Le devoir, 27 décembre 1975, samedi 27 décembre 1975
< U O'«H - • ^ »»««*¦ w^*-*-*- *«•««.»- ,.iia ».?- * Fais ce que dois la rinétéo: légères chutes de neige.Les températures se maintiendront entre moins 8 et moins 12.Aperçu pour dimanche: généralement ensoleillé.25 CENTS Radicalisation ou électoralisme LeRCM entre gauchistes et modérés Léa Cousineau par Bernard Descôteaux Les secousses qui ont agité le Rassemblement des citoyens de Montréal au lendemain du congrès qui a mis en veilleuse la “critique socialiste de la ville’’ qu’on lui proposait en novembre se font encore sentir.L’aile gauche et l’aile modérée poursuivent un débat discret à l’intérieur du parti.La tension est évidente dans le conseil général et au sein du caucus.Mais il n’y a pas lieu de craindre l’éclatement du parti, tout au moins à court terme.Le consensus qui unit les militants est suffisamment solide pour écarter une telle perspective.A plus long terme cependant, advenant par exemple que le RCM soit porté au pouvoir, il pourrait y avoir éclatement si le débat n’est pas tranché car finalement, c’est la stratégie de prise du pouvoir que s’efforce d’arrêter le RCM: mettra-t-il l’accent surj’électoralisme ou sur le militantisme nécessitant une forte implantation dans les quartiers.Ce sont les conclusions ou on peut tirer des derniers mois au RCM, conclusions qui sont confirmées et nuancées, lors d’entrevues accordées au DEVOIR, par la présidente du parti, Mme Léa Cousineau, et par quatre conseillers, Paul Cliche, Gaétan Lebeau, Michael Fainstat et Ginette Kéroack.Les tensions actuelles ne sont pas nouvelles.Paul Cliche admet qu’elles existaient à l’état latent depuis la formation du RCM, mais le document présenté par l’exécutif au congrès de novembre les a fait surgir au grand jour.D’autres diront que ce document les a fait naître.Chose certaine, les auteurs de ce fameux document, qui proposait de reconnaître que le programme est avant tout une critique socialiste de la ville et non pas une simple accumulation de mesures réformistes, reconnaissaient eux-mêmes l’existence de tensions dans le conseil général.En congrès, on a aussi assisté à de vives discussions lors de l’adoption du programme, sur la question de savoir si le programme devait parler de travailleurs ou de citoyens., Mais dès sa formation, le RCM ayant dû consacrer toutes ses énergies à la campagne électorale du 10 novembre, les débats naturels dans un parti aussi jeune et formé de groupes differents furent repor- tés à plus tard.A la suite de nombreuses discussions avec des membres du parti, une chose apparaît certaine: il n’existe pas au sein du RCM de factions et de groupes organisés qui représentent des tendances clairement identifiées, avec des porte-parole reconnus.La présidente croit qu’avec le temps et l’action politique, un ajustement s’opérera.Les deux tendances qui s’expriment actuellement viendront qu’à disparaître ou à s'identifier clairement.En fait, le débat en cours résulte direc-Voir page 6: Le RCM La Ligue arabe tente d’arrêter la tuerie au Liban BEYROUTH (par AP et AFP) - La Ligue arabe va intervenir dans la guerre civile libanaise, a-t-on appris vendredi, tandis que miliciens chrétiens et musulmans continuaient de s’affronter à coups d'obus de mortiers dans les quartiers résidentiels de Beyrouth, faisant une trentaine de morts hier.Des explosions pouvaient être entendues dans le bastion chrétien d'Achrafyeh et dans les faubourgs musulmans de l'ouest de la capitale.De violents combats ont été également signalés autour de l'hôtel Holiday Inn et dans le centre des affaires.Plusieurs incendies se sont déclarés.