Le devoir, 27 février 1975, jeudi 27 février 1975
Fais ce que dois la météo: nuageux avec quelques éclaircies.Maximum 30 à 35.Aperçu pour demain: généralement nuageux.Détails en page 6.20CENTS Vol.LXVII - No 48 Montréal, jeudi 27 février 1975 Office férial Le pot-de-vin de $2,000 Desrochers avait eu accès aux bandes sonores de la SQ par Louis-G.Francoeur Selon René Gagnon, l’ex-secrétaire particulier de Pierre Laporte, Paul Desrochers, l’ex-conseiller spécial du premier ministre du Québec, avait pris connaissance dès le printemps de 1971 de toutes les transcriptions d'enregistrements effectuées par les services spéciaux de renseignement de la Sûreté du Québec sur la ligne téléphonique de Gagnon.Si les faits cités par René Gagnon sont exacts, le conseiller spécial du premier ministre était donc au courant dès cette époque des conversations de Gagnon avec Frank d’Astî et d'autres personnes du monde interlope.Ces bandes magnétiques ont été produites l’an dernier devant la Commission d’enquête sur le crime organisé.Par ailleurs, Paul Desrochers aurait aussi été au courant de l’offre de pot-de-vin de $2,000 transmise à René Gagnon par Henri Dion, alors président de la Société d’Habitation du Québec.Selon l’enregistrement de cette conversation produite devant la commission Cliche le 14 février dernier — laquelle re- .et devait s’occuper de la dette de Laporte sommaire lUn tollé arrête les arpenteurs de l’Hydro-Québec — page 2 lia Fraternité des policiers voit des limites au mandat de la CPQ lUne expérience qui peut mener au remplacement de l’enquête préliminaire — page 3 lia démission de Jean Marchand: un éditorial de Michel Roy IMM.Bourassa et Choquette témoigneront-ils?par Claude Ryan Iles libéraux et le chef: un commentaire de Jean-Claude Leclerc — page 4 A montait au mois de septembre 1970 — Paul Joyal, le beau-frère du député libéral Raymond Mailloux, était prêt à payer une somme “dans les trois chiffres" pour devenir membre de la Commission du salaire minimum.Dans son témoignage hier devant la Commission Cliche, René Gagnon a raconté avoir rencontré au printemps de 1971 le notaire Claude Desrosiers, alors président du comité d’organisation du Parti libéral du Québec.Me Desrosiers est aujourd’hui président du PLQ.La rencontre a eu lieu dans un restaurant de l’Est de la métropole, soit au Sambo ou au Réveillon, de préciser Gagnon.Les deux hommes devaient alors discuter de certains sujets politiques, Gagnon étant alors lui-même en charge d’un comité de la commission politique du PLQ.C’est alors, a poursuivi le témoin, que Me Desrosiers m’a dit: “Paul (Desrochers) me semble inquiet de certaines activités que tu as.” Précisant sa pensée, le notaire a ajouté que plusieurs tables d’écoute électronique avaient été installées sur les lignes téléphoniques d’hommes politiques et de fonctionnaires depuis les événements d’octobre 1970.J’ai alors compris, a commenté Gagnon, que ma ligne était "tapée" et qu’on me “passait" gentiment le message.Le témoin a alors précisé que le notaire Desrosiers s’était fait plus explicite en ajoutant que Paul Desrochers avait été obligé de “se taper toute une nuit” à lire les transcriptions des écoutes effectuées sur la ligne de Gagnon.Le rapport sur toute cette écoute électronique représentait un “volume".René Gagnon avait dit, lors de sa comparution devant la CECO, qu’il avait été informé de la présence d’appareils d é-cqute sur sa ligne téléphonique.Il n’avait jamais dit, du moins publiquement, qui lui avait fourni ce renseignement et la source de cette personne.Hier après-midi, les membres de la commission Cliche entendaient à huis clos le notaire Claude Desrosiers.Celui-ci comparaîtra vraisemblablement en public ce matin, peu avant le témoignage de Paul Desrochers.Quant à ce dernier, les commissaires voudront sans doute savoir s’il détenait les transcriptions directement de certains "contacts" privilégiés à la SQ ou du premier ministre Robert Bourassa, suivant la ligne hiérarchique normale.L’architecte Normand Gagnon a déclaré hier devant la commission Cliche qu’il était bien possible que le Parti libéral du Québec ait pu lui rembourser les $50,000 qu’il avait prêté en janvier 1970 à l’organisation de Pierre Laporte, alors en lice pour la chefferie libérale.L’architecte n’a toutefois pas pu dire si le paiement avait été effectué par M.Paul Desrochers, l’ex-conseiller spécial du premier ministre, M.Robert Bourassa.Selon le témoin, Paul Desrochers lui a affirmé "qu’il s’en occuperait” de cette fameuse dette.M.Gagnon a raconté qu’il avait reçu, en septembre 1972, une enveloppe expédiée par messager.Elle contenait un chèque de $50,000 et une quittance qu’il a signée au profit de 11 endosseurs qui avaient contracté l’em- Prunt au nom de l’organisation de ierre Laporte.Quant à l’origine de ce chèque, l’architecte Gagnon a dit qu’il s'agissait d’un chèque officiel émis par le Montreal Trust.Le témoin a dit qu’il ne savait pas qui avait autorisé le Montreal Trust à émettre ce chèque.Or, ce qui n’a pas été ait hier devant la commission Cliche, c’est que le PLQ avait à cette époque un compte au Montreal Trust, inscrit à T "Unité 1000”, d’après des renseignements obtenus hier par LFI DEVOIR.Après la course au leadership qui devait porter M.Robert Bourassa à la tête du Parti libéral, l’ex-premier ministre Jean Lesage a été nommé directeur de cette société de fiducie.Pourtant, dans la quittance enregistrée en Cour supérieure le 18 septembre 1972, l’arcnitecte Normand Gagnon déclare avoir reçu le paiement du $50,000 du notaire Maurice Landes, un des 11 endosseurs de la dette contractée par eux au nom de l’organisation Laporte.Me Landes a juré hier devant la commission Cliche, comme il l’avait dit la semaine dernière au Devoir, qu'il n'avait jamais versé cette somme à l’architecte Gagnon.Le notaire avait été poursuivi en mars 1971 par l’architecte qui réclamait de lui seul le paiement total de la dette.L’avocat du notaire Landes, Me Pierre Lapointe, a donné la même version que son client après avoir été relevé par ce dernier de son secret professionnel.Me Landes, qui s'est occupé de ré-Voirpage 6: La dette René Gagnon Normand Gagnon Drapeau veut carte blanche pour dépenser $435 millions par Bernard Descôteaux L'augmentation des coûts de réalisation des deux plus grands projets de construction de la Ville de Montréal, les installations olympiques et l’usine de filtration Charles-L Desbaillets, se traduit maintenant par un besoin accru de nouveaux crédits de l'ordre de $35 millions.Cette même augmentation des coûts nécessiterait, dans le cas de l’usine Charles-J Desbaillets, l'abandon de la formule des soumissions publiques au profit de soumissions privées pour l’octroi des contrats.C’est ce que révèle l’ordre du jour de la prochaine assemblée du conseil municipal de Montréal qui aura lieu le 5 mars prochain.Il s’agit-là parmi les 111 points que contient déjà cet ordre du jour, des deux questions les plus importantes et J.-Y.Morin n’écarte pas l’hypothèse d’un coup monté par Gilles Lesage QUEBEC — Lé chef de l’Opposition n’écarte pas la possibilité qu’il ait été victime d’un coup monté en rapport avec le chèque de $1,796 qu'il a touché de l’Assemblée nationale pour sa participation à une conférence des parlementaires francophones.C'est ce qu'il a déclaré hier à la fin de son témoignage de plus de deux heures — on devrait presque parler de sa comparution — devant la commission parlementaire chargée d’étudier cette ténébreuse affaire.M.Jacques-Yvan Morin a dû interrompre brièvement sa tournée québécoise pour venir répondre aux questions du ministre de l’Immigration, qui prétend que le député de Sauvé est “indigne et inhabi- le” à siéger, parce qu’il aurait touché un chèque auquel il n’avait pas droit.M.Morin a été le seul témoin entendu hier par la commission, qui ne reprendra ses travaux qu'après le 16 mars.Le chef de l'Opposition n’écarte pas l'hypothèse d'un piège pour deux raisons: • L’attitude de son accusateur, M.Voir page 6: Jacques-Yvan Morin Une dramatique campagne à trois pour tenter de sauver le Cambodge WASHINGTON (d'après l/AFP et AP) — Une campagne sans précédent, orchestrée par les trois plus hautes personnalités de la hiérarchie américaine, a été déclenchée pour tenter de convaincre le Congrès 3ue le régime de Phanom Penh est con-amné à très court terme, si les crédits supplémentaires de $222 millions demandés au titre de l’aide militaire au Cam- No 537, 24 fév.-2 mars 75 LE NOUVEL OBSERVATEUR • Les Parrains de la Révolution Française Franklin et Jefferson • Graham Greene : confession d’un silencieux bodge ne sont pas accordés d’urgence.Cependant les milieux diplomatiques de Phnom Penh ont prédit hier que plus rien ne peut sauver le Cambodge de la chute du régime Lon Nol.On estime en effet que ce ne sont pas les crédits américains supplémentaires qui sauveront le régime, qui souffre surtout d’un manque de main-d oeuvre et de troupes.En outre, ies diplomates estiment que la voie de ravitaillement du Mékong, vitale pour la capitale cambodgienne, ne pourra plus être rouverte.Néanmoins en 24 heures, le président Ford à deux reprises, le secrétaire d'Etat Henry Kissinger et le secrétaire à la Défense James Schlesinger se sont relayés pour insister sur la sauvegarde du Cambodge, face à un Congrès réticent et une opinion publique largement indifférente, en dépit des images angoissantes de la guerre que diffusent la presse et la télévision.Lundi, c’était dans une lettre au speaker de la Chambre des représentants, M.Cari Albert, que le président Ford affirmait “qu'un Cambodge indépendant ne peut survivre si le Congrès n’agit très vite pour fournir une aide militaire supplémentaire et une assistance économique ”, Simultanément, au cours d'une conférence de presse dans laquelle la première question a porté sur la situation en Indochine, M.Kissinger déterrait une théorie qu’on croyait oubliée: celle des “dominos " pour affirmer qu'un “lâchage" américain dans cette région mettrait en cause la “crédibilité" américaine dans le monde entier.Au Congrès où, en dépit d’une certaine Voir page 6: Le Cambodge Voyez votre guide de VOYAGES et TOURISME Pages 12 et 13 mm qui, il faut le prévoir, susciteront certainement des débats orageux entre l’administration et le parti d’opposition, le Rassemblement des citoyens de Montreal.En fait huit points de l’ordre du jour seront cruciaux, dont deux concernent les jeux Olympiques, quatre la construction de l’usine Charles-J.Desbaillets, et un la nomination d’un nouveau directeur des Finances.Au sujet des jeux Olympiques, rappelons qu'au cours de l’été 1973 le conseil municipal avait voté des crédits de l’ordre de $246 millions pour la construction de toutes les installations olympiques.Par ce geste, le conseil donnait au comité exécutif un chèque en blanc, en aue sorte, pour la réalisation de ces lations.Au mois de décembre à la suite d’une étude effectuée par la firme d’ingénieurs-conseils Lalonde, Valois, Lamarre.Valois et Associés, l’on apprenait que les coûts de construction avaient doublé.Cette onstatation avait nécessité la convocation d’une commission parlementaire de l’Assemblée nationale pour étudier tout le dossier des jeux Olympiques.L’on avait alors établi le coût effectif de la construction du stade olympique, du vélodromme et des autres centres sportifs disséminés un peu partout à Montréal à $490 millions.Il devenait évident que le conseil municipal aurait à voter de nouveaux crédits.C’est ce moment-ci que l’administration Drapeau-Niding a choisi pour obtenir ces nouveaux crédits de $250 millions au conseil municipal, et de modifier en conséquence le budget municipal.En principe ces montants doivent être remboursés intégralement par le COJO à Montréal.Mais il faut rappeler que le COJO aura un déficit de plus de $200 millions, et il n’est pas certain de pouvoir rembourser lui-meme totalement la Ville de Montréal.Ce sera l'occasion de relancer le débat sur le financement des Jeux olympiques.Rappelons que le premier ministre bourassa a déjà suggère que Montréal fasse sa part.Ce sera aussi l’occasion de débattre toute la question des pouvoirs du conseil face à ceux du comité exécutif.L'opposition acceptera-t-elle en effet de voter un tel montant sans obtenir certaines garanties de contrôle.En ce qui a trait à la construction de l'usine de filtration, l’administration municipale demande d'abord une modification au règlement d’emprunt 4618 portant sur la distribution de l’eau.Ce règlement prévoyait à l’origine un emprunt de $185 millions et l’on veut porter cet emprunt à $370 millions.Ces emprunts servent à la construction de la nouvelle usine de filtration, déjà en chantier à Ville LaSalle, mais aussi à divers travaux connexes nécessaires au système de distribution de l'eau potable.Cette nouvelle usine devrait permettre d'accroître d’ici 1985 de 500 millions de gallons d'eau par jour la capacité de production d’eau potable à Montréal.En principe, une première partie de l’ù-sine doit être mise en service en mai 1976 pour fournir 250 millions de gallons d'eau par jour.Plus tard, suivant les besoins, la capacité sera portée à 500 millions par jour.Actuellement, les travaux consistent à construire l'usine et à y installer une partie seulement des équipements.Déjà $113.5 millions ont été dépensés.Pour le moment l’administration municipale demande qu’on lui vote un crédit additionnel de $45.3 millions.Voir page 6: Jean Drapeau > 4 • Le Devoir, jeudi 27 février 1975 éditorial Ottawa et les Haïtiens La démission de Jean Marchand M.Jean Marchand a tenu parole: il consent à quitter le leadership de l’aile québécoise du Parti libéral pour alléger le fardeau de ses responsabilités, comme il s'était presque engagé à le faire dans la récente entrevue qu’il accordait au correspondant parlementaire du "Soleil”.Ainsi, il pourra désor-> mais se consacrer exclusivement à la grande réforme des transports dont l’annonce, lors de la campagne électorale de juillet, puis dans le discours du trône de septembre, avait suscité de grands espoirs.Il appartient maintenant au ministre de ne pas décevoir, malgré les obstacles nombreux et les fortes résistances auxquels ses projets peuvent encore se heurter.Depuis 1966, deux ans avant l’accession de M.Trudeau à la direction du gouvernement, M.Marchand assumait avec autorité et prestige le commandement historiquement difficile de la troupe québécoise du PLC.Son ascendant sur les militants, dans toutes les régions de la province, n’a jamais été sérieusement contesté en dépit des inévitables grognements qui ont marqué, à certaines époques, ses honnêtes tentatives d épuration et ses velléités d’imposer des décisions sans toujours passer par les voies tortueuses de la consultation et de la démocratie.Il y a 10 ans, accompagné de MM.Trudeau et Pelletier, Jean Marchand avait été désigné par M.Lester Pearson pour reprendre en main au Québec un Parti dont la réputation n’était pas bonne (qui ne se souvient des "poubelles”?) et la crédibilité, plutôt basse.Pour l’essentiel, il a accompli son mandat, soutenu du reste par la majorité de ses collègues francophones du Cabinet et jouissant, après 1968, de la confiance quasi totale de son chef et ami, M.Trudeau.Au surplus, Tex-président général de la CTCC (l’ex-CSN) avait acquis durant de longues années dans le mouvement syndical une expérience incomparable de l’action et une connaissance parfaite des problèmes et des divers milieux du Québec.Orateur agressif et passionné, il devait mettre au service de son Parti ses dons exceptionnels pour communiquer davantage et plus souvent avec les électeurs.Dans le même temps, ayant acquis une bonne maîtrise de l’anglais à Ottawa, il a vite conquis l’admiration et la sympathie d’innombrables électeurs dans les autres provinces.Il s'est efforcé, en outre, avec un succès inégal, d^ recruter au Québec des candidats à la fois plus compétents et plus représentatifs afin d’élever quelque peu la moyenne générale de la qualité de la députation québécoise à Ottawa.Jean Marchand a aussi conservé et entretenu des relations étroites avec plusieurs milieux québécois, en particulier avec ceux qui, à Québec, administrent la province depuis 1970.Ainsi, est-il souvent parvenu à faciliter entre le gouvernement de M.Bourassa et celui de M.Trudeau des rapports que les événements et les attitudes rendaient parfois laborieux.