Le devoir, 4 octobre 1974, vendredi 4 octobre 1974
la météo Généralement ensoleillé et frais.Maximum 45.Demain: passages nuageux, plus chaud, Détails en page 6.Fais ce que dois S.François d’Assiss voi.lxv - No 230 L’application de la loi22: un délai de six mois ?— page 2 Montréal, vendredi 4 octobre 1974 20 CENTS! L’appel du Dr Morgentaler sera examiné en droit seulement La Cour suprême ne tranchera pas le débat sur l’avortement par Guy Deshaies OTTAWA — La Cour suprême du Canada évitera à tout prix de se prononcer pour ou contre l’avortement dans l'appel du Dr.Morgentaler et le juge en chef Bora Laskin a averti, hier, les avocats du médecin montréalais de ne pas s'attendre que la Cour suprême tranche le débat sur l’avortement.Ce n’est donc que la question de droit strict examinée sous l’angle du chef d’accusation porté contre Morgentaler que la Cour suprême se posera pour déterminer si la Cour d’appel du Québec a sa raison ou non de casser le verdict d’acquittement prononcé par le jury en faveur du Dr Morgentaler.Hier, Mes Claude-Armand Sheppard et Charles Flamm, au nom du Dr Morgenta- ler, ont plaidé que l’article 251 interdisant l’avortement, sauf à certaines conditions, était anticonstitutionnel, que l’article 45 protégeant ceux qui font une opération chirurgicale dans certaines conditions constituait un moyen de défense à l’encontre d’une accusation d’avortement et finalement que Morgentaler avait d’autres moyens de défense que celui de l’ar- ticle 45.En gros Mes Sheppard et Flamm ont demandé au plus haut tribunal du pays d’acquitter le Dr Morgentaler en déclarant ultra vires la loi qu’il est accusé d’avoir transgressée.A defaut de quoi ils ont demande aux neuf juges de la Cour suprême d’accepter la défense de l’article 45 et par conséquent de confirmer le verdict dfac- quittement des jurés et enfin, au pire, d’ordonner un nouveau procès pour le Dr Morgentaler s’ils écartent l’article 45 afin que l’accusé ait le loisir de faire valoir auprès de ses paire les autres moyens de défense qu'il prétend détenir et notamment la défense de nécessité absolue.Toutes ces représentations ont donné lieu à un débat complexe et aride sur di- vers aspects du droit et des questions constitutionnelles.Les deux avocats, Me Flama ne discourant que sur l’aspect constitutionnel, se sont heurtés à un barrage de questions, de démentis, de reproches parfois et le juge Louis-Philippe Pigeon s'est déclare insulté par un argument de Me Flama comparant un amen-Voir page 6: Morgentaler «.S yü Séisme au Pérou Le Pérou a été touché hier par une secousse sismique de 7.7 à l'échelle Richter.Une trentaine de personnes ont été tués à Lima et dans des villes côtières, plusieurs autres ont été blessées et les dégâts matériels sont considérables.L'épicentre du tremblement de terre a été fixé en plein Océan Pacifique.Le séisme a duré 70 secondes.Près de la moitié des maisons des villes côtières, contruites généralement en torchis, ont été détruite par la secousse.(Téléphoto AP) À l’agenda de Toupin, un plan de développement agro-alimentaire intégré par Pierre Bellemare QUEBEC (PC) — Le ministère québécois de l’Agriculture a décidé de preparer un plan de développement agroalimentaire intégré, ciont la première phase couvrira les années 1975-1980.Le ministre lui-même, M.Normand Toupin, en a présenté l’esquisse hier à l’occasion d’une conférence de presse à Québec, en présence de tous ses principaux collaborateurs.Les cinq grands objectifs de cet ambitieux programme sont: , — amélioration et stabilisation des revenus agricoles; — meilleure utilisation des ressources: — augmentation des productions agricoles; — développement de l’industrie de la transformation; — prix raisonnables à la consommation.Pour atteindre ces objectifs, M.Toupin soumettra une série de mesures législatives à la reprise des travaux parlementaires, à compter du 29 octobre, mesures qui supposent un accroissement substantiel du budget du ministère, qui devrait s’établir à $400 millions au moins en 1977-78.Trois nouveaux projets de loi seront d’abord soumis à l’Assemblée nationale, revêtant un caractère urgent: — un projet créant la Société d’initiative agro-alimentaire, qui deviendra l’instrument de promotion d’un secteur agroalimentaire beaucoup mieux structure et compétitif; — un projet garantissant l'intégrité des terres arables: sur six millions d’acres cultivables au Québec, 350,000 acres sont présentement sous spéculation ou inutilisés; — un projet, enfin, visant à stabiliser le revenu moyen de l’agriculteur, qui se situe à $5.360 en 1973, contre plus de $9,000 pour le salarié non-agricole.Entre-temps, M.Toupin parrainera d’autres projets, dont l’un amendera la loi du ministère, et l’autre instituera un programme d’aide financière, consistant en garanties d’emprunt et en remboursements partiels du taux d’intérêt sur les prêts agricoles.Voir page 6: Toupin Le rapatriement de la constitution • Bourassa n’a pas le temps ' de commenter la “patente” • Morin: combat “sans répit” Drapeau, seul candidat de poids à la mairie?par Bernard Descôteaux Au moment où le maire Jean Drapeau se prépare à lancer sa campagne électorale, cet après-midi, le meme scénario qu’aux trois dernières élections municipales de Montréal semble devoir se répéter encore une fois.Après le Rassemblement des citoyens de Montréal, Démocratie-Montréal vient de constater l’existence d’un “vide politique”, et avoue ne pas avoir encore trouve de can- WASHINGTON (d'après AP et AFP) — L'ancien président Richard Nixon a officiellement demandé hier de ne pas comparaître comme témoin au procès des cinq inculpés de l’affaire Watergate.Les avocats de M.Nixon ont adresse hier au juge fédéral John Sirica deux requêtes d'annulation des assignations à comparaître à ce procès, qui avaient été envoyées par le procureur spécial Ja- didat sérieux à opposer au maire Jean Drapeau.Au cours d’une entrevue téléphonique, le président de Démocratie-Montréal, M.Jacques Brisebois, a admis qu’aucune des personnes, sollicitées par son groupe pour poser sa candidature au poste de premier magistrat de Montréal n'avait encore accepté.Cette formation politique, qui en 1970 worski et John Ehrlichman, un des inculpés de l’affaire.Le juge Sirica n’a pas voulu dévoiler le contenu de ces requetes qu’il consultera attentativement lorsqu’il "en aura le temps”.Mais il est vraisemblable qu elles invoquaient à ce propos la santé de M.Nixon.Ce dernier est actuellement hospitalisé à Long Beach, Californie, pour une am-bolie pulmonaire consécutive à une phlébite à la jambe gauche.Et selon ses mé- avait pour nom “Le Parti de Montréal”, retarde depuis* la mi-septembre le tenue d’une conférence de presse au cours de laquelle on promet de dévoiler le nom d'un candidat à la mairie.M.Brisebois dit souhaiter un candidat de taille à ce poste.Les personnes qui auraient été d’accord pour briguer les suffrages ne convenaient pas jusqu’ici à Démocratie-Montréal.semble-t-il.decins, bien qu’il devrait pouvoir quitter l’hôpital en fin de semaine, il ne pourra entreprendre un voyage avant trois mois.Ce long délai d’ailleurs a étonné les milieux médicaux qui.bien qu’ils n’aient pas suivi de près la phlébite de Nixon, trouvent exagéré l’isolement prolongé imposé par le docteur Lungren a son patient.D'ailleurs le procureur spécial Ja-worski a demande il y a quinze jours que Voir page 6: Nixon Au moins de se contenter d’un candidat de second ordre, Démocratie-Montréal devra donc envisager de faire une lutte électorale uniquement au niveau des postes de conseillers.M.Brisebois n’exclue Voir page 6: Drapeau Pénurie de chefs Edward Kennedy a annoncé qu’il ne sera pas candidat aux présidentielles de 1976.Les démocrates américains sont aux abois.Il n’y a personne qui serait d’envergure suffisante pour être porté à la présidence.C’est ainsi qu’on a dit que Humphrey ne serait pas en lice, que McCarthy aurait tourné poète, que Muskie serait trop faible, que McGovern serait trop idéaliste.Les chefs font dangereusement défaut partout.Du côté des républicains, il y a eu Nixon qui était un faux président; pour le remplacer, on en a choisit un Ford pâlot.Dans ces conditions, et la disette s’aggravant, on peut penser qu’avant l’an 2000, les Américains devront se tourner vers Rand Corporation pour qu’il achève ses essais sur le président-robot.Albert BRIE QUEBEC (par Gilles Lesage) — Le premier ministre du Québec s'abstient de commenter l'intention de M.Trudeau de rouvrir le dossier du rapatriement de la constitution, tandis que le chef de l'Opposition officielle veut combattre “sans ré- • pit” toute initiative en ce sens.Pourtant directement impliqué, M.Bourassa n’a pas formulé de commentaires.Il est donc impossible de savoir pour l’instant si lui-même et les autres premiers ministres ont été consultés à cet égard.Deux premiers ministres, MM.Bill Davis et David Barrett, ont déjà manifesté leur approbation à la décision du gouvernement fédéral de tenter de rapatrier la constitution.Le seul commentaire est venu d’un porte-parole du premier ministre qui a dit textuellement ce qui suit: M.Bourassa a beaucoup de problèmes à s'occuper au Québec; il n’a pas le temps de s'occuper des patentes de Trudeau.” De son côté, le chef de l’aile parlementaire du Parti québécois a rappelé qu’en raison de l’option indépendantiste de ce parti, la question s’adresse surtout au gouvernement, mais que “l’Opposition combattra sans répit toute charte de Victoria, formule Trudeau-Turner ou Fulton-Favreau, parce quelle refuse que l’avenir constitutionnel du Québec soit soumis à la volonté des autres provinces et à l’arbitraire d’Ottawa”.Selon M.Jacques-Yvan Morin, l’ambition de M.Trudeau de rapatrier la constitution canadienne répond à sa volonté de clarifier une fois pour toutes le statut du Québec au sein de la Confédération.M.Trudeau, dit-il, est entré en politique en raison de la crise de l’Etat au Canada et au Québec, et c’est pour mettre le Québec à sa place que le Canada anglais a fait appel à lui.Revenu au pouvoir avec une majorité, M.Trudeau peut penser que le moment est venu de régler le cas du Québec; il suffirait que M.Bourassa fasse preuve de faiblesse, comme c’est souvent le cas, pour que M.Trudeau réussisse, estime M.Morin.Le chef de l'Opposition rappelle que lorsque M.Bourassa a dit non à la charte de Victoria, en juin 1971.de même qu’à la formule d’amendement Trudeau-Turner, il a reçu l'appui unanime de tous les Québécois.En d’autres termes, la charte de Victoria a fait l’unanimité contre elle à Québec.D'autre part, note M.Morin, le premier ministre du Québec a toujours dit qu’avant de rapatrier la constitution, il faudrait d’abord régler trois problèmes — les affaires sociales, les communications, les affaires culturelles — tous des domaines d’activités qui doivent être rapatriés au Québec.Or à Victoria, ajoute-t-il, il fut évident ue M.Trudeau ne consentirait jamais à onner raison au Québec sur ces points, la fameuse charte étant en fait la négation du droit du Québec à rapatrier certaines comoétences.M.Morin signale que le PQ est beaucoup moins concerne que le gouvernement actuel par cette question; l’indépendance étant reliée au droit international et non au droit interne, elle relève du droit des peuples à disposer d’eux-mémes.et non du droit constitutionnel Voir page 6: Constitution Nixon demande d’être libéré des assignations à comparaître Les vins ANTONIN RODET ANTONIN RODET Maçon Villages xi® u A N TON I N sont aussi bons $OgQ qu’on le dit *éL Le recyclage des pétro dollars est une urgence John Turner est élu président du Cl WASHINGTON (d’après AFP et CP) -M.John Turner, ministre canadien des Finances, a été élu hier président du nouveau Comité intérimaire du Fonds monétaire international (FMI).La mission de ce Comité est de poursuivre l'étude de la réforme du système monétaire international que le défunt Comité des Vingt, créé à cet effet en 1972, n’a pu mener à bien.Le Comité intérimaire présidé par John Turner comprend aussi vingt membres et doit normalement se réunir trois ou quatre fois par an.au niveau des ministres des Finances ou de leurs suppléants.L’existence prévue du CI est d’un an, un nouveau comité directeur du FMI devant le remplacer à la prochaine assemblée annuelle du Fonds qui se tiendra à Washington.Destiné à formuler des avis et à faire rapport aux 126 membres du FMI sur toute question économique, le CI doit nécessairement être provisoire, la création d’un organisme permanent imposant aux gouvernements membres une décision d’ordre législatif.Le nom de John Turner a été un choix unanime pour être le premier président du CI et il est généralement reconnu que ce choix découle de l’appel lancé par le Canada aussi bien aux pays développés qu’à ceux en voie de développement, aux pays industrialisés comme aux exportateurs de matières premières.On rappelle que les cinq pays les plus industrialisés, a savoir les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon, la Grande-Bretagne et la France, désignent un membre au comité intérimaire, les Voir page 6: Turner Les vins ANTONIN RODET »*oouce ANTONIN RODET COTES DU RHONE xmiunow corn w «mow» cmrantrr UCMTIMt J ¦ MINUS UH **¦«« 'mv A N TON I N RODE T sont aussi bons *09* qu’on le dit t r i » 0 é 2 • Le Devoir, vendredi 4 octobre 1974 L’application de la loi 22: Québec s’achemine vers un retard d’au moins six mois par GÉRALD LeBLANC QUEBEC — Le gouvernement Bou-rassa s’achemine vers un retard d’au moins six mois dans l’application de la loi sur la langue officielle (bill 22), adoptée l’été dernier.Voilà en effet ce qui se dégage d’une entrevue accordée, hier, au DEVOIR, par M.Fernand Lalonde, ministre d’Etat au conseil exécutif et responsable de l’application de la loi 22.(C’était d’ailleurs la journée des entrevues pour M.Lalonde.qui rencontrait quatre journalistes de quotidiens différents, formule préférée à la conférence de presse.) M.Lalonde indiquait d’abord que le président de la Régie de la langue n’est pas encore nommé, malgré une promesse formelle de M.Bourassa de le désigner avant la fin de septembre.Selon les renseignements obtenus d'autres sources gouvernementales, MM.Bourassa et Lalonde éprouveraient de grandes difficultés à dénicher cet oiseau-rare, comparé par anticipation au Keith Spicer du fédéral.Après les noms de MM.Gendron, Chapdelaine et Gagné, c’est maintenant celui de M.Charles Perrault, président du Conseil du patronat, qui circule dans les milieux gouvernementaux.Malgré les appels pressants M.Perrault se ferait cependant prier avant de troquer la prési-» dence du CPQ pour celle de la Régie.Une autre source de retard provient des règlements requis pour l’application de cette loi-cadre qu’est la loi sur la langue officielle.Nommé le 19 septembre, M.Lalonde a d’abord pris quelque temps pour faire le tour du dossier.Il vient de mettre sur pied trois comités de, rédaction des règlements touchant les secteurs jugés prioritaires: l’affichage, l’étiquetage et la francisation des entreprises.Le travail est bien amorcé à ce chapitre mais il faudra encore “plusieurs semai-nes”avant que soit complétée la rédaction de ces trois règlements.Après l’examen de ces règlements par la Régie, comme le prévoit la loi 22, on pourra les publier dans la Gazette officielle.Après quoi, un délai de 90 jours est prévu avant leur entrée en force, ce cjui nous mène, à toutes fins utiles, au printemps 1975, ce qui contredit une promesse du parrain du bill 22, M.François Cloutier, d’émettre ces règlements, du moins celui touchant la francisation des entreprises, dès cet automne.M.Lalonde trouve d’ailleurs la période de transition, entre la sanction et l’application de la loi 22, plutôt difficile.Contrairement aux autres lois cadres, la loi 22 ne comporte aucune suspension d’application, notamment au chapitre de l'affi-, chage.Tout affichage doit se faire “au moins en français” au Québec, depuis le 31 juillet.M.Lalonde est d'accord que la loi est formelle à ce sujet mais il ne peut rien faire pour en assurer l’application avant de connaître les règlements en spécifiant les modalités.M.Lalonde estime cependant que la loi 22 est suffisamment connue apres le débat de l’été dernier, pour que les intéressés en tiennent compte malgré l’absence de règlements précis.Le ministre ne prévoit d’ailleurs pas de difficultés majeures dans l’application de la loi, qui semble bien reçue dans les milieux des affaires maintenant que Témoti-vité est tombée.M.Lalonde a même été surpris de l’accueil que lui ont fait cette semaine un groupe d’hommes d’affaires de Ville LaSalle, milieu plutôt bilingue, à qui il expliquait les exigences de la loi 22.Beaucoup moins volubile que le parrain du bill 22 (M.Cloutier parlait toujours de sa démarche évolutive, “intraitable dans les principes mais souple dans les modalités), M.Lalonde se contente de rappeler l’objectif principal de la loi sur la langue officielle.“L’objectif principal de la loi c’est d’avoir le français partout.L’application que j’en ferai sera inspirée du même principe.” Par ailleurs.M.Lalonde se réjouit du geste que vient de poser le gouvernement fédérai à l’occasion de sa campagne de publicité pour promouvoir la vente des obligations d’épargne du Canada.Un conseiller à la Banque du Canada indiquait, en effet, hier, au quotidien Le Soleil, que la publicité entourant cette nouvelle émission d’obligations sera unilingue française dans l’ensemble et bilingue dans certaines régions à prédominance anglophone du Québec.Ce geste témoigne, selon M.Lalonde, de la compréhension et de Tacceptiation par le gouvernement fédéral de l’esprit directeur de la loi 22.Le discours de M.Trudeau à la Chambre des communes indique également, selon lui, une attitude encourageante.Le ministre n'a cependant eu aucun contact officiel ou officieux avec Ottawa au sujet de la constitutionnalité du bill 22.