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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 22 mars 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1975-03-22, Collections de BAnQ.

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t la météos nébulosité croissante suivie de neige en soirée.Maximum 35 à 40.Aperçu pour demain: périodes de pluie.Doux.Détails en page 6.Fais ce que dois 25 CENTS Vol.LXVII - No 68 Montréal, samedi 22 mars 1975 Office férial Pour éviter que les prix fléchissent L’industrie du papier journal freine sa production par Michel Nadeau Les producteurs de papier journal ont commencé à ralentir leur production afin d'empêcher un gonflement des inventaires qui pourrait mettre en péril la fermeté actuelle des prix.Une baisse sensible de la demande au cours des derniers mois tente présentement de faire redescendre les prix qui ont grimpé de 53% depuis le début de 1973.Pour les producteurs, il s’agit d'un brusque revirement de la situation à la suite de la pénurie que durent affronter l’an dernier les acheteurs qui occupent maintenant le haut du pavé.Un porte-parole de la firme Reed Paper de Toronto a confirmé hier au DEVOIR la nouvelle de la fermeture de son usine de Limoilou, à Québec, durant la semaine du 6 au 13 avril.Pas moins de 800 travailleurs devront prendre ainsi un congé forcé.Plusieurs autres producteurs de pâtes et papiers suivent également l’exemple de Bowaters Newfoundland Ltd.qui a décidé récemment de suspendre, pour une quinzaine, ses opérations dans la région de Corner Brook (T.-N.) Un relevé de la Presse Canadienne indique que la compagnie Domtar a fermé son usine de Donnacona, le 3 mars dernier.Par ailleurs, l’usine de St.Raymond Paper dans le comté de Portneuf ne tourne plus depuis le 9 mars dernier tandis que la firme Jos.Ford, dans la même région, a annoncé un ralentissement de la production à compter de lundi prochain.Ce mouvement semble ainsi donner raison aux prévisions de la maison de courtage Richardson Securities qui affirmait, le mois dernier, que le taux d'utilisation de la machinerie dans se secteur tomberait de 96% à 88% d’ici la fin de l’année.Cette réduction des activités permettrait aux producteurs de se placer dans une position plus avantageuse par rapport à des acheteurs qui continuent de grossir leurs stocks.“La hausse des coûts de production ne nous permet pas d'envisager une réduc-tibn des prix ".affirme le vice-président de Consolidated Bathurst, M.Maurice Sauvé.Celui-ci n'hésite pas à déclarer que le marché actuel en est un ' d'acheteurs'' Voir page 6: Papier journal Jean Basile a lu "A la mémoire d'un héros” d’Andrée Maillet, qu’il n’hésite pas d qualifier de grand livre.Jean Ethier-Blais explore la curieuse relation créatrice d’un couple qui se querelle: Elise et Marcel Jouhan-deau.Philippe Haeck commente deux recueils de jeune poésie, signés André Roy et Madeleine Gagnon.Meery Devergnas relate la persécution raciste dont les Juifs soviétiques sont victimes dans leur pays, André Leroux a vu le dernier Bergman, “Scènes de la vie conjugale", qui prend l’affiche ce week-end, et ne tarit pas d’éloges sur un long-métrage qui semble ^encore mieux réussi que le précédent.Après les cols bleus, les postiers, puis les facteurs, puis.Les récentes grèves tournantes des cols bleus fédéraux, qui pourraient bien reprendre si les offres du Conseil du Trésor étaient rejetées jeudi prochain par les 18,600 syndiqués, ne constituent en réalité qu'un avant-goût des problèmes de relations de travail en vue au cours des pro- sommaire ¦ Jean-Paul L’Allier reproche à Gérard Pelletier ses faux-fuyants ¦ Québec envisage de réglementer les permis de séjour et de travail — page 2 ¦ Le Syndicat des professeurs' de l’UdM en appelle à la communauté universitaire — page 3 ¦ Le droit à la mer: un éditorial de Georges Vigny ¦ L’ultimatum des policiers de la CUM: un commentaire de Jean-Claude Leclerc — page 4 ¦ Kissinger a cerné les quatre points du désaccord israélo-égyptien — page 7 ¦ Le poète Alain Grand-bois incarnait au Québec la santé de la parole — page 9 ¦ La Corporation commerciale canadienne: agent de liaison international -page 11 chains mois dans les secteurs public et para-public de juridiction fédérale.Deux affrontements majeurs se profilent actuellement aux Postes: d une part, les facteurs auront techniquement droit à la grève dans un mois environ; d'autre part les postiers, qui ne négocient plus à la même table que les facteurs depuis la disparition du Conseil des Unions des Postes, viennent pour leur part d'approuver dans une proportion de 87 pour cent un projet de convention collective qui sera incessamment présenté aux autorités fédérales.Les facteurs et les postiers demandent chacun de substantielles hausses de salaires, suffisamment éloignées des politiques salariales du gouvernement fédéral pour qu'il en résulte d'importantes épreuves de force dans un secteur où les innovations technologiques ont déjà radicalisé les militants sur la question de la sécurité d'emploi.A titre d'exemple, les facteurs demandent une augmentation de $2.50 l'heure alors que leur salaire se situe présentement à $4.44.En réplique à cette hausse suggérée de 56 pour cent, le Conseil du Trésor a offert une augmentation de $1.15 l'heure, qui, selon le syndicat, permet à peine d'enrayer l'érosion du pouvoir d'achat des salaires tels que définis au début de l'ancienne convention collective.Les postiers, qui n'ont pas hésité à débrayer en mai dernier pour protester contre l'introduction de procédés automatiques de tri du courrier, demandent une augmentation de $3.26 l'heure répartie sur deux ans.Leur salaire moyen s’établit présentement à $4.00.De plus, les membres du syndicat, à qui on a reproché en mai dernier leur débrayage “illégal”, ont la ferme intention de tirer l’affaire au clair cette fois-ci.Ils demandent la possibilité de pouvoir rouvrir leur convention collective si la protection de leurs emplois était à nouveau mise en péril par l’introduction de changements technologiques.Contrairement aux dispositions du Code canadien du Travail, qui s'applique au secteur privé, les lois régissant la fonction publique ne permettent pas la réouverture des contrats de travail lorsque le sens de certaines clauses est soudainement modifié par un quelconque changement technologique Si le gouvernement refuse d’accorder le Voir page 6: Les cols bleus , '% H Kiipl -W : - ¦ |§g||É|f§ .¦***»., « Le flot des réfugiés, venant de Hué.a laissé sur son passage plusieurs dizaines de cadraves qui jalonnent la route.Ici, à quelques mines de l'étape de Danang, les quatre membres d'une même famille sont morts piétinés par la foule fuyant vers le sud.(Téléphoto AP) Mirabel: un parc agricole ?QUEBEC (Le Devoir) — Le ministre des Communications et député de Deux-Montagnes a qualifié hier de maladroite et même d’unjuste l’expropriation de terres qui a été faite par le gouvernement fédéral en vue de l'implantation du nouvel aéroport international de Mirabel.Un projet de loi constituant la Société du parc industriel et commercial aéroportuaire (PICA) de Mirabel est déjà inscrit au feuilleton de l'Assemblée nationale, au nom de M.Guy Saint-Pierre.Hier, le député du comté, M.JeamPaul L'Allier, a dit que le nouveau parc, qui sera géré par les autorités québécoises, n'entrera pas en concurrence avec ceux qui existent déjà mais remplira plutôt des fins complémentaires.Il souhaite que l'action de coordination amorcée de Québec soit poussée beaucoup plus avant.Le ministre rappelle qu'Ottawa avait besoin de 15,000 acres de terrain pour l'aéroport et qu'il en a exproprié en fait 90,000 acres, soit beaucoup trop, aux dires même de M.Jean Marchand, ministre fédéral.“Ce n est pas là pour faciliter les choses.note M.L'Allier, et ce n'est pas là pour réconforter les citoyens qu’on a forcés à quitter une zone agricole qui est parmi les meilleures au Québec.” C'est alors qu'il parle d'expropriation maladroite et même injuste et mauvaise dont il faut maintenant essayer de titrer les meilleures avantages.Qui sera responsable de la planification, du développement agricole ou industriel de cette region expropriée en trop par Ottawa?“C'est là, dit M.L'Allier, que le gouvernement du Québec a une responsabilité très grande à jouer.Nous avons là l'occasion, à quelques milles de Montréal, d'avoir un parc agricole qui appartient déjà par expropriation aux Québécois, meme si l'expropriation est fédérale.Nous avons probablement là un des bassins d'expérimentation et de travail les plus importants sur le plan agricole pour développer des politiques agricoles cohé-Voir page 6: Mirabel Saïgon enregistre un nouvel échec; Lon Nol s’apprêterait à démissionner SAIGON (d’après AP, AFP et Reuter) — La pression des forces communistes s’est maintenue hier sur l’ensemble du territoire vietnamien — où une nouvelle capitale de district des Hauts-Plateaux est tomljiée aux mains des vietcong — et cambodgien, où des sources américaines affirmaient que le président Lon Nol démis- Autoritarisme Les Portugais qui sortent d’une longue période de salazarisme sont-ils sur la voie d’un retour au système du Parti unique?La junte militaire qui a pris le contrôle du pays vient, à la veille des élections de se substituer aux électeurs, en décidant, au nom de la liberté, d’écarter trois partis politiques de la consultation.Nouvelle atteinte au droit d’association et de liberté d’expression qui va forcer les hommes justes à ajouter à une longue liste, en tête de laquelle figure le Chili, un pays où la démocratie est présentée comme un remède salutaire, mais “pour usage externe seulement”.Louis-Martin TARD sionnerait d’ici deux semaines En outre, le premier ministre Long Bo-ret a réussi après onze jours de laborieuses négociations à former un nouveau gouvernement, qu’on estime surtout intérimaire.Et on apprenait de source américaine que le pont aérien mis en place depuis un mots pour ravitailler Phnom Penh serait prolongé d’au moins un mois.Au Sud-Vietnam, les forces gouvernementales ont enregistré un nouvel échec avec la perte, après un violent bombardement et un assaut vietcong, de Kien Duc, chef-lieu de la province de Quang-Duc, sur les Hauts-Plateaux.La perte de cette ville risque de coûter dans un délai très bref toute la province; dans ce cas, les communistes occuperaient la quasitotalité des provinces de la bordure frontalière du Laos et du Cambodge.En outre, des troupes communistes appuyées de tanks se sont emparé de Duc Hué, une base située à une trentaine de milles au nord-ouest de Saigon, près de la frontière cambodgienne.La pression communiste s’est accentuée ces derniers jours dans les provinces situées au nord-est et nord-ouest de Saïgon, où ont été dépéchés d’urgence un millier de parachutistes gouvernementaux repliés des provinces du nord.On sait que le gouvernement du général Nguyen Van Thieu a abandonné ou entrepris d’abandonner les provinces de Kon-tum, Pleiku et Darlac, sur les Hauts-Plateaux, de Quang Tri et de Thua Tien au nord du pays, de Phuoc Long et de Binh Long au nord-est de Saigon De violents combats sont signalés au sud de Hué, l'ancienne capitale du pays et chef-lieu de la province de Thua Tien.Les forces communistes se trouvent actuellement à une quinzaine de kilomètres de Hué que ses habitants quittent par milliers pour se réfugier au sud Des roquettes sont de nouveau tombées hier sur l'ancienne capitale impériale et son aéro-Voir page 6: Saigon Maurice Forget nommé à la Régie de la langue QUEBEC — (par Gilles Lesage) — M.Maurice Forget, de Montréal, a été nommé hier président de la Régie de la langue française, pour une période de sept ans, en remplacement de M.Paul Dell Aniello, qui avait dû démissionner peu après sa nomination, en décembre dernier.L'annonce a été faite par M.Fernand Lalonde, ministre responsable de l'application de la loi sur la langue officielle (bill 22).Agé de 60 ans, M.Forget dispose d'une vaste expérience dans le monde des affai- res, de l'administration et des finances.Depuis plus de trente ans à l emnloi de la société de fiducie Trust Royal, il en était jusqu'à hier premier vice-président pour la région de Québec MM.Gérald N.Martin et Jean-Denis Gendron demeurent vice-presidents de la Régie.Les six autres membres sont Mme Colette Biche, MM Bruno J Paieras et Charles Plamondon, Mme Huguette Pla-mondon, M.Robert C.Scrivener et Mme Manon Vennat Nommé président le 6 novembre 1974, Voir page 6: Maurice Forget 31 Séries émises—90,000 chacune ^ y POSSIBILITÉ DE: 30359 31 GAGNANTS DE $5,000.I TIRAGE 51 1 0359 248 GAGNANTS DE $500.VENDREDI 21 mars75 1 2511 GAGNANTS DE $100.51e COURSE 20 mars 1975 ORDRE: DÉSORDRE: $1,263.40 44.70 PRIX 101 2855 VENTES TOTALES: »! >31,682.00 2 • Le Devoir, samedi 22 mars 1975 Le contentieux des communications L’Allier reproche à Gérard Pelletier ses faux-fuyants par Gilles Lesage QUEBEC — Le ministre des Communications reproche à son homologue fédéral de faire appel à des faux-fuyants pour éviter un débat de fond sur ce secteur vital pour le Québec.M.Jean-Paul L’Allier n'accepte pas que M.Gérard Pelletier retarde a convoquer ses collègues des provinces sous le prétexte que ces dernières veulent des changements constitutionnels, qui ne relèvent pas de la compétence des ministres des Communications.“C’est un faux-fuyant, c'est trouver des motifs pour éviter de vivre le fédéralisme tel qu'il devrait être vécu”, a dit le ministre québécois hier, dans le contexte du débat général sur le message inaugural, à l'Assemblée nationale.Les provinces ne demandent pas à négocier la constitution, a noté M.L’Allier.Elles veulent faire le tour, avec le gouver- Les permis de séjour réglementés à Québec ?QUEBEC (PC) — Le ministère de l'Immigration s'apprête à rédiger une loi qui porterait sur les permis de séjour ou de travail, pour les immigrants au Québec, a révélé hier à l'Assemblée nationale le ministre Jean Bienvenue.M.Bienvenue a fait cette révélation en réponse aux questions du chef de l'Union nationale, M.Maurice Bellemare relativement à 37 Colombiens, qui travaillaient dans une usine de textile a Louiseville, et menacés de déportation.Le permis de séjour de ces Colombiens expire en avril, mais le ministère de l’Immigration, à Ottawa, a reporté ce délai en juillet, cette semaine, a rappelé M.Bienvenue.Ces Colombiens ont été engagés par l'Associated Textile, de Louiseville, grace aux lois fédérales sur l’Immigration, a souligné M.Bellemare, et maintenant qu'il n'y a plus de travail pour eux dans cette usine ils sont menaces de déportation comme dans les plus beaux temps de l’esclavage alors que nous sommes dans un pays civilisé.Tout en rappelant au député de Johnson que ce problème releve exclusivement du fédéral, M.Bienvenue a souligné qu'il avait demandé à ses hauts fonctionnaires de son ministère de prendre contacts avec leurs homologues fédéraux “dans l’espoir de trouver une solution à ce problème qui n'est pas facile ".Concernant la loi qu'il s'apprête à rédiger sur les permis de séjour et de travail pour les immigrants, M.Bienvenue a mentionné “qu elle aurait comme premier effet et comme premier objectif de protéger les travailleurs québécois qui, avant qui que ce soit, ont droit de travail ici même au Québec, où nous habitons”.La loi toucherait “les travailleurs qui viennent de l'étranger, soit de façon passagère ou temporaire, soit de façon permanente, pour remplir des vacances, pour remédier à des pénuries dans différentes sphères de l'activité de la main-d oeuvre", a noté M.Bienvenue.La CSN organise un boycottage contre U ni royal La Confédération des syndicats nationaux a engagé le boycottage des produits Uniroyal pour prêter main-forte aux 65 grévistes de Tusine d Anjou Tous les dépositaires de la grande marque seront visés et des équipes tenteront de dissuader les clients d'acheter les produits de la grande multinationale, qui compte huit usines au Canada, 37 aux Etats-Unis, et 78 dans les autres pays du monde."Lorsqu'on songe que cette compagnie a réalisé un chiffre d'affaires de $2.3 milliards en 1974.et des profits nets de $48 millions, il est clair que les 65 grévistes d'Uniroyal ont besoin de l'appui des autres travailleurs," demande la CSN nement fédéral, de tout le secteur des communications et voir qui doit s’occuper du développement des communications.Par la suite, le dossier serait transmis aux spécialistes de la constitution pour traduire en textes gouvernementaux les ententes intervenues au niveau des ministres.rence, qui devrait avoir lieu au cours du printemps, aborde tous les dossiers: câblodistribution, radio-télédiffusion, télécommunications.“Les provinces canadiennes font front commun, indique le ministre, sur le fait que le statu quo est inacceptable et chacune, pour des motifs qu’elle découvre mois après mois, semaine après semaine, trouve sa diversité.C'est dans ce cadre de discussion que nous voulons nous enga- ger.Ce n’est qu’après et au niveau d’autres instances qu’il faudra, s’il y a lieu, parler de révision constitutionnelle ", M.L’Allier souhaite toujours une solution politique aux problèmes en cause.“Les mois qui passent, les années qui passent sur ce dossier jouent contre nous, finalement.Nous devons, dans ce dossier peut-être plus que dans tout autre, assumer le leadership d'une politique de communications".Au sujet de la constitution elle-même, il note que le Québec devra maintenir, si possible augmenter les positions qu’il a prises à Victoria en juin 1971 et qui constituent “un minimum".“L’on devra, si on veut vraiment avoir une constitution à jour, reconnaître les exigences québécoises, en matière culturelle, les exigences qui sont peut-être propres au Québec, peut-être communes avec les autres pro- vinces, en ce qui touche le développement régional, les affaires sociales”.Le ministre souhaite par ailleurs que Radio-Québec se développe le plus rapi dement possible, et il attend beaucoup en ce sens de la consultation populaire en cours.Et il laisse entendre que, plutôt que de desservir en priorité les grands centres, l'organisme d’Etat devrait aller vers les régions excentriques, où les auditeurs ont moins de choix et sont donc plus susceptibles d’écouter Radio-Québec.Le Québec, on le sait, veut devenir le maitre-d'oeuvre du développement des communications sur son territoire, ce qui va nettement à l’encontre des positions fédérales.M.L'Allier a d'autre part préconisé que des mesures soient prises pour accorder un rôle décisionnel plus grand aux députés et un rôle consultatif véritable quant X* *** sjS&V W*».x x'x- «H ¦ }r - V-' V*.«j w _____ Il fait 50 degrés sur les berges du Cap-Breton encombrées de cages à homard.Mais le petit hâvre de Gabarus disparaîtra peut-être.On songe à y construire un complexe sidérurgique de $2 milliards.(Téléphoto CP) Le trafic de cocaïne Deux Boliviens “de bonne famille” connaîtront leur sentence jeudi par Clément Trudel Deux Boliviens de “bonne famille" sauront jeudi prochain quelle sentence leur impose le juge James K.Hugessen pour importation de quatre kilogrammes de cocaïne vendus $45,000.à un agent double de la Gendarmerie Royale Te 5 août dernier, à Montréal Samuel Pedro Arellano Castaneda et Alberto Sanchez Bello ont décliné tous deux leurs excellentes références, tant au sein du régime Banzer que dans les milieux universitaires.Le premier .