Le devoir, 30 janvier 1975, jeudi 30 janvier 1975
i l9 météo: dégagement en matinée.Froid et venteux.Maximum 5.Aperçu pour vendredi: ennua-gement progressif.Détails en page 6.Fais ce que dois 20CENTS VOL.LXVII - No 24 Montréal, jeudi 30 janvier 1975 Office férial Le Village, trop risqué pour le COJO ?par Barnard Deacôtaaux QUEBEC — Le COJQ étant dans la perspective de perdre une mise de fonds de près de $30 millions dans le projet des pyramides, la commission parlementaire saisie du dossier olympique recommande maintenant au COJO d'etudier sérieusement la possibilité de recourir à une solution de rechange sous la forme d'un village olympique temporaire.Cette volte-face que l’on avait pu pressentir un peu la semaine dernière est sur- venue à la toute fin des travaux de la commission parlementaire des Affaires municipales, hier soir.Deux éléments sont particulièrement à retenir pour expliquer ce revirement.La commission, d'une part a pu établir au cours de la journée que le coût minimum de la réalisation du projet des pyramides s’élèverait à au moins $49.7 millions.D’autre part, l'on s'est rendu compte qu'en vertu de certaines clauses du contrat liant le COJO aux promoteurs du projet des pyramides, Les Terrasses Zaro-légà, ceux-ci étaient nettement avantagés sur le plan financier alors que le COJO risquait advenant certaines circonstances de ne pouvoir jamais récupérer sa participation financière au projet, soit $29.6 millions.C'est en fonction de ces deux éléments, et après avoir entendu deux témoignages au sujet de solutions de rechange pos- sibles, que le ministre des Affaires municipales a suggéré au COJO de procéder a une réévaluation complète de la situation.A cet effet, M.Victor Goldbloom a soumis trois points de réflexion au COJO: • Le COJO et les Terrasses Zaroléga devraient se rencontrer et renégocier leur contrat; ceci en présence du ministre responsable du COJO, M.Fernand Lalonde.• Le COJO devrait revoir les dossiers des trois projets de village présentement en cause, soit celui des pyramides, et les deux projets temporaires, celui de la Faculté d'aménagement de l'Université de Montréal, et celui présenté par les firmes Gendron et Lefebvre, et Domulus.Ccd tout en déterminant les conséquences de l'abandon du projet des pyramides dont la construction est commencée.• Etablir, advenant le cas où une renégociation du contrat entre le COJO et les Terrasses Zaroléga échouait, si les promo- teurs auraient l’intention de réaliser leur projet de pyramides à un autre endroit à Montréal et de mettre ses unités de logement en vente.La commission parlementaire se réunira à nouveau, mardi prochain, à 15 heures, pour poursuivre ses travaux sur la question du Village olympique à la lumière des nouveaux éléments d'information que pourra lui apporter le COJO.En Voir page 6: Le Village L’ex-gérant d’affaires de l’UlCA Soupçonné d’avoir reçu comme pots-de-vi n une piscine et $3,000 par Louis-Gilles Francoeur En aucun moment, les responsables de B13V Construction ont-ils admis qu'ils avaient payé la piscine de Baxter pour que ce dernier accroisse le rendement de ses membres syndiqués sur leur projet.Quoibon.l’entrepreneur, a nié avoir été pavé par BBV Construction, faisant état de paiements "cash" de Baxter.Quoibon a par ailleurs nié avoir discuté au téléphone des modalités de cette transaction douteuse la veille de son témoignage à huis clos devant la commission Cliche.Il a toutefois été contredit par le représentant de la compagnie BBV Construction, M.Pierre Paradis, qui a admis lui avoir parlé de cette vieille histoire de piscine.Paradis et Longpré, de BBV Construction, et Quoibon, l'entrepreneur, ont admis avoir participé à une rencontre chez ce dernier à la demande de nul autre que Baxter, dans les journées où ils ont été appelés à témoigner à huis clos.Quoibon a admis pour sa part avoir rencontré Baxter le matin même de son témoignage à huis clos.Baxter voulait, parait-il, un chauffe-eau pour sa fameuse piscine.A ce temps-ci de l'année, a interrogé le juge Cliche tieis de son témoignage, qui s'étranglait presque de scepticisme.Le témoignage de Goulet, au début de la journée d’hier, a par ailleurs jeté une lumière nouvelle sur les assauts dont ont etc victimes les employés de Labadie Construction à la Place Dupuis.Armor avait eu le premier contrat, en 1972 mais la grève des ascenseurs l'avait obligé de passer la main à quelqu'un d'autre.Kelly, selon certains renseignements obtenus en marge de la commission aurait tenté de récupérer la fin du contrat qui a finalement été confié à Labadie Construction, propriété de l'ancien gérant de Armor.Par ailleurs, Kelly a admis avoir prêté $20,000 à la firme G, Irving et Associés, une entreprise d'experts-conseils qui assiste les propriétaires d'édifices en ¦ La CEO s'interroge sur les aspects "anti-ouvriers” de la commission Cliche (page 2).construction à choisir le plus impartialement possible le constructeur d'ascenseurs le mieux placé pour répondre à leurs besoins.Pour remettre sa dette à Kelly, Irving a emprunté d une banque un montant de $20,000.L'endosseur, pour cette transaction où il n'est question d'aucun intérêt à Kelly, est Kelly lui-même.La preuve présentée contré Baxter, qui conteste sa destitution en décembre dernier par le tuteur nommé par le ministre du Travail.M.Jean Cournoyer, a débuté hier matin par le témoignage de l'ancien gérant de la compagnie Armor.M.Denis Goulet, qui a avoué aux commissaires qu'il craignait pour sa sécurité personnelle en témoignant contre le tout-puissant dirigeant de l'UICA.Goulet a raconté qu'il avait rencontré Baxter dans les corridors de Parthenais peu avant sa déposition.Celui-ci lui a notamment demandé s’il était vrai qu'il avait signé des documents, des affidavits par exemple, susceptibles de l'incriminer, Goulet a raconté qu'il avait déjà témoigné à huis clos au cours d'une pré-enquête et ue le soir même, Baxter l'appelait pour iscuter avec lui des éléments confiden- "¦*?**¦ ¦~^Wi M£; L'explosion d'une bombe déposée au troisième étage du département d'État à Washington.a complètement ravagé les bureaux de l'Agence pour le développement International (AID), et inondé d'autres étages.Le Département d'État a interdit durant toute la journée d'hier aux photographes de se rendre sur les lieux et n'a levé son Interdiction qu'en fin de journée.(Téléphoto AP) Bourgault donne un coup de.fouet au PQ par Pierre O’Neill Le Parti québécois, avec sa grosse machine et scs 100,900 membres, donne pourtant l'impression qu'il "existe à peine".il faut lui retrouver un second souffle, ("est sur ce ton fracassant que Pierre Bourgault a fait hier soir sa rentrée politique Quelque .'100 militants, visiblement des plus enragés, avaient bravé la tempête pour acclamer son retour sur les planches.L'ex-leader indépendantiste n'a rien perdu de sa grandiloquence et il a suscité un enthousiasmé quasiment euphorique lorsqu'il s'est mis en train de fouetter son parti.Interrogé par les journalistes, il a indiqué sa ferme intention de se manifester très activement au sein du parti II sera candidat aux prochaines elections générales.préférablement dans le comté de Mercier contre le premier ministre Bou-rassa.sinon dans le comté de Duplessis.Essentiellement, Pierre Bourgault reproche à son parti de s'être trop préoccupé de l'image, d'avoir laissé l'aile parlementaire occuper toute lu place et de s'étre montré distant a l'égard de certaines catégories de Québécois.Pour que*ie Parti québécois cesse de se contenter de victoires morales, Pierre Bourgault estime urgent de se ranger irré-Voir page 6 : Bourgault Les créditistes outrés suscitent un débat orageux aux Communes Les Weathermen frappent: plusieurs ministères évacués évacués, et à celui de l'Agriculture, où un par André Bellemare OTTAWA (PC) — Le petit groupe de députés créditistes a suscité un débat orageux de près d'une heure, hier aux Communes, qui.à un certain moment, a frisé la querelle raciale entre anglophones et francophones.Une déclaration du président de Radio-Canada.M.Laurent Picard, au sujet des accusations de corruption portées par le chef créditiste, M, Caouettc, contre un journaliste de la société d'Etat et le retard de la publication de la version française du journal des débats ont été à sommaire ¦ Le métier le plus sûr est de n’en pas avoir — page 2 ¦ Les intérêts immobiliers des candidats éclipsent la scène à Hull ¦ La situation se détériore à l’hôpital Sainte-Justine — ptga3 ¦ La réforme des finances des partis: un-éditorial de Claude Ryan ¦ La rénovation des Portugais de Saint-Louis: un commentaire de J.-C.Leclerc — page 3 ¦ Pétrodollars: tout danger de crise virtuellement écarté -paga 7 ¦ Brejnev de retour au Kremlin ?-paga 8 l'origine des interventions intempestives des créditistes.L'utilisation on outre par cinq députés créditistes de l'article 43 pour soumettre des motions se rapportant à divers sujets a poussé à bout de patience, sembic-t-il, le député conservateur Robert Coates, de la Nouvelle-Ecosse, qui a accusé les créditistes de tourner en dérision des travaux de la Chambre.Il n'en fallait pas plus pour faire bondir de son siège le leader parlementaire du Crédit social, M.André Fortin qui y est allé d'une charge à fond de train contre "le parti des anglophones".Dès le début de la séance, M, Fortin s'est levé sur un point d'ordre pour s'en prendre au président de Radio-Canada, M.Picard, qui a menacé M.Caouettc, dans une entrevue, "de subir les foudres de Radio-Canada" s’il ne précise pas davantage ses accusations de pots-dc-vin à l'endroit d'un journaliste do la société ou refuse de comparaître devant le comité parlementaire des privilèges et élections.Le député de Lotbinlère a accusé M.Picard "d abus de pouvoir et de condamner à l'avance M.Caouettc et de porter atteinte aux privilèges du député de Témis-eamlngue de décider, seul, s'il doit ou non témoigner devant ses pairs".M.Fortin a ainsi discouru pendant une vingtaine de minutes sur le dos de M.Picard de qui il a exigé qu'il présente ses excuses au chef créditiste.II a finalement présenté une motion visant à sommer le président de Radio-Canada d'aller, lui, témoigner devant le comité des privilèges et élections, de retirer ses paroles de menaces envers M.Caouettc et de préciser ce qu il entend par "subir les foudres de Radio-Canada".Le président de la Chambre, M.James Jerome, a expliqué qu’il appartiendra au comité seul, de préparer une liste de témoins, sans l’intervention de quiconque.Il a refusé la motion du député de Lot-binière ainsi que le bien-fondé de son argumentation, parce que les propos qu'il rapportait de M.Picard avaient été prononcés en dehors des Communes.Immédiatement après le discours de M.Fortin, un autre député créditiste, M.' Adrien Lambert, de Bellechasse, a pris la parole pour dénoncer le retard apporté à la livraison du journal français des débats de la Chambre.Voir page 6: La* crédltiitaa Goulet a commencé par dire que sa compagnie avait été requise par le propriétaire de la Résidence Rivière-des-Prairies.la compagnie BBV Construction, d’accroître l'évaluation officielle des coûts de construction de l’ascenseur de cette résidence pour vieillards.Dans un mémo à un directeur de Toronto, l'adjoint de Goulet disait que cet accroissement du coût de l'évaluation servirait aux propriétaires à obtenir une hypothèque plus substantielle de la Société centrale d'hypothèques et de logement.Lors d'une rencontre avec le représentant de la BBV Construction, M Gilles Longpré, Goulet a pris quelques notes qui ont été produites hier devant la commission.On y lit que la BBV justifiait sa demande d'évaluation accrue par le fait qu’elle avait dû débourser $25,000 pour I installation d'un monte-charge à defaut d'ascenseur, qu'elle perdait des loyers à cause du retard apporté à l'installation de l'ascenseur de la compagnie Armor, et d'un "cadeau" (gift) qu'elle s'apprêtait ou devait faire.Goulet et son adjoint ont témoigné que le retard des travaux à la Résidence avait poussé ses propriétaires à rencontrer Baxter pour obtenir de ce dernier un accrois- Voir page 6: Pot*-d*-vln parGérald LeBlanc QUEBEC - Le ministère de l'Education du Québec commence la semaine prochaine l'expérimentation de sa batterie de 24 tests d'aptitude linguistique que les commissions scolaires devront utiliser, au printemps, au moment des inscriptions pour l'année 1975-76.Cet ensemble de tests a été rendu nécessaire par la loi sur la langue officielle (bill 22) qui maintient la liberté de choix de la langue d'enseignement mais en y incluant Pexigence d'une "connaissance suffisante" de la langue d'enseignement du secteur fréquenté par l'élève.Il faut donc mesurer cette "connaissance suffisante" et le service des mesures et évaluation du ministère, dirigé par M.Jean-Guy Godbout, a préparé des tests d'aptitude linguistique, en anglais ou en français, pour les élèves de la maternelle au secondaire V.La loi 22 laissait aux commissions scolaires la responsabilité de préparer ces tests linguistiques mais conférait au ministre le privilège d'imposer ceux de son ministère.Le "projet de règlement relatif à la connaissance de la langue d'enseignement ", divulgué le 21 décembre, indique que le ministère imposera ses propres tests à toute la province.L'on a d'ailleurs rien ménagé, en per- WASHINGTON (d'après AFP et AP) — Une série d'alertes à la bombe a provoqué hier l'évacuation de milliers de fonctionnaires de plusieurs ministères à Washington, après qu'une explosion ait endommagé au milieu de la nuit plusieurs étages du département d'Etat et que des cartouches de dynamite aient été découvertes dans un édifice de l'armée à Oakland (Californie).Tandis que le FBI enquêtait sur l'explosion qui a sérieusement endommagé vingt bureaux et.provoqué des inondations au département d’Etat, mais n’a fait aucune victime, des appels téléphoniques étaient adressés à une agence de presse américaine pour annoncer que des bombes allaient exploser au département de l'Intérieur, dont les cinq mille employés ont été sonnel ou en argent, pour que l’équipe de M.Godbout puisse terminer ces tests à temps pour la prochaine ronde d'inscription, û savoir avant le 1er mars prochain, De fait les tests sont prêts et l'on commencera la semaine prochaine à en faire l'expérimentation dans certaines écoles de diverses réglons avant de les remettre • ¦¦Al müH ï paquet suspect a été découvert dans les toilettes, ainsi qua l'institut 'Smithsonian'.dont les musées ont dû être fouillés.Puis, au milieu de l'après-midi, un coup de téléphone parvenait au département du Trésor, voisin de la Maison-Blanche, pour prévenir que "dans une demi-heure, le Trésor va voler en fumée", Alertés par un système intérieur de haut-parleurs, tous les employés ont été évacués.Ces appels téléphoniques, comme les charges explosives déposées au département d'Etat et à Oakland, sont revendiqués par deux mouvements de gauche, Students for a democratic society et le groupe clandestin des Weather underground, qui tire son nom d'une des aux commissions scolaires.Heureux d'avoir pu travailler Jusqu'ici en "toute discrétion ", M, Godbout a renvoyé le journaliste du DEVOIR au cabinet du ministre de l'Education, M, François Cloutier.En plus de confirmer les renseignements Indiqués plus haut, le cabinet de M.Cloutier indiquait que les tests étaient entièrement oraux pour les élèves de la maternelle ainsi que pour ceux de la première à la troisième année de l'élémentaire.Pour les autres élèves de l'élémentaire et ceux du secondaire, le test comprend une partie orale et une partie écrite D'après le projet de règlement, qui ne sera pas en vigueur avant le 21 mars en raison du délai de 90 jours requis par la loi, ces épreuves linguistiques ne toucheront qu'un très petit nombre d’élèves.On parle d'environ 10,000 des 1,437,132 étudiants du secteur public.Les élèves déjà inscrits dans une commission scolaire et qui ne demandent pas à changer de langue d'enseignement n’auront pas à subir ces tests.Seront également exemptés, les élèves s'inscrivant pour la première fois mais dont les parents affirment solennellement que la langue dans laquelle l'élève doit recevoir premières chansons de Bob Dvlan contre la guerre du Vietnam.Ces groupes, dont les activités et les effectifs avaient considérablement diminué au cours des dernières années, entendent protester contre le soutien de l’administration Ford au régime sud-vietnamien de M.Nguyen Van Thieu.A l'Associatcd Press, un homme a demandé que l'on envoie chercher une déclaration dactylographiée de 12 pages, déposée dans une cabine téléphonique du voisinage.La déclaration traitait de l'engagement des Etats-Unis en Indochine et accusait l'Agence pour le développement international (AID), qui relève du département d'Etat, d’avoir utilisé cette année $450 millions de l'aide américaine pour Voir paga 8: La* Weathermen renseignement est "sa langue maternelle ou celle habituellement parlée à la maison", ("est donc dire que seuls les élèves demandant à changer de secteur d'enseignement (du français à l'anglais ou vice-versa) ainsi que ceux s'inscrivant pour la Voir page 8: Battarla de tait* QUAND VOUS ACHETEZ UN DICTIONNAIRE EN 1975 «••urM-vous qu’il t’agit bltn d’un dlotlonnalrt dt 1975 c/iaz votre libraire exigez un : PETIT LAROUSSE r édition 1975 La loi 22 et les inscriptions scolaires Québec expérimente une batterie de tests j I 2 • Le Devoir, jeudi 30 janvier 1975 L’orientation du PC doit être débattue d’urgence (Graftey) Le député conservateur de Brôme-Missisquoi aux Communes, M.Heward Graftey, estime que la discussion sur les orientations fondamentales de son parti "ne peut plus être retardée".Le Parti conservateur, croit-il.doit offrir à l'électorat canadien "une doctrine sensée", démontrer le dynamisme de ses principes et freiner la dérive vers le socialisme.Récemment, le leader national.M.Robert Stanfield, invitait ses députés à repenser les orientations politiques du Parti conservateur.C’est dans cette optique que M.Graffey a prepare un bref mémoire à l’intention de son chef.En préalable aux conclusions de cet exercice de réflexion, M.Graftey y va d’une mise en garde: "Ne pas tomber dans le piège de croire que tout changement est une réforme".Puis, il formule Le cri d’alarme qu’a lancé la Comission scolaire Chomedey de Laval devant le dépeuplement de ses écoles élémentaires est une "manoeuvre de diversion", selon la présidente du comité de parents de la commission, Mme Monique Jones.Celle-ci croit qu'on veut détourner l’attention publique du problème de la vocation des écoles secondaires de Laval, que le secteur anglophone serait en voie de grignoter encore plus avant cette année.La commission scolaire a fait savoir au début de la semaine qu’elle avait dû fermer trois écoles élémentaires cette année.par suite de la baisse de la natalité, et quelle prévoyait fermer 86 classes en septembre prochain pour la même raison."On pourra sans doute répartir ces fermetures sur l’ensemble des écoles sans avoir à abandonner des édifices”, nous a déclaré le directeur général de la commission.M.Ludovic Lapointe qui dit compter sur la consultation des parents avant de prendre une décision.C’est cependant uniquement sur le sort des écoles secondaires qu'a porté la réunion de la commission avec le comité de parents, lundi soir dernier Tandis que la direction de la commission prétend ne pas avoir de plan définitif en poche et attendre les suggestions des parents, ceux-ci affirment qu'il s'agit dTune fausse consultation et que la vocation des écoles secondaires fait déjà l’objet d'hypothèses préci- Mme Pierre Rondeau QUEBEC (PC) — Mme Pierre Rondeau.âgée de 87 ans, est décédée mardi soir à Québec.Elle était la mère de M.Guy Rondeau, adjoint au chef du bureau de la Presse Canadienne, à Montréal Elle laisse dans le deuil sept autres enfants, tous de québec.soit le chanoine Jean Rondeau, André.Pierrette.Benoit.Claude, Fernand et Rita, ainsi que plusieurs petits-enfants.La dépouille mortelle est exposée à la maison funéraire Lépine-Cloutier.au 975, de la rue Marguerite-Bourgeois.Les funérailles auront lieu, vendredi, en l'église Saint-Sacrement.les lignes de force de sa pensée politique: • le PC doit favoriser une décentralisation du pouvoir dans une délégation décisionnelle vers le niveau local.“Les gens à l’échelle locale savent souvent ce qui est mieux pour région et la meilleure façon d'administrer leurs affaires:” • le PC doit encourager "une démocratie de la propriété des citoyens", c’est-à-dire concevoir une série d’incitations fiscales devant encourager l’accès à la propriété d’une maison, d'une entreprise commerciale ou agricole: • le PC doit reconnaître le caractère spirituel ainsi que la dignité de l’individu et.en construisant sur les meilleures assises du passé, ouvrir la voie à "un âge d’excellence’’; • le PC doit être progressiste dans la politique sociale et conservateur dans la politique économique.Selon les projections établies par la commission, la population d’élèves francophones au secondaire passera de 11,098 en 1974-75 à 8.734 en 1977-78.alors quelle augmentera légèrement pour les anglophones de même niveau.Ils sont 2,922 cette année, seront 2.964 en 1977-78.en passant par une pointe de 3.020 en 1976-77.La commission désirerait rapatrier les anglophones qu elle avait dû loger l'année derniere dans l’école Highcliff louee à la commission protestante anglaise du territoire.et leur ouvrir un campus à l'école secondaire Chomedey qui regroupe cette année 900 francophones dans ses deux bâtiments.Pour ce Chomedy II, on retiendrait le bâtiment le mieux équipé, ce que les francophones n'apprécient guère.Autre sujet d’hostilité, la vieille école secondaire Mont-de-LaSalle déborde de francophones, et ses équipements vétustes se comparent mal, selon son comité d'école, aux conditions faites aux anglophones dans le moderne Laval Catholic High School.Les parents verraient bien qu'on troque les écoles l'une pour l’autre.Il y aurait 1.820 anglophones au LCHS l’année prochaine mais ils logeraient dans les 1.500 places du Mont-de-LaSalle "si on n’acceptait plus les élèves anglophones qui viennent de l’extérieur du territoire," largesse que les parents de Laval réprouvent depuis quelques années.Les commissaires doivent faire connaître leurs décisions le 10 février, au cours d'une réunion régulière qui promet d'être mouvementée si l’on se remémore la bataille de la célèbre école Présentation-de-Marie.au printemps dernier.Le problème est fort semblable, selon Mme Jones, qui croit pour sa part que la direction de la Commission ne fait pas de place à l’imagination ni à la prospective."Penser à trouver des fonctions communautaires pour les écoles, à abolir les distinctions confessionnelles s'il le faut", suggère-t-elle en reconnaissant que de telles solutions dépassent peut-^tre les pouvoirs d’une commission scolaire, mais nue celle-ci pourrait au moins s'en faire le défenseur auprès de la hiérarchie.Gérard Fi lion Gérard Fi lion Le métier le plus sûr est de n’en pas avoir Quel métier exerceront nos petits enfants?Mystère, si l’on s’en tient aux réponses que fournissait hier M.Gérard Fi-lion aux membres de la Chambre de Commerce française.Dédaignant une prospective qui lui aurait semblé inutile et fantaisiste.M.Filion a préféré faire l’analyse des facteurs qui pèsent actuellement sur le choix des métiers.Tout était déjà dit dans le rapport Parent.rappelle d'ailleurs le vétéran de la commission royale des années 60.puisqu'on y annonçait déjà que les jeunes aux etudes seront appelés à "changer de métier cinq fois dans leur vie et que quatre des métiers qu'ils exerceront n’existent pas encore au moment où ils fréquentent l’école.” Dès lors, la seule préparation vraiment utile aux jeunes est celle de l’adaptation au changement puisque "le métier le plus sûr est de n'en pas avoir." L’avènement de la machine, qui ne cesse de se multiplier quand ce n'est de s’autogénérer.la spécialisation croissante des fonctions, des économies régionales et nationales, et la croissance phénoménale des contrôles "avant et en arrière, au-dessus et au-dessous” enlève à la notion de métier tout caractère de permanence au sens où le concevait Partisan relativement autonome.L’atomisation des métiers traditionnels s'accompagne d'une croissance de la bureaucratie d'Etat, de laquelle au passage M.Filion déclare être mal servi, dont l'existence absorbe 38 pour cent du produit national brut."Les neuf-dixièmes de ces fonctions n’existaient pas il y a deux générations”, constate le conférencier.Les jeunes trouveront donc "des ouvertures partout à condition d'être prêts à s'adapter à la grandeur de l'orifice." Et dans le processus du choix, ils seront aux prises avec d’autres insécurités, ne serait-ce que celle de ne plus choisir linéairement le métier qu'exerçait leur père.M.Filion semble assez troublé par les effets inattendus de la grande course à l'instruction, qui a vidé de leurs bras les industries comme celle de la forêt où "il n’y a plus de bûcherons" sinon des "bûcherons sublimisés" parce que dûment diplômés avant de "manoeuvrer les manettes" de la nouvelle, outillerie mécanique." Ce n’est pas la machine qui crée le chômage", d’affirmer par suite M.Filion." c’est le chômage qui génère la machine." Et il faudra peut-être "revaloriser l'ignorance" pour trouver des exécutants pour les "travaux ordinaires".Autre transformation fondamentale de l'univers du travail, l'apparition du "droit à la non-production", laisse le conférencier perplexe.La multiplication des programmes d'aide sociale, les projets FIL ou Perspective-jeunesse qui “ne produisent rien mais tiennent les gens occupés” consacrent peut-être le "droit au non-travail" envers lequel on soupçonne M.Filion d’entretenir certaines réserves.Se défendant de tout fatalisme, qui lierait finalement l’orientation des jeunes "aux caprices d’un développement économique anarchique", il croit que l'économie acquerra un "supplément de civilisation".Mais même dans une perspective moins matérialiste, conclut-il, "la préparation en vue d'un gagne-pain n en sera que plus aléatoire et plus compliquée." Les écoles secondaires surtout préoccupent les parents de Laval ses.MAITRISE EN ADMINISTRATION DES AFFAIRES FORMATION D’ADMINISTRATEURS PROFESSIONNELS à l’intention des ingénieurs, avocats, économistes, architectes, chimistes, administrateurs et autres diplômes universitaires aux prises avec des problèmes administratifs de plus en plus complexes.programme: — Durée: 2 sessions de 8 mois — Utilisation rationnelle de l'expérience des participants conditions d’admission: — Diplôme universitaire de premier cycle ou l’équivalent — Préférence aux candidats qui ont une bonne expérience de travail demandes d’admission: — A présenter avant le 15 mars 1975 renseignements: MBA-HEC, 5255 avenue Decelles, Montréal H3T 1V6 Téléphone: (514) 343-4336 La CEQ juge la commission Cliche, “bouclier antisyndical” par Lise Bissonnette Aujourd’hui ou demain, la CEQ entreprendra une discussion de fond sur l’orientation et le rôle réel de la commission Cliche et, sans aucun doute, sur son implication dans les travaux de cette commission où le vice-président de la Centrale, M.Guy Chevrette, siège à titre de représentant du monde syndical.La question est inscrite à l’ordre du jour de la réunion du Conseil général de la CEQ.instance suprême de decision entre les congrès, dont les assises se tiennent à Québec.Le Conseil avait approuvé le principe d'un tel débat à sa réunion de novembre dernier.Là discussion sera nourrie par des documents fort critiques pour la commission Cliche, documents qui circulent auprès des syndicats locaux depuis novembre, à l’initiative du Comité d'action sociale (CAS) de la CEQ.