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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 21 mars 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-03-21, Collections de BAnQ.

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la météo Nuageux.Risque de légères chutes de neige.Maximum 30.Vendredi : passages ensoleillés.Détail en page 2.Fais ce que dois fife#?* êêl WmM WXSm.rn tâ&SMm JSÊÊÆ warn wa Les statistiques de l’immigration confirment l’inquiétude du Québec — page 6 Office férial Vol.LXV - No 66 Montréal, jeudi 21 mars 1 974 15 CENTS (Côte-Nord,Bas-du-FleuveetGaspésie;20CENTS) Tentative d'enlèvement ponctuée de six coups de feu Anne et Phillips s'en sont tirés LONDRES (d'après l'AFP et AP) — La princesse Anne, fille unique de la reine d'Angleterre et son époux, le capitaine Mark Phillips ont échappé de justesse à la mort hier soir à Londres, victimes d une tentative d’enlèvement ponctuée de six coups de feu à bout portant.Anne et Phillips s’en sont tirés sans une seule égratignure, mais leur chauffeur, leur garde du corps, un policier de faction devant le palais royal où habite la reine-mère, et un journaliste atteint par une balle perdue ont été blessés.L’inconnu, dont on sait seulement qu'il est Anglais, dans la trentaine, a été terrassé Quelques secondes après l’assaut et il doit comparaître dès ce matin devant le tribunal des flagrants délits de Bow Street.Sur les lieux de l’attentat, à deux cents mètres du palais Saint-James, où la limousine fut embusquée, on a trouvé une longue lettre qui confirme que l’attentat contre la vie de la prin- cesse et de son mari était en fait une tentative d’enlèvement.Le ministre de l’Intérieur, M.Roy Jenkins, l’a confirmé hier devant les Communes consternées.La lettre adressée à Elizabeth II, réclamait une rançon.Jusqu’à hier soir on ne connaissait pas de complice à l’agresseur, et on se demande alors comment un individu sain d’esprit a pu envisager d’enlever à lui tout seul la princesse dans une limousine talonnée par une voiture de Les Pharmacies modernes: une faillite de $7 millions La princesse Anne et son mari Mark Phillips quelques heures avant la tentative d'enlèvement, hier après-midi, à un gala de charité, à Londres.(Tèléphoto CP) Les jeux sont faits: le plus important distributeur de produits pharmaceutiques au Québec, les Pharmacies Modernes, est officiellement en faillite.En effet, les quelque 1,100 créanciers de cette entreprise coopérative de distribution ont décidé hier de refuser le concordat proposé par cette dernière, le 14 mars.Les clauses du concordat proposé par les Pharmacies Modernes prévoyaient un remboursement de trente-cinq cents par dollar de dette, réparti sur une période de cinq ans et demi.Le montant de la dette totale se chiffre de plus de $7 millions.Les créanciers pour leur part, ayant à leur tête la puissante Richardson-Merrell ainsi que la société Schering, demandaient un remboursement minimum de soixante cents par dollar de dette.C’est donc l’épilogue d’une affaire commencée le premier février 1974.C’est à cette date que la Banque Canadienne Nationale, principal créancier hypothécaire des Pharmacies Modernes pour un montant approchant les $3 millions, saisissait la totalité des actifs de cette entreprise entièrement canadienne-française.Elle avait pris cette mesure dans le but de protéger ses prêts à la suite de menaces de saisies formulées par les 20 plus importants créanciers des Pharmacies Modernes.La cause principale des difficultés de l’entreprise viendrait, selon plusieurs, d’une mauvaise gestion des stocks ainsi que de l’absence quasi-totale d’une politique administrative à long terme.Bien que certains sociétaires parlent volontiers de fraude, plusieurs cependant croient qu’il ne s’agit en fait que d’une crise de croissance, crise qui guette toute jeune entreprise en pleine expansion.A l’appui de cette dernière thèse, on mentionne les investissements par trop généreux de l’entreprise, notamment dans Voir page 6: Pharmacies La Brinco rejette l'offre de Terre-Neuve Les boulangers plaident leur cause: nous ne sommes pas des 'magiciens par Fay LaRivière OTTAWA (PC) — Les boulangeries ne sont pas des “magiciens" et ne savent pas faire du pain à prix constant, alors que leurs coûts augmentent sans cesse, a déclaré, hier, M.Robert La-rivière, président de l’Association professionnelle des boulangeries du Québec, devant la Commission de surveillance du prix des produits alimentaires.Le président de cette association, qui regroupe 80 petites ou moyennes boulangeries québécoises, a d’autre part mis en garde la commission contre des jugements et des recommandations trop rapides ne tenant pas compte de la situation particulière des boulangeries régionales qui ont des problèmes différents de ceux des boulangeries nationales, problèmes parfois créés par ces dernières elles-mêmes lorsqu’elles sont à la fois fournisseurs et concurrentes des petites et moyennes boulangeries, pour la farine et le raisin, par exemple."Si vous aimez mieux que nous dispa- raissions graduellement, nous aimerions que vous veniez l’expliquer à nos membres, nos employés et à la population de nos régions ”, a dit M.Lariviere.L’audience de mercredi de la Commission de Mme Berryll Plumptre était la deuxième sur le prix du pain depuis la stabilisation par subventions, le 4 septembre dernier, du prix du blé destiné à la consommation humaine, sans laquelle, avait alors dit le premier ministre Trudeau, le prix du pain aurait augmenté de 5 cents, dès octobre.A la mi-févirier, le Conseil canadien de la boulangerie annonçait une hausse de quatre cents à travers le pays et de quatre cents et plus au Québec, où le prix du pain était plus bas qu’ailleurs au Canada.Le 28 février, la Commission de surveillance du prix des produits alimentaires rendait public un rapport sur le pain selon lequel une augmentation de deux cents, dans l’immédiat, était seule justifiable, le prix de la farine étant stabilisé, seuls les autres coûts, tel le sucre, avaient augmenté, disait le rapport.Au début de mars, cependant, il devint évident que les boulangeries augmentaient leurs prix de plus de deux cents et la pression de l’Opposition conservatrice et néo-démocrate sur le ministre de la Consommation et des corporations, M.Herb Gray, et sur le premier ministre devint de plus en plus forte.Les hausses, finalement ne furent pas appliquées partout ou furent ramenées à deux ou trois cents et une nouvelle rencontre entre la Commission de surveillance du prix des produits alimentaires et le Conseil canadien de la boulangerie fut organisée.L’audience de mercredi a permis de constater d’abord que l’inflation est si rapide que déjà les évaluations de la Commission, en février, et du Conseil de la boulangerie, en mars, sur les coûts de fabrication, sont dépassés et, ensuite.Voir page 6: Les boulangers Le Conseil des directeurs de la Brinco Ltd.a rejeté hier soir la dernière offre du gouvernement de Terre-Neuve fixant à $7.07 le prix unitaire par action.Dans un communiqué, les directeurs font valoir que leur Conseil ne peut recommander aux actionnaires de la compagnie d’accepter cette offre mais qu’ils feront néanmoins une proposition au gouvernement de M.Moores qui est désireux de prendre le contrôle des ressources à travers la Brinco.Le délai imparti par St.John se terminait à minuit.L’offre de M.Moores se serait traduit par un déboursé de $169, 680,000 et le premier ministre avait lui-même précisé au terme de huit jours de négociations, que celle-ci lui paraissait “honnête et raisonnable" pour les actionnaires de la Brinco Ltd.Le Conseil des directeurs ne l’a pas entendu de cette oreille et on ne sait trop dans quelle mesure le gouvernement Moores est disposé à poursuivre la négociation sur le plan monétaire.Au demeurant, la décision du conseil, prise hier soir à Montréal, à quatre heures du dernier délai, n’est une surprise pour personne.En effet, dans leur lettre aux actionnaires, MM.R.D.Mulhol-land et W.D.Mulholland ont rappelé qu’ils ont déjà informé M.Moores que sa première offre d’achat à $6.75 l’action ne faisait pas justice aux actionnaires et que d’autre part son offre ne concordait pas avec l’intention avouée de la province de se limiter à l’achat des droits hydro-électriques de Churchill Falls et des autres installations du même genre de la Voir page 6: Brinco police.Et comment, au surplus, l’agresseur a-t-il pu connaître l’itinéraire toujours gardé secret des déplacements royaux'1 Après lecture de la lettre, les autorités écartent l’hypothèse d’un mobile politique, bien qu’un appel anonyme au journal Belfast Newsletter émanant de la Catholic Defence Association revendique l’attentat.Mais la police ignore jusqu’à l’existence de cette association.L’attentat auquel la fille unique de la reine d’Angleterre et son époux le capitaine Mark Phillips ont échappé d’extrême justesse est survenu peu après 19 h, heure de Londres.La Rolls Royce transportant le jeune couple venait de passer sous l’arche de l’Amirauté et enfilait le Mail, une somptueuse avenue conduisant au Palais de Buckingham, pour se diriger sur le Palais Saint-James, résidence de la reine-mère, lorsqu'à moins de deux cents mètres du palais royal une petite Ford blanche, modèle Escort, la doubla à toute vitesse pour se rabattre sur elle, contraignant le chauffeur à faire une embardée et s'immobiliser contre le trottoir.Anne et Mark étaient assis à l’arrière de la limousine.Devant, à côté du chauffeur, était assis un policier en civil, le garde du corps qui accompagne toujours les membres de la famille royale en déplacement.Derrière la limousine une voiture de police suivait la Rolls comme une ombre.La limousine immobilisée, ses occupants n’ont pas encore eu le temps de réaliser ce qui est en train de se passer qu’un individu jaillit de la Ford, une arme à feu à la main, et tire à bout portant, au jugé.Le pare-brise de la Rolls s’étoile, le chauffeur touché par une balle s’affaise.Le garde du corps dégaine, tire en direction de l'agresseur, et s'effondre à son tour, blessé.Le policier de faction devant le palais Saint-James accourt aussitôt.Il reçoit une balle dans l’estomac.Ayant cessé de tirer, l’agresseur tenta ensuite d’ouvrir la portière-arrière de la limousine tandis qu’Anne et son mari cherchaient à fuir par l’autre côté.Mais l’inconnu fait le tour çt le jeune couple se replie à l’intérieur.Constatant qu’il a échoué, il s’enfuit et la police le plaque quelques yards plus loin, a côté d’un bosquet.“Est-ce que ça va?” “Oui, ça va, merci.” C’est le dialogue échangé entre la princesse Anne et une automobiliste, qui s’est précipitée auprès de la Rolls royale quelques secondes après la fusillade.La jeune femme, Mlle Sammy Scott, a raconte qu’elle avait trouvé la princesse et son mari, le capitaine Phillips, “complètement laissés à eux-mêmes et blottis dans un coin de la limousine.” La princesse portait une longue robe rose.Elle cria à Mlle Scott: “Couchez-vous, c’est un fou.” Voir page 6: Anne et Phillips Bref débrayage de 900 ouvriers à un chantier de la baie James Quelques heures après avoir débrayé, 900 employés engagés dans la réalisation du projet hydro-électrique de la baie James sont retournés au travail, hier après-midi.Au moment du retour au travail, la Sûreté du Québec se préparait à envoyer une cinquantaine de Une entrevue de M.Hatfield Le N.-B.ne modifiera pas sa politique de bilinguisme par Pierre O’Neill En route vers Ottawa où se tenait le congrès national du Parti conservateur, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Richard Hatfield, dans une entrevue exclusive, au DEVOIR, a notamment déclaré que les décisions que prendra le gouvernement Bourassa pour régler le problème linguistique au Québec n affecteront pas la politique de bilinguisme dont le gouvernement du Nouveau-Brunswick a entrepris et entend poursuivre la réalisation.Des propos recueillis par le directeur du journal, M.Claude Ryan, et le rédacteur en chef adjoint, M.Michel Roy, il ressort par ailleurs que M.Hatfield: — réprouve l’intervention fédérale visant à tamiser les prises de contrôle par des capitaux étrangers et envisage de contester le bill C- 132 devant la Cour suprême du Canada; — estime que le fédéral doit par contre imposer sa politique énergétique chaque fois que la mise en valeur d’une ressource s’avère un facteur capital pour le développement de l'économie canadienne; — observe que le sentiment d’aliénation entre le fédéral et les provinces n’a jamais été aussi fort, considère que M.Trudeau dirige le gouvernement fédéral à travers une fausse perception de la réalité canadienne et est d'avis qu’il y a trop longtemps que le pays n’a eu un premier ministre “indigène"; — propose, à 1 instar du Parti québécois, que l’Etat finance et contrôle les dépenses électorales; — est d’avis qu’il faudra encore une génération avant que ne se réa- lise l’union politique des provinces maritimes.Cette entrevue, dont on retrouve de larges extraits en page 5 de cette édition, a amené M.Hatfield à traiter longuement de la politique linguistique de son gouvernement et du respect des droits des francophones du Nouveau-Brunswick.Le chef du gouvernement conservateur rappelle que les cultures des deux communautés, anglophone et francophone, sont importantes dans cette province et progressent avec la même régularité.Il souligne que le Nouveau-Brunswick représente à cet égard un cas unique et qu’il