à 42 ans, venait d'étre choisi par le régime comme gérant d'un centre de villégiature.Le deuxième, après avoir été actif dans les jeunesses barrien-tistes, avait accédé au poste de secrétaire privé de l'un des hommes de confiance du chef d'Etat (Hugo Banzerl, M.Tapia, déchu depuis de ses fonctions, à cause notamment du remous politique créé à La Paz par l'arrestation et le procès de ces deux ressortissants boliviens.Par interprète, les accusés ont suivi dans leur langue les longs débats, en français et en anglais, qui aboutirent à un verdict de culpabilité prononcé par un jury.Depuis près de huit mois, ces deux hommes sont en détention préventive.' Leurs procureurs ont rappelé hier au juge que le véritable importateur de la “coca" — diluée, cette quantité impressionnante de drogue à 98' i pure aurait pu rapporter $2 4 millions dans les rues de Montréal, à raison de $100 le gramme, a dit un témoin de la GRC — a eu le "bonheur" d’étre refusé par les autorités de l'immigration canadienne et de rentrer en Bolivie sans encourir trop d'ennuis.Il s'agirait d'un dénomme Argandona, remis en liberté, a déclaré Arellano, sur simple production d'un document écrit de son avocat, une fois rentrée dans son pays.Quant à Arellano et à Sanchez Bello, une plainte a été portée contre eux à La Paz; une fois qu'ils auront purgé leur peine au Canada, un procès les attend là-bas (Arellano est, entre autres, frère d'un ex-ambassadeur et d'un recteur d'université).Bello attendait que son père vienne témoigner à son procès mais l'écrivain bolivien (dramaturge qui a publié au moins trois livres) a dû être opéré d'urgence à Sao Paolo, au Brésil, par suite de défaillance cardiaque.Le juge Hugessen devra donc pondérer chacun des aspects humains soulevés par ce drame mais la loi canadienne est telle qu elle impose un minimum de sept années d'emprisonnement pour le crime reproché à ces “courriers" coupés de leur chef et pris à Montréal, sans trop de connaissance des langues officielles d’ici, pour se débarrasser d'une malle à double tond pour le moins gênante.Avant d'en venir aux représentations sur la sentence, hier, le ministère public a fait entendre deux témoins: un policier de la GRC, M.Bishop, préposé à l'équipe visant à contrer le trafic local et international de cocaïne et un psychiatre rattaché au Royal Victoria, le Dr J.R.Unwin.Le curriculum vitae de ce dernier expert prenait un temps précieux au président du tribunal, qui décida de couper court à cette énumération, pour en venir à l'aspect "dangerosité", pour l'individu comme pour la société, de cette drogue connue depuis des millénaires dans les Andes.M.Unwin insiste sur l'effet de violence chez les usagers réguliers (forte consommation) de la coca, qui n entraine pas toutefois de dépendance physique, contrairement à d'autres drogues répandues ici.On s'entend à dire que la cocaïne est da- aux décisions qui concernent son comté et sa région.Il veut que le député puisse sortir de la quasi clandestinité qui est la sienne à cet égard et devienne la principale assise consultative et ouverte des différentes unités administratives du gouvernement.Pour sa part, le leader parlementaire de l’Opposition a dit: "Ce dont le Québec a besoin présentement, c’est d’un nouveau gouvernement et d’un authentique programme de gouvernement.La responsabilité des partis est de se maintenir prêts à assumer ce rôle.L’Opposition est loin d'avoir terminé tous les préparatifs qui lui permettront d'assumer cette fonction.Le gouvernement actuel, s'il occupe encore les fauteuils, a visiblement démissionné de ses responsabilités." “Ce pays du Québec, poursuit M.Robert Burns, a besoin d’un programme de société et ce programme ne peut venir que de cette société.“On a beaucoup et bien approfondi cette crise, ajoute le députe de Maisonneuve.On a cherché, mais jusqu'ici dans des avenues trop académiques, des solutions à cette crise.Le leadership a fait défaut; il a stagné et puis, maintenant, dégrade.Même s'il s’exercait convenablement, même si on demandait au gouvernement de se remanier au complet et même si on changeait ce gouvernement, cela ne suffirait pas.Il nous faut absolument un retour à l'évidence, c’est-à-dire à nos concitoyens.Il me semble que Ton réclame que ce gouvernement gouverne pendant qu'il en a encore le mandat et qu'il cesse de se concevoir comme une propriété privée de l'intérieur et grand dispensateur de cynisme vers lexté-rieur", conclut M.Burns.aux 4 coins vantage répandue dans les milieux cossus, mais le Dr Unwin note que le rapport préliminaire de la Commission LeDain ne faisait aucune mention (1971) de la coca et que, deux ans plus tard, cette drogue semblait s'être répandue au Canada à un point tel que cela préoccupait la même commission (la filière passerait par Bogota).Le psychiatre Unwin ne saurait trancher saris nuance entre le remède "éducatif" et la voie du “law enforcement ".Il déclare toutefois que la campagne d'éducation sur les drogues a pu encourager certaines couches de la population — dans l'enseignement supérieur notamment — à faire l'essai de certaines drogues, plutôt qu'à décourager ce public.Pour mieux contrer les méfaits de la cocaine et d'autres drogues, le Dr Unwin privilégie le recours aux mass media et à leur séduction, aux fins de mieux expliquer les effets de l'usage et de l'abus de certaines substances connues comme drogues.En défense, Me Richard Shadley a voulu faire admettre que la société avait artificiellement posé une frontière entre drogues légales et non légales.Alcool et cocaine ne produiraient-ils pas les mêmes effets chez des usagers peu raisonnables?Le Dr Unwin confirme qu'il n'y a pas de cas de décès dû à la cocaine au Canada — on ne saurait en dire autant de l'alcool — mais il énumère les effets néfastes d'une telle drogue, surtout chez des personnalités déjà enclines à la violence, à la paranoïa ou à Tanxiété.Arsenic et Côte d’ivoire HELSINKI (Reuter) — Le pétrolier finlandais "Enskeri" espère obtenir l'autorisation de deverser en mer le 29 mars, en un point située à environ mille kilomètres immédiatement au sud de la Côte d'ivoire, sa cargaison de cent tonnes de déchets d'arsenic provenant de la “Neste" (Régie d’Etat pétrolière Finlandaise).Une demande officielle d’autorisation a été déposée hier auprès du ministère de l'Intérieur à Helsinki.Au début de la semaine, le cabinet finlandais avait conclu que la “Neste” n'agissait pas illégalement ni contrairement aux accords internationaux en déversant ces déchets dans la mer.Mais il qyait stipulé que ce déversement était subordonné à l’autorisation gouvernementale.Décès à 88 ans de Harry Lachman LOS ANGELES (AFP) - Harry Lachman, peintre bien connu à Paris, a une époque qui remonte à plus d'un demi-siècle, et par la suite metteur en scène de cinéma à Hollywood, est mort cette semaine des suites d'une crise cardiaque, à son domicile à Beverly Hills (Californie), il avait 88 ans.Sa mort, annoncée jeudi soir, a eu lieu mardi.Né à LaSalle, dans TEtat de l'Illinois, en 1886, M.Lachman s'était installé à Paris à l'âge de 25 ans.Ami de Picasso, Renoir, Matisse et Monet, M.Lachman avait exposé au Salon en 1912 et plusieurs de ses oeuvres furent acquises par le Musée du Luxembourg et par le Prado à Madrid.Artiste peintre à Paris de 1911 à 1925, il retourna aux Etats-Unis pour y commencer une carrière de cinéaste à l’âge de 39 ans.Il réalise en 1932 son premier film, "Dante's Inferno ", oeuvre qui marqua le début de la carrière cinématographique de Rita Hayworth.Cette même année, il tourna "One Night of Love" qui lança une autre grande vedette du cinéma.Cary Grant.Harry Lachman abandonna le cinéma pour retourner à la peinture au cours des années 50.Il avait été décoré en 1922 de la Légion d'honneur.Patsy?Non CANON CITY (AFP) — Contrairement à ce qu'avait annoncé un shériff du Colorado jeudi, il semble, après tout, que Patricia Hearst n'était probablement pas la semaine dernière dans le comté de Frémont, région rurale de cet Etat, au sud de Denver.Le shériff du comté, M.John Vernetti, qui avait indiqué jeudi qu'une jeune femme correspondant au signalement de la fugitive aurait été reconnue par un propriétaire de ranch, a déclaré depuis qu'il est simplement “possible" que Patricia ait été aperçue.Un porte-parole du FBI a déclaré de son coté qu il n'y avait aucune “preuve solide" de son passage dans la region.Des centaines de personnes croient d’ailleurs avoir aperçu la fille de M.Randolph Hearst, magnat de la presse, depuis son enlèvement par l'Armée de libération symbionèse le 4 février 1974.Le rancher du Colorado, le dernier à la “recon-naitre", avait déclaré à la police qu'il avait invité Patricia à déjeuner et qu elle voyageait vers Albuquerque (Nouveau-Mexique) dans une voiture en compagnie de trois autres personnes.11 accusés d’avoir couvert le meurtre de Mme Stravos Niarchos par son mari Une injonction contre l’Union des artistes ATHENES (AFP) — M.Georges Xenakis, vice-procureur honoraire de la Cour d appel, a dépose, devant le procureur d'Atnènes.une plainte contre onze personnes-juges, médeoins-legistes et officiers de police — les accusant d'avoir couvert le meurtre commis par l'arma leur Stavros Niarchos contre son épouse Evghenia", morte dans l’ilôt de Spetso-poula, dans la nuit du 3 au 4 mars 1970 ^ Selon M Xenakis, cité hier par la presse athénienne, Tarmateur a blessé, très probablement à coups de poing au vi sage et coups de pied au ventre, son épouse et, lorsqu'il s'est rendu compte ou elle était mourante, il lui a administre un somnifère qui aurait, officiellement, provoqué la mort de Mme Niarchos M Xenakis a porte plainte contre • Les trois juges ayant fait partie de la rhambre des mises en accusation du Pi-rée ayant acquitté M Niarchos • Le procureur d Athènes, M C Fa foutis et M C.Christopoulos, ancien pro- cureur d’Athènes et ancien ministre de la Justice, pour n'avoir pas fait appel de la décision de cette Chambre malgré les réactions de Topinion.• MM D Kapsaskis, G Aghioutantis et A Sylantavos, médecins-legistes.• Des professeurs de 1 Université d'Athènes, MM.C.Tountas et D.Varo-nos.• Le lieutenant de gendarmerie de Spetsai, D.Koronis.Selon M Xenakis, le rapport des deux médecins-légistes (KapsasVis et Aghioutantis) sur la mort de Mme Niarchos passe sous silence d'importants détails que ces mêmes personnes ont révélés de vant le juge d'instruction blessures au visage provoquées par des coups de poing, tentative de strangulation, blessures au ventre et aux intestins, hémorragie interne.présence d'un barbiturique “Malheureusement pour ces médecins-légistes.poursuit M.Xenakis, une nouvelle enquête sur la mort de Mme Niarchos, effectuée par des médecins-légistes du Pirée.MM.Sylantavos et K.Boukis (mort depuis), a exclu que le barbiturique absorbé par celle-ci ait pu provoquer sa mort et a attribué celle-ci à des blessures dangereuses et graves que la victime avait subies La quantité du barbiturique n otait même pas suffisante pour endormir la victime " A la suite de ce rapport.M.Niarchos a harcelé la justice de protestations.Finalement, le juge d instruction a ordonne une nouvelle analyse toxicologique des viscères de la victime qui a prouve que la quantité de barbiturique était plus grande que celle découverte initialement.Selon le nouveau rapport, Mme Niarchos aurait pris le somnifère avant d'avoir été frappée par son mari qui voulait la réveiller "Est-il possible, conclut M.Xenakis, que les efforts (pour la réveiller) aient pu conduire à la strangulation, à une hémorragie interne et à la destruction des intestins de Mme Niarchos'1''.A la toute veille de rassemblée générale, au terme de laquelle aura été élu le nouveau président et le bureau exécutif de TUnion des Artistes, une injonction sollicitée par deux comédiens, Mlle Béatrice Picard et Robert Rivard, fut accordée hier par le iuge Nadeau, de la Cour Supérieure, interdisant la publication du bulletin interne du syndicat des artistes.11 appert que ce bulletin fait état d'un certain malaise au sein de TUnion.notamment la démission exigée d une commission d'examen pour la révision des structures administratives de l'organisation, laquelle était précisément composée des deux requérants précités, et d'un troisième, M.Pierre Fournier.Le bulletin interne divulgait une correspondance entre le conseil de TUnion et les membres de cette commission, afin d'informer tous les membres de TUnion sur la marche du réexamen des structures syndicales à la veille de l'assemblée générale régulière Les membres de la commission se sont sentis particulièrement visés et ainsi Mlle Picarcl et M Rivard, qui fut président de Tavant-dcrnier terme de TUnion, ont-ils sollicité une injonction de la cour, Il s'ensuit que les membres de TUnion ne pourront être informés que lundi soir même, à l'assemblée générale, de "Tétat de TUnion”, si Ton ose s'exprimer ainsi, car si l’injonction interdit la publication du bulletin, elle n'interditpas pour autant la lecture de vive voix des pièces qu'il contient.Signalons que toute cette affaire que nous ne vouarions pas commenter plus loin, de crainte de faire accroc à la regie du sub judice, n'est pas étrangère à la démission de Mlle Parent, qui fut durant 17 ans l'agent général de TUnion des Artistes.Mlle Parent sera désormais à Tem-ploi de la Société Radio-Canada.Elle relevait directement du président de TUnion des Artistes, qui d'autre part ne possède pas de directeur-général, et n en put posséder, par-dessus les fonctions de Mlle Parent, puisque le contrat qui reliait cette dernière à TUnion stipulait qu elle ne pouvait relever d'un subalterne du président On croit savoir que Mlle Parent eut accepté le directorat général si on le lui avait confié A défaut, semble-t-il, l'agent général a choisi de quitter l'Union des Artistes.Signalons enfin que la rumeur prête à M Rivard, déjà membre du conseil, Tin-tention de briguer les suffrages de la présidence.actuellement occupée par M Jean Brousseau.Microprocessor et scepticisme DETROIT (AFP) — Les constructeurs automobiles américains ont accueilli avec un certain scepticisme Tannonce, faite jeudi par RCA, de la mise au point d'un minuscule dispositif électronique destiné aux moteurs d’automobiles et permettant de fortes économies d’essence.Deux des trois grands constructeurs de Détroit, General Motors et Chrysler, précisent qu'ils n’ont pas encore testé le petit ordinateur dit "microprocessor" mis au point par RCA, Ford, de son côté, a déclaré qu’un certain nombre de “microprocessors”, dont celui de RCA étaient à Tétude mais qu'aucun n’avait encore atteint les performances annoncées jeudi par M.Robert Sar-noff, président de RCA, à savoir une économie de carburant pouvant atteindre 40 p.c.Les déclarations de M.Sarnoff semblent donc faire preuve, estiment les observateurs, d'un optimisme pour le moins prématuré.Les constructeurs automobiles étudient le principe des "microprocessors” depuis plusieurs années.Mais ces dispositifs en sont encore au stade expérimental et ne seront pas installés sur les voitures américaines avant plusieurs années.Les possibilités de ces appareils, qui permettent d’ajuster la combustion et le régime du moteur à un niveau optimum, pourraient être cependant très grandes, selon les experts de Détroit.Selon un représentant de Chrysler, cependant, le maximum qu'on puisse attendre d'un "microprocessor" avant 1980 est une économie de carburant d'environ 15 à 20 p.c.par rapport à la consommation actuelle des voitures américaines.Chrysler a déjà manifesté l'intention d’installer sur quelques-unes de ses voitures, dans un avenir assez proche, un petit ordinateur relativement simple destiné apparemment à contrôler la carburation.Anti-rock CALIFORNIA iAP) — Le rock est une musique dangereuse et pourrait tomber sous le coup de la loi.estime un expert américain en sécurité.M.Randall Davidson.qui dirige un institut privé s'occupant des problèmes de sécurité, a mesure les niveaux sonores de centaines de boites de nuits et de discothèques à travers les Etats-Unis.Le niveau sonore de la musique qui s'y joue, déclare-t-il, se situe entre le bruit d'un métro et celui d'un avion à réaction au décollage.En chiffres, cela dépasse largement la limite légale de 115 décibels durant 15 minutes.Les clients de ces discothèques ne sont pas couverts par la loi.mais les employés le sont : "J'ai vu des jeunes gens, qui, lorsqu'ils quittent leur travail, ne peuvent rien entendre pendant deux ou trois jours, dit M.Davidson.Cela provoque une augmentation de la pression sanguine des maux de tête et des problèmes de digestion." Auparavant déjà, des scientifiques avaient déclaré que le haut niveau sonore de certaines musiques pouvait provoquer une diminution des facultés auditives.Le palmarès du nouveau-né TOKYO (AP) — Un médecin japonais, le Dr Hajime Murooka, a mis au point un procédé qui permet de calmer les bébés jusqu'à Tage de deux semaines et parfois même plus longtemps.Il s'agit d'un disque comportant un enregistrement de bruit de la circulation sanguine à proximité de l'utérus d une femme enceinte Déjà 4,000 exemplaires de ce disque intitulé "Dors gentiment dans le sein de ta mère” ont été vendus à Tokyo en trois mois.Le Dr Hajimv.Murooka a déclaré qu'il avait eu cette idée pour tenter de faciliter l'auscultation des bébés."J'examine les bébés peu après leur naissance, mais c'est difficile car ils remuent tellement J’ai voulu trouver un moyen de les calmer sans utiliser de médicaments, dit-il.L'utérus à un mouvement de bercement silencieux que les bébés simulent souvent après leur naissance Mais cela ne les calme pas toujours “Alors, j’ai pensé, pourquoi pas le son" J’ai essaye le battement du coeur d une mère, mais cela n'a pas marché.Puis j’ai eu Tidée d'enregistrer les bruits qu'un enfant est accoutumé à entendre dans l'utérus".Ce bruit c'est celui du sang venant du coeur ou y retournant Pour cela, il a uti lisé un micro de huit millimètres sur 12 5 placé dans un tube d'examen Les résul tats sont bons, mais le volume du son doit être assez fort car le nouveau-né a Toreille faible Le Dr Murooka utilise le dispositif dans son service au moven de haut-parleurs Le seul ennui, dit le médein c'est que les infirmières ne peuvent supporter ce bruit I LE DEVOIR Page Montréal, samedi 22 mars 1975 augmentent La compagnie Bell Canada vient d'annoncer que ses circonscriptions téléphoniques de Montréal et des environs passeront le 13 avril du groupe tarifaire 11 au groupe tarifaire 12, ce qui se traduira par une hausse du tarif de base mensuel de service.Le changement de groupe tarifaire se produit lorsqu’un abonné peut rejoindre sans frais d’interurbain un nombre déterminé d’appareils.Dans le cas du groupe tarifaire 11, un abonné de Montréal peut rejoindre plus de 1,837,500 appareils sans frais d’interurbain.Le tarif de base mensuel des circonscriptions téléphoniques touchées par ce changement de groupe tarifaire sera majoré de 60 cents pour le service de résidence et de $1.75 pour le service d’affaires, ligne individuelle.Les municipalités visées par le regroupement tarifaire de la région métropolitaine seront les suivantes: Anjou, Baie d'Urfé, Beaconsfield, Boisbriand, Bois-des-Fillions, Chambly, Côte-Saint-Luc, Dollard-des-Orimeaux, Dorval, Hampstead, Ile Bizard, Kirkland, Lachenaie, La-chine, LaSalle, Laval, Lorraine, Montréal, Montréal-est, Montréal nord, Montréal ouest, Mont-Royal, Outremont, Pierre-fonds, Pointe-Claire, Roxboro, Saint-Basile-le-Grand, Saint-Bruno, Saint-Hubert, Saint-Laurent, Saint-Léonard, Saint-Louis-de-Terrebonne, Saint-Pierre, Sainte-Anne-de-Bellevue, Sainte-Geneviève, Sainte-Julie-de-Verchères, Sainte-Thérèse, Senneville, Terrebonne, Verdun et Westmount.Certaines de ces localités ne seront qu’en partie touchées par le changement de groupe tarifaire.L’UQTRdit avoir versé le forfait Dans un communiqué adressé hier au journal, l’Université du Québec à Trois-Rivières affirme qu’elle a bel et bien versé aux professeurs le 6% forfaitaire de compensation à la hausse du coût de la vie, et ce le 27 février dernier.Dans un article évoquant l’éventualité d'une grève à l’UQTR, notre rédacteur reliait d’autre part cette omission à la mauvaise situation financière de l’université.