Le devoir, 6 septembre 1973, jeudi 6 septembre 1973
mirar-*-: ¦ la météo Moins chaud et moins humide.Risque d'averses tard dans la journée.Maximum 80 Office fétial LE DEVOIR Une rentrée calme propice à une oeuvre constructive — page 3 Fais ce que dois VOL.LXIV Montréal, jeudi 6 septembre 1 973 15 CENT (Bas-du-Fleuveet Gaspésie: 20 CENT: Le prix du lait sera stabilisé, voire réduit Le Québec se conformerait aux conditions d'Ottawa Maigre la confusion qui prévaut encore dans les milieux politiques et agricoles.tout indique que la Régie des marchés agricoles du Québec, suivant les conditions fixées par le gouvernement fédéral dans sa lutte contre l'inflation, s engagera à stabiliser, ou même à réduire durant au moins un an les prix de vente du lait.Mais, a l'heure de mettre sous presse.ni le premier ministre.M Bourassa.ni le ministre de l'Agriculture.!M Tou-pm, ne l'avaient encore officiellement annonce.Toutefois, dans l'entourage du Conseil exécutif, on indiquait hier soir que le Québec se conformera aux conditions établies par Ottawa, de telle sorte que les consommateurs de cette province puissent bénéficier du gel des prix du lait.("est pour dissiper toute confusion que le ministre fédéral de (Agriculture.M.Whelan, a fait parvenir hier à ses homologues des provinces ainsi qu'aux directeurs des organismes provinciaux de régie des produits agricoles des notes explicatives qui définissent et précisent la nouvelle politique de sub- side annoncée mardi soir par M.Trudeau aux Communes.11 s'agit, a dit M.Whelan dans son message, non seulement de bloquer les prix du lait pour un an.mais aussi d'effacer les haasses recentes Un informateur de (entourage de M.Bourassa a précisé hier soir que la décision récente de la Régie québécoise des marchés agricoles autorisant une hausse du prix du lait d'environ 3 cents la pinte n'a pas encore été publiée dans la Gazette officielle.Elle ne le sera pas.a-t-il dit.11 est probable que le gouvernement rendra cette décision inopérante.ce qui éviterait à la Régie d engager une longue et complexe procédure en vue d'annuler sa propre décision Mais toutes ces choses ne semblaient pas assez claires hier pour amener M.Toupin à s'expliquer publiquement au cours du banquet du Mérite agricole à (Expo-Québec.11 le ferait aujourd'hui ou demain.Aux Communes, le premier ministre.M.Trudeau, a confirmé que les Québécois ne pourront profiter des nouvelles subventions de cinq cents par pinte de lait qu'à la condition expresse que les organismes provinciaux de mise en marché du lait s'engagent à stabiliser pendant au moins un an leurs prix de vente, ou même à les réduire.Répondant à une question de M.Caouette.le premier ministre a ajouté que le programme annonce la veille s'appliquera au lait payé par les consommateurs dans les provinces dont les gouvernements provinciaux voudront s'engager à stabiliser ou à rabaisser le prix du lait actuellement payé par le consommateur."Le lait liquide est sous juridiction provinciale, a rappelé M.Trudeau, et le gouvernement fédéral propose de lui-même de verser une subvention au consommateur.à la condition que les provinces elles-mêmes s'engagent avec leurs commissions de lait à empêcher les prix du lait de monter, ou même d'obtenir une baisse de ses prix ' D'autre part.M.Trudeau a souligné que (augmentation des subventions de $1 à $1.25 le boisseau aux producteurs de blé devrait contribuer à stabiliser le prix du pain et à empêcher une hausse des prix.Le pipe-H ne à Montréal JX.Le projet fédéral soulève de sérieuses appréhensions PI v • fik La longue attente devant les grilles de I ambassade séoudite.La vie de quinze otages dépend de l'issue des dit-fiches négociations (Téléphoto AP) 15 otages contre Abou Daoud Un commando palestinien frappe à l'ambassade séoudite à Paris PARIS id apres AFPi-l’n commando de six Palestiniens a occupé hier matin (ambassade d'Arabie seoudite a Pans et détient depuis quinze otages.I n seizième, le chef du protocole de (ambassade, qui s'était ouvert volontairement les veines, a ete jeté par la fenêtre du premier et aussitôt secouru.Alors que le cauchemar durait depuis plus de vingt heures, on apprenait que deux employés de (ambassade sont dans un état préoccupant, (un blessé et (autre souffrant du coeur.A (heure de mettre sous presse, les ambassadeurs arabes avaient proposé au commando palestinien un plan du gouvernement français comportant (échange des otages non arabes contre (ambassadeur d'Irak qui s'était, plusieurs heures auparavant, porté volontaire pour cet échange.Mais les Palestiniens n’ont pas encore répondu à ce plan.Et les négociations tôt ce matin (heure de Paris) semblaient au point mort, tandis qu’à Alger les ministres arabes réunis pour trouver une solution à cette affaire suspendaient subitement leurs discussions sans avoir pris de décision.Dans la ca- pitale française, des consultations ont toujours lieu au niveau le plus élevé, consultations dont dépendent en définitive la vie des quinze otages détenus depuis hier matin par le commando.Ceux-ci sont en effet menaces d'être exécutés si le gouvernement de Jordanie ne libère pas un des leaders palestiniens détenu à Amman.Abou Daoud, condamné pour avoir comploté contre la securité du royaume hachémite.Le commando exige également un auto- Voir page 10 : Un commando Le juge Hallarbitrera le conflit du rai! OTTAWA id'après CPi C'est le fils d un employé du CN.auteur d'un célèbre rapport sur les services de santé au Canada, aussi ancien juge de la Cour Suprême.M.Emmett Hall, qui a été désigne (arbitre du conflit qui oppose les cheminots et les compagnies ferroviaires.Sa nomination, annoncée hier par le ministre du Travail John Munro.découle de la loi d'exception qui contraignait samedi les 56.000 grévistes du rail à retourner au travail.Bien que son mandat ne le specific pas M Hall sera également (arbitre dans le différend qui oppose deux autres syndicats.I un groupant 20.000 employés d'ateliers (autre 14.000 préposes aux trains, lesquels n avaient pas fait valoir leur droit à la grève, bien que la loi les y autorisait.Cependant que des milliers de cheminots résistent toujours à la consigne du gouvernement certains trains n ont toujours pu se rendre jusqu’aux côtes du Pacifioue maigre la mise en vigueur de la loi aimanche matin (arbitre M.Hall doit examiner dés maintenant les questions suivantes: la sécurité d'emploi, et les moyens de (assurer dans le cadre d'un programme global; ajuster les salaires suivant le coût de la vie là où il y a lieu: et à la lumière des travaux déjà accomplis par un enquêteur, le docteur John Deutch.examiner toute la structure des coûts des programmes de retraite des compagnies de chemins de fer.M.Hall fut entre 1961 et 1964 président d une commission royale d'enquête sur les service de santé, dont les recommandations devaient constituer (assise de (actuel programme fédéral d'assurance-maladie Aussi le chef négociateur des syndicats, M.Richard Smith, a-t-il accueilli favorablement le choix d'un homme que je connais peu.mais dont je sais qu'il a une conscience sociale ".a-t-il dit Entre-temps, le CP rail se.plaint de la lenteur avec laquelle les opérations ferroviaires retrouvent leur rythme.Au terme de négociations syndicales qui durent depuis dix mois, d line grève sélective qui a interrompu le service durant quatre semaines, et d'une grève Voir page 9 : Le juge Hall QUEBEC (PC - Le Devoir - Le projet fédéral de prolonger le pipe-line de (Ouest jusqu'à Montréal est tout à fait inacceptable s'il vise autre chose que la sécurité de 1 approvisionnement du Québec.a déclare hier le ministre des Richesses naturelles.M .Gilles Massé Les changements à la politique énergétique annoncés mardi soir par le gouvernement fédéral 'ne semblent pas favorables au Québec à première vue.' a déclaré le ministre lors d une conférence de presse tenue à (issue d une réunion du groupe des affaires économiques à laquelle assistait un groupe des Affaires intergouvemementales.En (absence du premier ministre Robert Bourassa.le vice-premier ministre M.Gérard D.Lévesque a aussi assisté à la réunion.Le texte du communiqué émis à (issue de la reunion aurait été soumis a M.Bourassa par téléphone Ce communique précise que le gouvernement et les citoyens du Québec n'accepteront jamais d'etre forcés à s'alimenter en pétrole de (Ouest canadien a des coûts supérieurs à ceux du pétrole importé du Venezuela ou du Moyen-Orient dans le cadre de la politique énergétique du gouvernement du Québec." Les informations actuellement disponibles.ajoute-t-on indiquent que le petrole importé coûtera moins cher que le pétrole de (Ouest pendant encore de longues années.Dans ces conditions, c'est avec de sérieuses appréhensions" qu'on accueille les décisions fédérales puisqu'elles peuvent imposer des charges accrues aux consommateurs québécois et entraver un développement rationel de notre économie.Malgré tout, le Québec accueille avec joie (offre fédérale d'entreprendre des discussions avec les provinces à ces égards.Une rencontre est même déjà prévue à cet effet entre M.Gilles Massé et le ministre fédéral de (Energie (M.Donald MacDonald i pour le 14 septembre prochain De même, le Québec accueille avec satisfaction la décision fédérale de geler le prix du pétrole puisque ce prix a augmenté très rapidement depuis deux ou trois ans.M.Massé a même invité formellement les compagnies à se conformer à ces restrictions.Il se demande pourtant si la crise actuelle est un moment bien choisi pour modifier brutalement toute la politique traditionnelle du Canada dans le domaine pétrolier Depuis 1961, la politique du gouvernement fédéral prévoit que le pétrole provenant de (Ouest canadien ne sera pas acheminé plus à Test du pays que ce qu’on est convenu d’appeler la "ligne Borden .dans la région de la rivière Outaouais.L’Alberta exporte aux Etats-Unis le surplus de sa production et (Est du Canada, dont le Québec, importe pour les besoins de son marché, du pétrole qu’il ne peut vendre à l'ouest de la ligne Borden.Une source proche du ministère des Richesses naturelles a expliqué hier que le pétrole de l’Ouest transporté par pipe-line se vendait $4.41 le baril à Toronto alors que le pétrole importé se vendait $3.75 le baril à Montréal.Le premier ministre Trudeau a annoncé hier que le pipe-lme de (Ouest qui s'arrête actuellement à Samia et à Sault-Ste-Marie, en Ontario, serait prolongé jusqu'à Montréal afin d’empêcher la hausse des prix du pétrole dans (est du pays.Pour sa part, le conseiller économique du Parti québécois.M.Jacques Parizeau.a déclaré hier au Devoir que le prolongement du pipeline canadien jusqu’à Montréal ne lui parait pas une mauvaise affaire."Même si le pétrole de (ouest n’est pas encore concurrentiel, il pourrait le devenir, a-t-il dit.L’existence d’un pipeline entre Montréal et (ouest canadien offrirait alors une alternative valable pour compenser les difficultés éventuelles d’approvisionnement par (oléoduc de Portland qui est presque utilise à capacité présentement.Selon M.Parizeau, tout dépend des prix.“Si on oblige le Québec à aller chercher un certain pourcentage de son pétrole dans (ouest à des prix supérieurs a ceux du pétrole importé, il est bien évident que ce sera inâcceptable, a-t-il dit.L’économiste montréalais a convenu que (existence d’un tel oléoduc met en Voir page 10: Le pipe line Les pompistes envisagent une hausse de deux cents par Jean-V.Dufresne Une hausse du prix de (essence est envisagée par les détaillants membres de (Association des services de (automobile, qui se réunissent ce soir à Montréal pour tenter d’élargir leur marge de profit au gallon.La semaine dernière, la division Laval de (association, qui groupe environ 1,800 pompistes dans (ensemble du Québec, portait à 59.9 et 64.9 cents le prix au détail de (essence régulière et super.Quelques débits d’essence de Montréal seulement ont suivi la marche mais au terme de la réunion ce soir la hausse de 2 cents pourrait bien s’étendre à toute la région métropolitaine, puis ensuite à (ensemble du territoire québécois.La vente de (essence représente près des trois-quarts des revenus des stations-service au Québec.“A (heure présente, explique le secrétaire de (association, M.Lionel Couture, le coût d’exploitation pour la vente d’un gallon d’essence au consommateur représente environ 22% du prix total, cependant que les profits bruts ne s’élèvent qu’à 15%.Le détaillant ne touche que 8.8 cents sur chaque gallon vendu, cependant que les grandes compagnies, elles, ont réussi à augmenter le prix de vente de 11 cents depuis 30 mois”.Le gel des prix du pétrole annoncé par M.Trudeau, la perspective prochaine de hausses salariales substantielles chez les employés de garage, (absence prover-biable de solidarité chez les détaillants eux-mêmes, qui ne respectent pas tous la hausse décrétée par leur propre association, dans (espoir de marauder la clientèle, sont autant de facteurs dont les pompistes devront tenir compte ce soir dans leur décision.Interrogé hier par LE DEVOIR.M.Couture n'a pu affirmer si le gel des prix annoncé par M.Trudeau empêchera les détaillants d’aller cher- Voir page 10 : Les pompistes Nixon met les Arabes en garde contre toute menace sur le pétrole L'éducation en milieu défavorisé devient \ la première priorité du ministère (Cloutier) de notre envoyé spécial, Gérald LeBlanc ROUYN-NORANDA - Le ministre de (Education, M.François Cloutier, a profité du discours de la rentrée scolaire, prononcé hier soir au Théâtre du Cuivre, à Rouyn-Noranda, pour dévoiler les trois priorités de son ministère pour (année scolaire 1973-74.Le ministre a en effet promis d’accorder "une attention toute spéciale” aux trois secteurs suivants: (education en milieu défavorisé, (éducation des adultes ainsi que (éducation physique et le sport à (école.En voie de devenir une tradition, le discours de la rentrée scolaire, qui est organisé par (Association d’éducation du Québec, permet au ministre de l’E- ducation de prendre contact avec une des huit régions administratives de son ministère Accompagné de ses sous-ministres, de son cabinet et d’une dizaine de journalistes, M.Cloutier est arrivé à Rouyn-Noranda hier après-midi à bord du F-27 du gouvernement québécois pour une tournée de trois jours dans le nord-ouest québécois, cet immense territoire de près de 10,000 milles carrés desservi par quatre régionales et 16 commissions scolaires locales.Accueilli comme un premier ministre et escorté par une bonne vingtaine d’automobiles jusquà la polyvalente Iberville.M Cloutier s’y est fait dire que les gens du nord-ouest étaient conscients d’être "éloignés des grands centres’ et conséquemment heureux du passaged un ministre Dans son discours, intitulé "L’avenir de (éducation au Québec et marque dune tripartition systématique.M.Cloutier a rappelé les ’trois grandes réalisations de son ministère en 1972-73.identifie les trois grands problèmes de (heure dans (éducation au Québec et dévoilé ses trois priorités pour (année scolaire qui s'amorce.Des trois priorités mentionnées plus haut, deux tiennent particulièrement à coeur au ministre: Elaboration d une politique cohérente en matière d’édu- cation en milieu défavorise et d'education aux adultes.Durant le vol particulièrement mouvementé entre Québec et Rouyn-Noranda.M.Cloutier précisait au DEVOIR qu il entend poursuivre la même approche que celle utilisée pour la restructuration scplaire à Montréal et le plan d enseignement des langues Deux équipes de travail sont déjà à 1 oeuvre et le ministre est confiant de pouvoir proposer une politique d'ensemble pour ces deux secteurs en 1974 Quand j aurai termine cette tache, ajoutait-il.il ne me restera plus que le grand objectif à long terme, la aecen- Voir page 9 : L’éducation WASHINGTON (d’après (AFP et Reuter)-Parlant au cours d'une conférence de presse convoquée hier a la Maison-Blanche.le président Richard Nixon a lié hier pour la première fois le problème des approvisionnements mondiaux en pétrole au règlement du conflit israélo-arabe.Le matin même, le Washington Post rapportait que (Arabie séoudite avait menacé les compagnies pétrolières américaines de réduire d’un million de barils par jour sa production si les Etats-Unis ne modifiaient d'in six mois leur appui "inconditionnel” à Israël.M.Nixon a déclaré que les Etats-Unis n’étaient ni pro-israéliens, ni pro-ara-bes.“Nous sommes pour la paix", a-t-il dit en affirmant que son gouvernement utiliserait toute (influence qu’il peut avoir sur Israël et sur quelques Etats arabes pour que s'engagent le plus rapidement possible les négociations en vue du règlement du conflit du Moyen-Orient.“Les deux côtés sont en faute, et les deux côtés doivent commencer les négociations", a-t-il dit en soulignant qu Israël et les Etats arabes n’avaient rien à gagner à la prolongation du statu quo.Le président Nixon a prévenu les Etats arabes producteurs de pétrole quTls risquaient de perdre les marchés momîiaux s’ils cédaient à la tentation du radicalisme.M.Nixon a déclaré que les Etats du Moyen-Orient devraient se souvenir de la leçon de Mossadegh Du pétrole sans marché ne sert à rien à un pays”.“S'ils continuent à augmenter les prix et à exproprier les compagnies sans juste compensation, ils perdront les marchés à mesure que d’autres sources d’énergie seront développées", a dit M.Nixon.Le président a affirmé que.pour leur part, les Etats-Unis étaient décidés a ne pas tomber à la merci des producteurs de pétrole arabes pour leur ravitaillement en énergie.Il a lancé un appel au Congrès pour qu il agisse rapidement sur les diverses recommandations faites depuis un an par le gouvernement pour accroître les ressources nationales américaines Rosé d'Anjou Royal de Neuville Pétillant.méthode Champenoise*. 2 P Le Devoir, jeudi 6 septembre 1 973 Après une lutte de plus de cinq mois L'heure du choix sonne pour les 300 grévistes de Firestone par Pierre Richard JOLIETT^E Les 300 travailleurs syndiqués qui mènent depuis plus de cinq mois une lutte à plusieurs égards exceptionnelle contre la compagnie mul-ti-nationale Firestone à son usine de Joliette devront effectuer dans les semaines qui viennent un choix stratégique crucial.Près de six mois de grève n’ont pas réussi à faire bouger la compagnie d’un pouce.Avec la fin de l’été et la perte d’emplois saisonniers que plusieurs grévistes ont décrochés, le risque d’un pourrissement du conflit grandit.Les dirigeants locaux du syndicat posent ce choix en ces termes : • Ou nous décidons de poursuivre ¦ jusqu’au bout” la lutte entreprise en étant pleinement conscients qu’elle peut être encore très longue.Il faudra alors intensifier et “radicaliser” l’action syndicale.• Ou nous plions sur des points importants pour permettre une rentrée prochaine et nous poursuivrons la lutte de l’intérieur.Il faut alors être conscients qu’une autre occasion comme celle-ci de mettre cette compagnie à son pas ne se représentera peut-être plus.Ces jours-ci des tentatives de rapprochement ont lieu.Si elles échouent, les syndiqués de Joliette seront alors confrontés au choix énoncé par leurs dirigeants locaux.Déclenchée le 26 mars dernier, la grève qui paralyse toute production à l’usine de pneus de Firestone à Joliette a été l’occasion d’une moblisa-tion exceptionnelle des syndiqués.Ayant tiré plusieurs leçops du conflit qui avait durement éprouvé les travailleurs de Joliette pendant l’hiver de 1969 et qui s’était soldé par une défaite, un groupe de militants a longuement prepare le “rendez-vous” de cette année.Plusieurs mois avant le déclenchement de la grève, les travailleurs ont formé un comité de 30 syndiqués dont la tâche est de suivre pas à pas les négociations, d’élaborer les stratégies et d’informer l’ensemble des travailleurs.Depuis, ce comité s’est quelque peu élargi et il se réunit chaque semaine pour faire le point.Tout ce qui se passe à la table des négociations est soumis à ce comité qui prend les décisions importantes entre les assemblées générales.Ce “comité des 30’ a permis une implication directe d’un grand nombre de travailleurs dans le conflit.Il a aussi été, aux yeux de plusieurs, un instrument efficace de surveillance de l’Union' internationale des travailleurs du caoutchouc dont 1 attitude envers les revendications des travailleurs de Joliette a été jusqu'à maintenant assez froide.Un autre facteur important de mobilisation a été la série de cours de formation syndicale organisée par le syndicat, en collaboration avec la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et le Centre de formation populaire.Pendant tout l’été, une moyenne de 150 à 180 syndiqués ont participé chaque semaine à ces cours de formation qui abordaient des sujets allant de la façon de débattre un grief à l’historique des luttes ouvrières au Québec et à la définition d'un syndicalisme de combat.' Sur 300 travailleurs, quelque 250 ont participé à ces cours.Une deuxième série a été mise en branle.Ces cours ont en quelque sorte remplacé le piquetage qui a été rendu inefficace et symbolique par une injonction permanente obtenue par la compagnie et par diverses accusations portées contre des syndiqués suite à des troubles qui ont marqué les premiers mois du conflit.Loin de constituer un repliement sur soi qui aurait été le signe d’une défaite, l'organisation de ces cours a permis aux travailleurs de restructurer leur syndicat et de préparer la lutte qu’ils ont l’intention de mener à l’intérieur de l’entreprise une fois le présent conflit réglé.C’est ainsi que les syndiqués, une fois rentrés, ont l’intention de fixer eux-mêmes leur cadence de travail et de “se faire respecter” par les contremaîtres.Si les travailleurs décident de la continuer jusqu’au bout, plusieurs croient que la compagnie tentera de faire durer le conflit jusqu’à l’hiver.Les grévistes devront aussi niener leur combat sans un appui militant de la part de leur Union internationale.C’est sans doute dans cette perspective que le syndicat de l’usine de Joliette a insisté sur la présence de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) à la table de négociations.Après avoir opposé un premier refus à la demande des syndiqués, l’Union internationale et la compagnie ont fini par accepter la présence de la FTQ dans le décor.Que demandent les travailleurs de Joliette?