Le devoir, 16 avril 1975, mercredi 16 avril 1975
la météo: généralement ensoleillé.Maximum de 10 à 12.Aperçu pour demain: beau et doux.Détails en page 6.Fais ce que dois 20 CENTS Vol.LXVII - No 86 Montréal, mercredi 16 avril 1975 Office filial Montréal dépensera 503.7millions en 1975 Un budget sans hausse de taxe par Bernard Deacôteaux Mettant fin à un suspense qu’elle aura laissé durer jusqu’à la dernière minute, l’administration Drapeau-Niding a déposé, hier soir, le budget de la Ville de Montréal pour l’exercice financier 1975-76.Il s’agit d’un budget sans hausse de taxes où l’on prévoit des dépenses de $503.7 millions pour fins municipales, soit 18.7 pour cent de plus que l’an dernier.L’administration a retardé le dépôt de ce budget jusqu’à l’extrême limite que lui permettait la loi, soit moins d’une heure avant minuit hier soir.La seule explication à ce retard fut donnée par le greffier de la ville, M.Marc Boyer, qui a précisé hier soir que la présentation d’une loi spéciale devant l'Assemblée nationale pour amender la charte de Montréal afin de hausser la marge de crédit du fonds de roulement à $250 millions semblait être la cause de ce délai.Cette loi fut adoptée à la fin de l’après-midi.M.Boyer n’a pas expliqué toutefois les incidences de cette loi sur le budget de Montréal.Comme tel, ce budget est de $658.8 mil- lions, ce qui inclut les sommes perçues pour fins scolaires.Une fois ces sommes retranchées, le budget réel de Montréal est de $503,701,400.Comparativement au budget de l’an dernier, on constate une augmentation de $79.5 millions, soit 18.7 pour cent de plus.Dans un court communiqué intitulé “faits saillants’’, l’administration explique avoir pu garder les taxes à leur niveau actuel grâce à l’accroissement naturel des revenus à divers postes budgétaires, et en raison des modifications projetées aux pénalités pour infraction à certains règlements et aux taux de certains services particuliers.On souligne aussi l’accroissement estimé des revenus provenant d’autres sources.A mots couverts, l’administration municipale parle ainsi des subventions que Québec versera à Montréal au cours de l’année.Le montant de ces subventions est certainement connu, mais on le tait pour des raisons protocolaires puisqu’il faut attendre oue le gouvernement provincial en fasse lui-même l’annonce, ce qui sera fait demain au même moment où il déposera ses propres prévisions budgétaires.Notons qu’outre les subventions, Québec peut accorder de nouvelles sources de revenus à Montréal.Une rapide analyse du budget de Montréal montre toutefois que l’accroissement naturel des revenus ne serait que de l’ordre de $30 millions.C’est dire que les subventions que Québec versera représenteront avec diverses mesures d’aide, une somme d’environ $45 à 50 millions.Il faut noter qu’encore cette année Mon- tréal recevra une somme de $4 millions de Québec pour le financement de Terre des Hommes.Au chapitre des dépenses, l’augmentation la plus forte en valeur absolue se situe au niveau du Service de la dette qui représente toujours plus de 20 pour cent du total des dépenses de la ville.La hausse des dépenses pour le remboursement de la dette est de $12.3 millions.Selon le communiqué officiel, cette augmentation serait due à l’augmentation des Voir page 6 : Budget Alors que Xuan Loc est submergé Les Khmers rouges entrent à Phnom Penh (d’après Reuter et AFP) — Les Khmers rouges ont pénétré à Phnom Penh tôt ce matin, par le secteur-sud, annonce l’agence japonaise d’informations Kyodo citant ses correspondants sur place.Selon cette agence l’attaque des forces communistes a débuté à 8hl5 locales.Le pont Monivong, franchi par la route de Saigon, dans le sud de la ville, a été détruit.Les forces gouvernementales ont installé leur quartier général pour le secteur dans l’immeuble abritant la faculté de droit de Phnom Penh, indioue l’agence japonaise, qui précise que les Khmers rouges lancent une violente attaque contre le tronçon de route, long de 800 mètres, qui séparé la faculté du pont.La radio khmère a annoncé déjà la prise de l’aéroport de Pochentong et la capture des soldats qui défendaient encore l’aéroport de la capitale.Le village de Pochentong, proche de l’aéroport, est aussi totalement occupé par les Khmers rouges.Au nord-ouest de la capitale le faubourg de Toul Krok, où se trouvent les antennes de la télévision et un centre émetteur, est occupé aux deux tiers.Les dirigeants de Phnom Penh feraient dans les heures qui suivent au Gouvernement royal uni national du Kampuchea une proposition sérieuse de cessez-le-feu “afin de mettre fin à la lutte fratricide àc-tuelle’’, apprend-on à Phnom Penh de source particulièrement bien informée.?’ sommaire ¦ Une association réclame l’abolition totale de la peine de mort — pag»2 ¦ Six sentences de sept ans à un professeur pour trafic de drogue ¦ 63,000 signataires appuient la campagne du ROM pour les personnes âgées — pages ¦ Un programme à ne pas suivre: un éditorial de Claude Ryan ¦ Ressortissants américains ou otages?un commentaire de Georges Vigny -page4 ¦ Le diable aux Postes ?un commentaire de Jean-Claude Leclerc -page 4 ¦ Offre de secours aux familles aux prises avec une odeur de moisi -page 7 ¦ Bien Hoa: l’aviation saigonnaise immobilisée au sol — page 9 ¦ Le dollar canadien continue de s’effriter — page 13 ¦ Les règlements de compte au Liban font plus de 90 morts — page 16 Cette proposition pourrait être faite nommément au gôuvemement Royal uni national du Kapuchea, ce qui signifierait “qu’après cinq ans de lutte, les dirigeants républicains reconnaîtraient la représentativité du gouvernement du prince Norodom Sihanouk, du premier ministre Penn Noul et du vice-premier ministre et ministre de la Défense nationale, M.Khieu Samphan.Les communications entre la capitale et le monde extérieur ont été interrompues à plusieurs reprises, devenant de plus en lus difficiles à mesure que progresse ’avance des Khmers rouges à Phnom Penh.Pendant ce temps au Vietnam-Sud, une nouvelle offensive des rebelles, au terme d’une accalmie de 48 heures, semble avoir balayé les défenseurs de Xuan Loc.Des éléments d’infanterie encore non dénombrés et appuyés par des chars ont attaqué à l’aube et, après un très intense pilonnage d’artillerie, ont balayé un régiment de la 18e division gouvernementale qui a décroché après avoir été complètement submergé.Près de Phan Rang le p.c.avancé du général Nguyen Vinh Nghi a été attaqué tôt ce matin par une division nord-vietnamienne appuyée de quarante chars.Selon les indications reçues à Saigon dans la matinée, la situation restait floue mais il semblait que les parachutistes gouvernementaux résistaient encore.De toute manière, si la chute de Xuan Loc laisse quand même 50 milles entre les forces du GRP et Saigon, (voir nos autres informations, page 9), à Phnom Penh c’est l’épilogue qui se joue.Selon des sources concordantes, les Khmers rouges ont atteint le quartier universitaire qui était bombarde ce matin au mortier 81.Au nord de la capitale, la route no cinq menant à Battambang a été fermée à la circulation à cause delà panique des réfugiés et par crainte des infiltrations.La situation des gouvernementaux est d’autant plus critique que les deux principaux réservoirs de carburant ont été bombardés et incendiés peu avant l’attaque par le Pont des Nations unies.par Gilles Lesage QUEBEC — Le ministre de l’Education a qualifié hier de “subversif et immoral” le manuel du 1er mai préparé par la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) pour une journée d’école au service de la classe ouvrière.Et même si le document de travail comporte “beaucoup d’éléments valables'’, le Dr François Cloutier en conteste l’esprit, en saisit l’opinion publique et avise aux “actions ponctuelles qui s imposeront”.C’est ce qu’il a fait savoir hier à l’Assemblée nationale, en réponse à une ques- No 1240,14 au 20 avril 75 L’EXPRESS • Nucléaire: 25,000 lecteurs entrent dans le grand débat.] tion du député libéral de Saint-Jean, M.Jacques Veilleux, lui-même ex-enseignant et membre de la CEQ.Le ministre avait fait allusion la se-mâine dernière à un document “explosif” que la centrale s’apprêtait à diffuser auprès de ses membres et qu’elle a, de fait, rendu public hier matin.“Le texte qui a été rendu public va beaucoup moins loin que le texte original, dit M.Cloutier, mais je crois qu’à lui seul, il est suffisamment explicite pour que je puisse faire part de mes graves inquiétudes à cette Assemblée.11 ne m’est pas possible d’accepter avec le sourire une tentative comme celle qui ressort de la lecture de ce document”.Le ministre explique que le document propose d’abord une espèce de théorie marxiste de la société, basée sur la relation exploiteur-exploité; et ensuite, une série de fiches pédagogiques, fort bien faites d’ailleurs, qui comprennent des objectifs pédagogiques, des objectifs qualifiés de “conscientisation, une méthodologie et un matériel didactique nécessaire”.Selon M.Cloutier, le document de la CEQ est subversif et immoral.“Il n’est pas normal dans une société, dit-il, que les professeurs s’arrogent le droit de préconiser des théories politiques qui sont manifestement repoussées par l'ensemble de cette société.Je peux parfaitement comprendre qu’un certain nombre de syndicalistes puissent nourrir des idéologies marxistes — nous sommes en démocratie — même si ces idéologies sont dépassées et même s’ils utilisent un vocabulaire que Ton retrouvait en France autour de 1920; notre retard, hélas, n’est pas qu’économique, il est aussi dans le domaine des idées.Cependant, s’ils veulent le faire, qu’ils militent à l’intérieur d’un parti politique.Je ne crois pas qu’ils puissent utiliser l’école à cette fin.” “Immoral, poursuit le ministre, parce qu’à ce moment-là nous nous trouvons devant une espèce de bris du contrat tacite qui veut que les enseignants aient le devoir de former la jeunesse qu’on leur confie, et ce contrat tacite s’inspire des gran-Volr page 6: Manuel subversif .¦ ^ Tandis que la pression des Khmers rouges rendait hier inopérant Pochentong, au Vietnam-Sud le gros de l’effort portait toujours sur Xuan Loc d’où de gros Chinook ont continué d’évacuer les réfugiés.(Téléphoto AP) Kissinger et Schlesinger insistent Le Sénat consent une aide hunnanitaire de $200 millions Le “manuel” de la CEQ est subversif et immoral (Cloutier) WASHINGTON (d’après AFP et Reuter) — La commission des Affaires étrangères du Sénat a exprimé hier son accord de principe pour fournir une aide humanitaire de deux cents millions de dollars au Sud-Vietnam.Ces crédits, inférieurs de cinquante millions de dollars à ceux qu’avait demandés la semaine dernière le président Gerald Ford, pourraient être utilisés pour financer, le cas échéant, la protection par des troupes américaines de l’évacuation des citoyens américains du Sud-Vietnam, a précisé le président de la commission, M.John Sparkman.Le secrétaire d’Etat Henry Kissinger a indiqué hier devant la commission des crédits du Sénat que ce mouvement d’évacuation a déjà été amorce, ei qu’il reste “bien moins de cinq mille” Américains au Sud-Vietnam aujourd’hui, par rapport aux plus de six mille qui s’y trouvaient il y a quelques jours.Selon des sources du departement d’Etat, il est prévu de réduire le nombre d’Américains au Sud-Vietnam, d’ici une semaine ou deux, à environ mille personnes chargées de fonctions indispensables.Selon le sénateur Sparkman, le projet adopté par la commission n’empêche pas la protection par les militaires américains de l’évacuation de Sud-Vietnamiens proaméricains.Mais il a confirmé qu’aucun plan “massif” n’est actuellement sérieusement envisagé à ce sujet.De son côté, le secrétaire à la Défense, M.James Schlesinger, a averti le Congrès que quelque 200,000 Sud-Vietnamiens risquaient d'être massacrés en cas de chute du régime de Saigon.M.Schlesinger témoignait devant la commission des forces armées de la Chambre des représentants, pendant que le secrétaire d’Etat Henry Kissinger expliquait de son côté à la commission des crédits du Sénat que les 722 millions de dollars réclamés par le président Ford Voir pag« 6: Aide humanitaire Les procureurs de la Caisse de dépôt: un cas de patronage?Fe Les omnipraticiens: on négocie toujours QUEBEC (PC) — Les négociations entre le gouvernement et les médecins du.Québec ne sont pas encore dans une impasse et doivent se poursuivre jeudi et vendredi.C’est ce qu'a révélé hier le ministre des Affaires sociales M.Claude Forget, devant la commission parlementaire qui étudie les crédits de son ministère.Le ministre avait parlé en Chambre des négociations, en réponse à une question du Dr Fernand Dufour, député libéral de Vanier.Le Dr Dufour avait révélé que les médecins affirmaient que le ministère voulait leur imposer un temps fixe pour effectuer un acte médical, et que cette proposition affecterait la qualité des soins imposés aux malades.M.Forget a expliqué qu'au Québec, chaque examen ou acte posé par un mè- Voir page 6: Lm omnipratkiant QUEBEC (PC) — Le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, trouve normal qu’il désigne lui-meme les procureurs juridiques que retient un organisme, même si celui-ci a une autonomie de gestion administrative.“Et tant que je serai ministre de la Justice, c'est moi qui choisirai les procureurs.Ce ne sera pas le Parti québécois, ni des fonctionnaires”, a précisé M.Choquette.Le ministre a fait cette déclaration au moment où il était interrogé, hier à l’Assemblée nationale, par le leader parlementaire du PQ, M.Robert Burns.La question portait sur une lettre expédiée en 1970 au président de la Caisse de dépôt et lui indiquant les noms de deux procureurs pour effectuer à l’extérieur le travail légal de la corporation.M.Bums a trouvé qu’il s’agissait d’une ingérence du ministre dans les affaires administrative de cette corporation de l’Etat.Deux para-graphes de la lettre de M.Jean-Marie Dussault, avocat directeur général des contentieux adressés à M.Claude Prieur, se lisaient comme suit: “M.Le Président, pour faire suite aux instructions que j’ai reçues du ministre de la Justice, Me Jerôme Choquette, c.r., je vous adresse la présente dans le but de vous informer que Me Robert Demers, de Montréal, et Me Pierre Choquette, de Québec, ont été désignés pour effectuer tout travail légal confié à l'extérieur à un avocat de la pratique privée.“En l’occurrence, vous devrez confier tous travaux du genre à Me Demers pour l’Ouest du Québec, à compter de Trois-Rivières exclusivement; à Me Choquette, il vous faudra confier tous les mandats à partir de Trois-Rivières pour tout TEst du Québec, y compris la région de Québec”.Pour M.Burns, “le choix de deux militants actifs du Parti libéral fait de cette intervention un cas de patronage des plus flagrants que je connaisse.” Le député de Maisonneuve a demandé au ministre s’il se souvenait de cette let-Voir paga 6: Caa da patronaga APEMCE INTERNATIONALE * Ptar m résMMCt 4« qaalitt * PhthupliCMMRtskMMbHiarc * à Rkatréil.n Empan m mMI L’AGENCE INTERNAT.JNALE mat à votra dlapoaition aa compé-tanca pour aélacttonnar laa mailla uraa d tuât ion a.i Consultai no* annonça* clattéat, paga 10 244, Plaça Bonavantura, Mtl.Courttara 841-0289 2 • Le Devoir, mercredi 16 avril 1975 Une délégation réclame que la peine de mort soit abolie inconditionnellement OTTAWA (PC) - Une imposante délégation, dirigée par l’ancien juge de la Cour suprême Emmett M.Hall, a réclamé, hier, l’abolition totale de la peine de mort au cours d’une rencontre avec le ministre de la Justice, M.Otto Lang, et le Solliciteur général, M.Warren All-mand.Le cas de René Vaillancourt, qui doit être pendu le 13 mai, à Toronto, à la suite du meurtre d’un policier, a été évoqué par la délégation composée de juristes, de leaders ouvriers et religieux réunis par l’Association canadienne des libertés civiles.“Cette délégation constitue une réplique aux groupements de plus en plus nombreux qui réclament le rétablissement de la peine de mort ’, a dit M.Hall.Celui-ci a précisé que les membres de sa délégation croient que le cabinet devrait commuer la sentence de Vaillancourt.Dans le court mémoire présenté aux ministres, l’Association des libertés civiles cite des chiffres qui démontrent qu’aux Etats-Unis, la peine de mort n’a pas eu d’effet sur le nombre des assassinats.Bien plus, il y eut moins de meurtres de policiers dans les Etats abolitionnistes que dans ceux où la peine de mort est encore appliquée.Au Canada, la peine de mort est prononcée contre les personnes reconnues coupables de meurtres d'un policier ou d’un gardien de prison.