Le devoir, 11 octobre 1973, jeudi 11 octobre 1973
la météo Généralement ensoleillé.Maximum de 65 à 70.Aperçu pour vendredi: beau et chaud.Office férial LE DEVOIR Pékin réserve à M.Trudeau un accueil des plus chaleureux page 13 Fais ce que dois VOL.LXIV - No 234 Montréal, jeudi 1 1 octobre 1 973 15 CENTS (Bas-du-FleuveetGaspésie: 20CENTS) $10,000 d'amende pour fraude fiscale Le vice-président Agnew démissionne WASHINGTON (d'apres AF et TAFF) — Le vice-président des Etats-Unis, M.Spiro Agnew, a démissionné de son poste hier après-midi.Vingt minutes plus tard, il refusait de contester devant un tribunal de Baltimore une accusation de fraude fiscale portée contre lui, et le juge Walter Hoffman, après avoir décidé que ce plaidoyer équivalait à un aveu de culpabilité, le condamnait à $10,000 d amende et à trois ans de liberté surveillée.Ce coup de tonnerre a été provoqué dans la capitale américaine par la secrétaire en larmes de M.Agnew, à laquelle un journaliste demandait au cours d'une vérification de routine s’il était possible qu’on ait signalé la présence du vice-président à la cour de Baltimore.En annonçant, en fin d’après-midi, que Agnew a bénéficié d'un compromis WASHINGTON (d’après TAFF et AF — La démission et la condamnation du vice-président Spiro Agnew résultent d’un compromis caractéristique de la justice américaine.Au moment de la comparution |: devant le tribunal de Baltimore de M.Agnew, qui s'était taillé une reputation d’intraitable défenseur de ‘ la loi et de Tordre”, le secrétaire à la I Justice, M.Elliot Richardson, a en effet rendu public un document de quarante pages soulignant que l’accusation de fraude fiscale était loin d etre la seule qui figurait sur le dossier du vice-president meme si c est la seule qu'on a retenu contre lui.M.Richardson a precise que Outrage au tribunal?Tenquete a permis d’établir que M.Agnew avait non seulement reçu, mais sollicité des versements en espèces de la part d'entrepreneurs de travaux publics du Maryland en échange de l’attribution à ces sociétés d’intéressants contrats pour le compte de cet Etat.Ces versements, selon Tenquète, ont été faits dès le début des années soixante, alors que M.Agnew était chef de l’executif du comté de Baltimore, jusqu’en 1972, alors qu'il était déjà depuis quatre ans vice-président, après avoir été gouverneur du Maryland.M.Agnew.tout en reconnaissant avoir perçu des versements, a souligne qu'il s'agissait d’une "pratique de Voir page 6 : Un compromis 1?1 Bourassa comparaîtra mardi devant la Cour par Guy Deshaies Le juge en chef de la Cour supérieure du Québec, M.Jules Deschenes, a émis une ordonnance, hier, enjoignant le premier ministre et chef du Farti libéral, M.Robert Bourassa, de comparaitre en Cour supérieure mardi prochain ou il fera l’objet d’une plainte pour outrage au tribunal logee par les Indiens de la baie James.L'avocat des Indiens, Me James O’Reilly, tentera de démontrer mardi que le livre publié par M.Bourassa au sujet de la baie James constitue un outrage au tribunal puisqu’il est de nature à influencer le jugement du juge qui est saisi d'une requête en injonction contre le gouvernement du Québec et la Société de développement de la baie James.On sait que le juge Albert Malouf n’a pas encore rendu jugement dans cette requête en injonction présentée par les Indiens et ces derniers estiment que l'ouvrage de M.Bourassa constituait un outrage au tribunal.Le juge Jules Deschenes a reconnu que le livre, publié ces jours derniers en français et en anglais, pouvait constituer à sa face même un outrage et c’est pourquoi il a émis l’ordonnance qui n’est nulle autre chose que la permission de faire entendre une preuve d’outrage au tribunal.Normalement l’intimé devrait être present en cour mardi mais il semble qu'avec le consentement de Me O’Reilly, il pourrait se faire représenter par avocat puisqu'il n'est pas encore accusé d’outrage au tribunal.M.Bourassa devra toutefois, à l'encontre de la preuve qu’entend faire Me O’Reilly, faire valoir les arguments qui à son point de vue militent en sa faveur et font que le document qu’il a publie n’est pas un outrage.Dans ce genre de cause les deux arguments fondamentaux sont généralement que la publication, le livre ou l’écrit ne reproduit que des faits de notoriété publique et que, deuxièmement, il est Voir page 6 : Robert Bourassa au gré du temps Au courant Dans son dernier ouvrage très remarqué consacré aux beautés multiples de la baie James, le célèbre écrivain régionaliste Robert Bourassa (dont le passe-temps favori consiste à vouloir présider des gouvernements) présente une thèse bien intéressante.L'Amérique du Nord, dit-il, prise à la gorge par une forte carence d'énergie a besoin du Québec, château d'eau du continent pour le fournir en kilowatts et sauvegarder ses in-dustries.Voilà donc une nouvelle dimension de la mission historique du Québécois; après avoir longtemps été le porteur d’eau de l’anglo-saxon, il est élevé à la dignité de fournisseur de courant.Le transporteur de liquide devient bon conducteur.En somme, une nouvelle façon d’être Hydro-Québécois.Louis-Martin TARD le président Nixon venait d’accepter la démission de M.Agnew, la Maison-Blanche a déclaré qu’il ne lui avait pas encore choisi de successeur.Dans une déclaration lue par son porte-parole, M.Ronald Ziegler, le président Nixon a demandé au peuple américain de faire preuve de compréhension et de sympathie envers M.Agnew.M.Nixon précise ensuite que c’est avec le sentiment d’une “profonde perte personnelle” qu’il a accepté la décision de M.Agnew, ajoutant qu’il le respectait pour avoir fait passer Tintérët de la nation avant son intérêt personnel.Lisant son plaidoyer sur une feuille qu’il tenait d’une main tremblante, le vice-président a annoncé au juge Hoffman, qui instruisait son cas avec l’aide d’un grand jury depuis quelques semaines, sa décision d’abandonner son poste et de ne pas contester l’accusation de fraude fiscale portée contre lui par l’administration fédérale.“Je crois, a ajouté M.Agnew, que Tintérët public exige un règlement rapide des problèmes auxquels je fais face.” M.Agnew a ensuite expliqué que selon ses avocats, la bataille juridique ou’il lui faudrait mener pour contester les accusations de fraude fiscale, d’extorsion, de pots-de-vin et de complot que le grand jury aurait pu porter contre lui, aurait duré des années.Et cela, a-t-il ajouté, aurait détourné l’attention du public des autres problèmes de TEtat au “détriment de l’intérêt de notre pays”.C’est à la suite d’un compromis que le département de la justice n’a retenu contre M.Agnew qu’une accusation de fraude fiscale, moyennant un plaidoyer immédiat de culpabilité.Le secrétaire a la Justice, M.Elliott Richardson, qui assistait aussi à la comparution de M.Agnew, a par ailleurs révélé un document de 40 pages qui fait état des preuves accumulées jusqu’à présent, établissant ainsi notamment que M.Agnew avait accepte des pots-de-vin jusqu en 1971 alors qu’il était vice-président et ce, des memes entreprises qui lui avaient donné des pots-de-vin dans les années soixante, alors qu’il était gouverneur du Maryland.M.Agnew devait toutefois affirmer que le paiement de ces sommes n’avait jamais influencé ses décisions d’homme public.“Mon accejRation de ces contributions s'inscrivait dans le cadre d’une longue tradition de contributions électorales au niveau de TEtat” et, concluait-il "a aucun moment, je ne me suis enrichi aux dépens de Tintérèt public”.Le secrétaire à la Justice, M.Richardson, devait souligner de son côté que le compromis arrêté avec M.Agnew était honorable pour le peuple américain.11 a ensuite déclaré au juge que le compromis comprenait un appel à la clemence.Le vice-président risquait un maximum de $10,000 — ce qu’il s’est vu infliger — et un emprisonnement, ce que le compromis lui a évité.Le juge Hoffman a dit qu’il avait l’habitude dans de pareils cas d’infliger l’amende maximum ainsi que de deux à trois mois de prison.“Malgré Tappel pressant à la clémence du procureur général, je serais porté a infliger une peine semblable.Cependant, je demeure persuadé que les intérêts nationaux impliqués dans cette affaire sont si importants et complexes que les fins de la justice seront mieux servies en faisant une exception à la règle générale ”.L’amende infligée à M.Agnew doit être payée dans les 30 prochains jours.La démission de M.Agnew est la première suscitée par une poursuite judiciaire mais c’est la deuxième fois qu’un vice-président américain démissionné de son poste.La première fois, en 1832, John Calhoun avait remis sa démission pour être sénateur de TEtat de Caroline du Sud.Sept vice-présidents sont morts durant leur mandat.Voir page 6 : Agnew démissionne Spiro Agnew à sa sortie de la Cour fédérale de Baltimore.Objectifs économiques frappés en Syrie (Téléphoto AP) Israël reprend le Golan et l'Egypte tient le canal d'après l'AFP, AP et Reuter La quatrième guerre israélo-arabe a connu hier une escalade dans la violence avec des raids israéliens contre des “objectifs économiques en Syrie et en Egypte.Faralielement, un pont aérien était instauré par l’Union soviétique en vue de Les radiations remplacer le matériel perdu par les Egyptiens et les Syriens, alors que Washington était soumis à forte pression en vue d’aider plus efficacement les Israéliens (voir page 8).Sur le plan des opérations, l’Egypte semble avoir consolidé ses positions sur Plaintes de parjure contre ceux qui vont "à la pêche "?Les organisateurs libéraux de la région de Montréal songent à porter des plaintes de parjure contre certaines personnes qui multiplient, depuis lundi, les demandes de radiation dans divers bureaux de dépôt.Durant les seules journées de lundi et mardi, il y a eu ainsi 2,500 demandes de radiation la plupart du temps contre des personnes au nom étranger inscrites sur les listes électorales.Les libéraux n accusent aucun parti en particulier pour le moment mais dénoncent une tactique évidente qui consiste à demander la radiation des personnes dont les noms ont une consonnance étrangère.Four faire une telle demande, celui qui veut radier quelqu’un doit affirmer sous serment, selon la formule 18 prévue à l’article 92 paragraphe 2 de la loi electorate, que la personne qu’il désire faire radier n’a pas la qualité d’électeur.Or, selon les stratèges libéraux, des jeunes gens surtout se spécialisent depuis lundi dans ce genre de demandes et ils affirment carrément sous serment que les gens aux noms étrangers qui figurent sur les listes n’ont pas la qualité d’électeurs.Voir page 6 : Les radiations Ottawa débloque son budget de Défense nationale OTTAWA (FC) - Les budgets de la Défense nationale, bloqués depuis plusieurs années, progresseront à un rythme de sept pour cent par an au cours des prochaines cinq années, afin de permettre de mettre en place un programme de modernisation et de renouvellement.1 e ministre de la Défense, M.James Richardson, a précisé que le budget de $2,143 millions de 1973-1974, passera progressivement a quelque $3 milliards d’ici cinq ans.Cette augmentation annuelle permettra d’accroitre les dèoenses en capital, surtout en ce qui regarde l’acquisition de l’equipement.Ainsi, au terme du programme de modernisation et de renouvellement, les pourcentages consacrés à l’achat de nouveau matériel passeront de 11 pour cent a 20 pour cent.Les effectifs des forces canadiennes seront maintenues a peu près au niveau actuel, soit quelque 82,000 soldats.Far contre, certains changements seront apportes pour réaliser des économies, pourvoir au relèvement des salaires et maintenir la contribution militaire canadienne au sein de TOTAN.Ainsi, d’ici un an, les stations de radar de defense aérienne de Foymount, Armstrong et Rarnore, en Ontario, seront fermées; quelque 38 appareils CF-100, vieux de 20 ans, seront retirés de l’équipement des forces armées d’ici deux ans; les vieux navires St-Laurent, Chaudière Columbia et Ste-Croix seront loués ou vendus; le matériel ASM de la flotte d’avions Tracker, qui compte 33 appareils, sera retiré, en plus de réduire la flotte elle-même à 16 appareils en 1974; le sous-marin d’instruction HMCS Rainbow, qui a 29 ans, sera retiré du service et, enfin, le budget alloué aux mesures civiles d’urgence sera réduit de moitié.Selon M.Richardson, ce dernier programme, mis sur pied au temps où Ton craignait les bombardements nucléaires, servait uniquement à aider les personnes affectées par des désastres naturels.Or, selon lui, c’est là une juridiction provinciale et le budget de $3 millions sera coupé cfe moitié.Bon nombre d’employés civils seront ainsi mis à pied, mais M.Richardson n’a pu donner de statistiques exactes quant au nombre de personnes affectées.Pour demeurer aussi efficaces qu’elles le sont actuellement, le ministre de la Défense a déclaré que: — La base des forces canadiennes de St-Jean sera agrandie, le bâtiment des sciences et du genie parachevé au Royal Military College de Kingston, et une nouvelle bibliothèque sera construite au collège militaire de Victoria; — Un programme de modernisation des logements familiaux dans les diverses Les prix augmentent mais plus lentement OTTAWA (PC) — Le mouvement de hausse des prix, le plus important depuis la guerre de Corée, s’est poursuivi au cours du mois de septembre mais à un rythme plus modéré.Statistique Canada rapporte, en effet, que l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0.6 pour cent au cours du mois de septembre au Canada.En effet, par rapport a l’indice de 100 de 1961, l’indice est passé de 153.0 à 153.9 et tous les éléments principaux, et au premier chef, les aliments (0.9), ont enregistré des augmentations.Cette nouvelle augmentation porte à 8.5 pour cent l’augmentation du coût de la vie au cours des derniers 12 mois, soit de septembre 1972 à septembre 1973.Farmi les éléments autres que les aliments, l’indice de l’habillement a grimpé de 0.8 pour cent, celui des transports, de 0.6 pour cent et celui de l’habitation de 0.5 pour cent.Les indices de l’hygiène et des soins personnels ainsi que ceux des loisirs, de la formation et de la lecture ont tous augmenté de 0.2 pour cent, tandis que celui des tabacs et alcools a avancé de 0.1 pour cent.L’indice des aliments en général demeure le plus inquiétant de tous, car au cours des derniers 12 mois, il a monté de 16 pour cent.Les prix des aliments consommés à la maison est monté de 16.1 pour cent et celui des repas pris à l’extérieur de 15.3 pour cent.Statistique Canada rapporte qu’au cours du mois de septembre le prix des aliments est passé de 168.7 à 170.2, soit une hausse de 0.9 pour cent, attribuable principalement à une hausse de 3.1 pour cent des prix des repas pris à l’extérieur.Quant aux aliments consommés à la maison, leur prix a grimpe de 0.5 pour cent, malgré des baisses saisonnières sensibles pour les prix des fruits frais.L’impact de la hausse du prix du blé Voir page 6 : Let prix bases et stations canadiennes sera mis sur pied; — Il y aura : construction et amélioration du quartier général du commandement maritime et de l’arsenal de Halifax; agrandissement de l’école des armes de combat à Gagetown, au Nouveau-Brunswick; construction d’une nouvelle école d’officiers à Chilliwack, en Colombie-Britannique, ainsi que modernisation des installations des terrains d’aviation partout au Canada.En ce qui touche le remplacement des avions Argus, pour la défense du Nord, les contrats n’ont pas encore été signés, a révélé M.Richardson, de sorte que le nouveau budget de la Défense ne les inclut pas.Il en est de même pour les chars de combat.En plus des modernisations annoncées, les Forces armées canadiennes, selon le ministre, entendent automatiser le réseau de communication de la défense Programme Samson, se pourvoir d’un système de missiles d’auto-défense sol-air pour les forces armées stationnées en Europe, acheter huit hélicoptères moyens de transports Boeing Vertol Chinook pour les forces terrestres du commandement de la Force mobile et de nouveaux camions.Alors que les économies devraient atteindre quelque $40 millions, les augmen- Voir page 6 : Délente nationale la rive-est du canal de Suez où se trouvent plus de 50,000 hommes.Hier soir, Tel Aviv faisait état de l’avance d’une colonne blindée à Kantara, sur le canal, seul progrès israélien enregistré dans le secteur depuis le déclenchement de la guerre, le 6 octobre.De Taveu même des Israéliens, leurs forces “contiennent” les Egyptiens qui ont sans cesse progressé depuis le debut des hostilités.Il semble que l’état major israélien — qui a rappelé ses anciens généraux pour des “missions spéciales” — ait donné priorité au front syrien, plus proche de ses agglomérations urbaines.Précisément, selon des rapports israéliens, les Syriens auraient été hier soir refoulés derrière les lignes du cessez-le-feu de 1967.La journée de combats acharnés dans ce secteur aurait marqué un point tournant de la guerre et c’est ainsi qu’à la b.-lévision israélienne Mme Golda Meir, premier ministre d’Israël, annonçait la reprise du plateau du Golan et des operations plus en avant en territoire syrien, (voir aussi pages 8 et 9).C’est également ce que déclarait le général Herzog, précisant que les “Arabes ont raté l’occasion” et que “toutes les options étaient permises” maintenant à l’armée israélienne.Madame Meir a annoncé hier soir aux Israéliens que les habitants des kib-boutzin regagnent leurs foyers dans la région du Golan, Puis elle a dressé un acte d’accusation contre l’URSS.“Je voudrais que vous sachiez contre qui nous luttons.Depuis la Guerre de Six jours, une superpuissance, l’URSS, a décidé de renforcer l’ennemi, lui envoie des quantités terrifiantes d’armement qui dépassent même ses possibilités d’intégration”, a-t-elle dit.“Nous avons des raisons de croire que ces armes ne cessent d’affluer vers la Syrie en particulier”, a ajouté le chef du gouvernement.Parlant des objectifs d’Israël, Mme Meir a déclaré: “nous voulons certes la paix, mais auparavant nous voulons frapper l’ennemi aussi durement que possible, passer les lignes du cessez-le-feu et le poursuivre jusqu'au moment où Voir page 6 : Israel-Egypte Rosé d’Anjou Royal de Neuville IVÆant.mSiode Champenoise.r 2 • Le Devoir, jeudi 1 1 octobre 1 973 IP* les élections du 29 octobre par Pierre O'Neill La tournée des chefs Le premier ministre, M.|| BOUKASSA, vaquera pour une troisième journée consécutive aux affaires de l’Etat.A ses bureaux du Parlement a Québec, il respectera I certains engagements privés et se i prêtera a l’enregistrement de quelques emissions de radio et de télévision.Il reprend demain sa campagne en se rendant dans les comtés de Gatineau et Argenteuil.Le chef de l’Union nationale, Me Gabriel LOUBIER, passe la journée dans la région de la Mauricie.Ce matin à Grand Mère, il rencontre la presse II régionale puis s’entretient avec les candidats et organisateurs des comtés de Laviolette et Saint-Maurice.11 participe en soirée à une assemblée publique en la salle de la Légion canadienne à Shawinigan.Le président du Parti québécois, M.René LEVESQUE, poursuit aujourd’hui la visite des foyers de son comté de Dorion.Demain, il se rendra dans les comtés de Verchères et Richelieu.Le chef du parti créditiste, M.Yvon DUPUIS, tiendra en soirée des assemblées publiques à Baie-Comeau puis a La Malbaie.Des sondages favorables aux libéraux s’amuser avec l’argent des Québécois.Il affirme qu’un tel “exercice de fiction administrative” aurait dü provoquer une réaction unanime de mépris.Il ne comprend d’ailleurs pas pourquoi le ministre des Finances s’est arrêté â faire l’analyse du budget de l’indépendance.C’est demain que le premier ministre Bou-rassa doit fournir un commentaire détaillé sur le budget du PQ.Le survenant A chaque campagne électorale, des citoyens se forcent les méninges pour trouver la formule la plus originale qui les distinguera des traditionnels concurrents politiques.C’est ce qui fait que l’on se retrouve avec des créditistes “électriques”, des candidats “marxistes” et des “gaullistes ”.Pour d’autres, c’est plus facile; l'originalité vient de l’heredite.Reste toujours le risque de se prendre pour un autre.C’est ce qui menace le candidat du Parti québécois dans le comté de Notre-Dame-de-Grâce, M.Georges-Etienne Cartier.Premier ministre du temps de Sir Macdonald, son ancêtre a joué un rôle important dans la fondation de la Confédération canadienne.Mais le Georges-Etienne Cartier québécois a pris ses précautions.Il est médecin-psychiatre à l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu.Le Centre de recherches sur l’opinion publique (CROP) a observé dans les recents sondages réalisés auprès de l’électorat québécois “une légère tendance” à favoriser les libéraux et sous-estimer les | creditistes.Le président de l'entreprise, M.Yvan Corbeil, a ! précisé hier au DEVOIR que les spécialistes de CROP songent à introduire prochainement des facteurs correctifs.En ce qui regarde le parti .au pouvoir, M.Corbeil indique qu’il est pour l instant possible d’arriver a une évaluation plus exacte en joignant les indices de satisfaction a ceux de l'intention de vote.Le president de CROP reconnaît que certains facteurs dont le pourcentage élevé d’indécis et la présence de quatre partis représentent des difficultés qui rendent les projections plus hasardeuses.Ceci dit, M.Corbeil fait observer que les sondages de CROP ont maigre tout indiqué sans erreur la perte de popularité des uns aussi bien que la montée des autres partis.Quant a l’influence des sondages sur l’intention des électeurs, M.Corbeil réitéré que les effets s’annulent et que le public a le droit de savoir ce qu'il pense lui-meme comme électorat.CROP s’est engagé envers ses clients à ne pas révéler le nombre et le rythme des sondages qu'il produira d’ici le 29 ' octobre.La communauté juive et l’indépendance C’est peut-être au sein de la communauté juive québécoise que la thèse de l’indépendance politique et la montée du Parti québécois suscitent le plus d inquietude.Le ministre et députe liberal D’Arcy McGee M.Victor Goldbloom, ainsi que le candidat pequiste de Fabre, Me Paul Unterberg, ont tous deux accepté de débattre cette question devant le Centre communautaire juif francophone de Montreal.MM.Goldbloom et Unterberg sont membres de la communauté juive de Montréal.La rencontre se tiendra dimanche, 14 octobre, au 8645 de la rue Darlington.I Un vaste choix d’épithètes Depuis 1970 à UAssemblee nationale, le Parti québécois a vu ses adversaires lui servir une abondance de compliments.En campagne I électorale, le contraire eut été surprenant.La publication mardi du | budget type de l'indépendance a donc § suscité des commentaires de toutes les sauces.Pour le chef de l’Union nationale, M.Loubier, le budget du PQ.c’est du "tape-à-l’oeil” et il se demande surtout si la monnaie sera I canadienne ou québécoise.En conclusion, il soupçonne l'économiste Parizeau de jouer au monopoly.D’autre part, le ministre des Finances, M Raymond Garner- voit dans le II document du PQ, rien d’autre qu’un instrument electoral.