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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 22 novembre 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1973-11-22, Collections de BAnQ.

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tmaaam m la météo Pluie suivie de dégagement partiel.Maximum de 45 à 50.Vendredi: nébulosité croissante.Sainte Cécile LE DEVOIR La troisième voie au Québec: R oc h LaSalle se dit disponible — page 20 Fais ce que dois VOL.LXIV - No 270 Montré embre 1 973 15 CENTS (Bas-du-FleuveetGaspésie:20CEfyTS) Québec ne profitera pas du mini-boom de 74 oar Claude Lemelin par Claude Lemelin OTTAWA — Deux cents des plus grandes entreprises canadiennes se proposent de rajouter $1.7 milliard à leurs investissements en 1974 comparativement à cette année, a révélé hier le ministre fédéral de l’Industrie et du Commerce, M.Alastair Gillespie, pendant que son collègue des Finances attribuait cette hausse marquée des prévisions d’investissements du secteur privé (21.2%, comparativement à 14.8% cette année) aux avantages fiscaux que le dernier budget fédéral a octroyés aux entreprises.Il semble toutefois que ni le Québec, ni les quatre provinces plus à Test ne profiteront de ce “mini-boom” économique.Les statisticiens fédéraux prévoient que près des deux tiers des nouveaux investissements, soit $744 millions, seront réalisés dans le secteur manufacturier, qui connaîtrait ainsi en 1974 une très forte expansion de sa capacité de production.Globalement, les investissements ma- nufacturiers passeraient de $1.6 à $2.3 milliards, soit une hausse de 46.5% (on estime que ces mêmes investissements n'augmenteront cette année que de 12%), “le programme des industries manufacturières fait état de vastes projets d’usines sidérurgiques, chimiques et de pâtes et papiers”, commente le communiqué fédéral.Les prévisions du ministère de l’Industrie et du Commerce comportent en outre une sévère accélération des investissements pétroliers et gaziers C'est l'ex-Useco qui avait posé les microphones (le pourcentage d’augmentation passe de 24.8 à 28.3%).En revanche, la cadence d’expansion des sociétés d’électricité serait réduite des deux tiers (de 27.9 à 11.9% par année), tandis que les investissements miniers diminueraient pour la deuxième année consécutive, à un rythme de 13.4% en 1974.Au total, les 200 entreprises sondées — elles effectuent habituellement environ 66% de tous les investissements industriels — dépenseraient Tan prochain $9.8 milliards en immeubles, machines et équipements nouveaux, comparativement à $8.1 milliards en 1973 et $7.8 milliards en 1972.Bien que le communiqué fédéral ne contienne pas de précisions à cet égard on y fait remarquer que la hausse des investissements privés sera fortement concentrée en Ontario, en Colombie-Britannique et dans les Prairies, soit dans les régions les plus riches du pays.“Les investissements au Québec et dans les provinces de l’Atlantique se maintiendront au niveau record de 1973”, ; par Jean-Pierre Charbonneau L’Unité spéciale d’enquête sur le crime organisé (USECO) serait responsable de l’installation des deux microphones découverts mardi après midi dans les bureaux de trois avocats spécialisés dans la défense des membres de la pègre montréalaise, ont affirmé hier au DEVOIR des sources dignes de foi.L’USECO n’existe cependant plus, à la suite d’une décision du ministre de la Justice du Québec, Me Jérôme Choquette, de qui elle relevait.Elle a été rem- Autre cas d'espionnage à l'agence Presse Libre par Clément Trudel L’Agence de Presse Libre du Québec (APLQ) a découvert hier dans ses locaux du 2074 rue Beaudry, à Montréal, cinq dispositifs d’écoute électronique: trois dans le plafond de Fa salle de rédaction, un au-dessus d’une salle de réunion et le cinquième dans la salle de documentation.,11 a fallu deux heures aux collaborateurs de T APLQ pour compléter les fouilles amorcées vers midi.Il s’agit, selon M.André Lavoie, de micros ressemblant à ceux des appareils téléphoniques mais d’une sensibilité plus grande.Chacun des micros était inséré dans une poutre que recouvrait une autre pièce de bois et le tout était relié aux fils qui normalement servent aux lignes de la compagnie Bell, près de l’immeuble.L’APLQ a l’intention de saisir le ministre québécois de la Justice de la présence de dispositifs d’écoute et d’aller aux renseignements auprès de la police de la CUM, de la SQ et de la GRC, en plus de porter plainte auprès de l’ombudsman.En 1972, le 7 octobre, l’APLQ qui occupait alors un bureau rue Saint-Hubert notait la disparition de documents logeant dans 15 tiroirs de classeurs: documents, coupures de presse, etc.Avaient aussi disparu: les listes d’abonnés et une partie des dossiers d’administration de cette corporation à but non lucratif active depuis mars 1971.Les démarches entreprises par suite de ce vol de dossiers à l’APLQ n’ont pas donné de résultat satisfaisant, le ministre, M.Choquette, assurant que la police n’avait pas été impliquée dans ce nettoyage des dossiers de l’agence.Les dossiers de l’APLQ paraissent de façon irrégulière.Ils ont souvent pour thème des points chauds de l’actualité internationale, comme le rôle de 1TTT au Chili sous le gouvernement Allende ou encore les tortures au Brésil.On y retrouve également des dépêches sur les questions sociales les plus débattues au Québec, comme les conflits de travail, les revendications de groupements populaires face aux Affaires sociales, etc.L’APLQ a également suivi de très près les conditions offertes à la main- Voir page 6: Espions placée par le Service des enquêtes sur le crime organisé (SECO) de la Commission de police qui a, depuis la fin de l’été, l’entière et exclusive responsabilité de la préparation de l’enquête publique sur le crime organisé.Selon les informations obtenues hier, les deux transmetteurs auraient été installés au printemps dernier par des policiers de l’équipe technique de l’USECO, lesquels relevaient du chef enquêteur, l’assistant-inspecteur-chef André De Luca de la police de la CUM.L’écoute électronique qui a suivi se serait poursuivie pendant quelques jours pour être bientôt interrompue à la suite d’un contre-ordre.Toutefois, afin d’éviter des risques inutiles, on aurait décidé de ne pas récupérer les deux appareils.Au sujet de l’écoute proprement dite, elle aurait été faite à partir d’un véhicule automobile stationné à proximité du 1255 Square Phillips, où sont situés les bureaux des trois avocats concernés, Mes Maurice S.-Hébert, Sidney Leith-man et Rolland Blais.De ce véhicule automobile, (parfois stationné rue Aylmer) des policiers de l’USECO écoutaient et enregistraient les conversations.Cette procédure était rendue nécessaire à cause du matériel utilisé; il s’agit de transmetteurs alimentés par six petites piles électriques d’une puissance et d’une durée limitée.Un expolicier de T USECO a d’ailleurs reconnu hier que les transmetteurs découverts chez les criminalistes étaient semblables à ceux qu’utilisait alors l’USECO.Quant à savoir qui a autorisé cette écoute électronique, les informations obtenues laissent entendre qu’il pouvait s’agir de la haute direction de l’USECO, Me Charles Cliche en tète.Nos informateurs ont même précisé que c’est à la suite d’une intervention Voir page 2 : L’ex-Useco à , * - ¦ l' A l’Agence de Presse Libre du Québec, rue Beaudry, ' quelqu'un'' écoutait depuis un temps indéterminé ce qui se passait à la rédaction, à la documentation et dans la salle de réunion.M.André Lavoie exhibe ici l'un des cinq micros découverts dans des poutres, hier.(Photo Le Devoir par Alain Renaud) Drapeau assimile l'affaire des ormes à l'amorce d'une campagne électorale par Jean-V.Dufresne Le maire Jean Drapeau soupçonne derrière les protestations soulevées à la suite de la coupe des ormes, rue Sherbrooke est, l’amorce d’une campagne politique pour tenter de le déloger aux élections municipales de l’année prochaine.La session sera courte, fonctionnelle, technique par Michel Roy QUEBEC — La session qui s’ouvre aujourd’hui, la première de la trentième législature, sera brève, fonctionnelle, presque technique.Il est prévu qu’elle sera prorogée dès la mi-décembre.Elle n’aurait même pas eu lieu si le gouvernement de M.Bourassa n’était contraint d’entériner par des mesures Double jeu L'Association des consommateurs du Canada a raison de réclamer l'interdiction de la publicité destinée aux enfants par la voie clés ondes.L’organisme de protection fait valoir que les fabricants de jouets transforment ainsi les enfants en parfaits représentants de commerce auprès oe leurs parents.Mais il y a pire.Les petits vendeurs que sont les enfants deviennent, à leur insu, malhonnêtes, puisqu'ils font acheter à leurs clients des produits dont ils se saisissent.Albert BRIE législatives des ententes déjà intervenues et de respecter des échéances: c’est le cas des allocations familiales, dont le nouveau régime, plus généreux et plus souple, ne pourrait entrer en vigueur le 1er janvier si le Parlement du Québec n’adoptait pas les lois qui s’imposent avant la fin de 1973: c’est aussi le cas du programme de retraite des fonctionnaires qui apporte des améliorations notables au régime social des employés de l’Etat et qui a fait l'objet d’ententes conclues il y a quelques mois entre le gouvernement et les centrales syndicales; c’est aussi la création d’un tribunal des loyers en Cour provinciale, initiative qui découle de la réforme des rapports entre propriétaires et locataires, entreprise lors de la précédente cession, mais inachevée; cest enfin un projet de loi visant à donner suite à une résolution budgétaire aux termes de laquelle sont abolis les droits hydrauliques payés par l’Hydro-Québec de façon à éviter toute majoration des tarifs d’électricité.Prononcé par le lieutenant-gouverneur, M.Hugues Lapointe, le message inaugural sera bref: la lecture, dit-on, ne devoir page 6: La session “Appelons les choses par leur nom, il s’agit là d’une campagne électorale entreprise contre moi une année à l’avance”, a déclaré hier soir le maire Drapeau qui venait de quitter le fauteuil de la présidence du conseil municipal à la toute fin de la séance pour répondre à une question soulevée par le conseiller Paul Lacoste.Le maire Drapeau a opposé à ses détracteurs les réalisations de l’Hôtel de ville depuis 16 ans qu’il préside à ses destinées: le nombre d’arbres a triplé depuis son accession à la mairie.“La coupe des 42 ormes sur la rue Sherbrooke était exigée par les règles les plus élémentaires de sécurité pour les centaines de milliers de citoyens qui déjà se rendent visiter le Jardin botanique, et on peut imaginer le nombre qu’ils seront durant les olympiques”, a-t-il lancé aux conseillers qui l’écoutaient avec piété et admiration.“Au reste, le Service des parcs de Montréal dispose d’une réserve de 5,000 arbres de 43 espèces distinctes, de dia- WATERGATE mètres de trois à six pouces, pour enjoliver tout ce secteur qui soulève aujourd'hui tant qu’inquiétudes.” Des ormes ont été coupés il y a deux semaines pour aménager un viaduc qui permettra aux piétons de traverser la Voir page 6: Drapeau affirme-t-on, c’est dire qu’ils piétineront.Les prévisionnistes d’Ottawa signalent aussi que si l'expansion prévue pour 1974 se réalise, l’économie canadienne connaîtrait sa meilleure année depuis 1965 en ce qui a trait aux investissements privés.Les hausses de Tan prochain refléteraient en partie, cependant, le report de certains projets qui n’ont pu être réalisés en 1973 soit à cause de pénuries de main-d’oeuvre et de certai- Voir page 2 : Le mini-boom La commission Plumptre : Les marchands se fichent du consommateur OTTAWA (CP) — La commission de révision des prix de l’alimentation, après une enquête de deux semaines chez les épiciers détaillants du Canada en septembre, en est venue à la conclusion que les marchands se fichent des consommateurs.La présidente de la commission, Mme Béryl Plumptre, commentant hier les résultats de cette enquête, a noté qu elle prouvait le manque de concurrence dans l’industrie de l’alimentation et qu’elle avait permis de mettre à jour des pratiques malhonnêtes d'étiquetage dans les épiceries.Le rapport de l’enquête recommande que le gouvernement sévisse sévèrement contre ces pratiques, en augmentant par exemple le personnel qu’il affecte aux inspections dans les épiceries, en durcissant la loi sur la publicité trompeuse et en étudiant la possibilité de légiférer pour en arriver à une meilleure concurrence entre les détaillants.Ces derniers, a révélé Mme Plumptre, ont été invités à une assemblée publique qui se déroulera à Ottawa le 10 décembre et au cours de laquelle on leur expliquera les résultats de l’enquête.Le rapport de cette enquête de deux semaines, et qui a porté sur 1,689 épiceries, fait état de 1,890 cas de pratiques commerciales trompeuses.Quatre-vingts enquêteurs spéciaux avaient été affectés à cette tâche.Parmi les cas de pratiques commerciales trompeuses décelés, 159 ont été confiés au ministère de la Consommation, qui déterminera s’il s’agit de fait d’infractions passibles de poursuites devant les tribunaux.Mme Plumtre a expliqué que les noms des magasins coupables de ces pratiques n’étaient pas divulgués dans le rapport pour la simple raison que leur énumération pourrait compliquer d’éventuelles poursuites.Deux magasins seulement, la Salaison Voir page 2: Les marchands La scission créditiste : un simple malentendu?par Pierre Bellemare QUEBEC (PC) — Le violent affrontement entre la direction créditiste et ses deux députés dimanche dernier à Drummondville ne serait qu’une tempête dans un verre d’eau provoquée par un simple malentendu, selon M.Fabien Roy.Il a toutefois été seul hier au Parlement à subir un bombardement de questions de la part des journalistes, car son collègue Camil Samson “a été dans l'impossibilité” de participer à cette conférence de presse prévue depuis di- Voir page 2 : Les créditistes Un autre silence de 18 minutes est signalé sur les bandes enregistrées WASHINGTON (d’après AP, AFP et Reuter) — Tout le bénéfice que le président Nixon aurait pu tirer de son “opération-survie” dans les Etats conservateurs du Sud risque d’être réduit à néant par l’annonce faite par la Maison-Blanche au juge Sirica qu’un fragment de dix-huit minutes manque à l'une des bandes magnétiques réclamées par la Cour.Kissinger espère amener dès décembre Israël et les Arabes à négocier la paix WASHINGTON (d’après AP, AFP et Reuter) — Le secrétaire d’Etat, M.Henry Kissinger, s’est dit confiant quant à la prochaine ouverture de la conférence de paix au Proche-Orient, déclarant en revanche que la politique américaine ne sera modifiée en rien par les pressions arabes sur les fournitures de pétrole.Dans sa première conférence de presse depuis son périple au Proche-Orient et en Asie du sua-est, M.Kissinger a même évoqué la possibilité que son pays adopte des mesures de rétorsion si ces pressions persistaient “d’une façon déraisonnable”.Il a aussitôt précisé qu’il nourrissait l’espoir qu’une telle “contre-mesure regrettable” ne sera pas nécessaire, d’autant moins que les Etats-Unis produisent, a-t-il ait, 85% de leurs besoins en énergie.Cette conférence de la paix, à laquelle la Syrie a pour la première fois hier accepté de participer, M.Kissinger la prévoit dans le courant de décembre, sous les auspices américano-soviétiques et en présence du secrétaire général des Nations unies.Pour sa part, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères a déclaré hier à Damas que son pays, en acceptant la résolution 338 du Conseil de sécurité a accepté de participer à une conférence de la paix.Mais il semble que la Syrie a une vision quelque peu différente de cette conférence.La date approximative avancée par M.Kissinger agree egalement à l’Egvp-te.U est ainsi que le porte-parole officiel a déclaré qu'il y avait une complète coordination entre Le Caire et Damas et que son pays espérait voir “la conférence débuter dans les prochaines semaines .Il reste encore à arrondir les angles et a convaincre Israël d’accélérer le rythme.C’est pourquoi hier, M.Kissinger a demandé un certain délai pour Voir page 6: Israël Arnbas La réaction du juge Sirica ne s’est guère fait attendre: il a aussitôt propose que la Maison-Blanche lui remette volontairement et immédiatement la garde des bandes magnétiques, sinon il demanderait au procureur spécial chargé de l’enquête judiciaire sur l’affaire du Watergate de lancer une assignation.“Ce n’est pas parce que ce tribunal ne fait pas confiance à la Maison-Blanche, a dit le juge Sirica, mais il s’agit là d’un nouvel exemple qui devrait convaincre que ces documents devraient m’être remis en garde”.C’est le conseiller juridique présidentiel, M.Fred Buzhardt, qui a fait part de cette découverte au juge Sirica, qui avait précédemment demandé comme pièces à conviction un certain nombre des enregistrements des conversations entre le président Nixon et ses proches collaborateurs.M.Buzhardt a précisé que ce n'était que le 11 novembre qu’on s’était aperçu de la disparition du fragment de bande magnétique sur une bobine enregistrée le 20 juin 1972.La bande magnétique du 20 juin 1972 devait contenir l’enregistrement, effectué sur le système automatique d'écoute de la Maison-Blanche, d'une conversation entre le président Nixon et ses deux conseillers H.R.Haldeman et John Ehrlichman, qui faisait suite à un entretien que ces deux derniers avaient eu précédemment avec John Dean, John Mitchell et d'autres membres du personnel.Ces entretiens ont eu lieu trois jours seulement après les tentatives d’effraction du quartier général du parti démocrate dans l’édifice du Watergate, et Voir page 2: Watergate Rosé d’Anjou Royal de Neuville Petilfont.méthode Champenoise.» » 2 • Le Devoir, jeudi 22 novembre 1 973 suites de la première page LE MINI-BOOM nés fournitures, soit à cause de la grève des chemins de fer.“La croissance de 1974 est liée au fort niveau des ventes actuelles au Canada et à l’étranger et à l’accroissement des bénéfices ainsi qu’aux perspectives encourageantes d’une prolongation des conditions favorables, dit encore le communiqué.En outre, une insuffisance de la capacité de production face à la demande a été signalée dans certains domaines.Les lois plus souples sur l'impôt des sociétés ont contribué à encourager la croissance.’’ Enfin, une évaluation des programmes d’investissements de 1975 à 1978 — certes beaucoup moins fermes que ceux de 1974 — indiquent que les prévisions quinquennales des entreprises en cause sont en hausse d’environ 25 pour cent.WATERGATE l'on pense que le président peut avoir été informé alors de toute l’affaire.M.Buzhardt a encore précisé que l’enregistreur avait fonctionné sans interruption mais que, durant 18 minutes, seule une tonalité continue est audible et qu’on ne peut percevoir aucune conversation durant ce laps de temps.“Le phénomène survient au milieu de la conversation”, a déclaré le conseiller juridique, qui a ajouté avoir fait procédé à des essais techniques, pour tâcher de trouver la raison de cette défaillance de l’enregistreur.Il a de plus certifié que tous les autres enregistrements réclamés par le juge Sirica avaient été testés et trouvés en bon état.En octobre dernier, c’était déjà M.Buzhardt qui avait eu la responsabilité de révéler que l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre le président Nixon et le procureur général John Mitchell n’existait pas parce que le téléphone n'était pas branché sur une table d’écoute et qu’une autre bande, qui aurait dû normalement contenir l'enregistrement d’une conversation entre le président et son conseiller juridique John Dean était inaudible, par suite d’ennuis techniques de l’équipement à ce moment-là.Pendant ce temps, au Sénat, la commission judiciaire étudiait une proposition de M.Robert Bork, procureur général intérimaire, sur le statut à accorder à M.Leon Jaworski, nouveau procureur spécial nommé en remplacement de M.Archibald Cox.Cette proposition déclare que les pouvoirs du procureur spécial ne seront pas limitée, à moins que le président n’en décide autrement avec l’accord de huit parlementaires des deux partis.Le sénateur Edward Kennedy s’est aussitôt élevé contre cette restriction qu’il a qualifiée de nouveau moyen “de poursuivre l’étouffement de l’affaire du Watergate”.D’autre part, la commission judiciaire de la Chambre des représentants a menacé de recourir à la justice fédérale si le procureur général par intérim Robert Bork refusait plus longtemps à des membres de la commission l’accès au dossier du FBI sur le vice-président désigné, M.Gerald Ford.En effet, le représentant républicain John Conyers qui avait cherché à consulter le volumineux dossier de 1,700 pages que le FBI a rassemblé sur M.Ford, a reçu une réponse négative de M.Bork.“Mon seul recours semble bien être la cour fédérale de district des Etats-Unis”, a conclu M.Conyers.Z EX-US ECO d’un avocat de la défense lors d’une séance publique de la Commission d’enquête, qu’on avait décidé de cesser l’opération.On aurait alors estimé que les avocats des témoins se doutaient de quelque chose et qu’il était plus prudent d'annuler l'opération en cours.On aurait aussi fait valoir à des policiers que cette affaire était plus dangereuse pour les procureurs que pour des policiers puisqu’elle risquait d’entraîner une radiation du Barreau.Interrogé à ce sujet, Me Charles Cliche qui a depuis été nommé juge à la Cour des sessions de la paix a toutefois catégoriquement nié qu’il ait autorisé une telle opération.Il a précisé que les opérations policières de l’USECO relevaient strictement du chef enquêteur et que lui-même, à titre de coordonnateur de l’organisme, n’avait aucun contrôle sur les policiers qui avaient été prêtés au ministère de la Justice pour préparer l’enquête.Pressé de préciser ses propos, le juge Cliche a dit qu’il n’était pas en mesure d’infirmer ou de confirmer les informations obtenues par LE DEVOIR mais que chose certaine, il n’avait jamais autorisé “une chose de la sorte ”.Me Cliche a aussi confirmé que, lors des audiences publiques de la Commission d’enquête au printemps dernier, des avocats de certains témoins avaient laissé entendre qu’ils pouvaient être victimes de l’espionnage électronique pratiquée par la police.Bien plus, il a dit se rappeler que, vers cette époque, il avait même reçu un appel téléphonique de Me Leithman ou de Me Hébert qui lui avait demandé: “Charles, est-ce vrai que je suis bug-gé?”.“Je lui ai alors répondu que j’allais m’informer”, a dit Me Cliche en ajoutant qu’il l’avait fait et qu’on lui avait dit que ce n’était pas le cas.Ces faits confirmés par Me Cliche tendraient d’autre part à confirmer d’autre informations obtenues hier d’autres sources et voulant que les trois avocats concernés connaissaient déjà depuis longtemps l’existence des appareils présentés au public mardi.On au- rait attendu le “moment propice” pour dénoncer le fait.Or, deux événements viennent ajouter cette semaine une dimension importante à cette affaire.D’abord l’enquête sur le crime organisé doit reprendre ses audiences publiques mardi prochain.D’autre part, c’est cette semaine que le Parlement canadien doit étudier en troisième lecture le projet de loi sur l’espionnage électronique.Fondamentalement, ce projet de loi (qui a déjà été modifié à plusieurs reprises) veut interdire toute forme d’espionnage électronique, exception faite de celle pouvant être pratiquée par la police.Il prévoit d’ailleurs des peines en cas de violations.De plus, la police ne pourra utiliser ces méthodes qu’après avoir obtenu une permission spéciale d’un juge.Un article prévoit bien l’utilisation sans permission pour des cas d’urgence mais une forte opposition de certains députés est déjà prevue au sujet de cet article.En somme, selon certaines sources, l’annonce mardi de la découverte des deux transmetteurs aurait fait partie d’une stratégie visant à discréditer l’enquête sur le crime organisé et à réduire au minimum les effets d’une éventuelle legislation sur l’écoute électronique.Hier, les autorités des trois corps policiers d’importance, la police de la CUM, la GRC et la SQ, ont fait savoir que leurs services étaient étrangers à l’écoute clandestine pratiquée chez Mes Hébert, Leithman et Blais.Ils ont été unanimes à réprouver un tel geste.Rappelons en terminant que depuis la formation du SECO tous les services d’espionnage électronique de la défunte USECO ont été réintégrés sous l’autorité des trois corps policiers nommés.Le SECO et la Commission de police ne font plus de travail policier opérationnel.Leur rôle se limite maintenant à l’analyse des informations transmises par les services spéciaux des trois grands corps policiers.LES MARCHANDS Joanisse, rue Saint-Antoine, et Royal Butchers, rue Centre, ont été accusés jusqu’à maintenant de publicité trompeuse devant les tribunaux à la suite de cette enquête.Aux Communes, le ministre de la Consommation.M.Herb Gray, a révélé que d’autres accusations seraient portées prochainement contre des épiceries qui se seraient livrées à des pratiques commerciales trompeuses.Dans son rapport, la commission de révision des prix de l’alimentation recommande que le gouvernement et l’industrie élimine un certain nombre d’empaquetages de façon à en arriver à une certaine uniformité et à faciliter aux consommateurs l’achat des différents produits.Les autorités, soulignent les auteurs du rapport, ont jusqu’à maintenant porté peu d’attention aux plaintes voulant que les pratiques commerciales courantes compliquent la tâche des consommateurs, qui ne sont pas sûrs de dépenser leur argent à bon escient.“Le manque d’information, les pratiques trompeuses, les étalages, l’étiqueta- ge incomplet et le manque de contact avec le personnel dans les épiceries modernes s’allient contre le consommateur quand il fait son marché de nos jours”.Si certains marchés et certaines épiceries font de grands efforts dans leurs relations avec les clients, l’enquête de septembre a permis de prouver qu’un “grand nombre de détaillants au Canada se préoccupent peu des consommateurs”.L’enquête a aussi montré que les prix étaient plus élevés à mesure qu’on s’éloignait des centres de distribution; que les habitants des provinces maritimes et ceux de la Colombie-Britannique payaient leurs produits alimentaires plus chers; que le coût de l’alimentation était plus élevé dans le nord du Canada qu’au sud et que dans les grands centres, les prix étaient inférieurs aux prix des petites localités et des régions rurales.Cette différence de prix est attribuable aux coûts des transports, mais il est aussi possible que cette différence s’explique par un manque de concurrence entre les magasins.La Commission poursuivra son travail pour déterminer dans quelle mesure la concentration dans le domaine de l’ali-mentation au détail et un système unique de prix exercent une influence sur le coût des aliments.Le rapport de la commission sur la revision des prix de l’alimentation s’en prend aux épiciers qui ont accepté au mois d’août de faire payer le moindre prix quand un article portait deux étiquettes de prix.Cinq grands détaillants, Dominion, Food City, IGA, Canada Safeway et Woodwards ont par la suite manqué à leur parole, soulignent les auteurs du rapport.Plus de la moitié des magasins qui ont reçu la visite des inspecteurs de la commission de revision des prix avaient augmenté les prix des articles déjà en rayon.Le rapport s’en prend aussi aux détaillants qui utilisent des étalages spéciaux pour vendre un article plus cher, qui n’hésitent pas à disposer des revues et autres objets de façon à cacher la partie de la caisse-enregistreuse où le consommateur pourrait voir les prix marqués par la caissière, qui disposent des lampes rouges au-dessus des comptoirs de viande pour que celles-ci paraissent plus rouges, et qui annoncent des rabais sensationnels.Dans chaque secteur de l’alimentation, on a constaté que la différence des prix entre les magasins à chaîne concurrents n’était pas suffisante pour justifier la publicité tapageuse qu’on fait autour de ces prix.Cette publicité n’aide en rien le consommateur: elle le mêle, au contraire, et c’est le consommateur qui finit par payer à la fin le coût de cette publicité.LES CRÉDIT/STES manche.M.Roy a refusé de donner la raison de cette absence jugée “louche” par certains, d’autant plus que M.Samson était à son bureau du Parlement depuis le début de la semaine.Il avait laissé entendre en outre lundi qu’il aurait des révélations fracassantes à faire lors de cette conférence.Mais il voyageait entre St-Hyacinthe et Québec à ce moment précis.Entre-temps, M.Yvon Dupuis, que M.Roy reconnaît toujours comme le chef incontesté, prépare la réunion du conseil provincial qu’il a convoquée pour le week-end à Ville Brossard.Avec l’appui fidèle d’une bonne grappe de candidats défaits, il espère renverser la décision de l’exécutif qui a majoritairement opté dimanche pour la tenue d’assises annuelles les 8 et 9 décembre à Québec.Le chef créditiste veut également que le conseil, l’organe suprême du parti entre les assises générales, étudie le “statut” des députés Samson et Roy, “qui se prennent pour le chef du parti”, selon M.Dupuis.L’ancien ministre libéral, élu à la direction créditiste en février dernier et arrivant bon troisième dans son comté de Saint-Jean le 29 octobre, a cependant convaincu M.Phil Cossette, président du parti, de retenir jusqu’à dimanche sa demission qu’il a spontanément annoncée à Drummondville en guise de protestation contre MM.Roy et Samson.De leur côté, ceux-ci comptent sur M.Gérard Perron, un organisateur, pour faire un succès des assises de décembre.M.Perron déclarait d’ailleurs mardi dans un communiqué que les 22,000 membres seraient convoqués à ce congrès d’ici la fin de semaine.M.Roy a admis mercredi qu’on avait très peu de temps pour préparer ces assises, mais il a avancé une solution de compromis.Qu’on tienne le congrès dans quinze jours et on complétera le travail à l’occasion d’un autre congrès en mai 1974, date suggérée par le clan Dupuis.