Le devoir, 14 juillet 1975, lundi 14 juillet 1975
Fais ce que dois 19 météo .Nuageux avec de bonnes éclaircies.Maximum 25 à 27.Aperçu pour demain: plutôt ensoleillé.20 CENTS Vol.LXVII - No 159 Montréal, lundi 14 juillet 1975 Saint Camille Pour renflouer la caisse de la CSN Une journée de grève ‘travaillée’ par Gilles Lesage QUEBEC — La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a décidé de prendre les grands moyens pour renflouer son fonds de défense professionnelle (FDP), communément appelé fonds de grève, littéralement mis a sec par des grèves plus nombreuses et plus longues.Les deux principales décisions issues du congrès extraordinaire de trois jours qui a pris fin hier soir à Québec sont les suivantes : Apollo-Soyouz Le compte à rebours a commencé CAP CANAVERAL (Reuter) - Le compte à rebours pour le lancement, demain, de la fusée Apollo qui mettra trois astronautes américains sur orbite dans le cadre de la première mission spatiale américano-soviétique de l'histoire a commencé hier matin à 10 heures 30 au centre spatial Kennedy.Les trois astronautes — le général Thomas Stafford, Donald Slayton et Vance Brand — se sont de leur coté livrés à des acrobaties aériennes à bord d'un T-38 afin de se préparer à 1 état d'apesanteur qu’ils connaîtront pendant leur mission.Le général Stafford s'est entretenu par téléphone avec les deux cosmonautes soviétiques qu'il rejoindra en orbite, le colonel Alexei Leonov et Valeri Koubasov.Voir page 6: Apollo-Soyouz • à compter du mois de septembre, chacun des 160,000 membres de la CSN vercevra au FDP une cotisation équivalente à une heure de travail par mois; • le ou vers le 3 octobre, si la majorité simple des syndicats et des membres est d’accord, l’ensemble du mouvement consacrera une journée de "grève travaillée’’ au fonds de grève, ce qui lui assurerait d’un seul coup une somme de quelque $5 millions.Michael Meighen Au terme de discussions à la fois longues, ardues et intenses, les délégués des syndicats ont également entérine à main levée le rapport moral du président général, qui leur proposait un retour dramatique vers la base syndicale et la suspension d’ici juin prochain du fonctionnement classique des services classiques de la centrale, en vue de la relancer de façon vigoureuse et pour lui donner les moyens de résister à l’agression des gouverne- OTTAWA (Le Devoir — PC) — Après avoir passé douze ans dans l’opposition, le Parti progressiste conservateur est à la recherche d’un chef qui saura gagner les prochaines élections.Le président national du parti, M.Michael Meighen, voit dans cette optique la chasse aux candidats à la succession de M.Robert Stanfield.Il a exprimé cette opinion après avoir annoncé que le congrès qui fera le choix d'un nouveau chef se tiendra entre les 18 et et février 1976 à Ottawa.Les 26 membres de l'exécutif national du parti avaient délibéré une partie de la journée de samedi pour déterminer l'endroit et la date du congrès de leadership.Le choix n'a pas été unanime.Une faction de l’exécutif souhaitait que ces as- ments et des patrons.La première proposition, adoptée au scrutin secret par les deux tiers des délégués présents, ou plus exactement à 64.2%, donnerait quelque $600,000 par mois au fonds de greve, lequel gruge présentement environ $700,000 mensuellement, dont $400,000 pour les seuls mineurs de l’amiante.* L’heure mensuelle de travail pour la défense des membres est assortie de di- sises importantes se tiennent à Winnipeg.C’est M.Stanfield lui-même qui avait convoqué une conférence de presse au début de la semaine pour indiquer officiellement à la direction du parti que le moment était venu de tenir un congrès en vue de lui trouver un successeur.Elu chef au congrès de 1967, aux dépens de M.John Diefenbaker, M.Stanfield fut défait par le Parti libéral de M.Trudeau aux élections de 1968, 1972 et 1975.Il ne sera pas candidat au congrès de février prochain.L'annonce officielle du congrès au leadership pour février 1976, a relancé les rumeurs de candidatures et la liste ne cesse de s’allonger.Il était déjà question des députés Claude Wagner (Saint-Hyacinthe), Howard Grafftey (Brome- verses modalités, dont les suivantes: • elle s’appliquera au salaire régulier, en excluant les primes et le temps supplémentaire, mais en incluant l’indexation ou les montants forfaitaires accordés en raison de la hausse du coût de la vie; • les syndicats sont invités à traduire l’heure de travail nar six-dixièmes de un pour cent (0.6%) du salaire régulier; • les cas d’exception ou litigieux seront tranchés par un comité d’arbitrage Missisquoi).Flora MacDonald (Kingston and the Islands).On parle maintenant avec plus d'insistance des .candidatures du premier ministre de l'Ontario, M.William Davis et du premier ministre de l'Alberta, M.Peter Lougheed.Deux nouveaux noms sont venus s’ajouter ces derniers jours: M.Jack Horner, député de Crowford et M.David Crombie, maire de Toronto.Le dernier congrès du leadership du PC eût lieu à Toronto et fut l’occasion de profondes divisions qui n'ont jamais cessé depuis de menacer l'unité du parti.Selon M.Michael Meighen, il faut s'attendre en février à des débats francs et vigoureux.“Nous ne cachons pas nos opinions, dans le Parti conservateur.” Les dates du 18 au 22 février consti- de trois membres nommés par les congressistes.Les discussions sur ce sujet ont été vives.et passionnées — plusieurs délégués de la Fédération des affaires sociales et de la construction manifestant même une forte résistance — mais personne n’a remis en cause l’existence ou la nécessité d’un fonds de grève.Au congrès régulier de juin 1974, la Voir page 6: La CSN tuent des paramètres et n’indiquent aucunement que le congrès durera cinq jours.Les 20, 21 et 22 février seront toute probabilité les trois seuls jours pleins de congrès, d'après le président national du parti.Les précisions qui s’imposent seront plus tard fournies.La direction nationale du parti attend quelque 2,600 délégués au congrès de février 1975 à Ottawa.Ce sera l’occasion pour les militants québécois de jouer un rôle déterminant pour l’avenir de leur parti.La délégation du Québec sera formée d'environ 350 personnes.Une importante portion de cette délégation sera composée de délégués d’office.La constitution du parti autorise en effet pour chaque province que la déléga-Voir page 6: Les conservateurs Le PC cherche un leader qui pourra le porter au pouvoir m Les cinq astronautes de la mission Apollo-Soyouz qui séjourneront dans l'espace durant 48 heures se sont déjà rencontrés récemment sur terre et notamment au centre spatial de Houston au Texas où ils ont examiné ensemble une maquette du-train spatial américano-soviétique.De gauche à droite les Américains Thomas Stafford, Vance Brand et Donald Slayton et les Soviétiques Alexei Leonov et Valeni Kubasov.(Téléphoto AP) Le parti socialiste portugais est refoulé dans l’opposition LISBONNE (d’après Reuter et AFP) — Alors que les troupes étaient placées en état d'alerte partielle durant le week-end, le Conseil de la révolution a décidé de procéder dans les plus brefs délais au remplacement des deux ministres socialistes, qui sont considérés comme démissionnaires “Les ministres socialistes seront remplacés par des personnalités indépendantes" choisies pour leur compétence et leur patriotisme et qui seront capables de placer les intérêts de la nation au-dessus de leur svmpathie ou de leurs intérêts partisans', précis le communiqué publié à l'issue de la réunion du Conseil de la révolution.La désignation des nouveaux ministres pourrait avoir lieu dès le début de la semaine.Ainsi la rupture est consommée entre le parti socialiste et le pouvoir.La porte très étroite que les dirigeants socialistes avaient laissée entrouverte pour permettre de sortir de la crise, a été brutalement refermee par le Conseil de la révolution.Le Mouvement des forces armées est resté ferme sur ses positions: il ne transigera ni sur l'affaire du quotidien Republica, ni sur l’option qu'il a prise pour instaurer au Portugal un pouvoir populaire ".Les socialistes de Mario Soares se trouvent ainsi rejetés dans l'opposition.D'autre part, une dizaine de milliers de catholiques ont manifesté hier à Aveiro, dans le nord du Portugal, pour protester contre la décision du Conseil de la révolution de ne pas contraindre les employés gauchistes occupant la station catholique Radio Renaissance à remettre ces installations aux mains du gouvernement.La manifestation s est tenue, alors que venait d'intervenir la levée de l'état d'alerte partielle, à l'occasion du retour de Rome de Mgr Manuel Almeida wHndale.évéque d'Aveiro et président de la conférence épiscopale du Portugal Scandant les slogans "non à l'anarchie, oui à l'ordre ", "Libérez Radio-Renaissance”, "Non au communisme” et agitant des drapeaux portugais, les manifestants ont défilé dans la grand-rue de la ville en entourant l'évéque Trindade, qui marchait en souriant, la tête découverte Un petit nombre de militants communistes se sont rendus sur les lieux de la manifestation au moment où le cortège prenait forme.Mais ils se sont retires face au nombre des manifestants Pour sa part, le centre démocratique et social (CDS) portugais a déclaré, dans un communiqué, que le gouvernement provisoire ne peut pas fonctionner sans le parti socialiste “qui a obtenu la majorité des voix dans les dernières élections pour la constituante ", Il est indispensable, ajoute le CDS, que le Conseil de la révolution rouvre le dialogue avec les Voir page 8: Lee aocialiatea au sommaire ¦ L’ombudsman réclame une loi-cadre sur les procédures administratives -page?¦ La hausse des coûts des Jeux n’a rien de surprenant, dit Drapeau ¦ La Ligue des droits demande un "nolle prosequi" pour le Dr Morgentaler -page* Exxon a versé $50 millions à des partis politiques italiens NEW YORK (d'après Reuter et AFP) — La compagnie pétrolière américaine Exxon a versé pendant neuf ans, de 1963 à 1971, près de 50 millions de dollars à des formations politiques italiennes, dont, peut-être, le parti communiste italien, a révélé un responsable de la société dans une interview publiée par le "New York Times".Au cours de cette période, la compagnie approuvait chaque année le versement de trois millions de dollars environ de semblables subsides à des partis italiens, au total, elle a approuvé le versement de 27 millions de dollars.Par la suite, la compagnie s'est aperçue que, de son propre cnef, M.Vincenzo Cazzaniga, directeur de Esso Itaîiana.filiale italienne d'Exxon, avait effectué des paiements et pris des engagements qui n'étaient pas assortis de l'approbation de la compagnie, portant le montant total des subsides à près de 50 millions de dollars.Dans cette somme figurent 86,000 dollars, dont le responsable cité par le grand quotidien indépendant new-yorkais affirme qu"ils étaient destinés aux communistes." Il précise toutefois: “nous ne savons pas s’ils les ont jamais reçus".Apprenant les “contributions" additionnelles que M.Cazzaniga vait pris sur lui de verser ou de s'engager à verser, notamment au parti communiste, Exxon a exigé et obtenu sa démission, indique-t-il encore.Il y a plusieurs jours, le commissaire aux comptes d'Exxon, M.Archie Mon-row, a évoqué, devant la sous-commission des affaires étrangères du Sénat enquêtant sur les activités des