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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 20 février 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1975-02-20, Collections de BAnQ.

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/ SMI la météo: généralement ensoleillé.Maximum près de 30.Aperçu pour demain: peu de changement.Détails en page 6.Fais ce que dois 20 CENTS Vol.LXVII - No 42 Montréal, jeudi 20 février 1975 Office férial Québec retire son projet de tests linguistiques par Lise Bissonnette Ni vus, ni connus, les tests d’aptitudes linguistiques accompagnant la loi 22 auront vécu, du moins pour la présenté année scolaire.Le ministre de l’Education, M.François Cloutier, a en effet avisé hier la direction de la CECM qu'il avait décidé de “reporter” la validation des tests.Sans autre date ni commentaire.Nul n’ignorait que la route de la langue d’enseignement n’était pas pavée de roses pour le ministère dont les déboires n’ont cessé de faire la manchette quand il s’est agi d'expérimenter ces fameux tests à l’échantillon introuvable.Le renoncement d’hier aura toutefois enlevé une épine du pied de la CECM qui s’apprêtait à décider aujourd'hui de sa collaboration à la validation, dans la plus grande incertitude, sachant bien que l’Alliance des professeurs de Montréal avait lancé une consigne de boycottage.Si les tests ne sont pas expérimentés, il faut croire que les experts rentreront à Québec avec leur bagage et que nul enfant n’aura à s’y soumettre cette année.On voit mal dès lors comment le régime de liberté de choix de la langue d enseignement, institué sous l’empire de la loi 63, me vivrait pas au moins un an de plus.Ce ui compromettrait le pari récent d« M.loutier de renverser “d’ici 1976-77” la tendance des inscriptions scolaires des £ immigrants.Il était impossible hier d’obtenir plus de précision au cabinet du ministre de l’Education où l’on s’est toutefois refusé à démentir comme à confirmer cette nouvelle dont la CECM ne faisait pourtant pas mystère.On reconnaissait cependant que le ministre avait participé a quelques réunions à ce propos au cours des derniers jours, dont la plus récente datait de lundi soir.Les tests d’aptitudes, qui devaient mesurer chez l’élève la “connaissance suffisante de la langue d'enseignement’' du secteur où il voulait s'inscrire, s’étaient attirés de fortes réticences dès que le principe en a été promulgué, en même temps que la loi 22.Quand les services du ministère se sont attelés à leur confection, la résistance s’est faite plus vive, en même temps qu’une alliance du refus faisait l’unani- mité tacite chez les administrateurs scolaires et les enseignants, chez les anglophones et les francophones.Les experts mettaient en doute leur validité à cause de leur trop rapide préparation, les enseignants refusaient de se prêter à l'application d'une loi que nombre d’entre eux avaient vivement combattue, et les commissions scolaires préféraient se tenir loin de pareil foyer de mésentente.Voir page 6: Tests linguistiques Le fédéral hausse son budget de 28% par Fay LaRivière OTTAWA (PC) — Le budget principal des dépenses du gouvernement, déposé aux Communes, hier, atteint $28.2 milliards pour l’année financière 1975-76, soit une auggmentation de 28 pour cent par rapport a celui de l’an dernier.De plus, le gouvernement prévoit $2.6 milliards en dépenses non budgétaires, tels prêts, investissements et avances.Le budget principal rassemble les premières évaluations des dépenses que le gouvernement entrevoit pour l’année financière à venir.Il est habituellement suivi de deux ou trois budgets supplémentaires.Le budget principal de 1974-75 était de $22 milliards.Il a été suivi de deux budgets supplémentaires, haussant le total des prévision à $25.9 milliards.Comme l’année financière 1974-75 ne se termine que le 31 mars prochain, le gouvernement peut déposer un troisième budget supplémentaire et le président