“Nous partageons la peine et les griefs des parents des victimes d'assassinats, a dit M.Hall.“Nous partageons l’anxiété de ceux qui veulent démontrer leur solidarité avec des policiers tués dans l’exercice de leur fonction, mais cette angoisse compréhensible ne doit pas nous détourner du fait que l’exécution du coupable n’aide en rien les victimes d’hier et ne peut nous permettre d’atteindre nos objectifs.” M.Allmand a fait savoir que sept cas de meurtres semblables, y compris le meurtre d’un gardien de prison à Cowansville, il y a 10 jours, sont ou seront de- vant la Cour.Le Dr Floyd Honey, secrétaire général du Conseil cana- dien des Eglises, a soumis des arguments tnéologiques tendant à dénoncer le recours à la peine de mort.Il a dit que les statistiques ont démontré que la véritable solution réside davantage dans un contrôle des armes à feu que dans l’application de la peine de mort.M.Allmand.lui-même un dé- fenseur de l’abolition du châtiment suprême, a remercié le Conseil des Eglises pour leur appui tout en souhaitant que le message des Eglises soit transmis partout, pour faire contrepoids aux émissions radiophoniques de tribune libre.Le secrétaire administratif de l’Eglise presbytérienne,, le Dr Donald MacDonald, a raconté qu’il a entendu récemment un ministre du culte dire à la radio qu’il assisterait volontiers à une exécution et déclencherait le mécanisme de la pendaison sous les pieds du condamné.Le solliciteur général a fait savoir qu’il serait heureux si les centrales syndicales sensibilisaient aussi leurs membres au problème de la peine de mort “qui deviendra d’une grande actualité”.Parmi les membres de la délégation se trouvait M.Maurice Champagne, directeur de la Ligue des droits de l’homme.Le fédéral devrait s’occuper davantage du logement social QUEBEC (PC) — L’argent consacré par le fédéral au secteur du logement ne correspond pas aux priorités de ce domaine, d’après le gouvernement du Québec.Le ministre des Affaires municipales, Victor C.Goldbloom, a déclaré hier, que le gouvernement du Québec n’était pas d’accord avec la politique d’habitation du fédéral et qu’il l’avait dit lors de la dernière conférence fédérale-provinciale des ministres du Logement.“Les programmes fédéraux mettent l’accent sur l’acquisition d’une maison par des familles oui peuvent se le permettre avec un peu d’aide”, a-t-il explique.Le programme fédéral soulève des problèmes de deux ordres, a dit M.Goldbloom devant la commission parlementaire sur les affaires municipales.Le gouvernement du Québec croit d’abord que le gouvernement devrait s’occuper davantage du logement social, c’est-à-dire aestiné aux familles à revenus peu élevés.Le programme fédéral s’adresse actuellement à des familles qui, tôt ou tard, finiront par acheter une maison.Tandis que les familles défavorisées se trouvent souvent “devant une situation absolument intenable, et, des fois, catastrophique,” a-t-il dit.La culture n’est pas une fleur de ghetto, dit Gérard Pelletier par Pierre O’Neill Le ministre fédéral des Communications, M.Gérard Pelletier, reconnaît qu'un peuple ne peut pas abandonner à 1 étranger ses instruments culturels de base, à moins qu'il n’ait déjà consenti à perdre son visage et sa personnalité propres.Conférencier au déjeuner-causerie de la Chambre de Commerce de Montréal, il a expliqué hier que jamais l'étranger ne pourra faire à notre place les choix qui s'imposent à n’importe quelle société, et qui répondent à des besoins, à des sentiments si profonds, qu elle seule les perçoit et peut les traduire.Faut-il situer cette préoccupation dans le contexte canadien ou québécois?Le ministre réplique que cette réflexion vaut pour les deux cultures, anglophone et francophone.Il souligne néanmoins la nécessité d'amorcer simultanément vers le monde extérieur une action tous azimuts, ouvrir sans hésiter les fenêtres, accueillir tous les courants de pensée, quitte à en rejeter certains, après les avoir analysés.Puis, il ajoute: "La culture n'est pas une fleur qui s’épanouit dans les ghettos.Si jeune encore et timide que soit la nôtre, il lui faut le grand air, le voyage, les rencontres et l'aventure".Cette profonde réflexion, sur le ton du lyrisme peu commun aux hommes politiques, se veut précurseur de la foire internationale de l’édition qui s'ouvrira le mois prochain à Montréal et que le ministre des Communications tient pour événement capital.Venus de quelque 55 pays, des milliers d'éditeurs envahiront alors Montréal et tiendront comptoir pour négocier entre eux des droits d'édition.Il s’agit de la plus importante bourse de droits d’auteurs et d’éditeurs.Des transactions qui s’y opèrent, il résulte un énorme volume d’échanges de traductions et de publications.Au cours de cette causerie intitulée “Gutenberg n’est pas mort”, le conférencier s’est efforcé d’identifier ce qui fait l’originalité du livre par rapport à la télévision en soulignant comment l’un et l’autre répondent chez l’homme à des besoins fort différents.Selon M.Pelletier, la différence fondamentale est que la télévision s’adresse davantage aux émotions et le livre davantage à l’esprit.Il reconnaît par ailleurs à l’écrit, et au livre en particulier, un rôle capital et iremplaçable à jouer pour assurer l'équilibre de notre civilisation.Dans un premier temps, M.Pelletier fait valoir que l'écrit s'adresse davantage à l’esprit et à la raison, restitue à l’homme ses possibilités d’esprit critique, le sort du règne de l’image et de la sensation, le fait accéder à l’universel, seul capable d’ordonner, de synthétiser et de juger l’expérience.Référant d’autre part aux conclusions des plus récentes enquêtes américaines et canadiennes, il signale les influences néfastes de la télévision pour les jeunes et moins jeunes téléspectateurs: “Rivés à leur petit écran, ils vivent dans un monde d'images, prisonniers de l’immédiat, du mouvant, de l’éphémère.Gavés d’informations, ils ne savent plus distinguer l'essentiel de l’accessoire, le permanent du transitoire.Ils se contentent de regarder passer les ombres, en désapprenant lentement le langage de la raison et de la logique".PRODUITS! m gp ; gijg : • ’ .II™?ligia §ÏP)§it|P: SPI O IKKw; * ‘ ' Deux ans de prison pour refus de témoigner Deux jeunes gens qui avaient refusé de témoigner la semaine dernière au procès de Richard Racine ont reçu chacun hier, du juge Jean-Paul Bergeron, une sentence de deux ans de prison pour outrage au tribunal.Le 28 décembre, dans un champ de Rivière-des-Prairies, on trouve Réal Dugas agonisant, blessé par balles.Dugas murmure le nom d’un assaillant: Richard Racine.Par verdict dirigé toutefois, le Richard Racine accusé du meurtre de Dugas a été acquitté, la preuve ne faisant pas de lien entre la dénonciation de r • la victime et la présence de l’accusé dans le box.Pour le ministère public, Me René Domingue avait assigné à comparaître les témoins Jean-Guy Chiasson et Richard Archambault; ces deux’témoins ont refusé de témoigner, d’où la sentence rendue hier par le juge Bergeron.Racine, acquitté de l’accusation de meurtre, se trouve toujours en prison, attendant d’être jugé pour vol à main armée.Archambault et Chiasson doivent subir plus tard leur procès, étant co-accusés pour le meurtre de Réal Dugas.L’ingénieur Djerkic libéré sous caution La République Fédérale Socialiste de Yougoslavie tente de faire extrader l’ingénieur Boris Djerkic, l’accusant de s’être approprié environ $12,000 (345,000 dinars) alors qu’il agissait pour Un conventum A l’occasion des fêtes du centenaire de la ville d’Outremont, le Pensionnat d’Outremont (628, chemin de la Côte Sainte-Catherine) tiendra un conventum le jeudi 29 mai.Toutes les anciennes élèves de cette institution, diplômées ou non, qui ne recevront pas d’invitation personnelle, sont priées de communiquer avec le pensionnat en composant les numéros de téléphone suivants: 738-1473 ou 738-2327.le compte d’une compagnie yougoslave en Allemagne fédérale, en 1971.La cause d’extradition sera entendue le 6 mai à Montréal.Hier, le juge Jacques Dugas a autorisé la remise en liberté de Djerkic, moyennant cautionnement de $25,000 en argent — le cautionnement sera transférable sur immeuble à compter du 1er mai.L’ingénieur, arrivé au Canada en 1972, est maintenant immigrant reçu.Il a travaillé pour la Wabush et pour la U S.Steel.L’épouse et l’enfant de Boris Djerkic sont arrivés ici quelques jours avant qu’on ne l’arrête.Instruite d’abord devant un juge terre-neuvien, cette cause a été transférée à une juridiction québécoise, la semaine dernière.Chez Steinberg vous en profitez, immédiatement! Chez Steinberg, quand nous savions que les prix allaient augmenter, nous vous avertissions assez longtemps à l’avance pour vous permettre de faire des stocks.Bien sûr, fidèle à notre politique, quand les prix de gros baissent, nous nous faisons un devoir de vous faire profiter de cette baisse.Immédiatement! C’est ce que nous avons fait quand les prix du sucre et de la viande ont baissé.C’est ce que nous faisons maintenant avec les produits suivants dont les prix viennent juste de baisser.Vous faire profiter immédiatement de la moindre baisse de prix, c’est une autre façon de vous prouver que nous sommes vraiment de votre côté.Oui.Steinberg est de votre côté! S0FTEE TOFFEE KRAFT -10 oz GUIMAUVES MINIATURES (A SAVEUR DE FRUITS OU RÉGULIERSI KRAFT -10 oz CARAMELS KRAFT -14 oz CONFITURE DE FRAISES & FRAMBOISES AYLMER 9 oz CONFITURE DE PRUNES, FRAISES S FRAMBOISES AYLMER • 24 oz CONFITURES STEINBERG HUILE VÉGÉTALE CRISC0 48 oz - I2B oz HUILE VÉGÉTALE STEINBERG -16 oz 32 oz 128 oz SHORTENING VÉGÉTAL CRISC0 I Ib 3 Ib SAINDOUX MAPLE LEAF -1 Ib MAYONNAISE HELLMAN’S - 8 oz.16 oz 24 oz MÉLANGES A GATEAU STEINBERG ¦ SAVEURS VARIÉES CHAMPIGNONS ENTIERS SNYDER -10 oz CRISTAUX A SAVEUR DE RAISINS TANG - 3'/, oz POIS JAUNES ST-ARNAU0 - 2 Ib.FÈVES BLANCHES STARNAUD 2 Ib NOIX EN MORCEAUX OU EN MOITIÉS STEINBERG 4 oz 8 oz NOIX DE COCO, ' FEATHERSTRIP" DALTON'S 7 oz NOIX DE COCO RÂPÉE DALTON’S - 8 oz GRAINES DE PAVOT FRENCH’S - 8 oz 34 oz PAIN DE BOEUF SALÉ HEREFORD 7 oz 12 oz PAIN DE BOEUF SALÉ FRAY BENTOS 7 oz 12 oz PETITES CREVETTES LOUISIANA 4% oz LAIT CONDENSÉ EAGLE BRANDS 14 oz 1 f LE DEVOIR Page 3 Montréal, mercredi 16 avril 1975 r Le fluor pourrait être jugé par François Barbeau Le Front commun contre la fluoration de l’eau pourrait s’adresser aux‘tribunaux pour obtenir l’annulation du projet de loi 88 relatif à la fluoration de l’eau, si ce projet est adopté par l’Assemblée nationale.C’est ce qu’a laissé entendre hier le président du front commun, le Dr Jean-Marc Brunet, président du Mouvement naturiste social du Québec.Le conseiller juridique du Front commun a déjà reçu instruction d’examiner cette possibilité.Quant au conseiller scientifique du front commun, le Dr Albert Schatz, président de l’Anthony University, en Pennsylvanie, il a énuméré hier les dangers qui découleraient d’une fluoration des eaux, dangers qui menacent les Québécois plus que les autres Canadiens en raison de leur mauvaise nutrition.Les déclarations du Dr Schatz tenaient lieu de celles qu’il aurait faites à la commission parlementaire n'eut été les propos désobligeants du ministre des Affaires sociales, qui l'avait traité à ce moment de “soi-disant scientifioue”.Le Dr Brunet a clarifié la situation en donnant tous les titres du conseiller scientifique du front commun.Puis le Dr Schatz a expliqué que le fluor en tant que tel n’était pas une substance dangereuse, mais qu’il fallait en évaluer la quantité absorbée.Or, de poursuivre le Dr Schatz, le fluor n’est pas absorbé que par l’eau: il est présent dans les aliments qu’on ingère et dans l’air qu'on respire.S'il était possible de déterminer quelles proportions de fluor sont absorbées par l’organisme venant de ces sources, il serait possible de déterminer par la suite la dose optimum qu’on doit ajouter à l'eau.Il a ensuite expliqué à l’aide de statistiques extraites d'un document réalisé sur la nutrition au Canada que le Québécois était presque toujours déficient en calcium et que le calcium était le plus important mécanisme de protection de l’organisme contre le fluor.Toujours à l aide de statistiques, le Dr Schatz fait une relation entre le taux de mortalité infantile qui est plus élevé à Windsor qu'à Kitchener, par ce que les eaux de cette première ville ontarienne sont fluorées.Le Front commun contre la fluoration et cette conférence de presse d'hier avaient attiré chez le Dr Burnet, M.Camil Samson, leader du Parti créditiste du Québec, et M.Maurice Bellemare, chef intérimaire de l'Union nationale, qui ont déjà manifesté leur opposition au y bill 88 à l'Assemblée nationale.50 à 75 “clients sérieux” de 14 à 18 ans Six sentences de 7 ans à un professeur de Saint-Jérôme pour trafic de drogue par Clément Trudel Un professeur de la polyvalente Dollard-des-Ormeaux, à Saint-Jérôme, devra purger six sentences concurrentes de sept ans de prison, après s’être avoué coupable de possession et de trafic de drogue.André Couture, âgé de 30 ans, a 22 ans de scolarité.Il avait été arrêté le 23 février à la polyvalente où 3,000 jeunes sont inscrits.Selon la preuve fournie par la police, Couture fournissait du LSD et des cigarettes de marijuana à une quinzaine d'élèves qui touchaient en tout un groupe de 50 à 75 “clients sérieux”, âgés de 14 à 16 ans.Le juge André Duranleau, qui a présidé ce procès, a lu hier un jugement de 22 pages, dont huit s’attardent à des considérations préliminaires sur le rôle des parents, des enseignants et directeurs d’écoles, et des policiers.La “situation désastreuse” à cette école parait avoir duré un an environ.Tout sentiment de vengeance serait à écarter en l’occurrence, dit le juge; cela ne servirait qu’à tranquiliser pour un temps des consciences bien pensantes.Disant ne pas vouloir jouer au moraliste, M.Duranleau rappelle les faits saillants de cette cause où Couture aurait joué, sans vouloir avouer son but mercantile, le rôle irres- ponsable d’un pusher créant des “visionnaires aspirant à des rêves chimériques ".Le juge devait-il tenir compte de cet agent de la Gendarmerie Royale condamné, pour trafic de drogue, à deux ans de pénitencier par le juge Jacques Trahan?La Cour d’appel, unanime, avait porté la sentence de Roger Mourant de deux à dix ans de prison.L’effet de dissuasion de certaines sentences, non pas tant pour l’accusé que pour ceux qui seraient portés à Limiter, penche fort dans la balance des arguments et de la jurisprudence cités par le juge Duranleau.Quatre des six chefs d’accusation pouvaient valoir à Couture l’emprisonnement à perpétuité.Les deux autres faisaient encourir, peut-être, dix années de prison à celui qui s’avouait coupable.M.Duranleau estime que Couture a fourni des motifs “obscurs et contradictoires” à sa conduite, qu’il a fait preuve de “cynisme” en parlant d’apprentissage de l’adolescent, “pourtant non recommandé sur le plan académique".Le juge retient encore que Couture est dépourvu de scrupules et qu’il n’a pas eu l’honnêteté d’avouer un “intérêt mercantile” — la dernière “charge" saisie par la Pour le transport gratuit des personnes âgées, le RCM obtient 63,000 signatures par Bernard Descôteaux Se disant assurés de l’appui de 85 pour cent des Montréalais, les conseillers du Rassemblement des citoyens de Montréal tenteront ce soir de convaincre les membres de la Communauté urbaine de Montréal d’accorder la gratuité du transport en commun pour les personnes de 65 ans et plus sur le réseau de la CTCUM.C'est au cours de l’assemblée régulière de la CUM, qui se tiendra à 20 heures à l’hôtel de ville de Montréal, que l’aile parlementaire de ce parti politique municipal, défendra une proposition en ce sens, au terme d’une campagne qui aura permis de recueillir l'appui de quelque 42 organismes de toutes sortes et de plus de 63,000 citoyens qui ont signé une pétition.Déjà la CUM et la CTCUM avaient ap- prouvé une diminution de 10 cents du tarif du transport en commun public, l’an dernier, mais cette réduction ne s’appliquait qu’aux personnes de 65 ans et plus touchant le supplément de revenu garanti.Cette année, les nouveaux conseillers municipaux voudraient rendre complètement gratuit le transport en commun pour toutes les personnes de 65 ans et plus, sans distinction, dès janvier prochain.Lors d’une conférence de presse, hier après-midi, le responsable au RCM de là campagne pour le transport gratuit, M.Jacques Couture, a rappelé les objectifs que poursuivaient les militants du RCM en entreprenant cette lutte.Selon lui, il s’agissait particulièrement de mobiliser les militants à l’une des priorités sociales du programme politique, le transport public, et de sensibiliser la population à l’importance d’un système de transport efficace et progressivement de plus en plus économique comme “élément important d'une ville plus humaine”.Il s'agissait aussi de faire la lutte pour les citoyens du troisième âge, et de “faire prendre conscience à la population de nos responsabilités sociales face à cette catégorie de citoyens isolés qu’on a tendance a oublier”.Le transport gratuit, de dire M.Couture, favorisera leur participation à la vie communautaire urbaine.Visiblement heureux des résultats de cette campagne, M.Couture a précisé que La santé des travailleurs, priorité absolue (Bourassa) QUEBEC (PC) — Le premier ministre Robert Bourassa a réaffirmé, hier, à l'Assemblée nationale, que la question de la santé des travailleurs était une priorité absolue pour le gouvernement.