Le devoir, 8 mai 1974, mercredi 8 mai 1974
la météo Nébulosité variable.Maximum 45 Aperçu pour jeudi : généralement ensoleillé.Détails page 6.Office férial LE DEVOIR Fais ce que dois Vol.LXV - No 105 Montréal, mercredi 8 mai 1974 Les opérations Dignité prennent Toupin au mot — page 11 15 CENTS (Abitibi.Côle-Nord.Bas-du-Fleuve et Gaspésie : 20 CENTS) Nixon coupe les ponts et refuse tout document WASHINGTON (d après AP et AFP) Le président Nixon a décidé hier de ne communiquer aucun nouvel enregistrement de ses conversations relatives au Watergate au procureur spécial Jaworski.ni à la commission judiciaire de la Chambre qui enquête sur sa destitution éventuelle.C'est le conseiller juridique présiden- tiel.James St.Clair, qui a annoncé la nouvelle, ajoutant que le président Nixon était prêt à aller s’il le faut jusqu'à la Cour suprême pour empêcher les enquêteurs de recevoir les bandes enregistrées.Un porte-parole de M.Jaworski a aussitôt annoncé que le procureur spécial a l'intention de poursuivre ses démarches entamées à la fin de février déjà pour obtenir 64 bandes magnétiques relatives à des conversations du président avec ses principaux collaborateurs.Ce refus du président Nixon marque un net durcissement de la position de la Maison-Blanche et rappelle l’affrontement qui avait oppose le président au procureur spécial Archibald Cox, en octobre dernier.Pourant.lundi, la Maison-Blanche avait fait savoir au juge John Sirica qu elle était prête à envisager certains compromis à la suite de la demande de Jaworski de 64 bandes enregistrées.Le juge Sirica avait donc décidé d'accorder un nouveau délai de cinq jours pour permettre aux deux parties de parvenir à un accord.Mais le président semble être revenu à sa position initiale, selon laquelle il doit protéger le 'privilège de l'exécutif " et reste seul juge quant à la confiden-talité des documents.Le président Nixon estime en outre que le recueil massif de transcriptions sélectionnées par la Maison-Blanche et rendues publiques la semaine passée, est amplement suffisant pour juger de ses responsabilités dans le scandale du Watergate.M.St.Clair a indiqué que le président est prêt à entrer en conflit constitutionnel avec la commission judiciaire de la Chambre si celle-ci.insatisfaite des Voir page 6: Richard Nixon David Lewis sonne le glas Le N PD retire son appui au gouvernement par Claude Lemelin OTTAWA — Le chef du Nouveau parti démocratique.M.David Lewis, a annoncé hier aux Communes que son parti ne pouvait plus maintenir au pouvoir un gouvernement Trudeau dont le ministre des Finances avait présenté la veille, selon lui un budget "honteux, hypocrite et cruel, que nui progressiste ne saurait en conscience appuyer”.La décision des 31 députés néo-démocrates.formulée hier matin (‘‘à l'unanimité moins deux”, de confier l'un d'eux) lors d'pn caucus spécial, devrait conduire en fin d'après-midi aujourd'hui à une défaite des libéraux minoritaires sur la résolution budgétaire présentée lundi soir par M.John Turner.La position du NPD s'est manifestée par la présentation d'un sous-amendement de M.Lewis à l'amendement que le porte-parole des progressistes conservateurs, M.Marcel Lambert, a proposé hier après-midi et qui transforme la résolution Turner en une motion de non-confiance de la Chambre, soi-disant parce que le budget de lundi ne contient pas de mesures efficaces pour lutter contre l'inflation.Or, bien que le sous-amendement néodémocrate ajoute l'absence de mesures pour soulager les assistés sociaux et les citoyens à revenus fixes, pour réduire le coût du logement et pour corriger l'iné-quité du système fiscal au motif du vote de censure proposé par les progressistes conservateurs, M.Robert Stanfield a indiqué hier soir que son parti se liguerait sans difficulté au NPD pour défaire le gouvernement Trudeau.C'est donc la fin du 29ième Parlement fédéral du Canada qui s'annonce; et bien que le premier ministre Trudeau ait affiché hier un scepticisme de parade devant la volonté des deux principaux partis d'opposition de défaire son gouvernement.bien que certaines rumeurs évoquaient hier la possibilité d une absence concertée de certains conservateurs “rebelles” — MM.Jack Horner et autres comparses albertains — lors du vote qui aura lieu en fin d'après-midi aujourd'hui, il est plus que probable que des élections générales seront déclenchées d’ici 48 heures.M.Trudeau a indiqué hier qu’il n'entendait pas demander au gouverneur général de dissoudre les Chambres avant d'être défait, de sorte que la dissolution ne pourrait intervenir qu'en soirée aujourd'hui ou encore en matinée demain, puisque les libéraux minoritaires ne voudront pas se représenter devant les Communes après y avoir été défaits, ("est dire que le premier ministre déclencherait des élections soixante jours plus tard environ, soit le délai que réclame habituellement le président général.bien que le délai “légal” ne soit que de 49 jours.C'est dire que les Canadiens devront vraisemblablement élire une nouvelle Chambre des Communes le 8 juillet prochain.soit la date qui est le plus fréquemment évoquée dans les milieux gouvernementaux; et cela, encore une fois, parce que le NPD a décidé qu'il ne lui est plus possible, en conscience, de maintenir plus longtemps les libéraux au pouvoir.En conscience?Certes, puisque le ministre des Finances John Turner ne s'est point trop forcé lundi pour présenter un budget qui donnerait l'impression de satisfaire aux revendications formulées précédemment par M.Lewis; mais il 54 HEURES PAR SEMAINE lun.- mar.- mer.- yen.: de 9 heures à 5H.3Ô jeudi: de 9h.à 9h.samedi: de 9h.à 5h.DUSSAULT la grande librairie du 8955 saint-laurent serait naïf de croire que le NPD n'a pas été motivé aussi par des calculs politiques et surtout le choix du moment le plus opportun pour défaire les libéraux sans pour autant donner soit aux troupes de M.Trudeau, soit à celles de M.Stanfield, trop de chances de ra-pailler une majorité parlementaire qui aurait dissipé le “pouvoir” des neo-démocrates comme principal tiers parti dans une Chambre de minorités, dispo-ssant en fait de la balance du pouvoir.Il va sans dire que rien de ces calculs n'a transpiré dans le discours assez dur prononcé hier par M.Lewis.Le chef néo-démocrate a certes rappelé que son parti s'opposait toujours — comme les libéraux - à une réglementation générale des prix et des revenus comme politique anti-inflationniste et qu'il ne croyait pas à l'existence d une “baguette magique" qu'aucun parti aurait la faculté d'agiter pour stabiliser les prix; “mais nous ne pouvons accepter pour autant que rien ne puisse être fait pour soulager les consommateurs assiégés par l'inflation”, a-t-il poursuivi.La timidité du gouvernement est d'autant plus révoltante, selon le leader du NPD, que les salaires ont augmenté moins rapidement que le coût de la vie en 1973, tandis que la part du revenu national consacrée au profit passait à 13.7 pour Voir page 6: David Lewis Wmmfx Mais pourquoi maintenant?demande Trudeau Assisté de ses collègues, les députés Ed Broadbent et Stanley Knowles, le chef du Nouveau parti démocratique, M.David Lewis, présidait hier le caucus de son parti où fut prise la décision de ne pas appuyer le budget Turner.(Téléphoto CP) OTTAWA (par Claude Lemelin) — Le premier ministre M.Trudeau a accuse hier néo-démocrates et conservateurs de faire preuve d ' irresponsabilité complète” en choisissant le moment présent “singulièrement inopportun ", selon lui.pour défaire son gouvernement et précipiter ainsi des élections générales."Une menace d'élections plane sur le Parlement ", de lancer un Trudeau très en forme, qui “essayait” peut-être aux Communes le style électoral plus direct et plus vigoureux que celui de 1972 qu'il entend déployer vraisemblablement d'ici les élections générales — plus que probables h du 8 juillet.“Mais ce n'est pas la première fois — loin de là — que cette menace se profile, de poursuivre le premier ministre.A douze reprises au moins, depuis l'inauguration du 20e Parlement, on a évoqué la défaite prochaine du gouvernement; et pourtant, elle n'est pas encore survenue.” Mais s'il s'est dit sceptique pour la forme.M.Trudeau a reconnu explicitement que, cette fois, c'était sérieux.Pourquoi?D'où vient cette fois la menace?Pourquoi le NPD s'est-il enfin résolu à défaire les libéraux minoritaires?Selon M.Trudeau, le budget présenté lundi par M.Turner n est qu'un prétexte: “le budget n'est sans doute pas parfait.mais il contient un certain nombre de mesures qui devraient intéresser le NPD”.de soutenir le premier ministre.Les machines électorales grincent par Pierre O’Neill Au Québec, l'imminence du renversement du régime Trudeau a semé hier l'inquiétude dans lés secrétariats politiques, même chez les libéraux.La mise au point complète des machines électorales nécessiterait en effet de meilleurs délais pour les organisations des quatre partis.Les libéraux croyaient la menace reportée à l'automne; les conservateurs s'étaient relâchés, ne comptant plus sur l'appui du NPD; les néo-démocrates et les créditistes exigeront tou- jours plus de temps que les deux grands partis pour regrouper leurs travailleurs et fourbir les armes.Les militants libéraux, souligne-t-on.au secrétariat de la rue Sainte-Catherine à Montréal, souhaitent ar demment se lancer dans une campagne électorale mais la stratégie des dirigeants du parti tend à éloigner cette échéance.Comptant sur l'appui du NPD.le chef et ses collaborateurs prévoyaient subsister jusqu'à l'automne et c'est l'impression qu'ils avaient laissé persister au sein de l'organisation québécoise.Et s'il fallait que l'opposition parvienne aujourd'hui en Chambre des communes à renverser le gouvernement, ce serait pour nous une “mauvaise surprise”.soutient un haut fonctionnaire du secrétariat de Montréal.Le calendrier des activités du Parti libéral du Canada (Québec) laisse croire en effet que les organisateurs avaient remisé leur machine jusqu'à l'automne.L'exécutif du conseil de direction ne s’était pas réuni depuis le congrès de janvier à Montréal.La première réunion qui se tiendra en fin de semaine à Montréal est fixée depuis au moins un mois.Plus encore l’ordre du jour ne prévoit rien de plus que ia formation des commissions permanentes et la définition de leur mandat.C’est un programme que l'organisateur en chef, le sénateur Jean-Pierre Côté, pourrait décider de modifier.Autant les libéraux comptaient sur l'appui du NPD, l'opposition conservatrice en avait fait son Voir page 6: Les machines La hausse n’est que de 4 cents Les producteurs de lait fui minent par Renée Rowan Les consommateurs paieront leur pinte de lait quatre cents de plus à compter du 15 mai prochain.La pinte de lait entier, homogénéisé, achetée aujourd’hui chez un dépanneur au coût de 35 cents, passera donc à 39 cents.Cette augmentation est applicable à toutes les catégories de lait livré à domicile ou acheté au comptoir.Dans une décision rendue publique hier, la Régie des marchés agricoles du Québec a annoncé, au niveau des producteurs, une augmentation de $1.33 les cent livres, portant ainsi le prix du lait de classe I de $9.03 à $10.36.Le prix du différentiel est porté de 6 cents à 9 cents pour chaque dixième de 1% au-dessus ou au-dessous de 3.4% de gras de lait.Au total, cela donnera aux producteurs $10.45 les cent livres de lait, ce qui représente la parité avec l’Ontario.Les roducteurs réclamaient $11.00 les 100 ivres.Les usines de pasteurisation du Québec obtiennent de leur côté une augmentation d’un demi-cent la pinte, alors que le Conseil de l'industrie laitière réclamait une augmentation de IVz cent.On peut donc, dès maintenant, prévoir une crise du “pétrole blanc” car la déception est grande tant au niveau des producteurs de lait qu’au sein de l’in- dustrie laitière.La colère gronde, surtout parmi les premiers.Dès hier après-midi, la Fédération des producteurs convoquait à Montréal, le 16 mai prochain, une réunion de son conseil d’administration qui décidera des mesures à prendre pour protester contre la décision de la Régie."On se moque de nous.Cette decision est inacceptable”, commente le président de la Fédération.M.Marcel Mailloux, rejoint par téléphone à ses bureaux de la rue Viger.Rappelons que les producteurs de lait de consommation ont menacé, s’ils n'obtenaient pas gain de cause de “couper" Bourassa déposera son bilan personnel h par Gilles Lesage QUEBEC — Le premier ministre s est départi de son intérêt dans Claurémiand.le holding de la famille Simard, mais sa femme et son beau-frère, le ministre du Tourisme, ont continué d'en faire partie depuis 1970.M.Robert Bourassa a d'autre part promis de déposer à l'Assemblée nationale son bilan personnel, et répété que sa belle-famille a été “pénalisée” depuis son arrivée au pouvoir.Il estime par ailleurs que le gouvernement est irréprochable, mais une nouvelle loi ou des directives plus strictes seront quand même dévoilées d'ici quelques semaines.Le problème des conflits d'intérêts a été à nouveau soulevé hier durant environ trois-quarts d'heure, dans une atmosphère un peu plus sereine que la semaine dernière.Devant le leader parle-Voir page 6: Robert Bourassa la production pour créer une pénurie et provoquer une montée des prix; ils ont aussi menacé de se rendre à Québec et d'occuper le Parlement.“Nous aurons aussi à étudier d'autres moyens de pression, souligne M.Mailloux Il est encore trop tôt pour établir une stratégie, mais on peut être assuré d'une chose: nous ne lâcherons pas.Nous refusons d'accepter de produire du lait, en bas de notre coût de production.C'est une règle qui vaut pour nous comme pour les autres secteurs du marché.Nous avons réclamé $11 les cent livres non parce que cela représente une juste marge par rapport au coût de production des autres producteurs, mais parce que devant l'urgence de la situation, il faut établir un seuil en deçà duquel il n'est plus possible de discuter.” La Régie évoque dans son argumentation la parité avec l'Ontario.“On n'a pratiquement plus besoin de la Régie si elle se base sur ce qui se passe chez le voisin pour prendre ses décisions, poursuit avec amertume le président de la Fédération.Pourquoi nous avoir fait perdre notre temps à expliquer depuis des mois ce qui se passe ici quand on avait décidé à l'avance de ne pas en tenir compte!” Voir page 6: Les producteurs Si les néo-démocrates ont décidé de défaire les libéraux, a-t-il poursuivi, c'est parce qu'ils ne peuvent assumer plus longtemps la responsabilité du pouvoir.et cela “parce qu'ils sont doctrinaires.parce qu'ils ne peuvent conserver leur sens de la mesure, de l'équilibre.du relatif, en un mot leur sang-froid ” Le NPD ne cesse de proclamer que les gouvernements minoritaires sont les meilleurs qui soient parce qu'ils permettent à des partis minoritaires comme le leur d'agir sur-les choses et les événements.de dire encore M.Trudeau; mais les tensions et les pressions que cela entraîne sont évidemment trop fortes pour eux."Au fond, le partage du pouvoir est pour eux un fardeau trop lourd, d'accuser le premier ministre: et le parlement idéal, pour eux, en serait un où nous serions majoritaires et où.par conséquent.les néo-démocrates pourraient préconiser leurs principes dans l'absolu, sans crainte de se voir ainsi conduits devant l'électorat.” 'Nous libéraux, en revanche, avons bel et bien accepté le verdict de l'électorat: nous avons reconnu que nous avions faits des erreurs, nous avons entrepris de les corriger Nous n'avions pas de majorité, nous ne pouvions donc pas le faire seuls: mais nous avons recherché les moyens d'exprimer la volonté de l'électorat dans la conduite des affaires Voir page 6: Mais pourquoi Marine, un boulet au pied delaSGF QUEBEC (PC) — Le débat sur les conflits d'intérêts à l'Assemblée nationale empêche pour l'instant la Société générale de financement de négocier avec Marine Industrie, parce que cette entreprise est reliée a la belle-famille du premier ministre Bourassa, la famille Simard.M.Guy Saint-Pierre, ministre de l'Industrie et du Commerce, a expliqué hier à la Presse canadienne que ce serait jeter de l'huile sur le feu s'il permettait à la SGF de donner suite à ses projets pour relancer cette industrie qu elle contrôle à 57 pour cent.Mais les Simard détiennent la balance des actions et cette “présence” de la belle-famille de M.Bourassa suffit à M.Saint-Pierre pour laisser les projets de la SGF sur les tablettes, pour un temps du moins.“Si la SGF achetait la part des Simard pour s'emparer totalement de Marine Industrie.que diraient les gens?Si, d'autre part, elle se mettait à explorer le marché étranger pour trouver des débouchés nouveaux, les gens croiraient que le gouvernement accorde un traitement de faveur aux Simard.Dans ces conditions, on doit attendre que ça se calme un peu”.L'ENTRAIDE IMMOBILIERE LAURENTIENNE Certificats d'épargne et de crédit différé 2189 est, rue Sherbrooke Montréal 133 5 2 7-3 6 24 2^* Le Devoir, mercredi 8 mai 1974 tribunaux r Un cadre supérieur de Holiday Magic mis en accusation Echanges sur un article du DEVOIR L’enquête sur l’immigration a l’intention de n’écarter aucun par Guy Deshaies Un cadre supérieur de la compagnie Holiday Magic, M.Magella Dionne, qui porte le titre de vice-président de cette maison, a comparu hier en correctionnelle pour répondre a l'accusation d'avoir érigé un système de vente pyramidale contrairement aux dispositions de l'article 189 du code pénal.On sait que de nombreuses actions en justice ont été intentées récemment contre Holiday Magic par des clients qui se plaignent d'avoir investi des sommes importantes dans cette entreprise sous l'empire de la pression indue et de la fausse représentation.On sait aussi que lors d'un récent congrès de cette entreprise à Montréal, des clients désabusés ont manifesté contre Holiday Magic, une société qui se spécialise dans le recrutement de vendeurs de pro- Un bon d'achat de $70 sur une machine à coudre de $119.50 constitue une aubaine à ne pas manquer et un prix fort intéressant à mériter sauf si la machine à coudçe a une valeur réelle de $49.50 soit le montant qui doit être payé en sus du bon d'achat ‘gratuit Non seulement il n'y a pas d'aubaine mais il y a violation de la loi relative aux enquêtes sur les coalitions et c'est pourquoi les magasins L.J.D., propriété de M.Léo Dandurand, ont été condamnés à $500 d’amende, hier, par le juge Maurice Rousseau.Ces établissements, du 6975, boul.Saint Michel, profitaient de diverses expositions et salons d'exposition pour installer un stand où l'on of- duits de beauté.On a saisi ces produits récemment dans des entrepôts de Montréal et un procès s'instruit en Cour municipale contre Holiday Magic qu'on accuse d'avoir tenu une école de vendeurs sans le permis requis.Hier, c'était la première accusation portée au criminel contre un membre de la compagnie relativement à un système de vente pyramidale d'un produit, c’est-à-dire un système en vertu duquel le profit d un vendeur dépend des ventes effectuées par un autre vendeur sous lui et ainsi de suite.M.Dionne, 30 ans, qui habite Scarborough, près de Toronto, a repris sa liberté sous cautionnement à la condition qu’il confie son passeport aux autorités policières et qu'il se rapporte à la police du Toronto métropolitain tous les 15 jours.trait gratuitement un bon d'achat d'une valeur de $70 pour l’achat d'une machine à coudre dont la valeur affichée était de $119.50 mais dont la valeur réelle au détail était de $49.50.Les magasins LJD auraient ainsi vendu 118 modèles 2000 pour lesquels les consommateurs ont payé exactement le prix de détail en croyant qu'ils obtenaient une valeur de $119.50 pour $49.50 grâce à leur bon d'achat de $70.Cela s'appelle de la publicité mensongère d'autant plus que le "généreux" commercant donnait aux ménagères sept jours pour se prévaloir de son “offre'’ après quoi le "bon" n'avait plus de valeur, lui qui n'en avait jamais eue.par Clément Trudel S'il fallait s'attarder à des “on-dit", on risquerait de passer à côté des problèmes plus importants et plus fondamentaux — que les rumeurs de couct^e-ries — inhérents aux bureaux d'immigration.a déclaré hier un témoin devant la commission d'enquête sur les bureaux de l'Immigration et de la main-d'oeuvre à Montréal.Le juge Claire L'Heureux-Dubé, qui préside l'enquête, ne partage pas ce point de vue et