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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 28 juin 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-06-28, Collections de BAnQ.

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la météo Généralement ensoleille et chaud aujourd'hui et demain.Maximum 80 Détails en page 6.Saint Irénée LE DEVOIR Fais ce que dois Vol.LXV - No 148 Montréal, vendredi 28 juin 1974 Les élections — pages 7 et 18 20 CENTS Chaos et sauna.par Lise Bissonnette et Françoise Côté A la suggestion implicite des grévistes du métro et de l’autobus, les Montréalais sont allés hier jouer dans la circulation avec un plaisir moins qu’évident.Immense thérapie collective, faut-il croire, que ce sauna impitoyable imposé aux automobilistes de midi et cinq heures plus longtemps qu’il n’en fallait pour vaincre toutes les résistances au transport en commun.A la sortie des bureaux, il en était pour trouver des charmes bucoliques à leur cité-étuve: les adeptes imperturbables de la marche, et ceux qui, rivés à leur volant derrière deux voitures stationnées illégalement chaque côté d’un accrochage de circonstances, ne trouvaient plus d’issue que dans la largeur d’une route rurale à sens unique.(Place Bona venture, 17h30).Dans le Vieux-Montréal, c’était le blocus, toutes ces carapaces de tôle s'enroulant d’un carré à l’autre comme un immense serpent qui se mord la queue.Tout cela sous l’oeil désabusé des secrétaires de la rue Saint-Jacques attendant un hypothétique mari ou l’équivalent-sauveur, tandis que les plus philosophes de la faune d’affaires du sud-ouest montréalais s’engouffraient dans les brasseries jusqu’à ce qu’éclaircie urbaine s'ensuive.Mauvais esprit celui qui croira que les chauffeurs de taxi se sont enrichis aux dépens de leurs confrères des autobus.Ils subissaient eux aussi le grand encerclement de l'heure de pointe, compteur au ralenti, passagers exaspérés et chauffeurs du dimanche en pleine vue déprimante.Venus suppléer aux feux de circulation qui auraient passés au noir si langage leur était permis, les policiers n’orchestraient que des mouvements lents.Rue Saint-Voir page 6: Chaos Métro-autobus: une assemblée de nuit décide de passer outre à l’injonction par Jean-V.Dufresne et Bernard Descôteaux La Fraternité des chauffeurs d’autobus et des opérateurs de métro a résolu hier soir, au terme d’une assemblée hou-leuse-et confuse qui ne réunissait que 350 de ses quelque 3,200 membres, de passer outre à l'injonction accordée à la CTCUM dans l’après-midi et contraignant ceux-ci à reprendre le travail dès l’aube après une interruption de service de 24 heures.En vertu de cette décision, votée par environ 200 voix contre 150, le transport en commun serait donc de nouveau paralysé à Montréal aujourd’hui, et pour une période indéterminée.Mais une autre assemblée est prévue au Centre Paul-Sauvé pour 10 heures ce matin.En fin de soirée, plusieurs chauffeurs et opérateurs ont confié aux journalistes qu'ils reprendraient quand même le travail à 4 heures, vendredi matin, en raison des conditions dans lesquelles la décision a été adoptées à peine 10% des syndiqués étaient présents et il paraissait difficile, en pleine nuit, de prévenir le personnel dans les délais requis de se soustraire à l’injonction.La Fraternité et les quelque 200 membres du Syndicat, en défiant ainsi l’ordre de la Cour sont passibles d’outrage à la magistrature et à des amendes pouvant atteindre $50.000 en vertu des dispositions du code de procedure civile.Le scrutin eut lieu à main levée, méthode pour le moins imprudente, et on estime que les deux tiers de l'assemblée ont adopte la résolution qui propose sommairement de "passer à l’outre à l'injonction émise’’.La Fraternité a également convoqué fïSS'ïïïîM || I S ^ fi - Jtl:,:: .vv.ÿ x ' iss ' : • ’ .•v''$ i^ïiar / ****'¦ ••¦.•'•N Stÿ Quand l’espace vital lui est ainsi compté, Montréal soupire à défaut de respirer.L’oxygène, qui le croirait, nous reviendra avec les autobus.(Photo LE DEVOIR, par Alain Renaud) Rien à faire, le bill 22 passera cet été par Gérald LeBlanc QUEBEC — Qu elles proviennent d’é-vèques, d’avocats, de médecins, de scientifiques, de syndicalistes, peu importe, M.Robert Bourassa n’entend pas donner suite aux requêtes de reporter à l’automne l’adoption de sa politique linguistique."Ça fait huit ans qu’on discute de cette question linguistique et le 29 octobre dernier, la population a donné un mandat au gouvernement et au Parti libéral pour dé- cider et non pour tergiverser.” Accueilli par un tonnerre d’applaudissements de ses députés, cette réponse catégorique du premier ministre visait les organismes et personnalités signataires de la pétition de la Ligue des droits de l’homme en faveur d’un sursis.M.Bourassa répondait à une question du député péquiste de Saint-Jacques, M.Claude Charron, qui soulignait la représentativité des pétitionnaires.Après une seule journée de circulation, la pétition contenait en effet le nom de trois évêques (Mgrs Bélanger, Coderre et Hubert), de chercheurs renommées (Guy Rocher, Fernand Dumont, Claude Henri-pin, Richard Ares, Marcel Rioux, etc.) de plusieurs corporations professionnelles (psychologues, avocats, médecins, ingénieurs, etc.) et d’organismes sociaux ou syndicaux (CSN, FTQ, CEQ.Fédération des principaux du Québec, Organis- Le test pédagogique prévu au bill 22 serait assorti de restrictions par Pierre Bellemare QUEBEC (PC) — Le gouvernement Bourassa assortira de mesures “restrictives" le test pédagogique proposé par le bill 22, de façon à empêcher jusqu’à un certain point l'intégration des nouveaux immigrants non-anglophones à la minorité linguistique du Québec.Les proches collaborateurs du premier ministre examinent présentement plusieurs hypothèses pour en saisir toutes les implications juridiques.Ce n'est qu’à l’occasion du débat de deuxième lecture à l’Assemblée nationale que ces mesures seront annoncées par le parrain du bill 22, M.François Cloutier.C’est du moins ce que la Presse Canadienne a appris hier de bonne source.Cependant, le gouvernement n’a nulle- ment l’intention d'empêcher les nouveaux immigrants anglophones de fréquenter les écoles anglaises du Québec.Ils seront toujours libres de le faire, et ce pour des raisons “pratiques”.Cette question de test pédagogique inquiète les anglophones qui estiment que la liberté de choix n’existera pratiquement plus, et elle déplait à plusieurs organismes francophones, qui voudraient assimiler tous les nouveaux immigrants au réseau français.Le gouvernement constate, de son côté, que les immigrants non-anglophones pourraient passer facilement l’épreuve du test pédagogique pour glisser du côté anglophone.Dans le texte actuel du bill 22, il est prévu que tous les élèves, francophones, anglophones et immigrants de toute nationalité, pourront s’inscrire