• Que le droit de la compagnie d’imposer du travail supplémentaire soit limité à un maximum de 8 heures par semaine.Présentement, elle peut obliger un travailleur à faire 20 heures de travail supplémentaire dans une seule semaine.Pour leur part, les employés responsables des réparations et de l’entretien doivent être disponibles sept jours par semaine; dans leur cas, le syndicat demande qu’un maximum de 16 heures de travail supplémentaire soit fixé.• Que le droit de grief puisse s’appliquer à toute condition de travail, même si elle n’est pas prévue à la convention collective.• Que le français soit reconnu comme langue de travail.Plusieurs cadres et contremaîtres sont incapables de parler et de comprendre le français.• Qu’aucune mise à pied ne soit effectuée à cause de changements technologiques; que les travailleurs soient informés plusieurs mois à l’avance de ces changements et qu’ils soient recyclés en conséquence.• Au chapitre salarial, les syndiqués ‘ ont tout d’abord demandé la parité avec les usines ontariennes, c’est-à-dire $1.05 d’augmentation horaire pour la première année du contrat, $0.26 pour la deuxième année et $0.26 pour la troisième année.Us ont réduit leurs demandes à $0.70, $0.26 et $0.26.La compagnie pour sa part s’en tient à la même offre: $0.45, $0.26 et $0.26.Joint par téléphone, le gérant de l’usine de Joliette, M.Thomas Aldritch, a reconnu que les travailleurs québécois de Firestone ont des salaires sensiblement inférieurs à ceux payés en Ontario et aux Etats-Unis.Mais, a-t-il souligné, l’Union internationale des travailleurs de caoutchouc a accepté un contrat de trois ans avec des augmentations annuelles de $0.30, $0.26 et $0.26 à notre usine de Valleyfield; nous ne voyons pas pourquoi nous céderions devant les demandes des travailleurs de Joliette, a-t-il ajouté.Le salaire de base est de $2.99 l’heure à l’usine de Joliette et le salaire moyen de $3.32.Pour un travail identique, selon le syndicat, le salaire moyen est de $4.81 à l’usine de Firestone à Hamilton.“Et, pourtant, nous avons gagné plusieurs trophées pour le meilleur taux de productivité des usines Firestone à travers l'Amerique du Nord.Quelle soit l’issue du conflit, nous ne bat- trons plus jamais de records de productivité”, nous a assuré l’un des syndiqués.Le syndicat s’oppose de plus à une demande de la compagnie qui exige que les augmentations salariales soient liées à une hausse du taux de productivité.Quelque 35% des travailleurs de Joliette travaillent à la pièce; la compagnie voudrait que l’augmentation de la deuxième année leur soit accordée que s’ils haussent leur productivité à 115% et celle de la troisième année que si ce taux est porté à 133%.Toute production a cessé à l’usine de Joliette même si les employés non syndiqués s’y rendent chaque jour.La compagnie est cependant parvenue, aux dires mêmes du gérant de l’usine, à faire sortir de l’usine les quelque 350.-000 pneus qui s’y trouvaient au moment du déclenchement de la grève.Les syndiqués ayant intercepté un camion-remorque qui transportait des pneus, la compagnie a décidé de recourir au transport par rail.Pour empêcher toute intervention des grévistes, la compagnie a fait appel à quelque 200 policiers de la Sûreté du Québec et utilise même des hélicoptères pour prévenir toute tentative de blocus.S’il n’y a pas de règlement prochain, les syndiqués de Joliette songent à intensifier et à radicaliser leur action.Ils projettent notamment une vaste campagne de boycottage des produits Firestone à travers tout le Québec.Pelletier favorise l'achat du Soleil par le mouvement Desjardins par Claude Lemelin OTTAWA - M.Gérard Pelletier estime que l’intégration envisagée depuis peu du Soleil au groupe de presse contrôlé par M.Paul Desmarais semble marquer une sorte de seuil de concentration qu’il serait “hautement indésirable” de voir la presse écrite franchir au Québec.Mais si vraiment la famille Gilbert était décidée à se départir du grand quotidien de la vieille capitale, alors M.Pelletier est d’avis que la “solution idéale” serait que le Mouvement coopératif Desjardins se porte acquéreur du Soleil.En ses qualités de minis- .\a-ïORt\ 1 (prèsCorfiervill*) sat, EXCLUSIF «ÎS, CHOIX - • Jonce de votre CHOIX l’Indrort d® yetr* »°ISÈS logniliques ,ontwui,.l pgoftSSIOHMUS totw p7Rîy.Mo8 L'Art de la Reliure ATELIER - ÉCOLE I COURS DE RELIURE D'ART Sous la direction de Simone B.Roy début des cours 18 septembre 451 RUE ST-SULPICE, VIEUX MONTRÉAL pour renseignements et inscriptions Tél.: 844-1831 CONSERVATOIRE LASSALLE fondé en 1908 Institution mixte autorisée par le Ministère de l'Education permis no.567 COURS pour LES JEUNES Adolescents de 12 à 1 4 ans - vendredi 19 h.Enfants de 6 à 1 1 ans - samedi 9 h.30 CErTEiiac.ahuntsic — cartierville JEIICURJ.CENTRE-VILLE — ROSEMONT tre fédéral des Communications, d’ancien secrétaire d’Etat (le ministère fédéral des Affaires culturelles), d’ancien rédacteur en chef de La Presse et de journaliste aux longs états de service, M.Pelletier suit évidemment de près la mouvance de la presse québécoise depuis son entrée en politique.Les vues de M.Pelletier manquent d’autant moins d’intérêt que, siégeant au cabinet fédéral et jouissant d’une influence considérable en toute matière culturelle dans les cénacles d’Ottawa, le ministre pourrait susciter une intervention fédérale, en ce qui a trait aux transferts de propriété des journaux, intervention qu’il juge personnellement souhaitable et “vraisemblablement” dans le champ des compétences du Parlement canadien.Les moribonds DEBUT des COURS Adolescents: vendredi 1 4 septembre Enfants: samedi 1 5 septembre Dépliants envoyés sur demande 1290 rue St-Denis 861-4114 de 9 h.30 à 17 h.523-2675 Or, comme le sénateur Da-vey plus tôt cette semaine, M.Pelletier déclarait mardi au DEVOIR qu’à son avis le problème de la concentration de la presse se pose avec plus d’acuité au Canada français que dans l’ensemble du pays, “étant donné l’exiguite de l’espace de la presse francophone”.“Je n’ai rien, personnellement, contre M.Desmarais.En rétrospective, il me semble que j’aurais même préféré traiter avec lui qu’avec ceux qui étaient alors propriétaires de La Presse, lorsque j’étais rédacteur en chef de ce journal, de confier M.Pelletier, Au surplus, je ne suis pas l’ennemi juré des chaînes de journaux: au contraire, il m’apparalt qu’une infrastructure financière et administrative peut être fort bénéfique pour la presse écri- te et tout spécialement pour les petits journaux.” “Mais ce qui m’inquiète vraiment, à la suite des transactions bâclées survenues ces derniers temps au Québec, c’est qu’il menace de s’y constituer une chaîne unique de journaux, regroupant presque tous les quotidiens de la province.La situation est assez différente au Canada anglais, où trois chaînes importantes - South-am, Free Press et Thompson - se font concurrence.C’est pourquoi il m’apparaît hautement indésirable que Le Soleil, le plus grand quotidien de la ville de Québec, soit acheté par le groupe Desmarais, déjà propriétaire des deux plus grands quotidiens de Montréal.” Cela dit, M.Pelletier avoue qu’il serait “bien embarrassé” s’il devait se trouer Deux hôpitaux donnent la réplique à l'ultimatum de M.Castonguay La mise en garde faite mardi par le ministre des Affaires sociales, M.Claude Castonguay, aux administrateurs d’hôpitaux qui refusent de garder des malades qui en sont à la phase terminale de leur maladie, n’a pas été très bien accueillie par certains d’entre eux.Au cours d’une conférence de presse, le ministre a lancé un ultimatum aux hôpitaux généraux leur demandant de reviser immédiatement leur pratique à ce sujet.En effet, certains hôpitaux de soins de courte durée refusent de garder des personnes dont la mort est appréhendée par les médecins dans les quelques semaines ou mois à venir, sous prétexte que ces malades occupent des lits qui pourraient être plus utiles à d’autres personnes.Ces patients sont retournés dans leur famille, parce 3ue jugés incurables, et atten-ent la mort sans recevoir les soins que leur état requiert, ne serait-ce qu’au simple point de vue psychologique.Un porte-parole de l’hôpital Notre-Dame nous affirme que présentement il y a dans cet hôpital au moins 100 cas de malades incurables qui occupent des lits qui pourraient servir aux 3,000 patients en attente pour des hospitalisations.“Il est vrai que nous in- sistons quelquefois auprès des familles pour qu’ils reprennent leurs malades”, nous dit ce porte-parole qui préfère garder l’anonymat.L’absence de ressources dans le milieu, c’est-à-dire de centres où ces malades incurables pourraient recevoir services, attention et affection, et les pressions exercées par les médecins désireux d entrer à l’hôpital de nouveaux cas en attente, sont les deux raisons qui poussent quelquefois les administrateurs à retourner prématurément à la maison des malades.La situation est la même à l’hôpital Sacré-Coeur de Cartierville où le directeur médical, le Dr Noël Varin, nous confirme qu’au moins une quarantaine de lits sont occupés par des malades chroniques alors que la liste d’attente pour admission est d’au moins 3,000 noms.A titre d’exemple, le Dr Varin nous dit avoir effectué 39 démarches pour placer dans des institutions pour malades chroniques, un patient qui séjourne depuis près d’un an a l’hôpital, occupant un lit qui pourrait servir à un malade nécessitant une opération chirurgicale.On a également cité le cas, aussi bien à Notre-Dame qu’à Sacré-Coeur, de familles qui se “débarrassent” litté- ralement de leurs vieux en les amenant à l’urgence de l’hôpital, et qui filent sans laisser d’adresse.C’est ainsi que les hôpitaux se retrouvent avec des malades chroniques très difficiles à placer à cause de la pénurie d’institutions spécialisées pour ces malades.Avant de blâmer les administrations hospitalières, nous at-on dit.le ministre des Affaires sociales ferait mieux de compléter le réseau public d’institutions pour malades chroniques et convalescents.Rappelons que c’est à l’occasion de l’annonce de l’ouverture de trois nouveaux centres pour malades chroniques et convalescents que M.Castonguay a dit son indignation au sujet de la pratique du retour à domicile des moribonds.dans la situation du premier ministre Bourassa, soit celui dont on attend “la solution” du problème posé par la mise en vente du Soleil.“Pour un homme politique, s’ingérer dans les affaires de la presse, c’est marcher sur des oeufs, de lancer le ministre fédéral.Si vraiment les Gilbert sont décidés à vendre, qu’est-ce donc que le gouvernement doit faire?Bloquer la transaction?Mettre l’entreprise en tutelle?L’étatiser temporairement?Courir le risque que, ses propriétaires forcés s’en désintéressant, Le Soleil périclite et disparaisse peut-être?” Aussi, si l’ancien secrétaire d’Etat invoque d’autres priorités, comme l’édition et les périodiques, pour expliquer que le gouvernement Trudeau n’ait pas donné suite aux recommandations du rapport Davey depuis 1970, il ne fait pas mystère de ce que la raison principale en fut que lui-même ne pouvait recommander au cabinet l’établissement d’une commission de surveillance de la propriété des entreprises de presse.“Il ne m’apparalt pas souhaitable d’établir une régie de la presse écrite qui, contrôlant d’abord les transferts de propriété, tenterait probablement, comme tout organisme de même nature, de s’intéresser à d’autres aspects du secteur.Ce pourrait même être dangereux”, a-t-il déclaré au DEVOIR.Cependant, M.Pelletier estime qu’une quelconque intervention publique s’impose en ce domaine.Et il est personnellement disposé à conseiller au gouvernement Trudeau de reprendre le problème des transferts de propriété de journaux là où le rapport Davey l’a laissé, ne serait-ce que pour amorcer des consultations avec les organismes en cause, notamment les propriétaires de journaux et les journalistes.“On pourrait, par exemple, obliger les propriétaires de journaux, par voie légis- lative, à informer le gouvernement des transferts qui sont en négociation, afin d’éviter que celui-ci soit placé devant un fait accompli et de lui permettre de verifier si la transaction est dans l’intérêt public, de suggérer le ministre.Cependant, je m’opposerais à ce qu’un gouvernement dispose de pouvoirs statutaires pour bloquer une transaction de cette nature.Mieux vaudrait, à mon avis, recouru" chaque fois à une loi d’exception, qui serait largement débattue au Parlement comme par les media eux-mêmes." M.Pelletier manifeste d’ailleurs la même réticence devant la perspective de subventions de l’Etat aux journaux.Evoquant enfin la solution “Desjardins” préconisée par plusieurs dont lui-même pour mm m ÉTUDIANTS ENSEIGNANTS / une source de LE DEVOIR documentation ( indispensable ABONNEMENT SCOLAIRE MODE DE PAIEMENT DURÉE CANADA ÉTATS-UNIS 7 MOIS $22.00 $24.00 8 MOIS $24.00 $27.50 9 mois $27.00 $31.00 o mois $30.00 $34.50 chèque ou mandat de poste payable à l'ordre de LE DEVOIR Les Editions du Jour annoncent le lancement d’un ouvrage intitulé Louis Riel, le patriote rebelle, écrit par Hartwell Bows-field et traduit par Pierre-Louis Gélinas.sur notre photo.L’ouvrage est une biographie passionnante de Louis Riel, sans contredit le personnage le plus controversé de notre histoire.C’est le résultat d'une étude sérieusement documentée, c'est l'oeuvre d'un historien qui a consulté les documents de l’époque, lettres et journaux de Louis Riel.(Publireportage) S.V.P.Remplir ce coupon et nous le faire parvenir à: LE DEVOIR, C.P.6033, Montréal 101, (Québec).Ci-indus, $ .pour un abonnement scolaire de .mois à compter du .NOM .ADRESSE .éviter que Le Soleil passe au groupe Desmarais, le ministre fédéral des Communications convient que l’on ne peut attendre de ce mouvement coopératif qu’il agisse comme acquéreur chaque fois que la cession d’une entreprise à d’autres intérêts fait problème.Néanmoins, M.Pelletier estime qu’il serait hautement conforme aux intérêts de la collectivité québécoise que Le Soleil passe sous le contrôle financier de ce complexe coopératif, qui offre des garanties de désintéressement et aussi de saine gestion, singulièrement bien adaptées au secteur des média.Le ministre, qui rentre d’un séjour en Israël, a d’ailleurs pu se familiariser avec le fonctionnement du journal “Maariv”, qui est géré selon le mode coopératif.AVIS INSCRIPTIONS pour SEPTEMBRE 1973 ENSEIGNEMENT INDIVIDUEL Votre enfant o-f-il des difficultés scolaires?Avez-vous des problèmes de classement?SECONDAIRE:! à V Informations: 849-2275 JACQUES DUVAL, directeur ÉCOLE de RATTRAPAGE Enr.Détenant un permis en vertu de la loi de l’enseignement privé Membre de la Fédération des Écoles privées de la Province de Québec HOC RUE BERRI (Palais du Commerce! SUITE 213 ACCÈS AU MÉTRO BERRI-DEMONTIGNY V LE SCORPION RETOURNE À L'ÉCOLE AVEC LES MEILLEURS TITRES DES MEILLEURS AUTEURS EN SPECIAL CETTE SEMAINE: e Nouveau dictionnaire BORDAS • Chefs-d'oeuvre de la peinture et de la sculpture, en couleur, idéal pour reproduction.Éditions Hachette Rég.12.50 Spécial 8” Spécial 99‘ LA LIBRAIRIE DU SCORPION ii»iâ ¦ ill.l K! ¦1 CENTRE LAVAL CENTRE LANGELIER 688-5422 O » 4 IÆ DEVOIR Page Montréal, jeudi 6 septembre 1 973 La rentrée scolaire Chacun compte profiter du calme relatif pour mener à bien une oeuvre constructive par Jean-Pierre Proulx Les diverses institutions québécoises oeuvrant dans le monde de l'éducation affichent au début de la présente année scolaire un réel optimisme.On prévoit certes des difficultés mais pas de conflit.Chacun espère donc mener à bien les nombreux projets qu’il a déjà commencé à élaborer.C’est la constante qui se dégage d’une mini-enquète que LE DEVOIR a menée ces jours-ci auprès de ces institutions.Mais on constate aussi une préoccupation particulière chez plusieurs: l’éducation des adultes.Cet optimisme général contraste avec le pessimisme dont faisait montre hier soir à Rouyn Noranda le ministre de l’Education.M.François Cloutier, dans son discours de la rentrée.Mais la préoccupation remarquée pour l’éducation des adultes rejoint quant à elle une des priorités quele ministre de l’Education s'est fixée.Au Conseil des universités du Québec, révélait son président M.Gemain Gauthier, on a entrepris une étude sur les répercussions de l’éducation permanente pour les universités.Le rapport de cette étude doit être remis au ministre de l'Education le 20 septembre prochain."On a aussi convenu, a précise M.Gauthier.que le Conseil des universités aurait dorénavant une préoccupation constante, dans toutes ses actions, pour l’éducation permanente".Cette nouvelle préoccupation coincide par ailleurs avec un phénomène quasi-mondial: la baisse de la population d’étudiants à temps plein et l’augmentation du nombre d’étudiants à temps partiel.A l’Université de Montreal, on s’est aussi fixé comme une priorité de développer l’éducation permanente.M.André Archambault, vice-recteur aux affaires académiques, a expliqué au DEVOIR qu’on mettra sur pied cette année une nouvelle structure administrative pour rendre plus efficace encore le mécanis- La rentrée des tribunaux Le juge Deschênes reproche au Barreau de ne pas faire respecter ses règles par Guy Deshaies Le juge Jules Deschènes.qui a été assermenté au titre de juge en chef de la Cour supérieure du Québec, hier, lors de la cérémonie de rentrée des tribunaux.a reproché au Barreau du Québec de ne pas collaborer avec la magistrature pour protéger l image de celle-ci contre les avocats qui la dégradent par leurs gestes ou leurs paroles.Le juge Deschènes, qui a promis de "l'action' , a reproché au Barreau de ne pas avoir pris les mesures qui sont en son pouvoir pour empêcher certains de ses membres d’enfreindre les règles de déontologie du Barreau.Se disant parfaitement conscient de la faiblesse humaine à laquelle n'échappent pas les juges, M.Deschènes a dit que ces derniers avaient un droit strict au respect d'autrui non pas comme individus mais en tant que dispensateurs de la justice."Pour remplir leurs fonctions, de dire le nouveau juge en chef, les juges ne sauraient s'accommoder d une atmosphère de champ de bataille, ils ne sauraient vivre dans un conflit perpétuel avec ceux-là mêmes qui sont leurs premiers auxiliaires: les avocats." "Or vous n ètes pas sans savoir, de poursuivre M.Deschênes, à l'adresse du bâtonnier Jacques Viau.que depuis quelques années les règles du Barreau ont été délibéremment bafouées devant les tribunaux du Québec et que des membres du Barreau, au mépris de leurs engagements les plus sacrés ainsi ue des règles de déontologie de leur rdre ont posé en destructeurs de l'administration de la justice et en obstacle au fonctionnement ordonné des tribunaux.' Soutenant qu'il appartenait au Barreau de "protéger et proclamer la véritable image de la justice dans notre société" le juge Deschènes a déclaré u il ne fallait pas se surprendre que evant l'inertie du Barreau