“Quels que soient les écrits ou les recommandations qui ont pu être faits par qui que ce soit, a qui que ce soit, pour nous autres, c’est une priorité absolue, et nous avons pris les mesures les plus efficaces en tenant compte des informations et des études qui nous étaient fournies.Je n'ai pas d’autres commentaires à ajouter”, a souligné M.Bouras-sa.Le premier ministre a donné cette réplique au député péquiste de Saguenay, M.Lucien Lessard qui avait demandé si M.Bourassa “pourrait nous dire ou nous expliquer pourquoi le gouvernement du Québec, par l’intermédiaire de son ministère des Richesses naturelles, a transformé en déclaration ministérielle une politique préparée et proposée dès 1973 par l’Association des mines d’amiante du Québec et non par le gouvernement”.M.Lessard avait précédé cette question d’un préambule qui n’avait pas été accepté par le président de l’Assemblée nationale, M.Jean-Noël Lavoie, en affirmant que, maintenant, la collusion entre les compagnies d’amiante du Québec était connue.C’est samedi dernier, à Thetford-Mines, où sévit le deuxième conflit de l’amiante d’envergure au Québec, que le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) avait affirmé que la nouvelle politique gouvernementale sur l’amiantose, annoncée la semaine dernière par le ministre des Richesses naturelles, M.Gilles Massé, était en fait la politique même de l'Association des mines d'amiante du Québec, adoptée celle-là en 1973.Voir page 6 : Bourassa plus de 63,000 citoyens avaient rempli la pétition qui sera présentée ce soir au conseil de la CUM, et qu'outre les 42 groupes qui appuient la proposition du transport gratuit, une centaine d'autres ont travaillé à faire signer la pétition et 70 équipes paroissiales ont accepté de la présenter à la sortie des messes le dimanche.Selon lui, pratiquement personne n’a refusé d’accorder son appui a la campagne, et il affirme être assuré maintenant qu'au moins 85 pour cent des Montréalais partagent l’objectif de la gratuité du transport en commun.Disant espérer que les membres du conseil de la CUM oublieront leurs divisions ou leurs allégeances différentes pour appuyer la proposition du RCM, ce soir, M.Couture a apporté quelques précisions sur les points qui seront défendus devant le conseil.Ainsi l'on fera primer l'aspect social de la question plutôt que l'aspect financier, croyant que lorsqu’une “société pense à payer des sommes astronomiques pour des projets du genre de l'autoroute Est-Ouest ($400 millions) ou le stade olympique ($300 millions), on ne doit pas faire un débat économique sur une perte possible de $3 millions de revenus quand il s'agit des personnes qui méritent le plus de respect et d’attention de notre collectivité”.On ne sait pas comment les conseillers du Parti civique réagiront à cette proposition, mais le RCM croit que plusieurs maires des villes de banlieue desservies par la CTCUM donneront leur appui au RCM.M.Couture a même laissé entendre qu’il serait possible d’accepter un amen-Voir page 6: Transport gratuit police avait été acquise au prix de $2,016 par Couture et les policiers en ont retrouvé à son domicile, sur sa personne et dans sa voiture.Dans cette aventure toutefois, l’accusé perd non seulement son gagne-pain “mais devra considérer les efforts faits pour y parvenir de même que les ambitions qu’il pouvait naturellement nourrir, comme dorénavant inutiles, sinon anéantis”.Le juge retient donc l’exemplarité nécessaire à une sentence mais, en évoquant Jésus et Bergson, il ne se dit pas disposé à lui “jeter la première pierre”.Deux des etudiants pushers, dans leur témoignage, ont dit qu’ils rejoignaient chacun une cinquantaine de clients dans ce négoce de LSD, de marijuana, de haschisch et, marginalement, de cocaïne (2,7 grammes de cette substance furent trouvées chez Couture).Idéalement, les décisions d’un juge doivent relever de la mansuétude, de la sagesse, de la fermeté, du discernement et de la compréhension, avait dit le juge avant de poser des questions aux parents présents: “Etes-vous bien sûrs de ne pas avoir collaboré en silence à l’aventure d'André Couture que vous jugez aujourd’hui?”.Et au personnel enseignant ou directeur de la polyvalente: “Vous qui deviez superviser André Couture et vous qui étiez appelés à le cotoyer (sic) plus ou moins fréquemment et qui peut-être partagiez son secret déjà mal gardé, ne pensez-vous pas que votre silence approbateur n’a sûrement pas manqué d’être pour lui et son entreprise, un encouragement?” Et aux policiers: “Ne croyez-vous pas avoir mis trop de soins à attraper un coupable en souhaitant l'accabler.en faisant litière trop facilement de vos devoirs de prévention des crimes?”.Le jugement reproduit en détail l'éventail de cet arsenal d’acide, de mari et de haschisch, y incluant la balance et des milliers de capsules de gélatine vides dont Couture avait fait provision.aujourd’hui Les propriétaires de cinémas s’élèvent contre les mesures “coercitives” du projet Hardy L’Association des propriétaires de cinémas du Québec, dans une longue lettre adressée hier aux ministres des Affaires culturelles, s’élève avec vigueur contre certaines dispositions du projet de loi sur le cinéma, en particulier les articles qui visent le contingentement des films, la collation des statistiques, l'intervention ministérielle à l'encontre de certaines pratiques restrictives, le doublage et le sous-titrage des films projetés au Québec.L’Association estime que les propriétaires de salles (270 au Quebec) et les distributeurs sont l’objet dans ce projet de loi de “mesures coercitives" auxquelles échappent les autres secteurs de l’industrie.“A l’intérieur d’un regime qui accordera aux propriétaires de salles un traitement égal à celui accordé aux représentants des autres secteurs de l'industrie, vous pouvez être assurés d'ores et déjà de la participation active des membres de notre association au développement et à l'épanouissement du cinéma au Québec.Par contre, nos membres sont prêts a combattre avec acharnement toute mesure qui violerait leur liberté de citoyens.” , , ., .L'article 8 du projet de loi autorise le lieutenant-gouverneur en conseil, lorsqu'il juge que les films québécois sont indûment privés de débouchés, à imposer aux propriétaires et aux exploitants de sàlles de cinéma l’obligation d’inclure dans leur programmation des films québécois dans la proportion qu’il indique.Cette disposition répond aux voeux maintes fois exprimés par les cinéastes qui réclament le contingentement des films afin de favoriser la diffusion des longs métrages québécois.Plusieurs pays d’Occident, dont la France et l’Angleterre, ont adopte ce régime depuis plusieurs années pour encourager la production nationale.Les propriétaires de salles sont disposes à encourager la production et la diffusion de films québécois de qualité, mais ne peuvent admettre qu’une “programmation obligatoire, quelle qu’elle soit, ne soit pas assortie d'une compensation juste et équitable pour les pertes financières que pourrait occasionner une telle politique pour l’exploitant”.Puisque le projet de loi envisage des formules d’aides aux producteurs, aux réalisateurs et aux techniciens, “il faut donc traiter la distribution et l’exploitation sur le même pied".L’Association demande donc à M.Hardy que l’article relatif au contingentement prévoit une compensation égale à la perte subie par tout propriétaire et exploitant de salles.La lettre de l’Association demande au ministre de trancher de son projet les articles 9 et 10 qui autorisent le gouvernement à exiger des distributeurs et exploitants de salles les renseignements que le ministre requiert concernant le coût de distribution des films, le coût de location, les montants perçus à titre de droits d’entrée ainsi que tout renseignement qui pourrait être exigé d’eux en vertu de la Loi du bureau de la statistique.L’article 10 prévoit toutefois que les fonctionnaires des affaires culturelles sont soumis, à l’égard de ces renseignements, à l’obligation du secret.L'Association se dit étonnée de constater la présence lie ces dispositions dans une loi sur le cinéma puisqu’ils ont pour effet d’apporter un amendement à une loi d’application générale (celle du Bureau de ra statistique) “en vue d’affecter seulement certains membres de la communauté québécoise”.L’Association consi; dère que le principe de la confidentialité et du secret dans la conduite des affaires n'est pas respectée.Les propriétaires de salles ajoutent toutefois qu’ils ne voient pas d’objection à donner des statistiques, qu’ils en donnent déjà, mais que “les seules statistiques auxquelles le ministre doit avoir droit sont les statistiques relatives à une classe complète d’individus, et non aux individus eux-mêmes”.Si la loi du Bureau de la statistique ne permet pas au ministre d’obtenir les renseignements qui lui sont nécessaires, “il y aurait lieu alors de modifier la loi actuelle après un débat public qui permettrait à toutes les parties concernées de se faire entendre”.L’Association rejette aussi l’article 11 qui accorde au ministre le pouvoir d’intervenir dans les domaines de la distribution et de l’exploitation, mais non dans les autres domaines “s’il est d’avis que des pratiques sont de nature à contrecarrer les besoins culturels de la population en la privant de films de qualité ou en retardant indûment leur présentation”.Par cette disposition, le législateur veut faire échec aux pratiques restrictives qui amènent des distributeurs ou réseaux de distribution à priver certaines régions ou certains quartiers urbains de films jugés moins rentables.L’article 11 autorise aussi le ministre à annuler toute transaction impliquant la propriété d’une entreprise oeuvrant dans le domaine du cinéma.Les propriétaires de cinéma constatent que cette intervention “a lieu à la discrétion du ministre puisqu’on emploie les mots “s’il est d’avis que” sans établir de critères ou de barêmes et sans donner la possibilité aux personnes affectées d’être entendues”.Quant au pouvoir d’annuler les transactions impliquant la propriété, il équivaut “à un pouvoir d’expropriation".L7Association propose au ministre une nouvelle rédaction de cet article qui se lirait comme suit: “Le ministre peut intervenir à l’encontre de pratiques ayant cours dans le domaine du cinema s’il est prouvé que ces pratiques sont de nature à contrecarrer les besoins culturels de la population en la privant de films de qualité ou en retardant indûment leur présentation.” Au chapitre du sous-titrage et du doublage en français de films dont la version Voir pagt 6: Cinéma Conférence annuelle du Centre des relations industrielles de l’Université McGill, pavillon Leacock, rue McTavish.Thème: “La négociation collective et l'incertitude économique'.• A 9h, au salon Bleu de l'hôtel Windsor, audiences publiques de la Commission d'enquête sur la mise en marché du boeuf et du veau.• A midi, M.Philippe Falardeau, président de la Foire internationale du livre de Montréal, s'adresse aux membres de la Chambre de commerce beige-luxembourgeoise, au salon Gris et Or du Ritz.• A midi, “La femme et les arts ", thème de la journée dans le cadre de la Semaine de la femme, à la Plaza Alexis-Nihon.• A 12h30, M.Germain Laberge, du ministère des Affaires municipales, traite de la conservation de l'environnement de la Rive-Sud par l'aménagement du territoire, au déjeuner de la Société pour le progrès de la Rive-Sud, au 1435, Saint-Charles ouest, Longueuil.A 12h30, le colonel Georges Delcourt, de l'Armée du Salut, est conférencier au Club Rotary de Sainte-Thérèse, au restaurant Thorn-cliffe.• A 15h30, assemblée annuelle de l'Institut national canadien pour les aveugles, à l'auditorium de la Banque Royale de la Place Ville Marie.• A 19h30, réunion du Regroupement scolaire Hochelaga-Maisonneuve, au 1884, rue Saint-Germain.• A 20h, le professeur Robert Joyal traitera de l’électronique au service de la faune, a Cam-phithéâtre P-310.immeuble principal, Université de Montréal.• Collectes de sang: Cégep Edouard-Montpetit, 945, chemin de Chambly, de lOh à 16h; Sainte-Julie, école Saint-Joseph, 649, rue Saint-Joseph, de 15h30 à 17h — de 19h'à 21h30; Shawinigan, manège militaire, 1825, bd Royal, de 13h a 17h30 - de 19h à 21h30.Déjeuner-causerie jeudi, 17 avril à midi M.Claude Ryan Directeur du Devoir donnera son point de vue sur les questions suivantes: — Assistons-nous à une décadence de la moralité des pouvoirs publics ou à un éveil des consciences ?— Que penser de la rigueur intellectuelle des journalistes?Tou* le* dirigeant* d’entrepri** «ont invité* à ce déjeuner-cau»*ri* à la ealle Champlain de l’hôtel Sheraton Mont-Royal Coût du repasîtO.OO On est prié de s'inscrire à l'avance en appelant le CENTRE DES DIRIGEANTS D’ENTREPRISE 526-2874 BACCALAURÉAT EN DES AFFAIRES CLASSES DU SOIR PROGRAMME CANDIDATS DURÉE DEMANDE D’ADMISSION AU PROGRAMME RENSEIGNEMENTS Spécialement adapté à ceux qui travaillent le jour, par sa pédagogie, par l’horaire et le calendrier de ses cours.Les détenteurs d’un diplôme d’études collégiales (D.E.C.) Toutes autres personnes possédant un dossier d’études jugé valable et une expérience de travail d’au moins quatre (4) ans.Normalement de cinq (5) ans, mais elle peut varier selon la disponibilité de l’étudiant.Par courrier ou en personne jusqu'au 15 mai.On peut obtenir l’annuaire en s’adressant au Secrétaire du programme de baccalauréat 5255, avenue Decelles, suite 2042 Montréal, Quô.ÉCOLE des HAUTES ETUDES COMMERCIALES de MONTREAL 30900897 4 * Le Devoir, mercredi 16 avril 1975 éditorial Un programme à ne pas suivre Si l’on se fiait uniquement à un bon sens instinctif dont toute trace n’a point disparu chez nous, on passerait sous silence le nouveau pamphlet que vient de commettre la Centrale de l’enseignement du Québec sous prétexte de fournir aux enseignants un instrument pédagogique en vue de ta célébration, le premier mai prochain, de la fête des travailleurs dans les écoles.Entre le discours des dirigeants de la CEQ et le comportement concret des enseignants au plan local, il existe heureusement, la plupart du temps, un monde de distance.Cette fois encore, les enseignants locaux sauront sûrement distinguer entre l’objectif valable qu’on leur propose et le mauvais instrument dont on prétend l’appuyer.La CEQ a néanmoins la prétention d’imposer dans les écoles du Québec, à l’occasion de la fête du premier mai, toute une vision fortement marxiste des rapports sociaux dans notre société.Ne serait-ce que parce que l’école, jusqu’à nouvel ordre, appartient encore à tous, on souhaite à son programme du premier mai le moins de succès possible.