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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 23 novembre 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-11-23, Collections de BAnQ.

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andré leroux à Hollywood ttci b* s f m H Ëgi g # M B meery devergnas elaude gosselin fait le tour a vu “HOSANNA” des actualités trois expositions littéraires aumac on soviétiques et une en douze au musée du québec BROADWAY parutions àquébec la météo Ensoleillé avec neige en soirée.Maximum 35.Demain: pluvieux et doux.Détails page 6.Fais ce que dois S.Clément et S.Colomban voi.lxvi - no 271 Montréal, samedi 23 novembre 1974 Le fédéralisme coûtera à l’Alberta $26.5 milliards — page 24 25 CENTS Ottawa coupera le pétrole aux USA pour alimenter Montréal par Claude Lemelin OTTAWA — Pour éviter que la situation d’autosuffisance pétrolière du Canada ne se transforme en dépendance “nette” des producteurs d’outremer, d’ici au début des années ’80, le ministre fédéral de l'Energie, M.Donald MacDonald, a annoncé hier aux Communes que le gouvernement Trudeau avait accepté les recommandations de l'Office national de l’énergie concernant la réduction graduelle des exportations de pétrole canadien aux Etats-Unis.“Le gouvernement accepte la conclusion de l’Office selon laquelle il faut prendre des mesures pour réduire les ex- portations de pétrole et assurer une protection supplémentaire aux besoins des Canadiens, a dit M.MacDonald.Le gouvernement accepte aussi la recommandation de l’Office relative à l’adoption d’un nouveau système de contrôle des exportations.” “Cependant, de poursuivre le ministre fédéral, étant donné les besoins imminents du marché de Montréal, j'ai l’intention de consulter sous peu les provinces productrices afin d’en arriver a réduire les exportations de façon plus accentuée ue ne le prévoit la formule recomman-ée par l'Office.” “L’ONE a réservé 250,000 barils par jour pour le marché de Montréal à partir de 1975, mais a proposé que ces approvisionnements soient considérés comme excédentaires par rapport aux besoins canadiens — et de ce fait admissibles à l’exportation — jusqu’à la mise en service du pipeline de Montréal en 1975, a expliqué M.Macdonald.J’ai l’intention de rencontrer les provinces afin de discuter de l'opportunité de conserver ces approvisionnements au pays à compter du milieu de 1975, plutôt que de les considérer comme excédentaires par rapport aux besoins cànadiens et de continuer à les ex- porter jusqu’à ce que le pipeline soit terminé, en 1976.Cette mesure réduirait le niveau des exportations à quelque 650,000 barils par jour pendant la dernière partie de 1975, comparativement aux 800,000 barils par jour qui seraient exportés en l’absence d’une telle mesure.” M.Macdonald a indiqué à la presse que cette mesure supplémentaire ajouterait l'équivalent de 1.7 année au volume de pétrole disponible dans l'Ouest canadien pour acheminement vers Montréal, ce qui améliorerait légèrement les perspectives financières du pipeline Sarnia-Montréal.Rappelons que les pourparlers entre Ot- tawa et ITnterprovincial Pipeline Company ont achoppé justement sur la rentabilité de la ligne, compte tenu des tarifs qu'on lui offrait; car la compagnie doute quelle aura assez de pétrole à mettre dans son nouveau pipeline, pendant les 20-25 ans requis pour amortir les frais de construction et de financement du projet.La déclaration ministérielle a été accueillie assez favorablement par les partis d'opposition.Le porte-parole des progressistes-conservateurs pour l'énergie, M.Alvin Hamilton — depuis longtemps partisan d’une politique plus énergique et plus canadienne en ce domaine — a qualifié de “document très utile” le rapport de l'Office national de l’énergie sur lequel se fonde les propositions de M.Macdonald et de “pleines de bon sens” les recommandations de l’Office concernant la réduction graduelle des exportations aux Etats-Unis.“Et si l'entreprise privée ne veut pas construire un pipeline vers Montréal, les gouvernements devraient envisager de le faire ", de lancer M.Hamilton, en précisant que ce pipeline devrait plus que jamais être réversible, à la suite du constat de TONE, puisque le Canada devra miser autant que possible Voir page 6: Pétrole 45 otages contre 13 fedayin détenus en Égypte TUNIS (d'après l'AFP) - Un VC-10 de la British Airways, avec 45 passagers à bord détourné jeudi soir sur l’aéroport de Dubai, s’est posé hier à Tunis, et depuis lors le commando de jeunes Palestiniens, responsables du coup, négocie avec des représentants tunisiens, égyptiens et britanniques.Les terroristes, qui font partie de l’Organisation de la jeunesse nationaliste arabe pour la libération de la Palestine (OJNALP) ont exigé la libération de deux de leurs camarades détenus aux Pays-Bas, de treize autres fedayine détenus en Egypte ainsi que “l’aveu officiel” par les autorités britanniques du “crime d’avoir créé l’entité israélienne et provoqué la dispersion du peuple palestinien”.Ses exigences non remplies, le commando aurait exécuté un otage toutes les deux heures à partir d'un délai qui a été repoussé à plusieurs fois.On apprenait en fin de journée que les autorités égyptiennes ont remis à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) les 13 fedayine palestiniens détenus au Caire ce que l'OLP a démenti.Les pirates de l'air avaient auparavant relâché quatre passagers, deux femmes et deux enfants indiens.Selon le chef du gouvernement néerlandais, les pirates de Tair ont demandé “une trêve” jusqu’à samedi matin à une heure qu'il n’a pas précisée.Le chargé d'affaires de Grande-Bretagne en Tunisie qui s'est entretenu avec le commando a fait savoir au gouvernement de la Haye que les exigences des pirates ne portaient que sur les treize Palestiniens actuellement incarcérés en Egypte.M.Den Uyl a fait remarquer que jusqu'à présent aucune demande officille Voir page 2: Otages / Survie Par une froide ironie du sort, c’est au plus fort de la surprenante et première tempête de l’hiver que les postes de radio nous ont appris que les réserves en énergie pétrolière du Canada ne dureront pas plus de dix-huit ans.Il pourrait s'agir d'une nouvelle controuvée destinée à favoriser les desseins de spéculateurs dans le domaine déjà troublé des finances de l’essence et de l'huile de chauffage.Mais si ces Cassandre avaient raison?Dix-huit ans, c’est juste le temps qu’il faut pour apprendre aux plus jeunes à vivre comme on le faisait dans le Canada d'autrefois.Il faut même qu’indiens et Esquimaux montrent vite comment fabriquer tapis et iglous chauffés à l'huile de phoque.L'avenir du pays serait assuré et il serait conforme à son étymologie: Canada voulait dire: “rassemblement de cabanes”.Louis-Martin TARD m m&ï.wmm Nimmi Dubbah, une hôtesse de l'air indienne a été grièvement blessée, jeudi soir sur l'aéroport de Dubai, lorsqu'un commando palestinien s’est emparé d’un VC-10 de la British Airways avec 45 passagers à bord, pour s'envoler ensuite vers Tunis.Hospitalisée à Dubai, la jolie hôtesse était dans un état satisfaisant hier.(Téléphoto AP) Le 18e congrès général du PLQ L’OLP admise comme observateur L’ONU reconnaît les droits nationaux des Palestiniens NATIONS UNIES (AFP) - Vingt-sept ans après le vote sur le partage de la Palestine, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté hier après-midi deux résolutions qui accordent au peuple palestinien le droit “à la souveraineté et à l’indépendance nationales” et donne à l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP) le statut d’observateur.Ces deux votes sont intervenus à l’issue d’un débat de huit jours qui avait été inauguré avec éclat par M.Yasser Arafat, président du comité exécutif de l'OLP.La première résolution concerne les droits du peuple palestinien.Pour la première fois, celui-ci se voit reconnu le droit à la souveraineté et à l’indépendance nationales.La résolution réaffirme en outre divers droits reconnus depuis vingt-six ans: droit des Palestiniens au retour en Palestine, droit à Tauto-détermination, droit à recouvrer ses droits “par tous les moyens, conformément aux objectifs et aux principes de la charte des Nations unies”, affirmation que la réalisation des droits des Palestiniens est indispensable pour parvenir à une paix juste et durable au Proche-Orient.La résolution demande en outre au secrétaire général de l'ONU d’établir le contact avec l'OLP “sur toute affaire concernant le problème de Palestine”.Elle prévoit que 'Ta question de Palestine” sera inscrite à l'ordre du jour de la trentième session de l'Assemblée générale de l’ONU.Quatre-vingt-neuf pays ont voté pour cette résolution, 37 se sont abstenus, huit ont voté contre.Quatre pays n ont pas pris part au vote: Brésil, République dominicaine, Maldives et Afrique du sud Voir page 2: Palestiniens L’heure de la tutelle aurait sonné à la FTQ-Construction par Louis-Gilles Francoeur Selon diverses sources dignes- de foi, l’état-major de la FTQ et les permanents du Conseil provincial des metiers de la construction doivent décider au cours du week-end, à une réunion à Montréal, de l'opportunité de mettre en tutelle la FTQ-Construction dès le début de la semaine prochaine en vue de commencer le “nettoyage” promis par cette centrale au début des audiences de la commission Cliche par M.Louis Laberge lui-mème.Si la FTQ n'obtient pas la mise en tutelle du conseil provincial, mieux connu sops le nom de FTQ-Construction, il semble au moins acquis que le local 144 des plombiers de la FTQ-Construction ainsi que la Fraternité interprovinciale des électriciens seront mis en tutelle.La mise en tutelle du 144 et celle de la Fraternité interprovinciale posent toutefois un problème.En effet, si les permanents de la FTQ-Construction se limitent à une mise en tutelle “partielle”, ces deux locaux pourraient tomber par voie de précédent sous la responsabilité de M.André Desjardins, qui est déjà le tuteur du local 791 des opérateurs de machinerie lourde depuis le début d'avril.Or, M.Desjardins pourrait lui-même être durement malmené par la commission Cliche, selon certaines sources.La mise en tutelle de la FTQ-Construction elle-même pose par ailleurs d'importants problèmes juridiques.En effet, c’est la FTQ-Construction qui est reconnue comme partie contractante au décret provincial de la construction et par conséquent habilitée à représenter ses 23 unions affiliées dans des organismes comme la Commission de l'industrie de la construction.Il faudrait alors que les représentants de la FTQ-Construction “abdiquent” en quelque sorte leur autorité aux représentants de la FTQ, qui, elle, d’un strict point de vue juridique, n'a aucun pouvoir dans la construction en vertu du décret.Par ailleurs, il convient de faire remarquer que la FTQ n'est que le porte-parole, aux plans politique et social, des 23 unions de la FTQ-Construction.N’ayant aucun moyen de contrôle sur les syndicats concernés, la FTQ ne peut décréter la tutelle de son propre chef.Elle doit en quelque sorte négocier cette question avec les autorités en place, c'est-à-dire une partie des équipes dirigeantes des syndicats visés par la commission Cliche.On peut comprendre alors quelles seront les réticences des états-majors visés qui craignent de faire ainsi une sorte d'aveu Voir page 6: Tutelle ?Un parti au faite de sa puissance ¦ Le coordonnateur de l’ASECQ est accusé de “double jeu” page 2 à la recherche d’un second souffle par Gilles Lesage QUEBEC — Avec 101 députés sur 110, le Parti libéral du Québec est au faite de sa puissance, mais il est également à la recherche d’un nouveau souffle.A vrai dire, sans qu’il n’y paraisse trop publiquement, le PLQ traverse une véritable crise de conscience.A cause des élections générales, il n’y a pas eu de congrès annuel l’an dernier.Les dernières assises remontent à il y a deux ans, à Montréal.Entre-temps, les libéraux de M.Robert Bourassa, au pouvoir depuis 1970, ont subi avec succès l’épreuve électorale.Les 2,000 à 3,000 militants réunis depuis hier soir au tout nou- veau Québec Hilton ont donc plusieurs motifs de réjouissances, et ils ne s’en priveront certes pas.Pour un parti au pouvoir, de telles réunions sont d’abord et avant tout une occasion rêvée pour se congratuler, pour se serrer les coudes, pour raffermir ses contacts avec les dirigeants en place, et même pour faire des affaires.Les discussions idéologiques y prennent rarement une grande place, sauf en période de crise ou lorsqu’il y a des dirigeants particulièrement vifs et alertes.Dès sa naissance il y a près de vingt ans et durant plusieurs années, la Fédération libérale du Québec a joué un rôle novateur et inédit au Québec.Sous la direction d’hommes comme Georges-Emile Lapalme, Jean-Louis Gagnon et autres, la FLQ fut jadis un laboratoire d’idées qui inquiétait parfois les gens en place, M.Jean Lesage y compris — Jeune avocat et économiste, M.Robert Bourassa fut lui-même l’un de ces “trouble-féte” qui posaient des questions, par exemple sur les problèmes constitutionnels et économiques.Aussi, quelle ne fut pas la surprise des observateurs de constater que, dès son élection à la direction du Parti, il y a près de cinq ans, le député de Mercier s est empressé de domestiquer la Fédération, dont le nom est d'ailleurs disparu.En fait depuis belle lurette, il n'y a plus de ligne de démarcation entre le gouvernement et le Parti, à tel point que l'on se demande parfois lequel est au service de l'autre.11 est de commune renommée qu au-delà des apparences démocratiques, le véritable meneur de jeu était M.Paul Desrochers, jusqu'à tout récemment conseiller spécial auprès du premier ministre.Et il n'est pas sans signification que.pour remplacer Mlle Lise Bacon, devoir pago S: PLQ ft ?k 2 • Le Devoir, samedi 23 novembre 1974 1 de plus au Québec, 7 à l’Ontario Les Communes compteront 277sièges au lieu de 264 par André Bellemare OTTAWA (PC) — Le nombre des sièges à la Chambre des communes passera de 264 à 277 aux prochaines élections, prévues pour 1978, et à 307 en 1981, selon un projet de loi en ce sens déposé hier, aux Communes, par le président du Conseil privé, M.Mitchell Sharp.C’est l'Ontario qui se verra attribuer le plus grand nombre de circonscriptions électorales supplémentaires; de 88 qu’elles sont présentement, elles passeront à 95 dans quatre ans et à 110 en 1981.Quant au Québec, qui compte à l’heure actuelle 74 sièges, il sera représenté par un député de plus à la prochaine élection générale et par 79 élus par suite du recen- sement de 1981 ; on prévoit que la population canadienne sera alors 23,967,800 habitants.Le projet de loi propose essentiellement l’adoption de la “méthode de l’amalgame” pour déterminer le nombre de sièges de chaque province afin d’assurer une représentation plus équitable aux Communes.Les chiffres proposés par le bill ne tiennent cependant pas compte du Yukon et des Territoires du nord-ouest, qui ne sont pas assujettis aux mêmes règles de représentation.Le Yukon est représenté actuellement par le conservateur Erik Nielsen et les Territoires du nord-ouest par le néodémocrate Wally Firth, un Indien.Seules les provinces de THe-du-Prince-Edouard et du Nouveau-Brunswick ne seraient pas touchées par ces changements et après 1981, elles compteraient encore le même nombre de députés fédéraux, soit respectivement quatre et 10.Les modifications suggérées pour les autres provinces sont les suivantes: Terre-Neuve, sept en 1974, sept en 1978 et huit vers 1981; Nouvelle-Ecosse, 11, 11 et 12; Manitoba, 13,14 et 15; Saskatchewan, 13, 14 et 14; Alberta, 19, 20 et 23; Colombie-Britannique, 23, 27 et 32.La méthode dite de “l’amalgame” avait été proposée une première fois par l’an- cien président du Conseil privé, M.Allan MacEachen, au comité permanent des privilèges et élections en février dernier.Depuis lors, tous les partis avaient discuté de ce projet jusqu’à ce qu’une élection précipitée, en juillet, viennent interrompre les travaux.D’après les règles actuelles régies par l’article 51 de l’Acte de l’Amérique du Nord, si elles n’étaient pas modifiée, la représentation de l’Ile-du-Prince-Edouard, du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse demeurerait au minimum prévu par la constitution tandis que les provinces de Québec du Manitoba et de la Saskatchewan perdraient des sièges au prochain scrutin général.La méthode de l’amalgame propose les nouvelles règles suivantes pour remédier à la situation: a) aucune province ne verra diminuer sa représentation aux Communes; b) aucune province ne disposera de moins de sièges ou'une autre province moins peuplée; c) le chiffre moyen de la population des circonscriptions du Québec; d) on laissera tomber les restes de calculs faits selon cette nouvelle méthode.Ainsi donc, la représentation des autres provinces serait reliée à celle du Québec.C’est d’ailleurs ce même principe qui avait régi la représentation des provinces de 1867 à 1946.Les règles actuelles, qui datent de 1952, stipulent que la représentation des provinces est déterminée par un système fondé sur un nombre essentiellement fixe de sièges.Toutefois, elles précisent que le nombre des députés des provinces ne peut être inférieur à celui de leurs sénateurs et que la diminution des sièges d’une province ne peut dépasser 15%.De' plus, la représentation d'une province plus peuplée ne peut être inférieure à celle d’une autre province dont le chiffre de population est moindre.Les prestations d’aide sociale Le coordonnateur de T ASECQ haussées de 10.4% grâce à l’indexation accusé d’avoir joué “double jeu” QUEBEC — Les prestations d’aide sociale seront entièrement indexées au coût de la vie, à compter du 1er janvier.L'indexation a été établie à 10.4%, conformément à la hausse moyenne de l’indice des prix à la consommation signalée au Canada pour les douze mois se terminant au 31 octobre cette année.Dès lors, a ajouté le ministre Claude Forget, des Affaires sociales, en annonçant la nouvelle hier soir, l’indexation sera reliée à la hausse réelle du coût de la vie.Et dans le cas des familles, la hausse sera même supérieure à 10.4%, par le truchement d’un léger ajustement destiné à préserver la concordance entre le programme d’aide sociale, et le programme d’allocations familiales.1.7 milliard de plus au budget OTTAWA — Le président du Conseil du Trésor, M.Jean Chrétien, a présenté hier ses prévisions des déboursés supplémentaires que devra faire le gouvernement, ce qui en porte le total à près de $26 milliards pour l’année fiscale.Les chiffres supplémentaires ajoutent $1.749 milliard au budget principal de déboursés annoncé plus tôt pour l'année 1974-75.Selon les dirigeants du Conseil du Trésor, l’inflation constitue la cause d’une forte proportion de cette augmentation, surtout sous forme de salaires plus élevés payés aux employés du gouvernement.On estime que la hausse due à l’inflation couvre 72 pour cent des estimations.Un porte-parole du Conseil signale que le gouvernement a neanmoins fait preuve de ménagement dans ses propres dépenses, qui couvrent environ la moitié du total.L'autre moitié touche des sommes payées aux individus, par exemple en allocations familiales ou prestations de chômage, ou des versements à d'autres paliers de gouvernement.suites de la première page PALESTINIENS (qui ne peut plus siéger à l'Assemblée) Les huit pays qui ont voté contre sont: Israël, les Etats-Unis, la Bolivie, le Chili, Costa-Rica, l’Islande, le Nicaragua, et la Norvège.Parmi les 37 pays qui se sont abstenus, se trouvent les neuf pays de la Communauté économique européenne, l'Autriche, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et de nombreux pays d'Amérique latine.Les neuf pays du Marché commun avaient décidé de s’abstenir en raison de l'absence d'une conférence quelconque à l’existence d’Israël dans le projet de résolution.Pour leur part, les Palestiniens ont fait valoir qu’il s'agissait de débattre de la question de Palestine et non pas du conflit du Proche-Orient et que par conséquent, ce qui était en question, c’étaient les droits des Palestiniens et non pas ceux d'Israël.Le second projet de résolution a été adopté à une plus large majorité: 95 oui, 17 non et 19 abstentions.Sept pays se sont abstenus: l'Argentine, la République dominicaine, l’Equateur, le Salvador, le Guatemala, les Maldives, et l'Afrique du sud.“En réduisant sa charte à la poussière, en se soumettant à la violence et à la sauvagerie, en acclamant les hors-la-loi, l'inhumanité et l’hypocrisie, TONU a plongé dans un abime dont elle ne se relèvera pas", a déclaré devant l'Assemblée générale le représentant d'Israël, M.Yosef Te-koah, après l'adoption de la résolution arabe sur la Palestine.M Tekoah a prédit que “comme la fin A titre d’exemple, a dit le ministre, le revenu maximum que l’aide sociale accorde pour les besoins ordinaires, joint aux allocations familiales, garantit à une famille de deux adultes et deux enfants, dont l’un a moins et l’autre plus de douze ans, une prestation de $362 par mois.A compter de janvier prochain, le revenu maximum de cette famille passera à $403.37, soit une hausse effective de 11.4%.En effet, a-t-il signalé, la politique déjà adoptée est de garantir à tous les enfants d’une famille qui bénéficie de l aide sociale, les effets combinés des deux régimes.C’est-à-dire que tous les enfants recevront le montant que les allocations familiales permettent d’obtenir pour un enfant de quatrième rang et plus.Il faut, pour obtenir ce résultat, a expliqué le ministre, que l’aide sociale assume la différence entre ce que les allocations familiales versent pour l’enfant de quatrième rang et plus, par rapport à ce qu elle verse pour les trois premiers enfants.D’autre part, M.Forget a fait état de la refonte des règlements de l’aide sociale, mais celle-ci, dit-il, vise plutôt la forme OTTAWA (PC) — La balance commerciale du Canada s’est soldée par un excédent de $600 millions pour les 10 premiers mois de 1974, rapporte Statistiques Canada.Les exportations ont totalisé $26.5 milliards, soit $5.8 milliards ou 36 pour cent de plus que les $20.3 milliards enregistres au cours dé la même période.en 1973.Cette augmentation est due dans une proportion de 60 pour cent à des ventes accrues de marchandises vers les Etats-Unis.Au chapitre des importations, elles ont atteint la valeur de $25.7 milliards comparativement 'à $19 milliards entre janvier et octobre 1973.Les importations en provenance de nos voisins du Sud ont fait un bond de 29 pour cent pour se chiffrer par $17.3 milliards, au regard de $13,4 milliards en 1973.Les ventes du pétrole brut et du gaz naturel aux Etats-Unis ont contribué pour près de la moitié de l'augmentation de $3.5 milliards de la valeur des exportations chez les Américains.Cette augmentation fait suite à des hausses de pri* puisque le volume des livraisons de pétrole a diminué d’environ 20 pour cent.de la SDN commença lorsqu'elle s'inclina devant la force et l'agression, ainsi la nuit paraît être descendue sur les Nations unies, où une orgie de haine et d’insultes a atteint son apogée, et où tant d’orateurs dans ce débat ont vénéré le Moloch de l’assassinat et du banditisme international.” Le représentant israélien a stigmatisé l’OLP, “qui offre comme seul droit aux Juifs celui de vivre comme une minorité opprimée dans un état arabe de plus”, pour ce que M.Tekoah a appelé “un terrorisme systématique s'attaquant non pas à des cibles militaires, mais uniquement à des civils innocents, par les méthodes les plus sauvages”.M.Tekoah a comparé “la soif de sang" de Yasser Arafat avec la sagesse de l'émir Feisal, qui exprima en 1919 sa sympathie pour le mouvement sioniste.Le délégué israélien a affirmé que la résolution adoptée, "produit de l'iniquité et de la décadence, et inspirée par l’OLP, encouragerait celle-ci à poursuivre ses objectifs et ses méthodes qui sont contraires à la charte des Nations unies, au droit et à la moralité internationales”.M.Tekoan a déclaré qu’Israël "ne suivrait pas la multitude” et traiterait les résolutions “comme elles le méritent, comme étant méprisables et dénuées de toute valeur juridique ou morale”.“Israël, a dit son représentamt, ne se laissera pas détourner de son cours.Tout ce qu'il a accompli est le fruit de la détermination, de l’unité et de la ténacité du peuple juif en dépit des mauvais desseins de ses ennemis.Jamais, le peuple d’Israël ne s’est senti plus certain de la justice de sa cause.Jamais il n'a été plus uni pour repousser l’assaut des forces du mai", a conclu M.Tekoah.“Israël rejette totalement les résolutions sur la Palestine de l’Assemblée générale et les tient pour nulles et non avenues” a déclaré hier matin un porte-parole du ministère des Affaires étrangères “Ces résolutions, a ajouté le porte-parole, discréditent honteusement l’organisation et tournent en dérision l’esprit qui a inspiré les fondateurs de celle-ci il y a vingt-neuf ans, après la défaite de la tyrannie nazie.Ces résolutions confirment la triste vérité, à savoir que ce forum qui devait être celui de la paix et de la fraternité est devenu le lieu d’où partent les en- que le contenu.On a modifié les règlements à quelques reprise dans le passe et une mise à jour s’imposait notamment our en favoriser une meilleure compré-ension.Ce réaménagement sera rendu public bientôt.Quelques exemples des effets de l'indexation: Un adulte sans enfant qui touche l'aide sociale au titre des besoins ordinaire voit ses prestations passer de $117 par mois à $195.Un adulte avec un enfant de moins de 12 ans, voit ses prestations passer de $263 à $290.56 par mois.S’il compte un deuxième enfant de plus de douze ans, il passe de $305 à $338.37.Deux adultes sans enfant qui touchent $288 toucheront $312, et $355 s’ils comptent un seul enfant, de moins de 12 ans, et $361 si l'enfant a plus de 12 ans.Deux adultes avec quatre enfants, deux âgés de moins et deux âgés de plus de douze ans, et qui touchaient $441 sous l'ancien régime, voient leurs prestations portées à $495.83 par mois grâce à l’indexation.Les chiffres cités ci-hauts comprennent les allocations familiales.Les exportations de nombreuses autres marchandises ont également pris de la valeur, y compris un gain de près de $400 millions de la pâte de bois, de $245 millions du papier-journal et d'environ $190 millions des dérivés du pétrole.Les livraisons de voitures particulières se sont accrues de $131 millions et celles des camions de $43 millions mais, d’un autre côté, les ventes de pièces et accessoires de véhicules ont régressé de $126 millions.Les exportations de bois d'oeuvre ont baisse également de $264 millions et le whisky de $24 millions.La part des Etats-Unis dans les exportations canadiennes a diminué au cours des 10 premiers mois de 1974, s’établissant à 66.8 pour cent, comparativement à 68.4 pour cent en 1973 et 69.7 pour cent en 1972, pour la même période de temps.D'autre part, le pourcentage des importations canadiennes en provenance des Etats-Unis est tombé a 67.5 pour cent au regard de 70.7 pour cent en 1973.Plus de la moitié de l’augmentation des importations de pays d'outremer était attribuable aux augmentations du prix du pétrole brut.couragements à la terreur et à la guerre”.Le porte-parole a ajouté qu'Israël reconnaissait “le rôle important des Etats qui ont voté contre les résolutions ou se sont abstenus” mais qu’il fallait reconnaître que “la haine et l'hypocrisie, conjuguées au défaitisme et à l’acceptation du chantage, étaient responsables de la déchéance de l’Assemblée générale”.