élu pour exercer une surveillance idéologique sur les actions de la centrale, entre les congrès.Selon les informations obtenues par le DEVOIR, le CAS n'entend pas demander le retrait de l’appui qu’accordait la CEQ au commissaire Chevrette, au moment de sa nomination en mai dernier.Il pourrait cependant demander la dénonciation de certains aspects, selon eux "anti-ouvriers", des travaux de la commission, et réclamer en tout cas quelle s'attaque en profondeur aux "vrais coupables”, c'est-à-dire les entrepreneurs et T’Etat-compliee”.Le CAS adoucirait en ce cas sa position initiale, contenue dans une lettre adressée au président de la CEQ, M.Yvon Char-bonneau, le 13 janvier dernier.A travers une virulente critique des travaux de la commission Cliche, on y exigeait de la Centrale d'encadrer fermement le commissaire Chevrette au moment où la commission interrogera les parties patronales OTTAWA (PC) — Les Postes canadiennes s'apprêtent à lancer une campagne de publicité pour faire mousser davantage la vente des timbres olympiques, dont les recettes jusqu'à ce jour n'ont pas donné les résultats escomptés.Chargé de promotion aux Postes.M.Jim Mintz a reconnu hier que les ventes dans l'ensemble sont un "désappointement".Cependant, les émissions spéciales ont trouvé preneur chez les collectionneurs.On tentera maintenant de susciter l'intérêt du grand public.L’objectif, on le sait, est $10 millions, et on n'a pas encore perdu confiance, bien ou sinon, de “débarquer”.Il faut “japper quand le loup est dans la bergerie", selon les termes des responsables du CAS qui réclamaient du président la tenue rapide de ce débat de fond sur "le bouclier de propagande anti-syndicale que constitue la commission Cliche et la "corruption" qu elle remue pour camoufler une loi surprise, la 201.” Malgré une analyse fort négative du rôle de la commission d’enquête, le CAS ne réclamait pas que le vice-président Chevrette la quitte tout de go, mais il n'en écartait pas l'hypothèse."Il n’est peut-être pas trop tard", disait-il au président de la CEQ."grouillez-vous." Le comité souhaitait ensuite que l'on "clarifie", le mandat du commissaire Chevrette, ce qui serait une façon de T’appuyer", Celui-ci devrait donc recevoir un "mandat explicite d’une contre-attaque énergique contre les coupables cette fois”, que le CAS trouve chez les "entreprises qui sont responsables de la "iunte" de la construction", dont le ministre Cournoyer serait, avec les syndicats de boutique, le "garde-chasse".Le CAS souhaitait de plus que la CEQ demande une prolongation des travaux de la commission Cliche-Chevrette-Mulroney (COCM comme il préfère la nommer) et il tiendrait alors à la disposition de la Centrale, et par là du commissaire Chevrette, "une liste des témoins que nous jugeons indispensable de faire interroger à cette commission ainsi qu’une liste des questions à poser à chacun." Toutefois si la CEQ devait se trouver "impuissante" à obtenir une telle (Tarification de mandat, le CAS lui suggère de se remettre en mémoire ses promesses écrites, au moment où le Conseil général a débattu de la participation de M.que jusqu'à ce jour, les ventes ne se chiffrent qu'à $2.4 millions, dont $600,000 ont été versées aux Jeux.Les émissions spéciales sont surtaxées.Le timbre olympique de huit cents en coûte dix.celui de 15 cents, vingt, et celui de vingt, vingt-cinq.On profitera de la nouvelle émission lancée le 5 février pour battre tambour.Tandis que les Canadiens ont si bien accueilli la Loterie olympique et les pièces de monnaie, ils semblent plus réticents à acheter un petit carré de papier qui n'offre aucun espoir d'espèces sonnantes.Chevrette à la commission.Elles se liraient ainsi: “Si on s'aperçoit qu’on est manipulé sur cette CCCM, on peut toujours débarquer." Pour le CAS lui-même, cependant, les fins dernières de la commission OCCM sont claires.En tardant à s'attaquer aux organisations patronales et en "accablant uniquement des corrompus”, plutôt que des corrupteurs, elle n'aura servi finalement qu’à accentuer les luttes intersyndicales et à diviser les travailleurs pour le plus grand bien des "intérêts capitalistes au Québec." Les instruments d'analyse préparés par le CAS à l'intention des syndicats locaux font largement état de cette conviction.Ils sont accompagnés d'un questionnaire à choix multiples, intitulé: "Exercice de réflexion préventive sur les libertés syndicales et la commission Cliche.” Cet exercice en 46 thèmes porte tant sur les libertés syndicales que sur le rôle politique des commissions d’enquête, les faiblesses des appareils syndicaux, le rôle des media d'information, et les solutions politiques à long terme pour la défense des travailleurs.Cet instrument didactique vise nettement à confirmer les analyses du CAE à propos de la commission Cliche.Si le Comité d’action sociale songe maintenant à modifier légèrement l’alternative proposée au président Charbon-neau dans sa lettre du 13 janvier, c’est qu’il veut se donner le temps d’analyser l’attitude de la commission d’enquête maintenant qu elle a commencé à faire comparaître les parties patronales.Le comité prend aussi en compte la haute improbabilité d'obtenir d’une majorité des membres du Conseil général une dénonciation formelle de la commission Cliche.Il est notoire que le président Charbonneau s’y opposerait fermement.M.Chevrette aurait décidé pour sa part de s’abstenir de paraître à ce Conseil général, pour ne pas influencer les délégués.Le Conseil général devra à l’issue de ce débat, et sans doute à sa lumière, élire les nouveaux membres du CAS qui.au niveau national, n'est plus composé que de deux personnes.Ces élections devaient avoir lieu en novembre, mais le Conseil y avait renoncé à cause d'un ordre du jour très chargé.Elles prendront maintenant une importance centrale pour l'orientation idéologique de la CEQ.Car le CAS interroge aussi M.Charbonneau sur les activités "participationnis-tes" de la Centrale dans le cadre de l'année internationale de la femme, "une idée d'homme bourgeois" qui détournerait les travailleuses québécoises de leurs luttes pour les distraire par des projets étatiques du style Perspectives-Jeunesse ou Initiatives locales, dont les conséquences sont funestes pour la mobilisation, estime la CAS.Les timbres olympiques ne se vendent pas bien H—wclet deaneÜMS y > w.Pour les connaître, consultez le contenu de ^ cette enveloppe, I , I* IMPOT: Des exemptions ou déductions supplémentaires ont été annoncées par le ministre des Finances du Québec, M.Raymond Garneau, le 19 décembre dernier, alors que les formules de déclaration de revenus TPI pour 1974 étaient déjà imprimées et mises à la poste.Tous les renseignements sur ces nouvelles déductions sont contenus dans une seconde enveloppe qui vous sera postée incessamment et qui renferme notamment un y déductions supplémentaires d'impôt qui sont accordées aux contribuables qui.1- ont retiré des intérêts 2- ont reçu des primes relatives à des obligations d’épargne du Canada et du Québec après le 6 mai 1974 SUPPLÉMENT DU GUIDE DE LA DÉCLARATION DE REVENUS DES PARTICULIERS (1974).Cette seconde enveloppe est d’une importance primordiale pour vous puisqu'elle indique les exemptions ou 3- réclament des frais médicaux 4- sont eux-mêmes aveugles ou retenus au lit ou dans un fauteuil roulant ou ont un conjoint aveugle ou retenu au lit ou dans un fauteuil roulant 5- résident au Canada, sont âgés de 18 ans et plus, ne possèdent pas une habitation et participent à un régime enregistré d’épargne logement 6- paient pour leur conjoint des primes à un régime enregistré d’épargne-retraite.Il est donc important pour vous de lire attentivement le contenu de la nouvelle enveloppe que vous recevrez afin de vous assurer de bénéficier de toutes les déductions auxquelles vous avez droit.GOUVERNEMENT DU QUÉBEC MINISTÈRE DU REVENU École des Hautes Études Commerciales Affiliée a l'Université de Montréal \ 4 « DEVOIR Montréal, Jeudi 30 janvier 1975 Les parents de Norma lancent un appel Le 9 juillet dçrnier, la petite Norma O’Brien, 12 ans, rentrait chez elle à pied de la piscine de La Seigneurie, à Chome-dey.Une heure plus tard, on retrouvait son corps dans un champ voisin couvert d'orties.On l'avait violée et étranglée.L'escouade des crimes contre la personne, de la Sûreté du Québec, poursuit toujours son enquête sur le meurtre crapuleux.Elle y consacra d’abord une douzaine de ses meilleurs limiers à plein temps durant deux semaines.Une centaine de suspects furent interrogés.Plus récemment, les soupçons se sont portés sur quatre personnes, que la police a relâchées faute de preuves suffisantes.A la demande de parents de la victime.M.et Mme Peter O^Brien, la SQ a convoqué une conférence de presse hier après-midi, aux quartier général de la rue Parthenais.Porte-parole de l’escouade et lui-même enquêteur, le caporal Yvon Fauchon a invité quiconque pourrait fournir des renseignements "des faits", a-t-il dit — à les communiquer à la SQ à 395-4004.à Montréal, code régional 415."Le crime est-il insoluble?”, lui a-t-on demandé."Il n’existe pas de crime insoluble.répond le jeune caporal, qui.avare de détails, donne l’impression qu'il ne manquerait plus que quelques pièces pour résoudre l'énigme.Interrogé sur la conduite de l'enquête, M.O'Brien a précisé qu’il n’en sera satisfait bien sûr que lorsqu'on aura découvert l’auteur du crime, mais il estime que la SQ n’a rien négligé à sa connaissance dans ses recherches pour identifier le meurtrier.M.et Mme Peter O'Brien, les parents de la petite Norma, assassinée l'été dernier, évoquaient hier la mémoire de la fillette.La SQ recherche toujours le meurtrier.(Photo Alain Renaud) mm ., La situation devient critique à l’hôpital Sainte-Justine par Lise Bissonnette La situation devient critique à l’hôpital Sainte-Justine où une partie du personnel infirmier a débrayé hier, à la suite de très nombreux employés d'entretien et de bureaux pour protester contre l'imposition d'un tarif de stationnement à l’entrée d'un terrain, jusque là gratuite.Les employés ajoutent désormais à leurs griefs des protestations quant à leur surcharge de tâche et au manque de personnel qui serait "généralisé dans tous les départements de l’hôpital”.Une rencontre de négociation sur le seul sujet du stationnement a abouti hier après-midi à une impasse, selon les deux parties.La direction de l’hôpital n'autorise désormais que l'admission de patients dont le cas est jugé grave et elle fait transporter les autres dans des hôpitaux montréalais des environs.Le personnel de cadre assure le service aux patients là où le personnel professionnel infirmier a débrayé.Le nouveau tarif de stationnement n est que de $0.25 par jour, mais les syndiqués considèrent que cette somme n'est pas minime pour certains d'entre eux qui ne gagnent que $80 ou $90 dollars par semaine."Et si la direction considère qu'elle est minime, qu'elle l'assume elle-même" de déclarer un porte-parole des employés."La loi l’interdit et de toute façon nous n'aurions pas l'argent pour le faire”, répond soeur Laporte, la directrice de l'hôpital, La loi exige que les stationnements soient autofinances.La compagnie "Bon-Ami parking", concessionnaire des terrains de stationnement à Sainte-Justine s on tirait jusque là en faisant payer les visiteurs.les médecins et les employés-cadres.Mais à ce rythme elle se serait endettée envers l’hôpital, La compagnie dit tenir ses directives de la direction de l'hôpital.Mais le syndicat voit dans toute cette affaire une entente entre ces deux instances "pour aller chercher l'argent dans la poche des syndiqués." L’escalade de leurs protestations fait dire à la direction que cette querelle n'est que le symptôme d'un début d'une dure négociation pour le renouvellement du contrat de travail qui vient à échéance au printemps, Moins troublé, l'hôpital Maisonneuve connaît aussi quelques ralentissements de travail.Les réceptionnistes et employés de bureau de son département de radiologie ont débrayé lundi, et refusent de retourner au travail tant qu’on n'aura pas annoncé des remèdes à leur "surcharge de tâche”.Ce mouvement aurait été suivi de ralentissements sporadiques aux services téléphoniques, aux services alimentaires.et à l’entretien ménager.Selon la direction, s’il y a surcharge, elle est due à l'absentéisme chronique des par Jean-V.Dufresne La Cour supérieure ne sera pas la seule à se voir amputer d’un certain nombre de huissiers-audienciers.Renseignements pris à Québec, auprès du ministère de la Justice, la décision d'économiser ainsi les deniers publics s'étend aussi à la Cour provinciale et à la Cour des sessions de la paix.Au total, une quarantaine de huissiers seront éliminés d’ici les prochains jours.Le ministère rappelle cependant que cette décision remonte à deux ans déjà, et que ces employés occasionnels avaient bien été informés du statut provisoire de leur emploi, Nonobstant l'argument suivant lequel il s'agit plus d'un virement budgétaire que d'une économie réelle ces employés qui touchaient à peine $5,000 par an émargeront sans doute au budget des Affaires sociales, à défaut de pouvoir à leur âge trouver tm autre gagne-pain on estime que le ministère s'épargnera, lui, quelque $200,000 annuellement.Le ministère signale également que les huissiers congédies se verront accordé la préférence pour combler les postes laisses vacants par leurs confrères permanents.On évoque d’autre part, pour justifier la décision, des statistiques émanant des autres provinces canadiennes, où le rapport huissier-magistrat est en réalité, un huissier par salle d'audience.Au Québec, la convention et le prestige de la magistrature réclamaient généralement un huissier à chacun des juges.Les coupures employés, comme le reconnaîtrait lui-même le syndicat.Depuis 1971 déclare le directeur.M.Boisvert, "le volume d'activités est resté stable dans les départements touchés, et nous avons même en-Voir page 6: Situation annoncées par le ministère réduiront ce rapport à deux huissiers pour trois juges.Bien sûr.les juges-en-chef conserveront chacun le leur, mais sa fonction sera valorisée.Il devra assurer scrupuleusement l’assiduité de ses confrères, qui auront alors constitué une sorte de “pool ".Les magistrats, dans l'ensemble, ne prisent guere cette mesure.Ils estiment les économies trop peu importantes, du reste, mais le fond de l'affaire, et personne n'ose trop le reconnaître publiquement, c'est que la vénérable profession est, comme nien d'autres, victime de la démocratisation des services, un objectif qui appelle nécessairement un contrôle administratif et budgétaire de plus en plus rigoureux des pouvoirs publics.Certains juges évoquent d'ailleurs "l’indépendance de la magistrature " pour reprocher au ministère des incursions de plus en plus fréquente dans ce qu’on appelle pompeusement, aujourd'hui encore, les "Palais de Justice".Les magistrats ne sont pas non plus sans savoir que Me Choquette s'apprête dans les prochaines semaines à divulguer un livre blanc sur la Justice, un document qui risque fort, si ses propositions prennent jamais forme de loi, de chambarder bien des habitudes.L'augmentation récente des appointements des magistrats n’est du reste pas étrangère aux nouvelles exigences qu’on s’apprête à imposer à ceux-ci dans l'exercice de leurs fonctions.Certains juges découvrent qu'après les croissants, c’est l'heure du pain noir.Les trois cours perdent quarante huissiers et la décision est ferme Les intérêts immobiliers des candidats éclipsent tous les autres problèmes Hull vote dimanche de notre envoyé spécial, François Barbeau HULL —- Trois mois après les autres électeurs municipaux du Québec, les Hul-lois iront aux urnes dimanche pour élire un maire et huit échevins.Ce retard dans la formation d’un nouveau conseil de ville s’explique par le regroupement projeté des 32 municipalités membres de la Communauté régionale de l'outaouais (qui ne sont plus que huit depuis l'adoption en décembre du bill 98 à l'Assemblée nationale) et qui avait nécessité la remise des élections à une date ultérieure.Après ce mandat prolongé, et d’autant plus que trois maires se sont succédés à la tête du conseil depuis les dernières élections, en novembre 1970, il serait normal que les électeurs se laissent gagner par la campagne en cours.Tel n'est pas le cas.Les trois candidats à la mairie, le maire sortant, M.Gilles Rocheleau, Mme Marie Caron-Gibeault et M.Claude Gratton, se sont engagés dans une polémique portant sur leurs intérêts immobiliers et les conflits d'intérêt qui pourraient en découler.Ce sujet a pris une importance démesurée, et les vrais problèmes municipaux ont été placés sur une voie d'évitement.A vrai dire, n'eut été de cette histoire d'intérêts immobiliers, les programmes des trois candidats à la mairie pourraient fort bien se confondre.M.Rocheleau est le premier à l’avouer, en disant que les programmes sont à 98% semblables.Heureusement que les candidats ne le sont pas.M.Rocheleau est arrivé à la mairie à la suite d'une série de démissions: celle du maire élu en 1970, M.Marcel D'Amour, qui a abandonné la politique municipale après l’affaire Dasken, qui rebondit une autre fois devant les tribunaux, puis celle de M.Jean-Marie Séguin.qui a été premier magistrat de la ville de l'automne 1972 à février 1973, date à laquelle il était nommé président de la Communauté régionale de l'Ou-taouais (CRO).M.Rocheleau, donc, n'a jamais été maire élu.Il n'a jamais été élu non plus député de l'UN dans Gatineau en 1970, et ses pre- aujourd’hui A 12h.M.Gérard-D.Lévesque, ministre des Affaires inter-gouvernementales, s'adresse à la Chambre de commerce belgo-Iuxenbourgeoise, à l'hôtel Ritz-Carlton.• A l?hl5.M.Jean-Louis Poirier, vice-président de la planification et du développement à la Société des alcools du Québec, est conférencier au déjeuner du club Richelieu-Montréal.à la salle Bonaventure de l'hôtel Reine-Elizabeth.• A 12hl5.allocution de M.David Tafler, directeur des pages financières de la Gazette, au déjeuner hebdomadaire du club Lions International.1090, avenue Greene.Thème: "Le journalisme aujourd'hui ".• De 12h30 à 14h.panel organisé par la famille des Arts de l’UQAM à l'occasion de l'exposition “Peintres canadiens actuels" du Musée d'Art Contemporain, à l'auditorium du pavillon des Arts 1.125.rue Sherbrooke ouest • A 13h30, conférence du professeur Ed Ignall.de l Université Columbia, salle Y-115 de l'immeuble principal de l’Université de Montréal: Thème: "Comment obtenir davantage à un prix moindre".• A 14h.M.Claude Forget, ministre des Affaires sociales, prend part à un colloque des universités Laval, McGill et Bavard, au pavillon Comptois de l’Université Laval Sujet: "La civilisation.processus de changement social" • A 20h, conférence de Mme Denise Leclerc-Chevalier, pdg du Conseil consultatif de pharmacologie du ministère des Affaires sociales, organisée par l’Association des femmes diplômées des universités (Québec), au Cercle universitaire, rue d'Autcuil, Québec.Thème: "Lu publicité sur les médicaments: bienfait ou danger".• A 20h, discours de M.Howard Grafftey.député PC de Hromc-MIssisquoi, à l’hôtel de ville de Mont-Royal.• A 20h30, causerie d'introduction à l’étude théorique et pratique de la méditation et des voies supérieures nu yoga donnée par le Swani Shraddhananda, au rentre Le Lotus, 1250.bd St-Joseph, • Collecte de sang: Poste C.IMS, Place Dupuis, Holiday Inn, 10h à 21 h mières armes en politique municipale, en 1964, n'avaient pas été faciles.Son adversaire le plus acharnée est issue, puisqu'il s'agit de Mme Marie Caron-Gibeault.d'une vieille famille libérale du Québec.Son père, Alexis Caron, a été député à l’Assemblée législative du Québec, puis député aux Communes.Il a aussi à son palmarès un mandat à la mairie de Hull.Son frère a été député libéral.Elle même a occupé la présidence de la Fédération des femmes libérales du Canada.Elle connaît donc le tabac politique, et s’est fait la main en se faisant élire à la présidence de la commission scolaire Outaouais-Hull.Quant au troisième candidat en lice, M.Claude Gratton, avocat, co-propriétaire du club de hockey les Festivals de Hull, de la ligue junior majeure du Québec, dont les honoraires, dit-on, sont parmi les plus élevés de la région, son incursion dans l'arène municipale laisse présager de plus hautes aspirations politiques.Les organisations de ces candidats ne sont pas sans intérêts.Derrière chacun d'eux se retrouvent des libéraux, les pé-quistes se trouvent aussi dans les coulisses, de même que les unionistes.Pour ajouter du piquant à cette salade, des comités de citoyens se sont regroupés pour présenter cinq candidats à l'échevinage, candidatures que M.Rocheleau, loin de repousser, accepte avec bon coeur, en expliquant que ces représentants du peuple ont d'excellentes idées.Quant aux programmes, ils portent évidemment sur les problèmes municipaux courants et qui se retrouvent dans toutes les municipalités: développement, transports, loisirs, etc.Toutefois, Hull, du fait qu'elle fait partie de la région de la capitale nationale, n est pas une ville comme les autres.En cinq ans, elle a été défigurée, balafrée.des pâtés entiers de maisons ont été détruits pour faire place aux grandioses projets du gouvernement fédéral, qui y a implanté deux ministères, ceux de l'Environnement et de la Consommation, ce qui a nécessité la mise en place d'une infrastructure routière imposante capable d’absorber cet afflux de cols blancs.L'île de Hull, c'est à dire le centre ville, bordé d'un côté par l'Outaouais et de l'autre par le ruisseau de la Brasserie, a subi une chirurgie plastique imposante.Les cicatrices ne sont pas encore guéries, mais quand elles le seront, le visage de la ville aura changé du tout au tout.Combien lui faudra-t-il de temps pour se remettre du choc opératoire?C'est là la question importante.Depuis 1970, dans une ville de 66,000 habitants, 1,500 logements ont été détruits.Toutes proportions gardées, c’est à Hull que l’on retrouve, au Québec, le plus grand nombre de logements subventionnés, qui ont été érigés pour abriter ces expropries.De nombreux autres ont dû s’exiler en de lointaines banlieues.Ces travaux de démolition ont donné lieu à de vastes opérations de spéculations foncières, scandaleuses, disent certains qui se demandent si des libéraux près du -—I- pouvoir n’ont pas profité de renseignements privilégiés pour réussir des coups d'argent.Il faut aussi tenir compte du fait que dans une ville d une superficie de dix milles carrés, la Commission de la capitale nationale est propriétaire de près de 30% du territoire municipal pour bien comprendre le sentiment d'etouffement et d'empiètement qu'éprouve Hull.Les intentions de la CCN sont pures: créer des espaces verts le long des rives de l'Outaouais, du ruisseau de la Brasserie.et un peu partout, mais il ne faut oublier que cette opération reverdissement ne peut se réaliser qu'en délogeant de nombreuses industries et donc leurs employés et leurs familles.Tous les projets de la CCN rencontrent l’opposition farouche du ministre québécois de la Fonction publique, M.Oswald Parent, député de Hull, qui disait il y a quelques jours que ces visées de la Commission de- la capitale nationale étaient politiquement inacceptables au Québec."J'y suis opposé parce que l'intégrité du territoire doit être maintenue”, déclarait-il.Mais la CCN est là pour y rester, financièrement au détriment de Hull, puisque les subventions qu’elle verse en guise de taxes ne sont guère importantes, mais avantageusement pour les Hullois d'une autre façon, puisqu'ils ont à leur disposition des espaces verts à faire baver d'envie tous les amants de la nature.Les échevins, quant à eux, qui ne se dis-tinguent pas par allégeances politiques, sauf quelques uns, se contentent de traiter dans leurs quartiers respectifs de problèmes purement locaux: circulation dangereuse, parce mal amménagée, etc.Seuls les cinq membres de la faction "Reconquête de la ville de Hull" font flèche de même bois: cesser les expropriations, les relocalisations, qui se font au détriment de monsieur-tout-le-monde.Curieusement, ils n'avaient même pas au début de leur campagne l'appui du PQ, dont la clientèle se recrute dans d’autres quartiers de la ville, imperméables aux soucis de ceux du Vieux-Hull.La campagne électorale municipale ne suscite donc pas de grandes controverses.On spécule, bien sûr.on chuchote des choses, on en souhaite d’autres, et on prédit généralement que M Rocheleau sera maire le deux février au soir, mais maire élu cette fois.Quant aux échevins, certains d'entre eux seront reportés au pouvoir, d’autres non Une chose est presque certaine: au moins un.sinon deux des candidats de "Reconquérir la ville de Hull" seront élus.De toute façon, Hull ne sera plus jamais ce qu elle a été.Elle deviendra, du moins dans son centre, une ville moderne à l'usage de fonctionnaires.Les prévisons veulent que d’ici 1982, 40,0(10 cols blancs iront quotidiennement brasser des papiers dans les ministères établis à Hull.Les usines E.B.Eddy ne seront plus là.il ne restera plus sans doute comme industrie que la Canada Cernent et des milliers d'acres de verdure.Y parlera-t-on anglais le jour et français le soir?k DEVENEZ w INDÉPENDANT Avec la machine à monnaie électronique “Video Tennis’’, le jeu de l'heure, vous pourrez vous procurer un revenu régulier avec un minimum d'efforts et de temps.Vous ferez des profits surprenants dès votre première semaine avec un investissement minime de $3,000.00.Nous nous engageons à placer votre "Video Tennis".Votre seul travail consistera à vider la boîte à 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PRIX ^ flWU M TfIMMÏC» AA ACUMCn IIIIWlC* «O rCVllIClIf QUANTITE LIMITEE 4 • Le Devoir, jeudi 30 janvier 1975 éditorial Billet d’Italie La mode rétro La réforme des finances des partis Suivant l’exemple donné en 1973 par le Parlement canadien, les autorités gouvernementales québécoises s’apprêtent à modifier enfin les conditions stupidement antidémocratiques qui président depuis un temps immémorial au financement des partis politiques provinciaux.Autant en ce qui touche les subventions projetées de l'Etat aux partis reconnus qu'en ce qui a trait au contrôle général des dépenses et des revenus des partis, on ne dispose encore, pour l’instant, que d’une esquisse générale qu’il restera à traduire en un texte de loi précis et réaliste.En principe, cependant, la réforme semble bien engagée.On doit certes rester vigilant au chapitre des modalités.Les principes généraux que le gouvernement vient de mettre de l’avant par l’intermédiaire de M.Denis Hardv n'en sont pas moins d’excellente inspiration.