“Ce n’est pas un problème majeur pour moi, ajoute-t-il.Je fonctionne comme s’il était constitutionnel et je suis prêt à le défendre le cas échéant”.M.Lalonde est ministre d’Etat au Conseil exécutif, c'est-à-dire du premier ministre.Or les ministres d’Etat effectuent les tâches que veulent bien leur confier les ministres en titre (certains n’en reçoivent d’ailleurs jamais, d’autres comme Mlle Bacon aux Affaires sociales, se voient confier d’importantes fonctions) et ils ne sont jamais responsables directement devant l’Assemblée nationale.Est-ce à dire que c’est M.Bourassa et non M.Lalonde qui devra répondre de l’application de la loi 22, devant la Chambre et devant l’opinion publique.C’était notamment le cas dans les dossiers de la concentration de la presse et des conflits d’intérêts, confiés à M.Lalonde par M.Bourassa.Un peu surpris de cette question, M.Lalonde finit par retomber sur ses pieds, en faisant la distinction suivante.Contrairement à certains autres dossiers assumés au nom du premier ministre, l’application de la loi 22 doit être confiée à un ministre en particulier.Il en conclut donc à sa responsabilité dans cette tâche comme les titulaires des autres ministères.M.Lalonde n'entend pas par ailleurs s’adjoindre un personnel trop nombreux.Il a déjà retenu les services de M.Jean-Guy Lavigne.secrétaire de la commission Gendron et conseiller de M.Cloutier lors du cheminement du bill 22.Deux ou trois autres personnes seront ajoutés à son cabinet, dirigé par M.Claude Vadebon-coeur.C’est à la Régie de la langue, que sera concentré le gros des effectifs, qui proviendront d’ailleurs en grande partie de l’Office de la langue française, appelé à disparaître pour laisser place à la Régie.Quant au budget disponible, M.Lalonde rappelle que d’ici la fin de l’exercice en cours, il puise dans le fonds consolidé de la province.Le prochain budget contiendra un programme pour la loi 22 dans les crédits alloués au ministère du Conseil exécutif."Il n'est pas question de lésiner sur les ressources’.conclut M.Lalonde.La Loterie: l’Ouest embarquera La tutelle du Québec regrette ses Tout indique que trois provinces de l’Ouest jusqu'ici récalcitrantes annonceront sous peu leur participation à la loterie olympique canadienne.“Nous avons presque finalisé les négociations avec les provinces de l’Ouest”, a déclaré hier le président du Comité organisateur des Jeux olympiques, M.Roger Rousseau, au cours d'une conférence de presse convoquée pour annoncer les modalités du quatrième tirage.Si la Colombie-Britannique, la Saskatchewan et le Manitoba consentaient à participer à la “loterie des deux millionnaires”, toutes les provinces, ainsi que les Territoires du Nord-Ouest, seraient représentées.Si les trois provinces de l’Ouest se sont abstenues jusqu’ici de permettre la vente des billets de $10.c’est quelles ont préféré établir leur propre loterie, la “Western Lottery”, et quelles craignaient que la loterie olympique ne nuise à la leur.Pour sa part, l’Alberta a dit oui à la loterie olympique après le deuxième tirage.Il s’est avéré que la “Western Lottery” se vend mal, et les trois provinces songent maintenant sérieusement à emboîter le pas aux sept autres.On sait que chaque province retire 5% des ventes sur son ter- DevantlaCECO ritoire, somme qui contribue à développer le sport amateur.Hier, lors de la conférence de presse, le conseiller juridique de la loterie olympique, M.Michel Gagnon, qui revenait tout juste de Winnipeg, a fait valoir que la question allait maintenant être débattue par le conseil des ministres de chaque province.M.Gagnon s’est montré fort prudent dans ses déclarations mais il a d’autre part été possible d’apprendre que les difficultés de dernière heure portent, non pas sur le principe même de la loterie olympique mais sur le problème technique de la distribution des billets.Pour ce qui st du quatrième tirage (le troisième aura lieu le 14 novembre à Hamilton).il a été annoncé hier qu’il se tiendra à Québec, le 16 février, au Grand théâtre, et qu’il coïncidera avec la clôture du célèbre carnaval d'hiver.Lors de ce quatrième tirage, quelque 84,000 gagnants se partageront plus de $22 millions, le nombre de gagnants par 1,000 billets vendus passant de 12 à 14.Ce chiffre de’84.000 représente une augmentation de 24.000 par rapport au nombre de gagnants possibles du troisième tirage.De plus, la somme de $22 millions signifie des prix additionnels d’environ $5 millions puisque le tirage du 18 novembre offrira environ $17.2 millions en prix.Quatorze grands prix, dont évidemment les deux gros lots de $1 million, seront tirés au sort à Québec.De plus, il y aura 826 prix de $5,000, 7,560 prix de $1.000 et 75.600 prix de $100.M.Rousseau a signalé hier le succès inespéré de la loterie Olympique.Celle-ci.au départ, devait rapporter $32 millions au COJO après six tirages.Après deux tirages seulement (il y en aura huit en tout, a-t-on décidé par la suite), le COJO a déjà empoché la somme rondelette de $28 millions.Depuis un an.le total possible des prix en argent est passé de $8,175,000 à $22,900,000 tandis que le nombre de gagnants possibles est passé de 25,000 à 84.000.Les billets du quatrième tirage, de couleur verte et coûtant toujours $10, seront mis en vente dès aujourd'hui dans les banques, sociétés de fiducie, caisses populaires, caisses d’économie et chez les vendeurs autorisés.Au total, 6 millions de billets seront disponibles, qui peuvent également être achetés par la poste, des bons de commande étant publiés dans les journaux et périodiques du Canada.Lex-usurier Goudet déclare que ses clients peuvent dormir en paix par Jean-Pierre Charbonneau Même s’il a obtenu une ordonnance de cour lui permettant de percevoir à taux d'intérêt normal les quelque $87,000 que ses clients lui doivent encore, Tex-usurier Maurice Goudet a déclaré hier devant la Commission d’enquête sur le crime organisé qu’il renonçait à toutes procédures et que dorénavant ses clients pouvaient dormir en paix.L’ex-propriétaire de la Marina d’Oka qui a déjà plaidé coupable aux accusations portées contre lui par la section des prêts usuraires de la police de la CUM, voulait ainsi signifier à la Commission d’enquête qu’il avait vraiment abandonner ses activités de “shylock” et qu’il avait témoigné en toute bonne foi.Auparavant, en réponse à une question du procureur de la Commission, Me Gilles Harris, il a déclaré qu’avant de prêter de l’argent, il expliquait aux postulants les exigences auxquelles ils auraient à faire face, soit les amendes de 20 pour cent imposées par suite de chèques sans fonds et les taux d’intérêts usuraires.“Si le client pensait ne pouvoir rencontrer ses obligations, on lui disait de ne pas emprunter chez nous”, a affirmé le témoin.Questionné une nouvelle fois sur les profits qu’il avait pu réaliser en cours d'une année.M.Goudet a déclaré que ses livres indiquent pour Tannée 1972-73 un chiffre d’affaires de $160.616 et qu’au total.il a certes dû encaisser un profit d’une soixtaine de milliers de dollars.Au sujet de ce profit, il a expliqué qu’il versait à son employé René Poliquin un salaire annuel d’environ $12,000 et qu'il gardait le reste avec lequel il se payait notamment un salaire d’environ $25.000.Et, toutes ces sommes étaient nettes d’impôt puisque depuis sept ans, il a cesse de déclarer ses revenus au fisc.Avant la dernière comparution de Tex-usurier qui, semble-t-il, n’était pas relié au monae interlope proprement dit, la commission a entendu la déposition d’un comptable agréé.M.Jean-Claude Forest, qui a fait une étude des livres saisis par les policiers.Cette étude a surtout porté sur un échantillonnage représentatif de 10 cas parmi un total de 84 personnes qui ont emprunté de l’organisation Goudet-Poliquin entre les mois d’octobre 1972 et octobre 1973.Ainsi, les clients étudiés ont obtenu au cours de cette période un total de 42 firéts, soit un montant global de $22,156.Is ont cependant remboursé $34,830, c’est-à-dire qu’ils ont payé à leurs créanciers la somme de $12,674 en intérêt.Les (yêts variaient entre $55 et $700 pour une moyenne de $527 et les taux d’intérêts va- riaient eux entré 8 et 144 pour cent par mois, soit une moyenne de 21 pour cent.Projetés sur une année, ces taux d’intérêt s’élevaient entre 96 et 1.628 pour cent soit une moyenne de 247 pour cent comparativement au taux annuel de 10 pour cent en vigueur à cette époque dans les institutions bancaires.Afin de faire les nuances nécessaires, le juge Cordeau a cependant fait préciser que dans le cas d’un intérêt annuel de 1,728 pour cent, il s'agissait d’un prêt de $55 pour lequel le client a payé un mois plus tard $75.Le comptable a également expliqué qu’une projection annuelle des prêts consentis a 84 personnes indique que le tandem Goudet Poliquin auraient prêté $186,110 pour un remboursement de $292,572 soit un profit de $106,461 dû aux intérêts payables.En terminant.M.Forest a déclaré que ces chiffres étaient conservateurs car ils ne tenaient pas compte des pénalités et les frais divers facturés aux clients.En réplique.Maurice Goudet a déclaré que ces chiffres n’étaient que des projections et que ses livres prouvaient que son chiffre d’affaires avait été pour la dernière année de $160,616.De leur côté, afin de bien saisir la signification et la portée de tous ces chiffres, les commissaires-enquêteurs, les juges Rhéal Brunet et Marc Cordeau et M.Roméo Courtemanche, ont demandé au comptable d’effectuer certains autres calculs.Finalement, la Commission a ajourné ses audiences publiques au 17 octobre prochain.D’ici là, les commissaires poursuivront leurs travaux à huis clos.“local 791” est prolongée La Fédération des travailleurs du Québec a décidé de prolonger de six mois sa tutelle décrétée en avril dernier à l’endroit du local 791, de l’Union internationale des opérateurs de machinerie lourde.Le communiqué de la FTQ ne dit pas si l’autre tutelle décrétée alors à l’endroit de l’Union des opérateurs de machinerie lourde du Québec a été prolongée d'autant.Des 13.000 opérateurs syndiqués enregistrés au Québec, la FTQ-Construction en a regroupé 3.000 dans le 791, une union internationale dont le siège social est à Washington, et les 10.000 autres se retrouvent dans le nouveau syndicat au nom presque identique, enregistré au Québec en vertu de la loi des syndicats professionnels le 10 janveir.1973.La tutelle du 5 avril dernier qui devait prendre fin ce mois-ci.a été prolongée de six mois à cause de la “répression policière” qui s'abat présentement sur les affiliés de la FTQ-Construction, ajoute le communiqué.Elle avait notamment pour but de permettre la réorganisation interne du syndicat et la tenue de nouvelles élections.Le président de la FTQ, M.Louis La-berge.a expliqué que “la vague de répression policiere qui s'abat depuis plus d’un mois contre la FTQ-Construction a eu pour effet de saboter ce travail et compromet pour l’instant la tenue de nouvelles élections”.M.Laberge a précisé que les policiers avaient saisi au cours de leurs perquisitions une bonne partie des documents et des fichiers du syndicat.M.Laberge a conclu en affirmant que de nouvelles élections auront heu avant la fin de la tutelle en cours et que les règlements et critères qui régiront ces élections seront rendus publics très bientôt.Le directeur de là FTQ-Construction, M.André Desjardins, demeure le responsable de la tutelle.Après avoir suivi pendant une semaine les travaux de la commission Cliche, à Québec, M.Desjardins s’est retiré depuis quelques jours a Montréal pour préparer sa défense à son procès qui doit débuter lundi dans la métropole.M.Desjardins, ainsi que son prédécesseur à la tête de la FTQ-Construction, M.Roger Perreault, doivent répondre d'une accusation de complot et d’extorsion en rapport avec l’émission prématurée des chèques de vacances des travailleurs de la construction.concessions à la ITT QUEBEC (Le Devoir) — Si la politique actuelle avait été en vigueur en 1972, le gouvernement Bourassa n’aurait probablement pas octroyé les généreuses concessions consenties à la société américaine ITT sur la Côte-Nord.Cet aveu du ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre, démontre la profonde révision de la politique québécoise à l’endroit des investissements étrangers, accueillis à bras ouverts durant le premier mandat du gouvernement Bourassa.M.Saint-Pierre donnait, hier, une conférence de presse pour commenter le rapport préparé par son ministère et dévoilé, hier, par le quotidien La Presse.Tout comme le document rendu public par LE DEVOIR (“Rapport du comité interministériel sur les investissements étrangers”) au début d’août, le document Guy Saint-Pierre du ministère de l’Industrie et du Commerce (“Une politique économique québécoise”) démontre que l’accueil trop empressé des investissements étrangers a entraîné des inconvénients majeurs pour l’industrie québécoise.M.Saint-Pierre, qui a toujours défendu une thèse plus autonomiste contre la politique de porte ouverte de M.Paul Desrochers (ancien conseiller de M.Bourassa), admet la modification radicale apportée à la politique québécoise.Il refuse cependant d'y voir un blâme de la politique suivie durant le premier mandat du gouvernement Bourassa.“Il fallait créer des emplois rapidement et c'est ce oue nous avons tenté de faire”, précisait le ministre.Devant le manque d’intégration des entreprises étrangères et leur effet négatif sur le développement des entreprises québécoises, le gouvernement est cependant devenu “nettement plus sélectif en matière d’investissements étrangers”, selon M.Saint-Pierre.Le ministre révélait du même coup qu’il était désormais porte-parole officiel du gouvernement en ce qui touche le secteur des investissements.C’est donc lui qui transigera avec le fédéral afin d'apporter les ajustements requis par la nouvelle loi adoptée.Tan dernier, par Ottawa, pour tamiser les investissements étrangers.Devant l’insistance des journalistes, M.Saint-Pierre devait admettre qu’il ne détenait ce mandat clair et net que depuis trois semaines.Il aura donc fallu le départ de M.Paul Desrochers, avec qui il était souvent à couteaux tirés, pour que prévale ses thèses.Par ailleurs.M.Saint-Pierre refuse de se prononcer sur l’opportunité d’implanter une usine d’uranium enrichi, projet souvent mis de Tavant par M.Bourassa, à la baie James.Le ministre ne connaît aucune étude militant en faveur ou contre un tel projet.Il faut donc, selon lui, en examiner toutes les facettes en tenant compte particulièrement des retombées économiques.M.Saint-Pierre estime qu’on ne pourra jamais définir clairement la politique économique du Québec, ou de tout autre territoire.à cause des changements rapides de la conjoncture nationale et internationale.Les lignes de force qu’entend suivre le Québec, du moins à court terme, peuvent cependant se résumer, selon lui, en deux grands principes: favoriser le développement de l’entreprise autochtone et mettre l’accent sur les entreprises performantes (par oppositions aux secteurs désuets).Immigration: Me Byer avait fait ses “suggestions” par Clément Trudel Le mardi, 2 octobre 1974, Me Stephen M.Byer recevait à son bureau de la rue Craig un client qui.le lendemain, devait témoigner devant la commission L’Heureux-Dubé.Il a été révélé hier que Me Byer.qui a reçu $575 de ce non Canadien depuis 1972.lui suggérait mardi de ne mentionner que des honoraires de $300., en l’absence de reçus pour attester de l’argent versé.La commisssion a toutefois demandé hier au témoin de récupérer à sa banque tous les chèques versés par lui à Tordre de Me Byer ou du Service d’immigration Visa Canadien.> Ce témoin prit 35 minutes à reconstruire une version plus conforme aux faits que celle qu’il avait d’abord donnée au cours d’une demi-heure.Pressé cinq ou six fois par Me Joseph Nuss de dire oui avait- tapé à la machine une lettre datée du 1er novembre 1972 (parvenue à Tim-migration le 7 novembre seulement), le témoin s’en tenait obstinément à une amie, Celia, rencontrée chez un cousin, etc.Le juge prit sur elle d’offrir au témoin la protection en vertu de la Loi de la preuve (article 5).Le témoin s’était enfermé dans une explication des faits qui ne tenait plus dès lors qu’une autre lettre, semblable à celle qu'aurait rédigée Celia, se trouvait depuis longtemps dans les exhibits de la commission.Identique quant à la disposition et quant aux mots utilisés.C’est Me Byer qui, le 6 novembre 1972, peu après oue furent modifiés les règlements sur l’immigration, suggéra au témoin de mettre à la poste le jour même une lettre à la mode “rétro” (portant la date du 1er novembre).L’important, aurait alors dit l’avocat, est de s’en tenir à la rédaction de cet avis d’intention pour résidence permanente antérieur aux règlements Mackasey.Le juge a ensuite félicité le témoin de sa franchise.L’inquiétude n’a pas complètement quitté les traits de ce jeune homme qui se trouve toujours sous le coup d’une ordonnance d’expulsion et qui, depuis qu’on Ta mis en contact avec Byer, a déboursé $575 en honoraires.Tu es honnête, lui avait dit mardi Byer, tu me paieras les $25 que tu me dois encore quand tu le pourras.A noter que lorsque la commission interrogea ce témoin en mars 1974, Me Byer avait également été consulté par l’intéressé dont il exigeait $100.Me Byer serait même allé au lieu de travail de cet expulsé en sursis, pour réclamer une somme due.Réponse lui fait faite que l’argent manquait.Quelques jours après Byer, recevait.toujours suivant la version révisée du témoin, un autre chèque de $50.La commission offre au témoin de payer les frais bancaires, s’il le faut, pour retracer les chèques et, ajoute Me Nuss, n’hésitez pas à me recontacter ou téléphonez au registraire de la commission si vous avez des problèmes.Des six témoins entendus hier, le premier fut une jeune fille qui travailla un mois comme secrétaire au 1405 rue Peel, où Byer avait niché son Service d’immigration Visa Canadien.Deux heures durant, cette jeune femme fouille sa mémoire.fournit des indices, s’aventure parfois à porter un jugement.Jamais elle n'aurait cru ou'un avocat puisse agir à l’encontre de m loi.confie-t-elle.Pour ses services qui, certaines semaines, couvraient les sept jours, Me Byer lui versait $40.Pour ce témoin qui a vu fonctionner de l’intérieur ce bureau où Byer et ses adjoints voulaient “aider le gens à demeurer ici”, suivant l’expression du témoin, l’activité la plus intense se produisait entre cinq heures du soir et minuit.Me Nuss a tenté d’explorer tous les vo- lets possibles de l’activité à ce bureau.La jeune fille dira qu’elle y a vu des formules OS-8 (pile de six pouces d’épaisseur environ) — c’est la formule que