ne saurait être question maintenant de faire marche arrière après avoir manifesté une attitude favorable au bilinguisme.Et cela même si le Québec proclamait le français, M.Richard Hatfield seule langue officielle.Par déjà les excellentes dispositions de son gouvernement, M.Hatfield, prévoit néanmoins des difficultés d’application.Il note déjà une pénurie de ressources, notamment dans les besoins de fonctionnaires bilingues compétents.Au niveau des municipalités, il préconise des services bilingues mais il croit que cette pratique ne doit pas être im- Voir page 2: Richard Hatfield policiers sur les lieux, à la demande de la police locale.Un porte-parole de la Société de développement de la baie James a déclaré que le débrayage était dû à un conflit au sujet de la politique d’embauchage et au mécontentement des ouvriers envers certains représentants de la SDBJ.M.Jacques Gauthier a raconté que les employés avaient débrayé à 4 heures du matin et qu’une centaine d’entre eux avaient occupé les bureaux de l’administration.Il n'y a cependant eu aucune violence.Le conflit a commencé, mardi, au moment où deux ouvriers, affectés à des travaux d’excavation, ont été mutés sur la construction des routes.Le syndicat s'est immédiatement opposé, parce qu’il n’avait pas été consulté.Les deux employés mutés sont membres de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).Leurs collègues appartiennent également à la CSN et à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).Le débrayage n’a touché que les travaux au barrage principal.Finalement, les ouvriers sont retournés au travail après l’expulsion à Montréal des représentants de la SDBJ dont ils n’approuvaient pas la conduite.Selon M.Gauthier, il existe d'autres griefs syndicaux, qui n’ont pas été rendus publics, mais qui sont connus de la SDBJ.Le chef du chantier, M.Hamel, a contacté par téléphone la Société d’énergie de la baie James vers 8h du matin, au moment où une trentaine de syndiqués occupaient son bureau et lui présentaient une liste de revendications ayant trait à la syndicalisation des contremaîtres, à la qualité des aliments, au logement, etc.Dans les centrales syndicales, l’information était incomplete.Au conseil des métiers de la construction (FTQ), il était confirmé que bien des motifs de mécontentement s’étaient accumulés chez les travailleurs de la baie James en général, ainsi que l’avait constaté le président André Desjardins dans sa tournée des chantiers, il y a un mois.A Sept-Iles où il se trouvait hier matin, M.Desjardins aurait été prié par des fonctionnaires du ministère du Travail d’intervenir auprès de syndiqués de la FTQ mécontents de leurs conditions de travail.La FTQ-construc-tion parle d’une sentence rendue il y a une semaine dans un arbitrage portant de leurs conditions de travail.La FTQ-construction parle d’une sentence rendue il y a une semaine dans un arbitrage portant sur la rémunération du temps supplémentaire à la baie James et dans les chantiers qui lui sont reliés.Contrairement à une dépêche de la Canadian Press, la SEBJ soutient que le débrayage s’est produit vers sept heures du matin et non pas à 4h.A la cafétéria du chantier LG-2, les ouvriers se seraient passé le mot d’ordre du débrayage.Une délégation s’est ensuite rendue chez le chef de chantier, M.Hamel, et avait en même temps occupé les locaux.Puis ce fut le black-out vers lOh et Voir page 6: Baie James LIBRAIRIE DUSSAULT il reste à solder 25,000 VOLUMES RABAIS DE 50% è 90% JUSQU'AU 30 MARS VENTES AU COMPTANT 8955 SAINT-LAURENT CE SOIR, jusqu'à 9 hres , l 1 2 • Le Devoir, jeudi 21 mars 1 974 suites de la première page RICHARD HATFIELD posée de force.Il n'aime pas se faire dicter une ligne de conduite par Ottawa et il croit que le gouvernement provincial serait mal venu d’user de force à l'endroit des municipalités.Interrogé sur l’attitude du maire Jones, il prend bien soin de ne pas qualifier mais souhaiterait que Moncton offre des services dans les deux langues.Dans le secteur de l’enseignement, le gouvernement de M.Hatfield se trouve coincé entre le rapport Mc-Leod-Pinet d'une part et le harcèlement de l’opposition d’autre part.Alors qu’une recommandation de cette commission d'enquête visait à éliminer le poste de sous-ministre francophone de l’Education, tandis que le Parti libéral fait valoir la nécessité de le maintenir.Enclin à penser que les deux postes doivent demeurer et même être renforcés, le premier ministre préfère remettre à plus tard sa décision.C'est peut-être contre le style de leadership du premier ministre du Canada que M.Hatfield trouve le plus à redire.Il accuse le chef du gouvernement fédéral de pratiquer une stratégie de confrontation, allant parfois jusqu'à l’insulte.Il reproche notamment à M.Trudeau de ne pas avoir suffisamment fréquenté les populations du Canada avant de devenir premier ministre, et de ne pouvoir, à cause de cela, saisir toute la diversité du pays, Pour éviter que les conservateurs de M.Robert Stanfield sombrent sur les mêmes écueils que les libéraux de M.Trudeau, le premier ministre Hatfield suggère aux leaders de son parti national de se rapprocher, de mieux connaître et de comprendre les gens qu'ils aspirent représenter à la tête du pays.Il recommande vivement au caucus conservateur fédéral de fréquenter davantage le Québec et de chercher à comprendre la mentalité des Québécois.Reconnaissant que des décisions de M.Stanfield dans le passé ont profondément déplu à certaines régions du pays, M.Hatfield se dit convaincu que le chef national jouit encore d’un appui solide au sein du parti.Le financement des partis politiques est un chapitre où le premier ministre Hatfield entretient des visées de démocrate.Non seulement, croit-il que l’Etat doit contrôler les dépenses électorales et financer les partis politiques, mais encore, il propose qu’il soit interdit aux partis d’accepter des contributions de sources privées.“Nul ne devrait pouvoir acheter l’avancement de ses idées.’’ Dans les moeurs électorales des dernières années, M.Hatfield a retenu que les dépenses publicitaires notamment, constituent un “énorme gaspillage ”.Tout en voyant dans la nouvelle loi fédérale “une amélioration notable”, M.Hatfield y trouve neanmoins de nombreuses voies d’échappement.Un comité de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick a procédé à une étude de la réforme de la loi électorale.Le chef du gouvernement dit souhaiter appliquer le plus grand nombre de recommandations avant la tenue des prochaines élections.LONGUEUU Suite de la page 3 Ce nouveau fait a été porté à son intention hier.Le maire s’est dit d’avis que ce problème “touche tout le Québec” et que s’il n’existait aucune règle pour déterminer l’action des policiers en pareil cas, il faudrait en créer dans les plus brefs délais.Rejoint au téléphone, le directeur provincial des Travailleurs unis de l’automobile, M.Robert Dean, a qualifié de son côté les révélations du directeur St-Jean de “très explosives car elles vont amener beaucoup de monde à se poser la question: qui mène au Québec, la police ou les élus?” M.Dean a ensuite précisé que son syndicat “mettait pour de bon en doute l’impartialité des policiers qui voient dans la United Aircraft la source de chèques de paie très substantiels”.“C’est pourquoi nous nous demandons si c'est par intérêt envers leur mécène qu’ils ont jugé, au cours des dernières semaines, qu’ils étaient systématiquement débordés et qu’ils devaient faire appel régulièrement à l’escouade anti- émeute de la Sûreté du Québec, dont le rôle politique devient évident”.“Enfin, a conclu M.Dean, la partialité qui découle d’une pareille entente, digne des meilleurs Etats policiers, nous porte à envisager de faire annuler toutes les accusations portées par les policiers de Longueuil et de la sûrete du Québec contre nos membres, et ce depuis le début alors que se tramait cette stratégie”.Pour sa part le porte-parole de la United Aircraft, M.André Clodong, a déclaré que “la compagnie ne se sentait pas coupable car seuls les policiers pouvaient protéger nos employés de façon appropriée, les agents de sécurité n’ayant pas des pouvoirs aussi étendus que les policiers”.M.Clodong a par ailleurs révélé qu’un contremaître avait été “visité” mardi par des gens qui ont endommagé son domicile et que la voiture d’un autre employé avait été presque incendiée hier.Les droits linguistiques Suite de la page 3 la météo Les températures normales pour cette saison varient entre 30 degrés à Sept-Iles et 37 à Montréal.Tout le long du Saint-Laurent hier après-midi, elles se situaient entre 10 et 20 degrés sous la normale.Le temps était ensoleillé sur l’ensemble du Québec et les vents de faibles à vifs sous l’influence d’une zone de haute pression qui se déplaçait de l’Ontario vers l'est.La dépression qui se formait au-dessus du Texas hier après-midi se déplacera probablement rapidement vers l’est.Il est possible que les nuages liés à cette dépression remontent jusqu'au Québec et apportent quelques chutes de neige locales.• Régions de l’Abitibi, de Pontiac-Témisca-mingue, de Chibougamau : généralement nuageux et risque de quelques légères chutes de neige.Persistance du temps froid.Maximum 15.Aperçu pour vendredi: ensoleillé avec passages nuageux.Persistance du temps froid.• Régions des Laurentides, de Montréal, de Québec, Trois-Rivières, des Cantons de l’Est: se couvrant généralement et risque de quelques légères chutes de neige.Maximum 30.Aperçu pour vendredi: passages ensoleillées.Peu de changement dans les températures.• Régions de l'Outaouais: passages nuageux et risque de chutes de neige.Maximum 25 à 30.Aperçu pour vendredi: passages ensoleillés.Peu de changement dans les températures.• Régions de la haute Mauricie, du Lac St-Jean: se couvrant généralement et risque de quelques légères chutes de neige.Maximum près de 15.Aperçu pour vendredi: passages ensoleillés et persistance du temps froid.Régions de Baie-Comeau, de Sept-Iles: ensoleillé presque toute la journée.Persistance du temps froid.Maximum 15.Aperçu pour vendredi: ensoleillé et froid.• Régions de Rimouski, de Gaspé: généralement ensoleillé.Persistance du temps froid.Maximum 20.Aperçu pour vendredi: généralement ensoleillé.Persistance du temps froid.ENQUÊTE sister à la rencontre.Côté le savait, lui, puisque D’Asti l'avait averti qu’un ami l’accompagnerait.La discussion a duré environ trois heures.Gagnon dit qu’il s’est rapidement rendu compte que c’était Di lorio qui était le patron et que D’Asti n’était que son gérant.Au début, Gagnon prend la parole et explique à ses interlocuteurs le fonctionnement de l’organisation Laporte, sa structure, ses problèmes financiers.Il parle aussi de Pierre Laporte’, de ses qualités de chef et de son image difficile à vendre aux délégués.Puis, c'est au tour de Di lorio qui se prête à une analyse détaillée de la campagne au leadership et des chances respectives des trois candidats en üce, Robert Bourassa, Claude Wagner et Pierre Laporte.Di lorio explique qu’à son avis les chances de Laporte sont minces face à un Robert Bourassa qui présente une image plus jeune, plus dynamique, et dont les thèmes électoraux sont plus d’actualité.Le cabaretier parle ensuite du bill 63 et de la position des übéraux.Bien au fait des problèmes des citoyens d’origine italienne, Di lorio croit que le bill 63 causera des conflits avec les Canadiens français.Il croit que la solution est dans l’intégration des immigrants.Cette attitude, venant d’un cabaretier d’origine italienne, surprend Gagnon.Di lorio aborde ensuite longuement la question controversée des loteries et des casinos.Déjà à l’époque, un projet de loi gouvernemental prévoyait la légalisation des loteries au Québec Fort de son expérience, Di lorio explique qu’il a déjà soumis des rapports aux autorités de l'Union nationale à la suite des visites qu’il a faites dans les casinos étrangers.Il soutient que l’exploitation des casinos par le gouvernement ne serait pas une bonne chose et qu’il vaudrait mieux la confier à des intérêts privées qui ont l'expérience des questions de jeu.Il suggère dans ce sens de demander à Pierre Laporte, alors leader de l'opposition à l’Assemblée nationale, de défendre ce point de vue à la Chambre.Devant la tournure de la rencontre et les pronostics peu encourageants de Di lorio, Gagnon dit qu’il a jugé préférable de ne pas aborder la question d’une aide financière.Par la suite, Gagnon soutient ne pas avoir demandé à Laporte de défendre la position de Di lorio concernant les casinos.N’étant pas d’accord avec le point de vue de Di lorio et le lui ayant laissé entendre, il n’en a même pas parlé à Laporte.En fait, Laporte n’aurait pas été informé de cette rencontre, se- GM redémarre cmk'im rdms ET QUALITE QASrmtOmotM 1175 MACK AY Déjeuners d’affaires pour dames et messieurs Menus à Prix Fixe et À la Carte DÎNER SPÉCIAL DE HOMARD chaque mercredi soir Réceptions - Salons particuliers Danse vendredi et samedi soirs STATIONNEMENT SURVEILLÉ GRATUIT RÉSERVATIONS: 866-9741 Opération ressources (1974) Le Parti Québécois repart en grande Le Parti Québécois tire uniquement ses revenus des dons libres et spontanés des citoyens ordinaires.Sans votre appui, il deviendrait en peu de temps un parti dépourvu, inefficace, marginal.L'Opération Ressources 74 vise à réunir des fonds qui nous permettront de repartir en grande.Contribuez concrètement aux efforts du Parti Québécois en recevant bien les militants