soutient qu'une partie du mandat de la commission doit mener à un partage des responsabilités dans les dossiers portés à son attention.Ainsi donc, la commission, après avoir entendu hier quatre membres de la fonction publique fédérale, doit recevoir aujourd'hui le témoignage d'un haut fonctionnaire de l'Immigration à Montréal; il sera encore question d'éthique des agents d'immigration et du déroulement des rencontres hebdomadaires où parfois, des cadres de l'immigration signalaient avec tact que les "remarques désobligeantes " faites par certains agents au sujet de certains groupes d'immigrants devaient cesser — allusion à La police sert un subpoena à Vie Cotroni au restaurant Vincenzo “Vie” Cotroni, identifié par des policiers de la Sûreté du Québec comme le chef de la Mafia montréalaise, devra comparaître le 15 mai prochain devant la Commission d'enquête sur le crime organisé qui poursuivra ses audiences publiques sur l'affaire Laporte.La signification officielle du subpoena par des enquêteurs du Service des enquêtes sur le crime organisé de la Commission de police a été faite mardi soir, vers 18h30, alors que Cotroni était au restaurant Moishe’s Steak House, en compagnie de deux de ses adjoints.Nicola Di lorio et Angelo Lanzo.Une convocation similaire a d'ailleurs déjà été signifiée, il y a deux semaines, à Nicola Di lorio qui devra lui aussi se présenter devant la Commission d'en-quète le 15 mai prochain.certains propos jugés “discriminatoires’.Le septième jour de séances publiques a permis d’entrer plus profondément dans la routine quotidienne de l'agent d'immigration.aux prises avec des “cas casse-tête" ou laissé avec la frustration de l'employé soucieux de son efficacité, qui rencontre pourtant des étrangers aux réponses contournées — par opposition ces types d'hommes d'affaires américains allant droit au but! Dans la fonction publique, disent en vrac des témoins, n'existent pas de préjugés raciaux: l'on explique toutefois qu un certain agacement peut survenir si des ressortissants de pays sous-développés donnent de façon invraisemblable parfois, les motifs qui les amènent à séjourner au Canada (il s'agit ici de ces "visiteurs" qui étaient autorisés, suivant les anciennes règles d’immigration, à postuler une fois débarqués au pays, le statut d'immigrant reçu).L'ex-agent d'immigration (congédié) avait, dans son long témoignage, mis en cause certains de ses collègues, avec plus ou moins d'insistance.La commission procède à une sorte de “contre-preuve" des allégués de l ex-témoin principal et jusqu a maintenant — hier particulièrement — les témoins infirment les dires de ce fonctionnaire sensible aux charmes des étrangères interviewées par lui.L’un dira qu'il était très occupé, menait une vie personnelle rangée et ne sut que tard la nature des reproches faits à un confrère qui occupait le bureau qui faisait face au sien.L'autre niera avoir donné rendez-vous à une jeune femme que courtisait Tex-agent d'immigration.Un autre fera état de la "justice” qui présidait à toute étude de dossier, indépendamment de la provenance des candidats.Parmi les non-fonctionnaires assignés hier par la commission, deux personnes ont mis la sourdine sur le volet "sexe" de l'enquête, situant le problème à un autre niveau: le "viol moral" par exemple.Ces deux témoins ont de bons contacts avec la Direction générale de l'immigration à laquelle ils ont pu signaler en passant des cas d'abus d'agents d'immigration (d'ordre sexuel ou autre) mais ils ne seraient pas allés jusqu’à constituer un dossier, tâche laissée à de vrais enquêteurs.Tout ce qui touche à la police est susceptible d'entretenir la crainte des immigrants.dira l’un d'eux qui demanda au juge de transposer, de se mettre à la place d'une étrangère.Mais ne croyez-vous pas qu’il est inacceptable qu'une femme doive se plier a des exigences indues d'un agent d'immigration, insiste le juge Dubé?Oui mais, dans de tels cas.il est difficile d aller dans les détails, de fournir des cas “datés et datables".de sorte qu'il valait mieux pour ces témoins étrangers aux rouages du ministère, de s'attacher à des dossiers qui fournissent moins de sensationnalisme.Plusieurs fois, hier il fut question d'un article paru dans LE DEVOIR du 14 avril 1973 et d'un paragraphe selon lequel des agents d'immigration auraient offert d'accélérer les procédures d'admission d'irm migrantes qui consentiraient à des relations sexuelles.L’Alliance de la fonction publique du Canada avait sur-le-champ demandé au DEVOIR de se rétracter: le 11 avril paraissait le point de vue d'un dirigeant de ce syndicat, M.Dixon, et dans les jours qui suivirent plusieurs mises au point émanèrent de personnes mêlées de près aux communautés de néo-Canadiens.Pourquoi ce syndicat, qui représente notamment les agents d'immigration, demandait-il à un journal de se rétracter alors que.comme on l'a confirmé hier, aucune enquête n était menée chez ces syndiqués pour vérifier s'il s'agissait vraiment "d'allégations sans fondement".OTTAWA (d’après CP) — Le “maee” et autres gaz lacrymogènes en aérosol seront interdits par la loi à compter du 1er juillet prochain, et réservés aux seules forces de l'ordre, a annoncé hier dans la capitale le ministre de la Justice Otto Lang.Tomberont également sous le Code Criminel les petites bonbonnes à format commode que des femmes inquiètes d'être molestées peuvent se procurer aujourd'hui dans le marché pour une modeste somme.Le ministère craint en effet qu elles ne soient également utilisées par les criminels.Seront interdits, à vrai dire, tous gaz.liquides, poudres ou atomiseurs susceptibles de causer des blessures, bien dossier Un témoin a dit qu'il n'appartenait pas au syndicat de faire l'examen de conscience de ses membres, non plus que de se substituer à l'administration en ce genre de cause.Le juge Dubé a tout de même souligné que la seule démarche faite par ce syndicat — qui aurait reçu un appel d'aide resté sans réponse de cet ex-fonctionnaire aux prises avec les agents de la GRC en faveur de l'agent d’immigration congédié avait été tardive (nov.1972) et arrivait quelques mois après que le ministère eut fait une première vérification de faits et tranché la question par une decision de congédiement.(Le syndicat derfiandait, dans une lettre en date du 15 novembre 1972 que le ministère facilite une cure de réhabilitation à ce fonctionnaire alcoolique).La commission cherche encore à clarifier les circonstances qui ont entouré une plainte portée par le syndicat, il y a six mois, contre l'ex-fonctionnaire qui aurait voulu se servir de sa carte d'affaire (périmée).Un témoin a confirmé hier avoir vu sur des classeurs des bureaux de l'Immigration des cartes d'affaires d'un bureau de "consultants" pour immigrants qui fera l'objet de témoignages plus étoffés dans quelques semaines — ce bureau aurait ber né plusieurs immigrants.d'immobiliser une personne ou de diminuer ses capacités.Par ailleurs, le ministre a révélé que la loi régissant l'utilisation des tables d'écoute entrera en vigueur à minuit le 30 juin.A compter de cette date il sera interdit à quiconque de s’adonner à l'écoute électronique, ou de posséder l’équipement nécessaire à cette fin.Les forces de l'ordre, naturellement, ne tombent pas sous l'interdit.Quant aux fabricants de ces appareils, ils devront être accrédités par le solliciteur-général.La loi s’applique à tous les types d’appareils.y compris ceux qui sont parfois dissimulés dans les magasins pour y détecter le vol à l’étalage.LJ.D.est condamnée à $500 d’amende pour publicité mensongère Les gaz lacrymogènes seront interdits désormais par la loi sauf pour la police SESSION SPÉCIALE ONU RÉUNIE À L’INITIATIVE DE L’ALGÉRIE ÉTUDE DES PROBLÈMES DES MA TIÈRES PREMIÈRES ET DU DÉVELOPPEMENT Enseignements de cette session tirés par S.E.Abdelaziz Bouteflika membre du Conseil de la révolution et ministre des Affaires étrangères de l’Algérie lors de la clôture de l’assemblée générale extraordinaire des Nations unies.C’est pour nous un autre motif de satisfaction qu'une fois de plus l'assemblée générale ait placé ses travaux sous votre haute autorité, M.le Président.Si votre sagesse constituait dès le départ un gage supplémentaire de succès il ne fait pas de doute que les efforts déployés autour de nous, autour de vous, par tous, et principalement par notre frère et ami l'ambassadeur Fereydoun Hoveyda, ont constamment permis de galvaniser les énergies défaillantes.Le président de la commission spéciale a été dévoué et, cela a été dit, il a été efficace.Puisse-t-il trouver ici, à travers cet hommage, l'expression sincère de notre amitié et de notre gratitude.Il n’est pas besoin de souligner combien, dans la conscience qu’elles avaient de l'importance des problèmes à résoudre, toutes les délégations se sont, tant les unes que les autres, dépensées.Et d'abord, nous avons assisté à un débat de haute tenue, et nous avons été témoins de négociations délicates et complexes.Il faut dire que cette sixième session extraordinaire de l’assemblée générale s’est tenue dans un contexte de crise, principalement caractérisée par: 1) La volonté de perpétuer la domination économique constante de la politique des puissances impérialistes.2) L’immobilisme imposé au tiers monde et tendant à rendre chronique, sinon définitive, l’exploitation des richesses et le drainage de la force de travail.3) L’inflation - phénomère sécrété par les pays développés et qui a pris des proportions catastrophiques avec les dépenses ruineuses et le gaspillage, et dont le caractère anti-démocratique n’a pu être changé par les tentatives de rénovation du système monétaire international; le mode de fixation des prix des matières premières a permis un drainage permanent des ressources du tiers monde.4) Les décennies de développement ont été un échec ' total.5) Ces facteurs, qui se trouvent à la base même de l’ordre économique international actuel, se présentaient donc irrémédiablement comme l’obstacle fondamental au développement.Toutefois, l’acuité de la crise économique mondiale a créé à la faveur des derniers développements, les conditions d’une prise de conscience par la communauté internationale tout entière de la nécessité de transformer l’ordre actuel pour lui substituer un ordre nouveau, plus viable parce que plus juste.Le mérite de cette assemblée générale sera incontestablement d’avoir fait progresser l’esprit de la concertation, et donc contribué au renforcement du rôle des Nations unies.L'approche des problèmes par les pays du tiers monde a été constructive.IL S’AGISSAIT D’ÉTABLIR UN DIALOGUE ET, D’EMBLÉE, NOUS AVONS OPTÉ POUR LE DIALOGUE étant entendu qu’il devait s’établir sur les bases d une égale considération des priorités - des priorités de tous, si les pays développés ont leurs priorités, les pays en voie de développement ont aussi les leurs.Elles sont, en fait, plus urgentes, plus cruciales, souvent vitales.Je dois dire que, tout au long des travaux, cette approche a reçu sa confirmation, aussi bien à travers l’esprit de modération qui a guidé le groupe, des soixante-dix-sept dans les négociations ou à travers l’esprit de conciliation qui s'est manifesté chez les autres groupes.D’un côté comme l’autre, les interlocuteurs, en dépit des réticences de certains, ont fait prévaloir leur volonté politique d’aboutir à un consensus reflétant dans sa forme la.plus large leur accord sur les principes essentiels de notre action future et sur les voies dans lesquelles nous devons l’engager en commun.LE CONSENSUS QUI A SANCTIONNÉ NOS TRAVAUX EST UN ÉVÉNEMENT SANS PRÉCÉDENT D’une portée considérable, il ouvre des perspectives réelles de coopération fructueuse.Et puisque nous sommes au sein de l’assemblée générale, nul n’ignore ici que le consensus n’est pas l’unanimité, tant s’en faut.Dans cette assemblée telle qu elle est, avec le nombre, la variété et la divergence des préoccupations et des intérêts de ses membres, comment pourrait-on espérer réunir l’unanimité sur les décisions à prendre, surtout lorsque ces décisions peuvent constituer un tournant historique ?Le groupe des soixante-dix-sept a montré son attachement aux lignes de force de sa doctrine de base, et il a fait preuve d’une maturité incontestable aussi, à la mesure du désir de compréhension des autres partenaires et en vue précisément de dégager avec eux les compromis nécessaires.C’est donc par un consensus réel, le plus large qui aurait pu être imaginé dans cette enceinte, que nous avons finalement adopté les textes qui sanctionnent cette session extraordinaire.Certes, nous savons que ce concensus recouvre souvent, au niveau de l’accord final, un certain nombre de divergences qui s'expriment dans les réserves des uns et des autres, mais ce consensus constitue un progrès substantiel non seulement dans la recherche des solutions à nos problèmes, mais également dans la voie de ('établissement de la compréhension la plus large parmi les membres de la communauté internationale.La cohésion du groupe des soixante-dix-sept a été l’expression du niveau de conscience de ses membres et elle a donné du même coup une pleine signification aux alliances naturelles, notamment avec tous les pays socialistes - alliances naturelles qui trouvent leur motivation profonde dans la volonté de la communauté internationale d’instaurer une ère nouvelle faite de justice, de progrès et de paix.Si les pays développés n’ont pas refusé le dialogue - et c’est à leur honneur - le groupe des soixante-dix-sept a été uni et solidaire, et pour la première fois dans l’histoire des Nations unies, l’assemblée générale a travaillé essentiellement sur la base des documents élaborés par le tiers-monde ce qui consacre l’importance de ce groupe et augure de son action constructive pour le renforcement des institutions internationales.Le tiers monde n’est pas une fiction, c’est une réalité du monde d’aujourd’hui, c’est une force, c’est une force responsable.La Communauté internationale toute entière admet que la sixième session extraordinaire est un tournant important dans les relations économiques internationales.Souvent - dois-je le souligner?- Il est plus difficile d’amorcer un dialogue que de le faire aboutir.S’agissant précisément de ces problèmes, nous pouvons l’affirmer avec encore plus de certitude.Le processus ainsi engagé témoigne d’une volonté politique collective de s'attaquer au véritable problème du développement, et les Nations unies se présentent plus que jamais comme l’instrument de plus en plus adéquat pour contribuer à la solution des grands problèmes de l’heure.Il est établi que: 1) Le problème du développement est la priorité des priorités et que la libération politique n’a de contenu que par la libération économique.2) Toute base du dialogue doit tenir compte des priorités de tous, c'est-à-dire des uns et des autres.Toutefois, la question centrale réside dans l’harmonisation des priorités entre les besoins vitaux des pays pauvres et les besoins des pays développés.3) Les pays développés devraient comprendre que la nationalisation est un instrument de développement et non point une option idéologique.Encore faudrait-il qu’ils reconnaissent sincèrement ce principe, et pour en avoir fait l’application chez eux, qu'ils ne le vident pas de sa substance et n'en limitent pas la portée par des exigences prohibitives et des restrictions inacceptables.4) L entreprise de récupération des ressources naturelles implique, pour garder tout son sens, le réajustement des prix des matières premières.5) Dans un monde plus solidaire que jamais, le développement des pays du tiers monde s’inscrit dans l’intérêt même de la communauté internationale.6) La création d'associations de producteurs n’a d’autre but que de rétablir les termes de l’échange.Elle n'a d’autre but que d’établir des termes de l’échange plus justes par l’instauration de rapports de négociations égalitaires.7) Ces principes fondamentaux ne nous ont pas fait oublier l’importance du programme spécial adopté.Ce programme doit être mis en oeuvre immédiatement pour répondre aux besoins urgents des pays les plus démunis.“Ce programme spécial dans son ensemble, disait le Président Boumediene devant cette assemblée, le 10 avril dernier, fait l'objet d'une proposition de mon pays.J'exprime l’espoir que l'assemblée générale l’adoptera comme une mesure concrète et immédiate qui constituera l’un des résultats à inscrire à l’actif de l'actuelle session extraordinaire".L Algérie, en tant que membre de la communauté du tiers monde proclame sa volonté d'apporter sa propre contribution à l’entraide internationale.Étant entendu qu à nos yeux J'aide se définit comme un rapport de ceux qui sont le plus en faveur de ceux qui ont le moins ou qui n’ont rien.Cette assemblée a posé les problèmes dans leur donnée véritable.Tout au long des débats nous avons démontré une volonté sans faille de maintenir le dialogue avec tous nos partenaires.Nous avons démontré une volonté sans faille aussi d'aboutir à une coopération réelle pour atteindre des objectifs qui nous paraissent communs.11 est clair que notre optimisme se doit d’être raisonné et que nous devons conserver lë sens de la mesure, car dans une entreprise où il ne saurait y avoir ni vainqueurs ni vaincus, il faut reconnaître objectivement les limites du possible pour tenter l'impossible.A travers des intérêts divergents et souvent contradictoires, nul n a jamais pensé qu'il pouvait en être autrement, ni que le monde des nantis allait, comme par miracle, en l’espace de quelques semaines, renoncer à des décennies, voire des siècles, de privilèges.Les perspectives nouvelles, la conscience que l'enjeu se situe au niveau même de l'humanité, rend la communauté internationale plus apte à affronter avec sérieux les problèmes qui la harcèlent, et puisque le débat, et puisque les décisions de cette assemblée nous donnent l'espoir d'atteindre un tel résultat, alors le développement des peuples du tiers monde et les succès à remporter sur le chômage, sur la misère, sur la maladie, sur l'analphabétisme et I insécurité, se présentent non point comme la revanche des pays pauvres sur les pays nantis, mais comme la victoire de l’humanité tout entière sur elle-même. LE DEVOIR Montréal, mercredi 8 mai 1974 La femme d’un permanent fait le siège de la CSN Les permanents et les leaders syndicaux de la CSN n'ont pu se rendre à leurs lieux habituels de travail hier pour la bonne raison, que l epoiise d'un permanent avait obstrué les portes de l'immeuble avec une chaîne cadenassée.Assistée de son chien comme garde du corps, Mme Monique Tremblay-Curties, l'épouse du préposé aux relations de la centrale avec l'étranger.a expliqué à des journalistes qu elle protestait ainsi contre les dernières offres monétaires de la CSN à ses employés.Stigmatisant l’attitude “capitaliste" de la centrale, la contestataire qui avait amené avec elle cinq de ses sept enfants, a expliqué que son mari touchait un salaire ridicule après huit années de service.S'en prenant au nouveau secrétaire du conseil central de Montréal qui se présentait au travail, hier matin, Mme Tremblay-Curtiss lui a dit qu elle reprochait à la CSN de faire du syndicalisme sur le dos de ses permanents.Le geste de protestation de cette mère de famille a été respec- I té tout au long de la journée et per- i sonne n'a tenté d'ouvrir les portes I de force.A 14 heures.Mme Curtiss I décidait de lever le "blocus”.De son côté, le syndicat des em- i ployés de la CSN.qui s'est réuni m hier après-midi, a tenu à préciser m que Mme Curtiss n'était pas membre i de l'unité de négociation’et qu elle i ne pouvait représenter la volonté §.de son assemblée générale.Les 1 négociations se poursuivent nor- § maternent, a précisé un porte-paro- i le syndical, et la prochaine seance f| est prévue pour lundi prochain, alors % que la direction de la CSN présente- 1 ra une nouvelle offre salariale.Pour sa part, le vice-président i| de la CSN.M.Norbert Rodrigue, i a tenu à préciser que les pre- il mières offres soumises aux per- 1 manents étaient "minimales" et que || la centrale avait accepté de présen- |: ter une nouvelle proposition après § qu'on lui eut demandé d'ajouter à la I nouvelle convention une clause sur l'indexation des salaires.Les cols blancs rejettent les offres de Montréal et reprennent le harcèlement par Bernard Descôteaux La situation