à l’école de leur choix, s'ils font la preuve par un test qu’ils maîtrisent assez bien la langue qu’ils auront choisie.Le bill 22 indique également que ce test est laissé à la discrétion de chaque commissions scolaire et que le ministre peut intervenir, conformément aux règlements, pour imposer ce test.Mais M.Cloutier a révélé mercredi à la commission parlementaire que le bil 22 sera amendé de façon à imposer à toutes les commissions scolaires un test préparé par le ministère.Il n’y aura donc plus ce caractère arbitraire proposé par la version actuelle du projet.mes familiaux associés du Quebec).Après la période de questions à l’Assemblée nationale, M.Bourassa a confié aux journalistes que le gouvernement ne pouvait passer son temps à écouter les groupes de pression de toutes sortes."Ce serait du corporatisme qui enlèverait tout pouvoir aux élus du peuple", a-t-il ajouté.Rappelant les crises du passé, notamment l’emprisonnement des trois chefs syndicaux en 1972, M.Bourassa a indiqué qu’il avait alors dû résister à des nombreuses requêtes du genre.Rien à faii£ donc, le bill 22 sera adopté cet été, plus précisément à la fin de juillet ou au debut d’août, si l’on se fie aux confidences de M.Bourassa aux journalistes.Calculant à haute voix, le premier ministre a ajouté: “deux semaines encore en commission parlementaire, deux ou trois semaines après la deuxième lecture ce qui nous mène à la fin de juillet ou au début d’août”, sondant du même coup, selon son habitude, la réaction des journalistes.Par ailleurs.M.Bourassa semble avoir repris la méthode du compte-goutte utilisée pour le dévoilement progressif du bill 22, dont la version finale réflétait d’ailleurs les effets de ses coups de sonde, pour faire connaître les motifications éventuelles du projet de loi sur la langue.Un reporter de la Presse canadienne rapportait, en effet, hier, tenir de “source autorisée” que le gouvernement entend resserrer les conditions d’admission à ¦ En page 2, la chronique du bill 22 l’école anglaise pour les immigrants non anglophones.M.Cloutier avait déjà, de son côté, indiqué à la commission parlementaire que les tests d’aptitude linguistique du ministère, facultatifs d’après le bill 22, deviendraient obligatoires.On peut donc s’attendre à voir M.Bourassa distribuer au cours des prochains jours, au gré de son humeur et de sa stratégie, les parties du puzzle, qui figureront ou ne figureront pas, dans le projet remanié que M.Cloutier présentera durant la Canicule.une assemblée à 10 heures ce matin au Centre Paul Sauvé.L’exécutif du syndicat était lui-mème contraint par l’injonction de recommander le retour au travail, à ses membres, à défaut de quoi il était passible d’outrage à la magistrature.• La Commission de transport de la Com- Voir page 6: Métro-autobus Construction Arrêts de travail et grèves du zèle par François Barbeau Deux jours après la reprise des activités dans l’industrie de la construction au Québec, de nombreux ralentissements et arrêts de travail, provoqués notamment par des électriciens et des plombiers membres de la FTQ, ont été signalés hier dans d’importants chantiers de la province.Les chantiers résidentiels ne sont pas touchés par ce mouvement.Si cette situation devait persister, de déclarer hier le président de l’Association des sous-entrepreneurs en construction du Québec, M.Pierre Grégoire, "nous serons dans l'obligation de prendre les mesures radicales qui s’imposent ” De son côté, le front commun patronal, composé de l'Association provinciale des constructeurs d'habitation, de l’Association des constructeurs de routes et de grands travaux, de la Fédération de la construction et de l’Association de la construction de Montréal, ira faire entendre aujourd'hui à Québec un non catégorique à la réouverture du décret.C’est le médiateur du gouvernement, M.Yvon Dansereau, qui entendra ce "non”, qui veut dire que la position des associations patronales demeure inchangée.Ces dernières souhaiteraient maintenant rencontrer le premier ministre, M.Bourassa, pour lui faire rapport de la situation dans l’industrie et lui dire qu elles sont en désaccord avec certaines personnes qui laissent planer des doutes quant à la possibilité de hausses de salaire dans certains secteurs de la construction.“Nous allons rappeler à M.Bourassa que le retour au travail dans la construction a été décidé sans condition”, de déclarer M.Orner Rousseau, de l’Association provinciale des constructeurs d’habitation, qui a été jusqu’ici le porte-parole du front commun patronal.Voir page 6: Construction Le Québec offenserait-il la'sagesse des nations’?QUEBEC (par Gérald LeBlanc) — Le Québec offenserait-il la “sagesse des nations en prenant des mesures rigides pour protéger sa culture et sa langue?Se signalerait-il comme le mouton noir du monde civilisé en refusant à ses immigrants, le libre choix de la langue d’enseignement?Evoluant dans le droit international comme un poisson dans l’eau, M.Jacques-Yvan Morin, chef de l'opposition officielle, s’évertue à démontrer, depuis le début des audiences de la commission sur le bill 22.au'il faut of- frir un nom catégorique à ces questions.Un autre expert en droit comparé, M.Guy Bouthillier, professeur à l'université de Montréal et auteur du volume "Le Choc des langues au Québec 1760-1970”, est venu ajouter, cette semaine, quatre exemples au répertoire de M.Morin.• l’université de Louvain: vieille de huit siècles, de renommée international, l’université de Louvain n’a pas su résister à la poussée flaman Voir page 6: Sagesse • Fonctiotis et tâches de la police • Police et culture • Police et violence collective • Techniques modernes de gestion ef d’évaluation de la police • La police et l’homme: réflexions d’un praticien Textes réunis et présentés par DENIS SZABO | f*i wflto dwi v*fr«Mhrwj ^ Fadeau ' /f ff! f/f LA PEUGEOT 504 GL.UNE DES Mill LU RES YOITI RES 1)1 EH El RE.Tout équipée à partir de s4995 PEUGEOT Les Grands Garages du Québec Liée 306 est, ST-ZOTIQUE 273-9105 (Métro Beaubien) du pays.La majorité n est pas tenue de subventionner l’étude de la langue d’un groupe minoritaire immigrant.(3) A la ;uite de ces considérations sur les minorités d’immigrants, on pourrait avancer, par analogie, que les groupes québécois d'immigrants ne peuvent eux aussi bénéficier de statut de minorité.Ainsi, pour des raisons différentes, aucune des minorités ethno-linguistiques du Québec, selon des textes des Nations unies, ne pourrait réclamer une protection à titre de minorité.L’affaire linguistique belge F7n 1968.la Cour européenne des droits de l'homme, juridiction chargée de voir au respect de la Convention européenne des droits de l'homme (4) rendit un arrêt portant précisément sur le droit à un enseignement dans une langue donnée.