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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 28 avril 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1975-04-28, Collections de BAnQ.

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Fais ce que dois la météos ensoleillé avec passages nuageux.Maximum près de 12.Aperçu pour demain: ensoleillé.Détails page 6.20 CENTS Vol.LXVII - No 96 Montréal, lundi 28 avril 1975 S.Pi«n Chez les libéraux anglophones du West Island Nouvelle flambée contre la loi 22 par Pierre O’Neill Le congrès régional regroupant les militants libéraux du West Island de Montréal a donné lieu hier à un débat acrimonieux oui a fait ressortir l’opposition farouche de la communauté anglophone à la loi 22 du gouvernement Bourassa.Des échanges chargés d’émotivité ont maroué ces délibérations, dramatisées par l intervention spectaculaire du député libéral de Mont-Royal à l’Assemblée nationale, M.John Ciaccia, qui a réitéré sa dissidence, déploré le climat engendré Le défi de Minh: épargner l’assaut à Saigon SAIGON (d’après Reuter, AFP et AP) ' Duong Van (big) Minh troisième chef d’Etat — Le général devenu hier le Sud-Vietnam en est du moins d’une semaines par le bill 22, et n’a pas hésité à dénoncer publiquement ses collègues ministres qui avaient pris place à la tribune d’honneur.La réplique est aussitôt venue du ministre (PEtat chargé de l’application du bill 22, M.Fernand Lalonde, qui a fait re-marquer à son collègue que la lumière ne viendra pas d’arguments émotifs et lui a rappelé que les francophones québécois furent longtemps frustrés et qu’il se trouve encore beaucoup de frustration.“Il revient à un gouvernement de prendre ses responsabilités, quand vient le temps.Nous faisons appel à la compréhension et à la bonne volonté de tous les Québécois.” Invité à commenter le ton de ces discussions entre militants libéraux, le chef du parti, M.Robert Bourassa, a émis l’opinion, en fin de journée, que la majonté appuie l’initiative de son gouvernement et a souligné qu’il restera toujours “une minorité d’éternels mécontents.” Essentiellement, les interventions visaient à convaincre les ministres.MM.Fernand Lalonde, François Cloutier, Victor-C Goldbloom et Jean Coumoyer, que le bill 22 est une erreur et une injustice qui briment les droits de la minorité anglophone, sent la discrimination, et ne saurait passer le test de la constitutionna-Kté.Dans un premier temps, le premier ministre a d’abord rappelé aux militants libéraux anglophones la crise d’octobre 1970 en indiquant qu’il s’agissait alors de manifestations d’insécurité d’un peuple.Il a ensuite souligné que les francophones pourraient eux aussi être inquiets et impatients à la constatation qu’une minorité anglophone de 20 pour cent occupe les 80 pour cent des postes de commande.M.Bourassa a enfinsfait valoir que l’attente' n’aurait fait que polluer le climat et que le gouvernement se devait de prendre ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard.“Il n’y à pas un peuple avec un minimum de fierte, qui va accepter de mourir à petits feux.Certaines des interventions, les plus radicales et exagérées, n’ont pas reçu l’assentiment de l’auditoire.Ainsi, cette femme, qui tout en soulignant son refus de parler le français, soutenait que son mari ingénieur ne pouvait se trouver d’emploi parce que précisément, il ne pouvait s’exprimer correctement en français.Pour le ministre du Travail et député de Robert-Baldwin, M.Jean Coumoyer, Voir page 6: Flambée mais, au moment où les 134 députés présents lui accordaient leur confiance, les forces du GRP et nord-vietnamiennes lançaient ce que des sources militaires pensent être l’offensive générale contre Saigon.En effet, la désignation du général Minh à la présidence de la république par le Parlement sud-vietnamien est arrivée trop tard, semble-t-il, pour éviter à Saigon une deuxième nuit de bombardement a la roquette.De nouveaux engins ont atteint le centre de Saigon hier soir.Cinq roquettes soviétique de 122 millimètres avaient touché samedi dans la nuit des quartiers populaires de la capitale, faisant sept morts et provoquant un incendie qui a détruit environ 300 habitations.Un porte-parole du GRP avait d’ailleurs indique à l’AFP, à Saigon, après la désignation du général Minh, que foffen-sive se poursuivait “sur les front» politiques, diplomatique et militaire”.Le porte-parole avait également refusé de se prononcer sur l’aptitude du nouveau président Minh à être un négociateur de paix.Le général Minh reprend le pouvoir à un moment où le Sud-Vietnam risque clairement une défaite militaire totale.L’ancien ministre de la Défense, M.Tran Van Don, a d’ailleurs dit au Parlement hier que la capitale était isolée, menacée par 14 divisions nord-vietnamiennes.Il reste qu’hier soir, autour du général Duong Van Minh impassible, une poignée de jeunes collaborateurs se sont reunis pour préparer la mise en place du nouveau régime.Si le général Minh, qui a une réputation de conciliateur, échoue dans sa mission de paix, le régime de Saigon devra choisir entre la capitulation ou un sanglant baroud d’honneur.Le général Minh accède officiellement à la magistrature suprême lors d’une cérémonie de prestation de serment qui doit avoir lieu aujourd’hui.Agé de 59 ans et de taille assez élevée pour un Vietnamien, le général a défié à plusieurs reprises le régime de l’ex-président Nguyen Van Thieu en lançant des appels à la paix et à la conciliation.En 1963, le général Minh était à la tête du coup d’Etat qui renversait le président Ngo Dinh Diem.Trois mois plus tard, il était démis de ses fonctions de chef de la junte au cours d’un deuxième putsch et ensuite il partait en exil en Thaïlande où il devait rester quatre ans.La religion a joué un grand role dans les campagnes récentes du général Minh, bouddiste comme 70% du pays.Le Vietnam du Sud deviendrait fort s’il pouvait unifier tous les groupes religieux, a-t-il dit lorsqu'il a demandé au gouvernement que les dirigeants religieux jouent un rôle plus important dans les affaires du pays.Après la visite de l’ex-président Voir page 6: La défi Le Comité Nadeau Des conseils élus seront proposés pour les cégeps par Lise Bissonnette gner collégial du Conseil supérieur de l'Educa- tion (dit comité Nadeau) s’apprête à proposer une structure élective pour le Conseil d’administration des cégeps, contrairement à l’organisation actuelle, gui repose sur un processus de nomination.C’est ce que révèle un document de travail du comité Nadeau, en date du 10 février dernier, dont LE DEVOIR a obtenu copie.Dans ce chapitre, intitulé “organisation des ressources”, le comité indique sa préférence pour une structure d’autorité largement décentralisée et participative qui relègue le ministère de TE-Cucation à un rôle de fournisseur de services, de “support professionnel et technique.” Ce document éclaire les propos que tenait le ministre Cloutier à l’Assemblée na- tionale mercredi dernier.Tout en annonçant une refonte de la loi des cégeps pour 1976, celui-ci s’est montré assez réticent à relier ce projet aux recommandations que lui remettra en juin le comité dont il demandait la création en 1973.M.Cloutier a indiqué qu’il ne soumettra le rapport Nadeau à une commission parlementaire que si ses recommandations “ne sont pas trop théoriques et touchent des changements concrets.” Or les recommandations du comité, au chapitre du système d’autorité régissant les cégeps, sont assez semblables à ce que réclamait la direction du cégep de Limoi-lou, dont le ministre venait justement d’annoncer la mise en tutelle mercredi.De même, c’est un secret de polichinelle que l’ensemble du rapport Nadeau, dont les principales conclusions sont déjà Claude Forget La CEO, renouant avec le passé, veut imposer une morale au Québec Des soldats sud-vietnamiens, la plupart sans armes, affluent vers Saigon par la route 15, à l'est de la capitale, repoussés par l’avance des forces du FNL et des Nord-vietnamiens dans cette région.(Téléphoto AP) par Gilles Lesage QUEBEC — Est-ce que le gouvernement doit avoir une morale et t’imposer aux citoyens?A cette question fondamentale, que la société québécoise n'a jamais tranchée, le ministre des Affaires sociales répond par la négative, quant à lui, dans une entrevue récente avec LE DEVOIR.Evoquant lui-même le Manuel du 1er mai, par lequel la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) veut consacrer une journée d’école au service de la classe ouvrière, M.Claude Forget estime que la CEQ veut dire aux gens comment il faut penser, et ce qu'il faut penser en telle ou telle circonstance.Le débat de fond, dit-il, devrait porter non pas tant sur le programme de sensibilisation suggéré par la Centrale à ses membres que sur l’idée même selon laquelle l’école doit transmettre une éthique et un ordre de valeurs.La CEQ se défend en disant qu’elle propose une éthique et une morale sociales différentes de celles que le système charrie lui-même, et que tel est bien son droit.Mais est-il bien vrai, se demande le mi-Voir pag* 6: Forget 38% aux socialistes, 26% aux centristes: un Portugal social-démocrate se profile LISBONNE (d'après AP, Reuter et AFP) — C'est par un concert d’avertisseurs et arborant des drapeaux que les socialistes ont parcouru hier la capitale portugaise, pour célébrer leur éclatante victoire aux élections de vendredi qui leur ont accordé plus des 2/5 des suffrages.En effet, les derniers résultats accordent au Parti socialiste de M.Soares 95 mandats pour 38% des suffrages; suit le Parti populaire démocratique, PPD, centriste, avec 58 sièges pour 26% des suffrages.L’écnec du Parti communiste est cuisant puisqu’il ne récolte qu’un peu moins de 13%, ce qui lui vaut à l’assemblée constituante 25 mandats.Quant au CDS, de droite, il récolte 7.6% des suffrages et obtient 12 sièges.Le NDP, allié aux communistes, obtient 3 mandats pour ses 4%.La participation électorale aura été massive, se situant tout près de 92%, pour un total d’inscrits de 6.2 millions.Quant au nombre de bulletins nuis ou blancs, il se situe à un peu moins que 7%, ce qui est surprenant puisque les militaires avaient fait campagne en faveur du bulletin blanc dans tous les cas où l’électeur n’aurait pas été sûr de son choix, et surtout quand en considère le nombre élevé d’analphabète et les méfaits d’un demi-siècle de fascisme.Dés samedi, le ministre de l’Informa- tion a annoncé que des élections législatives auraient lieu dans un délai maximum de six mois.On sait que l’assemblée élue vendredi, jour anniversaire du coup d’Etat qui mit fin l'an dernier à l’ancien régime, est appelée à rédiger une constitution dont les grandes lignes sont d’ores et déjà préfigurées dans la plate-forme que le Mouvement des forces armées a fait accepter par les grands partis politiques.Les choses ne seront plus tout à fait les mêmes pour le Portugal après ces élections du 25 avril.i Sur le plan intérieur, ces élections ont l’avantage de jeter la lumière sur la réalité populaire des diverses formations politiques.Ceci aura des conséquences dans les rapports entre ces formations politiques elles-mêmes comme dans leurs rapports avec le Mouvement des forces armées.Précisément, Taile gauche du Mouvement des forces armées et les hommes politiques portugais les plus militants redoutaient nier que le succès des partis modérés aux élections menace la “revolution socialiste".Le capitaine Duarte Pinto Soares, tenant de la ligne dure au sein du Conseil révolutionnaire qui exerce le pouvoir suprême, est inquiet des résultats car “ils annoncent la possibilité d’un glissement vers la social-démocratie.” Quant au général Vasco Gonçalves, il a prévu dans une interview que des réactionnaires se livreront à “de nouvelles attaques et à des manoeuvres insidieuses” qui ne prendront pas nécessairement la forme du coup d’Etat avorté du mois dernier.*- On a noté avec intérêt la main tendue au lendemain des élections à M.Alvaro Cunhall par M.Mario Soares, lorsque celui-ci a additionné les suffrages obtenus par son parti à ceux obtenus par le parti communistejjour illustrer la victoire de la gauche.M.scares a déclaré que le Parti communiste était nécessaire à la démocratie au Portugal et M.Cunhall a souligné que les communistes étaient favorables à un parti socialiste fort.Ces remarques donnent à penser que les deux partis pourraient conclure un pacte.Toutefois, on précise de source socialiste qu’il n’est pas question de “laisser tomber le PPD, malgré les accusations des communistes qui taxent cette formation de fascisme.En effet, le Parti communiste estime que “le scrutin ne traduit pas, et de loin, la force réelle du Parti communiste, son influence, son pouvoir de mobilisation des masses ni sa place indispensable dans la révolution portugai-se’ .Le scrutin a montré que “la droite réactionnaire ne jouit que d’un appui populaire réduit”, ajoute le communiqué.Le Parti communiste souligne que le scrutin a démontré “sa forte implantation dans les centres ouvriers et les zones de prolétariat agricole du sud".Ailleurs, ajoute le communiqué, le faible pourcentage recueilli par le parti communiste “illustre l’héritage d’obscurantisme légué par le fascisme et confirme les effets des intrigues et de la violente campagne menée par de nombreuses forces liguées dans “une sainte-alliance anticommuniste”.Certains hommes politiques socialistes ou appartenant au PPI estiment volontiers en privé que les jours du général Gonçalves, comme premier ministre, sont comptés.Ils pensent que l’élection a renforcé la position d’officiers modérés comme le commandant Vitor Alves, le commandant Ernesto Melo Antunes, ministre des Affaires étrangères, le commandant en chef de l'armée Carlos Fabiao et l'amiral Vitor Crespo, haut-commissaire au Mozambique.Il en est de même pour le président Francisco da Costa Gomes, qui peu avant le vote a contesté l’affirmation des officiers de gauche selon laquelle le peuple n’était pas encore mûr pour se rendre aux urnes.connues et dont Le DEVOIR faisait état le 12 février dernier, ne plait guère au ministère où l’on y voit l’utopie en marche.Le rapport suggère entre autres l’abolition de la distinction entre enseignement professionnel et général, entre éducation des jeunes et éducation des adultes, l’organisation pédagogique en “modules” et “familles de modules”, selon un modèle semblable à celui de TUniversité du Québec, et une très forte décentralisation qui revalorise la concertation et l’autonomie au plan régional.Selon le document du 10 février, le comité proposera que le Conseil d’administration des cégeps “soit composé de neuf à 15 personnes élues par un collège électoral sur présentation des candidats par le milieu.Voir page 6: Cégep* sommaire ¦ Le Québécois a fort à apprendre sur l’accueil du jeune Immigrant.- page 2 ¦ Douze témoins font le procès de la politique culturelle devant le “tribunal de la culture”.- page 3 ¦ La fin du malentendu au Portugal: un éditorial de Georges Vigny.- page 4 ¦ Opération anti-subversive en Argentine.¦ La flotte arabe et la rivalité des émirs.- page 8 ¦ Le Labour préconise le non à l’Europe.¦ L’économique à la réunion de famille du Commonwealth.- page 9 ¦ Semaine de la contre-culture: un bilan positif et ouvert.- page 12 ¦ Les Sabres gagnent le premier match en prolongation.- page 15 ¦ Pour les J0, 625,000 billets à vendre à des Québécois patients et fortunés.- page IB CHEZ VITQ Historante Maca gartroti'Sjnm TM.: 7I5-3&3 Côt&cfas Neiges Montréal \ 2 • Le Devoir, lundi 28 avril 1975 Le Québécois a fort à apprendre sur l’accueil du jeune immigrant par Lise Bissonnette Pour avoir voulu éviter nommément les questions politiques au cours de son colloque sur l’accueil fait aux immigrants dans ses écoles, vendredi et samedi, la CECM s'est vue inondée de suggestions souvent folkloriques et anodines à la fin de ces deux journées, au cours d’une plénière sans passion.Mais on aura au moins constaté que les Québécois ont encore fort à faire pour chasser toute velléité de xénophobie, même chez les mieux intentionnés.Quelque 300 personnes assistaient à ce colloque organisé par le Bureau de l’accueil aux immigrants et l’Office des relations publiques de la CECM.Elles provenaient majoritairement des écoles où logent des classes d’accueil, qui y avaient délégué outre leur direction, des professeurs de classes régulières et d’accueil, et des membres, francophones et non-francophones des comités de parents.S’y joignaient aussi des observateurs des ministères de l’Immigration et de l’Education, des commissaires de la CECM et d’autres commissions scolaires de l’île de Montréal.Deux thèmes nourrissaient les ateliers qui furent de loin plus animés que la plénière: “l’accueil des jeunes à l'école’, et “les parents et l’accueil”.Un peu partout, on a étalé les petites misères et ignorances mutuelles qui font de l’accueil aux immigrants une activité encore plus polie que chaleureuse: réticences plus subtiles de participants qui déclarent bien aimer les immigrants, mais vouloir leur imposer un quota dans leur école; histoires de réunions de parents francophones et non-francophones qui ne sont souvent que la juxtaposition quasi forcée de deux solitudes.Il a bien fallu reconnaître, comme le faisait Mme Lavoie-Roux vendredi dans son discours d’ouverture “la pauvreté de l’accueil réservé aux immigrants par la communauté francophone.” Car il est loin d’être honorable l’esprit de calcul qui ne cesse de réclamer que le moindre service additionnel consenti aux immigrants le soit aussi aux enfants des classes régulières.Ou encore celui qui fausse l’accueil en voyant les inscriptions d’immigrants comme un “chiffre alléchant”, utile d’abord à combler les baisses de clientèle francophone, quand ce n’est à augmenter le traitement du directeur et la quantité du personnel de soutien, fixés tous deux au prorata du nombre d’élèves, un immigrant étant toujours compté pour deux.C’est contre cette attitude que la CECM voulait marquer des points décisifs samedi, en centrant les débats sur les modifications aux comportements et à l’organisation quotidienne dans la classe d’accueil et hors la classe.Mais plusieurs participants ont souligné la naïveté d’un discours sur l’intégrauon qui essaie de se tenir dans les limites de 1 action de l’école.Sans blâmer les nouveaux venus au Québec, on se demande en effet si les classes d’accueil ne leur sont pas le plus souvent un instrument transitoire pour acquérir une “langue-outil” utile a vivre en ce pays, quitte a se tourner tout de même un peu plus tard vers la communauté anglophone pour une véritable intégration.A cela, les statistiques de la CECM, aussi optimistes qu’elles soient quant au taux de persistance dans le secteur d’enseignement français, ne peuvent offrir de réponse sociologiquement valide.Et le sentiment général demeure que les groupes ethniques sont encore fort peu pénétrés de culture française.C’est pourquoi les ateliers ont souligné ue la seule véritable incitation capaole ’attirer vraiment les immigrants vers l’école française, serait rutilisation du français comme langue de travail.“Jusque là c’est (jp la fausse représentation de faire venir des immigrants ici en leur demandant de choisir le patrimoine français du Québec, alors que l’économie les pousse vers l’anglais”, de dire la présidente d’un comité de parents.Comme on s’était tacitement entendu pour que les résolutions ne débordent pas llllllill S5'~ v- Les autorités de la CECM (au centre la présidente, Mme Lavoie-Roux) se sont mêlées aux parents, professeurs et commissaires pour analyser la qualité de l’accueil aux immigrants dans les classes spéciales de la Commission.Le colloque, qui se déroulait vendredi et samedi à la polyvalente Pierre-Dupuy, était placé sous le thème “Un immigrant.un Québécois.un ami!" (Photo Alain Renaud) Cloutier assure qu’il s’intéressera aux polyvalentes d’Hochelaga-Maisonneuve Le ministre de l’Education n’a pas l'intention de court-circuiter la machine administrative pour examiner plus rapidement le dossier scolaire du quartier Hochelaga-Maisonneuve.Mais il a assuré les porte-parole du Regroupement scolaire de ce quartier (RSHM) que leur problème serait étudié au mérite, dès que le dossier lui sera remis officiellement.Les représentants du regroupement, accompagnés des députés Jean-Claude Malépart (libéral, Sainte-Marie) et Robert Burns (Parti québécois, Maisonneuve) ont rencontré le ministre à ses bu- au fil des mots Éthique et déontologie par Louis-Paul Béguin /Vos lecteurs pourront désormais lire deux fois la semaine sous la rubrique "Au fil des mots", une chronique linguistique signée Louis-Paul Béguin.Notre nouveau collaborateur oeuvre depuis de nombreuses années dans le secteur linguistique.Auteur de nombreux ouvrages qui lui ont valu plusieurs prix, dont le Prix Montcalm 1974 et le prix de poésie de France 29, M.Béguin est présentement au service de la Régie de la langue française.Mais les articles qu’il donnera au Devoir n’engageront que sa responsabilité personnelle.C.R.Les spécialistes qui se sont occupés de la question pensaient bien en avoir fini avec l’erreur: code d’étique.Or il n ’en est rien.Il va falloir reprendre la lutte.Je m’explique, Parce que l'anglais emploie depuis longtemps, et c’est son droit, “code of ethics”, le français du Québec et du Canada fut marqué d’un anglicisme qui est si évident qu’on reste surpris — même si l’on sait par expérience que les anglicismes sont la plupart du temps illogiques — que quelqu’un avant nous ne se soit pas aperçu que le mot “éthique” a un sens bien précis, et que ce n’est pas celui qu’il nous faut pour traduire “code of ethics".L’éthique fut, Sour Spinoza, le grand philosophe, un •aité de l’homme qui analyse ses passions, ses affections: c’est une doctrine du salut par la connaissance de Dieu.Ethique est aussi un adjectif qui veut dire concernant la morale.On peut dire un jugement éthique, pour signifier un jugement conforme à la morale.L’expression angalise “code of ethics” ne veut pas dire un code concernant la morale.Mais un ensemble de règlements portant sur l’étude des devoirs particuliers à une profession ou à une situation sociale bien déterminée.C’est la définition de ce qui s’appelle un code de déontologie en français.Les journaux révélèrent dernièrement l’intention de certains milieux d’adopter un code d’éthique.Pas un n’employa code de déontologie.C’est bien dommage qu’ils n’aient pas suivi l’exemple des opticiens du Québec qui viennent d'adopter un code de déontologie.Mais oui! Ce n’est pas difficile de s’exprimer en français