“C'est ce concours de facteurs ', a précisé le porte-parole “qui ont transformé l’Assemblée en un outil de propagande et de guerre politique à la solde du bloc arabe communiste/’ OTAGES concernant les deux détenus de Scheve-ningue — Adnan Ahmed Nouri et Hussein Fimamah n’était parvenue à La Haye, mais il n’a pas écarté la possibilité qu'une ‘ telle demande soit transmise ultérieurement au gouvernement néerlandais.D'autre part, Abou Nabil, représentant de l’OLP à Tunis, s’est rendu à l’aéroport pour transmettre aux autorités tunisiennes la condamnation de M.Yasser Arafat et de l’Organisation de libération de la Palestine de l’opération de détournement de l’avion britannique.L’avion détourné qui avait quitté Dubaï jeudi soir à 23h50 GMT et avait réussi à se poser à Tripoli (Libye) de 6h à 9h30 GMT avait reçu, à la demande des autorités anglaises et à l’appel angoissé des pilotes — l’autorisation d'atterrir à Tunis à llh30 GMT.C’est de la piste de l'aérodrome de Tunis-Carthage qu’au long de la journée, les pirates de Pair ont fait connaître leurs exigences et menaces adressées aussi bien aux gouvernements néerlandais qu’égyptien et anglais.Le VC-10 anglais venait d’atterrir à Dubaï venant de Beyrouth avec 115 passagers et 6 hommes d'équipage.46 passagers étaient descendus pour se rendre à la salle de transit, quand un commando de trois hommes armés s'est emparé de l’avion blessant une hôtesse de Pair et un employé de l’aéroport et ordnnant à Pé-quipage de regagner l’appareil.Un passager descendu à Dubai et acheminé par un autre avion à Bombay, M.David Webb a précisé que nombre de femmes et d’enfants de passagers descendus pour se dégourdir les jambes à l’escale de Dubai étaient restés dans l’avion, par Louis-Gilles Francoeur Le coordonnateur de l’Association des sous-entrepreneurs en construction du Québec (ASECQ), M.Jean Lebon, a été accusé hier, devant la commission Cliche, d’avoir joué “double jeu” pour avoir souhaité des difficultés aux autres associations patronales de ce secteur économique, au cours d’une conversation téléphonique qu'il a eue, le 30 mai dernier, avec le directeur de la FTQ-Construction, M.André Desjardins.A l’époque, PASECQ était la seule des six associations patronales reconnues par le décret à vouloir entamer des négociations avec la FTQ-Construction sur la question de l’indexation des salaires des ouvriers de cette industrie.Les autres associations patronales, dirigées par l'Association de la construction de Montréal, avaient opposé un refus catégorique à la demande syndicale d’augmenter les salaires de $1 l'heure avant la fin du décret pour compenser les effets du coût de la vie.Au cours de cette conversation, on entend à un moment donné André Desjardins déclarer: “Moi, je calcule que la Montreal Construction Association, y vont en arracher un peu”.Ce à quoi M.Lebon, le représentant patronal, réplique "Bon ben, j'vas t’dire que je l'souhaite un p'tit peu, hein! mais ' dis-leur pas.(rires)" Plus tôt, dans cet enregistrement, M.Lebon explique à André Desjardins que la première rencontre entre les associations patronales et la FTQ-Construction a complètement pris les représentants patronaux au dépourvu.Les représentants de la FTQ qui n’étaient pas accompagnés de leur chef, ont donné une image d'incohérence totale à leurs interlocuteurs patronaux.Lebon explique alors au leader syndicat que son collègue Michel Dion, de la Fédération de l’industrie de la construction du Québec, “y s'attendait pas à ça pantoute", que ce soit l'absence de M.Desjardins ou la nature des propositions de l'ASECQ, qui suggérait notamment de remettre directement aux travailleurs de la construction les 35 cents actuellement versés à leur fonds de pension et d’ouvrir des négociations avec la FTQ-Construction.M.Desjardins, lui, avait été mis au courant de ces détails plusieurs jours à l'avance par M.Lebon.endormis et servaient depuis d’otages au commando.Ce commando — désavoué par un porte-parole de l'OLP à Beyrouth, a pris le nom de “groupe du martyr Ahmed Abdel Ghaffar” du nom d'un de leurs camarades qui aurait organisé le massacre de l'aéroport de Rome-Fiumicino en décembre 1973 et aurait été tué l’été dernier dans la capitale libanaise.Un communiqué diffusé à Beyrouth a donné à leur “o-pération" actuelle le nom d’opération “Dir Yassin" (du nom du village arabe de Galilée exterminé par des extrémistes israéliens en 1948).Le groupe dépend de l’OJNALP, qui s’était manifestée pour la première fois le 29 octobre 1972 en détournant un Boeing 727 de la Lufthansa et en obtenant ainsi la libération de fedayine de Septembre noir détenus à Munich à la suite de leur opération lors des jeux Olympiques de Munich de 1972.L’OJNALP a également à son actif le dynamitage de la résidence de l'ambassadeur d’Israël à Nicosie le 9 avril 1973, le détournement d’un avion de la KLM en Irak à Noël 1973, la destruction d’un VC-10 de la British Airways sur l’aérodrome hollandais de Schipol de 3 mai 1974, la destruction en plein vol en septembre 1974 d'un avion de la TWA assurant la liaison Tel Aviv-New York.Conduits dans une voiture de la police, à proximité de l’avion détourné, le correspondant de l’AFP et celui de l’agence tunisienne TAP, ont pu entendre, sur la radio de la voiture qu’ils n'étaient pas autorisés à quitter, la voix de l’un des membres du commando.Le Palestinien, après s’être assuré de l’identité des deux journalistes, a lu d'une voix ferme et posée, le communiqué en arabe, annonçant les exigences du commando: la libération immédiate des 13 fedayine palestiniens auteurs de l’opération de Rome et de l’occupation de l’ambassade de l’Arabie séou-dite à Khartoum, actuellement détenus au Caire.Les auteurs du détournement ont exigé que l’ambassadeur d’Egypte à Tunis s'engage à ramener en personne les détenus à Tunis.LES CINÉASTES Suite de ia page 3 douze ans, Québec laisse agir Ottawa à sa guise et lui donne toute liberté de s’approprier complètement le domaine du cinéma québécois.Cette intervention d’Ottawa contribue à se dénationaliser le cinéma québécois.Il faut que Québec renverse la vapeur pendant qu’il en est encore temps.Il a toutes les etudes dont il a besoin pour agir.Aucune excuse n’est au- Par ailleurs, "Dédé” Desjardins explique que ses représentants à cette première réunion avaient été avertis seulement le matin même de leur mission.Plus loin, les deux hommes discutent de l'élection perdue de M.Lebon au poste de président du conseil de la Commission ’de la formation professionnelle.M.Lebon, qui cherchait à obtenir un deuxième mandat à la tête de cet organisme, a été battu par M.Claude Paradis, un représen-tant du Centre des dirigeants d’entreprise.“Tu t’es détruit", lui explique André Desjardins, pour avoir fait expulser un représentant de la FTQ-Construction qui s’apprêtait à voter pour Lebon sans en voir le mandat.Ce représentant syndical dûment convoqué était nul autre que M.Rosaire Daoust, le gérant d’affaire des vitriers et secrétaire de la FTQ-Construction, dont le nom a été mentionné devant la commission Cliche en rapport avec les coups et blessures infligés au fils d’un syndicaliste de Hull par des fiers-à-bras engagés par René Mantha.Invité à démissionner pour avoir entretenu des liens aussi complaisants avec le côté syndical, M.Lebon n’a donné aucune réponse affirmative au juge Cliche et au commissaire Brian Mulroney.Le coordonnateur de l'ASECQ a simplement commenté que sa familiarité avec M.Desjardins s'expliquait par les années de face à face au sein de différents organismes.D’après l’enregistrement produit hier, cette familiarité est telle qu’a un moment donné, en réponse à une boutade de Lebon qui lui demande des cours pour gagner des élections, “Dédé” Desjardins lui répond: “Quand tu réussis à te faire élire directeur avec soixante-quinze mille ouvriers (.), t’est capable de te faire élire sur douze à queque part”.La Commission a toutefois eu tendance à interpréter des remarques de ce genre comme étant de mauvais aloi entre adversaires.“Quand on voit des syndiqués se faire tailler en pièce devant nous pour les gestes qu'ils ont posés, ça nous fait mal, a dit pour sa part le juge Cliche, mais quand on voit des gens nettement mieux équip-pés qu’eux faire de même, on est nettement scandalisés".Plus tôt, un ancien représentant des jourd'hui possible.” Parlant de la Société de développement de l’industrie canadienne du cinéma (SDICC), Roger Frappier ajoute; “Bien sûr, la SDICC participe présentement au financement de la plupart des productions québécoises, mais la SDICC n'appartient ni aux cinéastes ni aux Québécois.Elle appartient d'abord aux politiciens fédéraux et aux “pedlers” du cinéma pour qui le seul critère valable pour la réalisation d'un film est sa rentabilité commerciale.La SDICC n’a aucun souci de faire correspondre la production cinématographique d'ici avec les besoins culturels de la population québécoise.Le laisser-faire du gouvernement québécois bloque le développement d'un cinéma national qui voit au service de notre peuple et qui en soit, en mçme temps, l'expression." Les réalisateurs de films du Québec soulignent aussi que l’Office du film du Québec n’est qu’un "instrument de propagande” au service des ministères, tandis que l’Office national du film pratique la censure politique chaque fois qu un film québécois remet en question le statu quo.“Les réalisateurs n'ont aucun outil cinématographique qui leur appartienne vraiment.Or, depuis deux ans, Québec nous promet cet outil.Mais la loi-cadre qui doit lui donner corps dort encore sur les tablettes.Pendant ce temps, M.Hardy envoit MM.André Gourd et Claude Roussel en Suède pour refaire là-bas des enquêtes déjà faites.On se moque à la fois des cinéastes et de la population.Chaque fois que le ministère des Affaires culturelles a un nouveau titulaire, on recommence à zéro, on gaspille les fonds publics et on continue de laisser faire Ottawa, comme si c’était le gouvernement fédéral qui avait juridiction en ce domaine".L’Association des réalisateurs rappelle également que la Fédération du cinéma (organisme regroupant toute, les associations, y compris celles des producteurs de films) avait recommandé, à l'unanimité, il y a deux ans, une loi-cadre du cinéma.“L’unanimité du milieu du cinéma à ce sujet ne fait aucun doute.Combien de tonnes de mémoires faut-il pour faire une loi et combien d'années pour agir?” Les réalisateurs demandent aussi que "chaque film étranger projeté au Québec soit immédiatement accessible en français".“Pour cela aussi, il faut une loi-cadre.car le Bureau de surveillance n'a aucun pouvoir à ce chapitre présentement.Ainsi, le cinéma Elysée peut actuellement projeter le dernier Fellini en version originale italienne avec sous-titres anglais, alors que la version française est disponible".maîtres électriciens, regroupés aujourd’hui dans l’ASECQ, M.Réginald Lauzier, avait parlé abondamment de ce qu’il a ap-pellé la “connivence” entre MM.Lebon et Desjardins.Encore tout récemment, a-t-il dit, M.Lebon invitait dans ses écrits les sous-entrepreneurs à venir témoigner devant la commission Cliche et déclarait privé-ment: “La commission Cliche, Dédé l’a dans sa poche et les patrons qui vont aller là, vont y goûter".M.Lauzier, un des 25 plus gros sous-entrepreneur en électricité du Québec, a été plus précis par la suite et il a accusé M.Lebon d'avoir voulu entrer carrément dans les tactiques d’André Desjardins en 1972 en favorisant indûment la F.'reconstruction.Un traffic de cartes de membres pratiqué par M.Roland Fiset, a d:t M.Lauzier, avait alors abouti à 1a création d'un deuxième syndicat des électriciens, l’actuelle Fraternité interprovinciale, qui a coupé tous les ponts avec l’ancien local 568 de l’union internationale.Les entrepreneurs ne savaient plus à qui payer les cotisations syndicales retenues sur la paye des électriciens.C'est pour résoudre ce problème, a dit M.Lauzier, que M.Lebon a alors suggéré de verser les cotisations au Conseil provincial des métiers de la construction (FTQ), mieux connu sous le nom de FTQ-Construction.C’était en quelque sorte reconnaître au conseil provincial le droit de trancher la querelle en cours entre l’union internationale et la nouvelle fraternité où avaient abouti les auteurs des “rackets”.Plusieurs parmi ces derniers sont des amis de M.Desjardins.M.Lebon a pour sa part fourni une autre version, expliquant aux commissaires qu’il avait saisi l’exécutif de la Corporation des maîtres-électriciens du problème posé par les perceptions à la source.Quatre hypothèses ont alors été soumises, a dit M.Lebon, soit le dépôt des cotisations en fiducie jusqu'au règlement du problème, leur remise au conseil provincial des métiers, ou à l’un ou l’autre des deux syndicats en cause avec les risques que cela comportait pour une association patronale.La décision a dit M.Lebon, a finalement été prise par l’exécutif de la corporation, qui était le seul à pouvoir trancher ce problème.Interrogé par LE DEVOIR, hier, M.André Guérin, a déclaré de son bureau occupé: “Je vis le dossier du cinéma québécois depuis le tout début et je connais les réalisateurs d’ici depuis 20 ans.Il est bien certain que je partage le souhait de tout le monde sur la nécessité urgente d'une loi-cadre.Je n ai pas à me prononcer sur le type d’action choisi aujourd'hui par les réalisateurs, mais je sais que ce sont des gens civilisés, polis et positifs.On se retrouve entre gens du métier.J’espère simplement que le dossier auquel je suis associé depuis si longtemps trouve bientôt son accomplissement logique par l'adoption de la loi-cadre du cinéma.C’est une urgence criante." Nul n'ignore dans le milieu du cinéma que plusieurs collaborateurs de M.Guérin ont déserté Québec pour Ottawa par lassitude, face à l'inaction du ministère des Affaires culturelles et du Conseil des ministres.Nul n’ignore encore moins que les cinéastes québécois doivent aller quêter à Ottawa le financement de leurs films et que, sans la SDICC et l’ONF, le cinéma québécois retournerait peut-être bien vite aux limbes.Enfin, depuis la semaine dernière, comme le révélait LE DEVOIR, le gouvernement fédéral met en place les mécanismes d’une “aide accrue” à l’industrie cinématographie et vient tout juste de faire passer le taux d’amortissement des investissements effectués dans ce secteur de 60% à 100%, comme en fait foi un communiqué du secrétariat d'Etat daté du 19 novembre 1974.Le même communiqué annonce que l’aide fédérale à l'industrie du cinéma devrait se chiffrer désormais à $10 millions par an, “la majeure partie étant orientée vers le domaine de la production”.LES HAÏTIENS Suite de la page 3 contribuera que dans une bien maigre mesure à éviter la déportation à ses compatriotes.“La proportion de cas rejetés, qui est actuellement de quelque neuf sur 10.pourrait passer à sept ou huit au mieux", soutient M.Dejean.Alors que le ministère de l'Immigration entend que la commission évalue au mérité chacun des quelque 828 cas d’Haïtiens, en séjour illegal au pays, les groupes d'appui à la cause haïtienne réclament du gouvernement qu'il use de ses pouvoirs discrétionnaires pour reconnaître les graves dangers que pourraient encourir les Haïtiens déportés à leur retour dans leur pays.$600 millions d’excédent « * t LE DEVOIR Montréal, samedi 23 novembre 1974 •* t^ .K.J1 |#V À.'*'* I / Toute cette fortune a été retrouvée dans un mur de béton fraîchement coulé .Elle représente $2.2 millions, une partie du butin volé l’an dernier à la Purolator Security, à Chicago, et que le FBI a récupéré dans la cave de la grand-mère d'un des voleurs .Le sourire de rigueur (notre photo) n’est que celui de la fortune des autres.(Téléphoto AP) Après la tempête-surprise Une loi pour rendre obligatoires les pneus à neige, plaide Hanigan par Jean-V.Dufresne Le président du comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal, M.Lawrence Hanigan, a déclaré hier au Devoir qu’il entend saisir le ministère des Transports du Québec de l’opportunité d'une réglementation pour contraindre les automobilistes de doter leurs véhicules de pneus d’hiver à une date fixe, avant la période des premières neiges.“Nous ne réclamons pas juridiction pour contraindre les véhicules-moteurs à changer leurs pneus, et il est douteux que le législateur accorderait ce pouvoir à la CUM,” a déclaré hier M.Hanigan.“Du reste, cela ne servirait de rien puisque Montréal accueille quotidiennement 100,000 automobilistes de l’extérieur du territoire de la communauté,” a-t-il expliqué.“Toutefois, après l’expérience des embouteillages coûteux des deux derniers jours, et qui empêchent de fournir aux citoyens les services pour lesquels ils paient des taxes, il serait certes opportun que les pouvoirs publics à Québec adoptent une mesure pour obliger les véhicules-moteurs dans tout le territoire à changer leurs pneus avant les premières précipitations," a-t-il ajouté.M.Hanigan a signalé par exemple que 125 autobus étaient complètement paralysés, hier, deuxième journée de la tempête, tous immobilisés par des voitures qui encombraient la chaussée.Outre la perte de revenus et l’absence de service aux voyageurs, signalons que les frais d’exploitation d’un autobus s’élèvent au minimum à $17 l’heure.D'autre part, le directeur des relations publiques de la Commission de transport de la CUM, M.Guy Jeannotte, a visité hier le cimetière d’automobiles qu’est devenue l'autoroute Bonaventure, la grande artère qui relie University au pont Champlain, notamment, et à l’échangeur Turcot.“J'ai constaté que plus de la moitié des véhicules embourbés dans la neige était chaussé de pneus d’été.On n’a pas idée du gaspillage et des ennuis qu’a causés cette imprévoyance, a-t-il dit.Hier, tous nos autobus étaient disponibles, mais beaucoup ont accusé des retards sérieux, quand ils n’étaient pas tout simplement immobilisés derrière les patineuses, les voitures sans pneus d'hiver”.Au service de la Voie Publique de Montréal, le surintendant adjoint, M.Rolland Dubois, tient exactement le même langage: “Une tempête de 7 à 8 pouces comme celle que nous venons de connaître coûte aux contribuables environ $1 million.Vous savez, le budget-neige de Montréal est rendu à $14.5 millions”.On peut aisément estimer à des centaines de milliers de dollars les pertes encourues dans une seule bonne tempête à l'heure d'affluence — c'était le cas jeudi matin — par l’incapacité d'utiliser au maximum le coûteux équipement mis en oeuvre pour déneiger la ville.Et les voitures sans pneus d’hiver sont l’un des principaux obstacles au déneigement.On a vu, et on verra encore, malheureusement, des équipes de chargement paralysées derrière des voitures embourbées — et ces équipes comptent jusqu’à 25 pièces d’outillage lourd, cher, et rare.Et ce sont les contribuables, la plupart de simples piétons, qui paient la note.M.Dubois estime également opportune une intervention des pouvoirs publics pour faire chausser les pneus à neige à une date fixe quelques semaines avant la saison des neiges.Signalons que cette contrainte n’entraînerait pas d’usure particulièrement aux pneus.Même en hiver, les voitures circulent sur pavé sec à 80% du temps.“Si la neige n’est pas chassée a temps, ajoute M.Dubois, elle se transforme en glace, et il est difficile et très coûteux d’enlever celle-ci à moins d’un réchauffement assez prolongé du climat pour l'amollir.Entre-temps, c'est dur pour les caresses." Le bouchon provoqué sur l'autoroute Bonaventure jeudi et nier a obligé les autobus de la CTCUM à assurer le circuit de ITle-des-Soeurs, en passant par Verdun.Hier soir encore, la nouvelle ligne Casgrain-46.qui sert tout un secteur industriel au nord de Crémazie, dans Taxe du boul.Saint-Laurent, était inopérante, à cause des voitures embourbées.Dans bien des cas, les pneus d’été sont responsables.Jeudi soir, les éleves d’une école de l’est de Montréal ont dû y passer la nuit.Un camion mal chaussé entravait la sortie du garage d’autobus.Un chapelet de voi- tures étaient immobilisées derrière.A vrai dire, il est bien impossible d’estimer l’ampleur du gaspillage causé par l’imprévoyance d’automobilistes pourtant rompus aux plus redoutables hivers: accrochages, temps supplémentaire, immobilisation d’équipements coûteux, augmentation de la manoeuvre, rappel d’e-quipes additionnels, perte en temps et en revenus, congédiement prématuré des employés de bureau et d’usine avant l'heure normale de fermeture, etc."Je me propose de consulter le ministre Raymond Mailloux très prochainement sur la question des pneus d'hiver." a conclu M.Hanigan.A Laval, la situation est encore plus dramatique, car la grève des 340 cols bleus de la ville ralentit considérablement les opérations de déneigement.Les négociations syndicales-patronales sont toujours rompues et un porte-parole des fonctionnaires municipaux a fait savoir hier soir qu’aucune rencontre n’est toujours prévue.A Montréal, l’opération de chargement de la neige a débuté à l’aube hier et se poursuivra toute la fin de semaine.“Nous espérons, malgré les voitures en panne, avoir enlevé le gros de la neige à temps pour l'affluence de lundi matin,” a déclare M.Dubois.En touchant du bois.Exigeant le dépôt de la loi-cadre_____.Les cinéastes occupent le Bureau de surveillance par Pierre Vallières Centre Berthelet: Forget relève radministration de ses fonctions par Gilles Provost Pendant que la direction du Centre de réhabilitation Berthelet pour adolescents maintenait son lock-out et empêchait ses employés réguliers de pénétrer dans l’institution, le ministre des Affaires Sociales, M.Claude Forget, a décidé hier soir de relever le conseil d’administration de ses fonctions et d'assumer lui-même l’administration provisoire de cette institution.Le gouvernement a fondé son initiative sur l’article 120 de la loi des services de santé et des services sociaux.Cet article stipule que “le ministre peut assumer pour une période d’au plus 60 jours l’administration provisoire d'un établissement si cet établissement s’adonne à des pratiques ou tolère une situation qui sont susceptibles de compromettre la santé ou le bien-être des personnes que l'établissement accueille ou pourrait accueillir”.Du côté syndical, on a refusé de commenter le blâme implicite à la direction contenu dans la décision gouvernementale et on a surtout insiste sur le désir commun de tous les syndiqués de reprendre leur travail dans les plus brefs délais auprès des enfants placés au centre Berthelet."Nous sommes prêts à rencontrer la nouvelle direction dans les plus brefs délais, cette nuit même si c’est possible, pour négocier le retour au travail et à la vie normale à l’intérieur du centre” a déclaré hier au Devoir M.Pierre-Paul Roy, membre du conseil d'administration du syndicat.M.Roy a aussi rejeté sur l’ancienne direction toute la responsabilité de l’émeute qui a causé pour environ $200,000 de dommages à l'intérieur de l’institution dans la nuit de mercredi à jeudi, pendant que les gardiens réguliers s étaient absentés pour participer a une assemblée syndicale de quelques heures.M.Roy a souligné avec insistance que les syndiqués avaient averti la direction à l'avance et qu’ils avaient tenté à plusieurs reprises de négocier des mesures d’urgence pour assurer le bon ordre pendant rassemblée.Aux dires de M.Roy, la direction aurait refusé toute discussion à ce sujet en indiquant qu’elle “assurerait elle- même le service et qu'elle prendrait ses responsabilités".Le porte-parole syndical a indiqué que les employes du centre Berthelet ont de nombreux griefs de gravité fort inégale mais que la direction a toujours refusé d’en discuter.Au contraire, elle aurait annoncé au cours des derniers jours son intention de fermer le service de la buanderie, celui des surveillants de nuit et le OTTAWA (PC) — Soutenant que la déportation n'est pas une solution humaine, les évêques catholiques du Canada se sont joints hier au vaste mouvement d’appui aux Haïtiens menacés de déportation pour demander au gouvernement d’apporter une “solution juste et humaine” au problème.Dans une requête adressée au premier ministre M.Trudeau, ainsi qu’au ministre de la Main-d’oeuvre et de l’Immigration, M.Robert Andras, la Conférence catholique canadienne, en tant ((u’association nationale des évêques, déclare notamment: “Nous sommes conscients du fait que la présence au pays des Haïtiens menacés de déportation soulève des difficultés dans l’application de la législation actuelle; mais nous voulons souligner que ces Haïtiens sont déjà intégrés à la société canadienne et qu’ils apportent une contribution à la croissance et au développement du pays.” Pendant ce temps, les représentants service d'escortes pour confier le tout à contrat à des entreprises de l’exterieur.Une trentaine de syndiqués seraient impliqués dans ces changements.De plus, la direction avait demandé la décertification d’une quinzaine d'autres membres du syndicat.Tout cela aurait été à l’origine du mécontentement qui a mené à la journée d’étude, à l’émeute des jeunes et au lock-out actuel.d’un front commun regroupant une cinquantaine d’organismes, sous Tégide de la Ligue des droits de l’homme, se rendaient à Ottawa afin de solliciter une rencontre avec le premier ministre.Ce groupement, comprenant des organismes aussi différents que la Chambre de commerce du district de Montréal, la Fédération des travailleurs du Québec, le Barreau du Québec, la Société St-Jean Baptiste, le Congrès juif canadien, entend demander au gouvernement canadien qu’il adopte d’urgence une mesure spéciale humanitaire pour arrêter la déportation des Haïtiens.Les représentants des groupes concernés ont fait remarquer, au cours d'une conférence de presse, que le mouvement, essentiellement québécois à l’origine, tend à s’étendre au reste du pays, des organismes sociaux et religieux de Halifax, de Toronto, de Terre-Neuve, d’Alberta et de Colombie-Britannique s’étant joints à la cause haïtienne.Face à “l’absence totale du gouvernement du Québec dans letiomaine du cinéma et à son refus de déposer à l’Assemblée nationale la loi-cadre du cinéma promise depuis plusieurs années déjà”, les cinéastes québécois ont décidé hier de passer à l’action et de dramatiser publiquement la situation en occupant les bureaux du gouvernement québécois, au 360 McGill, à Montréal, où loge le Bureau de surveillance du cinéma, “Ta seule adresse officielle du cinéma québécois”.L’occupation se poursuivra jusqu'à ce que le gouvernement Bourassa convoque la commission parlementaire pour l’étude de la loi-cadre du cinéma que le ministre des Affaires culturelles, M.Denis Hardy, avait formellement promis Tan dernier et cette année de déposer, promesse qui renouvelait d’ailleurs les engagements similaires et répétés de ses prédécesseurs aux Affaires culturelles: M.Georges- Ayant pour sa part rencontré le ministre fédéral de l’Immigration, M.Robert Andras, il y a quelques jours, le responsable du Bureau de la communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal, M.Paul Dejean, a soutenu que la “position légaliste” du gouvernement ne semblait pas devoir se modifier.M.Andras aurait laissé entendre à cette occasion que le représentant de son ministère auprès de la Commission d’appel de l’Immigration pourrait être amene à modifier ses interventions, de façon à ne pas nuire à la cause des Haïtiens en instance d’appel.