remplissent tous les immigrants éventuels.Jamais elle n’a elle-même touché de l’argent mais on lui indiquait de faire des reçus pour tel ou tel montant.Elle avait l'impression que cette étude d’avocats, qui avait des liens avec le ministère de l’Immigration, était propriété de MM.Byer et Minsberg.Certains soirs se produisait un remous — quand des vols arrivant à Dor-val pouvaient mener à l’ouverture de dossiers (Byer dépêchait alors un “traducteur” à l’aéroport).Longtemps.Tex-associé de Byer, Si-fnon Richter, tenta de rejoindre son savant confrère au bureau de la rue Pell.Mlle “Y” avait ordre de ne rien dévoiler de la présence de Byer (elle dit ne jamais avoir rencontré Richter).Avec placidité, elle raconte l’atmosphère “déprimante” qui prévalait dans cette salle d'attente de 1405 rue Pell: des gens qui.selon ce que je pense, avaient tout vendu pour payer un avion et venir ici.attendaient ainsi et se plaignaient de n’avoir pas d’argent; d’autres, des agents à commission peut-être, se plaignaient de ne pas toucher l'argent que Byer leur avait promis.Un jour, les deux secrétaires cassent ensemble la croûte et se rendent compte que la seule femme présente, dans le bureau, lorgne ce lunch et fond finalement en larmes.elle avait faim, n’avait pas d'argent et avait sans doute des enfants qu elle devrait nourrir en rentrant.Envers tous ses clients, Me Byer était très bon (en paroles, intervient le juge).Après quatre semaines environ de service chez Byer, le témoin se prévaut d’un cours de français et ne regrette pas ce lieu — mon “pire souvenir", dit-elle — puisqu’elle-même a pu atteindre à un traitement hebdomadaire de $150.Elle a identifié hier 35 des dossiers qu elle avait ouverts mais ne se rappelle ^as avoir vu une vraie comptabilité chez On a fait préciser à cette jeune fille, qui n’avait pas entendu parler en 1972 de la Loi du salaire minimum, qu’aucune déduction n’était faite de son traitement et qu'aucun T-4 n’avait été émis pour le revenu qu elle s’était fait chez Byer.La commission qui s’est ajournée au 8 octobre, peut en principe entendre Tavo-cat Stephen M.Byer autour du 15 octobre.f J < tfisu X.E DEVOIR Page 3 Montréal, vendredi 4 octobre 1974 La cueillette du tabac en Ontario L’assurance-chômage fraudée de plusieurs millions?par Fernand Bourrât Un porte-parole de la Commission môr d’assurance-chômage d’Ottawa a con firmé hier au DEVOIR que des enquêtes sont présentement en cours en vue de découvrir si certains travailleurs saisonniers, de connivence avec des employeurs ontariens, ne fraudent pas chaque année la Commission d’assurance-chômage ainsi que le ministère du Revenu natio- nal, de plusieurs millions de dollars.il( Selon les informations obtenues par LE DEVOIR, certains travailleurs saisonniers qui se rendent annuellement faire la cueillette du tabac de Virginie, en Ontario, auraient retiré des milliers de dollars en prestations d’assurance-chômage au cours des années 1972 et 1973, alors qu’ils n'if OtmiArtf rtnc .W.¦ 1 veurs consenties par les travailleurs, ce sont les employeurs qui aviseraient la Commission d'assurance-chômage que ces travailleurs ont effectivement versé les cotisations nécessaires et qui les verseraient eux-mêmes, au nom des travailleurs.Voici comment les choses se passeraient, selon les informations obtenues: Chaque année, les planteurs de tabac embauchent des milliers de travailleurs occasionnels pour la plantation, l’irrigation, le sarclage et la coupe du tabac de Virginie.D’après les statistiques de l’industrie, il D’ailleurs, il est notoire que la plupart availlei des travailleurs du tabac ne travaillent pas sur les plantations pendant toute la saison et que la majorité se contente de participer à la coupe, qui se fait à la fin d’août et au début de septembre, soit une durée de quatre à cinq semaines de travail de sept jours.C’est ainsi que la plupart de ces travailleurs saisonniers ne travaillent pas assez longtemps pour accumuler assez de cotisations pour retirer des prestations d’assurance-chômage.drait $5 par jour, s'engageant à rembourser les $5 accumulés, à la fin de la récolte.Comme la récolte dure approximativement 30 jours, il s'agit d’une somme d’environ $150 que l'employeur doit rembourser à son employé, a la cessation de l’emploi.C’est à ce moment que se passerait un «à l’occasion de marché de ce genre, l’employeur émet également un chèque iplé de salaire pour compléter une période de travail de nuit semaines et il aemande ‘ l’employé de contresigner ce chèque immédiatement.comme s’il l’avait encais- tabac sont en mesure d’utiliser ce système aux dépens de la Commission d’as-surance-chomage et du ministère du Revenu national, qui peut assurer qu’un tel système ne se trouve pas en usage dans se.les secteurs de production analogues: la des fruits, des légumes, des curieux de marché: l’employeur propose ries $150 n’y avaient pas droit, n’ayant pas accu-de y aurait environ 5,000 plantations de ta bai " ' ' .mule assez de cotisations.Toutefois, en échange de certaines fa- iac en Ontario et une plantation moyenne .y,( .Les travailleurs sont rémunérés au taux de $30 par jour et sont également logés et nourris.de 40 acres nécessite l’embauchage d’environ sept travailleurs pour la récolte du tabac.Mais pour s’assurer que ses employés ne lui feront pas faux bond avant la fin de la coupe du tabac, l'employeur retien- à son employé de ne pas réclamer 1 et en retour il lui créditera les cotisations d’assurance-chômage suffisantes pour lui permettre de toucher des prestations.Un travailleur du tabac a raconté au DEVOIR qu’en 1972, il a pu toucher ainsi plus de $2,500 en prestations d'assurance-chômage et que ce montant s’était élevé à plus de $3,700 en 1973.Mais l’affaire devient plus complexe: De la sorte, l’employeur gagne sur tous les tableaux: il conserve les $150 qu’il a retenus sur la paie de l’employé et il se fait donner un reçu pour du salaire non versé, ce qui lui permet de réclamer des dépenses d’opération plus élevées, quand vient le temps de se mettre en règle avec le ministère du Revenu national.cueillette des fruits, pommes et des patates?Mais pourquoi les travailleurs ne portent-ils pas plainte auprès des tribunaux?On nous dit oue ces pratiques seraient s l’industrie du tabac en en- courantes dans 1 tario.Si tel est le cas et si les planteurs de Ils devraient inscrire une réclamation auprès des tribunaux civils de l’Ontario.Comme 40 pour cent de ces travailleurs viennent du Québec ne parlent pas l'anglais et qu’ils n'ont pas l’argent nécessaire pour séjourner plus longtemps en «ln -__1.*___ ___ Ontario, ils préfèrent jouer le jeu en con-l'amiabie avec les cluant des ententes à employeurs.Des écoliers assiègent la CECM Cinq écoles secondaires de la région II de la CECM sont désertées par la majorité de leurs élèves depuis lundi au moins, et plus de 2,000 de ces 6,000 étudiants ont pris hier le chemin de la Commission, rue Sherbrooke, pour manifester leur mécontentement et présenter leurs doléances aux commissaires.Mais les jeunes représentants de ce nouveau “Mouvement de libération étudiant” (MLE) ne s’étaient pas souciés de demander formellement audience au Conseil des commissaires.Ces derniers, prévoyant la perturbation puisque la manifestation avait été annoncée la veille, avaient décidé au préalable en comité plénier de déléguer trois d’entre eux au- près des porte-parole du MLE plutôt que ¦ leur séance oubliq de leur ouvrir leur séance publique et de porter atteinte à leur ordre du jour.Les délégués des manifestants ont refusé de se plier à une telle communication par voie indirecte et préféré dès lors s’adresser aux media d’information, déjà nombreux aux aguets.Le principal porte-parole du groupe, Pierre Gauthier, étudiant en secondaire V à l’école Le Plateau, a déclaré que le MLE s’en prenait globalement aux conditions générales d’organisation des écoles secondaires: mauvaise qualité de l’enseignement à cause des classes surchargées d’élèves, horaires et choix de cours contraignants et inadaptés, archaïsmes des règlements et opposition des directions d'ecole à une organisation autonome des activités étudiantes par les principaux intéressés.Ottawa envisage de nationaliser United Aircraft Le MIE entend continuer son implantation dans d’autres écoles secondaires de L’Opération-Renouveau s’étendra à l’école secondaire la CECM.Parti de l’école Le Plateau où P®*" t-is® Bissonnette les élèves ont débrayé depuis déjà huit : I.* , , Bjje jours, le mouvement s’est rapidement étendu, en même temps que se multipliaient ses revendications, à l’école secondaire Saint-Stanislas, et aux polyvalentes Emile-Nellingan, Jeanne-Mance et Pierre Dupuy.Partout hier, on ne rapportait que 20 à 30 pour cent de présences aux cours, même si les professeurs se présentent régulièrement en classe.Rappelons que la région II est considérée comme la Zone grise” de la CECM.80 pour cent de ces elèves sont classés dans les voies dites “allégées”, c’est-à-dire qu’ils reçoivent un enseignement conçu expressément pour les “pédagogiquement faibles”.Ce qui semblait au début un problème d’horaire et de groupes trop nombreux auquel la Commission et les directions d’école se faisaient fort d'apporter assez rapidement une solution technique en poussant sur l’ordinateur, se mue rapidement en une contestation beaucoup plus large de tout le mode de vie de ces institutions.Malgré la sérieuse crise de conscience qui les secoue, les commissaires de la CECM ont accepté hier tels quels les projets et le budget nécessaires à la poursuite de l’Opération-Renouveau, cette intervention spéciale auprès des écoles de “milieux défavorisés”, que l’on expérimente depuis 1970-71 à Montréal.Les $142.263 votés hier, sous réserve de l’approbation du Conseil scolaire de l’île de Montréal, serviront cependant à une première incursion de l’Opération-Renouveau dans les écoles secondaires; les sept projets retenus se dérouleront en effet dans les écoles polyvalentes Saint-Henri.Emile-Nelligan, et Charles-Le moyne.Jusqu’à maintenant, les écoles “désignées” — on importe ici le vocabulaire du sous-développement — étaient toutes de niveau élémentaire.Un premier projet vise à resserrer les liens entre les parents et l’école, deux autres renforceront l'encadrèment pédagogique pour mieux “intégrer” les elèves eux-mêmes à la vie scolaire.Enfin trois commissaire et responsable de ces projets spéciaux auprès du Conseil de rile, appelle des “milieux populaires”, le commissaire Gaston Michaud, lui, n’hésite pas à l’appeler des “milieux exploités”.Ecoute hier dans une tension émotive inhabituelle à telle réunion, M.Michaud qui, comme on le sait, travaille depuis plusieurs années dans de tels milieux et s’y est profondément intégré, a livré en entier le message qu’un morcellement administratif des préoccupations de la com- mission ne lui permet habituellement de présenter que par bribes."Dans nos fameuses “ecoles désignées”, de dire le commissaire, 20 à 30 pour cent des élèves ne peuvent encore passer de l’élémentaire au secondaire faute de préparation adéquate; 80 pour cent des elèves du secondaire dans la région Il de la CECM sont classés en “voie allégée", et dans une polyvalente comme Emile-Nelligan.on compte 20 pour cent Voir page 6: Renouveau La situation n’est pas critique, mais Le gouvernement fédéral considérera la possibilité de prendre le contrôle de la compagnie United Aircraft où un conflit de travail pourrit depuis neuf mois.Le premier ministre.M.Trudeau, en a fait nier la promesse au député néodémocrate de Winnipeg^North, M.Davis Orlikow.qui avait lui-même suggéré aux Communes cette solution.M.Orlikow avait aussi fait remarquer que la compagnie longueuilloise a déjà reçu du gouvernement central des subventions de $60 millions et qu’elle fait exécuter une bonne partie de ses travaux aux Etats-Unis.M.Trudeau a alors promis que son gouvernement envisagerait la possibilité d’acheter l’usine.Il a ajouté qu’il était préoccupé, non seulement par le cas de la United Aircraft mais par tous les cas où il s’avère que le contrôle à l'étranger de certaines entreprises ne profite pas aux travailleurs canadiens.Un porte-parole de la compagnie a refusé hier de commenter la déclaration du premier ministre.• De son côté, le ministre de la Main-d’oeuvre.M.Robert Andras, a promis d’intervenir s'il est vrai que les bureaux de la main-d'oeuvre de la région métropolitaine dirigent les chômeurs vers la United Aircraft, “ce qui en fait tout simple-» ment des briseurs de grève”, avait plus tôt noté M.Orlikow.M.Andras a tenu néanmoins à préciser qu’il doutait que les bureaux de la main-a’oeuvre de Montréal agissent de la sorte parce que de cette façon de procéder est “contraire à la politique du gouvernement”.D’autre part, le calme est revenu à l’usine de Longueuil où de violentes échauf-fourées ont éclaté mardi matin.Un porte-parole de la police de cette municip’alité a déclaré que quatre agents municipaux avaient été postés à l’extérieur de l’usine et qu’un détachement de la Sûreté du Québec était prêt à intervenir à la première alerte.Mardi, des grévistes avaient renversé des automobiles et mis le feu à certaines d’entre elles.Trois travailleurs ont été traduits en cour des sessions de la paix où ils ont été accusés de voies de fait sur des policiers, de possession d’armes prohibées et de méfait d’incendie.Un quatrième a été accusé d’avoir troublé la paix.Ils ont tous été relâchés sur parole et leur enquête préliminaire a été fixée au 28 octobre.Malgré la grève des employés syndi- ’ , Un.ques, United Aircarft a pu gard.er ses portes ouvertes, le personnel de cadre et le personnel de production non syndiqué accomplissant les tâches nécessaires au les tâches fonctionnement de l’usine De son 'côté, le ministre du Travail du Québec, M.Jean Cournoyer, ne croit pas que l’adoption d’un projet de loi ooli- geant les employeurs à appliquer la formule Hand réglerait dans l’immédiat le conflit à la United Aircraft.Par le fait même, M.Cournoyer reje-faite mercredi par le tait la suggestion.Parti québécois, de ramener devant l’As-semblee nationale, convoquée en session spéciale, le projet de loi 99.Ce projet de loi propose l’application la formule Hand et prévoit la retem de la formule Hand et prévoit la’ retenue obligatoire à la source de la cotisation syndicale.aujourd’hui Aujourd’hui et demain, à l'hôtel Reine Elizabeth, congrès régional et sectoriel du Collège Royal des médecins et chirugiens du Canada.Les Anciens de l'Université Laval poursuivent leur réunion aujourd’hui et demain.À midi.M.Jean-Luc Pépin, ancien ministre du Commerce, sera le conférencier invité.Collectes de sang de la Croix-Rouge: À Mon-.it-Charles du tréal, aux ateliers de Pointe-SaintJ Canadien National, au 21ième étage du 1830 rue Leber, de 13h à 17h.Pour le departement des voitures, à la cafétéria.À Hull, à l’hôpital Sacré-Coeur, salle de conférence du 9ème étage, de 9h30 à 16h30.A 18h, l'Association des Anciens de l’Université Laval remettra sa médaille d’honneur à Mgr Félix-Antoine Savrad et à Me Isidore C.Pollack.f À 19h30, en l'édifice des Sciences sociales de l’Université de Montréal.3150, rue Jean Brillant.ouverture du colloque organisé par le Centre de Recherches de d’innovations urbaines (C.R.I.U.) sur le thème “des conseils de quartier pour Montréal".Le colloque se poursuivra demain.\ La moitié des camions à incendie sont hors d’usage projets toucheront aux problèmes d’in-formatic Sans que la situation soit critique pour le moment, la qualité du service de protection contre les incendies à Montréal Même si l’Alliance a accordé un appui formel au mouvement, les représentants du MLE nient que les professeurs les aient en aucune façon incités à “débrayer à leur place”, comme certaines directions d’école le disent.