¦ La neige et le vent paralysent tout l’est du pays — page 3 Dans les milieux palestiniens bien informés.on indiquait que M.Mahmoud Riad, secrétaire général de la Ligue arabe, est attendu à Beyrouth dans un proche avenir afin d'essayer d'obtenir un cessez-le-feu durable entre les factions rivales.On ne sait pas encore quelle forme prendra cette intervention de la Ligue arabe: un envoi au Liban ce contingents armés des pays membres ou une initiative purement diplomatique?M.Riad avait déjà tenté, sans succès, au début de la guerre civile de faire aboutir une mission de médiation.A Zahlé, des échanges de tirs sporadiques se poursuivaient dans la soirée, après uneibrève accalmie en fin d'après-midi.La frontière libano-syrienne a été fer-tnée pour une durée indéterminée, en raison de l'insécurité qui règne sur la route Beyrouth-Damas, a-t-on appris hier matin de source bien informée.Les autorités syriennes et libanaises ont pris cette décision d’un commun accord en raison des barrages établis par des groupes armés, dans la région de Masnaa (poste frontière libanais).Sur le plan politique, le ministre de l'Information irakien, M.Tarek Aziz, actuellement au Liban en tant qu’émissaire du général Hassan Bakr.chef de l’État irakien, a exprimé'Tinquiétude que TI-rak ressent à l'égard des événements douloureux que connaît le liban”, après s'être entretenu avec M.Soleiman Fran-gié, président de la république, et M.Rachid Karamé, premier ministre.M.Rachid Kramé a de son côté, qualifié “d'initiative fraternelle'' la démarche irakienne.“Les efforts, a-t-il poursuivi, sont actuellement concentrés sur les revendications en relation avec la réforme dans tous les domaines, en prélude l'élargissement du gouvernement où toutes les parties pourront, grâce à leur coopération réciproque, réaliser un programme et se mettre d’accord avec la résistance palestinienne sur la base du mémorandum présenté par l’O.L.P.”.En vertu de cet accord, les sièges parlementaires seront répartis à égalité entre chrétiens et musulmans (à l'heure actuelle le rapport est de six chrétiens pour cinq musulmans).Ce n'est plus le président de la république mais le Parlement qui aura le pouvoir de nommer le premier ministre.Les attributions de ce dernier seront élargies au détriment du chef de l'État.D’autre part, les réformes économiques et sociales préconisées par les musulmans seront entreprises.En revanche, les chrétiens recevront l’assurance que le Liban ne sera pas englobé dans une grande fédération arabo-islamique.De plus, la Syrie garantira le respect par les fedayine palestiniens de la souveraineté libanaise et des accords concernant leur présence au Liban.Quant à la France, elle s’est engagée à garantir un règlement négocie du conflit interne libanais et à pousser ses partenaires du Marché commun à investir au Liban afin de renflouer son économie chancelante.De leur côté, les États arabes pétroliers participeront à cet effort de reconstruction.En attendant, le Liban risque d’être “chyprianisé" si les combats se poursuivent dans ce pays: telle est la crainte exprimée par M.Raymond Eddé, chef du parti au Bloc national libanais, actuellement en tournée d'information aux États-Voir page 6: La Ligue arabe ¦ Les joueurs des deux équipes soviétiques qui affronteront huit équipes de la Ligue Nationale ces prochains jours ont tenu un exercice de 150 minutes hier, au Forum.On voit ici les joueurs de défense Vladimir Luchenko (3) et Cennadi Tsygankov (6) de l’équipe de l’Armée Rouge s’interposer contre l’attaque d’un joueur des Ailes de Moscou devant le filet de Vladislav Tretiak.L’équipe de l’Armée Rouge s’envole aujourd’hui pour New York où elle disputera le premier match de la super-série demain soir contre les Rangers.(Téléphoto PC) Les époux Rosenberg étaient-ils condamnés dès avant leur procès ?NEW YORK (AFP) — Vingt-deux ans après l’exécution de Julius et Ethel Rosenberg, leurs deux enfants, Robert et Michael relancent l’affaire: “nos parents ont été victimes d’une machination politique, proclament-ils.Nous voulons leur réhabilitation”.Les deux frères viennent de faire paraître un livre: “Nous sommes vos fils”, qui est un recueil de la correspondance de prison de Julius et Ethel, qui réaffirment à chaque page leur innocence.De plus, à la demande des frères Rosenberg, les premiers documents, jusque-là secrets, du procès qui abouti à la condamnation à mort du couple, commencent à paraître dans la presse.Rendus publics au nom de la Loi sur la liberté d’information, ils démontrent, disent les deux frères, que les autorités