“C’est l’outil de || propagande le plus démagogique que je n’ai jamais vu ".De son côté, le chef creditiste, M.Yvon Dupuis, a émis l'opinion que M.Parizeau a touché : l'absurde et il reproche aux "monstres ; de ('indépendance imaginaire" de Raymond Lévesque dans la campagne Le chansonnier Raymond Lévesque || participe activement aux activités de la campagne électorale.Le candidat du Parti québécois dans le comte de Taillon, M.Guy Bisaillon, donne une conférence de presse cet après-midi §| au restaurant La Barre 500, pour dévoiler le caractère particulier de la campagne qu’il mènera d’ici le 29 octobre contre son adversaire, le liberal Guy Leduc.Au cours de cette meme rencontre avec les journalistes, il révélera un certain nombre d'irrégularités qu'il reproche aux organisations d'autres partis.Enfin, le candidat du PQ sera accompagné pour la circonstance du chansonnier Raymond Lévesque qui exposera les motifs de son engagement dans la campagne.N’attendez pas au 29! Alors que le Parti québécois évalue ff â environ 1000,000 le nombre d’électeurs non inscrits sur les listes électorales de la région de Montréal seulement, les plaintes continuent à nous parvenir chaque jour pour dénoncer un phénomène qui prend des proportions alarmantes.Dans le comté de || Saint-Louis, un citoyen a cherche en || vain son nom sur la liste affichée au § coin de sa rue.Il s'est enquis auprès des responsables du bureau de depots situé au 1122 ouest de la rue Sherbrooke.C’est là qu’il fut informé que d’autres résidents de son quartier ||| n’avaient pas été inscrits.Les recenseurs ont en effet oublié la rue Lome Crescent toute entière, comme J ils ont oublié d’autres rues dans § d’autres circonscriptions.La dernière tournée Le Parti libéral et le Parti québécois ont complété leur équipe de 110 candidats en vue des élections du 29 octobre.Il reste encore une vingtaine de candidats a choisir du coté de l’Union nationale et du Parti créditiste qui nous ont fait parvenir la liste des derniers choix.UNION NATIONALE: Me Robert Giroux, avocat et directeur du contentieux des Caisses populaires Desjardins, dans le comte de Levis; M.Jean-Marie Bourgouin, docteur en philosophie, candidat dans le comte i de Hull; M.Alain Laroche, agent d'assurances, candidat pour le comte de Marguerite-Bourgeois.PARTI CREDITISTE: M.Jean-Jacques Rastoldo, homme d’affaires, (Bonaventure); M.Jean-Noël Gravel, fonctionnaire, (Charlevoix); M.Wilfrid Bérubé, chauffeur de machines lourdes, (Gaspé); M.Paul Bouchard Dorval, professeur, (Jacques-Cartier); M.Simon Brouard, fonctionnaire, (Limoilou); M.Marcel Theoret, conseil en relations publiques, (Laporte); M.Guy Dufour, investigateur, (Nicolet); M.Gérard Roy, entrepreneur, (Rivière-du-Loup); M.Léo Leboeuf, professeur, (Saint-François); M.Roger Ricard, commis-pharmacien, (Saint-Jacques); M.Camille Lévesque, voyageur de commerce, (Verdun); M.André Fortier, journaliste, (Saguenay); M.Lucien Mallette, voyageur de commerce, (Chateauguay).La question dans Beauce-Nord: où iront les 7,277 votes de l'UN?par Gérald LeBlanc SAINTE-MARIE-DE-BEAUCE - Le parti qui s’appropiera le plus de lambeaux du vieux bloc unioniste de la Beauce remportera le nouveau comté de Beauce-Nord.Les trois autres partis s’accordent en effet sur l’identification de la question capitale soulevée par la présente campagne: “Où iront les 7,277 votes obtenus par T Union nationale en 1970?” De 1936 à 1970, la Beauce a toujours envoyé un député unioniste à l’Assemblée nationale, a l’exception du passage éphémère d’un liberal de 1960 à 1962.L’inondation créditiste de 1970 n’a pas, par ailleurs, effacé complètement le culte rendu, pendant 30 ans, au chef Duplessis par les fiers Beaucerons du pays de la Chaudière.Ces racines sentimentales empêchent maints unionistes de s’engager à fond dans un autre parti mais elles ne sont plus assez fortes pour leur interdire de voter autrement que bleu.Libéraux, créditistes et pèquistes le savent et ils se vantent déjà d’avoir en poche une bonne partie de l’héritage même si le jeune candidat de TUN compte leur rappeler vigoureusement son titre de seul héritier légitime.C’est sur cette toile de fond qu’il faut situer la campagne électorale, qui vient à peine de démarrer dans la Beauce ou plutôt dans les deux Beauces puisque la nouvelle carte électorale en a fait deux comtés: Beauce-nord et Beauce-sud.Le député créditiste sortant, M.Fabien Roy, a choisi de demeurer au sud, qui lui avait d'ailleurs fourni sa majorité de 2,500 voix en 1970.Malgré la presence du maire de Saint-Georges-ouest, M.Paul-Henri Laçasse, comme candidat liberal, l’ancien directeur de la Caisse d'entraide et d'économie de la région devrait gagner un second mandat à l’Assemblée nationale.La situation est cependant beaucoup plus complexe dans le nord, où le nouveau comté nait de la fusion d’un tronçon de l’ancien Dorchester (environ 10% du comte), d’un bon morceau de Levis (près de 40% des électeurs) et d'une portion importante de l'ancien comté de Beauce (plus de la moitié de l’actuel Beauce-Nord).Cette nouvelle fabrique perturbe, d’ailleurs, les vieux organisateurs, qui ne savent plus ou trouver leur monde et qui mettent du temps à remettre la machine sur pied.En réunissant les suffrages exprimés en 1970 dans les trois morceaux constituant Beauce-nord, on arrive au résultat suivant: Creditiste, 8,301 (34.7%); Unioniste, 7,277 (30.4%); Libéral, 6,441 (26.9%); Pequiste 1,547, (6.4%).Prévoyant une nouvelle lutte serrée, les organisateurs estiment que le gagnant pourrait s’en tirer avec seulement 8,000 votes le 29 octobre.Le comté comprend 30,014 électeurs.Habitués d’avoir une voix au gouvernement de Duplessis, les Beaucerons aiment le pouvoir et pourraient se rendre à l'argument des libéraux qui leur diront essentiellement: “Si vous voulez voir la Beauce bénéficier des largesses du provincial, envoyez-donc un depute qui pourra siéger du coté ministeriel à Québec." Les libéraux peuvent de plus compter sur la popularité de leur candidat, M.Denis Sylvain, jeune avocat de Sainte-Marie, mais surtout connu comme sportif et organisateur.Ancien hockeyeur du Rouge et Or de Laval, M.Sylvain parcourt le comté en essayant de raviver son fan club.Les libéraux admettent toutefois que l'homme à battre demeure le créditiste, Florian Guay, qui doit cependant se faire connaître dans la partie beauceronne du comté, où il est perçu comme un etranger.Son peu de popularité dans la Beauce proprement dite est toutefois compensée par les deux autres parties du nouveau comté, les municipalités provenant des comtés de Lévis et Dorchester, qui voient en lui leur vrai représentant.Avocat, journaliste, hôtelier et restaurateur, M.Claude Poulin, est confiant de ramener au bercail les brebis unionistes tentées de changer de parc.Le jeune avocat de Saint-Joseph compte rejoindre, en trois semaines, tous les foyers de son comté.11 lui en coûtera 3,000 visites paroissiales et 7,000 appels téléphoniques.Son enthousiasme et sa confiance ne sont toutefois pas partages par maints organisateurs bleus passés à d’autres partis ou retirés temporairement de Tarène politique.L’un d’eux en était, lundi dernier, à son troisième refus d'accepter un poste dans l’organisation du parti.Un autre s’est vu confier une tâche importante malgré son avertissement qu’il ne voterait pas UN.N’eût été de la popularité du Parti québécois dans ce comte, il aurait fallu l'ignorer et conclure immédiatement que le libéral est légèrement en avance sur le creditiste dans la chasse à la clientèle unioniste que ne saurait conserver l'actuel candidat de TUN.Mais l’entrée en scène du populaire maire de Saint-Joseph de Beauce, M.Adrien Ouellet, qui a fait les manchettes nationales avec sa fameuse corvée pour la reconstruction d’une usine détruite par une incendie, confère un nouveau statut par MICHEL BISSONNETTE SEPT-ILES — Duplessis sur la Côte-Nord est le plus grand comté québécois.Vaste territoire à peine explore, Duplessis incarne un symbole: celui de la richesse minière.Dans ce pays du fer vivent des gens fondamentalement différents: au nord dans la baie d’Ungava, des Esquimaux pêchent encore le phoque ou le morse en kayak de peaux; sur la basse Côte-Nord, à Test de Sept-Iles et de la rivière Moisie, on pêche la morue Tété et Thiver on répare les filets.Le bien-être social y est largement répandu.Dans les villes minières du Nouveau-Québec, des hommes conduisent des camions de 175 tonnes.Plus bas, beaucoup plus bas sur la Côte-Nord du Saint-Laurent, d'autres hommes ont d’autres moeurs.Pourtant ce comté immense vit à l’heure des élections provinciales.Chaque coin de pays a sa propre priorité.Toutefois, le fer constitue Tessence même de leurs préoccupations.Deux formations politiques sont vraiment dans la lutte: les liberaux et les pèquistes.Cependant, le Parti québécois annonce déjà ses couleurs: assurer la survivance, c’est-à-dire empêcher la déperdition des richesses naturelles du territoire le fer.Il prône plusieurs solutions, la principale étant l’implantation d’industries secondaires dans la région et, dans un même temps, l’instauration d’un contrôle gouvernemental sur les opérations des grandes compagnies minières.Quant aux libéraux, leur doctrine est simple: le laisser-faire.Leur candidat, le député sortant Donald Gallienne l’indique bien: “Tout va bien à Sept-Iles, tout le monde travaille, pourquoi changer?” Les deux partis mènent une campagne Il semble que le rôle important que le gouvernement fédéral joue dans cette region et les orientations passées et futures de la Commission de la capitale nationale fassent partie des préoccupations majeures chez les électeurs des circonscriptions de Hull, Papineau et Gatineau.On se rappellera que le gouvernement d'Ottawa, par trois de ses membres, n’a pas tardé à manifester son intérêt pour les élections en cours; en effet, dès l’ouverture de la campagne, trois députés fédéraux élus, M.Torn Lefebvre (comté de Pontiac), M.Gaston Isabelle (comté de Hull) et M.Gaston Clermont (comté de Gatineau), tous trois libéraux, ont donné leur appui inconditionnel aux candidats libéraux provinciaux en vue des élections du 29 octobre.Appui sans doute plus symbolique que nécessaire puisque les commettants de la région outaouaise avaient élu, lors des élections provinciales de 1970, cinq députés liberaux sur les six candidats en liste.Modifiée par la réforme de la carte électorale, la région outaouaise se retrouve en 1973 avec une nouvelle répartition, et des intérêts plus ou moins communs.Deux circonscriptions seulement sur six forment des régions distinctes.Selon M.Michel de Salaberry, politicologue â l’Université d’Ottawa, cela s’explique par la façon dont on a effectué le découpage de la nouvelle carte électorale; amorcé au centre du Québec, le découpage s’est terminé par un veritable rapiéçage de bouts de comtés, rapiéçage dont on retrouve partout les traces dans TOutaouais.Ces fusions, que certains qualifient d’artificielles, apporteront plus d'un changement en terme d’électorat, et on en retrouvera sûrement l’influence dans les résultats du vote.au PQ, qui n’avait obtenu que 6.47% du suffrage en 1970.Assuré de l’appui de sa municipalité et peut-être de celle de Beauceville, qui ne voit pas d’un bon oeil la candidature d'un fils de sa rivale Sainte-Marie, M.Ouellet sans histoire, sans tapage, cette tactique ayant assuré d'excellents résultats aux libéraux lors de l'élection partielle de 1972.Pour le PQ, cette nouvelle façon d'agir se situe dans la stratégie péquiste à l’échelle provinciale: c’est-à-dire donner une image rassurante et confiante, en un mot être sûr de soi-même.Les deux candidats, Clement Godbout chez les pèquistes et Donald Gallienne chez les libéraux, ont une personnalité marquante qui les oppose naturellement.Si les deux partis partent pratiquement nez a nez, trop d'inconnus et de variantes empêchent une prédiction un tant soit peu exacte: le comté ne comptait que 26,763 électeurs en 1972, 26,794 avec le redécoupage de la carte électorale.Pourtant, au recensement de mai 1973, 35,681 persnnes étaient inscrites sur la liste, et il est probable qu'on se rendra à 38,000 ou 39,000 voteurs.Il est vrai qu’ici les chiffres sont toujours largement dépassés.Le problème qui se pose aux partis politiques est de savoir qui sont ces nouveaux arrives et quelles sont leurs tendances et leurs aspirations: un problème quasi insoluble.Duplessis compte aussi plus de 5,000 électeurs Amérindiens, des Esquimaux, des Montagnais et quelques Naskapis.Ils constituent à eux seuls un facteur inconnu troublant: voteront-ils, et de quel côte?Chaque parti a aussi ses fiefs, ses chàteaux-forts.Le Parti québécois en gagne deux, Port-Cartier et Gagnon, grâce au redécoupage de la carte électorale, il comptait déjà sur Schefferville.Les liberaux, eux, sont implantés un peu partout, principalement La circonscription de Hull se définit strictement par les limites de la ville elle-même, auxquelles vient s’ajouter le secteur du Mont-Bleu, une proche banlieue habitée en majorité par de jeunes fonctionnaires; ces derniers avaient, lors des élections de 1970, voté presque en bloc pour le Parti québécois.Cette fusion ville de Hull — Mont-Bleu risque de menacer sérieusement les positions de force acquises par le candidat libéral lors de l’élection de 1970; en effet, M.Oswald Parent avait alors été élu par une forte majorité.La candidature de M.Oswald Parent est d'une importance primordiale pour la région puisqu’il a été le ministre chargé par le Québec de s’occuper des relations avec le gouvernement fédéral et la Commission de la capitale nationale.Les mécontents (on se souviendra des “acres cédés”) se rallieront peut-être au candidat péquiste M.Jean-Baptiste Bouchard; ce dernier a d’ailleurs axé sa campagne sur le role du federal dans le développement de la ville de Hull et, par ricochet, la “relocation” de l’usine E.B.Eddy.Un conseiller à la ville de Hull, M.René Villeneuve, portera l’étendard du Credit social dans cette circonscription; les insatisfaits ou les laissés pour compte dans les politiques fédérale-provinciale au niveau du Québec, pourront aussi se tourner vers lui.Quant à l’Unio.i nationale, ce parti semble si complètement désorganisé dans la région que, de Tavis-méme de l’organisateur en chef du parti pour la circonscription de Hull, M.Benoit Parent, il ne prévoit pas offrir une forte opposition lors de l’élection de 1973.La circonscription voisine, celle de Papineau, a plus d'une caractéristique en commun avec la circonscription de Hull; elle retrouve, elle aussi, sur son territoire estime pouvoir talonner les libéraux et les créditistes.La campagne commençait à peine lors de notre passage en Beauce et il sera intéressant de la revisiter avant la fin des hostilités.a Sept-Iles ou leur candidat, M.Gallienne, s'assurait le majorité en 1972 et aussi sur la moyenne et basse Côte-Nord.Toutefois, dans quelle mesure résisteront-ils à la poussée péquiste dans leur domaine?A Sept-Iles, le PQ se dit assuré de l’emporter, suite à la baisse condidérable de la popularité du maire et candidat liberal qui a perdu en deux mois deux référendums municipaux.Sur la basse Côte-Nord, l’emprise libérale est totale: plus de 90% de votes à l’élection partielle de 1972, et pourtant, si l’Union nationale présente un candidat, cette emprise risque de s’emietter, puisqu’on 1970 TUN y remportait la majeure partie de ses 3,300 voix sur un peu plus de 4,300 électeurs; (en 1972, elle n’avait pas de candidat).Cependant, cette année le PQ compte bien y effectuer une percée déterminante, estimant avoir suffisamment travaille ce coin de Duplessis.Somme toute, il faut prévoir une lutte extrêmement serrée entre les pèquistes et les liberaux.Avec la présence probable de TUN et des créditistes, on pourrait bien assister a une victoire du candidat péquiste se faufilant entre les trois autres candidats.De toute façon, Duplessis est un comte a surveiller et surtout, il ne faut pas se fier â l’écrasante majorité liberale lors du scrutin partiel de 1972.Libéraux: (1970) 45.8%; (1972) 67.2%.PQ (1970) 32.6%; (1972) 32.8%.Union nationale; (1970) 19.3%.Créditistes: (1970) 1.9%.Journaliste pigiste, M.Bissonnette travaille principalement a Sept-Iles pour le compte de la station CBGAT de Matane.une ville de banlieue, Pointe-Gatineau, dont la plupàrt des habitants travaillent à Ottawa comme fonctionnaires.En perdant Thurso, Fassett et le Lac Simon (qui vont s’ajouter à la circonscription d’Argenteuil), Papineau devient une circonscription plus homogène et essentiellement urbaine.On note là aussi une grande préoccupation du côté du gouvernement central et du rôle qu’il y joue; il y a donc là l'éventualité d’un vote à coloration libérale.Mais la présence d’un candidat péquiste “fort”, M.John Luck, déjà maire de la plus grosse ville de Papineau et syndicaliste actif â la CIP, fera peut-être pencher la balance contre “la main qui nourrit".De toutes les circonscriptions, dans TOutaouais, ce sera sans doute celle où la lutte se fera le plus serrée.A Touest de Hull, la circonscription de Gatineau retrouve ses “frontières” presque inchangées depuis 1970, avec ses deux tiers de la population concentrés dans le sud de la circonscription, et travaillant à Hull ou Ottawa.La population du nord de la circonscription toutefois a des préoccupations sensiblement différente de celles du sud de Gatineau: elle participe plutôt a l'industrie du tourisme et du bois.Ce conflit d’intérêt entre le nord et le sud de la circonscription menacera peut-être le candidat liberal, M.Michel Gratton, député sortant, qui risque de rencontrer une forte opposition créditiste dans le nord de la circonscription où ce parti a toujours eu une emprise considérable.Le Parti quebequois, représenté par M.Maurice Dumont réussira peut-être à séduire les indécis, et à se rallier de nouvelles voix.La circonscription d Argenteuil comprend maintenant le secteur de l’ancien comté de Papineau et le triangle Thurso-Fassett-Lac Simon; ce territoire s’allonge Voir page 6: L'ombre fédérale les partis dans les régions Au cours de la campagne électorale, LE DEVOIR publie des textes qui lui parviennent des diverses régions du Québec.Rédigés par des collaborateurs déjà familiers avec les caractéristiques des comtés où ils sont eux-mémes établis, ces articles ont surtout valeur de témoi- gnage et contribuent à faciliter l’analyse de la situation électorale en province.Quelques-uns de nos correspondants occupent des postes importants dans leur région respective; les textes qu’ils publient ici n’engagent qu’eux-mêmes.Dans l'immense comté de Duplessis, libéraux et PQ partent nez à nez L'ombre fédérale sur l'Outaouais par MADELEINE CHAMPAGNE I $100,000 DE PLUS EN PRIX CE SOIR LOTO PERFECTA À L’OCCASION DE L’ACTION DE GRÂCES LE DEVOIE Montréal, jeudi 11 octobre 1973 La crue des dépenses de la CUM amènerait une hausse des taxes par Jean-V.Dufresne Le president de la Communauté urbaine de Montréal divulgue cet après-midi les estimations budgétaires du prochain exercice financier, dont on appréhende qu’elles entraîneront une hausse substantielle des impôts municipaux chez les contribuables de la CUM.il appert que le budget des dépenses s’établit à $172 millions, une augmentation de $26 millions au regard de l’exercice qui s’achève.De ce budget, quelque $144 millions sont imputables aux seuls services de la police et des transports en commun.Le maintien de l’ordre dans les municipalités membres de la communauté exigerait une hausse de $98 millions a $104 millions.D’autre part on prévoit pour l’exercice qui s’acheve un déficit de $18 millions dans l’exploitation du métro, auxquels s'ajoutent des remboursements d’emprunts totalisant quelque $20 millions.Dans les circonstances, les municipalités membres de la CUM, qui ont déjà tellement à se plaindre des conséquences de l’intégration municipale, n’auront d’autre alternative qu’une augmentation des taxes, laquelle pourrait varier, pense-t-on, de 10% à 25% selon la situation financière de chacune, à moins que le gouvernement du Québec ne donne suite à de nouvelles modalités de financement du coût des services de la CUM, dont le président du comité exécutif, M.Lawrence Hanigan, entend révéler la teneur aujourd'hui.En effet, la Communauté urbaine de Montréal s’achemine dans une impasse financière.Dans le rapport qui porte son nom, suite à une étude commandée en mars 1972 par M.Maurice Tessier, alors ministre des Affaires municipales, M.Hanigan signale notamment que la CUM s’est vue imposer dès sa création des charges trop coûteuses pour les sources de revenus que la loi lui réserve.D’autre part, la CUM n’agit souvent que comme le percepteur d’impôts et n’a aucun droit de gestion sur les budgets de services comme la police, qui relève d’un autonome Conseil de sécurité, et les transports en commun, qui relèvent de la CTCUM.Cependant, les impôts municipaux ont atteint un sommet critique et la grande majorité des municipalités se plaignent amèrement de la détérioration de certains services, ceux de la police, notamment.Aux termes de la loi, les maires et les conseillers des municipalités doivent être saisis avant le 1 octobre des estimations budgétaires, lesquelles devront être approuvées au plus tard à la mi-décembre.Une assemblée spéciale du conseil de la CUM sera convoquée vraisemblablement le 15 novembre pour l’examen du budget.On retient des propositions que M.Hanigan entend faire connaître cet après-midi aux contribuables qu’elles s’adressent au gouvernement de Québec au beau milieu d’une campagne électorale.Elles devraient, en tous cas, Voir page 6 : CUM M.Pierre Camu (Téléphoto CP) WmSSB& m m Coût: $65 millions Le CRD propose un plan de redressement économique de la région sud de Montréal par Gilles Provost La région sud de Montréal, de la frontière de l’Ontario jusqu’à Magog, ainsi que la vallée du Richelieu jusqu’à Sorei.dispose du plus haut potentiel agricole au Québec mais les terres sont peu à peu envahies par le système urbain MONT WRIGHT (CP) - Une vaste opération d’urgence a été mise sur pied hier après-midi pour évacuer plusieurs centaines de travailleurs du chantier de construction de la Quebec Cartier Mining à Mont Wright, a environ 180 milles au nord de Sept-Iles.Cette operation a été lancée à la suite d'un violent incendie qui s’est déclaré a 14 heures et qui a détruit les cuisines et la cafétéria du chantier.Des dortoirs adjacents, où logeaient les travailleurs, ont été endommagés par la fumée.La compagnie a fait appel à la Sûreté du Québec, à la Protection civile et a l'armée.par Fay La Rivière, de la PC OTTAWA (PC) — L’Union régionale de Montréal des Caisses populaires Desjardins investit $150,000 dans le projet de télévision coopérative CTVO, a annoncé hier le directeur de l’Union, M.Jules Desbiens.Ainsi, la coopérative de télévision, la première au monde, voit son portrait financier se préciser.Une participation de $130,000 également, de la Fédération des caisses populaires de l’Ontario, avait été annoncée avant même que CTVO n’obtienne son permis de téléviseur du Conseil de la radio-télévision canadienne.D'autre part, une entente a été conclue avec la Société de Fiducie du Québec pour le financement d’une hypothèque de $200,000 sur le bâtiment et le terrain de la station.qui fait disparaître la portion la plus prospère de notre agriculture.De plus, cette région accuse un retard économique de plus en plus marqué par rapport à Montréal.Comment peut-on corriger la situation?Un porte-parole de la compagnie a Port-Cartier a déclaré que des avions avaient été nolisés pour évacuer entre mille et 1,500 travailleurs en direction de Rimouski, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de Québec et de Montréal.La police faisait mention de son côté de 2,500 employés.Un donne comme raison de l’évacuation l'impossibilité dans laquelle la compagnie se trouve maintenant de loger et nourrir tout son monde.Plusieurs compagnies aériennes ont été appelées à participer à l’opération d’urgence.L’évacuation s’effectue à partir de l’aéroport de Enfin, mais plus important encore selon l’équipe de direction de CTVO, la participation du grand public a été fixée à $250,000 et une campagne de recrutement de sociétaires est en cours depuis le début du mois.L’objectif a été fixé à 20,000 sociétaires, parce que, selon M.Poulain, secrétaire de CTVO, les sociétaires ordinaires, détenant des parts de $10 chacune, sont à la base même de la crédibilité de l’expérience CTVO et de la consécration du principe coopératif, fMosophie qui sous-tend tout le projet aussi bien du point de vue de l’administration et de la programmation que du financement.Les autres sources de financement sont principalement des crédits de fournisseurs qui pourront atteindre $900,000.Pour répondre à cette question posée par le Centre de recherches urbaines et régionales de 1TNRS, le Conseil de développement régional de la région sud de Montréal a proposé hier au gouvernement québécois un ensemble de mesures Wabush, à quelque 25 milles à l’est de Mont Wright.A Québec, un porte-parole de la Protection civile a déclaré que l’on avait demande l'aide des Forces canadiennes et que deux avions de type Hercules étaient attendus hier soir à Wabush, en provenance des bases de Sydney (Nouvelle-Ecosse) et de Gander (Terre-Neuve).Un porte-parole de la compagnie a Montréal a dit que le feu s’est déclaré dans l’entrepôt de vivres jouxtant la cafétéria et qu’il a fait rage une couple d'heures avant de pouvoir etre maîtrise.Deuxième chaîne francophone de l’Outaouais, CTVO entrera en ondes en octobre 1974.Le poste sera affilié au réseau Télémédia.Une collaboration avec d’éventuelles chaînes coopératives de Montréal et de Québec fait partie des objectifs à long terme.Les particuliers et les entreprises peuvent souscrire pour un total n’excédant pas respectivement $500 et $5,000.Les parts privilégiées sont de $100 et les parts ordinaires de $10.L’équipe de direction de CTVO est elle-même très surprise de l’écho que son projet provoque dans le public.Les souscripteurs qui achètent une part à $100 et une autre a $10 sont très nombreux, beaucoup plus nombreux que prévu, et la moyenne investie par souscripteur est actuellement de $48.Un plus grand succès dans le recrutement est à venir.Le groupe s’est acquis la collaboration entière des caisses populaires, groupes de citoyens et organismes locaux pour la diffusion de l’information et l’adhésion de nouveaux sociétaires.Pancartes, dépliants, documents etc.seront distribués dans toutes les succursales et bureaux de ces organismes.Déjà des animateurs parcourent les routes, informant le personnel des institutions en contact avec le public des modalités d’adhésion à la coopérative.Chaque jour, CTVO se voit confier une moyenne de $3,000 de la part du grand public depuis le début de la campagne de financement.En tout $40,000 déjà, et l’équipe est plus que jamais persuadée que l’objectif de $250,000 sera atteint pour Noël d’une valeur d’environ $65 millions pour rétablir l'équilibre économique et social de cette vaste région.Sur le plan agricole, l’imposant rapport de plus de 200 pages propose surtout d’améliorer le système de drainage et d’alimentation en eau tout en effectuant le plus rapidement possible les etudes techniques qui permettraient d’établir rapidement un zonage scientifique qui mettrait les régions agricoles à l’abri de la spéculation et de l’envahissement urbain.Un propose aussi d’implanter une huilerie qu’alimenterait une production de lin, de colza, et de soya tant locale que provinciale.Une telle usine serait susceptible, dit-on, de transformer radicalement le milieu agricole en fournissant 70% des huiles comestibles employées dans l’est canadien.Les résidus pourraient aussi servir à l’alimentation du bétail et permettre un elevage de boeuf de boucherie auto-suffisante.Dans le domaine industriel, le Conseil laisse de côté la rive sud immédiate de Montreal qui est centrée sur Longueuil et recommande que les cinq autres centres principaux de la region soient considérés comme des agglomérations satellites vraiment dynamiques complémentaires au Montréal métropolitain.Voir page 6 : CRD ¦ aujourd'hui Debut d’un tournoi d échecs régional, d’une durée d’un mois, au CAFEBEC, 4100, Adam, Montréal.• A 8h, ouverture du congrès annuel de la Corporation des ingénieurs forestiers du Québec, à l’Auberge des Gouverneurs de Québec.