se détériore de plus en plus dans les négociations opposant depuis plusieurs mois Montréal et ses quelque 5,000 cols blancs.Alors que le conseil syndicat du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal annonçait publiquement le rejet des dernières offres patronales, un groupe de 100 syndiqués environ prenait de vitesse leurs leaders et débrayaient spontanément, hier après-midi, au bureau du Service des finances du boulevard Rosemont.Dans une conférence de presse, hier matin, les président du syndicat, M.Jean Des Trois Maisons, annonçait que le conseil syndical recommanderait à ses membres, lors d'une assemblée générale la semaine prochaine, de refuser les offres monétaires de la Ville, 7.5 pour cent plus $135, ajoutant que les pressions de toutes sortes entreprises depuis le 17 avril allaient s'intensifier.Depuis le 6 mai les syndiqués à l'emploi de la Ville ont acquis le droit de grève et ceux de la Communauté urbaine l'auront le 15 mai prochain.Tout en rejetant le recours à une grève générale.M.Des Trois Maisons a évoqué la possibilité d'entreprendre une série de débrayages localises et imprévus tout en continuant les pressions directes déjà entreprises auprès des membres du conseil municipal auxquelles s'ajouteraient des apparitions publiques en compagnie des hommes politiques municipaux dont le maire Drapeau.Selon le président du syndicat, une grève générale à ce moment-ci ne servirait qu'à faire le jeu de l’administration municipale qui sera aux prises avec des difficultés budgétaires bientôt, ajoutant qu'il est probablement dans les intentions de la Ville de provoquer la grève.Ainsi, de dire M.Des Trois Maisons, l'administration municipale pourrait faire porter au syndicat la responsabilité de retards éventuels dans la construction des équipements olympiques.M.Des Trois Maisons a étayé ses affirmations par la partie patronale, dans la définition des services essentiels proposé au syndicat, a demandé de con-Voir page 6 : Les cols blancs Une Exposition Unique •oaAigg de travaux étudiants du Collège du Vieux Montréal .Du 9 au 12 mai de 12 hres à 22 hres.Entrée libre.i ¦ Palais du Commerce 1600 rue Berri Service d information Tel.842-7161 poste 133 et 842-2024 L’enquête sur deux décès à Notre-Dame L’homme à tout faire du département d’anesthésie craignait de se tromper par François Barbeau C'est parce que des modifications avaient été apportées le 28 mars aux canalisations servant à acheminer les gaz utilisés en anesthésie dans la salle d'accouchement #3 de l'hôpital Notre-Dame que deux jeunes femmes y ont succombé.il y a moins d'un mois, à la suite d'accouchement.Hier, devant le coroner Maurice Daniel.qui présidait Tenquête sur la mort d une de ces malheureuses.Mme Lise Cloutier, âgée de 20 ans.Thomme-à- par Gilles Francoeur Selon le vice-président de Tune des plus importantes cimenteries de la métropole — qui tient à garder l’anonymat — les arrêts de travail qui paralysent depuis six jours cette industrie constituent un coup de semonce à l'adresse du gouvernement et une démonstration de force de la FTQ-Construction à la veille d'une demande officielle de réouverture du décret provincial par le Conseil provincial des métiers de la construction.La réouverture du décret au- par Jean-Pierre Charbonneau Parce qu'il serait un établissement mgl famé et contrôlé par des individus louches, le ministère de la Justice c'est opposé hier, devant la Commission de contrôle des permis d'alcool du Québec.au renouvellement des permis du bar-salon La Grande Hermine, situé au 1430 Chemin Chambly, à Longueuil.C'était hier la seconde journée de l'enquête publique que mènent les juges Jacques Trahan et Moe Moscovitch, de la CCPAQ.La semaine dernière, le procureur ad hoc du ministère de la Justice.Me Gérard Beaudry, avait entrepris de présenter en preuve les nombreux éléments recueillis par une équipe spéciale d'enquêteurs de la police de la CUM, de la Sûreté du Québec et de la CCPAQ.Des policiers étaient d'abord venus expliquer comment les danseuses de la Grande Hermine se prêtaient à des activités contraires aux bonnes moeurs.L'ancien propriétaire de l'établissement, M.André Beauchamp, aujourd'hui directeur adjoint de la police municipale de Vanier-en-Québec, près de Valleyfield, avait ensuite expliqué comment, même s'il sû, a été propriétaire depuis le début, il n’avait en somme été qu'un prête-nom.pour l’actuel proprietaire Guy Faure, et un certain Harry Lightman.Ceux-ci se seraient occupés du financement et lui s est chargé de l'obtention du permis de la Régie des Alcool.C'était en janvier 1967.Il dut aussi engager comme gérant Dominique Mire, lequel occupe toujours la même fonction en plus d’être propriétaire d'une petite boutique de fruits et légumes.M.Beauchamp a terminé son témoignage en expliquant comment, lors de l'ouverture, Frank Cotroni et ses hommes étaient venus encourager l'établissement tous les soirs pendant une semaine.Plusieurs résidents de la région de Marieville sont venus témoigner pour établir que pendant environ deux ans Guy Faure et Michel Mire, le cousin de Dominique et un employé de la Grande Hermine, avaient opéré un débit clandestin tout-faire du département d'anesthésie de l'hôpital Notre-Dame.M.Clovis Ques-sy.âgé de 47 ans.a relaté comment il avait effectué des travaux sur ces canalisations le 28 mars.Métalliques au plafond, ces canalisations se prolongent vers les appareils d anesthésie par des tuyaux caoutchoutés.l'un vert pour l'oxygène, l'autre bleu pour le protoxyde d'azote.M.Quessy avait toujours cru que les raccords de l'extrémité caoutchoutée à rait notamment pour objectif l'inclusion d'une clause indexant les salaires au coût de la vie et d une autre, incluant les cimenteries dans les secteurs économiques couverts par le décret.Rejoint au téléphone, un porte-parole de la FTQ n a pas nier confirmer cette information.Soulignant au Devoir qu'un communiqué de presse devrait éclaircir cette question au cours des prochains jours, il s'est dit d'avis que "l'affaire de Miron et celle du décret n'avaient de boissons a la Plage de Marieville.Un des témoins a meme déclaré qu'à une occasion.Faure et Mire lui avaient .proposé de servir de façade pour l'obtention de permis de la RAQ.A deux reprises, l'organisme de contrôle avait refusé leurs demandes.Puis, un policier de la Sûreté du Québec est venu corroborer ses faits en expliquant qu'un soir, alors qu'infiltré dans la pègre pour enquêter sur une cause de meurtre, il s'était rendu au "blind pig" Faure-Mire.Le témoignage de ce policier a été marqué d'un incident quand il fut pris à partie par le juge Jacques Trahan, qui lui reprochait de ne pas être intervenu ce soir-là pour fermer le tripot.Le policier tenta bien d'expliquer qu'il ne pouvait pas intervenir, étant donné la nature de son enquête, mais le juge s'en prit alors aux méthodes policières.Une brève altercation suivit entre le juge et le directeur adjoint de la police de la CUM, M.André Guay.Le juge Trahan accuse la police de l’avoir fait espionner électroniquement.Finalement, le calme revenu, le procureur du ministère de la Justice produisit les dossiers judiciaires de Dominique et Michel Mire ainsi que ceux des frères Tony et Roland Pitey, qui jouissent, sur la Rive-Sud.d'une solide réputation de fiers-à-bras.Roland est portier à la Grande Hermine et son frère y a déjà travaillé.Une de leurs soeurs y est employée.Il y a quelques semaines, le nom de Tony Piley a fait surface à Tenquête sur le crime organisé.Selon des rapports policiers, lui et les célèbres frères Le-fort étaient responsables, aux élections de 1970, d'une machine à “télégraphe" dont le démentèlement a amené la fameuse rencontre entre Pierre Laporte et deux dirigeants de la Mafia montréalaise.Hier, le nom des frères Lefort est d'ailleurs apparu devant la CCPAQ.Au Voir page 6 : Grande Hermine Textrémité métallique n'étaient pas interchangeables.Il n avait cependant jamais vérifié s'ils Tétaient.Par contre, a-t-il souligné dans sa déposition.les tuyaux de caoutchouc, avec le temps, s'étaient décolorés et étaient difficiles à distinguer.D'autre part, depuis les 15 ans qu'il travaille au département de l'anesthésie de l'hôpital Notre-Dame.jamais il n'avait changé la même journée plus d'un tuyau."Je savais qu'il ne fallait pas que je me trompe dans mes rien en commun .Actuellement, le local 791 de l’Union internationale des opérateurs de machinerie lourde représente les employés de Simard-Beaudry.de Ciment Indépendant et de Demix Laval.Il tente par ailleurs d'obtenir l'accréditation des employés de Miron, le plus gros employeur du secteur.alors que la CSN a obtenu pour sa part l'accréditation de ceux de Francon, il y a un mois.La bataille du 791 chez Miron s'est effectuée aux dépens d'un autre syndicat de la FTQ, celui des employés du ciment.Chez Simard-Beaudry, le 791 s’y est installé en faisant entrer dans cette entreprise un syndicat indépendant dont un dirigeant du 791 était jusqu'à l'affiliation, le gerant d'affaire.Si le 791 décrochait du tribunal d'appel du Travail le droit de représenter les employés de Miron, a expliqué le même vice-président d'une entreprise concurrente, il représenterait alors quatre des cinq plus grosses entreprises du genre de la métropole.Voir page 6 : Le conflit calculs.C'est pour ça que je faisais ça en deux jours." Le 28 mars, à la demande d'un médecin et d'une infirmière, il a entrepris de raccourcir deux de ces tuyaux caoutchoutés qui pendaient du plafond dans la salle fi3.Pour les raccourcir, il a ôté les embouts.Une fois les tuyaux coupés, par un plombier, et les embouts remis en place, il a procédé au raccordement, au plafond, croyant toujours que ces raccordements étaient différents et qu'ils em pêchaient par conséquent toute interversion des tuyaux.Sur les embouts des tuyaux, il n'avait jamais remarqué les symboles chimiques identifiant les gaz qui devaient en sortir.De toute façon, il ne connaissait que la signification du symbole 02 pour Toxy-gène.L'obstétricien de Mme Cloutier, le Dr Rodolphe Hotte, a ensuite relaté les détails de Taccouchement, qui s’est déroulé sous anesthésie locale.C'est parce que le placenta ne sortait pas normalement qu'il a fait appel a un anesthésiste.le Dr Normand Monette.Après quelques minutes d'anesthésie générale, les Drs Hotte et Monette s'aperçoivent que la patiente bleuit.Ca voulait dire que quelque chose n allait pas au niveau pulmonaire, probablement ".de dire le Dr Hotte.Suivent tous les détails de la procédure de réanimation: massage cardiaque, injection par voie intraveineuse de divers médicaments, intervention de l'équipe spéciale de réanimation, oxygénation massive, etc.Le Dr Monette vient par la suite corroborer ces détails, et explique au coroner qu'il a vérifié à plusieurs reprises, durant ces minutes d’angoisse, les raccordements des tuyaux de gaz à son appareil d'anesthésie.Le décès de Mme Cloutier constaté, les Dr Hotte et Monette s'interrogent sur sa cause.Ils respirent le gaz émanant du masque et qui provient de la canalisation verte, donc de Toxygène.Dans les mots du Dr Monette: "Pen-Voir page 6 : L'enquête EXCLUSIVITÉ COLLAGÈNE INTÉGRAL NOUVEAU AU QUEBEC ! une peau sans avec ,e ê josette ghedin Y 2030 rue crescent 1 845 9323 845 7611 Le conflit syndical du ciment viserait l'ouverture du décret Cette Grande Hermine n’est pas blanche aux yeux de la justice Protégez-vous protégez vos héritiers D TRUST GÉNÉRAL Exécuteur testamentaire 403 74 1 vv-' v - . 4 • Le Devoir, mercredi 8 mai 1974 éditorial Les dernières heures du gouvernement Trudeau Depuis le discours virulent qu'a prononcé hier M.David Lewis aux Communes, il parait acquis que le gouvernement minoritaire de M.Trudeau vit ses dernières heures.On avait hâte de voir si.une fois de plus, les motions conservatrice et néo-démocrate seraient formulées de manière que l’une annule l'autre et que l'accord des deux principaux partis d'opposition ne puisse se faire sur aucune.Aucun doute n est plus possible désormais.Le caucus conservateur se réunit ce matin afin de décider s'il pourra appuyer le sous-amendement néo-démocrate.Mais cette consultation n'est qu'une formalité.La forme que M.Lewis a donnée à son sous-amendement ne crée en effet aucune difficulté sérieuse pour les députés conservateurs.Ce que M.Stanfield a laissé entrevoir dès qu’il eut pris connaissance du texte de la motion Lewis, ses députés le confirmeront aujourd'hui avec un enthousiasme dont on a eu hier soir les prémices.Ils voteront, à moins d'un miracle, pour le sous-amendement néodémocrate.C'en sera alors fait du gouvernement Trudeau.Ce dénouement était inéluctable depuis qu'une véritable psychose électorale s’empara du Parlement il y a quelques semaines et surtout depuis le discours très péremptoire prononcé à Toronto le 20 avril par M.Lewis.Il n'est pas sûr, cependant, que le prétexte trouvé pour renverser le gouvernement soit celui qui réponde le mieux à l'intérét du pays à l'heure présente.• Le résultat de l'élection d'octobre 1972 fournit aux éléments progressistes du Parti libéral et aux éléments modérés du NPD l'occasion de réaliser une coalition officieuse qui mit tout le monde mal à Taise mais dont on doit reconnaître qu elle a produit de bons fruits.Augmentation et indexation des pensions de vieillesse et des allocations familiales: loi sur les dépenses d’élections; loi sur l'imposition des ventes de pétrole à l'étranger; loi sur l'examen de l'investissement étranger: allègements fiscaux en faveur des contribuables à revenu modeste; subventions visant à contrebalancer l’augmentation du prix du pain et du lait; péréquation visant à contrer la hausse spectaculaire du prix du pétrole importé.Autant de mesures dont l’adoption fut grandement facilitée par la collaboration parlementaire entre libéraux et néo-démocrates.Par-delà les fruits qu'elle produisait, l'alliance officieuse demeurait toutefois artificielle et fragile.Elle ne pouvait revêtir un caractère officie! et ouvert, en raison sans doute de l’opposition viscérale de maints éléments des deux partis à toute forme d’association organique au sein du gouvernement.Réduite à sa forme actuelle, elle restait par contre exposée aux aléas de la conjoncture électorale.En même temps qu'ils collaboraient à certaines entreprises communes, les partis impliqués devaient sans cesse garder Toeil ouvert du côté de l'opinion publique et surtout de leurs éléments “durs " respectifs.En ce qui touche l'opinion publique, rien n'indique qu’une rupture était devenue pressante.Les néo-démocrates couraient un grand risque en appuyant le gouvernement sans être associés aux responsabilités et aux privilèges du pouvoir.Selon les plus récents sondages, ils n'avaient toutefois pas de motifs graves d'inquiétude, vu que la position des partis demeurait à peu près la même qu'au lendemain de l'élection d'octobre 1972.Il n'en allait toutefois pas de même des “durs'' à l'intérieur de chaque parti.Au sein du NPD, on a senti dès Tété dernier une vive impatience à l’endroit de la stratégie de M.Lewis.La ruse du chef parvint alors à modérer les inquiétudes de ses collaborateurs.Ce n’était toutefois que partie remise.Le parti refusait visiblement de donner un chèque en blanc au leader.Quant aux libéraux, nombreux étaient ceux que mettait mal à Taise l’alliance officieuse avec le NPD.Au premier rang de ceux-ci.figure M.John Turner, dont le discours du budget lundi soir était, en plusieurs endroits, une véritable provocation à Tendrait du groupe néo-démocrate.Après la manière cavalière dont M.Turner rejeta lundi soir plusieurs des 'neuf exigences” définies par M.Lewis le 20 avril dernier, il eut fallu que le NPD ait perdu toute fierte pour continuer de soutenir le gouvernement en Chambre.Ainsi se produit, par une logique inhérente à notre système qui laisse une part si grande à Tinstinct du moment, un dénouement que la raison froide rejetait ou dont, à tout le moins, elle ne voyait aucunement Turgence, mais que semblaient souhaiter avec une égale ardeur les deux principaux partis en cause.Les divergences entre les libéraux et leurs alliés de passage demeuraient fondamentales et irréconciliables.Il fallait tirer tôt ou tard une ligne de démarcation.Cette ligne, M.Lewis l’avait tracée pour sa part il y a trois semaines en définissant ses “neuf exigences”.Avec un soulagement que trahissait le caractère agressif des passages qu'il consacra à certaines exigences du NPD, M.Turner a allègrement franchi lundi soir Tautre moitié du parcours.^ Pour le peuple canadien, il est dommage que la rupture survienne à ce moment-ci.Car, par-delà la critique acérée qu’en a faite M.Lewis, le budget Turner rejoignait, par maints aspects, certaines attentes des néo-démocrates.Il proposait de plus un ensemble de me- sures que, dans le contexte actuel, on doit considérer comme raisonnables.Le budget Turner est nettement orienté vers cette “classe moyenne” au sein de laquelle le Parti libéral trouve ses appuis les plus stables et les plus nombreux.M.Lewis a eu raison de dénoncer le peu de cas qu'il fait des citoyens à revenu fixe ou modeste.Le $50 que M.Turner concède aux petits salariés est nettement insuffisant.M.Turner aurait dû, à ce chapitre, délier davantage les cordons du Trésor fédéral.Pour la première fois depuis l'élection d'octobre 1972, le gouvernement proposait par contre un réaménagement des charges fiscales qui aurait sensiblement frappé les grandes sociétés que le NPD se plaît à dénoncer.Alors que l’impôt sur le revenu des particuliers avait fourni depuis trois ans la plus grosse part des revenus accrus de l’Etat fédéral, le budget annonçait cette fois une hausse de 44rr dans les revenus en provenance de l'impôt sur les bénéfices des sociétés tandis qu'il n'entrevoyait qu'une augmentation de 20% dans les revenus en provenance de l’impôt sur le revenu des particuliers.Il annonçait surtout des changements radicaux dans le régime d’imposition des sociétés qui exploitent nos richesses naturelles et une surtaxe de 10% devant frapper les sociétés commerciales et financières.Pour la première fois, également, le gouvernement envisageait des mesures positives afin de favoriser l’épargne chez les citoyens des classes moyennes et modestes.En plus de contenir la demande à une période ou la rareté de maints biens et services en fait monter le prix, ces mesures promettaient de rétablir une certaine justice envers des citoyens dont les épargnes contribuent le plus souvent à financer les projets communautaires alors qu eux-mêmes en retirent un rendement dérisoire.Ces mesures n etaient pas la mer à boire.Elles n’étaient certes pas de nature à plaire aux grands esprits qui jugent de haut les mesures prises contre l'inflation comme si eux-mêmes possédaient dans leur cervelle prétentieuse des formules magiques qu'aucun pays n'a encore trouvées.Elles constituaient néanmoins un programme d'action raisonnable à ce stade-ci de la crise de l'inflation.Pour cette raison et pour bien d'autres, il eut été préférable que le Parlement actuel continue de fonctionner pendant une autre année.La volonté de collaborer étant disparue, quelle autre issue pouvait-on néanmoins envisager que celle qui parait inéluctable depuis le discours qu'a prononcé hier aux Communes M.David Lewis?Claude RYAN Le loisir et l’environnement au Québec Texte intégral de la déclaration émise le 5 mai par le Regroupement québécois pour l’environnement à l’occasion du Mois de l’environnement.