“Ils ne nous conseillent pas, de dire Pierre Gauthier, ils nous fournissent des renseignements utiles, c’est tout.” * A l’école Le Plateau, de même qu’à la polyvalente Pierre Dupuy, les étudiants ont obtenu l’appui des comités de parents.formation et d’orientation tant à l’intérieur des activités scolaires qu’en égard au marché du travail, tandis qu’un autre tentera une expérience pédagogique de “plein-air”.L’adoption de ces mesures a donné lieu au plus impressionnant débat qu’ait connu le Conseil des commissaires depuis plusieurs mois.On sait en effet que cette Opération-Renouveau a fait l’objet de divergences très vives, depuis ses débuts, dans la mesure où elle touche aux options sociales et éducatives les plus fondamentales.Ce que la CECM appelle des “milieux défavorisés ”, ce que M.Pierre Légaré, est nettement inférieure à ce qu’elle est normalement, près de la moitié des ca-idie étant hors de service.mions a incend Actuellement 68 véhicules du Service des incendies sont au rancart, dont 45 des 94 camions normalement affectés à la lutte aux incendies, à la suite d’actes de sabotage.De plus huit casernes ont été fermées pour permettre de rééquilibrer la quantité des équipements disponibles.Le directeur du Service des incendies, M.René Plaisance, a ainsi fait le point, au cours d’une conférence de presse hier matin, sur les conséquences du conflit qui oppose présentement la Ville de Montreal à ses quelque 3,000 sapeurs au sujet de l’indexation des salaires.On sait que les négociations entre les deux parties sont dans une impasse totale et que l'Association des pompiers tente d’obtenir l’intervention du premier ministre Robert Bou-rassa pour trouver une solution.Le président de l’Association des pompiers, M.Jean L’Abbé, a déjà mis en garde, il y a quelques jours la population, disant que la situation était très dangereuse.De même, le Bureau d'assurance du Canada a constaté, hier, que la vie et les propriétés des Montréalais étaient actuellement en danger.Sans vouloir commenter directement ces déclarations*M.Plaisance a déclaré qu’il ne pouvait nier une diminution de la qualité du service, ajoutant qu’elle était encore comparable a celle de plusieurs grandes villes américaines ou européennes.Pour pallier à la situation, il semble ue les vieux camions à incendie aient été époussiérés, de telle sorte que les pompiers peuvent compter sur environ les deux tiers de l’équipement à leur disposi- tion en temps normal.On a aussi procédé lilib à un rééquilibrage des forces afin que les divers districts de la ville soit protégés de la même façon.C’est ce qui a amené la fermeture temporaire de nuit casernes.Se refusant totalement à intervenir sur le fond du conflit en cours, le directeur du Service des incendies n'en a pas moins rendu ses pompiers responsable des déficiences du service, causées, à son avis, par "des actes de sabotage de façon criminellement concertées”.Disant que jamais on avait vu un pompier commettre des actes de sabotage, ceux-ci se sont cependant produits en présence des pom- aic Les véhicules sont sabotés de diverses façons.Par exemple du sucre ou de la cire sont versés dans les réservoirs à essence, les boyaux des radiateurs sont sectionnés, les fils des tableaux de bord arrachés, Selon M.Plaisance, on ne peut espérer remettre en service aucun des 45 camions au rancart dans un avenir immédiat, même si une équipe de 27 hommes travaillent régulièrement à les réparer.Il a souligné qu entre le 13 septembre et le premier octobre.44 véhicules avaient été réparés, mais une soixantaine d’autres sabotés.Le coût des réparations occasionnées jusqu’ici par les actes de sabotage représenteraient dzs sommes de près de un demi million de dollars.lC M ¦ I d 4 • Le Devoir, vendredi 4 octobre 1974 éditorial i Le droit des peuples et des notables En matière d’indépendante politique, les peuples ne suivent pas des scénarios tout prépares d’avance.Aussi, au Canada comme au Québec, les spéculations les plus diverses vont-elles continuer de surgir sur le contentieux constitutionnel du pays, le gouvernement Trudeau voulant rapatrier la charte de la confédération au cours de son mandat, et le parti souverainiste québécois ayant désormais acquis le statut d’Opposition officielle à Québec.Le chemin qui mène à l’indépendance complète du Canada n’a pas encore été parcouru, car un État n’est pas complètement souverain, en un sens, s’il ne peut modifier sa charte fondamentale, comme c’est présentement le cas de la confédération canadienne.Mais nul ne doute qu’une fois les onze gouvernements actuels d’accord, le dernier lien juridique avec le parlement britannique pourrait être rompu en toute paix et amitié.La violence n’est donc pas nécessairement inscrite dans le processus de libération des nations.En ce sens, un règlement à l’amiable du contentieux opposant les souverainistes québécois aux fédéralistes canadiens n’est pas une monstruosité intellectuelle, et l’on comprend qu’on puisse parler d’accession à l’indépendance par la voie démocratique.Malheureusement, dans l’état actuel du droit constitutionnel canadien, rien ne permet de privilégier cette hypothèse, et aovenant u’un choix crucial survienne, rien non plus ans l’histoire canadienne ne doit croire que la crise se résoudra à coup sûr autrement que dans l’affrontement et la violence.A cet egard, la dernière prise de position du Conseil exécutif du Parti québécois et de son aile parlementaire reste aussi peu réaliste que le document qui servit à la discussion.• Dans le document qu’il avait préparé à l’intention des dirigeants et des militants du Parti québécois et auquel la presse a accordé une large diffusion, M.Claude Morin, l’ancien conseiller aux Affaires intergouvemementales, postule que l’accession du Québec à l’indépendance se fera de manière démocratique.c’est-à-dire suivant un processus ordonné, pacifique, “juridique”, où les droits des intéressés autant que leur volonté seraient pleinement respectés.Le chef du PQ, M.René Lévesque, n'envisage publiquement aucun autre scénario.La proposition des dirigeants du Parti québécois au congrès national parle certes de la possibilité a “une opposition systématique d’Ottawa”, mais, écartant toute “bousculade” de la part du PQ, elle prend pour acquis qu’aucune bousculade ne surviendrait d’ailleurs dans cette conjoncture.C’est confondre une sécession avec une élection municipale.On comprend que des militants agissant primordialement par la voie électorale tenaent à s’y confiner, et à ne songer au référendum qu’advenant une impasse entre Ottawa et un “gouvernement du Parti québécois”.C’est non seulement marcher à l’aventure, mais la provoquer.Certes, tous doivent souhaiter que la question du statut du Québec soit, graduellement ou d’un coup, tranchée de manière pacifique.C’est par des négociations, non par la force, que les conflits entre les gouvernements et entre les peuples doivent etre résolus, pro-clame-t-on, et avec raison, à chaque drame national bu international, et Dieu sait si le monde contemporain n’en manque pas.Et pourtant les recours à la violence, celle des forts comme celle des faibles, sont la règle.On ne saurait reprocher à quiconque d’aller à contre-courant et de proposer des modes pacifiques de règlement politique.Mais encore ces propositions doivent-elles justement être réalistes et conjurer le péril dans lequel on redoute de tomber.A cet égard le scenario du PQ reste terriblement flou ad-venant que le parti sorte des urnes vainqueur et forme un gouvernement, minoritaire ou majoritaire.Si le PQ pouvait compter sur de fortes traditions démocratiques dans toutes les provinces du Canada et sur l’attachement de toutes les parties du pays au respect des minorités et au droit des peuples à disposer d’eux mêmes, il aurait raison de s’en remettre au jeu des élections, à de simples négociations, et, en cas de divergence insurmontable, au choix du peuple québécois lui-même invité à trancher par référendum.Or, bien au contraire, le Canada s’est bâti dans la violence, dans la répression des minorités indiennes, dans l’étouffement sanglant du droit des métis à disposer de leur avenir politique, tout cela au profit des grands intérêts economiques qui se lançaient alors à l’assaut du continent nord-américain.Les fils ont moins de sang sur les mains que leurs pères, mais ils n’ont pas pour autant des moeurs ou des convictions politiques sensiblement différentes.Dans les démocraties occidentales, on reste démocrate aussi longtemps que ses intérêts ne sont pas menacés.Mais quand surgit un risque sérieux de changement réel, qu’il soit justifié ou non.qu’il soit pacifique ou pas, le masque démocratique tombe vite et le visage qui grimace alors n’a rien du respect de la volonté populaire.On veut bien tolerer par exemple un gouvernement de gauche, mais à condition qu’il soit au centre, comme au Royaume-Uni.Soumis à l’épreuve, le Canada ne peut se targuer qu’il éviterait les crises et les impasses ou s'enfoncent maints Etats qui, comme lui, ont été formés au sein de l’empire britannique et dont le droit britannique n’a pu empêcher ni le terrorisme, ni la torture, ni les convulsions sociales irrémédiables.Peut-être le Canada trouvera-t-il une mode originale pour maîtriser ses conflits internes.La crise d’octobre 1970 ne saurait cependant laisser d’illusion sur l’ampleur du défi.Si le PQ veut faire triompher la voie démocratique, il doit donc la bâtir sérieusement à la fois au Québec et dans le reste du Canada.Car le statut d’un Etat est un jeu qui ne peut se jouer seul, surtout quand on n’a ni le poids du nombre, ni l’isolement géographique, ni de tradition de résistance militaire, comme c’est le cas des Canadiens français.Au Québec, le PQ ne doit pas proposer un “référendum peut-être” mais un “référendum sûrement”.Quand on défend le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, on ne saurait disposer du sien à la faveur d’une élection ambiguë ou à l’occasion d’une conférence de notables.De même, le PQ doit étendre son effort de persuasion, quant à la voie “démocratique”, aux autres provinces et susciter dans toutes les villes importantes du Canada des comités qui travaillent à faire reconnaître le droit à l’autodétermination.Pousser sur les choses autrement, en espérant qu’elles vont immanquablement tomber du bon côté, c’est se leurrer et nourrir la population de dangereuses illusions.La population du reste, qui a peur encore de la “bousculade”, et qui a davantage peur de l’aventure que du statut politique qui pourrait en sortir, ne manque pas de souvenirs sanglants dans sa mémoire historique.C’est d’Ottawa que sont venues les fusillades et les emprisonnements des deux crises de la conscription.Le refus actuel des dirigeants fédéraux de s’engager dans la voie démocratique entretient la même insécurité.A quoi bon voter, si son vote peut être annulé la nuit même par les soldats?• Les Québécois n’ont pas choisi leur statut politique.Au cours des récentes élections tant fédérales que provinciales, ils n’ont pu davantage s’exprimer sur le statut constitutionnel qu’ils souhaitent pour le Québec.On ne vote pas pour la confédération quand on vote contre le gel des prix et des salaires.On ne vote pas davantage pour l’indépendance quand on vote contre Paragon.Autant l’accord de Victoria, négocié à l’insu du peuple et sans sa volonté expresse, avait un caractère démocratique douteux (même dans l’éventualité où Québec aurait dit oui), autant le changement que propose le PQ ou le refus que lui opposerait Ottawa seraient anti-démocratiques s’ils n’étaient clairement sanctionnés par les Québécois.Jean-Claude LECLERC LIBRE OPINION Le mythe du rôle féminin par DENISE BERNARD CARDINAL On s'oriente de plus en plus vers un pluralisme de la culture, phénomène commencé aux Etats-Unis par la culture hippie.Ici au Québec, on subit à la fois l’influence des pays francophones et l’influence de tout le continent nord-américain dont les Etats-Unis sont, convenons-en.la “grosse machine”.Le modèle des rôles de l’homme et de la femme commence à se diversifier.On voit de plus en plus de femmes dans nos CEGEP, universités ét sur le marché du travail.Les jeunes filles ne se préparent plus exclusivement à leur rôle de mère et de ménagère.Certaines d’entre elles refusent même le mariage, la maternité et songent à l’éventualité d’une carrière soit a long ou à court terme selon qu’elles désirent des enfants ou pas.Est-ce là le symptôme de l’évolution de la femme québécoise?Je serais portée à répondre par l’affirmative.Autrefois, le rôle de la femme était simple.Elle se préparait à devenir mère et bonne ménagère.Etant donné que sa longévité était restreinte, elle se mariait jeune, avait beaucoup d’enfants et mourait tôt.Entretenu par la doctrine morale et familiale de l’Eglise catholique, il ne serait venu à l’idée de personne de contester cet état de fait.La société attendait de la femme des choses très précises dont la maternité, la fidélité et toutes les vertus qui en découlent.Dans cette perspective, il n’y avait pas de place pour la femme marginale.Celle qui voulait faire des études était montrée du doigt et on mettait les hommes en garde contre une telle femme.Souvent, pour échapper à la maternité ou à la solitude, un certain nombre de femmes choisissaient la vie reli-ieuse dans laquelle elles pouvaient évelopper leurs aptitudes soit dans le monde enseignant ou hospitalier.On parlait alors de maternité spirituelle.Le célibat était de rigueur lorsque la femme faisait carrière.Depuis cette époque révolue, (qui n’est tout de même pas très éloignée) le Québec a traversé des crises d’évolution qui ont considérablement modifié l’image de la femme ainsi que son rôle.Dans le contexte actuel, la femme McGill français La huitième opération “McGill portes ouvertes”, qui aura lieu du 4 au 6 octobre, se déroule cette année dans un bilinguisme intégral et de bonne volonté qui écorche si bien la langue officielle qu’il fera frisonner de terreur repentante les anciens tenants du célèbre “McGill français”.Dans la brochure qu’un “comité Entre-Nous” (traduction imaginative d’un Open House Committee) publie pour faire état des célébrations et expositions qui auront lieu sur le campus au cours de ces trois journées, il n’est pas une expression anglophone qui ne trouve sa traduction la plus littérale et la moins littéraire, rompant en cela avec les habitudes plus heureuses du service des relations publiques de cette institution de haut savoir.Parmi les majuscules qui dansent un peu partout et les noms des édifices rebaptisés, on apprend en tout cas qu’un important symposium sur l’amélioration de l’enseignement dans les universités et les collèges aura lieu “à l’heure de l’apres-midi” (at 1:00 p.m.), le 4 octobre.Et que le même jour cinq panélistes participeront à un “débat sur le cégep au Québec, en l’édifice de Pedagogue" (in the Fa- culty of Education Building).On aura compris qu’fl mieux utiliser le mode d’emploi ré- digé dans la langue de Shakespeare pour se diriger ensuite dans le dédale des très intéressantes expositions disciplinaires, qui seront disséminées a travers le campus.A moins de vouloir jouer aux devinettes, parfois jolies: qu’est-ce, par exemple, que “l’Ecole de Compu-teur"?Non ce n'est pas une classe expérimentale baptisée d’après un grand scientifique français, mais prosaïquement.The School of Computer Science.Mieux encore on risque de prendre une bibliothèque pour un laboratoire si on cherche la “Librairie de Science” (Science Library) là où on expose des travaux de bibliothéconomie.Mais on s’explique encore mieux ces mystères linguistiques quand les rédacteurs du document, épuisés de tant d’efforts et arrivés enfin aux dernières lignes de la brochure, transforment la section d’enseignement des langues secon-aes en un plus propice “département d’instruction des langues secondaires”.Le plus bilingue d’entre nous y survivra peut-etre.Lise BISSONNETTE ne peut plus se permettre de négliger son éducation sans risque de compromettre sa compétence d'épouse et de mère.Si l’on veut reconnaître l’égalité des sexes, il faut également reconnaître que la femme doit évoluer au même rythme que l’homme.Les couples modernes ont cette caractéristique de mettre tout en commun, autant l’éducation des enfants que les tâches ménagères.Cette façon de procéder rapproche considérablement l’homme et la femme.De plus, la médecine a trouvé le moyen de prolonger la vie de la femme.Maintenant à 40 ou 50 ans, encore en forme, encore belle, la femme songe aux vingt années qui lui restent à vivre et désire consacrer ce temps à son épanouissement, à son bonheur et à un mieux-être.Contrairement au temps passé, la femme d’aujourd'hui peut explorer une diversité de rôles, la société lui permettant d’accéder au marché du travail ou de la profession.Dans certains milieux (il reste de l’éducation à faire) on a compris qu’une femme n’est pas un organisme qui engendre.On a libéralisé la contraception.(La dernière encyclique “Humanae Vitae” n’a eu qu’un impact très faible).La femme pratique la contraception.Elle a le nombre d’enfants qu’elle veut et quand elle le veut.Parce qu’on a rendu accessible l’éducation et l’instruction pour la femme, l’image que cette dernière a d'elle-même a considérablement évolué.Nombreuses aujourd’hui sont les femmes qui désirent et réalisent une carrière soit dans leur jeune âge, soit lorsque l’éducation de leurs enfants leur en laissent le loisir.La femme se sent moins obligée (dans certains milieux) d’avoir des enfants, de consacrer ses loisirs au ménage et à l’art culinaire.Bref, la femme est plus indépendante.Elle n’est plus liée à une image socio-culturelle étroite.Par conséquent, bien des femmes remettent en question le sens du mariage, de la maternité, de l’épanouissement et j’en passe.La femme, aujourd'hui, se meut dans un contexte flou.Tantôt elle est célibataire, veuve, divorcée ou mariée.Les rôles et les modèles n’ont plus la précision et la fixité d’autrefois, d’ou une grande recherche et des exigences nouvelles de la part des femmes.Quelle femme ne revendique pas son droit au plaisir sexuel, à la satisfaction émotive qu’apporte un partenaire approprié à sa personnalité, à sa voix électorale, à son opinion politique, à son droit de regard sur l’educa-tion, etc.Je réalise soudain que je suis peut-être optimiste.Cette réforme du rôle féminin n’a pas encore touché toutes les classes de notre société.J’ai du chagrin de constater que dans certains milieux, la femme est toujours perçue en tant que mère et ménagère comme on me l’a enseigné à l’Institut familial il y a près de vingt ans.(Et ce, pas toujours dans le milieu défavorisé).La femme d’aujourd’hui, marginale hier parce que nullipare ou professionnelle, diffuse une éducation précieuse, ne fut-ce que par sa présence.Il faut souhaiter qu’une grande solidarité se développe entre les femmes.Qu’elles s’aident mutuellement quel que soit le mode de vie que chacune choisisse.Solidarité dans la diversité.Pourquoi ne pas nous défaire de nos préjugés étroits afin d’adopter une attitude de tolérance et d’acceptation vis-à-vis la femme tant professionnelle et originale que mariée et faisant oeuvre d’éducation?Il est urgent que les femmes s'aiment assez entre elles pour s’encourager mutuellement plutôt que de se détruire par des sentiments de jalousie et d’envie.Admettons donc que chacune a droit à sa vérité et que la vérité peut ê-tre multiple, qu’elle n’est pas nécessairement confinée dans un rôle traditionnel.Peut-être pourrons-nous ainsi démystifier le sens étroit que l’on donne au rôle de la femme et ouvrir les fenêtres de l’esprit à des horizons nouveaux.LE DEVOIR Fondé por Henri Bourosso le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean ^rancoeur Tréiorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Pop :?ire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dons LE DEVOIR.ABONNEMENT: édition quotidienne: $40 par année; six mois: $22.À l'étranger: $45 par année,- six mois: $25; trois mois: $13.