Le devoir, 27 octobre 1975, lundi 27 octobre 1975
te **¦ «r • ' *».**r -w Fais ce que dois /a météo: ensoleillé devenant nuageux en soirée.Maximum 12 à 14.Demain: nuageux.20 CENTS •Vol.LXVII - No 247 Montréal, lundi 27 octobre 1975 Saint Florent Québec n’était pas cf accord sur les mesures de guerre par Michel Roy “The October Crisis”, fresque documentaire de deux heures et demie sur les événements de l’automne 1970, magistralement réalisée par Mark Blandford et diffusée hier soir au réseau anglais de Radio-Canada, révèle un certain nombre d’éléments inconnus jusqu’ici, de faits nouveaux et de détails inédits relatifs à des faits connus.On apprend notamment qu’il y avait à l’époque, qu’il y a encore aujourd’hui un désaccord profond entre les gouvernements d’Ottawa et de Québec quant aux raisons et à la nécessité motivant le recours à la Loi sur les mesures de guerre.Interrogé au cours de l’émission, le premier ministre, M.Bourassa, est formel sur ce point: il n’y avait pas au Québec “d’insurrection appréhendée" lorsqu’il Rien ne prouve que la “prison” de Laporte était connue demanda au gouvernement fédéral de proclamer cette loi.Il rejette la thèse d’Ottawa selon laquelle Montréal était au bord de l’agitation sociale, voire de la révolution, lorsque la Loi sur les mesures de guerre fut invoquée.“Je ne partage absolument pas cette analyse, declare M.Bourassa.Il y avait quelques milliers de turbulents, et dans toute grande ville, vous avez toujours quelques milliers de turbulents, et ils sont la chaque fois qu’un problème se pose, mais voilà tout.” M.Bourassa précise qu’il a employé dans sa lettre adressée à M.Trudeau les mots "insurrection appréhendée” uniquement parce qu’il y était juridiquement contraint.Il voulait seulement que la Loi sur les mesures de guerre apaise les gens, leur prouve que lë gouvernement assumait ses responsabilités et faisait le nécessaire pour empêcher d’autres enlèvements.Par contre, les autorités fédérales étaient préoccupées, non seulement par le danger d’agitation sociale, mais aussi par l’état du gouvernement Bourassa.Elles avaient acquis la conviction que celui-ci vacillait et que M.Bourassa lui-même était dangereusement faible.Voici d’autres faits et explications que l’on dégage, non seulement du film projeté hier soir, mais aussi, dans certains cas, d’un résumé de la documentation et des .résultats de la recherche réunies par une dizaine de journalistes durant huit mois sous la direction de M.Louis Martin, aujourd’hui directeur de l’informa- tion à la télévision du réseau français.Les autorités savaient • La grève des policiers montréalais en 1969 avait convaincu l’Armée de la nécessité d’un programme spécial d’intervention au Québec.Il fut donc décidé de créer une Section d’urgences civiles et de préparer l’Opération Essai, plan qui devait permettre de dépêcher en quelques heures 9,000 militaires au Québec.En juillet 1970, on organisa des manoeuvres militaires en collaboration avec des unités des forces policières du Québec.• La brigade de police mixte antiterroriste (CAT) fut réorganisée et renforcée en juin 1970 sous la direction de M.Michel Côté, chef.du contentieux de la Ville de Montréal.Elle fut regroupée en un Voir page 6: Octobre Rien ne prouve que les autorités policières, militaires et politiques connaissaient le lieu où Pierre Laporte était détenu par ses ravisseurs en octobre 1970.C’est du moins ce qu’affirment Mark Blandford, réalisateur de “The October Crisis”, et son adjointe à la réalisation, Mme Judith Walle, sur la foi des enquêtes et des recherches faites pour le compte de Radio-Canada durant plusieurs mois par une dizaine de journalistes sous la direction de M.Louis Martin.A l’issue d’un visionnement de l’émission,(présentée samedi à la presse et diffusée hier soir au réseau anglais de Radio-Canada), des journalistes ont évoque cette hypothèse fréquemment envisagée depuis quelque temps, mais à laquelle "The October Crisis,’ ne fait aucune référence.Hypothèse d’autant plus troublante que les membres de la cellule “Libération” de Jacques Lanctôt avaient acquis la conviction que la maison de la rue Armstrong était connue de la Police et qu’il ne fallait plus s’y réunir.Ce fait a été vérifié, semble-t-il, par l’équipe de recherchis-tes.Mais ceux-ci n’ont pu établir, au cours de leurs enquêtes, que quiconque en autorité, ou dans la police, savait que le ministre se trouvait au 5630 rue Armstrong.Franco est à l’agonie MADRID (d’après AFP et AP) — Le général Franco est à l’article de la mort, une hémorragie intestinale risquant de précipiter l’issue fatale.Aux dernières nouvelles, une transfusion sanguine et des massages cardiaques auraient été effectués d’urgence, alors que le prince Juan-Carlos se rendait au palais au Pardo où l’avaient précédé le chef du gouvernement, M.Arias Navarro, et le marquis- de Valcarcel, président des Cortès.Dans l’attente de l’annonce officielle imminente de la mort du général Franco, une unité mobile de la télévision espagnole est depuis une heure du matin postée au ministère de l’Information.Le ministre de l’Information, M.Leon Herrera, est actuellement dans son bureau.C’est lui qui doit annoncer au peuple espagnol au sommaire ¦ Baie James, creuset du rapprochement dans la construction -page 3 ¦ Les faiblesses du programme Trudeau: un éditorial de Claude Ryan ¦ Le Liban dans la spirale de la violence: un commentaire de Georges Vigny ¦ L’insatisfaction des électeurs: une analyse de Michel Roy -page 4 ¦ Sadate arrive à Washington avec l’esooir de la mort du caudillo.De fait, un bulletin médical, publié dimanche soir à 22 h 30 locales, indique le début de la fin dans la lutte que, depuis trois jours, le chef de l’Etat mène contre la mort.Pour la première fois, les médecins traitants signalent un “état critique” à la suite d’ “une aggravation" due à une hémorragie gastrique jusque-là non signalée.L’insuffisance cardiaque qui s’était stabilisée depuis la veille s’est accentuée et des irrégularités importantes sont apparues dans le rythme cardiaque.A dix-neuf heures, samedi soir, la dernière conférence de l’équipe des douze médecins et spécialistes, pratiquement en permanence au Pardo, concluait à une aggravation qui “empêcherait le chef de limiter les fourniturès US à Israël -pages ¦ Waldhein dans la course diplomatique pour arrêter la marche “verte” —page 9 ¦ La qualité de l’enseignement réunit le ministère, leCEQ et laFCSCQpage?¦ année de la femme ¦ bridge -page u ¦ La future Régie de l’é- nergie du Québec contrôlera le prix des produits pétroliers -page ie A HflMHHEBMNMÜfi l’Etat de passer la nuit”.Leur sentiment était communiqué aux ministres qui attendirent la fin “avant l’aube”.Les prédictions des médecins étaient démenties par les réactions du malade qui passa une nuit tranquille et une journée sans nouvelle défaillance, muni des derniers sacrements.L’hémorragie gastrique sur cet homme victime en juillet 1974 d’une thrombophlébite vient compliquer les choses et rend impossible la tâche des médecins nui ne peuvent contrôler à la fois les tendances à la phlébite en même temps que l’hémorragie sur ce vieillard de 82 ans atteint de surcroît de la maladie de Parkinson et souffrant d’insuffisance cardiaque et pulmonaire.Le caudillo a assisté hier matin à la messe célébrée — probablement dans sa chambre — par Mer Bulart, son aumônier personnel.Le chef de l’Etat espagnol était entouré de son épouse, Dona Carmen, de sa fille Carmencita et de son gendre, le marquis de Villaverde, du président du gouvernement, M.Carlos Arias Navarro et des chefs de ses maisons civile et militaire.Les autres dignïtâires du régime, après une nuit passée, soit aans leur bureau, soit à leur domicile, à attendre la nouvelle de la mort du chef de l’Etat, sont revenus hier au palais du Pardo.L’archevêque de Madrid, Mgr Enrique Tarancon, a été l’un des premiers à se présenter devant la grille défendue par deux lanciers à cheval que leurs uniformes colorés — sorte de compromis entre ceux du uhlan et du sphahi — distinguent des policiers qui montent la garde autour des murs ocres et beiges du palais.Journalistes espagnols et étrangers, photographes venus de tous les coins du monde reprenaient aussi leur faction devant les trois principales portes de la résidence du chef de l’Etat, tandis que parvenaient messages et télégrammes de voeux à l’adresse du caudillo.Celui-ci avait d’ailleurs envoyé samedi un message de Voir page 2: Franco Une vieille femme dit son chapelet, un soldat épluche les dernières éditions: en dépit de son apparente sérénité, Madrid a vécu au rythme du Pardo où le vieux “Caudillo” est à l’article de la mort.(Téléphoto AP) Les milices engagent des combats de rues à Beyrouth BEYROUTH (d’après Reuter et AFP) — Les combats de rues ont fait rage toute la journée d’hier à travers Beyrouth, faisant, d’une rue à l’autre, un minimum de 45 morts et un nombre indéterminé de blessés.Les miliciens adverses, partant à la conquête de positions, ont embrasé ainsi des quartiers résidentiels jusqu’alors épargnés, alors que des informations M CHEZ VIT0 Ristorante Mec a gastronomica Tét.:7$S-3623 5412 Côte des Neiges Montréal | fragmentaires faisaient état d’incidents meurtriers dans d’autres villes du Liban.Une huitième trêve, négociée dans l’après-midi, est restée lettre morte, et, à la tombée de la nuit, les combattants des deux camps, chrétiens et musulmans, s'affrontaient avec des armes de divers calibres.L’autorité politique semble complètement dépassée, et alors que certains craignent un embrasement généralisé, des voix s'élèvent, du côté musulman, pour critiquer la“politique haineuse” du chef de l’Etat, M."oleiman Frangié.Une mitrailleuse lourde a été installée sur les bâtiments du ministère de l’Information et de Radio-Liban par la garde.C’est là que commence la rue Hamra, réputée dans le monde arabe pour ses magasins de luxe, ses restaurants, ses cinémas et ses centres d’affaires.La situation s’était brutalement aggravée à Beyrouth dans la nuit dé vendrédi à samedi.Aucun bilan significatif des derniers affrontements ne peut être obtenu.Selon certaines informations officieuses; une cinquantaine de personnes ont été tuées et une centaine d’autres blessées, vendredi et samedi.Il est maintenant manifeste que les forces en présence tentent de s assurer le contrôle du quartier résidentiel de Kan- tari, sur le front de mer, dans le centre de la capitale libanaise.On s’est ainsi battu pendant trois heures autour des hôtels , “St-Georges” et "Phoenicia”, parmi les plus luxueux de la capitale.Perché sur une colline, le quartier était jusqu'à présent considéré comme un “no man's land", avec, au sud, les forces musulmanes sur des positions surélevées, à l'est les phalangistes et leurs alliés, à l’ouest, l’artère d’Hamra et le quartier de Ras-Beyrouth, toujours “neutres”.Les combattants progressent désormais sous le couvert de sacs de sable déplacés d’un point à un autre.Des obus de mortier sont tombés sur le toit et le garage de l’ambassade d’Autriche à Beyrouth.Deux autres obus sont tombés sur une église arménienne à Na-baa, à l'est de Beyrouth.Un des obus a Doublésoviétique surVénus MOSCOU (Reuter) — En trois jours, l’Union soviétique a réussi un doublé spatial spectaculaire: une sonde automatique-“Venus 10” s’est posée en douceur samedi sur Vénus à 2.200 kilomètres de l’endroit où la sonde “Vénus 9” avait atterri mercredi.L'agence Tass indique que la sonde a, comme sa devancière, transmis aux savants soviétiques une vue panoramique d'une partie de la surface de la planète la plus proche de la terre, via le vaisseau Vénus 10 qui continue de tourner en orbite vénusienne.Les photographies envoyées mercredi par Vénus 9 étaient les premières jamais parvenues de la surface d’une autre planète.Elles montraient un paysage plat avec des pierres aux arêtes vives éclairées par le soleil en dépit de la couche de nuages d'une épaisseur de 30 kilomètres qui dissimulent la surface de la planète aux télescopes terriens.Tass a précisé que les caméras et instruments de mesure de la sonde Vénus 10 avaient fonctionné pendant 65 minutes avant qu'ils ne soient mis hors d’état par la chaleur de 500 degrés centigrades a la surface de Vénus.explosé et une dizaine de personnes ont été blessées.D'autres combats intermittents étaient signalés par Radio-Beyrouth dans les banlieues de Chiyyah et d’Ain al-Pommaneh, au sud, et à un moment, les combattants se sont approchés du périmètre de l’aéro- Eort de Beyrouth, dans les quartiers de aylaki et de Hadeth.A l’est, tous les Beyrouthins, qui en ont eu la possibilité ont évacué la capitale pour se réfugier dans les montagnes.Un grave incident s’est déroulé au cours de la journée dans la région de Tyr, a-t-on appris de source bien informée.M.Kamal Radi, rédacteur à l’hebdomadaire “Al Hadaf", organe du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), a été retrouvé mort.Selon la direction du journal, M.Radi avait été enlevé, en meme temps que le directeur du “Hadaf ”, par des miliciens du Parti national libéral de M.Camille Chamoun, ministre de l’Intérieur.Le frère de M.Radi, apprenant la mort du journaliste, aurait tue sept personnes, dimanche à Tyr, a-t-on appris de mêmes sources.Ces personnes étaient du village de Damour (sur la route de Saïda), d>j est originaire M.Chamoun.Aussitôt dt'; barrages ont été dressés à Damour et pl, sieurs personnes auraient à leur tour été enlevées.Dans la vallée de la Békaa (centre-Liban) des accrochages ont éclaté autour du village de Zahlé, selon des informations en provenance de cette ville, à la suite d’un incident survenu le matin.Un homme avait ouvert le feu sur un groupe de Zahliotes, en blessant quelques-uns.Il avait ensuite été tué.Voir page 2: Beyrouth Les vins ANTONIN RODET ANTONIN RODET COTE DE BEAUNE VILLAGES AWiutKtN cor» m HMi'Mr wiMciis msienio • fc U COMMMlt J M DOMUI UH • A N TON I N RODE T sont aussi bons «C OK qu’on le dit VENDREDI [| 1 j| 1 24 oct.75 — 1 1 1 1 1 1 ¦ lài !.tirage 30 gi 1 1 Case postale 908, Place d’Ar Montréal 126, Qué.Tél: 873 mes -5350-53 Tiraae 24 OrtnhrA 1075 759,390 BILLETS VENDUS Tirage.£4OCIODre 15/D 3,011 GAGNANTS $993,150.00EN PRIX [ | 31 Séries émises - 90,000 chacune 4 3 4 3 5 5 GA GNE $200,000.4 5 3 7 5 gagna $100,000.