• Au Québec, depuis le début du siècle, le pourcentage des personnes résidant dans les villes est passé de 36'i à plus de 75'; aujourd'hui.Rien ne laisse présager un fléchissement de cette tendance.On prévoit au contraire que près de 90% de la population québécoise vivra dans les villes en Tan 2000.La constatation que nous pouvons en déduire est que le milieu urbain est devenu le milieu de vie normal et permanent de la très grande majorité des citoyens.Dégradation des ressources Cela saute aux yeux que la nature subit au Québec un processus de dégradation continuel.L utilisation des ressources se pratique sur une base compétitive entre les divers secteurs du développement économique et social.L’équilibre n'existe pas entre l'exploitation agricole et industrielle, le développement commercial et domiciliaire.les besoins de loisir et les sites de récréation.Les espaces naturels, hors des villes et dans les villes, disparaissent à un rythme effréné devant Tas-saut du développement urbain et industriel.Le lotissement et la spéculation foncière ont pour effet de faire passer, de plus en plus, les propriétés publiques du territoire entre des mains privées.Ce qui a pour effet de diminuer l'accessibilité aux espaces naturels pour l'ensemble de la population.Les cours d'eau situés près des bassins de population sont presque tous pollués, les villes s'enlaidissent et sont envahies par le béton de sorte qu'il est devenu impossible pour l'ensemble des Québécois de jouir d une façon satisfaisante des éléments naturels de son territoire.Dans le processus actuel d'évolution du territoire, les individus ont acquis des conditionnements et des comportements de déprédateurs de la nature.L'homme de la ville, en particulier, a appris à vivre dans un environnement dégradé; il a même appris à trouver normal la détérioration du milieu.Aussi lorsqu'il quitte la ville pour retrouver à la campagne cette nature dont il rêve malgré tout, il ne peut s’empêcher d'y transporter la ville et ses habitudes d'être urbanisé.Que Ton songe aux torts irréparables faits à la nature par les villégiateurs, les campeurs, les automobilistes, les propriétaires de véhicules de loisir motorisés et bien d'autres.L'homme d'ici doit commencer véritablement.et pour de bon, à réapprendre a vivre avec l'environnement naturel et à le respecter comme une cho- se vivante.Le stress de la vie moderne et urbaine handicape fortement la santé physique et mentale de l'individu et de la collectivité.Les études les plus récentes ont clairement démontré la piètre condition physique des Québécois.Un travail dévalorisant pour un grand nombre de travailleurs et le peu de satisfaction véritable dans leurs loisirs quotidiens poussent les groupes vers la névrose collective.Ajoutons à cela une carence touiours plus grande d'espaces naturels à la portée des gens, une mobilité inexistante ou factice pour la grande majorité en raison soit des limites de temps ou les problèmes de transport et Ton peut en conclure que le Québécois moyen est drôlement pogné” vis-à-vis son loisir dans un environnement agréable.L'annexe 27 du rapport de la Commission Castonguay-Nepveu sur la santé et le bien-être social le souligne bien: "L'absence ou TinsUffisance des espaces verts trop souvent négligés font penser sur la population des villes des menaces d'ordre hygiénique et social très graves.Ils doivent contribuer à rétablir l'équilibre psychologique des sociétés, équilibre détruit par la vie moderne." Actuellement, pour la majorité de la population, les milieux de plein air comme cadre de loisir n'existent pratiquement pas.Pourtant, le contact de Thomme avec la nature est un besoin primaire et fondamental chez tout individu et ce besoin doit s’inscrire de façon permanente dans la vie quotidienne de chacun.Et c'est par le loisir que Tindividu peut être en mesure d'assurer et de maintenir un contact positif avec les éléments naturels puisque la vie de travail et la vie sociale urbaine le tient continuellement éloigné de la réalité d'un environnement naturel.Le loisir doit lui-même être reconnu comme un droit inaliénable pour tous dans notre technologie.Dans l'élaboration d'une politique de développement du loisir pour la majorité des citoyens deux des pôles devant servir de points d’appui pour l'action sont d'une part la nécessité d'assurer un environnement de qualité destiné à satisfaire les besoins de loisir reliés à la nature et d'autre part la nécessité de domestiquer les formes de loisir se pratiquant en milieu naturel de telle sorte qu’elles ne deviennent pas, à plus ou moins longue échéance, destructrices de l'environnement.C'est ce double objectif qui est souhaitable.Il est absolument nécessaire de fournir à Tètre humain des'moyens ou des occasions pour satisfaire ses besoins les plus diversifiés de contacts avec la nature.Cela peut s’exprimer par des actions aussi simples que respirer, écouter, voir, sentir et se mouvoir dans des éléments natu- rels.C'est la detente et le repos qui s'impose pour la grande majorité.C’est aussi selon des modes plus développés la satisfaction du besoin de l'activité physique par la randonnée pédestre, à ski, à bicyclette, en raquettes, ou bien le désir de la connaissance de la nature par l'observation et l’interprétation au moyen des diverses sciences naturelles.Tous les individus ont droit, s'ils le désirent, à l’accès au plus grand nombre de formes de loisir en relation avec la nature.Mais, toutes les activités de loisir de plein air, même les plus inoffensives.en apparence, sont susceptibles d'affecter et de détruire cet environnement nécessaire à leur maintien.Nécessité existe donc aussi par des mesures de réglementation et de contrôle, par l'information et l'éducation populaire d'imposer aux différentes activités, surtout à celles qui sont motorisées, une discipline efficace erl fonction de la conservation.Protection et accessibilité Le loisir de plein air repose fondamentalement sur Texistence d'espaces naturels, aménagés ou non, accessibles à la majorité de la population.La survie des espaces naturels, ou espaces verts, hors les villes et dans les villes, constitue le problème le plus grave du loisir relié à l'environnement.Leur conservation et leur développement exigeront des efforts considérables, mais vis-à-vis lesquels notre société n’a plus le choix.C'est aussi une question de justice sociale.Que ce soit parce que les espaces d'accès public sont insuffisants, ou parce que trop peu de familles ou de groupes de citoyens peuvent se payer un espace privé, ou encore parce que le problème du transport est insurmontable pour le plus grand nombre, il existe un problème de démocratisation des espaces naturels et ce problème est lié à celui de la protection de ces espaces.La qualité de vie de Thomme est liée à la qualité des espaces qui l'environnent, facteur important de l'équilibre entre les individus et leur milieu.Le type de protection dont il est question ici est bien particulier: il s'agit de la prise en mains par la population des espaces verts nécessaires à la satisfaction de ses besoins de loisir pour des fins de repos.d'activité physique et de connaissance.Tous lés besoins doivent y trouver leur compte.C'est pourquoi les boisés, les fermes, les montagnes.les lacs et les rivières doivent être protégés jalousement en quantité suffisante, aménagés rationnellement et rendus accessibles facilement A ces fins, g'est d'abord à proximité des bassins de population qu’il est nécessaire de protéger et d'aménager des espaces naturels pour le loisir parce que c'est là que les citoyens peuvent en faire un usage quotidien.C'est donc dans les villes et à proximité des villes que le besoin d'espaces verts est le plus réel et le plus pressant.Ce serait une erreur de penser qu'en conservant des réserves naturelles loin des centres urbains, les besoins de loisir seront satisfaits et que bes espaces lointains seraient à Tabri de la dégradation.Au contraire, seuls les gens mobiles et favorisés peuvent bénéficier des espaces éloignés.Même éloignés, ces espaces, tels les parcs provinciaux, sont menacés par les comportements destructeurs des citadins, par l’exploitation forestière et industrielle de toutes sortes et par l'urbanisation qui ne cesse de s'étendre à partir des grands centres, existants.La solution de l'équilibre commence dans le milieu de vie habituel des gens, donc dans les villes pour la majorité.Et, c’est par le rétablissement de l’équilibre dans les villes que Ton réussira à maintenir l'équilibre à Tautre extrême dans les espaces éloignés, nécessaires pour les besoins de pleine nature et Téquilibre global du territoire.Tous les objectifs souhaitables en fonction de Tenvironnement-loisir ne pourront se réaliser sans un vaste mouvement d'éducation populaire en faveur de la conservation et de la pratique des formes de loisir de plein air.Des programmes d’information menés par les organismes responsables de ces questions et par les pouvoirs publics a tous les échelons doivent être entrepris pour sensibiliser et inviter tous les citoyens à engager leur responsabilité vis-à-vis la qualité de l'environnement et du loisir qu'il est possible d’y vivre.Des programmes d’incitation à l'amélioration du milieu et à l'aménagement rationnel doivent être mis sur pied: nettoyage, embellissement, plantation d'arbres, etc.Information et éducation populaire doivent viser à faire prendre conscience aux individus du potentiel récréatif des espacés naturels, des moyens d'y avoir accès et des moyens d’assurer la protection de ces espaces.Enfin, tout effort de développement du loisir risquerait d'être vain si.aux plans provincial et municipal, les gouvernements ne sanctionnaient pas dans un avenir rapproché (il est déjà bien tard) par voie de législation et de réglementation le caractère sacré d'espaces verts publics devant répondre à la demande à tous les niveaux de besoin.Actuellement, non seulement les espaces verts publics, surtout dans les villes, sont insuffisants, mais Voir page 6 : Québec Giscard a réussi à déplacer du monde ¦¦Mi HH lettres au DEVOIR Un avenir chargé de nuages pour l’Angola " En ce moment neuf millions de Portugais crient leur joie tandis qu'outremer quelque quinze millions d'Africains attendent et quelques centaines de milliers de colons frôlent la panique.A Torigine de tout ce branle-bas un nom, celui du général Spinola.Il a réussi le coup manqué par le capitaine Henrique “Santa Maria” Galvao et cet autre officier dissident, le regretté général Humberto Delgado.C'est un coup d’Etat bizarre et unique.Perpétré au nom de la liberté et de la démocratie par un proconsul au casier fasciste fort chargé et avec une armée qui a été a la fois le principal soutien de la dictature civile instaurée par Salazar et la responsable d'au moins cinq cent mille morts angolais.guinéens et mozambiquais.Quelles sont les intentions de la junte à Tégard des colonies?On parle de fédération, d’association, de décentralisation, etc.Tout cela, c’est du réchauffé.Déjà dans les années cinquante, l’opposition “progressiste" portugaise, y compris l'extrême gauche, avait esquissé des- formules semblables afin de sauvegarder “Tintégrité territoriale portugaise".Le général Delgado a été le premier et le seul opposant au régime qui osa, lors des élections de 1958, admettre l'idée d'autodétermination pour “les provinces d'outremer”.Des menaces graves pèsent sur l’avenir de l'Angola.Le partage hâtif de ses ressources parmi le capitalisme international, entrepris par Salazar au lendemain du déclenchement du mouvement de libération national, assure déjà à ce territoire une situation néo-coloniale avant même l'indépendance.Quel sera donc Tavenir de ce pays presque aussi grand que le Quebec et dont les entrailles renferment du pétrole, des diamants et de Tu-ranium?Nouveau Congo?Nouveau Vietnam?Ou l'Angola rééditera-t-il l'exploit de certains pays africains lesquels une fois “indépendants” ont bafoué la démocratie et de ce fait même restent toujours “des zones à libérer”?Sans compter les forces occultes qui pourront se manifester à tout moment, présentement le destin de TAngola semble se jouer à trois.Si les mouvements de libération luttent depuis treize ans pour l'indépendance “réelle", la junte et les colons ont eux aussi, leur mot à dire.Beaucoup parmi ceux-ci rêvent d'une indépendance à la lan Smith, indépendance qui serait sans doute soutenue par la Rhodé-sie et l'Afrique du Sud, pays avec lesquels Lisbonne a des pactes militaires.agissants.D'autre part si la junte trouve trop d'intransi-gence de la part des enefs rebelles ou craint que leur rivalité ne gâche l’indépendance, elle sera tentée d’imposer une indépendance de drapeau avec des cadres angolais dociles et reconnaissants, issus de la petit?bourgeoisie locale que l’administration coloniale n’a cessé d'entretenir et d’utiliser à des fins de propagande.Ce serait là, sans doute, une solution paternaliste et tentante car elle assurerait plus avantageusement que n importe quelle autre, les intérêts de ce petit nombre de familles qui contrôlent la vie économique portugaise aussi bien en métropole que dans les colonies.Ces hypothèses sont aussi valables pour le Mozambique.Seule la Guinée-Bissau nous semble plus ou moins à Tabri de telles manoeuvres du fait de la très solide implantation politico-militaire du Parti Africain pour l’indépendance de la Guinée ei du Cap-Vert, et du fait que la Guinée est une colonie non de peuplement mais d'exploitation et pratiquement avec un seul propriétaire, la Compagnie Union Voilà pourquoi le coup d'Etat de Spinola, qui est en soi un événement historique très salutaire pour la dignité de son peuple, dresse soudainement dans l’avenir de TAngola une interrogation inquiétante.Il reste cependant un grand espoir: que les forces progressistes portugaises l’emportent au moyen d'une consultation populaire sur Tavenir des colonies.Si référendum il y a.le peuple portugais devra, normalement, se prononcer favorablement pour Tindependance des colonies.On voit mal un peuple privé de liberté pendant quarante-huit ans et qui vient tout juste de la conquérir, la refusant à des populations qui en sont privées depuis presque cinq siècles.Ce serait un rachat.Manuel dos SANTOS LIMA, écrivain angolais Laval, le 3 mai 1974.Un silence qui sent la complaisance M': le président Association provinciale des institutions pour enfants Depuis plusieurs semaines, les journaux font régulièrement état du problème créé par l’attitude incompréhensible du ministre des Affaires sociales face à la condition actuelle des handicapés physiques et mentaux placés en institutions.Le ministre veut, pour respecter des calculs faits en “bureau fermé", imposer une responsabilité financière aux parents d'handicapés.Il semble se désintéresser totalement des problèmes véritables de notre société et vouloir faire de son super-mi- nistère une organisation financière rentable.Les handicapés physiques et mentaux ont droit aux mêmes services que les gens dits “normaux” et la gratuité des services de santé et d'éducation est du nombre des droits de l'ensemble des Québécois.Les parents s'organisent et font savoir aux autorités ce qu’ils pensent à ce sujet.Seuls les organismes qui devraient défendre les drqits et privilèges des enfants places en institutions se laissent.L’Association provinciale des institutions pour enfants est de ce nombre.On est rendu à croire que TAPIE est un or- ganisme patronal intéressé uniquement a défendre les idées des autorités gouvernementales.Avons-nous raison?Qu’attendez-vous pour vous impliquer dans cette affaire?Qu'attendez-vous pour rendre publiques vos intentions réelles?Etes-vous là pour défendre les droits et privilèges des enfants en institutions ou pour servir les intérêts du gouvernement?Il est grand temps que vous donniez , votre réponse.Pour un groupe de parents d'handicapés de Sept-Iles.Robert NORMANDEAU Sept-Iles, le 1er mai 1974 Deux royaumes à ne pas confondre Il y a quelque temps.Tun de vos collaborateurs publiait dans Le Devoir un article sous le titre “Soquem mettra en production une mine de colombium au Lac Saint-Jean".Soit dit en passant.votre correspondant eût mieux fait d’écrire: Lac-Saint-Jean.puisqu’il s’agissait d'un territoire et non pas d'un lac.Ne le chicanons pas trop là-dessus; mais qu'on me permette de faire remarquer qu’il n'était pas tout à fait au point.Et voici de quelle façon.Ladite mine se trouvant localisée "dans le comté de Dubuc” (comme il précise lui-même), elle ne peut se situer au Lac-Saint-Jean.mais bien au Saguenay.dont les limites ouest ne vont guère, à 1 ouest, au delà de Saint-Jean-Vianney (d'émouvante mémoirei, de Chute;à Caron, Kénogami et Jonquière, etc.; tout le reste du territoire vers le nord, y compris Chicoutimi-Nord, Saint-Fulgence, Sacré-Coeur, Tadoussac.etc.; puis, à Test: Bagotviile, Port-Alfred, Grande-Baie.Falardeau, Petit-Saguenay, etc .le tout compris dans le Royaume du Saguenay et longeant plus ou moins la rivière du même nom.bien connue de longue date.’ D ailleurs, tout le reste de ce pays, notamment plus au nord et a Test, fait partie de ce qu'on appelle souvent encore le Royaume de Saguenay, depuis le temps de la venue en ces lieux de Jacques Cartier et autres explorateurs.Par là-bas, on fait la distinction rationnelle de tout cela, la Société Historique du Saguenay étant maintes fois revenue sur le sujet et ayant ainsi contribué à l'éducation des gens à ce propos.Pour les initiés (et je prétends en être) ayant vécu quelque 25 ans en ces parages), on se demande comment il se fait que les gens de l'extérieur de cette région ne font pas encore la distinction requise.M.Ryan, J'ai lu avec intérêt votre article du 61 avril sur notre SSJB.Vous avez omis de mentionner, par pudeur ou naïveté, une bon ne raison pour laquelle on a refusé de vous décerner le prix Oli-var-Asselin.i • Comment auriez-vous pu croire un seul instant que ce prix eût pu être accordé au directeur du DEVOIR quand M.Angers et ses compères venaient de souscrire $2.000.au journal Le Jour et que lui-mème s'apprêtait à accep- Ma protestation et ma modeste mise au point contribueront-elles à la correction définitive de la situation9 Je m'en flatterais et me sentirais bien récompensé de cet humble effort.Antoni JOLY, enseignant-journaliste à la retraite.Montréal, mars 1974 ter un poste au conseil d’administration de ce nouveau quotidien.Ça aurait été compromettre dangereusement la naissance et de reconnaître publiquement la valeur de son principal concurrent et les mérites de son directeur On nous parlera ensuite des intérêts supérieurs de la nation.Comme dit la chanson: "Faut-il en rire ou en pleurer?".Jacqueline MARTINEAU Montréal, le il avril 1974.LE DEVOIR fondé por Henri Bourcma le 10 (onvier 1910 e» rédacteur en chef Direct ._ .Claude Rya Rédacteur et Michel Roy Directeur de Jean froncoeui Tresoner Bernard lar< chef ad|Oint information: r» .ci impri Dumont incorporée dont les ateliers sont situes a 9 LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée tuse- les informations publiées dons LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne: S40 par ann I etranger $45 par annee s.* mois S25 trois m« somed.51° par année Edition quotidienne, livrée •eur 90 cents par semaine Tarif de I abonnement , ^e,m0nde Courr,er d* *''**"« classe en 0858 Depot légal Bibliothèque nationale du Quebec TÉLÉPHONE: 844-3361 Lgnesgroupées Faut-il en rire ou en pleurer?