Édifions du samedi: $10 par année.Edition quotidienne, livrée à domicile por porteur: $1.20 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TtLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées).fCdÏM lettres au DEVOIR Mise en demeure à un correspondant du Devoir NDLR: Suite à la publication sous cette rubrique d’une lettre de M.Gérard Etienne, nous recevons des procureurs d’une personne mentionnée dans cette lettre la mise en demeure suivante, que nous publions volontiers pour attester de notre entière bonne foi dans cette affaire.Notre client, le Capitaine André Legault nous transmet une copie du journal Le Devoir du lundi 30 septembre 1974 dans laquelle apparaît votre lettre datée de Moncton, le 26 septembre 1974 coiffée du titre: “Il y avait une morte dans ma cellule”.Le Capitaine Legault nous informe que les faits y rapportés et qui le concernent sont faux.Jamais, ni en février 1974.ni en quelqu’au-tre occasion, notre client n’a commandé d’avions militaires à Haïti pour y livrer du matériel militaire.Pour votre information, les avions canadiens auxquels vous référez ne transportaient que des aliments, du matériel scolaire et médical.Dans ces circonstances, votre écrit est libelleux et diffamatoire.Nous avons donc reçu instruc- tions de vous mettre en demeure de faire paraître d’ici cinq (5) jours dans le même journal et dans la même rubrique une rétractation rétablissant la vérité.De plus, nous avons reçu instructions de vous informer que notre client entend exercer en temps et lieu tous les recours lui appartenant suite à la parution de votre lettre.Veuillez agir en conséquence, de Grandpré-Colas Amyot Lesage Deschènes & Godin Par: Marc DESJARDINS Montréal, le 2 octobre 1974 Une analyse déroutante Monsieur Ryan, A la lumière de votre éditorial du vendredi 27 septembre dernier sur la position de M.Claude Morin du Parti Québécois, au sujet du processus d’accession à l’indépendance pour le Québec, permettez-moi de vous dire que vous m’avez franchement dérouté.Lorsque vous parlez de la nécessité pour le Québec de consulter le Parlement fédéral avant d’entreprendre le processus d’accession à l’indépendance, votre suggestion manque de réalisme à mon avis.Avez-vous déjà vu une colonie demander à sa Métropole la permission d’accéder à 1 indépendance?(Quand, par leur inertie, des anglophones du Canada empêchent des franco-canadiens de l’extérieur du Québec d’étudier dans leur langue maternelle, viennent-ils demander la permission au Gouvernement québécois?) Et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.l'auriez-vous oublié?On ne rejette pas du revers de la main un principe qui a été prôné depuis sa fondation par l’Organisation des Nations Unies.Ce ne sont pas les Anglophones du Canada qui nous diront quoi faire dans notre pays; pour une fois, nous devrons agir de notre propre gré.Quand on constate, comme les Québécois, qu'après avoir essayé de “collaborer” avec l’élément anglophone comme l’a fait le Québec depuis 1867 (Cf.écoles anglophones au Québec financées par le Ministère de l’Education au même titre que les écoles francophones, respect du bilinguisme par la regettable Loi 22, etc), et qu’il n’y a pas de résultats positifs dans d’autres provinces (CF.Les francophones du Manitoba qui continuent de lutter pour conserver leurs écoles françaises, encore en 1974), il est inutile de poursuivre cette collaboration avec l’élément anglophone du Canada.Les anglophones ne sont pas moins respectables que nous les Québécois; ils sont aussi humains que nous.Mais ils sont majoritaires au sein de la Confédération canadienne, et il n’est pas dans leur intérêt de venir dire aux Québécois que faire de leur pays.Vous faites allusion dans votre analyse au respect de la “tradition constitutionnelle” du pays.Et bien, soit, respectons cette tradition: en 1867 le Québec est entré dans la Confédération canadienne au moyen d’une loi votée à l’Assemblée Législative de Québec.Et le Parti québécois, une fois au pouvoir, pourra utiliser le même processus pour l’en faire sortir.Car pourquoi, ce qui était réalisable en 1867, ne l’est-il plus aujourd'hui, alors que nous sommes regis par la même constitution?Le Parti québécois continuera de respecter la Constitution en proposant une telle loi à l’Assemblée Nationale, au même titre que le Parlement de Québec l’avait fait en 1867.Je crois que la procédure d’accession à lïndependance.telle que proposée par M.Claude Morin est tout a fait logique.Quant à votre manière de voir 1,’indépendance du Québec, ou de ne pas la voir.Vous avez droit à votre opinion puisque nous vivons en régime démocratique.Je respecte votre opinion, mais permettez-moi de vous dire que, si tous les pays du monde devenus indépendants depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale avaient procédé de la manière que vous (’entendez, la situation serait sans doute pourrie dans de nombreux cas.Et au lieu de compter 146 pays, le monde actuel en compterait une soixantaine au plus.L on devrait multiplier les conflits entre peuples par 30 ou 40.peut-être plus.Et le droit à l’autodétermination en aurait pris pour son rhume, vous ne trouvez pas?André TREMBLAY, enseignant, Alma, le 2 octobre 1974.Protégeons l’édifice Somerset Me Jean Drapeau, maire de Montréal Par poste recommandée L’Association des Locataires de l’édifice Somerset et de la rue Lincoln réunit la plupart des citoyens qui y habitent soit près de 300 personnes.Or, partie de l’édifice Somerset est menacée de façon sérieuse et imminente de démolition.Outre le permis de démolition émis il y a quelques mois pour les propriétés suivantes: 2054 & 2060 Sherbrooke O.ainsi qu 2055 Lincoln, le Service des Permis et Inspections vient d’accorder, le 24 sep- tembre, un permis d’excavation èt de construction de fondations pour lesdites propriétés! Nous sommes étonnés de cette mesure du Service des permis, car, le 16 septembre, le Ministre des Affaires culturelles émettait un avis d’intention de classer les “Tours des Messieurs” monuments historiques.’ Cette mesure, comme vous le savez, a des effets très importants sur tous les immeubles qui sont situés dans un rayon de 500 pieds de ces monuments, comme c’est le cas de l’édifice Somerset.Pour votre gouverne, nous joi- gnons à la présente copie de l’avis du Ministre ainsi que du plan de l’arrondissement tel que préparé par son ministère.Vue l ’urgence de cette question et en raison de la contradiction apparente entre les lois provinciales et le geste posé par le Service des Permis et Inspections, nous vous serions reconnaissants de nous indiquer le plus tôt possible quelle mesure l’administration municipale se propose d'adopter pour corriger cette situation.Mme M.BURGESS Secrétaire de l’Association Montréal, le 26 septembre 1974.Un cachet qui sera plus utile en Espagne et au Chili Il y a quelques années, j’ai écrit un Cours de sexologie qui a paru aux Editions du Jour; une maison d’édition espagnole vient d’en acquérir les droits de traduction.Le Cours de sexologie sera vendu en Espagne et dans quelques pays d'A-merique latine; le cheque de $500.qu’on m’a remis constitue donc un transfert des pays sous-développés vers les pays industrialisés.C’est là une des multiples façons — bien réduite celle-là.mais quand même réelle — dont s'effectue la croissance des pays riches aux dépens des pays pauvres; l'exploitation prend toutes sortes de visages.Personnellement.je ne veux pas participer à cette exploitation.Si les notions de sexologie que j'ai réunies dans mes livres peuvent servir à la libération d'individus tenus depuis longtemps dans l’obscurantisme, tant mieux, je n’y vois pas d'objections; mais que personnellement j'en tire des bénéfices matériels, non.Depuis la guerre civile qui a permis a France d’arracher le pouvoir au Front Populaire, le peuple espagnol est écrasé; ses leaders sont en prison ou en exil et ce n’est que fort lentement que s'opère une libéralisation bien relative puisque c’est le grand capitalisme qui occupe tout le terrain que lui cède parcelle par parcelle un France moribond; les méthodes et les formes changent, mais l’exploitation se poursuit.Le seul véritable espoir réside dans les travailleurs espagnols qui malgré la répression continuent le combat; en guise de solidarité avec leur lutte, je remets la moitié de mon cachet, soit $250.au Canadian Commiettee for a Démocratie Spain pour qu'il le fasse parvenir à la Union General de Trabajadores de Espana, l’une des trois centrales ouvrières qui travaillent au renversement du régime fasciste espagnol.L'autre moitié du cachet sera consacrée à un pays d'Amérique latine, le Chili.Les régimes militaires sont monnaie courante en Amérique latine, l'impérialisme américai.i a dû y placer ses marionnettes armées parce que même sa démocratie tronquée n’arrivait plus à lui assurer 'Tordre" nécessaire à son exploitation; face aux mitrailleuses ét aux canons.les travailleurs sud-américains doivent accepter les conditions d'emploi qu'on leur fait.Le dernier pays où les Américains ont installé leurs majordomes est le Chili.La violence du coup d'état du 11 septembre 1973 et de la répression qui l’a suivie — certainement plus de 30.000 assassinés — a désorganisé la classe ouvrière pour quelques mois; mais le peuple chilien ne pouvait accepter longtemps la botte fasciste et très vite il a mis sur pied un vaste réseau de comités de resistance qui dans un premier temps renversera la junte militaire et dans un second temps établira le régime socialiste dont a besoin le Chili pour sortir de son sous-développement.Les autres $250.iront donc au Chili, là où se livre actuellement un des combats les plus importants pour l'avenir du socialisme international; le Mouvement populaire de résistance anti-gorille saura bien utiliser ces quelques dollars.La lutte pour le socialisme est un .Ce n’est qu'en nous soutenant mutuellement que nous la gagnerons.Venceremos! Serge MONCEAU.M.D.M A.•Montreal, le 25 septembre 1974.4 i Le Devoir, vendredi 4 octobrel 974 • 5 des idées des événements des hommes “Le fédéralisme et les défis contemporains! Le fédéralisme canadien et la diversité ethnico-culturelle par CLAUDE RYAN Le fédéralisme canadien s’appuie sur l’une des constitutions les plus durables du monde.L’Acte de l’Amérique du Nord britannique, qui demeure la pièce fondamentale de l’édifice constitutionnel canadien, remonte à 1867.Il n’a subi depuis ce temps que de légères modifications.(Jette histoire relativement paisible ne signifie pas toutefois que l’ordre institué en 1867 ait constitué une solution complète et définitive aux problèmes qui se posaient alors.Elle ne signifie surtout pas qu’il aurait été à l’abri de nouveaux problèmes.Sous, l’angle des diversités ethniques et culturelles, le Canada fait face, en réalité, à deux ordres de problèmes: 1) un problème binational, découlant du rôle historique capital et de l’importance numérique exceptionnelle des deux groupes linguistiques majeurs qui ont été justement appelés les deux “peuples fondateurs’’, soit le groupe anglophone et le groupe francophone; 2) un problème de multiculturalisme, découlant de la présence relativement récente au Canada de groupes culturels autres que français ou anglais, qui forment désormais le quart environ de la population du pays et qui représentent dans certaines provinces une force plus importante que le groupe francophone.Le problème binational se pose d’abord.Il est même le seul dont fasse mention la constitution canadienne.S’il doit être examiné distinctement, c’est r pour une raison très simple: il ne soulève pas en effet uniquement un problème classique de rapports entre majorité et minorité; il soulève plutôt un problème mixte où coexiste, par-delà les problèmes traditionnels de rapports entre majorité et minorité, un problème plus complexe et plus explosif de rapports entre ce qu'une commission royale d'enquête appelait naguère “deux majorités'’ ou “deux sociétés” et ce qu’on appelle plus nettement au Québec “deux nations”.Les francophones forment dans plusieurs provinces une minorité souvent moins impor- tante que certains groupes d’autres origines ethniques.Au Manitoba, les Ukrainiens sont plus nombreux que les citoyens de langue française.En Saskatchewan, les citoyens d’origine allemande sont plus nombreux que les citoyens d’origine ou de langue française.On comprend que, dans ces conditions, les gouvernements et les citoyens de ces provinces s’étonnent souvent de l’importance accordée dans les grands débats nationaux à la question des rapports entre francophones et anglophones ou encore aux revendications en provenance du Québec.De fait, il est impossible pour le Parlement fédéral de songer à mettre sur le même pied le fait français, le fait ukrainien, le fait allemand ou le fait italien au Canada.Cela tient sans doute à de solides raisons historiques reliées au fait que les deux groupes principaux furent les découvreurs et les premiers artisans du développement du Canada.Mais il existe en plus une explication politique encore plus éloquente: elle tient au fait que les francophones forment une très forte majorité (80%) dans l’une des deux provinces les plus populeuses du pays et y détiennent ainsi une base politique telle qu’elle pourrait, selon le témoignage d’un membre actuel du gouvernement Trudeau, M.Jean Marchand, leur permettre s’ils le voulaient de briser le pays et que leur participation est absolument indispensable à son fonctionnement normal.Appuyé sur cette base politique qu’il détient au Québec, le groupe francophone a toujours exige d’être traité sur un pied d’égalité, un peu comme les pays moins populeux qui exigent à l’ONU d être traités sur un pied d’égalité avec les puissances plus importantes.On trouve dans cette réalité fondamentale le noeud gordien de la question canadienne.On y trouve l’explication du régime constitutionnel actuel et de sa durée.On y trouve également la source de maintes difficultés non-résolues auxquelles il fait face.Voulu d’abord par ses auteurs comme une union législative où à peu près tous les pouvoirs importants auraient été dévolus au (m.lettres au DEVOIR Spicer, veillez- vous ?Monsieur Keith Spicer, Commissaire aux langues officielles Ottawa Monsieur, Comme vous êtes chargé de veiller à l'application du bilinguisme, ie vous demande si vous jugez que la lettre ci-jointe envoyée par la Commission d'assurance-chômage (M.le fonctionnaire TAKASAKI, s'il vous plaît) est tout ce à quoi j’ai droit dans notre pays bilingue?De qui se moque-t-on?Peut-être auriez-vous l’obligeance de faire traduire cette lettre en français puisqu’elle est écrite dans un jargon innommable?A quoi servent les bureaux de traduction du gouvernement fédéral?Ou bien les prestataires de la Commission doivent-ils se sentir satisfaits quand, en plus des prestations, on leur sert aussi du petit-nègre sur du papier à en-tête du gouvernement federal?J'espère avoir de vos nouvelles bientôt car je ne comprends toujours pas le message de Monsieur le fonctionnaire! Hélène GOULET Toronto, le 24 septembre 1974.P.S.Voici le texte de, la lettre dont se plaint à juste titre notre correspondante: Mde H.Goulet, 35 rue Charles, Apt.2101, Toronto, Ontario Chère Mde Goulet, Pour répondre à votre question de 27/8/74 — Votre réclamation était établi sur le fondement de 43 semaines.C’est-à-dire que vous avez été intitulé de recevoir un totale grosse de 47 semaines de prestations.Votre réclamation a commencé le 19 août, 1973 et après avoir attendre 2 semaines pour la période d’attendre pendant le temps que nil argent est payé, vous avez servi un disqualification de 3 semaines ce qui comte 3 semaines payé.Après cela vous avez récu 44 semaines de prestations qui termine votre réclamation.Nous espérons que cette explanation est suffi pour vous.Sincèrement votre, S.TAKASAKI Fonctionnaire de l’Assurance Hommage à Bernard Valiquette Monsieur le rédacteur en chef, La Fédération professionnelle des journalistes du Québec a appris avec beaucoup de tristesse le décès de Bernard Valiquette.Monsieur Valiquette était aussi de la profession, ayant oeuvré dans de nombreux média au Québec.Personnage coloré, au charme certain, à l’humour brn particulier, Bernard Valiquette était très attachant.C’est un collègue hautement estimé et un ami cher que nous avons perdu.A sa famille, à ses proches et aux amis intimes, nous offrons nos plus sincères condoléances.Le président, René MAILHOT.Montréal, le 22 septembre 1974.LA PEUGEOT 504 GL UNE DES MEILLEURES VOITURES DE LHEURE.Tout équipé» i partir d» *4995.G.G.Q.306 est, ST-ZOTIQUE 273-9105 (Métro Baoubian) Parlement central.l’Acte de l’Amérique du Nord britannique adopté en 1867 prit finalement la forme d’un régime où cohabitent des éléments d’union législative et des éléments de fédéralisme proprement dit.Le partage des pouvoirs défini principalement aux articles 91 et 92 s’inspire d’une pensée nettement fédérale: cette interprétation fut renforcée dans le siècle qui suivit l’adoption de l’AANB par le Parlement de Londres par une abondante jurisprudence du Conseil privé.La constitution établit une nette démarcation entre les attributions des provinces et celles du pouvoir central: la jurisprudence a maintes fois établi que, dans leur domaine de compétence respective, chaque ordre de gouvernement doit être considéré comme souverain.On trouve, par contre, dans l’AANB, d’autres dispositions laissant clairement voir que les Pères de la Confédération avaient en vue une certaine prépondérance fédérale qui ne paraît guère compatible avec une philosophie rigoureusement fédérale.La constitution donne par exemple au Parlement fédéral un pouvoir de désaveu en ce qui touche des lois adoptées par les parlements provinciaux.Elle lui confère le pouvoir d’intervenir dans les matières dites résiduaires, que d’autrès constitutions fédérales laissent généralement aux Etats constituants.Elle lui confère le pouvoir d’instituer un tribunal de dernière instance où toutes les nominations relèvent de la seule autorité du gouvernement central.Elle ne prévoit, au niveau des organes législatifs, aucun équilibre autre que celui de la représentation fondée sur le nombre, ne fournissant ainsi à celui des deux peuples fondateurs qui est minoritaire à l’échelle du pays, aucune garantie que ses droits ne seront pas oubliés ou violés.Elle conféré enfin au gouvernement central un pouvoir général de dépenser dont il peut faire usage selon son gré et dont il a maintes fois usé pour s’arroger un leadership déterminant dans des matières que toute interprétation le moindrement loyale de la constitution eût d'abord réservées à la compétence prioritaire des provinces.Ces éléments devaient fatalement engendrer deux types de , tensions: des tensions d’ordre linguistique et des tensions reliées au partage du pouvoir entre les deux ordres de gouvernement.Il convient maintenant d’examiner ces tensions.