“Notre posture n'est pas du tout mauvaise, mande le directeur de l’information de l’établissement, M.Jean-Paul Belleville, et nos bilans sont là pour le prouver.’’ week-end SAMEDI Congrès de fondation de l'Association nationale des étudiants du Québec, au pavillon Pollack de l’Université Laval.De 9h à 16h, à la Poudrière de Drummondville-Sud, "Journée de la femme' (ateliers).De 9h30 à 15h.mini-congres du Parti liberal du Canada (division du Québec! — rencontre électeurs-députés — au Mount Royal High School, 50, avenue Montgomery, Mont-Royal.De 13h à 17h, aujourd'hui et demain, exposition d'aéronautique au campus Saint-Hubert du collège Edouard-Montpetit, 5555.chemin de la Savanne.à Saint-Hubert A 20h.colloque Chantier 75.au sous-sol de l'église Saint-Pierre-Apôtre, 4850, rue de Lori-mier.DIMANCHE Journée d’étude pour les parents, les professeurs et les élèves organisée par la direction de l’école polyvalente Pierre-Dupuy • 56e congrès annuel de la division des bois et forêts de ( Association canadienne des producteurs de pâtes et papiers, à l'hôtel Rcine-Ehzabeth A 15h30, M Robert Bourassa.premier ministre du Québec, prend la parole au congrès régional des Bois Francs, a I école polyvalente Jean-Nicolet, rue Mgr-Bruno, Nicole! *4 ne ».¦ - -î- z ¦< il t ¦ i 1 I » s'a ,¦ .ÉSiM '' ' ^ y Deux gendarmes de la GRC profitent du temps doux pour se promener devant l'hôtel du gouvernement à Ottawa, dans leur belle tunique rouge et leur jupe droite.Elles ne sont pas armées.^ (Téléphoto CP) L’affaire Joyal-Poupart Le syndicat de l’UdM en appelle à la communauté universitaire A cause d une procedure "entachee d'irrégularités’' dans un mécanisme d'appel qui fait du recteur l’appelant et l’un des juges à la fois, l’Université de Montréal est menacée de subir la censure de la part de la communauté universitaire canadienne, à moins qu’on ne procède à la réinstallation du professeur Renée Joyal-Poupart, dont le contrat, après trois années, ne fut pas renouvelé, le 1er juin 1974, et pour des raisons qui n'ont pu convaincre le comité des différends.Ce dernier, donc, recommanda la réinstallation du professeur de droit, mais le recteur d’alors, M.Gaudry, en appela de cette décision au Conseil de l’Université.Or, le recteur est précisément l'un des membres du conseil, et non le moins influent.Les professeurs y voient là un conflit d'intérêts qui n'est pas à l'honneur d'une fonction aussi élevée, ni d’une uni- versité aussi prestigieuse, puisqu’il constitue à leurs yeux un défi de justice qu’ils entendent maintenant dénoncer avec l’appui de l'influence Association canadienne des professeurs d'université, à moins que le recteur actuel.M.Paul Lacoste qui a depuis succédé à M.Gaudry, ne c.onfirme la décision du comité des différends.Mme Joyal-Poupart a donc l'appui du Syndicat général des professeurs de TUni-vèrsité de Montréal et de la Fédération des associations de professeurs des universités du Québec, outre celle de leurs collègues canadiens si on devait y avoir recours.Mme Joyal-Poupart, nous a rappelé hier M.Jacques L’Ecuyer, président du syndicat, fut invitée à ne pas solliciter le renouvellement de son contrat, en juin 1974, pour des mobiles qui vont de Tin- L’UdM réfléchira aux demandes des étudiants L'administration de l'Université de Montréal a fait savoir hier qu elle était prête à étudier toutes les modalités et toutes les implications d'un partage de ses responsabilités avec des représentants étudiants dûment mandatés par la majorité des étudiants Elle n’est cependant pas prête à se départir.sans études préalables, des responsabilités qu'imnlique la demande des étudiants qui veulent la gestion d’un budget annuel de deux millions affectés aux services aux étudiants.Il s'agit, souligne l'administration, d une somme élevee, et la demande implique la gestion d'immeubles, d’un nom- breux personnel et de services variés auxquels les étudiants ont souscrit et qu'ils sont en droit de recevoir jusqu’à la fin de l’exercice en cours.Le Front commun des éudiants devait présenter hier au vice-recteur Larose des documents prouvant leur représentativité.Dans leur demande, les étudiants avaient fait valoir que la Commission des services aux étudiants, à laquelle le vice-recteur les référait, ne comptait plus d’é-tudianls parmi ses membres Cet organisme, disait le Front commun, est impuissant à satisfaire les demandes des étudiants capacité d’enseigner à de forts groupes’’ jusqu'à la non-disponibilité et l’incompa-bilité d’humeur.La non-disponibilité, nous explique M.L'Ecuyer, tient dans le fait, comme l’a déclaré publiquement le doyen de la faculté de Droit, où elle enseignait, “que Mme Joyal-Poupart a eu la malencontreuse idée d’avoir un bébé”.Signalons que le Syndicat des professeurs de l’U.de M.a présenté une requête en accréditation il y a près d'une année, au ministère du Travail, mais celle-ci n’a toujours pas été accordée.Or, à défaut de convention collective, signale M.L'Ecuyer, aucune disposition dans les conditions de travail déterminées unilatéralement par la grande maison du haut savoir, n'assure de protection convenable dans le cas de maternité.M.L’Ecuyer a tenu à insister sur le fait que les professeurs ne formulent pas d'objection de principe à l'existence d'un mécanisme d’appel des décisions d'une commission des différends, mais celui-ci.dit-il, doit respecter scrupuleusement les droits des individus lésés.Quant à la compétence du professeur, M.L'Ecuyer signale que Mme Joyal-Poupart s’est vu décerner tout récemment le prix de la Société française de droit comparé, pour des travaux reliés à sa thèse.Enfin, l'Assemblée universitaire a déjà été saisie d'un projet d’amendement à la procédure d'appel pour en corriger les abus.Ce projet, rappelle M.l’Ecuyer, avait déjà été déposé au moment où M.Gaudry en appela de la décision du co-è aes différends mite diffi Les rapports aile parlementaire-exécutif Le Conseil du PQ étudie un protocole par Pierre O’Neill Le conseil national du Parti québécois sdra invité en fin de semaine à sanctionner le protocole d’entente devant régir dorénavant les rapports entre Taiie parlementaire et le conseil exécutif.Les quelque 200 membres du conseil, comprenant les présidents de comtés, délégués régionaux, députés, membres de l’exécutif et permanents, se réunissent aujourd’hui et demain à l’école John-F.Kennedy à Montréal.Ces discussions visent à régler un certain nombre de problèmes de régie interne laissés en suspens depuis le congrès plénier de novembre pour permettre de faire aboutir des débats générateurs de tensions.Ce sera l’occasion de recevoir les rapports des ateliers du congrès, ainsi que les rapports du comité directeur, du conseiller au programme et du comité de surveillance des finances.Après les fracassantes interventions des députés Robert Burns, Marcel Léger, Lucien Lessard, puis l’affrontement survenu au conseil national de septembre, les membres de l'exécutif national et du caucus s'étaient retrouvés plus tard à Sorel pour se parler dans le blanc des yeux et crever pour de bon cet abcès.L’aile militante et l’aile parlementaire signèrent alors un traité de paix et depuis, les rapports sont redevenus normaux.Les termes de cette entente prévoyaient que dorénavant les initiati- Le dragage "Cela constitue à nos yeux une utilisation abusive du pouvoir dont dispose le recteur, et dénote son indifférence à l’égard du climat de l’Université de Montréal ", dit encore le président des professeurs.ves et activités régulières des députés ne devaient pas interférer dans l’action de l’exécutif national et vice versa.Cette volonté d’éliminer les malentendus se traduisait dans la décision de tenir périodiquement des réunions conjointes du caucus et de l’exécutif.De plus, en temps de session parlementaire, les réunions du conseil clés députés devaient se dérouler en présence de trois représentants de l’exécutif national.Ces nouveaux mécanismes de consultations forment l’essentiel du protocole d'entente qui sera soumis en fin de semaine à l’approbation des membres du conseil national.Cette consultation obligatoire touche notamment la stratégie, l'utilisation des ressources et du personnel ainsi que les activités des députés à l'extérieur du Parlement.Selon le secrétariat national donc, cette réunion s'annonce des plus paisibles.II reste toujours possible que surviennent des imprévus.Ainsi, dans le PQ, les groupements régionaux manifestent de Tim-patience.Ils comptent sur l'exécutif national pour financer leurs activités.Ils reçoivent chacun environ $15,000 par année et sont insatisfaits.Quelques délégués estiment que le temps est arrivé de soulever et régler cette question.Enfin, il n’est pas improbable que l’affaire Morin, la performance des leaders et la rentrée politique de Pierre Bourgault reviennent sur le tapis.Peut-être même la coûteuse aventure du quotidien “Le Jour ”.Un temps mort de quatre mois avant l’enquête policière OTTAWA (CP) — Ce n’est que quatre mois après que des hauts fonctionnaires du ministère des Transports eurent vent d’allégations de pots-de-vin et de tripotage de contrats de renflouage d’une barge chargée de mazout qui avait coulé près des côtes de l’ile du Prince Edouard 3ue la GRC a commencé son enquête ans cette affaire.C’est ce que révèle la GRC elle-même, qui fait état des résultats de son enquête sur ces allégations dans un rapport, enquête qui a été ouverte à la demande du bureau du premier ministre.De son côté, le vice-président de la Atlantic Salvage and Dredging Co.de Halifax, M.Donald Kerr, a révélé hier qu’on avait offert en 1971 un pot de vin de $50,000 à cette compagnie pour qu’elle présente une soumission plus élevée pour l’obtention d’un contrat de renflouage dans le golfe Saint-Laurent.A cette époque, M.Kerr avait informé le gouvernement fédéral de cette tentative de tripotage mais, à la suite d’une enquête d’un an de la GRC, l’affaire fut abandonnée sur recommandation du gouvernement de la Nouvelle-Ecosse.Un porte-parole du gouvernement de cette province a expliqué dernièrement que l’enquête n’avait pas permis d’accumuler suffisamment de preuves pour justifier des poursuites, mais qu elle avait néanmoins mis au jour des pratiques commerciales douteuses.Les soumissions dont parlait hier M Kerr portaient sur le renflouage d’une barge de la compagnie Irving qui avait coulé au large des cotes de Tile du Prince-Edouard, chargée de mazout.Aux Communes hier, le premier ministre du Canada, M.Trudeau, a précisé en réponse à des questions qu’une enquête sur le sujet avant été instituée dès que le gouvernement eut pris connaissance d’allégations de pots-de-vin et de tripotage de soumissions.Mais, a déclaré le premier ministre, le sujet n’a été abordé avec le ministre des Transports.M.Jean Marchand, que très récemment, quand il a été question de la possibilité d’un scandale.M.Marchand avait en février 1973 expliqué aux Communes que le gouvernement n’avait pas accordé de contrat pour le renflouage de cette barge à cause des soumissions trop élevées et du risque Voir page 6: Dragage Le président du Conseil de sécurité aurait mandat de négocier avec André Quay Il appert que le Conseil de sécurité de la Communauté urbaine de Montréal a mandaté son président, Me Paul-Emile L’Ecuyer, pour entrer en communication avec le directeur-adjoint de la police, M.André Guay, destitué par son supérieur, M.René Daigneault, dont il appela ensuite de la décision devant la Commission de police.Interrogé hier à ce sujet, l’avocat de l’appelant, Me Philippe Gélinas, s’est dit bien disposé à rencontrer Me l’Ecuyer, si celui-ci en formule le souhait."J’ai entendu cette nouvelle à la radio, mais le président du Conseil n’a pas communique avec moi," a-t-il déclaré.La décision de mandater Me L’Ecuyer émane d’une réunion, hier, du Conseil de sécurité qu’il préside, car depuis que la Commission de police s’est désistée de l’affaire, parce qu elle eut partie liée à certains cléments de preuve soumis en appel par Me Gélinas, il incombe maintenant au Conseil d’assurer l’observance d’une recommandation de la Commission: verser à M Guay son plein salaire depuis sa destitution, le 28 janvier dernier.; pourquoi Officiellen gnore.Officiellement, aucun mobile n’a été donné.Mais l’on croit savoir que le i Conseil de sécurité pourrait vouloir négocier un accommodement avec le directeur-adjoint.11 n’est pas interdit de penser, même, que le Conseil pourrait vouloir acheter sa paix dans cette affaire au prix d’une nomination qui convaincrait M Guay trouver son poste actuel.Mais ce ne sont là, bien sûr.que conjectures 4 • Le Devoir, samedi 22 mars 1975 éditorial Le droit à la mer Au moment où les informations en provenance de la conférence des Nations unies sur les droits de la mer expriment le pessimisme ambiant et soulignent l’impossibilité quasi mathématique de concilier les positions en présence, le ministre canadien des Affaires extérieures, M.Allan MacEachen, plaidait “vigoureusement” dit une dépêche en faveur de la thèse de la zone économique de 200 milles.A son auditoire du World Affairs Council et du Northeast Trade Center, M.MacEachen a fait valoir que le Canada a des droits exclusifs de gestion de toutes les ressources vivantes de cette zone de 200 milles et qu’au-delà prévaut la nécessité d’une protection quant aux réserves de poisson.Quant à la prévention de la pollution, nous dirons que le Canada a non seulement des droits à exiger sur les eaux côtières mais qu’il se doit de les réclamer en fonction des obligations qu'on attend de lui dans la plénitude de sa souveraineté.Bref, Allan MacEachen a raison.Mais avoir raison à Genève, pour qui que ce soit, signifie avoir tort dans l’optique des autres.• Certains de nos “alliés", dit une dépêche récente, seraient déçus de notre attitude, estimant excessives nos demandes et s’inquiétant de notre refus des compromis.C’est bien la première fois qu’on fait ce reproche au Canada, mais cette intransigeance présumée dit assez l’importance de l’enjeu aux yeux de nos délégués.Car si à Caracas on a pu se contenter de dresser un inventaire des sujets et des positions, on attend de cette nouvelle session de huit semaines autre chose qu’un accord sur les points de désaccord.Le huis-clos nous vaut des informations servies au compte-goutte, et rien n’est plus irritant que d’avoir à se contenter d’un reproche insidieux genre 'Te Canada devient gourmand” rapporté cette semaine par un journaliste et attribué à un délégué qui “a choisi de garder l’anonymat".Ce genre d’agissement s'appelle intoxication et accuser quelqu'un de devenir “gourmand" prouve, si besoin était, que les 2,000 et quelque délégués ne sont pas au même diapason.- Nous avions cru un moment que de l’issue de cette conférence dépendait, sans nulle exagération, le sort du monde et que la justice la plus élémentaire nous faisait obligation de mettre au point un droit rafraîchi qui ne serait plus l'expression de la volonté des grandes puissances mais bien un pas vers cet ordre international nouveau tant chanté.Force est de reconnaître que certains y sont quand même allés avec le sentiment qu'il y avait un gâteau à partager.La'différence ne serait-elle donc qu'une sim- ple permutation des destinataires des tranches les plus épaisses?On sait que les principaux problèmes en litige sont la délimitation des eaux territoriales, l'etablissement de la zone économique incluant la notion des droits de pêche, et enfin la gestion et l’exploitation de la zone dite du “patrimoine commun”.A partir de là, seul un mathématicien chevronné peut dire le nombre de combinaisons possibles en prenant comme départ le nombre de 148 participants.Rien que sur la question des eaux territoriales, on peut difficilement imaginer toutes les conséquences quand on sait qu'en portant seulement à 12 milles les limites des eaux territoriales on ferait tomber sous la juridiction des pays riverains quelque 140 détroits.Casse-tête: le cas d’un passage étroit où la juridiction de plusieurs riverains chevaucheraient.Ou encore, où les 12 milles iraient toucher les côtes d’un autre pays.Il est significatif que dans ce dossier précis, les superpuissances dont les flottes sont présentes un peu partout dans les régions conflictuelles se trouvent du même côte, Soviétiques et Américains plaidant la belle cause de la libre navigation.Pour le Canada, c’est la zone économique et celle du patrimoine de l’humanité qui sont prioritaires.Dans cette zone de 200 milles où les Etats riverains sont appelés à exercer des droits préférentiels, les pays du tiers monde réclament la jouissance de droits exclusifs, plaidant qu’il leur est indispensable de limiter la liberté des nantis pour compenser leur insuffisance technologique.Quant à la zone du patrimoine commun, au-delà des 200 milles de la zone économique, le tiers monde est en faveur d’une exploitation contrôlée par un organisme international, par définition non discriminatoire mais qui, par la force des choses, serait le reflet de la prédominance du tiers monde aux Nations unies.Pour les pays industrialisés, et là encore on retrouve du même côté Américains, Soviétiques et Français, il n’est pas question de subir la loi du nombre et d’abandonner la haute mer et ses richesses incalculables.Ils veulent donc que l'exploitation de cette zone soit confiée à un conseil restreint, à l’abri de la règle de la majorité.Sur ces dossiers qu’auront à défendre quatre de nos ministres — Allan MacEachen, Ron Basford, Jeanne Sauvé et Roméo LeBlanc — le Canada n’a pas fait mystère de ses objectifs et de ses intentions.A Caracas et depuis, nos priorités étaient connues et on ne peut s’expliquer l’accusation de fringale formulée par un délégué anonyme que par son propre manque d’information.Ainsi, le Canada estime que dans la zone économique, les Etats côtiers ont des droits étendus quant aux ressources, la préservation de l’environnement et le contrôle de la recherche scientifique; toutefois, limiter à 200 milles cette zone ne permettrait pas une gestion et une exploitation adéquates du saumon en raison de son cycle vital particulier; de même, cette limitation toucherait les droits acquis d’Ottawa sur les ressources minérales, la marge continentale s’étendant, en particulier sur la côte-est, à 600 milles du rivage.En outre, le Canada est en faveur de la mise en place d'un organisme international nouveau, puissant et économiquement viable pour contrôler la gestion et l’exploitation des fonds marins au profit de tous.Enfin, Ottawa est conscient de la nécessité de remplacer les politiques traditionnelles de non intervention par des “concepts “globaux” quant à la gestion rationnelle des oceans sans que cela porte nécessairement atteinte à la liberté de navigation.Il est clair que gestion rationnelle s’oppose à exploitation “sauvage” et à “course au trésor” qui tente aujourd’hui des entreprises technologiquement et matériellement en position de force.