• A 12h, ouverture du congrès annuel des Anciens de l Université Laval, à la Cité universitaire (Québec).• A 15h, allocution du ministre fédéral de l’Agriculture.M.Eugene Whelan, à la réunion annuelle de la Quebec Farmers Association, au pavillon principal du collège Macdonald de Sainte-Anne-de-Bellevue.• A 16h30, manifestation organisée par la CSN en vue d’empêcher la fermeture de l’hôpital de La Miséricorde.Départ à l’angle des rues Saint-Hubert et Dorchester.• A 17h, soirée d’information et de documentation sur le Chili, au Carrefour International, 5059, Saint-Denis.• A 19h30, conférence de M.Jean Martucci sur "La science et la foi devant les origines de "l’homme” dans le cadre des services culturels Sophie-Barat, à l’auditorium Notre-Dame-de-la-Merci, 555, boul.Gouin ouest.• A 20h, conférence de M.François Châtelet sur “Les racines de la science politique’’ (critique des idéologies politiques), à l’amphithéâtre du Cégep P.-X.Garneau, 1660, boul.de l’Entente, Québec.Rectificatif M.Pierre Lamonde, qui a participé à l’élaboration du budget d’un Québec indépendant, est bien professeur au Centre de recherche en urbanisation de l’INRS, mais il n’est pas directeur de cet institut comme nous l’indiquions, mercredi, dans l’article intitulé “Le PQ mobilise ses têtes d’affiche”.Quelques erreurs d’impression se sont également glissées dans cet article: le député néquiste de Gouin et critique financier au PQ se nomme Guy Joron et non “Jodoin”; la secrétaire de l’équipe chargée du budget se nomme Denise Malouin et non "Touin”.COOPÉRANT OUTREMER ?* Êtes-vous désireux de coopérer outremer ?* Pensez-vous à préparer votre séjour à l'étranger ?* Alors, participez au stage de formation du & CENTRE D'ÉTUDE ET DE COOPÉRATION INTERNATIONALE 4824, chemin Côte des Neiges, Montréal 247 - Tél.735-4561 Mont Wright est évacué après l'incendie des cuisines du chantier L Union régionale (Montréal) des caisses populaires investit $150,000dans CTVO Tout compte fait, Camu favorise ridée du superport OTTAWA (CP) — M.Pierre Camu, qui fut longtemps président de l’Administration de la voie maritime du Saint-Laurent avant de devenir president de l’Association canadienne des radio-diffuseurs le 1er octobre, croit qu’il vaut la peine de construire un superport à l’embouchure du Saguenay, en dépit de tous les avertissements concernant la possibilité de désastres causés par la pollution.C’est que les bienfaits économiques du projet l’emportent sur la menace de pollution, a dit M.Camu lors d’une entrevue au cours de laquelle il a exprimé son opinion purement personnelle.Le gouvernement fédéral étudie présentement le projet de construire un superport soit à l’ile-Verte, soit à Gros-Cacouna, au confluent du Saguenay et du Saint-Laurent, 150 milles au nord-est de Québec.Le projet est fortement appuyé par le gouvernement du Québec.Le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, a déclaré récemment que Montreal perdrait son statut de grand centre pétrolier si le gouvernement provincial cédait aux pressions pour mettre au rancart le projet de construire un port pour les superpétroliers.Le port de Québec et certains ports des provinces de l’Atlantique pourraient être durement touchés si l’on donnait suite au projet fédéral de construire un pipeline canadien jusqu’à Montréal.Selon M.Camu cependant il est difficile de savoir ce qu’il adviendrait si un tel pipeline était construit.Actuellement, la.plupart des pètroleries de Montréal sont approvisionnées en pétrole du Vènézuèla et du golfe Persique par un pipeline qui fut construit en 1939 entre Portland (Maine) et la métropole canadienne.11 est évident qu’un moyen additionnel de transporter le pétrole va s’imposer, précise M.Camu qui propose à ce sujet le transbordement dans de plus petits navires du pétrole qu’apporteraient dans les nouveaux ports canadiens les superpétroliers.Des groupes, préoccupés de la protection de l’environnement, ont pointé du doigt la menace de pollution que ferait planer un superport.Un groupe de recherche, comprenant des professeurs des universités du Québec à Rimouski, Laval, McGill et Montréal, a donné récemment l’avertissement que des centaines de milliers de tonnes de pétrole répandu dans un superport pourrait être emporté par les flots jusque dans le golfe Saint-Laurent et aussi loin que les iles de la Madeleine, soit à 500 milles de distance.Le groupe de recherche a néanmoins déclaré que les avantages politiques, économiques et sociaux du projet pouvaient l’emporter.Il ne serait possible de se prononcer qu’une fois les plans du superport tracés en detail.M.Camu dit qu’il faudra bien sûr prendre des mesures particulières pour empêcher les grands désastres par un contrôle sévère de la navigation.“Quand ceci est assuré, je crois que l’on doit courir le risque, sans quoi il n’y aurait de développement économique nulle part.Un semble d’ailleurs oublier que déjà 13 à 15 millions de tonnes de pétrole sont transportées sur le Saint-Laurent nuit et jour.” D’aucuns prétendent que le danger de pollution serait plus grand avec des superpétroliers.Mais d’autres soutiennent que lorsque l’on réduit le nombre de navires en circulation le danger de collision est réduit d’autant.Il pourrait y avoir autour du superport des installations de transbordement avec échangé de minerai et de petrole entre les superpetroliers transocéaniques et les navires plus petits voguant vers les Grands Lacs.Le port deviendrait ainsi “un pont naturel dans le système Saint-Laurent-'Grands Lacs”.M.Camu préféré les petits navires aux pipelines et aux chemins de fer pour le transport intérieur.Mais rien n empêcherait oléoducs et chemins de fer d’avoir egalement leur place.“A long terme — 10 ou 15 ans — il en vaut la peine de miser sur la construction d’un superport à l’embourchure du Saguenay”, dit M.Camu.Arrêté, Lanzo comparait et obtient un cautionnement L’homme d’affaire Angelo Lanzo, dont le nom revient dans les affaires Saulnier et Laporte, a été appréhendé hier matin au palais de justice de Montréal.Il a immédiatement comparu devant la Commission d’enquete sur le crime organisé qui l’a remis en liberté moyennant un cautionnement de $2,000 et qui l’a assigne à comparaître le 20 novembre.Mardi dernier, l’avocat de M.Lanzo, Me Léo-René Maranda, avait vainement tenté de convaincre le juge Samuel Hard, de la Cour supérieure, qu’il devait suspendre temporairement le mandat d’arrestation émis contre Lanzo depuis qu’il a omis de se présenter devant la commission de police, le 25 septembre dernier.Quoi qu’il en soit, Me Maranda doit revenir a la charge lundi prochain devant la Cour Supérieure pour faire casser le mandat d’amener émis contre son client en contestant le droit de la Commission de police et de la Commission d’enquete sur le crime organisé d’imposer de telles sanctions.(A MISER» LISTE D'ATTENTE EN GYNÉCOLOGIE HÔPITAUX PATIENTES — MISÉRICORDE 467 — STE-JUSTINE 85 — HÔTEL-DIEU 88 — MAISONNEUVE 1350 — ST-LUC 1400 — CHARLES LEMOYNE 702 — NOTRE DAME m 607 — STE JEANNE D'ARC 137 TOTAL 4836 BOURASSA DÉTRUIT LA MISÉRICORDE MANIFESTONS JEUDI LE 11 OCTOBRE de 16:30 à 18:30 hres DÉPART AU COIN DES RUES ST-HUBERT ET DORCHESTER APPUYONS LES FEMMES QUI ATTENDENT POUR ÊTRE TRAITÉES À LA MISÉRICORDE OU AILLEURS.CONSEIL CENTRAL DES SYNDICATS NATIONAUX DE MU ¦ntangei réfléciBSsezi VIENT DC PARAÎTRE .AUX EDITIONS DU JOUR MANGEZ, RÉFLÉCHISSEZ ET DEVENEZ SVELTE par le Dr Léonid Kotkin, M.D.— Un programme en cinq points pour retrouver son poids normal et n'en plus varier.— Vérifié par les médecins .^Approuvé scientifiquement —Sans effets secondaires in vente partout au prix de $3.00 —distribué par les Messageries du Jour, 8255, rue Durocher, Montréal 303 _Tél.: 274-2551 ; f- jT EDITIONS OU JTOTXït, .Préiidont vt directeur général Jacques Hébert 4 • Le Devoir, jeudi 1 1 octobre 1 973 éditorial Des listes électorales mal faites Devant l’avalanche de plaintes qui se sont élevées à Montréal à l’encontre des listes électorales incomplètes ou inexactes confectionnées en mai dernier, il faut se poser doux questions : 1) Comment corriger en vue de l’élection du 29 octobre les erreurs les plus criantes?2) Comment prévenir, pour des élections ultérieures, des accidents aussi grossiers?• Un électeur du comté de Saint-Louis nous faisait part hier de l’extrême difficulté qu’on semble devoir éprouver d’ici samedi à obtenir le redressement des erreurs et omissions très nombreuses qu’on a décelées dans cette circonscription.Devant l’immensité de la tâche, il se demandait même s’il ne faudrait pas envisager des pressions en vue de différer quelque peu l’échéance fatidique du 13 octobre.lia loi ne donne malheureusement aucune latitude au président-général des élections en ce qui touche la révision des listes électorales.C’est du lundi au samedi de la troisième semaine précédant la tenue du scrutin que doit se faire l’inscription des plaintes.La semaine suivante est réservée au travail des commissions de révision qui doivent statuer sur les plaintes formulées par les citoyens.Tout retard à l'un ou l’autre stade compromettrait gravement le déroulement des étapes préparatoires au scrutin et serait contraire à la loi.Inutile donc d'espérer des élargissements de ce côté.Nul n’a le pouvoir de les décréter.Au président de l’élection dans chaque district électoral, il incombe, par contre, d’ouvrir dans son territoire des bureaux destinés à recevoir les plaintes des citoyens pendant la semaine qui va, cette année, du 8 au 13 octobre.Il lui est même loisible, la où les bureaux explicitement prévus par le législateur seraient insuffisants, de requérir du president général des élections une permission spéciale l’autorisant "à en ouvrir d’autres.” Les citoyens qui sont témoins d’un achalandage excessif dans leur comte ne devraient pas hesiter à en prévenir sans delai le parti politique de leur choix, le president de l'élection, ou, à défaut de ces intermédiaires normaux, les organes de diffusion.11 faudrait qu’au lendemain de l’election, personne ne puisse dire qu’il n’a pu être entendu parce que les bureaux ouverts cette semaine étaient débordés.Si cela devait se produire, il faudra en blâmer sévèrement le president général des élections, qui a été investi, pour cet acte capital de la vie collective, du rôle de protecteur des droits inaliénables des citoyens.Des citoyens eux-mêmes, on est fondé d’exiger, en retour, qu’ils veillent activement au respect de leurs droits.Depuis une semaine, le président général des élections multiplie, à travers les média, les invitations pressant chacun de surveiller les listes électorales et de faire, là où il y a eu erreur, les démarches nécessaires.Chaque citoyen en âge de voter est de même censé avoir reçu chez lui une copie de la liste électorale pour la section dont il fait partie: s’il ne l’a pas reçue, c’est le signe probable qu’une irrégularité s’est produite dans son cas et qu’il doit voir à la faire corriger.Si des électeurs sont défranchisés le 29 octobre, ils n’auront que leur propre incurie à blâmer.Aux commissions de révision, il faudra appliquer des normes d’efficacité tout aussi rigoureuses.Certaines procédures de vérification prévues par le législateur pourront facilement donner lieu à des délais capables de créer à ce niveau de dangereux embouteillages.Afin d’éviter ces délais, il faudra veiller à ne pas surcharger inutilement les commissions de révision.Il pourrait être nécessaire, dans certains endroits, de multiplier les commissions de révision afin de s’assurer que tout le travail soit fait à temps: on se demande, cependant, si le directeur des élections dispose d’autant de latitude à ce chapitre que lorsqu’il s’agit d’ouvrir des bureaux destinés à recevoir les plaintes des citoyens.La quantité d’erreurs que l’on decèle dans les listes électorales à Montréal est trop élevée pour qu’il s’agisse uniquement d’accidents de parcours.L’élection du 29 octobre fournit une excellente occasion de toucher du doigt certaines faiblesses de la nouvelle loi.Il faut d’abord s’interroger sur le mode de confection des listes.La loi prévoit que l’énumération sera faite par deux personnes nommées par le président général des élections à la suggestion du chef du gouvernement dans un cas, et du chef de l’opposition dans l’autre.Elle ne précise toutefois en rien les qualifications qu’il faudra exiger des recenseurs.Elle ne précise pas davantage la préparation technique qu’il conviendra de leur donner avant qu’ils n’entreprennent leur travail.C’est au stade de la visite des énumérateurs au domicile des électeurs que semblent s’ëtre produits les oublis ou les erreurs les plus graves.Cela ne serait-il pas attribuable à un mode de sélection qui favorise trop le patronage?Certains partis crient fort aujourd'hui en faveur des droits des défranchisés.Ils oublient trop facilement qu’ils ont eu en mains, il y a déjà des mois, des copies des listes confectionnées par les énumérateurs.11 leur incombait, dès les semaines qui suivirent la réception de ces listes, de procéder aux vérifications nécessaires.Se pourrait-il qu’ils se soient réveillés sur le tard, après avoir dormi tout l’été?Il faudra, en tout état de cause, revoir toute cette étape de la préparation des listes.L’opération à laquelle on convie cette semaine les citoyens devrait être entreprise, dans un premier temps, dés les semaines qui suivent la visite des énumérateurs dans les foyers.Il faudrait réserver la période précédant immédiatement le scrutin aux cas résiduels.En particulier, on devrait, dès les semaines suivant l’énumération, adresser à chaque citoyen, et afficher simultanément dans des lieux publics mieux indiqués que les poteaux de la Bell ou de l’Hydro, les listes électorales.On serait moins exposé, de cette façon, à devoir recommencer une partie volumineuse du travail dans les conditions inhumaines que l’on observe cette année.En ce qui touche les immigrants, il faudra se résoudre le plus tôt possible à une libéralisation radicale de la loi.Celle-ci permet sans doute à ceux qui en ont le goût de se livrer à de minutieux contrôles visant à empêcher les immigrants qui ne sont pas naturalisés de voter.Mais la règle qu’on veut ainsi faire appliquer est odieuse à sa face meme.L’immigrant est jugé assez bon pour payer des taxes dès qu’il s’installe au pays.11 devrait lui être permis de voter un an — pas davantage — après son entrée au Québec.La présente règle est pharisaique et mesquine.Elle est, au surplus, inapplicable.• On a adopté au Québec le principe d’une liste électorale permanente.Mais on continue de fonctionner comme si l’ancien système avait été maintenu.Si la liste permanente doit être valable, il faudra que le président général des élections soit équipé de manière à pouvoir la dresser et la tenir à jour dans des conditions qui interdisent la précipitation qui se renouvelle cette année et qu’on voulait précisément éviter.Il faudra, en particulier, que la première étape de la confection des listes soit assurée par des personnes spécialement recrutées et formées à cette fin, sans l’intervention des partis politiques.Avec les fonds qu'ils toucheront bientôt de l’Etat sur une base statutaire, les partis devraient se confiner à un rôle de surveillance indépendante du processus de la préparation des listes.Ils ne devraient plus être impliqués, par voie de représentants désignés suivant des critères de compétence mal définis, dans la confection même des listes.Ils devraient tout au plus être présents au stade des commissions de révision, et ce plutôt à titre de défenseurs des droits lésés des citoyens qu'à titre de juges.Claude R Y AN bloc-notes La démission de M.Agnew Pendant que le conflit israélo-arabe fournit au président Nixon un précieux sursis, le vice-président Agnew pose le geste qu’il avait promis, il y a dix jours encore, de ne jamais poser: il démissionne.Non seulement il démissionne.mais il ne présente même pas de défense face à une accusation de fraude fiscale.Cette volte-face donne une faible idée des pressions qui ont dû s’exercer sur le vice-président pour l'amener à quitter son poste.En fait, s’il n’a pas présenté de défense judiciaire, M.Agnew s’est quand même défendu avec l’énergie du désespoir.On se rend compte maintenant, après coup, que le président Nixon a sans doute invité lui-même M.Agnew au départ.M.Agnew a compris, à ce moment, que son seul espoir résidait dans une campagne d’opinion publique de grande envergure.S’il pouvait susciter un intérêt suffisant pour sa cause, peut-être le président et surtout le ministère de la Justice se montreraient-ils plus prudents avant de l’acculer à ses derniers retranchements.La campagne a bien fonctionné et M.Agnew a réussi à se faire applaudir au moment même où il s'engageait à demeurer à son poste même au-delà d’une condamnation.Malheureusement pour lui, l’enquête du ministère de la Justice a ¦ la parole du jour "Donne de ton pain à ceux qui ont faim, et de tes habits à ceux qui sont nus.Prends de ton abondance pour aider les autres; et, quand tu donnes, n’aie pas de regret dans les yeux!" Tobie 4,16 (quatrième siècle avant JC) "Un homme patient vaut mieux qu’un héros; un homme maître de soi vaut mieux qu’un conquérant.” - Proverbes 16,32 (cinquième siècle au moins avant JC) “Mieux vaut réprimande ouverte qu’amour muet” ¦ Proverbes 27,5 Il arrive souvent aux dictateurs de se retrouver dans la rue tandis que c'est celui qui se s’y attendait pas qui reçoit le pouvoir.Il ne manque pas de ens puissants qui ont été déshonorés et hommes illustres qui ont été livrés aux mains des autres — ben Sira 11,5-6 (vers 150 avant J.C.) Ne loue pas un homme pour sa prestance et ne prends personne en antipa-thise à cause de son apparence — ben Sira 11,2 (vers 150 avant J.-C.) fonctionné mieux encore que la campagne d'opinion publique.M.Richardson et le procureur Beall ont eu à leur disposition des documents parfaitement concluants, si bien qu’un procès aurait indubitablement débouché sur une condamnation de M.Agnew.Dès lors, toutes les campagnes d'opinion publique devenaient inutiles.A mesure que le ministère de la Justice ajoutait a son arsenal et éliminait les derniers doutes, les pressions augmentaient sur M.Agnew.On savait, dès le départ, à quel point il importait de régler rapidement le sort de M.Agnew.S'il pouvait se disculper, il devait le faire au plus tôt; s’il était coupable, il devait quitter les lieux dans les plus brefs délais Pourquoi?Pour laisser à son successeur assez de temps pour un replâtrage satisfaisant.Ainsi coincé entre son parti et la justice, M.Agnew a vu ses chances de survie diminuer de jour en jour.On s’étonnera sans doute de l’ampleur prise par les "négociations" entre le ministère américain de la Justice et M.Agnew.M.Richardson a lui-meme déclare, en effet, que l'accusation retenue était loin d’ëtre la seule qu on pourrait invoquer contre M.Agnew.Cependant, tous, le juge compris, semblent satisfaits du sort fait à l’inculpé.On lui impose une amende, mais on met de côté les autres accusations en alléguant que M.Agnew est amplement puni pour ses erreurs.Entendons par là que la perte de son poste et la publicité qui entoure sa déchéance constituent aux yeux de la justice américaine de lourdes sanctions pour M.Agnew.Il en est assurément ainsi.Qu’il n’y ait point parmi vous d» divisions.Soyez bien unis dans le même esprit et dans la même pensée” - 1 Corinthiens 1,10 “C’est immoler le fils en présence de son père que d’offrir un sacrifice avec le bien des pauvres" Ecclésiastique 34,20 "Tout ce que vous voulez qu’on fasse pour.vous, faites-le aux autres.” Matthieu 7,12 (après 65 après JC) "L’heure vient - et nous y sommes où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité” - Jean 4,23 "Là où est votre trésor, là aussi est votre coeur.” - Luc 12,34 (après 85 après JC) “Ils ne feront qu’un dans ma main” dit le Seigneur Ezéchiel 37,19 “Un ne peine que pour manger, et l’estomac n'a pas son content" Qohé let 6,7 Un esprit tatillon souhaiterait peut-etre quand meme en savoir plus loin sur les autres indélicatesses de M.Agnew.Satisfaire une telle curiosité serait sans doute plus conforme aux exigences d’une justice cartésienne, mais il est heureux que le ministère de M.Richardson ait évité ces excès.La peine que subit M.Agnew est telle qu un deuxième ou un troisième chef d’accusation n’aurait pu l’amplifier.Des lors, on avait raison de couper court aux débats.Il va sans dire que les speculations sur la succession avaient commencé avant meme que la porte de la salle d’audience se referme derrière M.Agnew.Elles ont d’autant plus de raison de déferler que le contexte actuel redonne à M.Nixon l’initiative de la procédure.La crise israélo-arabe, a laquelle Russes et Américains semblent devoir participer, enlève aux adversaires de M.Nixon le goût de l’abattre immédiatement.D’autre part, il appartient au président de mettre de l’avant le nom du successeur de M.Agnew.Pour peu que M.Nixon dépose rapidement le nom d’une personnalité prestigieuse, les démocrates se trouveront à leur tour dans l’embarras.Les démocrates ne veulent pas d’un ambitieux de prestige au poste de vice-président.Un ambitieux de médiocre calibre, soit; une personnalité de grand renom sans aspiration à la présidence, soit encore.Mais pas une vedette lorgnant la Maison-Blanche.En théorie, les démocrates peuvent imposer leur volonté.En pratique, le président les met dans l’embarras s'il soumet une candidature de grand poids.La possibilité d’une nouvelle séance de négociations émerge donc.En échange d’une sourdine à l’affaire Watergate, le président Nixon peut consentir à s’adjoindre un honnête sous-fifre aux aspirations modestes.Encore là, la justice cartésienne ne trouvera peut-être pas son compte.Cependant, les démocrates y gagneraient ce qu’ils cherchent pardessus tout, une Maison-Blanche sous contrôle et un parti républicain prisonnier de ses erreurs jusqu’en 1976.Laurent LAPLANTE Le nouveau gouverneur général L’attachement des Canadiens français, surtout de ceux du Québec, envers la monarchie n’a rien d’excessif, ainsi qu’on a pu le constater à l'occasion des dernieres visites de la souveraine au Canada.Il en va de meme de l’intérêt que leur inspire la fonction de gouverneur général du pays.Depuis que des Canadiens sont appelés à remplir cette fonction, c est-a-dire depuis le temps de Vincent Massey, elle a heureusement su trouver des titulaires dont la dignité et le prestige furent remarquables.Aucun, pas même le général Vanier dont la consécration à sa tâche fut exemplaire, n’a néanmoins réussi à entamer une indifférence très répandue au Québec à l’endroit de la fonction vice-royale.Là où des hommes comme Vincent Massey, Georges Vanier et Roland Michener, qui possédaient chacun une vaste expérience de la vie publique et un grand prestige personnel, ont dû se contenter d’une action somme toute modeste et inférieure à celle qu’on attend normalement d’un chef d’Etat, il serait étonnant que le nouveau gouverneur général, M.Jules Léger, put accomplir davantage.Cela ne saurait empêcher de reconnaître, par ailleurs, les états de service remarquables et la haute compétence de M.Léger.Entré jeune dans la carrière diplomatique, M.Léger aura été l’un des premiers francophones à pouvoir s’insérer d’une façon fonctionnelle dans l'appareil administratif fédéral, à y faire carrière, en somme, sur la base de sa compétence plutôt que d’un quelconque “tokenism”.Au moment où d’autres, au terme apparent d’une fructueuse carrière, auraient légitimement songé à la retraite, M.Léger acceptait en 1968 un rôle très délicat dans la fonction publique.11 se portait responsable, sous l’autorité de M.Gérard Pelletier, de la mise en oeuvre du programme de bilinguisme du gouvernement Trudeau.Ce programme n’a pas eu, on le sait, le succès attendu.Assez curieusement, nul n’a jamais songé, meme chez les plus féroces adversaires anglophones de M.Trudeau, à en imputer la responsabilité à M.Léger.On n’a jamais eu vent de sentiments d’animosité ou d’antagonismes virulents qu’aurait soulevés ou que ce soit le passage de M.Léger.Dans tous les rôles qu’il a assumés, il a été un serviteur efficace, discret et loyal de l’Etat, s’effaçant volontiers derrière les chefs politiques dont il acceptait sans arrière-pensée l’autorité.En raison de la nature même du rôle qu’il a joué depuis plus de trente ans, M.Léger est peu connu du grand public.Meme quand il venait naguère participer, à Montréal, à de grandes fêtes où son frère, le cardinal Léger, occupait la vedette, il réussissait sans effort à passer inaperçu, ne faisant jamais le moindre geste qui eut pu chercher à retenir l’attention.Mais sa longue experience des milieux gouvernementaux et de la politique étrangère, ses qualités exceptionnelles de tact et de distinction, le feront vite apprécier de ses concitoyens.Claude RYAN -"pu HCv».Un petit coup de peigne?