Le devoir, 10 février 1975, lundi 10 février 1975
Fais ce que dois VOL.LXVII - No 33 la météo ; ciel dégagé et froid.Maximum zéro.Aperçu pour demain : nuageux et possibilité de neige.Détail en page 6.Ste Scholastique Montréal, lundi 10 février 1975 Office férial La décision du Conseil de sécurité de la CUM CPQ devra statuer sur le cas de Guay La Commission de police du Québec mènera sa propre enquete et rendra le jugement final dans l’affaire du directeur-adjoint du service de police de la CUM, M.André Guay.Après deux jours de délibérations, les membres du Conseil de sécurité de la Communauté urbaine de Montréal ont conclu que la Commission de police était seule habilitée par la loi à statuer sur la recommandation formulée par le directeur Daigneault et son état-major.Dans une déclaration transmise aux journaux, le Conseil de sécurité explique qu'il ne lui revient pas de tenir une en-auête, d'entendre des témoins non plus de se prononcer sur le bien-fondé de ces accusations.Puis, référant à l'article 241 A, paragraphe 10, de la loi qui l a créé, le Conseil allègue que la Commission de police a une juridiction exclusive dans le cas de destitution d'un membre de l’état-major.Affirmant son respect de la loi qui le ré- git, le Conseil a donc référé à la Commission de police le rapport du directeur Daigneault qui recommande la destitution de son adjoint André Guay.Un porte-parole du Conseil devait néanmoins souligner que d’autres voies s’offraient au Conseil qui aurait pu simplement refuser le rapport Daigneault et ordonner la réinstallation de M.André Guay, suspendu sans solde depuis le 28 janvier.Plus encore, le Conseil était autorisé à réduire à la suspension ou à la simple réprimande, la sentence suggérée par le rap- port Daigneault.Le directeur-adjoint Guay avait été reconnu coupable de deux actes dérogatoires concernant des affaires d’écoute électronique.Plus précisément, il a été blâmé d’avoir manqué de confiance en son directeur, dans l’initiative qu’il avait prise d ’enregistrer ses entretiens avec son supérieur hiérarchique.Cette conversation qui a incité M.Guay à pratiquer l’écoute électronique portait sur le retour éventuel à la police du directeur du ser- vice de la ville de Montréal, M.Jean-Jacques Saulnier.En plus d’avoir enregistré une conversation avec son directeur.M.Guay a été trouvé coupable d’utilisation à mauvais escient de l'équipement et des fonds de la police.En juillet 1973, il avait autorisé l'écoute électronique d’une réunion d'état-major qui devait décider du sort des policiers affectés à l’Unité spéciale d'enquête sur le crime organisé (USECO).La CIA au Chili : Helms admet avoir trompé le Congrès WASHINGTON (Reuter et AFP) — L'ancien directeur de la Central Intelligence Agency, M.Richard Helmas, a reconnu qu'il avait induit le Congrès en erreur en démentant qu elle ait trempé dans des affaires politiques au Chili durant le régime du président marxiste Salvador Allende.Dans une déposition au Sénat publiée hier soir, M.Helms reconnaît qu'il aurait dû se montrer plus franc en 1973 ' ' ill ii : ¦.V '-'ïrft?/ yi , , f H \ Richard Helms lorsqu’il a répondu à des questions de sénateurs relatives aux accusations d’intervention de la CIA contre le président Allende."Je ne veux pas me réfugier dans des arguments disant que j’ai menti dans l’intérêt de la sécurité nationale.Je n’ai eu à faire face à aucune situation où je pensais que cela soit nécessaire,” a déclaré M.Helms, en discutant la question de savoir si un directeur de la CIA pourrait se sentir contraint à induire les membres du Congrès en erreur.M.Helms, qui est maintenant ambassadeur des Etats-Unis en Iran, a fait sa dernière déposition à huis clos le 22 janvier à la Commission des affaires étrangères du Sénat.Il a dit croire que la CIA n’a pas essayé de renverser le gouvernement chilien du président Allende.mort lors du coup d'Etat militaire de septembre 1973."Je sais que l’Administration Nixon désirait qu’il soit renversé, mais il n’y avait aucun moyen de le faire que quinconque ait imaginé, et toutes les enquetes qui ont été menées au Chili pour voir s’il y avait une force quelconque qui pourrait le réaliser, n’ont fourni aucune preuve de l’existence d’une telle force ”, a déclaré M.Helms.Le directeur de la CIA, William Colty, a déclaré l’an dernier à une sous-commission de la Chambre des représen- Voir page 6: La CIA au Chili Ovationné par ses partisans, M.Robert Nixon, chef du Parti libéral de l'Ontario, a prédit en fin de semaine la fin de l'hégémonie conservatrice à l’Assemblée législative de Toronto et l’arrivée prochaine de son parti au pouvoir, après 35 ans de régime "bleu".(Téléphoto CP) L’opposition ontarienne mobilise Des élections “dans quelques semaines, peut-être” WINDSOR (d’après CP) — Applaudi à tout rompre par 1,300 militants de son parti, le chef de l’opposition libérale ontarienne, M.Robert Nixon, a prédit une nouvelle fois samedi la défaite du gouvernement conservateur dirigé par M.William Davis lors des prochaines éfections provinciales d'Ontario.M.Nixon a demandé à ses militants d'entrer tout de suite en campagne élec- sommaire torale, car, a-t-il soutenu, ‘"les élections législatives ontariennes auront lieu dans quelques mois, peut-être même dans quelques semaines.” A plusieurs reprises, M.Nixon a réclamé que M.William Davis déclenche des élections dès maintenant.‘‘Si William Davis évite le verdict des électeurs cette année, a-t-il ajouté, il fera face en 1976 à une défaite certaine et dévastatrice.” Le discours du chef de l'opposition libérale à Toronto a été l’événement principal du congrès annuel de son parti qui a duré trois jours.M.Nixon y a visiblement fait figure de triomphateur, alors qu’à la suite des élections legislatives de 1971, où îles libéraux n’avaient récolté que 20 sièges (contre 70pour les conservateurs et 19 pour les néo-démocrates), il avait sérieusement songé à quitter la direction de son parti.Les récents sondages faisant état de la montée spectaculaire du Parti libéral dans l’opinion publique ontarienne ont transformé le défaitisme des dernières années en véritable euphorie.M.Nixon se présente maintenant à ses partisans comme le futur chef du gouvernement ontarien.Ovationné à 27 reprises pendant son discours, M.Richard Nixon a porté l’enthousiasme de ses militants à son paroxysme lorsqu'il a déclaré qu’il était prêt pour les élections, qu'il les gagnerait et qu'il formerait le prochain gouvernement.“Je suis prêt, a-t-il notamment lancé, à me mesurer à n’importe quelle version de l’image Davis que ses fabricants pourraient produire.Je suis prêt à Voir page 6: Des élections A son tour, l’inspecteur Gérald Cho-lette comparaîtra demain devant un comité de discipline formé de membres de l’état-major de la police de la CUM.Il a été suspendu par le directeur Daigneault, sous l’accusation d’avoir participé, le 3 novembre dernier, aux élections municipales de Boucherville, où il réside.Il aurait agi à titre de représentant de son ami, le maire Yvon Julien, dans un bureau de scrutin.Cette conduite enfreint l'article 6.11 du code de discipline de la police de Montréal.L’IRA renouvelle sa trêve DUBLIN (d’après AP et AFP) L’Armée républicaine irlandaise vient de décréter un nouveau cessez-le-feu.valable aussi bien pour l’Ulster que pour la Grande-Bretagne, et qui entrera en vigueur ce soir.("est un bref communiqué, émanant de ITrish Republican Publicity Bureau à Dublin, qui a annoncé cette remise en vigueur inattendue de la trêve, tard hier soir."A la lumière des discussions qui ont eu lieu entre des représentants du mouvement républicain et des fonctionnaires britanniques, au sujet d’accords effectifs, visant à assurer qu’il n’y aurait pas de rupture d’une nouvelle trêve, le conseil de l'armée de LIRA a renouvelé sa consigne de suspendre toute action militaire offensive”, déclare le communiqué.On savait certes que le gouvernement britannique n’avait pas renoncé à poursuivre ses contacts avec le mouvement républicain.en dépit de la vague de violences ayant suivi la rupture, le 16 janvier, de la première trêve décrétée par les "pro-vos" depuis le 23 décembre.Mais la grève de la faim de plusieurs détenus appartenant à LIRA dans la prison de Portlaoise, près de Dublin, et la fermeté montrée à ce sujet par le gouvernement de M.Liam Cosgrave, ne laissaient pas prévoir une initiative de paix de la part de l’état-major de l’organisation.Il a donc fallu que les garanties accordées de part et d'autre au cours des contacts secrets entre Londres et LIRA soient particulièrement importantes.Cependant, on en ignore encore la nature exacte.Il est fort douteux que les autorités britanniques aient totalement accepté les quatre conditions fondamentales posées par LIRA: fin de l’intervention de l'armée britannique dans les opérations de maintien de l’ordre en Ulster, engagement du gouvernement de Londres de faire procéder à un retrait militaire progressif d'Ulster, fin de l’internement administratif et libération de tous les prisonniers “politiques”.Cependant, M Merlyn Rees, secrétaire pour l'Irlande du Nord, a pu montrer sa bonne volonté en assouplissant sa position à l’égard du problème des détenus et en promettant une réduction des activités militaires dans les rues des villes et notamment dans les bastions catholiques.Le ministre a déjà fait la preuve qu’il pouvait Voir page 6: L’IRA ¦ Les exportations canadiennes: divers pays montent en grade — page 2 ¦ La loi oblige maintenant à dénoncer les bourreaux d’enfants ¦ Un jeune avocat reçoit $16,000 pour sa détention d’octobre 1970 — page 3 ¦ L’impossible dialogue des deux mondes: un éditorial de Georges Vigny ¦Au royaume des loteries: un commentaire de Michel Roy -page 4 ¦ Pas de trêve en Erythrée sans le retrait de l’armée éthiopienne ?-page 7 ¦ Malraux: à un moment donné, l’Amérique devra choisir -page B M Kissinger ne pense pas que sa mission au Moyen-Orient échouera -page 14 Dakar : un succès pour TOPER et ses réticences DAKAR (d’après TAFP et Reuter) — La conférence de Dakar sur les matières premières s’est terminée samedi sur un résultat qui constitue un incontestable succès pour l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) mais qui n’a pas manqué de laisser un certain nombre de mécontents.L’OPEP a en effet obtenu le vote d'une résolution oui apporte le soutien "inconditionnel” du tiers monde à la déclaration d'Alger du 26 janvier dernier, et affirme que la conférence sur l'énergie doit traiter du problème des matières premières dans son ensemble et non pas seulement du pétrole.Cette déclaration est contraire à la position des pays industrialisés, et surtout des Etats-Unis, qui ne veulent pas lier ces deux problèmes pour ne pas voir se constituer un front commun du tiers monde, décidé à les rendre responsables de la crise mondiale: les pays en voie de développement reprochent aux pays développes leur politique inflationniste et leur carence en matière d’aide au développement.En échange de cet appui des “77" (groupe des pays en voie de développement à l ONu) et des Non alignés qui participaient à la conférence de Dakar, les pays de l OPEP n’ont pris aucun engagement d’accroître leur aide financière aux pays en voie de développement, qui espéraient une contrepartie Il n’en reste pas moins que le compromis de Dakar traduit la volonté des pays du tiers monde de renforcer leur unité et de la concrétiser par des actions communes.La déclaration, dite “de Dakar ", s’inspire du rapport du groupe intergouvememental des non alignés mis en place en septembre 1973 à Alger, des résultats de la session spéciale des Nations unies sur les matières premières d’avril 1974.du discours d'ouverture du président du Sénégal, M.Léopold Senghor, et des diverses interventions des délégués lors du débat général de la conférence.Cette déclaration met l’accent sur la nécessité d’instaurer un nouvel ordre économique international.Le programme d’action adopté à Dakar déride ainsi de renforcer la coopération entre pays en voie de développement et suggère toutes sortes d’actions, comme la multiplication des associations d'exportateurs de matières premières.L'Algérie a proposé à Dakar la création de 18 nouvelles associations de producteurs.Ce programme prévoit aussi la création d'un certain nombre d’organismes, comme le fonds de financement des stocks régulateurs de matières premières et le mécanisme de coordination entre associations de producteurs, qui sont les deux principaux projets qui ont été retenus par la conférence.H exprime enfin la volonté du tiers monde de prendre en mains ses propres affaires, en particulier la commercialisation des produits qu’il exporte vers les pays développés La création de nouvelles “OPEP" n est sans doute pas pour demain, comme l’ont souligné certains délégués à la conférence, mais la voie est tracée.De plus, les pays en voie de développe ment ont pris conscience de la nécessité de renforcer leur pouvoir de négociation face aux pays nantis et de participer davantage aux décisions concernant le système monétaire international et le commerce mondial.Les pays en voie de développement, au nombre desquels se comptent les pays de lOPEP, ont désidéà Daxar de former un front uni face aux pays industrialisés et demandent à choisir eux-mêmes leurs représentants.Ile leur côté, les pays développés, et surtout les Etats-Unis, accélèrent leurs préparatifs dans un sens diamétralement opposé : ils ne veulent négocier que sur le problème du pétrole et ont décidé de réduire leur consommation de brut de 10 pour cent pour imposer une baisse des prix aux pays producteurs Ils ont également décidé d'organiser cette conférence sur une base tripartite, avec quatre représentants des pays de LOPEP trois représentants des pays développés et trois représentants des pays en voie de développement.Les représentants des pays en voie de développement ont déjà été choisis sur une liste provisoire: ce sont ITnde, le Brésil et le Zaïre.Pour mieux s'organiser, les pays du tiers monde ont prolongé le mandat du groupe intergouvememental qui avait préparé la conférence de Dakar.Ce groupe, composé de pays en voie de développement et de pays non-alignés.sera élargi pour fonctionner comme une sorte de bureau de la conférence des pays du tiers monde.Toutefois, la diversité des opinions et des situations représentées seront difficiles à surmonter quand l’enjeu ne sera pas aussi important que la preparation de la conférence mondiale.L OPEP a rallié ses troupes à Dakar, mais déjà certains pays, notamment des pays d'Amérique latine, estiment que les pays exportateurs de pétrole affirment un peu trop leur prééminence sur le tiers monde le que à Pa La plus belle terrasse en ville Réceptions privées Servies au comptoir 20% d'escompte §cl.735-3623 5412 {Soft 6t« Jîcjgt» ^Ronftcol s ouvrir a Paris la réunion préliminaire à la conférence internationale sur l’énergie Chacun des groupes de pays qui doit y être représente se réunira encore au moins une fois avant le rendez-vous de Paris afin de tenter de parfaire son unité.L OPEP, qui se considère comme faisant partie intégrante du tiers monde, demandera que ses représentants soient compris dans la délégation des pays en voie de développement Ceci, afin que la conférence n’aboutisse pas à une mise en accusation des pays producteurs de pétrole, de la part des consommateurs, développés ou non Les pays industrialisés sont fermement opposes a ce que l'objet de la conférence soit étendu à d’autres sujets qu’au pétrole L'AIE estime que la conférence “doit traiter en priorité de ce qui est la cause de la crise économique, c'est-à-dire du pétrole” A la limite, les membres ac-Voir page S: Dakar 2 • Le Devoir, lundi 10 février 1975 Les exportations canadiennes en 1974 Des clients qui montent en grade : Chine, Cuba, Brésil, Algérie, Corée du Nord, Suède et Suisse -par- CLAUDE LEMELIN OTTAWA — Si l’expansion d'environ 26 pour cent (en valeur) des exportations canadiennes n’a guere été plus remarquable l’an dernier qu’en 1973 et a été en grande partie annulée, au surplus, par l’inflation des prix, les chiffres publiés la semaine dernière par Statistique Canada pour les onze premiers mois de l’annéè indiquent que le commerce extérieur du pays s’est quelque peu diversifié en 1974 — tout au moins temporairement — et que l'importance relative de ses clients étrangers s’est modifiée de façon parfois spectaculaire.La propotion des exportations canadiennes écoulées sur le marché des Etats-Unis — qui demeure de très loin le principal client du pays — a en effet baissé pour la deuxième année consécutive, passant de quelque 70 pour cent en 1972 à 68.5 pour cent en 1973 et à 66.5 pour cent en 1974.De même, le déclin relatif du Royaume-Uni comme partenaire du pays s’est poursuivi; l'économie britannique, si elle demeure le troisième client du Canada, n'a absorbé l'an dernier qu'environ 6 pour cent de nos exportations, un peu moins qu'en 1973 et notablement moins que les 8.9 pour cent encore mesurés en 1970.Simultanément, les exportations canadiennes vers les pays de l'Europe de l'Est sont tombées proportionnellement à leur plus bas niveau depuis cinq ans, exception faite de 1973.alors que les achats soviétiques de céréales ont temporairement gonflé les chiffres.Donc, contraction relative des marchés d'Amérique du Nord, de Grande-Bretagne et d'Europe de l’Est, qui a toutefois été compensée par l'expansion relative des autres grandes régions du monde.Les pays d'Europe de l'Ouest autres que la mère-patrie britannique, d'abord, qui ont absorbé 8.7 pour cent des exportations canadiennes — plus qu'en toute autre année depuis 1970; puis, par ordre d'importance, les marchés d'Asie autres que le Japon (3.5 pour cent), l'Amérique du Sud (2.5 pour cent), les Antilles et l'Amérique centrale (1.9 pour cent), l’Océanie (1.2 pour cent) l’Afrique (1.1 pour cent) et le Moyen-Orient (0.9 pour cent).Quant au Japon, qui a ravi au Royaume-Uni, en 1973, son rang de deuxième client du Canada, il est parvenu à s’y maintenir l'an dernier en continuant d'acheter 7.1 pour cent des exportations canadiennes, malgré le brusque freinage de la croissance japonaise provoquée par le renchérissement du prix du pétrole et la crise financière qui a suivi.L'évolution de la répartition des exportations par pays est plus spectaculaire et réservera quelques surprises à ceux qui suivent de loin le commerce extérieur du pays.Certes, on vient de le rappeler la triade traditionnelle — Etats-Unis, Japon, Royaume-Uni — vient toujours en tête du peloton; mais le classement des autres clients du Canada parmi les 20 plus importants s'est considérablement modifié en 1974, modification qui reflète, il est vrai, des tendances qui se manifestent depuis la fin des années soixante et même plus LONgtemps.Ainsi, la Chine populaire se classe maintenant au cinquième rang parmi les clients du pays, immédiatement derrière l'Allemagne fédérale et le Brésil a subitement grimpé au septième rang, devançant tous ces pays industrialisés — notamment ceux de la Communauté européenne — que le gouvernement Trudeau semble pourtant courtiser depuis peu avec plus d éclat.D'autres pays, souvent de petite taille et souvent en voie de développement, montent rapidement en grande dans la hiérarchie de la clientèle internationale du Canada.C'est notamment le cas de Cuba qui se classe désormais au quinzième rang avec des achats de $125 millions — de quoi établir que les protestations d'Ottawa lorsque la législation extraterrito-riale des Etats-Unis gêne les exportateurs canadiens sont désormais autre chose que des pétitions de principe.Un début de diversification ?.• La prédominance du marché des Etats-Unis s’est quelque peu atténuée en 1974, ce pays n'ayant absorbé que 66.6 pour cent des exportations canadiennes, comparativement à 68.5 pour cent en 1973 — moins à cause d'une politique concertée d'Ottawa que du brusque arrêt de la croissance américaine et de la redistribution du pouvoir d'achat à l’échelle planétaire.• Le Japon vient loin derrière les Etats-Unis mais s’est maintenu au deuxième rang parmi les clients du Canada (ayant acheté 7.1 p.c.de ses exportations), rang qu’il a ravi en 1973 au Royaume-Uni, dont le déclin relatif comme partenaire commercial se poursuit.• La Chine populaire a surclassé l’URSS et l'Italie et a été l’an dernier le cinquième client du pays, surtout à cause de l’inflation des prix céréaliers et de l'interruption des achats soviétiques de céréales.• Le Brésil a grimpé du 15ième au 7ième rang parmi les clients du pays et devance maintenant des partenaires traditionnels et de vieille industrialisation comme les Pays-Bas, la Belgique, la France et l'Australie.• L’émergence de Cuba comme partenaire commercial de taille s’est accentuée, les achats de l’Antille socialiste ayant atteint les $125 millions — de quoi se classer au ISième rang, avant de grands pays comme ITnde, tous les autres pays socialistes et les petits pays industrialises.• Les achats de deux de ces derniers, la Suède et la Suisse, ont fortement augmenté — assez pour les ranger parmi les 20 principaux clients du pays.• De nouveaux pays ont émergé pour la première fois parmi les quarante premiers clients qui absorbent plus de 97 p.c.des exportations canadiennes: Pologne, Pakistan, Liban, Philippines, Turquie, Grèce, Indonésie et surtout la Corée du Nord, avec laquelle Ottawa n’entretient pas encore de relations diplomatiques mais dont les achats au Canada ont presque quadruplé en 1974 pour atteindre $43 millions et le 36ième rang.Le cas de l’Algérie est encore plus spectaculaire puisque ce pays, pendant la première année de la grande “moisson" pétrolière, a quintuplé ces achats canadiens — de $24 millions en 1973 à $124 millions l’an dernier.Autre cas à signaler parmi les vingt “grands” du commerce d'exportations; celui de la Suède, qui a presque doublé ses achats en une année où, suite à la visite du premier ministre Palms à Ottawa, on commençait à parler d'un rapprochement canado-suédois.Si l'on descend dans la hiérarchie pour ordonner les clients qui, sans se classer parmi les vingt premiers, font désormais le poids, de nouveaux partenaires commerciaux semblent émerger: depuis la Pologne jusqu à Taiwan et Hong Kong — depuis longtemps des fournisseurs importants du Canada — en passant par les Philippines, la Turquie et la Grèce, le Liban et meme la Corée du Nord! A première vue, cet enligne-ment nouveau — dont la portée économique soulignons-le, de- meure modeste — semble coin- vraisemblablement temporaire cider avec certaines orienta- et donnerait l’illusion d'une di-tions nouvelles de la politique versification qui s’estomperait étrangère canadiennes définies dès la relance de l'économie par le gouvernement Trudeau américaine, soit vers la fin de ces dernières années.Mais 1975 ainsi qu’en 1976.Les fluc-entre la coincidence et le rap- tuations de la part américaine port de causalité, la marge est des exportations du Canada à la souvent béante, nous avertis- fin des années soixante, alors sent les spécialistes des sciences que cette contraction était ac-sociales.Dans quelle mesure, centuée par la récession qui donc, le début de diversification sévissait alors au pays, met commerciale que l'on croit dis- d'ailleurs en garde contre une cerner en 1974 est-il le résultat interprétation trop optimiste des initiatives politiques et des chiffres du commerce en commerciales d'Ottawa?1974.Disons d'abord que la réparti- D'autres facteurs incitent à la tion géographique des exporta- prudence — les répercussions lions canadiennes s'est forte- probables de l’inflation interna-ment ressentie, en 1974, des va- tionale, par exemple, sur la ré-riations souvent très marquées partition géographique de la va-de la croissance énocomique à leur (plutôt que du volume) des travers le monde et que l’im- exportations canadiennes.pact de la récession américaine sur le commerce canadien a été de loin la plus considérable.En conséquence, il est probable que le déclin relatif — très relatif — des Etats-Unis comme marché d'exportation reflète surtout la baisse de la demande américains pour les produits canadiens; ce déclin serait donc Répartition géographique des exportations canadiennes Région (en millions 1970 de dollars.Il premiers mois 1970-1974 1971 1972 ) 1973 1974 Etats-Unis 10,045 64.9 11,107 68.3 12,687 69.9 15,718 68.5 19,492 66 6 Royaume-Uni 1,376 8.9 1,236 7.6 1,194 6.6 1,419 6.2 1 719 5 9 Autres, Europe de l’Ouest 1,496 9.7 1,387 8.5 1,372 7.6 1,756 7.7 2,538 8.7 Japon 731 4.7 717 4.4 883 4.9 1,629 7.1 2,092 7 1 Autres, Asie 461 3.0 509 3.1 515 2.8 693 3.0 1,038 3 5 Amérique du Sud 340 2.2 359 2.2 379 2.1 351 1.5 718 2 5 Amérique centrale et Antilles 359 2.3 314 1.9 345 1.9 403 1.8 557 1.9 Océanie 233 1.5 205 1.3 186 1.0 236 1.0 343 1 2 Moyen-Orient 110 .7 132 .8 105 .6 169 .7 268 9 Europe de l’Est 160 1.0 153 .9 334 1.8 385 1.7 178 6 Afrique TOTAL 159 15,473 1.0 150 16,273 .9 155 18,163 .9 165 22,938 .7 327 29,270 1.1 NOTE: Chiffres extraits île Exportations par Marchandises, novembre lt)74.Statistique Canada.