\ Le Devoir, mercredi 8 mai 1974 • 5 des idées des événements des hommes LE QUEBEC ET L’AMERIQUE 2) Les Américains et le nationalisme québécois L osmose culturelle entre les Etats-Unis et le Canada anglais est telle que les Amé-i 'ains arrivent assez vite à établir un dialogue avec leurs voisins du Nord anglophones.Ils en viennent très tôt à penser selon la même longueur d'ondes et.s'ils manifestent assez peu de sympathie à l'endroit du nationalisme canadien le plus intense, ils réussissent tout de même parfois à bien évaluer ce phénomène.Il arrive encore que les Américains disent retrouver au Canada une fraîcheur libérale que semblent ^voir perdu les Etats-Unis.L’Américain émigré au Canada pourra, sans trop de difficultés, faire oublier ses origines et peut-être même devenir un nationaliste canadien.Dans cette perspective, comment les élites américaines qui redécouvrent le Canada n'a-dopteraient-elles pas spontanément sur le Québec le point de vue des Canadiens anglophones?Ajoutons que ces derniers, dans leurs rencontres avec des Américains', demeurent la plupart du temps étrangement laconiques en ce qui a trait au “problème québécois ".S'ils acceptent d'en parler, c’est presque invariablement pour minimiser l'importance du mouvement nationaliste au Québec ou pour souligner les difficultés posées par le programme fédéral du bilinguisme.D'autre part, un nombre relativement restreint d'Américains.même parmi ceux qui sont au fait de la politique étrangère, peuvent entendre le français et s'exprimer dans cette langue de sorte qu’il leur est impossible de poursuivre une conversation suivie et pertinente avec des Québécois de langue française.Ajoutons que les Américains qui parviennent cà acquérir une bonne connaissance du français sont le plus souvent attirés par la France ou les autres pays francophones d'outre-mer.Il est significatif que très peu de ces francophiles américains aient manifesté le moindre intérêt pour le Québec au sujet duquel ils adoptent volontiers les préjugés et la condescendance de certains Français quant à la culture traditionnelle du Québec et la qualité du français parlé par les Québécois.Plusieurs Américains du Nord-Est ont visité le Québec en touristes: ils en ont gardé habituellement le souvenir d'une pièce de musée tandis que leurs contacts personnels sont demeurés limités à des anglophones de Montréal.Quant au tout petit nombre d'Américains qui ont rencontré des Québécois francophones à l'occasion de réunions canado-américaines, ils n'ont pu le plus souvent aborder que des personnes assez peu représentatives du milieu québécois, des intellectuels.fonctionnaires, hommes politiques, hommes d’affaires.tous bilingues et qui avaient accepté de participer en minorité à un congrès ou un colloque où l'on ne s'exprimait qu'en anglais.Le cadre de ces réunions demeure évidemment conditionné par la présence majoritaire de Canadiens anglophones.Dans de telles réunions.le’S Canadiens de langue française qui peuvent exprimer une pensée complexe en anglais sont habituellement peu représentatifs du nationalisme québécois en ce qu'ils paraissent accepter plus ou moins d’être assimilés aux autres Canadiens et ne remettent pas en cause le système fédéral du Canada sous sa forme présente.Même si leurs opinions peuvent diverger considérablement de celles de leurs compatriotes anglophones, elles trouvent peu d'occasions de s'exprimer en de telles réunions.D'autant plus que ces opinions seraient probablement mal comprises ou même mal reçues, du moins c'est là ce que le Québécois est porté à croire.En conséquence, ils sont très rares les Américains qui ont pu être expbsés "en direct" à une expression élaborée du nationalisme québécois ou de la thèse indépendantiste.Ajoutez à cela ce que nous avons souligné plus haut, que les relations canado-ameri-caines sont perçues par les quelques Américains qui s'y intéressent, d’abord et avant tout, quant aux aspects économique.technologique et, jusqu'à tout récemment, militaire et stratégique.Les aspects politique, culturel et psychologique sont le plus souvent ignorés.Or.dans l’ensemble.ce sont les anglophones qui contrôlent et gouvernent l'économie canadienne, ce sont eux aussi qui ont fourni la compétence technologique et ont eu la direction de l’appareil militaire et stratégique.lettres au DEVOIR Invitation à une recherche spirituelle La situation du monde s'aggrave de jour en jour.Elle présente un vrai défi à ceux qui mettent en question, ouvertement ou individuellement, l'affirmation populaire que les intérêts matériels viennent en premier lieu et que les considéra- ' lions spirituelles, comme le sentiment de responsabilité et d'intégrité.viennent en deuxième lieu.Etant donné que tous les efforts afin d'obtenir des solutions matérielles ont échoué, n'est-il pas grand temps de considérer la priorité des valeurs vraiment spirituelles et d'apporter les changements nécessaires?Beaucoup d'institutions établies, même celles de type religieux, ne seraient pas en faveur d'un tel "changement de cap".Mais je suis convaincu qu'ici reside le moyen de créer une unité dont nous avons besoin de toute urgence: une famille internationale d'hommes et de femmes intègres qui se vouent individuellement aux vraies qualités humaines.Je suis l'éditeur d'un journal hebdomadaire dans l'ouest canadien.Je serais très heureux de recevoir les lettres de ceux qui désirent approfondir ces pensees.Toutes les lettres recevront une réponse.Chris FOSTER B.P.9 100 Mile House, Colombie-Britannique.C'esf le temps de hire Installer les GOUTTIÈRES (HO-DO) Galvanisées, cuivre, aluminium Estimation gratuite Montréal 322-41 60 Québec 872-9244 PRIMEAU MÉTAL INC.VOYAGE AU MEXIQUE DU 3 AU 23 JUILLET - PRIX: $735.• LE PRIX COMPREND LE VOYAGE PAR CP-AIR, LE LOGEMENT DANS LES HÔTELS DE PREMIÈRE CLASSE À RAISON DE DEUX PAR CHAMBRE, UN AUTOCAR DE LUXE POUR LES RANDONNÉES, TOUS LES REPAS, TOUTES LES TAXES ET DROITS D'ENTRÉE.UN GUIDE EXPÉRIMENTÉ.• L'ITINÉRAIRE INCLUT LE COEUR MÊME DU MEXIQUE: MEXICO - TULA - QUERETARO - SAN MIGUEL ALLENDE -GUADALAJARA - PATZCUARO - SAN JOSÉ PURUA - TAXCO -ACAPULCO (3 JOURS) ET MEXICO (7 JOURS) AVEC EXCURSIONS À PUEBLA - TEPOTZOTLAN - TEOTIHUACAN./ • L'organisation est limitée à une trentaine d’INS-CRIPTIONS, s'adresser au plus tôt à: JEAN GENEST, directeur, 25 OUEST, RUEJARRY MONTRÉAL(TÉL.: 387-2541 À l'inscription est romls un fascicule décrivant tout le voyage et aident à découvrir le Mexique.HHHHi Par WÊÊÊÊÊÊÊÊEÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊIÊM LOUIS BALTHAZAR et ALFRED 0.HERO • Nos collaborateurs ont décrit hier les assises fragiles sur lesquelles se fonde la collaboration entre le Canada et les Etats-Unis, du moins en ce qui touche la connaissance des réalités canadiennes par les dirigeants américains.Vu que la perception du problème québécois parvient surtout aux Américains à travers les relations qu’ils entretiennent avec des collègues généralement anglophones au Canada, la plupart d’entre eux ignorent jusqu’à l’existence du nationalisme québécois.Il existe d’ailleurs des obstacles à un dialogue américano-québécois non seulement aux USA mais .aussi au Québec même.Les industriels, les gérants d'entreprise, les techniciens et les avocats américains qui ont eu à traiter avec des Canadiens n'ont pu rencontrer généralement que des Canadiens de langue anglaise ou quelques francophones très fédéralistes.Même les activités diplomatiques du Canada aux Etats-Unis ont été jusqu'à tout récemment conduites surtout par des anglophones.Longtemps, la substance de la politique étrangère du Canada est demeurée éloignée des intérêts québécois.Cette situation a considérablement évolué récemment et le ministère des affaires extérieures du Canada est devenu vraiment bilingue sinon biculturel.Mais cette évolution semble être survenue trop tard pour les nationalistes du Québec déjà trop engagés dans la poursuite d'idéaux proprement québécois.En conséquence, l'appareil diplomatique canadien, tout bilingue qu'il soit, est impuissant à refléter une certaine réalité québécoise.Les francophones en poste à l'ambassade ou aux consulats américains traduisent inévitablement l'image fédéraliste du Canada français.C’est la faute aux Québécois Les Québécois eux-mêmes (nous parlons toujours des personnes susceptibles d’exercer quelque influence politique) ne semblent guère préoccupés de se faire connaître aux Etats-Unis.Tout se passe comme si, au moins en ce qui a trait au continent nord-américain, la tradition insulaire, autarcique et défensive était encore vivante au Québec et empêchait les Québécois de se produire dans les milieux américains.Un nombre relativement faible d'intellectuels québécois paraissent vraiment préoccupés par les relations avec les Etats-Unis.L'attention de la plupart est centrée sur le Québec et ses problèmes dans la Confédération canadienne et se porte assez peu sur l'impact énorme et quotidien qu'exercent les Etats-Unis sur le Québec.Les leaders et les intellectuels associés au mouvement indépendantiste et au Parti québécois ne semblent pas avoir consacré beaucoup de temps à songer aux problèmes auxquels un Québec souverain aurait à faire face en regard de la superpuissance voisine et aux politiques que le nouvel Etat devrait mettre en oeuvre à l'endroit des Etats-Unis.Les Québécois, en général enclins aux discussions et aux controverses à l'intérieur du Québec, se sont montrés jusqu'à présent plutôt timides et réticents à l'égard des groupes américains susceptibles de s'intéresser à leurs problè- mes.Très peu parmi eux ont tenté, jusqu'ici, de s’exprimer auprès des milieux américains éveillés aux affaires internationales, même quand on les y invitait.Il a été extrêmement difficile de les impliquer dans une discussion ouverte à l'intérieur de ces groupes.Ceci est particulièrement vrai des indépendantistes.René Lévesque a pu prononcer quelques discours ici et là aux Etats-Unis.Jacques Parizeau a déjà brillamment tracé les coordonnées économiques d’un Québec indépendant devant un groupe imposant d'Américains influents réunis près de Boston en avril 1972.Mais, outre ces exceptions notables, il a été presque impossible de provoquer des discussions d une certaine ampleur sur des sujets d'intérêt commun entre Québécois n'appartenant pas à l ' establishment'' canadien et Américains ouverts aux problèmes internationaux.Un observateur américain allait jusqu'à comparer les Québécois aux hommes de la République de Platon qui préfèrent se sécuriser en parlant entre eux des ombres que la réalité projette dans leur caverne plutôt que de faire face aux' rayons du soleil à l'extérieur.Cette attitude des Québécois est explicable: elle est peut-être le propre des peuples aliénés qui ont beaucoup de raisons de se méfier du grand jour et de ceux qui les invitent à participer aux “grands ensembles".S'il est vrai que les Québécois, pour quelque raison que ce soit, ne se sentent pas encore identifiés eux-mêmes suffisamment comme peuple, on comprendra qu'il ne leur soit pas aisé de se projeter dans un monde où souvent ils n ont pas conscience d'avoir leur place.Au surplus, les intellectuels québécois réagissent parfois avec une certaine méfiance vis-à-vis de ceux qui veulent se pencher sur le Québec et faire l'étude de son cas.A tort ou à raison, on interprète souvent l’intérêt américain comme une attitude condescendante, mal inspirée et profondément préjugée au départ.Il faut aussi comprendre que les indépendantistes ne soient guère disposés à dialo- guer avec des Américains au sujet de la politique étrangère d'un éventuel Québec souverain.A notre époque, les voyages aux Etats-Unis ne paraissent pas particulièrement indiqués à ceux qui cherchent à conquérir l’independance d'un peuple! .et aux Américains D'ailleurs les Américains, même cette minorité parmi eux qui sont ouverts aux affaires internationales, de par la nature de leur politique étrangère et de par leur histoire, sont plutôt mal préparés à comprendre le nationalisme québécois.La politique étrangère des .Etats-Unis est.en grande partie.axée sur les crises et se développe le plus souvent suivant les réponses à donner aux problèmes les plus brûlants qui risquent de perturber l'ordre établi ou une certaine “modération" du système international à laquelle les élites américaines attachent beaucoup de prix.Or le Québec, en dépit de quelques vagues de terrorisme.de la visite du Général de Gaulle en 1967 et des événements d'octobre 1970, n'a jamais été considéré comme susceptible de perturber à long terme ni l'ordre international en général, ni les relations en Amérique du Nord entre les Etats-Unis et le Canada.Même pour les quelques-uns qui ont été amenés, par toutes sortes de circonstances, à voyager au Québec et à s’inté-resser à l'évolution du peuple SETA-VACANCES VOYAGES AVIONS NOLISES Montréal-Paris à partir de $249.VOLS SPÉCIAUX NOLI-FRANCE VOYAGES À CUBA Sept jours Transport aérien SOQC Hôtel - repas 4 7 3 Tél.: 861-3906 québécois, il y a fort à parier que leur jugement est encore teinté par la sympathie qu'ils portent spontanément aux Canadiens anglophones, comme nous en faisions état plus haut.Les Américains comparent volontiers les aspirations québécoises au régionalisme et aux particularités culturelles des Etats du Sud au 19e siècle ou encore à la situation des Loui-sianais d'origine francophone, il y a quelques années.Ils arri-icnt très mal à comprendre que les francophones canadiens.contrairement à tous les groupes ethniques américains, aient refusé l'assimilation et s'acharnent encore à maintenir une identité linguistique et culturelle distincte en Amérique du Nord.D'ailleurs, de par leurs origines messianiques et la conscience très vive d'avoir créé un type de civilisation qui devrait convenir à tous les êtres humains (et qui a été embrassée de fait par une multitude d'immigrants), les Américains semblent congénitalement incapables de comprendre le phénomène nationaliste.Leur propre nationalisme ne s'affirme même pas comme tel: il se dit plutôt patriotisme.Ce qui fascine la plupart des intellectuels américains, c'est le concept d'intégration.L'intégration suppose.bien entendu, très souvent l'assimilation des cultures minoritaires à de grands ensembles dominés par une culture anglophone.En revanche, des phénomènes comme le retrait de la France de l'OTAN, les mouvements sécessionnistes au Bia-fra et au Bengla-Desh et tout récemment l'attitude récalcitrante de M.Jobert à la Conférence de Washington sur l’énergie.sont perçus par la très grande majorité des élites américaines comme de graves erreurs historiques.Les esprits les plus généreux s'apitoient volontiers sur le sort des masses défavorisées, des populations exploitées et ICHEZ1 TABLE D'HÔTE MENU TYPE Les entrées Potage du jour Les plats du iour Suprême de Chapon ou Sole meunière ou Steak à la Moutarde Pommes Parisienne Les Desserts Les vins Saumur Blanc ou Champi-gny, ?btle par personne.$ 1 8.00 plus taxe et service r Du lundi au samedi j de 6:00 p.m.à la fermeture 591 E.HENRI-BOUÙASSA >arde FACE AU MÉTRO • 381-1777 des pays en voie de développement Cependant, à partir du moment où les aspirations des aliénés prennent une couleur culturelle ou nationaliste, tout se passe comme si on cessait de comprendre.Dans ces conditions, comment serait-il possible que le nationalisme québécois arrive à rencontrer une certaine sympathie aux Etats-Unis?On pourra toujours être sensible au fait que les Québécois francophones sont plus pauvres que les Canadiens de langue anglaise.qu'ils sont victimes d'une certaine discrimination.Mais qu'on parle à des Américains des aspirations des Québécois à se gouverner eux-mèmes, à conquérir une certaine forme de souveraineté en vertu de leur identité culturelle, alors on risque fort de rencontrer sinon une opposition au moins un scepticisme amusé ou une indifférence incrédule.Ainsi le Québec demeure-t-il notablement absent de la politique étrangère des Etats-Unis.Bien sûr.les hauts-fonctionnaires américains se doivent-ils de s'abstenir diplomatiquement de commenter publiquement les aspects internes de la politique canadienne.Il serait toutefois bien étonnant qu'ils le fassent en privé en ce qui a trait au Québec.Les experts “canadiens" de Washington auront toujours tendance à privilégier le sentiment de leurs interlocuteurs canadiens-anglais qui les auront vraisemblablement assurés que l'indépendantisme québécois est mort de sa belle mort, le 29 octobre 1973.Les journaux et les revues ne font rien pour contredire cette impression.On y trouvera d'ailleurs plus facilement un article sur la politique en Ouganda que sur la politique au Québec.Pour led dix dernières années, nous n’avons pu trouverque deux articles sérieux faisant état de la situation au Québec parmi , les innombrables publications aca- démiques américaines dans les domaines de la science politique et des relations internationales.Quant aux- journaux, ils ignorent presque totalement le Québec, sauf à l'occasion d'événements dramatiques (comme la visite du général De Gaulle en 1967 et la crise d'octobre 1970) qui sont dès lors rapportés sans lien avec leur contexte et inévitablement très mal interprétés.Ainsi les élections québécoises d'octobre 1973 ont ete signalées tout simplement comme un balayage libéral et comme un écrasement définitif des forces indépendantistes.Il n'existe donc aucune possibilité pour ces quelques Américains intéressés aux affaires canadiennes de recevoir un minimum d'information sur le Québec à moins de s'adresser directement aux médias québécois.Or il serait étonnant que plus de dix pour cent de ces "spécialistes " en matière canadienne puissent lire et comprendre un article écrit en français.On a émis l'opinion parfois au Québec et peut-être ailleurs au Canada que les Américains, sans le dire, verraient d'un bon oeil la séparation du Québec puisqu'il leur serait alors plus facile de négocier avec deux Etats qu'avec un seul suivant l'adage “Divide et impe-ra" En raison de ce que nous avons écrit plus haut, rien ne nous laisse croire qu'une telle attitude ait déjà fait une percée à Washington.Tout indique plutôt que les Américains se sentent plus à l'aise face aux grands touts intégrés.C'est dans cette veine qu'on a si longtemps favorisé l'unification de l'Europe dans la mesure, bien sûr.où cette unification devait se poursuivre selon le modèle libéral américain de l'Europe atlantique.Le Canada uni ne semble pas trop s'écarter de ce modèle.Demain: La relation américaine: première relation extérieure du Québec.Cuisine d’d te en 3 cours donnés par Henri Bernard PLATS BUFFET CUISINE AU EXOTIQUES FROID BARBECUE le 16 mai.jour ou soir le 23 mai.27 mai, soir, jour ou soir 28 et 29 mai, jour ou soir Chacun de ces cours de 4 heures, en démonstration avec livrets et dégustation, peut être pris séparément.Renseignements et programmes gratuits 843 6481 ïtut y* enrrD ci ernard 2015 RUE DE LA MONTAGNE.SUITE 610.MONTRÉAL (permis de culture personnelle du Ministère de l'éducation) LE CHATEAU 3000 Au Château d'Aujourd'hui nous sommes fiers de vous présenter notre environnement Château 3,000.s'agit d'un environnement moderne meublant 3 pièces que vous pouvez vous procurer pour seulement $3,000.00 A votre prochaine visite au Château d'Aujourd'hui, demandez-nous de vous parler du Château 3,000.Nous vous illustrons le salon, venez découvrir la salle à manger et la chambre à coucher.extravagant ou sage 6370 - 6375 rue St-Hubert r* à Laval, au 1125 boulevard St-Martin. 6 • Le Devoir, mercredi 8 mai 1974 suites de la première page MAIS POURQUOI publiques, soit de faire fonctionner ce Parlement minoritaire pour le plus grand bien de la population.” “C'est pourquoi je tiens à dire à la face de cette Chambre et aussi à la face du peuple canadien que si nous avons bientôt des élections générales, c'est parce que l'opposition d'en face en aura décidé ainsi ', de reprendre M.Trudeau, en signalant que les créditistes de Réal Caouette comme les Libéraux, s'opposaient à la dissolution et étaient prêts a poursuivre l'expérience du gouvernement minoritaire.Et le premier ministre d énumérer tous les projets de loi importants qui resteraient en plan si la Législature devait être dissoute aujourd'hui et demain.Pendant 18 mois, a rappelé M.Trudeau, le Nouveau parti démocratique a tapé du pied, exigeant des mesures que les Libéraux auraient avancées de toute façon.mais proclamant qu elles devenaient réalité à cause de son action.“Maintenant, le leader de ce parti apparaît à la télévision, penché devant une forêt de microphones et brandissant 1 arme inconnue qui va détuire le présent gouvernement." “Ce que le NPD a démontré aujourd'hui, a dit le premier ministre, est que le meilleur parlement pour ce parti est un parlement où nous sommes la majorité et où le NPD est une petite minorité incapable d'influencer le pouvoir et la vie du parlement." LES PRODUCTEURS M.Mailloux rappelle qu'il en coûte plus cher pour produire une pinte de lait au Quebec qu'en Ontario, mettant cela sur le compte des grains de provende importés à 90' ;.“La décision de la Régie est inacceptable, commente de son côté le président de 1 Union des producteurs agricoles, M.Paul Couture.On a l'impression que la Régie s'est donnée pour fonction de protéger les consommateurs au lieu de donner justice aux producteurs.C'est d'autant plus incompréhensible et contradictoire que les consommateurs eux-mémes ne se sont pas opposés aux demandes des producteurs" Au Conseil de l'industrie laitière du Québec, la réaction est la même: déception et mécontentement.“Dans notre requête.nous avons fait la preuve, noir sur blanc, que nos besoins réels et minimums représentaient une augmentation du prix du lait de l‘ a cent la pinte, déclare le vice-président exécutif du Conseil, M.Léonard Roy.La Régie nous accorde un demi-cent seulement.Nous allons continuer à obtenir tous les renseigne-nients dont nous avons besoin pour étayer et renforcer la preuve de nos besoins et la Régie peut s'attendre à ce que nous retournions devant elle dès les prochaines semaines.'' DAVID LEWIS cent cette année-la, comparativement a 9.8 pour cent en 1971.M.Lewis s'en est vivement pris au ministre des Finances qui, dans son discours de lundi, aurait affirmé que ce serait “folie" que de décréter un double système de prix pour les matières de base afin de protéger les consommateurs canadiens contre l'escalade des prix internationaux.