• A l’image de la société elle-même dont elle est l’un des principaux services organisés, l’école se compose, dans la plupart des endroits, d'éléments fort diversifies.Financée à l’aide de taxes qui proviennent de tout le monde, administrée par des dirigeants élus au suffrage populaire, elle appartient à tous, même si tous n’en font pas un usage égal.Tous doivent s’y sentir égaux.Les parents, en particulier, ont le droit strict d’exiger qu’elle ne serve de véhicule à aucune propagande ni d’instrument de lutte politico-sociale à aucun groupe particulier.Or, il suffit de parcourir le pamphlet de la CEQ pour se rendre compte qu’appliqué à la lettre, il aurait vite pour effet de dresser les enfants les uns contre les autres, et aussi, dans bien des cas, de dresser les enfants contre leurs parents, autour d’enjeux auxquels ils ne comprendraient généralement pas grand-chose.En classe de français, aux premier et deuxième cycles de l’élémentaire, on demande, par exemple, aux enfants de dresser un inventaire des choses dont ils ont besoin pour vivre.Logement, vêtement, nourriture, transport: le professeur note au tableau les objets qu’énumèrent les enfants.Après quoi il demandera aux enfants “d’énumérer les types de travailleurs nécessaires pour construire ces choses”.Guidés par le manuel, les enfants pourront mentionner le peintre, le menuisier, le brique-teur, le camionneur, le manoeuvre.Mais il faut aussi, pour construire un édifice, un architecte, un ingénieur, une société prêteuse, des marchands de matériaux, des contremaîtres, des administrateurs, etc.Les enfants auront-ils le droit d’identifier ces professions?Comment pourront-ils ensuite répondre à une autre question qui leur demande de comparer les conditions de vie des uns et des autres, suivant qu’ils se situent du bon ou du mauvais bord de l’échiquier manichéen que dresse la CEQ?Le texte ne le dit pas.Mais on se rend vite compte, en poussant plus loin la lecture, qu’il n’y aura de place que pour les réponses qui viendront confirmer le livre du maître.“Les patrons”, lit-on plus loin, “qui donnent les ordres aux travailleurs et qui possèdent les usines, eux, ont toujours plus d’argent, plus de loisirs, plus de temps pour les voyages, pour leurs enfants.Les travailleurs, eux, se fatiguent à travailler beaucoup ou bien à attendre les ordres de leurs patrons; ils ne décident jamais de leur travail”.Je ne sais quelle étude a inspiré ces observations.Elles sont d’un simplisme et d’une mauvaise foi qui crèvent les yeux.A des étudiants du deuxième cycle de l’élémentaire, on propose en page voisine un travail sur les revenus comparés d’un travailleur et du président d’une grande firme industrielle, ainsi que des calculs sur les salaires payés aux employés par la compagnie et sur les profits faits par cette dernière.La CEQ ' dénonçait les problèmes d’arithmétique où l’on mêlait le souci d’apprendre les chiffres et les préoccupations apologétiques.Elle n’a guère progressé depuis ce temps qu’on croyait révolu.Elle a tout simplement remplacé l’endoctrinement religieux par un endoctrinement politique cent fois plus grossier et dangereux que les pieuses exagérations d’autrefois.On pourrait continuer ainsi pendant des pages et des pages.Cette série d’exercices témoigne hélas d’un profond et déplorable mépris à l’endroit non seulement de l’école mais aussi de l’intelligence des enfants.De mandataire des parents et de la collectivité la CEQ voudrait que l’enseignant se transforme en agent de la lutte des classes.Celui-ci se souviendra1 sans peine, dans la grande majorité des cas, 3u’il appartient à tous et que là réside sa gran-eur véritable.• Non seulement la CEQ cherche-t-elle à imposer aux enfants des vues diamétralement opposées à celles de l’immense majorité des parents et des commissaires, mais elle emploie, pour le faire, des méthodes dont l'effronterie est renversante.Dans l’école, il y a, outre les enseignants et les enfants, plusieurs acteurs directement intéressés.Nommons, entre autres, les autorités du ministère de l’Education, les commissaires d'écoles, la direction de l’école elle-même et enfin les parents.Or, on a beau chercher dans le pamphlet de la CEQ: on ne trouve nulle part, à ma connaissance, le moindre signe d’attention pour ces collaborateurs essentiels de l’oeuvre d’éducation.La CEQ a peut-être voulu, pour ne pas pé- cher contre sa dialectique manichéenne, ne porter aucune attention à tout ce qui, dans le système d’enseignement, respire de près ou de loin la mauvaise odeur patronale.Mais que dire de l’indifférence totale que son pamphlet trahit à l’endroit des comités d’écoles et des comités de parents, qui assurent sur une base entièrement bénévole la participation de la famille au travail de l’école?Les enseignants, s’ils veulent être fidèles à la consigne de la CEQ, feront décorer les locaux de classe à l aide de dessins et d’illustrations inspirés de l’esprit du “manuel du 1er mai”; ils organiseront des cours spéciaux à l’intention de leurs élèves sur les thèmes proposés dans le manuel; ils se serviront du tableau de classe pour transmettre le message de la CEQ.Sans que le “manuel” dise clairement si ces initiatives pourront être entreprises à même le temps réservé au programme régulier, on a tout fieu de croire que la CEQ ne serait pas fâchée qu’il en soit ainsi, vu que, tout le long du texte, on maintient à ce sujet une ambiguité continue.Que la CEQ n’ait même pas daigné insister auprès des enseignants pour que les activités envisagées pour la journée du 1er mai fassent l’objet de consultations préalables avec les comités d’écoles qui représentent les parents, cela témoigne d’une suffisance, ou plus probablement d’un isolement et d’un esprit de ghetto peu commun.• A partir d’un schème manichéen dont la grossièreté a été maintes fois établie, la CEQ divise les citoyens du Québec en bons et en méchants.Elle discerne d’une part une classe minoritaire de citoyens à laquelle échoiraient par le jeu de l’exploitation tous les avantages et tous les privilèges, et d’autre part une classe fortement majoritaire qui n’aurait d’autre lot que de subir l’exploitation de la première.Quand on refuse systématiquement de tenir compte d’une indispensable diversité des fonctions et des rôles, des niveaux différents de responsabilité, auxquels donnent inévitablement lieu les dons et les comportements différents de chacun, des mécanismes multiples de redistribution de la richesse et des services que se sont donnés les sociétés modernes, du taux très élevé de mobilité sociale qui caractérise notre société par rapport à des sociétés plus anciennes, il est aise de succomber à une telle dichotomie.La réalité de tous les jours est cependant beaucoup plus complexe.C’est pour cela qu’aucune société habituée à l’exercice de la liberté n’a jamais majoritairement opté pour le type d’interprétation sociale que la CEQ, ave» une désinvolture peu commune, voudrait inscrire à Tordre du jour des écoles du Québec.Claude RYAN bloc-notes Ressortissants américains ou otages?C’est à M.James Schlesinger, chef du Pentagone, que Ton doit la précision que ce qui se passe en Indochine est “unique ".C’est “unique’’ parce que c’est la seule région au monde où Washington ait les mains liées par une interdiction du Congrès.C’est dire que c’est un vase clos, ou du moins ce devrait Têtré, et le non-interventionnisme en Indochine n’empêchera pas ailleurs le déclenchement immédiat de “toute la force de la puissance militaire américaine”.C'est précisément ce vase clos qui nous intéresse et le débat actuellement en cours à Washington fait penser à une cruciale expérience menee in vitro dans le plus grand laboratoire du monde.Précisément, avec des conditions qui ne se retrouveront peut-être nulle part ailleurs, avec des éléments spécifiques, dans un climat artificiel propice à l'éclosion d’une politique nouvelle.Ainsi des arguments, ainsi du langage, ainsi de l’objectif recherché.Le fond du débat est double: la demande de crédits supplémentaires destinés au Sud-Vietnam et le pouvoir présidentiel de faire usage de la force pour “récupérer” des ressortissants américains et des amis sud-vietnamiens que menacerait une victoire du GRP.Pour ce qui est des crédits de Tordre de 250 millions en aide humanitaire, il n’y a pas grand-chose à dire sinon que le Sénat semble déjà décidé à en consentir pour 200 millions.Mais il en va autrement des 722 millions en crédits militaires.C'est là qu’interviennent MM.Kissinger et Schlesinger, chacun à son tour, pour manier 1 euphémisme.Pour le secrétaire d'Etat, ces crédits militaires renforceraient les possibilités sai-gonnaises d’aboutir à un accord négocié.Le succès du précédent accord n’est pas très encourageant, mais continuons: dans l’esprit de M.Kissinger, le refus de ces crédits ne laisserait à Saigon d’autre recours que de mettre au point la reddition.A étudier la si- !a parole du Jour “Je ramènerai mes brebis de tous les lieux où elles furent dispersées quand survint le jour de brouillards et de ténèbres’’ — Ezéehiel 34,12.“Qu'il n'y ait point parmi vous de divisions.Soyez bien unis dans le même esprit et dans la même pensée’’ — 1 Corinthiens 1,10.“Un anneau d’or au groin d'un pourceau: voilà ce qu'est une femme belle, mais dépourvue de tact” — Proverbes 11,22.tuation sur le terrain, on ne voit pas très bien la différence entre l’objectif de la négociation souhaitée et le résultat de l’arrangement appréhendé.On a beau trompetter aux quatre coins ue Xuan Loc tient toujours, c’est pur élire de penser que 722 millions de plus permettront à Nguyen Van Thieu de se maintenir.A titre de comparaison, le sénateur Church estime entre 5 et 10 milliards le matériel et l’équipement abandonnés ces dernières semaines par les forces saigonnaises.Par une finesse comptable, le Pentagone quant à lui déduit du prix d’achat initial de ce matériel l’amortissement étalé sur plusieurs années pour situer la somme tout près des 800 millions.Et pourquoi ne pas retrancher aussi la somme que représente la ferraille irrécupérable pour les militaires et susceptible d’etre vendue au poids?Mais le plus dramatique élément est apporté au débat encore une fois par le chef du Pentagone: il faut s’attendre à un “bain de sang” au Vietnam si le pays “tombait”, un bain de sang apocalyptique où entre 200,000 et 1,200,000 Sud-Vietnamiens seraient liquidés! Accorder les crédits demandés donnerait, dans cette perspective rouge, “une chance” aux Saigonnais; les refuser ne leur laisserait aucune chance.C’est un peu élémentaire comme raisonnement d’autant plus que les trois-quarts du pays déjà passés au GRP n’ont pas à proprement parler donné lieu à ce genre de massacres et d’atrocités.Il y a lieu de retenir ici cette curieuse notion de “bain de sang” car outre le fait qu’elle est de nature à épouvanter l’auditoire elle contribue aussi à légitimer ou du moins à faire admettre cet autre bain de sang qu’occasionnerait un recours à la force pour la “bonne cause”.Car, et c’est là précisément que nous est réservé l’essentiel, si l’évacuation de près de 6,000 Américains est dans Tordre constitutionnel, celle de 200,000 amis Sud-vietnamiens nécessite des moyens et des pouvoirs autrement plus considérables.Aux dernières nouvelles, le département d’Etat aurait décidé de ne garder au Sud-Vietnam qu’un millier d’Américains dont la presence est jugée nécessaire.Et, à ce propos, tant Te GRP que le Nord-Vietnam, citant le précédent de 1973, se disent prêts à garantir la sécurité de ces ressortissants américains sans qu’il soit besoin de recourir à une force de frappe disproportionnée pour les évacuer.Quant aux 200.000 Sud-Vietnamiens, c’est une autre paire de manches: bien malin qui pourra distinguer une force d’intervention d’une force d’évacuation de cet ordre-là.L’essentiel, encore une fois, n’est pas débattu.Au contraire, on cherche à éviter de Taborder: le millier d’Américains laissés au Sud-Vietnam — leur nombre est sujet à discussion — sont ce qu’il convient d’appeler des otages.Dans les rares déclarations officielles les concernant, on a toujours mis Tac-cent sur le fait que leur évacuation démoraliserait le régime Thieu.En d'autres termes, ils sont la caution en nature consentie au maintien d’un régime condamné par sa propre corruption et, pour aller un jour les récupérer, il faudra recourir à la troupe.Un tel raisonnement officiel a des exemples dans d’autres pays, mais s’agissant de soldats, de commandos ayant accepté le sacrifice pour le bien collectif.Ce qui fait la douloureuse originalité de ces Américains au Sud-Vietnam c’est que d’abord il n’y a aucune cause collective à défendre, et qu’ensuite on s’obstine à nous affirmer depuis deux ans que ces Américains-là sont des civils, techniciens et experts.Il ne saurait être question de contester à Washington le droit élémentaire de sauver ses ressortissants et de se doter en conséquence des pouvoirs nécessaires.Mais on s’interroge sur la nécessité de garder ces ressortissants en otage si longtemps qu’il faille donner un jour l’assaut pour les récupérer.L’intelligence ne se mesure pas à la puissance mais à la stratégie qui consiste précisément à éviter d’y recourir inutilement.Georges VIGNY Le diable aux Postes?Je ne sais quel diable loge aux Postes, mais les années passent et se ressemblent à peu de choses près.La guerre a repris entre le ministère et le syndicat des postiers.D’un conflit à l’autre, les parties viennent à bout de s’entendre, mais pour une simple trêve, dirait-on, chacune attendant une meil-’ leure occasion pour régler de vieux comptes avec l’autre.La querelle du code postal n’est pas encore réglée, et voilà qu’on se bat encore, cette fois à propos d’employés “occasionnels”, embauchés par un ministère dont on croyait que les méthodes de rationnali-sation en avaient fini avec cette pratique.Le ministère de M.Bryce Mackasey estime que si les postiers ne sont pas contents, ils n’ont qu’à recourir à la procédure de griefs.Fort bien.Mais si le ministère n est pas satisfait de leur comportement, pourquoi n’invoque-t-il pas lui-même pareil recours?Il est douteux, en réalité, qu’une telle procé- dure puisse être appliquée dans le conflit actuel.Ce n’aura pas été, au demeurant, le seul cas où même une excellente procédure de griefs se serait trouvé débordée par les événements.Le ministre affirme qu’il veut simplement que la poste marche, mais il prend des mesures qui sont de nature a la paralyser.Le syndicat flaire une provocation et promet de ne pas tomber dans le piège d’une grève illégale.Manifestement, les parties vont devoir retourner à la même table.Certes, il ne faut pas dramatiser à l’excès.Les postes canadiennes ne sont pas rendues au point où il faille brûler ou vendre des tonnes de lettres ou de paquets non distribués comme en Italie! D’ordinaire, les syndicats redoutent un manque de travail qui peut se traduire par des mises à pied.C’est plutôt le contraire qui se produit présentement puisqu'on manque si peu de courrier que le ministère doive faire travailler ses employés en temps supplémentaire ou embaucher des “occasionnels”.A cet égard, il est bizarre qu’on recourre à cette dernière catégorie de main-d’oeuvre, alors que déjà le ministère compte des postiers à temps partiels pour qui le syndicat recherche un meilleur statut.Certains y voient la persistance d’un patronage ou le fait du népotisme.Ces accusations ne sont pas prouvées cependant: avant d’en faire le thème de sa campagne, le syndicat devra étoffer le dossier, si tant est que cet aspect du problème doive vraiment entrer en ligne de compte.La multiplication des catégories d’employés peut en effet s'expliquer par te flux du travail aux Postes, aussi bien que par la détermination du gouvernement d’affaiblir un syndicat traditionnellement militant.M.Bryce Mackasey n’a pas la réputation dam briseur de syndicat, mais Ton ne peut en dire autant de son ministère.Quel que soit Tabcès, il est étonnant qu’après autant d’années il n’ait pas encore été vidé.Les relations de travail viendraient-elles à bout de s’assainir aux Postes si ce ministère était transformé en une société de la Couronne?A première vue, cette solution réclamée par les postiers a l’avantage de dépolitiser les choses, un président de société d’Etat n’ayant pas d’image partisane à protéger ou à bâtir, et Te cabinet redoutant moins la propagation de “précédents” au sein de la Fonction publique.Cette marge de manoeuvre s’est rétrécie cependant ces dernières années, et la poste étant comme le rail un moyen majeur de communication, le problème revient tôt ou tard au gouvernement, s’il n’est pas autrement résolu.Jean-Oaude LECLERC Les chaînes d’or de Thieu lettres au DEVOIR Jésus et la politique Dans LE JOUR du Samedi saint (29-3), Téditorial nous rôtissait un Agneau de Dieu farci de politique par Louis O’Neill, ex-candidat pé-quiste.Or l'Annonciation précise que Marie concevra un roi non-politique puisque “son règne n’aura point de fin” (Luc 1.33).Un ange révèle aux Bergers qu’un “Sauveur leur est né” (Luc 2.11).Dans le Temple, à douze ans, Jésus n’explique pas qu’il est prétendant au trône mais qu’il “se doit aux affaires de son Père” (Luc 2.49).O’Neill a l’effronterie de s’accoter sur les “tentations dans le désert’’ (2e colonne) alors que Jésus y refuse avec véhémence “tous les royaumes du monde avec leur gloire (Matthieu 4.8-10).O’Neill fait appel à un “projet de