprentissage serait confiée aux Commissions de Formation professionnelle.Ainsi le Québec serait en position de force, ayant les ressources pour négocier avec le gouvernement fédéral la récupération affectée à la Formation professionnelle des adultes et de ses prérequis académiques, et obtenir des points de compensation fiscale.o Pour l’enseignement collégial et universitaire, la notion de coût devrait prévaloir.On éviterait que nos universités subventionnées par tous servent à former des cadres et des professionnels pour l'étranger (médecins et ingénieurs formés surtout dans les universités anglophones, à tarif très bas, et dont les diplômés iront oeuvrer dans les autres provinces et aux Etats-Unis).L'armée nous donne un bon exemple de ce que notre société pourrait faire.Notre Office de la Planification devrait établir les besoins publics et privés de ses besoins futurs.Des contrats seraient signes payant les droits collégiaux et universitaires, plus une indemnité de subsistance.Ces sommes seraient remboursables si les nouveaux diplômés refusaient de seivir la société, partout où celle-ci en a besoin, pendant un temps égal, au temps passé aux études.Bien entendu chacun aurait la liberté de payer le coût réel de son enseignement supérieur, sans autre obligation.Pour terminer, disons que la population non enseignée, mais éduquée, prolongeant cette éducation toute sa vie, transforme plus sûrement notre société que tous les changements ’révolutionnaires ' proposés, car ceux-ci étant politiques ne transforment que l'apparence et la surface des choses.Au contraire, les éduqués de cette société, en processus d'éducation et formation permanente, transporte-iont partout cette technologie de 1 analyse et transformeront vraiment la société, puisque l’élément élémentaire de cette société, l'homme et sa famille, se sera transformé évoluant au lythme de son environnement sans choc du futur".LE COF! Suite de la page XVII furent la concrétisation.C’est seulement plus tard, lorsque fut créé le ministère de l’Immigration, en 1969, que, tout naturellement.on songea à lui transférer ces jeunes institutions.Ainsi trouvèrent un début de satisfaction les préoccupations linguistiques des promoteurs d’un ministère québécois de l’Immigration: ce qui fut fait le 1er avril 1970.Des contrats furent signés avec un certain nombre de corporations privées, ou semi-publiques (comme des commissions scolaires).Ainsi naquirent ces institutions dont on parle de plus en plus, et dont l’efficacité est notable, en dépit des améliorations évidentes dont elles sont susceptibles.Mentionnons, au premier chef, l’accroissement des semaines consacrées au français par rapport à celles consacrées à l’anglais.Elles ne résoudront sans doute pas à elles seules le problème de l'intégration linguistique des immigrants, mais il est indéniable qu’elles y ont déjà tant soit peu contribué, et qu’elles peuvent aisément y contribuer bien davantage, si on en prend les moyens.VERS LA Suite de la page XXI sairement intérieur aux ner-sonnes, aux groupes et aux collectivités en formation.Pour que ce processus soit intégré, unifié et continu, toutes les étapes du processus de formation (la définition des besoins et des objectifs de formation, la programmation, la pédagogie, l’évalua- TABLEAU DES DIFFÉRENTS PALIERS DE GOUVERNEMENT ET DES DIFFÉRENTS MINISTÈRES DIRECTEMENT CONCERNÉS PAR L'APPLICATION DE L'ENTENTE FÉDÉRALE-PROVINCIALE SUR LA FORMATION PROFESSIONNELLE DES ADULTES Les représentants des CCS CCR.DR M CFP M.T.M.(D.GM.O.) • industries, • associations privées, • corporations professionnelles • public en général a autres ministères fédéraux et provinciaux $ M E.Q.(D.G.E.A.) ESD COMITE MIXTE SMMO MAS.C.L.S.C.M M l.\ FÉDÉRAL-PROVINCIAL / Mm MAI CMC COFI CS CEGEP Définition des sigles CFPSMMO = Comité fédéral-provincial des COFI = Centre d’Orientation et de for- sous-ministres de la main- mation des immigrants d'oeuvre MAI = Ministère des affaires indiennes MEQ = Ministère de l'Éducation du MMI = Ministère de la main-d'oeuvre Québec et de l’immjflration du Canada = Centre de Ta main-d'oeuvre du DGEA = Direction générale de l’Édu- CMC cation des adultes Canada Bureaux rég.= Bureau régionaux du Minis- ESD = Économistes et surintendants tère de l'Éducation de districts CS = Commissions scolaires ou corn- MTM = Ministère du travail et de la missions scolaires régionales main-d’oeuvre du Québec CEGEP = Collèges d'enseignement gé- DGMO = Direction générale de la main- néral et professionnel d'oeuvre Inst privées = Institutions privées DRM = Direction régionale de la main- MAS = Ministère des affaires sociales d'oeuvre CLSC = Centre local de services corn- CCR = Comités consultatifs régionaux munautaires CFP = Centre de formation profes- MIQ = Ministère de l'Immigration du sionnelle Québec CCS = Comités consultatifs spéciaux tion) doivent s’opérer, non seulement en fonction des personnes.des groupes et des collectivités mais bien par ces personnes, ces groupes et ces collectivités en processus continu de formation.La formation "sur mesure intégrale" ne saurait donc se départir de la notion de participation à toutes les étapes du processus éducatif.Une telle conception ne saurait s'accommoder uniquement des services et des activités prévus par un système qui pré-détermine et prévoit le plus possible le déroulement et le contenu du processus éducatif.Malgré cette contrainte majeure, déjà plu- POUR QUE Suite de la page XVIII aux normes reconnues pour la profession ou le métier concernés: qu’elle soumette sa proposition au bureau régional du ministère (Halifax.Montréal, Toronto, Winnipeg ou Vancouver), ou à Ottawa lorsque le montant de la subvention devait dépasser $100,000, et démontrer en même temps qu'elle était en mesure de prodiguer la formation envisagée; qu elle soit disposée à soumettre, le cas échéant, sa comptabilité à la vérificati'on des fonctionnaires du ministère et, enfin, qu elle accepte de recevoir en subventions 75% des sommes versées en salaires aux stagiaires.Ce sont là autant de disposibons consignées dans une entente que l’entreprise devait signer avec les représentants du ministère.Malgré les dispositions restrictives imposées aux entreprises participantes, ce Programme a connu partout au Canada une vogue surprenante.Les crédits de 20 millions de dollars tout d abord affectés a ce Programme furent si lapide-ment épuisés qu’on a dû les allonger après trois mois d’une somme de $30,-000,000.Fait à noter, la formation en cours d’emploi a apporté beaucoup de travail supplémentaire aux sociétés qui ont voulu y participer.Ainsi, pour ne citer qu’un exemple, une vaste entreprise de la région du Lac St-Jean.peu de temps après le lancement du Programme, a présenté une proposi- sieurs groupes d’adultes ont pu vivre dans quelques cégeps de la province des expériences de formation qui leur ont permis collectivement d’exprimer, d’analyser et de situer leurs besoins de formation.de définir leurs objectifs de formation, compte tenu des contraintes de l'accréditation, de participer à la programmation des activités de formation, au choix et à l'organisation des méthodes et des moyens pédagogiques, à l’évaluation de leur formation en fonction des objectifs définis.Une telle conception apparaît dangereuse à plus d’un.Pour eux, l’éducation se doit d’être neutre.Mais l’éducation, comme la politique ou l’économique, peut-elle être neutre?Dans une société pluraüste, les milieux gardiens de la neutralité sont encore le respect et l’aménagement de la pluralité.Pour répondre aux attentes et aux aspirations variées des adultes, des groupes d’adultes et des collectivités, les cégeps se doivent de maintenir et de développer, sinon dans chacun des collèges, au moins dans l'ensemble du réseau, une variété de conceptions et d’aménagements éducatifs.Ils sont heureusement sur cette voie.Les efforts d'adaptation pédagogique du système conçu pour des jeunes, le développement accéléré de la formation “préfabriquée sur mesure” et les premières tentatives d'une formation "sur mesure intégrale" sont autant d’étapes en ce sens.