“Le ministre semblait ignorer complètement que les interventions de son représentant à la commission n’étaient pas favorables aux Haïtiens”, a déclaré M.Dejean.Même si cette attitude du ministre peut paraître un certain pas en avant, M.Dejean q’en croit pas moins qu’elle ne Voir page 2: Les Haïtiens Emile Lapalme, M.Jean-Noël Tremblay, Mme Claire Kirkland-Casgrain et M.François Cloutier.Tous en effet avaient promis aux professionnels du cinéma une loi-cadre leur permettant de travailler efficacement au développement d’une industrie nationale du cinéma et garantissant la cohérence de ce développement en contingentant de façon rigoureuse la distribution et “la langue" des flms étrangers projetés au Québec.Toutes’ ces promesses, comme Ton sait, n’ont encore abouti à aucune législation, malgré les études nombreuses et fouillées commandées par le gouvernement du Québec depuis 1962 et qui se sont accumulées depuis le temps sur les tablettes du ministère des Affaires culturelles.Déjà en 1962, le Comité d’orientation économique du Québec, mis sur pied par le gouvernement Lesage, avait à lui seul livré au gouvernement québécois cinq études fort bien faites sur l’impact économique et culturel d'une industrie autochtone du cinéma.La décision d’occuper le Bureau de surveillance du cinéma, présidé par M.André Guérin, a été prise à l’unanimité par l’exécutif de l’Association des réalisateurs de films du Québec qui regroupe tous les cinéastes québécois.Cette décision est intervenue à la veille de Tas-semblée générale de l’Association qui devait se tenir aujourd’hui à THôtel Iroquois dans le Vieux-Montréal.Cette assemblée générale se tiendra plutôt au 360 McGill où tous les cinéastes sont attendus aujourd’hui.L’occupation a débuté hier après-midi avec l’arrivée au bureau de M.André Guérin des cinéastes Jean-Pierre Lefebvre, Jacques Gagné, Jean Ledere, Jean Chabot, Roger Frappier et Jacques Leduc, que devaient rejoindre plus tard Claude Jutra et Marcel Carrière.Ces réalisateurs forment l'exécutif de l’Association, présidée par Jean-Pierre Lefebvre.Le président du Bureau de surveillance du cinéma, M.André Guérin, surpris mais compréhensif, a cédé la place aux réalisateurs qui se sont partagés les appareils téléphoniques disponibles pour avertir leurs collègues de se rendre aujourd’hui au 360 McGill et pour saisir les media d’information de leur action et de leurs griefs.Les journalistes et les photographes n’etaient pas admis hier au 360 McGill et Ton ignore encore s’ils le seront aujourd’hui.Rejoint au téléphone hier après-midi, l’exécutif de l’Association des réalisateurs de films n'a pas caché sa détermination de prolonger l’occupation jusqu'à ce que la loi-cadre du cinéma soit au moins dé- battue en commission parlementaire.Il est bien clair qu’une nouvelle promesse de dépôt prochain (et éventuel) du fameux projet de loi ne suffirait pas, cette fois.Le réalisateur Roger Frappier nous a pour sa part déclaré: “Québec doit agir maintenant.Cela fait douze ans que nous attendons que le gouvernement québécois tienne ses promesses.C’est assez.Depuis Voir page 2: Les cinéastes week-end SAMEDI Colloque organisé par l’Association québécoise des professeurs de français relatif à la qualité du français dans l’enseignement, à la polyvalente Hyacinthe-Delorme, 2700.rue Bouchard, St-Hyacinthe.• Congrès annuel des animateurs des Scouts de Montréal à la polyvalente Père Marquette.Thème: "Scoutisme pour adolescents" • Aujourd'hui et demain, colloque d’orientation de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, au pavillon de Koninck de Tuniversité LaVal.• De lOh à 22h, bazar au sous-sol de l'église Saint-Jean-Baptiste-de-LaSalle.• De Uh à 17h, aux Loisirs Ste-Madeleine, 764, Outremont, vente de gâteaux et sucreries au profit de l’Association de parents d Outre-mont.• A 14h, réunion fondatrice du comité international anti raciste au Carrefour international d’étudiants, 4258, rue Delorimier.DIMANCHE A 12h30 au Pied-du-Courant, et à 15h, à St-Denis, manifestations organisées par le comité des Patriotes 37-38, lesquelles marquerortt le Jour du souvenir des patriotes.Thèmes: “Rétablissons l’enseignement obligatoire de notre histoire nationale" et "Conservons nos sites et monuments historiques ".• A 14h30, à l’église Notre-Dame, célébration que présidera Tarchevèque de Montréal, Monseigneur Paul Grégoire, dans le cadre de TAn-née sainte.• A'18h.M.Marc Lalonde, ministre de la Santé et du Bien-Etre, inaugure l’exposition Sépharade “D'hier à demain" au siège de l'Association sépharade francophone, 4735, Cote Ste-Catherine.• De 18h à 22h, rencontre de tous les anciens élèves de Vineent-dTndy.à la salle Claude-Champagne.220.avenue Vineent-dTndy.Les Haïtiens menacés d’expulsion L’épiscopat canadien et la Ligue des droits s’adressent à Trudeau 2,500,000.en prix Plusieurs prix doublés & triplés 4* loto (|uêba *Vite.e’esttoutun eadeau :31déeem 4 • Le Devoir, samedi 23 novembre 1974 éditorial Ces forêts qui nous appartiennent Pendant que Québec, une fois de plus, se taisait, deux événements sont venus coup sur coup cette semaine nous rappeler l’acuité d’un problème que nous avons trop tardé à résoudre, celui de l’exploitation de nos ressources forestières.Prenant la parole il y a quelques jours devant un club social de la métropole, le président de Québécor signalait d’abord l’anomalie que représente à ses yeux l’obligation où sont les consommateurs québécois de payer le papier-journal produit chez eux aussi cher — déduction faite des frais de transport — que les Américains.M.Pierre Péladeau préconise, pour mettre fin à cette situation, un régime de double prix: nous sommes loin d’être sûr que ce serait la meilleure solution.Son intervention attire néanmoins notre attention sur les revenus que nous tirons de nos richesses forestières.Le moins qu’on doive en dire, c’est qu’ils obéissent à des normes dépourvues de rationalité.' Pendant que M.Péladeau s’inquiétait du prix du papier-journal, son grand rival, M.Paul Desmarais livrait une vive lutte à Abitibi Paper autour des actions de la compagnie Price.Cette compétition a provoqué une plus-value spectaculaire du prix des actions de la Price.Ces actions qui valaient il y a quelque temps $12 l’unité ont finalement été acquises par Abitibi au prix soufflé de $25.Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour deviner que le coût direct et indirect de cette transaction et d’autres qui l’ont précédée ou la suivront sera tôt ou tard refile au citoyen anonyme qui achète chaque jour un ou plusieurs journaux.On pourrait spéculer longuement sur les mille et une subtilités qui ont pu entourer telle ou telle transaction.Il sera plus efficace de se souvenir que, selon nul autre que l’actuel ministre des Terres et Forêts dans le gouvernement Bourassa, l’heure est venue de ramener sous le contrôle des Québécois ces forêts qui leur appartiennent.• La compétition que se sont livrée cette semaine Abitibi Paper et Consolidated-Bathurst gravitait autour des actions d’une compagnie — la Price Ltd — dont les revenus très attrayants proviennent de concessions forestières situées dans la province de Québec.Or, il est significatif qu’a deux ans d’intervalle, deux documents publiés au Québec et au Nouveau-Brunswick en sont venus à ce sujet à une conclusion identique, à savoir que ce régime des concessions n’est plus conforme aux besoins économiques élargis des sociétés d’aujourd'hui.“L’abandon de la gestion des forêts à des intérêts privés”, lit-on dans le Livre blanc que publiait dès la fin de 1971 M.Kevin Drummond, a été fait à une époque où les ressources forestières étaient surtout utilisées par l’industrie, où le développement économique de la province nécessitait l’apport massif de capitaux étrangers, où le gouvernement ne possédait ni les fonds suffisants, ni le personnel compétent pour assumer lui-même cette gestion et où, enfin, les revenus tirés de la forêt contribuaient à financer plus de 20% du budget de l’Etat”.Mais depuis ce temps, concluent les auteurs du document, bien des changements se sont produits dans les besoins en bois, dans le rôle de la forêt et dans le développement des responsabilités globales de l'Etat.“De l’Etat gendarme qu’il était auparavant, le gouvernement du Québec”, continue le Livre Blanc, “est devenu beaucoup plus interventionniste et ses nouvelles responsabilités lui imposent d’exercer une prise plus ferme sur ses moyens d’action.Tous ces bouleversements militent aujourd’hui en faveur de la prise en mains par les pouvoirs publics de la gestion complète des ressources forestières publiques".Le Livre blanc conclut, de ces prémisses, à la nécessité de mettre fin au régime traditionnel des concessions forestières et de le remplacer par un régime de gestion publique où l’entreprise privée aura encore un role important, mais où ses obligations' envers les propriétaires réels des forêts seront plus rigoureusement définies.Il propose aussi de remplacer les actuels droits de coupe, établis sur des bases passablement arbitraires, par un régime de redevances qui permettra au Québec de retirer sa juste part de l’évolution des prix sur le marché domestique et international.Par un concours de circonstances intéressant, un groupe d’étude formé par le premier ministre Hatfield soumettait au gouvernement conservateur du Nouveau-Brunswick, au début de la présente année, un rapport fouillé sur le même sujet.Plus fermement encore que le groupe qui prépara le Livre blanc de M.Drummond, le comité Tweeddale conclut que “les terres de la Couronne appartiennent à la population du Nouveau-Brunswick”.Il propose en conséquence “le plein retour à la province du contrôle et de la gestion des terres de la Couronne moyennant la cessation de tous les permis de coupe dès que possible".N’ayant pratiquement aucun contrôle sur l’exploitation concrète des concessions forestières par les compagnies de papier-journal, les gouvernements intéressés n’ont aucun mot à dire sur la fixation des prix ni sur l’évolution technologique et financière d’une industrie dont le role économique est capital.Ils ont de même une influence tort limitée sur l’intégration des ressources forestières dans l’activité industrielle de leur province respective.Ce régime se justifiait naguère.Aujourd’hui, il est l’envers du bon sens.• Demeuré longtemps silencieux sur le Livre -blanc de M.Drummond, le gouvernement Bourassa annonçait enfin, dans le message inaugural de la présente session, le 14 mars dernier, son intention “d’accélérer la politique de mise en valeur, de renouvellement et d’aménagement rationnel des ressources du milieu forestier pour que la collectivité québécoise en retire le maximum de bénéfices”.Il annonçait que l’Assemblée nationale serait appelée dès la présente session à se prononcer sur des mesures visant à “mettre progressivement en application la rétrocession des concessions forestières”, à réglementer les chemins forestiers relevant directement de l’Etat et à favoriser la participation des propriétaires de forêts privées à l’aménagement rationnel de cette partie du patrimoine québécois.Le premier élément de la nouvelle politique gouvernementale, ce devrait être l’affirmation claire que les ressources forestières appartiennent à la collectivité et qu’en conséquence, leur exploitation devra, à l’avenir, être placée sous l’autorité d’un organisme capable de parler et d’agir au nom de la communauté.Cette autorité devra être munie d’un mandat large mais souple.Le Québec peut rêver à long terme d’un rôle élargi pour un organisme comme Rexfor ou pour des sociétés coopératives à caractère régional.Longtemps encore, il aura besoin de l’apport technologique et managérial des grandes sociétés de papier-journal et devra leur consentir en conséquence un régime viable.Cela ne doit pas empêcher, cependant, de définir dès maintenant les grandes orientations de la politique forestière.Celles-ci postulent l’abolition du régime des concessions et le passage explicite et ferme à un régime de gestion publique de la forêt.Par les mesures qu’il proposera dans le secteur forestier, on pourra, mieux qu’à tout autre critère, juger de l’orientation véritable du gouvernement Bourassa.Les jeux de spéculation auxquels on a assisté cette semaine le pressent de donner suite sans délai aux intentions profondes du Livre blanc Drummond.Claude R Y AN bloc-notes La crise du centre Berthelet Le ministre Claude Forget a annoncé hier que son ministère allait assumer l’administration du centre Berthelet.On sait qu’à la suite d’une journée d’étude du personnel, cette institution qui héberge plus de 200 adolescents a connu un bingo qui a nécessité l’intervention de la police et fait des dommages évalués à quelque $200,000.Le ministre des Affaires sociales aurait pu se prévaloir de l’article 128 de la loi sur les services de santé et les services sociaux et demander au gouvernement d’instituer une enquête pendant laquelle un tuteur aurait pu exercer les pouvoirs confiés à l’institution.Il s’est au contraire autorisé de l’article 120 c) qui lui permet d’assumer pendant soixante jours l’administration du centre.Cette disposition ne demande pas au ministre de faire enquête, elle suppose que les faits au contraire sont connus et que la tutelle s’impose pour une durée qui peut aller jusqu’à cinq mois.La loi en effet donne un tel pouvoir au ministre “si un établissement s’adonne à des pratiques ou tolère une situation" qui peuvent compromettre la santé ou le bien-être des personnes qu’il accueille.Ce blâme implicite est-il fondé?Le par JEAN MARTUCCI Les lois que les sociétés se donnent ont tendance à devenir vite des absolus.Il est tellement plus facile d’appliquer les lois sans interprétation.sans discernement et sans avoir à tenir compte des circonstances.Devant les difficultés et les objections, il suffit alors de répéter que “la loi, c’est la loi ” et “la loi est la même pour tous’’ parce que “la loi ne peut souffrir d’exception".Il existe une vieille vertu — Aristote en parlait déjà — dont la fonction consiste justement à se rappeler que toute loi qu’on se donne n’est après tout qu’une simple loi; que la loi, ne pouvant jamais tout prévoir, ne peut pas s'appliquer absolument de la même façon dans tous les cas et qu’il faut même savoir accepter des exceptions à la loi.Les Eglises d'Orient ont appelé cette vertu d'un mot grec: “épikhia".Quant à l'Eglise latine, elle a emprunté le mot sans le traduire, n'a jamais tellement aimé l’idée et bien peu exercé la chose.Il est significatif et inquiétant que nos langues occidentales n aient pas su trouver d’équivalent a ce mot et il ne semble pas qu il faille mot et il ne semble pas qu'il faille ministère n'a pas été très bavard sur les problèmes internes du centre Berthelet, mais il ne fait pas de doute que les autorités de Berthelet avaient perdu le contrôle de la situation et que.quels qu’aient pu être les torts des, employés et des détenus, Québec devait intervenir rapidement et énergiquement.Reste à espérer cependant que le tuteur qui représentera M.Forget pourra faire mieux que les administrateurs et les dirigeants qu'il vient de désavouer.Dans des institutions semblables, il n’est pas aisé de discerner entre ce qu’il faut imputer aux personnes en cause et ce qui s’explique par les structures mêmes de l’établissement.Là comme ailleurs, trop de suicides, de désordres, de difficultés “syndicales" sont survenus de manière chronique pour ne pas souligner cet aspect de l’affaire.Il n’est pas facile de saisir l’esprit qui prévaut dans un établissement du genre.La grève qui est survenue la veille du bingo indique néanmoins un sérieux malaise dans les rapports entre la direction et les employes.Une attention particulière doit être mise à non seulement régler le conflit qui est survenu, mais à rechercher les causes qui ont mené à l'impasse.Après la l’espérer de l’une ou l’autre des langues officielles du Canada.Quand il avait à choisir entre sauver des hommes ou sauver les lois, Jésus n'hésitait pas: pour lui, l’homme a priorité sur la loi.Les quatre Evangiles — qui, pourtant, offrent chacun un portrait différent de Jésus et répondent à des besoins divers du premier siècle chrétien — sont unanimes sur ce point.Dans un milieu culturel et religieux qui faisait du repos sabbatique une des lois les plus sacrées du judaïsme, Jésus accepte qu'on l’accuse de violer le sabbat afin de pouvoir arracher au malheur un homme à la main desséchée (Matthieu-Marc-Luc), une femme courbée et un hydropique (Luc), un paralytique et un aveugle-né (Jean).Il laisse même ses disciples arracher queloues épis un jour de sabbat, rappelant que David, ne trouvant pas d’autre pain pour ses hommes, eut même l’audace autrefois de prendre des pains consacrés interdits par la loi à tout usage profane (Matthieu-Marc-Luc).Et tout laisse croire qu’il n'y a là que quel-ues exemples, triés dans une série e faits montrant l’attitude de dé- grève des policiers et des pompiers, nous allons en effet connaître des grèves de gardiens et d’employés dans les institutions de réhabilitation ou de détention, avec tous les risques quelles comportent, si la situation n’est pas promptement assainie.Si les rapports de travail sont à ce point perturbés, on imagine sans peine dans quelle atmosphère peuvent vivre les adolescents de Berthelet ou les détenus d’autres institutions non moins problématiques.Le ministre Forget n’a pas autorité sur toutes les institutions pénitentiaires, mais il n’y a pas de frontière constitutionnelle entre les malaises que connaissent les employés ou les détenus de telles institutions, et la crise que l’une d’elles connaît peut se répercuter ailleurs.Si Berthelet ne peut être assaini, quelle prison le sera?On a fait état des malaises anciens et des dépenses importantes que le gouvernement a faites pour améliorer les conditions de détention.Mais les piscines ou les autres équipements ne sauraient remplacer l’apport décisif du personnel et des programmes en vigueur.Après avoir rejeté sur la direction la responsabilité des événements, le syndicat des gardiens de Berthelet voudra sans doute être plus explicite quant à ses propres vues sur l’avenir de l'institution.L’inévitable interlocuteur sus à l'égard des lois quand leur application risque de nuire à l’homme.A l’égard de ceux qui le voudraient plus soucieux des lois que des hommes, Jésus va même jusqu’à se montrer assez violent, “promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leur coeur” (Marc 3,5).C’est d’ailleurs au risque de sa vie que Jésus préfère ainsi le bon sens au bon ordre: “Alors les Pharisiens sortirent et aussitôt ils tenaient conseil avec les Hérodiens contre lui, en vue de le perdre” (Marc 3,6).Un mot de Jésus résume à lui seul toute son attitude à l'égard des lois, même les plus sacrées, que se donnent les sociétés: “Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat” (Marc 2,27).Il est des cas où suivre à la lettre la meilleure des lois entraîne un mal plus grand que la violation de cette loi parce ou’alors, c'est l’être humain qui est lésé ou mis de côté.Jésus parmi nous exercerait sûrement l’épikhia au ministère de l'Immigration.Pendant que la liste des morts de Birmingham s’allonge à même les très nombreux blessés, [ Angleterre prend conscience que la tragédie de l Ulster peut maintenant se répandre chez elle et qu’aucune partie de la Grande-Bretagne, où vivent des centaines de milliers d’Irlandais, n’est désormais à l’abri des coups de LIRA.Avec beaucoup de prudence, de fermeté et aussi d'efforts politiques, Londres a tenté de trouver en Irlande du nord même sinon la solution au conflit intercommunautaire qui la déchire du moins une formule permettant de s’en rapprocher.L’extrémisme politique n’étant pas moins répandu que l'action armée, les deux communautés n'ont pu trouver un modus vivendi.La violence ne pouvant plus creer davantage de tensions en Ulster, il était fatal, ainsi que plusieurs attentats jusqu’au coeur de la City l’avaient déjà annoncé, que la tragédie irlandaise devienne une tragédie britannique.Peut-être le processus politique dans lequel Westminster s’est engagé n’est-il pas complètement épuisé.Mais depuis le temps que dure l’impasse, il apparaît douteux que d’autres tentatives de règlement puissent réussir de ce côté.Officiellement du moins, les autorités ne traitent qu’avec les élus du peuple et avec les hommes politiques, non pas avec les “terroristes".Rien n’interdit de croire cependant que des démarches exploratoires ont été tentées auprès des dirigeants des groupes armés.On ne choisit pas ses interlocuteurs, et tôt ou tard il faudra en venir là.Si les soldats et les polices spéciales avaient eu à juguler le terrorisme, il l'aurait déjà été.Si les hommes de LIRA avaient été ces délinquants voués à la prison ou à l’internement préventif, ils n’auraient pu trouver longtemps ces complicités populaires sans lesquelles aucun mouvement armé ne peut longtemps durer.Certes, certains crimes sordides dénotent une mentalité morbide, et peuvent laisser croire qu’aucun terrain d’entente n’est possible.On ne saurait en dire autant de l'organisation qui vient de frapper si cruellement mais si politiquement aussi en plein coeur de l’Angleterre industrielle.La crise économique qui frappe la Grande-Bretagne ne souffre pas qu'une subversion — dans Lile maintenant — vienne prélever une coûteuse ponction dans les ressources humaines et financières de l’Etat.On ne saurait d’autre part présumer qu’un retour de la prospérité dans le Royaume-Uni suffirait à éteindre les rancoeurs et les griefs de 1 Ulster.Que ce calcul fasse ou non partie de la stratégie qui pousse LIRA a frapper “l’adversaire chez lui", il ne peut être minimisé par le gouvernement Wilson.En toute hypothèse, le poids de 1 a-venir pèse maintenant sur la majorité en Irlande du nord.S’il est vrai que les extrémistes catholiques et protestants savent à l'occasion transiger entre eux, il ne devrait pas être impossible à Londres de réunir les intéressés.Jean-Claude LECLERC L’ancien et le nouveau.Sauver des hommes.ou des lois ?rr L’actualité.Le français sans les pleurs par DOROTHY McINTOSH La loi 22 fait aujourd'hui du français la langue officielle du Québec.Mais le législateur se doute-t-il des vicissitudes, des peines, des joies et du bonheur qu’on trouve quand on tente d'apprendre un langage nouveau, le français par exemple?J’èntendis ce langage nouveau pour la première fois à l’école primaire.Notre maîtresse était une Française âgée qui n’aimait pas les enfants.Nous éprouvions de notre côté les mêmes sentiments.Hélas! il en résulta que les mots français entraient par une oreille et sortaient par l’autre.Plus tard, nous eûmes des cours de langue française à l’université.Mais toujours, toujours nous lisions le livre et le traduisions.On ne parlait jamais un mot de français.A ce régime,on instruisit les yeux mais non les oreilles.On a changé tout cela maintenant dans les écoles.Néanmoins la situation laisse encore à désirer.Ceux qui ont vécu la période de la traduction des livres français éprouveront maintenant beaucoup de difficultés dans ce monde nouveau où c’est essentiel de parler le français avec facilité.Il faut avoir un vocabulaire étendu, une connaissance de la grammaire et surtout un bon accent.Le sujet souvent n’est pas important.Mon mari et moi voulions bien parler le français, aussi nous enregistrions-nous aux cours du soir à McGill.La maîtresse, mademoiselle I, personne réputée et compétente,, me demanda: — “De quel pays êtes-vous, Madame?” — “Des Etats-Unis, mademoiselle." Un silence de mort suivit.C’était sans doute un choc.Puis vint la réponse, en anglais et remplie d emotion: — “Névair, névair in your life will you speak French.” En passant, il faut dire que l’idole de mademoiselle était la grande Sarah, Sarah Bernard.Et je continuai à assister chaque soir à la classe mais sans jamais parler un mot de français.A la fin du cours, les élèves présentèrent une pièce.Mon mari était le héros.Et mon rôle?eh bien, je tirais le rideau.Peut-être peut-on obtenir une connaissance d’une langue par son seul effort?Mais il vaut mieux avoir un bon professeür.La prononciation est tellement importante.Par chance, je trouvai la meilleure institutrice.Mais une leçon par semaine n’était pas assez.Une immersion totale devenait une nécessité.Résider avec une famille française remplirait mon but.Ainsi, je décidai de demeurer pendant un mois avec une famille en France.Une amie me donna le nom et l’adresse d'une comtesse qui avait un château près de la Loire.Elle offrait les leçons de français à ses invités.Quand j’arrivai, madame n’était pas "en résidence”.mais elle avait pris soin de me confier à sa voisine, une autre châtelaine qui habitait à près de vingt milles.Ainsi, le mois de septembre me surprit devant un mur de pierre, près de Blois.J’ouvris, la porte et me trouvai devant une “Nanny” d’Angleterre, plus vraie que nature, si bien que je croyais voir l’Union Jack flotter au-dessus de sa tête.Oui, le château était tout ce qu'il y a de plus français mais Nanny e^ sa jeune maîtresse, Muriel, ne me parlaient que l’anglais.Le père de Muriel, qui devait être mort, était anglais.Sa mère, la comtesse, était une invalide.Sa maladie était le résultat de son incarcération par les Allemands durant la guerre car elle avait été un des chefs de la Resistance.Pauvre madame! Elle était toujours dans sa chambre, mais un soir qu’elle me surprit seule dans le salon, elle me dit d’une voix très douce et avec un impeccable accent anglais: “I simply detest Americans".Elle était bien la soeur de Mlle I.Muriel et moi visitions tous les châteaux dans une petite Peugeot qui toujours s’affaissait.Souvent, il fallut le pousser, le pauvre chariot.C’était très amusant.Des éclats de rire fusaient mais peu de mots français car Muriel, qui donnait des cours de français durant l’hiver, était trop contente de se reposer.Elle ne corrigeait pas mes fautes quand d aventure nous parlions français et, de mon côté, j’étais heureuse quelle me considère comme une amie plus qu’une étudiante.Et je revins à Montréal avèc de joyeux souvenirs d’un merveilleux pays où demeuraient des amis nouveaux mais sans la faculté de parler bien le français.Tous mes efforts pour posséder les deux langues avaient été inutiles.Sans doute, Mlle I avait-elle eu raison.“Névair, névair", jamais, jamais je ne parlerais le français.Je le regrette mais avec Hilaire Bellec je peux dire: “From John O’Groot to Land’s End there is nothing worth the trouble of living but laughter and the love of friends".______________________lettres au DEVOIR L’éducation au Québec: comment et pour qui ?J'ai fait mon cours primaire dans une école traditionnelle (à l’époque, tout au moins ) de la C.E.C.M.Ces sept années de base de l’éducation reposaient alors en majeure partie sur la compétence et la bonne volonté des professeurs.La qualité des manuels scolaires laissait tant à désirer qu'il serait ridicule d’en tenir compte.Tout le système d'éducation a ce niveau est d'ailleurs totalement dénué d’imagination et de subjectivité individuelles.C'est là que l’enfant commence son apprentissage d'homme-ordinateur.Mes années d’études secondaires se sont passées dans le très illustre collège Jean-de-Brèbeuf, coeur de l’élite bourgeoise canadienne-française, dont la position politique se situe entre l'extrême-droite et le centre-droit — la posture du P.Q.étant de centre-droite, je ne nommerai pas celle du DEVOIR pour ne pas fâcher Claude Ryan.Ce collège, dit semi-privé, n’est sûrement pas accessible financièrement à plus de 10% des familles canadiennes-françaises.L’éducation qu’on y reçoit est de tout premier ordre selon nos normes d'appréciation.