¦ huj.ïüj^B g 5 7 2 3 2 gagne $50,000.7 5 3 9 0 gagne $25,000.137618 1 7618 1 eia POSSIBILITÉ DE: 31 GAGNANTS DE $5,000.248 GAGNANTS DE $500.2511 GAGNANTS DE $100.8 BILLETS SE TERMINANT PAR 3 4 3 5 5 GAGNENT $10,000.1 billets st terminant per 5 0 3 7 5 gagnent $1,000.8 billets se terminant par 5 7 2 3 2 gagnant $1,000.7billets se terminant par 5 2 3 9 0 gagnint , $1,000.71 BILLETS SE TERMINANT PAR 4 3 5 5 GAGNENT $2,000.39billets st terminent per 0 3 7 5 fignanl $300.73 billets se terminant par 7 2 3 2 gegnrt $300.70billets se terminent par 3 9 0 gagnant $300.667 BILLETS SE TERMINANT PAR 3 5 5 GAGNENT $500.712b'ii.t.M terminant pat m m 3 7 5 gagnant $100.678 billets se terminant per m m 2 3 2 gagnant $100.675billets se terminant per m 3 9 0 gagnant $100. 2 * Le Devoir, lundi 27 octobre 1975 BEYROUTH suites de la première page On était toujours sans nouvelles des deux diplomates américains, MM.Charles Gallagher et William Dykes junior, enlevés il y a quatre jours dans un quartier ouest de Beyrouth.Une centaine de ressortissants américains, dont certains appartiennent aux services régionaux de l'ambassade américaine, ont déjà quitté, ou s’apprêtent à Quitter le Liban, a-t-on appris de source diplomatique américaine a Beyrouth.Aucune mesure d’évacuation de l’ensemble de la colonie américaine du Liban — envi- la météo eWi* Y«lowfcr»U »ol Folk Mmko CW U pricipHoMon kovt* pmdon k organisé par Inlormatech France-Québec 1 colloque d’information: LUND110 NOVEMBRE bre de leurs membres à l’occasion du maraudage.Il y a actuellement 2,830 syndiqués de la construction à la baie James, la CSN affirme en représenter près de 40%, la FTQ 70%.L’objectif réel des deux centrales est d'améliorer de 10% à 15% leur pourcentage respectif de représentativité! A la CSN, on mise essentiellement sur la politique traditionnelle de défense de l’ancienneté des travailleurs, un sujet qui touche de près les syndiqués de la baie James où en fin de semaine la compagnie Désourdy en congédiait 70 pour manque de travail, indépendamment de l’ancienneté.Pour la CSN, l’ancienneté est aussi la solution à l’insécurité physique des chantiers parce qu’une fois acquise, elle permettrait aux travailleurs de refuser de travailler au risque de leur santé ou de leur vie sans être menacés de perdre leur emploi.La publicité de la CSN est sobre.La caisse est moins fournie qu’à la FTQ.Ses délégués de chantier misent beaucoup ici comme ailleurs sur les éditions “régionales” du Bâtisseur, son journal syndical qui n’hésite pas à rappeler les anciennes "terreurs” tout en proposant le modèle syndical de la CSN.Bien présenté, le journal est lu.Sans le dire, la CSN compte aussi sur son système de cotisations pour améliorer sa performance.A la CSN, les syndiqués en chômage n’ont à toute fin utile aucune cotisation à payer.L’argument devrait être sensible chez les travailleurs L’erreur du pilote dans l’Arctique OTTAWA (CP) — C’est une erreur du pilote qui aurait causé l’écrasement d'un avion et tué 32 personnes Tan dernier dans les îles de l’Arctique.Cette conclusion ressort en effet d’un rapport du ministère des Transports sur les circonstances entourant la plus importante tragédie de l’histoire de l’aviation dans les régions de l’Arctique canadien.Seulement deux passagers avaient survécu à l'écrasement du petit avion Elec-tra Lockheed, survenu à Rea Point dans les Territoires du Nord-Ouest.C’est au moment de la descente de l’avion à proximité des lies Melville que l’accident s’est produit.Un porte-parole de la Panarctic Oils, proprietaire de Tavion, a contesté les prétentions du rapport du gouvernement fédéral.Selon Panarctic Oils, les conclusions des experts du ministère des Transports s'inspirent d’une recherche superficielle et ne cherchent qu’à jeter le blâme entier sur le pilote, William Brian Thomson de Leduc en Alberta.Le gouvernement canadien détient 45 pour cent des actions de la Panarctic Oils qui explore et exploite notamment des puits de pétrole des Territoires du Nord-Ouest.Néanmoins, dans le communiqué émis simultanément à la publication du rapport, le ministre des Transports, M.Otto Lang, a indiqué qu’une enquête sera entreprise sur les opérations aériennes de cette société.Les auteurs du rapport critiquent par ailleurs les règlements du ministère.La Chambre de commerce de Montréal Reprise des déjeuners-causerie hebdomadaires saison 1975-1976 LE LUNDI, 27 OCTOBRE M.ROBERT A.BOYD président de la Société d énergie de ta Baie James Sujet: le complexe La Grande, une entreprise essentielle pour le Québec Hôtel Sheraton Mont-Royal 12 h 30 Le public est admis Billets à l’entrée: $7 Pour les membres, des livrets d’abonnement sont disponibles à prix réduit.Renseignements: 866-2861 en chômage de la FTQ qui accumulent des arrérages de cotisation.La FTQ par contre est plus présente visuellement.Ses affiches, ses collants multicolores et ses nouveaux chandails “FTQ-baie James” se rencontrent partout.Si les deux machines sont bien rodées et omniprésentes, les travailleurs quant à eux parlent avec réticence du maraudage, comme tel.Ils affirment pourtant que les fiers-à-bras ont disparu et que la campagne est propre.Des craintes n’en subsistent pas moins; ceux qui portent une étiquette sur leur casque jaune affirment en général qu’ils maintiendront leur allégeance.Toutefois, des travailleurs de la FTQ sont venus carrément dire à MM.Pepin et Bourdon qu’ils abandonneraient leur centrale actuelle.Y voir l’indice d'un déplacement substantiel des allégeances constituerait cependant une extrapolation sans fondement rigoureux.La chose est possible.Mais bien malin qui pourrait dire au profit de qui.Ce qui est certain, de l’avis même des travaifteurs, c’est que les deux centrales sont là pour y demeurer.Elles attirent des clientèles fort différentes et la possibilité de changer d’allégeance stimule la combativité de chacune.La CSD, dont les représentants visitaient la Baie James cette semaine, demeure une illustre inconnue pour la majorité.Elle regroupe actuellement 1% des syndiqués du territoire.Ses représentants attirment nàvoir vu “aucun problème particulier sur les chantiers”, lors de leur visite.Ils ont à relever le défi difficile des tiers-partis, démunis financièrement.Spontanément, les travailleurs de la Baie James se tournent vers les deux grandes centrales, qui ont décidé, séparément jusqu’ici, de s'attaquer au problème des conditions de vie."On n’a plus de problèmes avec Tautre centrale, admet un syndiqué de la CSN, parce qu’on se rend tous compte que notre problème, ce sont nos conditions de vie et Tantisyndicalisme des employeurs, qui se sentent justifiés par les scandales de la Commission Cliche de faire chanter les travailleurs.Ils ont pris la place des anciens bras.On est passé d’un extrême à Tautre.” L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec A V It Le Bureau de l’Ordre des Infirmières et Infirmiers du Québec désire aviser les membres de l;O.I.I.Q.qu’à cause des conflits postaux, ils peuvent régler leur cotisation pour l’année 1976 de la façon suivante: 1) Mettre sous enveloppe scellée leur avis de cotisation dûment complété et signé, accompagné de leur chèque à l’orrdre de L’ORDRE DES INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS DU QUÉBEC 2) Ils dovent adresser cette enveloppe à: Banque de la Nouvelle-Écosse 645 ouest, boul.Dorchester Montréal, Québec a/s L’ORDRE DES INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS DU QUÉBEC 3) Ils peuvent déposer cette enveloppe à toute succursale de la Banque de la Nouvelle-Écosse dans la province de Québec, et ce, pendant toute la période de la grève des postes.4) Pour aider les membres qui désirent régler leur cotisation au siège social les heures de bureau seront prolongées jusqu’à 20 h 00 les mardi et jeudi.De plus, les membres assistant à l’assemblée générale annuelle pourront également payer leur cotisation sur place.VJ Nicole Du Mouche), inf., M.N.Directrice générale et secrétaire de l’Ordre Octobre 1975.L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec AVIS Le Bureau de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec .devant la confusion créée par maintes interprétations de la définition de l’exercice infirmier désire informer les membres de l’O.I.I.Q.et la population.1 1.Que l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec est le seul organisme compétent pour interpréter les actes inhérents à la définition de l’exercice infirmier; 2.Que selon la définition légale de l’exercice infirmier les infirmières et les infirmiers accomplissent des activités nurshg autonomes qui relèvent de leur décision professbnnelle compte tenu du niveau de leur préparation; 3.Qu’en plus de ces activités nurshg autonomes d’autres activités accomplies par les infirmières et les infirmiers dépendent d’une ordonnance médicale.Ces activités sont aussi inhérentes à la définition de l’exercice infirmier et par le fait même relèvent de la responsabté professionnelle de l’infirmière et l’infirmier, par exemple l’admi-nistratioèle médicaments par voie orale, rectale, intra dermique, sous cutanée, intra musculaire ou intra veineuse, le cathétérisme vésical, etc.Le 1er février 1974, l.e législateur, conformément à l’article 36 de la Loi des infirmières et infirmiers (L.O., 1973, ch.48), a déterminé que l’infirmière et l’infirmier en plus d’exercer les fonctions autonomes du nursing avaient la compétence et la connaissance pour prodiguer des soins selon une ordonnance médicale.Donc ces activités font partie intégrale de l’exercice de la profession d’infirmière ou d’infirmier.Ainsi, ces activités sont considérées par le Bureau de TO.I.I.Q.comme non négociables.Elles impliquent donc que l’infirmière ou l’infirmier en tant que professiônnel ne peut refuser d’exécuter ces activités compte tenu de ses connaissances et de sa compétence.V.Nicola Du Mouchai, inf., M.N.Directrice général et secrétaire de l'Ordre.Octobre 1975.=â§F'PERFECTA 6/36 GROS LOT $111,173.30 (REPORTÉ A LA SEMAINE PROCHAINE) NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L'ORDRE 16 22 28 29 31 34 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 0 PRIX $43,709.30 5 SUR 6 18 39,337.20 4 SUR 6 948 109,209.60 5 SUR 6* 1 26,225.60 NO COMPLÉMENTAIRE S’APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 + C 20 j Xk TIRAGE 30 X JF VENDREDI 24 oct.75 Séries émises- 90,000 chacune POSSIBILITÉ DE: 37618 31 GAGNANTS DE $5jOOOa 7618 248 GAGNANTS DE $500a 618 2511 GAGNANTS DE $ IQOa WW T i- ^ •-***.-3:.-J.:'* -VP*- .*-ï AS—'•*•*'«»•• / % \ Devoir, lundi 27 octobre 1975 éditorial r \ Les confidences de James Cross Les faiblesses du programme Trudeau D’abord stupéfiés par la sévérité des mesures qu’annonçait le 13 octobre dernier le ' premier ministre Trudeau, les milieux affectés par les contrôles décrits dans le projet de loi C-73 n’ont pas tardé la semaine dernière à reagir avec vivacité devant le programme gouvernemental de lutte contre l’inflation.Il ne saurait être question, comme le signalait dans l’Ouest et à Toronto M.Trudeau, que le gouvernement abandonne son projet de contrôle des prix et revenus.Maintenant qu’il a fait son lit, il doit, au contraire, tout mettre en oeuvre pour que réussise sa politique.Au cours de leurs nombreuses rencontres avec leurs homologues des provinces et des représentants de divers milieux, M.Trudeau et ses collègues du cabinet fédéral auront néanmoins pu constater l’immense scepticisme avec lequel le programme gouvernemental a été accueilli dans un grand nombre de milieux.Ne serait-ce qu’en raison de l’importance qu’eux-mêmes attachent à l’appui très général dont le gouvernement aura absolument besoin pour réussir, ils auront intérêt à tenir compte de maintes critiques pertinentes dont leur programme a été l’objet depuis une dixaine de jours.Certaines critiques rejettent en bloc tout le programme: de celles-là, le gouvernement ne saurait tenir compte vu qu’il devrait, pour les apaiser, faire acte de reddition pure et simple.D’autres, au contraire, font voir des faiblesses réelles du programme fédéral: le gouvernement serait coupable de les ignorer.• * De toutes les critiques qui ont été entendues, la plus générale porte sur le contrôle des prix.On voit aisément comment le gouvernement pourra mettre en oeuvre le contrôle des salaires versés par les grandes entreprises à leurs employés syndiques.On voit moins bien comment s’effectuera le contrôle des hausses de prix.Dès le départ, un problème majeur devra ê-tre résolu.A s’en tenir à la déclaration de principes déposée aux Communes par M.Donald Macdonald le 14 octobre, on ne sait pas trop si les entreprises seront laissées libres d’augmenter leurs prix elles-mêmes, quitte à soumettre ensuite les hausses déjà instituées à l’approbation de la Commission de lutte contre l’inflation, ou si elles devront plutôt soumettre au préalable à l’approbation de la Commission les hausses projetées.Vu le caractère très complexe des critères qui présideront aux décisions de la Commission, toute procédure qui laisserait les entreprises libres d’agir à leur guise, quitte seulement à subir après coup l’examen et les sanctions du gouvernement, comporterait évidemment des difficultés sérieuses, non seulement au chapitre de l’application concrète mais par exemple, des centaines de prix ont été haussés, sur la foi des normes très élastiques que définit la déclaration de principes de M.Macdonald.Même si plusieurs de ces hausses devaient ultérieurement être annulées, comment le public qui doit dans l’immédiat les encaisser pourra-t-il se sentir en confiance?L’ancien ministre manitobain des Finances, M.Saul Cherniak, suggérait à la réunion des ministres des Finances que les hausses projetées soient obligatoirement justifiées avant d’être imposées.Vu l’impossibilité pratique où l’on serait de rembourser les victimes souvent très nombreuses de hausses injustifiées, ce semble être là une exigence difficile à éviter.Dans l’augmentation des coûts des entreprises, certains facteurs qui n’ont rien à voir avec le contenu ou la qualité intrinsèque des produits — tels l’emballage, la publicité, les méthodes de mise en marché — jouent un rôle important mais souvent artificiel.Il aurait fallu que les directives gouvernementales préviennent les entreprises contre tout abus a ce sujet.Or, elles n’en disent pratiquement rien.Si le gouvernement veut exercer un contrôle efficace sur la marche des prix, il doit de même tenir compte de l’impact relatif des divers produits et services sur le budget du consommateur canadien.A quoi servirait-il, par exemple, de contrôler les prix de produits qui ne représentent que le quart du budget du consommateur, si Ton magit d’abord sur le prix des produits et services qui engagent le plus clair de son budget mensuel?Ici encore, le programme gouvernemental comporte des lacunes sérieuses.Des statistiques que vient tout juste de publier la Commission Plumptre montrent en effet que trois postes — l’alimentation, le logement et les transports — sont responsables à eux seuls d’environ 80% de l’inflation qui s’est produite depuis un an dans les prix à la consommation.Devant ces données qui crèvent les yeux de toute ménagère faisant son marché toutes les semaines, le gouvernement peut-il placidement maintenir sa décision voulant que les produits de la ferme soient soustraits à tout contrôle?A la lumière du rapport que la Commission Plumptre vient de publier sur le prix du poulet à griller, pareille attitude serait difficile à justifier.Un contrôle sur le prix des services essentiels et des loyers s’impose tout autant: cela devrait inclure la récente hausse des tarifs à la CTCUM, les tarifs d’électricité et de gaz et le prix de l’huile à chauffage.