royaume” (3e colonne) mais il prend soin de charcuter le complément déterminatif; ce que le Baptiste honnête spécifie: “le Royaume des Cieux est tout proche’’ (Matthieu 3.2)., après quoi le Précurseur tronque toute visée politique: “Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde”( Jean 1.29).Aussitôt André rencontre Simon-Pierre; il ne lui proclame pas qu’il a découvert un futur roi mais : “nous avons trouvé le Messie” (Jean 1.41).Dans toute sa prédication, Jésus ne se dit jamais “roi”; tandis que Tes rois de la terre perçoivent des taxes” (Matthieu 17.25), le Christ n’en perçoit pas mais en paye (verset 27) et il ordonne de "rendre à César ce qui est à César” (Luc 20 -25).Jésus expurge ses disciples de tout rêve d’autorité politique: Tes rois des Païens leur commandent.; pour vous, il n’en va pas ainsi” (Luc 22.25-26).Aucun des Apôtres ne donne au Jésus des quatre Evangiles le titre de roi; quand Celui qui prêche les Béatitudes leur demande "Qui suis-je?”, Pierre répond: “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant” (Matthieu 16.16; Marc 8.29).Jésus paralyse toutes les velléités de lui faire jouer un rôle politique: après la multiplication des pains, “comprenant qu'on devait venir l’enlever pour le faire roi, il se retira de nouveau dans la montagne tout seul” (Jean 6.15).Ce n’est pas à des politiciens (ni au roi Hérode ni au Gouverneur Pilate) que Judas livre Jésus mais bien aux Grands Prêtres (Marc 14.10), et Jésus capturé est d’abord emmené chez le Grand Prêtre (Luc 22.54) oui ne lui demande pas: “Es-tu un chef politique?” mais précisément: "Je t’adjure de nous dire si tu es le Christ le Fils de Dieu” (Matthieu 26.63).Toutefois, devant Pilate les ennemis menteurs de Jésus l’accusent “d’exciter la nation à la révolte et de se prétendre roi” (Luc 23.2); c’est pourquoi ce Gouverneur pose au Christ cette question: “Tu es le roi des Juifs?” (Matthieu 27.11).Alors l’Accusé divin parle différemment de Louis O’Neill: “Mon royaume N’EST PAS DE CE MONDE; si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que ie ne fusse pas livré aux Juifs; mais NON, mon royaume N’EST POINT D’ICI” (Jean 18.36)! Au sommet de la croix, il est écrit: "Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs” mais c’est Pilate qui a "rédigé cet écriteau” (Jean 19.19).Au pied du gibet, les Grands Prêtres se gaussent: “Que le roi d'Israël descende maintenant de la croix” (Matthieu 27.41-42) mais le Crucifié tout-puissant n’en descend pas pour leur prouver qu’il règne sur la politique.Après la résurrection, je ne trouve absolument personne qui.dans les quatre Evangiles, traite Jésus de “roi"; O’Neill faufile (3e colonne) une indirecte allusion aux “disciples d’Emmaiis” mais il a soin de ne pas citer leurs paroles: “Tu es bien le seul à ignorer ce qui est advenu à Jésus qui s’était montré un prophète” (Luc 24.18-19).Loin d’y considérer Notre-Seigneur comme un roi terrestre, Jean (20.30-31) a rédigé son Evangile entier pour que nous croyions ue Jésus “est le Christ, le Fils e Dieu”.Jésus sera roi au jugement dernier: ‘Alors le Roi dira à ceux qui sont à sa droite: prenez possession du royaume” (Matthieu 23.35).On est tenté de conclure que le prêtre O’Neill ne comprend pas aussi bien qu’un des deux larrons, qui parle d’un roi APRES LA MORT."Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras (au futur) dans ton royaume” (Luc 23.42).Armand CROTEAU.Montréal, le 10 avril 1975 L’école privée doit vivre Je suis estomaquée quand j’entends certaines gens attaquer Té-cole privée.Leurs raisons sont les plus farfelues et parfois même ridicules.Leur pire faiblesse, c’est d'oublier que dans une société démocratique comme la nôtre, la parents conservent la liberté de choisir l’institution qui répond le mieux à leurs aspirations.Et l’Etat doit protéger ce droit par des subven- tions.Les statistiques de TO.N.U.nous révèlent que tous les pays démocratiques ont des écoles privées.Pensez aux écoles de l’Angleterre qui donnent un enseignement de grande qualité.Ces mêmes statistiques nous disent même que 55 pays subventionnent les écoles privées élémentaires (ce que ne fait pas notre gouvernement).Nous devons maintenir l’école privée.L’enseignement qui y est donné est de meilleure qualité.La clientèle est aussi de meilleure qualité.Une saine émulation et un bon esprit régnent dans les classes où il se fait vraiment de l’éducation.Enfin, l’école privée est un stimulant pour l'école publique.Hilale SAYEM Saint-Léonard, le 24 mars 1975.Notre nouveau messie Voilà! plus besoin de “Tarrab-iscotter”: le mot est lancé! Nous avons enfin, après bien des ratés, notre héros national authentique et proclamé; notre “monstre sacré” de la libération; notre messie, envoyé du ciel, mais bien vivant, en chair et en os ; mais évidemment en prison, comme il se doit, et bel et bien condamné, lui aussi, pour la cause de la vraie libération! Grand merci donc à un distingué professeur en Service, social et autre, qui nous vient, lui aussi, du ciel, sans doute, pour nous l’avoir si angéliquement signalé.Je crois cependant qu’on n'a pas su rendre suffisamment justice à ce nouveau messie bien québécois.Au nom de tous les décolonisés; au nom de tous (et de toutes) les libérés; au nom également de milliers de sans-voix, de sans-noms, libérés aussi, grâce aux bons services de Tart hygiénique de la succion, d’un suppose-droit à l’existence, je désire adresser à notre avorteur national mon hymne personnel d'appréciation: Docteur Morgentalar! Qu’on vous reconnaisse pour grand bienfaiteur de la nation: vous contribuez si efficacement à la régression, au Québec, de la m.race française, en prenant, à vos risques et avantages, le mal a sa racine.Qu’on vous regarde comme insigne serviteur d’une race supérieure: vous vous êtes compromis si lestement, sans céder sur le cachet, pour stopper cette stupide croissance française.Qu'on vous admire parce que millionnaire par succion (7,000 x 200 = 1,400,000), vous avez même daigné ancomplir en bon français votre profitable et salvifique génocide.Cher docteur, qu’on vous reconnaisse officiellement comme sauveur: je vous propose déjà comme premier récipiendaire d’un national ORDRE DU QUEBEC, que la Société St-Jean-Baptiste de Montréal ne manquera pas de créer tout exprès, aussitôt acquis notre statut politique de nation suicidaire et libérée.Suivront ensuite, mais sans honte pour vous, d’autres bienfaiteurs eminents et méconnus, déjà décorés ou à décorer toujours, tels les Tremblay, les Tarrab et autres préposés à notre génocide culturel, actuellement bien amorce.Et que vienne enfin le moment d’entonner le solennel REQUIEM québécois! “Je me souviens ”, que diable! Roland POTVIN Chicoutimi, le 5 avril 1975 Aspects inquiétants du jugement Morgentaler En tant qu'électeur dans votre comté d’Outremont, je vous écris car je suis très concernée par la décision rendue par la Cour Suprême du Canada dans le cas du Dr Morgentaler.Vous l’avez dit vous-même, la situation qui existe au Québec en ce qui concerne l’avortement est très injuste.27 seulement des 281 hôpitaux du Québec ont un comité thérapeutique d’avortement! Dans ces circonstances, il me semble que ce qu'a fait le Dr Morgentaler est compréhensible, humain et essentiel.La décision de la Cour Suprême rend maintenant la loi tout à fait claire: les sections 251 et 252 du code criminel sont donc directement opposées aux droits de la personne et en particulier à ceux de la femme, à notre droit de contrôler notre propre corps — un droit qui, d'après les derniers sondages, recevait 72% d’appui de la part du public canadien.Vu cette décision et la situation telle que vous l’avez décrite vous-même, il ne reste maintenant au- cune alternative au gouvernement que d’abroger ces sections 251 et 252 du code criminel.Si l’action du Dr.Morgentaler est considérée illégale mais, comme vous en conviendrez justifiable, la loi elle-même doit être changée.Un autre point inquiétant, quoique secondaire par rapport aux sections 251 et 252, c’est la façon dont le Dr Morgentaler a été incarcéré.Un jury de 12 Québécois Ta bien acquitté.Si une cour supérieure décide par la suite que ce jury avait été mal dirigé, pourquoi cette cour n'a-t-elle pas vu bon de renvoyer le cas pour un nouveau procès avec un jury mieux dirigé?Monsieur le ministre, l’Année Internationale de la Femme est sous votre tutelle au sein du cabinet.Vous êtes donc la personne la mieux placée pour présenter un Bill au Parlement afin d'abroger les sections 251 et 252 du code criminel.En ce faisant, vous ne ferez que porter vos déclarations à leur fin logi- que, en tenant compte des revendications de vos électeurs., Régine MILLER Montreal, le 2 avril 1975 LE DEVOIR Fondé por Henri Bourouo le 10|onvier!910 Directeur et rédocteur en chef Cloude Ryon Rédacteur en chef adjoint Michel Roy Directeur de ( information Jean Francoeur Tréioner Bernard Larocque - .vv uu numéro /4 5 .3 174 12 296 18 _____ 8% 8 116 393/4 5 477 31 9 424 28 27 904 39% 13 426 6 4 805 18Va 6 113 13 Va 9 1700 49 Va 5 106 4 807 5 607 34 17 600 243/4 337 69% 10 347 85% 556 4 Va 20 804 38% 6 175 17% 141 127 9% 37 129 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17 17 Chessie 7 503 35% 34% ChrsCrft 229 4 33,4 Chryslr 919 11 Va 10% CITFin 8 73 32+a 3J'A métaux LONDRES (AP) — Le cours de l’or est tombé hier, sur le marché de Londres, à son niveau le plus bas depuis près de six mois: $164.25 l’once, contre $166.62 la veille en clôture.Cities Sv Clark Eq Clark Oil Clorox C6 Coca Col Coml Sol Comsat Con Edis Cont Can Cont Cp Cont Dat Copp Rng Copw Cp CPC Int Crane Co CrwZell 5 290 38% 9 39 313/4 262 11% 12 783 10% 25 430 81’/» 8 4 8 92 4 295 6 495 25% 10 332 37% 306 16% 4 317 31% 4 42 28% 11 472 42V4 4 339 48 V4 7 592 34 44 36 113/4 37% 31V4 11 10 78% 44 35 Va 11% 24 Va 36% 16% 29% 28 Va 41 Va 45% 33 40 Va-F % 6%.223/4+2 3%+ % 9 Ve— Va 43Ve+l% 11 .17%— % 8Va+ Ve 39%— % 30 -1V4 27%+ % 39 + % 53/4.I8V4+ 3/4 13%+ % 48% 4%— Va 18Vb+ 3/4 33%+ % 243A+ Va 69%+2% 843/4- Va 4%— Ve 38Ve- % 17%+ 3/4 9%+ Ve 45%+ % 33% - Va 12 - V4 I43/4- % 16Va- Va 37%+ % 22Va+l Va 18Va- Va 22%- % 17%+ % 19%— % 58Va- % 12 Va.37%— Va 26 +1 98%+3% 10V4+ Va 27%- % 29Va- % 15%+ Va 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1515 27% Prct Gm 23 350 99% Pullman 8 269 473/4 Ralston P 15 1566 40Va Raym Int 5 43 10% RCA 11 836 16% Relian El 6 55 15% Relia Grp .36 6Va Rep Stl 3 539 35% Rich Mr I 11 61 213/4 Rosario 15 376 36 Royl D 3 179 35% Sanders .71 5% SFeln 10 726 25 Scher PI 27 432 61% Scott Pap 9 1224 IS3/.Sears R 20 609 66Va Sedco Inc 11 449 33 Shell Oil 5 80 43% Singer .299 12 Smith AO 83 50 8% Sou Pac 7 315 30Va Sparton 4 12 7% Sperry R 10 916 39Va St Brand 16 192 65% StOil Cal 4 471 26 StOil Ind 6 556 42% Ster Drug 16 292 21% Steven J 4 244 13% Stud Wor 14 30 28Va Sun Oil 4 130 30 SunshM 12 65 10% Taft Brd 8 69 23Va Techniclr 5 31 6% Teldyn 8 199 10Va Tenneco 6 310 22% Texaco 4 1056 24% Tex Gif 7 328 333/a Tex Inst 27 1106 105% Textron .10 7 273 20Va Thiokol 4 78 13% Time In 8 686 45Va Tirhkn 6 60 32% Tran Un 9 173 303/a Tranwy I 5 35 15% Twen Ce 10 256 10% UnCarb 7 2147 62 Unit Air 7 423 45% Unit Cp x82 73/a US Gyps 10 167 18 US Steel 5 1278 62Vs Varian A 8 86 9% Walk HA 11 12 34Va Warn Lb 17 458 34% Weathrd 4 3 SVa Wolwth 7 844 153/a Xerox Cp 17 1138 72 Zenith R 32 8 54 20Va Zurn'lnd 10 129 8 Va 57 83/a 9 Va 10 +3/a 33Va 33Va- % 24 Va 243/a.57 .8%.24 Va 24Va—1 16 16%+ % 153/4 153/a- Va 15 15 - % 46Va 463/a- % 113/a 11%+ % 10% 103/4 .443/4 443/a- Va 20% 20%— % 75 76 +1 15 Va 15%+ Va 14% 14%— Va 17% 17%.533/a 55 Va+1 Va 39 Va 393/4+ Va 13% 13Va- Va 64% 643/a 53 55 Va+3 15% 15%— Va 12% 12%— Va 28Va 28%- Va 13% 14 Va.68 Va 69 +1Va 26% 263/a- Va 17% 173/a- Va 14 Va 14%— % 19 Va 193/4+ % 19Va 19Va- % 4 Ve 4 Va.1% 1%.64 Va 643/a.26 Va 27 + Va 32 Va 333/4+1 Va 38 38 + Va 513/a 53Va+2V4 17 17 - 3/4 26Va 26Va- 3/4 97 99 Va+ 1 Va 463/a 47Va+ % 38 Va 38%—1% 10 10 - Va 15% 16 15 6 Va 35 21 15%+ Va 6%+ Va 35 .21%+ % 323/a 36 +2% 35Va 35%+ Va 5% S3/.- Va 24 24Va+ % 60% 613/4.18Va 18Va+ % 65% 66V3+ % 30% 31 Va +1 43 43 - % 113/a 11%+ Va 8Va- Va 29Va+ Va 29 7% 7% 38% 38%+ % 643/a 643/4 + Va, 25 Va 25 Va— Va 42 42% + % 20% 21 + Va 12% 13% + 3/a 27% 273/a- Va 29% 30 + % 10 Va 103/4 + Va 22% 23 + Va 6% 6 Va— Va 10 10 - Va 2 2 Va 22%~ 24 24Va- % .323/4 33 - % 100% 104%+4% 193/a 20 13 13 - Ve 42Va 42Va-1 % 31% 31%— % 30 303/4+ Va 15 Va 15Va+ % 10Va 10Va- % 60% 61% 45% 45 Va— % 7 Va 73/4+ Va 1734 173/4.60 Va 61%+1 9 9 - Va 33% 34Va+1% 33% 34%+ % 5% 534+ Va 14% 1534+ % 70% 7Va- Va 19% 20 + % 8 8Va+ Va Bourse américaine Al Art Amco Ind Asamera Brascan C Javln Cdn Mar Creole P Dome P Dynalec Ford C Fresnlllo Giant Y Hartz Mt Hollngr lmp OIIA JupInd Lk Shore Moly wt NY Time NCdn Oils Prat Lmb Rio Algm Syntax Wr Harg Vente* Haut Bas Ferm.Ch.13 14 1% 134 3 22 3% 3% 7 149 10 9% 3 99 13 Va 12% 82 127 7 Va 7% 7 13 3 8 35 734 7% 10 18 24% 24% 9 19 3 234 4 z 180 70 69% 4 29 26% 25% 15 260 9% 9 24 391 13% 12Va 19 5 28 Va 28Va 99+ 9934 100 100% 96 96 Va 105 106 100% 101 983.4 99+ 107% 108 101 + 101 3/a 85% 86 96% 97 101 + 101+4 80% 81 103 103% 44 46 Offre Dem.GOUVERNEMENT DU CANADA 5Va oct.1/1975 A, 7+ dtc.15/19/5 3Va juin 1/1976 B, 9Va fév.1/1977 7, 1er juillet 1977 6'4 1er fév.1978 C, 9U avril 1/1978 7Va juillet 1/1978 3Va oct.1/1979 6Va/ 1er avril 1980 D, 7’/2 1er sept.1983 9v2 juin 15/1994 3% Perpétuel (A) Echangeables pour des oüilgaflons ce 8% échéant le 15 déc.1985.(B) Echangeables pour des 9Va% du lar fév.1982.(C) Echangeables pour des *VaU du 1er avril 1984.(D) Echangeables pour des 8% du 1er déc.1987.PROVINCIALES BC Hvdro 8% 2 jan.1982 101 101% fonds mutuels CMFA Members AGF Group Amer Grwth 4.24 Cdn Gs Egy 10.88 Cdn Sec Gth 4.86 Cdn Trusfeed 4.44 Corp fnvest 5.36 Corp Inv Stk 4.19 Gwfh Equity 5.38 Japan 6.35 Special 2.40 All Canadian Gr Compound Dividend Northrn Eg' Revenue Gtl Venture 4000 Calvin Bullock Gr Acrofund 1.07 CIF 4.29 Eatbn Group 5.24 5.55 3.12 3.82 2.36 3.51 12.83 8.09 4.46 5.46 3.13 2.82 4.95 4.93 5.12 5.14 1% 3% 9%— Va 13Va+ % 7%+ % 3 -1-16 734+ Va 24%+ Va 3 + % 69%.26%+ 1 934+ % 13%+1% 28Va+ Va Commwth Growth Income Internatnl Leverage Venture Viking Guardian Group Enterprise .80 GISComp 7.98 nGIS Incom 2.65 yGrwth Fnd 7.25 North Amer 2.99 Mutual Acu 5.25 Mutual Inc 4.46 Sec Income 9.70 World Equity4.72 Investors Group yGrowth 10.98 ylnternatnl 5.22 yJapan 7.( yMortgage yMutual yRetiremnt yProvIdt Mu 6.61 yProvidt Stk 4.84 Nat Res Gth 3.68 Planned Invest Gr Canada Cum 3.96 Canada Gth 5.18 Pld Resourcs3.40 Pld Sec Inc 5.09 Taurus 3.10 Prêt Et Revenu Américain 7.18 Canadien 5.95 Retraite 5.54 Prevest Mut 6.92 PrudentialGroup Growth 5.45 Income 5.03 Savings Invest Gr American 7.18 Canadian 5.95 .Retiremnt 5.54 United Bond Shr RoyFund 5.99 RoyFund Inc 5.05 United Group yAccumula 4.02 yAccumul R 4.19 yAmerican 1.15 Cambridge Gr Growth 6.36 Inti Energy 2.07 Inti Gth 4.64 Inti Income 3.45 Univest 5.38 Cdn S Afr Gd 7.26 Canagex Gr yBond 9.42 yFund 8.64 ylnternatl 6,96 yMortgage 10.24 Capital Gth 9.39 xChase 6.17 Desjardins Gr Canadian 6.59 yHypotheq 4.25 ylnternatl 6.00 yObligatns 4.78 Quebec 3.41 PEP 2.01 nySpec 3.51 Dixon, Krog 5.24 yD6minComp5.79 Dreyfus Group Inc 9.65 Internatl 10.31 Entarea Inv 5.36 nExecutv Can 5.96 nExecutv Inti 1.52 xFid Trend 18.53 nHarvard 4,84 Heritage 1.76 Industrial Gr Indust Eq 4.57 Indust Gth 14.72 Indust Incm 10.23 Keystone Gr Canada 6.08 Cus K-2 4.84 Cus K-l 17.67 Cus K-4 2.88 Polaris 2.93 xLex Rsrch 11.80 xManhatn 2.82 Marlborough 4.02 Natrusco 14.04 NW Group Canadian 4.69 Equity 4.59 Growth 4.22 xOne Wm St 13.51 xOppenhmr 5.65 Pemberton Gr nPacIfic Div 4,47 nPacific Inc 2 70 nPacIfic Res 2.34 nPacific Ret 4.32 nPacific US 3.30 PHN Group yBond 1084 yCanadian 6.54 Fund 10.82 y Pooled 25.38 nyRRSP 9.53 PMF Managmt nPenslon Mu 6 25 nXanadu Fd 2.88 Principal Gr yCollectlve 5.02 yGrowth 3.70 y Venture 2.17 xPutnam 9.16 Scotiafund .90 12 84 27% 27 27Va+ % yHorlzon 1.60 «Tech 5.91 3 2 3% 3% 3% yPenslon 2.43 Temple Gth 7 95 72 3% 2% 3 ySecurlty 4.56 nTImedlnvestS.SO 178 10+4 9% 10%+ % yVenture 2.27 Trens Canada Gr 6 3 11 11 11 yVenture Ret 3.75 A 5.17 41 21 4Vii 4 116 4 1-16—3-16 Universel 5av7.14 C 10.41 12 4 11 Va 11% 11*- v% Non Members Special 4.06 7 2 23% 23% 23*+ * Andreae 4.75 Vanguard 4.61 17 1097 42% 40% 40* — 1 * Assoc Inv 5.37 yWestern Gth 4.11 39 1 3-16 1% 1W.yBeaubran 4.22 * Fonds amrncains Offre Dtm.BC Hydro i 10 2 jan.2000 99 100 •Pr.Manitoba 10 5 déc.1999 98’,'a 99% A N .B.El .11,1er oct.1999 107 108 Pr.Nfld 10 1er déc.1981 103 104 NFLD, 10, 17 tév.1996 98 99 Hyd .Ont.73a 10 fév.1982 98+ 98+4 Hyd .Ont.9% 10 fév.2000 98 98% Hyd .Qué.9, 6 fév.1985 100 101 Hyd., Qué.93.i 6 fév.2COO 97’,i 98 Pr.Saskatch.9,2 déc.1981 ' 101 101% Pr.Saskatch.10, 2 dec.1999 100Va 101 Va A.G.7% 15 déc.1991-94 85% 87% PrNB 73.