correct.Il suffit de trouver la bonne expression et de savoir prouver ce qu'on avance.Le plus difficile au Québec c’est d’em-pêcner que l’ancienne expression fautive ne revienne sur le tapis une fois n on l’a dépistée et condamnée.Il âut veiller au grain.Pour ce qui est de la déontologie, le mot est employé depuis quelques années par plusieurs associations qui ont rédige un code des devoirs professionnels de leurs membres.L’Association provinciale des assureurs-vie du Québec n’a pas hésité à utiliser la bonne expression.Il faut également la féliciter d’avoir voulu donner à ses membres un code de déontologie en bon français.J’apprends aussi avec plaisir que le Code des professions du Québec utilise lui aussi le mot déontologie.Donc, je ne vois aucune raison pour qu’on nous resserve des codes d’éthique dans les journaux.Puisque les députés vont avoir leur propre code de déontologie, il est à souhaiter que les rédacteurs qui vont le préparer ne retombent pas dans l’ornière et évitent un anglicisme presque disparu.I reaux de Montréal, lundi dernier.Ils lui ont réitéré leur désir d’obtenir dans leur quartier l’aménagement de deux écoles secondaires en petites polyvalentes de 1,200 élèves.On sait que la CECM se propose plutôt d’en aménager une seule en polyvalente, réservant l’autre pour la clientèle du secteur général.Les citoyens refusent cette solution, alléguant qu’elle favorise la ségrégation entre les etudiants du professionnel et du général.Selon un communiqué émis hier par le RSHM, le ministre Cloutier aurait promis que ses services reverront les données démographiques qui ont présidé la décision de la CECM, et dont les citoyens contestent le pessimisme.Il aurait également indiqué son intention de prendre en compte, dans l’étude du dossier, les objectifs sociaux du milieu particulier d’Hochelaga-Maisonneuve.Le même jour, plusieurs citoyens du Regroupement se retrouvaient à la séance du Conseil scolaire de l’île de Montréal qui approuvait le projet d’aménagement de l’école Eulalie-Durocher en polyvalente.En vertu de son mandat, le Conseil ne peut faire plus que d’étudier les projets soumis par les différentes commissions scolaires et il n’a donc pas eu à discuter de la demande globale des citoyens.Cependant, comme la CECM doit présenter en mai prochainsonprojetd’aménagement de l'école Saint-Emile en école secondaire d’enseignement général, le RSHM se promet de revenir a la charge auprès du Conseil scolaire pour contester cette décision dont il ne veut absolument pas.Le Regroupement croit que le Conseil scolaire a en effet autorisé la construction de deux petites écoles élémentaires à Saint-Léonard plutôt qu’une seule plus importante, se rendant ainsi au principe que défendent les citoyens d’Hochelaga-Maisonneuve depuis plusieurs années.Le RSHM entreprendra bientôt “une nouvelle étape de sa participation à la gestion scolaire ’, selon ses termes.Il a en effet déjà sollicité de la direction de la CECMf l’autorisation de présenter aux commissaires un projet de formation d’un comité d’implantation de la future polyvalente Eulalie-Durocher, la première dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.L’AIDER C’EST AGIR i vers des amendements à la loi 22, celles-ci, fort variées, sont demeurées limitées dans leur propos.L’heure était surtout à la recherche de la fraternisation: intégration plus rapide des immigrants dans les classes régulières, implication du personnel entier des écoles dans des programmes d’accueil, augmentation des classes mixtes, information et publicité auprès des organisations communautaires des groupes ethniques, intégration des parents immigrants aux comités d’écoles.“Véritable apostolat”, comme le soulignait sans malice un néo-Québécois, on est allé jusqu’à énumérer des activités de jumelage, échanges d’élèves et presque d’enfants entre familles, parrainage, visites organisées, rencontres sociales quand ce n’etait des soupers gastronomiques exotiques et fêtes folkloriques.Une telle frénésie de rapprochement s’explique cependant par l'ampleur des distances entre les groupes francophones et non-francophones.Il faut souligner que les classes d’accueil sont souvent situées hors du quartier où réside l’enfant immigrant et qu’à cet éloignement physique correspondent souvent des inégalités socio-economiques importantes.C’est pourquoi la CECM souhaiterait que s’implantent rapidement des classes d’accueil dans les quartiers d’origine.Quant aux directeurs d’école et aux enseignants, ils se sont montrés plutôt attentifs à l’amélioration des services spécialisés (adjoints à la direction, animateurs, psychologues, docimologues), et aux activités de perfectionnement du personnel.“On demande beaucoup à la CECM”, devait conclure Mme Roux, tout en invitant les observateurs des ministères de l’Immigration et de l’Education, tous plutôt silencieux, à se montrer attentifs et à chercher avec la Commission une façon de partager les tâches.La CECM commence à renverser le courant Environ 4,000 enfants d’immigrants d’âge scolaire arrivent chaque annee sur le territoire de l’île de Montréal.La moitié d’entre eux sont de langue anglaise, et une faible partie sont bilingues ou ne parlent que le français.Près de 1,500, estime-t-on, ne parlent ni français ni anglais.Aux termes de la loi 22, ceux-ci seraient une clientèle toute désignée pour l’école française.Pourtant la Commission des écoles catholiques de Montréal n’en recrute annuellement que la moitié dans ses classes d’accueil françaises, initiative unique dans la province.Mais c’est là un résultat remarquable, dit-on à la commission, car il commence à briser sérieusement la tradition qui menait indistinctement tous les immigrants à l’école anglaise.En 1970 en effet, seuls 80 enfants s’inscrivaient en classes d’accueil.L’effort consenti depuis 1970, sans coercition, permet cette année à la CECM d’offrir renseignement en français à 2,134 élèves de 61 nationalités et de 30 langues maternelles différentes.825 d’entre eux fréquentent les classes d’accueil proprement dites, à l’élémentaire et au secondaire, 812 sont des néo-Québécois qui choisissent la prématernelle et la maternelle française, et 497 ont quitté les classes d’accueil pour entrer dans des classes régulières françaises.Selon la présidente de la CECM, Mme Thérèse Lavoie-Roux, les effets de la loi 22 sur les choix scolaires des immigrants, sinon sur ceux des néo-Québécois depuis plus longtemps domiciliés au Québec, devraient faire augmenter cette clientèle à près de 3,000 Tan prochain.Ces espoirs sont bien différents des statistiques de demandes d’inscription rendues publiques jeudi dernier.Mais il faut se rappeler que la CECM fera connaître bientôt ses moyens d’appliquer la loi 22.Et surtout que le Bureau de l’accueil aux immigrants de la CECM compte sur la progression normale des effectifs qu’il connaît depuis 1970, due à un système très informel de recrutement, basé sur le “bouche à oreille” et l’animation auprès des communautés ethniques, ainsi que nous le déclarait samedi son directeur, M.Robert Attar.Les groupes ethniques qui choisissent le plus facilement Tecole française sont ceux qui ne retrouvent pas de communauté importante au Quebec à leur arrivée.Ainsi sur les 15 groupes les plus touchés par les classes d’accueil, on en retrouve neuf en provenance de l’Amérique du Sud.Il en va évidemment ainsi pour les immigrants très isolés.Le fort succès des pré-maternelles et des maternelles spéciales s’explique par l’absence de services comparables tant au secteur anglais de la CECM, qu’au Protestant School Board of Greater Montreal (PSBGM).D’abord subventionnées par le ministère de l’immigration, ces initiatives de la CECM relèvent depuis 1972 du budget du ministère de l’Education, via le Plan de développement de l’enseignement des langues.Contrairement aux classes maternelles régulières, celles qui s’adressent aux non-francophones fonctionnent à plein temps.Ce qui porte plusieurs à croire que les néo-Québécois les utilisent comme des garderies pour plus tard faire passer leurs enfants à l’école anglaise.Selon les statistiques de la CECM cependant, 67 pour cent des élèves de prématernelle passent en maternelle française, 71 pour cent des élèves de maternelle vont en première année française, et cette année, 77 pour cent des 507 élèves sortis des classes d’accueil après un stage de 10 ou 12 mois, choisissent de continuer leur scolarité en français.I CHEZ SIMPSONS Votre fourrure est un placement qui mérite un entreposage chez Simpsons Vous avez le choix de deux genres d’entreposage basés sur l’évaluation de votre fourrure.Le plan standard 2'/*% qui assure entièrement votre fourrure pendant son entreposage.Le plan 2!/2% qui procure la même assurance plus < une protection tous risques pendant 12 mois n’importe où dans le monde.Frais minimaux d’entreposage $6.Renseignez-vous au sujet des autres services de Simpsons, nettoyage des fourrures, réparation, remodelage, teinture et confection de pelisses.COMPOSEZ 842-7221 •t un livreur porteur d’obligatione viendra prendre livraison de vos fourrures.Rayon 738 au troisième Env/Z/eseu/ement f 4 LE DEVOIR Page Montréal, lundi 28 avril 1975 12 témoins font le procès de la politique culturelle devant le “tribunal de la culture” par Michel Roy De tous les témoignages entendus samedi par le “Tribunal de la culture”, qui a siégé solennellement durant six heures sous la présidence de l’écrivain et sociologue Marcel Rioux dans le sous-sol de l'église Saint-Edouard, trois grandes conclusions ressortent clairement: • aucun des témoins — organismes représentés ou particuliers — n’est satisfait de la politique culturelle en vigueur au Québec: la majorité en dénonce ou en déplore les nombreuses lacunes, les insuffisances administratives, l’incohérence ou, plus simplement, l’inexistence; • les délégués de tous les milieux représentés — éditeurs, écrivains, architectes et urbanistes, animateurs culturels,.Union des artistes, auteurs de bandes illustrées, réalisateurs de films et cinéastes, comédiens et théâtres, artisans, bibliothécaires, musique contemporaine et associations culturelles régionales -s’accordent presque tous sur un point fondamental: il faut au Québec une politique culturelle “globale”, démocratique, populaire, respectueuse de tous les milieux, des besoins culturels nouveaux de la collectivité; une politique décentralisée et régionalisée, affirment les uns; exempte d’autoritarisme et de dirigisme, précisent les autres; mais qui tienne compte des incidences économioues et sociales sur la culture et ses produits; • près de la moitié des témoins ont dit qu’il fallait au Québec non seulement une politique culturelle assortie d’un régime de subventions, mais “un véritable gouvernement culturel” (pour reprendre la formule de M.Gilles Pelletier, directeur de la Nouvelle Compagnie Théâtrale); d’autres ont affirmé dans cette même perspective, mais avec plus d’insistance, que pour être maître de la culture au Québec, pour accéder à une véritable souveraineté culturelle, il faudrait d’abord être maîtres du Québec, donc acquérir la souveraineté politique.Présidé par le professeur Rioux, le tribunal était constitué de Mmes Hélène Loiselle, comédienne, et Françoise Lo-ranger, écrivain; de MM.Léon Bellefleur, peintre, Claude Jutra, cinéaste, et Laurent Bouchard, animateur culturel.Ils ont écouté les témoins avec attention et sollicitude, puis les ont longuement interrogés, leur adressant parfois des questions émanant de l’auditoire, une cinquantaine de personnes en matinée, une centaine dans l’après-midi.Ce “tribunal de la culture”, rappelons-le, a été constitué au début de mars par le Groupe de recherches sur la souveraineté culturelle, fondé et animé par Gérald Godin, éditeur, journaliste, écrivain, ex-directeur de Québec-Presse, qui a joué samedi le rôle de rapporteur du tribunal ou du jury (les deux notions se confondant pour la circonstance), en plus de présenter lui-même, en qualité de témoin, le point de vue de l’éditeur, M.Godin étant président directeur des Editions Parti-Pris.Depuis qu’il a été créé, le “tribunal de la culture’1 s’est engagé dans l’étude de toutes les données qu’il a pu recueillir sur la politique culturelle; il a lu plusieurs dizaines de mémoires et rencontré avant cette journée publique de samedi un bon nombre de spécialistes de la question.Il va maintenant préparer un rapport d’une centaine de pages qu’il compte publier entre le 15 mai et le 1er juin.D’ici là, il aura réuni tous les éléments accessibles: budgets, rapports ministériels, expériences particulières qui, ajoutés aux mémoires et aux témoignages entendus samedi, lui permettront de présenter au public “l’état de la question culturelle” au Québec.Ainsi, ce tribunal, soutenu par le Groupe de recherches sur la souveraineté culturelle, aura été une sorte de commission populaire d’enquête sur la culture.Pour M.Rioux, les deux questions primordiales sur lesquelles se penche plus particulièrement le “tribunal” s’énoncent ainsi: comment concilier les nouvelles formes culturelles qui se manifestent au Québec avec les formes plus traditionnelles?Comment concilier les déclarations officielles du gouvernement sur la politique culturelle et les actes de ce même gouvernement dans ce domaine?Mais il devait ajouter: nous ne sommes pas ici pour nous demander si la “souveraineté culturelle” est compatible avec le régime politique.Quelle suite sera donnée aux constatations, aux conclusions, le cas échéant, aux recommandations du “tribunal”?Cette question est devenue samedi une préoccupation pour une partie de l’auditoire et des témoins entendus.Quelques-uns ont souhaité vivement que l’initiative du Groupe de recherches sur la souveraineté culturelle, les témoignages entendus et les travaux du “jury” soient le point de départ d’une action commune et concertée de la part de tous ceux oui oeuvrent dans le secteur culturel afin de constituer éventuellement ce que Gérald Godin appelle “un gouvernement fantôme et parallèle culturel” au Québec.Mais, au total, la mission essentielle du Groupe de recherches et du “tribunal” consiste à montrer aux citoyens du Québec ouel est l’état de la vie culturelle et de la politique culturelle.Le rapport des travaux et de l’audience de samedi sera publié dans une plaquette accessible au ublic, ou dans la revue “Liberté” au déut de Tété.Dans les limites d’un compte rendu de presse, on ne saurait résumer largement tous les mémoires et les débats delà journée de samedi.Retenons toutefois les aspects les plus significatifs de cette audience publique qui se tenait en même temps que la réunion de clôture de la Semaine de la contre-culture à la Bibliothèque nationale.D’abord les témoins entendus: Jean-Claude Marson, architecte et urbaniste; Gérald Godin, écrivain et éditeur; André Vigeant, animateur culturel, directeur ar-tistique du Centre culturel de Sherbrooke; Gaston Blais, représentant de l’Union des artistes; Jacques Hurtu-bise, représentant de la Coopérative des petits dessins; Raymond Caries, directeur général de la Corporation des créateurs artisans de TEst du Québec; André Pâ-quet, délégué de l’Association des réalisateurs de films du Québec; Jean-Pierre Lefebvre, cinéaste; Gilles Pelletier, directeur de la Nouvelle compagnie théâtrale; Jacques Leduc et Yves Lafrenière, représentants de Sonographe et du groupe Contraction; Maryvonne Kendergi et Gilles Tremblay, pour la Société de musique contemporaine du Québec.GERALD GODIN — Comparaissant comme éditeur, M.Godin a déposé copie d’un rapport préparé en janvier 1973 au ministère des Affaires culturelles sur la distribution des périodiques et du livre de poche au Québec, rapport jusque là inédit et qui recommande notamment au gouvernement de créer une “Direction générale de l’assistance technique aux industries qui oeuvrent dans les divers domaines de la culture, Direction qui aurait pour fonction de promouvoir, protéger et réglementer les industries culturelles au Québec en collaboration avec les organismes appropriés du ministère de l’Industrie et du Commerce, du ministère des Institutions financières et du ministère àes Communications”.Le rapport recommande en deuxième lieu de confier à cette Direction générale “l’étude et la mise en train d’un régime de subventions (pour garanties de prêts, coût d’intérêts, dépenses de démarrage, etc.) ainsi que Les débardeurs obéiront à la loi de retour au travail Les débardeurs des ports du Saint-Laurent seront à l’oeuvre aujourd'hui, du moins bon nombre d’entre eux, en attendant que la Cour supérieure statue sur la validité de la loi adoptée la semaine dernière les forçant à retourner sur les quais.Lors d’une assemblée générale hier matin, à Montréal, les débardeurs de la métropole ont d’abord été informés des articles de cette loi puis ont entendu les La Chambra de commerce de Montréal Déituncr-causerie hebdomadaire LUNDI, 28 AVRIL M.VICTOR QOLOBLOOM Mlnltlr» du Atfilm munlclptlu Hd$ l'»nvlronn»mint Hôtel Shereton Mont-Royal 12 h.30 La public est admis Billets à l'entrée: $8.Pour les membres, des livrets d'abonnement sont disponibles A prix réduit.Rense/gnements: 866-2861 membres de leur exécutif leur recommander de porter devant la Cour supérieure leurs revendications.Ces revendications viennent du fait que la loi adoptée leur impose les recommandations d un rapport ae conciliation qu'ils ont déjà rejeté a plusieurs reprises.C'est la première fois, soulignent les représentants des débardeurs, qu’une loi est fondée sur un rapport de conciliation, surtout sur un rapport de conciliation qui a déjà été rejeté.Les débardeurs ont donc confié à leurs conseillers juridiques, l’étude Cutler, Langlis et Castiglio, la tâche de faire évaluer par la Cour supérieure la validité de cette loi.En attendant, disent-ils, on respecte la loi.Le comité de grève a été dissous, les pancartes des grévistes ont été remisées et tous les membres du syndicat ont été avisés par leur exécutif qu'il fallait obtempérer à la loi et retourner au travail.Les débardeurs estiment que la loi adoptée la semaine dernière est une violation flagrante de leurs droits acquis de Îirève et sont d'avis que leur conduite ne ustifiait pas du tout des mesures aussi draconiennes pour les faire rentrer au travail.De plus, déclarent-ils, cette loi est d’une ambiguité telle que rien ne nous est assuré, pas plus l’ancienneté que la sécurité d'emploi etc.Leur moral est excellent, et nombre d'entre eux, lors de l’assemblée d’hier, manifestaient bien haut leur désr de braver les ordres d'Ottawa.Les membres du comité exécutif ont dû les convaincre de l’inutilité d’un tel geste.Ils ne peuvent comprendre pourquoi le gouvernement s’est fondé, pour cette loi, sur un rapport de conciliation qui a déjà été rejeté a plusieurs reprises.La vraie marque de leur désapprobation sa manifes La vraie marque de leur désapprobation se manifestera aujourd’hui.S’ils sont appelés à l’ouvrage et répondent en majorité par Taffirmauve, l’affaire ne sera pas classée, mais le calme reviendra.Si, au contraire, comme certains le prédisaient hier, ils ne répondent pas aux appels de l’Association des armateurs, le conflit risque de prendre une nouvelle tournure.De toute façon, ils se promettent bien, si la Cour supérieure juge que la loi n’est pas fondée, de reprendre leur arrêt de travail.aujourd’hui Réunion de l'Institut interamérlcaln des sciences agricoles, au Centre des conférences du gouvernement, à Ottawa.Colloque sur Torlentatlon des sociétés d'Etat à l'Ecole des hautes études commerciales, 5255, avenue Decelles.• Assises annuelles de l'Association québécoise des techniques de l'eau, au Château Frontenac.A 9h30, M.Victor Goldbloom, ministre des Affaires municipales et de l'Environnement, est conférencier à l'ouverture du congrès de l'Association des fonctionnaires municipaux, â l'hôtel Relne-EUiabeth.A 12h, il préside à la proclamation de la Semaine de l'environne-ment, à la Place des arts.A 12hS0, M.Goldbloom est conférencier Invité au déjeuner-causerie de la Chambre de commerce de Montréal, à l'hôtel Sheraton Mont-Royal.A 10 h, conférence de presse-rencontre des participants au Festival de Cannes et de l'équipe du bureau des festivals du film, à la salle Mont-Royal de l'hôtel Bonaventure.A 11 h, au Cercle universitaire, rapport annuel de la Société générale de financement.• A midi, M.Charles Drury, ministre des Travaux publics, est le conférencier au déjeuner de la division du Québec de l'Association des manufacturiers canadiens, au salon West-mount de l'hôtel Bonaventure.• A 20h, le Conseil scolaire de Tlle de Montréal tient une réunion publique, au 1415 est, rue Jarry.d’assistance technique, aux agences de distribution et aux éditeurs dvimprimés populaires dont la propriété est canadienne ou québécoise en vue de défrayer la partie non rentable des opérations de distribution dans les régions marginales ou éloignées du territoire québécois”.Enfin, le rapport recommande que soient confiées a cette Direction générale “Té-tude et l’élaboration éventuelle d’un projet de loi des Sociétés coopératives des messageries afin d’encourager la rationalisation de la distribution par le groupage des journaux, des publications pénodi-ques et des livres populaires, de réduire les frais de distribution et de permettre aux éditeurs québécois d’atteindre des tirages qui puissent assurer la rentabilité et l’expansion de leurs activités”.M.Godin voit dans ce document Ta-morce d’une solution éventuelle aux problèmes des éditeurs.Depuis 10 ans, dit-il, dans le domaine de Tedition, nous assistons à un recul du ministère des Affaires culturelles.Il fait état de l’omniprésence et de la puissance des grandes maisons de distribution (Benjamin News et Hachette) qui dominent le marché.Pour les éditeurs, Gérald Godin souhaite que l’Etat devienne un “banquier” et voudrait que Ton s’inspire des méthodes en usage au Conseil fédéral des arts où les critères sont bien connus, ce qui écarte les ingérences et l’arbitraire politiques.JEAN-CLAUDE MARSAN - L’architecte et urbaniste constate que “ce sont les autres qui organisent pour nous l’habitat, non pas en fonction de notre culture, de nos besoins, mais en fonction des besoins d’une production industrielle”.A Montréal, à Toronto ou à Los Angeles, les banlieues se ressemblent toutes: leur structure est basée sur des exigence économiques et des possibilités techniques qui font que notre authenticité, notre identité québécoise ont complètement disparu.’1 La destruction de notre patrimoine est devenue une préoccupation majeure, surtout dans un Québec urbanisé maintenant à 90%.