• Au départ de toute réforme, il faut d'abord inscrire certains principes fondamentaux.Un premier choix dot être fait quant aux sources de financement.Il faut, en particulier, décider si les partis devront être financés entièrement à partir de sources privées, entièrement à partir de sources publiques ou à l'aide d'un juste équilibre entre les deux sources qui peuvent être mobilisées pour assurer leur financement.Le gouvernement fait à cet égard un choix réaliste en arrêtant que les fonds des partis viendront à la fois de sources privées et de subventions gouvernementales.Un financement entièrement privé entraine les conséquences que l'on connaît fort bien au Canada.Il livre les partis à la domination réelle ou apparente d’intérêts particuliers qui peuvent se servir des dons qu’ils fournissent à la caisse des politiciens pour en soutirer ensuite des faveurs.11 comporte de plus une injustice flagrante à l'endroit des partis dont les idées ne les rendent sympathiques à aucun establishment: ceux-ci.ne disposant d'aucun appui sérieux au plan financier, se voient condamnes à vegeter dans l’insignifiance en raison de l'impossibilité financière où ils sont de communiquer leur message aux électeurs.Le financement entièrement public n'est guère plus recommandable.Accompagné d'interdictions sévères quant aux contributions en provenance de sources privées, il ne serait pas impensable.Mais il donnerait lieu, en retour, à des situations hypocrites en ce qui touche les contributions indirectes, qui sont plus difficilement vérifiables.L'égalité absolue qu'il prétendrait instaurer entre les partis serait vite brisée en pratique, à moins que l'on ne soit disposé — ce qui serait profondément antidémocratique à d’autres égards — à contraindre compagnies, syndicats, groupes bénévoles et citoyens individuels à se compor- ter comme des statues dans des compétitions où leurs intérêts les plus vitaux sont le plus souvent en jeu.Beaucoup plus réaliste, à ce point de vue, est le mode de financement mixte que préconise le gouvernement.Selon le projet gouvernemental, il y aurait au départ des subventions gouvernementales aux partis, qui serviraient en quelque sorte de toile de fond pour leur financement, et qui seraient accordées non seulement en période d’élections — comme le veut la loi fédérale de 1973 — mais aussi sur une base annuelle.Ces subventions permettraient à chaque parti reconnu de posséder le pied-à-terre minimum sans lequel son existence concrète n’a aucune commune mesure avec la gravité des responsabilités qui lui sont dévolues; elles embrasseraient autant son activité régulière que son activité plus intensive en temps d’élections.Le projet québécois va plus loin que la loi fédérale: c'est une amélioration incontestable.Il restera à examiner de près les critères qui présideront à la définition des partis reconnus et les modalités du partage des subventions entre les partis.Le principal écueil à surveiller sera alors la tentation qui pourrait induire le législateur à définir pour la reconnaissance des partis des exigences si élevées qu'elles équivaudraient en pratique à laisser éternellement à la porte des partis nouveaux.• Une autre règle capitale en matière de financement des partis, c'est la divulgation efficace de leurs opérations financières.Les partis sollicitent la confiance des électeurs en vue de l’exercice des plus hautes fonctions qui soient dans une société démocratique.Il est normal que l'on sache clairement quels intérêts ils représentent, quels moyens ils ont à leur disposition, quels appuis leur sont fournis.Il est non moins normal qu'ils soient astreints à se soumettre à des règles exigeantes de divulgation et que la société dispose à cette fin de moyens de vérification étanches.Ici encore, les propositions Hardy innovent heureusement.Le gouvernement prévoit d'abord que les partis sortiront de l'anonymat feutré où ils ont pu jusqu'à maintenant chercher refuge grâce au silence pudique que la loi conservait à leur sujet.En leur imposant l'obligation de se munir d'agents financiers qui devront agir en leur nom et porter la responsabilité de leurs opérations financières, il les contraint à s'identifier de manière précise aux yeux du public.En proposant la création d'une commission indépendante à laquelle les partis devront faire rapport, le gouvernement institue de plus un mécanisme de contrôle sans lequel la divulgation de leurs opérations ne serait — comme c'est le cas sous la loi actuelle - qu'un rite formaliste et vide de sens.Selon le projet Hardy, chaque parti serait tenu de soumettre chaque annee à la commis- sion de contrôle un rapport précis de ses revenus et de ses dépenses.En principe, cette double exigence est excellente; .elle comble une lacune grave de la loi actuelle, qui n'oblige les partis qu'à rendre compte de leurs dépenses électorales.Il faudra veiller cependant à ce que l’exigence de divulgation aille le plus loin possible.M.Hardy, si nous le comprenons bien, voudrait que les noms de toute personne fournissant plus de $100 à la caisse d'un parti soient communiqués à la commission de contrôle mais restent à l'usage exclusif de celle-ci.Cette réserve nous semble dangereuse.Plus une personne ou un organisme verse de fortes sommes à la caisse d'un parti, plus elle devrait, au contraire, être tenue de s'identifier publiquement.On pourrait au besoin porter jusqu'à un plafond de $500 les contributions qui ne seraient pas sujettes à la règle de divulgation totale: car, dans le cas des souscriptions modestes, de très bonnes raisons peuvent militer en faveur du maintien de l'anonymat du donateur.Au-delà de ce plafond, la divulgation devait être de rigueur.Le gouvernement québécois aura intérêt à relire à ce sujet la nouvelle loi fédérale.Celle-ci prévoit que toutes les contributions supérieures à $100 devront être nommément identifiées.Elle prévoit aussi que tous les rapports soumis à cette fin au directeur général des élections seront des “documents publics" que toute personne pourra examiner sur demande.Un autre aspect du projet Hardy soulève maintes difficultés.Autant il est excellent de permettre la déductibilité, pour fins d'impôt, de toute contribution ne dépassant pas un certain plafond qui doit demeurer modeste, autant il y a lieu de s'interroger sur la possibilité d'appliquer une disposition qui limiterait à un plafond défini la contribution maximum qu'il sera permis de faire à un parti.A supposer qu'un plafond soit établi à $1000 par personne, rien n’empêchera un donateur enthousiaste de répartir entre quinze ou vingt neveux, cousins, frères ou amis, les contributions supérieures qu'il voudrait faire au parti de son choix.On peut, à tout le moins, se demander si l’application rigoureuse de règles sévères de divulgation n'aurait pas à ce sujet l’effet modérateur que l'on recherche.A vouloir être trop rigide, on suscite souvent l'hypocrisie.C’est dans le juste milieu, plutôt que dans des normes dont la rigidité même serait une tentation perpétuelle, que se trouvera en cette matière la meilleure solution.Avec le projet Hardy, le gouvernement franchit un pas très important vers la démocratisation réelle de la vie politique au Québec.Aux parlementaires de faire maintenant diligence afin que ce projet, dûment amélioré, devienne loi le plus vite possible.Claude R Y AN bloc-notes La rénovation des Portugais de Saint-Louis Tous ces prix qu'on accorde aux plus méritants — des petits donnés aux écoliers brillants, jusqu'au Nobel décerné aux guerriers sensés avoir fait la paix — tous ces prix n'ont pas gardé leur valeur avec un égal succès, surtout en ces temps d'inflation monétaire et politique.Aussi M.Claude Simard survivra-t-il aisément au citron que la Société d'architecture de Montreal vient de lancer sur l'Ecole d'hôtellerie que son ministère fait ériger Carré Saint-Louis.Profane en architecture, j'ignore si des concours publics embelliraient davantage les édifices de l'Etat que le patronage ne réussit à les bour-souffler.Heureusement, dans l'ombre de l'architecture publique, vit toujours l'architecture populaire.En donnant son prix d’excellence à la communauté portugaise dont les membres ont rénové une parcelle du centre-ville, la Société d'architecture de Montréal a reconnu un effort en vérité exceptionnel et.du coup, montre la voie qu'il faut suivre dans l'ensemble des quartiers populaires de la métropole.Tout autour de la future école d'hôtellerie.la métropole offre le triste spectacle d une ville bombardée.Certes, il y aura toujours place pour de grands ensembles à Montréal, y compris des tours résidentielles, mais là où ces "développements" n’infligent pas des blessures mortelles au reste du tissu urbain.Il faudra aussi construire de nouvelles maisons traditionnelles, ne serait-ce que pour remplacer celles qui sont incendiées ou réellement impossibles à rénover.Mais il faudra surtout rénover la formidable banque de logements léguée par les générations passées.Dans tout gouvernement, il y a un ministre chargé des causes perdues.A Québec, détrompez-vous, ce n'est pas M.Victor Goldbloom qui est attitré à cet office, mais M.Eernand Lalonde.Il fallait sauver la langue française, le premier ministre Robert Bourassa lança son ministre d'Etat à la conquête du West-Island.M.Lalonde en est revenu indemne, comme la situation qu’il devait changer.Il fallait empêcher la vente du "Soleil" et trouver dans la Vieille capitale des capitaux nécessaires à son indépendance?Encore une fois, M, Fernand Lalonde fut député d'urgence et d'office à la delicate mission.Le quotidien de Qué- Fln marchant dans les rues — et dans les ruelles — de certains quartiers de Montréal I on découvre mille et une surprises dans l'aménagement de l'habitation et de son environnement, trésors ou commodités le plus souvent attribuables à la fortune d'un propriétaire ou au talent d'un locataire.Mais il est très rare de voir une communauté à l'oeuvre.L'exemple portugais des rues Coloniale et Prince-Arthur valait pour cette seule raison déjà d être souligné.D'autres quartiers n'ont pas moins besoin de programmes intensifs de rénovation et ne sont pas moins pourvus d'une main-d'oeuvre aussi abondante que qualifiée.Malheureusement.ni la langue, ni la religion, ni l'animation sociale ou l'action politique n'ont réussi à ce jour à y lancer des mouvements d’envergure, capables non seulement de critiquer les dégradations et les incuries actuelles, mais surtout d'entreprendre des projets systématiques d'une certaine ampleur.Ce ne sont ni les besoins ni les capitaux ni les techniques ni la main-d'oeuvre qui manquent, mais des bases d'action accueillantes: paroisses, caisses populaires, syndicats, associations locales de citoyens — mouvements qui ont réussi des expériences intéressantes ailleurs au Québec et au Canada (et connu aussi des mésaventures) mais dont l'impact à Montréal est à ce jour demeuré étrangement timide.Des comités locaux de petits propriétaires ou de locataires, des services de relocalisation des sinistrés ou des ménages à la recherche d'un logement, plus commode, des cliniques d'études et de rénovation expérimen- bec ne fut pas cédé au roi, mais au baron.Il fallait dresser contre la belle-famille un code d'éthique ministériel à la grandeur des intérêts en jeu.De nouveau le premier ministre confia le dossier à M.Fernand Lalonde, qui voit maintenant son propre chef y faire entorse.Il fallait surtout surveiller les coûts olympiques.Entre toutes les causes peraues, M.Lalonde ne devait pas manquer de perdre la plus importante.Saint Jude, patron des causes désespérées, pourquoi donc M.Fernand Lalonde est-il maintenant ministre charge de la situation de la femme au Québec?taie, des équipes volantes de bricoleurs-rénovateurs, c'est de semblables initiatives que pousseront peut-être ces entreprises nouvelles qui s'imposent et que rendent plus urgentes la lenteur des pouvoirs publics et l'anarchie du bâtiment à but lucratif Entre-temps, et justement pour stimuler ces initiatives, à l'instar de "Sauvons Montréal" qui tourne ses réflecteurs sur les sites historiques, la Société d'architecture de Montréal ne devrait-elle pas vulgariser les expériences qui ont déjà réussi dans le domaine de la rénovation domiciliaire?Ce ne sont pas simplement quelques maisons du siècle passé qui vont disparaître à Montréal mais des quartiers complets si les conditions de logement ne sont pas massivement améliorées et si un véritable "repeuplement" n'y est pas possible et favorisé.Que des Portugais de Saint-Louis aient donné l'exemple n'est-il pas à cet égard si-gnicatif.alors qu'en certains milieux alarmistes l'on donne la chasse aux enfants de "l’autre” langue, sans voir que c’est une ville qui est d'abord en jeu?Le ministre fédéral de l'Immigration, M.Robert Andras, s'en va répétant qu'il manque de logements à Vancouver, à Toronto et à Montréal et que pour cette raison, notamment, on ne peut y accueillir plus d'immigrants.Entre le fiasco qu'il a connu au temps où il était ministre responsable de l'habitation, et le succès des immigrants qui ont rénové des rues entières du quartier Saint-Louis, il ne devrait pourtant guère être difficile de faire un choix.En tout cas, dans ce quartier qui a connu tant d'immigrants et vu les pénibles commencements qui ont été infligés à tant d'entre eux, les progrès de l'habitation et de l'immigration ne sont pas incompatibles! Une victoire sur la peur Il n'y avait pas_ lieu de faire un procès aux deux Haïtiennes que la police fédérale accusait d’avoir illégalement aidé un compatriote sous le coup d'une ordonnance d'expulsion.Ainsi en a décidé le juge Claude Joncas, de la cour des Sessions de la paix, rendant leur liberté aux deux collaboratrices du Bureau de la Communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal.Le gouvernement fédéral ne réparera pas le tort et les tribulations qu 'il a causés à ces deux travailleuses sociales, pas plus qu'il ne le fait dans les autres causes qu'il "perd ".Il y a Ô Saint Jude quand même lieu de souligner le dénouement Me cette affaire.Un nombre impressionnant d'immigrants "illégaux” sont entrés au Canada.plusieurs rackets ont enrichi certains intermédiaires, sans que les autorités fédérales manifestent le zèle qu elles ont mis à déporter les Haïtiens et à freiner l’action de ceux qui tentaient de leur venir en aide.A-t-on dans cette affaire agi à dessein ou à la légère?Dans l'un ou l'autre cas, le ministère n'a pas lieu d'être fier.La victoire de Rose Pradieu et de Francesca Dufresne devrait contribuer à dissiper le climat de peur qui.trop souvent, règne parmi les immigrants en général et ceux qui viennent de régimes dictatoriaux en particulier.Quand les simples citoyens ne sont pas sûrs d'échapper aux abus policiers ou aux erreurs judiciaires, comment voulez-vous que des immigrants ou des visiteurs, à fortiori des réfugiés, puissent faire confiance aux bureaucraties qui les "accueillent"?Car la terreur macoute est à peine moins grande à Montréal qu'à Port-au-Prince, non seulement parce qu'il est difficile à une personne d'échapper au cauchemar qu’elle a connu dans son pays d'origine quand ce pays s'appelle Haïti, mais aussi hélas parce qu elle ne saurait présumer que les polices d’ici et de là-bas n’ont pas plus d'affinités qu'il n'y parait.Il y a encore des fonctionnaires qui se surprennent que des immigrants ou des réfugiés mentent en descendant à Dorval, comme si la dissimulation n'était pas devenue une première nécessité de légitime défense dans une dictature, et comme si la différence sautait aux yeux entre les moeurs de certains enquêteurs d'ici et de là-bas! D'aucuns se demandent pourquoi au Canada, pays peuplé d'immigrants et de fils d'immigrants, il s'en trouve parfois si peu pour intervenir contre des déportations ou pour protester contre le sort qu’on fait ou se propose de faire à certaines catégories de "réfugiés".Une partie de la réponse se trouve dans la bonne conscience de ceux qui, venus ici pour s'enrichir, se sont installés dans le système et l'exploitent à leur tour, même contre leurs anciens compatriotes d'infortune.Une autre partie de la réponse se trouve dans cette insécurité qui continue d'habiter l'immigrant même une fois qu'il a reçu sa "citoyenneté ", Quand un gouvernement qui tire sa légitimité de la sécurité qu'il doit apporter aux gens sur son territoire ne comprend plus ces réalités élémentai-* rcs, c'est qu'il verse dans le camp de l'arbitraire.La digne et persévérante "résistance" affichée à cet égard par la communauté haïtienne de Montréal est une leçon pour les autres immigrants et tous les citoyens Jean-Claude LECLERC par ROLANDE A.LACERTE La mode retro continue à faire tache d'huile sur l’océan des âges.Les croisades se font à rebours.En quête de pétrole les Occidentaux se tournent vers La Mecque et invoquent Allah tandis que les Arabes découvrent le dieu dollar.Dans un grand élan vers hier nous allons, collectivement, redoubler en histoire.Un président troque son trône contre une chaise roulante.Un cardinal devient curé de paroisse.Un avocat se fait pompiste à Sept-Iles.C’est le plein (ou le comble)! Verra-t-on bientôt le premier ministre briguer un poste de marguiller?Histoire de suivre la foule, suivre la houle de la première vague je me suis d'abord coiffée à la Mary Pickford.Je porte maintenant deux longues lattes comme les petites filles de bonne famille d'il était une fois.J’avais songé à m’inscrire au jardin d'enfants pour tout refaire de Z à A mais me voilà déjà éreintée, essoufflée.Je m’aperçois qu’à force de ramer à contre-courant j'ai plus de rides, hélas! que Tan passé."Ne comptez pas sur moi si vous recommencez”.lettres au DEVOIR En marge du “scandale” de Notre-Dame-de-Laval Monsieur Ryan.J'ai lu avec intérêt votre éditorial dans "LE DEVOIR" du 8 janvier, de même que le rapport de la commission d'enquête sur l'affaire du pavillon Franc Bord, à Notre-Dame de Laval.Je vous félicite de l'objectivité avec laquelle vous avez commenté les faits et de l'audace avec laquelle vous avez su mettre le blâme sur qui de droit, fussent-ils des gens de la même profession que vous.L'esprit de sensationnalisme de certains journalistes est tout à fait irraisonnable et leur irresponsabilité face à la réputation des gens de bonne foi, et parfois de grande qualité, est incompréhensible.Ces gens semblent se securiser dans leur tour d'ivoire avec l'assurance d'une bonne provision d'armes et de projectiles à leur disposition, assurés qu'ils sont que pour les attaquer, face au public, il faudra emprunter leur propre arsenal.Et alors qui d'entre eux acceptera de prêter à ses victimes ses propres armes pour se faire attaquer; qui consentira à céder les "gros canons" des manchettes de deux pouces en première page de son journal?Lorsqu'ils le font par exception et pour afficher une facade d'objectivité, c'est qu'ils savent bien que ces armes leur reviendront en main par la suite.Je vous avoue que dès les premières attaques lancées contre Notre-Dame de Laval, j ai reconnu l'exagération coutumière de certains amateurs de sensation.Je connaissais Mademoiselle Pigeon et son centre d'accueil depuis quelques années.Et surtout je connais l'oeuvre de la rééducation des jeunes.Je m'y voue depuis 1980.Et il est clair qu'il est très facile d'interpréter défavorablement bien des méthodes pourtant nécessaires dans la réadaptation des jeunes délinquants.On peut dramatiser avec aisance sur la cruauté inhérente à la réclusion pourtant obligatoire des jeunes que la Cour confie aux centres d'accueil pour détention.Et il est également irès facile de généraliser à partir des quelques déficiences que Ton ne peut s'empêcher de découvrir dans joute organisation, surtout dans une oeuvre aussi difficile que celle de la réadaptation des jeunes que la société et les parents rejettent et qui sont devenus rebelles même à une manifestation de compréhension et d'affection parce qu'ils ont perdu confiance en l'adulte.La détention temporaire d'un certain nombre de jeunes est nécessaire.Si scandale il y a, ce n'est pas de ce côté qu'il faut le chercher, mais plutôt dans la façon de faire la détention.On peut agir en bourreau face à un enfant détenu et on peut aussi agir avec beaucoup de compréhension, de patience, d'affection et avec un sens tout à fait humanitaire.Et c'est cette dernière méthode qu'il faut viser Ce n'est pas le fait de priver temporairement un jeune de sa liberté qui est grave, mais c'est de le faire avec rancoeur et dans le but unique de punir La détention temporaire des jeu- nes est aussi nécessaire que le confinement obligatoire de certains malades dans un hôpital.Il faut simplement viser la thérapie et non la punition.("est là la mentalité qu'il faut changer.Et je vous assure que les centres d'accueil sont très avancés de ce côté en dépit de ce qu'en pensent certaines gens qui sont à la recherche de scandales.Je réitère donc mes félicitations à votre endroit face à l'attitude objective (pie vous avez prise courageusement pour rétablir les faits face au public et restaurer la bonne réputation que s'était faite la direction de Notre-Dame de Laval, du moins dans l'opinion deiceux qui connaissent les bons services que rend à la jeunesse féminine cette institution de grande valeur.(Nous soupçonnons malheureusement qu'il n'y a pas que certains journalistes qui ont eu intérêt à scruter les peccadilles de ce centre d'accueil pour les étaler en gros plan en public par la suite!! Nous souhaiterions, enfin, que les journaux qui ont voulu faire sensation dans ce cas sachent avoir le courage de corriger leurs erreurs à coup de grosses manchettes! Remarquez que je ne suis pas assez naïf pour croire qu'ils le feront! Et alors qui corrigera les dommages laits a cette institution dans le grand public, et je pense particulièrement à l'inquiétude des parents qui ont des enfants à Notre-Dame de Laval.Guy LECLERC Chicoutimi, le 28 janvier 1975.Les rôles nouveaux qui attendent l’ingénieur Monsieur Michel Lefebvre, section économique et Financière.Le Devoir Dans son supplément "Perspectives économiques?.Le Devoir publiait, le mercredi 15 janvier 1975.un article intitulé "Le génie-conseil.facteur de progrès économique " et signé conjointement par André Albert St-Laurent et Michel Lafontaine.Nous avons pris connaissance de cet article avec beaucoup d'intérêt et nous vous faisons part des commentaires de certains responsables du secrétariat de l'Ordre des ingénieurs du Québec.M.Yvon C, Dupuis, ing.président de TOIQ.souligne la pertinence de cet article.Il émet le souhait que les ingénieurs ajoutent à leurs techniques de nouvelles dimensions dans les domaines de Té-conomie, des valeurs humaines et de l'environnement.En ce qui a trait aux politiques d'orientation économique.M.Dupuis rappelle à ce sujet l'envoi d'une lettre, le 20 décembre dernier, au ministre de l'Industrie et du Commerce.M.Guy Saint-Pierre.Dans cette lettre TOIQ signifiait son appui au mémoire de l'Association des ingénieurs-conseils du Québec et demandait, par la même occasion, au ministère, d'entreprendre une étude des répercussions économiques de l'industrie dans tous les secteurs du génie.De plus.M.Dupuis abonde dans le sens de la conclusion lorsqu'on fait référence aux droits et aux devoirs conférés aux ingénieurs de par leur situation privilégiée.M.Jacques Soucy.ing.directeur général de TOIQ, note, quant à lui, que l'article est intéressant et qu'il partage, dans l'ensemble, les vues exprimées.Il ajoute cependant que, selon les demandes d’employeurs d'ingénieurs, autant à TOIQ que dans les journaux, la carence d'ingénieurs dont on fait mention est plus que légère.Toutefois, souligne-t-il, si les ingénieurs étaient mieux utilisés, cette carence manifeste dans la plupart des disciplines et spécialités s'atténuerait.M.Soucy rappelle avec pessimisme le problème de la pénurie de main-d'oeuvre technique et spécialisée: "meme si les problèmes de la construction se règlent et que des travaux d'envergure sont actuellement en marche au Québec, cette pénurie n'accusera aucune diminution en 1975 ".M.Robert Masse, ing.secrétaire de l'Ordre, a jugé cet article excellent.Il précise que dans la conjoncture économique actuelle du Québec.le génie se doit de mettre Tac-cent sur la polyvalence plutôt que sur la spécialisation à outrance.Cet article, selon M.Masse, aurait toutefois pu faire le lien avec le récent mémoire des ingénieurs-conseils en vue d'une meilleure planification, facteur de renforcement du secteur secondaire de l'industrie et d'équilibre économique de divers secteurs.M.Masse observe que le secteur des services où se trouve le génie-conseil est en constant danger de saturation, d'où sa faiblesse."On ne peut constamment compter sur l'exportation des services de génie pour survivre", conclut M.Masse.En dernier lieu, M.Rudolf Klop-penburg.attaché aux affaires juridiques.est.pour sa part, d'accord avec les grandes lignes de cet article et appuie la nécessité de diversifier les sphères d’activités du génie; écologie, énergie, etc.Le président de TOrdre des ingénieurs du Québec, Yvon C.DUPlilS Montréal, le 27 janvier 1975, Les statistiques donnent raison à M.Roberge Le 16 décembre, j'ai lu avec un vif intérêt l'article de M.Pierre Roberge.En présentant des statistiques historiques, cet article démontre que la prédominance de l'anglais régresse dans le Québec urbain; la chute du bilinguisme chez les francophones serait Tune des conséquences de la baisse continuelle des pressions en faveur de l'anglais exercées sur le marché de l'emploi québécois., Le 13 janvier M.Charles Caston-guay a tenté de’ brouiller les cartes en suggérant que les tendances observées par M, Roberge ne Sont qu'illusoires et que tout peut s'expliquer par des rùigrations intérieures, Une telle hypothèse ne s'ac- corde pas avec les faits: les mêmes tendances peuvent être discernées our la population globale du Qué-cc et pour la population urbaine.Les chiffres qui suivent donnent des chiffres tirés des trois derniers recensements pour les hommes âgés de 20 a 64 ans (un tableau semblable pour les femmes montre qu elles étaient à 57'a?; unilingues françaises en 1971) Il y avait en 1951, 1 045,031 personnes recensées dont 41.2'J parlaient le français seulement, 47.1%.le français et l'anglais, 11,2'.; l'anglais seulement et .5% , ni l'anglais ni le français.En 1961, sur 1,300.138 personnes recensées, il y en avait 41.8', qui parlaient le français seulement.46.6' ; qui par- laient le français et l'anglais, 10.8% qui ne parlaient que l'anglais et .8% qui ne parlaient ni l'anglais ni le français.Fin 1971, sur 1,588,335 personnes recensées, on retrouve un pourcentage de 44.7% qui ne parlent que le français, 45.6% qui parlent à la fois le français et l'anglais, 9.0% qui ne parlent que Tanglais et .7% qui ne parlent ni Tun ni Tautre.Ces chiffres corroborent les conclusions de M.Roberge, en démontrant qu'il v a vraiment une poussée vers l'unilinguisme français parmi la population active du Québec.Richard J.JOY Ottawa, le 18 janvier 1975.M.Whelan est-il sérieux ?En écoutant le ministre fédéral de l'agriculture inviter les producteurs agricoles à s'occuper de leurs affaires, on se demande s'il est sérieux quand nous savons, nous horticulteurs.surtout, que notre principal problème, c'est le dumping américain, plaie sociale que seul Ottawa peut restreindre sinon anéantir La production horticole chez nos voisins est telle qu'aucun pays au monde ne peut s'en défendre sans un contrôle des importations en période de production locale Leur devise infernale est: exporter à tous prix, doit-on pour cela faire crever le monde entier.Le "Canadian Horticultural Council".bébé du ministère de TAgricul-turc fédéral, dont nos unions horticoles font partie depuis sa fondation, a toujours ignoré les producteurs Québécois sinon pour les angliciser de son mieux.Il ne mérite donc aucunement les cotisa- tions que nous lui versons pour en faire partie Il nous faut au plus tôt cesser d'envover nos ressources financières à Ôttawa et les verser plutôt au Québec afin.Qu'il protège notre agriculture pour le bien de tous, producteurs et consommateurs.' André LAFFITTE, maraîcher Ste-Clotide, le 22 juin 1975 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 h Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société 6 responsabilité limitée, dont le sièjje social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $45 par année; six moil: $25; À l'étranger: $50 par année; six mois: $28; trois mois: $16.