sociétés multinationales, les versements de la société aux partis italiens Selon l'informateur du New York Times, M.Mon-row a souligné que les contributions d'Exxon avaient pour dessein de “faire avancer le processus démocratique ", Le New York Times rappelle a ce propos que lors des élections du mois dernier en Italie, le parti communiste avait lancé une attaque en règle contre les contributions versées par les compagnies pétrolières américaines aux autres formations politiques La sous-commission du Sénat cherchera en tout cas à établir cette se- ¦ Pari nucléaire et pari politi- que, un éditorial de Georges Vigny — p«g*4 ¦ Pas d’accord intérimaire sur le Sinai avant des mois ¦ Des agents de la CIA étaient "affectés” à la Maison-Blanche depuis longtemps -p«g# ; maine si ces divers versements étaient effectivement d'ordre politique ou s'ils n'étaient pas plutôt destinés à l’obtention d'avantages juridiques pour la compagnie.La sous-commission devra également déterminer si ces paiements étaient ou non en contravention avec la loi italienne.La compagnie Exxon sera appelée à se justifier après-demain devant la sous-commission.Pour sa part, le parti communiste italien a catégoriquement démenti avoir reçu des versements de 86,000 dollars de la compagnie pétrolière Exxon, Ce dementi est contenu dans l'éditorial des éditions d'aujourd'hui du quotidien communiste Unita, dont le texte a été communiqué par avance à la presse.Intitulé “Démenti d'une écoeurante absurdité," l'article affirme que les "caisses du parti communiste italien (PCI), tout autant que ses mains, sont propres ", “Cette histoire d'un versement de 86,000 dollars au PCI est entièrement fausse "a-joute l'article, qui demande l'ouverture d'un enquête sur les versements qui auraient été perçus par les autres partis.L'Unita, qui dénonce par ailleurs “la gravité" des interventions de Exxon au sein des autres partis, affirme que la nouvelle est “un faux en bonne et due forme ".L'organe officiel du PCI relève en outre les incertitudes qui ont accompagné cette nouvelle: “On parle d'abord d'un “ordre de paiement", écrit le journal, puis d'un vague “reçu" qui aurait été découvert.Enfin, l'on dit que l'on n'a pu verifier si la somme a effectivement été versée".Cela seul, conclut TUnita, “suffit à démontrer le faux, la tentative de provocation maladroite".Peu après la guerre du Kippour et les restrictions pétrolières qui avaient suivi, avait éclaté en Italie un "scandale dii petrole", dans lequel deux anciens ministres avaient été impliqués.En outre, les partis républicain et social-démocrate avaient reconnu avoir touché des contributions de la part des compagnies pétrolières.La démocratie-chrétienne, sans nier semble-t-il les faits, en avait tiré la conclusion de l'urgence de l'instauration d'un financement officiel des partis par l'Etat.Les combats font plus de 300 tués en Angola LISBONNE (Reuter) — Le ministre portugais des Affaires étrangères, le commandant Melo Antunes, a quitté Lisbonne pour Luanda hier soir, afin de tenter de mettre fin au conflit sanglant qui oppose les mouvements de libération de ce territoire promis à l’indépendance en novembre prochain M.Antumes a entrepris cette mission alors que les combats s’intensifient à Luanda, la capitale, et dans la ville de Salazar Selon un porte-parole de l'armée portugaise à Luanda, ces combats auraient fait plus de 300 tués depuis mercredi Le commandant Antunes, qui est membre du Conseil suprême de la révolution, instance supérieure du pouvoir au Portugal, a déclaré à l'aéroport qu il était “prêt à recourir à tout, y compris aux organisations internationales, non seulement pour faire régner la paix mais egalement pour assurer l'existence d'une plateforme adéquate en vue de l indépen-dance".Les coups de canon et de mortiers ont résonné dans la capitale et des obus ont endommagé plusieurs immeubles Des témoins oculaires ont signalé la presence de voitures blindées aux mains des forces du mouvement populaire pour la liberation de l'Angola (MPLA).Parmi les armes utilisées figurent des canons antichars sans recul de 180 millimètres Tous les hôtels du centre de Luanda sont pleins de réfugiés ayant fui les combats qui se déroulent essentiellement entre le MPLA et le Front national de libération de TAngola (FNLA) Les habitants ont déserté les résidences de banlieue où les forces de sécurité en petit nombre tentent d empêcher le pillage et le banditisme.Dans les hôpitaux, les conditions sont chaotiques Médecins et infirmières ont les plus grandes difficultés à faire face au flot incessant de blessés qui sont allongés dans les couloirs, faute ae place.Un millier de personnes ont semble-t-il.trouvé refuge à la base navale portu-aise du port de Luanda.Des centaines autres ont passé la nuit sur les pelouses du palais gouvernemental où elles ont manifesté dans la matinée pour qu'on Voir pago 6: En Angola s 2 • Le Devoir, lundi 14 Juillet 1975 __L’ombudsman, six ans après—3___________________________ Pour éliminer l’incohérence et la confusion, une loi-cadre des procédures administratives par Gilles Lesage QUEBEC — “Notre administration publi-ue souffre en général d'un vide procédural ont on aurait le plus grand intérêt a se préoccuper.” Sous son apparente sécheresse, cette simple phrase de Me Louis Marceau dans les dernières lignes de son sixième rapport annuel, celui de 1974, exprime chez le protecteur du citoyen québécois une conviction profonde, fruit de six ans de travail assidu et patient.Ce “vide procédural” dont il a déjà fait état à plusieurs reprises dans le passé, l’ombudsman estime qu'il constitue la carence la plus grave de la machine administrative et qu’il ne peut être comblé que par une loi-cadre ou globale qui établirait le minimum requis pour toute procédure, qu’il s'agisse d'un permis de vente d'alcool, d'un régime de prêts-bourses, des besoins spéciaux de l’aide sociale, et le reste.Il est essentiel, explique-t-il au cours d’une entrevue au DEVOIR, que l’administration se fixe certaines normes générales, qu’elle doive motiver et expliquer ses décisions et que les citoyens aient un droit de recours valable.Car c’est l'arbitraire actuel des choses qui ouvre la porte à des dénis de justice, à la malhonnêteté ou à la discrimination.Exprimée de façon diffuse dans ses cinq premiers rapports et reprises dans des “notes complémentaires” à son dernier rapport, cette suggestion de M.Marceau n’a pas encore suscité de réactions valables; mais il ne s’en étonne guère, estiment que son rôle est de mettre en lumière les faiblesses qu'il décèle, et qu'il appartient aux élus du peuple et aux technocrates de les mettre en oeuvre.Dans les termes sobres qui le cractérise-ment, le diagnostic de l'ombudsman est pourtant sévère: “Dans la majorité des cas de plain- tes jugées fondées, le caractère inadéquat du processus de décision était au moins partiellement responsable de l'erreur décelée et, dans bon nombre des autres, le mécontentement des citoyens était venu de l’impression d’arbitraire que leur avait laissé la façon dont ils avaient été traités.Bref, le problème de la procédure, évoqué tant de fois dans ces rapports, est constamment mis en cause par notre travail et ce, non pas seulement pour les organismes, mais tout autant pour les ministères.” M.Marceau reconnaît volontiers que l’administration québécoise ne mérite pas toutes les critiques que certains lui adressent.“Mais elle souffre, dit-il, d’une carence aussi profonde que regrettable: elle n’a jamais été et n’est pas plus aujourd’hui qu’hier vraiment sensibilisée aux besoins et aux exigences d’une procédure administrative valable et ses méthodes, son style, sa manière d’agir à l’égar des administrés, en sont marqués à tous les niveaux et dans à peu près tous les domaines." Pourtant, une procédure adéquate constitue le moyen par excellence pour garantir les citoyens contre l’arbitraire administratif, pour la faire participer en quelque sorte à la decision qui le concerne, la lui faisant d'autant plus aisément comprendre et admettre.Le meilleur moyen d’atteindre la justice, la participation et la protection du citoyen, continue M.Marceau, c est d'améliorer l'exercice du pouvoir administratif.Or les règles de procédure sont continués dans des textes épars, laconiques, sans coordination et sans pensées dominantes.Il se dégage de l'ensemble une impression d’icohérence et de confusion."Nous sommes en face d’une situation qui doit être redressée et ce redressement, à mon avis, exige une approche globale et nouvelle”.une approche qui aille au-delà du pièce par pièce et du strict juridisme.Face à une administration dont les pouvoirs sont de plus étendus et discrétionnaires, l’ombudsman ne peut à lui seul assurer aux individus une protection adéquate, d’où l’importance primordiale des remarques de M.Marceau.Il disait lui-mème l’an dernier (rapport de 1973): “L'institution de l’ombudsman telle qu’elle a été adoptée au Québec offre aux citoyens un recours indispensable même s’il est jugé à bon droit comme étant insuffisant.” Recours indispensable devant l’accroissement et la complexité des pouvoirs de l’Etat, mais forcément limité, en raison même de ce qui fait sa forme: la simplicité, l’absence de coût et de formalisme.M.Marceau croit donc à l’opportunité d’un recours juridictionnel systématique; ce recours serait le plus large possible et pourrait être assuré d'abord et en certains domaines par des tribunaux spécialisés et, par-delà, pour l'ensemble de l’activité administrative, par une autorité d'appel.Ces idées font lentement leur chemin, jusque dans le livre blanc de M.Choquette et elles devraient donner lieu à brève échéance à ces gestes concrets.Parallèlement à ces préoccupations fondamentales, M.Marceau en a exprimées d'autres l'an dernier, et qui portent sur l'opportunité d'une révision de la loi.Elles gardent toute leur actualité puisgue le gouvernement n'a pas encore cru bon oe présenter de projet de loi à cet égard.M.Marceau mettait pourtant en lumière certaines faiblesses et lacunes de la loi de 1968, relativement à sa compétence et surtout à l'exclusion des relations de travail des fonctionnaires, aux méthodes de travail et au statut “particulier” de son personnel, tant à Québec gu'à Montréal.Chose assez étrange, ce personnel ne jouit d'aucune sécurité et est isole.L’ombudsman estime qu’il y a moyen d’assurer son indépendance et sa liberté de choix sans faire souffrir à son personnel des inconvénients majeurs.Au départ, il a pu obtenir des résultats heureux en utilisant l'attrait d’une institution nouvelle et le goût de servir.