#65-004 [.a somme des régions ne correspond pas exactement au total, d la fois parce nue les chiffres ont été arrondis et parce que les exportations vers St-Pierre et Miquelon et le Groenland n'ont pas été ajoutées aux exportations vers les Etats-Unis, bien que ces fies soient assimilées d l'Amé nque du Nord.Signalons d'abord que nous ne disposons encore que des chiffres détaillés des 11 premiers mois de 1974, que des révisions pourraient modifier l’ordonnance des clients et que le dégonflage des chiffres pour neutraliser l'inflation réduira sans doute considérablement les pourcentages d'augmentation calculés pour les divers pays.Mais surtout, il est probable que l'inflation ait introduit en 1974 de fortes distorsions dans les chiffres de l’exportation libellés en dollars courants et que ces distorsions ont varié d'un pays à l'autre.Ainsi, l'inflation des prix a été sensiblement plus forte pour les matières premières et les produits faiblement transformés que le Canada exporte que pour ses exportations de produits manufacturés.Or, la proportion de matières premieres dans le commerce d'exportation du pays avec les pays d’outremer est plus importante que celle du commerce orienté vers les Etats-Unis, ce pays achetant toujours le gros de la production manufacturière du pays qui est exporté.En conséquence, il est probable que le gonflement inflationniste des exportations canadiennes a été plus marqué pour celles écoulées en Europe ou en Asie que pour celles écoulées aux Etats-Unis.Il n'en reste pas moins que de fiscalité -par André Poupart - Jusqu’où ne pas aller trop loin avec l’impôt En cette période de l'année, les questions fiscales préoccupent de nombreux contribuables.Les uns se demandent s'ils auront droit à un remboursement, les autres s'inquiètent du montant qu'ils devront débourser, d'autres enfin cherchent différents moyens pour diminuer leurs impôts stimulés en ce domaine par des nombreuses pages publicitaires de diverses institutions qui offrent leurs services pour soulager le contribuable d'un trop lourd fardeau.Le désir de réduire au minimum ses impôts est parfaitement légitime.Cependant, ce résultat ne peut être recherché et atteint par n'importe quel moyen ainsi que nous l a rap- pelé un jugement recent qui a tait la manchette des journaux.Traditionnellement l'impôt a été perçu comme une forme d'expropriation d'autant plus désagréable que la valeur de l'indemnité (services gouvernementaux) semble rarement équivalente au sacrifice consenti.Pour limiter les droits du per- il n sherbrooke est OCCUPATION-MAI 1975 DE LA Pour tout renseignement, veuillez communiquer eu: •BUREAUX A LOUER •PROFESSIONNELS MÉDECINE •SERVICES MULTIDISCIPLINAIRES •Tout à l'électricité • Air climatisé et humidifié • Ascenseurs rapides • 11 étages • Stationnement 364-3753 Adcorwx, Société de Gestion Immobilière Inc.cepteur et les risques d'arbitraire, les lois fiscales sont interprétées de façon stricte, c'est-à-dire, que chaque mot reçoit le sens que lui attribue le dictionnaire sans qu’il soit possible de l'interpréter de façon à en limiter ou etendre la portée.Ainsi, le contribuable peut connaître avec précision les obligations que lui impose la loi.Cette règle de l'interprétation stricte a pour conséquence que le contribuable qui se conforme à la lettre de la loi demeure dans la légalité qu'il en respecte ou non l’esprit.Cette situation permet au contribuable qui désire atteindre un certain résultat commercial ou financier de planifier ses affaires de façon à choisir les modalités qui réduisent au minimum l'impact des impôts.Toutefois, tous les moyens pour limiter les impôts ne sont pas tolérés.Techniquement.la différence entre les moyens permis et les moyens défendus a donné naissance aux notions d'évitement fiscal et d'évasion fiscale La planification fiscale est admise par le ministère du revenu qui "estime n'avoir aucune responsabilité particulière à l'égard d'une forme quelconque de planification fiscale consis- Me André Poupart est professeur de droit fiscal A la faculté de droit de l’université de Montréal et associé du cabinet d’avocats Tessier, Corbeil et Bourbeau.Dans cette chronique qui parait deux fols le mois, il aborde les problèmes nombreut et complexes que soulèvent de nos jours les lois et les politiques fiscales des gouvernements.nouveaux facteurs économiques d'ordre structurel ont commencé de se manifester en 1974; des facteurs qui, s’ils ne reflètent aucunement la volonté d’Ottawa, influencent néanmoins l’évolution du commerce international dans le sens de certaines orientations du gouvernement Trudeau et notamment de la diversification des relations économiques internationales du Canada.C'est ainsi que la croissance économique de pays comme la Chine, le Brésil, les Pays-Bas la Belgique, la France, la Norvège, la Suède et la Suisse a été relativement et absolument plus forte que celle de partenaires traditionnels comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Japon; et dans plusieurs cas, ces différentiels de croissance pourraient se maintenir1 pendant quelques années.De plus, le développement économique des pays comme le Mexique, Vénézuela, Cuba, l'Algérie — la région du Moyen-Orient dans son ensemble aussi — a reçu un bon coup de fouet à la suite du relèvement du prix du pétrole et de maints autres matières premières, stimulant qui pourrait perdurer et accélérer durablement leur développement.Et puis, on aurait tort de nier toute efficacité aux initiatives politiques et commerciales souvent modestes mais agissantes à la longue des autorités canadiennes.L'ancien ministre fédéral du commerce, Jean-Luc Pepin, a bel et bien amorcé il y a plus de trois ans un rapprochement avec l'Algérie dont l'accroissement des exportations en 1974 est au moins en partie le résultat; Ottawa a incontestablement manifesté à l'endroit de Cuba, au cours de la même période, une amitié et une sympathie dont la visite récente du président de l'ACDI.M.Paul Gérin-Lajoie, n'est que la dernière manifestation; le ministre fédéral du Commerce, Alastair Gillespie, a tout de même conduit des missions commerciales au Mexique et au Brésil, l’an dernier; et il se rendra au Venezuela en mars prochain.Il est vrai que la visite du môme ministre Gillespie en Iran, au mois d'avril 1974, a donné peu de résultats jusqu'ici, malgré la visite du premier ministre Hoveyda au Canada et un va-et-vient de plusieurs missions techniques entre les deux pays.Mais enfin, des marchés aussi bien occupés et plutôt difficiles d'accès ne s'investissent pas du jour au lendemain! Bref le début de diversifica- tion du commerce d'exportation du Canada, pour peu qu'une analyse plus rigoureuse et plus approfondie le confirme, ne saurait qu'exercer une heureuse influence sur les milieux fédéraux, en cette période de l'année où la Maison Pearson et le ministère de l'Industrie et du Commerce établissent leurs priorités diplomatiques et commerciales, dans le cadre du budget pour l'année financière 1975-76 qu'ils cherchent à faire approuver par le trésor.Car les premiers signes de succès ne peuvent que renforcer la main des plus dynamiques, des plus agressifs, et — car le mot n'est pas toujours péjoratif — des plus aventureux au sein de l'administration fédérale.Les principaux clients du Canada en 1974 Valeur des - Pays Etats-Unis Japon Royaume-Uni Allemagne fédérale Chine populaire Italie Brésil Pays-Bas Belgique-Luxembourg France Australie Norvège Mexique Venezuela Cuba Algérie Espagne Inde Suède Suisse NOTE: Chiffres des exportations canadiennes pendant les onze premiers mois de l'année, extraits de Exportations par Marchandises, novembre IP74, Statistique Canada #65-004.Rang VApwi LdllUllO ($ millions) .M.S8 X.SI 1973 1970 1 19,492 i 1 2 2,091 2 3 3 1,719 3 2 4 471 4 4 5 424 7 11 6 417 6 8 7 360 15 16 8 349 9 5 9 332 8 7 10 290 11 10 11 280 10 6 12 213 12 9 13 165 14 15 14 157 16 13 15 125 17 20 16 124 36 40 17 111 18 17 18 109 13 12 19 101 22 24 20 89 20 26 tant à organiser ses propres affaires de façon sérieuse et ouverte, dans le cadre de la loij, de façon à maintenir les impôts à un minimum".Par contre, dans certaines circonstances si le ministère considère que les affaires n ont pas été organisées de "façon sérieuse et ouverte" le dossier sera référé à la division de l'Evitement fiscal afin de déterminer si le contribuable a contourné "la loi, — sans avoir commis un délit, — en utilisant un stratagème, un dispositif ou une manoeuvre, de nature souvent complexe, dont le but principal ou unique est de différer, réduire ou éviter complètement l'impôt payable selon la loi.Habituellement, il s'agit d'une série de transactions qui ne reflètent pas la réalité et parfois, on évite l'impôt en reportant l'obligation fiscale sur d’autres contribuables qui ne sont pas à distance et entre les mains desquelles l'impôt exigible se trouve réduit ou éliminé".Si les enquêteurs en viennent à la conclusion que le contribuable a réussi à éviter toutes les dispositions de la loi par une juste planification, ils abandonneront le dossier.Ils peuvent ce-Voir page 6: Fiscalité POUR VENDRE OU ACHETER UNE | PROPRIÉTÉ CONSULTEZ NOS SPÉCIALISTES MAURICE GOULET 526-6655 JOSAPHAT GOULET INC OUVERT LE DIMANCHE 3130 est Sherbrooke Longueuil: bungalow, S’: pièces, façade brique romaine, fenêtres aluminium, garage niveau rue, terrain gazonné, chauffage-eau chaude - 3 zones, chauffée eau è huile, entrée électrique 210 amp.220 volts.Magnifique cuisine avec beaucoup commodités: lave-vaisselle, laveuse-sécheuse dans cuisine.Toilette communique avec chambre principale, intercom, salle de jeux 24' x 12 avec douche-toilette.Possibilité revenu au sous-sol, entrée-sortie privée.Transport direct au métro.Prix: $46,800.MLS.Cloutier, 526-6655 ou 674-9577 Filière: G-5934.’ 1 vSt.M«ig.à:4 JjgjgjT Propriété 26 logements, meublés, près métro, piscine intérieure, 2 laveuses - 2 sécheuses.Revenu: $41,220.Prix demandé: $225,000.Hypothèque $125,000.à 9’4%, jusqu'en 1997.Comptant: $50,000.Balande è 9%.Faites votre offre.MLS.Boyer: 526-6655 ou 521-0458 Filière: G-6148.POUR PLACER VOTRE MAISON ICI, APPELEZ 526-6655 Maribault: Duplex avec bachelor et garage, dimensions du terrain 32' x 90', 2 chauffés eau inclus, comptant: $17,000.Exclusif.Leblanc 321-2918 ou 526-6655.Filière: G-6130.Laval-des-Rapides: Bungalow, 8 pièces, 5 chambres coucher, système de climatisation dans toutes les pièces, garage, grande cour.Belle décoration intérieure.Prix: $42,000.(M.L.S.) 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mauvais traitements.Cette loi, intitulée Loi concernant la protection des enfants soumis à de mauvais traitements, entrera en vigueur aussitôt qu’aura été créé un comité pour la protection de la jeunesse qui recevra les dénonciations."Je ne connais pas d'autres Questions, d’autres problèmes, d’autres domaines, où on fasse une obligation à une personne de se faire le dénonciateur d’une autre”, a déclaré en Chambre le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, au cours du débat sur l'adoption du bill 78.En vertu de cette loi, toute personne, même liée par le secret professionnel, devra informer sans délai le comité “lorsqu'elle a des motifs raisonnables de , croire qu’un enfant est soumis à des mauvais traitements physiques par suite d’excès ou de négligence”, a expliqué M.Choquette.Le dénonciateur sera toutefois protégé: le comité ne pourra être contraint de dévoiler son identité, et même si son identité venait à être connue, il ne pourrait être poursuivi en justice pour avoir fourni "de bonne foi” une information au comité.Le ministre a expliqué qu’entre 1960 et 1970, au moins 47 Etats américains avaient adopté des lois pour protéger les enfants maltraités.Pour le moment on ne connaît pas réellement l'ampleur du problème chez nous, mais on sait qu'il existe.Un homme a récemment été condamne à huit mois de prison pour avoir renfermé son enfant, sans soin et sans aucune al tention, durant 45 jours dans un placard “Ce n'est qu'un cas isolé parmi tant d’autres enfants qui sont les victimes de leurs parents ou de leurs gardiens,” a dit M.Choquette.En soulignant le fait que les médecins, et les autres professionnels, ordinairement liés par le secret professionnel, devront dénoncer les cas d'enfants maltraités, le ministre a déclaré: 'Nous avons pensé que l'état de faiblesse de l'enfant, le fait qu'il est sans défense, le fait qu'il subit une agression ou des mauvais traitements, étaient une justification suffisante pour faire tomber le secret professionnel.” et pour les obliger à passer outre à cette defense quelle 3ue soit la source de leurs connaissances e ces cas.Le ministre a souligné que dans 50 pour cent des cas constatés dans l'Etat de l'Illinois, les enfants maltraités avaient moins de trois ans.Le ministre des Affaires municipales, le Dr Victor Goldbloom, a déclaré qu'en tant que pédiatre il avait vu plusieurs fois des enfants maltraités, et que c'était pour cela qu'il tenait à participer au débat.; "Il faut que la loi permette au médecin, à l'infirmière, au travailleur social, de mettre de côté le secret professionnel et, ce faisant, de jouir d une immunité contre des représailles possibles s'il agit de bonne foi”.M.Goldbloom a tenu à souligner qu'il était faux de croire que le secret professionnel appartenait au professionnel ou à sa profession.’ “Le secret professionnel appartient au client, au malade.Et il s'agit ici d'un malade qui, par le fait qu'il est enfant, est incapable de poser le geste légal qui permettrait au professionnel de la santé de mettre de coté le secret professionnel.“Les parents, qui normalement se-Iraient ceux oui devraient le faire, sont ^évidemment les intéressés à mauvais es-Icient, qui ne le feraient pas.Il faut donc que la loi le fasse”.Nombre d'Etat américains ont créé cette obligation de dénoncer les enfants maltraités, pour certaine professions seulement.médecins, infirmières, policiers, travailleurs sociaux, enseignants.Le Québec a préféré suivre l'exemple de trois Etats — entre autre ne Nebraska et le Tennessee — qui ont instauré une obligation générale."Lorsque nous parlons d'enfants soumis à de mauvais traitements, le bien-lètre de l'enfant l'emporte même sur un •secret professionnel dont nous reconnais-Isons tous la valeur,” a déclaré M.Choquette.i At*#*#"" Vers une régie du papier ?L’examen du dossier de la presse tire à sa fin Vingt-neuf personnes ont été tuées et 28 autres blessées hier lorsqu'un train a complètement éventré un autobus à un passage à niveau, près de Tultepec, au Mexique.Les survivants ont déclaré hier que les signaux du passage à niveau ne s’étaient pas allumés lors de l’arrivée de l’autobus, mais que l'approche immédiate du train était facile à percevoir.Plusieurs d’entre eux ont vu venir le train et ont affirmé que celui-ci avait sifflé à au moins deux reprises avant d’atteindre le passage à niveau.Par ailleurs, la police a fait savoir hier que l’autobus éventré transportait pas moins de 90 passagers alors qu’il aurait dû en transporter 44 seulement.(Téléphoto AP) Un jeune avocat reçoit $16,000 pour sa détention d’octobre 70 Un jeune avocat de Québec.Me Claude Samson, a établi un précédent en obtenant $16,000 en dédommagement du ministère québécois de la Justice, par suite de son arrestation et de sa détention “illégales” lors de la crise d'octobre 1970.C'est la première fois, semble-t-il, que l'une des 465 personnes arrêtées le 16 octobre 1970 et les jours suivants reçoit pareille somme du ministère de la Justice.Les 103 personnes pour qui l'ombudsman du Québec, Me Louis Marceau, avait réclamé des dédommagements pour les mêmes motifs n'ont reçu que $400 chacune.Comme quelques autres, tels Rénald Noël, Pauline Julien et Lise Rose, Me Claude Samson avait décidé de pour- suivre directement en justice la Sûreté du Québec et le ministre, Me Jérôme Choquette.Après quatre ans de procédures en dommages et intérêts, il a obtenu récemment un règlement hors cour par lequel le ministère de la Justice le dédommage pour la somme de $16,000 du tort causé par son arrestation et son incarcération d’octobre 1970.Le Robert Lemieux de la ville de Québec avait été arrêté dans la nuit du 16 octobre sous le prétexte, affirment les documents officiels déposés en cour par les autorités, “qu'il servait d'intermédiaire entre diverses personnes impliquées dans des crimes violents et que son nom était connu de plusieurs individus incarcérés en octobre 1970”.Me Claude Samson devait faire la preuve devant la cour qu'il connaissait lesdits individus en tant qu’avocat pour les avoir représentés devant les tribunaux.Dans une déclaration faite au quotidien The Gazette, Me Samson se délicite de sa victoire, même si elle survient plus de quatre ans après son incarcération et même si toute cette affaire l'a obligé à abandonner la profession d'avocat pour se recycler dans l'administration.Me Samson regrette aussi que l’immense majorité des incarcérés d'octobre 1970 n'ait reçu aucun dédommagement réel du ministère de la Justice.Des 465 personnes arrêtées et emprisonnées à l'é-Voir page 6: Avocat par Gérald LeBlanc QUEBEC — L'approvisionnement et le coût du papier journal pour les publications québécoises font partie de l'ensemble du problème de la concentration de la presse qu'étudie le ministre d'Etat, M.Fernand Lalonde et sur lequel il espère présenter une législation dès la prochaine session.Chargé du dossier sur la concentration de la presse lors du débat suscité par la vente du quotidien Le Soleil, à l'automne 1973.M.Lalonde n'écarte pas la possibilité de mettre sur pied une Régie du papier comme l’indiquait la semaine dernière.le quotidien Le Soleil.“Aucune décision n'a cependant été prise, ajoute-t-il, et ce problème se situe à l'intérieur du mandat qui m'a été confié d'examiner l'ensemble du problème de la concentration de la presse.” Le quotidien de la Vieille Capitale affirmait tenir, de “sources sûres” que le premier ministre du Québec s'apprête à réaliser un vieux projet contenu dans une loi sur le papier journal, adoptée sous le régime Duplessis en 1956.La troisième section de cette loi conférait au gouvernement le pouvoir de mettre sur pied une Régie du papier journal pour contrôler le coût et la répartition de ce produit provenant du Quebec, le plus gros producteur au monde.Ce projet est resté lettre morte et M.Bourassa s'apprêterait, selon Le Soleil, à le ressusciter pour répondre aux demandes des propriétaires de journaux québécois, désireux de profiter d'un traitement privilégié au pays du papier journal Le président de Québécor, M.Pierre Péladeau, soutient depuis longtemps que les Québécois devraient devenir les “Arabes du papier journal”.M.Lalonde estime qu'il est prématuré de parler d'un tel projet puisque aucune décision n'a encore été prise par le conseil des ministres, si ce n'est celle de lui confier le mandat d'étudier la question, à l'intérieur du dossier sur la concentration de la presse."L'examen de ce dossier tire à sa fin, ajoute-t-il.et j'espère être à même de présenter un projet de loi dès la prochaine session." C'est en effet au niveau législatif que M.Lalonde conseillera au gouvernement de faire porter son action pour freiner le phénomène de la concentration des entreprises de presse, qui a pris des proportions alarmantes au Quebec, depuis que les empires Québécor (Pierre Péladeau) et Power Corporation (Paul Desmarais I se sont assuré le contrôle de la presse quotidienne francophone.C'est d'ailleurs la décision des frères Gilbert de vendre le quotidien Le Soleil à Power Corporation qui a déclenché le débat qui a forcé M.Desmarais à se désister en faveur de son ex-associé, M.Jacques Francoeur.actuel propriétaire du Soleil! Ministre d'Etat au Conseil exécutif, surnommé “ministre des Affaires inachevées" en raison des dossiers que lui confie le premier ministre, M.Lalonde avait alors été chargé de trouver une solution de rechange à la vente du Soleil à Power Corporation.Son projet de “société coopérative" ayant échoué, le Soleil était finalement vendu à l'ancien ami de M.Desmarais, M.Jacques Francoeur, lui-même propriétaire de plusieurs journaux.M.Lalonde a cependant continué son travail sur ce problème de la concentration de propriété dans les entreprises de presse, et le problème du papier-journal se situe, selon lui, au coeur de ce dossier.C'est souvent en raison des problèmes économiques que les petites entreprises sont vendues aux géants pour éviter la disparition, souligne M.Lalonde.Le ministre refuse de préciser le genre d'intervention qu'il proposera pour corriger la situation paradoxale faisant que les publications québécoises manquent de papier-journal au pays du plus gros producteur du monde Un peu comme si les Arabes manquaient de pétrole.La coop des étudiants de l’UQAM fait faillite L’Association coopérative des étudiants de l'UQAM a fait faillite et ses biens seront vendus par voie de soumissions vendredi prochain, à Uh.au bureau de Mercure, Béliveau et Associés, Place Victoria.L’urgence reste fermée à Notre-Dame L'urgence est demeurée fermée toute la fin de semaine à l'hôpital Notre-Dame tandis que se poursuivaient entre la direction de l'hôpital ht les employés des négociations visant à modifier les conditions de travail qui découlent de la congestion de ce service.A l'hôpital Sainte-Justine, par contre, les seuls patients reçus l'étaient à l'urgence.Le conflit dans cet hôpital, qui dure depuis deux semaines environ, est né d'un tarif de 25 cents que la direction a voulu imposer à son personnel syndiqué pour l'usage d'un terrain de stationnement de l'hôpital.Les syndiqués ont fait valoir que cette augmentation de 25 cents serait inévitablement suivie d'une autre qui porterait le stationnement à 50 cents par jour, puis d'une troisième, etc.Le conflit à Notre-Dame, qui a provoqué la fermeture jeudi du service de l'urgence de cet hôpital fort achalandé de la rue Sherbrooke est survenu de la trop grande congestion du service d'urgence, qui reçoit quotidiennement 200 patients environ, dont dix pour cent sont hospitalisés.Les syndiqués ont fait valoir à la direction que la fermeture de l'urgence décon- gestionnerait ce service, mais que sa couverture créerait la même situation à brève échéance.C’est donc tout le mécanisme de l'urgence, sa capacité, le nombre des effectifs qui est mis en jeu.Les négociations ont duré toute la fin de semaine.Samedi, la direction a soumis une contre-proposition au syndicat, qui devait l'étudier et faire connaître sa réponse hier.A Sainte-Justine, les négociations sont rompues, les parties n'ayant pu s'entendre sur la façon de régler la question du stationnement.En attendant, la direc- Les parents de l’Émérillon portent leur cause devant le ministère tion a décidé de maintenir le tarif de 25 cents, du moins jusqu'à la fin du contrat qui lie actuellement l'hôpital au concessionnaire du stationnement.Par la suite, l'hôpital entend laire évaluer le coût réel d'un espace dans le terrain de stationnement.A Hull, le gouvernement vient de mettre l'hôpital Sacré-Coeur en tutelle.Cet hôpital est fermé depuis deux semaines suite à la démission de ses 300 infirmières, qui réclament un horaire de travail leur permettant des fins de semaine à tous les 15 jours au lieu de 21 jours comme au moment du conflit.Un arrêté en conseil adopté vendredi par le gouvernement nomme M.Jean-Claude Martin, du ministère des Affaires sociales, tuteur de l'hôpital.La partie syndicale a déclaré en apprenant cette no-changerait mination qu elle ne ment rien au conflit.