Éditions du samedi $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1,20 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe; enregistrement numéro 0858 Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.Trésorier; Bernard Larocque TÉLÉPHONt: 844 •336! (lignes groupées). Le Devoir, jeudi 30 janvier 1975 • 5 des idées des événements des hommes “Partout où la chose est nécessaire u L’objectif du CN: offrir en 1978 des équipes et des services bilingues de caractère permanent ¦ Le président et directeur général du Canadien National, M.Robert A Bandeen, était le 15 janvier conférencier invité devant la section de Toronto de /’Administrative Society of Management.A cette occasion, M.Bandeen avait choisi de traiter des progrès du bilinguisme à l’intérieur de ia société ferroviaire d’Etat.Voici de larges extraits de son allocution.L'article 10 de la Loi sur les langues officielles de 1969 décrète sans équivoque que les services donnés par une société de la Couronne au public voyageur.à l'étendue du Canada ou ailleurs, doivent l'être dans les deux langues officielles, là où la demande est suffisante.Depuis ce temps, le commissaire aux langues officielles et son personnel surveillent le CN de près.Ils nous jugent suivant la façon dont nous nous acquittons de nos obligations en la matière.Ceux qui ont lu les rapports officiels savent que dans son plus récent rapport, publié tôt l'an dernier, le commissaire n'hésite pas à se dire insatisfait de notre rendement.Il est d'avis que notre performance générale désappointe, quoiqu'il reconnaisse du même coup que nous avons fait oeuvre de pionnier en donnant des services bilingues, et que nous avons amélioré notre situation.Il serait superflu de relever ici tous les cas particuliers.mais le commissaire a établi un certain nombre de cas où des Canadiens ont été incapables de se faire servir dans la 1 langue officielle de leur choix, alors qu'ils voyageaient dans nos trains à travers le Canada.La loi et le commissaire donnent une définition claire de ce que le public attend de nous.Mais je crois qu'il faut aussi expliquer clairement ce que nous, du CN.attendons de nous-mêmes, sur cette question.Les personnes qui ne sont pas versés dans la gestion de grosses1 entreprises croient parfois que le président d'une société comme le CN n'a qu'à lever le doigt pour que l'objectif fixé soit atteint sur-le-champ.Kn tant que cadres supérieurs et administrateurs, nous savons cependant que de tels objectifs ne peuvent être atteints qu a force de planification soignée, d'administration saine, de bonne communication, de motivation réelle et d'engagement total, de la part des intéressés.Un souci déjà ancien Les fondations du travail sont déjà solidement établies.Le commissaire aux langues officielles l'a lui-même noté: le CN a commencé à pourvoir des services bilingues bien avant que la loi sur les langues officielles ne soit décrétée.Par exemple, à la Gare Centrale de Montréal, dont la construction a été terminée en 1943.les paroles françaises et anglaises de l'hymne national "O Canada " sont gravées dans les grandes murales.L'un des facteurs qui nous a influencés dans l'adoption du fameux symbole CN.c'est qu'il nous donne une identité que l'on reconnaît au premier coup d'oeil et qui n'est pas rattachée à une langue plus qu'à l'autre.Nous avons aussi pris très tôt des dispositions afin de fournir la terminologie française officielle sur plusieurs sujets techniques de nature ferroviaire, afin de nous rapprocher des situations où le français pourra ¦HCHEZHHI TABLE D'HÔTE MENU TYPE Hors d'oeuvre Potage du jour Suprême de Chapon, RizCréole $18.50 Saumon frais grillé, au Fenouil, Beurre d'échalottes $21.50 Le Steak à la Clermont, Pommes Parisienne $23.50 Les Desserts Le café Les vins Soumur Blanc ou Champi-gny, i btle par personne.Du lundi au samedi de ô;00p.m, à la fermeturr 591 E.HENRI-BOURASSA borde FACE AU MÉTRO • 3B1-1777 -par ROBERT A.BANDEEN iHIHl s VS lût MSI être véritablement langue de travail.Il le fallait car, dans plusieurs cas, il y a trop de différences entre le materiel ferroviaire et les méthodes d'exploitation en Amérique du Nord et en Europe pour que nous puissions toujours emprunter la terminologie française de France, pas plus qu'on ne peut utiliser telle quelle la terminologie anglaise d'Angleterre lorsqu'on travaille en anglais.Nous avions aussi créé avant la loi sur les langues usuelles des programmes avancés de formation des employés dans une langue seconde.De 1969 à 1973, nous avons donné des cours de français à 1.496 employés et des cours d'anglais à 546 autres.Nous avons de même cherché depuis longtemps à recruter des employés bilingues, en particulier pour les postes où l'employé est en contact avec le public.Nous poursuivons nos efforts en vue do faire de notre région du Saint-Laurent — région qui englobe la presque totalité du Québec — une unité où le français sera la langue de travail.("est là un besoin pressant, si nous voulons en arriver à embaucher du personnel unilingue francophone tout aussi bien que des employés unilingues anglophones.Il est évident cependant que nous devrons intensifier nos efforts dans ce domaine si nous voulons atteindre nos objectifs qui sont de combler, dans les deux langues, les besoins du public voyageur à travers le Canada.dans une période de temps raisonnable.Le programme d’action de 1974 Un plan d'action a été conçu l'an dernier afin d’en arriver à conférer un statut égal aux langues officielles au CN.Le document établit des normes.fixe des échéanciers pour atteindre certains objectifs, prévoit les budgets requis et met en place un dispositif d'analyse des progrès accomplis.Le programme reconnaît les secteurs où il faut accélérer la mise en place de services bilingues: soit les trains sur les dessertes principales à l'étendue du réseau, les gares importantes, les traversiers que nous exploitons dans les provinces atlantiques.les hôtels et les bureaux des TCN, qui sont tous des services au public voyageur.Il note aussi le besoin de services bilingues dans les messageries, en particulier à Ottawa.Montréal, dans les districts fédéraux bilingues et dans toutes les régions habitées par de fortes minorités linguistiques.Nous avons confié à un vice-président adjoint, dont c'est la seule fonction, le soin de mettre ce programme en place, et avons désigné dans chaque ré- m %¦< COMPOSITION TYPOGRAPHIQUE Editeurs, imprimeurs, rédacteurs.confiez-nous vos travaux que nous effectuerons avec attention, Pour de plus amples renseignements, consultez-nous : Guérin (composition) 4574, rue Saint-Denis, Montréal H2J 2L3 Téléphone: (514) 845-4082 Cours de base de fiqe cuisine par hanri barnard Une leçon par semaine, du pur ou du soir Dégustations-démonstrations dinformation sans obligation, aux choix les 5 ou 6 tévrier Ces cours s adressent aux Dames, Demoiselles et Messieurs désirant apprendre a cuisiner tous genres de repas dans les règles de i art et de l'hygiêne Renseignements prospectus Composez 843-8481 ¦ suite 610 Montres permis d'enseignement de culture personnelle Culinaire^ enri ci —- gion et dans chaque service des cadres qui agissent en qualité de coordonnateurs.Pour donner des services bilingues.il nous faut avoir recours à des mesures qui apporteront des résultats immédiats dans le programme à court terme, et a des solutions à long terme qui donneront au programme des bases solides et un caractère permanent.Dès cette année, nous affecterons aux trains des représentants bilingues du service voyageur.dans les cas où les équipes régulières de train n ont pas la facilité de communiquer avec les voyageurs dans les deux langues.s Nous prendrons des mesures semblables dans les gares principales.en affectant du personnel en sus des effectifs normaux.afin de garantir un service dans les deux langues, et, dans les plus petites gares, le personnel pourra communiquer par téléphone ou par d'autres moyens avec une gare principale où un employé bilingue est de service.A longue échéance, nous accélérerons nos programmes de formation et de recrutement du personnel afin d'avoir bien en place, pour la fin de 1978.des équipes et des services bilingues d'un caractère permanent, là où la chose est nécessaire.Une étape importante du programme consiste à determiner de façon précise qui est-bilingue.Nous avons à cette fin deux tests qu'utilise généralement la Fonction publique du Canada, l'un en anglais, l'autre en français.Les tests servent à déterminer le degré de compétence d'une personne pour le travail dans l'une ou l'autre des langues officielles.Il est aussi très important d’établir au départ le nombre exact d'employes- bilingues que compte déjà l'entreprisè.Ce dénombrement est presque terminé.et nous avons été agréablement surpris de voir le nombre d'employés bilingues que nous comptons à l'étendue du réseau canadien, même dans des lieux qu'on ne considère pas par définition comme des localités bilingues.3§a îpipii X -X .sS;.S \ mm " IIM iStifcsij:; Comme première tâche, il nous faut designer les postes qui doivent être occupés par des employés possédant une connaissance suffisante des deux langues, selon la nature même des services que nous devons offrir au public dans sa langue, comme le veulent la loi et les règles du succès en affaires dans le secteur du service public.Ceci m'amène à une section importante de notre programme: l'engagement personnel des employés à l'endroit de leur travail.Nous connaissons nos obligations à l'endroit de tous les employés actuels de notre entreprise — qu'ils soient unilingues ou bilingues — et nous ne devons pas permettre que notre programme d'implantation du bilinguisme ait des conséquences adverses sur leur sécurité d'emploi ou l'épanouissement de leurs carrières.Le commissaire aux langues officielles nous a demandé de mettre notre programme en oeuvre de façon à éviter ces conséquences défavorables.C'est surtout parce que nous sommes conscients de ces obligations que notre programme n'a pas été implanté jusqu'à aujourd'hui au rythme désiré.Nous avons voulu donner la formation dans une langue seconde aux employés actuels d une façon réaliste, en fonction de nos besoins de services bilingues.sans pour autant mettre en jeu les droits acquis de qui que ce soit, ce qui n'est pas une méthode rapide.Nous avons aussi cherché à intensifier le recrutement et la formation de personnes bilingues.dans le but de répondre aux besoins qui s'accroissent continuellement.Le rôle des syndicats La plupart de nos employés étant syndiqués, et régis par des conventions collectives, il s'ensuit que nous travaillons en étroite collaboration avec les syndicats touchés.Nous leur avons demandé de nous aider dans l'implantation du programme.Au Canada, la coutume veut que de telles questions soient sujettes à négociation; c'est ce que nous faisons avec les syndicats qui.regroupent nos employés.Les syndicats n'hésiteraient pas à intervenir s'il nous arrivait de violer les droits des employés.Je dois reconnaître que les leaders syndicaux ont démontré qu'ils comprennent nos obligations en matière de services bilingues.Ils se sont montrés de plus en plus conscients du rôle des deux langues officielles au Canada, et de ce que cela représente au CN.Cette attitude compréhensive ne leur a cependant fait oublier d'aucune façon leur rôle primordial, qui est de protéger les droits conférés à leurs membres par les nombreuses conventions collectives.Les chefs des syndicats sont élus et.comme dans toute démocratie, ils doivent être sensibles aux intérêts de leurs cotisants.En leur qualité de membres élus, ils doivent ausfci parfois prendre la responsabilité d'une action délicate sur des questions telles que la Loi sur les langues officielles.Il est un sujet qu'il faut discuter pleinement avec les syndicats intéressés, et c'est celui de la reconnaissance précise des postes qui doivent être désignés bilingues.A cause de l'inquiétude manifestée par la compagnie dans le passé, et des points soulevés par les svndi- lettres au DEVOIR Une omission imputable à un simple oubli M.Pierre Stewart Pettigrew Holywell Manor Bailiol College Oxford (England) J'ai mis du temps à répondre à votre lettre du 26 octobre, principalement parce que je n'ai aucune explication à fournir concernant l'o- mission que vous avez relevée.En faisant allusion, en aparté, aux agglomérations qui sont prospères, j'avais l'intention de mentionner la ville de Montreal.Mon omission n'est imputable qu'à un oubli.Je suis persuadé que vous ne voudriez pas provoquer une tempête dans un verre d'eau et j'espère propos d’actualité "Les peuples de la Terre, et probablement les anges du ciel, sont épuisés par la répétition du prétendu voeu de “bonne et heureuse année ", Chacun des chefs d'Etat adresse un tel voeu à ses homologues tout en s'écartant, lui-mème, de ce souhait par ses actes, rendant ainsi la nouvelle année mauvaise et malheureuse.Jusqu'à cette année, nous n’avons cessé de répéter ce souhait hypocrite.Ne pouvons-nous pas réfléchir profondément à la signification de certains versets du Coran, de la Bible et de l'Evangile, où il est dit: “Unissez-vous dans le bien et la piété, et écartez-vous du péché et de l'agression?'' Mouammar Kadhafi Le Monde, 5-6 janvier 1975."Les grandes et riches puissances dépensent des sommes fabuleuses pour la fabrication de bombes atomiques.le développement des fusées intercontinentales, la réalisation de programmes spatiaux et la mise au point de plans de propagande et de guerre psychologique, au moment ou les peuples de la pianette souffrent de la maladie, de la famine et de la hausse vertigineuse des prix Ces pays sont effectivement guidés par le diable, et leur livre sacré est Malthus et non la Bible" Mouammar Kadhafi Le Monde, 5-6 janvier 1975."La République pour moi, c'est le régime qui protège le mieux les droits de l'individu, les droits de l'homme, et qui, en même temps, le forme le mieux aussi.(.) On pourrait.bien évidemment, donner des définitions de doctrine de la République.Je la vois surtout sociale, c'est-a-dire égalitaire, fraternelle, faisant effort pour que l'être humain puisse vivre dans le bonheur politique, le bonheur social et le bonheur civique." M.Monnerville, Ancien président du Sénat Français, Le Monde, 8 janvier 1975.lence l'appel que j'ai lancé dans ce meme discours a la communauté internationale (d'IONU), en ma qualité de leader de la révolution palestinienne, l'invitant à nous aider à installer un pouvoir national sur toute partie de la Palestine qui serait libérée de l'occupation sioniste." Yasser Arafat, Chef de l'O.L.P.Le Monde, 7 janvier 1975.COURS D'INITIATION À LA DECORATION INTERIEURE0 sous i»a niwrcttoN of * ARTISANS DU MEUBLE QUEBECOIS INC que, tout comme moi, vous conviendrez que bien d'autres se sont chargés de faire connaître la place qu'occupe Montréal au Québec par rapport aux autres grands centres du pays.Il en va de même pour le Quebec en tant que province.La politique du gouvernement canadien et de mon ministère est de fournir de l'aide là ou il en faut; dans une large mesure, les résultats parlent d eux-mèmes.Je vous prie d'agréer.Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.Don JAMIESON, ministre de l’Expansion économique régionale.Ottawa, le 20 janvier 1975.“Les Arabes n ont pas le choix; ils ne peuvent pas distinguer entre Américains et Eu suivront le tem européens quand ils exemple de Samson dans iple des Philistins.La catastrophe économique que nous susciterons s'étendra par la force des choses à tous les pays occidentaux.” Yasser Arafat, Chef de l'O.L.P., Le Monde, 7 janvier 1975.© "FIN DE SEMAINE" 2 JOURS SOC- 'iiso*""1 i nuit aéd ira*,.• Chambre double, bain, TV (Samedi) • 2 jours de ski (usage des remonte-pentes) • Diner le samedi aolr et danse avec Dieter Fees • Petit dejeuner du dimanche matin an rat m »r st rAut VIEUX MONTREAL iWI) nf MSI ION» MF-NT S 8661836 Début das cours itiris» i«7s permit d» culture per tonnelle (tour el eotr j 2 JOURS «OX* "•"''i' v.i 2 nuits 0*f .• Chambre double, bain.TV (vendredi et samedi) • 2 jours de ski (usage des remonte-pentes) • Diner le samedi aolr at dansa avec Dleter Fess • Petite dejeuners (samedi et dimanche matin) ' (.« (aies al la aarwca ne sonipai inclut manoir ¦St.Cbsim Lac Boaupon Qoébac, P.Q Tél : 849-4461 CJ\;1 * cats, on devra tenir compte des droits des employés actuels de la compagnie.Ceci ne nous soustrait pas pour autant à notre obligation de donner des services dans les deux langues.Il est essentiel cependant, au départ, de rappeler à tous les employés que leurs droits seront bien respectés, de leur dire de quelle façon ils seront affectés et quelles possibilités s'offrent à eux.Dans cet ordre d'idées, nous avons conçu des programmes de communication intérieure afin de faire connaître à nos employés tous les détails du programme d'action, à mesure qu'il s’implante au sein de l'entreprise.Par le biais des journaux destinés aux employés, de rubans magnétoscopiques.d'affiches et d'autres moyens à notre portée, nous avons pris soin de faire connaître les objectifs de façon que l'employé puisse les bien comprendre et surtout voir quel rôle il est appelé à y jouer.Les cours de langues au CN Le programme d'enseignement des langues de notre Service de linguistique est probablement le plus important du genre dans le monde canadien des affaires.Le CN a fait oeuvre de pionnier dans la création de laboratoires de langues au sein de l'industrie.La conception de nombreux cours s est faite en fonction des besoins précis des différentes catégories de positions.Nous donnons des cours accélérés de contact commercial au personnel de train afin qu'il puisse répondre aux questions élémentaires, dans les deux langues, et aussi toute une gamme de cours dont la durée totale dans certains cas dépasse mille heures.Au niveau des cadres, les superviseurs doivent être capables de communiquer dans les deux langues s'ils comptent dans leur personnel des employés francophones et anglophones.Notre centre d'enseignement des langues à Montréal, dirigé par le Service de linguistique CN-Air Canada, doit répondre aux besoins du CN et d'Air Canada.Nous donnons aussi des cours, plus particulièrement à Jonquière.où les employés possédant certaines connaissances théoriques vont passer quelque temps dans un milieu complètement francophone du Québec, pour y vivre l’expérience totale de la langue et de la culture françaises.Le recrutement du personnel bilingue nous met à l'épreuve d'une autre façon, Les systèmes scolaires de plusieurs parties du Canada semblent pour le moment incapables de former en nombre suffisant des personnes ayant une bonne connaissance de la langue officielle qui n est pas leur langue maternelle.Notre recrutement doit en conséquence s'effectuer dans les régions où sont formés en nombre suffisant des étudiants bilingues.afin de combler la plus grande portion de nos besoins.Les systèmes scolaires de toutes les parties du Canada doivent répondre aux besoins du Canada en formant des jeunes gens au bilinguisme, de la même façon qu'ils les forment à d'autres disciplines, s'ils veulent les préparer à occuper des postes dans des compagnies comme le CN et dans d’autres organismes voués à un rôle spécial au sein d'un Canada bilingue.Les mémoires présentés à la commission Gillin l'ont démontre: les agences fédérales comme le CN ne sont pas les seuls employeurs à rechercher des employés bilingues.Le secteur privé, le commerce, l'éducation.les professions et les arts se disputent les personnes capables de remplir des fonctions bilingues à travers le Canada.A moins de donner aux etudiants une aptitude suffisante dans les deux langues, on réduit les occasions qui s'offrent à eux sur le marché du travail.Il y a des années, on enseignait à l'école le latin ou le grec, non pas parce qu'on en avait besoin pour du travail — à moins qu'on se soit orienté vers la médecine ou la pharmacie — mais parce qu'on y voyait un élément essentiel de la formation.Tout comme la géométrie et l'algèbre aident, dit-on, à la compréhension des principes de mathématiques, ces langues mortes étaient considérées comme essentielles à la compréhension de la structure de la langue et à ce qu'on appelle aujourd'hui le "talent de communiquer".Il est vrai que le français est inscrit à la plupart des programmes d'enseignement au Canada, mais Tenseigne-t-on en tant que langue vivante et langue de travail'.' Notre expérience de l'embauche semble démontrer que cela n'est pas le cas en plusieurs endroits.Le rapport Gillin conclut que dans la plupart des prospectus officiels publiés en Ontario, l'idée de l'enseignement du français comme langue de communication ne s'est pas manifestée pleinement avant 1966.Je suis sùr que cette situation s'applique à plusieurs autres régions du Canada.De puissantes influences culturelles contribuent en Amérique du Nord à la diffusion de l'anglais.Le Canada compte néanmoins de vastes régions où le français est la langue de la majorité.Les Canadiens anglophones devraient être capables de tirer meilleur profit de cette situation dans leurs efforts en vue de se familiariser avec une langue seconde.Une langue seconde est une réalité de la vie dans plusieurs autres pays du monde, et je ne comprends pas que nous.Canadiens.ne soyons capables d'aucune façon de faire face à la situation aussi efficacement qu'on l'a fait dans ces pays étrangers.Je ne prétends pas pour autant que tout le monde doit être bilingue au Canada.Je n’entrevois pas non plus le jour où tous les employés du Canadien National ou tous ceux qu'embauchera le Canadien National devront être bilingues.Nous devons cependant voir dans le bilinguisme une réalité de la vie canadienne, un élément dont nous devons tenir compte dans notre planification, au même titre que nous tenons compte du climat du pays.Je me dois d'ajouter que je ne vois pas dans ce phénomène du bilinguisme un "problème", ici.au Canada.J'y vois plutôt une grande richesse, une partie de notre héritage culturel, quelque chose qui nous donne une dimension nouvelle, apte à nous donner une raison d'etre unique et tout à fait canadienne.LIBRAIRIE RENAUD-BRAY TÉL: 342-1515 25% D’ESCOMPTE SUR TOUS NOS DISQUES Sfiécfat cUi ntoéd MES MÉMOIRES • CHANOINE LIONEL GROULX • 4 VOLUMES RELIÉS ET NUMÉROTÉS (même numéro pour les 4 volumes de chaque série).PRIX RÉGULIER: h&üo NOTRE PRIX: $30.00 VENTE DE DISQUES LIQUIDATION AVANT INVENTAIRE I 8 • Le Devoir, jeudi 30 janvier 1975 suites de la première page LE VILLAGE fait, le ministre des Affaires municipales a tout simplement demandé au C0J0 de réfléchir et de venir dire la semaine prochaine son accord ou son désaccord avec le recours à une solution de rechange pour le village.D’ici là, on a demandé aux constructeurs des pyramides de suspendre tout octroi de contrats qui pourrait amener la commission parlementaire face à un point de non-retour quant à un changement de projet.Si les membres de la commission n’ont pas été surpris outre mesure, hier matin, d’apprendre officiellement que le coût du projet des pyramides atteindrait $50 millions, et cela à condition qu'aucun problème ne survienne, ils ont été étonnés de découvrir eux-mêmes et de s’entendre confirmer que le contrat liant le COJO aux promoteurs constituait un mauvais contrat.D'une part il est apparu clairement que le COJO devait obligatoirement financer les promoteurs en deuxième hypothèque en fonction de l'augmentation des coûts, ("est ainsi que sa participation passe de $12 millions, à l'origine, à plus de $27 millions.D’autre part, advenant un échec de la vente des 9fi0 logements des pyramides sous forme de condominiums, le COJO est pratiquement assuré de perdre sa mise de fonds.Dans le contrat, une clause fixe au premier décembre 1976 le moment où une décision devra être prise pour la vente de condominiums.A cette date, si on n'a pas reçu des offres d’achat pour 50 pour cent plus un des condominiums, le promoteur a le choix de décider si l'on fera de la vente ou de la location.Advenant le choix de la deuxième hypothèse, il appert que les promoteurs pourraient se libérer très rapidement de leur dette envers le COJO.La base de calcul prévue au contrat est la suivante: les promoteurs versent au COJO tous les profits nets (donc après paiement de la première hypothèque) tirés de la location pendant cinq ans.Après ces cinq ans.on choisit le profit net qui aura été le plus élevé, l'on multiplie par dix.et le résultat de cette opération constitue alors la somme qui sera due au COJO pour le prêt effectué, soit $27 millions environ.Les porte-parole de l’opposition à la commission, les députés Claude Charron et Marcel Léger, n'ont pas manqué de faire remarquer que les promoteurs avaient tout interet a n'avmr aucun profit net durant ces cinq années.Le député Charron a lancé qu'il s'agissait du premier cas de ’profiteurs” des jeux Olympiques.Pour le député Léger, il s'agit là d’un cadeau de $30 millions à l'entreprise privée.A ces arguments, le COJO n'a pu que répondre que le contrat en question leur accordait quand même plusieurs moyens de contrôle à l’endroit des promoteurs, dont celui de la mise en marché de la vente des condominiums.Le commissaire général des Jeux, M, Roger Rousseau, a dû expliquer cependant qu’il s’agissait là d’un contrat dont il n était pas satisfait parce qu'il avait été conclu trop rapidement.Au moment de la signature du contrat, il devait alors se présenter à une réunion du CIO, à Vienne, et être alors en mesure de donner des assurances aux diverses fédérations sportives sur la question du Village olympique, Le COJO avait récupéré de la Ville de Montréal la responsabilité de la réalisation du Village olympique, en septembre, soit un mois avant la rencontre de Vienne.Tout a été conclu rapidement, et même le Comité de contrôle des jeux Olympiques (COJO) présidé par le ministre Fernand Lalonde était à étudier un contrat préliminaire lorsqu’une autre version du contrat fut signée à Vienne même, M.Rousseau devait conclure: ‘On était pris”.Rt le député Charron de lui souffler que Montréal lui avait remis une "patate chaude” entre les mains.De leur côté, les Terrasses Zarolèga ont tenté de démontrer qu’il était possible de réaliser quelque $63 millions de profit avec la vente des condominiums, en prenant comme unité de calcul un prix de $40 le pied carré, Les coûts de construction étant d'environ $50 millions, leur porte-parole.M, Joseph Zappia, a prédit que l'on pourrait abaisser le prix de vente et le rendre ainsi alléchant.Ses remarques n'ont cependant pas semblé faire une forte impression auprès des députés, C'est cependant le ministre des Affaires municipales qui aura fait l'intervention le plus remarquée puisqu’elle aura ramené le débat autour de la question du village temporaire Il a fait observer que l'on avait cessé de parler des projets (le village temporaire depuis longtemps uniquement parce qu'il avait été affirmé que tout projet de village ne devait rien coûter au COJO, ce qui ne pouvait être le cas pour une solution temporaire.Le projet de village permanent devait pour sa part être financé par 1 entreprise privée.Ces explications, il les tenait alors du maire Drapeau devant une commission parlementaire qui a siégé sur ce sujet il y a près de deux ans.Et M.Goldbloom de dire: “Nous voici maintenant devant un contrat qui prouve que ce n'est pas du tout le cas.Ce préambule de M.Goldbloom a permis à la comnussion d entendre les promoteurs des deux projets de village temporaire venir exposer leur projet tant en terme de coûts que sur le plan des échéanciers.Pour le groupe réuni autour du projet de la Faculté d’aménagement, le coût du projet s’établirait à environ $38 millions tout en permettant de récupérer par la revente des unités d'habitation à la Société d’habitation du Québec environ $18 millions, plus quelques autres millions fournis sous formes de subventions.Dans le cas du projet Domulus, les coûts seraient de $28.3 millions, et le promoteur garantit pouvoir récupérer un minimum de $3.5 millions par la revente des unités d’habitation, et probablement plus.Pour les deux groupes, les problèmes d’échéancier et de retards ne se posent pas.Le problème du village olympique est le dernier problème qui reste encore à étudier par la commission.Il y a certes le problème du financement des Jeux, mais ce sont les autorités gouvernementales qui prendront une décision à ce sujet.Pour l'instant il est clair que le maire Drapeau a obtenu l’approbation de tous ses projets au niveau de la construction de tous les éléments des installations olympiques, à l'exception du Village.Au moment où le maire a quitté la commission, hier matin, le ministre des Affaires municipales a précisé que déjà au moment où la commission a commencé ses travaux, un point de non-retour avait déjà été atteint, de sorte qu’aucun changement n’était plus possible.Si la commission ne s’est pas réunie plus tôt.c'est en raison de la confiance du gouvernement dans les promesses du maire Drapeau.