“Nous avons perdu le contrôle de notre espace!” Les priorités de ceux qui nous gouvernent ne sont pas celles des collectivités.Architectes et urbanistes répondent aux besoins des gens qui sont devenus des besoins de croissance parce qu’ils ont été conditionnés par les structures industrielles d’une société de consommation.Comment faire découvrir aux gens leurs vrais besoins?Jean-Claude Marsan répond: par l’information.Mais le tribunal n’est pas satisfait de cette réponse.M.Marsan ajoute: le problème est politique en définitive! ANDRE VIGEANT — animateur culturel et directeur artistique du centre culturel de Sherbrooke, M.Vigeant expose le rôle et les fonctions régionales de son institution, mais déplore l'insuffisance des subventions et le temps qu’il faut mettre à les obtenir.Quand il essuie un refus aux Affaires culturelles, M.Vigeant s’adresse directement à M.Bourassa et obtient ainsi les $50,000 dont il avait besoin! Au bout de son analyse, M.Vigeant conclut: “Il n’est pas possible d’être autonome culturellement sans l’être complètement.Quand la souveraineté sera politique, on se donnera les moyens d’une politique culturelle.” GASTON BLAIS - Au nom de l’Union des artistes, M.Blais évoque l'ensemble des démarches entreprises par son Syndicat au cours des années auprès des Affaires culturelles pour obtenir des mesures jugées indispensables.Les résultats sont médiocres.Même l'article de la loi-cadre sur le cinéma touchant le sous-titrage et le doublage en français.des films étrangers ne lui donne pas satisfaction puisque aes accords intervenus avec certains pays risquent de le rendre inopérant.Apres avoir signalé que les normes relatives au “contenu canadien” des émissions de télévision est souvent un leurre (puisqu’une émission de football américain est “canadienne” lorsqu'elle est commentée par un commentateur d’ici), M.Blais souhaite que le Québec soit présent au sein des grands organismes culturels fédéraux: Voir paga 6:12 témoin» - » , W&Jà Le “tribunal de la culture" siégeait samedi dans le sous-soi de l'église Saint-Edouard.On reconnaît ici Mme Françoise Loranger, écrivain; M.Laurent Bouchard, animateur culturel; Mme Hélène Loiselle, comédienne; M.Marcel Rioux, sociologue et écrivain, président du tribunal; M.Claude Jutra, cinéaste, et, tout au bout de la table, cigarette à la main, M.Léon Bellefleur, peintre.(Photo Alain Renaud) BOURASMBEC SANS ce soir à 10 heures aux postes suivants Canal 10 CFTM-TV/Montréal Canal 4 CFCM-TV/Québec Canal 7 CHLT-TV/Sherbrooke Canal 6 CJPM-TV/Chicoutimi Canal 30 CFVO-TV/Hull Cotto émission spéciale vous sera présonléo par LE PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC g CE QU’IL FAUT SAVOIR g DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS q LISEZ-LE DANS ‘LE DEVOIR” 3 EN SOUSCRIVANT UN ABONNEMENT TARIFS D’ABONNEMENT 12 mol» CANADA: $48.00 ETRANGER*: $80.00 (*par courrier ordlntlre) S.V.P., nmpllr ce coupon ef noui It Itlrt parvenir avec votre chèque ou men-dttdt pottt ptytblt i l'ordrt dt LE DEVOIR, C.P.0033, MIIH3C SCO Nom.Adreaae. 4 • Le Devoir, lundi 28 avril 1975 éditorial La fin du malentendu portugais Le Portugal, votant pour la première fois dans des conditions uémocraüques en un demi-siècle, a nettement répudié les extrémismes, de gauche comme de droite.Ce jour anniversaire du 25 avril, six millions deux cent mille Portugais ont témoigné de leur maturité politique, rattrapant en un an tout un lot de régimes démocratriques en place depuis plusieurs décennies.Ce n’était là qu’une consultation populaire en vue de désigner les membres d’une assemblée constituante, certes, mais elle a donné la preuve magistrale de la surévaluation du parti communiste et indi- 3ué à certains miliaires que s’ils veulent garer le pouvoir indéfiniment, il faudra passer outre à la volonté populaire.Toutefois, M.Mario Soares, grand vainqueur de ces élections, sous couvert de ne pas remettre en question la coalition actuelle et comme pour rassurer certains militaires en coulisses, a donné l’impression qu’il venait de recevoir du peuple portugais un cadeau trop grand, plus grand que celui auquel il s’attendait, et qu’il ne sait encore trop quoi en faire.• On veut croire gue M.Soares, au sortir de sa victoire, tendait la main au partenaire communiste, mais d’un vaingueur à un vaincu, pour la poursuite d’une collaboration dont l’inégalité sera désormais aux dépens de M.Alvaro Cunhal.Il a sans doute voulu dire qu’il ne remettrait pas en question l’acquis de la révolution et on ose espérer qu’il a préconisé la poursuite de la collaboration non seulement pour faire l’économie d’une crise mais aussi pour utiliser, un peu comme le judoka se servant de l’élan de l’adversaire pour le projeter à terre, les règles du jeu étaolies en vue de reprendre tout ce qu’il a dû céder en un temps où il faisait figure de victime.De même, citait sans doute, dans un langage européen et d’ouverture au tiers monde en développement, une manière de reconfirmer ses options qu’il partage avec l’homme fort du pays, l’amiral Coutinho.Mais il reste que vouloir additionner les 38% obtenus par le Parti socialiste aux 13% du Parti communiste pour faire la preuve que le Portugal en devenir a besoin des communistes est un exercice cérébral un peu forcé.Et surtout très peu convaincant quand on sait non pas tant tous les points de divergence que la différence fondamentale: l’attachement du Parti socialiste à un socialisme dans la liberté, option qui devrait plutôt mener M.Soares à additionner ses 38% avec les 26% du parti centriste PPD, ce qui lui donnerait un grand total écrasant de 64% d’un refus sans équivoque de l’aventure militaro-communiste.Au demeurant, même si Mario Soares s’était abstenu de son petit exercice d’arithmétique, restant fidèle à la plate-forme politique à laquelle est attaché également le parti de M.Cunhal, il aurait laissé au vaincu le soin de faire la preuve de sa bonne foi maintenant que cette plate-forme aura à reposer sur les choix propres au Parti socialiste.U est clair maintenant que le 25 avril 1974, le Portugal a jeté à terre le fascisme et l’extréme-droite.H est aussi clair que le 25 avril 1975, il a dit non à l’autre extrémisme car la défaite communiste est double: les maigres 12.5% du parti d’Alvaro Cunhal se doublent du maigre 4% récolté par le Mouvement démocratique portugais, son alüé.D’ailleurs, malgré ses belles paroles et ses assurances, Mario Soares n’a pas convaincu le Parti communiste gui, revenant à la charge, affirmait hier que “le scrutin ne traduit pas la force réelle du Parti communiste, son influence et son pouvoir de mobilisation’’.On notera que le but, au départ, n’était pas de juger “l’influence et le pouvoir de mobilisation” mais de voir si le Parti communiste était le grand parti populaire de masse.La preuve a été faite que ce parti de masse est le socialiste.Pour le reste, le Parti communiste, paradoxalement, semble reconnaître que même son pouvoir de mobilisation n’est pas ce qu’il croit puisque, pour expliquer sa cuisante défaite électorale, il se déchaîne contre “l’héritage d’obscurantisme légué par le fascisme” et des ‘'forces liguées dans une sainte-alliance anticommuniste”.C’est, inversement, reconnaître précisément que le Parti communiste, malgré ses prétentions, reste une minorité par définition intolérante, pour laquelle tout ce qui ne lui est pas inféodé est du “fascisme”.Qu’en pensent ses associés au sein de la coalition?Et ses amis militaires?• Les communiqués et les déclarations officielles de membres du Conseil de la révolution cachent mal le fait que les résultats de ces élections sont aussi un démenti aux prétentions des militaires qui voyaient dans le peuple un bambin qu’il leur fallait longtemps encore guider sur la route qui mène à la cfé-mocratie.“Dans le doute, votez blanc”: le Portugais a refusé de voter blanc puisque le total des suffrages nuis et blancs ne représente pas 7% alors que la participation électorale a atteint près de 92%.Renversant la vapeur, ces messieurs sont revenus à la charge pour nous dire que les élections du 25 avril ont été “une victoire du peuple”.C’est indéniable, mais c’est aussi la preuve d’une conscience politique aiguë dont il faudra tenir largement compte en organisant les élections legislatives promises dans six mois.Le mérite des militaires — malgré toutes les réticences qu’inspire un militaire au pouvoir — aura été de tenir cette consultation populaire qu’aucun incident violent n’est venu ternir.Bien sûr, ils avaient pris la peine de faire le nécessaire avant, éliminant du circuit la démocratie-chrétienne et faisant admettre Star les principaux partis politiques une plate-orme qui leur permettra de garder l’essentiel du pouvoir et de veiller à l’application du programme social et économique audacieux qu’Qs ont lancé.Us avaient, bien sûr, bénéficié aussi d’une stupide tentative de coup d’Etat dont les responsabilités ont été publiquement signalées peu avant le scrutin.Ils avaient aussi, par une “dynamisation” menée en musique et en chanson, demandé bien aux analphabètes et aux indécis d’éviter que leur ignorance et ou leur maladresse proiite à la droite.Mais ils auront quand même tenu Çromesse et, un an après le coup d’Etat, le 'ortugal a pu librement voter, fl leur reste une seconde épreuve à surmonter: l’organisation des élections législatives parallèlement au travail de rédaction d’une constitution auquel s’attellera l’assemblée élue vendredi.La tâche ne sera pas facile dans la mesure où chacun des participants a un objectif précis: les militaires ont à s’assurer un avenir conforme à la plate-forme lancée; les communistes ont à tenter de remonter la pente par une opération de dramatisation collective dans les secteurs de l’administration, des syndicats et de l’information; le parti socialiste aura à maintenir l’élan et prouver qu’il est bien le grand parti de masse; le PPD centriste aura à clarifier sa position tant vis-à-vis des socialistes que de certains de ses appuis que le parti communiste identifie à “1 héritage du fascisme”.Bref, six mois bien remplis attendent le Portugal, au terme desquels il aura à confirmer s’il est une manière de social-démocratie ou si l’écart entre le fascisme et le totalitarisme militaro-communiste n’est que de dix-huit mois.• Car amis et alliés — et présumés comme tels — attendent.On attribue au secrétaire d’Etat l’opinion selon laquelle un Portugal communiste quitterait l’OTAN et un Portugal neutraliste y resterait.comme l’oeil de Moscou; entre les deux options, et malgré les risques d’un retrait portugais, on voit très bien que c’est la seconde que redoute ce “haut fonctionnaire” américain.Nous rejetons cette vision manichéenne du monde, d’autant plus allègrement qu’il y a au Portugal l’option démocratique européenne et tiers-mondiste que préconise le Parti socialiste (avec l’appui de certains membres du MFA) et qui ferait du pays un partenaire de la Communauté européenne tenant compte de sa position géographique et de ses liens avec l’Afrique.Chacun pleure ses propres martyrs, dit la sagesse populaire et, comme pour l’illustrer, la démocratie chrétienne italienne annonçait hier l’“échec du compromis historique” au Portugal.Un peu court comme raisonnement mais qui dit combien ce qui se passe au Portugal est vital et pas seulement pour les Portugais eux-mêmes.On peut au moins répondre que le Portugal, lui, a le coeur à gauche.Ce qui dit, bien sûr, ses limites, mais aussi ses ambitions.Georges VIGNY Olivar Asselin demeure, à l’heure des compromis faciles, un stimulant salutaire par RAYMOND LOCAT collaboration spéciale Nommer Olivar Asselin, c’est évoquer toute une époque au Québec, Une époque qu’il a marquée par sa forte personnalité, ses taler' de journaliste, la qualité de son écriture.Ceux qui ont connu Olivar Asselin retiennent surtout de lui l’homme étonnant, imprévisible, et, disons-le, versatile.Qu'il s’agisse de ses attitudes ersonnelles, de ses options po-tiques, s’il fut plutôt rigide quand ses décisions étaient prises, sa vie révèle néanmoins de multiples contradictions.“Il était, écrit Lionel Groulx, de ces natures riches, trop riches peut-être, qui n’arrivent pas à se dominer, à faire en elles l’unité, de là ces contrastes violents”.Il aimait se renouveler continuellement, écrit un autre, et c’est peut-être la vraie raison qui explique son instabilité chronique.Homme passionné, Asselin transmet à la postérité autant le souvenir de ses coups d’éclat que celui de ses actes de charité.Après s'être vanté d’avoir giflé Alexandre Taschereau sur le parquet de l’Assemblée législative, d’avoir “aperçu à la lueur d’un éclair l’envers de la bouche antique d’Alexandre Taschereau”, il n’en sera pas moins, vingt ans plus tard, le panégyriste du parti libéral et le porte-parole de son adversaire d’hier.Incapable d’une logique à long terme, mais tout entier dans ce qu’il fait, il est aujourd’hui anticonscriptionniste indomptable et demain il s’enrôlera, encourant ainsi le reproche de ses anciens admirateurs qui le considèrent comme un traitre à la partie.D’un courage peu commun, désireux de gloire militaire, il doit néanmoins revenir du combat après quelques mois, sans blessure, avec tous ses membres, et concluant un peu, déçu: “Non je n’ai jamais eu de chance”.Voilà Asselin et le héros guerrier qu’il aurait voulu être.Il se vengera de son sort en faisant un usage violent de sa vie.Risque-tout, en perpétuel marathon, il entreprend une épreuve de force contre lui-même.Il donne aux petits et aux grands le meilleur de soi.Aux pauvres, aux humbles, aux déshérités son argent et l’Oeuvre de la Merci, “aux riches, aux parvenus, aux politiciens ses traits mordants”.Obsédé par la corruption de la puissance financière, il ne craint pas de suggérer à Mgr Gauthier d’écrire une lettre sur la cupidité des riches en général et celle des propriétaires en particulier.“N’est-ce pas effroyable qu’il ne soit pas tombé de la chaire une seule parole de malédiction sur la cruelle rapacité des possédants?” Les interventions d’Asselin seront rarement banales, et Ton devra s’attendre à des sorties inédites, avec tout l’assaisonnement de Tépate et du sensationnel.Il heurte en plein front, sans égard pour sa (1) victime.Invité à remercier un conférencier, il déclare tout uniment: “Les patrons d’aujourd’hui, des illettrés, des gens incultes! En voulez-vous un exemple parfait?J’ai nommé M.Ls-Joseph Tarte, propriétaire de la Patrie, ici même présent!” En toute dernière page du dernier numéro de son journal L’ORDRE dont le Cardinal Villeneuve vient de condamner l’esprit, Olivar Asselin écrit sans démordre: “Suite au prochain Cardinal”! On ne compte plus ses ennemis, dont quelques-uns furent célèbres : Laurier, Cha-pais, Fréchette, Camille Roy.C’est assurément dans le journalisme que s’est illustré Olivar Asselin.Il Ta marqué à une époque où les talents ne pouvaient pas.Jules Fournier et Asselin passaient pour les meilleurs du temps.Ce dernier fondait le NATIONALISTE en 1904, pour passer, en 1910, au journal LE DEVOIR qui le remplaçait.Travailleur infatigable, abattant l’ouvrage de quatre hommes, Asselin ne laisse rien au hasard.Au Canada même, Asselin prend figure d’oracle et s’impose comme le maître du journalisme.Il inculque à son équipe Tamour de la profession, du travail bien fait, du respect de la langue.Il fut, à vrai aire, une sorte de conscience de son temps.Plus clairvoyant que la masse de ses contemporains, il.leur sert une longue leçon de vaillance, entreprend avec énergie des campagnes d’assainissement au moyen de diverses publications, poursuivant impitoyablement la veulerie et l’imposture.Il ne retient pas “l’instinctif éclat de rire devant la sottise, l’irrépressible cri de dégoût devant la lâcheté, l’imprécation devant le triomphe insolent de la force brutale sur la raison impuissante”.Sa pensée, Asselin Ta traduite dans une langue qui demeure un modèle classique du genre.Il dominera les écrivains canadiens de son temps par sa connaissance du français et la clarté de son style.“Il a fait rayonner la langue française, écrit G.Da-genais, par son style dont il n’a jamais cessé d’aiguiser la logique et de purifier la clarté”, y il atteint à cette perfection, c’est qu’il a vécu dans la lumière de la pensée française, qu’il s’en est nourri longuement.Selon lui c’est par un commerce intellectuel, par un contact plus intime avec le foyer principal de la langue française que Ton peut ac-Voir page •: Asaeiln LIBRE OPINION.Les nouveaux Diafoirus par LOUIS-PAUL BEGUIN Un étudiant à la (sic) maîtrise en linguistique reprenait l’autre jour Monsieur Ryan sur sa conception de la linguistique et du rôle du linguiste.Ne se préoccupant pas de règles de grammaire, la linguistique, ajoutait-il “a développé (sic) des méthodes d'analyse rigoureuses qui la placent aujourd'hui au centre des autres sciences humaines”.La linguistique est à la mode.Si bien que depuis quelque temps elle a envahi le monde de l'enseignement et que de nouvelles façons d’enseigner s'en inspirent.Il y a, à côte de la linguistique traditionnelle et historique, une autre sorte de linguistique appelée structurale (et horizontale) qui rejette les contraintes de l'histoire, donc les règles de grammaire, et la conception du bon usage, et qui voit dans la langue, selon les idées chères aux structuralistes, un système fermé, qui se suffit à lui-même tel qu'il se présente dans la société actuelle.On va donc étudier les expressions comme des moyens de communication, uniquement, dans leur synchronie, et retenir du précurseur, Saussure, le principe fondamental : le mot n'est qu'un signe arbitraire, tout ce qui se dit, en somme est valable s'il y a communication immédiate.Point besoin de respecter la grammaire, d’étudier les oeuvres littéraires.Devenus politisés, les enseignants partisans de la linguistique structurale veulent en imposer les lois en l'appliquant à la pédagogie.La fin justifie les moyens.L’analyse descriptive des manifestations de la langue est une chose qui a son utilité.Mais l'enseignement du français, langue difficile, avec ses traditions, son passé, ses rigueun grammaticales et syntaxiques en est une autre.Souvent lancés trop tôt dans la linguistique, , avant de maîtriser le français, certains étudiants en linguistique donnent l’impression de vouloir apprendre à plonger avant même d’avoir appris à nager.Ils risquent de se noyer.Ajoutons à cela les convictions de certains de nos professeurs politisés: la grammaire est une contrainte imposée par la bourgeoisie.Elle est répressive.L’orthographe ne signifie rien, seule la communication compte.MacLuhan est passé par là.Le linguiste horizontal est fasciné par les mathématiques.Il s’agit de combiner les bienfaits de la mathématique moderne et de la linguistique structurale: il en résulte ce que des professeurs français, opposés à la reforme de l’enseignement du français qui s’inspirerait de la linguistique moderne, ont appelé Talgebrium tremens.Un mélange d'anarchie et d’hermétisme.La connaissance de la linguistique n’est fias indispensable pour l'enseignement de a langue.Bien connaître, bien posséder sa langue sont des obligations qui remportent sur toutes les belles théories.En outre, la langue doit rester en dehors de la politique.Toutes les classes de la société ont besoin d'un moyen de communication et d'expression de la pensée, qui soit le plus précis et le plus riche possible.Au Québec, on ne peut pas observer les faits de langue et aveuglément les accepter sans les juger.Le français au Québec est soumis à Tinfluence d une autre langue, l’anglais.Le “dialecte" québécois n'est que de ranglais déguisé à la française.On ne peut donc utiliser, actuellement du moins, la théorie qui dit que tout système linguistique se suffit à lui-même.Notre système linguistique a été corrompu, il faut donc le revaloriser.