qui viendront vous solliciter à la maison.lllOn repart en grande! Parti Québécois DETROIT (AFP) - L'annonce de la levée de l’embargo Sur les livraisons de pétrole arabe aux Etats-Unis se traduit déjà par des faits concrets : la compagnie General Motors, qui parmi les constructeurs automobiles américains avait eu le plus à souffrir de la mévente d’automobiles entraînée par la pénurie d’essence, annonce hier qu elle avait annulé sa décision antérieure de fermer six de ses usines d’assemblage dans la première semaine d’avril.Ceci permettra à quelque 27,000 de ses employés de ne pas se trouver temporairement en chômage à cette époque.Le directeur de la compagnie, M.Richard Gerstenberg, a déclaré que les perspectives de vente d’automobiles paraissaient désormais nettement meilleures, et affirme que la presque totalité des 60,000 ouvriers qui subissent depuis la mi-mars des périodes de chômage temporaire auront retrouvé leur travail d’ici le milieu du mois d’avril.Grave incendie à Fredericton FREDERICTON (PC) -Les pompiers, continuaient, tard mardi, à combattre un grave incendie qui avait détruit un édifice et endommagé au moins quatre autres à Frédéricton.La conflagration a débuté un peu avant 13 heures, heure locale.L’édifice détruit abritait un magasin de musique, une boutique de mode et plusieurs autres commerces.GOUTTICRIS H04K> Hiiwaa/ay Émail Galvanisé Cuivr# Aluminium ISTIMATIOH GHAWlît PRIMEAU MÉTAUNC.MONTRÉAL: 3)2-4160 QUltlC: «72-9244 La campagne des anglophones a porté fruit, dit Springate par Gérald LeBlanc QUEBEC — Heureux de voir que la campagne menée par les anglophones “commence à porter des fruits”, le député George Springate entend continuer jusqu’au bout sa lutte acharnée contre toute atteinte au principe de liberté de choix dans la langue d’enseignement, inscrit dans la loi 63.Intervenant dans le cadre du débat sur le message inaugural, le député de Sainte-Anne rappelait d’abord à ses collègues libéraux que les anglophones avaient voté “rouge” en bloc le 29 octobre, parce qu’ils voulaient voir leurs droits et leurs privilèges protégés.Grand défenseur de la communauté anglophone depuis 1970, l’ancien botteur des Alouettes de Montréal se réjouit des précisions apportées ces jours derniers, par le ministre de l’Education.M.François Cloutier.Apportées dès la lecture du discours inaugural, ces précisions auraient pu, wmmmemmmmmmmrnmmsmmmmmmm Ion les témoignages de Gagnon et Côté.Dans les semaines qui ont suivi, il y a eu le congrès au leadership au cours duquel Laporte a été battu puis le déclenchement des élections générales pour le 29 avril 1970.A la fin du mois de mars, Gagnon a été nommé candidat dans le comté de Saint-Jacques et Côté son organisateur.Quant à Laporte, en plus d’etre candidat, il avait charge d'une quinzaine de comtés sur la Rive-Sud.Au début d’avril.Côté informe Gagnon de la possibilité d’une machine à télégraphes adverse qui agirait dans Saint-Jacques et sur la Rive-Sud.Il parle de l’importance d’organiser une rencontre avec Laporte pour l’informer et le convaincre de la gravité de la chose.Gagnon conseille de lui en parler.Quelques jours plus tard, Côté le convoque à une réunion avec Laporte.La rencontre se tiendra le 16 avril à l’appartement de Gagnon, dans Saint-Jacques.Les trois politiciens sont déjà sur place quand Di lorio et D’Asti arrivent.C’est une surprise pour Gagnon qui ne savait qui Côté avait convoqué.Après les présentations d'usage, Di lorio commence et dit: “M.Laporte, on ne veut rien vous demander; on n’est pas ici pour demander quoi que ce soit.On veut juste la paix.” Di lorio expose alors les problèmes que lui cause la police qui ne cesse de harceler ses cabarets.A la demande de Côté, on aborde ensuite la question des passeurs de “télégraphes”.C’est D’Asti selon M.Springate, éviter aux anglophones le week-end “triste et plein d’anxiété” qu’ils viennent de traverser.Malgré les assurances fournies par le ministre de l’Education, le député de Sainte-Anne aimerait que la liberté de choix dans la langue d’enseignement soit maintenue même pour les futurs immigrants non anglophones.Il votera contre son parti si la seule restriction retenue par le gouvernement demeure dans le projet de loi linguistique présenté plus tard durant cette session.“La restriction apportée ne touchant qu environ 500 enfants par année, il vaut bien mieux retenir le principe de liberté de choix et celui du bilinguisme et du biculturalisme au Québec, précisait le fougueux député de Saint-Anne, qui s’est exprimé presque exclusivement en anglais.M.Springate s'inquiète également de qui parle et qui corrobore les informations fournies préalablement par Côté.Pour Gagnon, il y a peu de nouveau dans les propos de D'Asti.Pendant tout ce temps, soutient le témoin, fidèle à lui-même.Laporte est demeuré impassible.Aucun mot, aucun geste, aucune réaction.A la fin, visiblement pressé selon Gagnon, Laporte se lève et déclare à Di lorio: “Arrangez-vous avec Côté pour tous vos problèmes.” Après le départ de Laporte, la réunion se prolonge quelques minutes.Sans doute, dit le témoin, parle-t-on de l’attitude à prendre pour la machine à “télégraphe”.Di lorio propose aussi des automobiles pour le jour des élections.L’offre est sans doute acceptée puisque Gagnon apprendra qu’effectivement le 29 avril des automobiles de Di lorio ont travaillé pour lui.Conscient que Di lorio avait formulé une demande déguisée, Gagnon jure cependant qu’il n’a jamais été question d’aide financière en retour et que lui n’a jamais constaté qu'une telle aide avait été accordée.Toutefois, dans les mois qui suivront, le plus souvent par l’entremise de Côté, Di lorio et D’Asti tenteront de convaincre Gagnon de demander à Laporte d’intervenir pour faire casser le harcèlement de la police et pour favoriser la promotion d’un policier qui leur était favora-ble.S’il admet que ses relations avec Di lorio et D’Asti devenaient de plus en la portée qu’on donnera à la proclamation du français comme langue officielle du Québec.Il s’est élevé contre le geste posé récemment par le ministère des Transports, qui a refusé de renouveler le permis d’un chauffeur de taxi, exerçant son métier à Montréal depuis 17 ans, parce qu'il ne parlait pas le français.“How far are we going to go in denying acquired rights!” a poursuivi M.Sprin-gate.Le député s’est également élevé contre le manque d’incitation aux anglophones pour les carrières dans la fonction publique au Québec.“H ne faut pas seulement dire que personne ne les empêche de venir mais il faut aller les chercher”, ajoutait M.Springate, en rappelant au gouvernement qu'il faut aider les gens si Ton veut conserver leur appui électoral.plus étroites, compte tenu de l’aide apportée lors de l’élection, Gagnon affirme que jamais Pierre Laporte n’a été sollicité pour leur venir en aide.Tout au plus, au début de l’été de 1970, Gagnon a-t-il pu entretenir brièvement le nouveau ministre de la Justice, Me Jérôme Choquette, de la possibilité de favoriser la promotion du lieutenant Georges Descent de la Sûreté du Québec.L’avenir démontrera toutefois que le ministre de la Justice passera outre à cette demande.Expulsés du Mozambique ROME (AFP) — Six religieux ont été expulsés du Mozambique et sont attendus aujourd’hui à Rome, a révélé la Soeur Maria de Carli, elle-même expulsée dimanche de Beira et actuellement à Rome.Il s'agit de six religieux de l’ordre des Comboniens (ordre missionnaire d’origine italienne), cinq italiens et un portugais, a précisé la soeur Maria de Carli.L’ordre d’expulsion avait été communiqué aux religieux le 5 mars dernier, avec un délai de quinze jours — pendant lesquels, a-t-elle indiqué, la.nonciature et les autorités ecclésiastiques auraient tenté d’aplanir l’affaire.Sans insister sur la situation actuelle au Mozambique, car elle préfère “réfléchir sur son expérience qui l'a quelque peu étourdie ", Soeur Maria a indiqué qu’elle avait dû quitter le pays “en cinq heures’’.IcütGrznatif SALUE LÉO FERRÉ En personne à la Place des Arts LES 22-23 ET 24 MARS ?«M» i fi, .f., f 'VS1" * ¦ •• f, .i * W ||p s # m % LÉO FERRÉ Vol.2 - AMOUR ANARCHIE Psaume 151 - L'amour fou - La folie - Ecoute-moi - Cette blessure -Le mal - Paris, c'est une idée - Les passantes - Sur la scènes.Barclay 801 CK) prix sugg.7.29 LÉO FERRÉ - AMOUR ANARCHIE - FERRÉ 70 Le chien - Petite - Piétés vos papiers - La lettre - La The Nona -La mémoire et la mer - Rotterdam - Paris je ne t'aime plus - Le crachat.Barclay 80080 prix sugg.7.29 LÉO FERRÉ - LA SOLITUDE La solitude - Les albatros - Ton style - Faites l'amour - À mon enterrement - Les pops - Tu ne dis jamais rien - Dans les nights - Le conditionnel de variété.Barclay 80119 prix sugg.7.29 PLUS LÉO FERRÉ - IL N'Y A RIEN Préface - Ne chantez pas la mort -Night And Day - Richard - L'Oppression - Il n'y a plus rien.Barclay 80157 prix sugg.7.29 LÉO FERRÉ 73 - SEUL EN SCÈNE Les oiseaux du malheur - La fleur de l'ège • La mélancolie - Le crochet - Les souvenirs - L'oppression -Vingt ans - Les amants tristes -Avec le temps - Préface - Ton style - Night and Day - Les étrangers -Mister the Wind - Ostende - Ne chantez pas - La mort - Richard - Il n'a plus rien.Album de deux disques Barclay 85005/06 prix sugg.Mfg.7.98 COMMANDES POSTALES C.0.0.PAYABLE SUR LIVRAISONS • Valeur de disques • 8% de taxe • 50e frais minimum pour 1 à 3 disques y compris frais de timbres et emballages • Frais de collection du facteur: 50f jusqu'à Valeur de $10.00 et $1.00 pour valeur de $10.00 et plus.DISCOGRAPHIE CO 4- L'oeuvre poétique de Léo Ferré 75006 - Les Grands Succès Barclay 80016 - Les chansons d'Aragon 80017 Vol.1 80018 Vol.2 80047 80077 80080 80100 - Verlaine et Rimbaud chantés par Léo - Verlaine etlRimbaud chantés par Léo Léo Ferré Les 12 premières chansons de Léo Ferré Amour Anarchie - Ferré 70 Amour Anarchie - Ferré 70 801 1 9 - La solitude 801 30 - Avec le temps 801 49 - La chanson du mal-aimé 801 57 - Il n'y a plus rien 85005/06 - Seul en scène (2LP Set) TOUS DISPONIBLES A LÉO FERRÉ - LES GRAND SUCCÈS BARCLAY Paname - Comme à Ostende - La marche du poète - Nous deux -Les temps difficiles - Tu sors souvent - Est-ce ainsi que les hommes vivent - L'affiche rouge - Eisa -L'étrangère - et plusieurs autres.Album de deux disques Barclay 75006 prix sugg.Mfg.7.98 Le Magasin ouvre 11 h.tous les jours LaLtennaCif 1587 ST-DENIS (Près Maisonneuve) MÉTRO BERRI-DEMONTIGNY TÉL.; 845-8887 CETTE OFFRE EST VALABIC JUSQU'AU 31 MARS r LE DEVOIR ——11 i ¦ .- - - Montréal, jeudi 21 mars 1 974 il L'affaire Cholette: un témoin malade, un retardataire et un vacancier.par François Barbeau Malade, le sergent-détective Alphonse Gélineau n'était pas hier matin devant la Commission de police du Québec chargée d’étudier les circonstances qui ont movité le Conseil de sécurité de la CUM à recommander la destitution de l’inspecteur Gérald Cholette pour sa participation à l’installation d’une table d’écoute chez un ex-procureur de la police de la CUM, Me André Ledoux.Si le serjgent-détective Gélineau avait été là, le procureur de la CUM, Me Gérard Beaupré, n’aurait pas eu l’occasion de douter de la gravité de la maladie qui le retenait chez lui; il n’aurait pas eu l’occasion non plus de suggérer à la Commission que le sergent-détective Gélineau avait “emmené’’ devant les commissaires pour qu’on fasse la preuve de sa maladie; il n’aurait pas pu laisser entendre que cette maladie, cette “toux ", avait, quelle coincidence, été diagnostiquée la journée même où M.Gélineau de- vait témoigner devant la Commission.Or, le sergent-détective Alphonse Gélineau était malade non seulement hier, mais lundi.D’autre part, alors que les autorités de la police de la CUM et leurs procureurs avaient été informés il y a une semaine par la Commission que la présence du sergent-détective Gélineau serait nécessaire à la reprise de l’enqué-te hier, le témoin n’a été convoqué à cette audience que 80 minutes avant qu’elle ne débute.La Fraternité des policiers de Montréal se propose d’ailleurs, à la séance d’aujourd’hui, de défendre le sergent-détective Gélineau, qu’elle juge victime d’insinuations mal veillantes de la part de Me Beaupré.Quoi qu’il en soit, les commissaires, le juge Denys Dionne et M.Gérard Tobin, ont fait en sorte que le sergent-détective Gélineau soit présent aujourd’hui: ils ont émis à son nom un sub poena, et ils ont confié à Me Beaupré la mission de le faire servir.Ce dernier a proposé hier matin ue ce sub poena soit remis immé-iatement à son destinataire par un agent de la paix.Que non, lui ont répondu les commissaires: il devra être servi par un huissier, un huissier de la Cour supérieure.Le directeur de la police, M.René Daigneault, avait lui aussi été convoqué à cette audience de la Commission de police.Si les commissaires avaient décidé de l’appeler comme premier témoin, au lieu du sergent-détective Gélineau, ils auraient constaté son absence.plutôt son retard à se présenter devant la Commission, puisque M.Daigneault est arrivé durant un bref ajournement.Me André Ledoux avait aussi été convoqué, par sub poena.Mais Me Ledoux n'était pas là non plus.Me Philippe Gélinas, qui représente avec Me Jacques Bellemare l’intimé dans cette affaire, l'inspecteur Cholette, représente d’autre part Me Ledoux dans sa cause de divorce.Me Gélinas a donc expliqué à la Commission que son témoin était en vacances, probablement en Europe, qu’il reviendrait sans doute la semaine prochaine, mais qu’il pouvait tout autant