• La règle de la majorité arithmétique étant appliouée partout, il était inévitable que le gouvernement fédéral et ses institutions prennent l’allure d'institutions fortement marquées par la langue et la culture du groupe qui est fortement majoritaire dans neuf provinces sur dix.En matière linguistique.l’article 133 de l'AANB vise à la protection des droits linguistiques.Il ne prescrit cependant qu’un emploi facultatif de l’une ou l’autre des deux langues française et anglaise dans les travaux parlementaires et les procédures devant les tribunaux.Il ne contient aucune disposition quant à l'usage des deux langues dans l'administration interne des institutions fédérales ou dans leurs rapports avec les citoyens.Il n’est pas étonnant que.dans ces conditions.l'appareil fédéral ait fortement penché pendant un siècle.et penche encore fortement, du côté de la culture et de la langue anglaise.Le gouvernement fédéral actuel a entrepris une vigoureuse réaction contre cet état de choses qui s'était installé par la seule force du nombre.Le principal instrument dont il s'est doté à cette fin est une loi fédérale des langues officielles où est proclamée sans ambiguïté l’égalité rigoureuse des deux langues officielles du pays.Cette loi ne vaut cependant que pour les institutions et services de l’Etat fédéral.Elle n’a au-cne application dans les affaires qui relèvent des provinces.Seul le Québec est astreint à des ( obligations particulières sous l’empire de la constitution: l’article 133, relatif à l'usage des langues dans les travaux parlementaires et les procédures judiciaires, s’applique en effet explicitement au plan fédéral et au plan du Québec.Une disposition semblable avait été incluse dans la loi qui permit plus tard l’entrée du Manitoba dans la Confédération canadienne: il ne sera pas sans intérêt de rappeler que cette disposition fut ensuite abrogée unilatéralement par la législature manitobaine sans que le Parlement fédéral juge opportun d’intervenir.Jusqu’à maintenant, une seule province, le Québec, a traité sa minorité linguistique sur un pied d'égalité.Elle fut la seule, en particulier, où la mi- norité principale a pu jouir depuis un siècle d’un système complet d’enseignement reconnu comme public et admis aux subventions gouvernementales au même titre que le système de la majorité.Le Québec a modifié en juillet 1974 son attitude en adoptant la loi 22 qui, tout en accordant à la langue anglaise une reconnaissance limitée mais assez large, affirme et vise à promouvoir la priorité du français dans la vie collective, y compris, outre l’administration publique, la vie économique et les relations de travail à l’intérieur des entreprises.On a dit beaucoup de mal de cette loi, et elle est a plusieurs égards insatisfaisante.Même avec la loi 22, le Québec demeure cependant en avance sur les autres provinces en matière de droits linguistiques.Une seule autre province possède en effet une loi allant plus loin que celle du Québec: il s’agit du Nouveau-Brunswick où tut adoptée il y a quelques années une loi insittuant deux langues officielles, le français de l’anglais.Mais cette loi n’a jamais pu être mise en vigueur, car le Nouveau-Brunwick a considéré qu’il ne possédait pas encore l’infra-structure administrative voulue pour en assurer l’application efficace.Quant aux autres provinces, elles sont très généralement anglaises et n’en font point mystère: leurs lois et règlements en matière d’enseignement l’ont toujours affirmé avec fermeté.Après avoir longtemps partiqué une politique d’ostracisme à l'endroit des droits scolaires des francophones, la plupart d’entre elles ont cependant, ces dernières années, modifié leur attitude traditionnelle et adopté des lois reconnaissant, là ou il est raisonnablement possible d’y fare droit, le droit des parents francophones à des écoles de langue française pour leurs enfants.Débordant le secteur de l’enseignement.l’Ontario a aussi accepté ces dernières années de mettre des services français à la disposition de ses citoyens francophones dans certains domaines et dans certaines régions.Mais il s’agit là, au mieux, de formes de reconnaissance qui conservent un caractère limité.On voit ainsi qu’alors que le gouvernement fédéral s'oriente résolument vers une politique de bilinguisme très poussée dans ses institutions, il n'en est ni ne saurait en être de même pour les gouvernements provinciaux.Collant de plus près à la réalité sociologique et culturelle, ceux-ci preferent des politiques linguistiques calquées sur les besoins et les caractéristiques de leur population respectives de bilinguisme un peu généralisé que dans une seule province, le Nouveau-Brunswick.C’est aussi la seule province où l’équilibre des forces en présence (35% de francophones contre 63% d’anglophones) paraît l’exiger et le justifier.Si le problème de la dualité canadienne n’avait été qu’un problème de rapports entre une majorité linguistique représentant 59% de la population et une minorité représentant seulement 28%, il aurait probablement fallu le résoudre par des compromis où le groupe minoritaire aurait été appelé à faire les concessions les plus importantes.Il aurait été difficile pour le Parlement fédéral de songer à adopter une loi proclamant l’égalité rigoureuse des deux langues officielles.Le pays eût au contraire tendu à suivre la pente naturelle sur laquelle il s’était engagé depuis c,\auw° Le ^ * Fadeau de la dette repose sur des billets renouvellables semestriellement) et obligations à moyen terme assure les liquidités nécessaires au fonctionnement d’Air Canada.M.Vaughan verrait d’un bon oeil une refonte de la structure financière de la compagnie à l’image des bilans d’entreprises privées: “On laisse souvent entendre qu’une compagnie de la Couronne ne peut fonctionner avec les mêmes critères d’efficacité que sa vis-à-vis du secteur privé.C'est une vison à courte vue qui fait fi de la souplesse d’un bilan financier qui tiendrait compte à la fois de l’aspect “social” d’Air Canada comme transporteur national et de l’aspect purement commercial de la société comme trans- L'indice de Wall Street franchit le cap des 600 points par Georges Deschodt NEW YORK (AFP) - Le marché boursier américain a franchi hier une nouvelle étape de la baisse persistante qui le caractérise depuis de longues semaines; pour la première fois depuis douze ans l’indice des valeurs industrielles, le fameux “Dow Jones”, a clôturé en dessous du palier des 600 points, terminant la séance à 587,61, en baisse de près de 14 points sur la veille.Il faut remonter à la crise boursière de 1962, provoquée d’abord par le conflit entre le président John Kennedy et l’industrie sidérurgique et ensuite par l’affaire des missiles soviétiques à Cuba, pour retrouver l'indice à un niveau aussi bas.Il était alors tombé à près de 535.La baisse de Wall Street dure en fait depuis près de deux ans.Au début 1973.l’indice avait atteint le niveau record de 1,051,70.Depuis les cours des actions qui le composent, c’est-à-dire de celles de trente des plus grandes sociétés américaines, ont cédé en moyenne quelque 44%) et le reste du marché a évolué à leur image.La baisse a certes été coupée de reprises mais ces dernières ont toutes été éphémères.Les raisons du marasme sont simples.Ce sont pratiquement les mêmes que celles qui avaient provoqué la crise boursière du printemps 1970, qui avait vu l’indice céder plus de 30%) en quelques mois.Elles s’appelent inflation, argent cher, récession, et inquiétude etc.La théorie voudrait que les actions soient le meilleur refuge Le Centre Commercial PLACE STE-FO Y est présentement en expansion et offre l’opportunité à des hommes d'affaires dynamiques, de se joindre à une équipe de marchands expérimentés et actifs.Quelques locaux sont encore disponibles dont les dimensions varient entre 250 et 1000 pieds carrés.Aux marchands désireux d’améliorer leurs affaires, communiquez avec LA CORPORATION IVANHOE 2452 Boul.Sir Wilfrid-Laurier Centra d’Achate PLACE STE-FOY QUEBEC-G1V2L1 Tél.: 653-4184 porteur aérien.” Une telk- dichotomie permettrait aux administrateurs d’isoler le “coût réel” des tâches matérielles dévoluent à Air Canada pour assurer une certaine homogénéité dans la qualité de son service à travers tout le pays.“Il est essentiel, de déclarer M.Vaughan, que les gens puissent faire la différence entre notre double mission: après tout ce sont eux qui paient ce service.” Depuis dix ans.la société Air Canada n’a connu qu’une seule année déficitaire, s’oit au cours de 1970 où le bilan de la compagnie s’inscrivait dans le rouge avec une perte d’un million de dollars.Le président du Conseil d’administration de notre société aérienne, M.Yves Pratt, déclarait encore récemment qu’il s’attend à un important déficit de $10 millions au cours de 1974 malgré le fait qu’en début novembre la grille tarifaire sera haussée de 10%) sur le parcours de l’Atlantique Nord.L’accroissement des tarifs et le contrôle des coûts (réaménagement de certains services à l'intérieur de l’appareil gouvernemental et automatisation encore plus poussée de ses diverses operations au sol) demeurent aux yeux de M.Vaughan les deux seuls leviers où Air Canada peut exercer une “volonté d’assainissement financier.” Le reste n’est qu’économies de bout de chandelle plus préjudiciables à l’image et au rayonnement national et international de la compagnie que salutaire au plan comptable.Si l’augmentation des tarifs aériens reste présentement la seule bouee capable d'éponger à court terme le lourd déficit de fonctionnement direct à la hausse de 400%) de la facture pétrolière, il n’en demeure pas moins que le développement du réseau-voyageur d’Air Canada permettrait d’apporter de "l’eau au moulin” en 1975.C’est ainsi que la toile d’araignée d’Air Canada s’étendra davantage vers le sud des Etats-Unis à la faveur de quatre nouvelles routes aériennes qui relieront Québec à New York, Calgary à San Francisco, Winnipeg a New York à Toronto à Houston via Dallas.Plus au sud, Air Canada consoliderait ses “14 soleils” en renflouant une “ligne sauterelle” régionale des Antilles, la Lever Internai Air Transport (LIAT) dont le bilan souffre d’anémie monétaire.Même si Air Canada n’entend pas prendre une participation financière comme dans le cas de la société de charters War-dair Canada.M.Vaughan nous assure que sa société remettra sur pied LIAT par le biais d’une aide technique et logistique à la lumière des résultants encourageants obtenus récemment avec Air Jamaica.Bref, un pied-à-terre aux Antilles pourrait se traduire par une mainmise graduelle de l’important marché des circuits-vacances forfaitaires offrant à la fois le transport aérien et les services terrestres à prix m lu*» C est l'aspect que revêt une ligne de montage dans les Immenses hangars de l'avionnerie Boeing à Seattle sur la côte du Pacifique.La société Air Canada a commandé 11 appareils de type 727-200 au coût unitaire de $8.3 millions.modique.Qui plus est, l’achalandage continuel du service régulier vers les Antilles (hausse de 10.8% du trafic en 1973) pose le problème de l’encombrement des points de chute.Une ligne aérienne régionale mieux structurée permet- trait à Air Canada de soulager certaines stations balnéaires au profit de plages peu fréquentées actuellement.contre l’inflation.Néanmoins, les périodes inflationnistes se sont toujours accompagnées d’une baisse des cours à Wall Street car la hausse des taux d’intérêt résultant des mesures monétaires prises pour freiner la montée des prix rend les placements sur les divers marchés financiers plus rentables que les achats d’actions.C’est d’autant plus vrai lorsqu’une stagnation économique ou une récession veint affecter les bénéfices et les dividendes des sociétés.Or les Etats-Unis qui connaissent un taux d’inflation record depuis le début de l’année ont aussi traversé une récession modérée pendant les six premiers mois de 1974 et les perspectives sont loin d’être encourageantes.L’administration admet qu’il lui faudra au moins deux ans pour ramener la hausse des prix à un rythme plus raisonnable.Elle ne parait guère soucieuse d’une relance de l’économie pour l’instant car le chomâge reste dans des limites supportables et que la solution des problèmes posés par le quadruplement des prix du pétrole reste aussi incertaine que jamais.Les investisseurs n’ont donc guère de raisons d’optimisme.Le climat devrait certes s’améliorer si l’administration remporte quelques succès, même modestes dans sa lutte contre l’inflation.Mais il faudrait un changement complet de la conjoncture actuelle pour que le marché remonte, vers ses sommets de 1972/73, estime-t-on dans les milieux financiers où l’on souligne que l’adaptation de l’économie a la hausse des coûts de l’énergie risque d’être longue.\ V Entre Pierre Desnoyers et l’Hydro-Québec une idée purement canadienne Pierre Desnoyers est le directeur général de la Division Blackburn de ITT Canada à Montréal.Il y a environ un an, Pierre a mis en oeuvre un projet fort original.L'Hydro-Québec avait demandé aux industriels québécois de visionner des accessoires électriques 3ui pourraient être fabriqués au Québec plutôt que 'être importés.Ce voeu n'est pas tombé dans l'oreille d.'un sourd.Pierre se mit à l'oeuvre aussitôt.Solution originale à un besoin du marché canadien Pierre commença par évaluer les possibilités de la Division Blackburn et par identifier un besoin bien précis du marché.Aujourd'hui, ITT Blackburn est devenue la première industrie à fabriquer, au Canada, des boîtiers isolants.Ce produit, aussi compétitif que fonctionnel, isole d'une manière adéquate les câbles électriques des lignes desservant tant les résidences que lès édifices commerciaux ou autres.Les résultats ne se sont pas fait attendre.ITT Black burn a obtenu de l'Hydro-Québec un contrat substantiel pour la fabrication de boîtiers isolants.De plus, ces accessoires se vendent maintenant ailleurs au pays et Pierre se propose même d'en faire bientôt l'exportation.Un meilleur produit pour de meilleurs résultats Qu'est-ce que cela veut dire?Pour l'économie locale, cela signifie une nouvelle capacité de production à long terme.Pour le client, cela signifie des boîtiers isolants de très haute qualité, qui coûtent moins cher à installer, à entretenir et à remplacer.En résumé, des boîtiers isolants qui assurent des économies aux services publics.Pour Pierre Desnoyers, cela signifie apporter une autre dimension à l'activité économique et une meilleure contribution au marché local.Le progrès dépend de ce genre d'initiatives.ITT Canada, une société fort bigarrée, qui compte près de 11,000 Canadiens.Des gens qui fabriquent et vendent des organes électriques et électroniques, des pièces d'automobile, de l'équipement pour les communications et la mécanisation des postes, de la quincaillerie pour l'industrie et des articles de loisir.ITT compte, de plus, des chercheurs en matière d'écologie, des spécialistes de l'assurance, des administrateurs dans le monde de l'hôtellerie, des groupes de planificateurs.des hommes de décision comme Pierre Desnoyers, dont l'imagination et l'esprit d'invention aident les Canadiens à conserver au Canada sa part de l'avenir.Fîm CANADA C.P.138,Toronto-Dominion Centre,Toronto, Ontario M5K IH1 * s 12 • Le Devoir, vendredi 4 octobre 1974 l’actualité économique ~ V L’économie a changé de cap et les prix industriels devraient commencer à baisser Les Russes envahissent le temple du capitalisme Au coeur même de ce temple capitaliste qu’est la Bourse de Toronto.les noms des Kharlamov.Maltsev, Anisin et autres hockeyeurs de talent résonnent aux quatre coins du parquet.Voilà des valeurs sûres qu'il faut avoir certainement en portefeuille dirait un néophyte du marché.Depuis que les dirigeant du TSE ont porté la fermeture de la bourse à 16 heures au lieu de l’habituel 15h30, les courtiers se tournent les pouces en vivant à l’heure de New York mais au rythme lent d’une marche funèbre.Ce n’est pas demain que l’Arlésienne de Bizet viendra réveiller un marché passablement chloroformé par une atmosphère lourde de sombres présages.L’indice du Dow Jones a fermé hier à 587.61.et rien ne Ta ramené au seuil psychologique de 600.Entretemps, les courtiers surveillaient le ballet sur glace de l’équipe russe qui par ses entrechats gracieux _ (monsieur Petipas en eut été ravi) et' le poli de son jeu d’ensemble a fait paraître bien mal les hockeyeurs canadiens lors de cette humiliante défaite de 5 à 2.Vous êtes bien certains que les Dynamo de Moscou ne se transigent pas à la cote.par Peter Cook OTTAWA - (FTNS) - Depuis quelques semaines, les temps morts avant de recevoir sa commande de tiges en laiton sont passés de 26 à 7 semaines.Plus, certains aciers de structure qui, il y a à peine deux mois, n’apparaissaient même plus aux inventaires des fabricants.sont maintenant offerts à pleins wagons.Dans le secteur du bois, les firmes japonaises qui s’étaient engagées sur le marché à terme affirment perdre $10 millions par mois devant le recul des prix.Tout ça tend à démontrer la perspicacité des experts financiers du gouvernement qui affirment que la “surchauffe” de l’économie tire à sa fin et qu’une nouvelle tendance se dessine présentement.On se contre toutefois prudent à prédire un tassement à long terme de l’économie canadienne.Mais, comme l’affirmait un haut-fonctionnaire: “Nous sommes à un point de retournement.Les forces de l’offre et de la demande semblent s’équilibrer pour une des rares fois en deux ans et les prix industriels ne devraient pas subir une très forte poussée à la hausse dans un proche avenir.” Cette détente sur le marché de la demande et corollairement de la fin de l’essoufflement de l’offre témoignent d’un ralentissement certain du rythme de croissance de l’économie mondiale.et canadienne.Conséquence première: une réduction dans le prix de certains produits de base et matières premières.Ce relâchement dans les prix des matières premières n’a pas fait voir ses effets au niveau des prix industriels parce que les présents inventaires ont été accumulés au niveau des anciens prix, alors que les produits de base étaient rares.Mais déjà certains chiffres témoignent d’un changement dans la tendance générale des prix.Ainsi.l’Association de la gestion des achats du Canada, un groupe comptant plus de 3,000 acheteurs professionnels à travers le pays, a publié son bulletin de fin août qui contrairement aux publications antérieures se montre optimiste pour une fois.La production des biens, les nouvelles commandes et le niveau des inventaires, tous affichaient des tendances*à la hausse.Au même moment on perçevait un “adoucissement des prix” pour certains produits et des indices généreux d’une stabilisation de l’ensemble de la grille des prix à travers les différents secteurs d’achats.Cette tendance a été d’ailleurs confirmée par M.Clark Gastrell, directeur des achats chez Crane Canada Ltd.de Montréal.