“De cette façon, ajoute le député de Beauce-nord, on donnera satisfaction à tout le monde”.Néanmoins, il conteste la légalité de la convocation envoyée par la réunion du conseil provincial.“C’est seulement et uniquement à la demande de l’exécutif que le conseil peut se réunir”, prétend M.Roy, en se basant sur la constitution du parti.Or, la réunion de Brossard a été demandée officiellement par quatre exécutifs régionaux, “comme le veut la constitution du parti”, dit-on du côté de M.Dupuis.Il semblerait, du reste, que deux constitutions différentes sont en circulation dans les milieux créditistes et chacun s’appuie sur celle qui fait son affaire.CHAUFFAGE Suite de la page 3 reils de chauffage, des réparations et de la hausse du prix de l’huile.Aucune allocation spéciale n’est prévue pour ces groupes.Le SOS lancé au public par le local populaire a porté fruit.Cinq citoyens ont promis de défrayer entièrement le coût d’achat et d’installation d'une fournaise dans autant de familles défavorisées.En plus, quelques dons ont été recueillis.Quant aux appareils envoyés par le public, la majorité sont désuets et dangereux.Mieux vaut s’abstenir d’envoyer une fournaise en mauvais état, a recom- mandé M.Pilon.A ce sujet, M.Godbout, réparateur improvisé de fournaises, qui est arrivé à la conférence de presse tout barbouillé de suie, a souligné que dans la majorité des logements où il est allé, le système de chauffage était dans un état critique, dangereux, et que les conditions du logement entraîneraient pour ces familles des déboursés excessifs de chauffage: isolation insuffisante, fenêtres brisées, etc.En amendant les règlements de la loi d’aide sociale, le ministre a bien souligné qu’il s'agissait d’une situation d’urgence très particulière mais qu’on ne doit pas y voir un précédent ou l’indication d’un retour possible à des besoins spéciaux plus nombreux, pour les assistés sociaux.ESPIONNAGE Suite de la page 3 cupations du Barreau visaient tous les organismes professionnels et le public en général relativement à l’écoute électronique et la menace d’atteinte à la vie privée qu’elle représente.Quant à savoir s’il s’agit d’un coup monté par les avocats plaignants, Me Viau s’est contenté de dire que pour lui rien n’était impossible du moment qu’un président des Etats-Unis, élu par la majorité, avait abusé de l’écoute électronique." L’Association des avocats du Québec a demandé également au Solliciteur général et au ministre de la Justice du Québec de faire enquête et de dire à la population si l’espionnage électronique fait aux dépens de Mes Leithman, Blais et Hébert était effectué par un ou l’autre des corps policiers.La FAQ, par la voix de son président, Me François Chapados, demande aussi au Barreau de faire enquête et de démasquer les auteurs de cet attentat à la vie privée et au secret professionnel des avocats.La FAQ propose même au gouvernement d’instituer une enquête publique présidée par un juge de la Cour supérieure pour mettre au jour les cas d'espionnage illégal commis depuis un an.FORGET Suite de la page 3 programmes sociaux depuis la dernière guerre mondiale.M.Forget approuve-t-il le style de langage employe par certains de ses collègues, notamment le président du caucus libérai, M.Louis-Pnilippe Lacroix?“J’ai beaucoup de réserves à l’endroit du langage utilise en politique au Québec”, répond le ministre libéral.Selon lui, on dévalue le langage en voulant frapper l'imagination.Il espère qu’on fera preuve d’un peu plus de respect, dans les mots enmployés, à l’avenir.La CROIX-ROUGE C’EST VOUS C’EST MOI C’EST NOUS TOUS W Faites â vos pieds une offre qu’ils ne peuvent refuser.Caporicci.?V.-y.;; y:-:.: y-:-:1 .SSiisi •>¦5 s % ^ .1 .¦.Souliers Caporicci.Importes d’Italie.En vente chez 960 ouest, rue Ste-Catherine.Centre d'achat Falrvlew, Pointe Claire.386 ouest, rue Ste-Catherine et Les Galeries d'Anjou ?LE DEVOIR Montréal, jeudi 22 novembre 1973 Forget visera à humaniser davantage les lois sociales par Gérald LeBlanc QUEBEC — Le successeur de M.Claude Castonguay aux Affaires sociales, M.Claude Forget, entend laisser aux gens le temps d’absorber les nombreuses réformes mises en branle dans ce secteur depuis 1970.Lui-même associé à ces réformes (assurance-maladie, code des professions, allocations familiales et aide-sociale) en tant que sous-ministre adjoint responsable du financement, M.Forget parle de continuité au niveau des objectifs, mais de changement dans les méthodes de les atteindre.Le nouveau ministre rencontrait, hier, les courriéristes parlementaires, alliés précieux de M.Castonguay de 1970 à 1973, pour faire connaissance et fournir un premier exposé de l’orientation de son ministère.Avocat et économiste de 37 ans, M.Forget s’est révélé un interlocuteur renseigné mais très prudent devant les questions des journalistes, qui lui ont fait subir un premier test de réaction aux questions brûlantes de son secteur: salariat des médecins, avortement, chauffage pour les assistés sociaux, revenu minimum garanti, qualité du langage de certains de ses collègues libéraux.fluoration des eaux, relations de travail avec les employés des hôpitaux, etc.Tout en refusant d’affirmer que le gros de la réforme soit accompli aux Affaires sociales, M.Forget a tenu un langage similaire aux successeurs de M.Gerin-Lajoie à l’Education.“Depuis M.Castonguay, a-t-il dit, il y a eu beaucoup de changements.Ces objectifs éminemment valables ont été une source d’anxiété et d’inquiétude.Il faut un certain temps pour absorber ces changements.” Le nouveau ministre évalue présentement la manière employée pour atteindre ces objectifs.“La stratégie employée n'est pas nécessairement au-dessus de toute atteinte”, ajoute-t-il, en précisant que les méthodes pourraient changer dans la poursuite de ces objectifs qui demeurent les mêmes.“Je ne pense pas, précise-t-il, que le gros de la réforme soit établi, en ce sens que son impact sur la population ne s’est pas encore fait sentir.Il reste beaucoup à faire dans ce sens-là.Il faut humaniser le système, accroître la participation et l’intéressement.” Le nouveau ministre indiquait, par ailleurs, que son ancien patron, M.Claude M.Claude Forget Castonguay, retourné à la pratique privée dans son bureau d’actuaire, se verrait probablement confier des mandats spéciaux du gouvernement provincial comme il vient d'en obtenir du fédéral.M.Forget entend également consulter à titre privilégié celui qui fut l’âme des réformes sociales au Québec de 1970 à 1973.Reprendra-t-il le projet de fluoration des eaux que M.Castonguay avait dû abandonner devant l’opposition des cré-ditistes en Chambre et des naturistes à l’extérieur?M.Forget répond que cette question est liée à l'ensemble de la santé dentaire et qu’il attend un rapport de ses fonctionnaires sur l’action à entreprendre à court terme dans ce secteur.M.Castonguay avait déclaré à l’Assemblée nationale qu'il était opposé à l’avortement sur demande.Qu'en pense M.Forget?A cause des procès intentés au docteur Morgentaler, l'affaire est sub judice et le nouveau ministre préfère ne pas en parler.Il estime par ailleurs ne pouvoir intervenir dans la composition des comités d’examens, qui font que les avorte- É I 43CW boNSecot/p£« &É>-9019 s£RVI«^cab^* ptUGtOT RtNAun ESTIMÉ gratuit R09«f ob'de Ltee 4269 ouest Pour rendez-''oüS Ste-Catherine M Maurice prè5(lel° >'0,lon ^‘roA.wo.er ,32-2925 ments sont beaucoup plus nombreux dans les hôpitaux anglophones que francophones de Montréal.Ce serait, selon lui, faire preuve de trop de centralisation.M.Forget justifie cependant les directives émises par son ministère, quant au stationnement et aux repas pour les employés des hôpitaux, en rappelant que cette question n’est pas entièrement réglée dans les conventions collectives.Quant à l'établissement d’une politique cohérente en matière de revenu minimum garanti, M.Forget admet qu’il reste des étapes à franchir, mais il estime que le nouveau programme d’allocations familiales et d’aide sociale constitue un important pas en avant.Ce programme sera présenté durant la présente session et entrera en vigueur en janvier 1974.“Il faudra un moment pour vivre cette expérience avant de parler des étapes subséquentes”, a conclu M.Forget.M.Forget n’a pas encore eu le loisir de lire entièrement le dernier rapport du Conseil du développement économique du Canada mais il met en doute le bien-fondé de sa recommandation de ralentir la croissance des sommes accordées à l’aide sociale.“A la lecture de cette recommandation, a-t-il ajouté, voici la question que je me pose: Jusqu’à quel point ne s’est-on pas inspiré d’une conjonction dans le temps d’éléments accidentels”.Il faudrait, selon lui, situer cette question dans l'ensemble de l'évolution des Voir page 2: Forget I M.Luc-André Godbout (à droite), réparateur bénévole de fournaises, a tenu à participer hier à la réunion d'une vingtaine de mères de famille qui rencontraient les journalistes, à Saint-Henri, afin de leur exposer la situation dramatique où elles se trouvent depuis l'arrivée du froid, situation que tente d'adoucir à sa façon M Godbout en réparant gratuitement les fournaises des foyers les plus démunis.(Photo LE DEVOIR, par Alain Renaud).Les assistés sans chauffage craignent que l'aide de Québec soit insuffisante par Solange Chalvin Au moment où le nouveau ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, confirmait à Québec que le Conseil des ministres avait accepté de modifier les règlements de l’aide sociale pour venir en aide aux personnes sans chauffage, une vingtaine de personnes — surtout des mères de familles avec enfants — exposaient aux journalistes, à Montréal, leur situation dramatique.Les nouveaux amendements prévoient que les assistés sociaux pourront se faire rembourser, jusqu’à concurrence de $150, les frais d'installation d’un système de chauffage ou jusqu’à concurrence de $75, les frais de réparation d'un tel système.Même si ces règlements ne seront pas publiés dans la Ga- Le Barreau mènera sa propre enquête sur l'espionnage zette officielle avant demain, le ministre prend pour acquis que les fonctionnaires ont suffisamment de garanties pour autoriser le remboursement de tels frais aux assistés sociaux.Au moins 86 familles ayant des problèmes de chauffage se sont adressées depuis une semaine au Local populaire du sud-ouest; sur ce nombre, quelque 40 foyers étaient complètement dépourvus de’ chauffage et de fournaise.“Dans les meilleurs cas, nous dit M.Luc-André Godbout, chômeur transformé en réparateur bénévole de fournaises, on réchauffait la cuisine en ouvrant la porte du four.” Pour Madame X, cette situation inhumaine s’est soldée par une bronchite aiguë pour son bébé, actuellement hospitalisé.des crises d’asthme pour son autre enfant et une forte angine pour elle.Ce récit pourrait facilement être multiplié par dix, si nous faisions écho à tous les cas racontés au cours de la conférence de presse.Les nouveaux règlements adoptes à Québec changeront peu de choses à la situation des assistés sociaux, a dit M.Jean Pilon, porte-parole du groupe.“Il en coûte en général plus cher pour faire installer ou réparer des appareils de chauffage que les allocations accordées, et de plus, le gouvernement ne rembourse pas l'achat des fournaises.” Notons enfin que les assistés sociaux ne sont pas les seuls groupes marginaux à avoir des difficultés avec l'hiver.Les chômeurs, les personnes âgées, certains invalides et les petits salariés doivent également faire face à des problèmes identiques face au coût élevé des appa- Voir page 2 : Chauffage par Guy Oeshaies Le Barreau du Québec mènera sa propre enquête et demandera à la Commission parlementaire sur la justice à Ottawa d’instituer la sienne au sujet de l'espionnage électronique dont Mes Sydney Leithman, Roland Blais et Maurice Hébert ont été victimes.aujourd'hui A compter d’aujourd'hui et jusqu'au 7 décembre, exposition des oeuvres du Frère Jérôme regroupant ses principaux travaux des années 1970-72 au collège Marie-Victorin, 7,000 Marie-Victorin.Rivière-des-Prairies.A lOh, “teach-in " sur l'avortement, à l'auditorium du pavillon des humanités du Cegep de Trois-Rivières, 3500, de Courval.Trois-Rivières.• A 12h, conférence de M.Pierre Nadeau, président-directeur général de Pétrofina Canada.devant le Publicité-Club de Montréal, au Caf’Conc” du Château Champlain.Sujet: "Un aperçu de la question pétrolière ".• A 18h, rencontre des anciens de l'école Vincent-dTndy, à l'occasion de la Sainte-Cécile, au 200, Vincent-d’Indy.• A 20h, assemblée populaire d'information sur l'acquittement du Dr Morgentaler et sur le droit a l’avortement, à la polyvalente Jeanne-Mance, 4240, Bordeaux (coin Rachel).Invités: le Dr Morgentaler, Mme Lise Payette, le Dr Maurice Jobin, etc.• Reunion régulière du PSBGM à 20h, au 2387, Coleraine, Montréal.• A 20h, récital du soprano France Dion, à l'Ecole normale de musique, 4873, avenue Westmount, Montréal.• A 20h30, l'Académie canadienne-française reçoit dans ses rangs l'écrivain Andrée Maillet, à l'amphithéâtre M-415 de l'édifice principal de l'Université de Montréal.A la suite de la decouverte d'appareils d’écoute électronique dans les plafonds des bureaux des avocats susnommés, le bâtonnier du Quebec.Me Jacques Viau, a convoqué une conférence de presse, hier, pour faire part des intentions du Barreau de tirer cette affaire au clair.Tl s'agit d'une menace sérieuse contre le droit reconnu du secret professionnel des avocats”, a argué Me Viau.Il importe de se rappeler néanmoins que c’est au nom du secret professionnel que Me Robert Lemieux, au printemps 72, avait refusé de révéler en Cour le nom de deux jurés qui l'avaient consulté dans son cabinet dans l'exercice de sa profession et il avait ecopé de huit jours de prison pour ce refus.La semaine dernière, Me Jacques Riou était condamné à huit jours de prison pour une affaire du même genre et en 1970 la police avait investi les bureaux de Me Lemieux pour lui subtiliser tous ses dossiers et papiers personnels y compris son testament qu'il n'a jamais revu.Dans tous ces cas, ni le Barreau ni l'Association des criminalistes, dirigée justement par Me Roland Blais, n'ont cru bon de formuler la moindre protestation.Cette fois, Me Viau a déclaré que le Barreau avait l'intention de s'attaquer au problème d’une façon beaucoup plus draconienne que dans le passe.Il a rappelé les dispositions du bill Omnibus et le projet de loi sur la protection de la vie privée des citoyens, projet de loi soumis à la commission parlementaire sur la justice à Ottawa.En vertu de cette loi, l’écoute électronique serait permise après autorisation par un juge de la Cour supérieure, elle se ferait durant une période déterminée et T 'écouté'' serait averti après coup qu'il a été l'objet d'espionnage par la police.Le bâtonnier a indiqué que les préoc- Voir page 2 : Espionnage MÉDITATION TRANSCENDANTALE • REPOS PROFOND • ÉNERGIE • CRÉATIVITÉ • BONHEUR TECHNIQUE SIMPLE, NATURELLE ET SANS EFFORT.ACCROÎT LA CLARTE DE PENSÉE, LA MÉMOIRE, L’INTELLIGENCE ET LA CRÉATIVITÉ.PROCURE UN REPOS PROFOND ET ÉLIMINE FATIGUE, TENSION, STRESS, NERVOSITÉ ET MALADIES PSYCHOSOMATIQUES DEVELOPPE L’HARMONIE ET L’AMOUR DANS LES RELATIONS HUMAINES.Conférences d'informations Mahanshi Mahesh Yogi JEUDI VENDREDI FRIDAY LUNDI ?Nov 8 p m 73 nov 8 p m English ledure Université MrGill Université Sir George Williams Nov 7 3 8 p m Université duOueber 3480 Mdavish 14SS de Maisonneuve ouest Su George Williams U lotol 173 lorol 605 Hall Bldg i 771 LUNDI MARDI DIMANCHE MERCREDI 26 Nov 8 p m 2/ nov 8 p m 75 nov 8 p m 78 nov 8 pm Montiéal Notd (entre St Idouoid (entre St Edouard Université lovai Solle du Conseil 6518 St Voilier 6518 St Volier Povillon de Konimli 11211 Hebeit Sortie Métro Beaubien Sartre Mena Beaubien Irxal 18 ENTRÉE LIBRE.ASSOCIATION A BUT NON LUCRATIF POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS: Montréal Montréal Québec Sherbrooke Français Anglais 523-7130 569-7741 279-6171 285-1298 Thetford Mines Trois-Rivières St-Jean 335-2411 379-1799 347-9432 ASSOCIATION INTERNATIONALE DE MÉDITATION TRANSCENDANTALE cours de Les Cours de Thémis, sous la direction de André Poupart, ont pour objectif de mettre à la disposition des étudiants en droit une doctrine de qualité au meilleur coût possible.Après deux ans, l’éventail des cours offerts demeure limité mais, sous peu, toutes les principales matières d’enseignement en Faculté auront fait l’objet d’une publication.Imprimés selon le procédé offset dans un format TVs” x QVi”, ces cours, remis à jour périodiquement, intéresseront sans aucun doute tous les juristes.Veuillez me faire parvenir immédiatement: LES LIBÉRALITÉS (278 p.réimp.) Germain BRIERE ?S5.00 LES SUCCESSIONS (192 p.réimp.) Germain BRIERE ?S4.50 LA FAMILLE (237 p., nouveauté) Renée JOYAL-POUPART ?$4.75 LES BIENS ( 190 p., nouv.éd.) Pierre MARTINEAU ?$4.75 LES RÉGIMES MATRIMONIAUX (147 p , réimp ) Jean PINEAU ?$3.50 Veuillez me faire parvenir dès leur parution TOTAL: (janvier 1974) LA VENTE Michel POURCELET ?PRÉCIS DE CONTENTIEUX ADMINISTRATIF Yves OUELLETTE et Gilles PEPIN ?I I I I I I I I I I I I I REVUE JURIDIQUE THÉMIS FACULTÉ DE DROIT, UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL C.P.6128, MTL 101, a/s Mlle ANDRÉE BOULIANE NOM: .FIRME: .ADRESSE:.TELEPHONE: t 4 • Le Devoir, jeudi 22 novembre 1 973 éditorial Le bilan de M.Claude Castonguay Du long entretien que M.Claude Castonguay vient d’accorder au Devoir, on retiendra surtout chez les péquistes certains arguments qui relèvent d’une perception discutable de la réalité québécoise d’aujourd’hui.Chez les fédéralistes, on se réjouira surtout des remontrances que l’ancien ministre des affaires sociales adresse librement au Parti québécois.Là ne réside pourtant pas l’intérêt premier de ces réflexions.Nous en retenons surtout, pour notre part, la lumière nouvelle qu’elles projettent sur la personnalité d’un homme qui avait su, jusqu’à maintenant, se voiler en quelque sorte derrière ses oeuvres.Pour la première fois, on découvre, par-delà le technicien prestigieux de la politique sociale, l’homme et le citoyen.Celui-ci apparait d’autant plus intéressant qu’il a laissé tomber sans effort ni nostalgie la mante dont il était revêtu et que, reprenant sa place parmi les citoyens ordinaires, il ne cherche pas pour autant refuge dans le dépit ou la neutralité.• En plein coeur d'une grave impasse constitutionnelle, nous écrivions ici même, il y a deux ans, que de la manière dont prendrait fin l’expérience de M.Castonguay, pourrait dépendre l’option ultime de milliers de ses concitoyens.M.Castonguay n’était pas venu à la politique par la porte de la partisanerie ou de l’ambition personnelle.Il s’était porté candidat en 1970 pour répondre à un appel précis qui lui avait été fait.On a pu voir, au cours des quatre dernières années, qu’il n’a pas agi à la manière d’un homme qui aurait été résolu à l’avance à prouver que le système fédéral était bon ou mauvais.Il n’y avait pas chez lui ce “death wish” inconscient qui sembla parfois animer la démarche de certains technocrates qui devaient, au terme d’une expérience qu’on aurait parfois souhaitée plus complète, aboutir au Parti québécois.Il n’y avait pas davantage dans ses gestes la marque de l’homme déterminé, quoi qu’il arrive, à conclure qu’il faut garder le système intact.M.Castonguay ne fut pas exempt de faiblesse ou d’erreur.Il réussit néanmoins, jusqu’à la fin de son mandat, à conserver la confiance générale non seulement de ses amis mais aussi de ses adversaires politiques dont la plupart s’accordent à reconnaître en lui l’une des figures les plus remarquables ui aient siégé au gouvernement au cours e la dernière décennie.Si M.Castonguay avait été un animal politique, il aurait cherché habilement à tirer profit de la légende qui s’est créée autour de son nom.On le croyait volontiers déçu et désabusé à la suite de son stage au sein du Parti libéral et du gouvernement Bqurassa.Il eut été facile, pour lui, de se ménager des contacts agréables des deux côtés de la clôture, non pas en reniant ses convictions personnelles, mais en se réservant simplement de les exprimer dans le langage ambigu qui lui eut permis de garder ses anciens amis sans aliéner des admirateurs qui le connaissaient mal.Au lieu de cela, M.Castonguay a choisi de parler un langage clair, de dire sans équivoque où il loge présentement.Non seulement cette attitude est-elle très intéressante en elle-même, mais elle oblige aussi les partisans de l’option indépendantiste à quitter le terrain des imputations de motifs et des accusations démagogiques où ils ont trop souvent cherché refuge depuis quelque temps et à Reprendre le débat a partir d’un examen réaliste des faits.• Des hommes comme Claude Morin, Jacques Parizeau, Louis Bernard et combien d’autres n’ont cessé de répéter qu’ils sont venus au souverainisme après avoir tenté en vain l’expérience du fédéralisme.Sans souscrire à leurs conclusions, on a cherché — au DEVOIR à tout le moins — à les discuter avec respect.Or, M.Castonguay a fait depuis dix ans une experience qui dépasse en ampleur celle de la plupart des têtes d’affiche du Parti québécois.La conclusion qu’il en tire est aifférente.Elle est, au surplus, partagée, pour l’instant du moins, par une forte majorité de la population.Pourvu qu’on l’accepte sans en exclure aucun élément, il y a de fortes chances qu’elle soit, à l’heure actuelle, la plus sage.Car elle émane d’un homme chez qui jamais la passion du pouvoir n’a paru reléguer dans l’ombre ses convictions profondes.“Malgré les difficultés que j’ai vécues — confie M.Castonguay à Michel Roy — je ne peux pas dire que mon bilan a été un bilan d’échecs répétés, de fermeture complète d’esprit à notre égard.Je ne pense pas seulement au gouvernement fédéral.Nous avons réussi à faire des ententes.Au cours de ces trois ans et demi, j’ai perçu une compréhension beaucoup plus grande de la part des autres provinces, un désir de la part du gouvernement fédéral de mieux comprendre, une attitude pas mal plus ouverte, beaucoup moins méfiante qu’en 1970”.M.Castonguay pourrait invoquer, à l’appui de son témoignage, le compromis non pas idéal sans doute mais néanmoins fort acceptable qui a pu être arrêté en matière d’allocations familiales.Mais il y a davantage dans son expérience.A force de patience et de ténacité, il a pu être le témoin actif de la conversion progressive d’à peu près tous les gouver- nements du pays aux grandes idées qu’il définissait quelques années plus tôt dans le rapport qui porte son nom.Cela est aussi éloquent, à tout le moins, que les calculs de pouces carrés auxquels on avait fini par ramener les relations fédérales-provinciales.M.Castonguay n’abandonne aucunement l’objectif de cohérence qu’il s’était fixé pour la société québécoise dans le domaine dont il avait la responsabilité et aussi dans d’autres domaines comme l’éducation et la vie culturelle.Il estime cependant que la cohérence dont a besoin la société québécoise “n’empêche pas qu’il existe, sur un autre plan, suffisamment de cohérence pour que le pays fonctionne”.Il conclut même que “ces deux choses-là sont conciliables dans le respect du Québec et du Canada”.Comment expliquer, si tel est le cas, que les choses aient souvent semblé marcher si mal au plan des relations fédérales-provinciales?M.Castonguay glisse trop facilement, à notre gré, sur les multiples empiétements, sur les nombreux faits accomplis qu’il faut porter au dossier du pouvoir central pendant les années où il fut ministre.Lorsqu’il affirme, par contre, qu’au plan constitutionnel, l’erreur du Québec “a été d’aborder la question de façon trop globale”, d’avoir “voulu englober trop de choses dans sa réforme, sans savoir très bien ce qu’il proposait”, nous n’hésitons point à lui donner raison.Quand il soutient aussi que, dans plusieurs ques1 tions, “nous devons jouer le jeu suivant les mêmes règles que les autres pour autant que nous appartenons au Canada”, il rappelle une loi qui a été souvent oubliée par maints critiques du fédéralisme.A partir des mêmes faits sur lesquels s appuie M.Castonguay, on pourrait facilement justifier des conclusions entièrement différentes.Mais il serait sot de soutenir que cet homme conclut sous l’empire de la peur ou de quelque sentiment semblable.Le bilan de M.Castonguay ramène le débat à son vrai niveau.C’est là que voudront le poursuivre les esprits sérieux qui n’ont pas de parti à servir ou à promouvoir.