la cour supérieure avait dù imposer des sanctions contre les avocats récalcitrants.Précisons que le seul avocat actuellement sous le coup d une telle sanction est Me Robert Lemieux.Le juge Deschènes n'a nommé aucun avocat mais son appel vibrant au Barreau pourrait signifier, notamment pour Me Lemieux, des difficultés prochaines.Le juge Deschènes a eu droit à une ovation, surtout de la part des quelque 125 juges présents, tous debout pour acclamer les propos du nouveau juge en chef.Quant à bâtonnier Jacques Viau.invité à prendre la parole tout de suite après il a souscrit entièrement aux propos du juge Deschènes en promettant que le Barreau ferait vigilance à l'avenir en préparant un nouveau code d'éthique.Il n'a pas raté l'occasion cependant de rappeler avec beaucoup de discrétion qu'il y avait "aussi des problèmes avec certains juges".Pour le reste le juge Deschènes a rap- Eelé les carrières des juges Frédéric orion.son prédécesseur a la retraite, et George Challies.juge en chef-adjoint, décédé l’an dernier, et qui est remplacé par le juge James Knatchbull Huges-sen assermenté lui-aussi, hier matin.Désormais, avec les nouveaux amendements à la loi des tribunaux judiciaires le juge en chef siège à Montréal avec le juge en chef adjoint tandis qu'à Québec il y aura un juge en chef associé.Ce dernier poste est a combler.Le juge Deschènes a rappelé que le processus de centralisation de l'administration des tribunaux supérieurs était engagé puisque maintenant les juges en chef adjoint et associé travaillent sous l'autorité du juge en chef.Le juge Hugessen, chargé des cours d'assises a dit qu'il allait s'attaquer aux problèmes des retards qui, selon lui, sont des dénis de justice en matière pénale.Il a affirmé également qu'il fal- QUEBEC (PC) - Une autre étape importante vers l’application intégrale du code des professions vient d’être franchie avec la nomination de Me René Dussault comme président de l’Office des professions du Québec.Situé au centre de toute la réforme des professions, cet organisme, dont la tâche générale est de veiller à ce que les corporations professionnelles assurent la protection du public, constitue la plaque tournante essentielle à la mise en oeuvre du code des professions adopté en juillet par l’Assemblée nationale.M.Claude Castonguay, maltre-d’oeu-vre de cette vaste réforme, a d’ailleurs présenté M.Dussault à la presse hier comme étant l’homme tout désigné pour présider l'Office des professions, compte tenu de sa formation et son expérience académiques exceptionnelles, dit-il.Après avoir obtenu en 1965 un doctorat en droit de la London School of Economies and Political Science de l’université de Londres, M.Dussault a été conseiller auprès du comité de recherche sur l’assurance-santé et, ensuite, auprès du ministère des Affaires fédé-rales-provinciales, devenu le ministère des Affaires intergouvemementales.De 1967 à 1970, il a agi comme conseiller juridique de la commission Cas-tonguay-Nepveu, en plus d’enseigner à la faculté de Droit de l’université Laval.Il a assumé la direction des Etudes supérieures de cette faculté et il fut l’auteur de nombreux travaux sur le droit administratif, dont un important ouvrage lait démontrer l'importance de la cour supérieure en tant qu’instance indépendante à l'encontre de tous ceux qui préconisent une seule cour pour toutes les causes civiles et criminelles en première instance.La cérémonie de la rentrée des tribunaux a débuté hier par les allocutions de Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal, du révérand Kenneth Maguire, évêque anglican de Montréal et du ra-bin Bernard Bloomstone, chef spirituel de la communauté juive de Montreal.Les trois chefs religieux ont plaidé en faveur d’une justice humaine et adaptée aux aspirations sociales des justiciables et ils ont fait appel à la compassion et à la compréhension de ceux qui sont appelés à rendre justice.Enfin, le président de l’Ordre des avocats de Paris, Me Bernard Baudelot, a remis à son homologue du Québec la médaille du Barreau de Paris et il a dit tou- Voir page 9 : Tribunaux intitulé “Le contrôle judiciaire de l’administration au Québec” et publié par les Presses de l’UL en 1969.En juin 1970, il a travaillé dans l’entourage du ministre des Affaires sociales et il a dirigé le groupe de travail sur les tribunaux administratifs au Québec, dont le rapport a été remis au gouvernement en 1971.Durant l’année 1972-73, il a séjourné en Angleterre où il a complété la rédaction d’un Traité de droit administratif canadien et québécois qui paraîtra aux Presses de l’UL au printemps 1974.Il a maintenant été nommé pour 10 ans à son nouveau poste et sa première tâche consiste à trouver le personnel spécialisé et le personnel de soutien nécessaires pour les fonctions de gestion administrative, de régulation et de consultation de l’office.M.Dussault espère que toutes les parties du code des professions seront en application à partir de janvier prochain.Actuellement, outre celle qui concerne l’office, une seule section du code a été mise en vigueur: c’est celle qui se rapporte au conseil interprofessionnel.Les quatre autres personnes qui entoureront M.Dussault à l’office seront désignées dans le cours du mois: trois seront choisies sur une liste fournie par le conseil interprofessionnel et une autre sera directement nommée par le gouvernement.Le siège social de l’office sera à Québec et il aura des bureaux à Montréal.Me Dussault présidera l'Office des professions District no XI, chapitre français de l'A.I.I.P.Q.ANNONCE le lancement de SON KIOSQUE D'INFORMATION lors de l'assemblée annuelle, le 1 9 septembre à 19h30, 4240, rue Bordeaux.(Dégustation vins & fromages) R.S.V.P.288-5388 avant le 10 septembre 1973 ¦ aujourd'hui A 8h, et jusqu'à 22h, clinique de sang de la station CJAD à la Place Bonaventure (Hall d’Exposition).• A 10b, vente Hollyberry Happening" de l'Institut de réhabilitation de Montréal, dans le hall de l'Institut.6300 Darlington, Montréal.• A 17h, lancement par M.Gabriel Loubier du programme de 1TJN, "Pour l'avenir du Québec .au Club Renaissance, 427 est Sherbrooke.Un lancement identique a lieu à Quénecà Uh.• A 20h, convention du PQ dans le comté de Johnson, au Jet Club de Windsor, Orateur: M.Marcel Léger.• A 20h, assemblée publique concernant le conflit qui sévit à Slack Brothers de Waterloo, à l'école Sacré-Coeur de Waterloo.Orateur: Me Robert Bums.me d'élaboration de programmes répondant aux besoins réels de la population.A la CECM, on a déjà pu constater les efforts entrepris pour rejoindre les adultes.L’actuelle campagne de publicité dans les journaux et à la télévision en témoigne.Il n’est pas inutile de souligner que la prise en charge par les usagers eux-mêmes de l’éducation populaire est en voie de devenir une réalité à la CECM.Six centres d’éducation populaire créés par les citoyens sont subventionnés cette année par la CECM.Pour TICEA, l’éducation des adultes est par définition un souci quotidien.Le directeur adjoint de cet organisme, M.Paul Bélanger, précise que cette année on s’attaquera au problème du financement de l’éducation permanente faite en dehors du réseau scolaire.On veut aussi proposer une politique nouvelle de “congé-éducation” pour rendre possible de fait cette éducation.Parmi les autres priorités que se sont fixées ces mêmes organismes, signalons, au Conseil des universités, une étude sur la recherche universitaire.On veut mieux situer cette recherche, a expliqué M.Gauthier, par rapport aux autres recherches qui sont menées par les gouvernements, les organismes semi-publics et l'industrie, et tâcher de déterminer la spécificité de la recherche de type universitaire.Parmi les difficultés que rencontrent les universités, M.Gautnier signale celui du financement.C'est un problème qui d'ailleurs est mondial.Ces dernières années le taux de croissance de celles-ci a été très élevé.Maintenant il faut se restreindre en raison des autres priorités de l'Etat.A l’Université de Montréal, on ne poursuit pas de projets particuliers si ce n'est de développer encore plus 1 interdisciplinarité dans les programmes.Il y a cependant deux exceptions: la création d'un Institut d'histoire et de socio-politique des sciences et le début des travaux des nouveaux plateaux d'athlétisme (gymnase et piscinei.Pour l'Université de Montréal, la difficulté majeure vient d’autre part des contraintes budgétaires qui empêchent un développement que l’on souhaiterait plus rapide.A l’UQAM, de l'avis du vice-recteur à la recherche et à l'enseignement, M.Maurice Brassard, le mouvement de boycottage des inscriptions amorcé il y a quelques jours n’a finalement pas empêcher les opérations de se dérouler aussi normalement.On prévoit donc que l'année scolaire pourra se dérouler comme prévu.Comme à l'U de M, on entend consolider les programmes déjà en vigueur."La période de croissance extrêmement rapide que l’UQAM a vécue nous y oblige ", de préciser M.Brassard.Toutefois deux nouveaux programmes ont été mis sur pied: un en étude urbaine (premier cycle).l'autre en écologie ( maîtrise).Le projet principal de l'UQAM demeure cette année la construction de son campus Les travaux devraient d'ailleurs commencer d'ici quelque mois.Du côté des grands corps para-publics comme la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec ou la CEQ.on remet un certain nombre de choses en question.Ainsi pour le président de la FCSCQ, M.Gilles Fortin, le système d’éducation du Québec devrait être davantage orienté "en fonction de la formation d'hommes et de femmes libres, plutôt que trop exclusivement en fonction de la production de biens pour leur distribution et leur consommation.” En ce qui concerne les relations de travail, M.Fortin estime qu’il convient de “réorienter davantage les négociations en fonction de la part et de l’ordre en milieu scolaire”.La CEQ de son côté, indique M.Char1 bonneau, son président, veut poursuivre son enquête sur le rôle social de l'enseignant.Elle se préoccupe d’être, au sein de la lutte des classes qui se poursuit au Québec, du côté des travailleurs.Elle s'interroge aussi beaucoup sur la condition féminine au sein du monde de l'enseignement.Elle veut continuer sa lutte contre le plan Cloutier portant sur le dé- Pourle1/3du prix des neufs garantie 10 ans Vos meubles remis à neuf «Jr Nos experts peuvent refinir entièrement vos meubles dans une couleur nouvelle, réparer les défauts occasionnes par les années, etc.Estimation gratuite LES SPECIALISTES DU MEUBLE Enrg.7469 18e Ave.Mtl 721-0947 Nous nous occupons aussi de rembourrage Photo Le Devoir par Alain Renaud veloppement de l'enseignement des langues.Elle entend toujours tenir son référendum au moment opportun.A la Fédération des cégeps, le directeur général, M.Jacques Laberge.explique que cinq thèmes retiendront l'attention des membres: le cégep comme institution, son implantation dans le milieu, son autonomie, les situations conflictuelles qu’il vit et l'animation pédagogique.Il note que le problème du classement des enseignants n’est pas, quant au fond, encore réglé mais il a bon espoir que les recommandations que les directeurs des cegeps ont récemment faites au ministre de l'Education pourront aider à trouver une solution.Dans les institutions publiques locales comme au conseil scolaire de File et à la CECM, on est préoccupé par la nécessité d'un bon démarrage.Ainsi, pour Mme Lavoie-Roux, présidente de la CECM, la tâche primordiale est d’apprendre a bien fonctionner dans un esprit de collé-lalité, ce qui n'exclut pas.dit-elle, les ivergences.Un autre problème retient son attention: l’établissement de priorités en collaboration avec le milieu Mme Lavoie-Roux pense par ailleurs que sur les grandes politiques que devra adopter la CECM sur des questions comme la langue, la religion, beaucoup de difficultés surgiront au Conseil scolaire.Pour le président du Conseil scolaire de File de Montréal.M.Jacques Mon-geau, la grande priorité doit aller à la question des secteurs défavorisés.En second lieu, il estime qu'il faudra commencer le plus tôt possible à étudier le problème de la restructuration scolaire.Voir page 9 : Rentrée scolaire CONVOCATION des étudiants de I 'UQAM à un DEBAT sur la REPRESSION • NON aux expulsions • NON aux fermetures de programmes Jeudi, 6 septembre, a compter de 18 heures ENDROIT' CEGEP de Rosemont (Métro Beaubien - Autobus 26 est jusqu'à 16e Avenue) RENSEIGNEMENTS: 526-6185 rnpp COLLÈGE ANDRÉ-GRASSET ÉDUCATION PERMANENTE COURS DU SOIR SESSION AUTOMNE 73 COURS DU D.E.C.B.A.ANGLAIS 201 mardi ANGLAIS 401 mere.ART 101: Organisation picturale 1 mere.ART 201 Organisation picturale II jeudi ART 303: Histoire et esthétique III mardi A451 BIOLOGIE 301: Biologie générale 1 lundi et mere.A351 CINEMA 900: Langage et analyse lundi A152 ÉCONOMIQUE 920: Introduction jeudi A451 ESPAGNOL 101 jeudi A051 ESPAGNOL 301 mere.A151 FRANÇAIS 902: Linguistique mardi FRANÇAIS 202: Théâtre mere.FRANÇAIS 321 : Roman contemporain mardi A352 GÉOGRAPHIE 903: L'Europe jeudi A251 HISTOIRE 922: Histoire économique et sociale du Canada mardi A352 PHILOSOPHIE 1 01 : La pensée et la réflexion lundi PHILOSOPHIE 301: La condition humaine jeudi PHILOSOPHIE 912: Hist, de la philosophie moderne mere.A454 POLITIQUE 940: Introduction mardi A351 PSYCHOLOGIE 101: Fond, scientifiques lundi A353 PSYCHOLOGIE 901 : Dév.de la personne jeudi A354 SOCIOLOGIE 960: Initiation lundi A35I DÉBUT DES COURS: SEMAINE DU 10 SEPTEMBRE Renseignements, demande de prospectus: Secrétariat de l'Education permanente Collège André-Grasset 1001 est, Crémazie, Montréal 352 Tél.: 381-4293 VIENT DE PARAITRE .AUX ÉDITIONS DU JOUR LE MIRACLE DE VOTRE ESPRIT ' ' .V ** u.A ¦ V < i • •' k par le Dr Joseph Murphy • Une étude objective et complète du dynamisme de l'esprit faite par un grand spécialiste.• Un ouvrage qui, tout en indiquant la route de l'équilibre, de la liberté étde la paix de l'esprit, se veut un stimulant vers l'accomplissement de merveilles.in vente partout au prix de $3.00 — distribué par les Messageries du Jour; 8255, rue Durocher, Montréal 303 — Tél.274-2551 EDITIONS DU J OTTÏt Président et directeur générai Jacques Hébert 4 • Le Devoir, jeudi 6 septembre 1 973 ?éditorial Une autocritique un peu facile Dans un important discours prononcé hier soir à Rouyn-Noranda, le ministre québécois de l’Education, M.François Cloutier, s’est interrogé publiquement sur “l’avenir de l’éducation au Québec.” Comme M.Cloutier a eu la sagesse depuis qu’il est entré en fonction au ministère de l’Education de commettre fort peu de déclarations spectaculaires, il convient de traiter son texte d’hier comme une déclaration mûrement réfléchie et d’y chercher à la fois le bilan de l’année écoulée et les intentions qui guideront la prochaine saison scolaire.M.Cloutier, de façon générale, respecte les faits.En clinicien, il prononce des diagnostics qui correspondent le plus souvent à ce que le commun des mortels pouvait constater.L’ennui, c’est que les remèdes ne semblent pas toujours capables de provoquer le mieux.Ce qui choque davantage encore, c’est que le ministère de l’Education ne se résigne pas plus qu’autrefois à porter au moins en partie la responsabilité des malaises.• M.Cloutier range parmi les réalisations les plus significatives de l’année l’adoption de la loi 71 qui entraînait une restructuration de la carte scolaire sur nie de Montréal, la mise en marche d’un nouveau programme d’enseignement des langues et l'amorce d’une évaluation en profondeur du travail accompli.De fait, il s’agit de trois secteurs particulièrement névralgiques.La loi 71 n’a sans doute pas fait l'unanimité.Cependant, elle a permis enfin, après les échecs douloureux de projets antérieurs, d’intégrer d’importants éléments de rationalité et d’esprit démocratique dans l’administration scolaire montréalaise.Une meilleure répartition des ressources fiscales, la correction de certaines injustices au plan ethnique et religieux, le recours à la formule électorale pour le choix des commissaires, autant de facteurs à porter à l’actif de la réforme.Du côté de l’enseignement des langues, M.Cloutier revient à la charge avec des chiffres ronflants qui, malheureusement, ne sauraient convaincre.D’une part, près de la moitié des $100 millions dont M.Cloutier fait état avec fierté sont destinés à l'enseignement du français aux francophones, ce qui ne constitue tout de même pas une nouveauté.D’autre part, le ministère québécois de l’Education ne reconnaît pas encore que le gouvernement fédéral a tout de même versé des sommes importantes aux provinces qui consentaient à enseigner une langue seconde.Cependant, il y a plus grave que cette fierté un peu puérile devant ce chiffre magnétique et en partie fictif de $100 millions.Il faut s'interroger, en effet, sur l’efficacité du programme mis en branle.Aussi longtemps, par exemple, que l’enseignement de l’anglais aux francophones relèvera presque exclusivement de francophones, on ne peut attendre des miracles d’une telle pédagogie.L’inverse est d’ailleurs aussi vrai et ce ne sont pas des maîtres anglophones qui parviendront à enseigner le français aux élèves anglophones de façon pleinement satisfaisante.Sur ce terrain de l’enseignement des langues, le bilan du ministère de l’Education impressionne beaucoup moins que ne voudrait le faire croire M.Cloutier.La troisième “réalisation” dont s’enorgueillit M.Cloutier survient un peu tôt dans la discussion.M.Cloutier cite, en effet, comme d’heureuses initiatives les études entreprises soit par le Conseil supérieur de l’Education à la demande du ministère soit par divers services gouvernementaux.Que semblable réflexion se révèle infiniment féconde, il n’est pas question d’en douter d’avance.Cependant, on souhaiterait au moins savoir où en sont ces diverses études avant d’entonner le magnificat.• M.Cloutier passe ensuite des réalisations aux secteurs en souffrance.Il déplore à ce moment la détérioration des relations entre le ministère et les enseignants, l’indicible lourdeur de la machine administrative dont il se dit lui-même victime et, enfin, le climat qui sévit dans les écoles et particulièrement au niveau du collégial.Les difficultés que localise M.Cloutier constituent, de fait, quelques-uns des pires griefs qu'on puisse retenir contre le ministère de l'Education.Il n’est pas certain, cependant, que M.Cloutier ait équitablement réparti la culpabilité, ni qu’il ait proposé des mesures adéquates pour surmonter les difficultés.Les relations du ministère avec les enseignants sont devenues, au dire de M.Cloutier, pires d’année en année.Il faut même envisager l’avenir avec pessimisme de ce côté.Pourquoi?Principalement parce que les enseignants, au nom d’idéologies omniprésentes, ne veulent pas admettre qu’ils n’ont jamais eu une aussi belle vie.L'absolution que M.Cloutier donne ainsi au ministère de l’Education ne devrait tromper personne.Il est certain que le militantisme débridé d’une fraction du personnel enseignant ne désarmera pas sous prétexte que les conditions de travail s’améliorent.Cependant, M.Cloutier en prend à son aise avec les faits quand il oublie ou minimise les torts du ministère lui-même dans les présentes relations de travail.Quand on a poussé massivement des centaines et des milliers de jeunes vers la pédagogie et le recyclage tous azymuts, on a préparé la sursa- turation actuelle dont on voudrait que seuls les enseignants fassent les frais.Quand on prend plus de temps à juger de la compétence d’un enseignant confronté quotidiennement avec les enfants et leurs parents qu’on n’en met à évaluer un professionnel de l’Etat peut-être caché derrière un confrère brillant, on retarde indûment la permanence des enseignants et on prépare sadiquement leur mécontentement.Ne pas même s’en apercevoir demande un rare aveuglement.Le ministre de l’Education, pourtant, sait à quoi s’en tenir sur la lourdeur administrative du ministère qu’il dirige.Là encore, M.Cloutier déplore la situation, mais ses regrets ne le secouent guère.Il voudrait bien accélérer tous ces beaux processus, mais il tient surtout à ce qu’on sache à quel point normes, directives, approbations, contre-signatures contribuent directement à la démocratisation de l’enseignement.Comme quoi la contrition ne prépare pas toujours le ferme propos.Et le ministre de l’Éducation de conclure cette facile autocritique par quelques mots bien sentis au sujet du climat déplorable qui règne dans certaines écoles, particulièrement au collégial.Une fois de plus, M.Cloutier s’empresse, une fois le problème localisé, de le réduire à peu de chose.L’école est, après tout, un simple reflet de notre société malheureusement en proie à la confusion.L’école est.ne l’oublions pas, ce milieu démocratique où tous les enfants se retrouvent et où, forcément, les problèmes émergent.Et puis, nous rappelle M.Cloutier, tout se passe si bien dans la grande majorité des écoles.