(langerait absolu- # La Chambre de commerce de Montréal Déjeuners-causerie hebdomadaires MARDI, 11 FÉVRIER M.PHILIPPE PARISEAULT directeur général Coopérative Agricole de Granby sujet : 'La Coopérative Agricole de Granby -une coopérative ou une entreprise capitaliste?" Hôtel Sheraton Mont-Royal 12 h.30 Le public est admis Billets à l'entrée: $6.Pour les membres, des livrets d'abonnement sont disponibles à prix réduit.Renseignements: 866-2861 Le ministère de l'Education devient un véritable Tel-Aide pour groupes mécontents des décisions de leur commission scolaire.Suivant le mouvement, le comité de parents de l'école Christ-Roi de Lon-gueuil vient d'enrichir l'importante collection de télégrammes à M.François Cloutier, pour demander son intervention devant le refus de la Commission scolaire Jacques-Cartier d'agrandir leur école à la mesure des forts besoins du secteur.Jeudi soir dernier, à sept voix contre six, les commissaires de la CSJC décidaient de maintenir leur décision de n'ajouter que dix classes à l'école Christ-Roi alors que les parents en réclament 21.La réunion, à laquelle assistaient une cinquantaine de parents en colère, a dégénéré comme souvent en pareil cas.La tension s'était fait sentir dès le début de la soirée à cause du renforcement mani- 1974 VOITURES DE LA DIRECTION EN VENTE PEUGEOT 504 GL • Balance de garantie d’usine "RPOERj AUTOMOBILES LIÉE =-THER- °- TEL.932-2925 feste de la sécurité autour des locaux de la Commission.Hier le comité de parents s'apprêtait à réclamer une injonction interlocutoire pour empêcher l'application de la decu-sion des commissaires.L'école Christ-Roi dessert le domaine Emérillon de Longueuil.Pour aller à l’école, certains enfants vivent une épopée digne de celle de leurs ancêtre dans les écoles de rang, au dire de leurs parents qui n'y trouvent aucune poésie, d’autant que les conditions de circulation ne sont plus rurales.Construite en 1966, dans le secteur où le projet Emérillon devait s'implanter entre 1967 et 1972, l'école ne peut recevoir îjue 710 des 1,200 enfants de son bassin de population.On transporte donc 105 élèves de la maternelle dans deux écoles différentes.Seuls les élèves de première, deuxième, troisième année peuvent fréquenter l'école Christ-Roi.Leurs aînés vont à une école de Boucherville, par autobus, et une centaine d'entre eux se dirigent vers l'école Anastase-Forget.dans un secteur avoisinant.Même rapprochés de leur demeure, ïés.Pour faire puis- PPr P „ ceux-ci sont les plus mal partages.Pour jrt scoh éviter les coûts du transport Sue la distance était légèrement au^elà un mille, la Commission a fait aménager par la ville de Longueuil un “piétonnier” qui coupe à travers champs Or, selon les parents, ce sentier est encore plus dangereux que la route.11 devient boueux au printemps, parfois impraticable en hiver, et il arrive que camionnettes et voitures y fassent des virages interdits.Les parents veulent tout simplement rapatrier tous les enfants à l’école Christ-Roi, où le terrain nécessaire est disponible pour des projets d'agrandissement.La dénatalité ne menace pas le secteur, disent-ils, puisque les maisons y sont à logements multiples et abritent surtout de jeunes familles qui les quittent quand leurs enfants vieillissent La Commission envisage plutôt l'agran- dissement de l'école Anastase-Forget.que la surpopulation n'étrangle pas.C est que cette école est aux prises avec un gymnase intérieur qui perturbe par le bruit toute la vie pédagogique de ses 13 classes.Les normes exigent 27 classes pour l'obtention d'un gymnase extérieur.Le comité d'école Christ-Roi convient facilement du problème et il fait même front commun avec les parents de l'école Anastase-Forgel et Frontenac (une autre école avec un problème de gymnase).Mais il considère qu'il vaudrait mieux réclamer un accroc aux normes que de remplir des classes de force avec des élèves transportés.Le secteur Christ-Roi fournit 43 pour cent du contingent d'élèves transportés par autobus scolaire, pour la Commission scolaire Jacques-Cartier.aujourd’hui La Croix-Rouge tient des collectes de sang à I hôtel Sheraton de Montréal, au sous-sol de l’égjise Saint-Pierre (’laver, 4850 de la rue Delo-rimier ainsi qu'à l'hôtel de ville de Saint-Jean • A 9 heures 30, au centre Montfortain, 5875 est, rue Sherbrooke à Montréal, débute le colloque du Conseil canadien de développement social sur "la qualité de la vie dans les nabitations pour personnes âgées''.• A 12 heures, au collège Vanier à Ville Saint-Laurent, le ministre des Affaires sociales.M Claude Forget, s'adressera aux étudiants du campus Sainte-Croix • Q ASSEMBLÉE GÉNÉRALE PARTI QUÉBÉCOIS - WESTM0UNT Endroit: Manoir Notre-Dame-de-Grâce Ce soir, 10 février à 20 heures Ordre du jour: Objectifs et Activités pour 1975 Orateur invité: Dr.Camille Laurin Cordiale invitation à tous A 20 heures, au motel Le Castel de Granby, le ministre québécois du Travail et de la Main-d oeuvre.M Jean Cournoyer, traitera des relations patronales syndicales • A 20 heures, au 2330 ouest de la rue Sherbrooke, le mouvement “Sauvons Montréal" accueillera le poète et écrivain Mona Adilman, fervente de la conservation, qui fera une présentation audio-visuelle intitulée "Qualité de vie", AGENTS DE FORMATION QUI DÉSIRENT PARFAIRE LEUR DÉVELOPPEMENT vous offre une session intensive en "Formation de Formateurs” COSE DATE: 17 au 28 février 1975 (10 fours de 9:00 à 16:00 hres) "Formation de Formateurs” est une opportunité de clarifier la nature de l'apprentissage chez l'adulte, y adapter vos rôles et vos comportements de Pour renseignements: formateur, par la suite, d'élaborer une approche systématique de la formation et de vous servir de techniques de formation prouvées efficaces.685 Cathcart, 4e étage Montréal, P.Q.Tél: (514) 866-5393 I 4 • Le Devoir, lundi 10 février 1975 éditorial L’impossible dialogue des deux mondes ¦ ^ Les travaux de la Commission Cliche Un jugement final serait prématuré Deux grandes réunions à l’échelle du globe viennent coup sur coup démontrer, si besoin était, que de part et d’autre de ce qui devait ê-tre la future table des négociations, on ne parle pas la même langue.Ce qui est plus grave : on parle des langues différentes pour dire des choses différentes aussi.En fait, la réunion de l’Agence internationale de l’énergie, sans parvenir à un accord sur l’essentiel, a privilégié la thèse qui veut que la future négociation ne porte que sur le problème de l’énergie, alors que la conférence de Dakar a apporté sa caution à l’OPEP et réclamé une négociation globale sur toutes les matières premières, montant en épingle le lien fondamental “matières premières-développement”.La phase qui commence aujourd’hui est cruciale, avec l’accélération diplomatique qui doit aboutir à un sommet de l'OPEP, d’une part, à une nouvelle réunion des pays industrialisés consommateurs d’autre part, et si tout se passe bien, à la fameuse négociation “bi” ou “tridimensionnelle”, “univoque” ou “plurivoque”.Autant dire que se pose la question de savoir si une telle négociation pourra jamais se tenir, et si oui, à quoi pour-ra-t-elle bien aboutir?• La conférence de Dakar, tenue dans le cadre de la CNUCED, a abouti à un document • de 24 pages qui souligne la nécessaire solidarité du tiers monde, dans "l’irréversible processus” déclenché pour mettre fin à sa situation de dépendance vis-à-vis de “l’impérialisme”.La voie de l'indépendance économique est unique, dit le texte, et passe par “la récupération et le contrôle des ressources” et des richesses naturelles et des moyens du développement économique des pays du tiers monde.Et si ce n’est pas assez clair, Babacar Ba, ministre sénégalais des Finances, précise: “Les pays du tiers monde ont affirme leur volonté politique de s'unir pour défendre leurs intérêts et forger les instruments pour assurer leur développement économique”.Ils “entendent assurer leur survie avec le concours des pays nantis si cela est possible, mais seuls s'il le faut.” En schématisant, on dira que si le riche veut rester riche, le pauvre est décidé à ne plus rester pauvre et avec d'autant plus de vigueur qu'il a pris conscience que le riche s’enrichira dans la mesure où lui restera pauvre.Ce qui est nouveau là-dedans est le fait que cette prise de conscience a pu se faire collectivement et en politisant peut-être à l’extrême un débat technique au départ: Il y a bien sûr beaucoup à dire sur les dix résolutions adoptées et consignées au programme d’action d'un groupe parti à 77 et qui se retrouve aujourd'hui à 101 pays membres! S'inscrivant dans la perspective de l'ordre économique nouveau a instaurer, elles parlent pour la plupart de solidarité, de cooperation, et de renforcement.Mais il y a lieu de souligner le gros point faible : les signataires de la declaration de Dakar ne forment pas un bloc monolithique, ils se subdivisent eux-mêmes en nantis et en démunis.Les plus pauvres, s’ils ont apporté leur caution aux plus riches d’entre eux, et essentiellement à l’OPEP, cela n’allait pas sans quelque réticence qu'a vaincue la perspective de voir, en contre-partie, un flot de pétrodollars venir renflouer leurs économies désarticulées.Si on voit des promesses d’aider les plus pauvres, à savoir ceux qui ne disposent d’aucune richesse naturelle, on ne voit pas trace de chiffres ni d’échéancier.Ce n’est pas la première fois qu’une sorte d'union sacrée se fait contre l’exploiteur sur-industrialisé, et à chaque fois les plus pauvres parmi les pauvres n'ont obtenu que des promesses en échangé du poids de leur misere qu’ils apportaient au secours de la cause commune.Il ne s’agit de blâmer personne mais de souligner à l’evidence que les pays membres de l’OPEP ont chacun des priorités de développement, qui ne coincident pas toujours avec celles des pays qui ont trop tendance à ne voir en eux que des sauveurs bardés de dollars.On sait depuis peu que certains des membres de l’OEPEP auront à faire face à des déficits du fait du renchérissement des biens et services qu’ils sont obligés d’importer et que l’inflation gonfle démesurément au-delà des bénéfices accrus qu’elle leur rapporte.Ceci pour dire que l'OPEP est sortie agrandie de la conférence de Dakar, où elle a fait figure d’initiateur et de modèle.Mais dans la mesure où les plus démunis attendent d’elle beaucoup plus qu elle ne pourra jamais leur donner, elle risque de payer le prix de sa victoire.La grande trouvaille des travaux des 101 a été la formule d'un fonds de stabilisation des matières premières qui devait être financé à même les pétrodollars.Mais si l’idée a été unaninement retenue, l’examen pratique en a été reporté.Bien sûr, il ne peut être question en moins d’une semaine et à plus de cent (dont sioxante et onze participants effectifs, trois invités, six mouvements de libération et une dizaine d’organisations et d’associations internationales) de pouvoir mettre debout une aussi grosse “machine”, mais ça n'en illustre pas moins le fait qu'il y a un écart entre les formules politiques percutantes et les réalisations concrètes, qu’il est malhonnête de vouloir passer sous silence.Il n'en reste pas moins qu'il y a à Dakar un gagnant, qui bénéficie aussi bien de cette solidarité proclamée, du tiers monde que du rôle de pointe que l'OPEP aura demain à assumer: l'Algérie, qui voit aujourd'hui toutes ses thèses massivement approuvées et qui se fait confirmer à Dakar l'appui donné naguère lors de la session spéciale des Nations unies sur les matières premières.Et cette confirmation est d'autant plus importante pour Alger qu'elle consolide son rôle à l'OPEP où les réticences de l’Arabie séoudite et de l'Iran à le suivre dans cette voie ne sont pas un secret.C’est en leader des Non alignés et d'un groupe de 77 devenu 101 que le délégué algérien fera valoir sa position au prochain sommet des pays de l’OPEP aujourd’hui devenue puissance politique.• Il n’est que de rappeler la dernière réunion du comité de direction de TAXE pour se rendre compte que le “front” des consommateurs lui-même est loin d’être granitique.Car il y a le même monde entre l’Italie et les Etats-Unis, par exemple, que celui entre un riche producteur de pétrole et un pays totalement démuni de toute ressource naturelle.C’est dire que là aussi les priorités ne sont pas convergentes et qu’on demande aux moins privilégiés de participer à une stratégie qui ne profite, jusqu’à preuve du contraire, qu’aux sur-privilégies.Précisons davantage: un prix-plancher à $9 le baril de pétrole, par exemple, n’avantage que celui qui a besoin de cette “protection” pour mettre au point des sources de remplacement.Un pays comme l’Italie ou le Japon, qui a besoin de payer le moins cher possible son pétrole, doit payer durant toute la période nécessaire à la mise au point de la source de remplacement puis, une fois cette énergie-ersatz commercialisée, s'y reconvertir et continuer de payer cher tout en augmentant sa dépendance politique vis-à-vis du seul possédant de cette nouvelle source.Quant à l’Allemagne, déjà fortement sollicitée par ses partenaires elle craint d’avoir à financer les déficits dans une course-obstacle dont elle n’est pas l’un des partants et dont on ne peut encore voir la ligne d'arrivée.Une mention particulière encore à la Grance-Bretagne, pays aux besoins immenses sollicité par deux pôles politiques contraires; et à la France soucieuse de donner corps à une stratégie à laquelle on croit de moins en moins et qui cultive l’équivoque en étant liée à une Agence à laquelle elle ne participe pas.La palme revient peut-être au Canada dans la mesure où il risque de se faire pénaliser par là où il était privilégié: lié par les décisions de l'Agence à laquelle il participe, aura-t-il en qualité de consommateur qu'il est à payer pour sa qualité de producteur qu'il n’est pas moins?• De part et d’autre, le ralliement des troupes s’est fait et donne un semblant de cohésion aux parties en présence.Mais cette cohésion se fait à un registre trop haut pour laisser une quelconque chance au dialogue.L’Europe a conscience de courir le risque de se voir imposer un leadership politique américain, alors que les plus démunis du tiers monde semblent redouter l’emprise de la nouvelle puissance politique du pétrole incarnée par l'OPEP.On en vient à se demander si ce ne sont pas les désaccords internes des deux fronts en présence qui nous éviteront la confrontation, plus sûrement qu'un dialogue mal parti.Georges VIGNY bloc-notes par YVON CHARBONNEAU ¦ Lors d’une réunion tenue en fin de janvier, le Conseil général de la Centrale de l’enseignement du Québec s’est longuement penché sur les problèmes que pose la participation d’un dirigeant de la CEQ, M.Guy Chevrette, au travail de la Commission Cliche, qui enquête sur la liberté syndicale dans l’industrie de la construction.Au nom du Bureau national de la CEQ, M.Yvon Charbonneau, président de la centrale syndicale des enseignants, a livré à cette occasion une série de réflexions sur G Commission Cliche, vue d'un point de vue syndical.Voici des extraits du texte de M.Charbonneau.Disons d’emblée qu’il serait pour le moins farfelu de s'attendre à ce qu'une Commission royale d'enquête dénonce le système capitaliste, cause de l'exploitation des travailleurs.Tout comme il aurait été parfaitement naïf de croire que la Commission Cliche ne serait pas largement conditionnée par les données accumulées par la police depuis 1970.La Commission Cliche est à mi-chemin dans son travail et il est prématuré de porter un jugement final sur cette enquête et notre participation.Au début, souvenons-nous que beaucoup craignaient que la Commission Cliche ne mette l'accent que sur les rivalités intersyndicales.Pourtant dès l’étape des mémoires, le patronat, le gouvernement, Cournoyer et la C.I.C.commencèrent à être attaqués.Il apparut vite à tout observateur attentif que la rivalité F.T.Q.-C.S.N.et la corruption de certains dirigeants syndicaux n étaient que la pointe d'un gigantesque iceberg.Du côté syndical, toute évaluation devra se faire en tenant compte des révélations et des résuljats de l'enquête, et du processus même de l'enquête.Fait à noter, les travaux de la Commission Cliche ont rapidement mis en lumière, au-delà de certaines éclaboussures, le manque de contrôle des travailleurs sur leurs représentants syndicaux et la poursuite par cer- tains représentants syndicaux de buts pour le moins aussi louches que lucratifs.Il n'y a pas de corrompus sans corrupteurs: tout le monde sait cela.La complicité de Cour-noyer, les intérêts du duo Bourassa-Desrochers, l'asservissement de la C.I.C., le rôle douteux d'une kyrielle de services et d'agents gouvernementaux sont maintenant chose connue.Peu d'entre nous se seraient aventurés à parler de la collusion des patrons et du gouvernement avec certains dirigeants syndicaux il y a un an.Depuis que nous savons ce que nous savons, il y a des gestes qui s’expliquent mieux, y compris certaines attitudes prises pendant le Front commun.Face aux mises en cause de certaines têtes d'affiche syndicales, nous devons toujours et sans cesse expliquer que le trafic où auraient baigné ces gens n’a rien à voir avec le syndicalisme, puisque ce genre de représentants syndicaux contrôlaient leur base sans être contrôlés par elle.Même si la Commission Cliche a encore beaucoup de pain sur la planche, nous pouvons d’ores et déjà admettre que cette opération à coeur ouvert nous enseigne • qu'il est néfaste pour les travailleurs de ne pas contrôler démocratiquement leur appareil syndical; • qu'il est fort profitable pour le gouvernement et le patronat d'entretenir la dépendance et la division des travailleurs par tous les moyens, même en recourant à un certain syndicalisme.Dans cette analyse, il y a telle chose que l'enquête elle-même et telle chose que l'exploitation politique qui pourra en être tentée.Il va de soi que le gouvernement va minimiser toute révélation le mettant en cause; il n'hésitera pas à miner la crédibilité de la Commission; et il demeurera responsable de donner suite à ces travaux, selon ses intérêts.C'est pourquoi l'enquête doit être parachevée avec vigueur et célérité.^-lettres au DEVOIR Comment 30 personnes peuvent-elles parler au nom de 1,000 ?La semaine dernière, votre journal a publié un article de Pierre Val-lières au sujet des Habitations Jeanne-Mance.L'article m'a pour le moins surprise, car je suis moi-même locataire des Habitations et je n'ai jamais reçu d'invitations aux réunions de locataires.mais une invitation à un "débat'' - sans dire de quel débat il était question — qui avait lieu au Centre Ozanam.J'apprends depuis que pas plus de 30 personnes s'y sont rendues.Et tout l'article de Pierre Vallières se base sur les dires de ces 30 personnes pour donner, dit-il, l’opinion des locataires qui sont plus de 1,000 puisque les Habitations comptent 800 logements.1 - Pour ma part, je ne suis pas inquiète de ne pas avoir de bail et je ne souffre d'aucune insécurité.Personne n'est obligé de demeurer là; si on y y va, c'est que les conditions nous conviennent.et je ne pense pas que je serais inquiète autrement que si je ne remplissais pas les engagements que j'ai pris en allant y demeurer.2- Les augmentations de loyers n'ont lieu que compte tenu de nos revenus.Le mien a même été diminué de $48.00 par mois parce que mes revenus avaient baissé.Ailleurs, les "proprios" augmentent à leur guise et ne s'inquiètent pas des revenus de leurs locataires.De plus, jè trouve ridicule que l'on demande des baisses de loyers en un temps où partout tous les locataires subissent des augmentations allant jusqu'à $50.00 par mois, comme c'est le cas d'une de mes connaissances.3- 11 parait que l'on défend les chaises roulantes aux Habitations?Comment se fait-il alors qu'un grand nombre de vieillards et d'infirmes y sont logés?J'ajoute que pour les sorties, quand il y a de la neige, elle est rapidement enlevée.4 - Je suis extrêmement surprise de voir que l'on met dans les journaux tous les défauts que l’on semble trouver — et il faudrait voir s'ils sont tous véridiques — sans avoir donné une seule fois le bon côté des choses, qui.à mon avis, dépasse les inconvénients.étant donné que la perfection n'est pas de ce monde.5- Je m'objecte à ce que l'opinion d'un petit groupe de 30 personnes soit publiée comme celle des locataires des 800 logements.Votre journaliste ferait bien de consulter les autres et de dire pourquoi il les invite quand il fera une autre réunion.(Mme) Monique CA 1)1 EUX Montréal, le 4 lévrier 1975.Au royaume des loteries "Piastromanie", “Canaldissimo", Perfecta-Matin ”, "Plaaue-Matin ", "Loto-Revanche ", telles sont quelques-unes des loteries que nos confrères de la presse du matin et du dimanche offrent à leur public-lecteur afin d'accroître leurs tirages sur un marché déjà saturé.Dans certains cas, ces concours sont organisés en collaboration avec des stations de télévision et de radio, ou encore en associa-tion avec Loto-Québec et Loto-Perfecta qui, parait-il, y trouvent leur avantage en termes de publicité.Le plus récent de ces concours, annoncé par Montréal-Matin qui en a dérobé l'idée au Journal de Montréal avant même que celui-ci n'ait eu le temps de lancer le sien, défie l'imagination et donne la mesure de la concurrence titanesque que se livrent les deux tabloids du matin, l'un publié >ar l'empire Québécor de M.Pierre ’éladeau.l'autre par Power-Corporation de M.Paul Desmarais.“Concours extra-ordinaire que témoigne de l'estime que montre le journal à ses lecteurs", annonçait hier Montréal-Matin qui s’apprête, en effet, à offrir une voiture neuve par jour durant quelques mois aux gagnants de cette Auto-Loto-Matin.Le coût de cette opération, qui sera conduite en accord avec un fabricant ou un concessionnaire de voitures, n'a naturellement pas été rendu public.Mais on peut, sans crainte d'exagérer, l'estimer à plus de $300,000! Cela fait beaucoup cle "matins "! On peut dès lors se demander si le lecteur achètera désormais son journal du matin pour son contenu d'information ou bien pour gagner l'automobile.les prix du “Canaldissimo", les lots de "Perfecta-Matin" et les cadeaux de "Plaque-Matin ", A cette cadence, l'entreprise de presse devient en réalité une institution spécialisée dans l'organisation des systèmes de loterie qui offre aussi, en guise de consolation, un exemplaire du journal.Curieusement, cette nouvelle vocation du journal se manifeste au moment même ou l'éditorialiste en chef de la maison propose froidement aux lecteurs de réglementer plus sévèrement la publicité au Canada.En somme, M Desmarais achète des autos pour les heureux lecteurs de Montréal-Matin et M.Marc Laurendeau, son employé, suggère, lui.d'enrayer les abus de la promotion commerciale dans une société abandonnée aux monstres de la consommation.Car, on ne se fait pas d'illusions à Montréal-Matin Président-editeur du journal, M.Luc Beauregard déclarait l'autre jour: "Nous croyons que la rivalité (avec son concurrent, le Journal de Montréal) doit se faire sur la qualité de l'information.Hélas! Telles ne sont pas les règles du jeu.Nous sommes donc obligés d'utiliser les mêmes armes que notre concurrent, aussi répugnantes soient-elles! Il nous faut défendre notre position sur le marché lorsque des tactiques semblables sont utilisées!" Des armes "répugnantes", affirme notre collègue, mais qu'il faut quand même fourbir, n'est-ce pas, pour justifier la présence sur le marche encombré du matin à Montréal d'un tabloid dont la disparition, jugée inévitable à une certaine époque par ses propriétaires, ferait une place trop large et trop belle à M.Pierre Péla-deau, le rival no 1 de M.Desmarais.Le mot d'ordre a donc été de maintenir coûte que coûte Montréal-Matin au prix, il est vrai, d'une intégration sans cesse plus poussée de ses services commerciaux, administratifs et techniques à ceux de La Presse, le grand-frère de la rue Saint-Jacques.Car, pour les propriétaires de La Presse, le maintien de Montréal-Matin est avant tout une mesure défensive qui s'inscrit dans une stratégie offensive contre l'empire de M.Péladeau.Nous sommes loin de l'émulation fondée sur la qualité de l'information à laquelle rêve nostalgiquement M.Beauregard en songeant peut-être aux batailles gigantesques qui, sur ce terrain de la qualité justement, opposèrent il y a quelques années à Toronto le "Star" et le défunt "Telegram".Mais si le président de Montréal-Matin déplore ainsi l'obligation où il se trouve de recourir à ces moyens nouveaux, peut-être faudrait-il l'aider a s'affranchir de l'intolérable joug des loteries qui pèse aussi sur les robustes épaulés du propriétaire de Dimanche-Matin dont la "piastromanie" entretient l'intérêt des lecteurs.Et comment faire pour dégager la concurrence de ces fâcheux artifices, pour changer "les règles du jeu", pour orienter de préférence vers la qualité de l'information les énergies et les ressources que mobilisent les systèmes de loterie9 C'est ici qu'il faut s'interroger sur les pratiques en usage à la Société d'exploitation des loteries et courses du Québec.Celle-ci, chaque fois qu elle y voit son avantage, n'hésite pas à s'associer à une entreprise de resse.C’est ainsi que le Journal de lontréal et Montréal-Matin ont monté, en collaboration avec Loto-Québec et Loto-Perfecta, leurs concours "Perfecta-Matin" et "Loto-Revanche".Mais encore fallait-il régulariser cette pratique aux yeux de la Loi.Rien de plus simple: par arrêté ministériel, le gouvernement a autorisé Montréal-Matin et le Journal de Montréal à monter des systèmes de loterie en accord avec Loto-Québec.La même autorisation devait s'étendre au grand concours que le Journal de Montréal allait bientôt lancer en collaboration avec la Société d'exploitation des loteries et courses, grand concours que Montréal-Matin a repris à son compte et dont les gagnants recevront des automobiles à la cadence d'une par jour.Il est anormal et inconcevable que la Loterie de l’Etat se prête ainsi à des concours, jeux de hasard ou autres formes de tirages conçus et organisés par des entreprises de presses à des fins de promtion commerciale et publicitaire, surtout dans un contexte de concurrence, de batailles de tirages et de luttes de prestige entre deux empires de presse.Quant aux autres concours, assimilés aux systèmes de loterie mais entrepris sans la collaboration de Loto-Quéoec.il appartient sinon à la Régie des loteries, du moins au ministère de la Justice d'en surveiller de près l'organisation et les modalités.Souvent, pour contourner la loi — celle qui porte sur les loteries et courses du Québec, de même que les articles du Code criminel qui interdisent et réglementent ce genre de jeux de hasard — les organisateurs introduisent des tests d'aptitude ou d'habilité par lesquels les concurrents sont invités à répondre à des questions aussi difficiles que celle-ci: dans quelle ville est publié l'excellent journal grâce auquel vous avez gagné le magnifique prix qui vous est destiné?Ces opérations, d'une légalité douteuse, ont déclenché l'escalade des loteries et jeux de hasard dans la presse et, graduellement, contribuent à dénaturer l'esprit dans lequel la Loterie du Québec a été créée en 1969.S'il n est pas mis un frein à cette manie des lotos privées, le contribuable aura bientôt.en achetant son journal du matin ou du dimanche, le même sentiment et les mêmes chances de s'enrichir que celui qui achète un billet de la Mini ou de Tinter.La qualité de Tin-formation n'y gagnera pas et la Loterie de l'Etat, mandatée nar le gouvernement