• Depuis deux ans, toutefois, M.Marchand projette l’image d’un homme en proie à une grande lassitude, physique et morale, que seuls quelques discours percutants, quelques interventions opportunes ont pu faire oublier et pardonner.Il n'est pas jusqu’aux gens de son entourage qui n’émettent des sérieuses réserves sur la résistance de l’homme, en particulier sur sa volonté de poursuivre une action qui lui apparaît chaque jour plus exigeante, hprouvé par la maladie à quelques reprises, souvent contrarié par des déconvenues politiques, se résignant mal à ce singulier destin des Québécois fédéraux qui sont à la fois contestés dans leur province et combattus pour les adversaires du "French Power" à Ottawa, Jean Marchand ne parvient plus à dissimuler facilement d’évidents signes de défaillance.Si bien au’il n’a plus au Cabinet, et même au bureau u premier ministre, l’audience qui lui était naguère acquise spontanément.Que Thomme soit fatigué, donc moins efficace, après plus de 30 années d’une action syndicale et politique ininterrompue, il y a quelque temps déjà que le groupe parlementaire du Québec l’avait compris, il est heureux que M.Marchand en ait tiré lui-même la conclusion qui s’imposait en annonçant sa démission hier., La grande question à laquelle il faut encore répondre est celle-ci: délesté d'une charge devenue trop lourde, M.Marchand est-il maintenant en mesure d’affronter sans désarmer le nouveau défi de la réforme des transports?Car il s'agit d’une réforme profonde."Les transports, disait le discours du trône, doivent devenir l’instrument d’un dessein national" (.) parce que "le gouvernement ne croit pas que les principes sur lesquels reposent le système actuel des transports, ou ses méthodes de gestion et d’exploitation, répondent à nos aspirations nationales.” Il s’agit autant des installations portuaires et aéroportuaires que des transports ferroviaires, en particulier les services interurbains.Tout doit etre revu et repensé.On avait même annoncé en juillet dernier l’éventuelle nationalisation des services voyageurs des deux grandes sociétés ferroviaires.Depuis, ces dernières ont annoncé leur intention de collaborer au grand dessein de M.Marchand.Le ministre doit jouer sur plusieurs tableaux à la fois, à l'intérieur comme à l’extérieur du gouvernement.Il se heurte à de farouches résistances.Certains grands mandarins veulent sa tête.Mais il est têtu, et si son étât de santé le lui permet, il devrait normalement gagner la partie au Cabinet.Fn aura-t-il la force et la volonté?On le saura au printemps, peut-être même avant.Mais si M.Marchand éprouvait à son sujet des doutes de la nature de ceux qu’il a confiés au “Soleil" il y a 15 jours, s’il envisageait de se lancer dans l’enseignement universitaire plutôt que de s’acharner à sa réforme des transports et — phase importante — à sa mise en oeuvre, ne serait-t-il pas plus indiqué de le faire savoir dès à présent plutôt que de s’exposer à un échec a la tête de son ministère?Ce n’est là qu’une sombre hypothèse, mais il est permis de l’envisager maintenant puisque le ministre n’hésite plus, dans ses confidences à la presse, à reconnaître nostalgiquement que la carrière politique devient fastidieuse.Son successeur à la direction de l’aile québécoise du Parti libéral est la vivante contradiction de M.Marchand.Cérébral, calculateur, méthodique, ordinairement serein, M.Marc Lalone apportera à l’exercice de ses nouvelles responsabilités un style de gestionnaire attentif et rigoureux.A la tête du plus gros ministère fédéral, il a su rapidement et sans fracas remettre de l’ordre dans ces lieux où régnait l’incohérence à son arrivée; il a réalisé et à peu près complété la réforme de la sécurité sociale; il a mis au point avec Claude Caston-guay — lorsque celui-ci dirigeait les Affaires sociales à Québec — un régime de concertation, notamment au chapitre des allocations sociales, qui, pour être moins avantageux au Québec en matière constitutionnelle, se révèle cependant plus profitable aux millions de citoyens défavorisés.Il a mis en route une série de programmes qui, par étapes, aboutiront au régime du revenu annuel garanti.Le gros du travail étant accompli, M.La-londe dispose maintenant de quelques loisirs.Il n’est pas, comme M.Marchand, issu de la "base” et ne sera sans doute pas Thomme des discours-choc qui font les délices des militants dominicaux.Cnef de Cabinet de M.Trudeau jusqu’en 1972, il a cependant montré qu’il peut être un stratège, un organisateur, un plà-nificateur.Pourra-t-il ou voudra-t-il injecter plus de vie dans les structures de la section québécoise du Parti?Sera-t-il un bon animateur?On peut, à ce sujet, entretenir quelques doutes.Mais il aura environ trois ans, avant les prochaines élections générales, pour s’imposer avec l'appui du premier ministre dont il connaît, mieux que quiconque, les qualités et les faiblesses.De tous les candidats a ce poste, il est en tout cas le mieux préparé et le plus prestigieux.Et, comme le rappelait M.Marchand lui-même, l’état du Parti au Québec (a-vec 60 députés sur 74 sièges) ne présente pour l’instant aucun problème majeur.Les décisions annoncées hier ne sont nullement liées aux diverses rumeurs suivant lesquelles les Libéraux fédéraux du Québec, préoccupés par la tournure des événements politiques dans cette province, chercheraient a intervenir, de crainte que l’Opposition du PQ, exploitant d’autres oppositions au gouvernement, ne finisse par chasser M.Bourassa du pouvoir Sur ce point, M.Gérard Pelletier n’a laissé planer aucun doute: il n’y a ni complot ni tentative d’ingérence.Mais l’accession de M.Lalonde à son nouveau poste pourrait avoir une incidence sur la conjoncture politique d'ici, pour autgnt que le ministre de la Santé pourra.exercer sur M.Bourassa une influence certaine quant, aux orientations de sa politique et de ses stratégies.Michel ROY bloc-notes MM.Choquette et Bourassa viendront-ils?Depuis une semaine, une question domine toutes les autres dans les milieux qui gravitent autour de la Commission Cliche: MM.Robert Bourassa et Jérôme Choquette viendront-ils témoigner devant la Commission Cliche9 En temps normal, la question ne se poserait pas.MM.Bourassa et Choquette oeuvrent à un niveau qui n’intéresse que très indirectement la Commission Cliche.Compte tenu de la réticence qu’ont généralement éprouvée les commissions d’enquête à assigner des ministres comme témoins, il eût semblé farfelu, jusqu’à ces jours derniers, de soulever cette possibilité.Mais à partir des sujets qui intéressent immédiatement la Commission Cliche, la responsabilité de MM.Choquette et Bourassa a été directement mise en cause devant l’organisme d’enquête.A propos de l’affaire Joyal-Dion-Gagnon, il est soudain devenu ca^ pital de connaître le rôle exact joué par le ministre de la Justice et le premier ministre.A moins que le témoignage très attendu de M.Paul Desrochers ne vienne démêler Tècheveau, comment pourra-t-on apprécier, sans avoir entendu MM.Choquette et Bourassa, les raisons qui ont pu justifier le maintien en poste pendant plusieurs années de fonctionnaires de rang très élevé sur lesquels le gouvernement possédait des renseignements fort compromettants?Un premier ministre plus sensible que M.Bourassa à la dimension éthique de son leadership eut offert de lui-même sa collaboration à la commission d’enquête.C’est d’ailleurs l’attitude qu'adopta dès le début des travaux publics de la Commission Cliche le ministre du Travail, M.Jean Cour-noyer.M.Bourassa voit cependant les choses d’un autre oeil.Aux journalistes qui l’interrogeaient lundi à Trois-Rivières, il a répondu qu'il n’avait pas été convoqué par la Commission Cliche et qu’il n’a pas l’intention de demander lui-même à témoigner.On n'ose croire que M.Choquette a opté pour la même ligne de conduite.Mais le silence du ministre de la Justice fait craindre qu’il n’ait pas davantage Tintention de se mettre à la disposition (je la Commission Cliche.Venant de ces deux personnes-clé, pareille attitude est décevante.Il reste cependant à voir si.à défaut d’une participation libre aux travaux de la Commission, le ministre de la Justice et le premier ministre peuvent être réguliè- rement assignés devant l’organisme d’enquête.Or, la réponse à cette question semble devoir être positive.La seule objection qui pourrait être soulevée à l’encontre d une assignation pourrait venir de la loi de l’Assemblée nationale,_ qui exempte un député de comparaître à titre de témoin "dans les matières civiles” pendant la durée d’une session ou dans les vingt jours qui précèdent ou suivent la tenue d’une session.Comme la prochaine session ne doit avoir lieu qu’a compter de la fin de mars, la commission aurait juste le temps voulu pour assigner MM.Choquette et Bourassa avant le délai prescrit par la loi de la législature.Ce n’est pas tous les jours qu’on voit un ministre témoigner devant une commission d’enquête.Mais au cas où cela paraîtrait impensable, il sera instructif de rappeler le témoignage que donna il y a une dizaine d’années l’ancien ministre fédéral de la Justice, feu Guy Favreau, devant la Commission Dorion, chargée à l’époque d’enquêter sur la célèbre affaire Rivard.Parce que certaines de ses décisions étaient au coeur de l’affaire Rivard, ni M.Favreau.ni ses procureurs ne mirent en doute la nécessité de sa comparution devant la Commission Dorion.Cette nécessité parut si évidente à tous qu’il n’y eut meme pas lieu à une convocation par voie de subpoena.Il suffit d’une entente entre les procureurs du ministre de la Justice et ceux de la Commission pour qu’au jour dit, M.Favreau se présente comme témoin devant la Commission.La Commission Dorion tira de son enquête des conclusions défavorables au ministre de la Justice, qui dut, quelques jours plus tard, renoncer à son poste.M.Favreau, par son témoignage franc et honnête, garda néanmoins intacte sa réputation d’intégrité.Les circonstances étant fort différentes, une opinion négative de la Commission Cliche sur le jugement de MM.Bourassa et Choquette n’aurait peut-être pas le même impact sur la carrière des intéressés que n’en eut le verdict de la Commission Dorion sur celle de Guy Favreau.On aurait au moins la certitude que rien n’aurait été épargné pour aller au fond du problème.C’est le moins qu’on puisse attendre de la Commission Cliche, surtout après les révélations des derniers mois.Claude RYAN Les libéraux et le chef Le ministre Gérard Pelletier aura été net là-dessus: il n’y a pas de complot à Ottawa contre le premier ministre Bourassa.Mais point n’est besoin d’être conspirateur pour évaluer une situation politique et craindre, comme c’est le cas dans la capitale fédérale et dans les milieux du parti, les lézardes qui ont commencé d’apparaître au bastion du gouvernement de Québec.Echec du bill 22, comédie olympique, corruption systématisée dans le bâtiment, scandales dans la machine ministérielle: en dressant son bilan, "La Presse" de Power Corporation n a-t-elle pas donné un signal?Roger Lemelin n’a-t-il pas lancé un message à l’intention de quelque Brutus?Suivant ses évaluations hebdomadaires, Robert Bourassa attribue ces attaques tantôt à ceux qui ne lui pardonnent pas sa souveraineté culturelle, tantôt au "Big Business”.Jusqu’où cette "campagne" ira-t-elle?Devant un auditoire anglophone, le député de Papineau, parachute au dos, s’est déclaré prêt à sauter, au besoin, derrière les lignes séparatistes.Plus nuancé que son collègue.Gérard Pelletier atténue les choses en expliquant qu'au Québec la crise du leadership est générale, mais c’est comme pour mieux souligner le plus grave défi qui s’y pose et la plus grande incapacité de 1 actuel chef en pareille conjoncture.Or comme pour confirmer les craintes fédérales et ajouter à l'embarras grandissant, l'enquête Cliche vient de jeter une douche bouillante: Robert Bourassa ne “savait” pas l'affaire Joyal; pour agir, nuance le premier ministre, il faut en savoir suffisamment; devra-t-il bientôt se résoudre à ne plus se souvenir trop bien de ce qu'il a pu savoir à l’époque?Bref, ce n'est pas l’apocalypse, mais les choses vont mal et sérieusement.D’Ottawa, de Tenauête Cliche, de l’organisation libérale, la pression monte.Une opération majeure de chirurgie politique se dessine, et pas seulement dans l'esprit des journalistes, qui n’écarte plus du povoir les seuls Leduc, Gagnon, et Desrochers.Nul n'a osé toutefois déclarer qu’un autre premier ministre, intérimaire au besoin, devrait procéder au remaniement ministériel que Robert Bourassa retarde depuis trois mois.D'aucuns se souviennent qu'il fut plus aisé de faire tomber Jean Lesage que de lui trouver un successeur.Instruits du péril de la chose, des libéraux fédéraux veulent bien contribuer à créer un climat favorable, mais ils ne seraient pas fâchés que le coup fût plutôt porté par la commission Cliche! Entre-temps, remis en question par ses principaux alliés et ne sachant trop comment lancer une contre-offensive “efficace”, le premier ministre québécois donne l’impression d’être devenu minoritaire en dépit de ses 101 députés.Certes, ceux qui pensent que Bourassa doit désormais partir ont raison de voir dans ses tergiversations et son verbalisme creux le trait principal sinon la substance de sa politique.Mais n était-ce pas le sort inéluctablement réservé au successeur de Lesage, quel qu’il fût, au milieu des forces contradictoires du Québec?Quand Gérard Pelletier sociologue trace de la crise sa vaste fresque, il montre du coup aux politicologues libéraux et à lui-même l'inanité d’un changement qui ne porterait que sur un homme, fût-il le chef du gouvernement.L'ébullition québécoise continue, c’est vrai, moins démonstrative dans les rues mais plus corrisive peut-être dans les esprits.Cependant l’analyse du ministre des Communications tourne court.Autant que la faiblesse congénitale d’un Bourassa, il devrait reconnaître que parmi les moyens déployés pour canalyser sinon réprimer les choses, au nom de la souveraine hantise anti-séparatiste, plusieurs auront aggravé plutôt que diminué la ‘‘crise de civilisation”.Quand tout est bon pour bloquer le PQ, il faut être plus naïf que le député Leduc pour se surprendre de soudain trouver, parmi les loyaux défenseurs de la confédération, quelques loyaux lieutenants de Nicola Di lorio.Lorsque toute une jeunesse sans initiative est achetée à coups de millions, il faut être légèrement inconséquent pour se scandaliser qu’un système du patronage et des pots-de-vin touche jusqu'au sommet.Certes, les voyages d’avion seront toujours plus scandaleux à Québec qu’a Ottawa; et pour se laver du terreau de la baie James, le chef québécois n’a pas la piscine de son mentor canadien.Mais il est écrit que seule est mauvaise la corruption qui risque de grossir le Parti québécois.Pierre Laporte ne fut pas le seul à è-Voir page 6: Bloc-Notes Jean-Claude LECLERC Oui aux raisons d’ordre humanitaire Le contrôle de l’admission des immigrants est une tâche très complexe qui incombe à chaque Etat Souverain.Le Canada dispose d'un système bien établi et juste de sélection et d’admission des immigrants, et Ton ne peut saboter arbitrairement les trois principes fondamentaux qui sous-tendent le système, à savoir: (1) la non-discrimination fondée sur la race, la couleur ou le pays d’origine et les critères de sélection qui s'appliquent de façon universelle; (2) des préoccupations d’ordre humanitaire, notamment des dispositions visant à traiter les réfugiés avec commisération et à favoriser la réunion des familles; et (3) la satisfaction des besoins du marché canadien du travail.En vertu du Règlement sur l’immigration du Canada, il est impossible d’entrenau Ca- • nada à titre de visiteur et d'y présenter une demande d’immigrant reçu.Les Haïtiens sont visés par ce Règlement.Ils sont venus à titre de visiteurs et ont sollicité l'admission permanente pendant leur séjour au Canada.La Commission d'appel de l’immigration a maintenant été saisie des appels que les huit cents Haïtiens qui se trouvent à Montréal ont interjeté contre l'ordonnance d'expulsion rendue contre eux.Elle a des pouvoirs étendus qui lui, permettent de casser les ordonnances d'expulsion pour des raisons d’ordre humanitaire.Dans des centaines de décisions rendues par le passé, la Commission a conclu, pour des raisons d’ordre humanitaire et des motifs de pitié, que des personnes qui avaient été légalement frappées d’expulsion devaient être autorisées à rester au Canada.Certaines personnes bien intentionnées me prient instamment de traiter les Haïtiens "en tant que groupe” et d’exercer les pouvoirs discrétionnaires qui me sont conférés afin d’annuler toutes les ordonnances d’expulsion rendues contre les Haïtiens.Or, il se trouve que je ne suis simplement pas habilité à donner des ordres ou des directives à la Commission d’appel.Cetfe dernière est un organisme indépendant qui tire ses pouvoirs du Parlement, ce qui l’empêche de rendre des décisions arbitraires en faveur de groupes particuliers ou contre eux.Faire une exception pour un groupe équivaudrait à être injuste envers d'autres groupes qui ont également hâte de venir au Canada ou d’y demeurer.Nous voulons donc éviter toute discrimination fondée sur là race ou le pays d’origine.Comme je Lai déjà indique, je me préoccupe beaucoup du cas de chaque personne en cause.Je suis persuadé que, comme elle Ta toujours fait, la Commission continuera à adoucir la justice en faisant preuve de commisération et de sens humanitaire à l’égard de chaque cas dont elle est saisie.Robert ANDRAS, ministre de l’Immigration et de la Main- d’Oeuvre (extrait d’une lettre adressée le 17 janvier 1975 au Centre portugais de référence et de promotion sociale de Montréal) lettres au DEVOIR Faut-il sacrifier M.Guay ou le directeur Daigneault?Le directeur adjoint André Guay de la Police de la Communauté urbaine de Montréal comparaîtra devant la Commission de police pour y être jugé lundi le 3 mars prochain.Actuellement suspendu sans solde, de quoi l'accuse-t-on exactement?D'avoir dans le cours de l'année 1973, dit-on, à l’aide d’appareils d'écoute électroniques, enregistré une conversation qu il a eue avec le Directeur René Daigneault, et plus tard, d’avoir facilite ou autorisé l’écoute électronique d'une réunion convoquée par le Président d’alors de l’U.S.ELC.O.(Unité Spéciale d'Enquête sur le Crime Organisé), Me P.E.L'Ecuyer.Tenant compte du climat qui existait alors au sein de la police et qui semble toujours être présent, doit-on s'étonner que M.Guay ait décidé d'enregistrer lesdites conversations?D’autre part, pourquoi avoir at- tendu deux ans pour porter les accusations?Doit-on y voir un lien direct avec la récente nomination de Me L’Ecuyer au poste de Président du Conseil de Sécurité?Au moment où la population québécoise tout entière est secouée par la nature des révélations faites devant la Commission Cliche et la C.E.C.O., je trouve regrettable qu'on veuille éliminer, pour ce qui semble être des peccadilles, un valeureux policier au dossier immaculé jusqu'à maintenant.Au moment ou nous sommes à même de constater le manque de leadership et d'autorité du directeur Daigneault, pourquoi vouloir éliminer Te directeur adjoint André Guay qui lui, a donné des preuves de leadership et d'autorité?Au moment ou de toute evidence la Police de la C.U.M.a besoin d'un vrai "directeur” de police pour mener à bien la lutte contre le crime organisé et assurer la protection du public, je suggéré respectueusement aux autorités compétentes que la solution à ces problèmes serait de nommer le directeur adjoint André Guay au poste de directeur, plutôt que de vouloir l’éliminer Malheureusement, je crains fort qu’il ne s'agisse là que d'un beau rêve, le directeur adjoint Guay étant de toute évidence la victime de son intégrité professionnelle et de son acharnement à combattre le crime sous toutes ses formes.La réponse appartient aux commissaires de la Commission de Police qui, espérons-le, sauront rendre un jugement équitable et apolitique, selon la preuve qui leur sera soumise.En terminant, j’émets l’hypothèse que le mandat de la Commission de Police devrait sans doute être élargi et s'étendre aux activités de l'état-major de la Police de la C.U.M.ces dernières années.Québec, le 25 février 1975.» Roger CYR.Le parler des animateurs de radio-télévision Monsieur Pierre Nadeau, Emission “Le 60'', Radio-Canada.Cela me peine de réaliser le manque de compréhension qui existe face au désir des anglophones d’aujourd'hui de parler le français.Je souligne “aujourd'hui” car lors-qu'en 1921, j’ai quitté mon pays pour étudier à New York, l'arrogance de mes compatriotes anglophones m'assommait.Comme c’est le cas pour plusieurs personnes nées au Québec, mes parents appartenaient aux deux cultures: père d’origine écossaise, mère canadienne-française.La langue familiale était l’anglais mais mes parents conversaient, à table, en français et lorsque l’on m’a envoyée dans une école où il fallait suivre des cours de géographie et autres en français, j’ai dû parler cette langue.Plus tard, à l’école normale Macdonald, j’ai eu la bonne fortune d’avoir comme professeur Mlle Hélène Biéler qui m'a donné une telle base en phonétique internationale que lorsque plus tard je séjournai à Paris (pour le chant), on a considéré mon accent comme très juste.Aujourd'hui, l'accent des animateurs de télévision et de la radio me semble très juste lorsqu'ils présentent des commerciaux, lorsqu’ils narrent un opéra, etc.Cependant, quand il s’agit de l’actualité, il est difficile de les suivre, même pour Vive Mireille Mathieu C’est avec la plus grande stupéfaction que j’ai lu dans Le Devoir du 10 courant la critique signée Y.T., que j’ai l'honneur et le plaisir de ne pas connaître, sur la célébré chan-ieuse Mireille MATHIEU.Après avoir pris connaissance de ce tissu d’extravagances et de bouffonneries partisanes, qui dénotent chez votre “critique d’Art?” un parti-pris d’un chauvinisme enraciné, j’ai cru de mon “DEVOIR” de venir mettre les choses au point.Il me semble tout d’abord, qu’une critique sur une artiste qui se présente essentiellement comme une chanteuse, devrait surtout et avant toute autre considération, être axée sur la voix ou le talent vocal de l’artiste en question.Or, dans son exposé, Y.T.oublie complètement ce léger détail.Il se permet d’essayer, et je dis bien “essayer", car il est bien trop pptit en talent pour prétendre arriver ne serait-ce qu'a la cheville de Mireille MATHIEU, il se permet d'essayer donc de démolir une vedette qui a été reconnue, établie et consacrée à travers le monde entier, par les plus grands noms du domaine du spectacle.Et de quels arguments se sert Y.T.pour essayer d'arriver à ses fins?: 1.