Le devoir, 30 novembre 1973, vendredi 30 novembre 1973
i bhmmmmmmmhmmhhhmbmhmmmmrv la météo Généralement nuageux avec quelques chutes de neige.Samedi: ensoleillé et froid.LE DEVOIR Fais ce que dois La CSIV menace de boycotter Les commissions parlementaires — page 3 Un grand magasin ravagé par le feu: 107 morts KUMAMOTO, Japon (d’après AP, Reuter et AFP) — Au moins 107 personnes ont trouvé la mort et plus de cent autres ra- .lP! ont ete brulees dans l’incendie qui a i vagé hier les grands magasins Taiyo, à Kumamoto, ville située a l'ile de Kiou-Siou, au Japon.Le feu a ravagé plusieurs étages, échappant complètement au contrôle des pompiers dépêchés sur les lieux.Certains des rescapés se sont blessés en se jetant des fenêtres des cinquième et sixième étages, à moitié asphyxiés par la fumée montant des étages inférieurs.Une centaine de personnes, qui ont pu parvenir sur la terrasse de l’edifice de sept étages, ont pu être sauvées par les hélicoptères de la police.La plupart des cadavres ont été découverts aux troisième et quatrième étages.La plupart sont ceux de vendeuses, mais certains n’ont pu être identifiés.Le feu a pris, semble-t-il, dans le département des.fournitures de lits et matelas ouvert spécialement hier en raison de l’affluence.Les flammes se sont rapidement propagées au département des textiles qui, en brûlant, ont dégagé des nuages de gaz nocifs.Les extincteurs et gicleurs automatiques étaient en réparation et n’ont donc pas fonctionné.Un porte-parole du service des incendies a précise que le magasin avait reçu plusieurs avertissements déjà en raison de l’insuffisance de son équipement.Parmi les blessés, on compte 54 des 2,200 pompiers qui ont lutté plus de huit heures pour circonscrire le sinistre.Il était 13 heures lorsque le feu a pris Voir page 6 : Magasin ravagé Chassés des étages inférieurs par les flammes, des rescapés attendent sur la terrasse du 7e étage l'arrivée des secours.Les uns seront sauvés par hélicop-, tères, d'autres emprunteront les échelles d'incendie que les pompiers sont parvenus à installer.(Téléphoto AP) WASHINGTON (d’après AP et AFP) -M, Dwight Chapin, ancien secrétaire chargé oe l’emploi du temps du président Nixon, a été inculpé hier de faux témoignage dans les affaires d’espionnage politique de la campagne électorale de 1972.Déjà considérablement ralentie par les dernières révélations sur les “silences’’ inexpliqués découverts sur les enregistrements de la Maison-Blanche relatifs au scandale du Watergate, l’opération-survie lancée par le président Nixon a coup 1.Nix tout le bénéfice que M.Nixon pouvait espérer en tirer semble compromis définitivement.M.Chapin a été accusé d’avoir menti au cours d’une déposition qu’il fit sous serment au mois d’avril dernier devant un grand jury de mise en accusation, qui l’interrogeait sur les activités de Donald Segretti, un espion à la solde du comité pour la réélection du président Nixon.M.Chapin, qui travaillait au cabinet du président Nixon sous les ordres di- Papier journal Bourassa est intervenu 4» auprès des producteurs par Pierre O'Neill QUEBEC (par Pierre O’Neill) — Le gouvernement interviendra par législation, s’il le faut, pour donner priorité aux entreprises québécoises dans les besoins de papier journal.Interrogé sur la pénurie de papier journal, le premier ministre, M.Robert Bourassa, a fait savoir à l’Assemblée nationale qu’il a dû intervenir personnellement pour trouver une solution au problème.Au député créditiste, Camil Sam-son, le chef du gouvernement a expliqué qu’il suit le dossier de près et que les récents développements lui apparaissent encourageants.“Mais il est évident, a précisé M.Bourassa, que si on n’arrive pas à une solution satisfaisante pour les entreprises québécoises, sur le plan de l’approvisionnement à des prix du marche ou à des prix concurrentiels, le gouvernement interviendra par législation.” Le premier ministre a en outre fait savoir que les pourparlers se poursuivent entre le président du Conseil des producteurs de pâtes et papiers du Québec, M.Paul Lachance, du ne part, et les représentants de la société Québécor, d’autre part.“Les informations que j’ai eues aujourd’hui et que je dois verifier, c’est qu’on serait arrivé à une solution satisfaisante pour les entreprises québécoises.” Apres avoir prétendu qu’il n’y avait pas de pénurie de papier journal au Québec, le président du Conseil des producteurs a déclaré hier qu’il fera tout son possible pour que les journaux de la province ne manquent pas de provisions.C’est le président de la Maison Québécor, M.Pierre Péladeau, qui avait le premier déclenché l’alarme en ajoutant que son entreprise subissait de graves préjudices.Le premier ministre a fait savoir par ailleurs que les difficultés qui inquiètent Voir page 6 : Papier journal René Lévesque à "On m'a par Bernard Racine, de la PC “Il n’y a pas de crise dans le Parti québécois,” a affirmé le président du parti, M.René Lévesque, dans une interview accordée à la Presse Canadienne.“Ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas y avoir des discussions et des tiraillements.C’est normal dans un parti politique et ça prend toujours quelques mois quand ça doit venir.Mais j’espère qu’on va éviter le même genre de tiraillements qu’on a eus en ‘71.Ils ont certainement été utiles, mais je ne suis pas sûr qu’ils étaient nécessaires,” M.Lévesque a expliqué que ces tiraillements, après l’élection de 1970, avaient impliqué ce que, dans le parti, on appelait la gauche et la droite, les plus travaillistes et les moins travaillistes, les plus radicaux et les moins radicaux.“A travers pas mal de secousses, ces tiraillements ont fini par donner un bon équilibre au parti.Maintenant que nous avons acquis cet équilibre, j’espère que nous allons éviter ce qui serait foncièrement une perte de temps dans une remise en question à n’en plus finir."Il peut y avoir des remises en question partielles.Ce n’est pas à moi de dire ce qui va arriver.Mais je n’ai pas l’impression qu’il va y avoir de crise interne.Il n’y rects de M.H.R.Haldeman, secrétaire général de la Maison-Blanche, avait affirmé n’avoir jamais eu connaissance des activités de Segretti, alors qu’il fut établi par la suite que c’est lui qui l’avait embauché et qui recevait ses rapports.L’acte d’accusation rendu public hier retient au moins quatre cas de faux témoignage contre M.Chapin, qui risque une peine maximum de cinq ans de prison et de 10,000 dollars d’amendes pour chacune des charges.Depuis qu’il a quitté la Maison-blanche à la fin de l’annee dernière, M.Chapin occupe d’importantes fonctions à la direction de là compagnie aérienne United Airlines.De plus, les relations se sont encore envenimées hier entre la Maison-Blanche et le procureur spécial Leon Jaworski chargé de mener une enquête "indépendante” sur les ramifications de l’affaire du Watergate.M.Jaworski a suggéré que toutes les bandes enregistrées de la Maison-Blanche, et non pas seulement les sept qui ont été remises pour les besoins de l’enquête, soient mise en sûreté entre les mains de la justice.“Cela n’a pas de sens”, a immédiatement rétorqué M.Ronald Ziegler, secrétaire de presse de M.Nixon, en ajoutant que M.Jaworski n’avait jamais aimé ni le président Nixon ni son gouvernement.Le procureur avait fait cette suggestion en commentant devant des journalistes “l’accident” survenu à l’enregistrement d’une conversation du président Nixon Voir page 6: Opération-survie La police de la CUM fait un usage courant de l'écoute électronique par Jean-V.Dufresne Le président du Conseil de sécurité de la Communauté urbaine de Montréal, le juge Jacques Coderre, a reconnu hier que la CUM pratique l’usage de l’écoute électronique, que cette technique est d’usage courant chez les policiers de la CUM, qu’on l’utilise en somme comme un outil de travail fréquent, et que toute la responsabilité de l’opération repose sur les épaules du directeur de la police de la CUM, M.René Daigneault, chef de l’Etat-Major.Ce dernier, a-t-il dit lorsqu'il répondait aux questions que lui posait le conseiller Paul-Emile Robert, un ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste, avait l’habitude de le consulter avant de brancher les tables et qu’au surplus il ignore l’importance du budget affecté à cette activité, car elle est reliée à la stratégie policière.Le Conseil de sécurité est l’organe suprême qui régit les forces de l’ordre et de la paix dans les villes de la communauté urbaine de Montréal) Le gouvernement de Québec y désigne la majorité des membres.M.Coderre a expliqué que l’usage de l’écoute électronique n’est pas limitée au Voir page 6 : La CUM La renégociation du secteur des communications Pelletier propose les règles du jeu L'opération-survie est compromise: un proche de Nixon s'était parjuré par François Barbeau OTTAWA — Le ministre fédéral des Communications, M.Gérard Pelletier, n’a pas opposé hier un non catégorique à son collègue du Québec, M.Jean-Paul L’Allier, qui lui demandait, dans l’allocution qu’il a prononcée à la conférence fédérale-provinciale des ministres des Communications, si le gouvernement central acceptait de négocier l’ensemble du secteur des Communications.Néanmoins, M.Pelletier a considérablement raffraîchi le ton de cette première journée de conférence en declarant, à la fin de l’après-midi, que si le gouvernement fédéral était prêt à négocier, il le ferait à condition que les parties à ces négociations reconnaissent d’abord l’intérêt commun et renoncent à leurs revendications unilatérales.Cette position ferme n’a pas effarouché M.L’Allier qui est d’avis oue lui-même et sa délégation pourront aémontrer avec succès que la position du Québec en matière de communications ne va pas à l’encontre de l’unité nationale.“Cette conférence, si elle nous conduit sans délai et sans équivoque à la négociation souhaitée, avait dit M.L’Allier, aura atteint son objectif.” Mais il lui faudra d’abord se plier aux règles du jeu énoncées hier par M.Pelletier, qui a donné plus de précisions sur les intentions de son gouvernement en matière de législation sur les communications.D’abord, Ottawa entend ramener tous les organismes de communications relevant d’une législation fédérale sous l’autorité d’un seul organisme de réglementation; déterminer les objectifs canadiens en matière de communications; se donner le pouvoir d’émettre des directives, à l’occasion, à cet organisme de réglementation; de refondre les critères économiques, sociaux’ et culturels actuellement en vigueur dans le domaine des télécommunications en de nouveaux critères plus actuels et de refondre les lois en vigueur ré- gissant les télécommunications, pour le moment éparpillées dans divers statuts: radio, télégraphie, transports, chemins de fer.radiodiffusion.Si les provinces devaient montrer quelque réticence à ces objectifs fédéraux, Ottawa les poursuivra de toute façon, mais en deux étapes.Premièrement, il créera cet organisme de réglementation qui remplacera le CRTC et la Commission des télécommunications de la Commis- Voir page 2 : Les communications Les "fuites chiliennes": l'auteur a été découvert Restriction Le ministre de l’Energie, M.Donald Macdonald, a fait aux Canadiens des recommandations visant, entre autres, à parer à une possible pénurie d’essence.Tous les automobilistes qui ont un brin de sens civique s’empresseront de suivre ces éclairantes suggestions.Cependant, à la lecture de ces précieuses recommandations, on se prend à regretter qu’elles n’aient pas été faites avant.Elles auraient rendu d’appréciables services aux petits propriétaires de voitures.Sans compter — et c’est encore plus important — qu'elles auraient contribué à éviter bon nombre d'accidents souvent fatals.Pourquoi donc ne l’a-t-on pas fait?Surtout, qu'on n’aille pas imaginer que le gouvernement canadien entend mieux la voix des grands du pétrole que celles des petits militants de la sécurité routière.Non, Seigneur, non' Albert BRIE OTTAWA (par Claude Lemelin) — Grâce à un stratagème policier, les services de sécurité du gouvernement fédéral ont identifié le responsable de la fuite de plusieurs des dépêches diplomatiques transmises à la maison Pearson par l’ambassadeur du Canada à Santiago, M.Andrew Ross, dans les semaines qui ont suivi le renversement et l’assassinat du président Salvator Allende par une junte militaire chilienne.C’est le secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, qui en a informé la Chambre hier, en soulignant que l’enquête annoncée par lui le 16 novembre “avait été très complète et avait nécessairement exigé qu’on y consacre du temps et beaucoup d’efforts”."Je puis dire avec confiance que nous avons identifié la personne responsable de ces fuites, a dit M.Sharp.Cette personne en est avisée, elle sera traitée conformément aux procédures bien établies qui sont prévues pour de pareilles situations.” Le secrétaire d’Etat a cependant refusé de nommer publiquement la personne en cause, un geste qui lui parait inutile.