“Mais il reste certain, disait-il dans son rapport de 1973, que 1 embauche d'un personnel d’expérience et de qualité sans lequel le service ne saurait agir valablement, et son renouvellement aussi nécessaire que souhaitable, présenteront de plus en plus d aléas et de difficultés”.Ainsi, M.Marceau aimerait pouvoir recruter des hauts fonctionnaires de fort calibrer Mais qui voudra quitter une sécurité d’emploi et une permanence qui le met à l’abri de bien des soucis?Même si le défi est intéressant, nul n’est tenu à l’héroime.Même s’il a exprimé ouvertement son désir d une loi-cadre des procédures administratives et de certains amendements à la loi Johnson-Bertrand de 1968 qui le régit, le protecteur du citoyen n'a jamais sollicité d'extension de son mandat dans d’autres secteurs d’activité que celui de l'administration gouvernementale proprement dite.Sans être carrément opposé à cette idée émise par plusieurs, M.Marceau aborde ce sujet avec une grande prudence.Il estime d’abord qu'il y a danger, si son mandat est trop large, que l'ombudsman ne puisse le remplir de façon adéquate et avec toute l'efficacité souhaitable.Il note qu'au Nouveau-Brunswick, le mandat de son homologue s'étend aux administrations municipales.Mais il se pose encore des questions à cet égard et ne peut apporter de réponse à ce moment-ci.A vrai dire, la suggestion d'étendre son mandat ne lui sourit guere.Mais il reconnaît qu'il y a des cas particuliers, tels celui de l'Hydro-Québec, ou celui des commissions scolaires.Il estime que ces dernières, qui ont des liens organiques avec le ministère de l'Education, devraient être touchées les premières, si l’Assemblée nationale décidait un jour d'élargir le mandat qui est le sien, et qu'il remplit avec compétence, dignité et discrétion depuis le 1er mai 1969.Un policier chez les jeunes par Clément Trudel Me.Louis Marceau1 'v .Pour être policier apte à s'occuper des jeunes, il faut beaucoup de souplesse, car le jeune reconnu comme délinquant ou l’adolescent(e) auteur d'un délit n'est pas un criminel.“Je le vois surtout bon père de famille ", dit le policier Jean-Marie Leclerc — il y a près de 20 ans qu’il est en poste à la Cour de bien-être social — qui insiste aussi sur le contact à établir avec les parents et tuteurs, nerveux la plupart du temps.Par exception, il y a toutefois des parents insouciants qui jouent aux Ponce-Pilate et croient tout simplement que leur enfant est devenu le rejeton de la Cour.Son collègue, l'officier de liaison Jean-Marie Louis-Seize, insiste sur la compétence accrue des candidats à un tel poste, au sein de la police de la Communauté urbaine: le cégep Ahunt-sic offre un cours (45 heures) sur la délinquance juvénile ainsi qu'une formation en expression orale, en plus du cours sur les enquêtes.De tels agents sont ensuite dirigés vers l une des quatre cours de bien-être dans le district de Montréal: Lon-gueuil, Pointe-Claire, Verdun et la cour principale, rue Bel-lechasse.à Montréal Ou ils sont versés à l'une des trois équipes de l'Aide à la jeunesse: disparitions, délits sexuels et unité de nuit.(L'escouade spéciale des moeurs et de la drogue, de la police de la CUM, s'occupe maintenant des cas de consommation ou de trafic).A la Cour de bien-être, les policiers (ils sont cinq, dont une femme) sont un peu des “factotum agent d'information ou de relations publiques, en raison des contacts nombreux avec ie public, fonctionnaires parce que le temps qu'ils consacrent à la mise au point des dossiers et à la révision des plaintes est énorme et un peu surveillants-conseillers de l'appareil chargé “d'aider” les jeunes plutôt que de les punir, à moins qu'il ne s'agisse de récidives Le policier Leclerc parle de “familles bien connues de la Cour” et se rappelle un cas pénible où les enfants mineurs avaient poussé le frérot de neuf ans à “renifler” de la colle, avec comme résultat un diagnostic de lésions cérébrales.Parmi les cas vraiment exceptionnels, M.Leclerc retient celui d une “deuxième génération” de clients de la Cour, c'est-à-dire que des gens qui, lorsqu’ils étaient mineurs, avaient eu affaire à la Cour de bien-être, venaient, une fois mariés, réclamer l’intervention de la Cour pour la protection de leurs enfants mineurs.rien n'allait plus au foyer.Présentement, la vogue semble être au vol de “mobilettes” mais ces policiers affirment que dans 90% des cas, les jeunes ainsi pris en défaut sont reconduits à leur domicile et que l'affaire s'arrête là.Quant au résidu (10%) il s'agit souvent d'adolescents laissés seuls au foyer et la plainte sera acheminée vers la Cour de bien-être.On ne nie pas qu'en 35 ans, depuis la formation du “bureau préventif” de la police de Montréal, les choses ont évolué: plaintes plus nombreuses qt.censément, plus sérieuses à l'égard d'adolescents de plus en plus jeunes.Il ne faut pas se cacher que des “vols qualifiés ", on en a et qu'il y a une dizaine d'années une telle mise en accusation pour un mineur était pratiquement inexistante.Une parenthèse s'ouvre durant la conversation avec ces deux policiers: on emmène, menotté, un jeune qui aura bientôt 18 ans.“Bien connu à Sherbrooke et à Trois-Rivières”, me dit-on en soulignant le côté "exceptionnel” de cette arrivée.Il aurait, parait-il, une spécialité: vol de voitures et serait soupçonné de vol alors qu'il portait cagoule.Yeux bouffis, taille au-dessous de la normale, le jeune laisse passer, impassible, les étapes de sa mise en fiche.On le transférera peut-être à un autre district où il est recherché par les "enquêtes criminelles ".Excentrique chassée du banc SAN FRANCISCO ( AFP) — Un juge en mini-jupe qui décore son cabinet en rose bonbon et donne audience en compagnie d'un canarie mécanique avec un petit chien sur les genoux, voilà qui n'est pas ordinaire.• Mats te sens de 1 humour n a jamais caractérisé la magistra* ture.et la Cour suprême de Californie a décidé de mettre un terme aux extravagances du juge Noël Cannon et lui interdisant désormais de siéger au tribunal.Elle conservera toutefois le droit d'exercer la profession d'avocat, son “comportement exhibitionniste” ne relevant pas, aux yeux de la Cour suprême, du déshonneur ou de la corruption.Agée de 48 ans, le juge Noël Cannon siégeait depuis douze ans au tribunal municipal du comté de Los Angeles où ses excentricités défrayaient agréablement la chronique locale.Mousson meurtrière en Inde NEW DELHI (Reuter) — Le bilan des victimes dénombrées en deux semaines dans le nord de l'Inde à la suite des inondations dues à la mousson s'élève maintenant à 160 morts, indique-t-on à New Delhi.Dans l'Uttar Pradesh, près de deux millions de personnes sont affectées par la montée des eaux.Dans l'est de cet Etat, inondé par les fleuves Ghaghra et Rapti.des milliers d'habitants de villages isolés attendent d être évacués Selon des informations en provenance de la région, des embarcations gouvernementales ont déjà transporté au moins 25.000 individus et ravitaillé d'autres sinistrés.Plusieurs milliers d'habitations, pour la plupart des huttes, ont été détruites et plus de 100,000 hectares de terres sont submergés.au tildes mots_______________________ Les tribulations d’un berger chinois^ par Loui»-Paul Béguin Rassurez-vous Je n ai pas l'intention de commencer dans cette chronique une pastorale dans un décor d'Extréme-Orient.N'aura de chinois que le pâté du même nom.Ce plat délicieux que nos ancêtres nous ont laissé figure souvent au menu des restaurants montréalais.Mais il se produit une drôle de chose lorsqu'il s'agit oe l'indiquer dans les deux langues, et ce phénomène de bilinguisme conduit a une situation confuse dont sont victimes les clients affamés D'abord.le pâté chinois n est pas tout à fait un pâte, et il n'a de chinois que le nom L'équivalent anglais de notre pâté chinois est le shepherd s pie Un menu bien conçu devrait donc indiquer pâté chinois, et dans sa version anglaise: sheppherd's pie Mais ] ai remarque assez souvent, lorsque subrepticement j'ai jeté un coup d'oeil sur l anglais (qu'est-ce que vous voulez, c’est de la déformation professionnelle), qu'on traduisait le plat québécois par Chinese pie Je vois d ici la tête de l'anglophone qui a commandé une spécialité chinoise et qui se voit offert ce qu'il reconnaît comme étant un shepherd s pic Allons plus loin J ai lu dernièrement pâte du berger, avec équivalent anglais: shepherd s pie Traduction littérale fautive, car si le snepherd anglais est un berger français est un berger français, ce berger n’était qu un chinois.Il faudra en arriver à normaliser les menus québécois pour s'y reconnaître (Notre pâté chinois est un peu le hachis Parmentier de France) Les menus sont en général bien écrits II reste encore quelques erreurs à corriger et l'anglais n'est pas toujours bon Si "breuvage” commence à disparaître, et que “boissons gazeuses” enfin trouve sa juste place dans les menus, les oeufs du petit déjeuner sont souvent maltraités Cela fait au moins trois fois que je lis “Oeufs: aucun style ", sur “ le menu bilingue et matinal de grands res taurants du centre de la ville Je sais bien qu'un oeuf, cela n'a point de style, ce n'est euère dans le vent, mais là n est pas la question Eggs any style, qui est de l anglais correct se dit en français correct oeufs prepares a votre goût, au choix c'est à-dire à la coque, brouillés, au plat Pour traduire correctement il faut bien connaître les deux langues Oeuf corse, comme dit San Antonio.Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres d TAWAHA PR0VNCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 500 05-010919-759 BAKERY SUPPLIES AND MARKETING LTD., corps politique légalement consituê ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 46 Barry Street.Kingston, Jamaïque Demanderesse -contre- RAYMOND PILON, présentement de lieu* inconnus Détendeur PAR ORDRE 0E LA COUR Le défendeur Raymond Pilon est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (301 jours de la dernière publication Une copie du bref d assignation et de la déclaration ont été laissés au greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal à son intention.Prenez de plus avis qu’à défaut par le défendeur de signifier et de déposer sa comparution en contestation dans les délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre lui.par défaut, un jugement le cendamnant à payer la demanderesse la somme de $7,000 avec intérêt et dépens MONTREAL, ce 10 juillet 1975 Duquel, MacKay Weldon & Bronstetter Procureurs de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Divorces) GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL No 500 12-052 856-758 JOCELYNE HENRICH0N.résidante de Montréal district de Montréal, requérante -vs- PAUL ANDRE DE LA FONTEYN, d adresse inconnue, intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimé, Paul André De La Fonteyn, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la division des divorces de Montréal à son intention Prenez de plus avis qu'a défaut par vous de signifier et de déposer votre compa ution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera a obtenir contre vous par défaut un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle solicite contre vous Montréal le 10 juillet 1975 Claude Dufour Registraire-adjolnt CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DE DIVORCES POUR LE DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 500 12-052750-753 DAME FRANÇOISE LAPLANTE LAFIEUR Requérante.vs ALBERT LAFLEUR \ Intimé AVIS LEGAL- PAR ORDRE DE LA COUR l intimé.ALBERT LAFLEUR est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée a la Division des Divorces é son intention PRENEZ AVIS de plus qui défaut pat vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans tes délais susdits la requérante procédera a obtenir contre vous par défaut un jugement de divorce accompagné de toute o donnance accueillant les mesures accessoires ou elle sofli cite contre vous L intimé ALBERT LAFLEUR est pat les présentes également requis de se présenter a ta Cour au Pa lais dé Justice 10 est rue Craig suite 2 01 en DIVISION