du Trésor, M.Jean Chrétien, a déjà annoncé que celui-ci serait de l’ordre de $1.2 milliard, soit un grand total de $27.1 milliards.Cependant, pour l’instant, les dépenses réellement encourues par le gouvernement pour la même annee financière sont en réalité de $25.4 milliards.Selon que l’on compare le budget principal 1975-76, déposé hier, à l'un ou l’autre des différents totaux, le taux d’augmentation des dépenses gouvernementales prévues varie entre 11 et 28 pour cent.On ne connaîtra toutefois le taux exact de cette augmentation que lorsque les sommes auront été effectivements dépensées et entièrement comptabilisées pour les deux années concernées c'est-à-dire vers le milieu de Tannée 1977.Selon le budget déposé hier, le poste gouvernemental le plus onéreux demeure, pour 1975-76, comme pour Tannée antérieure, la santé et le bien-être social qui comprend, non seulement les programmes du ministère du même nom, mais aussi ceux d'autres ministères, comme Tassurance-chômage, les allocations des anciens combattants, les affaires communautaires indiennes, le logement et la rénovation urbaine.La part du budget allouée aux programmes sociaux est de 27.8 pour cent, les premières évaluations y affectant $7.8 milliards, auxquelles pourront s'ajouter d'autres évaluations au cours de l’année Cette première tranche de dépenses pour les programmes sociaux en 1975-76 dépasse de $830 millions Tensemble des dépenses au même titre pour 1974-75.En fait, les dépenses au chapitre social pourraient dépasser les $8 milliards au cours de Tannee qui vient, si la différence entre le budget principal et les dépenses totales véritables est proportionnelle à celle de 1974-75 au même chapitre.Une accélération encore plus rapide que Tan dernier pourrait même survenir à cause de l’indexation automatique de certaines prestations comme les allocations familiales et à cause du lourd tribut d'assurance-chômage que laissent présager les 815,000 chômeurs de janvier, contre les 637,000 de janvier 1974.Les sommes prevues pour l’expansion et le soutien économique sont évaluées à.$4.7 milliards, contre $2.8, en 1974-75.La principale cause de cette augmentation Je près de 70 pour cent provient des versements au titre de compensation pour les prix des produits pétroliers dans l'Est du pays afin de maintenir un seul prix dans Tensemble du Canada.Voir pago 6: Budget fédéral (Rendes vouj pour vos réunions d’affaires ou sociales où la qualité est de tradition 7815 boul.Décarié réa.731-7701 poatea 710, 733,740 Tandis que les négociations reprennent Montréal privé de tout service postal Jean Chrétien, président du Conseil du trésor Le service postal était paralysé hier sur Tensemble du territoire du Montréal mé-' tropolitain.Le levée des boites a été interrompue depuis ce matin et le ministère des Postes a prié les usagers de ne pas y déposer leur courrier.L’Union des facteurs a donné Tordre à ses membres de respecter les lignes de piquetage établies par les cols bleus du sÿn-î Ü dicat en grève de l'Alliance de la fonction publique.De sorte que les camions demeurent depuis immobilisés aux entrepôts de Ville LaSalle et de la rue Hoche-laga à Montréal.Seuls, les facteurs non motorisés continuent à livrer le surplus de courrier qui s'était accumulé à Thôtel central du bureau de poste de Montréal et il dans les succursales.Pendant ce temps les négociations reprenaient hier entre l’Alliance de la fonction publique et le Conseil du trésor, les deux parties s’engageant à ne faire aucune déclaration pour une période de 48 heures.Un porte-parole syndical a cependant précise que les grèves rotatives allaient continuer malgré la reprise des pourparlers.Mardi, un incendie, que la police croit d'origine criminelle, dévastait une partie de la succursale Gagnon à Ville Saint-Laurent, dans le nord de la ville.Pour l’instant, le bureau central estime qu'en-viron 3,000 colis et quelques milliers (Téléphoto CP) (je iettres