“Mais puisqu'on a allégué que ces dépêches avaient été divulguées par quelqu’un du ministère des Affaires extérieures et que cette allégation pouvait entretenir la crainte que les personnes chargées régulièrement de l'administration des communications diplomatiques du pays n’étaient pas dignes de confiance, je tiens à déclarer immédiatement et catégoriquement que ces fuites ne peuvent être imputées à quiconque qui soit à l'emploi du l'Assemblée dit d'y penser ; j'y pense.en a nulle part maintenant, en tout cas,” M.Lévesque a avoué que la démission de M.Jacques Parizeau, qui a abandonné son poste dans l’exécutif, lui avait fait beaucoup de peine.“Durant quatre ans, il a mis autant sinon plus que n’importe qui dans le parti, tous ses loisirs et beaucoup d’efforts.Il était l’un des membres les plus actifs de l’exécutif.Il sent le besoin de prendre du recul.Pas besoin de vous dire que ça nous a fait de la peine.On espère qu’il reviendra quand ses batteries seront rechargées.La CUM cède aux instances de la commission de l'énergie pr M Frileux comme tous les Montréalais, le résident de la Communauté urbaine de ontréal, M.Laurence Hanigan, a cédé aux instances de la Commission fédérale de l’Energie.Pour parer à la pénurie du pétrole, il devait choisir entre le soufre et le froid.Le conseil de la CUM adoptera donc le 19 décembre un projet d’amendement au règlement qui régit le volume d’émanations sulfureuses que les raffineries de Montréal-Est sont autorisées à laisser s’é- chapper dans l’atmosphère.Le Comité exécutif de la CUM a accepté hier en principe l’assouplissement du règlement qui avait permis ces dernières années de réduire de 40% le taux d’émanation de soufre dans la région montréalaise.Cette mesure, que M.Hanigan a dit devoir prendre à regret, permettra de récupérer un million de barils de pétrole durant l’hiver.On sait qu’à défaut du pé- Voir page 6 : La CUM cède “D’ailleurs, ça ne l’empêchera pas d’être utile au parti.Parce que Parizeau n’a pas besoin d’être en plein exécutif pour exister.Le gars existe par lui-même.Il pourra être utile à titre personnel.En tout cas, les tribunes ne vont pas lui manquer.“Cette espèce d’accident de parcours, relié au fait qu’un gars avait son voyage pour un certain temps, ce n’est pas un élément de crise.C’est un élément personnel.” M.Lévesque ne trouve pas anormal non plus qu’on discute du leadership du parti.“Il est normal qu’on pense à un autre leader.Ce n’est pas une crise en soi”.Pour régler la question, a-t-il dit, il ne sera pas necessaire de sortir les couteaux, comme l’ont fait les conservateurs pour se débarrasser de Diefenbaker, et les libéraux, pour “détruire” Jean Lesage.“Je ne pense pas que ça se présente de cette façon pour nous.On me demande de rester président du parti durant un certain temps et d’aller en Chambre.Rester président, c’est pas un sacrifice, même si, depuis les elections, c’est un peu le genre d’une roue de la voiture.J’ai dit que je resterais jusqu'au congrès à Voir page 2 : René Lévesque ministère ou de nos missions à l’étranger”, a poursuivi M.Sharp.Néanmoins, des rumeurs qu’il a été impossible de confirmer officiellement mandent que le responsable des fuites chiliennes serait un fonctionnaire de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), qui relève aussi de M.Sharp et dont les services reçoivent de façon routinière copie de nombreuses dépêches diplomatiques en provenance des Voir page 2 : Fuites chiliennes Washington poursuit la Canadian Javelin WASHINGTON (CP - Le Devoir) La Commission des valeurs mobiliè des Etats-Unis a porté hier en cour i plainte contre la société Canadian Jave et ses administrateurs, qu’on accuse c voir transgressé plusieurs règleme boursiers.La plainte mentionne les noms de John C.Doyle, président du conseil d’, ministration et directeur du comité e cutif de Canadian Javelin, et M.Willi: Wisner, président de la compagnie.Le document légal remis hier à la c< demande la nomination d’un secréta spécial qui aurait pour mission de s’as rer que Canadian Javelin dévoile entiè ment et d’une façon précise tous les fé concernant les activités de l’entrepi ainsi que la correction des enregist ments auprès de la Commission, si derniers s’avéraient inexacts.Comme on sait, suite à un article i blié dans le Wall Street Journal, le pn dent de Javelin avait demandé de susp dre temporairement toutes les trans tions sur les actions de l’entreprise tant à la Bourse de New York qu’à cel de Montréal et Vancouver.Alors que la Bourse de New York i vait pas permis la réadmission à la c meme avec les éclaircissements de Wismer, les Bourses de Montréal et V Voir page 6 : Canadian Javelin Rosé d’Anjou Royal de Nanilk letimnL.médtode Champenoise. #1 / 2 ?Le Devoir, vendredi 30 novembre 1 973 suites deJa première page RENÉ LÉVESQUE l’automne 74.Je vais faire mon possible, mais il faut que je gagne ma vie.“Mais, aller en Chambre, comme me le demande le parti, c'est plus facile à dire qu’à faire”, a-t-il dit en expliquant qu’il aurait été impératif d’y songer si la deputation du PQ s’élevait à une trentaine de députés.“Je crois même qu’il aurait été impératif pour le gouvernement libéral de ne pas bloquer mon élection parce qu’il aurait été très mal jugé”.Il ne croit pas que le fait pour lui d’être à l’Assemblée nationale changerait beaucoup le problème, étant donné surtout que M.Jeacques-Yvan Morin a fait un remarquable début comme chef de l’Opposition."Qu’est-ce que ça changerait que je fasse un effort qui crée un malaise pour moi et qui doit en créer pour d’autres, afin de remplacer un des députés élus?"On m'a demandé d’y penser.J’y pense.Mais j’y penserai pas jusqu’en l’an 2,000.Ça ne sera pas bien long! si je peux prendre quelques jours, je vais regler cela.“Mais qu’on se pose des questions sur le leadership le long du chemin, c’est excellent.Ça donne le temps aux gens de réfléchir.D’ailleurs, moi aussi, je me pose des questions.Tout le problème va se clarifier au cours des mois qui viennent et nous n’aurons pas besoin de nous précipiter.“Je ne pense pas qu’on ait besoin de faire une crise autour de ça.On verra bien comment ça va se tasser.Ce qui fait les crises, ce sont les ambitions de clans qui se dessinent et qui font que tout à coup on a l’impression que le leadership est catastrophique, pas à sa place ou qu’il a fait son temps.“Je crois que, dans nôtre cas, la seule question à se poser est de savoir si j’ai fait mon temps et je me la pose plus que n’importe qui.De sorte qu il n’y aura pas de crise là-dessus.” M.Lévesque a ensuite longuement discuté du rôle d’un leader de parti quand il n’est pas en Chambre et donc qu’il n’est pas le chef de l’Opposition.“L'Opposition officielle-même si elle n'est pas nombreuse — devient l’interlocutrice quotidienne et directe du gouver- nement et aussi la solution de rechange au gouvernement.“Nos lois sont faites pour un système à deux partis, et même les mesquineries des Lacroix et compagnie et toutes les tentations du pouvoir ne peuvent diminuer l’impact de l’opposition officielle.“Dans ce contexte, il n’est pas facile de définir quels peuvent être le rôle et la substance du leadership quand le leader ne siège pas.Si c’est seulement un prête-non.ça ne rime à rien, il y a d’autres choses à faire dans la vie.On peut être actif sur d’autres plans et ne pas rester là uniquement comme une façade plus ou moins utile”.LES COMMUNICATIONS sion canadienne des transports.M.L’Allier, lui, prétend que, sur un territoire donné, il ne doit y avoir “qu’un maître d’oeuvre de la politique des communications, sinon c’est la confusion”.Le Québec, soutient-il encore, doit pouvoir diriger le développement de l’ensemble des activités de communication sur son territoire.en collaboration étroite avec les autres provinces.et en information le gouvernement fédéral des actions qui le concernent, et en l’invitant à participer à la réalisation de certains projets lorsque nécessaire.D’autres provinces, comme la Colombie-Britannique, sont encore plus catégoriques dans leurs revendications.Le ministre des Communications de Vie- Québec recherche une solution de rechange pour l'usine de Cabano QUEBEC (par Gérald Leblanc) — Entretenant peu d’espoir dans le projet de cartonne-rie, le gouvernement du Québec examine maintenant la possibilité d’implanter un autre type d’industrie de transformation du produit forestier à Cabano.Les propos tenus, hier, à l’Assemblée nationale, par le ministre de l’industrie et du commerce, M.Guy Saint-Pierre, sonnent en quelque sorte le glas de la cartonnerie populaire a laquelle s'accrochait la population de Cabano depuis trois ans.M.Saint-Pierre a, par ailleurs, refusé de dévoiler la nature des industries de rechange à l’étude, avant que le représentant du gouvernement, M.Lucien Saulnier, en ait discuté avec la population de Cabano.Chargé au début du mois d'août de finaliser les négociations, qui traînaient depuis près de trois ans, avec la firme belge Sybetra, M.Lucien Saulnier est arrivé à la conclusion qu’il n’y avait aucun espoir de ce côté.Répondant aux questions du député péquiste de Saguenay, M.Lucien Lessard, le ministre de l'industrie et du commerce a déclaré, hier, qu’on examinait présentement les trois solutions de rechange proposées par M.Saulnier.“Dans un premier cas, a-t-il précisé, il s’agirait de tenter de relancer la cartonnerie en s’associant uniquement avec des groupes canadiens, québécois essentiellement, et peut-être uniquement le gouvernement et la population" "Les deux autres projets sont dans des secteurs légèrement différents mais qui impliqueraient essentiellement une transformation de la ressource et qui retiendraient, dans une large mesure, les éléments, qui ont toujours été contenus dans le projet de Cabano, c'est-à-dire une participation de la population".S'agit-il d’usines de bardeaux, de bois de sciage, de panneaux particules ou même de bois de chauffage?M.Saint-Pierre préfère ne pas aller plus loin avant que M.Saulnier n’ait rencontré, durant le week-end, les gens de Cabano.En réponse aux questions additionnelles de M.Lessard, M.Saint-Pierre a clairement laissé entendre qu’il avait peu d’espoir dans la première solution de rechange, a savoir la relance du projet de cartonnerie.