d'alors ont décidé la mort des Rosenberg bien avant la fin du procès.Ces archives, émanant du FBI, de la CIA et du départment de la Justice, révèlent notamment que le gouvernement espérait obtenir de ceux de la presse appelait à l'époque “Les Espions rouges .un aveu de culpabilité pour échapper à la peine capitale.Edgar Hoover, chef du FBI, suggéra en 1958, trois semaines avant l'arrestation d'Ethel Rosenberg, que celle-ci fut poursuivie.Cela incitera son mari, déjà emprisonné, à confesser son rôle d'espion, écrivait-il au ministre de la Justice".trois ans avant la double exécution.Par la suite, quand Ethel fut condamné à la peine capitale, il intercéda vainement auprès de 1 Attorney General pour que Voir page 6: Les Rosenberg .L’année politique à Québec (2).Les oublis de M.Bourassa et de son bilan en rose par Gilles Lesage QUEBEC — Depuis 1970, M.Robert Bourassa a pris l'habitude de publier un long bilan de fin d’année qui rend compte de façon dithyrambique de ses réalisations, alignées sur des dizaines de pages.A Ten croire, tout serait parfait ou pres- 3ue.et ce n’est pas à lui qu’il faut deman-er de jeter un peu d’ombre sur cette vie en rose.Plusieurs commentateurs ont déjà relevé des points faibles ou des signes évi- Les vins ANTONIN RODET ANTONIN RODET MaconlVillages imiuk M • iiMII rM’M II •HM ls l ,«W) u emniwf j m nmus un mtmm ti«i* , ANTONIN RODET «v « » sont JUL nt aussi bons$Q 7Q ’on le dit_v dents d’enflure verbale.Il n’est peut-etre pas inutile d’en relever un certain nombre d’autres, avant de tourner la page de façon définitive.Non seulement le gouvernement est loin d’avoir rempli ses généreuses promesses du discours inaugural de mars dernier, mais il n'a même pas épuisé les projets de loi qui étaient pourtant inscrits au feuilleton.C'est ainsi que la loi constituant la Société du parc industriel et commercial aéroportuaire de Mirabel, inscrite au nom de M.Guy Saint-Pierre depuis le 19 mars, se fait toujours attendre.C’est ainsi également que le nouveau code du travail, promis depuis trois ans.inscrit au feuilleton depuis le 6 mai.d’abord au nom de M.Jean Cournoyer.puis à celui de M.Gérald Harvey, est toujours quelque part entre le Conseil consultatif du travail et les officines ministérielles.La loi sur la protection de la jeunesse subit également un délai appréciable, mais qui semble justifié, la commission parlementaire s’apprêtant à en améliorer la teneur.Mais l'on ne sait ce qu'il advient de la loi concernant les sociétés de développement de l'entreprise québécoise (SODEQ).annoncée dans le discours du budget de M.Garneau et inscrite au feuilleton il y a quelques semaines.De la même façon, le ministre de la Justice, M.Gérard-D.Lévesque, porter à son nom un projet sur Vorga tion judiciaire, présente comme le a fait ganisa- presente comme le premier fruit issu ou livre blanc de M.Jérôme Choquette.Mais il faudra attendre à l’an prochain pour cette première réforme timide.Le projet de loi 67 modifiant la loi sur Tassurance-stabilisation des revenus agricoles s'est bien rendu à l’étape de la deu-xièxe lecture, mais il est resté là.pour des raisons inexpliquées.Quant au crédit forestier, il est devenu loi, mais elle est encore inopérante.Et la Société québécoise d'initiatives agro-alimentaire (SOQUIA), entrée en vigueur samedi dernier, n’a pas encore de président et d’administrateurs qui.assure-t-on au DEVOIR, seront nommés en début d'année prochaine.Le gouvernement a bien fait adopter en fin de session la loi concernant le finance- ment des partis politiques, mais il n'y a que M.Bourassa pour oser prétendre que cette mesure, si bénéfique soit-elle, met fin aux caisses électorales occultes.Quant à M.William Tetley, il n'a vrai- ment pas de veine.Non seulement un rapport qui porte son nom a-t-u été gardé sur la tablette pendant un an, mais deux les au sommaire*-^ ¦ Théoriquement, l'ADAC n’en a plus que pour huit mois ¦ Deux règlements de compte reliés ?la pègre montréalaise -page 3 ¦ L’année culturelle au Québec: un éditorial de Michel Roy ¦ Le véhicule neuf de la diplomatie canadienne; Bi- centenaire