• On croyait devoir dire adieu à M.Claude Castonguay.On constate, au contraire, qu’il entend rester au coeur du débat public sur les grandes questions qui touchent l’avenir du Québec.Et l’on s’en réjouit sans réserve.Car on a l’impression qu’il a encore beaucoup à dire et que son intervention est nécessaire pour tenir en échec cette intolérance, cette passion, ce sectarisme à peine voilé qui menacent, constate-t-il justement, “de gagner les deux camps”.Claude RYAN m - On s'esi parlé d'homme à orme lettres au DEVOIR Les ormes de la rue Sherbrooke M.Jean Drapeau, maire de Montréal Le 27 juin dernier, vous receviez avec faste à l'hôtel de ville, quelque six cents jeunes venus de toute la province tenir au nom des 14,000 4-H du Québec leur congrès provincial à Montréal.Le lendemain, ces mêmes jeunes vous ont chaleureusement accueilli à un inoubliable banquet.' A ces deux occasions, les 4-H vous ont manifesté leur culte pour la sauvegarde de l'environnement naturel, la protection des arbres et la mise en valeur de tout espace vert.Ils vous ont offert leur macaron du congrès qui portait gravé le thème de l’année 4-H: “absolu- ment des Espaces verts".Vous avez arboré fièrement ce macaron et avec les 4-H vous avez proclamé le slogan: “absolument des Espaces verts”! Dans votre discours, après avoir remercié les 4-H des services u'ils avaient rendus à la ville e Montréal en participant à des corvées d’entretien d’arbres mutilés par un désastreux verglas, vous vous êtes posé en protecteur des Espaces verts, des Arbres et de la qualité de l’Environnement.Vous avez été jusqu’à inviter les 4-H à venir après les Olympiades constater que non seulement les Espaces verts n’auraient pas souffert des aménagements mais qu’au contraire “il y aurait davantage d’espaces verts au parc Viau.Or, les 4-H constatent aujourd’hui que leur hôte, “protecteur des Arbres et des Espaces verts”, ordonne la destruction des ormes de la rue Sherbrooke en prévision des Olympiades.Meurtris par ces attitudes contradictoires, les 4-H protestent contre cette violation d’un patrimoine irremplaçable.Malgré leur amertume, les 4-H vous présentent leurs salutations.André HUVELIN, agent de développement 4-H pour LES CLUBS 4-H du QUEBEC Montréal, le 10 novembre 1973 Contre la violence du régime grec Le conseil exécutif de la Société Hellénique Canadienne des Diplômés Universitaires croit devoir condamner l’assaut récent des blindés et de la police contre l’Ecole Polytechnique d’Athènes, qui a amené la mort et les blessures des plusieurs étudiants assemblés pour demander l’amélioration de l’éducation en Grèce.Quoique notre Société n’ait pas d’orientation politique, le conseil exécutif se sent obligé d’exprimer son indignation dans ce cas, parce qu’il croit que quand l’armée d’un pays tue ses étudiants, les citoyens responsables n’ont pas le droit de se taire.Nous nous adressons à toutes les organisations étudiantes et professionnelles du Canada et nous leur demandons d’exprimer avec nous leur indignation devant l’emploi de la violence contre les étudiants grecs.Pour le conseil exécutif de la Société hellénique canadienne des diplômés universitaires, M.P.PAIDOUSS1S, président Montréal, le 20 novembre 1973 bloc-notes L'apport fédéral à la justice Sans plus attendre, M.Jérôme Choquette a déjà rouvert certains des dossiers qu’il avait constitués au cours de son premier mandat.Par exemple, il vient de rappeler à M.Warren Allmand que le Québec n’a encore reçu aucune réponse satisfaisante à ses observations sur le financement de la Gendarmerie royale.M.Allmand, fort habilement, a éludé à demi le problème; il a refusé d’inscrire ce sujet à un ordre du jour déjà déterminé, mais il s’est dit prêt à rencontrer M.Choquette pour discuter de la question.Dans huit des dix provinces canadiennes, on le sait, la Gendarmerie royale constitue la seule “sûreté provinciale”.Pour les services qu elle rend à ces provinces, la Gendarmerie reçoit un paiement qui ne représente en fait qu’une partie des coûts réels.Il est vrai que la part payée par les provinces augmente régulièrement en vertu d ’un accord décennal, mais il n’en demeure pas moins que les huit provinces ainsi desservies ne paient , pas la totalité de l’administration policière provinciale.De leur côté, le Québec et l’Ontario paient en totalité le coût de leur sûreté provinciale.M.Choquette en conclut, avec une certaine légitimité, que le Québec et l’Ontario devraient recevoir du gouvernement fédéral une somme de $50 à $60 millions par an à titre de compensation.M.Allmand, qui a su garder jusqu’à maintenant une attitude conciliante face à cette proposition, ne montre pas d’empressement pour autant.On ne s'attendait d’ailleurs pas à ce qu'il trépigne d’enthousiasme à l’idee de verser des millions sur lesquels le gouvernement fédéral n’aurait aucun contrôle.M.Allmand souligne plutôt quant à lui que les provinces paient le gouvernement fédéral en proportion des services obtenus et if tente d’en déduire que les principes d’équité sont ainsi satisfaits.La démonstration, on s’en aperçoit, ne peut convaincre personne.Sans doute est-il vrai que la facture d’une province qui requiert davantage tient compte des besoins de cette province, mais là n'est pas la question.La question, c’est que le gouvernement fédéral verse a certaines provinces une subvention indirecte chaque fois qu’il fournit à ces provinces un service policier dont il ne fait pas payer la pleine valeur.Si le gouver- nement fédéral fournit ainsi des services policiers qui coûtent $100 par an aux contribuables de tout le pays et s’il met ces services policiers à la disposition de certaines provinces qui, en compensation, ne remboursent au trésor fédéral que $50 millions, les autres provinces, de toute évidence, ont raison de dire qu’on leur a chargé injustement les frais d’un service qui ne sert qu’à autrui.Il semble d’ailleurs que le gouvernement veuille lui-même corriger peu à peu ce déséquilibre.C’est dans cet esprit que le contrat décennal exige des provinces avantagées par la formule qu’elles paient d'annees en année un pourcentage plus considérable du coût réel.Nous sommes cependant encore fort loin de compte.On devra également, au moment d’examiner ces chiffres, vérifier la situation qui prévaut du côté des accords entre la Gendarmerie et environ 150 municipalités canadiennes.A l’heure actuelle, en effet, des municipalités situées dans les huit mêmes provinces canadiennes ont adopté pour leur propre administration de la justice la même formule ue leur gouvernement provincial.En 'autres termes, 150 municipalités ont bouclé des ententes selon lesquelles la Gendarmerie fournit à 1 administration municipale le personnel et les services policiers nécessaires contre paiement d’une somme définie par les deux parties.Dans ce secteur, il semble que le mode de facturation ait davantage respecté le coût réel et que les municipalités aient, à toutes lins utiles, payé le plein prix.Cependant, peut-etre sera-t-il utile de vérifier les modes de calcul, car on peut fort bien découvrir que, par le biais de ces accords, la Gendarmerie, et le gouvernement fédéral par son intermédiaire, subventionne des municipalités nombreuses.Ce second secteur ne peut manquer d’attirer l’attention de M.Choquette, parce que les millions qu’il espère obtenir d'Ottawa sont en bonne partie destinés à soutenir le Conseil de sécurité de la Communauté urbaine de Montréal.A l’heure actuelle, on le sait, la nouvelle formule de régionalisation policière a fait grimper de façon astronomique les coûts de l’administration policière dans la banlieue.Même si le principe de la régionalisation fait peu à peu son chemin, malgré les inconvénients d'une machine alourdie, la flambée des coûts garde toujours la banlieue sur la défensive.D’autre part, M.Choquette n’a pas en mains les millions qui pourraient faire avaler la pilule.C’est dans ce contexte que les millions d'Ottawa prennent toute leur importance.Si, par conséquent, on devait cons- tater que nombre de municipalités canadiennes reçoivent de la Gendarmerie des services policiers qu’elles ne paient pas en totalité, M.Choquette pourrait plaider la cause de Montréal avec d’autant plus de conviction.De toutes manières, qu’il s’agisse des services offerts aux provinces elles-mêmes ou des policiers mis à la disposition des municipalités par la Gendarmerie, il est temps que le gouvernement fédéral fasse savoir clairement s’il entend verser une certaine compensation aux deux provinces canadiennes qui paient des services qu’elles ne reçoivent pas.M.Allmand ne peut ni indisposer le Canada anglais en cédant au Québec, ni indisposer le Québec en refusant toute compensation.Peut-être voudra-t-il verser à M.Choquette une modeste “réparation” tout en le priant de n’en pas faire trop grand état sur la place publique.Encore l’écoute électronique On ne doit pas, assurément, imputer trop vite aux corps policiers toutes les manifestations d’écoute élec Ironique qui peuvent se produire.D’autres intérêts reliés au monde interlope ou au monde de l’espionnage industriel surveillent, eux aussi, les nouveautés techniques de ce secteur et on peut les soupçonner autant et plus que les corps policiers de pratiquer clandestinement l’écoute électronique.Cependant, quelle que soit ridentité de ceux qui ont pu soumettre des avocats ou des journalistes à ce genre d’inquisition, il est clair que nous avons depuis belle lurette atteint en ces matières le point de saturation et qu’il est grandement temps d’y voir clair.Il ne suffit plus, en somme, qu’un chef de police ou un ministre de la Justice accouche d’une dénégation ou s'excuse de.l’erreur de jugement commise par un subalterne trop zélé.II ne suffit pas non plus de jeter un voile pudique sur le fait que l’espionnage industriel aussi existe.Il s’agit, autant que faire se peut, de vider l’abcès.Qu’il soit difficile de détecter tous les cas d'espionnage industriel, c’est l’évidence même.En revanche, il devrait être relativement facile pour les chefs de police, meme si on commence à s’interroger là-dessus, de mettre leur personnel au pas.Ainsi, une offensive sur les deux fronts devrait permettre de mettre fin au moins à une partie de ces abus.De façon concrète, il faudrait commencer par obtenir des policiers un respect parfait de la loi et des directives.Il faut donc, même si la formulation laisse parfois à désirer, emboîter le pas à la proposition que la Fédération des avocats mettait de l’avant hier.Il faut, en clair, qu’une enquête soit menée et qu’elle soit confiée à des hommes qui ne soient pas directement reliés à l’administration courante de la chose policière.C’est cependant faire preuve de naïveté que d’envisager le problème comme le fait la Fédération des avocats.Si l’écoute électronique pratiquée sans contrôle par des policiers continue ses méfaits même après qu’on a promis au public d’y mettre fin, il ne faut pas s’attendre à ce que les policiers viennent sur la place publique se vanter de leurs “initiatives”.Pourtant, la FAC défend la position suivante: si les faits révélés cette semaine incriminent un corps policier de juridiction québécoise, que l’enquête soit déclenchée sous l’impulsion du gouvernement québécois; r l’écoute a été plutôt le fait de la Gendarmerie, que l’enquête relève plutôt du ministre de la Justice fédéral.En somme, la FAC réclame une enquête en prenant pour acquis que le ou les coupables doivent venir gentiment battre d’abord leur coulpe devant nous.Mieux vaudrait d’emblée une enquête menée à l’instigation des autorités provinciales de qui relève l’ensemble de l’administration de la justice et qui ont donc toute latitude pour déclencher une enquête adéquate.La FAC se montre plus circonspecte quand elle évite de s’enliser dans les suaves distinctions.Différents groupes d’ençjuêteurs peuvent avoir ainsi pratiqué l’écoute électronique, depuis la Sûreté du Québec jusqu’à l’USECO ancienne et nouvelle versions.D’autre part, du fait de la loi 51, il n’est pas toujours facile de savoir si la Commission de police enquête ou évalue les enquêtes, si elle recueille la preuve, si elle l’apprécie ou si elle se juge elle-même.Dans ce contexte, mieux vaut d’emblée faire appel à une commission d’enquête à forte teneur judiciaire et lui confier la tâche de démêler l’écheveau.Il n’est d’ailleurs pas dit qu’elle y parviendrait, car on imagine difficilement une commission d’enquête intervenant maintenant pour juger du travail accompli par la Commission de police siégeant elle-même avec tous les pouvoirs d'une commission d’enquête.S’il devait s'avérer que des policiers à l’emploi de la Commission de police ou de son Unité spéciale ont trempé dans cette affaire, M.Choquette recueillera plus vite encore qu’on ne le pensait les fruits Voir page 6 : Bloc-notes Un pays qui a l'indifférence trop facile M.Pierre Elliott Trudeau premier ministre du Canada Suite au reportage de W5 (réseau CTV, 22h., le 11 novembre) de dimanche dernier sur les conditions inhumaines qui ont cours dans certaines parties de l’Ethiopie, je voudrais apporter quelques renseignements additionnels sur les causes précises de ce tragique épisode.J’aimerais aussi que l’on m’explique pourquoi les organismes internationaux et les états occidentaux, dont le Canada, n’ont pas cru bon d’alerter la population sur les conséquences éminemment graves de la sécheresse dans ces parties de l’Afri-ue.Pourriez-vous également m’in-iquer quelle est actuellement la part du Canada, en argent, en médicaments, en personnel et en vivres dans les plans de secours aux zones sinistrées?Le sort réservé à ces milliers d’êtres humains, hommes, femmes et enfants, laissés mourants sous la surveillance d’une poignée de militaires indifférents au drame atroce qui se joue devant leurs yeux, m a indigne, m’a acculé devant l’inévitable: la contemplation de l’intolérable et inacceptable mi- sère humaine.Il me semble qu’en 1973 une telle déchéance ne saurait être tolérée par les états occidentaux et par les organismes internationaux d’entraide qui ont, selon toute apparence, décidé de fermer les yeux cette fois sur une immense detresse.Nous, Canadiens, sommes-nous devenus sourds au cri de désespoir jailli du fond du désert?Richard MILLETTE enseignant de français Curtis Park, Nouveau-Brunswick, le 14 novembre 1973.A MM.Barrett, Normandeau et autres et à certains publicistes du PQ Vous vous étonnez de vous retrouver dans le même sac?C’est que vous avez un problème en commun.Vous n’avez pas compris pourquoi nous voulons faire l’indépendance de notre pays.Ce n’est pas pour avoir des allocations familiales plus élevées, des transports en commun gratuits pour des personnes âgees, ni même des soins de santé plus étendus, bien que tout cela serait bien reçu.Ce n’est pas une question de piastres.C’est autre chose: C’EST DE LA FIERTE! Cela fait deux cent ans qu’on nous dit que nous sommes nés pour un petit pain, que cela nous dérange à peine qu’on nous mange la laine sur le dos à condition Sous le règne de Monsieur le directeur, Si vous avez quelqu’influence au ministère des Postes du Canada, voulez-vous lui demander de corriger le nouveau code postal qu’il veut imposer prochainement?Le système de mélange de chiffres et de lettres me paraît intolérable.Il faut recommander au Ministère que le code comporte des chiffres uniquement.Par exemple: 001854 au lieu de G5L 7C9 dans le cas de ma propre adresse.Dans ce système de chiffres et de lettres mêlés, j’ai remarqué que la confusion est facile entre certains chiffres et certaines lettres.Par exemple entre le 8 et le B, pour ne citer que cet exemple, quand c’est écrit à la main d’une façon imparfaite.Ce qui peut arriver fréquemment.Et la mémoire semble retenir moins facilement un mélange qu’un groupe de chiffres.Quant au travail sur la machine à écrire, il est sûrement ralenti par le mélange de lettres et de chiffres.Car les lettres et les chiffres sont groupés en deux endroits différents sur la machine; et pour les réunir il faut beaucoup de mouvement de la main; et il faut passer continuellement du minuscule au majuscule.Le travail est qu’on ait notre petite sécurité.Que nous sommes peut-être compétents en philosophie, en catéchèse ou en histoire mais que les sciences économiques nous échappent complètement.On nous dit non seulement, que nous sommes nés pour un petit pain mais que même nos enfants sont nés pour un petit pain.Ce n’est pas vrai! Si on n’est pas plus tin ou plus astucieux que les autres, on ne l’est pas moins.Non seulement sommes-nous convaincus que nous ne sommes pas nés pour un petit pain, mais nous voulons faire notre propre boulangerie et diviser les pains (et meme les gâteaux) à notre guise.l'ordinateur ralenti et la possibilité d’erreurs augmentée.Pourquoi nos employeurs des Postes n’ont-ils pas pris pour leur code uniquement des chiffres comme nos voisins les Américains dont le sens pratique n’est pas à contester?Ou comme les Européens?Ne trouvez-vous pas, monsieur le Directeur, qu’il est regrettable que des employés civils, sans consulter des spécialistes, ou le bon sens, osent imposer à tout un pays un code postal déficient comme ils l’ont fait?Voilà pourquoi je vous prie d’exercer votre influence auprès du Ministère des Postes pour qu’il corrige son erreur.Origène GRENIER Rimouski, G5L 7C9 le 18 novembre 1973.Bien sûr nous ferons des erreurs.Mais ce sera toujours mieux que de subir les erreurs des autres, situation dans laquelle on n’apprend jamais.Aux élections du mois d’octobre, le Parti Québécois a essayé de persuader les électeurs que l’indépendance leur apporterait un niveau de vie plus elevé.Les adversaires essayaient de les convaincre du contraire.Ceci a induit certaines personnes a voir le Parti Québécois comme un parti socio-démocrate avec quelques tendances nationalistes.C’est inexact.Nous sommes un parti indépendantiste à tendance socio-démocrate! 200 pays ont fait leur indépendance, et dans aucun d’eux le niveau de vie a baissé après l’indépendance.On se débrouillera.Sachez-le messieurs: On n’est pas plus cave que d’autres! Depuis cent ans, le Canada paie le prix économique de son indépendance vis-à-vis des Etats-Unis.Ce prix (un manque d’économie d’échelle qui fait que nos produits manufacturés coûtent plus cher qu'aux Etats) est paye par les Canadiens anglais consciemment depuis cent ans.Malgré cela ou peut-être à cause de cela, le Canada a survécu.Sommes-nous moins fiers que les “Canadians”?L’indépendance aura ses avantages économiques mais la raison principale pour la faire est que nous ne voulons pas disparaître.L'indépendance ne se fait pas pour avoir un téléviseur en couleurs en plus mais parce que nous voulons être chez nous! Paul UNTERBERG candidat du PQ dans Fabre à l’élection du 29 octobre.Montréal, le 21 novembre 1973 LE DEVOIR Fonde pai Menu Bouiasso le 10 (onvier 1910 Directeur et réducteur en chef Claude Ryon Redocteur en chef cidjomt Michel Roy Directeur de l’information , Jeon Francoeur Tiesoner Bernard toi oc que IE DEVOIR est publié par I Imprimerie Populaire société o responsabilité limitée, dont le siège social est situe au numéro 211 rue du Somt Sacrement Montreal H2V 1X1 II est composé et imprime par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situes O 9130 rue Boivm Ville loSalle l’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dons lE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne S35 par onnee sis mou S19 A l’etranger $40 par onnee si* mois S22 trois mou SI?Éditions du sam»di SI0 par annee Edition quotidienne livrée a domicile par porteur 90 cents par semaine Tard de I abonnement servi par la poste oei|ei'’'o sur demande Courrier de deuxième dasse eniegutrement numeio 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Quebec TtltPHONl! M4-3M1 iro mo / I- Le Devoir, jeudi 22 novembre 1 973 • 5 Les problèmes de l'énergie au Québec Pour une implantation accélérée de centrales par WLADIMIR PASKIEVICI collaboration spéciale mmmm • Professeur titulaire de génie nucléaire d l’Institut de génie nucléaire de l’Ecole polytechnique de Montréal, l’auteur de cet article livre aux lecteurs du Devoir la première tranche d’une série de réflexions qu ’il a préparées sur l’avenir de la politique de l’énergie au Québec.Notre collaborateur traite aujourd’hui de l’avenir du projet de la baie James et plaide surtout pour l’implantation accélérée de centrales nucléaires.Dans^ des articles subséquents, qui paraîtront à intervalles d’environ une semaine chacun, il traitera aussi de “l’utilisation plus rationnelle des ressources non-renouvelables” et de la “création d’un Conseil supérieur de l’énergie”: Depuis le lancement du projet de la baie James, en 1971, une série d’événements ont eu lieu, dont plusieurs difficilement prévisibles, qui ont considérablement modifié les données du problème, tel qu’il se présentait il y a deux ans, et l'on est en droit de se demander aujourd'hui, non pas si la décision prise à l’époque était justifiée mais si elle le demeure encore et s’il n’existe par présentement une meilleure solution pour répondre à nos besoins croissants en énergie électrique.Revoyons d’abord ces développements: • La prise de conscience, par les autorités gouvernementales, fédérales et provinciales, de l’importance du secteur énergétique dans le développement économique et industriel du pays et de la nécessité de la planification dans ce domaine.Les “livres blancs” sur l’énergie du Québec, de l’Ontario et d’Ottawa montrent à la fois l’étendue du problème et les limites des pouvoirs publics dans la mise en oeuvre d’une vraie politique énergétique dans le domaine des ressources traditionnelles.Le secteur nucléaire par contre, basé sur une richesse naturelle nationale restée majoritairement entre les mains de compagnies canadiennes, développé avec le concours soutenu du gouvernement fédéral, en harmonie avec les demandes provinciales, se prête bien à une politique d’ensemble.• La crise du pétrole, prévue pour plus tard mais drar matiquement précipitée par la guerre au Moyen-Orient.Cette crise aura comme conséquence une telle augmentation des prix — sans parler d’un rationnement toujours possible — que la construction de centrales thermiques, à base de pétrole, deviendra prohibitive.De toute façon, l’absence de ressources fossiles au Québec ajoutée à l’insécurité des sources actuelles d’approvisionnement, excluent à elles seules tout développement énergétique majeur dans ce domaine.• Le renforcement de la direction de la planification de l’Hydro-Québec, bien outillé maintenant, en hommes et méthodes de calcul, pour mieux prévoir à la fois les besoins futurs en électricité de la société québécoise et le coût de revient de différents projets.C’est ainsi qu’on réalise maintenant que le développement probable de nos réserves hydrauliques ne pourra suffire qu’à satisfaire la moitié environ des besoins estimés en l’an 2000 qui sont de 100,000,000 kilowatts, que l’énergie nucléaire sera appelée à fournir la presque totalité de l’autre moitié et que, de plus, le coût de l’énergie nucléaire devient rapidement concurrentiel.• Le retrait, par l’Hydro-Québec, sous la pression des conservationiste?, du projet de la rivière Jacques Cartier.Cela signifie clairement que dorénavant, tout projet le cas majeur de modification de la nature — comme c’est des barrages — devra tenir compte des impacts écologiques possibles, ce qui entraînera une diminution des choix possibles et une augmentation des coûts des projets hydroélectriques.• L'arrêt provisoire des travaux de construction à la baie James, suite à une injonction des tribunaux.Sans préjuger des suites judiciaires de cette affaire ni de leurs répercussions économiques, il est évident qu’il faudra davantage tenir compte dorénavant des problèmes humains soulevés par la réalisation de gigantesques projets.Ici encore, ce facteur joue contre le développement des centrales hydro-électriques.• La mise en marche, à la date prévue, et le fonctionnement impeccable de la centrale nucléaire de Pickering, en Ontario, qui bat actuellement tous les records mondiaux de taille (2,000,000 kilowatts) et de performance (fiabilité et coût).Ceci prouve que la technologie nucléaire est maintenant au point.• La récente mise en chantier à Gentilly, par l’Hydro-Québec, de sa première centrale nucléaire commerciale, de 600,000 kilowatts, dont la mise en service est prévue pour 1979, soit avant la baie James.(L’autre centrale de 250,000 kilowatts, également située à Gentilly, est un prototype d’essais, appartenant à l’Energie Atomique du Canada Ltée, mais opère par l’Hydro-Québec).Cette décision constitue une preuve que l'Hydro-Québec fait maintenant confiance à la technologie nucléaire et à ses ingénieurs nucléaires.Pour sa part.l'Hydro-Ontario vient de demander à son gouvernement l'autorisation d’ajouter 8,000,000 kilowatts nucléaires à son réseau.Faut-il abandonner le projet de la baie James?Maintenant que les élections provinciales sont derrière nous, il est permis de penser que le climat est plus favorable à un débat dépolitisé sur un sujet aussi complexe que celui de la production massive d’électricité.Les termes du débat peuvent s’exprimer comme suit: a) faut-il persévérer dans la réalisation du projet de la baie James; si oui, à quel prix?b) convient-il de le remplacer par un programme nucléaire d’envergure analogue?c) existe-t-il d’autres solutions?Aujourd'hui de larges segments de la population — y compris les Indiens, moyennant la reconnaissance de leurs droits — semblent être en faveur de la poursuite des travaux.Les raisons abondent: source d’énergie propre, fiable, à l’épreuve de l’inflation, technique québécoise éprouvée, grand nombre d’emplois, développement du Grand Nord, 1 importance des sommes déjà investies.Ces raisons paraissent valables mais ne sont pas assez convaincantes, comme nous le verrons, pour écarter l’hypothèse nucléaire.Reste le prix.Combien coûtera l’électricité de la baie James?A combien s’élèveront les frais occasionnés par les délais dûs à l’arrêt des travaux et par des modifications éventuelles ou des compensations accordées aux Indiens en cas de solution négociée?Bref, à partir de quel montant le projet de la baie James n’est-il plus économique?L’est-il d’ailleurs maintenant avec les données de fin 1973?Remplacer le projet de la baie James par un programme nucléaire est techniquement et économiquement faisable — à temps pour satisfaire les besoins du Quebec — et serait probablement acceptable par la population si elle réalisait que l'énergie nucléaire est aujourd’hui sûre, propre et économique, avec un minimum d'impact sur l'environnement.Le coût de construction d’une centrale nucléaire est inférieur à celui d’une centrale hydraulique et son coût d’exploitation est réduit: l'influence d'une augmentation du coût du combustible n’a qu’un faible effet sur le prix de revient de l'électricité.Le “contenu québécois” n’est pas beaucoup inférieur dans le cas d’une centrale nucléaire, par contre le nombre d’emplois permanents qu’elle crée est supérieur à celui d'une centrale hydraulique.Les dangers éventuels, provenant de l’émission de substances radio-actives, des possibilités d’accident et des traitements des déchets, sont soit insignifiants, soit sous contrôle très sévère.Grâce à leurs caractéristiques technologiques particulières, les réacteurs canadiens présentent moins de problèmes que leurs homologues américains.En ce qui concerne le rejet de chaleur, improprement appelé “pollution thermique”, ses effets ne sont pas inquiétants dans un pays possédant de vastes cours d'eau froide, comme le Canada.Une centrale nucléaire est actuellement plus fiable qu’une centrale thermique et son degré de fiabilité s’approche de celui des centrales hydrauliques.La durée de vie d'une centrale nucléaire, estimée à un minimum de trente ans, est inférieure, certes, à celle d’une centrale hydraulique mais son remplacement par un modèle plus perfectionné ne pourra que faire diminuer le prix de revient de l’électricité.Finalement, la production industrielle d’eau lourde, ingrédient indispensable pour les réacteurs canadiens, ne présente plus de problèmes maintenant, les difficultés techniques rencontrées ayant été surmontées./ Si l’on jette un regard sur l’évolution des centrales nucléaires dans le monde, on s’aperçoit qu’actuellement il existe 121 réacteurs en fonctionnement répartis dans 16 pays, totalisant une puissance de 40,700,000 kilowatts, tandis que le nombre total de réacteurs en marche, en construction ou commandés atteint 374 pour une puissance totale de 263,000,000 kilowatts.Malgré ce tableau encourageant, on ne trouvera probablement personne qui puisse sérieusement préconiser l’abandon pur et simple du projet de la baie James et son remplacement par un “crash program” en énergie nucléaire.Dans ce domaine, comme dans toute activité humaine d’ailleurs, à moins d'une raison péremptoire, un changement brutal va à l’encontre de la prudence dictée par la crainte de l’inconnu et se heurterait à la rédistance des hommes, des structures et des intérêts en place.Une solution intermédiaire Examinons maintenant une hypothèse intermédiaire: le ralentissement du rythme initialement prévu pour les travaux de la baie James et l’accélération du rythme d'introduction des centrales nucléaires.Cette solution permettrait à l’Hydro-Québec de diversifier ses sources d’électricité, avantage non ’ négligeable en cas de difficultés imprévues, et permettrait aussi à l'industrie nucléaire de se développer plus graduellement.On voit mal, en effet, de quelle façon cette dernière pourra satisfaire aux besoins prévus sans étaler un échéancier qui, sous sa forme actuelle, exigerait quelque 3,000,000 kilowatts par année, de 1985 à 2000.Les premières étapes de l'accélération du nucléaire au Québec pourraient