(5) L'arrêt mettait en cause le gouvernement de la Belgique et des citoyens francophones de ce pays habitant dans la région néerlandaise, mais désirant que leurs enfants soient instruits en langue française.11 s'agira plus précisément pour la Cour européenne de déterminer si certaines dispositions de la législation linguistique belge répondent ou non aux exigences dex articles 8 et 14 de la Convention ainsi que de l'article 2 du Protocole additionnel du 20 mars 1952.La Constitution belge contient deux articles pertinents à cette affaire: 1) l'article 17: “L'enseignement est libre; toute mesure préventive est interdite; la répression des délits n est réglée que par la loi.L'instruction publique donnée aux frais de l'État est également réglée par la loi".2) l'article 23: “L'emploi des langues usitées en Belgique est facultatif ; il ne peut être réglé que par la loi, et seulement pour les actes de l’autorité publique et pour les affaires judiciaires”.En 1962-1963, le Parlement belge adoptait des lois qui renforçaient le principe de territorialité linquistique déjà accepté en 1932; les frontières linguistiques seront désormais définitivement fixées.La loi du 30 juillet 1963 “concernant le régime linguistique de l'enseignement” stipule que la langue d’enseignement est le néerlandais dans la région flamande et le français dans la région wallonne.Les dix-neuf communes de l’arrondissement de Bruxelles-Capitale connaissent un régime bilingue: l'enseignement se donne en français ou en néerlandais, mais le choix de la langue d'enseignement n’est pas libre.La langue maternelle ou usuelle de l’enfant détermine le régime linguistique scolaire.Des statuts particuliers sont prévus dans plusieurs cas, notamment pour les six communes de la périphérie de Bruxelles.Heverlee et Louvain.L’arrêt de la cour européenne La Cour devra donc décider si cette législation linguistique mmm par MICHEL LEBEL, collaboration spéciale ¦ M.Michel Lebel est professeur de droit constitutionnel à la faculté de droit de l’université de Montréal.scolaire va à l’encontre de certaines dispositions de la Convention européenne.Avant de répondre au problème concret qui lui est soumis, elle fera une analyse théorique de ces dispositions conventionnelles afin d ’en préciser la portée et le contenu.De cette analyse découlera la solution du litige.C’est cette partie de l'arrêt qui nous parait la plus importante, car elle déborde le cadre de l’affaire traitée et répond à la question de savoir si le droit à un enseignement dans la langue de son choix est un droit de l’homme.D La première phrase de l'article 2 du Protocole additionnel: "Nul ne peut se voir refuser le droit à l'instruction”.La Cour estime que ce droit à l'instruction comporte “un droit d’accès aux établissements scolaires existant à un moment donné” et “le droit d'obtenir.la reconnaissance officielle des études accomplies”.Elle considère que les États, selon cette disposition, demeurent libres d’organiser l'enseignement comme ils l’entendent et que cette phrase “ne spécifie pas la langue dans laquelle l'enseignement doit être dispensé pour que le droit à l’instruction soit respecté”.2) La seende phrase de l’article 2: “L’État, dans l’exercice des fonctions qu'il assumera dans le domaine de l’éducation et de l'enseignement, respectera le droit des parents d'assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques”.Les juges sont catégoriques au sujet de l’interprétation de ce texte: “Cette disposition n’impose pas aux États le respect dans le domaine de l’éducation ou l’enseignement, des préférences linguistiques des parents, mais uniquement celui de leurs convictions religieuses et philosophiques”.3) L'article 8, alinéa 1 de la Convention : "Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance”.La Cour rejettera [’argumentation des requérants basée sur cette disposition en déclarant tout simplement qu'elle ne concerne pas le droit à l’instruction.4) L’article 14 de la Convention: "La jouissance de droits et libertés reconnues dans la présente Convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toute autres opinions, la naissance ou toute autre situation".Cette disposition énonce le principe de non-discrimination que nous avons précédemment retrouvé dans les textes internationaux.La Cour, après avoir décidé que l’article 14 doit se lire avec les autres articles de la Convention, élabore les critères permettant de différencier une distinction légitime d’une discrimination: "La Cour, suivant en cela les principes qui se dégagent de la pratique judiciaire d'un grand nombre d'Etats démocratiques, retient que Légalité de traitement est violée si la distinction manque de justification objective et raisonnable.L’existence d'une pareille justification doit s'apprécier par rapport au but et aux effets de la mesure considérée.eu égard aux principes ui prévalent généralement ans les sociétés démocratiques.Une distinction de traitement dans l’exercice d'un droit consacré par la Convention ne doit pas seulement poursuivre un but légitime: l'article 14 est également violé lorsqu’il est clairement établi qu'il n'existe pas de rapport raisonnable de proportionnalité entre les moyens employés et le but visé." (7) Pour qu'il n'y ait pas de discrimination, Larrêt formule donc deux exigences: 1) le but poursuivi doit être légitime; 2) les moyens employés doivent être proportionnels au but visé.Ces exigences seront appliquées à la législation linguistique, comme nous le verrons bientôt.Le choix de la langue d’enseignement Quant au problème spécifique du choix de la langue d’enseignement, la haute juridiction sera on ne peut plus explicite: "L'article 14, même combiné avec l’article 2 du Protocole, n'a pas pour effet de garantir aux enfants ou à leurs parents le droit à une instruction dispensée dans la langue de leur choix”.(8) La Cour poursuit en affirmant que le sens naturel et ordinaire des deux articles combinés entre eux est plus limité: chaque Etat s’engage à assurer la jouissance du droit à l’instruction à toute personne relevant de sa juridiction sans discrimination fondée, par exemple, sur la langue.De plus, ajoutent les juges, interpréter ces deux dispositions comme reconnaissant à toute personne le droit d etre instruite dans la langue de son choix “conduirait à des résultats absurdes".Enfin la Cour estime que si les Parties Contractantes avaient entendu créer un droit spécifique relatif à la langue d’enseignement, elles l'auraient inséré dans le texte de la Convention, comme à l’art.3, par.2 et l'art.6, par 3(a) et (e).La Cour a jugé que la législation linguistique belge incriminée n’était pas discriminatoire, sauf sur un point mineur.Le tri- bunal reconnaît que le législateur belge a institué “un régime scolaire qui.dans la région unilingue néerlandaise, favorise le seul enseignement dispensé en néerlandais tout comme il consacre l'homogénité linguistique de l’enseignement dans la région unilingue française".