• On souhaitait que le débat lancé à Caracas avancerait durant l’entre-session et qu’à Genève on assisterait à des tentatives constructives.Sans préjuger du reste des travaux, il est aujourd’hui difficle de ne pas céder au pessimisme ambiant Tiraillée entre la tentation du territorialisme et celle des décisions unilatérales, en d’autres termes entre deux lignes dures opposées, la session de Genève ne semble pas devoir porter à terme la gestation commencée l’an dernier.Un délégué s’étonnait dé voir que la plupart avaient oublié jusqu’au minimum convenu à Caracas et qu’on se retrouvait aujourd’hui au point de départ.A cette différence que de part et d’autre les pressions ont été accentuées dans l'intervalle et que la politisation des autres gros dossiers de l’heure et un perceptible glissement vers une stratégie de confrontation ont rajouté au potentiel explosif du droit de la mer.Se contentera-t-on de dire qu’on a au moins essayé avant de s’abandonner à l’anarchie.” La voie canadienne a-t-elle ses chances dans ce contexte?La réponse est dans la déclaration du délégué anonyme: la position défendue hier à Caracas et dont on disait qu’elle était “équilibrée” mais “fragile” est aujourd’hui qualifiée d’excessive à Genève.Georges VIGNY bloc-notes L’ultimatum des policiers de la CUM Les conditions sont maintenant réunies pour que la police de Montréal connaisse une nouvelle explosion.Ce qui frappe dans le vote massif des assemblées de jeudi, ce n'est pas seulement Tultimatum qui est lancé aux autorités par les membres de la police de la Communauté urbaine, mais la conscience politique et syndicale plus vive qui a mûri depuis le fameux 7 octobre 1969 dans la nouvelle génération qui va prendre la relève à la Frater- ni*Les historiens de la petite histoire de Montréal établiront sans doute un jour jusqu'à quel point fut "spontané" l'arrêt de travail des policiers de la Ville de Montréal à l'aube de ce dramatique mardi d'octobre 1969 Si jamais le syndicat perdit en cette journée fébrile le contrôle de ses membres, il devait néanmoins le reprendre fermement en fin de soirée et ramener les “gars" à leurs postes conformément à l’ordre qui venait de leur être intimé par l'Assemblée nationale.Cinq ans ont passé, depuis, et les policiers en sont rendus à donner un ultimatum public et à annoncer que ce sont eux maintenant qui vont aller faire pression sur l'Assemblée natio- nale si les malaises multiples dont ils se plaignent ne sont pas résolus d'ici le 20 mai.Ils empruntent donc la manière forte, ouverte et directe de leurs collègues provinciaux qui, on s'en souvient, après n'avoir guère été pris au sérieux, avaient ose déserter leurs postes lors de la fameuse assemblée de Drummondville.Mais ils y ajoutent une sagesse politique nouvelle et significative en assurant la population qu'ils ne la priveront pas des services essentiels à cause des bévues des autorités politiques ou policières.Bref, le conflit ne s'annonce en aucune manière débridé et anarchique: la confrontation risque simplement d'en être plus violente.Depuis la grève illégale des policiers de la Ville de Montréal, la Fraternité n'avait pas eu trop de difficultés à obtenir des règlements de salaires fort avantageux, sinon abusifs.Les dirigeants ne s'en sont peut-être pas encore rendu compte, mais la base ne se satisfait lus des seuls avantages matériels.léme si ie Conseil de sécurité avait les moyens "d'acheter sa paix" à prix fort, dé plus en plus de policiers vont refuser "de se vendre" à ce prix.Deux problèmes sont devenus cru- ciaux à cet égard : la discipline dans le service, et le leadership dans la police de la CUM.Même si le nouveau président de la Fraternité, M.Gilbert Cus-teau, et le président du Conseil de sécurité, Me Paul-Emile L’Ecuyer, concluent une convention collective et un règlement de retraite à l'avantage des syndioués, les policiers risquent de laisser éclater encore la colère qui a commencé de fuser cette semaine, si les conditions générales de travail ne sont pas substantiellement améliorées.Les policiers ne veulent plus être assujettis à l'arbitraire et à l’incompétence qui tiennent lieu de justice disciplinaire à l'interieur du service.Ils en ont également assez d'avoir honte de la direction actuelle et de passer pour des gens payés pour fermer les yeux ou les enquêtes sur les grands et gros criminels.Comme pour leur donner raison, le même jour à Québec le ministre de la Justice, une nouvelle fois, devait se mettre les pieds dans les plats.A tort ou à raison, l'affaire Guay incarne aux yeux du policier et du citoyen moyens à la fois la crise du leadership dans la police et la complaisance des autorités à l'endroit du crime organisé.Ce n'est pas un hasard si le directeur-adjoint a L’ancien et le nouveau Le pain et le vin par JEAN MARTUCCI Qu'il s'agisse du pain de froment ou du pain de seigle, du pain d'avoine ou du pain d'orge, du pain blanc ou du pain noir, du pain de boulanger ou du pain de ménage, pour faire du pain il faut moudre le grain, le broyer, le triturer, au moulin ou entre deux pierres Le pain naît d’une sorte ne renoncement du grain, un sacrifice, une mort Et ilse donne le pain qui ne se donne pas moisit dans son coin Le pain fait même plus que se donner: il aime être partage Je ne prise pas beaucoup ces repas où chacun a son petit pain Je préféré la corbeille vers laquelle tous, tour à tour, étendent la main Je regrette même le temps où n existait pas le pain tranche Le père de famille, avec une certaine gravité, était*le seul, au bout de la table, à trancher le pain et à le distribuer selon les besoins C'était pres-qu’une liturgie Qu’il s'agisse de vin blanc ou de vin rouge, d'un vin sec ou d'un vin doux, mois; $2SiÀ l'étranger $50 pot année; six mois $28; trois mois; $16 Editions du samedi $15 par année Edition quotidienne.Urée A domicile par par leur: $1 20 par semaine Tarif de ( abonnement servi par la poste oé tienne sur demande Courrier de deumème classé; enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Trésorier; Bernard Larocque TtllPHONI: 844-3361 (lignes groupées) n Le Devoir, samedi 22 mars 1975 • 5 des idées des événements des hommes Les vrais besoins du Québec Une politique des entreprises avant une politique des investissements étrangers Si on perçoit la participation étrangère à l'economie du Québec non pas seulement dans ses manifestations annuelles courantes en nouveaux investissements ou en nouvelles implantations, mais en regardant l'importance globale de cette participation, le thème devient quelque peu incongru car l’économie québécoise est, dans ses rouages les plus vitaux, une économie étrangère, c'est-à-dire étrangère à la masse de la population.Si on exclut les activités économiques purement locales, soit 1 agriculture, les services professionnels et le petit commerce au détail, où la participation étrangère est relativement faible, c'est un fait indéniable que les réseaux d'organisations commerciales, industrielles et financières au Québec sont non seulement fermement contrôlés par des entreprises étrangères, mais les etudes économiques entreprises depuis une dizaine d'années ont amplement établi que ces entreprises faisaient très peu appel à du personnel québécois pour leur administration ou leur gérance.Personne ne met plus en doute le fait au Québec que nous soyons en présence d’une économie fortement caractérisée par le phénomène de la ségrégation économique avec deux entités économiques distinctes, d’une part, une population de travailleurs, notables et politiciens et, d’autre part, un réseau d'entreprises contrôlées par des intérêts anglo-canadiens et étrangers mais surtout, gérées en général par des anglo-canadiens.Avec une situation de fond aussi fermement établie, il m’apparaît passablement artificiel de parler d’une politique québécoise pour les nouveaux investissements étrangers.Ce n’est pas en refusant a une ou deux entreprises française ou américaine de s'implanter au Québec que l'on changera tant soit peu la réalité actuelle (en termes économiques, on peut dire que le problème du Québec est un problème de stock et non pas de flux).Tout au plus, ce genre de politique en ne s'appliquant qu'aux seules entreprises non-canadiennes, ne peut conduire qu’à assurer ou à renforcer une situation de chasse-gardée pour des entreprises anglo-canadiennes au Québec.A mon avis, ce genre de politi-oue est non seulement anodine, mais est même dangereuse car elle peut facilement renforcer le phénomène de ségrégation économique auquel je faisais allusion.La situation du Québec, on ne le répétera jamais assez, n'est pas celle du Canada anglais.Au Canada anglais, il y a un groupe articulé de capitalistes et d'entrepreneurs qui comptent sur le gouvernement fédéral pour pouvoir accroître leurs parts de marché.Vous les voyez gesticuler pour évincer Time et Readers’ Digest, pour fermer la porte aux maisons de courtage américaines et pour faire échec au projet d'uranium enrichi au Québec.A l'heure présente, cependant, le carcan économique fédéral se referme de plus en plus sur le Québec.Très peu de gens semblent le réaliser, mais le gouvernement fédéral s'apprête, avec la deuxième partie de sa Loi sur l’examen des investissements étrangers, à se donner un droit de veto sur toute nouvelle implantation d'entreprises étrangères au Canada, en fonction d’objectifs dits “nationaux”.^-par-^ RODRIGUE TREMBLAY ¦ Texte intégral d’une communication donnée par M.Rodrigue Tremblay dans le cadre de la Semaine de l’Economie québécoise récemment tenue à l’Ecole des hautes études commerciales.M.Tremblay est directeur du département de science économique de l'université de Montréal.Il serait d’une naïveté consommée pour les Québécois et pour leur gouvernement de croire qu’une politique pan-canadienne à l’endroit des investissements étrangers va résulter en une plus grande intégration de la population québécoise au fonctionnement de son économie.Les problèmes du Québec sont particuliers à cause, premièrement de l’ampleur du phénomène, soit un secteur francophone de fabrication atrophiée avec guère plus de 15 pour cent de la production, alors que les entreprises anglo-canadiennes et leurs filiales occupent 43 pour cent de la place et les filiales de sociétés étrangères l'autre 42 pour cent; mais surtout, deuxiè- mement, à cause du fait que l'importation du capital pour 1’inaustrialisation du Québec s'est doublée d’une importation du capital humain pour faire marcher les entreprises, de sorte que ce n'est point seulement la propriété qui est étrangère au Québec mais aussi tout l'appareil administratif de gérance; et à cause, finalement, du fait que la dépendance économique du Québec, contrairement au Canada anglais, se double d'une dépendance politique.Bien plus qu'une politique des nouveaux investissements étrangers, le Québec a besoin par conséquent d’une politique des entreprises, non pas pour freiner systématiquement les nouveaux investissements étrangers au profit de groupes capitalistes anglo-canadiens mais pour accroître les retombées de leurs activités pour le Québec et pour forcer l’intégration des entreprises au milieu, en établissant le principe que les jeunes Québécois et Québécoises ont un droit fondamental à participer au fonctionnement de leur économie plutôt que d'en être les spectateurs.Il n’est point guè-p possible dans un texte court d’élaborer longuement sur les modalités d’une telle approche.J’en soulignerai seulement quelques aspects.La situation particulière du Québec, économie ouverte et nord-américaine, exige qu’une telle politique des entreprises soit différenciée.Pourquoi?Tout simplement parce que la capacité du Québec d'intégrer ses entreprises n'est pas uniforme mais varie selon les situations et les secteurs.Cette capacité est la plus grande dans le domaine des ressources naturelles et énergétiques.C’est un témoignage de la faiblesse de nos gouvernements successifs que les entreprises de ce secteur sont parmi les moins bien intégrées à la société québécoise.Elles sont peu intégrées au Québec dans le fonctionnement au plan administratif, mais quand on considère qu’au delà de 70 pour cent des minerais et concentrés au Québec sont exportés à l’état brut, elles ne le sont guère non plus au chapitre de la transformation.Je n’hésite pas à identifier ce secteur comme celui où l’incurie des gouvernements québécois successifs s’est le plus fortement manifestée.Il y a ensuite le groupe des entreprises anglo-canadiennes qui ont puisé dans le passé dans le réservoir de main-d'oeuvre québécoise à bon marché pour desservir les marchés québécois et canadien derrière une protection tarifaire.C’est le secteur le moins dynamique de l’économie québécoise et aussi longtemps que le Québec continuera à etre soumis aux règles centrales du fédéralisme politique pancanadien, ce secteur demeurera le plus réfractaire à une intégration véritable au milieu québécois.Il y a finalement le groupe des filiales étrangères, lesquelles poursuivent des activités économiques à haute teneur technologique et dont la présence au Québec peut se révéler très profitable à plusieurs égards.En l'absence d une politique québécoise des entreprises, ces filiales s’intégrent naturellement aux milieux d’affaires anglo-canadiens.L'exemple de la Flandre en Belgique et ceux d'autres pays démontrent que les filiales des grandes sociétés internationales ne répugnent pas à s’intégrer au milieu ou elles opèrent lorsque les gouvernements les y invitent.Je dirai donc, en terminant, que la situation du Québec à l’endroit des investissements étrangers est particulière, qu'une politique fédérale dans ce domaine risque de ne point être adaptée aux besoins du Québec et même d’ètre carrément dommageable à ses intérêts et qu’en conséquence, le Québec doit se doter d’une politique des entreprises qui soit ferme, certes, mais qui soit différenciée et adaptée aux situations concrètes de chacun des grands secteurs de l’économie.Denis Szabo aux socialistes d’Italie: “La justice sociale ne résout pas automatiquement le problème de la justice judiciaire” La dégradation de la sécurité publique, ta mise en doute systématique de l'autorité des organes de l'Etat, la provocation Fasciste qui exploite le mécontentement et la crainte suscités dans le public par l’insécurité générale que provoquent les actions terroristes et criminelles, créent des conditions dangereuses pour la survie des institutions démocratiques.Souvent, à gauche, on proclame les vertus médicinales radicales de la révolution qui est censée mettre fin comme par enchantement aux maux qui affligent le système d'administration de là justice.L écho sur la droite ne se fait guère attendre: dans ces milieux, la répression plus sévère, et par la police et par les tribunaux, tient lieu de panacée universelle.Ni la révolution, ni la répression ne constituent pourtant des moyens magiques; paradoxalement, elles constituent des remèdes à court terme.Elles ne remplacent pas la volonté politique qui s'exprime dans les partis démocratiques et qui décide d'apporter l’.attention prioritaire des militants, des citoyens et du gouvernement, aux problèmes complexes de ia prévention du crime et du traitement des délinquants.La police dans la collectivité Crime et justice ne sont pas des épiphénomènes dont les problèmes se résoudront “tout seuls" comme conséquence de mesures économiques, sociales et politiques Crime et justice constituent l'expression de tensions et de conflits qui déchirent l'ensemble du corps “politique”.On doit les traiter spécifiquement et corrélativement par rapport à l'ensemble.Il faut bien avouer que cela n’a presque jamais été fait Les prétendues “priorités" des gouvernements étaient ailleurs et l'on ne comprenait plus qu'une collectivité pouvait "pourrir" aussi bien à la suite des conséquences d’une organisation sociale capitaliste ou totalitaire qu'à la suite d’une injustice, d’une criminalité et d'un état de violence endémique Il faut de même absolument refuser, dans une situation de crise, l’illusion psychologique de sécurité que pourrait assurer l’escalade de la violence.Opposer une violence accrue de la police à la violence provocatrice des milieux politiques extrémistes et des éléments anti-sociaux est une mesure stérile au plan de l’efficacité des opérations (les exemples sont nombreux et récents pour étayer cette assertion).Une telle mesure sape en plus les fondements même du régime social et constitutionnel démocratique.S'assimiler à l'adversaire au niveau des moyens, voilà l'erreur à ne pas commettre.C’est une mesure suicidaire à éviter absolument.Ce n'est ni l’armement, ni les pouvoirs déjà considérables de ta police qu’il faut accroître.C'est sa force de frappe et son autorité morale qui doivent être restaurées sans retard.Quelles mesures envisager à cette fin?Plusieurs mesures ont été énumérées: professionalisation (éducation) accrue, démilitarisation, décentralisation, syndicalisation etc.Je voudrais souligner l'importance capitale de l'intégration administrative et morale de la police dans les autres organes de l’administration de la justice et plus largement dans la communauté des citoyens.Etant donné la nature du travail policier, la tentation d’un retranchement du reste de la société et de l’administration de la justice est permanente.Elle doit être combattue sans relâche.Il ne s'agit pas de subordonner la police aux autres services.Il s'agit de réaliser des conditions de solidarité effective dans le fonctionnement de tous les jours.Seule une instruction professionnelle dépassant le niveau moyen des justiciables peut assurer un contrôle personnel à une déontologie exigeante de l’activité policière.Toute autre solution relève de la tracasserie bureaucratique et son prix se traduit en une inefficacité élevée dans l'exercice des fonctions policières qui, plus que d’autres fonctions administratives.se prêtent mal à un contrôle extérieur et à priori.La police figure parmi les gardiennes de la plus précieuse des denrées de la société contemporaine ; la liberté.Or, la police de la majorité de nos Etats occidentaux est dans une situation telle qu elle constitue moins un rempart contre les aggressions à l’égard de la sécurité et de la liberté qu’une menace à l’égard de ces mêmes valeurs.La droite traditionnelle la considère comme sa garde prétorienne qui n'a besoin que d’un pouvoir musclé prêt à exécuter des ordres La gauche, également traditionnelle, a beaucoup de mal à dissocier la police de sa fonction de défenseur inconditionnel du regime capitaliste établi.Cette antinomie simpliste doit être dénoncée La police d’un régime démocratique doit être au service de cette collectivité et refléter le système de valeurs sur lesquels sont fondées nos institutions démocratiques, communautaires et constitutionnelles.Une police non instruite et marginalisée (socialement et administrativement) ne peut accomplir de telles fonctions et constitue une source permanente de conflits graves Justice et responsabilité politique L’administration de la justice partage le dilemme de toute bureaucratie centralisée: comment la rendre concrètement et quotidiennement comptable de ses services à l’égard des justiciables?Comment briser un système de solidarité basé sur la dépendance hiérarchique verticale?Comment rendre “sensibles”, “réceptifs", les hommes et les services aux espoirs, aux besoins et aux attentes “horizontales”, venant de la ’communauté au sein de laquelle opèrent ces services?Il faut dénoncer, pour commencer, Terreur qui consistait à “expulser" des éléments criminels de la société vers des "dépotoirs” appelés “prisons", souvent situés en banlieue ou à la campagne et à centraliser les organes de la justice dans les “palais" et des bureaux concentrés dans les centres urbains.Un tel arrangement ne laisse guère percer au niveau des quartiers, dans des unités de vie encore plus ou moins organiques des grandes villes, une "visibilité" des services judiciaires.Cette politique de l’autruche est le reflet d’une sous-administration quasi totale.Lorsqu'on crée de nouveaux quartiers, on prévoit des équipements urbains, sociaux, culturels, scolaires et sanitaires.On ne prévoit guère ce qui relève du “judiciaire".Or, si Ton veut combattre l’indifférence, voire l’hostilité, que le public entretient à l’égard de la justice, il est indispensable de la rendre accessible, visible et finalement responsable vis-à-vis de ceux dont elle est censée assu rer la protection La résolution des tensions, l’arbitrage des