• En ce qui touche les salaires, le rejet brutal et catégorique du programme Trudeau par les centrales syndicales témoigne d’un égoisme regrettable.On a par contre signalé à propos de cette partie du programme de lutte contre l’inflation des faiblesses majeures que le gouvernement doit corriger sans délai.Ainsi que le souliganait dans Le Devoir de samedi un article de Bernard Brody et Alain Tremblay, le plafond de $600 défini pour les hausses accordées aux petits salariés est dé-plorablement insuffisant.Pour les salariés qui gagnent un revenu inférieur au revenu moyen des travailleurs de l’ensemble des industries, le plafond devrait être haussé sensiblement.M.Saul Cherniak, dans sa remarquable intervention à la réunion des ministres des Finances, proposait de le fixer à $1,000.Ce chiffre ne parait pas exagéré.Quant au plafond de $2,400 qui a été fixé à l’autre extreme, c’est-à-dire à l’intention des salariés de niveau supérieur, il est beaucoup plus dur que ne laissent croire certains critiques, dès que l’on se souvient qu’une forte partie de la hausse s’envolera en impôt avant même d’avoir été touchée par l’intéressé.Prétendre le réduire, ce serait faire de l’angélisme facile et inviter des milliers de contribuables à tricher ou à travailler moins.Un problème surgit toutefois à propos des honoraires professionnels.On a semblé vouloir contourner la difficulté en prévoyant des limites qui ne s’appliqueraient qu’au taux des honoraires, non au revenu lui-même.C’était oublier trop facilement qu’une bonne part de subjectivité entre dans l’accomplissement des actes qui donnent lieu à un paiement sous forme d’honoraires.M.Macdonald convenait vendredi que la mise en oeuvre de cette partie du programme devra probablement s’accompagner de mesures fiscales appropriées.Cela parait nécessaire.• Les dépenses gouvernementales jouent enfin un rôle considérable dans la hausse du coût de la vie.Si le gouvernement fédéral entend appeler les Canadiens à une plus grande discipline, il doit lui-même donner l’exemple.Le dernier budget fédéral déposé en juin dernier par M.John Turner prévoyait un déficit de près de $4 milliards.Il ne contenait en retour que des perspectives fort modestes au chapitre de la réduction des dépenses.Or, il n’y a guère que trois façons pour le gouvernement de faire face à un déficit.Il peut accroître le fardeau des taxes, et alors il contribue par le fait même à la hausse du coût de la vie; il peut recourir à l’emprunt, et alors il contribue à la hausse des taux d’intérêt; il peut recourir à la machine à piastres et alors il contribue à la dévaluation du pouvoir d’achat de la monnaie.C’est pourquoi il est absolument essentiel que le gouvernement s’astreigne lui-même à une discipline sévère s’il veut que son programme de lutte contre l’inflation soit pris au sérieux.Il suffit pourtant d’observer la vie de tous les jours pour se rendre compte qu’on est très loin de cet objectif.M.Trudeau pleurait presque le 13 octobre à la télévision.Cela ne l’avait pas empêché, toutefois, de permettre quelques mois plus tôt que des amis lui procurent une piscine luxueuse aux frais des contribuables: leurs contributions à cette fin seront en effet exemptes de l’impôt sur le revenu.Cela ne l’avait pas empêche, non plus, de donner son approbation à des aventures aussi économiquement discutables que la Tour du CN à Toronto et la party d’inauguration de Mirabel, sans parler du mauvais “timing" et du montant allant dans certains cas jusqu’à $6,000.des hausses consenties aux hauts fonctionnaires fédéraux tout récemment.L’exemple vient de haut, proclamait sentencieusement M.Trudeau le 13 octobre.Qu’attend le premier ministre pour donner suite à ses propres exhortations?Claude R Y AN bloc-notes Le Liban dans la spirale de la violence Les euphémismes ont fait leur temps: d’une escalade à l’autre, le Liban s’est installé dans la guerre civile avec cet acharnement propre à la guerre totale qui aspire le pays dans sa spirale ascendante.Ce ne sont plus des tirs d’une barricade à l’autre, ce ne sont plus des enlèvements: les bombes tombent sur des hôpitaux et des lieux de culte, elles visent l’infrastructure industrielle et commerciale du pays, et les combattants quittent l’abri de leurs sacs de sable pour se lancer dans une “guerre de conquête" d’une ruelle à l’autre.Parallèlement, la situation finit par échapper totalement au contrôle du gouvernement et alors que le premier ministre (musulman) et le chef de l’Etat (chrétien) s'épuisent en stériles disputes, un défaut de quorum fait que le Parlement ne parvient même pas «à discuter de la crise.On a renoncé à dresser le bilan des victimes, et alors que des combats sont signalés un peu partout dans les autres villes du pays, le pain et le lait commencent à manquer.Les miliciens et autres combattants de l’ombre ont découvert le feu et si de gigantesques incendies détruisent jour apres jour les principaux attraits de Beyrouth, il semble que certains comptent sur l’aspect surificateur de ces flammes pour contrer les risques d'épidémies que fait courir à la capitale l’entassement sans fin des poubelles et probablement aussi des cadavres.L acharnement des combats, les armes perfectionnées des combattants et l’incapacité des gouvernants'à remédier à la situation ne font pas seulement craindre une boucherie: ils laissent prévoir que le jour lointain où les canons se tairont au Liban, il ne restera que des lambeaux de ce qui fut l'une des plus attachantes expériences de coexistence raciale, culturelle et religieuse.Force est de reconnaître que les combattants sont fanatisés au point d’accepter l’idée de ne régner que sur des ruines irrécupérables.C'est là, dans la montagne comme à Beyrouth, où la pioche des terrassiers mettait quotidiennement au jour les vestiges de civilisations passées, où les reliques d’une église byzanthine recouvraient les colonnes d’un temple romain qui, à leur tour, cachaient la couche inférieure d'un village phénicien aux ossements conservés dans des jarres de terre cuite.La couche supérieure, étalée à coups de roquettes et de bombes incendiaires, enveloppe le tout d'un manteau fumant de haine noire.Quelles sont les perspectives?Si l'on en croit des sources syriennes et jordaniennes, 200,000 Libanais se seraient réfugiés à Damas, près de quarante mille autres à Amman.Combien de milliers d'autres auraient fui vers les pays d’Occident s'ils l'avaient pu?Cette hémorragie se double du départ sans retour possible, de compagnies et de sociétés étrangères et de la destruction systématique de l’infrastructure qui faisaient de Beyrouth la grande place des affaires de toute la région, le pays tout entier vivant, en pratique, de services.Pourra-t-on jamais reconstruire tout ce qui a été détruit?Et suffit-il de reconstruire quatre murs pour qu’à nouveau un foyer vive dedans?Au coeur du problème il y a le partage des responsabilités et des bienfaits économiques, régies par un Pacte national (non écrit) fondé sur des réalités aujourd'hui dépassées.Si le musulman cherche à inscrire dans les faits la majorité numérique qu’il défient, le chrétien, lui, affirme lutter pour sa survie.Nous ne reviendrons pas sur l’affrontement total issu de ces deux absolus opposés.L’existence d'une nation maronite est aussi évidente que la majorité musulmane mal représentée dans les structures politiques et administratives du pays.Mais l'enjeu dépasse largement le cadre strictement libanais car, ayant été l’occasion ou le catalyseur de cette crise, la cause palestinienne fait qu'au-jourd'hui la solution du problème libanais ne dépend plus des seuls libanais.Quelqu'un arme les miliciens chrétiens, et il ne regarde pas à la dépense! Mais quelqu’un d'autre arme aussi les miliciens musulmans et certaines organisations palestiniennes prenant part aux combats.Et ce quelqu'un est tout-aussi généreux que l’autre.Toutefois, lançant les factions libanaises les unes contre les autres, on se trouve aussi à poser le problème fondamental du leadership palestinien.Dans ce contexte, il faut bien admettre que M.Yasser Arafat n’a pas un contrôle effectif sur la totalité de la Résistance.On n’a pas assez souligné la surprenante initiative palestinienne mettant 700 hommes aux côtés de l’armée libanaise abhorrée hier encore, pour contribuer au rétablissement de la situation! Est-ce à dire que l’aile modérée des palestiniens, ayant pu renouer le dialogue avec un Camille Chamoun, cher- che à rasseoir son autorité compromise et préfère le risque d’un récours à l’armee à celui d'un total effritement de son autorité?Certaines milices chrétiennes ne faisant pas secret de leur objectif deminer l’autorité de l'OLP et de mettre fin au système d' "Etat dans l’Etat’’, faut-il croire que ce risque est sérieux et que les dégâts sont considérables dans les rangs palestiniens?On sait que des cadres de l'Armée de libération palestinienne sont parmi les victimes des derniers jours, que la presse propalestinienne essuie des coups de boutoir, que les trêves négociées par Yasser Arafat tournent court.Mais on ne peut, à ce stade-ci, que poser la question.La situation libanaise étant une retombée — en particulier par l’intensité de la crise — de l’accord de non belligérence israélo-égyptien, on est en droit d’attendre du voyage du président Sadate à Washington, aujourd'hui, des raisons d'apaisement au Liban.Encore que les risques soient réels de voir l’inverse se produire: un rapprochement égypto-américain qui attiserait le différend interpalestinien et provoquerait l’embrasement général au Liban.Georges VIGNY L’insatisfaction des électeurs Plus encore que la forte poussée du Parti québécois, notamment à Montréal, c’est le degré d’insatisfaction des électeurs à l’egard du gouvernement actuel qui retient surtout l’attention dans le sondage de CROP dont les résultats ont été publiés hier par Montréal-Matin.En somme, près des deux-tiers de la population se déclarent peu ou pas satisfaite de l'administration Bourassa.Reconnaissons que le mécontentement des anglophones, consécutif aux incidents scolaires provoqués par la mise en oeuvre de la Loi 22, contribue à gonfler quelque peu le nombre des insatisfaits.On le pressentait depuis déjà plusieurs mois, on le voit plus clairement dans les résultats: les an- glophones ne sont plus acquis massivement aux'Libéraux comme en témoigne l'intérêt croissant qu'ils portent à une troisième force politique, encore que la nouvelle voie politique à la-uelle rêvent sans doute des milliers ’électeurs de langue anglaise ne se confonde pas nécessairement avec celle que pourrait ouvrir un homme comme Jérôme Choquette.Le nombre des indécis, des discrets et des réfractaires aux enquêtes reste imposant à 33%.Mais si, par de savantes pondérations, on fait abstraction de ces groupes, (ainsi que le font de plus en plus les maisons de sondages suivant des méthodes éprouvées), on constate que le Parti québécois recueillie 467o des intentions de vote contre 36% au Parti libéral, 11% aux créditistes et 10% à l'Union nationale.Retenons plutôt les données brutes: 28.8% au PQ contre 24% au PLQ, ce qui exprime la vigueur certaine du premier et le fléchissement évident du second.On ne peut manquer de noter l'intérêt que suscite l'eventuelle création d’une troisième force: le tiers des électeurs souscrivent à l’idée et, curieusement, 37% de ceux qui se disent péquistes, 36% de ceux qui annoncent des couleurs libérales sont aussi favorables à la formation d’un nouveau parti dont on ignore cependant où il se situerait dans l’éventail des tendances.Est-ce à djre que, par souci tactique, les partisans pequistes et libéraux souhaitent l’avenement d’un nouveau groupe dont la présence dans une bataille électorale serviraient leurs fins?Est-ce plutôt le fait d’une fraction des clientèles péquiste et libérale qui ne se sentent pas tout à fait à l’aise là où elles sont?On observe aussi, ce qui n’est pas négligeable, la remontée de la popularité personnelle de M.René Levesque qui, à 257c, est à présent sur le meme pied que M.Bourassa.Voilà donc un ensemble de données statistiques qui ont valeur d’avertissement pour le gouvernement.D’ordinaire des chiffres aussi accablants sont pris plus au sérieux par le premier ministre, toujours soucieux de l’image projetée par son régime, que des centaines de manifestations, de dénonciations et d’éditoriaux.L’utili&des sondages est à cet égard incontestable.Pourtant on s’étonne des dates choisies par le journal ou la maison de.son-Volr pag* 6: Bloc-not«a Michel ROY “J’eus besoin de 48 heures l .V • pour me préparer à mourir.” # Le héros de la crise d’octobre 1970, si l’on en juge par la grande émission présentée hier soir au réseau