“C’est essentiellement parce que vous nous avez assuré, M.le maire, que l'autofinancement était une chose réelle, une chose pratique, une chose réalisable ", de dire M.Goldbloom qui ajoute avoir pris conscience du déficit des Jeux que depuis deux mois.POTS-DE-VIN sement de la productivité.Rencontrant un représentant de BBV à qui il avait conseillé cette rencontre, un autre représentant de Armor a déclaré avant hier qu’il avait eu l’impression que tout était réglé.Or c'est à la même époque que les représentants de BBV ont appelé un contracteur de piscine qui travaillait souvent pour eux, M.Pierre Quoibion, pour lui demander, ont-ils dit.d'accorder une réduction du prix à Baxter sur l'achat de sa piscine.En aucun moment, les responsables de BBV Construction ont-ils admis qu’ils avaient payé la piscine de Baxter pour que ce dernier accroisse le rendement de ses membres syndiqués sur leur projet.Quoibon, l’entrepreneur, a nié avoir été payé par BBV Construction, faisant état de paiements “cash'’ de Baxter.Quoibon a par ailleurs nié avoir discuté au téléphone des modalités de cette transaction douteuse la veille de son témoignage à huis clos devant la commission Cliche.Il a toutefois été contredit par le représentant de la compagnie BBV Construction.M.Pierre Paradis, qui a admis lui avoir parlé de cette vieille histoire de piscine.Paradis et Longpré.de BBV Construction.et Quoibon, l’entrepreneur, ont admis avoir participé à une rencontre chez ce dernier à la demande de nul autre que Baxter, dans les journées où ils ont été appelés à témoigner à huis clos.Quoibon a admis pour sa part avoir rencontré Baxter le matin même de son témoignage à huis clos.Baxter voulait, parait-il.un chauffe-eau pour sa fameuse piscine.A ce temps-ci de l’année, a interrogé le juge Cliche qui s'étranglait presque de scepticisme.Le témoignage de Goulet, au début de la journée d’hier, a par ailleurs jeté une lumière nouvelle sur les assauts dont ont été victimes les employés de Labadie Construction à la Place Dupuis.Armor avait eu le premier contrat, en 1972 mais la grève des ascenseurs l’avait oblige de passer la main à quelqu'un d’autre.Kelly, selon certains renseignements obtenus en marge de la commission aurait tenté de récupérer la fin du contrat qui a finalement été confié à Labadie Construction, propriété de l’ancien gérant de Armor, Quelques jours avant le saccage de Place Dupuis et de l'attaque contre les employés de Labadie, Goulet qui était déçu que sa compagnie ait perdu ce contrat, rencontre Baxter et Léo Moore, le président national de l'UICA, à la gare centrale."Sois sans inquiétude, lui dit alors Baxter en substance, il y a des façons d'arrêter des contrats en marche, soit en cassant le matériel et en faisant peur aux gens .Cinq jours plus tard, Goulet recevait un appel anonyme lui disant: "La job est faite”, Il a aussitôt pensé à la Place Dupuis pour apprendre quelques heures plus tard que son intuition ne l'avait pas trompé.(’ est d'ailleurs à propos de son témoignage dans cette affaire en Cour des sessions de la paix que Goulet a admis hier "n'avoir pas tout dit la vérité".Baxter qui avait réussi à briser la confidentia- Le CIO s’attend à devoir accepter des changements AMSTERDAM (AFP) - Les jeux Olympiques de 1976 auront bien lieu à Montréal aux dates fixées, mais le Comité international olympique s'attend à devoir accepter certaines modifications à ce qui a été initialement proposé par les organisateurs.Lord Killanin, président du CIO, l'a en effet laissé entendre hier à Amsterdam à Tissue de plus d’une journée de réunions avec ses trois vice-présidents MM Herman Van Karnebeek (Hollande), Willi Daume (RAF) et Juan Samaranch (Espagne), réunions auxquelles assista M.James Worrall.membre canadien du CIO Apres avoir rappelé les péripéties qui ont retardé tes préparatifs des Jeux.M.Killanin a fait état de l'inflation de ces derniers mois qui provoqua une augmenta lion de 100' ; du coût des jeux Olympiques et qui a mis les organisateurs dans l’obligation de revoir leurs projets."Il est simplement regrettable que ce phénomène n'ait pu être prévu", a dit le président du CIO qui, en contact téléphonique fréquent avec M.Roger Rousseau, president du comité organisateur canadien.a confirmé que celui-ci doit lui présenter dans les dix jours un nouveau rapport sur ' la commission exécutive du CIO se prononcera le 20 février à Lausanne." Il se peut que nous soyons amenés à accepter certaines modifications, certains changements à ce qui a été primitivement prévu", a en effet révélé Lord Killanin faisant allusion aux mesures que le COJO pourrait prendre pour limiter ses dépenses considérablement accrues.lité de la pré-enquéte, lui avait notamment dit qu'un ascenseur, c'est aussi un grand "trou" au fond duquel on peut s’écraser, Goulet témoignait hier sôus la protection de la Cour et son témoignage ne peut être retenu contre lui s’il a dit la vérité aux commissaires.Le témoignage de Kelly, "Tami" patronal qui a soi-disant prête $3,000 à Baxter pour sa Thunderbird, devait par ailleurs recouper un autre témoignage entendu lundi.Kelly a admis hier avoir prêté $20,000 à la firme G.Irving et Associés, la firme de consultants qui conseille les propriétaires d'immeubles sur l’achat et les contrats les meilleurs à signer avec les compagnies d'ascenseurs.Or lundi, M.T.J.James, un représentant de la compagnie Westinghouse, a dit que Kelly avait pu obtenir le contrat d’installation d’ascenseurs à Thôpital Royal Victoria du fait que la compagnie G.Irving et Associés conseillait cette institution hospitalière.G.Irving, qui connaissait la teneur des soumissions, a dit T.J.James, a refilé des informations à Kelly qui ont permis à ce dernier de présenter la meilleure soumission.Kelly a nié ces déclarations hier en disant qu’il avait obtenu le contrat du simple fait que sa soumission était la meilleure.Il est surprenant de noter par ailleurs que Kelly ait prêté au début de 1973 un montant de $3.000 à la G.Irving, en plus de son prêt de $20,000.Le $3,000 que Baxter a reçu pour l’achat de sa voiture ne provient pas des comptes en banque de Kelly, ce qu’a démontré hier l'analyse des documents en question par le procureur Fish.Serait-ce le même?Le Kelly en question semble en tout cas capable d'assurer ses arrières aussi bien du côté patronal que syndical.En effet, une des compagnies dans lesquelles il a des intérêts, la Montréal Elevators Construction, est présidée aujourd'hui par nul autre que l’ancien deuxième président du syndicat des constructeurs d'ascenseurs, Kevin Duffy.Lundi, la commission a fait "jouer” des enregistrements qui tendent à présenter Duffy, alors dans les rangs syndicaux, comme l'instigateur des incendies criminels de deux chalets de représentants patronaux.Le même Bernard Kelly a aussi admis avoir remis $400 à Danny Sullivan et $100 à Duffy, qui semblent avoir trempé dans le même coup, mais il ne se rappelle pas pourquoi, a-t-il expliqué (ou plutôt tenté d'expliquer) aux commissaires.LES WEATHERMEN maintenir le gouvernement du général Nguyen Van Thieu au pouvoir, développer le système pénitentiaire sud-vietnamien et former les policiers et gardiens de prison.La déclaration accusait aussi le Pentagone de faire la guerre en Indochine et de violer l'accord de Paris en faisant effectuer des vols de reconnaissance sur le Nord-Vietnam.“Une nouvelle administration américaine encore est résolue à engager les Etats-Unis dans une guerre et une agression au Vietnam ", affirmait la déclaration qui portait, comme-en-téte, un arc dessiné maladroitement, traversé d'un éclair.L’explosion du département d'Etat, qui a touché des bureaux de PAID a été qualifiée "d'acte totalement insensé" par le porte-parole de M.Henry Kissinger.De strictes mesures de contrôle ont été imposées au département d’Etat, dont les visiteurs devaient présenter hier leurs laissez-passer officiels, et accepter la fouille des paquets en leur possession.Le porte-parole du département d’Etat a cependant estimé que les mesures de sécurité habituellement appliquées au département d’Etat sont suffisantes.Cet édifice de sept étages où travaillent plusieurs milliers de personnes, est doté d'un service de sécurité dont les effectifs sont d'environ 300 personnes.Quand l'explosion s'est produite, près des bureaux de LAID et notamment de la pièce où se trouve la section sud-vietnamienne de cette agence, le département d’Etat était désert et moins d’une douzaine de gardes y patrouillaient.Weather est, pense-t-on, une ramification de l’organisation Weatherman, qui se manifesta à plusieurs reprises à la fin des années 1960, au plus fort de Tagitation "pacifiste” dirigée contre la guerre du Vietnam L'organisation Weatherman elle-même avait rompu avec les activités de l'organisation dite des "étudiants pour une société démocratique" (SDS).Son nom ve- la météo Un système dépreMlonnalrc se déplace rapidement vers Test et est suivi d'un dégagement rapide que nous connaîtrons aujourd’hui, Lu précipitation se prolongera jusqu’à ce matin dans Test, Il est à remarquer qu'une chute marquée de température associée à des vents de la à 20 milles à l’heure feront d'aujourd’hui une journée plutôt froide • Région de Chibougamau: ensoleillé avec quelques passages nuageux Température stationnaire à près de moins 20.Aperçu pour vendredi : nuageux en fin de journée Régions de TAbitibi, de Pontiac-Témiscamingue: dégagement froid et venteux Maximum près de moins 10.Aperçu pour vendredi: ennuagement progressif • Régions de la Haute-Mauricie, des Laurenti-des: quelques chutes de neige locales ce matin suivi d'un dégagement.Venteux et froid Maximum moins 5 Aperçu pour vendredi: ennuagement progressif • Régions de Montréal, de TOutaouais dégagement en matinée et froid Venteux Maximum près de 5, Aperçu pour vendredi ennuagement progressif.Régions de Trois-Rivières.Quebec, des Cantons de TEst: passages nuageux suivi d'un dégagement froid et venteux Temperature stationnaire à 5.Aperçu pour vendredi ennuagement progressif • Régions de la Gaspésie, de Rimouski: venteux et froid avec chutes de neige en matinee et dégagement en après-midi La temperatures s’abaissera à moins 5 en après-midi Aperçu pour vendredi : généralement ensoleille Régions de Baie-Comeau.de Sept-Iles: chutes de neige locales et venteux suivi d'un dégagement au cours de la journée Maximum près de moins 15 Aperçu pour vendredi généralement ensoleillé.Région du Lac-St-Jean dégagement Venteux et froid La temperature stationnaire a moins 5 Aperçu pour vendredi généralement ensoleillé.nait d’une chanson de Bob Dylan: "You don't have to be a weatherman to know which way the wind is blowing” — "il n’est pas nécessaire que vous soyez météorologiste pour savoir dans quelle direction souffle le vent".On pense que l’organisation s’est dissoute au début des années 1970, alors que l’activisme politique connaissait un ralentissement aux Etats-Unis Néanmoins, Weather a revendiqué six attentats à la bombe au cours des quatre dernières années, qui avaient pour objectif la Gulf Oil, la division sud-américaine de l'International Telephone and Telegraph, le parquet de Californie, le bureau de l’administration pénitentiaire californienne et le Capitole.Ces attentats n’ont fait aucune victime.Selon le FBI, Weather compte de 20 à 30 membres et est dirigé, croit-on, par Bernadine Dohrn, que la police recherche depuis 1970.LES CRÉDITISTES C’était la deuxième fois en deux jours qu’il soulevait ce problème qui l’empêche, a-t-il explique, de bien accomplir son travail de parlementaire.En deux occasions, cette semaine, M, Lambert n’a pu prendre connaissance, en français, du compte rendu des délibérations de la séance de la veille, et il s’en est grandement offusqué, tout en rappelant que tous les députes, nonobstant leur langue maternelle, ont droit aux mêmes privilèges.Là encore, M.Jerome a refusé de recevoir la motion de M.Lambert visant à référer toute cette question au comité des procédures afin de remédier à la situation.Le président des Communes a dit qu’il réservait sa décision sur la requête de M.Lambert.Après ces deux longues interventions, pas moins de cinq députés créditistes ont soumis chacun une motion en vertu de l'article 43, requérant le consentement unanime de la Chambre, pour amener un comité de la Chambre à se pencher sur tel ou tel sujet "urgent et pressant”, comme par exemple le glissement de terrains survenu dernièrement à Asbestos, au Québec.Après la présentation de ces cinq motions, dont trois ont été refusées par le président Jerome, M.Coates a mis le feu aux poudres en affirmant que les créditistes considèrent le Parlement comme une farce."Si les conservateurs ne savent pas ce qui se passe au Québec, s’ils n'y sont pas intéressés, plutôt que de se contenter de salir d’autres Québécois comme Tont fait certains députés dans ce parti, je pense que c’est le devoir des créditistes de le faire à la Chambre, a lancé M.Fortin."Tout ce que comprennent les conser-vatuers, ce parti d'anglophones, c’est de salir les députés créditistes, les Canadiens français, mais nous entendons nous tenir debout”.Il a poursuivi en disant qu'il comprend que l'article 43 est une “farce” mais une "farce" protégée par les conservateurs "qui veulent garder cette procédure comme une vieille institution britannique, comme M.Diefenbaker le désire, alors que, nous, nous sommes des Canadiens qui souhaitons une institution modernisée”.A son tour.M.Lambert s’est levé pour se lancer dans un violent discours, ponctué de coups de poing sur son pupitre, pour rappeler que tous les députés de la Chambre jouissent des mêmes privilèges, y compris les créditistes."Je ne voudrais pas que la guerre qui a été entreprise dégénéré en une guerre intestine au sein de ce Parlement."Je ne voudrais pas du tout cela et je serais le dernier combattant d’une telle guerre ", a dit M.Lambert.Plusieurs députés libéraux du Québec ont applaudi les interventions de MM.Fortin et Lambert.BATTERIE DE TESTS première fois efr ne possédant pas de "déclaration solennelle de leurs parents” devront subir les épreuves linguistiques du ministère.Fidèle à l’économie de la loi 22, toute en nuance et en conjonctions d'opposition ("mais”, "pourtant , “toutefois", "néanmoins", etc.), le projet de règlement ajoute une petite clause ouvrant la porte à beaucoup plus de sévérité dans l’application de ces tests, "La commission scolaire, ou le ministre, pourra toutefois exiger que tout élève subisse les tests s'il y a lieu de croire que cet élève ne connaît pas suffisamment la langue d’enseignement ", indique en effet l’article 7 du règlement.Avec toutes ces exceptions et cette possibilité de les ignorer, il est impossible de prévoir le nombre d’élèves que les commissions scolaires soumettront aux tests d’aptitude linguistique.De toute façon, ces tests doivent être administrés dans les trente jours suivant l’inscription et retournés au ministère dans les trente jours suivants.Contrairement aux années passées, l'Inscription se terminera maintenant au 1er mars et non au premier juin.Le règlement ne pouvant être adopté avant le 21 mars, le ministre de l'Education prolongera cependant cette date limite au 1er avril.C'est donc dire que les tests d’aptitude linguistique devront être administrés du 1er au 31 avril et retournés au ministère du 1er au 30 mai.Des centres de correction seront alors désignés par le ministre et les résultats permettront aux commissions scolaires de déterminer la classe et le secteur d’enseignement de l'étudiant.Il sera intéressant de surveiller de près cette opération tamisage qui pourrait facilement, en raison de sa complexité et de son élasticité, ramener la fièvre linguistique engendrée par l’adoption de la loi 22 à Tété 1974 DEMAIN: le ministère ne sait que faire de l'article 40 sur le contingentement des classes anglaises.B0URGAULT mediablement du côté des travailleurs, de descendre dans la rue au besoin, de reintégrer les femmes et de "rembarquer" la jeunesse, Lorsque le gouvernement Bourassa.en 1971, a emprisonné les trois chefs syndicaux.le Parti québécois ne s'est pas impliqué dans les manifestations Et Pierre Bourgault trouve cela injustifiable."Il faut se ranger résolument du côté du travailleur II faut le faire quotidiennement.Il ne Suffit pas de brandir notre Turner tente d’apaiser le courroux syndical par Michel Guénard Voulant apaiser le courroux des chefs ouvriers, le ministre fédéral des Finances.M.John Turner, a expliqué hier devant les étudiants des Hautes Etudes commerciales que ses récents propos en regard du rôle inflationniste des hausses salariales ne visaient qu'à mettre en garde les syndicats contre une tendance simpliste à vouloir hypothéquer l’avenir économique du pays en négociant des réajustements de salaire indexés sur des taux anticipés d'inflation.Devant quelque 600 étudiants qui occupaient tous les gradins de l’amphithéâtre des HEC.M.Turner a soutenu que les demandes salariales de la classe ouvrière n’étaient nullement exagérées et qu'il n'accusait en rien les syndicats d etre les premiers responsables de la spirale inflationniste.Le ministre s'est donc employé à dissiper les retombées néfastes de sa déclaration de lundi devant le Canadian Club selon laquelle les syndicats canadiens étaient responsables de la hausse de prix.A son avis, il faut mettre un cran d'arrêt au processus inflationniste qui mine les assises de notre économie en incluant dans les conventions collectives une formule d'indexation, non annuelle, mais tri-mestrielle, ou quelque chose d'approchant, qui épouserait plus fidèlement Tévoluton conjoncturelle du moment.Cela éviterait à la classe ouvrière d'attiser l'inflation par des anticipations inconsidérées et fantaisistes sur les futures hausses de prix."Si nous indexons automatiquement toutes les conventions à un taux de 12 ou 15 pour cent par année, alors comment voulez-vous ramener l'avance des prix en-dessous du seuil de 8'.?” de demander le ministre.Ce n’est donc pas une admonestation qu'a servie M.Turner aux chefs syndicaux mais plutôt "une mise en garde quant aux conséquences futures de leur action ".Cette préoccupation du ministre des Finances à vouloir juguler l’inflation ne prend cependant pas des allures obsessionnelles: "Nous devons combattre un dragon à trois tètes, devait dire en substance M.Turner: inflation, récession et dégradation de la balance des paiements des pays due au renchérissement des prix pétroliers.” Mais notre Saint-Georges des finances, M.Turner connaît les failles de son armure: "On a rejeté comme inefficace le contrôle des prix et des salaires puis on s est dit qu'un virage brutal de notre politique fiscale et monétaire entraînerait une hausse intolérable du chômage, alors que nous reste-t-il sinon l’obtention d’un consensus de tous les agents économiques de la nation," devait-il reconnaître avec une pointe d'humilité."Même les chefs-d'oeuvre de John Maynard Keynes et toutes les réunions du salon ovale de la Maison-Blanche ne peuvent solutionner le dilemme plein emploi-stabilité des prix lorsque les canaux régulateurs au plan international sont obstrués", devait dire le ministre.Aussi est-ce à titre de président du Comité intérimaire du Fonds monétaire international que M.Turner "dépassant l'analyse cyclique de l'historien Arnold Toynbee et la diplomatie très XIXème siècle du secrétaire d'Etat Henry Kissinger”.a voulu marquer l'urgence d'une hausse des provisions pour le pétrole du FMI.Selon le ministre, le Comité provisoire du FMI a fait hausser de $3.5 milliards à plus de $6 milliards la provision pour le pétrole afin de pallier aux cas les plus urgents.On sait que ces crédits, de même que le fonds de solidarité de $25 milliards des pays de l'OCDE, visent à fournir un filet de sécurité aux nations confrontées avec des balances de paiement lourdement hypothéquées par la facture des importations d'hydrocarbures.Evidemment, M.Turner a abordé le problème corollaire; le recyclage des $60 milliards de pétrodollars qui comme des vases communicants partent des pays industrialisés pour s’engouffrer dans les coffres des pays producteurs."En autant que nous sommes concernés, devait préciser M.Turner, nous acceptons la rentrée de ces crédits en terre canadienne dans la mesure où, ils viendront renflouer notre déficit anticipé de $4 milliards au chapitre de nos comptes courants." Toute entrée de fonds additionnelle incurverait vers le haut la valeur de notre dollar, ce qui serait pour le moins inopportun pour une nation qui exporte 25',7 de son produit national brut, de conclure M.Turner.Maniant l’humour avec finesse et ayant su se rallier les rieurs de son côté, M.Turner, à qui on prête des intentions de quitter le poste des Finances pour des instances internationales, a reçu une ovation extrêmement chaleureuse de la part des étudiants.14 décès sont attribués à deux antibiotiques aux USA WASHINGTON (Reuter) — Un commissaire de l’Office des aliments et drogues des Etats-Unis (FDA) a révélé hier à un sous-comité du Sénat que son organisme a reçu jusqu’à maintenant 26 rapports contre Tutilisation de deux antibiotiques qui seraient responsables d’au moins 14 décès.Ces deux antibiotiques, la clindamycine et la lincomycine, sont vendus aux États-Unis par la société Upjohn et certaines compagnies canadiennes en produisent aussi.Ces médicaments, selon les rapports, provoqueraient des coliques souvent fatales.Un des experts cites à cette sous-commission a même indiqué qu'il avait relevé des coliques chez 10% des patients traités à le clindamycine.Pour sa part, le président de la compagnie Upjohn.M.William Hubbart, a affirmé que la clindamycine n'avait qu’une chance sur 50.000 de provoquer des coliques chez les patients.Du côté canadien, un porte-parole du programme.C’est pas parce qu'il y a de la cochonnerie dans les syndicats que Ton peut se permettre de les abandonner.Il ne faudra pas hésiter à descendre dans la rue dans des manifestations de masse.C'est beau la victoire finale; mais en attendant, il faudra gagner de petites victoires." A la défense des femmes, Pierre Bourgault reproche au Parti québécois de ne pas avoir favorisé leur participation, et de les avoir refoulées, à l’instar des vieux partis, au café et aux sandwichs.Et ne fusse que pour des considérations bassement élcctoralistos, Pierre Bourgault rappelle que les femmes forment 527-, de la société et qu'il faut leur faire la place qui leur revient, Ces prochains mois de rentrée politique.Pierre Bourgault entend les consacrer à “remobiliser" les jeunes, Il attend du Parti québécois qu’il lui organise dans les plus brefs délais une tournee des cégeps de la province, Après deux ans d’absence, Pierre Bourgault réalise que rien n’est changé dans les rapports Ottawa-Québec, si ce n’est que le gouvernement Trudeau a forcé celui de Robert Bourassa à reculer dans plusieurs secteurs, dont la culture, Pourtant, il croit que le PQ est en meilleure position que jamais pour réaliser l’indépendance: la compétence et la créativité québécoises: la crise internationale; Tevolution des Nations Unies; la politisation des Québécois.En conclusion, Pierre Bourgault réitère la mise en garde qui jadis avait fait sourciller plus d'un péquiste: "L’indépendance.c'est une aventure, c’est pas facile, on ne sait pas ce qu'il y a de l'autre côté du mur.