(1) Pour éviter toute ambiguité, le terme de Service d’éducation des adultes est utilisé volontairement, même si celui de Service d’éducation permanente est officiellement adopté.Le premier réfère à un type de clientèle; le deuxième à une conception de l'éducation.(2) Direction Générale de l'Education des Adultes (3) Direction Générale ' de l’Enseignement Collégial tion de formation, étayée sur des besoins en main-d'oeuvre très précis, sur des graphiques de progression, sur des postes de travail très bien décrits, etc.Elle réclamait une subvention de $1,200,000.Or comme les crédits prévus à cette fin pour le Canada étaient alors de 20 millions, il a fallu entrer en pourparlers avec les administrateurs de l'entreprise et convenir de réduire le nombre des stagiaires, etc.Ainsi fut coupée à quelque $225,000 la demande initiale de subvention.sans pour cela ne diminuer en rien la valeur de la proposition.Aux fonctionnaires qui ont participé à l’administration de ce Programme, il est apparu que l'entreprise privée s’eftorce de trouver des solutions à ses problèmes de main-d'oeuvre et que, en regie générale, la majorité des travailleurs canadiens ne lésinent pas devant une offre d’emploi.Le chômage canadien tient, entre autres, à des particularités régionales et conjoncturelles évidemment.Dans les différentes solutions qu'on envisage pour le résorber s’inscrit l'éducation permanente, mécanisme qui, dans une société nouvelle, permettra aux travailleurs d apprendre et de se perfectionner tout au long d’une vie sans avoir à quitter la population active.Les gouvernements, déjà aux prises avec de graves difficultés dans le financement de l’éducation, devront toutefois de plus en plus modifier leur politique scolaire pour tenir compte des besoms d'une éducation nouvelle.Car les travaü-leurs poui se perfectionner exigeront une allocation, puisqu'ils seront assujettis à l’obligation d'assurer leur subsistance, de faire vivre leur famille durant la formation.Ainsi, [ éducation permanente, pour répondre aux besoins toujours de plus en plus complexes d’une société en mutation - semaine de trois ou quatre jours, opérations commerciales et bancaires automatisées, loisirs accentués, etc.exigera de fortes sommes d'argent Sous ce rapport, sont déjà prévus des cours préparatoires à la formation professionnelle (C.P.F.P.) d’un maximum de 52 semaines, suivis de formation professionnelle d’une durée ne devant pas dépasser 52 semaines.Durant ces1 deux années, il incombera aux gouvernements d assurer la subsistance des stagiaires, puisque Téducation permanente répondra à 1 attente de l'économie nationale et procurera aux travailleurs l’occasion d”'apprendreàètre ”, Ainsi, dans la société qui s'annonce on sera de plus en plus payé pour apprendre au lieu d’apprendre en payant.* Parmi ces critères, il était stipulé que le postulant, pour être admissible, devait etre dans la population active depuis trois ans, devait avoir dépassé d’un an l’âge reconnu dans la province pour quitter l’école, la durée de la formation ne devant pas dépasser 52 semaines, etc.Les personnes intéressées pourront se renseigner à ce sujet en consultant la brochure précitée “Plus qu’une seconde chance”.-“Apprendre à être”, UNESCO-Fayard, Paris 1972.ANGLAIS AUDIO-VISUEL AUDIO-ORAL Marcel Didier (Canada) Ltée 1442 Avenue McGill College Montréal 110, Québec (514) 288-7191 AMERICAN-ENGLISH by The Audio-Visual Method PASSPORT TO TECHNICAL ENGLISH 1 MOTOR CAR-OIL 2 AVIATION SPACE - ASTEL The techniques of BANKING The techniques of MANAGEMENT Management PAST and PRESENT COMPUTER MEN ( i Le Devoir, samedi 18 août 1973 • XXVII supplément éducation Pour délier la langue seconde l'opération "langue parlée" Ce texte a été fait par la Direction générale de l'éducation des adultes du ministère de l’Education Le Québec a été témoin depuis un an d'une expérience linguistique nouvelle: l’opération “langues parlées”.Lancée en septembre 1972, l’opération a pour but de faire une mise au point de l’enseignement du français et de l’anglais comme langues secondes dans le secteur public s’adressant aux adultes du Québec.La clientèle adulte désireuse de parfaire ses connaissances de la langue seconde s’est accrue sensiblement au cours des dernières années dans la plupart des secteurs de la province.Si l’enseignement du français comme langue seconde a fait des progrès remarquables, nous notons une augmentation constante de la clientèle qui s'adresse aux commissions scolaires régionales (C.S.R.I dans le but de parfaire ses connaissances en anglais.Les services pédagogiques L’opération 'langues parlées” se définit principalement par un accroissement des services pédagogiques destinés à la clientèle adulte et indirectement par une amélioration sensible de la qualité des programmes d'enseignement.Les principales innovations que nous introduisons sont les suivantes: 1 L’étudiant qui s'adresse à une C.S.R.sera soumis à un test de classement visant à déterminer le niveau des connaissances déjà acquises et le niveau de cours qui correspond le mieux à ses besoins linguistiques.2- L’étudiant sera placé dans un groupe qui présente sensiblement le même profil linguistique.L’homogénéité du groupe permettra un enseignement plus uniforme, donc davantage axé sur les besoins du groupe.3- La définition des programmes d’enseignement en “programmes par objectifs” permettra la ’remise à l’étudiant d'un document qui a pour objet de lui expliquer les objectifs du cours qu’il doit suivre et le niveau de connaissances qu’il peut espérer atteindre à la fin de la session.4 Pendant la session qui aura une durée de 90 heures, le candidat sera soumis à trois épreuves de contrôle: soit apres 30 heures, 60 heures et 90 heures d’enseignement.Ces épreuves à caractère diagnostique mesureront l’atteinte des objectifs de la tranche correspondante du programme tant en rapport avec la compréhension orale, l’expression orale, la compréhension écrite et l’expression écrite.Elles proposeront s’il y a lieu l’enseignement correctif requis.Enfin, l’étudiant sera intégré à un groupe mieux adapte à son propre rythme d’apprentissage s’il ne cadre pas bien avec le groupe auquel il appartient.Les résultats aux épreuves de contrôle permettront de plus à la direction pédagogique de conseiller l’étudiant en rapport avec l’orientation de son programme et l’analyse de ses besoins linguistiques particuliers.5-L’ensemble des don-nées relatives au profil linguistique du candidat fera l’objet d’une fiche pédagogique uniforme remise à l’étudiant de sorte que le changement de milieu ou l'inscription à une autre session de cours rendra possible l’intégration rapide du candidat à un groupe d’étudiants qui affichent un profil linguistique semblable sinon identique au sien.L’échelle de cours L’ancienne échelle de cours offrait un programme de 315 heures d'enseignement.La nouvelle échelle porte celui-ci à 630 heures de cours dont les 450 premières heures visent principalement l’acquisition de la langue parlée.1.Niveau débutant: 90 heures (AS-lll/FS-211) Ce cours s’adresse aux étudiants qui n'ont aucune connaissance cohérente de la langue seconde.Il introduit les éléments de base du langage et il vise à bâtir la compréhension et l’expression orales.Il introduit l’initiation à la lecture de textes courts exprimés dans des phrases simples.L'expression écrite n’est pas un objectif majeur de ce cours davantage orienté vers l'acquisition de la langue parlée.2.Niveau élémentaire: 90 