“Lorsqu'on envisage de refaire la cartonnerie, a-t-il dit, la contribution du gouvernement du Québec pourrait être augmentée si la rentabilité est moindre.Je pense qu’avec la population, compte tenu du fait que notre pénétration des marchées dans le secteur de la cartonnerie cause quand même beaucoup de difficultés, puisque nous ne sommes pas dans le cas d'une compagnie qui a une intégration verticale, il y a peut-être d'autres secteurs manufacturiers, au niveau de l’emploi et au niveau de la participation des citoyens, au niveau en particulier, de la possibilité d'avoir des cadres francophones québécois, où les chances de succès seraient beaucoup plus grandes.Si la population partage notre point de vue sur ceci, peut-être alors qu’on peut, au niveau de l’emploi, avoir autant d’avantages et au niveau des risques financiers, tant pour le gouvernement que pour la population les réduire grandement.” M.Saint-Pierre devait se rendre à une réunion immédiatement après la période des questions à la Chambre et les journalistes n’ont pu l’interroger sur le sens exact de ses propos alambiqués.Après plusieurs lectures, il semble toutefois que les gens de Cabano doivent refaire leur plein de patience s’ils ne,veulent pas exploser comme en 1970.La commission des biens culturels souligne un conflit de juridiction QUEBEC (par Pierre O’Neill) — Tant et aussi longtemps qu'Ottawa et Québec n'auront pas tracé une ligne commune de juridiction, la Commission des biens culturels du Québec ainsi que le ministère se trouveront dans une impasse et le patrimoine québécois ne sera pas suffisamment protégé.C’est ce qui ressort du rapport annuel que la Commission des biens culturels du Québec a remis au ministre, M.François Cloutier, le 29 juin dernier et déposé hier à l Assemblée nationale.Présidée par l'ancien ministre des Affaires culturelles, M.Georges-Emile Lapalme, la Commission explique d'abord que le fédéral joue un rôle culturel à l’intérieur du Québec même, soit par la possession de grands domaines immobiliers et Un cognac authentique apprécié au pays depuis plus d’un siècle.Maintenant dans sa nouvelle bouteille.$10.95 CASTILLON EST UN AMI “qu un ami véritable est une douce chose" La Fontaine i ï de monuments historiques, soit par son action dans le champ de subventions et acquisitions.A titre d'exemples, la Commission rappelle que le problème s'est posé lorsqu'il s'est agi de protéger l’Hot de l'Arsenal à Québec et soutient que la correspondance d’un homme d’Etat fédéral résidant au Québec devrait appartenir aux archives.Le rapport souligne encore à cet effet que la Société Radio-Canada et l'Office national du film sont en possession d’une énorme documentation concernant le Québec et que cette documentation peut être détruite ou transférée ailleurs à n'importe quel moment.Présentement, ajoute la Commission, il n’existe aucun contrôle provincial sur ces biens mobiliers qui sont essentiellement québécois.La Commission croit qu'il serait possible d’assurer la protection de biens de ce genre en modifiant la loi pour donner un droit préférentiel au Québec.A ce chapitre traitant essentiellement des relations fédérales-provinciales, la Commission rappelle que la loi interdit la sortie d’objets culturels québécois à l’extérieur des frontières du Québec, en imposant une pénalité quand il s'agit d’objets reconnus ou classés.A cet égard, la Commission fait observer au ministre que seul l’Etat central peut empêcher, grâce au département des douanes, le départ d’oeuvres d’art vers l’étranger.La Commission indique par ailleurs qu’il n’existe pas de contrôle frontalier entre les provinces, de sorte que le patrimoine mobilier peut être transféré du Québec dans n’importe laquelle des provinces.Devant cet état de faits qu’elle qualifie “d’imbroglio juridique et politique”, la Commission des biens culturels du Québec trouve essentiel et urgent que l’Etat québécois entreprenne le plus tôt possible des négociations avec les gouvernements fédéral et provinciaux afin qu’une législation d’intérêt national vienne seconder la législation du Québec.Enfin, le rapport soutient que les organismes gouvernementaux (fédéraux, provinciaux, municipaux) furent dans le passé “les grands destructeurs du patrimoine immobiler”.La Commission évoque “le plus récent exemple de ces dévastations”, celui de la Maison Gosselin que l’Hydro-Québec a détruite après que la Commission eût recommandé son classement et avant de laisser au ministre le temps de se prononcer.Aussi, la Commission recommande que le ministère des Affaires culturelles ait l’entière supervision du patrimoine culturel et qu’à cette fin intervienne une entente interministérielle.COMMISSION DE CONTRÔLE DES PERMIS D'ALCOOL DU QUÉBEC AVIS Les personnes ci-après permis suivants: mentionnées ont demandé les nom adresse catégorie LEBERT, Mme Germaine Pour le bénéfice de: Elle-Même Transfert par décès de: LEBERT, Roger Pour le bénéfice de: Lui-Même 807, rue Laurier Est, Montréal Épicerie TAZA, Mme Jeanne D'Arc (Preston) 6933, rue Fielding, Montréal Épicerie BÉLIVEAU, Michel "Taverne le Sombrero (1971) Inc." 4303, rue Ste-Catherine Est, Montréal Taverne DUHAMEL, Yvon "Les Entreprises Yvon Duhamel Ltée" 5149, rue Décarie, Montréal Brasserie DIONNE, Raymond 5680, rue du Parc, Montréal Taverne DIONNE, Raymond 5788, boul.St-Laurent, Montréal Taverne COUTSOMYTIS, Yannoulis "New Bois Franc Restaurant Inc.” 1717, rue Poirier, Salle Montréal à manger CORNEILLIER, Conrad 636 ouest, rue St-Paul, Salle Montréal à manger • CAYOUETTE, Gilles 11669, rue Victoria, Pointe-aux-Trembles Épicerie GOYETTE, Mme Alice (Leboeuf) Pour le bénéfice de: Elle-Même Transfert par décès de: GOYETTE, Émile Pour le bénéfice de.-Lui-Même 919 est, rue Beaubien, Montréal Épicerie LEPAGE, Mme Lina (Tremblay) 8999, rue lajeunesse, Montréal Épicerie BOURGOUIN, Jacques Pour le Bénéfice de: Lui-Même et Succession de Mme Yvonne Bourgouin Transfert par décès de: BOURGOUIN, Mme William Pour le Bénéfice de: Elle-Même 65 ouest, rue Crémazie, Montréal N Épicerie CHARTIER, Claude 1105, rue Provost, Vendeu Lachine r de cidre SAXENA, Mahesh Chandra 365, rue Mont-Royal Est, Montréal Épicerie GAGNON, Lionel "Marché R.S.Inc.” 7890, rue St-Denis, Montréal Épicerie MANZO, André "Les Gestions Ste Catherine Ltée” 1258, rue Stanley, Montréal Cabaret CARON, Gérard 3758, ave Verdun, Verdun Épicerie ROGUES, Maurice 6965, rue St-Hubert, Montréal Cabaret CHARBONNEAU, Robert 3847, rue Monselet, Montréal-Nord Épicerie FONTAINE, André B."Discothèque du Vieux St-Paul Inc." 156-158, rue St-Paul Est, Montréal Cabaret AMADORI, Torido (Ted) “Irleo Ltd" 7815-7655, boul.Décarie, Motel - 12 Montréal Salles à manger • 2 Bars Afin d'être valide, toute objection à ces demandes doit être faite par ' écrit, dù/nent motivée et ASSERMENTÉE dans les 15 iours du orésent avis au: SECRÉTAIRE GÉNÉRAL Case postale 200, Place d'Armes, Montréal, P.Q, toria, M.Robert Strachan, dans sa déclaration préliminaire, a souligné qu’avec les années il avait été démontré dans sa province que les organismes les plus compétents en matière de communication n’étaient pas les organismes fédéraux.Les communications, la télévision et le téléphone peuvent réduire de façon marquée le sentiment d’isolement des gens qui habitent le nord de la Colombie-Britannique, mais ces services ne peuvent être utilisés à bon escient que par le gouvernement en place, plus sensible aux besoins locaux que ne pourrait l’être un centre fédéral éloigné et souvent “bouleversé”, a fait remarquer M.Strachan, qui a déploré dans son intervention la qualité des émissions de Radio-Canada qui “représentent nos intérêts tout autant que la BBC ou la société de radiodiffusion de l’Australie”.La Colombie-Britannique ne se borne pas à réclamer une plus grande juridiction en matière de communications: elle précise des domaines particuliers: le téléphone, par exemple, et laisse entendre que, pour exercer un certain pouvoir sur les reseaux interprovinciaux de sociétés exploitantes, il faudrait d’abord exercer une juridiction sur la B.C.Telephone Company qui, “à notre avis, revient au gouvernement de la province.” Et, de poursuivre M.Strachan, il faudrait également que la province ait juridiction sur des réseaux comme ceux de CN-CP, sur les services transmis par satellite, etc.Si les revendications de la Colombie-Britannique touchent toute la gamme des communications, celles de l’Ontario portent plutôt sur la câblodiffusion, le “Wired City”, dit-on.Le gouvernement fédéral, concède le ministre ontarien des Communications, M.Gordon R.Carton, devrait être responsable des questions qui sont vraiment d’intérêt national, et laisser aux provinces, et aux municipalités ces problèmes qui sont régionaux, locaux et communautaires.La législation, la réglementation de la câblodiffusion devrait être provinciale, d'affirmer M.Carton, puisque les provinces sont plus au fait des problèmes dans ce domaine et de la situation actuelle.A quoi M.Pelletier devait répondre que le gouvernement fédéral était bien au courant de l'intérêt local et régional dans le domaine de la câblodiffusion mais, a-t-il souligné, et c’est là en fin de compte l’essentiel de sa réponse d’hier, la position ferme du gouvernement fédéral.L’impact principal de la câblodiffusion s'est fait sentir jusqu'à maintenant dans le domaine de la radiodiffusion, et ce serait de simplifier à outrance le problème ue de croire qu'il est possible de voir eux aspects à la câblodiffusion, celui de la radiodiffusion et celui de la transmission en circuit fermé.Il faut tenir compte que le Canada doit avoir un réseau de radiodiffusion qui ne sera pas un satellite de celui ou de ceux des Etats-Unis, a souligné M.Pelletier.Chacun des dix ministres canadiens des communications a exposé hier sa position dans cette première journée de la conférence fédérale-provinciale sur les communications, qui s’est déroulée en présence des journalistes, la première fois, souligne-t-on, qu’une conférence de ce genre invite la presse à ses délibérations.Après les exposés provinciaux, un porte-parole commun des provinces, le ministre de l’Expansion économique du Nouveau-Brunswick, M.Pauls Creag-man, a récapitulé la position de ses collègues: ils se sont engagés, a-t-il dit, a appuyer les mécanismes qui permettront à chaque province de mettre en oeuvre des politiques découlant des responsabilités importantes dans le domaine des télécommunications.“La meilleure façon de s’assurer que toute l’attention voulue sera accordée à ( influence possible des actions d’une province sur les autres est que celles-ci continuent à collaborer ensemble.” S’il n’y a pas de front commun quant aux réclamations des provinces, il y en a un au moins sur cette position: la collaboration.M.L’Allier l’a d’ailleurs souligné après la séance de Taprès-midi en disant qu’il n’était pas question pour un ou l’autre des représentants provinciaux d’accepter un troc, un échange, une entente spéciale au détriment d’une autre province.FUITES CHILIENNES missions étrangères les concernant — en l'occurrence, celle d’Amérique latine.“Je tiens à informer la Chambre que l'un des documents qui a été divulgué n’était pas une authentique dépêche diplomatique, a dit encore M.Sharp.Il s'agissait d'un message composé spécialement par les services de sécurité de mon ministère pour faciliter l’identification du responsable des fuites.” Rappelons que la publication, par la Presse Canadienne, de plusieurs des dépêches de l'ambassadeur Ross a semé la consternation à la maison Pearson comme dans les hautes sphères de l’administration fédérale.De nombreux diplomates canadiens ont souligné que s'ils ne pouvaient être assurés que leurs communications demeureraient secrètes et privilégiées, lorsqu’ils se trouvent en poste à l’etranger, ils ne seraient plus d’aucune utilité pour le ministère et le gouvernement.Les mêmes diplomates ont déclaré que l'on ne pouvait pas reprocher à l’ambassadeur Ross d'avoir exprimé des opinions sur la tournure des événements au Chili, puisque c'était là précisément la raison d'être des ambassades à l’étranger.“On peut ne pas être d’accord avec les opinions qu’il a émises, mais on doit lui reconnaître le droit de les émettre ", de commenter un vieux routier de la maison Pearson.Cette solidarité des gens de la “carrière" et la nécessité ressentie par la maison Pearson de préserver à tout prix le secret diplomatique a d'ailleurs quelque peu faussé l'évaluation qu'on a faite, au ministère, de la conduite de l'ambassadeur Ross pendant le coup d'état chilien.Cette conduite, estime-t-on en divers milieux fédéraux, était contestable, sinon vraiment répréhensible" mais la fuite de ses télégrammes a interdit aux cadres supérieurs du ministère de laisser percevoir la moindre insatisfaction à cet égard.