se concrétiser par les mesures suivantes: 1) le développement, par l'Hydro-Québec, du potentiel nucléaire actuel de Gentilly.La construction en sérié, sur un même terrain, de quatre unités identiques aura comme effet de diminuer les coûts de revient unitaires et de diminuer la durée des travaux.De cette façon, 2 400 000 à 3 000 000 kilowatts pourront facilement s’ajouter au réseau, dès 1982, 2) la construction d’une usine d’eau lourde dans le but de satisfaire les besoins de la première tranche du programme nucléaire québécois suggéré, 3) attirer les industries nucléaires au Québec.Cela pourra LIBRE OPINION Les intellectuels péquistes et le directeur du Devoir par GERARD ETIENNE L’auteur de cette I i h r e o p i n i o n e s t professeur au département de français de l'université de Moncton.Il ne saurait être question de défendre Claude Ryan.Il a assez de courage pour justifier (comme il l’a fait) son option politique.Mais tout se passe aux yeux des intellectuels péquistes, depuis le 29 octobre, comme si le directeur du DEVOIR venait de vendre le territoire du Québec aux sociétés multi-nationales pour quelques sous.Tout se passe comme si M.Ryan venait de cautionner les injustices dont sont victimes des groupes de Québécois affectés à renseignement ou à la fonction publique.De là des interpretations unilatérales sur son option politique.La raison est simple.L'intellectuel péquiste n’a pas réussi à établir, chez Claude Ryan, une ligne de démarcation entre le journaliste et l'homme.Que le journaliste intervienne dans les grands débats socio-politiques; qu'il ait dénoncé les mesures de guerre comme des mesures anti-démocratiques; qu’il ait critiqué sévèrement l'administration de M.Robert Bourassa: cela fait partie du rôle d’un éditorialiste qui, tout en évitant l’extrémisme au niveau de l’analyse et de l’interprétation des faits, reste soucieux de la bonne marche de l’administration publique.Là ne s’arrête pas le travail du journaliste.En dehors Editions Hurtubise - HMH, 380 ouest, rue Craig Montréal 126 849-6381 (filles Marcotte Lu voyage récit Dans un B-747, à distance égale de Montréal et de Paris, de son passé et de son avenir, un homme est assis.Et voici, il lui semble qu'il entend, de très loin, quelque chose qui se brise.de son idéologie personnelle, il ne cherche pas à camoufler des faits.Sur ce point, les intellectuels péquistes se rappelleront qu’en 1966, le journaliste Ryan a eu le courage de reconnaître la pertinence de l’idée d'indépendance telle que véhiculée par le R.I.N.Depuis 1966, le journal qu’il dirige a tou-, jours accordé une place de choix aux textes indépendantistes.Le DEVOIR est le seul journal qui, sur le plan théorique, aura imposé l’image du P.Q.Claude Ryan est allé plus loin.Sans cautionner l’action du F.L.Q., il a fait de son mieux pour récupérer Pierre Vallieres.Durant la crise d’octobre, il a défié la raison d’Etat et endossé un discours de M.Claude Cas-tonguay qui, pour la première fois à l’Assemblée nationale, invoquait des phénomènes de frustration individuelle ou collective, phénomènes qui engendrent la violence.Et si à plusieurs reprises, le journaliste insistait sur une révision constitutionnelle, une politique rationnelle de bilinguisme, c’était moins par opportunisme que par l’obsession des formules capables de garantir à la nation québécoise des libertés quant à la gestion des affaires découlant de la juridiction provinciale.De plus il s’est opposé fermement a la corruption politique, il a dénoncé les manoeuvres des libéraux en 1970, il s’est attaqué vigoureusement à la politique anti-démocratique de M.Jean Drapeau et aux menées provocatrices d’un ancien directeur de la police de Montréal.Tout cela ne peut laisser indifférent quiconque est sensible aux jeux de la droite, à la prostitution politique telle que nous la vivons en Amérique du Nord.L’homme et son idéologie A côté du journaliste, il y a aussi l’homme et son idéologie.Que cet homme soit le disciple des personnalistes chrétiens, et qu’a un moment de l’histoire, il décide, sans IVIIIS niiout KT i;rsn/ contrainte, de choisir une option politique, nous ne possédons pas encore dans le temps des données nous permettant de porter un jugement global sur cette option.Nous savons que logie progressiste.Plus que cela: Ryan aurait pu, comme de nombreux bourgeois québécois, récupérer le mouvement indépendantiste.Dans un Québec indépendant, l'homme l’homme Ryan s’est montré Ryan n’aurait rien perdu.Une souvent sévere pour les thé- fraction des classes moyen-ses marxisantes (je ne dis pas nés dont il se fait souvent le marxistes; une référence aux porte-parole et qui auraient déclarations d’Yvon Charbon- maintenu au même rythme neau prouvera qu’il n’a pas en- leur niveau de vie (l’indépen-core digéré les études de dance du Québec ne signifie Marx, d’Engels ou de Lénine) pas la mort de l’enseignement, sur le développement socio- ni de la fonction publique voi-économique de la collectivité re un ralentissement dans la québécoise, qu’il a maintes consommation du Coke, du fois condamné des déclarations lait, du pain et d'autres proextrémistes qui d’après lui duits alimentaires ou vesti-ne peuvent empêcher les en- mentaires) l'aurait mythifié à fants des quartiers défavorisés l'instar de Parizeau, de Mode Montréal d’être privés de rin, de Michaud etc.pain.Sur le plan idéologique, la position de l’homme Ryan n’est pas différente de celle de Roger Garaudy.Nous irons plus loin: Ryan eût-il choisi l’option indépendantiste, cela n’aurait pas modifié le comportement de l'électorat québécois.Au contraire.Il se serait même heurté à l'opportunisme de certains clans péquistes.Et puis il faut du courage pour s’opposer à la mode.Un psychiatre de la trempe de Camille Laurin pourrait facilement aboutir a cette conclusion: dans certains milieux petits bourgeois, le péquisme est plus un défoulement du moment (au sens sartrien du terme) qu'une conviction inébranlable axée sur une idéo- • rieurs d’amour • Fleurs de joie , • Fleurs damiijé XctUrà Voit- FLEURISTE 91 ouest, boul.Crémazie Montréal Tél.: 381 -176$ 354 661-7756 Les fausses explications En avril 1970, il y avait QUOI DE NEUF.Il y avait aussi les coups de la Brink’s.Suite à la page 6 IMPORTATIONS FRANÇAISES Jupes - pantalons - tricots faits main, pour les jeunes.Appelez: Viviane 844-2738 Vous avez peur que VOTRE DENTIER ne tienne pas?Vous craignez que votre dentier no vous “lâche” au mauvais moment?La poudre adhesive FASTEETH >< le tiendra plus solidement et plus longtemps.Evitez la gêne! l’our votre confort et votre tranquillité, employez la poudre adhesive FASTE ET H.Un dentier qui fient est indispensable à votre santé.Consultez votre dentiste régulièrement.Collection L'arbre • $3.75 En vente partout s;* les éditions la presse ANGLAIS- ESPAGNOL ALLEMAND COURS DE CONVERSATION OFFRE $ SPÉCIALE VALABLE CETTE SEMAINE SEULEMENT 20 SEMAINES - JOUR - SOIR DÉBUT DES COURS: JANVIER 1974 Étage F.Place Bonaventure 878-2821 LPS Reconnue per le Ministère de l'Éducetion Permis no 749766 (Culture personnelle) nucléaires se faire moins par des incitations financières que surtout par l’assurance de commandes régulières, à long terme, 4) le lancement, au Québec, d’un programme de recherche en génie nucléaire destiné à épauler les efforts de recherche et de développement en technologie nucléaire, avec emphase sur des problèmes tels que la sécurité, l’économie et l’impact sur l’environnement.5) une campagne d’éducation du public en vue d’éliminer les craintes dûes à l’ignorance dans le domaine nucléaire.En ce qui concerne le ralentissement du projet de la baie James, cela pourra avoir comme conséquence heureuse une meilleure planification, plus harmonieuse, qui puisse davantage respecter la nature et les hommes, sans devoir sacrifier quoi que ce soit aux impératifs d’un échéancier implacable.La proposition suggérée sera-t-elle jugée acceptable?Et par qui?Il est evident que des études préliminaires sérieuses — technioues, économiques et écologiques — devront en examiner les divers aspects.Idéalement, les résultats devraient se présenter sous forme d’options et la population invitée à faire son choix.Afin de garantir l’impartialité des études, un organisme indépendant, que l’on pourrait désigner par “Conseil supérieur de l’énergie” par analogie au Conseil supérieur de l’éducation, devrait superviser les résultats des travaux et en faire des rapports publics.Les recommandations de ce Conseil, dont l’existence ne dimihpe-rait en rien l’importance des comités parlementaires, se prêteront mieux à un débat public tout en_facilitant la tâche des législateurs et des organismes décisionnels.Bien entendu, dans une perspective plus large, sur laquelle nous reviendrons plus tard, le Conseil supérieur de l’énergie serait appelé à se prononcer également sur d’autres problèmes énergétiques.A notre avis, la mise en place d’un tel Conseil, en plus de renforcer le processus de la démocratie de participation.pourra contribuer, par ses vues à long terme, à clarifier les sujets controversés et éviter ainsi les pires conséquences possibles de la crise de l’énergie: la confusion et 1 affolement.De renommée internationale, l'artiste-peintre FERNAND LABELLE B.A., M.A., Bac.Péd-, LA.G.expose ses récentes peintures au REINE ELISABETH de mercredi, le 21 nov.au samedi, 24 nov.inclusivement Ouvert: de 10 6 22 heures, tous les jours sans interruption VENTE D'ECOULEMENT TRICOTS IMPORTES D'ITALIE Robes, manches longues avec collet roulé.Rég.de S49.à $59.SPECIAL $15.Robes, chemisier, boutonnes à lavant.Rég.$48.SPECIAL $15.Robes de style classique avec fermoir.Finition à la main.Reg.$69.SPECIAL $15.Ensembles deux pièces, jacquette et pantalon.Rég.$59.SPECIAL $18.Ensemble deux pièces, jaquette et pantalon.Rég.$59.SPECIAL $5.Tricots, blouses ou chandails, manches courtes.Rég.$15.SPECIAL $2.99 CREATION DE MODE ECUSSON Inc.6970 rue St-Denis, PRES DU METRO JEAN-TALON angle rue Bélanger Toutes les ventes sont finales.Pas de remtxmrsement.Pas de retouches.Complets faits sur mesure par ÇfîocieÛjTSiml) Le chic jaillit d'un ensemble de petits détails qui se cnmpénètrent et s'assortissent harmonieusement les uns aux autres.C'est donc à ceux-là qui recherchent le summum de l'élégance que nous offrons des complets taillés à la main et confectionnés par les habiles artisans de Society Brand, conformément à leurs mesures individuelles.À cette fin, nous tenons à leur disposition tout un choix de tissus nouveaux, de la plus haute qualité.Magnifique choix de cravates "Langvin" se mariant à ces complets A(tnt pas Ht la sortit du métro Btrri tt Ste Cafhtrint COMPLETS Society Brantl soc ir.i v BRAND Stationnements gratuits coin Btrri tt Stt-Cathtrint Tél.: 288-6153 Auparavant chez H.Prévost Ltée, coin Ste-Catherine et SI Denis «;•. a a -—IfLPevoir, jeudi 22 novembre 1973 Jean Chrétien suivra pat Claude Lemelin ~ Fort soulagé d'apprendre que le gouvernement Bourassa, en plus .e Preyaloir de ses recours légaux contre la decision du juge Malouf, c'est r!sieneta négocier avec les Indiens et les Inuits du territoire de la oaie James, le gouvernement fédéral a nimence a mobiliser les pouvoirs et les moyens considérables qui sont les A«n* ~~ .notamrnent au ministère des mtaires indiennes et au bureau du Conseil prive — pour trouver et appliquer ddnS.uiS mei‘leurs.délais une solution equitable du problème qui paralyse depuis jeudi dernier la Société de développement de la baie James ainsi que sa myriade d'associés et contractants.Deux décisions prises par les autorités québécoises, sitôt qu’elles furent remises de leur désarroi initial, ont suscite des commentaires particulièrement tayorables à Ottawa et permis à l’administration fédérale de se pencher sur le dossier de la baie James avec l'empressement qu’exige l’interruption des travaux par ordre de la cour.C’est d'abord l’invitation expresse, adressée par M.Bourassa au ministre fédéral des Affaires indiennes, M.Jean Chrétien, d'assister ou de se faire représenter à tous les pourparlers entre Québec et les porte-parole des communautés aborigènes; c’est ensuite la nomination du nouveau député de Mont-Royal et ancien sous-ministre adjoint des Affaires indiennes, M.John Ciaccia, comme représentant personnel du premier ministre québécois — donc négociateur en chef de la province dans cette affaire.Ces deux initiatives québécoises ont enfin permis à M.Chretien de s’occuper directement du litige qui oppose le gouvernement du Québec aux groupes indiens et inuits et d’assumer dans les conditions les plus favorables un rôle de médiation.Non pas celui d’un médiateur neutre, souligne-t-on dans les milieux fédéraux, car Tes devoirs du mi- de près les négociations avec les Indiens nistre comme tuteur des aborigènes et curateur de leurs biens l’oblige, comme M.Chrétien l’a répété encore hier aux Communes, à chercher “à maximiser les bénéfices sociaux et économiques des Indiens”.Comme “les Indiens ne s’opposent pas systématiquement au développement de la baie James” a rappelé encore le ministre, sa médiation peut également tenter de hâter le plus possible la reprise des travaux.C’est ainsi que M.Chrétien a passé presque toute sa journée de mardi à s’entretenir avec les représentants des Indiens et ceux du gouvernement du Québec.“J’ai passé quelque temps avec les Indiens seuls, puis avec les gens du gouvernement québécois seuls, et j’ai enfin réuni les deux parties”, de commenter hier au sortir des Communes M.Chrétien, après avoir fait état de “progrès” sur le parquet de la Chambre, et nié avoir tenté de troquer les droits des aborigènes contre un règlement rapide et en espèces, comme l’en avait accuse le critique conservateur Flora Macdonald.Ces pourparlers, a dit encore le ministre, s’accéléreront aussitôt que les procédures entamées en Cour d’appel laisseront quelque répit aux parties.Et puisqu’il a reçu des Indiens une invitation expresse de s’intéresser directement à l’affaire, M.Chrétien ne craint plus d’être “paternaliste” en ce faisant- L’ouverture de ces négociations a obligé le ministre à se cantonner à l’avenir dans un mutisme certes frustrant pour la presse mais nécessaire pour qu’agisse l’alchimie délicate du compromis.Signalons que le gouvernement du Québec n’avait guère prisé, la semaine dernière, que M.Chrétien exprime sa satisfaction aussi ouvertement qu’il l’a fait à la suite du jugement Malouf; et Québec l’a fait savoir au ministre lui-même aussi bien qu’aux responsables de la diplomatie fédérale-provinciale à Ottawa, lesquels relèvent directement du premier ministre Trudeau.Ces protestations ont sans doute contribué aussi à inciter M.Chrétien à la prudence.On l’a d’ailleurs vu, aux Communes hier, se concerter avec M.Trudeau et avec le ministre Marc Lalonde, un vieux routier des tractations entre Québec et Ottawa.Bref, on estime à Ottawa que tous les ingrédients nécessaires à la recherche d’un compromis, dans l’affaire de la baie James, sont maintenant réunis.Une force majeure — l’intervention de la cour, certes sujette à révision par des instances supérieures mais néanmoins fort éloquente — a amené le gouvernement Bourassa à la table de négociation, la nomination de M.Ciaccia, en qui les Indiens ont confiance, a effacé la bourde commise par Québec en se faisant représenter par des procureurs dont ceux-ci avaient des raisons de se méfier; la présence de M.Chrétien aux pourparlers, souhaitée désormais par Québec, qui avait d’abord cherché à l’évincer, contribue aussi à inspirer confiance aux Indiens tout en permettant au ministre fédéral d’user de son influence pour faciliter un règlement hâtif qui ne compromettra pas trop l’aménagement hydroélectrique du bassin de la baie James.“Dans cette affaire, nous nous sommes toujours refusé à forcer la main à qui que ce soit, par exemple en pratiquant quelque chantage auprès de Québec où en usant d’autres compétences fédérales pour bloquer le projet de la baie James jusqu’à ce que le problème des droits indiens ait été résolu à notre satisfaction, de commenter un haut fonctionnaire d’Ottawa.Nous étions plutôt partisan d’une solution négociée, or il est maintenant permis tout au moins d’envisager la négociation d’un compromis.” Mais touchons du bois.suites de la première page LA SESSION vrait pas dépasser un quart d’heure.Et, pour faire suite à une démarche concrète du chef de l’Opposition, M.Jac-ques-Yvan Morin, le premier ministre a annoncé hier que le texte serait lu en entier en français; seuls, quelques courts passages seront lus en anglais, mais rien de ce qui sera dit en anglais ne devra revêtir un caractère inédit.Lors de l'ouverture de la précédente session, on s’en souvient, le chef parlementaire du Parti québécois, M.Camille Laurin, avait vivement protesté non pas contre la lecture de quelques passages du discours en anglais, mais contre le fait que certaines décisions du gouvernement n’étaient annoncées qu’en anglais.Telle chose, dit-on.ne se reproduira pas cette année.Dans sa lettre à M.Jacques-Yvan Morin, le premier ministre précise que “le texte du lieutenant-gouverneur sera lu en entier en français et que, comme par le passé, des passages seront lus en anglais ".Le problème qu’a voulu soulever M.Morin dans une lettre adressée au chef du gouvernement cette semaine porte donc sur le contenu des passages anglais, non sur le principe de l’usage de l’anglais, principe reconnu par le PQ.On précise dans l’entourage du premier ministre que la session sera, non pas ajournée dans la semaine du 14 décembre, mais bien prorogée, de telle sorte que le gouvernement aura tout le temps voulu pour préparer un nouveau message inaugural qui, à l’ouverture de la deuxième session, porterait davantage sur les grands thèmes auquel les libéraux ont attaché quelque importance lors de la campagne électorale: souveraineté culturelle, nouvelles me- ¦ la météo Le système de haute pression qui a persiste au-dessus du Quebec ces derniers jours se déplacé lentement vers lest.Il laisse en arriéré une circulation du sud qui entraînera un réchauffement marque pour les prochains jours.Une perturbation qui se trouvait hier après-midi au-dessus des Grands-Lacs amènera des nuages puis de la pluie sur le sud-ouest du Quebec.En avant de la perturbation les vents seront forts allant jusqu’à 25 milles à l’heure Le Bas-du-Fleuve connaîtra ces memes conditions durant la journée de jeudi L’air plus sec et plus chaud en arrière de la perturbation amènera un dégagement graduel jeudi sur le sud-ouest de la province.Outaouais, Montreal, Cantons de l’Est, Laurentides: pluie cessant durant la matinée.Dégagement partiel en après-midi.Venteux Maximum de 45 à 50.Aperçu pour vendredi : nébulosité croissante • Abitibi.l’ontiac-Temiscamingue, St-Mau-rice.Chibougamau: pluie cessant en après-midi et demeurant nuageux par la suite.Venteux Maximum près de 45 Aperçu pour vendredi.Généralement nuageux • Lac St-Jean.Québec: pluie cessant en après-midi suivi d'un dégagement partiel en soiree.Venteux.Maximum près de 45.Aperçu pour vendredi: nébulosité croissante.• Baie-Comeau, Kimouski.Gaspe.Sept-Iles: périodes de pluie et venteux.Maximum près de 40 Aperçu pour vendredi: généralement ensoleillé sures de développement économique, politique de la langue.Ainsi, M.Bourassa serait dispensé dans le discours qui sera lu aujourd’hui d’annoncer dès maintenant des mesures et des programmes qui ne sont pas encore au point.Mais peut-être voudra-t-il y faire des références en termes généraux.A l’Assemblée nationale, où la majorité ministérielle écrasera la minuscule opposition du Parti québécois, les deux creditistes n’auront pas le statut de parti reconnu.Ainsi en a décidé hier le président de la Chambre, M.Jean-Noël Lavoie, dont le gouvernement proposera la réélection au fauteuil de la présidence cet après-midi, avec l’accord de l’Opposition.Par contre MM.Camil Samson et Fabien Roy seront pourvus d’un budget de recherches et de locaux plus spacieux que ceux auxquels ils auraient normalement eu droit.Sur les 110 députés de la Chambre, on dénombre 38 nouveaux venus qui, au cours de cette première et courte session, pourront à loisir se familiariser avec la procédure parlementaire et les usages de la maison.Outre M.Lavoie, deux vice-présidents de la Chambre seront aussi confirmés dans leurs fonctions: MM.Robert Lamontagne (Roberval) et Harry Blank (Saint-Louis).ESPIONS d'oeuvre étrangère au Québec et publié des informations sur les liens qu’elle disait exister entre des criminologues montréalais et des régimes répressifs ailleurs dans le monde.Avant de convoquer les journalistes, hier, l’APLQ a tenu à s’assurer qu’il ne s’agissait ni de thermostats, ni de dispositifs d'alarme.L’APLQ est propriétaire de cet immeuble qu elle occupe depuis le 1er juillet.Depuis mai, un permis d’occupation demandé est à l’étude par la ville de Montréal.M.Lavoie affirme que les services de la santé et des incendies ont produit un rapport positif mais oue l’état-major de la police de la CUM étudie toujours cette demande d'occupation.En plus d'une imprimerie de l’APLQ et des salles nécessaires à la documentation, aux réunions et à la rédaction, cet immeuble héberge la coopérative de déménagement du 1er mai ainsi qu’un local des étudiants de l’UQAM.L’APLQ a un correspondant à Beyrouth et un autre à La Havane.Ses locaux servent périodiquement à des groupes populaires pour des réunions de citoyens ou de comités d’action politique.Au nombre des hypothèses non écartées, M.Lavoie retient que des “étrangers” (ni Québécois, ni Canadiens) aient demandé que l’on surveille ainsi les activités de l’APLQ; il rappelle toutefois que la procédure de retenir aussi longtemps un permis d’occupation est inhabituelle.Les conseillers juridiques de l’agence n'éliminent pas la possibilité de procédures contre la compagnie Bell dont l’équipement aurait pu être utilisé pour des fins autres que celles que vise ce service public.L’APLQ compte 17 collaborateurs à l’imprimerie et aux services de rédaction et de documentation; ce ne sont pas des salariés mais des sans-travail ou des travailleurs qui donnent bénévolement de leur temps pour assurer une permanence à l’agence, explique M.Lavoie.Enfin, l’APLQ espère que la commission parlementaire (fédérale) se l’écoute électronique s’intéressera au plus haut point à la découverte de dispositifs d'écoute, 24 heures à peine après que trois criminalistes se soient plaints d’avoir été espionnés de la même manière.En octobre, ce sont deux membres de la SSJB de Montréal qui avaient appris que depuis six mois environ, la police avait relié leurs lignes téléphoniques k des tables d’écoute.DRAPEAU rue Sherbrooke et de passer sans encombre et en toute sécurité du quadrilatère olympique au Jardin botanique.M.Drapeau s’est adressé à ses conseillers sur le ton d’un général irrité de voir ses troupes peut-être flancher sous les attaques répétées “de l’opinion contestataire”, a-t-il dit, dont toutes ne sont pas exprimées par l'opposition électorale dont j’ai parlé tantôt, mais dont on n’entend jamais la voix pour approuver Montréal quand Montréal plante des arbres, et Montréal en plante beaucoup.“La coupe des arbres ne fut pas, comme on l'a dit, qu'une entreprise d’abattage; au contraire, ce fut un programme de sauvegarde, et nous avons en réaménageant le tracé de la rue Sherbrooke épargné 250 ormes que le premier tracé aurait condamnés à la disparition”, a-t-il ajouté.Quant à ceux que nous avons épargnés, vulnérables eux aussi comme tous les autres de leur espèce à cette maladie des ormes qui nous a obligés à en abattre 500 au cours du seul été dernier, si jamais la maladie les attaque il se trouvera bien quelqu’un ou quelque opposition pour soupçonner le maire Drapeau de les avoir contaminés, a-t-il poursuivi à la troisième personne du singulier.Dans une allusion à une intervention précédente, où il était question des célèbres culottes à Vautrin, qui valurent la victoire à Duplessis en 1936, M.Drapeau a repris: “Et maintenant une opposition voudrait bien me coller avec les ormes à Drapeau”.La décision la plus importante hier au conseil: on a décrété le gel des permis de construction des bâtiments d’habitation jusqu’à la mi-janvier, date à laquelle le conseil examinera en deuxième lecture, et a la lumière de nombreuses suggestions qui ne tarderont pas à venir, les nombreux amendements du règlement 3411, qui, adopté en principe hier, modifie la superficie des planchers, la hauteur des conciergeries et les espaces d’implantation.Suivant les amendements, l’implantation d'un bâtiment d’habitation, une conciergerie par exemple, ne devra pas occuper plus de la moitié de la superficie du terrain sur lequel elle est construite.Dans l’attente de l’examen article par article du nouveau projet, salué comme un progrès notable pour améliorer les conditions de l'habitat à Montréal, mais déjà mis en doute par les constructeurs, aucun permis de construire ne sera donc délivré par l'hôtel de ville.Les nouvelles dispositions ne s’appliquent ni au commerce ni à l’industrie, ni par exemple au projet Concordia dont l’examen se fait suivant le mérite de son schéma global d’amenagement.ISRAËL-ARABES aplanir les divergences.De même, M.Kissinger a qqalifié de question-clé la participation palestinienne à une telle conférence.On sait qu’une délégation de la Résistance, conduite par le leader de l’OLP, M.Yasser Arafat, se trouve en ce moment en Union soviétique.Quant aux modalités de participation palestinienne, M.Kissinger estime que cette question, touchant aussi bien Israël que la Jordanie et d'autres pays arabes, devrait être laissée, quant à son organisation, aux participants eux-mêmes.Selon M.Kissinger, le règlement de paix doit comporter: • le retrait des troupes israéliennes dans le cadre de la résolution 242 (1967) du Conseil de sécurité; • la sécurité des pays de la région; • d’éventuelles garanties assurées par de tierces puissances; • le statut de Jérusalem; • le problème palestinien.Ce sont ces points que le secrétaire d'Etat a évoques hier avec son collègue israélien, M.Abba Eban, avant le départ de celui-ci pour Israël.M.Eban Z es intellectuels péquistes et le Devoir Suite de la page 5 Aujourd'hui, c’est Ryan et la peur.La peur! parlons-en.Si l’on étudie sérieusement la question québécoise de 1963 à nos jours, on se rendra compte que les intellectuels eux-mêmes ont engendré la peur dans la cité.Ils avaient peur de Pierre Bourgault, de Mme Feretti, de Cnartrand, de tous les anciens ministres lesquels avaient compris que I indépendance du Québec devait se faire avec et pour les masses urbaines et rurales.Ils avaient peur de nombreux militants qui ont créé des comités de citoyens, essayé de faire l’éducation politique des masses de Montréal Mais cette peur a été dissipée lorsque des bourgeois québécois ont récupéré le mouvement indépennantiste.Dès lors, puisque les structu- res sociales ne sont pas remises en question, on sait que nos privilèges sociaux seront sauvegardes, que nous continuerons à jouir de tous les avantages accordés aux classes moyennes québécoises de 1960 à nos jours.Et si les masses urbaines et rurales du Québec faisaient à rebours le même calcul?Notre comportement l’aura justifié.Elles ne se reconnaissent pas dans notre évolution intellectuelle.Dans nos centres culturels nous leur imposons des schèmes de valeurs opposés à leur niveau culturel.Par manque d’esprit critique, nous contribuons à la désagrégation de leur cellule familiale.Nous élargissons quotidiennement le fossé qui nous sépare des bûcherons, des fermiers, des pêcheurs, de tous les ruraux dont nous sommes issus et que nous mé- prisons.Alors entre deux équipes d’hommes, séparés seulement par des réformes de superstructure, le choix s’impose de lui-même.Les masses ne sont pas aussi démunies qu’on le pense.Instinctivement elles sont témoins de nos ambivalences sociales, de nos déchirements.Et puis ne l’oublions pas: les masses âssument toujours leur choix politique.Au prix de tous les sacrifices.Si elles n’ont pas totalement répondu à l’appel du PQ, c est moins par un phénomène de peur ou d’insécurité que par cette barrière