• Ce serait injuste que de ne pas tomber d’accord avec M.Cloutier sur l’urgence des priorités qu’il fixe à son ministère pour la prochaine année.En effet, les milieux défavorisés méritent assurément davantage; Multi-Media, dont diverses écoles prétendent toutes détenir et alimenter le feu originel, réclame de toute évidence une critique en profondeur avant de s’étendre à tout le Québec; l’éducation physique et le sport sont aussi, par la force des choses et celle du maire Drapeau, des sujets d’immédiate considération.Cependant, il est dramatique de constater que les constatations auxquelles le ministre lui-même en est arrivé ne guident en rien le choix des nouveaux objectifs à atteindre.L’amélioration des relations avec les enseignants, l’allégement réel de l’administration scolaire, l’assainissement du climat scolaire, autant de cibles à atteindre de toute urgence.Le premier geste concret consisterait cependant à admettre une bonne fois que tout n’est pas de la faute d’autrui.Laurent LAPLANTE Les allocations familiales et l'abandon de la primauté législative par CLAUDE RYAN Depuis la conférence fédérale-provinciale d’avril dernier, M.Claude Castonguay n’est plus guère revenu sur le sujet des allocations familiales.Le ministre des Affaires sociales considère apparemment que ce problème est, à toutes fins utiles, résolu, vu qu’il s’apprête, la conscience tranquille, à rentrer bientôt sous sa tente après avoir, selon sa propre appréciation, atteint la plupart des objectifs qu’il s’était fûtes.Le moins qu’on puisse dire, après un examen attentif du projet C-211, déposé aux Communes en juillet par M.Marc Lalonde, c’est qu’on s’achemine sans doute vers un régime d’allocations familiales plus réaliste mais que cet ajustement se fera au prix d’un abandon à peu près total de l’objectif de la “primauté législative’’ dont le gouvernement québécois actuel, fidèle à la ligne de ses prédécesseurs, s’était fait le champion à Victoria en juin 1971.Au plan proprement social, le projet Lalonde est excellent.Il répond à des propositions maintes fois formulées par le gouvernement québécois et par des organismes spécialisés dans les questions de bien-être.Autant l’on pourrait en discuter à l’infini certaines modalités particulières, autant on aurait mauvaise grâce à en contester l’économie générale dans la mesure où le bien des familles est concerné.Les éléments d’une primauté réelle 11 en va tout autrement, cependant.si l’on considère le projet Lalonde à la lumière de l’objectif de la primauté législative.Québec a longtemps, et à juste titre, revendique la primauté législative en matière de politique sociale, y compris en matière d’allocations familiales.Or, avec le projet Lalonde, la primauté législative, qui penchait déjà en faveur d’Ottawa, s’en va carrément de ce côté.Dans un article publié ici meme le 24 septembre 1971.nous tentions d’indiquer les éléments essentiels d îme primauté législative sérieuse.Cette primauté devait, à nos yeux, comporter notamment: li le pouvoir de légiférer en priorité dans un domaine donné ; 2i le pouvoir d’affecter aux fins d’un programme donné les sommes nécessaires à sa mise en oeuvre; 3i la liberté de toute contrainte pouvant émaner d’un autre gouvernement dans la conception et l’administration d’un programme; 4i la préséance en ce qui touche à l’administration d’un programme, y compris non seulement la gestion proprement administrative (émission de chèques, enquêtes, etc.i mais aussi les mécanismes d’appel ou de révision des décisions; 5) le pouvoir d’amender en tout temps, et de manière prioritaire, un programme déjà institue Examiné à la lumière de ces critères, le projet Lalonde répond à toutes les exigences de la primauté législative.Mais celle-ci s'exercera, dans le cas des allocations familiales, en faveur du parlement fédéral, non du parlement québécois, Les législatures provinciales pourront certes jouer un rôle complémentaire dans le partage d’une partie (40' ) des sommes disponibles pour fins d’allocations familiales Même là.elles devront obéir à des contraintes telles qu elles apparaissent au mieux, à la lecture du projet Lalonde, comme des collaboratrices de bonne volonté à qui auront été clairement et fermement définies les limites de leur participation.La primauté fédérale dans le projet Lalonde Si l’on voulait douter de notre affirmation, on pourra étudier le texte même du projet Lalonde à la lumière des constatations suivantes, que nous croyons y avoir faites.Au cas où nous aurions erré, nous accueillerons volontiers la contradiction.1) Selon le projet Lalonde, le Parlement fédéral se réserve l’entière autorité quant à la détermination du montant global qui sera consacré aux allocations familia- les.Il s’agit là de la décision majeure en l’occurrence.A aucun endroit, on ne trouve d’indication pouvant laisser croire que le parlement fédéral entend partager cette prérogative avec les provinces.2) Le Parlement fédéral est appelé à fixer unilatéralement, de sa seule autorité, l’âge des bénéficiaires.Il y a probablement eu des ententes officieuses à ce sujet.Mais le projet n’en parle pas.Il définit simplement, sans aucune allusion au droit possible des provinces en cette matière, qu’un enfant “désigne une personne âgée de moins de 18 ans qui réside au Canada”.3) Le Parlement fédéral se réserve la détermination directe de l’attribution de 60% des sommes totales affectées aux allocations familiales.La moyenne des allocations familiales versées dans chaque province sera de $20 par enfant.Il faudra cependant, au départ, assurer, en vertu de la loi fédérale, un minimum de $12 à chaque enfant.4) Le projet de loi laisse aux législatures provinciales intéressées la liberté de déterminer elles-mêmes, par voie législative, comment seront partagées dans leur territoire les montants des allocations devant dépasser $12 par enfant.Par le biais de la moyenne de $20, il fixe toutefois un plafond à cette liberté.Cela confère aux provinces un droit de détermination sur environ 40% des sommes disponibles.Non seulement s’agit-il la d’une marge somme toute assez réduite, mais on en assortit l’exercice de dispositions où perce nettement la conscience qu’Ottawa conserve de sa propre prépondérance en la matière.Le gouvernement fédéral se réserve, en effet, le droit d’établir des “règlements prescrivant la nature et la date de l’avis à donner au ministre de tout texte législatif provincial ou de tout changement des taux d’allocations familiales y spécifiés”.Qu’en termes coloniaux ces choses sont dites! Pourquoi ne pas avoir prévu plus respectueusement des accords ou des échanges de lèttres entre gouvernements égaux et souverains dans leur ordre respectif de compétence?5) Nous trouvons encore plus déplorable, à cet égard, l’article 5, (3), du projet Lalonde qui rappelle aux provinces où aurait pu se produire le moindre glissement à l’endroit de la norme de $20 par enfant fixée par Ottawa, que le gouvernement fédéral pourra, en tout temps, rendre inopérante la loi qu’aurait pu édicter la législature de la province en question, et fixer lui-même le montant des allocations que toucheront alors les enfants de la province délinquante.On croyait que le projet procédait d’une entente entre gouvernements égaux.Le bill C-211 évoque plutôt des rapports entre un bureau-chef et ses succursales.6) M.Lalonde avait laissé entendre, lors de la publication du livre jaune sur la sécurité du revenu en avril dernier, que le gouvernement fédéral serait disposé à consentir à une certaine transférabilité, d’un programme à un autre, des sommes engagées sous son autorité dans le secteur de la sécurité du revenu.A défaut d’une reconnaissance explicite du droit de retrait facultatif d’une province en face de programmes qui ne lui conviendraient pas, cette proposition avait justement retenu l’attention et suscité des réactions sympatiques On cherche en vain, toutefois, des traces de cette proposition dans le projet C-211.Toutes les sommes prévues pour les allocations familiales devront être dépensées à cette seule fin.On fera même au besoin des calculs minutieux afin de s’en assurer.De la transférabilité dont parlait M.Lalonde en avril, pas un mot.7) Avec le projet Lalonde, c’en est fait, à toutes fins utiles, de deux programmes dont Québec avait réussi jusqu’à maintenant à conserver la responsabilité.Après les avoir laissé glisser à Québec vers 1964 au titre de l’opting out, Ottawa rapatrie les allocations versées aux jeunes âgés de 16 à 18 ans.Il avalera aussi, selon toute probabilité, les allocations familiales proprement québécoises instaurées par MM.Johnson et Dozois en 1966.Drôle de gain pour le Québec au titre de la primauté législative.8) Par le jeu de lois fiscales différentes à Québec, M.Bourassa avait, semble-t-il, compté récupérer au chapitre de l’impôt sur le revenu des particuliers une partie substantielle des sommes qu’Ottawa versera au titre des allocations familiales.Or, Ottawa a prévu ce sortilège.Aussi l’article 23 du projet Lalonde, intervenant directement dans un champ réservé à la compétence provinciale, ne se gêne-t-il pas pour prescrire que, là ou n’existe aucune exemption pour les enfants en matière d’impôt, il sera interdit au législateur provincial de considérer les allocations familiales comme un revenu imposable.On savait qu’Ottawa ne se gênait pas pour donner des conseils à Quebec.Cette fois, on semble dire à Québec comment Voir page 9 : Allocations LE DEVOIR n chef: LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société a responsabilité limitée, dont le siege social est situé ou numéro 211, rue du Saint Sacrement, Montreal 125 II est composé et imprime par l'Imprimerie Dumont incorpo ree dont les ateliers sont situes a 9130, rue Bo.vin, Ville LaSalle l'agence Presse Canadienne est autorisée 6 employer et à diffuser les informations publiées dans IE DEVOIR.ABONNEMENT Edition quotidienne $35 par année; si* mois: $19 A l'etranger; $40 par année, six mois $22; trois mois $12.Editions du samedi $10 par année Edition quotidienne, livrée a domicile par porteur: 90 cents por semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste aerienne sur demande.Courrier de deuxième classe, enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupeesl JTe^ru.o Bon pour trois mois Lettre aux partisans de l'avortement libre par CLAUDINE VALLERAND Je suis pour et contre l’avortement.Je m’explique.Avant de prendre position, il faut me semble-t-il, situer le problème dans son contexte social universel 1) L’homme a violé la nature, détruit son équilibre II a créé malheureusement hors de la femme et sans elle, un univers artificiel: l’enfer (en fer), la quincaillerie meurtrière dont il s’enorgueillit 2) Seul tout au haut de la pyramide de la vie, l’être humain n’est pas soumis au rut, mais libre de contrôler l’acte de vie.Qu’a-t-il fait de cette liberté?Par ailleurs, venu de l’animal, du plus profond des âges, il charrie d’une génération à l’autre, les gênes de ses antécédents.“Or” nous dit un reportage excellent paru dans La Presse il y a quelques temp, signé de J.Jacques Antier, intitulé: “La Qualité De la Vie”, - les rats, les lapins, les poissons dévorent leurs nouveau-nés dans les cas extrêmes de surpopulation.Les lemings eux se suicident en masse.” La femme qui dans un acte de désespoir tue ou fait tuer le foetus qu’elle porte, ne régresse-t-elle pas à l’animalité surpeuplée, seule formule qui lui parait acceptable?- Car donner la vie dans l’univers infernal dans lequel nous vivons, pour celles qui ont perdu la foi et l’espérance, correspond pour les plus sensibles d’entre elles, à commettre un meurtre à petite journée.- Ces femmes répondent d’une part, à l’appel de l’amour, le don de la vie, l’instinct le plus fort qui soit, pour se tourner aussitôt vers l’instinct non moins fort de conservation: celui de la survie.Entre les deux pulsions irréconciliables, se situe le meurtre du plus faible qu’aucune rationalisation n’arrivera jamais à justifier.C’est l’acte d’un désespoir exarcerbé, d’une lucidité effroyable, déshumanisée, aliénée.Les femmes qui prônent l’avortement, malgré leur apparence désinvolte, libérée, • L’essentiel de ce texte a fait l’objet d’une intervention de l’auteur à l’occasion d’une émission radiophonique en ligne ouverte ces jours derniers.ont tôt fait de se trahir.Elles savent bien dans le fond que sous une apparente réussite, l’essentiel est raté.Elles ont tôt fait de se rendre compte qu’elles sont et demeurent elles aussi, les victimes du système qu’elles ont choisi de servir contre la vie.Je les respecte et m’abstiens de les juger, tout en me réservant le droit de leur dire que l’avortement ne me semble pas la formule humaine pour solutionner le problème.Qu’en pensez-vous, docteur?Pour une solution sinon la solution, je m’adresserai au docteur Morgentaler qui incarne à mes yeux mais peut-être à tort, l’exploiteur par excellence du système créé par la masculinité dissociée de sa complémentarité féminine.“Vous prétendez, docteur, libérer les femmes et ce faisant, au nom de votre profession hautement respectable, faire oeuvre humanitaire.En fait, ne vous rendez-vous pas tout simplement complice d’un meurtre, d’un acte bestial?- Celui du rat, du lapin et des poissons?- Et de ce fait ne contribuez-vous pas plutôt à la déchéance de la femme en régression, que vous prétendez sauver?- Récoltant ainsi la manne des gros sous pour votre récompense bien méritée, puisque vous défiez hérdiquement la loi pour sauver ces malheureuses?Admettez-vous que vous accélérez ainsi d’une façon triomphante le phénomène contemporain de déshumanisation?Peut-être ferez-vous de la prison pour avoir servi cette noble cause.J’aimerais si vous me le permettez, vous faire une suggestion.Pourquoi ne vous feriez-vous pas le champion de la paternité responsable?- Pourquoi ne pas donner à la vasectomie cette petite intervention anodine qui stérilise l’homme, la même publicité accordée à l’avortement?Ainsi, le juge sensible à votre vocation de serviteur de l’humanité, accepterait-il peut-être vos services gratuits pour stériliser dans les prisons les déséquilibrés sexuels, ceux qui ont des dossiers judiciaires chargés, une hérédité lourde de misères.Après une éducation appropriée, ils en viendraient peut-etre à désirer eux-memes l’intervention?- Si vous êtes exonéré, pourquoi ne vous engageriez-vous pas avec d’autres de vos collègues et une publicité sérieuse et intelligente, à encourager les invertis, les hommes qui ne veulent pas d’enfants; ceux qui connaissent les joies de la paternité mais estiment qu’eux-mêmes ou leur épouse ont atteint leur seuil de générosité à se prévaloir de ce moyen d’éviter d’être injustes envers un enfant, qui n’a pas demandé la vie?-N’est-il pas grand temps que l’homme, le père de toute vie humaine, s’éveille à ses responsabilités, rachète les injustices commises envers la femme et lui permette de ce fait, de recouvrer son équilibre, collaborant avec lui à part entière, au redressement de l’humanité?Je demeure donc pour et contre l’avortement avec lucidité.C’est à l’homme de trancher la question en se retournant vers lui-même.Je l’adjure de faire vite.J’ai grand peur qu’il ne soit trop tard.En terminant, merci aux Goldbloom, Albert Guilbeault, H.C.Buissières et tous ces authentiques champions de la vie qu’il serait trop long de nommer, mais qui, dans les temps difficiles de nos vies de femmes et de mères, ont su nous être présents dans l’authenticité de leur paternité responsable.¦ lettres au DEVOIR Pourquoi pas des sondages québécois et impartiaux?Quatre fois par année, les épiciers de la radio commerciale prennent le mors aux dents à la veille de la publication du fameux rapport des cotes d'écoute.Résultat d’une consultation incomplète et insignifiante, puisque chaque rapport n’indique rien sinon la confirmation des émissions les plus stupides.Ces résul-, tats amènent les propriétaires de postes de radio à imaginer des émissions encore plus stupides, toujours au nom de la fameuse cote d'écoute.Question de prestige?Pas du tout, c’est surtout une raison commerciale Une bonne cote d'écoute permet à la station chanceuse., de vendre ses commerciaux plus chers.Dépendant du nombre d'auditeurs à l’écoute.on peut statuer arbitrairement sur la valeur d une émission C'est ainsi que la radio privée obéit docilement à ces Flash " publicitaires qui lui indiquent les goûts apparemment indiscutables du public consulté.C’est d'ailleurs depuis l'apparition de ces sondages que les directeurs des services de vente sont devenus plus influents que ceux qui sont affectés à la programmation.Un vendeur aura donc plus de poids qu'un animateur C’est la pyramide à l'envers quoi.Mais les résultats de ces sondages indiquent-ils vraiment les préférences du public?Un certain conditionnement et souvent une récompense jouent un rôle parfois déterminant dans cette consultation.Présentement, c’est le BBM (Bureau of Broadcasting and Measurement) qui analyse en supposée connaissance de cause depuis Toronto sur le territoire du Québec.Cela se fait par l’expédition de bulletins de consultations à même des noms de l'annuaire téléphonique.Des consulta- tions réelles ont-elles jamais été faites pour savoir si certains programmes valent la peine d’être mis en ondes?A-t-on déjà demandé à la population quel genre d'émission elle désirait vraiment entendre ou voir?Non, les actuels produits sont des impositions simplistes lancées par les épiciers des ondes Ne serait-il pas plus sage de céder en toute quiétude à un département de recherches de l’une ou l’autre université, le soin d'effectuer, les sondages nécessaires auprès de la population radiophile du Québec?Ce serait ainsi l'occasion de permettre à des étudiants de mettre en pratique des techniques théoriques de "surveying" Une telle initiative a déjà été mise à l'épreuve au Minnesota où l'Université est chargée de faire les sondages pour la radio et les journaux.Cette Simple idée de collaboration a valu a cette institution une réputation enviée dans le domaine de la recherche en communications C’est ridicule qu'au Québec toutes les stations soucieuses de connaître leur véritable force auprès du public doivent s'abonner à ce service fort coûteux qu’est le BBM.De plus, un organisme authentiquement québécois verrait à sélectionner plusieurs centaines de personnes afin de former un bon échantillonnage des auditeurs.Les questions porteraient par exemple sur les émissions mises en ondes depuis les quatre dernières semaines Ainsi plusieurs milliers de personnes seraient interrogées, ce qui constituerait un imposant bilan annuel.Les reenerchistes pourraient accorder leurs préférences au téléphone, plus rapide que la poste, comme moyen de consul- tation.Il leur serait facile d’établir un barème juste des goûts des auditeurs.Si en Angleterre on a déjà établi le système de consultation par la formation de grand jury, on pourrait chez-nous faire de nos auditeurs ou téléspectateurs des jurés valables pour établir une bonne programmation On sait que les jurés de la BBC anglaise jugent de la qualité des émissions et donnent leur propre appréciation: Excellente, très bonne.bonne, passable, mauvaise.De pareils sondages permettent de mieux concentrer les énergies des diffuseurs dans le domaine de la programmation.Le Québec aurait tout intérêt à établir son propre système de sondages en radio-télévision.Pour l'instant les cotes d’écoute n existent qu'à des fins purement commerciales, c’est-à-dire la vente de publicité.Elles servent souvent d’excellents prétextes aux propriétaires de postes pour profiter d'une soi-disant baisse d'écoute théorique pour faire sauter un animateur tombé en disgrâce auprès d'un patron ou d'un groupe d'intérêts.On pourrait aller plus loin en se demandant s’il n'y a pas lieu de croire en une quelconque connivence entre les quémendeurs de bonnes cote et les ogres de la publicité?C’est pourquoi l'auditeur conditionné remplira le bulletin en faveur de celui qui fait le plus de tapage En faveur de celui qui aura acheté le plus d’espace dans les journaux et même sur les voies rapides du Québec.