(9) Mais ces distinctions de traitement des deux langues nationales dans les deux régions sont légitimes.Et la Cour d 'appliquer ces critères élaborés précédemment pour juger s’il y a discrimination: "En recherchant si les dispositions légales incriminées répondent à ces critères, la Cour relève qu'elles ont pour but de réaliser l'unité linguistique à l’intérieur des deux grandes régions de la Belgique, dans lesquelles une large majorité de la population ne porte que Lune des deux langues nationales.Cette législation rend difficilement viables des établissements scolaires où l’on enseignerait uniquement dans la langue nationale qui n'est pas celle de la plupart des habitants de la région.En d'autres termes, elle tend, dans la région unilingue néerlandaise, à décourager la création ou le maintien d’écoles où l'enseignement se dispenserait exclusivement en français.On ne saurait considérer une telle mesure comme arbitraire.Elle repose, tout d’abord, sur cet élément objectif qui constitue la région.Elle s’inspire en outre d’un intérêt public, celui d'assurer que tous les établissements scolaires dépendant de l'Etat et existant dans une région unilingue, dispensent leur enseignement dans la langue qui est, au premier chef, celle de la région”.(10) Le traitement scolaire imposé aux francophones résidant en territoire flammand ne constitue donc pas une discrimination Il est à signaler que l’argumentation de toutes les parties concernées par cette affaire ne s’est jamais appuyée sur le fait minoritaire.La raison en est simple.La Convention ne garantit aucun droit matériel aux minorités; elle n'interdit que la discrimination “fondée notamment sur.l'appartenance à une minorité nationale" (art.14).Aux termes de cette analyse descriptive de textes internationaux et d'un arrêt d'une Cour internationale, une double conclusion se dégage: 1) il n'existe aucun droit indi- Nations unies, Protection des minorités, 1967.p, 2.(2) Nations unies, Définition et classification des minorités, p.20 (3) Nations unies, Cycle d'études de Ljubljana, p.19.(4) Cette Convention lie une vingtaine d'Etats européens.Elle constitue le prolongement de la Déclaration universelle des droits de l’homme (5) Cour Eur DH, Affaire “relative à certains aspects du régime linguistique de l'enseignement en Belgique" (fond), arrêt du 23 juillet 1968 i6) Arrêt, p.32.(7) Ibid., p, 34, i8) Ibid .p 35.i9i Ibid .p.44 ilO) Ibid .p.44.viduel à être instruit dans une langue donnée.2) il n'existe aucun droit pour une personne, membre d’une minorité, d'avoir un enseigne^ ment public qui serait dispensé dans la langue de son groupe.L'invocation par certains du droit international pour réclamer le droit au choix de la langue d'enseignement s’avère donc sans fondement réel.VIENT DE PARAITRE ORIENTATIONS SUR L’ÉDUCATION AU CÉLIBAT SACERDOTAL LA SACRÉE CONGRÉGATION POUR L’ÉDUCATION CATHOLIQUE Ce texte intéressera non seulement ceux qui s’occupent de la formation des candidats au sacerdoce mais aussi les prêtres eux-mêmes ainsi que les religieux et les religieuses.Dans la collection "L'Église aux quatre vents" $2.00 245 est, bout.Dorchester Montréal H2X 1N9 - Tél.861-9621 POUR JEUNES FEMMES ET JEUNES FILLES SEULEMENT Si vous aimez les beaux tricots italiens dans un choix de couleurs et de grandeurs Si vous cherchez qualité, exclusivité, originalité et un travail impeccablement exécuté .ARRÊTEZ! 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est un conseil à donner aux montréalais de ces journées de misère, c’est de se comporter comme en temps de neige et de laisser leur véhicule devant leur porte.Car il n'est pas de meilleur moment pour élargir agréablement ses horizons.Tendre le pouce, ce fut le cas hier midi, et voir s'arrêter une confortable voiture conduite par le sympathique gérant de “votre” marché Steinberg permet à la fois d'exposer efficacement vos doléances de consommateur averti, d'apprendre comment le taux “ventes par heure” détermine le nombre du personnel et vous fait attendre vingt minutes à la caisse, et de discuter de la moralité des profits obtenus l'année dernière.Selon une honnête moyenne journalière de ses rencontres, multiplions par quatre au moins, et nous avons là l’école parallèle dans sa fraîcheur originelle.Hier soir enfin, le télévision de Radio-Canada, toujours bien inspirée offrait le très encourageant film "Traffic” de Jacques Tati, à 19h30, pour saluer l’arrivée à domicile de tous les M.Hulot désabusés de la pédale d’embrayage ou rescapés de la levée des experts, et pour leur montrer de quoi demain est fait.Les grandes artères du centre-ville, Dorchester, Sainte-Catherine, Maisonneuve, Sherbrooke ont été congestionnées à compter de 16h30 jusque vers 19 heures.Aussi bien dans la direction ouest que dans celle de l’est, les voitures avançaient à pas de tortues, pare-choc à pare-choc, tandis que leurs conducteurs s'échauffaient et jouaient du klaxon.La flot de circulation de fin d’après-midi, qui est évacué habituellement vers 17h30, était encore très dense, surtout en direction ouest, à 18h30.Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, le nombre des autostoppeurs n était pas imposant.Les trottoirs étaient peuplés de piétons, tandis que les motocyclistes se faufilaient a travers les voitures.On peut dire qu’un bon nombre de Montréalais ont probablement mis une heure ou une heure et demie de plus pour rentrer chez eux.SAGESSE de en Belgique.Cette université francophone se trouvait en effet en territoire flamand.Son ancienneté et sa célébrité (particulièrement dans le secteur des sciences humaines) n’ont rien changé à l’affaire.Elle a dû déménager en territoire wallon (français) pour se conformer à la politique divisant la Belgique en trois territoires: les Frandres (langue flamande ou néerlandaise), la Wal-lonnie (langue française) et Bruxelles (territoire bilingue en tant que capitale nationale).