conflits entre justiciables, doit se réintégrer dans la communauté.Ce système de "tribalisa-tion" de la justice n’ira pas sans inconvénients et n’est pas sans receler des dangers réels, mais il n’y a pas de système parfait et il n’y a pas d’inconvénient qu’on ne peut essayer de parer Personne n’oserait désormais soutenir que les problèmes de santé publique d’équipement routier ou portuaire etc vont se résoudre par les seuls mécanismes de I offre et de la demande Mais on semble penser que les besoins de la justice sont réglés une fois pour toutes d’une manière quasi immuable Nos ancêtres auraient probablement beaucoup de mal à se retrouver dans bien des services contemporains Ils ne seraient hélas pas dépaysés dans nos prétoires.nos commissariats de police, nos prisons Quelle est la cause de ce déca-lage’’ Je pense qu’on se laisse trop uniquement guider par "1 indignation morale" qu’expriment les disposition du code pénal lorsqu'on aborde les problèmes concrets de la prévention du crime et du traitement des criminels II en fut longtemps ainsi en ce qui concerne les maladies mentales une conscience morale toute empreinte de préjugés et non informée d’une maniéré scientifique dictait à la collectivité ses principes de comportement.Elle influençait aussi d’une manière décisive la conception et l’administration des services destinés aux malades mentaux.Ce n'est que tout récemment que les efforts de générations de chercheurs, de médecins et de politiciens ont commencé à porter fruit.Des réformes ont suivi dans les services consacrés à la préservation de la santé mentale et la guérison des maladies psychologiques.Nous n'en sommes pas encore là pour la déviance et la criminalité.mais nous poursuivons le même processus.L’indignation morale doit être remplacée comme base de justification du système pénal L'incapacité d’accepter de vivre suivant les règles qu’une société s’est démocratiquement données doit être sanctionnée d’une manière essentiellement fonctionnelle, comme Tont déjà réclamé Enrico Ferri et l’école de défense sociale.Un petit nombre d'individus doivent être retranchés de la vie sociale pour une certaine période et maintenus dans des conditions d’existence normale, c'est-à-dire le plus semblable à celle des citoyens libres.La restriction de là liberté, mesure fonctionnelle et utilitaire, est seule justifiée Pour le reste, des sanctions nombreuses doivent être prévues pour assurer le respect de l’exercice des libertés par vLacun et le maintien de la sécurité des personnes et des biens.Mais ces sanctions doivent servir à l'intégration des individus dans la communauté et non pas à une exclusion en dehors de la communauté L'inflation juridique est probablement aussi pernicieuse que l’inflation monétaire La tendance à régler à l'intérieur du lourd et coûteux appareil judiciaire.un nombre croissant de conflits, constitue une erreur dont on commence seulement à mesure les coûts financiers, sociaux et moraux La dejuridici-sation doit être entreprise et son processus accéléré parallèlement à une oeuvre de re construction sociale Celle-ci doit viser à recréer des conditions d’exercice du contrôle social à l'échelle des communautés tant géographiques que fonctionnelles Il n'y a pas de substitut à ce processus car la tendance actuelle conduit à une crise de plus en plus aigue et manifestement insoluble Réclamer plus de lois, plus (je policiers, plus de juges et plus de geôles nous fera vivre finalement dans une société composée à moitié par des justiciers réglementant et sanctionnant l'autre moitié des justiciables L'image n’est pas ab- surde: une projection des courbes indiquant le nombre et les coûts des actes de justice, tant civils que pénals, convaincra n'importe quel observateur.La lutte contre la corruption La profondeur de la corruption du système politique que révèlent les scandales quotidiens qui font la manchette des journaux des deux côtés de l’Atlantique doit inspirer les plus vives inquiétudes.La justice dont les régies sont contournées ou bafouees par les puissants, devient le symbole le plus enrageant de l’injustice.Ce n'est pas pour rien que les mi- | norités prophétiques, opposant un refus de principe à la société post-industrielle, dénoncent et attaquent avec une virulence { particulière le système judi- i ciaire.La puissance impunie du crime organisé, du banditisme syndical, le terrorisme politique et de droit commun, la prévarication politique, constituent la démonstration décisive, aux yeux de plusieurs, de l'irréversible décadence des sociétés occidentales.Le rempart principal contre la puissance corruptrice des pouvoirs, quels qu'ils soient, est l'indépendance, l'intégrité de la justice Mais ce rempart n'est pas suffisant La pression est trop forte et elle vient de toute part Les organismes quasi judiciaires, tels les commissions d'enquêtes parlementaires ou extra-parlementaires, ouverts à l'interrogatoire de l'opinion publique, doivent se multiplier Leur fonctionnement n est pas sans inconvénient non 1 plus, car une atmosphère de suspicion parfois indue peut être ainsi provoquée et maintenue Mais l’absence d'une telle "valve de sûreté" constitue un danger plus grand encore Elle fait naître les apparences de l’hypoerisie à l’échelle de toute Tadministration de la justice.Indignation morale, ressentiment.peur: ces sentiments sont profondément enracinés dans la conscience de chacun de nos contemporains L'acte criminel déclenche les mécanismes qui les provoquent Rien n'est plus facile que de moduler ces senti ments.de les nourrir, de les flatter La presse, hélas, ne s'en prive guère même si certains de ses membres se drapent dans des motifs supérieurs de sa lubrité publique Aucune réforme ne peut être entreprise, ni même envisagée si Topinion publique n est pas Informée et "formée" d une manière plus responsable C'est un perni deux sophisme que de se réclamer de la liberté de la presse pour couvrir Tirresponsabiiité de la plupart des reportages touchant la criminalité et la Justice.Comme pour la planifica- tion des services dans le cadre d’une politique sociale, une perception adéquate des problèmes qui nous concernent doit se faire d’une manière concertée et scientifique.Les journalistes doivent être formés d'une maniéré appropriée et les éditeurs des journaux doivent reconnaître leur responsabilité particulière quant à Tétat de Topinion publique concernant la prévention du crime et les problèmes de l'administration de la justice.Hélas, nous sommes bien loin du compte.L’expérience des gouvernements des partis socialistes de ¦ Directeur du Centre international de criminologie comparée de l'université de Montréal, le professeur Denis Szabo participait récemment au congrès annuel du Parti socialiste italien qui a eu lieu à Milan, du 7 au 9 mars, sur le thème "Ordre public et lutte contre la criminalité".Soulignant l’état de crise que trahit dans les sociétés occidentales la montée de la criminalité, le professeur Szabo a voulu montrer à ses auditeurs que l’action efficace contre le crime ne saurait venir uniquement des réformes sociales mais postule, au contraire, une politique laquelle doit être arrêtée en consultation avec les milieux spécialisés dans les disciplines criminologiques.Voici de larges extraits de l'allocution de M.Szabo au Parti socialiste Italien.l’Europe occidentale a démontre qu’il n’y a pas d’antinomie irréductible entre Tordre et la liberté, le progrès et la sécurité.La dialectique du changement social surmonte ces tensions à condition que les citoyens éveillés à la défense des valeurs fondamentales de la so- ciété démocratique demeurent vigilants et mettent la main à la pâte.La justice sociale (entendue dans son sens socio-economique) ne résout pas automatiquement le problème de la justice “judiciaire".Un effort spécial doit être consenti à chacun de ces deux niveaux.GAGNANTS DU CONCOURS SUR LES DROITS DE L’HOMME Prunier prix Un voyage de quatre semaines en Égypte, en Jordanie, au Liban et en Syrie MICHEL ROCHON.St-Romuald, Québec Deuxième prix Une somme de $500 RONPURVER, Ottawa Troisième prix Une somme de $300 A.DUFF MITCHELL.Ottawa Le jury qui a examiné les textes soumis par les candidats au suict d’* 5 47 151* 15 9 74 9)* 6 955 55'* 53’* 6 335 40>* 401* 24 7'* 7 12 99 20H 20'4 5 194 57’* 561* 9 69 10'* 9W 4 40'* 401* 17 213 34'* 331* 6 9'* 4 4 5 102 14'* 131* Xarok -Cp II SOI 73’* 721* lanllh R 24 141 I7kt 17'* Zurn ind 10 «42 IW >'* Bourse américaine Al Art Amco Ind Atamera Braie an Camp Ch Javin Cdn Mar CraoifP Dome P DynalK force Frtsniiio OiantY Martî Mt tmp OiiA Lk Shore Moly wt NY Time NCdnOMs Prat Lmp Preston Quebcor Rio Aigm Cr^-te» Wr Harg 6% 1000 609 4500 807 2037 Pominex Pow Corp Precamb Preston Price Co Prov B Can 528 PureSil 70550 Pursides 1500 QCI Ind A Q Mattgmi Que Sturg Quenswer Ram Ranger Rnk Org A Rayrock Rdpath A Redstone Reed Pap A 350 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- 200 195 200 - + '/4 Pierre Gélinae, C.D.A.A.Monsieur Jacques Paradis, président de la Fédération des Courtiers d'Assurance du Québec, annonce la nomination de Monsieur Pierre GELINAS, C.D.A.A, au poste de directeur général de l’organisme.Monsieur Gélinas apporte à ses nouvelles fonctions une expérience de 15 ans comme Courtier d'Assurance Agréé, comme président de Gélinas et Gélinas Inc.Il est membre de l'Association des Courtiers d’Assurance de la Province du Québec dont II fut président du Comité d’Education.L’an dernier, il occupait le poste de premier vice-président de la Fédération des Courtiers d’Assurance du Québec dont il était également président du Comité de relations publiques tandis qu’il était aussi président-fondateur de l’Association Professionnelle des Courtiers d’Assurance de la région de Trois-Rivières.Monsieur GELINAS est en fonction depuis le 1er février 1975 et ses bureaux sont situés au 2080 des Chenaux à Trois-Rivières.Tl-c Glass 200 TrCan PL 2226 TrCan 8 pr z25 TrCan PLw 975 TrCan Res 5100 Trans Mt 1185 Trimac 500 Trin Chib 5000 Turbo R 2000 Ulster Pet 1100 Ultramar 1400 Unicorp F 1200 Un Carbid 500 Un Gas 1650 U Mining z200 Union oil 1264 UAsbesto 1500 U Cn Shar 200 U Canso 9650 U Corp A 3800 U Corp B 300 U Keno 500 U Siscoe 4>53 Un Tire 200 Unir Gas Upp Can Van Ness Versatile Versati A Vestgron Vie G Tr Voyagr P Vulcan Ind 450 450 450 - 15 S11'/e 10% 11 + Vb $30 30 30 88 88 88 - 2 69 68 68 - 2 $11 10% 11 + Vb 410 410 410 - 15 16 16 16 - 1 100 100 100 + 2 55 55 55 + 1 280 260 280 105 105 105 $19% 19% 19% $8% 8'/4 8'/4 - Vb 26 26 26 $9'/4l 8% 9'/4 + '/a 365 360 365 $6'/4 6 6'/4 + Va $6% 6% 6% + $15 15 15 - '/) $12% 12% 12% $10'/) 10% 10'/^ - Va 460 465 480 + 5 250 250 250 100 95 100 265 262 265 110 108 110 + 2 250 245 250 + 5 $8'/) 8 Va 8% S8V4 e'/k 8'/4 + '% $9'/) 9'/) 9'/) 625 5400 100 z44 S25'% 25'% 25'% 2250 600 $6'% $6% 6% 6'% 6'% ¦ 6% • Walk GW A 1325 $40'% 40% 40‘% * $37 Weldwod Wstburne Wbur A p Wcoast Pt W Pet A p Westcost 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court terme a perdu environ 25 cents et le moyen et long terme, environ un point.Les obligations des provinces et celles des sociétés ont elles aussi perdu environ un point.Le gouvernement du Canada a émis jeudi, un volume de $525 millions d obligations à 6 25 pour cent, dont $275 millions à échéance le 1 février 1978 et $250 millions à échéance le 1 avril 1980.Les obligations à court terme ont été vendues à un prix de $99.60 cl céderont un intérêt de 6.4 pour cent, tandis que les obligations à long terme ont été vendues au prix de $98.50 et céderont C6I pour cent I.a iJanquc du Canada a accepté de se porter acquéreur d'une masse de $825 millions.Hier, l’argent au jour le jour était disponible à un taux de six pour cent L'intérét cédé sur les bons du Trésor à trois mois était de 6.27 pour cent, comparativement à 6.26 pour cent la semaine dernière, et relui cédé par les bons à six mois était de 6.32 pour cent, comparativement à 6 22 pour cent la semaine dernière.Vtnit«HaulB*tT«rm Ch » i 2 H* r 4 5 4 4 4 '* i lU tO)* 10'* t»* '* 5 2 I3'i I3>* ,31* 5 « 3** 3 Le dollar ‘repoussoir’ • v par Clément Braise par Faye La Rivière HAMILTON (PC) - La Corporation commerciale canadienne, sous l’impulsion du ministre des Approvisionnements et des Services, M.Jean-Pierre Goyer, se prépare à entrer dans le vaste domaine des projets d’équipements et d’industrialisation où jusqu’ici, faute de cohésion, l’industrie canadienne faisait pauvre figure.Les pays en voie de dévelop- ement, en effet, et en particu-er ceux qui détiennent des pétro-dollars, se lancent à l’assaut de l’industrialisation par le moyen de marchés publics ou même de projets clés en main où les fournisseurs doivent tout prévoir, des plans initiaux à la formation du personnel en passant par la construction et l’équipement d’une ou d’un groupe d’usine.L’industrie canadienne, trop dispersée géographiquement et trop souvent cloisonnée à cause des défauts de sa propre structure avait besoin, pour se lancer à l’attaque dans ce genre de marchés, d’un “agent-de-liaison”, regroupant les représentants de tous les secteurs et industries impliqués dans un projet souvent mis de l’avant par le gouvernement même du pays en voie d'industriaiisation.Le ministère de l’Industrie et du Commerce sera chargé d’identifier les possibilités du marché mondial par l’entremise de ses bureaux internationaux et, de son côté, la Corporation commerciale canadienne, de localiser les fournisseurs canadiens et d’assurer la gestion des projets et l’administration des marchés.Habituellement, ce rôle de Forte hausse des stocks OTTAWA (PC) - Les inventâmes du secteur manufacturier se sont accrues de façon inquiétante en décembre et en janvier.Selon les chiffres dévoilés hier par Statistique-Canada, les inventaires atteignent leur plus haut niveau depuis la fin de 1970.Pour chaque $1 de ventes, les manufacturiers détenaient en janvier pour $2.11 de marchandises.En décembre, ils en entreposaient pour $2.06, contre seulement $1.97 en novembre.Durant les deux dernières années, le ratio ventes/inventaires était au-dessus de 2 à 1.Comme conséquence immédiate, l'augmentation des inventaires entraîne des coûts plus élevés d’exploitation des entreprises, notamment au titre de l’entreposage et du financement.A moins que les manufacturiers se convainquent d'une reprise prochaine des affaires, ils se verront forcés de recourir à des réductions d'achats qui entraîneront in-manquablement des baisses de production et des mises à pied.C'est particulièrement le déclin de la demande pour les biens durables, automobiles et appareils ménagers, qui ont contribue largement à la chute des ventes des producteurs.En janvier, les expéditions de biens durables ont chuté de 3.8%.Toutefois, les biens non-durables adoptent un comportement contraire: leurs ventes ont augmenté de façon marquée, soit de 1.9% ^en janvier.À L'ASSURANCE-VIE DESJARDINS Ernest Dauphlnais M Ernest Dauphlnais, ingénieur.de Chicoutimi, a été élu récemment membre du Conseil d'administration de L'As-surance-Vie Desiardins M.Dauphinais est président de la Caisse populaire de Chicoutimi et administrateur de La Sauvegarde.Compagnie d'assurance sur la vie.dl.ASSl rRANCtK-VIK IJKSJAROINS Canadien Pacifique met 2,500 employés à pied Le Canadien Pacifique a annoncé hier qu’il devra mettre à pied 1,000 autres.travailleurs.Il s’agit cette fois d’employés de ses usines d’entretien de locomotives de Montréal, Winnipeg et Calgary.Ces mises à pied temporaires sont, selon la compagnie, causées par l’actuel climat économique.Les travailleurs mis à pied seront sans travail dès le premier avril.La compagnie ne prévoit pas les réembaucher avant le 30 septembre.Il s'agit pour le Canadien Pacifique du deuxième licenciement de la semaine.Mardi, 1,500 autres travailleurs se voyaient remercier temporairement de leurs services.Un total de 2,500 ouvriers de la compagnie seront donc sans travail à partir du premier avril.La mise à pied annoncée hier affectera principalement Calgary : 460 travailleurs seront mis à pied dans cette ville.A Winnipeg, 392 employés subiront le meme sort et à Montréal 265.Si le Canadien Pacifique est de par ses origines une compagnie ferrovière, l’entreprise s’est à ce point diversifiée depuis l’époque de Cornelius Van Horne qu’elle est aujourd’hui une société de transport maritime.hôtelière et même minière par sa filiale Cominco.D’ailleurs, l’empire du Canadien Pacifique s'étend même à l’étranger.La Cominco vient d'ouvrir des bureaux à Paris, porte ouverte sur le monde minier européen.Hier, son vice-président, M.J.H.Morrish, a révélé à l’occasion d’un dîner de la Chambre de Commerce France-Canada que le Canadien Pacifique allait construire un hôtel, a l’orée du Bois de Boulogne.CIL hausse ses ventes de 35% et double ses profits par Michel Guénard Si les ventes de la Canadian Industries Limited (CIL) ont connu une progression de 35% au cours de 1974 ($517 millions contre $383) c'est que, de nous prévenir le rapport annuel de la compagnie, les reventes de produits semi-finis ont haussé considérablement le volume d'affaires du numéro un de la chimie au Canada.Le bénéfice net s’est inscrit à $34.8 millions, ce qui représente $3.54 par action ordinaire, comparativement à $16 millions, ou $1.61 par action ordinaire en 1973.Les dividendes par action passent de 85 cents à $1.15 pour la même période.L'amélioration des ventes de produits chimiques industriels s'explique par une forte demande de la part de l'industrie des pâtes et papiers (laquelle a connu des records de production au cours de l'année ecoulée en regard de la lente reprise de 1973) ainsi que des mines et des engrais.La vigueur de l'économie agricole (la branche des produits chimiques agricoles et industriels représente 51% du volume des ventes de CIL) a permis à la compagnie de distancer sensiblement ses objectifs de vente par trop prudents qu'elle s'était fixés en début d’année.Aussi pour satisfaire à la demande des agriculteurs, il a fallu que la compagnie pousse jusqu’à saturation la capacité de production de ses usines.La montée en flèche du coût des matières premières, surtout GM introduit un “T-Car” DETROIT (AFP) - La Vauxhall "Chevctte" qui vient d'être présentée à Londres préfigure sans doute la nouvelle voiture de petite taille que General Motors compte introduire cet automne aux Etats-Unis, estiment les milieux spécialisée de Détroit.General Motors semble avoir adopté depuis quelque temps une stratégie visant à la mise au point d une voiture '’mondiale’’ schématiquement dénommée “T-Car”.celui du gaz naturel, ou phosphate de roche et de la potasse, a été refilée aux consommateurs même si les prix affichés sur le marché canadien demeuraient en retrait de ceux pratiqués aux Etats-Unis.Les dépenses en immobilisation de la compagnie au cours de 1974 ont atteint $57.6 millions, soit le double de l’année précédente.La CIL construira d'ailleurs une usine de nitrate d’ammonium (un explosif) près de Calgary afin d’alimenter les marches en forte expansion des régions de l’Ouest canadien et du Middle-West américain.De plus, la compagnie participe à l'intérieur d'un consortium pétrochimique à un vaste projet où elle se verrait confier la construction d'une usine de polyéthylène de portée internationale.Du côté québécois, le directeur de l’usine de chloral-calis de Bécancour, M.Germain Lavigne, ne pourra inaugurer son usine de $40 millions qu’en juillet prochain, soit six mois plus tard que prévu en raison des conflits ouvriers dans le secteur de la construction.Commentant les résultats de l'année, M, Hamilton incite à la prudence dans toute interprétation des chiffres en raison du taux élevé d’inflation.Il a souligné que bien qu’il n'y ait pas unanimité quant à la meilleure méthode de mesurer les effets de l'inflation sur les résultats des compagnies, il importe d’en reconnaître toute la portée.