anglais de Radio-Canada, fut nul autre que le diplomate britannique James Cross.Cinq ans après la crise, Cross conserve un souvenir typiquement britannique de Iq terrible expérience qu’il vécut en 1970.Dans les souvenirs qui suivent, tirés de l’émission de dimanche soir, Cross raconte dans quel état d’esprit il fit face d sa nouvelle situation.Les membres de la cellule flequiste, relate Cross, étaient terriblement excités devant l’importance que prenaient leur aventure, et ravis de se voir engagés dans un dialogue on ne peut plus dramatique avec le gouvernement alternatif”, ils avaient l’impression de dicter le rythme du jeu et d’avoir l’initiative.Une des premières choses qu’ils firent avec Cross, ce fut de lui lire le manifeste du FLQ.L’interview de Cross d CBC se poursuit ainsi: Q.: Comment cela vous frappa-t-il, de vous faire lire le manifeste dans ces circonstances?R.: Bien, ils expliquèrent, voyez-vous, qu'il leur fallait obtenir satisfaction, que si on n’accédait pas à toutes leurs demandes, je devrais mourir.Aussi leur dis-je simplement que dans ce cas, j’étais aussi bien de me preparer a mourir.Il me fallut ensuite 48 heures pour me préparer à mourir.pour décider en somme ce que l’extinction de James Cross pourrait signifier.Ce fut une période très difficile, mais au bout de 48 heures, j etais parvenu à former en moi cette disposition à mourir.Q.: Mais comment peut-on ainsi se préparer à mourir’ R.: On commence d’abord par se rappeler ce que sa vie a été.Nous employons ici le mot “on" comme si nous parlions Jrançais, mais nous devrions plutôt dire “comment je me préparai à mourir”.Je pensai à ce que ma vie avait été jusque-là.J’eus à décider si je croyais à une autre forme de vie au-delà de la mort.Je décidai que je croyais en une autre vie.et je décidai que si la vie présente devait s’éteindre en moi.il y avait quelque chose ensuite, et ce fut tout.Je ne faisais qu’arriver à cette conclusion 20 ou 30 ans plus tôt que je ne m’y attendais.Q.: Vous n’êtes pas croyant, n’est-ce pas?R.: Bien, je ne suis membre d’aucune religion orthodoxe ou organisée, mais je suis croyant.Je suis déiste.Je crois à l’existence d’une finalité centrale dans l’univers.C’est ce que je découvris à travers cette expérience.Je vis que je croyais que la disparition de mon corps physique ne sjgnifiait pas la fin de l’essentiel de ma personnalité (.the essential me.).Et ce fut un aspect très important de mon expérience que cette période de réflextion de 48 heures.A travers les moments difficiles qui survirent par la suite.et il y eut parfois des moments très difficiles, par exemple le soir de la mort de Laporte., je pus me reporter à ce point de référence originel: j’avais décidé pour moi-même de ce que pourrait signifier ma mort.et je pouvais toujours me reporter à cette conclusion.Q.: Que serait-il arrivé si vous n’aviez pu vous rattacher à votre croyance en une autre vie?R.: Je pense que c’eût été une agonie du début à la fin.Je veux dire que l’elément-clé pour moi — dans cette croyance en une autre vie, dans cette rationalisation que je fis.ce fut la foi que j'avais dans l’idée de voir ma femme de nouveau, sous une forme quelconque.Q.: Et cette foi s’est-elle maintenue à travers toute cette épreuve?R.: Oui.en fait l’essentiel, c’était qu’ils pouvaient tenir mon corps captif, mais qu’ils ne pouvaient rien contre mon esprit.Aussi n'avaient-ils pas, en conséquence, atteint leurs objectifs pour autant que j’étais concerné.Q.: Dans ce genre de situation, des rapports humains finissent-ils par se créer entre l’otage et ses ravisseurs?R.: Pas dans mon cas.Il ne s'établit pas de rapport vraiment humain entre eux et moi.Je visais uniquement à maintenir avec eux une certaine relation de type formel, dans laquelle je préservais mon respect envers moi-même et évitais de verser dans la dépendance totale.C’était là le problème terrible: nous sommes, vous et moi, des adultes habitués à prendre nos décisions à coeur de jour.•Vous vous levez, vous tournez la tête, vous sortez, vous allez à la salle de bain, vous pouvez décider de manger, de boire, vous prenez des décisions.Or, j’étais placé dans la position d’un petit enfant.Je ne pouvais rien par moi-même.Tout ce que je faisais, il fallait qu’on me le donne ou le fasse pour moi.On me donnait à manger, je ne pouvais aller à la salle de bain que moyennant permission, je n'avais pas le droit de tourner la tête du tout.Il y avait aussi un danger terrible, celui que je ne devienne totalement dépendant envers eux.que je ne devienne en quelque sorte leur creature.et c’est ce contre quoi je dus me battre tout le temps.Je luttai pour préserver ma personnalité,- de manière à pouvoir sortir de là en homme libre et de manière que tout en détenant mon corps, ils ne puissent rien contre mon esprit.Ce fut là la grande bataille en ce qui me touche.A cause de cela, je ne pus jamais établir avec eux des liens de chaleur humaine ou de sympathie.lettres au DEVOIR L’Hydro défierait-elle la loi ?M.Victor C.Gdldbloom, ministre des Affaires municipales et de l'Environnement.Le 2 juin 1975, la Municipalité du Village de Pointe-Fortune vous faisait parvenir la résolution ci-attachée.En vertu des doutes existants sur le bien-fondé du choix du tracé 1606 de LHydro-Québec, la demande de rescinder temporairement ses droits d'expropriation sur ce tracé (A.C.785-75) fut également formulée par 14 autres municipalités Les trois conseils de comtés affectes adoptèrent ensuite la même résolution.Le 14 août 1975.le Conseil Consultatif de l'Environnement terminait son enquête sur la question, et vous remettait son rapport confirmant d'une façon méthodique et scientifi-que le bien-fondé des revendications des citoyens de ces comtés.A la lumière de ce rapport, l'Union des Conseils de Comtés, organisme qui regroupe 1325 municipalités et 71 comtés prenait fortement position sur la question comme en fait foi la lettre de son président, M.Jean-Marie Moreau qui vous est adressée en date du 25 septembre 1975.Les rapports et commentaires formulés sur le sujet par plusieurs ministères provinciaux dont l'Agriculture, Terres et Forêts, aihsi qe l'OPDQ, confirment également que l'opposition à l'insensibilité de l'Hy-dro face à tout autre critère que celui du coût d'érection de ses lignes est plus qu'un problème local.Toutes ces démarches n ont cependant suscité aucune réaction de votre part qui nous ait transmise.La volumineuse correspondance qui vous fut adressée depuis six mois demeure, sauf quelques accusés de réception, sans réponse.Entretemps.I Hydro continue ses travaux préliminaires à la construction de ses lignes.Avec son arrogance coutumière.celle-ci déposait au bureau d'enregistrement de Vaudreuil le 10 septembre 1975 un plan d'expropriation affectant plusieurs de mes concitoyens.Ni la municipalité, ni les expropriés n'en furent avisés.Ce n'est que par pur hasard que la chose fut decouverte par un de mes concitoyens le 22 octobre 1975 lors d une visite au bureau d'Enregistre-ment.On se souvient pourtant que devant le Conseil consultatif de l'environnement le 13 juin 1975, l'Hydro se repentait d'avoir négligé de con- sulter les municipalités.La Gazette Officielle du 27 août 1975 par contre publiait un nouveau règlement ayant trait à la protection de l'environnement.Ce règlement (75-430) oblige l'Hydro-Québec à .produire des tracés alternatifs ainsi qu'une étude de l'impact de ceux-ci sur l'environnement lors de la demande d'un certificat d'autorisation pour l'exécution d'un projet de lignes de ce voltage.Or, le rapport du Conseil consultatif confirme que IHydro-Québec n est pas en mesure de rencontrer les normes requises à l’émissions du permis en question.Le dépôt des expropriations en date du 10 septembre indiquerait-il que l'Hydro n'a que faire de votre loi.M.le Ministre?Compte-t-elle obtenir ce permis même sans en avoir rencontré les pré-requis?L'arrogance de l'Hydro irait-elle même jusqu'à défier la loi?J'espère M.le Ministre que vous verrez lieu de nous éclairer sur ces sujets avant que ne soit infligés des dommages irréparables à la Municipalité.Gérard PARSON, maire.Pointe-Fortune, le 23 octobre 1975.Une enquête s’impose sur l’affaire Denis Martel M.Pierre E.Trudeau, premier ministre du Canada, M.Robert Bourassa, premier ministre du Québec, M.Lawrence Hannigan.résident de la Communauté Ur-aine deMontréal.M.J.A.Boyle, résident de l'Association des anquiers canadiens.Nous savons que vous êtes sollicité de toute part, mais nous croyons profondément qu'une diminution sensible de la violence doit devenir la priorité de notre société et de ses dirigeants.Mercredi, le 1er octobre, à Montréal.à la suite d'une tentative de vol à main armée, dans une banque, treize de nos enfants ont été pris en otage par un criminel d'habitude, en liberté “accidentelle".Ce spécialiste du crime poursuivi par la police, s'empare d un minibus utilisé pour le transport d'un groupe d'enfants âgés de 6 à 8 ans.de l'R-cole Saint-André, Apôtre et de l'Ecole Louis-Collin.Après une folle poursuite dans les rues de Montréal, le véhicule est arrêté, le fuyard met fin à ses jours, un de nos enfants de six ans meurt atteint par un projectile.Les autres enfants, du meme âge, sont sains et saufs physiquement, mais qui peut présumer de l'impact psychologique qu'ils ont subi.Nos recommandations sont formulées en vrac, nous ne faisons pas de distinction entre les divers paliers de responsabilité.Nous espérons que vous prendrez les mesures ui s'imposent à l'intérieur des juri-ictions respectives.Nous voulons que la lumière soit faite sur les circonstances qui ont entrainé cette tragédie.Considérant que: 1.Denis Martel, récidiviste bien connu de la police était en liberté à la suite d une erreur administrative.2.Nous avons l'impression que les policiers n’avaient pas de plan d'ensemble établi, afin de faire face à de telles situations contrairement aux prétentions du Chef de police.Nous croyons que l'action des policiers a généralement été individuelle et sans directives; chacun agissant de son mieux en fonction des informations qu'il possédait.L'écoute des bandes magnétiques corroborre nos affirmations.3.Il est également inquiétant et ahurissant de constater que cèrtai-nes succursales bancaires semblent être des proies plus attrayantes pour les voleurs.C’est la troisième fois en un mois que la'Danque sise sur Henri-Bourassa coin Jeanne-Mance, est la cible de malfaiteurs.Pourquoi?Par contre, certains établissements bancaires se sont jamais attaqués.Pourquoi?A la suite de ces quelques constatations nous recommandons: 1.Qu'une enquete soit instituée pour déterminer la cause et les responsables de l'erreur administrative qui a conduit à la libération du criminel.Que vous déterminiez si ce récidiviste était recherché par la police, vu son absence de prison.Que les résultats de l’enquête soient connus du public et que les mesures qui s'imposent soient prises.2.Que le directeur de la police de la Communauté Urbaine de Montréal, nous explique le plan d'ensemble suivi par les policiers et, Qu'il nous indique si un officier supérieur était responsable de sa mise en oeuvre.3.Que le système de sécurité et de prévention des immeubles bancaires soit revu et amélioré.Que les gouvernements contraignent les institutions bancaires à apporter les changements nécessaires.Nous croyons que ces recommandations sont légitimes et prioritaires.Nous vous souhaitons ainsi qu'à tous nos concitoyens canadiens, un pays où la paix et la sécurité régneront à nouveau, Ghislaine MARTEL, présidente, Le comité local de parents Ecole Saint-André, Apôtre Pauline TESSIER, représentante des enseignants.Ecole Saint-André, Apôtre Montréal, le 14 octobre 1975.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourauo le 10 |onv»erl910 Directeur et rédacteur en chef Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint Michel Roy Directeur de l’information Jean Froncoeur Trésorier Bernard lorocque If DEVOIR evt publie par I Imprimerie Populaire tooéte à retpontabil,u limitée dont le t.ege vocal evt v.tué au numero 211 rue du Sam» Satr.ment Montreal M2Y 1X1 H evt compove et imprimé par I Imp.,mere Dumont incorporée dont lev oteherv vont vituev a 9130.rue Bo.*,n v.l’le loSolle l agence Prevve Canadienne evt autor.vee à employer et à d,t fuver lev mformotionc pubLeev donc lE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne $45 par année cm mon $35 a ( étranger $5° par année cm mon $28.tron mon $16 Ed.t.onv du earned.$15 par onnee Edition quotidienne livrée à dom,ole por do.teur $1 20 par cemome Tarif de I abonnement «erv, par la p0vte a.r.enne cur demonde Courrier de deunème clone enreantremln.numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque nationale du Quebec TÉLtPHONIi 844*3361 hgnevgroupeev r I Le Devoir, lundi 27 octobre 1975 • 5 des idées des événements des hommes Pour mettre fin à l’incertitude et au gaspillage Québec doit contribuer de manière plus rationnelle au financement du transport public à Montréal Commentant la hausse de tarifs décrétée par la C.T.C.U.M., Jean-Claude Leclerc, dans son éditorial du 2 octobre 1975, faisait ressortir à juste titre le “virage dangereux” que venait d’emprunter les autorités concernées.Décision d’autant plus inconvenante que M.Hannigan, lors d’une entrevue avec LE DEVOIR au mois de juillet dernier (1), nous faisait part de son intention de maintenir les tarifs au taux alors en vigueur et de sa volonté ferme de "détrôner l’auto par des mesures positives”.Comme quoi certains hommes politiques peuvent s'adapter rapidement! Le fait que la C.T.C.U.M.