• la dispersion à Londres: l’arrivée massive d'immigrant particulièrement asiatiques, risquait de contaminer le caractère national de certains quartiers pauvres de Londres.Malgré ses traditions de tolérance et de fair play, l’autorité la météo Situation générale: la zone de haute pression a présentement réussi à envahir la rive sud du St-Laurent pour donner du temps clair et plus chaud sur presque toute la province.La région du Nouveau Québec toutefois subira pour les prochains jours l'influence d'air instable qui aura pour effet de donner quelques averses.Le temps ensoleillé et chaud se maintiendra également au cours de la journée de samedi et dans plusieurs localités le thermomètre grimpera au-dessus de 80 degrés.Régions de l'Abitibi, de Pontiac-Témiscamingue, de Chibougamau, de Haute-Mauricie: généralement clair.Possibilité d’une ou deux averses et venteux après midi dans les régions septemtrionales.Maximum de 75 à 80.Aperçu pour samedi.beau et chaud.Une ou deux averses dans le nord.Régions de Québec Trois-Rivières, de Montréal.d'Ottawa, des Laurentides: généralement ensoleillé et chaud.Maximum de 75 à 80.Aperçu pour samedi.ensoleillé et chaud.Région des Cantons de l'Est: généralement ensoleillé et plus chaud Maximum autour de 75 Aperçu pour samedi .généralement ensoleillé et chaud.Région du lac-St-Jean: généralement ensoleillé et chaud.Maximum de 75 à 80.Aperçu pour samedi, ensoleillé et chaud Régions de Rimouski, de Baie-Comeau, de Sept-ïles, de Gaspé: généralement ensoleillé Maximum de 65 a 70 dans l'est et de 70 à 75 dans l'ouest.Aperçu pour samedi.ensoleillé et plus chaud britannique n’hésita pas à passer une loi ( "dispersion policy”) pour rétablir l’équilibre Aucune école ne peut désormais contenir plus de 40' g d’enfants d’immigrants.Les autres doivent être dispersés dans les écoles avoisinantes.O loi contre l’allemand aux U.S.-A : environ 25 Etats américains ont adopté des lois, au vingtième siècle.pour se protéger contre la langue allemande, menaçante à cause d’une forte immigration germanique.• 1 exemple de Eliézer Ben Ye-houda: né en 1858 et mort en 1922, Ben Yehouda était publiciste, lexieo-raphe et patriote juif israélien, lalgré le nombre incroyable de langues parlées par ses concitoyens de Palestine et maigre le caractère archaïque de l'hébreu.Ben Yehouda adapta cette langue à la culture moderne et réussit à la faire adopter comme langue nationale en Israël Tl a lutté contre les siens, ajoutait M.Bouthillier, pour leur imposer, pour leur faire comprendre, a valeur d’exemples, la possibilité de faire de l’hébreu la langue de tous les jours.Il n’a reculé devant aucune méthode, y compris l'autodafé”.M.Bouthillier y allait ensuite d'une boutade: "Je pense que s'il avait fait un sondage d'opinions, il aurait reçu une réponse tout à fait négative, je me permets de le souligner au passage”.Le professeur de l’Université de Montreal, qui faisait partie de la délégation de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, estime qu'on pourrait multiplier les exemples, démontrant la détermination implacable des nations à défendre leur culture et leur langue.Cette intransigeance ne témoigne pas selon lui.d'un manque de générosité et de respect, mais plutôt de l’importance vitale du bien à préserver.CEC0 il expliquait à Jimmy Soccio qu’en Italie une commission d’enquête similaire avait dù être ajournée plusieurs mois parce que les 575 témoins convoqués avaient tous répondu: “Je ne sais pas”.Il ne sait pas encore ce qu’il voulait dire quand il a déclaré à Soccio: “T'avais tellement la chance de y faire toutes ces affaires là.(Selon le contexte de la conversation, il s'agit ici d’attaquer les libéraux, les juges, les policiers, le procureur de la CECO, etc.) Mais Christ, on a parlé de ça quand on était chez vous; vois-tu, tu.tu Tas pas dit.On a parlé tout seul moé pis toé, tu l’as la Christ de ga-mick din maine.(.)” Pressé par le juge Brunet de préciser le sens du mot “gamick", Cotroni a d’ailleurs répondu qu’il ne savait rien, qu'il ne savait pas quelle interprétation donner à ce mot et à la phrase.Il ne comprend pas non plus comment il a pu dire a Seccio: “(.) T'arrives; s’pas vrai, s'pas vrai, s’-pas vrai.(.) Ctai d'dire t’en rappelles pas.Chaque personne te demandait; ah j’m’en souviens pas.ça c’pas vrai.That’s all.Y t’ont gardé huit heures, pis y t’auraient gardé une demie heure là.” Comment de temps j’ai resté moé dans boite?J’pense 10 minutes (.).” Il continue de soutenir qu’il n’a jamais dit à Soccio comment témoigner et comment répondre devant la CECO.Il donne la même réponse pour les paroles suivantes: “(.) Fais comme moé je fas.C’est pas la même chose pantout.C’est ça que j'fas moé.Moé j’t'un cave quand j’vas là.(.) Eux autres y comprennent pas.Ben y vont rester d’même.J’y dis pas quécé j’-fas.J'y dis pas que, j’vas passer pour un cave.Ben toé, c’est pas ce que tu faisais (.).A cela s’ajoute l’explication de Cour-ville à Soccio: “(.) Y sait pas lire, y sait pas écrire, y sait rien.” Quand le procureur de la Commission, Me Guy Dupré, lui demande pourquoi il a prononcé ces paroles.Cotroni répond qu’il ne sait pas pourquoi il a dit ça."J’ai dit ça comme ça.” ajoute-t-il avec son sang froid caractéristique.C’est d’ailleurs avec le plus parfait sérieux qu’il maintient qu’il ne sait vraiment pas lire, ni écrire.Ce qui n’en fait pas un “cave” pour autant, explique-t-il cependant au procureur Dupre qui, lui, doit faire des prouesses pour garder son calme malgré les multiples objections et interventions du procureur du témoin, Me Jean-Paul Sainte-Marie.Pour sa part, appelé à la barre avant Cotroni, Armand Courville a trahi un caractère beaucoup plus prompt que son vieil ami.Choqué par l'acharnement du procureur à lui poser continuellement le même genre de questions, Courville a laissé échapper à un moment donné un commentaire significatif sur les extraits publiés de la conversation qu’il a eue avec Cotroni et Soccio, le 28 mars 1973.“Vous ne reproduisez que des parties incriminantes qui sont des saloperies.Vous n’apportez pas les parties ou j'ai dit à Soccio de dire la vérité,” a lancé Courville qui, réalisant vite la teneur de ses paroles, s’est empressé de s’excuser pour l'utilisation du mot “saloperies".Naturellement, le procureur n’a pas manqué de profiter de la porte ouverte pour demander de plus amples explications au témoin.Me Sainte-Marie s’est immédiatement objecté à la question mais le juge Brunet qui avait visiblement déjà jaugé l’enjeu, a fait remarquer à l'habile avocat qu’il appartiendrait aux commissaires d'évaluer les intentions et les propos du témoin.Dans l’ensemble, Courville a rendu un témoignage semblable à celui de Cotroni.Il se rappelle peu de chose et surtout, il ne peut préciser la signification de ses propos.Cependant, il soutient que ses intentions ont toujours été bonnes et qu’il n’est pas dans sa nature de vouloir salir des réputations, et cela même s’il reconnaît qu’il jouit chaque fois que les libéraux qui ont formé cette enquête, et qui ont trahi ses 35 ans de loyaux services, ont des embêtements.Au sujet des difficultés de la commission d'enquête italienne dont il a raconté les mésaventures à Soccio, Courville ne sait pas pourquoi il a parlé de ça.Il a dit ça tout bonnement.“Il doit bien y avoir une raison," demande la président de la CECO.“J’ai dit ça tout bonnement”, maintient le témoin.Il ne se rappelle pas d'autre part que Cotroni ait suggéré à Soccio d’inventer des noms quand il lui disait: "Mais toé tu.tu y donnes les noms si y n’a pas.Si ousqui n’a pas, mets les toé: là, ça s’rait correct.(.).” Qu'est-ce que vous avez compris de ces paroles de M.Cotroni?” demande le président de la CECO.