¦ lettres au DEVOIR La triste condition du handicapé Four abonder dans le sens d’un article de M.Mario Beaulieu qui s’interroge sur le sort des inadaptés industriels, j’aimerais vous soumettre cette lettre.Four ma part, je fais partie d’une catégorie particulière de ces inadaptés.C’est donc en connaissance de cause et en dehors de toute théorie livresque et de toute approche statistique que je puis en parler.Je m'insère dans cette portion d’êtres humains qu'on qualifie d!han-dicapés.Bien qu’handicapé, je me considère comme un membre favorisé de cet univers relativement en marge de la société.Mon handicap?Un bec de lièvre.Mon problème?Une certaine difficulté a communiquer et à m’insérer dans les divers milieux que je côtoie.Du moins, telle est la formulation que je puis faire de ma situation vécue à la suite des quelques obstacles que j’ai pu rencontrer.Frobleme, il est vrai, qui n’a pas toujours été surmonté, en raison de ce que je suis mais, egalement, en raison de l'effort que les gens ne sont pas toujours consentants à fournir.C’est une règle qui doit nécessairement jouer dans les deux sens.Je ne suis pas très âgé.J 'ai vingt-six ans.De ces vingt-six ans, on peut aisément en compter quinze que j’ai passés à lutter.Je vous prie de croire que ce ne fut pas toujours chose facile.Des obstacles, j’en ai rencontré de toute sorte; moraux, sociaux, psychologiques, conjugaux et autres.Ce n’est nullement pour me plaindre que j’écris ces lignes mais simplement pour montrer les rouages d'une discrimination plus ou moins subtile selon les heures.Une discrimination souvent due à des tares éducatives et également due aux craintes d’un manque de rentabilité financière émanant des employeurs.Les gens qui détiennent le pouvoir d embauche ont davantage de facilité à risquer leurs capitaux qu'à miser sur des intérêts humains dont ils ne sont pas sûrs.Fourtant, n'est-il pas moins périlleux d’investir “x” dollars dans le rendement d’un individu que de lui préférer le risque souvent hasardeux de quelques millions en bourse ou en créances douteuses?Comment peut-on devenir aussi amer?Je puis aisément vous en donner la recette.Vous naissez puis vous grandissez, comme tout le monde Comme tout un chacun, vous allez à l'école jusqu’au jour où certaines ambitions se cristallisent.Supposons que cette ambition vous aiguille vers l’enseignement.Vous amorcez vos études jusqu'au jour où quelqu’un vous prévient de certains risques: "Tu auras peut-être quelques petits ennuis à obtenir un brevet d’enseignement." Soit! Vous vous défendez, ce qui est normal.Fort de l'appui d’un bon nombre de personnes qualifiées vous affirmez: "Je ne suis certes pas plus incompréhensible que la majorité des professeurs étrangers qui inondent nos institutions." A ce moment, aucune opposition formelle ou informelle, tout le monde tombe d’accord jusqu’au jour de l'obtention de votre brevet qui, lui, n’arrive et n’arrivera jamais.Vous vous enquèrez des raisons.Réponse: désolation et compassion.Vous êtes jeune et ambitieux.Vous avez vingt ou vingt et un ans.Vous vous dites, il y a encore de la place ailleurs.La ronde débuté.Un premier échec où vous persistez malgré tout à continuer de chercher.Un second où on vous dit: “Sorry, we don’t have any job for now.Wait for a little while, we ll join you as soon as possible.” Vous patientez un peu, naivement: rien ne vient.Un troisième vous éconduit très compatissant avec une tape amicale dans le dos.Vous savez pertinemment qu'il y a un poste ouvert et qui n'est pas encore comblé mais le malheureux personnage devant vous n’a pas le courage d'avoir la franchise de vous dire que L'école dans la société Encore une fois un lecteur “ordinaire” (1) est venu rappeler aux enseignants ce qu’ils avaient à faire, "c’est simple: enseigner et renseigner .Moi qui ne suis qu’un simple travailleur ordinaire oeuvrant dans le système scolaire public, je ne trouve pas cela si simple.D’abord je n’enseigne pas et je ne renseigne pas.Je scolarise le monde.C’est une tâche que je conteste parce qu elle n’a pas de sens, et pour le scolarisé (l’étudiant) et pour le scolarisant (le professeur).La société québécoise exige que ses membres soient des scolarisés même si les diplômes qu elle donne n’ont aucune signification.Quel homme sensé oserait prétendre qu’il est possible d’administrer le savoir, à part quelques professionnels du ministère de l’éducation.On a établi un système scolaire dont le but est (excusez l’emploi de l’an- glais) “keeping the kids out of the streets” et non pas “d’offrir à nos jeunes une éducation la plus large".C’est pourquoi les enseignants dénoncent ce système qui ne répond pas aux besoins des jeunes.Critiquer l’école, c’est critiquer une institution que l’on considère essentielle à la stabilité de notre société.Quand on met en cause l’école, c’est toute la société qui est visée.Une réforme scolaire, une vraie qui serait faite par les enseignants, les étudiants et les parents, entraînerait des changements majeurs dans notre société.Qui veut changer cette société se voit obligé d’attaquer le pouvoir politique et financier qui dirige cette société en fonction de ses besoins et non pas en fonction des besoins du peuple.Je ne voudrais pas voir le Québec suivre le modèle soviétique comme le laisse entendre M.Westley.Four Le "jouai”n 'en méritait pas tant.J’ai lu avec stupefaction le rapport des propos tenus par le juge Fhilippe Ferland lors d’une assemblée du cercle Saint-Laurent-Kiwanis.Nous ne pouvons que nous féliciter de la dissociation existant au Canada entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire, car je vois d’ici un Québec gouverné par une personne s’appuyant sur des principes semblables.H, est tout a fait aberrant que de tels propos soient tenus en 1973 et par un membre de la magistrature par surcroit qui, quotidiennement, est en contact avec le “vrai monde".M.le juge Ferland prête au jouai bien des intentions.J’ai toujours cru pour ma part que la langue n’est qu’un moyen de communication.Or si ce "convoyeur” a été miné, il appert que c’est justement à cause de l’aristocratie de l’éducation et de l’instruction” de l’élite qui refusait l’accès à l’éducation supérieure à la masse avant la révolution tranquille.J’ai beaucoup de respect pour la culture française tout comme pour la culture espagnole ou allemande.Cependant, on réalise de plus en plus qu’émerge une culture québécoise, savoir un croisement entre les valeurs traditionnelles du continent européen et les valeurs encore en gestion du continent nord-américain.Que des Tremblay et des Deschamps s'expriment en "jouai " me parait tout a fait normal puisque c’est la langue de la société qu’ils essaient d'exprimer, la langue du travailleur montréalais.C’est selon moi le meilleur moyen d’arriver à une prise de conscience nécessaire pour trouver une solution permettant un mieux-ètre.Il est bien facile d’élever le “spectre" du marxisme.Tout comme Keynes, Marx a exprimé une thèo- votre handicap l’effraie.Résultat, il avoue: “C'est malheureux! Ce sera pour la prochaine" Rendu à la vingtième, à la trentième expérience du genre, vous capitulez.Chômage et tout le tra la la jusqu’au jour où vous vous résolvez enfin à un travail que vous abhorez particulièrement.Entre-temps, vous avez rencontré une femme.Vous avez eu un enfant.Une naissance consentie mais qui vous a fait passer par tous les registres de la peur.Cette appréhension physique et morale qui vous fait craindre le pire parce que vous savez que ce pire est possible.Maigre tout, l’enfant nait normal, mais reste les autres qui peuvent suivre.Feu à peu, cette peur mine vos rapports avec les gens que vous aimez, rompt irrémédiablement ces liens.Vous vous retrouvez fin seul avec votre amertume.Fin seul parce qu’il ne vous a jamais été permis de croire que cette chose pouvait être surmontée.Fuis un jour, vos yeux s’ouvrent, un peu trop tard pour certaines choses mais heureusement assez tôt pour d’autres.Vous n'ètes pas le seul à moisir au fond de cet enfer.Des handicaps, il en existe qui ne sont pas que physiques.Il y a les chômeurs, il y a les assistés sociaux, il y a les gens âgés, il y a les infirmes technologiques à qui la machine a amputé le travail.C’en est assez.Vous passez l’arme à gauche.Si la société ne peut vous endurer tel que vous êtes, puisque vous y vivez, vous décidez de travailler à la changer dans la mesure de vos infimes possibilités.Vous troquez votre desespoir contre un peu d’espoir.Voilà qui vous permet de ne pas vous laisser “bouffer" par cette race de monde qui aime mieux jeter un malheureux dix cents dans le chapeau d’un aveugle plutôt que de l’aider à traverser la rue.Jean-Michel RONDEAU Montréal, le 2 octobre 1973.lui, il ne semble pas y avoir d’alternative.Non, je voudrais que le Quebec devienne une société originale ou les Québécois seront chez-eux.Four cela, il ne faut pas compter uniquement sur un changement politique, mais aussi sur un changement dans nos institutions.L’école québécoise doit répondre aux besoins des Québécois.Ils doivent s'en emparer comme on s'emparerait d’une usine.Si pour cela, je dois devenir un agitateur social, c'est-a-dire une personne qui analyse et dénonce le milieu dans lequel elle vit pour le rendre plus humain, alors je deviendrai un agitateur social, donc un éducateur.Richard HARRINGTON, enseignant québécois Québec, le 6 octobre 1973.(1) L’auteur répond à M.George Wesley.rie à une époque donnée.Dans chaque cas, ces théories ont subi le mouvement irréversible de l’évolution et ont été adaptées aux impératifs du milieu.Ainsi au Canada, on commence à prendre conscience du droit de chaque citoyen à une vie décente.L’approche est très timide, mais l’embryon est là qui ne peut que se développer."Nivellement social”, pourquoi pas.si le but ultime est d’assurer un mieux-ètre collectif.Le rôle des Assisses n’en sera que moins chargé.Quant à nos petits-enfants, ils auront bien autre chose à faire que de perdre leur temps a venir cracher sur nos tombes, puisque c’est le propre des gens de droite de regarder en arrière et que, quoiqu’en pense l’honorable président de l’Institut de diction française, le mouvement est irréversiblement vers l’avenir.Maurice D.SAINT-ONGE Avocat Ottawa, le 5 octobre 1973.LE DEVOIR Fonde par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publie par l'Imprimerie Populaire, société a responsabilité limitée, dont le siege social est situe au numéro 21 1, rue du Saint-Sacrement, Montréal 125, H2Y-1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $35 par annee; six mois: $19 A l'étranger: $40 par annee, six mois: $22; trois mois $12 Éditions du samedi: $10 par année.Édition quotidienne, livrée a domicile par porteur .90 cents par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aerienne sur demande Courrier de deuxieme classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Quebec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées). des idées s des Le Devoir, jeudi 1 1 octobre 1 973 • 5 Une étude sociologique Quel est ce système scolaire dont on débat au Québec?parHUGUE DIONNE et NORMAND WENER En deçà des grandes intentions du Ministère, des multiples débats idéologiques et de l’insatisfaction exprimée par plusieurs acteurs, le système scolaire actuel fonctionne.On a d’ailleurs souvent l’impression qu’il fonctionne indépendamment de la volonté de tous et chacun, comme un “en-soi”.Quelles sont les arêtes fondamentales de l’école, en particulier au niveau secondaire?Notre analyse portera successivement sur quatre niveaux de la réalité scolaire, bien articulés les uns par rapport aux autres: le niveau des valeurs et des idéologies, celui des réseaux de relations sociales, des loyautés, celui des acteurs, de leur personnalité et celui de l’environnement technique, du contexte physique.Rappelons que nous tentons de cerner ce qu’est l’école et non ce qu elle dit être ou ce qu’elle veut être.Dans notre société, l’école continue à remplir une fonction d'intégration sociale des jeunes.Elle vise à “former l’homme social”, à préparer la génération montante à une participation active au progrès de la société.Avec l’importance accrue du savoir dans le progrès socio-economique et de l’instruction comme critère d’allocation des divers statuts et rôles dans notre société, l’école québécoise a resserré ses liens avec le marché du travail.Elle est devenue responsable en grande partie de la promotion individuelle et collective des citoyens.Elle les distribue aux différents échelons de la hiérarchie sociale et remplit ainsi une fonction de sélection sociale.Valeurs et idéologies Dans ce contexte socio-économique, notre ecole actuelle vise essentiellement à former un “homme compétent”.En ce sens elle est cohérente avec “la fonctionnalité”, érigée en idéologie, qui colore fortement notre système culturel contemporain.L’homme compétent que l’on veut former comporte au moins quatre traits dominants: il est spécialisé (connaissances et aptitudes), efficace (productif dans son travail), participant (collaborateur fiable aux projets collectifs) et jouit d’un bon niveau de vie (prestige, argent, instruction).Ainsi dans l’école, vouloir “le bien de l’étudiant ”, c'est vouloir qu’il devienne un “homme compétent” avec ces quatre caractéristiques.Cette visée fondamentale conditionne directement les valeurs mises de l’avant dans la vie quotidienne en milieu scolaire.Ainsi dans la visée de la formation d’un homme spécialisé, toute l’entreprise de transmission de connaissances est hautement valorisée.x Les spécialités sont déjà définies en fonction du marché du travail et à chaque spécialité correspond un ensemble de connaissances et d’aptitudes que l’enseignant doit transmettre à l’étudiant.L ’ordre et la discipline sont également valorisés dans la polyvalente actuelle.Ces valeurs revêtent une grande importance dans la formation d’un citoyen efficace et participant.Elles doivent aider l’étudiant à développer sa volonté et sa rationalité par une participation positive à la vie de l’école.Enfin, le succès scolaire préfigure déjà le bon niveau de vie qui sera le lot de l’hommé compétent.L’étudiant qui réussit est la preuve que l’école atteint sa visée fondamentale.11 a bien assimilé les connaissances qu’on lui a présentées, est parvenu a une certaine discipline personnelle et a participé à la vie de l’école à l’intérieur des cadres mis à sa disposition.Ajoutons que cette orientation de l’école repose aussi sur une conception de la jeunesse qui s’appuie surtout sur la psychologie génétique.L’adolescence est un temps de passage durant lequel l’individu acquiert une certaine maturité, se prépare à remplir un rôle d’adulte responsable dans la société.L’école existe donc essentiellement en fonction de l’avenir, comme un lieu de préparation.Réseaux de relations sociales Deux modèles de relations sociales prédominent actuellement dans l’école: une pédagogie magistrale et une autorité bureaucratique.La pédagogie magistrale préside aux rapports enseignants-étudiants.Elle est mise en oeuvre à l’aide des moyens les plus modernes possibles (audio-visuels, laboratoires.) et comprend souvent des travaux en équipe qui permettent à l’étudiant d’assimiler davantage la matière au programme.Ce modèle pédagogique structure les relations maitre-élèves de façon efficace et ordonnée et semble un moyen approprié a la transmission des connaissances nécessaires à l’homme compétent.Far ailleurs, les relations entre la direction de l’école, les éducateurs et les étudiants se vivent selon un modèle bureaucratique.Nous y retrouvons, à divers degrés d’intensité, les caractéristiques importantes d’une bureaucratie moderne qui assure l’ordre et l’efficacité par une participation spécialisée.L’autorité est centralisée entre les mains du directeur qui parfois la partage avec quelques adjoints.Le pouvoir est anonyme, en partant du professeur jusqu’au Ministre de l’éducation.Cet anonymat favorise l’efficacité en empêchant les acteurs scolaires de tenir compte de façon démesurée et paralysante, des diverses caractéristiques invidivuelles qui entraveraient la bonne marche de l’école.Les rôles des membres de la direction, des éducateurs et des étudiants sont précis et plusieurs contrôles viennent assurer le bon fonctionnement de chacun (dossier académique, préparation de cours, présence,.).Les relations interpersonnelles sont surtout fonctionnelles et passablement compartimentées, chacun entrant surtout en contact avec ceux et celles qui remplissent une fonction semblable à la sienne (professeurs de français, de chimie, services aux étudiants, étudiants de professionnel-court, etc.).Le contenu de ces relations est assez bien déterminé (programme, réglements, locaux à distribuer.).Les concertations entre professeurs, étudiants ou professeurs-étudiants sont très sporadiques et même inutiles en raison de ce fonctionnement hiérarchique de l’école.Acteurs scolaires Au niveau des différents acteurs de l’école, plusieurs motivations et attitudes sont très cohérentes avec l’idéologie et le fonctionnement décrits plus haut.“Gagner sa vie” actuellement ou plus tard, constitue sûrement une motivation importante pour plusieurs personnes (direction, professeurs, étudiants).Cela ne signifie pas pour autant que le travail est bâcle, a la légère.Les enseignants, en général, ont à coeur de “donner un bon cours ”, de “faire du travail propre” et de se révéler de “bons collaborateurs” a l’entreprise scolaire.Plusieurs tentent aussi d’améliorer leur pédagogie, mais ces initiatives demeurent souvent individuelles et privées en raison de l’absence de concertations entre professeurs.Notons également une certaine fierté de sa classe et de son • MM.Dionne et Wener sont sociologues à l’université de Sherbrooke.Cette synthèse est le fruit de quelques monographies réalisées l’an dernier dans des polyvalentes, d'analyse de documents provenant du monde scolaire et surtout d’un séminaire tenu l'été dernier et réunissant une trentaine d’animateurs de pastorale qui ont tenté, avec les auteurs, d’identifier leur “vécu scolaire’’.école qui se développe à plusieurs endroits et qui est surtout manifestée par le personnel de direction face aux parents et aux administrateurs de la Régionale.En raison de l’impact du système bureaucratique, nous remarquons aussi diverses attitudes d’obéissance et de dépendance face à l’autorité locale, régionale et provinciale.Ces réactions correspondent cependant aux valeurs prônées par l'école et servent au bon fonctionnement du projet éducatif.Trois réactions, observées dans ces memes milieux scolaires, apparaissent plutôt dysfonctionnelles par rapport à l’école actuelle: ce sont l’insatisfaction, la peur et l’importance accordée au "paraître ”.L'insatisfaction se manifeste surtout face aux nombreux contrôles bureaucratiques et aux rôles définis trop précisément pour permettre beaucoup d’initiatives.La peur des sanctions semble provenir du fait que les acteurs scolaires sont appréciés à l’aide de critères qui leur sont extérieurs, qui appartiennent à des instances supérieures de l’échelle hiérarchique.Four diminuer cette peur, on accorde alors beaucoup d’importance au “paraître”, ce qui est de nature à fausser la perception adéquate du vécu scolaire (v.g.direction face aux parents, professeurs face à la direction, étudiants face aux professeurs.).Chacun communique à l’autre l’image du vécu que ce dernier souhaite entendre.Le Village olympique Jean Drapeau doit reconnaître son erreur V par MICHEL REGNIER cinéaste M.Guy Legault a rendu un immense service à Montréal.J’espère que son honnêteté, sa competence, et son courage, trouveront leur écho chez un nombre croissant de Montréalais.Notre ville souffre depuis trop longtemps de trop de maux trop graves pour ne pas, une fois encore, nous taire devant des gestes irréparables, et “passer à autre chose".L’urbanisme, hélas, échappe encore à beaucoup de citoyens, sans doute par la faute de professionnels enclins à parler dans des termes hermétiques, et de politiciens habiles à cacher les réalités les plus sordides derrière les meilleures façades.Quand enfin un homme, à la tête d'un service bourré de personnes compétentes et attachées au progrès de Montréal, se lève et parle aussi simplement, aussi fortement, de choses aussi évidentes, il faut que la population elle aussi fasse l’effort de réfléchir, et décide de le soutenir.11 faut qu enfin nous cessions d’avaler toutes les couleuvres, que nous cessions de penser à nos seuls intérêts personnels et immédiats, pour nous elever au rang de citoyens responsables.Meme si c’est pénible à reconnaître, même si certains doivent y voir une injure, je dois dire que comme Montréalais nous avons été trop longtemps serviles et lâches.Trop d’erreurs En 1970, il y avait a Montréal plus de terrains vacants qu’en 1950.En 1973 il suffit de survoler Montréal dix minutes pour voir que cette ville n’est pas une ville verte.Seuls quelques quartiers nous permettent encore de songer à la merveille qu’aurait pu demeurer Montréal tout en prospérant.En 1973, il suffit de marcher deux heures dans le centre de Montréal pour voir que certaines rues réservent une plus grande surface aux parkings qu'aux édifices résidentiels ou commerciaux.En 1973, on projette encore de faire à Montréal les erreurs qui ont coûté si cher, qui coûtent de plus en plus cher, à Fhiladel-phie, New York, Boston, etc.11 y a cinq ans, l’urbaniste en chef de New York disait à ses confrères parisiens: “Arrêtez de faire ou de projeter les mêmes erreurs que nous avons faites il y a trente ou vingt ans.Nous payons aujourd'hui trop cher pour ne pas vous crier gare ”.11 n’avait pas besoin de venir à Montréal, le mal était déjà trop avance.Et pourtant, malgré les cris d'alarme des personnes les plus compétentes, les plus désintéressées, les plus attachées au progrès harmonieux de Montréal, la petite mais combien puissante minorité des promoteurs et politiciens corrompus ou corruptibles, continue de piller notre ville.On pourrait dresser une liste si longue qu elle serait fastidieuse: “trop de scandales” dans notre société, signifie trop facilement “pas de scandale”.Rappelons simplement quelques-uns des pires coups portés récemment à Montréal: l’autoroute transcanadienne qui a détruit plusieurs quartiers, 700 bons et beaux logements sur les rues St-Antoine.Selby, annulé les efforts de rénovation aux Ilots St-Martin, donné le coup de grâce au Vieux Montréal en le coupant dramatiquement du centre d’affaires; et qui bientôt accélérera la détérioration de Hochelaga-Maisonneuve, un des quartiers autrefois les plus équilibrés de Montreal.Le complexe Radio-Canada, qui, au lieu de s’intégrer à un quartier vivant, a rasé le quartier et créé autour de lui un semi-désert urbain.Le projet Concordia, impensable dans toute ville civilisée, et qui a pourtant fini par primer sur toutes les volontés, toutes les eneergies, toutes les valeurs socio-culturelles, au seul profit des promoteurs.Lé massacre de la rue Sherbrooke (l’une des plus belles rues d'Amérique) et des rues adjacentes, quand tant de terrains vacants auraient pu recevoir les mêmes investissements imposés.Sans compter les coups semblables qui se préparent, avec la complicité de gens corrompus, au service d'intérêts privés puissants et non au service de l’intérêt public.Bien sûr, aujourd hui, devant le cas du Village Olympique, une grande partie de la population a une excuse: le maire Drapeau a donné le Métro à Montreal, l’Expo, et même les Expos.Donc le même homme ne peut vouloir le mal de sa ville en proposant ce Village.Personne, meme parmi ses pires ennemis, n’a jamais reproché à Duplessis d’avoir électrifié la campagne québécoise.Mais cela ne signifiât pas l’absolution pour d’autres réalisations moins reluisantes, ou pour le manque de réalisations dans d’autres domaines (comme l’éducation et la santé).Personne ne reproche, loin de là, ni le Métro ni l’Expo au maire de Montréal.Même si les devis ont été dépassés, même si l’entêtement à vouloir perpétuer une “fête” qui est devenue celle des touristes etrangers aux frais des Montréalais a terni le blason de l’Expo 67; la grande majorité des citoyens a reconnu géniale l’idée de placer l’Expo 67 dans le fleuve, en faisant coup double: un site unique, et zéro pour les spéculateurs qui s’affilaient les dents.La réussite des Jeux Certains peuvent déplorer l’accent mis là plutôt qu’ici, dans le sport, à l’annonce des Jeux.On peut déplorer l’accentuation de la commercialisation des sports, au lieu de leur démocratisation.On peut reprocher une publicité qui entraîne une grande partie de la population dans une passivité de spectateurs, contre une très faible, une infime minorité de sportifs actifs, participants.Mais il demeure indéniable que beaucoup de Montréalais accueillent avec une grande joie les Jeux Olympiques de 1976.Faut-il pour cela leur cacher les graves erreurs que l’on se prepare a commettre au nom de la réussite indispensable de ces mêmes jeux?Il faut au contraire crier très fort que la réussite des Jeux ne sera pas indissociable de la réussite de l’intégration des équipements olympiques dans la ville de Montréal.Notre ville, surtout dans sa partie est, manque indéniablement de parcs, et surtout de grands parcs.Amputer le principal est inadmissible.D’autant plus que cette amputation ne servira pas les Jeux, mais bien au contraire leur nuira considérablement.Que le Comité olympique international se trompe sur le genre d’équipements à imposer, c’est possible.Ce ne serait pas la première fois qu’il se trompe, ni le seul domaine dans lequel il puisse se tromper.Bien des experts ont déjà mis en doute la sagesse de ses décisions.Si, nous retenons les derniers jeux, ceux de Munich, on peut facilement constater qu’un seul gros village bien concentré n’a pas empêché la tragédie que l’on sait; donc les raisons de sécurité ne sont pas si évidentes, pas convaincantes.Le Village de Munich est aujourd’hui un éléphant blanc, et même si on lui reconnaît facilement des qualités architecturales, on lui reconnaît surtout un caractère très brutal, et une impossibilité de s’intégrer à la ville sans de graves problèmes.Nos logements Depuis plusieurs années, la Ville de Montréal poursuit une politique de rénovation urbaine, qui malgré des semi-échecs au début, connaît maintenant de réels succès.Après la phase des grands ensembles de logements à loyers modiques (Ilots St-Martin, Boyce-Viau, Fare Du-péré, Parc Thomas-Chapais, et, bien avant, les Habitations Jeanne-Mance), on procède maintenant par très petits ilôts, bien intégrés dans les quartiers.On utilise des “trous”, des terrains vacants entre deux maisons, pour construire des Projets d’habitations à loyers modiques qui s’intégrent le mieux possible au "tissu urbain ”, c’est-à-dire à l’atmosphère, à la qualité du quartier (hauteur, couleur, matériaux, etc.) On veille également à ce que ces petits ensembles (entre quatre et douze logements en moyenne) comprennent une grande proportion (40% environ) de logements unifamiliaux de trois, quatre ou cinq chambres à coucher, pour répondre à la demande des familles nombreuses (insatisfaites par le secteur privé, plus intéressés par les “bachelors”).Depuis son arrivée à la tète du service de l’Habitation et de l'Urbanisme, M.Legault a beaucoup insisté sur cette nécessité de disséminer les petits projets, plutôt que de concentrer les efforts de la ville dans des grands projets.Il avait de très bonnes raisons pour le faire.Il était auparavant à la tête du service d habitation, et avait avec ses collègues mesuré les inconvénients des grands ensembles, aussi bien à Mont- réal que dans de nombreuses autres villes américaines ou canadiennes.De plus, Montréalais de souche comme de coeur, je peux même dire “passionné de Montréal” comme le sont avec lui certains membres de son service, il connaissait mieux que quiconque le penchant naturel des structures financières et juridiques pour la formation de ghettos de classes, dans la libération aussi bien des permis que des fonds.C’est un secret de polichinelle que nos solides institutions financières et politiques ont toujours favorisé l’essor de l'ouest de Montréal, en contenant celui de l’est.Par mille subtilités, très difficiles à décrire brièvement, du travail long et tenace de mille financiers et politiciens, fonctionnaires à courte vue, qui a hélas porté ses fruits.Aujourd’hui, bien des villes nord-américaines envoient leurs responsables visiter les réalisations de Montréal dans le logement subventionné.Et ses P.L.M.font très bonne figure, non seulement en Amérique du Nord, mais à l’échelle mondiale.On peut seulement regretter leur trop petit nombre.Plus de 2,000 logements actuellement, et la construction continue.Mais à Montréal, sur un stock d’environ un demi-million de logements, on compte environ 45,000 logements vétustes, nécessitant une restauration (et parfois même la démolition).La politique du service de l’Habitation et de l’Urbanisme, est de plus en plus, d'inciter à la restauration des logements valables, avec l’aide d'une subvention.Mais les crédits alloués aussi bien à la construction des P.L.M.neufs, qu’à la subvention à la restauration des habitations par les petits propriétaires, sont encore très timides, ridicules, en regard des besoins.Comment alors, sachant tout cela, et le sachant beaucoup mieux que quiconque, avec beaucoup de raisons solides, de chiffres, de priorités insatisfaites; sachant le besoin urgent et massif de Montréal dans un domaine précis, le directeur du service de l’Habitation et de TUrbanisme pouvait-il émettre une autre opinion, même si sa conviction allait contre celle du maire, et même si le maire a un “actif” glorieux.Il est des erreurs qui sont trop coûteuses pour être tues.Sans juger le silence des autres chefs de services, on doit applaudir très fort devant la prise de position ferme, nette, courageuse, de M.Legault.On doit la soutenir sans équivoque.