Êlle serait dite moyenne en France.Puis vient la démente spécialisation du cours collégial, dernier perfectionnement de notre homme-ordinateur avant la retouche finale universitaire.Et je constate, maintenant, au Cégep du Vieux-Montréal, à travers ceux qui étudient comme moi une option bien délimitée, Une incapacité d’écrire une ligne sans faute d’orthographe.une totale incapacité de mettre seulement une idee claire sur papier.Eux, ils sont allés à l’école publique.On ne peut plus nier l'ampleur du fossé qui sépare le système privé du système public.Disons-le: on doit payer pour avoir une instruction décente en cette province, on doit payer très cher.Et il ne faut pas s'étonner si la situation politique du Québec ne change jamais quand les seuls à pouvoir se distinguer intellectuellement sont les enfants de ces mêmes aristocrates qui ont tenu et tiennent encore la main des Anglais en leur pays.Jean-François BLAIN, étudiant.Montréal, le 12 novembre 1974.d'une radio communautaire régionale et de procéder immédiatement à l'étude de rentabilité de ce projet.Au cours des prochains mois donc, pendant que des experts en technique radiophonique et d’autres en commerce et marketing analyseront notre paysage sous différents aspects, un travail de con-sultatiort se poursuivra auprès de la population de l’extrémité orientale de la péninsule gaspésienne.On informera les citoyens sur la nature, les objectifs, les avantages et le fonctionnement d’une radio communautaire et on les invitera à se doter de cet indispensable instrument de relèvement social, économique et culturel.On les invitera à se payer cet instrument et à en devenir les propriétaires.Lorsque nous nous serons dotés d’un tel instrument, lorsque, grâce à lui, nos 40,000 citoyens, éparpillés sur 125 milles de côtes agrémentées de tant de caps et de tempêtes, se verront regroupés, plusieurs fois par jour, en une grande famille simultanée, lorsque sous l’indicatif devenu familier "Ici, Radio-Gaspésie”, une nouvelle, un message, une idée pourra atteindre instantanément la grande majorité de ces citoyens, Diffusion Gaspésie aura gagné son deuxième pari.Et alors, le comité, jeune encore, pourra, de pied joliment plus ferme, relever un troisième défi: l'instauration pour ces mêmes citoyens d’une télévision correspondant à leurs besoins.Du “Pharillon" à la radio; de la radio à la télévision.C'est pas à pas que du silence nous sortons.Jules BELANGER Gaspé, le 6 novembre 1974.Gaspé sortira de son silence ! Une date importante vient de s’inscrire dans la jeune histoire de Diffusion Gaspésie.Et le travail entrepris se poursuivra de plus belle.Ce comité de citoyens a été mis sur pied, il y a deux ans, pour ’tenter de remédier à la lamentable pauvreté de l'information sur le territoire de l'extrémité orientale de la Gaspésie.Le premier souci' de Diffusion Gaspésie fut la presse écrite et l’on assista à la naissance du “Pharil-lon".Le plant est vivant, il a 15 mois-, de plus en plus de feuilles, souvent de la saveur et il croit.Diffusion Gaspésie fait tout son possible pour l'aider à devenir un arbre vigoureux, profondément enraciné et de plus en plus fécond.La deuxième aventure de Diffusion Gaspésie sera la radio.En sa réunion du 28 janvier 1974, le comité de citoyens votait à l'unanimité une résolution établissant que son objectif prioritaire pour l'année 1974 serait l'implantation à Gaspé d'une station de radio.Des études et des consultations montrèrent que.dans les circonstances et pour mieux servir les intérêts des citoyens, cette radio devrait être de type communautaire.Il s'agit d’une radio possédée et dirigée par les citoyens du milieu, à travers une corporation sans but lucratif.Il s'agit d une radio à laquelle les citoyens sont invités à participer de façon active.En juin dernier, Diffusion Gaspésie demandait au ministère québécois des Communications une aide lui permettant de procéder aux études et à l’animation préalables à l'implantation d’une station de radio de ce genre.Le comité venait alors d'obtenir du Secrétariat d’E- tat, dans le cadre des projets communautaires étudiants, une subvention pour réaliser pendant l’été une première expérience de communication communautaire.Longue attente, espoirs confiants, rumeurs sombres, le temps passe.Le 15 octobre, une lettre du ministre L'Allier annonce à Diffusion Gaspésie que le ministère des Communications a décidé de participer financièrement à la réalisation de son programme d'activités.La décision du ministre donne ainsi à Diffusion Gaspésie les moyens de franchir la première étape de son projet de radio et de se présenter devant le Conseil de radio et de télévision canadien (CRTC) au printemps de 1975 avec un dossier virtuellement suscéptibie de décrocher le permis d'exploitation d'une station de radio communautaire à Gaspé.Un protocole d’entente accompagnant la lettre de M.L’Allier stipule qu’en retour de l’aide financière reçue du Québec, Diffusion Gaspésie devra élaborer un projet de radio communautaire dans le sens de l'accessibilité des citoyens aux média; favoriser la participation des citoyens tant au niveau de la propriété que de l’orientation et de l’qtilisation du médium dans un but de développement culturel, social, éducatif et économique du milieu; entreprendre des démarches en vue de trouver des ressources financières au niveau local et régional pour le fonctionnement de la station de radio.Conséquemment, à l'assemblée générale annuelle de Diffusion Gaspésie, tenue le 28 octobre dernier, il fut résolu de continuer le travail amorcé en vue de l'implantation Aux Chevaliers de Colomb et aux Filles d’Isabelle En un temps où tout est réduit à la plus grande simplicité, ne trouvez-vous pas que vous faites un peu trop état d’extravagance partout où vous passez, avec ces chapeaux à panacne.ces capes à revers de satin flamboyant, ces chapeaux de soie datant de siècles anciens?Et même faisant partie de votre parade un page et deux filles d’hon- neur dans leurs plus beaux atours.Eh bien tout cela je l’ai vu de mes yeux lorsque j'ai assisté à un rassemblement de prières à la chapelle des Soeurs de Marie-Réparatrices le 26 octobre dernier.Je crois que les petites soeurs de la maison pouvaient vous faire la leçon avec leur costume maintenant ' tout simple.Le pape, les évêques.les prêtres et les différentes communautés religieuses ont enlevé tout ce qui pouvait être fastueux: ne pourriez-vous pas en faire autant?Je vous en prie, dépêchez-vous d'évoluer et d’etre de votre temps, vous en avez assez d'exemples autour de vous ne pensez-vous pas?Jeannette LANDRY Montréal, novembre 1974 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $40 par année; six mois: $22.À l'étranger: $45 par année,- sîx mois: $25; trois mois: $13.Éditions du samedi: $10 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.20 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TtLÉPHONI: 844-3361 (lignes groupées). mm ‘ .IJ Ml UJIU.WWIt1 a -y ' s Le Devoir, samedi 23 novembre 1974 • 5 desidées des événements des hommes __Une lettre inédite de Bourassa à Asselin à propos du DEVOIR “Une oeuvre de ce genre ne peut être durable si elle n’a pas l’unité de direction" 1 ¦ A l’occasion du centième annivertaire de la naissance du grand journaliste Olivar Asselin, qui fut célébré le 8 novembre dernier et que prolongera bientôt à Montréal une exposition organisée par la Bibliothèque nationale du Canada, un membre de la famille Asselin nous a fait parvenir le texte inédit d’une lettre que le Fondateur du Devoir, Henri Bourassa, adressait à Asselin, le 10 octobre 1909, soit trois mois exactement avant la fondation du journal dont Bourassa allait prendre la direction.Dans cette lettre à Asselin Henri Bourassa, définissait avec.clarté et fermeté sa conception quant au mode de direction qui devait présider à la marche du journal.Dans une conversation avec Bourassa, Asselin avait exigé que celui-ci lui garantisse le droit d’écrire au Devoir tout ce qu il voudrait et d’attaquer qui bon lui semblerait, y compris les amis et alliés politiques du directeur.Hépondant à une lettre qu’Asselin lui avait adressée le 4 octobre 1909, Bourassa tenait une semaine plus tard à préciser sa position sur le problème soulevé par Asselin.Il reconnaissait l’influence majeure d’Asselin dans la décision qu’il avait prise de fonder un journal quotidien et d’y consacrer toute son énergie.‘‘C’est particulièrement pour céder à vos désirs”, écrivait-il à Asselin, ‘‘que j’ai songé à organiser un journal quotidien dont je serais le directeur avec Héroux et vous comme principaux collaborateurs”.Bourassa réitérait par la même occasion son vif désir de voir Asselin se joindre a l’equipe du Devoir.“Je serai plus heureux que je ne peux vous l’exprimer en ce moment, de vous voir vous joindre à nous”, lit-on dans la même lettre.Mais sur la question soulevée par Asselin, Bourassa se montrait ferme et catégorique.“Comme je vous l’ai dit dès le début et comme je vous l’ai répété l’autre soir ”, précisait-il dans sa lettre à Asselin, "une oeuvre de ce genre ne peut être durable si elle n'a pas l'unité de direction — et puisque je suis responsable de celle-ci aux yeux du public et que j’en dois rendre compte aux actionnaires, il faut bien exercer cette autorité de la manière qui semble la plus propre aux actionnaires et à moi à sauvegarder l’oeuvre".Bourassa, pour rassurer Asselin, se disait convaincu que, “dans la pratique de la besogne journalière, les choses n’iront pas mal”.Il ajoutait toutefois, afin de rie laisser planer au- cune équivoque, les mots suivants: “Mais il faut bien s’entendre sur ce premier point avant de commencer”.Et plus loin, il revenait une troisième fois sur le même thème, précisant qu’Asselin, à la collaboration de qui il tenait beaucoup, devrait se conformer “à la direction que je donnerai au journal”.Olivar Asselin accepta quand même de se joindre à l’équipe du Devoir.“Comme vous le savez", raconte le parent d’Asselin qui nous adresse le texte de la lettre de Bourassa à ce dernier, “la lune de miel entre Bourassa et Asselin n’a pas fait long feu puisque Asselin quittait Le Devoir quelques trois mois après sa fondation.Rien de surprenant pour quiconque connaît les caractères des deux hommes”.Olivar Asselin, dans sa conversation avec Bourassa, avait également discuté de la liberté qui lui serait laissée ou non de se porter candidat à une élection.Bourassa, dans sa réponse, effleure à peine le sujet, Asselin lui ayant laissé entendre qu’il avait renoncé pour l’instant "à toute velléité de candidature”.Nous reproduisons ci-dessous le texte intégral de la lettre de Bourassa à Asselin.Le membre de la famille Asselin qui a mis cette lettre à notre disposition avait souhaité que nous puissions la recevoir assez tôt pour la porter à la connaissance de nos lecteurs le jour même du centenaire de la naissance d'Olivar Asselin, soit le 8 novembre dernier.La lettre ne nous est malheureusement parvenue que ces jours derniers.Nul doute qu elle intéressera quand même nos lecteurs, vu la lumière inédite quelle projette sur sur les rapports entre les deux plus célèbres journalistes canadiens-français de la première moitié du siècle.C.R.Mon cher Asselin, Je suis trop malade pour vous voir avant mon départ.Mon médecin m’a forcé à m’absenter une couple de semaines.Je n’ai pas parfaitement compris votre lettre du 4.Vous m’écrivez: “dans l’espoir d’en arriver à une entente ultérieure sur les questions qui nous séparent, je consentirais à me mettre tout de suite au travail pour votre journal — de quelque nom qu’il s’appelle.” Or nous n’avons pas discuté la question du nom du journal.Les trois questions que nous avons discutées sont: 1° le droit de vous porter candidat tout en restant attaché à la rédaction du journal; 2° le droit d’écrire tout ce que vous voudriez, et particulièrement celui d’attaquer qui bon vous semblerait, y compris mes amis et alliés politiques, lorsque vous jugeriez qu’ils ont tort; 3° la question de traitement.Sur le premier point, nous n’avons guère discuté, puisque vous m’avez annoncé vous-même que vous aviez renoncé, pour l’instant, à toute velléité de candidature.C’est donc sur les deux autres points que nous nous sommes séparés.J’attendais votre réponse avant le 26 septembre.Depuis ce moment, j’ai été ou absent ou malade.Inutile de vous dire, mon cher Asselin, que je tiens beaucoup à votre présence au journal — d’autant plus que c’est en grande partie en cédant à votre pression que j’ai successivement abandonné mon mandat fédéral et tous mes moyens d’existence, fait racheter le Nationaliste et attaché mon sort politique et personnel à cette oeuvre.C’est particulièrement pour céder à vos désirs que j’ai songé à organiser un journal quotidien dont je serais le directeur avec Héroux et vous comme principaux collaborateurs.Mais comme je vous l’ai dit dès le début et comme je vous l’ai répété l’autre soir: une oeuvre de ce genre ne peut être durable si elle n’a pas l’unité de direction — et puisque je suis responsable de celle-ci aux yeux du public et que j’en dois compte aux actionnaires, il faut bien exercer cette autorité de la manière qui semble la plus propre aux actionnaires et à moi-même à sauvegarder l’oeuvre.Je suis convaincu qu’avec la pratique de la besogne journalière, les choses n’iront pas mal; mais il faut bien s’entendre sur ce premier point avant de commencer.Sur la question de traitement, je vous ai offert le même que celui que j’offre à Héroux et plus que je ne toucherai moi-même tant que l’oeuvre ne sera pas à flot.Je ne peux faire davantage en conscience et vous ne devez pas compter sur une augmentation de traitement avant que nous soyons sortis du bois.Du reste, vous pouvez être certain que je penserai aux autres avant de songer à moi.Si vous acceptez ces deux points: — vous conformer à la direction que je donnerai au journal et le traitement $35.00 par semaine — je serai plus heureux que je ne peux vous l’exprimer en ce moment, de vous voir vous joindre à nous.Vous pourriez vous mettre en besogne immédiatement, votre traitement commencerait dès demain (11 octobre) et voici à quoi vous pourriez vous employer en attendant mon retour: 1° dresser une liste du personnel de rédaction et commencer à y mettre des noms propres, comme indications qui pourront m’aider dans le choix définitif; 2° préparer la liste des journaux canadiens à l’étranger à qui nous demanderons l’échange 3° préparer votre documentation au sujet de la question impérialiste, de la question forestière et de la question municipale.Sur les deux premiers points, vous pourriez conférer avec Héroux et vous aider l’un l’autre à préparer ces listes.Bien à vous à la hâte Henri BOURASSA L’actualité scientifique Selon des recherches récentes, la marijuana serait plus dangereuse qu’on ne le pensait par PIERRE J.MORiN Tout récemment, le ministre de la Santé fédéral annonçait qu’une loi concernant l’usage de la marijuana serait bientôt présentée au Parlement canadien.Cette loi n’a suscité aucun intérêt ni de la part de la communauté scientifique ni de la part des associations professionnelles des Sciences de la Santé.C’est pour combler ce vacuum qu'il importe de faire le point sur ce sujet qui devrait donner lieu à un débat public éclairé afin qu’on puisse connaître l'opinion de divers groupes.Depuis quelques années, les gouvernements canadien et américain ont entrepris des programmes de recherches sur les effets physiques et psychologiques de l’usage de la marijuana.Les études ont porté sur les effets aigus et sur les effets d’un usage journalier de cette drogue.Les résultats des expériences effectuées sont quelquefois contradictoires et difficiles à interpréter en raison de différences dans les techniques utilisées au cours des experiences.Les résultats disponibles à ce jour suggèrent cependant que HMH l’usage régulier de la marijuana et du hashish est plus dangereux qu’on ne le prévoyait.Ceci ne veut évidemment pas dire que fumer un “joint" cause la mort du fumeur.Cependant, il a été démontré de façon convaincante que le cannabinol qui constitue l’élément actif de la marijuana demeure dans l’organisme pendant de longues périodes et y provoque bon nombre de perturbations tant physiques que psychiques.De plus, à cause de cette propriété de la marijuana de se dissoudre dans la graisse et le cerveau, les doses répétées s’accumulent, ce qui provoque la reprise imprévisible des effets psychotropes et augmente la probabilité d’accidents.Parmi les effets observés, les suivants sont dignes de mention surtout à cause de leurs implications sur la santé des fumeurs de marijuana: Selon toute probabilité, la marijuana provoquerait la rupture des chromosomes (matériel cellulaire responsable de l'hérédité) tout au moins dans les cellules blanches du sang.Le seuil d’usage pour provoquer ces modifications se situerait autour de deux sessions de fumage par mois, pendant plusieurs années.Ces expériences ont cependant été contredites par d’autres où fut utilisée une technique différente et il est à espérer que des travaux futurs permettront d’élucider ce point.Nahas a confirmé la rupture des chromosomes à la suite de l’administration de marijuana et il implique une des substances non psychotrope (substance n’ayant pas d’effet hallucinant) dans ce phénomène.Il prétend de plus que la marijuana a un effet déprimant sur le système immunologique et que par conséquent l’usage augmente les probabilités d'infections.Ses travaux ont par la suite été corroborés par Harris sur la souris.Par contre, le cannabinol s’avère efficace pour retarder la croissance de tumeurs cancéreuses en plus d’être un tranquillisant.Ceci placerait la marijuana dans le domaine des drogues nocives, mais utiles à l’occasion.La marijuana fait aussi sentir Éditions Hurtubise - HMH, 380 ouest, rue Craig, Montréal H2Y U9/Tél.: 849-6381 Octobre 70 utt »M après Adaptation française par Jean PARÉ — Jean-V.DUFRESNE A.vnartde SAINT-JEAN — Jean-Pierre FOURNIER 6e Rumours of War P?Hon haggart et Aubrey E.Golden Ftfriiand Du mon I f jÜ vijgile du Québec Octobre 1970: l’impasse (.’analyse la pfus profonde de cette crise très grave que les Canadiens n’ont pas encore voulu regarder en face.Les trois premières parties témoignent de l'itinéraire d'une conscience à la recherche d'une patrie québécoise et d’un certain socialisme d'ici., Une qua’dôme partie est consacrée à la crise d'octobre qui repose la vieille question l'impctiente rorvivance débouchera-t-elle sur un avenir de liberté?Collection Constantes $4.50 / Collection H $3.50 ses effets au niveau des hormones.La fertilité des mâles diminue à la suite d’une réduction de la production de spermatozoïdes et de testostérone (hormone mâle).La ressemblance de la structure du cannabinol avec l’estradiol (hormone femelle) semble duper l’organisme qui réagit alors comme si le taux de cet hormone se trouvait augmenté.L’apparition occasionnelle de seins chez les adolescents mâles qui font un usage régulier de marijuana est un exemple frappant de ce dérèglement.Heureusement, cette anomalie est réversible et elle disparait lorsque l'individu s’abstient de consommer cette drogue pendant un certain temps.La marijuana est un irritant pour le système respiratoire et nombreux sont ceux qui se plaignent d’irritation de la gorge le lendemain d’une séance de fumage.L'irritation serait attribuable en partie au taux élevé de goudron contenu dans les feuilles de la plante.Ce goudron peinturé sur le dos des souris induit la croissance de tumeurs cancéreuses, tout comme le goudron des cigarettes.L’effet synergistique (augmentation des effets d’une substance par une deuxième) des ruptures de chromosomes mentionmé précédemment, de la dépression du système immunologique et du contenu élevé en goudron, laisse un peu songeur quant aux probabilités accrues de susceptibilité au cancer.Au niveau du cerveau, il semblerait que le thalamus, partie qui contrôle entre autres la température, soit affecté.Ceci se traduit par une incapacité de contrôler la température du corps.Les mesures d electroen-céphalogramme (mesure d’activité électrique du cerveau) sont changées immédiatement après l’absorption de marijuana.L'usage régulier pendant plusieurs mois donne une permanence à ces changements, ce qui implique des lésions peut-être subtiles mais néanmoins permanentes dans cet organe.Les études effectuées chez les fumeurs réguliers de marijuana démontrent qu’ils ont fréquemment des lesions cérébrales.Cette observation est cependant, sujette à caution, vu que les fumeurs de marijuana prennent souvent d'autres drogues psychotropes.Il demeure cependant que des lésions ont été observées chez les habitués de ces drogues.Finalement, chez les fumeurs chroniques de marijuana, on observe des modifications du comportement, de la confusion, un manque de motivation et une incapacité à apprendre.Cet état ressemble énormément à un état dépressif ou à une dépression nerveuse légère.Le processus de mémorisation fait défaut et le centre de discrimination du cerveau semble perturbé; ce qui explique les réactions excessives observées chez les fumeurs chroniques, animaux et humains.Toutes ces modifications physiques et psychiques démontrent que la marijuana est une drogue assez dangereuse pour que l’on en considère sérieusement l’interdiction totale.II demeure cependant que la cigarette, l’alcool, et une variété de médicaments utilisés couramment ne sont pas eux non plus, sans danger pour la santé du consommateur invétéré et que ces drogues sont vendues légalement.Un autre aspect du problème concerne l’illégalité du système de distribution de la marijuana.Ce commerce très lucratif et très répandu est actuellement entre les mains d’individus souvent associés directement ou indirectement avec la pègre internationale.Ceux-ci exercent un contrôle absolu sur la qualité du produit vendu et à l’occasion la marijuana est trafiquée pour en modifier les effets.Ces additifs sont quelquefois extrêmement dangereux pour la santé.Ce qui est plus grave, c’est que le réseau de distribution de marijuana sert aussi à l’acheminement de drogues de toutes sortes et par conséquent à l’implantation de narcomanie chez les jeunes.Cette dimension sociale est très importante et complique toute prise de position rationnelle vis-à-vis de ce problème.La situation se présente donc sous la forme d’un dilemne.Si la possession et Tusage de la marijuana sont interdits, le commerce illicite actuel va se perpétuer et va même s'amplifier sans aucun contrôle efficace possible.Par contre, si l’usage de la marijuana devient légal, le gouvernement prend la responsabilité de permettre la mise en marché d’un produit reconnu comme dommageable à la santé.La logique dicte que le gouvernement tente par tous les moyens de mettre un terme aux activités des distributeurs illicites qui encouragent la narcomanie chez les jeunes en plus de leur rendre disponibles quantités de drogues que Ton peut considérer comme très dangereuses.La seule solution qui semble acceptable, ce serait propos d’actualité “Je respecte et appuie fortement le rôle du Congrès eu matière de politique étrangère.Mais selon la Constitution, l’exécutif est le porte-parole de la nation et doit avoir la liberté d’action voulue”.Message spécial du Président Gerald Ford au Congrès le 13 septembre 1974.NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 C’est le temps de faire Installer les GOUTTIÈRES (H0-D0) Galvanisées, cuivre aluminium Estimation gratuite ¦ Montréal 322-4160 Québec 872-9244 PRIMEAU MÉTAL INC.¦ Docteur en sciences et chargé d’enseignement à la taculté de médecine de l’université Laval, l’auteur de cet article est membre du Centre de recherches de l’Hôpital Laval.Les opinions exprimées dans cet article sont personnelles et n’engagent pas les institutions auxquelles l’auteur est associé.donc de légaliser Tusage de la marijuana et d’en contrôler efficacement la qualité et la distribution.Les profits réalisés au cours de cette opération pourraient être, par la suite, utilisés pour financer une vaste campagne d’information et de prévention des narcomanies de toutes sortes chez les Canadiens.Dans cette même veine, le commerce illégal des drogues devrait être soumis à de très fortes amendes, en plus des peines habituelles d’incarcération.Ceci réduirait considérablement les profits de ce commerce dégoûtant et découragerait ceux qui auraient l’intention de s’y adonner.La grande question à laquelle personne ne semble capable de répondre de façon satisfaisante demeure toutefois: pourquoi cette tendance actuelle à la narcomanie?mger calebasses et support ,< venez voir nos collections d'art indien, africain et esquimau: elles" sont les plus complètes au canada en *-P attendant godot POUR BIEN DIGERER UNE EAU DE SANTE AlCAÜ NE s PETilLANIE QUI FACiÜTÉ LE TRAJET DIGESTIF ETLEUHlNATlON d’U U"sPereq$lté ne'ar Le Théâtre du T rident présente EN ATTENDANT GODOT de Samuel Beckett une mise en scène de OLIVIER REICHENBACH décors et costumes de Paul Bussières avec LUC DURAND et JEAN GUY René Massicotte Normand Chouinard et Marie-Hélène Gagnon à la salle Octave-Crémazic du 20 novembre au 14 décembre Billçts en vente aux guichets du Grand Théâtre, tél.: 643-8131 GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC.SALLE OCTAVE CRÉMAZE,TÉL 643 6131 f 6 • Le Devoir, samedi 23 novembre 1974 suites de ia première page TUTELLE ?de culpabilité par anticipation en acceptant la tutelle.Il semble toutefois que plusieurs états-ma' rs, notamment au 144 et à la Fraternité des électriciens, soient depuis quelque temps débordés par une partie de leurs permanents, rendus conscients par la commission Cliche des activités louches qui se trament souvent, à leur insu, sous leur nez.Il reste à savoir si ce groupe, appuyé par la direction de la FTQ, sera assz fort pour obtenir gain de cause dans ce qui semble l’étape numéro un de [’“opération nettoyage La FTQ, où les réunions se suivent depuis deux semaines à un rythme tout à fait spécial, voudrait pouvoir démontrer à ses membres, qu’il est possible de circonscrire le problème étalé au grand jour par la commission Cliche.Plusieurs leaders de cette centrale jugent indispensable pour la FTQ et le syndicalisme québécois de prendre les devants par une décision qui ne risque pas d’être dépassée par les événements d’ici quelques semaines à cause d’autres révélations de la commission Cliche.La mise en tutelle après coup des locaux visés par la commission risque à leur avis de démontrer l’incapacité de la FTQ à s’auto-discipliner au besoin.C’est dans cette optique générale que sera notamment abordé le problème de la démission de Reynald Bertrand, le gérant d'affaire du local 144.La commission Cliche a unanimement demandé sa démission, jeudi, alors que ce dernier terminait une journée de témoignage particulièrement accablante.Le juge Cliche a préféré ne pas utiliser ses prérogatives en matière d’outrage au tribunal même si les commissaires ont été d’avis que “ce témoin s’est manifestement parjuré à plusieurs reprises".“Vous êtes un corps étranger dans le monde syndical; partez, a dit le juge Cliche, et vous allez ainsi nous aider et aider la cause du syndicalisme".Bertrand, qui a repoussé ces menaces’’, a dit qu'il prendrait sa décision librement.Il doit faire face lundi à l’assemblée régulière de ses membres.La dernière journée de son témoignage a notamment permis d’établir les points suivants: • Bertrand a obtenu de vendre des billets de Loto-Québec distribués par la compagnie RGM.Son "contact" chez ce concessionnaire: un certain Gilles Lortie.C'est ainsi que 6.0OO billets sont vendus en moyenne chaque semaine dans les locaux du local 144 aux syndiqués qui s’y présentent pour obtenir un emploi.Bertrand, dont le nom est affiché au-dessus du comptoir, a admis retirer $300 "nets" par semaine de ces ventes effectuées par le commis du 144, à même ses heures de travail.Ces revenus n'ont jamais été déclarés à l'impôt ce qui permet à Bertrand de retirer un revenu "net” annuel de $34,000, salaire et frais divers compris.