à 1er mar* 1991-94 82U 84Va Ma.Tel.S+A 1 mars 1999-94 903A 9234 Pr.Man.9% 5 déc.1981 100Va 101 (A) échangeables pour des 11% eu 1er octobre 1979.SERVICES PUBLICS A'Ia Gas 9+ 15 déc.1990 96+ 97+ Bell 9+ 1er avril 1990 96 Va 97 BC 10+ 1er avril 1995 98 98 Va Mar.Tel.103/a 1er nov.1995 99 ICO Nor & Cen 95« 15 ian.1990 90 91 TrCda PL 11% 20 jan 1995 103 104 INDUSTRIELLES BNS 8'4-8' J 1990 96% 97% Ben 8 1980 96% 97% Bell 9% 1999 96V* 97% Bell 8 1992 85 87 B.C.Tel 8 » 1980 97% 98 B.C.Tel 10% 1995 98 98% Cl BC 9+a 1995 103 104 Cominco 10% 1995 100% 101% Calgary Power 10% 2000 98 Va 99% H.P.Prod.11% 1995 103 104 IMO 9+a 1995 96+a 971/a Olympia i, York S3,.-?1790 96 Va 97'% Stelco 9+a 1995 9 6 Va 97% TRP 9 1993 87 89 Texaco lO3* 1994 101 102 Traders 11 + 1995 99% 100% WTC 8 1991 79 81 NOUVELLES EMISSIONS GMAC 9 1982 97 98 GMAC 10% 1995 97% 98% BM-RT 9 1980 nv.nv.IAC 9+a 1995 99Va 100* Dupont 10% 1995 973/a 98Va Algoma 11 1995 100 Va 100+4 CONVERTIBLES Acklands 7 i 1988 99 101 Alberta Gas Tr 7% 1990 120 125 Allarco 7 1989 84 Ashland 5 1993 63 65 BM-RT 7% 1984 96 98 Consumers Gas .5% 1989 74 76 Dom.Textile SyA 1992 74 76 Hudsons Bay 6 1993 72 74 I.A.C.9% 1994 106 108 Moore Corp.6 1994 95 97 Pacific Pete 5 1992 72 74 Scurry Rainbow 7/a 1988 74 76 Westcoast 7',a 1991 95 97 tÙ La Première Banque Canadienne Banque de Montréal Établi* an 1817 DIVIDENDE N0 466 AVIS est par les présentes donné qu’un DIVIDENDE de VINGT-QUATRE CENTS par action surle capital-actions payé de cette banque a été déclaré pour le trimestre courant, payable le ou après le LUNDI, DEUXIÈME jour de JUIN prochain, aux actionnaires inscrits à la clôture des affaires le TRENTIÈME jour d’AVRIL 1975.Par ordre du Conseil.ROBERT MUIR, vice-président et secrétaire Montréal, le 15 avril 1975 4 r l’actualité économique Le Devoir, mercredi 16 avril 1975 • 13 Marché Union] L’enfant terrible est en ville se réorganise par Michel Nadeau Une “vente de la nouvelle administration” salue cette semaine dans les 16 magasins de Marché Union — qui s'appelleront dorénavant Les Aliments Union — Les changements survenus récemment au niveau de la direction de cette compagnie de distribution de produits alimentaires.Contrôlée à 46% par la famille Litvack de Montréal, Marché Union était acculée à la faillite en novembre dernier à la suite de la présentation de créances pour plus de $6 millions.Un parent de là famille Litvack, M.Fred Litwin de Toronto devait par la suite offrir 11 cents par dollar des dettes détenus par les créanciers.Ces derniers ont refusé de s’engager dans de longues procédures de faillite et ont accepté l’offre de First Corporate Equity Corp.La situation se présente maintenant de la façon suivante: • M.Litwin a acquis près de 85% du total des créances et contrôle maintenant l’entreprise dans une proportion identique.Le directeur des opérations, M.Harris Perzow remplace M.D.S.Litvack à la tete de la compagnie.• L’entreprise a cédé huit de ses 24 magasins à des concurrents (dont Métro).On ne conserve que 16 épiceries, “les plus rentables” souligne-t-on.• Tel qu’annoncé dans LE DEVOIR, l’entrepôt du boulevard Parkway a été sous-loué à la Fédération des magasins Co-op.L’immeuble appartient toujours à la North American Life.• Les Aliments Union ont cessé d’approvisionner les 11 magasins dans lesquels ils détenaient un intérêt minoritaire.La firme ne possède plus de service en gros et achète des produits chez M.Loeb a Ottawa.• Les magasins Spot and Buywell continuent de fonctionner sous une direction indépendante et demeure la propriété des Litvack.“Cette réorganisation devrait permettre aux Aliments Union d’atteindre le seuil de la rentabilité au cours des prochaines années” a déclaré un cadre de la compagnie.En 1973, Marché Union a réalisé un chiffre d’affaire de $35 millions et un déficit de $371,000.L’Enfant Terrible ouvrira demain son premier établissement au Québec, à Brossard, en banlieue sud de Montréal.L’un des plus importants détaillants de meubles et d’appareils électroménagers au pays, la compagnie l’Enfant Terrible est établie depuis 20 ans en Ontario.Connue sous Je nom “Bad Boy”, elle compte 30 magasins dans cette province.Le magasin de Brossard, sur le boulevard Taschereau, est le premier d’un groupe de trois magasins qui doivent ouvrir dans la région de Montréal en 1975.Les deux autres magasins seront situés à Saint-Léonard et à Saint-Laurent.La compagnie prévoit inaugurer, d’ici la fin de 1976, cinq autres magasins dans la région de Montréal et dans d’autres locali- tés du Québec.L’entrée de l’Enfant Terrible sur le marché québécois représente un investissement initial de l'ordre de $7.5 millions.La compagnie prévoit réaliser un chiffre d’affaires de $16 millions en 1975 et de $40 millions en 1976.Chaque magasin couvrira une superficie de 38,000 à 45,000 pieds carrés.Un immense en- Après la prospection, Soquip met l’accent sur le forage , QUEBEC (PC) - Les coûts de forage dans le budget d’exploration de Soquip ont presque quadruplé au cours de l’exercice financier 1973-74, souligne le rapport de cette société publique, déposé hier à l’Assemblée nationale.Soquip, qui avait consacré ses trois premières années à des travaux géologiques et géophysiques est maintenant arrivée à la phase du forage qui est beaucoup plus dispendieuse, souligne le rapport.L’entreprise a effectué trois forages dans les basses-terres du St-Laurent et un autre en eau profonde dans le golfe St-Laurent.Un forage à 40 milles au sud-ouest de Québec, dans la région de Villeroy, a permis de découvrir une reserve de gaz sec pouvant donner 200,000 pieds cubes par jour.“Cette découverte, présentement non commerciale, pourrait le devenir si le forage de plusieurs puits dans la même formation confirme l'existence de réserves suffisantes pour justifier une mise en production,” dit le rapport.Etant donné le besoin pressant de gaz naturel au Québec et le succès remporté dans les basses-terres du St-Laurent, dans la région de Villeroy, Soquip “compte accroître son effort de recnerche de gaz naturel.avec bon espoir de succès commercial”.Au 31 mars 1974, Soquip avait des participations totalisant 35.1 millions d'acres nettes dans un domaine minier brut de 42 millions d’acres au Québec.De ce nombre d'acres, elle en exploite 26.3 millions seule et 13.7 millions en association avec H compagnies privées.Le gouvernement s’étant engagé a porter de $15 à $100 millions le capital souscrit de Soquip au cours d’une période de huit ans, “ces moyens accrus” permettront à Soquip "de poursuivre l’exploitation de son domaine minier et d’étendre ses activités à l’extérieur du Québec,” a déclaré dans le rapport le président de l’entreprise, Bernard Cloutier.trepôt, situé à Boucherville, assurera l’approvisionnement de ces magasins.L’entrepôt de Boucherville, qui logera aussi le siège administratif du réseau au Québec, possède une capacité d’entreposage de 2.5 millions de pieds cubes.Le tout premier établissement de la chaîne “Bad Boy” fut ouvert à Toronto en 1955, par M.Mel Lastman, qui est Président de l’entreprise.M.astman est aussi maire de North York, municipalité de la banlieue de Toronto.L’enfant Terrible commercialise à la fois des meubles et des appareils électroménagers tels que cuisinières, machines à laver, sécheuses, téléviseurs et réfrigérateurs.La compagnie ne fabrique pas ses propres produits.La compagnie offre à ses clients la garantie “qu’aucun concurrent ne vend à meilleur compte”.Selon cette garantie, si un client trouve ailleurs le même produit à meilleur prix dans les 90 jours de Tacnat, L’enfant Terrible lui remboursera la différence plus 10%.La compagnie va aussi jusqu’à garantir la livraison dans les 48 heures.De plus, les magasins de L’enfant Terrible assurent gratuitement un service de mise en place des meubles et appareils achetés.Au cours de l’année financière, terminée le 6 avril 1974, ¦ r_m_J.Leinaiif IBmDM ?Bad Boy Le dollar canadien ne cesse de s’effriter les ventes de la compagnie se sont accrues de 42% pour atteindre $47,370,000, comparativement à $33,433,000.1 année précédente.Les bénéfices mets de L’enfant Terrible se sont accrus de 52% au cours de la même année, s’élévant à $1,844,000, alors qu'ils avaient été de $1,215,000, l'année précédente.Quant aux bénéfices par action de cette entreprise cotée en bourse de Toronto, ils passaient de 61 cents à 92 cents, après l’entrée en vigueur rétroactive du fractionnement des actions à 2 pour 1 en août 1973.L’actif de L'enfant Terrible a augmenté de plus de $5 millions au cours de l'année terminée le 6 avril 1974.TORONTO (PC) - Le dollar canadien est tombé hier à son plus bas niveau depuis plus de trois ans et les analystes prédisent que la baisse devrait encore s'accentuer.A la fermeture lundi, le dollar cotait 98.85 cents en devises américaines, soit son plus bas niveau depuis septembre 1971.A la fermeture des cours la semaine dernière, le dollar canadien cotait 99.12 cents en devises américaines.Le groupe Nesbitt Thompson and Co., dans une lettre datée d'avril, soutient que la situation du dollar canadien se détériorera encore davantage en raison de l’état actuel de la balance canadienne des paiements avec les autres pays du monde.Depuis avril 1974, le dollar est passe de $1.03 en devises américaines jusqu’à la parité le 25 mars 1975.Au cours de la même période, les réserves canadiennes de monnaies étrangères a baissé de $235 millions.Par ailleurs, n’eut été certaines interventions de la Banque du Canada, la situation du dollar canadien serait encore pire que ce qu’elle est présentement.Et, puisque la balance canadienne des paiement est de plus en plus déficitaire, il semble que le dollar canadien devrait descendre jusqu’à 98 cents en devises américaines.D’un autre côté, les conditions déficitaires et la hausse des taux d’intérêts aux Etats-Unis, modifieront considérable- ment les conditions du marché de l’argent au Canada.Dans ces conditions, les investisseurs qui ont besoin d’argent canadien auront tendance a différer leurs emprunts aussi longtemps que possible.Et ceux qui ont besoin de devises étrangères tenteront de les obtenir plus tôt, ainsi l’offre sera plus forte que la demande.Puisque les exportations sont moins importantes que les importations, il y a aura moins de devises étrangères à convertir en argent canadien.Il avait pourtant été prévu que des volumes importants de devises étrangères seraient injectées au Canada, permettant AVIS AUX DÉTENTEURS DE DÉBENTURES À FONDS D’AMORTISSEMENT 6-3/4% Série “A” de INTERNATIONAL ATLAS DEVELOPMENT & EXPLORATION LIMITED Par un acte de fiducie supplémentaire daté du 1er novembre 1974.le taux d'intérêt sur les Débentures à Fonds d Amortissement Série A ' de la compagnie à été majoré de 6-3/4% à 12% par année et la date d'échéance des débentures a été prolongée au 1er novembre 1975.Les détenteurs des débentures devront les présenter ou les faire parvenir au bureau principal de la Banque Canadienne Impériale de Commerce, Commerce Court West, Toronto.Ontario le ou après le 1er mai 1975 pour le paiement de l'intérêt couru jusqu'au 1er mai 1975 et pour être endossées avec avis de paiement.De plus, le ou après le 1er novembre 1975.les détenteurs de Débentures devront présenter à la dite banque leurs Débentures pour le paiement de l'intérêt couru jusqu'au 1er novembre 1975 et le paiement du montant principal de leurs Débentures échéant à cette date.Si vous faites parvenir les Débentures par le courrier, nous vous suggérons d'utiliser le courrier recommandé Crown T rust Company Fiduciares Une retraite prématurée peut être fort coûteuse TORONTO (PC) - Une société torontoise met en garde les travailleurs contre le prix élevé qu’ils pourraient avoir à payer en prenant une retraite prématurée.La William M.Mercer Ltd., une entreprise de conseillers en matière de bénéfices de retraite, note en effet que “L’employé peut payer crier une retraite prématurée surtout si sa pension est basée sur les années de service et les revenus annuels moyens les plus élevés.La William M.Mercer cite ainsi l’exemple d’un employé engagé par une entreprise en 1951 à l’âge de 30 ans et dont les rentes prévues sont de deux pour cent du salaire moyen des cinq années pour lesquelles celui-ci est le plus élevé.Le calcul de la valeur du salaire, plus la pension, est basé sur un salaire annuel moyen de $15,000 pour la période 1971-75.En prenant sa retraite à 50 ans, cet employé perd environ $92,000 en valeur actuelle en comparaison de ce qu’il pourrait toucher s’il travaillait cinq ans de plus; par ailleurs, il pourrait recevoir $156,000 de plus en continuant à travailler pendant dix autres années.La société-conseil ajoute que si l’indexation au coût de la vie ne figure pas dans un programme de retraite, un employé serait “mal avisé” de prendre sa retraite prématurément en période d’inflation.ainsi de stabiliser le dollar canadien non loin de la parité avec le dollar américain.Les cambistes estiment cependant qu’à moins que cet afflux n’intervienne rapidement, le dollar canadien continuera à décroître.Power — Argus John E.McDougald, chairman et président du holding to-rontois Argus Corp.a avoué hier qu’il avait voté en faveur d’une ouverture de crédit pour Power Corp., en tant que directeur du conseil d’administration de la Banque Impériale de Commerce, dans le cadre du financement de l’offre d’acquisition publique d’Argus Corp.Toutefois, c’est seulement parce qu’il est assuré que l’intention de Power Corp.d’acquérir 80% des actions d’Argus ne se réalisera pas.que John McDougald a pris pareille décision.POUR UNE F0IS.UN CONGRÈS POUR DES GARS PAS BEN ORDINAIRES /aNiWo) Association des MBA du Québec DATE: Samedi, le 26 avril 1975.ENDROIT: Holiday Inn, Place Dupuis, Montréal PROGRAMME: •Conférenciers - Charles Perrault, président, conseil du patronat “Les MBA: une minorité silencieuse" - Dr.Roger Miller, professeur, Mil “Les MBA: un groupe de pression" • Discussions en table ronde e Cocktail/Banquet (Dames invitées) Sous la présidence de Michel Cloutier, vice-président, Bombardier Ltée POUR TOUS RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS : 286-3268.Avis important aux actionnaires de la Banque Royale du Canada En raison du ralentissement possible qui risque d’affecter les services postaux, nous rappelons aux actionnaires qui n’ont pas encore donné suite à la récente offre de droits de souscription, qu’ils peuvent le faire par l’intermédiaire de n’importe quelle succursale de la Banque Royale au Canada.Le certificat de souscription et le paiement correspondant devront être remis, dans l’enveloppe fournie à cet effet, à l’une de nos succursales qui, sur votre demande, les fera parvenir à la Compagnie Montréal Trust.Nous vous recommandons vivement de vous prévaloir de vos droits de souscription aussitôt que possible, car ces derniers deviendraient nuis et sans valeur si la Compagnie Montréal Trust ne recevait pas de réponse d’ici la fermeture des bureaux, le 18 avril 1975.BANQUE ROYALE 1974 71e rapport annupl ASSOMPTION MUTUELLE-VIE Siège Social: 770, rue Main, Moncton, N.B.(506)855-6040 Actif $52,763,000 Le cap du $50 millions fut atteint en août 1974.Ce montant représente l avoir des assures de votre Compagnie et il vous appartient Augmentation de 10.18% sur l annee précédente.Rendement moyen 7.