“Et pourtant.nous l'avons, ce double système de prix, dans le cas du blé, du pétrole et du cuivre: et les représailles des autres pays que craint tant le ministre ne se sont pas matérialisées", de lancer M.Lewis.A vrai dire, si M.Turner a rejeté cette proposition néo-démocrate.de poursuivre M.Lewis, c'est tout simplement parce qu'il est un “libéral” et qu'il croit aux vertus de marchés présumément “libres", mais qui ont cessé depuis belle lurette de I être.M.Lewis s est attaché, dans le reste de son discours, à démontrer l'inéquité et la mesquinerie des mesures budgétaires proposées par le ministre libéral des finances.La déduction qu'il offre pour I épargne-logement, a-t-il soutenu, "rap-portera" $400 par année aux contribuables aisés mais seulement $50 à ceux dont les revenus sont plus modestes; et bien sur.elle ne réduira en rien le prix du logement “alors que ce qui est requis c'est la nationalisation des terrains à bâtir et la création d'une entreprise publique nationale do construction domiciliaire".De même, la réduction d'impôt sur la météo Régions de Chibougamau, Abitibi.Haute-Mauricie.Pontiac-Témiscamingue: nuageux se dégageant plus tard dans la journée.Maximum 40 Aperçu pour jeudi généralement ensoleillé.• Régions de Québec,Trois-Rivières, Lau-rentides généralement nuageux.Maximum 40 Aperçu pour jeudi: généralement ensoleillé.• Régions d'Ottawa.Montréal, Cantons de l'Est: nébulosité variable.Maximum 45.Aperçu pour jeudi: généralement ensoleillé.• Région du Lac Saint-Jean: nuageux avec pluie ou neige mouillée passagère: Maximum 40 Aperçu pour jeudi dégagement dans la journée.• Régions de Baie-Comeau, Sept-Iles: Maximum près de 40 Aperçu pour jeudi: passages nuageux.• Régions de Rimouski, Gaspésie: faible pluie Maximum 40 Aperçu pour jeudi: passages nuageux.le revenu offerte par le ministre des Finances ne rapporterait, selon M.Lewis, que 96 cents par semaine aux petits contribuables.“ce qui est à peine suffisant pour faire face aux seules hausses des prix pétroliers qui surviendront prochainement.Enfin, la déduction du premier mille dollars des revenus d'intérêt rapportera par exemple, selon le NPD.quelque $500 par annee aux contribuables qui gagnent $25.000 et plus, mais seulement $50 à ceux dont les revenus sont de dix à onze mille dollars.Or.pendant qu'il étalait ainsi sa mesquinerie.M.Turner maintenait des concessions fiscales aux compagnies qui coûteront un milliard de dollars au trésor fédéral pendant l'année financière 1974-75.d'accuser enfin M.Lewis: or, le NPI) est d'avis que “dans une économie développée comme le Canada, l'objectif fondamental de chaque budget fédéral devrait être de redistribuer la richesse entre les nantis et les démunis .Voilà pourquoi — “et je fais abstraction de 1 incroyable projet de loi sur les profits excessifs présenté la semaine dernière", a rappelé M.Lewis — les neo-démoerates ont décidé de retirer leur appui aux libéraux minoritaires et de déclencher des élections générales.LES MACHINES deuil.De sorte qu'au lendemain du congrès de Trois-Rivières, il y a eu relâche Mais en apprenant hier que le NPD montrait a nouveau les dents et semblait disposé à se joindre au Parti conservateur pour renverser le gouvernement Trudeau, les permanents du secrétariat de la rue Roy à Montréal ont pris panique.Toute la journée, ils suivaient les débats d'Ottawa que leur transmettait un téléscripteur de la Presse Canadienne.Et s'ils ne sont pas aussi prêts (|U ils le souhaiteraient, les conservateurs ne manquent pas de raisons pour prétendre que leurs chances sont meilleures que jamais: la revalorisation de l image de M.Stanfield au Québec; le prestige renforcé de M.Wagner: l'adhésion de M.Masse; le retour de M.Roch La-Salle; l'inflation; le ressac de la vague libérale de 1972: les sondages; une machine mieux huilée et des associations structurées.Du côté des créditistes et des néo-démocrates, la surprise risque d'être plus dévastatrice encore.Au secrétariat du Parti créditiste sur l'avenue Saint-Michel Montréal, il n'y a plus personne.Et selon la Bell Telephone, le client a demandé d'arrêter le service.Au NPD-Québec, c'est Mme Hu-guette Côté qui voit seule à la bonne marche du secrétariat de la rue du Parc Lafontaine.Il fut impossible de rejoindre hier l’organisateur en chef, M.Mario Turbide.Mais le président du parti, le professeur Henri-François Gautrin.affirme qu'il ne faut pas se fier aux apparences et que le NPD-Québec est mieux préparé qu’il ne le fut jamais dans les élections précédentes.Il souligne que les finances du parti sont assez bonnes.Il promet que le NPD-Québec présentera pour la première fois une équipe de 74 candidats dont une cinquantaine sont déjà trouvés et seront bientôt confirmés.Enfin.M.Henri-François Gautrin croit que le thème de l'inflation favorisera tous les partis d'opposition.Il indique que le leader national, David Lewis, est mieux connu au Québec et que le PQ ayant contribué à démystifier la soeiale-dé-mocratie, l'électorat pourrait cette fois favoriser le NPD.ROBERT B0URASSA mentaire du Parti québécois qui faisait des efforts surhumains pour garder son calme, c'est le premier ministre qui est passé à l'offensive en accusant le PQ de démagogie et de mauvaise foi.Les ténors habituels (MM.Lacroix, Cadieux et autres), étaient silencieux, mais la relève était prise par quelques obscurs députés de l'arrière-ban, de façon maladroite d'ailleurs, ("est le député péquiste de Maisonneuve, M.Robert Burns, qui a attaché le grelot en demandant au chef du gouvernement s'il avait eu ou s'il avait encore des intérêts dans Claurémiand (détenu par Claude, René, Michèle et Andrée Simard), dont fait partie Paragon Business Forms, qui a reçu des subventions et contrats du gouvernement depuis 1970."Depuis que je suis premier ministre, je n'ai pas été administrateur de Clauré-miand".répond M.Bourassa.“Ah bon.C'est-à-dire qu'avant vous l avez été", interjette M.Burns, qui demande ensuite pourquoi le premier ministre n'a pas exigé que le ministre du Tourisme fasse comme lui et vende ses actions dans Claurémiand.M.Bourassa répond: “Dans mon cas.i avais simplement une action qualificative qui.à toutes fins pratiques, du moment que je cesse d'être directeur, n'a aucune espèce d'importance ou aucun poids.Donc, c'est plus facile de se départir d'une action que de se départir du nombre d'actions possédées soit par ma.femme ou par mon beau-frère; et comme c'est une entreprise privée, nous ne pouvons pas trouver des acheteurs aussi facilement que dans le cas d'une entreprise publique " A M.Burns, qui souhaite que le Québec adopte des mesures semblables à celles qui sont proposées en Colombie-Britannique, M.Bourassa fait remarquer que rien, dans le projet de M.Dave Barrett.n'empêche des ministres de détenir des actions, dans la mesure où il y en a divulgation.Et il laisse entendre que les directives québécoises pourraient aller encore plus loin.Il répète que le gouvernement est irréprochable.que le PQ soulève un faux débat et fait preuve de démagogie.“Mais ça peut retomber sur lui, ça peut lui éclater en pleine face." M Bourassa dit qu'il n'aura aucune réticence à déposer son bilan.“Pour ce qui a trait à ma femme et à mes enfants, la situation est bien connue.Avant de poser ce geste, qui pourrait être un précédent pour mes collègues et pour tout le monde, il faut que j'en examine les implications.Ce sont des problèmes pratiques qu'on doit examiner sérieusement, froidement, avant d'en arriver à Etes-vous agro-Québécois?parGérald LeBlanc QUEBEC — Si vous voulez devenir "agro-Québécois”, coupez votre consommation de bceuf.de tomates et de fraises, afin de mettre Taccent sur le veau, la volaille, les haricots et le cheddar.Si le Québec produit 60% de sa consommation alimentaire, les pourcentages varient en effet grandement.allant de 191% pour le cheddar à 3.2' i pour les tomates.A la demande du député libéral de Saint-Jean.M.Jacques Veilleux.le ministre de l'Agriculture.M.Normand Toupin.déposait, hier, à l'occasion de l'étude des credits de son ministère en commission parlementaire.un premier tableau du degré d auto-approvisionnement du Québec dans le secteur alimentaire.Ce portrait ne touche que les principaux produits pouvant sortir de la terre québécoise, excluant ainsi les bananes, les noix de coco et toute autre variété du genre.• Secteur du lait, moyenne générale 127.8%; lait: 100%; beurre: 136'7 ; cheddar: 191%; autres fromages: 80%,; autres produits: 141%.• Secteur des viandes: moyenne générale 46.6 " boeuf: 25%; veau: 155.2%.; porc: 73.1%; ovins: 6.1%.• Secteur de l'agriculture: volaille: 110.6%,; oeufs: 53%.• Secteur des fruits et légumes: moyenne générale: 54.11%); pommes de terre: 37.01%; tomates: 3.2%; carottes: 71.8%,; maïs: 64.9%; laitue: 20.7% ; oignons: 47.8%; choux 56.3% ; pois: 40.8%e; haricots: 114.8%; pommes: 110.6%; fraises: 27.3%.Ces statistiques couvrent l'année 1972 et le député créditiste Fabien Roy a déplore l'absence de données plus récentes ainsi que le manque de profondeur qui aurait permis de dégager les tendances en cours.Ces statistiques démontrent la position avantageuse du Québec au chapitre de la production laitière où la variété se combine à la quantité des produits.M.Toupin soulignait d'ailleurs que l'action de son ministère a surtout porté sur ce secteur, mais qu'il s'attaquera maintenant aux autres domaines.particulièrement à celui des fruits et légumes.Certaines données surprennent grandement dans c que.A ne pas y croire prix $9,800.Colette Savard 653-7841 ou 649-5715 Immeubles Carbonneau Courtiers.9-5-74 ST-HILAIRE: Stoneridge, cottage canadien brique et bois, 9 pièces, 4 chambres à coucher, salle à diner, 2 foyers, garage, beaux terrain pay-sagé.Prix $45,000 M.L.S.Jacques Beaulieu 467-0285 ou 352-8760.Immeubles Westgate Courtiers.11-5-74, TERRES A VENDRE TERRE DE 256 ARPENTS; avec pitre I de sable de 30 arpents, terre sablo-argile.grain naturel, impossible d'inonder.Avec roulant pour culture de fraise et 7 arpents en production cette année.Système d'irrigation couvrant 23 arpents, lac artificiel inépuisable et cavreau à légume.Peut vendre séparément.Cause maladie.Tél 1-819-394-2176.11-5-74 BOUCHERVILLE: Terre de 58 arpents, industriel, située route 30 et autoroute 20, très bien située, M.L.S.Serge Chevalier 655-7611 ou 679-6715.Immeubles Westgate Courtiers.9-5-74 TERRAINS A VENDRE CANTONS Di L IST Près Bromon*.grands lots.Prix spécial avant-saison.Développement de récréation et investissement.50 milles de Montréal.Prenez autoroute des Cantons de l'Est, Bramant sortie 44, traversez route 241, continuez 4 milles route Fulford-Foster.Intormotions sur place de 1 à 5 p.m.samedi, dimanche ou appelez Montréal 845-3339 DOMAINE LAC FULFORD 10-5-74 'N % TERRAINS A VENDRE ST-BRUN0: Terrains dans différents secteurs de St-Bruno, zoné multi-familial, résidentiel et même possibilité de zonage commercial.Pour informations: téléphonez Nicole Tanguay 653-2496 ou 653-2568.Immeubles Westgate Courtiers.9-5-74.on peut vaincre le cancer j ST-HILAIRE: Otterburn bungalow brl-J que et aluminium, construction ré-j cente, 6 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Clarté faible.— Maladie infectieuse et contagieuse des régions tropicales.8— Dis qu'une chose n'était pas vraie.— Rébellion.9— Met au courant d'une science, d'un art.— Substance dure qui recouvre la couronne des dents.10— Certaines.— Sculpteur français (1887-1966).11— Partie du pain.— Débit de boissons.— Para.12— Sert à lier.— Brûlé.Verticalement que se donnent les Esquimaux.3— En forme d'utricule.4— Emprunté, tiré.— Série.5— Priorité d'âge, entre frères et soeurs.— Habitation en bois de sapin de divers peuples du nord de l'Afrique et de l'Asie.6— Sent très mauvais.— Câble servant à maintenir des matériaux sur une charrette.— Aluminium.7— Eminence.— A nous.— Arme de jet portative.8— S'amuse.— Animal mou.9— Etendue d'eau stagnante.— Sert d'ornement dans le costume.10— Fatigué.— Frotta d’huile.— Ile de l'océan Atlantique.11— Transformation en sable.12— Tendon des muscles.— Anneau de fer.— Argent.Solution d'hier '2 3 4 5 6 7 8 9 10 U 12 ®(ZËErai5}MW! m/v sli) 1— Etat de ce qui est synchrone.2— Voisin du phoque.— Nom 4 LE DEVOIR Cahier Montréal, mercredi 8 mai 1974 Des promesses “enregistrées 99 Les opérations Dignité prennent Toupin au mot Vamérique au jour le jour par Gérald LeBlanc QUEBEC — Les gens des opérations Dignité enregistrent maintenant les promesses des ministres et c’est munis de leur magnétophone qu'ils sont venus, hier, raffraichir la mémoire de M.Normand Toupin.D'après l'enregistrement, utilisé comme pièce à conviction.le ministre de l'Agriculture promettait en effet, le 3 avril 1973, l'octroi d’une subvention de $150,000 pour l'implantation d'un programme d'élevage de bovins de boucherie dans les comtés de Matane et Matapédia, territoire de l'opération Dignité 1.Un an plus tard rien n'a été fait et M.Toupin se contente de plaider la disette de crédits octroyés à son ministère pour justifier son bris de parole."On est prêt à approuver le programme que vous avez et à y mettre les $150.000.Je puis vous le dire en toute quiétude ", avait déclaré M.Toupin le 3 avril dernier, lors de sa rencontre avec les dirigeants de l'Association des éleveurs de bovins de boucherie de Mata-pédia-Matane.Lancée en 1970, l'opération Dignité 1 obtenait, deux ans plus tard, des subventions de l'ordre de $1 million, pour l'amélioration et la rationalisation de l'exploitation forestière dans les comtés de Matane et de Matapédia.frappés par le chômage et le danger de disparition de nombreux villages.A ce début de regain de la forêt, les dirigeants de Dignité 1 voulaient intégrer une meil- leure exploitation de la terre, en implantant l'élevage du bovin de boucherie, une denrée précieuse au Québec, qui ne produit que 25% de sa consommation.En collaboration avec les facultés de foresterie et d'agriculture de Laval.l'Association des éleveurs de bovins de boucherie (une émanation de Dignité 1) préparait, au début de 1973.un projet d'implantation de l'élevage dans la région.Présenté à M.Toupin.le rapport soulignait la présence de main-d'oeuvre et de terrains ainsi que celle d’un embryon intéressant d'élevage de bovins.Un programme d'encadrement (laboratoire, encan, abattoir, expertise, etc.) nécessitait une mise de fonds de $150.000 en trois ans.La langue Le PQ craint un projet de loi de fin de session QUEBEC (Le Devoir) - Le Parti québécois redoute que le gouvernement ne présente ses projets de loi linguistiques qu'en fin de session, à la veille de l’ajournement de l'Assemblée nationale pour les vacances d'été.Le chef de l'Opposition a fait part de ses craintes hier, lors de la présentation du mémoire sur "l'érosion du pouvoir législatif" par la Chambre de commerce de la province de Québec.Le président de l’Assemblée, Me Jean-Noël Lavoie, et une trentaine de ministres et de députés des trois partis ont participé à cette presentation.Dans son mémoire, publié hier matin, l'organisme faisait d'ailleurs remarquer que, depuis quelques années, le gouvernement relègue pour étude , et adoption à l'Assemblée nationale de nombreux projets de loi importants à la veille des vacances ou de la prorogation.Me Jacques-Yvan Morin a repris cette observation à son compte, signalant que cette pratique rend le rôle de l'Opposition délicat et difficile.Il a dit redouter que le gouvernement arrive en fin de session avec les importants projets de loi sur la langue, ce qui laisserait peu de temps aux députés pour en discuter à fond et avec sérénité.Le mémoire, qui insiste sur le fait que l'Assemblée risque de perdre tout rôle significatif à cause du rôle accru des technocrates, a reçu un bon accueil de la part des parlementaires.M.Morin a dit qu'il s'agissait d'un problème important qui mérite d'être étudie, puisqu'il y va du rôle même de l'Opposition.Le député créditiste de Rouyn-Noranda, M.Camil Samson, a félicité la Chafibre pour sa "position énergique et audacieuse".en particulier celle voulant que les commissions parlementaires puissent siéger en dehors de la cité parlementaire.Il a rappelé que son parti avait fait cette proposition au moment du projet de réforme de la carte électorale, il y a deux ans, et qu'elle n'avait pas été agréée.Tout en étant d'accord avec le respect du pouvoir législatif tel que préconisé par la Chambre, le leader parlementaire du gouvernement.Me Gé-rard-D.Lévesque, a fait valoir que la délégation de pouvoirs (au moyen de règlements et de décrets) s'inscrit dans l'évolution de la démocratie, face à la complexité et à l'urgence des problèmes et des décisions à prendre.L'on a souvent qualifié la Chambre d'organisme statique et même rétrograde, signale pour sa part M.Robert Burns, leader parlementaire du PQ; ce n'est certes pas le cas avec ce mémoire, valable dans l'ensemble.Il est particulièrement d'accord avec la recommandation voulant que la délégation de pouvoirs au conseil des ministres soit l'exception et non la règle de base, et pour que tout projet de réglementation soit déposé avant l'adoption du projet de loi.Le ministre Guy Saint-Pierre a posé une question fondamentale que.faute de temps, l'on n’a pu discuter: devrait-on, comme dans d'autres pays, dissocier complètement le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif et faire en sorte que les commissions parlementaires, au lieu d'être des affrontements entre des partis opposés.soient un affrontement entre les deux pouvoirs?Un bill péquiste La formule Rand pour tous QUEBEC * \ *t v * Monnaie olympique en pendentifs avec chôme en argent sterling Donnez le ton pour la célébration des Jeux Olympiques de 1976, au Canada.Ces piè-cescommémoratives de monnaie olympique en argent sterling sont suspendues à des chaînes de 24" également en argent.De haut en bas.Avec une pièce de dix dol-lard, $45.Avec une pièce de cinq dollars, $29.50.Avec une pièce de cinq dollars, $35.Bl R KS JOAILLIERS primeurs de quitter les lieux après la mise en route de Te-quipement automatisé, soutient que ses employés se sont mis en grève en ne répondant pas a son ultimatum.Les imprimeurs.qui ont dressé des piquets aux portes du journal, affirment qu'il s'agit d'un “lock-out”.Circoncision atténuante : $733,000 BALTIMORE (AP) — Un tribunal de Baltimore a attribué $733.000 de dommages intérêts à Walter Joseph Witkowski.qui avait été victime d'une circoncision mal faite, en 1965.La délibération a duré une heure et demie.Le Dr Leon Greenwald, obstétricien et gynécologue, avait sectionné l’extrémité du pénis de Tenfant.Le jeune Witkowski a dû subir depuis neuf interventions chirurgicales.Le feu ravage les studios Goldwyn LOS ANGELES (AFP) — Les célèbres studios Sam Goldwyn ont été presque totalement détruits par le feu hier à la suite d'un incendie qui s'est rapidement propagé de plateau à plateau.Le feu n'a fait qu’un blessé parmi les employés des studios vieux de 50 ans et construits principalement de bois.Des douzaines d’acteurs, parmi lesquels Steve McQueen, et cameramen, accessoiristes etc., ont pu s'échapper à temps et voir de l'extérieur des flammes orange atteindre 30 metres de hauteur par moments alors que la fumée s'élevait à près de 1.000 mètres.Le feu s’était déclaré pendant le tournage d'un épisode de film d'aventures pour enfants destiné à la télévision.Selon les premières estimations les dégâts matériels se situeraient entre $2 et $10 millions.Oscar Drijber retourne en Rhodésie SALISBURY (Reuter) — M.Oscar Drijber, père d’une jeune touriste canadienne abattue par les garde-frontières zambiens sur les bords de la rivière Zambèze, Tannée dernière, s’est rendu en Rhodésie afin de commémorer le premier anniversaire de la mort de sa fille, survenue le 15 mai 1973.Marjan Drijber.alors âgée de 19 ans, de Rockwood, Ont., et Christine Sinclair, 19 ans, de Guelph, Ont., avaient été abattues au pied des chutes Victoria, à la frontière entre la Rhodésie et la Zambie.Le corps de Mlle Drijber n'a jamais été retrouvé.Prix Pulitzer à TAP et à Newsday NEW YORK (PA) — L’Université de Columbia, qui décerne chaque année les prix Pulitzer pour les arts, la presse et la littérature, n’a couronné cette année aucun roman ni aucune pièce.Le prix Pulitzer de photographie de presse est revenu à Sal Veder, de TAssociated Press, pour un cliché représentant un prisonnier de guerre libéré par le Nord-Vietnam accueilli par sa famille.Le journal new-yorkais "Newsday" a obtenu deux prix, celui du reportage et celui de la critique.Sept montres en une! Quel beau cadeau à offrir à une femme d'humeur changeante! Cette montre Birks à mouvement suisse 17 rubis .peut changer d'apparence chaque jour de la semaine.Les lumettes sont de formes et de couleurs variées (elles se fixent par pression).Les courroies sont aussi de couleurs variées.L'une se porte même en pendentif sur une chaîne d'or doublé.Le tout présenté dans un écrin bleu royal de Birks, $150.I__BIRKS 14 • Le Devoir, mercredi 8 mai 1974 CITE DE LACHINE OFFRE D'EMPLOI BIBLIOTHÉCAIRE NATURE DE L'EMPLOI: — Sous l'autorité du Directeur des Finances.