“Il existe un sentiment général parmi les professionnels des achats que le sommet dans les prix a été atteint et nous nous attendons à une désescalade dans les prix et à une détente sur le marché de l’offre”, de dire M.Gastell.Il trouve ce- La hausse des prix alimentaires n’a pas ralenti la consommation par Michel Nadeau La croissance de plus de 17% du prix des aliments au cours de la période des douze mois terminée le 30 juin dernier n’a pas ralenti pour autant la croissance des achats des consommateurs qui se sont accrus de 21.4% en valeur courante et de 3.4% en termes réels.Selon un analyste de la firme Draper Dobie, M.Roger Paquette, l’élan qu’ont pris les dépenses des individus pour Tali-mentation depuis 1972 se maintient en raison de l’engouement pour les mets préparés, l’entrée d’un plus grand nombre de femmes sur le marché du travail et la popularité des magasins d’accommodation (qui vendent ordinairement 10% plus chers que les autres magasins).C’est ainsi que le facteur alimentaire compte maintenant pour 15.7% dans le revenu des par- L’or rouge n’a pas l’impact de l’or noir par Jacques Forget L’or rouge n’a pas la chance de l’or noir.Les pays du CIPEC (Conférence internationale des pays exportateurs de cuivre) n’ont pas la chance des pays de l’OPEP.Car le cuivre n’a pas l’importance stratégique du pétrole et sa répartition géo-économique est plus équitable que celle des hydrocarbures.Bref, les principaux pays producteurs de cuivre du tiers-monde, soit le Chili, le Pérou, la Zambie et le Zaïre ne pourront impunément forcer le marché du cuivre qui s’affaisse.en créant une pénurie artificielle.La poussée éphémère du métal rouge sur le London Metal Exchange la semaine dernière, suite à des rumeurs d’interruption des expéditions de la Zambie et d’une éventuelle réduction des exportations du Chili, le prouve bien.Sous l’effet du ralentissement de la demande, de l’augmentation des réserves de cuivre raffiné et de l’accroissement mondial de la production, l’action des spéculateurs sur la bourse des métaux de Londres a rapidement tourné court.Après avoir grimpée jusqu’à 656£ sur livraison immédiate, la tonne métrique de cuivre a reculé pour fermer la semaine à 616£, vendredi.Le prix de 616£ équivaut à 70 cents la livre, lorsque livré en Amérique, et laisse entre le prix international et le prix des producteurs nord-américains, un écart de près de 10 cents.Cela, même après la réduction de 6 cents la livre que ceux-ci viennent d’effectuer.On comprend donc, dans un pareil contexte, que les pays du Guaranty Trust TORONTO (PC) — La société Guaranty Trust annonce à ses actionnaires qu’elle ne leur versera pas un dividende trimestriel et que la raison en est le coût élevé de l’intérêt.Elle aurait dû normalement leur verser un dividende trimestriel de 14 cents.Le bénéfice net de la compagnie a été moindre durant le premier semestre oue durant la période correspondante 1 an dernier.Ce bénéfice a été de $1,008,000-23.7 cents l’action, contre $2,335,000-52.5 cents.CIPEC ne puisse manipuler aisément le marché, l’offre surpassant largement la demande.Il n’est pas étonnant que la volonté du gouvernement de Santiago n’ait pas abouti.Car outre l’actuelle situation de surplus, le Chili a aussi une expérience malheureuse à son crédit dans ce genre de contexte.Il y a vingt ans, le Chili tenta un pareil ralentissement de ses expéditions, dans l’espoir de faire monter le prix du cuivre afin de réaliser des profits plus importants.L’aventure se révéla une faillite.Santiago se retrouva avec quelque 100,000 tonnes de cuivre sur les brâs et les Etats-Unis durent venir à la rescousse.L’administration américaine acheta alors le tout pour ses propres réserves.Outre la répartition des réserves mondiales de cuivre qui ouvre moins au chantage que la distribution des gisements d’hydrocarbures et la situation de surplus du marché, les pays du CIPEC ont à affronter une troisième viscissitude: leur pu res suffisantes les mettant à l’abri de toute représaille financière ou économi- 3ue.les pays du tiers-monde producteurs e cuivre doivent satisfaire leur besoin à court terme par la vente de l’or rouge.Ainsi, bien que la Zambie ait des problèmes pour expédier outre-mer son cuivre, le Pérou et le Zaïre prévoient augmenter sensiblement leur production grâce à de nouvelles installations de production.Au Chili, le gouvernement Pinochet a joué un peu contre lui en supervisant trop étroitement la production dans les mines de cuivre, aujourd’hui contrôlées par l’armée.Ainsi, on estime la production de cette année à 900,000 tonnes de cuivre, contre 700,000 en 1973.Voilà qui n’est pas sans ajouter au surplus de l’offre.En Amérique, les deux cas de force-majeure importants qui subsistaient, ont été réduit.Aux Etats-Unis, Anaconda a réduit depuis le début septembre sa coupure de force majeure de 22% à 10%.Et fa Gaspé Copper de Murdochville, filiale du Groupe Noranda, a réduit depuis le début de l’année sa restriction de force majeure de 40% à 20%.ticuliers, une augmentation de .6% par rapport à l’an dernier.De l’avis de M.Paquette, les statistiques démontrent qu’en période de forte hausse des aliments, ce sont les services (nettoyage, loisirs, transport.) qui écopent des réductions dans le budget familial.En plus de cet accroissement des achats d’aliments, il faut remarouer que les Canadiens ont dépensé près d’un milliard dans les restaurants durant les sept premiers mois de 1974, soit une hausse de plus de 10%.Les quelque $6.5 milliards consacrés à la nourriture et aux boissons ont amené une augmentation de 15.6% du chiffre des ventes des magasins d’alimentation.Les établissements à chaînes ont continué d’accroître leur part du marché (57.7%) par rapport aux magasins indépendants (42.3%).Toutefois, au Québec, on enregistre la plus faible hausse du volume d’affaires des établissements à succursales multiples avec 15.4% seulement par rapport à une croissance de 19% au niveau national.Les magasins indépendants dominent encore le marché dans la province avec 55.4% du chiffre total des ventes alors que dans l’Ontario, ils comptent pour à peine 31%.Quant à l’avenir, la maison Draper Dobie prévoit une croissance soutenue de l’industrie alimentaire en raison d’un accroissement moyen de 14.2% des dépenses des consommateurs d’ici 1977.La présente année marque un sommet avec une augmentation prevue de 21.1% et il semble bien que la demande s’essoufflera en 1977 avec une hausse limitée à 9.5%.La boule de cristal indique également que les ventes des magasins à chaînes croîtront au taux moyen de 14.3% continuant ainsi à marquer des gains aux dépends des épiceries indépendantes.L’industrie alimentaire ($ix premiers mois de 1974) Dépenses des consommateurs $6,451,900,000 + 21.1% Indice des prix des aliments 181.3 + 17.4% Vente des magasins (*) $5,318,500,000 + 15.6% Par du marché: magasins à chaînes: Canada 57.7% Québec 44.6% Ontario 68.4% Croissance moyenne des ventes (1973-1977) 1973 1974 1975 1976 1977 pendant difficile de préciser à quel rythme cette détente va s'effectuer puisque, dit-il, “tout ça dépend de l’acüvité générale de l’économie”.Il nous met en garde contre un excès d’optimisme: nombre de biens et de matières premières font encore défaut et l'abondance n’existe pas dans les domaines de la chimie, de l’acier industriel, des matières plastiques et du papier.Mais les prix pourraient se maintenir à un niveau passablement élevé si, sous l’influence d’une augmentation sensible des coûts de production prenant racine dans les revendications syndicales, l’élasticité à la baisse de la courbe de prix subit des distorsions et des régidités.Pour sa part.Statistique Canada ne voit pas un “retournement des prix sur tous les fronts” à l’exemple de ce qui se passe dans les secteurs du bois, du caoutchouc et de la laine.Exemple contraires: le prix du minerai de fer et de Tétain subit une poussée inflationniste depuis quelque temps.Toutefois, les différentes courbes économiques semblent plutôt pointer vers une relative stabilité des prix dans un proche avenir.(Financial Times News Service) L’entreprise doit aider à la réussite familiale de ses cadres + 14.2% + 19.7% + 21.1% + 15.0% + 11.5%’ + 9.5% (*) L'écart entre les dépenses des consommateurs et les ventes des magasins provient d’une évaluation des aliments produits par les cultivateurs aux fins de consommation personnelle.Source: Draper Dobie, sept.1974 par Monica Townson Montréal — (FTNS) — Plutôt que de sacrifier leur vie familiale à la réussite au niveau du travail, plusieurs cadres dans les entreprises préfèrent de plus en plus délaisser quelque peu leurs ambitions professionnelles pour atteindre un développement plus harmonieux avec leur femme et de leurs enfants.De l’avis du professeur Barrie Grieff du Havard Business Scholl, les compagnies doivent tenir compte maintenant du danger que représente pour leurs employés des niveaux supérieurs la détérioration de leur vie personnelle et familiale.M.Grieff qui participait récemment à un séminaire à l’université McGill croit qu’il devient difficile de convaincre un jeune diplômé de se donner entièrement à son travail, même les fins de semaine et au cours des réunions mondaines.Après quelques années, le cadre s’aperçoit qu’il ne peut plus réintégrer son milieu familial.“Combien d’hommes d’affaires possédant une entreprise accepteraient de s’absenter durant cinq ans ou plus pour reve- nir par la suite avec l’espoir d’y être accueilli les bras ouverts?’ Le professeur américain conseille aux dirigeants d’entreprises de tenir une comptabilité de leur développement personnel à partir des trois actifs suivants: emploi, famille et besoins personnels.Dans le chaos économique actuel, les pressions se manifestent à un degré élevé sur les travailleurs.Plusieurs entreprises multiplient leurs efforts pour soulager leurs cadres assaillis par le stress.La plupart des firmes ne déplacent plus leurs employés d’une ville à l’autre de façon inopinée.On songe de plus en plus aux problèmes d’adaptation de leurs familles et d'eux-mêmes à la société environnante.Les compagnies préfèrent de plus en plus accorder des bénéfices immédiats à leurs cadres — cours de golf, piscines — au lieu de gains à long terme comme les privilèges d’achat d’actions ou des fonds de pension.Plusieurs entreprises, selon M.Grieff, emploiênt des psychiatres et des psychologues pour aider leurs dirigeants à élucider leurs problèmes personnels.Plu- sieurs employés estiment, par exemple, que la vie qu’ils ont au sommet de la compagnie n'est pas du tout ce qu’elle devrait etre normalement.Le problème s'accentue lorsque l'épouse entreprend elle aussi une carrière.Bien que de nombreux jeunes couples aspirent à un mariage démocratique, la rupture survient lorsqu'on essaie de passer de la théorie à la pratique.La relation dans un mariage où les deux conjoints mènent une carrière est fondé, qu’on le veuille ou non, sur un affrontement qui repose sur l’argent — et comme les hommes sont ordinairement mieux payés- que les femmes, le premier est vainqueur au point de départ.Par contre, une femme qui reste au foyer doit s’efforcer de collaborer au développement de son mari mais celui-ci doit voir à son travail également.“La formule idéale est une stimulation réciproque” affirme le professeur Grieff.Celui-ci donnera un séminaire en décembre à l’université McGill et douze couples pourront apprendre — moyennant $250 — à mieux se connaître.(Financial Times News Service) COMPTABLES AGRÉÉS MEMBRES DE L'Ordre des comptables agréés du Québec - Établi en 1880- C.-D.Meilor, C.A., Directeur Administratif Édifice des comptables Agréés, 630 ouest, rue Lagauchetlère - Montréal, P.Q.H3B 2M7 •TéL: 861-T891 ARCHAMBAULT.MARCHAND 80IVIN.ARBOUR.LAFLEUR & CIE Comptables Agréés Donot Marchand, C.A.J.Henri Boivin, C.A.Paul Lafleur, C A Roger Archambault, I.S.C., C A Jacques Brunetta, C.A.240, rue St-Jacques, 6e étage Montréal 126-849-1695 AUDET, GOSSELIN ET ASSOCIES Comptables Agréés Romain Audet, l.S.C , C.A Michel H -Gosselin, M.S.C.C A Robert Moreau, M.S.C., C A Carol Lapointe, C.A 50 ouest, Boul.Crémazie, Suite 700 Montréal 351 — ooi-3080 BASTIEN.NORMANDIN.BARRIERE & ASSOCIES Comptables Agréés F.J Bostien, C.A Yvon Normandin, C A R Barrière, C A G R Normandin, C A G Borduas, C.A J.G.Beaulac.C A J.Marcel Daoust, C A P Dumont, C A J l Richard, C A G.Bouchard.C A F St-Aubin, C A.R.Lanctôt, C.A M Gagné, C.A.I.Lemay.C A BASTIEN.MENARD.NORMANDIN.SEGUIN.ROY & ASSOCIES Comptables Agréés Montréal, Ottawa, Québec, Hull, Hawkesbury, Grand'Mère, Trois-Rivières, Cap-de-la-Modeleine, Granby, Lévis, St-Georges de Beauce, Chicoutimi, Baie Comeau 275 ouest, Notre-Dame Montréal, Qué.— H2Y 1T4 (514) 844-4445 BENOIT, DIRY, BERTRAND.PAQUETTE & ASSOCIÉS 3500, rue du Parc Lafontaine, Bureau 506, Montréal, Québec H2L 3M2 527-9221 Lionel H.Benoit, C.A.Réal Bertrand.C.A.P.Y.Brosseau, C.A.Robert Crevler, C.A.Jean-Paul Diry.C.A.André Loubier, C.A.André Paquette, C.A.Pierre D Poisson, C.A.Raynald Vermette, CA.Jean Grignon, C.A.François Laplante, C A.Jean Labrosse, C.A Richard Téoli.CA.Fernand Lamothe.C.A BERGERON.SOUCHEREAU HOTTE.TÉTREAULT & ASSOCIÉS Comptables Agréés Maurice Bergeron, C.A.C.-Raymond Souchereau, CA.Georges H Hotte, C A.André Tétreault, C.A.René ternir*, C.A.614 St-Jacques, Suite 400 Montréal H3C 1E2 842-9433 BERNIER & BISSON Comptables Agréés Georges Bernier, C A Marcel Bisson.C A 60 St-Jacques Suite 601 Montréal-845-0209 "CAZELAIS.LAVOIE & ASSOCIES" MONTRÉAL-NORD 3737 rue Monselet 321-3832 ST-DONAT Poste Lussier, C.P.30 424-5443 CLARKSON, GûtiDON & CIE Comptables Agréés P.M.Adamson, C.A.C.W.Bissegger, C.A.T.R.Burpee, C.A.H.M.Caron, C.A.G.Chamberland, C.A.H.R.Germain, C.A.A.W.Gilmour, C.A.R.E.Lavoie, C.A.D.G.R.Lindsay, C.A.J.D.Morrison.C.A.R.Pearl, C.A.R.V.Barnett, 5.A.J.C.Bonnycastle, C.A.M.Camirand.C.A.L.J.Carrière.C.A.J.P.Delisle, C.A.J.B.Gick.C.A.G.GIngras.C.A., G.Limoges, C.A.M.A.Mackenzie, C.A.J.J.Peacock, C.A.W.J.Smith, C.A.Associés-résidents Montréal — Québec St-Jean (T -N ), Halifax, Saint-Jeon (N.-B ), Québec, Montréal, Ottawa, Toronto, Hamilton, Kitchener, London.Windsor, Thunder Bay, Winnipeg, Regina, Calgary, Edmondon, Vancouver, Victoria CLOUTIER, LACHANCE FONTAINE.ALLARD, CROTEAU & ASSOCIÉS Comptables Agréés MONTRÉAL LAVAL 1320, Bout.Graham Ville Mont-Royal 341-3660 COOPERS &LYBRAND Comptables Agréés 630 ouest, boul.Dorchester Montréal H3B 1W6 514-875-5140 ef à travers le monde COURTOIS, FREOETTE, CHARETTE & CIE Comptables Agréés Flonan Fredette, C A.Guy Chorette.C A Roger Poupart, C A Martin Laieunesse, C A Hubert Mercier, C A Jean Paul Berti, C A Raymond A Poirier, C A 1 Place Ville-Marie Suite 2220 514-866-9911 Montréal H3B-3M4 DENIS.DESMARAIS.HOULE.MOONEY ET ASSOCIES Comptables Agréés J P Denis, B A , B S A , L S C .C A Roger Houle, B A , l S.C., C A Germain Desmarais, C A Duncan J Mooney, C A Olivier Sosseville, B A , L S C .C A Jean Guy Lavoie.B A , M.Sc.C, C A Pierre Goulet, C A 60, rue Saint-Jacques Montréal 845-5208 DeCARUFEL.DeCARUFEL & L’ESPÉRANCE Comptables Agréés 423 est, boul Henri-BourasSa Montréal 357 — 384-1890 FORTIER.THIBAULT.MARCHAND & CIE Comptables Agréés 50, Place Crémazie Suite 610, Montréal 351 — 384-0430 GAUVIN.PRENOVOST.DUMAIS ET ASSOCIES Comptables Agréés Roger Gouvm, C A Bernard Dumais, C.A Roger Forget.C A Claude Boyer, C A Gilles Villeneuve, C A Jean-Réal Chorette, C.A.561 est, boul.Crémazie Montréal 354 — 384-1430 GLENDINNING.JARRET! & CIE Associés de la firme internationale AUXANDKR GRANT TANSLIY WITT Montréal, Cobourg, Toronto, Orillia, Windsor, Thunder Boy, Winnipeg, Calgary, Edmonton, Lethbridge.Kamloops & Vancouver 715, Carré Victoria, Montréal H2Y 2H7 844-3307 W.PIERCE GOULD Comptable Agréé Chambre 914, Édifice Sun Life, Montréal, P.Q.866-4375 KENDALL.TRUDEL & CIE Comptables Agréés 1015 Côte Beaver Hall 866-8563 MacGILLIVRAY & CIE LLOYD, COUREY, WHALEN & BRUNEAU Comptables Agréés Montréal, Toronto, Hamilton, Brampton, St-Catharmes, Port Colborne, Listowel, Winnnipeg, Calgary, Edmonton, Vancouver et autres grandes villes à travers le monde 1155 0.boul.Dorchester Montréal, P.Q.- H3B 3T9 (514) 871-8630 MAHEU, NOEL.ANDERSON.VALIQUETTE & ASSOCIES Comptables Agréés Société nationale affiliée COLLINS, LOVE, EDOIS, VALIQUETTE, BARROW avec bureaux a Vancouver, Calgary, Winnipeg, Toronto, Montréal, et dans d'autres villes au Canada Correspondants en Grande Bretagne et aux États-Unis d'Amérique 507 Place d'Armes (suite 1100) Montréal 1, Qué.Code 514 — 842-6651 MALLETTE & CIE comptables agréés Paul-E.Mallette, C.A.André Roussel, C.A.Bertrand Dumais, C A Gilles Choquette, C.A.Jacques G.Hébert, C.A.J -J Lecavalier, C.A.J.E.de Repentignv.C.A.André Masse, C.A.D.R.Gariepy.C.A Jean La Couture,C.A.René Chénier, C.A.G.de Grandpré, C.A.Louise Doucet, C.A.Michel D'André, C.A.Claude Sarrazin, C.A.André Lachapelle, C.A.André Longpré, C.A, Paul Sofia, C.A, 1440 ouest, rue Ste-Catherlne, Montréaal H3G 1R8, Québec Tél.: 861-8241 SUCCURSALE ST-JÉRÔME MESSIER.BOURGEOIS & CIE NADEAU.PAQUET & CIE Comptables Agréés Guy Messier, l S C , C A Jacques Bourgeois, L S C C.A Robert Houde, B A , C A Guy Ouimet, C A Jacques Desmarois, l S C , C A Andre Montgrom.I S C .C A Yvon Marsolois, C A Gilles Blondm, C A Réal Mainville, C A 50 Place Crémazie Suite 921 Montréal 351 — 384-1020 NOISEUX.LYONNAIS, GASCON.BEDARD.LUSSIER.SENEGAL & ASSOCIES Incorporant ANDRÉ ROCHETTE & CIE GEORGES AUDET & CIE Comptables Agréés Membres de THE MANN JUDD INTERNATIONAL GROUP avec bureaux à Toronto, Winnipeg, Calgary, Vancouver, États Unis.France, Gronde Bretagne.Belgique et autres pays Édifice B.C.N., Bureau 2000 500 Place d'Armes, Montréal 126 — 849-7791 PRICE WATERHOUSE & CIE Comptables Agréés Montréal, Québec, Halifax, Ottawa, Toronto, Hamilton, London.Windsor, Kitchener Winnipeg.Saskatoon, Calgary, Edmonton, Vancouver, Victoria 5 Place Ville-Marie 866-9701 PETRIE.RAYMOND & CIE.Proulx.D’Orsonnens & Cie Comptables Agréés Suite 1225 360 ouest, rue St-Jacques, Montréal 1 26, Que., Tel.: 288-0291 RAYMOND.CHABOT.MARTIN.PARE & ASSOCIES Comptables Agréés 820, Tour de la Bourse Place Victoria Montréal H4Z 1G9, Québec 514-878-2691 Société nationale affiliée Raymond Campbell A Cie Montréal - Rouyn, Toronto, Ottawa THORNE.RIDDELL & CIE Comptables agréés BUREAUX: Terreneuve - Nouvelle-Écosse - Nouveau-Brunswick - Québec - Ontario -Manitoba - Saskatchewan - Alberta -Colombie-Britannique, Région des Caraïbes.Représentation dans le monde entier 800.PUCE VICTORIA-878-3011 2500-630.BOUL.DORCHESTER 0.