“Je ne m'en rappelle pas”, dit le témoin."Pourtant, c'est pas un sujet banal.Ce sont des paroles qui devraient frapper," enchaîne le procureur Dupré.¦ Je ne m’en rappelle pas.Mais ça me surprendrait qu’il ait dit ça.car il n'est pas un homme comme ça.” CONSTRUCTION Il faisait allusion à la promesse d'une hausse de salaire de $1 l'heure qui a été faite par M.Cournover à certains secteurs de la construction FTQ, promesse dont il a été question hier au congrès de la CSN, qui s’y opposera vivement et résolument, puisqu'elle signifie un recul sur 1970 alors que la Confédération des syndicats nationaux a obtenu du gouvernement un salaire unique dans la construction à travers tout le Québec.L’Association des sous-entrepreneurs en construction, d’expliquer son porte-parole.M.Jean Lebon, est résolue, si la situation persiste, à prendre des mesures radicales, qui pourraient être calquées sur les gestes des syndiqués, qui sont illégaux.de soutenir M.Lebon.Si la légalité n'est pas importante pour les ouvriers de la construction, nous ferons de même, a-t-il déclaré, sans donner d’autres précisions.Parmi les chantiers touchés hier par un ralentissement ou un arrêt de travail, notons le chantier de Mirabel, où on faisait état d’une productivité de 15%, le chantier de la Place Desjardins, celui de la Place du Cercle, ceux des Jeux olympiques, celui du Québec Hilton, etc.L’ASECQ a toujours été et demeure contre le principe de la réouverture des négociations, qui constituerait un dangereux précédent, dit-elle, et qui pourrait être utilisé à mauvais escient pour forcer la partie patronale, pendant un conflit, à rediscuter d’un contrat qui a été négocié et signé pour une période de trois ans.Les entrepreneurs, dit l’ASECQ, ont des contrats à prix fixes et ont déjà subi les hausses du coût des matériaux de construction depuis un an.“Il faut réaliser de plus, dit-elle, que le public consommateur, qui lui aussi est affecté par l’augmentation du coût de la vie, ne peut payer plus cher que les prix déjà élevés dans notre industrie pour la petite construction et le service domiciliaire." S’il doit y avoir règlement entre les syndicats et la partie patronale, dit enfin TASECQ, ce règlement ne doit en aucun cas augmenter les coûts de production des entrepreneurs qui connaissent d’innombrables difficultés financières, en plus de problèmes d’ordre qualitatif et quantitatif de leur main-d’oeuvre spécialisée.” MÉTRO-AUTOBUS munauté urbaine de Montréal (CTCUM) a eu recours à une injonction de la Cour supérieure pour ordonner le retour au travail, dès ce matin.4 heures, de ses 3,200 chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro qui avaient cessé le travail, hier matin, paralysant tout le système de transport en commun de la métropole.Très insatisfaits de cette ordonnance de la cour, les syndiqués se sont réunis hier soir au Centre Paul-Sauvé pour décider s’ils donneraient suite à l'injonction, et rentreraient au travail.Un porte-parole syndical a fait remarquer que, même si aucune sanction n’était prévue, le syndicat pouvait toujours être accusé d’outrage au tribunal s'il n’obéissait pas.Rien ne laissait cependant prévoir l'attitude qui serait adoptée.La décision de la Fraternité des chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et services connexes de déclencher un arrêt de travail a été prise mercredi soir lors d’une assemblée à laquelle participaient quelques 700 personnes.Après un vote à main levée, ils décidaient de quitter le travail dès le début du premier quart de jour pour protester contre une décision de la CTCUM de couper deux jours de salaire aux chauffeurs d'autobus qui ont respecté les lignes de piquetage établies a deux garages d autobus par les employés de sécurité du métro, en grève depuis deux semaines environ.Les 94 employés de sécurité établissaient en effet depuis quelques jours des piquets de grève de quatre personnes, en conformité avec une injonction obtenue contre eux par leur employeur, à l’entrée des divers garages.Mardi et mercredi, le service de transport en commun par autobus fut largement perturbé dans quelques secteurs de Montréal, les chauffeurs ayant respecté les lignes de piquetage.Selon l'agent d’affaires de la fraternité, M.Paul Forget, la police refusait de fournir une protection convenable aux chauffeurs que menaçaient les piqueteurs.Par la suite, la CTCUM devait prévenir ses chauffeurs qu’ils ne seraient pas payés, n’ayant pu effectivement travailler.La CTCUM considère pour sa part que l’arrêt de travail déclenché par la Fraternité des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro est illégal, toute grève étant interdite par le Code du travail pendant la durée normale d’une convention collective.Dans un communiqué émis hier après-midi, la commission fait savoir quelle avait pris, de concert avec la police de la CUM, toutes les mesures possibles pour assurer la sécurité de chauffeurs d’autobus, à la sortie et à l’entrée de leurs véhicules” et, en dépit de ces mesures, ajoute-t-on, la Fraternité a spécifimje-ment demandé aux employés de la division Saint-Michel, le mardi 25 juin, de ne pas franchir la ligne de piquetage dressée par les agents de sécurité de la CTCUM en grève depuis deux semaines.Selon la CTCUM, les agents de sécurité avaient assuré qu’ils n'entraveraient pas le libre accès des véhicules.La commission dit estimer qu'il n'y a pas eu d'empêchement physique sérieux a l’entrée et à la sortie des véhicules.Comme en plus, elle juge l’arrêt de travail illégal, elle annonçait son intention de prendre les mesures pour obliger la Fraternité à se conformer à son contrat de travail.A la fin de l’après-midi, la CTCUM obtenait une injonction provisoire de la Cour supérieure ordonant aux syndiqués de reprendre le travail ce matin, à 4 heures.Cette injonction, émise par le juge René Duranleau, est valide jusqu'au 5 juillet.Les avocats de la partie syndicale ayant plaidé qu’il y avait danger de se faire "casser la gueule par les employés de sécurité”, le juge a ordonné à la CTCUM de voir à la sécurité de ses chauffeurs en installant un ou des policiers à l'entrée de tous ses garages.C’est avec beaucoup d'insatisfaction que les représentants de la Fraternité ont entendu prononcer la décision du juge.Le président de la Fraternité des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro, M.Roger Lapierre, devait déclaré que Tes chauffeurs de la CTCUM en ont plein le dos de servir de boucs-émissai-res pour masquer la mauvaise administration des dirigeants de la CTCUM".Selon lui.les chauffeurs sont prêts à retourner au travail à condition de recevoir une protection adéquate et que les chauffeurs qui ne sont pas payés le soient, mais, précise-t-il, ils ne sont pas prêts à risquer leur sécurité physique.Un autre porte-parole de la fraternité devait déclarer pour sa part que toute la question de la protection physique