- Des mouvements légèrement saccadés des mains de Mireille durant son tour de chant?Lorsque l'on va l'entendre et “l’ECOUTER”, on est tellement subjugué par sa voix d'or qu’on ne s’en aperçoit même pas.2.- De son tango chanté en Allemand, alors qu elle est entourée de danseurs argentins?Que Y.T, sache pour sa gouverne que le tango est très populaire dans les cabarets en Allemagne.3 - De sa parodie sur la chanson “Mon Homme”?J'admets que ce style n’est pas celui qui convient à Mireille, mais ce n'est pas si mal, et quelqu’un comme moi qui ai passé beaucoup de temps en France sans difficulté.Mes reproches portent surtout sur la rapidité d’élocution, le manque d’intonation, la neutralité de la voix.Quelle belle occasion perdue d’aider les anglophones à une meilleure compréhension de la langue parlée et ce plusieurs fois par jour.Votre programme “Le 60" est cependant le meilleur programme d'information; que ce soit en anglais ou en français, à la télévision d’aujourd’hui.Je vous en remercie.Béatrice DESFOSSÉS Hudson Heights, le 12 février 1974 ce n’est qu’une chanson dans tout un répertoire.4.- De sa soi-disant gaucherie, ou de son manque de naturel sur scène?Ce n’est pas du tout l’avis de la plupart de ses admirateurs, et même si cela était, ce détail n'a pas empêché à son époque, Tino ROSSI, de devenir le chanteur de charme # 1 au monde.5.- De son "Acrrrrrrropolis”?Est-ce que Y.T., qui semble vouer une admiration sans bornes à la regrettée Edith PIAF, et c’est là le seul bon point que je lui accorde, l a déjà entendue chanter sur scène?Elle rrrroulait les rrrrrr encorrrrre plus que Mireille, ce qui ne Ta pas empêchée d’atteindre le sommet de la gloire.Je pourrais en ajouter encore, mais je crois qu’il est inutile d'en dire plus.Laurent QUELLOS Montréal, le 18 février 1975 Cette mazoutocratie qui nous étouffe Quoi!.L'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta en vue de l’extraction du pétrole, qu’on sait être la principale cause de pollution de Tair, sera, nous prévient le ministre de l’Energie d’Ottawa, d’un danger certain pour notre environnement! Ainsi, avant même de l’utiliser, il nôus sera néfaste! Est-ce un manque de camisoles de force qui verra se perpétrer ce crime?Ou bien sommes-nous atteints, nous-mêmes de folie douce.beaucoup trop douce à l'égard de ces déchaînés qui, à coups .de pots de vin — c'est chose commune — obtiendront, j en suis sùr, toute licence pour de telles malversations?Ils l'obtiennent, les journaux nous l'apprennent, pour ces immenses et horribles constructions en ciment; ciment qu'on dit être cancérigène, pensons-y.Ces agissements dont nous sommes les veules spectateurs, en attendant d'en être victimes, se servent de ce que renferme notre planète ainsi que des bras de ses habitants, à l'exclusion des cerveaux, tous subjugués par le papier-monnaie, et ainsi ils nous rappellent la fable: L'oiseau blessé d une flèche.Mortellement atteint d'une flèche empennée.Un oiseau déplorait sa triste destinée, Et disait, en souffrant un surcroît de douleur: .Faut-il contribuer à son propre malheur! Cruels humains! vous tirez de nos ailes De quoi faire voler ces machines mortelles! ainsi que cette autre également de La Fontaine: le Gland et la Citrouille, que l’auteur remit trois fois en chantier pour nous laisser un chef d’oeuvre! Dieu fait bien Sans en chercher ce qu'il fait, la preuve Et tout cet univers et l'aller parcourant Dans les citrouilles je la trouve.Dernier vers qu'un facétieux a récemment parodié en: Dans le pétrole je la trouve.Eh! oui.Dieu 1 avait caché, il fallait Ty laisser, non Ty dénicher, sinon gare! Garo.Nous mourrons, nous mourons, de cette mazoutocratie qui nous entasse les bronches.Et chaque jour un peu plus, des pôles à l’équateur, dans nos terres, sous nos mers, nous nous acharnons à en découvrir un peu plus.pour le confort de nos postérieurs et le plus grand détriment de nos poumons, y compris les vôtres, Monsieur le Ministre de TE-nergie! A Montréal, les plus récentes statistiques donnent 14> de pulmonaires, parmi les adultes.Jam satis hodie.André FRAYON Ville Mont-Royal, le 12 février 1975 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 |onvierl910 Directeur et rédacteur en chef Claude Ryon Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de Tinformation Jean Francoeur Trésorier Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société a responsabilité limitée dont le s.ege social est situé au numéro 211, rue du Sa.nt Sacre ment Montreal H2Y 1X1 II est compose et .mpr.me por Tlmpnmer.e Dumont incorporée dont les ateliers sont situés a 9130 rue Bomn.Ville loSalle l agence Presse Canadienne est autorisée o employer et a d.f fuser les informations publiées dons LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne S45 par année, su mois S25 A i etranger S50 par année six mois.$28; trois mois $16 Éditions du somed.$15 par année Éd.t.on quot-d-enne livrée 6 dompte par por teur $1 20 par semaine Tarif de l’abonnement servi par la poste oe nenne sur demande Caurner de deux.eme classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉIÉPHONI: 844-3361 .gnes groupées I. Le Devoir, jeudi 27 février 1975 • 5 des idées des événements des hommes Dans un appel pressant au ministre Claude Forget.La direction de Sainte-Justine dénonce le climat irrespirable créé par la querelle du stationnement Monsieur le ministre des Affaires sociales Il arrive fréquemment que les personnes spécifiquement responsables soient les dernières informées ou encore ne le soient que par des personnes interposées de sorte que les messages qui leur parviennent risquent de leur arriver dévêtus de leur authenticité.Premièrement, je désire vous informer que le télégramme que je vous ai envoyé vendredi le 21 février courant, l'a été à la demande expresse d'un comité du conseil d’administration.Je profite de cette circonstance pour vous faire tenir par le menu, le récit des événements qui se sont déroulés dans notre centre hospitalier depuis le 17 janvier dernier.Comme vous le savez, l’exploitation des terrains de stationnement avait été confiée à Bon Ami Parking en 1971, c’est-à-dire, avant mon entrée en fonction à l’Hôpital Sainte-Justine.Devant la menace des syndiqués, ce dernier avait conclu, en janvier 1973, une entente, sans l’autorisation de l’administration du temps.Cette entente se limitait au terrain no 6, les huit (8) autres terrains demeurant payants.Les terrains nos 4, 5, 6 et 7 sont réservés aux salariés et il est à noter que les syndiqués paient .25c par jour pour garer leurs voitures sur les terrains nos 4, 5 et 7.L’entente ne comportant aucune date d’expiration, le concessionnaire s’est prévalu de la coutume commerciale en donnant un avis de trente (30) jours, soit du 20 décembre 1974 au 20 janvier 1975, date à laquelle le paiement devait entrer en vigueur.Devant la complexité d’une entente tripartite, la Direction générale a demandé au concessionnaire de résilier son contrat, ce qui fut fait le 4 février 1975.D’ailleurs, à maintes reprises, le comité intersyndical de négociations, y compris Mademoiselle Céline Brochu, conseillère syndicale, insinuait cette solution de rechange.Des méthodes dégoûtantes Un comité de la Direction générale s’est rencontré quotidiennement avec le comité intersyndical dont le porte-parole est M.Jean-Jacques Jette.Des négociations, il n’y en eut jamais puisque le représentant syndical n'a jamais voulu considérer aucune des propositions de la partie patronale, alléguant qu’il avait un mandat de son assemblée à l'effet que le sta-tionnnement devait etre gratuit.Durant ce temps, le conseiller syndical jetait la confusion dans les esprits, faisait le tour des services, et demandait que tous se liguent contre la direction.C’est ainsi qu’il se tint des assemblées illégales durant les heures de travail et qu’avec la semaine du 10 février, commencèrent les ralentissements de travail et les actes de vandalisme.A notre avis, il ne s’agit plus d’une question de .25c mais bien d’une question de principe et s’il faut céder au chantage et aux intimidations pour un point aussi futile, l’administration des établissements deviendra impossible.De plus, dans notre centre hospitalier, nos employés du service de sécurité sont syndiqués et débraient avec les autres de sorte qu’aucune mesure sécuritaire ne peut être prise et qui plus est, un membre de notre service de sécurité, se constitue porte-parole syndical.Le conseiller syndical s’est aussi payé le luxe de rapporter à la sécurité le double de la clef maîtresse qu’il dit avoir trouvée sur le terrain de stationnement no 6 qu'il utilise sans autorisation.Que penser de tout cela?Le chef de file et ses suiveurs ont une attitude outrageante intolérable à l’endroit oe quiconque.De fait, cette désinvolture s’apparente à des crises d’hystérie.Le déclenchement des troubles n’est pas dû uniquement au .25c imposé pour garer une voiture, mais il est aussi attribuable à un état d’esprit des syndicats qui veulent tout simplement contrôler nos chefs.C'est une forme de culte du nivellement: ils refusent systématiquement toute autorité et nous nous retrouvons devant un monde fermé aux valeurs les plus profondes.Nous sommes victimes du sabotage de gens qui cherchent à “blackbouler” tous les directeurs.En tant que directeur général d’un établissement comme celui de Sainte-Justine, je ne peux être étrangère à la stratégie des syndicats qui veulent écoeurer les directeurs, les écraser psychologiquement en distribuant des communiqués tous plus mensongers les uns que les autres.D'une part, nos directeurs sont ridiculisés, honnis, insultés et d'autre part, la partie patronale doit garder le silence le plus parfait pour ne pas être accusée de provocation.Le harcèlement, la guerre des nerfs, voilà leur spécialité.Comme il n’existe pas de solution magique pour tenir des cadres administratifs dans des circonstances aussi polluées et aussi déshydratantes pour les valeurs psychiques et morales, j’ai recours à vous, en l’occurence.Les événements des derniers jours Est-il concevable, monsieur le ministre, que d’heure en heure, tous les services d'un hôpital soient à la merci de gens qui n'ont nullement le sens des valeurs humaines, le sens de la responsabilité, le sens du travail, la simple logique humanitaire?Cette semaine, au département de la radiologie, il y avait ralentissement de travail et c’étaient les brancardiers qui posaient le diagnostic.Ils se présentaient dans la salle d'attente et disaient: nous allons “ prendre” celui-ci, celui-là, etc.Le directeur des Services professionnels s'adonna à passer là lorsqu'il vit un enfant en détresse respiratoire qui n'avait pas été choisi par “Messieurs les brancardiers”.Heureusement, son intervention porta fruit.Quant à la cuisine, ce fut le désordre complet: menus trempés dans le miel; diètes mélangées; fils électriques coupés des chars de distribution d’aliments ; ascenseurs sabotés pour empêcher le transport des repas aux malades; trois chariots attachés avec une chaîne pour les immobiliser; éviers bouchés afin de répandre l’eau sur le COLLÈGE JEAN-DE-BRÉBEUF (cours collégial) • Collège reconnu d’intérêt public • Collège mixte résidence pour étudiants seulement PROGRAMME : Le cours collégial (diplôme d'études collégiales) COURS PRÉPARANT A TOUS LES PROGRAMMES UNIVERSITAIRES : 1- Sciences de la santé 2- Sciences pures et appliquées 3- Sciences humaines et sciences de l’administration 4- Arts plastiques 5- Lettres, langues modernes et théâtre.ADMISSION POUR SEPTEMBRE 1975 Date limite : 1er mars 1975 RENSEIGNEMEMTS : BUREAU DES ADMISSIONS Cours collégial 3200, chemin Sainte-Catherine Montréal H3T1C1 Tél.: 342-1320 poste 347 (Le Collège offre aussi un cours secondaire complet de cinq ans) ¦ Depuis le 17 janvier dernier, une querelle qui a pris des proportions grandissantes oppose la direction de cette institution à ses employés syndiqués.En vertu d’une décision administrative, les syndiqués qui utilisent l’un des terrains de stationnement mis à leur disposition se voyaient appelés à verser 0.25 par jour pour ce service.Refusant de se plier à cette décision, les syndicats intéressés ont, au contraire, décidé de s’y opposer par des tactiques diverses qui ont sérieusement compromis le fonctionnement normal de Sainte-Justine.La directrice de l’hôpital, Soeur Jeanne Laporte, inquiète de la tournure des événements, adressait au début de cette semaine une longue lettre au ministre des Affaires sociales afin de l’informer de la situation.Voici le texte de cette lettre.plancher; savon jeté sur le plancher pour le rendre plus glissant et faire trébucher les cadres; explosion de deux bombes fulmigènes.Cette dernière action était si bien concertée que chaque membre du personnel était déjà muni d'un masque des salles d’opérations au moment de l’éclatement.Il n'a pas semblé que les aliments servis ce jour-la aient été contaminés sauf qu’un goût âcre s’en est dégagé mais par la suite, il a été porté à notre .attention que quatre (4) quartiers de boeuf ont dû être jetés.Lorsque mercredi, le 9 février, après un arrêt de travail.le personnel s'est retrouvé devant des portes verrouillées et fut somme d'évacuer pour la balance du quart de travail de ce jour, nous avions eu une inspiration heureuse d'agir ainsi, car au retour de leur réunion, ce Monsieur le directeur, Le P.Maurice Lamarche, S.J., dans LE DEVOIR du 18 février, tentait de réfuter les idées de l’abbé de Nantes en faisant appel, cette fois, à l'argument de l’obéissance.Cela étonne, à vrai dire, puisque l’obéissance.donne justement raison au fondateur de la CRC! C'est en effet par obéissance à l'enseignement bi-millénaire de l'Eglise, par fidélité à la vérité, bref par amour de Jésus, que l'abbé de Nantes accuse, légitimement, et avec respect, le pape actuel d'hérésie.Le P.Lamarche écrit que le plus grand courage est celui "de renoncer à ses opinions et de citer l’exemple de certains évêques renonçant à leurs opinions pour se soumettre à Pie IX qui venait de définir l’infaillibilité pontificale (vérité reçue depuis toujours par l'Eglise, et que le concile Vatican 1 ne faisait que définir solennellement et confirmer).Mais l’exemple du P.Lamarche est mal choisi: car Paul VI.lui.ne Monsieur Pierre Juneau Président du Conseil de la Radio Télévision Canadienne.En tant qu’association résolue à jouer un rôle actif tant sur le plan culturel que social, nous désirons vous faire part du malaise que nous avons ressenti suite au reportage ui fut télédiffusé tant sur les ondes e Radio-Canada que sur celles de Télémétropole (à l’édition de 7 heures et 11 heures P.M.) concernant l’assassinat de Richard Blass.J’écris cette lettre dans l’espoir de sensibiliser l'opinion à ce qui se passe tous les ans, au mois de mars, aux îles de la Madeleine et sur les côtes de Terre-Neuve et du Labrador.Chaque année, au mois de mars, des milliers de phoques se rendent dans cette région pour donner naissance à leurs petits.Ce que ces magnifiques bêtes ne savent pas, c’est qu'en même temps, les vaisseaux norvégiens et canadiens arrivent, remplis de chasseurs prêts à leur prendre leurs manteaux, ceci soit en leur donnant des cours de matraques à la tête (qui le plus souvent ne font que les éblouir, pour qu'ensuite on procède à les ecorcher vifs), soit en utilisant le Hakapik' norvégien (qui est encore plus cruel).Depuis dix ans maintenant, le “Fonds International pour la Protection des Animaux" travaille dans personnel devait mélanger la nourriture des patients pour obéir à un ordre qui lui avait été intimé.Quant à vendredi, les salariés de la cuisine se sont emparés des locaux en expulsant les dirigeants.Les repas ont été servis a temps, mais que contenaient les aliments?Le Foyer Saint-Henri n’a pas voulu prendre de chances et les autorités de cet établissement ont refusé d'accepter les menus préparés sans surveillance et sans contrôle.Il s’est glissé des cas où des patients de néphrologie ont eu une diète avec sel et des diabétiques avec du sucre.Tout ceci justifie les mesures de sécurité qui ont été prises.Le droit de vivre des syndicats n'entraîne pas nécessairement pour les autres, le devoir de mourir, n'est-ce pas?s'est jamais réclamé de son infaillibilité.même, chose curueuse.en enseignant des vérités infaillibles: ainsi en est-il de son Credo (juin 1968), auquel l'abbé de Nantes est loin de s'opposer, mais que Paul VI.et c'est un de ses torts, ne revêtit pas alors de son autorité infaillible, comme s’il ne faisait que le suggérer au lieu de l'imposer, D’autre part, certaines opinions étrangères a la doctrine chrétienne (dans le Discours à