- 866-7351 ROBERT SAINT-DENIS & CIE Comptables Agréés 7000 Avenue du Parc, Suite 301 Montréal 1 5 — 274-2797 SAMSON.BELAIR.COTE.LACROIX ET ASSOCIES Comptables Agréés Montréal Québec Rimouski Sherbrooke Trois-Rivières Ottawa Suite 3100, Tour de la Bourse Montréal 115-861-5741 TOUCHE ROSS & CIE FORTIER.HAWEY & CIE Comptables Agréés Sydney.Halifax, Saint-John! Québec Montréal, Ottawa, Toronto, Hamilton, Kitchener.London.Windsor, Winnipeg, Régma, Saskatoon, North Battleford, Calgary.Edmonton, New Westminster, Burnaby, Vancouver, Victoria, Bermuda.Nassau et Freeport, Bahamas, Grand Cayman États-Unis, Grande-Bretagne et autres pays du monde 1 Place Ville-Marie 861-8531 LUCIEN VIAU & ASSOCIÉS Comptables Agréés Charles A Gouvreau, C A Fernand Rheoult, C A Robert Roy C A Pierre Doroy, C A Yves Charbonneau, C A 210 ouest, boul.Crémazie 388-9251 VIAU.ROBIN & ASSOCIES Comptables Agréés Lucien D Viou.C A Armand H Viou, C A H Lionel Robin, C A Jean Jacques Ouellette, C A J Serge Gervan.C A Waguih Boulas, C A Jasques R Chadillon.C A Jacques Joyol.C A V.roun, Verdun 10* 770%, rue Édouard, LaSalle 690 769.3171 4 T l’activité minière Le Devoir, vendredi 4 octobre 1974 «13 Quelle sera la prochai ne mine d’or du Québec ?par Jacques Forget Qu'elle sera la prochaine aurifère du Québec?Quatre compagnies, aux gisements alléchant^, sont en liste: Goldex, Quebec Sturgeon River, Kiena et Chi-bex.Laquelle d’entre elles sera la première à entrer en production?Malgré les viscissitudes inhérentes a l’industrie minière, jetons un regard intéressé sur chacune d’elle; car, historiquement, le moment îe plus propice pour acheter un titre minier est l'étape des derniers travaux de mise en valeur qui précèdent la mise en production.Or, les quatre compagnies qui nous intéressent ont atteint ce stade.GOLDEX a une petite soeur qui a déjà bien réussi, Agnico-Eagle Mines.Paul Penna, le promoteur minier de Toronto, inaugurait les installations de la Agnico il y a quelques mois.La mine, dont le concentrateur opère à raison de 500 tonnes par jour, a déjà produit ses premiers lingots.C’est-là l’exemple que la Goldex entend suivre.Le gisement de la Goldex situé dans le canton de Dubuisson, près de Malartic, se divise en deux zones.Il a été pris sous option de la Probe Mines, une filiale, qui conservera la moitié des profits nets.La première zone, après un programme de forages intensifs, révèle 873,000 tonnes de minerai à une teneur de 0.23 once à la tonne.L’autre zone, adjacente, fait l’objet d’importants travaux de mise en valeur.On y a décelé neuf Kerr Addison: un gisement Le programme conjoint d’exploration Aex Minerals-Keer Addison, sur un gîte de plomb-zin-argent, à Vangorda Creek au Yukon, a encore fait mouche.La compagnie vient de rendre publics 6 nouveaux trous de forage, dont deux sont particulièrement intéressants.Tellement, qu’il semble de plus en plus certain que la découverte constitue un gisement de taille.Le forage A-23 à touché quatre zones minéralisées.L’une, de 256 à 462 pieds de profondeur, a révélé d’impressionnantes teneurs sur 206 pieds de long: 3.92% de plomb.7.64% de au Yukon zinc et 1.80 once d’argent à la tonne.Une autre section, longue seulement de 7 pieds, de 772.5 à 779.5 pieds de profondeur, a révélé des teneurs similaires: 4.80% de plomb, 6.48% de zinc et 1.76 once d’argent à la tonne.La Keer Addison, qui dirige les travaux sur le terrain, a aussi fait savoir que le forage avait entrecoupé deux autres sections minéralisées, l’une de 116 pieds de longueur et l’autre, de 24.5 pieds.C’est le forage A-24 qui apparaît le plus typique de la stratification du gisement de Vangorda Creek.lentilles aurifères.Si la teneur est estimée entre 0.10 et 0.20 once à la tonne, le tonnage ne peut encore être détermine, tellement la minéralisation est erratique.La Goldex a mené un puits d’accès au coeur de cette deuxième zone, de façon à tenter de déterminer une certaine continuité en profondeur.Une estimation du tonnage et de la teneur réels de cette zone pourront alors être effectués.Convaincue de la possibilité d’une mise en production rentable, malgré l’incertitude qui subsiste quant aux réserves exactes de cette deuxième zone, la direction de la Goldex prépare le sous-sol à une premiere exploitation au rythme de 400 tonnes par jour.Le minerai sera expédié au concentrateur de la Malartic Gold Fields.“La mine est prête, il ne nous reste plus qu’à installer un système de ventillation”, expliquait récemment le président Paul Penna.Du même coup, il affirmait que les expéditions vers le concentrateur de la Malartic devraient débuter vers la fin d’octobre.La Goldex entend même procéder à la construction de ses propres installations de traitement du minerai, que justifient à elles seules les réserves de la première zone.Transigées sur la bourse de Montréal, les actions de la Goldex ont touché leur sommet historique en début d’année, en se vendant $8.Tout récemment, à l’occasion de la chute des aurifères sur Toronto, le titre a chuté jusqu’à $2.40.QUÉBEC STRUGEON RIVER a choisi d’y mettre le paquet pour entrer en production.Récemment, d’importants -Cours des métaux- Les prix des producteurs investisseurs européens, dont l’Américan Express International Banking Corp., la Banque de Paris et des Pays-Bas et l’U-nited Overseas Bank, ont acheté quelque 285,000 actions de la compagnie à $5.50 et ont pris sous option 147,000 autres actions à $6.Ces argents serviront à la mise en production du gisement de la compagnie à Bachelor Lake, dans la region de Chi-bougamau.Le gisement contient près de 950,000 tonnes de minerai d’une teneur de 0.217 once d’or la tonne.Des tests métallurgiques sont actuellement en cours afin de déterminer le taux de recouvrement du minerai.On estime à quelque $3.5 millions les sommes qui auront été nécessaires à l’éventuelle mise en production de la mine.La date de cette mise en production devrait d’ailleurs être connue au début de 1975.Afin de financer le projet, la presque totalité du capital-actions de la compagnie a du être émise.Ainsi, près de 5 millions d'actions de la Quebec Strugeon River sont en circulation.Après avoir touché un haut de $10.25 cette année, elles ne se transigeaient plus cette semaine qu’entre $5 et $6.La compagnie possède aussi une autre propriété aurifère près de Timmins, en Ontario.L’histoire de la Chibex est plus mouvementée.Les daims de la compagnie, aussi situés près de Chibougamau, ont abrité un ancien producteur.Le gisement est cependant demeuré impressionnant: 1,200,000 tonnes de mènerai à Goldex ou Kiena?LA MOR A ND I b H L LANORIENNE ARVIL SA>NT-MARt- St-MATHIE LG UE R Y ARRAUTE ,'LA MOT T ACORNE VASSAN MALARTIC r- Lemoine C’est dans le canton de Dubuisson, entre Val d'Or et Malartic.que les mines Goldex et Kiena possèdent leur gisement.CUIVRE: Au Canada, le fil électrolytique, 79.5 cents la livre (depuis le 18 sept: 1974).Noranda aux États-Unis, 80.5 cets la livré (depuis le 18 sept.1974).Aux États-Unis, la cathode, 79 cents la livre; le fil, 79.6-81 cents.PLOMB: Au Canada, Cominco livré pur, 21.5 cents la livre; Noranda, aux États-Unis 24.5 cents (depuis le 8 avril 1974).ZINC: Au Canada, prix de l’ouest pour Noranda, Hudson Bay, Texasgulf, 37 cents.Vendu aux USA par producteurs canadiens, 38.3-39 cents.Aux États-Unis, 38.5 cents la livre.À l’extérieur du continent, 360 livres la tonne métrique.NICKEL: La cathode électrolytique Inco, $US 1.85 la livre f.o.b.(depuis le 28 juin 1974); Falconbridge, $US 1.85 la livre f.o.b.Sherritt Gordon, briquette et poudre, $US 1.85 la livre f.o.b.TUNGSTEN: Sur Londres, $101.75-$105.50 la tonne.PLATINE: $US 190-200 Tonce.MOLYBDENE: American Metals Climax, 86-95% MoS2, $US 2.30 la livre.MAGNESIUM: Aux États-Unis, f.o.b.à Freeport, lingot à 99.8%, 75 cents la livre (depuis le 1er août 1974).COBALT: Poudre, Sherritt Gordon, $US 4 la livre (depuis le 15 juillet 1974) ; électrolysé, Falconbridge, $US 3.75 la livre.CADMIUM: Cominco, 99.8%, $4.25 la livre (depuis le 10 mai 1974).BRISMUTH: Cominco, 99.8%, $12 la livre (depuis le 18 juin 1974).FER: Hanna Mining, livré aux ports du Lac Erié, la tonne brute de 51.5% de fer naturel, en $US, en date du 16 août 1974, $16.00.Boulettes, vendues au pied, $40.619.¦ Les marchés internationaux CUIVRE: Sur le marché de Londres, livraison immédiate 618£ - 620£ la tonne.Sur le marché de New York, au marché à terme, oct.62.40 cents la livre, déc.63.10, jan.63.80, mars 65.60, mai 66.60, juillet 67,60.ETAIN : Sur le marché de Londres, livraison immédiate 3.700£ - 3.740£/ la tonne; à terme, 3,340£ - 3.350£.PLOMB: Sur le marché de Londres, livraison immédiate 230£ - 231£.ZINC: Sur le marché de Londres, livraison immédiate, 373 - 374£; à terme, 375£ -376£.OR: Prix en dollars US.à Londres, en hausse de $12.25 pour la semaine, de $144.75 à $157.00.Fermetures: à Paris $157.88; à Frankfurt $154.00; à Zurich $156.25; à Hong-Kong $151.16; à Beyrouth $4.978 le kilo.A Winnipeg.Prix en dollars US.Fermetures.Contrats de 400 onces: oct.$156.70, jan.$162.25, avril $167.75, juillet $173.10, oct.$178.50.Contrats de 100 onces: nov.$158.70, fév.$164.70.mai $170.10, août $175.40, nov.$179.50.ARGENT: Au Canada, selon Handy & Harman, $4.71 l’once troye.à la fermeture.A New York le marché à terme en hausse.Oc.$486.00.déc.$493.00.jan.$496.50.7,263 contrats ont été transigés.Quebec Sturgeon ou Chibex?L.Evans Z>.Assinica y / , ty" BAIË-DU-POSTE* Lac yTT- , ïgàmt £ ^ -^—La Trêve Goéland Lac 4 Waswanip*^ U.EBEL-SUR-OUÉVILLON L.Parent OBEDJIWAN Alors que la Quebec Strugeon River a son gisement près de Desmaraisville, dans le canton de Lessueur, le gisement de la Chibex s'étale sur quatre cantons, au sud de Chibougamau.une teneur de 0.229 once d’or à la tonne et 0.50% de cuivre.Plus de 4,300,000 actions d’un capital-actions de 7.5 millions de parts, sont en circulation.Depuis un an et demi, la compagnie a dû émettre pour $4 millions d’obligations à un taux variant de 9% a 10% afin de financer la remise en production de l’ancienne mine.Des garanties (warrants) pour acheter à $2.50 et $3.00 des actions ont dû aussi être consenties lors de l’émission de certaines obligations.Le problème majeur était celui de l’assèchement de l’ancien puit et des galeries déjà en place.On ne sait s’il a été résolu, mais la production qui devait commencer en septembre, n’a pas encore débuté.La Chibex a construit les installations de traitement du minerai sur les lieux mêmes du gisement.Les actions de la Chibex, inscrites sur la Bourse de Montréal, ont touché cette année un haut de $3.10.Elles se vendaient récemment entre $0.90 et $1.00.Leur bas historique se situe à $0.81, en 1972.Sur les 4.300,000 actions émises, la Conservative Capital de Nassau, société de gestion dont est co-propriétaire le président de la Chibex.Richard Pit-sell.en détient 2 millions.Des quatre futures mines, c’est le gisement de la KIENA GOLD MINES qui est le plus impressionnant.Des forages effectués au début des années ’60 ont mis à jour quelque 2.7 millions de tonnes de minerai à une teneur de 0.23 once d’or à la tonne.Paradoxalement, c’est de la Kiena dont on entend le moins parler.“La compagnie attend une stabilisation du prix de l’or”, affirment ses direc- teurs, avant d’entrer en production”.Le gisement de la Kiena comme celui de la Goldex est situé dans le canton de Dubuisson, non loin de Malartic.On le divise en deux zones.Une première au-dessus du niveau des 900 pieds qui contiendrait 1.542.000 tonnes à une teneur de 0.256 once d’or à la tonne.Et une deuxième, sous le niveau des 900 pieds, qui recèlerait 1.225.000 tonnes à une teneur de 0.203 once d’or à la tonne.Des puits ont été descendus aux niveaux des 325,430 et 1.324 pieds de profondeur.Au total 15 galeries sillonnent le gisement.La Kiena est une filiale à 68% de la Falconbridge Copper.Voilà sans doute pourquoi la La Soquem publie de nouveaux résultats de forage en provenance de sâ propriété aurifère du canton de Bousquet, non loin de la ville de Cadillac, qu’elle met en valeur conjointement (49%-50%) avec la Silver Stack.Ceux-ci tendent à prouver que la minéralisation du gisement est continue, permettant ainsi d’espérer un tonnage encore plus substantiel pour le gisement qui se divise en deux zones.Sur la zone numéro 1 du gisement, où Ton estime les reserves à 300,000 tonnes de minerai à une teneur de 0.21 once d’or à mise en production ne sera pas prochaine, malgré l’excellence du gisement et sa mise en valeur.La Falconbridge Copper, qui a plusieurs mines en opération, préfère attendre un prix de l’or plus élevé avant de se mettre en production.Sur un capital-actions de 5 millions d’actions ordinaires, près de 2.5 millions sont émises.Au début de Tannée, les actions se transigèrent sur le parquet de Montréal jusqu’à $8.25.Récemment, le marché ne cotait plus que $2.20-$2.50.Dans cette course à quatre, la GOLDEX semble avoir pris une avance si sérieuse que les paris deviennent trop faciles à prendre.Mais qui suivra, QUEBEC STRUGEON RIVER ou CHIBEX?la tonne, les forages 26, 27 et 29 ont été effectués.Le forage 26 révèle 15 pieds à 0.14 once d’or à la tonne, entre 705 et 720 pieds de profondeur.Le forage 27 ramène aussi 15 pieds de minéralisation à 0.145 once d’or à la tonne, entre 710 et 725 pieds.Le forage 29 montre 50 pieds à 0.21 once d’or à la tonne, entre 345 et 395 pieds de profondeur.Sur la zone 2, dont on estime les réserves à 1 million de tonnes de minerai à une teneur de 0.20 once à la tonne, les résultats de sept forages plus serrés, visant à augmenter le tonnage, ont été rendu public.Silver Stack: de nouveaux résultats Les Mines Gold Hawk Notre compagnie possède deux propriétés aurifères au Québec.Toutes deux en Abitibi.UAodtnAI ¦ 1,120,000 tonnes d’or à une teneur de 0.28 once à la tonne.Il s’agit d’une propriété qui fut autrefois en production.Un puits et deux galeries d’exploitation sont déjà en place.CADILLAC: Quelques 700,000 tonnes d’or à*une teneur de 0.16 once à la tonne.Les infranstructures y comptent déjà un puits d’exploitation et des galeries couvrant quelque milles.siège social: 130, Brunelle Beloeil-Québec 467-9321 ?Nos actions se transigent sur la Bourse de Montréal.Il ^ i } ! 1111 ! gfaji «sa* ks I» Mm* pÈ«: ¦ ® I ¦ivwfe:; voici UMEX Des mineurs dynamiques avec un long passé.Nous explorons.Nous sommes à la recherche de nouveaux gisements exploitables, dans toutes les régions du Canada.Nous explorons seuls, mais nous sommes aussi intéressés à le faire avec des associés canadiens.Sous forme d’entreprise en participation conjointe.Nous développons.En ce moment, nous développons notre gisement cuivre-nickel du district de Pickle Lake, dans le nord-ouest de l’Ontario.UMEX Union Minière Explorations and Mining Corporation Limited Filiale de l’Union Minière, S.A.(Belgique) Si vous avez une propriété prometteuse, nous pouvons en faire autant pour vous.Nous savons que la qualité de la recherche et du financement décide de la réussite de la mise en exploitation d’un gisement.UMEX—explore, développe et finance.Nous œuvrons pour prendre notre place dans la collectivité minière canadienne.Cinq bureaux au Canada 1511—1, place Ville-Marie Montréal (514)866-2461 1935, rue Leslie Toronto (416) 445-8832 200 —4299, Canada Way Burnaby, C.B.(604) 437-9491 1068, 7e rue Val d’Or, Qué.(819) 824-2994 P.O.Box 174 Bathurst, N.B.(506) 546-5243 14 • L« D»volr, vndredi 4 octobre 1974 ^ ^COHO/H/QI/S ^m™BBB"1—1mmmm^m ai on *di tors is vk 5 Ovtrind i p iso uvt tvt *% mmmmammaammmamÊmiÊÊam^mmammÊmmÊÊmÊmmmm nsr sooo m m m-n wa»’» mn im 35*35*-» OLdl'ptr 1100 115» 15» 15» PtcCoptr 15N 55 53 53 + 1 Fil Nck 3N IM 30 30 -fl» Wirn Mtr 300 16* 6* 6* ____________rn OL Pt p w IM 350 210 2IC Ptc Ptft 2645 113» 13» 13* - » _ m m Pin Coll MM 131 IM IM -30 vvtrgton i0û 3M 3M 3M +15 Gt Weit 5 2550 3M 300 30C Ptgt Ptt 300 101 101 101 - 4 -« - — — M G.i M.tr 200 490 4M 4M -10 Weifc.t 200 114» 14» 14» muMM MMMWMMM GrtyhndC ISO 41 41 Ptlomt P tM 105 105 105 M V 4 ¦ GMC IM 135 • M Greyhnd 505 113* 13* 13»-» pïm0ur M00 110» 9» 10 +» gllilfl g M ¦ GulfCtn 3M $21* 31» 21» - » induilfltll GSA Cl A IM 475 475 475 —25 Ptnctnt I 17M IM IM IM ¦¦ V mF m M W VMI Htwktr S IM 420 420 420 -10 Capital Dyn 700 85 85 85 +5 _____________________________________________________________________________________ GSW Cl B IM 475 475 475 PtnCdn P 300 17» 7» 7» + * Homt A IM $19» 19» 19» + * Isec 15M 2M 200 2M -5 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reste faible.Harrli J S 3M 405 405 405 — 5 PeytoOlls 15M 3M 295 3M +10 Mnntroaf I P viromont «o situa à W 100 actions contrp 459 100 ac- IU In* 32M $9» 9» 9*-» Abi*lb Ajb 26M 151 150 150 Les industrielles reculent de 1.02 et tombent à 151.67.Elles HÏwkor s im 430 425 425 -5 nScraS ‘soo 29 28 a Sïïrî«pnu™“t se situe a W7.1W ecuone, contre «s, 100 ac ,prPipe i«o $11* 11* 11* - » actoiilm sooo 32 32 32 -1 avaient paené 1 4« mprrredi Pt c’était alors leur Dremier Droarès de- Hawker pr 260 $53* 53» 53»-3» PinePoint 1085 $26» 26» 26»+» UOns la veille Ivaco 100 $11» 11» 11»-* AiaxMm 3000 6 6 6 ®;,7.mercreai et c étau aion leur premier p og Haye* 0 a 2M 495 495 495 Place G 25M 25 25 25 +1» Tous les secteurs régressent.Les pertes 1 ont emporté sur les Janoçk 25 $5 5 5 Aibar 500 ja 16 16 -2 puis Uriv semaine.HolinQsr A 506 $25% 24% 24% 4* % Plcer 37400 $16% 16'/ï 16Va — % nqjnc nar 7ft pnntrp fil alnrî miP 4ft valpim HpiriPiirîiipnt inrhanffPM Lsb8tt 8 100 $16% 16% 16% /
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