prolonger son voyage de quelques jours.Le sub poena qu'on a signifié à Me Ledoux, a ajouté Me Gélinas, a été remis à une personne responsable à l'adresse de sa maison, c'est-à-dire à Mme Ledoux.Cependant, Me Ledoux n'habite plus à cette adresse, et il a entamé des procédures de divorce contre Mme Ledoux.La Commission avait réclamé la résence de deux autres témoins pour ier matin: celle de l'assistant inspecteur-chef Paul Beaudry et celle de l’inspecteur Cholette.M.Beaudry était là.En manteau, il a demandé la permission à la Cour de témoigner ainsi vêtu.J’ai décousu mon pantalon dans un mouvement brusque, a-t-il expliqué.M.Cholette était là aussi, à l’heure, le pantalon intact.Qui sera là demain?B## Il fut même question du bill 63 à la table de D'Asti et Di lorio par Jean-Pierre Charbonneau Les séances publiques sur l'affaire Laporte de la Commission d’enquête sur le crime organisé reprenaient hier après une pause d’un mois.La journée a été consacrée à mettre les points sur les “i”, Tex-chef de cabinet René Gagnon ayant été longuement interrogé sur les rencontres qu'il a eues avec les mafiosi Nicola Di lorio et Frank D’Asti, le 5 novembre 1969 et le 16 avril 1970.Déjà, en décembre dernier, la Commission avait obtenu la version du ta-vernier et organisateur politique Jean-Jacques Côté au sujet de ces deux rencontres, dont celle d'avril 1970 est devenue célèbre à cause de la présence de Pierre Laporte.En substance, M.Gagnon a répété et corroboré le témoignage du tavernier Côté en y ajoutant parfois quelques CLUB DES RELATIONS INTERNATIONALES Banquet de clôture de son congrès annuel "LE CANADA, LE QUÉBEC ET LA COMMUNAUTÉ ÉCONOMIQUE EUROPÉENNE" Conférencier invité: M.Jean Deschamps délégué général du Québec à Bruxelles Samedi, 23 mars, 19:30 heures Hôtel Sheraton Mont-Royal Tous sont invités.Pour réservation: 737-1877 et 861-3003 LA PEUGEOT 504 GL.UNE DES MEILLEURES VOITURES DE LH EURE.PEUGEOT cRP§er0 AUTOMOBILES LIÉE 4269, Ste-Catherine ouest Tel.: 932-2925 (à l'ouest de Green) Stationnement intérieur détails et en accordant une importance différente à cer#ains sujets discutés lors de ces rencontres.Ainsi, en ce qui concerne la rencontre du 5 novembre 1969, au restaurant Moishe's Steak House, rue Saint-Laurent, M.Gagnon a rappelé qu’elle faisait suite à des discussions qu’il avait eues avec Jean-Jacques Côté.A ce mo-ment-là, Gagnon était directeur général du comité Pierre Laporte pour sa campagne au leadership du Parti libéral du Québec.Côté, pour sa part, était responsable du secrétariat des finances du même comité.Devant les difficultés financières de l’organisation Laporte, Côté avait suggéré à Gagnon de rencontrer un ami qui l’avait déjà aidé lors des élections de 1966 dans le comté de Dorion.Cet ami, c’était Frank D'Asti, un leader de la Mafia montréalaise dans le domaine des maisons de jeu et du trafic des narcotiques; il purge d'ailleurs une peine de 20 ans de pénitencier aux Etats-Unis pour trafic d’héroïne.Toutefois, tout comme Côté, Gagnon soutient avec vigueur qu'il ne connaissait pas le caractère pé-griet de D’Asti.Dans l’intention de solliciter une aide financière, Gagnon se rend donc au Moishe’s Steak House le 5 novembre 1969.En compagnie de Côté, il y rencontre d’abord Frank D'Asti.Puis on lui présente un certain Nick Cola (Nicola Di lorio) qui les attendait à une table.Gagnon ignorait que cet individu devait as- Voir page 2: Enquête aujourd’hui A 8 h.au Château Champlain, congrès I.B.M.— A 9 h.congrès Management Conceipt — A 7h30, Ayerst Laboratories — A 10 h.Policom Group — A 9 h.Bell Canada — A midi, le Barreau de Montréal.• A 9 h.à Québec, 155 boul.Charest est, poursuite de la réunion du Conseil confédéral de la CSN.• A 9 h.au Sheraton Mont-Royal, colloque sur l’informatique organisé par la Chambre de commerce du Québec.• De 10 h.à midi et de 14 à 16 h.au cégep Maisonneuve, 3800, rue Sherbrooke est, vi-sionnement de documents audio-visuels éducatifs produits en 1973 par le service général des moyens d’enseignement du ministère de l'Education.• A 10 h.à l'Institut de technologie agricole de Saint-Hyacinthe, assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de volailles du Québec.• A 10 h, dans la salle de bal de l’hôtel Bonaventure, assemblée annuelle des actionnaires d’Alcan Aluminum Limited.• A 12hU: au Reine Elizabeth, déjeuner du Club Richelieu Montréal.Conférencier: M.Jean Jobi i, directeur général des programmes d’intégration des cadres âgés.Sujet: “Qui dit qu'on est vieux à 40 ans?” • A 12h30, au Sheraton Mont-Royal, déjeuner du Kiwanis Club of Montreal.Conférencier: M.C.Herb Scoffield, de la Canadian Chamber of Commerce.Sujet: “The World We Live In.” • A 17h, au 3437, Peel, lancement d'un ouvrage de Thomas C.Bruneau: “The political Transformation of the Brazilian Catholic Church”.• A 17h30, au 6e étage de l’édifice Fides, 245 est, boul.Dorchester, lancement de “Québec 72-73 bilan” par Jacques Lacoursière et Hélène-Andrée Huguet avec la collaboration de François Béliveau.• A 18h, au pavillon Louis-Jolliet, salle 3019 de l’UQAM, 355, rue Sainte-Catherine ouest, exposition de monnaie, timbres, objets d’art par les étudiants et étudiantes vietnamiens.• A 20 h., à la salle 3270 du pavillon des sciences sociales de TU.de M., entrée rue Jean-Brillant, table ronde du Comité de l’Association culturelle Canada-Suisse sur le thème: “Défense de la langue française en Suisse et au Canada ”.• A 20 h., à l’Université de Montréal, conférence et méditation publique par le maître spirituel indien Sri Chinmoy.• Aujourd’hui et demain, journées pédagogiques à Cap-Rouge, au séminaire de Saint-Augustin, organisées par le Comité provincial des cours d’économique du niveau collégial avec la participation d'invités des ministères et des syndicats.• Dernière journée, au Reine Elizabeth, du 55e congrès annuel de la section forestière de l’Association canadienne des producteurs de pâtes et papiers.• Aujourd'hui, demain et samedi, 7e congrès des affaires québécoises, à l’université Laval.• Aujourd’hui et demain, 15e congrès annuel de la Société de criminologie du Québec, à l'hôtel Windsor.BOUCHERIE NANTAISE Coupe française 3852, rue Wellington 767-7719 Rosbif: $1.99 Fondue $2.39 Boston: $2.59 Robidas en colère Longueuil a failli se retrouver sans chef de police par Gilles Francoeur Le maire parcel Robidas, de Longueuil, a failli démettre de ses fonctions hier le directeur intérimaire de la police de Longueuil, M.Michel Saint-Jean, qui a révélé mardi au DEVOIR qu'il avait autorisé la location de trois policiers et trois voitures de police à la compagnie United Aircraft pour la somme de $804 par jour.M.Robidas a préféré attendre l avis juridique que doit lui fournir lundi prochain la Commission de police de Québec sur cette transaction et il a décidé de convoquer une séance spéciale du conseil municipal dès ce soir.M.Robidas a expliqué qu'il n'avait pas démis le directeur de la sûreté municipale pour éviter une autre fois à la population de Longueuil les séquelles d'un service de police acéphale.Mais, a-t-il précisé, le conseil devra se prononcer dès ce soir sur la valèur morale de cette entente, autorisée par un directeur intérimaire aux dépens de la responsabilité budgétaire des élus du peuple.Le service financier de la ville de Longueuil risquerait d'être impliqué au même titre que le directeur Saint-Jean.C’est lui qui, sans en avertir le maire, a accepté de donner forme à la transaction en facturant, le 11 février dernier, la United Aircraft pour une somme de $12,060.Deux autres comptes de $11,258 ont été envoyés les 22 février et 8 mars dernier pour la surveillance effectuée aux portes des trois usines de Longueuil.Le maire Robidas déposera ce soir à la séance du conseil tous les documents établissant la responsabilité des fonctionnaires municipaux qui de près ou de loin ont participé à l'entente.11 a obtenu hier toute la correspondance échangée entre le directeur de la sécurité de la United Aircraft, M.W.Beech, et les inspecteurs Marcel Lavallée et Ferdinand Dubé ainsi qu’avec le trésorier adjoint de la Ville, M.Jacques Turcotte.L'ordre du jour de la séance — à laquelle se promettent d'assister en nombre les grévistes de la United Aircraft — visera.1) à examiner le détail “de la prétendue entente” (celle-ci n'a jamais été autorisée par le conseil) entre la police et la United Aircraft; 2) “décider s'il y a lieu de confirmer ou d'infirmer cette entente et prendre des mesures appropriées vis-à-vis des employés concernés, le ministre de la Justice et la Commission de police du Québec; et 3) de définir une politique précise à propos du temps supplémentaire effectué par les policiers en rapport avec ce conflit.M.Robidas a d'autre part déclaré qu’il n'hésiterait pas à utiliser son droit de veto si jamais les conseillers décidaient d'approuver la “location de notre police comme s'il s'agissait d'une agence privée”.A son avis, le conflit de la United Aircraft serait déjà réglé si cette compagnie n'avait pas joui “de cette protection qui compromet l'impartialité de nos policiers dans l'application de la loi et la neutralité de notre administration municipale”.M.Robidas a demandé au vérificateur interne de la ville de vérifier s'il était exact qu'une entente du même genre avait déjà été conclue lors d’un autre conflit ouvrier, il y a quelques années.Voir page 2: Longueuil SERVICES ALIMENTAIRES HÔPITAUX-FOYERS RÉGIONALES-CEGEPS CAFÉTÉRI AS-INDUSTRIELLES LALIBERTE & ASSOCIES Inc.DIÉTÉTISTES Gestion 5219 West Broadway Consultation 489-1667 Planification À l'hôtel de Ville de Montréal, La démocratie crie Les taxes augmentent.La qualité des services diminue, maire dirige la cité en dictateur.Des millions sont dépensés pour une politique de grandeur.L'administration oublie les vrais besoins des Montréalais.Un groupe de citoyens s'est réuni pour former le parti politique municipal DÉMOCRATIE MONTRÉAL, qui a pour objectif de corriger la situation présente et réorienter démocratiquement l'administration municipale afin de satisfaire aux besoins réels des Montréalais.La représentation authentique des citoyens, le contrôle du Conseil sur l'administration, l'analyse des besoins des Montréalais, la réorganisation des services municipaux ne sont que quelques-uns des points du programme préliminaire de DÉMOCRATIE MONTRÉAL.Avec DÉMOCRATIE MONTRÉAL, vous déciderez de l'avenir de votre ville.C'EST VOTRE AFFAIRE ! jqiCNEJ-VqUSÀJ)ÉMOCRAJIE^MONTRÉAL DÉMOCRATIE MONTRÉAL C.P.276, Place d'Armes, Montréal, Québec ?Faites-moi parvenir plus d'information ?Je désire devenir membre ($5.00) NOM .ADRESSE .TÉLÉPHONE.DEMOCRATIE MONTREAL VIENT DE PARAITRE AUX ÉDITIONS DU JOUR NOTES D'UN CONDAMNE POLITIQUE DE 1838 F.X.Prieur JOURNAL D'UN EXILE POLITIQUE AUX TERRES AUSTRALES > Léandre Ducharme • Collection Bibliothèque québécoise.' • Présentation de Hubert Aquin.¦ ~ ^ • La vie d'exil de deux patriotes québécois qui ont participé de près aux troubles de 1837-38.L'histoire émouvante de deux expatriés dans la société de Sydney.In vente partout au prix de $7.50 — distribué paries Messageries du Jour, 8255, rue Durocher, Montréal 303 — Tél.: 274-2551 EDITIONS OU ?TOTTÏt,.Président •« directeur général Jacquot Hébert 6993 4 * Le Devoir, jeudi 21 mars 1 974 éditorial Le français, langue parlementaire ?“Vous aurez sans doute remarqué, même si c’est moi qui l’affirme, que j’ai fait du progrès en langue française.C’est sans doute l'influence de mon caucus de l’Ouest.Mais j’estime tout de même que le progrès n’est pas assez spectaculaire pour faire des interventions majeures en français sur le parquet des Communes.Je veux bien vous infliger mon français.mais la courtoisie la plus élémentaire m’interdit de l’imposer d une façon trop persistante à mes adversaires politiques.’’ C’est donc avec son humour désarmant que M.Stanfield a choisi de répliquer, dans son discours de lundi dernier aux militants de son parti, à la critique que je formulais dans la livraison du DEVOIR de ce jour-là: à savoir que le chef de l'Opposition pratique généralement aux Communes un unilinguisme anglais qui concorde mal avec les efforts entrepris par les progressistes-conservateurs pour rehausser leur “profil” francophone et québécois.Empressons-nous d'ailleurs d’opposer un démenti formel à M.Stanfield: à la suite d’un apprentissage difficile et d’autant plus méritoire qu’il a été jusqu’ici peu rentable au plan politique, le leader progressiste-conservateur manie désormais la langue française avec aisance et même une vigueur nouvelle, comme en ont fait foi ses interventions au congrès qui s’est terminé mardi.C’est aussi le cas du leader néo-démocrate David Lewis; et bien sûr, M.Réal Caouette parle l’anglais.En conséquence, nous pouvons aujourd’hui aborder le problème délicat des comportements linguistiques au Parlement fédéral sans craindre d'être injuste envers l’un ou l’autre des partis politiques qui y sont représentés.