DE PRATIQUE le 7'éme jour d'août 1975 é 9 30 heures de l avant-midi pour répondre a une requête pour garde d entants MONTREAL te 10 juillet 1975 Parent et Girard 333 est rue Craig suite 206 Montréal PO Têi 661-6794 Prenez avis que LE BUREAU DES TARIFS DU QUEBEC INC a obtenu de la Commission des Transports du Québec une modification de ses tarifs comme suit DIVISION DES REVENUS POUR TRAFIC INTERNATIONAL AUGMENTATION TAUX DE CLASSE lTl 4% Tl -3',% FRAIS MINIMUM AUX CAMIONNEURS CANADIENS IN TAUX 0ESPECES l Tl IN Tl 3'iN EXCEPTIONS a) Les taui publiés par PAPIER J0URNA1 avec MINIMUM M 000 Ib b} les taus publiés par conteneurs seront annu tés NOTE Cette augmentation représente la même augmentation que tes requêtes déposées ê la Commission pour les tpm duett! par MiDDlE ATLANTIC CONFERENCE êt par NIAGARA FRONTIER TARIFF BUREAU AMODIAI,ON le tout conformément è I article 2 94 et eulvanli la Section 3 du réglement No 2 te rapportant ê la concurrence tarifaire avec Transport Ferroviaire.Le tout en vertu d'une décision MS-1659-TF rendue par la Commission en date du 4 juillet 1975 et en vigueur pour une période maximum de six mois Tout intéressé peut s'opposer à ladite demande dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s'adressant à la Commission des Transports du Québec Pierre Hogue Procureur 1ère publication 14 juillet 2ième publication 15 juillet 3ième publication 16 juillet CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) Ne 500-12-052647-751 DAME DORILDA THERESE DESGROSEILLERS requérante -VS- GERARD ST-PIERRE intimé PAR ORDRE DE LA COUR L intimé: GERARD ST-PIERRE est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal â son intention Prenez de plus avis qu'è défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérant procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de Divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous Montréal le 3 juillet 1975 Claude Dufour Bureau de Maure Gaétan E lagarde 1554 est rue Mont-Royal.Montréal Tél 521-2442 CANADA PROVICE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES POUR LE DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 500 12-052748-757 ALOERIC LAM0UREUX requérant -VI- N0ELLA SAMSON Intimée AVIS LEGAL - PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimée.N0EILA SAMSON, est par lés présentes requise 0e comparaître dans un délai 0e 60 jours 0e la ornière publication Une copie 0e la requête en divorce a élé laissée é la Division des Divorces a son Intention PRENEZ AVIS 0e plus, qu'é Oélaul par vous de si-gmtir et 0e déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits le requérant procédera é obtenir contre vous par Oélaut un jugement 0e divorce accompagné 0e toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous L intimée.N0ELLA SAMSON est par les présentes egalement requise 0e presenter à la Coui Supè ueure au Palais 0e Justice 10 est rue Craig suite 2 01.è 9 30 heures 0e 1 Ivint-midi pour répondre è une reouète pour mesures provisoires MONTREAL, le 10 juillet 1975 PARENT et GIRARD 333 est tue Craig suite 208 Montréal Tél 861 6794 Prenez avis que LE BUREAU DES TARIFS DU QUEBEC INC a obtenu 0e la Commission des Transports du Québec une modification de ses tarifs comme suit: DECRETE la fixation du tarif supplément d'urgence numéro 1270 tel qu'amendé et déposé au dossier ledit supplément émis par le Bureau des Tarifs du Québec pour le transport de marchandises entre la province de Québec et les provinces maritimes et se rapportant â la concurrence taritaire avec le transport ferroviaire, en vertu d'une décision MS-1658-TF rendue par la Commission en date Ou 3 juillet 1975 et en vigueur jusqu'au 31 décembre 1975 Tout intéressé peut s'opposer à ladite demande dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s'adressant à la Commission des Transports du Québec Pierre Hogue Procureur tere publication 14 juillet 2ième publication 15 juillet 3iême publication 16 juillet CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT 0E MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des divorces) No 500 12-052855-750 DOROTHEE BARON, résidante 0e Montréal.requérante vs ROBERT COMTOIS, d'endroit Inconnu, Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé, Robert Comtois, est par les présentes requis 0e comparaître dans un délai de 60 jours 0e la dernière publication.Une copie 0e la requête en divqrce a été laissée é la division des divorces Oe Montréal à son intention Prenez de plus avis qu é défaut par vous de signitier et de déposer votre compraurtion ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement 0e divorce accompagné 0e toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous Montréal 10 juillet 1975 Claude Dufour Regisbaut «djrn! CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL N0 500 14-002226-751 COUR SUPERIEURE DANS-L 'AFFAIRE DE Les conventions Matrimoniales entre ARTHUR SALVAIL rentier, domicilié et résidant au 3167 rue Latontame en les Cité et district 0e Montréal et DAME SIMONE OUBE.ménagère des mêmes lieux REQUERANTS PRENEZ AVIS que le Requérant présentera devant cette Honorable Cour .siégeant en division de pratique.au Palais de Justice de Montréal, 10 est rue Craig en chambre 2 03.le 28 août 1975 ê 9 30 heures 0e l'avant-mldi.ou aussitôt que Conseil pourra être entendu, une Requête demandant l'Homologation d un Acte 0e Modification du Régime Matrimoniale entre le Requérant et son Conjoint DAME SIMONE DUBE passé le 26 mai 1975 devant Me Claude Laberge notaire sous le numéro 20290 Oe ses minutes changeant leur régime matrimoniale.alin 0 établir un régime 0e séparalion 0e biens au lieu d'un régime 0e communauté 0e biens MONTREAL ce 9 juillet 1975 Mes CARON 6 BOISVERT 1276 bout labelle suite 203, Laval DUE PROCUREURS DES REQUERANTS CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 14-0021-75 COUR SUPERIEURE DANS L'AFFAIRE DE Les conventions matrimoniales entre Ernest Adolphe Lemoy (menuisier) et son épouse Dame Do-nalda Castilloux-Lemoy (cuisinie;re) tous les deux résidant au 3144 de la rue Denis Papin dans les cité et district de Montréal Requérants AVIS Prenez avis que les requérants présenteront devant la Cour Supérieure siégeant en Pratique, dans et pour le district Oe Montréal, le 18 septembre 1975.à 9'30 AM, ou aussitôt que Conseil pourra être entendu une requête demandant l’homologation d'un acte Oe Modification du Régime Matrimonial entre les requérants passé le 26 mai 1975 devant le Notaire Gérald Poirier, modifiant leur régime Matrimonial 0e communauté légale de biens atin d'établir un régime 0e separation 0e biens conventionnel REGISTRAIRE PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE BEAUHARN0IS COUR PROVINCIALE No.760-02-000396-75 RENE GREEN, domicilié au no.121 rue Morin, Chateauguay, district de Beauharnois.demandeur vs REGINALD ROUSSEL, autrefois domicilié au 779 rue Desnoyers.Cité et district de Montréal et maintenant de lieux inconnus Défendeur Le défendeur REGINALD R0USSEIL est par les présentes requis de comparaitre dans un délai de trente jours à compter de la dernière publication Une copie du bref d assignation et de la déclara tion a été laissé au Greffe de la Cour Provinciale â son intention.Beauharnois.le 9 juin 1975 Roger Leduc Greftier.adj ep District de Beauharnois Me Maurice Trudeau Avocat, 88 Salaberry Sud Chateauguay Centre PROVINCE DE QUÉBEC CITÉ DE MONTRÉAL-NORD COMTÉS SAUVÉ ET BOURASSA AVIS PUBLIC Avis public est.par les présentes, donné qu i une assemblée du Conseil de la Cité de Montréal-Nord tenue le 8 luillet 1975, un réglement portant ie no 1232 relatif â un emprunt de $450.000 pour payer le coût d'expropriation’ d'un terrain appartenant à la Commission de Transport de la Communauté urbaine de Montréal a été adopté Le susdit règlement est maintenant A mon bureau où les intéressés peuvent en prendre connaissance Les électeurs municipaux propriétaires d'immeubles Imposables sont invités à une assemblée publique qui aura liau lundi la 21 luillet 1975 de t9 00 é 21 00 heurea I la ailla du Conaail, 11211 rua Hébert alori que ledit règlement un lu et aoumli è leur approbation tel que requis par la loi DONNE EN LA CITE DE MONTREAL-NORD ci quatorzième (14a) |out du molt de juillit mil neuf oenl lolxinte-quinze LE GREFFIER Aline Ouimet PROVINCE DE QUÉBEC CITÉ DE MONTRÉAL-NORD COMTÉS SAUVÉ ET BOURASSA AVIS PUBLIC Avis public est, par la présente, donné qu’â une assemblée du Conseil de la Cité de Montréal-Nord tenue le 8 juillet 1975, un règlement portant le no 1233 pourvoyant â l'imposition d'une taxe spéciale de 60c par $100 00 d'évaluation sur l'excédent de l'évaluation des immeubles imposables au-delà de $100,000.00 pour la Communauté urbaine de Montréal a été adopté Le susdit règlement est maintenant au bureau du Greftier où les intéressés peuvent en prendre connaissance Ce règlement entrera en vigueur clans les délais voulus par la Loi.DONNE EN LA CITE DE MONTREAL-NORD, Comtés Sauvé et Bourassa, ce quatorzième (14e) jour du mois de juillet mil neuf cent soixante-quinze (1975) LE MAIRE Yves Ryan LE GREFFIER Aline Ouimet CONSEIL DE SECURITÉ PUBLIQUE DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL APPEL D’OFFRES 3-75 Service de Police FABRICATION DE 184 CASIERS-VESTIAIRES EN ACIER Le Conseil de sécurité publique de la Communauté urbaine de Montréal r cevra des soumissions sous enveloppes scellées pour la fabrication de If casiers-vestiaires en acier jusqu'à 12 00 heures (heure locale), le 29 juin Chaque soumissionnaire devra mettre sa soumission en utilisant le to mulaire préparé à cette fin par le Conseil de sécurité publique et y joind un chèque ou un bon de garantie équivalent à 5% du montant total de t soumission tait au nom de la Communauté urbaine de Montréal La soumi sion devra $trc remise en duplicata dans l'enveloppe Identifiée et tournie cetté fin Les soumissionnaires pourront se procurer le cahier des charges et obtci toute information pertinente à compter du 14 juillet 1575 en s'adressanl Monsieur Michel Trottier.Coordonnateur de l Apptovisionnement et de I' quipement, 507 Place d'Armes.suite 1700.Montréal (Tél 872 6960) Leg* 1 soumissions seront ouvertes en présence des intéressés le 29 juin 1175.