heures (AS-121/FS-221) Il s'adresse aux étudiants qui ont acquis des connaissances équivalentes à celles du cours de ’ niveau débu- tant”.11 cherche à accroître le champ de compréhension et d’expression orales des étudiants en introduisant des notions linguistiques plus complexes.L’acquisition de la langue parlee demeure l’objectif premier de ce cours.Il permet l’élargissement du champ de la lecture et il introduit une initiation à l’expression écrite.3.Niveau intermédiaire I: 90 heures (AS-131/FS-231) Ce cours s'adresse aux candidats qui, à l’administration du test de classement, ont fait preuve de connaissances équivalentes aux niveaux "débutant” et "élémentaire” décrits plus haut.L’étudiant y fera l’apprentissage des structures grammaticales plus complexes nécessaires à la compréhension et à l'expression orales.Il apprendra à lire des textes plus longs et plus complexes.Les exercices d'expression écrite viseront à exercer un excellent contrôle de la phrase simple et complexe.4.Niveau intermédiaire II 90 heures (AS-141/FS-241) Tout en approfondissant le contrôle des structures grammaticales complexes du langage.l’étudiant sera en mesure de comprendre un message oral même complexe relié à une situation de tous les jours et de s’exprimer avec aisance pendant quelques minutes sur un sujet courant.Il pourra lire sans trop de difficultés les sujets d’inté- L'éducation permanente à travers le Québec WËÊÊÊ bmmm ¦mmmt :j#0 f ."m * Le programme de formation dassembleur-chaudronnier qui se donne à la régionale Carignan, à Sorel, comprend des cours de lecture de plans, de dessin d’architecture navale et de fabrication de gabarits.Les travaux pratiques se font en atelier et en usine, dans le chantier maritime voisin de Marine.Plus de 200 é-tudiants ont suivi un cours semblable et travaillent à des salaires supérieurs à $4 00 l’heure.rêt général des journaux et des magazines à grand tirage.Au niveau de l’expression écrite, il apprendra à rédiger un court paragraphe et à afficher un excellent contrôle de la phrase individuelle.5.Niveau avancé: 90 heures (AS-151/FS-251) A ce niveau, l’étudiant doit faire preuve d'une maîtrise suffisante de la langue parlée pour pouvoir comprendre sans difficulté une conversation courante, une émission radiophonique ou télévisée d’intérêt général.Il doit être capable de plus de s’exprimer avec aisance pendant plusieurs minutes sur a peu près n'importe quel sujet de la vie courante, d’exprimer spontanément sa pensée.Il pourra lire les éditoriaux de journaux et les articles de fond des revues à grand tirage.Il sera capable enfin d’écrire sans trop d’erreurs un texte de 150 à 200 mots.Au delà de l'acquisition du code oral (langue parlée), l’étudiant qui a terminé avec succès son cycle d’études en langue parlee: AS-151 (anglais, langue seconde) ou FS-251 (français, langue seconde) se verra offrir deux cours de niveau intermédiaire (AS-152/FS-252) et avancé (AS-161/FS-261) visant à atteindre une excellente maîtrise de la langue écrite.A ces niveaux, la langue seconde servira d’outil unique de communication entre le professeur et les étudiants qui s’initieront à la maîtrise des niveaux stylistiques du langage, à un accroissement considérable du vocabulaire plus directement relié à la langue écrite et à un parfait contrôle des formes d’expression écrite les plus courantes: la lettre personnelle, la lettre d’affaires, la note de service, le compte rendu, le résumé.Le renouveau pédagogique Il est évident que le nouveau programme cherche à proposer l’acquisition de nouvelles habitudes linguistiques plutôt que l'apprentissage de notions passives non articulées.Pour ce faire, le nouveau programme propose l’emploi de méthodes audio-visuelles modernes axées sur la conversation et non pas sur l’apprentissage théorique du langage.Ce renouveau pédagogique requiert de la part des professeurs une preparation adéquate.Les enseignants appelés à dispenser cet enseignement ont reçu une formation en conséquence.Les classes expérimentales Introduit pour la première fois en janvier 1973 dans quelques commissions scolaires, le nouveau programme d’enseignement des langues secondes fera l’objet d'une expérimentation complète dans dix endroits différents de la province en septembre 1973.soit à la C.E.C.M.(Montréal), dans les C.S.R.Lanaudière (Joliette), l'Estrie (Sherbrooke), De Tilly (Sainte-Foy), Pascal-Taché (Montmagny), Saguenay (Chicoutimi), Bedford (Cowansville), South Shore (Greenfield Park), et Lakeshore (Pointe-Claire).L’application générale de ce programme est prévue pour le mois de septembre 1974 Un programme de formation n’exclut pas le divertissement.Le Centre d'éducation des adultes de la régionale de Carignan organise des activités sociales et sportives à l’intention des étudiants, afin de promouvoir les échanges et la connaissance mutuelle.LPS® AUTOMNE Cours de Conversation en ANGLAIS - ESPAGNOL -ALLEMAND ECONOMISEZ 20% en réservant avant le 31 août pour septembre, octobre, novembre.Montréal 878-2821 Étage “F” Place Bonaventure Québec 529-0331 4è étage 500 E.Grande Allée McGill COURS DU SOIR DE LANGUES - AUTOMNE 1973 commençons la semaine du 24 septembre CERTIFICATS DE COMPÉTENCE EN ANGLAIS et en FRANÇAIS (5 NIVEAUX DE COURS) Conditions: 75% à l'examen de deux cours de 5e niveau TESTS DE CLASSEMENT: pour les cours d'ANGLAIS: les 30 août, 5, 11 et 17 septembre à 19 hres pour les cours de FRANÇAIS: les 6, 12 et 18 septembre à 19 hres ALLEMAND — ESPAGNOL— ITALIEN— RUSSE (4 NIVEAUX DE COURS) Conditions: succès à l'examen du 3e niveau et 75% à l'examen du 4e niveau AUTRES LANGUES ARABE — CHINOIS — GREC MODERNE — JAPONAIS Pour recevoir une brochure, poster le coupon ci-joint à: Centre For Continuing Education.Language Section.McGill University.Box 6070, Montreal 1U1 OU COMPOSER: 392-4630 NOM (LETTRES MOULÉES, S.V.P.) ADRESSE | .TÉLÉPHONE J JL continuing education LE COLLÈGE O’SULLIVAN VOUS AIDERA A ACCEDER À UN ÉCHELON SUPÉRIEUR DANS LE MONDE OES AFFAIRES.En vous offrant les carrières spécialisées suivantes: FINANCE ET ADMINISTRATION ADMINISTRATION HOTELIERE ET VOVAGES PUBLICITÉ, RELATIONS PUBLIQUES ET COMMUNICATIONS SECRÉTARIAT MÉDICAL SECRÉTARIAT JURIDIQUE ainsi que deux nouveaux programmes: ASSISTANTES ADMINISTRATIVES SECRÉTARIAT BILINGUE TÉLÉPHONEZ DÈS AUJOURD’HUI! Dtmêndti noir$ Co*t»iMtrt $n lormihao ¥m$ Rtoti Putirua 866-4622 ollege O'Sullivan 1191 rue de U Montagne Marcel Didier (Canada) Ltée 1442 Avenue McGill College Montréal 110, Québec Didier (514) 288-7191 ALLEMAND, ESPAGNOL, FRANÇAIS, HEBREU, ITALIEN, NÉERLANDAIS, PORTUGAIS, RUSSE.AUDIO-VISUEL » I XXVIII • Le Devoir, samedi 18 août 1 973 supplément éducation Cours du soir 1973-74 École Polytechnique affiliée à l'Université de Montréal Début du programme de génie Le début du programme de génie est offert le soir aux techniciens et aux diplômés du CEGEP qui désirent devenir ingénieurs et qui ne peuvent poursuivre des études à temps complet le jour.Le programme du soir équivaut au premier quart du programme total.Le programme du soir s'étend sur une période de trois ans.Lorsque l'étudiant a terminé son programme du soir, il doit continuer son cours le jour durant trois autres années Demandez un prospectus des cours du soir.Cours de perfectionnement Des cours de perfectionnement sont aussi offerts aux techniciens, entrepreneurs, contremaîtres, ouvriers spécialisés qui désirent parfaire leurs connaissances sur des sujets tels que: Mathématiques - Constructions - Arpentage - Pompes -Chauffage - Ventilation -Statique - Résistance des matériaux - Machines -Commandes hydrauliques -Électrotechnique - Électronique - Ordinateurs - Eclairage - Métallurgie - Gestion d'entreprise - Étude du travail.Date limite d'inscription: 7 septembre 1973 Service de l'extension de l'enseignement C.P.501, Snowdon Montréal 248 Tél.: 344-4700 A FACULTÉ DES SCIENCES DE L'ÉDUCATION CERTIFICAT D'ENSEIGNEMENT DE L'EXPRESSION DRAMATIQUE ANNÉE 1973-74 Cours obligatoires: EDRA 300 - EXP.drain, et prog.cadre 3 cr.EDRA 301 - Atelier condition, exp.dram.3 cr.Samedi de 9h.