• Il existe depuis une quinzaine d’années aux Communes un service d’interprétation simultanée.La règle générale qui devrait déterminer les comportements linguistiques en Chambre, c’est donc que chaque député y intervient dans sa langue maternelle.Cette norme ne saurait toutefois être trop rigide: une citation, un bon mot, un geste de courtoisie ou une envolée oratoire peuvent inciter les députés à passer occasionnellement d’une langue à l’autre; et cette pratique deviendra d’autant plus normale qu’elle vaudra dans les deux sens plutôt que d'être l’apanage exclusif des parlementaires de langue française.Mais la symbolique politique adjoint une exception à cette règle, qui prend l’allure d’impératif pour deux catégories de parlementaires: les chefs de parti et les figures de proue des diverses formations politiques, soit les ministres dans le cas du parti au pouvoir et les critiques ou porte-parole autorisés dans le cas des partis d’opposition.En effet, un premier ministre de langue française comme M.Trudeau ne peut se permettre de ne parler que le français aux Communes — comme d’ailleurs un premier minis- tre anglophone ne pourrait à l’avenir se cantonner à l’anglais — puisqu’il risquerait alors de s’aliéner “affectivement” l’une des deux communautés linguistiques du pays.Dans l’enceinte politique suprême que sont les Communes comme devant les caméras de la télévision ou sur les hustings, le chef du gouvernement se doit d’exposer et d’expliquer alternativement ses politiques dans les deux langues officielles.Hors de la Chambre, les publics ou les interlocuteurs — l’électorat de Saskatoon ou de Rimouski, Radio-Canada ou CTV — déterminent le choix de la langue d’usage; mais aux Communes, il faut se référer à des normes explicites.C’est ainsi que M.Trudeau applique une règle d’alternance linguistique lors de ses déclarations de politique générale et de ses interventions majeures aux Communes; et si certains ont pu reprocher au chef libéral, dans le passé, de réserver les passages-clés de ses déclarations à l’anglais, ses récents exposés indiquent qu’il observe désormais des “proportions” linguistiques plus acceptables.Mais le premier ministre n’est pas maître des usages linguistiques lors de la période des questions, justement le rituel parlementaire qui l’amène à faire la grande majorité de ses interventions.C'est le chef du gouvernement qui est la cible du plus grand nombre de questions des députés de l’Opposition et particulièrement des leaders; mais la courtoisie autant que la symbolique politique lui commandent de répliquer dans la langue choisie par son interrogateur.Il s’ensuit que le comportement linguistique exigé du premier ministre est exigible aussi du chef de l’Opposition officielle et des leaders des autres partis — en l'occurrence MM.Stanfield, Lewis et Caouette — puisque ce sont eux qui lancent habituellement la période des questions et qui y font les interventions les plus retentissantes.Or il est grand temps que ces personnages politiques révisent leur comportement, puisque jusqu'à ce jour les leaders progressiste-conservateur et néo-démocrate n’y ont parlé que l’anglais, tandis que le leader créditiste s’est limité au français.Puisque le rôle du chef de l’Opposition officielle à cet égard est prééminent, disons carrément que M.Stanfield devrait prendre l’habitude d’ouvrir un jour sur trois en français la période des questions.Le cas des figures de proue des partis est plus difficile, puisque la majorité des ministres et des têtes d’affiche de l'opposition qui sont originaires du Canada anglais sont encore unilingues.Signalons d’ailleurs que, si les libéraux ont une nette avance sur leurs adversaires sous ce rapport, la “bilingui-sation” de leur personnel politique est à peine entamée.Mais la contrainte de l’uni-linguisme complique singulièrement la révision des comportements linguistiques des progressistes-conservateurs aux Commu- nes.Des figures aussi importantes que James Gillies sur les questions financières, Jim McGrath sur le développement régional, Lincoln Alexander sur la main-d’oeuvre, Don Mazankowski sur le transport, devront forcément continuer jusqu’à nouvel ordre d’intervenir en anglais seulement.Néanmoins, M.Stanfield pourrait adopter une série de mesures qui rehausseraient notablement le “profil francophone” de son parti aux Communes.Les deux députés de langue française, MM.Claude Wagner et Roch LaSalle, pourraient, grâce à une entente tacite avec le président Lamoureux (et les plus trépignantes des arrières-banquettes conservatrices, ce qui serait plus difficile!) se faire reconnaître plus souvent pendant la période des questions.M.Reward Grafftey pourrait être invité à intervenir plus souvent et à le faire en français, meme si c’est son droit le plus strict, en sa qualité de Québécois anglophone, d’user de sa langue maternelle aux Communes.En outre on a vu, ces derniers temps, le député conservateur de Victoria (of all places!) Donald Munro interroger les ministériels dans un français d'une rare correction: M.Munro, lui aussi, pourrait être avancé d’une banquette ou deux et invité à intervenir régulièrement en français.Enfin, M.Stanfield devrait inviter quelques autres députés du Canada anglais dont le français est encore hésitant comme John Fraser et Joe Clark à “plonger”, surtout lorsque leurs questions portent sur des aspects généraux de la vie politique canadienne ou qui ont une incidence québécoise.Certes, ces mesures ne sauraient constituer une solution de rechange à l’accroissement du contingent de députés conservateurs du Québec, la seule “vraie” solution du problème francophone de ce parti.Mais en attendant l’échéance électorale qui permettra à M.Stanfield de remplumer son parti dans cette province, le relèvement de son profil francophone aux Communes rajouterait utilement à la crédibilité auprès de l'électorat des efforts d’organisation et de propagande entrepris au Québec.Et qui sait?Peut-être alors les problèmes québécois commenceront-ils d’ètre évoqués sérieusement à Ottawa.Car la conséquence la plus néfaste du quasi monopole électoral des libéraux au Québec, c’est que les ministériels ne se font que très rarement harceler sur la gestion fédérale des affaires de cette province par les deux principaux partis d’opposition; et les préoccupations des Créditistes, d’ailleurs moins actifs qu’ils l’étaient aux Communes, vont rarement au-delà des projets d’initiatives locales et des prêts sans intérêts que la Banque du Canada devrait, selon eux, accorder à tout le monde ou presque.Claude LEMELIN L'aide aux réfugiés chiliens Ce que députés et fonctionnaires fédéraux ne disent pas par SERGE MONCEAU, médecin A la veille de son départ du Chili, le docteur Serge Mongeau a fait le point sur l’accueil canadien des réfugiés chiliens vu de Santiago même.• SANTIAGO — Une dépêche de l’agence Canadian Press du 12 février puis une libre opinion du député Marcel Prud'homme (Le Devoir, 16 février) m'ont démontré une fois de plus à quel point l’information officielle était manipulée.“En date du 6 février, 332 des 585 visas émis depuis l’automne n’avaient pas encore été utilisés.Ceci prouve qu’ils n’étaient pas si pressés”, dit un fonctionnaire de l’immigration.De son côté, M.Prud'homme rapporte que certains réfugiés ont indiqué qu'ils désiraient attendre le printemps pour partir.Après avoir conversé avec plusieurs Chiliens et autres latino-américains impliqués, je suis en mesure d’offrir d’autres explications à ces statistiques.Plusieurs de ceux qui veulent émigrer au Canada son forcés de sortir du pays: leur vie ou leur liberté est eh danger; dans certains cas, ils doivent fuir avant une date précise, leur procès politique par exemple; dans d’autres, ils sont constamment en danger puisqu’ils sont recherchés par la police.Comme les démarches à l’ambassade du Canada durent en moyenne deux mois, il faut comprendre qu’au moment où finalement le visa est ac-A-ordé, certains n’y soient plus; ils ont traversé en Argentine, ont forcé la porte d'une ambassade, etc.Dans notre société de consommation, on a tendance à oublier la valeur de l'argent.Quand un futur immigrant a dû payer 50,000 escudos pour les examens médicaux requis par le Canada, il se peut fort bien qu’il mette quelque temps à trouver les 300,000 autres escudos nécessaires pour payer son billet d’avion, surtout quand on sait que le salaire minimum (celui de 90% des Chiliens) est de moins de 20,000 escudos par mois.Sans parler du nouvel impôt de 50,000 escudos que doit maintenant verser tout Chilien qui veut quitter le pays.Une fois accepté par le Canada, le Chilien qui veut partir n'est pas au bout de ses peines: il lui reste plusieurs démarches à faire auprès de T'honorable” junte militaire, qui en profite pour saisir au passage certains “activistes” qui lui avaient échappé à ce jour.J’en connais un qui attend “a l’ombre” depuis trois mois un procès qui ne semble pas vouloir venir.Enfin, je ne voudrais pas laisser croire que tous les immigrants éventuels soient pressés: quand on sait la façon dont s’effectue leur sélection, il ne peut subsister aucun doute là-dessus: une bonne proportion de ceux qui sont finalement acceptés sont des opportunistes à la recherche d’un eldorado; et il se peut que ça leur convienne mieux d’attendre un peu.Le procédé de sélection Au dire du ministre de l’Immigration, on aurait réduit les exigences normales pour faciliter l’immigration au Canada; dans le système de pointage habituel, il faudrait réunir moins de points qu’avant en ce qui regarde la connaissance des langues, les possibilités de travail, la fortune personnelle, la préparation professionnelle, etc.C’est peut-être vrai.Mais ce dont on parle peu, c’est de la façon dont on procède pour détecter les "tenants du renversement des gouvernements par la violence”, les “révolutionnaires extrémistes” de M.Prud’homme.Cette opération fort délicate (d’ordinaire, cela prend un procès avant d’étiqueter quelqu’un de ces titres) est confiée à quatre enquêteurs de la Gendarmerie Royale du Canada, qui ont sans doute une grande expérience avec les criminels de tout acabit.De telle façon que celui qui passe devant eux se sent traqué: plusieurs m’ont dit n'avoir vu aucune différence entre cette entrevue et l’interrogatoire qu’ils avaient subi aux mains des militaires chiliens; on peut être fiers, notre police est vraiment d’un niveau international! Pour nos bons policiers, la tradition juridique canadienne est renversée: en effet, toute personne qui se présente devant eux est coupable au départ: c’est un extrémiste-révolutionnaire-communiste-agitateur qui viendra mettre le feu aux poudres chez nous.Si le coupable réussit à montrer patte blanche, s’il évite les pièges qu’on lui tend (pas trop habilement, car les trop brillants démontrent des qualités de leader, ce qu'on craint aussi) et surtout si la police chilienne n'a rien contre lui au plan politique (le Canada a même accepté un faussaire notoire, qui a été jusqu’à payer son billet d’un faux!), on l’accepte.Un professeur d'université qui s’étonnait de l’agressivité manifestée par celui qui l'interrogeait s’est fait répondre que le Canada devait accepter un certain nombre de Chiliens à cause des pressions internes qui s’y faisaient, mais que s’il n'en était que de lui, personne ne franchirait la barrière.D'après nos bons gendarmes, il semble que le qualificatif “extrémiste” englobe les situations suivantes: le militantisme à quelque niveau que ce soit (l’activité importe peu; c’est le terme qui retient l’attention); la participation à un parti politique de gauche; l’adhésion à certaines idées de Marx; l’occupation d’un poste de confiance sous le gouvernement Allende, comme d’être gérant d’une entreprise nationalisée ou en voie de l’être; la sympathie pour le MIR (mouvement de la gauche révolutionnaire), même si le plus qu’on a fait a été de participer aux manifestations; et j’en oublie sans doute.Ce qui explique facilement qu’au 6 février, il n’y ait eu que 585 visas d’émis alors que c'est par milliers qu’affluaient les demandes pour entrer au Canada.Et d’après ce que l’on peut voir, il en sera ainsi pour longtemps encore.Une peur irrationnelle?Les gens n’ont plus rien à craindre du gouvernement?Jugez par vous-mêmes à partir de ces quelques faits récents: • le comité des Eglises a enregistré à lui seul 200 nouveaux prisonniers durant le mois de février; ce sont des parents qui ont demandé au comité de réclamer les dits prisonniers; • un militant de 24 ans du MAPU (un des partis politioues de l’Unité Populaire) est mort des suites de la flagellation qu’on lui a infligée en prison; • un homme a été condamné à trente ans de prison; on lit textuellement dans son jugement: “on suppose qu’il allait participer à l’attaque d’un régiment , • la chaîne dénonciation-arrestation-invention de fausses charges-condamnation continue à être employée sur une grande échelle.Les sympathisants de l’ancien régime ont vraiment la vie dure; quant aux responsables politiques, il n’en reste pratiquement plus en liberté.Plus de 90% des congédiements récents (des dizaines de milliers, sinon des centaines de milliers) ont été faits pour activités politiques et dans une moindre mesure, pour activités syndicales.Mais la répression ne touche pas que les militants de la gauche: les partisans de la démocratie en général ont également de plus en plus à souffrir des “attentions” du nouveau régime: • La Prensa, porte-parole officiel du Parti Démocrate Chrétien, vient de cesser de paraître; officiellement, on a parlé de troubles financiers.Mais en vérité la junte a ordonné cette mort, jugeant le journal “tendancieux"; • les dirigeants de l’aile centriste de la Démocratie Chrétienne ont été gentiment “priés” de s’abstenir de toute déclaration publique.Même ceux qui sont à l’extérieur du pays doivent se plier à cette règle, sans quoi leur parenté au pays recevra “de la visite"; • un professeur de l’Université Catholique qui voulait démissionner de son poste s’est vu “conseiller” de continuer, car “dans les circonstances, une démission serait considérée comme un acte antipatriotique”.En fait, la situation devient si difficile — répression indiscriminée, perspectives économiques sombres, etc — que le gouvernement a même perdu l’appui de bien des gens ouvertement de la droite.Ces personnes, la plupart de la classe moyenne ou de la petite bourgeoisie, commencent à vider les lieux.On en trouve certainement plusieurs parmi ceux qui sollicitent l'admission au Canada.Ce qui n’est sûrement pas pour déplaire à nos dignes politiciens, car de cette façon il sera relativement facile de sélectionner un certain nombre de Chiliens “pas dangereux du tout” (comprendre: de droite) et d’ainsi arriver à admettre au pays quelques milliers de “victimes”, ce qui fera la preuve du libéralisme et du sens de l'équité de notre gouvernement; “le Canada aura accueilli, comme il s’y était engagé, plusieurs centaines de réfugiés .” (M.Prud'homme).