$300 millions?Pour les jeux Olympiques de Montréal, on dépensera peut-être $300 millions ou plus en équipements durables.Bien malin qui pourrait dire (après les leçons de l’Expo 67) que ce montantjie sera pas largement dépassé ."Une grande partie de ces investissements est inamovible, et va bien sûr aux équipements sportifs intrinsèques: stade, piscines, équipements sportifs multiples.On pourrait toujours discuter de l’emploi judicieux ou non de certains équipements existants; mais laissons pour ce domaine précis la décision aux spécialistes des sports représentés.Mais pour ce qui est des équipements d’hébergement, des logements des athlètes et autres visiteurs, il faut absolument que les millions qui seront investis là ne créent pas un autre ghetto, un autre quartier artificiel; mais soient utilisés à combler les besoins pressants de Montréal.Comme l’a si bien dit M.Legault dans son rapport, quelques inconvénients pour les athlètes durant deux semaines, ne sont rien en regard des besoins de Montréal pour les décennies à venir (et il n’est pas si certain qu’inconvénients il y aurait, si l’imagination travaillait là comme ailleurs).Le prestige du maire de Montréal ne souffrira pas du fait que le Village Olympique soit enfin un acquis pour la ville hôte et non uû éléphant blanc.Le prestige du maire ne pourra qu’être réhaussé pour avoir imposé aux CIO une formule originale, qui serve à la fois les Jeux et la ville hôte.IL est même permis de penser que bien des villes le remercieront d’avoir enfin ouvert une porte inutilement fermée, (mes discussions avec les urbanistes-en-chef de plusieurs grandes villes m’ont convaincu de cette probabilité).Si M.Drapeau attache son prestige personnel à la construction d'un village unique, concentré, il n’aura fait que céder à l’orgueil, à la paresse institutionnelle contre l’imagination, et, il faut le dire, à la bêtise.Ayant obtenu les Jeux pour Montreal, il fera coup double, si, reconnaissant une erreur de parcours, il rectifie son tir, et appuie fermement son service de l'Habitation et de l’Urbanisme.Si les techniciens, les professionnels (urbanistes, architectes, ingénieurs, sociologues, etc.) au service d’une ville, doivent soumettre leurs recommandations au vote démocratique du Conseil Municipal, il est au moins aussi évident que le Maire, quels que soient son prestige et ses succès passés, ne peut, ne doit se permettre d’imposer une erreur majo- ritairement admise, même s’il est personnellement convaincu de son génie.Il est pénible de devoir repéter des choses aussi évidentes en 1973, dans ce que nous croyons être un pays, de démocratie avancée, le Canada, mais il faut helas que certaines choses soient parfois répétées très fort pour être retenues.Notre patrimoine Il est impensable que des sommes énormes, réclamées et jamais obtenues pour répondre à des besoins urgents de Montreal, soient soudainement disponibles et détournées pour des investissements de prestige qui apres deux semaines, ou un mois d’usage intensif, seront un handicap de plus pour la ville, plutôt qu’un acquis.Il faut absolument que ces investissements, enfin disponibles, s’additionnent intelligemment à l'ensemble des projets de la ville en matière de logements à loyers modérés.Il est aussi évident que la sauvegarde des terrains du golf municipal comme du Jardin Botanique de Montréal doit être intégralement assurée.Ce n’est pas parce que des centaines de promoteurs cupides et stupides coupent les arbres un peu partout, ce n’est pas parce que l'Hydro-Québec se comporte comme un bandit de grand chemin en massacrant allègrement les arbres de Montreal (allez voir le respect des Finlandais, et de bien d’autres, pour leurs arbres), ce n’est pas parce que la paresse prime souvent sur la sagesse, que la ville doit se permettre le meme comportement.Au contraire, la ville doit montrer, doit crier son attachement à son patrimoine, à ses richesses, a toutes ses richesses.Les Jeux Olympiques doivent être un rassemblement d’athle-tes, en dehors des questions politiques, raciales, et des intérêts financiers.Il faudrait être bien naïf pour croire qu’il en est parfaitement ainsi.Mais pour Montréal, les années qui précèdent les Jeux, si elles doivent être des années de préparation sportive, de motivation olympique, ne doivent surtout pas être des années de massacre de la ville, ajoutées a trop de massacres de trop d’années précédentes.Environnement technique Enfin, au niveau matériel et technique, l’école actuelle profite des meilleurs aménagements possibles (horaires fonctionnels, matériel didactique, locaux.).On y decèle cependant un certain cloisonnement des étudiants et des professeurs selon les classes, les matières et les departements et un certain nivellement des étudiants en ce sens que les mêmes connaissances sont transmises à tous les etudiants d'une même option.Les aménagements matériels favorisent l’émergence de ces deux phénomènes qui ne nous semblent cependant pas aller à l’encontre des visées de l’école.Le budget fait également partie de ce dernier niveau de notre analyse et a des répercussions évidentes sur l’ensemble du système scolaire.Ebranlement du système Les quatre niveaux de la réalité scolaire que nous venons d'analyser entretiennent entre eux des rapports fort complexes.Le cadre de cet article ne nous permet pas d’approfondir ces phénomènes.En terminant, nous voudrions plutôt signaler quatre courants socio-culturels importants qui commencent à ébranler le système scolaire actuel que nous venons de décrire à grands traits.• Le développement accéléré des connaissances tree une pression inédite sur la competence à acquérir.11 devient alors de plus en plus difficile, dans notre monde en changement, de préparer un homme vraiment competent pour le marche du travail.• L’apparition des chômeurs instruits et le besoin de recyclage, ressenti même par ceux qui viennent de quitter l’école, remettent fortement en question les visées et le fonctionnement de l'école actuelle.Le slogan “qui s’instruit s’enrichit” est contesté par plusieurs.• Le mouvement de professionalisation des enseignants, qui implique une certaine acquisition d’autonomie, remet en cause assez directement le système bureaucratique en vigueur dans l’école.Il offre aussi aux professeurs une protection contre les contrôles des autorités scolaires, au nom d’une compétence professionnelle difficilement acquise.• Nous assistons egalement, et c’est peut-etre le phénomène le plus important, à la rè-apparition de valeurs laissées dans l’ombre par le système scolaire actuel tels l’affectivité, les dynamismes internes de la personne, le “vivre”, etc.Ces valeurs se manifestent dans de nouvelles idéologies scolaires, comme le Rapport Faure, et dans une nouvelle culture, un nouveau style de vie, qui repose sur l’importance de partir de soi et de demeurer profondément fidèle à soi.Dès lors, si la compétence perd son caractère de priorité, c'est tout le système scolaire qui sera transforme.• F/eurs d'omour • Fleurs de joie • Fleurs d amitié iotuA Ucir FLEURISTE 91 ouest, bout.Crémazie Montréal Tél.: 381 -1769 334 661.7756 Mille ans de Paix à ceux qui veulent la Paix 489-6113 LPS® AUTOMNE Cours de Conversation en ANGLAIS - ESPAGNOL -ALLEMAND Montréal Québec W* 878-2821 529-0331 *¦ Étage "F” 4è étage Place 500 E.Grande Allée Bonaventure N4) Différentes expériences vous ont peut-être déçus ?Nous avons à votre disposition une gamme de produits capillaires dont les constituants ont été soigneusement sélectionnés par un laboratoire réputé w ffî&Vie ÉDIFICE PLACE CANADIENNE 450 est, Sherbrooke, ongle Berri — Suite 390 Tél.: 711-317} - 711-7371 - 711-1474 - Sortit de métro Sherbrooke - lorri Mardi au vandradi: 11h.a.m.à 7 h.p.m.la samedi: 10 K.o.m.à 3 h.p.m.4 5389 6 ?Le Devoir, jeudi 1 1 octobre 1973 suites de la première ?AGNEW DÉMISSIONNE Selon le 25e amendement de la constitution américaine, c’est au president qu'il appartient de choisir un nouveau vice-président en cas de vacance du poste.Mais son choix doit être entériné par la majorité des deux chambres du Congres.Le nom de M.John Connally, ancien secrétaire au Trésor, était hier le plus mentionne dans la capitale américaine.Toutefois, les observateurs s'accordaient à penser que le Congrès en majorité démocrate hésiterait a dorer l image de celui qui risque d'etre leur principal adversaire aux prochaines elections présidentielles, en lui conférant le prestige de l'institution vice-présidentielle.De son coté, M.Nixon a annonce qu’il entamerait au plus tôt des consultations avec les leaders des partis du Congrès pour que le poste soit comble dans les plus brefs delais.M.Connally est évidemment en tète de liste, suivi par le gouverneur Nelson Rockefeller, de New York, par le gouverneur Ronald Reagan de Californie et peut-etre par M.Melvin Laird, ancien secretaire a la Defense qui est maintenant le conseiller du président Nixon pour les Affaires intérieures.On mentionne également les noms du sénateur Barry Goldwater, qui a déjà dit qu'il n'accepterait la nomination qu’à condition qu'il soit bien entendu qu’il ne sera pas candidat en 1976, de l'ancien secrétaire d'Etat William Rogers, qui n’a peut-etre aucune envie de revenir si vite à la vie publique, et de l’ancien sénateur républicain John Sherman Cooper.Parmi les “outsiders ", on cite le nouveau ministre de la Justice, Elliot Richardson, qui n'est pas dépourvu d'ambitions politiques, et meme le sénateur démocrate Henry Jackson, dont M.Nixon avait déjà cherché à faire son secrétaire a la Defense en 1969.Techniquement, c'est au secrétaire d'Etat.M.Henry Kissinger, que M.Agnew a remis sa démission.Une minute plus tard, une copie de cette lettre historique était remise au général Alexander Haig, secrétaire général de la Maison-Blanche pour être communiquée au président Nixon.Mais les journalistes apprenaient plus tard que M.Agnew avait communiqué sa décision au président mardi soir au cours d'un tete-â-tëte qu’ils ont eu dans la soirée.¦ la météo Une crête barométrique s’allonge depuis le Nouveau-Québec jusque sur la vallée de l'Ou-taouais.Elle a pour effet de procurer un ciel généralement ensoleillé et des températures fraîches.Une poussée d'air chaud et humide commence à affecter le nord-ouest québécois et s'étendra aujourd'hui aux régions du sud.Le ciel sera couvert dans le nord et généralement ensoleillé dans le sud Ailleurs il n'y aura que peu de changements.Chibougamau.Abibiti, Pontiac-Témiscamingue, St-Maurice: Temps nuageux, et Maximum de 60 à 65 sauf dans les régions de Pontiac Témiscamingue et du St-Maurice 65 à 70 Aperçu pour vendredi: généralement nuageux Ottawa, Montréal, Laurentides: Ensoleillé.Maximum de 65 à 70.Aperçu pour vendredi : Beau et chaud Québec.Cantons de l'Est: Ensoleillé.Maximum de 60 à 65.Aperçu pour vendredi: Beau et chaud.Lac St-Jean, Baie-Comeau, Rimouski.Sept-Iles.Gaspé: Ensoleillé.Maximum de 50 à 55.Aperçu pour vendredi : Devenant nuageux.ISRAËL-EGYPTE nous serons sûrs qu’il ne pourra plus nous attaquer.Pour cela, nous devrons payer un prix très lourd".La Jordanie, qui a rappelé hier les réservistes et ouvert des bureaux de recrutement, continue de poser une énigme.Sollicité par les Arabes et menacé par les Israéliens, le souverain hachemite, par son intervention ou sa neutralité, jouerait un rôle important dans Tissue de la guerre.De source arabe, on rapporte que déjà 18,000 Irakiens et quelque 100 blindés sont jetés dans la bataille contre Israël.Un compte également un contingent marocain, une escadrille algérienne et probablement des Soudanais et des Tunisiens.Quant aux raids d’hier en Syrie, ils visaient les quartiers généraux de la marine syrienne, au nord de Lattaquieh le port de Tartout, des installations pétrolières à Homs et l’aéroport de Damas.UN COMPROMIS financement politique en vigueur de longue date dans l’Etat’’, et il a assuré qu'il n'avait jamais profité de ces contributions pour s’enrichir personnellement.L'ancien vice-président a cependant reconnu qu'il avait omis de déclarer ses revenus à l’administration des impôts, même en sachant que c'était là un acte illégal.C’était la la seule accusation portée hier contre M.Agnew, laquelle précisait qu’il avait déclaré comme revenu personnel annuel que $26,000 au lieu de $55,000, ce qui lui a permis d economiser $13,000 aux dépens du fisc américain.En ne retenant que le chef d'accusation de fraude fiscale moyennant un plaidoyer de culpabilité immédiat, le vice-président a encouru une peine qui, selon le secrétaire à la Justice, sera jugée suffisante par le peuple américain.Récemment, M.Agnew avait dementi avec force avoir négocié par le truchement de ses avocats une quelconque formule de compromis avec les autorités fédérales.DÉFENSE NATIONALE tâtions annuelles des dépenses n’ont pas été dévoilées.Toutefois, selon le porte-parole conservateur en la matière, M.George Hees, député de Prince Edward-Hastings, si le taux de la hausse du coût de la vie continue d’augmenter à un rythme de 8.5 pour cent annuellement, comme Ta publié Statistique Canada, mercredi, cela signifie que le ministère de la Défense réduira son budget de 0.5 pour cent au cours des prochains cinq ans.Selon lui, c'est une honte pour un pays qui prétend maintenir une force de défense moderne.LES RADIATIONS Un organisateur libéral a déclaré au DEVOIR, hier, que dans le bureau numéro 7 du comte de Bourassa, hier matin, un jeune homme avait demandé la radiation de 25 personnes dont les noms ont une consonnance italienne.Après vérification, il a ete avéré, selon l'organisateur en question, que 13 des 15 personnes interrogées par les 25, avaient la citoyenneté canadienne et la qualité d’électeur.Les libéraux en concluent que des personnes vont systématiquement “à la peche " mais que ce faisant elles font un faux serment et se rendent coupables de parjure.Durant les journées de lundi et mardi d’autre part, plus de 10,000 personnes, à Montréal seulement, se sont présentées dans les divers bureaux de dépôt pour faire inscrire leurs noms qui avaient été oublies lors de la confection de la liste electorate permanente.Il y a eu environ 1.500 corrections et 1,500 changements ce qui fait plus de 15,000 noms touchés en deux jours a Montréal.Selon le chef du Parti québécois il y a eu ainsi 100,000 électeurs non inscrits mais le manque de bureaux de dépôt et la lenteur des procédures ne permettra pas d'ici samedi soir d’inscrire autant d'oubliés si tel est le cas.Paul-André Joly est décédé subitement à lage de 47 ans M.Paul-André Joly, journaliste, publiciste, spécialiste dans les relations publiques et l'organisation politique, est décédé subitement hier à l'âge de 47 ans.M.Joly était depuis environ un an adjoint au président de la Commission des transports du Quebec, particulièrement chargé des relations avec le public.Après avoir occupe de 1947 a 1965 divers postes dans les entreprises de presse écrite et parlee et dans des maisons de publicité et de relations publiques, M.Joly avait été nomme en 1965 directeur de l'information et des relations publiques du Parti liberal du Quebec, poste qu il occupa jusqu'en 1968, date a laquelle il dirigea pour le Quebec la campagne d'information et de sondages pour le Parti liberal du Canada en prevision des elections generales.En 1969 et en 1970, il prépara la campagne au leadership de M.Robert Bourassa, puis la campagne électorale qui suivit.Nommé en 1970 au poste de directeur adjoint aux relations publiques de la Consolidated Bathurst, il fut détaché auprès du service d'information et de propagande des premiers jeux d’ete du Quebec, puis au ministère des Affaires sociales pour preparer les campagnes d information dans les domaines de Tassurance-maladie et de l'aide sociale.En 1971.il était nommé directeur de cabinet du Dr Victor Goldbloom, ministre de l'Environnement et des affaires municipales.Il y a un an environ, M.Joly passait a la Commission des Transports.Il a occupé plusieurs postes et accompli diverses missions tantôt pour les Chambres de commerce, tantôt pour la Compagnie de T Exposition universelle de Montreal, tantôt pour l’Agence canadienne de développement international.En qualité de recherchiste, il collaborait depuis plusieurs années aux enquêtes et reportages politiques de plusieurs postes de télévision et de radio, notamment à Rimouski, a La Tuque et à Montréal.11 laisse sa femme, Marguerite Lauzière, de Granby; sa fille Louise, âgée de 21 ans; son fils Pierre, âgé de 20 ans.Bien connu des chroniqueurs et reporters politiques de la presse québécoise, Paul-André Joly était sans contredit Tun des observateurs les mieux informés de la géographie électorale, /amilier avec toutes les régions du Quebec, comptant dans chacune des centaines d’amis et d’informateurs, il avait acquis un sens peu commun de Tanalyse des courants de l’opinion publique.En 1966, deux semaines avant la victoire inattendue de Daniel Johnson, il avait prédit, sur la foi d'une étude et d une enquête méticuleusement accomplies, la défaite des Liberaux de M.Lesage a quelques sieges près.Chez les Liberaux, qu'un optimisme excessif plongeait dans l’euphorie, nul ne voulait prêter oreille à ce prophète de malheur.Mais 1e lendemain de la défaite, les Libéraux faisaient appel à lui et, depuis, à l'échelon federal comme au Quebec, on attachait aux enquêtes et aux analyses de Paul-André Joly une très grande importance.Plusieurs journalistes, dont ceux du DEVOIR, 1e consultaient régulièrement.Ces jours derniers encore, il avait aimablement proposé de se joindre à Tun des reporters de notre journal qui doivent visiter quelques circonscriptions avant le scrutin afin d'analyser la situation en province.Télé-Métropole avait aussi retenu ses services pour la soirée des élections.Durement éprouvé depuis quelques années par une maladie des voies respiratoires, il n'en manifestait pas moins une grande vitalité dans son travail et, dans ses rapports personnels, une généreuse attitude de respect et d'amitié.Marcel Léger accuse l'UN d’avoir comploté avec le PL Q la "manipulation "des listes électorales parGérald LeBlanc L’organisateur en chef du Parti québécois, M.Marcel Léger, soutient que la complicité de TUnion nationale permet au Parti libéral de manipuler à sa guise la liste électorale.Selon M.Léger, cette complicité n’est pas l’effet du hasard mais résulte d’une entente secrète entre les deux vieux partis.Par ce pacte, TUN se serait engagée a fermer les yeux sur tes agissements des libéraux au sein des comités de dépôt et de révision des listes électorales dans la plupart des comtés du Québec, moyennant l’appui libéral pour la réélection d’une dizaine d’unionistes.