“Mitchell dépendra ses ambassadeurs jusqu’au bout”, de commenter un homme politique fédéral, qui a pu véri- fier que l’interprétation donnée par M.Ross du règlement concernant le droit d'asile à Santiago avait été beaucoup plus rigoureuse que celle d’autres ambassadeurs en des circonstances analogues, et que la sympathie et l’hospitalité de M.Ross envers les réfugiés politiques du Chili avaient eu des bornes certaines.C’est tout à fait la position exposée par le secrétaire d’Etat aux Communes hier.“La fuite récente de communications confidentielles du gouvernement est une affaire extrêmement sérieuse, a-t-il dit.Si elle devait perdurer, cette pratique pourrait avoir des effets néfastes sur nos relations avec d'autres pays et miner l’efficacité de nos rapports avec d’autres gouvernements.A Ottawa même, cette pratique nuirait aux échanges de renseignements qui sont essentiels à la conduite des affaires publiques entre ministères et organismes gouvernementaux.Il est donc impérieux que l’on règle ce problème sans délai.Ce qui est en cause n'est aucunement la preoccupation que devraient nous inspirer les épreuves et les dangers qu’ont subi bon nombre de personnes à la suite des récents événements au Chili.A cet égard, il me semble qu’il y a peu ou pas de dissensions entre la plupart des Canadiens.” SPE RA Suite de la page 3 étape, dite de transition, que l’on recommence à aller dans sa famille, et au fur et à mesure que l’on se sent plus sûr de soi, à reprendre contact avec le monde extérieur.Deux choses sont absolument interdites à Spera: la drogue et le sexe.L’esprit qui y régné est celui d une grande famille où l'on apprend la discipline, la sociabilité, le goût du travail.Spera n'a pas la prétention de faire des miracles.“Parmi ceux qui sont passés chez nous et qui ont complété le stage complet de 9 mois, nous avons 90% de réussite”, constate Charly.Mais l’expérience, il en convient, est encore trop jeune pour parler de succès permanent sur une longue période.Spera n'existe que depuis 1967.Fondée par deux ex-drogués qui hébergeaient dans leur petit appartement des drogués qu'ils arrachaient a la rue, Spera est devenue une Fondation.Aujourd’hui, médecins, membres du clergé, agences du bien-être social, officiers de probation et centres anti-drogues envoient des “patients” à Spera.Corporation' sans but lucratif, bénéficiant jusqu'en juillet prochain d’une subvention de 18 mois du ministère fédéral de la Santé, le financement de Spera est assumé principalement par des contributions d’ordre privé.Ad and Sales Executives Club organise actuellement une soirée-bénéfice dont les profits serviront à équiper la nouvelle cuisine de la ferme de Saint-Grégoire.Les dépenses sont maintenues à un niveau minimum, mais on doit faire face à certaines dépenses fixes.Financièrement parlant, Spera vit, au jour le jour, une existence précaire.Toute personne intéressée à aider cet organisme de réhabilitation est invitée à le faire en envoyant sa contribution à La Fondation Spera, B.P.1555, Station B.Montréal, Qué.iMii ë i ¦ s i i n i /-iii#,' MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1 141 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal 107 288-2152 RIEL, BISSONNETTE, VERAAETTE & RYAN Avocats et Procureurs Tour de la Bourse 800 Square Victoria Suite 2104 - AAontréal 1 1 5 Maurice Riel, c.r.Albert Bissonnette.c.r.Clermont Vermette * Gérald J.Ryan, c r.Jaime W.Dunton Jean-Louis Tétroult Michel Green Alain Grégoire Jean-Pierre Archambault Tél : 866-6743 Adresse télégraphique RIVERDIN VALPOLICELLA CHIANTI ROSATELLO de Ruffino Médaille d’or de SELECTION ~~ MONDE “I en 1972 h Idéal avec les | mets cuisinés J635E $21° de Ruffino Pour accompagner les pâtes d’Italie #548F $255 de Ruffino Un passe-partout à servir frais #5460 $295 RUFFINO Ces chers Ruffino tellement raffinés et.pas chers! SESSION HIVER 1974 AU CEGEP AHUNTSIC COURS DU SOIR À TEMPS PARTIEL PROGRAMMES MENANT AU DIPLÔME D'ÉTUDES COLLÉGIALES SCIENCES PURES • Mathématiques 101, 102, 103, 105, 203,205, 307,337 • Chimie 101,202,901 • Physique 101, 102, 201, 202, 301,302 • Biologie 921,931,303, 322 TECHNIQUES JUDICIAIRES • Droit 313, 423,563 • Procédure 333, 433 • Officier de justice 443 • Législation ouvrière 593 TECHNIQUES CORRECTIONNELLES • Criminologie 101,401 • Administration 202 • Droit pénal 302 • Pénologie 511 • Ressources communaut.51 3 HISTOIRE ET GÉOGRAPHIE • Géographie 904 • Histoire 923,951 • Famille et éducation 952 PHILOSOPHIE • Pensée et réflexion 101 • Relation au monde 201 • Personnalisme 229 • Condition humaine 301 • Conduite humaine 401 SCIENCES SOCIALES • Psychologie 101,201, 215, 900 • Anthropologie 902, 911 • Économie 920, 921 • Monnaie et banque 925 • Sciences politiques 942, 950 • Sociologie 964, 978 TECHNIQUES ADMINISTRATIVES • Comptabilité 101,201,301 • Administration 102, 116 • Droit 107, 108 Personnel 112, l30 4 Marketing 115, 215 • Prix de revient 124 • Négociation collective 134 LANGUES • Anglais 101,201,301 • Allemand 101,201 HUMANITÉS • Art 403 • Cinéma 900, 940 FRANÇAIS • Poésie 102 • Théâtre 202 • Roman 302 • Roman québécois 331 • Essais 402 • Linguistique 902 COURS D'APPOINT • Mathématiques pré-cegep 001, 002, 003, 004 • Mathématiques d'appoint 111 • Chimie d'appoint 111 • Physique d'appoint 1 11 INFORMATIONS Admission des nouveaux étudiants: • du 26 novembre au 7 décembre 1973 Inscription des anciens étudiants: • du 26 novembre au 15 décembre 1973 Inscription d'étudiants d'autres Cegep (avec commandite): • du 26 novembre au 20 décembre 1973 Début des cours: 28 janvier 1974 Pour renseignements supplémentaires, veuillez vous adresser au comptoir du secrétariat pédagogique de 15H.00 à 20H.30 (sauf vendredi 18H.OO), 9155, St-Hubert, tél.389-5921, postes 210-21 3.•> LE DEVOIR Page Montréal, vendredi 30 novembre 1 973 APERITIF SPERA tient parole pour les narcomanes par Renée Rowan “J’ai pris ma première pilule d’amphétamine a l’âge de 13 ans.Dès ce jour, j’étais bel et bien sur le chemin qui conduit à la drogue.Puis, j’ai commencé à boire toutes les fins de semaine.A 16 ans, je prenais du “pot” et du “hash” tous les jours, je ne pouvais plus m’en passer.Il y a eu aussi le “speed”.Tout ce que je voulais, c’était de fuir la réalité.Les drogues ont gouverné ma vie pendant 7 ans.Aujourd’hui, pour la première fois, je commence enfin à vivre, à me sentir libre, responsable, à envisager une vie normale que je ne cherche pas à fuir.Je veux retourner aux études, travailler, aider d’autres drogués comme moi à s’en sortir.” Isabelle a 21 ans.Elle est le onzième enfant d'une famille de 13: 7 filles, 6 garçons.Depuis 8 mois, elle poursuit une cure de désintoxication volontaire à SPERA.Dans un mois, elle reprendra le chemin de la grande ville.Dans une très belle maison de ferme, à la sortie du village de Saint-Grégoire, deux ex-drogués, Edward Maloney (Eddy) et Charles (Charley) McGarrity travaillent à la réhabilitation de 32 garçons et filles comme Isabelle qui ont décidé d’en finir avec la drogue.Si Isa accepte de nous raconter son histoire, c’est qu’elle espère en le faisant, qu elle en incitera d’autres à “se prendre en main”, se sentant appuyés à chaque instant.“J’ai toujoürs été une enfant repliée sur moi-même, mais qui en même temps avait besoin d’attention.Mes parents nSavaient pas le temps de m’en accorder plus qu’à mes frères et soeurs.J'ai donc décidé d'être différente pour me faire remarquer.Je me suis mise à sortir avec mes frères en fin de semaine: je buvais et me droguais avec eux et leur bande d’amis.Je ne voulais rien savoir de mes parents, ni de mes études.A 16 ans, j’ai décidé de quitter l’école.Durant 1 ete, j’ai travaillé pour ramasser suffisamment d’argent pour acheter un billet d’avion.J’ai dit à mes parents (jue j’allais en Europe pour un voyage d’étude de deux mois.Je suis revenue un an et demi plus tard.Pendant ce temps, j’ai vécu constamment de la drogue: je me suis rendue jusqu’en Afrique du nord.Pendant tous ces mois, j’ai vécu const ams r-ent au crochet du monde ; je mentais constamment, aux autres comme à moi-même; je volais, je vivais avec des “junkies”.“Finalement dégoûtée, je suis rentrée à Québec, décidée à reprendre mes études.Mais ça n'as pas été long que je suis retombée dans mon ancien groupe d’amis et dans le cercle vicieux.Je voulais arrêter, mais je me laissais facilement entraîner.Puis ça été ia ronde des psycholo- Le limogeage"est démenti Me Pothier reste au SECO mais la CPQ cherche un successeur A Spera, chacun met la main à la pâte.“Quand vous faites quelque chose pour une place, c'est un peu comme si elle vous appartenait, explique Isabelle.Bientôt son stage sera terminé et elle retournera à l'école pour y compléter sa 12e année.gués, des psychiatres.j’ai même tenté de me faire interner.Un jour, j’ai lu un reportage dans un journal sur Spera.Spera, ça veut dire espoir.Pourquoi pas pour moi aussi?Et c’est ainsi que je me suis embarquée sur une autre route qui n’a pas été facile, surtout au début.Je suis venue à Spera quand la ferme était à Rawdon.Au bout de quelques semaines, j'ai tout lâché pour finalement y revenir en mars 1973”.Spera, c’est quoi?Spera, c’est la Fondation Spera, une organisation sans but lucratif qui se consacre à la réhabilitation des drogués et à la prévention de l’abus des drogues, puis, depuis septembre dernier, à Saint-Grégoire, une spacieuse maison de ferme où l'on héberge celui qui se drogue, mais qui a décidé de s’en sortir.Où il reçoit des soins thérapeutiques, pratique sport, art, artisanat.Effectue des menus travaux d’entretien de la maison ou des travaux sur la ferme.Ou encore suit un programme éducatif sous la direction de professeurs qualifiés.Spera, c’est Spera-Montréal, un centre de documentation et d’information sur les drogues, ouvert 24 heures sur 24, où on est toujours assuré de trouver de l’aide, une oreille attentive, des amis.Le lieu: 1295, rue Laprairie, à Pointe Saint-Charles, à Montréal.Le numéro de téléphone: 935-2515.Spera, c’est la rencontre hebdomadaire, où chacun fait part de ses difficultés.de ses expériences, où l’on est assuré ’'i1! ' ÎÊÊÊWÊÊÊÊiÊk (Photo Le Devoir, par Alain Renaud) de trouver de l’aide pour résoudre un problème de drogue.Spera, c’est l’orientation des jeunes, un programme d’orientation professionnelle pour ceux qui sortent de Spera et qui, comme Isabelle et les autres continuent d’avoir besoin d’un appui.Des psychologues se basent sur des tests varies pour évaluer l’aptitude à tel ou tel métier.Ils aident à préparer les rencontres avec un futur employeur; à organiser le retour à l’école, au cégep, à l’université.Spera, c'est un programme de prévention dans les écoles.Chaque jour des équipes de conférenciers, tous des exdrogués, visitent des écoles de la CECM et d’autres commission scolaires.Quand ces gens-là parlent de leur propre expérience, les étudiants écoutent.on ne fait pas que parler de beaux principes.Au centre c hébergement de Spera, on ne soigne pas avec des médicaments, mais au moyen de séances de thérapie de groupe et de responsabilités à assumer pour le bon fonctionnement de la maison et du centre.La durée du séjour est d’environ 9 mois: pendant les trois premiers mois, c’est l’isolement complet, c’est-à-dire que l’on ne sort pas de la ferme, que l’on ne reçoit ni amis, ni parents; toute correspondance est interdite.Il faut à tout prix couper les liens avec l’ancien milieu.Dans la deuxième étape, on commence à assumer des responsabilités, à recevoir des visiteurs.Ce n’est qu’à la troisième Voir page 2: Spera par Jean-Pierre Charbonneau La Commission de police du Québec, par la voix de son président, le juge Roger Gosselin, a démenti hier la nouvelle voulant que l’actuel procureur chef de son service des enquêtes sur le crime organisé, Me Michel Pothier, soit prochainement limogé.Toutefois, les informations obtenues hier par LE DEVOIR permettent d’affirmer oue les autorités de la Commission de police ont fait depuis quelques temps des démarches auprès de certains avocats afin de trouver un nouveau directeur du contentieux du SECO.Un des avocats pressentis à ce sujet, a-t-on appris, est Me Jacques Dagenais, procureur au contentieux du Conseil de sécurité et de la police de la CUM, qui a une longue expérience dans les causes judiciaires concernant le crime