furent détruits.Quelque 80 cols bleus membres de la Fonction publique travaillent au service postal de la région de Montréal.Il s'agit de préposés à l’entretien des camions, des convoyeurs à courrier, de gerbeuses utilisées pour le transbordement à l'intérieur des bureaux de postes et des succursales sommaire ¦ Le PSBGM rejette le principe de l’unification scolaire — pages ¦ Cette restructuration en retard: un éditorial de Claude Ryan ¦ Limites et exigences du mandat de l’enquête Cliche: par Claude Ryan — page 4 ¦ Le népotisme, seule politique d’embauche visible à la CIC — pages Le bureau du vérificateur n’a pu avoir accès à tous les documents de la CIC par Louis-Gilles Francoeur Un comptable du bureau du vérificateur général du Québec, M.Jean-Marie Lampron, a déclaré hier devant la commission Cliche que des adjoints du ministre du Travail, M.Jean Cournoyer, ainsi que les responsables de l’ancien Comité paritaire de la construction de Montréal, l'ancêtre de la CIC, avaient respectivement rétréci son mandat en cours de route et limité ses accès aux personnes et aux documents de sorte qu'il n'a pu effectuer l'enquête en profondeur alors envisagée.Parlant de “barrière" et "d'entraves" dans son travail, M.Lampron a dépose hier devant la commission les quatre rap- ports remis au vérificateur general, les 27 mai, 30 juin et 9 juillet 1971, dont LE DEVOIR publiait récemment de larges extraits.Produisant une lettre du ministre du Travail, du 9 février 1971, M.Lampron a démontré que son mandat initial visait la production “d'un rapport complet de la situation comptable et administrative du comité conjoint de la construction ", qui avait administré jusqu'alors un budget de $10 millions.Le comité venait d'être dissous et ses biens étaient alors liquidés par M.Jacques Tremblay.Tous les fonctionnaires au défunt comité avaient alors été placés sous la responsabilité de la Com- mission du salaire minimum.Cette situation a duré jusqu'en novembre de la même année, soit quelques mois après la création de la CIC.A la fin du mois de juin de cette année-là Le mandat du vérificateur général devait toutefois être "rétréci'' à la suite de la présentation par M.Lampron d'un rapport préliminaire sur certains aspects de la gestion du comité.Lampron y stigmatisait Cabsence de contrôle financiers, de critères administratifs, de politique cohérente des achats, et ainsi de suite Une rencontre réunit alors M.Réal Mi-reault, Tactuel sous-ministre du Travail, et ses collaborateurs immédiats.MM J.O.Leblanc, sous-ministre, et Gilles Lavoie, directeur général des normes.Le bureau du vérificateur est représenté par M Gérard Larose lui-même et M.Lampron.La teneur de cette rencontre a été confirmée le lendemain par lettre, soit le 8 juin 1971.Le vérificateur y confirme que le mandat de son équipe se résumera désormais 1) aux traitements, frais de représentation et allocations diverses; 2) au système de location d'automobiles du comité; 3) au traitement des données; et 4) aux réclamations des employeurs.Il n'est plus question de l'administration et des meca-Voir page 6: Le vérificateur et enfin des oblitératrices à moteurs électriques.Une flotte de 300 camions assure la manutention et le transport du courrier sur le territoire du grand Montréal.Les chauffeurs sont membres de l’Union des facteurs qui est déterminée a respecter les lignes de piquetage partout où les cols bleus en grève décideront d’en ériger.Pour le président de la section montréalaise du Syndicat des postiers du Canada, M.Marcel Perreault, cette situation prouve que les postiers ont raison d'exiger de modifier le statut du ministère en celui de société de la Couronne.Les cols bleus sont répartis un peu partout au sein de la fonction publique, mais selon M.Perreault, c'est le ministère des Postes qui est le plus durement touché par cet arrêt de travail.L’intégration à une société de la Couronne, croit-il, permettrait notamment en cas de