“Après le “coup de la Brink’s” en 1970, c’est le vol légalisé des élections en 1973’’, a déclaré M.Léger, qui s’adressait, hier soir, à quelque 700 militants réunis pour l’investiture du candidat d'Anjou.L'organisateur péquiste estime que cette situation pourrait permettre aux libéraux de gruger, particulièrement dans Test de Montréal, les majorités du Parti québécois.Le PQ s’est adressé au président des élections pour obtenir de déléguer des avocats comme observateurs au sein des comités de dépôt et de révision.On lui a répondu que ces comités siègent à huis clos et qu’il était impossible d’y admettre qui que ce soit.Aux termes de la loi électorale, seuls le parti ministériel et le parti de l’opposition officielle sont représentés à ces comités qui déterminent en dernière analyse, la composition finale de la liste électorale.Le comité de dépôt siège cette semaine, jusqu’à 22 heures samedi, pour recevoir les inscriptions n’apparaissant pas sur la liste permanente confectionnée en mai dernier.Le comité de revision siégera du 11 au 20 octobre pour inscrire ces nouvelles entrées et pour radier les noms ne devant pas apparaître sur la liste.Adve-nant un avis de radiation, l’intéressé ne possède qu’un jour franc pour en appeler de la décision s’il y a eu erreur.Dans un système bipartite la justesse du processus était assurée par l’intérêt de chacun des partis à surveiller les agissements de son adversaire.Cette assurance est disparue avec Tavènement ROBERT BOURASSA erronne de préjuger que 1e juge saisi des mêmes faits va être influencé par ladite publication.Le juge Deschënes a enjoint egalement aux éditeurs Les Editions du Jour, Messageries du Jour, Payette et Simms ainsi que Harvest House Ltd, de comparaître.L’agent officiel du Parti liberal, M.Jean Morissette, qui a permis la publication du livre durant la période électorale a reçu aussi la meme ordonnance de comparaître.Dans leur demande sur le fond tes Indiens, qui au début de l’injonction, se plaignaient de n’avoir jamais été reçus ni meme écoutés par M.Bourassa, exigent que ce dernier soit condamné à $50,000 d amende ou a une peine n'excédant pas un an de prison.Les Indiens ont demandé une injonction pour empêcher les travaux du projet hydro-electrique a la baie James en arguant que ces travaux compromettaient l’environnement, causaient un tort irréparable à la flore, la faune et conséquemment à la population aborigène et constituaient au surplus une violation des droits acquis des Indiens.Une très longue preuve a été apportée par tes Indiens qui ont fait entendre des écologistes et des spécialistes de diverses disciplines ce à quoi la Société de la baie James a répondu non moins longuement.Le juge Malouf doit maintenant tranché la question et le livre de M.Bourassa a ete publié avant que jugement soit rendu.Dans cet ouvrage intitule “La baie James” M.Bourassa fait valoir tes avantages économiques du projet qu’il a mis en chantier au titre de chef du gouvernement québécois mais il se prononce aussi sur tes arguments des Indiens en affirmant que ces derniers ne subissent pas les torts dont ils se plaignent.C’est là, a première vue, que pourrait résider l’outrage au tribunal selon 1e juge Deschenes qui a déclaré que 1e livre semblait être “une inadmissible entrave au cours normal de la justice et pouvait etre considéré comme une tentative d'influencer l'opinion publique en faveur de Tune des parties au litige.” Il s'agit d'une plainte d'outrage portée en vertu du code civil et c’est devant Tun ou l'autre des juges de la Cour supérieure du district de Montréal que M.Bourassa devra comparaître mardi.LES PRIX s est fait sentir par une augmentation de 8.9 pour cent du prix des cereales et des produits de boulangerie.Le prix du pain a augmente de 17 pour cent, ceux de la farine et du macaroni, de 10 et 6.2 pour cent respectivement.En ce qui regarde les produits laitiers, ils ont accuse une hausse de 1.2 pour cent, attribuable à l’augmentation des prix du lait frais dans la plupart des provinces à l’exception du Quebec et de TUntario.Ces deux provinces ont profité des subsides gouvernementaux annoncés 1e 4 septembre dernier par le gouvernement Trudeau pour combattre l’inflation.La margarine, la viande, le poisson et la volaille ont connu des augmentations de 4.7 pour cent, a l’exception de la margarine dont l'augmentation a été de 4 pour cent.Ainsi, le prix de la viande de porc était de 37.1 pour cent supérieur a celui de septembre 1972, celui du boeuf de 29.4 pour cent, celui de la volaille de 47.6 pour cent.Le saumon en boite, au cours du dernier mois seulement, a augmenté de 17 pour cent et 1e prix des oeufs de 6.8 pour cent.Ainsi, au cours de la dernière année, le prix des oeufs a augmenté de 50 pour cent a lui seul.Neanmoins, les prix des fruits frais ont suivi leurs cours normaux, baissant de 36 pour cent, certains produits comme tes tomates et les oignons atteignant des prix inférieurs à ceux de Tannée dernière.CRD Suite de la page 3 Concrètement, cela veut dire qu’on demande des octrois spèciaux de $25 millions pour aider les centres de Valleyfield, Saint-Jean, Granby, Saint-Hyacinthe et Sorel à se doter de zones industrielles bien équipées.On recommande aussi d améliorer les liaisons routières et d'investir $7 millions pour la construction ou l’amélioration d'un aéroport adjacent à chaque agglomeration-pôle.On propose d'augmenter la promotion industrielle et touristique et de créer de véritables centres affaires-tourisme qui regrouperaient des centres de congres et de vacance ainsi que des édifices à bureaux.Les immobilisations necessaires pour créer de tels complexes dans tes cinq centres s’élèveraient à $22 million.Finalement, on suggère que la tache de coordonner et de réaliser efficacement un développement économique cohérent de la région devrait être confiée à une “Société d’aménagement ”, semblable à celle qui existe dans la région de Hull et à celle que l'Office de Planification et de développement du Québec a suggéré pour la région de Montréal.CUM Suite de la page 3 attirer l’attention des partis politiques sur les problèmes auxquels font face les citoyens de pas moins de 31 circonscriptions électorales sur 110.Par ailleurs, 1e ministère des Affaires municipales, qui s’était engagé à combler le deficit des services de police de la CUM durant l'exercice qui s’achève, soit $10 millions, annonce qu’un deuxième et dernier versement de $6 millions vient de lui être consenti.L’OMBRE FÉDÉRALE Suite de la page 2 de la limite de la municipalité régionale de TOutaouais jusqu’à la ville de Lachute.Ces nouvelles parties de comtés font d'Argenteuil un territoire mixte déchiré entre des préoccupations qui, à l’ouest et a Test, sont considérablement divergentes.En effet, alors que l’ouest cherche à se rattacher a TOutaouais, Test se tourne vers Sainte-Scholastique et Montréal.Cette contradiction interne affaiblira sans doute la position du candidat libéral, M.Zoël Saindon, aussi maire de Lachute; comme l'opposition n’a pas encore pris forme de façon définie, on ignore si on n'assistera pas dans cette circonscription à un reveil creditiste.Le Parti québé-quois y semble quelque peu désorganisé, peut-etre surtout désorienté par les nouvelles délimitations électorales.Le candidat officiel du parti est M.Charles Roy, dentiste.La circonscription de Pontiac-Témiscamingue présente la configuration la plus etonnante de toutes: sa partie nord et sa partie sud sont isolées Tune de l’autre par une centaine de milles de forêt sans voies de communication.Ce mariage forcé des deux comtés réunit deux types de population dont le comportement électoral est complètement différent.La population anglophone du sud (Pontiac), unioniste de traditions, a voté liberal en bloc lors des élections de 1970; M.Jean-Guy Larivière, député sortant, aura cette année à faire face à toute la partie nord de la circonscription, le Témiscamingue.Le Témiscamingue est voisin du pays de Camil Samson et il ne serait pas surprenant d’y assister a une montée créditiste.Le Parti québécois a confié à Mme Simone Dénommé le soin de représenter dans cette circonscription les options pequistes.Enfin la circonscription de Laurentide-Labelle, résultat d’une fusion de comtés elle aussi, est de par ses composantes un territoire dont tes intérêts sont multiples, tantôt dirigés vers le nord, tantôt vers le sud, tantôt vers Touest.M.Fernand Lafontaine, candidat unioniste élu et siégeant depuis 1959, réussira-t-il à nouveau a satisfaire les différentes aspirations de ses électeurs et a se faire réélire sous la bannière de TUnion nationale.De ce coté, il ne semble guère y avoir de craintes.En rétrospective, si Ton examine le scrutin de 1970, on s’aperçoit que cinq circonscriptions sur six, dans la région ou-taouaise, ont vote majoritairement pour le parti libéral.La présence du Parti québécois et des Créditâtes, ainsi que le remaniement de la carte électorale qui y fusionnent des populations aux colorations politiques différentes, affaiblira-t-elle cette tendance “rouge”?Journaliste à Ottawa, Madeleine Champagne a réalisé cet article avec 1e concours de ses collègues de travail, Maurice Godin, Michel Tremblay et Louis-Philippe Hébert.DÉCÈS Notex s.v.p.que les avis de décès doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lendemain.Le dimanche: 2 à 4:30 p.m.GAUTHIER.A Montreal, le 10 octobre 1973 a Tâge de 75 ans, est décédée, Mme Joseph Gauthier née Lily Audet demeurant 26 Notre-Dame, St-Sulpice et autrefois épicière à 3568 Rouen et mere du Dr.Jean-Paul Gauthier et de Tabbé Fernand Gauthier.Les funérailles auront lieu samedi le 13 octobre.Le convoi funèbre partira du salon E.Rajotte no 3635 rue Hochefaga pour se rendre a l'église Sainte-Jeanne D'Arc où le service sera célébré à 10.00 heures.Et de là au cimetière de TEst, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.des tiers partis.M.Léger explique que TUN n’a aucun intérêt, par exemple, à surveiller les listes de Montréal où elle n'espère aucune élection de ses candidats.Il ajoute que la plupart des candidats de TUN dans la région de Montréal ne possèdent aucune organisation, aucun comité, aucun numéro de téléphone.“Ce sont des poteaux pour sauver la face”, a-t-il affirmé.D’où la possibilité, selon M.Léger, de laisser 1e champ libre aux liberaux dans certains comtés, moyennant une attitude semblable du PLQ dans une dizaine de comtés où les unionistes détiennent des chances de l’emporter.Le député péquiste de Lafontaine pré- cise que ses informations lui permettent même d’identifier celui qui a mené cette opération pour le compte de TUnion nationale.Il s’agit, selon lui, de Me Claude Simard, conseiller juridique du chef de TUN, Me Gabriel Loubier.Son rôle aurait consisté à transmettre la consigne de “suivre les instructions des libéraux” aux agents délégués par TUN aux comités de dépôt et de revision.M.Léger n’a indiqué aucun recours juridique possible avant les élections.On sait, par ailleurs, que les contestations d’élections devant les tribunaux traînent souvent une, deux et même trois années après le scrutin.Y.Dupuis prédit un vote anglophone.créditiste par François Barbeau SAINTE-MARIE DE BEAUCE -S'il faut en croire M.Yvon Dupuis, une vague créditiste va balayer le Québec le 29 octobre, vague qui va emporter même les comtés angloptjpnes de Montréal puisque “les anglophones ne sont pas plus bêtes que les autres et qu’ils vont appuyer le Crédit social la journée des élections”.C'est la prédiction que fait M.Yvon Dupuis dans chacun des comtés qu’il a visités depuis 1e début de la campagne, tous des comtés créditistes.Dans ces comtés, il a repris à quelques variantes près les mêmes thèmes qui accrochent: le petit Boubou, le méchant René, la menace du socialisme dépersonnalisateur, l’infiltration d'une minorité de minables dans l’éducation, les petits journalistes péquistes.Exploitant à fond ses talents d’orateur, M.Dupuis, théâtral, n’hésite pas à mimer un premier ministre du Québec en mini-colère, le chef du PQ crachant rageusement son mégot, des intellectuels zézayants, à la grande joie de son auditoire.S’adressant jusqu'à maintenant à des électeurs qui ont porté des créditistes au pouvoir, (exception faite de Saint-Jean, son propre comté) M.Dupuis a toujours trouvé des oreilles attentives et des mains prêtes à applaudir.A partir d’aujourd’hui, il s’aventure en terrain moins sûr: Baie-Comeau, La Malbaie, Rivière-du-Loup, dans les comtés de Charlevoix, Rivière-du-Loup, Matane, Rimouski, fiefs libéraux.Hier soir, il parlait dans l’ancien comté de Fabien Roy, qui s’appelle maintenant Beauce-Nord et qui englobe le nord de l’ancien comté de Beauce, 1e nord-ouest de Dorchester et 1e sud du comté de Lévis.Dans ces comtés en 1970, trois candidats créditistes avaient été élus avec respectivement une majorité de 1,684 voix pour M.Florian Guay, 2,444 pour M.Fabien Roy et 209 voix pour M.J-Aurélien Roy.L’Union nationale s’était classée deuxième dans la Beauce et les libéraux talonnaient tes gagnants dans les deux autres comtés.Son ton changera-t-il chez tes libéraux?Fera-t-il à ces endroits, comme il Ta fait ailleurs, Téloge des députés créditistes, “les meilleurs, les plus disponibles, les plus remarqués par le nombre de leurs interventions”, comme il le souligne depuis samedi soir?En cinq jours, la trame de ses discours n’a pas été variée: l’aide que le Crédit social apportera aux nouveaux mariés pour les soustraire aux griffes des compagnies de finances; des obligations que 1e CS lancera sur le marché dès son arrivée au pouvoir; la réforme de l’enseignement; le grand nettoyage dans la fonction publique et chez tes enseignants; l’abolition du péage pour les roulottes de camping sur les autoroutes; l’encouragement à la famille et aux mères “qui travaillent pour la Patrie” par l’entremise d’une allocation à la maternité, des centres de formation physique et civique.Les grands sujets d’actualité: le budget du PQ, la campagne des autres chefs, les programmes des autres partis, M.Dupuis les écarte et les ridiculise en quelques mots.Hier soir encore il disait du budget du PQ: “Le PQ rêve en couleurs.Quelle farce plate.Ils ont même pensé à l’armée du Québec indépendant.Voyez-vous 1e général Lévesque avec ses 8,000 soldats péquistes pour empêcher l’envahissement du Québec par tes autres provinces!!! Je ne veux pas m’arrêter plus longtemps à ces péquis-teries, c’est tellement ridicule.” Depuis qu’il parle devant des crédi.-tistes, M.Dupuis sent le besoin d’expliquer longuement le cheminement qui Ta poussé du Parti libéral du Crédit social.Dans le comté de Rouyn comme dans Tex-comté de Beauce, il a cru bon de faire remarquer aux électeurs de MM.Samson et Roy, comme si c’était eux, les électeurs qu’il avait battus au congrès de leadership de février, qu'il fallait bien compter un gagnant et des perdants dans une telle lutte.Les salles que M.Dupuis voudrait combles sont certes pleines, mais pas à craquer comme il l’affirme et on ne voit pas à leurs portes des automobiles “à perte de vue remplies de créditistes qui n’ont pu trouver place â mes assemblées”.Lanimateur Gilles Proulx devient le 109e candidat du PQ (Par Gérald LeBlanc) — L’investiture de l’animateur radiophonique Gilles Proulx dans Anjou et de M.Jean-Roch Boivin dans Milles-Iles a porté, hier soir, à 109 le nombre de candidats du Parti québécois.Le HOème sera choisi ce soir dans Brome-Missisiquoi.Participant à la convention de Milles-Iles, au Centre sportif Laval, M.René Lévesque a d’ailleurs consacré ses propos à la nouvelle équipe péquiste, nettement supérieure, selon lui, à celle des libéraux.A mesure qu’avance la campagne, tes observateurs s’attendent à voir le leader péquiste se départir de sa nouvelle image de “sérénité et de bonne humeur”, mais la conversion semble totale et définitive.Si tes élections se gagnaient par un concours de popularité sur la “bonne humeur” des chefs, M.Lévesque, qui se serait classé bon dernier en 1970, serait assuré de la victoire en 1973.L’édition ’73 des candidats péquistes représente beaucoup mieux la collectivité québécoise, selon M.Lévesque, que celle de 1970, caractérisée par une surreprésentation de professeurs et de syndicalistes.M.Lévesque a souligné l’acquisition de leaders locaux, comme les maires de Saint-Joseph de Beauce (Adrien Ouellet), d'Arvida (Francis Dufour) et de Gatineau (John Luck), de quelques femmes, dont Marie Vallée dans Viau et Lise Trochu, soeur du ministre François Cloutier, dans Outremont, et de néo-québécois comme Unterberg (un Juif) dans Fabre et Antonio Bruno (un italien) dans Abitibi-est.Le leader péquiste a par ailleurs caractérisé l’équipe libérale par ce qu’il appelle “la ruee vers Touest” des ministres importants: M.François Cloutier, qui passe dans L’Acadie (40% d’anglophones), M.Jean Cournoyer qui émigre dans Robert-Baldwin (60% anglophone) et le sous-ministre Forget, qu’on destine à la succession de M.Claude Castonguay, dans Saint-Laurent (50% anglophone).Loubier visite onze industries et huit villages de son comté par Jacqueline Mondy de la PC QUEBEC (PC) — C’est à un train d’enfer que le chef de TUnion nationale, M.Gabriel Loubier, ou plus exactement son chauffeur, a entrepris une dernière tournée de son comté hier.En effet, les journalistes qui ont réussi le tour de force de suivre le chauffeur de M.Loubier à travers les routes rurales du comté de Bellechasse, avaient plutôt l'impression d’avoir accompli la journée d’un pilote de course, plutôt que de reporters.Ceux qui se perdaient allaient l’attendre à la prochaine étape.Tout ça pour visiter onze industries de la region où le chef unioniste n’a fait aucune déclaration, ni même allusion à ses adversaires, mais a chaleureusement serré des mains et s’est entretenu avec les patrons.M.Loubier s'est rendu dans huit villages disséminés aux quatre coins de son comté.A cours de cette promenade automnale, qui ne permet pas cependant d'admirer la beauté des paysages à cause de la vitesse qui commande une attention de chaque instant, il est toutefois surprenant de constater dans tes diverses localités que rien n’indique des élections prochaines.Les gens de Bellechasse ont beau avoir la chance d’avoir pour les représenter “un futur premier ministre’ , on ne voit nulle part de pancartes ou d'affiche de TUN pas plus que des autres partis.Les gens rencontrés sont d’ailleurs peu bavards, sur leur opinion politique.Après maintes questions, ils finissent par avouer que leur idée est faite et que les discours électoraux ne changeront rien.Depuis le temps qu’ils en ecoutent, ils trouvent qu’ils se ressemblent tous et que de toute façon, une fois au pouvoir le parti n’en fait qu’à sa tete.Si plusieurs laissent entrevoir une sympathie pour TUN ou plutôt pour M Loubier, qui est “un bon député", ils témoignent aussi d’une certaine inquiétude, “le Parti québécois est fort’, mais les créditistes ne les dérangent guère; des libéraux, on ne parle pas.Ce matin, le chef unioniste entreprend une visite des comtés de la Mau-ricie, en autobus, au grand soulagement des journalistes. Le Devoir, jeudi 1 1 octobre 1 973 ?7 Distributeurs et producteurs dénoncent vivement la décision des cinéastes du Québec de boycotter le Palmarès du film par Jean-Pierre Tadros Le premier moment de surprise passé, le milieu cinématographique canadien commence à réagir vivement à la décision des cinéastes québécois de boycotter le Palmarès du film canadien qui se déroule cette semaine à Montréal.Première association professionnelle â prendre position officiellement, l’Association canadienne des distributeurs indépendants de films d’expression française (ACDIF) dénonce en des termes très forts l'action des cinéastes québécois.Dans un communiqué diffusé hier après-midi, l’ACDIF stigmatise le geste des cinéastes qui “pénalise malheureusement toute la communauté cinématographique en la privant entre autres d’une publicité Le courant est rétabli pour 150 locataires de Dorval “C’est une tempête dans un verre d’eau.Tout est terminé.Le service de l’électricité est rétabli”.Voilà ce qu’affirmait un porte-parole de l’Hydro-Québec rejoint hier par téléphone au sujet de l’incident du Domaine du Bord de l’Eau Inc., à Dorval, ou 150 locataires s'étaient fait couper l’électricité, présumèment parce que le propriétaire ne payait pas ses comptes.Peu loquace, le porte-parole de l'Hydro-Québec n’a pas voulu dire si le propriétaire s’était enfin décidé à payer ses comptes ou si quelque autre arrangement avait été pris.Le service de l’électricité est inclus dans le bail signé par les locataires du Domaine du Bord de l’Eau, le propriétaire se chargeant lui-mëme de payer tel service.Or, la semaine dernière, les locataires furent avertis par l’Hydro-Québec de la possibilité d’une interruption de courant si le propriétaire ne payait pas son dû.Lorsque le courant fut coupé, la réaction des locataires ne se fit pas attendre.Les plaintes affluèrent à la Régie des loyers, à la Protection du consommateur, a l’Aide juridique, à la ville de Dorval, au service municipal d’inspection des bâtiments et à l’Hydro-Québec.En août dernier, les locataires avaient été avertis de ne plus faire parvenir leur chèque de loyer au propriétaire mais plutôt à la Morguard Investments Quebec Limited, principal créancier hypothécaire.On ne dit pas si cette directive a été suivie par tous les locataires.exceptionnelle, de facilités de promotion et diminue le prestige du film canadien à l’étranger”.“Au moment même où le cinéma québécois se cherche un second souffle, au moment même où tous les efforts se conjuguent pour ouvrir les marchés francophones et mondial, un groupe de cinéastes boycottent le palmarès.L’ACDIF dénonce et regrette ce geste ridicule et illogique par sa forme, ses moyens et le moment où il est posé.11 n’y a pas de raison valable derrière ce geste et l’ACDIF s’en dissocie.” Les distributeurs canadiens d’expression française reconnaissent que le Palmares a pu prendre des décisions discutables, mais précisent que, s’il y avait de nouvelles orientations à donner à cette manifestation cinématographique, celles-ci n’auraient dû être prises qu’en regard de l’expérience de cette année.En conséquence, “l’ACDIF, consciente de ses devoirs, cherche par tous les moyens à encourager la diffusion des films québécois et souhaite que tous les organismes concernés agissent comme des adultes”, conclut le communiqué.De son côté, l’Association des producteurs de films du Québec (APFQ) a décidé de réitérer son appui au Palmarès du film canadien.Dans un communiqué publié en fin d’après-midi, hier, l'APFQ note que le Palmarès du film canadien a été annoncé depuis 3 mois, que les associations professionnelles ont, directement ou indirectement, consenti à la tenue d’un tel Palmarès, et que de plus l’APFQ a déjà donné son appui à cette manifestation.Dans ces conditions, “l’APFQ désire réitérer son soutien au Palmarès du film canadien et incite ses organisateurs à le maintenir et à en assurer la plus grande diffusion possible.” Cette déclaration de l’APFQ est endossée par l’exécutif de cette association.Le plus surprenant, c’est qu’un des membres de cet exécutif, M.René Avon, a aussi signé la déclaration de boycottage des cinéastes en sa qualité de réalisateur.D’autre part, plusieurs cinéastes étant aussi producteurs, ils se voient ainsi appuyer une manifestation que par ailleurs ils réprouvent.On a appris que le Syndicat national du cinéma, ayant tout son exécutif en tournage, ne pourrait prendre position, s’il le voulait, avant lundi.Quant au Syndicat général du cinéma et de la télévision, section ONF, il ne prendra de toute évidence aucune position dans le confht étant lui-mëme une institution “biculturelle”, a-t-on appris.On estime généralement que la décision des cinéastes québécois n’aurait pas eu une telle résonnance si elle n’avait pas provoqué l’annulation de la remise des prix qui devait être retransmise par les chaînes française et anglaise de Radio-Canada dans le cadre d’une émission spéciale et bilingue d’“Appelez-moi Lise”.Ce geste des cinéastes québécois a ainsi pris une portée résolument “nationale”.Les réactions à Toronto vont donc de l’incrédulité (“Mais qu’est-ce qui vous prend donc à Montréal”, me suis-je fait demander de la Ville-Reine), à l’incompréhension (“Que veulent donc les cinéastes québécois?”), à l’indignation la plus totale.“C’est un acte de stupidité”, titrait hier Dave Billington dans The Gazette.Cela résumait bien des commentaires anglophones.m Mme Salvador Allende, à son arrivée à l'aéroport de Mexico, quelques jours après le coup d'Etat du 11 septembre dernier.Le Parti Libéral Municipal existe toujours à Laval “Quand on sait que Laval est actuellement entre les mains d’un groupe de rapaces irresponsables qui saignent à blanc les Lavallois et qui administrent la ville en fonction de leurs intérêts personnels ($100 millions de contrats sans soumission), il n’est pas permis à un homme honnête de céder au chantage et aux menaces.” Telle est la conclusion du communiqué que M.Robert Roy, ingénieur conseil, candidat à la mairie de Laval, a fait parvenir aux journaux pour dire que le Parti liberal municipal de Laval existe toujours “dans les faits et légalement” et que ses adversaires ne cherchent qu’à lui faire abandonner la lutte.Enregistré le 9 août par Robert Roy, André Vaillancourt et Gilles Turcotte, le Parti libéral municipal de Laval fut dissous le 9 octobre, parce que M.André Vaillancourt ne voulait plus en faire partie, étant passé au camp du Dr Paiement, mais il fut enregistré de nouveau par M.Robert Roy seul, le même jour.Outre le Dr Paiement, M.Roy a pour adversaire le maire sortant de Laval, Me Jacques Tétrault.La semaine dernière, il a déclaré qu’on lui avait offert $100,000 pour se désister.Mais, affirme-t-il: “J’y suis, j’y reste”.Dans son programme, M.Roy préconise la consultation directe des citoyens (bureau permanent dans chaque quartier et soirées d’information) et la participation à des comités permanents sur les politiques municipales.En matière de transport en commun, M.Roy préconise le métro à Laval (5 milles, trois stations) sans augmentation de taxes, avec la participation des gouvernements provincial et fédéral.La politique de l’habitation du candidat Roy comporte la création d’un service municipal de l’habitation, la régie des loyers à Laval, le zonage sans manipulation, l’auto-financement des “développements”, la création d’une banque de terrains par l’acquisition des terrains mis en vente pour défaut de paiement des taxes.Dans le domaine du loisir, M.Roy vise à la mise en place de centres d’activités socio-culturels pour tous les citoyens et l'utilisation des équipements et centres existants dans les écoles.Enfin et surtout, M.Roy parle du nettoyage des finances à Laval.Ceci comporte le “gel des taxes et enquête en profondeur de tout le système de taxation”, la création d’un poste d’auditeur permanent, l’engagement d'avocats salariés pour la perception des taxes, appels d’offres à tous les niveaux de l’administration: finance, services, travaux publics.RÉPONDEZ À L’APPEL'-.BU8 DEVENEZ ENGAGÉ VOLONTAIRE Mme Allende à Dorval "Le vote ne suffit pas, H faut aussi une armée pour le peuple " par Clément Trudel C’est pour justifier leur mauvaise conscience que les dirigeants de la junte militaire chilienne ont inventé le “complot” u’auraient ourdi les proches du prési- ent Allende pour se défaire de ces militaires par le moyen d’un plan “Djakarta”, a déclaré la veuve du président chilien mort il y a un mois lors du coup d’Etat militaire.Aux quelques journalistes venus l’interroger dans la nuit de mardi à mercredi à Dorval, lors d’une escale technique d’Ibe-ria pour le vol Mexico-Madrid, escale qui ne lui laissait que trente minutes de répit, Mme Hortensia Allende a dit qu’ils ne devaient pas douter de la répression en cours dans son pays.Elle et ses filles se consacreront dans l’immédiat à voyager et à témoigner de la vérité, à lutter contre la “dictature militaire fasciste" qui astreint les journaux à la censure — c’est un précédent au Chili — et n’autorise qu’une seule station de télévision à émettre, tout en entretenant de nombreux camps de concentration et en exilant, à rîle de Dawson notamment, non seulement des politiques ayant collaboré avec l’Unité Populaire mais des citoyens détenus arbitrairement.Mme Allende rappelle que le secrétaire du PC chilien, Luis Corvalan, a été torturé, mais elle se réjouit qu’une campagne d’opinion à envergure mondiale soit en cours pour empêcher que l’on ne dispose de Corvalan et d’autres Chiliens de façon arbitraire.Un relationniste du ministère canadien des Affaires extérieures, M.Bolduc, était présent à l’aéroport quand Mme Allende y descendit vers 12h35; sa tâche était de faciliter aux journalistes présents une entrevue avec la veuve de Salvador Allende, si celle-ci désirait s’y prêter.Accompagnée de l’épouse de l’ambassadeur cubain à Mexico, Hortensia Allende s’est entretenue privément quelques minutes avec l’ambassadeur cubain au Canada avant de regagner sa place à bord du vol à destination de Madrid.Elle doit participer à Paris, à Prague, à Moscou et dans d’autres villes à des manifestations d’hommage à feu Salvador Allende.Au nom du comité Québec-Chili, le syndicaliste Michel Chartrand et le Pere Jean Ménard s’étaient rendus souhaiter la bienvenue à Mme Allende et lui ont offert leurs condoléances, promettant d’aider à la poursuite d’une lutte de libéra- tion commencée par le premier président marxiste élu démocratiquement.Croyez-vous que l’on puisse instaurer un régime socialiste sans révolution?a demandé un reporter.Mme Allende, qui avait répété que le coup du 11 septembre était survenu comme une surprise et que les responsables du coup raté (29 juin), après avoir trouvé refuge au Paraguay et en Equateur, étaient rentrés au Chili en vue de préparer un autre putsch, estime que “le vote, ça ne suffit pas", qu’il faut aussi une armée “pour le peuple”.Au Chili, nous croyions que l’armée professionnelle était légaliste mais, souligne Mme Allende, c’était une armée imbue de préjugés de classes (clasista) et dont plusieurs officiers étaient formés et perfectionnés aux Etats-Unis.Si le gouvernement démocratique populaire avait réellement projeté d’assassiner les généraux, le 11 septembre ne nous aurait pas surpris autant que ça, et nous n'aurions pas eu à déplorer tout ce qui survint.Mme Allende ne fait pas fi des signes avant-coureurs (grèves provoquées, difficultés économiques, blocus économiques etc) mais elle soutient que les généraux ont inventé de toutes pièces ce complot qu’ils attribuent au gouvernement de l’Unité Populaire.Mme Allende est sûre qu’il y a espoir pour le peuple chilien, “vaillant et brave”, et pour le rejet du regime actuel.Elle met aussi sa confiance dans la solidarité de tous les peuples du monde.Elle croit pouvoir répondre a l'invitation du comité Québec-Chili mais “plus tard”, son calendrier d'engagements étant trop chargé pour l'instant.Le matin du 11 septembre, nous n'avions pas pris au Chili de précautions extraordinaires, a précise Mme Allende.Salvador est sorti vers 6 heures accompagné d'une escorte armée.Quand il m'a conseillé ensuite de ne pas quitter notre residence, il ne pouvait pas se douter qu elle serait bombardée.J’y suis restee, mais ce jour-là je ne croyais pas que toutes les forces armées étaient contre le gouvernement populaire.A toutes les questions, sauf une où elle a trouve plus facile de repondre en espagnol, la veuve de Salvador Allende a donne des precisions dans un français correct, d'une voix émue mais sans faiblesse, avec cette tendresse que la poétesse Gabriela Mistral savait exprimer a propos de l’absent: “Son fantôme ne sera pas réalité / dans mes bras ouverts”.La CSN met un service d'information à la disposition des chômeurs de Mti Afin d’éviter aux chômeurs diverses déconvenues lorsqu'ils ont affaire avec la Commission d’Assurance-chômage (CAC), le Conseil Central des Syndicats Nationaux de Montréal (CSN) et le Local Populaire du sud-ouest de Montréal ont mis sur pied un service de renseignements qui fonctionne chaque jour de 9 à 19h.Outre les renseignements que l’on peut obtenir par téléphone, le service met à la disposition des chômeurs les textes vulgarisés et classés des Lois et Règlements de la CAC: il propose également des cours organisés pour les chômeurs aux prises avec “les dédales bureaucratiques de la CAC”, ainsi que l’expliquait hier, dans une conférence de presse, M.Michel Dansereau, porte-parole du Local Populaire.Ce service, qui existait déjà mais sous forme plus réduite, aide également les chômeurs à remplir les formulaires au Conseil Central (CSN) de 13 à 19 heures, et au Local Populaire, boulevard Monk 6401, de 9 à 18 heures.Ces deux organismes accompagnent les prestataires au Conseil arbitral et rédigent egalement pour eux les demandes d’ap- pel.au Conseil Arbitral et rédigent également pour eux les demandes d’appel.Par la mise sur pied d’un tel service, le Conseil central espère pouvoir suivre l'application de la loi dans ses moindres détails, a précisé M.Dansereau.