organisé.Interrogé à ce sujet hier, Me Dagenais n’a voulu ni nier ni confirmer la nouvelle.Il s’est contenté de dire qu’il n’avait actuellement aucun commentaire à faire.Quant aux véritables raisons qui ont amené les dirigeants de la Commission de police à vouloir remplacer à plus ou moins long terme Me Pothier, il s’agit de divergences de vue qui ont opposé Me Pothier au juge Denis Dionne, chargé par la Commission de police de superviser les travaux préparatoires de l’enquête sur le crime organisé.Le conflit a porté notamment sur la publicité qui doit être accordée aux audiences publiques de la Commission d’enquête.Me Pothier serait partisan d une grande publicité, autour des travaux de la Commission d’enquête, alors que le juge Dionne et le président de la Commission de la police préféreraient une attitude plus discrète.De plus, au cours de son séjour au SECO, le juge Dionne n’aurait pas apprécié le style de leadership qu’a manifesté Me Pothier.On lui reprocherait, non pas les retards qui sont survenus depuis le mois de septembre, mais surtout son attitude générale qui ne serait pas à la hauteur des exigences fixées par la Commission de police.Son honnêteté n’est pas en cause.Interrogé sur son eventuel “limogeage”, Me Pothier a déclaré qu’il n’en avait Rectificatif Dans un article publié hier sur les intentions de Vie Cotroni de poursuivre la police à la suite des affirmations faites devant la Commission d’enquête sur le crime organisé, on pouvait lire que Cotroni avait obtenu $1 million en dédommagement du magazine Maclean qui l’avait accusé en 1963 d’être le chef de la Mafia de Montréal.Il aurait fallu lire plutôt un dollar ($1).Cette faible somme faisait suite au jugement de la Cour supérieure qui qualifiait la réputation de Cotroni de tarée.La CSN propose que les règles du jeu changent aux commissions parlementaires parGiiles Francocur La CSN a l’intention de cesser toute participation aux travaux des commissions parlementaires de l’Assemblée nationale si le gouvernement n’en modifie pas radicalement les règles du jeu.S’adressant aux membres du Club Richelieu de Montréal, le président de cette centrale, M.Marcel Pepin, a notamment reproché au système actuel de ne pas permettre aux auteurs d'un mémoire de le défendre devant la commission lorsqu’un organisme ou une personne en met en doute le bien-fondé.Chaque témoin dépose et commente son mémoire et se retire.Les réponses aux critiques adressées devant la commission doivent alors être faites de l’extérieur et ne sont pas consignées aux débats.Le président a proposé d’assouplir ces règles trop rigides de façon à permettre aux débats d’aller au fond des questions au lieu de les laisser constamment contourner les problèmes.Cette amélioration serait d'autant plus pertinente que m S2l M 1 i 43(W ConSCCOi/PSs -9019 l’élection du 29 octobre a laissé une grande partie de l’électorat sans représentants à l’Assemblée nationale.Plus tôt, dans son exposé, le président de la CSN avait explique aux membres du Richelieu les raisons de l’action politique menée par les syndicats.Utilisant le paradoxe, M.Pepin devait signaler que le chômage.l'inflation, le bill 89, le maintien d’un système électoral injuste, tout cela, “c’est bien connu, n’a rien à voir avec le sort du syndicalisme ni avec la défense des travailleurs”.“D’une manière générale, a-t-il ajouté, je dirai simplement que puisque la politique touche à l’économie, aux mesures sociales, aux relations ouvrières, au développement industriel et régional, au fonctionnement de la démocratie, au revenu de la main-d’oeuvre, à la réglementation du crédit, à la formation de l’opinion publique, à l’information, bref à tout ce oui atteint d’une manière ou d’une autre les intérêts vitaux des travailleurs, il saute aux yeux que les syndicats doivent laisser toutes ces matières sans intérêt pour le peuple aux seuls politiciens, aux maisons d'affaires qui font de la coulisse et à M.Ryan, qui en fera des encycliques”.Non seulement M.Pepin prévoit-il que la lutte politique est une nécessité, mais il s'est d'autre part dit d’avis que l’action syndicale sera encore plus radicale au cours des prochaines années.L’élection du 29 octobre démontre, a-t-il dit, que le vote s'est polarisé suivant des options remarquablement conscientes et qui le se- ront davantage à cause de la scolarité accrue de la population.Dans le monde syndical, ce mûrissement de l'électorat se traduira non plus par un simple souci de politique, mais par une pression de la base forçant les centrales à avoir dans ce domaine “des attitudes plus fermes et mieux marquées”, allant jusqu’à l'appui d'un parti politique particulier.Cependant, devait-il préciser aussitôt, les syndicats ne voient accorder aux partis que des appuis occasionnels ou tactiques s'ils ne veulent pas perdre leur indépendance.Compte tenu de ces réserves, le mouvement syndical ne peut alors être accusé de partisannerie.- Invoquant la “légitime défense” en face du “gouvernement le plus antisyndical cjue le Québec ait connu”, M.Pepin a prédit “qu’il est extrêmement probable que nous aurons à nous défendre s’il est permis de croire que le passé augure de l’avenir et s’il est vrai que les tendances de ce passé sont maintenant le fait d’un parti qui se croit dorénavant investi d'un pouvoir quasi sans limite”.Justifiant à l’avance les futurs combats du syndicalisme au plan politique, M.Pepin a conclu en ces termes: “Les syndicats sont la seule force dont les travailleurs puissent à coup sûr se servir, la seule force importante qui soit bien à eux.Au-delà de cette ligne de défense, ils n ont rien en propre.Cette ligne de défense se confond avec la ligne de défense de la démocratie”.jamais été informé avant la publication de la nouvelle de La Presse.Il a indiqué qu’il n’était pas au courant non plus de démarches des autorités de la CPQ pour lui trouver un remplaçant.“Tout ce que je puis dire, a-t-il déclaré, c’est que le président de la Commission, le juge Gosselin, ainsi que le juge Dionne, m’ont assuré aujourd’hui qu'il n’était aucunement question de me limoger.” Dans son communiqué, le juge Gosselin a en effet déclaré que Me Pothier demeurait directeur du contentieux du SECO.Il a cependant admis que des démarches étaient faites pour trouverd’au-tres avocats qui viendraient éventuellement succéder aux trois avocats actuels ou encore leur prêter main forte.Le juge Gosselin a déploré que ces démarches soient interprétées comme des mesures de “limogeage”.Pour sa part, Me Pothier a déploré la publication de cette nouvelle au moment où, à son avis, la Commission d’enquête sur le crime organisé commence à redorer son blason.“Mardi, nous avons entrepris un travail sérieux et nous comptons bien poursuivre dans cette veine dans les prochaines semaines”, a dit Me Pothier, laissant ainsi entendre que l’étude de l’affaire Laporte qui doit commencer mercredi prochain, démontrera la volonté de la Commission d enquête et du SECO de mener un travail en profondeur.La Mafia de Montréal est appelée à choisir son patron américain Les dirigeants de la Mafia montréalaise seront appelés prochainement à se prononcer sur la succession prochaine de Natale Evola, l’fl'un des cinq “parrains'' de la Mafia newyorkaise, décédé cet été des suites d’un cancer.Des informations dignes de foi permettent en effet de dire que récemment les dirigeants de la Mafia montréalaise se sont entretenus à ce sujet afin d’indiquer leur préférence pour le successeur d’E-vole dont la “famille” engloberait le clan Cotroni, qui domine la pègre montréalaise Selon les déclarations faites par deux policiers mardi devant la Commission d’enquête sur le crime organisé, la Mafia montréalaise est actuellement dirigée par Vie Cotroni et ses principaux lieutenants, qui sont Paolo Violi, Nicola Di lorio, Frank Cotroni le frère cadet et Angelo Lanzo.Hier, dans un article rédigé par Michel Auger, La Presse déclarait que la Mafia montréalaise était sous la férule directe d’une famille de la mafia newyorkaise an-' ciennement dirigée par Joe Bonanno et plus tard remplacé par Natale Evola, en plus d'être aussi sous l'autorité directe de la vieille Sicile., La Presse ajoutait que trois caids de la famille Bonnano-Evola aspiraient à la direction générale de l'organisation, soit Vito De Fillipe, Mike Zaffaranno et Phillip Rastelli.Selon les informations publiées, c’est ce dernier qui aurait actuellement le plus de chance d'être choisi.On ignore cependant s’il serait le choix du clan Cotroni.Interrogés sur le contrôle qu'exerceraient les Newyorkais et les Siciliens sur l’organisation montréalaise, plusieurs policiers ont dit gu'il fallait etre prudent dans l’interpretation des rencontres qu'ont eues les Montréalais avec les “é-trangers”.Il ne fait aucun doute qu’il existe de nombreuses relations entre la Mafia montréalaise et d’autres groupes de même nature aux Etats-Unis.Mais, jusqu’où peut- peut-on parler d’une soumission totale des Montréalais aux Mafia “étrangères”?C’est ce qui reste à établir, selon plusieurs policiers.En réponse à cette question, des policiers pensent plutôt que le clan Cotroni a réussi depuis le début des années ‘60 à acquérir une grande autonomie grâce à des alliances tactiques avec des “familles” américaines rivales, telles les Bonanno de New York et les Maggadino.Ainsi, dit-on le défunt Luigi Greco qui était l'un des lieutenants de Vie Cotroni jusqu'à son décès accidentel en décembre 1972, consolidait la fidélité avec les Bonanno tandis que Paolo Violi, l’associé et successeur éventuel de Vie Cotroni, consolidait l'alliance avec les Maggadino, principalement grâce à son mariage avec une fille de la famille Luppino de Hamilton, laquelle famille est intégrée au vaste clan Maggadino.aujourd’hui A 9h, journée d'étude sur les voies actuelles de développement des média face aux besoins des milieux populaires, organisée par 1ICEA et le Conseil québécois des média communautaires, au 1207, Saint-André.• A 13h30, occupation de parents, moniteurs et enfants, organisée par le Comité de liaison des garderies populaires, au bureau du ministère des Affaires sociales, 6161, Saint-Denis.• A 19H30, colloque sur l'évaluation organisé par la CEQ.à l ecole Marguerite-de-la-Jemmerais, 5555, Sherbrooke est.• A 20h, présentation du film bolivien "Le sang du condor", suivie d une discussion, au Carrefour international, 5059, Saint-Denis.• A 20h30.contes africains du Rwanda vécus et présentés par Sibomana Antoine, au Centre Monchanm, 4917, Saint-Urbain.Entrée libre.Université Dalhousie Halifax, Nouvelle-Écosse, Canada Bourses d'études post-doctorales Izaac Walton Killam 1974-75 Valeur Des bourses d'une valeur de S8,800 chacune (remboursement de voyage en sus) d'une durée d'un an.sont offertes par l'Université Dalhousie dans la plupart des disciplines.Ces bourses sont éventuellement renouvelables.