Le devoir, 24 octobre 1973, mercredi 24 octobre 1973
¦ la météo Nuageux avec quelques éclaircies.Maximum prés de 55.Aperçu pour jeudi: ensoleillé LE DEVOIR Fais ce que dois CSIU-FTQ-CEQ signent la paix syndicale dans la construction — page 3 Pour désamorcer le conflit avec le Congrès Nixon cède ses enregistrements I Le président Nixon Le juge Sirica WASHINGTON (d'après l’AFP, AP et Reuter) — Le président Nixon a provoqué hier un véritable coup de théâtre dans la crise du Watergate en décidant de remettre au juge John Sirica ses enregistrements sur l’affaire.Cette volte-face qui est pratiquement une capitulation, est survenue au moment même où la Chambre des représentants entamait la procédure en vue de la destitution éventuelle du président.C'est par le truchement de con conseiller juridique, M.Charles A.Wright, que M.Nixon a annoncé qu’il abandonnait le compromis suggéré la semaine dernière, aux termes duquel il aurait remis à la commission sénatoriale d’enquête un résumé des enregistrements authentifié par le sénateur démocrate John Stennis.L'avocat de M.Nixon a déclaré de plus que “le président ne défiera pas la loi” et qu’il soumettra au juge Sirica les enregistrements souhaites aussitôt que possible.Peu après, la Maison-Blanche a an- Une étude restée secrète Les comptes nationaux du Québec appuient notre thèse, dit le PQ par Gérald LeBlanc En dévoilant les “comptes nationaux du Québec”, gardés secrets par le gouvernement libéral, le Parti québécois estime avoir démontré la solidité des thèses péquistes sous-jacentes au budget d'un Quebec indépendant.Entouré de son cabinet fantôme, M.René Lévesque a en effet rendu public, au cours d'une conférence de presse à l’hôtel Constellation de Montré 1, un document gouvernemental composé d’une cinquantaine de tableaux statistiques résumant la comptabilité du Québec de 1947 à 1971.Préparé par le$ experts du ministère québécois de l'Industrie et du Commerce, ce document historique dresse, à l'instar des comptes nationaux présentés chaque année par la plupart des pays du monde et par certaines pro- St-Pierre souligne les contradictions du dossier Rejoint en soirée à Saint-Bruno où il poursuit sa campagne électorale, M.Guy Saint-Pierre, ministre de l'Industrie et du Commerce, a confirmé l’existence de l'étude mettant au jour les comptes nationaux du Québec.M.Saint-Pierre a précisé que cette étude a été réalisée il y a quelques mois sous la direction de M.Jean Vézina, directeur de la Direction de la recherche au ministère.Le ministre a ajouté qua l’analyse, on avait découvert des contradictions entre certains chiffres contenus dans l'étude de M.Vézina et des chiffres contenus dans une autre étude faite par MM.Jacques Lefort et Réal Marchall, du Bureau de la statistique du Québec, lequel relève également du ministre de l’Industrie et du Commerce.M.Saint-Pierre avait conclu qu'ayant de procéder à la publication de l'étude de M.Vézina il faudrait d'abord chercher à résoudre les contradictions observées entre les Voir page 6 : Guy Saint-Pierre Le chef libéral, hué, durcit ses attaques contre le PQ.par Pierre Richard BAIE-COMEAU - Le premier ministre a affronté hier plus d’une centaine de péquistes qui l'ont copieusement hué, au cours d'une assemblée publique à Baie-Comeau dans le comté de Saguenay.Loin de se laisser intimider par la présence bruyante de ces travailleurs et de ces étudiants et stimulé par les quelque 500 libéraux présents, le chef libéral a durci davantage ses attaques contre le Parti québécois et ses leaders.Traitant MM.René Lévesque et Jacques Parizeau de charlatans, M.Bou-rassa a affirmé que le député péquiste de Saguenay, M.Lucien Lessard, n’est qu'un “vulgaire polisson".L'assemblée avait mal débuté pour le chef libéral alors que le maire de Baie-Comeau, M.Henry Léonard, qui a accordé son appui au PQ, lui a poliment reproché d'avoir négligé le comté de Saguenay parce qu’il est représenté par un député indépendantiste.Voir page 6 : Le chef libéra! vinces canadiennes comme l’Ontario, un portrait d’ensemble de l’activité économique et financière du Québec.Le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre, s’était servi de certaines conclusions de cette étude, au cours d’une allocution sur les investissements étrangers mais l'ensemble du dossier avait été gardé secret par le gouvernement libéral de M.Robert Bourassa.En le rendant public, M.René Lévesque a accusé les libéraux, particulièrement MM.Bourassa et Garneau, d’avoir caché la vérité à la population et d’avoir lancé des affirmations contredites par les comptes nationaux, “dont ils connaissaient l'existence”.Le PQ estime en effet que les comptes nationaux contredisent carrément les avancés de MM.Bourassa et Garneau sur la rentabilité du fédéralisme ainsi que sur la pénurie de capitaux et la dévaluation de la monnaie qu'entraînerait l’indépendance du Québec.M.Lévesque a dégagé trois grandes conclusions des comptes nationaux qui viennent, selon lui, étayer les principales thèses péquistes sous-jacentes au budget d un Quebec indépendant: "Le Québec possède tout l’argent nécessaire pour assurer son développement”, “La monnaie québécoise sera forte” et “Le Québec a exporté plus de capitaux qu'il n’en reçoit".• Les capitaux: “pour chaque année de 1947 à 1971, sauf pour 1965, le Québec a exporté plus de capitaux qu’il n’en a importé.Au total, il y a $10.7 milliards d'épargne québécoise, une moyenne annuelle de $428 millions, qui sont partis du Québec pour servir au développement des autres, particulièrement a celui de l'Ontario et des Etats-Unis”.• La monnaie: “s’il devait y avoir une monnaie québécoise, elle serait très forte, puisqu’au cours des 25 dernières années sauf une, notre balance extérieure en biens et services ainsi qu’en terme d’épargne a toujours été positive.Par exemple, au cours des cinq dernières années mentionnées dans les comptes nationaux, nos exportations de biens et services ont dépassé de $750 millions par année, en moyenne, nos importations.” M.Lévesque a ajouté que le Québec avait “littéralement soutenu la valeur du dollar canadien au cours des 25 dernières années.” • La rentabilité du fédéralisme: “de 1961 à 1971, le gouvernement fédéral a retiré $2.616 milliards de plus qu’il n'en a dépensé au Québec, ce qui corres- Voir page 2 : Comptes nationaux noncé que le président Nixon prononcera une allocution radio-télévisée, ce soir à neuf heures, pour tenter d’expliquer à la nation américaine cette décision “pénible et douloureuse”, par laquelle il a totalement modifié les données du débat qui s’était engagé au niveau du pays sur son éventuelle destitution.Le général Alexander Haig, secrétaire général de la Maison-Blanche, a expliqué que le président avait décidé de remettre ses enregistrements au juge Sirica “face à l’orage de controverses sévissant sur la scène intérieure”.D’autres part, a-t-il dit, la Maison-Blanche a été surprise par la réaction populaire, que, “de toute évidence, nous avions mésestimée”.De plus, la Maison-Blanche a craint que le juge Sirica n’engage une action pour outrage à magistrat contre M.Nixon si ce dernier n’avait obtempéré au jugement rendu antérieurement par Sirica et confirmé par la Cour d’ap- pel ordonnant la remise des Bandes magnétiques.Pendant ce temps, la Chambre des représentants a décidé de la procédure qu’elle allait suivre pour examiner les demandes de destitution du président Nixon.Tous les projets de résolution seront transmis à la commission judiciaire qui les examinera sans délai, a précisé M.Cari Albert, speaker démocrate de la Chambre.Il a toutefois laissé entendre que les membres de la Chambre n’allaient pas se lancer avec précipitation dans la procédure de destitution du président.“Si le Congrès agissait d’unè manière désordonnée ou hâtive, cela aggraverait la désunion dans le pays”, a-t-il ajouté.Plusieurs membres de la Chambre n’en ont pas moins déposé des résolutions réclamant la mise en marche de la procédure de destitution; ils ont motivé leur acte en expliquant que M.Nixon s’était sans conteste rendu coupable d’obstruction à la justice en révoquant samedi le procureur Cox, chargé d’enquêter sur les ramification de l’affaire du Watergate.Aussitôt connue la volte-face de Nixon, la confusion s’est installée à la Chambre où les avis étaient très partagés.Alors que le représentant démocrate James Waldie déclarait qu'il ne retirerait sa résolution qu’après avoir pris connaissance des enregistrements, le représentant républicain Dan Kuykendall a averti solennellement la Chambre de modérer son action et, exhibant une corde en forme de noeud coulant, il a rappelé que le président Andrew Johnson, seul président à avoir été mis en accusation, “avait été lynché législativement par cette Chambre”.On a appris par ailleurs que la Commission sénatoriale d'enquête sur le Watergate a interjeté appel de la décision du juge Sirica, rejetant son droit à l’audition de ces fameux enregistrements des Voir page 2 : Richard Nixon Le ministre canadien de l'énergie, M.Donald MacDonald (à droite) s'est entretenu hier à Ottawa avec le conseiller en énergie du gouvernement américain, John A.Love.Ottawa avait suscité cette rencontre pour discuter de problèmes communs aux deux pays en matière d'énergie.(Téléphoto CP) Washington et Ottawa discutent de leur contentieux énergétique OTTAWA (d’après CP) — Au terme d’une journée de discussion entre le ministre canadien de TEnergie, M.MacDonald, et le conseiller special de Nixon sur les questions d’énergie, M.John A.Love, les deux pays ont pu constater hier quelques points de divergence dans leur politique énergétique respective.M.Love, qui est entré en fonction au mois de juillet, a admis au cours d’une conférence de presse que les Etats-Unis n’aimaient pas du tout la taxe de 40 cents par baril imposée par le gouvernement Trudeau sur les exportations de pétrole.Quant à M.MacDonald, il a confié que pour améliorer les communications entre Washington et Ottawa sur la question du pétrole, il y avait eu plusieurs comités ad hoc constitués.Les deux hommes doivent se rencontrer dans trois mois environ pour dresser un bilan des travaux en comités.Les discussions ont porté hier sur La Sûreté met fin à l'enquête Groulx-Caron par Jean-Pierre Charbonneau Le directeur de la Sûreté du Québec, M.Paul-A.Benoit, a confirmé hier que Tes-couade anti-terroriste de la SQ effectuait depuis plusieurs mois une enquête sur deux dirigeants de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en annonçant qu’il avait immédiatement mis fin à cette enquête après avoir lui-même constaté quelle n’avait aucun intérêt pour la police.Hier, LE DEVOIR avait révélé, en se basant sur des documents “secrets" obtenus de policiers, que la Sûreté du L'ordre de cessez-le-feu est réitéré et des observateurs le surveilleront d'après AP, AFP et Reuter Son premier appel pour un cessez-le-feu étant resté lettre morte, le Conseil de sécurité s’est réuni d’urgence hier soir à la demande de l’Egypte et a adopté par 14 voix sur 15 (la Chine ne participant pas au vote) une résolution sovié-to-américaine réitérant l’ordre de trêve immédiate et sur place.De plus, cette reformulation du cessez-le-feu demande au secrétaire général des Nations unies d’organiser l’envoi immédiat d’observateurs pour la sur- veillance de la trêve entre Israël et l’Egypte.Présenté par le représentant américain, M.John Scali, ce projet conjoint est formulé ainsi dans sa version officielle française: “Le Conseil de sécurité, se référant à sa résolution 338 (1973) du 22 octobre, “D confirme sa décision concernant la cessation immédiate de tous feux et de toute activité militaire et demande instamment que les forces soient rame- nées sur les positions qu’elles occupaient au moment où le cessez-le-feu a pris effet; “2) prie le secrétaire général de prendre des mesures pour envoyer immédiatement des observateurs de l’Organisation des Nations unies superviser l’observation du cessez-le-feu entre les forces d’Israël et de la République arabe d’Egypte, en utilisant à cette fin le personnel de l’Organisation des Nations unies se trouvant actuellement au Moyen-Orient et au premier chef le personnel se trouvant actuellement au Caire ", Tout comme leurs gouvernements respectifs (voir pages 8 et 9) les représentants d’Israël et de l’Egypte se sont mutuellement accusés de la non application du cessez-le-feu et une violente altercation a mis aux prises les représentants chinois et soviétique s'accusant réciproquement de trahir les intérêts Voir page 6 : Cetaei-le-leu Québec pratiquait depuis longtemps l’espionnage politique à l'endroit des “mouvements d’influence nationale” du Québec et que, particulièrement depuis six mois, on enregistrait sans interruption les conversations téléphoniques de deux têtes d'affiche de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, le notaire Yvon Groulx, jusqu'à il y a trois semaines président général de ce mouvement, et M.Gilles Caron le grand responsable de l’animation aes sections à la SSJB et membre actif de l’aile gauche du mouvement.Au sujet de cette enquête, le directeur de la SQ a déclaré dans un communiqué, diffusé hier soir par l’agence Telbec, qu’une portion de l’enquête avait cessé il y a environ cinq mois et que la dernière a été arrêtée “dès ce matin”.Appelé à préciser cette affirmation, M.Benoit a indiqué que, dans le cas du notaire Groulx, les tables d’écoute installées sur ses appareils téléphoniques avaient été en opération moins d’un mois.Dans le cas de M.Caron, le directeur de la SQ a dit ne pouvoir s’expliquer pourquoi l’enquête se poursuivait encore nier matin alors qu’à son avis elle n’avait de toute évidence aucune valeur policière.C’est d’ailleurs pour trouver une explication à cette situation et pour s’assurer qu'il n’y ait pas d’autres enquêtes de nature semblable n’ayant aucun intérêt pour la police, qu'il a annoncé dès hier la nomination d’un enquêteur spé- Voir page 6 : La Sùraté le pétrole de l’Alaska et sur la possibilité de construire un oléoduc jusqu’à Montréal.On a aussi touché la question du “détournement” de pétroliers en route vers le Canada; la veille, M.Mac-Donald avait envoyé un télégramme à une dizaine de compagnies recevant du pétrole du Moyen-Orient et les avait mis en garde contre toute tentative d’acheminer aux Etats-Unis des cargaisons qui devaient atteindre les ports canadiens.MM.MacDonald et Love auraient convenu que cette pratique n’avantageait ni les Etats-Unis ni le Canada.M.Love n’a pas semblé réagir lorsque le ministre a lancé l’avertissement que les exportations vers les Etats-Unis pourraient diminuer si l’est du Canada — approvisionné de pétrole du Moyen-Orient, du Venezuela et d’autres pays — devait compter sur le pétrole de l’Ouest canadien.Au rythme actuel des exportations canadiennes de pétrole vers les Etats-Unis, la taxe spéciale imposée récemment par Ottawa pourrait représenter un revenu additionnel de $300 millions pour le Canada.Les difficultés découlant d’intérêts non toujours convergents entre les deux pays surgiraient, a dit M.Love, si le Canada et les Etats-Unis cherchaient à combler leurs besoins en un temps de rarete du pétrole à l’échelle du monde.Sur le mérite de cette taxe canadienne à l’exportation du pétrole, M.MacDonald a déclaré que les deux hommes s’accordaient à dire qu’ils n’étaient pas d'accord.Voir page 2 : Washington-Ottawa 2 • Le Devoir, mercredi 24 octobre 1973 4^ les élections du 29 octobre QUEBEC .JL en collaboration La tournée des chefs M.BOURASSA sera ce matin à Rivière-du-Loup où il donnera une conférence de presse au cours de laquelle il publiera un texte d’une trentaine de pages, réponse du PLQ au budget du Parti québécois.M.LEVESQUE se repose en matinée et s’embarque à 13h30 pour Sept-Iles où il prononce un discours en soirée.Il gagne Bagotville et Chicoutimi en fin de soirée.M.LOUBIER prend le petit-déjeuner avec ses candidats et organisateurs à Jonquiè-re, se rend ensuite à Roberval où il participe à l'émission “Présent à l’écoute’’ depuis les studios de CHRL.Il gagne Alma en soirée.M.DUPUIS participe à une “ligne ouverte” à Québec (CHRC) de 6h.