conflits majeurs ou de grèves de mener autour d’une même table les négociations des différentes unités syndicales.Cette insistance du Syndicat des postiers à réclamer le statut de société de la Couronne vise davantage à obtenir le droit de négociation collective libre de toute restriction.Les membres du SPC pourraient ainsi jouir du régime du Code canadien du travail plutôt qu'à celui de la Loi sur les relations de travail dans la Fonction publique.En effet, la loi sur les relations de travail ne permet pas aux postiers de négocier collectivement les enangements technologiques, la classification des emplois non plus que la mutabilité des emplois.Par contre, le gouvernement a amendé le Code canadien du travail en 1972 pour accorder ces droits à tous les travailleurs syndiqués de l’extérieur.C'est essentiellement la thèse que défend le Syndicat des postiers dans le mémoire qu’il devait soumettre hier au Comité mixte spécial du Sénat et de la Chambre des communes sur les relations entre employeurs et employés.C’est la deuxième fois dans les derniers quinze jours que le comité reporte à plus tard le plaidoyer du Syndicat des postiers.Ce qui a provoqué la colère des postiers maintenant convaincus que le comité du Sénat et de la Chambre est de mauvaise foi.Même si l'évolution constante du conflit des cols bleus fédéraux rend difficile d’en donner une image claire, voici la situation telle qu elle se présentait hier dans Tensemble du pays.A Ottawa même, les préposés au courrier ont refusé de franchir les lignes de piquetage dressées par les employés de soutien des postes, retardant d'autant Tache-Voir page 6: Service postal Notre voisine d’à côté, l’Ontario (4) Des caisses électorales propres, propres, propres par Jean-V.Dufresne TORONTO — Les rabatteurs de la caisse électorale sont devenus de gentils solliciteurs à qui personne n'a plus rien à reprocher et qui vont même jusqu'à comparer leur dévouement à celui des soeurs de la charité.Grâce aux amendements fiscaux du gouvernement fédéral qui associent désormais les partis politiques à de vénérables associations de dames patronesses — à vrai dire, les oeuvres charitables sont beaucoup moins choyées par le ministère du Revenu — les partis politiques fédéraux vont maintenant tenter de séduire l'électeur avec quelque chose qui ressemble au sourire de la petite demoisselle qui vend les produits Avon.Finis les habits sombres et les cigares mâchouillés des “bagmen", les appels téléphoniques la main en cornet, les sollicitations d'antichambre, finie la caisse occulte et les comptes suisses.Et vive le civisme électoral.L'argent aura maintenant odeur de vertu.Car il fallait entendre ce soir-là a Windsor cette espèce de curietrx grand garçon à barbiche rousse, aux grands yeux doux de chasseur de papillons, parlant toujours à voix haute, a mi-chemin du quizz-kid des années quarante et du technocrate contemporain.Charies Graham de son nom, principal solliciteur de fonds électoraux pour le parti libéral du Canada “Mv dear, I was interviewed over the French network, and my accent was awful!” s'exclame-t-il devant une relation-niste désabusée du parti de M.Nixon.Coquet comme une vendeuse de petits dessous, on le dit cependant homme redouta- ble et à tout prendre c'est un garçon fort sympathique sauf qu'il ne veut jamais parler d'autre chose que du "fund raising Il faudra s’y habituer.Ces gens-là ne vous lâcheront pas d'une semelle, je dirais, d'un talon ae chèque, pour vous convaincre qu'une contribution électorale s'appelle un "gift”, qu’un "bagman ” s’appelle un "fund raiser .et qu'un électeur, je vous le donne en mille, s'appelle prosaïquement, un "customer "."Comparez-vous à la Red Feather, à des vendeurs de fonds mutuels (quand on connaît leur rendement de Tannée dernière! ).Dites à vos amis ce dont il s'agit, qu'ils n y connaissent rien This is a whole new era in fund raising.Vous n ètes plus des "bagmen ".Offrez-leur un gin