ou’inconsciemment certains intellectuels péquistes auront dressée entre poètes, sociologues, économistes d’avant-garde et les travailleurs qui, pour l’heure, identifient leur cause à celle des travailleurs de l’Amérique du Nord et non à la cause d’un groupe de bourgeois opportunistes (.) Nous ne croyons pas que le DEVOIR soit responsable de l’échec, dans certains secteurs de la population québécoise, du séparatisme.Ce journal est le seul au Canada dont la contribution au réveil de la petite bourgeoisie ne saurait être mise en doute.MM.Jean-Marie Poupart, Claude Jasmin, Hubert Aquin, François Hébert, André Major voudront bien retenir ceci: dans une lutte politique donnée, il vaut mieux faire un demi-pas en avant avec une équipe comme celle du DEVOIR ue cent pas en arrière avec es intellectuels petits bourgeois dont l’attitude consiste a frustrer, traumatiser, écraser les autres ou réduire ces derniers à l’état de sous-hommes.Sur ce point nous ne ferons aucune concession.Au niveau politique, bien entendu.a déclaré que son gouvernement n’avait encore pris aucune décision sur la tenue de la conférence mais que les “idées utiles” exposées par M: Kissinger seraient étudiées avec soin dès son retour.M.Eban a ajouté que son gouvernement ne pouvait prendre aucun engagement fondamental avant les élections générales du 31 décembre.Ce qui ne veut pas dire qu’Israël n’engagera pas le “processus des négociations” plus tôt.De même, le ministre israélien a souligné pour ce qui est de la Syrie, le préalable à assurer est l’échange des prisonniers et, à ce propos, M.Eban a souhaité que Moscou exerce son influence sur Damas.De même, si Israël juge “naturel que le problème palestinien trouve sa solution dans le contexte israélo-jordanien”, M.Eban ne trouve aucune “justification à la participation de la Résistance palestinienne.” Dans ce contexte, on rappelle que M.Kissinger, lors du dîner donné lundi Ear l’ambassadeur d’Israël, M.Simha •inits, a déclaré: “Il n’y a' .a pas de paix dans le monde si la sécurité d’Israël venait à être menacée.Ensemble nous bâtirons une paix juste et durable comme nous avons ensemble fait face aux défis du passé”.Le premier obstacle à vaincre sur le chemin de la paix est justement constitué par la rencontre, aujourd’hui, au kilometre 101, entre les généraux Yariv (Israël) et Gamassy (Egypte), en présence du commandant des Casques bleus, le général Ensio Siilasyuo.Cette rencontre, qui porte en particulier sur le “désengagement des forces” risque d’aboutir à une impasse du fait de l’interprétation différente qu’en don- nent les deux parties.Et à la veille de cette réunion décisive, alors que le président Sadate d’Egypte tenait un conseil suprême de ses chefs militaires pendant près de quatre heures, Mme Meir déclarait qu’Israël "n’a pas l’intention de se suicider”.Elle s’est étonnée qu’on veuille par exemple proposer des garanties à Israël en dépit de la paix souhaitée pour la région.Dans cet ordre d’idées, un sondage publié hier en Israël indique que la majorité des Israéliens est favorable au retrait de presque tous les territoires occupés en échange de la paix.Toutefois, 83% de ces personnes interrogées croient qu'il y aura une nouvelle guerre avec les Arabes.Fendant ce temps, le rapatriement des prisonniers israéliens et égyptiens s'est poursuivi et un porte-parole de l’ONU a annoncé hier que l’opération serait terminée aujourd’hui.Le nombre total des prisonniers sera en définitive de 230 Israéliens et de 8,104 Egyptiens.Le même porte-parole a ajoute que le ravitaillement en eau et en vivres de la 3e armée égyptienne et de la ville de Suez se poursuit de manière satisfaisante en dépit de quelques accrochages entre Israéliens et Egyptiens marqués par des tirs de blindés et de mortiers.Au moment où arrive au Caire une délégation de 22 membres du Congrès américain, on était perplexe hier soir quant à l’issue de la rencontre d’ajournement au Km 101.Avec un sommet arabe dans quelques jours à Alger, le président Sadate pourra-t-il consentir un compromis?De même, à la veille d’élections législatives, le gouvernement Meir pourra-t-il céder sur le point majeur du retour aux lignes du cessez- le-feu du 22 octobre qu’il avait précédemment jugées “illusoires et hypothétiques”?Il reste également un grand point d’interrogation que les démentis officiels n’ont en rien explicité.Est-il vrai que Moscou a fourni récemment des armes nucléaires à l’Egypte?Le porte-parole officiel égyptien a démenti hier cette nouvelle alors que le secrétaire d’Etat américain estimait que c’était là une “évidence non confirmée”.On rappelle qu’une telle possibilité aurait été à l’origine de l’alerte nucléaire déclenchée par les Etats-Unis.M.Kissinger a refusé de publier la correspondance échangée à ce sujet en octobre entre MM.Brejnev et Nixon, pour éviter ce qu’il a appelé “l’esprit de confrontation” avec Moscou à un moment où la collaboration de l’Union soviétique est nécessaire au processus de la paix.BLOC-NOTES Suite de la page 4 de la fameuse 51.Nous aurions, ainsi qu’on le redoutait en certains milieux dès l’adoption de la loi en question, une commission occupée à mener sa propre enquête et devenant ainsi incapable de se prononcer sur les excès que peuvent commettre ses hommes.En somme, une enquête s’impose, mais il se peut, si l’on découvre dans les derniers événements la trace de la commission d’enquête sur le crime organisé, que cette enquête se révèle encore plus délicate que ce qu’imagine la Fédération des avocats.Laurent LAPLANTE La Cour d'appel entend les représentations des par Guy Deshaies Les juges Lucien Tremblay, Paul Casey et Jean Turgeon, de la Cour d’appel du Quebec, décideront probablement aujourd’hui s’ils suspendent l’injonction interlocutoire prononcée par le juge Albert Malouf jeudi dernier arrêtant tous les travaux à la baie James.Hier, les trois juges ont entendu les représentations des avocats des Indiens de la baie James à l’encontre de cette requête en suspension d’injonction et ils ont ajourné à ce matin pour reprendre les auditions.“Nous verrons alors si nous avons besoin d’autre chose”, a déclaré le juge en chef Lucien Tremblay au moment d’ajourner.Car la Cour d’appel est saisie d’une double demande de suspension d’injonction.En premier lieu la Société de développement de la baie James lui demande de suspendre immédiatement en attendant son jugement sur la requête principale de suspension, puis elle demande à la Cour d’appel de suspendre l’injonction jusqu’au jugement final qui doit suivre l’émission de l’injonction interlocutoire.Il est arrivé en de très rares cas que la Cour d’appel ait suspendu l’application d’une injonction lorsqu’il y avait preuve d’une erreur manifeste en droit du premier juge mais le cas d’une suspension immédiate avant jugement au mérite sur la requête de suspension ne semble pas se retrouver dans notre jurisprudence.Hier, les avocats des Indiens, Mes O’Reilly et Litvack, ont consacré la journée à démontrer par les faits et par la jurisprudence que l’injonction doit, selon un principe général de notre droit, demeurer en vigueur durant les instances instituées pour la contester.Ils ont invité les juges de la Cour d’appel à respecter la discrétion que le législateur a donné au juge de la Cour supérieure en matière d’injonction et ils ont fait valoir que si la Cour d’appel suspendait l’injonction elle statuerait automatiquement sur le fond du jugement de première instance, ce qui signifierait d’o-res et déjà qu’elle s’est prononcée définitivement sur la requête principale.Le juge Tremblay a déclaré que la Cour d’appel pourrait entendre dès janvier prochain la requête principale mais Me O’Reilly s’est employé à démontrer que le tort subi par les Indiens depuis le début des travaux se poursuivrait durant ces deux mois et que la suspension du jugement Malouf, attendu pendant un an par les Indiens, aboutirait à une situation de fait qu’on ne pourrait plus corriger.Citant abondamment le jugement Malouf, Me O’Reilly a fait une longue preuve que le poids des inconvénients faisait pencher la balance du côté des Indiens et InuiLs pour qui l’intégrité du territoire occupe par la SDBJ constitue non seulement un moyen de survivance mais la principale valeur spirituelle et culturelle de ces populations.Reprenant les propos du juge Malouf, Me O’Reilly a répété que la destruction du gibier, de la flore, de la faune aquatique, de la forêt par plus de 5,000 Blancs et des tonnes de machineries constituait un envahissement d’un territoire sur lequel les Indiens ont un droit de propriété apparent tout au moins et modifiait la situation d’avant les procédures d’injonction contrairement à la règle générale du maintien du statu quo en matière d’injonction.Le juge Tremblay s’est cependant intéressé soudainement au sort des travailleurs en cause à la baie James et il a cédé à l’impatience devant les répétitions des arguments de Me O’Reilly qu’il a rappelé à l’ordre à plusieurs reprises.Le juge Casey a vainement tenté de convaincre Me O’Reilly qu’il n’avait pas à faire la preuve des droits des Indiens non plus que celle du poids des inconvénients puisque d’une part ces points étaient contenus dans le jugement Malouf et que d’autre part la Cour d’appel n’était pas saisie de ce jugement à ce stade-ci des procédures.Mais comme Me O’Reilly est convaincu que l’ordonnance de suspension, au cas où elle émanerait, équivaudrait à un jugement sur le fond il a tenu à faire valoir ses arguments exactement comme s’il avait à plaider à l’encontre de la demande principale.Me Litvack pour sa part a cité une abondante jurisprudence sur des Des propriétaires de taxi demandent que tes tarifs soient plus élevés Au nom de la Conférence du taxi de la CUM Inc., M.Gérard Brunet vient de saisir la Commission des Transports du Québec d’une demande de tarifs plus élevés que çeux qu’envisage la commission pour la région de Montréal.La Conférence du taxi désire 60 cents en début de course et 60 cents par mille parcouru ainsi que 10 cents par minute d’attente d’une voiture-taxi.L’analyse transmise à la Commission des Transport pour justifier ces nouveaux tarifs fait état de l’augmentation du revenu personnel des Québécois depuis 1969, augmentation dont n’a pas bénéficié le chauffeur de taxi en fonction de la hausse de l’essence, du coût des réparations et d’obligations nouvelles pour les propriétaires de taxi, telles les cotisations à l’assurance-chômage et à la Régie des rentes.M.Brunet mentionne aussi le fait que les voitures, en raison de l’obligation d’acquérir le dispositif antipollution et de posséder un moteur huit-cylindres, de sorte que le nombre de milles parcouru au gallon diminuait d’autant.La Conférence du taxi suggère pour l’avenir que les tarifs pour le taxi soient indexés par rapport aux ventes au détail et par rapport à l’indice des prix à la consommation.Indiens questions plus pertinentes de droit quant au maintien des injonctions durant l’appel En réalité la voie qui s’offre à la Cour d’appel est très étroite puisqu’elle doit, pour suspendre l’injonction du juge Malouf, décider que les conséquences de cette injonction sont désastreuses pour les appelants en vertu d’une preuve extérieure aux faits examinés par le juge Malouf.Ou bien la Cour d’appel se prononce immédiatement sur le fond et alors elle peut prendre argument d’une erreur manifeste du juge Malouf, si tel est le cas à son avis, où alors elle apprécie différemment la balance des inconvénients si, encore là, elle est d’avis contrairement au juge Malouf, que le poids des inconvénients passe avant le droit de propriété des Indiens.Mais puisqu'il s’agit d’une requête en suspension provisoire et que la SDJB n’a pas apporté de faits nouveaux par rapport à la situation qui existait au moment de l’émission de l’injonction il ne reste que peu d’avenues à l’octroi d’une suspension provisoire basé sur une preuve qui n’affecterait pas le fond du litige.Il se peut qu’aujourd'hui la Cour d’appel exprime le désir d’entendre de nouveau les procureurs de la SDJB ou de l’Hydro-Québec et les avocats des Indiens qui ont indiqué hier quelle pourrait tout au plus accorder la suspension très partielle de l’injonction en permettant à certains travailleurs déjà sur place de poursuivre certains travaux précis durant une période bien limitée.t.DÉCÈS Not«z ».v.p, que let avis de décàt doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lendemain.le dimanche : 2 6 4:30 p.m.wia, d i - -a6c uc to ans, esi aeceaee Dame Cecile Desautels, épouse de feu l’Hono-rable Onésime Gagnon, ancien Lieutenant-Gouverneur de la Province de Québec Elle demeurait au Château St-Louis, Québec Elle laisse dans le deuil ses enfants: André, Claude, Renée (Mme Bernard Guimond), Jean France (Mme Claude Pratte).Marie, Cécile (Mme Michel Bergeron); ses soeurs: Mme Burroughs Pelletier, Mme Adolphe Routhier de Quebec, son frère M.Jacques Desautels de Montreal et 21 petits-enfants.Les funérailles auront lieu vendredi, le 23 novembre a 14:30 heures, sous les soins de la Maison Cloutier Limitée, départ de la résidence de_ son fils M.Andre Gagnon, 1335 avenue Pelletier, Sillery, à 14:15 heures pour i église St-Coeur de Marie, et de là àu cimetière Belmont.Parents et amis sont pries d y assister sans autre invitation Com-penser 1 envoi de fleurs par un don à l'Institut de Cardiologie de Québec.2725 chemin Ste-Hoy, Ste-Foy. Le Devoir, jeudi 22 novembre 1 973 * 7 Georges-Emile Lapalme entreprend une lutte contre le "jouai" par Pierre O'Neill Celui qui fut surnommé “le père de la révolution tranquille”, M.Georges-Emile Lapalme déclare que la langue française est sérieusement menacée au Québec.Ancien ministre des Affaires culturelles sous le régime Lesage, M.Lapalme a entrepris ces derniers mois de combattre le jouai qu’il associe à l’anglicisation dans la détérioration et la disparition de la langue française.Devenu président de* la Commission des biens culturels du Québec, Georges-Emile Lapalme s’adressait hier aux membres du Club Kiwanis-Outremont.Cette intervention s’inscrit dans la croisade que M.Lapalme a amorcée pour la sauvegarde de la langue et qui l’amène à prononcer jusqu’à deux et trois conférences chaque semaine.L’opération a pour but ultime de dramatiser le phénomène de dégradation et d’obliger les élites de la société à prendre conscience et s’impliquer.“J’entends revigorer la conscience collective”.Bien avant sa contribution à la révolution tranquille, M.Lapalme fut témoin des noirceurs du duplessisme et il se propose d'ailleurs d’aller voir la pièce de John Thomas McDonough “Charbonneau et le Chef' mettant en vedette Jean Duceppe et Jean-Marie Lemieux à la Place des Arts de Montréal.Mais du même souffle, il dénonce “Les Belles-Soeurs” de Mi- chel Tremblay qu’il compte au nombre des principaux responsables de l’avilissement de la langue.Pour atteindre l’objectif qu’il s’est donné de sauver la langue française, Georges-Emile Lapalme fait appel à tous ceux-là qu’il accuse de trahir la culture; auteurs dramatiques, enseignants, journalistes et combien d’autres.Il a pris connaissance des recommandations de la Commission Gendron mais préfère retenir son appréciation.Il se dit pour l’instant convaincu que l’uni-linguisme ne serait pas efficace comme tentative de freiner l’anglicisation au Québec.Dans l’absolu, l’unilinguisme est une hypothèse discutable, explique-t-il, dans dans la pratique, c’est impensable à réussir.Dans la même mesure qu’il reproche aux élites de contribuer à la dégradation de la langue, M.Lapalme reconnaît que c’est à l’école que devra s’amorcer l’essentiel du travail de revalorisation.Il observe que le jouai emprunte ses infirmités de la langue anglaise et il ne parvient pas à s’expliquer pourquoi tant d’intellectuels se font du jouai une sorte de “gloriette”.Il souligne que certains journaux bien vus font campagne pour sauver des monuments historiques et des vieilles pierres dans les mêmes pages où ils se prêtent à l’avilissement de la langue.“Cela Georges-Emile Lapalme me met en colère.” Ceci dit, il reconnaît que LE DEVOIR et notamment Orner Héroux ont joué jadis le rôle de “hérauts” de la langue française au Québec.Pour Georges-Emile Lapalme, la révolution tranquille du début des années ‘60 ne fut pas autre chose qu’une véritable “explosion culturelle”.Mais le régime Lesage n’a pas cru bon de fournir les moyens à l’Office de la langue française dont il était responsable comme ministre des Affaires culturelles.Et ce fut la principale raison de son départ du gouvernement.En résumé, M.Georges-Emile Lapalme réclame l’éveil de la conscience collective et croit qu’il est encore temps d’agir en suivant l’exemple d’autres pays plus petits que le Québec et qui sont parvenus à l’épuration intégrale de leur langue.Et en terme de conclusion, il déclare “Un peuple qui perd sa langue est un peuple qui se dégrade.” Le troisième secrétaire de /'ambassade canadienne au Caire est rappelé à Ottawa Le troisième secrétaire de l’ambassade du Canada au Caire, M.Pierre Brisson, a été rappelé à Ottawa pour expliquer la critique qu’il a faite de la politique canadienne au Moyen-Orient par le biais d’une lettre au Devoir — la lettre, rédigée le 26 octobre, a paru le 10 novembre.Dans une dépêche d’Ottawa publiée dans la Gazette d’hier, le correspondant Charles Lynch affirme qu’jl y a peu de précédents pour ce geste du ministère canadien des affaires extérieures.Il croit aussi que l’Association professionnelle des fonctionnaires en poste à l’étranger (PAFSO), dont fait partie M.Brisson, ne protestera vraisemblablement pas con- Lfl CROIX-ROUGE TOUJOURS PRÊTE À AIDER tre ce rappel qui survient par suite de ce que Lynch appelle une atteinte évidente aux regies protocolaires du service.M.Pierre Brisson parlait, dans sa lettre, du‘temps où Lester B.Pearson s’efforçait de trouver une solution aux problèmes du Moyen-Orient et du changement qui serait intervenu depuis, le ministère des Affaires extérieures ayant choisi de “s’asseoir sur ses lauriers avec “un parti pris à peine dissimulé pour la cause israélienne”.M.Brisson reproche au ministère dont il relève de ne pas prendre suffisamment de mesures pour que les Palestiniens sortent de leur état de dépendance, et de ne pas favoriser leur entrée dans un pays bien à eux.M.Brisson écrit: On se donne une bien belle image qui fond comme du beurre au soleil lorsque les pays arabes décident de couper le pétrole aux pays qui, comme le Canada, se refusent à voir la réalité et à rechercher des solutions normales et qui, de plus, ferment les yeux lorsque 3,000 “travailleurs bénévoles” canadiens s’en vont en Israël en apprentissage (probablement dans Tart de la guerre).” M.Brisson est Montréalais.Il était rattaché à l’ambassade du Caire comme agent d'immigration envoyé par le ministère fédéral de la main-d’oeuvre et de l'immigration.Il faisait partie du service diplomatique depuis deux ans.L’autre développement que mentionne la Gazette en rapport avec le personnel diplomatique se retrouve dans une lettre que le président de la PAFSO, M.John Marker, vient de faire parvenir au président de la Fédération ontarienne du travail (OFL), M.David Archer, qui dans un discours prononcé au dernier congrès de i’OFL, avait dit qu’Andrew Ross, ambassadeur canadien à Santiago du Chili “puait le fascisme”.Barrett en mission au Québec VICTORIA (CP) - Le premier ministre de la Colombie-Britannique, M.David Barrett, qui voit le 30% des voix accordées au PQ le 29 octobre non comme un appui à l’indépendance du Québec mais un signe de la tendance socialiste des partisans du PQ, quitte son gouvernement insulaire aujourd’hui en direction de Montréal où il s'entretiendra avec M.René Lévesque dans le but avoué de le “gagner” au Nouveau parti démocratique.Cette curieuse mission de M.Barrett sera sans nul doute intéressante, mais on peut mettre en doute ses résultats dès maintenant.M.Lévesque a déjà déclaré que, malgré toute la sympathie qu’il éprouvait pour M.Barrett, il n’avait pas l’intention d’abandonner la cause de l’indépendance pour ses beaux yeux.Pour la formation en assistance sociale OTTAWA (PC) - Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, M.Marc Lalonde, a annoncé hier la mise sur pied d’un programme de séjour de professeurs, destiné a aider les écoles et à améliorer les programmes de formation en assistance sociale.Les institutions admissibles pourront ainsi s’assurer, à compter de l’année fiscale 1974-75 et pour une période de cinq ans, les services de spécialistes qui ont grandement contribue au progrès de l’assistance sociale.Le ministère de la Santé offrira deux bourses de séjour annuellement, et la direction des subventions nationales au bien-être social assurera la réalisation financière du programme.Les universités intéressées choisiront le professeur qu’elles veulent inviter et définiront son rôle, en plus de prendre les dispositions en vue de son séjour.Les demandes doivent parvenir à la direction des subventions nationales au bien-être social avant le 1er janvier 1974 pour l’année académique 1974-75.De son côté, M.Barrett, interrogé sur les résultats qu’il attendait de cette rencontre, a dit: “Que peut-on attendre d’une premiere rencontre entre deux hommes politiques?Néanmoins, il souhaite que cette rencontre ait un résultat positif.En faisant un premier pas vers M.Lévesque, M.Barrett est d’avis qu’il fait un effort pour assurer l’avenir du Canada.Puisque le Parti québécois tend fortement vers le socialisme, il n’aurait qu’à abandonner sa thèse de l’indépendance pour se joindre au Nouveau parti démocratique pour défendre le socialisme démocratique.Si tel était le cas, prédit M.Barrett, le PQ pourrait former le prochain gouvernement au Québec.Ce dernier estime que les Québécois sont un terrain fertile pour la semence du NPD que jetterait le PQ, même si ce parti n’a remporté que six sièges aux dernières élections.Les observateurs ont analysé les motifs qui poussent M.Barrett à faire ce voyage vers M.Lévesque.Certains soutiennent que le premier ministre de la Colombie-Britannique est sincère.D’autres sont d’avis qu’il nourrit des ambitions politiques à l’échelle nationale.Enfin, des mauvaises langues expliquent que M.Barrett a imaginé de se rendre à Montréal pour distraire ses électeurs qui commencent à se demander si les politiques provinciales en Colombie-Britannique sont énoncées par le NPD ou par le gouvernement.D'Ottawa, le premier ministre du Canada, M.Trudeau, a fait remarquer que M.Barrett était d’une grande naiveté s'il croyait pouvoir convertir M.Lévesque au fédéralisme, fusse-t-il socialiste.ivec une canadienne Antartex même les grands froids uijuit ^0.110*4.1.^1111*; xm.iiiaJ même les grands froids n’entravent pas l’élégance.f ¦> leur étaient néee: Aujourd'hui, aprè.-seulement fabriqut 11 .nous fournissions déjà à Sir Kdnmnd Hillary l-i.’ Itfrc < • Il •] l i rl< ttiwitiv loi?c» n • , i n / i t.-?11 ¦ i n 11 i.-vsn mi.-i wvj r« /4 PROVINCIALES A.G.7' 1, 15 ec.1991-87 92 z 93% AM-FC.8, 1er n.1971-69 99 i 100 Pr.N.3.73i, ms 1966-94 97 93 Ont.Hyd.7, 18 s.1992-88 87Va 83'% Ont.Hyd.9, 30 jn 1995-90 105 106 Que.S34, 15 oct.1998-95 101 102'% T.-N.8%, 15 sept.1994 101 Va 102 MUNICIPALES Corn.Ur.Mil fi-îo 1 moi 90 92 Mét.Tor.SV,» 20 oct.W3 98% 99 Va SERVICES PUBLICS Alb.Gas 9'/4 15 déc.1990 101 103 Bel.Tél.91», 14 août 1970 103 105 N & C 9%, |an.5 1990 102 103 TCP Line 9Va 20 jn 1990 104 106 Mar.Tel t Tel.100 INDUSTRIELLE* AU.Gas S'b 1992 95 95 Bq.de Mont.7^ 1987 95 V6 Bq.de Muni.7w*7 a 1982 9a 9/ Bq.N.-E.7’j 1988 951 j 96'% B NS Mge 8 • 979 96 98 Bq.Royale / 1987 95’.’ 96% Bq.Tor.-Dom.7 .1993 95'j 96'2 BM-RT 6% 1973 93 93'% Bell Tél.8' .1994 94% 93’2 Bell 8 1997 93 94 B.C.Tél.3-*j 1993 98 100 Bell Tél.8’ s 1994 95 96 Can.Util.8% 1993 94 95 Cal.Power 8'a 1993 97'% 98'% Can.Cernent 1992 98 100 / MATTAGAMI LAKE MINES LIMITED (No Personal Liability) AVIS est par les présentes donné qu'un dividende par interim de trente cents (30 ) par action et un dividende supplémentaire de frété cents (30 ) par action ont été déclarés par le Conseil d’Adminis tration de Mattagami Lake Mines Limited sur les actions, en circulation, de la Compagnie, payables le 17ième jour de décembre 1973.aux actionnaires inscrits à la clô ture des affaires le 23ième jour de novembre 1973 Par ordre du Conseil P C.ASHENHURST Secrétaire & Trésorier Toronto, Ontario 1 4 novembre 1973.CISC 7'% 1993 95'% 96'% Com inco 8V2 1991 98 99 Const.Gas 8% 1992 98 99 DCS 7% 1991 90 91 Eaton Acc.9 1993 100 101 Falconbridge 7% 1991 90 92 Hudson Bay Àcc 8'i 1993 94 95 Hudson Bay Acc 8% 1991 98 — Husky Oil 8’% 1991 96 97 Inland 8% 1991 96 97 Int.Nickel 8% 1991 99 100 1 PL 8Va 1993 95 96 MEPC, 9Va 1995 ICO 101 Pann.Cann.S3* 1992 99 100 Steinberg 8% 1992 97'% 98'% Steinberg Realty 8% 1993 99 100 Trader V 1991 93 99 TRP 8% 1993 96 97 TRP 8% 1993 98'% 99'% TRP 8% 1992 98'% 99 Va Union Carbide 8% 1992 95 97 WTC 8 1991 9?93 WTC 8 - 1993 96 97 Union Gas 8V2 1993 95'% 96'% Woodward 8% 1993 100'% 101 Va CONVERTIBLES Acklands 7' j 1983 94 103 Allarco 7 1969 76 79 A.G.1990 115 120 Dawson Cl s 1985 105 — AXH 5 1993 95 97 CGT 5' / 1989 84'% 85’% DTX 5% 1992 97 99 Hudson Bay a 1993 1C2'% 103’% Dynasty 7 1982 100 — GPD 1993 86 88 Pac Pete u 1992 94 96 N.West 8% 1991 104 — SS R 4'% / 1988 126 ' — Scurry 7% 1988 92 94 TDRI 5 1993 120 — W.Coast Tr 7'% 1991 101 *102 NOUVELLES EMISSIONS BC Tel.9 1997 102 102 Va Trader ^ 1993 100’4 1003/a Polyur 9 1993 100''« 100% DISTILLERS CORPORA TION-SE AG RAMS LIMITED AVIS DE DIVIDENDE Avis est par la présente donné qu’un dividende de vingt cents (20c) par action, en argent canadien, a été déclaré sur les actions ordinaires en cours de la Compagnie, payable le 14 décembre 1973 aux actionnaires enregistrés le 26 novembre 1973, à la fermeture des bureaux.Par ordre du conseil d’administration ALAN A.SHARP secrétaire Montréal, le 15 novembre 1973 NOMINATION A LA SOCIETE DES EVALUATEURS EN IMMEUBLE K.D.Leonard Keith D.Leonard, S.R.E.A., fut récemment élu gouverneur de l’est du Canada pour la Société des Evaluateurs en Immeuble.Bien connu dans le milieu de l’évaluation en immeuble depuis plusieurs années, M.Leonard est le président de K.D.Leonard & Associés Inc., évaluateurs conseils et analystes en immeuble.En plus de son éminente contribution à la formation des évaluateurs, M.Leonard fut président des Chapitres de Montréal de la S.R.E.A.ainsi que de l’Institut Canadien des Evaluateurs.Il est également membre agréé de la Corporation des Evaluateurs Agréés du Québec.Kenting r 700 Kerr Add 6065 K Anacon 2100 Kilembe 100 Koffler 700 Labatt A 4065 Labatt A p 2825 Lab Min 100 Lacanex 4000 Lacanex w 100 Lacroix I 100 Laidlaw T 4825 Lailaw A p 100 Laiiaw B p 550 LOnt Cem 5780 L Osu 1000 L Shore z200 La Luz 300 LambdaM 500 Lamb M A 100 La Vrndr 100 Langis 3000 Lasitr Km 600 Laura Sec 650 Lau Fin 350 Lau Fn 6'/4 z5 Lau F 1.25 z30 Lau F 2,00 100 Leigh Inst 1275 Leons Frn 400 Levy A pr 325 Life Inv 500 Life Inv A 1000 LL Lac 1200 Livingsto 600 Living w 240 Lob Co A 1600 Lob Co B 1200 Lob Co pr 125 Lob G A pr z50 Lob G B pr 100 Lob G 2pr 50 Lob Inc z500 Lochiel 1000 Loeb M 300 Lost River 2400 Lytton M 2200 Maclarn A 100 Mclan H A 822 MH Cable 1250 MB Ltd 10637 Madeline 3950 Madsen 900 Magna Int 3100 Magnason 700 Magnetcs 500 Maislin I 500 Major H D 1300 Man Bar z210 Maritime 157 Mrkbro 25799 Markel F 400 Martin 12000 Mas F 27845 Matchan 1000 Mattgmi 350 Mc Intyre 785 McLaghln 300 McLagn w 200 MDS Helth 900 Melchers z'O Melton R E 500 Melton A w 300 Mentor 4500 MEPC 108 MEPC w 1400 Mercantil 2257 Mercant r 4993 Merland E 4250 Met Stores 330 Met Stors p zlO MICC 350 Micsys 12086 Micrsys w 2700 Midcon 2000 Midrim 4000 Mindamr 4800 15 15 15 - 1 $113/4 11 Va 113/a + Va 30'% 30'% 30 Va - Va 225 225 225 $6% 6 Va 6 Va $243/4 24% 24% + Va $24 Va 24'% 243/4 + Va $45 45 45 - 1 42 39'% 39'% - l'% 15 15 15 + 3 $5 5 5 $12'% 11 Va 12 Va +1 Va $34 34 34 - 5 Va $10 9'% 10 430 425 425 4'% 4 Va 4'% 263 260 263 285 285 285 180 175 175 - 5 160 160 160 $6 6 6 - % 5 5 5 107 104 104 - 5 $53/4 5% 5% $10% 103/4 103/a $15% 15% 15% $15% 15% 15% $25 25 25 - Va $5% 5 Va 5 Va - Va $113/a 113/a 113/a - Va $6 6 6 + Va 90 90 90 - 1 8 8 8 205 205 205 $8 8 8 + Va 510 500 510 +10 $5'% 5% 5'% + Va S 5'% 5% 5'% + Va $27 Va 27'a 27 Va $16% 16% 16% $17% 17% 17% - Va $67 67 67 + 1 295 290 290 - 5 440 440 440 +10 310 295 295 - 15 140 135 135 - 6 $31% 31% 31% + Va $12 12 12 + Va S 133/a 13 Va 13 Va - Va $35 Va 34% 35 + Va 490 475 475 115 112 115 + 4 S9'% 9% 9% - Va S 7'% 7'% 7'% 70 70 70 - 1 S 7 Va 7 Va 7 Ve - '% 375 365 375 +10 50 50 50 $19% 19% 19% $18% 173/a 18% + % $6 Va 6 Va 6 Va 19 17'% 17'% + '% $203/4 20 20% + Va 7'% 7'% 7'% $333/a 333/a 333/a $ 573/à 57 573/a + 3/a $17% 17% 17% + % 800 800 800 - 75 325 325 325 $6% 6% 6% 310 305 305 180 180 180 - 20 105 105 105 $10 10 10 400 400 400 $21 Va 21 21 Va + Va 285 280 280 202 200 200 $12% 12% 12% - % $ 18 Va 18 Va 18 Va $29 Va 29 Va 29'/a + '% $7 Va 63/a 7'/a + vR 430 415 420 + 5 72 72 72 18 17 18 400 385 390 Société d'ingénierie Shawinigan Limitée L.L.Loiselle Monsieur K.J.Gray, président de la Société d’ingénierie Shawinigan Limitée, a le plaisir d’annoncer, à la suite de la réunion du conseil d’administration, la nomination de M.Léo L.I .oiselle comme vice-président de la Société.M.Loiselle a eu la responsabilité d’études de centrales thermiques d’envergure construites au Québec, en Alberta et dans les Maritimes.Il a depuis occupé successivement, au sein de la Société, les postes de directeur-adjoint de l’ingénierie et de directeur-adjoint des opérations.Il est maintenant directeur des opérations.La Société d’ingénierie Shawinigan Limitée, qui a son siège social à Montréal, est la société mère du Groupe Shawinigan qui offre des services d’ingénierie et de gestion de projets à l’échelle mondiale.Les sociétés du Groupe possèdent des bureaux à Vancouver, Calgary, Winnipeg, Toronto, Ottawa, Montréal, Dartmouth et St-Jean (Terre-Neuve) nu Canada, ainsi qu’en Malaisie, Tanzanie, Guyane et au Nigéria.Molson A 1485 $23% 23'% 233/a — Va Molson B 100 $23'% 23'% 23'% + Va Mon Inv 2100 $9'% 9'% 9'% Mon Inv w 800 275 275 275 Monarc W 1400 300 300 300 Monenco 350 $10% 10% 10% Montrey A 4500 48 47 47 - 2 Moore 14930 $53 Va 52 Va 52'% Morse A 1125 $18'/4 18 Va 18 Va + Va Morse B 100 $18 18 18 + l'/4 Morse pr 100* $38 38 38 + 1 Morse B pr 100 $35 35 35 Mt Wright 1000 20 20 20 + 1 MTS Inter 400 46 46 46 - 1 Multi 13527 61 58 59 + 2 Murphy 800 $9'% 9 Va 9 Va - Va Murritt P 100 225 225 225 -15 Nabrs Dig 400 $13 13 13 - Va NaChrs 1 4900 $123/4 12 Va 123/4 + 3/4 Nat Drug 1205 $6 53/a 5% - Va N Hees Ent 1500 230 215 230 + 10 Nat Pete 2000 50 46 46 - 1 Nat Sea A 1000 $15 14% 15 + '% Nat Trust z20 $20% 20% 20% N B Cook 2100 220 210 220 + 5 NBU Mine 2400 290 290 290 Neonex 17726 290 280 290 NB Tel 200 $ 133/a 133/a 133/a NB Tel A p 600 $19% 19 Va 19 Va - Va New Cal 1300 25 25 25 - '% Newconx 950 510 505 510 + 5 N Gvue 14000 14 13'% 14 + '% Nnor 18500 7 5 7 + 2 N Provid û 1100 29 29 29 + 3 N Senator 2000 10 9'% 10 + 1 N York Oil 500 91 91 91 + 5 Nfld LP 100 $11'% 11'% 11'% - Va Nia Wire B 100 $14 14 14 - 1 Noble 11900 96 90 94 - 1 Noma Ind 600 $7'% 7'% 7'% - Va Nor-Ac 10000 15 14 14 - '% Noranda A 9351 $513/4 503/a 51 Va + Va Norlex e 6000 45 45 45 NC Oils 1400 655 650 655 + 25 NCtrl G 12080 $11 Vs 11 11 Nor Ctl B p 141 $22 Va 22 Va 22 Va - Va Nor Ct 150 p : 1050 $22% 22'% 22'% - '% Nor Ctl w 1500 380 370 380 + 10 Northgat 4675 490 475 490 + 10 Nowsco W 825 $10'/8 10 10 + Va NSI Mark 1200 175 170 175 + 5 Numac 5000 $16'/a 153/a I6V4 + 3/4 NuWest D 100 $9'% 9'% 9'% NW Fin 3000 150 135 135 -20 Oakwood P 7442 171 165 171 + 1 Obrien 12350 96 86 94 + 9 Ocdentl Pt 600 $9'% 9% 9'% + Va Oceanus 1 215 86 86 86 Ocelot Ind 900 505 500 500 -15 Oil Patch 400 310 305 305 -15 Okanagan 300 $73/a 73/a 73/4 - 3/4 Ontario Tr 100 $8 Va 8 Va 8 Va — Va Orchan 4400 455 440 450 - 5 Orlando R 1630 $12'% 12'% 12'% OSF Ind 850 $6% 6% 6% + Ve Oshawa A 2005 $73/a 7'% 73/4 Oshawa w 1520 60 55 55 - 5 Pac Coper 700 136 135 135 Pac Pete 8550 $34 32 Va 34 + 1% Pac West A 950 $8% 8 Va 8 Va — Va Page Pet 450 360 350 350 -10 Pamour 2900 545 530 545 + 5 Pancana 1 2000 185 170 185 + 10 Pan Centr 5950 135 127 133 - 2 P Ocean 39587 $17 Va 16% 17 Va + % PanCdn P 1525 $14'% 14 Va 14'% + % Patino N V 837 $233/4 233/a 233/a Paulin 100 430 430 430 - 5 Pe Ben O 1400 $6'% 6'% 6'% - Va Peel Elder 700 $10 10 10 Peerless 700 $6% 6% 6% + Ve Pembin A 1300 400 395 395 - 5 Pembin B 150 385 385 385 -15 Pemb D p zlO $24'% 24 Va 24 Va Pennant r 5932 3 3 3 - 1 Penningtn 200 $10% 10 Va 10 Va P Dept S 5500 $10 93/a 10 + '% P Jewl A 200 $7% 7% 7% + % Petrofina 4400 $243/4 24% 243/a + >/8 Petrol 11600 180 178 180 + 3 Peyto Oils 6780 675 655 675 + 25 Phillips Cb 310 $11% 103/a 11%+ '/8 Phillips P 100 $62'% 62'% 62'% + '% Photo Eng 200 $21'% 21'% 21'% - 3/4 Pick Crow 6500 57 55 56 Pine Point 3490 $36’% 36 Va 36'% + % Pinn P 10000 21 20'% 21 Pitt Eng C 250 $12 12 12 - % Place G 3400 56 55 55 - 3 Placer 6280 $24 Va 23'% 24 + % Pow Cp 12175 $12% 12 Va 12'% + % Pow Crp pr 275 $30 Va 30 30 -1>% Pow C 5 pr 500 $13% 13% 13% Prado Exp 1800 160 160 160 - 5 Pre Cable z50 $10'% 10'% 10'% Pre Trst 25 S40 40 40 - 3 Prem Iron 100 150 150 150 Preston 2650 $17 16 16% + % Price Com 3725 $16 153/a 16 + Va Provigo 300 S8'% 8'% 8'% + Va Prov B Car i 515 $ 153/a 153/a 153/a - Va Pure Sil 10150 237 235 235 - 5 Pursides 2500 75 70 70 Q Brdcast 300 380 380 380 Qasar Pet 700 675 675 675 -25 Que Man 4500 13 13 13 - 1 Que Sturg 5200 400 385 390 - 5 Quenswe 700 410 400 410 + 30 Quinte C 1500 41 35 35 - 6 Ram 2500 193 192 193 + 1 Ranger 2200 $31'/a 30'% 31 Va + % Rank Org 1400 S9'/a 9 9 + Va Rapid Dta 8600 325 300 305 -10 Rayrock 7250 100 95 95 - 1 Readers D 200 $16 15 15 -2 Va Realty C A 1625 450 450 450 Redpath 1 718 $26 26 26 - Va Redstone 1000 15 15 15 Reed Oslr A ( 4940 $10 Va 10 10 - Va Reichhold 1600 $16% 16 16% + % Reich wt 100 850 850 850 -50 Reid Litho zlO $41 41 41 Reitman z50 $9'/a 9 Va 9 Va Reitman A 600 $83/4 8% 8'% — '% Rembrant 200 $73/a 7% 7% - Va Repub Res 1600 105 100 100 -10 Res Servie 100 330 330 330 Revelstk 2612 $11'/8 11 Ve 11 Va - Va Rileys D 325 165 165 165 Rio Alg 10954 $34 32 Va 34 + 2 Va Riv Yarn 200 $5 5 5 + 25 Riv Yarn A 200 $5'% 5'% 5'% + % R Little 250 295 295 295 - 5 Rolland 200 $8% 8% 8% - % Roman 7395 $13 12'% 13 + % Ronald Fd 100 $19% 195* 19% — Va Ronyx Cor 4510 130 120 120 - 5 Rothman 2500 $ 15 Va 15'/8 15 Va Rothm 2p 200 $17% 173/a 173/a Rothmn w 900 325 320 325 - 5 Roy Bk 14844 $363à 36 Va 363/4 + '% Royal Trst 2310 $27 Va 27 27 - Va Russel A 8293 $13 12% 13 + Va Russl H p 125 $52'% SP/a SP/a -43/a Ryanr 10500 7 7 7 — '% St Fabien zlOO 6 6 6 Sandwell 400 $5% 5% 5% + Va Sayvette 200 330 320 330 Schneid b p 250 $12 12 12 — Va Scintrex 1300 170 155 155 - 5 Scot York 2200 335 325 335 + 10 Scot Lasal 100 275 275 275 -10 Scotts 6000 $8% 8 Va 8% - Va Scurry Rn 2650 $21 Va 21 21 Va + Va Seaway pr 136 $5% 5% 5% Seaway w z6 41 41 41 Seco Cem 225 $10 Va 10 Ve 10 Va Selkirk A 300 $15'% 15'% 15'% Shaw LE A 100 $7 7 7 Shaw Pipe 300 $8 8 8 Shell C 16467 $20 19'% 193/a + Va Sherr 12945 $16 15'% 15'% - Va Shore To S 100 415 415 415 Siebens 4865 $15% 15 Va 15 Va - '% Sigma 100 $19 19 19 Silmq 38500 22'% 21 21 Silverwd A 400 $12'% 12 12 — '% Simco Eri 250 315 315 315 Simpsons 7118 $8'% 8 Va 8 Va — Va Simpson S 2224 $11% 10% 11 Va + Va Sklar M 2940 $6% 53/a 6 Va - % Sklar W 700 425 410 425 Skye Res 2600 390 380 380 -10 Skyline H 620 $5 490 5 Slater Stl 675 $10'/4 10 Va 10 Va Slat W Can 715 $9 Va 9 9 Va + Va Sogepet 900 185 185 185 Somville p 50 $38 38 38 Southam 1558 $30% 30'% 30'% Spar Aero 2700 315 305 310 + 5 Spoon 12600 36 34 35 Stafford 300 350 350 350 St Brodcst 1950 $10'/8 10 10 - Va St Paving 200 $83/4 83/a 8 3/a - Va Stelco 6112 $30 Va 29% 30 Va + % Steep R 10005 195 190 195 + 5 Steinbg A 600 $23 23 23 — Va Steintron 3550 $6 Ve 6 6 Va + Va Strath A 58851 250 240 250 + 15 Sullivan 1000 260 260 260 Sun Ex 10500 27 23 27 + 6 Sundale O 4400 910 880 890 + 10 Nominations Canada Steamship Lines, Limited PAUL E.MARTIN LOUIS R.DESMARAIS Le Conseil d’administration de Canada Steamship Lines, Limited annonce les nominations suivantes: M.Louis R.Desmarais devient président du Conseil d’administration et chef de la direction de la compagnie.M.Desmarais était jusqu’à maintenant président de CSL et de Power Corporation of Canada.M.Paul E.Martin est nommé président de la compagnie, chef de l’exploitation et membre du Conseil.M.Martin était jusque là vice-président, planification et expansion, de PCC et vice-président, projets spéciaux, de Consolidated-Bathurst Limited.Superior A 200 340 340 340 Surpass C 1300 105 100 100 — 5 Systems D 4651 $16 15 16 + 1 Va Tamblyn 300 $17'% 17 Va 17 Va — 3/4 Tara 5100 $12'/a 12 Va 12 Va Teck Cor A 550 370 360 365 + 5 Teck Cor B 1600 330 325 325 — 10 Teledyne 700 445 440 440 — 5 Texaco 962 $50'% 50 50 Txsglf 40415 $28 Va 27 28 + Va Texore 27500 11 10 10 Tex-Sol 500 30 30 30 — 1 Thd CG Inv 200 $14% 14 Va 14% — Va Thom Nés 600 $13 12 3/a 123/4 — '% Thom N pr 45 $48 48 48 — '% Tombill 600 80 80 80 Tone Craft 200 S6 6 6 + '% Tormex M 300 145 140 145 Toromont 1100 250 250 250 Tor Dm Bk 8506 $36 35% 35% — Va Tor Star B 2125 $23 Va 22% 23 Va + Va Total P 12310 680 655 680 + 30 Total P A p 900 $16'/a 16 16 Va + Va Traders A 1110 $16% 16% 16% Trade 4'% p 200 $57 57 57 Trader B p 100 $283/a 283/à 283/a + Va Trader 66 w 2600 550 540 550 + 10 Trnsair 1050 220 220 220 + 5 Trnsair w 4200 65 60 65 + 3 Tr C Glass 400 $6% 6'% 6'% — Va Tr Can PL 1485 $34 33'% 33% — Va T r Can A pr 100 $62% 62% 62% — 3/a Tr Can PI p • 50 $39 39 39 + Va Tr Can C pr 135 $44 43 Va 44 + '% T r Can P w 600 650 650 650 Tr Can Res 7900 144 138 144 + 6 Trans Mt 1750 $16'/a 16 16 Va + Va Travlway z20 S6'% 6'% 6'% Treco Inc 100 360 350 350 — 10 Tribag 500 45 45 45 Trimac 300 $8% 8% 8% + Va Trizec Crp 1602 $24 24 24 + Va Trizec w 3500 64 63 63 + 3 T ru-Wall 500 475 475 475 Turbo R 500 84 84 84 — 1 Ulster P 20600 122 116 120 + 4 Ultramar 300 $5% 5% 5% + Va Unican S 1175 365 360 360 — 5 Unicorp F 3700 180 170 180 Un Carbid 1180 $18% 18 Va 18 Va Un Gas 4692 $10 Va 9% 9% — Va UGas B pr zl2 $40 40 40 Union Oil 300 $15% 15'% 15% + Va U Asbesto 3170 335 325 330 U Can 43830 $21% 20'% 21 Va + 3/a Un Fn Mgt 1400 210 200 200 — 15 Un Reef P 5500 ii'% 11 11 U Siscoe 9800 580 535 580 + 45 Van Der 900 $8 7'% 7'% — Va Van Ness 8850 105 100 105 + 5 Vencap 1400 240 230 230 — 10 Versatile 325 $6 Va 6 Va 6 Va + Va Versati A 2900 $6% 6 Va 6 Va Vestgron 650 $17% 17 17 Va — 1 Vie G Tr 450 $29'% 28'2 29’% + '% Villcentre z20 475 475 475 Voyager P 3300 600 585 595 + 15 Vulcan Ind 800 $6 Va 6 6 Va + '% Wajax A 275 $113/4 11 Va 11 Va — 3/a Wal Redkp 500 $16 15 16 + 1 Weldwod 2260 $14 a$$4 Va 14 Va Wstburne 5200 $10Va 9% 9% — 1 Wbur A p 350 $35'% 35 Va 35'% — 2'% Wburn wt 600 650 625 650 — 75 Wcoast Pt 900 $6'% 6'% 6'% W Pet A p zl30 $20% 20'% 20'% Wcoast 10410 $21% 20% 21% + 1 Wcast w 14445 405 375 400 + 20 Westeel 2250 $18'à 17% 17% + % W Bcas A 241 $12'% 12'% 12'% — 1 4 W Bcas B 200 c$13 13 13 - '% W Cdn Seed 2000 $5 Va 5 Va 5 Va — Va W Decalta 9550 740 725 735 + 10 West Mine 6000 315 300 315 -10 W Realty 800 $6 Va 6 6 — Va W Realty w 1100 170 165 170 WSuppIs A 500 $163/a 163/4 163,à — ' a West Ind 500 175 175 175 + 5 Westmill z25 480 480 480 Weston 601 $20'% 20'% 20' 2 — '/2 Wstn 4'%p 100 $60 Va 60 60 — Va Wstn 6pr 55 $793/4 793/a 793/4 + 2'a Whithorse 900 310 305 305 -10 White Pas 539 $10'/à 10 10 — '/à Yk Bear 3645 485 475 485 + 15 Zellers 1475 Si 5 14 14 - % Zenmac 8000 8'% 8 8 Zulapa 5500 11 11 11 Trust Umts BBC R un 400 5l2'/a 12 12 — '% BM-Rt un 3775 $14 133/a 133/4 — Va BM-RT wt 2040 295 290 290 Hitmn u 20647 $8 Va 8'% 8 Va + Va Heitman w 3920 120 110 110 - 5 TD Rit un 678 $29% 29% 293/a — Va TD Relt w 4062 455 435 440 -20 ¦ cours des changes Cours des changes entre banques tournis par la Banque Canadienne Nationale PAYS MONNAIE COURS Afrique du Sud rand 1 5100 Allemagne mark 3920 Australie dollar I 4900 Autriche schilling .0537 Bermudes dollar 1.0000 Belgique franc 0264 Brésil cruzeiro .1665 Bulgarie lev .9300 Chine yuan 5120 Danemark couronne .1730 Kspagne peseta 01775 Etats-Unis dollar 1 0010 France franc 2280 Hongrie forint 0955 Italie lire .001740 Japon yen 003610 Mexique peso 0810 Norvège couronne 1850 Pays-Bas florin .3770 Pologne zloty dim Roumanie leu 1668 Royaume-Uni livre sterling 2 4100 Suède couronne .2350 Suisse franc 3190 Tchécoslovaquie couronne 1900 Union soviétique rouble 1 4039 Venezuela bolivar libre 2350 Yougoslavie dinar 0585 NOMINATIONS A L’HYDRO-QUÉBEC Gaston Turenne Gaston Galibois Sip M.Roland Giroux, président de l’Hydro-Québec, annonce la création de deux nouvelles directions et les nominations suivantes-M.Gaston Turenne est nommé directeur des Projets et M.Gaston Galibois directeur de l’Environnement.Diplômé de l’Eco-la polytechnique de Montréal en 1949, M.Turenne travaille pour des entreprises de construction et de génie avant d’entrer à l’Hydro-Québec, en 1957.Il y occupe divers postes jusqu’en 1965, date à laquelle il est promu directeur adjoint des Projets d aménagements hydro-électriques.Depuis 1970 M Turenne était directeur adjoint des Projets de centrales, de ia direction générale Génie.M.Galibois obtient son baccalauréat ès Sciences appliquées de l’Université Laval en 1950.Il entre au service de I Hydro-Québec la même année et devient directeur de la région Richelieu en 1969, poste qu’il occupait au moment de sa nomination.M.Galibois est également président du Comité de Protection de l’environnement de l’Hydro-Québec créé dès le printemps 1970.G® SJ r m J place a ' PHASE II lÿ&ii silssi&Ê •Sa: •Ils •s» umimm» MH*»»»»» I'HHU»»» • Hall /à 12'/» Aquabl 300 50 50 50 Stafrd 8000 88 85 85 D Li pr 100 $14 Va 14 Va 14 Va +9 Berncam 5528 200 180 200 -10 Sturgeon 2000 42 40 42 Dom Store 200 $13% 13% 13% + '% Capital Dyn 600 265 265 265 Torcan 32000 14 12 12 - Va D Textle 4650 $9 83/4 9 + '% Cine 1600 $6'/4 5% Twent C 3000 125 124 125 Domtar 4232 $23 22% 22% + '% Com Hold 1700 155 145 155 -15 Viewpt 2000 28 28 28 + 3 Donohue Pr 1000 $18 Va 18 Va 18 Va Comodor 2700 $6 Va 6 Va Viking Res 800 550 540 550 + 20 Du Pont 300 $2/ 26 Va 27 + Va Domco 150 250 250 250 -25 W Q Mn 3000 21 20 20 E Pr Air 100 480 480 480 Isec Canada 500 155 145 155 -5 Wh Star 9800 32 30 31 - Va E Pr Air a 100 $12'% 12'% 12'% - % Lemtex 3500 40 40 40 -4 Wrightbr 9500 39 35 37 -1 Elec Knt 100 185 185 185 Morl Lat 800 180 175 175 -5 Zinat Mines 2000 3 3 3 - Va Fairview 1100 $20 Va 20 Va 20 Va Fal Nck 7100 $71 Va 7} Va 71 Va Fin Coll 250 $53/» 5% 5% - Va F rancana 200 $11% 11% 11% — % Genstar L 1650 $18 18 18 - Va GL Paper Gulf Can Hrd Car a Home A Huds Bay H Bay Co HB Oil Gas Husky Oil I AC 1620 Imp Oil 13712 5500 2380 500 700 9270 800 $233/4 233/4 $32 Va 32 $6 Va 6 Va $53 52 Va $26Va 26 $l9Va 19% Imasco Ltd 2239 Int Nickel 11170 IU Int Intpr Pipe Kaiser Re Labatt a Labatt pr c 1250 Lacroix 800 762 $443/4 44 V4 1200 $27 V4 27 Ve $17% 173/4 $423/4 42Ve 8160 1675 200 425 $29 V4 283/4 $34Va 33 Ve $213/4 203/4 $23'/4 23 455 455 $243/4 24Va $243/4 24% $5 5 233/4 32% + % 6 Va +6% 52Va - Va 26'/4 + Va 19 Va 443/4 + 3/à 27'/4 + % 173/4 -f Ve 423/4 + % 29 Va + V4 34'/4 +1% 203/4 - Va 23'/4 - Va 455 +15 24 Va + Va 243/4 + % 5 Les indices de Montréal new york Reprise technique?Wall Street a regagné hier, veille du "thanksgiving", une partie de ses lourdes pertes des deux séances précédentes.Dès l’ouverture, le marché a fait preuve de fortes velléités de hausses-plus 17 points pour l’indice des industrielles-cjui n'ont été que de courte durée, les cours revenant rapidement à leur niveau de la veille.Par la suite, une progression régulière et modérée a été enregistrée, accompagnée de légères fluctuations et amenant l’indice a une hausse a’une dizaine de points en clôture, dans une atmosphère extrêmement active.Cette correction d'un marché en forte baisse lundi et mardi a été encouragée le matin par des articles de presse faisant état d'une poursuite des exportations de pétrole vers les Etats-Unis en dépit de l'embargo arabe.Par ailleurs, nombres d’investisseurs se sont intéressés à des valeurs qu’ils considèrent comme sous-évaluées.Les gains l'ont emporté sur les pertes par 930 contre 602 alors que 316 valeurs demeuraient inchangées Le virement à la Bourse de New York a été élevé.Il a atteint les 24.26 millions d’actions.Et l’indice de la Bourse de New York a monté de .60 et atteint 53.20.A la Bourse Américaine, l'indice des valeurs a monté de .41 et atteint 96.80.Dans le secteur canadien à la Bourse de New York, Dome Mines monte de 1 1-4 et atteint $104, International Nickel, également de 1 1-4 et atteint $34 1-4, McIntyre, Alcan et Massey Ferguson enregistrent des gains fractionnaires, Seagrams, Hudson’s Bay, Canadian Pacific et Genstar subissent des baisses fractionnaires et Hiram Walker à $54 reste inchangé.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vente* 1 Haut Bas 1 Ferm.Ch.Ventes Haut Bas Ferm.Ch.ACF In 9 47 41 % 41% 41% + Va Ambac 5 25 9’/4 83/4 9'%+ Va Addrsso 31 249 12% 11% 12Va + % Am Hes 13 260 36'/» 34% 35'/» + 3/4 Admirai 5 92 11% 103/4 10?8 + Va Am Airl 510 11'% 10 11 ’% +1 % Alcan Al 17 552 36's 35% 35% + % A Brnd 7 71 343/4 34% 34 Va— Va Alleg Cp 11 44 9% 834 9'/» + '% Am Can 7 141 26% 26'/» 26 Va— Va Allis Ch 8 115 9% 9 Va 93/4+ Va A Cyan 9 317 22 21'/4 213/4 + % Alcoa 12 750 62% 60% 613/4+1 Va A Home 34 725 423/4 42'% 42'/».fonds mutuels FONDS A G F.Japan A.G.F.Special All Canadian Com All Canadian Div All Canadian Ven All Canadian 4000 All Canadian Energy Andreae Equity Associate Investors Canada Growth Canagex Cdn Gas Energy Cdn Investment OFF DF1M.11.87 13.04 2.62 - 15.23 16.73 5 08 5.57 au comptoir Titre Volume Haut Bas Ayrhürt 3500 .36 35 Berkeley 2800 2 25 200 Biko res 8000 18 15 Brandy brook 1000 .15 15 Brunei lus 1300 2.625 2 50 Billon 1000 1 20 1 20 Calmet 17500 .72 70 CDN yen sec pr CDN Koelev 1317 25 25 5415 01 01 (TM eomm 100 1575 15 75 Canleek 1000 40 .36 Carlmg cop 1000 10 10 (Te min ligner Cons 1)1.1* 8000 95 .80 500 115 1 15 Credo 5375 04 01 ( 'rowbank mns 2500 01 01 ( urne rose 1000 25 25 Kaslgale mm 18000 105 1 05 Kl bonanza mng 300 04 04 Kmpire min 140 01 01 Kquieorn Kundv enem 175 3 75 3 75 225 48 48 CAP'auto 104) 1.50 1 50 Gold barker 80 05 05 Graph eom 400 80 80 Halner fab 25 550 5 50 Hammond me 200 1.60 1 60 Initiative 500 3.50 3.50 Int life 700 350 350 Ini systeoms 3(H) 21 20 Jolly jumper 500 70 70 Kukatush 20(H) 2.10 200 Lakelyn 14500 .79 74 London lile 100 107 50 107(H) London Life 50 107 00 105 00 Mandarin 2(HK) 36 35 Modieo 15(H) 1625 1.50 More mns 1(H) 01 01 Mult ico 88(H) 2 10 1 95 Nemrod 1500 15 15 North tel com 288 6 25 6 25 Premier gaspe 2/4 FMC Cp 7 109 18 17'/.173/4+ Ve Ford M 4 1170 45 43% 44'/a+1 Fruehf 6 128 22% 213/4 22'/»+ % Gen Dyn 7 54 26 Va 253/4 26'/a+1 Va Gen Elec 19 1194 633/4 62'% 62'/a + Va Gn Food 10 239 25 24 Va 24%+ % Gen Inst 10 500 15'/4 14% 15 + % Gen Mills 19 150 59 58 58'%- % Gen Mot 5 2386 523/.50% 52 Gen Port 6 74 113/4 103/4 11%+ % GTel El 9 332 26’/.25'/» 253/»+ 3/4 Gen Tire 4 334 15'% 14% 14'/a- % Ga Pac 12 353 36% 35 363/4 + 2% Goodrich 4 121 173/4 16 Va 17'/4+ Va Goodyr 6 778 16% 15 Ve 16'/»+ Va Gould Inc 7 148 24 21% 21 %-1 Gt AP 72 10V4 10 10'%+ '% Gren Giant 8 7 20'/a 20 20Va+ Va Gulf Oil 6 2957 213/4 20'/» 21 - % Hecla M 26 46 143/4 14'/» 14'/»- % Heinz H 15 671 50 48% 49'%- % Hew Pck 52 432 91 87% 90 +4'/» High Voltg 16 24 5% 5'/4 5%+ Va Homestk 13 105 43% 42 Va 43%+l'% Honywl 17 139 903/à 87 Va 88 '/4 — 1 Va Househ F 7 415 19 Va 18 18%-1% Hud Bay 8 3 27 27 27 - Va INA Cp 7 1164 33% 33'/» 33'%+ 3/4 Inger Rd 17 177 80 Va 783/4 80 Va+ 2 Interlk 6 28 22'% 21 Va 2P/4- '% Mad SG 87 170 7'% 6% Magnvx 17 283 8% 8% Mallory 9 2 21'/-» 21 Marathn 86 113/4 11 Marcor 7 202 21% 21'% Marlen 18 111 40 V2 39 Va Marq Cem 7 9 8% 8 Ve Mars Fd 8 400 20 V2 19'/» Masco Cp 30 171 503/4 49 Mass Fer 7 39 20% 20'% McDonld 41 3215 56'/» 51 McDn D 4 152 163/4 15% McGr H 7 189 7% 7 McIntyre 142 z220 64'/» 63'/4 McKee 15 117 35% 34 Merck 37 629 88% 85% MGM 13 23 13 123/4 Midi Ros ' 6 41 11% 11 Ve Minn MM 32 640 83% 81% Mobil O 7 526 53 V2 52 Mohas 6 116 16% 16 Ve Mnsant 8 684 57 55% Motorola 19 543 543/» 52 N CashR 835 35'/» 33% Nat Distil 8 237 13% 13 Ve Nat Gyp 6 159 12% 12 Va NL Ind 6 527 12'/4 11'% Northgt 4 19 5 Ve 5 Northrop 7 23 17'% 16'% Nor Sim 12 223 22 21'% Occ Pet 10 726 9% 9'/4 Out Mar 4 223 20% 19 Va Pac Pétri 19 139 34 32% Pan Air 545 5'/2 5'% Penn Cen 655 4 33/» Pepsi Co 23 349 79 V2 77 Perk Elm 38 323 36 343/4 Pfizer 27 146 453/» 45 Ve Phelp D 8 116 43 V2 413/4 Phil Mor 21 267 115V2 1113/4 Pitney B .197 9 8% Polaroid 60 827 91% 87'% Prct Gm 26 456 99 V2 96 V2 Pullman 13 113 83'% 81'/» Ralston P 19 150 44% 43% Raym Int 12 110 12’/2 11 Va RCA 8 808 20% 193/4 Rep Stl 5 141 23% 22% Rich Mrl 16 59 29% 283/4 Royl D 6 36 36'% 35% Sanders 9 79 8 7% SFe In 37 397 44 V2 40'/a Scher PI 40 538 793/4 77 Va SCM Cp 5 153 10% 10 Ve Scott Pap 8 348 14'% 13 Va Sears R 20 648 87% 8 5 Ve Sedco Inc 29 76 57 55 V2 Shell Oil 11 366 573/4 563/à Singer 8 218 46'/» 44 Va Smith AO 4 82 12% 12% Sou Pac 9 97 323/4 31 Ve Sparton 5 8 53/4 5% Sperry R 15 765 473/4 46% St Brand 14 69 48% 48 StOil Cal 7 322 62 V2 60% Stvens J 5 58 253/» 25 Stud Wor 4 33 36 34 Va Sun Oil 10 148 52 V2 51% Sunsh M 65 67 11% 11 Ve Teldyn 5 224 113/4 11 Tenneco 8 320 22'/4 213/4 Texaco 7 1300 29 Va 28’% Texas Gif 14 467 28% 27 Tex Inst 36 391 1163/4 111% Textron 8 134 20% 20 Thiokol 5 266 12% 12 Time In 7 61 32 V2 313/4 Timkn 6 30 32'% 31% Tran Un 13 63 393/4 38 Va Twen Ce 6 118 63/4 6% Un Carb 7 720 34% 33% Unit Air 5 207 27% 26'% Unit Cp 18 8 73/4 US Frgt 7 136 15% 15 US Gyps 6 156 19% 19'% US Steel 6 585 33% 32 Varian As 11 204 113/4 11 Ve Walk HA 14 1 54 54 Warn Lb 22 565 40 383/4 Weathrd 4 41 6% 6% Wolwth 6 366 19% 18% Xerox Cp 37 920 141'/2 135 Va Zenith R 9 166 30'/2 29 Zurn Ind 10 85 11'/4 10 Va 7 +2 8V2+ % 21 - Va 11%+ 4 21 Va- Va 40 +1 >/4 8Và 19%— 3/4 50%+l% 20Va+ Va 51 Va-43/4 163/4+ 3/4 7%+ Va 64 + 3/4 35 + % 86Va- % 12%— Ve 11 Ve- Ve 82Va+1 V4 52%+1 % 16 V» — '/à 56%+ % 54 Ve+ 2% 343/4+1 13%+ Va 12%— Ve 12V4+ % 5 .17Ve+ % 213/4+ Ve 9%+ % 193/4- Ve 333/4+1% 5%+ Ve 4 773/4 36 + Va 453/4+1V4 42 + Va 1113/4- Va 9 + % 89%+ Va 97Ve- % 83 Ve + 2 V» 43Va- % 12%+ % 20 + V» 23?%+1% 29%+1 Ve 35 %— Ve 8 + % 44 Va+4 Ve 78 V4+ V» 10%+ Va 13%+ % 86 + % 56 + % 573/4+ % 443/4— 3/4 123/4.32%+1 Ve 53/4+ Ve 47V»+ % 48% 61V».253/4+ % 34Va —1 51%+ % 11 Ve- % 11 - Ve 22Ve+ Va 28%- Ve 28 + V» 115V4 + 2Va 203/4+ Va 12Ve+1 V» 32%+1 Va 31% 38Va- Ve 6%— V» 34V»+ Va 26Va+ Va 73/4 15 Ve .19 V» , 3SV»+1 Ve IIV2+ Va 54 39 Va.6%+ % 19 137Va- Va 293/4+ Va 11V.+ % Bourse américaine 5V»+ 3/4 IBM Int FlaF Int Harv Int Nickl Int Pap Int TT Ipco Hsp Itek Cp IU Int John Man Kayser R Kellogg Kennecot Kraftco Krsge SS Kroehlr Leasco Lib Mc N Litton 4% 27 530 277% 270 57 131 84% 82 6 300 263^4 26 14 271 34% 33 V.14 499 47Va 45 V» 7 1219 303/4 30 10 42 4'% 12 219 23 V» 21V» 9 1319 21% 20 Va 6 366 18 Ve 17% 123/4 11% 15 V» 14V.8 629 35Va 33% 11 148 41% 40 Va 28 1729 34% 32 5 8 13% 13 V» 4 215 11'% 10% 5 63 17 124 2763/4+43/4 84 +2 Va 26'%+ % 34V.+ 1V» 47Va+2Vf 30%+ Ve 9 70 7 331 5% Lockhd Air 4 161 5% Loew Cp 5 145 21 Va 35%+1% 41%+lVe 33 + Va 13%+ % 11 + Ve 5 V».8 + 3/4 5V»+ V» 21'%+ % Vente» Haut Bas Ferm.Ch.Al Art 14 96 3% 3V» 3% Amcolnd 21 37 5 V» 43/4 Asamera 25 262 13 12V» 12%+ Va Brascan 4 96 I8V2 18 18Va+ % Camp Ch 7 44 63/4 6Va 6%+M6 Cdn Mar 13 x2 3% 3% 3%+ '% Creole P 8 61 18% 173/4 183/4- Va Cwn Cp 8 3 19 18% 19 - Ve Dome P 25 23 37V.36% 36%- Va Domtar 1 1 29 23% 22% 22%- % Dynalec 17 40 33/4 3Va 3%+ Ve FiltDyn 6 5 9'% 8% 8%- % FordC 5 z!80 88V» 87Va 88'/»+ % Fresnillo 7 10 17'% )6Va \6*/a.Giant Y 10 25 83/4 8 9 16 8 9-16-1-16 Hartz Mt 31 35 28 27Va 27%+ Ve ImoOil 28 220 43'% 42'/» 423/»+ 3/4 Jup Ind 6 24 7% 7% 7%- Ve Lk Shore 32 29 2% 2Va 2%+ '% Molywt 126 10'/» 9'% 10 + % NCdn Oils 18 25 6 11-16 6% 6%-H6 Peel Eld 21 1 10 10 10 + Ve Prat Lmb 7 12 11% 11 Va 11'/a- Va Preston 7 7 163/à 16 Va 163/»+ 3/4 Rio Algm 10 10 333/4 32% 333/»+l Scur Rain 107 20 21% 21'% 21»/a+ Va Syntex 35 723 118 111% 116%+4% Technol 6 76 8 7'% 73/4+ % UN Asbes 5 46 3% 3'% 3 5-16 Utah IdS 24 6 93/4 9% 9Va .Wr Harg 17 15-16 % % L'objectif poursuivi par le CEC Réunir tes divers agents économiques par Michel Guénard Il a semblé à plusieurs assez paradoxal qu’au moment même où les économies occidentales font face à une pénurie de pétrole qui risque de bouleverser gravement toutes les courbes de leurs prévisions économiques, le Conseil économique du Canada titre son dixième exposé annuel: “La poursuite de l’expansion.” Si le titre ne laisse aucune équivoque sur les buts poursuivis par les économistes du Conseil, il faut dire que la page frontispice du dixième exposé ne se veut nullement une pièce d’humour noir en pleine période d’incertitude économique et de dégringolade boursière.Tout le travail de rédaction de l’exposé du CEC a été réalisé au cours du deuxième trimestre de Tannée et était prêt à passer sous presse fin juillet.La crise énergétique jette donc une mauvaise lumière sur un document qui se voulait avant tout une suite logique au précédent exposé.Si le neuvième exposé du Conseil avait établi un canevas de travail qui faisait appel à une série d’indicateurs de performance économique à moyen terme (baisse du chômage à 4.5% d’ici 1975, accroissement du PNB de 6% par année, etc.), le dixième lui ressemble comme un petit frère en ce sens qu’il reprend ces mêmes indicateurs pour la période 1973-76, donc pousse d’une année ses objectifs prévisionnels.Il serait faux de croire que les économistes du CEC utilisent le modèle économétrique CANDIDE à seule fin de prouver au monde académique qu’ils sont parfaitement capables de faire fonctionner le modèle et de prévoir raisonnablement l’avenir delà conjoncture canadienne.Même si “Téconométrie de la cohérence" demeure une contrainte que tous doivent respecter, la démarche générale de l’effort du Conseil au cours des deux dernières années s’inscrit dans un objectif beaucoup plus vaste que l’alignement de colonnes de chiffres.Selon le président du Conseil économique du Canada, M.André Raynauld, cet effort doit déboucher sur “une concertation soutenue et efficace entre les divers agents économiques du pays.” Loin d’être une affirmation de principe qui paverait de bons voeux les multiples recommandations économiques du Conseil envers les gestionnaires financiers et industriels du pays, l’effort de concertation prendra la forme d’un triple rendez-vous avec les divers agents économiques.Dès le milieu de décembre, unê Conférence économique nationale réunira quelque 150 hommes d’affaires canadiens qui examineront attentivement les propositions du Conseil et ajusteront celles-ci à la lumière de leur propre expérience et des contraintes qu’ils rencontrent dans leur secteur particulier.C’est donc en rejoignant la “base industrielle canadienne” que le Conseil entend rendre “opérationnels” les indicateurs économiques mis de l’avant par ses deux derniers exposés.Finis les thèses académiques, les dogmes de foi et autres "parachutages intellectuels" qui n’atteignaient jamais les premiers concernés: les industriels canadiens.A cet egard, il est heureux de constater, même si nous avons un retard sérieux à ce niveau, que le monde académique rejoint, par le biais d’une démarche aussi rigoureuse que pratique, les centres de décision économique de la nation.Une “première” que Ton doit saluer à son juste mérite.A cela vient s’ajouter une démarche aussi pressante du Conseil envers les pouvoirs publics, particulièrement le gouvernement fédéral et les provinces canadiennes.A cet égard, M.Raynauld se fait le défenseur d’un fédéralisme de concertation qui tienne compte des multiples contraintes régionales qui peuplent le décor économique du Canada.Au plan fédéral, M.Raynauld souhaite la mise sur pied d’un ‘‘comité spécial des Communes” sur l’harmonisation des politiques économiques du gouvernement en regard des principaux indicateurs de performance contenus dans le dixième expose annuel du Conseil.Dans la même foulée, les multiples conférences fédérales-provinciales qui meublent la scène politique canadienne devraient servir à “ajuster” ces mêmes indicateurs selon l’analyse des tendances économiques de chacune des provinces.Ce triple cheminement qui ferme la “boucle économique” des centres de décision au pays représente, aux yeux de M.Raynauld, un “effort cohérent et réaliste” afin de permettre cette “poursuite de l’expansion” qui lui tient tant à coeur.Cependant, et même si les chercheurs du Conseil ont mis au point de nouvelles mesures quantitatives de l’évolution économique (la différentielle inflationniste entre le Canada et ses principaux partenaires commerciaux que le Conseil estime ne pas devoir dépasser 0.5% par année), il n’en demeure pas moins que la recherche d’indicateurs sociaux reste une préoccupation constante du Conseil.Selon M.Raynauld, la recherche fondamentale qui se fait présentement dans nos universités permettra d’ici peu d’introduire dans le modèle CANDIDE des indicateurs sociaux “quantitatifs” qui exprimeront un “certain degré de satisfactions des citoyens en regard des politiques économiques de nos gouvernements.” Ces indicateurs et toutes les mesures afférentes au mode de production de notre système économique (semaine de quatre jours, travail à la chaîne, bénéfices marginaux, coût psychologique des transports, etc) convergeront vers un indicateur global qui servira de “témoin lumineux” de cette évolution.