n’est pas aussi simple que cela.Il est vrai, dit-on, qu’il n’y a que quatre grévistes (policiers du métro) qui font du piquetage à l’entrée du garage, mais il y a cependant une auto qui attend en face, remplie de grévistes, lesquels menacent de suivre les autobus et de sévir une fois les autobus rendus hors de la protection des policiers de la CUM.La même personne ajoute que la CTCUM ne parle dans son communiqué que de la protection à l'entrée et à la sortie des garages et non pas sur la route.Au sujet des salaires coupés, on affirme que les chauffeurs qui ont respecté les lignes de piquetage avaient reçu Tordre d’un surintendant de le faire et qu'ils étaient restés à la disposition de la CTCUM durant leurs huit heures de travail.La CTCUM rencontre actuellement des problèmes avec l’ensemble de ses employés, particulièrement à propos de l’indexation des salaires au coût de la vie.Seule une convention collective est ouverte pour le moment, soit celle des employés de sécurité qui sont d’ailleurs en grève, réclamant un changement de classification de poste et des salaires égaux à ceux des chauffeurs.La Fraternité des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro réclame pour sa part une augmentation des salaires pour répondre à l'augmentation du coût de la vie et la mise en application immédiate du système de monnaie exacte pour les passagers.Cependant cet aspect ne serait pas directement relié à l'arrêt de travail déclenché hier matin.Le Syndicat du transport de Montréal qui lui regroupe les employés d'entretien veut obtenir de son côte également une hausse et a déjà mis en oeuvre divers moyens de pression dont le refus de travailler un jour de congé, le 24 juin, ce qui avait amené la fermeture du métro pour cette journée.Ce syndicat menace de répéter son geste,” lundi prochain.premier juillet.Quant au président du comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal, M.Lawrence Hannigan, il a refusé de commenter ce conflit, disant qu’il laissait le soin à la CTCUM de régler le litige.Il a cependant laissé entendre que les autorités de la commission l'avaient consulté avant de prendre une décision sur les mesures à adopter.VU I r\UL_Un Suite de la page 3 Un porte-parole de la compagnie a assuré que le service serait rétabli et normal des aujourd'hui.Avec la reprise du service entre en vigueur un nouvel arrêt sur la ligne Montréal-Québec, à la station de metro Longueuil.pour prendre et laisser descendre des passagers.Ce service est en tout point semblable à celui qui existe depuis une semaine pour la ligne Montréal-Sherbrooke.Les voyageurs qui partiront de Longueuil en direction de Québec bénéficieront d’une réduction de 50 cents du prix du voyage.Des colis pourront également être expédiés et reçus de la station de métro Longueuil.C'est la Société pour le progrès de la rive sud, conjointement avec la compagnie Voyageur, qui a annoncé l’entrée en vigueur de ce nouveau service.Le président du Syndicat des employés du terminus Voyageur, M.Roland Sou-chereau.a par ailleurs dévoilé les termes de l’entente de principe intervenu plus tôt au cours de l’après-midi.S'adressant aux participants au congrès de la CSN, M.Souchereau a qualifié cette entente de “glorieuse victoire aux dépens de “Power Corporation”.Selon lui, les gains des syndiqués représentent dans l'ensemble une augmentation réelle des salaires de $2.70 l’heure, sur une période de 18 mois.Cette augmentation se répartit comme suit: $1.80 l’heure de plus, en moyenne, pour chaque employés; une réduction de la semaine de travail de 40 à 36 heures et le droit de prendre les repas sur les heures de travail: 10 jours de maladie par an, monnayables à chaque année; une semaine de vacances supplémentaire.Les syndiqués toucheront également un montant de $660., en moyenne, à titre de rétroactivité.M.Souchereau a expliqué cette “victoire" par là solidarité manifestée par les chauffeurs des compagnies d’autobus à l'endroit des grévistes et par le non respect de l'injonction qui avait réduit le nombre des piqueteurs à 10 au maximum.Le président du syndicat a aussi indiqué que le président du Conseil central de Montréal, M.Michel Chartrand, avait participé à la dernière partie des négociations.FTQ-CSN Suite de la page 3 de créer des comités syndicaux de sécurité.Enfin les structures syndicales devront fournir toute l’aide nécessaire aux syndicats pour sensibiliser leurs membres à ce problème et pour améliorer la sécurité au travail.Diverses autres résolutions recommandent de poursuivre les efforts pour améliorer la préparation des congrès en suscitant une véritable discussion éclairée, de créer un comité d’étude sur la condition de la femme en général et dans le mouvement syndical, de demander à la Confédération mondiale du travail d'établir une stratégie internationale pour lutter contre les compagnies multinationales et de susciter des mouvements de solidarité, etc.Hier soir, le congrès devait poursuivre cette définition de ses objectifs politiques avant de passer aujourd'hui a l'aspect 14,000 Torontois acclament M.Trudeau TORONTO (PC) — “Les prix sont bons, gelons les salaires”, voilà comment le premier ministre a décrit la politique conservatrice des gel des prix et des revenus.jeudi soir à Toronto, devant plus de 14.000 personnes.Les libéraux espéraient remplir le stade torontois de près de 20,000 places, se préparant a une démonstration de force à Toronto où ils ont perdu huit de leurs 18 sièges en 1972.M.Trudeau a concentré d’emblée son attaque sur l’inflation en déclarant qu'il ne s’agissait pas du premier problème qu’ait rencontré le pays.Il y a eu par exemple, a-t-il dit, le chômage que nous avons ramené à un niveau plus acceptable quoique loin de l’idéal.Il y a eu le pacte de 1 automobile que les Américains ont voulu remettre en question.il y a eu le problème de l’énergie sur lequel les conservateurs sont divisés, ceux de l'Alberta voulant le plus haut prix possible et ceux de l’Ontario les plus bas possible.Four ce qui est de l’inflation a dit M.Trudeau, l’équipe libérale n'a pas attendu les élections pour mettre de l'avant ses solutions: pensions de vieillesse et allocations familiales haussées et indexées, gel du prix du pétrole, coupures d'impôts, élimination de la taxe de vente sur les chaussures et les aliments.Four ce qui est du gel et du contrôle des prix, nous en sommes maintenant à un point où même M.Stanfield n'y croit plus a affirmé M.Trudeau.D’abord le chef conservateur a exempté les produits agricoles et de la pèche.mais c'est justement la nourriture qui est responsable de la moitié de l’inflation.a dit M.Trudeau.Puis, a-t-il poursuivi, il y a quelques jours, M.Stanfield déclarait qu'il ne contrôlerait pas le prix du logement.Il y a aussi les dividendes qu’il est techniquement impossible à contrôler tandis que les cadres veulent