“S'il fallait rétablir les comptes de la Compagnie en prenant en considération le pouvoir d’achat réel du dollar en 1974, le bénéfice par action passerait de $3.54 à $2.10.l’avoir des détenteurs d'actions ordinaires de $173.7 à $207.8 millions et le rendement de cet avoir de 20% à 10%.Selon M.Hamilton, l'inflation a en outre eu pour effet une augmentation massive de l'encaisse nécessaire pour absorber la valeur accrue des comptes à recevoir et des stocks, augmentation suscitée, par l’accroissement du volume des ventes et les prix inflationnistes des matières premières.Panama remboursera Canadian Javelin Les espoirs de la Canadian Javelin sur le gisement du Cerro Colorado, le plus important gisement de cuivre au monde, semblent bel et bien évanouis.Après avoir déclaré la semaine dernière que les négociations entre son gouvernement et la compagnie montréalaise n’étaient que suspendues et non Ças rompues, le général Owar ôrrijos, a laissé savoir mercredi à Panama que l’Etat panaméen entend recouvrer tous les droit sur le fabuleux gisement de cuivre.En guise de compensation pour le travail de la Canadian Javelin, a affirmé le général Torrijos, Panama versera immédiatement à la compagnie $5 millions.Des négociations doivent être entreprises entre les deux parties afin de rembourser la Canadian Javelin des quelque $25 millions qu elle a investi dans le projet du Cerro Colorado, tant en dépenses d'exploration que de mise en valeur.A la demande de Panama, la compagnie montréalaise continue les travaux de routine sur le chantier du gisement.Les réserves du Cerro Colorado sont estimées à environ 4 milliards de tonnes de minerai de cuivre d’une teneur de 0.53%>.fonds mutuels On n’a plus (’Alpine Inn qu’on avait.Depuis trois ans.!'Alpine Inn a bien cnangé Un programme de renovation d un demi-million de dollars y a été entrepris Plus que jamais.l'Alpme Inn est l’hôtel de villégiature par excellence pour la tenue de congrès.A une heure de Montréal par I autoroute des jrentides.l'Alpme Inn offre des chambres confortables, salles pouvant accueillir de 20 â 200 personnes, tous les :essoires audio-visuels nécessaires â un congrès, etc un availle bien et la détente n'est jamais bien loin On a tout ce il taut pour vous divertir, de la piscine intérieure au terrain golt Communiquez avec ire Service de planifica-i des congrès â 4) 229-3516 ou 1-3258 (Montréal) JlpiSS Ste-Marguerite Station Quebec CMFA Members AGF Group Amer Grwth 4 0C Cdn Gs Eay 10 75 Cdn Sec Gth 4 80 Cdn Trusteed 4.52 Corp Invest 5.33 Corp Inv Stk 4 06 Gwth Equity 5 36 Japan 5.97 Special 223 All Canadian Gr Compound 5.15 Dividend 5 45 Northrn Egy 3 09 Revenue Gth 3 86 Venture 2 29 4000 3 49 Calvin Bullock Gr Acrofund 1 06 CIE 4.27 Eaton Group Commwth 12 60 Growth 780 Income 4 63 Internatnl 5 27 Leverage ?94 venture 2 76 Viking 4 81 Guardian Group Enterprise 79 GIS Comp 7 72 nGlS Income 2 56 North Amor 2 87 Mutual Acu 5 14 Mutual Inc 5 36 Sec income 9 67 World Equity 4 56 Investors Group yGrowth 10 6t yintematnl 4 98 yjapan 7 37 yMortgage 4.92 yMutual 5.01 yRetiremnt 5 03 yProvIdt Mu 6 43 yProvidt Stk 4 68 Nat Res Gth 3 63 Planned Invest Gr Canada Cum 3 84 Canada Gth 4 89 Pld Resourcs3 14 Pld Sec Inc 5 08 Taurus 3 00 Prêt Et Revenu Américain 7 06 Canadien 5.92 Retraite 5 50 Prevest Mut 6 74 Prudential Group Growth 5 27 Income 5 09 Savings Invest Gr American 7 06 Canadian 5 92 Retiremnt 5.50 United Bond Shr RoyFund 5 97 RoyFund Inc 5 18 United Group yAccumuia 3 91 yAccumul R 4 18 yAmerlcan 110 yHorHon 153 yPension 2 42 ySecurlty 4 72 yVe.iture 2 23 yVenture Ret 3 66 Universal Sav 7 08 Non Members Andreae 4 67 Assoc Inv 5 22 yBeaubran 4 11 Cambridge Gr Growth 6.40 Inti Energy 2 05 Inti Gth 4 68 Inti Income 3.55 Univest 5.42 Cdn S Afr Gd 7 89 Canagex Gr yBond 9 *2 Fund 8 /9 Internatnl /20 yMortgage 10.24 Capital Gth 9 19 Cardinal Div 2 74 xChase 5.89 xComp Cap 3 80 Desiardins Gr Canadian 6 72 yHypotheq 4 23 ylnternatl 6 07 SObfigatns 4 86 uebec 3 48 PEP 2 06 nySpec 3 62 Dixon, Kroy 5 23 yDomin Cmp 5 82 Dreyfus Group Inc 937 Internatnl 10 01 Entarea inv 5 15 nExecutv Can 5 90 nExecutv Inti 1.51 xFid Trend 17 43 Gdn Grwth 7 12 nHarvard 4 65 Industrial Gr Indust Eq 4 78 Indust Gth 14 69 Keystone Gr Canada 5.61 Cus K-2 4 52 Cus K-1 16 93 Cus K-4 2 77 Polaris 2 72 xLex Rsrch 11.17 xManhatn 2 73 Marlborough 3 99 Natrusco 13.77 NW Group Canadian 4.54 Equity 442 Growth 4 06 xOne Wm St 12.89 xOppenhmr 5 41 Pemberton Gr nPacific Cp 6 33 nPacific Div 4 39 nPacific Res 2 27 nPacific Ret 4 31 nPacific US 3 15 PHN Group yBond 10 90 yCanadian 6 67 Fund 10 21 y Pooled 25 38 nyRRSP 9 82 PMF Managmt nPension Mu 6 10 nXanad' Fd 2 83 Principal Gr Collective 4 87 Growth 3 66 Venture 2 14 xPutnam 8 67 Scotiafund 90 nScudder Cdn 4 32 xTech 5 51 Temple Gth 7 56 nTimed Invests 76 Trarts Canada Gr A 500 c 9 82 Special 3 98 Vanguaid 4 51 Western Gth 4 77 • Fonds amencBins liaison ou de coordination est joué par une firme privée capable de financer les projets qu’elle aborde et regrouper autour d’elle les industriels concernés.Mais, a expliqué M.Goyer aux membres de la Chambre de Commerce de Hamilton auxquels il exposait ses plans, “il est rare qu’un seul organisme canadien puisse accepter l'ensemble des risques et des responsabilités en cause”; tandis que de leur côté, les “acheteurs étrangers exigent maintenant de faire affaires au niveau gouvernemental”.Le rôle de la CGC ne sera pas, toutefois, de concurrencer l'industrie privée canadienne qui voudrait assumer l'ensemble de ce genre d’opération, dont les possibilités sont actuellement d’environ $20 milliards par an, a précisé M.Goyer.La CCC, qui a déjà agi dans ce sens par le passé, entend, en fait, étendre son rôle et devenir plus dynamique.L’agence gouvernementale canadienne s’occupera plus particulièrement des projets possédant l’une ou l’autre des caractéristiques suivantes: • ceux qui exigent des relations gouvernement à gouvernement; • ceux où participent plusieurs entreprises canadiennes sans qu’aucune ne possède seule les ressources pour assumer l’entière responsabilité du projet; • ceux dont la teneur canadienne est importante lorsque le financement se fait par l’entremise de la Société pour l’expansion des exportations une autre agence gouvernementale canadienne, la proportion du travail et du matériel effectif devant avoir un contenu canadien de 80%.PARIS (AFP) — Le “dollar roi” qui régnait sur l’ensemble des monnaies occidentales jusqu’à Tan dernier, après l’élimination de l’or, est maintenant sur la défensive.En raison surtout de la baisse des cours de la devise américaine, qui se poursuit depuis plus de dix mois, son empire se rétrécit, et son autorité est contestée.Cette “retraite” avait été amorcée le 28 juin 1974 avec la création d’un “panier” de seize monnaies pour calculer la valeur du nouvel instrument de réserve, les D.T.S.ou droits de tirage spéciaux distribués par le Fonds monétaire international.Elle vient d’être accentuée par la décision de plusieurs pays pétroliers de décrocher leurs monnaies du dollar, et par celle des neuf ministres des finances européens qui ont créé une unité de compte totalement indépendante du dollar.Ainsi la monnaie américaine défaillante sert en quelque sorte de “repoussoir" pour l’Europe, et l’incite à affirmer (encore timidement) sa personnalité monétaire.S’il reste l'instrument essentiel des transactions internationales le dollar n’est plus la seule base de référence, comme eêtait le cas au moment de la formaton de la Communauté européenne, qui l'avait adopté comme unité de compte.De même, lorsque les D.T.S.ont été créés, leur valeur était celle du dollar.Mais après les deux dévaluations de celui-ci, il fallut redéfinir les D.T.S.d’abord par leur poids en or au prix officiel théorique, puis par référence à un panier de seize monnaies dont le dollar oui représente à lui seul le tiers de l’ensemble.De leur côté, les pays pétroliers entendent réagir contre la perte des revenus et le renchérissement des importations oue leur fait subir la baisse persistante du-dollar.Suivant l’exemple des deux principaux exportateurs de pétrole — l’Iran et l’Arabie Séoudite — les émirats du Koweit et de Catar ont décroché leurs monnaies du dollar pour les rattacher aux D.T.S.et une mesure analogue va ê-tre prise â Bahrein.De telles décisions sont généralement considérées comme une première étape vers la fixation des prix en pétrole en unités de D.T.S.Mais cela se traduirait par un renchérissement de “Tor noir’’, qui serait difficilement applicable dans l’état actuel du marché pétrolier mondial, où l’offre est supérieure a la demande.La décision des Européens n’est pas moins significative, bien que sa portée immédiate soit assez limitée.Pour définir une nouvelle unité de compte, ils auraient pu s’aligner sur le “panier’’ de D.T.S., comme certains partenaires de la Communauté le proposaient.Mais la France, suivie par la commission de Bruxelles, a fait valoir qu’une telle solution aurait donné une unité de compte dépendant pour plus de la moitié (55%>) de Téyolution de monnaies extérieures à l'Europe — dont le dollar qui pèse le plus dans le panier de D.T.S.Finalement, c’est la solution de l’indépendance qui a été choisie, avec un panier comprenant les seules monnaies des neuf, parmi lesquelles le mark allemand (24.4%) puis le franc français (20.9%) sont les plus lourdes.Cette unité dont la valeur variera désormais aux environs de 5.50 francs français, servira d’abord à comptabiliser les nouvelles opérations financières des Neuf, avant d’être appliquée progressivement aux opérations anciennes, comme le budget communautaire ou la fixation des prix agricoles européens — ce qui pose des délicats problèmes techniques, et même politiques.Pour l’avenir, M.Fourcade estime que dans un délai de cinq ans, Tunité de compte européenne et les D.T.S.seront “les deux grands instruments de paiement internationaux’’.Mais cela suppose, selon les spécialistes, que ces deux monnaies fictives soient cotées sur les marchés des changes.En ce qui concerne l'Europe, il faudrait, pour en arriver là, réaliser de sérieux progrès vers l'Union monétaire, en commençant par conséquent par l’Union économique et même politique, puisque la monnaie est un aboutissement et non un commencement.Il n’en reste pas moins que les deux dernières (et modestes) réalisations européennes en matière monétaire — la possibilité d’émettre ensemble des emprunts auprès des “pétroliers” ou sur le marché mondial des capitaux, et la création d’une unité de compte indépendante — proposées Tune et l’autre par la France, ont été facilitées par la aéfaillance du dollar.Ce qui explique leur accueil très réticent aux Etats-Unis.Augmentation de la masse monétaire • les projets dans Tun des domaines spécialisés du Canada ou dans un domaine où le perfectionnement de spécialistes est susceptible de lui valoir des avantages économiques; • ceux comportant de gros risques compensés par des avantages socio-économiques importants pour le Canada.NEW YORK (AFP) - Les dernières statistiques publiées par la Réserve fédérale américaine indiquent une très nette progression de la masse monétaire aux Etats-Unis.Au cours de la semaine se terminant le 12 mars, cette masse monétaire a progressé de $2.9 milliards à une moyenne de $286.1 milliards.Il s’agit là d'un record hebdomadaire de progression.Pour les quatre dernières semaines couvertes par les statistiques de la FEL, la masse monétaire américaine a progressé à un taux annuel de 13.3 p.c., très nettement supérieur au taux de quatre p.c.enregistré Tannée dernière.Ceci confirme le relâchement de la politique monétaire de la Réserve fédérale, tout en indiquant sans doute également une certaine reprise de la consommation aux Etats-Unis.Les demandes de crédit au niveau des entreprises demeurent cependant réduites."Ma maison, je pourrais ravoir plus vite si je parais moins d’impôt." On vous a pris an mot.Le Gouvernement a modifié la loi de l’impôt pour vous permettre d’acquérir plus vite et plus facilement votre résidence personnelle ou vos meubles, en vous accordant une exemption d’impôts sur les sommes accumulées dans un Régime enregistre dépôts-logement Pour cela il faut: ¦ être âgé de 18 ans et plus; ¦ résider au Canada; ¦ n’être aucunement propriétaire d’un immeuble d’habitation; ¦ n’avoir jamais participé au régime auparavant.Si vous êtes admissible, vous pouvez profiter de cet avantage à la Banque Provinciale en adhérant au Régime enregistré dépôts-logement: ¦ vous déposez alors un montant initial de $100 minimum et recevez un livret de banque; ¦ vous pouvez faire des dépôts subséquents de $50 minimum; ¦ vous ne pouvez pas déposer plus de $1 000 par an; B vous pouvez épargner $10 000 au maximum (intérêts exclus), sans limitation de temps; ¦ vous touchez des intérêts à un taux toujours supérieur au taux d'épargne spéciale qui fluctue; ¦ les intérêts sont calculés mensuellement, et versés obligatoirement dans te compte les 30 avril et 31 octobre; ¦ tout retrait entraîne la fermeture du compte et vous ne pouvez adhérer qu’une seule et unique fois au régime; g il n'y a pas de frais d’administration, mais certains frais de retrait.Pour bénéficier de l’exemption totale d'impôts, les sommes accumulées doivent être utilisées exclusivement: B pour achat d'un immeuble pour fins d'habitation personnelle ou de meubles personnels; B dans les autres cas, les sommes accumulées doivent s'ajouter au revenu, à moins d’être transférées dans certains régimes de rentes qui permettent de différer l’impôt.Pour en savoir d'avantage, adressez-vous à nos succursales de la Banque Provinciale.N'oubliez pas! On ne peut le faire qu'une seule et unique fois.Saisissez la chance.«dminittré par Fiducia du Québec banque provinciale LA BANQUE DU MIEUX-VIVRE i 12 • L« ?•voir, samedi 22 mars 1975 •ports Gary Carter assume le rôle de meneur POMPANO BEACH, Floride (AP) - Gary Carter a réussi trois coups surs, dont un circuit, et a produit trois points, hier, alors que les Expos de Montréal ont battu les Rangers du Texas 6-5 dans un match de baseball hors-concours.Carter a cogné un simple d’un point aux dépens du lanceur Clyde Wright en troisième manche, au cours de laquelle les Expos ont marqué trois fois, et a claqué son circuit contre ce même Wright à la cinquième.Il a également réussi un double et a retiré deux coureurs du champ droit.Tim Foli a obtenu trois coups sûrs pour Montréal, dont un double de deux points à la troisième manche.Les trois lanceurs utilisés par les Expos ont alloué 16 coups sûrs.Le partant Steve Rogers, a accordé a lui seul 12 coups sûrs et quatre points en cinq manches.A 3 coups de Thompson Palmer refuse de céder JACKSONVILLE, Floride (AP) — Barney Thompson a réalisé hier la meilleure ronde de sa carrière professionnelle, qui a débuté il y a deux ans, pour prendre la tete à l'issue du deuxieme tour du tournoi de golf de Jacksonville avec une avance de trois coups sur Arnold Palmer.Thompson a négocié le parcours du Deerwood Country Club, long de 7,143 verges, en 66 coups, six sous la normale, pour un total de 133 coups.Mais le légendaire Palmer refuse de céder.“J’ai disputé deux rondes relativement bonnes”, a-t-il dit.“Maintenant, il me faut obtenir deux très bonnes rondes”.Déterminé à mettre un terme à la plus longue léthargie de sa carrière, Palmer a signé hier une carte de 68.Il occupe la deuxième place au classement général avec un total de 136, un coup devant Tom Shaw, auteur d’un 67 en deuxième ronde.Six golfeurs sont ex aequo en uatrieme position, à un coup e Shaw.Il s'agit de Jerry Pate, champion amateur des Etats- Unis, Dave Stockton, Jerry McGee, Joe Inman, le Britannique Peter Oosterhuis et le Sud-Africain Bobby Cole.Jack Nicklaus, Johnny Miller et Lee Trevino ne participent pas au tournoi.• WHITEFISH, Mont.(AP) — Rob Safrata de Toronto et Karen Cloutier de Lorraine, Québec, ont été parmi les figures dominantes de la première des deux journées des championnats nord américains de ski junior disputés à la station Bob Mountain.Mais en dé-it des belles performances de afrata et Cloutier, ce sont les skieurs américains qui ont dominé la compétition.Safrata a cependant remporté le slalom géant en un temps combiné de 2 minutes et 27.65 secondes devant l’Américain Steven Mahre.Lynda Hyer et Leslie Smith, des Etats-Unis, ont pour leur part remporté le slalom et le slalom géant respectivement.Mlle Cloutier a terminé au deuxième rang dans les deux épreuves.hockey Ligue Nationale Jeudi Buffalo 6, Rangers NY 3 Minnesota 5, Washington 1 Chicago 6, Detroit 2 Los Angeles 3, St-Louis 2 Hier eoir Vancouver à Atlanta St-Louis à Californie Ce soir Toronto à Montréal Rangers NY à Detroit Washington à Boston Minnesota à Philadelphie Chicago à Islanders NY Buffalo à Kansas City Pittsburgh à Los Angeles Demain Montréal à Philadelphie St-Louis à Vancouver Detroit à Chicago Boston à Rangers NY Californie à Buffalo Atlanta à Washington Islanders NY â Minnesota Les pointeurs (Parti** d'hi«r non comprlaoa) b p pts Orr, Bos 39 85 124 Esposito, Bos 58 62 120 Lafleur, Mon 47 60 107 Dionne, Del 41 65 106 Mahovlich, Mon 33 72 105 Clarke, Phi 24 74 98 Martin, But 47 43 90 Robert, Buf 37 52 89 Perreault, Buf 36 51 87 Gilbert, Ran 33 50 83 Association Mondiale Jeudi Indianapolis 3, Edmonton 1 Chicago 4, San Diego 2 Houston 5, Québec 3 Hier soir Winnipeg à N.-Angleterre Ce soir Houston à N.-Angleterre Edmonton à Cleveland Winnipeg à Chicago Vancouver à Phoenix Indianapolis à San Diego Demain Edmonton à Minnesota Indianapolis à Phoenix Chicago à Winnipeg Vancouver à San Diego Les pointeurs (Parti*» d'hiar Hull, Wpg Lacroix, SD Serge Bernier, C Nilsson, Wpg Lund, Hou Rivers, SD G.Howe, Hou Walton, Minn Dillon, Tor Hedberg, Wpg comprlM) b p pts 68 56 124 33 83 116 50 59 109 23 81 104 29 66 95 43 39 88 30 57 87 44 41 85 25 59 84 42 41 83 Ligue Majeure du Québec Jeudi Cornwall 7, Shawinigan 1 Hier eoir Sorel à Montréal Chicoutimi à Québec T.-Rivières â Sherbrooke Laval à Shawinigan Demain T.-Rivières à Montréal Shawinigan à Québec Hull à Sherbrooke Laval à Chicoutimi Cornwall à Sorel LIGUE NATIONALE Section 1 P) 0 P n bp bc PU PHILADELPHIE .71 43 18 10 256 168 96 RANGERS NY .72 34 25 13 286 243 81 ISLANDERS NY .72 30 24 18 237 197 78 ATLANTA .71 29 29 13 207 211 71 Section II VANCOUVER .72 34 30 8 239 227 76 CHICAGO .72 34 31 7 242 215 75 ST.LOUIS .72 30 29 13 241 242 73 MINNESOTA .71 21 44 6 206 311 48 KANSAS CITY .72 14 48 10 166 297 38 Section III MONTREAL .71 43 11 17 336 201 103 LOS ANGELES .72 38 15 19 243 168 95 PITTSBURGH .73 33 25 15 301 263 81 DETROIT .72 20 41 11 224 299 51 WASHINGTON .72 6 61 5 155 395 17 Section IV BUFFALO 72 44 13 15 323 216 103 BOSTON 72 39 22 11 321 219 89 TORONTO 72 28 31 13 255 284 69 CALIFORNIE 71 18 41 12 189 271 48 ASSOCIATION MONDIALE Section Canadienne Pi S P n bp bc pta QUEBEC 71 42 29 0 297 268 84 TORONTO 71 38 31 2 312 281 78 EDMONTON 67 33 31 3 242 235 69 VANCOUVER 67 33 32 2 223 224 68 WINNIPEG 67 32 31 4 276 243 66 Section Eat N.-ANGLETERRE 68 38 25 5 239 237 81 m cvzPl AND 70 30 37 3 197 227 63 70 28 41 1 234 278 57 INDIANAPOLIS .68 18 47 3 189 283 39 Section Outst 70 47 23 0 325 226 94 ounPMIX 70 35 28 7 271 238 77 .67 36 29 2 269 235 74 MINpIcon/ • “ .67 34 30 3 266 238 71 baltimore 18 48 3 172 299 39 LIGUE MAJEURE DU QUEBEC Section Est QUEBEC CHICOUTIMI.SOREL shawinigan HULL LAVAL Pl g P n bp bc pta ¦s.69 33 24 12 308 276 78 .70 35 30 4 308 283 76 69 23 40 6 301 397 52 69 19 41 9 276 366 47 Section Oueal 10 423 262 40 69 49 14 6 422 255 104 89 38 25 6 433 324 82 71 36 23 12 319 286 84 .70 33 31 6 374 353 72 .69 26 36 7 319 372 59 _________________ • ü Wt- Alors que les hommes ont facilement recours aux poings pour régler un différend, les femmes utilisent plutôt un jeu de hanches et des épaules pour signifier à l'adversaire leur façon de penser.C'est du moins ce qu'a fait Gloria Olberding (15) lors d'un match de ballon-panier, mais à en juger par la mine de Lisa Franker (34), elle ne semble pas l'avoir convaincue du bien fondé de ses doléances.