pour organiser clés jeux de hasard en conformité de la Loi, risque d'y perdre son rôle exclusif, une partie dés bénéfices qui appartiennent au Trésor public, et le sens du rôle qui lui a été conféré.Au rythme actuel, les autres journaux francophones du matin, qui ont tout juste les moyens d'offrir un quotidien à leurs lecteurs, devront, un jour ou l'autre, se résigner à proposer des leçons de conduite.automobile.Encore M.Hardy! Ainsi donc, le ministère des Affaires culturelles, incapable de trouver quelques dizaines ae milliers de dollars pour empêcher la Nouvelle Compagnie Théâtrale de mourir en mai, parvient à dégager les crédits nécessaires pour renflouer Le Trident de Québec.La première a l'immense mérite d'avoir fait salle comble en présentant de grands spectacles classiques à des fins éducatives; la seconde doit reconnaître qu elle n'a pas su attirer, en nombre suffisant, les spectateurs qui lui auraient permis d’équilibrer un budget auquel Québec avait déjà contribue $175,000.Ce n'est pas à la première, jugée d'utilité publique depuis sa fondation il y a 10 ans, mais à la seconde, incertaine de sa vocation et éprouvée par des problèmes de direction.que sera versée la subvention supplémentaire.A quoi attribuer cette décision aussi arbitraire qu’insensée?Le ministère de M.Hardy juge que la NCT, en montant Cyrano de Bergerac Tan dernier avec l'accord de ses fonctionnaires, a dépassé le budget qu'il avait soumis.Un tel argument, à supposer même qu'il fût fondé sur des faits, ne serait pas très convaincant à la lumière des incontestables états de services de la NCT qui a joué dans la région montréalaise un rôle inestimable de formation auprès de milliers d'étudiants et de jeunes (à des prix modiques).Mais cet argument n est précisément pas fondé Gilles Pelletier et Françoise Gratton, qui animent et dirigent magistralement la NCT depuis 10 ans, ont expliqué maintes fois a la presse (faute de le dire au ministre qui ne les reçoit jamais) que le spectacle de Cyrano n’a pas été déficitaire.Mieux: il a permis à la compagnie de réaliser un léger surplus.Pourquoi le ministère des Affaires culturelles se refuse-t-il à dépanner une entreprise à vocation éducative, Voir pogo 6 Michel ROY Derrière l’étiquette social-démocrate, un visage patronal familier Les réactions n'ont pas été très nombreuses à l'annonce du congédiement de cinq journalistes dû conseil de rédaction du journal le Jour Mise à part la lettre posthume des cinq excommuniés que leur exemployeur a daigne taire paraître dans sa section "A vous la parole ", un silence indifférent plane sur ce que l’on pourrait qualifier de manoeuvre bureaucratique mesquine et lâche.L'établissement du conseil de rédaction a eu la tâche facile.Misant sur Tabsence de réactions extérieures due à l'isolement dans lequel s'enferme tout journaliste qui ose mettre ses options politiques au grand jour, ils ont maladroitement camouflé leur geste derrière des critères de rentabilité justifiés par la précarité de leur situation financière.Du même coup, ils préparaient psychologiquement leurs lecteurs â une campagne de financement.L'on devine portant que ces renvois pourraient être le dénouement d'une crise d'influence â l'intérieur du conseil de rédaction du Jour Faut-il croire que l'esprit dé- mocratique nécessaire au bon fonctionnement d'un tel consêil ne règne plus ou n'a jamais régné?C'est sans doute ce que Ton aurait appris à la lecture du Livre noir sur la liberté de presse au Jour.Il serait peut-être utile de rappeler que quatre des cinq auteurs du livre noir se retrouvaient parmi les bannis.Quant au cinquième, il est aisé de comprendre les raisons de son sursis.Mais quelles que soient les causes de ces mises à pied, leurs effets ne peuvent être que néfastes.La qualité du journal, ne pourra que s en ressentir.On devra boucher les pages à l'aide de textes réchauffés de TAFP, de la P C.ou de Reuter, ce qui n'aura pas pour effet d'augmenter le volume des ventes.Mais ce qui m apparaît beaucoup plus grave est la mise à jour d'une nouvelle sociale-démocratie à visage de patron.Car il est de très mauvais aloi, de par les temps qui courent, de congédier cinq personnes alors que des compagnies telles que Ford et Général Motors en font autant pour les mêmes raisons.Où se situe donc cette sociale-démocratie au service de la rentabilité?Un tel exemple de la part de l'organe de presse d'un parti qui dit lutter pour la libération des québécois et l'instauration d'une société plus juste et humaine ne porte-t-elle pas une sérieuse atteinte à sa crédibilité?Car trêve de nuances nébuleuses.Le Jour, c'est le parti québécois.11 aurait suffit d'un simple véto de M.Lévesque pour qu'une telle décision ne soit jamais prise.C'est donc avec un peu d'amer-lune que je cesserai d'acheter le Jour.Peut-être lirai-je le Devoir Malgré tout ce que Ton peut reprocher à son directeur, il semble mieux supporter la critique que ('establishment du Jour.Après tout, je n'y perds rien pour ce qui est de la qualité de l'information.Et je me sureprendrai peut-être à préférer la subtilité tranquille d'un Pierre Vallières à la hargne bruyante d'un Jacques Guay.Pierre-Hugues ARCHAMBAULT Québec, le 3 février 1975 L’idéologie chez ceux qui prétendent n’en point avoir J'aimerais apporter quelques commentaires suite à la lettre Moins d'idéologie et plus de bon sens d'un étudiant en Science Politique de l'Université Laval et ce à trois niveaux.Premièrement l'auteur parle de largeur d'esprit du Devoir et Til-lustre par la richesse des informations internationales, au nom d'une certaine neutralité non-idéologique pseudo-objective.A ceci je réponds qu'un journal, par la direction, l'équipe rédactionnelle et surtout les intérêts économiques défendus, ne peut que diffuser un discours informationnel idéologique: un journal informe et aussi déformé.Deuxièmement, en matières d'informations internationales, un article de J P Rogel dans le dernier numéro d'Etudes Internationales démontre bien la dépendance technique et idéologique de la presse québécoise francophone sous l'impérialisme des multinationales de l'information (AP.AFP.Reuter anglais, Reuter français, UPI) via la Presse Canadienne.Troisièmement, l'auteur propose en bon libéral la dépolitisation des problèmes sociaux (a la sauce américaine) dont les origines sont sans doute transcendantales.Les inégalités sociales découlent d'un système économique dont l'instrument est politique.“Dépolitiser les problèmes sociaux" revient à nier leur cadre d'analyse concret et par conséquent leur solution.La politique, meme selon la sociologie politique, se définit comme "une lutte, un combat entre des individus et des groupes pour la conquête d'un pou-voir' .(Duverger).Normand LAGUE, Université du Québec à Montréal.Montréal, le 4 février 1975 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le sièpe social est situé au numéro 21t, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $45 par année; lie mois: $25; À I étranger: $50 par année; six mois: $28; trois mois: $16.Éditions du samedi: $15 par année Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1 20 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépit légal.Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844*3361 (lignes groupées).I I J Le Devoir, lundi 10 février 1975 • 5 des idées des événements des hommes Une suggestion à la Commission Cliche_________________ Pour un marché qui dépasse les $5 milliards par an, pourquoi pas un ministère de la Construction?¦ Rédacteur delà Revue municipale, l’auteur de cet article rédigé spécialement pour Le Devoir a assisté en fin de janvier au congrès annuel de l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec.Devant l’ampleur et les ramifications des problèmes qui se posent dans le secteur de la construction, il se demande s'il ne faudrait pas créer au Québec un ministère distinct et autonome par JEAN-GUY TRINQUE Appuyé par ses 600 membres réunis en congrès à Québec à la fin du mois dernier, l’Exécutif de l'Association des construc-,leurs de routes et grands tra-«vaux du Québec (ACRGTQ) ^réclamait en conférence de ¦presse la création par le gouvernement québécois d’un ministère de la Construction, autonome et distinct.Les média d'information, dans l’ensemble, ont accordé assez peu d’importance à cette nouvelle.La pertinence de la proposition formulée par T ACRGTQ n'a pas semblé impressionner outre-mesure les analystes de la presse écrite et ¦parlée puisque rares sont ceux qui ont commenté l'initiative de ^’association patronale, qui est d’une des six associations reconnues par le décret de la ‘construction.C'est à croire que 'les problèmes de la construction n'ont d'éclairage valable que celui fourni par la Commission Cliche.Précisons que l'ACRGTQ.itondée en 1944.regroupe plus Vie 600 entreprises de travaux de Igénie civil.Par travaux de génie civil, on entend toutes constructions qui requièrent l'usage de matériel lourd: ponts et chaussées, barrages, aqueducs et égouts, aérodromes, installations portuaires, chemins de fer, etc.Pensons alors aux travaux de la Raie James, au chantier olympique, à Mirabel, au prolongement du métro, aux autoroutes et autres travaux de grande envergure.En ces années de ‘ grandes crues" pour l'industrie de la construction au Québec, le secteur des travaux de génie civil constitue un marché de plus de $1.5 milliard, soit environ 40% de la valeur totale des investissements dans la construction au Québec.L'ensemble des entrepreneurs membres de i ACRGTQ verse pas moins de $400 millions en salaires annuellement.Ces entrepreneurs sont en outre les plus grands consommateurs de materiels lourds avec 70' ; des ventes totales de matériels neufs au Québec.Avec un pareil profil, comment se soustraire à la problé-matique exposée par l'ACRGTQ?Et comment ignorer les conclusions quelle en dégage?Le marché de la construction au Québec dépasse maintenant les $5 milliards annuellement, soit près de 15% du produit national (comprendre provincial) brut.En y incluant les dépenses pour l’outillage et le matériel, environ $8.650 milliards ont été affectés à cette industrie en 1974, ce qui représente plus de 25'; du P N B.($33.680 milliards en 1974) (1).Soulignons que les dépenses de construction neuve au Québec ont connu depuis 1971 une croissance exceptionnelle de 17% en moyenne par année, alors que le PNB, lui, n’a augmenté en moyenne que de 13% (2).L’industrie de la construction, en outre, fournissait 175.000 emplois directs et 50,000 emplois indirects en 1974 (3).Tous ces chiffres prouvent l’importance primordiale de cette industrie.Plusieurs secteurs de l’économie québécoise dépendent de sa vitalité.Le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Guy St-Pierre, a confirmé le fait récemment en révélant que plusieurs projets d’implantation industrielle restaient sur les tablettes à cause des problèmes que connaît actuellement l’industrie de la construction.Effectivement, il n’y a pas d’industrie actuellement au Québec qui soit plus problématique, instable et fragile, exception faite peut-être Je l’industrie agricole et de l’industrie du textile.Coûts et productivité Les indices comparatifs TABLEAU i Indices de la valeur des travaux de construction exécutés, du coût des matériaux utilisés et de la valeur de la main-d’oeuvre impliquée — les trois (3) exprimés par homme-année Canada, Québec, Ontario, 1972-1974 (Québec = 100.00) Année Indices comparatifs Canada Québec Ontario Indices relatifs à la valeur des travaux 1972 106.3 100.0 110.3 1973 103.8 100.0 107.3 1974 103.7 100.0 107.5 Indices relatifs au coût des matériaux 1972 110.3 100.0 114.7 1973 108.1 ioo.o 112.0 1974 107.6 100.0 112.3 Indices relatifs ai ix s: .aires implicites 1972 104.0 100.0 109.8 1973 100.9 100.0 105.8 1974 100.8 100.0 105.8 reproduits dans le Tableau 1 montrent clairement que les valeurs relatives exprimées en homme/ année sont plus faibles au Québec qu’en Ontario et au Canada dans son ensemble (4).En 1973, par exemple, la valeur globale de la construction par homme/année a été de 3.8% au Canada et de 7.3% en Ontario plus élevée qu’au Québec.De même, en termes de coûts, il a été transformé dans les produits finis 8.1%' au Canada et 12% en Ontario plus de matériaux de construction par homme/année qu'au Québec.Toujours pour la même période, la valeur de la main-d oeuvre par homme/année a été de 0.9% au Canada et de 5.8%.en Ontario plus élevée que celle du Québec.Ces chiffres démontrent que la productivité dans l’industrie de la construction est moindre au Québec qu’en Ontario et dans l'ensemble du pays.La situation ne s’est sûrement pas améliorée en 1974.La diminution de la productivité est un problème urgent auquel une attention immédiate est requise, mais quel ministère est habilité à proposer les correctifs qui s'imposent?S'il est facile d'accuser les syndicats d’être responsables de cette baisse de la productivité à cause des ralentissements de travail reliés à la guérilla de l’indexation des salaires, on n'a pas du coup vidé la question, loin de là.Le problème de la productivité n est grave que par les coûts accrûs qui en découlent.Or.au chapitre de la hausse des coûts, les responsabilités sont nombreuses.Quand un entrepreneur avoue u’il a soumissionné au double u coût réel normal d’un ouvrage, qu'il l'a fait parce qu’il ne tenait pas réellement au contrat, qu'il n’y tenait pas parce que son personnel et son équipement étaient déjà utilisés au maximum, et qu’il a malgré tout obtenu le contrat parce que le seul autre soumissionnaire avait, lui, triplé une mise raisonnable pour les mêmes raisons que notre premier entrepreneur: alors on ne peut plus décemment accuser les syndicats de tous les péchés de la Palestine; on ne peut pas davantage accabler les entrepreneurs qui.en bons administrateurs, doivent planifier la rentabilité de leurs immobilisations et prévoir les années de vaches maigres.Un problème de planification Les donneurs d’ouvrage — et singulièrement le gouvernement — surchargent le marché sans se préoccuper des effets qu'entraînent leurs décisions sur les employeurs et les salariés.A ce propos, une étude récente réalisée par le Conseil économique du Canada établissait comme les fluctuations de la demande en construction constitue la cause principale de l'instabilité du marché du travail de l’industrie de la construction: Tl a été démontré que l’instabilité de la construction provient d’abord des fluctuations dans la croissance de la demande de construction publique.résidentielle, industrielle et commerciale, et que ces fluctuations sont particulièrement importantes aux niveaux régional et local.(5)" Il n'existe à peu près pas de planification d’ensemble au Québec, ni au niveau provincial, ni au niveau régional.Dans le système actuel, la surcharge du marché dans certaines régions, comme Montréal actuellement, occasionne des problèmes énormes qui ont leurs répercussions à travers toute la province.Malgré l’annonce récente par le ministre Raymond Garneau — justement au congrès de l’ACRGTQ — d’investissements gouvernementaux en 1975-76 de $230 millions pour la voirie régionale, il n’en demeure pas 0 — Garçons: 7-13 ans - Filles: 9-11 ans — Activités nombreuses et variées.— Attention particulière à la PLAGE —- Adolescents: 14-15-16 ans.CAMPING CAMP CAMP-ÉCOLE O.L.S.— Garçons et filles: 17-18 ans.DE-LA- Formation de moniteurs.SALLE Demandez le PROSPECTUS à: CAMP Û.L.S.150, de Normandie, Longueuil.Tél.: (514) 674-3151 moins que $270 millions seront encore consacrés à la région de Montréal pour le parachèvement des travaux en cours.C’est de la planification un peu tardive, et qui ne vient pas d'un ministère de la Construction.Parmi les problèmes qu’occasionne une absence de planification, corollaire inévitable de l’inexistence d'un ministère de la Construction, mentionnons celui de la main-d oeuvre qualifiée.Ce problème est urgent quand on sait qu’il y a à peu près seulement 3,000 opérateurs d’équipement lourd au Québec et qu’à lui seul le développement de la Baie James en re-querrera plus de 5,000 en 1977-78.Il y a problème quand on constate qu’à toutes fins utiles, rien ne se fait dans ce domaine.Et avec les révélations de la Commission Cliche sur les dessous scandaleux de la formation professionnelle, on n’est pas sorti du bois! Une autre lacune d’importance affecte l’industrie de la construction: l’absence de recherche appliquée.Des études techniques auraient dû être faites depuis longtemps pour adapter et maintenir de nouvelles méthodes de construction au niveau des exigences technologiques modernes.On commence, par exemple, à percevoir l’épui-¦ sement de certains matériaux de base, comme certains aggré-gats; il est impérieux d’établir des réserves ou d’étudier des solutions de rechange.Là encore, il s'agit d’un problème de planification.Suite aux expériences vécues depuis 1968 dans les relations de travail de l'industrie de la construction, le système a besoin d’être repense et refait, sinon au complet, du moins en partie.Le défi est de taille, et sans aucun doute le gouvernement attend-il le rapport de la Commission Cliche pour statuer sur DÉJEUNERS D’AFFAIRES $C50 LE COUVERT DU LUNDI AU VENDREDI DE 12:00 H A 15:00 H 591 E.HENRI-BOURASSA FACE AU MÉTRO • 381-1777 pour veiller aux affaires d'une industrie qui embrasse à elle seule 15% du PNB québécois.cette épineuse question.Mais, dans l’état actuel' des choses, avec les innombrables conflits de travail qui surgissent dans tous les secteurs de l’industrie.le ministère du Travail peut-il consacrer le temps et l’énergie que nécessite l’ampleur du problème des relations de travail dans la construction?De l’avis répété du ministre Cour-noyer: NON.Les "foyers d’in-cendie" sont trop nombreux! 11 faut se rendre à l’évidence: par ailleurs, les problèmes de la construction ne se limitent pas à la seule question des relations de travail.C’est une industrie complexe aux ramifications structurelles multiples.Ces ramifications touchent plusieurs ministères qui.par le biais de secteurs ou de divisions, agissent sur différents aspects de l’industrie de la construction; mais leurs efforts sont épars, sans coordination et souvent dédoublés.vraient être les premières et principales préoccupations du ministère: 1— déterminer l’actif et les capacités de l’industrie, sur une base provinciale et régionale: 2— fixer un mécanisme de planification à court et à long terme; 3— établir et faire respecter les divers codes (code du bâtiment, code de sécurité) et les différents règlements (normes sur les matériaux, sur les pratiques, sur les engagements contractuels); 4— faire des études et des recommandations valables au gouvernement concernant les relations de travail dans l’industrie de la construction.Etudier la possibilité d'établir des tribunaux spécialisés pour la construction; 5— établir et faire respecter des normes de qualification professionnelle pour la profession d'entrepreneur; 6— fixer des critères et des mécanismes d'aide financière à l’entreprise de construction; 7— promouvoir la productivité et l’accroissement d’une main-d’oeuvre spécialisée au rythme de la croissance du marché de cette industrie; 8— étudier les possibilités et faciliter l’accès des entreprises de construction québécoises aux marchés de la construction dans d’autres provinces canadiennes et d’autres pays.9 - promouvoir et coordonner la recherche pratique dans le secteur de la construction; 10 — assurer le bon fonctionnement des organismes comme la Commission de l’industrie de la Construction et la Commission des Avantages sociaux de l'industrie de la Construction.La proposition de l’ACRGTQ n’a pas retenu l’attention des média.Espérons qu'il n’en a pas été de même pour le gouvernement Et s’il devait en avoir été ainsi, il reste à souhaiter que la Commission Cliche reprenne cette idée, toute simple mais combien pertinente, de créer un ministère de la construction.(1) Source: Ministère de l’Industrie et du Commerce du Québec.(2) Statistique -Canada.Cil Chilfres avaneés par iacik; IQ.(4) Pour plus de précisions sur les indices résumés dans le tableau t, consulter la publication de Statistique-Canada intitulée "Construction au Canada.1972-74".(5) Conseil économique du Canada, pour une croissance plus stable de la construction, 1974, p.241.Les responsabilités d’un éventuel ministère Les industries agricole, forestière.touristique, minière.ont leur ministère.Pourquoi l’industrie de la construction n’aurait-elle pas le sien?Plusieurs pays d’Europe ont déjà un tel ministère.Aux Etats-Unis on étudie sérieusement l'établissement d’un "Office of Construction in the Executive Branch of the Government".Dans sa demande, l'ACRGTQ précise bien que la raison d’être d’un éventuel ministère de la construction serait non pas de centraliser et de réaliser les projets de construction des divers ministères du gouvernement, mais de s'occuper de façon active et efficace de la vitalité de cette industrie.L’association patronale va jusqu'à préciser quelles de- ¦ il était une fois un homme mmà « ~~ 'V.fc.parNUNO____ r a Mission: pour économiser sur votre impôt 74 avec les régimes d’épargne-retraite du Trust Royal.Vous avez jusqu’au 11 mars Voici quelques avantages des régimes d'épargne-retraite du Trust Royal: • Aucune commission de vente à payer • Vous investissez la somme que vous voulez, quand vous voulez • Flexibilité, grâce à un choix de quatre types de placement • Vous bénéficiez de l’expérience du Trust Royal en matière de placements.Regimes d’epargne-retraite Trust Royal Bureaux A Montréal: 630 oueat, boul.Dorcheater 876-2525 6991 rue St-Hubert 270-1137 4145 oueat, rue Sherbrooke (Weatmount) 876-2506 280 ave.Dorval (Dorval) 636-4740 Autres succursales i Québec, Sherbrooke et Trots-Rivières.