( 'est plus facile de laisser les autres le faire, mais c’est plus enivrant de la faire soi-mème." C'est la Société nationale des Québécois (SNQ) qui avait organisé cette soirée de rentrée politique de Pierre Bourgault.Dans un long exposé sur l'inflation, l'économiste Jacques Parizeau avait réchauffé l’auditoire pour Pierre Bourgault, Tout en faisant ressortir les mérites de la lutte syndicale pour l'indexation des salaires, M, Parizeau a émis l’opinion que les gouvernements devront, à moins que le climat économique ne s’améliore, entreprendre bientôt le dialogue pour convaincre les centrales syndicales de sacrifier les exigences salariales en échange de compensations normatives.service de protection de la santé a indiqué que la lincomycine devrait maintenant être abandonnée en raison de la découverte de la clindamycine, un produit assez semblable sur le plan chimique.Pourtant, on s'est refusé à commenter les déclarations formulées devant la sous-commission du Sénat américain.Suite de la page 3 gagé neuf personnes de plus”.Mais celui-ci se dit tout à fait disposé à négocier avec les syndiqués en grève, sans conditions préalables.Les soins aux patients ne souffriraient nullement des ralentissements de travail, d’autant que les infirmières sont demeurées au poste.A Thôpital Sacré-Coeur de Hull, on assiste presque à la cessation des activités.La direction a fait évacuer 75 pour cent des malades à la suite de la démission collective de 350 employés des services infirmiers.Ceux-ci protestent contre le refus de la direction de mettre en application les horaires de fin de semaine, selon un système qu'avait recommandé un comité paritaire.DÉCÈS Notai i.v.p.quo loi ovl* do ce su/et: "Apr fis avoir ski fi sur les pen ¦ tes de presque toutes "nos" stations de ski, y compris les Rocheuses, je puis dire que rien ne vaut les A Ipes françaises, Kl ce, sur tous les plans, "On dirait que la neqiv, lù bas, possède une qua lit fi exceptionnelle, un petit quelque chose qu'on ne retrouve nulle part a illeurs.De plus, il y fail toujours une tempfirature idfiâle—ni trop chaud, ni trop froid, Le skieur a toujours des milles et des milles de pentes devant lui, et la neiqte est presque toujours vierpe."Un autre aspect des Alpes françaises à ne pas nfipliper et que je ne veux pas passer sous silenee: le contact avec les pens du pays.Ia's habitants des Alpes françaises se lient tout de suite d'amitifi avec vous.Ils sont pfinfireux, simples, faciles d'accès.La communication s’établit tout de suite, spontanée, chaleureuse.Ils'auit, bien entendu, de mon expérience dans les villapes, non pas dans de prandes stations; dans des endroits comme Arpcntière.j'ai trouvé exactement ce que je cherchais: une sorte d'fichanpc, ce qui, je pense, valorise tout voyage."Je parle et j'ai l'impression d'ou- blier des choses importantes comme les poysapes, les levers et les couchers de soleil qui sont d'un prandiose inoubliable."Bien sûr, il y a les stations de ski elles-mêmes.Des hûtel» fantastiques, où on trouve de tout pour le ski et "l'après-ski", à des prix convenant vraiment ù tous les goûts et à presque toutes les Irourses.En plus des hûlvls, il y a des appartements, des chalets.Et on peut manper au restaurant (quelle cuis in c.'J ou faire son propre marché, llya épalement des cinémas, des discothèques ,.Que demander de plus! "Mais j'ai épalement fait une autre découverte: Air France! Tout comme j’ai préféré les A Ipes françaises à ninqmrte quelle autre station de ski au monde, après avoir voyapépar différentes compapnies aériennes, j'ai finalement opté pour Air France.Il faut reconnaître qu'Air fYance offre un service encore inépalé: son confort, sa cuisine pastronomique, ses vins sont vraiment de premier ordre, IHiur ne pas dire de première classe! Inutile de dire que dorénavant, je voyaperai toujours par Air France." LIB DEVOIR Cahier Montréal, jeudi 30 janvier 1975 Statsfôretag, la SGF suédoise est presque l’égale de Volvo Imaginez au Québec une Société générale de financement qui soit propriétaire des mines de fer de la Côte Nord, dont la filiale de construction navale — Marine Industrie, disons — soit un des rares concurrents géants; imaginez aussi que ce holding gouvernemental contrôle en outre Consolidated-Bathurst et Imperial Tobacco, la chaîne d'hôtels et de restaurants la plus importante du Canada qu'il ait au surplus fait l’acquisition il y a deux ans de Chemcell.Insérez dans ce complexe industriel une Sidbec qui n’a pas encore atteint le seuil de rentabilité et une Soma — soit une filiale de construction mécanique — dont l’aventure dans le montage automobile s’est soldé par un fiasco, que l’on cherche à rentabiliser en diversifiant sa production et en y adjoignant par voie d’acquisition dé petites entreprises engagées dans des domaines connexes.Rattachez encore au groupe une filiale pharmaceutique, une fabrique de films pour rayons-x, le plus grand producteur de machines-outils à commande numéritjue du Canada, une usine d appareils stéréophoniques et de radio-téléphones, une entreprise spécialisée dans les éléments de réacteurs nucléaires CANDU, une Société de développement du Nouveau-Québec ainsi qu’une demi-douzaine d’autres filiales à divers stades de développement et :i divers niveaux de rentabilité.Imaginez enfin que cette SGF de rêve se classait déjà en 1973 au sixième rang parmi les groupes industriels québécois pour ce qui est du chiffre d'affaires, que ses ventes aient augmenté de 40 pour cent en 1974 et quelle soit par conséquent par- venue à dépasser le cap des $250 millions de profits par année avant STELCO, disons.Imaginez tout cela et vous aurez une assez bonne idée de ce qu’est devenue en cinq ans la Stafsfôretag, le conglomérat industriel du gouvernement suédois.Ce holding a été constitué le 1er janvier 1970, alors que la social-démocratie suédoise cherchait son second souffle (ou plutôt son troisième ou quatrième, puisqu’elle est au pouvoir depuis 1936!) en adoptant une politique industrielle plus active et en développant l’entreprise publique dans les secteurs industriels et commerciaux d’une économie qui, malgré tant d’années de “socialisme”, était toujours dominée à 95 pour cent par des entreprises privées.Le gouvernement Palme a donc créé un ministère de l’Industrie, chargé notamment d’exercer la tutelle de l’Etat sur un conglomérat d’une vingtaine d’entreprises qui, pour des raisons diverses, étaient déjà passées — certaines depuis fort longtemps — au domaine public.La création de Statsfôretag suscita en Suède une controverse assez semblable à celle qui entoura la formation de la SGF au Québec et de la CDC au Canada.Vue la piètre rentabilité de plusieurs des entreprises rattachées au nouveau holding, les milieux patronaux et les partis non-socialistes au Riksdag ont soutenu que l’initiative gouvernementale aboutirait à un gaspillage des fonds publics, surtout parce que le groupe ne disposerait pas de l’autonomie et de la souplesse de gestion requises pour être efficace et s’adapter profitablement à l’évolution des marchés et des conditions de production.Cette Des Sud-Vietnamiens demandent à Ottawa de rompre tout lien avec le régime Thieu par Pierre Vallières "Le Canada doit se désolidariser publiquement du régime Thieu.cesser toute forme d’aide à ce régime, qu elle soit militaire ou économique, accorder sa reconnaissance aux opposants à l’actuel gouvernement de Saigon qui ne représente plus qu’une petite clique, parasite de la guerre, et faire en sorte que les Accords de Paris soient appliqués intégralement”.Tel est le message que trois représentants de la Troisième force (nationaliste) sud-vietnamienne et ex-prisonniers politiques du régime de Saigon livrent ces jours-ci au peuple canadien.Demain, ils seront à Ottawa, à l'invitation des députés Andrew Brewin (NPD) et Gordon Fairwheater (PC), pour y rencontrer les parlementaires et insister auprès des autorités canadiennes sur la nécessité pour tous les pays démocratiques d'empècher le génocide de la population sud-vietnamienne.Car, selon eux, toute aide maintenue ou accrue au régime Thieu est un soutien direct au génocide.Ces ex-prisonniers et ambassadeurs volontaires de leur pays, déchiré par maintenant 30 ans de guerre, sont MM.Nguyen Long.66 ans, avocat de Saigon et président du Mouvement pour l’autodétermination du Sud-Vietnam, Vo Nhu Lang, 27 ans, président de l’Union nationale des étudiants du Sud-Vietnam, et Ton That Lap.33 ans, musicien et compositeur, président de l'Association des étudiants en musique de Saigon.Ils sont tous trois boudhistes.Au cours d’une conférence de presse hier à Montréal, ils ont expliqué que le régime Thieu ne reconnaît pas plus la Troisième force que le Gouvernement révolutionnaire de GRP)."Pour Thieu, la Troisième force et le GRP doivent être tous deux abattus, parce que tous deux exigent son départ Cette Troisième force est composée essentiellement de nationalistes — députés et sénateurs de l'opposition, catholiques, boudhistes.indépendants — et rassemble plusieurs organismes du Sud-Vietnam, par-delà leurs allégeances politiques ou leurs croyances.Il ne s'agit pas cependant d’une force structurée politiquement comme peut l’ètre le GRP."Le régime Thieu empêche notre unification, en multipliant les arrestations, les emprisonnements et les tortures, sans compter les assassinats.Et puis, nous n'avons pas d’armée.Nous avons toujours milité loyalement à Saigon même et à visage découvert.Aujourd'hui, la plupart des nôtres sont en prison.Des 200,000 Sud-Vietnamiens qui se trouvent dans les prisons politiques du régime actuel, la majorité appartiennent ou s'identifient à cette Troisième force qui veut non seulement la paix au Sud-Vietnam mais la réunification de tout le Vietnam.Ce sont les étrangers qui nous ont divisés depuis 30 ans et lorsqu'ils seront tous partis, il n’y aura plus ni guerre ni divisions au Vietnam".A plusieurs reprises, Me Long insiste sur le fait que "le général Thieu est un ancien sous-officier de l’armée française qui.lors de la première guerre d'Indochine, n’a pas hésité à tourner son fusil contre ses propres compatriotes.Si les Etats-Unis, ajoute Me Long, décident une nouvelle fois d’accroître leur aide au régime de Thieu, ce sera à coup sûr le génocide".Me Long a été emprisonné à plusieurs reprises parce qu’il a exigé le départ du général Thieu et prôné la paix.Lanh a été emprisonne et torturé pour les mêmes motifs, tandis que Lap a été incarcéré parce qu’il composait des chants pacifiques Tous trois ont été libères sous la pression internationale exercée par des groupes comme Amnistie internationale, le Tribunal Russell, etc.Essentiellement, Me Long et ses compagnons réclament l'application du quatrième chapitre des Accords de Paris qui prévoit la réalisation de l'auto-détermination complète du Sud-Vietnam “Pour cela.Thieu doit partir, car il rejette ces accords qu'il a pourtant signés.Il refuse également de reconnaître les deux autres composantes prévues à art.12 des Accords de Paris, soit le GRP et la Troisième force.Et, entretemps, il livre une guerre totale à tous ceux qui ne font pas partie de sa petite clique de profiteurs de laide militaire américaine.En 30 ans de guerre, plus de deux millions de Vietnamiens sont morts, des millions d'autres ont été mutilés.Cette tragédie sans nom doit cesser, C'est ce que nous sommes venus dire au peuple canadien et à son gouvernement," - par CLAUDE LEMELIN - ¦ Lors d’un récent séjour en Suède, notre collaborateur a cherché les causes de la réussite remarquable de Statstüretag, le conglomérat public créé il y a cinq ans par le gouvernement suédois.controverse est maintenant dépassée, notamment parce que le parti social-démocrate d’Olof Palme a surmonté la tentation des nationalisations et cherche plutôt, désormais, à socialiser le secteur privé par une réforme graduelle mais radicale du statut juridique des entreprises — d’où son programme de démocratisation industrielle — et en diluant petit à petit les capitaux privés qui contrôlent ces entreprises, par le placement des énormes disponibilités financières du régime public de rentes supplémentaires dans le capital-actions des entreprises privées.Nul doute, toutefois, que la performance assez remarquable de Statsfôretag a aussi contribué à étouffer cette controverse; car à l’encontre de ce qui s’est passé au Québec avec la SGF.les résultats des dernières années ont fait mentir les prophètes de malheur.En cinq ans, le chiffre d’affaires du conglomérat public a plus que doublé, passant de Skr 3,500 millions a Skr 8,000 millions en 1974 (soit environ 800 millions à près de deux milliards de dollars); son surplus d'exploitation s’est multiplié par dix (de 25 à quelque 250 millions de dollars) et ses profits nets après impôt par quarante (de moins de un million à environ 30 millions de dollars).Ainsi, les profits bruts de Statsfôretag ont dépassé en 1974 le cap du milliard de couronnes suédoises — avant ceux de Volvo; et la marge de profits du conglomérat a été en moyenne de 15 pour cent.Or déjà, en 1973, le holding public s’était hissé au sixième rang, selon le chiffre d'affaires, du panthéon industriel qui révise chaque année Veckans Affairer "Financial Post" suédois: pas très loin derrière ICA, Volvo, le groupe Johnson et SKF — le conglomérat coopératif KF se maintenait de loin au premier rang de tous les groupes industriels suédois.Si le rendement de Statsfôretag paraissait assez modeste, à 6.2 pour cent des capitaux investis, il était comparable à celui de dizaines de grandes entreprises suédoises et notamment d'aussi prestigieuses que Asea et Atlas-Copco.Et Statsfôretag a remporté bien d'autres championnats: deuxième entreprise par la valeur du capital-actions, deuxième investisseur, quatrième exportateur.Comment expliquer cette réussite?La question est d’autant plus pertinente, pour un Québécois, que l'explication pourrait jeter un éclairage nouveau sur les déboires de notre pauvre SGF et contrer le scepticisme qui en est résulté quant à l'efficacité de l'entreprise publique comme instrument de développement industriel.La direction de Statsfôretag insiste d’abord sur un mode de gestion décentralisé mais qui a néanmoins permis aux diverses filiales de profiter de l'expertise et de la puissance financière de l’ensemble; et elle signale certains facteurs conjoncturels, notamment la forte demande et la hausse conséquente des prix des principales productions du groupe: minerai de fer.produits forestiers, sidérurgiques et chimiques.On soulignera aussi la priorité donnée au maintien d'une rémunération normale du capital et à la croissance continue des profits, comparativement aux deux autres objectifs, soit ceux “d’assurer la satisfaction au travail de tous les employés” et "d'identifier les besoins dans le domaine social et d’y répondre de façon compatible avec les objectifs de rentabilité du groupe"; si bien que les éléments les plus radicaux du parti social-démocrate pourront accuser Statsfôretag de n’ètre finalement qu’une entreprise “comme les autres" — ce dont ses cadres, d’ailleurs, se défendent très mollement! Déjà, c'est là un contraste frappant avec la confusion des on-jectifs qui a caractérisé dès le départ le fonctionnement de la SGF.La direction du conglomérat suédois cite aussi deux facteurs d’ordre institutionnel.En premier lieu, elle rappelle que l'entreprise devait soutenir la comparaison avec le puissant secteur rivé du pays et aussi, le plus souvent, la concurrence directe d'entreprises nationales ou étrangères."Mais le point le plus important, lit-on dans un feuillet d’information, fut peut-être qu'avec la création de Statsfôretag.la gestion des filiales cessa d'étre exposée aux pressions politiques.Auparavant.ces sociétés devaient rendre des comptes à huit ministères distincts et les responsabilités étaient souvent diffuses.Aujourd'hui, la Statsfôretag peut jouer un rôle de tampon entre les sociétés et le gouvernement, permettant à la direction de se consacrer à ses tâches administratives.tandis que la société-mère assume toute la responsabilité vis-à-vis du gou- vernement, par le truchement d'un seul organisme: le ministère de l’Industrie.” C’est là un autre contraste frappant avec les tractations quasi quotidiennes entre les cadres de la SGF (jusqu’à la récente réforme de l’entreprise) et les politiciens québécois de tout acabit, qui l’on handicappée même lorsqu'ils visaient sincèrement à favoriser son essor.Mais aux yeux du Québécois, d’autres facteurs paraissent plus fondamentaux : la taille du nouveau complexe, d’abord, qui disposait au départ d’un actif global d’environ un milliard et demi de dollars et d’environ $250 millions de capitaux propres — ce qui est énorme, comparé aux petits millions qu'on a chicanés à la SGF! “Lé nouveau groupe disposait donc de ressources considérables, qu’il pouvait utiliser au financement d’idées prometteuses, signale à ce propos la direction de Statsfôretag; ceci fut particulièrement profitable aux entreprises les plus petites du groupe, dont le potentiel commercial débordait les possibilités d’obtenir un financement de capital satisfaisant ”, Ensuite, plutôt que de simples capitaux stériles, l’Etat-actionnaire a placé dans le giron de Statsfôretag plusieurs entreprises bien établies et financièrement saines (même lorsqu’elles étaient peu rentables) et d'autres qui disposaient de nombreux atouts industriels, même lorsque leur bi-suiteà la page 12 ROSSKNO^J, -1 Boutique Gberscn TOUT CE QU’IL Y A DE MEILLEUR.AU MEILLEUR PRIX SKIS Prix Régulier FISCHER C-4 Compétition 219.00 OLIN Mark I D & E Sérié HEAD MRP Comp DYNASTAR 530 ROSSIGNOL Roc 550/ST650 210.00 ROSSIGNOL ars HEXCEL Compétition FISCHER isoo 59.95 185.00 210.00 180.00 110.00 285.00 Prix de Vente 16500 ligoo 15500 I2500 15995 89oo 245°° 3495 NABHOLZ Nordic ANBA Prix de Vente Prix Régulier 180.00 BOTTES LETRAPPEUR Elite LETRAPPEUR Equipe 195 00 NORDICA Grand Prix LANGE Phantom SCOTT Superlite NORDICA Profecta TI ESSE Comps 220.00 174.95 245.00 89.95 90.00 149°° 19900 HANSON PrlK Prix de Régulier Vente Riva Soft 185.00 13995 Riva 200.00 15500 Exhibition Orange 275.00 235°° KNEISSL Coupe étoile avec clix Tyrolia Prix Régulier 210.00 Prix de Vente 149°° SKIS COURTS Prix Prix de FISCHER Ré8uller Vente très courte 195.00 14995 HEAD E-Z courte 135.00 99.°° ROSSIGNOL R eérle ROC 550 210.00 15995 BLIZZARD GLM courte 9o.oo 3400 Profitez de 20% de rabais supplémentaire sur tous les skis alpins de 210 cm et plus ENSEMBLE ENSEMBLE DE SKI DE FOND DE SKI DE FOND Ski de course JARVENIN Skis de Finlande avec carres et base d'hickory HARJU-en bois ou skis de randonnée Bottes en euh- pour SPLITKEIN la randonée avec base d'hickory MUNARI - Promenade ou skis TELEMARK avec base Fixations TOPSI ou TRAK d'hickory et carres de lignite Bâtons de bambou Bottes en cuir SPLITKEIN pour la randonée MUNARI Ensemble de cires TOKO Fixations TRAK, TOPSI.NORGE plus goudron Suiix Bâtons de bambou, SPLITKEIN S INSTALLATION prix ai achetéa atparément $105.35 notre prix de vente et installation prix al achetéa séparément S76.35Î notre prix de vente $87.00 $55.00 ENSEMBLE DE SKI DE FOND Skia de bois du Montana HARJU avec lisières de mohair et base sans-cirage.Bottes en cuir MUNARI pour la randonée Fixations ROTTEFELLA Bâtons de bambou SPLITKEIN Installation prix al nchetea aeparément $132.30 notre prix de vente $110.00 Boutique t)betson «Le nom synonyme * de qualité en équipement de sport.* 632 CATHCART, MTL.875-5628 juste à côté de la Place Ville Marie Cea prix Boni valUm Jwqii’é ce que toute fa marchandât mit écoulée.e> , 4 12 Statsfôretag, la SGF suédoise suite de la page 11 lan était peu reluisant: des cadres et des travailleurs expérimentés, des techniques et des produits originaux, des réseaux de distribution, des projets et des programmes de recherche et de développement industriels.C’est ainsi que le nouveau conglomérat a hérité des mines de fer de LKAB à Kiruna, exploitées depuis le 17ième siècle, nationalisées il y a cinquante ans et fort profitables: de NJA.une aciérie établies pendant les années quanrante dans le nord du pays; de l’ancien monopole public des tabacs, demeuré fort rentable même après que ce secteur eut été ouvert à la concurrence d'entreprises privées, en 1966; du complexe forestier ASS1, également rentable, du chantier naval de Uddevalla.qui l'était moins mais qui avait de solides traditions industrielles, et le reste.Au surplus, si la plupart des 19 autres filiales du groupe affichaient le plus souvent des déficits d’exploitation, tout au moins leur ’acquisition" n’entraînait-elle pas de charges financières, puisqu'elles appartenaient déjà à l’Etat-actionnaire.Signalons enfin que, contrairement à la SGF (dans la mesure où celle-ci limitait son recrutement aux milieux d'affaires canadiens-français).Statsfôretag a pu facilement trouver les gestionnaires compétents dont elle avait besoin dans les rangs serrés du secteur privé suédois; et que les instances gouvernementales de la Suède connaissaient bien mieux les structures industrielles de leur pays que les administrations québécoise et même canadiennes.Dans ces conditions, la stratégie de développement de Stats-fôretag était assez facile à concevoir; sans négliger d'améliorer par une meilleure gestion et de nouveaux investissements la rentabilité des "vaches à profits" - LKAB, ASS1 et TOBAKSBOLAGET - la capacité financière de ces entreprises allait permettre d'entreprendre les programmes d'investissements requis pour rentabiliser les autres filiales, une fois qu elles auraient été réorganisées et que qu'on ne serait débarrassé des entreprises dont on ne pouvait rien faire de vraiment prometteur.fl convenait d’accorder une certaine priorité aux deux filiales déficitaires les plus importantes.soit le chantier naval d'Uddevalla (dont on racheta la moitié des actions à la firme privée Eriksberg.afin d’avoir les mains libres) et l'aciérie de la NJA.Dans les deux cas.cette priorité financière se doublait d'une priorité sociale: la construction navale est une des principales industries du pays, est constamment secouée par le concurrence internationale et son état de santé affecte de nombreuses autres branches industrielles; tandis que la NJA est installée dans le Norrland sous-développé et que les autorités suédoises jugent souhaitables de transformer au pays une proportion plus importante du minerai de fer suédois.Quatre ans plus tard, la rentabilité de Uddevallavarvet était assurée jusqu'en 1978.tandis que les pertes de NJA étaient à peu près épongées — assez, en tout cas, pour justifier un programme d'investissement qui doublera sa capacité de production d'ici à 1980.Quelques filiales de moindre importance ne posaient pas de difficultés particulières même lorsqu'elles étaient peu ou pas rentables: Kabi (produits pharmaceutiques).Ceaverken (films pour rayons-x) Abab (une agence de sécurité) BS Konsult (expertise en urbanisme et en construction) Statsgruvor (mines de plomb et de zinc) Allf.une maison d'édition rebaptisée Liber Grafiska après plusieurs acquisitions qui ont considérablement augmente son chiffre d'affaires mais grevé temporairement son bilan Parmi les autres filiales, le cas de Kalmar Verkstad était sans contredit le plus pénible.C'est pour ainsi dire la Soma du groupe suédois: une usine de construction mécanique qui s'était aventurée dans l'assemblage d'automobiles, avec des résultats désastreux: un deficit d'exploitation de 24 millions de couronnes en 1970.sur un chiffre d'affaires de 81 millions! On décida de laisser les automobiles à Volvo et à Saab et de s’orienter vers d'autres productions.des wagons de chemin de fer, des remorques pour conteneurs surtout.En 197:1, les pertes étaient tombées à Skr 2 4 millions, sur une chiffre d'affai- Demain?Le jour où vous deviez commencer à être actif! 4g pamcipacnon ^.E„ form».ta f*^n * vlv" ANNONCES CLASSÉES RÉCULIÉRES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR ANNONCES CLASSÉES ENCADRÉES 844-3361 6 m 1 mm sÈm m mm mI» m m ¦ m * m9a ix¦ (¦ ^fWvwwv# jTwwm 99 wNCWHe M ®Y6Nhwiw pMefilvGOfll A* tan auMMW.844-3361 • CheqM Reratkia (•At* $1.54, moxhim 35 iMti • ÎMt net aMtkmiMl r*At* 0.05 (Imaw U tvnk te r*nd mpwwM* fee* teü» bxrtta emmte.emarnêm ~ ÈAmm e m a ¦RI m ¦¦ £ ¦ * — — » Al .¦ .— m nVwVv wwn view MIBB0NVw ViRHvONilVYvNvtMf • S.V.P.téléplKHMt è 144-33*1.• Cfcaqa* panrita mON $4.20 h nmw • N «'y • pm À* (nil peer ta Htainitau.res de seulement Skr 52 mil- i lions; et ces pertes n'ont pas été complètement épongées l’an dernier.Trois autres filiales éprouvaient des difficultés parce 1 3u'elles étaient engagées dans es secteurs prometteurs mais où les risques techniques et } commerciaux sont très élevés: Sonab (équipement de haute fidélité et radio-téléphones) SMT (machines-outils à commande numérique) et Uddecomb (élé- ; ments de réacteurs nucléaires).Le développement et la rentabilisation d'entreprises de ce ; genre sont une oeuvre de longue ; haleine.Ainsi, après quatre ans, le chiffre d’affaires de Sonab avait-t-il quadruplé, mais ses pertes d'exploitation avaient-elles suivi la même trajectoire, situation qui ne s’est pas améliorée en 1974.En revanche, les pertes très considérables encaissées par la SMT en 1970 et 1971 ont été épongées pendant les deux années suivantes, de sorte qu'un modeste surplus est apparu en 1974; mais les pertes de Uddecomb ont augmenté plus rapidement que son chiffre d'affaires, ce que l'expansion du programme électro-nucléaire suédois devrait corriger au cours des années à venir.Signalons que les difficultés de ces trois compagnies n'ont pas découragé Statsfôretag.qui a récemment fait l’acquisition de trois entreprises du même genre: Linson Instruments et deux entreprises de chimie des plastiques.rattachés à la riche entreprise de tabac, capable de financer leur essor et d'absorber leurs pertes pendant leur phase de développement.Au surplus, le conglomérat a acheté en 1978 Berol Kemi, une entreprise de produits chimiques de bonne taille, dont la performance l'an dernier a été remarquable.Un cas financièrement lourd à porter était celui de la chaîne Sara, une forte proportion des capitaux du groupe étant investie dans ses quelque 200 hôtels et restaurants, dont la plupart étaient fort peu rentables.On a donc élaboré un programme de consolidation (c'est-à-dire d'abandon des unités qu'il était trop difficile de rentabiliser), de réduction du personnel et de rééquipement des établissements; avec le résultat que la chaîne a affiché en 1974 de légers profits — mais encore bien insuffisants.Reste SVETAB, une société de développement régional du Noreland suédois, soit la région la plus septentrionale du pays, qui correspond à la fois à notre Nouveau-Québec (par sa position géographique, sa minorité laponne, se ressources minières et hydro-électriques) et à notre Bas Saint-Laurent (par le chiffre de sa population et les problèmes de sous-développement qu elle présente).La direction de Statsfôretag reconnaît d'emblée que cette filiale est probablement celle que l'on mettra le plus de temps à rentabiliser; mais néanmoins, il faut qu'elle se développe à une cadence comparable à l'ensemble du groupe si son objectif “social" doit avoir un sens.Le chiffre d'affaires de SVETAB est donc passé de 28 à 128 millions de couronnes en quatre ans; mais les pertes d'exploitation ont augmenté deux fois plus rapidement — de 3 à 24 millions de couronnes.Certes.Statsfôretag est capable d'encaisser le coup, mais elle n'y tient pas plus qu’il ne faut; aussi six des filiales de SVETAB viennent-elles d'etre regroupées en une nouvelle entreprise spécialisée dans les matériaux de construction, afin d'améliorer leur gestion et leur situation financière.Et l'avenir'.’ Statsfôretag est déjà engagée, ne serait-ce que modestement, dans la plupart des secteurs de pointe de l'industrie; et maintenant qu elle affiche un bilan respectable, elle se tourne davantage vers l'étranger - réflexe naturel de toute entreprise suédoise.Déjà, en 1973.les exportations représentaient plus de 50 pour cent du chiffres d'affaires du conglomérat."Nous avons établi des contacts avec d'autres conglomérats d'Etat, signalera Lars Tôrnbloom, un cadre du siège social (qui compte seulement 40 employes): nos contreparties finlandaise et norvégienne, UIRI Italienne, l'OITAO autrichienne; et nous communiquerons bientôt avec le holding que le gouvernement britannique est en train de constituer." "Nous croyons d'abord utile de comparer nos méthodes de gestion avec ces entreprises, dont les structures et les problèmes sont très semblables aux nôtres; nous envisagerons peut-être ensemble, par la suite, certains projets de coopération industrielle encore que le choix de nos partenaires a cet égard dépendra moins du caractère public des entreprises que de la viabilité des projets" "Nous avons aussi songé à prendre contact avec la Compagnie de développement du Canada qui elle aussi, par ses structures, ressemble à Statsfôretag " Et la SGF'’ “Connais pas." 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ponTinnacTion Lo mouvement canadien du bien être physique les MOTS CROISÉS du Devoir 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 11 Horizontalement 1— Caractère de ce qui se présente à l’état sporadique.2— Calme et sans inquiétude.— Papillons.3— Sévère.— Pronom personnel 4— Partie couverte de la cour, dans une école.— Mettre des ombres à un dessin.5— Dans la montagne, versant à l'ombre.— Radon.— Habitation en bois de sapin de divers peuples du nord de l'Afrique et de l'Asie.6— Mammifère très apprécié pour sa fourrure.— Province Québec.— Sert à lier.7— Du verbe avoir.— Neuvième lettre grecque.— Vase d'ornement.8— Elle appartient au peuple Iroquois.9— Bouger.— Pièce où s'emboT te le soc de la charrue.10— Béryllium.— Biens assurés par le mari à la femme survivante.11— Thallium.— Essartage.12— Jambière qui couvre le bas de la jambe et le dessus du soulier, — Ecolier.Verticalement 1— Relatif à l'épaule.2— Somme d'argent donné à un salarié dune entreprise par un client de cette dernière.Familièrement.3— Vertébré ovipare.— Poisson.4— Moyens qu’on emploie pour parvenir à un résultat.5— Confession.-Organe plat de forme circulaire.— Brome.6— Difficile à entamer.— Tordre de nouveau.7— Troisième partie de l’intestin grêle.— Du verbe avoir.— Marque l'alternative.8— Deux cents.— Arbre.9— Composé d'iambes.— Sorte d'oignon.10—Troisième personne.— Située.11 —Dans.— Arbre qui fournit le bois d'ébène.12—Couche formée par des roches sédimentaires.— Pièce principale d'une serrure.Solution d’hier 9 10 II 12 ’[CjMMlSJSMi II ¦p.e(R.eF' FlO.N.DF ÉSlfMSS /VEÆÏ m A VECU PETIT ROBERT.PAS DE PROBLÈME A I I Le Devoir, jeudi 30 janvier 1975 le panier à provisions Le Conseil du Patronat Les menus de Soeur Berthe chez Provigo par Renée Rowan il est étonnant de constater à quel point le consommateur a soif d'information”, déclarait ces jours derniers le vice-président des vnte chez Provi-gon M.Alfred Martel, qui présidait au lancement officiel d'un nouveau programme d'aide aux consommateurs."Nous recevons chaque semaine une multitude de lettres et d appels téléphoniques nous demandant de l'information sur l’étiquetage, la valeur nutritive d’un produit, les coupes de viande, et le reste.Nous songeons même, au cours de l’année, à retenir les services d’une nutritionniste pour répondre à toutes ces demandes de renseignements.'' Une enquête conduite en 1974 auprès de 1,200 clients a clairement démontré, (dans une proportion de 90%), que les femmes ne veulent plus de tirage et de concours.Ce que les consommateurs réclament, a souligné M.Martel, c’est non seulement des recettes, mais des menus économiques et bien équilibrés tant sur le plan nutritif qu'au niveau des calories.On veut savoir aussi combien ça coûte'.Cette maison de distribution alimentaire la plus importante au Québec, a donc décidé de transformer son budget consacré aux concours en un nouveau programme d’aide aux consommateurs.Depuis lundi dernier, les clients des 1,375 magasins déjà affiliés à Provigo — les Provigain, Provibec, Provi-pop.Provi-Soir, les Aubaines alimentaires et les magasins de type entrepôt AVA — se voient offrir à la caisse un fascicule intitulé "Les menus économiques de soeur Rcrthe”.La brochure contient 28 recettes regroupées en 7 menus complets, variés et simples, explique l’auteur, A côté de chaque plat indiqué au menu, on donne le coût total et le coût par portion.Les coûts indiqués sont basés sur les prix en vigueur au premier septembre 1974 chez les marchands membres de la famille Provigo.Ce fascicule est le premier d'une série de six; chaque quinzaine, on en distribuera un nouveau, Ce programme d'aide aux consommateurs qui représente comme budget plus d'un demi-million de dollars est à frais partagés avec des compagnies na- L’OCCO sur le point de s’effondrer ?KITCHENER (PC) - Un employé de l’Office canadien de commercialisation des oeufs a affirmé que cet organisme est sur le point de s'effondrer.Lors d une entrevue téléphonique.M.Sim Swinden, un gérant de marketing pour l'OCCO, a affirmé que la situation est si grave que seule une intervention rapide et radicale du ministre fédérai de l'Agriculture, M.Eugene Whelan, pourrait sauver l'agence.Pour sa part, le sous-ministre fédéral de l'Agriculture.M.S.Williams, a déclaré que "l'Office.pour quelque raison que ce soit, ne disparaîtra pas".Il a expliqué que les provinces sont déterminées, coûte que coûte, à ce que l'agence fédérale survive, malgré certaines critiques des agences provinciales en Colombie-Britannique et de Terre-Neuve.11 a rappelé toutefois que le ministre Whelan avait laissé entendre qu'il laisserait tomber l'OCCO si les provinces étaient incapables d'appliquer des mesures de contrôle plus strictes sur la production.Les directeurs des offices provinciaux et fédéral doivent se rencontrer à Moncton, au Nouveau-Brunswick, les 4 et 5 février prochains, afin de mettre au point les plans d'une refonte de ces agences, comme l a demandé M.Whelan.M.Swinden, en prédisant l'effondrement de l'Office, a affirmé que certaines provinces ne fournissent aucune information détaillée à l'agence nationale.rendant impossible une politique efficace de commercialisation des surplus d'oeufs.Il a accusé l'Office du Québec de n'avoir fourni aucune information détaillée depuis la mi-novembre et d'avoir entreposé des surplus, en faisant payer la note à l'agence fédérale.Cette dernière n’apprend donc l’existence de ces surplus que deux ou trois semaines après leur entreposage.Il accuse l’agence de la Colombie-Britannique de refuser de fournir des informations sur les ventes, y compris sur les prix.Il a ajouté que ce manque de collaboration des provinces conduira l’agence fédérale aux mêmes problèmes que ceux subis l’an dernier, alors qu’on avait dû détruire 29 millions d’oeufs.Il a expliqué que l'agence ne peut rien faire pour empêcher les oeufs de pourrir ou même les vendre quand les agences provinciales refusent de signaler rapidement la quantité d’oeufs entreposés au nom de l’agence fédérale, l'endroit des entrepôts et le prix des denrées.tionales.Ainsi, par exemple, il n est pas étonnant de trouver dans les pages consacrées au menu numéro 4 suggérant comme dessert un pouding vite fait, une annonce des petits poudings Laura Secord.ou au bas du menu numéro 6, une annonce de Kik.on est déjà suffisamment consommateur de boissons gazeuses à calories vides sans nous suggérer l’idée d'en achater davantage.Il est dommage que cet effort d’éducation du consommateur soit ainsi amoindri.Interrogé à ce sujet, M.Martel a répondu sans ambage: “C’était cela ou rien du tout.Sans l’aide financière de ces grandes compagnies, on n’aurait pas pu se permettre un tel programme.” Cette restriction faite, le programme demeure malgré tout, très valable.Parlant d'effort d'éducation, cela peut se faire de bien des façons.Le nouveau propriétaire de la Vieille Cuve, rue Saint-François Xavier, un petit restaurant sans prétention aucune, de type familial, a décidé d'inscrire au menu, chaque jour, un plat de poisson et de sortir du répertoire connu: aiglefin, sole ou morue.Ainsi, par exemple, hier, il offrait à sa clientèle, une darne de merlan, un poisson de mer à la chair tendre et légère, pour la modique somme de $1.49, repas complet.Et c'était délicieux.“Plusieurs ne mangent que les poissons qu’ils connaissent bien, constatait récemment M.Bob McClelland, directeur du marketing pour la compagnie National Sea Products.La plupart des gens se contentent d’acheter du thon et du saumon en boite négligeant le maquereau qui pourtant représente un achat intéressant non seulement sur le plan des protéines, mais aussi quant au coût.” En décembre dernier, une boite de sept onces de maquereau se vendait aux envisons de 33 cents, soit 4.7 cents l’once alors que le thon revenait à 11.7 cents l'once et le saumon 14 cents l'once, plus ou moins.Pourquoi ne pas essayer, cette semaine, une salade de maquereau et d'oeufs pour eti-rer votre budget.Vous serez étonné du goût agréable de ce poisson en boite que l'on trouve dans presque tous les supermarchés.Salade de maquereau et d’oeufs 1 boite de 14 onces ou 2 boites de 7 onces de maquereau — 1 c.à table de jus de citron — Va c.à thé de sel — Vz c.à thé de poudre chili — Vt de tasse de mayonnaise ou de sauce à salade — 1 Va tasse de chou râpé — Vi de tasse de piment vert haché — 2 c.à table d’échalotes hachées — 2 oeufs cuits dur, tranchés — feuilles de laitue — sections de tomate (si le coût n'est pas prohibitif).Egoutter le poisson, enlever la peau, écraser les os et détailler en morceaux.Asperger de jus de citron.Mélanger le sel, la poudre chili et la mayonnaise; réfrigérer.Mélanger les autres ingrédients avec le poisson, excepté la laitue et les tomates.Au moment de servir, incorporer la mayonnaise à la salade.Servir sur des feuilles de laitue.Garnir de sections de tomate.Donne 4 portions ou 3 tasses.Un nouveau livret français de recettes à faible teneur calorique préparé par le Service des pêches et des sciences de la mer est offert aux consommateurs désireux de profiter d'idées nouvelles pour se nourrir sainement en période inflationniste.Pour l'obtenir, il suffit d’écrire à la Section de la consommation, Service des pêches et des sciences de la mer, Environnement Canada, Ottawa, Ont.K1A 0H3.I ^ÉL Fonction publique Public Service Canada Canada Canada CONCOURS OUVERTS ÉGALEMENT AUX HOMMES ET AUX FEMMES INGÉNIEURS D'ÉTUDE DES REVÊTEMENTS Ministère des Transports Ottawa, Ontario and Winnipeg, Manitoba T raitement jusqu’à $18,089 $19,917 en vigueur en septembre 1975) Le ministère des Transports doit pourvoir dès maintenant à deux postes d'ingénieurs.Les titulaires de ces postes seront chargés d'étudier la composition des revêtements de routes et de pistes d'aéroports, Les responsabilités sont variées et comprennent l'étude des sols et des matériaux et la surveillance de travaux de construction, CONDITIONS DE CANDIDATURE: Diplôme universitaire en génie ou admissibilité à l'accréditation au Canada à titre d'ingéhieur.Expérience de l'étude de revêtements.La connaissance de l’anglais est essentielle pour ces postes.MODALITÉS D'INSCRIPTION: Faire parvenir une formule de "Demande d’emploi” (CFP 367-4110) disponible dans les bureaux de poste, Centres de maln-d'oeuvre du Canada ou bureaux de la Commission de la Fonction publique de Canada (vous pouvez y joindre un curriculum vitae à la demande) et retournez à l’adresse suivante: POUR LE POSTE À OTTAWA RAPPELER LE NUMÉRO DE CONCOURS: - 75-STP-12-03-OTT: (10) SCIENCES ET TECHNOLOGIE COMMISSION OE LA FONCTION PUBLIQUE DU CANADA TOUR “A”, PLACE DE VILLE OTTAWA, ONTARIO K1A0M7.Des postes semblables peuvent être remplis à Les dispositions de la Loi sur l'emploi dans le cadre de ces concours.POUR LE POSTE A WINNIPEG RAPPELER LE NUMÉRO DE CONCOURS: -75-STP-12-03-WIN:( 10) BUREAU RÉGIONAL DE WINNIPEG COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE DU CANADA PIÈCE 504 - BUREAU CENTRAL DES POSTES 266, AVENUE GRAHAM WINNIPEG, MANITOBA R3C 0K6.la suite de ces concours.a Fonction publique s'appliquent aux nominations dans I* Fonction publique Public Service Canada Canada CONCOURS OUVERTS ÉGALEMENT AUX HOMMES ET AUX FEMMES La Commission de la Fonction publique invite les criminologues EXPÉRIMENTÉS à remplir des demandes d’emploi en vue d’occuper des postes présents et futurs dans le ministère du Solliciteur général du Canada.DIRECTEUR DES RESSOURCES Direction de la Recherche et du perfectionnement des méthodes Ministère du Solliciteur général Ottawa, Ontario Concours: 74-430-65-A Traitement jusqu’à: $31,827 Élaborer, planifier, organiser et diriger le travail des chercheurs intéressés à l’étude des problèmes reliés à la criminalité et à la justice pénale, superviser la préparation des projets de recherche; diriger la recherche et la préparation des rapports devant être publiés; s’enquérir des aptitudes et des domaines d’intérêts des chercheurs en sciences humaines dans l’ensemble du Canada et ailleurs; élaborer une politique d u perfectionnement delà main-d’oeuvre préposée à la recherche au Canada.DIRECTEUR DU PROGRAMME DE RECHERCHES Direction de la Recherche et du perfectionnement des méthodes Ministère du Solliciteur général Ottawa, Ontario Concours: 74-430-65-B Traitement jusqu’à: $31,827 Diriger, coordonner, évaluer et mettre en oeuvre un programme national de recherche sur la criminalité et le régime de justice pénale; diriger la recherche sur les causes, la prévention et le contrôle du crime; évaluer les projets de recherche en fonction des besoins des organismes qui font partie du régime de justice pénale; Informer les organismes des répercussions de la recherche sur les politiques ayant trait à la criminalité et au régime de justice pénale QUALITÉS MINIMALES: Les candidats devront posséder un diplôme d’études supérieures en criminologie ou dans une science connexe du comportement et dans les méthodes quantitatives, en plus d'avoir,un certain nombre de publications résultant de recherches à leur crédit; une connaissance approfondie des méthodes de recherche, et l’aptitude démontrée â assumer, à un palier supérieur, des fonctions de direction dans le secteur de la recherche.EXIGENCES LINGUISTIQUES: La connaissance de l'anglais et du français est essentielle.Ces concours sont aussi ouverts aux unilingues.Ils doivent cependant indiquer par écrit, qu’ils sont disposés à entreprendre aux frais de l'État, Immédiatement après leur nomination conditionnelle, et à plein temps, un cours de langue dispensé par le Bureau des langues de la Commission ou par un organisme approuvé par co dernier.Ce cours pourra durer jusqu’à douze mois et la Commission de la Fonction publique en précisera le lieu.La Commission de la Fonction publique s'assurera que les candidats unilingues de l’extérieur de la Fonction publique ont les aptitudes voulues pour devenir bilingues.MODALITÉS D’INSCRIPTION: Faire parvenir la "Demande d’emploi’’ (Formule CFP 367-4110) disponible dans les bureaux de poste, Centres de maln-d’oeuvre du Canada ou bureaux de la Commission de la Fonction publique du Canada (un curriculum vitae, les relevés de notes universitaires ou autres documents pertinents peuvent être annexés) ê l’adresse suivante AVANT LE 3 MARS, 1975.GROUPE ES CADRES SOCIO-ÉCONOMIQUES COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE DU CANADA TOUR “A", PLACE DE VILLE OTTAWA, ONTARIO K1A0M7.Prière de rappeler le numéro de concours approprié pour chaque poste; soit 74-430-65-A OU 74-430-65-B dans toute correspondance.Les dispositions de la Loi sur l’emploi dans la Fonction publique s’appliquent aux nominations dans le cadre de ces concours.Les aubaines de la semaine Avant de vous signaler les achats les plus intéressants, notons une hausse de 2 à 3 cents la douzaine sur le prix des oeufs ainsi que la hausse prévue de 5 cents sur la livre de beurre.On peut s’attendre aussi, dès la semaine prochaine, à une hausse du prix du sucre et de certaines boissons gazeuses comme le Pepsi et le Coca-cola.Il n'y a pas de quoi se surprendre, puisque cela découle naturellement de la hausse au cours de l’automne du prix du sucre.Maintenant, les aubaines: à 1 étal du boucher, signalons dans les magasins Dominion, le filet de porc offert à 79 ou 89 cents la livre selon qu’il s’agit du bout du filet ou des côtes.A l’Hypermarché, le rôti de palette, boeuf Canada cat.A, ne coûte que 69 cents la livre tandis qu'au supermarché Beaucoup on trouve des cuisses de poulet congelées, en boîte de 5 livres, à $3.79.Par temps froid, par temps gris, il faut veiller, de façon particulière, à ce que la famille ait toutes les vitamines, toutes les calories nécessaires pour lutter contre l'hiver.Servez donc beaucoup de fruits agrumes; il y a actuellement abondance sur le L’éducation du consommateur serait plus efficace que le contrôle du gouvernement "La multiplication des contrôles de l'Etat, en plus de se révéler coûteuse pour tout le monde, est souvent inefficace pour mettre fin à certaines pratiques manifestement malhonnêtes et c'est plutôt par l'éducation que l'on assurera une meilleure protection du consommateur”.Telle est la conclusion à laquelle en arrive le Conseil du Patronat dans un énoncé de politique sur “le rôle du monde des affaires dans la protection du consommateur" préparé à l’intention des représentants patronaux au Conseil de la Protection du Consommateur et transmis au ministre William Tetley.Le document rendu public hie» par le directeur du C.P.Q.M.Ghislain Dufour, rappelle d'abord les initiatives prises par l'entreprise privée ou les associations patronales sectorielles en vue de promouvoir une réelle éthique professionnelle.Tout en admettant que certaines entreprises viennent parfois, par des pratiques malhonnêtes, corrompre la bonne réputation de l'ensemble, le C.P.Q.affirme qu’une armée d’inspecteurs ne mettrait pas fin de toute manière aux agissements de cette minorité de "tricheurs”.La confédération patronale estime que sa participation à la protection du consommateur pourrait être de trois ordres: • Promouvoir une publicité, un étiquetage, des modes d'emploi des produits et des contrats de garantie les plus éducatifs possible.• Dans les secteurs où ce n est pas encore fait, appuyer l'Etat dans l'établissement de tels codes d'éthique, en collaboration avec les intéressés, • Enfin, par les mécanismes appropriés, tenter d'influencer le contenu de la réglementation future afin d’éviter qu'elle ne s'avère inefficace et coûteuse pour tout le monde.Le document du Conseil du Patronat rappelle finalement le principe que le C.P.Q.avait déjà défendu en Commission parlementaire.lors de la discussion de la loi de la Protection du Consommateur: "Dans bien des cas l’intervention de l'Eta! deviendrait inutile si les consommateurs eux-mêmes étaient plus responsables".marché d'oranges (les premières Jaffa font leur apparition cette semaine et les clémentai-nes du Maroc), pamplemousses et citrons.Servez-les en jus, dans la préparation des aliments, pour le petit déjeuner ou comme dessert, dans la boite à lunch ou pour le goûter des éco: liers.Avez-vous déjà essayé de servir comme salade des carottes râpées, arrosées d'huile et d'un peu de jus de citron?Elles apportent à la fois des vitamines eu du nouveau au menu.INGENIEUR CIVIL pour importante compagnie de construction — Expérience de travaux municipaux ~ Bon salaire Envoyez curriculum vitae à: DOSSIER 2453 Le Devoir, C.P.6033, Montréal.AVOCAT Corporation locale recherche un avocat bilingue pour travailler avec les citoyens de son territoire.Exigences: — Expérience minimum de 5 ans.— Travailler en collaboration avec les groupes populaires du quartier.— Intérêt pour les causes collectives.— Heures de travail variables.Salaire: À discuter selon l'expérience.La personne choisie aura à travailler en équipe sous la direction d’un conseil d’administration composé de citoyens.Faire parvenir curriculum vitae avant le 7 lévrier 1975 au: Conseil d’administration, Services juridiques Saint-Louis, 3459, rue St-Hubert, Montréal, Qué.I MVKRSITÉ D’OTTAWA UNIVERSITY OF OTTAWA École de traducteurs et d’interprètes Université d’Ottawa Professeur agrégé ou titulaire de traduction demandé.Conditions de candidature: Doctorat ou l'équivalent; expérience en traduction (de l'anglais au français) et révision de textes hautemant techniques et spécialisés.Intérêt manifeste pour la recherche dans le domaine de la théorie et de la pratique de la traduction.Fonctions: Enseignement au niveau des premier et deuxième cycles (baccalauréat spécialisé et maîtrise) et direction de travaux de recherche.Traitement: Selon les titres et l'expérience.Date d’entrée en fonction: Le 1er juillet 1975 Délai d’inscription: Le 28 février 1975 Prière d'adresser curriculum vitae et toute pièce justificative à M.Fred Glaus, Directeur, École de traducteurs et d'interprètes, Université d'Ottawa, Ottawa (Ontario) K1N 6N5.HÔPITAL CHRIST-ROI Ville de Vanier, Québec Centre hospitalier de soins spécialisés (219 lits) recherche lesservicesd'un DIRECTEUR DES SERVICES PROFESSIONNELS Le poste: Sous l'autorité du directeur général, le directeur des services protesslcnnels; a/ coordonne et surveille les activités professionnelles et scientifiques au triple plan des services, de I enseignement et de la recherche; b/ vérltle le tonctionnement des comités du conseil des médecins et dentistes et du conseil consultatif des professionnels; s'assure qu'ils s'acquittent de leurs (onctions et, dans le cas du conseil des médecins et dentistes, qu'ils contrôlent adéquatement les actes médicaux et dentaires posés dans l’établissement.Lecandidat: — Il est membre en règle de l’Ordre desmédecins du Québec.— Il possède un titre universitaire en admlnistraticn et/ou une expérience pertinente directe ou connexe à la (onction.Traitement et avantages sociaux: Suivant les normes reconnues par le ministère des Affaires sociales.Prière d'adresser demande et curriculum vitae avant te 25 lévrier 1975 au: Directeur général, Hôpital Christ-Roi, 300, boul.Wilfrid-Hamel, ViliedeVanier, QuébecGIM 2R9 THE PROVINCIAL ASSOCIATION OF PROTESTANT TEACHERS OF QUEBEC recherche un CONSEILLER TECHNIQUE (à compter du 1er mars 1975) QUALIFICATIONS: Le candidat doit être bilingue et posséder de l'expérience dans les relations du travail et le domaine de l’éducation.FONCTIONS: — Coordonner et seconder les syndicats affiliés au PART dans la préapration de griefs et des procédures d’arbitrage.— Conseiller tes syndicats affiliés au RAPT dans l’interpré- tation et l’éxécution de la convention collective.— Participer à la préparation et poursuivre les négociations de la convention collective des enseignants.— Représenter le PART dans les réunions, à l'échelle pro- vinciale.SALAIRE: $15.000 et plus, selon l’expérience.L'échelle des nouveaux salaires sera en vigueur à partir du 1er juillet 1975.Les personnes intéressées devront soumettre leur demande par écrit, en mentionnant l'expérience et au moins deux références, avant le 10 lévrier 1975 au: Président, RAPT, 245 Boulevard Hymus, Pointe-Claire, Québec H9R 1G6 l MVKRSITÉ D'OTTAW t iMVÉRsrn of o mu \ École de traducteurs et d'interprètes Université d'Ottawa Professeur adjoint de traduction demandé Conditions de candidature: Grade universitaire avancé, de préférence le doctorat ou l'équivalent, expérience en traduction (de l'anglais au français) et révision de textes hautement techniques et spécialisés.Avoir enseigné la traduction au niveau universitaire.Aptitude confirmée à effectuer des recherches en traduction.A compétence égale, la préférence sera accordée à un(e) candidat(e) qui a acquis une bonne partie de son expérience au Canada.Fonctions: Au niveau du premier cycle d'études universitaires (baccalauréat ès Arts avec spécialisation en traduction), donner des cours de version technique (niveau élémentaire et intermédiaire) et de versions spécialisées (niveau avancé) et mener des recherches dans le domaine de la théorie et de la pratique de la traduction.Traitement: Selon les titres et l'expérience Date d'entrée en (onction: Le 1er juillet 1975 Délai d'inecrlptlon: Le 28 février 1975 Prière d'adrosser curriculum vitae et toute pièce justificative è M.Fred Qlaua, Directeur, École de traducteur» al d'interprètes, Université d'Ottawa, 9, ru» Haatay, OTTAWA (Ontario) K1N8N5.Aluminium du Canada, Ltée ^^hIIIIIii, Al_OA.rj OFFRE D’EMPLOI CONSEILLER PRINCIPAL - RELATIONS AVEC LES CADRES Alcan recherche un candidat pour le poste de conseiller principal — relations avec les cadres, de la division Génie et Informatique aux usines d Arvida RESPONSABILITES: Le candidat choisi sera responsable du développement des ressources humaines à I intérieur de la division; planification de la main-d'oeuvre, recrutement, formation et développement de l organisation.QUALIFICATIONS: Le candidat recherché est diplômé universitaire, possède un minimum de cinq (5) années d’expérience diversifiée en milieu industriel et a démontré un potentiel d avancement à un niveau supérieur.Des candidats non diplômés mais possédant une expérience pertinente seront également considérés.Les candidats doivent avoir démontré de l'intérêt at/ou des aptitudes pour la gestion du personnel et les relations humaines La connaissance d usage du français et de I anglais est requise Préférence sera accordée aux candidats résidant ou ayant résidé dans la région du Saguenay et Lac-St-Jean.Faire parvenir curriculum vitae à; Monsieur J.-Michael Ttmmon», Bureau principal - Bur.213, Alcan, Arvida. 14 • Le Devoir, jeudi 30 janvier 1975 arts et spectacles (à CANADIAN CONCERTS & ARTISTS INC.présente IITOMIM ZYKINA, CHANTE les plus beaux airs folkloriques de la Russie AVEC A aVsSiîfjw** Billets: $7, $6, $5, $4 2-3-4-S AVRIL 8:30 P.M.cfe THÉÂTRE MAISONNEUVE Directement du PÉROU LE FESTIVAL DU SOLEIL Héritage Canada élargit son programme d’aide Héritage Canada poursuit sa politique d’aide au mérite et ajoute cinq prix d’excellence en information, aux bourses et aux prix d’honneur qui faisaient déjà partie de son programme annuel de récompenses, destiné à reconnaître de manière tangible les plus remarquables réalisations dans le domaine de la préservation du patrimoine.Le programme dans son entier vient d’étre rendu public, à la suite de la dernière réunion du bureau d'administration, qui a autorisé la création de cette nouvelle catégorie de concurrents, approuvé l’augmentation Cinémas ODEON l ES FILMS MUTUELS en association avec LES FiLMS CLAUDE MICHAUD D'UNE VIOLENCE INSOUTENABLE.ots DEMAIN Adultes COSTUMES TRADITIONNELS MASQUES ANCIENS - FLÛTE DES ANDES Billets: $7, $6, $5, $4, $3 28-29-30 AVRIL 8:30 P.M.CAIMAVAI DE RIO BRASILIANA’75 40 DANSEURS, CHANTEURS & MUSICIENS 4 Billets: S3.$7.$6.$4.$3 18 au 24 JUIN 8:30 P.M.Matinée 22 JUIN 2:30 P.M.Messe noire et rouge L EXPRESS Générateur de joie, qu'on reçoit en pleine figure comme une gifle FRANCE SOtR LE film COMBAT ! Imagerie fascinante, I qui s'impose par sa violence LE MONDE Des images d'un réalisme insoutenable JOURNAL DU DIMANCHE APRES "VIVA LA MUERTE" RRABAL J’IRAI COMME UN CHEVAL FOU avec EMMANUELLE RIVA et GEORGE SHANNON le DAUPHIN BEMIBIEN EUES O IBERÏIllt 721 6060 DERNIER JOUR "LA GUEULE OUVERTE” 30 ARTISTES 25 DÉCORS 100 COSTUMES Un siècle d’opérettes et de comédies musicales au rythme du CAN-CAN et des VALSES VIENNOISES.Spectacle entièrement parisien Billets: S10, $8, $6.