— ou toute autre compagnie de transport collectif — se retrouve en difficultés financières n’a absolument rien d étonnant.Les déficits croissants de la C.T.C.U.M.ne résultent en effet que d’une réalité économique bien évidente: le transport en commun constitue un service de type laborique — les salaires représentent 72% des coûts — et en conséquence, l’accroissement de la productivité ne peut réduire l’accroissement des coûts.C’est là une loi d’airin d’à peu près tous les services publics.La C.T.C.U.M.se retrouve donc devant l’alternative suivante: ou bien hausser ses tarifs de façon substantielle, ou bien enregistrer des déficits qui devrait être comblés par les municipalités de la C.U.M.ou par le gouvernement provincial.11 est à peu près impensable que le prix du billet puisse couvrir ses frais puisque pour ce faire, le tarif devrait se situer aux environs de $0.75 par passager.Or, il n’est pas besoin de calculs sophistiqués pour démontrer qu’une telle tarification nous amènerait d’autres “éléphants blancs”.Le déficit étant inévitable, il reste à savoir qui, des municipalités ou de l’administration provinciale, devrait l’absorber et dans quelle proportion?Mais encore faut-il que le transport en commun soit nécessaire, ce dont certains esprits réactionnaires doutent encore! Dans un article récent (2), M.Anthony Robillard, "économiste en transport urbain”, y allait de quelques suggestions en vue de réduire la dépendance des Montréalais envers le métro et l’autobus.Sand doute de nature altruiste, M.Robillard proposait que chaque automobiliste prenne à bord quatre à cinq passagers.Ce qu’il faut, ce ne sont pas des véhicules de cinq ou six passagers mais de quarante et plus qui n’ont pas besoin qp stationner! Les transports en commun de demain?Ils s’appellent autobus, tramway, train, métro.(3) Qu’il y ait encore chaque jour 65,000personnes qui viennent travailler au centre-ville en auto ne releve pas simplement de l’inconscience de ces automobilistes mais surtout de celui de leurs gouvernants.Les trois niveaux de gouvernement ont, en effet, subventionné le transport individuel de façon directe ou indirecte, ce qui a provoqué un avantage comparatif pour l’automobiliste et sa relative indifférence à l’endroit du transport en commun.Il est bien connu, en effet, que le voyageur “ordinaire" ne consentira à substituer le transport collectif à son automobile qu’au moment où les pertes en argent et en temps seront suffisamment élevées pour l’inciter à adopter un mode de transport moins prestigieux.C’est une mystification pure et simple que de faire croire que financer des autoroutes puisse résoudre le problème de transport dans une ville comme Montréal.De nouvelles autoroutes, en plus de nuire au métabolisme urbain, amènent de nouveaux automobilistes, de sorte qu’elles seront toujours embouteillées aux heures de pointe.Le transport en commun est aujourd’hui devenu nécessaire et il n’est que de vivre sans ce service une seule journée pour s’en convaincre! Cette nécessité vient du type de développement urbain qu’on a bien voulu faire: centraliser au centre-ville édifices gouvernementaux, hôpitaux, écoles, universités.relève de la folie furieuse! Cependant, ce qui est fait à Montréal ne peut être défait, d’autant plus qu’on prend plaisir à le refaire à Québec.Le transport en commun étant nécessaire, sa tarification ne doit pas être nulle parce que tout ce qui est gfatuit entraîne gaspillages mais elle doit être minimale pour permettre une utilisation maximale des équipements de transport collectif.Les déficits inévitables qui en résulteront devront être comblés en majeure partie par l’administration provinciale et de façon moindre par les municipalités de la C.U.M.pour permettre la responsabilité locale.Il est des citoyens qui, habitant hors de la région de Montréal, s'offusquent de devoir payer de leurs impôts les déficits de la C.T.C.U.M.Ce que ces payeurs de taxe ignorent, c’est qu’ils financent depuis belle lurette le transport individuel dans la ville de Montréal.Dans une étude prépareë pour la “Commission Canadienne des Transports”, l’économiste Z.J.Baritos constate que les .propriétaires d’automobile paient seulement un peu plus de la moitié du coût de construction et d’entretien des autoroutes au Canada (4).Selon le mode de financement emprunté, le rôle du gouvernement du Québec peut être déterminant.Quel devrait être le principe directeur de ce mode de financement?Pour en arriver à une certaine neutralité qui permette l’efficacité dans le secteur du transport, il faudrait qu’idéalement, le transport collectif et le transport individuel soient subventionnés dans les mêmes proportions.Il faut donc que l’automobiliste paye relativement plus cher et l’usager du transport collectif relativement moins.Les subventions discrétionnaires, telles que nous les connaissons actuellement, soumettent la C.T.C.U.M.aux aléas politiques et bureaucratiques.Or, l’incertitude est de loin la pire source de gaspillages.De plus, les subventions, lorsqu’elles sont à la discrétion des hommes politiques, rendent les autorités locales irresponsables et enclines à faire chanter le gouvernement à la moindre occasion.L’un des prérequis en vue d’une solution efficace exige de la part des hommes politiques la volonté de mettre fin à ce marchandage infecte.La seule façon de détrôner le règne mythifiant de l’automobile, c’est d’une part l’instauration de bas tarifs et d’autre part, un service de meilleure qualité, tous les deux rendus possibles par des subventions statutaires.Si le gouvernement provincial veut réellement promouvoir le transport collectif, le plus sûr moyen serait une subvention par usager.Une telle mesure aurait pour effet d’inciter la C.T.U.M.à augmenter sa clentèle, principalement par l’amélioration et la promotion de son service.De façon complémèntaire, des mesures dissuasives devraient être adoptées à l’endroit des automobilistes: interdiction de stationner dans les rues, taxes plus élevées sur les stationnements, contraventions plus strictes et plus onéreuses, ar-rêt de construction d’autoroutes, absence d’agents de circula-fion etc.Faire en sorte que les automobilistes embouteillés puissent bénéficier de leur pollution.! Quel devrait être le montant de cette subvention par usager et comment rendre inexistant l’arbitraire politique?Pour fixer le montant de la contribution gouvernementale, nous avons pris comme point de départ l’année 1973 alors que les revenus d’ex- .par.1973 1974 1975 274.6 276.7 282*.$ 16.7 S 36.9 $ 56.9* $ 0.061 $ 0.068 $ 0.075* $ 16.7 $ 18.8 $ 21.2* $ 0.$ 18.1 $ 35.8* Les 25 ans de l’Hôpital Rivière-des-Prairies Justice pour les handicapés mentaux par RENÉ DIATKINE et JACQUES MACKAY ¦ L’Hôpital Rivières-des-Prairies, naguère connu sous le nom de Mont-Providence, célébrait au début d’octobre le 25e anniversaire de sa fondation en 1950.A cette occasion, le docteur Jacques Mackay, directeur intérimaire de l’hôpital, et son collègue, le docteur René Diatkine, avaient convié la presse à une rencontre d’information.Voici l’essentiel d’un texte qu’ils avaient préparé pour la circonstance.S’il convient de souligner de façon particulière les vingt-cinq années d’existence de [’Hôpital Notre-Dame-des-Prairies, c’est qu il a été et demeure le lieu d'une transforniation majeure dont l'importance n’est pas encore suffisamment appréciée dans notre milieu.On commence tout juste à se rendre compte de la discrimination éhontée dont sont victimes les grands handicapés mentaux dans notre société.Cela est vrai des médecins, des divers professionnels oeuvrant dans le vaste champ des Affaires sociales, des administrations hospitalières et ministérielles comme de l'ensemble des individus qui participent à la culture dans laquelle nous évoluons.Si des prises de conscience fructueuses commencent à se faire pour à différents paliers où s'exerce le pouvoir medical, administratif ou gouvernemental, il n'en est pas moins vrai qu’une reconnaissance mini- male des droits de l’homme, dans le cas particulier des grands malades psychiatriques et des déficients mentaux, exige une revision sérieuse de notre système de valeurs.Cela constitue un défi suffisamment considérable pour que les progrès péniblement réalisés sous ce chapitre demeurent fragiles et susceptibles de tourner court ou d’etre anéantis.Créé en 1950 pour être un Centre pédagogique pour déficients légers, le Mont-Providence porta ce nom jusqu'en 1969.Son architecture et sa situation géographique témoignent des attitudes de cette époque pas tellement lointaine.On construisait de tels établissements loin des centres habités.Leur énormité impliquait qu'on recevait une clientèle venant d’un vaste territore: dans le cas du Mont-Providence ce fut tout le Québec.Enfin rien à l’intérieur n’avait l’aspect d’un lieu de réconfort ou d’accueil.Il de- vait être bien difficile de faire éprouver quelque chaleur humaine aux enfants ou de les stimuler et les épanouir à la façon d'un milieu de vie normale.On peut parler de rejet, de honte, d’oubli.Il est important de souligner tout cela car la clientèle prevue pour habiter cet établissement était celle des déficients mentaux édueables.Or une telle population est maintenant accueillie dans le cadre des écoles ordinaires et, à moins de troubles psychiatriques importants qui seraient associés à leur déficience intellectuelle, ils ont avantage à demeurer dans leur famille.Ainsi des enfants qui, il y a vingt ans, seraient devenus des marginaux peu développés affectivement et intellectuellement, peuvent vivre des vies à peu près normales au même titre que les autres citoyens.Ce que nous savons de nouveau maintenant et qu’il faut faire connaître à toutes les couches de notre société, c’est qu’une évolution favorable est possible pour des enfants atteints de troubles mentaux ou de déficiences beaucoup plus sévères.Bien plus, de nombreux enfants qu’on laissait pour compte grabataires, sans langage, sans contrôle de leurs selles ou de leurs urines et souvent attachés en permanence s'ils étaient agites peuvent même tardivement apprendre à marcher, à contrôler leurs sphincters, à circuler librement ou à s'habiller seuls.Les malades réellement réduits à l’état végétatif sont une infime mino-riae.Nous n’avons donc pas le droit de condamner dès le début de leur vie à un avenir aussi sombre des enfants qui auraient dans des circonstances meilleures des possibilités de dévelop-Voir page 6: Handicapés PAUL E.ARSENAULT ' ¦ Détenteur d'un baccalauréat en Sciences politiques de l’université Laval, l’auteur de cet article est à compléter une maîtrise en Économique (Finances publiques) à la même université.ploitation coûtait 35.3 cents.Nous avons fait l’hypothèse généreuse que le gouvernement provincial devrait combler en totalité la différence, soit 6.1 cents, et que ce montant devrait être indexé à l’indice des prix pour que ce taux ne soit pas renégociée annuellement.Ainsi indexé, le taux serait passé de 6.1 cents à 6.8 cents en 1974 puis à 7.5 cents en 1975.La situation budgétaire qui aurait découlé d'une telle subvention est présentée au Tableau I.TABLEAU I: SITUATION BUDGETAIRE DE LA C.T.C.U.M.Nombre de passagers (en millions) Déficits d’exploitation (en millions) Subvention par usager Subventions accordées (en millions) Manque à gagner (en millions) Il est à remarquer que le manque à gagner de $18.1 millions en 1974 et de $35.8 millions en 1975 n’est qu’hypothétique puisqu'il ne tient pas compte des incitations bénéfiques qu’aurait eues un tel mode de financement.Par ailleurs, le montant de la subvention que nous avons choisi ne l’a été qu’à titre illustratif et il n’est pas dit qu’un montant plus élevé ne soit pas souhaitable.C’est au principe mis en cause que nous attachons le plus d’importance.Enfin, il serait souhaitable, pour des motifs de justice sociale qui sont du ressort du gouvernement provincial et afin de permettre une utilisation optimale des équipements de transport, que le montant de la subvention soit doublé pour les usagers suivants: — les enfants et les personnes âgées à toute heure; — les passagers des heures creuses.D’après nos calculs, le montant de la subvention gouvernementale en 1975 se serait alors élevé à $26 millions au lieu de $21.2 en ne tenant pas compte des effets incitatifs mis en cause.Il est plus que probable qu avec un tel mode de financement, la C.T.C.U.M.eût pu faire augmenter de façon substantielle le nombre de passagers qualifies.Ce que nous proposons se situe à la frontière de ce qui est politiquement réalisable et de ce qui serait efficace du point de vue de l’économiste.Nos recommandations ont cependant peu de chance d'être entendues.Car par opportunisme électoral, nos “provinciaux" préfèrent le règne de l’arbitraire à celui de la saine nationalité.Ceux qui chantent la qualité de la vie dans leur programme électoral et qui volent au secours des travailleurs en temps de grève de transport savent aussi construire des autoroutes trans-urbaines pour satisfaire les industriels.Notre seul espoir, c’est que le gouvernement fédéral vienne mettre un peu d’ordre dans tout ça.(J) C.F.LE DEVOIR, 16 juillet 1975, page 9.(2) C.F.LE DEVOIR, 29 septembre 1975, pape 5.(3) C.F.Roger Alexandre, "Les transports de demain’’, dans L’EXPANSION, mars 1975.(4) C.F.Abe Limonchick, '"Vers une politique du transport en commun d Montréal", dans LE DEVOIR, 23 avril 1975 page 5.CLINIQUE CHIRURGICALE DE GREFFE DE CHEVEUX VIVANTS Dr Bernard Blanchard, tâ.D.: F.R.C.S.(C) Dr Guy Blanchard, M.D.: F.R.C.S.(C) Place Samuel de Champlain 350 Chemin Ste-Foy suite 1007 Québec 418-687-2677 94 est, bout.Henri-Bourassa Montréal 382-5565 Savez-vous que.Vous pouvez dès maintenant remplacer votre baignoire actuelle par une baignoire tourbillon Jacuzzi?.Vous pouvez l’utiliser comme baignoire conventionnelle ou thérapeutique.• Vous pouvez venir l’essayer dans nos locaux.i Distributeurs des produits: Baignoire tourbillon Jacuzzi Sauna Royal Douche électronique Sico Douche-massage Lavabos, bidets, w.c.La circulation rapide des trois jets d’eau: • Fait disparaître la raideur des muscles.• Stimule la circulation et crée la détente.• Ramène l’équilibre nerveux.• Purifie et raffermit 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N'est-ce pas là un idéal que chacun de nous caresse au fond de son coeur?Non, ce n'est pas démodé ou yieux jeu que de rechercher lame soeur, c'est plutôt logique! Pourquoi se contenter de n'importe qui à ses côtés quand un organisme peut vous aider à dénicher cette personne qui donnerait un visage à vos rêves?L'INSTITUT HUMANISTE ouvre toutes grandes ses portes à vous, chers amis, qui avez compris que le partage est essentiel dans la vie! .» * Composez 845-9161 OU ENCORE VENEZ NOUS VOIRI Carole Hutchison F ONDATRICF LE PLUS GRAND CENTRE DE RENCONTRE AU CANADA r-** i v ’ INSTITUT HUMANISTE ASTRO CLUB 1.700.RUE BERRI Palais du Commerce Suite 24 845-9161 67.St-Cyrille Est Québe.8:07 8— PHILADELPHIE: Clarke (6) Barber, Leach.:.12:06 9— PHILADELPHIE: Barber (6) Clarke, Leach.12-52 Pénalités: Kelly (P) 15:36.Tira au but Philadelphie: 4 14 7-25 Ranoers: 6 15 7-28 suco est à la recherche d’un SECRÉTAIRE GÉNÉRAL FONCTIONS: ~ Sous l’autorité du Comité francophone du Conseil d'administration et en étroite collaboration avec l'équipe de direction, le Secrétaire général est responsable de la gestion du secteur francophone (SUCO).