• Bertrand a eu un compte d’épargne conjoint avec le président de l’Association sportive du local 144, M.Jacques Landry, qui est aussi le propriétaire de Versailles Litho.Cette compagnie monopolise presque toute les commandes d'imprimes de la FTQ, de la FTQ-Construction et même une partie de celles de la CIC.Bertrand a été incapable d'expliquer la provenance .Rectificatif- Jac Pel est bien vivant Nous avons, dans notre édition d'hier, malencontreusement confondu le scénographe Jacques Pelletier, décédé lundi à Québec, avec Jac Pel, réalisateur à Radio-Canada.Nous nous excusons auprès de Jac Pel et de sa famille des inconvénients que cette erreurs pu leur occasionner.Jac Pel est toujours bien vivant et bien portant à Radio-Canada.la meteo Une crête de haute pression dominera le temps sur l est du Québec.Ceci signifie un ciel clair et une température froide.Une dépression venant du sud-ouest accompagnée d'un creux de basse pression s'étendant vers le nord amènera des nuages sur l'ouest du Québec.Il y a un risque de pluie verglaçant au sud du Québec cette nuit.Les températures dépasseront les normales saisonnières demain pour presque tout le Québec et le sud du Québec connaîtra un dimanche pluvieux.Régions de l'Abitibi, de Pontiac-Témiscamingue: quelques averses de neige.Venteux.Maximum 30 à 35.Aperçu pour di- che: nuageux.égions de Chibougamau, des Laurentides, la Haute-Mauricie: quelques chutes de e et venteux.Maximum 30 à 35.Aperçu • dimanche: nuagwx.égions de Montréal, de l'Outaouais, de bec/Trois-Rivières, du Lac St-Jean: enso-è Nébulosité croissante en fin de journée .neige légère en soirée.Risque de pluie laçante cette nuit dans les vallées.Maxi-n 35.Aperçu pour dimanche: pluvieux et doux.égions des Cantons de l est: généralement ileillé et nébulosité croissante en fin de née.Neige légère en soirée avec un risque ïuie vergfacante pour la nuit.Maximum 35.rçu pour dimanche: pluvieux et plus doux.égions de Sept-Iles, de Baie-Comeau, de la oesie de Rimouski: généralement enso-?" Maximum 25 à 30.Aperçu pour di-iche.nuageux.Cloutier et l’UdS se mettent d’accord: les coupures budgétaires seront minimales des $10,000 déposés dans ce compte et la destination des $8,000 retirés en "cash”.Il a nié que ces sommes aient constitué le bénéfice d’activités de “skylocking”.• Le commissaire Brian Mulroney a demandé une expertise technique sur la “capacité technique” d’impression de Versailles Litho, dans laquelle le beau-frère de M.André Desjardins a déjà eu des intérêts financiers.La commission Cliche s’est interrogée récemment sur la provenance de faux permis de travail vendus sur les chantiers de construction.• Bertrand a nié avoir “splitté” les $18,000 détournés par son délégué de chantier Yvon Lanie! en dépit du témoignage contraire fourni à huis clos par ce dernier.Les commissaires ont affirmé de l’employeur “escroqué”, la compagnie Vignola et Vaillancourt, était un “front” pour André Desjardins.Le “front” aurait été d’autant plus lucratif que ce sous-entrepreneur qui a déjà paye $161,000 au local 144 en ristourne pour absence d’étiquette syndicale, est l’un des seuls employeurs de la Côte-Nord à pouvoir s’approvisionner en plombiers.• Bertrand a aussi nié avoir touché une partie des $17,000 de commission touchés par l’agent d’immeuble Réal Bernier qui s’est porté acquéreur d’un terrain à Pointe-aux-Trembles pour le compte de l’Association sportive du local 144.Sans doute pour y construire la fameuse aréna grâce aux fonds de l’étiquette syndicale.Cet agent d’immeuble a ainsi touché une commission de 17.5 pour cent alors que les tarifs des agents officiels ne dépassent pas six pour cent.• Bertrand a cependant reconnu avoir mis six mois avant de congédier le délégué de chantier Roger Arsenault, au Mont Wright, qui contrôlait toute une série de petits rackets au détriment des travailleurs.Organisateur du “pot hebdomadaire ", ses amis étaient souvent vainqueurs d’autant plus que le tirage s’effectuait dans leur bureau.Le délégué empochait toutes les recettes et ne faisait tirer que des objets sans valeur alors qu’il récoltait chaque fois plusieurs centaines de dollars.• Bertrand a révélé que des entrepreneurs avaient commencé à faire démonter le tuyautage préassemblé en usine plutôt que d’avoir a faire face aux réclamations du 144 pour absence d’étiquette syndicale sur ces matériaux.En dépit des coûts accrus répercutés sur les consommateurs, Bertrand a remercié les commissaires d’avoir poussé les employeurs à cette extrémité, ce qu’il n’avait jamais réussi lui-même, a-t-il dit.Le décret provincial de la construction interdit les pratiques d'extorsion du 144 et de la Fraternité interprovinciale des électriciens dans le contexte de l’étiquette syndicale.FLQ venue ministre, à la tête du FLQ, l'on ait choisi M.Pierre Lajoie, sorti tout droit du cabinet de M.Bourassa, où il assurait la liaison entre les députés et le Pouvoir.Au service d une firme d'ingénieurs-conseils, M.Lajoie quitte son poste en fin de semaine.Le notaire Claude Desrosiers, militant montréalais, accède à la présidence, par acclamation.Président de la commission d'organisation depuis 1967, son poste équivalait en théorie à celui d’organisa-tuer en chef, dévolu en fait à M.Desrochers.L'on pourrait penser que M.Desrosiers s'emploiera encore plus à transformer le PLQ en parti d'organisateurs d'élections qu'il est devenu.Mais il s’en défend bien.Au contraire, M.Desrosiers rappelle qu'il fut secrétaire de la commission politique au plus fort de la “révolution tranquille”, au début des années soixante, et il veut redonner à ce rouage essentiel “le souffle quelle a déjà eu mais quelle n'a plus”.Le nouveau président admet volontiers que l'organisation a pris beaucoup d’importance dans le Parti, et qu'il y a risque que la facilité s’installe.Pour y parer, et étant donné que le Parti est très fort, il peut se payer le "luxe” de redonner du lustre et du panache à la commission politique.Lorsque le parti est au pouvoir, dit M.Desrosiers, il est “normal" que l’intérêt baisse pour le “laboratoire d'idées".Le président du PLQ semble avoir plusieurs projets en tête, dont celui de récupérer de l'aile parlementaire une partie du budget de recherche mis à la disposition des partis par l'Assemblée nationale.Mais cela n'est pas encore fait.Les députés, qui estiment déjà avoir la portion congrue, ne se laisseront pas enlever facilement au maigre budget acquis de haute lutte.Au surplus, les députés “ordinaires" se posent eux-mêmes des questions lancinantes, auxquelles plusieurs estiment n'avoir pas de réponses satisfaisantes.Depuis que la commission d'enquête sur le crime organisé a relevé Tan dernier des indices de liens possibles entre la pègre et des hommes politiques, il y a eu toute une série d'histoires ou d’incidents qui laissent mal à Taise les libéraux les plus lucides.Qu’il suffise de mentionner les problèmes de conflits d’intérêts (affaires Paragon et Boutin), le dossier encore fufnant de la corruption municipale et les rumeurs voulant qu’au moins un député y soit impliqué, les séquelles de la loi 22 ou de la “colère verte”, et finalement les révélations de la commission d’enquête Cliche sur la construction.M.Bourassa a beau rassurer ses troupes en disant que le dossier de son gouvernement est vierge, il n’en souffle pas moins chez les liberaux un vague sentiment d’inquiétude, que la trop grande victoire de Tan dernier arrive à peine à calmer.Et comme plusieurs députés sont peu ou mal utilisés, ils ont beaucoup de temps pour évaluer les choses et pour jeter un oeil critique sur les faits et gestes de leur propre gouvernement.En se disant en secret qu’ils feraient bien mieux que tel ou tel ministre.Il n’est jusqu'aux ministres eux-mèmes qui fassent preuve de lassitude, comme on témoigne éloquemment l'attitude du ministre du Travail; M.Jean Cournoyer, dont le rôle est d’ailleurs souvent critiqué dans les cercles libéraux.En privé, M.Bourassa admet lui-même que certains de ses ministres, en poste depuis avril 1970, sont “bien fatigués”, mais cela ne lui donne pas pour autant le goût de procéder à des remaniements substantiels.Tout comme M.Duplessis en son temps, le premier ministre ne veut pas bouleverser une équipe gagnante, et il se fie à son flair, qui Ta bien servi jusqu’ici.Au fait, le leadership de M.Bourassa n'est nullement remis en cause, mais son par Lise Bissonnette “Nous allons pouvoir travailler au couteau fin plutôt qu’à la hache pour réaliser notre équilibre budgétaire”, déclarait hier le secrétaire général de l’Université de Sherbrooke, M.Daniel Croteau, après que le Conseil d’administration de cette institution se soit rangé à Tavis du ministre de l’Education.Celui-ci faisait sa-i voir mercredi que son ministère “n’exigera pas que 1 université comprime ses dépenses au delà du montant de $300,000.” Cette décision tant attendue, le ministre Ta rendue après que la Direction générale de l’enseignement supérieur (DGES) et le Conseil des Universités eurent analysé et trouvé beaucoup “trop pessimiste" le plan de restrictions budgetaires de TUdS.Il prévoyait des coupures de près d’un million de dollars, à réaliser par des fermetures de programmes et des réductions de certaines activités.L’avis du ministre a été rendu public dès que le Conseil d’administration de TUdS, dans son enthousiasme, en a révélé hier les grandes lignes, en même temps que sa propre réaction.Tout cela ressemble à une querelle de comptables.Le ministre fait savoir .“qu'il est raisonnable de penser que l’université pourra compter sur $700,000.à $800,000 qu’elle n’a pas pris en compte dans le niveau de dépensés considérées par le ministère.” L’université rétorque que son expérience passée lui a appris à ne pas présumer de cette catégorie de revenus, qui ont été “très variables ou inexistants voire même remplacés par des soustractions de subventions.” Il s'agit, dans le jargon technocratique, “d’ajustements de développement”, dûs rétroactivement à l’Université de Sherbrooke à la suite de l’augmentation de sa population étudiante depuis trois ans.L’université soutient que le ministère, loin de faire des corrections positives de ses subventions quand les inscriptions étudiantes dépassaient les prévisions, a souvent fait des corrections "image" se délaie quelque peu, même si elle domine encore, et facilement, le paysage politique québécois.Après l’image du jeune et brillant avocat-économiste, après le coup d’éclat de la Baie James, de plus en plus lourds à porter, après la souveraineté culturelle et la social-démocratie, la panoplie des "i-mage makers" semble à bout de souffle et ne plus pouvoir sortir de Tornière du terrible quotidien.C’est donc un parti fort, mais essoufflé, qui tient ses assises annuelles dans le dernier-né des chics hôtels de Québec, le Hilton.Sous le thème général “Québec, c'est toi”, les ateliers étudieront aujourd'hui plus de 400 résolutions, regroupées en trois titres : le citoyen, le travailleur, la famille, et qui feront l'objet des délibérations en assemblée plénière demain.Mille et un sujets seront abordés, dont: Tassurance-automobile et le rapport Gau-vin, fortement contesté la nécessité de se montrer “fermes” envers les centrales syndicales; le futur ministère des ressources humaines; la souveraineté culturelle; l'avortement, et le reste.Fruit d'un imposant travail dans les régions, les colloques et à la commission politique, les diverses résolutions collent en général de très près aux préoccupations qui sont celles de M.Bourassa depuis cinq ans.Le 15e congrès du PLQ?Des assises de gestionnaires tranquiles, d'autant plus qu'un seul poste est contesté à Texécutif, celui de la présidence de la commission jeunesse du Parti.Outre M.Desrosiers à la présidence, MM.Donald Hicks, vice-président, Jean Morissette, trésorier, et Guy Samson, secrétaire ont été élus par acclamation.PÉTROLE sur les importations, selon lui, avant d'avoir restauré sa position d'autosuffisance pétrolière.Et le critique conservateur, en citant abondamment TONE, de formuler trois recommandations au gouvernement Trudeau: premièrement, restaurer de saines conditions économiques, pour favoriser la mise en valeur la plus rapide possible des gisements pétroliers du pays encore inexploités; deuxièmement, reconsidérer — comme le premier ministre l'aurait promis à un député conservateur hier (cette interprétation est celle de M.Hamilton) — la loi sur l’administration du pétrole et les dispositions du budget Turner concernant les ressources; et enfin, “-cesser de faire la guerre aux provinces” en procédant avec elles par voie de consultations “non pas seulement sur les 250,000 barils destinés à Montréal, mais sur l’ensemble des questions énergétiques”.Le porte-parole néo-démocrate, M.T.C.Douglas, a été moins enthousiaste mais lui aussi a qualifié le document de TONE de "plus réaliste” que les précédents sur la question de la suffisance à long terme des réserves canadiennes de pétrole, eu égard aux besoins du pays.Mais M.Douglas a déploré que l’Office soit toujours trop optimiste et adopte toujours des postulats contestables; et ces faiblesses, selon lui, ont conduit l'office à proposer une trop longue période d’etalage pour la réduction des exportations aux Etats-Unis."J’ai toujours été d’avis qu'il serait injuste de couper les exportations d’un coup sec, sans laisser aux américains le temps de réorganiser leurs approvisionnements; mais il me semble qu’un délai de trois à quatre ans aurait suffi, même s’il aurait fallu alors offrir une compensation financière aux provinces et a l’industrie pétrolière, dont les revenus auraient peut-être été touchés".Et M.Douglas d’exhorter le gouvernement Trudeau à faire connaître au plus tôt son programme de développement pétrolier: “nous avons besoins d’un plan d’urgence pour mettre en valeur les sables bitumineux et restaurer les approvisionnements pétroliers du pays à un niveau suffisant compte tenu de nos besoins".rétroactives négatives, pour compenser pour les mauvaises prévisions des autres universités.Quoi qu’il en soit, le ministère donne aujourd’hui une assurance morale que cette correction positive sera d’environ $700,000.et que si cette somme n’est pas versée à TUdeS, en partie ou en totalité, on n’exigera pas de compressions budgétaires excédant $300,000.et on acceptera d’attendre un peu plus longtemps pour que se réalise l’équilibre budgétaire.Le ministère avait enjoint les administrateurs de TUdeS d’y arriver pour 1975-76.Comme ces corrections sont intégrées par la suite à la base de calcul des subventions, et quelles sont indexées, la direction de l’université croit désormais pouvoir proposer des mesures d'austérité moins accablantes que celles qui ont mis le campus et la région en ébullition le mois dernier.Le nouveau plan, dit-on, “ne comportera plus la suppression brutale d’activités importantes, ni de congédiement massif du personnel".Il requerra tout de même “certains sacrifices additionnels qui n’en demeurent pas moins pénibles et regrettables”.Selon M.Croteau, Teffet cumulatif de ces corrections permettra à l'université d’atteindre de façon stable à l’équilibre budgétaire, même après 1975-76.Mais à Québec, dans l'entourage du ministre de l’Education et du Conseil des universités, on ne chante pas victoire aussi facilement.Le ministère reste fort préoccupé par l’ampleur du déficit accumulé par l’université de Sherbrooke.Ce déficit est de 7.7 millions actuellement, soit près de 60 pour cent de celui de toutes les universités québécoises.Et c’est l'Etat qui débourse, bon gré mal gré, les $600,000.d’intérêts annuels.Plusieurs thèses s’affrontent quant à l’origine de ce déficit accumulé, et on entre cette fois dans une querelle d’économistes.Ceux qui enseignent à l’Université de Sherbrooke ont “procédé à une étude, livrée au ministre lundi dernier Dans le rapport qui a suscité cet échange aux Communes, l’Office national de Ténergie en est venu à la conclusion que “en 1982, il n’y aura plus assez de brut produit au Canada pour satisfaire aux demandes du marché canadien, demandes qui sont actuellement satisfaites par la production de pétrole du Canada, plus quelque 250,000 barils/jour pour Montreal.Cette perspective peut être modifiée quelque peu par les mesures que prendra l'Office relativement aux exportations, et par les politiques des gouvernements fédéral et provinciaux visant à encourager la conservation de même que la mise en valeur de nouvelles sources d’approvisionnement.Cependant, à moins de la mise en valeur de nouvelles sources importantes, l'amélioration des perspectives pour le début des années 1980 ne sera pas très sensible.” Le ministre Macdonald, qui juge "quelque peu pessimistes" les vues de TONE concernant les perspectives de développement pétrolier, a exprimé les choss autrement: "En se fondant sur les tendances actuelles de l’offre et de la demande, on prévoit qu’une pénurie des approvisionnements sur les marchés intérieurs actuellement alimentés en pétrole canadien se manifestera au début de 1982 et que cette pénurie atteindra 200,000 barils par jour à la fin de 1983.” Mais si Ton tient compte du volume de pétrole importé pour desservir les besoins du Québec et des provinces de l’Atlantique, le Canada accusera un déficit pétrolier bien avant 1980 — vraisemblablement vers 1978."Ce n’est que par la mise en valeur du pétrole des régions pionnières que le Canada pourra revenir à une autonomie “nette” et même à une autonomie réelle totale”, d'avertir l'Office, avant d’expliquer pourquoi il se propose de limiter graduellement les exportations de pétrole canadien vers les Etats-Unis “par une série de décisions annuelles", afin de reporter toute pénurie à deux ans plus tard.” L’ONE projette de calculer ces réductions d'après une formule assez compliquée qui sejit comme suit: E = [P- (D+Q| _t • 10 En gros, cela veut dire que les exportations autorisées de pétrole canadien seront équivalentes au nombre de barils obtenus par le calcul suivant: d’abord, la productibilité des réserves établies du pays, diminuées de la demande prévue et de l’économie de pétrole qu'aura valu au pays le programme de conservation que les gouvernements doivent bientôt mettre en oeuvre.Ce résidu sera alors multiplié par un rapport temporel — le nombre d’années d'autosuffisance qui reste au Canada, exprimé au pourcentage de la^pé-riode “idéale” de dix ans.L'Office énumère dans son rapport les dix “qualités" qu’il a voulu mettre dans sa formule: simplicité, fondement sur la productibilité plutôt que les réserves, souplesse d’adaptation aux conditions changeantes de l’offre et de la demande, forte probabilité des prévisions de base, incorporât!vn de stimulants pour l’industrie, caractère “progressif” des réductions à mesure que le pays se rapproche du point zéro, soit la fin de l'autosuffisance.Enfin, TONE signale que la formule ne doit pas nuire aux efforts de conservation du pétrole au Canada, ce qui aurait été le cas si on n’avait pas ajouté à la demande, dans la formule, tout le pétrole économisé de cette manière.(Signalons que l'Office a prévu une augmentation annuelle moyenne de la demande de 3.2 pour cent, y compris les 250,000 barils par jour pour Montréal et ce dont aura besoin la raffinerie de Fétrosar à Sarnia, à compter de 1977; mais ce taux ne tient pas compte des mesures de conservation qui seront annoncées prochainement, pas plus que des nouveaux programmes d'industrialisation qui pourraient être décidés prochainement.Ce pourquoi TONE projette de tenir des audiences annuelles pour réviser ses prévisions de demande.) Mais pourquoi recourir à une formule aussi compliquée?N’aurait-il pas été plus simple de bloquer les exportations vers les Etats-Unis, tout simplement?Non seulement, où ils affirment que "les déficits annuels enregistrés depuis 1969-70 par l’université de Sherbrooke sont tous attribuables aux coûts exorbitants imposés par la très originale et exclusive formule pédagogique adoptée par notre Faculté de médecine".Selon eux, quand le ministère a décidé d’appliquer au financement des universités sa méthode dite “historique” — qui consistait à subventionner les universités en indexant annuellement leur budget de 1969-70 — l’université de Sherbrooke faisait déjà des transferts de fonds en faveur de la faculté de médecine, à partir des budgets des autres facultés.La formule historique n’aurait donc que “gelé” cette mauvaise allocation interne des ressources, et on n’aurait pas à la mettre en cause comme telle.\ C’est le Syndicat des professeurs de TU-niversité de Sherbrooke (SPUS) et la Fédération des associations des professeurs d’université du Québec (FAPUQ) qui avaient commandé cette étude au département d’économie de TUdeS et qui en ont endossé les conclusions.Ni le Conseil des universités, ni la Direction générale de l’enseignement supérieur n’ont pu en prendre connaissance avant de faire l’expertise réclamée par le ministre de l'Education.Celui-ci aurait cependant demandé lundi, alors qu'il recevait une délégation du SPUS, qu'on fasse des recherches pour déterminer comment a été initialement financée la coûteuse formule de la Faculté de médecine.Les autorités de l’Université de Sherbrooke ont rapidement récusé les conclusions de ce rapport de leurs propres économistes.Selon eux, le ministère a toujours fourni des subventions spécialement destinées à la Faculté de médecine, leur permettant ainsi de ne pas empiéter sur les budgets des autres facultés.Avant 1969-70, dit-on, l'excès des coûts était absorbé par des dons de fondations pas, de répliquer TONE, puisque cette option n’aurait pas été avantageuse pour le pays, la longue échéance.D’abord, l'interruption totale des exportations, plutôt que leur réduction graduelle, n'aurait retardé que de moins de un an l’échéance — soit la fin de la situation d'autosuffisance; et elle aurait causé des problèmes politiques à Ottawa avec le gouvernement de Washington, qui n’aurait guère apprécié les "effets désastreux" de cette mesure sur certaines raffineries du nord des Etats-Unis qui dépendent des sources canadiennes de pétrole.Ensuite, "la cessation immédiate des exportations, sans perspective de reprise aurait de graves conséquences sur les programmes d’exploration et sur la mise en valeur d'une capacité de production supplémentaire”, en privant les sociétés des ressources d’autofinancement nécessaires pour financer ces programmes et du "stimu- La police de Saint-Hubert, dans la banlieue de Montréal, a divulgué la liste des victimes dans le tragique incendie survenu à Taube hier dans un logis de deux étages.Ont péri dans le brasier, Martin et Lyne Richer, âgés de 3 et 5 ans, et Michel et Pauline Cloutier, âgés de 21 et 16 ans.Quatre autres occupants ont été transportés à l'hôpital Charles-Lemoyne.souffrant de brûlures très graves.Ce sont Jean-Paul Richer et Nicole Richer, âgés de 27 et 28 ans, parents des deux petites victimes, et Clément Richer, âgé de 17 diverses et par des subventions du ministère des Affaires sociales.“Les économistes ne se sont pas donné la peine de le vérifier", d’ajouter hier le secrétaire général de TUdeS.Pour la direction de l'institution, la clé de Ténigme des déficits réside dans des prévisions erronées pour la population étudiante et dans l’utilisation de la formule historique de financement qui aurait “congelé la situation de l’université, pour des années à venir, dans Tannée de base 1969-70, année où l’université vivait encore une période de mutations qui ne correspondent en rien aux facteurs de la formule historique”.La faculté de médecine continue à coûter fort cher, mais personne ne veut mettre en cause son orientation, d'autant qu’elle a acquis une notoriété intéressante pour l’université de Sherbrooke.Cette faculté compte environ 300 étudiants et emploie quelque 150 professeurs, dont plusieurs à temps partiel, pour un ratio maître-étudiants deux fois moins élevé que celui des autres facultés de médecine du Québec, à cause d'un système de stages et d'enseignement individualisé.Non encore publié, un rapport intitulé "CERFAMUS" (Comité d elude des ressources de la Faculté de médecins de TUdeS) propose cependant certaines mesures de rentabilisation qu'on pourrait appliquer sous peu.Ainsi la faculté a déjà décide d'ouvrir ses portes à 20 étudiants de plus annuellement, sans augmenter ses ressources, et elle envisage de mettre sur pied des programmes d'enseignement paramédical.Dans le préambule de son avis, le ministre s'est entêté à déplorer le pessimisme du plan initial de TUdeS et surtout la publicité indue qui lui aurait été donnée.Le Conseil d'administration a dit réserver ses commentaires sur cette première partie de Tavis, où il voit une réprimandé qu'il n'a jamais acceptée.lant" que représente pour elle, avec la formule, d'accroître leur potentiel d'exportation en ajoutant aux réserves établies du pays.Néanmoins, pour ménager ses arrières politiques — a avoué candidement M.Macdonald, en butte depuis longtemps aux critiques des Néo-démocrates au sujet des exportations, le gouvernement Trudeau a voulu rajouter au plan de TONE en rajoutant 250,000 barils par jour dès juillet 1975 (plutôt qu’au moment de Touverture du pipeline Sarnia-MontréaT.mesure négociable avec les provinces productrices, a précisé le ministre fédéral, mais non pas avec le gouvernement américain, que la décision d'hier, selon lui, "n'a pas du surprendre”, survenant après bien des échanges au cours desquels le Canada a manifesté sa volonté de poursuivre lui aussi, comme les Etats-Unis, une politique d’autosuffisance pétrolière.ans.Un enquêteur du service des incendies a exprimé l'opinion que l’incendie fut allume par l’explosion d'une fournaise au sous-sol.Par ailleurs, on signale la mort de quatre enfants dans un incendie survenu tôt hier à Dover, un petit hameau de Bo-navista Bay.Terre-Neuve, à une quarantaine de milles au nord-est de Gander.Deux autres enfants et les parents des victimes, ont été légèrement blessés.La GRC n’a pas divulgué la liste des enfants qui ont péri.Le plus jeune avait deux ans.Baie James et loi 22 se justifient (Bourassa) QUEBEC — par Gilles Lesage — Le premier ministre a profité de l'ouverture du l’8e congrès annuel du Parti libéral du Québec, hier soir, pour justifier brièvement deux décisions majeures de son gouvernement: le développement des ressources hydrauliques de la baie James et la Loi 22 faisant du français la langue officielle du Québec.M.Robert Bourassa a parlé durant un quart d'heure à peine devant quelque 1,000 militants encore “gelés" par la première tempête de neige.Faisant référence aux nouvelles émanant d’Ottawa concernant la réduction d'exportation de pétrole vers les Etats-Unis et les problèmes énergétiques de la prochaine décennie, le chef du gouvernement a mis en relief la nécessité pour les gouvernements d'être prévoyants.Cela justifie la baie James, dit-il.Avec les problèmes pétroliers qui s'en viennent, qu'arriverait-il du Québec dans les années 80 s’il n'avait pas alors ces millions de kilowatts pour répondre à ses propres besoins énergétiques?Le Québec est privilégié, poursuit le chef libéral, de pouvoir compter sur d'importantes ressources naturelles.