à 9h., visite des établissements industriels en matinée dans Limoilou et Taschereau, fait une autre "ligne ouverte” à midi (CJRP).Il sera à 14h.dans le comté de Montmorency, à 15 heures, dans le comté de Char-lesbourg, à 16 heures dans le comté de Chauveau.A 19h., il donne une conférence de presse et à 20h.30 se rend à l'assemblée de son parti à l’auditorium du collège de Lévis.Désistements Le président général des élections, M.François Drouin, annonce cinq désistements.Les noms des candidats qui se sont retirés n’apparaîtront pas sur les bulletins de vote.Ce sont Raymond Couture, dans Saint-Jean; Mlle Manon Léger et M.Camille Schmidt, dans Montréal-Mercier; Robert Lévesque, dans Montréal-Bourget; Rhéal Mathieu, dans Montréal-Saint-Jacques.Ces cinq désistements portent à 479 le nombre total des candidats parmi lesquels on dénombre 16 indépendants et 13 communistes.Trente-et-un prêtres La prise de position exposée ici même hier matin et attribuée à trois prêtres était en réalité une déclaration commune de 31 prêtres, ainsi qu’on a pu le constater dans d’autres journaux.L’erreur est attribuable au fait que les signataires du communiqué ont négligé d’indiquer que 28 de leurs collègues étaient solidaires de cette déclaration dans laquelle il est notamment déclaré: “Devant certaines attaques récentes, soit d’hommes politiques, soit d’autres groupes, qui qualifient le programme du Parti québécois de communiste ou de terroriste, nous croyons de notre devoir de pasteur de dénoncer un tel langage.Nous affirmons ne rien trouver dans ce programme qui mérite de telles accusations, lesquelles nous semblent de la pure démogagie Parmi les signataires.tous de la région de Québec.se trouvent des curés, des vicaires, des responsables de pastorale.des prédicateurs, des aumôniers d’hôpitaux et de prison, et des animateurs de l'Action catholique.Les 31 prêtres s’élèvent contre la démagogie et le climat de peur que certains partis tentent d’instaurer.Ils soulignent encore que ni l'indépendance ni l'autodétermination du Québec ne sont contraires à l'Evangile.M.Caouette réagit M.Réal Caouette a vivement réagi à la déclaration commune des 31 prêtres de la région de Québec.Il accuse ces “quelques petits abbés plus péquistes et socialistes que catholiques et chrétiens" d’avoir accompli une action “dégoûtante et écoeurante en couvrant de leur suplis blancs les politiques séparatistes et socialistes du Parti québécois”.M.Caouette ajoute que l’un d eux, l’abbé Gilles Marquis, vicaire à Saint-Roch de Québec, “parle comme un marxis- te lorsqu’il affirme que le régime capitaliste actuel ne fait qu’entretenir une classe défavorisée et quand il prétend que seul le PQ attaque présentement les fondements memes du capitalisme”.Furieux, le chef créditiste est d’avis que ces prêtres devraient plutôt s’employer à “revaloriser la doctrine chrétienne au lieu de se faire les défenseurs et propagandistes d’un mouvement politique qui a l’appui de toute une kyrielle de marxiste, socialistes, felquistes et révolutionnaire du même acabit”.Un candidat libéral réagit Candidat libéral dans la circonscription de Chauveau, M.Bernard Lachapelle a lui aussi réagi à la déclaration commune des 31 prêtres “Certains prêtres, a-t-il dit, sont en train de provoquer une scission au sein des chrétiens en s'engageant politiquement.S'adressant aux membres de la Chambre de commerce de Neufchatel, le candidat libéral a ajouté: “Ces gens-là (les 31 prêtres), je les associe aux Laberge, Charbonneau et Pepin.des gens qui ont peur de se présenter sur la place publique et de faire valoir leurs idées politiques, se présenter dans un comté et de faire face à l’électorat".Toujours selon M.Lachapelle, l’attitude adoptée par les 31 est contraire "à ce que le Vatican a prôné comme règlement dans de telles situations et à quoi les prêtres doivent se soumettre”.NPD, présent! Le Nouveau parti démocratique, qui avait pris la résolution de s’abstenir aux élections du 29, refait timidement surface dans Marguerite-Bourgeois où M.Gus Callaghan se orte candidat NPD-indépendant.lais le sigle du Parti n’apparaîtra pas sur le bulletin de vote.Il s’élève principalement contre l'attitude du gouvernement à l’égard des syndicats et des professeurs déclassés.Agé de 44 ans, il milite dans le mouvement syndical depuis 20 ans.Candidat NPD dans Verdun aux élections fédérales de 1972, il est membre du conseil provincial de la FTQ depuis 1963 Il parle les deux langues.Anciens fonctionnaires M.Raymond Garneau juge inadmissible que des hauts fonctionnaires qui, en qualité de conseillers.ont participé “aux instances supérieures de l’élaboration des politiques d'un gouvernement” qui ont pris connaissance de tous les dossiers, passent ensuite à un parti de l’opposition et dénoncent les politiques auxquelles ils ont directement ou indirectement contribué.Le ministre des Finances estime que le grand commis de l’Etat, même lorsqu’il vient à quitter son poste, “a un devoir de réserve qui constitue l’une des règles d’étni-ue les plus importantes du code e la fonction publique”.M.Garneau, qui participait à une conférence-débat à l’Ecole nationale d'administration publique, visait manifestement MM.Claude Morin et Yves Michaud, mais il s’est gardé de les nommer.L’ancien sous-ministre des affaires intergouvemementales, lorsqu’il a dénoncé dans Dorion la conduite de M.Bourassa au cours de la crise d’octobre 1970 a souligné qu'il parlait de la sorte à contrecoeur et seulement parce qu’il avait été poussé à le faire par les accusations que M.Bourassa a portées contre lui dimanche dernier.Le premier ministre a récemment reproché à M.Morin d’avoir tenté, lorsqu'il était sous-ministre, de susciter des querelles entre Ottawa et Québec.i m -v suites de la première page RICHARD NIXON conversations de la Maison-Blanche.De même, le procès de MM.John Mitchell et Maurice Stans, accusés d’obstruction à la justice, a été ajourné jusqu’au 7 janvier 1974.Pour sa part, l’ancien procureur général Elliot Richardson, qui donnait hier une conférence de presse, a déclaré que le principe même de l’intégrité gouvernementale était en jeu à la suite du refus opposé par le président Nixon aux demandes de présentation des bandes magnétiques.M.Richardson a, dès lors, préféré démissionner plutôt que de destituer le procureur spécial Cox.“C’est maintenant au peuple américain de juger les faits”, a-t-il ajouté.Dans les milieux autorisés, on était partagé sur la signification de la décision de Nixon.A-t-il cédé devant le danger d’une inculpation pour outrage à la cour, ou bien s’est-il livré à une manoeuvre politique dont il espère tirer profit?On s’accorde à penser que Nixon a délibérément braque le projecteur sur le spectre de T“impeachment”, sachant que l'affaire allait soulever une émotion considérable.Puis, au moment où les clameurs atteignent une amplitude inquiétante, le président, dans un geste d’apaisement, cède à la pression de l’opinion publique et à l'injonction de la Cour.L’affaire du Watergate est alors dégonflée, et surtout dans un climat de détente intérieure et face aux graves préoccupations extérieures, le public refuse de suivre les enquêteurs impénitents.Mais l’affaire des bandes enregistrées n'est plus aujourd'hui qu’un des aspects de la grave crise de régime que traversent les Etats-Unis.COMPTES NATIONAUX pond à une perte moyenne de $238 millions par année.Les hypothèses avancées dans le budget du PQ se révèlent, en outre, très réalistes: la contribution moyenne des Québécois aux revenus fédéraux.de 1961 à 1971, s'établit à 23.78% comparativement à l’estimé de 22.98% du budget péquiste; la part de dépenses fédérales faites au Québec s'établit à 21.5%, comparativement à 22.47% dans le budget du PQ ”.Emballés par la découverte d’un nouvel allié, les gros canons du PQ ont parlé.avec un enthousiasme sans borne, du Québec décrit dans les comptes nationaux.“Mathématiquement, la société québécoise est rentable”, a fièrement lancé M.Lévesque.Le critique financier de Taile parlementaire du PQ.M.Guy Joron.a renchéri: “Le petit Québec, qu’on s’évertue à décrire comme pauvre, a fourni $10.7 milliards (plus que le plan Marshall) pour créer des emplois en Ontario et en Cahfornie.C’est de l’aide aux pays sur-développés.” “Ce h’est plus au Chili qu’il faut nous comparer mais à l’Allemagne de Touest, avec son excédent de capitaux, de biens et services, qu’il faut nous comparer”, a conclu un autre péquiste.Le ministre des finances dans le cabinet fantôme du PQ.M.Jacques Parizeau, a dit que ces “comptes nationaux étaient en preparation depuis de nombreuses années et qu’ils avaient été terminés il y a quelques mois.“Nous n’avons pu les obtenir que la semaine dernière, a-t-il ajouté, mais nous pouvons affirmer qu’ils sont véridiques et que le gouvernement libéral a fait tous les efforts pour empêcher qu’ils soient rendus publics.” L’économiste du PQ a ajouté que ces nouvelles données venaient étayer les thèses de son budget et qu’en conséquence leur connaissance ne l’aurait pas modifié de façon importante.Il a cependant souligné que les comptes nationaux auraient pu changer le ton du débat électoral, particulièrement sur la fuite des capitaux et la dévaluation de la monnaie québécoise.©•G® mm Les câblodistributeurs devant Le comité fédéra! des élections OTTAWA (PC) - L’Association de câblodiffusion du Canada a tenté hier d’échapper à l’emprise des lois sur le libelle, la diffamation, l’obscénité, la sédition et Tin-citation à la haine, en ce qui concerne les émissions gratuites de caractère politique.Ce ne serait que justice, affirme le président de l’association, M.Robert Short, plaidant sa cause devant le comité des Communes sur les privilèges et les élections.“Si les compagnies de câblodiffusion sont obligées de passer gratuitement des messages politiques, elles ne devraient pas en porter la responsabilité devant les tribunaux.” M.Short fait remarquer que les 270 compagnies de câblodiffusion du pays ne tirent leurs revenus que des souscriptions.BILINGUISME FONCTIONNEL Nouvelle façon d’apprendre l'anglais Méthode audio lingual avec supports visuels Session d'automne II Commençant le 3 novembre et le 5 novembre 1 973 7 semaines - 42 heures $67.00 Programmes le soir, (après midi et le samedi Niveau» Débutants.Intermediaires et Avances Tests de classement jeudi 25 octobre de 17 00 a 19 00 heures CEflTRC VIllE 1441, rue Drummond 849 5331.poste 723 M.Lévesque s’en est pris aux gros canons du Parti libéral qui ont, selon lui, “trompé sciemment la population en faisant des affirmations et en donnant des chiffres qu’ils savaient être faux”.Il a accuse le ministre des finances, M.Raymond Garneau, d’avoir volontairement trompé les Québécois, en affirmant à maintes reprises que notre balance extérieure était déficitaire et qu’en conséquence le dollar québécois vaudrait moins que le dollar canadien.“Or quand il faisait ces affirmations, a-t-il ajouté, M.Garneau savait qu’il mentait.Parce que lui, il connaissait l’ensemble de la comptabilité nationale du Québec.Aujourd’hui tous les Québécois peuvent constater, qu’année après année, depuis 25 ans et avec la seule exception de 1965, nos exportations de biens et services ont été plus élevées que nos importations et qd'il en a été de même pour le capital.De sorte que nous sommes exactement dans la situation des pays comme l’Allemagne et le Japon qui sont tellement prospères et productifs qu’ils résistent autant qu’ils peuvent à l’augmentation de la valeur de leur monnaie".Après avoir indiqué que le gouvernement Bourassa avait pris toutes les mesures possible pour cacher çes vérités, M.Lévesque a ajouté qu’une telle “fraude” ne mérite pas autre chose qu’une défaite humiliante, lundi prochain.Soulignons enfin, qu’il a été impossible d’obtenir aucune précision des fonctionnaires sur ces comptes nationaux.Les responsable de cette étude, M.Jean Vézina s’est refusé à tout commentaire, même si nous lui demandions uniquement des détails techniques sur la confection du document.Comme ses collègues, il nous a référé au sous-ministre en titre, M.Robert DeCoster, qui était hier à Toronto.WASHINGTON-OTTAWA M.Love rappelle que son pays n’est à ce jour ni pour ni contre la construction d’un oléoduc jusqu’à Montréal.Cette rencontre, selon M.MacDonald.n’a pas donné prise à l’existence ou à la mise en place d’une politique “continentale” de l’énergie, qui pourrait convenir autant à Washington qu’à Ottawa.Une telle politique signifierait un accès rendu plus facile aux Américains, en ce qui a trait au pétrole canadien.M.MacDonald croit qu’il y a pas lieu d’envisager des changements d’importance de la politique énergétique canadienne face aux Etats-Unis, pas avant quelques années du moins.En 1974, la Commission canadienne de l’énergie doit tenir des séances où les mémoires à venir pourraient indiquer à Ottawa un cheminement différent dans sa politique énergétique.On espere que la rencontre d’hier pourra mener à la détermination d’une quantité de pétrole à exporter vers les Etats-Unis — une telle entente existe déjà pour le gaz naturel.M.Love a dit accepter que dans les circonstances présentes, le Canada ne puisse livrer davantage de pétrole brut aux Etats-Unis.Les ressources énergétiques du Canada sont telles, a confie M.Love qu’elles constituent pour les deux pays un avantage à long terme.M.Love retient pour exemple les sables pétrolifères de TA1-berta dont l’exploitation fait à peine commencer.Les porte-parole canadien et américain insistent pour préciser que les comités ne joueront aucun rôle dans l’élaboration des politiques énergétiques.Ces comités compileront des données sur des points précis comme: un pipeline de gaz naturel passant par la route du Mackenzie, la planification à plus long terme de l’éni^gie et les ports en eau profonde.Quant au pétrole de l’Alaska, les discussions devraient se poursuivre pour déterminer de quelle façon il pourrait être acheminé vers le côté américain.On sait que la décision presque définitive de Washington est d’utiliser la solution considérée la moins sûre pour ’é-cologie, selon Ottawa.Hier, le Canada a ramené cette question de protection de l'environnement et proposé de construire un oléoduc jusqu’à Cherry Point, pour éviter le dé- versement accidentel d’hydrocarbures dans Teau.M.Macdonald a dit que les Etats-Unis seraient sans doute intéressés à long terme par la réserve de pétrole que le Canada entend constituer à partir de Tan prochain.DRAPEAU Suite de la page 3 ces, soit 14 de $5 et 14 de $10.On ne met plus en doute la valeur des J.O.sur le plan de l’humanisme; leur effet bénéfique sur l'éducation et la formation de la jeunesse n’est plus discutable.Ceci étant dit, le maire Jean Drapeau demande à la Chambre de commerce d’être “le témoin impartial de cette opération des Jeux olympiques sur le plan financier”, tout comme elle a su dans le temps apporter son aide pour l’obtention de TExpo 67.LES INDIENS Suite de la page 3 s’étaient barricadés dans la Grande Maison ont promis de défaire les barricades et de déposer les armes.On estime à 21 le nombre de membres de TAIM qui se seraient rendus à Caughnawaga depuis quelque temps.Un porte-parole du “commando” de TAIM — formé de sept Indiens — a déclaré hier que le groupe serait heureux de quitter la réserve si la Grande Maison (siège traditionnel du pouvoir dans un village indien) en faisait la demande.On minimise en général le travail que nous pouvons faire dans la question des drogues ou autres problèmes sociaux, a dit le porte-parole.Les Indiens de TAIM seront escortés à la frontière par des Indiens de Caughnawaga.Des rencontres sont prévues entre le conseil élu et les porte-parole de la Grande Maison au sujet de l’éviction des non-indiens de cette réserve.PUN DE RÉNOVATION ^ CZD At0 o °s>ï2sgï>-"‘ Consultez un EXPERT COMPÉTENT Roger McCue prés.‘faite Notre fameuse salle de montre éclairera votre imagination Voici 24 exemples de cuisine, salle de jeu, salle de bains, Vous n’avez etc ^KfiÉiSR jamais oo IL vu mieux JE £ NETTOYAGE ET PEINTURE DE MAISON Nous offrons un service com plet (Le nettoyage et de pemtu re de maison Nous nettoierons murs et plafonds tapis mo guettes, meubles rembourres, parquets ou fenetres tNous faisons aussi les tra 'vaux de peinture intérieure de premiere qualité Vous augmenterez la valeur de votre propriété en y ajoutant une salle de jeu ou un garage LE SERVICE DE RENOVATION MÉTROPOLITAIN 41158 ouest, Jeau-Talon inch*, 11 A.M.6 5 P.M.|J[t"““j*y LI « I»I |ï .9 A.IVI.4 6 P.M.-J'1 Ouvert dimanche, Ln.— Marc Jeudi et vendredi 9 A.M.à 8 P.M.Samedi 9 A.M.à 4 P.M.ÉDIFICE CESCO ENTRE VICTORIA et Côte-des-Neiges .11 AN 1 A,ON M 52 xs ¦> t «tt»**»f*f«*o* v«* •AU» - «If.V A î» î I T i r* I y IE DEVOIR Montréal, mercredi 24 octobre 1973 fleuriste Gilles Rouleau prop.U70, rue GUY 935-4793 GUY & STE CATHERINE * > #» James Montour a expliqué hier à la presse l'essentiel des discussions que les Indiens de Caughnawaga ont eues avec la Sûreté du Québec avant que le détachement de policiers ne se retire de la réserve.