“Extrémistes” chiliens au Canada Citant M.Andras, M.Prud’homme écrit: “On n’admettrait pas, en provenance du Chili, d’individus qui prônent le renversement des gouvernements par la violence"; ou Bien cette sitation est incomplète, ou bien elle n'a pas été transmise à l’ambassade du Canada, car pour l’instant, les enquêteurs de la GRC éliminent les mauvaises personnes.En effet, on écarte les plus fervents défenseurs de l’Unité Populaire d Allende et pourtant ce ne Voir page 6: Réfugiés chiliens lettres au DEVOIR L'envers de la médaille Le 12 mars, paraissait en page 3 de votre journal, un article intitulé “Soeur Gertrude promet une clôture au printemps, à l’école Ste-Cunégonde." Nous, direction de l’école, professeurs et parents, membres du Comité d’Ecole, déplorons l’inexactitude de l’information contenue dans cet article.Il nous semble que l’information, pour être la plus objective possible, se doit de considérer tous les faits d’une situation et non un seul aspect.(Il y a toujours deux côtés à la médaille).Nous ne voulons pas engager une polémique, mais il nous semble que certains faits doivent être connus du public afin de rétablir la vérité.Il est vrai que les terrains vacants de chaque côté de l’école, n’appartenant pas à la C.E.C.M., offrent certains dangers aux élèves.Cependant, l’école est-elle responsable des déchets, des briques, etc.laissés sur le terrain suite aux démolitions?Si un bélier mécanique est laissé sur le terrain et mis en marche par des enfants, est-ce imputable à l’absence de clôture où à la négligence du propriétaire?S’il n'y avait pas de clôture donnant sur la rue Albert ou Dé-lisle, le danger serait imminent; cependant, ce n’est pas le cas.Suite aux démolitions de maisons, il ne manque qu’un bout de clôture donnant libre accès au terrain vacant.On reproche de n’avoir pas agi à ce sujet.Voici les démarches entreprises auprès de la C.E.C.M.pour remédier le plus vite possible à la situation et, auprès des parents, pour les informer.Août 1973: en prévision de la démolition des maisons adjacentes à l’école, une demande s'achemine à la C.E.C.M.pour compléter la clôture.La C.E.C.M.acquiesce à cette demande et promet d’opérer dès que les travaux de démolition auront été exécutés.Octobre 1973 à novembre 1974: Démolition de la maison côté ouest de l’école Ste-Cunégonde.Novembre 1973: Rappel fait à la C.E.C.M.au sujet de la clôture.Afin d'éviter une double dépense, la C.E.C.M.décide d'attendre la fin de la démolition (maison côté est) pour entreprendre les travaux.L’hiver arrive: La démolition, côté est, rue Albert (Lio-nel-Groulx), est retardée jus-u’au mois de janvier 1974.Fin e la démolition: février 1974.Le 12 février: Le Comité d’Ecole Ste-Cunégonde convoque les parents à une assemblée d’information.Environ 125 parents, les professeurs et la direction de l’école participent à cette rencontre, reçoivent une information adéquate et surtout, une confirmation de la C.E.C.M.à l'effet que, dès la démolition terminée (côté est) et l’arrivée du dégel, les travaux débuteront.Les parents présents lors de cette assemblée sont satisfaits des démarches entreprises et acceptent d'attendre au printemps.Ils comprennent la situation.Dernièrement, le Comité d’Ecole faisait de nouveau, une démarche auprès de la C.E.C.M.et particulièrement auprès des préposés à l'entretien.Celui-ci se voyait à nouveau confirmer que dès le dégel, les travaux seront exécutés et la clôture complétée.Le 4 mars dernier, l'école, par la voix de la directrice Soeur Gertrude Vincent S.S.A., faisait parvenir à tous les parents de l'école, cette confirmation et invitait ceux-ci à ne pas envoyer trop tôt les enfants à l’école afin d'éviter la tentation d aller jouer sur les sentiers de construction.Ce que la plupart des parents ont fait, mais hélas, il y a toujours des exceptions à la règle.11 mars, manifestation et conference de presse surprise, organisée par le GAP (Groupe d’Action Populaire).Nous croyons au droit à l'information mais nous croyons également à l’honnêteté et à l’objectivité.Léonie DOUZIECK CHASLES pour les membres du Comité d'Ecole Ste-Cunégonde Mme Claire VINCENT THIBEAULT pour les professeurs de l’école Ste-Cunégonde Gertrude VINCENT S.S.A.dir.pour la direction de l’école Ste-Cunégonde Montréal, le 14 mars 1974.Oui peut donner à autrui des leçons de légitimité?Suite aux récentes déclarations de M.Kissinger sur la légitimité des gouvernements européens, je me permets de vous adresser, en tant que citoyen européen, les réflexions suivantes : En dépit de l’indignation soulevée en Europe par les paroles du Secrétaire d'Etat américain, il faut se rendre à l’évidence: M.Kissinger a raison.C’est en traduisant dans leurs actes les aspirations profondes de la nation, en assurant son indépendance et en assumant pleinement son destin, que les gouvernants méritent du peuple la confiance qui est le fondement de la légitimité.Dans ces conditions, deux constatations s’imposent: 1) Il est fort douteux que les gouvernements de ITtalie actuelle et ceux de la France d’avant 1958, is- sus de combinaisons partisanes et de coalitions éphémères d’adversaires électoraux, puissent prétendre à quelque moment détenir la légitimité nationale.2) La démocratie étant le peuple exerçant son pouvoir sans entrave, il est clair que les gouvernements qui ont choisi de renoncer à l’indépendance nationale, c’est-à-dire de céder une parcelle de la souveraineté populaire, ne peuvent plus dès lors être considérés comme légitimes.C’est le cas des gouvernements européens qui, depuis la seconde guerre mondiale au moins, s'accrochent aux basques des Etats-Unis pour assurer la défense de leur pays.C’est le cas des gouvernements européens qui, aujourd'hui encore, sont prêts à sacrifier la construction d’une Europe unie et indépendante sur l’autel de l’Alliance atlantique (le Royaume-Uni, la R.F.A., l'Italie, les Pays-Bas, etc.).Il serait donc pour le moins illusoire de croire que “l'illégitimité” des gouvernements européens depuis la première guerre mondiale afflige outre mesure M.Kissinger.Il est probable, au contraire, que c’est la légitimité, qu'exprime un peu bruyamment depuis quinze ans le gouvernement français, qui déchaîne les foudres du Secrétaire d’Etat américain.Une consolation pour l’Europe: M.Nixon, aux prises avec l'affaire du Watergate, doit trouver quelque eu imprudents les propos de son ouillant ministre en matière de confiance populaire et de.légitimité! Roger FRANCHINO Sainte-Foy, le 15 mars 1974 Pourquoi ce mépris de ce que nous Enfin un article sensé sur le jouai! Madame Beaudry Losique dans “Le problème du jouai: un essai d’analyse scientifique” (Le DEVOIR du 16 mars 1974) réduit cette fausse querelle à ses justes dimensions.Il était temps, car combien d’absurdités n’avons-nous pas lues ou entendues à ce sujet depuis quelques années.Comme le laisse entendre l’auteur sans le dire, il faut reconnaître au français québécois le même statut qu’ont déjà acquis r’américain”, le “brésilien” et “les espagnols” de l’Amérique hispanique, c'est-à-dire, de langues qui, sans doute, possèdent certaines caractéristiques propres mais qui, en réalité, ne diffèrent pas essentiellement, tant par leur syntaxe que par leur vocabulaire de ce qu’il est plus ou moins convenu d’appeler fan-glais international, l’espagnol international ou le portugais international.Si les Anglais ne traduisent pas T "américain” d’Hemingway, si les Espagnols ne traduisent pas le chilien de Neruda ou le mexicain de Fuentes, pourquoi les Français devraient-ils traduire le québécois de nos poètes et romanciers?Pourquoi, à la fin, ce mépris de ce que nous sommes?J’ai assez voyagé aux Etats-Unis et au Mexique, j’ai rencontré au Québec suffisamment de Latino-américains d'expression espagnole et de Français pour me rendre compte que toute cette querelle du jouai, même si elle peut produire certains effets bénéfiques, cons- sommes?titue un autre de ces faux problèmes (incompétence en affaires, aucune disposition pour les sciences, etc.) dont se délectent les Québécois en général, nos intellectuels en particulier, de peur de devoir consacrer leurs énergies considérables à la solution de vrais problèmes: domination économique de l’étranger, un certain mépris de notre héritage historique et culturel, la dégradation de notre environnement, etc.Heureusement, de plus en plus de gens parmi nous rejettent ce mépris malsain et s'aperçoivent, dès lors, que la réalité n’est pas aussi repoussante qu’elle en avait l’air.Louis GARON Québec, le 17 mars 1974.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville laSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR, ABONNEMENT: Édition quotidienne: $40 par année,- six mois: $22.À I etranger: $45 par année,- six mois: $25; trois mois: $13.Éditions du samedi: $10 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: .90 cents par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aé-Aoeoe^Ur c*eman^e’ Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées).44 Le Devoir, jeudi 21 mars 1 974 • 5 des nommes Le fédéralisme canadien vu par Richard Hatfield propos recueillis par MICHEL ROY, PIERRE O'NEILL et CLAUDE RYAN Le Nouveau-Brunswick restera bilingue quoi que fasse le Québec — Le Nouveau-Brunswick est devenu en 1969 une province officiellement bilingue.Si le Québec décidait de proclamer le français seule langue officielle sur son territoire, cela aurait-il des conséquences au Nouveau-Brunswick?— Il y aurait certainement un impact, ne serait-ce que dans l’appui accordé au concept même de bilinguisme.On s’inquiète déjà, au Nouveau-Brunswick, des nouvelles en provenance du Québec depuis quelques mois.S’il devait se confirmer que le Québec évolue vers l’unilinguisme français, la situation pourrait devenir plus difficile.— Si le français devenait la seule langue officielle du Québec, cela vous inciterait-il à faire machine arrière par rapport à l’attitude favorable au bilinguisme que vous avez adoptée jusqu’à maintenant?— Pas du tout.Sans égard à ce que le Québec ou toute autre province pourrait faire, il existe au Nouveau-Brunswick un certain nombre de réalités fondamentales qui rendent nécessaire et supportable le régime que nous nous sommes donné.Nous comptons, d’une part, une partie importante de notre population dont la langue et la culture sont françaises; la langue et la culture de cette partie de la population ont marqué des progrès ces dernières années.Nous comptons, d’avtre'part, une population anglophone dont la langue et la culture sont également en progrès.Cela fait du Nouveau-Brunswick une province unique.Devant une réorientation radicale de la politique linguistique au Québec, on comprendrait la Saskatchewan ou Terre-Neuve (provinces comptant une faible population francophone) d'être tentées de faire machine arrière, à supposer qu elles se seraient beaucoup avancées au plan du bilinguisme.Mais cette hypothèse ne se poserait même pas au Nouveau-Brunswick, ne serait-ce qu'en raison de la place très forte qu'y occupe chaque groupe linguistique.L'equilibre entre les deux groupes est d’ailleurs plus fort que ne l'indiquent les seules statistiques.— Lorsque le Québec parle du "français, langue officielle”, serait-ce le mot ou le contenu qui effraie l’opinion dans votre province?— Il se pourrait que ce soit davantage le mot que le contenu.Ce que l'on a perçu au Nouveau-Brunswick, c'est que le Québec évoluait vers Tunilinguisme.Imaginez la réaction qui peut en découler chez un groupe comme la Dominion of Canada English-speaking Association, laquelle a comme devise “One Canada, One Language" et n'a d’oreilles que pour l'unilinguisme.Je me suis fortement opposé à l'attitude épousée par ce groupe.Si le Québec devait se rapprocher de lui, on me demanderait d'être conséquent avec moi-même.Je crois comprendre, heureusement, que ce n’est pas de cela qu’il est question au Québec.Il faudra, de toute manière, attendre, avant de se former un jugement, qu'aient été explicitées les intentions réelles du gouvernement Bourassa.— Envisagez-vous de faire de Fredericton une capitale plus vraiment bilingue?