“Il est évident que les coûts augmentent, mais ils augmentent pour toutes les formes d'énergie.Il reste que Ténergie hydraulique est la plus économique, celle qui procure le plus d'avantages et le moins de risques écologiques.” Il est normal, ajoute M.Bourassa, de développer d’abord les ressources primaires qui appartiennent au Qué- bec.Et ce qui arrive présentement démontre la justesse de la décision du gouvernement de développer la baie James.» Au sujet de la loi 22, le premier ministre estime qu elle respecte Tavis des militants libéraux, tel qu’ils Tont exprimé au dernier congrès, celui de novembre 1972.Et parlant en anglais, il a précisé que les anglophones et les autres groupes ethniques sont tous les jours bienvenus dans le Parti libéral, même avec la Loi 22.En fait, ce n’est que demain après-midi, à la clôture des assises annuelles des libéraux, que le chef du Parti fera son intervention principale sur les grands sujets d’âctualité, et dénoncera ce qu’il appelle “les pires démagogies des adversaires”.Hier soir, le président sortant de charge, M.Pierre Lajoie, a invité les militants à se comporter comme s’ils étaient en campagne électorale permanente".D’autre part, les délégués ont vu un long document audio-visuel qui chante les louanges du parti et de M.Bourassa, qui fait revivre la fameuse chanson électorale de Jean Lapointe “Je vis dans un pays".Ce document a permis d'apprendre que le conseil général du PLQ avait étudié le bill 22 deux jours avant qu’il ne soit rendu public à l'Assemblée nationale.Aujourd’hui, pendant que les ateliers siégeront, le chef du PLQ rencontrera privément les délégués de chacune des régions du Québec.À Saint-Hubert Le feu a fait quatre morts Le Devoir, samedi 23 novembre 1974 *7 ArrupèP) Le pape reçoit le père CITÉ DU VATICAN (AFP) — Le pape Paul VI a reçu longuement en audience privée, le R.P.Pedro Arrupe, préposé général de la Compagnie de Jésus, à dix jours de l’ouverture de la grande conférence des jésuites qui se tiendra à la cité du Vatican.Le souverain pontife, qui avait rappelé l’an dernier, dans une lettre au R.P.Arrupe, les voeux traditionnels du jésuite, dont “le lien spécial qui l’unit au pontife romain’’, renouvellera sans doute cette recommandation quand il recevra dans quelques jours 237 provinciaux et délégués représentant près de 30,000 jésuites repartis dans 80 pays.La Compagnie de Jésus, qui est l’ordre religieux le plus important de l’Eglise catholique, connaît aussi certaines dissensions entre novateurs et conservateurs.Au cours de leur conférence, les représentants de ces deux courants examineront un bon millier de propositions très diverses concernant aussi bien l’obéissance, la pauvreté, la chasteté que le problème non négligeable des défections et l’admission de jésuites mariés.Les débats porteront une fois de plus sur les fonctions du préposé général, élu en principe à vie.Des rumeurs, prêtant l’an dernier au R.P.Arrupe l’intention de quitter son poste, avaient été démenties catégoriquement.On pense plutôt que le père Arrupe, qui passe pour un progressiste modéré, sera prébiscité par la congrégation.Pedro Arrupe, de nationalité espagnole, est âgé de 67 ans.Calendrier de l’Année sainte CITE DU VATICAN (AP) — Le Vatican a publié un calendrier pour l’Année sainte où figurent 44 cérémonies, dont beaucoup seront présidées par le pape Paul VI.La première cérémonie marquera l’ouverture de l’Année sainte.Elle se déroulera dans la nuit de Noël.Muni d’un marteau d’argent, le souverain pontife frappera à la porte sainte murée de la basilique Saint-Pierre.Des ouvriers abattront alors la maçonnerie et ouvriront la porte, par où les pèlerins pénétreront dans la basilique, au cours de l’Année sainte.La porte sera murée de nouveau dans la nuit de Noël 1975.Le jour de Noël, trois cardinaüx présideront des cérémonies semblables aux trois autres grandes basiliques romaines — Latran, Sainte-Marie Majeur, Saint-Paul hors-les-murs.A midi, le pape adressera au monde son message de Noël et sa bénédiction.Parmi les autres cérémonies prévues figurent: — 6 avril, cérémonie à Saint-Pierre, à l’occasion d’un pèlerinage de personnalités sportives; — 20 avril, cérémonie de mariage d'un certain nombre de couples, présidée par le pape; — 11 mai, messe solennelle à Saint-Pierre, à l’occasion d’un pèlerinage international ,de journalistes, de gens du spectacle et d’intellectuels; — 6 septembre, cérémonie spéciale à l’occasion de l’Année de la femme proclamée par les Nations unies; — 16 septembre, messe du pape pour des pèlerins malades et leurs accompagnateurs; — 23 novembre, cérémonie à l’occasion d’un pèlerinage international de militaires; — 8 décembre, messe célébrée par le pape pour le dixième anniversaire de la fin du Vatican II.Il y aura aussi, au cours de l’année, un certain nombre de béatifications dont, le 9 février, celle de mère Marie-Eugénie Mille-ret (1817-1898) fondatrice des religieuses de l’Assomption, qui sont aujourd'hui 1,800 environ, réparties dans 30 pays.Le jeûne contre l’opulence WASHINGTON (AFP) — La conférence des évêques des Etats-Unis a appelé les cinquante millions de catholiques américains à jeûner deux jours par semaine pour contribuer à la lutte contre la faim dans le monde.Cet appel, rendu public hier dans la capitale fédérale où les évêques sont sur le point de conclure leur conférence nationale, invite en outre le gouvernement américain à augmenter ses livraisons de nourriture aux pays étrangers touchés par la famine “sur des bases humanitaires plutôt que politiques”.Le président Gerald Ford a fait savoir au moment de la conférence de Rome sur l'alimentation qu’il refuse de s’engager à accroître les fournitures de céréales américaines aux pays démunis tant que les résultats des récoltes aux Etats-Unis ne sont pas connus.Les évêques appellent en outre leurs fidèles à “résister à la publicité et aux autres formes de pressions sociales qui encouragent l’opulence et le gaspillage alimentaire”.Le jeûne proposé par les évêques revient, pour ceux qui le suivent, à ne prendre qu’un repas et à verser l’équivalent des autres à des organismes d'assistance.Le père Martin préside la FNSP OTTAWA (PC) — Le père Georges Martin, de Fredericton, a été élu président général de la Fédération nationale des Sénats de prêtres, à la reunion annuelle de ce groupement, qui représente environ 3,000 prêtres catholiques anglophones.Le P.Martin est vice-président exécutif de l’Université St.Thomas, à Fredericton, Nouveau-Brunswick.w&mm ;v m ; éducation par Lise Bissonnette Les relations parents-maîtres au plus mal à Saint-Lazare Chassés de leur école par des parents en colère, les dix enseignants de l’école Auclair, à Saint-Lazare (près de Vaudreuil), n’ont pas l'intention d'y rentrer en laissant leurs principes pédagogiques à la porte.L’école est fermée depuis lundi le 18 novembre.Inquiets à la suite de rumeurs voulant que leurs enfants soient les moins bien préparés, dans toute la région de Vaudreuil, à entrer au cours secondaire, les parents ont décidé de récupérer leur progéniture, de vider l’école de ses enseignants, et de réclamer une “école traditionnelle à progrès continu”.Ce qui est, sinon une contradiction dans les termes'mêmes, au minimum un beau paradoxe.L'école Auclair est une institution à aires semi-ouvertes, qui date de 1969.Elle centralisait au village l'enseignement encore donné dans les petites paroisses des alentours.Elle dessert environ 300 élèves.Elle a accepté d’emblée le système du “progrès continu” qui passe par un enseignement individualisé, et a même servi de base d'expérimentation à des animateurs de la “Famille Formation des enseignants” de l’Université du Quebec à Montréal.Les parents avaient toujours fait confiance aux enseignants, allant même jusqu’à refuser la démission de l'ancien principal de l'école qui voulait retourner à l'enseignement.Mais lors de la rentrée, cette année, un directeur d'école secondaire s'est Le cégep Montmorency ne serait pas le paradis qu’on croyait Cest un énorme sapin haut de 60 pieds, coupé dans les forêts de Rivière-à-Pierre, au Québec, qui décore la place publique du Prudential Centre de Boston.Même le monument a donné un coup de main pour installer l’arbre géant, qu’on éclairera de 8,000 feux multicolores.À croire que la crise d’énergie s’est résorbée aux USA.Une Société québécoise de l’enfance pour combler une lacune dans nos lois par Renée Rowan Devant l'urgence des problèmes et l’inefficacité de nos lois, tant fédérales que provinciales concernant la protection des enfants battus et maltraités, une journaliste et deux avocats viennent de créer la Société québécoise de protection de l'enfance et de la jeunesse dont la première réunion publique aura lieu mardi soir prochain, le 26, à 19h, dans le sous-sol de l’église Saint-Pierre Apôtre, 1341 est, rue Dorchester, à Montréal.Les objectifs de cette nouvelle société mise sur pied par Alice Parizeau, Jacques Tellier COLLÈGE AHUNTSIC TECHNIQUES AUXILIAIRES DE LA JUSTICE ) Programme : 310.01 Techniques policières.L’inscription des policiers pour le programme 310.01 se fera aux dates suivantes : 0 • Du 2 au 6 décembre 1974, de 9:00 à 19:00 h.au Collège de la Police 4375 Ontario est Montréal, P.Q.• Du 9 au 13 décembre 1974, de 9:00 é 19:00 h.au Collège Ahuntsic 9155 rueSt-Hubert Montréal, P.Q.La liste des cours offerts ainsi que les programmes seront fournis lors de l’inscription.et Philippe de Massy, sont de rassembler et organiser les services des personnes désirant travailler bénévolement à l'aide et à la protection de l'enfance et de la jeunesse au Québec; offrir des ressources et services d'aide aux enfants ou aux familles qui en font la demande; défendre par tous les moyens les droits de l’enfance, de la jeunesse et de la famille, et finalement de promouvoir la reconnaissance officielle et collective des besoins de l’enfance et de la jeunesse et la création de services destinés à les satisfaire.Le comité central sera à Montréal.Il aura son siège social au 730 est, rue Jarry, dans des bureaux mis gratuitement au service de la Société par le Bureau consultation jeunesse, organisme non gouvernemental financé par la Fédération des oeuvres de charité.Le bureau agira en outre comme encadrement dans le travail des bénévoles dont plus de 200 ont déjà promis leur aide.On espère, en outre, organiser des comités affiliés dans toutes les villes et régions du Québec.Le comité de la ville de Québec sera formé d'ici quelques jours, confirme Alice Parizeau.Chaque comité.disposera de quatre équipes de bénévoles Requête en injonction de Q-Téléphone RIMOUSKI (CP) - La compagnie Québec-Téléphone a annoncé qu’elle avait déposé une requête en injonction interlocutoire contre le local 2,300 de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité, qui représente ses quelque 1,500 employés en grève depuis le 16 août aernier.La cause doit être entendue, lundi, par la Cour supérieure, à Rimouski.Dans sa requête, déposée jeudi, la compagnie demande au tribunal d’ordonner au syndicat de mettre un terme à la grève et de cesser d’empêcher la requérante d’exploiter son service téléphonique de façon normale.Elle exige également que les syndiqués cessent d'empêcher le libre accès à ses propriétés et d’intimider ou de menacer de quelque façon que ce soit toute personne qui veut entrer ou sortir de ses établissements.pour répondre par téléphone ou par lettre aux demandes d'aide des jeunes de moins de 18 ans; pour aller visiter les familles, rencontrer les jeunes, aller faire enquête dans les foyers nourriciers, établir des contacts avec l'écoie, et le reste; certains seront responsables de l’hébergement en cas de besoin d'un enfant pendant un temps limité d'autres s'occuperont de l'information et de la constitution d’un fichier de noms de personnes ressources disponibles dans le quartier ou susceptibles d'aider bénévolement: médecins, infirmières, prêtres, avocat, enseignants, journalistes, et autres.Le numéro de téléphone où les enfants de moins de 18 ans peuvent appeler à l’aide, ainsi que les familles est 276-3649.Ên rappel: la réunion de mardi soir est ouverte au grand public.“Le cégep de l'an 2,000" a de la difficulté à vivre en 1974, selon un front commun d’étudiants, de professeurs et d'employés de soutien du cégep de Montmorency, qui en étaient hier à leur troisième journée d'étude et de décompte de leurs griefs respectifs.Dans ce cégep où la place d’honneur devait revenir aux techniques audio-visuelles, on retrouve un véritable studio de télévision mais les professeurs qui se consacrent à de plus obscures tâches d'enseignement doivent se partager un seul magnétophone et un seul magnétoscope.De même, les étudiants en “-techniques de réadaptation" devraient voir leur session se prolonger de trois semaines, faute de matériel suffisant, audio-visuel et écrit.Ils ont fait une brève enquête auprès de leurs confrères inscrits a diverses options, et affirment que la situation n'est pas plus reluisante ailleurs.Les professeurs et les employés de soutien en ont contre les modes d'application du décret pour les uns, de la convention collective pour les autres.Les enseignants croient que la direction n’applique pas le ratio maîtres-éleves et ils déplorent qu elle ne rende pas publics certains documents administratifs à cet égard.Selon M.Claude Lapierre, du syndicat des enseignants, “la nébulosité règne autour des budgets" et le conseil d'administration du collège n'aurait reçu aucun compte-rendu sur les états financiers depuis au moins six mois.Les employés de soutien se sont vu refuser la création d'un comité de sélection et d’em-bauche et d'un organisme paritaire chargé de determiner l’orientation des services auxiliaires à l’enseignement.en bref 0,000 Esquimaux Aujourd’hui, plus de 80,000 Esquimaux vivent dans le nord de la Sibérie, en Alaska, dans le Nord canadien et au Groenland.Ils habitent la périphérie de l’Arctique, la plupart dans des régions côtières.APPRENEZ L’ANGLAIS Au Vermont Ecrivez à: Cours intensifs dans un milieu anglophone.Université catholique.Co-éducationnelle.Atmosphère internationale.Cours de conversation avec laboratoire.International Student Program St.Michael's College Winooski, Vermont 05404 U.S.A.AVIS AUX DAMES ET DEMOISELLES et à notre distinguée clientèle Mlle GINETTE LABELLE et Mme MADELEINE TREMBLAY qui étaient au 6970 rue St-Denis avec Mode ÉCUSSON INC.sont maintenant au 521 RUE BÉLANGER près de l’avenue Châteaubriand BOUTIQUE CARL0TTA a acquis les plus belles modes de “Écusson" pour vous les offrir à 50% de la valeur régulière ! Donc la haute mode italienne soigneusement exécutée en exclusivité aux prix des ateliers de confection d’Italie.Téléphone: 270-1182 La direction a cependant entamé des négociations dès la première journée d'étude, mercredi dernier.On devait les reprendre hier soir, après la pause-tempête.M.Lapierre ne croit pas, toutefois, qu'on assiste a un retour aux activités régulières dès lundi.D'autant qu'une assemblée générale doit avoir lieu lundi matin, où les étudiants entendent discuter d'une proposition de débrayage général, concernant cette fois le retard dans le paiement des prêts-bourses.avisé de soumettre sa clientèle à un test d’aptitudes auquel les enfants de l’école Auclair auraient répondu de façon assez peu brillante.Le test ayant été jugé plus traditionnel que les habitudes des enfants qui y étaient soumis, on n'en avait pas divulgué les résultats, mais la rumeur venait de marquer un point.Elle s'est emplifiée à la remise des bulletins, jusqu'à agiter sérieuresement les parents.-Les enseignants ont alors demandé l'intervention du directeur général de la commission scolaire qui aurait attendu 15 jours pour y consentir.Il était alors trop tard, les parents ont investi l ecole le lendemain.La commission scolaire se réunissait hier soir et devait examiner les conditions que posent désormais les enseignants pour retourner au travail, tout en ne sachant pas s’ils sont en lock-out ou en congé.Ils réclament surtout l’ajour de ressources plus spécialisées, en personnel et en matériel, pour pouvoir mieux soutenir leur enseignement.Ils veulent quasi que la Commission'scolaire les appuie auprès des parents et qu elle laisse pleine autonomie pédagogique a la direction de l’école et à son comité pédagogique.Les enseignants ont aussi un contentieux à régler avec le curé de la paroisse qui n'appréciait guère leurs méthodes et leurs performances catéchétiques.Ils le croient de connivence avec les parents, sinon leur inspirateur, puisqu'il a annonce au prôme, la veille de ce lundi quasi inquisitorial, que l'école serait fermée.Université Laval COURS DU SOIR EN RELATIONS INDUSTRIELLES Le Département de Relations industrielles de l’Université Laval offrira dès janvier prochain, en cours du soir, son programme de baccalauréat spécialisé enRelations industrielles.De janvierà mai 1975, les cours offerts sont lessuivants: J HORAIREDUCOURS TITREDUCOURS Législation d u T ravail I Psychologie industrielle I Macro-économique Théoriede la rémunération Introduction à lasociologiedutravail Lundi7h30à 10h30 Mardi7h30à10h30 Jeudi7h30à10h30 Jeudi7h30à10h30 Samedi 9 h 00 à 12 h 00 Toute demande d’in formation doit élreadressàeà: Cours du soirsn Relations industrielles Faculté des sciences sociales Université Laval C ité universitaire, QuébecGtK 7P4 Téléphone: 656-2794 Cité universitaire, Québec UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE PROGRAMMES DE MAITRISE ADMINISTRATION SCOLAIRE Le programme De type professionnel, il vise à procurer une vision opérationnelle, dynamique et systémique de l’administration, appliquée à la gestion des organisations scolaires.L’accent est mis sur la compréhension et l’utilisation des théories et des techniques de gestion.Les candidats : • Les administrateurs scolaires ayant 16 années d’études ou l’équivalent.• Les titulaires d’un grade de 1er cycle universitaire susceptibles d’accéder à un poste administratif.INFORMATION SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE Le programme : Unique au Québec, il accorde plus d’importance à l’aspect professionnel en développant chez les étudiants des habiletés spécifiques les rendant capable de personnaliser l’information scolaire et professionnelle.Les candidats : Sont admissibles au programme les titulaires d’un baccalauréat ès sciences de l’éducation (information scolaire et professionnelle) ou les personnes qui possèdent une formation jugée équivalente.Rythme des cours : les cours, qui s’échelonnent sur une période de trois ans, sont donnés durant les fins de semaine et les trimestres d’été.Demande d’admission : la date limite pour placer une demande d’admission à l’un ou l’autre de ces programmes est le 13 décembre 1974.Renseignements : M.Denis Massé Directeur Administration scolaire M.Robert Lemaire Directeur Informât, scol.et prof.Faculté des sciences de l’éducation Université de Sherbrooke Sherbrooke, Québec J1K 2R1 Téléphone: (819) 565-5060 / 8 • Le Devoir, samedi 23 novembre 1974 ANNONCES CLASSEES ENCADRÉES 844.3361 • O«H|0« soruti» «rfW» M XO !• «««» • it tombé» ?« r«fc tt t.nil.mwn • « a f « A» let ANNONCES CLASSÉES N DEVOIR t^tn iwiyuiin t»»1|irffaét rirHkr !• ^wiwWr* JMIIVfMK 0# WWf CWMKICVS» U Pmlr m mé mwth 12% 12% 7 % ïïlTi* 1600 7aJ 750^ ?sJ -tn Ptecamb 1000 40 40 40 - 7 wstburne 500 $6% 6% 6'/,-'/, Mclntyre 6 z620 32 31’/, 32 +% Syntex 17 428 40 38’/, 39% + l% CD l a nr 301S VoY IY IV -Yl HoTia* 13311 $17% 216 217 i Piston 700 $10% 10 10%+% Wburnwt 100 300 300 300 -50 CourB fournis nar la PRESSE CANADIENNE McKee 4 15 11% 10% 10%- % Wr Harg 14 111-16 19-16 19-16 RJ HHPr 6! 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Fugue à la gigue .Bach Concerto pour orgue.Poulenc soliste VIRGIL FOX orgue DIMANCHE, 1er DÉCEMBRE, 20h30 Étudiants (groupes de 20 ou plus) $4/Adultes: $6 It Informations et réservations 935-4955 Billets en vente é International Music Store et Montreal Trust P.V.M.ou postez une enveloppe-réponse dûment adressée et affranchie à 1745, ave Cedar, Montréal, H3G 1A7.ST-JOSEPH En collaboration avec CFQL-FM La Société Nouvelle de Productions Inc.s *tu9Hwu3ln ¦ Sem $4 00 â $7.00 - S@m $4 50 à1!?50 En vente aussi chez Sauvé Frères IE LICKRI MARDI 10 DÉC.20H30 aTSALLE WILFRID-PELLETIER v/ v) PLACE DES ARTS, Montréal 129 (Québec) Tél: 842-2112 MUMMENSCHANZ 3 et 4 déc.à 8 h.00 p.m.Billets $4 - $5 $6 v Aussi en vente chez Sauvé Frères et Montreal Trust P V M cA* THÉÂTRE MAISONNEUVE I ^ T ^ALLE WILFRiD-PELLËTIER C7Ü I I iLn I I\^lvinowiNINCU Vt B PLACÉ DES ARTS, Montréal 1,29 (Qûébec) Tri; 842-2112 1 4414 Le Devoir, samedi 23 novembre 1974 * 21 LA COMMISSION SCOLAIRE SEIGNEURIE RECHERCHE UN PROFESSEUR (MATERNELLE) AFFECTATION: Un demi-groupe à l'école Sacré-Coeur de Plaisance Un demi-groupe à l'école Notre-Dame-de-la-Paix à Notre-Dame-de-la-Paix.QUALIFICATIONS: Autorisation d’enseigner dans les écoles publiques de la province de Québec.Brevet d'enseignement préscolaire.Expérience préférable.Inscrit sur la liste du B.Q.P.I.CONDITIONS: Selon le décret tenant lieu de convention collective.Adresser votre curriculum vitae à: La Commiasion Scolaire Seigneurie, a/a Monaieur Raymond Lépine Directeur gAnérai, C.P.280, Papineauville, P.Q.JOV 1R0 -1- r LE COLLÈGE EDOUARD-MONTPETIT J requiert les services d'un ADJOINT PÉDAGOGIQUE A LA DIRECTION DES SERVICES PÉDAGOGIQUES Concours 74-C-6 Attributions caractéristiques principales : Sous l’autorité du D.S.P., l’adjoint pédagogique se préoccupe surtout des aspects pédagogiques.Il est notamment responsable de l’élaboration des politiques et règlements pédagogiques et de l’établissement des programmes d’enseignement, il assume la coordination de la recherche et de l'expérimentation.Il veille à la promotion et l’implantation des nouveaux programmes requis par les besoins du milieu.Il assume la responsabilité du Service de l’Aide pédagogique individuelle et y supervise l’application du Régime pédagogique.Qualifications requises : — Posséder un diplôme universitaire terminal de 1er cycle dans une des disciplines enseignées au collège.— Posséder 5 années d’expérience pertinente, de préférence dans le domaine de l’enseignement.Salaire: De $11,932 à $21,709 selon les qualifications et l’expérience.Fa/re parvenir vos demandes et curriculum vitae au plus tard le 4 décembre avant 17 heures, aux : Voir autres Carrières et Professions, en page 22 et 23 Université du Québec à Montréal STATISTICIEN(NE) AFFECTÉ AU BUREAU DU REGISTRAIRE Fonctions : 1.Assurer la préparation, l’étude et l'analyse des statistiques publiées sous la responsabilité du Bureau du Règistraire.2.Tenir à jour un inventaire des besoins de données statistiques des différents services académiques et administratifs de l'Université.3.Pouvoir effectuer à l’aide de données recueillies des rapports, projections et prévisions susceptibles d'être utilisés par les divers services de l'Université.Exigences : — Diplôme de 1er cycle dans une discipline appropriée: — Connaissances fondamentales des méthodes statistiques: — Habilité à travailler à l'aide de données informatiques.Traitement: — Selon les qualifications et l'expérience.Les demandes, accompagnées d'un curriculum vitae complet, devront parvenir avant le 3 décembre 1974, au : Service du Personnel (concours na 1023) Université du Québec è Montréal, 355 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal H3C 3P8.N COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE HENRI-BOUfJtSSA CONCOURS NO : 74-75-09 CONSEILLER PÉDAGOGIQUE FRANÇAIS LANGUE MATERNELLE t LIEU DE TRAVAIL: Siège Social à Mont-Laurier TRAVAIL: a) Sera chargé de “l'implantation de programmes, méthodes et autres moyens pédagogiques adaptés aux besoins de la commission et de sa clientèle", selon les objectifs du plan de développement de l'enseignement des langues, b) Devra jouer un rôle particulier dans la mise en oeuvre de PERMAMA après avoir subi lui-même un stage de perfectionnement de 6 à 9 semaines, CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ: Diplôme universitaire terminal de premier cycle en didactique du français ou en linguistique appliquée à l'enseignement du français.SALAIRE: Entre $12,235.00 et$17,116,00 Services au personnel, Collège Edouard-Montpetit, 945, chemin Chambly, Longueuil, Qué.J4H 3M6 IDOO.RUE JOLIBOIS j ç—r BAINTE-FOr.QUÉBEC 10 f/g JOU OIV 3Z6 —' J * Concours ouvert également aux femmes et aux hommes DIRECTEUR DES SERVICES DU PERSONNEL ATTRIBUTIONS: Sous l’autorité du directeur général, le directeur des services du personnel planifie, organise, coordonne et évalue l’ensemble des activités relatives au recrutement et à la sélection du personnel, à son perfectionnement et à son évaluation de même qu’à l’application des conventions collectives et des ententes concernant les diverses catégories de personnel et, s’il y a lieu, à la négociation des contrats collectifs.Il avise le directeur général et assiste les autres directeurs de services et les directeurs d’école pour toute question de gestion du personnel.Il évalue le personnel sous sa responsabilité.Il accomplit toute autre tâche que lui confie le directeur général.Il fait partie de l’équipe de gestion des cadres supérieurs.QUALIFICATIONS: Un diplôme universitaire avec expérience pertinente.CONCOURS: D.P.-02-74.Date Limite pour l’inscription : le 6 décembre 1974 (cachet de la poste).TRAITEMENT: Selon la politique administrative et salariale du Ministère de l’éducation.(Commission scolaire de 7,000 élèves et plus).$13,000.à $22,000.Concours ouvert également aux femmes et aux hommes DIRECTEUR DES SERVICES DE l'ÉQUIPEMENT ATTRIBUTIONS: Sous l’autorité du directeur général, le directeur des services de l’équipement planifie, organise, coordonne et évalue l’ensemble des activités relatives à la mise en place de l’équipement, à l’entretien préventif, physique et ménager, à la sécurité, à l’approvisionnement, aux services auxiliaires (transport, alimentation), aux équipements communautaires.Il avise le directeur général et assiste les autres directeurs de services et les directeurs d’écoles au sujet de l’équipement.Il évalue le personnel sous sa responsabilité.Il accomplit toute autre tâche que lui confie le directeur général.Il fait partie de l’équipe de gestion des cadres supérieurs.QUALIFICATIONS: Un diplôme universitaire avec expérience pertinente.CONCOURS: D.E.-02-74.Date limite pour l’inscription : le 6 décembre 1974 (cachet de la poste).TRAITEMENT: Selon la politique administrative et salariale du Ministère de l’éducation.(Commission scolaire de 7,000 élèves et plus).$13,000 à $22,000.Toute personne intéressée devra taire parvenir son curriculum vitae à l’adresse suivante : Commission scolaire de Sainte-Foy a/a Directeur général 1000 avenue Joli-Bois Sainte-Foy, Q1V - 3Z6 N.B.: MENTIONNER LE NUMÉRO DU CONCOURS.FERMETURE DU CONCOURS : 2 décembre 1974.Faire parvenir votre demande et votre curriculum vitae à : Directeur des services au personnel, C.S.R.Henri-Bourassa, Mont-Laurier, J9L 1L1 J Université Lavai LE SERVICE DU PERSONNEL EST À LA RECHERCHE : D'UN ASSISTANT À L’ÉDITION (ÉDITION ANGLAISE) PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL SOMMAIRE DE LA FONCTION : Voit à la qualité littéraire des manuscrits du DBG.tant des originaux en langue anglaise que des textes traduits du français à l'anglais.QUALIFICATIONS REQUISES : — Diplôme universitaire — Connaissance parfaite de la langue anglaise et bonne connaissance de la langue française — Connaissance de l'histoire du Canada — Quelques années d’expérience de préférence — Capacité de travailler en équipe; sens des responsabilités et esprit d'initiative.Les candidats intéressés sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae avant 17 h.le 5 décembre 1974.à l'adresse suivante : LE SERVICE DU PERSONNEL Bureau 3445 Pavillon de la Bibliothèque Cité universitaire (Québec) G1K7P4 Cité universitaire, Québec cegep de rouyn-noiando requiert les services d'un ADJOINT AU DIRECTEUR DU SERVICE DE L'ÉDUCATION PERMANENTE 4 Fonctions : — Il assiste le directeur du service de l’éducation permanente dans l'élaboration des politiques et l'administration du service.— De façon plus particulière, il est affecté au secteur de la formation professionnelle.A ce titre et sous l'autorité du directeur de service, il doit s'occuper de la promotion, du financement, de l'organisation et de la bonne marche de l’enseignement professionnel.