“L’importance de cette approche ne peut être minimisée, d’expliquer M.Raynauld, car le cumul successif dans le temps de cet indicateur social pourra avoir autant de résonance politique que la hausse des prix et la croissance reel-le du PNB en ont actuellement.” De même, l’objectif très louable en soi de verser un pour cent de notre PNB sous forme d’aide à l’étranger (Plan Pearson) doit s’harmoniser avec nos politiques sociales et l’évolution de nos prix intérieurs, voire de la vigueur de nos exportations.“En conclusion, de résumer M.Raynauld, le dixième exposé annuel du Conseil se veut une continuation du travail “quantitatif” largement élaboré en 1972.Ceci nous permet de sortir du piège des recommandations pieuses qui n’aboutissent à rien parce qu’elles ne parlent pas des vrais contraintes de notre économie: l’harmonisation des centres de décisions.” Cette fois, le Conseil économique du Canada travaille ferme à mettre en place ces mécanismes de concertation qui viendront appuyer, améliorer et, on Tes-père, concrétiser ces balises de notre évolution économique.M.Anthony Hampson Po/ysar s'intéresse à tous les projets pétrochimiques (Par M.G.) M.Anthony Hampson, président de la Corporation de développement du Canada, s’est montré relativement discret en regard d’une éventuelle participation de sa société dans le complexe pétrochimique de Gros-Cacouna.Répondant aux questions de son auditoire lors d’un dîner organisé dans le cadre de la troisième conférence des Institutions de placement collectif qui se terminait hier à Montréal, M.Hampson a avoué qu’il existe présentement une grande inconnue dans le monde économique: “Quels bouleversements la crise pétrolière va-t-elle avoir sur le secteur énergétique canadien et sur les échanges commerciaux entre les nations." Répondre à ces questions dans les conditions politiques actuelles relève d’un devin et non d’un homme d’affaires.Une leçon apparaît peu importe Tissue de la crise, le Canada selon M.Hampson, devra mieux répartir ses différents complexes pétrochimiques à travers son territoire.Conscient des rendements plus qu’intéressants que le secteur des dérivés de pétrole réserve à ses actionnaires (Polysar, filiale à part entière de la CDC n’a-t-elle pas vu ses revenus grimper de 0.5 a $7.1 millions au cours des deux dernières années), M.Hampson ne lève le nez sur aucun projet qui impliquerait sa filiale.Même si Polysar s’est engagé à fond.51% des actions, dans le complexe pétrochimique SOAP avec ses deux partenaires Gujf Oil et DuPont du Canada (une riiise de capital de quelque $250 miolions), le p.d.g.de la Corporation de dévelop- pement du Canada souhaite vivement l’établissement de nombreux centres pétrochimiques tant en Alberta qu’au Québec.Il semble donc que le président de la CDC soit très “réceptif” à toute offre de participation venant des gouvernements ou de l’entreprise privée dans la production de résines synthétiques.Cependant, la situation politique présente et Tincertitu-de économique du moment rendent difficile l’amorce de toute négociation avec un quelconque partenaire.Une fois que la crise se sera décantée, M.Hampson ne négligera certes pas de discuter affaires avec le Québec au sujet de Gros-Cacou-na.Quant à l’avenir de la CDC, le président de la société en a traité longuement devant quelque 300 gestionnaires de portefeuilles sans malheureusement dévoiler grande information nouvelle pour les nombreux journalistes présents.Tous ont bien sûr cherché à savoir la date d émission des deux millions d’actions que la CDC réserve aux petits investisseurs canadiens.Peine perdue puisque M.Hampson attend lui-méme le "moment propice” pour lancer son prospectus: moment qui sera vraisemblablement déterminé par Tallu-re de l’indice Dow Jones d’ici le prochain semestre.Il y a donc de Tespoir puisque plus de 50% des investisseurs qui participaient à la réunion de deux jours croient que l’indice de Wall Street brisera le plafond de 1,000 points avant le milieu de 1974.Des compagnies.en bref Québécor hausse ses revenus de 82% et ses ventes de 39% Le revenu net du groupe Québécor Inc.avant vérification pour l’exercice clos le 30 septembre 1973 s’élève à $2,555,077 par rapport à $1,406,554 pour l’exercice précédent.Cette hausse exceptionnelle représente un accroissement de 82 pour cent.Les ventes ont atteint $41,812,526 par rapport à $30,072,473 en 1972.Le revenu net par action pour l’exercice s’établit à $1.18 alors qu’il était de 0.75 cents en 1972, compte tenu du plus grand nombre d’actions ordinaires en cours.En 1972, le nombre moyen d’actions ordinaires en cours était de 1,863-446, tandis qu’en 1973 ce nombre moyen passe à 2,165,007.L’état consolidé comporte un poste extraordinaire de $77,550 provenant d’une récupération d’impôts sur les pertes des exercices précédents.Monsieur Pierre Péladeau, président de Québécor, a déclaré: “En 1972, nous augmentions notre revenu net de 28 pour cent par rapport à 1971.Cette année, avec une augmentation de 82 pour cent, nous triplons notre rendement.” Monsieur Péladeau a ajouté: “Notre dernier trimestre, celui qui clôt l’exercice 1973, est le plus important que nous ayons jamais connu.Les ventes atteignent $11.238,397 par rapport à $7,569,-542 en 1972, ajoutant ainsi 0.34 cents au revenu net de ce dernier trimestre.Il va sans dire que nous sommes particulièrement heureux des résultats qui émanent d’une de nos récentes acquisitions, notre laboratoire de développement de films, Etco Photo Color.Cette dernière filiale a contribué, durant notre dernier exercice financier, $245,119 au revenu net NOMINATIONS EHE Banque Canadienne Nationale .; ' L'indice Dow Jones Ouv.Haut Bas Clôt Chang.Industrielles 856.94 869.21 839.78 854.98 + 10.08 Transports 170.07 173.51 165.93 171.19 + 3.59 Services publics 90.33 91.71 89.63 90.81 +0.80 Ensemble 264.44 268.63 259.36 264.69 + 3.58 M.Raymond Bussières, c.g.a.Me Lionel Laprade, c.r.La Banque Canadienne Nationale est heureuse d’annoncer les nominations suivantes: M.Raymond Bussières, c.g.a., directeur général adjoint et Contrôleur; Mc Lionel Laprade, c.r., directeur général adjoint et Conseiller juridique: M.Claude Lorange, M.Claude Lorange M.André Tremblay directeur général adjoint, responsable de la section Marketing M.André Tremblay, directeur général adjoint, responsable hÜ Service du Placement et des sociétés Canasex.c u r 18 ?Le Devoir, jeudi 22 novembre 1973 in formel* ions sportives ANNONCES CLASSÉES RÉGULIÈRES 844-3361 • Choqut parution coûte $1.50, maximum 2S mot* • Tout mot additionnel coûte O-OS chacun • L'heure de tombée evt midi pour le lendemain ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Avii ; Les annonceurs sont priés de vérifier la première parution de leurs annonces.Le Devoir se rend responsable d'une seule insertion erronée.Taule erreur doit être soulignée immédiatement.S.V.P.téléphoner à 844-3361.ANNONCES CLASSÉES ENCADRÉES 844-3361 • Chaque parution coûte $4.20 le pouce • L’heure de tombée est itucH pour le lendemain • Il n'y a pas de frais pour les illustrations.A LOUER AUTOS À VENDRE ARTICLES A VENDRE ENTREPRENEURS PERSONNEL PROPRIÉTÉS A VENDRE PROPRÉTÉS A VENDRE MAGNIFIQUE MAISON, face Lac d Argent et Mont Orford.3 chambres à coucher, immense salon avec foyer.Bail â l'année.Têl: Eastman 514-297-2745 24-11-73 AMEUBLEMENT À VENDRE MEUBLES NON PEINTS, meubles sur mesures: pupitres, bibliothèques, commodes, bureaux, style moderne.Les prix les plus bas.Venez à l'atelier.Tél.: 277-1752 1-12-73 MEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons.Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, bibliothèques, mobiliers de cuisine, etc.) Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d’aubaine, 207 Beaubien est, Tél.: 276-9067(31-12-73) ANTIQUITES A VENDRE PIANO ANTIQUE carré, datant de 1858.Très bon état, en bois de rose, pattes de ’lion.$1,000.Tél.323-6936 28-11-73.VASTE MAGASIN d'antiquité, méritant visite, grand choix: tables réfectoire — armoires — buffets — etc.Canadiens ou autres.Bas prix.Ouvert 7 jours, 2 Boul.Labelle, Ste-Thérèse.Tél.: 435-4350 (7-12-73) AUTHENTIQUES MEUBLES québécois en pin du XVIII et XIX siècles.Armoire et buffet 2-corps, porte â caisson en relief avec teinture d'origine-sang de boeuf; 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demande devra le faire dans les 4 jours du premier avis de publication.Signé.Requérant.2993A.Frônçois Jacob.131-5e avenue, Chibougamau, Comté Abitibi-Est, P.Q.23-11-73 CHAMBRES À LOUER OUTREMONT: chambre spacieuse, boudoir, téléphone privé, pour monsieur.Tél: 279-8784 ou 276-1115.27-11-73 DIVERS INFORMATIONS SUR: Ukraine 1917 — Makhno: bandit, réactionnaire, bolchévik, imposteur?Non- Libertaire.C.P.95, Station Place d’Armes, Montréal 126, P.Q.(26-11-73) ENTRETIEN-RÉPARATIONS Coucous, carillons, horloges, grand-père, horloges antiques, réparations par spécialiste.1836 Mont-Royal est.Tél.523-7677.1-12-73 ENTREPRENEUR PEINTRE: peinture, tapisserie, réparation plâtre et plâtre de fantaisie.Claude Carrière, 935-3778 soir ou 935-8365 jour.28-11-73 HOMMES DEMANDÉS LIVRAISON À DOMICILE TRAVAIL: • Distribution du journal aux abonnés d'un quotidien du matin et autres tâches qui s'y rapportent.CONDITIONS: • Posséder un véhicule en bon état de fonc-tjonnement.• Etre disponible immédiatement.Faire parvenir demande en mentionnant: Nom - adresse - téléphone - âge - marque et année du véhicule, à: "Livraison à Domicile" Case postale 6033, Montréal 101, P.Q.Nous communiquerons avec chaque correspondant" J.N.O.c.e.g.e.p.de saint-laurent Poste ouvert AGENT DE BUREAU Service de l'éducation permanente Nature du travail: Sous l'autorité du coordonnateur de l'éducation permanente, l'agent de bureau est responsable du fonctionnement régulier du secteur professionnel de l'éducation permanente.Attributions caractéristiques: L'agent de bureau recueille et transmet toute l'information nécessaire pour permettre une planification de l'enseignement professionnel à l'éducation permanente, l'élaboration et la mise à jour des politiques générales pour ce secteur.Pour ce faire, il doit communiquer avec les différents services du collège et différents organismes de l'extérieur Il est responsable de l'organisation et de la réalisation matérielle des cours d'enseignement professionnel organisés par l'éducation permanente.Il voit à ce que les règlements et les procédures soient respectés par les différents groupes impliqués.Il voit au bon fonctionnement journalier du secteur professionnel de l'éducation permanente.Il accomplit toute autre tâche connexe.Qualifications requises: Scolarité et expérience: Avoir complété le cours secondaire V avec option appropriée ou posséder un diplôme ou une attestation d'études dont l'équivalence est reconnue par l'autorité compétente,- posséder un minimum de 6 années d'expérience pertinente; posséder une vaste connaissance des méthodes et procédures de bureau; être en mesure de diriger des groupes: posséder un esprit d'analyse et de synthèse.La préférence sera accordée aux candidats ayant une connaissance du milieu collégial.Salaire: $6,646 - $9,459.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant 17h.vendredi le 30 novembre 1973 comme suit: Service du personnel Poste d'agent de bureau Cegep de St-Laurent 625, boul.Ste-Croix Montréal H4L 3X7 MEMO CONSTRUCTION (1964) LTEE.Réparations et maçonnerie, générale.Menuiserie et finitions intérieures.Redressons plancher, fondation fuyante.Creusons cave en sous-oeuvre.NEUF.Garantie.Assurance.Service 24 heures, Tél.: 388-2137, 669-2547.(J.N.O.).,AMAS0: Service de rencontres.’Sérieux, 822 est Sherbrooke, suite 5, Marthe Gaudette.B.A., b.péd.b.ph.I.ès lettres Tél.: 524-3852 de 5h.à 8h p.m.(J.N.O ).PROPRÉTÉS À VENDRE HOMMES DEMANDÉS BOUCHERS d’expérience demandés: un pour travail à la semaine, l'autre pour fins de semaines.A Lachine.Tél.634-9036 ou soir 637-4022.24-11-73 AIDE À LA BIBLIOTHÈQUE Une institution d'enseignement privé de la région de Montréal requiert les services d'un aide à la bibliothèque.Poste à temps complet disponible dès maintenant.Foire parvenir sa demande à Case 137 LE DEVOIR, Montréal 23-11-73 HOMMES OU FEMMES DEMANDÉS CLUB VACANCES VOYAGES; demande représentants à temps partiel.Ouvertures partout au Québec.Envoyer curriculum vitae 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Westgate, courtiers.23-11-73 REMBOURRAGE REMBOURRAGE général, réparations set de salon, sofa-lit et davenport, chaises de cuisine et spécialiste en capitonnage et meubles antiques.Estimation gratuite - Ouvrage garanti.Tél.521-5484.10-12-73 TABLEAUX-PEINTURES PEINTURES à l’huile de peintres canadiens, collection privée, entre autres: Suzor Côté M.-A.Fortin, Coburn, Beament, F.Toupin-Riopel et Borduas, etc.Sur rendez-vous téléphoner 473-2093 26-11-73 TAPIS-PRÉLARTS TAPIS: Magnifiques dessins orientaux, couleurs attrayantes, 9’x12', 8’x10', 6'x9.Aussi tapis de passage jamais utilisés.Aubaine véritable.Tél.: 739-0162 3-12-73 TERRAINS À VENDRE ST-BRUNO: Terrain 60’ X 100', rue Perreault.Prix $3,000.Suzanne Lussier, 653-2496 ou 649-5564.Imm-ubles Westgate, courtiers.23-11-73 TERRES À VENDRE PRES EASTMAN, vue sur Mont Orford, 72 acres, façade sur lac — $25,000 comptant: 104 acres, proximité du lac — $23.500 comptant.Tél.après 6 p.m.674-3220.24-11-73 ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Avis: Les annonceurs sont priés de vérifier la première parution de leurs annonces.Le Devoir se rend responssabie d'une seule insertion erronée.Toute erreur doit être soulignée immédiatement.S.V.f».téléphoner à 844.3361.12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Brouillard froid et épais, qui se glace en tombant.— Chamois des Pyrénées.2— Mammifère ruminant de la Cordillère des Andes.— Sorte de canard.3— Action d’empierrer.4— Autour de la taille.— Propre.5— Conspue.— Favorable.— Ancien manteau à capuchon.6— Sert à lier.— Aluminium.— Remerciement pour un bienfait reçu.7— Sobriété dans l’usage des aliments, des boissons.8— Cavité.— Sert à lier.— Sélénium.9— Railleras.10— Corde sur laquelle les blanchisseuses étendent le linge.— Mesure chinoise.11— Petite pomme rouge.— Monticule sablonneux édifié par le vent dans les déserts.— Change de poil, en parlant de certains animaux.12— Fille du frère.— Avancer sur l’eau.Verticalement 1— Petite flèche.— Quatre saisons.2— Ameuter de nouveau.— Mèche de cheveux rebelle.3— Qui méprise la religion.— Demi.4— Depuis le poignet jusqu'à l'extrémité des doigts.— Vérifie et arrête definitivement un compte.5— Expose pour la vente.— L’eau, en général.6— Liquide se séparant du caillot après coagulation du sang.— Fatigué.7— Technique qui consiste, dans les régions sèches, à amener l'eau par des procédés divers.8— Notion que l'esprit se forme de quelque chose.— Ra don.— A lui.9— Fils aîné de Noé.— Mettre dans un lieu secret.10— De la consistance du sable.— Magnésium.11— Insecte des eaux stagnantes.— Donne à quelqu’un une marque extérieure de civilité.12— Fruit du dattier.— Dernière poche de l’estomac des oiseaux.Solution d'hier 1 ! 3 4 5 6 7 S 9 10 11 IS ililMRl -i—i /-Air- lEfeMEf» AVEC LE PETIT ROBERT.PAS DE PROBLtMÈ Frazier-Ali s'entendent avec le fisc A New York, hier, les boxeurs Joe Frazier et Mu-hammed Ali ont réalisé un accord avec le service des impôts de l’Etat de New York au sujet des aspects financiers de leur match-revanche, le 28 janvier prochain, au Madison Square Garden.Mario Procaccino, inspecteur des finances de l’Etat newyorkais, a déclaré à Albany que l’accord rétroactif conclu avec les deux boxeurs stipulait que ‘‘seuls leurs revenus provenant de New York ou de sources newyorkaises étaient imposables".Selon le conseiller juridique du Madison Square Garden, cet accord implique que les pouvoirs publics accordent une détaxation de l’ordre de 30% des revenus globaux des boxeurs provenant aussi bien de leur première rencontre, le 8 mars 1971, que de leur seconde, prévue pour janvier prochain.La somme de $348,000 que le fisc avait exigée de chacun des boxeurs a la suite de leur “match du siècle’’, en attendant qu’on réanalyse les revenus dans l’Etat de Frazier depuis 1967 et d’Ali depuis 1970, a donc été réduite.Les organisateur^ du match-revanche avaient fait d’une détaxation la condition sine qua non de la tenue du combat à New York.Procaccino a dit que l’accord avait été conclu afin que “New York reste la capitale mondiale de la boxe ’.Les New Yorkais, qui ont été privés de grands combats ces dernières années en raison de la voracité de leur fisc, commençaient à voir d’un mauvais oeil Paris leur ravir la première place.Alain Delon, organisateur du championnat du monde des poids moyens entre Carlos Monzon et José Napoles, était même prêt à organiser un championnat du monde des poids lourds entre George Foreman et Ali dans la capitale française, La dérogation fiscale accordée à New York entravera certes une telle entreprise.• LE FOOTBALL sera très en vedette à la télévision américaine, dès aujourd’hui, à l’occasion d< l’Action de Grâce aux Etats-Unis.A midi et quart, on télédiffusera le match Washington-Détroit et, à 3h.30 cet après-midi, la rencontre Miami-Dallas.On pourra aussi voir des matches universitaires.• “LA BAIE”, samedi soir au Chantecler de Sainte-Adèle, donnera une “Super-Soirée-Ski” au profit de la Patrouille canadienne de ski, qui accomplit chaque année une tâche herculéenne avec peu d’encouragement et, encore moins, d’appui financier.Des autobus Murray Hill partiront de tous les magasins de “La Baie” à 7h,45 p.m., et seront de retour vers lh.45 a.m.Danse, personnalités, parade de mode, prix de présence, etc.• MICHEL BELHUMEUR, le jeune gardien qui, dans l’ombre de Bernard Parent, n’avait guère l’occasion de jouer avec les Flyers de Philadelphie de la ligue de hockey Nationale, a été cédé au club Richmond de la ligue Américaine, une filiale des Flyers, où il pourra jouer plus souvent.Par la même occasion, on a rappelé Bob Taylor, qui sera le remplaçant plus ou moins inactif de Parent.• JOCELYN LOVELL, 23 ans, cycliste de Toronto et Québec, a été suspendu pour une période de 6 mois par l’Association canadienne de cyclisme, ce qui l’empêchera de participer aux Jeux du Commonwealth en Nouvelle-Zélande cet hiver.Le président Guy Morin a dit que Lovell avait été suspendu pour avoir volé une boite de biscuits (!) lors d’un voyage d’entrainement en France en juillet dernier.Il a aussi révéle que Lovell avait participé à “une bataille pas trop serieuse” avec le cycliste Ed MacRae, de Vancouver, lors de l’excursion de 3 semaines de l’équipe canadienne en Espagne et en France.Lovell avait gagné 3 médailles lors des jeux du Commonwealth de 1970 à Edimbourg, Ecosse, dont la 1ère médaille d’or remportée par le Canada en plus de 30 ans.Par après, il gagna une autre médaille d’or aùx Jeux Pan-Américains disputés en Colombie.L’instructeur du cycliste, Bruce Smith, de Toronto, a déclaré qu’on porterait la suspension en appel.RAY MITCHELL, le Canadien tenant du titre, a pris, hier, la tète des champion-Jiats du monde de quilles après les 12 premiers jeux du premier tour.Les 12 derniers jeux de cette 1ère ronde seront disputés aujourd'hui, alors que 16 des 36 concurrents seront éliminés.Le tournoi a lieu à Singapour et Mitchell a 2,450 points, en tête, contre 2,445 pour Snow, des Etats-Unis, et 2,396 pour Watson, un autre Canadien. informations sportives Le Devoir, jeudi 22 novembre 1973 ?19 J Le Canadien remporte à 4 secondes de la fin BLOOMINGTON, Minn.(Le Devoir) — Pointé du doigt pour son jeu trop individualiste et parfois même nonchalant, Pete Mahovlich a répondu à ses critiques, hier, alors qu'il a mené le Canadien de Montréal à une victoire de 4-3 contre les North Stars du Minnesota.C'est en effet un but de Pete Mahovlich compté à quatre secondes de la fin et pendant que son frère Frank purgeait une punition, qui a valu la victoire au Tricolore.Le filet vainqueur, qui a semé la consternation chez les partisans du Minnesota, a été marqué dans des conditions extrêmement difficiles.Le Canadien a dû en effet repousser les attaques adverses durant la punition à Frank et peu s’en fallut pour que les North Stars ne présentent une première victoire a leur nouvel instructeur Parker MacDonald; Serge Sa-vard devait toutefois brouiller les cartes en déclenchant une offensive irréductible.Prenant la rondelle dans son propre territoire, Savard s’est avancé en zone adverse et a obligé Maniago à exécuter un bel arrêt.Etendu, le gardien des North Stars n'eut aucune chance devant le tir de Pete qui comptait ainsi son deuxième but de la rencontre.Beau duel A cause des récents déboires défensifs du Canadien (20 buts en 4 rencontres), Scotty Bowman a fait appel à 3e période devant Dean Prentice et Judes Drouin, tandis que son vis-à-vis se montrait aussi impitoyable face au Canadien.Murray Oliver a enfilé le 1er but du match en faisant dévier une passe de Tony Feather-stone derrière Larocque.Oli- Michel Larocque.Incertain au cours du premier tiers alors qu’il a concédé trois filets à l’adversaire, Larocque s'est ressaisi durant les deux derniers engagements.Il fut particulièrement brillant en mm , , g , , * 1ère période 1—MINNESOTA: Oliver (2) Fastheratnns.Gibbs .5:39 2—MONTREAL: Richard (5) Cournoyer 6:33 3—MONTREAL; F.Mahovlich (6) .8:27 4—MINNESOTA Hextall (4) Goldsworthy .15:59 5—MINNESOTA: Goldsworthy (12) Hextall.Gibbs .19:43 Aucune punition.2e période 6—MONTREAL: F Mahovlich (5) .16:50 Pun Gainey M 3 07 3e période 7—MONTREAL: P Mahovlich (6) Savard, Lapointe .19:56 Punitions: O Brien M 7:04, F.Mahovlich M mineure, inconduite 18:21.Lancers par Montreal 12 9 9-30 Minnesota 17 8 6-31 Gardiens Larocque (Mtl); Maniago (Minni, A-15,286.ver avait réussi à se faufiler derrière les défenseurs Guy Lapointe et Jacques Laperriè-re qui ont semblé perdre de vue le vétéran joueur de centre.Henri Richard, qui a de nouveau signé une belle performance, a nivelé le pointage moins d’une minute plus tard.Hier, le capitaine du Canadien a joué avec Frank Mahovlich et Cournoyer, et ce trio a été d’emblée celui qui a ennuyé le plus l’adversaire.Echec-arrière Dès son arrivée au Minnesota, MacDonald a en outre signalé que son équipe s’appliquerait à présenter un jeu plus serré, et que l’échec-arrière et le jeu de position auraient une place de choix dans la stratégie de l’équipe.Le but de Frank Mahovlich, Les choix de M.Lee à B.B.Hier soir, notre expert a désigné 3 vainqueurs.Il totalise maintenant 142 gagnants en 510 courses pour une moyenne de 27.8%.Voici maintenant ses choix pour le programme de ce soir: 1ère course: 1-Barre Bruce (1); 2-Katy Wooster (2); 3-Rebel Sniper (8).2ème: 1-Intrepid Dundee (2); 2-Casa Dundee (6); 3-Karo Herbert (9).Paris doubles suggérés: 1-2, 1-6, 1-9 et 1-1.3ème: 1—Trudy Mac (6); 2-Algerine A.(5); 3-Shreik (8).4ème: 1-The Bold One (1); 2-Vie’s Charm (2); 3-Dean Lobell (3).Quinieias suggérées: roulette 1-2-3-8.5ème: 1-1 Wonder (5); 2-Cast Iron Kid (2); 3-Ranganui (4).6ème: 1-Brown Count (6); 2-Vernon Drummond (1); 3-Prince Ezra (3).Quinieias suggérées: 6-1, 6-3, 6-8.7ème: 1-Blistering Yankee (6); 2-Side Effects (3); 3-Henry Bunter 15).Sème: 1-Granby Dream (3); 2-Berliner (5); 3-Night Out (6).Quinieias suggérées: roulette 3-5-6.9ème: 1-Matt Coats (2); 2-Night Cap (3); 3-Dunhill Hanover (5).lOème: 1-Pine Globe (6); 2-Shadydale Phair (7); 3-Chico Boy (1).Exactas suggérées: roulette renversée 1-6-7.à 8:27 du 1er tiers, devait prouver que les North Stars n’avaient pas complètement assimilé les principes de base que tente de leur inculquer MacDonald.En effet, le grand “M” a bénéficié des largesses de l’arrière Dennis O’Brien pour compter le 508e but de sa carrière, soit un de plus que Jean Béliveau.O’Brien a simplement cédé le disque à Mahovlich à la ligne bleue des North Stars, et l’ailier gauche du Canadien s’est présenté seul devant Maniago qu’il a déjoué d’un lancer de revers.Les North Stars ont toutefois repris du poil de la bête puisqu’avant que la période ne prenne fin, ils devaient marquer deux buts.D’abord, Dennis Hextall, dont une dispute salariale ne semble pas le distraire sur la patinoire, a marqué le 2e filet des siens, puis Bill Goldsworthy a déjoué Larocque à 19.43.Enfin Pete Mahovlich, en 2e période, a de nouveau créé l égalité en endormant trois rivaux avant de glisser le disque derrière Maniago.Une pièce de jeu tout à fait remarquable que les Montréalais auront peut-être le plaisir de voir à quelques reprises cette année.Pete, l’invitation est lancée.Frank Mahovlich a ainsi marqué hier soir à Minnesota le 508e but de sa carrière dans la ligue Nationale, un de plus que Jean Béliveau, son ancien coéquipier avec le Canadien.Sa victime a été Cesare Maniago.(Téléphoto AP) «¦iwuwwwm -T»'->' , .* ?f r ¦*! •«* * i ( ' % ! Y » ’ ï > * », s* ¦ Giacomin et Râtelle s'illustrent NEW YORK (AP) - Le gardien de but Ed Giacomin a égalé un record d’équipe quant au nombre de blanchissages (47) et Jean Râtelle a marqué 2 buts, conduisant ainsi les Rangers de New York à une victoire de 3-0 hier soir contre les Seals de la Californie.Le 47e blanchissage de Giacomin lui a permis d’égaler le record de Davey Kerr qui a joué pour New York de 1934 à 1941.C’était le 2e blanchissage d’affilée de Giacomin et son 3e de la présente saison.Giacomin a réussi 24 arrêts, dont deux particulièrement difficiles contre Stan Weir au 2e tiers et un autre contre Ivan Boldirev au 3e engagement, v Quant à Râtelle, il a réussi ses 8e et 9e buts de la saison en prenant le retour de lancers du défenseur Dale Rolfe.Rangers 3, Seals 0 1ère période 1— RANGERS: Râtelle (8) Rolfe, Hadfield.1:24 Pun: McAnnely C 4:33; Neilson NY 10:09: S-üing NY 13:18; Murray C 19:46 2e période 2— RANGERS: Gilbert (7) Sacharuk, Park.0:50 33*RANGERS: Râtelle (9) Rolfe.Vickers.5.10 Aucune punition.3e période Aucun but Pun Tkaczuk NY 10:13; Stemkowski NY 16:59.L-ncers par: Californie: 8 9 7 — 24 Rangers : 11 15 7 — 33 Gardiens: Meloche, Californie; Giacomin.New York.A—17,500.Penguins 5, Canucks 4 1ère période 1- PITTSBURGH McDonough (7) Apps, MacDonald.2 36 2- VANCOUVER: Wright (!) Dailey .6:55 3- VANCOUVER: McSheffrey (5) Kurtenbach, Dailey .10:01 Pun : McSheffrey V 0:50: Kearns V 3:45, Hextall P 4:57; Pronovost P 9:10; Bianchin P 15:13.McCreary, Quinn Pun Robert f 2e période tGH: Fronovost (7) 4— PITTSBURGH: Wiley.0:36 5— VANCOUVER: Schmautz (8) Guèvremont, Dunn .2:03 6— PITTSBURGH: Schock (5) Bianchin .8:04 Pun : Korab V min., mauv.cond 4:03, Dunn V 8.11; Watson P 8:31; Lemieux V 18:29 3e période 7— PITTSBURGH: Pronovost MacDonald.Apps.17:39 Pun : Boudrias V 6:16; OFlaherty V 9:52; Kurtenbach V 18:32.Lancera par; Vancouver 13 7 8 — Pittsburgh: 12 12 12 - Gardiens: Smith.Vancouver; Brown, burgh A—8.260.Flames 3, Buffalo 2 1ère période 1— ATLANTA: Stewart (3) Morrison.2— ATLANTA: Richard (6) Lysiak.Bennett 3— BUFFALO: Rombough (3) Robert.4— BUFFALO: Meehan (6).Pun: Martin B 13:19.2e période 5~ATLANTA; Comeau «6) fuinn.12 53 t B McCreary A 8:19.3e période Aucun but.Pun.Mohns A 7:30; Horton B 10:16.Lancera par: Buffalo: 15 5 11 - 31 Atlanta: 10 12 6 — 28 Gardiens: Dryden.Buffalo; Bouchard.Atlanta.A—13,889.Black Hawks 4, Blues 1 1ère période 1— ST-LOUIS: Unger (8) Harberuk.11:44 2— CHICAGO: Martin (8) Hull, Pappin.17:47 Pin.: Kèlly SL 8 48 Russell C 12:51; Plante SL 13:57; Redmond C 14 34; Martin C 17:09.2e période 3— CHICAGO: Marks (4) Mivita .12:21 Pun : Martin C 14:03; Sather SL min maj.Bordeleau C maj.19:23 3e période 4— CHICAGO: Tellon Maki, Russell.4:12 5— CHICAGO: Bordeleau (3) Kriskow, Fowis.4:48 Pun: Giroux SL, Rota C maj 4 41, Plante SL 13:00, Hull C, Sather SL min .Martin C mauv.cond 14:21; Harbaruk SL 16:25; Durbano SL 17:03 Lancers par: St-Louis 13 5 7 — 25 Chicago: 5 7 15 — 27 Gardiens: Stephenson.St-Louis; Esposito.Chicago.A—16:025 Hier dans l'AMH Jets 6, Crusaders 2 1ère période 1— WINNIPEG: Beaudin (9) Bordeleau.17:53 2— WINNIPEG: Bordeleau (6> Woytowich.19:05 Pun : Asmundson W 4 :09; Jarrett C 5:32; pun.d'équipe W purgée par Gratton 6 18; Krako C 12:06; Rissuto W 15:08; B Hillman C 15:31; Krake C 18:17; Zanussi Lancers par: Cleveland 9 11 11 — 31 Winnipeg 13 10 9 — 32 Gardiens: Whidden.Cleveland; Daley, 28 36 Pitts- W 19:19.2e période 3—CLEVELAND: Krake (5) Jarrett, Cournoyer .7:32 1—WINNIPEG: Bordeleau (7) Beaudin.Hull Pun Krake C 16:36 3e période 5—WLNNIPEG.Bordeleau (8) .7.51 Asmundson 6-WINNIPEG Huck (4) .2:06 12:06 Snell.Hull 7—CLEVELAND: Cournoyer (1) 11:39 CLearwater.Jarrett 8—WINNIPEG: Rousseau (4i 15:47 15:13 Snell, Woytowich 18:22 Pun: L Hillman C 2 59.Beaudin W ' 7:09: 17:35 M.Young C min., maj.Pratt W mai, J.Hargreaves W 13:09, Pinder C 10:20; 18:58 13:31.Rousseau W 14 42; J.Hargreaves W 19 07 Aeros 4, Whalers 1 1ère période 1— HOUSTON : Sherritt (4) Mark Howe.Haie.2:18 2— N.