â 12 00 heures (heure locale) au secrétariat du Conseil de sécun ¦publique, 507 Place d'Armes, suite 1700 Montréal Le Conseil de s’engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumi sions Donné à Montréal le 9 luillet 1975 Quy Campion, Secrétaire (far Intérim.Conseil de sécurité publique Communauté urbaine de Montréal 507.Place d'Armes suite 1700 Montréal H2Y ?W8 P 0 A f r A tub Page Montréal, lundi 14 juillet 1975 A un an des Jeux La hausse des coûts n’a rien de surprenant, dit le maire Drapeau Après avoir observé un long silence face aux critiques multiples relatives à l'escalade des coûts de construction des installations olympiques le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, a déclaré en fin de semaine que ces hausses n’avaient rien de surprenant et qu’elles étaient proportionnelles aux augmentations de prix dans tous les autres secteurs de l'activité économique.Le maire Drapeau a ainsi argué durant trois heures sur les ondes de CKVL, samedi, pour faire le point sur la situation, pour justifier la hausse des coûts et pour assurer la population que les installations olympiques seraient prêtes à temps, soit le 17 juillet 76.A ce sujet il a nié toute contradiction entre les propos qu’il a tenus devant le Comité olympique international le 22 mai à Lausanne et selon lesquels la mise en chantier ne souffrait d’aucun retard et la récente déclaration de l’entrepreneur Du-ranceau affirmant que le retard de onze semaines était en bonne voie de rattrapage.Le maire Drapeau a dit qu’il avait, à juste titre, déclaré au Comité olympique international qu’il ne prévoyait pas de retard dans l’échéancier et que M.Duran-ceau ne fait que confirmer cette déclaration.Pour illustrer sa pensée sur le sens du terme “modeste” employé à l’endroit des Jeux Olympiques, le maire Drapeau a choisi le cas des journaux qui, a-t-il dit, ont annoncé une hausse du prix de vente “non pas sur hit colonnes, mais dans un entrefilet”.Le maire s’est défendu de vouloir attaquer les journaux, notamment La Presse, mais il a noté que ce quotidien de la rue Saint-Jacques coûtait 15 cents, même le samedi, en 1972, et qu’il se vend actuellement 25 cents sur semaine et 50 cents le samedi, soit, poursuit le maire, trois fois et demi de plus qu’il y a trois ans, au moment où on établissait les premiers dçvis des Jeux Olympiques.Le maire a également déclaré: “Est-ce que La Presse a cessé d’étre modeste parce qu elle se vent 50 cents au lieu de 15 cents?Qu’est-ce que ça veut dire le mot “modeste”?M.Drapeau a, également souligné que des hausses étaient également signalées dans la presse électronique.Décidément en verve, le maire a réagi à une observation d’un auditeur qui se déclarait favorable aux grandes entreprises et signalait les attaques dont ont fait l'objet les projets de Churchill Falls et de la Baie James, en affirmant: “Je pense qu’il s’agit d'un projet dont toute la signi- fication sera parfaitement admise dans peu de temps.” M.Drapeau a par ailleurs adressé de vives félicitations aux organisateurs des Jeux du Québec qui, a-t-il dit, “contribuent à donner au sport sa véritable dimension.” Tout en écartant l’idée d’ouvrir un casino dans le mât olympique, haut de 550 pieds, le rqaire a laissé entendre qu’un casino dans un autre endroit pourrait fort bien faire l’objet d’une étude en profondeur.M.Drapeau a annoncé que la ville étudiait la possibilité de doter Montréal d’une patinoire géante, en abaissant le niveau de l’eau du bassin d’aviron de l'île Notre-Dame, à Terre des Hommes.Le maire espère aussi pouvoir ouvrir des kiosques sur l’île Notre-Dame, même en hiver, pour y installer des artisans, à condition qu'ils consentent à exercer leur art en présence du public.“Montréal vit une période absolument sensationnelle de son histoire,” affirme le maire de Montréal qui a terminé sa présentation avec des observations sur la participation des athlètes canadiens aux jeux Olympiques.“Nos athlètes vont faire excellente figure.Il ne faut pas oublier encore une Fois que ce qui compte c’est de participer.La preuve que les Olympiques c’est bon même pour le Canada, c est que actuellement il y a des gens qui chez nous ne pourraient pas participer aux jeux Olympiques de 76 parce que leur performance n'atteint pas les nouvelles exigences, mais ils se sont tellement améliorés, nos athlètes, qu’ils auraient pu participer et gagner des médailles il y a quatre ans ou il y a huit ans.C’est parce que la qua- lité de l’athlètes monte d'année en annee.Il y a dans tous les pays du monde des athlètes qui resteront chez eux parce qu'ils ne sent pas qualifiés aux exigences de 1976" Enfin le maire Drapeau a donné comme exemple Claude Ferragne.“Voici un p’tit gars qui faisait du sport, Qui connaissait Claude Ferragne?Mais parce qu'il est devenu bon, au saut, maintenant Claude Ferragne est une vedette internationale.Dans le sport amateur.Et le fait qu’il soit bon dans ce soort a encouragé des tas de jeunes à pratiquer ce sport-là.' M.Drapeau terminait par une révérence envers les femmes oui.dit-il, excellent dans le sport.“On dirait que quand la femme veut, elle est ou meilleure ou pire que l’homme.Et il me semble qu elle a décidé d'être meilleure.” Beaucoup de questions sont restées sans réponse à Québec par Norman Delisle QUEBEC (PC) - Les Jeux de la XXIe Olympiade débuteront à Montréal le 17 juillet 1976, soit dans un an, presque jour pour pour jour.Même si la date d’ouverture des Jeux approche à grands pas, plusieurs questions importantes sont demeurées sans réponse pour l'ensemble des citoyens, en dépit des travaux d’une commission parlementaire qui, à Québec, a tenté à deux reprises de lever le voile sur l’événement.Que coûteront les Jeux de Montréal?Qui paiera?Qu'adviendra-t-il des installations olympiques après les Jeux?Des Jeux Olympiques peuvent-ils être “modestes”?Voila autant de questions jetées au milieu de la place publique et demeurées sans une réponse précise et exacte.Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, est la seul à avoir prétendu apporter une réponse à chacune de ces questions.Mais les députés membres de la commission parlementaire des Affaires municipales ont publiquement et unanimement mis en doute, cette semaine, les “réponses” et les chiffres du maire Drapeau.La première question est celle du coût total des Jeux Elle est primordiale puisque ce sont finalement les contribuables Débrayage spontané à la Ronde etàTdH Terre des Hommes est demeurée ouverte au public, hier, malgré le débrayage spontané de 500 employes auxiliaires de la Ville de Montréal préposés aux manèges de la Ville à la Ronde, au mini-rail, à la Balade et aux kiosques de perception des visas.Les autorités de Terre des Hommes ont décidé de laisser entrer les visiteurs dans les Pavillons sans exiger le visa et toutes les installations, sauf celles dont le fonctionnement est assuré par les grévistes, sont demeurées en p!: e pour le public.Les employés auxiliaires, la plupart ejes étudiants, auraient amorcé cet arrêt de travail pour protester contre le changement de leurs places de stationnement et aussi pour obtenir un salaire de $3.08 l'heure plutôt que $2.80 comme c'est actuellement le cas.Un porte-parole du service des relations extérieures de TDH a révélé que chaque année ces employés faisaient ainsi une grève de quelques heures mais que tout se réglait dans la journée.De toute manière les autorités estiment qu'il n'y a pas lieu de fermer les lies de 1 Expo malgré l'absence au travail de ces employés puisque les services de sécurité et d'incendie sont maintenus, que les pavillons sont administrés par les pays ou par la Ville et que les établissements commerciaux comme les restaurants et les manèges sont concédés à l'entreprise privée.Hier, 60,000 personnes environ ont visité les lies malgré les légers désagréments dus à cette grève Pour le moment les autorités n'envisagent nullement de fermer Terre des Hommes qui devront assurer le déficit des Jeux.Cet événement olympique a nécessité la construction à Montréal d'importantes installations sportives pour la tenue des Jeux: un stade, un vélodrome, un centre sportif, des stationnements, l'aménagement de rues.Dans ses prévisions budgétaires de 1972, la ville de Montréal estimait à $234,129,000 l'aménagement et la construction de ces différents postes.Cette somme devait être aisément remboursés à même les revenus de formules originales de financement, telles la loto-olympique, la mise en marché de timbres-poste et de monnaies spécialement frappées pour les Jeux.Malheureusement, les calculs du maire de Montréal se sont révélés largement en dessous de la réalité.Lorsqu en janvier 1975, M.Drapeau a été contraint d'étaler ses chiffres devant une commission parlementaire, le coût des installations pour Montréal était devenu $511 millions au lieu de $234 millions.La hausse était de 218 pour cent.Les revenus des sources de financement qui, au départ, paraissaient suffisants, étaient maintenant dépassés par les hausses de coût.Par exemple, le vélodrome, évalué en 1972 à $18.9 millions, coûtait désormais $57.9 millions, soit une hausse supérieure à 300 pour cent.En juillet 1975, seulement six mois après la tenue d'une première commission parlementaire où M, Drapeau avait aligne des chiffres plus réalistes, le maire de Montréal est invité à se présenter de nouveau devant les députés.Cette fois, en seulement six mois, nouvelle hausse globale de 16 pour cent pour le coût des installations.Au lieu de $511 millions, c’est maintenant $597 millions.Les députés n'ont pas accepté ce chiffre, le jugeant encore là en dessous de la réalité.Ils l'ont porté à $612 millions, en gonflant le budget du financement de cette somme que M.Drapeau avait modestement évalué à $10 millions.En fait, il apparaît de plus en plus évident que les Jeux Olympiques coûteront plus d'un milliard dé dollars.Aux $612 millions de la ville de Montréal, il faut ajouter le budget du Comité organisateur ($87 millions), le coût du village olympique ($75 millions), le coût de la police, de l'armée et du service d'ordre lors des Jeux (plus de $100 millions selon les chiffres du gouvernement fédéral).D'autres postes secondaires contribueront à gonfler le budget: par exemple Radio-Canada, une société d'Etat, assurera une couverture des Jeux qui coûtera au moins $5 millions aux contribuables.L'Office national du film fera un documentaire sur les Jeux, au coût de $1 million.En additionnant ces chiffres, on arrive presque à un milliard de dollars, total qui sera aisément atteint dans un an, à l'ouverture des Jeux, avec le taux actuel de 10 pour cent d'inflation.La deuxième question demeurée sans réponse, mais tout aussi importante: qui paiera?Les prévisions les plus optimistes du COJO lui-méme face aux revenus des Jeux parlent de $493 millions.Il restera donc près de $500 millions à trouver pour combler pour la différence.D une part, les contribuables montréalais seront incapables d'assumer seuls un tel déficit à meme le budget de la ville.D'autre part, le gouvernement québécois s'est engagé à combler le déficit des Jeux 11 tentera très prochainement de convaincre le fédéral d’é tie de ce déficit.A Ottawa, le premier ministre, M llplll Le monument Chénier a retrouvé sa fière allure Le monument du Dr Jean-Olivier Chénier, chef des Patriotes de 1837, élevé au square Viger en 1895 et entouré d'un parc qui a maintenant cédé presque tout son espace à l autoroute-est-ouest, a finalement été restauré du moins quant à son arme.En juillet 73 le fusil se brisait en deux (photo de gauche) et le 9 avril dernier le canon du fusil disparaissait (photo du centre).Ces jours derniers on pouvait constater que le beau bronze de Peltzer avait repris son allure originale et que Chenier n’avait plus la fâcheuse silhouette de vaincu qui le caractérisait depuis deux ans.(Photos Alain Renaud) I eponger une par- aujourd’hui Ouverture du 30e congrès de l'Association nationale des secrétaires, à l'hôtel Reine Elisabeth.Montréal • A Ottawa, conférence fédérale-provinciale sur les communications.