— Il coordonne les travaux de l'équipe de direction et les activités de programmes de coopération et d'éducation du public; il voit également à l'efficacité des divers services (finances, mobilisation de fonds, communications).EXIGENCES: Aptitude éprouvée à travailler en équipe et à encadrer du personnel; — Réflexion sérieuse et originale sur le développement et la coopération; — Engagement social soutenu; — Expérience souhaitable de travail dans le Tiers-Monde.CONDITIONS: —' Durée du contrat: 2 ans* — Traitement: selon la politique salariale de l'organisme — Entrée en fonction: le 1er janvier 1976.Les intéressés sont priés de taire parvenir leur curriculum vitae et une brève explication du pourquoi de leur candidature d’ici le 15 novembre 1975.à: Concours du Secrétaire général a/s Président du Comité francophone SUCO 4824 Côte-des-Neiges Montréal, Qué.735-4561 r CARRIÈRES ET PROFESSIONS Le Centre Local des Services Communautaires de La Desert Maniwaki, Québec est à la recherche de: • UN MÉDECIN • UN DENTISTE • UNE INFIRMIÈRE (santé première ligne) • DEUX INFIRMIÈRES (soins à domicile) • UNE INFIRMIÈRE (préventifs - 8 mois) • DEUX PRATICIENS SOCIAUX (t a s.ou t.s.p.) • NUTRITIONNISTE Faire parvenir votre demande, avant le 31 octobre 1975.à: M.Maurice Aumond, C.L.S.C.de La Desert, C.P.130, Maniwaki, Québec.Centre Local de Services Communautaires Hochelaga - Maisonneuve Inc.recherche UN DIRECTEUR GÉNÉRAL ORGANISME — mis en place par la volonté des gens du quartier; — rattaché à la loi 48 (bill 65); — organisme parmi d'autres qui offre des services de santé, des services sociaux et des services d'action communautaire à une population de 75.000; — Hochelaga-Maisonneuve est un quartier ouvrier situé dans l'est de Montréal.FONCTIONS Le candidat pourrait avoir A remplir les fonctions suivantes: — exécuter les directives du Conseil d'administration; — assumer la direction d'un personnel diversifié (environ 65 employés) et assumer des tâches de coordination, de programmation, de définition de tâches; — voir à l'administration budgétaire, s'occuper des relations avec les organismes du milieu et avec les différents paliers gouvernementaux; — développer une conception articulé^ d'un C.L.S.C.en milieu ouvrier.EXIGENCES: — souple et dynamique; — compétence dans l'administration budgétaire et connaissance des rouages gouvernementaux; — capable d'assumer un leadership tout en travaillant en équipe; — est en accord avec et contribue à concrétiser les aspirations du milieu; — s'exprime et rédige avec facilité; — maintient dans ses contacts un bon sens de l'humour; SALAIRE Selon compétence.NOTE: Les enveloppes contenant les offres de services ne seront décachetées qu'à la fin de la période d'affichage, soit le 14 novembre 1975; il ne sera donc envoyé aucun accusé de réception.VEUILLEZ FAIRE PARVENIR VOTRE CURRICULUM VITAE AVANT LE VENDRED114 NOVEMBRE 1975 (cette période ne sera pas prolongée même s‘il y a une grève des postes) Diana Dorris a/a Comité de sélactlon C.L.S.C.Hochelaga-Maisonnauva 1620, avenue de La Salle Montréal, Qué.JL UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL ADMINISTRATEUR DE CONTRATS SERVICE DE LA RECHERCHE Fonctions: Sous la direction du Directeur du Service de la Recherche: — participe à l’élaboration des politiques de l'université en matière de recherche commanditée; — élabore la procédure pour la soumission des devis, l’approbation et l'exécution des contrats de recherche et d’expertise; — examine les devis avant de les soumettre aux com-, manditaires et représente l'Universftà de Montréal dans les négociations de contrats; — participer la rédaction des contrats et voit à leur coordination administrative; — recherche de nouveaux commanditaires et informe les commanditaires éventuels sur les services que peuvent offrir les chercheurs de l'Université de Montréal; — voit à l'administration de la politique de l'Université de Montréal, en matière de brevets d'invention; — agit à titre de secrétaire du Comité des brevets d'invention; — accomplit toute autre tâche pouvant lui être confiée par le directeur du service de la recherche.Qualification — Diplôme universitaire de 2e ou 3e cycle en sciences, sciences humaines ou sciences administratives.— Expérience pertinente acquise en milieu industriel ou gouvernemental souhaitable.— Aptitude à négocier et à communiquer verbalement et par écrit en français et en anglais.Les personnes intéressées d poser leur candidature à ce poste sonnt priées de taire parvenir leu; curriculum vitae ou de téléphoner au: ‘ J Sarvlca du paraonnel, Université da Montréal, C.P.6128, Montréal, Qué.Tél.: 343-7750 uartnens: Stephenson, (H); Uiacomm, (K)f Assistance: 17,500.Association Mondiale Jets 5, Road Runners 0 lèra pérlod* 1— WINNIPEG: Hull(3) Nilsson, Green .5:36 2— WINNIPEG: Nilsson (7) Hedberg, Green .18:09 Pénalités: Ford )WVi 11:06; Guindon (W) 13:51; Rautakallid (P) 15:09; Lindh (W) 18:59.2* période 3— WINNIPEG: Ford (2) Sullivan .11:22 4— WINNIPEG: KetolalS) Amundson, Hillman.16:37 5— WINNIPEG: Hedberg (7) Hull, Nilsson.19:28 Pénalités: Niekamp (P) 2:33; McLeod (P) 8:16; Ptorek(P).3* period* ^Waffi^Gray (P) 0:40; Clarke (P) 5:23; kanïp^ l'3®er9 8;32, Hedt!ef9 lw)- Nie' Tira eu but & in 3?Gardiens: Kurt(P); Daley (W).Assistance: 8,541 Racers 4, Oilers 3 ter* period* Aucun but.Pénalités: Morris (E) 1:41; Block (I) 7:58; T.McAneeley(E) 9:25; Bettner(E) 17:31.2* period* 1— INDIAPOLIS: Prentice(t) Wiste, Pronovost.5:09 2— INDIANAPOLIS: Pitchner(4) Whitlock, Buchanan.15:05 3— EDMONTON: B.McAneeley(f) Carlyle, Ullman .17:54 4— INDIANAPOLIS: Rarberul(2) Sicinski .19:22 Pénalités: Stapleton (I) 1:36; Joyal (E) 13:56, Woytowich (I) 15:37.3# période 5— EDMONTON: B.McAneeley (2) Ullman, T McAneeley.15:00 6— INDIANAPOLIS: Sicinski (f) Fltcbner, Barbarul .15:57 7— EDMONTON: Bennett (2) Joyal, MacGregor .17:07 Pénalités: Prentice (I) 7:23.Tira au but Edmonton: 8 10 10—28 Indianapolis: ft 9 8—28 Gardiens: Worthy (E): Holmquist (I).Assistance: 6,5t8 m Sabres 3, Seals 2 1-BUFFALO: RamW°d* E-fePéLÏ Stàhflèïd’d).17:51 P^rmffi^'Safôunh'IC)'t'3': ï9: 'Pesul9(î!] 18:19.2* period* Aocun pointage.Pénalités: Luce (B) 3:30; Spencer (B) 12:20; Klasson(C), Richard (B) 15:08.1 3* période 3— CALIFORNIE: Girard (1) Hampton, Sabourin.1:18 4— CALIFORNIE: McAdam (6) Maruk.4:09 5— BUFFALO: Richard (5) McNab, Korad.9:51 Pénalités: Murdock (C) 3:05: Neilson (C) 14:39 Guèvremont (B) majeure 17:34.Tira au but m1* iM £ fâKllScMc,;Des|ardi"s(B)' .Les Eskimos champions Highbaugh: 2 touchés de plus de 100 verges EDMONTON (CP) - Les Eskimos d’Edmonton ont remporté hier le championnat de la section ouest de la Ligue canadienne de football en vertu d’une victoire de 48-41 contre les Blue Bombers de Winnipeg au cours d’un match marque par deux touchés de plus de 100 verges de Larry Highbaugh et d’un troisième quart de 40 points.Il a neigé durant presque tout le match qui a été disputé par un temps de 2 degrés sous zero, ce qui n’a pas toutefois enrhumé les deux offensives.Mais Highbaugh s’est particulièrement distingué au cours de cette rencontre.Au premier quart, il a retourné le botté d’envoi sur une distance de 109 verges pour un touché, puis au troisième quart il récidivait en retournant cette fois un botté de dégagement sur 116 verges.Les Eskimos totalisent maintenant 22 points, un de plus que les Roughriders de la Saskatchewan, dont la défaite contre les Lions de la Colombie-Britannique, samedi, leur a enlevé tout espoir de terminer au sommet.Eskimos 48, Bombers 41 1er quart EDMONTON—Touché de Highbaugh, de boité d'envoi, 109 vgs.Uanslormé pat Culler .0:25 EDMONTON—Touché de Fink, retour de botté de dégagement.58 vgs.transformé par Cutler .6:13 WINNIPEG—Placement de Ruotf, 17 vgs.13:34 2enw quart EDMONTON—Touché de McGowan, passe de Wilkinson.53 vgs, transformé par Cutler .0:26 WINNIPEG—Touché de Ribbins, passe de Brock, 5 vgs.non transformé .3:33 EDMONTON—Touché de Konihowskl, passe de Lemmerman, 60 vgs.transformé par Culler .T.9:39 EDMONTON—Placement de Cutler, 14 vgs.12:52 WINNIPEG—Touché de Washington, course de 3 vgs, transformé par Ruotf.,.15:00 3èn» quart EDMONTON—Touché de Stevenson, course de 30 vgs après recouvrement d'un échappé, transformé par Cutter.0:37 WINNIPEG-Touché de McDonald.43 vgs, passe de Brock, transformé par Ruotf.3:19 EDMONTON—Touché de HigOOauch.116 vgs.retour de dégagement, transformé par Cutler .5.20 WINNIPEG—Simple de Ruott, 43 vgs 6; 56 WINNIPEG—Touché de Washington, 24 vgs, passe de Brock, transformation de 2 pts, passe de Brock àLarose.10:50 EDMONTON—Placement de Cutler, 12 vgs.13.38 WINNIPEG-Touché de LaRose, 30 vgs, passe de Brock, transformé pas ruott.14:03 4*nte quart Aucun pointage.Winnipeg 3 13 23 0 - 41 Edmonton 14 17 17 0-48 Argos 27, Tiger-Cats 23 1er quart TORONTO—Touché d'Orange, course de 56 vgs, transformé par Andru- syshyn .1:50 TORONTO—Placement d'Andrysysshyn, 23 vgs.10:41 2*itw quart HAMILTON—Touché de Thomas, passe de Keeling, 62 vgs.transformé parSunter.0:24 HAMILTON—Placement de Sunter, 52 vgs.5:26 HAMILTON—Placement de Sunter, 20 vgs.10:46 HAMILTON—Touché de Hopkins, course de 4 vgs, transformé par Sunter 12:33 HAMILTON—Placement de Sunter, 24 vgs.14:18 4*me quart TORONTO—Touché de Morton, passe de Ealey.63 vgs, transformé par j—l'ftcè'fnent d’Âhdrusÿsliyh.3:29 33 vgs.15:00 Toronto 18 23 9 l8$ Assistance —40,284, football Ligue Canadienne Samedi Toronto 27, Hamilton 23 C.-Britannique 12, Saskatchewan 8 Hier Montréal 26.Calgary 20 Edmonton 48, Winnipeg 41 Ligue Nationale Samedi St-Louis 20.Giants NY 13 LIGUE CANADIENNE Section Eet OTTAWA Pl .15 ! P 5 n 1 PP 348 PC 274 pte 19 MONTRÉAL .15 9 6 0 347 299 18 TORONTO 15 5 3 •1 251 298 11 HAMILTON .15 4 10 1 258 385 9 EDMONTON Section Oueet .15 11 4 0 420 362 22 SASKATCHEWAN.16 10 5 1 373 309 21 WINNIPEG .15 6 7 2 314 348 14 C -BRITANNIQUE .15 6 9 O 268 319 12 CALGARY .15 5 10 0 352 337 10 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Est Pi g P n bp bc pts SHAWINIGAN 12 5 6 i 57 66 11 CHICOUTIMI 11 5 6 0 60 56 10 TROIS-RIVIÈRES 12 4 6 2 55 61 10 SOREL 13 4 7 2 54 95 10 QUÉBEC 13 2 9 Section Ouest 3 49 76 7 SHERBROOKE 13 10 2 1 83 45 21 CORNWALL 13 9 3 1 79 44 19 MONTRÉAL 12 7 3 2 72 55 16 HULL 13 5 8 O 51 59 10 LAVAL 12 4 6 2 59 ASSOCIATION MONDIALE Section Canadienne 63 10 Pi g P n bp bc pts WINNIPEG 8 6 2 0 39 16 12 QUÉBEC 6 5 1 0 30 18 10 EDMONTON 10 3 6 1 36 44 7 TORONTO 6 1 4 .1 20 25 3 CALGARY 6 1 5 Section Est 0 12 20 2 CINCINNATI 6 4 2 0 22 V 8 N.-ANGLETERRE .6 4 2 O 17 21 8 INDIANAPOLIS 8 3 5 O 28 26 6 CLEVELAND 4 2 2 Section Ouest 0 18 13 4 PHOENIX 7 4 3 O 24 29 8 SAN DIEGO 6 3 2 1 22 16 7 MINNESOTA 7 3 3 1 18 23 7 DENVER 6 3 3 0 19 28 6 HOUSTON 6 2 4 0 20 25 4 sommaires Ligue Nationale Samedi Black Hawks 4, Scouts 0 Premier* period* 1— CHICAGO: Martin (2) Sheehan, D.Rota.16:20 Pénalités: Johnston KG 9:34, Hull C 11:35, LagacéKC 13:42.Deuxieme period* 2— CHICAGO: Mikitad) Koroll, Talion.11:00 3— CHICAGO: Mikita(2) Marks, Koroll.16:20 Pénalité: LagacéKC 9:52.Trolelém* period* 4— CHICAG0: Martin (3) Sheehan, 0.Rota.5:32 Pénalités: McDonald KC 11:30, Mikila C.13:22.Lancera par: Chicago 13 11 10-34 Kansas City 6 12 7—25 Gardiens: Esposito, Chicago; Herron, Kansas City.Assistance: 10,111.Flyers 4, Pingouins 4 Premier* period* 1— PHILADELPHIE: Jim Watson (1) Dornhoefer.5:16 2— PHILADELPHIE: Leach (5) Schultz.Jim Watson.19.41 Pénalités: B.Kelly Pha 9:40, Dupont Pha.12:01, Morrison Pg015:04, Clarke Pha 16:46.Otuxiem* period* 3— PHILADELPHIE: MacLeish (4) Clarke, Bladon.2:06 4— PHILADELPHIE: Lonsberry (2) Dupont, MacLeish.6:09 5— PITTSBURGH: Arnason (3) R.Kelly, Burrows.10:51 Pénalités: Durbano Pgh 0:32.Plasse Pgh purgée par McManama 2:08, Durbano Pgh.Lonsberry Pha.Mcllhargey Pha mineure double et d'inconduite de match, purgée par B.Kelly 6:49, JoeWatson,Pha.14:36., Troisième period* 6— PITTSBURGH: R.Kelly (3) Larouche.8:46 7— PITTSBURGH: Campbell (2) Burrows, Schock.17:15 8— PITTSBURGH: Larouche (1) Pronovost.MacDonald.19:56 Pénalités: Durbano Pgh mineure double, majeure, IncoUuite, Schultz, Pha majeure inconduite 3:01, Dupont Pha mineure double 14:53, R.Kelly Pgh 16:57, Dornhoefer Pha 18:56, Dornhoefer Pha mineure, inconduite 19:56.Lancert par Philadelphie 9 10 9-28 Pittsburgh 9 12 13—34 Gardiens: Stephenson, Philadelphie; Plasse.Pittsburgh.Assistance: 14,587 Islanders 7, Rangers 1 Premier* period* Aucun but.Pénalités: Hart I 7:15, Sacharuk R 8:03, Middleton R 18:29.Deuxieme period* 1— ISLANOERSé Trottier (6) J.Potvin, D.Potvin.0:10 2— ISLANOERS: Bourne (1) S Lewis, Marshall.11:57 3— ISLANOERS: Harris (6) Lewis, Trottier.12:08 4— ISLANDERS: O.Potvio(5) Harris.Trottier.15:00 Pénalités: 0.Potvin (I) 9:57, Stemkowski (R) 9:57.Hart (I) 12:20, Park (R) 14:12, Marshall (I) 16:20,19:10.Trolsiemo period* 5— RANGERS: Râtelle (5) Gilbert.Middleton.0:24 6— ISLANDERS: J.Potvin (3) i Henning, MacMillan.5:33 7— ISLANDERS: J.Potvin (4) Harris, 0.Potvin.10:51 8— ISLANDERS: D.Potvin(6) Westfall.14:17 Pénalités: Râtelle (R) 10.35, Beverly (R) 11:45,D.Potvin (1)11:59, Lancera par Rangers 11 12 7—30 Islanders 4 11 8—23 Gardiens: Davidson.Rangers; Reach, Islanders.Assistance: 14,865 Seals 2, Maple Leafa 2 Premier* period* 1— CALIFORNIE: Gardner (3) Williams.0:27 2— CALIFORNIE: Maruk (1) Christie.MacAdam.12:20 Pénalités: Williams (T) 3:42, Thompson (T) 6:34, Klassen (0) It: 19, Simmons (C) purgée .9:58 Bluea 7, Flames 3 Première period* 1— ATLANTA: Letter (1) BomanchycO, Lysiak.:.10:01 Pénalités: Hess (SL) 3:35, Gassofl (SL) 8:56, GIOOs(SL) 15:25.Deuxième period* 2— ST-L0UIS: MacMillan (4) Unger, Larose.;;;.5:25 3— ATLANTA: Kryskow (1) Ecclestone.10:05 4— ST-LOUIS: Plante (1) Thomson, Merrick.10:14 5— ATLANTA: Flett(2) St-Sauveur, Carrière.15:15 6— ST-LOUIS: Merrick (2) Thomson, R.Wilson.17:43 Pénalités: Carrière (A) 15:40, B.Wilson (SL) 15:40.Troisième période 7— ST-LOUIS: Lefley(5) MacMillan, Hess.2:31 8— ST-LOUIS: Unger (7) Affleck.9— ST-LOUIS: Lefley(6) .12:40 10— ST-L0UIS: R.Plager (1) Linger, Lefley.1958 Pénalités: Affleck (SL) 0:19, Letter (A) 4:16, Berenson (SL) 4:34, Affleck (SL) 10:44, Plante(SL) 18:09.Lancers par Atlanta 5 7 16—28 St-Louis 11 7 21—39 Assistance: 17,314 Association Mondiale Samedi Mariners 6, Saints 1 Première period* 1 —San Diego: Ferguson (3) Peacosh, Falkenberg.2— MINNESOTA: McKenzie (2) Walton, keon.16:03 3— SAN DIEGO: Ferguson (4) Wall, Adduono.16:49 Pénalités: Conelly (M) 0:51, Wallon (M) 8:39.Deuxieme period* 4— 9AN DIEGO: Noris (3) Lacroix, Hughes.13:54 Pénalités: Busniuk (M) 4 16, Minn de banc purgée par Brackenbury 9:10, Falkenberg (SO) 12:23, Wall (SO) 19:08.Troltiem* period* .6:54 5-SAN DIEGO: Lacroix (1) 1:15 6-SAN DIEGO: Peacosh (8) Ferguson, Adduono 15:52 7-SAN DIEGO: Goldthorpe(l) Walter, McMahon 17:47 Pénalité: Connelly (M) 8:19.Lancer» par Minnesota 8 7 10-25 San Diego 4 13 20-37 Assistance: 7,026 .3:55 Stingers 7, Aeros 4 Premier# period* 1— Houston: Larway(3) Ruskowski.Pénalité: Schella(H) 15:12.Deuxieme period* 2— CINCINNATI: Veneruzzo(2) Plumb.305 3— HOUSTON: Hall (2) LaOossière.Taylor.13*6 4— CINCINNATI: MacNeil(2) Smedsmo, O'Oonoghue.1617 5— CINCINNATI: Guité(l) Locas.16:40 Pénalités: Hale (H) 4:33.Hughes (C) 10:50.P.Popid (H)11:10.Pelyk (C)18:27.Troltiem* period* 6— CINCINNATI: LaRose(4) O'Oonoghue.O'50 7— CINCINNATI: MacNeil{3) ODonoghue.2:14 8— HOUSTON: Tonelli(l) P.Popiel.G.Howe.6:07 9— CINCINNATI: Campbell (2) Veneruzzo.Plumb.15:07 10— HOUSTON: Taylor (3) 11— CINCINNATI: Guiié (2).15,56 Locas, LaRose.19:59 Pénalités: Hughes (C) 1:27, MacNeil (C) majeure, inconduite.Irwin (H) inconduite de match 7:25, Ruskowski (H) 14:12, Schella (H) 19:19.Lancera par Houston 8 11 9—28 Cincinnati 15 9 14—38 Assistance: 7,161.Crusaders 5, Oilers 2 Premier* period* 1-EDMONTON: Baird(4) Patenaude, Ullman.0:45 Hier Washington 23, Cleveland 7 N.