TONU par exemple) ne sont pas, elles non plus, revêtues du caractère infaillible et n’exigent donc, moins que jamais, qu’on s'y soumette.On voit qu’ici il faut savoir justement distinguer la vérité catholique des opinions qui lui sont étrangères.Pour convaincre Paul VI d’hérésie, il faudrait montrer que des paroles, des actes, des silences, en un mot que des preuves sont là pour montrer que le pape actuel s'est trop souvent, par certaines de ses opinions, écarté de la vérité en parlant en tant que docteur privé.Ste-Justine se bat pour un principe Humainement parlant, il faudrait que pour la sécurité des malades, des lois soient édictées qui leur assureraient une sécurité maximale sans oublier le personnel de cadre, les médecins et autres qui sont présentement traumatisés et inquiets.Je n’ai pas employé le mot '“infernal” pour décrire le climat de l’hôpital, mais si je l’employais, ce serait le qualificatif le meilleur pour décrire ce qui s’est passé depuis cinq (5) semaines.D’autres hôpitaux sont appelés à connaître le même sort, si des lois n’interviennent pas pour arrêter cette masse de vandalistes qui se reconnaît tous les droits.Monsieur le ministre, quelle figure nos dirigeants pourront-ils pré- senter à la province si le gouvernement laisse aux syndicats tous les droits qu’ils croient posséder?Pour ne prendre qu’un exemple, ces salariés ne connaissent pas les implications des gestes qu’ils posent.Qui nous dit qu’un bon matin, ils n’iront pas endommager une valve d'oxygène et par le fait même, faire mourir cinquante (50) bébés qui ne vivent que grâce à l’oxygène?Qu’est-ce que nos chefs de la province auraient à répondre advenant une pareille hécatombe?Si ce n’est pas vous ennuyer, je vais mettre en annexe la liste des gestes majeurs de vandalisme posés récemment.Qu'il me soit permis de vous informer que le principe de causalité n'a aucune raison d’être invoqué présentement, c'est-à-dire, que la décision d’imposer aux salariés de l'hôpital 0.25 par jour pour le stationnement, n'implique aucune relation avec les dégâts auxquels les salariés se sont livrés, et ajoutons-le, sous la gouverne du représentant de la C.S.N.Donc, si par suite d'un simple règlement qui consiste à exiger une contribution de 0.25 par jour pour garer upe voiture dans un terrain bien entretenu, on met tout l’hôpital en révolution, il appert qu’il deviendra absolument impossible de gérer un hôpital avec logique et ben sens et si ce groupe gagne chez-nous, il agnera dans tous les hôpitaux, e suis convaincue que vous ne voulez pas en arriver à ces résultats pour l’ensemble des hôpitaux de la province.En luttant pour sauvegarder notre autorité, nous sauvegardons par le fait même celle du ministère puisque les autres hôpitaux deviendront protégés par les contraintes que vous êtes en mesure de négocier au niveau provincial avec les hautes instances syndicales.Nous sommes dans un étonnement effarant quand nous pensons que les chefs syndicaux ne tiennent pas à l’honneur de l’engagement à leurs paroles.Nous sommes les victimes de leurs principes de liberté mal comprise et encore plus mal appliquée.Somme toute, nous sommes victimes des offres honnêtes que nous leur faisons.Dommage que la majeure partie de nos salariés soit présentement à l’écoute de l’exagération sinon de la fausseté.Pour cette raison, nous allons essayer de travailler avec le personnel à la base.La séance de négociations de vendredi, à laquelle participèrent quelque deux cents (200) salariés nous a permis de déceler qu’ils avaient été mal informés et aussi de nous rendre compte qu’ils ont réalisé que la direction était droite.Ils ont saisi, je crois, que l'imposition d'un tarif de 0.25 était reliée à un principe de gestion et qu'en aucun temps, la direction n'a tenté de les léser dans leurs droits.C’est le jeu de l’équilibre qu’il faut faire et nous espérons que les négociations qui reprendront mardi, le 25 février, auront un effet stabilisateur.A mon regret, devant cette situation inexplicable au niveau social, je joins, monsieur le ministre, l’expression de ma confiance en votre compréhension et en votre diligence pour assurer à notre centre hospitalier et à tous ceux du réseau, la sécurité dont ils ont besoin pour le bien-être des malades qu’ils abritent.Ceci permettrait aux diverses équipes administratives de se prévaloir du slogan: “ Depositum custodi".Le directeur général de Sainte-Justine, Jeanne LAPORTE, s.g.m., M.H.A.Montréal, le 24 février 1975 „_____________^lettres au DEVOIR r Une réponse qui ne peut venir que du pape Information ou recherche de la sensation?Un mot pour les phoques Ce reportage haut en couleurs, insistant uniquement sur Taspect sensationnel et macabre de l’affaire Blass, nous inquiète et nous nous interrogeons sur la qualité de l'information et la conscience sociale de nos informateurs.Quel but voulait-on servir en nous montrant le cadavre encore chaud de Richard Blass criblé de balles, baignant dans son sang, les yeux mi-ouverts, sinon satisfaire encore une fois le goût morbide de notre so- le but d’arrêter ce massacre annuel Jusqu'à date, il a réussi à arrêter la chasse commerciale dans le Golfe du St-Laurent en 1972, en envoyant 1,600,000 signatures au gouvernement du Canada, ce qui lui donna une première victoire.La FIFA espère obtenir des résultats semblables dans les années qui suivront.Mais ceci est un travail long et pénible.Aidez-Nous?la cause est bonne.Sachez que dans 10 à 12 ans, dans les conditions actuelles, la race des phoques scellés ne sera plus.D’ailleurs si on permet de laisser tomber une autre race d’animaux, que nous restera-t-il dans 25 ans?.50ans.?Johanne MALOUF Montréal, le 10 février 1975 ICHEZI TABLED HÔTE MENU TYPE Hors d’oeuvre Potage du jour Suprême de Chapon.Riz Créole $18.50 Saumon frais grillé, au Fenouil, Beurre d’échalottes $21.50 Le Steak à la Clermont, Pommes Parisienne $23 50 Les Desserts Le café Les vins Saumur Blanc ou Champi-gny, ; bile par personne.Du lundi au samedi de 6:00 p.m.à la fermeture 591 E.HENRI-BOURASSA borde FACE AU MÉTRO 381-1777 Ces preuves existent et composent la matière du Liber accusatio-nis de l’abbé de Nantes.C’est cet ouvrage que devrait lire le P.Lamarche avant de croire trop rapidement que les accusations de l'abbé de Nantes ne sont pas fondées.Nous savons toutefois que les conclusions de théologien français répugnent, au premier abord, à tout bon catholique.Mais une étude attentive de ce dossier révèle bien une douloureuse vérité.Rappelons enfin ceci, qui est capital: le Pape seul est juge dans cette cause; ce que l'abbe de Nantes, et tant de catholiques avec lui demandent au Saint-Père, c'est qu'il réponde, en tant que juge infaillible, à cette accusation.Ce verdict exigera, bien entendu, l'obéissance.Serge LAFLAMME, secrétaire général CRC Canada, Cécile BOUCHARD, Laurette BOURQUE, et Daniel SAINT-AUBIN.Montréal, le 20 février 1975.ciété pour le sang et la violence?Voulait-on ainsi nous montrer un Richard Blass en héros à l’image des Al Capone et Cie ou nous révéler l’efficacité de nos fins limiers qui se sont assurés de la mort du malheureusement célèbre bandit en déchargeant tout le magasin de leur mitrailleuse sur Blass?A-t-on seulement songé que Richard Blass avait une famille et surtout un fils de 9 ans à qui personne n’a daigné accorder un minimum de respect humain?Tant que l'information s'attardera davantage à nous faire part de toutes les péripéties des meurtres et attentats sordides et tant que les journalistes se déplaceront en meute affolée pour accueillir un Lucien Rivard et lui rendre des honneurs dignes d’un héros national, celte information sera gravement malade et fera défaut à son premier but : informer les gens et non pas déformer les événements.Pour l'Association des femmes diplômées des universités Francine COTÉ-FORGET, Secrétaire-correspondante Montréal, le 13 février 1975.LA PEUGEOT 504 G L.I NK DI S MKII.l.Kl RI S YOITI RES 1)1.Kl HT RI PEUGEOT Les Grands Garages du Québec Ltée 306 est, ST-ZOTIQUE 273-9105 (Métro Beaubien) I l§iPfl Bilan des actes récents de vandalisme à Sainte-Justine ¦ Au texte de la lettre que nous publions ei-contre, la direetriee de Ste-Justine a annexé une liste des actes de vandalisme commis à l’hôpital depuis le début de la querelle du stationnement.Elle ajoute qu’une mise en demeure a été signifiée aux syndicats concernés, les tenant responsables de tous les dommages passés, présents et futurs.Tout en précisant que des photos ont été prises de la majorité des actes de vadalisme, le texte ne dit pas si on a la preuve qu’ils ont tous été le fait de travailleurs syndiqués.— Cinq (5) matelas neufs jetés dans le compacteur; - Disparition de huit (8) plaques de contrôle pour les lessiveuses (buanderie); — Sabotage de quatre (4) relais du système de pneumatique; — Bris de fils électriques: laveuse de la vaisselle (cuisine); , .— Ustensiles placés dans la laveuse de façon à en arrêter le fonctionnement; - Sacs de farine et de sucre éventrés; - 25 gallons de lait répandus sur le plancher; — Mise aux ordures de céréales préparées pour le déjeûner des patients; — Bris des grille-pain; — Coupure de deux (2) fils dans le panneau de contrôle du convoyeur horizontal;, — Deux (2) contacts tordus dans le panneau de contrôle des deux (2) envoyeurs verticaux; — Sabotage d’appareils d’intereom Multi-Vox; — Disparition de draperies et rideaux de la grande salle de reception; — Coupure du fil électrique dans une boite de jonction située dans le plafond de l'etage C, bloc 9 dans le but de déclencher une panne d’électricité dans la guérite du préposé au stationnement (nuit du 12 au 13 février 1975); — Circuit coupé dans un panneau situé dans le mur au même endroit que la boite de jonction (nuit du 13 au 14 février 1975); — Double du passe-partout de l'Hôpital trouvé sur le terrain de stationnement et remis à la sécurité par Jean-Jacques Jetté (14 février 1975); Lancement d'oeufs aux représentants de la Direction chargés d’assurer l’ordre au terrain de stationnement (17 février 1975); — Lancement de cinq (5) gallons de savon liquide dans la chute à linge (1er et 18 février 1975); Fausse alarme déclenchée (14 février 1975); Dommages à la barrière et à la cabine du préposé au stationnement.Les barrières et leurs fondations ont été endommagées au point de les rendre inutilisables; épar-pillprr.cai des matériaux qui avaient servi à leur fabrication (18 février 1975); Bris de vitres par le lancement de balles de neige ( 18 février 1975); Enlèvement de trois (3) fusibles dans chacune des boites de contrôles des deux (2) envoyeurs verticaux desservant les blocs 1,3,5, 2,4,6 ce qui eut pour effet d'enrayer le fonctionnement des convoyeurs (18 février 1975); - Deux (2) récipients d’eau bouillante déposés sur le dessus d'un char de distribution d’aliments sans être crampés, ce qui eut pour effet de faire bousculer les récipients et de brûler une infirmière auxiliaire aux avant-bras (17 lévrier 1975); — Sabotage de deux (2) machines électriques I.B.M.a l'admission (19 février 1975); — Serrure de la porte de la cuisine centrale arrachée (19 février 1975); — Sabotage des ascenseurs 4, 7.8, 9, 15 et 16: clés brisées et insertion de morceaux de métal dans les serrures (19 février 1975): — Eclatement à 10.30 heures a.m, de deux (2) bombes fulmigènes (pestilentes) déposées dans la cuisine.Les employés, de connivence, s’etaient munis de masques venant de la salle d’opérations.(20 février 1975); — Trois (3) chariots de distribution attachés avec un câble d’acier et un cadenas pour retarder le souper des patients; — Menus trempés dans le miel et rendus inutilisables ce qui empêcha la préparation des menus individuels dont certaines diètes spéciales sont prescrites comme traitement; — Retard des repas des malades et danger pour certains diabétiques; - Gaspillage d'aliments; — Occupation des locaux de la cuisine et préparation des aliments sans surveillance; — Envahissement du terrain de stationnement et menaces de renverser les chars des préposés au stationnement; — Métal trouvé dans des pommes de terre et donc confiscation de ce légume; — Lors de l’occupation des locaux de la cuisine, refus de répondre à l’aide qui allait chercher de la purée pour les petits malades.etc, etc, etc.EXCELLENTES RAISONS pour tant ds finissantes d'écoles secondaires choisissent LE COLLÈGE O'SULLIVAN 1.DEMANDE DE DIPLÔMÉES DU COLLÈGE O’SULLIVAN Le nom O’Sullivan, tout comme un bon vin, se bonifie à chaque fin d’année avec chaque millésime l de diplômées, Le Collège O’Sullivan reçoit plus de 1,000 demandes d’emplois annuellement.2.EMPLOIS INTÉRESSANTS Comme diplômée du Collège O'Sullivan, vous pouvez assumer plus de responsabilités.Vous êtes spécialiste dans un domaine précis de l’administration, soit le juridique, médical, voyages et tourisme, finance.Vos habiletés supérieures de secrétaire et vos connaissances des procédés spéciaux font de vous un membre important d’une équipe.3.INDÉPENDANCE FINANCIÈRE La liberté de gagner, de vivre, de choisir un emploi ou l’autre, de faire ce que vous désirez parce que vous êtes en demande fait de vous une diplômée du : Cdllége O’Sullivan indépendante.4.LE BILINGUISME Le Collège O’Sullivan est l’un des quelques rares collèges vraiment bilingues au Canada.Faites vous le cadeau du bilinguisme.5.FRAIS DE SCOLARITÉ Les programmes d’études de secrétariat est subventionnés par le ministère de l’Éducation.Les frais i de scolarité sont sonsidérablement réduits et de plus, les étudiants sont éligibles aux prêts et bourses d'études.Il y a 300 autres raisons pour vous inscrire au Collège O'Sullivan : NOS ÉTUDIANTES.Date d’inscription pour septembre 1975 : 24 mars College 1191, rue de la Montagne, Montréal 866-4622 151 6 • Le Devoir, jeudi 27 février 1975 Suite de la première page La dette de Laporte gler la succession de Pierre Laporte, a dit qu'il avait rencontré le premier ministre, M.Robert Bourassa, peu après avoir été mis en demeure de payer le montant de $50,000.Il était accompagné de M.Jean-Jacques Côté, un organisateur libéral, et du député de Jeanne-Manche, M.Aimé Bnsson, un des 11 endosseurs de l'emprunt.Le dossier complet des dettes de Pierre Laporte a alors été remis au premier ministre.A elles seules, les dettes de la campagne au leadership menée par Pierre Laporte s'élevaient à $169,000, y compris le $50,000 de Normand Gagnon.Le témoignage de Me Lapointe, qui représentait le notaire Landes dans cette poursuite, a fait ressortir qu'un comité avait été formé pour régler la succession de Pierre Laporte.Il était composé de Me Robert Demers, actuellement président de la Commission des valeurs mobilières.Me La-pointe a dit avoir «.ompris que Me De-mers, qui avait négocié la liberté de Pierre Laporte avec le FLQ, représentait sur le comité le Parti libéral.Les autres membres étaient Jean Lesage et Paul Desrochers.Me Lapointe a raconté que son groupe avait accepté de rembourser les dettes de la chefferie de Laporte à même les remboursements de l'assurance-vie de l’ancien ministre.Par contre son groupe a négocié une certaine réduction des dettes avec certains créanciers.Le plus difficile à convaincre fut Normand Gagnon, de préciser Me Lapointe, dont le dossier était entre les mains de Me Demers.Gagnon devait raconter pour sa part qu'il ne voulait réclamer aucun intérêt, se contentant du remboursement du capital.C’est alors que le commissaire Brian Mulroney lui a demandé s’il avait bénéficié à un moment quelconque des contrats gouvernementaux.Non, devait affirmer l’architecte Gagnon, qui a tenté d'écarter l’hypothèse d’un oubli de la dette moyennant certaines faveurs gouvernementales.L’architecte a toutefois admis qu’il était co-propriétaire de la Place Dupuis par le biais des intérêts de Sunor et de Sogestor qui y détiennent 50 pour cent des actions.Le reste de la Place Dupuis appartient à Sogena, dont Paul Desrochers est l’un des directeurs.Gagnon a raconté qu’il avait rencontré Paul Desrochers durant l’été de 1972.Il avait été question entre les deux hommes de grands projets dans l’Est de la métropole, notamment celui de l’Universite du Québec.Il a nié toutefois qu'il ait été question à cette époque du remboursement de l’emprunt consenti par lui au groupe Laporte.Pressé de questions par le procureur Paul-Emile Gendreault, Gagnon a dit que Paul Desrochers l’avait assuré “qu’il s’en occuperait”.L’architecte devait recevoir quelque temps plus tard le chèque de $50,000 et le texte de la guittance à signer.Il a cru, en l’absence d’informations supplémentaires, que ces documents \ expédiés par messager provenaient de son avocat.Toujours est-il que par la suite, soit environ six mois plus tard, la Place Dupuis accueillait des locataires de choix: la Société de développement de la Baie James, la Société d’Energie de la Baie James, l’Assistance judiciaire et la Loterie Olympique.Paul Desrochers est l’un des directeurs du COJO.L’Hydro-Québec doit s'ajouter prochainement à cette liste.L’architecte Gagnon a souligné que seule la compagnie Dupuis et Frères a occupé les locaux de la Place Dupuis à l’automne de 1970.Ce n’est qu’au printemps suivant as un référendum sur une question aussi technique.Il a rappelé que, dans le cas de la pasteurisation du lait, devenue obligatoire par une loi, il n'y avait pas eu de référendum.Aujourd’hui, tout le monde boit du lait pasteurisé sans protester.Les travaux de la commission se poursuivront, jeudi, alors que d’autres groupes viendront témoigner devant les députés.BLOC-NOTES Suite de la page 4 tre sacrifié à la raison d'Etat.Pour reprendre la formule consacrée, “l’immense majorité" des électeurs et des militants libéraux est sincère et intègre.Il n'empêche que ce n'est pas seulement avec des marguillers que l’on remporte une victoire comme celle qui balaya le Québec le 29 octobre 1973.Il fallut, comme on dit, ouvrir la machine, à tous les niveaux, l'alimentant à grand renfort de contrats, de jobs, de promesses.A l’appel de la patrie, petits bandits du batiment et grands pa-troneux de la construction répondirent.Tous ces bras malheureusement ne furent pas également discrets en présentant leurs factures.Nécessaires a la veille de l’élection d’octobre, tout ce joyeux monde se révèle une explosive compagnie à la veille du scrutin qui, tôt ou tard, suivra l'enquête Cliche.Voilà qu'à l’heure des séparations qui demandent qu’on tranche à vif, le caucus et le chef sont pris d'hésitation, de tremblement, d'un début d’égarement.Depuis qu’ils ont fait tomber Jean Lesage, les libéraux fédéraux n’ont pu enrayer l’ébranlement des chefs.Imprudents contestataires d’hier, ils en sont rendus aujourd’hui à rêver mais un peu tard d’un nouveau Duplessis.Les apôtres de Cité libre eussent été mieux inspirés en misant d’abord sur la rénovation démocratique du Québec! C’est plus que d’un chef à poigne qu’il faudra doter la rebelle province s’ils veulent enrayer dans l’ordre le joyeux désordre qui pète de la baie James à Sorel en passant par Taillon et par les bandes trop sonores de la Sûreté du Québec.En tout état de cause, ne vendons pas le roseau avant de l’avoir coupé.Robert Bourassa a survécu à d’autres tempêtes.Ceux qui s’inquiètent de son leadership restent libres, qu’ils soient ministres ou simples citoyens, de le contester, voire d'aspirer à le remplacer.Mais il n’est pas acquis qu’il succombera “cette fois-ci”.En tout cas, ils se leurrent ceux qui, dans les salons libéraux ou dans l’antichambre de Paul Desmarais, croient qu’on peut nettoyer un régime en changeant un homme.CLOUTIER Suite de la page 3 Outre ce bilan provisoire sur la partie scolaire du bill 22, le président du PQ a été amené hier à traiter des relations entre les libéraux fédéraux et provinciaux, de la souveraineté culturelle, de M.Jean Marchand, et de l’hypothèse de la tenue d’un référendum par le gouvernement Bourassa.Les dernières semaines, les leaders péquistes de la région de Montréal ont profité des moindres prétextes pour convoquer les journalistes tout en augmentant sensiblement leur participation à d’autres formes d’interventions publiques.Cette nouvelle tendance de l’aile militante du parti de se mettre en vedette date de la rentrée politique de Pierre Bourgault qui déplorait l'influence écrasante de l’aile parlementaire sur le reste du parti.Interrogé sur les récentes sorties de députés fédéraux à l’endroit du chef libéral provincial, M.Lévesque a dit percevoir en cela le début “d’une concertation de panique" chez des fédéraux qu'inquiète la “dégradation” du gouvernement Bourassa et qu'agace la manie des slogans tels, la souveraineté culturelle.