bénéficier de hausses de salaires déguisées en promotion.Enfin les importations, que fera M.Stanfield, a demandé M.Trudeau.Dira-t-il aux Etats-Unis "vous êtes gelés”, dira-t-il aux pays arabes “vous êtes aussi gelés?” Alors que reste-t-il aux conservateurs, que leur reste-t-il aux conservateurs, que leur reste-t-il contrôler, sinon leur propre parti et vos salaires.En somme, a résumé M.Trudeau Tes prix sont bons, gelons les salaires”.Et si les conservateurs “ne peuvent contrôler leur propre parti, comment contrôleront-ils toute l’économie.Car, puisque c’est le gel qui est l’enjeu, il faut trouver des candidats pour l’appuyer, ce qui est le problème.Même si les libéraux n’ont pu remplir le stade comme prévu, les militants et sympathisants ont accueilli le premier ministre et 27 candidats torontois dans un délire de pancartes, d'orchestres et de slogans.Vendredi matin le premier ministre fera encore campagne à Toronto.Kitchener et Sault Ste-Marie.Il passera la nuit à Thompson au Manitoba.La paralysie du réseau touche 700,000 usagers et coûte $280,000/jour Selon un porte-parole de la CTCUM, la paralysie du système de transport en commun coûte $280,000 par jour.Elle touche environ 700,000 usagers quotidiens du métro et de l’autobus.En 1973, les services du métro et de Tautobus ont transporté près de 275,000,000 de passagers, soit une moyenne de 700,000 par un jour.Cependant, en raison de la baisse de la circulation en été, il est probable qu’un nombre inférieur à 700,000 personnes ont été affectées.La situation a été quelque peu amélio- rée par les trains de banlieue, et, tant au CN qu’au CP, on notait une forte augmentation du nombre de voyageurs.Selon un reporter de la radio, nombre de gens ont eu recours à des vélos ou à la marche pour se véhiculer.On a même vu des hommes d’affaires vêtus comme des cartes de mode à vélo, leur serviette dans un panier, ce qui n’a pas empêché la formation d’embouteillages monstres sur toutes les grandes artères de la ville aux heures de pointe.Les cols blancs manifesteront contre le refus de l’hôtel de ville Les cols blancs de la ville de Montréal et de la Communauté urbaine de Montréal manifesteront ce midi devant Thôtel de ville de Montréal, rue Notre-Dame, pour protester contre le refus de l’administration municipale de reprendre les négociations.Le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (CSN) qui regroupe les quelque 5,000 cols blancs de la ville et de la CUM tente depuis plusieurs mois de négocier des augmentations moyennes de Tordre de 10 à 11 pour cent pour 1974.Les dernières offres de la ville ont été refusées par une majorité de 75 pour cent, et aucune nouvelle offre n’a été faite depuis.Les cols blancs refusent de déclencher une grève et ils ont mis au point une stratégie qui consiste à suivre chacune des interventions publiques des autorités municipales tout en organisant des visites aux domiciles des membres du comité exécutif de Montréal.Cette manifestation sera suivie d'une conférence de presse du syndicat, à THô-tel Iroquois, Place Jacques-Cartier.Des membres de l’exécutif de la CSN doivent y participer.Unè délégation des participants au congrès de la CSN qui se tient actuellement a Montréal doit également se joindre à la manifestation devant Thôtel de ville.Le feu détruit un immeuble de cinq logements Quelque 150 pompiers ont combattu durant la soirée de jeudi un incendie qui a ravagé un immeuble d’appartements de trois étages à l’angle des rues Roy et Drolet.Une vingtaine de familles occupant cinq logements ont été évacuées dès Tar-rivée des sapeurs, vers 19 h.45.Par mesure de précaution, les locataires des immeubles voisins ont été priés de quitter leurs foyers.Vers 21 heures, les pompiers ont réussi à circonscrire et à maîtriser l’incendie qui avait nécessité cinq alertes.Les flammes ont pris naissance dans une remise située à l’arriére de l’immeuble et, en quelques économique de ces décisions.Cet aspect économique retient plus que tout autre l’attention des délégués puisqu'il est question d'augmenter de $2.40 par mois la cotisation mensuelle individuelle des membres de la CSN.Cette augmentation couvrirait à la fois l’augmentation des dépenses d'administration et l'amélioration du fonds de défense professionnelle (fonds de grève).POMPIERS Suite de la page 3 l'absence de transport en commun en raison de la grève des chauffeurs d’autobus et des conducteurs de métro.Après avoir lancé plusieurs fois un appel aux pompiers de cesser ces interruptions de travail, le président de l’Association, M.Jean L’Abbé, a fait savoir qu’une rencontre avait eu lieu avec le maire de Montréal, mercredi soir, et qu’à la suite de cette rencontre, il serait en mesure de faire de nouvelles recommandations aux pompiers.Une assemblée aura lieu à 10 heures, ce matin, au Centre Paul-Sauvé.LES TRIBUNAUX Suite delà page 3 a annoncé que l’ordonnance de l’extradition ne serait pas exécutée avant la décision de la Cour supreme.Le présumé complice de Cotroni dans cette affaire, M.Guido Orsini, qui était accusé en plus au Canada d'avoir fait le commerce de stupéfiants a enregistré un plaidoyer de culpabilité et sa sentence devait être prononcée, hier, par le juge Mayrand.Ce dernier a toutefois remis à la semaine prochaine cette sentence qu Orsini devra de toute façon purger au Canada avant qu'il ne soit question d’extradition dans son cas.minutes, elles avaient gagné le toit du bâtiment."La fumée était si danse, a déclaré un porte-parole du service des incendies, qu’il n’a pas été possible aux pompiers de pénétrer à Tinterieur de l’immeuble de briques." On ne déplore aucun blessé grave mais plusieurs pompiers, gravement incommodés par la fumée, ont été traités à l’hôpital DALLAIRE, DIDIER à Montréal, le 26 juin 1974 à Tâge de 67 ans, est décédé, M.Didier Dallaire, célibataire, électricien, ex-employé au Foyer de la Charité.Il laisse dans le deuil ses frères et soeurs Lorenzo, Yvette, Réal, Flo-rient.Lucie, Fabien, Hélène.Les lunérailles auront lieu samedi.29 juin.Le convoi funèbre partira du Salon Alfred Dallaire Inc.No 1922 rue Rosemont à 8 heures 30, pour se rendre à l’église St-Emile, 3333 est, Sherbrooke où le service sera célébré à 9 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.DELAND, M.Paul-Henri, à l’Hôpital du Haut-Richelieu, à St-Jean le 26 juin 1974, à Tâge de 88 ans.est décédé.M.Paul Henri Deland époux de Denise Martin et père des abbés Louis-Georges et Paul Deland.Les funérailles auront lieu samedi le 29 juin.Le convoi funèbre partira des Salons Résidences Funéraires Lesieur & Frères Ltée rue St-Jacques, St-Jean à 1 heures 30, pour se rendre à l’église Notre-Dame Auxilia-trice où le service sera célébré à 2 heures.Et de là au cimetière de TAcadie lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.
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