à 5 h.- 1 er semestre Prof.François FOUERT EDRA 302 - Atelier création et anal.I (exp.non-verbale) EDRA 303 - Atelier création et anal.Il (exp.verbale) Samedi de 9 h.à 5 h.- 1 er semestre.Prof.Jacques BLANCHET EDDI 405 - Atelier média-drama: Mardi de 6 h.à 9 h.- 1 er semestre Prof.Gisèle BARRET EDDI 505 - Did.tech.exp.dram.I EDDI 506 - DID.tech.exp.dram.II Jeudi de 6 h.30 à 9 h.30 - 1 er et 2ème semestre.Prof.Gisèle BARRET INSCRIPTION: du 1 er août au 1 er septembre Bureau B-234 - TÉL.: 343-7622 N.B.: La liste des cours optionnels ouverts aux étudiants du certificat sera donnée au début septembre LA COMMISSION OE FORMATION PROFESSIONNELLE MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN 5350, rue Lafond, Montréal 405 — Tél.*.725-5221 en collaboration avec COLLÈGE EOOUARD-MONTPETIT et les CENTRES OE MAIN-O OEUVRE OU CANADA offre des COURS DU SOIR À TEMPS PARTIEL (pour adultes) ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL - CEGEP DESSIN INDUSTRIEL Dessin technique et architectural I II Dessin de développement Construction Lecture de plans d'architecture Estimation - Construction, dessin d'architecture INFORMATIQUE — Initiation à l'informatique et aux ordinateurs — Cobol Systèmes d'exploitation O S.IBM 370 Assembler 360 Fortran et PL I Implantation de systèmes Ml — Conception de systèmes Analyse organique Initiation à la mathématique Calcul différentiel et integral Ml Algèbre vectorielle et géométrie ÉLECTROTECHNIQUE Principes fondamentaux de l'electricité Principes fondamentaux de l'électronique Radio Télévision Circuits logiques, techniques numériques TECHNIQUES ADMINISTRATIVES — Comptabilité MI-III-IV -— Initiation au droit des affaires — Personnel Marketing Ml — Structure de l'entreprise Comptabilité analytique de gestion Science du comportement et gestion du personnel - Techniques de sélection et de gestion du personnel Gestion de la vente - Initiation à la programmation Prix de revient et systèmes - Mathématiques financières Introduction à l'économique Monnaie et banque TECHNIQUES DENTAIRES — Biologie humaine l-ll Anatomie dentaire Ml Métaux — Ponts et couronnes Prothèses complètes amovibles I INSCRIPTIONS : Collège Édouard-Montpetit 945, Chemin Chambly, Longueuil, P.Q.DATES DES INSCRIPTIONS : 4, 5, 6, 7, 8 septembre 1973 de 19h.à 22h.samedi, lOh.à 15h.30 DÉBUT DES COURS : 24 au 29 septembre 1973 Renseignements supplémentaires : Service de l'éducation des adultes, 679-2630 L'université "ouverte": quelques expériences novatrices Ce texte est tiré de “L’université québécoise du proche avenir”, publié aux éditions Hurtubise HMH, dans la collection “L’homme dans la société”, 1973.D s’agit d’un extrait d’une étude intitulée “L’idée d’éducation viagère et le renouveau de l’université”.Les auteurs en sont Ygal Leibu, agent de recherche, vice-rectorat à l’enseignement et à la techerche, Université du Québec à Montréal, et Michel Leclerc, directeur, recherche et planification.Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec.11 n est pas sans importance pour l'éducation permanente que.pendant la dernière décennie, les essais d'innover dans l'enseignement supérieur ainsi que presque toutes les réalisations dans ce domaine, effectuées dans des contextes socio-culturels aussi divers que ceux des Etats-Unis.de France.d'Angleterre pour ne mentionner que quelques-unes des expériences les plus connues, aient en commun 1 idée d'ouverture, à la lois en termes d'accessibilité accrue à l'éducation et en ce qui concerne la liberté et la possibilité effective de choisir des voies et des contenus de formation variés mais organiquement liés.La responsabilité du lien organique est partagée d'égale façon dans tous ces cas entre l'institution qui fournit l'ensemble des instruments nécessaires pour apprendre (organisation des connaissances en unités cohérentes autre que les divisions simplement disciplinaires.enseignants, conseillers, techniciens, appareillages.supports matériels variés: imprimés, bandes sonores, émissions de télévision.centres d'étude, instruments pour expériences, etc.i et 1 etudiant, quel que soit son âge.qui doit, à l'aide de ces outils, intégrer les faits, les données et les concepts qu on lui présente, en découvrir d'autres, construire en somme son univers du savoir.Cela semble indiquer, d une part, que la transformation de 1 université né prendra sa pleine mesure que par rapport à un continuum éducatif qui déborde le système d'éducation et ses missions spécifiques, d'autre part, que nouvelle université n'équivaut pas nécessairement à université novatrice.Ce sont des institutions nord-américaines qui.préoccupées de lier le plus possible l'éducation à la "vraie vie ".ont inauguré 1 enseignement coopératif par lequel des étudiants inscrits à Antioch College.à Northeastern University ou, plus près de nous, à lÜniversité de Sherbrooke, font alterner régulièrement des périodes d'études avec des périodes de travail De même que c'est le plus souvent sur ce continent que I on rencontre des institutions d'enseignement supérieur dont les étudiants peuvent recevoir des diplômes pour avoir dessiné un parc municipal (Ferris State College i ou pour avoir résolu des problèmes d'entretien des automobiles (Evergreen State College», c'est encore en Amérique du Nord que des établissements publics sorientent délibérément vers l'étude des problèmes urgents qui se posent à l'individu et à la société.L'Université de Wisconsin-Green Bay a une vocation spéciale.Son objectif est.selon son président, de répondre aux besoins d une époque qui aura pour principale tâche de sauvegarder et d'améliorer la qualité de l environnement pour tous les êtres humains ".L'originalité de cet établissement réside autant dans sa mission particulière que dans son approche du phénomène de T éducation et dans ses méthodes.Ce ne sont pas des disciplines qui constituent l'objet du travail de l'étudiant, mais des sujets, des thèmes, des questions concernant l'ambiance naturelle, le milieu social, l'identité et l'équilibre de l'homme dans l'ensemble d'éléments qui l'entourent et qu'il façonne.C’est en particulier la dynamique homme-milieu ambiant qui constitue l'objet de recherches convergentes effectuées dans les quatre collèges (milieu naturel, sciences de la communauté, biologie hu-; marne, communication créa-: trice) et a l'école profession-: nelle formant cette institution : On aurait tort de conclure : r j on y prépare des spécia-| listes de l'écologie ou de la ; biophysique.Il s'agit au con-: traire de donner pendant qua-| tre ans à raison de six heures : hebdomadaires à ceux qui le désirent, quels que soient leur domaine d'études antérieures ou la carrière à la-: quelle ils se destinent, par le moyen d'éléments venant de : disciplines variées,, d'outils ; divers (langue, mathématiques.moyens d'expression artistique, informatique) et de travaux pratiques effectués dans divers régions et milieux culturels, la capacité d'analyser, de comprendre le milieu ambiant et d'agir sur lui afin de l'améliorer.On pourrait discuter longuement pour savoir si l'éducation telle qu elle se pratique à Green Bay est ou non révolutionnaire.Ce qui parait indiscutable c'est que.