Ça s'appelle le conditionnement de la proie .Gilles PROULX Montréal, le 1er septembre 1973 Le Devoir, jeudi 6 septembre 197 3 * 5 des hommes “L’avenir de l’éducation au Québec” Les principaux problèmes qui préoccupent le Ministère par FRANÇOIS CLOUTIER, ministre de l'Éducation • Dans un discours sur "l'avenir de l'éducation au Québec" préparé à l'occasion de la rentrée de 1973, le ministre de / E-ducation, M.François Cloutier faisait hier à Rouyn-Noranda le point de la situation.Après avoir passé l'année en revue, M.Cloutier a formulé des "objectifs plus précis susceptibles d'engager l'avenir".Voici la partie de ce discours où le ministre traite des trois principaux problèmes qui le préoccupent et des priorités de son ministère pour l'année qui commence.Les sous-titres sont du Devoir.La détérioration des relations entre le ministère et les enseignants tait suite à une longue évolution gui semble empirer d'une année à l autre.La plupart des soubresauts que connaît notre système d'enseignement provient de cette situation de fait.Or.elle comporte quelque chose de paradoxal Je n'hésite pas a déclarer que jamais, dans l'histoire de l'éducation au Québec, les enseignants n'ont été mieux traités.En moins d une décennie, ils ont conquis un statut professionnel, des salaires décents de beaucoup plus élevés, des bénéfices marginaux importants, des conditions de travail plus favorables que dans les autres provinces canadiennes et parmi les meilleures au monde, des avantages considérables de perfectionnement et de recyclage et une liberté academique qui fait rêver n'importe quel professeur européen De plus, notre système d'enseignement s'est révélé très ouvert aux étrangers, lesquels, ailleurs, sont souvent soumis à de nombreuses contraintes.Or.il faut bien l'admettre, les enseignants, dans leur ensemble, paraissent désenchantés et malheureux.Certaines déclarations syndicales évoquent des conditions de travail inhumaines et présentent la société québécoise comme une société d'oppression.Il est évident que tout n’est pas parfait dans notre système d’enseignement.Cependant, je me demande si les points de vuè qui s’expriment publiquement représentent ceux de la majorité.Je vous avoue que j’ai peine à le croire.Malgré ces carences, la situation faite aux enseignants aujourd’hui par rapport à celle qui prévalait avant le renouveau scolaire marque un progrès incontestable, ce qui ne signifie pas qu’il ne faut pas viser à faire encore mieux.Comment expliquer alors un tel climat?Faut-il l’attribuer aux dures négociations qui ont accompagné certaines étapes de la réforme scolaire, aux bouleversements multiples que celle-ci a entraînés, aux maladresses des gouvernements successifs, des syndicats ou des administrateurs du système?Tous ces facteurs y contribuent sans doute avec peut-être un manque d’information.Cependant, il me semble que la véritable cause participe d’un malaise beaucoup plus général et qui n’est pas propre au Québec.Elle correspond fondamentalement au manque de concertation des divers groupes sociaux à notre époque troublée ainsi qu'à des revendications d'ordre beaucoup plus idéologique que pratique.Les enseignants se font entendre par la voix de syndicats qui ont beaucoup changé depuis la révolution que l'on a appelée tranquille, sans doute par euphémisme.Or, ces derniers se sont politisés considérablement.Certains chefs syndicaux multiplient les déclarations de type révolutionnaire et ne cachent pas leur objectif qui est de renverser la société.Je n’en ai pas à des prises de position parfaitement légitimes dans une société démocratique comme la nôtre, laquelle accepte sa propre contestation.Je me demande seulement si de telles opinions ne devraient pas s'exprimer par le truchement des partis politiques dans notre système social de véritables monopoles sur le plan du recrutement et du financement.Il y a là un problème que nous ne pourrons indéfiniment esquiver.Je suis convaincu que l’évolution de notre syndicalisme constitue un des problèmes majeurs de la société québécoise actuellement.Toujours dans le même domaine, une espece de contradiction n'a cessé de me frapper depuis ma nomination au ministère de l'Education.Les syndicats d'enseignants cherchent à négocier les meilleures conditions de travail pour leurs membres, ce qui est souhaitable et fait partie de la dynamique sociale.En même temps, ils dénoncent le système qu ils disent vouloir détruire.L'école a leurs yeux représente le reflet d'une société dpnt ils ne veulent pas.Il en découle qu'il n'est pas facile de s'entendre au cours des négociations entre interlocuteurs qui n'ont pas les mêmes objectifs et n'arrivent pas à un consensus minimal C'est presque inévitablement l'affrontement idéologique, lequel n'empêche pas des ententes temporaires ou des arrangements sur certains points.Il est difficile de ne pas interpréter certaines crises récentes dans le monde de l'éducation dans une telle optique.Tout se passe comme si.de part et d'autre, à cause de positions qui se sont durcies ou d'une espèce d'escalade dans la dialectique des revendications et des refus, les questions de fond n’étaient jamais abordées.Cette analyse me pousse a être assez pessimiste vis-à-vis du problème de la détérioration des relations entre le ministère et les enseignants, précisément parce que je le place sur le plan idéologique plus que sur le plan avoue, celui de l'amélioration des conditions de travail.Cependant.je suis disposé à tenter tout ce qui peut être tente dans le cadre de mes responsabilités.Par-dela les divergences politiques, il y a au moins un objectif dont personne ne peut disposer à la légère: les étudiants pour lesquels le système d'éducation existe et sur lesquels repose le Québec de demain Trop souvent, la chronique récente le démontre, ce sont eux qui souffrent des crises à répétition où gouvernement et syndicats s'opposent.Si ce sont des failles de notre système d'enseignement qui en sont responsables, si ce sont vraiment les conditions de travail insatisfaisantes, je m'engage a tout faire pour les corriger.Pour moi.il n'y a pas de dogme au ministère de l'Education, ni de politique qui ne puissent être modifiés.Mais attention, pas n'importe comment, pas en cedant sur des points qui ne tiennent pas suffisamment compte du bien commun ou qui privilégient uniquement un groupe social, pas au détriment de la cohérence du système d enseignement ou des disponibilités financières de la collectivité, pas en s'inscrivant dans une optique de destruction d'un type de société que souhaite là majorité des Québécois puisqu'ils ont élu le gouvernement actuel sur un programme qui veut la maintenir tout en la faisant évoluer.La lourdeur de l’Administration Le deuxieme problème concerne la lourdeur de la machine administrative C'est un fait dont je suis d'ailleurs que mes fonctionnaires me pardonnent la premiere victime.Cette lourdeur n'est pas propre au ministère de l'Education du Québec Elle se retrouve dans toutes les grandes administrations et participe de la technostructure dont parle Galbraith avec son anonymat et parfois son inhumanité Ce n est pas toujours facile d’éviter ces inconvénients.Nous avons choisi de démocratiser l’enseignement.il en découle qu'il faut le rendre accessible à tous.Ceci suppose une péréquation des ressources financières et humaines d'ou des normes, des contrôles, des directives, des réglements.Ce qu il faut comprendre, c'est que le ministère de l'Education détermine un cadre sous forme de grandes orientations, de plans de développement, de programmes et de régimes pedagogiques.mais qu ensuite il revient au milieu d'agir.Je ne suis pas sûr que ce double mandat soit toujours bien compris.Je ne suis pas sûr que les responsabilités soient toujours situées au bon niveau.Ceci dit.je crois qu'il faut tenter de pallier par tous les moyens possibles ce qu’une vaste administration peut avoir de rigide ou de lointain.Comment?Peut-être par une efficacité administrative aussi grande èt une décentralisation aussi poussée que possible.Le gouvernement dont je fais partie a clairement indiqué ses préoccupations du point de vue de l’efficacité administrative.Elle est au prix d’une certaine mobilité du personnel, de la détermination de priorités et surtout de l’évaluation continuelle des programmes en cours.Je pense également à certaines formules comme la constitution de missions techniques lorsqu’une information est requise ou de “task-force” pour l’élaboration des programmes et des législations.Ces “task-force” doivent pouvoir compter sur des compétences extérieures, être horizontaux, en ce sens qu’ils ne doivent pas se rattacher à une unité administrative unique, et recevoir un leadership au sommet.Trop souvent, dans les gouvernements modernes, les politiques sont conçues au niveau des technocrates et reprises par les hommes politiques la plupart du temps à cause de la complexité des problèmes et de la masse des données néces- saires.Quant à la décentralisation, elle constitue la meilleure réponse aux problèmes dans la mesure où elle rapproche l’usager du système de ceux qui en assurent la gestion.Elle permet une meilleure compréhension des problèmes locaux, amène des solutions plus rapides, plus proches des besoins déclarés, mobilise davantage les énergies et le sens des responsabilités.Elle ne doit pas cependant faire perdre de vue le plan d’organisation globale, ce qui suppose une bonne coordination et des administrateurs compétents qui savent dépasser les régionalismes pour s’attacher à l’ensemble.Ceux qui s’imaginent que la décentralisation signifierait une autonomie complète pour chaque commission scolaire, par exemple, se leurrent.En revanche, elle doit se traduire par une plus grande marge de manoeuvre que maintenant, mais à l’intérieur de contraintes qu’il faut apprendre à accepter parce qu’elles sont dictées par l’intérêt général.Dans mon premier discours de la rentrée, j’ai souligné qu’il était sans doute inévitable que le ministère de l’Education se montre centralisateur au début de la réforme scolaire, alors qu’il était nécessaire de mettre en place les structures.Le temps est venu d’inverser le mouvement.Certaines mesures ont déjà été prises en ce sens.Je pense a la révision des règles budgétaires 1973-1974 fixant une enveloppe maximale pour plusieurs catégories de dépenses, d’où plus de latitude pour les budgets d’immobilisation et les achats, le processus est donc lancé et j’ai l’intention de l’accentuer.J’y vois aussi une réponse possible à un autre problème qui me préoccupe.En effet, les politiques du ministère toutes justifiées quelles puissent être du point de vue général, amènent parfois des difficultés sur le plan local, les conditions variant d’une région à l’autre.Je ne crois pas que l’on ait suffisamment tenu compte de cette dimension et je pense que plus de souplesse s’impose.Une conséquence de ce qui précède, c’est qu'il devient, plus que jamais, indispensable de définir une politique des bureaux régionaux.Leur rôle est resté assez ambigu.Sans doute doivent-ils devenir un des éléments d une éventuelle décentralisation, rapprochant ainsi le ministère de ses clientèles, articulant les in- terventions avec les organismes locaux, facilitant la concertation avec les agents responsables du développement de l’éducation dans les divers milieux, permettant enfin dans un même mouvement l’information et la rétroaction.Le climat dans les écoles Le dernier problème que je désire évoquer est en rapport avec le climat dans les écoles.J’en ai déjà parlé à de nombreuses occasions et j’y reviens brièvement pour bien marquer qu’il s’agit là d’une préoccupation constante du ministère.Ce ne sont pas les niveaux élémentaire ou universitaire, ni même le niveau collégial où l’on rencontre le plus de difficultés, du moins sur le plan individuel, c’est, comme on peut s’y attendre, étant donné qu’il s’agit d'adolescents, le niveau secondaire.Ces difficultés se traduisent par un certain désabusement, une inquiétude qui s’expriment par divers phénomènes comme les abandons et l'usage de la drogue.A ce propos, deux courtes remarques: la première, c’est que l’école reflète la confusion de la société elle-même mais qu’elle ne la crée pas; la deuxième, c’est que dans Toptique de la démocratisation de l’enseignement, tous les enfants se retrouvent en milieu scolaire, c’est donc là que les problèmes se vivent et s’expriment.L’école d’ajourd’hui est par définition différente et Ton ne peut la juger par rapport à celle d’autrefois, qui répondait à un système social différent.En fait, on parle beaucoup plus des quelques écoles ou les choses vont plus ou moins bien que de celles, la majorité, où tout se passe normalement.Ce n’est d’ailleurs pas une raison pour ne pas agir.Le ministère, par son règlement numéro 7, lequel a été remanié Tannée dernière pour en faciliter l’application propose une orientation qui vise très précisément le climat scolaire.Je me borne à rappeler les dispositions concernant l’intégration des activités scolaires et parascolaires et celles touchant la constitution de groupes d’élèves.Là où ce règlement a pu être implanté, de nettes améliorations ont été constatées.J’ai déjà cité une étude sur le fonctionnement des écoles secondaires.Sans doute, nous fournira-t-elle de précieuses données sur le régime pédagogique, l’encadrement des éleves, leurs motivations, autant de points auxquels il convient de s'attacher et qui contribuent à faire de l’école ce qu elle devrait toujours être, un milieu de vie.Cependant, il ne faut pas oublier qu’aucune mesure, quelle que soit sa valeur, intrinsèque, ne supplée à la bonne volonté et au sens du devoir de ceux qui oeuvrent quotidiennement dans le monde de l’éducation.Les milieux "défavorisés” Si les problèmes dont je viens de parler ne peuvent recevoir de solution qu’à long terme, il y a un certain nombre de secteurs qui peuvent faire l’objet de priorités immédiates.Il est souhaitable, au début de chaque année, de tracer ainsi un programme d’action.Pour 1973-1974.je retiens trois secteurs auxquels j’entends accorder une attention toute spéciale: l’élaboration de politiques cohérentes pour les milieux défavorisés, l'éducation des adultes et le développement de l’éducation physique et du sport à l’école.Le problème des zones défavorisées est la tare des systèmes d’enseignement modernes.Le concept de Té-du cation pour tous qui a marqué Tavènement des grandes réformes scolaires dans la plupart des pays, semble, sans être nécessairement remis en cause, moins rigoureux qu’on Ta-vait cru.Il y a des contrain- tes que Ton a sous-estimées, contraintes biologiques et contraintes sociales, par exemple.C’est un fait que les enfants des milieux pauvres, à la ville ou à la campagne, ne bénéficient pas au départ des mêmes chances que ceux des milieux plus fortunés.Leur résultat scolaire et leur évolution subséquente le démontrent.Il est vrai, malgré les prétentions du contraire, que les sendees scolaires ne sont pas toujours comparables.Le seraient-ils que la situation n’en serait pas tellement modifiée.C’est qu’il s'agit d'un problème global qui implique non seulement le système d’enseignement mais toute la société.Dans cette optique, la pauvreté se présente comme une sous-culture qui se perpétue indéfiniment.S’il faut tendre à organiser en milieux défavorisés les meilleurs services scolaires possibles, il faut également mobiliser l’environnement.Cela suppose une approche qui reconnaît toutes les dimensions: famille, habitat, alimentation, activités communautaires, élévation du niveau de vie, enseignement mieux adapté, par exemple.C’est fort de cette conviction que le ministère tentera de définir un plan d’ensemble.Ce plan impliquera non seulement les instances décentralisées du système scolaire mais également d’autres ministères.Déjà, les consultations ont été entreprises avec le ministère des Affaires sociales pour éclaircir certains problèmes dans le domaine de Tenfance inadaptée.Il suffira de les élargir.L’éducation des adultes et Multi-Média Deuxième priorité: l’éducation des adultes.Commençons par la distinguer de l'éducation permanente avec laquelle on la confond parfois.L’éducation des adultes s’adresse à une clientèle particulière qui se situe traditionnellement hors des circuits scolaires.Elle suppose des programmes et des méthodes adaptés.L'éducation permanente qui en est à ses premiers balbutiements doit constituer la fonction même d’un ministère de l’Education.Elle implique une évolution du système d'enseignement vers une ouverture de plus en plus grande,une profonde transformation des cheminements pédagogiques.Pour l'instant, elle constitue un objectif général mais je ne crois pas que Ton puisse dire qu’on pratique l’éducation permanente au Québec du moins de façon systématique.C’est d’ailleurs pour éviter toute ambiguité que nous avons changé cette année l’appellation de notre direction générale dite de Té-ducation permanente en celle de direction générale de l’éducation des adultes, de manière à ce que le nom corresponde vraiment à la fonction.Suite à la page 9 'Srctnde «fente de complets sur mesure 4128 LE CENTRE MONTROSE 3162 EST, rue BÉLANGER, MONTRÉAL 408 - Tél.: 729-2831 EST OUVERT DU LUNDI AU MERCREDI JUSQU'À 6H.JEUDI ET VENDREDI JUSQU'À 9H.SAMEDI JUSQU'À SH.le style et la qualité çie ses 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ou sans expérience ou d'un Conseiller social (féminin) avec un minimum de deux années d'expérience en travail social.SERVICE: Service aux parents non-mariés.ENDROIT: Val d'Or.EXIGENCES: Baccalauréat ou maîtrise en Service social ou diplôme collégial en Technique d'assistance sociale avec deux années d'expérience.Etre membre de sa Corporation.CONDITIONS: Selon les échelles de salaires du ministère des Affaires sociales et bénéfices de la convention collective.DISPONIBILITÉ: Immédiate.Faire demande d id le 12 septembre en adressant un curriculum vitae et une attestation du diplôme obtenu au: Directeur Général, Le Service Social de l’Ouest Québécois Inc.282, 1 e Ave Est, Amas, Abitibi-Est, J9T1H3 / r CEGEP ANDRÉ-LAURENDEAU Collège d'enseignement général et professionnel PROEESSEURS REQUIS A TEMPS COMPLET: TECHNIQUES ADMINISTRATIVES SURTOUT ORIENTÉ VERS: La comptabilité À LA LEÇON: PHYSIQUE (203-102) 5 heures/semaine SALAIRE: Suivant les normes du Ministère.r HÔTEL-DIEU DU SACRÉ-COEUR DE JÉSUS DE QUÉBEC ORTHOPÉDAGOGUi FONCTIONS: Prise en charge diagnostique thérapeutique d'enfants présentant des troubles d'apprentissage scolaires.Travail clinique fait au sein d'équipes multidisciplinaires.Le travail s'inscrit dans une perspective de psychiatrie communautaire.EXIGENCES: Détenir un diplôme universitaire en orthopédagogie ou sans expérience.Adresser curriculum vitae avant le 19 septembre 73 au: Directeur du Personnel Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur de Jésus de Québec ave du Sacré-Coeur Québec 8 Z' A CHEF.PERFECTIONNEMENT OE LA MAIN-O OEUVRE SOCIÉTÉ CENTRALE D’HYPOTHÈQUES ET OE LOGEMENT Siège social, Ottawa Le poste Le titulaire devra, sous un minimum de direction, mettre sur pied et voir à l'application du programme de formation et de perfectionnement de la Société résultant d'études récentes de réorganisation.Ses responsabilités comprendront la mise-en-oeuvre et la gestion d'un programme compréhensif d'aide à l'éducation, la surveillance d'agents de formation et de perfectionnement et du personnel de soutien.Les candidats Seront de préférence des diplômé(e)s universitaires et posséderont une connaissance approfondie des principes et techniques modernes de formation.Ils devront faire preuve de maturité de jugement, de facilité pour les communications orales et écrites et la capacité de s'entretenir facilement avec le personnel de tous les niveaux.Ils devront être très familiers avec les programmes de formation et de perfectionnement utilisés dans le secteur privé aussi bien que dans le secteur public.Une aptitude à organiser, diriger et contrôler les activités de plusieurs personnes engagées dans la formation et le perfectionnement est requise.La connaissance des deux langues officielles est désirable.La nomination commandera un traitement qui se situera, dépendant les qualifications et de l'expérience, entre $20,000 et $23,000.Les candidats devront faire parvenir leur curriculum vitae, avant le 21 septembre 1973 au: LA COMMISSION SCOLAIRE JÉRÔME-LE ROYER requiert les services de TROIS PROFESSEURS pour enseigner à des élèves débiles moyens QUALIFICATIONS: Baccalauréat spécialisé en enfance inadaptée.N.B.: Les autres candidats seront également considérés.Communiquer immédiatement avec M.Raymond Poulet, directeur à 353-9950 L'HÔPITAL DOUGLAS recherche ASSISTANT DIRECTEUR DU PERSONNEL Fonction: Se rapportera au directeur du personnel dans l'administration générale des ressources humaines, fonctions et programmes dans l'hôpital.Qualifications: — Expérience antérieure dans la gestion du personnel et dans la gestion du milieu hospitalier.