• I • I • v • I ci • 1,000,000 VIBAJÏOIIA BC1IBICI) ¦ iliHlIC® YOI1 CVIflClI QUANTJTE LIMITEE ‘ 6 • Le Devoir, lundi 10 février 1975 suites de la première page L’IRA adopter une attitude conciliante puisqu'il avait tout d'abord menacé de couper tout contact avec TIRA si les attentats se poursuivaient.La décision de l'organisation républicaine n'a été suivie hier soir à Belfast que d'un bref communiqué, soulignant que la fin de la violence pouvait constituer l'amorce d’une paix durable en Irlande du Nord.A cet égard, l'élection, fin avril ou début mai, d'une “convention constitutionnelle" en Ulster, destinée à mettre sur pied un nouveau système politique pour remplacer ['“administration directe" de Londres, s’annonce sous de meilleurs augures.Mais LIRA provisoire, en prenant sa décision, a surtout dû tenir compte de l'opinion publique en Irlande du Nord Lorsque LIRA a décrété sa trêve de Noël, la population a pu vivre pour la première fois depuis cinq ans une vie normale Pubs, grands magasins, artères du centre de Belfast ont retrouvé la grande foule.La peur avait cessé de régner.En reprenant les armes, les “provos" ont, semble-t-il.sous-estimé l'aspiration générale à une paix durable ressentiè dans fa communauté catholique.Les grévistes de Portlaoise n'ont guère reçu la sympathie des républicains du nord.Aussi, certains responsables de la sécurité en Ulster ne sont pas loin de penser que LIRA s'est résignée à l'arrêt des hostilités pour ne pas s'aliéner davantage des courants qui leur étaient favorables.Tout n est cependant pas réglé en Ulster: on attend notamment la reaction des extrémistes protestants qui ne vont pas manquer d'accuser le gouvernement britannique de pactiser avec l'“ennemi républicain".Quelques instants avant que la nouvelle du cessez-le-feu ait été connue à Belfast, un homme tirait sur les fidèles, sortant d une église catholique, faisant deux morts et deux blessés.DES ÉLECTIONS me battre tout de suite et à gagner tout de suite." M.Nixon a promis samedi qu'une fois au pouvoir son parti mettrait un terme à la centralisation gouvernementale et aux chinoiseries administratives.Il s est engagé à régler en priorité le problème du logement, “le plus urgent de tous ", a-t-il affirmé.Contrairement aux congrès précédents, les libéraux fédéraux sont demeurés discrets tout au long des assises ontariennes, M.Trudeau n'y a pas assisté, préférant se laisser représenter par ses collègues ontariens.Les principales questions abordées lors de ce congrès pré-electoral ont été l'habitation, l'éducation et l'emploi.Le président réélu du Parti libéral de l’Ontario, M.Jeff King, a déclaré hier à l'issue du congrès que celui-ci était le plus important que le parti ait tenu depuis 35 ans.Il y a 35 ans que les conservateurs président aux destinées de l'Ontario et c'est la première fois, en effet, que l'on envisage sérieusement à Toronto la fin prochaine de cette hégémonie.Les derniers sondages placent les libéraux devant les conservateurs pour la première fois depuis longtemps.Mais le gouvernement Davis n'a pas perdu espoir, en retardant le plus possible l’annonce des prochaines élections provinciales, de bénéficier une fois de plus d’un revirement de situation.Chose certaine, les prochaines élections ontariennes s'annoncent beaucoup plus “chaudes” que par le passé.Liberaux et néo-démocrates sont déterminés, de toutes façons, à mener une bataille très dure contre les conservateurs.Il reste à savoir si la majorité des électeurs ontariens sont, eux, décidés cette fois à changer radicalement d'allégeance politique.LA CIA AU CHILI tants que plus de huit millions de dollars ont été dépensés pour les activités secrètes de la CIA au Chili dans les premières années de la décennie, en vertu d'autorisations délivrées par LAdmi-nistration Nixon.Interrogé au sujet des accusations sur le versement de fonds aux partis d'opposition aux élections de 1970 au Chili, M.Helms a répondu: “D'après ce que je me rappelle, je ne crois pas que ceci ait été donné aux partis politiques.Je crois que cela avait été donné à des groupes d'action civique." A plusieurs reprises, M.Helmas a déclaré qu'il netait pas en mesure de se remémorer les détails de la situation au Chili à cette époque.Mais il a reconnu qu'il aurait dû répondre aux questions “d’une manière beaucoup plus claire" en 1973.Il aurait dû y répondre “off the record." a-t-il dit, car le gouvernement Al-lende était alors encore au pouvoir, “et nous n’avions pas besoin d'un surcroît d'incidents diplomatiques ou autres difficultés, en plus de ceux que les Etats-Unis et le Chili avaient déjà." M.Helms a estimé que son attitude avait peut-être été une “sérieuse erreur" mais qu'il n'avait jamais menti en connaissance de cause devant une commission parlementaire.L'ancien directeur de la CIA a mis plutôt en cause sa mémoire défaillante.Il a démenti catégoriquement que l'organisme qu'il dirigeait alors ait constitue des fiches sur des représentants ou sénateurs.M.Helms a concédé toutefois que ses dénégations faites sous serment en 1973 étaient “limitées" mais qu'il n'avait pas eu l'intention de tromper ses interlocuteurs.BLOC-NOTES Suite de la page 4 populaire et culturelle, créée à la demande de Québec, et à laquelle M.Hardy a déjà déconseillé de solliciter des subventions d’Ottawa, se disant convaincu qu'une institution aussi vitale devait émarger totalement au budget de Québec?C’est sans doute parce qu’il sait que la NCT, bientôt évincée du Gésu, a besoin d’une salle pour continuer son oeuvre.Or, entre autres lacunes, le ministère des Affaires culturelles n'a pas de budget d’investissements ou d’équipement pour lé théâtre.Dans ces conditions, n’est-il pas plus simple à ses yeux de laisser agoniser tranquillement une compagnie dont le maintien exigerait un effort d'imagination.Mais il reste un espoir.Le ministre a fait savoir par ses porte-parole (il parle rarement de ces choses lui-même) que le dossier de la NCT n'était pas encore classé définitivement.Parions qu’il invoquera pour la millième fois 1 insuffisance de son budget pour éviter de combler un déficit de $300,000, accumulé depuis quatre ans par la faute du ministère.Le mouvement de dissidence s’intensifie à Bell Canada peu plus de deux mois d’existence pré 6,000 des 11,000 employés syndicable AVOCAT Suite de la page 3 poque, 403 avaient été accusées d’appartenir au Front de libération du Quebec, mais aucune ne fut jamais jugée sous ce chef d’accusation.Moins d'une vingtaine de personnes en tout furent condamnées sous différents chefs d'accusation relatifs aux enlèvements de MM.James Cross et Pierre Laporte.Le règlement hors cour survenu dans le cas de Me Samson pourrait avoir une issue heureuse pour au moins trois autres poursuivants: Pauline Julien qui réclame $125,000 du ministère de la Justice; Lise Rose qui réclame pour sa part $21,000; et Rénald Noël, $20,000.Bref, si les centaines de personnes emprisonnées pendant la crise d’octobre 1970 avaient toutes eu l’idée d'entreprendre jusqu’au bout des actions judiciaires en dommages et intérêts contre la Sûreté du Québec et le ministère de la Justice, le gouvernement québécois aurait sans doute été forcé, un jour ou l'autre, de leur accorder un dédommagement similaire à celui que vient de recevoir Me Samson.En cette période d'inflation, ce ne serait guère à dédaigner.Bloc-Action, le mouvement de dissidence des employés de Bell Canada mécontents de l'Association canadienne des employés de téléphone qui les représente auprès de la compagnie, rejoint après un Les syndiqués de Thetford font pression sur Asbestos THETFORD-LES-MINES (PC) - Ils étaient environ 3,000, dimanche, les citoyens de Thetford qui sont descendus dans la rue, afin de réclamer la reconstruction de l'usine de la société King Beaver, détruite par un incendie le 8 décembre dernier.Ce feu a jeté au chômage quelque 800 ouvriers et fait grimper à 35 pour cent le taux de chômage dans cette ville minière de l'amiante.Dans la marche de solidarité, des enfants portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire cette phrase: “Je veux un papa heureux au travail".M.Marcel Pepin, président de la Confédération des syndicats nationaux, qui participait à la demonstration, a déclaré: "Il faut que les compagnies sachent qu elles ne pourront pas essayer de mes-quiner cette année.En 75, c'est le temps pour Thetford de tenter de rééquilibrer le pouvoir d'achat de tout le monde.75, c'est l'année des travailleurs de l'amiante et tout le mouvement ouvrier doit participer à cette lutte".La société King Beaver est une filiale de la société Asbestos Corporation, qui n'a pas manifesté encore son intention de rebâtir l'usine de Thetford.près de blés de la compagnie au Québec, et compte des frères de lutte en Ontario.Il y a une semaine, Bloc-Action se donnait des structures à l’échelle de la province.Il a maintenant ses revendications : l'indexation des salaires au coût de la vie, la semaine de travail de 35 heures d’ici à décembre 1976, le temps supplémentaire volontaire, le fonds de retraite obligatoire, un mois de vacances l’été après dix ans de service, trois semaines après cinq ans, et une semaine de vacances en prime si les vacances sont prises l’hiver.Le mouvement a aussi sa stratégie.Bien peu connu il y a quelques semaines, il rejoint une grande proportion des employés, et entend, par le biais d'un communiqué hebdomadaire, tiré en français à 5.00 exemples, se faire connaître mieux d'ici le mois d'avril, alors que se tiendra un congrès général de ses membres.Bloc-Action, qui veut supplanter l'Association canadienne des employés du téléphone, voudrait voir appliquer la formule Rand.L'adhésion à LACET est laissée au choix des employés, bien que la compagnie leur recommande d’y adhérer.Au Québec et en Ontario, sur quelque 23,000 syndicables, LACET en rejoint 73% environ.La cotisation syndicale, établie à 0.5% du salaire, équivaudrait, dans le cas de la formule Rand.à des revenus de $2,700,000.Plusieurs employés de la compagnie, soulignent les membres fondateurs de Bloc-Action, seraient prêts à quitter les rangs de LACET, mais ne peuvent obte- Ottawa vérifiera mieux viandes et succédanés DAKAR cepteraient de traiter du problème global de l’énergie, mais ils se refuseraient d’aller plus loin dans les concessions.La réunion de mars ne doit être consacrée qu'aux questions de procédure (noms des participants, ordre du jour), les questions de fonds devant être traitées exclusivement par la conférence plénière programmée pour le mois de juin prochain.Le ministère de la Santé nationale doit publier cette semaine une nouvelle réglementation régissent le contenu en protéines des viandes préparées, comme les saucisses, et aussi le contenu des succédanés qui sont ajoutés à ces produits.Plusieurs de ces produits sont commercialisés à l'heure actuelle: viandes préparées à base de poulet, boeuf haché contenant du soya, etc.Le sous-ministre adjoint de la santé nationale, le Dr Alexander Morrison, expli- télévision \ Emissions en noir et blanc CB FT O CFCF © tt.l» Ouverture et horaire H.15 Los Oraliens ».:!« Les 100 tours de (/entour !U5 Kn mouvement in.nu Les Chiboukis 10 15 Du soleil a 5 cents in.ito Depart 11 ou Les recettes de Juliette Il in Minos 5 U.00 Cher oncle Bill IU0 Les coqueluches 110 Téléjournal I, 15 Femme d aujourd hui 2,:I0 Cinéma ' Cinq mille dollars sur tern - his ¦ germ, it 19551 LOO Bobino I in Les RgréRores 5.00 Daktari 0.00 Nanny Ol Actualités 24 7.:I0 Les Pierrafeu n oo Les Forges du St-Maurice 8.10 Mont-Joye 9.00 Le travail a la chaine 9.10 Brigade spéciale ItUO Téléjournal 10.45 Nouvelles du sport II HO Appelez-moi Lise 12.00 Civilisation Le culte de la nature 1.10 Téléjournal 0.00 o,to 7.00 S.lto 9.00 9.:io 10.(Hi 10,10 11.no ll.ilO 12.00 12.10 2,01 University of the Air Ed Allen Canada A M Romper Room Yoga Edith Serei Dick Van Dyke ¦ It s up to You Definition The Art of Cooking The Klintstones Matinee with (ieorge Ball- Conflict i mystère 19451 He Knows she Knows J.IHI 1.00 4 :tO 5.00 5,10 It.00 7(H) 8.00 H/to 9 to 10 (HI 11.00 11.20 12.00 2.00 Another World What s The (Jood Word Pay Cards Truth or Consequences It s Your Move Pulse The Rookies The Ian Tyson Show Medical Center Pig n Whistle Archer The (TV National News Pulse The 12 Midnight Movie Backfire ‘ (drame 1965» Sign-off RADIO-QUÉBEC (Q 19.00 Francis ; Les bords du Nil 19.15 Au coeur des mots 19 to ("est grand chez vous Les basses Laurentides 20.30 L àge de la parole: Le rôle du langage 21.00 Dans la tète des hommes Vers un accouchement plus humain 21,(0 La Vie qu'on mène: L actualité politique au Quebec et aille Animateurs: Andreanne Lafondet Mai Laurendeau cmema alertes d Anjou 365-et Sentimentale- 288-2263 Cheva- C F T AA (D 7.40 7.45 8.45 9.15 9 30 Il INI 11 30 12.00 12 30 1.30 2.30 4 00 4 30 5 00 6 00 7.00 7.30 N.00 8.30 9 30 10 30 11 (NI 11.15 12 45 12.50 Horaire-bienvenue CFTM Bonjour Montréal Les bouts d'ehou 36-24-36 Pour vous mesdames Personnalités Pep 75 Les p lits bonshommes Les tannants Au jour le jour Cinè-lundi Péehé de jeunesse u matique français 1958' Patofville Jinny Perdus dans I espace Parle, parle jase, jase Le 10 vous informe Les Berger A la canadienne Médecin d aujourd hui Emission spéciale avec Yvon Deschamps Les nouvelles TVA Li eouleur du temps Sans pantoufles Trois de la marine français 19561 Le 10 vous informe Fin des émissions imedle dra C B AAT O 8 30 Mon ami 8.45 Friendly (liant 9310 Quebec School Telecast 10.30 Mr Dressup 11 ini Sesame Street 12 00 Klwood (Hover s Luncheon Date 1 .oo The Bold Ones The Doctors 2 (Ml Love American Style 2 30 The Edge of Night 3.00 Juliette and Friends 3.30 Take 30 4.00 Family Court 4 W Dr Zonk and the 7-unkms 5 00 The Electric Cotfipany 5.30 The Partridge Family 6 00 City at Six 7 00 TheOnedme Line 8 (Ml Be my ValentineCharlie Brown 8 30 This is the Liw 9 00 Cannon in no Science magazine 10 30 Man alive 1100 The National 11 22 Viewpoint 11,10 Montreal Tonight II 55 Ciné Six Lost weekend (drame 1945' ¦ I 40 Station closing ANJOU: 7617 boul des 5860 "I, arnaque 8 15 ment vôtre 7.30.ARLEQUIN: 1004 Ste-Catherine E Le sexe nu 2 45.6.05.9 25 lier servant a louer 1 05.4 25.7 45 U'WATKR I Niveau métro Alexis Nihon 935-4246 Towering inferno 1210 3.10 6 Kl.9 10 vrWAÎER II Niveau métro Alexis Nihon 931-3313 Airport 1975 7 15.9,15 AVENUE: 224 ave Greene.Wcstmount 937 2447 Little Prince 1 00.2 40.4 20, 6(H) 9 15 BEAVER: 5117 ave du Parc 344-1932 These pleasures condonned I 10, 4 00, 6 50, 9 40 et Rajflna's secrets 12.00.2 50.5.40.8 30 HER RI 1204 Ste Catherine E 878-2424 M Majestyk 2 35.6 10.9 40 et Les casseurs de gang 12 55.4 25.7 55 BIJOU.5030 Papineau 527 9131 Le Rallye des joyeuses 2 45.6 20.9 55 et Une vierge pour St Tropez 1 20 4.55.8.30 CANADIEN: 1204 Ste-Catherine E 523 5180 Vas-y bonhomme 12 30.3 35.6 40, 9 50 et La grande trouille 2.00.5 05, 8 15 CHAMPLAIN: 1815 Ste Catherine E 524 1685 Deux hommes dans la ville 12.15.3.20.6 35.9 50 et Daly' 150.5 00 8 10 CHEVALIER: 1590 St-Denis 845-3222 Le mouton enrage 12 30.2 50.5 10, 7 30, 9 50, CINEMA 2001 855 Decarie 277 2001 He-Jeanne Padovam 7 30, et Etat de siège 9 30 CINEMA N: 5550 Sherbrooke 489-5559 (Salon bleu» Score 8 05 et "The second New York erotic film festival 6 40.9 45 (Salon rouge1 "Flesh Gordon" 5 30 .7 00, 8.30.10 (Kl CINEMA DE PARIS; 896 Ste Catherine O 861-2996 Les bldasses s en vont en gucr re 12 30, 3.30.6 35.9 40 et Les fous du stade 2 (Ni.5.00, 8 05 CINEMA LF.PARADIS: 8215 Hochelaga 353-7623 Pousse mais pousse égal 6 30, 8 20.10 15 CINEMA 7e ART 3181 Bélanger E 722-0302 2001.Odyssée de I espace 6 15.9 (N) CINEMA LONGUKI IL: I Place Longueuil.677-7933 L'exorciste 7 00, 9 25 CLAREMONT: 5038 Sherbrooke O 486-7395 Murder of the Orient-Express 135, 4 05, 6 25 , 8 50 ( RKMA/.IK: 8610 St Denis 388 4210 Vincent.François, Paul et les autres 7 20, 9 30 DAUPHIN: 2396 Beaubien 721 6060 (Salle Renoir) J'irai comme un cheval fou 715.9 15, iMcLarem Toute une vie 7 15.9 30 F.LKCTRA; 114 Ste-Catherine E 522-9177 Prenez la queue comme tout le monde 100.3 50.6 45 .9 40 et Le feu aux lèvres 2 20 , 5 15 .8 10 ELYSEE: 35 M-lton 842-6053 (Salle Res naisi Amarcord 7 30, 9 30 'Salle Eiscns-teini Les dernières fiançailles 7 30.9 30 FESTIVAL: 1296 Ste-Catherine E 525-8600 Elesh Gordon" 1 00.2.30.4.00.5 30, 7 (H), 8.30.10,00.CI,El R DE LYS: 858 Ste-Catherine E 288-3(03 Les bldasses sen vont en guerre 12 30.3 30.6 35.9 40 et "Les fous du stade 2 00 .5 00 .8 05 JEAN TALON: 4255 Jean-Talon 725-7000 La dernière maison sur la gauche" 6 50.10 (H) et "Dorothea 8.20 KENT; 6100 Sherbrooke O 489-9707 Lieutenant Robin Crusoe" 1.00 , 3.00, 5.00 .7.00.9 (H) LOEWS: 954 Ste-Catherine O 866-5851 The Godfather II 12 45, 4 20.8 (H) MAISONNEUVE; 3001 Sherbrooke E 525-2174 La dernière maison sur la gauche 6 50.10 00 et "Dorothea 8 20 MERCIER: 4260 Ste-Catherine E 255-6224 Emmanuelle 6 25.9 40 et Si Don Juan était une femme 8 00 MONKLANI): 5504 Monkland 884-3579 For Pete s sake".2 30.6 15.9 50 et "California split" 12 40.4 20.8 00 OCTREMONT: 1248 Bernard O 277-4145 Qu'il était bon mon petit français" 7 30 et On n'engraisse pas les cochons a l eau claire 9.30 PALACE: 698 Ste-Catherine O 866-6961 Texas chainsaw massacre 1 25.3,25 5 25.7,30.9,35 PAPINEAU : 4519 Papineau 521-6853 (Salle no II' Les charnelles 3 00.6 20 9 35 et "La pension du libre amour" 130 4 45, 8 00 (Salle no I) Contes immoraux" 1 00.3 05 .5 10.7 15 .9 20 PIERROT: 1590 St-Denis 845-3222 Le trio infernal" l 00.3 10.5 20, 7.30.9 40 PLACE DU CANDA: Hôtel Champlain 377 Dorchester O 8662644 "Front page 7 15.9 15 PLACE MLLE MARIE: Petit cinémai 577 Dorchester 866-2644 Night Porter 12.20.2 30, 4 40, 6 50.9 (H) place MLLE MARIE: «Grand cinéma) 577 Dorchester 868 2644 Lenny 12 45.2 55, 5 05, 7 20.9 30 ¦Jour- 2.50.La 5 55.12 40.PLAZA: 6595 St-Hubert 274-6155 ' Vas-y bonhomme" 12 30.3.35.6.40.9 50 La grande trouille 2 00.5 05.8.15 PUSSYCAT: 4015 St-Laurent 845-5215 ' Prison babies 110.4(H), 7 00.10.00 et "Obscene house" 11.50.2.40.5.40.8 30.RIVOLI I: 6906 St-Denis 277-3D nal secret d'une prison de femmes 6.10 9.30 et Marchand de filles 4 35 7.55 RIVOLI II: 6906 St-Denis 277-312: révolte des morts vivants 2.35, 9 25 et La furie des vampir 4 10.7.40 SAINT-DENIS: 1294 Saint-Denis 849 421 1 Pousse mais pousse égal 1 00, 3 15, 5 25, 7 40.9.50 SEVILLE: 2155 Ste-Catherine O 922 1139 Earth Quake 12 30.2,50.5 Ou.7.15.9 30.SNOWDON: 5225 Décarie 482-1 322 Klansman 1 00.3.05.5 15.7 25.9 45 VAN IIORNE: 6150 (ote-des Neiges 731-8243 Night Porter 12 25.2 40.4 55, 7 05 9,20.VENDOME: Place Victoria 878-1451 Contes immoraux" 12.45 .2.50, 4 55 .7 (H).9 05.VERSAILLES: (Salle rouge» 7265 Sherbrooke E 352-4020 Gina 7 00 , 9 00 VERSAILLES: 'Salle bleue* 7265 Sherbrooke E 322-4020 Les charnelles 6 25.9 45 et Decameron attend Canterbury" 7 40 VIDEOGRAPHE: 1604 St-Denis.842 8786 Point carré" de P Poirier 8h relâche lundi.VTLLERAY: 8042 St-Denis 388-5377 General ldi Amin Dada 7 30, 9,30 WKSTMOUNT SQL ARK: 1 Wcstmount 931-2477 "Freebie and the bean 12 45, 2 45 4 45.6.55.9.05 YORK: 1487 Ste Catherine O 937 8979 Man with the golden gun 12 30, 2 35, 4 40.6 50.9.05 CINEMATHEQUE QEEBECOlSI 17(H) St-Denis 844 8734 relâche CONSERVATOIRE D'ART CINEMATOGRAPHIQUE: 1455 boni de Maisonneuve 879-4340 Le rouge et le noir (de Claude Au-bant Lara français» 8h30 nir de cartes pour enregistrer leur démission officielle, Le 1er mars, le mouvement ontarien de dissidence, qui se donne pour nom L'Exode, tiendra une réunion à Orléans, non loin d’Ottawa, pour jeter à son tour les structures nécessaires à la séparation d’avec LACET.Les délégués du Québec y seront pour faire connaître les mesures prises jusqu'à maintenant dans la province voisine.Plus de 80% des employés de la compagnie Bell au Canada sont francophones, et le mouvement Bloc-Action rejoint peu ou pas d'anglophones.Une explication qu'on donne à ce phénomène est que les journaux de langue anglaise n'ont pas fait écho à ce mouvement de dissidence qui se dessine au Bell.Plusieurs centrales syndicales ont été priées par Bloc Action de fournir les renseignements qui permettront aux membres au congrès d'avril, de décider à qui ils donneront leur allégeance syndicale.Le morceau est intéressant pour les centrales: 11,000 nouveaux membres, des revenus importants, etc.D'ailleurs, en 1966, la Fraternité internationale des ouvriers en électricité avait consacré près d'un million dans une campagne de maraudage au Bell pour n'obtemr que 49% des voix des membres.Le fait que depuis quelques années la compagnie compte près de 2.000 nouveaux employés au Québec, jeunes et politisés, incité les organisateurs de Bloc-Action à croire que cette fois le succès est à portée de la main.Ils prévoient néanmoins que LACET ne se laissera pas faire et qu elle défendra sa vache à lait.Saliout-4 réussit le plus long vol habité soviétique que à ce sujet que si un aliment est vendu pour remplacer la viande, il doit avoir au moins la même valeur nutritive que la viande qu'il remplace.Les succédanés ajoutés à la viande et à la volaille devront contenir au moins 16% de protéines et pas plus de 40% de matières grasses.Ils devront contenir aussi des quantités déterminés de 12 vitamines et minéraux, dont du cuivre, du fer et de l’acide folique (vitamine B9).Si les fabricants veulent aussi inclure des acides aninés dans leurs produits, la proportion de ces acides ne devra pas dépasser le niveau nécessaire à l'amélioration de la valeur nutritive des protéines.Les viandes hachées contenant du soya ne devront pas à l'examen contenir moins de 16% de protéines et pas plus de 30% de matières grasses.Le contenu des matières grasses ne devra pas dépasser 15% quand ces viandes seront annoncées comme “maigres".Les saucisses non cuites, devront avoir un contenu de protéines d’au moins 9% et un maximum de 40% de gras.Quant aux saucisses pré-cuites, les pains à la viande, les préparations de viande tranchée, elles devront contenir au moins 11%) de protéines et pas plus de 25% de gras.Les préparations de viande à tartiner devront contenir au moins 9% de protéines et pas plus de 30% de gras.Les préparations de volailles et les succédanés de viande de poulet, par exemple, devront contenir au moins 16% de protéines et pas plus de 15% de gras.La nouvelle réglementation énumère toute une série de produits et le pourcentage de protéines, de vitamines, de minéraux et de gras qu'ils pourront contenir.A Lheure actuelle, seuls la proportion des succédanés entrant dans la fabrication d'un produit et la proportion d'eau qu'il contient sont régis par des règlements.Le ministère de la Consommation, de son côté, a préparé des règlements régissant l'étiquetage, qui obligeront les fabricants à identifier clairement les produits qu'ils commercialisent.Ainsi, un fabricant qui met sur le marché un ersatz de viande de boeuf devra l'indiquer sur l’étiquette.Si le produit ne contient aucune viande de boeuf ou de volaille, l’étiquette devra le dire et * on devra aussi y lire la valeur nutritive approximative, comparée à la , valeur nutritive du produit réel, MOSCOU (Reuter) — Les cosmonautes Alexei Goubarey et Georgi Gretchko ont regagné la terre sains et saufs dimanche après trente jours en orbite, soit le plus long vol habité de l'histoire de l'exploration spatiale soviétique.L'agence Tass a déclaré que les deux hommes ont' achevé avec succès leur programme scientifique à bord de la station spatiale Saliout-4 et se sont sentis en forme après l'atterrissage à proximité du lieu de réception prévu en Asie centrale.Les cosmonautes, dont c'était le premier vol spatial, furent lancés le 11 janvier à bord du vaisseau Soyouz 17 qui assura l'arrimage avec Salioùt-4, vingt-cinq tonnes, lancé deux semaines auparavant et à bord duquel ils ont effectué des expériences pendant vingt-huit jours.L'agence Tass a dit que les équipes de réception ont vite repéré la capsule de descente malgré une mauvaise visibilité et de fortes rafales de vent après l'atterrissage à cent-dix kilomètres au nord-est de Tselinograd dans le Kazakhstan.Des tests préliminaires ont montré que les cosmonautes, âgés tous deux de quarante-trois ans, ont subi avec succès leur rentrée dans la pesanteur, ils se reposeront pendant quelque temps à Lhotel du cosmodrome de Baikonour, d'où ils furent lancés le mois dernier, a dit Tass.La station Saliout reste toujours en or- la météo Du beau temps très froid s’est installé sur le Québec.Les températures minimum rapportées par les stations météorologiques variaient entre moins 30 à Matagami et 3 à St-Hubert dans les régions durement touchées par le froid.• Régions de Chibougamau, Abitibi, Haute-Mauricie, Lac St-Jean: temps clairet très froid.Maximum de moins 10.Aperçu pour mardi: peu de changements.• Régions de Pontiac-Témiscamingue, Laurentides.Trois-Rivières, Québec, Cantons de l'Est: ciel dégagé et très froid.Maximum de moins 5 Aperçu pour mardi: plutôt nuageux Possibilité de neige.• Régions de l'Outaouais, de Montréal: ciel dégagé et froid.Maximum de zéro.Aperçu pour mardi: nuageux.Possibilité de neige • Régions de Baie-Comeau, Sept-lles: ciel dégagé et très froid, Maximum de moins 10.Aperçu pour mardi: peu de changements.• Régions de Rimouski.de la Gaspésie: ciel dégagé Froid.Maximum de 0 Aperçu pour mardi: peu de changements.bite, et, de Lavis d'observateurs, un autre équipage pourrait y être envoyé d'ici deux mois.La mission Soyouz-17, quatrième vol habité soviétique en six mois à peine, bat de six jours le précédent record d’endurance de l'URSS.En 1971, trois hommes à bord du premier Saliout passèrent vingt-quatre jours en orbite, mais trouvèrent la mort à leur rentrée par suite d'une fuite de pression dans leur capsule Soyouz-11 La plus longue mission habitée jamais remplie — quatre vingt-quatre jours — fut effectuée Lan dernier par un équipage américain à bord de la station spatiale Skylab.Les examens médicaux commencent à CCR L'examen médical complet que doivent subir les 400 travailleurs du departement de l’électrolyse de l'usine de la compagnie Canadian Copper Refiners à Montréal-Est commencera ce matin à l'hôpital Santa-Cabrini, a fait savoir le coordonnateur du Syndicat des métallos (FTQ), M.Raymond Sliger, à la suite d une rencontré entre 'es dirigeants de la compagnie, du syndicat, du Dr Paul Landry, directeur du service de santé communautaire et du Dr Yves LacasSe, toxicologue à l'hôpital Santa-Cabrini.On se souvient que le Syndicat des métallos a exigé la mise sur pied d'une équipe médicale pour faire subir des examens médicaux complets aux travailleurs de l'usine de Canadian Copper Refiners après la tragérie qui a coûte la vie à deux travailleurs au début du mois de janvier dernier.Ces travailleurs avaient été empoisonnés par des émanations de gaz toxique à base d'arsenic à Lusine.M.Sliger a de plus déclaré qu'à la suite des analyses d'urine qu'ont subi récemment plusieurs travailleurs de Lusine, analyses qui ont démontré que des 114 travailleurs analysés 107 d'entre eux possédaient une valeur d'arsenic supérieure à la normale dans les urines, un de ces travailleurs vient d'être hospitalisé à Lhô-pital Santa-Cabrini et 2 autres ont reçu l'interdiction de travailler pour quelque temps.Ces analyses avaient été faites par un chimiste du Service de la protection de l'environnement du gouvernement du Québec, M.Aristide Bouchard.FISCALITE Suite de la page : théâtre t'ASANOUS: AjHoiUtlcn cspaunolci (S5-Sherbrooke O.Mü.ioyi Relâche IN CONCKHT: 2 Le Royer Ml âtihll Hel.t che I K l’ATRIOTK KN HAI T: Relâche I I: l’ATRIOTK; 1474 Ste-Catherine K 521 1131 Relâche.RIDKAll VKRT: I4ti4 St-Denis 844 1793 He-lâehe NOIVKI.I.K COMPAGNIE TIIKATRAI.K; 1200 Hleury 866-1964 "L'école îles femmes de Molière {horaires IrréBiiliersi.THKATRK D'Al JOI KUTIIT neau 52.11221 Relâche lundi 1297 l’api- THKATRK III" NiH VKAI MONDK: 84 Sic Catherine O 8610563 Relâche ie hindi THKATRK DK qUAT'SOt'S: Pins, 7227.Colette et l’erosse de R (laipn Tous les soirs à 20h30 Relâche lundi PLACE DES ARTS SAU.K WILKRID PKLI.KTIKR; Mireille Mathieu 20h30 THKATRK MAISONNKl VK: (ieoRraphy Hub travelogue sortes Around lake Su-perior 2()h3n THEATRE PORT-ROY Al Relâche.pendant faire des recommandations afin que la,loi soit amendée pour que ce stratagème ne puisse plus être utilisé avec succès.Lorsque les moyens utilises par le contribuable tombent, selon les enquêteurs, sous le coup de la loi une nouvelle cotisation est émise et une amende civile peut être imposée si les circonstances le justifient.Le contribuable peut y faire opposition et l'affaire est eventuellement portée devant les tribunaux, Comment distinguer cette planification, à l'égard de laquelle le ministère considère n'avoir aucune responsabilité, de l'évitement qui suscite un examen attentif des autorités?11 semble qu’on prenne surtout en considération l’audace et la nouveauté des mécanismes utilisés par le contribuable et l'importance des sommes qu'ils permettent de soustraire au fisc.En effet, une nouvelle technique d'évitement fiscal provoquera