-Angleterre 24, San Francisco 16 Cincinnati 21, Atlanta 14 Baltimore 45, Jets NY 28 Dallas 20, Philadelphie 17 Pittsburg 16, Green Bay 13 Kansas City 26, Denver 13 Houston 24, Détroits Los Angeles 38, N.-Orleans 14 Miami 35, Buffalo 30 Oakland 25, San Diego 0 Ce soir Minnesota à Chicago par Sabourin 12:45.Shmyr, Dur en 17:43 Dtuxlèm* période Pénalités: Walker (C) 8:58, T.McAneeley 3—TORONTO: Welr (3) (E) 9:04.J.A.Stewart (C)13:34.Sittler, Turnbull 1:17 Deuilém* period* Pénalité: Weir (T) 4:13.3—EDMONTON Rogers (2) Troisièm* pérlodo Evo.T.McAneeley 4-TORONTO: Turnbull (3) 4-CLEVELAND: Walker (4) Mckenney, Weir .19:09 J.C.Stewart Pénalités: Williams (T) 3:59.Sabourin (C) 5—CLEVELAND: Gruen (1) 10:12.Simmons(C) Inconduite 19:09.Schmyr Lancer* par Pénalités: krake (C), Long (E) 3:06, Schmyr Californie 12 4 7-23 (C) 13:10.Barter (E) 19:01.Toronto 8 9 10-27 Trolelém* période Gardiens: Simmons.Californie; 6-CLEVELANO: Harrison (3) Pind Thomas, Toronto.Pmder.Edur Assistance; 16.447.7-CLEVELANO: McDonough (4) Ball Sabres 5, Red Wlnge 3 Premier* period* 1— Buffalo: McNab (2) Richard, Lormtz.3:44 2— DETROIT : LlObatt (2) Rolwto.Watson.5:00 3— BUFFALO: Ramsey (3) Gare.koraO.11:03 4— BUFFALO: Lorentz(4) Richard, McNab.17.59 Pénalités: Robert (B) 0:33, Mckechnie (0) 13:06.Hamel (0)17:05 Deuxième period* 5— Buffalo Richard (4) Korab.McNab .9:32 6— DÉTROIT: Hoga0oam(3) Mckechnie, Gram.16:10 Pénalités: Mckechnie (0) 1 06, Giroux (0) mineure double 7:07, Watson (D) 8:29, Robert (B) 10:02, Ramsey (B) 10:28, Richard (8), Schoenfeld (B) mineure, Inconduite de match 14:52, Watson (D) mineure, majeure, Gare (B) majeure, Grant (0)19:58.Tinlalima nA^lrvrim l pvriocMi 7— BUFFALO: McNab (3) 238 8— DÉTROIT LibOatt (3) Mckechnie, Roberto.10:36 Pénalités: Wong (D) 5:52, l ice (B) 12:35.Leneerapor Buffalo 12 10 10-32 Detroit 6 16 15-37 16:39.Lancer* per Edmonton g ig Cleveland 12 g* Gardiens: Dryden.Edmonton; Whidden.Cleveland Assistance: 6,358.Nordiques 3, Toros 2 Premier* period* 1— QUÉBEC: Bordeleau(3) Roy.2— ÛUÉBEC Tardit(5) Bordeleau.Ckxitler.‘ 3— QUÉBEC Roy (1) Leclerc.S Bernier.Aucune pénalité.OeuxMm* période Aucun but.Aucune pénalité.Trotelém* période 4— TORONTO: kirk(1) Dorey, Napier.5— TORONTO; klrk(2) Cunningham, F Mahovllch.Aucun* pénalité.Leneerapor Toronto g 6 Ouébec « is Gardiens Viant.Toroto, Brodeur, Québec Assistance; 9,963 % sports Le Devoir, lundi 27 octobre 1975 *15 Michel Prévost perd en finale chez les mi-moyens Médaille d’or du Canada à la boxe MEXICO (d'après CP) - Le Mexique et le Brésil devront reprendre leur match de championnat au soccer, le Canada a remporté sa toute première médaille d’or à la boxe, et Cuba a mérité 11 médailles d’or contre cinq aux Américains, samedi à Mexico, lors de la dernière journée complète de compétitions des Jeux panaméricains.Hier, seule la triditionnelle épreuve de clôture, le concours de saut hippique, était à l’affiche avant les cérémonies de clôture.La médaille d’or obtenue par le Canada samedi, sa 18e depuis le début des Jeux, le fut par le jeune Chris Clarke, 19 ans, de Halifax, dans la catégorie des poids légers.Par contre, Michel Prévost, de Laflèche, étudiant en éducation physique à l’Université de Montréal, méritait une médaille d’argent chez les poids mi-moyens, tandis que l’équipe canadienne de hockey sur gazon en obtenait également une après avoir perdu 1-0 face à l’Argentine en finale, après être demeurée invaincue jusque là.Le Canada, avant l’épreuve finale, totalisait ainsi 90 médailles pour égaler son nombre — record de Winnipeg en 1969.Les Etats-Unis, par contre, portaient leur total de médailles a 246, dont 116 d’or, tandis que les athlètes Cubains en tatali-saient 103, dont 56 d’or.Une foule de 100,000 spectateurs assistait, samedi soir, à la finale du tournoi de soccer lors- qu'une panne d’électricité vint mettre tin aux hostilités, alors que Mexicains et Brésiliens étaient à égalité 1-1 et jouaient en prolongation.Les officiels décidèrent alors d’accorder une médaille d’or à chaque équipe, mais la décision fut ensuite renversée par les dirigeants de la Fédération internationale de football forçant la reprise du match."La décision initiale était probablement justifiée, car elle permit aux officiels de s’en sortir sains et saufs”, a commenté par après un dirigeant des Jeux.“Les Mexicains ont bien joué, mais les Brésiliens dominaient nettement la rencontre au moment où l’électricité fit mystérieusement défaut.” La turbulence dans la foule ne fut peut-être pas étrangère à la panne.Plus tôt, des spectateurs s’étaient aventurés sur le terrain à deux reprises et les manifestations devenaient de plus en plus bruyantes.Maigre leur échec face à l’Argentine, pour une 3e fois titulaire des Jeux au hockey sur gazon, les Canadiens ne remportaient pas moins leur première médaille dans cette discipline et eurent même l’avantage du jeu.Clarke remporta sa médaille d’or de façon difficile, lorsqu’il fut victime d’un coup bas de la part de l’Américain Aaron Pryor à la 2e ronde et s’écroula au plancher.Pryor fut alors disqualifié.Quant à Prévost, il perdit aux points face au Cubain Kolando Garbey, qui remportait ainsi son 3e championnat des Jeux.Les Cubains en étaient à un 8e titre à la boxe, ceux des trois autres catégories allant à des Américains.Les Cubaips sortirent également vainqueurs en finale au baseball, au ballon-volant masculin et féminin ainsi qu’à la course cycliste sur route.Les Américains remportèrent les deux titres de ballon-panier, masculin et féminin.Les quelque 350 athlètes représentant le Canada ont remporté à Mexico plus de médailles qu’ils ne l’avaient fait à Cali en 1971, grâce à une relève mieux préparée et surtout plus nombreuse.Brian Greenhoff, du Manchester United, fait un mauvais parti à Bobby Gould, du West Ham, au cours du match opposant samedi les deux meilleures équipes de football de Grande-Bretagne.Cette bataille a été le prélude d’une violente manifestation de 1,000 spectateurs qui sont descendus sur le terrain pour faire valoir leur point de vue.Cent personnes ont été blés sées.West Ham a toutefois gagné le match 2-1.(Téléphoto AP) Cranston l’emporte mais Shaver ravit le public EDMONTON (d’après CP) -Le Torontois Toller Cranston, artiste-peintre, champion canadien de patinage artistique, l’un des patineurs Tes plus imaginatifs au monde et toujours controversé.a remporté samedi soir le titre masculin de la compétition internationale Skate Canada.Cranston a obtenu sa large part habituelle de points pour l’impression artistique, au cours de son numéro libre de cinq minutes.Mais son pointage technique souffrit d’une absence de sauts osés, à l’encontre de son compatriote Ron Shaver, de Cambridge (Ont.).Ce dernier obtenait les suffrages de la plupart des 8,500 spectateurs mais se contentait neanmoins de la MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Brevets d’invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal 107 288-2152 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR deuxième place.L’Américain Terry Kubicka prenait la 3e place, devant le Soviétique Igor Bobrin, le meneur après les figures et le court numéro imposés.Les Ontariens Barbara Bere-zowski et David Porter terminaient en 2e place à la danse pour couples, derrière les Soviétiques Batalia Linichuk et Gennadi Karponosov, tandis que le titre féminin allait à Susanne Driano, qui représentait ITtalie quoique née et entraînée aux Etats-Unis.ALBERT TROTTIER, directeur de la publicité à la piste Blue Bonnets, est décédé samedi d’une crise cardiaque à l'âge de 49 ans.• REAL LEMIEUX, qui a joué durant huit saisons dans la LNH, est mort samedi d’un caillot au cerveau.Originaire de Victoriaville, Lemieux a porté les couleurs des Red Wings de Détroit, des Kings de Los Angeles, des Rangers de New York et des Sabres de Buffalo.Il avait pris sa retraite au début de la saison dernière.SPARKY ANDERSON, dont les Reds viennent de remporter une première Série mondiale en 35 ans, a renouvelé pour deux ans son contrat à titre de gérant de l’équipe.L'URSS a remporté les championnats d’Europe de volley-ball, chez les messieurs comme chez les dames, à Belgrade.• LE SHAH d’Iran a ordonné au général Ali Jojat, chef de l’organisation des sports ira-nais, d'entamer des préparatifs en prévision de l'éventuelle tenue des Jeux olympiques 1984 à Téhéran.L'Iran a posé sa candidature à l’organisation des J.O.dans une lettre au Comité international olympique le mois dernier mais aucune décision n’a encore été prisé.L’Algérie et la Tunisie se sont également montrées intéressés pour accueillir les Jeux de 1984.• JACK DEMPSEY, hospitalisé vendredi à la suite d’un ma^ laise cardiaque, va mieux.Agé de 80 ans, l’ancien champion du monde des poids lourds avait été'conduit de toute urgence à l’hôpital à la suite d’une défaillance.Il avait conquis le titre en battant par K O.Jess Willard en 1919 et l’avait perdu sept ans plus devant Gene Tunney.hockey Ligue Nationale Vendredi Atlanta 7, Los Angeles 1 Toronto 6, Washington 3 Vancouver 4, Minnesota 2 Samedi Montréal 6, Boston 2 Toronto 2, Calitornie 2 Islanders NY 7, Rangers NY 1 Atlanta?, St-Louis 3 Philadelphie 4, Pittsburgh 4 BuffaloS, Détroits Chicago 4, Kansas City 0 Hier soir Philadelphie à Rangers NY Washington à Chicago Détroit à Boston Minnesota à Los Angeles Californie à Buffalo , Ce soir Islanders NY à Montréal Association Mondiale Vendredi N.-Angleterre 5, Toronto 4 Phoenix 4, Calgary 3 Winnipeg 5, Denver 2 Samedi Cleveland 5, Edmonton 2 Cincinnati 7, Houston 4 Québec 3, Toronto 2 San Diego 6, Minnesota 1 Hier soir Calgary à N.-Angleterre Edmonton à Indianapolis Phoenix à Winnipeg Ligue Majeure du Québec Vendredi Sherbrooke 10, Sorel 2 Montréal 6, Chicoutimi 4 T rois-Rivières 2, Québec 2 Cornwall 6, Shawinigan 4 Hier soir Chicoutimi à Montréal Laval à Québec Sherbrooke à Hull Trois-Rivières à Sorel Shawinigan à Cornwall Ce soir Shawinigan à Laval LIGUE NATIONALE Section 1 Pi 9 P n bp bc pts ISLANDERS NY 9 5 1 3 35 18 13 PHILADELPHIE 8 5 1 2 32 22 12 ATLANTA 8 3 4 1 25 19 7 RANGERS NY 8 3 4 Section II 1 22 31 7 CHICAGO 9 4 3 2 24 23 10 KANSAS CITY 7 3 3 1 16 21 7 VANCOUVER 8 3 4 1 27 34 7 ST-LOUIS 8 2 4 2 23 26 6 MINNESOTA 7 1 6 Section III 0 18 27 2 MONTREAL 8 6 1 1 47 17 13 LOS ANGELES 9 5 4 0 27 45 10 PITTSBURGH 6 4 1 1 30 23 9 DETROIT 9 0 6 3 15 36 3 WASHINGTON 9 0 8 Section IV 1 28 45 1 BUFFALO 7 7 0 0 43 15 14 TORONTO 8 4 3 1 24 28 9 CALIFORNIE 8 3 3 2 23 25 8 BOSTON 7 2 3 2 21 25 6 ASSOCIATION MONDIALE Section Canadienne Pi 9 P n bp bc pts QUÉBEC 6 5 1 0 30 18 10 WINNIPEG 7 5 2 0 34 16 10 EDMONTON 9 3 5 1 33 40 7 TORONTO 6 1 4 1 20 25 3 CALGARY 5 1 4 Section Eet 0 11 17 2 CINCINNATI 6 4 2 0 22 21 8 N.-ANGLETERRE.5 3 2 0 14 20 6 CLEVELAND 4 2 2 0 18 13 4 INDIANAPOLIS 7 2 5 Section Ouest 0 24 23 4 PHOENIX 6 4 2 0 24 24 8 SAN DIEGO 6 3 2 1 22 16 7 MINNESOTA 7 3 3 1 18 23 7 DENVER 6 3 3 0 19 28 6 HOUSTON 6 2 4 0 20 25 4 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Est Pi g P n bp bc pts SHAWINIGAN .11 5 5 i 56 56 11 CHICOUTIMI .10 5 5 0 55 48 10 TROIS-RIVIÈRES .11 4 5 2 50 54 10 SOREL .12 3 7 2 47 90 8 QUÉBEC .12 2 7 Section Ouest 3 46 71 7 SHERBROOKE 12 9 2 1 79 44 19 CORNWALL 12 8 3 1 69 43 17 MONTREAL 11 8 3 2 64 50 14 HULL 12 5 7 0 50 55 10 LAVAL 11 3 6 2 54 60 8 Les gymnastes montréalaises Marie-Josée Ganier, à gauche, et Tanya Mayne écrivent une dernière ligne sous le solejl avant de quitter Mexico où elles ont représenté le Canada aux Jeux panaméricains.(Téléphoto AP) V * vMW' tf&SÊÊ fxpiïez]usqul1Ipour Apportez vos colis au comptoir Rapidex de la Gare Centrale'avant 20h.Les colis attendront leur destinataire' au comptoir Rapidex, à 20 York Street, Toronto, dès 9h le lendemain matin, sauf les samedis et dimanches.Les envois, payés d'avance, comptant ou par crédit CN, ne doivent pas peser plus de 50 Ib.*Le service de nuit s'effectue également de Montréal à Ottawa et Québec.Pour plus de renseignements, composez 877-8743.' Service de livraison offert en option au coût additionnel de $1.00 par colis.