(Téléphoto CP) Les Indiens et la SQ s'entendent Le détachement de la Sûreté du Québec qui patrouillait depuis le 15 octobre la réserve indienne de Caughnawaga a quitté cette réserve hier matin.L’entente intervenue entre le chef Ronald Kirby, la SQ et les dirigeants de la “société des guerriers” prévoit aussi le départ de militants de l'American Indian Movement (AIM).Le 15 octobre, des scènes d’émeute avaient mené à l’envoi de quelque 150 membres de la SQ à Caughnawaga.Le litige a trait à l’éviction de Blancs demeurant sur la réserve.Un décret d’éviction a été signifié à 45 familles blanches et les délais expiraient le 15 octobre à minuit; des membres de la société des guerriers avaient entrepris d’accélérer les préparatifs de départ de ces familles, tout en accusant le chef Kirby de procéder trop lentement dans ces cas.La paix revenue, ceux des Indiens qui Voir page 2 : Les Indiens M.Benloulou est libéré sous caution Trois Montréalais ont été libérée sous des cautionnements de $20,000 chacun hier après avoir nié leur culpabilité à diverses accusations découlant d’un présumé vol de $975,000 et obligations du gouvernement.Le juge Maurice Rousseau, de la Cour des sessions, a cependant saisi les passeports des trois accusés, leur ordonnant de demeurer à Montréal et de se présenter une fois la semaine à la police.Les trois inculpés sont le tavernier Claude Benloulou, 36 ans, le bijoutier Donald Côté, 40 ans, et le vendeur Henri Aubry, 39 ans.Leur enquête préliminaire a été fixée au 26 octobre.Cette affaire a commencé au début du mois par la disparition d’un paquet contenant des obligations d’une valeur de $975,000.à l’aéroport de Dorval Le 13 octobre, les trois hommes auraient assayé de liquider ces obligations au siège social de la Banque de Montréal.Un quatrième suspect est recherché relativement à cette affaire.¦ aujourd'hui A 12h, conférence de M.Jean-Paul Gagnon sur "Bell Canada in a Developing Quebec” devant l’Advertising and Sales Executives Club, à la salle Bonaventure de l’hôtel Reine-Elizabeth.• A 18h30, conférence de M.Robert Roy, candidat à la mairie de Laval, devant l’Association des hommes d’affaires de Laval, au restaurant Bellavista, 88, Montée Masson, Du-vernay.• A 19h, diner-bénéfice des "Citoyens du monde ", sous la présidence d’honneur de M.Jean Bienvenue, en la salle de bal de l’hôtel Bonaventure.• A 20h, conférence organisée par ONU-Ba-ha’i sur le thème “Egalité dans le développement?’’, à la salle Versailles de l’hôtel Windsor.• A 20h, assemblée régulière du Protestant School Board of Greater Montreal, au 8300 rue George, à LaSalle.Conférence Conjointe publique NATIONS-UNIES BAHAI ÉGALITÉ, DANS LE DÉVELOPPEMENT?HOTEL WINDSOR SALLE VERSAILLE MERC.24 OCT.8 P.M.CSN-FTQ-CEQ signent un pacte de paix dans la construction Les trois centrales syndicales ont signé hier matin un mémoire d’entente sur le problème des relations intersyndicales dans la construction.C’est après deux jours entiers de discussions et de multiples consultations auprès de tous les syndicats de la construction CSN et FTQ, que les centrales ont convenu d’oeuvrer résolument à l’assainissement de la concurrence intersyndicale dans ce secteur.On se rappellera que ce secteur a été fort troublé au cours de la dernière année par des actions et par des dénonciations de part et d’autre.A partir de ce jour, les centrales ont donc convenu de mettre fin à ces pratiques et de former un comité de travail pour étudier les causes profondes de ces malaises passés et pour proposer des mesures susceptibles d’assainir à long terme les nflations intersyndicales.Ce comité de travail est formé du premier vice-président de la CEQ, M.Guy Chevrette, et des secrétaires généraux de la CSN et de la FTQ.MM.Jean Thibault et Fernand Daoust.Ces délégués des trois centrales auront un mois pour préparer le mandat d’un comité permanent de travail dans le but de concrétiser quotidiennement l’esprit de cette entente sur les chantiers de construction au Québec.Dans le respect de cette entente, la FTQ s’est également engagée à retirer les procédures en libelles diffamatoires entreprises contre la CSN Thiver dernier, au plus fort de la crise intersyndicale dans la construction.C’est dans une atmosphère beaucoup plus détendue que les centrales ont pu reprendre alors la discussion sur des sujets importants qui avaient été remis depuis la rupture des relations intercentrales.Voici le texte du mémoire d’entente signé hier matin par les centrales: Considérant que l’intérêt général de tous les travailleurs nécessite une solution des problèmes de la construction au niveau des mouvements syndicaux, Considérant que la promotion des droits individuels et collectifs des travailleurs de la construction est prioritaire, Dans le but de mettre fin aux actes de violence sur les chantiers de construction.Dans le but aussi de mettre fin au phé- nomène nouveau des déclarations et dénonciations publiques.Dans le but de donner une suite concrète et immédiate à la présente entente.Dans le but de cerner les problèmes de fonds et de mettre au point certains mécanismes permettant des les régler, les trois centrales, CEQ-CSN-FTQ, conviennent de former sur-le-champ un comité conjoint dont le mandat est le suivant: a) examiner les causes profondes du malaise périodique qui agite les milieux syndicaux de la construction; b) trouver les mesures susceptibles d’assainir la concurrence intersyndicale dans ce secteur de travail; c) établir le mandat et le fonctionnement d’un comité conjoint CSN-FTQ.Ce comité aurait un caractère plus permanent et serait mis en place pour poursuivre l’enquête et l’étude sur le sujet; d) faire rapport aux exécutifs des trois centrales au plus tard un mois après l’adoption de cette entente.” L’entente a été signée par les présidents des trois centrales, MM.Marcel Pepin, Louis Laberge et Yvon Charbon-neau.Drapeau ne consent à parler que des retombées des Jeux de 76 Journées universitaires de la Pensée Chrétienne La foi aujourd’hui Université de Montréal Immeuble principal Salle Z-1 10 25-27 octobre 1973 Jeudi 25 octobre 20 h.15 LA FOI POUR NOUS Guy Bourgeault, faculté de théologie, U.de M.Michel Despland, faculté des Arts et des sciences Université Sir George Williams Gilles Tremblay, conservatoire national de musique, Montréal Vendredi 26 octobre 20 h.15 LES MUTATIONS DE LA FOI Gregory Baum, département de théologie, Université de Toronto commentaires: Bertrand Riaux, département de philosophie U.de M.Richard Bergeron, faculté de théologie, U.de M.Samedi 27 octobre 14 h.15 NOTRE FOI DEMAIN Maurice Bouchard, sciences économiques, U.de M.Julien Harvey, faculté de théologie, U, de M.et la collaboration de: Gregory Boum, Guy Bourgeault, Michel Despland, Gilles Tremblay Les étudiants, les professeurs et les diplômés de l'Université sont spécialement invités.Inscription: $5.00 par personne $2.50 étudiant L'inscription se fait par téléphone: 343-6394 ou avant chaque conférence.par Urgel Lefebvre Le maire Jean Drapeau, que la Chambre de commerce du district de Montréal avait invité hier midi à ouvrir sa saison de déjeuners-causeries dans le grand salon de Thôtel Sheraton Mont-Royal, a su échapper au péril qu’il y a de parler en public si près d’un scrutin provincial, tout en résistant à la tentation de s’en prendre une fois de plus aux journalistes et de livrer à ses auditeurs, dit-il: “toutes mes pensées sur la qualité de l’information destinée au public”.Présenté par M.Marcel Paré, qui fit allusion aux tentatives de M.Drapeau en politique fédérale et en politique provinciale, le maire a révélé qu’il a maintenant prononcé des “voeux permanents” en politique municipale et que si la Chambre de commerce veut l’inviter de nouveau en octobre prochain à ouvrir sa saison de déjeuners-causeries il est prêt à accepter tout de suite, c’est-à-dire à un an de la fin de son présent mandat.Ce serait alors la célébration d’un vingtième anniversaire puisque Me Drapeau, ainsi qu’il Ta rappelé, avait ouvert la saison des déjeuners-causeries de la Chambre de commerce en octobre 1954, alors qu’il était appelé à prononcer son premier discours public comme maire de Montréal.Témoignant de sa confiance dans la Chambre de commerce du district de Montréal, le maire Drapeau a demandé hier à maintes reprises et avec insistance à cet organisme de former un comité permanent qui étudierait jusqu’au-delà des jeux Olympiques de 1976 les retombées économiques de ces jeux, afin que “plus tard les pouvoirs publics soient mieux placés pour lancer de grands projets”.C’est donc l’aspect financier des jeux Olympiques de 1976 que le maire Drapeau avait choisi d’aborder devant son auditoire, tout en évitant les mot “au sens interdit” comme “budget”, mot qui est devenu suspect, dit-il, depuis qu’on l’utilise avec autant de fréquence que le mot sexe et avec une ferveur aussi incontestée., .Et si le maire de Montreal avait choisi ce sujet, c’était pour contrer les informations "dommageables à l’endroit des fameux déficits des Jeux olympiques”.Réfléchissant sur certains chiffres, M.Drapeau a rappelé que les J.O.nécessiteront des investissements de $310 millions, dont $60 millions pour l’organisation même des jeux et $250 en dépenses d’équipement, moitié en salaires et moitié en matériaux et services.De la partie salaires, 25 à 30% iront en impôts fédéraux et provinciaux, soit $40 millions; de la partie matériaux et services, 20 à 21% iront globalement en taxes de vente aux gouvernements fédéral et provincial, soit $30 millions; les lingots d’argent pour la monnaie olympique ne sont pas taxés, mais la monnaie elle-même l’est et rapportera $10 en taxes de vente.On en arrive donc à une somme globale de $80 millions en retombées directes dans les coffres gouvernementaux.Et puis, il y a le village olympique et quelle que soit la formule retenue, dit M.Drapeau, ce village nécessitera des investissements en salaires et matériaux taxables.Cela vaut bien les $50 à $60 millions des ententes jeunesse, initiatives locales ou vieillesse, souligne le’conférencier.Mais il faut s'arrêter dans cette énumération de retombées économiques di- rectes, dit M.Drapeau, sans parler des retombées indirectes qui se manifesteront bien au-delà de 1976.Quant à la monnaie olympique, l'Hôtel de la Monnaie en frappera pour une valeur nominale de $450 millions, mais n’en remettra que $250 millions au COJO.Le solde, $200 milhons, est en frais de production, dans lesquels se trouvent encore des salaires taxables.D’ailleurs, $200 millions, c’est déjà un beau contrat pour l’Hôtel de la Monnaie, souligne M.Drapeau.Passant aux revenus des J.O., le maire de Montréal proclame que* “jamais personne ne sera contraint de payer contre son gré quoi que ce soit” pour les Jeux olympiques.A cause du caractère international des jeux.75% des billets seront écoulés en dehors du Canada, par contingentement.La première émission de timbres, le 20 septembre, était écoulée dès le lendemain.Il y en aura deux autres par année jusqu’en 1976.Billets et timbres olympiques devraient rapporter $60 millions, et la monnaie $250 millions, soit $310 millions en tout, venant surtout de l'étranger.Monnaie et timbres intéressent avant tout les grands collectionneurs mondiaux, le tirage de la monnaie étant limité à 28 piè- Voir page 2 : Drapeau Q PARTI QUÉBÉCOIS OUTREMONT LISE TROCHE candidate ASSEMBLÉE PUBLIQUE jeudi, 25 octobre à 20 heures à l'École Paul Gérin-Lajoie 475, avenue Bloomfield Cette annonce est payée par Claude St-Laurent, 700, McEachran, Outremont, agent officiel.visage lifting biologique la séance $15.00 Josette ghedin 2030 rue crescent téléphone 845 9323 845 7611 ; - - ' : lËII , V, «S’ • iMipiltl 1 ?1 ü MJkll r-vv' : ,r iSÎsNfcV; : A • v.* iÜtl .MM4 » *** v m! i 4 | vr *• V\ .-M, extravagant ou sage 6370-6375 STHUBERT MONTREAL 2774143 'V ÜP » Eharesu 4 ?Le Devoir, mercredi 24 octobre 1 973 éditorial La bataille des documents secrets Alors que s’achève la campagne électorale, on mesure mieux que jamais les inconvénients graves de la politique du secret qu a trop souvent pratiquée le gouvernement Bourassa à l’endroit de rapports qui auraient du, dès leur livraison, etre communiqués au grand public.Le gouvernement pouvait, dans certains cas, avoir d’excellentes raisons de différer la publication d’un document jugé incomplet ou inexact.Mais il a tellement abusé du secret ou tellement attendu dans des cas où aucune difficulté ne justifiait un délai, qu’il s’est créé à son endroit une atmosphère de suspicion qu'il n’a pas volée.Ce n’est pas, d’autre part, parce qu’un document porte l’étiquette “secret” ou “confidentiel’’ qu’il faut l’avaler sans réserve.Autant il faudra accueillir avec réserve celui que MM.Bourassa et Garneau annoncent sur les avantages financiers du fédéralisme, autant il convient de scruter à la loupe celui qu’a divulgué hier le Parti québécois.• Le document remis à la presse par le PQ est la première version connue des “Comptes nationaux” du Québec.Cet instrument était en préparation depuis de nombreuses années.On se réjouit d’apprendre qu’il a enfin été possible de mettre au jour un outil aussi indispensable de planification économique.Le gouvernement a-t-il cherché, dans ce cas, à tricher, à cacher la vérité aux Québécois?M.René Lévesque l’affirmait hier avec sa fougue habituelle, M.Guy Saint-Pierre a néanmoins fourni, en soirée, des explications qui ne manquent point de vraisemblance.S’il est vrai, comme l’affirme le ministre de l'Industrie et du Commerce, qu’on avait constaté des contradictions ou des divergences importantes entre les données contenues dans deux études différentes faites sous les auspices du même ministère, le ministre a bien agi en demandant aux fonctionnaires intéressés de réconcilier d’abord leurs divergences avant de procéder à la publication.S’il est vrai aussi qu’on éprouvait le besoin, afin d’arriver à une plus grande certitude, de rencontres entre fonctionnaires fédéraux et provinciaux autour de certaines définitions ou interprétations où le concours des premiers était jugé indispensable, c’était là un autre motif valable pour différer la publication.On constate, à ce propos, que le PQ n'a livré au public que des tableaux bruts “tirés d'une étude" préparée par des spécialistes du ministère de l'Industrie et du Commerce.Or, il eut été utile de posséder aussi le texte qui accompagnait ces chiffres.Si ce texte contient, comme l’affirme M.Saint-Pierre des réserves qui atténuent la portée de certains chiffres, il aurait été utile de pouvoir en disposer en même tèmps que des tableaux.C’est donc avec prudence qu’il faut s’aventurer dans ce dédale de statistiques dont l’interprétation est d’ordinaire réservée aux spécialistes.On retient, comme très importante, la donnée majeure que le PQ extrait des tableaux, à savoir le fait que, depuis des années, le Québec enregistre un surplus dans ses échanges de toute sorte avec l’extérieur.On espère qu’elle devrait aider à faire taire ceux qui ne veulent discuter du projet pé* quiste qu’à partir de réflexes morbides de peur.On note néanmoins que la conclusion du PQ gravite autour d’un chiffre nu dont on ne connaît point, pour l’instant, les composantes et dont on n’est même pas sûr qu’il rende compte de tous les échanges de capitaux et de services du Québec avec l’exterieur de manière exacte et complète.La publication de cette première version des “Comptes nationaux du Québec" sert les fins électorales d’un parti.Elle n’est sûrement pas faite dans les conditions d’objectivité, ni avec les explications complètes, qui permettraient d'en tirer avec assurance des conclusions catégoriques.