$0°o Ce pourcentage représente le taux net de l'interet gagne sur les placements, a votre avantage.Il s'agit d'une des meilleures performances dans le monde de l'assurance-vie en Amérique du Nord.En vigueur $495,792,000 C est le montant de protection et de sécurité que votre Compagnie etend sur vous comme assures et sur votre famille, en vertu des polices en vigueur.Augmentation de 26.24% par rapport a 1973.Revenus $10,767,000 C'est le montant que la Compagnie a reçu de vous en primes d assurance et en intérêt sur hypotheques et autres placements.Pour la premiere foi>, le $10 millions en revenus annuels se trouve dépassé EXPOSÉ DES PROGRES (Le rapport annuel de 1974 s obtient sur demande en s adressant aux bu reaux d agence ou au siege social.) Bénéfices versés $6,868,000 Ce montant a ete verse, comptant ou a votre compte, a vous memes comme assures ou a vos bénéficiaires.Il s agit de reclamations au deces, de valeurs accumulées, de rentes de retraite, de dividendes, de bourses, d'intérêts, de dotat'ons échu *c.Un montant de $2,417,600 en salaires et commissions a egalement é;; ou' A votre service *» •> r.r» « t • $ co v *r - »#•' •-** 1 ri .q ¦«T»- • f,M ii* rTû'' 1 /rwii Georges Marcotte, C.L.U., surintendant Jean-Pierre Btanchet, A.V.A.André Paquin Laurent Syrie Jean-Guy Emond Pierre Camirand, A.V.A.Jean Paradis Berlin Michaud ASSOMPTION MUTUELLE D'ASSURANCE-VIE 6000 est, Bout.Métropolitain, Suite 110 Montréal,Qué.H1 SIB1 Tél.:254-9903 i \ 14 • Le Devoir, mercredi 16 avril 1975 arts et spectacles r Huit associations de cinéastes refusent le dialogue avec Hardy par Michel Roy Huit associations de cinéastes ont annoncé hier qu'elles refusent de poursuivre leurs consultations avec le ministre des Affaires culturelles sur le projet de loi du cinéma à moins que les discussions ne reprennent sur de nouvelles bases de travail “hors du cadre de votre projet de loi actuel qui doit être rejeté en bloc”.Les délégués de ces organismes devaient rencontrer en matinée M.Denis Hardy et ses conseillers dans les bureaux du Ministère, rue Notre-Dame.Ils ont plutôt convoqué la presse dans les locaux du Bureau de surveillance du cinéma, rue McGill, afin d'annoncer leur “non-participation” à la rencontre prévue.S’ils ont choisi de recevoir les journalistes dans cet immeuble du gouvernement, c’est précisément pour marquer leur solidarité avec le Bureau de surveillance, organisme autonome aboli par le projet de loi qui lui substitue un service de classification des films au sein du ministère et sous l'autorité du ministre.Appelé à Québec cette semaine, M.André Guérin, président du BSCQ, n’était pas présent lorsque les cinéastes se sont présentés sur les lieux, mais l’un de ses collègues les a autorisés à occuper provisoirement l’une des salies de l’immeuble.Les organismes représentés font partie du “Front commun élargi du cinéma” qui regroupe l’Association des réalisateurs, l’Union des artistes, la Société des auteurs, le Syndicat natio- nal du cinéma, le Conseil québécois pour la diffusion du film, le Syndicat général du cinéma et de la télévision, l'Association québécoise des critiques de cinéma et la Cinémathèque du Québec.Les porte-parole du Front ont expliqué dans une lettre à M.Hardy que leur décision “fait suite à deux rencontres stériles concernant votre loi-cadre avec nous et nos responsables.Nous avons constaté par le dépôt de la loi qu’aucune des demandes du milieu n’ont été retenues: par conséquent, la rencontre d’aujourd’hui nous parait inutile”.Présent à cette conférence, le cinéaste Michel Brault a tenu à faire une mise au point concernant l’attitude positive qu il avait d'abord adoptée à l’égard du projet de loi.Pour porter un premier jugement, il ne s’était fondé, a-t-il expliqué, que sur un résumé que le ministre avait remis aux cin^ stes au cours d’une rencontre d’information, à la mi-mars, donc bien avant d’avoir lu le texte complet du projet, déposé la semaine dernière a l’Assemblée nationale.Après avoir examiné attentivement le projet, Michel Brault annonce maintenant qu’il condamne “cette loi ignoble” et qu’il fait tenir au ministre une lettre l’invitant à cesser de se réclamer de son appui en faveur de la loi.D’autre part, M.Hardy et son conseiller en matière de cinéma, M.André Gourd, ont reçu hier celles des associations qui ne font pas partie du secteur de la création, notamment les distributeurs, les exploitants de salles et l’Office des communications sociales.Cette rencontre, a déclaré M.Gourd, a donné lieu “à des échanges très positifs”.Les consultations, a-t-il dit, se poursuivront jeudi soir “dans un esprit de collaboration et à la faveur de franches discussions”.“Nous déplorons l’attitude du secteur de la creation (qui a refusé de participer à cette rencontre) mais cela ne nous empêchera pas de poursuivre l’excellent travail commencé.Nous nous rendons compte que certains articles du projet de loi donnent lieu à des problèmes d’interprétation.Nous sommes prêts, lorsque cela est nécessaire, à modifier des articles, et nous retournerons devant le comité de législation à cette fin.” M.Gourd a de plus indiqué que les consultations se poursuivront “tant et aussi longtemps’' qu’il y aura des associations et des groupes pour faire valoir leurs points de vue.Demain, en matinée, il est prévu que le ministre et son conseiller recevront l’Association des producteurs de film du Québec qui, au cours du weekend dernier, s’est prononcée contre certaines dispositions fondamentales du projet, lequel ne lui parait pas offrir les garanties nécessaires à la liberté d’expression et de création.télévision par Jean Basile Le “60” et la guerre du Vietnam Lundi soir, le “60" présentait donc une heure d’émission spéciale sur les événements du Vietnam.Soirée particulièrement importante puisqu’elle est, en effet, le seul bilan d’im- portance de Radio-Canada sur cette guerre qui dure depuis 30 ans et qui a fait plus d’un million de morts.Disons-le sans plus tarder, cette soirée fut de qualité tant sur le plan de la structure même de l’émission qui, sans négliger le présent, proposa une retrospective historique du conflit ainsi qu’une série de commentaires pertinents.D’ailleurs Claude-Jean Devi- télévision i Emissions en noir et blanc C B F T O 9.10 Ouverture et horaire 9.15 Mon coin de pays, c'est Les provinces des prairies.9.45 En mouvement 10.00 You-Hou 10.15 Les Contes de la Rive ¦ 10.30 Départ 11.00 Les recettes de Juliette 11.30 La légende de Bas de Cuir 12.00 D'Iberville 12.30 Les Coqueluches 1.30 Téléjournal 1.35 Femme d'aujourd'hui 2.30 Cinéma : "Jeudi on chantera comme dimanche" (étude de moeurs - Franco-Belge 1966) ¦ 4.00 Bobino 4.30 Picotine 5.00 Le monde merveilleux de Disney: Charlie le cougar solitaire.6.00 Téléjournal 6.30 Baseball "Montréal à Pittsburgh" 9.00 Consommateurs avertis 9.30 Brigade spéciale 10.30 Téléjournal 10.45 Nouvelles du sport 11.00 Appelez-moi Lise 12.00 Cinéma "J'ai tué Raspoutine" (film historique — Franco-Italien 1967) 1.30 Téléjournal 1.30 Au jour le jour 2.30 Ciné-Mercredi: "Tendres requins" (comédie — Germ.Fr.1t.1966) 4.00 Patofville 4.30 Jinny 5.00 Sam Cade 6.00 Parle, parle, jase, jase 7.00 Le 10 vous informe 7.30 Le ranch à Willie 8.00 Les grandes productions: "La longue marche" (drame — Français 1965) ¦ 10.00 Si Québec m'était conté 10.30 Les nouvelles TVA 11.15 Sans pantoufles: "Bon voyage Pablo" (drame psychologique — Espagnol 1959) ¦ 12.45 Le 10 vous informe 12.50 Fin des émissions RADIO-QUÉBEC O 19.00 Rythmes: "La Bavière 19.30 L'eau, la vie.la mer 20.00 Allez-Hop' Patinage de vitesse 20.30 Si on s'y mettait: "Aire 10" (quartier St-Roch à Québec).21.00 Le monde d'aujourd'hui: L’Albanie 5.00 Mr.Wizard 5.30 The Partridge Family 6.00 City at Six 6.30 Baseball: Montréal à Pittsburgh 9.00 Canadian Sports Report 9.30 His worship Jean Drapeau 10.30 Keith Hampshire's music machine 11.00 The national news 11.22 Viewpoint 11.30 Montreal Tonight 11.55 Ciné-six; "Little women" (drame - 1949) ¦ 2.10 Station closing CFCF © C BMT O CFTM © 7.40 7.45 8.45 9.15 9.30 11.00 11.30 12.00 12.30 Horaire-Bienvenue honour Montréal Les Bouts d'ehou 36-24-36 Pour vous mesdames Personnalités Pep 75 Les p'tits bonshommes Les Tannants 8.30 Mon ami 8.45 Friendly Giant 9.00 Quebec School Telecast 10.30 Mr Dressup 11.00 Sesame Street 12.00 Elwood Glover's Luncheon Date 1.00 Dr.Kidare 2.00 That girl 2.30 The Edge of Night 3.00 Juliette and Friends 3.30 Take 30 4.00 Family Court 4.30 Sea to sea 6.00 University of the Air 6.30 Ed Allen 7.00 Canada AM 8.30 Romper Room 9.00 Yoga 9.30 The community 10.00 Dick Van Dyke ¦ 10.30 McGowan and Co 11.00 Definition 11.30 The art of cooking 12.00 The Flintstones 12.30 Matinee with George Balcan "The dark miror" (drame 2.30 He Knows.She Knows 3.00 What's the Good Word 3.30 Another World 4.30 Pay Cards 5.00 Truth or Consequences 5.30 It's Your Move 6.00 Pulse 7.00 That's may mama 7.30 Adam 12 8.00 McGowan and Co 8.30 As it is 9.00 Cinéma : 11.00 The CTV National News 11.20 Pulse 12.00 The 12 midnight movie: "First to fight" (drame - 2.00 Sign-off 1946) i cinema ANJOU: 7617 boul des Galeries d'Anjou 353-5960 "Les cinglés a la maternité" 6 20.9.55 et "Viva Max" ARLEQUIN: 1004 Ste-Catherine E 288-2943 "Les cinglés à la maternité" 2.50 6.10, 9 30 et "Viva Max" MO.4 30, 7.50 ATWATER I: Niveau métro Alexis Nihon 935-4246 "Towering inferno" 12.10, 3.10, 6.10, 9.10 ATWATER 931-3313 9.00 AVENUE: 937-2747 3180 Bélanger 722-(de F.Fellini) 9.25, II: Niveau métro Alexis Nihon Scenes from a marriage" 6.00 1224 ave.Greene, Westmount "Prisoner on the 2nd avenue" 12 45, 2.30.4.10, 5.50.7 40, 9.30 BEAVER: 5117 ave du Parc 844-1932 "Split beaver girls" 12.00.2 50, 5 40, 8.30 et "Female chauvinists" 1.10, 4 00, 6.50 9.40 BERRI: 1280 St-Denis 878-2424 "L'hom-me au pistolet d'or" 1 10, 5.25 , 9.40 et "Un homme est mort" 3 20.7.35 BIJOU: 5030 Papineau 527-9131 "ExUfce de 5 à 7" 1.00, 4.30.8 05 et "Rapport sur les maîtresse de maison du monde entier" 2 20.5.55.9.25.CANADIEN: 1204 Ste-Catherine E 423-5180 Les dernières neiges du printemps" 12.30, 3.45 , 7.05, 10 25 et "Junior Bonner" 2.05, 5.25.8.40 CHAMPLAIN: 1815 Ste-Catherine E 524-1685 "747 en péril" 2.35, 6.05, 9.40 et •Duel” 1.00, 4.25, 7.55.CHEVALIER: 1590 St-Denis 845-3222 Semaine du cinéma québécois CINEMA 2001: 855 Décarie 277-2001 "Homebodies" 7.30, 9.30 CINEMA DE PARIS: 891 861-2996 "Sweet movie' 7 30, 9.30 Ste-Catherine O 1 30, 3.30.5.30 CINEMA 7e ART: 0302 " Amarcord" et " Nada" 7.00 CINEMA LONGUEUIL: 1, Place Longueuil "Les cinglés à la maternité" 6 20, 9.55, et "Viva Max" 8.00.CLAREMONT: 5038 Sherbrooke O.486-7385 "Murder of the Orient-Express" 1.35, 4.05, 6.25, 8.50 CREMAZIE: 8610 St-Denis 388-4210 "Vincent.François, Paul et les autres" 7.20, 9.30 DAUPHIN: 2396 Beaubien 721-6060 (Salle Renoir) "Scènes de la vie conjugale" 6.00, 9.00 (McLaren) "Toute une vie" 7.15, 9.30.ELECTRA: 1114 Ste-Catherine E 522-9177 "E]t si on jouait au papa et à la maman" 12 35.3.30, 6.30, 9 25 et "Dépravées sexuelles" 2.10, 5.10, 8.10.ELYSEE: 35 Milton 842-6043 (Salle Resnais) "La femme de Jean" 7.30, 9.30 et (Salle Eisenstein) "Le fantôme de la liberté" 7.30, 9.30 FESTIVAL: 1296 Ste-Catherine E 525-86000 "Lenny Bruce" 7.00, 8.30 10.00.FLEUR DE LYS: 858 Ste-Catherine E 288-3303 "Sweet Movie" 1.30, 3.30.5.30, 7.30, 9.30.JEAN-TALON: 4255 Jean-Talon 725-7000 "Les dernières neiges de printemps" 7.05, 10.25 et "Un colt et le diable" 8 40 KENT: 6100 Sherbrooke O 489-9707 "Strongest Man in the World" 1.20, 2.25 , 5.25 , 7.30, 9.30.LOEWS: 954 Ste-Catherine O 866-5851 "4 musqueteers" 1.00 , 3.00, 5.00, 7 00 , 9.00.MAISONNEUVE: 3001 Sherbrooke E 525-2174 "La dernière maison sur la gauche" 6 50.10.00 et "Dorothea" 8.20 MERCIER: 4260 Ste-Catherine E 255-6224 "La moutarde me monte au mez" 8.00 et théâtre CASANOUS: (Association espagnole! 485 Sherbrooke O 844 4691 du jeudi au dimanche 22h 30 IN CONCERT: 2.le Royer 861-5669 Archie Shep - 21h 30 - 23h 30 - lh.30.LA GRANDE PASSE: 411 Ontario est 844 6284 Relâche._ - NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: 1200 Bleury 866-1964 'Antigone'' jeudi, vendredi 19h30 sam 20h30 du lundi au mercredi !4h30 Dim Relâche PATRIOTE: 474 Ste-Catherine E.523-1131 Edith Butler - Sent et Dim 21h Sam 20h - 23h Relâche lundi PATRIOTE EN HAUT: "Un jour ce sera notre tour" de Serge Sirois - 20h RIDEAU VERT: 4664 St-Denis 844-1793 “L autre Don Juan" E Manet THEATRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papi neau 523-1211 Relâche.THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 Ste-Catherine O 861-0563 "Les fourberies de Scapin" — de Molière Mardi au vendredi, 20h., sam 17h„ 21h., dim.19h.THEATRE DE QUAT'SOUS: 100 E Ave des Pins.845-7277 "La tragédie américaine de l'enfant prodigue", une création du grand cirque ordinaire Mercredi au vendredi, 20h 30.sam 19h.30, 22h.30.relâche lundi, mardi.PLACE DES ARTS SALLE WILFRID PELLETIER: Orchestre symphonique de Montréal, 10h30, 13h.30.Liberace — 20h THEATRE MAISONNEULE: "Two gentil men of Verona" — 20h 30 THEATRE PORT-ROYAL: Le Gardien” de H Pinter - 20h30 "Mais où est donc passée la 7ème compagnie" 6.30.9.30.MONKLAND: 5504 Monkland 484-3579 "The conversation" 2.55, 7.30 "The Great Gatsby" 12.30 4.50 9.25.OUTREMONT.1248 Bernard O.277-4145 "L'Attentat" 7.00 "Jeunesse année zéro" et "Le chat dans le sac" 9.15.PALACE: 698 Ste-Catherine O.866-6991 "Yakusa" 12.40, 2.50, 5.00, 7.10.9.25.PAPINEAU: 4519 Papineau 521-6853 (Salle no II) "Le monde de l'Ouest" 2.50, 6.20, 9.45 et "Soleil vert" 1.00, 4.30, 8.00 (Salle no I) "Vous intéressez-vous à la chose?" 1.30, 3.40, 5.30, 7.30, 9.20.PIERROT: 1590 St-Denis 845-3222 "Le mouton enragé" 1.00, 3.10, 5.20, 7.30, 9.40.PLACE DU CANADA: Hôtel Champlain 377 Dorchester O 861-4595 "Funny Lady" 7.00, 9.30.PLACE VILLE-MARIE: (Petit cinéma) 577 Dorchester 866-2644 "Reincarnation of Peter Proud" 12.15, 2.10, 4.00.5.55, 7.50, 9 45 PLACE VILLE-MARIE: (Grand Cinéma) 577 Dorchester 866-2644 "Lenny" 12.45, 2.55.5.05, 7.20, 9.30.PLAZA: 6505 St-Hubert 274-6155 "Les dernières neiges du printemps" 12.30 3,45, 7.05, 10.25 et "Un colt et le diable" 2.05, 5.25 , 8.40.PUSSYCAT: 4015 St-Hubert 845-4215 "The executives wives" 12,00, 2.50, 5 40, 8.30 et "Monde erotica" 1.20, 4 10, 7.00 , 9.50.RIVOLI: "Le moine" 2 45, 6.00, 9.20 et "Tu es fou" 1.15, 4.35, 7.50.RIVOLI II: 6906 St-Denis 277-4129 "Tout feu.tout femme" 1.00, 3.00, 5.00, 7.00, 9.00 ST-DENIS: 1594 St-Denis 849-4211 "L'autre" 2.45, 6.15, 9 40 et "Y’a un os dans la moulinette" 1.20, 4.45, 8.10.SEVILLE: 2155 Ste-Catherine O 932-1139 "Earth Quake" 12.30, 2.50, 5.00, 7.15, 9.30.VAN HORNE: 6150 Côte-des-Neiges 731-8243 "Reincarnation of Peter Proud" 1.00, 3 00, 5.05.7.05.9.15.VENDOME: Place Victoria 878-1451 "Lets do it" 1.00, 2 40.4.25, 6.05, 7.50, 9.35 VERSAILLES: (Salle Rouge) 7625 Sherbrooke E 352-4020 "Justice sauvage ' 6.00, 9 25 "20 pas vers la mort " 7.50.VERSAILLES: (Salle bleue) 7265 Sherbrooke E, 352-4020 "Tout feu.tout femme" 7.00, 9.00.VIDEOGRAPHE: 1604 St-Denis 842-9786 Vidéogramme sur l'avortement."Partir pour la famille" de H.Bourgault 8.00.VILLERAY: 8042 St-Denis 383-5577 "La gifle" 7.20, 9.25 WESTMOUNT SQUARE: 1 Westmount 931-2477 "Alice doesn't live here anymore" 12.45 , 2.45 , 4.45, 6.50, 9.00.YORK: 1487 Ste-Catherine O 937-8978 "Young Frankenstein" 1.00, 3.10, 5.10, 7.15, 9.15.CINEMATHEQUE QUEBECOISE: 1700 St Denis 844-8734 "Port of call" (I Bergman Suède 1948 ) 7.30 “C'est ben deau 1'amour" (M Daigle — Canada 1970) 9.30 CONSERVATOIRE D’ART CINEMATOGRAPHIQUE: 1455 boul.de Maisonneuve 879-4349 Relâche.La Bebitte à roche .en auto-stop par Jacques Thériault Ils sont six, deux filles et quatre gars dont certains ont fait leurs premières armes avec la Grande fanfare fuckée; en mai dernier, ils mettaient en commun leur expérience de la scène et fondaient une troupe de théâtre qu’on connaît sous le nom de la Bebitte à roche.Leur premier cri?Tout bonnement “Bzzzt”.Il s'agit, en fait, d'une création collective qu’on a présentée soixante-cinq fois à Montréal comme en province.A l’heure actuelle, la Bebitte à roche assure une nouvelle création collective sous le titre “L’ami ch’min”.Comme l’explique Odette Gagnon, cette oeuvre a été élaborée autour du phénomène de l’auto-stop.“On n’a rien inventé, dit-elle.Ces aventures de la route peuvent arriver à tout le monde, que ce soit sur un chemin de campagne ou sur l’autoroute.Par ailleurs, au hasard des rencontres, les personnages se promènent d’une époque à l’autre, depuis l'Antiquité jusqu’aux limbes.C’est une sorte de voyage dans le temps et l’espace à partir de situations issues de la réalité”.Ce spectacle de la Bebitte à roche sera présenté à la Bibliothèque nationale, samedi prochain à 20h30, dans le cadre de la série “Voie au jeune théâtre”.Il aura alors été joué une quinzaine de fois au Québec mais, la création collective étant ce qu’elle est, c’est bel et bien à un nouveau spectacle qu’on assistera.