Éligibilité Age maximum: 35 ans.Les candidats doivent posséder le titre de Ph.D.décerné par une université agréée, ou bien avoir la perspective d'obtenir ce titre avant l'attribution de la bourse.Les boursiers peuvent occuper des postes d'enseignement ou d'autres semblables à l'Université.Demandes Les formules sont disponibles à l'adresse suivante: The Office of the Dean Faculty of Graduate Studies Dalhousie University Halifax, Nova Scotia Canada.Le fonds Izaak Walton Killam pour études supérieures à l'Université Dalhousie fut établie par Madame Dorothy J.Killam en souvenir de son époux, feu Izaac Walton Killam.Le désir de Madame Killam fut de commémorer le nom de son mari dans sa province natale et "de contribuer à l'avenir canadien par l'encouragement des études supérieures." Prière de rappeler sur voire demande le code #712.m>mum m: i • Petrouchko Phil New York Bernstein MG 30947 - GLORIEUSE RUSSIE - Rimsky-Korsakov: Capncio espagnol Borodin Danses polovtsiennez Tchaikovsky Marche slave, Roméo et Juliette, Capricio italien Moussorgsky Nuit sur le mont chauve Orch Philadelphie Ormandy MG 31190 - ORCH.DI PHILADELPHIE - BEETHOVEN Marche turque, Menuet en soi BRAHMS: Ouv Festival académique WEBER Ouv Euryanthe TCHAIKOVSKY Capnc.o italien • HANDEL Suite des Royal Fireworks Ormandy MG 31207 - 24 ORGUES HISTORIQUES D EUROPE - Muusique de Bach Buxtehude Handel - Haydn • Mozart - Purcell • Saler • Walther - Frescoboldi • Dunstable • Couperin Power Biggs MG 31418 - ISAAC STERN joue les Concertos de violon de Beethoven et Brahms Bernstem Ormandy ^ MG 31421 - BRAHMS - les 2 concertos de piano Serkin, Szell dir.Orch Symph Cleveland MG 32050 - TCHAIKOVSKY - Concerto de piano no 1 ¦ Rachmaninoff cone no 2 G'ieg cone op 16 • Entremont • Ormandy Bernstein.MG 32174 - BERNSTEIN - Danses de West Side Story Facsimile Ouverture de Candide Fancy Free - 3 danses de "On the town" • 2 méditations de so messe Phil New York Bernstein VALABLE JUSQU'AU 8 DÉCEMBRE II MAGASIN 1ST 0UVIRT DU LUNDI AU MIRCRÉDI JUSQU'A 6H.Jf UDI IT VINDRIDI JUSQU'A 9H.SAMIDI JUSQU'A SH.MONTROSE 3162 EST, rue BELANGER, MONTRÉAL 408 Tél.: 729-2831 I 1 8 ?Le Devoir, vendredi 30 novembre 1973 Les Francs créditistes veulent sauver le parti QUEBEC (LE DEVOIR) -Le président des Francs-Créditistes, M.Jean-Paul Poulin, entend mener à bon terme la mission qu’il s’est donné de sauver le parti.Après M1VL Camil Samson et Fabien Roy, c’était au tour de M.Poulin de convoquer hier les membres de la tribune parlementaire de la presse pour raconter un nouvel épisode de la vie trépidante et pénible du Parti créditiste.Fondé quelques semaines avant l’élection du 29 octobre, le Mouvement des Francs-Cré-ditistes a pour but ultime le respect de l'intégrité de la doctrine créditiste.Vendeur itinérant de Montréal, M.Poulin parcourt la province et rencontre des milliers de Québécois de toutes les opinions politiques et qui l’exfiortent a poursuivre son action pour sauver le parti.Le Mouvement des Francs compte, selon lui, plus d'une centaine de militants actifs.Au moment où le Parti créditiste est profondément déchiré, M.Poulin se situe en arrière de M.Camil Samson qu’il considère pour l’instant comme le seul digne représentant des créditistes authentiques.Ses membres se rendront au congrès général qui se tiendra à Québec les 8 et 9 décembre pour véhiculer ce respect que les authentiques créditistes devraient tous témoigner à Camil Sam-son.D’ici là, le président des Francs-Créditistes demande à M.Fabien Roy de se brancher en s’inspirant de l’exemple donné par M.Camil Sam-son.“J’espère que M.Roy va cesser de patiner.Il a peut-être des ambitions à la chefferie ".4 ACROIX- ROUGE EST TOUJOURS A L’OEUVRE CONSTRUCTION SUPÉRIEURE] Tables de billard j •4x8 ACLAND BILLIARD EQUIPMENT LTD.255, Ave.DUNBAR, V.M.R.(près Jean-Talon & Rockland) Tél.: 737-4675 DESIGNER D’INTÉRIEURS YVON VALLÉE Consultant en décoration Designer d’intérieurs 336-5877 Spécialiste du design de meuble résidentiel et commercial DECORATEURS ENSEMBLIERS LAURENT BERUBE DÉCORATEUR-ENSEMBLIER 8240 AIMÉ-RENAUD ST-LÉONARD Mtl.38 324-2580 VIAU, MORISSET, ARBOUR & ASSOCIES décorateurs - ensembliers designers d'intérieur Jacquet Vian, t.d.e.Barnard Morissat, t.d.t.Modaloma Arbour, t.d.a.266 est, rue St-Paul, Vieux-Montréal 127, Tél.: 878-3846 ARCHITECTES DAVID & BOULVA ARCHITECTES 1253 ave McGill College Suite 800 MONTREAL-866-9854 ROLAND DUAAAIS ARCHITECTE 3995 est.Sherbrooke MONTREAL 406 Tél.: 255-4033 les architectes LONGPRE marchand GOUDREAU DOBUSH STEWART MONTREAL ¦ Y IMPORTÉ DE GRÈCE , m •I ''•.«i mji L.Vendue partout au Canada par Les Distilleries Schenley du Canada, Liée Brejnev attend la fin de son séjour pour parler sécurité NEW DELHI (par l’AFP) -M.Leonid Brejnev a relancé son projet de pacte de sécurité collective en Asie, en s’adressant au Parlement indien hier soir à la veille de son retour à Moscou.Il a signé ensuite avec Mme Indira Gandhi une déclaration commune et un accord de coopération économique et technique d’une durée de 15 ans, qui ne seront rendus publics que ce matin.Pour la première fois depuis son arrivée lundi à New Delhi, le secrétaire général du PC soviétique a défendu publique- ment son projet sur la sécurité en Asie, estimant que l’heure était venue pour les pays d’Asie de “trouver une approche commune, acceptable par tous” pour assurer la paix et la sécurité sur le continent, après la guerre du Vietnam.Il a cité en exemple le Pacte de sécurité européenne, et la détente entre Moscou et Washington qui a permis le mois dernier le cessez-le-feu au Proche-Orient.Il a ajouté que l’URSS était intéressée à la sécurité en Asie “non seulement parce que la plus grande partie de son territoire se trouve sur ce continent”, mais surtout parce qu’elle est engagée dans un processus de détente dans le monde entier.M.Leonid Zamiatine, porte-parole de M.Brejnev, a déclaré hier soir à la presse que le projet soviétique de sécurité collective en Asie n’avait pas figuré dans les entretiens Brejnev-Gandhi qui ont duré quatre jours.L’impression prévaut cependant à New Delhi que les deux leaders ont constaté qu’ils avaient une approche différente du problème.Du côté indien, on insiste surtout sur la “nouvelle dimension” de la coopération bilatérale entre l’Inde et l’Union soviétique.Après le traité “de paix, d’amitié et de coopération” signé pour vingt ans entre les deux pays en août 1971, un accord de coopération économique et technique pour quinze ans a été signé par M.Brejnev et Mme Gandhi.En outre, un accord spécial entre les organismes planificateurs des deux pays, également à long terme, a été signé par M.Nikolai Baibikov, chef du “Gos-plan” soviétique, et M.D.P.Dhar, ministre indien du Plan.Outre des échanges commerciaux accrus et une relace de la coopération soviétique à l’industrie indienne, ces accords prévoiraient une aide technologique et scientifique “de qualité”.Ils prévoiraient aussi la fourniture rapide à TInde de produits dont elle manque le plus, notamment du pétrole brut, du kérosène et du papier journal.M.Brejnev a de plus estimé “qu’un nouveau conflit mili- taire encore plus dangereux pouvait surgir à tout moment au Proche-Orient si Ton ne parvenait pas rapidement à un accord de paix et si les conséquences de l’agression israélienne n’étaient pas éliminées ”.Ce qui suppose, a-t-il souligné, que les territoires occupés “retournent à leurs propriétaires légitimes”, que justice soit rendue au peuple arabe de Palestine.“Des relations de bon voisinage et de coexistence” entre les Etats arabes et Israël doivent être établies sur ces bases”, a-t-il indiqué.La SUPER Loto c'est tout un cadeau BSlii # % Ét ïMÊm 9 I super wml mm mm.mm mom.»§ mÊm Y# .'Yv/Y: PERFECTA P t LE DEVOIR Cahier Montréal, vendredi 30 novembre 1973 Le litige ne serait tranché qu'à Genève L'Egypte suspend le dialogue du Km 101 Les généraux Gamassy (au premier plan) et Yariv n'ont pu résoudre le problème du désengagement des forces.Ce sera aux négociateurs de Genève de sortir de l'impasse.(Téléphoto AP) LE CAIRE (d’après Reuter et AFP) — L’agence de presse semi-officielle égyptienne Men a annoncé hier que Le Caire avait décidé de suspendre les négociations israélo-égyptiennes du Kilomètre 101 sur l’implantation du cessez-le-feu.Le gouvernement égyptien tient Israël responsable des consequences de l’impasse qui, aujourd’hui, est consommée entre les généraux Yariv et Gamassy.Une nouvelle ronde de négociation s’est bien tenue entre les deux généraux principaux négociateurs militaires mais les deux généraux se sont séparés sans fixer de nouvelle date et leurs pourparlers ont été ponctués par des échanges de tirs d’armes automatioues et de mortier au cours d’un véritable duel sur le front de Suez.L’incident a duré une Quarantaine de minutes et ni les officiers de l’ONU ni ceux des belligérants n’ont pu s’approcher du théâtre des opérations en raison de l’intensité du barrage de feu.Parallèlement, les préparatifs vont bon train pour la conférence de la paix du 18 décembre à Genève.Ainsi, un porte-parole de l’ONU a confirmé hier que le secrétaire général, Kurt Waldheim, assisterait à cette conférence historique en qualité de "participant” et non d’observateur, bien que ce dialogue israélo-arabe soit placé sous les auspices américano-soviétiques.Cette précision a été apportée hier à la suite d une conversation téléphonique entre M.Waldheim lui-même et le secrétaire d’Etat, M.Henry Kissinger.De source proche du Congrès américain, on apprend également que l’Union soviétique et les Etats-Unis sont d’accord jour ne pas inviter des représentants pa-estiniens à la séance d’ouverture de la conférence de Genève.Et ce, dit-on, en vue de ne pas compliquer davantage les problèmes pratiques qui se posent déjà dont, justement, l’impasse au Kilomètre 101 sur le point clé du désengagement des forces sur le front de Suez.A ce propos, le principal commentateur israélien, le général Herzog, estimait hier soir que cette impasse pourrait amener les Egyptiens à “rechauffer” le front afin d’exercer sur Israël une pression psychologique et l’obliger à maintenir ses nommes sour les drapeaux et en état d’alerte.Les Egyptiens estimeraient en effet que les Israéliens n’ont pas les moyens de soutenir longtemps un tel effort économique.Mais, d’autre part, la troisième armée égyptienne se trouve dans une posi- r, Le programme de démocratisation de Ghizikis déçoit la plupart des Grecs ATHENES (d’après l’AFP) - Indignation, amertume, déception après le leger espoir qu’il a pu avoir, au lendemain du coup d’Etat militaire contre Papadou-poulos, tels sont les sentiments de l’homme de la rue grec après la présentation du programme du régime Ghizikis lu par le premier ministre, M.Adamantios Androustsopoulos.“Il n’y a rien de nouveau.C’est la dictature militaire qui continue” pouvait-on entendre murmurer dans les cafés.Tous soulignent cependant qu’il n’y a pas de date fixée pour les élections, qu’il n’y a plus de constitution et qu’on ignore qui gouvernera en fait.Le nom du général Dimitrios loannidis, chef de la police militaire, ancien compagnon du président déchu et le “pur " du régime, revient dans toute manifestation publique après la convocation des directeurs de journaux dimanche dernier, jour même du coup d’Etat, pour leur déclarer “qu’il n’y avait pas de censure mais qu’ils étaient responsables de ce qu’ils écriraient”.Les menaces lancées à la fois contre les factions politiques, qui ne pourront pas participer aux elections renvoyées aux calendes et contre les étudiants qui ne devront pas troubler Tordre public, sont considérées comme des mesures d’intimidation.“C’est la dictature totale”, dit-on dans certains milieux d’opposition où Ton pense qu’on tombe de “Cnarybde en Scyl-la’’.La politique économique des nouveaux dirigeants est enfin critiquée en raison de son manque de clarté quant aux mesures nécessaires pour lutter contre l’inflation galopante en Grèce.“C’est une enveloppe qui doit contenir quelque chose mais elle est bien opaque”, a dit un homme d’affaires.M.loannis Zigdis, ancien président centriste estime que les dirigeants se sont “démasqués” et ont fait taire “les espoirs que le peuple pouvait avoir après la chute du régime Papadopoulos”.