-ANGLETERRE: Webster (15) Karlender, Blackburn .10:43 3— HOUSTON : Szure (1) Hall, Taylor.12:41 4— HOUSTON : G.Howe (5) Sherritt .14:33 Pun .Hurley NA 8:02.2e période 5— HOUSTON: Bail (9) Szure.13:11 Aucune punition 3e période Aucun but Pun Popiel H 0:54; Schelle H 2 19 Lancers par: N.-Angleterre: 7-5-6-18 Houston: 11-10-5-26 Gardiens: Smith.N.-Angleterre; McLeod, Houston.A—5,127.les écoles de hockey devraient-elles être communautaires?par François Lemenu Depuis quelque temps déjà, les écoles de noekey se multiplient au Québec, si bien que les parents ont peine à choisir “l'institution” où leur enfant pourra le mieux apprendre les rudiments de notre sport national tout en se récréant sainement.C'est dans l’espoir de jeter un peu de lumière sur la question que des étudiants de 3e année en éducation physique de l’Université de Montréal ont convié des techniciens du hockey à brosser un tableau de leur école respective, devant un auditoire d’environ 350 personnes composé de professeurs d’éducation physique, d’instructeurs et de parents.Cette expérience, qui aurait avantage à être répétée dans toutes les régions de la province, a suscité de la part de l’auditoire des questions fort pertinentes.Les réponses ont tantôt satisfait, tantôt rassuré les nombreux bénévoles venus entendre Gaston Marcotte, Claude Chapleau.Georges Larivière, Pierre Joly, Christian Pelchat et Denis Trudeau.Quatre thèmes ont semblé se dégager au cours de la période des questions.Les gens, vivement intéressés par l’évolution que subit l’enseignement du hockey, ont souligné de façon non equivoque l’urgent besoin de recevoir un enseignement sérieux qui leur permettra d'approcher les jeunes joueurs avec un meilleur bagage de connaissances.“Que sert-il aux enfants d'aller dans des écoles de hockey si les instructeurs bénévoles ne sont pas en mesure de poursuivre le travail déjà amorcé dans les écoles?” a lancé un homme qui consacre ses temps libres à diriger une équipe au niveau moustique.L’intervention fut accueillie par des applaudissements nourris de l’assistance.Les panélistes ont répondu que la Fédération de hockey sur glace du Québec (elle groupe 140,000 joueurs et 8,000 instructeurs) travaillait en ce sens et que plusieurs stages étaient donnés à travers la province afin d’améliorer le niveau de connaissances des instructeurs.Gaston Marcotte a par contre indiqué, non sans raison d’ailleurs, que les institutions sont aussi bonnes que le sont leurs professeurs.En ce sens, les instructeurs bénévoles ont raison d’exiger de la fédération et de ses dirigeants une meilleure diffusion de l’enseignement au niveau supérieur.Claude Chapleau, professeur d’éducation physique à l’U de M et directeur de l’école de hockey Pré-saison, à ville de Brossârd, les a d’ailleurs invités à le faire.Une démocratisation des écoles Devant la multiplication des écoles de hockey, il convient de faire une distinction entre les écoles menées par l'entreprise privée et celles qui sont à but non lucratif.Les premières existent afin de faire de l'argent tout en donnant un enseignement qui peut être de qualité.Les deux priorités ne sont pas nécessairement incompatibles.Les secondes ont uniquement pour tâche d'enseigner aux jeunes et de les récréer.D’emblée, l’auditoire a semblé favorable à une démocratisation des écoles de hockey afin que les jeunes de tous les milieux puissent en bénéficier.Georges Larivière, qui s’occupe entre autres de l'école de hockey de Trois-Rivières, a formulé le voeu que les municipalités organisent des écoles de hockey pour leurs citoyens.Il souhaite que les écoles deviennent des oeuvres communautaires.Certaines écoles privées exigent des déboursés importants ($120 par semaine), tandis que des écoles communautaires, comme à Trois-Rivières, ne demandent que $80.Celle de la Palestre Nationale n’exige que $55.Dans certains cas même, la municipalité défraie la moitié du coût pour les enfants défavorisés.De plus, ces dernières ne font pas appel à des joueurs rofessionnels dans l'unique ut d’attirer la clientèle.Comme Ta indiqué Marcotte, rares sont les professionnels qui peuvent transmettre leurs connaissances avec facilité.Certains le peuvent par contre et leurs services sont retenus à chaque année.“Il ne suffit pas de faire appel à un professionnel pour assurer un bon enseignement, a confié Marcotte.Les écoles ui ont des pros dans le but ’attirer les jeunes font fausse route.Si les jeunes n’apprennent pas à ces écoles, ils n’y retourneront plus.Seules les bonnes écoles demeureront et ce sera uniquement grâce à la compétence de leurs instructeurs.Evolution intéressante Marcotte, qui oeuvre dans le milieu depuis plus de 10 ans, a souligné l'évolution qu’a subie le hockey au cours des dernières années.“Aujourd’hui, le jeune de 9 ans en sait plus au niveau de la technique que celui de 10 ans d’il y a quelques années, a-t-il dit.Cela s’explique par la qualité de l’enseignement et du fait que les jeunes passent plus de temps sur la patinoire.” Football I LIGUE CANADIENNE Dimanch* à Toronto, 13h Edmonton vs Ottawa (match pour la coupe Grey) LIGUE NATIONALE C«t aprèa-mldi Washington à Détroit.12hl5 Miami à Dallas, 15h30 Dlmar.cha Buffalo à Baltimore.14h Chicago à Minnesota.14h Los Angeles à N.•Orléans.14h N Angleterre a Houston.!4h Kansas City à Denver.15h Atlanta à Jets de N.Y.16h San Diego à Oakland.!6h Lundi aolr prochain Green Bay à San Francisco.2lh Champion poids plume.Pre-Pac Express Messageries I Envoi d'une seule pièce • Port payé • De 50 Ib ou moins • Emballé.Si vos expéditions répondent à ces conditions, vous pouvez sans doute les confier à Pre-Pac.Pre-Pac voué épargne temps et argent.Des économies allant jusqu'à 50 p.cent ou plus, selon le nombre d'envois par ramassage.Communiquez avec votre représentant des Messageries CN.Messageries CJ\J Marcotte estime enfin que durant les trois prochaines années, la production littéraire, scientifique et audio-visuelle sera plus importante qu'au cours des deux dernières décennies.En plus de souligner l’importance d’intégrer les écoles a la municipalité, Larivière a insisté à plusieurs reprises pour que les écoles soient pensées en fonction du jeune afin qu’il puisse avoir du plaisir à les fréquenter.C’est un aspect extrêmement important.Il ne sert à rien de créer des écoles si on élimine tout aspect ludique du hockey.“Au nom d'une technique, a déclaré Larivière, on impose aux jeunes des structures trop rigides.” Espérons que chaque école se fera un devoir de bien enseigner le hockey, mais de l’enseigner dans une atmosphère de détente.Il ne faudrait surtout pas que le hockey devienne pour ces jeunes une forme de travail.Le but de ces écoles n'est pas de préparer les jeunes à une carrière professionnelle.HOCKEY LIGUE NATIONALE BOSTON TORONTO MONTREAL RANGERS BUFFALO DETROIT VANCOUVER ISLANDERS Section Et! p| g p n bp bc pts 19 14 4 1 95 52 29 19 9 5 17 10 5 19 8 7 18 9 8 18 7 10 17 5 2 8 5 67 47 23 2 56 44 22 4 67 54 20 1 57 60 19 1 59 83 15 3 45 58 13 7 36 54 11 PHILADELPHIE CHICAGO ATLANTA ST-LOUIS PITTSBURGH LOS ANGELES MINNESOTA CALIFORNIE Section Ouest 18 12 18 18 17 6 9 5 11 3 9 5 12 1 55 29 25 6 54 30 22 4 47 48 20 3 50 40 19 3 45 76 15 2 49 64 12 6 50 65 12 1 38 65 11 CHICAGO CLEVELAND TORONTO JERSEY 17 10 61 18 9 7 2 20 6 11 3 20 6 12 2 Section Ouest 17 14 EDMONTON 17 14 3 0 WINNIPEG 20 9 9 2 MINNESOTA 18 9 8 1 HOUSTON 16 9 6 1 VANCOUVER 19 6 13 0 LOS ANGELES 21 6 15 0 Avant-hier soir Cleveland 3, Edmonton 5 Minnesota 2, Los Angeles 6 Hier soir Houston 4.N.-Angleterre 1 Winnipeg 6.Cleveland 2 LIGUE AMERICAINE Section Nord 64 55 21 66 68 20 66 74 15 47 80 14 76 45 28 71 68 20 68 60 19 64 48 19 61 86 12 55 82 12 Avant-hier soir Islanders de NY.2.Toronto 4 Los Angeles 5, Détroit 5 Hier soir Montréal 4.Minnesota 3 Rangers 3.Californie 0 Atlanta 3, Buffalo 2 Pittsburgh 5, Vancouver 4 Chicago 4, St-Louis 1 Ce soir Pittsburgh à Toronto Rangers de N.Y.à Buffalo Détroit à Islanders de N.Y Philadelphie à Boston Minnesota à St-Louis ASSOCIATION MONDIALE Section Est pj g p n bp bc pts N -ANGLETERRE 21 12 8 f 79 «8 25 QUEBEC 21 11 9 1 88 71 23 PROVIDENCE Pi 9 20 13 ?n 1 X bc 57 pts 27 NEW HAVEN 19 11 5 3 96 59 25 N-ECOSSE 20 10 7 3 57 47 » BOSTON 19 8 9 2 51 66 16 ROCHESTER 16 6 7 3 53 62 15 SPRINGFIELD 17 4 9 4 50 62 12 Section Sud CINCINNATI 16 11 2 3 60 40 25 HERSHEY 19 8 6 5 63 49 2! BALTIMORE 15 7 7 1 53 54 15 JACKSONVILLE 18 6 11 1 52 77 13 RICHMOND 16 4 9 3 41 69 11 VIRGINIE 16 3 13 0 37 69 6 Hier soir Providence 2.Hershey 2 lew Haven 3.Jacksonville 0 Baltimore 7, Richmond 6 Rochester é Cincinnati, remise a cause du mauvais état de la glace CARIES PROfESSIONREUES ET LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Montréal 107 288-2152 Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Motion & Marion 721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN JEAN K.MA10UF INC.entretien industriel - commercial résidentiel Plus de 25 ans d expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc.7035 AVE.DU PARC 270-1141 Di BUREAUX MEUBLES La coupe Grey, ce n 'est plus ce que c 'était.TORONTO (PA) - La sécurité de l’hôtel York, lors des festivités de la coupe Grey, ne donne plus à la direction les maux de tête d’antan.“Nous n’attendons plus de fauteurs de troubles, a déclaré John Hunts, gérant de l’hôtel qui a assisté aux célébrations parfois incontrôlables au cours des 22 dernières années.“D’ailleurs, ces fauteurs de troubles ne sont plus acceptés au cours des dernières années”.Edmonton et Ottawa s’affronteront dans la classique canadienne dimanche après-midi à Toronto.“Nous ne prévoyons aucun problème, a ajouté Huntz, car ce n’est plus la beuverie nationale d’antan”.II n’en reste pas moins que l’hôtel fera disparaître ses meubles et antiquités de son hall à partir de vendredi.De leur côté, les amateurs d’Edmonton, attendus vendredi, s’en promettent et assurent qu’il y aura de “l’action” dès leur arrivée.Ils porteront des costumes des années 1890.Pour sa part, Huntz assure que les jours des “grands vols publics” sont révolus et qu’on se contente maintenant de vols de savons, serviettes et vieux cendriers.“D’ailleurs, les gens les plus bruyants sont des gens d’ici, non de l’extérieur”.Afin de prévenir tout problème sérieux, l’hôtel a embauché 100 gardes de sécurité, la majorité des policiers en congé, “non seulement pour la maison, mais pour protéger les gens eux-mêmes”.Le nouvel hôtel Sheraton, comptant 1,500 chambres, se prépare aussi à l’assaut en fin de semaine, sans prévoir de problèmes insurmontables en dépit de la première expérience de la sorte.Enfin, l’hôtel King Edward s’attend à son quota habituel de visiteurs et, comme ailleurs, s’est prévalu d’un certain nombre de gardes de sécurité afin de protéger “les clients eux-mêmes” À Blue Bonnets Pari double: Nevada l,ady (5) et Lightning Express (2): $19.60.1ère quiniela: Sword Hanover (1) et Reddy Camp (8): $42.60.2e quiniela: Dougs Special (5) et Kocket Angus (8): $38.20.3e quiniela: My Steady Son (1) et Traffic Tramp (7): $63.30.Exacta: Noble Almahurst (6) et False Command (1): $9.40.Mutuel: $545,712.Assistance: 6,554.Pete Rose est choisi NEW YORK (PA) — Le champ gauche Pete Rose, des Reds de Cincinnati, a été choisi, hier, “le joueur le plus utile à son club’’ de la ligue de baseball Nationale par les membres de l’Association des journalistes de baseball d’Amérique.Rose l’a emporté par une marge de 24 points sur son plus proche concurrent, Willie Stargell, des Pirates de Pittsburgh, soit 274 contre 250.Le champ extérieur Bobby Bonds (San Francisco), le 2e-but Joe Morgan (Cincinnati) et Mike Marshall (Montréal) ont fini 3e, 4e et 5e, le premier recueillant 174 points, le deuxième 102 et Marshall, 93.Ken Singleton, un autre jotRur des Expos de Montréal, a terminé au 9e rang avec un total de 52 points.Rose, qui a remporté le championnat des frappeurs pour la 3e fois avec sa moyenne de frappe de .338, a ait qu’il rêvait depuis toujours d’être ainsi honore.“Il est formidable de pouvoir dire que vous êtes no 1.London présente sa demande LONDON, Ont.(d’après CP) — Bob Harris, un homme d'affaires de London, ainsi qu’un groupe d’associés viennent officiellement de présenter une demande d’admission dans la ligue Canadienne de football pour leur ville en 1975.Harris, dont la demande était accompagnée d’un chèque visé de $25,000, a promis que London serait dotée d’un stade de 35,000 places dont il serait lui-méme l’instigateur.“Ce n’est pas la première fois que le groupe Harris fait une demande de concession, a dit le commissaire Jake Gaudaur, de la LCF, mais pour une fois, toutes nos exigences ont été respectées.” La demande indique que London peut compter sur un marché de 1.000,000 de personnes demeurant à moins d’une heure du stade en voiture.De plus, le stade serait construit au milieu d’un complexe sportif comprenant aussi une piscine de dimensions olympiques, un amphithéâtre pour le curling et le hockey et une colline de ski “Une nouvelle équipe doit attirer une moyenne de' 22,000 spectateurs à chacun de ses matches, a commenté Gaudaur.Il ne saurait donc être question d’accorder une concession à une ville dont la capacité du stade ne dépasse pas 20,000 places.” La ville de Halifax présenterait également sous peu une demande d'admission dans la LCF, qui est à la recherche d’une 10e équipe afin d’équilibrer son calendrier.COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE.ST-JEAN.SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés Al AIN BEIZUE c A ROBERT ST JEAN, C A GILLES SPERANO, C A 2345 esl.Bélanger Montréal 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptables agréés «OGfll PROVOST C A ROI AND PROVOST C A 1255, Université, Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHME.C.A.Comptables agrees 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU, ROBIN & ASSOCIES Comptables Agréés Lucien D Viou C A Armand H Vio .C A H Lionel Rohm C A Jean Jacques Oue'leite C A J Serge Ge'vo-s C A Wogu-b Bouios C A Jacques R Cbodtllon C a Jatques Joyol C A 4926, ave Verdun, Verdun 204 769-3871 7708, rue Edouard, LaSalle 690 365-0023 Duval, Bateau & Cie COMPTABLES AGREES 1 59 ouest, rue Craig, Montréal 1 26 861-9987 Thorne, Gunn & Cie Comptables Agréés 800 PLACE VICTORIA, Suite 2604 -Tel.878-301 1 Montréal 1 1 5 Burpou¦ o troven le Conodo et correspondents dons le monde entier SAMSON, BÉLAIR, CÔTÉ, LACROIX ET ASSOCIÉS comptables agréés Suite 3100 Tour de la Bourse Montréal 115 861-5741 Suite 201,4 Parc Samuel Holland, Quebec 6 681-7231 320 est, rue St-Oermain.Rimouiki 724-4136 108 nord, rue Wellington.Sherbrooke S63-8663 324.rue Des Forges.Trois-Rivières 378-4541 235, Chemin Montréal, Ottawa 745-1515 J i 20 ?Le Devoir, jeudi 22 novembre 1973 La troisième voie: Roch LaSalle est disponible Hâr AnrJrn D>->11____ par André Bellemare OTTAWA (PC) - Le vacuum laissé au Québec lors des élections du 29 octobre dernier par la polarisation du vote entre indépendantistes et fédéralistes pourrait être comblé par une Union nationale revigorée, réorganisée et à forte tendance nationaliste.C'est du moins ce que croit le député indépendant de Jo-liette aux Communes, M.Roch LaSalle, qui est disposé à abandonner la politique fédérale pour participer activement à la reconstruction d’un troisième parti au Québec, qui procurerait aux électeurs une option mitoyenne entre le parti libéral et le Parti québécois au prochain scrutin.D’après lui, le parti cré-ditiste ne fait pas assez sérieux, tandis que le Parti conservateur n’aurait aucune chance de rallier les nationalistes non indépendantistes à cause de son caractère “un peu trop anglais”.II reste donc l’Union nationale qui, après deux bonnes années de travail, de recons- truction et de recrutement, pourrait élire un chef et se préparer dans les deux autres années à mener une lutte farouche aux libéraux, estime M.LaSalle.Il a confié, dans un entretien, qu’il serait prêt à commencer ce travail dans un avenir proche si les hautres instances du parti de M.Loubier sont d’accord avec lui.“Vous savez, le temps presse pour l’UN de se regrouper et d’amorcer un travail de réorganisation au niveau des comtés, sinon elle sera doublée par un autre groupe”, a dit M.LaSalle qui offre ses services comme organisateur.Elu la première fois aux Communes sous la bannière Ottawa étudie quelque 3,000 demandes d'immigration venues de citoyens chinois OTTAWA (Le Devoir) — Le ministre de la Main-d’oeuvre et de l’Immigration, M.Robert Andras, a annoncé hier la mise en place des mécanismes administratifs requis pour assurer l’exécution de l’accord sino-canadien concernant l’immigration au Canada des citoyens chinois apparentés à des résidants canadiens, qui a été négocié lors de la visite en Chine du premier ministre Trudeau, au début d’octobre.Les premières demandes sont actuellement à l’étude.Après consultations entre l’ambassade canadienne à Pékin, les autorités chinoises et deux agents d’immigration du Canada, qui sont allés en Chine spécialement pour lancer le nouveau programme.“Il faudra, en premier heu, a déclaré M.Andras, étudier quelque 3,000 demandes d’immigration, concernant quelque 6,000 parents, soumises depuis que des relations diplomatiques ont été établies entre le Canada et la république populaire de Chine.“La priorité sera accordée aux demandes déposées à notre bureau de Hong Kong.Nous sommes certains que la collaboration des autorités chinoises nous permettra de compléter rapidement et efficacement l’étude de ces dossiers, tout en rendant possible l’heureuse réunion de plusieurs familles.” Toutefois, il est très difficile d’établir le temps qu’on devra consacrer à l’étude de ces demandes en raison des facteurs suivants: le lieu de résidence des immigrants en Chine, leur adresse exacte, la distance à parcourir entre l’endroit de l’entrevue et celui de l’examen médical, ainsi que le temps requis par le service postal pour acheminer le courrier à l’ambassade du Canada à Pékin.M.Andras a expliqué que tout citoyen canadien ou tout individu déjà admis au Canada comme résident permanent peut parrainer ou désigner des parents de la République populaire de Chine, au même titre que le parrain ou le proposant de parents résidant dans quelque autre partie du monde.Des détails concernant ce genre de demande peuvent être obtenus à tout centre d’immigration du Ca- nada.A l’heure actuelle le Canada compte plus de 50,000 Chinois.C’est un des plus anciens groupes ethniques de notre pays.Selon certaines études, les premiers Chinois sont arrivés au Canada il y a 115 ans pour travailler dans les mines de l’Ouest canadien.Plusieurs autres ont contribué au développement de cette partie du Canada en travaillant à la construction du tronçon occidental du Canadien Pacifique.La majorité de ces travailleurs sont demeurés en Colombie-Britannique une fois le travail terminé, cependant que d’autres se sont installés dans les Prairies et dans l’Est du Canada.L’immigration chinoise au Canada, qui avait ralenti au début du siècle, a de nouveau augmenté entre 1962 et 1967, période où des changements ont été apportés à notre politique d’immigration.Plus de la moitié de nos immigrants venus de Chine ont été admis au Canada au cours des dix dernières années.Les Chinois possèdent un héritage culturel inestimable, caractérisé par l’entraide mutuelle, notamment lorsqu’un membre de la communauté est malade ou en chômage.Les associations chinoises au Canada s’occupent activement de promouvoir la compréhension entre les Chinois et les autres groupes ethniques au pays.du parti conservateur en 1968, il a quitté celui-ci en mai 1971 en affirmant qu’il n’y avait pas de place pour un Canadien de langue française chez les tories.Il a été réélu comme indépendant aux élections du 30 octobre 1972 dans Joliette, avec une majorité de 5,000 voix.Il est plus que probable que M.LaSalle en est à son dernier mandat au Parlement fédéral et le climat politique qui règne au Québec depuis le 29 octobre aura été pour lui, sem-ble-t-il, le bon prétexte pour se lancer finalement dans le feu de l’action politique au Québec.Le député de 44 ans précise tout de suite qu’il n’aspire aucunement à prendre la direction de cette troisième force politique.Ardent nationaliste qui croit encore en la possibilité pour le Québec de s'épanouir au sein de la Confédération, M.LaSalle estime qu’il est impérieux de mettre sur pied, via l’Union nationale, le troisième parti comme alternative aux Québécois non satisfaits du régime Bourassa mais pas disposés à suivre l’option indépendantiste du PQ.Reconnu comme un travailleur acharné et un organisateur-né, le député de Joliette croit qu’il a “fait son temps” à Ottawa où, dit-il, les députés du Québec ne font qu’un travail de représentation de leurs électeurs auprès du gouvernement.A Québec, précise-t-il, il y aurait beaucoup plus de travail concret à accomplir pour l’avancement de notre société québécoise.Eventuellement, il sera candidat à l’élection générale mais il désire d’abord s’occuper d’organisation, parcourir la province et rencontrer les gens “disponibles” comme avait fait l’équipe de Daniel Johnson avant le scrutin de 1966.Même si l’UN n’a pu faire élire un seul de ses candidats le 29 octobre et en dépit du fait qu’elle ait amassé moins de cinq pour cent du vote populaire, M.LaSalle refuse de croire néanmoins à sa disparition définitive.Il est toujours d’avis que ce parti, jadis puissant, a plus que jamais un rôle important à jouer sur l’échiquier politique du Québec.“Qu’on réorganise le parti, qu’on recrute des hommes compétents, qu’on insuffle une nouvelle vigueur au parti et qu’on réunisse 1,500 personnes à un congrès de leadership, je vous garantis que l’UN redeviendra le parti populaire que les Québécois ont déjà connu”, assure M.La-Salle.Il affirme que plusieurs partisans de l’UN ont voté à contrecoeur pour les libéraux, le 29 octobre dernier, et ces mêmes gens ont la larme à Roch LaSalle l’oeil quand on leur rappelle les beaux jours du Parti, surtout quand il était dirigé par Daniel Johnson.M.LaSalle pense que l’idéologie d’une nouvelle UN devrait se rapprocher du slogan de M.Johnson: “Egalité ou indépendance”.Ce n’est pas compliqué: que l’UN, une fois au pouvoir, entreprenne des négociations intenses avec le gouvernement fédéral et, si l’impasse persiste toujours, elle pourrait alors songer à une autre solution: pas nécessairement l’indépendance, mais l’indépendance si nécessaire, explique le député de Joliette.M.LaSalle se propose d’ailleurs de rencontrer dans les jours qui suivent les dirigeants de l’UN pour discuter de l’orientation de ce parti et des services qu'il pourrait lui rendre.Ottawa Z 'espionnage électronique OTTAWA (PC) — Le député conservateur de Saint-Hyacinthe, M.Claude Wagner, s’est porté à la défense des trois avocats de Montréal victimes de l’espionnage électronique dans leurs bureaux.Il a confié aux journalistes qu’en aucun cas, sous aucun prétexte et en vertu d'aucune loi le secret professionnel qui lie les avocats et leurs clients ne doit être violé.M.Wagner était appelé à commenter la découverte, mardi, de petits transmetteurs clandestins installés derrière les tuiles du plafond du bureau des avocats Maurice Hébert, Sidney Leithman et Rolland Blais.Pour sa part, le Solliciteur général, M.Warren Allmand, a été peu loquace sur cet incident, se bornant à dénoncer la violation du secret professionnel de ces avocats.M.Wagner a dit qu’il est d’autant plus malheureux que cet événement arrive au moment où un comité parlementaire étudie présentement des amendements à la loi au Code pénal relative aux secrets officiels.L'affaire Morgentaler Le député de Champlain aux Communes, le créditiste René Matte, aimerait bien que le ministère canadien de la Justice appuie les avocats de la Couronne, qui ont décide de porter en appel la décision du tribunal d’acquitter le Dr Morgentaler, au Québec, d’une accusation de pratique illégale d'avortement.La Chambre a refusé, hier, de donner son consentement unanime à une motion en ce sens soumise par le député.D’après M.Matte, l’acquittement du Dr Morgentaler va à l’encontre du Code pénal et consacre implicitement la pratique de l’avortement sur demande, même si les Communes ont déjà adopté un projet de loi qui autorise l’avortement seulement dans des cas de thérapie ou d’urgente nécessité.Le médecin de Montréal a été acquitté d’une telle accusation la semaine dernière et la Couronne a interjeté appel immédiatement.Indice industriel de l'emploi Selon Statistique Canada, l’indice synthétique industriel de l’emploi au Canada pour septembre 1973 serait en hausse de 2.8 pour cent par rapport au mois précédent.L’indice synthétique industriel représente tous les secteurs du travail, à l'exception de l’agriculture, de la pèche et du piégeage, de l’enseignement et des services connexes, des services médicaux et sociaux, des organisations culturelles, des ménages privés, de l’administration publique et de la défense.Les statistiques employées relèvent des déclarations d'employeurs ayant 20 employes ou plus.Le principal facteur responsable de cette hausse de l’emploi serait le règlement survenu dans le conflit du rail.L’ensemble des secteurs de travail ont progressé, à l’exception cependant des forêts, du bâtiment et des travaux publics et des mines.Après désaisonnalisation, les gains hebdomadaires moyens en septembre se sont élevés de 0.7 pour cent au niveau de l'indice synthétique du Canada.Les gains dans les transports, les communications et les services publics ont par contre légèrement fléchi.Concernant les ouvriers rémunérés à l’heure, les gains ont monté dans les industries manufacturières, mais baissé dans les mines, le bâtiment et les travaux publics.ÉTUDIANTS! ENSEIGNANTS! U£ DEVOIB / une source de v documentation ! indispensable ABONNEMENT SCOLAIRE MODE DE PAIEMENT \ ; / ‘ DURÉE CANADA ÉTATS-UNIS MOIS $22.00 $24.00 8 MOIS $24.00 $27.50 mois $27.00 $31.00 mois $30.00 $34.50 ) chèque ou mandat de poste payable à l'ordre de LE DEVOIR S.V.P.Remplir ce coupon et nous le faire par- | venir à: LE DEVOIR, C.P.6033, Montréal 101, | (Québec).Ci-indus, $ .pour un abonnement scolaire | de .mois à compter du .NOM.ADRESSE .
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