à la différence d'autres formes de culture contemporaine, celle-ci n'esquive pas le problème des valeurs.Cest peut-être LOpen University d'Angleterre qui jusque présent est allée le plus loin dans l'imagination et la réalisation d'un ensemble éducatif intégré.Conçu initialement comme Université des Ondes, le projet retenu et réalisé n est pas pour autant dominé par la dimension technologique.Plutôt que les moyens techniques perfectionnés mis à la disposition des étudiants de l'Open University.qui permettent de rejoindre et de faire travailler sur un vaste territoire des gens venus d'hoiizons très divers.c'est la variété des modalités et des situations d'apprentissage qui semble être le trait saillant de cet etablissement.Celui-ci est ouvert " d'abord parce qu'il s'adresse en priorité aux personnes restées en marge de l'éducation.Il s'agit pour la plupart d'usagers dont l'âge, la situation de travail, la scolarité ou les titres insuffisants, ou bien toute autre raison, leur interdisent d'emprunter la filière universitaire habituelle mais qui sont admissibles à l'Open University sans autres restrictions que celles dictées par une compétence minimale ou par la capacité d absorb-tion de l'université.L'Open University a été créée pour fournir à ces personnes, par l'intermédiaire de moyens combinés judicieusement (documents transmis par correspondance.émissions de radio et de télévision en circuit ouvert ou fermé, contrôle automatisé des données, sessions intensives d'été, évaluation constante par divers moyens, services de conseil, centres éducatifs, etc.» la possibilité de s'accomplir intellectuellement.Ce sont l'individu et ses intérêts qui constituent 1 objet des activités éducatives.C'est pour eux et en fonction d eux que l'on a conçu des ensembles éducatifs intégrés, caractérisés par une combinaison des moyens de diffusion et par une articulation de ces moyens telles qu elles permettent de suivre le progrès de l'étudiant en recueillant, en analysant et en évaluant le résultat de son travail.D'autre part, s'il y a "ouverture pédagogique .c'est que les informations et les valeurs circulent de façon égale de l'institution vers l'étudiant et de l'étudiant vers l'institution.Les éléments de rétroaction ont une importance tondamentale dans un système où l'homme, le matériel et les techniques se trouvent en constante interaction et dont le but dernier est.à travers les activités qui s'y déroulent.de rester ouvert, c’est-à-dire de permettre aux activités de s'autocorriger même au prix de modifications dans le fonctionnement de l'ensemble.Sans entier dans le détail des activités de l'Open University.disons qu'une telle conception de I é-ducation rend nécessaires les opérations suivantes: déterminer avec précision l'objectif terminai d'apprentissage : structurer l'ensemble des connaissances de sorte que les propositions de base engendrent un corpus de plus en plus large et que l'articulation des séquences conduise au point où la "récompense " soit inhérente à l'acte d'apprendre lui-même ou à la solution des problèmes présentés; transmettre les séquences ainsi articulées par divers moyens ; recueillir les réactions et le travail de l'étudiant et les évaluer; modifier le matériel et les moyens de transmission sur la base des performances des étudiants et du système lui-même.Ce circuit élaboration-test-diftusion-évaluation-correction montre que.aussi importante qu elle soit, la technologie qui permet de sortir des cadres physiques et mentaux de l'université traditionnelle ou plutôt de faire venir chez soi l'université nouvelle est néanmoins insuffisante pour définir et épuiser à elle seule le processus complexe d'éducation.Un système d'éducation tendant à rester ouvert doit tenir compte des aspects multiples et parfois contradictoires du phénomène éducatif: caractère individuel des processus cognitifs, de découverte et de création, objectifs de socialisation visés par toute forme d'enseignement, liens nécessaires avec le monde du travail et avec le vécu quotidien, autonomie indispensable à la poursuite du travail de réflexion critique et de recherche.Il doit surtout empêcher que les contenus de formation ne se referment sur eux-mèmes.A cet égard, l'Open University a apparemment réussi ce qui représente sans doute une rupture avec l'enseignement universitaire habituel: établir des relations organiques horizontales et verticales entre les divers contenus véhiculés à grande échelle par une technologie avancée.Non seulement a-t-on créé des enseignements originaux conçus dans une optique interdisciplinaire mais on s'efforce de maintenir cette vision dans les étapes d enseignement et d évaluation afin de réaliser, tant au niveai de la recherche qu a celui de renseignement, autant pour le professeur que pour l'étudiant et pour le grand public, un sens de l'unité du savoir, une dialectique enseignement - apprentissage, un processus continu d'assimilation, de restructuration et de découverte personnelle.Les champs particuliers des mathématiques, des arts, de la technologie des sciences de l'homme, de la société ou de l'éducation ne s'y trouvent pas à leur tour fragmentés en disciplines ou en domaines étroits d eludes.Dès le début, des cours d'introduction à ces champs soulèvent pour l'étudiant des problèmes fondamentaux, des concepts essentiels et lui font connaître le langage, les relations et les interactions qui forment l'objet respectif de ces sciences.Ces enseignements généraux, mais rigoureux quant à l'essence du processus de développement.constituent le moyen à partir duquel il est possible d'approfondir des données liées à des ensembles disciplinaires, de se spécialiser selon ses intérêts ou, au contraire, d'élargir ses connaissances dans une croissance spirale de plus en plus englobante.En ce qui concerne les arts, par exemple, il s'agit de fournir une vision générales des réalisations de l'homme dans le domaine de la pensée, de la littérature, des diverses formes d'art, de discuter les problèmes du beau' , de préciser des notions aussi importantes et aussi difficiles que civilisation' ."art"."histoire", "religion ."culture ".ou "technique", d'examiner les relations entre l'artiste et la société où il vit, ainsi que certains problèmes de logique symbolique et de mémoire historique.Dans une deuxième étape, le même cours met à contribution des problématiques particulières de la littérature.de l'histoire, de la musique et d'autres formes d'art afin de dégager, par une présentation comparative, des significations générales.La validité des principes ainsi dégagés est ensuite examinée par l'étude de "cas ', c'est-à-dire de faits et d'oeuvres aussi divers que ceux qui relèvent de la tradition socratique.de la Bible, de la Renaissance itahenne.de l'esprit cartésien, de 1 histoire de la musique, de l'influence de 1 industrialisme sur la pensée artistique ou des relations entre l'homme et les machines.De la même façon, le but essentiel d'un cours de base en mathématiques n'est pas de faire acquérir des techniques ni meme de montrer comment les mathénu tiques servent à d'autres disciplines, mais de faire découvrir la nature de la pensée et du langage mathématiques, d'en dévoiler le caractère relation- nel en présentant des principes fondamentaux, des traits structuraux communs aux diverses branches, ainsi que des concepts unificateurs comme ceux de fonction ou de morphisme Comme pour les autres cours, l'évaluation porte sur des objectifs d'apprentissage rigoureusement définis et s'effectue par des moyens souples: tests de type "essai' ou "formulation et solution de problèmes Tout en présentant une structure globale qui vise à taire comprendre les principes modernes de la science, a saisir son unité à travers les relations entre ses diverses branches, d une part, entre la science, la technologie et la société, d autre part, le cours d'introduction à la science met à contribution toutes les disciplines qui rendent compte de l'organisation de la matière et du cycle vital, sans pour autant limiter le propos à leurs épistémologies spécifiques.Encore une fois, l'objectif va au-delà de la présentation