— Le titulaire aura la responsabilité de planifier, coordonner, développer et diriger le travail bibliothéconomique et bibliotechnique de la nouvelle Biblio- .thèque Municipale de Lachine.— Il devra déterminer les objectifs et assurer le fonctionnement des programmes.QUALIFICATIONS: — Détenir une maîtrise en bibliothéconomie avec expérience pertinente.— Le candidat devra maîtriser le français et l'anglais parfaitement.TRAITEMENT: Selon la compétence et l'expérience.Faire parvenir "curriculum vitae" avant le 15 mai 1974, à: Cité de Lachine, Directeur des Finances, 1 800, Boulevard St-Joseph, Lachine H8S2N4 La Commission des Écoles Catholiques de Montréal^ SERVICE DE L'ÉDUCATION DES ADULTES PROFESSEURS DEMANDÉS FRANÇAIS ET ANGLAIS, LANGUES SECONDES SEPTEMBRE 1974 Exigences: — Maîtrise parfaite de la langue cible; — Formation certifiée dans l'enseignement d'une langue seconde selon les méthodes audio-visuelles; — La préférence sera accordée aux candidats qui auront une expérience pertinente à l'enseignement d'une langue seconde.Conditions d'emploi: — Postes à temps partiel — Le jour et/ou le soir,- — Rémunération horaire: S9.00 ou $11.00 selon les termes de la convention collective des enseignants.Procédures: Faire parvenir votre demande d'emploi et votre curriculum vitae au: Bureau du personnel enseignant, Service de l'éducation des adultes, 3737 est, rue Sherbrooke, Montréal H1X 3B3 ALGONQUIN LE DÉPARTEMENT DE CHIMIE ET DE BIOCHIMIE (Campus Rideau) recherche DEUX PROFESSEURS QUI ENSEIGNERONT EN FRANÇAIS FONCTIONS: Enseigner dans les domaines (a) de la chimie générale, de la chimie organique et de la biochimie; (b) de la chimie générale, de la chimie physique et de la chimie analytique.EXIGENCES: Les candidats auront une formation postsecondaire et détiendront, de préférence, un diplôme en chimie ou en biochimie.La préférence sera accordée aux scientifiques qui possèdent une expérience de la biologie, acquise dans une industrie ou une entreprise de recherche.La connaissance de fangiais est un atout.TRAITEMENT: A négocier, mais établi à l'intérieur de l'échelle suivante: Maître 59,800 $16,900 Maître associé 59,200 - 515,800 Maître adjoint 58,800 -513,900 (en voie de négociation) Veuillez préciser le numéro du concours dans la demande que vous ferez parvenir, par écrit, au: Service du personnel 1 385, avenue Woodroffe OTTAWA, Ontario K2G 1 V8 au plus tard le 15 mai 1974 CONCOURS no 133-74 T Office national du film du Canada National Film Board of Canada rotifer H cotacr 125 INFIRMIERES ET AUXILIAIRES DEMANDÉES OUVERTURES IMMÉDIATES • Plein temps ou temps partiel • Absence de rotation • Aucun frais de cotisation • Bénéfices de vacances • Assurance responsabilité Communiquez avec nous pour fixer un rendez-vous: 288-4214 Nous fournissons du personnel infirmier et para-médical dans les hôpitaux pour les services privés et employés de relève, dans les maisons de santé et pour les cas à domicile.LES SERVICES DE SANTÉ UPJOHN 2075, Université, Suite 1012 Une filiale de la Compagnie Upjohn Voir autres Carrières et Professions, en page 15 OFFRE D'EMPLOI POSTE: HYGIÉNISTE DENTAIRE À TEMPS PLEIN Clinique dentaire à Longueuil Qualifications: Cours d'hygiéniste dentaire ou infirmière licenciée.Information: Lise Champagne 677-8971 COMMISSION SCOLAIRE VAL-MONTS OFFRE D'EMPLOI CONSEILLER PÉDAGOGIQUE EN ÉDUCATION PHYSIQUE Attributions: Sous l'autorité du Directeur des Services de l'enseignement, ce conseiller pédagogique joue le rôle d'informateur, d'animateur et de conseiller.Son action se portera surtout au niveau du personnel dirigeant et du personnel enseignant.Critères d'éligibilité: — Brevet d'enseignement; — Compétence’ reconnue dans la discipline ou le domaine correspondant au poste sollicité; — Aptitudes en animation; — Facilité pour le travail en équipe, — Facilité sur le plan des relations humaines.Traitement: Selon les normes de la Politique administrative et salariale du Ministère.Remarque: Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant le 13 mai 1974, à: Monsieur Normand Bergeron Directeur général Commission scolaire Val-Monts 825„’rue Crevier La Providence J2T1T1 /' V! UNIVERSITE LAURENTIENNE cherche un SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT - DOSSIERS Qualifications requises: 1.Un grade universitaire 2.De préférence bilingue (français, anglais) 3.Expérience pratique dans l'élaboration et l'utilisation de systèmes d'ordinateurs.De préférence, expérience acquise au Secrétariat-général d'une université 4.Habileté de transmettre aux responsables de l'ordinateur les besoins des usagers 5.Habitude de la surveillance 6.Sens de travail en équipe 7.Une connaissance de la comptabilité.Fonctions: 1.Responsabilité de la tenue des dossiers des étudiants de l'Université Laurentienne, de ses collèges fédérés et affiliés 2.Servir d'intermédiaire entre tous les usagers du système des dossiers des étudiants et les services de l'ordinateur 3.Participer activement à l'extension du système des dossiers des étudiants 4.Fournir à la communauté universitaire les rapports statistiques et autres voulus.Echelle de salaire: S13,000à 517,500 Envoyer les demandes à: M.Jack Porter, Président, Comité de Sélection, Université Laurentienne, SUDBURY, Ontario.Date de clôture pour la réception des demandes - 17 mai 1974.«I Université du Québec à Montréal VICE-RECTEUR À L'ENSEIGNEMENT ET À LA RECHERCHE Fonctions: — Relève directement du recteur.— Dans le cadre de sa juridiction, le vice-recteur à renseignement et à la recherche est responsable devant le recteur: a! de la direction des organismes d'enseignement et de recherche et des services afférents; b de l'organisation et du développement de l'enseignement et de la recherche, des nominations aux fonctions de direction d'enseignement et de recherche, de l'engagement et de la promotion des membres du corps professoral; c) il a la responsabilité de faire rapport au Conseil d'Administration des recommandations de la Commission des études,- il exerce les pouvoirs et les fonctions que lui confie le recteur ou le Conseil d Administration et exerce les fonctions et les pouvoirs du recteur en l'absence de ce dernier; en outre, il fait partie de droit de la Commission des études.Exigences: — Le candidat doit posséder: a) une diplômation universitaire complète; bl une expérience universitaire d enseignement et de recherche d'au moins dix ans,- c) une expérience d'administration universitaire, d) une bonne connaissance des structures de l'Université du Québec.Mandat: cinq :5) ans.Traitement: Selon l'échelle de salaire des vice-recteurs adoptée par le Conseil dAdministration.Les candidatures accompagnées d'un curriculum vitae doivent parvenir au.Secrétariat général avant le 14 mai 1974 à 17 heures, au bureau 7185 du Pavillon Louis-Jolliet, 355 ouest rue Ste-Catherine, Montréal H3C3P8.COMMISSION SCOLAIRE SAINT-JEROME OFFRE D'EMPLOI ORTHOPÉDAGOGUi(3) Concours: OR74-2 Nature de l'emploi: Travailler auprès d'enfants en difficulté d'apprentissage du premier cycle élémentaire "dénombrement flottant" (freeflow).Qualification requise: Formation de niveau universitaire (1er cycle au moins) en pédagogie, secteur enfance inadaptée ou orthopédagogie.Lieu de travail: Saint-Jérôme et la périphérie.Entrée en fonction: Septembre 1974.Faire parvenir curriculum vitae avant le 17 mai 1974, au: Directeur du personnel.Commission Scolaire Saint-Jérôme, 1010, Labelle, Saint-Jérôme, J7Z 5N6^ CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Sherbrooke Qué La clinique de l'Université de Sherbrooke est à la recherche d'un(e): ASSISTANT(E) DIRECTEUR(TRICE) SERVICE DU NURSING SECTEUR ADMINISTRATION Sous I autorité immédiate de la directrice, l'assistant e) directeuritrice: planifie, coordonne et contrôle le budget du personnel et du matériel; voit au mouvement du personnel et s'assure que l'organisation fonctionne à son niveau optimum.f Le candidat devra avoir complété, soit un bacc spécialisé et ou maîtrise et il aura occupé des postes de responsabilité dans le secteur hospitalier.Les personnes intéressées devront soumettre leur candidature avant le 25 mai 1974 et communiquer avec: Mlle Lorraine Ducharme, Responsable - Secteur Emploi, Clinique de l'Université de Sherbrooke, Centre Hospitalier Universitaire.Tél.: 563-5555, ext.: 329 (frai?virés)^ Nous recherchons, pour le compte d'une importante compagnie de détail de grande réputation qui exerce ses activités dans tout le Canada, un AVOCAT bilingue possédant deux ou trois années d'expérience dans l'industrie ou dans l'exercice privé de la profession, après être devenu membre du barreau.Il sera au début responsable de l'assistance juridique en ce qui concerné les biens immobiliers, ('entreprise et les consommateurs, sous la supervision du vice-président et avocat-conseil général de la compagnie.Ce poste constitue un débouché intéressant pour une personne capable de solutionner de multiples cas juridiques au sein d'une entreprise en continuelle expansion.Lieu — Montréal Salaire de base intéressant pour personnes gagnant présentement environ $14-16,000.00 Prière de faire parvenir votre curriculum vitae, à titre confidentiel à: GORDON BRYSON & COMPAGNIE LIÉE Conseils en personnel de gestion 1110 ouest, rue Sherbrooke, Montréal 1 10 845-1256 Université Laval LA FACULTÉ DES SCIENCES DE L'ADMINISTRATION RECHERCHE DES PROFESSEURS La Faculté prépare aux grades suivants: PH D.(le premier et le seul doctorat en administration au Québec).M.B.A.deux plans: généraliste et spécialiste.B.Sc.Adm.huit options.* Si vous êtes titulaire d'un doctorat en administration ,Ph.D.) et si vous aspirez à I ENSEIGNEMENT ët à la RECHERCHE dans les disciplines suivantes des SCIENCES DE L'ADMINISTRATION: — Assurance — Administration internationale — Comptabilité — Comportement organisationnel — Evaluation immobilière ou "Urban Development and Planning — Gestion de l'information (M.I.S.) — Gestion financière — Gestion des transports — Marketing — Sciences du comportement Faites parvenir votre curriculum vitae à: M.Rosaire M.Couturier, Ph.D.Vice-doyen à l'enseignement et à la recherche Faculté des sciences de l'administration Université Laval, Québec G1K7P4 Les candidats qui préparent leur thés* seront acceptés.Cité universitaire, Québec La division de la production française requiert les services d'un CONSEILLER EN TECHNIQUES DE GESTION Sommaire des fonctions: Analyser, interpréter et intégrer les données financières de la division, afin d'en contrôler les engagements, évaluer les pratiques administratives et soumettre au Directeur des recommandations visant à établir des systèmes mieux intégrés, des contrôles opérationnels plus efficaces ainsi qu'à guider le Comité de Direction dans I élaboration de politique de gestion.Qualités requises: Formation en sciences administratives, de préférence avec concentrations en finance, méthode* quantitatives, informatique et relations humaines, aptitudes à communiquer et à établir des relations interpersonnelles productives, aptitudes manifestes pour travailler efficacement avec le personnel de création artistique.Les candidats devront posséder un minimum de 3 à 5 ans d'expérience appropriée.Traitement: Jusqu'à $17,700.selon la compétence.Les personnes intéressées devront soumettre leur candidature accompagnée d'un curriculum vitae au: Service du personnel.Office national du film du Canada, C.P.61OO, station A, Montréal, Qué.H3C 3H5 COMMISSION SCOLAIRE DE GATINEAU OFFRE D'EMPLOI CONSEILLER EN ENFANCE INADAPTÉE Nature du travail Le conseiller en enfance inadaptée est chargé de l'implantation de programmes, méthodes et autres moyens pédagogiques adaptés aux besoins des élèves en difficulté d'adaptation et d'apprentissage, il doit également conseiller les personnes concernées par ces questions.Attributions caractéristiques Le conseiller en enfance inadaptée se tient au courant des recherches, des changements et des innovations dans le domaine de la pédagogie spécialisée, particulièrement en ce qui concerne les programmes et méthodes pédagogiques, les activités- complémentaires, les manuels et autres matériels didactiques et les examens.Conformément à la politique établie par la commission, il voit à l'implantation des innovations, sur base expérimentale ou autrement; il fait connaître les exigences de l'évolution dans son milieu et engage le milieu dans un processus continu d'évaluation.Il doit conseiller la commission et les personnes intéressées par ces sujets.Il peut conseiller en particulier sur l'achat d'équipement et de matériel didactique ainsi que sur l'aménagement des locaux.Il peut en outre conseiller sur des questions relatives aux programmes de perfectionnement du personnel pédagogique, planifier ces programmes et en évaluer les résultats.Il peut se voir confier toutes autres responsabilités inhérentes à sa fonction.Qualifications requises Posséder un diplôme universitaire terminal de premier cycle avec option en enfance inadaptée ou en orthopédagogie.Faire parvenir curriculum vitae pour lundi le 20 mai 1974.Directeur du Personnel Commission Scolaire de Gatineau 225, rue Notre-Dame Gatineau, P.Q.$ OFFRE D'EMPLOI AU POSTE DE CONSEILLER EN ÉDUCATION INFIRMIÈRE À L'ORDRE DES INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS DU QUÉBEC RESPONSABILITÉS Travailler en collaboration avec le ministère de l'Éducation concernant les politiques, programmes et exigences pédagogiques et professionnelles pour la formation infirmière au Québec.Etre responsable du programme de visites d'évaluation des établissements d'enseignement infirmier de base et suite à ces visites, faire rapport sur la qualité des programmes et de l'enseignement ou comité des Écoles d'Enseignement infirmier, aux établissements concernés et aux autorités gouvernementales.Agir comme conseiller sur les questions pédagogiques auprès des éducatrices(teurs) en nursing Participer à la révision des programmes d'enseignement infirmier.Interpréter aux autorités gouvernementales, aux établissements d'enseignement et autres intéressés les exigences professionnelles et légales concernant l'éducation infirmière.Etre responsable du comité des Écoles d'Enseignement infirmier et des sous-comités ad hoc qui en découlent.Travqiller en étroite collaboration avec les autres conseillers en éducation infirmière.Visiter les divers CEGEP de la Province de Québec et les universités offrant le programme de base en éducation infirmière.Collaborer à la mise à jour du registre des personnes ressources en éducation infirmière.QUALIFICATIONS Le(la) candidat(e) doit être bilingue et avoir : • une maîtrise en nursing ou équivalence, avec concentration en éducation ou une préparation jugée équivalente • une connaissance approfondie des tendances en éducation et en pédagogie, ainsi que celles de l'enseignement infirmier à travers le monde • une bonne connaissance des législations concernant l'exercfce infirmier, la santé et la distribution des services de santé et des services sociaux.Les demandes, accompagnées de renseignements complets, doivent parvenir le ou avant le 1er juillet 1974 à : La Directrice gé né raie et Secrétaire de l'Ordre, 4200 ouest, boul.Dorchester, Montréal, (Qué.)H3Z 1V4 POSTES OUVERTS EN AFRIQUE FRANCOPHONE SANTÉ: — Médecins — Infirmières — Infirmières sage-femmes — Infirmières enseignantes ÉDUCATION: — Enseignement des sciences et économie ÉCONOMIE: — Économistes pour sociétés nationales AGRICULTURE: — Technologistes en élevage — Maraîchers INGÉNIEURS: Avec expérience pour sociétés nationales.Pour informations: MONTRÉAL: 4824, Côte-des-Neiges H3V1G4 Tél.: SI4-735-4561 QUÉBEC: 61 5, Calixa-Lavallée G1S3G7 Tel.: 418-683-1796 OTTAWA: 85, Hastey Salle 340, Université d'Ottawa, Tél.: 613-231-6744 ) Le Devoir, mercredi 8 mai 1974 * 15 fonction puBliqm municipale CONSERVATEUR DE LA BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE jusqu'à $21,000.La ville de Montréal recherche un conservateur qui, sous la direction du directeur du Service des Sports et Loisirs, aura la responsabilité de planifier, coordonner, développer et diriger le travail bibliothéconomique et bibliotechnique ainsi que toutes les autres activités de la division des bibliothèques.Il devra déterminer les objectifs de la division, étudier les besoins du public, planifier les services et assurer le fonctionnement des programmes.Le titulaire devra: — détenir une maîtrise en bibliothéconomie, — posséder au moins cinq ans d'expérience dans la direction d'une bibliothèque importante et, de préférence, publique, — s'exprimer et rédiger facilement en français et en anglais.Une combinaison d'instruction et d'expérience reliée à la nature de l'emploi et jugée suffisante pourra aussi être considérée.S'inscrire en complétant le questionnaire "demande d'emploi" de la Ville de Montréal que l'on peut se procurer au Service du Personnel, Hôtel de Ville, 275 est, rue Notre-Dame, chambre 416, Montréal H2Y 1 C6 ou par téléphone au numéro 872-3236 ou 37.VILLE DE MONTRÉAL ¦ jèu Fonction publique Public Service I ^ Canada Canada Carrières et Professions AVOCAT Étude légale réputée à Montréal recherche un avocat bilingue, possédant 3 à 4 ans d'expérience pour l'expansion de sa division d'assurance générale.Une expérience étendue dans le domaine du litige est indispensable.D'excellentes conditions de salaire et de travail sont offertes.Tél.: 861-0951 Canada CONCOURS OUVERT ÉGALEMENT AUX HOMMES ET AUX FEMMES DIRECTEUR ADJOINT Traitement: $20,300 - $25,500 (en cours de négociation) TRANSPORTS - PROGRAMME DE SÉCURITÉ ROUTIÈRE Le ministère des Transports cherche les services d'un directeur adjoint, Programmes de sécurité routière, qui sera directement chargé d'élaborer, de mettre en oeuvre et de coordonner les programmes de sécurité routière du Ministère en vue de réaliser des objectifs précis.Description des fonctions: Sous la surveillance du directeur de la sécurité automobile et routière, le titulaire sera responsable de toutes les activités relatives aux programmes de sécurité routière, a l'exclusion de I élaboration des mesures de prévention et des normes des véhicules automobiles neufs.Il devra s'occuper principalement de: élaborer un plan national de sécurité routière, planifier et de mette en oeuvre les programmes fédéraux de sécurité routière, aider les provinces et les municipalités à mettre sur pied des programmes de sécurité routière conformes aux objectifs nationaux; entretenir des relations avec des organismes publics et privés au Canada; échanger des renseignements sur les programmes de sécurité routière avec d'autres pays,- rédiger et donner des exposés lors de conférences interprovinciales ou internationales; et diriger tous les aspects des programmes de sécurité routière du gouvernement du Canada.Conditions d'emploi: Posséder une connaissance complète des objectifs et des programmes de sécurité routière ainsi qu'une connaissance approfondie des normes de sécurité, avoir une bonne connaissance pratique des rapports entre la technique et les disciplines socio-économiques ainsi qu une aptitude manifeste a mettre sur pied des programmes d'information du public.Le titulaire devra avoir des qualités de chef et une compétence reconnue dans le domaine des programmes de sécurité routière.EXIGENCES LINGUISTIQUES: La connaissance des deux langues officielles est essentielle.Le concours est également ouvert aux personnes unilingues.Ces