— Notre principal projet, à l'heure actuelle, est la construction d’un centre scolaire et communautaire francophone à Fredericton.Ce centre viserait à fournir aux francophones la possibilité de faire instruire leurs enfants en français à Fredericton jusqu’à la douzième année inclusivement.Il servirait aussi à diverses activités communautaire.Ce projet a suscité pas mal de résistance.Plusieurs, à Fredericton, ont accepté en théorie le bilinguisme mais n’en ont pas mesuré les implications concrètes.Le gouvernement provincial a l’obligation de fournir à la population des services essentiels dans les domaines de la culture, de l’éducation, du bien-être, de la santé, de la justice.Ces services rejoignent le citoyen dans ce qu’il a de plus quotidien, de plus intime.Pour les lui fournir, il faut que le gouvernement soit capable de parler au citoyen dans la langue de celui-ci.La plupart des francophones du Nouveau-Brunswick comprennent l’anglais.Mais en matière d'éducation ou devant certains règlements, par exemple, ils éprouvent le besoin d’explications en français.Pour répondre à ce besoin, il faut que le gouvernement, à partir du centre situé à Fredericton, puisse leur parler en français.Il faut, à cette fin, des fonctionnaires capables de parler le français à Fredericton même.Pour les y attirer, nous devons leur donner la possibilité de faire instruire leurs enfants en français.— On reproche à votre gouvernement d’avoir nommé moins de francophones à des postes-clé au sein de la fonction publique que ne l’avait fait le gouvernement Robichaud.Qu’en dites-vous?— Ni le gouvernement Robichaud, ni le mien ne sont probablement à l'abri de toute critique à ce sujet.Une partie du problème vient de ce qu’il est difficile d'attirer des personnes compétences dans la fonction publique.D’autres, qui voudraient y entrer, ne répondent pas toujours aux exigences.Je suis résolu à faire tout ce qui est en mon pouvoir afin d’accroître la qua- lité de la fonction publique en matière de bilinguisme.— Certains groupes acadiens sont devenus plus militants, plus agressifs.Cela peut-il influencer votre action en matière de bilinguisme?— Plus instruits qu’autre-fois, les Acadiens sont devenus plus confiants.Dans le secteur francophone, la qualité des services d'enseignement a longtemps laissé à désirer.Cela a beaucoup changé.Nous avons, entre autres, une excellente université francophone à Moncton.On commence à percevoir les résultats de cette évolution dans le domaine de l’éducation.Les anglophones, qui ne s’étaient pas rendu compte de ce qui se produisait, ont été pris par surprise par certains développements récents.Devant l’éclatement de certaines attitudes, ils se sont sentis menacés.Ils ont commencé s’imaginer que, désormais, tous les postes étaient Voir page 7 : Bilingue attri- Le premier ministre du Nouveau-Brunswick est bachelier en droit mais c’est dans l’administration publique qu’il a fait carrière.En 1970, lorsqu’il a conduit les conservateurs d la conquête du pouvoir, il n’avait que 39 ans.De nouvelles élections générales sont prévues pour 1974.Il prétend ne pas s’être fixé sur la date, tandis que l’opposition prédit que le scrutin se tiendra en juin.Richard Bennett Hatfield, tout habile qu’il soit en politique, projette simplicité et spontanéité.Après le Nouveau-Brunswick, il affectionne le Québec et plus particulièrement Montréal qu’il revient visiter régulièrement.Ainsi, la veille de son entrevue au DEVOIR, il s’était rendu d la Place des Arts, oü il a fort apprécié le jeu du comédien Jean Duceppe dans Charbonneau et le Chef.En 1970, il était venu au Québec pour observer de prés le déroulement de la campagne électorale.Il avait longtemps fureté dans les organisations de chaque parti avant qu’on apprenne qu’il s’agissait du chef du Parti conservateur du Nouveau-Brunswick.Ce fut pour lui l’occasion de faire connaissance avec plusieurs dirigeants du Parti québécois.M.Hatfield suit de près les réalisations du cinéma québécois.Pour le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Montréal c’est enfin un haut lieu de la gastronomie.P.O’N.L'autorité d'Ottawa prime quand l'intérêt national est engagé — Quelle est votre position dans le conflit qui oppose l’Alberta et la Saskatchewan au gouvernement fédéral autour du pétrole?— Le gouvernement a un rôle dominant à jouer dans ce domaine.Il doit être fort afin de pouvoir venir en aide aux provinces faibles.Jusqu’à l’augmentation récente du prix du pétrole, la Saskatchewan, si je ne m'abuse, soutenait le même point de vue.L'Alberta.au moins depuis les découvertes de gisements pétroliers sur son territoire, fait partie des provinces appelées à payer la note de la péréquation.De manière générale, disons qu'à mon avis, le gouvernement fédéral a une lourde responsabilité envers l'ensemble du pays.— Vous êtes donc en faveur de la taxe instituée par Ottawa sur les ventes de pétrole à l’étranger?» Trudeau ne comprend pas les provinces — Comment jugez-vous le leadership que M.Trudeau a donné au pays?Ce leadership a-t-il renforcé ou affaibli l’unité du pays?— Sans égard à la personne du premier ministre actuel, je crois constater que jamais le sentiment d’aliénation entre les différentes provinces et le gouvernement central n’a été aussi fort qu’aujour-d’hui.J’ai été témoin de maintes rencontres de premiers ministres provinciaux; j'ai participé à nombre de rencontres fédérales-provinciales.J’en retire l’observation suivante: on a très fortement l’impression qu'Ottawa ne comprend pas.Il y a très longtemps que nous n'avons eu à Ottawa un premier ministre vraiment issu du terreau canadien (“a really indigenous Prime Minister”).— Voulez-vous dire que M.Trudeau ne connaît pas la réalité canadienne?— Cela est vrai dans une large mesure.Il n'a pas assez fréquenté et pratiqué ce pays avant d’être premier ministre, pour pouvoir en saisir toute la diversité.— Mais le type de leadership autochtone que vous souhaitez est-il possible?Un leader venant du Québec sera d’abord québécois.Un leader venant des Maritimes comprendra surtout les Maritimes.Et ainsi de suite.— Cela est vrai dans une bonne mesure.C'est d'ailieurs pourquoi je n ai jamais aspiré à une carrière politique sur le plan national.J'aime travailler plutôt dans un milieu que je connais et comprends.Cela doit être très difficile à partir d’Ottawa.— Ce que je rejette dans la méthode de M.Trudeau, c’est cette stratégie de confrontation qu’il pratique même en y mettant parfois Tin- Voir page 7 : Provinces L'Etat devrait financer élections et partis — Etes-vous en faveur de l’emploi des fonds publics pour le financement des partis politiques?— L’Etat devrait défrayer complètement le coût des élections, y compris les dépenses des partis.Quant à agir dans ce domaine, autant y aller à fond.Appelé à financer les partis, l'Etat devrait aussi contrôler leurs dépenses.En campagne électorale, les partis dépensent des sommes considérables à la radio-télévision et dans les journaux pour promouvoir leur cause, et le résultat n’est pas bon.Cela constitue un énorme gaspillage.Il faudrait que l'Etat paie les dépenses des partis et qu’il soit interdit à ceux-ci d’accepter quelque contribution financière que ce soit de sources privées.La seule chose qui me préoccupe à ce sujet, c’est de faire en sorte que la loi ne favorise pas indûment les partis établis au détri- ment des nouveaux partis qui pourraient naître.— Au sujet des revenus des partis, ne feriez-vous pas une distinction entre les revenus provenant de dons individuels comment pouvez-vous interdire à un citoyen de favoriser financièrement le parti de son choix?) et les dons en provenance de firmes com-mercières et industrielles?— A cela, je réponds que nul — particulier ou société — ne devrait pouvoir acheter l'avancement de ses idées.Si un individu ou un groupe veut promouvoir ses idées ou ses intérêts, il existe à cette fin des méthodes d’action dont certains groupes, dans le secteur du bien-etre en particulier, font un usage fort efficace, que les autres fassent de même.— Les contributions reçues de sociétés ou de particuliers ont-elles influencé vos décisions?— Je suis bien au courant de cet aspect du fonctionnement du parti que je dirige.Je puis affirmer — et cela est confirmé par les souscripteurs eux-mêmes — que ces contributions n’ont jamais influencé mes décisions comme chef de gouvernement.Je perçois ces dons comme des contributions au fonctionnement de notre système de gouvernement plutôt que comme des cadeaux faits à un parti.— Seriez-vous prêt à rendre ces dons publics?— Non.Il ne sert à rien d’agir en pièces détachées dans ce secteur.Il vaut mieux envisager une action globale.— Envisagez-vous un contrôle du gouvernement non seulement sur les dépenses mais aussi sur les revenus des partis?— Il faudrait d'abord exercer un contrôle sur les dépenses qui sont de nature publique, par exemple les dépenses de publicité.Il est plus difficile d’exercer un contrôle sur certaines dépenses d’organisation.Plutôt que d’obliger les partis à dévoiler leurs revenus, je leur interdirais d’accepter des contributions de sources privées.— Que pensez-vous de la nouvelle loi fédérale sur le financement des élections?Entendez-vous vous en inspirer?— Cette loi est une amélioration notable.Elle comporte néanmoins un grand nombre de voies d'échappement.C’est d’ailleurs ce qui s’est produit aux Etats-Unis.Nixon avait une excellente loi.L'application concrète de la loi ouvrait toutefois la porte à de nombreux abus.C’est comme cela que le groupe Nixon s’est fait prendre.— Quand comptez-vous agir?— Un comité de la légis- Voir page 7: Elections — Oui.— La formule trouvée pour le partage du produit de la taxe — soit 50% à la province productrice et 50% au gouvernement fédéral — vous parait-elle équitable?— C’est là un faux problème .Lorsque, dans le passé, on a réclamé l'aide d'Ottawa, il n’a jamais été question que l’aide demandée vienne nécessairement de telle source plutôt que de telle autre.Ce n’est pas a moi de dire d'où devrait venir l’argent attendu du gouvernement central.Je crois personnellement qu’Ottawa dispose des sommes nécessaires.Je pense également que le gouvernement central aurait intérêt et profit à mettre un peu d’ordre dans ses priorités.Mais je n'ai pas à dire d'où devra venir l'argent requis pour venir en aide aux provinces.— Considérez-vous que les revenus accrus que touchent l’Alberta et la Saskatchewan au titre des ventes de pétrole devraient être comptés pour les fins de la péréquation?— Quand M.Donald Macdonald a proposé, à la conférence fédérale-provinciale sur l'énergie, que Ton fasse abstraction de ces revenus accrus pendant quatre mois pour les fins de la péréquation, j’ai sursauté.On ne saurait mettre en jeu le principe de la péréquation.Si des événements susceptibles de bouleverser radicalement la structure économique et financière du pays se produisaient, je serais prêt à réexaminer les modalités concrètes de la péréquation.— Si tous les revenus que l’Alberta touche au titre des ventes de pétrole doivent lui être imputés comme revenus ordinaires, où cette province trouvera-t-elle les sommes requises pour entreprendre la mise en valeur des sables bitumineux?— La question n'est pas pertinente à ce stade.Je demande plutôt: Devons-nous avoir un système de péréquation?Et deuxièmement, devons-nous le modifier?A la première question, je réponds oui; à la seconde question, je réponds non.Il n’est d'ailleurs pas certain que l'on entreprenne bientôt la mise en valeur des sables bitumineux.Ces réserves sont connues depuis plus de trente ans.On connaît aussi depuis longtemps une méthode pour l'extraction du pétrole mais on n'a rien fait jusqu'à maintenant.Qui assure qu’on commencera bientôt?— Accorderiez-vous une autorité prépondérante au gouvernement fédéral dans tout le domaine des ressour- ces non-renouvelables?Lorsqu'une ressource — renouvelable ou non — devient un facteur capital pour le développement de l'économie canadienne, l'Acte de l'Amérique britannique du nord donne au gouvernement fédéral le pouvoir d'intervenir.Je pense, en particulier, à la clause (92, 10, c) qui donne au gouvernement central le pouvoir de déclarer qu’un ouvrage est à l'avantage général de tout le Canada.Je préfère, en principe, que le gouvernement central use de ce pouvoir afin de chercher une solution politique, i.e.négociée, plutôt que judiciaire.Si, néanmoins, une province s’avisait de tenir tête au gouvernement fédéral de manière irréductible, celui-ci aurait l'obliga- tion d'aller devant les tribunaux afin de défendre son autorité.Si la Confédération doit fonctionner, il faut maintenir cette règle suprême.Les Pères de la Confédération ne connaissaient pas l’existence des sables bitumineux.Ils ne pouvait prévoir le prix très élevé auquel se vendrait un jour le pétrole.Ils ont néanmoins fait montre d'une grande sagesse en attribuant au gouvernement fédéral les pouvoirs décrits dans l'AABN.— Que faites-vous d’une autre règle constitutionnelle voulant que les provinces soient propriétaires de leurs richesses naturelles?— Si vous entendez par là que les provinces sont propriétaires de leurs richesses et doivent posséder l'autonomie vou- lue pour les administrer, je suis prêt à défendre ce point de vue, mais seulement jusqu'au point où ces richesses ont un impact direct sur l'intérêt général du Canada.Je favorise alors une responsabilité fédérale.Dans le cas du pétrole, par exemple, il m'apparait inconcevable qu'une province puisse toucher des revenus accrus qui seront peut-être de l’ordre de $4 milliards, sans que le gouvernement fédéral ait un mot important à dire.Le Canada ne pourrait résister longtemps à une telle situation.— Votre position se rapproche alors de celle de M.Trudeau?