¥ STATION Expédiez de 46 à 501b pour 16 • Le Devoir, lundi 27 octobre 1975 Gilles Massé La future Régie de l’énergie du Québec contrôfera le prix des produits pétroliers par Gilles Lesage QUEBEC — Le commerce des produits pétroliers sera soumis au contrôle de la future Régie de l’énergie du Québec, s’il n’en tient qu’à M.Gilles Massé, ex-ministre des Richesses naturelles, maintenant responsable du dossier de l’énergie.Le mandat de l’actuelle Régie de l’électricité et du gaz serait élargi et engloberait le pétrole, mais non l’Hydro-Québec.M.Massé reprend en fait, dix ans après, les conclusions de la Commission d'enquête sur l’extension de la distribution du gaz naturel au Québec.Cette Commission était sous la direction du juge Jacques Vadboncoeur, président de la Régie de l’électricité et du gaz.Ministre dès Richesses naturelles de.mai 1970 à la fin de juillet 1975, M.MasSé a quitté son poste pour des raisons de santé, à la faveur du remaniement ministériel de l’été dernier.Il est redevenu — fait inusité au Québec — simple député d’Arthabaska.Le premier ministre l’a toutefois adjoint à son bureau pour compléter les travaux qu’il a entrepris en ce qui concerne le tribunal de l’énergie.Le projet est maintenant prêt.M.Massé le soumet ces jours-ci à son successeur, M.Jean Cournoyer, puis à M.Robert Bourassa, à son retour d’Europe et d’Iran.Pour M.Massé, il ne serait pas utile de créer une nouvelle régie.Il est préférable d’étendre le mandat de celle qui existe déjà, par des amendements qui pourraient être apportés à la loi dès cette année.Il note que des organismes de réglementation et de contrôle du pétrole existent déjà dans d’autres provinces, notam- m Le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, a rencontré samedi le shah d'Iran au palais Niavaran, de Téhéran.(Téléphoto CP) Pour la transformation de ses ressources^ Québec a besoin des capitaux d’Iran (Bourassa) par Donat Valois TEHERAN (PC) — Le premier ministre Bourassa a incité aujourd’hui les investisseurs iraniens à participer à la transformation des richesses naturelles du Québec."Avec une population relativement faible, vivant sur un territoire aussi grand et aussi riche en ressources, a dit le premier ministre, le Québec a nécessairement besoin d'un volume considérable de capitaux pour assurer son développement." M.Bourassa, qui s’adressait a une centaine de membres de la Chambre de commerce, de l’industrie et des mines de 1T-ran.à Téhéran, a avoué que ni le capital québécois ni le capital canadien n’étaient suffisants pour financer le développement des ressources de sa province et que C'était la raison pour laquelle son gouvernement avait adopté une politique d'ouverture et d'accueil aux investissements étrangers.M.Bourassa a précisé que le Québec, pour des raisons évidentes, assujettissait cette "ouverture" à certaines restrictions dans les domaines des institutions financières, des banques et des assurances, de l'édition, de la radio, de la télévision et du cinéma ainsi que dans celui de la mise en valeur des ressources naturelles non renouvelables.Toutefois, a poursuivi le premier ministre, le Québec est particulièrement intéressé à attirer chez lui des investissements qui lui permettent de renforcer “la structure de son industrie secondaire et de transformation de ses richesses naturelles et de réaliser un meilleur équilibre entre le développement des differentes régions, particulièrement celles situées en dehors des zones métropolitaines ”.M.Bourassa a également souligné que son gouvernement attachait un "intérêt particulier" aux investissements favorisant la creation d’emplois, la fabrication de nouveaux produits qui permettent de développer les exportations.L'Iran, où le premier ministre effectue une visite officielle, est le 20e client du Québec.M.Bourassa estime qu'en vertu des besoins divers de ce pays de 32 millions d’habitants et de ses réserves pétrolières, l’Iran peut progressivement accroître ses achats au Québec.D’autre part, le premier ministre a dit, comme il l'avait fait lors du colloque sur Claude Castonguay Les contrôles contribueront à restreindre le chômage SHERBROOKE (PC) - Selon un ancien ministre québécois des Affaires sociales, les mesures anti-inflationnistes du gouvernement fédéral sont essentielles dans le contexte actuel pour briser le cycle inflationniste et empêcher la détérioration du climat social.A la veille d'assumer ses nouvelles fonctions à la Commission de contrôle des prix et des revenus, M.Claude Castonguay a loué, dimanche, le geste du gouvernement Trudeau qui, a-t-iiprécisé, va freiner le chômage.M Castonguay a fait ses remarques à un journaliste de “La Tribune", à Sherbrooke, où il venait de recevoir un doctorat honoris causa de l’université pour sa contribution au développement social.Un contrôle devenait nécessaire, a déclaré l’ancien ministre, non pour régler définitivement le problème, mais pour briser le cycle inflationniste et revenir à un rythme plus ordonné dans l’accroisse-rpent des richesses."Les demandes salariales des groupes de travailleurs ayant de forts moyens de pression pour influencer les négociations, a souligné M.Castonguay, se faisaient de plus en plus pressantes, alors que d'autres groupes ayant moins de pouvoirs étaient laissés pour compte." M.Castonguay ne croit pas que les salariés soient les seuls touchés, car les mesures qui s'appliquent aux entreprises sont très sévères, soutient-il.ment en Ontario, en Nouvelle-Ecosse et en Colombie-Britannique.Le Québec doit intervenir s’il ne veut pas abandonner au gouvernement central l’initiative de réglementer la répartition et la distribution de la ressource, surtout en temps de crise.M.Massé indique qu’il y a des différences de prix importantes et parfois non justifiées entre les provinces, et même à l’intérieur de chaque province.“Je ne suis pas certain que les frais accrus dans certaines régions, par exemple sur la Côte-Nord, ne contribuent pas à accroître les profits des entreprises.Il est important qu’il y ait un contrôle de la mise en marché des produits pétroliers.” La Regie de l'électricité, établie en 1945, est devenue en 1958 la Régie de l’électricité et du gaz.Elle a un pouvoir général et complet de surveillance et de contrôle sur toute société ou entreprise de production, de vente ou de distribution d’énergie électrique et de gaz.Son pouvoir ne s’applique cependant pas, dans le cas de l’electricité, aux services municipaux, à l’Hydro-Québec et aux coopératives d’électricité.S’il est favorable à ce que le pétrole tombe sous la coupe de la Régie, M.Massé ne pense pas qu’il doive en être ainsi de l’Hydro-Québec, qui est pourtant le gros morceau, le “monstre” même, selon certains.Et pourquoi?Parce qu’il trouverait curieux, voire même illogique qu’un ôrganisme d’Etat en "police” un autre.L’ex-ministre reconnaît que le groupe de travail qui l’entoure et qui est formé de hauts fonctionnaires est favorable à ce que l'Hydro-Québec tombe sous le contrôle de la future Régie de l’énergie du Québec.Il n’est quand même pas de cet avis.Il appartiendra au ministre responsable et au Conseil des ministres de trancher la question.Selon M.Massé, le gouvernement doit lui-même scruter les demandes de hausses de tarifs de l’Hydro, et étudier les plaintes des consommateurs, et il doit retenir les services de spécialistes nécessaires à cette tâche.A ceux qui s’étonneront que les produits pétroliers relèvent désormais d une régie, et non pas l’électricité, M.Massé , rappelle que, pour un dollar dépensé au Quebec en énergie électrique, il y en a quatre en pétrole.x Dès 1965, la Commission Vadboncoeur faisait ressortir la complexité des problèmes et l’interrelation des formes d’énergie.Elle suggérait au gouvernement de poursuivre retude des grands problèmes énergétiques de façon systématiqe et de’ créer un organisme semblable à l’Office national de l’énergie.Elle recommandait donc d’accorder une juridiction permanente d’enquête à un organisme spécialisé en matière d’énergie, possédant tous les pouvoirs requis pour obtenir et compiler les renseignements et statistiques, et entendre tous les experts, économistes, ingénieurs, etc., en toute matière concernant l’énergie sous toutes ses formes.Les pouvoirs de l’électricité et du gaz devraient être modifiés de façon que cet organisme remplisse les fonctions de la Régie provinciale de l’énergie.M.Massé reprend à son compte cette suggestion, mais en excluant l’Hydro-Quebec.Le projet de Régie ou de tribunal de l'énergie est dans l’air depuis au moins trois ans, en fait depuis la publication du livre blanc sur “Les objectifs d’une politique québécoise de l’énergie”, signé par M.Massé.Dès ce moment-là, il se proposait d'instaurer une certaine surveillance des prix des produits pétroliers, et de procéder à une “analyse détaillée des hausses de tarifs de l’Hydro-Québec afin de contrebalancer son quasi-monopole de distribution d’électricité”.L'ex-ministre est d’avis que le fruit est enfin mür en ce qui concerne le pétrole, mais que la solution est encore à trouver en ce qui a trait à l’Hydro-Québec.En fait, il est prêt à étudier la question, si M.Bourassa le lui demande.Le problème, selon lui, consiste à trouver un mécanisme efficace et qui ne soit pas trop “contraignant" pour THydro, en ce sens qu’il ne faut pas ralentir ses activités ou compromettre ses projets.Il est bien d'accord pour que les citoyens aient un droit de regard et de recours, mais il ne sait pas encore lequel.Souffrant de stress prolongé, causé par des responsabilités absorbantes, M.Massé a dû se résigner, sur l’avis de son médecin, à quitter le conseil des ministres au cours de l’été.Redevenu simple député d’Arthabaska, il ne s’en plaint pas, rappelant que c’est d’abord pour représenter ses concitoyens qu’il s’est présenté Gilles Massé candidat libéral en 1970.“M.Choquette a quitté pour des raisons qui sont les siennes, moi j’ai quitté pour des raisons de santé”, dit-il en souriant.Homme modeste et simple, timide, même après cinq ans de vie publique, M.Massé a été durant des années l’une des cibles préférées de l’Opposition parlementaire, souvent à tort, parce qu'il savait mal se défendre.Si c’était à refaire, dit-il, je ferais la même chose, déplorant seulement que les apparences l’emportent souvent «ur la réalité, en politique.“L'on a ri de moi et de mes commentaires concernant la “crise" de l’énergie, il y a deux ans; la suite des événements a prouvé que j’avais raison pourtant.” Député, M.Massé a désormais une tâche moins lourde et il a bien l’intention de compléter son mandat.En tout cas, il n'est pas question qu’il démissionne à brève échéance.Faisant un rapide bilan de son travail aux Richesses naturelles, M.Massé est fier d’avoir pu récupérer une bonne partie de la juridiction québécoise dans le Nouveau-Québec, notamment en matière d’enseignement; d’avoir lancé des programmes d'exploration minière et d’avoir accru de façon sensible le capital-actions des sociétés SOQUEM et SOQUIP; d’avoir initié une nouvelle politique de l’eau, et le reste.L’ex-ministre regrette de n’avoir pu mener à terme l’un de ses projets les plus chers, à savoir la mise sur pied d’un secteur-témoin dans le pétrole.Il y croit toujours et il espère que son successeur aura plus de chances que lui.Par contre, il n’est pas d’avis que la même solution doive être envisagée pour l’amiante, où la présence de l'Etat ne constitue pas une priorité, à son avis.En conclusion, M.Massé a sûrement perdu des illusions depuis cinq ans, mais il n’est pas devenu amer pour autant, ne se départissant jamais de sa grande courtoisie.des relations économiques et commerciales germano-canadiennes et germano-québécoises, à Francfort, au début de la semaine dernière, que son gouvernement favorisait les projets d'investissemertts qui permettaient d’associer des entreprises québécoises ou publiques à des entreprises étrangères.Il a aussi insisté sur les avantages que trouveraient l’Iran et le Québec à etendre leur coopération dans les domaines économique, commercial et culturel notamment, se réjouissant des résultats qui, selon lui, avaient marqué ses premières rencontres avec les autorités iraniennes.D’autres rencontres doivent avoir lieu aujourd’hui et mardi."Déjà, a soutenu M.Bourassa, je suis en mesure d'affirmer que la cooperation entre le Québec et l'Iran est bien engagée".Il a ajouté que sa province et l’Iran étaient, a plus d’un point de vue complémentaires, soulignant que “c’est à partir de cette constatation que nous cherchons ensemble aujourd’hui à ouvrir la voie d’une coopération dont nous savons qu’elle peut être extrêmement fructueuse”.Plus tôt, M.Bourassa, rappelant que le Québec entretenait des relations directes et privilégiées avec la France en vertu d'un important accord de coopération qui touche aux domaines de la langue et de la culture, de l’éducation, de l’économie et de la technologie, a déclaré oue sa province cherchait, tant sur le plan interne que sur le plan externe, à assumer pleinement les exigences de sa condition culturelle particulière au sein du Canada et sur le continent nord-américain.Le premier ministre a souligné, à quelques reprises, que le Québec était "partie intégrante du Canada” même s'il était, au sein de ce pays et sur le continent nord-américain, “le point d'appui du fait français”.Cet après-midi, M.Bourassa, qui a en / tamé sa visite officielle iranienne vendredi dernier, aura des entretiens avec les ministres de l’Agriculture et de la Santé, MM.Manslour Rouhani et Anouchiravan Jpouyan, avant de recevoir à dîner son homologue, M.Amir Abbas Hoveyda.Mardi, le premier ministre québécois se rendra à Chiraz et à Persépolis pour une visite des monuments historiques.Mercredi, il rencontrera la presse dans la capitale iranienne, puis il aura un dernier entretien avec M.Hoveyda avant de rentrer au Québec.Restez chez vous d'une Auberge à l'autre.Vos affaires vous amènent à partir pour le Québec?Alors, restez chez vous!.Descendez à l’une ou l’autre des Auberges des Gouverneurs qui jalonnent la Province.On peut partir pour le Québec et.rester chez soi.Au terme d’un voyage d’affaires, c’est agréable de trouver un endroit où I on oublie vraiment ses tracas et sa fatigue, un endroit qui ressemble à chez-soi.« Oui Monsieur », 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