• A 13h, ouverture de l'exposition organisée par les locataires expropriés de la rue St-Norbert, au Centre communautaire St-Urbain.3553 St-Urbain.Pierre Elliott Trudeau, a déjà indiqué que son gouvernement avait fait sa part pour le financement des Jeux en permettant l'émission de monnaies et de timbres, et en fournissant armée et police pour le service d'ordre.Ou bien Ottawa modifiera ses positions et déliera les cordons de sa bourse, ou bien les Québécois peuvent s'attendre à connaître après 1976 de substantielles hausses de taxes Le Parti québécois et le Rassemblement des citoyens de Montréal, les deux partis d'opposition à Québec et à Montréal, ont soulevé la question de l'utilisation des sites olympiques après la tenue des Jeux Selon M Marcel Léger, député pé-quiste de Lafontaine, la ville de Montréal n'a pas encore fourni un plan d'utilisation post-olympique des équipements, même s'il ne lu! reste plus qu’un an pour le faire.Voir pago 6: Queation* La Ligue des droits réclame un “nolle prosequi” pour Morgentaler Dans un mémoire présenté aux ministres des gouvernements canadien et québécois, la Ligue des droits de l'homme du Québec demande au ministre québécois de la Justice de suspendre les procédures intentées contre le docteur Henry Morgentaler.Après une analyse du cas Morgentaler, la Ligue estime que le docteur Morgentaler était justifié de poser les actes dont il est accusé.La Ligue considère tout d'abord que les circonstances prévalant au moment où le docteur Morgentaler a accompli les actes dont il est accusé ne sont pas celles que le législateur avait prévues, lorsqu'il modifia le Code criminel en 1969.Dans les faits, l’avortement thérapeutique, au sens restrictif du terme, n etait pas et n est toujours pas possible au Québec, pour la très grande majorité des femmes qui peuvent en faire la demande, dit la ligue Elle indique ensuite que ce sont les circonstances et les lieux caractérisant l’acte reproché au docteur Morgentaler qui sont d abord en cause dans les faits portés à l'attention des tribunaux: si le docteur avait pratiqué les mêmes avortements dans une clinique ou un hôpital accrédité ou approuvé, a partir d'une décision de comité d'avortements thérapeutiques, il aurait été sous la protection de la loi.Le texte ajoute que le docteur Morgentaler avait fait, dans le passé, des demandes au ministère des Affaires sociales du Québec pour que l'on approuve, au sens de la loi.sa clinique.Aussi, considérant que le docteur Morgentaler s'est rendu coupable d'un vice de forme, qui aurait pu etre évité si l'Etat québécois avait donné suite à sa demande, et que ce vice de procédure s'inscrit dans un contexte où le gouvernement québécois s'est systématiquement abstenu d'agir pour oue soient réalisées les conditions matérielles nécessaires à la pratique de l'avortement à des fins théra-peuthiques, la Ligue conclut que le docteur Morgentaler était justifié d'agir comme il Ta fait.On ne peut, ajoute la Ligue, évaluer les responsabilités du docteur Morgentaler sans tenir compte des dimensions collectives reliées à son geste.Il faut reconnaître que le docteur Morgentaler a pu choisir d'agir en dehors du cadre de la loi pour répondre à un besoin social manifeste, marqué par le souci de limiter les dégâts humains énormes au Canada, surtout au Québec, résultant des avortements clandestins et pratiqués massivement par toutes sortes de charlatans et par les femmes elles-mêmes L’argumentation de la Ligue trouve un appui dans l'expérience vecue en Allemagne et en Hollande, qui ont élaboré une jurisprudence et une doctrine dont les principes ont été repris par leur ministre de la Justice dans des déclarations officielles.Selon ces principes, il “est admis comme motif de justification le fait qu'une personne accomplisse, consciemment ou non.un acte contraire à la loi, mais utile à la société, en utilisant des moyens raisonnables, pour poursuivre un but également raisonnable et ce, même lorsqu'il y a adéquation complète entre l'acte reproché et un crime defini par la loi”.Le docteur Morgentaler a répondu à un besoin social, en comblant les insuffisances de la loi canadienne sur l'avortement, qui laisse aux administrateurs et professionnels de la santé le soin de définir à la place du législateur le sens à donner à la notion d avortement thérapeutique et l'interprétation du mot santé, et celles du ministre de la Santé et du Bien-être, qui admet publiquement que la loi fédérale n est pas appliquée correctement, mais refuse d'apporter les correctifs qui s'imposent La Ligue rappelle que seulement 23 hôpitaux (12 anglophones et 11 francophones) sur 210 ont un comité thérapeutiques, donc que le droit à l'avortement thérapeutique, dans les faits, demeure virtuel et formel, qu'il n'existe pas vraiment !F 4* loto quObcx > 4 • Le Devoir, lundi 14 juillet 1975 éditorial Pari nucléaire et pari politique L’indépendance énergétique, que caressent aujourd'hui la plupart des pays, grands et petits échaudés par la crise du petrole, explique pour une large part cette course au nucléaire, dont les risoues sont loin d’être tous connus et qui, par le fait même, font de ce choix un vrai pari.Beaucoup d’appelés peu d’élus: ce pari nucléaire est perdu d’avance si, effectivement, le but recherché est l’indépendance énergétique, trois pays seulement, à savoir les Etats-Unis, l’Union soviétique et le Canada, étant dans cette situation privilégiée.Tant sur le plan de la centrale nucléaire que du combustible destiné à l'alimenter, le pari , au( contraire, signifie le plus souvent dépen-' dance, à cette différence que change la personnalité du fournisseur.C’est donc dire que le pari nucléaire est aussi et d’abord un choix politique.Cet aspect explique peut-être qu’en dépit des risques écologiques et sécuritaires, et en dépit d’une conscientisation pour un refus populaire du nucléaire, les centrales nucléaires poussent comme des champignons après la pluie, lançant les possédants du “know how’’ dans une course aux marchés.• Il existe actuellement trois filières qui se partagent les faveurs du monde en ce qui regarde la première génération, celle des centrales appelées à fonctionner d’ici à 1980.Deux sont américaines et utilisent l’uranium enrichi: le PWR (Pressurized water reactor) de Westinghouse, et le BWR (Boiling water reactor) de General Electric.Le troisième type est notre CANDU : il fonctionne à eau lourde et uranium naturel.L’intérêt de ce type est évident puisque les Etats-Unis, qui ont enlevé près de 93% du marché des centrales nucléaires, sont aussi les seuls fournisseurs d’uranium enrichi en Occident.Faire donc le pari nucléaire, c’est fondamentalement choisir la dépendance vis-à-vis des Etats-Unis, technologiquement d'abord, politique ensuite.Et s'il est vrai que les quatorze pays de l’Organisation des pays producteurs de pétrole occupent une position clé aujourd'hui dans le développement industriel et la croissance économique, le contrôle américain sur le “tout-nucléaire’’ de demain est, à ce titre, une emprise totale.On méditera sur les conséquences d'un éventuel embargo américain sur l'uranium enrichi, ou plus simplement sur une hausse brutale du coût, sur des économies présumées concurrentielles et trop rapidement reconverties au nucléaire.Et c’est là, précisément, que se dégage dans toute sa plénitude, l'originalité de la voie canadienne.Ces quelques lignes ne cherchent qu’à poser le problème communément appelé “pari nucléaire”, et visent à placer, dans la mesure du possible, l’enjeu sous son vrai jour.Car si l’électricité, depuis qu’elle existe, est peu à peu entrée dans nos moeurs et dans nos habitudes quotidiennes avec son cortège de termes techniques tranquillement assimilés, le nucléaire reste encore une chasse gardée laissant aux experts le soin de jongler avec des notions hermétiques pour le commun des mortels.Il y a un mur sur le plan intellectuel ui semble être savamment entretenu, où le octoral le dispute à la technicalité.Le résultat, et nous y reviendrons, est que cette aura de mystère provoque la crainte et, comme le lien est apparent entre énergie nucléaire et bombe atomique, les risques inhérents s’en trouvent surmultipliés.Ainsi, que signifie enrichi quand on parle d’uranium?En deux mots: les filières Westinghouse et General Electric à eau pressurisée ou à eau bouillante, ont besoin pour combustible d’uranium 235, seul fissile, d’une teneur de 2 à 4%.Comme l’uranium naturel — combustible du CANDU — n’en contient .7%, il faut donc renforcer cette teneur, 1 augmenter de près de 5 fois, soit, dans le jargon technique: l’“enrichir”.La production d’une usine d’enrichissement est évaluée en UTS, ou million d’unités d'enrichissement.L’Agence américaine de recherche et de développement de l’énergie, ERDA, est propriétaire des trois usines fédérales d’Oak Ridge, de Paducah et de Portsmouth et c’est précisément ce secteur que le président Ford veut remettre au secteur privé.Les exportations américaines d’uranium enrichi étant appelées à atteindre près de cinq milliards de dollars par an sous.peu, ce secteur doit donc être développé et l'administration Ford estime qu’un transfert au secteur privé susciterait plus sûrement les énormes investissements nécessaires, quitte à ce que le gouvernement contrôle la production de cette industrie privée.Par le jeu des licences et des prises de participation, par les contrats de construction, Westinghouse (qui a décroché à elle seule 50.5% des commandes en 73-74) et General Electric (qui s’est adjugé avec son BWR près de 32%), tiennent donc non seulement le marché actuel mais aussi le marché futur, ce qui fait dire à certains critiques que le nucléaire est au fond un empire américain.Le seul cas où un pays “tenu ’ s’est dégagé de l’emprise de la licence US est l'Allemagne fédérale, grâce à Siemens.Cette germanisation de la technologie a permis par exemple à Bonn de concourir pour le marché brésilien.Le Canada, dans cette situation quasi mo- nopole, avait décroché en 73-74, avant notre tentative auprès de la Corée du sud ou de l'Argentine, une part de 6% du marché mondial.Ce score important certes mais sans commune mesure avec la part américaine, alors que notre filière CANDU à l’uranium naturel aurait dû ncus ouvrir toutes les portes, s’explique par notre relative insuffisance industrielle.Vingt-quatre centrales CANDU au Canada et dans des pays en voie de développement sont, selon les dernières estimations, en cours de fonctionnement ou en cours dé construction, mais nous sommes handicapés par une dépendance industrielle qui fait que des sous-ensembles sont traités par des constructeurs américains comme par exemple Babcock-Wilcox pour des générateurs de vapeur, ou General Electric (filiale canadienne) pour la fabrication du combustible.Faut-il penser qu’une nouvelle voie est explorée actuellement, et dont l'exemple italien de CANDU sous licence serait l’illustration?