“C'est le fun” n’est pas une expression valable; "tomber en amour” n'est pas acceptable non plus, puisqu’il s'agit d'une façon anglaise de s'exprimer.Les théories linguistiques structuralistes seraient en fait dangereuses pour le Québec si elles étaient appliquées.Vouloir faire une grammaire du québécois n’est qu’une aberration: il faut suivre soit la grammaire anglaise, soit la française.On ne peut rester “entre deux chaises”.Ajoutons à cela les raisonnements politisés de professeurs de français qui ont oubhé que leur rôle est d’enseigner le français à leurs élèves et non de leur inculquer des principes idéologiques peut-être valables, mais qui n’ont nen à voir avec le but des études des jeunes Québécois.Le jouai n’est pas une langue mais un jargon franco-anglais qui n’a, pour un linguiste raisonnable, qu une valeur relative, puisqu’il reflète l’image d'une société écartelée entre deux systèmes linguistiques: le français et l'anglais.Heureusement, depuis quelques années, des linguistes traditionnels, des traducteurs, des spécialistes et de nombreux enseignants ont entrepris une oeuvre de normalisation, d’épuration et d’enrichissement du français qui permettra aux Québécois de sortir de cet état de dépendance culturelle.Si le français doit être vraiment la langue officielle du Québec, avant l’anglais, il était temps qu’on lui en donne les moyens.Il y a aussi des journalistes comme Claude Ryan, Michel Roy, Jean-Claude Leclerc et Georges Vigny qui, dans leurs articles, donnent l’exemple d’une pensée bien structurée exprimée dans une langue claire et précise.Ces journalistes et tous ceux qui, comme eux, maîtrisent bien leur langue, font plus pour la survie et la bonne santé du français que tous les joualisants et réformateurs structuralistes et autres Dia- lions sont plus politiques que culturelles ou pédagogiques.J S - Le Manuel du premier mai Une exploitation abusive du silence des enseignants par ANDRÉ LAQUINTE ¦ L’auteur de cette libre opinion est professeur et délégué syndical à l’Ecole des Métiers de Montréal.Par son “Manuel du 1er mai”, la CEQ ordonne aux enseignants d’endoctriner leurs étudiants en leur faisant prendre conscience des désavantages du système capitaliste nord-américain.Aucun professeur honnête avec lui-même et avec ses étudiants ne peut mettre en application un document si incomplet.Premièrement, le manuel parle uniquement des désavantages de la situation actuelle et néglige délibérément les avantages; deuxièmement, il soulève des faits et ne suggère pas les solutions de rechange; troisièment, les auteurs sont inconnus.Les deux premiers défauts sont d’importance capitale si Ton veut éviter de créer chez les élèves des effets psycho-pédagogiques négatifs; dans le cas des auteurs, il est aussi important pour les professeurs de savoir si ce sont des gens bien imbus des problèmes socio-capitalistes.S’agit-il de Québécois, de Chinois, de Russes ou autres couverts par la CEQ?Laissons le contenu car l’originalité du manuel est dans sa philosophie et son objectif.Les professeurs peuvent-ils porter les jeunes à prendre conscience des défauts du système capitaliste alors qu’ils n’ont même pas commence à prendre conscience de la dictature syndicale?Comme tous les autres syndiqués, les enseignants sont régis par deux gouvernements: l’Etat et leur centrale syndicale.Contre l’Etat, défenseur du régime, la Centrale les défend mais contre la Centrale ils doivent garder le silence parce qu’ils risquent des répresailles et n’auront personne pour les défendre.Entre les dirigeants de l’Etat et ceux d’une Centrale syndicale, la différence est dans la nature du pouvoir, mais en réalité, ce sont tous des hommes ayant des ambitions communes: dominer, faire admettre leurs conceptions.Ils utilisent tous les mêmes techniques quand il s’agit d’aller chercher le dollar: que vous ayez voté ou non pour le parti au pouvoir, il faut payer les taxes qui permettent a son gouvernement de vivre; que vous adhériez ou non à la CEQ, il faut payer la cotisation syndicale.La liberté est le droit de faire ce qui ne nuit pas au régime établi; cette définition, n’est-elle pas celle du syndicalisme, du capitalisme, du communisme et du socialisme?Les enseignants, les syndicats locaux, les délégués syndicaux sont tous des marionnettes placées pour transmettre et faire éxécuter les ordres des dirigeants de la Centrale qui ne représentent qu’une infirme minorité de croyants.Un president de syndicat local, un enseignant ou un délégué syndical qui ne partage pas les points de vue du président est un élément dangereux dans la société syndicale.Il est important que les présidents des Centrales soient élus par tous les membres, que les candidats se fassent connaître dans une campagne électorale syndicale; les parachutages ne sont pas démocratiques.11 est urgent que les protes-seurs reconnaissent que la CEQ se conduit en parti politique et non en Centrale syndicale et agissent en conséquence s’ils ne veulent pas avoir que des décrets en lieu et place des conventions collectives.La CEQ exploite le silence et l’insouciance des enseignants à des fins subversives.C’est à partir de ces faits que doit commencer une prise de conscience positive des enseignants.Sans leur payer aucune dépense, nonobstant des frais de participation de $100, le Parti libéral provincial rassemble 5,000 personnes.Aucune dépense payée, frais de participation $50.00, le PLC (Qué.) rassemble 4,000 personnes.N’importe quel parti politique est capable de rassembler 500 à 600 personnes dans un comté.Toute dépense payée, participation gratuite, la CEQ ne peut rassembler 1,000 enseignants sur 70,000; dans les syndicats locaux, la participation est très faible.Pourtant, il y a intérêts des deux cotés.Le système capitaliste se porte donc bien, et le système syndicaliste se porte mal.Au lieu de dépenser la cotisation des enseignants à des fins subversives, la CEQ aurait dû l’utiliser pour favoriser la participation.La CEQ nous parle des patrons.Lui, M.Yvon Charbonneau, acceptera-t-il de joindre le geste à l’écriture en se donnant le salaire d'un enseignant qui a même scolarité et même expérience que lui?Le bon exemple doit sortir d’en haut.La CEQ nous parle du système capitaliste.M.Kossygine n’a-t-il pas le même standing de vie que M.Ford ou M.Trudeau?Y a-t-il une différence fondamentale entre l’impérialisme communiste et l’impérialisme capitaliste?Y a-t-il une différence entre l’invasion de la Tchéchoslo-vaquie et celle de la République Dominicaine?Y a-t-il une différence entre la présence américaine au Vietnam du Sud et celle des Russes au Vietnam du Nord?Y a-t-il une différence entre les Américains en Israël et les Russes chez les Arabes?Les enseignants sont très sensibles aux problèmes sociaux, économiques et culturels du Québec et du Canada.Avant de les engager dans un cul-de-sac avec leurs élèves, la CEQ devra être honnête avec eux.La pollution mortelle est le problème de tous les pays industrialisés, indépendamment du système politique.L’inflation est mondiale.La CEQ doit apprendre qu’au Québec, nous avons beaucoup plus de chances d’y apporter des solutions parce que contrairement aux autres pays, nous avons le droit de manifester: aussi petite qu’elle soit, la liberté, nous l’avons.M.Yvon Charbonneau et compagnie n’ont jamais vécu ailleurs et c’est ce qui les empêche d’apprécier ce qu’ils ont.Toute somme faite, la CEQ a perdu sa crédibilité auprès de la population.Il est donc urgent que M.Yvon Charbonneau démissionne de son poste avant le début légal de la prochaine convention collective.Lettres juridiques Un premier ouvrage sur le droit et la pauvreté au Québec (1) par JACQUES FORGET “Le but du présent recueil est de sensibiliser les étudiants en droit et les juristes aux problèmes légaux des classes moins bien nanties de notre société.Nous ne prenons pas toujours conscience du fait que les pauvres ont à faire face à des problèmes qui, à cause soit de leur acuité ou de leur nature, sont bien différents de ceux du reste de la société.Peut-on dire, comme le soulignait le professeur Wexler, que les pauvres ne sont pas des riches sans argent?D’ailleurs, c’est peut-être en raison de cette insouciance ou de cette inconscience que notre droit a semblé jusqu’ici trop souvent ignorer nos mal nantis si ce n’est pour les pénaliser.Quoi qu’il en soit, il est difficile de contester que notre droit en général repose avant tout sur le droit de propriété et que le Code civil, fondement de notre droit privé, en est un de “classe”, celui des bourgeois, des propriétaires fonciers”.Ce paragraphe d’introduction de Droit et pauvreté au Québec: documents, notes et problèmes, oeuvre de MM.Jean Hétu et Herbert Marx, avocats et professeurs à la faculté de droit de l’Université de Montréal, résume l’esprit de l’ouvrage que les auteurs ont publié cet automne chez Thémis, la collection de la faculté de droit de TU.de M.Peu remarqué hors des cercles universitaires, le livre ne marque pas moins une étape importante dans notre littérature juridique: celle de l’ouverture sur les droits des marginaux et les plus importants d’entre eux, les démunis.Droit et pauvreté au Québec fait plus de 550 pages.L’ouvrage se divise en trois parties: on étudie d’abord le contexte socio-économigue de la pauvreté, puis les problèmes juridiques des défavorisés et finalement on aborde la pratique de tout le contentieux du droit de la pauvreté.Mais plutôt que d’un traité, il s’agit d’un manuel.Une vingtaine de chapitres de vingt à trente pages traitent tour à tour de tous les aspects de la pauvreté, de façon à les relier à un dénominateur commun: le droit en tant que système et en tant que moyen d’émancipation.Qu’il s’agisse des perspectives sociologiques et psychologiques, de l’aide sociale, de la rénovation urbaine ou du droit pénal, tout ce qui concerne les pauvres et leurs droits y passe.S’il s’agit d’un manuel plutôt que d’un traité, ce n’est pas seulement parce gue l’ouvrage vise surtout un public étudiant.C’est davantage parce que le livre a franchement un aspect didactique plutôt qu’académique.Il suggère des thèmes, les agrémente de textes d’auteurs choisis, offre comme support des textes juridiques et illustre par la jurisprudence.Très souvent, l’étude d’un thème se termine par une série de questions offrant au lecteur une occasion de faire le point et même d’aller plus avant.Cette particularité de l’ouvrage vise les étudiants; les auteurs ne sont-ils pas enseignants et la maison d’édition, celle de la faculté de droit de l’Université de Montréal! La partie la plus intéressante de Droit et pauvreté au Québec est certainement celle qui traite des pauvres face au droit.Il s’agit du coeur de l’ouvrage, s’étalant sur presque trois cents pages.Dans cette perspective, les pages traitant de l’importance de la condition sociale en droit civil québécois sont particulièrement intéressantes.A la lumière d’une jurisprudence étoffée, les auteurs en arrivent à la conclusion que notamment en matière de préjudice esthétique, d’incapacité et de décès ainsi que de diffamation, la condition sociale devient un facteur prépondérant dans l’attribution des dommages et intérêts.A titre d’exemple, un juge de-la Cour Supérieure accordait en 1973 une indemnité au père d’une enfant mordue par un berger allemand, “compte tenu de son sexe, de son âge, de la condition sociale de ses parents, de la gravité des blessures et des pronostics du médecin.” Les trois chapitres subsé-guents traitant de la Loi de 1 aide sociale, de la Loi du salaire minimum et de la nouvelle partie du Code civil sur le louage de choses, discutent des avantages et des failles de ces législations dans leurs applications aux pauvres.La section traitant de la Loi du salaire minimum relate la fameuse affaire Totem Converters Services Ltd., où la Commission du salaire minimum avait dû avouer son impuissance face à une entreprise procurant du travail à domicile à de petits travailleurs.L’entreprise avait honteusement exploité les travailleurs, sans que la Commission ne uisse intervenir, puisque “la oi ne prévoit aucune protection pour les personnes travaillant à domicile ou dans un endroit non placé sous la surveillance d’un employeur.” Synthèse du Droit substantif et positif face aux citoyens pauvres, Droit et pauvreté au Québec a le grand mérite d’avoir analysé le problème du droit et des pauvres sous son aspect juridique, tout en éclairant parfois la discussion de commentaires sociologiques, psychologiques et économiques, sans verser dans le genre doctrinaire et le dogmatisme politique.Fait par des juristes, axé sur le droit comme système et moyen d'intervention, l’ouvrage s'adresse néanmoins à tous ceux que la question sociale préoccupe.(1) Droit et pauvreté au Québec: documents, notes et problèmes, par Jean Hétu et Herbert Marx, Les Editions Thémis, C.P.6201, Succursale A, Montréal H3C 3T1, 1974, pp.XVIII, 568, $14.50.LE DEVOIR Fondé par Honri Bourassa le 10 janvitrl9!0 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et 6 diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.j* «i« r , t'.,ro,s m0l,i »16.editions du samedi: $15 par année.Edition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.20 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enreaistrement numéro 0858.Dépit légal.Bibliothèque nationale du Québec.•44-3361 (lignes groupées). ties idées des événements des hommes 2) La Cour suprême et l’évolution récente du droit administratif L’affaire Saulnier: une bonne décision, mais des motifs douteux par PATRICE GARANT collaboration spéciale L’arrêt Commission de police v.Saulnier rendu le 13 février 1975 est l’un des arrêts les plus importants de la Cour suprême en matière de contrôle judiciaire de la légalité administrative; il constitue un tournant tout aussi important que le célèbre arrêt de 1953, l’AUiance des Professeurs Catholiques de Montréal v.Commission des Relations Ouvrières.C’est un arrêt innovateur au moins quant à son résultat.Il a permis au juge Pigeon de s’illustrer en rendant un jugement auquel se sont ralliés les huit autres juges de la Cour suprême.Cet arrêt porte cependant la marque du juge Pigeon.Cela, au regard de l’évolution du droit administratif, nous incite à une certaine vigilance.Au plan sociologique l’arrêt s’inscrit enfin dans un contexte qui nous amène à soulever certaines questions importantes.Le 18 janvier 1972 le ministre de la Jus- LIBRE OPINION tice adresse à la Commission de police la lettre suivante: “Suivant l’art.20 de la Loi de police, je vous demande de tenir une enquête sur la conduite du directeur Jacques Saulnier, à titre de membre du service de la police de la ville de Montréal, et plus particulièrement sur les faits et allégations contenus dans deux articles parus dans le journal LE DEVOIR, les 12 et 13 janvier 1972.” L’art.20 consacre en effet le pouvoir de la Commission d’enquêter sur “la conduite”, sur ordre du ministre etc.Le 7 juillet 1972, la Commission de police remit son rapport dans lequel elle blâme M.Saulnier “pour avoir tardé à retourner un téléviseur couleur qu’il avait reçu d’un intéressé dans un hôtel et avoir négligé d’en informer son supérieur immédiat.” La Commission fait les recommandations suivantes: “CONSIDÉRANT que la preuve a révélé que Jacques Saulnier n’a ni la compétence ni les aptitudes pour diriger un service de police de l’ampleur du service de police de la Ville de Montréal; CONSIDÉRANT que depuis le 1er janvier 1972, le service de police de la Ville de Montréal fait partie du service de police de la Communauté urbaine de Montréal; CONSIDÉRANT qu’en vertu du deuxième alinéa du paragraphe 1 de l’article 31 du chapitre 93 des lois de 1971 constituant le service de police de la Communauté urbaine de Montréal, il est loisible au ministre de la Justice de rendre applicable la normalisation des grades et des fonctions 4 un membre du corps de police de la Ville de Montréal dans la mesure que le, ministre indique; CONSIDÉRANT qu’il y a lieu de procéder à l’évaluation de Jacques Saulnier ainsi qu’4 la normalisation du grade et des fonctions que ce dernier pourrait exercer dans le service de police et de la Communauté urbaine de Montréal; POUR CES MOTIFS: LA COMMISSION recommande au ministre de la Justice de rendre applicable la disposition de l’article 31 du chapitre 93 des lois de 1971 à Jacques Saulnier.” Le 13 juillet le ministre demandait à la Commission “de procéder à l’évaluation de Jacques Saulnier ainsi qu’à la normalisation de son grade et de ses fonctions.” conformément à l’art.30 de la Loi constituant le service de police de la C.U.M.Quelques jours plus tard, M.Saulnier sollicitait l’émission d’un bref d’évoca- Radio-Québec: une télévision bloquée par SERGE PROULX ¦ Serge Proulx est sociologue et directeur du module Communication à l’université du Québec à Montréal.On peut douter du sérieux de la direction de Radio-Québec quand elle se dit à l’écoute de la population: aucune objectivité n’est assurée de la part du comité-maison chargé des audiences publiques.Comment peut-on imaginer, en effet, que ce comité, formé exclusivement de membres du personnel de direction, pourrait donner suite à des propositions qui questionneraient fondamentalement le modèle de télévision que Radio-Québec véhicule depuis sa naissance (politique)?C’est pourtant à ce niveau que se posent les interrogations pertinentes.Partons d’une distinction entre deux définitions possibles de la télévision.On peut la définir sur le plan strictement technologique: la spécificité de la télévision, c’est la capacité de production et de transmission, par ondes ou par fils, de signaux audio et video.Mais on peut également définir la télévision du point de vue de l’utilisation sociale que l’on en fait.Le modèle que l’on connaît de manière dominante est celui de la “télévision de masse” où un micro-milieu de “créateurs” et de “programmateurs” professionnels produisent des messages à contenu et forme relativement standardisés, et en “arrosent” une “masse” perçue par ce micro-milieu comme relativement homogène et conservatrice dans ses goûts.L’apparition de ce modèle spécifique d'utilisation sociale de la télévision s’explique par plusieurs déterminants, de caractère historique, idéologique et économique.Du point de vue historique, il faut se rappeler que le premier équipement électronique était très lourd: cela a entraîné la construction de vastes studios où l’on a tenté, au moyen de décors, d’éclairages et d’autres moyens artificiels, de reconstruire l’image de la réalité extérieure aux studios.Puisque les caméras, lourdes et peu mobiles, ne peuvent aller chez les gens, ce sont ces derniers — ou plutôt: certains privilégiés parmi ces derniers, comédiens et/ou “experts” — qui se rendent dans les studios.On donne ainsi naissance à une télévision centrée sur la fiction et les artifices, inspirée par une conception rigide de la présentation visuelle et du spectaculaire que véhiculent la plupart des premiers réalisateurs de télévision, qui d’ailleurs sont souvent d’anciens réalisateurs de radio.La complexité et la non-miniaturisation de ce premier équipement électronique obligent au travail d’équipes composées de nombreux techniciens et autres personnes-ressources.Le travail de production en télévision est ainsi morcelé en plusieurs tâches spécialisées.Les travailleurs de la télévision sont aliénés dans la mesure où ils perdent de vue la totalité du processus de production dans ICHB2 DÉJEUNERS D'AFFAIRES *5Î0 LE COUVERT DU LUNDI AU VENDREDI DE 12:00 H A 15:00 H.NI E.HENRt-BOURASSA cifdei lequel ils s’insèrent.La fonction idéologique du système de la télévision de masse est de contribuer à reproduire les conditions de domination sociale propres à la société québécoise.A cause de la quantité et de la redondance formidable des messages dont nous arrose ce genre de télévision, on peut l’identifier comme une source principale de pollution informationnelle.L’accumulation visuelle des informations sans discrimination chez les récepteurs culturels — i.e.sans la possibilité d’utiliser une “grille de lecture” aidant à distinguer le pertinent du superflu — conduit à une insatiabilité des personnes vis-à-vis les messages.On réclame constamment des nouveaux messages sans avoir vraiment compris l’importance ou la pertinence d’une partie des messages que l’on a déjà reçus.Le système de la télévision de masse alimente, de manière géométriquement croissante, les personnes assoiffées et avides de “nouveauté”.Par son arrosage en mosaïque, il noie la pertinence de messages politiques qui, s’ils étaient compris, pourraient entraîner une conscientisation socio-politique chez certains groupes sociaux.Enfin, le modèle de la télévision de masse est actuellement celui qui paraît assurer la plus grande rentabilité économique aux entreprises capitalistes ou d’Etat, qui contrôlent la propriété des organismes le production et de diffusion.Toutefois nous sommes peut-être sur le point d’atteindre le niveau de saturation, non pas en ce oui concerne les capacités technologiques de transmission des signaux vidéo qui ne cessent de s’élargir (câbles coaxiaux, ondes UHF), mais bien en ce qui a trait à la capacité humaine des personnes à assimiler de nouveaux messages.Créer de nos jours une nouvelle station de télévision de masse dans une espace déjà très occupé par d’autres, ne conduit pas automatiquement à une rentabilité, Eeut-etre même à moyen terme.e développement de “Téléinter-cité”, pour la région de Montréal, sera intéressant à suivre de ce point de vue.Revenons maintenant à notre distinction initiale entre le médium technologique et l’utilisation sociale que l’on en fait.On voit que le modèle de la télévision de masse est un modèle spécifique: ce n’est pas la télévision.Il est possible de penser une autre télévision, d’inventer de nouveaux modèles d’utilisation sociale de la télévision.C’est précisément le défi que devrait se donner Radio-Québec: non pas tenter d’imiter Radio-Canada FACE AU MÉTRO 391.1777 ou Télé-Métropole sans en avoir les moyens financiers, mais plutôt devenir le lieu d’où émergerait une nouvelle télévision.Ici, on peut formuler quelques constatations: 1) L’équipement électronique de télévision s’est perfectionné.Il existe maintenant un équipement léger, miniaturisé et portable qui permet la production de documents télévisuels en couleurs et télédiffusables.Autant l’équipement léger en cinéma a ouvert les portes à un nouveau cinéma “d’extérieur” et “direct” et transformé les studios hollywoodiens en hangars gigantesques et abandonnés, autant la miniaturisation de l’équipement de télévision devrait-elle permettre de déboucher sur un modèle complètement neuf de télévision rendant désuets les vastes studios actuels.2) Diverses expériences de production vidéographique tentées depuis cinq ans d’abord par l’ONF, puis par des organisations populaires ou communautaires, ont démontré qu’il existe dans la population québécoise, des personnes et des groupes intéressés à produire des émissions et capables de le faire, même s’ils né possèdent pas de formation spécialisée en télévision.3) Le modèle de la télévision de masse n’a pas fait la preuve qu’il peut être un modèle efficace de télévision éducative.C’est plutôt à partir des besoins spécifiques de formation de groupes particuliers de la population qu’il faut chercher à construire une télévision éducative.4) Une des principales caractéristiques de l’infrastructure de production et de diffusion de l’information au Québec consiste en une forte disparité régionale.Alors que la région de Montréal est saturée, deux régions s’avèrent particulièrement défavorisées: la Gaspé-sie et le Nord-Ouest.Ces quelques réflexions m’amènent à conclure que la direction de l’ORTQ ne paraît pas consciente de la nécessité de créer une télévision vraiment différente.Au contraire, la forte bureaucratisation de l’organisation, le style d’émissions qu’elle produit, l’orientation actuelle de la direction qui prône la reproduction d’un modèle de télévision de masse, conduisent à penser que, même naissante, Radio-Québec est déjà une télévision bloquée.tion de la Cour supérieure.Le 27 novembre, le juge Paré émettait ce bref mais la Cour d’appel infirma cette décision par un jugement majoritaire (3-2) le 26 juin 1973.La Cour suprême réhabilitait le jugement de la Cour supérieure en le citant d’ailleurs longuement.Les deux questions de droit soulevées dans ce litige étant les suivantes: la Commission de police est-elle un tribunal qui exerçait alors une fonction quasi judiciaire qui la rende susceptible de contrôle par bref d’évocation; la Commission a-t-elle excédé sa juridiction en n’appliquant pas l ’une des règles de la justice naturelle, soit la “règle audi alteram partem ”?M.Saulnier se plaignait en effet de ne pas avoir été valablement entendu devant la Commission et de ne pas avoir pu présenter une défense pleine et entière.Ces deux questions se ramènent effectivement à une seule parce qu’en droit administratif, la nécessité d’appliquer la règle “audi alteram partem” découle de la qualification de la fonction exercée par le tribunal; or, en l’espèce, Saulnier n’avait effectivement pas été entendu.L’enquête de la Commission était-elle quasi judiciaire?Jusqu’à maintenant, la jurisprudence dominante voulait qu’un organisme qui n’a qu’un pouvoir de recommandation ne pose pas, en soumettant une recommandation, un acte quasi judiciaire: certains arrêts sont à l’effet contraire au niveau des Cours d’apnel (Re McGavin Toastmaster and Powlowski (1973) 37 D.L.R.3ed 100 (Man.C.A.); Re Ont.Crime Commission ex.p.McDermott 1962 O.R.872), et de la Cour Fédérale (Lingley v.Hickman 1972 C.F.171); même la Cour suprême l’avait implicitement admis dans l’arrêt Bell v.Mackay et Ontario Human Rights Commission (1971 R.C.S.756).Toutefois, jusqu’ici la Cour suprême avait affirmé expressément qu’un rapport d’enquête ne pouvait être qualifié d’acte quasi judiciaire.L’arrêt le plus important sur la question était l’arrêt Guay v.La-fleur dans lequel, renversant la décision majoritaire de la Cour d’appel du Québec, la Cour suprême, majoritairement, soutenait qu’un enquêteui agissant sous l’empire de la Loi de l’impôt n’exerçait pas de fonction quasi judiciaire et que “the maxim audi alteram partem does not apply to an administrative officer whose function is simply to collect information and make a report and who has no power either to impose liability or to give a decision affecting the rights of parties” (J.Cartwright 1965 S.C.R.12 à la p.18).Le juge Pigeon, à la suite de la Cour supérieure et des deux juges dissidents de la Cour d’appel, estime que la Commission de pr’Jce fait beaucoup plus qu’un enquêteur de l’impôt; dans ce dernier cas “le genre d’enquête oui y est prévu n’implique aucune conclusion ou adjudication sur les droits du contribuable visé”.