des notions de physique, de biologie, de chimie ou de géologie.Un tel cours vise à donner une image cohérente de la démarche scientifique.Il en va de même pour le cours d introduction aux sciences sociales qui se propose de répondre à quelques questions fondamentales: pourquoi les hommes vivent-ils en société?Comment s'y prennent-ils?Quels problèmes cela pose-t-il aujourd'hui?On pourrait articuler différemment les unités de ces cours, on pourrait concevoir des dosages diilérents ou même d'autres composantes pou» des cours comme celui des sciences de I homme.Il n en reste pas moins que, et c'est la raison pour laquelle nous nous sommes attardés sur ces exemples, ils dénotent une approche organique du phénomène éducatif, qui nous semble être une condition sine qua non pour renouveler l'enseignement universitaire.LE COLLÈGE DE SAINTE-ANNE-DE-LA-POCATIÈRE Institution d'enseignement privé de niveau secondaire conjointement avec LA FONDATION !NC.remercient les étudiants et les parents de la confiance qu'ils leur témoignent.EDuamon sekueue burt brower cardyn gauthier gtUCKTK; jaw»»* Parents, professeurs ÎTn les «ttore, te** Quoi ?Quand ?Comment dire?507 pages 95 illustrations détachables sur feuilles 8Vi x 11 EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE $12 95 Les Éditions HRW Ltée ÉDUCATION SEXUELLE, l'outil indispensable pour répondre aux questions de vos enfants et élèves de six ans à l’adolescence.Conçu spécialement pour vous par des experts : pédiatre, sexologue et éducateurs.8035 est, rue Jarry, Montréal 437 I A-$A COLLÈGE REGINA ASSUMPTA 1750 est, rue Sauriol (angle Papineau) Montréal 359 Institution privée reconnue d'intérêt public dirigée par les Religieuses de la Congrégation de Notre-Dame POUR JEUNES FILLES Cours secondaire Programmes du Ministère de l'Éducation Renseignements: 388-4813 DESSIN COMMERCIAL (ART PUBLICITAIRE) COURS DU lOUR ET DU SOIR POUR HOMMES, FEMMES, GARÇONS ET JEUNES FILLES SI VOUS AIMEZ le dessin et que vous dessinez pour votre bon plaisir, pourquoi ne pas envisager la possibilité de vous tracer une carrière à la fois lucrative et enviable dans le dessin commercial.INSCRIVEZ-VOUS au* cours du STUDIO SALETTE, une école professionnelle ayant plus de 30 années d'expérience dans l'enseignement du dessin et spécialisée uniquement dans le dessin commercial (art publicitaire).EXPOSITION PRENEZ RENDEZ-VOUS, venez visiter notre exposition, plus de 3,000 dessins exécutés par nos élèves durant leur 1ère et 2ème année 1973.Début des cours: 1 1 sept.STUDIO SAL^tTe ENR.ÉCOLB RfCONNUf DÉTCNANT UN PERMIS DU MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION.DEMANDEZ NOTRE PROSPECTUS 8883, boul.ST-LAURENT (au nord de Crémazie) 381-6895 ÉDITIONS DU JOUR EDITIONS DU J O XX Tl, .Quelques ouvrages agréés par le ministre de l'Éducation pour les écoles secondaires du Québec : • Le marketing et vous — par Réal Fortin et Guy Brousseau — Une initiation à la connaissance des activités commerciales de l'entreprise moderne.$4.25 • Dossier pollution — par Marcel Chaput et Tony LeSauteur — Un document essentiel sur les ravages de la pollution.$3.00 • Savoir s'habiller — par Jacques de Montjoye — L'ABC de l'art vestimentaire, avec illustrations.$3.00 • Décoration — par Pierre Charron et Gaby Perreault-Dorval — Quelques suggestions qui rendront la maison accueillante et confortable.$1.50 • Comment joindre les deux bouts par Jean-Paul Lefebvre et Roland Parenteau — Une méthode éprouvée, des conseils pratiques concernant l'administration du budget familial.$ 1.00 • Bien manger et maigrir par L.Mercier, C.Garceau et Andrée Beaulieu — Le problème de l'obésité vu par des experts.Un livre simple, clair, à la portée de tous.$ 1.50 Distributeur : MESSAGERIES DU JOUR INC.8255, rue Durocher, Montréal 303 Tél.: 274-2551 SECRÉTAIRES.FUTURES SECRÉTAIRES.GAGNEZ PLUS dans l'industrie et le gouvernement APPRENEZ LA STÉNOTYPIE OU LA STÉNO*PIK® Les systèmes de sténo mécanique et d'écriture rapide â la 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sommes prêts a réinvestir dans des opérations concrètes le fruit de nos expériences et nos recherches.Pour résumer en une phrase les orientations de la Direction générale de l'Education des adultes, je dirai ceci: développer des services et des ressources éducatives qui puissent répondre aux besoins spécifiques et aux aspirations de tous les groupes d adultes.Dans un certain sens, c’est ce qu’a toujours cherché à réaliser la Direction générale.Ce qui est nouveau, c'est que désormais nous disposons de projets et d’opérations qui nous permettent de réaliser en tout ou en partie, par étape, ces orientations de fond qui guident nos actions.Parmi les projets qui nous tiennent à coeur, signalons la consultation menée actuellement sur le régime de formation, la mise en place du nouveau programme de formation en industrie, l'élaboration de normes administratives a l'intention des institutions privées oeuvrant en éducation populaire, l'élaboration d une politique d'aide personnelle et d animation communautaire afin de mettre au point et d implanter de façon rationnelle une stratégie de réponses aux problèmes d'accueil, d'iniormations.d'orientation et d animation soulevés par la situation de l'adulte en formation.Il y aurait d'autres projets et opérations à citer mais tous ont ceci en commun de vouloir respecter la spécificité et la diversité des besoins d'éducation des adultes.J'ai bien l'impression quenfin nous pourrons récolter, pour le bénéfice du plus grand nombre possible d'adultes, les fruits des expériences menées en étroite collaboration par la Direction générale et les services d'éducation des adultes.VU DE Suite de la page VIII Aucun leadership n'est exercé de la part des directions d'école parce que, disent-ils.ils n’ont pas le temps et.non plus, d'appui de leurs supérieurs immédiats.Quant au Service d'Education des Adultes de la commission scolaire, il signifie que les initiatives doivent venir de la base, c'est-à-dire des écoles.Finalement les professeurs disent ne pas avoir le temps et surtout qu'ils se sentent plus ou moins concernés.C'est donc dire qu'à peu près le même scénario se répète d'une session à l'autre.On engage des professeurs, on donne des cours, on administre des examens et c'est ça l’éducation des adultes! J'estime malgré tout qu’il se fait des efforts louables pour améliorer la situation’ et que l'on a franchi des pas de géant en éducation des adultes ces dernières années.Nous devons reconnaître ue c’est un secteur relativement jeune, e n est qu'en 1962 que le Gouvernement du Québec entreprenait de définir systématiquement sa politique en matière d’éducation des adultes.Rappelons en passant que le Secrétariat de la Province et le ministère de l’Agriculture du Québec organisait des cours du soir pour ceux qui voulaient parfaire leur connaissance du français et de l’anglais et ce à compter de 1888.C’est du passé.Aujourd'hui qu'est-ce qu’on fait, qu’est-ce qu’il faut faire?On veut changer, on fait des efforts dans ce sens.On cherche à mettre beaucoup plus l’étudiant au centre de notre action.On élabore des projets pour l’avenir, on met à l'essai des méthodes nouvelles, on semble vouloir donner une place à l’éducation des adultes.Une chose à faire le plus tôt possible, reconnaître le statut de professeur à l'éducation des adultes.Peut-être même que nos universités devraient donner le pas, pour une fois.Il est inadmissible qu’en 1973 il n'existe pas encore de programme de formation de professeurs aux adultes.Graduellement il faut en venir à faire de l'école beaucoup plus un milieu en fonction de l’adulte et non seulement une transposition de ce qui se passe à l’enseignement régulier de jour.C’est notre conception meme de l'éducation des adultes qu'il faut remettre en