— Il coordonne la réalisation du prospectus et la programmation de l'horaire des cours offerts par le service et collabore à l'aide pédagogique individuelle aux adultes.— Il pourra se voir confier certaines activités de recherche en rapport avec le développement du service de l'éducation permanente et sa complémentarité avec l'enseignement régulier.Qualifications: — Diplôme universitaire de 1er cycle.— Expérience pertinente.Traitement: Selon les normes de la politique administrative et salariale du ministère de l'éducation.Les candidats intéressés devront faire parvenir leur curriculum vitae le ou avant le 4 décembre 1974 à t’adresse suivante: M.Michel Barrette, Secrétaire général, Cegep de Rouyn-Noranda, C.P.1500, Rouyn, Qué.J9X 5E5 COLLÈGE DE L’ASSOMPTION A Offres d’emploi PROFESSEURS AU NIVEAU COLLÉGIAL Temps complet • Philosophie • Sociologie Demi-temps: • Économique Qualifications: Diplôme universitaire, de préférence une maîtrise dans la spécialité.Traitement: Selon l'échelle provinciale.Entrée en fonction: Janvier 1975.Faire parvenir curriculum vitae avant le 2 décembre 1974 à: V r Direction du collégial.Collège de l’Assomption, 270, boul.L’Ange-Gardien, L’Assomption, Qué.J0K 1G0 DIRECTEUR DE L’INGÉNIERIE y Un important manufacturier de réservoirs et de bouteilles sous pression destinés à l'industrie du gaz propane, du gaz réfrigérant et autres, est à la recherche d'un directeur de l'ingénierie pour son entreprise.En plus de posséder une part substantielle du marché canadien dans ce domaine, ses produits sont exportés dans plusieurs pays.Les ressources humaines et financières de l'entreprise permettent une croissance et une diversification accélérées.Le candidat idéal sera préférablement un diplômé universitaire en génie mécanique.Il sera âgé de 35 à 45 ans, dynamique et capable d'analyser et de développer de nouveaux procédés de fabrication pour l'amélioration des produits existants.Il aura l'habileté de motiver et de coordonner le travail d'une équipe qualiliée.Il sera bilingue et aura déjà démontré ses capacités dans le domaine de la production, de la fabrication métallique ou en tant que responsable du développement de nouveaux produits.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae à : V r.Raymond Gagné, Suite 2402, 1115 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, Qué., H3A 1H3 Tél.: 842-8266 AGENT DES RELATIONS DU TRAVAIL SERVICE DU PERSONNEL UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Fonctions: Sous la direction du directeur-adjoint du Service du Personnel, prépare et négocie les conventions collectives de travail; interprète les clauses des conventions collectives de travail; participe au règlement des griefs; participe à rétablissement des pratiques de l'Université en matière de relations de travail; effectue des recherches afférentes aux relations de travail.Qualifications: Diplôme en relations industrielles ou dans une discipline connexe et quelques années d'expérience pertinente dans le domaine.Salaire à détermine selon qualifications et années d expérience.Programme complet d'avantages sociaux.Veuillez taire parvenir voire curriculum vilae complet qui sera trailé confidentiellement au: V.r Directeur-adjoint du Service du Personnel! Université de Montréal Case postale 6128 Montréal 101, Qué.CENTRE HOSPITALIER en pleine expansion recherche DIRECTEUR GÉNÉRAL J L’établissement : Procure des soins spécialisés de courte durée à sa clientèle.Possède un département de santé communautaire et une clinique externe de psychiatrie orientée vers la communauté.Projet d’agrandissement en voie de réalisation.Milieu dynamique.Le poste : Diriger et coordonner toute l’administration de rétablissement dans le cadre de ses règlements.Le candidat: Posséder un diplôme de 1er cycle universitaire en administration.Un diplôme de 2e cycle en administration pourrait compenser au niveau des années d’expérience.Cinq (5) années d’expérience dans un poste comportant des responsabilités de gestion.Faire preuve de leadership.Capacité de s’exprimer clairement par écrit et verbalement.Faire parvenir votre curriculum vitae au : Comité dé sélection Poste Directeur général Centre Hospitalier de Valleyfield 245, rue Salaberry, Valleyfield, Qué.J6S4V9 J ÉCONOMISTE AGRICOLE Une firme professionnelle de Montréal est à la recherche d'un candidat pouvant remplir le poste d économiste agncoje.Le poste : Sous l'autorité du directeur de projet, le candidat sera responsable des travaux de recherches effectués par un groupe d'experts en vue d'établir un programme de développement régional intégré axé surtout sur Tagriculture.Le lieu : Le candidat sera appelé à oeuvrer dans un pays en voie de développement situé dans les Caraïbes La période: L'engagement initial est d une durée minimum d un an renouvelable Les qualifications: Idéalement, le candidat devrait posséder un baccalauréat en agronomie et une maîtrise en économie.Toute autre combinaison sera cependant considérée.L’expérience: ne expérience similaire en pays en voie de développement serait souhaitable sinon nécessaire.Le salaire : Le salaire sera établi selon la compétence et sera assorti de tous les bénéfices marginaux s'appliquant dans de tels cas.Toutes les candidatures seront tenues confidentielles.Seules seront considérées, les demandes parvenues au journal avant le 29 novembre 1974 à minuit.Les candidats intéressés sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae à : Dossier 2431, Le Devoir, C.P.6033, Montréal H3C 3C9 CENTRE DE SERVICES SOCIAUX SAGUENAY-LAC-ST-JEAN-CHIBOUGAMAU RECHERCHE (4) DIRECTEURS DE FILIALES (postes à Chicoutimi.Alma, Jonquière et Roberval) Sommaire des responsabilités: — Planifier, organiser, coordonner et contrôler la distribution des services sociaux dans une zone.(3) DIRECTEURS DE SERVICES (service social en milieu hospitalier) (service social en centre d’accueil) (service social en milieu scolaire) Sommaire des responsabilités: — Planifier, organiser, coordonner et contrôler la distribution des services sociaux danns le milieu concerné pour l'ensemble du territoire du centre.EXIGENCES: Formation: — Formation universitaire de 1er cycle ou l'équivalent en sciences humaines, de préférence en service social.Expérience: — Deux (2) ans d’expérience pertinente, de préférence en service social; — l'expérience à un poste de responsabilité sera particulièrement considérée.Qualités personnelles: — Leadership; — sens de l'efficacité; — sens de l'organisation; — aptitudes à dirigerdu personnel.(2) CONSEILLERS AUX PROGRAMMES Sommaire des responsabilités: — Assiste le directeur de l'administration des programmes dans la planification, l'organisation, la coordination et le contrôle de la distribution d'un ou de plusieurs program-mes décentralisés et assume certaines fonctions centralisées relatives au(x) programme(s) dont il a charge.EXIGENCES: Formation: — Formation universitaire de 1er cycle ou I équivalent en sciences humaines, de préférence en service social.Expérience: — Deux (2) ans d'expérience pertinente, de préférence en service social.Qualités personnelles: — Aptitudesà planifier et à organiser; — capacité de travailler en équipe; — esprit de synthèse.(4) CONSULTANTS Sommaire des responsabilités: — Assister le D.S.P.dans l'élaboration des nouveaux programmes, la détermination et la revision périodique' des objectifs, politiques et procedures des différents programmes du Centre.EXIGENCES: Formation: — Formation universitaire de 1er cycle ou Téquivalent en ¦Sciences humaines, de préférence en service social.Expérience: — Deux (2) ans d'expérience pertinente, de préférence en service social.Qualités personnelles: — Capacité de conceptualiser; — Soucieux de l'éthique professionnelle; — capacité de travailler en équipe.(1) RECHERCHISTE Sommaire'des responsabilités: — Planifier, organiser, coordonner les projets de recherche portant sur l'identification des besoins de la clientèle, sur l'impact des différents programmes en cours et sur leur validité, rentabilité et efficacité.EXIGENCES: Formation: — Formation universitaire de 2ième cycle ou l'équivalent en sciences humaines, de préférence en service social avec concentration en recherche appliquée.Qualités personnelles: — Facilité à communiquer; — esprit analytique; * — capacité de travailler en équipe.CONDITIONS DE TRAVAIL: Selon les normes en vigueur dans les établissements relevant du ministère des Affaires sociales.Les candidats intéressés à ces postes devront taire parvenir leur demande par écrit, incluant leur curriculum vitae avant le 26 novembre 1974 au Directeur du personnel, Centre de Services Sociaux Saguenay-Lac-St-Jean-Chibougamau, 599, rue Hôtel-Dieu, Chicoutimi, P.Q.Tél.: (418) 549-3254 i V 4 22 • Le Devoir, samedi 23 novembre 1974 Carrières et Professions r PROFESSEUR À L’ÉLÉMENTAIRE Nous avons un besoin urgent d’un professeur pour enseigner de la maternelle à la 2e année dans l'unique salie de cours de l'école élémentaire du Collège Manitou.Cette personne devra aussi pouvoir aider à élaborer un programme d'enseignement.COMPTABLE -< Exigences: — Etre bilingue (français et anglais).— Aimer les enfants.— Détenir un certificat d’enseignement reconnu.— Avoir au moins 3 années d’expérience au niveau élémentaire (de préférence avec des enfants autochtones).Nous sommes à la recherche d'un comptable pour compléter les cadres de notre organisation qui est en plein essor.Nous offrons d'excellentes occasions de progresser à l'intérieur d une entreprise qui se développe rapidement et où l'initiative joue un rôle de premier plan.Les conditions de travail sont des plus intéressantes dans un contexte de travail dynamique et orienté vers l'efficacité.La rémunération offerte est à la mesure de l'expérience et des qualifications démontrées.Le candidat recherché doit posséder une formation adéquate en comptabilité appuyée d une bonne connaissance de l'informatique.Voir autres Carrières et Professions, en page 21 et 23 Communiquer avec: V Joanne N.Reyome, C.P.13, Ecowi, Co.Labelle, Qué.Tél.: (819) 275-2315 de 9h à 4h p.m.y CHEF DU SERVICE DE L'APPROVISIONNEMENT MINISTÈRE DES TRANSPORTS - Poste à Québec Concours ouvert également aux hommes et aux femmes FONCTIONS — Sous l’autorité du directeur de l'approvisionnement et des contrats, pourvoir à l'approvisionnement en matériaux, asphalte et équipements requis par le ministère et coordonner la gestion des stocks dans les différents magasins et entrepôts.A cette fin : administrer un système d'approvisionnement, organiser un système de tenue d'inventaire; surveiller l'application des lois et règlements gouvernementaux ainsi que les directives ministérielles concernant les approvisionnements; analyser les rapports d’inventaire des différents magasins et entrepôts afin de coordonner les activités de gestion des stocks et de disposition des surplus.EXIGENCES— Diplôme universitaire en sciences de l'administration ou en toute autre discipline appropriée; vaste expérience reliée aux fonctions du poste notamment dans le domaine de l'approvisionnement.Une expérience exceptionnelle et une compétence reconnue dans ce secteur d'activités peuvent suppléer à l'absence de diplôme universitaire.TRAITEMENT —De$19.000à$25,000 CONCOURS — A620KY/03 Date limite pour l'inscription : 7 décembre 1974 Si le nombre de candidatures soumises par des citoyens canadiens est suffisant pour combler ce poste, la Commission limitera sa sélection à ces personnes.S inscrire auprès de la COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE DU QUÉBEC, 1050 rue Conroy, Québec, G1R 4Z8 à l aide du questionnaire OFFRE DE SERVICE qu on peut se procurer dans les centres de main-d'oeuvre, dans les caisses populaires ou à l'un des bureaux de la Commission Concours ouvert également aux hommes et aux femmes Les candidats intéressés par ce poste sont invités à faire parvenir leur curriculum vitae à l'attention du service des ressources humaines et ils peuvent être assurés que leur candidature sera traitée confidentiellement.service d’assurances LES CÛOPEf^NfS» 1259, rue Berri, Montréal 132, tél.: 849-2104 Le Comité de consultation invite les personnes intéressées à soumettre leur candidature ou mise en candidature au poste de: Vice-Recteur à renseignement et à la recherche Le mandat du présent titulaire expire en juin 1975.Le Vice-Recteur est responsable du secteur académique de l'Université Concordia.Il doit faire preuve de dynamisme dans la direction des programmes d'études, du personnel enseignant et des questions budgétaires relatives aux structures académiques.Les candidatures et mises en candidatures doivent être accompagnées d'un curriculum vitae prouvant l'expérience et les qualifications nécessaires et adressées à: université concordia M.John W.O’Brien Recteur et Vice-Chancelier Université Concordia 1455 Boul.de Maisonneuve Montréal, Qué.- H3G 1M8 ¦ Fonction publique Public Service Canada Canada CHEF DU SERVICE DES ENQUÊTES CE CONCOURS EST OUVERT ÉGALEMENT AUX HOMMES ET AUX FEMMES MINISTÈRE DES TRANSPORTS - Poste à Québec ONCTIONS — Sous l'autorité du directeur de l'administration centrale, coordonner et diriger les recherches, enquêtes et autres démarches relatives à tout acte ou accident mettant en cause la propriété du ministère.Effectuer toute recherche connexe de nature à sauvegarder les intérêts du ministère; prévenir les anomalies, fraudes et autres actes du genre en proposant des moyens essentiels à un contrôle efficace, tant administratif que physique.EXIGENCES — Diplôme universitaire en sciences sociales ou en toute autre discipline appropriée.Environ 10 années d'expérience reliée aux fonctions du poste notamment dans les domaines des enquêtes et de l'administration; connaissance du code criminel, de la ksi de la preuve, du code civil de la province de Québec ainsi que de tout autre loi ou règlement s'appliquant aux différentes catégories d'enquêtes.TRAITEMENT— De$16.100à$22,000 CONCOURS— A621KE/03 Date limite pour l'inscription ; 7 décembre 1974 Si le nombre de candidatures soumises par des citoyens canadiens est suffisant pour combler ce poste, la Commission limitera sa sélection à ces personnes.S'inscrire auprès de la COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE DU QUÉBEC, 1050 rue Conroy, Québec, G1R 4Z8 à l aide du questionnaire OFFRE DE SERVICE qu'on peut se procurer dans les centres de mam-d oeuvre, dans les caisses populaires ou à l'un des bureaux de la Commission.ADMINISTRATION DIRECTEURDESFINANCES B.Comm.Personne pour prendre charge de tout l’aspect financier d'une compagnie subsidiaire d'Angleterre.Anglais essentiel.Salaire : $20,000.CONTROLEURS Diplôme CGA, RIA et/ou expérience industrielle.Salaire $12 - 18,000.(Ref.No.1148-1204).CHEFS COMPTABLES B.Comm.Pour organisme à but non lucratif.Bilingue.Salaire $12,000.(Réf.No.1179) C.A.Expérience dans firmes de C.A.Deux sections à surveiller.Pour organisme paragouvernemental.Salaire : $16-18,000.(Réf.No.1198) COMPTABLES GÉNÉRAUX EN PRIX DE REVIENT Étudiants finissants CA, CGA ou RIA pour l'industrie ou firmes de CA.Salaire : $9-20,000.VÉRIFICATEURS Vérificateurs Sr.C.A.essentiel.Bilingues.Salaires : $16 - 18,000 (Réf.No.802, 1081) Coordonnateurs en vérification, C.A.Pour une municipalité.Bilingue.Salaire $22,000et bénéfices marginaux (Rég.No.175) OFFICIER D’INVESTISSEMENT MBA ou B.Comm.Pour organisme paragouvernemental.Salaire $15,000.(Réf.No.1264) ANALYSTE DE MÉTHODES ET PROCÉDURES Expérience dans l'élaboration de systèmes de comptabilité manuels.Bilingue.Salaire : $10 - 13,000 (Réf.No.1149) Pour de plus amples informations, téléphonez à Mme Arlette Dion, 283-4231 ou faites parvenir votre curriculum vitae à : CENTRE DE MAIN-D’OEUVRE DU CANADA CADRES ADMINISTRATIFS ET PROFESSIONNELS 800 Place Victoria, Suite 904 Montréal, H4Z1B1 Centre de Canada Main-d’œuvre Manpower du Canada Centre Main-d’cruvro et Manpower and Immigration Immigration FONCTIONS: Sous la direction du Conseiller régional en communications, analyse et évalue les aspects techniques des projets de stations de radiodiffusion; effectue les études techniques et d'ingénierie portant sur les réseaux de télécommunications dans la région du Québec; établit et rédige les normes techniques pour les équipements utilisés dans l'application des lois et règlements touchant le spectre électromagnétique.QUALITÉS: Diplôme universitaire en génie ou admissibilité à l'accréditation comme ingénieur professionnel au Canada.Expérience pertinente acquise par des travaux visant à concevoir, planifier, ou encore réaliser des projets dans au moins un des champs d'activités suivants .radiodiffusion, télécommunications ou câblodistribution.La connaissance du français et de l'anglais est essentielle.Ce concours est aussi ouvert aux unilingues.Ils doivent cependant indiquer par écrit qu’ils sont disposés, afin de satisfaire aux exigences linguistiques du poste, à entreprendre aux (rais de l'État, immédiatement après leur nomination conditionnelle et à plein temps, un cours de langue dispensé par le bureau des langues de la Commission ou par un organisme approuvé par ce dernier.Ce cours pourra durer jusqu'à douze mois et la Commission de la Fonction publique s'assurera que les candidats unilingues de l'extérieur de la Fonction publique ont les aptitudes voulues pour devenir bilingues.Les dispositions de la Loi sur l'emploi dans la Fonction publique s'appliquent aux nominations dans le cadre de ce concours.Si vous êtes intéressè(e), veuillez remplir une formule de demande d’emploi (PSC 367-401 ou PSC 367-4110) que vous pouvez vous procurer aux Centres de main-d oeuvre du Canada, aux bureaux de Postes ou à un bureau de la Commission de la Fonction publique d u Canada, et l'adresser à : COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE, PLACE DU CANADA, SUITE 1360, 1010 OUEST, RUE LAG AUCHETIÈRE, MONTRÉAL, QUÉBEC.H3B 2R1 Veuillez mentionner le numéro de concours 74-M-100-204 (EG-ENG-3) PERSONNEL RELATIONS INDUSTRIELLES Le Conseil de Placement Professionnel est un organisme sans but lucratif et commandité par l’industrie canadienne.A ce titre nous recherchons des candidats qualifiés pour remplir les nombreux postes qui nous sont confiés.Le profil qui se dégage des exigences à rencontrer se définit comme suit : Détenir un diplôme universitaire approprié et une expérience de quelques années dans l’industrie soit comme généraliste ou comme spécialiste.Ceux-ci sont sérieusement intéressés à diversifier leur expérience et possèdent le potentiel nécessaire pour accéder à des niveaux hiérarchiques supérieurs.Voici quelques-uns des postes qui nous ont été confiés.SUPERVISEUR DE L’EMBAUCHE jusqu’à $13,000 Le poste se rapporte au Directeur du personnel et des relations industrielles.Le titulaire sera responsable de la sélection et de l'embauche des employés spécialisés et non-spécialisés.Il devra également préparer toute 1^documentation inhérente à son travail.Excellente chance d'avancement.Endroit de travail : Montréal.No : LD-978-1M.ADJOINT AU PERSONNEL jusqu’à $13,500 Le candidat choisi se verra confier la responsabilité de l'embauche de la main-d'oeuvre spécialisée et non-spécialisée, l'étude des griefs, les enquêtes salariales, l'interprétation et l'application de la convention collective et l'administration des avantages sociaux.Endroit de travail : Région sud de Montréal, No : LD-978-2M.DIRECTEUR DES RELATIONS INDUSTRIELLES jusqu’à $18,000 Le titulaire assumera la complète responsabilité de la fonction, à partir du recrutement, de l'administration des salaires, de la formation, de l'amélioration et de l'administration des avantages sociaux jusqu'à la négociation des conventions collectives.Endroit de travail : Sherbrooke.No : LD-978-3M DIRECTEUR DU PERSONNEL jusqu’à $20,000 Le poste relève du directeur corporatif et le candidat choisi sera responsable de la fonction personnel au niveau de l'usine y compris le recrutement des cadres, la formation, l'administration des salaires, l’évaluation des tâches et la planification de la main-d'oeuvre.la sécurité, le service médical et l'étude des griefs et les négociations collectives.Endroit de travail : Montréal.No : 978-4.Prière de taire parvenir votre résumé à André Brouard en mentionnant le numéro de dossier approprié.LD-978-M .INGÉNIEUR DE RADIODIFFUSION $13,965.- $15,870.(En négociation) MINISTÈRE DES COMMUNICATIONS MONTRÉAL, P.Q.LE CONSEIL DE PLACEMENT PROFESSIONNEL 555 oueil, boul.Dorcheiter, Montréal 128 • 866-2807 Corueillers «n Penonntl depuit 1927 UNIVERSITÉ UNIVERSITY D’OTTAWA 0F OTTAWA PROFESSEUR D’HISTOIRE AFRIQUE OU AMÉRIQUE LATINE Nomination pour le 1 juillet 1975.Le rang et le traitement seront déterminés selon la formation et les années d'expérience du (de la) candidat(e).Le doctorat est requis et le (ou la) candidat(e) doit être en mesure d’assurer des cours en français et en anglais.Préférence sera accordée à celui ou celle qui pourra également enseigner l'histoire du Canada ou celle de l’Europe moderne et contemporaine.Le concours sera terminé lorsque l'engagement sera fait.Envoyer son curriculum vitae à : Jacques Monet, S.j.Directeur Département d’histoire Université d’Ottawa 147, rue Wilbrod Ottawa, Ontario KIN 6N5 Canada C.LS.C.STE-ROSE DE LAVAL Les services de santé de première ligne, C.L.S.C.Ste-Rose de Laval, requiert les services de CINQ (5) INFIRMIÈRES pour le secteur de la prévention.Responsabilitéé : Sous l'autorité de l'infirmière "chef de service", ces infirmières auront à distribuer les soins préventifs à toute la population desservie par le C.L.S.C.Ste-Rose de Laval : hygiène maternelle et infantile, hygiène scolaire, hygiène aux jeunes adultes, hygiène à tous les autres groupes d’âge.Exigences : — Être membre en règle de l'Ordre des Infirmières et Infirmiers de la Province de Québec.— Certificat en nursing communautaire ou D.H.P./ou B.Sc.N.— Expérience pertinente en santé publique.— Expérience comme infirmière autorisée de 3 ans.— Aptitude à travailler en équipe multidisciplinaire.— Aptitude à communiquer avec des groupes.— Avoir une automobile.Rémunération: Salaire et avantages sociaux selon la convention collective et expérience antérieure dans le domaine de la santé.Les candidates sont priées d'envoyer leur demande d'emploi et curriculum vitae à : Mme Cécile L.Oagenais, Directrice générale, C.L.S.C.Ste-Rose de Laval, 240, Roi du Nord, Ste-Rose, Ville de Laval, Qué.J Université du Québec à Trois-Rivières PROFESSEURS EN ARTS PLASTIQUES Fonctions : Enseignement, recherche, encadrement d'étudiants.Devra se spécialiser dans le rapport mouvement-oeuvre d'art sous tous ses aspects et prendre charge des cours : Cinétique I et il du programme 9500 réaménagé.Exigences : Diplôme d'une école de Beaux-Arts et production artistique adéquate ou l'équivalent.Traitement: Selon la convention collective des professeurs de l'Université d u Québec à T rois- Rivières.Date d’entrée : Le 1er janvier 1975.Prière de faire parvenir votre curriculum vitae avant 17 h le 5 décembre 1974 à : Monsieur Geoffrey Vitale, Directeur Département des Lettres Université du Québec à Trois-Rivières C.P.500 TroiskRivières, P.Q.G9A 5H7 Université du Québec Direction des études universitaires dans l’ouest québécois DIRECTEUR DES SERVICES PÉDAGOGIQUES Fonctions: Sous la direction du directeur général, le directeur des services pédagogiqués Dirige les services et les organismes d'enseignement et de recherche; Donne son avis à la Commission de l'Ouest sur l'organisation, le développement et la coordination de l'enseignement et de la recherche, sur les nominations aux postes de direction d'enseignement et de recherche et sur la répartition des budgets dévolus à l'enseignement et â la recherche; Assure la mise en place et le fonctionnement des politiques de la DEUOQ touchant l'enseignement et la recherche; Recommande à la DEUOQ l'engagement des professeurs; Assume la responsabilité des relations de travail avec le personnel enseignant et ie personnel d'appoint.A ce titre, il avise la DEUOQ sur tout ce qui a trait à la vie professorale et il assure l'application des politiques de la DEUOQ en matière de relations de travail avec le corps enseignant; Représente les fonctions enseignement et recherche de la DEUOQ aux organismes-réseau de l'Université du Québec; Exerce les pouvoirs et les fonctions que lui confie le directeur général ou la DEUOQ.Exigences : Diplômes universitaires pertinents; expérience dans le milieu universitaire au niveau de (’enseignement, de la recherche et de l'administration académique; connaissance de la structure de l'Université du Québec.Lieu de travail: Hull Traitement : Selon les qualifications et l'expérience.Toute candidature accompagnée d'un curriculum vltae doit parvenir avant 17 h 00 le 6 décembre 1974 à M.Jocelyn Gagnon Secretaire générai Direction des Études Universitaires dans l’Ouest Québécois 3465, rue Durocher if 2135 Montréal, (Qué.) .V y^ m » ' Wt i ?' ' Le Devoir, samedi 23 novembre 1974 • 23 aux 4 coins du monde La jeune fille dans le bidon qui n’avait pas de lunettes mais des couteaux BERNE (AP) — “La jeune fille de fer de Suremberg”, sans doute l’instrument d’exécution le plus diabolique du Moyen-Age, a été vendue aux enchères jeudi, à Berne, pour 33,000 francs suisses (environ $11,000).Haut de deux mètres, cet appareil ressemble à un bidon à lait de grande dimension sur- monté d’un buste de femme.Les suppliciés étaient placés à l’intérieur et des couteaux adaptés dans la poitrine de la “jeune fille” leur assuraient, grâce à un mécanisme spécial, une mort particulièrement lente.Achetée par un collectionneur ouest-allemand, “la jeune fille du Nuremberg” va ainsi re- Théâtre vivant sous tous rapports PARIS (AP) - M.et Mme Gaucher, René, 37 ans, et Micheline, 48 ans, ont été condamnés par le 17ème chambre correctionnelle de Paris chacun à quatre mois de prison avec sursis et 4,500 FF ($900) d’amende pour des outrages publics à la pudeur qu’ils ne sauraient contester.Pendant trois mois, en juillet, août et septembre 1974, deux fois par soirée, ils ont confondu la scène du théâtre des “Saints-Innocents”, un théâtre de sexualité du quartier des Haies, avec leur chambre à coucher."Il s’agissait d’un spectacle délibérément dépouillé de tout alibi artistique,” a précisé le tribunal, en ajoutant gue “cet accouplement était précédé de gestes obscènes, flagellations, masturbations, sodomisations, et accompagné de gémissements suggestifs et de commentaires vulgaires”.“Maigre l’absence de protestation du public, qui payait 100 FF la place, toutes les licentes et toutes les audaces ne sont pas permises”, indique encore le jugement.Les prévenus, qui ont reconnu Attention, ciment frais CHICAGO (Reuter) - Une partie du plus grand cambriolage en billets de l'histoire des Etats-Unis, plus de $2 millions sur un total de $4.2 millions, ont été découverts dans la cave d’une maison de Chicago sous une chape de ciment récemment couleé.Le butin a été découvert par Mike Brant tombe de la fenêtre du 5e étage GENEVE (AFP) - Le chanteur Mike Brant a fait une chute hier après-midi depuis une fenêtre du cinquième étage d’un hôtel de Genève et est gravement blessé.On indique que la chute du chanteur a été arrêtée par un balcon situé au troisième étage.Mike Brant a été transportée à l’hôpital cantonal de Genève.Ses jours ne seraient pas en danger.Forbes veut franchir l’Atlantique en ballon PARIS (AFP) — Le magnat de la presse américaine Malcolm S.Forbes, qui avait effectué la premiere traversée des Etats-Unis à bord d’une montgolfière en octobre 1973, a annoncé, lors d une conférence de presse à Prais, qu’il tentera le 30 décembre d'établir un autre record: franchir l’Atlantique en ballon.Cette tentative sera la treizième.Toutes les précédentes ont échoué et la plupart se sont terminées tragiquement.La première se déroula en 1859, les deux dernières en février et août de cette année.