“Cet enquêteur était uniquement chargé de recueillir les renseignements et des éléments de preuve.Le ministre du Revenu national pouvait bien ensuite se servir des preuves documentaires recueillies, mais non des conclusions de l’enquêteur.” Sur ce dernier point, à notre humble avis, le juge Pigeon est dans l’erreur: l’enquêteur du Revenu peut très bien tirer ses conclusions mais le ministre n’est pas lié par elles pas plus que le ministre de la Justice n’est tenu de suivre les recommandations de la Commission de police.Le juge Pigeon affirme “qu’au contraire la Loi de police.fait vojr clairement que le rapport d’enquête peut avoir des conséquences importantes sur les droits des personnes qui en font l’objet.Il ne me parait pas nécessaire de m’étendre sur ce point-la, car je n’arrive pas à comprendre comment on peut soutenir qu ’il ne s’agit pas d’une décision qui porte atteinte aux droits de l’appelant, alors qu’elle veut qu’il soit dégradé de son poste de directeur du service de la Police de Montréal et que les procédures ultérieures ont pour seul but de fixer l’ampleur de la dégradation”.Le juge Pigeon cite, en l’approuvant, le juge Rinfret de la Cour d’appel, qui conclut que “the argument that no rights have been determined and that nothing has been decided is pure sophistry”: la Cour supérieure avait d’ailleurs soutenu que “ce rapport constitue donc un véritable jugement”.,.La lettre avant toute chose.Sur ce dernier aspect l’arrêt Saulnier innove d’une manière remarquable et rejette le critère de la décision ferme qui avait été retenu jusqu’ici.Qu’il ait ou non formellement un pouvoir décisionnel, un tribunal administratif qui a le pouvoir dans ses rapports de recommander que des sanctions ou des mesures soient prises affectant les droits d’un individu doit être considéré comme exerçant une fonction quasi judiciaire! Si l’atteinte aux droits individuels semble être l’élément distinctif entre l’arrêt Guay v.Lafleur de 1965 et l’arrêt Saulnier de 1975, il faut être très prudent car le juge Pigeon, en juriste de la stricte observance qu’il est, préfère toujours s’accrocher au texte meme de la loi plutôt qu’à des principes généraux; le juge Pigeon ne fréquente à toutes fins utilex que les règles d’interprétation du droit statutaire même s’il affirme, comme ce fut le cas dans l’affaire Verreault, qu’il faut s’inspirer des “principes généraux du droit”.Or, immédiatement après avoir décrit le type d’enquête pratiqué sous la Loi de 1 impôt, il enchaîne ainsi."Tout autre est la situation sous la Loi de police dont l’art.24 se lit comme suit: Art.24 La Commission ne peut dans ses rapports, blâmer la conduite d une personne ou recommander que des sanctions soient prises contre elle à moirKde l’avoir entendue sur les faits qui donnent lieu à un tel blâme ou une telle recommandation”.Le Juge Pigeon poursuit en ces termes: “Ce texte démontre que sous ce rapport essentiel, la Loi de police diffère radicalement de la Loi de l’impôt sur le revenu.La loi de police, en outre de reconnaître expressément l’application de la règle audi alteram partem, fait voir clairement que le rapport d’enquête peut avoir des conséquences importantes sur les droits des personnes qui en font l’objet.” On peut se demande à bon droit si ce n’est pas la présence de l’article 24 de la Loi de police qui est l’élément déterminant dans l’esprit du juge Pigeon.Or, cela est extrêmement dangereux et atténue considérablement le caractère novateur de l’arrêt, surtout si on le rapproche de l’arrêt Howarth du 11 octobre 1974 dont nous parlerons plus loin.Une disposition identique ou analogue à l’art.24 de la Loi de police est très rare dans les lois constitutives de tribunaux administratifs ou d’organismes ordinairement susceptibles de poser des actes quasi judiciaires; tout au plus le législateur impose-t-il le devoir de tenir une enquête ou même la plupart du temps, il confère le pouvoir de tenir une enquête conformément à la Loi des commissions d’enquête.L’arrêt Saulnier aurait pu être éclairant si l’on avait pu en déduire que la qualification quasi judiciaire repose sur deux critères: primo, que l’acte affecte les droits individuels, et seconde, qu’il existe dans la loi un ou quelques indices indiquant la volonté du Législateur suivant laquelle l’organisme devra fonctionner suivant un Processus dit quasi judiciaire.Or, le juge ïgeon ne parle pas ici d’indice, mais d’une reconnaissance expresse de l’application de la règle “audi alteram partem”.L’arrêt Saulnier est évidemment quant à son résultat une excellente décision mais par sa motivation’ il est extrêmement troublant au regard de l’évolution du droit administratif.Demain: L’arrêt Howarth: une décision regrettable qui confirme l’influence du juge Pigeon.io LA LOTERIE DE NOTRE FÊTE NATIONALE TIRAGE: 24 JUIN - $1 LE BILLET Nombre de billets limité U EN CETTE ANNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES : FAUT FÊTER ÇA cor.'l Tl.Df S H I LS m 1 A St Jt A N amm .m - > j ÊimUm v-v.s _______________ I Y Éjlllfp! P.life - .v.”’ - et $ intè- d'Aujourd'hui .et les décoration.du Château votre .m I» lumière ilpllill Hy» 8370 St-Hetwrt 6375 St-Hub«rt, Montréal 1128 boutewd St-Martin, Lmt Téléphona: 3824710 ! 9 f - ' .>* ' ' - mmmm ¦ Mm ¦¦ : 6 • Le Devoir, lundi 28 avril 1975 suites de la première page FLAMBÉE jusque-là demeuré discret dans son coin, c’en était trop.H se leva d’un bond pour saisir le micro et assurer cette anglophone qu’il s’occuperait personnellement dès cette semaine du sort de son mari.Ils étaient environ 800 militants libéraux réunis à l’école Marymount de Côte-Saint-Luc et représentant les comtés de Notre-Dame-de-Grâce, Marguerite-Bourgeois, Sainte-Anne, Saint-Henri, Verdun, Westmount, D’Arcy McGee, Jacques Cartier, Pointe-Claire et Robert-Baldwin.Les ministres Lise Bacon, Jérôme Choquette, Paul Berthiaume, William Tetley et Kevin Drummond ont également participé aux travaux en ateliers.C’est sans doute le ministre de l’Education, M.François Cloutier, qui fut le plus durement touché et semblait d’ailleurs quelque peu découragé.Après s’être longuement efforcé de rassurer les anglophones sur le respect de leurs droits, M.Cloutier s’est fait plus d’une fois reprocher d’avoir divisé les Québécois anglophones contre les francophones.“You make me sick”, lui a lancé un vieux militant.Ce à quoi une femme devait ajouter “Don’t argue, we will know what to do on voting day.” A cet aütre anglophone qui réclamait de meilleurs enseignants pour la langue seconde et reprochait au ministère de ne fournir que les “plus pourris”, M.Cloutier a indiqué oue le gouvernement consacrera $50 millions pour un programme de cinq ans d’amélioration de l’enseignement du français.Il s’est néanmoins mérité les approbations de l’auditoire quand il a dénoncé le Manuel du 1er mai et blâmé la CEQ pour une grande partie des difficultés qui embêtent présentement le secteur anglophone.A un autre moment encore.M.Cloutier a eu droit aux faveurs de l’auditoire.Une militante réputée, récemment décorée de l’Ordre du Canada, Mme Florence Martel, souhaitait que l’enseignement de l’anglais soit donné à tous les niveaux de l’élémentaire.Le ministre de l’Education s’est dit tout à fait d’accord en alléguant que la décision de la CECM à cet égard fut “politique”.Sans l’intervention du député libéral Ciaccia, qui s’est d’ailleurs fait dire de parler pour lui-même, les délibérations de ce congrès régional n’auraient sans doute pas pris cette tangente.Après avoir reproché à ses collègues d’avoir crée une atmosphère de divisions, par le bill 22, M.Ciaccia a en outre déclare que le bill no 1 sur le cinéma n’avait pas sa place dans cette société en ce qu’il dicte aux Québécois le genre de film qu’ils doivent aller voir.Avec la dernière intervention, les dirigeants du parti ont pourré un soupir de soulagement.Mais c’était prématuré.M.Eddy Brault venait tout juste d’être élu à la présidence du groupement régional de On lui avait i Montréal-Ouest.confié l’ho- norifique mission de remercier son premier ministre.Ce fut l’ébahissement total quand il reprit de plus belle le thème du bill 22, pour affirmer sans ambages que les électeurs anglophones du West Island “ont l’impression d’être exploités et de ne pas être écoutés du parti’.FORGET dans le vrai sens dp mot, et qui ne devrait “paniquer” personne, ai tout cas pas celui qui s’est fait une morale qui le satisfait et qui lui permet d’entretenir des relations civilisées avec ses pairs.“Je pense qu’on va faire le passage d’un monde à l’autre.C’est pour ça que des initiatives comme celle de la CEQ ne sont basées sur rien, si ce n’est sur la mentalité du Québec d’il y a dix ans.Elles veulent recréer une société basée sur des fins ultimes qui doivent servir d’objectif à tous, une société qui canalise l’action, avec des sanctions au besoin, avec une morale stricte, avec des bons d’un côté et des méchants de l’autre.Le Québec est sorti de ça pour de bon et ne veut pas y retourner.” Il s’agit simplement, aux yeux de M.Forget, de prendre conscience de ce développement majeur et d’en assurer les conséquences, en donnant aux jeunes les movens de se bâtir une éthique personnelle et un sens des responsabilités face à eux-mêmes et envers les autres.Ce serait plus honnête et plus productif que de les amener à tout attendre du milieu et d’institutions qui les contrôleraient de l’extérieur, comme c’était le cas il n’y a guère longtemps.Qu'il s’agisse du Manuel du 1er mai de la CEQ ou de l’éducation sexuelle, indique le ministre des Affaires sociales, certaines personnes prétendent qu’il faut inculquer une morale sociale, qu’il faut intégrer l’information que l’on donne dans un schéma de valeurs officiel auquel tous doivent se rattacher.L'attitude du ministre, au contraire c’est qu’il faut donner aux jeunes les moyens d’assumer et d’intégrer leurs propres valeurs, d’autant plus qu’ils sont déjà exposés à toute une série d’influences qui les amènent à fonctionner spontanément dans ce schéma plus “personnalisé” que social.M.Forget estime que, de façon générale, l’on attribue à l’Etat des qualités et des défauts qu’il n’a pas.Bien sûr, l’Etat a un rôle de régulateur et de contrôle, il doit être agent de justice sociale et distributive, mais il ne lui appartient pas de prendre des décisions particulières concernant des situations particulières au niveau local ou régional.Cela vient, selon lui, de ce que les Québécois n’ont pas assez développé le sens des responsabilités qui leur permettrait d’assumer, autrement que par une invocation à ce “deus ex machina” qu’est devenu l’Etat, des problèmes dont la solution peut être trouvée localement.Au-delà de la participation à la mode depuis quelques années, il faut que les gens s’impliquent vraiment dans les décisions et gestes qui les concernent.Il faut faire évoluer l’État vers un certain polycentrisme et aménager les structures en fonction de responsabilités qui doivent être prises là où les problèmes se posent.Autrement, si l’on met tous les oeufs dans le même panier, si l’on centralise tout à Québec, on se prépare d’amères désillusions, tant il est vrai que le personnel politique et administratif n’est pas meilleur ou pire que l’ensemble de la société dont il est issu.Beaucoup de gens parlent au Québec, et de plus en plus, note le ministre, ce qui est fort bien, mais il faut apprendre à vivre avec ses paroles, à être conséquents avec elles.C’est le défi des prochaines années.Il est faux de prétendre que les technocrates ont réponse à tout ou qu’ils prennent toutes les décisions, note le ministre, à qui l’on accole souvent cette épithète qui, chez certains, voisine au mépris ou à rinjure.“Les technocrates n’ont qu’un petit nombre de réponses à un nombre restreint de questions, et il y a toujours plus de choses dans la réalité que dans toutes les théories, si séduisantes soient-elles.” A imputer au gouvernement des illir ' nistre, que le système scolaire charrie des valeurs bien cohérentes et ayant une finalité bien déterminée?Il estime que tel n’est pas son rôle.On sort à peine, dit-il, d’un monde où il y avait toute une échelle de valeurs et de normes à respecter, sous peine de sanctions diverses.Et la crise de civilisation dont on parle tant depuis peu vient probablement de là.A l’instar des grandes sociétés occidentales dont il se réclame, le Québec est en voie de substituer à l'ancien ordre social de nouvelles valeurs basées sur un ordre personnel, propres à des convictions personnelles et non sociales.Il ne s'agit pas là, selon M.Forget, de négativisme ou d'agnosticisme; il s'agit plutôt de faire de l'homme le centre de la société, et non son serviteur ou le membre d'un troupeau qui sert certains objectifs qui le dépassent.La crise vient de ce que les Québécois sont encore entre les deux mondes, l’ancien et le nouveau.Les plus vieux, du moins, n’ont pas encore accepté l’idée 3ue chaque être humain est responsable e sa vie, vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis des autres, qu'il doit avoir un idéal et des objectifs propres, qui ne se rattachent pas nécessairement à quelque chose qui lui soit extérieur ou à des objectifs que la société lui impose.Pour M.Forget, il ne s’agit pas là d’un saut dans le vide ou le néant, mais d’une conception plus ouverte, plus libérale, Turner devrait réévaluer son déficit à la lumière des budgets provinciaux d’après Don McGillivray, du Financial Times Les budgets des provinces pour l'exercice financier en cours font état de plus de trois milliards de dollars d’emprunts, un milliard de plus que lors du dernier exercice financier et presque autant que les demandes formulées par le ministre des Finances, M.John Turner, dans son budget du mois de novembre.M.Turner devra sans aucun doute, à l’occasion de la présentation de son nouveau budget le mois prochain, reviser en hausse son évaluation de déficit.Le ministre des Finances a beau jeu quand il s’agit de trouver des disponibilités, surtout si on tient compte des réserves de $3.4 milliards qui proviennent des dernières ventes d’obligations d’épargne du Canada.Les provinces ont aussi d’excellentes sources de financement, c’est-à-dire l’encaisse de $1.2 milliard du Régime de pensions du Canada.Ce montant de $1.2 milliard représente l'excédent des contributions sur les versements et dépenses de cette année.Toutes les provinces peuvent y puiser, à des taux d’intérêt proches de ceux qui s’appliquent aux emprunts du gouvernement fédéral.La province de Québec a sa propre source de capitaux, la caisse de son Régime des rentes.Mais le Régime de pensions du Canada n’est pas une source inépuisable de fonds.Depuis cette année, les sommes disponibles iront décroissant, et seront nulles à partir de 1981.Ceci s’explique du fait que chaque année un nombre plus important de participants au Régime commencent à en toucher des prestations.Cette année, le montant des pensions à payer se chiffrera par $615 millions, par $814 millions Tan prochain et par plus d’un milliard dans les années suivantes.Pendant ce temps, les sommes versées par les participants au Régime n’augmentent pas aussi rapidement et d’ici 1982, il faudra compter plus de $2.4 milliards de contributions pour payer les pensions de cette année.A ce moment, à moins que le taux de contribution ne soit haussé, il ne restera plus rien à investir en obligations provinciales.Les provinces, de leur côté, seront gâtées d'avoir perçu des capitaux tout ce temps à un taux d’intérêt favorable et sans les complications qui accompagnent Le premier a déclaré que “nous devons évacuer tous les Américains aussi vite que nous pouvons, et le plus tôt sera le mieux'’.Le sénateur Church juge lui-même excessive la lenteur du rapatriement des Américains de Saigon par rapport à l’évacuation des Sud-Vietnamiens jugés compromis par leurs anciennes attaches avec les autorités américaines.Le rapport de ces départs, a ajouté Church, est de un Américain seulement contre 15 à 20 Sud-Vietnamiens.Il reste à l’heure actuelle moins de mille Américains, d’après M.Church.Les hélicoptères des Marines “ont les moyens de les emmener en un jour, de plus, il y a danger à les laisser plus longtemps à Saigon , a-t-il poursuivi.Ce danger comporte l’envoi d’un plus grand nombre de troupes américaines, par suite de l’avance et de la puissance de l’adversaire.CEGEPS ressources inimitées, un savoir-faire et des connaissances sans bornes qui n’existent pas, Ton se prive de responsabilités au nom d’un mythe inexistant et qui, de toute façon, ne saurait satisfaire les gens.S'il y a un ressac contre les technocrates, conclut M.Forget, c’est qu’on a placé en eux, depuis quinze ans, des espoirs exagérés, en oubliant parfois les responsabilités à prendre au niveau local ou régional.LE DÉFI Richard Nixon à Pékin en 1972, le général déclarait que si les Etats-Unis et la Chine pouvaient résoudre certains de leurs conflits, “une réconciliation entre les Vietnamiens qui sont de la même race et du même sang, doit arriver.” Pour ce faire, ajoutait-il, les Sud-Vietnamiens doivent pouvoir s'autodéterminer sans intervention étrangère.Les trois points Intangibles de sa politique sont la paix, la reconstruction du pays et l’autodétermination.L'offensive du GRP lancée samedi soir a provoqué un nouvel afflux de réfugiés vers Saigon.De source informée on estime que les communistes cherchent à consolider leur étau autour de Saigon avant d'exiger une reddition assortie de conditions draconiennes.Pendant ce temps à Washington, deux des membres les plus en vue du Sénat se prononcèrent pour l’évacuation aussi rapide que possible des derniers américains restant au Sud-Vietnam.Il s’agit de MM.Hugh Scott, leader de la minorité républicaine au Sénat, et Frank Church, de la commission des Affaires étrangères, Intervlèwés à la télévision sur la chaîne ABC.Ce collège électoral serait composé d’étudiants, de professeurs, de professionnels non-enseignants, de cadres, d’employés de soutien et de parents “selon un nombre et des proportions à déterminer”.Selon la loi actuelle des cégeps, qui date de 1967, ce Conseil est composé de 19 personnes, dont cinq sont nommées par le gouvernement à titre de “représentants du milieu”; dix autres sont nommées après désignation par les professeurs (4), les parents d’étudiants (4), et les étudiants (2); le Conseil compte lui-même deux autres membres, et le directeur général ainsi que le directeur des services pédagogiques du cégep en font partie ex officio.La formule du collège électoral élimine donc la possibilité d’imposition de représentants directement choisis par le ministère en même temps qu’elle exige de chaque candidat de chercher ses appuis chez toutes les composantes du collège.Dans toutes ses propositions d’organisation, le comité laisse la porte ouverte à une démocratisation interne de la même eau, quand il ne la suggère pas clairement.Ainsi il n’écarte pas la possibilité que les responsables de modules ou de familles-modules soient élus par les étudiants et les professeurs.Il maintient le principe d’une Commission pédagogique, déjà instituée par la loi de 1967.Mais celle-ci, dont le rôle principal était d’aviser le Conseil d’administration sur l’organisation et le développement de l’enseignement, semble se muer pour le comité en sorte “d’ombudsman”, un “mécanisme de recours pour la base, c’est-à-dire pour les étudiants et les professeurs”, Il institue également un Comité de direction, charge de la régie interne du cégep.Mais partout fidèle à lui-même, le comité Nadeau ne présente jamais de tels changements de façon directive, donnant l’exemple du respect des autonomies locales, et laissant chacun libre d’interpréter le modèle avec quelques variantes, au gré de sa créativité.Ainsi, convaincu de la nécessité d’une structure régionale de concertation, le document affirme que les “formules doivent varier afin de respecter les particularités de chaque région'?Pour y arriver, il souhaite “une loi refondue et plus souple que celle qui existe actuellement".Au ministère “d'encourager les efforts et de stimuler le dynamisme régional” écrit-on en incitant ce dernier à reconnaître certaines innovations déjà en cours.Le sort fait aux “initiatives" de Limoi-lou éclaire cependant d’un jour singulier la méfiance qu'on semble entretenir déjà au ministère à l’égard des solutions que a oser le comité.ii lu plan provincial, celui-ci semble rejoindre plu?facilement les voeux de M.Cloutier.Il suggère une restructuration du ministère en deux sous-ministères: ASSELIN Suit* d* la pag* 4 quérir la force d'expansion et de rayonnement qui manque au Québec.Il engage ses disciples dans cette voie.“Je ne vois fuère de remède efficace à anglicisme que de lire du françajs, toujours plus de • i français *as de langue française sans pensée françai-.t-il.Di se fépète-t-il.n aspire au jour où les fenêtres s’ouvriront toutes grandes à la pensée française, claire, synthétique, rayonnante.A ses équipiers, Asselin ne se contente pas de donner de va- ![ues préceptes.