• Quel document MM.Bourassa et Garneau avaient-ils à l’esprit quand ils ont parlé de rendre public un rapport qui établirait à 26%, au lieu de 22,5% comme le prétend le PQ, la part que, directement ou indirectement, le Québec retire des dépenses faites par le gouvernement fédéral?On l'apprendra peut-etre ce matin à Rivière-du-Loup, où le chef du gouvernement et le ministre des Finances doivent apporter une réponse détaillée à certaines assertions du budget péquis-te.A première vue, cependant, on doute que la preuve soit péremptoire.M.Bourassa laissait entendre, dimanche, qu'il s'agirait d'une mise à jour de l'étude faite en 1970 sur les données de l’exercice 1967-68, et dont les grandes lignes avaient été partiellement divulguées vers la fin de la campagne électorale de la même année.Cela étonne à priori, et ce pour deux raisons: 1) L’étude de 1970 soulevait déjà de multiples problèmes d'interprétation, ainsi que nous l'avons souligné ici même le 1er octobre.Il serait surprenant que ces difficultés aient été résolues de manière satisfaisante.Il serait même impossible, à supposer que des essais de solution aient été mis au point, de leur donner un caractère largement acceptable en période électorale.2) On se souvient aussi qu’interrogé à ce sujet par M.Guy Joron à l’Assemblée nationale le 12 avril dernier, M.Raymond Garneau répondait à ce dernier: “A ma connaissance, l’étude n’a pas été poursuivie.C’est loin de constituer une priorité de mon ministère".Il se peut que M.Garneau ait alors parlé sans s être suffisamment renseigné.Il ne s’étonnera pas, par contre, que l’on accueille avec un certain sourire l’intérêt tout neuf qu’il éprouve soudain pour une entreprise sur laquelle, il y a à peine six mois, il levait dédaigneusement le nez.L’étude dont le PQ a extrait certains tableaux contient aussi, en plus des données sur la balance extérieure qui ont surtout retenu l’attention, des chiffres intéressants tendant à prouver que le Québec a reçu beaucoup plus du gouvernement fédéral, sous forme de paiements de transfert, au cours des trois dernières années que sous les régimes précédents.Mais il y aurait une certaine indécence, de la part de MM.Bourassa et Garneau, à vouloir utiliser ainsi une étude dont leur collègue Guy Saint-Pierre nous prévient qu’il n’a pu honnêtement la publier parce qu’il la jugeait incomplète et imparfaite.Ce qui vaut pour répondre à l’adversaire vaut aussi pour guider la conduite du gouvernement.Il sera intéressant d’examiner les sources auxquelles le parti ministériel a puisé son inspiration pour réfuter le budget péquiste.On doute, jusqu’à preuve du contraire, qu’il puisse produire a ce stade de la campagne des preuves dont la clarté et la qualité défieraient toute interrogation loyale, • Le parti gouvernemental a beaucoup contribué, par l’attitude jalouse qu’il a souvent adoptée à l’endroit de certains documents destinés de toute évidence au grand public, à alimenter la vague d’indiscrétions qui a alimenté la chronique depuis quelques mois.Mais la bataille des documents secrets, engagée au tout dernier stade de la campagne, vient trop tard, et dans des conditions trop imparfaites, pour que les électeurs puissent y trouver des raisons sérieuses de changer le choix que, pour la plupart, ils ont sans doute déjà arrêté.Il s’agit d’une bataille qui n’est jamais terminée, qui est toujours à reprendre en démocratie.L’impact de certains documents est cependant plus grand quand ils sont livrés au public dans des conditions d’objectivité et de détachement partisan qui ne laissent planer aucun doute sur les motifs qui ont pu inspirer les auteurs d’un “coulage”.Les fins de campagne se prêtent plutôt mal à ce genre d'exercice.Claude RYAN Une piètre défense de la loi 63 par LAURENT LAPLANTE Face à la prise de position qu’a adoptée la Commission des écoles catholiques de Montréal au sujet d'une politique linguistique québécoise.le ministre de l'Education a choisi de référer les critiques aux mesures déjà adoptées par le ministère de l'Education, M.François Cloutier a procédé en deux étapes.En premier lieu, il a allégué que trois des cinq suggestions formulées par le commissaire Pierre Carignan et endossées par la CECM avaient déjà fait l'objet de décisions favorables et adéquates de la part du gouvernement.M.Cloutier a ensuite affirmé que “des solutions pouvaient être trouvées” pour résoudre les deux autres problèmes que soulevait la proposition Carignan.La réponse du ministre Cloutier constitue, à tout prendre, un plaidoyer pro domo peu satisfaisant.Le ministre, un peu comme il l’avait fait lors de son discours de la rentrée scolaire, donne à son ministère une absolution trop généreuse et prête à ses décisions personnelles une efficacité qu’elles n'ont pas toujours concrètement.D'autre part, il faut concéder à M.Cloutier que la formulation de certains paragraphes dans la proposition du commissaire Carignan pouvait réduire à trop peu de choses les efforts tentés jusqu'à maintenant par le ministère.Le plan de développement M.Cloutier, dans sa réponse, accorde la plus grande importance au plan de développement qu'il a déjà rendu public au sujet de l’enseignement des langues.Par exemple, au moment où la CECM demande qu’on accorde à l’enseignement du français une place prioritaire dans les préoccupations pédagogiques, M.Cloutier rappelle que son plan de développement consacre à ce poste $46 millions en cino ans.De la même manière, quand M.Carignan souhaite qu'on assure un enseignement efficace de l’anglais en recourant aux techniques et aux instruments pédagogiques les plus appropriés, M.Cloutier brandit de nouveau son plan de développement de l’enseignement des langues: “Déjà, les universités conjointement avec le ministère de l'Education ont mis sur pied un programme de trente crédits conduisant à un certificat d'aptitude.Au cours de l'année 1973-1974, 175 enseignants seront dégagés complètement de leur commission scolaire pour une période de cinq mois dans le but de suivre ces cours”.A une troisième reprise, M.Cloutier fait témoigner en sa faveur ce plan de développement.En effet, lorsque la résolution de la CECM réclame des mesures appropriées pour assurer la qualité de l’accueil réservé aux non-francophones dans les écoles françaises et particulièrement au niveau des prématernelles, M.Cloutier souligne que le plan de développement a prévu des structures pour assurer cet accueil aux non-francophones dans les écoles françaises.Sur les autres fronts, M.Cloutier manoeuvre aussi habilement.Quand la CECM demande de maintenir ouvertes certaines écoles en voie de dépeuplement en alléguant que certaines écoles jouent un rôle culturel en même temps que scolaire, M.Cloutier répond que “la CECM a toute latitude pour gérer ses écoles".Enfin, sur le point névralgique du bill 63, M.Cloutier évoque un argument éminemment pratique: nous n'avons tout simplement pas les structures d'accueil pour recevoir les jeunes immigrants que l’abrogation de la loi dirigerait vers les écoles francophones.Ce recours au plan de développement et cette évocation de difficultés concrètes tirent peut-être le ministre Cloutier d'affaire temporairement.Cependant, ces réponses escamotent de larges pans du problème.La contrepartie A certains égards, la proposition de M.Carignan aurait pu présenter de façon plus positive les solutions préconisées jusqu'à maintenant par le gouvernement.On aurait alors proposé de “garder au français sa place prioritaire”, de “poursuivre les efforts tentés pour améliorer l'enseignement de l’anglais”, de “déposer un rapport d’étape sur l'amélioration des techniques d’accueil”.Cependant, même si la CECM aurait pu se montrer moins sévère pour le ministère, les problèmes soulevés sont réels et les réponses apportées fort courtes.Par exemple, l’amélioration du français parlé et écrit exigera autre chose qu'un investissement de $46 millions dans un programme de formation des maîtres.Il est temps, dans cette perspective, de s’interroger sur les programmes-cadre qu’on a mis en vigueur depuis quelques années et peut-etre d'en entreprendre la révision en profondeur.Pendant qu'on développait chez l’élève une volubilité à nulle autre pareille, est-ce qu’on n'oubliait pas de lui apprendre à écrire à peu près décemment?Et s'il faut, comme le laisse entendre la réponse du ministre, recycler les enseignants pour résoudre le problème, en combien d’années parviendra-t-on au résultat à raison de $9 millions par an?Pourra-t-on dégager de leurs tâches régulières plus d’un millier d’enseignants par année?A ce rythme, nos petits-fils auront peut-etre droit à un professeur recyclé.Quand il est question de la fermeture d’écoles situées en des points névralgiques, M.Cloutier invite chacun à prendre ses responsabilités.Il a raison d’affirmer que le ministère de l’Education comprend de mieux en mieux les doléances des commissions scolaires dans ce domaine: si une commission scolaire estime devoir maintenir une école même si elle subit un dépeuplement marqué, elle peut presque toujours convaincre le ministère.Il n en demeure pas moins que la décision finale appartient au ministère de l’Education dont les normes encadrent les décisions locales.L'enseignement de l’anglais dans le secteur francophone réclame, quant à lui, autre chose que le dégagement de 175 enseignants par an et même que l’investissement de $21 millions en cinq ans.En tout cas, on s’étonne que le ministère de l’Education se montre si laconique en ce qui a trait aux échanges possibles et souhaitables entre les secteurs anglophone et francophone.Même si un professeur francophone peut enseigner convenablement l’anglais, on se demande pourquoi le secteur anglophone ne fournirait pas le contingent de professeurs d’anglais dont les écoles francophones ont terriblement besoin.L’inverse est aussi vrai.Il semble, toutefois, qu’il soit difficile de convaincre un professeur francophone d’exercer son métier auprès d’une classe d'anglophones.Le dépaysement considérable que cela entraîne constitue aux yeux du grand nombre un empêchement insurmontable.Si tel est le cas, peut-être le ministère gagnerait-il à dépenser son argent en mesures incitatives à l’adresse des professeurs invités à oeuvrer dans un secteur linguistique autre que leur milieu naturel.Les structures d’accueil L’accueil aux non-francophones n'a pas été au cours des ans une priorité pour les commissions scolaires de langue française.Le coup de barre a été donné, mais nous sommes encore loin de compte.A la CECM, un bureau d’accueil existait déjà au moment où le ministère de l'Education s est décidé enfin à formuler des directives.Cette clairvoyance a permis à la CECM de respecter des septembre les directives émises en avril à ce propos.Dans plusieurs autres commissions scolaires, rien n’existait et les directives n’ont été expédiées qu’en août.On imagine sans peine la pagaille.Le ministre Cloutier peut donc considérer comme un résultat consolant le fait que mille enfants d’immigrants se soient déjà prévalus de cette nouvelle politique.Cependant, sa déclaration escamote encore une fois des aspects essentiels du problème.D'une part, ainsi qu’on le constate par les offres d’emplois que publient les journaux, il demeure difficile de trouver des professeurs pour ces maternelles et ces prématernelles.D’autre part, et c'est peut-être là que réside le pire problème, la politique du ministère de l’Education force les commissions scolaires à toujours par-uer les enfants d'immigrants dans es ghettos.Ce dernier point mérite une explication.Le ministère de l’Education soutient de ses deniers les mater- nelles réservées aux enfants de 4 et 5, mais il accorde aux enfants d'immigrants un statut particulièrement avantageux qu’il refuse d étendre aux autres enfants.La CECM, un peu à l’encontre de cette politique, a préféré en maintes occasions installer dans la même classe des francophones et des nouveaux-venus de manière à sensibiliser les jeunes Québécois à la présence des immigrants et de manière aussi à mettre les parents des deux collectivités en contact les uns avec les autres.A ce moment, l’aide pécuniaire du ministère ne s’étend qu’aux enfants d'immigrants, avec le résultat que le professeur fait face à une tâche plus difficile que la normale et que la commission scolaire doit prélever à même ses fonds propres le coût du service offert aux enfants québécois.Ainsi, en réservant les maternelles pour très jeunes aux enfants d’immigrants, le ministère conduit les commissions scolaires à ranger à part ces enfants qui ne trouvent donc pas à l'école l'occasion de s’enraciner dans la collectivité francophone.En outre, le ministère force ainsi les commissions scolaires à ne mettre de telles structures en place qu’au moment où un grand nombre de jeunes immigrants habitent le même quartier.Une telle conception de l’intégration et de l’accueil conduit à se satisfaire de la loi 63.M.Cloutier, en effet, sans faire l’éloge de cette loi, estime que nous n’avons pas, à l’heure actuelle, les structures d’accueil que nécessiterait un changement de régime.On peut, pourtant, n’en déplaise à M.Cloutier, procéder autrement.La résignation que prêche le ministère ne conduit nulle part.Nous en sommes à la cinquième année d’application du bill 63; si nous devons consentir à une nouvelle attente de trois ans, à quel moment serons-nous prêts?On peut, à condition de soutenir de façon plus ouverte les prématernelles de quartiers névralgiques, attirer les jeunes immigrants dans une école francophone et les mêler à des groupes de jeunes Québécois.Dans les quartiers où le nombre d'immigrants demeure limité, l’accueil peut se développer dans les écoles francophones sans qu’on crée de nouvelles superstructures et sans qu’on engage les dépenses énormes que semble redouter le ministère.Si M.Carignan a peut-être trop vite mis la sourdine sur les réalisations du ministère, M.Cloutier, en revanche, a continué à défendre farouchement les vues du ministère de l’Education.Or, ces vues consistent à préserver la loi 63, même si le plan de développement de l’enseignement des langues mérite d’être repensé et meme si l’accueil pourrait se pratiquer dans un tout autre esprit.La CECM sur ce terrain devance d’emblée le ministère de l'Education.L'air des adieux ¦ lettres au DEVOIR L'Eglise, les clercs, l'évangile et l'engagement politique Une équipe de prêtres professeurs à la Faculté de Théologie de l’Université Laval a cru opportun de faire certaines remarques en marge de la participation active de quelques prêtres dans la présente campagne électorale.Il ne s’agit pas d’une prise de position de la faculté elle-même; il ne s’agit pas non plus d’un texte dirigé contre des personnes ou des partis déterminés.Notre déclaration s'adresse à la collectivité chrétienne et a pour unique objectif de dissiper d’éventuelles confusions dans la perception que celle-ci pourrait avoir de l’engagement actif de certains de ses prêtres dans la politique québécoise.Dans la campagne électorale présente.quelques membres du clergé se sont engagés activement dans certaines formations politiques ou se sont prononcés publiquement en leur faveur.Comme citoyens, ils ont un droit incontestable à l’option politique de leur choix; ils peuvent même, suivant leur propre discernement, s'inféoder à une formation politique déterminée et entrer dans la lutte active.Il y a lieu toutefois, en tant que théologiens, de faire certaines réserves.Cette forme d'engagement politique de la part des clercs, religieux ou prêtres, ne va pas sans comporter un premier danger dont la collectivité doit être consciente et avertie: il ne faudrait pas en effet que, perceptuellement.celle-ci en vienne à confondre l'Eglise avec le clergé, voire même avec quelques-uns de ses clercs.Cela signifierait un retour à une forme de cléricalisme si fortement décriée en ces dernières décennies.Un second danger consisterait à déduire des solutions concrètes et particularisantes en se fondant sur des valeurs aussi élevées et généralisantes que celles qui sont véhiculées par l’Evangile.Rien n'est plus opposé au mode compo-sitif de la science morale que de tirer des conclusions particulières et singulières, de façon déductive, à partir de données très communes et objectives telles que la charité, la justice, le respect de la personne, etc.En cet ordre de choses, celui des relations et des situations humaines, il importe, bien sûr, de poursuivre des objectifs, mais en même temps il faut avoir le souci de composer avec le réel et avec la conjoncture des faits.Le message évangélique ne nous permet pas, du moins dans notre contexte social, de conclure directement à une formation politique déterminée: il importe de mesurer la distance qui sépare une politique particulière, qu’elle soit libérale, unioniste, péquiste ou cré-ditiste, de l’Evangile de Jésus-Christ.L’Eglise véhicule des valeurs, des objectifs.La tentation à laquelle on peut facilement succomber, c’est d’absolutiser tel ou tel moyen concret, comme c’est le cas quand il s’agit d’un parti politique particulier.Bref, des clercs s'engagent dans la présente élection; mais attention! Il ne s’agit ni du clergé dans son ensemble et encore moins de l’Eglise.Une équipe de théologiens-prêtres de la Faculté de théologie de l’Université Laval, Roland BAUDET, Henri BAUMONT, Laurent COTE, Hervé GAGNE, Raymond LAFLAMME, Gilles LAN-GEVIN s.j., Paul-Emile LANGE-VIN s.j., Armand MATHIEU, Bernard MORISSET, François ROU-THIER, Yvon ROY.Les cycles dont H faut savoir se méfier M.Ryan.A lire vos derniers éditoriaux, la déception grandit en nous, d’autant plus que nous espérions une vision saine et juste de la réalité du Québec 1973, qui tiendrait compte de Dévolution du Québec de ces dernières années.Nous assistons plutôt à la montée de la crainte et de la fausse prudence.C’est loin d’être emballant.Il y a déjà trois épouvantails pour apeurer le peuple, c’est amplement suffisant.Le grand point, c'est que le Parti québécois remet en question les structures de notre société, à l'instar de nombreux autres pays, et à moins d’être réactionnaire, tout homme honnête, au jugement sûr, emboîte le pas même s'il lui faut critiquer au passage les erreurs de parcours de ceux qui vont de l’avant.La force créatrice accomplit son oeuvre à travers les failles humaines.Si vous les relevez pour les corriger, tant mieux! Mais faites-nous grace de ne point vous attarder à des visions négatives et pessimistes qui font le jeu des ténèbres.Nous avons déjà assisté chez vous à des retours en arrière occasionnés par vos élans progressistes que vous vouliez freiner.Vous devez vous connaître maintenant; restez dégagé de ce cycle car l'excès de prudence nuit et c’est peut-être là votre seul défaut.Etudier, scruter, soupeser la réalité est très valable, à condition de laisser un peu libre cours à