“Ainsi seront mises â jour les multiples interpretations restrictives de la loi par des fonctionnaires de la CAC”, a-t-il ajouté.11 a ensuite fourni de nombreux exemples illustrant une application abusive des règlements: les enquêteurs de l’escouade anti-fraude venant interroger les gens à domicile, alors que, selon la loi 107 de la CAC, ils ont le seulement le droit de convoquer les personnes qu'ils souhaitent voir pour une entrevue; mauvaise information sur tout ce qui concerne les demandes pour antidater les réclamations de prestation ; pas de place sur les formulaires pour la recherche d'un emploi par téléphone, moyen que recommande M.Guy Cousineau, président de la CAC, mais qu'excluent les enquêteurs, etc.M.Dansereau a également révélé certains cas, où la CAC s’était fait rembourser les sommes payées en trop à même les chèques de pensions de vieillesse, sans l’accord de la personne intéressée.Il a aussi expliqué que, lorsque la CAC demande le remboursement d'un chèque versé en trop, elle exige le montant total sans tenir compte des taxes déduites.Si l’on inclut en plus l’impôt sur le revenu en fin d’année, la personne ainsi lésée aura payé trois fois les mêmes taxes pour un seul chèque.C'est à ce niveau qu’on mesure l’urgence d’une véritable information du chômeur, a conclu M.Dansereau, en annonçant que des brochures explicatives allaient être distribuées prochainement par le Conseil Central (CSN).Les articles fabriqués par les handicapés seront exemptés OTTAWA (FC) - Les articles fabriqués par des personnes handicapées mentalement ou physiquement, dans le cadre d’une institution, ne seront plus sujets à la taxe fédérale de vente, pourvu que la main-d’oeuvre représente une part importante du prix.Dans le.communiqué où il annonce cette décision, le ministère du Revenu précise qu'il va émettre des certificats à cet effet, en verdu d’un amendement législatif adopté en juillet.L'exemption profitera aux handicapés qui travaillent dans un groupe ou chez eux.Toutefois, le travail ;devra avoir été fait sous la responsabilité d une institution.Ne profiteront pas de l’exemption les articles provenant d'une industrie et n'ayant subi qu’une légère transformation par un handicapé.L’exemption de la taxe fédérale de vente ne s'appliquait auparavant qu'aux sourds, aux aveugles, aux déficients mentaux.Croquez à belles dents .VOTRE DENTIER tiendra Il existe un adhésif spécial KAS-TKETH », améliorant toutes les situations: 1> tient les dentiers du haut et du bas plus solidement.2) vous garantit un plus grand confort.Il) vous permet de manger plus naturellement.Plus de gêne! Utilisez la poudre adhesive FASTKETH.Un dentier qui tient est indispensable à votre santé.Consultez votre dentiste régulièrement.LACROIX-ROUGE EST TOUJOURS A L'OEUVRE "If LIVRE QUE TOUS COURAILLENT" L’ÉCONOMIE ET LA COEXISTENCE DU SECTEUR PRIVÉ ET DU SECTEUR PUBLIC DE ÉMILE BOUVIER SERA À NOUVEAU SUR LE MARCHÉ LE 24 OCTOBRE 1973 Broché, illustré - 851 pages - $1 1.45 GUÉRIN ÉDITEUR 4440, rue SAINT-DENIS MONTREAL - TÉL.: 843-6241 Lintemrbain.Du bonheur à bon compte.Pour un appel d’une minute | que vous composez vous-même.Tarifs réduits pour les appels du soir, de nuit ou du dimanche.Bell Canada Noir.C’est la seule couleur que laisse le feu.*.GOUVERNEMENT IX’QUEBEC „ ~ .DIRECTION GÉNÉRALE ou^'c De la prévention des incéndjes \ .- n 8 * Le Devoir, jeudi 1 1 octobre 1 973 informations internationales Washington dénonce le refus de coopérer de l'Union soviétique WASHINGTON (AFP) - Les Et?Unis ont adressé hier un appel à l’Unio».soviétique pour qu’elle exerce une influence modératrice dans le conflit israélo-arabe et Tont mis en garde contre les conséquences d’un manque de coopération dans la recherche d’une solution.Le Pentagone et le département d’Etat ont déclaré avoir recueilli des “indications " selon lesquelles l’Union soviétique avait accéléré les livraisons de matériel militaire à la Syrie et à l’Egypte.M.McCloskey a également déploré la teneur du message adressé par M.Leonid Brejnev au président Houari Boumediene d'Algérie, dans lequel il incite les pays arabes à soutenir l’Egypte et la Syrie dans leur lutte contre Israël.“Nous avons à maintes reprises incité toutes les parties à la modération et nous espérons que les autres feront de meme”, a dit le porte-parole, en indiquant que M.Kissinger avait à ce sujet au moins un entretien par jour avec M.Anatoly Dobry-nine, ambassadeur d’Union soviétique.M.McCloskey a dit qu’il ne voulait pas, pour le moment, porter des accusations formelles contre le comportement de l’Union soviétique depuis le début des hostilités entre Israël et ses voisins arabes.11 a déclaré que les Etats-Unis voulaient encore mettre l’accent sur les consultations diplomatiques avec les autres gouvernements intéressés, y compris celui de l’URSS, en vue de mettre fin au conflit.“L’objectif des Etats-Unis est de susciter entre les parties et les puissances intéressées un consensus qui mette fin aux combats, ramène une atmosphère de nonviolence dans la région et permette d’entamer un nouveau processus de négociation pour une solution durable”, a-t-il dit.Ni le département d'Etat ni le Pentagone n’ont voulu donner la moindre indication sur l'aide militaire que les Etats-Unis pourraient apporter à Israël s’il s’avère que l’URSS renforce massivement le potentiel militaire des pays arabes.Le président Nixon a pour sa part mis l'accent sur les efforts de médiation des Etats-Unis pour trouver à la crise du Moyen-Orient une solution qui soit juste pour les deux parties.En ce qui concerne l’Union soviétique, M.McCloskey a rappelé que le secrétaire d’Etat Henry Kissinger avait déclaré lundi soir que la politique de détente entre les deux superpuissances supposait qu’elles ne fassent pas preuve d’irresponsabilité dans les affaires internationales, y compris dans la crise du Moyen-Orient.Une vue du quartier bombardé de Damas, quelque 200 morts.dans le périmètre du ministère de la Défense et de la station de la radio officielle.Le raid aérien aurait fait (Téléphoto AP) Un pont aérien soviétique reconstitue le potentiel arabe WASHINGTON (d’après TAFP) - Les plus gros avions soviétiques de transport, des “Antonov-2”, participent à un pont aérien accéléré entre l’URSS, l’Egypte et la Syrie, précisent les milieux officiels américains.Ce pont aérien a été établi en vue de renouveler les stocks d’armement égyptiens et syriens, déclare-t-on de bonne source au Pentagone.Des fournitures militaires “En quanti- tés très importantes” sont amenées sur des aéroports égyptiens et syriens, ajoute-t-on de même source, sans préciser de quel genre de matériel il s’agit sinon que ces livraisons ne semblent pas comporter, pour le moment du moins, des chasseurs à réaction destinés à remplacer ceux abattus par les Israéliens.Les avions de transport soviétiques se posent sur divers aérodromes égyptiens et syriens venant directement d’URSS, Nixon reçoit /es dirigeants du Congrès Les pressions se multiplient pour un soutien plus efficace à Israël WASHINGTON (AFP) — Le président Richard Nixon a réuni hier matin à la Maison-Blanche les dirigeants du Congrès pour discuter avec eux de l’attitude des Etats-Etats-Unis dans le nouveau conflit israélo-arabe.Cette réunion se tient au moment où des pressions croissantes s’exercent sur le gouvernement pour qu’il soutienne plus efficacement l’Etat d'Israël, y compris en lui fournissant d’urgence du matériel militaire supplémentaire.Le secrétaire d’Etat M.Henry Kissinger, a rendu compte aux dirigeants parlementaires des vains efforts diplomatiques des Etats-Unis pour amener le Conseil de sécurité à ordonner l’arrêt des combats.Plusieurs sénateurs influents, dont M.Henry Jackson, de l’Etat de Washington, M.Edward Kennedy, du Massachusetts, et M.Frank Church! de l'Idaho, ont déjà réclamé que les Etats-Unis envoient de l'équipement militaire à Israël.Le sénateur républicain Richard Schweiker, de Pennsylvanie, a déclaré que la détente avec l'URSS ne justifiait pas que les Etats-Unis prennent une attitude passive dans le conflit.A la Chambre, une vingtaine de représentants ont déposé un projet de résolution réclamant l’accélération des livraisons d’avions â reaction déjà commandés par Israël.(Au cours d’un rassemblement de 500 di- L'armée israélienne rappelle plusieurs anciens généraux TEL AVIV (par l’AFP) — Un communiqué du porte-parole militaire annonce le rappel comme réservistes de plusieurs généraux de la Guerre de Six jours: le général Hayim Bar Lev, ex-chef d’état-major et actuellement ministre du Commerce et de l’Industrie, a été rappelé au service actif et affecté à des “tâches spéciales”.Le général Yechayahou Gavich, qui fut jusqu’à ces derniers mois commandant du front sud, a été nommé commandant du secteur sud du Sinaî, comprenant Charm el-Cheikh.Le général Zeevi, ex-commandant du secteur centre jusqu’à la semaine dernière, se joint au général Yariv au poste d’adjoint du chef d’état-major.Le général Horev, ex-chef de la section scientifique de Tarmée, a été nommé adjoint du général Tal, chef d’état-major adjoint et chef des opérations.Enfin, le général Hod, exchef des forces de l’air, devient chargé de missions spéciales au commandement des forces de Tair.Les observateurs israéliens attribuent dans l’ensemble le rappel en service actif de ces généraux au désir du haut commandement, dans une situation difficile, d’utiliser l’expérience de chefs militaires qui ont fait leurs preuves sur tous les fronts et ont mené les forces israéliennes à la victoire.Ces nominations ont donc fait bonne impression sur l’opinion publique, d’autant plus que certains de ces généraux, qui n avaient quitté que récemment leurs postes, sont beaucoup plus connus que la plupart de leurs successeurs.La plus spectaculaire de ces nominations est celle du général Hayim Bar Lev.Une vieille amitié le lie au chef d’état-major, le général David Elazar, et c’est pourquoi nul ne fut surpris de voir ce dernier rappeler son ancien chef pour lui confier des “missions spéciales”.Eban expose les conditions d'un cessez-le-feu éventuel NEW YORK (d’après Reuter) — Le ministre israélien des Affaires étrangères, M.Abba Eban, a déclaré hier qu’lsraël accepterait un cessez-le-feu au Moyen-Orient si l’Egypte et la Syrie acceptaient de revenir â la ligne de démarcation qui existait samedi dernier, avant les hostilités.Le ministre israélien a ajouté qu’un arrêt des hostilités pourrait constituer le point de départ “de négociations de paix”.Au journaliste de la chaîne UBS qui lui demandait quelles étaient à son avis les conséquences directes du conflit actuel en rapport avec d’éventuels pourparlers de paix, M.Eban a déclaré: “D’un côté, cela met en évidence la stérilité et la futilité des situations engendrées par l’absence de paix.D’un autre côté, Israël doit retirer deux leçons de ce conflit: la première porte sur la fragilité des accords écrits, des garanties et des signatures de nos voisins.Ensuite, ce qui est autrement plus important parce que cela concerne d’éventuelles négociations, nous avons saisi l’importance vitale de frontières absolument sûres”.Le ministre israélien qui a assisté hier à la réunion de l’assemblée générale des Nations unies, a ajouté que tous les Israéliens se posaient la même question: “Qu’est-ce qui nous serait arrivé si les Egyptiens et les Syriens nous avaient sauté à la gorge non pas sur des champs de batailles éloignés de dizaines et parfois de centaines de kilomètres de nos centres urbains, mais de frontières aussi rapprochées que l’étaient celles qui prévalaient le 4 juin 1967?” Les “bleus” de l’impôt.prendront une teinte plus gaie, si vous diminuez vos impôts et préparez vos “vieux jours” à l’aide d’un plan enregistré d’épargne-retraite.Vous pouvez toujours en parler avec l’agent de la Manufacturers.C’est un ami .qui s’y connaît! /l/lanufll/ie La Compagrue dAssuranco Vio Manufacturers rigeants d’organisations Israélites mardi soir à Washington, M.Simcha Dinitz.ambassadeur d’Israël, a déclaré que son pays avait besoin de temps et d’équipement militaire pour repousser les forces égyptiennes et syriennes sur les positions du cessez-le-feu de 1967).Les organisations juives américaines, qui s’étaient engagées pendant le weekend à rassembler 100 millions de dollars en bons de solidarité du trésor israélien ont annoncé hier quelles avaient déjà recueilli 120 millions depuis le début des hostilités, samedi dernier.Le président Nixon et son gouvernement n’ont encore donné aucune indication sur l’étendue du soutien qu’ils sont prêts à apporter à Israël.L’attitude traditionnelle américaine de solidarité avec l’Etat juif est maintenant tempérée par le souci de ne pas s’aliéner complètement les pays arabes qui détiennent le pétrole dont les Etats-Unis ont un besoin croissant.Les dirigeants américains refusent de dire s’ils vont remplacer l’équipement militaire perdu par Israël comme ils le faisaient jusqu’ici.Le sénateur Mike Mansfield, chef de la majorité démocrate au Sénat, a exprimé son soutien aux efforts du président Nixon.¦“Nous appuyons unanimement les positions prises par le président Nixon et le secrétaire d’Etat Kissinger pour parvenir a mettre fin aux hostilités”, a déclaré le leader démocrate à l’issue de la reunion à la Maison-Blanche.Le président Nixon et M.Kissinger ont fait part aux dirigeants parlementaires de “leur espoir” d’une fin “prochaine” des combats et d’une solution permanente de la crise, a indiqué un des participants à la reunion.L’administration Nixon est en contact quotidien avec l’Union soviétique, la Chine populaire, les autres membres du Conseil de sécurité ainsi que certains pays belligérants.Le sénateur démocrate William Fulbright, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, a souligné “l’effort sincère” de l’administration pour parvenir â une solution.Cependant, MM.Nixon et Kissinger estiment, eux aussi, que la guerre risque d’ëtre longue et difficile et ils ont indiqué a leurs interlocuteurs, selon le sénateur Mansfield, que le conflit actuel “ne sera pas une guerre de six jours”.Le CICR se tient prêt GENEVE (AFF) - Le comité international de la Croix-Rouge (CICR) a d’ores et déjà commencé à renforcer son dispositif dans le Moyen-Orient où se trouvent déjà une vingtaine de délégués répartis en cinq délégations, et se tient prêt à l’accroître davantage dès que les circonstances le nécessiteront, indique-t-on à Genève au siège du CICR.Ainsi, un délégué est parti de Genève pour Le Caire, où deux délégués du CICR sont déjà en place.D’autres partiront très prochainement pour Damas.D’autre part, une demi-douzaine de médecins et d’infirmières sont disponibles et pourraient partir dans un délai réduit si le besoin s’en faisait sentir.Enfin, le CICR prepare en ce moment plusieurs personnes a un départ ultérieur, essentiellement dans le but de s’occuper des prisonniers de guerre.ANDRÉ MAILLOUX Édifice C I L Suite 1658 630 ouest, bout Dorchester Montreal 101 875-5540 NE L’OUBLIEZ PAS indique-t-on au Pentagone où on ajoute qu’on n’a pas connaissance d’attaques contre ces avions par la chasse israélienne.En revanche, un certain nombre de terrains utilisés par les Soviétiques ont été bombardés.De son côte, le porte-parole du Pentagone, Jerry Freidheim, a répondu par le traditionnel “no comment” quand on lui a demandé si les Etats-Unis avaient pris des mesures d'exception pour ravitailler Israël.Selon un quotidien de Beyrouth qui cite des sources diplomatique, l’Union soviétique est en train de livrer des “armes et des munitions à l'Egypte et à la Syrie afin de leur permettre de poursuivre leur guerre”.Le journal ajoute que les experts soviétiques participent “à la défense des territoires des deux pays”.M.Brejnev, secrétaire général du parti communiste soviétique, a adressé au second jour de la bataille un “message urgent” aux presidents égyptien et syrien leur réaffirmant l’appui de son pays dans la guerre de libération de leurs territoires et reconnaissant à la Syrie et à l’Egypte leurs droits d’utiliser tous les moyens pour atteindre leur objectif, indique ce quotidien.Toujours selon les mêmes milieux, le journal rapporte que l’URSS a décidé de stopper l’emigration des Juifs soviétiques vers Israël aussitôt après le déclenchement des hostilités du 6 octobre.11 est probable que Moscou révise dans les prochains jours son attitude à l’égard de l’e-migration des Juifs et l’arrête définitivement si Israël ne se retire pas des territoires occupés, conclut le journal.Le pape lance un appel à la médiation internationale CITE DU VATICAN (AFP) - Paul VI a lancé hier un appel à une “médiation internationale” au Moyen Orient.11 a exprime son effroi et sa compassion pour toutes les victimes du conflit actuel.“Aujourd'hui, chers fils, nous vous parlons avec lassitude, a dit le pape.Encore la guerre.Nous éprouvons en notre coeur la déception de voir s’éteindre une grande espérance: que l’on ne parlerait plus de guerre, de vraie guerre, nous éprouvons de l’effroi et de la compassion pour tous ceux qui sont tragiquement engagés dans le conflit et spécialement pour ceux qui en sont les victimes, nous voulons encore croire qu'il existe d’autres voies que celles de la violence, des ruines et du sang pour rendre ses droits à la justice et son efficacité a la paix.Des missiles chargés à bord d#un Boeing à Virginia Beach VIRGINIA BEACH (AFP) - Des armes américaines, notamment des missiles air-air Sparrow et Sidewinder, ont ete chargées hier a bord d’un Boeing 707 israélien, a la base aèro navale d'Oceana, à Virginia Beach, indique le journal Norfolk Ledger-Tstar.Alors que les missiles étaient charges a bord du Boeing, des marins américains masquaient l'etoile de David sur la queue de l’appareil, ajoute le journal citant des témoins.Les missiles étaient arrivés a la base a bord d un avion cargo C-141 du ser- vice des transports de l'armee américaine qui s'est range aux cotes du Boeing.Toujours selon le meme journal, un autre Boeing 707 israélien avait charge des armes sur la meme base samedi dernier.Le capitaine de vaisseau, Robert Mandeville, commandant de la base d'Oceana, s'est refuse a tout commentaire.Les missiles Sparrow et Sidewinder arment les avions F4-Phantom qui forment l’epine dorsale de l'armee de l'air israélienne.Londres met un embargo sur les armes destinées au M-0 LONDRES (d’après l'AFP) - La Grande-Bretagne a décrété hier, un embargo sur ses livraisons d'armes “à l’une quelconque des deux parties engagées dans le conflit” actuel du Moyen-Orient.Le geste, laisse-t-on entendre dans les milieux diplomatiques de Londres, a surtout une portée symbolique et n’est pas de nature à influencer immédiatement le déroulement des hostilités.Bien que le Foreign Office ait délibérément évité de nommer les pays visés par l’embargo, il semble s’agir des trois belligérants actuels: Israël et l'Egypte.La Grande-Bretagne n’a jamais fourni, traditionnellement, d'armes à la Syrie (qui vient seulement de reprendre, avec elle, les relations diplomatiques rompues par Damas en 1967).De plus, ses livraisons d'armements à Israël et à l’Egypte n’ont eu, dernièrement, qu’un effet “marginal” sur l’arsenal de ces deux pays.Ainsi, Londres a constamment refusé de fournir à Israël (de même qu’à la Libye) ses chars ultra-modernes Chieftain, dont elle a en revanche vendu environ huit cents à l’Iran.Elle a accepté en 1972 de construire trois sous-marins de faible tonnage pour l’Etat hébreu et a offert d'en faire autant pour l’Egypte, si elle le demandait.Après l’expulsion des experts soviétiques d’Egypte, en août 1972, le gouvernement du Caire a prospecté le marché d’armes britannique en vue de l'achat de missiles défensifs (Rapier et Swingfire), mais aucune livraison importante n’a encore été signalée.En dehors de la Jordanie, à laquelle la Grande-Bretagne avait livré des avions Hunter et des chars pour remplacer ceux perdus pendant la guerre de 1967, les deux plus gros clients de l’industrie britannique d’armements sont aujourd'hui l’Iran et l’Arabie séoudite.Les forces armées séoudites sont dotées de 35 intercepteurs Lightning, d’une vingtaine d’appareils Skymaster et d’une quarantaine de missiles Thunderbird.En mai dernier, Londres et Ryad ont signé un contrat, d’un montant de 250 millions de livres, pour la construction en Arabie séoudite de l’“infrastructure” du système aérien défensif de ce pays.Parmi les autres pays arabes qui pourraient participer au conflit, les émirats du Golfe figurent parmi les clients traditionnels de la Grande-Bretagne, à l'exception du Koweit et d’Abou Dhabi, qui disposent d’appareils Lightning et Hunter, mais leur armement est en général assez limité.LA CROIX-ROUGE Q AVIS RÉVISION DES LISTES ÉLECTORALES Dans plusieurs districts électoraux, certaines personnes passent, de porte en porte, et préviennent des électeurs non inscrits qu'elles verront, à leur place, à faire insérer leur nom sur les listes électorales, lors de la révision.Ces personnes s'arrogent des droits qu'elles n'ont pas et ainsi violent la Loi.En effet, seul l'électeur lui-même ou son parent peut, en se déplaçant, aller inscrire son nom à tout bureau de dépôt* établi à cette fin dans les sections urbaines, ou auprès des réviseurs dans les sections rurales.Toute personne qui se donne sans droit pour une personne proposée à la révision d'une liste électorale commet une infraction et est passible d'une amende de cent à cinq cents dollars ET d'un emprisonnement de trois mois à deux ans.(Article 128-1-h) Veuillez vous gouverner en conséquence.LE PRÉSIDENT GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS * Dans les sections urbaines, vérifier dans les quotidiens et dans les hebdomadaires l'adresse du bureau de dépôt le plus près de votre domicile, lequel est ouvert de 8 heures du matin à 10 heures du soir, du lundi, 8 octobre au samedi, 13 octobre inclusivement.Dans les sections rurales, les réviseurs sont à votre disposition du 8 octobre au 13 octobre inclusivement, de 4 heures à 6 heures de l'après-midi et de 7 heures à 9 heures du soir.Québec, le 6 octobre 1973.% r informations internationales Le Devoir, jeudi 1 1 octobre 1 973 • 9 Paris propose ses bons offices, sans se faire d'illusion .