“Lisez les oumaux français, et pas seu-ement les plus prestigieux, voyez comment on y rédige les nouvelles les plus insignifiantes.J’en al dans mon bureau, ils sont à votre disposition.” Ses écrits abondent en conseils pratiques concernant la syntaxe, le sens du verbe, la propriété des termes, l’articula- tion, l’inflexion de la voix.Un contemporain note, à propos du passage d'Asselin au journal LE CANADA, que c’était le signal d'une véritable renaissance de la langue, une sorte de réveil de la curiosité pour toutes les choses de l'esprit.A force de travail Asselin avait acquis un style tranchant pour la polémique et une phrase classique pour les jours de beau temps.Le mouvement de sa phrase obéissait aux finesses de la prose française, si bien que la pensée en était comme rehaussée.Certains passages prennent ainsi Tallure d’aphorismes, de formules frappantes, tées.“Le fripon ig*- reux pour là société que Timoé-cile honnête homme”.Et ailleurs; “Les goûts changent, et les dégoûts”.Le ton incisif, le terme excessif ne lui manquèrent jamais.Il saura bien’coiffer un adversaire d’épithètes aussi flatteurs que “parfait chef-d'oeuvre de gâtisme” ou encore de “tête de chrême et gesse traduite jusque dans l'heureux balancement de la mâchefer, d'évêque et de garde-¦* ’ Par contre If trou- chiourme vera les accents les plus nobles et les plus naïfs quand il s’adressera, par exemple, à un jeune public.“Jeunesse.qui avez fait le rêve de conquérir la terre, fuyez les frelons, penchez-vous sur votre bêche ou sur votre houe, laluez à la justice Immanente des choses ou à la Providence divine le soin de noter et de récompenser votre effort; et quand le soir viendra, que la fleur de votre vie ait qui n'ont pas connu lelin, ce documentaire s, contras- porté fruit ou qu’un rayon de so-ripon intelligent, lell Tait rejetée, à peine éclose, écrit-il, est parfois moins danse- au pullulement universel, vous vous coucherez avec la réconfortante certitude d'avoir contribué, dans la mesure de vos forces, à l’harmonie de la création”.On peut mettre en doute la portée réelle d’un langage d'une telle élévation et d’une sa- rlode, ce genre de laïus révèle néanmoins le chef idéaliste, désireux d’engager, à la façon des moralistes du temps, la jeune génération dans des voies sublimes, vers des dépassements iné-dlts.A ceux Ollvar Assel de M.-A.Gagnon révélera la vie d'action, ardente, courageuse et contradictoire de cette sorte de héros, épris de vérité, de justice, de liberté, obstiné défen-fêur de la langue française, aimant passionnément la France, le Québec.A l’heure des compromis faciles et des ententes équivoques, Olivar Asselin demeure un stimulant salutaire, un professeur d’énergie.(1) Marcel-Aimé Gagnon: OLIVAR ASSELIN TOUJOURS VIVANT, Preitet de l’Université du Québec, CP.ZSO Succursale N.Montréal, 1*74, Z15 pages.Tun pour l’élémentaire et le secondaire, l’autre pour le postsecondaire.Le ministre a déjà fait connaître son intention de réclamer la création d’un poste de ministre d’Etat à l’éducation chargé de l’enseignement collégial et universitaire.Enfin un Conseil des collèges devrait jouer auprès des cégeps le même rôle que l’actuel Conseil des universités dans l’enseignement supérieur, c’est-à-dire conseiller le ministre sur le partage des ressources, lui donner son avis sur les programmes et le développement des collèges.Dans un autre document de travail; daté également du 10 février, le comité Nadeau signale que ce Conseil des collèges, comme le Conseil des universités, s’occupera de la coordination, de la planification et de la répartition des ressources tant pour les cégeps publics que privés.Le comité se montre tout à fait favorable, dans ces conditions, au maintien des collèges privés, au nom de “Tutilisation maximale des ressources”, ou encore du “caractère néfaste de toute situation de monopole.” A long terme, il s’interrogerait même sur “l’opportunité de fusionner le Conseil des colleges et le Conseil des universités”, selon la logique qui ferait un tout de l’enseignement post-secondaire.Curieusement, tandis que le ministère accueille assez froidement la grande réforme que propose le comité qui sublime littéralement 1 autonomie locale, la participation et la multiplicité des formes de projets éducatifs, les enseignants de cégeps réagissent aussi avec scepticisme.Les syndicats concernés ne se sont pas encore prononcés mais quelques reactions glanées ici et là, font voir que les enseignants craignent le haut degre d’utilitarisme de programmes qui seront mesurés à leur efficacité à correspondre au marché du travail et, via la concertation régionale, la mainmise des entreprises sur la vie des cégeps.Sans s’en expliquer plus avant, l’Association nationale des étudiants du Québec (ANEQ) semble aussi voir Machiavel derrière le comité Nadeau.Les commissions d’étude, faut-il croire, n’ont plus au Québec les auréoles d’autrefois.12 TÉMOINS •Mit* d* la paga 3 OMF, SDICC, Radio-Canada etc.C’est ainsi que pourront être respectés les impératifs de la souveraineté culturelle.JACQUES HURTUBISE - La bande dessinée québécoise ne trouve pas facilement des débouchés sur le marché d’ici.Pourtant, elle a acquis une personnalité, un style, un genre qui la classent parmi les arts populaires.Les Québécois ont déjà le goût de la bande dessinée: pourquoi ne leur offrirait-on pas des bandes québécoises?Solutions proposées: que le gouvernement oblige par une loi les publications québécoises a passer au moins 50% de "créations québécoises” lorsqu’elles publient des bandes dessinées.Et que le ministère des Affaires culturelles subventionne l’édition, la promotion et la diffusion de la bande dessinée québécoise, qu’il octroie des bourses à ceux qui la météo l’émission d’obligations sur le marché.Dans la dernière livraison du Canadian Tax Journal, M.David Perry analyse la situation et souligne que le marché canadien des obligations, tout comme les marchés provinciaux, devront traverser une périoue de transition quand et si cette source de revenus "maison” s’épuisera.Déjà, les provinces doivent payer chaque année quelque $600 millions d’intérêts sur des emprunts passés et ne peuvent donc garder que la moitié des sommes empruntées au Régime de pensions du Canada.“Le quand et le si” de M.Perry soulève une question intéressante.Il est évident que les contributions au Régime de pensions du Canada devront être augmentées à un niveau plus élevé que le 3.6% actuel des revenus touchés par la loi.Si rien n’est fait en ce sens, les provinces devront rembourser toutes les sommes empruntées, et même cela ne suffira pas à empêcher le Régime de pensions de faire faillite.Par contre, si le taux de contribution est élevé à un niveau suffisant, les provinces n’auront jamais à rembourser leurs emprunts; elles se contenteront simplement de verser les intérêts dûs et les sommes empruntées seront leurs pour toujours.Une autre solution est possible: élever le taux de contribution à un niveau assez élevé pour permettre aux provinces de ne pas payer d’intérêts sur leurs emprunts puisque les nouveaux emprunts qu’elles feront seront assez importants pour couvrir les remboursements d’intérêts dûs au Régime.Il ne fait nul doute que les provinces opteront pour Tune de ces solutions lorsque viendra le temps de décider de la hausse du taux de contribution.Une autre option est possible encore: celle de fixer le taux de contribution à un niveau qui forcera les provinces à rembourser leurs emprunts, une sorte de système de versements à tempérament, et dans lequel les contributions seraient chaque année égales aux pensions à verser.Le Canada a perdu son indépendanceéconomique avec Trudeau (Graftey) lelge qui s'est abattue sur nouskf et de Gaspé s'est et ae Baie- La tempête de m les réglons de Rlmbïisl étendue aux réglons de Sept-Iles Comeau hier.Les accumulations de plus de 8 pouces ont été enregistrées sur les regions de Rlmouski et de Gaspé tandis que les accumulations pour les régions de la Rive-Nord demeuraient Inférieures à 3 pouces.Cette tempête diminuera en intensité mais un temps nuageux avec des averses et du vent persistera pour les prochains Jours.Par contraste le soleil est apparu fréquemment sur Textréme ouest du Québec et ces réglons devraient connaître du temps ensoleille pour les prochains jours.Par contre les réglons entre Rlmouski et Montréal devraient commencer à se dégager mardi mais le dégagement sera très lent.Réglons de l'Abitibi, de Pontiac-Témtsca-mlngue: Ensoleillé.Maximum près de 10.Aperçu pour mardi: ensoleillé.Région de Chibougamau : Généralement ensoleille.Maximum de 8 à 10.Aperçu pour mardi: ensoleillé.• Réglons des Laurentldes, de la Haute Mauncle: Généralement ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de 8 à 10.Aperçu pour mardi: généralement ensoleillé.»ns des Cantons de TEst, de Québec, vières, du Lac St-Jean: Généralement nuageux avec quelques averses de pluie ou de neige en montagne.Venteux par moments.Maximum de & a 7.Aperçu pour mardi: nuageux avec éclaircies.Réglons de Bale-Comeau, de Sept-Iler, de Rlmouski, de la Gaspésle: Nuageux avec averses de neige mêlées de pluie, venteux.Maximum de 2a,4.Aperçu pour mardi: nuageux avec quelques averses de pluie ou de neige OTTAWA (CP) — Depuis l’arrivée au pouvoir du premier ministre Pierre Trudeau, les Canadiens ont perdu leur indépendance économique.C’est ce que soutient le député conservateur de Brome-Missisquoi, M.Heward Graftey, que plusieurs perçoivent comme un candidat au leadership du Parti conservateur, même s’il n’a pas fait connaître officiellement ses intentions à ce sujet.M.Graftey, interviewé à l’émission de télévision Question Period hier, a souligné que depuis 1968, le budget fédéral avait triplé, passant de $10 à $30 milliards, tandis que les Canadiens éprouvaient toutes sortes de difficultés à s’acheter une maison, à se lancer en affaires ou même à continuer d’exploiter des fermes.Si on compare le Canada à d’autres du monde occidental, de souligner M.Graftey, on remarque que bien peu de citoyens sont encouragés à investir dans des entreprises nationales.Pour remédier à cette situation, M.Graftey propose un mode de “démocratie par la participation des citoyens” dans laquelle le gouvernement fédéral, en collaboration avec les gouvernements provinciaux et l’industrie privée, chercherait à faire en sorte que chacun ait un intérêt financier dans le développement du pays.Déjà M.Graftey, sans avoir annoncé son intention de poser sa candidature au leadership du parti, s’est rendu dans 115 des 265 associations de comté pour mieux se faire connaître.Si le Parti conservateur pouvait se choisir un chef bilingue et former un parti provincial au Québec, il aurait de bonnes chances de battre les libéraux dans cette province, tant au niveau fédéral que provincial, croit-il.Les conservateurs mont que trois députés au Québec.Selon M.Graftey, le prochain leader du parti doit être choisi parmi les députés et devra établir fermement sa crédibilité.Le député de Brôme-Missisquoi, parlant de la conduite des députés a la Chambre, a fait remarquer que le président, M.James Jerome, devrait exercer plus d’autorité et être plus exigeant au sujet du décorum.A chaque fois que je veux poser une question, les députes libéraux crient, chahutent.On croirait se trouver dans une maternelle.“Les libéraux cherchent à détruire nos chefs et nos chefs potentiels, et c’est au président de la Chambre à exercer plus de contrôle sur l’assemblée”, souligne M.Graftey.Les relationnistes se donnent un code d’éthique L’Association des relationnistes du Québec s’est donné en fin de semaine un code d’éthique régissant la profession.Quelque 50 délègues réunis en congrès à Sherbrooke en fin de semaine ont participé à la rédaction de ce document, auquel s'ajoute une définition des relations publiques et les règlements de l’Association.L’Association, fondée il y a à peine deux ans, compte une centaine de membres.M.Michel Dumas a été réélu à la présidence.Le nouveau conseil d’administration se compose de MM.Hubert Potvin, vice-président, Jean-Guy Thibault, secrétaire, Léon Bédard, trésorier, de Mlle Rolande Normande, de MM.Yves Dupré et de Jean-Marie Beaudet, administrateurs désirent se perfectionner dans cet art, qu’il fasse adopter au plus tôt son projet de prêt garanti aux éditeurs pour favoriser la publication d’albums (coûteux) de bandes dessinées.RAYMOND CARLES - Le directeur général de la Corporation des créateurs artisans de TEst du Québec fait la genèse des efforts et des échecs qui ont marqué les tentatives en vue de développer les métiers d’art dans TEst du Québec au titre de l’entente Canada-Québec pour le développement de la région, depuis 1971.Ce n’est pas la qualité des oeuvres produites qui est en cause, ni la volonté des artisans.C'est plutôt sur l’impuissance de l’administration et sur la volonté du ministère des Affaires culturelles de dominer ce secteur qu’il faut rejeter à ce jour l’échec du mouvement.M.Caries conserve toutefois un espoir, très faible, que les choses s’arrangeront.ANDRE PAQUET ET JEAN-PIERRE LEFEBVRE — On attendait de ces deux cinéastes une critique serrée du projet de loi sur le cinéma.Ils ont reconnu au législateur quelques "bonnes intentions” mais la domination des grands "Majors” du cinéma sur le Québec est telle à leurs yeux que le gouvernement n’est pas “intéressé à changer fondamentalement les données économiques”.Quelles que soient les mesures législatives, la puissance économique des sociétés étrangères ne peut que jouer contre le cinéma québécois."Pour être maître du cinéma au Québec, il faudrait d’abord être maître du Québec! ” A court terme, on pourrait contingenter, c’est-à-dire obliger les exploitants de salles à projeter sur leurs écrans un film québécois par mois; mais quels films québécois?Ceux que Ton qualifie de "commerciaux" et qui exploitent "le cul”?Le vrai cinéma québécois de qualité ne sera accessible à toutes les réglons que si Ton procède à un contingentement "spécifique” et régional.Le gouvernement est avant tout préoccupé par la consommation et n’envisage la culture ici qu'en termes de consommation.Pour en sortir, il faut faire une équation nouvelle “économie-culture".Comment se demander si le Québécois a le goût du cinéma québécois lorsque tout l’appareil de consommation ne l’oriente que dans un sens.Bref, il faut "reprendre posseuion du Québec".GILLES PELLETIER — Le directeur de la NCT rappelle les péripéties qui ont marqué les derniers mois pour sa compagnie.désormais sauvée grâce aux pressions de l’opinion sur le gouvernement.Puis il annonce que la NCT voudrait s’établir dans un quartier populaire, dans Maisonneuve par exemple, afin de reprendre ici l'expérience faite en France par le Théâtre national populaire qui a réussi à recruter des auditoires de travailleurs.M.Pelletier déclare qu’il faut au Québec plus qu’une simple politique cul- turelle, mais une politique globale orientée vers le développement de toutes les ressources culturelles, “un véritable gouvernement culturel” en' somme.Et il ajoute: “Même $3 milliards en subventions ne feraient pas une politique culturelle.Faut-il changer les hommes ou la politique?” “C’est le Québec qu’il faut changer!” MARYVONNE KENDERGI ET GILLES TREMBLAY — Mme Kendergi étonne d’abord le tribunal en déclarant qu’elle est “satisfaite” de la subvention que le ministère ($27,000) verse à la Société de musique contemporaine du Québec.Mais elle rectifie: il faudrait bien davantage pour accomplir tout ce que nous voudrions faire.Elle ne croit pas qu'une forme plus traditionnelle d’art exclut nécessairement la "participation”.“L’élitisme” que lui reproche le président du tribunal consisterait à restreindre l’accès aux concerts de la SMCQ.Or, tel n’est pas le cas: le prix d’entrée se compare à celui des cinémas.Gilles Tremblay, après avoir déploré la dégradation du climat de travail au Conservatoire de musique du Québec (où il est professeur), Dégradation qu’il impute à “l’ingérence politique", fait observer que le mot “élitisme'’ revient souvent dans les propos de M.Rloux.Or, dit-il c’est une notion ambiguë."L’anti-élitisme peut devenir prétexte à la démagogie culturelle.La participation, j’en suis, mais écouter, c’est aussi participer! La participation est une arme à deux tranchants.Et je me méfie des gens qui veulent faire des plans de participation pour les autres”, conclut Gilles Tremblay pour qui la notion de liberté est inséparable de la création artistique.(D’autres témoignages et mémoires seront résumés ultérieurement dans Le Devoir), DECES Noîwï v.v.p, qu« avh décfV* doivent nout porvfntr avant 4:30 p ni.pour publication du l«tnd«t mam.Le* dimanche : 2 c» 4:30 p.m DOUVILLi.aoaur lléna.A Pierrefonds, le 27 avril 1975 à Tige de 89 ms, est décédée, •wur Eléna Douvflle de la communauté des Petites Filles de St-Joseph.fille de feu Lucien Dpuv le et de feu Philoméne Paquln.Les funérailles auront lieu mardi le 29 courant en la chapelle de la dite communauté.No 17225 bouj.Gouin Ouest à Pierrefonds, à 2 heures.Et de là au cimetière de U Côte-des-Neiges, Ueu de la sépulture.Parents et amis sont priés d y assister sans autre invitation.t Le Devoir, lundi 28 avril 1975 • 7 La 15e Expo-Sciences Des bactéries de cosmétiques à l’écologie des coléoptères pareilles Provost Environ 135 étudiants des écoles secondaires ou des cégeps de la région de Montréal ont fièrement exposé leurs découvertes scientifiques ou le fruit de leurs expériences dans le cadre de la 15e expo-sciences de Montréal, o.ui s’est tenue à la polyvalente Jeanne-Mance, en fin de semaine.Les 85 projets présentés touchaient des sujets très divers, depuis les bactéries dangereuses qu’on peut trouver dans les cosmétiques vendes commercialement, jusqu’à l’écologie des 240 espèces de coléoptères de la région de Montréal, en passant par les possibilités d’apprentissage des rats, par un modèle original de moteur électrique ou encore par une reconstitution de l’apparition des acides aminés dans l’atmosphère terrestre, il y a des centaines de milhons d’années.Le grand prix de cette expo-sciences a été accordé à trois étudiants de 15 et 16 ans de l’école secondaire Saint-Stanislas (CECM) pour leurs travaux sur les principaux facteurs de stress et leurs effets physiologiques chez les rats.Ces jeunes ont soumis des animaux à des stimuli “stressants”: milieu bruyant, lumière strcboscopique, isolation complète dans une cage insonorisée, immobihsation forcée, effort physique continuel (nage), etc.Dans chaque cas, ils ont fait “l’autopsie” des rats mâles ou femelles soumis à chaque facteur et ils ont comparé avec des animaux “normaux”.Ils ont constaté que ces stimuli causaient des modifications très importantes dans l’organisme des rats: par exemple, l’effort physique a fait grossir démesurément la glande thyroide tandis que les stimili lumineux diminuaient le volume de la thyroide et du thymus tout en augmentant celui des surrénales.Un autre étudiaht du même âge, Joseph DeFranco, du High School Mgr Harold Doran, a aussi obtenu une "mention spéciale” pour ses recherches sur la vitesse des vents à l’aide de petites fusées de sa fabrication qui laissaient un sillage de fumée lors de leur ascension vertigineuse à travers l’atmosphère.En étudiant la déformation de cette trace de fumée à l’aide de photographies prises à intervalle régulier, le jeune homme peut mesurer avec précision l’écoulement de l’air a diverses altitudes au même moment.Au total, environ 85 projets différents se disputaient les uelque 25 prix qui ont été istrioués pour les diverses catégories d’age soit en physique, soit en biologie, soit encore en sciences appliquées.Certaines réalisations des étudiants étaient extrêmement instructives pour le grand public et d’autres présentaient de véritables curiosités faciles à reprendre à la maison.L’auteur de ces lignes a été particulièrement impressionné par l’étude sur les coléoptères de la région de Montréal, étude qui a gagné le premier prix de sa categorie et qui représentait trois ans de patient labeur.Non seulement, l’étudiant avait-il sur place un exemplaire de chaque variété de coléoptères soigneusement identifiée mais il disposait aussi d’un système de fiches sur les caractéristiques de chacune des 240 espèces de la région de Montréal.Il avait meme étudié l’influence de la pluie, des vents, de l’humidité sur les grandes catégories de coléoptères pour expliquer comment ces espèces rivales voient leur équilibre compromis ou favorisé par le climat, en fonction de la saison.Tous ces projets ont été réalisés en marge des travaux scolaires avec raide de professeurs dévoués qui savent faire de la science un sujet d’émerveillement pour leurs élèves et qui savent les amener à découvrir le monde qui les entoure par leurs propres moyens.De douze à quinze écoles étaient représentées et le trophée de l’expo-sciences a été accordé à l’école secondaire Saint-Stanislas, parce qu’elle avait remporté le plus de points d’après l’évaluation du jury.C’est d’ailleurs un professeur de cette école, M.Santo Trin-gali, qui est président du conseil d’administration de l’Expo-sciences de Montréal.:5: ¦ Dans le cadre de la 15e Expo-Sciences de Montréal, qui s’est tenue à la polyvalente Jeanne-Mance en week-end, le jeune Gilbert Poirier (13 ans) explique aux visiteurs ses recherches sur l'efficacité des fours solaires.Le jeune garçon a comparé un miroir parabolique avec des approximation faites à l aide de petits miroirs plans d’un centimètre carré (sur la photo) ou d’un pouce carré.Il a obtenu le premier prix pour les travaux de physique dans sa catégorie d’âge.(Photo Alain Renaud) Les inspecteurs en hygiène s’étonnent d’un projet de réunification des services L’Association des inspecteurs en hygiène publique du Québec (AIHPQ) s’est publiquement “étonnée” hier de “l’inconséquence” du gouvernement québécois qui songe maintenant à unifier tout le domaine de la sécurité et de l’hygiène du travail sous la responsabilité du ministère du Travail, et cela deux mois à peine après que le ministre de l’Environnement a publié ses premiers règlements dans ce domaine! L’AIHPQ souligne que la loi sur la protection de l’Environnement, lors de son adoption en décembre 1972, a avait justement pour objectif de mettre fin au fouillis qui régnait alors dans le domaine de la surveillance de l’hygiène et de la sécurité publique.On voulait alors regrouper le plus possible les services d’inspection sous une autorité unique.Le président de l’AIHPQ, M.L’aphrodisiaque, c’était du vent ILFORD, Angleterre (AP) — John McGill, propriétaire d’un sex-shop, a été condamné à $714 d’amende pour avoir vendu une drogue présentée comme aphrodisiaque mais qui, au lieu de provoquer des ardeurs, ne provoquait que des flatulences.Une analyse a révélé que l’“aphrodisiaque” vendu $1 environ la dose, ne contenait que la caféine, de l’acide citrique et du bicarbonate de soude.René Loiselle, a précisé hier que son association ne s’oppose pas en principe à un transfert de juridictions si on peut prouver que l’on atteindra plus facilement l’objectif visé.