question.C'est un esprit nouveau qu’il faut faire naître.Ce n’est pas tout de remanier des structures administratives, d’installer des télévisions dans les classes et de dire qu’il faut être plus humain Il ne suffit pas d’utiliser un magnétophone pour changer l’esprit d’un cours de français, il faut utiliser le magnétophone avec un esprit nouveau.Ce sont les administrateurs, les professeurs et même l’adulte qui vient à l’école qui doivent envisager l’école sous un angle nouveau.LA RECHERCHE Suite de la page XII de production, animateurs, membres du Comité régional et participants à Multi-Media.Un plan d'entrevue lut décomposé en deux phases.Dans un premier temps, la personne interviewée était invitée à raconter à sa manière comment elle avait vécu l’expérience.Cette façon de procéder visait à connaître les éléments demeurés conscients ainsi qu’à fournir aux individus l’occasion de communiquer à l’interviewer un compte-rendu personnel.Puis la même expérience était analysée en fonction de thèmes: Participation au projet expérimental et satisfaction des relations étabhes avec les autres personnes ou autres groupes.Quant au projet expérimental, lui-même.quel intérêt avait-il suscité?Quel était l’impact créé?Dans quelle mesure les objectifs de départ avaient-ils été réalisés?Quelles étaient les réactions des personnes qui ne participaient pas au programme Multi-Media?La conversation aidant, des données précises s'additionnaient.Bien entendu, lors de ces entrevues, l'évaluation des émissions n'étaient nullement négligées.Elles étaient principalement axées sur la formule utili- sée, les interventions de la ligne ouverte, leurs propres réactions et commentaires.Tant, lors des sondages téléphoniques.que lors des entrevues individuelles, les personnes étaient assurées que les renseignements fournis demeureraient confidentiels et ne serviraient qu'à des fins de recherche.Cette analyse, basée sur celle élaborée lors du projet TEVEC (1) aura un caractère psycho-sociologique et pédagogique.Cette troisième fonction est actuellement à l’état de projet, mais elle permettra une analyse psycho-sociologique tant du contenu des émissions que des participants eux-mêmes et évaluera, au plan pédagogique, la portée des émissions quant à leur forme et à la qualité de leur contenu.Les objectifs réalistes, les délais et les limites de réalisation de ce programme de recherche, les techniques utilisées et le personnel qui y a contribué, garantissent des résultats scientifiques et de bonne qualité sur lesquels il sera permis de se fier à l’avenir pour de semblables projets, quelle que soit la région où ils se dérouleront.Des résultats positifs et quantifiés sortiront très prochainement de l’ordinateur, mais dès à présent, la lecture des documents permet de dégager quelques points qui ressortent avec evidence et ont suscité les plus vives réactions : • La participation de toute la population régionale à cette expérience.• La table de production.Elle constitue.d'après le représentant des participants à cette table, un élément indispensable à tout projet de cette envergure.• Les effets d’un projet éducatif expérimental.Il permet d’acquérir une ‘vision " régionale des problèmes, suscite la participation à de nouveaux groupes de travail et doit être répété dans la région • Us émissions de télévision et la ligne ouverte.La formule télévision ligne ouverte constitue un jumelage essentiel pour un projet éducatif à caractère régional.La simpheité ou l’évidence frappante de ces résultats préliminaires déconcertent légèrement, toutefois, replacés dans le contexte régional, en tenant compte de la valeur éducative de l'expérience, ces résultats peuvent être considérés comme des informations originales et dignes d'intérêt.(1) Analyse et évaluation psycho-pédagogique du contenu et de l'image des émissions TEVEC.TEVEC annexe technique No.10 Novembre 1971.UNE STRUCTURE Suite de la page XII compétences traditionnelles: l'avocat, le médecin, l'ingénieur, le technicien, le professeur, etc., sont des personnes-ressources reconnues comme telles par le système du marché, et à qui sont versées des sommes d'argent pour l'exercice de leur compétence.Dans le cas des groupes de travail, un groupe de personnes démunies des instruments que possèdent les nantis tet quelles que soient les causes de cette pauvreté) fait appel à un autre membre de la même société en lui demandant une aide compétente pour comprendre le réel.Deuxieme question: que viennent faire le tricot et la couture là-dedans, c'est-à-dire en quoi l'apprentissage de telles techniques peut-elle développer les ressources humaines du Québec "?La réponse tient en, ceci: Programme de développement d'abord et essentiellement, Multi-Media part du principe que la valorisation du vécu quel qu’il soit est le premier pas (et le plus important) vers la conscience de sa valeur.E t on sait depuis longtemps que la caractéristique première, et presque la définition.du "défavorisé", est la conscience qu'il a, indéracinable par les méthodes traditionnelles, d’être rejeté, de ne pas laire partie.C'est ce qu’un animateur appelait "un vécu blessé ", Restaurant ' une dignité consciente.Multi-Media s'appuie donc sur cette vieille donnée: l'apprentissage n’est valable que concret, c'est-à-dire relié (ou menant) à un ensemble conscient de coordonnées mentales.De là la formation des groupes, de là les personnes-ressources, de là le Comité local Multi-Media, qui instaure dans ces efforts épars une continuité qui mènera éventuellement à la prise en charge du programme par les groupes qui le forment.Un Comité local est formé des représentants de groupes de travail (pas moins de 5 et pas plus de 10).Ses fonctions prolongent à un niveau un peu plus grand celles du groupe initial; échanger des expériences, de l'information.Mais il y a un peu plus.Avec le comité local, existe le premier jalon d'une voie qui reliera entre eux les groupes à l'échelle du Québec et permettra ultimement à Multi-Media d'être un authentique programme populaire.C'est au Comité local que s'effectue, in concrete, l’apprentissage des fonctions de coordination, d'expression d’une philosophie du développement d’information (car le Comité doit tenir au moins une assemblée publique par an), qui à la fois assureront au programme son intégration communautaire et sa relève de penseurs populaires.Multi-Media est divisé en régions.Nous en avons parlé en début d’article.Vastes comme des pays, ces régions st divisent à leur tour en sous-régions dont la définition géographique recoupe à peu près celle des commissions scolaires régionales.Question d'efficacité.Or c’est à ces niveaux sous-régionaux, puis régionaux, que se reproduira le processus de délégation qui mène ultimement au Comité régional dont le président siège de plein droit à la commission administrative, organisme-roi de Multi-Media.Ici nous entrons dans le domaine de la coordination, de l’élaboration de programmes de plus large ampleur, de rémission d'avis aux instances dirigeantes du programme, etc.C’est la frontière, parfois difficile et souvent concrètement mal formulée, entre les instances administratives, qui sont celles du gouvernement du Québec, et les fonctionnements "sur le terrain" dont les exigences sont parfois d'un ordre malaisément perçu par la bureaucratie.D'une manière générale, la constitution de Comités régionaux vise à éta- Le Devoir, samedi 18 août 1973 • XXIX , -A blir et maintenir des instances qui.nées de la population et demeurant dans la population, agiront éventuellement d’égal à égal avec les équipes permanentes du programme: coordonnateur-général, équipe de programmation.Comité de coordination, etc.Du reste, la présence à la Commission administrative du président du Comité régional permet d’entrevoir le jour