“C’est le désenchantement qui mène à une minute de vérité.Il y aura une nuit des grands couteaux".Ottawa transmet un message d’une Montréalaise à ses filles oeuvrant au Cambodge OTTAWA (PC) — C’est par la voie diplomatique que seront transmises les craintes émises par une Montréalaise quant au sort qui attend ses deux filles, à Phnom Penh, au Cambodge.Le ministère des Affaires extérieures a annoncé hier que l’ambassade britannique dans la capitale cambodgienne sera invitée à transmettre le message de Mme La grève paraît inévitable aux postiers OTTAWA (PC) — Une autre grève postale se produira certainement si le gouvernement offre à ses 20,000 employés des Postes les mêmes hausses salariales qu'aux 18,600 ouvriers manuels de l’Alliance de la fonction publique.C'est ce qu’a annoncé hier le président du Syndicat canadien des employés des postes, M.Joe Davidson, lors d’une conférence de presse.Il a affirmé que le gouvernement a mis illégalement à pied près de 6,000 ouvriers des Postes, à Toronto, pour tenter de briser la grève des cols bleus.M.Davidson affirme que ses cotisants sont en furie contre ces tactiques d’Ottawa.Les employés des Postes n’ont pas encore formule leurs demandes auprès du Conseil du Trésor, mais leurs négociateurs ont demandé au ministre en cause d'approuver cinq suggestions du syndicat avant que les entretiens contractuels ne soient entamés.Jusqu'à maintenant, le gouvernement n’a accédé qu'à une requête, soit la traduction simultanée de toutes les sessions de négociation.Le syndicat demande en plus une hausse spéciale de $1.08 l’heure pour la perte du pouvoir d’achat des employés depuis 1972; la permission de négocier toutes les facettes du travail des syndiqués; un moratoire sur le déplacement des ouvriers et sur l’application des changements technologiques jusqu’à ce qu’une entente soit signée à ce sujet; et le versement des salaires de tous les ouvriers mis à pied durant la grève des cols bleus.AMBULANCES Suite do la page 3 bord de leurs ambulances, qui sont prêtes au pire.Enfin, des compagnies n’ont rien changé à leurs habitudes.Les grévistes des compagnies Lafleur, Trudeau et Royale se sont réunis hier après-midi et ont décidé de tenir jusqu'au bout.La première séance de négociation avec la partie patronale s’est déroulée en novembre.La conciliation a immédiatement été demandée et la première séance de conciliation s’est tenue en janvier.Quelques jours avant la grève, la partie syndicale a demandé au conciliateur de contracter les patrons.Ces derniers, selon M.Fauvel ont fait savoir par leur procureur que leurs “employés étaient bien payés, bien traités et qu’ils n’étaient pas intéressés à faire la grève”."Nous leur avons montré le contraire mardi", de conclure M.Fauvel, en ajoutant que cet arrêt de travail est légal, et l’est depuis le 10 février.Le gallon Imperial augmente de 2.2 cents La compagnie Imperial Oil a annoncé hier que le prix du gallon d'essence ordinaire, sans plomb ou diesel ainsi que le gallon d'huile de chauffage serait haussé de 2.2 cents à partir d'aujourd'hui.La compagnie a précisé que cette hausse maintenant permise par le gouvernement fédéral ne provient pas d une montée du prix du petrole brut mais plutôt de la hausse des coûts divers impliqués dans le raffinage, la distribution et la Alcide Charet, de Montréal, à ses filles Marie-Eloise et Anna, âgées respectivement de 23 et 20 ans.L’ambassade britannique représente les intérêts canadiens dans ce pays.L'ambassade de (Grande-Bretagne a déjà avisé toutes les personnes dont elle est responsable au Cambodge de quitter ce pays, menacé par les forces rebelles.Le ministère canadien des Affaires extérieures a aussi précisé qu'une telle demande a été faite aux soeurs Charet lorsqu'elles ont récemment visité l'ambassade canadienne à Saigon, au Sud-Vietnam.Les deux jeunes filles se sont rendues au Cambodge en décembre dernier pour y fonder un orphelinat.Mme Charet, qui croit que ses deux filles demeureront sur place malgré la menace des rebelles, s’est rendue de Montréal à Ottawa pour demander l'aide des autorités gouvernementales.la météo , ger ment nuageux et venteux avec des chutes de neige locales.• Régions de l'Abitibi, de Chibougamau, de la Haute-Maurice, du Lac St-Jean: Plutôt nuageux.Venteux par moments.Chutes de neige eparses.Maximum voisin de 25.Aperçu pour vendredi : peu de changement.• Régions de l'Outaouais, de Montréal, de Québec, Trois-Rivières, de Pontiac-Témiscamingue, des Laurentides, des Cantons de l'Est: Quelques éclaircies.Possibilité de chutes de neige locales dans les régions montagneuses.Maximum 30 à 35 et venteux par moments.Aperçu pour vendredi: généralement nuageux.• Régions de Rimouski, de Baie-Comeau, de Sept-Tles, de Gaspé: Chutes de neige locales et venteux.Poudrerie par endroits.Maximum près de 30.Aperçu pour vendredi: plutôt nuageux et doux.Note* ».v.p.que i«« ovlt «le doivent nous parvenir avemt 4i30 p.nt.pour publication du lendemain.le dimanche t 2 à 4t30 p.m.PAUL Albertine.Après une longue maladie à Montréal, le 25 février 1975, à Page de 81 ans, est décédée Mme Louis-Napoléon Paul, née Albertine Plante (née à Sorel).Outre son époux, elle laisse dans le deuil sa fille Mme Lucien Lapointe, (Yvette).Les funérailles auront lieu samedi le 1er mars.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bour-gie Limitée, 400 Boul.Henri-Bourassa est, pour se rendre à l'église St-André-Apôtre (rue Prieur à Ahuntsic) où le service sera célébré a 10:00 heures.Et de là au cimetière St-Pierre de Sorel, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.mise en marché des produits pétroliers.A l'appui de sa décision, Imperial Oil rappelle qu'il n'y a eu qu’une hausse de 0.4 cents le gallon depuis septembre 1973 parce que les compagnies pétrolières acceptaient de se plier aux demandes du gouvernement canadien.Toutefois, la hausse des coûts divers n’en continuait pas moins et l’augmentation d’aujourd'hui ne représente qu'une partie de ces accroissements accumulés, dit-on.NÉCROLOGIE Frère Louis Dupré, F.I.C.(Simplice) A Laprairie, le mardi 25 février 1975, à l'âge de 86 ans, est décédé le Frère Louis Dupré, (Simplice) Frère de l'Instruction Chrétienne.Né le 15 mai 1888 à VerchèresJl entra chez les Frères de l'Instruction Chrétienne en 1904.Il enseigna successivement à Plattsburgh, à Laprairie et à Hawkesbury, puis de 1923 à 1974 il poursuivit sa carrière d'enseignement en Angleterre II fut responsable de la Pastorale des Vocations pour son Institut La dépouille mortelle est exposée à la Maison Provinciale.870, chemin St-Jean, Laprairie.Les funérailles auront lieu vendredi, le 28 février à 17 heures.I Le Devoir, jeudi 27 février 1975 • 7 Les familles paient inutilement trop cher pour se (mal) nourrir par Renée Rowan OTTAWA — Les Canadiens pourraient manger mieux, du point de vue nutritif, en dépensant moins d’argent, affirme la Commission de surveillance du prix des produits alimentaires dans son rapport “La nutrition — A quel prix”, rendu public hier.Dans ce rapport d'une cinquantaine de pages qui traite du coût réel — en dollars et en cents — de l’alimentation, le premier à établir un contact direct avec le consommateur, la commission présidée par Mme Plumptre a trouvé qu’une famille urbaine de quatre personnes peut s’alimenter de façon nutritive pour un coût moyen de $2,060 par année alors qu’en 1974, cette même famille a dépensé environ $2,940 pour les aliments et les boissons non alcoolisées.C’est donc dire que la plupart des familles canadiennes dépensent presque un tiers de plus que nécessaire pour se nourrir, et de façon générale, mal se nourrir à cause d’un manque évident d’information en alimentation à tous les niveaux de la société.La présidente de la commission Mme B.Plumptre, et le Dr Z.Zabry, qui a agi comme expert dans cette étude tout comme il l’avait fait au moment de l’enquête Nutrition Canada, n’ont pas caché leur déception hier, à la conference de presse qui a suivi la présentation du rapport, devant l’inertie des gouvernements — tant fédéral que provinciaux — face aux recommandations du rapport Nutrition-Canada en 1973.On s'attendait à une action beaucoup plus rapide et à la mise en marche de programmes d’information et d’éducation en nutrition.Les gouvernements doivent reconnaître que la santé et le bien-être de tous les Canadiens reposent nécessairement sur une bonne nutrition.Jusqu’à maintenant on a considéré cet élément comme périphérique des politiques qui affectent le public et on n'a pas accordé une priorité suffisante à la nutrition.La commission Plumptre recommande donc que les gouvernements et les organismes privés qui s'occupent d’alimentation intensifient leurs efforts à but éducatif visant à améliorer les habitudes d’achat et la nutrition.Il en résulterait une amélioration de notre état de santé.Actuellement, a souligné la présidente, on dépense 7 milliards en frais médicaux dont 1 milliard qui sont en relation directe avec des problèmes de nutrition.On peut s'imaginer que les problèmes de nutrition révélés que l’enquête Nutrition Canada se sont peut-être aggravés à cause de la hausse rapide des prix alimentaires survenue depuis la fin de l'enquête en décembre 1972.La commission a en effet trouvé que le coût d’un régime nutritif a augmente de 52% au cours des cinq dernières années.Le coût moyen d'un panier hebdomadaire d’alimentation nutritive est passé de $25.43 en octobre 1969 à $38.77 en octobre 1974 et à $39.09 en décembre 1974.Or, durant la même période, le coût global de la vie a augmenté de 36%; par contre, le revenu per capita des particuliers, après déduction d’impôts; a augmenté de 62%.Rappelons que selon les résultats de l’enquete Nutrition Canada, des éléments nutritifs essentiels sont absents du régime de nombreux Canadiens.Le manque de protéines chez les personnes âgées, de vitamine C et de fer chez les femmes en âge de procréer, et de calcium chez à peu près tous, sauf les très jeunes, comptent parmi les problèmes les plus graves.La commission souligne à son tour qu’à cause des déficiences répandues en fer et en calcium dans les régimes canadiens, il soit nécessaire de modifier les règlements actuels sur l’enrichissement des aliments — en particulier du pain et de la farine — et recommande que le gouvernement fédéral étudie toute cette question de l'enrichissement et de la fortification des aliments, mais seulement lorsqu’il est manifeste qu’il y a de graves déficiences nutritives et qu’il n’y a pas d’autres façons de remédier à la situation.Bien que la plupart des familles de quatre — environ 960,000 familles, soit 91% — peuvent se payer le régime alimentaire nutritif préconisé par la commission (c’est-à-dire $37.50 a Québec et $43.05 à Vancouver), certaines données indiquant qu’il n’en va pas de même pour les autres 9%.Cela ne veut pas dire que les familles qui vivent en deçà du seuil de pauvreté doivent nécessairement être mal nourries, souligne le rapport.En éliminant certains des aliments plus dispendieux et en y substituant des aliments moindre, ces familles pourraient bien manger pour moins que $2,000.Reconnaissant d’une part que pour réaliser de telles économies, il faut assez d’habilité et une connaissance du contenu nutritif de divers aliments (ce qui n’est certes pas le cas pour la grande majorité), la commission Plumptre recommande u’à l’occasion de la revision du système e sécurité sociale du Canada, les gouvernements fédéral et provinciaux tiennent compte du coût réel d’une alimentation nutritive.Tous les Canadien, affirme le rapport, devraient disposer d'un revenu suffisant pour s'alimenter de manière nutritive.Au cours de la conférence de presse, Mme Plumptre a bien souligné que le régime alimentaire et la liste d'achats suggérée par la commission s'adresse à l’ensemble de la population.Il ne s'agit ni d'un régime alimentaire luxueux, ni non plus prevu pour les défavorisés.Notre intention, a-t-elle noté, n'est pas de dire aux gens quoi manger, mais ce qu’ils peuvent acheter pour bien se nourrir sur le plan nutritif.Notre liste d’achats vise à démontrer qu'il y a moyen de réunir les trois facteurs visés par l’ensemble des Canadiens; que ce soit bon, à prix économique et que ça réponde aux critères d’une saine alimentation.Le rapport, remarquablement pratique et réaliste — Mme Plumptre en est d’ailleurs très fière, comprend une liste d’achats ainsi que les quantités proposées pour quatre personnes (homme, femme, adolescent et fillette) pour un mois ainsi qu’une liste de substitutions alimentaires.Il suggère en outre différents moyens d’économiser en achetant les produits offerts à prix d’aubaine, les produits de marque moins dispensieuse, le remplacement de certains produits par d’autres moins chers ayant la même valeur nutritive, et acheter certains articles en grande quantité.Beryl Plumptre WH"** Le rapport est disponible gratuitement à qui en fait la demande.Il suffit pour l’obtenir d’écrire à la Commission de surveillance du prix des produits alimentaires, Case postal 1540, succursale B, Ottawa, Ontario.LeCPQ Une régie doit garantir les services essentiels Depuis le retrait du projet de loi 89 visant a assurer la sécurité et le bien-être de la population en cas de conflits du travail, aucun autre projet de loi n’a été déposé devant l’Assemblée nationale qui garantirait à la population québécoise son droit le plus strict aux services essentiels dans les conflits de travail des services publics, écrit au premier ministre Bourassa le Conseil du patronat du Québec.La confédération patronale déplore dans sa lettre que le ministre du Travail, M.Jean Cournoyer, se dise prêt à faire confiance ‘‘au sens des responsabilités des syndicats." Ayant peut-être en tête le peu de cas dont vient de faire l’Alliance de la fonction publique de la liste des employés versés au maintien des services essentiels aux aéroports (on sait que ces derniers n'ont pas traversé les lignes de piquetage et sont menacés de poursuites juridiques par le Conseil du Trésor), le CPQ marque son profond désaccord avec l'approche gouvernementale."Le syndicalisme, affirme la confédération patronale, n’a jamais reçu de la population le mandat de décider des services essentiels, rappelant du même souffle que ce mandat appartient en propre au gouvernement.” Considérant quïl est urgent que Québec se donne une législation sur les services essentiels, et ce avant que ne débutent les grandes négociations dans la fonction publique et parapublique, le CPQ demande au premier ministre de créer une Régie publique responsable de cette question.Cette régie, explique le document patronal, serait indépendante du pouvoir politique et aurait des pouvoirs administratifs et judiciaires qui la rendraient apte a veiller au maintien des services essentiels, de façon coercitive s’il le faut.Selon le Conseil, l’existence d’une telle Régie, dotée de pouvoirs réels réduirait le recours aux injonctions et l'entrée en scène in extremis de l’Assemblée nationale pour passer à toute vapeur une loi d’urgence afin de mettre fin à la grève.Le ministre refuse une subvention aux producteurs de lait mais promet des stimulants à la productivité par Gérald LeBlanc QUEBEC — Entre deux sessions de la commission parlementaire étudiant un avant-projet de loi sur la stabilisation des revenus agricoles, M.Normand Toupin rencontrait, hier, les producteurs laitiers mécontents de la hausse décrétée par la Régie des marchés agricoles.La majoration de deux cents décrétée pour le premier mars portera la pinte de lait à 51 cents pour le consommateur.Le producteur recevra, pour sa part, $12.21 les cent livres alors qu’il réclamait $13.39.Lui rappelant les concessions arrachées l'automne dernier, alors que grondait la “colère verte", les dirigeants de l'Union des producteurs agricoles (UPA) réclament que le gouvernement du Québec comble cet écart de $1.18.Le ministre de l’Agriculture, M.Normand Toupin, leur faisait savoir, au cours d’une rencontre au Québec Hilton qu’il ne peut accéder à leur demande même s’il reconnaît l’insuffisance de la hausse actuelle pour leur assurer un revenu adéquat.Il n’est pas question non plus d'augmenter le fardeau du consommateur — les demandes de l’UPA entraîneraient une hausse additionnelle de deux cents la pinte, — du moins pour le moment, mais M.Toupin ouvre une nouvelle avenue pour les producteurs.Son ministère, assuré d’une hausse de crédits au prochain budget, est prêt à accélérer les programmes existants et à en lancer de nouveaux pour permettre aux producteurs d’améliorer leur taux de