“Un changement de juridiction peut aussi être un moyen de renvoyer le problème aux calendes grecques”, a ajouté M.Loiselle en donnant l’exemple de l’inspection des viandes.Depuis un an, dit M.Loiselle, le ministère de l'Agriculture a repris en main la surveillance des viandes et des intoxications alimentaires mais on n’a pas embauché un seul inspecteur supplémentaire depuis ce temps.Finalement, les inspecteurs de l’environnement doivent faire le travail quand même mais ils ne savent plus sur quel pied danser parce que cela ne relève plus d’eux.” M.Loiselle a aussi admis qu’il reste une grande dispersion des “efforts” dans un domaine comme la sécurité au travail ou dans d’autres domaines du genre.A ses yeux, il devrait y avoir un organisme unique doté de personnel vraiment qualifié pour surveiller la sécurité et l’hygiène publique partout au Québec, dans l'industrie aussi bien qu’en dehors.Si cela ne se fait pas, c’est en grande partie parce que chaque ministère veut conserver son petit fief, parait-il.Quoi qu’il en soit, l’AIHPQ a tenté de montrer où mènerait le projet de M.Cournoyer qui veut reprendre son autorité sur l’inspection du milieu du travail: “L’on pourrait tout aussi bien voir l’hygiène publique des piscines et des plages au futur ministère des Loisirs et des Sports, l’hygiène publique pour les terrains de camping, les restaurants, les motels, au ministère du Tourisme, la protection des lacs et des rivières au ministère des Richesses naturelles, l’hygiène publique des établissements alimentaires et la qualité des sols à l’Agriculture.’ Déjà, la salubrité des immeubles et des endroits publics est presque entièrement sous la responsabilité des municipalités et Environnement Canada surveille l’air et les principaux cours d’eau.En même temps, M.Loiselle reconnaît que les ministères sont “un peu justifiés” de vouloir reprendre en main les inspections dans leur domaine, tellement les services de protection de l’environnement ont été lents à mettre au point leur réglementation.A ses yeux, il serait utile de confier la coordination de cette réglementation sur l'environnement à une personne compétente comme M.Benoit Bun-dock qui est présentement président du conseil consultatif de l’environnement.L’AIHPQ le recommande formellement.Pas de discrimination UNE VIE I PLUS RICHE GRACE A | L'AMOUR ET A L'AMITIÉ I NOTRE SERVICE DE I RENCONTRES DE DISTINCTION vont permettra de nouer le genre de relatione que vous souhaitez.Depuis 1968, I RENDEZ-VOUS SCIENTIFI-¦ QUE a mis sur pied, avec un succès sans précédent, un I programme unique è l'inten- * lion de tous les âges.Obte-I nez plus de renseignements j sur ce service confidentiel.I Retournez dès aujourd'hui le coupon ci-dessous.RENDEZ-VOUS I SCIENTIFIQUE 1117 oueet, Ste-Catherine, .Suite 10S, Montreal H38 IMS VeuWei me taire pervertir tope tes rtntêlgntmonli grttulti, tout • enveloppe discrète, tans aucune I obligation do ma part.M.Mme Mlle Age.Nom.I Adresse .Ville.Téléphone.j envers les ressortissants des Caraïbes (Trudeau) BRIDGETOWN, Guyana (AFP) — Le premier ministre du Canada, M.Trudeau, a affirmé hier à Bridgetown que le Canada n’exerçait aucune discrimination envers les ressortissants des Caraïbes dans sa politique d’immigration.M.Trudeau a déclaré que le Canada poursuivrait sa politique de non discrimination et qu’il accorderait une attention particulière aux problèmes du rassemblement des familles et des réfugiés.Il avait donné la même assurance à la Barbade quelques jours plus tôt, en promettant que la politique d’immigration du Canada continuerait d’être libérale.C’était la première visite de M.Trudeau dans cet Etat anglophone d’Amérique du sud.Il s’est entretenu avec le président de la Guayane, M.Arthur Chung, puis avec le premier ministre, M.Forbes Brunham.M.Trudeau devait ensuite s’envoler pour la Jamaïque où débute demain la conférence des chefs de gouvernement des pays du Commonwealth.Ses escales précédentes l’avaient conduit à Trinidad et à la Barbade.Au cours de ses discussions avec le premier ministre de Trinidad, il a été convenu de développer les relations commerciales entre les deux pays.Des discussions sur les relations bilatérales ont également été tenues avec M.Errol Barrow, premier ministre de la Barbade.Cuisine d'étë Au choix, 4 cours en démonstration avec dégustation et livrets de 4 hres chacun.METS EXOTIQUES-7 mai CUISINE AU BAR-B-Q -14,15, 22 mai SALADES, TERRINES ET PÂTÉS EN CROÛTE - 29 mai BUFFET FROID-5 juin Renseignements et programmes gratuits: 843 6481 2015 RUE DE LA MONTAGNE.SUITE 610, MONTRÉAL (permis de culture personnelle du M/nisMre de l'éducation) imm yo DES SEPT SÉRIES DE LA MONNAIE OLYMPIQUE Les quatre pièces en argent sterling de la 3e série de la monnaie olympique nous rappellent les premières pages de la longue et riche histoire sportive du Canada.Distribuées mondialement, elles témoignent de notre détermination, de notre habileté, de notre force et de notre esprit sportif.Comme nos athlètes canadiens sachons tirer profit de cette longue tradition sportive.En nous procurant la 3e des 7 séries de la monnaie olympique, commémorant les premiers sports canadiens, nous participons directement au bon succès des Jeux olympiques de 1976.Une somme équivalant à 3% de la valeur nominale des pièces vendues au Canada sera d'ailleurs versée au Trust olympique canadien, pour le bénéfice de l'Association olympique canadienne et du sport amateur.Véritables oeuvres d'art, ces magnifiques pièces témoignent de notre héritage sportif, et représentent respectivement la crosse ($10), le canotage ($5), le cyclisme ($10) et l'aviron ($5).Et leur rareté fait de chacune d'elles une valeur sûre, un souvenir précieux.La 3e série de la monnaie olympique, c'est à ne pas manquer.7 t'.-V.H ¦ Olympiad! XX Olympiad Qfympracte XXI ' Olympiad ,a$W Dollars \ - ’ •ii f.V i * ne .Foreman décevant TORONTO (PC) - George Foreman, ancien champion du monde des poids lourds, a affronté pendant 12 rondes cinq adversaira différents, samedi, et a remporté sa trois premiers combats par K.O.au deuxième assaut.Foreman a défait par K.O.Alonzo Johnson, de Chicago, Jerry Judge, de Philadelphie et Terry Daniels, de Grande Prai- -erry- rie, Texas, avant de rencontrer K ___, ., Washington.Foreman ne s’est pas soucié de prendre un repos entre chacun des rondes ou combats.Il a frappé ses adversaires presque à volonté et a donné l’Impression a avoir connu une bonne séance d’entrainement.A chaque combat, il a étudié ses adversaires au premier assaut pour tenter le K.O.au deuxième.A l’issue de sa victoire contre Johnson, avant même que l’arbitre n’ait fini de compter neuf, Foreman a échangé quelques propos acerbes avec Mohamed Ali, lequel commentait les combats pour ABC.et son compatriote Juan Gisbert ont battu Jorge Andrew (Venezuela) et Ramiro Benadives (Bolivie) 6-4 et 6-3.A HOUSTON, l’Australien Ken Rosewall, 40 ans, s’est ressaisi pour battre le Sud-Africain Cliff Diysdale 6-3, 3-6 et 6-1, en finale d’un tournoi du groupe Rouge de la WCT.A sa demi-retraite, Rosewall a dû gagner deux matcha préliminaires avant de se qualifier pour la compétition, qui lui procure un premier prix de $12,000.Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres Avli lit pr lu préumu donné qui le contrit di vinti in diti du 21 ivrll 1975 à U BANQUE TORONTO-DOMINION di toutu dlttll.préuntu ou futurn, piyiblu à Lu Rompu Lutgi Ltu.- Luigi Pumpi Ud.i été unglitré lu buruu d'mrtglitnmint di II dlvlilon d'enrtglitrimint di Montréil II 24i jour d'ivrll 1975, nul II numéro 2594548.Cl 24t jour d'ivrll 1975 LA BANQUE TORONTO-DOMINION DEMANDE DE PERMIS SPECIAL PRENEZ AVIS qui II souulgné domicilié à St-Fnncoli dé Piboi, comté di Dupé, l'idruuu é Il Commlulon du Tuniporti du Québoc in vui d'obttnlr: Permis spéclil en tint qU'vtlun pour II tnniport de mstléru en vnc, soit II pulpe dîne le région numéro t ivec le cimlon suivent: Chevrolet 1972.numéro de série: CSV730V185950.Tout Intéreué I ledits requête peut porter opposition dîne lu quitre (4) jours de II dite de la première publlcitlon dîne ce journal en s'adressant è la Commlulon des Transports du Québec.585, est, boulevard Charest, è Québec.(SQ) EMILIEN LEBLANC, REQUERANT' 1ERE Publication: 25 avril 1975 2e Publication: 28 avril 1975 3e Publication: 26 avril 1975 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE N0: 500-05-004846-756 DAME VIOLETTE GOULET et DENIS LAVIGNE, Demandeurs -vs- ANDRE PARENT, résidant et domicilié au no 8, rue Augusta Road Bov 151, è Monsey.État de New York, l’un des Etats-Unis d’Amérique, Détendeur PAR ORDRE DE LA COUR: Le Détendeur est par les présentes requis de com-parsftre au gratte de cette Honorable Cour dans un délai d’un mois é compter de la dernière publication parue dans les journaux dans ce district.Une copie du bref d'assignation et la déclaration a été laissée au greffe de la Cour Supérieure de Montréal é l'Intention du dit détendeur André Parent.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans Iss délais susdits Iss Demandeurs procéderont à obtenir contre vous un jugement par défaut.Daté, à Montréal, ce 24 avril 1975 CLAUDE DUFOUR Député Protonotalre Mire Claude Picard 168 Notre-Oame est, suite 102 Montréal, P.Q.Procureur des Demandeurs CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC AVIS POUR PERMIS SPECIAL LES ENTREPRISES JEAN-CLAUDE LAL0NDE LTEE Les Enterprises Jean-Claude Lalonds Ltée s'adressera é la Commlsalon des Transports du Québec en vue d'obtenir un permis spécial pour: 1) Louer des véhicules de commerce et de llvraleon au sens du code de la route é court terme (une année et moins): 2) Louer des véhicules de plaisance à court terme au public an général.Tout Intéressé qui désire s'opposer à la présente requête déposée à la dite Commission doit le faire dans les quatre jours qui suivent la date ds la première parution de cet avis en s'adreesant à la Commission des Transports — 505 est.rue Sherbrooke, 3lème étage, Montréal, Québec.Me HARVEY EARL SHAFFER AVOCATS DE LES ENTREPRISES JEAN-CLAUDE LALONDE LTEE.1ère Parution: 25 avril 2s Parution: 26 avril 3e Parution: 28 avril CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE N0: 500-05-003314-752 ALAIN GILBERT, journalier, résidant et domicilié au numéro civique 175 de la rue Champlain, appartement 23, dans la ville de Saint-Jean, district d'Iberville, demandeur, -vs- LES HÉRITIERS DE JEAN LATOUR, en son vivant domiciliés au numéro civique 2674 de la rue Augustln-Cantln, dans les ville et district de Montréal.et maintenant de lieux Inconnus, -ET- LE FONDS D'INDEMNISATION DES VICTIMES D'ACCIDENTS D'AUTOMOBILE, corps politique dûment Incorporé ayant une place d'affaires au numéro civique 8615 du boulevard Saint-Laurent, dans les ville et district de Montréal.défendeurs.PAR ORDRE DE LA COUR Les défendeurs "LES HERITIERS DE JEAN LATOUR" sont par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours de la dernière publication.Une copie de la déclaration et du bref d'assignation a été laissée au Greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal à leur Intention.PRENEZ AVIS DE PLUS qu'à défaut par vous de déposer une comparution dans les délais susdits, le demandeur procédera à obtenir jugement contre vous par défaut.Montréal, ce 21 avril 1975.CLAUDE DUFOUR P.A.C.S.M ME CLAUDE OENAULT Avocat 209, rue Richelieu Saint-Jean, Québec ALBERT DYOTTE INC.7MI, •alnt-Hubwt Montréal 273-8301 otot *:TC.' vï,7£L SAARDtC.747-471.MRVMBI U**r' —4* _ MoaWéaMtod S/MLRu INC.326-6870 12CENTRES POUR MIEUX VOUS SERVIR VAL ROYAL LASALLE 303-8700 FmIboh & Fils Lté« 7845,8t-Laur«nt, Montréal 271-1060 CITÉ DE COTE SAINT-LUC PROVINCE DE QUEBEC APPEL D’OFFRES POUR L'APPROVISIONNEMENT D'UNE (1) TONDEUSE A LAMES ROTATIVES MULTIPLES (NEUVE) MUE PAR HYDRAULIQUE TRAJECTOIRE DE COUPE DE 72”, ATTACHEMENT DE SOUFFLEUSE A NEIGE, ET CABINE D’OPERATEUR.Des soumissions scellées dans des enveloppes spéciales, et dont le contenu sera clairement Indiqué, et adressées à Madame J.0.Kovacs, Acheteur, au numéro 5490 avenue Westminster, à COte Saint-Luc, Québec, seront reçues jusqu'à deux heures de l'après-midi, le mardi 13 mai, 1975.Les documents relatifs aux soumissions pour l'approvisionnement d'une (1) Tondeuse à lames rotatives multiples (neuve) mue par hydraulique-trajectoire de coupe de 72”, attachement de souffleuse à neige, et cabine d’opérateur, peuvent être obtenus au bureau de l’Acheteur.Chaque soumission doit être accompagnée d’un chèque visé d'une banque canadienne, payable à la Cité de Cote Saint-Luc, pour un montant égal à 10% de la soumission.Les soumissions seront ouvertes publiquement le 13 mal 1975, à deux heures de l'après-midl, dans la Salle du Conseil, 5490 avenue Westminster, COte Saint-Luc, Québec.La Cité ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions reçues.Le greffier, A.E.KÎMMEL.AEK: rs CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO': 500 05-003997-754 KERLEN FACTORS LIMITED, corps politique et Incorporé, dûment constitué selon Is loi, ayant son bureau chef et principale place d'affelres an les Cité et District de Montrésl.DEMANDERESSE -va- DENIS MOREAU, autrefois résidant et domicilié en la Cité d'Anjou.District de Montréal présentement de lieux Inconnus.DEFENDEUR PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur DENIS MOREAU est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours, à compter de la dernière publication.Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée au greffe de la Cour supérieure de Montreal à son Intention.MONTREAL, ce 24 avril 1975 CLAUDE DUFOUR P.A.C.S.M.Mes YAN0FSKY KAHN 6 ASS., 1 Place Ville-Marie suite 1540 Montréal, QUE.PROCUREURS DE LA DEMANDERESSE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE N0: 500-05-004803-753 GINETTE THEMENS-CHEVALIER, résidant et domiciliée en la Cité de Montréal-Nord, district de Montréal.DEMANDERESSE -VS- JEAN-GUY CHALIF0UR, autrefois des Cité et district de Montréal, présentement de lieux Inconnus.DEFENDEUR ¦ET- JEAN LAD0UCEUR MIS EN CAUSE PAR ORDRE DE LA COUR Le détendeur JEAN-GUY CHALIF0UR est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours, à compter de la dernière publication.Une copie du bref d'assignation et de la déclara-tien a été laissée au greffe de ta Cour supérieure de Montréal à son intention.MONTREAL, ce 24 avril 1975 CLAUDE DUFOUR P.A.C.S.M.Me RICHARD LA RUE a/s DESBIENS CHIC0INE 6 RAICHE 31 rue St-Jacquea, Montréal.QUE.PROCUREUR DE LA DEMANDERESSE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC AVIS POUR PERMIS SPECIAL PRENEZ AVIS que St-Jér6me Express Limitée 227, rue Bélanger, Case Postale 7, St-Jérdme, P.Q.permis no: 10339-V s'adressera à la Commission des Transports du Québec pour obtention d'un permis spécial de 364 jours.En donnant le service autorisé par les clauses (c) et (d) de son permis 10339-V, la détentrice est autorisée à tirer les remorques arrivant à ou partant de Montréal par service régulier de la rampe "Piggy back" de la compagnie des Chemins de Fer Nationaux du Canada.Tout Intéressé peut contester cette demande de permis spécial, déposée à ladite Commission, dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s'adressant à la Commission des Transports — 505 est, rue Sherbrooke — Place du Cercle, Montréal.lème publication: Le lundi 28 avril 1975 2lème publication: Le mardi 29 avril 1975 3lème publication: Le mercredi 30 avril 1975.PAQUETTE, PAQUETTE.PERREAULT 6 RIVET CANADA PROVINCE DE QUEBEC .DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Dlvlilon dû Divorce*) GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL No: 500-12-050063-753 YVETTE ST-GERMAIN, résidant et domiciliée en les cité et district de Montréal REQUERANTE vs JERRY SNIRER, autrefois résidant et domicilié en les Cité et District da Montréal présentement de lieux Inconnus.INTIME PAR ORDRE DE LA COUR L’Intimé JERRY SNIRER est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal à son Intention.Prenez de plus avis, qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans Ms délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant Iss mssures accessoires qu'elle sollicite contre vous.Montréal, ce 24 avril 1975 CLAUDE DUFOUR Réglstralre-adjolnt Mes POPOVICI 6 PARIZEAU-P0P0VICI 10 rue St-Jacques, suite 604 Montréal, QUE.PROCUREURS DE LA REQUERANTE LICITATION PUBLIQUE INTERNATIONALE POUR CONSTRUCTION DU MÉTRO DE CARACASa VÊNÉZUELA On fait savoir aux entreprises de construction internationales intéressées à se qualifier pour participer aux licitations des ouvrages de génie civil pour le système de transport collectif métro Caracas, Vénézuela que toute information additionnelle sur les caractéristiques s’obtiendra aux bureaux du Consulat du Vénézuela à Montréal, 1980 Sherbrooke O., suite 850, téléphone (514) 932-1872./ sports Le Devoir, lundi 28 avril 1975 • 15 Gare déjoue Dryden à 4:42 Les Sabres l’emportent en prolongation, 6-5 hockey BUFFALO (Le Devoir) — Fidèles à la série de cinq matches à l’emporte-pièce qu’ils se sont livrés en saison régulière, les Sabres de Buffalo et le Canadien de Montréal ont disputé une autre rencontre enlevante, hier après-midi en l’Auditorium de Buffalo, à l’occasion de la partie initiale de leur série demi-finale 4-de-7.Les deux équipes, qui ont totalisé 50 buts au calendrier régulier, soit une moyenne de 10 par partie, n’ont pas dérogé à la règle hier, en enfilant chacune cinq au cours des 60 minutes de jeu réglementaire.Or, un règlement des éliminatoires de la coupe Stanley empêche les égalités et décrète qu'on doit aller en prolongation afin de déterminer un vainqueur.Mais la logique devait quand même s’imposer.Ayant gagné quatre des cinq parties régulières en plus d’annuler l’autre, les Sabres ont poursuivi leur domination des prestigieux Montréalais en les battant 6-5, grâce à un but de Danny Gare dès la 5e minute de jeu supplémentaire, ce qui leur procure une avance de 1-0 dans la série.La 2e partie est à l’affiche pour Buffalo demain soir, puis les deux suivantes auront lieu à Montréal jeudi et dimanche prochains.C’est Craig Ramsey, l’un des nombreux joueurs obscurs mais combien efficaces des Sabres, qui a préparé le but victorieux.Il s’est échappé rapidement à partir de sa ligne bleue, a hésité Première période 1— MONTREAL: Lapointe (4).0:32 2— BUFFALO: Martin (4) Perreault, Stanfield.5:12 3— BUFFALO: Robert (3) Perreault .11:22 4— BUFFALO: Dudley (3) McNab, Lorentz.18:01 5— MONTREAL: Lafleur (6) Lemaire .18:29 Punitions: Martin B 0:20, Richard M 4:47 Carrière B 9:22, Shutt M 15:46 Deuxième période 6— MONTREAL: Lapointe (5) Mahovlich, Awrey.6:44 7— MONTREAL: Cournoyer (4) Mahovlich, Lemaire.10:57 8— BUFFALO: Perreault (4) Martin .18:15 Punitions: Lafleur M 5:06, Schoenfeld B, B au banc servie par McNab 9:35, Martin B 13:07, Hajt B 15:20 Troisième période 9—BUFFALO: Lorentz (3), Stanfield, McNab 10—MONTREAL: Lemaire (2), 4:20 Cournoyer Punition: Gainey M 9:28 Prolongation 11—BUFFALO: Gare (4), 19:36 Ramsey Punition: Gainey M 1:50 Lancers par: .4:42 Montréal 12 13 4 2 - 31 Buffalo 16 12 12 3 - 43 Gardiens: Dryden, Montréal: et Crozier, Buffalo Assistance: 15,863 Desjardins Islanders 5 14 11 Pittsburgh ^ J1 3 “ Gardiens - Resch.Islanders: Inness, Pittsburgh A- 13,404 Association Mondiale Nordiques 6, Saints 1 Première période 1- QUEBEC: Tardif (6) Guindon, lacombe 2— QUEBEC: Houle (7) Tremblay.Tardif .3—MINNESOTA: Hampson (1) Smith, Huck 4—QUEBEC S Bernier (7) Houle Lancer* jusqu’au dernier instant question d’attirer les deux défenseurs montréalais vers lui, avant de refiler le disque à Gare qui s'est amené à toute fin pratique seul devant le gardien Ken Dryden.Ce dernier s’est avéré impuissant à bloquer le court tire venant d’un angle presque droit.BUT CHANCEUX Le Canadien avait d’ailleurs été chanceux de forcer la prolongation.Jacques Lemaire, en effet, 24 secondes seulement avant la fin de la 3e période, avait réussi à compter lors d’une attaque à six, Dryden ayant été retiré de son filet.Posté derrière la cage de Roger Crozier, Lemaire lança à tout hasard en avant.Gare, qui s’amenait en trombe à la rescousse de son gardien, fit alors accidentellement dévier la rondelle de son gant dans son propre filet.Son but devait d’ailleurs racheter cette erreur bien involontaire.L’avance changea de mains pas moins de quatre fois au cours de cette rencontre où l’accent fut surtout à l’attaque, comme l’avaient prévu les experts.Le Canadien prit les devants tôt dans le match grâce à Guy Lapointe.Mais les Sabres, grâce surtout à leur célèbre trio formé de Gilbert Perreault, Richard Martin et René Robert, prenaient bientôt une avance de 3-1, réduite aussitôt à 3-2 à la suite du but de Guy Lafleur, son 6e des éliminatoires.Lapointe récidivait tôt en 2e période, durant un désavantage numérique où Crozier, qui avait pris la relève de Gérard Desjardins blessé dès la 1ère minute de jeu de la partie, parut un peu faible.Puis Yvan Cournoyer plaça les siens en avant 4-3.Perreault y allait d’un 2e but à la 19e minute pour égaler à 4-4, avant que Jim Lorentz, tôt au 3e vingt, ne redonne l’avance aux Sabres.Le but de Lemaire, préparé par Cournoyer, devant tout remettre en question.Mais Gare mit un terme à cette orgie de buts de façon plus ou moins inattendue mais quand même prévue.Une autre passe faite à l’aveuglette par un joueur du Canadien, comme on en vit le match durant, venait de lui coûter la victoire.V Ligue Nationale (Quarte de final* - 4 de 7) Dimanche, 13 avril Montréal 6, Vancouver 2 Philadelphie 6, Toronto 3 Buffalo 4, Chicago 1 Pittsburgh 5, Islanders NY 4 Mardi Vancouver 2, Montréal 1 Philadelphie 3, Toronto 0 Buffalo 3, Chicago 1 Pittsburgh 3, Islanders NY 1 Jeudi Montréal 4, Vancouver 1 Philadelphie 2, Toronto 0 Chicago 5, Buffalo 4 Pittsburgh 6, Islanders NY 4 Samedi Montréal 4, Vancouver 0 Philadelphie 4, Toronto 3 Dimanche, 20 avril Islanders NY 3, Pittsburgh 1 Buffalo 6, Chicago 2 Mardi Montréal 5, Vancouver 4 Buffalo 3, Chicago 1 Islanders NY 4, Pittsburgh 2 Jeudi Islanders NY 4, Pittsburgh 1 Samedi Islanders NY 1, Pittsburgh 0 Hier (Demi-finale — 4 de 7) Buffalo 6, Montréal 5 Demain Islanders NY à Philadelphie Montréal à Buffalo Association Mondiale (Demi-Anal* — 4 de 7) Mardi Québec 4, Minnesota 1 Jeudi Minnesota 5, Québec 3 Vendredi Houston 4, San Diego 0 Samedi Québec 6, Minnesota 1 Hier soir Québec à Minnesota Houston à San Diego Ligue Majeure du Québec (Finale — 4 de 7) Vendredi Sherbrooke 5, Laval 2 Lundi Sherbrooke 5, Laval 4 Mercredi Sherbrooke 10, Laval 5 Vendredi Laval 11, Sherbrooke 10 Hier Sherbrooke 8, Laval 0 Richard Martin, des Sabres, vient de loger le disque derrière le gardien Ken Dryden, du Canadien, à la suite d’un relais de Gilbert Perreault et malgré les efforts du défenseur Guy Lapointe pour le contrer.C’était le 1er but des Sabres, qui devaient l’emporter 6-5 en prolongation, dans le match initial de cette demi-finale 4-de-7, hier à Buffalo.