“Le régime militaire qui s’est renouvelé a pour objectif d’enchaîner le peuple grec pendant un siècle au moins”, affirme M.Zigdis.D’autre part, l’archevêque Hierony- mos, primat de l’Eglise autocéphale grecque, devait être reçu hier par le président de la répuolique, Te général Phédon Ghi- Santiago libérerait la réfugiée arrachée à l'ambassadeur suédois SANTIAGO (par TAFP) - L’amiral Ismael Huerta, ministre des Affaires étrangères du Chili, affirme dans une lettre au prince Saddrudin Aga Khan, représentant des Nations unies pour les réfugiés, que la jeune uruguayenne arrachée à l’ambassadeur de Suede dans un hôpital pourra quitter le Chili dans les prochains jours.L’arrestation de la jeune femme, dont l’état de santé avait nécessité l’hospitalisation alors qu’elle se trouvait sous la protection de l’ambassade de Suède, a provoqué un incident diplomatique avec ce pays.Le prince Saddrudin Aga Khan avait écrit à l’amiral Huerta à son sujet.Cependant la promesse du ministre chilien aes Affaires étrangères de laisser partir la jeune uruguayenne a été faite, avant que Ton qp découvre sa véritable identité, ce qui pourrait remettre en question son sort.Selon la police uruguayenne, la jeune femme, Martha Fernandez de Pu-curull, appartient au groupe “Tupama-ros” et s’etait évadée de prison en août 1971 à Montevideo.Son mari avait été tué en 1970 au cours d’un affrontement avec les autorités.Actuellement la jeune femme se trouve à l’hôpital de la prison des femmes sous une surveillance très stricte et elle n’a pas le droit de recevoir des visites.zikis.La prestation de serment du président de la République dimanche dernier avait été reçue par le métropolite Séraphin, de Jannina.Le Saint-Synode, saisi d’une protestation de Hieronymos estimant que le métropolite Séraphin avait empiété hors de son diocèse sur les droits imprescriptibles de l’archevêque d’Athènes, a rejeté unanimement hier la protestation de Hieronymos.On estime que les liens entre Tar-chevêque Hieronymos et le président déchu G.Papadopoulos, devraient conduire l’archevêque à s’effacer.Enfin, le journaliste Spyros Karatzafe-ris, très connu pour ses émissions d’actualités à la télévision grecque, est détenu depuis une semaine dans les locaux de la police militaire à Athènes, apprend-on de source sûre.M.Karatzaferis est le second journaliste grec détenu par les autorités militaires grecques.les titres de nob esse de votre cave a vins.0uif BICHOT ejf .„ ao votre cave stige °e La noblesse de votre Vosne Romanee Lepre cave de Paul Bouchard 433B - *10.20 Pommard de Bichot 427A - $13.30 Pulign» Montrachet de Paul Bouchard 4471 - $9.75 Chantelys de Paul Bouchard 3970 - $2 25 St-Emilion de Paul Bouchard 387C - $8.05 Gravel de Paul Bouchard 409E - $3.50 pouilly Fuisse de Bichot 447C - $8.35 Chtteauneuf du Pape de Bichot 550 - $9.« Chablis de Bichot 44 7B - *5.70 Besuiolais Saint-Joseph 429 - *« 00 H et or gaffai tion difficile malgré le ravitaillement qui lui est envoyé.“La question est donc de savoir, a souligné le général Herzog, qui tiendra le plus longtemps dans cette situation qui impose des efforts aux deux parties ’.Evoquant d’autre part les entretiens eux-memes, le commentateur a estimé que les interlocuteurs butaient sur “une question de principe”.“Les Egyptiens estiment que nos forces doivent commencer leur retrait dans le Sinai sur la base de la résolution 242 du Conseil de sécurité mais ils ne veulent rien donner en contre-partie.Israël estime que les concessions doivent être réciproques”, a-t-il dit.Le général Herzog a d’autre part déclaré que l’application de la résolution 242 était du ressort de la conférence de Genève.Sur le plan arabe, ce sont les résultats du “sommet” d’Alger qui sont au centre de tous les commentaires et, alors que le feu vert donné aux “pays de la confrontation” laisse à L’Egypte une marge de manoeuvre étendue, la Libye s’inscrit en faux et se déclare déçue.Le colonel Kadhafi, rappelle-t-on à Tripoli, avait refusé de participer au “som- met” d’Alger parce qu’il le considérait comme “une conférence de la reddition”.La radio libyenne, qui dresse un véritable réquisitoire contre le “sommet” arabe d’Alger, indique que le sommet précédent de Khartoum avait décidé “pas de paix, pas de reconnaissance, pas de négociations”, et affirme que le “sommet” d’Alger a “violé et annulé” ces trois réso- Principal bénéficiaire du “sommet” d’Alger, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) semble envisager quant à elle l’avenir avec vigilance mais non sans inquiétude.Mardi, sur un ton triomphant, M.Khaled Hassan, bras droit de M.Yasser Arafat, président de TOLP, annonçait l’engagement des pays arabes d’obtenir le recouvrement des droits du ; palestinien et la reconnaissance de Après sa consécration d’Alger, il est fort probable que M.Arafat ou son représentant ira à un moment ou l’autre aux négociations de Genève au moins pour ê-tre reconnu par les Nations unies, les Etats-Unis et Israël comme le représentant officiel, “de facto” et à part entière, d’un peuple et non seulement d’un nombre croissant de réfugiés.Les dirigeants palestiniens se déclarent sceptiques sur les résultats qui pourraient sortir de la conférence de la paix.Mais l’éventualité de leur participation aux négociations leur a déjà causé des problèmes parmi les jeunes cadres de TOLF Arafat ne semble pas po ' i des TOLP en tant qu’unique représentant de ce peuple.Mercredi, le visage plus grave, il déclarait après la clôture de la conférence des chefs d’Etats arabes: “nous sortons renforcés mais après l’optimisme d’aujourd’hui, nous devons affronter les courants contraires des volontés extraarabes”.,P.M.oouvoir aborder d’emblée avec les chefs des tendances minoritaires “ultra” de TOLP les perspectives qui se profilent à l’horizon a la veille des négociations de Genève: constitution d’un gouvernement provisoire en exil, création d’un Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza.Il lui faut d’abord lancer une campagne d’explication pour sensibiliser les cadres aux possibilités ouvertes par la participation de TOLP à cette conférence afin que ceux-ci puissent à leur tour influencer les “jusqu’auboutistes”.Croissance économique 0 en BONN (pour TAFP) — Le chancelier Willy Brandt a estimé hier devant le Bundestag que la croissance économique de la RFA pourrait se rapprocher du point zéro en 1974.Dans une déclaration gouvernementale sur la crise de l’énergie, le chef du gouvernement fédéral allemand a souligné que la progression prévue de 2.5 à 3% du produit national brut ne pourrait sans doute pas être atteinte en 1974, à la suite de la pénurie de produits pétroliers.Il a également annoncé qu’il serait très difficile de casser définitivement les reins à l’inflation et d’assurer le plein emploi.M.Brandt a précisé dans ce contexte que son gouvernement à d’ores et déjà décidé d’alléger dans certains secteurs les mesures de freinage, notamment dans le textile, le bâtiment et l’énergie.La taxe de 11% sur les investissements, a-t-il déclaré, est immédiatement supprimée pour le secteur de l’énergie, mais maintenue pour les autres branches.Dans le secteur des prix, le chancelier a estimé que le renchérissement des produits pétroliers provoquerait en 1974 une majoration supplémentaire de 1.5 à 2% de l’indice du coût de la vie.Dans ce contexte, il a qualifié “d’irréalistes” les revendications salariales des 3.2 millions de travailleurs et d’employés des services publics qui réclament des augmentations de 15% des salaires et traitements pour la fin de Tannée.M.Brandt a toutefois reconnu que le gouvernement avait peu de moyens d’agir sur les prix des produits pétroliers.Il a refusé à la fois une diminution de la taxe sur les hydrocarbures et l’instauration de prix plafond pour les produits pétroliers.“Nous dépendons, a-t-il dit, des im- portations d’énergie.Tout ce que nous pouvons entreprendre ne produira que des résultats à moyen et a long terme, comme par exemple la recherche de nouvelles technologies ou l’utilisation de techniques de substitution du charbon en gaz naturel ou en pétrole ”.Le chancelier Willy Brandt s’est aussi déclaré persuadé que la crise du pétrole durera plus longtemps que le conflit du Proche-Orient dont elle découle.Le chef du gouvernement fédéral a affirmé qu’il n’y aura pas de nouvelles restrictions pour les consommateurs en matière de pétrole, mais il n’a pas exclu d’autres mesures d’économie à plus longue échéance.“L’approvisionnement ôe l’industrie aura alors la priorité sur le confort privé,” a-t-il souligné sous les applaudissements des socialistes et des libéraux.Le chancelier a fait ressortir que, devant la crise de l’énergie, l’Europe devait être prête à faire “un grand bond” en matière de technologie et à faire preuve d’esprit d’invention.Le chancelier a annoncé enfin que son gouvernement étudiait la possibilité de transférer davantage de transports à longue distance de la route au rail et de rationaliser les transports aériens.De plus, M.Hans Friderichs, ministre ouest-allemand de l’Economie, a annoncé hier devant le Bundestag que les deux ministres arabes attendus à Bonn avaient annulé leur visite.MM.Belaid Abdesa-lam et Ahmed Zaki Jamani, respectivement ministre algérien et saoudien du Pétrole.devaient exposer au gouvernement de Bonn l’attitude des pays arabes producteurs de pétrole.M.Friderichs n’a donné aux députés aucune explication pour cette décision subite.Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a toutefois laissé entendre qu’il ne pourrait s'agir que d’un report de la visite et non d'une annulation pure et simple.Enfin, les grandes sociétés pétrolières de la RFA ont annoncé une réduction de 10 à 15% de leurs produits raffinés.Les porte-parole des sociétés ont justifié cette mesure par la baisse des livraisons de pétrole brut en provenance de Rotterdam.L'opération ticket démarre à Londres LONDRES, 29 novembre (AFP) — Les automobilistes britanniques ont commencé hier matin à faire la queue devant les bureaux de poste pour obtenir les bons d’essence dont ils auront besoin si le gouvernement prend des mesures de rationnement.La distribution des quelque 16 millions de carnets de bons se fait selon Tordre alphabétique du nom des automobilistes — aujourd'hui, lettres A et B, demain, lettre C, etc.— et sera achevée le 12 décembre.Le coût de “l’opération — ticket” est estimé à environ 500,000 livres (plus de $1.25 million).Après présentation de sa carte grise et de sa vignette, chaque automobiliste reçoit un carnet de bons de différentes couleurs selon la cylindrée de sa voiture ou le poids à vide s’il s’agit d'un poids lourd.Le montant d’essence auquel chaque bon donnera droit ne sera fixé que lorsque le gouvernement prendra les mesures éventuelles de rationnement.// est difficile detre chef à vie BELGRADE (d’après TAFP) — Le maréchal Tito a déclaré hier à Jajce (Bosnie), qu’il lui serait “passablement difficile” d’exercer à vie ses fonctions de chef de l'Etat et du parti yougoslaves.Le leader yougoslave, aujourd’hui âgé de 81 ans, répondait au président du parlement fédéral, M.Mijalko Todorovic, qui venait de lire une motion qui exprimait le voeu que le maréchal Tito soit élu président à vie de la République et de la ligue des communistes de Yougoslavie.Le Pentagone révise ses estimations WASHINGTON (AFP) - Les experts américains ont apporté d’importantes corrections aux premières estimations qu’ils avaient faites sur les pertes en matériel tant des Israéliens que des Arabes pendant la guerre de 18 jours qui s’est terminée le 24 octobre.C’est ainsi qu’ils chiffrent maintenant à 420 le nombre de tanks liens détruits au lieu de et à 1,274 au lieu de 2,457 celui des tanks perdus par les pays arabes qui ont pris part au conflit: Egypte, Syrie, Irak et Jordanie.Ces corrections ont été apportées après un recomptage des chiffres fournis par les observateurs et en tenant compte du fait qu’un certain nombre de chars d’assaut endommagés ont pu être réparés.Les chiffres concernant les pertes en avions diffèrent moins des premières estimations.Les Israéliens en auraient perdu 106, tandis que les Egyptiens, Syriens et Irakiens 449, dont 80 pour cent au cours de combats aériens.D’après les mêmes experts, les Soviétiques auraient déjà remplacé pratiquement toutes les pertes égyptiennes et syriennes en armement, aviation et autre équipement.De leur côté, les Etats-Unis ont compensé la plus grande partie des pertes israéliennes, y compris chasseurs et chasseurs-bombardiers F4 et A4.Si le matériel, de part et d'autre, a été remplacé, le personnel qualifié et entraîné, mort sur les champs de bataille, ne Ta pas été.ARmflfïD BOUDRIA/1 1* Tel 523-2858 Cocher Représentés par les Importations Durand Limitée, une division de LA DISTILLERIE MEAGHER LIMITÉE.Dîners d hoq^nes d'affaires 4897, Berïi Au Piano, tous les soir*, Georges.Klein Sud Boul.St-Joseph 6818, rue St-Hubert/P la ce Bonaventure De notre élégante collection de manteaux d’hiver ce chic paletot de laine d’agneau ou de tweed d Ecosse.