où, Multi-Média s’étant étendu à l’ensemble du Québec, l’autorité suprême du programme sera composée en majorité de citoyens.Ce jour-là, un programme, né de la confiance dans le vécu et créé pour faire accéder ce vécu à la conscience de sa valeur, aura assez cru aux "ressources humaines du Québec” pour leur avoir ouvert la maîtrise de leur propre destinée.Multi-Média ne vise à rien d’autre.LES ORGANISMES Suite de la page XIV doivent payer afin d'utiliser les locaux scolaires en soirée.C’est un état de fait purement inconcevable quand on considère les investissements consentis par l’Etat dans les équipements scolaires.Il en est de même dans le cas des municipalités où nous constatons l'impossibilité pour les organismes bénévoles d’utiliser à des fins éducatives des équipements spéciahsés qui devraient desservir à plein les besoins de la collectivité alors qu’ils sont, en général, largement sous-utilisés.On pourrait citer pour Montréal simplement les plus importants: le Jardin Botanique, le Planétarium Dow et l'Aquarium Alcan.De plus, la législation et la réglementation civile soumettent les organismes bénévoles à une foule de tracasseries administratives qui ont souvent pour effet de réduire leur efficacité: permis d'opération, taxes diverses, rapports officiels inutiles, etc.Dans ce contexte, le danger est grand pour les organismes bénévoles d'être, consciemment ou inconsciemment, intégrés dans la poursuite des objectifs des pouvoirs pubhcs en matière de l'éducation permanente, par l'adoption de programmes définis de l'extérieur par des technocrates.De là, il n'y a qu'un pas vers la sclérose de la participation.A ce compte l’organisme bénévole n'a plus sa raison d'être.En dernier heu, nous pourrions souligner la tendance traditionnelle des pouvoirs publics à considérer les organismes bénévoles comme étant au service des jeunes presque exclusivement et de ne leur fournir des ressources qu'au profit de l’élément "jeunesse ".A moins que l’organisation sociale, dans laquelle nous vivons, soit chambardée, le groupe des adultes demeure encore celui qui a la plus grande part au niveau des prises de decision dans tous les secteurs de l’activité humaine.Cependant, on continue à définir des politiques et programmes d'éducation permanente comme si le changement social ne devait s'effectuer que par les jeunes.Il serait temps à notre avis de rendre accessibles aux adultes, toutes les ressources de la collectivité pour des fins éducatives.Les organismes bénévoles sont prêts, justement, à servir d'intermédiaires entre ces ressources et la masse des citoyens.Ces remarques formulées à propos du rôle des pouvoirs pubhcs vis-à-vis les organismes bénévoles ne relèvent pas, chez nous, d’un esprit pessimiste.Il s'agit au contraire de devenir conscient des tendances manifestées, depuis longtemps, par les institutions publiques.Les nombreuses exceptions et les efforts marqués de participation conjointe de structures publiques avec des organismes bénévoles, tels le Service d’éducation permanente de la C.E.C.M.et plusieurs services municipaux de loisirs dans la région de Montréal, nous permettent de croire qu'on reconnaîtra de plus en plus le role indispensable de ces organismes dans le processus d’éducation permanente.Les organismes bénévoles permettent aux individus, il nous semble, d’échapper à l’aliénation et à l'intégration dépersonnalisantes de l’éducation scolaire fonctionnelle.Nous avons, par ailleurs, signalé la nette possibilité pour les organismes bénévoles de devenir, eux-mêmes, intégrateurs.De tels organismes existent de fait.Mais la participation libre, qui constitue l’essence même de l’engagement bénévole, autant de la part des individus qui acceptent des responsabilités d'organisation que de ceux qui ne font qu’adhérer à un programme proposé, est la garantie d’une éducation permanente axée sur l'implication personnelle de l’individu.Ce dont les organismes bénévoles ont besoin pour jouer leur rôle efficacement, c’est beaucoup plus de la reconnaissance et de l’encouragement officiels de tous les milieux de la société et en particulier des pouvoirs publics, que d'un encadrement par des mesures de contrôle qui n’auraient pour effet que de paralyser leur développement et les mener, a la longue, à jouer un rôle contraire à celui auquel ils ont destinés.C’est un type fondamental de mécanisme de participation des citoyens à leur propre éducation dans notre société.Puisque les organismes bénévoles sont constitués essentiellement d'individus rassemblés ensemble pour réaliser des actions communes, choisies librement, nous invitons les adultes à utiliser pleinement ce mécanisme d’éducation permanente en créant les organismes pouvant répondre à leurs besoins.SEAPAC Suite de la page XXII aux critères fixés par le système, cela à chacune des phases de son projet éducatif, pour y assurer les consolidations et les réorientations adéquates.5.Soutien professionnel: ensemble d'interventions regroupant les actes professionnels basés principalement sur des interactions contrôlées entre deux catégories de personnes.l'aidant et lets) -s'ai-dant(s), lequel rencontre ou prévoit rencontrer des difficultés ou des étapes de son existence dépassant sa compétence individuelle ou celle des personnes ressources plus fréquemment ou habituellemenl en contact avec lui » •• .d».Les Critiques de Notre Temps CAMUS 0Rock, Québec (G1K626) Librairie générale agréée: 1 O, rue de la Fabrique, Québec Succursale: 8440, boul.St-laurent, Montréal 351 distributeurs exclusifs des éditions Pedagogia et pour le Canada des ÉDITIONS LAROUSSE distributeurs au Canada des PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE une maison progressive qui garde les pieds sur terre Élémentaire 1 er cycle Une méthode mixte d'apprentissage de la lecture alliant les avantages des méthodes nouvelles à la sécurité des méthodes traditionnelles: Méthode de lecture spontanée de Simone Bussières 1ère année: Je veux lire 2e année : Je sais lire 3e année : J'aime lire Élémentaire 2e cycle Conçue, expérimentée et rédigée en vue d'une rénovation fondamentale de l'enseignement de la langue maternelle, la collection LES STRUCTURES DE LA LANGUE FRANÇAISE se propose d'asseoir les automatismes linguistiques nécessaires à toute expression De la langue parlée à la langue écrite de E.Genouvrier et D.Poulin collection de 4 volumes du maître et de 4 volumes pour l'élève —- volume 1 (3e/4e année) paru Secondaire La maîtrise de la langue maternelle passe par la connaissance des règles de syntaxe, sémantique, conjugaison, etc.Trois ouvrages offerts: le simple code grammatical, le précis méthodique, la grammaire structurale la plus récente.Grammaire française Dubois, Lagane, Jouannan Précis méthodique de grammaire française Houziaux, Bergeron, Laferrière Nouvelle grammaire du français J.Dubois, R.Lagane Secondaire Les Dictionnaires Outils privilégiés pour les classes vivantes le départ de toute recherche; l'éclaircissement et la précision du vocabulaire donc de l'expression.Dictionnaire du français contemporain (spécial enseignement) avec son guide méthodologique pour connaître et maîtriser le français parlé et écrit d'aujourd'hui, 6 la fois dictionnaire de langue, dictionnaire de grammaire, des synonymes, des contraires, etc Petit Larousse illustré (Édition 1973) renu et mis à jour chaque année, une véritable encyclopédie alphabétique à la portée des élèves, dès la fin du primaire; l'outil >de base de tout travail de recherche Secondaire Cours de français une collection conçue au Québec pour répondre aux besoins et aux intérêts des étudiants du secondaire.• EXERCICES DE GRAMMAIRE ET TEXTES D'APPLICATION.• LEXICOLOGIE ET TEXTES FRANÇAIS.• POUR MIEUX COMPOSER.•ETUDE DE TEXTES: 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