l’’‘in-tuition bénéfique, à la découverte dans la lumière” (Dr Selye).Nous voulons une critique cons- tructive de la démarche québécoise péquiste — 1973 et non pas un éteignoir.Et puis, il vous reste encore quelques jours pour vous engager.Notre Quebec - 1973 et a venir a besoin de tous ses hommes de bonne volonté et vous en êtes l'un des plus grands.Il ne faut pas seulement dire aux autres d’ètre audacieux, de se lancer de l'avant, de prendre des risques (comme vous l'avez fait lors de votre dernier passage à Saint-Jérôme), mais le devoir vous incombe par-dessus tout, à vous-même, de l'être.Ne jouez plus au “je n’en suis pas tout à fait certain", au “n’oui”, car l’estime que de multiples Québécois vous portent risque de dégringoler Gisèle et Gaétan GOYETTE Saint-Jérôme, le 16 octobre 1973 Où commence et où finit la classe moyenne?M.Ryan, Si parfois nous avons l’impression qu’en lisant le premier et le dernier paragraphe de vos articles, nous avons tout ce qu’il faut pour suivre l’acheminement de votre pensée sur un sujet donné, nous devons souligner que votre analyse de l’option de “Relations" du 17 octobre dernier doit être lue au complet pour réaliser combien vous frappez juste.Vous renvoyez les rédacteurs de Relations à leur table de travail, avec une logique froide mais pondérée.Quant à nous, nous aimerions relever un passage de l’éditorial de Relations: “il faut que soit contestée de façon efficace l'idéologie de consommation qui, même si elle assure la prospérité des classes moyennes.” Nombreux sont ceux qui, à l’instar des Jésuites de Relations, laissent retomber ces mots “contester l'idéologie de consommation, la classe moyenne ”, comme des balles qui rebondissent à l'infini sans atteindre le bon port.Que représente la classe moyenne parmi la masse ouvrière (ceux qui sont capables et qui veulent travailler)?Peut-être forme-t-elle la majorité?Bien malin qui pourra nous le dire, car de nos jours les sources d’information qui alimentent la statistique sont faussées.En effet, un échantillonnage impartial de la main-d’oeuvre des sous-traitants (temps supplémentaire et autres) de la main-d oeuvre artisanale qui assure l'entretien domestique (répara lions mineures), révélera qu actuellement les mots-clefs pour obtenir les services d’une telle main-d’oeuvre sont: rémunération en argent comptant sous la table.Or cette masse monétaire, répartie parmi les faibles salariés, n'atteint jamais les statistiques.Mais par contre, elle se réflète dans les biens de consommation: deuxième appareil de télévision, appareils ménagers de toutes sortes, motoneige, etc.Les nombreuses succursales de grands magasins à rayons font des affaires d’or.Pourquoi freiner cet appétit pour les biens de consommation?Peut-être veut-on que nous joignions les rangs des hippies ou des Jésuites en attendant que la manne passe! Il reste la minorité, les vieillards, les assistés sociaux.Nous croyons que le type de gouvernement que nous avons y pourvoit aussi bien que possible en tenant compte de la volonté de la majorité.En effet, lorsque la classe supé- Une affirmation naïve M Ryan Votre conclusion dans l’éditorial du 17 octobre 1973, “L'option de Relations ”’, était certainement logique et elle faisait foi de votre esprit libéral, au sens large du mot."La meilleure preuve que la seconde option n'est pas synonyme de servitude, n’est-ce pas le fait qu après un siècle de vie politique à son enseigne, des Québécois nombreux puissent aujourd'hui promouvoir en toute liberté une option différente, voire contraire?” Cette affirmation me semble naïve, venant d’un homme informé sur rieure, qui dispose d’un revenu imposable annuel de $11,000, est taxée de plus de 40%., c’est une forme avancée de socialisme et la répartition des biens de consommation s’effectué sûrement.André ST-CHARLES Montréal, le 18 octobre 1973 la vie passée et présente de la politique québécoise.Que faites-vous de l'ingérence du clergé dans le passé, de 1 élite anglophone québécoise, de T "establishment" anglo-canadien et "franglais”, sans oublier nos bons amis, les Américains, et enfin nos politiciens-épouvantails actuels qui maintiennent nos bons et naïfs Québécois dans l’ignorance, dans la peur de tout, en cultivant soigneusement chez eux une mentalité politique infantile! Que dire d’autres! Claude COSGROVE RIENDEAU Montréal, le 18 octobre 1973 NDLR: M.Pierre d’Argencourt, dont on a pu lire hier la lettre sous cette rubrique, nous informe qu’il destinait sa lettre non au public, mais au directeur du Devoir.Nous rappelons à nos correspondants qu’ils doivent nous prévenir explicitement dans les cas où ils nous adressent des lettres destinées au seul usage des rédacteurs du journal.Nous signalons également à nos lecteurs qu’il nous arrive, ces temps-ci, une quantité inusitée de lettres parmi lesquelles il nous faut, en raison des limites d’espace, effectuer une sélection aussi judicieuse que possible.IE DEVOIR en publié pot l'Imprimerie Populaire société à responsabilité LE DEVOIR don’lfl Jiè«e 'ot,°l•1’ ',,ü* 0U nüm*'0 ?11 rue dû Soint-Socrement Montreal H?Y 1X1 II est compose et impr.mé par ( Imprimerie Dumont Fonde por Menu Boumsso incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivm Ville LaSolle le 10 (onvier 1910 l agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Directeur et redocteur en chef informations publiées dons IE DEVOIR Coude Ryon ABONNEMENT Edition quotidienne S35 por année si* mois $19 A Rédacteur en cM adjoint (étranger $40 por année si* mois $22.trois mois $12 Editions du Michel Roy samedi $10 par année Edition quotidienne, livrée à domicile por porteur Directeur de l’.nformotion 90 c*nU p,or Tar'* de l'abonnement servi par la poste aérienne Jean Froncoeur Lu' demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 , n Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Iresoner Bernard lorocque té.TÉLÉPHONÉ: 844-3361 dignes groupées; Le Devoir, mercredi 24 octobre 1 973 + 5 événements LIBRE OPINION Comment fut organisée la mise à mort d'une démocratie par MARIA EUGENIA SAUL Journaliste à la revue “Punto Final” jusqu’au coup d'Etat du 11 septembre, Mme Maria Eugenia Saül a exposé dans LE DEVOIR du mercredi 17 octobre ce que les militaires entendaient par ‘‘l’extirpation du cancer marxiste”.Dans ce deuxième article, elle décrit les forces || et les méthodes qui ont réussi à vaincre le gouvernement démocratiquement élu de l'Unité populaire.Le coup d’Etat militaire a renversé le gouvernement Al-lende le 11 septembre 1973, mais ce n’est un mystère pour personne que les mêmes forces qui ont réalisé ce coup avaient déclenché les hostilités longtemps avant, soit dès le moment où l'Unité populaire, avec l'appui actif du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) est arrivé légalement au pouvoir.Il est important de rappeler qu'il a été publiquement prouvé qu’au cours de la campagne électorale qui a porté l’Unité populaire au pouvoir, des entreprises multinationales comme International Telephone and Telegraph (ITT) avaient tenté de faire obstacle au triomphe d’Allende et qu’après ce triomphe, au mois d’octobre 1970, l’assassinat par des facis-tes du commandant en chef de l’armée d’alors, René Schneider, était perpétré dans le but d’empêcher le président élu d’occuper de façon effective, la première magistrature le 4 novembre, comme l’ordonne la constitution politique de l’Etat.Une rétrospective des trois annnées qu’a duré l’expérience chilienne vers le socialisme, interrompue si brutalement, permet de comprendre qu’après les deux premières tentatives désespérées pour empecher le triomphe du gouvernement de F Unité populaire, l’extrême-droite chilienne politique et économique, les cadres militaires supérieurs qui lui sont dévoués et l’impérialisme ont mis au point une nouvelle stratégie à moyen terme dans le but également de renverser le gouvernement de l’Unité populaire.La première “répétition générale” de cette stratégie a eu lieu au cours de la grève patronale d’octobre, mais elle fut brisée par un facteur essentiel: l’organisation de la classe ouvrière chilienne.Les événements forcèrent la droite à repenser sa stratégie: désormais son but n’était pas seulement d’éliminer Allende et les dirigeants les plus importants de la gauche mais de détruire, à tout prix, l’organisation populaire.Depuis le mois d'octobre 1972, date du coup avorté, l'opposition s'est appliquée à atteindre cet objectif.“Nous avons le gouvernement mais pas le pouvoir’’: cette déclaration résume bien le contexte dans lequel se sont déroulées les trois années du gouvernement de Salvador Allende.Sur le plan exécutif, l’Unité populaire devait, en vertu du Statut des garanties, conserver dans leurs hauts postes des fonctionnaires de l’opposition nommés par la précédente administration de la Démocratie-chrétienne.Au congrès, le mécanisme des élections lui laissait comme héritage une opposition majoritaire.Enfin, le pouvoir judiciaire, lié historiquement aux classes les plus réactionnaires du pays et défenseur jaloux d’une justice de classe s’était converti en un château fort de la droite.C’est dans ces circonstances difficiles, défavorables, que, malgré tout, le gouvernement de l’Unité populaire a mis Avez-vous quelque chose à fêter en novembre ?Fêtex-le avec nous, à une dégustation de VINS ET FROMAGES organisée au profit de l'Association Thériault d'Amérique, à l'école sec.St.Jean, 200, Boul.de la Concorde, Pont-Viau, Laval, P.Q.le 16 novembre 1973, à 20H30 Invitation spéciale aux Thériault, leurs parents et amis.Musique, danse, invités d'honneur.Billets disponibles à: LAVAL: 410, Copernic °10, 663-5209 721, Clairette Fabreville, 622-2624 MONTRtAL: 12300, Matte *7, Mil.N., 321-9470 L0NGUEUIL: 943, Dupas, 679-1625 Hombre limité.Premiers arrivés, premiers servis.Ile régime! tbourassa avec la collaboration de Jacques Cuay, Robert Boily, André d'Allemagne, Guy Rocher, Gabriel Gagnon, Jean-Yves Roy, Guy Bourassa, Jacques Grand'Maison et Pierre Vadeboncoeur dans le numéro d'octobre de En vente dans les kiosques et les librairies Je désire recevoir MAINTENANT ?Abonnement ordinaire $7.?Abonnement étudiant $5.* Nom.Adresse.REVUE MAINTENANT 775, boul.Lebeau, Montréal 739-2758 en branle les éléments les plus importants et les plus déterminants d’une politique visant à réaliser à la fois l’indépendance économique du pays et l’amélioration des conditions socio-économiques des secteurs les plus défavorisés.Le cuivre, le salpêtre ont été nationalisés, les banques étatisées, la réforme agraire fut mise en marche et accélérée de même que l’intervention de l’Etat fut accentuée dans les industries stratégiques.Par ailleurs, la redistribution du revenu, la mise en marche d une politique d'approvisionnement qui permettrait aux travailleurs et aux paysans de contrôler la distribution des biens, la politique dans le domaine de l’éducation dont le projet essentiel était l’Ecole nationale unifiée (ENU) (projet torpillé par la droite alliée à la haute hiérarchie de l’Eglise catholique) ainsi que la politique de santé publique, et globalement toute l'activité gouvernementale favorisait les secteurs les plus démunis économiquement du pays.En même temps, les travailleurs de ces secteurs, dotés d’une extraordinaire conscience politique, multipliaient leurs organisations de base.Le gouvernement de Salvador Allende ne s’est jamais écarté de la voie de la légalité, mais l’expérience a démontré que cette même légalité bourgeoise a été utilisée par la droite pour nuire et faire obstacle au travail du gouvernement.En définitive, le Parti national, la Démocratie-chrétienne qui représentaient l’aile droite du parlement dirigée par l’ex-président Edouardo Frei, et d’autres secteurs de moindre importance de la droite politique minaient au parlement toute initiative du gouvernement et prenaient d’autres initiatives légales visant à limiter de plus en plus le pouvoir exécutif.A l’action de l’opposition de droite au Parlement s’alliait, évidemment, l'activité de la classe sociale que ces partis représentaient.Des associations patronales comme la Société nationale de l’agriculture, la société de l'industrie manufacturière (SOFOFA) et la corporation des camionneurs (propriétaires des moyens de transport) intervenaient directement et par l’intermediaire des médias de communication qu’elles possédaient ou contrôlaient.En alliance avec les monopoles étrangers, ces forces de droite ont financé d'innombrables campagnes contre le gouvernement à l’intérieur du pays ainsi qu’à l’étranger, particulièrement à partir de villes de l'Argentine (Buenos Aires et Mendoza) et de la capitale du Venezuela où elles avaient même organisé des agences de publicité à cette fin.Pendant ce temps, le peuple chilien a commencé à connaître pour la première fois, une campagne d’attentats -roristes, de sabotages et d’assassinats politiques.Le mouvement fasciste “Patrie et Liberté”, doté d'une organisation paramilitaire composée particulièrement de mercenaires, fut chargé de lancer l’escalade terroriste qui atteignit une virulence particulière à partir d’octobre 1972.La complicité de classe du pouvoir judiciaire assurait aux auteurs des attentats arrêtés une remise en liberté rapide.Ainsi, d’octobre 1972 à septembre 1973, ils ont détruit des lignes de chemin de fer, fait sauter des ponts, dynamité des stations de télévision (stations d’Etat) et des oléoducs et détruit des autobus.Bilan de ce terrorisme de la droite: plus d’une vingtaine de morts et une perte de plusieurs milliers de dollars pour l’économie nationale.Il a été prouvé que c’est le mouvement Patrie et Liberté qui était responsable, avec la complicité d’officiers putschistes, du coup d’Etat avorté du 29 juin 1973.Après leur échec, les principaux responsables de ce coup d’Etat se réfugièrent au Paraguay et en Bolivie où étaient installés depuis deux ans d’autres cadres importants de la contre révolution.De là, ils devaient rentrer au Chili peu de jours avant le coup du 11 septembre.En même temps, la droite déclencha une campagne dirigée apparamment contre les Forces armées en général, mais orientée en fait contre des officiers supérieurs membres des cabinets civilomilitaires ou nommés à certains autres postes par le gouvernement, tous collaborant avec l’Unité populaire.La manoeuvre de la droite visait à faire appel à l’esprit de corps de l'armée, l’invitant à sauver la patrie du prétendu chaos provoqué par la gauche: c’était là un appel a l’intervention.Sous le concert d’un soi-disant nationalisme, la droite essaya de faire croire que la sécurité extérieure du pays était menacée et de faire évoluer la situation intérieure vers une guerre civile.Au sein même des forces armées se livrait une lutte qui se manifesta brutalement par l’assassinat du général Schneider en 1970 et enfin par le coup d’Etat manque du 29 juin 1973.Ce putsch du 29 juin mit en évidence l’existence de diverses tendances au sein des trois corps des forces armées — armée de terre, aviation et marine — sans permettre cependant de déterminer avec certitude le rapport de force entre les différentes tendances.Une grande erreur fut sans doute de surestimer le soi- LIBRE OPINION Oû va l'Ecole internationale de Bordeaux?par YVAN DE SCHOUTHEETE M.De Schoutheete, stagiaire belge au Centre de formation à la gestion de l’Ecole internationale de Bordeaux, commente dans cette libre opinion la situation qui prévaut dans ces institutions de la francophonie.• En ce mois d'octobre, la francophonie, a retrouvé son visage de fête, à son festival de Liège.Pour ceux qui assistent, dans cette ville, aux différentes manifestations présentées par les pays de langue francophone, membres de l'Agence de coopération culturelle et technique, et pour ceux qui en entendent les échos, la francophonie a bien le vent en poupe et tout n est que réussite.Peut-être.Il y a deux ans, l'Agence de coopération culturelle et technique ouvrait, à Bordeaux, une “Ecole internationale” qui, dans l’optique de ses promoteurs, devait servir de centre de perfectionnement intellectuel à des cadres venus des différents pays membres de l'Agence.En janvier de cette année, son Centre de gestion a ouvert ses portes à une nouvelle promotion de trente-deux stagiaires, originaires de plus de vingt Etats, soit approximativement vingt africains et dix non-africains (canadiens, français, belges, libanais, mauri-tiens, haitiens).Les stagiaires présents ont été retenus par leurs gouvernements respectifs sur la base de leurs connaissances, de leur expérience pratique de gestionnaire, soit dans le secteur public, soit dans le secteur privé, et des responsabilités qu'ils auront à endosser, par après, dans le cadre de leur économie nationale.Ayant une moyenne d'âge de 32 ans et ayant accepté, dans la majorité des cas, de “laisser au pays" femme et enfants, les stagiaires espéraient trouver au Centre de gestion un niveau de compétence et de travail qui justifierait leurs sacrifices.Le Centre de gestion de l’Ecole internationale de Bordeaux, n’ayant obtenu aucun statut universitaire, décerne un “di- plôme” qui ne représente, en fait, qu’une simple attestation de participation du stagiaire à la pédagogie offerte par le Centre.A la fin de la période de formation théorique, soit après les sept premiers mois, l’ensemble des stagiaires a rédigé un long rapport d’évaluation sur le fonctionnement du Centre de gestion, à savoir: les disciplines présentées, le corps des “professeurs-assistants”, les conférenciers extérieurs, les stagiaires, les visites d’entreprises.les voyages d'études, la pédagogie adoptée.Dans les conclusions, on peut y lire notamment: “Quel que soit leur niveau de motivation, les stagiaires déplorent avant tout, le fait d’avoir passé la plus grande partie de leur année de stage (période d’accueil, période de formation théorique) dans une école visant uniquement une sensibilisation aux méthodes modernes de gestion et non un perfectionnement à ces mêmes méthodes.