production.M.Toupin n’a pas précisé la nature exacte de ces programmes mais il a mentionné que ces mesures pourraient toucher l’amélioration du cheptel ou celui des sols.Selon son calcul, mieux vaut aider le cultivateur à produire plus que de subventionner la production.M.Toupin estime par exemple qu'il est possible de hausser sensiblement la moyenne actuelle de production d’une vache laitière au Québec, à savoir 9,216 livres de lait par année.Il demande à l’UPA d’examiner cette possibilité avec lui pendant un certain temps, “environ deux mois”, avant de tirer ses conclusions définitives.Si l’hypothèse du ministre ne s’avère pas, il promet alors de réclamer une nouvelle hausse de 2 cents la pinte, le corollaire du $1.18 les cent livres réclamé par l’UPA, que devra assumer le consommateur québécois.Sceptique devant la proposition du ministre, l'UPA promet cependant de l’examiner sérieusement et ae fournir une réponse après la rencontre que tiendront ses dirigeants la semaine prochaine.Le président de l’UPA, M.Paul Couture, se réjouit cependant du fait que M.Toupin reconnaisse l’insuffisance des revenus accordés aux producteurs avec la hausse actuelle.Suivant de savants calculs, le prix actuel laisse le producteur laitier avec un revenu annuel de $9,000 pour son travail.L'UPA réclame plutôt $15,000 en accord avec l’entente de principe signée par le gouvernement pour assurer le cultivateur d'un salaire équivalent à celui d’un ouvrier spécialisé.M.Toupin répond que cette entente a été respectée puisque $9,000 représente la moyenne salariale de l’employé spécialisé.L’UPA rétorque que le producteur laitier fait non pas 40 mais 58 heures par semaines.Arrive alors la question philosophique du statut de l'agriculteur: est-il un travailleur spécialisé ou un entrepreneur?Ni l'un, ni l’autre, ou un peu des deux, semble-t-il d’après les membres de l'UPA.Comme l’entrepreneur, le producteur agricole fournit son capital et sa gestion, mais il ajoute son travail personnel comme l’ouvrier spécialisé.Ce problème du revenu des producteurs agricoles faisait d’ailleurs l’objet de l’étude entreprise en commission parlementaire sur un avant-projet de stabilisation des revenus agricoles.Selon l’expression du député Fabien Roy, c’est un “grand placotage national qui pourrait durer deux ans”, que lance le gouvernement avec ce projet squelettique, contenant uniquement le principe de la nécessité de stabiliser les prix.Le document déposé par l’unioniste Bellemare soulève également la difficulté de discuter d'un projet de loi laissant aux règlements à venir le soin de déterminer les vraies intentions du gouvernement.Les subventions du MEER: 40% au Québec OTTAWA (PC) — La province de Québec a reçu près de 40 pour cent des subventions accordées par le ministère de l’Expansion économique régionale l’an dernier.Ces subventions visent à corriger les inégalités entre les régions pauvres et les régions riches du pays et se sont élevées à $167 millions sur $424 au total pour le Canada.Par contre, le Qiiebec bénéficiait de 21.7 pour cent des subventions du ministère de l’Industrie et du Commerce qui concernent principalement l’industrie de transformation et l’exportation de produits finis./-— "'N Aux clients de l’Hydro-Québec Tant que le service postal ne fonctionnera pas normalement, les facturés d’électricité ne doivent pas être acquittées par la poste, mais à une banque, une caisse populaire ou à l’un des bureaux d’affaires de l’Hydro-Québec.a V_______________________________ Trois témoins ont été entendus, hier.C’est surtout le témoignage de M.Léonard Roy, vice-président exécutif du Conseil de l’alimentation du Québec, qui a retenu l’attention.Représentant les salaisons, les laiteries, les abattoirs, les meuneries, certains épiciers en gros et détaillants, M.Roy demandait d’abord aux parlementaires d’être réalistes.“Ce n’est pas le ministre de l’Agriculture, ni l'UPA, ni les industries québécoise que je représente, mais bien les réseaux de distribution qui détiennent les centres de décision dans le monde agro- alimentaire” affirmait M.Roy.Or ces réseaux (Kraft, Canada Packers, Dominion, etc.) dépendent, selon lui, d’autorités sises à l’extérieur du Québec.Par ailleurs, M.Roy indiquait que la consommation du lait avait baissé de 10% au Québec depuis l'automne 1974 Avec les nouvelles hausses, 3 cents en janvier et £ cents en mars, l'industrie craint une nouvelle désaffection du public pour le lait.Les spécialistes du ministère s’étonnent du chiffre avancé par M.Roy mais ne sont pas encore en mesure de le confirmer ou de l'infirmer.Subventions au lait OTTAWA (PC) — Les subventions fédérales pour le lait ont totalisé $95.5 millions en 1974, Contre $22.9 millions en 1973.Le lait liquide coûtait à lui seul $87.1 millions l’an dernier, à cause principalement de la subvention, de cinq cents la pinte, maintenant retirée.La subvention pour le lait en poudre est de 29 cents la livre.Une livre de poudre ermet de reconstituer quatre pintes de ait liquide.I MONTROSE CLASSIQUE ?VENTE DE DISQUES VALABLE JUSQU'AU 8 MARS C.ili.V'U.f î'LYVSÎiÀCH 3 «r (Jinir«£NM4*m mut Kgv 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pleasures condemned" 1.10, 4 00, 6 50.9.40 et "Ragina’s secrets" 12 00 .2.50, 5.40, 8 30.BERR1: 1280 St-Denis 878-2424 M Majes-tyk" 2.35, 6 10.9.40 et "Les casseurs de gang" 12.55, 4.25, 7.55.-BIJOU: 5030 Papineau 527-9131 Le Rallye des joyeuses” 2.45, 6.20, 9 55 et "Une vierge pour St-Tropez" 1.20, 4.55, 8 30.CANADIEN: 1204 Ste-Catherine K 523-5180 "Vas-y bonhomme" 12.30, 3 35 .6 40, 9.50 et "La grande trouille" 2 00, 5 05, 8 15.CHAMPLAIN: 1815 Ste-Catherine K 524-1685 "La moutarde me monte au nez" 1.20.3.20, 5 25.7.25, 9.30 CHEVALIER: 1590 St-Denis 845-3222 Le mouton enragé" 12.30, 2.50, 5.10, 7 30.9.50.CINEMA 2001: 855 Décarie 277-2001 Bla zing saddles 7 00 et Who is Harry Kel-lerman and why is he saying those terrible things about me9 9.00 CINEMA DE PARIS: 896 Ste-Catherine O 861-2996 "Flesh Gordon" 1.00.2.30, 4.00, 5.30, 7.00, 8 30.10.00 CINEMA 7e ART: 3180 Bélanger K 722-0302 "François et le chemin du soleil 7.00 "Roméo et Juliette" 9.10.CINEMA LONGUEUIL: 1 Place Longueuil.677-7993 Un cave" 8 00 et La fureur du Dragon" 6 00.9.50.CLAREMONT: 5038 Sherbrooke O.486- ; 7395 "Murder of the Orient-Express" 1.35.4.05.6 25, 8.50.CREMAZIE: 8610 St-Denis 388-4210 Vincent, François, Paul et les autres 7 20.9.30 DAUPHIN: 2396 Beaubien 721 6060 (Salle j Renoin J'irai comme un cheval fou" 7.15.I 9 15, (McLaren): Toute une vie 7.15, 9 40 ENCORE: 136 St-Paul E 861-7761 (Salle I) 5.30, 7.00 , 8.30, 10.00 (Salle IL "Cabaret" 7.00 , 9 00.ELECTRA: 1114 Ste.Catherine E 522-9177 "La bonzesse 12.00, 3.15, 6.30, 9 45 Cé-lestine bonne à tout faire" 1 40, 4.55.8.10.ELYSEE: 35 Milton.842-6053 (Salle Res nais) "Le millieu du monde" 7.30.9.30.(Salle Eisenstein) "Les dernières fiançailles" 7.30, 9 30.FESTIVAL: 1296 Ste-Catherine E.525-8600 "Flesh Gordon" 7.00, 8.30.10.00.FLEUR DE LYS: 858 Ste-Catherine E.288-3303 "Les bidasses s'en vont en guerre" 12.30, 3.30, 6 35.9 40 et Les fous du stade" 2.00.5.00 .8 05.JEAN-TALON: 4255 Jean-Talon 725-7000 ' La dernière maison sur la gauche 6.50.10.00 et Dorothea 8 20 KENT: 6100 Sherbrooke O 489-9707 "Swiss Family Robinson" 1.00.3 00.5.00.7.00.9.00 LOEWS: 954 Ste-Catherine O 866-5851 The Godfather II" 12.45.4.20.8.00.MAISONNEUVE: 3001 Sherbrooke E.525-2174 "La dernière maison sur la gauche 6.50.10.00 et "Dorothea" 8 20.MERCIER: 4260 Ste-Catherine E 255-6224 "Emmanuelle" 6 25.9.40 et "Si Don Juan était une femme 8.00 MONKLAND: 5504 Monkland 484-3579 "Thunderbolt and lightfoot" 2.15, 5.55.9 50, "Taking of pelham" 12 25.4.05, 8.00 OUTREMONT: 1248 Bernard O 277-4145 "East of Eden" 7.00 et Rebel without a cause" 9 30.PALACE: 698 Ste-Catherine O 866-6991 "Trial of Billy Jack" 12.00.3.00, 6.00 , 9 00.PAPINEAU: 4519 Papineau 521-6853 Salle no 1) Enfant de la solitude" 1.30, 3.30.5.30.7 30.9 30 (Salle no II) "Contes immoraux" 1.00, 3.05.5.10, 7.15.9 20 PIERROT: 1590 St-Denis 845-3222 "Le trio infernal" 1.00, 3.10, 5.20, 7.30, 9.40.PLACE DU CANADA: Hotel Champlain 377 Dorchester O.861-4595 "Emmanuelle" 7.15.9.15.PLACE VILLE-MARIE: (Petit cinéma) 577-Dorchester 866-2644 Little Theatre of Jean Renoir" 12.10 2 20 4 35.6.45.9 00.PLACE VILLE-MARIE: (Grand cinéma) 577 Dorchester 866-2644 "Lenny" 12.45.2.55, 5.05, 7.20, 9.30.PLAZA: 6505 St-Hubert.274-6155 "Vas-y bonhomme" 12.30, 3.35, 6 40, 9.50 "La grande trouille" 2.00, 5.05, 8.15.PUSSYCAT: 4015 St-Laurent 845-4215 Outrageous, love machine" 11.50, 2.45, 5 45.8.40 et "Tom Jones rides again" 1 25.4 20, 7.15.10.15.RIVOLI I: 6906 St-Denis 277-4129 Journal secret d une prison de femmes 2 50.6.10, 9.30 et "Marchand de filles" 1.10, 4.35.7.55.RIVOLI H: 6906 St-Denis 277-4129 Maria" 3.05.6 25, 9.45 "Le coriace" 1.25, 4.45.8.05.SAINT-DENIS: 1594 St-Denis 849-421 1 "Pousse mais pousse égal" 12.10.2.35, 4 50 7 15 9.40 SEVILLE: 2155 Ste-Catherine O.932-1139 "Earth Quake" 12.30.2.50, 5.00, 7.15, 9.30.SNOWDON: 5225 Décarie.482-1322."Only God Knows" 1 00, 2.30, 4 25 , 6.15 .8.05.10.05.VAN HORNE: 6150 Côte-des-Neiges 731-8243 "Sheila Levine" 1.00.3.00 .5 05 .7.10.9.15.VENDOME: Place Victoria 878-1451 "Contes immoraux" 12.45.2.50.4.55, 7.00.9.05.VERSAILLES: (Salle rouge) 7265 Sherbrooke E 352-4020 "Maria" 6 25.9.40 Le coriace" 8.00.VERSAILLES: (Salle bleue) 7265 Sherbrooke E.352-4020 "Enfant de la solitude" 7.30, 930 VIDEOGRAPHE: 1604 St-Denis 842-9786 "Le petit prince" de J Y Brière et Yves Trépanier.8h.relâche vendredi VILLERAY: 8042 St-Denis 388-5577 "General ldi Amin Dada".7.30.9 30.WESTMOUNT SQUARE: 1 Westmount 931-2477 Alice doesn't live anymore" 12.45.2.45, 4 45.6 50.9.00 YORK: 1487 Ste-Catherine U 937-89/8 "Young Frankenstein" 1.10, 3 10.5.10, 7.15.9.15.CINEMATHEQUE QUEBECOISE: 1700 St Denis 844-8734 "Hiroshima mon amour" (d'A.Resnais-France 1959) 8h.CONSERVATOIRE D’ART CINEMATOGRAPHIQUE: 1455 boul de Maisonneuve 879-4349.Relâche théâtre CASANOUS: (Association espagnole) 485 Sherbrooke O 844-4691 Du jeudi au dimanche 22h30.IN CONCERT: 2 Le Royer 861 5669 Dizzy Gillespie 21h30.23h30.Ih30 NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: 2120 Bleury L'école des femmes " de Molière (horaires irréguliers) PATRIOTE: 474 Ste-Catherine E 523-1131 "Dis-moi qu'y fait beau Méo" de J Barrette.Semaine et dimanche 20h Samedi; I9h30.et 23h Relâche lundi et mardi PATRIOTE EN HAUT: "Ce fou de Gogol" de F Sensoy.semaine et dimanche.20h Sam: 19h30 et 22h30.relâche lundi et mar di.RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.844-179:: Virage dangereux" de J B Priestley, de mardi au sam: 20h dimanche 19h Lundi Relâche.THEATRE D’AUJOURD’HUI: 1297 Papineau 523-1211 Relâche jusqu'au 20 mars THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 Ste Catherine O 861-0563 Relâche jusqu’au 7 mars THEATRE DE QUAT SOUS: 100 E Ave 'des Pins.845-7277 "Harem qui rit" une création collective.PLACE DES ARTS ANNONCES CLASSÉES RÉGULlCItES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR ANNONCES CLASSÉES ENCADRÉES 844-3361 Avis : Us amtoviceurs swil priés dû vérifier la première parution de leurs aunoaets* 844-3361 ¦ ChcKfiu parutioncoûU Jt.JO.maximum 25 moti • Tout mot additionnel coûte Q.QS chacun U Devoir se rend responsable d'une seul* insertion erronée.Toute erreur doit être soulignée imméellalenienl.• Chaque parution coûte $4.20 la pouce • L'heure de tombée est midi pour le lendemain • L'Heure de tombée e»t midi pour le lendemain S.V.P.téléphoner à 844-3361.a H n'f a pas dé Irais pour las illustrations.AMEUBLEMENTS À VENDRE SALLE A MANGER provincial français, 9 morceaux.Tél: 684-9481.4-3-75 ENSEMBLE DE SALON, style canadien, pour chalet.1 divan, 2 fauteuils, 2 tables, 3 lampes, 1 rouet.Tél: 259-0589 ou 279-7346.1-3-75 SALON TRADITIONNEL, tables en marbre, stéréos, tapis 9’ x 12’, lampes, bar avec stéréo, salle à manger, chambre à coucher, tél: 684-9481.4-3-75 MEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons.Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, bibliothèques, mobiliers de cuisine, etc).Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d'aubaine.207 Beaubien est.Tél.: 276-9067 J.N.0.ANTIQUITES A VENDRE TABLES, lave-mains, lit tourné, cruche, vaisselle.Particulier.Tél: 271-8597.1-3-75 IMPORTATIONS 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Glengarry Casier postal 190, Alexandria, Ontario.K0C 1A0 Tél.: (613) 525-3110 S.W.Libbey, Le président T.R.Léger, Le directeur 1-3-75 LE CONSEIL SCOLAIRE D'OTTAWA Les professeurs sont invités à présenter une demande pour les postes d'enseignement suivants: Libres dans le moment : - STÉNOGRAPHIE ANGLAISE Niveau 3 et 4 (demi-temps) École Secondaire André Laurendeau.235, chemin McArthur, Ottawa, Ont.K1L6P3 Tél.: 613-746-8113 Libre au début de mars : - ÉDUCATION PHYSIQUE (filles) École Secondaire Champlain, 281.rue Lanark Ottawa, Ont.K1Z 6R8 Tél.: 613-725-1039 Veuillez présenter votre demande par écrit ou téléphoner au Directeur des Écoles.3-3-75 FEMMES DEMANDÉES EXCELLENTE DACTYLO Avec expérience générale de bureau — Place d'Armes — Salaire selon expérience.Tél 288-5591 3-3-75 Tél.: Mils C.Mtsnird.845-0271 Bilingue Pour compagnie de construction • Entre 28 et 45 ans • 2 semaines de vacances.DACTYLOGRAPHE RECEPTIONNISTE 1-3-75 SECRÉTAIRE LÉGALE demandée De préférence avec 1 ou 2 ans 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auteur du Roy d’Ys.— Ardeur, enthousiasme.6— De l’Italie.7— Imprimer.— Substance chimique à odeur de violette très prononcée.8^-lnterjection.— Supporte tout ie poids du véhicule.9— Manganèse.— Courber.— Colère.10— Dérober.— Tige flexible 11— Elle renie sa religion.— Sert à lier.12— Corde avec laquelle on pendait les criminels.— Alcaloïde de la fève de Calabar.Verticalement 1— Exposant de ia puissance à laquelle il faut élever a pour retrouver le nombre considéré.2— Brusque entrée, en général.— Coups de baguette.3— Très petit.— Altesse Royale.— Animal mou.4— Mousseline imitant la guipure.— Ouvrage destiné à mettre en communication deux points séparés par un obstacle.5— Tente avec audace.— Sous-arbrisseau des montagnes.6— Entière, complète.— Meuble pour s'asseoir.7— Etabliras.8— Eminence.— Nègre.— Tellure.9— Ruisselet.— Maladie du nez.— Berceau.10—Jalousie.— Entendre.11 —Fibre textile synthétique.— Peu de chose.12—Bande d’oiseaux qui volent ensemble.— Altéré par l’air.Solution d'hier 9 10 11 12 i-M.b.LJ.A.¦ N.O.R.R.O.’ r.uMÀ ¦ ¦'RITE 5,EtSÆ ' ‘ÈÜL EBUBV ’BrUüki HrIo“ R.O.C.F- WMSt; EJ HER E 3 AVEC li PETIT ROBERT.PAS DE PROBLÈME informations internationales Le Devoir, jeudi 27 février 1975 • 9 L’OPEP renvoie en commission l’étude des répercussions de la chute du dollar VIENNE (D’après AP, AFP et Reuter) — Les représentants de l'OPEP ont achevé hier la préparation de la “déclaration solennelle” qui doit servir de base aux futures négociations énergétiques et a renvoyé à sa commission économique l’étude des répercussions de la chute du dollar sur les prix pétroliers.“La déclaration qui sera soumise au sommet correspond à peu près aux trois volets du plan d’action défini par l’OPEP”, a déclaré M.Abdeslam, ministre algérien du Pétrole, à sa sortie.Ce plan d’action comprend la solidarité entre les pays de l'OPEP, la solidarité avec les pays du tiers monde et la solidarité avec l ensemble du monde L'Algérie “est toujours en faveur d’une réduction coordonnée de la production du pétrole de l’OPEP”, a déclaré M.Abdes-iam.Mais, a-t-il ajouté, “le problème du niveau de production ne se pose plus dans les mêmes termes qu'auparavant.Autrefois il fallait produire plus pour avoir plus d’argent.Aujourd’hui lorsque l’on sait les problèmes que posent à certains pays les surplus financiers, la réduction de production n’est pas grave en soi”.Indiquant qu’il n'était pas question de baisser les prix du pétrole, le ministre al- gérien a cependant reconnu qu’il pouvait y avoir un certain nombre de paramètres (prime de proximité et de soufre) qui avaient pu etre exagérés et pour lesquels un ajustement dans le sens de la baisse était concevable.Le ministre algérien a par ailleurs indiqué que l’OPEP en tant que telle avait donne son aval à l’idée selon laquelle la conférence sur l’énergie avec les pays consommateurs devait être étendue à tous les problèmes relatifs aux matières premières et au développement.A une question concernant une éventuelle participation de TAIE (Agence internationale de l’énergie) qui fonctionne sous l’égide de l’OCDE, M.Abdesslam a simplement répondu qu'il ne voyait "pas d’objection à la participation d’autres”, sans vouloir préciser davantage.Un certain rapprochement des thèses algériennes et iraniennes ne semble d’autre part pas exclu en ce qui concerne la priorité a donner aux questions pétrolières dans le cadre des matières premières à examiner au cours du “dialogue”.M.Amouzegar n’ayant pas voulu exclure hier matin qu’une priorité accordée au pétrole pouvait “faire gagner du temps”, pour peu que l’on considère ces questions comme le “premier étage d’un tout”.M.Abdesslam a implicitement souscrit à cette thèse, affirmant que “la séparation des solutions n’est pas valable”.