$4.S3 du 25 au 30 JUIN 8:30 P.M.Matinée 29 JUIN 2:30 P.M.çft> SALLE WILFRID-PELLETIER EN VENTE DÈS MAINTENANT! Canadian Concerts & Artists Inc.1822 ouest Sherbrooke CHARGEX 932-2234 MASTER CHARGE Nombrs limité ds billslt * dsmi-lsrlf: étudiants at Age d'Or.^ ONE SELECTION DES FILMS MUTUELS, PIËRRE DAVID et YVES ROUSSET ROUARO présentent , Un film extraordinaire de Barbet-Schroeder SUR LE POUVOIR ABSOLU ’’Amin Dada ne nous renvoie qu'une image à peine déformée et grossie des mécanismes du pouvoir.’’ Télérama] ’’C'est Ubu au pouvoir: On rit jaune.” Paris Match "On sourit d'abord, mais le sourire se fige vite.De quoi méditer sur les dangers du pouvoir absolu." Télé 7 Jours] "Voila pour la première fois un parfait exemple de cinéma politique.Je n'ai jamais rien vu dans le genre d'aussi divertissant, d'aussi prenant." Le Figaro "Un film très drôle et un film grave." "Un véritable régal, à voir absolument.” "Ici, le burlesque règne même dans les mises à mort." "C'est Caligula et Citizen Kane en un seul.” "Barbet-Schroeder a réalisé le film le plus drôle qui soit." "On rit beaucoup, mais on sort terrifié." L'Humanité Quotidien de Paris | Le Monde Newsweek I Pans poche L’express "Le Dictateur de Chaplin a été définitivement défoncé.Un chef d'oeuvre du burlesque tragique.” La Croix "Aussi extraordinaire que l'est le Général lui-mëme.” France-Soir GENERAL IDI AMIN DADA PRESIDENT DE L OUGANDA on ne courtjemais oussi vite tfu'une boite de Mf VILLEROV ST DtHIS, lARBÏ 388-55J7 DERNIER JOUR “EMMANUELLE" La critique est unanime.Il «st impossible de décrire la densité de la mise en scène, la beauté des sentiments et de l'émotion qu'elle inspire.Le Quotidien de Paris Un très beau film aux émotions finement dosées, dans la poésie des tragédies familières.Le Figaro On aimerait que le cinéma produise souvent des ouvrages de cette qualité.Le Monde La rencontre de Sautat et de Montand est un cadeau des dieux.Franca-Soir Le film qu'il faut voir en toute priorité.L’Humanité Ms DEMAIN Si le film de Sautet nous bouleverse à ce point, c'est que nous sommes tous des Vincent, des François et des Paul.L’Express Profitons de notre chance! Voici un chef d’oeuvre d'aujourd’hui.Le Journal du Dimanche Jamais sans doute les acteurs n'ont été si bien servis par ce maitre directeur qu'est Sautet.Un film à voir absolument.L Aurore Un film vrei, chaleureux, gai, vivent.Près des larmes.Acteurs sensationnels.Montand inoubliable.Un chef d'oeuvre français.Paris-Match LES FILMS MUTUELS «n astaciàtion av»c LES FILMS CLAUDE MICHAUD orc&«nt«n( yves montano, Michel piccoli, SERGE REGGIANI, GERARD DEPARDIEU Vincent, François, Paul et les autres mÊm ~»r§! UN glLM DE CLAUDE SAUTET •«•c STEPHANE AUDRAN.MARIE DUBOIS.ANTONELLA LUALDI, UMBERTO ORSINI, CATHERINE ALLEGRET WMZÏÏuMMÈÊ DERNIER jour “ivckmuiubbL "GATSBY LE MAGNIFIQUE" de la somme globale disponible en argent et maintenu la distribution des bourses de voyage, des certificats d'honneur, des plaques et des médaillons.Quatre séries de récompenses sont dès maintenant accessibles aux candidats qui doivent s’adresser directement au siège social d’Héritage Canada, C.P.1358, succursale ‘‘B’’ Ottawa, pour obtenir et remplir un préavis de demande avant le 31 mars 75 et un formulaire d'inscription ou de nomination avant le 30 mai 75.Elles sont classées par régions géographiques, qui sont au nombre de cinq, et dans certains cas en deux catégories; chaque région a droit aux mêmes avantages.Les récompenses sont offertes soit à des particuliers, soit à des groupes, compagnies ou agences — suivant la catégorie qui les concerne — qui, sous forme de travaux de recherches ou de textes d'information, d’une activité déterminée, de travaux de rénovation déjà achevés ou de projet en voie d'accomplissement, se sont distingués par un apport particulièrement digne de mention concernant la restauration, la mise en valeur, la préservation d'édifices ou de sites naturels, tous compris sous le même dénominateur commun de patrimoine national.Sans doute parce qu'ils l'ignoraient et aussi un peu par négligence, les Québécois ont quel- que peu boudé l’année dernière ce programme d’aide au mérite.Héritage Canada le déplore d’autant plus que personne n'ignore les richesses de la vieille ' Belle Province’’ et l’urgence de sauver ses villes menacées par la pioche des démolisseurs, ses villages et sa campagne plus ou moins à la merci des vandales de toutes sortes.La Bourse Nationale, au montant de $15,000.n'a pas été attribuée l’année dernière, aucune candidature n’ayant suffisamment retenu l’attention du jury; elle est de nouveau disponible.Signalons toutefois que le projet soumis pour son obtention doit avoir rencontré et obtenu de façon tangible la collaboration volontaire de la communauté concernée.A tjtre d’exemple: tout projet déjà amorcé de conservation d’une zone, qui serait susceptible de créer une ambiance historique et qui pourrait avoir une répercussion profonde sur la qualité visuelle de la collectivité, entre dans la catégorie des projets qui pourraient se mériter la Bourse Nationale.La parole en ce moment est donnée aux candidats qui partagent les objectifs d Héritage Canada.cette société nationale à but non lucratif, dont toute l’activité est centrée sur cette constatation majeure: la qualité visuelle de la vie au Canada est liée à la sauvegarde des meilleures oeuvres du passé.arts en bref VARIETES: Les Mimes électriques donneront un spectacle ce soir, vendredi et samedi à la Grande-passe, 411 rue Ontario est.Le spectacle commence à 22h.Le prix d’entrée est de $1.50.• TAXES: Le ministre fédéral du Revenu national, M.Ron Basford, revoit actuellement la décision d'appliquer une taxe de 15 pour cent sur les revenus réalisés par les artistes étrangers en tournée au Canada.Cette nouvelle taxe, appliquée depuis le 1er janvier, a été vigoureuse- POUR de DENYS ARCAND COULEURS ^ CINEMA P V M • CHATEAU 1 * VERSAILLES GREENFIELD Pk - LAVAL ¦ PARC VERDUN V théâtre du rideau vert Ce soir, 20h.Ca.** de J.B.Priestley Mise en scène ‘‘ Danièle I.Suissa m Yvette Brind’amour Françoise Faucher Louise Turcot ' Hubert Noël Claude Préfontaine Vincent Davy Lenie Scoffié Réservations: 844 1793 Métro Laurier, sortie Gilford — 4664, rue Saint-Denis le théâtre populaire du québec présente ce soir seulement, à l’auberge de la fortune mWKlAUX de roch carrier jean perraud mise en scène gilbert lepage pauline martin Christine prud' homme jean-guy viau Claude maher jean perraud Solange legendre décors et costumes emmanuel charpentier musique 30,31 janvier et 1 er février C.E.G.E.P.MAISONNEUVE 2700 rue Rourbonnière.(prés Pie IX et Sherbrooke) RÉSERVATIONS 849 8188 LE GROUPE LA LAURENTIENNE PRESENTE LES GRFinDS EHPLORFITEURS ment critiquée par les producteurs étrangers et les impressa-rios canadiens qui soutiennent qu'elle restreint le marché canadien.Un porte-parole du ministre a cependant indiqué que la nouvelle taxe n’est prélevée que sur les revenus nets, c'est-à-dire sur les revenus, après qu'on en ait retiré les frais de production au Canada.• FILM: C’est le 6 février prochain qu'aura lieu la première du nouveau film de Denis Héroux, "Pousse mais pousse égal" avec Gilles Latulipe en vedette.Cet événement se passera au cinéma Saint-Denis.• CLOWN: "Rien détonnant ", tel est le titre du spectacle que le célèbre Sol donnera à la salle Maisonneuve du 11 février au 3 mars.• Peinture: Le ministre des Affaires culturelles, après avoir pris avis de la Commission des biens culturels et selon les études de la Direction générale du patrimoine, a classé à titre de biens culturels les peintures de la voûte de l’Eglise Sainte-Anne de Sorel, signées p;ÿ Suzor Côté ou attribuées à cet artiste.Elles sont la propriété de la Fabrique de la paroisse.Les toiles, peintes à l'huile, datent de 1890.Elles sont vraisemblablement l'oeuvre de l’apprenti Suzor Côté et antérieures à son départ pour l'Europe.Ces toiles sont des oeuvres de jeunesse.Elles dépassent en qualité cependant, par leurs coloris et par l'impression qui s'en dégagent, les peintures que l'on rencontre dans plusieurs églises québécoises.• MUSIQUE: c'est aujourd'hui qu'aura lieu le prochain concert du Ladies' Morning à la salle Maisonneuve, à 14h30.Au programme des oeuvres de Beethoven et Bach-Mozart par le Trio à cordes français.Le jeune chef d'orchestre.Raffi Armenian, dirigera le prochain concert public de Radio-Canada, salle Claude-Champagne, demain, à 20h30.Le programme comprend la symphonie no 7 de Beethoven, la suite "Ma mère l'Oye” de j - Ravel et le concerto pour haut-1 bois de Martinu que jouera, en soliste.Bernard Jean.Mentionnons que ce concert sera radiodiffusé le mercredi 12 février au Grands concerts de CBF-FM.à 20h30.• THEATRE: à compter d’aujourd’hui.le théâtre du Rideau-vert présentera une pièce de J.B.Priestley, "Virage dangereux" Il s'agit d'un classique du genre policier qui a déjà été joué des milliers de fois sur toutes les scènes du monde.La mise en scène est de Daniele J.Suissa.La distribution comprend Yvette Brind’Amour, Françoise Faucher, Louise Turcot.Lenie Scoffie, Hubert Noël, Vincent Davy et Claude Préfontaine.Le Patriote annonce une reprise de "Dis-moi qu'y fait beau.Méo" de Jacqueline Ba-rette.du 5 février au 2 mars.La mise en scène est de l’auteur.Le Patriote-en-haut présentera un "one woman show ", intitulé "Ce fou de Gogol ", et dont l’unique interprète est Monique Mercure.Il s’agit d'un montage de textes tirés de l'oeuvre de Gogol par Ferham Sensoy.La première aura lieu le - fi février.A compter de demain, le TNM présentera "La Barrière" de Marc-F.Gélinas, dans une mise en scène de Claude Jutras.L'oeuvre vient de paraître en livre aux Editions de l'Aurore.Ce soir et jusqu'au 3 févr.Câliné* «rnnadi 1er février à 14 hres BILLETS: $3.90 et $2.00 (étudiants) En vente au PLATEAU à compter du 27 janvier de 12.00 hres à 18.00 hres.A compter du 30 janvier jusqu à 21 hres.RENSEIQNEMENTS: 284-32222 Bt 0151 SALLE LE PLATEAU Sfi'" (mYpS'ÛG SAIit ïfSNAIS l'CXK tous FEILINI Gagnant des pnx Meilleur film de l annee Meilleur réalisateur: Fellini Nv I Le meilleur film de tannée Le film #1 de 1974 Un des dix meilleurs films de tannée.S AUI (ISINSUIN | PRIX O C I C 1974 PrtiduJury Festival d* Dinar lesdernîeres fiançailles I DE JEAN PIERRE LEFEBVRE I arts et spectacles Le Devoir, jeudi 30 janvier 1975 * 15 "On n’engraisse pas les cochons à l’eau claire’’ de Lefebvre Un oeil de chaque côté de la barricade par Jacques Thériault Le titre est sublimement long: "On n'engraisse pas les cochons à l’eau claire”.Son budget de production est passablement raisonnable: $65,000 alors que la moyenne des frais encourus par les films québécois dépasse généralement $150,000.Tourné en dix jours à Hull et Ottawa “sous la grisaille de Thiver”.en février 1973, ce film en noir et blanc, gonflé du 16 au 35 mm, répond “au besoin impérieux de créer chez nous un cinéma qui soit à la hauteur de nos besoins”, explique Jean-Pierre Lefebvre.Bien que présenté au public après Les dernières fiançailles’ dont le succès est considérable, “On n’engraisse pas les cochons à l'eau claire" a été tourné trois mois avant avec des comédiens qui trouvaient une occasion inespérée de faire leurs premières armes à l'écran.“Je souhaitais que ce film soit anonyme, dit Lefebvre.Je voulais éviter que le spectateur identifie, dès le début du film, un comédien avec tel ou tel rôle au cinéma ou à la télévision.Je dois également dire qu'on ne fait pas assez travailler les jeunes comédiens québécois; c’est désolant de voir le nombre de talent inutilisés”.De formation littéraire, nourri à même les oeuvres de Faulkner.Brecht, Ionesco et Joyce, pour ne nommer que ceux-là, Jean-Pierre Lefebvre a travaillé sept mois au scénario de “On n'engraisse pas les cochons à l’eau claire ".Grosso modo, le récit est axé autour de l'agent double Robert “Bob' Tremblay.Au service de la Gendarmerie royale du Canada, le personnage principal de Lefebvre présente la fiche signalé-tique suivante: 24 ans, une , bonne bouille, une Mustang Mach I, des parents catholiques, une mignonne fiancée (vierge) et du fric, beaucoup de fric, de retour dans sa ville natale, Hull, d’où il s était absenté durant un certain temps pour “affaires”, Bob Tremblay aura la mauvaise idée de s'intéresser d'un peu trop près à une jeune waitress de club et finira par s'attirer la foudre de la bande à Ti-Paul dont il a dénoncé deux copains.Ni héros, ni anti-héros, Bob Tremblay est présenté par le cinéaste comme une simple victime d'un système démocratique et apparemment libre dans lequel les aspirations de l'individu apparaissent pourtant profondément contradictoires.Il ne s'agit donc pas.à première vue, d’un film politique, ni d’un pamphlet contre la GRC ou toute autre forme de force, policière.“Nous sommes en territoire de fiction pure, affirme Lefebvre, et la réalité (on pense à la récente affaire Samson) n’est que le prolongement organisé de faits divers vrais et d'impressions morales à vérifier”.Et d'ajouter: “Par ailleurs, il ne s'agit pas non plus de nier l’existence de ces gendarmes espions-étudiants dont le nombre va croissant.Sans vraiment nous en rendre compte, nous nous dirigeons vers un monde où tout homme devient son propre policier et son Loi-cadre sur le cinéma Une nouvelle offensive se dessine (J.T.) — Le fait que les cinéastes du Québec, membres de l'Association des réalisateurs de films, aient cessé depuis un certain temps de manifester publiquement pour inciter le gouvernement à déposer dans les meilleurs délais le fameux projet de loi-cadre sur le cinéma n'indique pas que le conflit soit dé-sarmorcé.“Au contraire, indique Jean-Pierre Lefebvre, le front commun est toujours très vivant et nos positions sont encore plus claires.Si nous n'avons pas posé de gestes publics depuis le Salon des métiers d'art du Québec, c’est que nous avons dû consacrer beaucoup de temps à la préparation de dossiers sur cette question.” D'ici quinze jours, les associations concernées par cette loi-cadre sur le cinéma doivent d'ailleurs convoquer une conférence de presse au cours de laquelle ses divers représentants dresseront le bilan des "misères actuelles” du cinéma québécois.On s'attend également à ce que les films tournes au cours des dix jours d’occupation du Bureau de surveillance du cinéma québécois, en décembre dernier (occupation qui s'est soldée par l'intervention d'une quarantaine de policiers de la Sûreté du Quebec!), soient présentés à l'occasion de cette séance d'information.Malgré quelques tentatives "extérieures” visant à diviser les forces en cause, l'Association des réalisateurs de films du Québec est toujours secondée activement par le Syndicat national du cinéma, le Syndicat général du cinéma et de la télévision (section ONF) et l'Union des artistes.Faut-il enfin le rappeler, cette loi-cadre sur le cinéma est promise par Québec depuis 1962; elle aurait l'avantage de créer une industrie du cinéma bien portante sans qu'il en coûte un sou, les membres de la Fédération québécoise de l'industrie du cinéma préconisant le rapatriement des revenus tirés de la taxe d'amusement aux fins de la production.Misères du cinéma québécois par Jean-Pierre Lefebvre, cinéaste Le cinéma québécois est né de la force de nos artisans.C'est un fait historique.Je dirais même "doublement” historique.puisque cette naissance correspond à une évolution politique réelle du Québec à partir de 1955.D’autre part, le cinéma québécois, en parallèle avec la chanson tout particulièrement, a été, et reste, l'un des meilleurs ambassadeurs et l'un des témoins les plus actuels d une culture ballottée depuis toujours entre les grands espaces financiers et culturels de l'Amérique du Nord.Pourtant, les derniers à se préoccuper des problèmes de ce cinéma, né spontanément mais de façon nécessaire, né pour mettre fin à un trop grand silence et une trop profonde résignation.pourtant les derniers à se préoccuper du cinéma québécois ont été les gouvernements.Si le fédéral, en 1968, mettait en opération la Société de développement de l'industrie cinématographique canadienne qui mettait enfin des capitaux de production à la disposition des producteurs canadiens sans toutefois transformer le système de distribution qui reste toujours le noeud non dénoué de notre cinéma.Le gouvernement du Québec, pour sa part, malgré 12 ans de consultation provoquées par les travailleurs du cinéma, malgré des promesses “politiques”.et malgré l'importance du phénomène cinématographique, le gouvernement du Québec.disions-nous, devait pour sa part se montrer en ce domaine aussi irresponsable, inconséquent et ignorant que dans tous les champs de la culture nationale.Quand on pense que le budget du ministère des Affaires culturelles du Québec est de un demi pour cent du budget national, quand on pense que 55 pour cent des titres de films présentés au Québec sont des titres anglais ou américains (cela cmema 7617 boni des Cïalcries d Anjou .'Ui5-f)9H0 I.exorciste' 7.00.9.25 XRl.KQtIN: 1004 Ste-fathcrinc K 288-2963 l.e Boss 2.45.6.05.9 25 el La horde des salopards' 1 05, 4 25, 7 45 ATWATER I: Niveau métro Alexis Nihon 935-4246 Towering inferno 12.10.3.10 6 10.9.10 VnVATER IL Niveau métro Méxis Nihon 931-3313 Airport 1975 7.15 9.15 VVKM'K: 224 ave.(îreen.Westmount 937- 2447 Little Prince ' 100.2 40 .4.20.6.00.7 40.9.15 BKAYKR: 5117 ave du Parc 344-1932 These pleasures eondenned ' i 10.4(H).6 50.9.40 et Pagina s secrets 12.00.2.50.5.40.8 30.BKRRI: 1204 Ste-f atherme 1; Majestvk 2.35.6.10.9 40 et du gang ' 12.55, 4.25.7 55.BI.HH': 5030 Papineau 527-9131 joveuses ' 2.45.6 20.9 55 et 878-2424 M Les casseurs Le Rally des T ne vierge V télévision i Emissions en noir et blanc C B F T O 2.15 Le 10 vous informe 2.30 Km des émissions 9.10 9.15 9.30 9.45 10.00 10 15 10.30 11 00 11.30 12.00 12.30 1.30 1.35 2.30 6.00 6.30 7.30 9.30 10 00 10.30 10.50 11 00 12 00 I 00 Ouverture et horaire Les Oraliens Les 100 tours de (’entour En mouvement Minute Moumoute Kablio.le magicien Depart libre Les recettes de Juliette Histoires sans paroles Le monde en liberté Les oiseaux et leur plumage varie Les coquclunchcs Téléjournal Kemme d'aujourd hui Cinéma: Tête de pont pour huit implacables i Drame de guerre Italien 1968) Bohino (irujot et Délicat Tarzan Temporel Actualités 24 Les grands lilms: "Luke la main froide 'Drame soeiti Américain I967> Destination monde L Italie La flèche 12% 12% 12% + Jannock ë 521 >12% 12 12 SX) Jelex 2000 13% 13% 13% )«.Jollet 2000 26 26 26 Jorex Ltd 3500 20 20 20 + Joutel 1000 43 43 43 + Kaiser 19000 >6% 6+4 6% + Ksr w 24050 395 325 395 + Kam Kotla 1000 60 60 60 + Kaps Tr 32900 234 216 230 Keen Ind 1300 320 305 305 + Keeprite B 300 >5V« 5% 5+4 Kelsey H 3800 >6% 6% 6** + Kenting 200 $5+4 5+4 53/a Kerr A A 1420 >11% 10% 11 — Hon.J«an*Luc Pépin Monsieur Herbert H, Lank, président du Conseil du Crédit Foncier Franco-Canadien, annonce la nomination comme administrateur de la Société de l'Ho-norable Jean-Luc Pépin.Monsieur Pépin a été Ministre fédéral de rinduBtrle et du Commerce, Il est président de-la société Inte-rlmco Liée et administrateur de plusieurs autres sociétés.Melchers 2700 Melton R E 900 Melton A w 1600 Ment 17500 200 $143/4 143/4 143/4 858 13500 K Anacon Koffler Koffler A p Koffler w Labatt A Labatt A p Lab Min Lacanex Laidlaw T Lailaw B p LOnt Cem La Luz Lamb M A Langi Laurasia Lau Fin' Lau F 2.00 Leigh Inst Levy A pr Lincoln Tr Line A p Line T w Living w Lob Co A Lob Co B Lob Co pr lob Ltd Ap Lob Inc Lochiel Loeb M Lost River Lytton M Maciarn a Maclarn B Mclan H A M Cable MB Ltd Madeline Madsen Magnason Magnates Maislin I Maist Wil Malartic Man Bar M Lf Gard MLf Mills 500 23'/» 23'/» 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Mindustrl MLW Wor Moffat A Molson A Molson B Mon Life Monenco Mtl Trust Moore MTS Inter Muiti-Mi Multi Ace Murphy Mymar M Nabrs Dig NaChr Nat Pete Nat Sea A Nat Trust N B Cook NBU Mine Neonex New Ath NB Tel New Cal Newco Fin Newconx N Dimens N Goidvue N Kelore N Que Ragl 100 300 4351 1900 100 6750 5046 500 1400 100 8800 500 1760 100 4590 285 400 628 zll 5424 2000 7800 1745 300 2000 300 18915 500 100 200 1000 9400 5800 1000 553 1000 150 400 2000 zlOO 2000 200 360 350 355 290 275 290 + 15 130 115 115 —20 145 135 140 $6 Va 6 Va 6 Va + Va 175 175 175 $164* 153/a 16 Va - Va '-55 150 152 - 3 $13 13 13 SI 2 Va 11 Va 12 + Va 279 270 279 + 5 75 75 75 + 5 11 11 11 125 125 125 24 Va 23 24 - Va $5Va 5'/a $20% 20Va $53/4 53/4 $17% 17 Va $16V4 lôVa $24 V4 24 V4 $93/4 93/4 $1414 14V5» $43 V4 423/4 43 V4 + Va 34 34 34 -1 5 Va 20% + '/8 5+4 +100 17 Va I6V4 + Va 24 V4 +1V4 93/4 + Va 14 V» 40 430 495 56 -2 Va -10 + 5 40 440 5 56 22 Va - Va 8% - % 44 6 Va + 1 $17Va 17 Va 17 Va $22Va 22 58% 44 $6 Va 44 6 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Acrdll Ltd 1500 36 34 35 + 1 AIS 600 41 41 41 -1 Ajax Min 3000 14 13 14 -1 Atl Tung 4000 6 6 6 Baker Tic 2500 20 20 20 Beltere 5700 69 67 69 Bison Pet 8250 S57/8 5+4 53/4 - Va Bluewtr 1000 250 250 250 -15 Chibex 3500 130 125 125 -5 Chib Cop 2500 15 15 15 C Louana 1300 47 47 47 + 1 C Sum 18250 18 17 18 Dumgmi 2500 185 180 180 -5 Dumont 6000 14 13 14 +2 Dyn Mn 26400 78 75 78 +3 East Mal 2700 335 335 335 Falinger 2000 18 18 18 -1 Fort N 3200 58 Va 8 Va 8 Va + ** Gaspe Q 8800 123 120 121 -1 Gold Hk 8000 17 16 17 In Norv 4000 8 7 Va 7 Va Jupiter 3000 21 20 20 -5 Kiena 200 240 240 240 Ligneris 23500 23 20 23 +3 Va Lingside 1500 2 2 2 + 1 Mean m 11000 101 98 98 -2 Menorah 2000 12 11 Va 11 Va — 1 Va Mt Jamie 8000 24 21 21 -2 Muscoch 28375 33 29 30 Va + Va Nw Hosco 1000 37 37 37 N Insco 3000 43 42 Va 43 -2 NA Asb 5500 35 Va 32 35 + 1 Nordore 1000 49 49 49 Probe Mn 1000 35 35 35 +3 Que Expl 1000 55 55 55 Queenstn 1081 31 31 31 + 1 RR Uran 1000 6 6 6 +2 Roy Agas 2200 57 57 57 +3 St Lucie 5000 16 15 15 -1 SU Stack 5500 80 80 80 +2 S Dufault 10000 8 Va 8 Va 8% Stafrd 9800 88 80 88 + 12 Sturgeon 3000 25 24 25 -2 Tagaml 3000 17 17 17 +3 Trollus min 2500 18 18 18 W G Mn 5500 40 38'/» 39 Wh Star 3000 29 29 29 new york au dessus de 700 La hausse des cours s est pourvuisie hier à Wall Street, où le volume des transactions, quoique légèrement réduit par rapport à lundi et mardi, était de nouveau très élevé.L’indice des industrielles a gagné plus de 11 points et clôture au-dessus de la barre des 700 points pour la première fois depuis le 22 août dernier.Les cours, en légère baisse a l'ouverture sous la pression des prises de bénéfices, se sont par la suite progressivement redressés, puis ont rapidement progressé en début d'après-midi, avant de se stabiliser en fin de séance.L'enthousiasme des investisseurs américains, manifesté depuis le début de la semaine, s'est donc à peine ralenti et a permis au marché de franchir l’important seul de résistance des 700 points, en dépit de l'annonce par le département du Commerce d'une nouvelle et forte baisse en décembre de l'indice composite de l'activité économique aux Etats-Unis.La plupart des compartiments terminent la séance sur une note soutenue et le nombre des hausses l'emporte largement sur celui des baisses.1.023 contre 4.57.“Blue chips” et valeurs de croissance ont attiré les acheteurs et IBM a gagné 7 1-4.tandis que Digital Equipment progressait de 8 1-8, Kodak et Xerox ont avancé de plus de trois dollars et Polaroid a clôturé en hausse de 2 7-8.L'indice Dow Jones monte de 11.19 millions d'actions, soit à un niveau moins élevé que lundi et mardi.C'est cependant le sixième en importance de toute son histoire.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Naate 12434 360 345 360 — 5 NBeauc 2000 30 30 30 + 6 NS Savngs 135 $143/4 143/4 143/4 — Va NSI Mark zlOO 80 80 80 Nuft Re 10000 14 14 14 Numac 8520 $12** 11** 12*b + ** Nu-Wst A 500 $7 67/e 67/b + Ve Okwd 10400 93 88 91 + 5 Obrlen zlO 48 48 48 Ocdentl Pt 700 $14'/4 14V4 14V4 — Va Ocelot Ind 600 470 465 470 + 20 OU Patch 700 250 235 250 + 5 Okanagan 6650 450 425 425 — 5 Ontario Tr 500 400 400 400 Orchan 1000 350 345 345 + 5 OSF Ind 600 395 390 390 + 15 Oshawa A 1851 $5 Va 5 5% + V» Oshawa w 3600 34 30 34 + 4 Osisko 2500 26 Va 26 26 PacCoper 7600 75 65 75 + 15 Pac P 12610 $183/4 18** 18% Page Pet '3200 205 195 205 Pamour Pancana I PanCdn P Pan Cintr PangoGld POcaan Patino N V Pe Ben O Penningtn P Dept S Petroflna Peyfo O 600 4050 2000 1750 8100 1000 27739 100 2400 3500 100 200 200 11700 550 1878 5000 3654 2800 3300 9730 1000 1550 5900 500 6600 1898 6997 70 70 $8% B'/4 86 86 $10'/» 10 125 110 85 illllp»Cb Photo ing PlckCrow PlnePoint Pitt Ëng Q Placé G Placer Pominex Pow Corp Prado Éxp Preeamb Pre Cable Pre»ton Price Co Prov B Can 300 Pure Sllv 1000 Pur»tde» 2100 Q Brdcast QCI Ind A Qasar Pet Que Man Q Mattgml Que Sturg Quenswer Ram Ranger Rnk Org A Rayrock Readers D Realty A Rdpath A Reed Pap A 200 ReedOsIrA 2750 Reeves zlOO Reichhold 1520 Reich wt 1400 Reitman A Repùb Res Revelstk RevnP 191135 Rileys D 2000 Rio Alg 13630 Rio 580 pr z20 Rolland Roman Rothm A p Rothm 2p Rothmn w Roy Bk 11215 Royal Tr A 7654 Russel A 2950 StL Cem A 1605 Sandwell 100 Schneidbp 2285 Scintrex 624 Scot York 2000 Scot Paper Scotts Scurry Rn Scythes Seagram Seaway pr Shaw Pipe Shell Can Sherr Siebens Silvmq Silverwd A 700 Silverwd B 500 Simps 13500 Simpson S 1080 Skfar M 3700 Skye Res Skyline H Slater Stl Slat Steel p Sogepet Sony Corp Southm A Spar Aero Spooner St Brodcst Stand Ind Stelco A 500 1000 600 500 9900 500 800 2000 4570 1800 1400 500 700 100 600 1000 100 400 2080 100 2650 1500 zl8 200 100 z55 7323 700 1500 3644 33937 3150 5000 85 $9V4 8V4 $13+4 13% 390 355 125 115 18'/4 BV4 $7 6*k $22% 22 380 360 $12 lit* 121V* 21% 28 28 $28'A 27% I6+1 6% 29V* 29 $16'/* 14% 53 53 $10 9% 160 145 69 69 $9 8% $13% 13 Va $14'/4 14 $15 15 195 190 120 115 115 380 380 380 90 90, 90 180 175 175 70 + 5 8 Va + Va 86 + 7 10 Va + V* 124 + 5 85 9% + Va 13% + % 375 -20 125 +15 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11-50 et la livre sterling a baissé de 3-5 et est tombée à $2.37 3-5.ACF In Addrsso Alcan Al Alleg Cp Allis Ch Alcoa Ambac Am Hes Am Airl A Brnd Am Can A Cyan A Home Am Mot ASmlt R Am Stand Am TT Ampx Cp Anacon Armco St Armst Ck ASA Ltd Ati Rien Avco Cp Avnat Inc Avpn Pd Sabck W Balh Ind Bakt La Beckmn Beech A Bel How BenfICp Beth St) Boeing Belle C»» Borden Bora War Soi Ed Brlit My Bruniwk Bucy Er Burl Ind Burrghi Callah M Cmp SL Camp Sp Cdn Pac CrlngOk Caler Tr f RS Celanese CencoInc Chaule ÇhnCrft Chryilr CIT Pin Cilles $v Clark Bq Clark Oil Clorok Co Coca Col Cnml Sol Comsat Cent Can ContCp Con' Dat Copp Rng Copw Cp CPC Int Crane Co CrwZill Curtls Wr Dart Ind 9 23 166 5 2480 3 47 5 63 7 318 4 46 2 301 14 2262 7 141 6 150 8 464 23 1122 5 282 4 213 5 207 9 1353 3 126 3 110 4 245 10 118 77 11 326 12 122 3 136 14 785 6 88 5 160 32 455 10 99 5 38 4 151 5 378 5 439 5 199 4 421 9 241 5 149 7 91 14 295 6 1769 16 222 6 239 20 531 1 23 17 242 13 II 7 16 3 14 467 10 276 4 164 13 6 191 86 7 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