“Non seulement la plupart d'entre eux ne sont pas venus dans ce but, mais, bien plus, ils n'ont pas trouvé, dans la majorité des disciplines traitées, l’intérêt qu’ils en attendaient.” (p.24) Une question plus fondamentale ne cesse de se poser aux stagiaires, quant à l’orientation même du programme enseigné au Centre de gestion.Faut-il continuer à présenter un management conçu pour un environnement occidental, alors que la majorité des stagiaires vivent dans les contraintes économiques et sociales du Tiers-Monde?Suit une série de recommandations, qui, toutes, visent à améliorer la qualité scientifique et pédagogique du Centre.Nous pourrions les regrouper sous les thèmes suivants: • Dépasser les niveau d’une simple initiation à un grand nombre de disciplines, pour arriver à un véritable appron-fondissement dans certaines techniques modernes de gestion qui, elles, pourraient facilement s’adapter aux différents milieux socio-économiques auxquels les stagiaires appartiennent.• De recruter les stagiai- res en fonction de thèmes d’études précis de la gestion.• De disposer d'un corps professoral de qualité.• De placer le Centre de gestion en milieu africain.En effet, ce milieu africain est celui où la grande majorité des stagiaires auront à intégrer leurs nouvelles connaissances.Il doit donc rester le cadre constant de référence.• De mettre le Centre de gestion sous l’animation et le contrôle d’un Institut d’études commerciales de haute réputation.Qu’en est-il du stage pratique de trois mois?En effet, après la période de formation à Bordeaux, les stagiaires ont à effectuer “un séjour d'application en entreprise, dans un pays où sont pratiquées des méthodes modernes de gestion (soit le Canada, la France ou la Belgique).” Dans l'ensemble, cette “formation sur le tas” a été d’un intérêt certain pour la majorité des stagiaires.On peut toutefois regretter que l’un ou l’autre responsable de stage n'ait pas toujours respecté les engagements pris vis-à-vis du stagiaire qui, après dix jours Suite à la page 6 disant esprit loyaliste des officiers supérieurs.A l’heure du choix, c’est l’esprit de classe qui domina dans l’armée sur le respect de la constitution dont pourtant on disait que les armes s’enorgueuillissaient.Les militaires chiliens sont restés des professionnels aussi longtemps qu’ils ne faisaient que remplir des fonctions qui ne les mettaient pas en conflit avec leur classe sociale et les forces impérialistes.Le programme de l’Unité populaire comportait comme l’un de ses points essentiels de libérer les forces armées chiliennes de tout lien avec le système de sécurité mis en place dans la région par les Etats-Unis d'Amérique; concrètement cela signifiait rompre le pacte d’aide militaire et le traité interamericain d’assistance mutuelle.C’est en vertu de ces engagements que les officiers chiliens recevaient une formation spéciale dans les bases américaines ou dans des régiments aux Etats-Unis même et que parallèlement le Chili recevait une aide des Etats-Unis.L’absence du Chili à la dernière Conférence des commandants en chef des armées américaines, à Caracas, attira l'attention.Le commandant en chef de l'époque, actuellement membre de la junte, le général Auguste Pinochet, refusa de se rendre à cette réunion où les représentants du Pérou et de l'Argentine attaquèrent directement le Traité interaméricain d'assistance mutuelle ainsi que le Pacte d’aide militaire, c’est-à-dire tout le système actuel de sécurité régionale.La réunion de Caracas s’est tenue peu de jours avant le putsch.Pendant ces jours qui ont précédé le coup d’Etat, les officiers putschistes ont opéré une manoeuvre dans plusieurs régiments: ils ont feint de mettre en marche les préparatifs d’un putsch, et arrêté tous les officiers et sous-officiers qui refusaient d'exécuter les ordres de rébellion.Les officiers putschistes ont pu ainsi, au moment du putsch véritable.neutraliser toute résistance au sein de leurs propres régiments.A Valparaiso, le port le plus important du pays, des officiers putschistes ont fait arrêter et torturer, quelques jours avant le coup d'Etat du 11 septembre, des marins fidèles au gouvernement de l’Unité populaire, pour les forcer à avouer qu'ils préparaient un coup d'Etat de gauche sous la direction des leaders du Parti socialiste, du Mouvement d'action populaire unifié (MAPU) et du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR).Dans un discours prononcé le dimanche qui précéda le coup d'Etat, le sénateur Carlos Al-tamirano, secrétaire du Parti socialiste, dénonça les tortures des marins.Le jour même du coup d’Etat, des affrontements opposèrent dans plusieurs régiments et dans une base aérienne, des militaires constitutionnalistes, fidèles au gouvernement de l'Unité populaire, et des putschistes.Fait important: à l'aube du 11 septembre, plus d’une cinquantaine d’officiers et d'élèves de l’Ecole nationale d’aviation ont été détenus au Stade national de Santiago, où les putschistes les ont gardés plusieurs jours.Ils ont été incarcérés par la suite dans une caserne.Le même processus s’est déroulé dans chacune des provinces.Il faut rappeler d’ailleurs que ces provinces, surtout celles du sud, vivaient depuis des mois, quasiment sous contrôle militaire.Tel est le cadre général dans lequel s’est organisé le coup d’Etat au Chili.Mais, cette alliance des secteurs politique et économique de la droite chilienne avec les officiers putschistes n’aurait pas pu faire aboutir le coup d’Etat si elle n'avait pas fonctionné sous la direction et avec l'assistance technique et financière de l’impérialisme américain, complicité que la presse révolutionnaire chilienne et le gouvernement de Salvador Allende n ont cessé de dénoncer avec preuves à l’appui.CaféJJkt > iHHU* >AtV J.A.DÉSY C* MONTRÉAL 521-1104 MALTE — Émission numismatique 1972 - les monnaies ont cours légal - L'émission est de 15658 séries complètes seulement.Pièces en or: titre 916/000: LM 50, poids 30 grs.- LM 20, poids 12 grs - LM 10, poids 6 grs - LM 5, poids 3 grs.Pièces en argent: titre 987/000: LM 2, poids 20 grs - LM 1, poids 10 grs.La série pour une valeur totale de 88 livres maltaises, est offerte au prix de $4.00 canadiens pour chaque livre maltaise.Séries complètes: $352.00 canadiens.Les pièces en or sont disponibles en séries complètes tandis que les pièces en argent sont disponibles séparément.Les paiements d'avance doivent être adressés à: MALTA COINS DISTRIBUTION CENTRE c/o Central Bank of Malta - VALLETTA - Malta pala/eb .arrive! VIENT DE PARAITRE aux Editions umr.UWQtVTTT ELISE VELDER S! » B IN Mil d R par ROBERT CHOQUETTE "J'aime à imaginer que le lecteur familier avec I une ou I autre des "Pension Velder" présentées sur nos ondes renaîtra à ses propres souvenirs en lisant cet ouvrage." (Robert Choquette) Quarantième volume de la Collection du Nénuphar - Avant-propos de l'Auteur EN VENTE PARTOUT ET CHEZ FIDES, 245 EST, BOUL.DORCHESTER, MONTRtAL H2X 1N9 — ltl.j 861-9621 y * V* t ï 6 • Le Devoir, mercredi 24 octobre 1973 suites de la première page LE CHEF LIBÉRAL il devrait y avoirs des élections plus souvent.Nous n’avons jamais vu autant de ministres dans la région.Tout ce que nous demandons, c’est que les portes à Québec nous soient ouvertes, quel que soit le parti au pouvoir et quel que soit le député que nous élisons.Ceci est un droit que nous ne devrions pas avoir à revendiquer", a fait valoir ie maire Léonard.Quelques minutes plus tôt, le candidat libéral dans Saguenay, l’homme d’affaires Claude Perreault, a donné raison en quelque sorte à M.Léonard en déclarant: “Le comté de Saguenay n’a pas pu obtenir tout ce à quoi il aurait eu droit depuis trois ans et demie.C’est pourquoi il faut sortir Saguenay de l'opposition.” S étant fait huer pour avoir dit que le Québec avait connu la meilleure année économique de son histoire, M.Bouras-sa a lancé aux protestataires: "Ça fait mal, hein, la vérité?” * Le chef libéral a souligné que son gouvernement avait créé l’assurance-mala-die et l’aide juridique et qu’il se proposait de tripler les allocations familiales., Il a à nouveau brandi le spectre de la fuite des capitaux et de l'exil des jeunes.“Vous paierez cher, M.Lévesque, pour avoir tenté de tromper la population.Le 29 octobre, ce sera un triomphe pour le bon sens et le réalisme”, a lancé M.Bourassa à ceux qui le huaient, parmi lesquels quelques dizaines de travailleurs de la construetion'impliqués dans un conflit de travail.Plus tôt dans la journée, M.Bourassa a dérogé à son horaire pour la première fois de la campagne pour se rendre de façon impromptue au Cégep de Matane.La visite n'a duré que quelques minutes et elle a donné lieu à un duel de slogans entre étudiants libéraux et étudiants pé-quistes qui attendaient le premier ministre dans le hall d’entrée.Au cours d'assemblées publiques à Matane et à Mont-Joli, M.Bourassa a accusé le leader péquiste, M.Lévesque, de lancer "des tonnes de chiffres a la veille de l'élection pour justifier ce qui est injustifiable." C'est ce matin par ailleurs que le chef du gouvernement rendra publique une étude qui, selon lui, prouvera la rentabilité du fédéralisme.A Mont-Joli, dans le comté de Matapé-dia, M.Bourassa a fait dire au député Bona Arsenault qu'il transférerait son argent aux Etats-Unis si jamais le PQ prenait le pouvoir.Le chef libéral a de plus soutenu qu'il est possible pour le Québec de poursuivre ses propres objectifs à l'intérieur de la Confédération et que son gouvernement l'a prouvé.Interrogé par les journalistes sur les révélations du quotidien LE DEVOIR au sujet de l'espionnage de deux dirigeants de la SSJB de Montréal par la Sûreté du Québec, M.Bourassa a simplement dit avec un sourire en coin: “L’article ne parle que de deux personnes?” Et il a ajouté: “On surveillait peut-être les transactions du notaire Groulx".LA SÛRETÉ cial.en la personne du capitaine Gérard Rivest de l'escouade alcool-moralité du district de Montréal.Le capitaine Rivest a été affecté auprès des services spéciaux de renseignements et de sécurité de la SQ pour faire l'inventaire des projets et enquêtes en cours et d’en évaluer leur portée, du strict point de vue des opérations policières.Il devra par la suite soumettre un rapport au directeur Benoit.La décision de mettre fin à l’enquête sur la SSJB et de procéder à l'évaluation des enquêtes spéciales en cours est en quelque sorte la réponse du directeur de la SQ à la déclaration du ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, qui, à la suite des révélations du DEVOIR, a demandé aux autorités de la SQ de lui faire rapport dans les meilleurs délais.M.Choquette a tenu à préciser dans un communiqué que l’opération d'écoute électronique décrite par LE DEVOIR se situait au simple niveau administratif et, qu'en aucun temps, il n’avait sollicité cette opération, ni n'en avait été informé.Pour sa part, le directeur Benoit a lui aussi affirmé que cette enquête n’avait jamais été demandée ni sollicitée par les autorités du ministère de la Justice ou du gouvernement.Quant aux motifs qui ont amené les officiers de l’escouade de sécurité (antiterroriste) à entreprendre et poursuivre cette enquête, M.Benoit a dit qu'elle fut instituée sur la foi d'informations reçues dans le cadre normal des activités de la SQ.Tout en précisant qu’il n’avait appris l’existence de cette enquête qu’à la suite de l’article du DEVOIR, M.Benoit a expliqué qu’il s’agissait à l’époque, c’est-à-dire au mois d’avril dernier, d’établir la véracité de certaines informations obtenues.Quant à ces informations, il ne peut pas en dévoiler la teneur.Soutenant toutefois que la Sûreté du Québec ne se livre pas à l’espionnage politique, le directeur Benoit a tenu à rappeler qu'il était interdit aux membres de la SQ de se livrer à toute activité politique partisane et d’effectuer du travail policier à des fins politiques."Cette prohibition leur est d’ailleurs rappelée de façon toute spéciale à l’occasion de périodes électorales”, a déclaré M.Benoit.Par ailleurs, le directeur de la SQ a déploré la publication des informations et des renseignements contenus dans l’article du DEVOIR et a dit regretter profondément qu’un ou plusieurs de ses membres se soient égarés au point de divulguer à des personnes non autorisées des renseignements fragmentaires et d’en tirer des conclusions erronées, pouvant causer un tort à la réputation de personnes physiques et morales.C’est pourquoi le directeur Benoit a ordonné une enquête sur la fuite de documents.Pour sa part, le ministre de la Justice a déploré la publication de l’article du DEVOIR parce que, a-t-il dit, il est de nature à jeter du discrédit sur les deux personnes qui y sont mentionnées et à soulever dans le public des doutes quant à leur conduite alors que rien n’a encore été prouvé et qu’aucune accusation n’a été portée devant les tribunaux.Quant à la Société Saint-Jean-Baptiste, elle doit tenir aujourd’hui une conférence de presse à ce sujet.GUY SAINT-PIERRE deux documents.Afin de s'assurer de la précision des chiffres, M.Saint-Pierre avait également conclu qu'il serait nécessaire d'aménager des rencontres entre fonctionnaires fédéraux et québécois à la fin d’octobre.Le ministre voulait surtout par là s'assurer que les nombreux chiffres et termes techniques utilisés dans l’étude seraient définis et interprétés d'une manière acceptable à tous.Il a aussi signalé qu'une partie importante des statistiques contenues dans l'étude de M.Vézina sont tirées de renseignements recueillis et publiés par le gouvernement fédéral, d’où la nécessité à ses yeux de chercher des définitions communes afin d'éviter les malentendus.M.Saint-Pierre souligne qu'en plus des tableaux statistiques dévoilés par le PQ, le rapport de M.Vézina comprenait un texte fournissant des explications et formulant des réserves quant à l’interprétation qu’il convient de donner a plusieurs chiffres.Ce texte me faisait pas partie de la documentation remise à la presse par le Parti québécois.Le ministre a déclaré que le gouvernement a toujours envisagé de rendre l’étude publique et que seules les difficultés émanant des contradictions entre les deux documents avaient empêché de le faire jusqu'à ce jour.Pour montrer que le gouvernement n’entendait pas garder l’étude secrète, il a précisé que des exemplaires du document avaient été communiqués, pour leurs travaux professionnels, a des chercheurs de l’Université de Montréal.M.Saint-Pierre signale que l'un des tableaux dévoilés par le PQ montre que les avantages retirés par le Québec de ses relations avec le gouvernement fédéral ont considérablement augmenté au cours des trois dernières années.CESSEZ-LE-FEU arabes.Une suspension de vingt minutes et une énergique intervention personnelle du président, sir Laurence McIntyre (Australie) a mis fin à l’empoignade.Pékin voit dans cette nouvelle résolution adoptée une “concoction” préparée par les superpuissances mais, a expliqué le délégué chinois, il ne fait pas appel à son droit de veto par égard aux pays intéressés comme l’Egypte, qui l’ont acceptée.Aussitôt après le vote, le ministre des Affaires étrangères d’Egypte a déclaré que son pays acceptait l’ordre réitéré et espérait que les deux grandes puissances qui ont parrainé la décision du Conseil prendraient leurs responsabilités pour la faire respecter.M.Zayyat a insisté particulièrement pour que l'URSS et les Etats-Unis veillent au retour des forces israéliennes aux endroits où elles se trouvaient lorsque le premier ordre de cessez-le-feu a été mis en vigueur le 22 octobre.La Syrie a accepté finalement hier soir de se plier à l’appel au cessez-le-feu du Conseil de sécurité des Nations unies.Sa réponse est contenue dans un message lu hier au conseil par le secrétaire général de l’ONU, M.Kurt Waldheim.Le Caire et Tel Aviv se sont mutuellement accusés de l’initiative de la rupture du cessez-le-feu mais