“Trouver une solution aux seuls problèmes des consommateurs est insuffisant et ne justifierait aucune réunion", a-t-il déclaré.Ceci ne semble pas exclure, que l'Algérie puisse convenir à accorder une priorité aux problèmes pétroliers, tout en insistant sur la nécessité de traiter, dans les meilleurs délais, des autres matières premières.M, Jamshid Amouzegar, ministre iranien du pétrole, a déclaré que les prix de base du pétrole ne seraient pas modifiés jusqu’à septembre prochain.En décembre, l’OPEP a gelé les prix pétroliers à 10,46 dollars le baril pour neuf mois.Mais le ministre iranien a précisé à la presse que pourraient intervenir à partir de juin, des changements dans le mode de calcul du prix du pétrole.M.Amouzegar a annoncé qu’une conférence spéciale sur les conséquences de la dépréciation du dollar sur les revenus pétroliers aurait peut-être lieu en avril ou en mai prochain, mais qu’aucune décision ne serait prise à ce sujet avant juin.La commission économique de Washington a mal interprété les propos du président syrien DAMAS (d’après Reuter et AFP) — Le gouvernement syrien a déclaré hier que la presse n’a pas reproduit fidèlement les propos tenus récemment par le président Hafez Assad dans une interview accordée au Magazine Newsweek.Des informations publiées cette semaine ont fait dire au chef de l’Etat syrien qu’il était disposé à signer un accord de paix avec Israël, si les israéliens se repliaient jusqu'aux frontières d’avant juin 1967 et convenaient de la création d’un Etat palestinien.D’après un communiqué des services de presse présidentiels à Damas, “ce qu'a rapporté la presse n'exprime pas fidèlement ce qui s’est passé lors de l’entretien (du rédacteur en chef de Newsweek avec le président Assad), surtout en ce qui concerne la question d’un traité de paix." Le communiqué ne dit toutefois pas clairement si Newsweek a mal cité le président Assad, ou si c’est l’article de magazine qui a été rapporté de façon erronee.A Beyrputh, le journal pro-syrien Ash-Sharq écrit que M.Henry Kissinger, en ajoutant foi à ce qu’a publié Newsweek, montre qu’il a "perdu son intelligence diplomatique”.Le journal libanais se réfère en l’occurrence à une déclaration du secrétaire d’Etat américain qui a estimé que la disposition de la Syrie à signer un accord de paix avec Israël constituait un important pas en avant.Par ailleurs, le président Hafez Assad a déclaré hier à Damas qu’il n’y aura pas de paix au Proche-Orient sans le consentement du peuple palestinien.Prenant la parole lors de la séance inaugurale de la sixième conférence de la fédération nationale des étudiants syriens, Après la démission de la Fuente Arias Navarro pourrait procéder à un remaniement ministériel MADRID (AFP) — Dans un débat télévisé en compagnie de sept journalistes, M.Carlos Arias Navarro, président du gouvernement espagnol, a confirmé qu’il avait accepté la demission de son ministre du Travail, M.Licinio de la Fuente, 3ème vice-président du gouvernement.Il a tenu à minimiser l’importance de cette démission, signalant que ce “collaborateur de vieille date” avait demandé dès l’été dernier à être relevé de ses fonctions considérant qu’il avait accompli l’essentiel de sa tâche et qu'un nouvel homme avec un nouvel elan pourrait achever ce qui restait à faire.Au cour de ce débat organisé à l’occa- Violents combats à Asmara ADDIS-ABEBA (Reuter) — De violents combats ont opposé hier soir des unités de l’armée éthiopienne aux forces sécessionnistes dans le centre d’Asmara, a-t-on appris à Addis-Abeba de source digne de foi.L'engagement a duré une heure et l’échange de coups de feu était particulièrement violent près d'un camp militaire.On précise de meme source qu’il semble que les forces unies du Front de libération de l’Erythére-Forces de libération populaires (FLE-FLP) aient lancé une attaque surprise sur les positions loyalistes à l’aide de roquettes et de bazookas.La capitale de l’Erythrée a été à nouveau secouée par le fracas des explosions des obus et de tirs de mitrailleuse.Les maquisards sécessionnistes se sont repliés par la suite,, ajoute-t-on.Enfin, du nouveau Premier fabricant de meubles modulaires au Québec d’une technique d’avant garde.Seul un fabricant de grande expérience peut réaliser une cuisine aussi belle.Le design d’aujourd’hui avec le bon goût d’autrefois.IN K Technique Internationale du Meuble 661-3931 326-9540 l’OPEP, a-t-il ajouté, fera une étude complète portant sur les seize monnaies utilisées pour déterminer les droits de tirage spéciaux (DTS) Le rapport examinera les variations des cours pour les six derniers mois et les experts tenteront de déterminer les changements de parité vis-à-vis du dollar dans les six ou douze mois à venir.Si le dollar continue de se déprécier, ce qui a pour conséquence une baisse des revenus pétroliers de 10 pour cent, et de 20 pour cent en juin, si la chute se poursuit au même rythme, l'OPEP pourrait décider d’utiliser les DTS comme unité de compte dans les transactions pétrolières ou un ensemble d'autres devises.Selon des experts financiers, un tel système aurait pour conséquence un renchérissement du pétrole pour les pays dotés de monnaies faibles et une baisse pour les pays forts comme la Suisse ou la RFA, M.Amouzegar a precise qu'il n’y avait pas de désaccord entre les ministres de l'OPEP sur les questions monétaires.Toute baisse du pétrole, lors du sommet d'Alger a été totalement écartée a-t-il ajouté.en bref du monde Le chef de la diplomatie deNewDehli annule sa visite à Washington NEW DELHI (Reuter) - Après la levée de l’embargo que les Etats-Unis avaient imposé sur les ventes d’armes au Pakistan, M.Yeshwantrao Chavan, ministre indien des Affaires étrangères, a annulé une visite qu’il devait faire à Washington pour diriger les travaux de la commission mixte américaino-indienne, qui devait se réunir les 13 et 14 mars.De son côté, Mme Indira Gandhi a sévèrement critiqué hier la décision américaine, affirmant qu elle ne fera que “rouvrir de vieilles blessures et nuire au processus de la guérison et de la normalisation” des relations dans le sous-continent.S’adressant au parlement, le premier ministre a déclaré: “Les responsables de la politique de ce grand pays continuent de souscrire au concept fallacieux d’un équilibre à réaliser entre l’Inde et le Pakistan.C'est une politique qui est la cause de la tension sur le sous-continent", a-t-elle dit.Mme Gandhi a critiqué les arguments invoqués par Washington pour justifier la levée de l'embargo.“Il est tout à-fait spécieux de dire que les armes doivent être livrées au Pakistan parce que nous autres en Inde avons notre propre industrie de défense”.“Je pense qu'il est malhonnête de dire que nos recherches nucléaires constituent un danger pour le Pakistan.La recherche de moyens pacifiques d’utiliser l'énergie nucléaire, comme nous l'avons dit a maintes reprises, n’est aucunement une menace militaire pour qui que ce soit".Mme Gandhi a également dénoncé “le renouveau de belli-quosité” du Pakistan, ajoutant qu’il coïncidait avec la décision américaine et demandant au monde de ne pas manquer de relever cette coïncidence.le président Assad a dit: “Je veux tout le Golan (occupé par Israël) et tout le Sinaï, mais cela n'aboutira pas à la paix.” “Je veux aussi que soient pleinement reconnus les droits du peuple arabe palestinien,” a poursuivi le chef de l’Etat syrien.“Mais la paix n’est pas déterminée par Damas ou Le Caire.C’est le peuple arabe palestinien qui en décide,” a ajouté M.Assad.“Dans notre lutte, nous considérons la terre arabe comme indivisible, et nous recherchons la libération du tout, pour que la cause ne soit pas divisée et perdue en faisant des pas chancelants,” a dit le chef de l’Etat syrien.“Nous affirmons Tunité de nos initiatives en politique comme dans la guerre sur tout le front arabe: syrien, égyptien ou palestinien,” a encore dit M.Assad.sion du premier anniversaire de la présentation de son programme de gouvernement devant les Cortès, M.Arias Navarro a promis de poursuivre son “ouverture” et d’élargir les voies de participation en direction du centre ou même plus loin, il a dressé un bilan de son action au cours de l'année écoulée et a affirmé une fois de plus que les lois fondamentales (constitution) étaient toujours perfectibles mais d’un contenu inépuisable sur le plan social et politique pour faire face à l’avenir.L'annonce du départ de M.de la Fuente connue mardi a donné cours à des spéculations selon lesquelles le premier ministre Carlos Arias Navarro pourrait procéder à d’autres changements dans son cabinet.De source informée, on estime que le départ de M.de la Fuente a été provoqué par un différend avec d’autres ministres sur le droit de grève des ouvriers.Le ministre du Travail aurait été opposé à un projet de loi autorisant les employeurs à licencier des travailleurs en grève.Il est possible qu’au moins trois autres portefeuilles, ceux du Commerce, de l’Industrie et de la Planification, changent de mains, dit-on de même source.Les parlementaires noirs s’opposent à la nomination de Davis WASHINGTON (Reuter) — Le Groupe des représentants noirs au Congrès américain a officiellement demandé hier au président Ford de renoncer à la nomination de M.Nathaniel Davis au poste de secrétaire d’Etat adjoint chargé des questions africaines.Dans une lettre au chef de l’exécutif américain, M.Charles Rangel (démocrate, New York), président du groupe, déclare que la nomination de M.Davis témoigne d’une indifference à l'égard des nations Africaines qui n'ont pas caché les préoccupations que le choix de M.Davis suscitait parmi elles.“En tant qu’ambassadeur au Chili durant le renversement du président Salvador Allende, il ne serait pas exclu d’assumer que M.Davis pourrait avoir été impliqué dans la regrettable complicité des Etats-Unis dans son renversement,” écrit M.Rangel.L’Organisation de l’unité africaine, dont la 24e session ministérielle s’est tenue la semaine dernière à Addis Abeba, a dit sa préoccupation suscitée par la nomination de M.Davis — qui doit etre approuvée par le Congrès — en raison du rôle qui lui est attribué dans une “déstabilisation politique" en Amérique Latine.Dans un communiqué officiel, LOUA exprimant le souhait de “liquider les vestiges du colonialisme, du racisme et de la domination étrangère”, condamne et résistera à toute décision vi-“sant à importer en Afrique l’odieuse pratique de “déstabilisation", qui a fait tant de mal à nos frères d’Amérique latine." Evoquant la déclaration faite par le secrétaire d’Etat en réponse à ce communiqué, déclaration dans laquelle il disait que la nomination d’un haut fonctionnaire, par opposition à celle d’un ambassadeur, était une affaire strictement interne, le groupe noir regrette “l'arrogance et l’indifférence” du secrétaire d’Etat.Il souligne également que l’opposition manifestée par les pays africains à sa nomination rendrait pratiquement impossible la tâche de M.Davis, s’il venait à être confirmé dans ses fonctions.M.Rangel conteste également la thèse de M.Kissinger, telle qu elle est exprimée dans sa lettre à TOUA, selon laquelle l’organisation africaine a terni la réputation de M.Davis."Nous estimons pour notre part que c’est le secrétaire d’Etat Henry Kissinger lui-même qui a terni la réputation de M.Davis en tentant de faire avaler sa nomination aux nations africaines qui avaient clairement exprimé leur opposition”.¦ ANKARA (Reuter) — La Turquie a refusé de participer aux manoeuvres d’hiver du personnel de l’OTAN, accentuant la menace du gouvernement d’Ankara de reviser ses liens avec l'Alliance Atlantique à la suite de la décision du Congrès américain de suspendre la livraison d’armes aux Turcs à titre de sanction contre l’attitude adoptée par Ankara dans le conflit chypriote, apprend-on de source turque informée.De même source, on déclare que cette manoeuvre met à contribution des membres du personnel, dont des personnalités politiques, chargés pour l’occasion de “mener une guerre sur papier” contre un envahisseur factice.Le général Alexander Haig, commandant suprême des forces européennes de l’OTAN, est attendu dans moins d’une semaine à Ankara en visite officielle de deux jours.De même source, on précise que le général Haig se rendra à Ankara et à Izmir, les 3 et 4 mars, pour visiter des installations de l’OTAN et prendre contact avec des dirigeants militaires ¦ STRATFORD, Connecticut (AFP) — La société Sikorsky de construction d’hélicoptères entraînera 55 militaires Iraniens dans le maniement et l’entretien de six hélicoptères RH-53, dragueurs de Mines aux termes d’un contrat accordé par la marine américaine.Sikorsky, filiale de la UNITED Aircraft Corporation a déjà vendu des hélicoptères et formé des équipages pour Israël, l’Espagne et l’Allemagne fédérale.L’entrainement du personnel navigant dure généralement un an.¦ LISBONNE (Reuter) — La troupe a du faire usage de ses armes et tirer en l’air pour disperser des milliers de manifestants de gauche bloouant les issues d'un bâtiment de Lisbonne où 4,000 sympathisants du parti démocrate chrétien portugais tenaient mardi soir une réunion politique.Les forces de l'ordre, armées de mitraillettes et appuyées par des véhicules blindés, ont pris position tout autour du Palais des sports où les démocrates chrétiens tenaient leur première grande réunion dans la capitale.Pendant deux heures, les manifestants avaient empêché toute sortie aux personnes présentes à la réunion en jetant des pierres aux cris de “Mort aux démocrates chrétiens”.Par la suite, la troupe a réussi à ménager une sortie aux assiégés, par une porte latérale.Quelques pierres ont continué à voler.De source hospitalière, on indique qu’une quinzaine de personnes ont reçu des soins pour des blessures légères.Parmi ces blessés, un capitaine de l’Armée, blessé à la tète, et qui s’est fait faire quatre points de suture.La garde républicaine à cheval, une unité paramilitaire créée par l'ancien régime, a été appelée pour aider la troupe à dégager l’immeuble.¦ NICOSIE (AFP) - Toutes les parties intéressées semblent avoir accepté le principal d’une négociation élargie sur Chypre, négociation qui se tiendrait hors de Tile et sous les auspices des Nations unies, indique-t-on de source diplomatique à Nicosie.De son coté, M.Glafcos derides, président de la chambre des députés chypriote-grecque et chef de la délégation chypriote au Conseil de sécurité, a déclaré au cours d’une interview au quotidien chypriote grec Agon que cette formule était déjà discutée dans les coulisses de l'ONU.On indique également de source autorisée que la Suède pourrait participer à ces négociations élargies auxquelles prendraient part la Grece, la Turquie et un ou deux pays non-alignés.MENUS À PRIX FIXES MENUS À LA CARTE RÉCEPTIONS SALONS PARTICULIERS DANSE VENDREDI ET SAMEDI DANS LA CAVE LORRAINE STATIONNEMENT GRATUIT RESERVATIONS 866-9741 DEJEUNER D'AFFAIRES (Potage, dessert et calé compris) L’Omelette au lard $2.35 La Salade de Thon $2.60 La Salade de Crabe d’Alaska $2.75 Le Cabillaud Sauce Hollandaise $3.35 Les Crabes gratinés en Avocado $4.20 Le Tournedos Rossini $4.35 Les Queues de Homard à l’Américaine $4.50 (ce menu change tous les jours) LA COMMISSION DE FORMATION PROFESSIONNELLE DE LA RÉGION DE MONTRÉAL-NORD.ET VOTRE CENTRE DE MAIN D’OEUVRE DU CANADA EN COLLABORATION AVEC LE CEGEP ‘LIONEL GROULX" VOUS PROPOSENT UN PROGRAMME DE RECYCLAGE EN BIBLIOTECHNIQUE De 52 semaines rémunérées Conditions d’admission : Secondaire 5 ou équivalent.Expérience dans le domaine de la documentation, bibliothèque ou un domaine connexe.TÉLÉPHONEZ DÈS AUJOURD'HUI A VOTRE CENTRE DE MAIN D’OEUVRE DU CANADA Pour de plus amples détails communiquez avec A EDUCATION DES ADULTES (ùm COLLEGE LIONEL GROULX MT 100, rue Duquel Sainte-Thérèse adultes.Tél.: (514) 430-3120 Restructuration scolaire de l'île de Montréal Consultation publique En vertu de I article 593 de la Loi de l'instruction publique, le Conseil scolaire de L’île de Montréal a la "responsabilité d'élaborer un plan général de restructuration scolaire de l'île de Montréal et, s'il y a lieu, des plans particuliers ou intermédiaires en vue d'une restructuration graduelle''.A cette fin, le Conseil "effectue les consultations appropriées auprès, notamment, des associations les plus représentatives des cadres et des associations accréditées des autres employés des commissions scolaires".Le comité de restructuration scolaire du Conseil invite les organismes intéressés à lui soumettre des mémoires avant le 28 avril 1975.Le Comité tiendra en mai et juin prochains des audiences publiques.Il s'efforcera de recevoir tous les organismes qui désirent être entendus.Procédure: 1.Les organismes qui désirent être entendus doivent en aviser par écrit le secrétaire du comité d'ici le 24 mars 1975.2.Sur réception de cet avis, le secrétaire fera parvenir à chaque organisme un formulaire officiel d'inscription lequel devra lui être retourné, au plus tard, le 7 avril 1975.Le secrétaire du comité Jean-Pierre Proulx Ecrire au: Conseil scolaire de l'île de Montréal a/s Le secrétaire du comité de restructuration scolaire 141 5 est, Jarry Montréal, Québec H2E2Z7 $ Conseil scolaire de l’île de Montréal 10 • Le Devoir, jeudi 27 février 1975 télévision édition Une soirée pascalienne au canal 2 par Jean Basile Peut-être est-ce l’esprit de Pascal, mais Malcolm Mugge-ridge trouva pour en parler presque le ton qui fit des “Provinciales” l’un des pamphlets les plus piquants de la littérature universelle, avec l’oeuvre de Swift toutefois.Il est vrai que Pascal, ainsi que le souligna amplement le journaliste anglais, lors de la deuxième émission de son “Troisième testament, mardi soir à minuit, vécut en plein centre le début d’un conflit qui embrasse aujourd'hui toute la planète: ce grand combat de la science et de la foi d’où dépend, on s’en doute de plus en plus, l'issue finale de notre destin collectif.Pascal, le premier, s’effraya du “silence éternel des espaces infinis” qui s'égaient désormais des fusees Saturne, quand ce n’est pas de ces engins balistiques qui, en quelques secondes, peuvent mettre en feu la terre.Ce fut donc le grand mérite de cette émission que de nous rappeler quelques vérités simples, et par le truchement d’un homme que Ton ne peut accuser d’être un philosophe.Pascal, au moment même où l’Occident amorçait son dernier grand tournant, celui de la “science sans conscience”, a posé en effet, en mathématicien, le di-lemne que vit tout homme honnête, du plus religieux au plus laie; l’intelligence humaine doit-elle servir à la recherche éperdue des pouvoirs, ou consiste-t-elle en une arme particulière apte à nous faire chercher, et peut-être trouves, quelques parcelles de vérités?Modernité de Pascal, mais aussi intelligence radieuse de Pascal et combat de Pascal.autant de points abordés par Muggerridge au cours de cette heure trop courte et bien remplie.Le portrait qu’il nous traça de l’homme des “Pensées” fut emu mais fort, complet pour l’esprit sans tomber dans le détail d’une existence qui, d’ailleurs, consacra bien peu de temps au futile.Parmi les points qu’aborda Muggerridge et qui.certaine- L’industrie du cinéma à nouveau perturbée Annoncée pour la mi-mars par le ministre des Affaires culturelles, la loi-cadre sur le cinéma va-t-elle se trouver des interlocuteurs valables?C’est bien la question que l’on commence à se poser face aux derniers événements qui frappent le coeur de Fédération québécoise des membres de l’industrie cinématographique.On vient d’annoncer, en effet, que l’Association des producteurs et l’Association des exploitants en ont quitté les rangs; en ce qui concerne cette dernière, toutefois, la rupture n’est pas encore officiellement consommée mais peu d’espoir reste.En effet, la Fédération des exploitants (APCQ) posait un ultimatun à la Fédération, concernant la politique de cette dernière plus particulièrement, et une résolution, adoptée la semaine dernière, au fait que la Fédération devrait, à l’avenir, être composée de membres dont