$175 et plus.Confectionné par SAMUELSGHN i4J.lï I "Win lu !llCC(lO *! k On ne peut pas tout vous montrer, vous devez voir par vous-même r 12 • Le Devoir, vendredi 30 novembre 1 973 arts et spectacles Guy Skornik: la chanson en liberté Le Grand prix Eurovision 1969 a été le départ d'une carrière internationale: Hollandaise d'origine, Lenny Kuhr chante donc aussi en français, en anglais, en allemand; et elle a fait des disques ou en fera en France, en Angleterre, en Allemagne.Elle compose en outre, mais c'est son guitariste, Petr Souer, qui fait les arrangements.Sa tournée de reconnaissance au Québec, ces jours derniers, visait à élargir son public francophone.En France même, elle s'est fait connaître en 1970 lors d'une tournée avec Georges Brassens, pas moins! Avant tout ça, elle travaillait dans un magasin de disque, en Hollande, et a enregistré son premier 45 tours à l'âge de 16 ans.La chanson qui lui valut l'Eurovision: "Le Troubadour", dont elle a écrit la musique, sur un texte de David Hartsema.Par la suite, elle connaît divers succès qui vont de "Jesus Christo" (1971), énorme "tube” du palmarès français, au tout récent "Vivre", disponible sur 45 tours.par Gisèle Tremblay Il chante mais il dit: “Moi, la chanson, ça ne m’intéresse pas en vérité.Je fais de la chanson pour arriver à certaines choses qui sont la musique de film et la comédie musicale.” Il chante depuis cinq ans, mais il n’a encore jamais fait de scène.“Je voudrais faire du spectacle, j’attends de pouvoir faire un spectacle avec 45 musiciens.Je veux faire des concerts, pas des galas.Je veux recréer avec ma musique l’ambiance du concert classique.” Il a fait des études sérieuses.Premier prix de composition et d’harmonie au Conservatoire il a failli devenir pianiste de concert, mais son appétit va bien au-delà de la musique: “J’ai plus envie de devenir un personnage qu’un chanteur ou un musicien.En fait, j’aimerais faire beaucoup de choses: jouer la comédie, faire de la politique.J’ai l’intention de me servir de la chanson pour faire tout le reste.” Guy Skornik, 26 ans, repartait mercredi.Son premier contact avec le Québec — une dizaine de jours à compléter le circuit radio-télévisé des tournées de promotion” — prélude à un retour rapide, sans doute dès l’an prochain, cette fois pour un spectacle.Certains le relient à ce courant de la jeune française qui cherche une voix vers fe renouveau et où on retrouve Véronique Sanson, Brigitte Fontaine, Catherine Lara.“ça me situe assez bien”, affirme-t-il, en ajoutant toutefois: “Au fond,.la chanson je ne trouve pas ça très sérieux, alors, je fais ça de la façon la plus délirante possible.” Il s’est fait connaître en France de deux manières.D’une part, en écrivant des ’hits'' pour les autres: “II”, pour Gerard Lenormand; “Les Aveux” pour Michel Delpech.D’autre part, en participant à des entreprises un peu folles qui ont toutes ratées.Cette comédie musicale, par exemple, dont le titre, “Popéra cosmique” donne la mesure dë ses ambitions et dont la réalisation gran- diose devait coûter $500,000.“C’était un spectacle total avec projections, animaux.C’était entre le cirque et le cinéma.C’était un truc qui se passait complètement dans la salle.On devait transformer tout.” Le projet a été abandonné, mais il a trouvé le moyen de placer deux autres comédies musicales, à la télévision.Ses deux microsillons “tournent” aussi autour de thèmes peu usités: la magie et les sciences occultes pour le premier, dédié à Louis Pauwels; la folie pour le second (sorti ce printemps), dédié à Michel Delpech.Sur ce dernier, nettement moins révolutionnaire qu’il n’y parait, il y a plusieurs passages orchestraux et Guy Skornik y voit le signe qu’il est en train de bifurquer vers ce qui le tente vraiment: “C’est fait comme une pièce musicale, comme un poème symphonique; tout est suivi, il y a un thème.Et la formule intéresse les gens qui m’intéressent moi, c’est-à-dire les metteurs en scène, les gens de cinéma.” Il reconnaît qu’il est difficile, en France, de se faire un nom avec l’originalité: “Il faut un petit peu jouer ur 1 ' snobisme”.Il y a, en fait, à part ceux qui ne craignent pas la recherche et auxquels il associe Polna- Une nièce de Pie XII veut interdire Massacre à Rome ROME, (AFP) — Une nièce du pape Pie XII, la comtesse Elena Rossignani, a demandé au procureur de la République la mise sous séquestre du film italien "Représailles” et celui du livre de l’Américain Robert Katz: “Massacre à Rome”, dont le film a été tiré.Le film relate le dramatique épisode des représailles allemandes qui, le 24 mars 1944, coûtèrent la vie a 335 Italiens, fusillés dans les “fosses ardéatines”, aux portes de Rome.La comtesse Rossignani a également déposé une plainte en diffamation contre le producteur, Carlo Ponti, le metteur en scène, Georges Pan Cosmados et les acteurs Richard Burton et Marcello Mastroianni.Elle considère que le film et le livre sont un “dénigrement” du pape Pie XII, “accusé contre toute vérité de n’avoir pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher l’exécution des otages”.Le 20 octobre dernier, Radio-Vatican avait condamné sévèrement le film “Représailles” et défendu la mémoire du Pie XII.La Cour rejette l'action des sculpteurs contre la ville d'Alma ALMA (PC) — Le juge Mi-gnault, de la Cour supérieure, a rejeté avec dépens, mercredi, une action en dommages-intérêts de $63,000 intentée contre la ville d’Alma par six sculpteurs.Les sculpteurs, qui avaient participé à un symposium en 1968, avaient prétendu que la par Gilles Archambault La flûte, le fric et le truand Ville et “Alma Estival” avaient mal entretenu leurs sculptures, ce qui les avait endommagées.Ils avaient ajouté que s’ils avaient su ce qui en résulterait, ils n’auraient pas accepté de participer à ce symposium.Dans son jugement, le juge Mignault déclare qu’on ne peut réclamer de la Ville des dommages subis par des oeuvres qui étaient devenues sa propriété.Le maire d’Alma, M.Maurice Paradis, s’est dit heureux du dénouement de cette affaire, d’autant plus que la Ville avait investi $100,000 dans ce symposium.Les sculptures seront maintenant exposées dans un parc public.reff et Julien Clerc, une jeune chanson française “qui n’est pas jeune du tout, qui ressemble à la chanson de toujours, qui marche très, très fort, et qui fait plaisir au public parce que ça ne l’étonne pas, ça ne le choque pas et il ne se passe pas grand chose”.Guy Skornik, comme bien d’autres qui se multiplient depuis quelque temps, déclare qu’il n’aime pas la musique (populaire) française et que les Français ne sont pas très musiciens.Et il n’est pas étonné que plusieurs artistes français le disent ici: “C’est parce qu’on a l’occasion de venir dans un pays où justement la musique est à un point plus avancé qu’en France”.C’est complètement sincère, insiste-t-il.Je trouve que des gens comme Charlebois, comme Louise Forestier (que je viens de voir au Patriote), c’est beaucoup plus évolué que n’importe quelle grosse vedette française.A tous les niveaux: le texte, le son vont plus loin; les musiciens sont meilleurs; il y a une conception beaucoup plus recherchée, déjà, de la musique, beaucoup moins compromise”.Et il englobe dans cet hommage Diane Dufresne, qui a fait, dit-il, l’effet d’une bombe.Bien que sa préférence va sans hésiter à la musique pop, il tient néanmoins à ce que sa musique demeure “mélodique”, mais il a aussi envie qu’il y ait un “choc”.Il croit de toutes façons que la musique pop est un esprit plus qu’une regie.Mais ce qui l’intéresse pardessus tout, c’est “le contact avec d’autres artistes”, d’où sa prédilection pour le cinéma qui est à son avis la plus grande révolution des dernières années et le monde du spectacle qui a le plus d’avenir.D’où, aussi, son goût prononcé pour la comédie musicale qui est pour lui un mélange du cinéma et du music-hall.“Le milieu de la chanson est un petit milieu où tout le monde a l’impression d’être très important et où, en fait, personne ne peut grand-chose, sauf les gens qui s’expriment comme Dylan, Joan Baez, ou Charlebois, qui est à mon avis un chanteur engagé.Le reste, ça ne bouge pas, ça ronronne, ça ne sert à rien.Moi je n’ai pas envie de faire- de la musique pour rien.J’ai envie de réveiller les gens.” LES PRODUCTIONS BOBEC PRÉSENTENT Dans une livraison récente du New York Times, Herbie Mann accordait une interview au critique Robert Palmer.Des propos du flûtiste, on peut tirer au moins trois conclusions: a) les critiques américains sont trop intellectuels pour aimer sa musique b) il fait assez de sous pour les envoyer paître c) le jazz est fini.Inutile de vous dire que je ne prise pas plus les idees de ce musicien patenté que sa musique dont il nous inonde à longueur de microsillons depuis quinze ans.Un disque d’Herbie Mann, c’est à peine bon pour attendre le métro qui ne vient pas, vous permettre de vérifier si votre tête de lecture fonctionne toujours ou vous fournir des appuie-livres si on vous en fait cadeau! Que cet individu soit tenu pour un jazzman vous en dit long sur l’état de la musique aux U.S.A.Les critiques américains seraient intellectuels?Elle est bien bonne! Jamais Down Beat n’a été si médiocre.Les recensions de disques qu’on y trouve visent de plus en plus à ravaler la musique noire au rang d’une musique de divertissement.On y porte aux nues un Hubert Laws, un Eddie Harris et on fait la fine bouche devant le Art Ensemble of Chicago! Et que dire des comptes rendus que publient Stereo Review et autres magazines habituellement consacré à la musique classique?Sinon que le jazz d’aujourd’hui en est absent, que le free jazz y est bafoue, etc.Les critiques américains, pour la plupart, se contenteraient volontiers d’un retour à la musique des années 40, au confort intellectuel le plus total.Alors si Herbie Mann gagne si bien sa vie qu’il peut — comme nous le rappelle l’interview — refuser des engagements qui l’empêchent d’assister à une partie de hockey ou de baseball, ce n’est qu’une honte de plus au palmarès de la civilisation occidentale.S’il ne réussit pas à convaincre ces critiques à la gomme, c’est qu’il est encore plus mediocre! Fendant que des musiciens importants sont en chômage, monsieur Mann regarde couler la rivière est encore plus médiocre! Pendant que des musiciens importants sont en chômage, monsieur vient de paraître WEST (Morris): “La salamandre”, Fayard, 1973, 420 pages.— Une intrigue qui se déroule dans les milieux de la haute finance, de la politique et du gouvernement en Italie.Il y est question de la survie de l’homme au sein de ce monde qui s’acharne à l’écraser.Mann regarde couler la rivière Hudson de son appartement new-yorkais luxueux.C’est qu’il new-yorkais luxueux.C’est aussi triste qu’une médaille olympique! Puisque le jazz est fini, Mann peut jouer du rock, de la mazurka, de la java, ça paye tellement.Il n’y a pas encore pensé, mais il y a des choses plus rentables encore, les armements, la politique, les taudis, la course aux honneurs.RON CARTER - BLUES FARM — CTI 6027.Disque d’uni sûreté d’exécution impeccable, thèmes irréprochables, il n’y manquerait qu’une certaine fraîcneur.Dans l’état actuel du marché, ayons cependant la justice de dire que c’est une réussite.Carter, Bob James, Sam Brown et Hubert Laws participent entre autres à l’aventure.GEORGE BENSON - BODY TALK — CTI 6033.Benson est tellement un bon guitariste qu’il réussit à se tirer fort honorablement des arrangements un peu trop stylisés de Pee Wee Ellis.Disque agréable donc sans plus.C’est dommage.A peine sorti des griffes de la compagnie A & M, Benson doit se démêler maintenant avec les impératifs commerciaux d’un autre trust.Ca lui plaît peut-être, après tout?STANLEY TURRENTINE -DON’T MESS WITH MISTER T.— CTI 6030.Turrentine os- cille ici entre un jazz sans problèmes hérité de Ben Webster et le truc de studio violonné et super-arrangé.Disque bâtard qui vous intéresse et vous hérisse à la fois, selon ses différentes plages.Parfait pour scènes d’amour de film grand public ou pour programmation FM à l’heure où I on sort les digestifs.CLIFFORD BROWN - THE BEGINNING AND THE END COLUMBIA KC 32281.Les débuts de Clifford F
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.