inévitablement la curiosité du ministère.Si elle s'avère légitime soit qu'elle devienne une méthode reconnue de planification soit qu'au contraire un amendement a la loi l'interdise.L'évasion fiscale, par contre, qui consiste à "commettre ou ommettre de poser un acte, sciemment, dans le but de tromper, de sorte que l'impôt déclaré par le contribuable se trouve etre inférieur à celui qu'il devrait payer en vertu de la loi, ou une conspiration en vue de commettre une telle infraction” est très sérieusement réprimée par la loi.Essentiellement la distinction entre l’évitement et l'évasion réside dans le fait que pour cette dernière le ministère doit prouver fraude, c'est-à-dire, une intention coupable de réduire ses impôts en contravention de l'esprit et de la lettre de la loi.Essentiellement la distinction entre l’évitement et l'évasion réside dans le fait que pour cette dernière le ministère doit prouver fraude, c’est-à-dire, une intention coupable (mens rea) de réduire ses impôts en contravention de l’esprit et de la lettre de la loi.Une condamnation pour évasion fiscale criminelle entraine de sévères amendes et possiblement une peine d'emprisonnement qui peut être alternative ou obligatoire.Toute personne qui a conspiré avec le contribuable pour mettre àu point des stratagèmes d'évasion fiscale est passible des mêmes peines.Tout contribuable est beaucoup mieux avisé de profiter de toutes les techniques de planification et des failles de la loi pour soit éviter, soit différer le paiement de ses impôts.Le dernier discours du budget offre d'ailleurs de nouvelles possibilités en ce sens dont chaque contribuable devrait analyser la valeur, dans son cas particulier.DÉCÈS Julos Beaucarne les familles Beaucarne et Brunfaut ont la profonde douleur de vous (aire part du décès de Louise-Héléne-France BEAUCARNE - BRUNFAUT née à Curval (France) le 23 octobre 1941 et décédée accidentellement à Tourinnes-la-Grosse le 2 février 1975.i Informations Internationales Le Devoir, lundi 10 février 1975 • 7 Présidentielles et candidats Jackson monte en épingle l’affaire de la lettre de Gromyko à Kissinger WASHINGTON (par AFP et Reuter) — Le sénateur démocrate Henry Jackson, qui est entré officiellement la semaine dernière dans la course à l’élection présidentielle de 1976, a condamné hier dans une émission télévisée les déclarations de M.Henry Kissinger sur Té ventualité d'une intervention militaire en cas d'étranglement du monde industriel par les pays producteurs de pétrole."Je ne crois pas, dit-il, qu'une grande puissance doit parler publiquement d'intervention militaire.Ce n'est pas sérieux".Des sujets aussi graves doivent être traités secrètement par voie diplomatique.Le sénateur Jackson a, d'autre part, mis personnellement M.Kissinger en cause dans l'affaire du "trade bill ", M.Jackson était à l'origine de l'amendement finalement voté par le Congrès en janvier dernier qui accordait a l'URSS la clause de la nation la plus favorisée à condition que les Juifs puissent sortir d'URSS d'une manière régulière et normale conformément à l'échange de lettres entre M.Kissinger et M.Jackson du 18 octobre 1974.Or, dit M.Jackson, le 26 octobre, M.Gromyko écrivait à M.Kissinger pour lui faire savoir qu'il rejetait l’accord Jackson-Kissinger.M.Kissinger, ajoute-t-il, a déposé deux fois devant le Sénat en décembre mais n’a pas fait état de cette lettre qui n'a été rendue publique qu’après le vote du “trade bill”.Le sénateur Jackson estime qu’il était du devoir de secrétaire d’Etat de tenir le Sénat informé et qu’il est mal placé pour reprocher à celui-ci de gêner la politique étrangère des Etats-Unis.Sur le plan électoral, il reste que le sénateur Henry Jackson et le gouverneur George Wallace disposent d'atouts plus importants que leurs rivaux les plus immédiats pour solliciter l'investiture du Parti démocrate pour les élections présidentielles de 1976.Le parlementaire de l’Etat de Washington et le gouverneur de ['Alabama ont engagé plus de fonds et de personnel pour la préparation de cette campagne ue le sénateur Lloyd Benisen Arizona et le représentant Morris Udall d'Arizona, tous deux au reste peu connus de To-pinion publique.Mais MM.Jackson et Wallace souffrent aussi de handicaps sérieux qui font que leurs chances resteront réservées jusqu'au dernier moment de la convention démocrate.Le sénateur Jackson, qui a annoncé sa candidature jeudi, souffre de difficultés d'élocution.De plus, son image de marque est celle d'un conservateur.Ses atouts sont sa campagne de protection de l’environnement, ses demandes d'intensification de la diversification des sources d'énergie et de réductions fiscales ainsi que ses bonnes relations avec le monde du travail.Le directeur de sa campagne électorale: M.Robert Keefe, reconnaît que son soutien à l’engagement américain au Vietnam, très mal accepté par les libéraux de son parti, risque aussi d'être un obstacle lors de la convention.Mais le sénateur mène depuis quelque temps une vigoureuse campagne contre les crédits supplémentaires de trois cents millions de dollars que le président Ford a demandé au Congrès de voter pour le Sud-Vietnam.Pour préparer les primaires, M.Jackson dispose de 93,000 dollars qu’il a recueillis l'année dernière.Il espère augmenter cette contribution par des appels de fonds pour lesquels il investira 360,000 dollars au cours du premier trimestre de cette année.Dix-sept personnes l'aident à mener sa campagne.Pour le gouverneur de TAla-bama, qui n'a pas encore annoncé sa candidature, mais garde ses options ouvertes, le problème sera de surmonter sa réputation de partisan de la ségrégation raciale.De nombreux démocrates du marais devraient cependant se déclarer pour lui et de plus M.Wallace a déjà remporté en 1972 six élections primaires.Ses collaborateurs le disent "solide comme un cheval,” mais de nombreuses personnes qui l'ont vu récemment affirment qu'il souffre encore terriblement des blessures infligées par la tentative d'assassinat dont il a été l'objet en mai 1972 et qui l'ont laissé paralysé des jambes.En période de récession et de chômage, ses attaques contre les milieux politiques et les bureaucrates de Washington pourraient lui valoir un renfort de popularité.M.Wallace a recueilli l'année dernière 1,82 millions de dollars envoyés par environ un demi-million de petits donateurs.Il a dépensé 1,7 million de dollars, principalement en frais postaux de campagne et a porté son équipe de collaborateurs de dix-neuf à vingt-six.Tout comme le sénateur Jackson, il est contraint cette année de se concentrer sur les rentrées d'argent, la législation limitant maintenant a mille dollars le montant des contributions autorisées par une seule personne.Les deux outsiders sont le sénateur Bentsen, un millionnaire texan qui devrait axer sa campagne sur le fait qu'il est un expert financier et serait donc le mieux à même de résoudre les difficultés économiques du pays et le représentant Morris Udall, qui espère rassembler les jeunes militants qui ont par le passé contribué aux campagnes présidentielles des sénateurs Robert Kennedy, Eugene McCarthy et George McGovern, Bentsen, qui doit annoncer sa candidature le 15 février, a recueilli 700.000 dollars en 1973 et emploie onze collaborateurs.Udall n'a pu réunir que 20,900 dollars, mais dispose d’une équipe de treize personnes.Le dossier “difficile” de Londres étudié aujourd’hui à Bruxelles BRUXELLES (AFP) — La contribution britannique au budget communautaire sera à Bruxelles le dossier le plus "difficile" abordé par les ministres des Affaires étrangères des "neuf" aujourd'hui.Au cours de leur session de deux jours, iis s'efforceront également de préparer au niveau communautaire le dialogue entre pays consommateurs et producteurs de pétrole, de mettre en oeuvre la politique régionale dont le principe a été adopté par le dernier sommet de Paris et de définir le mandat de la CEE pour les négociations multilatérales du GATT qui reprennent mardi prochain à Genève.Pour la première fois, les ministres des Affaires étrangères examineront le mécanisme correcteur mis au point par la commission de la CEE à la demande du dernier sommet de Paris pour éviter aux Britanniques d'avoir à payer plus que leur part au budget du Marché commun.La commission propose de rembourser aux Britanniques une partie de leur contribution s'ils se trouvent dans une situation inacceptable d'infériorité économique par rapport à leurs partenaires du Marché commun.La discussion risque d'être ardue, estime-t-on à Bruxelles.D'une part, la Grande-Bretagne elle-même voudrait des modifications profondes au mécanisme.Elle trouve notamment trop contraignantes les conditions à remplir pour bénéficier d'un remboursement.D'autre part, la France et l'Allemagne fédérale en particulier tiennent absolument au maintien du système des ressources propres de la Communauté européenne qui comprend les droits de douane et les prélèvements agricoles perçus sur les produits importés, pour assurer la préférence communautaire et une part de la recette de TVA des différents Etats membres.Ils sont toutefois prêts à faire des concessions sur le pourcentage de TVA qui peut être considéré d'une certaine façon comme contribution nationale.Or, la Grande-Bretagne et la commission entendent appliquer le mécanisme correcteur à l'ensemble des ressources propres ce qui, selon la France, est “inacceptable".UNE VIE PLUS RICHE GRÂCE À L’AMOUR ET À L’AMITIÉ • Si votre emploi ne vous laisse pas suffisamment de temps pour rencontrer les personnes de l'autre sexe .• Si votre cercle d'amis vous offre un choix limité .• Si vous êtes nouveau dans la ville, et souhaitez vous faire des amis .e Si vous ne rencontrez pas suffisamment de monde durant vos loisirs.e SI vous êtes veuf, veuve, divorcé(e) ou separé(e) et souhaitez recommencer è neuf.e Si vous craignez un peu les rencontres qui sont le fait d'un pur hasard .RENDEZ-VOUS SCIENTIFIQUE vous permettra probablement de nouer le genre de relations que vous souhaitez.Notre organisation dont les activités sont organisées à Montréal depuis 1966 a mis sur pied, avec un succès sans précédent, un programme unique à l'intention des adultes de tous âges.Obtenez plus de renseignements sur ce service confidentiel.Retournez dès aujourd'hui le coupon ci-dessous.^ RENDEZ-VOUS SCIENTIFIQUE 1117 ouest.Ste-Catherlne.suite 108 Montréal H3B 1H9 Veuillez me faire pantnir tous les renseignements gratultt.sous enveloppe discrète, tant aucune obligation de ma part.M.Mme Mlle Âge .Nom.Adresse .Ville.Téléphone.g Pas de trêve en Erythrée sans de l’armée éthiopienne ?Le sénateur Jackson.(Téléphoto AP) le retrait ADDIS ABEBA (Reuter) — Les opérations militaires en Erythree, théâtre de violents combats depuis neuf jours dont le bilan est de 1600 morts, paraissent diminuer alors que des efforts diplomatiques sont déloyés pour instaurer un cessez-le-feu entre loyalistes et sécessionnistes.Une délégation soudanaise comprenant M, Mansour Kha-lid, ministre de l’éducation et ancien ministre des affaires étrangères, et M.Agamal Mohammed Ahmed, ministre d’Etat chargé des affaires étrangères et ancien ambassadeur en Ethiopie, est arrivée à Addis-Abeba.Les Soudanais se trouvaient à bord du même avion qu'une délégation éthiopienne dirigée par M.Michael Imru, ministre de l'Information, qui se trouvait à Khartoum, dernière étape d’une tournée dans les pays arabes.Le gouvernement éthiopien serait disposé à accepter une trêve dit-on de source diplomatique, notamment en raison d'une réunion du conseil des ministres de l'Organisation de l'unité africaine qui doit s'ouvrir à Addis-Abeba la semaine prochaine.Les experts militaires • occidentaux considèrent qu'une trêve permettrait aux unités gouvernementales d'assurer leur logistique.Les forces du nord du pays sont à court de carburant, de munitions et de vivres.De source érythréenne on doute que le Front de libération de l'Erythrée (FLE) accepte de laisser réapprovisionner les loyalistes, le Front n'a aucun problème de ravitaillement et peut continuer à faire peser sa pression sur l'armée éthiopienne, précise-t-on.Les sécessionnistes continuent à être ravitaillés sur la côte de la Mer Rouge, longue de 870 km.Les fournitures arrivent de Somalie et des pays arabes.La semaine dernière, on avait indiqué que la frontière soudanaise était l'une des sources d'armement du front.Les Etats arabes continuent de soutenir les Erythréens.La Syrie lance un appel au soutien des rebelles.Une importante proportion des armes perfectionnées du FLE, dont les roquettes soviétiques de type Ka-tioueha et les missiles sophistiqués SAM.a été expédiée par la Syrie.Les forces gouvernementales dont le matériel est américain pour une grande part, ne reçoivent pas de nouvelles fournitures des Etats-Unis, dit-on à Addis-Abeba.Les diplomates en poste à Addis-Abeba estiment que la clé de la situation se trouve désormais pour une large part à l’extérieur du pays De source érythréenne, on indique oue le régime militaire n'a pas cnangé de politique et refuse l'indépendance de la province septentrionale où se trouvent les deux seuls ports de l'Ethiopie.D'autre part, des résidents d'Asmara rapportent que deux camions-citernes et leurs remorques ont réussi à parvenir dans la capitale érythréenne escortés par douze transports de troupe.Le convoi est parti samedi pour Asmara en empruntant la route de Massawa.On ne sait pas si le convoi a forcé le passage ou s'il a été autorisé à passer par le FLE, à la demande des civils d'Asmara.Enfin, Othman Saleh Sabey, secrétaire général du Front de libération de l’Erythrée, interrogé au cours d'une escale à Beyrouth sur sa route vers le Koweit et d'autres Etats du Golfe, a déclaré: "Nous accueillons favorablement les négociations à la condition que l'armée éthiopienne se retire d'E-rythree et que l'Erythrée dispose de sa pleine indépendance.Roui Hartling chargé de former le nouveau gouvernement danois COPENHAGUE (Reuter) - La reine Margrethe a demandé hier soir au premier ministre Poul Hartling, qui assure l'expédition des affaires courantes, de former un nouveau gouvernement, de manière à mettre fin à la crise politique prolongée au Danemark.La nomination de M.Hartling est intervenue après que des leaders politiques représentant 89 des 179 députés du Folketing ont informé la souveraine qu'ils appuyeraient un gouvernement minoritaire dirigé par lui.Trois partis, les conservateurs, les chrétiens populaires, et les démocrates, ont déclaré à la reine qu'ils étaient prêts à se joindre aux libéraux au sein d une coalition minoritaire, disposant au total de 65 sièges.Le parti du progrès, conduit par Tapôtre de la lutte contre le FISC, Mogens Glistrup, a déclaré qu'il soutiendrait la coalition, qui bénéficiera aussi sans doute de la voix d'un député indépendant du Groenland.Les sociaux-libéraux, qui ont treize sièges, n ont pas spécifiquement recommandé la nomination de M.Hartling au cours des consultations avec la reine.Ils se sont seulement engagés à constituer une opposition loyale à un gouvernement minoritaire.La décision prise hier soir met fin à dix jours de négociations pénibles entre les dix partis du pays pour résoudre une frise provoquée par le résultat indécis des élections générales d'il y a un mois.Le désaccord sur la personnalité du premier ministre et sur la politique économique et fiscale qu'il convient de suivre pour faire face à une recession qui s'aggrave, avait empêché d'aboutir à un accord au cours des négociations menées d'abord par M.Karl Skytte, président du parlement, puis par M.Anker Joergensen, leader du Parti social-démocrate.n BILLETS EPUISES ! 1 Million Canada 8 no 5: 8 juin 1975 • swing No.5: June 8.1975 1er et Zietne h'x iid 2nd Prizes Loterie Olympic © Lotte h Canada o Olympique Canada Achetez de suite vos billets du 5e tirage! Loterie Olympique Canada 5 e tirage le 8 juin \nUhZ le PRÉS DE lu spectacle Joc i.m.[H.23 Millions 1erPRIX$1 Million 2ePRIX$1 Million 3ePRIX Ç^Million 4ePRIX $%Million EN PRIX COMPTANT NON IMPOSABLE JUSQU À 84.000 GAGNANTS 14 GRANDS PRIX LOC-76-51F 8 • Le Devoir, lundi 10 février 1975 À un moment donné, l’Amérique sera contrainte de choisir (Malraux) • PARIS (par l'AFP) — André Malraux, considéré en France comme le plus grand écrivain vivant, parle des grands problèmes du monde dans une longue interview donnée à une revue mensuelle gaulliste, l'Appel.¦ Le pétrole: “La politique américaine est faite de forces qui ne poussent pas dans le meme sens, ne s’exercent même pas toujours, en même temps.Prenons l'histoire du pétrole.Le pétrole, en gros, cela se terminera de la façon suivante: à un moment donne, les intérêts américains, qui ont partie liée avec les émirats, seront contraints de choisir.Alors l'Amérique aura une politique, une seule, à l'égard du Golfe, ce qu’elle n'a pas aujourd'hui.Aujourd'hui, la vérité, c’est qu'il existe des intérêts américains liés aux Arabes et d'autres qui ne le sont pas.Naturellement, il y aura la concurrence atomique.Mais les problèmes que pose le développement de l'énergie nucléaire seraient plus simples si celui-ci n était en partie contrôlé par les puissances du pétrole." “Vous devriez bien essayer de tirer au clair ceci: Eisenhower, au temps de sa présidence, avait retenu le projet d'établir au levant 3 usines géantes, pour dessaler l’eau de la Méditerranée au moyen de l'énergie nucléaire.Il voulait irriguer, comme par 3 Jourdain, les vastes territoires stériles, y établir la paix et l'y maintenir.C'était tout de même plus facile que le débarquement.Il n'y est pas parvenu.Quelles forces ont été assez puissantes pour l’en empêcher?Si vous les trouviez, je crois que vous les retrouveriez à l’oeuvre ces temps-ci’’.1! ajoute: “l un des résultats de la hausse du prix du pétrole a été aussi une fortune pour certaines compagnies occidentales.Les sociétés pétrolières liées aux Arabes le sont parfois à travers des Américains (.)’’.¦ Les Etats-Unis: André Malraux rapporte ensuite que Richard Nixon lui avait dit que s'il devait y avoir demain un champ de bataille, ce serait le Pacifique.Puis il ajoute: “Ils n’ont pas comme dessein la conquête du monde.Les Etats-Unis sont dans la situation étrange d'un pays devenu le plus puissant de son temps sans l'avoir vraiment cherché.En gros, ils voulaient vendre des machines à coudre, ils les ont vendues.Avec pas mal d'autres choses.Ils sont par contre un cas unique dans l'histoire.La pensée romaine concernait la Méditerranée.Et si Napoléon n'avait pas été battu, la sienne eût concerné l'Europe.Le dessein américain ne pourrait Marchais donne le coup d’envoi de la semaine politique en France PARIS (Reuter) — M.Georges Marchais, secrétaire général du Parti communiste français, sorti de l'hôpital où, depuis le 14 janvier, il soignait un “incident cardiaque ", tiendra une conférence de presse aujourd’hui au cours de laquelle il évoquera les relations de son parti avec le parti socialiste.D ores et déjà, le bureau politique du Parti communiste a fait savoir que, selon lui, le congrès du parti socialiste, tenu à Pau la semaine dernière, “se caractérisait essentiellement par un glissement à droite et par le refus d’une action commune d'ampleur nationale.'' Les socialistes, à l'issue de leur récent congrès, avaient proposé à leurs alliés de l'Union de la gauche d'envisager des “actions communes'' en ce qui concerne l'emploi.Le Parti communiste a pratiquement refusé cette proposition, car il continue à offrir à ses alliés socialistes de tenir une dizaine de meetings communs à travers la France.Les socialistes, ou tout au moins la majorité d'entre eux, estiment que de telles réunions ne seraient pas convenables tant que la polémique entre communistes et socialistes, qui dure depuis quatre mois, n'est pas réglée.C'est cette polémique qui avait dominé les travaux du congrès socialiste de Pau au cours duquel a pté notamment débattue l'attitude à avoir envers le parti communiste.Le congrès des républicains indépendants qui, lors du dernier week-end.a désigné à sa présidence M.Michel Poniatowski, ministre de l'Intérieur, a provoqué une certaine inquiétude dans les rangs de l’UDR.M.Poniatwoski, souhaitant que son parti devienne “le premier parti de France”, les gaullistes ont vu dans cette pretention une concurrence directe.Le bureau exécutif de l'UDR, que préside le premier ministre, M.Jacques Chirac, doit donc se réunir, en principe le 18 février, pour déterminer notamment les domaines dans lesquels l'UDR va faire des propositions de réformes au gouvernement particulièrement en ce qui concerne la société et le monde du travail afin d'apparaître comme plus progressiste et plus social que les réplubicains indépendants.Les gaullistes s'inquiètent également des tentatives de regroupement des centres — qui, pour le rîloment, n'ont toutefois pas progresse — et des relations prioritaires que M.Poniatowski voudrait établir entre les républicains indépendants et le centre.L'inquiétude de certains gaullistes a été exprimée notamment par M.Michel Debre, ancien premier ministre, qui a déclaré qu'il quitterait la majorité actuelle si la politique du gouvernement prenait une tournure trop atlantiste.L'ancien premier ministre de général de Gaulle a toutefois reconnu que pour le moment M.Giscard d'Estaing et surtout M.Chirac respectaient les princi pes fondamentaux du gaullisme et notamment celui de l'indépendance nationale.NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir En prévision de la succession Pékin met en garde contre la “corrosion bourgeoise” PEKIN (AFP) Un éditorial du “Quotidien du Peuple” mettant en garde hier 800 millions de Chinois contre le danger d une prise du pouvoir en Chine par des éléments “bourgeois ", interprété dans la perspective de la succession du pouvoir qui interviendra lorsque dispa-raitront les principaux dirigeants actuels Malgré la révolution culturelle, malgré la "critique de Lin Piao et de Confucius", il se trouve encore des gens, au sein du Parti communiste chinois, pour confondre socialisme et capitalisme.déclare l'éditorial.En outre, même au sein de la classe prolétaire, et plus de vingt-cinq ans après la fondation de la Chine populaire, une “corrosionbourgeoise "s’exerce, et les tendances capitalistes réapparaissent spontanément.Ces tendances capitalistes, poursuit l'éditorial, doivent être étouffées dans l'oeuf par l'exercice de la dictature du prolétariat qui ne peut jouffrir “le Pour un déboursé raisonnable, H & R BLOCK réduira au minimum vos cotisations fédérales et provinciales, dans les limites permises par la loi.Pourquoi les gens s’acharnent-ils alors à préparer eux-mêmes leurs déclarations?KWH Pour Votre Impôt OUEST 486-1942 - 2204 6151 oukUui Shttbiooki (coin BtacontlilM) 5208.bout, Dtcaiia (pris Isabella) 1783.lui Chuich (angle Laurendeau) 5611.ch.Cbla-des Neiges (près Cdli-Sainte Catherine) 6851, rue Victoria (pris Vécina) 3645.tua Wellington (Verdun) 5659.avenue Verdun (pres Beatty) 265.6e Avenue (lachine) LAVAL-NORD T47-1151 -1152 919.boul.Décatie (Ville Samt-laurant) 10384.rua Lalande (Boiboro) 9305.boul.Pie IX (près des Glandes-Prairies) 3974.nia Saint Hubert (près Jarry) 10593.bouL Saint-lauient (près Bourassa) 2484.rua Fleury (près Iberville) 462.boul.des Laurentides (Pont Viau) AUSSI A 1^* Si*aie Centre vide 3e Otage Oorval 1er Otage Bediland 1er Otage Centra laval 8a Otage Centre d’Achat Bouler aid 4150.ruo Jean-Talon Centra d'Achal Place Varseillee 7275 est, rua Sherbrooke EST CENTRAL 274-9488 - 9489 5042, avenu* du Parc (près Laurier) 1267, avenue Greene (coin Maisonneuve) 5235, rua Bélanger (près 42e) 3430, rue Bélanger (près Saint-Michel) 2620, rue Masson (près de la 2e Avenue) 5718 est, rua Sherbrooke et Dickson 1965 est.rue Ontario et Donon 4818, rue Saint Denis (près Gilford) 8928, rut Hochelaga (près French) 6327, rue Papineau (près Beaubien) 4656, rue Papineau et Mont Royal 3621 ouest rue Lévesque (Chomedey) 3708, rue de la Concorde (Ouvernay) SUD- 679-4370 Place Portobello.7250, boul.Taschereau 2177, chemin Chambly (Longueuil) 303, Centre Commercial Laurier 207, rue Saint Jean (Longueuil) 3555, boul.Taschereau (Saint Hubert) AUSS,AUX MANUFACTURES 2900.rue Notre-Dame (Lachine) 1277, rue Schevchenÿo (LaSalle) 207, rue Saint-Jean (Longueui!) 