• Mais encore une fois, on en revient à l’élément humain et écologique, qui devra, en dépit de l’engouement pour le nucléaire et peut-etre à cause de cet engouement, être le critère décisif.Il n’est que de rappeler les occupations d’installations organisées en Suisse, la mobilisation en cours en France et la prise de conscience qui s'effectue aux Etats-Unis, mouvement mené en particulier par Ralph Nader.Le temps n’est pas loin où, au nom de la protection de l’environnement, ces divers mouvements du refus nucléaire feront leur jonction d'un pays et d'un continent à l’autre, pour une sorte de croisade anti-nucléaire.Ce n'est pas de la science fiction, il n’est que de rappeler le fameux document des “400”, en France, contestant les affirmations optimistes de ceux qui sont “juges et parties” à la fois devant le choix nucléaire.Les risques soulignés sont à la fois liés à la pollution thermique, à la sécurité des centrales quant aux fuites et aux accidents, aux conséquences apocalyptiques, aù transport et au stockage des produits radioactifs des déchets.C’est dire que le pari nucléaire, qui concerne chaque être humain sur la planète Terre, devrait sortir des cercles des initiés et, préalablement à un choix, toute une campagne d’information devrait être lancée.Comme le soulignent les scientifiques de “l’Appel des 400:“il faut qu’un vrai débat s’instaure et non ce semblant de consultation fait dans la précipitation”.Ou plus précisément: “ce semblant de consultation” fait à coups de demi-vérités où le politique est donné pour progrès technologique.Georges VIGNY Le verdict d’un linguiste britannique Pourquoi pas “une province, une langue”?par Gerald Slowe Un choix politique, non scientifique L’appel des “400” sur la politique nucléaire française ¦ Quatre cents personnalités scientifiques, politiques, intellectuelles et sociales de France ont récemment signé un manifeste condamnant la politique présentement menée dans le domaine nucléaire par la France.Voici le texte Intégral de ce manifeste, communément appelé "L’Appel des 400”.Le gouvernement français, après avoir favorisé sans retenue Tutilisation du pétrole comme source d’énergie, envisage, devant l’augmentation du prix de ce pétrole, d’accroître considérablement la production d’électricité d’origine nucléaire.On prévoit donc 170 réacteurs d’ici l’an 2000.Pour commencer, de l’ordre de 80 centrales, en cours de construction ou en projet sur une vingtaine de sites répartis sur tout le territoire.Ces centrales (1000 MW) seront du type uranium enrichi eau légère, technique mal connue à ces puissances.On prévoit aussi la construction de quelques centrales surrégénératrices, technique mal dominée.Nous, chercheurs, ingénieurs, techniciens, pensons qu’il s’agit d’une décision irréfléchie, dont les conséquences risquent d’être graves.Les risques encourus sont de plusieurs sortes: — risques liés à la sécurité des centrales (fuite possible les accidents sont péu probables, ils peuvent être effroyables); — risques liés à la pollution thermique (climat, écologie); — risques liés au transport, au stockage et au vol éventuel des produits radioactifs (en particulier le problème des déchets est traité avec légèreté).11 est inquiétant de voir l’E.D.F.(Electricité de France) éluder toute question, méconnaître toute compétence autre que celle des techniciens officiellement habilités.Il est inquiétant que ceux qui poussent ces projets soient en même temps juges et parties, il est inquiétant de savoir que, pour un programme ainsi accéléré, l’examen de la sécurité est confié à un organisme public mis en récession, le Commissariat à l’Energie Atomique, qui peut difficilement l’assumer.Il est inquiétant que la sécurité à long terme soit dépendante de la vigilance sans défaut de quelques-uns (une erreur est toujours possible, un sabotage aussi, leurs conséquences ne peuvent être calculées).Les enquêtes d’utilité publique, fragmentant les problèmes, escamotent des points importants (transports, déchets, démantèlement de centrales usagées), indissolublement liés à l’ensemble.Systématiquement on minimise les risques, on cache les conséquences possibles, on rassure.Pourtant, les divergences entre les études, les incertitudes, des rapports officiels montrent bien que les risques existent.Même quand il y a des solutions, l’absence d’une législation claire, d’un contrôle indépendant, l’intervention des critères de rentabilité financière permettent toutes les négligences.D’autre part, en dépit des affirmations officielles, une telle politique n’assurera pas l’indépendance de la France: — il n’y a pas tellement d’uranium en France; — l’usine d’enrichissement, qui ne produira qu’à partir de 1982, sera extrêmement vulnérable.Par ailleurs, quoi qu’on dise, peu de recherches sérieuses sont entreprises pour trouver de nouvelles sources d’énergie, pour diversifier celles existantes et pour diminuer le gaspillage.Nous pensons donc que la politique actuellement menée ne tient compte ni des vrais intérêts de la population ne de ceux des gé nérations futures, et quelle qualifie de scientifique un choix politique.Il faut qu’un vrai débat s instaure et non ce semblant de consultation fait dans la précipitation.Nous appelons la population à refuser l’installation de ces centrales tant quelle n’aura pas une claire conscience des risques et des conséquences.Nous appelons les scientifiques à soutenir cet appel et à contribuer, par tous les moyens, à éclairer l’opinion.(Cet appel a été publié dans la livraison de mai-juin 75, No 223, de la revue Economie et Huma- _____________________lettres au DEVOIR Une intervention éclairante Docteur Gilles Jodoin, faculté de médecine, Université de Sherbrooke.Je trouve digne d éloges, en tant que médecin-professeur, votre initiative de faire la part des choses en ce qui a trait aux études sur les risques d’amiantose faites par les chercheurs de Mount Sinai et de McGill (LE DEVOIR du 10 juillet).Tout comme vous, je n’ai aucun intérêt matériel en la chose.Cependant, j'ai vécu et travaillé en milieux miniers à Thetford, pendant onze ans en tout (1938, 1940-41, 1946-43 et 1956-64), et de fait, mon épouse et deux de mes enfants sont natifs de l'endroit.Il est sûr, comme vous le dites, que les niveaux d'empoussièrage dans les mines et moulins ne sont qu environ 5% de ce qu’ils étaient il y a 25 à 30 ans, de sorte que les statistiques que Ton décèle maintenant sont le résultat des mauvaises conditions en ce temps-là.Quoiqu'on doive encore améliorer au plus possible les conditions de travail, on ne doit pas pour autant en exagérer les consequences comme le font nombre de commentateurs, journalistes et politiciens.Espérons, qu’ayant étudié votre analyses, les rédacteurs des divers quotidiens (Gazette, Star, Le Devoir, La Presse, Le Jour) vérifieront objectivement les écrits de leurs reporters et collaborateurs.L’industrie de l'amiante ainsi que l’industrie minière en général constituent un apport bénéfique à l'économie du pays, et à tous ceux qui y oeuvrent, soit directement ou indirectement.Les faussetés et demi-vérités en vue de sensation en ces domaines sont néfastes à tous les citoyens.Marcel MICHAUD, ingénieur.Ville Mont-Royal, le 10 juillet 1975 • Membre de l’Institut des Linguistes, le Britannique Gerald Slowe a visité récemment le Québec afin de s’y enquérir des données de notre situation linguistique.Méfiant devant l’impact éventuel de la Loi sur la Langue officielle, il conclut qu’un régime d’unilinguisme serait préférable pour le Québec.Dans cet article rédigé spécialement pour LE DEVOIR, Gé-raid Slowe s’explique.En ma qualité d'Anglais intéressé depuis longtemps aux questions linguistiques à travers le monde, celle du Québec a particulièrement retenu mon attention.J'ai même visité le Québec pour l’étudier de plus près.J’ai été frappé du fait que certains Québécois sont fiers du bilinguisme de leur province, engendré par ses deux cultures, Cependant, le commun des mortels ne peut s'identifier qu'à une culture à la fois.Une culture supplémentaire est, de manière générale, non désirée.Une communauté bilingue est créée par des circonstances exceptionnelles comme la défaite ou l'occupation par une puissance étrangère.Ceux qui acceptent le bilinguisme au Québec acceptent nécessairement les faits qui la firent naître.De tout temps, la politique compréhensible des puissances coloniales a été de négliger la langue des peuples qu elles avaient assujettis pour lui substituer la leur.Ce n'était qu’en adoptant la langue du souverain que les sujets les plus entreprenants pouvaient monter en grade La langue indigène n'avait alors plus de place importante au sein de [ industrie et du commerce et elle dégénérait en une langue vernaculaire dédaignée de tous, excepté pour ceux qui continuaient de s'en servir Dans certains pays d Afrique et ailleurs, la langue indigène rudimentaire et non écrite céda le pas à une autre langue beaucoup plus riche.Ce ne fut pas le cas pour le Québec et l’ile Maurice qui furent peuplés par les Français dès l’origine et conquis ensuite par les Britanniques Bien que le Royaume-Uni ait renoncé à tout contrôle politique au Canada, son ancienne politique linguistique se poursuit On la retrouve à la base de la structure sociale du Québec Le Québec ne fait pas encore partie intégrante du monde francophone parce qu il lui manque une identité spécifiquement canadienne-française S il venait à acquérir cette identité, il se situerait au premier rang de la communauté des peuples francophones par sa superficie et au deuxieme rang par sa population, avec toute l’estime que cela signifierait pour lui-méme et pour le Canada l/ohstaele majeur A moins qu'on ne fasse des réformes importantes, les mots "anglais” et “succès" resteront liés La pré- sence au Québec d’une minorité d'expression anglaise qui domine le secteur économique et qui impose d’une manière consciente ou non sa langue à la majorité d’expression française constituait et constitue encore un épineux problème.Il ne peut y avoir aucune équité dans cette situation.Un peuple qui doit se débrouiller, même partiellement, dans une langue autre que la sienne est désavantagé.La minorité anglophone est enracinée dans un régime légal qui parpétue son existence.L’Acte de l’Amérique du Nord britannique édicte qu’au Québec (et au Québec seulement) la législature provinciale et tous les tribunaux doivent être bilingues.La loi fédérale — la Loi sur les Langues officielles — déclare que tout département et toute agence fédérale situés dans un district proclamé “district bilingue fédéral", doivent fournir un service bilingue.La Loi de la radiodiffusion fait pénétrer l’anglais comme le français dans chaque foyer.La loi québécoise sur la Langue officielle prévoit un enseignement public et en français et en anglais et stipule que toute personne peut s'adresser a l'administration publique dans l'une ou l’autre des deux langues Dans le domaine de l'éducation, le gouvernement du Québec agit indépendamment d'Ottawa et pourrait commencer d'ici peu à supprimer l'anglais comme langue d’enseignement dans les établissements publics.De plus, il pourrait statuer que dans un délai fixe, tous les rapports entre les résidents québécois et les services Îirovinciaux et municipaux devront se aire en français Relativement à la lé-islature, aux tribunaux, aux districts ilingues fédéraux, à la radio et à la télévision, seule une modification de la loi fédérale serait efficace.Ceci demanderait l'appui de la majorité d’expression anglaise de tout le Canada qui ne serait toutefois pas donné, si l’on en juge par les attitudes existantes.Du point de vue linguistique, la séparation ne devient cruciale que si la majorité s'obstine trop longtemps.A notre avis, la législation québécoise a été établie de manière à ennuyer le moins possible la population anglophone actuelle.Cette génération ne peut en effet protester en prétextant que ses enfants qui naîtront perdront leurs droits, ils perdront tout simplement des privilèges Dans un Québec exclusivement francophone, le commerce se ferait habituellement en français parce que se serait la langue que connaîtraient