“On n’arrête jamais de travailler un spectacle, dit encore Odette Gagnon.Par exemple, notre première création collective n’avait pratiquement plus rien à voir avec les premieres représentations vers la toute fin.Si on a subitement arrêté de présenter “Bzzzt”, c’est parce qu’on était au bout de notre rouleau, qu'on n'improvisait à peu près plus.C’était devenu un simple jeu de scène et c’est contraire à notre idée du théâtre.” Les outils de création privilégiés des membres de la Bebitte a roche sont “le son sous toutes ses formes, le langage articulé, bruits de toutes sortes et musique”.Travaillant sans décor et matériellement réduits à rafistoler des costumes avec parfois des guenilles, les six comédiens se déplacent présentement “sur le pouce” lorsqu’ils sont appelés à présenter “L’ami ch’min” en province.Les sacs à dos bourrés de costumes, le plus simplement du monde, ces dermers souhaitent avant tout partager leur plaisir du théâtre avec leur public et se gardent bien de véhiculer un quelconque message.Comme l’indique encore Odette Gagnon, “cela étonne parfois les gens de voir qu’on n’explique pas toujours ce qui se passe ou qu’on n’aille pas toujours au bout des mots.Cependant, c’est souvent implicite au niveau visuel.Et puis, je ne vois pas pourquoknous devrions régler le sort du monde; les gens sont capables de tirer leurs propres conclusions face aux situations que nous mettons en scène”.“L’ami ch’min”, c’est peut-être tout ça.A vous donner envie de faire le voyage avec la Bebitte à roche.variétés par Yves Tachereau Liberace: un rêve américain rieux était à Saigon pour saisir quelques images de l’événement.Son travail, en comparaison avec celui qu’a fait le reporter du canal 12, que l’on a pu voir à l’émission “W 5”, dimanche, était correct quoique son apport sur la fameuse “troisième force” était des plus intéressants.C’était, d’ailleurs, à peu près les mêmes images à cette dfférence près.Du moins tout cela était efficace.La rétrospective, elle-même, a été un succès.Sans doute les images étaient souvent atroces; le “60” s’abstient difficilement devant un enfant qui pleure ou un moine qui brûle.Mais, au fond, c’était finalement cela la guerre du Vietnam.Le montage très rapide incluait un certain nombre d’entrevues avec des journalistes et des hommes politiques canadiens et américains.Ces courts bilans rajoutaient, certes, de la vie à une émission rapide et solide.Claire aussi et c’est là un point important.Le ton de l'ensemble était d’ailleurs modéré et il vaut de signaler cette qualité.Sans doute Claude-Jean Devirieux a des convictions et ses commentaires, dès le début, les signalèrent à notre attention quand il précisa que la déroute de l'armée gouvernementale était dûe à “un manque de morale et à un manque de conviction politique”.Mais, du moins, un commentateur, deux même, tracèrent de Thieu un portait sinon flatteur du moins dégagé de partisannerie; ce qui nous permit de mieux comprendre ce qu’était dans le fond cette guerre: une lutte d’idéologies.Je me pose cependant deux questions.J’ai tenté de rejoindre Pierre Castonguay pour obtenir une réponse, mais en vain.La première est l’absence de commentaires en provenance de notre milieu direct.Pas un Québécois parmi les personnalités interrogées.Sans doute le Québec n’a pas participé à cette guerre mais elle a été, pour beaucoup, l’occasion de reflexions.La seconde vient du fait que ce reportage était essentiellement la guerre du Vietnam vue par des occidentaux, si l’on excepte toutefois les deux représentant de la Troi- Beethoven était sourd et ça ne changeait rien.Liberace serait manchot et ça ne changerait rien.Mais pas tout à fait pour les mêmes raisons.Incapable de réussir un seul trille convenable de toute la soirée, le pianiste brillant par ses paillettes et intéressant par son bagout, a massacré à peu près toutes les pièces qui sont passées par ses mains baguées.Mais on ne va pas écouter le jeu de Liberacè, on va le voir pour autre chose.Comme il le sait lui-même, puisque c’est ce qu’il a voulu, il fera patienter son public en lui interprétant les lieux-communs musicaux de quelques générations: une valse de Strauss, “Stardust”, “Beer Barel Polka” etc.Les auditeurs font “oh!” en reconnaissant la pièce, sont ravis, et écoutent avec le sens critique d’une bande de gars saouls entourant le pianiste du groupe, vers trois heures du matin.Liberace n’est pas un pianiste mais un bateleur de premier ordre.Extrêmement intelligent, il réussit à faire carrière avec la dextérité d’un étudiant de piano débutant.Ses costumes, son chandelier, ses boniments sont ce qui attire vraiment son public qui, pour se souvenir, achètera ses disques.Ses costu- sième force.Sans doute il était difficile de faire parler les habitants de Saigon au moment même où leur destin se scèle.Il ne devait guère être plus facile d’aller faire un tour du côté de Hanoi.Dommage cependant car c’est, peut-être, ce qui aurait fait la différence entre une émission, cette émission, élégante, savante et de bonne foi et un reportage plus percutant.Mais tout le monde n'est pas Morley Safer.mes (sept ou huit différents, lundi soir à la salle Wilfrid-Pelletier) tiennent du délire.Des millions de paillettes de son costume argentin (“ouatre mois de travail, pour celui-là”) en passant par la cape qu’il enlèvera sur une musique de striptease jusqu’à son habit clignotant (oui!) de police montée qui clôture son spectacle, le grand musicien a commenté, montré sous toutes les coutures, fait toucher les extraits de sa garde-robe que la publicité utilise plus que son piano.En second lieu, Liberace sait magistralement comment plaire au genre de personnes qui payent pour le voir.En expliquant toujours que son public n’a encore rien vu, il promettra constamment monts et merveilles pour le prochain numéro, puis pour la finale, puis pour le prochain spectacle.Il ajoute ensuite quelques flatteries sur le bon goût et la participation de ce public qui apprécie et son jeu et les farces à double sens (des variantes, par exemple, sur deux boules suspendues par des cordons à son costume d'entrée) dont il l’asperge.Mais par-dessus tout, Liberace incarne la réussite suprême de l’argent.Il attire un public qui vient rêver devant ses boutons en diamant et ses bagues.Ses vêtements n’ont d’extravagante que la richesse qu’ils exposent, car sous les flots de bijoux, la coupe est quand même assez souvent sage.La publicité ne parle pas de la variété de sa garde-robe mais de son prix, on ne parle pas de son talent mais de ses cachets et ainsi de suite.Très conscient de tout ceci, le divin interprète de Chopin a déclaré: "my clothes make me funny, but they make me the money”.Un peu plus tard, en montrant, ses bagues aux gens des premières rangées, il a ex- Alt CLIMATISE 35 MILTON / 842-6053 SALLE EISENSTEIN j pouR i , TCXJS ! POUR TOUS |a femme un film de I ¦ yannick bellon avec france lambiotte.Claude rich n UN FILM DE LUIS BUNUEL LE , FANTOME DELA LIBERTE REMISE DE 50% SUR TOUTES LES REPRODUCTIONS ENCADRÉES OU NON Dernier Jour, Samedi, le 19.J WM 1024 OUEST, AVE omMd AVENUE LAURIER - 279-2188 68 NORD, WESTMINSTER 488-7061 MONIQUE CHANTE LEYRAC m, REPRISE au GESU du 1 au 15 avril \ mar mere 8h30»ieu ven 9h30*sam GESU 1200 Bleury Rès 866 8914 rim 7h.30 I UN ÉVÉNEMENT IMPORTANT ! qu’il était permis au pu-ilic de leur toucher, “après tout, c’est vous qui les avez payées.”.Misant sur la cupidité plus ou moins consciente d’un public fasciné par la richesse, Liberace ne se sentira pas gêné d’annoncer ses disques et de faire annoncer qu’ils sont en vente durant l’entracte.Tout reste cohérent: faites-moi plus riche, je vous ferai rêver encore plus.Témoin scintillant de la réussite à coup de concessions d’un pianiste sans talent, Liberace continue de proposer le rêve américain à qui veut encore y croire.Les FILMS MUTUELS présentent Hui le chef d'oeuvre de INGMAR BERGMAN Scènes de la Vie Conjugale i ii h i p i.u p.n UV l’LI.MANN et KH LAND tOSI- P H NON ;iver mm ANDEHSSON te DûUPHin 18uu8i[ii puts maumiK itumo s«m.e.oo - fl.oo NO VENTURA • ANNIE Gl II ISARF I LE AD IANI a 9 UILLEROV ST DENIS, IURT 388 5571 -Dim.: 1Z.55-3 00-5 10-7.20-9 25 : 7 20-9.20 POUR TOUS lv.| f •.f II MS > I A1 l()f M¦ i HAi l[) YVES MONTAND, MICHEL PICCOlI, SERGE REGGIANI, GERARD DEPARDIEU dans .-nia Vincent, Conçois, , Paul 3AUTET / et les autres.t IN F II M Of CLAUDE SAUTET CREMAZIE ST-DENIS-CREMAZIE 388-4210 SEM.: 7.20-9.30 SAM.-DIM.: 12.30-2.45-5.00-7.20-9.30 y théâtre du rideau vert Do mardi » samedi ZOh.Oimmht 19h.Cautre don juan Comédie d'EDUAROO MANET Mis* m scte* par l'auteur YVETTE MIND'AMQiffi - MICHELLE ROSSIGNOL HUBERT ma - JEAN-MARIE LEMIEUX AUBERT PAUASCI0 - RENE GAGNON • ANOUK SIMARD Décors ol CoslMts: Hortcoto fioillomord Musique: Gmotti BeHavioco • Éd*ira|es: Nick Coreovilck ® Metro Laurier, sortie Giltord 4664, rue St Denis Keservation 844 1793 LE GROUPE LA LAURENTIENNE PRÉSENTE LES GRPVIDS EHPLORPtTtEURS FU Cl IMS et CINÉASTES d’Afri^ IÉMA DE LUTTE ET DE Ll ue et du Moyen Orient BÉRATION NATIONALE DIMANCHE 20 AVRIL à 9h15 Prix de l'Organisation de libération de la Palestine.LE MASSACRE DE KAFR-KASSEM d« Borhan Alaouyé 14 ANS an présanca da Tahar Chérlaa et de Mad Hondo LUNDI 21 AVRIL à 9615 La femme représente un pilier de résistance à la culture coloniale.K0D0U do Ababacar Samb TOUS an préaance da Tahar Chérlaa MARDI 22 AVRIL à 9h15 Un virulent dossier sur le racisme.— J.L.Douin LESBICOTS-NÈGRES, VOS VOISINS de Med Hondo TOUS an préaance da Mad Hondo Conseil Cf\ ' Québécois Vk- pour la • xsÿ Jjl) diffusion du cinéma Prix d'ontréo Si .50 r„“:.| 1248, Bernard — 277-4145 PREMIÈRE QUÉBÉCOISE POUR TOUS 17 au 20 avril, 20:30hrat Matinée 20 avril à 14:00 hres $3.et $2.(étudiants) Billets en vente au Plateau de 12:00 hres à 18:00 hres SALLE LE PLATEAU Téi.: 284-3223 3710 Culixa Lavillsc Pire LAFONTAINE 7 sports Le Devoir, mercredi 16 avril 1975 • 15 Les Canucks battent un Canadien insipide, 2-1 Les Canucks de Vancouver ont remporté hier soir leur première victoire en cinq ans d’existence contre le Canadien de Montréal, et ce par le verdict de serré de 2-1.C’était le moment tout choisi pour enfin gagner après une série noire de 26 echecs et trois matches nuis, car les Canucks ont ainsi égalé les chances 1-1 dans cette série quart de finale.La série se transportera maintenant à Vancouver où elle se poursuivra à compter de demain soir.Sans vouloir minimiser tout le mérite qui leur revient pour cette surprenante victoire, Ü faut avouer que les Canucks ont fait face à une équipe manquant nettement de determination.Les troupiers de Scotty Bowman pensaient peut-être qu’il leur suffisait d’apparaître sur la patinoire pour récolter un deuxième gain, alors que dans les séries éliminatoires tout le monde sait que chaque rencontre est d’une importance cruciale.On se sera leurré! Et les pauvres spectateurs ont dû débourser jusqu’à 12 dollars pour assister à un spectacle insipide, où les standards de médiocrité ont sans doute été pulvérisés.Rien n’allait bien pour le Tricolore, sauf entre la 12e et 14e minute du 2e engagement alors ou’ils ont compte leur but, par 1 entremise d’un lancer frappé de Doug Risebrough.A ce moment, la défensive des Canucks était débordée parce que les attaquants montréalais ne cessaient de travailler et avaient retrouvé leur jeu de passes si déconcertant, comme ils nous l’ont fait voir quelque fois pendant le calendrier régulier.Ce devait être tout pour le Canadien, excepté dans la dernière minute de jeu alors que Bowman avait retiré Dryden pour se doter d’un attaquant de plus.Peine perdue, les Canucks ont résisté jusqu’au bout et, malgré u’ils n’aient pas fait voir plus e virtuosité que le Canadien dans l’exécution de leur stratégie offensive, ont pleinement mérité ce gain, ne serait-ce que par leur opportunité.Car les Canucks, dans l’ensemble, n’ont pas mieux joué que leurs adversaires.Eux aussi leurs passes manquaient de précision; les tirs sur Dryden ne forçant celui-ci à réaliser de beaux arrêts que de trop rares fois, mais leur échec-avant et arrière tenace a eu une grosse part à jouer dans cette victoire puisqu’ils rendaient inopérantes toutes charges du Tricolore.Le premier but du Vancouver survint à peine trois minutes plus tard que celui de Risebrough.Un lancer de Lapointe que ne peut retenir Dryden, un lancer frappé à bout portant de Gerry O’Flaherty et c’était 1-1.Par la suite, les Canucks se replièrent à la défensive, se postant tous les cinq à leur ligne bleue et attendant que le Canadien commette une erreur pour oser s’aventurer dans le territoire adverse.Cette opportunité se produisit à la 13e minute du dermer vingt.Gary Monahan décocha un lancer d’une quarantaine de pieds en même temps qu’un coéquipier accrochait Dryden, qui parvenait à faire l’arrêt mais non à retenir la rondelle, qui elle, roula lentement au fond du filet.Gary Smith, la première étoile de la soirefe, fut tout à fait inexpugnable après le but du Canadien.Il a réalisé 38 arrêts, tandis que son vis-à-vis était éprouvé de 27 lancers.• A Philadelphie, Terry Crisp, non reconnu pour ses talents de compteur, a marqué à deux re- prises pour mener les Flyers de l’endroit à une facile victoire de 3-0.L’escouade défensive du Philadelphie a disputé tout un match, limitant a 13 les tirs à l’endroit de Bernard Parent, qui a réussi allègrement le premier blanchissage des séries 1975.La série se transporte à Toronto à compter de demain soir.A Buffalo, les Sabres ont pris une avance de 2-0 dans leur série les opposant à Chicago, en battant les Black Hawks 3-1.Rick Dudley a marqué deux fois, appuyé en ce sens par Dany Gare.Stan Mikita a ouvert le pointage pour les Hawks durant la première minute de jeu de la partie.A Pittsburgh, les Islanders de New York se sont inclinés 3-1 face aux Pingouins.Lowell MacDonald et Jean Pronovost ont réussi tous les points des Pingouins, battant ainsi à eux seuls les Islanders, qui tirent maintenant de l’arrière 2-0 dans cette autre série quart de finale.Le gardien Billy Smith, des Islanders, a quand même bien tiré son épingle du jeu, ne succombant que trois fois sur 47 lancers dirigés en sa direction.' Tony Gabriel serait échangé HAMILTON (PC) - Tony Gabriel, ailier rapproché des Tiger Cats de Hamilton, qui a été choisi le joueur canadien par excellence l’an dernier, sera peut-être échangé avant le début de la prochaine saison.“Nous sommes bien décidés.Si les Tiger Cats n’offrent pas une importante augmentation de salaire, nous demanderons que Tony soit échangé, soit à Toronto, soit à Vancouver, a déclaré son gérant d’affaires Peter Buthwaite.J’ai discuté avec Ralph Sazio, direcreur-gérant, et je ne crois pas que nous en viendrons à un accord”.Par ailleurs, Ralph Sazio a déclaré qu’il y avait très peu d’espoirs de voir Larry Brame et Lewis Porter endosser Tuniforme Bill Walton est accusé de gauchisme PORTLAND (Oregon) (AFP) — Rien ne va plus entre Bill Walton et Portland.Les critiques faites la semaine dernière ar le célèbre joueur de basket-all contre le F.B.I.et le gouvernement américain dans le cadre de l’affaire Patricia Hearst ont provoqué un tollé général dans la ville de l’Oregon.La presse locale et des centaines de supporters des Trail Blazers, équipe de la Ligue professionnelle N.B.A., ont réclamé le départ du joueur rouquin de 2 m 10, accusé de “gauchisme”.Acheté pour deux millions de dollars, Walton, ancien pivot de U.C.L.A., équipe universitaire de Los Angeles, avait déjà exar-cerbé les passions en pasant plus de la moitié de la saison sur le banc des blessés, alors qu’il était sensé attirer les foules et de conduire Portland dans la course au titre.Interrogé récemment par le F.B.I.dans le cadre de l’en-uête portant sur la disparition e la fille du magnat de la presse Randolph Hearst, Walton avait déclaré au cours d’une conférence de presse qu’il ne parlerait plus à “l’ennemi”.“Je regrette d’avoir coopéré d’une manière ou d’une autre avec une organisation aussi improductive que le F.B.I.”, avait-il dit.Je tiens à exprimer ma solidarité avec Jack Scott et demande votre appui dans notre opposition contre le gouvernement américain”.Scott, personnalité gauchiste connue dans le monde des sports, est soupçonné d’avoir loué sa maison de campagne en Pennsylvanie à Patricia Hearst.Enlevee le 4 février 1974 par l’Armée symbionese de liberation, cette dernière avait ensuite déclaré qu’elle rejoignait de son propre gré les rangs du mouvement subversif.Walton, détenteur du “Sullivan Award”, prix décerné au meilleur athlète amateur américain, est aussi en guerre contre 1’“Establishment”.Son conseiller a déjà fait entendre à plusieurs reprises que le joueur ne se sentait pas à l’aise à Portland et qu’il aimerait retourner à Los Angeles, ville plus libérale.Curieuse coïncidence, les critiques dont il a fait l’objet à Portland, où, selon la presse locale, une personne sur cinq serait contre lui, a fait resurgir hier sa blessure à la cheville.Il est de nouveau dans le plâtre pour deux semaines.La voiture qui gagne ô être connue Peugeot 504GL Mï
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