(Téléphoto AP) Au hockey junior La violence a pour cause un souci de rentabilité — Phaneuf par Norman Delisle QUEBEC (PC) - Une des causes principales de la violence au hockey junior, c’est la nécessité d’attirer le plus de spectateurs possible afin que le club soit rentable sur le plan financier.C’est l’avis exprimé, hier, par le ministre d’Etat responsable du haut-commissariat a la jeu- nesse, aux loisirs et aux sports, M.Paul Phaneuf.Le ministre était interrogé à l’Assemblée nationale sur le hockey junior par le député péouiste, M.Marcel Léger, et par les journalistes à sa sortie de la Chambre.M.Phaneuf a déploré que dans certains secteurs du Québec “les spectateurs qui assis- Le Conseil de l’Europe condamne la manipulation politique des sports BRUXELLES, Reuter — Après deux jours de conversations, le Conseil de l’Europe a adopté hier à Bruxelles une résolution invitant les gouvernements des 18 Etats membres à empêcher la manipulation du sport à des fins politiques.Les ministres des sports des 18 pays, ainsi que d'Espagne, de Finlande et du Vatican conviennent également d'apporter une aide financière au sport et de le promouvoir comme élément des programmes culturels, scolaires, sociaux et des programmes de santé de leurs politiques gouvernementales.Selon la résolution, les états doivent faire en sorte que le sport ne devienne jamais un instrument de propagande politique, ni n’entraine de comportements excessifs, qu’il ne devienne pas un facteur d’aliénation personnelle et sociale, ni un moyen de détourner l'attention des problèmes économiques et sociaux importants.Auparavant, M.Dennis Howell, ministre britannique des Sports, avait déclaré que le monde des sports n’était pas capable de résister aux pressions politiques.Tout en se prononçant en faveur de l’entrée de la Chine dans les principaux organismes sportifs amateurs, il a estimé que Pekin ne devait pas en profiter pour en éliminer Taïwan.Enfin le ministre britannique a condamné l'apartheid, mais s’est étonné que Ton boycotte le sport sud-africain, alors que touristes et hommes d’affaires peuvent se rendre librement en Afrique du Sud.V ________________________________________________J tent au hockey junior préfèrent voir de la rudesse plutôt que du beau hockey comme tel”.Il s'ensuit que les clubs juniors, dont les budgets de financement s'élèvent souvent à $45,000 ou $50,000, doivent mettre l’accent sur la brutalité afin d'attirer le plus de monde aux parties, selon M.Phaneuf.Si le problème apparaît évident au ministre, les solutions semblent moins transparentes.“Ce n’est pas le rôle du haut-commissariat d’aider financièrement les équipes juniors à boucler leur budget”, a-t-il dit.Le gouvernement n’a pas à aider directement des clubs de hockey qui sont en fait des entreprises privées qui existent pour des fins mercantiles, selon le ministre.Cette question de la violence par rapport à la rentabilité des clubs juniors préoccupe néanmoins M.Phaneuf, et il a demandé à un groupe de chercheurs universitaires de lui préparer un rapport à cet effet.Le groupe de chercheurs travaille en collaboration avec le service de planification du haut-commissariat.M.Phaneuf entend s’inspirer des recommandations de ce groupe d’études pour tenter d’améliorer la situation du hockey amateur, et plus précisément du hockey junior, face à ces problèmes.Par ailleurs, M.Phaneuf a admis qu’il ne pouvait rien faire pour empêcher un jeune de 18 ans de signer un contrat avec un club professionnel de hockey.Le député de Lafontaine, M.Marcel Léger, avait rappelé au ministre que les jeunes Michel Bossey, du National de Laval, et Normand Dupont, du Junior de Montréal, avaient supposé-ment signé des contrats avec des clubs de l’Association mondiale de hockey, en dépit du fait que leur stage dans les rangs junior n'était pas terminé.Selon le ministre, 18 ans est Tâge où un homme atteint sa majorité.Il devient alors libre de faire ce que bon lui semble, et l’Etat n’a pas à intervenir pour dicter une ligne de conduite.M.Léger avait affirmé que le gouvernement du Québec se de vait d’agir une fois pour toutes “pour résoudre le problème du repêchage de nos joueurs de hockey de moins de 20 ans par les Ligues mondiale et nationale de hockey qui ne pensent qu’à leur intérêt et qui détruisent le hockey junior au Québec”.M.Phaneuf a indiqué cependant ou’il entend “suivre de près” le cas des joueurs d’âge mineur, c’est-à-dire de 17 ans ou moins, afin que les ententes avec les fédérations sportives soient respectées.Enfin, M.Phaneuf estime que le haut-commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports n’a aucun rôle à jouer en ce qui à trait à la consommation d’excitants et d'amphétamines par des joueurs de hockey juniors.Selon le ministre, ce dossier relève de son collègue Jérôme Choquette qui, à titre de ministre de la Justice responsable de la protection de l’Enfance, saura prendre les mesures qui s'imposent s’il y a lieu.“Si des actes criminels ont été commis, la Justice suivra son cours”, a dit M.Phaneuf.A titre personnel, M.Phaneuf a regretté cependant que des athlètes, dans quelque sport que ce soit, absorbent des excitants afin d’améliorer leurs performances.Thoeni, Klammer et Stenmark ex aequo Le parallèle décidera du grand vainqueur SANTA CHRISTINA (Val Gardena) (AFP) — L’Autrichien Franz Klammer a été fidèle à son rendez-vous et a parfaitement réalisé son programme, c’est-à-dire gagner la descente de Val Gardena et ainsi rejoindre malien Gustavo Thoeni et le Suédois Ingemar Stenmark à la première place du classement général ae la Coupe du monde avant la dernière épreuve, le slalom parallèle qui sera disputé demain matin.A Tissue de cette avant-dernière épreuve du trophée Evian, Gustavo Thoeni, Stenmark et Klammer comptent chacun 240 points, le 4ème.étant l'Italien Piero Gros avec 196 pts et le Sème, le Norvégien Erik H Jter, 2ème de cette descente.avec 147 points Notons que Gustavo Thoeni.Stenmark et Gros n'ont pas participé à cette avant-dernière course, le premier préférant se réserver pour le slalom parallèle qui sera décisif, les deux autres parce que piètres descendeurs.iis n'avaient aucune chance de glaner le moindre point.Toutefois, rappelons que seuls les trois premiers ex-aequo ont une chance de s'attribuer le fameux “cristal", La finale de la Coupe du monde masculine promet donc d’être sensationnelle, l’avantage étant cependant du côté des slalomeurs Gustavo Thoeni et Stenmark, qui ont déjà fait les preuves de leur valeur en slalom parallèle bien que les chances de Klammer ne soient pas nul-les puisqu'il a déjà, lui aussi, été assez bon dans ce genre de compétition.Klammer en remportant sa huitième victoire de la saison en descente et sa neuvième en Coupe du monde depuis qu'il y participe, établissant ainsi un nouveau record battant les Suisses Bernard Russi et Roland Collombin et son compatriote Karl Schranz qui comptaient chacun huit victoires.Il a amélioré un autre record celui de la plus grande vitesse réalisée dans une descente: 111 km 36 à l’heure II détenait l'ancien record depuis décembre 1S73 à Schlandming en Autriche avec 111.01 kms heure.Cette descente était la dernière de la saison comptant our la Coupe du monde — ien entendu, Klammer a remporté le titre individuel du trophée Evian de cette spécialité loin devant Grissmann et Plank qui s'attribuent respectivement les médailles d’argent et de bronze Gustavo Thoeni, Ingermar Stenmark et Klammer vont tenter de se départager demain dans le slalom parallèle: la cote est en faveur de Thoeni devant Stenmark et Klammer.Mais tout peut arriver dans ce genre de compétition et si les trois lea- ders tombaient, ce serait Klammer le vainqueur.En effet en cas d'égalité il gagnerait le “cristal en raison d’un plus grand nombre de victoires que ses rivaux au cours de l’édition 1974-75 de la Coupe du monde.JEUNES PORTEURS DEMANDÉS pour faire la livraison du journal LE DEVOIR Montréal et Banlieue Excellentes routes disponibles 844-3361 Tetley affronte la Suisse en demi-finale PERTH, Ecosse (CP) - Bill Tetley a admis sa nervosité au cours des manches intermédiaires du match opposant son quatuor à celui de la Norvège aux championnats mondiaux de curling dont la première phase s'est terminée hier, à Perth, en Ecosse.Le capitaine de l'équipe canadienne tenait à cette victoire afin qu’il puisse affronter une seconde la formation suisse, mais cette fois en demi-finale.Il a obtenu ce qu’il cherchait, mais ce ne fut pas sans efforts.Accusant un retard de 2-6 après six manches, le quatuor du nord de l’Ontario a inscrit un oint à chacune des septième et uitième manches pour réduire l’écart à 4-6.Puis à la neuvième manche, Tetley, impuissant, a regardé anxieusement la dernière pierre norvégienne rater la cible et donner au Canada quatre points.Ceci fut suffisant pour procurer à l’équipe de Tetley une victoire de 8-7 et une fiche globale de sept victoires contre deux revers.Les Etats-Unis, champions sortants, et la Suède ont terminé la première phase avec des fiches identiques, mais le Canada a mérite le premier rang à cause de victoires remportées contre ses deux principaux rivaux.Et la Suède s’est classée deuxième grâce à sa victoire contre le quatuor de Ed Risling, de Seattle.Le quatuor suisse de Otto Da-nieli, qui a défait le Canada plus tôt cette semaine et qui a dominé le classement presque durant tout le championnat, a écrasé la France 9-3, hier, portant son dossier à 6-3.Le Canada affrontera ainsi la Suisse en demi-finale cet après-midi, cependant que la Suède et les Etats-Unis feront les frais de l’autre demi-finale.Les gagnants de chaque match s’affronteront ensuite en finale, demain après-midi.• LA RFA occupe seule la tête après huit journées aux cham-ionnats du monde groupe B de ockey, mais compte cependant un match de plus que 1 Allemagne de TEst, deuxième, à deux points.Hier, l’Allemagne fédérale n’a eu en effet aucun problème à s'imposer à la Roumanie 4-1, cependant que la Yougoslavie inscrivait une victoire convaincante de 8-4 contre le Japon.Aujourd'hui, la Suisse sera opposée à l'Italie et la RDA à la Hollande.• LE RESEAU anglais de Radio-Canada télédiffusera 21 parties des Expos de Montréal au cours de la prochaine saison dont 19 le mercredi soir.Les deux autres rencontres seront présentées le samedi soir.• GUILLERMO VILAS, écarté du jeu depuis décembre en raison de troubles digestifs, renouera avec la compétition le mois prochain.Le champion du tennis grand prix 1974 fera en effet sa rentrée le 14 avril prochain au Brésil.• LES ROWLAND et son quatuor albertain ont remporté hier le championnat canadien de curling mixte en vertu d'une victoire de 8-6 contre la formation ontarienne du nord.• LA COMMISSION scolaire régionale Honoré-Mercier accueillera plus de 350 athlètes et instructeurs venant de 12 régions du Québec à l’occasion du 5e championnat provincial scolaire de handball disputé aujourd’hui.Ali voit au-delà de C.Wepner CLEVELAND (Ohio), (AFP) — Certain de sa victoire contre Chuck Wepner, son aspirant, lundi à Cleveland, Mohamed Ali pense déjà aux trois autres matches qu'il compte livrer cette année.“Après Wepner, je veux boxer Joe Bugner, puis George Foreman et pour finir Joe Frazier”, a déclaré hier, à Cleveland, le champion du monde qui a ajouté: “Et je les veux tous les trois cette année”.Des pourparlers très avancés sont en cours pour qu’Ali défende son titre — s’il Ta conservé — devant Bugner, le 8 juin à Chicago.Un combat-revanche contre Foreman, dans un pays du Moyen-Orient est également à l’étude.Quant à la “belle" entre Ali et Frazier, selon Herbert Muhammad, gérant-homme d’affaires du champion du monde, elle n'aura probablement pas lieu avant le début de Tannée 1976.D'autre part, Ali et Wepner ont pris une journée de repos hier.Ils comptent tous deux s’entrainer légèrement au gymnase pour la dernière fois, aujourd’hui.Les opérations de pesée dérouleront demain.L’arbitre du combat ne sera désigné qu'à la dernière minute.Mmn ET O’WFUIRtS MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE DU PARC 270-1141 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal 107 288-2152 721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.entretien industritl - commercial résidentiel Plus de 25 ans déxpénence Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal i > Raoul Duguay a trente-six ans.Il effectue depuis jeudi — et jusqu’au douze avril — une rentrée montréalaise: le théâtre d’Aujourd’hui présente A!/lltn:\ GUI SM\ V______________ Inutile, amusant et superficiel Anouilh! Sa comédie-ballet Le bal des voleurs le confirme parfaitement.Première de la “série rose", cette joute donne l'impression de se dérouler sur un nuage léger, vaporeux, innof-fensif.En ce sens, le spectacle du Rideau-Vert marque un début réussi à la mise en scène pour le comédien Gaétan Labrèche.Faisant constam- ment ressortir l'aspect ballet du jeu, il multiplie les ralentis, les pas de danse, les attitudes stylisées.Les résultats sont parfois inégaux mais le plus souvent heureux.Le bal des voleurs est un divertissement qui “marche”.Impossible évidemment d'éviter les prétentions, chez un dramaturge tel que Jean Anouilh.En effet, toute vide quelle soit, la pièce n’en reste pas moins infiniment plus supportable que n’importe quel vaudeville, car la plume de l’auteur d'Antigone s’y montre, en finesse et en préciosité.Le bal des voleurs nous révèle un univers de gens légers et superficiels, pour la plupart.Seul le couple d’amoureux Juliette et Gustave fait exception.Il n’échappe pas pour autant au ri- Un accueil unanime pour le chef-d’oeuvre de ’75 Ce film efface fous les réalisateurs du moment.Il est unique et il faut le voir.Paris Match Le Film d’Ingmar Bergman, "Scènes de la Vie Conjugale , rabaisse tous les autres films présentés cette saison à une dimension lilliputienne.Jamais je n’ai vu film aussi puissant, aussi intelligent, aussi lucide.John Hofsess, Maclean La richesse du film découle de la richesse de l'expérience de Bergman.Jean-Louis Bory, Nouvel Observateur Oeuvre d'une force irrésistible et d'une intelligence indestructible.T.E.Kalem, Time Jamais sûrement n'avait-on montré de façon si bouleversante cet art de s'aimer: de façon terrestre et imparfaite qui est la nôtre.Pierre Billard, Journal du Dimanche Certes l'un des films les plus importants jamais produits.John Simon, Esquire (janvier 1975) "Scènes de la Vie Conjugale", c'est la mort et la résurrection du couple, la minute de vérité de cette longue analyse sourde et cruelle à propos de la relation entre deux êtres.Anne de Gaspén, Le Quotidien de Paris L'un des plus grands films qu'il m'ait ete donne l'occasion de voir.Un chef-d'oeuvre de profondeur intime, de sensibilité, de sagacité et d'intelligence.Rex Reed, New York Daily News C'est de toute evidence la beauté et la générosité qui situent ce chef d'oeuvre au-dessus des considérations banales sur le couple.Henri Chapier, Le Quotidien de Paris "Scènes de la Vie Conjugale" estprobablement leplus accessible des 40 fiIms d'Ingmar Bergman.Joseph Gelnvs, Newsday Un film d'une authenticité et d'une dimension humaine rare.Georges Dascal, La vie ouvrière Jamais plus il ne sera possible de faire un autre film aussi fascinant, aussi profond et d'une grande quai ite traitant de ce thème.Wmsten, New York Post C'est à une mise à nu de notre vie que Bergman se livre.Jean-Luc Drouin, Télérama Selon moi, "Scènes de la Vie Conjugale” est l'un des films les plus marquants de l'année.GeneShalit, NBC-TV Chez Bergman la facination est immédiate.Evelyne Michel, Télé Sept Jours On voudrait que le film dure indéfiniment.Liz Smith, Cosmopolitain Tout l'accent est mis sur le dialogue si riche qu'on voudrait ne pas l'oublier.Brigitte Vuibert, Elle Enfin un couple de tous les jours.Ni excentrique ni demeuré.Jean Mara, Minute À l’affiche Les FILMS MUTUELS présentent le chef d'oeuvre de INGMAR BERGMAN Scènes de la Vie Conjugale interprété par LIV ULLMANN et ERLAND JOSEPHSON avec Bibi Andersson, écrit produit et réalisé par INGMAR BERGMAN dicule, mais demeure le moins drôle.Les désoeuvrés se nomment Lady Hurf et sa nièce Eva, chez qui se passe la majeure partie de l'action.Près d’elles se tient le digne Lord Edgar, suivi des risibles Dupont-Dufort, père et fils.Ces derniers, coureurs de dot, accumulent les bourdes tout en se voulant aimables: procédé comique connu, qu’on nous sert à intervalles réguliers.D'ailleurs, les reprises provoquent une surenchère efficace.Pr une part d’efficacite.Les nombreux déplacements dans les allées latérales sont d’autant plus gratuits, parfois, que certains personnages de la pièce n'ont aucune justification.Cette faille, imputable à l'auteur, se révèle absolument inexplicable.La nourrice, la petite-fille, le valet ne servent a rien.De la place publique, l'histoire se transporte cliez Lady Hurf, dans un intérieur qui se veut cossu.Pour les deux lieux, Hurf (composé adroitement par une Janine Sutto toujours à la hauteur), de Lord Edgar (André Cailloux), des voleurs Peter-bono (Jacques Lorrain) et Hector (Jean Leclerc).En somme, quand Anouilh oublie ses prétentions intellectuelles et se contente de faire rire, il y parvient.