(Téléphoto AP) Premier revers de McNally Les Expos flanchent contre NY mier point à la 5e, mais les Ex- LIGUE NATIONALE Série “I” PHILADELPHIE .0 0 0 0 0 ISLANDERS NY.0 0 0 0 0 Série “J” BUFFALO .1 1 0 6 5 MONTREAL .?.1 0 1 5 6 ASSOCIATION MONDIALE Série “E” HOUSTON.1 10 4 0 SAN DIEGO.1 0 1 0 4 Série “F” QUEBEC.3 2 1 13 7 MINNESOTA.3 1 2 7 13 LIGUE MAJEURE DU QUEBEC SHERBROOKE.5 4 1 38 22 LAVAL .5 1 4 22 38 Les Expos ont été incapables de préserver une avance de 6-1, hier après-midi au parc Jarry face aux Mets de New York, et ces derniers en ont profité pour compter à six reprises à la 7e manche et s’en sauver avec une victoire de 7-6, ce qui leur permet de consolider leur emprise au 2e rang dans la section Est de la Ligue nationale de baseball, tout en empêchant les Expos de quitter la 6e et dernière place.C’est aux dépens du gaucher Dave McNally, invaincu jusque- Westfall, auteur de l’unique but PITTSBURGH (AFP) - Un but de Ed Westfall, à 5:18 de la fin de la rencontre, a procuré samedi soir aux Islanders de New York une victoire de 1-0 contre les Pingouins de Pittsburgh et les honneurs d'une série quart-de-finale pour la coupe Stanley, disputée au meilleur de sept matches.Il s’agissait de la quatrième victoire consécutive aes Islanders, lesquels, en comblant un déficit de trois matches à zéro, ont réalisé un exploit qui avait été réussi pour la dernière fois en 1942 par les Maple Leafs de Toronto.Les Islanders affronteront en demi-finale les Flyers de Philadelphie, détenteurs de la coupe.Les Flyers ont éliminé les Maple Leafs 4-0 en quart-de-finale.Westfall, le capitaine de l'équipe, âgé de 34 ans, a soulevé le disque par-dessus l’épaule gauche du gardien Gary Inness après avoir capté une passe du défenseur Bert Marshall.Glenn Resch, qui a pris la relève de Billy Smith pour les quatre derniers matches de la série, a réalisé 30 arrêts devant la cage des Islanders.Islanders 1, Pingouins 0 Première période Aucun but Pénalités - Gillies I, Paradise P majeures 2 44 Furrows P 3’48, Lewis I 6:06, Westfall I 7:27! Gwchar P 11:17, Lewis I, Kelly P majeures 17:25, St-Laurent I, Campbell P 18:07, Hart I, MacDonald P 20:00 Deuxième période Aucun but _ , n .Pénalités — Pronovost P 1:11, J Potvm I 3:11, Arnason P 15:35 Troisième période 1-ISLANDERS: Westfall (4).^ Marshall 14 4?Pénalité — Howatt I 5:48 Lancers: baseball Ligue Nationale Vendredi New York 5, Montréal 3 Chicago 4, St-Louis 3 Pittsburgh 3, Philadelphie 2 Houston 6, Cincinnati 4 San Diego 5, Atlanta 3 Los Angeles 6, San Francisco 5 Samedi Pittsburgh 7, Philadelphie 3 Los Angeles 13, San Francisco 3 Chicago 8, St-Louis 6 Atlanta 6, San Diego 4 Cincinnati 9, Houston 3 New York à Montréal, remis Hier New York 7, Montréal 6 Pittsburgh 2, Philadelphie 0 Cincinnati 6, Houston 2 Atlanta à San Diego, 2 Los Angeles à San Francisco St-Louis à Chicago, remis Aujourd’hui Houston, Roberts (1-2) à San Diego.McIntosh (3-0j, 22h Atlanta, Niekro (1-2) à Los Angeles, Rhoden (1-0), 22h30 Ligue Américaine Vendredi Chicago 5, Kansas City 2 Detroit 1, Boston 0 Californie 2, Oakland 0 Milwaukee à New York, remis Cleveland à Baltimore, remis Samedi New York 10, Milwaukee 1 Texas 6, Minnesota 2 Kansas City 8, Chicago 6 Detroit 3, Boston 2 Cleveland 3-2, Baltimore 0-3 Californie 1, Oakland 0 Hier Milwaukee 7-1, New York 0-10 Detroit 5, Boston 4 Baltimore 6, Cleveland 1 Chicago 8, Kansas City 6 Oakland à Californie, 2 Texas à Minnesota, 2, remis Aujourd'hui Détroit, Coleman (0-3) à Baltimore, Cuellar (1-0), 14h30 Cleveland, Peterson (1-1) à New York, May (1-1 ), 20h Chicago, Wood (1-4) à Kansas City, Busby (2-1), 20h30 là en trois matches, que les Newyorkais, (auteurs de 56 points à leurs huit dernières rencontres) ont effectué leur remontée à Temporte-pièce.Et c’est à Rusty Staub, un ex-Expo, qu’est revenu l’honneur de compter le point gagnant, poussé au marbre par le simple de Dave Kingman.Les autres points de cette fatidique 7e furent l’oeuvre de Jerry Grote, Felix Millan (2) et de Staub tous grâce à des simples, et à la suite d'une erreur du 2e-but Pete Mackanin.Dale Murray prit la relève de McNally, et apres avoir accordé un simple à Kingman (qui frappait en lieu sur pour un 5e match d'affilée), mit fin à la remontée.Les Expos avaient pris les devants 4-0 dès la manene initiale, à la suite d’un simple de Tim Foil, d’un triple de Gary Carter, d’un but sur balles à Bob Bailey, et d’un autre triple, celui-là par Larry Parrish, qui comptait peu après à la suite d’un lancer erratique par Jerry Koosman.Les Mets réussirent un pre- pos répliquèrent aussitôt grâce au double de Carter et au simple de Parrish.Mais ce dernier mit fin à la remontée en étant retiré au marbre suite à un simple par Mike Jorgensen.N*w York (7) Montreal (6) ab p os pp ab p es pp Unser, cc 5 10 0 Mangual.cc 4 0 0 0 Millan.2b 5 112 Poli, ac 3 2 2 0 Staub, cd 4 111 Carter, cd 5 2 2 2 Gallagher, cd 0 0 0 0 Bailey, cg 2 10 0 Torre, 3b 4 110 Scott, cg 2 0 0 0 Apodaca, I 10 0 0 Parrish, 3b 5 13 3 Kingman, cg 4 12 1 MacKanin, 2b 4 0 0 0 Milner, 1b 3 0 0 0 Jorgensen, 1b 4 0 1 0 Grote.r 3 12 1 Foole.r 4 0 2 0 Harrelson.ac 3 0 11 McNally, I 2 0 0 0 Koosman, I 10 0 0 Murray.I 0 0 0 0 Alou, to 10 10 Fryman, I 0 0 0 0 Parker.I 0 0 0 0 Scanlon, lo 0 0 0 0 Clines, fo 0 10 0 White,co 0 0 0 0 Garrett, 3b 10 10 Total 35 7 10 6 Total 35 6 10 5 New York 000 010 600 - 7 Montreal 400 020 000 - 6 E—MacKanin, Mangual.DJ—Montreal 1.LSB— New York 6, Montréal 8.28—Grote, Carter 38—Carter, Parrish.BL—Parrish, Mangual.S—Mc Nally, Harrelson.ml Koosman W, 1-1 Parker Apodaca McNally L, 3-1 Murray Fryman Taylor ML—Koosman, Parker 0-2:26.A—8,253 6 2-3 2-3 2-3 1 Sommaires de baseball Ligue Nationale drocflcLeMl,yJÆee,cMoBno i.r, uiar Boston 100 100 002-4 11 2 m"r Détroit 101 120 OOx-5 9 1 Philadelphie 000 000 000 — 0 6 1 Wise (1-2), Drago 5e et Montgomery; LaGrow Pittsburgh 100 000 10x — 2 5 1 (3-0), Walker 6e Hiller 9e et Preehan.Underwood (2-2), Schueier 7e, McGraw 8e et CC—Boston, Carbo (2), 1er et 2e, Evans 3e; Boone; Ellis (1-2) et Sanguillen.Détroit, LeFlore 2e, Oglivie 1er.- Cleveland 000 010 000-1 7 2 Cincinnati 020 000 000 4 - 6 9 0 Baltimore 310 010 01x-6 11 0 Houston 000 010 100 0 - 2 5 1 J.Perry (1-3), Kern 5e, LaRoche 8e et Wil- Nolan, Borbon (2-1) 9e et Bench; Konlecany (1- lis: Palmer (3-1) et Hendricks.3), Granger 10e.Scrierman 10e, Forsch 10e et CC—Baltimore, Singleton 1er, May.Chicago 203 000 300-8 17 0 CC—Houston, Watson 2e.Kansas City 300 100 200—6 6 2 Katt (3-0), Gossage 7e el Downing; Dal Canton (0-2), Pattin 3e, McDaniel 7e et Martinez.Samedi CC—KC, Klllebrew 3e, Martinez 1er.Philadelphie 012 000 000 - 3 7 0 Samedi Pittsburgh 000 250 000 — 7 7 3 Twltchell (1-3), Hoerner 5e, Schueier 6e, Milwaukee 000 000 100-1 7 1 McGraw 8e et Boone; Rooker (2-0) et Sanguil- New York 014 012 02x~10 13 2 len.Stalon (1-4), Castro 3e, Hausman 7e et Por- CC-Pgh—Stargell 4e, Oliver 2e.ter; Dobson (2-2) et Munson.- CC—Mll-Aaron 2e: NY-Munson 1er, Blomberg Los Angeles 450 003 001 —13 13 0 3e, San Francisco 200 000 001 — 3 8 3 - Rau (2-0), Hough 9e et Yeager; O'Acquisto Texas 000 402 100—6 8 3 (1-2), Bradley 2e, Heaverlo 7e, Lavelle 9e et Minnesota 000 020 000-2 5 1 Hill.Hands (1-2), Focault 7e et Sodnberg; Albury CC-LA—C 6; SF-Murcer 2e.(2-1), Hughes 5e, Corbin 7e et Borgmann.„ CC—Tex-Burrongbs 4e, Sundberg 1er.St-Louis 320 000 100 - 6 12 3 .-1.Chicago 323 000 000 -8 8 1 chlcaoo 002 000 220-6 6 3 Denny, Curtis (0-1) 1ère, Sosa 3e, Moore Kansas City 310 022 OOx—8 12 0 6e, Carman 8e et Simmons; Bonham, Fralllng Bahnsen (0-3) Osborn 5e et Downing; Brlles (2-1) 2e, Zamora 8e et Swisher.(g-O), Mingori 8e, Bird 8e et Martinez.—— „ , CC—KC— Pinson 1er, dis 3e.Atlanta 021 200 001 - 6 12 1 .San Diego 100 101 010 - 4 10 3 Boston 110 000 000-2 8 1 Morton (5-0), House 9e et Correll; Jones Détroit 101 000 000—2 9 2 (2-1), Tomlm 9e et Kendall.Lee (1-3) et Montgomery; Ruble.Hiller Ct-Atl—Baker 5e, SD—Winfield 5e.(i.o) Te et Preehan.Cincinnati 220 500 000 - 9 12 1 Cleveland 001 002 000-3 10 0 Houston 000 010 020 - 3 8 3 Baltimore 000 000 000-0 5 0 Norman (1-1) et Bench, Plummer 8e; Grit- g perry (3.2), et Ellis; Grlmsley (0-1), fin (0-4), Crawford 4e, Scherman 8e et John- Gar|and 6e ef Duncan, son.CC—Cle, Brohamer 2e.CC-Cin—Bench 4e .Cleveland 000 000 011-2 7 1 .» i .• Baltimore 000 100 002—3 9 0 Ligue Américaine Bosman (0-1), Buskey 9e et Ashby: Torrez (2-1) el Hendricks.Hier Ct—Bal-Blair 1er X4re partie Oakland 000 000 000—9 1 1 Milwaukee 000 002 500—7 11 0 Californie 001 000 OOx—1 6 0 New York 000 000 000-0 3 1 Holtzman (1-3) et Fosse; Tanana (1-0), Broberg (3-2) et Porter; Medich (3-2), Ti- Kirkwood 7e et Rodriguez.6-17 5 - 30 LIGUE NATIONALE Section Est 0 P CHICAGO .11 4 NEW YORK.8 6 PITTSBURGH.8 6 ST-LOUIS .6 9 PHILADELPHIE .6 10 MONTRÉAL.5 9 Section Ouest SAN DIEGO.10 6 LOS ANGELES.11 8 ATLANTA .10 9 CINCINNATI.11 10 SAN FRANCISCO .9 8 HOUSTON.6 15 LIGUE AMERICAINE Section Est g P DETROIT.8 5 BALTIMORE.7 6 MILWAUKEE .8 7 BOSTON .7 8 NEW YORK.7 9 CLEVELAND.5 7 Section Ouest OAKLAND.11 7 KANSAS CITY .10 7 CALIFORNIE.9 7 TEXAS.7 9 CHICAGO .7 10 MINNESOTA.6 10 COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE.ST-JEAN.SPERAN0 ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BELZILE, C A ROBERT ST-JEAN, C A GILLES SPERANO.C A 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST.C A ROLAND PROVOST.C A.1255.Université.Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptables agréés 276ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU.R0RIN & ASSOCIÉS CompUblet agree* L ucif*1 L) Vtau C A Armand H Viau C A J SnrQnGerva'S CA Waqu'H Boulot C A H Lionel Robm C A Jean-JacaunsOurtlPtte CA Jacaues R Chad'ilon C A Jacoues Joyal C A Richard De BellefeuiilP CA Louis Bar il C A 4924 ave Verdun, Verdun, H4G INI 7704 run fderord, leSelli, HIP 119 SS*, lin inville Eli, Ste-Thér4>e J7E U4 749-3171 - 435-4491 Durai, Bateau & Cie COMPTABLES AGREES MONTRÉAL SAMSON, BÉLAIR, CÔTÉ, LACROIX ET ASSOCIÉS comptables agréés Montréal — Québec — Rimouski — Sherbrooke — Trois-Rivières — Ottawa — Chicoutimi — Sept-lles Suite 3100, Tour de la Bourae, Montréal H4Z 1H8 861-5741 moy.733 .571 .571 .400 .375 .357 .625 .579 .526 .524 .500 .286 moy.615 5.38 .533 .467 .438 .417 .611 .588 .563 .438 .412 .375 dift.2'/z 2'/z 5 5% 5Vz 'h ^V^ l’/z 2 6Vz dift.1 1 2 2’/z 2% V4 1 3 3’/! 4 .2:09 .7:23 .7:39 .12:12 lèàsà Pénalités: Gilbert Q 2:39.Carlson M 7:15, Tardif 0 9:48 Deuxième période 5— QUEBEC: Cloutier (1) Leclerc.Gilbert '5 46 Pénalité Carlson M 18:50 Troielème période 6— QUEBEC: Guindon (4) Tardif, Bordeleau 15:52 7— QUEBEC: Leclerc (5) Tremblay „ '723 Pénalités Parizeau 0, Roy Q.Busmuk M.Brackenbury M majeures 13:53 Québec Minnesota Gardiens Brodeur nesola *-11.230 12 11 Québec; 13 15 - 40 5 12-28 Garrett, Min- MiUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Brevets d’invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic A Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal 107 288-2152 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR GRATIS ¦ARIENS VOUS DONNE LA 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Olympiques de Montréal qui se dérouleront du 17 juillet au 1er août 1976.Ce nombre de billets offerts à la population québécoise équivaut presque au nombre total des billets mis en vente aux Etats-Unis et dans le reste du Canada.Il est plus du double de tous les billets offerts aux citoyens de tous les autres pays réunis et pourtant on estime qu’à la fin de mai, c’est-à-dire trois semaines après la mise en vente, les billets de meilleures catégories ou qui concernent les événements les plus populaires auront été vendus.Bref, une ruée majeure en vue au 5e étage du magasin Eaton pour le 5 mai et les jours suivants et même topo aux autres comptoirs Eaton de Montréal et de la proche banlieuq où environ 900,000 billets seront mis en vente.Ceux qui se présenteront aux 14 guichets du magasin du centre-ville et aux guichets des autres comptoirs dans les centres commerciaux où Eaton a pignon sur rue pourront payer comptant, par chèques ou encore en utilisant leur carte de crédit Eaton.Au 6e étage, chez Eaton, juste un étage au-dessus du rayon-camping s derrière lequel des ouvriers aménagent les guichets, Paul Gélinas, la petite trentaine, lunettes noires, costume marine à rayures, fait des calculs et prépare sa stratégie.Dans son bureau de directeur des relations avec les consommateurs dissimulé derrière le “souk”, c’est-à-dire le rayon des tapis d’Orient, il cherche à prévoir les pépins insoupçonnés d’un système de vente qu’il a mis au point avec d’autres cadres supérieurs de l’établissement en un temps record.“On a signé le contrat avec COJO à la fin de février dernier”, dit-il avec une certaine inquiétude.Pourtant, pour ceux qui auront l’argent, le temps et la patience, Pachat des billets, ou plutôt des titres provisoires avec lesquels ils n’obtiendront leurs vrais billets que six semaines avant l’ouverture des Jeux, ne devrait pas présenter de problèmes trop graves s’ils mettent en pratique les conseils suivants que nous donne M.Géli- II y a longtemps que vous avez eu un tête-à-tête avec votre corps?levant.pannapscnon i L>- tnntivi'invii! i .iiMilH’iidti hn'itetrc pliysKiwe En forme.la seule vraie façon de vivre.nas.D’abord il aura fallu choisir la date, l’heure, la discipline de l’épreuve à laquelle on veut assister et la catégorie de billets.Il n’est pas nécessaire de connaître le code car il n’y aura aucune formule à remplir pour l’acheteur du titre.Ce sont les préposées à chacun des guichets qui rempliront les titres en Quatre copies dont une que l’acheteur conserve.Si, par exemple, vous voulez assister à la finale du 1,000 mètres cycliste contre la montre le 20 juillet à 15h et que vous désirez un billet de première catégorie, le code de votre commande sera 062021 (06 pour le numéro correspondant à la discipline, 20 pour le 20 juillet, 2 pour signifier la session de l’après-midi plus coûteuse que celle de la matinée qui porte le chiffre 1 et enfin le chiffre 1 pour la catégorie).Vous avez donc choisi la date, l’heure, la discipline et la catégorie.Cette dernière notion est importante car elle est fonction du prix.Pour la finale du 1,000 mètres au vélodrome, le billet de 1ère catégorie coûtera $10 tandis que le billet de 3e catégorie (code 062023) coûtera $4.Mais en établissant la liste des titres que vous voulez réserver, il est important de dresser une liste de seconds choix par ordre d’importance de manière à donner votre commande conformément à ces seconds choix si jamais il ne reste plus de billets, dans vos premiers choix.Dans la salle d’attente chez Eaton, adjacente aux guichets, un tableau indiquera les choix écoulés, les choix rares et les disponibilités.Par exemple à la colonne “finale cycliste du 20 juillet”, il y aura une marque de couleur rouge qui signifie qu’il ne reste plus de billets, ou une marque de couleur orange qui veut cure rareté ou encore une marque verte qui signifie que cette épreuve est disponible.Si vos choix correspondent à des épreuves marquées du signe rouge, rayez-les de votre liste et vérifiez vos deuxièmes choix pour savoir s’ils sont disponibles.Aux comptoirs, on procédera comme dans certaines charcuteries ou pâtisseries.On vous remettra une carte numérotée correspondant à votre tour.Ainsi on prévoit une moyenne de 15 minutes par client .pour l’achat des billets, soit une possibilité de 400 clients par jour au magasin du centre-ville.Aux 400 premières personnes qui se présenteront, on remettra une carte portant un chiffre de 1 à 400.Les détenteurs des cartes 1 à 60 passeront à l’un des guichets dans l’heure qui suivra, les 60 à 120 pourront revenir une heure plus tard, les 120 à 180 passeront dans la troisième heure et ainsi de suite de sorte qu’il ne sera pas nécessaire d’attendre son tour toute la journée et de se bousculer.Ces cartes seront de couleurs différentes pour chaque journée et porteront la date de sorte qu’on ne pourra pas les utiliser une autre journée.Exemple: Si vous arrivez chez Eaton a 10b, c'est-à-dire une heure après l’ouverture des guichets, et que vous êtes la 336e personne à vous présenter depuis 9h, on vous remettra la carte numéro 336 à laquelle on arrivera, selon toute prévision prudente, entre 16h et 17h.On vous priera donc de revenir à 16h.Il sera possible de payer par chèques personnels, tel que mentionné plus haut, étant donné le long délai entre l’achat des titres et la livraison des billets.Il sera toujours possible d’annuler les titres vendus à celui qui aura fait un chèque sans provision et de remettre en vente ces choix, ce qui pourra occasionner des surprises parfois durant les trois mois que durera la première période de vente.Durant ces trois mois, on ne pourra acheter que 20 billets par personne et pas plus de deux pour la même épreuve sportive.Quant aux billets pour la cérémonie d’ouverture et pour la soirée de clôture des Jeux, ils ne seront pas vendus aux guichets au Canada mais feront l’objet d’une loterie en vertu de laquelle seules les personnes dont les noms auront été choisis au hasard pourront les acheter.Des formules de participation seront publiées dans les journaux plus tard.En gros, il y aura 35,000 billets d’ouverture vendus au Canada et 35,000 billets de clôture sur une possibilité de 70,000 pour chacune de ces cérémonies.Les 70,000 autres billets sont offerts à l’étranger et, curieusement, ils y sont vendus comme les autres billets.Du reste, dans certains pays, notamment en France et en Finlande, la vente des billets est déjà commencée, ce qui signifie qu’il y a d’ores et déjà, en principe, des Finlandais et des Français qui détiennent leurs billets d’ouverture ou de clôture, chose qui, pour les Canadiens, ne peut être encore qu’une vague espérance de chance.Chez Eaton, agent de vente de tout le Canada (il n’y a qu’une seule agence par pays) on estime que la commission de 10 p.c.sur le prix de vente des billets, soit un profit brut d’environ $1 million, ne couvrira pas les dépenses.L’intérêt pour la maison Eaton est la publicité, la participation aux Jeux et surtout le va-et-vient de la cüentèle parmi les rayons.Car dans tout le processus plus haut décrit, où l’achat de 20 billets de première catégorie peut signifier une dépense de près de $500, certains amateurs pourraient céder à l’impatience et opter pour l’achat moins compliqué d’un téléviseur couleur à quelque comptoir moins achalandé.A l’automne 75, on procédera à une nouvelle mise en vente des choix encore disponibles mais il pourra se faire des échanges entre les divers postes de vente.Pour les trois pre- Jous fabriquons toujours ces magnifiques escaliers d'autrefois Encore mieux! nos ébénistes tes installent.Bois & matériaux de construction Escaliers Colonial Staircases RAYMOND distributeur exclusif pour la région de Montréal 11,200, bout.Maurice Duplessis Montréal, Qué.H1E 1M9 Tél.: (514) 326-2202 Inc.miers mois, il ne pourra être question, par exemple, que le comptoir de Drummonoville, qui a trop de billets de natation et pas assâ de billets de hockey sur gazon, en refile au comptoir de Pointe-Claire dont l’inventaire serait l’inverse.L’ordinateur a déterminé un quota pour chaque comptoir Eaton.D’autre part, les titres provisoires ou reçus d’achats sont signés par l’acheteur et c’est lui en personne qui devra se présenter à compter du 1er juin 76 pour récupérer ses billets s’il n’est pas mort à cette date.Le cas échéant, on reconnaîtra à un membre de sa famille le droit de récupérer les billets mais en aucun cas il n’y aura de remboursement.Les titres sont donc non-interchangeables.Eaton ne fournira pas non {dus de renseignements au té-éphone au sujet des billets encore disponibles.Il faudra s’y rendre pour consulter la charte des disponibilités.Dans les autres pays, la plupart des agents de vente sont des agents de voyage qui profi- tent de cette vente de billets pour vendre en même temps le voyage à Montréal pour les Olympiques.Dans la majorité des cas, ces agences, qui peuvent employer la méthode de leur choix pour vendre les billets, sont les memes que celles retenues pour les Jeux de Munich en 72.D’ailleurs, tout le système est, à quelques exceptions près au niveau de certains détails, le même que celui des Jeux de Munich.S’il est vrai qu’en général ceux qui assisteront à ces épreuves seront les plus fortuné, on peut dire qu'ils auront fait preuve d’une patience qui compense au mérite.Paul Gélinas, en repassant pour la ennième fois devant les guichets-isoloirs, en refaisant mentalement les étapes d’une expérience unique, en se disant que tout devrait bien aller, en appréhendant des difficultés imprévisibles, croit qu’il a aussi le mérite de quelque chose.“Moi en tout cas, dit-il, je vais regarder les Jeux à la télévision.” 'M H gm'" Ces 14 guichets alignés au 5e étage du magasin Eaton du centre-ville accueilleront environ 40,000 personnes en 12 semaines pour la vente des billets des Jeux de 197é.(Photo Alain Renaud) “Non merci, c’est assez.” Cet homme a la tête sur les épaules.Il se divertit sans pour autant se laisser encourager à abuser de la boisson par le plaisir qu'il en tire ou par un hôte bien intentionné.Quand il a assez bu, il a le bon sens de le reconnaître.La sagesse d'un « Non merci, c'est assez, » s'applique non seulement à la boisson mais à tous les plaisirs de la vie.La modération, c'est aussi simple que cela.Si une de vos connaissances a du mal à dire « Non merci, c'est assez », vous lui rendriez un grand service en lui conseillant de consulter un médecin.% Distillateurs depuis 1857 : : /***!¦: 'm?.'VC V ;.SW-.:.- # jg;.J ¦ # m 1 m ¦ Brochure disponible sur demande
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