3555.boul.Taschereau (Saint Hubert) 3735.rue Notre Dame (Saint-Henri) 11950 est, rue Sherbrooke (Pointeaux-Trembles) 5330 est, rue Bourassa (près Lacordaire) 1 877, bouUabelle (Chomedey) IIITDK CHATEAüGUAY • SAINT JEAN • VALLEYFIELO • SAINT-JÉRÔME • DORION • SAINT HYACINTHE BUREAUX • BELOEIL • CHAMBLY • Ol TEBBURN PAF1K.OUVERT TOUS LES JOURS 9h à 21 h, samedi 9h à 17h I RENDEZ-VOUS NON OBLIGATOIRES moindre relâchement".Dans le cas contraire, souligne-t-il, “il serait très facile à des gens du type de Lin Piao de pratiquer le système capitaliste s'ils arrivaient au pouvoir'.En effet, selon l'éditorial, le régime actuel en Chine, bien que socialiste, comporte encore des concessions au "droit bour-geois".Ce régime de transition est “une période de lutte entre un capitalisme moribond et un communisme naissant".L'éditorial donne une citation “récente" et inédite du président Mao Tsétoung, qui invite à comprendre "à fond " pourquoi Lénine, l'organisateur de la révolution russe, attachait tant d'importance à la nécessité que soit exercée une “dictature sur la bourgeoisie ".Parallèlement à cette étude théorique, poursuit l'éditorial, il n'est "nécessaire d'étudier comment le révisionnisme est arrivé au pouvoir en Union soviétique et comment le premier Etat socialiste a dégénéré en un Etat social-impérialiste'.L'éditorial du Quotidien du peuple souligne le rôle que sont appelées à jouer, dans la prévention du révisionnisme, les milliers d “équipes de théoriciens" constituées en Chine en 1974, dans le cadre de la “critique de Lin Piao et de Confucius'', et principalement dans les usines.Cet éditorial fait écho à plusieurs articles consacrés à la dictature du prolétariat qui sont parus dans le numéro de février du Drapeau Rouge, le mensuel de doctrine du parti, L'un de ces articles du Drapeau Rouge soulignait que nul M'échappe à la contagion révisionniste: “La classe ouvrière doit également se faire rééduquer'', et même la paysannerie, pilier de la révolution chinoise, connaît des “tendances spontanées au capitalisme ", déclarait-il.BRUNET DE CÔTE-DES-NEIGES EST LE NOM QUI DOMINE DANS LA CRÉATION DES MONUMENTS AUCUN AGENT ÉCONOMISEZ LA COMMISSION AVANT D'ACHETER CONSULTEZ LA PLUS VIEILLE MAISON DU QUÉBEC Inscriptions Réparations et nettoyages I.BRUNET Ltée 48 24 Chemin Côte de» Neige» Tél.: 738 8686 Fondée en 1877 Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 DESIGNERS D'INTÉRIEURS Les designers d’intérieur CHOQUETTE-DERONIE S.D.E.D.I.C.résidentiel e t commercial.510 est, Sainte-Catherine.842-8811 postes 282 et 298.YVON VALLÉE Décorateur-Ensemblier Designer d'intérieurs 336-5877 Intérieurs Vallée Inc.1100, St-Amour, St-Laurent Fabricant de meubles résidentiels et commerciaux sur commande DECORATEURS ENSEMBLIERS MADELEINE ARBOUR BERNARD MORISSET DÉCORA TEURS-ÉNSEMBLIERS DESIGNERS D'INTÉRIEURS 878-3846 266 eet, St-Paul, Vieux Montréal LAURENT BERUBE DÉCORATEUR-ENSEMBLIER 8240 AIMÉ-RENAUD ST-LEONARD Mtl, 38 324-2580 JACQUES VIAU S.D.E., D.I.C.décorateur-ensemblier designer d’intérieurs Spécialités : Bureaux et Résidences 4335, rue Cooibrook, Montréal, Quâ.H4A3G1 Tél.: 484-8778 ARCHITECTES DAVID, BOULVA CLEVE ARCHITECTES 1253 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-98S4 ROLAND DUMAIS ARCHITECTE 3995 est, Sherbrooke MONTRÉAL (H1X 2A7) Tél,: 255-4033 Les architectes LONGPRÉMARCHAND GOUDREAU DOBUSH STEWART 842-1401 Montréal Ottawa être que mondial.Le président Wilson n etait pas une volonté, mais une morale” ¦ L’URSS: “Le sentiment internationaliste n’habite plus la classe ouvrière.Ni même la Russie.Il y a une idéologie historique, mais plus de volonté historique (.) Les vrais fronts populaires sont morts avec le fascisme, remplacés par les démocraties populaires (.).Vous .'yavez, il y a aussi des gestionnaires de la révolution mondiale.De ce qui fit le Komintern, il ne reste rien.Alors, çà et là, les Russes entretiennent quelques brûlots ou rencontrent un cactus.Tout cela amuse le tapis (.,).Nous vivons une époque de psychodrame, et tous les rats qui ont occupé le bateau se sont mis des casquettes de capitaines" ¦ Le Gaullisme: “La force du gaullisme tenait moins à ses principes qu'à ce qu'il ait été assumé et dans les pires circonstances.En outre, le gaullisme a été, comme il l a pu, à l'échelle du monde.Du plan Marshall à la mort du général, c'est-à-dire pendant une trentaine d'années, la France a été engagée dans le destin du monde (à quelques exceptions près, comme Yalta).La personnalité du général a joué la un role provisoirement irremplaçable.Mao m'a parlé de lui avec bien plus de précision que de la France" s*/ r PROFESSEURS Comment doubler votre salaire en vendant un produit de prestige à temps partiel.Poste: INSTITUT 00RÉA INC.Franklin, Comté Huntingdon DIRECTEUR GÉNÉRAL 'N 342-2519 V_____________________ J VENTE - MISE EN MARCHÉ Société canadienne d’envergure internationale est à la recherche de représentants pour la province de Québec.Attention spéciale sera apportée à celui ayant un diplôme universitaire ou collégial, marié, et une expérience valable dans le domaine de la vente.Si vous rencontrez ces exigences, prière de communiquer avec: r André Brassard 731-2415 TRADUCTEUR RÉDACTEUR y y Fonctions: Sous l’autorité du Conseil d’administration, est responsable de l’administration et du fonctionnement de l’établissement.Exigences: Formation universitaire en sciences humaines ou en administration et quelques années d’expérience en direction.Salaire: À discuter.Entrée en fonction: À déterminer.Écrire et envoyer curriculum vitae avant le 25 lévrier 1975 au: Président du Conseil d’administration, Institut Doréa Inc., 2901 est, boul.Gouin, Montréal, Qué.r AGRONOME Rédacteur technique et traducteur pour préparation de textes éducatifs pour adultes.De préférence, le ou la candidate devrait avoir suivi un cours de traduction et posséder plusieurs années d’expérience comme rédacteur ou traducteur.Prière de faire parvenir curriculum vitae à de $10,284 à $14,832 Fonctions: Le candidat choisi sera agronome régional adjoint pour la région nord-ouest de la province et son bureau sera situé à Edmundston.Le district comprend les comtés de Madawaska, Restigouche ouest de ia rivière Upsulquitch, et le nord de Victoria.L’employé devra aider les agronomes régionaux dans tous les aspects du programme d’extension agricole de ce district.Dossier 2461 Le Devoir, C.P.6033, Montréal, P.Q.VILLE DE SAIHT-LAURENT COMPTABLE SENIOR Qualités requises: (Le bilinguisme - anglais et français).Diplôme universitaire avec spécialisatfon en agriculture.Une certaine expérience du travail d’extension agricole serait souhaitable.Les candidats doivent être membres de l’Institut des agronomes du Nouveau-Brunswick ou remplir les conditions voulues pour le devenir.Endroit: Ministère de l’Agriculture et de l’Aménagement rural Edmundston.Numéro du concours: NB 75-72 LE POSTE: Sous l’autorité du contrôleur du budget, le comptable sénior participe à la mise en application du contrôle budgétaire et à la conception de nouveaux systèmes.EXIGENCES: — Être membre d’une association reconnue de comptables: C.A., C.G.A.ou R.I.A.— Être bilingue.— Avoir des aptitudes à travailler en équipe, — Avoir environ 1 an d'expérience dans le contrôle de budget ou la comptabilité générale.SALAIRE: Selon l'expérience et les qualifications du candidat.AVANTAGES SOCIAUX: Programme complet d'avantages sociaux, dont fonds de pension, assurance-vie, salaire et maladie.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae le ou avant le 20 février 1975 à: PIERRE-ANDRÉ LALONDE DIRECTEUR SERVICE DU PERSONNEL 777, BOULEVARD LAURENTIEN SAINT-LAURENT, QUÉ.H4M2M7 J Université du Québec à Montréal AGENT DE PERSONNEL Nature de la fonction: Sur demande, le titulaire de ce poste sera responsable d'étudier les besoins en personnel d'une unité administrative; de recommander l'ouverture d'un nouveau poste, l’abolition d’un poste déjà existant ou tout changement pouvant affecter la nature d'une évaluation de fonction.Exigences du poste: 1.Diplôme de 1er cycle en administ’alien ou dans une discipline appropriée.2.3 années d'expérience dans un Service de Personnel.3.Connaissances supplémentaires au niveau de l'évaluation des tâches et/ou des méthodes de mesure et d'organisation du travail.Échelle de traitement: De $12.235.00 à $17,116,00 dépendant des qualifications et de l'expérience.Avantages sociaux intéressants Les demandes, accompagnées d'un curriculum vilae complet, devront parvenir avant le 28 lévrier 1975, : Service du Personnel (Concours no 50) Université du Québec à Montréal, 355 ouest, rue Ste-Catherine, Suite 6029, Montréal H3C 3P8 Les demandes devront nous parvenir au plus tard le 20 février 1975.Adresser sa demande à la : y Commission de la Fonction publique du Nouveau-Brunswick 212, rue Queen C.P.6000 Fredericton, Nouveau-Brunswick E3B 5H1 y CENTRE BERTHELET INC.Centre d'accueil sécuritaire avec fonction de transition et de réadaptation pour mésadaptés socio-affectifs.COORDONNATEURS DE VIE DE GROUPE Les Cadres que nous recherchons seront immédiatement responsables du bien-être des Pensionnaires, ils dirigeront un personnel qualifié, important, ils devront implanter et promouvoir une organisation nouvelle, ils travailleront sous l’autorité du Directeur de Vie de Groupe.Ils doivent satisfaire aux exigences suivantes: — Âge: entre 25 et 35 ans.— Aptitudes personnelles au travail d'équipe, à l’animation de groupe, et sens de l’organisation.— Formation universitaire en Sciences humaines ou administratives, de préférence une Maîtrise.— Expérience pertinente, surtout en milieu rééducationnel, pour mésadaptés socio-affectifs.Les salaires seront fixés selon les normes du Ministère des Affaires sociales: échelle de la profession et prime de responsabilité.Sept (7) postes présentement disponibles.1.Coordonnateur/ACCUEIL Secteur d’hébergement, dépannage et thérapie occupationnelle.2.Coordonnateur/OBSERVATION Secteur d'observation, évaluation et orientation.Prévisions: 40 pensionnaires, 80 éducateurs.3.Coordonnateur/RÈ AD APT ATION Secteur de réadaptation et réinsertion sociale.Prévisions: 75 pensionnaires, 75 éducateurs.4.Coordonnateur/CONSULTATION Services professionnels d’évaluation, diagnostic et orientation, notamment psychologues et criminologues.5.Coordonnateur/ACTIVITÉS Services spécialisés pour fins d’enseignement, thérapie occupationnelle et récréative.6.Coordonnateur/HÉBERGEMENT Services: admission, alimentation, entretien, lingerie.7.Coordonnateur/PERMANENCE Service de permanence (soirs et nuits, fins de semaine).Les demandes, avec curriculum vitae, doivent préciser le poste voulu et parvenir par écrit, avant ie 21 février 1975, à l’adresse suivante: Directeur du personnel, Centre Berthelet Inc., 8029, 83e avenue, Montréal, Qué.H1C 1S4 Le Devoir, lundM 0 février 1975 • 9 Vannée internationale de la femme par Renée Rowan Mme Jeanne Sauvé, ministre de l’Environnement dans le cabinet Trudeau, le sénateur Re-naude Lapointe et ' Mme Lise Bacon, ministre d’Etat aux Affaires sociales, représenteront respectivement le Canada et le Quebec à la rencontre qui se tiendra à Paris les 1er, 2 et 3 mars prochain, au Palais des congrès, à l’occasion de l’année internationale de la femme, sur le thème: "La prochaine étape”.Cette rencontre convoquée par le Secrétaire d’Etat à la con-dition féminine, Mme Françoise Giroud, regroupera des femmes des pays d’Europe et des pays francophones ayant des responsabilités gouvernementales.M.Valéry Giscard d’Estaing présidera à la séance d’ouverture.sont des êtres inférieurs, a affirmé Mme Lafontaine.• Les garderies, une urgence — Il est essentiel de mettre sur pied un réseau de garderies pour permettre à la femme de jouir pleinement de ses droits, a déclaré ces jours derniers le ministre fédéral de l’Environnement, Mme Jeanne Sauvé, alors quelle s'adressait à quelque 300 membres des Femmes libérales de Québec- est lors d’une cause- rie prononcée dans le cadre de l'année de la femme.Continuer de différer cette question, c’est négliger une ressource majeure pour la femme, a précisé Mme Sauvé, soulignant qu’il était nécessaire de faciliter la tâche de la mère de famille qui a choisi ou qui a besoin de travailler.Mme Sauvé a d'autre part réitéré son opposition aux projets de libéralisation de l'avortement volontaire, "tout autant comme femme qu’en tant que membre du corps législatif ", a-t-elle précisé.• V session Ross — La cinquième session Ross organisée par le Service de la pastorale de l’université du Québec à Ri-mouski, porte cette année, sur les femmes dans une société en changement.Cette série de quatre conférences qui a débuté vendredi dernier, se poursuivra mercredi, sous le thème: "L’entre-deux des générations”, avec la participation de Simonne Chartrand.Le 14 février, Mme Rita Ca-dieux traitera de: “La femme: une victime des mass-media?" et, le 18 février, Marcelle Dolmen! posera la question: "Etre femme: un état ou un défi?” • La législation en France — Le Conseil des ministres a approuvé cette semaine trois projets de loi en faveur des fem- mes au travail soumis par le ministre du Travail.Au cours d’une conférence de presse à Paris, le secrétaire d'Etat à la condition féminine, Mme Françoise Giroud a expliqué que le premier projet de loi prévoit un renforcement de la protection des droits de la femme enceinte : interdiction sera faite à tous les employeurs de faire état de la grossesse d'une femme pour refuser son embauche, de résilier le contrat de travail pendant la période d’essai pour raisons de grossesse.Le second projet tend à supprimer, sauf à de très rares exceptions, toute distinction de sexe pour l’accès à la fonction publique.Enfin, le troisième projet vise à étendre aux femmes le bénéfice des reculs de limite d’âge prévus par le code de famille pour l’admission aux emplois publics.Année la femme Mme Bacon sera probablement accompagnée d'un membre du Conseil du statut de la femme au Québec, mais aucun nom n’a encore été arrêté.• La rue Judith Jasmin — Une pétition circule actuellement dans les milieux de la radio et de la télévision et parmi les amis de Judith Jasmin, demandant qu'à l'occasion de l'année internationale de la femme une rue de Montréal soit "renommée" en l’honneur de cette journaliste de grande réputation décédée il y a quelques années.La pétition qui sera remise au • directeur du Service de la topo-nomie de la Ville de Montréal suggérera que la rue Amherst qui se trouve dans les limites de la Cité des ondes — nom donné par le maire Drapeau au grand quadrilatère formé par les rues qui entourent Radio-Québec.Télémétropole et la maison de Radio-Canada — soit rebaptisée en l'honneur de Judith Jasmin.AU CONSEIL D'ADMINISTRATION?La ville de Montréal ne serait pas la seule à prendre cette initiative puisque déjà, le conseil de ville de Régina a décidé, à l’occasion de l’année de la femme, de donner à plusieurs rues le nom de femmes qui ont laissé leur marque au sein de la communauté.Toutes les personnes intéressées à signer cette pétition peuvent le faire en envoyant leur nom et adresse en lettres moulées (cela est important) ainsi que leur signature à: Pétition Judith Jasmin, aux soins de Mme Lucille Ayotte, 10.rue Saint-Jacques, app.406, Lon-gueuil.1411 .'1B6.Déjà de nombreux collègues de Judith Jasmin et plusieurs personnalités de Radio-Canada appuient cette demande.• Mesdames, il faut protester — La publicité continue toujours de dégrader et d'exploiter les femmes, notamment en les représentant comme des net-toyeuses de bols de toilette, des symboles sexuels et des objets de cajolerie, a déclaré ces jours dernier Mme Helen Lafontaine, au Sheridan College d’Oakville.en Ontario.11 y a.déjà trois ans que Mme Lafontaine anime un comité formé pour étudier le statut de la femme dans les media d’information.Ce comité a consaeré-trois mois, l'an dernier, à scruter la programmation des media canadiens et a accordé une attention spéciale à la Société Radio-Canada.A la suite de quoiqu’il a présenté un mémoire à la Commision canadienne de la radio-télévision pour démontrer que les programmes de télévision tendent à avilir les femmes.Dans son entretien, cette semaine, Mme Lafontaine a signalé que la publicité des magazines et de la radio est également injuste envers les femmes.Tant qu'une législation efficace n'empêchera pas les publicitaires d’abaisser et d'exploiter les femmes dans les media de communication."les brillants jeunes hommes des agences de publicité continueront de nous représenter telles qu’eux nous voient ", a-t-elle déclaré.Mme Lafontaine a incité les femmes à boycotter la publicité en refusant d’acheter les produits qui sont annoncés d'une façon désobligeante et offensante et de communiquer avec les compagnies pour protester.C’est par le truchement des media que des garçons et filles, dès le tout jeune age, en viennent à croire que les femmes on peut voincre le concer SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER.I POURQUOI PAS?C’est dans les salles de conférences que sont adoptées des politiques qui ont énormément d’influence sur notre vie.Pourtant, la plupart des femmes qu’on y voit-à quelques exceptions près-tiennent toutes le même rôle: celui de serveuse de café au service des hommes qui prennent les décisions.Peut-être pourrait-on rajouter des fauteuils dans les salles de conférences, pour que nous ayons, enfin, voix au chapitre avant que ne soient prises ces décisions dont nous subissons infailliblement les conséquences, bonnes ou mauvaises.Combien d’entre nous savent qu’aucune profession, aucun poste, et ce, dans quelque domaine que ce soit, ne leur est interdit?Aucune entreprise n’a de clause dans sa charte qui défende aux femmes l’accès à son conseil d’administration.De plus, des lois ont été promulguées qui protègent les femmes contre toute discrimination.C’est à se demander pourquoi si peu d’entre nous accèdent à ces postes! Nous croyons si fermement, semble-t-il, que les carrières sont le fait des hommes et les emplois celui des femmes, que nous abdiquons systématiquement sitôt après avoir atteint le cinquième barreau d’une échelle qui en compte dix.L’époque des suffragettes est révolue.Le temps est venu où la femme doit prendre conscience de ses capacités et des lois qui protègent ses droits.Pour y parvenir, chaque femme devra se convaincre que la barrière des préjugés peut être abolie, cfüe les responsabilités ne sont pas le lot exclusif des hommes, que le succès et la réussite ne sont pas incompatibles avec la féminité.Pourquoi pas?Certaines femmes l’ont démontré.Cependant, si une loi, un précédent ou un préjugé empêche l’une d’entre nous de poursuivre la carrière de son choix, nous devons nous efforcer de corriger la situation.Nous devons nous faire entendre et faire pression auprès de ceux qui ont de l’influence: politiciens, amis, professeurs, éditeurs de journaux et tous ceux qui siègent aux conseils d’administration.Si vous désirez plus de renseignements sur l’Année internationale de la Femme et sur le statut de la femme au Canada, écrivez-nous ou remplissez le coupon ci-après et postez-le.Si vous voulez recevoir un maca-ron “POURQUOI PAS?”ou un jeu d’affiches, indiquez-le dans la case appropriée.“POURQUOI PAS?”, OTTAWA, ONT, Kl A 0A3 ?Je désirerais plus de renseignements sur l’Année internationale de la Femme et sur le statut de la femme au Canada.?Veuillez m’envoyer le macaron “POURQUOI PAS?” ?Veuillez m’envoyer un jeu d’affiches (offert à partir de mars).NOM ADRESSE VILLE PROVINCE CODE POSTAL I Le ministre | chargé de la situation de la femme Année internationale de la Femme 1171 X?) I I V 10 • Le Devoir, lundi 10 février 1975 arts et spectacles variétés .par Yves Tachereau- Led Zeppelin: du plomb sur un plateau Vers huit heures, jeudi soir dernier, le lourd zeppelin a commencé à déverser sa musique dans la matrice ovale du Forum.Trois heures plus tard, celle-ci accouchait de milliers d'enfants sourds et ravis.L’image fait un peu trop littéraire, je Pavoue, mais elle peut être prise dans son sens le plus littéral.Car la musique de Led Zep-pelin, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, rejoint de toute évidence non pas l'érotisme mais la sexualité.Elle est raide, érectile, et s’apparente aux films étiquetés “hard” aux Etats-Unis.Leur chanteur, Ro- bert Plant, n'a pas l’ambituité sexuelle d'un Mick Jagger, et sa manière provocante et spectaculaire s'accorde magistralement avec ce qu'on entend.C'est évident, les meilleures pièces de Led Zeppelin sont leurs plus fortes, leurs plus rapides et leurs plus lourdes.Ce sont celles qui émergeaient le mieux de cette rétrospective de leurs sept ans de production 3u ils ont proposées au public u Forum.Il y a plusieurs raisons qui expliquent le fait que leur musique d’un genre tellement dépassé tienne encore le coup.Elle est d’abord excel- Méritons-nous Mireille Mathieu ?(ParY.T.)— Critique objective: Entre dix heures et minuit quinze, samedi soir, Mireille Mathieu a chanté vingt-huit chansons dont quinze en robe bleu, neuf en robe de lamé bleuâtre, une en cape noire et trois en robe rose.Critique souriante: J'ai perdu beaucoup de temps à chercher des yeux les mouches qu’autant que je sache elle chassait des mains.Puis peu à peu, j'ai compris que c’était une partie de son répertoire de gestes où l'automatisme supplée à l'inspiration absente.Tout dans sa manière scénique relève de la plus pure mécanique, mais une mécanique maladroite, en-pêtrée et “pé-ni-ble" comme dirait Jacques Laperrière dont la diction rejoint le naturel de celle de Mireille quand elle s'adresse au public.Car ses petits laïus débités par groupes de deux syllabes, qu’importe la longueur des mots, me faisaient songer aux compliments du jour de l'an, tels que récités par les pauvres enfants dressés pour la circonstance.L’impression d'être devant une marionnette m'obsédait tellement que j’ai cru voir, pendant certains numéros de danse, les fils qui reliaient la chanteuse au plafond.(Il faut dire, à ma décharge, que les odeurs très fortes de parfums émanant de la salle sont un hallucinogène encore plus pernicieux que les fumées exotiques du Forum.) Et puis il y avait le ridicule des numéros comiques ou à grand déploiement, comme “Mon homme” chanté autour d'un danseur qui prenait des poses “viriles" ou ce tango chanté en allemand, je crois, parmi quatre danseurs costumes en gauchos.Et puis il y avait sa façon de saluer en reculant et en faisant des gestes de ballerine empesée.Et puis il y avait arts en bref EDITION: deux nouveaux ouvrages viennent de paraître aux éditions Parti Pris: “Le Tao et la Vertu" de Lao Zi, oeuvre philosophique importante traduite et commentée par le professeur Joseph L.Liu.et une édition Borduas réunissant ces textes majeurs que sont “Refus global" et “Projections libérantes", dans la collection “Paroles".• EXPOSITION: le 15 février prochain, la Galerie Basque de Rimouski donnera le coup d'envoi à une exposition de Rock Belzile intitulée “Au clair de lune.• CHARLEBOIS-LEONE: Guy Latraverse.imprésario de Robert Charlebois, a signé récemment à Rome un contrat de trois films avec Rafran Cinema-tografica et Sergio Leone.Le premier film, provisoirement intitulé "The Genius", sera réalisé par Damiano Damiani et produit par Leone.Terence Hill sera la vedette principale de ce film et Charlebois la co-vedette.Le tournage doit débuter à Rome le 10 mars prochain pour se poursuivie en Espagne et en Arizona.Actuellement, faut-il le rappeler.Charlebois séjourne en Europe afin d'enregistrer la musique du dernier film de Gérard Pires intitulé “Sombres vacances".long métrage dans lequel il tenait un rôle aux côtés de Catherine Deneuve et Jean: Louis Trintignant.• MARIONNETTES: dans le cadre de sa série “Voie au jeune théâtre", la Bibliothèque nationale du Québec, rue Saint-Denis.produira un spectacle du Théâtre sans fil, le 16 février à 20h30.Ce spectacle de marionnettes géantes s'intitule “Epopée visuelle 5" et illustre le désespoir qui guette l'homme chaque fois qu'il n'est pas dans un état d'amour.• ELECTION: M.Raymond Carignan, président et directeur-général de la Librairie France-Québec de Montréal, vient d'être réélu président de l'Association des libraires du Québec qui regroupe quarante membres représentant 75 libraires québécois.• SUBVENTION: le Centre culturel de l’Université de Sherbrooke recevra une subvention de $50,000 du ministère des Affaires culturelles pour l'exercice financier 1975-76.dans le but d'accroître ses activités socio-culturelles.