• L'option-théâtre du cégep Lionel-Groulx présentait, il y a quinze jours, un montage fait à partir de textes du juif londo- 4: - * médiens, ils fournissent des performances très inégales.Soupe au poulet et au riz se fonde sur une double histoire: celle de la famille Kahn et celle du mouvement communiste en Angleterre entre 1936 et 1959.Denis Chouinard a opté logiquement pour une construction binaire.A divers titres, la famille est impliquée dans l'action sociale, ce qui permet d'imbriquer les deux trames.Le procédé, habile, ne parvient pas à nous faire sentir une véritable intensité dramatique.Le spectacle s'avère lourd, charge de multiples “black-out ”! Il me semble qu'on aurait pu recourir à des moyens de transition un peu plus originaux et plus utiles a la continuité du spectacle.Les diapositives d'époque, relatant le mouvement d'action révolutionnaire, retiennent l'attention bien qu elles constituent un élément accentuant le didactisme du montage.Souvent l'action s'arrête, et reprend sans atteindre le dynamisme souhaitable.Toute cette part'0 tient davantage du documentaire que de l'action dramatique.Le documentaire apparaît plus flagrant du fait que plusieurs acteurs ne réussissent pas à nous faire croire aux personnages qu’ils tentent de rendre.Dans Soupe au poulet et au riz, on raconte sans vivre.Ce défaut résume tout le reste.Il s’explique d’une triple façon: d’abord parce que trop de per- sonnages ne font que des apparitions fugaces; deuxièmement, la “force'' des membres de la famille est déterminée par le bonheur du jeu de ses interprètes; la troisième cause de faiblesse est imputable à la temporalité.S'échelonnant sur plus de vingt ans, le déroulement défie toutes les lois du resserrement de l'action théâtrale.Cela explique le fait qu'il faille plus d’une heure avant d'y prendre quelque intérêt.Quand on commence, c'est déjà l’entracte! Far la suite, l'intérêt sera contré par une fatigue croissante.On se prend à regretter la fameuse unité de temps classique.En voyant Soupe au poulet et au riz je me suis souvenu de la réaction provoquée par le Cérémonial funèbre.de Jean-Robert Rémillard lors du dernier festival de l'AQJT.Le public avait joyeusement chahuté cette pièce verbeuse et grandiloquente de l’option-théâtre.C’était devenu le “four” de la semaine.Je pense bien que, dans le même contexte, la double histoire d’Arnold Wesker recevrait un accueil similaire.Cette grosse production se perd en inutiles complexités tout en nous faisant voir des comédiens dont la performance n’est pas au point dans la plupart des cas.Et n'est-ce pas là une école qui se veut formatrice de futurs comédiens professionnels?Janine Sutto, dans la production du Rideau-Vert.La présentation s'ouvre sur un continuel va-et-vient au coeur de la place publique.L'ouverture se fait en douceur, pendant que le public emplit la salle.Certains comédiens se tiennent déjà sur la scène, d’autres arpentent les allées.On a même vu un spectateur demander des informations sur l'emplacement de son siège à un comedien-policier! On fait connaissance avec les trois voleurs: Peterbone, Hector, et Gustave, dans une ronde stylisée du voleur volé.Anouilh les situe dès le départ comme personnages ridicules mais également sympathiques (contrairement aux Dupont-Dufort).Il additionne les déguisements de ces larrons inoffensifs.Le dernier, en duc espagnol, s’introduira chez Lady Hurf.Pour se divertir, elle feindra de le prendre pour un autre et l’invitera dans sa maison.Elle organise donc un “bal des voleurs”: des effets cocasses en résulteront.Les vrais voleurs auront du mal à se déguiser.en voleurs.Les multiples mouvements de cette première partie deviennent vite bruyants, même si on réussit à effectuer d’habiles transitions.La mise en scène de Gaétan Labrèche pourrait avantageusement les réduire.L’idee est bonne mais la fréquence d’u- LE NOUVEAU PROGRAMME (le numéro 2 de la revue) est MAINTENANT DISPONIBLE au cinéma et aux points de distribution habituels ou ABONNEZ-VOUS ! A L’AFFICHE CE SOIR ~ 7b.00 BRING ME THE HEAD OF ALFREDO GARCIA 9h.30 MARAT/SAOE MINUIT : Magical Mystery Tour / et Keep on Rockin’ It 1248 Bernard 277 4145 OUTREMONT SI.50 CHACUN DES FILMS les décors de Guy Neveu parviennent sans peine à recréer un milieu, à suggérer une ambiance.Ainsi, chez Lady Hurf, on retrouve tous les accessoires distinctifs du genre.Les meilleures trouvailles de la réalisation tiennent de Télément ballet.La scène de l'évanouissement de Lord Edgar est très réussie.Sa chute entraîne des réactions stylisées du musicien, de Juliette, du musicien à nouveau, et finalement de tous les autres.La séquence des civilités qu'on choisit de faire, à la manière de marionnettes; constitue un autre bon choix.Les effets provoqués par ces moments, joues au ralenti, sont heureux.Par contre, certaines scènes restent plus ternes.La discussion entre Eva et Juliette sur Tamour manque nettement de conviction.La suivante entre Juliette et Gustave n’est guère plus efficace.Si certains moments tombent quelque peu, c’est imputable autant au texte lui-même qu'au jeu de certains comédiens.Les deux amoureux de cette pièce ne sont guère des réussites, au plan de la conception.Si l’incarnation du jeune voleur amoureux de Daniel Gadouas n'est que convenable, Anouilh en est donc grandement responsable.Par exemple, la discussions entre Eva et Juliette ne convainc personne: cela se sent tant dans leurs paroles que dans la tonalité de la pièce, et dans le jeu des deux comédiennes (Marthe Turgeon et Anne Caron).Les meilleurs moments sont liés aux personnages de Lady tous les soirs 7h.30.9h.30 en plus VEN .SAM.à MINUIT le film délirant de BRIAN DE PALMA POUR TOUS son stéréo 4 PISTES ($1.50| Quelques rues au nord du boulevard Métropolitain 855 DECARIE 277-2001y LINO VENTURA • ANNIE GIRARDOT ISABELLE ADJANI la.12.55-3,00 5.10-7.15 9.25 Cinema BERRI St-Jean Capitol l ÉS FILMS MUTUELS on assm làtion ,ivo< LES Fil MS CLAUDE MICHAUD YVES MONTAND, MICHEL PICCOLI, SERGE REGGIANI, GERARD DEPARDIEU .-’e> _ dans nsn Vincent, CLAUDE SAUTET / et tes autres.le DAUPHin eUUBIIN POtS DIBERVIUE 771 6060 LUN AU VEN : 6.30-9 15 SAM 1 20-4 05-7 00-9 35 DIM 12 50-3 40 6 30-9 15 CREMAZIE ST OENIS-CREMAZIE 388-4210 SERA.: 7.20-9.30 SAM.-DIM.: 12.30-2.45-5.00-7.20-9.30 nien Arnold Wesker.Soupe au poulet et au riz, signé Denis Chouinard (créateur du Salut Galarneau par le Sainfoin) est constitué de Chicken soup with barley et de I’m talking about Jerusalem.Cet exercice pédagogique des élèves de deuxième année (section interprétation) et de troisième année (section production) laissait grandement à désirer.Même s’il ne s'agissait pas d’un spectacle professionnel, il convient d’en voir les défauts d'un peu plus près.Le spectateur met au-delà d une heure pour entrer vraiment dans l’univers de ce spectacle qui en dure trois.Aucune ambiance ne s'impose au début.La nervosité apparente de certains comédiens y est pour beaucoup.Par exemple, l’extrême rapidité du débit du Bonimenteur annihile toute la conviction de son jeu.Il donne l’impression de réciter, sans autre but que celui d’en finir au plus tôt.On n'a guère envie de l'écouter.Quant aux autres co- les THÉÂTRES Long voyage vers la nuit: une durée de plus de trois heures vient annuler le jeu excellent de quatre comédiens.Une tragédie intense remplie du pessimisme déchirant d'Eugène O'Neill, qui le plonge dans une fatalité insurmontable.Une grande pièce, mais un spectacle difficile (au TNM).• Le bal des voleurs: superficielle mais amusante pièce “rose" de Jean Anouilh.Une comedie-ballet qui offre, en alternance, inutilités et trouvailles.Une bonne premiere mise en scène pour Gaétan Labrèche.Parfois très drôle (au Rideau-Vert).• Woyzeck: j’ai revu ce spectacle fait de marionnettes, de manipulateurs et de récitants avec la même fascination que Tan dernier.La précision du travail théâtral se traduit par l'efficacité du “message” (au Centaur I).• Le Sea Horse: une histoire d’amour que Denise Filiatrault et Jacques Godin vivent avec conviction.Un peu court, mais intense et agréable (au Port-Royal).• Les voyagements: un texte intéressant de Miche! Garneau.Tout est en parlances, en aller-retours, rythmés selon le célèbre axiome “connais-toi, toi-même”.Quatre bons comédiens offrent un jeu impeccable.Un excellent spectacle.Tous les vendredis et samedis de mars (à la Maison des Arts, la Sauvegarde).A.(il.La Compagnie Jean Duceppe reprend à compter de mardi un de ses succès de l’an dernier, L’Année du championnat, et ce jusqu’au 6 avril (salle Port-Royal de la PDA).Quant aux Voyagements de Michel Garneau, on annonce qu’ils seront prolongés jusqu’au 19 avril.ss s s cahier des arts et lettres Le Devoir, samedi 22 mars 1975 • 19 l« MUSIQUE Pâques: la musique sacrée de Bach et de Beethoven / par GILLES POTVIN V___________ Cette année encore, le temps de Pâques s’annonce comme une époque appropriée à la présentation d’oratorios et de grandes oeuvres de musique sacrée.Dans ce domaine, rien de particulier n'est offert à l'OSM.C’est donc grâce à d’autres entreprises que nous entendrons, ces prochaines semaines, des chefs-d’oeuvre immortels de Bach et Beethoven.Dès ce soir, à Québec, l’Orchestre symphonique de cette ville et son Choeur symphonique feront entendre, au Grand Théâtre, la Passion selon saint Jean de Jean-Sébastien Bach, sous la direction de Eaffi Armenian.Bach aurait composé pas moins de cinq Passions.En dehors de celle “selon saint Matthieu", l'un de ses très grandes oeuvres et la mieux connue, il y a celles “selon saint Jean”, celle “selon saint Marc” et “celle selon saint Luc” et une autre d’après un livret de Picander.A ce jour, seules la “Matthieu" et la “Jean” sont considérées comme absolument authentiques.La Passion selon saint Jean fut écrite en 1723 et chantée le Vendredi Saint de cette même année à l’église Saint Thomas de Leipzig, où Bach occupait la fonction de cantor.Elle anticipe de six ans celle selon Saint Matthieu, qui sera créée elle aussi le vendredi saint de Tannée 1729.Les musicologues s’appliquent depuis à analyser en profondeur les deux oeuvres, cherchant à établir les différences sur le plan musical et expressif.On semble d’accord pour dire que la première est moins achevée que la deuxième, ce qui s’expliquerait tout au moins chronologiquement.Dans les deux oeuvres, le |irofuTHltitir1niu .rùm veiienmoiie txm SLR£YH©V£lf.MO «Jim AJ —B »CBOTT Page couverture de la Missa solemnis choeur représente la foule mais exprime aussi les sentiments de rassemblée des fidèles, dans les très beaux chorals qui surviennent ici et là.Dans les deux Passions, le rôle de l’Evangéliste est primordial.Son rôle est de raconter, sous forme de récitatifs accompagnés ou non, les événements tels que racontés dans l’Evangile.La Passion selon saint Jean contient des pages sublimes, comme l'air de contralto “Tout est consommé" avec accompagnement de viole de gambe, ainsi que le choeur final, dont la sérénité et le calme constituent la conclusion logique du drame évangélique.Alors que Québec entendra la Passion selon saint Jean, Montréal pourra de son côté assister à une audition de la Pas- Jean, César, Prince et Archiduc d'Autriche, cardinal et archevêque d'Olomouc et titulaire du diocèse de Saint-Pierre sur le Mont d'Or.” Dans l’intervalle, Beethoven entreprit une correspondance partout en Europe afin d'obtenir un éditeur pour son oeuvre.Il écrivit à Artaria de Vienne, à Peters de Leipzig et à Simrock de Bonn, décrivant son oeuvre comme “la plus grande que j'ai composée à ce jour”.La somme demandée par Beethoven était à peu près l’équivalent de $500.Malgré sa grande réputation aucun éditeur ne répon dit dans l’affirmative.Le compositeur se tourna alors vers l'aristocratie dans le but d'établir une liste de souscripteurs.Il s’adressa au roi de Naples et au duc de Hesse-Cassel et même au roi Louis XVIII de France, par l'entremise de son vieil ami Luigi Cherubini, alors directeur du Conservatoire de Paris.La lettre de Beethoven, parsemée de phrases en langue française, est vraiment touchante.“Ma situation critique" écrit-il à Cherubini, “demande que je ne fixe seulement comme ordinaire mes voeux au ciel.Au contraire, il faut les fixer en bas pour les nécessités de la vie.” En 1827 l'oeuvre fut finalement acceptée par les éditeurs Schott de Mayence.En mai 1824, lors du concert où la Neuvième Symphonie fut entendue pour la première fois, on présenta également le Kyrie, le Gloria et le Crédo de la Messe en ré majeur.Ce fut tout ce que Beethoven entendit de sa messe de son vivant.Plus tard, un prince russe, Nicolas Galitzine, fit le nécessaire pour que la Messe soit présentée en entier à Saint-Pétersbourg mais Beethoven ne peut être présent.les C ONCERTS Aujourd’hui, à 17 heures, concert gratuit de Musica camerata Montréal, à la cathédrale Christ Church, rue Ste-Catherine, entre les rues University et Union.• Ce soir, à 20 heures, salle Wilfrid-Pelietier, dernière représentation de La Bohème, production de l'Opéra du Québec, avec Rita Talarico, Ottavio Garaventa et de nombreux chanteurs québécois.Au pupitre: Jacques Beaudry La Bohème sera ensuite chantée à Quebec, au Grand Théâtre, les 27, 29 et 31 mars.• Samedi soir, 22 mars, au Grand Théâtre de Québec, salle Louis-Fréchette, l’Orchestre symphonique de Québec présente une audition de la Passion selon saint Jean de Bach, avec le concours du Choeur symphonique et des solistes Pierre Boutet, Germain DeBlois, Ginette Duplessis, Claude Ouellet-Garon, Jean-Guy Daoust et Jean-Claude Picard.Au pupitre: Raffi Armenian.• Dimanche à 16 heures 30, à la salle Maisonneuve, Place des Arts, Pro Musica présente le Quatuor Juilliard de New York, qui jouera des oeuvres de Mozart et de Mendelssohn.Avec le concours de la pianiste Gaby Casadesus, on entendra le Quatuor op.15 de Gabriel Fauré.• Lundi soir, au Forum, aura lieu le quatrième et dernier concert de l'OSM sous les auspices du “Montreal Star".Zubin Mehta sera au pupitre et dirigera Touverture-fantaisie Roméo et Juliette de Tchaikovsky ainsi que la Symphonie no.4 de Brahms.Un violoniste soviétique, Boris Belkin, jouera le Concerto no 1 de Paganini.• A la salle Wilfrid-Pelietier, mardi et mercredi soirs, le chef italien Aldo Ceccato fera ses débuts ici avec l’OSM dans la série des “Grands concerts”.Il fera entendre l’ouverture II viaggio a Reims de Rossini et la Symphonie no 2, “Petite Russie” de TchaT kovsky.Le pianiste roumain Radu Lupu jouera le Concerto en la mineur de Grieg.• Mercredi, à la faculté de musique de l’Université de Montréal, 2375 chemin de la Côte-Sainte-Catherine, on entendra un programme préparé par TAtelier-laboratoire, comprenant des oeuvres de John Cage, Lukas Foss, Steve Reich.David Burge, etc.Ce programme est présenté dans le cadre de “Nouvelle musique du Quebec” (!) • Jeudi après-midi, 27 mars, à la salle Maisonneuve, le Ladies’ Morning Musical Club présente un concert du Quartette Caecilia di Roma, formé de membres du groupe I Musici.• Zoria Shihmurzayeva, la violoniste soviétique entendue récemment à l’OSM, donnera un récital à la salle Maisonneuve, lundi soir, 31 mars à 20 heures 30.Avec le concours du pianiste Mikhail Muntian, elle jouera des oeuvres de Beethoven.Franck, Webern, ainsi que des Soviétiques Monasupov, Chostakovitch-Tsiganov et Shchedrine.• Le Messie de Haendel sera chanté à deux endroits, le soir du Vendredi Saint.Wayne Riddell le dirigera à l'église anglicane Saint-André et Saint-Paul, rue Sherbrooke ouest.A l'église unie Saint James, rue Ste-Catherine, Brock McElheran en dirigera, pour sa part, une audition genre “Sing-in" à laquelle Tauditoire est invite à participer.• Dans le cadre de “Nouvelle musique du Québec ", on pourra entendre le groupe électroacoustique GIMEL de Tuniversité Laval, mercredi, 2 avril, à l’église St-Jean l’Evangéliste, rue Kimberley.Vendredi, 4 avril, au même endroit, ce sera le tour du duo formé du percussionniste Lauréat-Vincent Dionne et du compositeur et pianiste Michel-Georges Brégent.• La Missa solemnis de Beethoven sera exécutée au complet jeudi, 3 avril, à l’église Notre-Dame, sous la direction d Alexandre Brott, avec le concours du Choeur Westminster et de celui de TE-cole normale de musique.Les solistes sont Clarice Carson, Carolyn James, Michael Best et Donald Bell.Jeudi soir, à la salle Claude-Champagne, aura lieu le dernier concert de la saison de la Société de musique contemporaine du Québec.Serge Garant dirigera l’Ensemble de la SMCQ dans des oeuvres de Brian Cherney et Luc Ferrari, toutes deux en premiere audition.Le pianiste Louis-Philippe Pelletier jouera également des oeuvres de Schoenberg.• Vendredi, 4 avril, à la salle Wilfrid-Pelietier.le célèbre soprano Elisabeth Schwartzkopf donnera son récital d'adieu avec le concours du pianiste Martin Isepp.Cette soirée mémorable sera consacrée à Scnubert, Schumann.Brahms, Grieg, Liszt, Strauss, Wolf et Debussy.Première page de la Messe.Beethoven a écrit: “Venu du coeur, puisse-t-il y retourner”.sion selon saint Mathieu le 20 avril prochain, à l’église Notre-Dame.Wayne Riddell dirigera le choeur Tudor ainsi qu'un orchestre dans une exécution intégrale de l'oeuvre avec le concours de solistes réputés.Jeudi le 3 avril, à l’église Notre-Dame, Alexander Brott dirigera un autre grand oeuvre du répertoire religieux, la célèbre Missa solemnis de Beethoven, laquelle n’a pas été entendue ici depuis seize ans, alors qu elle était présentée dans la même église, par l’OSM, sous la direction d’Igor Markevitch.Comme la Passion selon saint Mathieu, cette Messe en ré est considérée comme l’un des sommets de toute la musique.Beethoven, selon son propre témoignage, y a mis des efforts et un temps considérables.Il en commença la rédaction en 1818, voulant l’offrir en témoignage de gratitude à son élève et protecteur, l'archiduc Rodolphe de Habsbourg, fils de l'empereur François I d'Autriche-Hongrie, promu au rang de cardinal-archevêque d’Olomouc en Tchécoslovaquie.La Messe en ré devait être exécutée lors de la cérémonie d'investiture de 1821 mais Beethoven, tourmenté par des problèmes financiers et occupé a d'autres travaux, ne put achevée l’oeuvre à temps.En fait, il termina sa messe en 1823 et en envoya néanmoins le manuscrit à son dédicataire, l'archiduc Rodolphe.La dédicace, en latin, se lit comme suit (en français): “Messe composée et dediée avec la plus profonde vénération à Teminentissime et séré-nissime seigneur Rodolphe La Messe en ré exige un grand orchestre, avec quatre cors, trois trombones, timbales et l'orgue ad libitum.A l’ensemble choral s’ajoutent les voix de quatre solistes qui ne se confondent jamais avec les choeurs.Au début, Beethoven avait pensé écrire une oeuvre assez simple et relativement brève.Mais emporté par son sujet, il en vient a traiter la messe liturgique un peu comme s'il s’agissait d’un livret d’opéra, un peu comme Verdi fera plus tard avec son Requiem.Le Kyrie, précédé d'une phrase exergue, “Venu du coeur, puisse-t-il y retourner” est une supplication à la fois douloureuse et confiante Il est suivi du triomphal Gloria avec de nombreuses fanfares au début mais dont le ton devient plus calme et serein au moment du Gratias et du Miserere.Le Credo est peut-être le sommet de l’oeuvre, du moins est-il la partie de l'oeuvre la plus personnelle, la plus caractéristique de Beethoven.Le Sanctus est suivit du Benedictus, et ce sont là des pages qui rappellent la célèbre Symphonie pastorale.Un long solo de violon se mêle à la voix pour créer une atmosphère de quiétude et de confiance.TAgnus Dei est une prière que Beethoven adresse à Dieu pour l’obtention d’une paix “intérieure et extérieure'^, comme il Ta lui-même écrit.On y entend des échos de la guerre mais le chant du “Da nobis pacem* s’impose dans un élan suprême à l’adresse du Créateur.La “Missa solemnis ’ possède un certain côté théâtral, mais il ne prend jamais le dessus sur la sincérité et la vérité qui ont été les buts premiers du compositeur.Le fait que ces deux grandes oeuvres de Bach et de Beethoven soient ainsi entendues à quelques semaines d'intervalle n’est pas sans rappeler les premières années des Festival de Montréal, à la chapelle du Collège de Saint-Laurent, où elles furent entendues entre 1936 et 1938 sous la direction de Wilfrid Pelletier.En dépit de leurs dif-férences de style et de conception des textes sacrés, Bach et Beethoven se rejoignent par leur but ultime, celui d’exprimer l’hommage de Thomme à l'endroit du Créateur et de célébrer sa gloire au moyen de Tart des sons.SAÜ.E RESNAIS TOUS LE FANTOME DELA LIBERTÉ UN FILM DE LUIS BUNUEL ¦¦¦¦¦¦I SALLE EISENSTEfN un film de 14 AfsjQ ALAIN TANNER le milieu du mande [ 35 M I LTON / 842-6053 TOUS LES COMÉDIENS SONT EXCELLENTS GILBERT SIC0TTE EST REMARQUABLE.UN FILM A VOIR R.H.ROY POUR TOUS M.PECLET DIM.MATIN :V’U- - Adultes Après ''W.R.Les mystères de l’organisme” yoici le plat de résistance.) P PASSEK ICOMBATI.SweerMoute 'Sweet Movie” provoque un dégagement d’ozone érotique.H BORY (CINEMA] Sweet Moûte "Sweet Movie” est un film résolument surprenant et volontairement choquant.R FORLANI(RTl) , SweerMovte Nous n’avons rien vu de plus spectaculaire • à Cannes.Le film à ne pas manquer.M P (QUOTIDIEN DE PARIS] SweetMoute UN FILM DE DUSAN MAKAVEJEV CAROLE LAURE / avec PIERRE CLEMENTI • ANNA PRUCNAL SAMI FREY - JOHN VERNON • OTTO MUEHL EN COULEURS FLEUR DE LYS & CINÉMA DE PARIS: 1 30 3:30 - 5:30 - 7:30 CINEMA V : SUR SEM.7.30 -9:30 -DIM.DES 1:30 9:30 V.ORIGINALE S T.FRANÇAIS ETUDIANTS SI .50 gilberf monique carmen amulette sicotte mercure ttemblay garneau FESTIVAL 1206.STE CATHERINE E 525 8600 FLEUR DE LYS 858 est.Ste-Catherine 288 3303 CINÉMA DE PARIS 896 O.Ste Catherine 861 2996 CINÉMA V 2Ï 5550 Sherbrooke west tel 489 5559 4 : 20 • Le Devoir, samedi 22 mars 1975 cahier des arts et lettres on.peut vaincre le cancer SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER SP Î.K* v'1
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