et expliquez-lfur, demandez-leur de souscrire en leur faisant valoir qu’un cadeau de $100 au parti ne leur coûtera que $25 Dans la salle pas un mot ne sort de la bouche de ces délégués subitement transformés en vendeurs itinérants de batteries de cuisine à rabais pour la plus grande gloire de la friture politique A rabais, puisque les contributions a un parti fédéral sont, depuis août dernier, deductibles non pas du revenu imposable, mais de l'impôt à payer, suivant un pourcentage décroissant à mesure que le "ca- deau" est plus généreux Ainsi, une contribution de $500 autorise une déduction de $225 sur l'impôt à payer On peut déduire jusqu'à $500, pour une contribution de $1.150.Par année.Dites-moi, connaissez-vous un contribuable canadien autorise a déduire autant pour ses enfants?QUAND VOUS ACHETEZ UN DICTIONNAIRE EN 1975 asturMt-vous qu’il s’agit bftan d’un dletlonnalra da 1975 chez votre libraire exigez un : PETIT LAROUSSE édition 1975 Avant de passer à l'équipe Trudeau, au lendemain des élections de juillet dernier, M.Graham sollicitait, m'a-t-il dit, des fonds privés pour l'université de Stanford, en Californie, au rythme de $60 millions Tan Il fallait s’y attendre.La caisse électorale est une expression devenue malpropre Mais si dédaigner les grosses contributions est désormais louable, il n'existe plus qu'une autre façon de garnir les coffres, c'est d étaler la sollicitation sur le plus grand nombre, et cette méthode exige le dévouement et l'enthousiasme de tous les partisans.Ces vertus, que le Nouveau Parti Démocratique a su exploiter de tout temps, les Libéraux n en sont pas eux-mémes dépourvus, ni les conservateurs du reste, mais moins enclins que les disciples de Woodsworth à s'enfarger dans les fleurs du tapis, ils y ajouteront un cachet de realisme professionnel et mercantile qui n'a pas son pareil.Car dans un pays bon chrétien comme le nôtre, s'il faut pratiquer la vertu, il est indécent de l'afficher trop ouvertement, comme le vice, et ce n'est donc pas à la noblesse d'âme ou'ils feront appel, mais à celle du profit.Car enfin, si tous sont d'accord pour démystifier la caisse, les élections ne Voir page 7: L’Ontario / n 2 * Le Devoir, jeudi 20 février 1975 r Sauvée, la Nouvelle compagnie théâtrale par Michel Roy La Nouvelle Compagnie Théâtrale, qui devait fermer ses portes en mai, est virtuellement sauvée.Le ministère des Affaires culturelles a en effet annonce hier une série de mesures, mises au point au cours d'une rencontre entre le ministre, M.Denis Hardy, le directeur de la NCT, M.Gilles Pelletier, et l'un des membres du conseil d'administration de la Compagnie, M.Gilles Marsolais.Les dispositions suivantes sont annoncées ou prévues: • Le ministère octroie une subvention supplémentaire de $36,750 pour la saison en cours afin de permettre à la troupe de rétablir en partie les budgets qu’elle avait dû réduire sensiblement en prévision de sa fermeture; cette subvention s’ajoute à celle que la NCT avait déjà reçue pour l’annee en cours et qui s'élève à $175,000.Cette somme, précise M.Hardy dans un communiqué, correspond au pourcentage d'augmentation égal à celui qu'a connu le budget total du ministère pour cette même période, • Les responsables de la NCT vont très prochainement soumettre au ministry un projet de programmation triennale "en tenant compte des augmentations budgétaires que devrait connaître d’ici peu le ministère des Affaires culturelles et qui lui permettront alors d'accorder a cet organisme une subvention correspondant aux besoins exprimés par cette Compagnie”.Il est probable que cette subvention annuelle sera de l’ordre de $250,000 par année; ainsi, la NCT pourrait à l’avance combler le déficit annuel quelle prévoit et qui atteint environ $50,000; en revanche, M.Pelletier s’est engagé à prévoir une "programmation raisonnable” comprenant, à l’intérieur d’une saison, un petit, un moyen et un grand spectacle.C'est la première fois que le ministère consent à étaler sur plus d’un an sa politique de subvention en faveur d’une compagnie de théâtre.C’est une innovation rassurante pour les entreprises qui pourront mieux planifier leur activité à l’avenir.