• THEATRE: au Théâtre de QuaCSous, les productions de "C'est la vie" de Robert Maltais et du “Périclès" de Shakespeare sont reportées à des dates ultérieures.Du 27 février au 22 mars, on présentera une création collective intitulée "Harem qui rit"; du 10 avril au 17 mai, une autre création collective (du Grand cirque ordinaire) tiendra l'affiche du Quat Sous.ces deux chansons qu'elle a lyp-sées, et puis il y a eu le “crrrrrrrro” dans “Acropolis Adieu": si bien qu’à la longue je ne souriais plus.Critique triste: En regardant et écoutant Mireille Mathieu, je ne pouvais m'empècher de songer aux autres chanteuses que la France nous a déjà envoyées.Je rêvais à la tendresse pointue de Barbara, à l'élégance racée et terriblement nuançe de Juliette Gréco, à l'intelligence sensible de Catherine Sauvage et même au commercialisme personnalisé de Jacqueline François ou à l'érotisme de pomme verte de France Gall.Mais par-dessus tout, c’est à Edith que je songeais.Cette chanteuse qui arrivait à nous émouvoir avec des chansons souvent moins bonnes que celles de Mireille Mathieu, mais qui nous touchait droit au coeur parce que ce qu’elle chantait, elle y croyait, parce qu’elle vivait sur scène des sentiments qui n'avaient rien d'appris, parce qu elle avait quelque chose à donner au public en plus d'une voix juste.Agée de vingt-sept ans, Mireille Matieu semble moins naturelle sur scène que René Simard, cet autre chanteur fabri qué et imposé de force au public à qui on ne laisse finalement pas le choix.Or ce sont là les deux plus grandes vedettes de leur pays et deux vedettes internationales.Est-ce un signe des temps?Ferré parlait en 1965.l'année où Mireille commençait à se faire connaître, d'une "société bidon qui s'ano-nymise et prospère".Peut-être cette chanteuse fade et impersonnelle est-elle ce que nous méritons?Au fond, qui donc est le plus manipulé, la chanteuse qui ne peut dire un mot sans l'approbation de son gérant ou le public qui l'applaudit?lente dans le genre et en plus, avec seulement trois musiciens et un chanteur, ils réussissent à obtenir plusieurs effets sonores intéressants.Leur musique est amplifiée un peu plus trop fort que celle des autres groupes, ce qui a beaucoup d'importance aans un domaine où la satisfaction se mesure en décibels.Ensuite, leurs ingénieurs du son sont de grands spécialistes dans l’art de répartir le son par intermittence d'un côté ou de l'autre, ainsi que dans celui de jouer avec l’écho etc.On peut cependant ne pas embarquer dans tous ces gadgets.On peut par exemple se demander si Jimmy Page jouait bien de la gpitare quand il a utilisé un archet.Moi, j’ai aimé ça, tout comme j'avais été bien impressionné, dans mon enfance, par un manchot qui jouait de la scie musicale avec ses pieds.La même chose vaut pour les effets visuels; il n’y avait rien de particulièrement nouveau dans la fumée et les jeux d'éclairage de leur concert, sauf une utilisation de rayons verts à un moment donné, mais tous ces effets se sont avérés efficaces et très bien réglés.Par contre certains moments furent franchement ennuyants.Une longue pièce instrumentale.dominée par John Paul Jones aux claviers, s'est voulue tranquille et subtile alors qu elle était endormante et répétitive.De la même façon, les quinze minutes du solo de batterie de John Bonham pouvaient sembler longues, sauf à la fin, quand les ingénieurs du son ont mis un peu de variété dans les “boum-boum".Naturellement, ce solo a été beaucoup apprécié par un public surchauffé.Celui-ci était particulièrement en forme jeudi soir.Les billets se vendaient aux environs de vingt dollars au marché noir et ceux qui avaient payé le prix fort cherchaient une meilleure place que celle qu'indiquait leur billet.Les malheureux qui se retrouvaient derrière la scène avaient la vue cachée par une toile de fond, aussi cherchaient-ils des places devant la scène, là où il n'y en avait plus, jusqu'à ce qu'on leur annonce trompeusement que la toile serait enle- UN MUSICIEN QUÉBÉCOIS EN INDONÉSIE : Gilles Tremblay, compositeur québécois parmi les mieux nantis et auteur d'oeuvres remarquables telles “Cantique de durée", “Kékoba", “Phrases’’, “Réseaux”, Champ I : souffles” et “Jeux de solstices", racontera son expérience en Indonésie au cours de deux émissions de la série Documents; présentées sous le titre “Une tranche de vie"; ces émissions seront dissufées les mardis 18 et 25 février à 21h, à CBF-FM.Une rencontre Orient-Occident à ne pas manquer.vée au début du spectacle.Quoiqu'il en soit, le concert a été fortement goûté du public qui a applaudi et hurlé sept minutes avant d'obtenir son premier rappel.Ce délire était tout à fait justifié, car quoiqu'on puisse penser de sa musique, Led Zeppelin a donné un très bon concert.V théâtre du rideau vert m-y-yüe SAUt fiESNAIS rOl 'K Gagnant des prix; Meilleur film de l'année.Meilleur réalisateur; Fellini.Le meilleur film de tannée.Le film #1 de 1974 Un des dix meilleurs films de tannée.IME„ SALIE EISENSTEIN ¦¦¦¦¦¦¦¦¦I DU a DU MARDI AU SAMEDI 20 H.DIMANCHE 19 H de J.B.Priestley Mise en scène ; Oaniele I.Suissa Yvette Brind amour Françoise Faucher Louise Turcot Hubert Noël Claude Préfontaine Vincent Davy Lenie Scoffié UIRA6E DMiREUX Reservations 844 1 793 © Métro Laurier,sortie Gilford — 4664, rue Saint-Denis PRIX O.C.I.C.1974 Prix du Jury: Festival de.Dinar les dcmicres fiançailles DE JEAN-PIERRE LEFEBVRE Avec Marthe Nadéau.J -Léo Gagnon.Marcel SabounnJ Sol vous invitationne à son nouveau spectacle Rum djrf&Mtfrrifc ! du 11 Fév.au 2 Mars à 20:30 hres billets: $2.50 à $6.00 EN VENTE À LA PLACE DES ARTS ET SAUVÉ FRÈRES UNE VIOLENCE DIGNE ¦ cfb THÉÂTRE MAISONNEUVE DE SAM PECKINPAH! I PLACE DES ARTS.Montréal 129 (Québec) Tél: 842-2112 - Montreal Matin “ t S MUMS MUTUELS on .issoci.ition .ivet LES EILMS CLAUDE MICHAUD D'UNE VIOLENCE INSOUTENABLE.y/z/dr r/s /(¦// / ! “«VOYAGE SUR LE HIN -GLESALPES en couleur Les coutumes, les cultures, les sports et les beautés naturelles en HOLLANDE FRANCE - ALLEMAGNE- AUTRICHE GUY DE IA RIVIERE votre hôte et votre guide en personne IGE D'OR & ENFANTS MOINS OF 14 ANS - SI 00 &8.15 PAPINEAU ai VERSAILLES Papiwru Royil 527-8635 ” ¦ «65 Sherbrooke t 353 7880 de DENYS ARCAND CELIME lOMEZ CLAUDE BLANCHARD IPATION Df DONALD LAUTREC Messe noire Générateur de joie qu'on reçoit figure comme une gifle PIGALLE • CHATEAU 1 ' VERSAILLES GREENFIELD Pk • LAVAL ¦ PARC VERDUN couleur!I si LE film Imagerie fascinante qui s’impose par sa violence ELLE, SON MARI.SON AMANT et leur bébé.TOUS PLONGÉS DANS UN DRAME DÉCHIRANT! le OûuPHin 8ÏAU8IEN FMS D’IBEmU 771 (OtO ICS FILMS MUTUELS présentent VENTANT DELA.SOLITUDE v f de CHILD UNDER A LEAF ^ i I ¦ un film de GEORGE BLOOMFIELD 1ÔANS Adultes APRES "VIVA LA MUERTE" RRABAL J'IRAI COMME UN CHEVAL FOU EMMANUELLE RIVtA GEORGE SHANNON En vedette: Won Deschamps.Ses derniers monologues, son humour inimitable, sa verve intarissable, tantôt tendre, tantôt méchant, mais toujours drôle.Une émission couleur d’une heure à ne pas manquer au petit écran! Le lundi 10 février 1975 de 9 h 30 à 10 h 30 p.m* Une présentation du groupe noranda ?Consultez l'horaire local pour la mention du canal où passe l'émission.7.15-9.15 ES FU MS MUTUI l S < r.,*.‘.1 ivp.LES FU MS * \ Françms, / Paul CLAUDE SALITET / Ct IBS OUtrCS : DYAN CANNON - DONALD PILON JOSEPH CAMPANELLA • MICHEUNE LANCTÔT musique deFRANÇlS LAI une production a MURRAY SHOSTAK et BOB BAYLIS Dès VEHDRiD! ! VERSAILLES I PAPlMEAU 0 /msvfbfwfc.f 153 ruo I *Wl ?*T‘I LAVAL I DORVAL Ct'lrf UclutlIMIl Ul l>M 1’“ *''> CREIYIAZIE ST DENIS.CtfMtZIE 381 4210 7.20 - 9.30 ¦CME] EïïTjnrnjl ¦'^^1 AÎîSHlASKA (St-Hyacinthë) REX (St-Jérôme) UNE SELECTION DES FILMS MUTUELS, PIERRE DAVID et YVES ROUSSE T-ROUARD présentent UN FILM EXTRAORDINAIRE SUR LE POUVOIR ABSOLU GENERAL IDI AMIN DADA VILIERAV SI OEIIIS.I188T 318 5bl?PRESIDENT DE L’OUGANDA Un film de BARBET SCHROEDER 7.30-9.30 I SSBHBBttBfiHK arts at spectacles Le Devoir, lundi 10 février 1975 * 11 musique.théâtre par Adrien Gruslin.Musica Camerata à l’église Le “woman show” de Monique Mercure par Gilles Potvin Depuis cinq saisons, la société Musica Camerata Montréal présente gratuitement des concerts de musique de chambre auxquels participent les meilleurs musiciens montréalais, instrumentistes et chanteurs.D'abord présentés en la salle de l’Ermitage, ces concerts ont maintenant lieu à la cathédrale Christ Church, rue Sainte-Catherine, entre les rues Union et Université et prennent place à 17 heures, au moment même où les grands magasins ferment leurs portes.Le programme de samedi comportait des oeuvres de Poulenc.Beethoven, Debussy et Dvorak, exécutées par six instrumentistes, la flûtiste Margaret Trethewey (remplaçant Cindy Subirana, souffrante), le violoniste Luiz Grinhauz, l'altiste Robert Verebes, le violoncelliste Jack Mendelsohn ainsi que les pianistes Berta R.-Grinhauz et Gerald Wheeler.Tous ont apporté leur concours à des exécutions préparées avec un soin évident, honnêtes et sans prétention.Si le niveau atteint samedi représente une moyenne habituelle à ces concerts, il s'agit là d'une série éminemment valable et l'on s’étonne que l’église n'ait pas été remplie à capacité.L’oeuvre la plus substantielle, et aussi la plus intéressante, était le Trio no 1, en si bémol majeur, op.21, de Dvorak.Par son contenu, notamment le caractère de ses thèmes, il anticipe le plus célèbre trio, dit "Dumky ", qui viendra plus tard.Au debut,-on a entendu la joyeuse Sonate pour flûte et piano de Poulenc, page plus agréable que profonde mais d’une facture irréprochable.Le Trio pour violon, alto et violoncelle de Beethoven, (en sol majeur, op.9, no 1), n’est pas une oeuvre très dense ou même lourde de sens, mais la marque du géant se reconnaît à chaque mesure.Les "Six épigraphes antiques'' de Debussy! dans leur version originale pour piano quatre mains (Ansermet en fit une version pour orchestre) ont fait figure de nouveauté.Dommage que le programme n'ait pas indiqué les titres, très évocateurs, et toujours essentiels à la compréhension des oeuvres du musicien français.Au théâtre, un “one woman show” devient automatiquement l'occasion d’assister a la performance ou contre-performance d’une comédienne.C’est une aventure rare et périlleuse car l'acteur qui s’y risque peut se briser les os à tout jamais.Le show de Monique Mercure, à l'affiche au Patriote en Haut depuis peu, valorise l'artiste.Cependant, un réseau de facteurs vient contrer les qualités de son jeu.Ces éléments amènent un spectacle difficile.Le texte intéressant pose des difficultés causées par un côté lointain quasi anonyme.11 en résulte un ensemble peu touchant, une production qui ressemble à un exercice, brillant certes, mais néanmoins exercice.Les scènes, trop courtes.permettent mal à chacun des cinq personnages de se faire valoir.Monique Mercure démontre une expressivité étonnante, la présentation pourtant n'acroche pas.Deux ' woman show " à quelques rues de distance, voilà qui est unique.Toute comparaison entre les deux est forcément mal venue.Ceci énoncé, il devient possible de souligner la supériorité du show du Théâtre d'Aujourdhui La différence vaut moins au plan des deux artistes qui excellent qu'à ceux de la facture, des contenus, de l'humour et de l'intérêt.Sarah Ménard est une fille game bien d'chez nous même quand elle chante de l'opéra ou qu elle se prend pour la carmencita.Par-opposition, ce Poprichtchine reste un passant sans intérêt jusqu'à la fin de la soirée.Un inconnu, par surcroît étranger (ce n'est pas du racisme de le dire) danse par René Picard L’imposture des Ballets modernes du Québec Tirons tout de suite trois points au clair: le vocable ballet dans le nom de ce groupe prête à confusion car il ne s'agit nullement de ballet, ni même de danse, mais bien d'un mélange de gymnastique rythmique et d'expression corporelle avec tout ce que cela comporte de frustration pour le spectateur intéressé.à la danse.N'y aurait-il pas lieu dans ce nom de moins • insister sur la provenance du groupe?Ce "du Québec" recèle un quasi-parrainage dont se sont bien gardées nos deux importantes compagnies de danse professionnelle, soit les Grands ballets canadiens et le Groupe de la Place Royale.Enfin, s'il est vrai, comme on l'indique sur le programme, que ce groupe existe depuis 196(1, on frôle la catastrophe; en effet, il existe à Vancouver l'exemple d'une compagnie*de danse qui, partie de rien si ce n est du talent et de la formation de son initiateur, offre trois ans plus tard style et qualité.Il serait possible de vouloir demeurer sympathique au projet de M.Hugo de Pot.comme c'est souvent le cas face aux troupes amateurs si le but que les BMQ poursuivent était moins prétentieux: “L’aventure (pie les Ballets modernes du Québec se propose contient un défi: installer l'expression corporelle pure dans le Nouveau Monde.".On ne peut honnêtement énoncer une pareille bourde sur le continent américain; M.de Pot n'était peut-être pas encore né que des Québécois travaillaient déjà la création en “danse” à partir de ce moyen, et je ne parle pas des Américains.De plus, comment concilier cette “expression corporelle pure" avec des mouvements de ballet classique (ouf), de jazz et de mime que ce groupe, toujours selon son programme, dit utiliser?Que je sois indifférent à l'expression corporelle?Pas du tout.Forme d'activité, l'expression corporelle s'avère un loisir libérateur pour celui qui s'y adonne; de même, elle est souvent utilisée en thérapie et on la pratique quotidiennement en Chine; elle peut encore, dans le monde de la danse moderne, être exploitée dans un cadre de travail très précis et, enfin, elle peut parfois devenir un stimulant en chorégraphie.Il appa- raît donc dès le départ que la rigueur essentielle qui sous-tend tout spectacle de danse valable en est absente.Lorsque l'expression corporelle est incorporée à un spectacle, c'est à titre de composante, “d'assaisonnement".Tout artiste cherche cette liberté.J'en connais peu qui.de prime abord, recherchent le joug d'une quelconque école, personne, clique ou institution; cela apparaît d'autant plus vrai en danse que l’histoire de cet art.depuis le début du siècle, repose sur cette volonté de libération des modes et des formes d'hier.Fokine, Duncan.Graham, Humphrey, Tudor, Cunningham.Renaud etc.tous ont crée un mode d'expression personnelle: jamais ce mode ne fut gratuit.Un décalque de la danse ne devient pas de la danse.Plutôt que d'insister sur l'exploitation d'une confusion, ce groupe aurait avantage à repenser son orientation artistique et à envisager le retour à l'ancienne voie, celle de la gymnastique.Même si l'on pouvait effectuer un mouvement tout ne serait pas réglé d'autant.Un élément fondamental dans l'art de la danse s'avère aussi nécessaire: le contenu de la communication.Se faire ressasser des lieux communs sur la pollution, la consommation et l'homme robot dans des monologues sans aucune originalité ou invention entrecoupés de mouvements chorégraphiques qui datent, ennuie.Cest en effet ce qui S'est produit au cours de ce spectacle en fin de semaine, dans un des pavillons de l'Université du Québec, rue Sherbrooke.Après la première pièce.“Pollution", construite de mouvements continuellement lancés et saccadés, pour ne pas parler de chancelants, ponctués de poèmes au cours desquels huit personnes reprennent leur souffle, j'ai été rassasié.Une oeuvre aussi vide qu'on fait durer plus d'uns heure ne m'a pas laissé le courage de faire face à la deuxième.On n'y invente pas la roue.Que ce groupe "danse" en Belgique ou en Suisse, ainsi que le laissent supposer des extraits de critiques élogieuses insérés dans le programme, me prouve une seule chose: c'est que.là aussi, certaines personnes n'y connaissent rien.Pinocchioau CNA Une nouvelle version musicale en anglais du célèbre roman “Pinocchio" de Carlo Col-lodi, sera présentée à l'Opéra du Centre national des Arts, du 13 au 15 février.Cette réalisation, mise en musique par Arnold Miller, comporte plus de cent marionnettes géantes figurant divers personnages: des clowns dansants, des éléphants savants, des forêts mouvantes et parlantes, un poisson chat, des ballerines et Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres de mystérieux négrillons, dans une éclatante palette de couleurs.Ces fabuleuses poupées sont animées par sept manipulateurs installés sur des tréteaux surplombant la scène de quelque dix-neuf pieds.Cette comédie musicale de Broadway est destinée aux enfants.Le récit merveilleux du pantin qui rêve de devenir un petit garçon, fera revivre ses extraordinaires aventures avec le malicieux renard Findlay Fairweather.le chat complice Cornelius Kumquat, le méchant Fraboninni, le grand poisson carnivore.qu'on ne reconnaît pas, qu’on n'arrive pas à connaître.De plus, l'unicité du personnage de Sarah rendait plus vivant, plus clair le fil du déroulement alors que la multiplicité des gens de Gogol les fait défiler sans jamais se fixer.Enfin, la diva fait rire, elle manifeste un état de santé débordant que ne soupçonne pas l'univers russe arrangé par F’erhan Sen-soy pour Monique Mercure.Cinq femmes, ayant en commun des relations confuses avec un imprécis Monsieur Poprichtchine.Tout est fantastique.mi-réel, mi-imaginaire dans cet univers qui prend forme avec la femme de ménage Mavra.On apprend que Mavra aime Poprichtchine, que lui aime Sophie, que Sophie aime Tiéplov, etc.On ne peut jamais jurer de rien, pas même de l'existence de ces créations de l’esprit de Gogol.Aucun élément ou être n'est exploité à fond.Les cinq femmes passent parfois sans laisser de traces à la première partie.Après l'entracte, leur retour permet d'en préciser quelques-unes.Au bout du compte, seules Mavra la servante et un peu Sophie la romantique auront été personnalisées.Les autres restent silhouettes vite oubliées.L’exemple de Madame Smirnov.mère de Sophie, illustre parfaitement.Deuxième à entrer, elle commence à vraiment retenir l'attention au moment où elle termine.L'incarnation brillait mais chaque changement nous ramène à zéro.Aucune ou presque aucune progression de l'intensité dramatique n'existe.La deuxième tranche amène un agréable moment de tendresse pour un des temps les plus prenants.Mavra y parle, chante et joue du violoncelle, c'est très beau.La suite retombe dans l'éparpillement.les envolées du texte ne portent pas bien haut jusqu'à la fin.L'efficace simplicité des dispositifs scéniques de Ferhan Sensoy permet de garder le rythme au gré des nombreux changements de costumes grâce à trois paravents Tout va par tableaux dont le minutage se doit d'être exact.De l'un à l'autre, Monique Mercure se change rapidement, le timing est irréprochable.Les trois paravents situés au fond et de chaque côté.ferment agréablement la scène.Celui de gauche reçoit des diapositives entre chaque tableau.Elles nous font voir le plus souvent un homme, russe Avis est par les présentes donné que Peter Isco-vitch, résidant à 5350 avenue MacDonald, appt 1401, dans la cité de Côte Saint-Luc, district-de Montréal, s adressera au lieutenant-gouverneur en conseil afin d obtenir un décret changeant son nom en celui de PETER COVIT ledit changement de nom devant bénéficier à sa femme MME TILLIE BRAUNSTEIN ISCOVITCH et des enfants, BURT et LINDA, résidant à l'adresse ci-haut mentionnée, et ÜENA COVIT GLOUBERMAN, résidant à 241 rue Melville, dans la cite de Westmount, lesdits noms devant servir à toutes fins légales.Montréal, le 28 janvier, 1975.ORENSTEIN.RUBY, MICHELIN, ORENSTEIN Avocats du requérant RACINE TRANSPORT LIMITEE demande lautorisa-tion à la Commission des Transports du Québec d'exploiter le permis de RACINE TRANSPORT ENRG., no 178 38-V en attendant la déci «ion finale de la Commission des Transports Les détenteurs du permis de RACINE TRANSPORT ENRG., sont les actionnaires de RACINE TRANSPORT LIMITEE Toute personne désirant s'opposer à cette de-| mande peut le faire dans les 4 jours suivant la première parution de cet avis à la Commission des Transports 505 est Sherbrooke.Montreal.APPEL D OFFRifS DMY-75-19028 pour 10h30 a.m.heure de Montréal le mardi 4 mars 1975 Région Montmorency SERVICES D’ÉQUIPES POUR 1ÉMONDAGE, L’ABATTAGE D'ARBRES ET LE DÉBOISEMENT D’EMPRISES (SOUMISSION PARTIELLE ACCEPTABLE) Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de $25 pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à l'Hydro-Québec.du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30 p.m.à l'endroit suivant: Direction des Contrats Bureau na 809 HYDRO-QUÉBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal, Qué.Canada H2Z 1 A4 Un dépôt de soumission au montant de CINQUANTE MILLE DOLLARS ($50.000), chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l'Hydro-Québec, remboursable soüs condition, doit accompagner la soumission.Dans le cas d’une soumission partielle, ledit dépôt doit être d'un montant d'au moins DIX POUR CENT (10%) de la somme totale de la soumission jusqu'à concurrence du montant ci-dessus.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de l'Hydro-Québec sont admises à soumissionner, L’Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues ¦ Les cosecrétaires B.LAÇASSE - W.E.JOHNSON Montréal, le 31 janvier 1975 Avis est par les présentes donné qu'un Acte enregistré au Bureau du Registraire de la Division d'en-registrement de Montréal, sous le no: 257-5419.La Banque Toronto-Dominion (ici appelée La Banque ) 'a libéré, réassigné et retransféré à GRANT-MILLS LIMITED (ici appelée Le Client ") 2295.chemin St-Fian-çois Dorval.Qué contracteur général, tous les droits, titres et intérêts de la Banque sous une certaine assignation générale des dettes figurant aux livres, exécutées par le client à la Banque, en date du ^0 novembre 1970 et enregistrée au Bureau du Registraire de la Division d'Enregistrement de Montréal sous le no 2246731 Daté ce 31ième jour de janvier 1975 LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE N0: 500-05-001082-757 BANQUE CANADIENNE NATIONALE.ROGER ST-AMOUR Demanderesse Défendeur PAR ORDRE DE LA COUR Avis vous est donné qu'une action a été intentée contre vous par la demanderesse dans cette cause pour le montant de $12.601 83 plus intérêt et frais Une copie du bref d’assignation et de la déclaration a été déposée à votre intention au greffe de la Cour Supérieure de Montréal, et vous êtes requis de comparaître d'ici trente jours, à défaut de quoi, jugement pourra être rendu par défaut ME JEAN-GUY VAUGE0IS.Protonotaire-adjoint Cour Supérieure de Montréal REINHARDT.DESCHAMPS & LEBEL 500, Place d'Armes Montréal.Québec Avocats de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) No 500-12-048.726-750 ROLAND CHADRONNET, domicilié et résidant dans les ville et district de Montréal, Requérant vs DAME PAULINE PR0VENCHER, épouse commune en biens de Roland Chadronnet, de domicile inconnu, Intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'intimée PAULINE PR0VENCHER est, par les présentes, requise de comparaître dans un délai de soixante jours de la dernière publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal à son intention PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par Vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous MONTREAL CE 5 FEVRIER 1975 (S) Selim Naguib Registraire-adjoint BELLEAU ET MARSOT.avocats Procureurs du requérant 4377 ouest, rue Notre-Dame Suite 9 Montréal.PQ H4C 1R9 PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE N0: 500-05-012771-745 MICHEL VALLEE, de 970 Domville.Notre-Dame du Sacre Coeur, district de Montréal DEMANDEUR -VS- JEAN PAUL BALCK, anciennement du 5075, rue Domville, Notre-Dame du Sacre Coeur, district de Montréal, et maintenant de domicile inconnu.-ET- GERARD THERRIEN, du 721, rue Domville, Notre-Dame du Sacré Coeur, district de Montréal.DEFENDEURS SUIVANT ORDONNANCE DE CETTE COUR, le défendeur JEAN PAUL BLACK, est enjoint de compa-raitre dans un délai de trente (30) jours de la dernière publication.Une copie du Bref d'assignation et déclaration a été laissée pour lui au bureau du Protonotaire de la Cour Supérieure de Montréal.Montréal, le 31 janvier.-1975 W LEFEBVRE, Officier Autorisé MM.Kaufman & Posman, Avocats.1255.Carré Phillips, Suite 908.Montréal.P 0 PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO 500-05-018-651-743 MARY GREENBERG et MARVIN GREENBERG, tous les deux domiciliés et résidant au 625 rue Abbott, St-Laurent.Québec Demandeurs DAY & ROSS LTD corporation légalement constituée.ayant sa principale place d'affaires dans la ville de Hartland.Province du Nouveau Brunswick, et LEANDRE THIBODEAU de la ville de Don Mills.Province d'Ontario, domicilié et résidant au 14 rue Rayoak Drive, app 209.Don Mills.Défendeurs IL EST ENJOINT aux Défendeurs à l'intention des quels des copies du bref et de la déclaration ont été laissées au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours Montréal, le 4 février 1975 SELIM NAGUIB Prothonotaire Adjoint Mes.Boisvert Pickel & Teitelbaum 600 ouest Bout Dorchester.Suite 2610 Montréal.Québec PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE N0: 500-05-000379-758 CLAIRE O'CONNELL, épouse séparée de biens de Lucien Bédard.tous deux résidant et domiciliés en la Cité de Beloeil, district de Montréal DEMANDERESSE -VS- EURIPIDES TERRERO, résidant à Caracas, Venezuela -ET- DOMINION STORES LTD .DEFENDEURS PAR ORDRE DE LA COUR: Le défendeur EURIPIDES TERRERO est par les présentes est requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours, à compter de la dernière publication Un?copie du bref d'assignation et déclaration a été laissée au greffe de la Cour supérieure de Montréal à son intention MONTREAL, ce 6 février 1975 JEAN-GUY VAUGEOIS.P A CSM Mes MONETTE CLERK MICHAUD & ASS .suite 1850 Place du Canada Montréal, QUE PROCUREURS DE LA DEMANDERESSE La requérante Tudehope Cartage Ltd , demande à la Commission des Transports l'autorisation d'ajouter la clause suivante à son permis déjà existant: Transport Restreint — Longue Distance — Route Restreinte — Explosifs — Contrat — Des frontières Quebec/Ontario à St-Grégoire (Iberville) et St-Antoine (Terrebonne) (Port d'entrée: Rivière Beau-dette.Pointe Fortune et Hawkesbury) pour le transport d explosifs (classe A et B) pour le compte de Dupont Canada Liée, et retour avec charge en surplus, (point d'origine Nobel.Ontario).Toute personne désirant s'opposer à cet avis peut le faire en s'adressant à la Commission des Transports du Quebec 505 est rue Sherbrooke Montreal dans les 4 jours suivant la première parution de cette demande.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No: 500-02-034-164-744 LEASEWAY FLEET INC demandeur contre HARVEY LITWACK, défendeur IL EST ENJOINT à HARVEY LITWACK à l’intention de qui une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Montréal, le 4 février 1975 GREFFIER Me Harvey Earl Shaffer 666 ouest, rue Sherbrooke Suite 1008 Montréal, Québec H3A 1E7 Avocat de demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No: 500-02-038-329-749 LEASEWAY FLEET INC.demandeur contre GEORGES MALHERBE défendeur IL EST ENJOINT à GEORGES MALHERBE à l'intention de qui une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Montréal, le 4 février, 1975 GREFFIER Me Harvey Earl Shaffer 666 ouest, rue Sherbrooke Suite 1008 Montréal, Québec H3A 1E7 Avocat de demandeur V .¦ .ft
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