à Washington, dans les milieux diplomatiques et politiques, on laissait entendre que ce sont là des “bavures” inévitables avant que ne se taisent effectivement les canons.On affirmait que Un document révélateur mais incomplet souligne un économiste de TUQAM par Michel Guénard “C’est une révélation économique im- venu disponible du Québec n’est que de portante et je ne comprends pas qu’un gouvernement ait dissimulé à l’attention des chercheurs un document de cette ampleur.” Telle a été la première réaction de M.Vely L-'roy, directeur du module d’économie de l’Université du Québec à Montréal.Les “comptes nationaux du Québec” publiés hier par le Parti québécois renferment selon lui une manne d’informations statistiques qui révèlent entre autre que la tenue d’un éventuel dollar québécois serait très forte puisque la balance courante s’est maintenue dans une position excédentaire dans 95% des cas.Selon lui, une telle situation commerciale indique clairement que les forces structurelles de l'économie du Québec.et non les avatars de la conjoncture, sont largement responsables de cet état de fait.Document en main, M.Leroy s’est livré à un rapide calcul qui laisse voir que l'écart entre le revenu national et le re- cette flambée ne signifie pas que l’Egypte et Israël remettaient en question leur acceptation du principe du cessez-le-feu.Parallèlement, le Pentagone annonçait que les livraisons d’armes aux belligérants avaient été réduites au cours de la journée, déclaration faite en des termes équivoques qui laissent entendre que cette réduction a été décidée en consultation avec les Soviétiques.Les développements de la situation au Moyen-Orient ont d’ailleurs forcé hier le secrétaire d'Etat, M.Henry Kissinger, à ajourner son voyage en Chine, prévu pour le 26 octobre, (voir page 8).De son côté, l'Union soviétique, qui fait figure de vainqueur de cette première manche diplomatique et qui a redoré son blason auprès des pays du tiers monde, inquiète des conséquences que l’embrasement du front entraînerait sur le plan de ses relations avec les Arabes, a lancé un troisième avertissement à Israël, lui demandant de rester sur les positions du 22 octobre Mais il est certain que ces positions ne sont que provisoires.Comme l'étaient celles issues de la guerre des Six jours.La résolution soviéto-américaine de Jundi reprend la résolution 242 de 1967 demandant l'évacuation des territoires arabes occupés par Israël mais ajoute que ceci doit aller de pair avec des négociations “sous des auspices appropriés” devant mener à une paix juste et durable.Et c’est là que les interprétations divergent: alors que pour M.Zayyat la résolution soviéto-américaine stipule un retrait total puis une conférence de paix.Mme Meir déclarait clairement nier que la résolution votée parlait de simultanéité entre ces deux éléments.On avait cru un moment que M.Kissinger et M.Brejnev avaient mis au point en fin de semaine à Moscou une formule de paix que le secrétaire d’Etat américain serait venu soumettre à Israël et que M.Kossyguine serait allé soumettre aux alliés arabes.La déclaration de Mme Meir hier devant la Knesseth a fait déchanter plus d’un: il n’y a aucun plan de paix soviéto-américain.a affirmé le premier ministre.Les Américains et les Soviétiques ont mis au point la seule formule de la résolution de cessez-le-feu et, a déclaré Mme Meir, M.Kissinger est venu affirmer que la question des “frontières sûres et reconnues” devra être réglée par des négociations entre les parties elles-mêmes.Ce qui explique le pessimisme tant des Israéliens que de beaucoup d'Arabes, aussi bien ceux qui espéraient une victoire militaire que ceux qui ne veulent que la paix.Selon un communiqué publié dans la soirée au Caire, les combats faisaient encore rage à 21 heures 55 et, selon un porte-parole militaire égyptien, les forces égyptiennes contrôlaient l’ensemble du front, de Port Said au nord, à Suez, au sud.Selon Tel Aviv, les forces israéliennes occupent, sur la rive ouest du canal, une ligne s'étendant d'Ismailia à Suez et opèrent jusqu'à 18 milles en profon- deur.Sur la rive est, les forces égyptiennes occupent dans le nord une bande étroite de terrain jusqu'à Kantara et, dans le sud, une tête de pont à l’entrée du canal.Le Caire annonce avoir abattu quatre avions israéliens et Tel Aviv annonce avoir détruit onze avions égyptiens et, sur le front nord, dix avions syriens.Damas fait état de onze avions israéliens détruits.Comme les forces jordaniennes, les forces séoudiennes sur le front syrien ont reçu ordre de demeurer à la disposition du commandement syrien.Israël a une nouvelle fois demandé que le cessez-le-feu s’applique aux “forces irrégulières,” c’est-à-dire aux commandos palestiniens.Où va l'école internationale de Bordeaux?Suite de la page 5 de "recherche'’ de son responsable de stage, se voit dire par ce dernier, “O.K., je suis d’accord avec toi, je devrais diriger ton stage, mais je suis pris ces temps-ci; alors le mieux pour toi serait que tu trouves, à Montréal, quelqu’un d'autre qui peut s’occuper de toi, ces mois-ci.!" A coté du Centre de gestion, l'Ecole internationale de Bordeaux a ouvert cette année même, deux autres centres; l'un consacré aux réalités du Tiers-Monde, l’autre, aux problèmes du tourisme.Le Centre d’étude sur les réalités du tiers monde devait suivant les recommandations de l’Agence, recevoir pour sa session de six mois, une quarantaine de stagiaires, soit environ dix africains et trente non-africains (canadiens, français et belges).Or cette année, quinze stagiaires seulement se sont retrouvés pour suivre cette session.Sur la base des rapports envoyés par certains stagiaires à leurs gouvernements respectifs, la session fut, dans son ensemble, un sombre échec.Que dire d’autre, si ce n'est que cet ensemble de conférences, quelque peu hétéroclites, animées par des personnes de compétence assez inégale, n’a rencontré auprès de la majorité des stagiaires, qu’une large indifférence qui s’est manifestée “concrètement” par un large absentéisme aux exposés et recherches.Quant au Centre de Tourisme, ouvert après le printemps, peu de réactions se sont encore manifestées.En conclusion, beaucoup reste à faire pour "relever ’ 13% pour l’année 71 en regard de 16% pour l’ensemble canadien.Selon l’économiste, cette différence de 3% indique que les paiements de transfert net au gouvernement du Québec dépassent de beaucoup ceux du Canada.Les vaste zones “d'assistance sociale” que doit entretenir le gouvernement du Québec expliqueraient selon l’économiste cet écart statistique.Il nous rappelle, chiffres en tête, que “par définition statistique” l’épargne exportée doit être égale au solde positif du compte des biens et services.Ces deux colonnes signifient la même chose puisque se sont des flux financiers qui indiquent que l’excédent des biens achetés par des etrangers (reste du Canada et autres pays) a été obligatoirement financé par des Québécois.A cet égard, M.Leroy nous souligne que les flux d’épargne ne tiennent pas compte de l’épargne accumulée antérieurement par des résidents du Québec.Bourassa à Sept !les C’est pourquoi le document renforme toutes les statistiques pertinentes à une balance des comptes courants mais qu’il nous laisse sur notre faim en ce qui concerne la “balance des paiements du Québec.” Pour obtenir une telle information, il faudrait, selon M.Leroy, scruter les comptes des banques, maisons de courtage, sociétés d’assurance-vie, fond mutuels, etc.Afin d’avoir une meilleure vue sur l’impact financier du secteur commercial, il faudrait ajouter au solde du compte des biens et services la rubrique statistique “dividendes versées à l’étranger”.Ainsi le poids réel de l’étranger sur notre balance commerciale serait mieux représenté; on obtiendrait la somme de $865 millions comme excédent de 1971 au lieu de 634.Il faudrait bien sûr faire le même raisonnement pour la comptabilité canadienne: on arriverait alors à $1,066 millions pour l’année 1971 au lieu de 1973.De son côté, l’économiste André Riba, professeur à l’Université de Montréal, nous a déclaré qu’il était difficile d’établir une comparaison trop étroite entre des statistiques de flux inter-régionaux et celles provenant d’une comptabilité nationale.Selon M.Riba, toute la difficulté consiste à concilier des ajustements financiers dans le cas des provinces avec des ajustements monétaires dans le cas des nations.L’absence d’un “compte capital” dans les documents rendus public hier laissent présager que l’épargne québécoise alimente depuis longtemps l’industrialisation du reste du Canada au détriment de son propre essor économique.Bref; c’est avec empressement que tous les économistes que nous avons rejoints hier nous ont demandé un “exemplaire” du document afin de décortiquer l’ensemble des 52 tableaux statistiques publiés sous la direction de M.Jean-Paul Vézina, du ministère québécois de l’Industrie et du Commerce.L'Hydro sera copropriétaire de Tusine d'uranium enrichi par Pierre Richard SEPT-ILES - Le premier ministre Bourassa a révélé hier que son gouvernement négocie avec la société américaine Brinco pour que l’Hydro-Québec soit copropriétaire avec cette entreprise de l’usine d'uranium enrichi qui serait construite sur la Côte-Nord.M.Bourassa a précisé que des négociations intenses se poursuivent entre son gouvernement et Brinco et que celles-ci sont en bonne voie même si le Québec a des concurrents.Interrogé par les journalistes, M.Bourassa a noté que la participation de l'Hydro-Québec au capital-actions de cette entreprise sera “significative mais non majoritaire”: il a fait un rapprochement avec Churchill Falls où // l'Hydro-Québec détient 34% du capital-actions.La construction d’une usine d’uranium enrichi représenterait un investissement de $1.25 milliard et elle fournirait 9,000 emplois pendant les cinq ans de sa construction.En 1981, a-t-il ajouté, cette entreprise fournira 2,000 emplois permanents.“C’est important pour que cet investissement voit le jour que Donald Galien-ne soit réélu dans Duplessis.Sa réélection sera un atout important pour convaincre les investisseurs de s’établir dans la région de Sept-Iles”, a affirmé le chef liberal.Celui-ci s’est défendu de faire une Une immense foutaise ", dit Trudeau de ces bruits Le premier ministre, M.Trudeau, a démenti les rumeurs auxquelles M.René Lévesque ajoutait foi et qui lui prêtaient l’intention de démissionner prochainement.Dans une déclaration faite à la presse, à Ottawa, M.Trudeau a rappelé qu’il n était pas intervenu dans la campagne électorale, qu’il n’entendait pas intervenir, mais que les bruits de son départ ne sont "qu’une immense foutaise”.Invité par les journalistes à commenter la rumeur diffusée par Radio-Canada lundi soir, le premier ministre a dit que les propos de M.Lévesque au sujet de son hypothétique démission ne “sont pas sérieux”.“Je me suis quand même demandé pourquoi il avait voulu me faire entrer dans ce débat.Je m’étais jusqu’à maintenant tenu complètement à l écard des élections provinciales.J’ai l’intention de continuer de le faire.Je me contenterai simplement de dire que ce n’est pas juste, que je n’ai aucune intention de démissionner.Au contraire, je crois que la présence canadienne-française à Ottawa doit continuer de s’affirmer, que nous continuerons d’occuper les postes que nous occupons, et c’est peut-être ça, au fond, qui les gêne.“La thèse séparatiste n’est valable que si les Canadiens francophones ne peuvent pas jouer un rôle important à Ottawa.Or, comme nous y jouons un rôle important, et comme nous entendons continuer à le jouer, ça démolit un peu la thèse séparatiste comme quoi les Canadiens français n’ont pas voix au chapitre à Ottawa.” Les prétendues rumeurs d'une démission prochaine de M.Trudeau n’ont en réalité circulé qu'en milieux très restreints.Nulle part publiée, sauf dans un hebdomadaire à grand tirage qui précisait que M.Trudeau comptait se retirer le 5 novembre, cette rumeur a été évoquée par M.André Payette, animateur de “Politique Atout” lors de son entretien avec M.Lévesque lundi soir.“Vous n’êtes pas sans savoir que des rumeurs persistantes”, a dit M.Payette, prédisant la démission de M.Trudeau.Interrogé quant à l'origine des “rumeurs persistantes", M.Fayette a déclaré hier au DEVOIR qu’elles avaient circulé "dans les salles de rédaction de Montréal, à Radio-Canada et au Parti québécois”.Elle ont aussi circulé “dans les milieux d’affaires de la rue Saint-Jacques” où M.Payette dit les avoir lui-meme entendus.Mais aucun quotidien n’a fait état de ces prétendus bruits (jui n’ont pas eu d’écho, non plus, dans les autres provinces depuis le congrès du Parti libéral du Canada, le mois dernier, à Ottawa, congrès au cours duquel plus de 90 pour cent des délégués ont voté la confiance à M.Trudeau.Les droits de douane pourraient être supprimés pour Fesse n ce l'Ecole internationale de Bordeaux et, par là même, un aspect de cette francophonie.On ne peut indéfiniment jouer à “l’apprenii-sorcier” dans le domaine de la formation, de l’approfondissement et de la recherche intellectuelle.Espérons que l’agence saura apporter les solutions qui s imposent à la rénovation "prochaine” et du Centre de Gestion et du Centre Tiers-Monde de l’Ecole internationale de Bordeaux.C’est le vœu que formulent les stagiaires et les amis de l’Ecole.OTTAWA (PC) — Le ministre des Finances, M.John Turner, a déposé aux Communes une motion de voies et moyens proposant de supprimer les droits de douane sur certains produits pétroliers pour une période initiale de deux ans.Cette mesure est suggérée en vue d’aider à compenser la hausse des prix des produits pétroliers.L’élimination des droits de douane devrait être sensible au niveau des consommateurs.En 1972, les importations des produits visés, dont l’essence, les huiles a chauffage légères, les carburants diesel et pour avions, se sont élevées en valeur à $81 millions, les importations en franchise d’huile combustible lourdes totalisant environ $55 millions.De son côté, le ministre canadien de l'Energie, des Mines et des Ressources, M.Donald MacDonald, a donné hier un démenti formel à des rapports voulant que des sociétés pétrolières aient détourné vers d’autres destinations des chargements de pétrole destinés au Canada.Plus tôt dans la journée le député néodémocrate de Yorkton-Melville aux Communes d’Ottawa, M.Lome Nystrom, avait informé ses collègues de la Chambre que les sociétés Texaco et Imperial Oil auraient détourné aux Etats-Unis des chargements de pétrole destinés aux régions est du Canada.Le député a déclaré tenir ses informations de sources sûres dans les milieux de l’industrie pétrolière et que les détournements de pétrole auraient commencé au début de septembre.On sait que 900,000 barils de pétrole sont acheminés au Canada quotidiennement et que les besoins réels sont de l’ordre de 1 million de barils.M.MacDonald a indiqué que cette pratique avait fait l’objet de conversations entre lui-même et des personnes de l’entourage du président Nixon et que chacun a admis qu’une telle pratique n’était pas avantageuse ni pour l’un ni l’aùtre des deux pays.I DÉCÈS Note* s.v.p, que les avis de décès doivent nous parvenir avant é:30 p.m.pour publication du lendemain.te dimanche : 2 à 4:30 p.m.SAINT-LAURENT, Thomas 2.A Montréal, le 22 octobre 1973 à l'âge de 60 ans, est décédé, M.Thomas Z.Saint-Laurent, époux de feu Mignonne Saint-Pierre.Il laisse dans le deuil ses fils: Claude et Alain.Les funérailles auront lieu jeudi le 25 octobre.Le convoi funèbre partira des Salons Alfred Dallaire Inc.& J.S.Vallée Liée No 1111 rue Laurier ouest, Outremont à 9 heures 45, pour se rendre à l'église St-Viateur où le service sera célébré à 10:00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.promesse électorale à quelques jours de scrutin en évoquant ainsi la possibilité de la venue de Brinco sur la Côte-Nord.On se souvient qu’au début de la campagne électorale, M.Jacques Parizeau du Parti québécois avait annoncé que le premier ministre du Québec révélerait cet important investissement avant le scrutin du 29.Les propos du chef du gouvernement ont été accueillis par les huées d’une cinquantaine de partisans du PQ qui étaient au nombre des quelque 500 personnes venues l’entendre à la polyvalente Manikouti.M.Bourassa a à nouveau défendu sa politique de recherche des investissements étrangers.Cette politique a permis, a-t-il souligné, d’accueillir pour un milliard de dollars de nouveaux investissements, dont le projet d’ITT, au cours des dernières années sur la Côte-Nord et d’éviter ainsi un exil massif des jeunes.