— Bilingue.— Connaissances en relations de travail.— Etre titulaire d'un diplôme universitaire.— Le titulaire devra faire preuve d'un sens de décision, agira comme conseiller et possédera une habileté administrative.Salaire: Suivant les normes du ministère des Affaires sociales et selon la compétence et l'expérience.Les candidats intéressés sont priés d'adresser demande et curriculum vitae au: Faire parvenir votre demande et curriculum vitae avant le 11 septembre 1973 au: Service du Personnel CEGEP ANDRÉ-LAURENDEAU r 405, Terrasse Newman LaSalle 650, Québec Téléphone: (514) 363-1771 PROGRAMMEUR CLASSE II Le Collège de la Gaspésie est à la recherche d'un programmeur classe II pour le service d'informatique.ATTRIBUTIONS: Etablir et préparer les diagrammes de programmes, codifier des données, préparer les informations pour essais, faire les tests et mettre les programmes à point, préparer la documentation de programmes; évaluer, rectifier et épurer les programmes existants pour tenir compte des changements dans les exigences des systèmes; participer à différentes phases de l'analyse de systèmes; au besoin initier un personnel subalterne, distribuer le travail et le vérifier; Accomplir toute autre tâche connexe.QUALIFICATIONS: Posséder un diplôme d'études collégiales professionnelles avec champ de spécialisation approprié, ou posséder un diplôme ou une attestation d'études dont l'équivalence est reconnue par l'autorité compétente.OU Avoir complété le cours secondaire V, avec option appropriée, ou posséder un diplôme ou une attestation d'études dont l'équivalence est reconnue et posséder six (6) années d'expérience pertinente en plus de connaître au moins un langage de programmation.SALAIRE: $7,359 0 9,620.Les candidatures et le curriculum vitae doivent être adressés avant le 15 septembre 1973 au: Service du Personnel Collège de la Gaspésie C.P.590 GASPÉ, Qué.GOC IRQ ASOCIÉTÉ D’AMÉNAGEMENT DE 10UTA0UAIS\ DEMANDE UN INGÉNIEUR FONCTIONS: Le titulaire de ce poste, sous l'autorité du directeur de l'équipement, sera responsable des travaux de construction en régie et des travaux d'entretien aux divers complexes touristiques et récréatifs de la S.A.O.Pour ce faire, il devra: — Participer à Télabcration et à la gestion des systèmes de contrôle administratifs, des budgets et des échéanciers; — Pouvoir, à partir des plans d'aménagement, préparer les programmes de construction détaillés; — Établir les estimations et les échéanciers pour ces mêmes travaux.QUALITÉS REQUISES: — Détenir un diplôme universitaire en Génie et être membre en règle de la Corporation des Ingénieurs du Québec,- — Posséder une expérience valable dans le domaine de Iq construction et/ou de l'entretien.TRAITEMENT: Selon qualifications et expérience.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur offre par écrit, accompagnée du curriculum vitae, avant le 14 septembre 1973 au: Directeur de l'administration.Société d'aménagement de l'Outaouais, 96, rue Hôtel-de-Ville, C.P.666, Hull, P.Q.J8X3Y8 J Directeur du Personnel Société centrale d'hypothèques et de logement Siège Social Ottawa, Ontario Kl AOP7 ^ SOCIÉTÉ D'AMÉNAGEMENT DE L'OUTAOUAIS ^ DEMANDE UN AMÉNAGISTE-PAYSAGISTE FONCTIONS: Le titulaire de ce poste, sous l'autorité du directeur de l'équipement, devra: — Préparer les standards qui s'appliquent aux travaux d'aménagement de terrains de la S.A.O.; — Préparer ou surveiller la préparation des plans d'aménagement détaillés des sites récréatifs de la S.A.O.; — Pouvoir participer à l'établissement de programmes détaillés de construction, d'estimation et d'échéanciers pour les travaux d'aménagement; — Préparer ou surveiller la préparation des plans directeurs détaillés.QUALITÉS REQUISES: Détenir un diplôme universitaire ou une compétence reconnue dans une discipline appropriée.TRAITEMENT: Selon qualifications et expérience.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur offre par écrit, accorr magnée du curriculum vitae, avant le 14 septembre 1973 au: Directeur de l'administration, Société d'aménagement de l'Outaouais, 96, rue Hôtel-de-Ville, C.P.666, Hull, P.Q.J8X3Y8 r BIBLIOTHÈQUE DU PARLEMENT É ATTACHÉ(E)S DE RECHERCHES Attaché(e) de recherches 1 - $13,165-1 3,823 Attaehé(e) de recherches 2 - $1 3,723-1 5,595 Attaché(e) de recherches 3 - $16,524-1 8,777 Selon l'expérience et les qualifications La Bibliothèque du Parlement recherche quatre candidats, deux ayant une formation en économie et deux ayant une formation générale, pour préparer des études à l'intention des sénateurs, députés, comités et délégations parlementaires.Conditions de candidature: LES ÉCONOMISTES: Normalement une maîtrise en économie.Cependant toute autre formation et expérience professionnelle à titre d'économiste seront prises en considération.LES CANDIDATS AYANT UNE FORMATION GÉNÉRALE: Une maîtrise en science politique, en sociologie, ou dans une autre discipline scientifique, OU des qualifications équivalentes ainsi que de l'expérience dans le domaine de la recherche.A qualités égales on accordera la préférence aux candidats bilingues capables de rédiger leurs études dans les deux langues officielles.Les demandes d'emploi, accompagnées du curriculum vitae et des noms et adresses de trois répondants, doivent être adressées avant le 1er octobre 1973 au: Directeur du personnel 6875, boul.LaSalle Verdun 204, Qué.y CARRIÈRE DANS LA CONSULTATION INTERNATIONALE Firme de recherches économiques de Montréal opérant à l'échelle internationale recherche les candidats suivants pour participer à des études de développement économique, de programmation industrielle et de transport.— CHEF DE MISSION ou DIRECTEUR DE PROJETS possédant diplôme universitaire avec expérience adéquate dans la direction d'équipe pluridisciplinaire.— M.B.A.ou ÉCONOMISTE possédant une maîtrise dans l'administration des affaires ou en économique avec quelques années d'expérience.— ÉCONOMISTE AGRICOLE possédant un diplôme en agronomie avec maîtrise en administration.— RECHERCHE OPÉRATIONNELLE ou en ÉCO-NOMETRIE avec maîtrise ainsi que quelques années d'expérience.Lieu de travail: Montréal Les candidats doivent posséder parfaitement la langue française et être prêts à travailler à l'occasion à l'extérieur du pays pour des périodes de 2 à 4 mois.Salaire selon la compétence et l'expérience.Faire parvenir curriculum vitae à: DIRECTEUR DU PERSONNEL SORES INC.1 550 ouest, boul.de Maisonneuve Montréal 107 COMMISSION SCOLAIRE LOUIS-JOUET '"N, HÂVRE ST-PIERRE OFFRE D'EMPLOI FONCTIONS: Responsable du Service de la Comptabilité ATTRIBUTIONS: Sous l'autorité du Directeur des services financiers, le responsable du service de la comptabilité organise et coordonne les activités reliées à l'utilisation du système de comptabilité de la Commission Scolaire et il contrôle toutes les écritures comptables (mises à jour, journal des salaires, taxes, paiement des factures, etc.) Il coordonne les activités de son service avec celles des autres services.Il avise le Directeur des services financiers sur toute question de contrôle budgétaire et financier.Il accomplit toute tâche que lui confie le Directeur des services financiers.QUALIFICATIONS REQUISES: Diplôme universitaire en sciences commerciales ou comptable.Expérience pertinente.ENTRÉE EN FONCTION: Immédiatement.SALAIRE: Selon la politique administrative et salariale du Ministère de l'Education.Les personnes intéressées sont priées de taire parvenir leur curriculum vitae au: V Directeur, Administration et Personnel, Bibliothèque du Parlement, Ottawa, Ontario.K1AOA9 DIRECTEUR GÉNÉRAL Commission Scolaire Louis-Joliet Havre St-Pierre, C.P.400 Cté Duplessis, P.Q.Tél: 564 (Les frais de téléphones sont acceptés) y La Commission Scolaire Le Gardeur demande pour la Polyvalente J.B.Meilleur — 2 professeurs - anglais, langue seconde — 1 professeur - chimie — 1 professeur “ couture (15 périodes) — 1 professeur ¦ mécanique auto “ 1 professeur “ soins esthétiques — 1 professeur • soudure et forge (15 périodes) — 1 professeur - mécanique ajustage Veuillez communiquer par téléphone à 581-1320 et demander le Principal de l'école.Demandes écrites: Bureau des services du personnel, 80, J.B.Meilleur, Repentigny, Qué.LE COLLÈGE ÉDOUARD-MONTPETIT A requiert les services • d'un professeur d'avionique à temps complet Qualifications requises: — Diplôme exigeant au moins 16 ans de scolarité.— Préférence sera donnée: a) aux diplômés universitaires; b) aux techniciens diplômés en électricité.— 3 ans d'expérience industrielle, de préférence dans le secteur aéronautique.• d'un professeur en dessin mécanique, pour le cours 280-231-73 (mécanismés et contrôles de vol) 6h./semaine.Qualification requise: Technicien diplômé en sciences graphiques ou dessin industriel.Salaire: Selon les normes établies par le ministère de l'Éducation.Faire parvenir votre curriculum mercredi 12 septembre 1973 au: Bureau du personnel Collège Édouard-Montpetit 945, chemin Chambly Longueuil, Qué.vitae pour AGENT D'INFORMATION Le poste: • Prendre part aux activités d'information et de relations avec la presse, notamment la préparation de communiqués ainsi que d'articles destinés à la presse.• Effectuer la recherche et compléter la rédaction de discours.• Assumer la responsabilité de la rédaction de divers bulletins.• Participer au recrutement et à l'établissement de programmes d'information à l'intention des membres corporatifs.Le candidat: Il devra posséder une très bonne connaissance des techniques d'information et de communication et une compétence marquée en matière de communication écrite et de préparation de discours pour des administrateurs.Il devra avoir plusieurs années d'expérience dans la rédaction, connaître le milieu des mass media, posséder un diplôme universitaire ou avoir suivi un cours reconnu de relations publiques.Le bilinguisme est essentiel.La rémunération: Le salaire offert est de $15,000 par année.Un curriculum vitae complet ainsi que des exemples des travaux déjà accomplis doivent être soumis avant le 21 septembre 1973 au: Directeur général Conseil du Patronat du Québec 1080 Beaver Hall, ch.1 105 Montréal 128.LM V.ummi33IUN blULAIKb KtülUNALE DE L'OUTAOUAIS DEMANDE UN COORDONNATEUR POUR LE SERVICE DE L'INFORMATIQUE ATTRIBUTIONS: Sous l'autorité du directeur général, le coordonnateur de l'informatique planifie, organise et coordonne les activités d'un centre de traitement des données au profit des différents services de la commission.Il avise le directeur général et assiste les directeurs de services et les directeurs d'écoles au sujet de l'utilisation de l'informatique pour la gestion de l'enseignement et de la vie étudiante, des finances, de l'équipement et du personnel.Il évalue le personnel professionnel et le personnel de soutien sous sa responsabilité.Il accomplit toute autre tâche que lui confie le directeur général.QUALIFICATIONS REQUISES: Diplôme universitaire (avec préférablement une spécialisation ou une concentration en informatique) ou l'équivalent.Cinq (5) années d'expérience pertinente en informatique.SALAIRE: $14,610.00- $19,033.00 Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur demande d'emploi et leur curriculum vitae le ou avant le 14 septembre 73 au: Directeur des services du personnel Commission Scolaire Régionale de l'Outaouais 225, rue St-Rédempteur Hull, Qué.CONCOURS-, C-134 J f Le Devoir, jeudi 6 septembre 1 973 * 7 Me Sheppard réclame un bref de prohibition contre fe juge Chaioux et ses collègues par Guy Deshaies En réponse aux propos lapidaires lancés contre lui par le juge André Chaioux la semaine dernière.Me Claude-Armand Sheppard demandera à la Cour supérieure de faire émettre un bref de prohibition pour retirer des mains de n'importe quel juge des sessions de la paix la cause de son client, le Dr Yvan Machabbée, accusé d'avoir pratiqué un avortement illégal.En réponse d'autre part, à la descente singulière dont le Dr Machabbée et son personnel ont été victimes le 4 juillet, à la clinique du Dr Machabbée, au 3871 rue Bélan- ger, ce dernier intente une poursuite en dommages de $310,000 contre la COM et deux de ses détectives.MM.Jean-David Dumont et B.Roux.Le 21 août dernier, alors que devait s'instruire l enquè-te devant le juge André Chaioux.Me Sheppard, en vacan- La Cour rendra sa décision mardi suite aux plaintes de Me Lemieux Le juge Dollard Dansereau décidera mardi prochain s’il convient d’ordonner une préenquête relative aux dénonciations faites par Me Robert Lemieux contre le premier ministre Pierre Elliott-Trudeau, le solliciteur-général du Canada, Warren Allmand, l’ex-poli-cier Ellis Leblanc et le sergent Marcel Sainte-Marie de la SQ.Toutes ces dénonciations portent sur les mauvais traitements qui auraient été infligés à Jacques Rose, Bernard Lortie et Paul Rose et dont MM.Trudeau et Allmand se seraient rendus complices de par leurs hautes fonctions.Quant à MM.Ellis Leblanc et Marcel Sainte-Marie, Me Lemieux et les autres requérants prétendent que le premier a fait de l’intimidation auprès des jurés de Jacques Rose lors du dernier procès de celui-ci et que le second a fabriqué une fausse déclaration qu’on attribue à Paul Rose.Le juge en chef André Fabien avait renvoyé ces plaintes devant le juge Dansereau à qui le procureur de MM.Trudeau et Allmand, Me Louis-Philippe Landry, a fait valoir, hier, que Me Lemieux ne pouvait pas demander une pré- enquête avant de faire asser-menter ses dénonciations.Me Jean-Guy Boilard, représentant MM.Leblanc et Sainte-Marie a fait les mêmes prétentions mais le juge Dansereau a préféré reporter le tout à mardi prochain.Me Lemieux demande que des accusations de voies de faits soient portées contre MM.Trudeau et Warren Allmand et que des accusations d’intimidation des jurés et de fabrication de preuve soient portées respectivement contre MM.Leblanc et Sainte-Marie.es propos de illégaux et La requête en injonction d'Outremont contre le chef Daigneauit est rejetée Le juge Rodrigue Bédard, de la Cour supérieure du district de Montréal a rejeté, hier, la demande en injonction faite par la ville d’Outremont contre le directeur de police de la Communauté urbaine de Montréal, M.René Daigneauit, pour obliger celui-ci à rétablir les effectifs policiers d’Outremont comme ils étaient au 4 mai dernier.Depuis cette date, le directeur de police de la CUM, pour rencontrer certaines exigences de la convention collective des policiers d’Outremont, a modifié les ressources policières dans la ville d’Outremont.Le juge Bédard a dit que M.Daigneauit, en obtenant l’approbation du Conseil de sécurité et de la Commission de police avant de modifier les effectifs policiers d’Outremont, avait agi légalement dans les limites des pouvoirs qui lui sont conférés.Selon le magistrat les modifications apportées par M.Daigneauit ne compromettent pas la sécurité des citoyens de sorte qu’il n’y a pas de preuve prima facie d’un tort commis, pas plus que d’un geste commis de mauvaise Foi, d’où la nullité du recours en injonction interlocutoire.Pierre Boucher au CRTC Le président du Conseil de la radio-télévision canadienne, M.Pierre Juneau, annonce la nomination de M.Pierre Boucher au poste de conseiller à la présidence.M.Boucher conseillera le président et le Conseil sur sa politique générale en matière de programmes de radiodiffusion.Il travaillera aussi en étroite collaboration avec MM.Peter McDonald et Germain Cadieux, directeur et directeur-adjoint à la direction générale des programmmes.M.Boucher entrera en fonction le 1er oc- tobre prochain.Depuis plusieurs années, M.Boucher s'est révélé comme l’un des principaux comédiens de la scène, de la télévision et de la radio au Canada français.Le grand public le connaît notamment sous les traits de M.Jalbert dans “Rue des Pignons”, l’un des principaux téléromans du réseau français de Radio-Canada.Au cours de cette année, on l’a aussi remarqué à la scène dans “Hier, les enfants dansaient”, interprétée par la troupe des Comédiens as- sociés du Québec à Montréal, Ottawa, et à Paris où cette troupe a joué pendant deux semaines au Théâtre Renaissance.M.Boucher, qui depuis 1970 est président de la Fédération internationale des acteurs (FIA) a aussi joué un rôle de premier plan dans la vie syndicale du secteur artistique.Il fut président de l’Union des artistes de 1962 à 1966.Il est conseiller de ce syndicat jusqu’à ce qu’il occupe ses nouvelles fonctions en octobre 1973.ces.se faisait remplacer par Me Charles Flam en lui donnant le mandat de demander une remise.L»juge Chaioux avait alors actuse Me Sheppard de n'avoir aucune conscience professionnelle.de vouloir retarder le cours de la justice et il avait menacé d'instruire l'enquête en son absence.Le juge Chaioux avait dit que Me Sheppard le dégoûtait par ses méthodes dilatoires, etc, etc.L'avocat ainsi visé s’adressera donc à la cour du Banc de la Reine en prétendant que le juge Chaioux a montré un parti pris si virulent contre ses clients qu'il ne peut plus lui, de même tous ses collègues de la cour des Sessions, instruire une enquête impartiale.Me Sheppard soutient au surplus que les propos de M.Chaioux sont en droit.Hier, le juge Masson-Lo-ranger, devant ces faits, a ajourné au 26 septembre l'enquête du Dr Machabbée puisque c'est 1< 21 septembre que Me Sheppard doit s'adresser à la cour du Banc de la Reine pour demander le bref de prohibition.Quant à la descente effectuée chez le Dr Machabbée elle a, selon la version des victimes, donné lieu à des scènes aussi cocasses que disgracieuses le 4 juillet dernier à la clinique du Dr Machabbée.Le sergent-détective Jean-David Dumont, se faisant passer pour un mari accompagnant son épouse chez le médecin aurait eu des comportements étranges jusqu’au moment où il aurait sorti vraisemblablement de sa poche un walkie-talkie pour appeler ses collègues à l'extérieur et fai-res les arrestations.Mais l’appareil ne fonctionnant pas le brave policier aurait opté pour arrêter tout le monde seul.Son comportement aurait été tel néanmoins que le Dr Machabbée aurait diagnostiqué tout de suite une crise de démence, des infirmières se seraient cachées dans les placards croyant être en présence d un fou furieux et le hic.c'est que le Dr Machabbée aurait appelé en catastrophe la police voyant que personne ne réussissait à maîtriser M.Dumont.L'action en dommage intentée par le Dr Machabbée.sa soeur, son frère le Dr Gilles Machabbée et deux infirmières porte sur des actes de violence commis ensuite par les policiers, sur la réputation des demandeurs et autres griefs ayant trait à la descente, l'arrestation, les menaces et les coups.Une Société d'avocats requiert les services D'AVOCATS BILINGUES ayant un minimum d'expérience en pratique civile.Les candidats sont invités à soumettre leur curriculum vitae d'ici au plus tard le 14 septémbre 73 à: CASE 2089, LE DEVOIR ____________________________________________^ FOSTER REFRIGERATOR OF CANADALlïT^ Drummondville, Québec a une ouverture immédiate pour: UN INGÉNIEUR EN RÉFRIGÉRATION Expérience dans l'application de la réfrigération commerciale et un flair pour faire le plan de développement de produit.UN REPRÉSENTANT DE SERVICE avec expérience mécanique en réfrigération Surveiller les installations et assister les distributeurs.