les intérêts sont majoritairement, québécois.Quant à l’Association des producteurs, son retrait serait dû au fait d’une incompatibilité d’intérêt, entre cette Association et certains autres groupement de la Fédération, dans les limites prévues dans la future loi-cadre.Cet éclatement, prévisible selon certains, est cependant déploré par d’autres, dont le president du Bureau de surveillance du cinéma, André Guérin qui avait autrefois réussi à prévenir l’éclatement auquel Von assiste finalement aujourd'hui.Pour l’industrie privée, et en particulier au domaine de l’exploitation, il reste impensable cependant que l’on songe à bâtir une industrie du cinéma au Québec seulement avec des Québécois.A toutes fins utiles, cet éclatement met aux prises deux idées opposées qui, pour exister depuis toujours, avaient réussi à cohabiter mais que la récente crise, provoquée par les réalisateurs et associés, a mise à jour.On peut même aller jusqu’à dire que cet éclatement devenait indispensable puisque la Fédération était constituée essentiellement de deux groupes aux opinions fort distinctes.Le premier, forme par les réalisateurs, ne semble pas prêt aux compromissions et souhaiterait une loi-cadre sévère.Le second, formé par les producteurs et exploitants, est prêt à la modération pourvu que l’industrie à proprement parler n’en souffre pas.En d’autres termes, le premier groupe souhaite une loi-cadre coercitive et le second, une loi-cadre incitative.On sait aussi que la Fédération avait récemment exclu de ses rangs la- Montréal Film Board (qui regroupe les “majors” américains), geste qui n’a pas eu l’heur de plaire aux exploitants en particulier.ment, méritent une réflexion particuliùre, on peut retenir les liens que le commentateur dégagea, hélas trop rapidement, entre le gothique de Chartres et la pensée pascalienne qui s'inscrit ainsi sans discontinuité dans le grand courant traditionnaliste européen, Pascal reéalisant, par la reflexion et l’écriture, cette même quête de la lumière-espace que signifiaient les flèches des grandes cathédrales du XlIIème siècle.En d'autres termes, Pascal était-il un “moderne” ou un “ancien”?Ou bien encore, le Jansénisme du XVIIIème siècle, face à la morale permissive des Jésuites, était-il un pas en avant vers ce que Pascal appelait lui-même le réel " en l’opposant au “néant” ou, au contraire, un retour en arrière?Autant de questions que l’on se pose encore aujourd’hui et qu’illustre assez parfaitement la vision d’un Jean XXIII et celle d'un Pie XII, sans même parler de la morale situa-tioniste qui tente de répondre encore aujourd’hui à l'idéal pas-calien d’absolu.Et que dire de ce nouveau clergé “mondain” que sont si aisément les clercs sociologues ou syndicalistes! A ce propos d’ailleurs, l’on peut regretter que Malcolm Muggerdige oublia d'aborder l’un des points qui me parait essentiel.L’époque de Pascal fut aussi celle de Torricelli, de Malpighi, de Boerhaave.Ce fut l’époque de la découverte des globules sanguins, des spermatozoïdes, de l’ovule.L’époque de Pascal fut aussi celle où l’homme commença à s’intéresser sérieusement à l’infini de son espace intérieur, au détriment d’une vision cosmique qui, d’ailleurs, perdait beaucoup de mystères avec l’invention des lentilles d’approche astronomiques.De même, l'on peut regretter que Muggerdige ne fit qu'effleurer le désespoir chez Pascal.Sans doute y-a-t-il dans la vie de Pascal le moment extatique du “Mémorial'' et la joie pure de ta découverte de l’infinie miséricorde de Dieu, si bien exprimée par le triple reniement de Saint-Pierre, clé évangélique qui permit à Pascal de pénétrer dans la Foi.Il n’empêche qu’il y a beaucoup à dire sur le pessimisme EN PRIMEUR m “^ïmeMagaz/ne ltXP£RlE*CEui>lUS ténébreuse Et TERRElMTÉ JMMS RUtttl -Newsweek i LE SUSPENSE OE LiWNel'yorK Magazine JULIE CHRISTIE VERSION FRANÇAISE DE - DOri'T LOOK qow K N COULEUR SM DÈS ^ DEMAIN fe/E/H/H/H/H/ 3180 rue BELANGER In (“ill it du noiivTitii niondi LA NUIT EUGENE O'NEILL Mise en scène Jean Gascon Décors et costumes : Robert Prévost lean Gascon Denise Pelletier Gabriel Gascon François Tassé Première: Jeudi B mars que le désespoir pascalien peut entraîner, ce désespoir si catholique, qui insiste sur la vision du Christ crucifié, et qui mit à la mode toutes ces Pieta et tous ces sanglants crucifix de l’art de Saint-Sulpiee.On eût aimé connaître l’opinion de Muggeridge sur le pathétique chrétien plus proche du Christ ressuscité, face à ce désespoir-là.Mais on ne peut pas tout dire en une heure et moins encore en quelques lignes.Il va de soi que les “modernes” n’ont guère pu apprécier cette émission qui fut, de fait, une condamnation très sévère de l’esprit scientifique.Muggeridge ne parla-t-il pas de “la suffisance imbécile des Nations technologiques "?Certes l’on peut se sentir loin des cilices de Pascal; l’on peut même être effrayé par cet être qui, ayant constaté l’adresse avec laquelle l’homme échappe au réel, entreprit de l’acculer dans un coin.Mais peut-on l’éviter?• LE 60, mardi à 21h.30, au canal 2 Cette méditation pascalienne de fin de soirée ne pouvait pas être mieux préparée que par ce reportage insensé que John Bu-tier réalisa à Dacca, au Bangla-Desh.On sait que des milliers de gens y meurent de faim et que, selon les spécialistes sur place, la vraie famine n’a pas encore commencée! Ce genre de reportage suscite aisément la larme facile et, confrontés à cette misère, combien de téléspectateurs vont mettre gracieusement leur main à la poche et en sortir de merveilleux dollars.Quelle facilité ce serait! Je crois que les images mêmes doivent nous rappeler à» l’ordre.La seule comparaison possible, entre ces images-là et ce qui n’est même plus un souvenir vivant pour la plupart des gens, reste Buchewald.Dacca est un immense camp de concentration où la faim et l’humiliation remplacent les barbelés et les fours crématoires.On peut bien faire un geste d’horreur quand on parle de Hitler; une telle situation devrait nous faire penser que nous sommes tous, oeu ou prou, des nazis.Quel opprobe sur l’Occident technologique! Non seulement nous gaspillons tout ce que nous touchons, mais nous ne sommes pas capables d’aider, sinon par brides, et en nous encombrant de considérations politiques qui font que nous regardons ces déportés de la misere, non seulement mourir mais se dégrader, sans pouvoir rien faire.Que l’on songe, par exemple, au fait que signala le professeur Garry : le Canada et les États-Unis contrôlent le blé, c’est-à-dire le ventre du monde, infiniment plus sévèrement que les Arabes contrôlent le petrole.Du moins, Paul Gérin-Lajoie nous assura que le Canada n’envisageait pas se servir de ses réserves de nourriture comme armes.Mais qu’est-ce donc que le Canada face aux États-Unis?Que le christianisme arrive à ce moment d’intense désespoir, puisqu’il en est rendu à parler de limitation des naissances et même d’euthanasie, montre bien la validité de ce que disait, il y a trois cents ans, Pascal à propos du cul-de-sac où nous conduit obligatoirement la science et la technique.On pourrait ajouter les idéologies.Aussi superflu que cela puisse-t-il paraître, face à un tel sujet, il m’a peiné de voir que ce fut le plus bel homme du Canada qui nous a présenté ses images et qui a, ensuite, conduit les entrevues.Lise Payette peut bien dire, du haut de ses dollars, que certains commentaires de journalistes la détruisent un peu, à l’instar de ces braves joueurs de hockey, si sensibles qu’ils peuvent bien assommer un rival pour marquer un point, ainsi qu’elle le fit, ce même mardi soir, en recevant Yvan Cour-noyer! Panem et circenses.Ne rions pas des Romains de l’époque d’Auguste.Nous, nous ne pouvons offrir que le cirque sans pain.(T/H/H/H/H/H/'H/H/H/H/H/H/E/H/H/H/n ELLE, SON MARI, SON AMANT et leur bébé.TOUS PLONGES DANS UN DRAME DÉCHIRANT! L’ENFANT DELA SOLITUDE **âÆÊËÈÊ^ V f de CHILD UNDe R A L E AF un film de GEORGE BLOOMFIELD DYAN CANNON • DONALD PILON JOSEPH CAMPANELLA • MICHELINE LANCTÔT musique de FRANÇIS LAI une production ¦ MURRAY SHOSTAK et BOB BAYLIS Enfants moins de 14 ans .$1.00 2e SEMAINE ! PAPINEAU O PapineautMt Royil 527-8635 VERSAILLES I GREENFIELD Pk I L A VA L 7265 Sherbrooke t 353 7680 I PI Greenfield Park 671 6123 I Cenirtd«chatslAVAUB8-Sl64 A LA MAISON DES ARTS LA SAUVEGARDE 160 est, rue Notre-Dame Montréal Tél.: 861-2658 DU 1er AU 17 MARS 1975 DESSINS D’HUMOUR D’ICI bernèche demers mckale tibo Lancement du recueil “tiens ça mort” Ie5marsde17hà19h ENTRÉE LIBRE la maison est ouverte tous les jours de 12hà18h "Du Nouveau à Montréal” Du théâtre à La Maison des Arts, La Sauvegarde Une nouvelle pièce: Les voyagements de Michel Garneau Les dates : 28 février, 1er- 7- 8-14-15-28 et 29 mars à 20h30 Prix d’entrée: $2.00 Déménagements.et congédiements! Nouveau signe de crise au Jour par Jacques Thériault Nouveau coup de théâtre aux éditions du Jour où, depuis déjà quelques mois, certains signes de malaise se manifestaient à un tel point qu’on envisageait la possibilité de sa fermeture.On n’en est pas encore là à l’heure actuelle, mais les administrateurs du Jour annonçaient hier leur décision d’abandonner leur quartier général de la rue Saint-Denis pour s’installer dans l’édifice de la Caisse d’économie du Québec, rue Sherbrooke est.D une façon pratique, cela signifie que la Fédération des caisses d’économie du Québec, actionnaire majoritaire des éditions à 55 pour cent, a décidé d’assurer l’entière administration de la maison.Comme l’explique son président, Me Claude Béland, “il ne s’agit pas uniquement d’un changement de local mais surtout d’une modification profonde dans le mode d’opération de l’entreprise''.Et d’ajouter: “La crise actuelle dans le monde de l'édition n’a pas épargné les éditions du Jour et c’est pourquoi il a fallu prendre les moyens pour assurer à cette maison d'édition une administration saine et rigoureuse en même temps qu’une production de premier ordre.” On savait, en effet, que l'imprimeur Payette et Simms manifestait depuis quelques semaines son intention de se départir des actions — de l’ordre de 45 pour cent —- qu’il avait acquises à la suite du départ de Jacques Hébert.Mais, selon des informations fournies par un porte-parole de la FCEQ, Payette et Simms demeure pour l’instant toujours propriétaire de ces actions et serait forcé de les offrir en priorité à la Fédération s’il avait l’intention de se retirer du Jour.Cette décision, confirmée par voie de communiqué chapeauté d’un titre pour le moins ironique (“Les éditions du Jour déménagent"), implique également le congédiement sans préavis du personnel qui oeuvrait jusqu’à présent au Jour, à savoir: MM.Claude Choquette et Raymond Vézina, respectivement directeur général et directeur littéraire; M.Ernest Mas-sen, au Jour depuis sa fondation; et Mlle Manon Mercier, chargée des relations publiques.Pour sa part, Mme Germaine Hecklen, egalement au rang des pionniers du Jour, a été invitée a se joindre au personnel de la FCEQ, mais on croit savoir qu elle y renoncerait compte tenu le marasme actuel et par solidarité envers ses camarades.Venus des éditions Héritage, qui s’étaient greffées au Jour depuis le moment ou l'imprimeur Payette et Simms était devenu l’un des propriétaires, MM.Choquette et Vezina n’ont pu être rejoints au cours de la journée d’hier, mais on peut penser qu’ils demeurent toujours en poste au sein de cette La loi des prêts garantis à l’édition enfin déposée La Loi des prêts garantis à l’édition, promise depuis un an par Québec, sera présentée à la prochaine session de l’Assemblée nationale, le mois prochain.C’est le sous-ministre adjoint des Affaires culturelles.M.Claude Trudel, dont M.Hardy annonçait la nomination hier, qui sera saisi en priorité du problème du livre "afin de finaliser une politique globale dans ce secteur et procéder à la rédaction finale d’une Loi-cadre Le ministre des Affaires culturelles a, en effet, précisé que la présentation de cette Loi des prêts garantis à l’édition, laquelle permettra aux éditeurs québécois de bénéficier d’un prêt à des taux préférentiels, ne remettait “aucunement en cause son intention de présenter une Loi-cadre.Sol vous invitationne à son nouveau spectacle RüM djtfcâTVHÜnfc { du 11 Fév.au 2 Mars à 20:30 hres billets: $2.50 à $6.00 EN VENTE  LA PLACE DES ARTS ET SAUVÉ FRÈRES cAj THÉÂTRE MAISONNEUVE PLACE DES ARTS.Montréal 129 (Québec) Tél: 842-2112 • •• ••• • ••• Mttf * ••••*• ••• ••• Un film de Jacques Godbout Musiqut ¦ cit1 Francois DompKïrre.Producteur Marr Beaudct 14 ANS Distribution Columbia Pictures Marc Legault, Dorothé Berryman, Gilbert Chénier, André Guy, Pierre Gorbeil, Denis Drouin Confessions d’un p’tit gars de la pègre DÈS VENDREDI Chico Tremblay défie le Parrain VILLERAY ST DtNIS IIIIIIT 388 55)7 PARIS VALLEYPIELD BOITE A FILM ST-JEAN PALACE GRANBY petite maison qu’est Héritage.Par ailleurs, commentant la présente situation, Me Béland insiste pour dire que la Fédération compte donner un Jour l’appui nécessaire à la poursuite de ses objectif."Quant à la qualité de production, a-t-il ajouté, il sera fait appel aux auteurs de la maison.Nous voulons que notre production ne reflète pas uniquement l’opinion ou les goûts d'un groupe restreint, mais qu’elle soit la plus universelle possible.Les auteurs, à tour de rôle, seront appelés à apprécier les nouveaux manuscrits et à faire leurs recommandations".Et de conclure avec beaucoup d’optimisme: "Il n'est pas question que les éditions du Jour cessent leurs opérations.Au contraire, environ cinquante ouvrages seront publiés d’ici la fin de 1975".N’anticipons pas sur cette question, mais le programme d’édition au Jour a été considérablement restreint au cours des derniers mois, pour des raisons qui tiennent au ”mar’ actuel de l’ensemble de la profession du livre au Québec.A moins d’un miracle, donc, il paraît assez peu probable qu’on arrive à lancer cinq livres par mois d’ici la fin de l’année, le processus d’édition n’étant pas celui de la reproduction des lapins et la période estivale correspondant généralement à un temps de relâche en ce domaine.D’autre part, il reste à savoir combien d’auteurs de l’écurie du Jour arriveront à renouveler leur confiance aux promoteurs de cette maison dont on peut, à tout moment, redouter le naufrage; d’ores et déjà, au fil des derniers mois, on a noté plusieurs départs et d’autres s’apprêteraient à le faire.On apprend, enfin, que des élections se tiendraient en avril (ou en mail à la Fédération des caisses d'économie du Québec dont Me Béland est président; c'est à ce moment précis seulement qu'on pourrait être définitivement fixé quant au sort des éditions du Jour.ce soir DERNIÈRES FIANÇAILLES SALIE RESNAIS POUR TOUS DEMAIN LE „ FANTOME DELA LIBERTE UN FILM DE LUIS BUNUEL “Ces gags “hénaur-mes” font pâmer de rire.Le grand vent du surréalisme continue de souffler sur Bunuel." — Le Point “Contre ce fantôme de liberté, Luis Bunuel a construit une nouvelle machine de guerre superbe et bizarre qui est un chef-d'oeuvre.” — Telerama “Intelligent, drôle et caustique, évoquant l’ironie et le persiflage d'un Voltaire.” — Quotidien de Paris “Un film qui se passe très bien de poteaux indicateurs et de mode d'emploi.L'éblouissement suffit." — Le Monde "Quel souffle, quelle allure, tout vole en éclats comme sous le double bang d'un supersonique traversant le mur de la connerie.” — Le Nouvel Observateur “Eblouissant de fraîcheur, tantôt féroce et tantôt facétieux, toujours serein, souvent déconcertant, drôle, oui, drôle et, pour tout dire, assez génial.” — L’Express eisenstein 14 i ANS un Mm de ALAIN TANNER le milieu du munde te plu» beiu hlm de Tinnet un element poitiqu* , 35 MILTON / 842.6053 Le Devoir, jeudi 27 février 1975 • 11 Ce déraillement fut un petit Klondyke TORONTO (PC) - Des centaines de personnes, certaines voyageant par moto-neige, ont pillé un convoi de marchandises chargé de bestiaux, de courrier, de farine, de fruits et de vêtements, lors de son déraillement à 150 milles à l'est de Thunder Bay, le 9 février.C’est ce qu’un porte-parole du Canadien National a confirmé hier.La valeur des effets perdus peut atteindre des centaines de milliers de dollars, mais le porte-parole admet qu’il est difficile d’en déterminer le total exact.Des maîtres de poste de deux centres du Nord ontarien ont rapporté avoir retrouvé des sacs de courrier vides à plusieurs milles des wagons qui avaient quitté leurs rails.Des agents du CN et de la police locale ont tenté de protéger les 29 wagons contre les intrus, mais sans succès.Le pillage s’est poursuivi sur une période de neuf jours, et on affirme qu’au moins 1,000 personnes ont participé à l’opération.On estime qu’environ 200 personnes chaque jour se sont frayé un chemin a travers la brousse, malgré la neige et la glace, pour parvenir aux wagons, une fois que s’est répandu le bruit du déraillement, selon l'agent spécial George Root, du CN."Des gens accouraient de partout.Je n’ai jamais vu rien de tel dans ma carrière”, a-t-il dit.M.Gilbert Ferris, chef de gare du CN à Longlac, affirme qu’il a été menace quand il a tenté d'éloigner les gens des wagons.La population de Caramel, un village de 500 personnes situé près du lieu de l’accident, a semblé doubler soudainement.selon l'aiguilleur George Emmons."J’ai déjà été témoin de trois déraillements, mais je n’ai jamais vu tant de gens devenir fous comme en cette occasion”, a-t-il raconté.télévision u Kinissions en noir et blanc C B F T O 9.10 Ouverture et horaire 9.15 Les Oraliens 9.30 Les 100 tours de Centour 9.45 En mouvement 10.00 Minute Moumoute 10.15 Fablio le magicien 10.30 Départ 11.00 Les recettes de Juliette 11.30 Histoires sans paroles ¦ 12.00 Le monde en liberté "La mer des iles Galapagos" 12.30 Les coqueluches 1.30 Téléjournal 1.35 Femme d'aujourd’hui 2.30 Cinéma: "La beauté du diable’’ (drame, français 1949) ¦ 4.00 Bobino 4.30 Grujot et Délicat 5.00 Tarzan 6.00 Temporel 6.30 Actualités 24 7.30 Les grands films: " Sentimentalement vôtre’’ (comédie-Britannique 1971) 9.30 Destination monde “L Espagne" CENTRE D'ESSAI DES AUTEURS DRAMATIQUES THÉÂTRE POUR ENFANTS RÉUNION SPÉCIALE Samedi, le 1er mars, 14.00 h.417, rue St-Pierre, suite 66, Montréal PRIÈRE DE CONFIRMER Tél.: 845-6208 LES PRODUCTIONS BEAU BEC PRÉSENTENT EN SPECTACLE OUTREMONT au cinéma 1248 Bernard 277-4145 SONNY TERRY AND BROWNIE McGHEE ^ MARS à 7 h30 t et tOh billets EN VENTE au cinéma et à l'oLr(-?ruî M >«: H M M >«î M >«•: M >K* M M >kî M M M M M M :¥ H m n M >!& i^i »>;« »>;« »;•;« >>;« >>;« »>;« »>;4 »>;« »!•!« »!
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