dernieres doivent toutefois indiquer qu elles acceptent de suivre a plein temps des cours de langue qui pourront durer |usqu a douze 12> mois aux frais de l'Etat.Ces cours devront être suivis dès la nomination çonditionnelle et seront dispensés par le Bureau des langues et la Commission de la Fonction publique ou par un organisme approuvé par ce dernier et a df : androits précisés par la Commission de la Fonction publique.La Commission de la Fonction publique se réserve le droit d évaluer les aptitudes à devenir bilingue des candidats ne faisant pas partie de la Fonction publique.Les personnes ayant appartenu à la Fonction publique du Canada, sans interruption depuis le 6 avril 1956 peuvent également faire acte de candidature, qu elles soient prêtes ou non a accepter de suivre des cours de langue.Remplir la formule de demande dèmpioi PSC 367-401 qu'on peut se procurer dans les Bureaux de poste, les Centres de mam-d oeuvre du Canada et aux bureaux de la Commission de la Fonction publique du Canada ou présenter un curriculum vitae et le faire parvenir a l'adresse suivante avant le 27 MAI 1974 Mme EJ.Corlon Programme de recrutement du personnel de direction Commission de la Fonction publique Tour "A", Place de Ville Ottawa (Ontario) ^ K1A0M7 Prière de mentionner le numéro du concours 74-8002 sur toute la correspondance pertinente.Les nominations qui seront faites dans le cadre du présent concours seront soumises aux dispositions de la Loi sur l'emploi dans la Fonction publique.SPÉCIALISTES EN RESSOURCES HUMAINES Nous recherchons pour notre équipe de conseillers en ressources humaines des personnes hautement qualifiées, douées de la compétence, du dynamisme et de l'esprit d'initiative nécessaires pour assumer d'importantes responsabilités.Elles doivent être capables de planifier et d'exécuter d'importants travaux de consultation pour les secteurs public et privé, et/ou de mener à bien des mandats de recherche de cadres d'entreprise.Les candidats auront, de préférence — ¦ une expérience pertinente dans l'un ou l'autre des domaines suivants: évaluation des postes de travail, gestion des salaires et systèmes de primes de rendement; organisation et planification des effectifs; gestion du personnel et relations de travail; recrutement et formation des cadres 5 place ville marie, montréal H3B 2C4 2 place québec, québec CIR 2B6 ¦ un diplômé universitaire dans l'une des diverses sciences sociales ¦ une bonne connaissance théorique et pratique des sciences du comportement ¦ une aptitude à communiquer efficacement par oral et par écrit.La rémunération dépendra uniquement des qualifications et du potentiel démontrés.Les postulants sont priés d'envoyer un résumé complet de leur formation, expérience, et évolution de leur traitement, dont la confidentialité sera respectée, dans une enveloppe portant l'inscription "Dossier no 228" et adressée à Mineau.Allard et Associés conseillers en administration partie intégrante du groupe Price Waterhouse CE CONCOURS EST OUVERT ÉGALEMENT AUX HOMMES ET AUX FEMMES MINISTÈRE DES TRANSPORTS Le ministère des Transports recherche un spécialiste chevronné des relations de travail pour remplir un poste de directeur au niveau de l'Administration centrale a Ottawa (Ont.).Le candidat choisi aura des responsabilités importantes au sein d'un des principaux ministères du gouvernement fédéral.Le ministère des Transports, un des plus importants employeurs du secteur public, comprend cinq administrations: Transport aérien, transport maritime, transport de surface, transport dans ! Arctique, Centre de développement des transports et neuf sociétés de la Couronne.FONCTIONS: Le directeur des relations de travail, qui rendra compte au Conseiller exécutif du Ministère personnel), sera chargé de l'élaboration de la politique en matière de relations de travail, de renseigner et de conseiller le Ministre et les conseillers exécutifs du Ministère, de la négociation de conventions collectives dans le secteur public et de la supervision fonctionnelle de travaux de relations de travail dans la plupart des composantes du ministère.LE CANDIDAT: Le candidat recherché doit posséder une longue expérience des relations de travail, de la négociation et de l'application des conventions collectives, posséder une connaissance approfondie de la législation du travail dans le secteur public ou dans le secteur privé, pouvoir s’attaquer a des problèmes complexes de relations de travail et travailler efficacement sous pression.Si vous occupez maintenant un poste supérieur et gagnez un revenu de plus de 525,000 appelez 514' 283 5718 pour obtenir un rendez vous a Montréal avec un haut fonctionnaire du ministère des Transports.DIRECTEUR DES RELATIONS REMARQUE: Bien que la connaissance des deux langues officielles constitue une exigence de base pour ce poste, les candidats unilingues sont priés de poser leur candidature s'ils sont désireux d'entreprendre immédiatement un cours de langue aux frais de l'Etat pendant une période de douze mois au plus.La Commission de la Fonction publique s'assurera de l'aptitude des candidats unilingues du secteur privé à devenir bilingues.DE TRAVAIL Ce poste est aussi ouvert aux personnes employées de façon continue à la Fonction publique du Canada depuis le 6 avril 1956, qu elles aient ou non fait part, par écrit, de leur consentement à suivre des cours.Les dispositions de la Loi sur l'emploi dans la Fonction publique s'appliquent aux nominations dans le cadre de ce concours.Avis publics Voir autres Avis légaux, en pages 10 et 16 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No Oi KWi 004 71 JOAN FITZGERALD, docteur, épouse séparée de corps et de biens, de David Thomas, autrefois domiciliée et rendant au TSOII rue de la Montagne, dans lev.citées et district de Montreal.et maintenant de lieu inc onnu demanderesse -eontre- GERALD BRONFMAN, homme d affaires do micilie et résidant au 475 Roslvn Avenue, dans les citées et district de Montreal defendeur AVIS AMS est donné à Joan Fitzgerald de se constituer un nouveau procureur dans un delai de HS) quinze jours de la derniere publication, veuillez agir en consequence MONTREAL, le :i mai 1*74 Claude Du tour Protonotaire \djoint Mes Tansev.I averv Johnston A Ass.160 rue St Jacques.Montreal H2Y IR» Avocats du défendeur CANADA PROVINCE DF Ql EBEC DISTRICT DF.MONTRFAI.COUR PROVINCIALE No 500 02-005 000 747 LA SKALA ENTERPRISES LTD .c orps politi que dûment incorporé, ayant sa principale place d’alfaire dans la ville et district de- Montreal demandeur -conlre- STl’ART MOSER, du New Jersey, et résidant a Route 22.Maxon Union -et- JAMES WILLIAM MILLER, de la Californie, et résidant au 575 Fairmont.Santa Maria defendeur Il EST ENJOINT a STI ART MOSER et JAMES WILLIAM MILLER à l'intention des quels une copie du brel ci de la declaration a été laissée au greffe de cette ( our.de comparaître dans un delai de trente1 tilOi jours, MONTREAL, le l mai, 1074 Claude Dufour Greffier-adjoint Mes Boisvert, l’ickci ci Ticielhaum 800 ouest Roui Dorchester Montreal.Que IMH 1X0 Avocat du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 500 05-003016 746 GUY Ci ASC T) V jardinier de Duvernay.Ville de l^ival.distric t de Montreal demandeur -eontre- ROLAND H ROY.gentilhomme, autrefois du Petit Rocher Nord.Comte de Gloucester.Province du Nouveau Brunswick, et maintenant de lieu inconnu defendeur IL EST ENJOINT à ROLAND H ROY à l in tention duquel une copie du bref et de la dec la-ration a été laissée au greffe de c ette Cour, de comparaitre dans un delai de trente (30) jours MONTREAL, le 10 avril.1974 CLAUDE DUFOUR Protonotaire adjoint Mes RENAUD & RENAUD le etage 255 ouest, rue Si Jacques Montreal 126 Avocats du demandeur CANADA PROV INC E DE Ql EBEC DISTRICT DE MONTREM COUR PROVINCIALE No 500-02-004691-742 THE C ANADIAN SI RE1\ COMPANA c orps politique dûment inc orpore ;i\ant sa princ ipale plac e d'affaires pour la Provinc e* de Quebec à la Place du Canada, dans la \ illc ci h* District de Montreal demanderesse -contre- ANDRE SAINT-UAl KENT, gentilhomme, résidant et domic ilie au Mit» rue- Vic toria, app 2 Mlle Saint-I.ambert.district de1 Montréal et maintenant de lieu inconnu défendeur Il EST ENJOINT à ANDRE SAINT LAURENT à l'intention duquel une- copie du hret et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaitre1 dans un delai de trente (30) jours.MONTREAL, le 3 mai 1974 CLAUDE DUFOUR Greffier \djoint Mes O’Brien.Hall, Saunders 2100 Plac e du Canada Montréal II3B 2R8 Avocats du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL DIVISION DES DIVORCES COUR SUPERIEURE “Division des Divorces’' NO: 500 12-039842 749 DAME EILEEN (OYI E KEARNEY.requérante -v- KEVIN KEARNEY.intime AVIS PAR ORDRE DE LA(DUR L'intimé est par les présentes requis de comparaitre dans un delai de soixante (60i jours à compter de la dernière publication Une copie de la requête en divorce1 a etc laisse»1 au greffe des Divorces à son intention Prenez de plus avis qu'a defaut par vous de signifier et de produire votre comparution ou contestation dans les delais susdits, le requérant (la requérante) procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce MONTRE AU.le 10 avril 1974 REGISTIl AIRE BAATZ el SYIA ENTRE Avoc ats 2111 rue ( entre Montreal 104.PQ Tél 933-8432 Procureurs de la requérante CANADA PROVINCE DE Ql EBEC DISTRICT DE MONTRÉ Al COUR PROVINCIALE No 500 02-002203 748 JEAN DESJARDINS résidant et domicilié no 3825 de la ru»1 Dupuis, app « 3.dans les e et distric t de Montréal.n>ntre- ÜAME MARIE GERMAINE PAt UETTK SAUVE ST AMOUR RI I IM I .r.^dant et domiciliée au n»» 12175.rue Bois-de-Boulognes.dans les cité et district de Montreal Et maintenant de Imu inconnu / dj-fenderosse IL EST ENJOINT a DAME MARIE GERMAINE PAl I I 111 SAt VE ST AMOUR BEUISUE à l'intention d»1 laqudle un»1 copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaitre dans un delai de trente i de Communauté Urbaine de Montreal, pour obtenir l'adoption d'une Loi amendant la Loi de la Communauté Urbaine de Montreal, pour décréter que toutes les dépenses encourues par un service de la Communauté, excedant au cours d'un même exercice financier, et occasionnées par un projet ou une manifestation organisé ou parrainé par une municipalité en dehors du cadre des services de la Communauté approuvés par le Conseil, seront à la charge de cette seule municipalité; 2- Pour obtenir l'adoption d une Loi amendant la Charte de la Ville de Pierretonds en amendant l'article 429-8 de la Loi des Cités et Villes pour augmenter à dix pour cent (10‘.t la superficie de terrain ou la somme à être donnée à la \ illc pour fins de parc ou de terrain de jeux comme condition préalable à l'approbation d'un plan de subdivision; et pour toutes autres tins.MONTREAL, ce 23 avril 1974.MAI BELANGER HEBERT MAILLOUX BEAUREGARD PAQUET \ PINARD Procureurs de la Ville de Pierrefonds.AVIS PUBLIC AN IS PUBLIC est par les présentes donné qia la CITE DE LACIII.NE s'adressera à l'Assemblée Nationale de Québec, a sa présenté session.pour l'adoption d'une loi amendant sa Charte sur les matières suivantes: 1 Pour ajouter le paragraphe 2 a) à l'Article 26 de la Loi des Cités et Villes pour permettre la vente, la disposition ou l'échangé, aux conditions fixées par la Commission Municipale, d'immeubles acquis avec une restriction; 2.a> Pour remplacer le troisième alinea du paragraphe 17 de l'Article 426.de la Loi des Cités et Villes pour permettre de fixer à un maximum de vingt-cinq dollars ($25.00) la pénalité prévue pour infraction au règlement de circulation; b> Pour ajouter après le paragraphe 17 de l'Article 426 de la Loi des Cité et Villes, le paragraphe 17 a) qui permet, dans le cas de contravention au règlement relatif à la circulation et à la securité publique, la remise d'un avis sommaire avant toute poursuite pénale; 3 — Pour ajouter le paragraphe 20 a) à l’Article 429 de la Loi des Cités et Villes pour permettre à la Cite d'adopter un règlement indiquant que la neige pourra être soufflée ou déposée sur les trottoirs et terrains prives: 4 - Pour remplacer le paragraphe deuxième de l'Article 172 de la Loi des Cites et Mlles relatif aux nuisances; 5 -Pour autoriser le Conseil a acquérir des immeubles.v aménager des services publics et les vendre aux conditions déterminées par ta Commission Municipale et à contracter des emprunts à cette fin; 6.Pour ajouter le paragraphe 4 a) à la Loi des fonds industriels atin qu'au cas d'expropriation des lots 548.549 et 550.la Cité en devienne proprietaire sur depot du montant de l'ottre; 7 —Pour permettre au Conseil, par règlement, d'octroyer des subventions en matière de renovation urbaine; X.Pour permettre au Conseil, par règlement, de constituer un fonds connu sous le nom de "fonds de stabilisation des dépenses de déneigement"; 9.-Pour permettre au Conseil, par règlement, de moditicr son règlement numéro 1003 pour la jetée extérieure du Canal Lachine; 10 Pour ratifier un échange de terrain entre la Cite et Dominion Bridge Company Ltd.: IL— Pour abroger l'article 14 du Chapitre 78 des Lois de 1945 (9 Geo.Mi 12 - Pour abroger l'article 15 du Chapitre 78 des Lois de 1945 (9 Geo.VI); 13.Pour abroger l'article 6 du Chapitre 72 des Lois de 1951-52 (15-16 Geo.VI) et pour toutes autres fins.MONTREAL, ce 23 avril 1974 MAU BELANGER HEBERT MAILLOUX BEAUREGARD PAQUET & PINARD Procureurs de la Cite de Lachine.AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par les présentés donne que la \ ILLE DE LA PRAIRIE s'adressera à l'Assemblée Nationale de Québec, à sa présente session.pour l'adoption d'une loi amendant sa charte, sur les matières suivantes: 1 Pour ajouter le paragraphe 2a a l'article 26 de la Loi des Cites et Villes pour permettre la vente, aux conditions fixées par la Commission Municipale, d'immeubles acquis avec une restriction.2.— Pour remplacer les 2e, 3e.4e et 5e alinéas du paragraphe le de l'article 426 de la laii des Cites et Villes atin d'établir une nouvelle procedure dans le cas d'amendements au règlement de zonage de la ville: 3 - a) Pour remplacer le 3e alinea du paragraphe 17 de l'article 426 de la Loi des Cites et Villes pour permettre de fixer à un maximum de $25.00 la pénalité prevue pour infraction au réglement de circulation; b) pour ajouter après le paragraphe 17 de l'article 426 de la Loi des Cites et Villes, le paragraphe 17a qui permet, dans le cas de contravention au règlement relatif à la circulation et à la sécurité publique, la remise d’un avis sommaire avant toute poursuite penale: 4 Pour ajouter le paragraphe 20a à l'article 429 de la Loi des Cités et Villes pour permettre a la ville d'adopter un règlement indiquant que la neige pourra être soufflée ou déposée sur les trottoirs et terrains privés; 5 Pour amender l’article 427-1 le de la Loi des Cites et Villes pour permettre au conseil de décréter par règlement que la compensation prevue à cet article est pavahle par les propriétaires; 6.Pour ajouter !< paragraph** 8' à l’article 442 de la Loi des Cites et Villes pour décréter une diminution de la compensation pour l'usage de l'eau dans le cas d'immeubles inoccupés; 7.— l’our remplacer le paragraphe 2° de L article 172 de la Loi des Cités et Villes relatif aux nuisances sur des terrains et l'enlèvement de telles nuisances aux frais des propriétaires; 8.Pour autoriser le conseil à ai quérir des im meubles, v aménager des services publics et les vendre aux conditions déterminées par la Com-mission Municipale et à contracter des emprunts à cette fin.9.Pour autoriser le conseil à eonstituer ce qu'il est convenu d'appeler un fonds de stabilisation des dépenses de déneigement; 10 Pour autoriser le conseil à prohiber par règlement l'utilisation des armoiries de la ville; Et pour toutes autres fins Montreal, ce 18 avril 1974 MAI MELANGER HEBERT MAILLOUX BEAUREGARD PAQUET & PINARD Procureurs de la Mlle de I.aPrairie.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No 92 913693 747 iSOOi CITE DE VERDUN corporation (egalement constituée, avant sa principale place d’affaire au no.4555 de l'avenue Verdun, à Verdun, district de Montreal demanderesse •contre- RENO-H AB INC., corporation légalement constitué avant son siège social au numéro 615 de l'avenue Querbes en la cite d'Outremont.district de Montréal.Et maintenant de lieu inconnu défenderesse IL EST ENJOINT à RENO HAB INC .à l inten tion de laquelle une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaitre dans un délai de trente (30) jours.MONTREAL, le 3 mai 1974 Claude Dufour Greffier adjoint Mes Viau Belanger & Ass.2810.Tour de la Bourse Place Victoria, Montreal Avocats du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) No: 500-12-4)40250-742 DAME MURIELLE POULIOT opératrice de mat bine, domiciliée et résidant au numéro 9784) de la rue Papineau, appartement 12 à Montreal, district de Montreal Requérante lieGe.CANADA PROV INC E DE Ql EREC DISTRICT DE JULIETTE GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) NO: MH2 WIW47 7l:i ESTELLE ST-ONGE, domit ilk-e et résidant au 4 Place Bourget sud a Juliette, district de Jo- requerante CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No 500 02 013692 749 CITE DF; VERDUN, corporation légalement constituée ayant sa principale place d'affaires au no.4555 de l'avenue Verdun, à Verdun, district de Montréal demanderesse -contre- ADMI.MSTRATION D IMMEUBLE ETD1LK LTEE.corporation (egalement constituée, ayant son siège social au no.615 de l’avenue Querbes.en la cité d'Outremont.district de Montréal et maintenant de lieu inconnu.défenderesse IL EST ENJOINT a ADMINISTRATION D'IMMEUBLE ETOILE LTEE a l’intention de laquelle une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaitre dans un délai de trente 130) jours MONTREAL, le 3 mai 1974 Claude Dutour Greffier Adjoint Mes Viau.Bélanger.Hebert et ass.2810 Tour de la Bourse Place Victoria Avocat de la demanderesse CANADA PROVINCE DK QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 500-05-004981-740 KLDKGE BEAUC HAMP, briqiieleur demeurant à 5425 rue York .i Montreal.District de Montréal et- lUAYMOND BEAUCHAMP, entrepreneur demeurant a 299 rue Boyer i Dnrion.district de Montréal.demandeurs -contrc- DAME KATHLEEN MAC DONAUD 1.1 VEUT, épouse de Paul-Emile Levert, demeurant sur la route rurale numéro 3 à Alexandria Province d'Ontario C oncession no I Défenderesse -ct- ARMANI) BEAUCHAMP, demeurant à I Ke-i nyon à Alexandria.Province d'Ontario -et EI.ZK.AR BEAUCHAMP -et- DAME BEATRICE RI M CHAMP -et- DAME C LARISSE RI \l C HAMP -et- DAME ADELE BEAI ( H \MP et EERNANI) BEAI C HAMP -et- OMI A HEBERT ct- EUGENE I EM RT de lieu inconnu et- LE REGISTRATEUR DR I.A DIVISION D'ENREGISTREMENT DE MONTREAL -ct- I.E PROTO NOTAIRE DE I.A (OCR SI PERIEERE.I.A BANQUE DI MONTREAL ct- PIIILIPPE BOUC HARD Tiers-saisis Il EST ENJOINT a El GENE UE\ ERT à l in tention duquel une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette (dur.de comparaitre dans un delai de trente 2°ï ?2ÏÏ+ /4 I î ' '“° 3! ,?! ,3! ~.2 Gozlan 200 S8 7+ 8 PanCdnP 1800 Sll 10* 10*-% Van Ness 1100 315 315 315 - 5 Am Airl 162 10* I0*lx0%-CM Bucy Er 15 19 28’’ 28% 28%+* ° i7]l fî?8 ,/ I CMoTh?90n i?! 4« 1« ° 100 526 26 24 - W PanCenlr 1401 170 170 170 Vencap 2300 245 235 235 - 5 Am Can 7 88 29 28’» 28% - % Burl Ind 6 8 24* 24+ 24*-% M°has ‘ !®;/ l2?8 ]?Sl 8 RntlTCO amÓrícqinO I rrwtani.i cnn «ïn 4?ô 2o Granduc 400 250 250 250 Pan Ocean 9688 $1ISV Ile !!%-% Venpower 700 76 76 76 A Cyan 9 231 23* 23"e 23+ Burrqhs 33 152 104SB 102 * 103 +% í""*" 8 J4 ' ‘J4 $4S8 + .4 0OU1S6 alTl6rlC3in6 I P01 ' M , ® 9 4 9 4 7 4 GtOilSds 600 $8* 8 8-2 Patine NV 300 522* 22 22*+% Versatile z25 $6+ 6* 6* a Home 30 245 39* 39 39 - * Caîlah M 15 15 13* 12* 13%- % Motorola 8 3 5 58 5 5 57*+2* Ventes Haut Bas Ferm Ch I CP Inve cìn * In 4 .GLNickl 9100 210 180 189 -31 Pe Ben O 2000 $7 6+ 6% - % Versatí A 600 $6* 6* 6* Am Mot 5 436 7% '7% 7% Camp RL 25 89 75% 73* 75 - * N CashR 11 210 36 * 36% 36%+% es Haut Bas term.Lh.¦ CP Inve pr 640 $30 * 29 4 30 - s GL Paper 306 S21 23+ 23*+* PeelElder 200 510 2 10 2 10*+ 2 Vcstgron 200 $14* 14* 14* ASmlt R 4 141 23* 23% 23%-* Camp SpL 14 65 36'« 36* 36%+ % Nat Distil 7 106 6* 5% 5*+% *IArt ,0?8 ?* 3 -% I CP'nw 3‘4?5 200 175 199 -1s GNCapital 900 S7 6'* 6* - % Peerless 100 S6 6 6 Vie G Tr 1150 $26 26 26 Am Stand 6 72 14% 14 14 - % CdlTpac 8 41 15* 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