Être consentant à voyager fréquemment.Bon salaire, fonds de pension, assurance groupe, etc.Chance d'avancement avec une compagnie très bien établie dans le domaine de 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Gardeur demande pour la Polyvalente Paul Arsenault — 1 professeur - mécanique auto — 2 professeurs - commerce — 2 professeurs - chimie — 1 professeur - éducation physique (femme) Veuillez communiquer avec le Bureau des services du personnel 581-6411 Le Service du personnel demande V un bibliothécaire la mode par Renée Rowan Sport grand luxe chez Renfrew Un même fil-mode chez les grands noms de la haute couture française et italienne qui figuraient au palmarès de la maison Holt Renfrew hier: le “sport grand luxe”, une allure dégagée et raffinée tout à la fois qui n’a pas manqué de plaire à la clientèle à revenus élevés de ce magasin sophistiqué de l’ouest de la ville.Rien de spectaculaire dans les mini-collections de ce déjeuner-mode qui avait lieu chez les “voisins d’à-côté”, au Ritz Carlton, si ce n’est une grande élégance autant chez Christian Dior que chez Yves Saint-Laurent et Emanuel Ungaro.La simplicité règne, mais il s’agit presque d’un jeu pour en arriver à créer cette impression: magnifiques tissus, raffinement des détails de construction, précision de la coupe, grande féminité.Un exemple de ce sport grand luxe: Marc Bohan, pour la maison Dior, s’est amusé à tailler dans une étoffe “blue jeans” un ensemble-pantalon doublé, avec veste de ligne ample.On peut facilement s’imaginer que toute la différence est dans la coupe et le prix.Quant au tissu, il n’a des “blue jeans’ de “Lee” -l’uniforme de la jeunesse des années 70 - que l’apparence.Autre caractéristique de la collection Dior: les robes styles gandoura, en crêpe de Chine crémeux, aux manches kimono et à la taille soulignée d’un noeud souple.Pour celle qui a tout, mais à (}ui prendrait Tenvie de jouer à la “pauvre orpheline”, Angelo Tarlazzi, dans sa première collection pour Jean Patou, propose la robe au corsage mince et jupe en forme, s’allongeant jusqu’aux chevilles -la nouvelle longueur pour le soir - en crêpe de laine noir, avec col et poignets blancs.La veste tncotée règne sur Rome et Paris.Le dernier cri: le long cardigan garni de fourrure à longs poils, et le cardigan coordonné à la robe du soir.Chez Ungaro, le cardigan est longueur tunique, comme dans un trois-pièces composé d'une jaquette en jersey jacquard bordée de tricot, une blouse en soie et une jupe en crêpe de laine.La haute couture de Rome partage l'esprit “sport de Ci-dessus, à gauche • Très classique d'allure, ce manteau enveloppant, en mohair gris, sign- Christian Dior, est ceinturé d'un lien étroit en suède assorti.À noter: le gros bonnet de fourrure emprisonné dans une voilette.Ci-dessus, à droite - La collection Ungaro est à peu près la seule à donner plus d'importance aux vêtements confortables.Ce tailleur trois-pièces est composé d'une jaquette en jersey jacquard bordée de tricot, d'une blouse en soie et d'une jupe en crêpe de laine dans des imprimés contrastants, mais assortis.Ces imprimés sont dessinés par Sonia Knapp exclusivement pour ce couturier.Ci-contre - La version Yves Saint-Laurent du tailleur du soir: la jupe en crêpe de laine noire, à la cheville comme le veut la mode nouvelle, portée avec un cardigan en tricot serti de pierres du Rhin et garni de plumes d'autruche à l'encolure.La ceinture-chaine est en métal doré.luxé' de Paris.Chez Ogni-bene-Zendman.les ensembles pantalon, blouse et manteau sont même franchement très sport.Ils adoptent des teintes automnales et des tissus classiques et sont coupés, ce que beaucoup de femmes apprécieront.pour amincir la silhouette.Beaucoup de couleurs terreuses.ainsi que du chamois, du vert mousse, du noir et du blanc.La longueur des jupes: le jour, elle reste sensiblement la même que l'an dernier, à peine peut-être un peu plus longue.Pour le soir, toutefois, la cheville est, dans toutes les collections, complètement à découvert.Le chapeau tente un nouveau retour, plus résolu cette fois.Tous les couturiers en ont présenté dans chacune de leurs collections: le bérèt de velours.les bonnets en tricot et mohair, le turban sans âge et même le gros bonnet en lour-fure emprisonné dans une voilette’ Aucune inquiétude à avoir si vous vous êtes acheté un tailleur-pantalon le printemps dernier: quoiqu'on en dise, celui-ci reste encore de mise.Présent dans toutes les collections, il est de mise aussi bien de jour que le soir.Dans la joumee.le pantalon sera en flanelle ou en shetland: après cinq heures, il sera taillé dans du crêpe ou de la soie.Pour le soir, une grande vogue: la robe “lingerie" impitoyable pour plusieurs.Souvent.on la retrouve garnie de marabout.Paris et Rome suggère les cheveux un peu plus longs, mais coiffés style court.Beaucoup de souplesse et de naturel.Le maquillage est adouci, feutré, pour souligner les tonalités naturelles.Les yeux sont ombrés de beige fumé, de brun et de gris, mais pour les lèvres et les ongles, le rouge est vif.Un dernier détail les bas sont pâles dans toutes les collections, les talons sont plus hauts Par contre, les semelles plate-formes se sont amincies r e/ Voir autres Carrières et Professions, en page 6 Comptables agréés: JEUNES HOMMES AMBITIEUX Nous recherchons, pour nos dont l'ambition repose sur la corn- bureaux de Montréal et de pétence, un sens aigu des respon- Québec, de jeunes comptables sabilités et une approche neuve agréés qui, en raison de leurs aux problèmes.qualités personnelles et de leur Ecrire à M.Pierre MacKay, compétence professionnelle sont Price Waterhouse & Cie, 5 Place prêts à assumer des responsabilités Ville-Marie, Montréal 113, ou à de plus en plus grandes auprès de M.C.Haché, 2 Place Québec, clients importants.Québec 4 en joignant un curri- Nous désirons des candidats culum vitae complet.PRICE WATERHOUSE & CIE DÉCÉS INGÉNIEUR Une importante entreprise de camionnage dont le siège social est au Québec recherche un ingénieur cadre pour compléter sa dynamique équipe de direction.Le candidat élu sera chargé d'entretenir le matériel de transport lourd ainsi que les installations de soutien de la flotte de la compagnie et de temps en temps d'assister l'administration dans la planification des constructions nécessaires et de leur surveillance.Le poste ouvre l'accès à une carrière prometteuse et rémunératrice.L'entreprise, qui appartient à des intérêts locaux, grandit et réalise des bénéfices avec régularité depuis des années; elle compte parmi les mieux établies dans son domaine d’activité.5, place ville marie, montréal 113 Le candidat idéal aura entre 25 et 35 ans; il possédera un diplôme en génie civil ou en mécanique et 4 à 5 années de pratique professionnelle, de préférence dans le transport routier et le bâtiment.Le poste est à Amos, dans l'Abitibi mais nécessitera des déplacements fréquents au Lac St-Jean et à Chibougamau.La rémunération sera à discuter selon les qualifications des candidats.Les personnes intéressées sont priées d'envoyer leur réponse qui sera traitée avec une discrétion absolue, à l'adresse suivante sous enveloppe portant la mention "Dossier numéro 229".Price Waterhouse et Associés conseillers en administration membre de l’association canadienne des conseillers en administration Note* *.v.p que les avis de décés doivent nous parvenir avant 4:30 p.m pour publication du lendemain.U t.Ste.Catherin* 288 3303 900 O STI-CATHEIINI 861 2996 Cinémas ODEOM SALLES CLIMATISEES te DÈS .pour lui complexe rime REALISE par LEHMAN SOU eomnhwc» le DûUPHin lecompÉot TUER DE GAULLE temeurtrier — CHACAL son salaire i MUJON K DOLLARS L'HISTOIRE D'UNE FEMME ST'UcfilS.STt-CATHtRINt 178-2424 SERGIO LEONE ¦il ETAIT URÊ BIS MRS rOUESTj le DûUPHin CE SOIR: BEAUBIEN «Xts O’IIEAVIIU 111 iOCO 8:00 LES GRANDS SPECTACLES CCA 1973-74 POUR LA 31e SAISON, CCA A CHOISI POUR VOUS DES SPECTACLES COMME VOUS LES AIMEZ HÂTEZ-VOUS DE FAIRE VOTRE CHOIX ET ÉCONOMISEZ 15% (minimum 8 spectacles - première seul, et dates suivies d'un astérisque*) Vous payez le plein prix si vous achetez moins de 8 spectacles.Centre Sportif de l'Université de Montréal CHOEUR DE L’ARMËE ROUGE S-6-7-8 sept.(8:30 p.m.) $8, $7.$6, $4; Mat.dim.9* sept.(2:30 p.m.) $7, $6, $5, $3.Wilfrid-Pelletier - 8:30 p.m.(ou tel qu’indiqué) CHOEUR BAYER (160 chanteurs avec arch, symph.) lun.1er act.$8, $7, S6, $4.50, $3.50; ORCHESTRE VIENNOIS JOHANN STRAUSS 2 programmes différents: jeu.25 act.et lun.29* act.$8, $7, $6, $4.50, $3.50; PHILHARMONIQUE DE LENINGRAD mar 27 nov (soliste Slobodyanik) mer.28’ nov.(soliste Spivakov) $8, $7, $6, $4.50, $3.50; BALLETS SIBERIENS KRASNOÏARSK (75 danseurs) jeu., ven.13-14 déc.(8:30 p.m.) - sam.15 déc.(6:00 & 9:30 p.m.) $8, $7, $6, $4.50, $3.50; PETITS CHANTEURS DE VIENNE dim.31 mars (8 00 p m ) $7.$6, $5, $4, $3; TESTA BRAZIL lun., mar., mer.1-2-3 avril $7, $6, $5, $4, $3; Etoiles du bolshoi i 7 au 23 juin $ i 2, $ i o, $7, $5, $4 Théâtre Maisonneuve - 2:30 p.m.VLADIMIR SPIVAKOV (violoniste) dim.9 déc.$7, $6, $4.50, $3.50; DAVID OISTRAKH (violoniste) dim.24 fév.$9, $7, $6, $4; MARINA MDIVANl (pianiste) dim.17 mars $7, $6, $4.50, $3.50.Théâtre Maisonneuve • 8:30 p.m.- $7, $6, $4.50, $3.50 ENSEMBLE NATIONAL DU PAKISTAN ven , sam .dim 9 10 11 nov.; MARIO ESCUDE RO (c mitariste flamenco) lun.19 nov.; ALEXANDRE SLOBODYANIK (pianiste) lun.17 déc.,- COMPAGNIE DE DANSE ELEO POMARE ven , sam , dim 11 12 13 ionv.; THEATRE NOIR DE PRAGUE 22.23, 24, 25 et 27 janv.; MAREK JABLONSKI (pianiste) lun.4 fév.,- DANSEURS DE LA CÔTE D'IVOIRE lun., mar.mer.11 12 13 fév Théâtre Port-Royal - 8:30 p.m.- $7, $5, $4 ENSEMBLE TZIGANE ZAMFIR DE ROUMANIE 3 au 8 déc ; YASS HAKOSHIMA (mime japonais) dim.17 mors.Commandes postales avec enveloppe retour affranchie -chèque mandat CHARGEX Canadian Concerts & Artists Inc.1822 ouest, rue Sherbrooke 4 3754 arts et spectacles Le Devoir, jeudi 6 septembre 1 973 * 13 Un verre de bière mon minou" Louis Geoffroy par lui-même et pour les autres par Jacques Thériault De prime abord, on songe au “Journal d’un génie” de Salvador Dali, au “Nadja” d’André Breton, au monde de Timothy Leary, aux dessins érotiques de Picasso, aux collages surréalistes, aux publications “underground” et à la musique rock.Mais sans doute restreindre le contenu du dernier ouvrage du Montréalais Louis Geoffroy, “Un L'Allier estime que l'Etat doit intervenir face à la concentration de la presse QUEBEC (PCi Le ministre québécois des Communications, M.Jean-Paul L’Allier, souhaite que l’Etat prenne ses responsabilités face au danger de la concentration des entreprises de presse."Non seulement (Etat a le devoir d’intervenir, mais tous ceux qui sont sensibles à cela, qui perçoivent cela, ont le devoir d’appuyer ceux qui veulent intervenir et qui doivent intervenir , a déclaré M.L Allier, lors d’une rencontre avec un groupe d’étudiants en journalisme de l’Université de Dakar, en visite à Québec.M.L Allier a ajouté que si l’Etat ne le faisait pas, il fau- drait que d’autres poussent pour qu’il le fasse.Selon le ministre des Communications.l’intervention gouvernementale pourrait prendre diverses formes.”A la limite, a-t-il précisé, cela peut prendre la forme d’une intervention législative, d’une loi qui empêche telle ou telle chose de se faire, mais cela peut prendre aussi, dans le contexte québécois, la forme d’une concentration des moyens de pression telle que ceux qui voudraient faire le regroupement non souhaité, se sente dans une position extrêmement difficile pour le faire’’.Soulignant qu il fallait éviter tout contrôle de l’Etat dans le domaine de T information au Québec, M.L’Allier a ajouté que.du même coup, il fallait éviter qu’un groupe social, quel quil soit, contrôle les organes d’information."Or, a-t-il poursuivi, la concentration des entreprises de presse peut comporter et comporte le risque que ce contrôle que la collectivité refuse à l’Etat, et à bon droit, appartienne de fait, a un groupe d’intérêts qui lui ne répond de rien en définitive, sauf à lui-même, ce oui est peut-être davantage dangereux pour la qualité de l’information et pour le droit du citoyen à l’information.Alors l’État a le devoir d’in-tervenir ”.verre de bière mon minou”, que les promoteurs des éditions du Jour lançaient, hier midi, à la brasserie Molson.Comme le fait remarquer l’auteur, sans prétention quelconque, “je venais de lire “L’innomable” de Samuel Beckett, mais il y a derrière le fait l’acte aussi de la lecture de Bataille.En fait, ce livre pourrait être défini comme étant une façon de descendre au milieu de l’être humain.Par le biais de la chronique de tout ce qui constitue un homme à un moment précis (l’homme politique, l’homme sexuel, l’homme expression, etc.), j’essaie de faire l’amour avec le lecteur, c’est-à-dire, communiquer à ce dernier tout ce qu’il est, en quoi il est semblable ou différent des autres.En quelque sorte, il s’agit bel et bien d’expérimentation”.Geoffroy a débuté la rédaction de cette “chronique” en 1968, à l’époque où il travaillait aux éditions de l’Es-térel.L’éditeur ayant fait faillite, il décida de fonder sa propre maison d’édition, l’Obscène Nyclatope, où il publia deux recueils de poèmes et un recueil de prose: "Les nymphes cabrées"."Graffiti et "Max-Walter Swanberg”.Comme il le fait remarquer, “la publication tardive de ce livre est due à des problèmes d’ordre technique, mais je suis heureux qu’il paraisse aux éditions du Jour qui rejoignent un public vaste et diversifié”.Le tome zéro de cette chronique porte les lettres “LMN-OGH” en sous-titre; elles désignent originellement la chronique de nouvelles brèves paraissant dans l’hebdomadaire new-yorkais “East Village Others”.“Quant à ce livre, dit Geoffroy, le premier de la série “Let’s go get stoned”, il traite d’un réveil à la mécanique sociale, à travers les vapeurs d’alcool, les fumées de haschisch et les suées des femmes aimées.Et ceci dans l’espoir que la vie se poursui- ve.“Je souhaitais, précise-t-il, conserver ce titre anglais, mais l’éditeur a préféré opter pour une traduction française susceptible de retracer l’esprit original.Néanmoins, je trouvais que le titre de la chanson de Ray Charles, reprise par Joe Cocker que je n’aime pas beaucoup pour ses tendances au spectaculaire, correspondait beaucoup mieux à l’esprit du livre.” Cette chronique, qu’il qualifie de “portrait de moi-même ”, se complète de nombreuses photographies, dont celles des jazzmen Eric Dolphy et John Coltrane, des écrivains Marat.Sade et George Bataille, de Marx, de Nietzche, des Québécois Gaston Miron et Serge Lemoyne, de lui-même .et du peuple.“Ce sont des gens qui m’ont marqué, dit Geoffroy.J’avais besoin de leur réserver une place au sein de cette chronique, de parler de l’être humain.Maigre ce qu’on pourrait penser, il ne s’agit pas d’un livre appartenant à la contre-culture.D’ailleurs, la contre-culture, ou (’underground, n’existe pas dans le monde, mais seulement dans les mots.Il s’agit tout simplement d’une rencontre des produits de diverses cultures ; aujourd’hui, les communications sont telles que toutes les cultures appartiennent au monde entier”.Ni romanesque, ni poétique, ni à tendance contre-culture.“Un verre de bière mon minou” n’existe que dans la mesure où il est lu et vu, avec ses excès et ses mièvreries, ses défauts et ses qualités.C’est ce que vous dirait encore Louis Geoffroy à propos de son dernier ouvrage.D’autres suivront sous peu.aux éditions du Jour ou ailleurs.Les titres sont, pour le moins, “accrocheurs”: “Totem poing fermé” (éditions de l’Hexgone, poésie), “Etre ange étrange” (édition Danielle Laliberté, prose), “Poker”, “Dexédrine Mémorandum” et “Paranoia en FLQ majeur.” L'art de vivre c'est aussi l'art de bien manger *_ ^ _âf%> ^ ?RESTAURANT FRANÇAIS PAR EXCELLENCE Dejeuners d'Hommes d'Affaires 1425, RUE CRESCENT 844-4155 "Distinction de la Bonne Table" par Holiday Magazine Réservez dès maintenant 861-6195 861-6096 A RESTAURANT SOI .jC ¦*' La plus fine cuisine portugaise au Canada SALLES DE RECEPTION Dîners d'hommes d'affaires tous les jours Présente MANUAL AUGUSTO Vedette de radio-télévision-disques arrivant directe ment du Portugal et chan tant tous les soirs le Fado, accompagné par , Frederico Bulhoes et José Marques 1194 rue Peel face au Carré Dominion DISCO-CLUB “O BARRIL" à l'étage inférieur télévision Qnirs de ¦ ffrie ctusiije d'^Henri Bernard.Jour ou soir, une fois par semaine.11 et 12 septembre: leçons d’information (1 ère du cours de base) avec dégustation et livret de recettes.Sur réservation seulement.Date limite d’acceptation d’inscription par téléphone 15 septembre.Brochure gratuite.843-6481 C^B ernarc 2015 RUE DE LA MONTAGNE.SUITE 610.MONTRÉAL 107.permis de culture personnelle du ministère de l'éducation C B F T O 11.00 Appelez-moi Lise.c 9.00 Au secours mon amour c 12.00 Les espions .c 9.30 Toute la ville en parle c 1.30 Téléjournal 10.15 Loto-Perfecta c 9.10 Ouverture et horaire c 10.30 Les nouvelles TVA c 9.15 En mouvement c C F T M £0 11.00 La Normandise c 9.30 Les Cadets de la forêt c 11.30 Sans pantoufles 10.00 Minute Moumoute .c 7.40 Horaire-bienvenue De quoi tu te mêles Damella .10.15 Fablio Le Magicien c 7.45 Bonjour Montréal c (Drame-1961) 10.30 Vers l'an 2000 c 8.45 36-24-36 c 1.00 Le 10 vous informe c 11.(H) Le gourmet farfelu c 9.00 Les bouts d chou c 11.30 Histoires sans paroles 9.30 Pour vous mesdames.c C B M T O 12.00 Lancelot agent secret c 11.00 Les tannants c 12.30 Boubou .c 12.00 Les p'tits bonhommes c 9.53 Weather community announ- 1.30 Téléjournal c 12.15 Ligne ouverte c cements c 1.35 Femme d'aujourd’hui .c 1.15 Ciné-Jeudi: 10.00 Mon ami.c 2.00 Cinéma: "Le feux aux poudres" "Sanctuaire" (Drame-Américain- 10.15 Friendly giant c i Policier- Français-1957) 1960) c 10.30 Mr Dressup.c 4.00 Bobino c 3.00 Adèle 11.00 Sesame street c 4.30 Grujot et Délicat c 3.30 Personnalités c 12.00 Elwood Glover’s luncheon date.c 5.00 Salto Mortals .c 4.00 Patofville .c 1.30 The Real magees c 6.00 Les chevaux du ciel c 4.30 Banana Split c 2.00 The galloping gourmet c 6.30 Actualité 24 c 5.00 Mission impossible c 2.30 Coronation street c 7.30 Les grands films: "Le distrait" 6.00 Madame est servie c 3.00 Take Thirty c (Comédie-Français-1970) .c 7.00 Le 10 vous informe c 3.30 The Edge of Night c 9.30 Le travail à la chaîne c 7.30 Cinéma Kraft: 4.00 Family court c 10.00 Consommateurs avertis c "La mort aux trousses" (Policier 4.30 Drop-In c 10.30 Téléjournal c -Américain-1959) c 5.00 Dress Rehearsal c 11.48 Ciné-Six Treasurer of Sierra Madré (1948) C F C F (D cinema ALOUETTE: Le boxeur chinois" 2.35.6.05, 9.35 et "La loi des gangsters" 1.00, 4.30.8.00 ANJOU: "La mélodie du bonheur" 8.00.ARLEQUIN: L'échange de partenaires" 2.30.6.00.9.30 et "Quand les femmes avaient une queue" 12 35.4.05.7 35 ATWATER: (Cinéma II) "Orange mécanique" 7.00,9.30.ATWATER: (Cinéma I) "The day of the Jackal" 1.30,4 20,7.00.9 30.AVENUE: ••U-Turn" 12.30 .2.10, 3.50.5.30, 7 20 9.15.BEAVER: "The very sensuous wife" 12.00, 2 50, 5 45, 8.45 et "We.a family" 1.25, 4.30, 7.25,10.20.BERRI: "Chacal" 21.10.5.10,8.10.BIJOU: -‘‘Les chats bottés" 1.10, 4.37, 8.04 et “Deux femmes en or" 2.32, 5.59, 9.26.BONAVENTURE: "Midnight plowboy" 12.00 1.30.3.05, 4.40.6.15, 7.50.9.20.CANADIEN: "Soufle de tendresse" 12.10, 3.05.6.00.8.55 et "Ca branle dans les banbous" 1.35, 4.30.7 25.10.00 CAPITOL: "Live and let die" 12.30, 2.45.5.05.7.25.9.45 CHAMPLAIN: "L’apprentie sorcière" 2.05.6.00 , 9.55 et "Le pays sauvage" 12.15, 4.05,8.00.RADIO MONTRIAl LE DEVOIR en collaboration avec LES FILMS MUTUELS et CINEVIDEO vous offrent la chance d'assister gratuitement à la, GRANDE PREMIERE du film DE MERCREDI le 19 SEPTEMRRE au Cinéma LE DAUPHIN Toute ressemblance avec des événements réels ou avec des personnes existantes, ou ayant existé, n'est ni fortuite ni accidentelle.Le film débute le 20 sept aux cinemas LE DAUPHIN Montréal LE DAUPHIN Québec Yves Montana Un tirage au sort sera etfectué pour déterminer les noms des 300 personnes qui assisteront à la Première.UN FILM DE COSTA-GAVRAS écrit par Franco Salinas, musique par Mikis Theodorakis Retournez a Etat de Siège "Les Films Mutuels 225 est, rue Roy Montréal Adresse Téléphone CHATEAU: Voir Electra.CHEVALIER: “Deux amis silencieux" 12.00.3.24, 6.28, 9 52 et "Z comme Zor-ro" 1.30,4.54,8.18.CINEMA 7e ART: "Easy Rider" 6.25, 10.20 et “Enquête sur un citoyen au^ies-sus de tout soupçon' 8.05.CINEMA COTE-DES-NEIGES: (Cinéma I) "Harder day come" 1.00.3.00.5.00, 7 00, 9.00.CINEMA COTE-DES-NEIGES: (Cinéma II) "40 carats" 1.00.3.00, 5.00,7.00,9.00.CINEMA DE PARIS: Tout le monde il est beau tout le monde, il est gentil" 12.00.4.00.6.00.8.00.10.00 CINEMA V: "Cries and whispers" 7.30, 930 CREMAZIE: "Le dernier tango" 7.00.9.15.DAUPHIN: (Salle Renoir) "Elle court, elle court, la banlieue" 7.30, 9.30 (Salle McLaren) “Il était une fois dans l’Ouest" 8.00.ELECTRA: "La gogo girl du Blow-up" 12.30, 4.05 , 7.40 et La fureur de vaincre" 2.15.5.50,9.25 ELYSEE: (Salle Eisenstein) "Le grand blond avec une chaussure noire" 7.30, 9.30, (Salle Resnais) "Liza" 7.30.9.30 FESTIVAL: Voir Cinéma V.FLEUR DE LYS: Voir Cinéma de Paris.IMPERIAL: "Dirty outlaw" 12.45.4 30, 8.15 et "Chineese connection" 2.35, 6.20.10.05 JEAN-TALON: Voir Maisonneuve KENT: "Gaz Lieht" 12.45.4.50, 9.05 et "Randon havest' 2.35.6.50.LOEWS: "Last of Sheila" 11.00, 1.00.3.00.5.00.7.00.9.00.LUCERNE: "Loving m lonng 620 9 40 et “Love by the side door" 8 05.MAISONNEUVE: "Ca branle dans les barn-bouts" 7,10, 10.15 et "Alerte à la drogue MERCIER: ‘‘101 dalmatiens" 2.10, 5.10, 8.10 et "Pas vu.pas pris" .12 40 .3 40.6 40,9 40 MIDI-MINiHT: "Rapport sur la vie sexuelle de la ménagère no 1" 1.10, 4.00 .6.50, 9 40 et "Rapport sur la