“Ce n’est qu’en 1979, alors que le taux de croissance de la main-d’oeuvre diminuera, que l’on pourra se permettre de prendre nos distances par rapport au capital étranger”, a aussi affirmé le chef libéral.A Rivière-du-Loup, en soirée, M.Bourassa a déclaré que son gouvernement a toujours l’intention de mener à terme le projet de super-port pour pétroliers.Il a affirmé que son gouvernement est conscient des problèmes écologiques que pose un tel port et qu’il attend que les études sur cette question soient complétées avant de choisir le site où sera construit ce superport.M.Bourassa a précisé qu’un tel port permettrait une economic de 0.46 par baril de pétrole par rapport au pétrole acheminé par pipeline de Portland.Décès du FRERE GEORGES-ETIENNE GELINAS CLERC DE SAINT-VIATEUR Le Frere Georges-Etienne GELINAS, CS V.est décédé subitement à Montréal e 21 octobre 1973, à l’âge de 46 ans, dans la 30e année de sa profession religieuse.Ne à Montréal le 19 décembre 1926 Georges-Etienne Gélinas entrait au Juvénat de Berthierville en 1941, puis au Noviciat des Clercs de Saint-Viateur en 1943.Après des études supérieures à l’Ecole Normale Saint-Viateur de Rigaud et à l’Université Laval de Québec, il obtenait son brevet supérieur d'enseignement et sa licence es lettres.Le Frère Georges-Etienne Gélinas s'adonna à I enseignement dans différentes écoles secondaires de Montréal et de la région.Au moment de sa mort, il était professeur de français à 1 école Saint-Victor de Duvernay.11 avait été.ces dernières années, coordonnateur au département du français et conseiller pédagogique à la Régionale Duvernay.Le Frere Georges-Etienne Gélinas laisse dans le deuil son père Monsieur Onias Gélinas, de Saint-Bruno, ses frères et belles-soeurs, Olindor (Pierrette Lavoie) de Virgi-matown, Ontario: Roland, de Montréal le Pere Jean-Marie Gélinas.C.S.V., vicaire à la paroisse Saint-Louis de Boucherville et Pierre Gélinas (Lisette Rajotte).de Saint-Brune La dépouille mortelle est exposée à la Résidence provinciale des Clercs de Saint-Viateur, 450 avenue Querbes, Outremont.Les funérailles auront lieu le jeudi 25 octobre Le cortège funèbre partira de la Résidence provinciale à 19 heures 30, pour se rendre à la Chapelle de l'Institution des Sourds de Montreal, 7400 boulevard Saint-Laurent, Montréal, où auront lieu les funérailles.à 20 heures, Et de là au cimetière de la Congrégation, à Rigaud, lieu de la sépulture. / les partis dans les régions Au cours de la campagne électorale, LE DEVOIR publie des textes qui lui parviennent des diverses régions du Québec.Rédigés par des collaborateurs déjà familiers avec les caractéristiques des comtés où ils sont eux-mêmes établis, ces articles ont surtout valeur de témoi- gnage et contribuent à faciliter l’analyse de la situation électorale en province.Quelques-uns de nos correspondants occupent des postes importants dans leur région respective: les textes qu’ils publient ici n’engagent qu'eux-mêmes.Duplessis: une lutte épuisante jusqu'au 29 par Michel Bissonnette SEPT-ILES — Les silhouettes rougeâtres et sombres émergent l’une après l’autre des gueules fumeuses: la sortie de l’usine.Des torrents de fumerolles rouges se hissent à l’assaut des plus proches sorties, un symbole: celui de la Côte-Nord et de l’industrie de fer.Des milliers de travailleurs constituent ici, à 450 milles à l’est de Québec, une force omniprésente, avec laquelle il faut compter.Ces travailleurs ont des chefs, des leaders, et l’un d’eux, Clément Godbout, est candidat du Parti québécois aux élections du 29 octobre.Il jouit d’une popularité incontestée, et surtout, incontestable.Tous les autres chefs syndicaux se sont rangés sous sa bannière, et autour de l’image du Parti québécois.L’adversaire à battre, et l’on ne s’en cache pas, c’est le Parti libéral.Autant sur la Côte-Nord le PQ représente le parti des travailleurs, autant le PLQ représente celui des chefs d’entreprises, des cadres et des petits commerçants.Cette double dimension se retrouve aussi au niveau de l’état-major: les principaux organisateurs péquistes sont des leaders syndicaux ou, tout simplement, des travailleurs syndiqués.Les organisateurs libéraux, eux, se recrutent parmi les commerçants et les cadres d’entreprises.On assiste à une lutte à deux, entre le Parti libéral et le Parti québécois.Les deux autres formations sont représentées dans Duplessis, mais leur force vérita- ble est quasi-inexistante, à l’exception peut-être de l’Union nationale qui compte sur une clientèle assez bien établie.Il y a aussi un indépendant qui se définit lui-même comme marxiste-leniniste.Pour cette campagne, le Parti québécois a l’avantage d’une machine bien rodée, et extrêmement efficace.Ses représentants parcourent le comté inlassablement depuis le mois de juin, alors que l’on sentait monter la fièvre électorale.Quant au Parti libéral, la machine s’essouffle.Les chefs ont du mal à persuader les troupes que l’élection n’est pas encore gagnée.Ils accumulent les bévues, allant meme jusqu’à inviter le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Guy St-Pierre, à visiter un château-fort péquiste: le CEGEP de la Côte-Nord à Sept-Iles.Le résultat ne s’est pas fait attendre, et le ministre a été chahuté de la plus “verte” manière durant le quart d’heure qu’a duré sa visite.Il manque aussi à cette machine, une inspiration, un leader, et il ne faut pas compter sur la présence d’un Paul Desrochers comme durant l’élection partielle de 1972.Toutefois, il ne faut pas se méprendre, le Parti libéral conserve de solides assises un peu partout dans Duplessis, et en particulier sur la basse et moyenne Côte-Nord, dans les localités de l’extrême nord québécois, et à Sept-Iles.Si le PQ semble assuré d’une nette majorité dans les villes minières de Port-Cartier, Gagnon, Schefferville et Fer- mont, il mise beaucoup sur la perte de popularité qu’il dit déceler, du candidat libéral Donald Gallienne, qui est aussi maire de Sept-Iles.Cependant, une importante augmentation de population à Sept-Iles comme à Port-Cartie.vient compliquer les analyses des résultats possibles du scrutin dans Duplessis, de même que la tragédie de Mt-Wright, le PQ y perdant de nombreux sympathisants.Bien sür, deux forces s’opposent, les libéraux et les péquistes.Pourtant, une troisième puissance, l’Union nationale, pourrait bien favoriser la victoire du Parti québécois.Sa présence enlève déjà prés de 2,000 voix aux libéraux, et une performance moyenne des créditistes pourrait y soustraire encore plus de 2,000 voix.En 1972, la clientèle de ces deux partis s’était rangé massivement du côté libéral.La campagne se déroule donc sans à-coups, plutôt dans le style d’un épuisant marathon où chaque participant s’efforce de visiter le maximum de localités et d’électeurs.Deux slogans s’affrontent: Donald Gallienne avec son “pourquoi changer quand tout va bien”, et Clément Godbout, partisan de la nouvelle image du Parti québécois: “l’indépendance tranquille”.Journaliste à la pige, établi à Sept-Iles, M.Bissonnette collabore principalement au service des nouvelles de Radio-Canada.Libéral et créditiste se partageront Portneuf, Laviolette et Champlain par Denis Pronovost SAINT-TITE - Entre Trois-Rivières et Québec, trois comtés font la transition: Port-neuf, Laviolette et Champlain.Ils ont tous les mêmes caractéristiques: les centres urbains et ruraux sont équivalents en importance, à quelques différences près.Le soir du 29 avril 1970, un créditiste, Antoine Drolet, devenait député de Portneuf.Sa popularité ne fait pas de doute et personne ne doute de sa réélection, surtout pas les libéraux représentés cette fois par Michel Pagé, 24 ans, secrétaire de William Tetley.Les libéraux avaient pourtant accompli une percée surprenante au dernier scrutin fédéral.Toutefois, bien plus qu’Yvon Dupuis ou Camil Samson, c’est Antoine Drolet, “l’homme d’abord”, comme le dit un de ses principaux organisateurs, que Ton présente sobrement et d’une façon telle qu’elle fait Tenvie des comités nationaux du Parti libéral et du PQ.L’Union nationale, a presque disparue depuis l’entrée en scène du mouvement samsoniste en 1970, existe encore dans Portneuf.par la publicité abondante sur les lampadaires des Hydroquébécois et dans les journaux.Mis à part cet instrument de conviction limité, pas d’organisation structurée et peu de militants actifs.L’énigme de cette élection, c’est le Parti québécois.Un agriculteur, Jean-Paul Julien, défend la bannière indépendantiste.M.Julien est connu de tous, comme l’était Maurice Bellemare ou comme l'est Rémi Paul dans Maskinongé.Le représentant péquiste possède une organisation jeune et dynamique.La publicité est meme surabondante dans l’hebdomadaire régional.Pour le PQ-Portneuf, nul doute que la poussée indépendantiste dans cette région permettra une augmentation substantielle des voix aux dépens des libéraux et de l’UN.Le pouvoir créditiste est toutefois loin d’étre en danger.Champlain, comté composé de la ville du Cap-de-la-Ma-deleine et des municipalités rurales avoisinantes est actuellement l’objet d’expertises de la part de nombreux observateurs.Le député sortant, c’est Normand Toupin, ministre de l'Agriculture.Il fait face à nouveau à Phil Cossette, président du Parti créditiste, Prudent Boisclair, commerçant et candidat du PQ pendant que Fernand Saint-Germain, jeune avocat dynamique, tente de revivre les beaux jours de Maurice Bellemare sous l’étiquette unioniste.Comté difficile, Champlain est une circonscription ou les grands thèmes nationaux seront débattus.Pour Normand Toupin, la présence d’un candidat fort pour l’U.N.aurait été précieuse pour une réélection.Toutefois, le représentant de M.Loubier doit subir la vague impopulaire remarquée partout au Québec en ce qui concerne le parti de Maurice Duples-sis.Pour Phil Cossette, candidat créditiste, c’est une troisième tentative en politique.Une campagne qui fait beaucoup de bruit, certes.Toutefois, il ne faut pas oublier que M.Cossette a trempé dans l’affaire “Bois-Samson-Dupuis” et que cette période d’histoire du Ralliement créditiste en a marqué plus d’un.C’est ainsi que le Parti québécois a largement profité d’une manne d’organisateurs mécontents, surtout dans la ville du Cap-de-la-Madeleine.Chez les créditistes “de longue date”, on se rappelle toujours M.Cosette main dans la main au Cap-de-la-Madeleine avec Armand Bois pour ensuite renier celui-ci en faveur de M.Dupuis.Malgré un premier regard, il faut dire que Phil Cossette (22% en 70 dans les zones urbaines) devrait aller chercher tous les militants unionistes pour être proclamé grand vainqueur, ce qui est loin d’être fait.Pour le Parti québécois, dans Champlain, on est plus que débordant d’enthousiasme.On prétend faire une percée importante chez les libéraux.Même si Prudent Boisclair est assuré des 24% de 1970 en ville, l’organisation péquiste est allée chercher des organisateurs libéraux en campagne.Les militants unionistes, divisant leurs appuis entre créditistes et péquistes, sont largement courtisés par le PQ.Comme partout ailleurs au Québec, on emploie la technique du “low approach” pour s’assurer la victoire.Le Parti québécois pourrait “se faufiler” entre deux dans le comté de Champlain.Lucide, M.Normand Toupin répète partout où il passe “qu’il travaille pour le Québec d’abord!.Est-ce que les ardeurs nationalistes connues du candidat libéral seront assez fortes pour éviter un glissement favorable au Parti québécois?La circonscription de Laviolette est vaste.Elle s’étend de La Tuque à Grand-Mère, deux villes où l’industrie des pâtes et papier est florissante.Laviolette comprend aussi une zone rurale, dont Saint-Tite, capitale mondiale du western de langue française grâce à son Festival Western annuel, est le chef-lieu d’une région touristique où le bien-être social possède de nombreux clients.Dernière région, Parent, où bûcherons et Indiens cohabitent dans une étendue allant jusqu'au comté de Roberval! Prudent Carpentier, député libéral élu avec quelques centaines de voix seulement en 1970, avait connu une chaude lutte des trois autres partis.Cette fois-ci, le paysage risque de se modifier considérablement.L’Union nationale présente le maire de la ville de Grand-Mère, Jean-Marie Lafontaine.Aux dernières nouvelles, pas ou peu d’organisations locales.Beaucoup de publicité, princi paiement à la radio.Pour son election, le candidat unioniste est celui des quatre candidats qui aura le plus de difficultés malgré un bon noyau de militants en milieu rural.Chez les créditistes, Alphonse Poulin défend une deuxième fois le parti de M.Dupuis.Choisi candidat suite à une convention houleuse, quelques organisateurs influents ont préféré se taire et rester à la maison, surtout dans les mi- lieux ruraux.M.Poulin irait toutefois piger quelques votes dans les châteaux-forts péquiste de La Tuque.Quant à Grand-Mère, où il est d’ailleurs consèiller municipal, ses chances sont peu reluisantes, étant donné la présence du maire de l’endroit pour l’Union nationale.Chez les libéraux, on est confiant d’accueillir les votes de TUN en bon nombre, ce qui est partiellement plausible.Ces militants unionistes accorderaient ainsi leur vote au libéral Carpentier par réaction à la montés du PQ dans les milieux ruraux et à Grand-Mère.Le candidat indépendantiste, Jean Pierre Jolivet, est aussi de Grand-Mère.Il a fait beaucoup de porte-à-porte depuis un an.Enseignant, M.Jolivet tente surtout d’entretenir ses électeurs du domaine de la forêt et des pâtes et papier.Les jeunes, qui avaient accordé leur appui à l’UN en 70, lui sont maintenant favorables.Une lutte où péquistes, créditistes et libéraux sont sur une même ligne de départ.Denis Pronovost est journaliste à l’hebdomadaire “Le dynamique de la Mauricie”.vu' vM! m Le Devoir, mercredi 24 octobre 1973 • 7 ÉLECTIONS PROVINCIALES AVIS À TOUS LES ÉLECTEURS LES BUREAUX SPÉCIAUX DE SCRUTIN SERONT OUVERTS DE 2 HRES P.M.À 10 HRES P.M.LES VENDREDI ET SAMEDI 26 ET 27 OCTOBRE Les Présidents d'élection de tous les districts électoraux délivreront les attestations requises pour voter aux bureaux spéciaux de scrutin.Ces attestations seront délivrées entre 1 hre p.m.et 10 hres p.m.les 26 et 27 octobre aux électeurs qui en feront la demande et qui auront le droit de voter à ces bureaux spéciaux de scrutin conformément à l'article 283 de la loi électorale du Québec."Sont seuls admis à voter dans un bureau spécial de scrutin les employés de chemin de fer, des postes et de messageries, les navigateurs, prêtres-missionnaires, voyageurs de commerce et toutes autres personnes que leurs occupations habituelles contraignent à s'absenter du lieu de leur domicile et qui ont raison de croire que leurs occupations ordinaires les obligeront, le jour fixé pour le scrutin général, à s'absenter de la municipalité où ils ont leur domicile et les empêcheront de voter à l'élection en cours", (Article 283).PUBLIÉ PAR LE PRÉSIDENT GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Université du Québec à Trois-Rivières SESSION HIVER 1973-74 Université de choix Université de mon choix tTVDIlNTSfES: A TEMPS PLEIN OU TEMPS PARTIEL DATE LIMITE POUR DEMANDE D'ADMISSION 1 er novembre 1973 I-i I L# rtgittraira UQTR, C.P.500, Trois-Rivièrat | G J* désir* obtenir d*s renseignement* eur I .I .I D Je détire obtenir une formule de demende d'tdmittion Nom.Adresse .1 Tel.: .-1 BREVETS D’ENSEIGNEMENT BREVET "AM (réaménagé) CERTIFICATS Sciences humaines Sciences Sciences de l’administration Sciences de l'Education/ BACCALAURÉATS SPÉCIALISÉS Arts et sciences humaines Science; pures, appliquées, et de le santé.Sciences de l’administration Sciences de l’éducatien Ptrmana MAITRISES /DOCTORATS scientifiques professionnelles Sciences Philosophie ¦revet "A” (rlemlne(é) Climtntain •nfanci inadapté! éducation physique secondaire (mathématiques) secondaire (français) secondaire (ehimit) seconde ra (physique) secondaire (biologie) secondaire (géographie) secondaire (histoire) secondaire (musique) secondaire (arts plastiques) secondaire (sciences religieuses) secondaire llnglan) 1er CYCLE Certificate Stiimi hiieaieii archéologie economique geographic histoire langue et littérature anglaisai lettras phrlosophit sciences religieuses Siiimi biologie chimie physique biologie humaine psycho pedagogic technicien supérieur I (1) SoiéRéti Ré ratainiitntiiN administration UQ.options: general santé personnel ét relations ds travail publique scolaire policiers sciences comptables mtormetiqua marketing finances évaluation foncière bancaire cooperation approvisionnement assurance S*l*M*t it rttocitlia éducation physique enfance inadaptés sciencn De T éducation laeeilauréiti tpéeiiliiét Irti *1 loiiniii huntliiii musique arts plastiques lettres fétudss français!!) lettres (littératun québécoise) linguistique langues modernes (études anglaises) geographic histoire philosophie théologie Soiences pures, appliquées et de II iiNtd biochimie biologie biophysique chimie mathématiques physiqus physique-chimie sciences appliquées (gémi électrique) sciences appliqués! (gémi industrial) iciences de le santé (nursing) énsiignement téchmqui SiitNitt de redmiNiitratiei administration scient
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.