“Windborne”, à bord duquel voyageront M.Forbes, président de la revue économique “Forbes Magazine”, et son compagnon de route, le Dr.Thomas F.Hiensheimer, spécialiste des problèmes aérospatiaux, n'a rien de commun avec les ballons libres habituels.Il est composé d’une grappe de douze ballons de dix mètres de diamètre chacun, gonflés à l’hélium ininflammable et étagés par trois sur environ 120 mètres de hauteur.La nacelle pèse une tonne et est équipée pour permettre aux aéronautes de communiquer avec la terre et de déterminer à tout moment leur position et leur altitude.Le décollage sera effectué à partir de la côte californienne, sur la base navale d’El Toro, au sud de Los Angeles, pour permettre à “Windborne" de gagner l’altitude de 12.000 mètres au-dessus des Etats-Unis et d’être ainsi poussé dans sa traversée de l’Atlantique par des vents ouest-est, les courants n’ayant pas la même direction à une altitude inférieure.Mike Brant a commencé sa carrière internationale en 1969 avec une chanson qui se trouva vite à la tête des hit-parade: "Laisse-moi t’aimer.”.Agé de 27 ans, Mike Brant, solide garçon aux grands yeux verts, qualifié par beaucoup de “piège à filles”, est né à Chypre dfun père russe et d’une mère polonaise et il est de nationalité israélienne.Après avoir exercé les métiers les plus divers, dont celui de gardien de vaches dans un kibboutz, et chanteur d’orchestre dans des boites de nuit orientales, Mike Brant se produisait un soir à Téhérn quand Sylvie Vartan et Carlos, qui se trouvaient là, l’entendirent et lui conseillèrent de venir chanter à Paris.Ce fut le départ d’une carrière qui s’interrompit quelque temps en 1971, pendant plusieurs semaines.Cette année-là, le 14 février, près de Bourg-en-Bresse, le chanteur fut en effet victime d’un grave accident de la route.gagner son pays d’origine.Fabriquée à Nuremberg, elle avait disparu en 1570.Retrouvée dans un château autrichien, elle avait été acquise ensuite par William Randolph Hearst, magnat de la presse américaine, puis par Adrian Conan Doyle, fils de l’auteur des romans de Sherlock Holmes.avoir quelquefois triché, l'un ou l’autre, dans des moments de faiblesse, avaient soutenu qu’en l’état actuel des moeurs et devant des personnes averties, leur spectacle authentique n’avait rien de plus grave que tout ce que l’on peut voir actuellement dans les salles de cinéma.Le tribunal a également infligé trois mois avec sursis et 4,500 FF d’amende — le maximum de l’amende prévue pour outrages aux moeurs, a-t-il précisé — au metteur en scène et aux deux emploitants du théâtre.la police de Chicago.Le magot était dissimulé dans des sacs militaires au fond d’un trou de deux mètres recouvert de béton.La police pense que le reste de l’argent a été déposé dans des banques de Pile britannique de Grand Cayman, dans les Antilles, où est utilisé le système suisse des comptes à numéro.Deux des cambrioleurs étaient arrivés à Grand Cayman, deux jours après leur forfait commis le 30 octobre et avaient été renvoyés immédiatement à Chicago après une demande d’extradition.Ils avaient réussi à voler l’argent dans une cave de l’organisation de sécurité “Purclator” sans déclencher le système d’alarme ou endommager la lourde porte d’acier.L’argent a été trouvé dans le sous-sol d’une maison inhabitée appartenant à la grand-mère de Ralph Marrera, l’un des gardes de service dans la chambre forte de “Purclator ” au moment du cambriolage.La police a retrouvé sur place des sacs de plastique remplis d’essence destinés probablement à mettre le feu pour effacer les traces du vol.Toutefois, l’incendie ne s’est pas développé en raison du manque d’air dans la cave.Marrera et cinq de ses complices ont été arrêtés et inculpés.COLLÈGE RÉGIONAL B0URGCHEMIN 1 SOREl-TRTkCY I DRUMMONDVILLE 1 SAINT-HYACINTHE OFFRES D’EMPLOI Le Collège régional Bourgchemin (Campus de Sorel-Tracy) sollicite des candidatures de professeurs pour des postes en Technique de fabrication mécanique.Besoins : Un (1) professeur à temps complet, Un (1) professeur à temps partiel.Qualifications requises : diplôme universitaire de 1er cycle dans une disipline appropriée et de préférence, expérience dans l’enseignement au niveau collégial.Les personnes intéressées devront faire parvenir leur candidature, accompagnée d’un curriculum vitae et des attestations pertinentes (scolarité et expérience) au plus tard le lundi 2 décembre 1974 à Monsieur Serge Vincelette Secrétaire général Cégep régional Bourgchemin 2775, rue Bourdages Saint-Hyacinthe, Québec J2S 5S3 Commission de la fonction publique i concours de recrutement fs .Concours ouverts également aux hommes et aux femmes.NOTAIRE MINISTÈRE DE LA JUSTICE - Poste à Montréal FONCTIONS - Sous la juridiction du Curateur public, étudier et résoudre les problèmes légaux U concernant l’administration des biens pour les malades mentaux, les successions vacantes, les absents et les corporations éteintes; par la suite, émettre des opinions juridiques.EXIGENCES - Membre de l’ordre des notaires du Québec.(Joindre une photocopie de sa carte de membre).TR AITEMENT INITIAL de$9,500à$18,000.CONCOURS —A115AA/03 Date limite pour l’inscription: 2dêcembre 1974 Si le nombre de candidatures soumises par des citoyens canadiens est suffisant pour combler ce poste, la Commission limitera sa sélection à ces personnes.S'inscrire auprès de la COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE DU QUÉBEC, 1050 rue Conroy, Québec G1R4Z8 à l'aide du questionnaire OFFRE DE SERVICE qu’on peut se procurer dans les centres de main-d’oeuvre, dans les caisses populaires ou à l’un des bureaux de la Commission.C P A R R O R F I E È S R S E I S O N ETS North Bay, Ontario École secondaire Franco-Cité, Sturgeon Falls, Ont.• UN PROFESSEUR DE MATHÉMATIQUES pour le 6 janvier 1975.• DIRECTEUR DE COMMERCE Faire parvenir votre curriculum vitae à : M.David Lafleur, Principal École secondaire Franco-Cité, 90 rue Main, Sturgeon Falls, Ont.P0H2G0 Tél.: (705) 753-1510 (Bureau) (705) 753-0587 (Rés.), Voir autres Carrières et Professions, en page 21 et 22 LE DIRECTEUR GÉNÉRAL que nous recherchons .• est intéressé à relever un défi de taille; • est sensibilisé à la philosophie et à la démarche des C.L.S.C.; • est capable d’animer une équipe multidisciplinaire et d’en coordonner les activités en y suscitant une prise en charge chez chacun de ses membres; • a une personnalité forte et conciliante; un tempérament ferme et souple; • peut démontrer une habilité solide à manipuler les techniques modernes de gestion.Si vous croyez répondre à ces exigences, que vous avez une formation universitaire en administration et/ou en sciences humaines et que vous avez occupé pendant au moins deux (2) ans un poste de coordination ou de direction' nous vous invitons à taire parvenir votre curriculum vitae détaillé avec vos attestations détudes à Le Président du Conseil d’administration C.L.S.C.Basse-Viile, 355 Marie de l’Incarnation, Québec GIN 3G9 d’ici le 16 décembre 1974, 17 heures en mentionnant sur l’enveloppe : Concours directeur général.LE COLLÈGE UONEL-GROULX recherche les services d'un DIRECTEUR DU PERSONNEL NATURE DE LA FONCTION: Sous l’autorité immédiate du directeur général, il planifie, coordonne dirige et contrôle les services suivants: le service du personnel, le service de l'information et le service du secrétariat général.ATTRIBUTIONS: — Planifier, organiser, coordonner et évaluer ( ensemble des activités relatives au recrutement et à l'engagement du personnel, à son perfectionnement et son évaluation, de même que l’application des conventions collectives et des ententes concernant les diverses catégories de personnel, et.s'il y a lieu, à la négociation d un contrat collectif — Il avise le directeur général et il assiste les autres directeurs de service pour toute question de gestion du personnel.— Il supervise le travail du professionnel à l'information.— Il supervise le travail des secrétaires de direction au secrétariat général.QUALIFICATIONS REQUISES: — Diplôme universitaire en relations de travail ou en administration (option personnel ou l'équivalent).— Quelques années d'expérience dans une fonction analogue.— La connaissance du milieu collégial ou du milieu de I édu cation serait un atout.TRAITEMENT: À déterminer selon les qualifications et l'expérience.Les personnes intéressées à ce poste doivent taire parvenir leur offre de service, avant 17h .mercredi le 4 décembre 1974.à: M.Pierre Des Groseilliers, Directeur général, Collège Lionel-Groulx, 100, rue Duquel, Ste-Thérèse, Qué.Lfevenir se planifie chez United Aircraft United Aircraft du Canada est à l'avant-garde de la technologie des turbines à gaz.Cette réputation internationale, nous la devons à nos succès répétés dans la construction et le perfectionnement des moteurs, à nos capacités en recherche et développement et à notre habileté à recruter les esprits les plus brillants à tous les niveaux de notre équipe d’ingénierie.Nous recherchons la candidature d’ingénieurs qualifiés (hommes et femmes) ou de gens ayant une compétence équivalente, possédant de l’expérience à différents niveaux; à partir de ceux et celles ayant quelque expérience au-delà de la formation de base jusqu’aux personnes pouvant assumer des responsabilités au niveau de la supervision technique.Le travail dans toutes les spécialités énumérées ci-dessous est stimulant et requiert une compétence technique.Un ordinateur CDC 6600 de grande capacité est mis à votre disposition dans votre travail.DANS L1H8ENIERŒ Ingénieurs de structures et en dynamique.Le travail consiste à analyser des éléments rotatifs tournant à de grandes vitesses et des structures statiques complexes, à formuler des tests s’y rapportant et à interpréter les résultats de ces tests.Des méthodes analytiques poussées seront utilisées pour faire l'étude de ces éléments qui se situent aux limites de la technologie actuelle.Nous sommes à la recherche d’ingénieurs très qualifiés pouvant s’occuper de problèmes reliés aux contraintes, aux vibrations, au transfert de la chaleur ou à l’analyse de la fatigue.ingénieurs en aérodynamique.Travail d’analyse, de recherche, sur les bruits ou sur l'aérodéveloppement de compresseurs, turbines, conduits ou appareils à combustion.Ces postes nécessitent un ou des diplôme (s) d’études poussées ou une expérience équivalente.Métallurgistes.Possédant de l’expérience portant sur le choix de matériaux, la fabrication de pièces et la mise au point, les bris, l’analyse et les problèmes de qualité des matériaux anticorrosifs soumis à de hautes températures.Ingénieurs des normes et spécifications.Doivent étudier les méthodes de dessin et de conception technique dans le but de mettre au point une meilleure normalisation, aider à l’établissement de normes métriques et internationales, en plus de voir à l’élaboration et à la coordination de spécifications reliées aux aspects techniques des contrats.Ingénieurs d’essais expérimentaux.Le travail consiste à préparer et effectuer des tests sur les moteurs et leurs éléments, en plus d’élaborer des méthodes de détection des pannes et de déterminer quelles améliorations s’avèrent nécessaires.Ce poste nécessite un bon sens technique, de la souplesse et de l’initiative dans l’aspect pratique des choses.Ingénieurs des performances.Doivent déterminer des-paramètres qui serviront aux tests effectués sur les performances des moteurs et des systèmes connexes, analyser les résultats des essais sur banc et en cours de vol, suggérer les modifications à apporter, et prédire les performances des nouveaux modèles.Ingénieurs de la conception technique.Voir à la préparation de conceptions entièrement techniques et d’améliorations au niveau de la conception.Travail de nature mécanique complexe visant à obtenir des résultats optimums en ce qui a trait à la fiabilité, à la durabilité, au poids et au prix de revient.Il serait préférable que les candidat (e) s possèdent un diplôme ou son équivalent, mais les personnes ayant des aptitudes mécaniques prouvées seront considérées.Certains de ces postes nécessitent un diplôme; ils comprennent l’analyse de systèmes d’engrenages, de lubrification et de coussinets par opposition au travail de projeteur.Ingénieurs d’installations expérimentales.Chargés de la conception technique d'équipement et de systèmes connexes servant aux essais.Voient aussi à leur achat, leur installation et leur utilisation.La compagnie offre un ensemble de salaires et d'avantages sociaux des plus intéressants, et les niveaux de salaire sont proportionnels aux qualifications et à l'expérience.Toute demande de renseignements recevra une attention spéciale et une réponse rapide et confidentielle.Envoyez votre curriculum vitae à: Carrières d'avenir, United Aircraft du Canada Limitée, 1000, boul.Marie-Victorin, Longueuil, Qué.J4K 4X9 *».'¦ "v United^ Aircraft DU CANADA LIMITÉE Vons aroi nn avenir ehei nous.— 24 • Le Devoir, samedi 23 novembre 1974 .par MICHEL GUÉNARD.Le rapport de (’Independent Alberta Association_ Le fédéralisme coûtera à l’Alberta Un certain $26.5 mi 11 iards entre 1974 et 1981 provincialisme Si la province de l’Alberta accédait à l'indépendance politique, son produit intérieur brut connaîtrait un taux de croissance deux fois et demie plus rapide que celui qu’elle entrevoit d’ici 1981 tout en demeurant au sein de la Confédération canadienne.En termes financiers, le fossé entre les PIB “souverainiste" et “provincialiste” irait en s'élargissant d’année en année pour cumuler au bout de sept ans un manque à gagner de $26.5 milliards.Per capita, chaque Albertain voit son revenu amputé de $7,400.C’est le prix qu’il devra payer pour faire partie du Canada.L’écart entre les deux taux de croissance, qui grimpe de $2 milliards cette année à quelque $.45 milliards pour l'année 1981, provient essentiellement de la forte poussée du secteur manufacturier albertain “libéré” des entraves politiques et économiques de l’union confédérale.Grâce à son secteur des richesses naturelles (particulièrement bien doté en pétrole, gaz naturel et charbon), un Etat albertain indépendant pourrait générer et diffuser les retombées économiques de cette source d’activité à l’ensemble des branches industrielles et connaître un taux de croissance réel de 5% par année.Dans un document, le premier d’une série de deux qui traitent ae cette question, qu’elle vient de remettre au gouvernement de M.Lougheed, l’Independent Alberta Association, étudie la “performance” de l'économie albertaine au cours de la période 1972-81 à la lumière des deux options politiques.Contrairement à l’approche utilisée par les chercheurs du Parti québécois, le groupe d'économistes dirigé par le docteur Warren Blackman de l’Université de Calgary ne s’est pas laissé emprisonner à [’intérieur du corridor étroit, et finalement peu transparent, des paiements de transfert et impôts perçus par Ottawa en sol albertain.On se souviendra que le rapport Morin laissait entendre que le Québec essuyait une perte sèche de $200 millions au regard des bénéfices reçus du gouvernement fédéral.Cette conclusion avait déclenché une vive polémique méthodologique à l’égard des différentes approches comptables susceptibles de refléter fidèlement le volume des flux financiers entre le niveau provincial et l'E-.tat fédéral.En somme, le docteur Blackman a su éviter l’écueil des paiements de transfert cour s'attaquer directement aux conséquences, bénéfiques ou négatives, de l'indépendance sur l'évolution à moyen terme de la structure industrielle de l’Alberta.Délaissant les phénomènes “‘ante’’, le groupe de recherche s’est voué à un travail de type prospectif.“Notre hypothèse de départ, d'expliquer en prologue de son étude le professeur Blackman, a été de se demander si un Etat albertain indépendant pouvait mieux utiliser ses ressources naturelles et accroître d’autant son influence sur la structure industrielle de la province, générant ainsi un mieux-être collectif supérieur à celui qui découle d'un territoire albertain provincialisé.” L’étude conclut que oui.“Non seulement, un Etat albertain indépendant est viable (on croirait entendre le PQ) mais il serait autrement plus prospère que dans la situation actuelle d’assujettissement à une structure confédérale qui la pénalise lourdement.” C’est donc par le biais d’une coupe transversale touchant tous les secteurs de l’activité financière et industrielle que les économistes de Calgary ont .cherché à mesurer les “effets d’entrainement” d’un pouvoir provincial libéré de la tutelle fédérale.Dans ce jeu de souque à la corde entre “avantages et désavantages" du fédéralisme canadien, le groupe d’étude admet d’emblée que l’union canadienne véhicule des “économies d’échelle" fort appréciables qu’on aurait tort de mésestimer.Il en est ainsi de la structure douanière, de la fluidité des capitaux et du réseau de transport; toutes choses propres à favoriser un développement harmonieux des économies provinciales.Mais le fléau de la “balance albertaine” penche lourdement du côté des désavantages de la présente structure confédérale lorsque les économistes comparent les “coûts d’option" d'Edmonton à maintenir le lien politique canadien.Bien sûr, on savait depuis la conférence économique de Winnipeg que les provinces de l’Ouest exprimaient de vives réticences à poursuivre leur rôle de “réservoir énergétique" à l’égard du reste du Canada.Parmi les nombreux griefs mentionnés par les “westerners”, la prédominance industrielle des provinces du Centre jointe ou concomitante à une structure tarifaire du réseau de transport jugée discriminatoire, étaient revenues comme autant de leitmotivs dénonçant une situation qualifiée de “coloniale" par plusieurs économistes tant de Calgary que de Régina.Selon ces économistes, le renchérissement du prix international du pétrole (celui-ci a fait un bond de $2.50 à $10.7 depuis l’automne 1973) n’a pas profité pleinement à l’Alberta: “station de pompage” des besoins énergétiques pour le besoin industriel du centre du pays, les provinces productrices de l’Ouest tentent depuis un an de négocier un “new deal” économique avec Tes autres partenaires de la Confédération.Aussi, le document stigmatise fortement le concept qui veut que l’Alberta soit une corne d’abondance énergétique à bon marché pour les provinces industrialisées : à titre d’exemple, le revenu per capita des Albertains n’a progressé que de $576 au cours de 1973 contre $466 pourTe reste du Canada.Avec ses $4,325 de revenu par tête d’habitant, l’Alberta (pro-• vince riche aux yeux des spécialistes de la péréquation fédérale) ne dépassait la moyenne nationale que d’un maigre $71.Au départ, les économistes ont posé quatre hypothèses de base qui conditionnent leurs données prévisionnelles: au plan démographique, la population albertaine progresserait à un rythme légèrement plus rapide dans un Etat indépendant (en dix ans, la population rejoindrait le seuil des 2.3 millions alors que les démographes fédéraux ne prévoient que deux millions d’habitants pour l’Alberta en 1981).Les économistes écrivent au sujet de la fluidité des échanges commerciaux: “Il nous apparaît tout a fait logique de croire qu’un Etat indépendant n’affronterait aucun goulot d’étranglement au niveau de ses importations ou de ses exportations.Même si l’Alberta n’a pas d’ouverture maritime, il est facile d'imaginer que le flot des biens et services pourrait se transiger via les Etats frontaliers américains ou tout simplement en transit à travers le Colombie-Britannique avec point de chute à Vancouver.’' Il y a donc une hypothèse implicite qui est faite, à savoir que l’Alberta ne subirait aucun préjudice économique au niveau de la sortie ou de la rentrée des biens et services advenant son indépendance: bref, la demande internationale pour les produits albertains (minéraux et autres biens) se maintiendrait à un niveau élevé.Quant à la question des capitaux nécessaires à alimenter le développement économique de l’Etat albertain, les économistes n'entrevoient aucune difficulté à cet égard: la création d’une Banque centrale combinée à la proximité du marché financier américain devrait assurer le flot de liquidité nécessaire.Le problème de la main-d’oeuvre qualifiée (source traditionnelle d’inquiétude pour Edmonton) n’en serait pas un dans un Etat albertain indépendant: les salaires élevés payés dans l’industrie albertaine (on pense ici à l’imposant réservoir de main-d’oeuvre qui a pris d’assaut Fort McMurray, au coeur de la région des » & & $ $ % % % % » % % * $ & % $ ft ft ft ft Quand on a los moyens æ s $ , Rva_ ft ft ft ft ft ft Le seul cognac vieilli à l'ombre de Napoléon Représenté par J.M.Douglas International ftftftftftftftftftft ft ft ft ft ft ft ft ft sables bitumineux, à la faveur de salaires annuels de $20,000 et plus), principalement le secteur des hydrocarbures et ses dérivés, devraient constituer une puissante source d’attrait pour les travailleurs étrangers.D’un point de vue strictement méthodologique, le professeur Blackman examine l’allure des courbes de croissance de tous les secteurs d’activité de l’économie albertaine (une quinzaine de branches et services en tout) au cours de la période 1972-81 à la lumière de l’option "souverainiste” d’une part, et “provincialiste” d’autre part.La ventilation de la “valeur ajoutée” des secteurs industriels et commerciaux d’un Etat indépendant tranche fortement sur ce le “provincialiste” en raison des effets d’entrainement général par les branches minérale, pétrochimique et alimentaire pour ne citer que celles-là.Une seconde vague de dynamisme viendrait bonifier certaines branches périphériques de l’économie albertaine: ainsi, la construction, les dépenses publiques et tout le secteur tertiaire connaîtraient un très fort degré d’activité.C’est en tenant compte des effets multiplicateurs (qui, selon le mot du professeur Blackman, réverbèrent” sur l'ensemble des fonctions économiques d’un Etat) identifiés et comptabilisés à travers un modèle input-output à la Matuzzewski (l’économètre de l’Université Laval vient de publier une volumineuse étude sur l’inter-relation des agents économiques au Québec) que les économistes albertains en viennent à causer un écart économique entre les deux options politiques.Quant au secteur étatique (que l'hypothèse péquiste atrophie avec une exubérance toute juvénile), les économistes albertains se gardent bien de concevoir l’Etat comme une locomotive de tête capable de “tirer” le gros de l’effort du développement économique.Une hypothèse plus modeste laisse entendre qu’un gouvernement indépendant se comporterait selon la “moyenne des nations-membres de l’Organisation pour la coopération et le développement économique, OCDE”: par contre, il est Disons-le sans ambages, [’Independent Alberta Association représente les vues politiques propres à un certain segment de la population albertaine: principalement les milieux conservateurs où l’affairisme tient lieu de dogme et qui prêchent que l’Alberta se fait avoir par Ottawa.Dirigée par M.John Rudolp, de Calgary, l'Association est devenue très active récemment et mène une campagne de sensibilisation auprès de la population afin d’inciter les autorités d’Edmonton à “renégocier l’entente fédérale qui lie la province à l’ensemble canadien.” Il faut dire que l’imposition d’une taxe fédérale à l’exportation sur le pétrole albertain a ete la goutte qui a fait déborder le vase des exaspérations des milieux provincialistes albertains.On sait que le 1er juin dernier, Ottawa portait de $4.00 à $6.50 cette même taxe et que le dernier budget de M.Turner (en plus de contenir toutes les calamités fiscales à l’endroit des sociétés pétrolières ayant pignon sur rue à Calgary) estimait que les paiements de péréquation atteindront le plateau des $1.4 milliard au cours de 1974-75, une avance de $300 millions sur cette année.Toute cette belle mathématique financière se marie mal avec les calculs des provincialistes albertains qui voudraient qu’Edmonton perçoive $4.55 le baril au lieu du maigre $2.20 qui rejoint actuellement les coffres de M.Meany.Ce manque à percevoir implicitement reconnu que la branche des hydrocarbures bénéficierait du parapluie étatique afin quelle joue bien son rôle “d’aiguilleur économique".Bref, si la fourchette du développement économique d’un Etat albertain indépendant s’élargit aux dépens de l'option confédérale, c’est dû en majeure partie à une expansion délibérée du secteur minier et de ses retombées circonfériques: dans l'hypothèse souverainiste, ce secteur génère des revenus de $1.5 milliard cette année avec projection de plus de $3 mil- représente grosso modo quelque $80û millions par année qui s’envolent vers les autres provinces.Aussi, l'Association juge-t-elle que l’Alberta se trouve dans une impasse de type "colonial" où la métropole industrielle du pays (le Québec et l'Ontario en l’occurrence) pompe sans scrupule ses richesses naturelles pour, dans un second temps qui ajoute l'injure à l'insulte, imposer une structure tarifaire qui pénalise le développement industriel de la province.Bref, l’Alberta serait, aux yeux des centralisateurs d'Ottawa, le “Congo canadien”.Bien sûr, l'Association ne prêche pas ouvertement la sécession du reste du Canada: elle préfère se faire l'avocat d’une renégociation constitutionnelle qui verrait l’émergence d’un “new deal" économique entre les provinces et le pouvoir central.Mais le temps presse et les réserves conventionnelles de l'Alberta s'épuisent au rythme de plus de 940,000 barils par jour: restent les sables bitumineux de TAthabasca (des centaines de milliards de baril:s de pétrole synthétique) dont le développement nécessite des investissements colossaux qu'Edmonton aimerait bien constituer à même ses ventes d'hydrocarbures.Il n'est donc pas surprenant de voir certaines voix albertaines crier que les “ponctions financières" du pouvoir central vouent la province au sous-développement chronique.liards au cours de Tannée 1981.Une telle dotation de ressources, amplifiée par une autonomie décisionnelle au niveau politique, pave la voie à une “richissime indépendance nationale".Bref, à l'image des émirs du Golfe persi-que qui n'ont jamais troqué une parcelle d'autonomie, l'Alberta du cheikh Lougheed aurait tout avantage à voler de ses propres ailes.Cela lui éviterait de partager, par le système de péréquation fédéral, une partie de ses richesses avec le reste des provinces.télévision i émissions en noir et blanc SAMEDI CB FT O 8.55 Ouverture et horaire .9.00 Pépinot.9.30 Yogi l'ours 10.00 Poly en Tunisie.10.30 Lassie .11.00 L'Odyssée.12.00 Les héros du samedi.1.00 Sporthèque Football américain .2.00 Femme d'aujourd'hui.3.30 La coupe Grey.5.00 Bagatelle.6.00 Déclic.6.30 Téléjournal.6.40 Nouvelles du sport.6.50 Politique fédérale.7.00 Arsène Lupin.8.00 Hockey: "Philadelphie à Toronto” 10.30 Téléjournal.10.45 Nouvelles du sport.11.00 Cinéma: "Seule dans la nuit" (suspense (Américain 1967» 12.30 Ciné-nuit: "Le lit conjugal” (étude de moeurs — Italien 1963) 11.15 Sans pantoufles: "Dernière chasse" (western — Américain 1955) .12.45 Sans pantoufles."Navire des filles perdues" (mélodrame — Italien 1953).2.15 Le 10 vous informe 2.30 Fin des émissions C B AA T O 9.30 10.00 Elephant boy .The Flintstones 10.00 Banjo parlor.10.30 Oumpapa.11.00 The (.TV National .11.18 Puise.12.00 Saturday night feature movie: "The hell fighters" (drame 1969) DIMANCHE C B F T O 10.30 Les nouvelles TVA.11.00 La lie heure.12.00 Sans pantoufles: "Les ennemis" (contre-espionnage Français 1961).1.30 Le 10 vous informe.C B AA T O CFTAA
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