vie sexuelle de la ménagère no 2" 2.35,5.25,8 15.MONKLAND: "Clockwork orange" 1.15, 5 15.9.30 et “Steelyard blues ' 3.35.7.50 OUTREMONT: "Lord of the Flies 7.00 et "Lady sings the blues" 9.30 PALACE: "Mackintosh man" 1.15, 3.15, 5.15.7.20.9.20 PARISIEN: “Ah, si mon moine voulait ' 12 00, 3.15, 6.35, 9.55 et "Un prêtre à marier" 1.35,4.55,8.15.PAPINEAU: "Les petits anges noirs” 2 10.6.00.9.50 et “La générale” 12 20.4.10, 800.PIERROT: “Kamouraska" 12.20, 2.33, 4 46 Q SQ Q t ?PIGaLlE: Voir Midi-Minuit PLACE DU CANADA: "The hireling' 7 30, 9 30 PLACE VILLE-MARIE: (Petit Cinéma) "Harad experiment" 12.05, 1 45.3 25.5.05,6.55, 9.45 PLACE VILLE-MARIE: (Grand Cinéma) "O Luckey Man" 12.35,3.20.6.10,9 05.PLAZA: Voir Canadien.PUSSYCAT: "Sinthia" 1 40.4.25, 7.15, 10.00 et "Alimony lovers" 12 00, 2.50, Rivoli: ’•Toute la ville danse’ 1.00, 3.00, 6.00.8.30 SAINT-DENIS: ¦ Billy Jack" 12.50, 5 04, 9.18 et “Le reptile" 2.42,6.56 SEVILLE: '“Jésus Christ super star" 12.45,2.55,5.06.9 25 SNOWDON: "I love you Rosa" 1 00.2.40, 4 20.6 05,7.45.9 25.' VAN HORNE: The friends of Eddie Coyle" 1.30.3.30.5.30.7.30.9.30.VERSAILLES: 'Salle bleue) Voir Papineau moine voulait 6.00, 9 30 et "La peur aux tripes" 7.45.VERSAILLES: (Salle vleue) Voir Papineau VERDUN: Voir Mercier VIEUX MONTREAL: STUDIO A: “H Decamerone" 7.00.9 00.STUDIO B: “Teorema" 7.00.9 00 VILLERAY : Voir Champlain WESTMOUNT SQUARE: Blume in Love” 1.00 3.00,5.00.7 00.9 00.YORK: "Last tango in Paris" 12.15, 230.4 45,7.00.9.15.CINEMATHEQUE QUEBECOISE: Relâche pour l’été CONSERVATOIRE D'ART CINEMATOGRAPHIQUE: Relâche That girl.The city a six.Maude.A communiquer.Mary Tyler Moore Show.The Irish rovers.To see ourselves.MS.Encounter.The national.Viewpoint.Montreal tonight.6.30 University of the air c 7.00 Canada A M c 8.30 Romper room c 9.00 Yoga.c 9.30 The trouble with Tracy e 10.00 Eye bet.c 10.30 The community.c 11.00 Hercules 12.00 The Flintstones.c 12.30 Magic Tom.c 1.00 Summer théâtre: "Don't panic chaps" (Comédie-1959).2.00 Somerset.c 3.00 Another world c 3.30 What’s the good word c 4.00 Anything you can do c 4.30 The Flintstones.c 5.00 Truth or Consequences c 5.30 The new beat the clock c 6.00 Pulse.c 7.00 George.c 7.30 The Goodies.c 8.00 Kung Fu .c 9.00 Half the George Kirby comedy hour c Here come the seventies.c Casanova.c The CTV National news.c Pulse.c Loto-Perfecta.c "Mysterious Island" (Science-fiction-1961).c c/lu (Botuniiott SALLE A MANGER BAR TERRASSE 5414 Gatineau Montréal TéL: 733 2125 À Magog, une bonne adresse l'Auberge de L'Étoile Réservations: (819) 843-6521 Près du Mont Orford, face au lac Memphremagog Tous les sports de saison théâtre CASANOUS: (Association espagnole) Relâche pour l'été mais la gang sera Un STUDIO-THEATRE: Relâche THEATRE DE LA MARJOLAINE: Pour 5 sous d'amour" de Carrier-Léveillé-Dubé 21h THEATRE DES MARGUERITES: iTrois-Rivières) "Quadrille" de Sacha Guitry.21h THEATRE DU NOUVEAU MONDE: Joua lez-moi d'amour" et "Manon Last-Call" de J Barbeau, 21h THEATRE SUN VALLEY: (St-Adéle) "Quand le chat n'est pas là" de P Vandenberghe - 21h THEATRE DE QUAT'SOUS: Ecoute ton père quand ta mère te parle 20.30.PLACE DES ARTS SALI.E WILfRll) PELLETIER: Rtlâche THEATRE MALSONNEl'VE: Rolâihe THEATRE PORT ROYAL: Rcllchr \dituLnant u Ouincjuzt LA BONNE CUISINE DE CHEZ-NOUS" Tous les jours de 11 à 1 1 hres Sam.dim.: de 5 à 11 hres 354 OUEST BOUL.ST JOSEPH entre Ave du Parc et Hutchison 272-42 1 1 L’Inédite Vous voulez etre unique .inédite.Devenez une adepte de la mode-boutique chez EATON.A La Diligence, les coordonnés de la rentrée.Cardigan gagnant en pure laine chinée avec effet jacquard, bourgogne ou vert.Tailles: P.M.G.45.00 chemisier cintré en polyester texturisé avec poignet 3 boutons.Blanc, beige.Tailles 8 à 16 21.00 pantalon à jambes droites, en tweed de laine et viscose brun.Tailles 38 à 44 35.00.Achat en personne seulement.EATON Centre-ville (La Diligence, troisième étage) seu lement.Rayon 546.!»,.v r vsævtn 'y mm EATON 14» Le Devoir, jeudi 6 septembre 1 973 ANNONCES CLASSÉES RÉGULIÈRES 844-3361 • Chaque parution coût* SI.SO.maximum 25 mots • Tout mot oddHionn*! coût* O-OS chacun • l’fMur* d* tombé* *>t midi pour I* 1*nd*mom ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR cmmammamKB Avis : Us annoixcurs sont priés de vérifier la première parution de hors onnomes.t*44"aSèSO 1 l« Beveir se read reusable dPaae seale insertion erronée., ^ ,4 Admirai 5 11 11 10*4 103 4 .Air co 8 32 IIH 11V4 11}*.Alcan Al 17 303 34 33H 33V*- 1 4 Aileg Cp 9 23 91* 9'/.94*4- ' Aiig Lud 6 19 24*4 24}* 241*- '/.Aiig Pw 8 31 19*4 19 V* 193/4 4- V* Alin GP 9 1 11’/4 IIV4 11'/4 — '/4 Aiid Ch 11 92 35}* 35'/4 35'/4— 1 '/.Allis Ch 11 55 12 11V* 11*4 — '* A Hess 18 18 33V.33 33V.4- '/.Am Airl .112 11 10V, 10*4- '* A B rod 7 53 347.-34'/, 34*4 4- », ABC 11 ' 186 29*4 29 29 - Am Can 9 38 30’/4 297* SO'i-t- ».Am EIP 9 ; Î71 25Vj 25V.25'/,-f 4* A Home 37 353 43V* 43 43 — 7.Am Hos 42 142 441* 43V* 444*4- v.Am Mot 4 182 744 7'/i .7’/a— '* A Smltr 7 61 204* 20 20’*— V.Am Stand 8 : 293 147* 14'/4 14*4 4- 3* Am TT io : 555 477, 47s* 477* + 4* Ampx Co ii 26 47.4J'4 434.Apache 6 4 12».12s* 12s.4- '* Apeco Cd 14 52 3Va 3H 3'/a.Armco St 6 : 722 19’/4 18'/j 19'*- 1 .Armst Ck 14 112 277, 27 277* 4-1 '/4 Arm RU 5 14 2744 27 27 - Va Atl Rich 21 ; 305 8834 87’/» 88 4- s« Avco Cp 3 15 934 9s* 9s,.Avon Pd 49 158 112’2 111 Ill -2 Babck W 11 58 2444 24', 24', », Bath Ind 5 11 18’-4 18'4 18'4.Baxt La 62 162 543« 53s* 543* V p4 Beckmn 19 5 314-4 3144 • ¦ 3134 * ' 4 Beech A 6 10 13J4 13'2 13'2- 4, B.EL How 9 105 31'4 30', 31'.*- ' * Bendix 8 : *45 34'-* 33V, 33J4 4 ' • Benfl Cp 7 48 30s, 29', 304*- '* Betb Stl 6 103 26''2 26’• 263* 4 ' , Black D SO 36 1234 4 12244 12344 4 1'2 Block HR 11 49 12V* I?’.12'/,- 4* Boeing 9 73 17'4 16', 17'4 4- 1 4 Boise Cas 6 127 13s.134* 13',.Bordn 9 53 22''2 22’, 22' 2 4- 1 4 Borg War 7 22 24 V2 24 v4 243* 4- 1 4 Bnst Mv 20 81 60' 2 59s* 59s,—1 1 Brwn Co 6 26 1144 11’-4 11», 4 4, Brunswk 11 116 25'4 24’, 25 - 1 4 Bucy Er 13 102 327, 323 4 323 4- 3» Budd Co 4 13 13 127, 12',— ' 4 Bulova W 9 215 16J i 15s, 16'/, 4- '2 Burl Ind 10 69 30-4 29s, 29s,4- '4 Burl Nor 9 238 31j4 31’* 31'4 4- '* BurIN of 6 7'/4 71* 7'/4 4- ’ • Burndv i2 47 234 4 224 4 2344 -4' 1'4 Burrghs 43 76 226'/* 225V, 225V2-' IV, Camp SD 12 73 297* 29'/, 297,- ' • Cdn Pac 10 54 167, 16s, 163.4 4- Carr Cp 15 54 23 2234 23 -4 '4 Cart Wa 10 37 10 9’, 97*- Caler Tr 16 135 66 V?66 663*4- V* Celanese 6 131 30'4 30 30'4 4- Cerro Cp 3 26 1344 13', 134*- ' • Cessna 8 37 25'.24-4 24'4 — 3,4 Chmp Int 8 507 19'/2 19 19' 4 — I/4 Choc FN 15 3 5'4 5*4 5' 4 .Chris Craft 51 34 4' , 4 4’,.Chryslr 4 119 2444 24-, 24'4- ' 4 CIT Fin 10 45 44s, 44'4 44'/, 4- 4, Cities Sv 10 219 447, 44 44 — 4, Clorox Co 15 233 20-4 19', 19s,— 4, Cluet Pea 7 38 9 8s, 8’, 4- ' 4 Coca Col 41 97 142 141', 141» , 4 ' 2 Coleco In 14 19 1044 10s* 10s*- ' 4 Colg Pal .5427 281 32', 32 323 4- 4* Coil Aik 8 1 1 114 4 114* 11V2 4- '* Collins R 31 25'4 25V, 25’ ,.* CBS 9 182 31 303 4 3034 4 ' • Col Gas B 24 26 25', 26 • ' • Coml Sol 17 33 19 18s, 1834 Corn Ed 9 168 29' 2 29 29-4 .Com Oil 23 49 10'4 10 10',- ' 4 Con Ed 10 85 21', 2IJ4 2F,^ 1 8 Con Fds 11 65 32'2 31->4 32' , r « Cont Can 8 264 247* .24', 24V,- 1 4 Cont Oil 8 107 31 30s, 30», - 3* Cont Dat 8 248 35V* 34s, 35'44- S 8 Cooper In 10 29 31s, 31 31’2 4- V, CPC Int 9 49 28', 28' 4 284*.Crane Co 5 5 16s, 16’ 2 16s, 4- 1 4 Crw Zell 10 706 33V, 32s, 33 — 4.Culligan 12 29 13’, 133 4 13' , 4 ' 8 Curtiss Wr 25 123 21V, 20''2 21’, • J* Cyprus M 10 21 3544 35', 35’/, -4 4* Recul du dollar canadien Le dollar US a monté de 2-25 hier à Montréal et y a atteint $1.00 17-25.La livre sterling y a baissé de 1 17-20 et fermé a $2.43 2-5.A New York, le dollar canadien a baissé de 2-25 et fermé à $0.99 8-25.La livre sterling y a baissé de 2 3-10 et fermé a $2 411-2.VtntM Haut Bat 1:15 Ch.Dan Riv 7 10 9 84 4 9 + 14 Dart Ind 10 203 27 264 4 26-’.— *1 Deere Co 10 406 55’/, 54 55 _ ' 2 Denn Mf 7 22 24 223* 223,4 — 34 Dexter C 14 6 16'/» 16-4 16» 4 — 1 4 Diam Sh 8 84 19'/» 19 19V, + V, Disney W 52 90 843* 834» 833.— sB Divers In 12 2 2 2 Dow Ch 22 138 56', 56'» 564.Dress In 14 39 45'• 45'4 45».— '• du Pont 15 99 163J 4 163 163s, }» Duo Lt 9 29 22** 22 22 s East Airl 136 8'/» 8'74 84, Eas Kod 35 290 137 V, 136', 136', — V, Elec Assc 12 12 444 44* 4s • — '/.El Pas NG 7 77 IT7.IP* IP.+- 4 Emer El 30 76 46 44'4 44 V4 Esmark 7 71 2544 25'/.254 4 + *4 Ethyl CP 6 14 31 31 31 ExCellO 9 12 16'/.157* IS’, ' .Exxon 10 00 871* 864.864.7, Fairch 19 06 60 58’.59 - Fin Fed 5 17 14 IP.IP* Fi rest on 7 85 21'/« 21V.2 U 4 + Fst Chrt 8 469 17'/.16;.16’, '/» Flintkote 6 39 17 V, 17 V* 17** Fla Pw 10 70 3634 36V, 364.FMC Cp 7 40 17'4 16J.17V4 + ' ¦ Ford M 5 341 5544 55'4 55V* — ’ .Frnkln M 18 x47 17V* 17 17'4 + '» Fruehf 7 35 26'/* 25v* 26'.+ '4 GAC Cp 70 3 3 3 Gen Dyn 7 105 23'/* 23 23 — ’ .Gen Elec 19 394 59'/, 58 H 59 — '» Gn Food 11 141 257* 25s* 254.Gen Mot 7 260 65 64v# 644.— ''4 GPub Ut 8 77 20 197.20 + V.GTel El 10 91 29'/4 29 29'/.Gen Tire • 5 92 19V* 19 19'/.+ v, Ga Pac 13 157 367* 36 V* 36V, — v* Gillette 21 74 60s', 60V* 60».+ '-» Goodrich 5 106 21''4 20V* 21 f 4.Goodvr 8 321 23V* 224.23 + '4 Grace 9 93 23H 22’• 23’.Grand Un 9 107 IIH 103.11>’4 Gt AP 29 12’, 12'/, 12V, — ' * GtW Fin 6 477 20 19’, 194, 4, Gren Giant 8 4 20 194.194.— 1 4 Greyhd 9 104 15 V* 15'.15’.Grolier 6 42 10 94.10 +- ' 4 Gruman 11 11'4 11*4 11'4 Gulf Oil 7 421 2134 21V, 21».' • Gulf Wn 5 26 243 4 24*» 24», — 1 4 Gulton 11 4 5 4'.4’, ' .Harris 1 11 14 29’, 29 29’, ¦f S.Heinz H 15 19 47 46]4 46’.— 4* Helen Crt 4 4 4 4 Harsh Fd ’io 10 14V* 14'/* 14V, + v.Hew Pck 44 85 78V* 77V, 77s/, 7, Hobart M 15 18 29.ku2 29 + V, Homes! k 17 85 44'/, 43'/4 44 V* + 1 Honvwl 24 91 112'/4 111 111V, + V, Househ F 10 132 267* 263* 263» How met 9 4 IP/4 IP* 1334 + V.Hunt Ch 25 9 20'/4 20 20 ICN Phar 16 57 97/* 94/4 9’/» III Cent 5 31 18 17’.18 + V, INA Co 8 31 4 O'/, 40* 40'i V.Inger Rd 14 64 68*4 67 V» 67s* - V4 Inland St 7 35 27*4 27V* 27*» + V, Interco 9 273 37'/* 363/4 36’* V, IBM 31 266 297»/, 295V, 296'/2 3* Int FF 66 23 93 92'/4 93 V4 Int Harv 8 147 337* 33l4 33'/2 _ Int Mine 16 87 34'/4 33'/4 33s* vî Int Multif 8 6 234* 23** 23V* Int Nickl 15 27 32V* 32'/» 324* ' • Int Pao 15 1337 45'/, 45'» 45'» + Int TT 8 502 32s* 32'4 32'4 — '4 Ipco Hsp .12 35 Si* 5'» 5'.', ITE Imp 7 8 17'4 17'/» 17'4 John Man 7 85 20'4 20 20', John Jhn 51 100 1197# 1184* 119' 4 s.Jones Lg 6 10 17 164'.16’, '/• Joy Mfg 22 25 38 37'4 374.Kais Aim 16 179 23'/, 22*.23 + *4 Kayser R 4 4 11V* 11** 11*» + 3* Kellogg 17 41 15 I*’, U’, Kennecot 9 406 31', 31s* 31’, + V, Kerr Mg 29 58 66’ 2 65V, 65', Kimb Clk 14 37 444* 4344 437 , 5, KLM Airl 11 36’4 36'4 36 V.3 4 Kraftco 'ii 157 4344 43' 4 43'4 1 4 Krsge SS 33 165 36'» 36' » 36** + '• Kroehlr 5 6 164» 164» 16’* V.Lea sco 4 128 11V.11'/, 11'/, Leh PC 6 12 14V» 14V.14** + V4 Levi Sir 10 16 25'/4 2444 244/4 »* Lib McN 12 29 5v* 5V, SV, + V.Ligg Mv 9 36 35V.35 35 '* Litton In 9 176 9V* 9V.9V4 V* Lockhd Air 5 123 6V* 6'/» 6V4 Loew Co 6 20 23V* 23V.23V4 '/* LTV Cp 5 233 10'4 10 10 + V, Luken Stl 8 21 21'.21*4 213i Macv RH 8 74 28 v4 27V, 27V, *1 Magnvx 15 123 11}* 10 V, 11V» + 7, Marathn 4 84 14 13'/4 13» 8 + Marathn 0 10 254 34s* 34', 34s, + 4* Marcor 9 35 24V, 24'i 24'.Vi Marin M 6 70 17 16s* 1644 + '¦» Masco Cp 28 18'/, 18-4 18'4 ', Me Don Id 56 97 65 64*» 64s, 1 4 McDn D 7 30 23’* 23'4 23'4 3.4 Mc G Ed 9 474 26 25 V» 25s, McGr H 9 25 91* 9'4 94» + V.Merck 36 513 80'4 79V, 79’.MOM 17 3 16’4 16s» 16s* 1.Midi Ros 9 13 13'.13^» IP, ' • Minn MM 34 222 84.4 Owen Cn 13 114 4CP» 40'.* 40' *- '» Supr Oil 65 30 213 213 213 Pac GsE 8 286 25’, 25’4 25’» + v.Tandy Cp 11 85 20', 19', 20V, f 44 Pan Air .144 6V, 6' 4 6 V»— ’» Tektrr.x 21 29 42-7 41', 42 f V, Penn Cen .17 2 1'» 2 + V, Teidvn 6 65 13’a 13s, 135»- V* Penney 25 88 777» 76'/, 76»»— 4» Telex Co .36 3 2’a 3 Pennzoil 9 160 19V* 19'» 19’*+ V* Tenneco 8 82 21-, 214, 21'» f '» Peosi C 1.2025 33 8V 2 BO1.80s,— »» Texaco 7 631 29s» 29'.29Vi- 3* Pfizer 28 145 454.45'i 4544 + >4 Texas Gif 17 38 24' 8 23’, 24 - ! a Phelp D 10 67 477/8 47V, 47'/,+ '/4 Textron 8 292 22', 211, 213i ,Phil Mor 21 499 1134.108 108 —7 Thiokol 6 32 13', 13 13 -F '.Phil Pet 25 274 55V* 547* 55}»+ Va Time In 9 162 38' 4 36'» 38 f 2'.Pitney B 10 126 11V, 11}* 11V*— », Timkn 7 11 34'i 34 34'i + *» Pittston 17 316 23 22 22+4 + 1’, TonkaCo 9 x 1 17 V, 17 V, 17'/,— ' a Polaroid 81 145 115»/4 113V» 1147»— 3, Tool Rsh 13 45 24 23V* 23'/,- ' » Prct Gm 27 109 100'.4 99 99'/,— ', TW Air 5 68 20Ji 20'» 20'»- 3» Pullman 12 20 70 69V, 69V,— ' , Transm 9 115 12 V* 12'» 12V«— '4 Ralston P 19 34 417» 41'/» 41'/,— 3, Trnscon 7 4 8', 8’, 8’8+ V» Raythen 9 14 25’, 25 25 — >4 Tri Con .30 28 27s* 27s.- 'i RCA 10 195 233.23'-» 233i+ V, TRW In 9 152 25 243.25 + '.Reich Ch 6 14 94» 9’4 94» Twen Ce 8 17 8*» 8' a 8'/.— '4 Rep Stl 5 19 22*» 22'» 224,+ UAL Inc 11 102 19V» 18V» 19 + V.Retail Crd 8 5 22'» 224» 22’,— 3, Un Carb 9 416 38'., 38 38'i+ J4 Revere C 23 7'.7' 8 7',+ '» UnO Cal 8 81 36 V* 35*, 35s.- '4 Rexnrd 8 12 18', IZ’a 18',+ '.Un Pacif 11 245 63'/, 62 62 + * 8 Rev Met 32 310 I?’, 16’» 174»+ » 4 Unit Air 5 52 27V, 27 27 — '4 Rich Mrl 18 37 63'4 63L, 6334— UnFin Cal 5 57 8s, 8'i 8s.- ' a Rockwil 7 40 283a 28'• 28*»+ Un Nuclr .37 9' 4 8V, 9 + '» Ronson 14 54 7 6’.7 .US Gyps 7 44 204 4 20'/4 20'/,— '4 RC Cola 16 43 26’a 26 26 US Steel 7 65 29s» 294, 29V,- ' .Royl D 12 112 43' ?43 43 - '4 Univ Oil 14 21 19V, 19', 19**+ '.Safeway 4 Sears R 22 84 97'4 96' 2 964.— J4 Wt.ee 1 Pitt 5 23 13 12s, 12s, — 4, Shell Oil 11 33 53'2 53'4 53' 2+ Wt.it Con 5 14 12s* 12s, 12s.f Vi Signal C 9 79 21 204 4 204.— ' a White Mt 9 32 H’4 11'» 11',+ '» Simmn 7 160 16 15' 4 1570 - ' 2 Wmbago 7 116 S’* 5' 8 5'4 Singr Co 9 68 5?51'4 51'4 - Wolwth 7 88 23 22s.2234— >4 Skil Corp 8 6 19* 19 s, 19', Xerox Co 43 272 154 152 1524/4 4 4 Smith AO 5 !4 15 15', 15s,+ 18 Yng St Dr 9 7 12’» 12'» 12', f Smith KF 14 3?51 50', 50' »—V s Zenith R 11 87 354» 34ss 34s, - s« South Co 8 265 17 , 17' , 17'’, *- 's Zurn Ind 14 30 15 14*8 1434 L'indice Dow Jones Ouv.Haut Bas Clôt.Chang.Indust.896.37 903.52 887.94 988.08 + 3.69 Trans.161.56 163.46 159.97 162.33 + 1.00 Ser.publ.96.53 97.52 95.73 97.04 + 0.93 Ens.271.51 274.00 268.98 272.54 + 1.48 Comment savoir ce que chaque véhicule de votre parc vous coûte, chaque mois.Louez votre parc automobile chez Hillcrest et vous obtiendrez un relevé mensuel, établi par ordinateur, des frais pour chaque véhicule.Pour savoir où vous en êtes — téléphonez à Hillcrest au (514)336-5010 #HillvrvHt lifnvra! Lpatting iJmilvd 1405, boul.Pitfield, St Laurent.P.Q.MAUFAX .MONCTON .MONTREAL .WINDSOR .WlNNlRfG .CALGARY .IDMONTON .VANCOUVCR montréal OBLIGATIONS D’EPARGNE DU CANADA Prix mixtes Les prix étaient en général mixtes hier à la Bourse de Montréal et factivité n’était pas considérable sur ce marché Le virement combiné de la Bourse de Montréal et de la Bourse Canadienne se situe à 916,400 actions, au regard de 1,050,600 actions mardi.Les pertes l’ont emporté sur les gains par 128 contre 82 alors que 77 valeurs demeuraient inchangées.Alcan Aluminum, dont 65,830 actions sont négociées, est le titre industriel le plus actif et sa cote baisse de 1-8 et ferme à $33 3-4.Cuvier Mines, dont 27,600 actions sont transigées.est le titre minier le plus actif et sa cote perd 10 cents et tombe à $3.10.Domtar Packaging Ltd., filiale de Domtar Ltd., de Montréal, projette de consacrer une somme de $4,744,000 à l'amélioration de sa fabrique de cartonnages à Red Rock, Ont.Domtar reste stationnaire a la Bourse de Montréal.Sa cote y est de $221-2.Cominco Ltd, en baisse de 1-8 et au niveau de $31 7-8, rapporte que son exploration minière est fructueuse dans les Territoires du Nord-Ouest.Monenco Ltd., de Montréal, en hause de 1-4 et au niveau de $10 1-4, rapporte un bénéfice net de $800,000-55 cents l'action-pour les six premiers mois de l’année, au regard de $578,00040 cents l’adion-pour la période correspondante l’an dernier.A la Bourse de Montréal, Texaco Canada fléchit de 2 14 et ferme à $63 1-4, Gulf Oil Canada, de 1 5-8 et ferme à $36 1-2, Rio Algom Mines, de 1 1-2 et ferme à $27, Imperial Oil, de 1 3-8 et ferme à $43 7-8, Hysky Oil, de 1 14 et ferme à $24 34, Asbestos Corp., de 1-2 et ferme à $14 34 et Aquitaine, de 1-2 et ferme à $23.Parmi les gagnants à la Bourse de Montréal, on note Interprovincial Pipe Line à $23 7-8, un gain de 34, Great Lakes Paper à $25.un gain de 3-8, Consolidated Bathurst à $26.un gain de 5-8, Abitibi Paper à $12 5-8.un gain de 3-8, International Nickel à $32 7-8, un gain de 3-8 et Moore Corp.à $48 34, un gain de 3-8.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE S Maurice Arbour Derek Hannaford La Banque du Canada est heureuse d'annoncer la nomination de MM.Maurice Arbour et Derek Hannaford à la direction de l'Organisation de l'Epargne-Salaire pour la campagne des Obligations d’Epargne du Canada 1973-74.Messieurs Arbour et Hannaford présidaient aujourd'hui au lancement de la campagne.Sous leur direction.24 organisateurs seront à la disposition des employeurs à travers la province afin de les aider à instaurer le Mode d’Epargne sur le Salaire dans leurs entreprises.L’an dernier.plus de 125.000 employés dans quelque 1.500 entreprises ont participé à ce mode d’épargne, économisant plus de $70.000.000 grâce à des déductions sur leur salaire.Polcon Proflex Reprox Sensor SoarCao Val Mr A AbiTiD ASD Abit Cop Acroll Ltd AIS 100 175 175 175 1460 160 140 140 600 365 3 80 3 80 • 1000 120 12 120 1500 61 60 61 500 250 250 250 Mines et pétroles 500 1 34 1 25 1000 13 5000 60 Ventes Haut Bat 2:30 Ch.Abitibi 20723 Alta Gas T 1000 Alcan 54085 Algoma St Aquitaine Argus C pr Asbestos Bank Mtl Bank NS Bang ÇN Bell Canad BM RT w Bombrder BP Can Brascan BC Forest Brinco Cablecast Campeau Can Cem L Cdrv Brew C Cel C Hydro C Im CIL C Int Pw Cl Pow pr C Javln C Marconi CPI pr CP Inve w Cdn Tire A Canron CPLtd Celanese Cent Dyn Chrysler.Cominco Con Bath 700 400 300 2400 1990 5505 2990 2208 19800 300 3625 2620 1200 5135 100 200 200 850 2000 200 1240 200 100 100 5500 4300 625 1600 230 400 6435 400 500 670 425 4800 C Bath 68 w 100 Cons Gas Corpéx-Crain" RL Denison DlsU Seaq Dôme Pete D Bridge Dota sc p D.fexfle Domtar Donohue Du ’Poht Dup'uis A Ea Svqs Gemtar L 3L Paper Gulf Cen Hawker S HolHnqer Home A Huds Bav HB Oil Gas 1000 305 400 210 470 845 200 1500 6100 4400 500 250 ./2 12 Va 12 Va + Va SI 2 Va 12 Va 12 Va S34 33Va 34 + Ve $18 Va 18 Va 18 Va + Ve $23Ve 23 23 - Va SI2Va 12Va 12Va - Va SI5 143/a Wà—Va S183 18 V8 183.4 $35 347/e 35 S17!ft 17 Va 175/a $41 407/e 41 + Ve 305 290 200 -25 375 370 370 -10 SI 61 b 153i 153'4— S'a $175* 171/2 173* + V'g $19 18 Va 19 + Va $5Va 5Va 5Va — le $5 5 5 S8 8 8 - ’'4 $14Va 14'a 14’a -V la 445 440 440 —10 $558 5Va S»'a + V4 $7 Va 7 Va 7 Va — Va $303 4 30v* 3034 $15Va 15Va 151a °û Va $12 12 12 $13 13 13 + Va $123/a 12 12 395 390 390 -10 $30Va 30Va 30Va - Va 240 230 235 -5 $50 493 i 497/a + Va $20 20 20 + Va $163* 16Va 16V* 460 460 460 -5 170 1 70 170 4-5 $243/a 24’/* 24Va - Va $313,4 31 Va 31 Va — Va $263* 25Va 26Ve 4- 3/a $13 13 13 4- Va $15’a 15’* 15’*-Va $8 Va 8 8 Va 4- Va $10 Va 10 Va 10 Va $381* 38’s 38’e 4- ’a $41 Va 4P a 413*—’* $347* 34’/a 347/9 — 5* S39 39 39 -F ’'a $28 28 28 $9 87a 87* S'l?’/a 2?’4 ?2>4-’4 $10 10 10 4- 3 § $29’ a 29’ a 29’ 8 — Va $6’4 6V4 6V4 $1734 I734 1734 4- ’4 IAC ' 1400 Imq Ojh .17774 Imeseq Ltd Int Nickel HJ Int Intpr Pipe Inv Grb A Inv Grp 5 p Ivaco.Keen Labatt or La Vrdy a Lob Co A Lonistec C MB Ltd Maislin March Un Maritime -Mass Fer Melchers Mercantl Micrsyst Molson A Monenco Moore Mor^e A Multi Ac Mürnhy N Sea Pr NB Tel Noran a Nor rtl G Pac Pete Pancan Pan Ocean Pow Corp 300 2725 1000 6169 500 200 1900 1600 125 400 500 100 2250 roo 100 1R0 10475 400 860 625 6240 100 100 onn 800 ion 350 900 4175 160 1390 26PO0 4433 9900 Haut Bas 2:30 Ch.Ajax Min 3000 Amaq BB 5000 $17 1634 17 Am Eagle 3000 $44'i 43’4 44'i —' 1 Amos 500 $30’i 30 30’i — 1 » Arno 2500 $32’•» 3?’i 32 V» Atl Tung 2000 $253b 25’i 253* + 7e Basic Res 700 $2334 233 8 2334 + 3» Baker Tic 2000 $9’/4 9’i 9'i + 'a Beaver 10500 S P’4 19'4 191 4 _ \i Bellechs 7000 $117» 113i ira Bison Pet 100 $13 13 13 + ' » Cabot 8000 $26 26 26 — 7» Oliper Dev 2000 SA P 8 Cdn Mag 500 $5*4 55* 53.+ 'e Chibex 500 13 56 75 95 18 17 6 6 ’8 77 7 Va V 2 5 5 14 14 125 13 60 95 17 6 77 71 : 5 14 41 41 4-5 -20 -5 -13 -5 —5 4-1 -f-2 4-1 4-15 495 495 495 —5 Chib Cop $3234 323* 3534 + 3e Com N * R Va 812 8 Va Con Quest 220 220 290 +45 C Daer SI fl Va 18 Va 18’2 — «* Con Dev 23 23’ a + 1 * Cons lmp ' C Tch $23’ ': WÊ *.
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