le mieux les patrons d’origine québécoise.Communiquer avec les employés en français serait chose toute naturelle, contrairement à la situation actuelle où l’on obéit de force à la loi sur la Langue officielle Les gens venant de l’extérieur de la province pour diriger un commerce ou travailler devraient nécessairement connaître le français ou l’apprendre.Les avantages de runilinguisme L’idée qu'un Québec unilingue ne réussirait pas à attirer les investissements extérieurs est sans aucun fondement.Les gens de par le monde qui placent leur argent s'intéressent au profit et non pas à la langue.Cependant, une grande partie du commerce extérieur du Québec continuerait à se faire en anglais ainsi qu’en d'autres langues.Des linguistes spécialement formés pourraient être disponibles afin de le faciliter comme cela se fait au niveau commercial dans les autres pays.La tension et la confusion deviennent endémiques dans toutes les communautés multilingues.Le Québec ne fait pas exception a ia règle Bien que les immigrants francophones s'inséreraient harmonieusement dans un Québec d'expression uniquement française, il ne serait pas indispensable comme à présent de les rechercher tout simplement pour équilibrer une population anglophone toujours croissante.Certains prétendent que le fait que le Québec tasse partie de l'Amérique du Nord justifie et rend inévitable î'u-sage de l'anglais comme langue officielle.Saint-Pierre-et-Miquelon de même que le Mexique sont, eux aussi, situés en Amérique du Nord mais ni l’un ni l'autre ne fait usage de l’anglais comme langue officielle.Certains voient la langue anglaise comme le symbole de la prééminence britannique, ce qui lui donne à leurs yeux un caractère sacré.Cet esprit est inacceptable à une époque postcoloniale d’autant plus qu'un très grand nombre de ceux qui parlent l’anglais habituellement ne sont pas de descendance britannique Suivant une autre opinion qui est moins vieillotte sans etre plus valable pour autant, un Québec d’expression uniquement française se séparerait inéluctablement de la Confédération On oublie parfois que le partage d'un pays en régions unilingues bien définies ne nuit pas nécessairement à son unité.Le partage de la Belgique en trois régions néerlandaise, française et allemande, en est un exemple Un statut bilingue néerlandais-français ne s'impose que dans Bruxelles, la capitale.la région allemande ne comptant que pour moins d'un pour cent de la population de la Belgique.La Suisse a ete depuis longtemps partagée en trois régions: allemande, française et italienne, mais elle reste unie Il serait fâcheux et mauvais que le retrait des services de langue anglaise au Québec engendre le retrait des services de langue française dans les autres provinces du Canada.Tandis ue les minorités françaises en dehors u Québec sont parfaitement inoffensives pour les majorités avec lesquelles elles co-existent, la minorité anglaise au Québec par contre possède des pouvoirs assimilateurs considérables.A l’exception d’Ottawa et du Nouveau-Brunswick, les services de langue française hors du Québec sont plus symboliques que réels et bien qu’utiles, ils ne créent nulle part un milieu linguistique français.Mais advienne que pourra! Ce serait une erreur de sacrifier les besoins primordiaux du Québec par crainte des répercussions en dehors de ses frontières.Le fait est que le gouvernement du Nouveau-Brunswick a déjà annoncé que sa politique linguistique ne serait pas affectée par les événements susceptibles de se produire au Québec.Or, le Nouveau-Brunswick est la seule province qui accorde un statut égal à l’anglais et au français.Il est cependant possible que le grand nombre d’immigrants, qui s’installent au Nouveau-Brunswick et qui sont ou deviendront anglophones, submergent avec le temps ses trois comtés septentrionaux contigus au Québec.Ces comtés de Madawaska.Res-tigouche et Gloucester sont actuellement à prédominance canadienne-française ou acadienne.Pour écarter ce danger, il serait peut-être valable d’incorporer ces comtés à un Québec éventuellement francophone.Ils ne ¦forment qu'une petite partie de la su- Gmficie totale du Nouveau-Brunswick, n quatrième comté, Kent, pourrait être inclus, s’il ne formait pas une enclave située en territoire d'expression anglaise.Pour des raisons analogues, il serait souhaitable d'incorporer aussi au territoire québécois les comtés du sud-est ontarien: Prescott et Russell.On a tendance à penser qu’une accessibilité accrue à 1 enseignement linguistique au Canada engendrerait un bilinguisme plus développé au niveau de la population canadienne.Cette idée est peu réaliste.Pour la majorité des gens, la maîtrise d’une langue seconde est une tache ardue et exige beaucoup plus de temps qu’ils n’en peuvent disposer.Cet apprentissage exige aussi une motivation que ne possèdent, pas, en général, les Canadiens de langue anglaise.Les antécédents bilingues que possèdent de nombreux Canadiens français et Acadiens se reflètent souvent dans leur langage qui est parsemé d'anglicismes ridicules.Le Québec ne pourra vivre éternellement dans l'ombre de sa défaite II doit devenir aussi français au plan linguistique que l'Ontario est anglais Merci à Jacques Monsieur le directeur, C'est avec grande satisfaction que nous avons pris connaissance de l’article du professeur Benjamin, dans la livraison du mercredi 9 juillet du Devoir.Satisfaction mais sans surprise, puisque M.Benjamin nous avait rejoint pour s'enquérir du cheminement de la diffusion de ’’Contre-censure'.Il avait vu le film à notre invitation, son opinion de spécialiste de la question camerounaise nous étant fort pécieuse.La diffusion de ce film rencontrant les obstacles qu’il décrit si justement dans son article, le fait de porter ces problèmes sur la Benjamin place publique ne peut que nous réjouir.Nous tenons simplement à noter que les difficultés de financement que nous connaissons sont plus particulières à l'ensemble des court-métrages de ce type au Québec qu'à notre film.C'est justement à LOf-fice du Film du Québec que nous avons trouvé le plus d'ouverture d'esprit et de bonne volonté vis à vis d’un document qui, par sa nature-méme.ne s'intégre pas facilement dans les circuits de production existants.Cette aide nous a été des plus précieuses et le fait que TOFQ ait répondu à M.Benjamin qu’il se sentait moralement engage vis à vis de “Contre-censure" est à souligner, dans un milieu où généralement on ne fait pas grand cas de ce genre de responsabilité.En espérant que cet article aidera un document à nos yeux fort valable à sortir de l’ombre, nous ne pouvons que nous féliciter des remarques de M.Benjamin.(Signé) Les auteurs du film "Contre-Censure": Alain d'AIX Hervé SEVIGNY Morgave LAL1BERTE Montréal, le 11 juillet 1975.Pas de canonisation,de la compréhension M.Pierre Dermine, Bien sûr, l’année de la femme, vous exaspère, sachant très bien quelle vous demande à vous, hommes, une prise de conscience, qui dérange vos habitudes.C'est pas possible, vous souffrez de misogynie aigiie ou vous êtes membre de la secte des adorateurs de nombrils.Vous auriez avantage à consulter Morgentaler, côté humanisme.Legoisme n'a pas fait que détorier votre coeur, mais votre cerveau en a pris un bon coup.La viande avariée est alléchante en comparaison de l'état de votre esprit abruti.Comment pouvez-vous vous permettre de juger les femmes alors que vous n'étes qu’un homme?.Aucun homme ne peut se "hisser" à la compréhension de la condition féminine.Quant aux femmes elles la vivent et n’ont donc pas besoin de l'analyser, encore moins de produire une "théorie" de leur liberation, D'ailleurs la théorie est une invention d'hommes pour les hommes une affaire de "mecs".Avant de trancher la question de l'avortement aussi radicalement, on se doit d'étre réalistes.Qu'avez-vous fait pour les enfants qui ont déjà vu le jour?.Qu'avez-vous fait pour les grossesses que vous avez provoquées?l'abandon n'est-elle que votre seule solution?.Qu’avez-vous fait pour les millions d’enfants qui meurent de faim dans les pays sous développés?.Ont-ils vraiment le droit de naître pour ne connaître que la souffrance?.Qu'avez-vous fait pour ceux qui sont fauchés par les uerres stupides?.Ont-ils le droit e naître pour ne connaître que la douleur?.Qu'avez-vous fait pour ceux qui sont maltraités dans leurs propres foyers?.ont-ils vraiment le droit de naître pour ne connaître que la haine’’.Et ceux qui n'ont pour tout partage que la rue.école du vice et de la corruption?.Ont-ils vraiment le droit de naître pour ne connaître que la déchéance’’.Votre verbillage n'a d’égal que votre inconscience.Puisque vous aimez la représentativité, voici le monument que j'érigerais un homme d'abord, avec un corps d'A-donis, la boite crânienne assez volumineuse mais absente de matière grise.Sa poitrine béante nous laisserais voir une pierre noire.Près de lui une femme d’allure ordinaire, mais possédant un cerveau bien fonctionnel.Une large entaille près du sein gauche nous permettrait de voir vibrer deux coeurs.Les explications sont surperflues.La libération que nous souhaitons, n’est pas celle des moeurs mais celle qui nous permettra de sortir de vos mains avilissantes.Vos vespasiennes vous serviront alors de lavabos ou d'abreuvoirs.Quand les hommes cesseront de nous cracher leur venin, ce sera un jour nouveau, une autre humanité Il est triste de constater que ceux ui nous marchent dessus aujour-hui, ce sont ceux-là même qui sont sortis de nos ventres.Sans doute trouverez-vous mes propos amers, mais il vous faut faire un réel effort de réflexion afin de considérer avec plus d'objectivité et de précision les problèmes de la femme Sans rancunes Thérèse BEGIN Lévis, le 2 juillet 1975.À l’école du Devoir M.Claude Ryan, Je vous remercie d’avoir bien voulu publier mes articles et d’avoir corrigé les fautes que j’ai pu y glisser par inadvertance ou par Ignorance.Votre quoü'dien est, Kur mol, une sorte d'école de mçais où J'y perfectionne mon langage par une lecture assidue parce qu’il fourmille de mots précis et inaccoutumés Votre diffusion des nouvelles fignole de la première page à la dernière Si tous les Journaux imitaient votre façon d écrire, on jouirait d une amélioration cer taine de l'idiome français, line précision s impose je ne veux pas dire que les autres quotidiens font du solécisme, mais c'est plutôt un manque de recherche exhaustive de la langue écrite en laveur du visuel et du fantastioue émotionnels qu’ils préconisent llelas! on associe trop souvent le bon parler à une classe sociale de gens; la classe "intellec- tuelle ou professionnelle si cette chose existe, la faute en incombe à la masse tout simplement La peur du ridicule joue un rôle prédominant chez eux face à l'emploi d'expressions nouvelles Situation qui devrait changer Bien parler n es! pas Tapanacne d'une caste d individus seulement, c'est à la portée de tout le monde Soyons francs! la paresse intellectuelle est un des maux modernes et, par surcroît, la lecture entre peu dans nos passe-temps favoris.A toute fin pratique, le seul remède à cette pauvreté dç notre vocabulaire, ce sont les bon nés lectures F -Gilles HOULE Montréal, juillet 1975 LE DEVOIR tonéé par H#nu lairrotto It I0|af*«*ar1tl0 »« rprlatfttft «n (M Oa«dt «ran »é«4a
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