— Je ne sache pas que M.Trudeau ait énoncé cette position avec autant de force.Par exemple, il est venu à Mouvoir page 7 : L’Autorité 1 Dons une déclaration, probablement l’une des plus cyniques de l'histoire de la politique du Québec, le premier ministre Bourassa annonce d’un top railleur, avoir volé tout le programme du parti séparatiste québécois.Ce que beaucoup ne semblent pas réaliser d'un premier abord est le fait que son Gouvernement a l'intention de faire plus que de simplement exproprier le programme discrédité et rejeté du parti.Le gouvernement veut enlever à la langue anglaise son statut, à titre d'une des langues officielles du Québec, statut qu'elle maintient depuis plus de deux cent ans, et remplacer les garanties actuelles par une vague promesse de protection des droits de la minorité.Le vol est justifié, à ce qu'on dit, car il favorisera en quelque sorte la souveraineté culturelle de la langue française.C'est un non sens ! Le français n'a jamais été plus fort et plus répandu dans le Québec et tout le Canada qu'il ne l'est aujourd'hui.Les Canadiens d'expression française, en dépit de difficultés considérables, ont réussi, non seulement à survivre à titre de groupe culturel mais aussi à s'épanouir et à sa développer, et ils y sont arrivés sans outrepasser les droits des autres.Bourassa ne soumet pas un programme positif sérieux pour rehausser le rôle du français .1/ propose seulement de dégrader le rôle de l'anglais.A part un slogan, un don propitiatoire à l'élite nationaliste criarde du Québec, il a peu à offrir et il menace de détruire un ordre établi de droits humains.Nous les Québécois d'expression anglaise, avons droit à notre langue, notre culture et notre identité québécoise.Nous défendrons ces droits avec la même résolution que celle dont ont fait preuve nos concitoyens d'expression française.Nous ne tenterons pas de nous développer aux dépens des autres, mais n'admettrons pas davantage d'être diminués afin de permettre à d'autres de paraître plus grands.Le gouvernement joue avec le feu en cherchant à se démettre de ses responsabilités vis-à-vis d'un groupe important de la population.Nous n'admettons pas comme protection suffisante des platitudes au sujet du flot d'anglophones nord-américains.Nous nous appuyons, pour la défense de nos droits humains, sur Québec et non sur Washington.Nous en appelons au gouvernement Bourassa de mettre fin à ce programme de marchandage concernant un sujet d’importance capitale et de reprendre en main ses obligations à titre de défenseur des intérêts de tous les Québécois.THE FEDERATION OF ENGLISH SPEAKING CATHOLIC TEACHERS Cet espace est réservé et payé par la Fédération des Enseignants anglais catholiques, 5654, Avenue Monkland Tél 484 3585 Philip Shore, Directeur exécutif VIENT DE PARAITRE QUEBEC 72-73: BILAN .par JACQUES LACOURSIÉRE ET HÉLÈNE-ANDRÉE MUGUET avec la collaboration de FRANCOIS BÉLIVEAU Dans un style vivant, clair, accessible à tous et qui ne çiéglige pas le trait piquant e| humoristique, les auteurs relatent les faits saillants de lacvie québécoise dans i^«ÏNDRA shop PAULE \Z^XaNNE LUC! BAILLARCEOIV^MRCEAU GUILBEAULT Mer.Jeu.Ven.Dim.à 8.30 hres Samedi à 8.00 et 11.00 hres UNE PRODUCTION DU GRAND CIRQUE ORDINAIRE Réservations: 521 -6666 & 523-11 31 1474 est, rue Ste-Catherine l’&ubergc tes! iRop Louise et Raoul Roy Table gastronomique R.S.V.P.1-418-869-2981 St-Fabien sur Mer, Cté Rimouski, P.Q.ETUDIANTS: $1.50!" im.i Lt PROCÈS DU SIÈCLE EN FRANCS Vendredi 12 avril 8h30 Billets: S 4.en venteà l’Alternatif et Centre Sportif Samedi 13 avril ah.30 Billets: $3.50 à $5.50 en vente chez Sauvé Frères et P.D.A.Centre Sportif jjT Université de Montréal 200 $21 Va 21V4 2 IVa — Va Cooper C 1000 $8 8 8 BC Phone 4115 $57 57 57 Coprcorp 2000 35 35 35 +5 BCP 7 04 p 300 $23 Va 23 Va 23 Va Cop Fields 2000 151 150 151 + 1 Broul R 5500 75 71 75 + 1 Corby vt 100 $22 Va 22Va 22Va + Va Bruck B 100 $8 8 8 Cornât Ind 4350 490 480 485 Brunswk 4350 $5% 5 Va 5 Va _ Va Coronatn 100 240 240 240 + 5 Budd Auto 100 $9 Va 9 Va 9 Va + Va Cr Food A z5 $28 Va 28 Va 28 Va Budd A w 100 400 400 400 _ 10 Coseka R 1400 240 230 230 -10 Bulra C 17600 285 260 274 _ 1 Costain R 500 $8 Va 8 Va 8 Va - Va Burns Fds z78 $16 Va 16 Va 16 Va Costin R w 200 365 365 365 - 5 Bushnell 100 $7% 7% 7% _ Va Courvan 4500 21 20 20 + 1 Cad Dev 830 $18 Va 18 Va 18 Va Craigmt 950 $5% 5% 5% - Va CAE Ind 410 $10% 10 Va 10% Crain R L 200 $9% 9% 9% Cal Pow 1390 $24 23% 23% _ Va Crestbrk 900 $9 9 9 Cal P 4 d zlO $52 52 52 Cstland 5266 24 21 22 + 1 Cal P 4Va d z80 $56 55 56 Crwn Life 100 $67 Va 67 Va 67Va Calvrt Die 3100 165 160 160 10 Crow Nest 400 $26Va 26 Va 26Va - Va Calvert 6000 24 Va 24 24 Crush Inti 400 $9% 9% 9% + Va Cam Mine 6000 22 22 22 + 2 Cuvier 14500 241 235 240 - 9 Cambridg 100 $18% 18% 18% Va Daon Dev 4600 $11 11 11 Camfl 20480 $21 20 Va 20 Va _ Va Decca R 1500 $5% 5 5 Va - % Cam Chib 6400 $8% 8% 8% + Va D Eldona 1100 47 47 47 Camp RL 2205 $88 86 86 Va + l'/2 Delhi Pac 4000 8 Va 8 Va 8 Va - Va Campau A 1030 $9% 9% 9% + Va Denison 2126 $48 Va 47% 47% - Va Campu 7p 310 $11% 11 Va 11 Va Dicken 29250 $9% 9 Va 9% Can Cem L 260 $14 Va 14 Va 14 Va + % Digtech z30 165 165 165 Can Malt A 425 $30% 1 30 30 + Va Discovry 9820 228 210 KJ O 1 C Nor West 5500 $7% i 7% 1 7% + Va Distl Seag 2928 $44 43 Va 43 Va - Va C Pakrs C 800 $25 24 Va ! 25 + % Doman 1 600 $8% 8% 8% Can Perm 2885 $19% 1 19 Va 1 19 Va % Dome 995 $173 Va 170 173 + 5 CS Pete 3300 $5% 1 5 Va 1 5 Va Va Dome Pete 825 $41V2 41 Va 41 Va - Va CSL pr 100 445 445 445 D Citrus 200 $6% 6% 6% + Va C Tung 2500 375 365 365 10 D Explor 9500 51 51 51 + 1 montréal Baisse générale Tous les compartiments ont fléchi hier à la Bourse de Montréal et l'activité y a été modérée.Le virement se situe à 1,537,-500 actions, au regard de 1,426,200 actions la veille.Les pertes l’ont emporté sur les gains par 133 contre 93 alors que 66 valeurs demeuraient inchangées.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vantas Haut Bas Farm.Ch.Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Abitibi 2275 $13% 13% 13% Fairview 7600 $24 24 24 — Va Abitibi 7Vap 100 $49 Va 49 Va 49 Va + Va Fal Nck 336 $61% 6 IVa 613/a — Va Alta Gas T 700 $13% 13 Va 13% + % Fin Coll 9700 220 215 220 Alcan 4520 $33 32% 32% - % Genstar L 1567 $19% 19 Va 19% — Va Algoma St 2000 $25 24% 24% — Va GL Paper 475 $25 Va 25Va 2 5 Va — Va Almin 2p 225 $33 Va 33 Va 33 Va G Plains 100 $29 29 29 + Va Anglo—Cn 400 $21 20% 20% - Va Guar Trst 100 $10 10 10 — Va Ang CT 290 250 $34 34 34 —3 Va Gulf Can 800 $35% 35 Va 353/a + Va Aquitaine 4255 $29% 29 Va 29% - Va Hawker S 355 $6% 6% 63/4 — % Bank Mtl 4360 $20 Va 20% 20% - Va Heitmn U 670 $9% 9% 9% — % Bank NS 3532 $40 39% 39% - % Hollinqer 200 $41% 41% 41% — % Bang CN 1616 $18% 18% 18% - % 1 AC 3262 $18 Va 18 Va 18 Va — % Bq Deprg 250 $17% 17% 17% + Va In Acc wt 200 $6 Va 6 Va 6 Va — % Bell Canad 4745 $44 Va 44 Va 44% + % Janock 400 $7 6% 7 + Va Bell B pr 245 $46 Va 46 Va 46Va - Va Kaiser w 600 130 130 130 —: 20 Bell C pr 200 $30 Va 30 Va 30 Va - % Labatt a 300 $24 Va 24 Va 24 Va — Va BM RT u 475 $13% 13% 13% + Va Labatt pr c 300 $24 Va 24 Va 24% + 3/4 Bombrder 2350 220 215 220 Lacroix 1200 $6 Va 6 £ Border C 3100 310 300 300 -15 Lau Fin 200 $10 Va 10 Va 10 Va — 3/a Brcan a 1414 $17% 17% 17% - Va Logistec C 700 260 255 255 — 15 BC Forest 200 $20 20 20 - % Mac HA 500 $9 9 9 CAE Ind 140 SlOVa 10 Va 10 Va - Va MB Ltd 11500 $32 Va 31% 313/a _ 3/4 Cablecast 100 450 450 450 -25 Maritime 470 $18 Va 18 Va 18 Va Calgary P 100 $23% 23% 23% - Va Mrtm a 100 $9 Va 9 Va 9 Va Camp c 150 $11 Va 11 Va 11 Va + Va Mass Fer 5550 $19 V8 18% 19 + % Can Cem L 1277 $14 Va 14 Va 14 Va + % Mercantl 100 $21% 21% 21% % CC Laf pr 229 $17 17 17 Micrsyst 104 $8 8 8 C Pack c 100 $25 25 25 + % Molson A 1800 $22% 22% 22% _ % Can Perm 500 $19Va 19 Va 19 Va Moore 13535 $50% 50 50 Va C Cel 1800 $7 6% 7 + Va N Sea Pr 400 $14% 14% 143/a Va C lm >830 $30% 30 30% + % Nfld LP 100 $11 Va 11 Va 11% % CIL 200 $19% 19% 19% - Ve Noran a 1100 $51'/a 51 Va 51V4 _ % C Int Pw 650 $13 Va 13 Va 13 Va Nor Ctl G 1231 $12% 12% 123/a C Javln 2100 $8 Va 8 8 Va — Va N W Sp 150 $6'/a 6 Va 6 Va C Marconi 400 365 365 365 -10 Orangeroof 200 225 225 225 — 15 CP Inv 550 $17Va 17% 17Va Pac Pete 1600 $32% 32 Va 32% Va CPI pr 300 $35 34% 34% - Va Pancan 300 $13 12 Va 13 CP Inve w 1225 350 345 345 —5 Pan Ocean 4215 $14 Va 13% 13% % Cdn Tire A 2460 $4 IVa 41 41 Va + Va Petrofina 155 $25% 25% 253/a _ % Canron 500 $22 22 22 - Va Popular 150 160 160 160 CPLtd 4970 $17 16% 16% Pow Corp 2200 $12% 12 Va 12% + Va CP A p 1500 $10 10 10 Pow C 5 pr 100 $12% 12% 12% Cari Ok 350 365 360 365 +5 Prem Cb 2050 $9% 9% 93/a _ Va Celanese 13700 $6 5% 6 Price Corn 11825 $16% 16 Va 16% Chrysler 2400 $18% 18 Va 18% + % Provigo 1250 $8% 8 8 __ Va Cockfield 100 $5% 5 Va 5 Va Qebcor 300 $ 12 Va 12 Va 12 Va _ Va Cominco 855 $32% 32 Va 32% — % QSP Ltd 500 $20% 20 Va 20% _ Va Comodor 896 $6% 6 Va 6 Va — Va Redpa 100 $23% 233/a 233/4 + Va Con Bath 400 $27% 27% 27% + % Reed S a 100 $8 Va 8 Va eva — Va Coplnd 100 220 220 220 Reitman A 594 $9% 9% 9% + % Corpex 550 $6 6 6 + 'A Res Ser 16300 310 305 310 +10 Cr Zell A 270 $23 23 23 + Va Rothman 200 $14Va 14 Va 14 Va + Va Crush Int 200 $9% 9% 9% + Va Royal Bank 1476 $37% 36% 36% _ Va Distl Seag 1440 $44 43% 43% - % Royal Trst 225 $27Va 27 Va 27% Dome Pete 3100 $41% 41% 41% Sandwell 200 $7 7 7 + 1Va Dofasco 964 $32 31% 32 + Va Scot Lasal 500 220 215 215 5 Dom Store 100 $14% 14% 14% + % Selkirk Hold 900 $13% 13% 13% _ % D Textle 31150 $11 Va 10% 11 Va + Va Shell Can 2675 $19 Va 19% 19 Va _ Va Domtar 9790 $27% 27 Va 27% + Va Simpsons 703 $8% 83/4 8% — Va Drumcall A 400 $19 18% 19 +1 Simpsons S 328 $12 Va 12 Va 12 Va Dylex 900 $6% 6% 6% + % Stham a 350 $27% 273/a 273/a — Va MELOCHE Paulin 100 400 400 400 + Pe Ben 0 600 $6 6 6 Peel Elder 200 $13% 13% 13% Peerless 250 $6% 6% 6% - Pembin A 2400 370 360 360 - Pemb D p z50 $24 Va 24 Va 24 Va Pennant 934 265 260 260 - Penningtn 9000 $9% 9Va 9% + P Dept S 1200 $7Va 7Va IVa P Jewl A 400 $8Va 8 8% + Petrofina 300 $25 Va 25% 25% Petrol 6500 189 185 185 + 5 PeytoO 12685 S8 73/4 V/a Phillips Cb 100 $137/b 137/b 137/b + Pick C 56550 72 70 72 +3 Pine Point 600 $35% 35'/2 35% Pinn P 28900 25 22'/2 25 +2 PittEngC z50 $11% 11% 113/4 Place G 4600 45 43 43 Plcer 15150 $247/b 24'/2 24% + % Pominex 8200 81 80 80 —2 Pow Corp 5690 $12'/2 12'/4 12'/2 + Ve PowCSpr 1900 $12% 12% 12% Prado Exp 1750 195 190 190 Preston 1100 $17% 17% 17%+ '/a Price Corn 1676 $16% 16'/4 16% Provigo Prov B Ca Pure Silv Purs G Qasar Pet Que Man Q Mattgmi Q Sturg Radiore z 50 $73// 73/4 7% 1 202 $16% 16% 16% - Va 3400 385 370 370 - 5 14900 185 180 185 + 6 1250 j5% 5% 5% - Va 2000 27% 27% 27% + Va 1000 89 83 83 - 7 17951 $8% 7% 8% + 1/4 3500 34 32 Va 32% - Va Jean Meloche, c.d'a.a.Paul Fillon, ing.c.d’a.a., Pierre Meloche, c.d’a.a.Le conseil d administration de J.Meloche Inc., courtiers d'assurances agréés, tait part des nominations de Monsieur Jean Meloche au poste de président du conseil, de Monsieur Paul Filion au poste de vice-président du conseil et de Monsieur Pierre Meloche au poste de président et chef de la direction.Ces nominations font suite à la récente intégration des activités de Laurin Beaudry Filion Dan-sereau Ltée et de J.Meloche Inc.L'unification du personnel spécialisé des deux maisons permettra de donner plus d’ampleur aux services déjà offerts à la clientèle.La maison Meloche et ses subsidiaires offrent des services de courtage d’assurances et d'administration de portefeuilles d'assurances à plus de 15,000 assurés au Québec, en Ontario et dans les provinces maritimes.Ram 300 265 265 265 + 5 Ranger 2950 $36 Va 36 36 Va Rank Org 2900 $7 7 7 - Va Rayrock 8300 140 130 130 -10 Readers D 200 $16Va 16 16 - % Realty A 100 460 460 460 + 10 Redpath 1 zl6 $23% 23% 23% + Ve i + Va Domtar pr Donlee M Dover Ind Dr Mc C A DundePal Dunraie Du Pont Foodex S Ford Cnda F Sea A pr Francana Fraser A Frobex Fruehauf GH Steel Dofasco 2840 $32 313/4 32 Dofasco p z40 $66 66 66 Dom Glass 120 $10% 10% 107/i Dom Store 980 $14'/2 14% 14% D Text 18235 $11% 103/4 11%+ % Domtar 5478 $273/4 27'/8 27Va 200 $14 14 14 770 $5 480 5 +20 z 10 $9'/2 9’/2 9'/2 100 $183/4 183/4 183/4 1000 39 39 39 -1 z33 21 21 21 830 $29'/2 29Va 29'/2 + % Dylex L A 4760 $6% 6% 6% + % Dynasty 2800 $10% 10 10% EstnCanS 100 $15'/2 15'/2 15'/2 + '/4 E Mal 11170 $9'/4 83/4 83/4 - % East Sull 3440 345 330 345 +20 Electro ltd 3450 $8% 8V4 8'/4 - Va Electro K z70 180 180 180 Emco 900 $63/4 6V4 6% + % Extndcar 1100 $8% 83/4 83/4 Extndcar w 100 370 370 370 -30 Fairview 600 $23% 233/4 23% - 3/4 Falco C 21703 $12V2 12'/4 12%-% Falcon 1005 $61% 61% 61% + % Fed Diver 500 135 135 135 Fed Ind Ltd 1800 $7% 7% 7% Fields S z50 $17% 17% 17% Finning T 550 $9'/4 9 9 - 3/4 F City Fin 7500 $11% 11% 11% F City F wt 200 $6'/4 6'/4 6'/4 F Grenada z!87 15 15 15 Foodcrp L 500 140 140 140 300 $5% 5% 5% + Va 160 $89'/4 89'/4 89 V4 +IV4 300 S8'/4 8'/4 8'/4 + % 150 $9% 9% 9% - % 163 $24 24 24 2500 32 31 32 + % 900 $ 10% 10% 10% 1600 $73/4 7% 73/4 + % Gen Distrb 4000 $10% 10% 10% + Va GhAC 428 $50% 503/4 50% + % GenstarL 3605 $19% 19>/4 19%-% GnstarLw 1300 $6 53/4 53/4-% Gesco Dis 100 $5% 5% 5% Gt Mas 16400 220 200 203 + 3 Giant Yk 2800 $22% 22 22'/4 + % Gibraltar 3600 $103/4 10% 103/4 + % Goldund M 8760 105 95 105 +15 Goldray 1500 53 52 53 -1 Goodyer 200 $17 17 17 GMckayA 100 $6 Va 6% 6 Va Gozlan 1450 $9
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