• La NCT devant bientôt évacuer la salle du Gésu, le ministre a examiné avec les responsables de la NCT plusieurs hypothèses.M.Hardy déclare à ce sujet qu’il considère cette question “comme prioritaire’' et compte y trouver une solution au cours des prochaines semaines”.On apprend de la NCT à ce sujet que deux grandes voies s'offrent à la NCT.Ou bien le gouvernement fera l'acquisition d une salle et la mettra à la disposition de cette Compagnie; ou bien la NCT se portera acquereur d'un théâtre, le transformera selon ses besoins, et empruntera les fonds nécessaires à cette fin.Dans ce cas, le ministère lui verserait une subvention d'équipement qui permettrait d'effacer la dette en trois, cinq ou 10 ans suivant la formule choisie.En retour, la NCT s'engagerait, si elle venait à disparaître, à remettre cette salle au gouvernement.Quelles que soient les modalités des diverses solutions envisagées, il est désormais assuré que la NCT — dont la vocation éducative a été plusieurs fois reconnue par Québec — ne fermera pas ses portes.“Il n'en est pas question ", a déclaré M.Hardy à ses interlocuteurs.Les ingénieurs syndiqués à la commission Cliche: enquêtez sur la Bechtel Les prétentions du président de l'Hydro-Québec, M.Roland Giroux, devant la Commission Cliche, suivant lesquelles les ingénieurs québécois n'étaient pas suffisamment expérimentés pour assumer la direction des travaux de la baie James, suscitent de vives réactions parmi les cadres et ingénieurs syndiqués du Québec, notamment chez ceux de l'Hydro, et chez les dirigeants de la Fédération nationale des syndicats du bâtiment (CSN).Les ingénieurs syndiqués de l'Hydro et la Fédération des cadres et ingénieurs syndiqués du Québec, comme la fédération au bâtiment elle-même, réclament de la commission d'enquête sur les libertés syndicales, que préside le juge Robert Cliche, qu’elle "fasse la lumière sur les relations qui ont existé entre la direction de l'Hydro, M.Paul Desrochers, alors premier conseiller de M.Bourassa, et les milieux financiers." Chez les ingénieurs, on estime que toute la question du financement du vaste projet maintenant estimé à $12 milliards, et la gérance pour la construction des ouvrages, accordée à la firme américaine Bechtel, sont au coeur du problème de la corruption syndicale au Québec."Les chantiers de la baie James ont servi de bouillon de culture pour le virus de la corruption syndicale, et les ingénieurs syndiqués pensent qu'il est du devoir de la commission Cliche de rechercher les vrais responsables," réclament-ils.Les quelques révélations entendues devant la Commission Cliche soulèvent trois questions principales, disent-ils : la nature des tractations qui ont eu lieu entre le président de l'Hydro, M.Giroux, et les financiers américains, entre 1971 et 1972; le choix de la compagnie Bechtel comme maître d'oeuvre fut-il fait dès le printemps de 1972?A-t-il été fait à la suite d une entente entre M.Giroux et les financiers américains?Enfin, la compagnie Bechtel a-t-elle imposé le choix de la FTQ-Construction dans les chantiers de la baie James?L'hypothèse des ingénieurs syndiqués: le gouvernement Bourassa, redoutant la puissance accrue de l'Hydro-Québec, cherche un moyen de dépecer ce qu on a appelé "un Etat dans l'Etat ".On propose alors de faire participer au projet des entreprises privées canadiennes.M.Paul Desrochers est le principal auteur de ce scénario, mais il se heurtera à la présidence de l'Hydro-Québec, dont l'appui des financiers américains pour réaliser le projet tenait à une condition formelle: Bechtel, la grande firme américaine, serait désignée maître d'oeuvre, l'Hydro se réservant l'ingénierie, dont les coûts ne dépassent guère 5% de