# .Moscou reconnaît le gouvernement Sihanouk PEKIN (d’après l’AFP et Reuter) -L’Union soviétique a annoncé hier qu’elle considérait le gouvernement royal d’U-nion nationale du Cambodge, dirigé par le prince Norodom Sihanouk, comme “le seul représentant légal du Cambodge”.La note diplomatique faisant état de la re- connaissance “de jure” a été transmise hier à Pékin au prince par l’ambassadeur d’URSS en Chine et on y précise que l’URSS “coopérerait à l’avenir avec le GRUNK et le FUNK (Front d’union nationale du Cambodge) et leur apporterait tout appui nécessaire”.Pendant ce temps, à Phnom Penh, les autorités gouvernementales khmères observaient le mutisme le plus absolu sur la reconnaissance du GRUNK, car dans la capitale cambodgienne, l’attention était centrée sur la démission du premier ministre In Tarn, remise hier au président NATIONS UNIES (AFP) - La France a proposé hier par la voix de son ministre des Affaires étrangères, à l’Assemblée générale des Nations unies son concours “pour que la guerre s’apaise rapidement et ne puisse renaître” au Moyen-Orient.On ne se fait aucune illusion à Paris sur les difficultés de l’entreprise, qui va exiger d’abord que toutes les parties intéressées veuillent des bons offices et des “suggestions” éventuelles de la France, et veuillent vraiment “une paix juste et durable”.Tout indique, estiment les observateurs, que ces suggestions ne porteraient pas sur des dispositions temporaires mais viseraient à assurer à la paix retrouvée un caractère de permanence.On retrouve ici une préoccupation fondamentale de la diplomatie française, exprimée mardi au conseil de sécurité par le représentant permanent de la France, M.Henri de Guiringaud: “Il serait vain, disait-il, de tenter d’imposer aux adversaires des mesures provisoires qui ne régleraient rien, comme il serait vain de leur imposer des engagements qui ne seraient pas assortis de garanties suffisantes”.Il est probable, estiment les observateurs, que des sondages ont déjà été entrepris par Paris en direction des Etats-Unis et de l’URSS, comme il est certain qu’une concertation sur le retour de la paix, s’est instaurée entre la France et ses partenaires européens.Toutefois, selon les rares confidences recueillies de bonne source à propos de la proposition du ministre français des Affaires étrangères, M.Michel Jobert, il est peu vraisemblable que les choses soient allées beaucoup plus loin Alors que personne ne parait vouloir entendre parler de paix, qu’on ne sait pas exactement ce qui se passe sur le terrain, qu’on ne peut pas deviner les dimensions que pourrait prendre ce nouveau conflit, il est évident qu’il n’existe pas de plan de paix français tout prêt.La France, releve-t-on dans les milieux informés, vient simplement de manifester sa disposition a aider au retour à la paix si les circonstances le permettent, mais, ajoute-t-on, nous ne sommes pas à la veille d’une solution diplomatique de paternité française.On peut néanmoins penser que les suggestions françaises viseraient à réaliser les objectifs de la résolution 242 du conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité le 22 novembre 1967 et cjui suggérait le retrait des forces israéliennes de tous les territoires occupés après la guerre des Six Jours, la “reconnaissance de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance de chaque Etat de la région, et de son droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues”.Il est vrai que dès cette époque, le texte anglais différait du texte français et parlait du retrait “de territoires occupés”, et qu’on risque de ressusciter bientôt la même controverse, vieillie de sept ans.On laisse entendre d’autre part à Paris que la proposition française qui peut paraître prématurée dans les circonstances actuelles, vise à provoquer un arrêt du conflit avant que celui-ci ne devienne permanent et que les grandes puissances soient obligées de renouveler les stocks d’armements détruits.Une proposition qui tente certains milieux diplomatiques serait de généraliser l’exemple britannique d’un embargo total afin d’essouffler les parties belligérantes à court terme.Cette proposition néanmoins parait irréaliste.Santiago indemniserait en partie « les sociétés américaines nationalisées SANTIAGO (d’après AP et T AFP) — Le ministre chilien des Affaires étrangères, l’amiral Ismaël Huerta, a déclare hier que la dette de $700 millions invoqué par le président Allende pour justifier la nationalisation des mines de cuivres, autrefois propriété des compagnies américaines, pouvait en réalité être inférieure et que “la porte était ouverte pour des négociations” en vue d’en arriver à un nouveau chiffre.Cette déclaration du ministre chilien, qui est arrivé hier à Washington, laisse entendre que le nouveau régime militaire serait prêt à indemniser partiellement, au moins, les anciens propriétaires du cuivre chilien.Le président Allende avait affirme, en refusant d’indemniser les compagnies, que les $700 millions qu’elles réclamaient équivalaient exactement à ce qu’elles avaient puisé dans les richesses naturelles du pays et que le Chili ne leur devait plus rien.Par ailleurs, l’amiral Huerta a insisté sur la volonté de son gouvernement de ne pas remettre en cause les nationalisations opérées dans le pays par le précédent gouvernement.Il s'agit là, a-t-il dit en substance, d’une politique irréversible et le gouvernement chilien ne reviendra pas à un passé ou les pays n’avaient pas droit au fruit de leurs ressources naturelles.ün apprenait d’autre part, qu’une équipe spéciale d’experts chiliens avait déjà rencontré hier à New York les représentants des compagnies américaines, dont l’Anaconda Company, au Centre des échanges inter-américains.De plus, le gouvernement chilien établira le contact cette semaine avec le gouvernement américain à l’occasion de la visite à Washington de l’amiral Huerta.Sa visite n’a toutefois fait Tobjet d’aucune déclaration officielle du département d'Etat, "pour des raisons de sécurité”, a précisé son porte-parole.Lors de son séjour dans la capitale, le ministre chilien s’entretiendra avec son collègue nord-américain, M.Henry Kissinger, qu’il a déjà eu l’occasion de rencontrer lors d’un déjeuner qu’il a offert aux ministres latino-américains en marge de l’assemblée générale des Nations unies.L’amiral Huerta ou ses conseillers prendront également contact avec la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque interaméricaine de développement (BID).D’autre part, l'archevêque de Santiago, le cardinal Paul Silva Henriquez, a déclaré hier que l’Eglise avait une confiance totale dans l’avenir de son pays.Le cardinal a fait cette déclaration en commen- tant la situation du Chili au cours d’une entrevue avec les membres de la junte.Pendant cette réunion, le cardinal a admis que le pape Paul VI avait été mal informé sur ce qui se passait au Chili et que c’est pour cela qu'il avait "déploré la situation du pays”.Les nouveaux gouvernants chiliens et l'Eglise se sont mis d’accord pour informer le pape et toutes les autorités ecclésiatiques du monde de la veritable situation chilienne, a-t-il dé-‘claré.En ce qui concerne les relations entre l’Eglise et le nouveau gouvernement, le cardinal a déclaré que l’Eglise avait toujours entretenu de bons rapports avec les gouvernements chiliens."Nous acceptons les gouvernements que le peuple se donne”, a-t-il dit.L’archevêque de Santiago a enfin signalé que trois religieux et un séminariste étaient encore emprisonnés.Par ailleurs, quatre jeunes gens membres d'un Comité pour le Chili ont occupé hier matin pendant 10 minutes un bureau de l'ambassade du Chili à La Haye pour protester contre le coup d’Etat militaire.La délégation avait été reçue par une secrétaire de l’ambassade à qui elle avait remis un document accusant la junte de “supprimer dans un bain de sang” les libertés du peuple chilien.Lon Nol.L’ex-premier ministre n’a pas voulu préciser les raisons de sa démission.Dans sa note remise au chef du GRUNK, l’URSS déclare que, “dans leur lutte contre l’agression étrangère et le régime de Lon Nol, les patriotes khmers jouissent constamment de l'appui moral et politique et de l’aide de ruRSS et des autres pays socialistes".“Comme vous le savez, poursuit la note, l’URSS n’a jamais fait aucune déclaration annonçant l’interruption de ses relations avec le gouvernement royal; de même, l’URSS n’a fait aucune déclaration, n’a envoyé aucun document au gouvernement de Lon Nol, annonçant la reconnaissance de ce gouvernement.” “L’URSS respecte toujours le FUNK et le GRUNK et les considère comme les vrais représentants du peuple khmer, le guidant dans sa lutte pour la liberté et l’indépendance de son pays”.Et la note souligne que la presse soviétique a publié maintes fois les nouvelles sur les activités du prince Sihanouk, comme chef de l’Etat du Cambodge”.“A l’avenir, poursuit la note, l’URSS coopérera avec le FUNK et le GRUNK, leur apportant tout l’appui nécessaire”.“Des instructions ont été données” à la délégation soviétique à l’Assemblée générale de TON U, précise la note, pour quelle base son action “sur le fait que le GRUNK est le seul représentant légal du Cambodge.Nous portons cela officiellement à votre connaissance.” Dans une note manuscrite accompagnant la déclaration soviétique, le prince Sihanouk constate que “bien que l’ambassade d’URSS — sans ambassadeur — soit toujours à Phnom Penh, ce pays ne considère pas du tout la “prétendue” république khmère “comme étant l’Etat légal du Cambodge et déclare s’être toujours abstenue d'entretenir les relations officielles avec le régime Lon Nol.” WATERGATE Reboso aurait confirmé avoir reçu $100,000 de Howard Hughes WASHINGTON (d’après AP) — Un ami personnel du président Nixon, le millionnaire Charles “Bebe” Rebozo, aurait confirmé à la commission sénatoriale d’enquête sur l’affaire Watergate qu’il a bel et bien reçu deux versement de $50,000 *6°° taxe et pourboire non inclus Menus à prix fixe Faites votre choix Choix de : Crepe au Homard - Sauce Moutardine V2 Doz.Escargots à la Provençale ou à la Bourguignonne Soupe aux Palourdes Soupe à l’Oignon, au Gratin Vichyssoise Choix de : Pétoncles de Digby, Sauce Tartare Éperlans de l’Atlantique, Meuniere Filet de Perche Océan, Grille Croquettes au Thon, Sauce du Chef Filet de Sole, Frit, Pâtisserie $goo taxe et pourboire non inclus Choix de : Crêpe au Homard - Sauce Moutardine Coquetel de Crevettes Choix de : Soupe à TOignon, qu Gratin Soupe aux Huitres, Cremeuse, Choix de : Daurade de Floride filetée Sautee aux Champignons Sole Anglaise, Meunière Steak Minute, Maitre d’Hôtel Scampi Cuisses de Crabes Alaska Grillées, Beurre Fondu Choix de : Patisserie Meringue Glacée 1175 rue Mackay, Montréal RÉSERVATIONS 866-9741 du milliardaire Howard Hugues.Selon une source proche de la commission, les enquêteurs de cet organisme cherchent maintenant à savoir si ce montant de $100,000 est celui qui est mentionné dans un arrêté gouvernemental antimonopole dirigé contre certains intérêts du multi-millionnaire.Cette donation aurait permis à M.Hughes d’étendre le réseau de ses intérêts à Las Vegas, selon certaines informations publiées récemment.A sa séance d’hier, la commission sénatoriale a entendu John Buckley, un ancien agent du FBI dont le nom de code au sein de l’organisation républicaine était Sedan Chair-2.Il travaillait pendant les heures du lunch à photographier des documents de régie interne au sein de l’organisation électorale du sénateur Edmond Muskie du Maine.Selon des sources proches de la commission, M.Rebozo a reçu les deux montants de $50,000 en 1970 d’un certain Richard Danner, le gérant d’un hôtel de Las Vegas qui appartient à Hugues.Robozo a déclaré aux enquêteurs qu’il avait retourné cet argent au printemps dernier non pas à Danner mais à Chester Davis, un avocat de Hugues.La commission entend recueillir le témoignage de cet avocat prochainement.Il appert d’autre part que les enquêteurs de la commission sénatoriale ont questionné jusqu’à présent plusieurs associés du milliardaire Hugues.Parmi eux se trouve Robert Maheu, un directeur exécutif du milliardaire, qui a témoigné lors d’un procès en Californie que le président Nixon avait demandé à son ami Rebozo de toucher l’argent à sa place à titre de contribution électorale.dm TMolemKfÇ Ke 0s Assurez le succès de vos réunions d’affaires, congrès, séminaires, en profitant de quelques jours “d'isolement'' au Montréal Aéroport Hilton.C'est un moyen sûr d’obtenir toute I attention de vos participants, de les soustraire à leurs tracas quotidiens de transport, téléphones, distractions, dans une atmosphère propice à l'imagination et à la productivité.Vous accomplirez plus en deux ou trois jours qu'en une semaine dans un cadre ordinaire.MONTRÉAL AÉROPORT HILTON Nous pouvons accommoder jusqu'à 650 personnes dans des salons de petites et de grandes dimensions, avec de l'équipement d'études, des projecteurs d'audiovisuel, des systèmes d’intercommunication, des tableaux et un service de téléphone.Le stationnement est gratuit.Transport gratuit entre l'hôtel et l’aérogare.Pour de plus amples renseignements, communiquez avec notre directeur commercial en composant 631-2411.A l'entrée de l'Aéroport International de Montréal Autres hôtels administrés par Hilton au Canada: l’Hôtel Vancouver et Le Reine Elizabeth à Montréal, deux hôtels du CN le Toronto Airport Hilton et Québec Hilton (ouverture cette année).Réservations: consultez votre agent de voyage, tout hôtel Hilton ou du CN.ou le service de réservation Hilton.Le code postal: le système de tri du courrier le plus rapide au monde.Le nouveau système du code postal, adopté par le ministère des Postes, accélérera la distribution du courrier partout au Canada.Le code postal est tellement précis qu’il peut désigner un côté de rue, un édifice à bureaux ou une conciergerie.Et il est assez flexible pour satisfaire à nos besoins jusqu’en l'an deux mille ou plus.Nous l’instaurons région par région et distribuons le code postal de chacun individuellement.Vous avez reçu une enveloppe bleu et blanc du ministère des Postes.Cette enveloppe contient votre code ‘ postal.Elle contient aussi un carnet d’adresses pour inscrire le code de vos amis, des petits collants et un exemplaire des cartes affranchies que vous pouvez vous procurer au bureau de poste et adresser à tous vos correspondants.Facile à comprendre Le code postal est constitué de deux groupes de lettres et de chiffres, toujours disposés dans le même ordre.Ex.H3B1H8 Le premier groupe, l’indicatif régional, est fait d’une lettre, un chiffre, une lettre.Il désigne progressivement une des 18 régions du Canada, une ville et même un secteur de cette ville.Le deuxième groupe, l’indicatif local, est fait d'un chiffre, une lettre, un chiffre.Il désigne dans une ville, un côté de rue entre deux intersections ou même l'édifice dans lequel vous travaillez ou, en milieu rural, un bureau de poste desservant un ou plusieurs villages.Facile à retenir Alors, apprenez vite votre code postal et donnez-le à tous vos correspondants pour qu’ils l'utilisent.(N’oubliez pas d’utiliser le leur.) Plus vite l’usage du code se répandra, plus tôt il sera efficace et accélérera la distribution de votre courrier.Dans la région de Montréal, si vous n’avez pas encore reçu votre code postal, demandez-le à votre bureau de poste.LE SERVICE POSTAL DU CANADA, C’EST DU SERVICE.m m m m- c'est quoi ton code postal?Postes Canada Canada Post 10 • Le Devoir, jeudi 1 1 octobre 1973 AVIS ELECTIONS PROVINCIALES ELECTEURS DE L'ILE DE MONTREAL ET DE LA VILLE DE LAVAL RÉVISION DES LISTES ÉLECTORALES (SECTIONS URBAINES) VOUS DEVEZ DÉPOSER VOS DEMANDES d'inscription, de radiation et de correction, à l'un des endroits suivants: (le plus près de votre domicile) BUREAUX OUVERTS JUSQU’AU SAMEDI 13 OCTOBRE 1973, de 8 heures a.m.à 10 heures p.m.ANJOU Président : YVES BEAUPRE 1 8251 boul.Chnteauneuf, Ville d'Anjou 2 7392 Place Cointrel Ville d'Anjou 3.8442 boul Haut d'Anjou, Ville d'Anjou 4 8736 rue Tellier, Montréal 5.10795 rue Pascal-Gagnon, Montréal-Nord 6.8888 est, rue Sherbrooke, Montréal (bureau du président) BOURASSA Président : RITA LAPOINTE 1 11,250 rue Lauzane, Montréal-Nord 2 .10,700 rue Oscar, Montréal-Nord 3 10,660 rue Lille Montréal 4.9141-1 2e avenue, St-Michel, Montréal 5 8784 boul St-Michel, Montréal 6 10,669 rue St-Firmin, Montréal (bureau du président) BOURGET Président PAULINE TOURVILLE 1 8265 rue Baillargé, App 2, Montréal 2 1105 rue Bossuet, Montréal 3 5070 rue Monsabre, Montréal 4 2920 rue Hays, Montréal 5 2651 rue Beaugrand, Montréal 6 Hôpital St-Jean de Dieu, Municipalité de Gamelin, Montréal 7.5960 rue Hochelaga, (Sous-sol) Montréal (bureau du président) CRÉMAZIE Président JEAN-PAUL DROUIN 1 216 rue Somerville, Montréal 2 9860 rue Millen, Montréal 3 9900 rue Curotte, Montréal 4 1712 rue Jacques Lemaistre, Montréal 5 8909 rue Henri Julien, Montréal 6 8991 rue Lajeunesse, Montréal (bureau du président) D'ARCY McGEE Président : Mme HORACE FRIEDMAN 1 5571 rue McLynn, Montréal 2 5365 ouest ave Broadway, Montréal 3 521 1 ave Coronation, Montréal 4 5522 ave Randall, Côte St Luc 5 595 ave Westluke, Côte St Luc 6 5569•Chemin de la Reine-Marie, Hampstead 7 7440 boul Décarie, Ville Mont Royal 8 6703 avenue Fielding, Montréal (bureau du président) DORION Président RAYMOND CLEROUX 1 71 72 rue Chabot, Montréal 2 7060 rue St Vallier, Montréal 3 7193 rue de Normanville, Montréal 4.724 est Jarry, Montréal 5 6818 rue Fabre, Montréal 6.7626 rue de Normanville, Montréal 7.7427 rue St-Hubert, Montréal (bureau du président) FABRE Président : JEAN-PAUL SAINDON 1.374 boul.Cartier, Laval-des-Rapides 2 1986 boul des Laurentides Chomedey 3 6868 boul des Laurentides, Auteuil 4, 143 rue Mont-Royal, Ste- Rose 5 89 rue Donck, Laval-des-Rapides 6.645 chemin Brjen, Chomedey 7.1807 rue Radisson, Chomedey 8 343 boul.Laval, Laval des Rapides (bureau du président) GOUIN Président : LUCIEN LASALLE BOURQUE 1 2814 rue Dandurand, Montréal 2 2680 rue Holt, Montréal 3 5911 -3e avenue, Rosemont 4 5791 rue Chabot, Montréal 5.6361 rue Cartier, Montréal 6.6294 rue Chambord, Montréal 7, 6211 rue St-Hubert, Montréal 8 6245 rue St-André, Montréal 9.2383 est rue Beaubien, Montréal (bureau du président) JACQUES-CARTIER Président : CLAIRE P.RICHARD 1 300-53e avenue L achine 2 474-17e avenue Lachine 3 420-7e avenue Lachine 4, 3480 rue Ivan Franko, Lachine 5 195 rue Lilas, Dorval 6 130 rue Claude, Dorval 7.5520 Côte St-François, St-Laurent 8.1375 rue Notre-Dame, App.7, Lachine (bureau du président) JEANNE-MANCE Président MARIETTE YANIRE 1 6405-40e avenue, Rosemont 2 6487 rue Rodolphe-Mathieu, Montréal 3.4184-49e rue, St-Michel, Montréal 4.9115 rue Grandbois, St-Léonard 5 7955 rue Jean-Nicolet, St-Léonard 6 8360 rue Des Sables, St Léonard 7.5350 est rue Jean-Talon, St-Léonard 8 6299 est rue Jarry, St Léonard (bureau du président) L'ACADIE Président : L FERNAND BINETTE 1 1140 rue Clément, St-Laurent 2 272 rue Bleigmer, St-Laurent 3.1400 rue Raimbault, St-Laurent 4 12231 rue Colbert, Montréal 5 11598 rue Poincaré, Montréal 6.645 Place Fleury, Montréal 7.11455 rue Drouart, Montréal (bureau du président) LAFONTAINE Président : JOSEPH TOUTAN 1.120 rue Colbert, Pointe-aux-Trembles 2.167 boul.Montréal-Est, Montréal-Est 3.574 Gonthier, Montréal 4.12397 Armand Bombardier, Rivière-des-Prairies 5.3639, 32e avenue, Pointe-aux-T rembles 6.1325 boul St-Jean Baptiste, Pointe-aux-Trembles (bureau du président) LAURIER Président : J.-BENOIT LABONTÉ 1 8582 rue Birman, Montréal 2.7625 rue Champagneur, Montréal 3 8258 rue St-Dominique, Montréal 4 7510 De Gaspé, Montréal 5.6800 rue St-Denis, Montréal 6 6548 boul.St-Laurent, Montréal (bureau du président) LAVAL Président PIERRE LALANDE 1.3258 rue Croissant-Foch, Fabreville 2 888 rue IVoel, Ste-Dorothée 3 8250-51 e avenue, Laval-Ouest 4 4234 rue Du Souvenir Ouest, Chomedey 5 Manoir des Iles, Promenade des Iles, Chomedey 6.3607 boul.Lévesque, Chomedey (bureau du président) MAISONNEUVE Président : JACQUES MARLEAU 1 1448 rue Chambly, Montréal 2 2663 rue Bourbonnière, Montréal 3 3730 rue Rouen, Montréal 4.2420 rue Sicard, Montréal 5.1474 rue Vimont, Montréal 6.4560 rue Adam, Montréal (bureau du président) MARGUERITE- BOURGEOYS Président: ÉLISE LECLERC 1.7620 rue Centrale, App.2, LaSalle 2.8521 rue Des Rapides, LaSalle 3 167 rue Chatelle, LaSalle 4.8576 rue Hélène, LaSalle 5.8764 rue Paquette, LaSalle 6.2242 rue Gervais, LaSalle 7.8790 rue Centrale, LaSalle (bureau du président) MERCIER Président : JACQUES GRENIER 1.59,64 rue St Urbain, Montréal 2.51 59 rue St-Denis, Montréal 3.4603 rue Boyer, Montréal 4.2120 rue Laurier est, Montréal 5.11 54 rue Laurier est, Montréal 6.4669 rue Clark, Montréal 7.1718 rue Laurier est, Montréal (bureau du président) MILLE-ILES Président : JACQUELINE DESROSIERS 1.300 rue Desnoyers, Pont-Viau, Laval 2.1089 rue Riviera, Duvernay, Laval 3.4645 rue St-Joseph, St-Vincent-de-Paul, Laval 4.835 rue Louise, St-François, Laval 5.195 rue Percier, Auteuil, Laval 6.1760 rue Lucerne, * Vimont, Laval 7.319 rue Alexandre, Pont-Viau, Laval (bureau du président) MONT-ROYAL Président: CLAUDE SÉGUIN 1.617 avenue Powell, Ville Mont-Royal 2.6090 avenue Westbury, Montréal 3.3857 avenue Van Horne, Montréal 4.4270 avenue Kindersley, Montréal 5.899 avenue Outremont, Outremont 6.6911 boul.Décarie, Côte St-Luc 7.1 620 bout Laird, Ville Mont-Royal (bureau du président) NOTRE-DAME-DE GRÂCE Président GÉRARD J.MICHAUD 1.111-5e avenue.Ville St-Pierre 2.70 avenue Westminster Nord, Montréal-Ouest 3.4020 rue Hingston, Montréal 4.7000 ouest rue Sherbrooke, Montréal 5.4345 rue Marcil, Montréal 6 4680 avenue Belmore Montréal (bureau du président) OUTREMONT Président : RICHARD H.O'BRIEN 1.3867 rue de la Peltrie, Montréal 2.5664 avenue Gatineau, Montréal 3 5790 rue Darlington, app.2 Montréal 4.575 avenue Wiseman, Outremont 5.17 avenue Nelson, Outremont 6.2442 boul Edouard-Montpetit, Montréal 7.2350, Edouard-Montpetit 8.60 avenue Duverger, Outremont fbureau du président) POINTE-CLAIRE Président : LAWRENCE EDWARD MARSH 1.4 rue St-Charles, Ste-Anne de Bellevue 2.48 avenue Birchill, Bair d'Urfée 3.188 Woodside Crescent, Beaconsfield 4.1745 Castlefield, Dorval 5.24 rue Murray Gardens, Pointe Claire 6.Ste-Anne's Military Hospital, Ste-Anne-de-Bellevué 7.11 Circle Road, Pointe Claire 8 225 boul.Hymus, Suite 5, Pointe-Claire (bureau du président) ROBERT BALDWIN Président: DAVID SAWERS 1.4913 rue Prince, Pierrefonds 2.31 rue Alie, Dollard des Ormeaux 3.5213 rue Versailles, Pierrefonds 4.440 Hampton Court, Dollard des Ormeaux 5.4111 rue Vincent, Pierrefonds 6.18 Centre Commercial, Roxboro (bureau du président) ROSEMONT Président LÉOPOLD HUNEAULT 1, 5228-8e avenue, Rosemont 2.3950 est rue St-Zotique, App.1, Montréal 3 6330-38eavenue, Rosemont 4.5472-9e avenue, Rosemont 5.3795 rue Masson, App.102, Rosemont (bureau du président) SAINTE-ANNE Piésident : MICHEL HEBERT 1.2080 rue Dorchester 2.2035 rue Coursol 3.Académie Ste-Anne 4.Holy Trinity Convent 5.3375 rue Evelyn 6.260 rue Elgar 7.579 rue Charon (bureau du président) SAINT-HENRI Président: RÉJEAN LAROCQUE 1.289 Parc Georges Etienne Cartier 2.4746 rue Ste-Emilie 3.2100 rue Jolicoeur 4.1615 rue Springland 5.975 rue Melrose 6 1848 avenue de l'Église (bureau du président) SAINT-JACQUES Président: FERNAND COULOMBE 1.3702 rue Parc Lafontaine, Montréal 2 4300 rue Chambord, Montréal 3.3538 rue Bordeaux, Montréal 4 2051 rue St-André, Montréal 5.1623 rue Plessis, Montréal 6.1249 rue St Timothée Montréal (bureau du président) SAINT-LAURENT Président : G HENRI SAVARD 1.1795 rue Crevier, App, 4, Ville St-Laurent 2.324 rue Brunet, Ville St-Laurent 3.3155 boul.Toupin, Ville St-Laurent 4 12029 rue Lavigne, Montréal 5 12023 rue Ranger, Montréal 6.12397 rue Cousineau, Montréal 7.1484 Du Collège, Ville St-Laurent (bureau du président) SAINT-LOUIS Président : DONALD W.SEAL 1.1442 rue Overdale, App.1 A, Montçéal 2.307 Carré St-Louis Montréal 3.3555 Côte des Neiges, Montréal 4‘ 3470 rue Stanley, Montréal 5.4156 rue St-Dominique, Montréal 6.3681 rue Jeanne-Mance, Montréal 7.1062 rue Cheneville, Montréal 8 Habitat 67—Lobby 2, Cité du Havre, Boulevard Dupuis 9.1122 ouest rue Sherbrooke, Montréal (bureau du président) SAINTE-MARIE Président: LEOPOLD PAQUIN 1.4439 rue Bordeaux, Montréal 2.2600 rue Cuvillier, Montréal 3.2041 rue Davidson Montréal 4.2456 boul.De Maisonneuve Montréal 5.2509 rue Sheppard, Montréal 6.2768 rue Rouen, Montréal (bureau du président) SAUVÉ Président: ROLAND FILION 1.11994 rue Laurier, Montréal-Nord 2.4667 rue Amos, Montréal-Nord 3.10577 rue Armand Lavergne, Montréal-Nord 4.1 2015 Albert Duquesne, Montréal-Nord 5.5527 rue Charleroi, Montréal-Nord 6.12137 rue Ste-Gertrude Montréal- Nord (bureau du président) VERDUN Président : RAYMOND SAVARD 1.139 boul Desmarchais, Verdun 2.3972 avenue Verdun, Verdun 3.479-2e avenue, Verdun 4.693 boul.Desmarchais, Verdun 5.1421 avenue Valiquette, Verdun 6.1477 avenue Fayolle, Verdun 7.976 avenue Woodland, Verdun (bureau du président) VIAU Président : ORIGÉNE VÉZINA 1.7480-2eavenue Montréal 2.6748 rue Louis-Hémon, Montréal 3.7312 rue Léonard de Vinci Montréal 4.7435 boul.Viau, St-Léonard 5.6866-35e avenue, Montréal 6 2575 est rue Bélanger, Montréal (bureau du président) WESTMOUNT Président : ROGER TELLIER 1.2146 avenue Marlowe, Montréal 2.5024 rue Ronsard Montréal 3 4915 rue Piedmont, Montréal 4 475 rue Grosvenor, Westmount 5.680 rue Victoria, Westmount 6.3136 The Boulevard, Montréal 7 310 rue Clarke, Westmount (bureau du président) POUR LES AUTRES DISTRICTS, CONSULTEZ LE JOURNAL DE VOTRE RÉGION N B' même district ^0.0,3™"^' ^ éC"' * Sermen’ l'inSC,ip,ion de son nom sut la liste éte
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