l'ensemble.Or.les ingénieurs québécois signalent que la performance réalisée à la Mani-couagan les autorisait à assumer une tâche qu'on a confiée à une firme étrangère pour des mobiles purement financiers.United Aircraft Les médiateurs s’attaquent aux deux points litigieux Les fonctionnaires du ministère du Travail chargés du dossier United Aircraft vont se pencher sur les deux points litigieux qui empecnent un reglement du conflit à cette usine de Longueuil.A la suite du vote massif de mardi tes grévistes ont mandaté leur comité de négociation à trouver une formule d'indexation acceptable ainsi qu'un protocole de retour au travail qui tienne compte du statut syndical des employés présentement au travail.Il semble donc que la médiation de M.Cournoyer ait rétréci aux trois-quarts le fossé qui séparait les parties.Du côté de la compagnie, on souligne que la question du réembauchage des employés en grève pose d'épineux problèmes qü'il faudra bien aplanir dans un face à face patronal-syndical.Ainsi, le protocole de retour au travail devra être pré- cédé d'un “sérieux recensement des ouvriers toujours en grève et prêts à revenir en atelier.” La United Aircraft se dit incapable de parler d'un calendrier de retour au travail tant qu'elle n'aura pas procédé à une évaluation de ses besoins actuels en main-d oeuvre.“On souhaite rappeler le plus grand nombre de gens dans les délais les plus courts ", dit un porte-parole.Quant a la convocation de la Commission parlementaire du travail, elle semble pour l'instant reportée sinè die tant que les pourparlers entre les parties, via la mediation du ministère, n'auront pas abouti au désespoir d’en arriver à un accord sur la formule d’indexation salariale et les modalités du retour au travail à la United Aircraft.Les métallos: rien à voir avec ce projet relatif à la main-d’oeuvre automobile Le Syndicat des métallos (FTQ) soutient dans un communioué qu'il n est nullement implique dans la redaction d'un avant-projet de loi relatif à la formation et à la qualification professionnelles de la main-d'oeuvre d'antretien des véhicules automobiles au Québec On se souviendra que le 30 janvier dernier, les associations patronales, concessionnaires et garagistes en tète, convoquaient une conférence de presse pour faire état de la présentation au ministre du Travail, Jean Cournoyer, d'une règlementation de la main-d’œuvre d entretiens des automobiles dans le cadre de la création éventuelle d'une commission de formation professionnelle.La FTQ juge que les journalistes ont été abusés à cette occasion alors que les organismes patronaux de l'automobile se sqfll fait fort de présenter cette loi-cadre comme un projet conjoint ce qu'il n'est pas MM.Jean Gérin-Lajoie et Emile Brazeau, respectivement directeur et per-manant du Syndicat des métallos, insistent pour rétablir Certains faits: "Les journalistes ont eu raison de noter les “réserves” du délégué de la FTQ.M Brazeau, vis-à-vis de ce projet de loi.En réalité, le délégué de la FTQ assistait à une conférence de presse convoquée exclusivement par la partie patronale et sans consultation avec le syneicat.Le texte exact du projet de loi n'avait même pas été remis au délégué syndical,” Montréal en appellera L’expropriation des terrains passerait de $5 à $10 millions, Place Desjardins par Bernarl Descôteaux La Ville de Montréal contestera en Cour d’appel d’une série de jugements du Tribunal d’expropriation dont la principale conséquence est de faire passer la valeur des terrains expropriés pour la construction de la Place Desjardins de quelque $5 millions à environ $10 millions.- C’est pour des motifs d’erreurs de droit, d’appréciation des faits et de partialité que le comité exécutif de Montréal a pris cette décision rendue publique hier.En fait, 14 jugements rendus par le juge Paul Trudeau, maintenant retourné à la pratique privée, seront portés en ap-
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