et pureté: les bloc-notes de Georges Vi- gny —page 4 ¦ La super-série: la LNH devra conserver son originalité — page 13 ¦ Place Laurier passera sous peu aux mains du groupe Canadien Pacifique — page 15 rapport qui porte son nom ; ' able de ses projets les plus chers sont encore dans les limbes.A titre de ministre des Institutions financières, il avait proposé l'an dernier une loi protégeant les acheteurs de maisons neuves et de terrains.Elle a été oubliée.Son successeur, Mme Lise Bacon, a fait de même, et le projet est toujours sous étude.Oubli encore plus large: l’assurance-automobile.Le rapport Gauvin, après avoir fait l'an dernier l’objet de nombreuses séances en commission parlementaire, a subi les foudres des courtiers et des avocats, et M.Tetley n’a pas réussi à trancher le dilemne.Mme Bacon n'est pas pressée non plus, encore qu elle ait récemment affiché ses couleurs récemment en s’en prenant au régirm.“socialiste" qui prévaut à ce chapitre en Colombie-Britannique.Le “no fauit" obligatoire et étatique, ainsi que l a suggéré un comité de hauts fonctionnaires, ce n'est certes pas pour demain au Québec.Si les ministres n ont même pas le temps ou la volonté de faire adopter leurs propres projets, comment peuvent-ils etudier ceux des députés?C'est ainsi qu'en présentant depuis deux ans un “biH" pour généraliser, la formule Rand (retenue syndicale obligatoire) et le syndicalisme de cadres, M.Robert Burns, du RQ, ne se fait pas d'illusion sur l’issue de son initiative.Le député indépendant Guy Leduc n'a pas eu plus de veine avec Voir page 6: Les oublis Les vins ANTONIN RODET ANTONIN RODET COTE DE BEAUNE VIILACES mm «tion mn m m v ' U CM’âWK j M OOMlâS UH km-mh ,m ANTONIN RODET sont aussi nu’nn lo dit 0 ¦•y 2 • Le Devoir, samedi 27 décembre 1975 >4 la défense de la jeunesse r CITE DU VATICAN (AP) -Dans son message de Noël, le pape Paul VI a pris, jeudi, la défense de la jeunesse, déclarant que ses prédécesseurs possédaient “une sagesse insuffisante” et avaient transmis aux jeunes d’aujourd’hui “la folie de la guerre pour le pouvoir”.Le souverain pontife, qui s’adressait en italien à près de 100,000 personnes rassemblées sur la place Saint-Pierre, par un temps frais mais ensoleillé, a dit que les jeunes étaient capables d’accueillir “l’annonce de la bonne nouvelle, comme un message de révélation et de renouveau”.Noël, a-t-il déclaré, est “une renaissance de l’histoire — une halte légitime dans notre voyage spirituel” dans un monde “prédisposé à préférer la science de l’homme.à la science de Dieu.Après son message, le pape a souhaité bon Noël en 12 langues, dont le chinois, le russe et le polonais, puis a donné sa bénédiction Urbi et Orbi, à la ville et au monde.Peu avant minuit, le pape avait firésidé la cérémonie de cloture de 'Année sainte, en ferment symboliquement la lourde porte sainte de bronze de la basilique Saint-Pierre qui, en principe, ne sera rou-l’an 2000.verte qu’en .** * * ¦ L’Hydro-Québec croit avoir provoqué un séisme à Manic-3 par Gillaa Provost Le tremblement de terre d’intensité 4.3 à l’échelle Richter qui a causé un émoi certain à proximité du barrage de Manic-3, le 23 octobre dernier, a été te provoque par le remplissage même du réservoir hydroélectrique, a annoncé l’Hydro-Québec.Selon les experts, on a en effet enregistré non pas un, mais plutôt une douzaine de petits tremblements de terre au même endroit, entre le 12 et le 23 octobre.D’autres secousses mineures ont aussi été détectées par la suite.L’ensemble de ce phénomène constituerait donc un cas typique de secousse sismique causée directement par la mise en eau d’un réservoir profond.Le cas n’est pas nouveau puisqu’on connaît 26 cas semblables en relation avec 275 réservoirs dont la profondeur dépasse les 300 pieds.Parmi ces 26 cas, tection d’aucune anomalie ni d’aucun mouvement exceptionnel de l’ouvrage.Selon les spécialistes, c’est le poids même de la masse d’eau accumulée eh arrière du barrage qui provoque généralement des mouvements du sous-sol rocheux.Dans le cas qui nous occupe, effectivement, l’épicentre du séisme était situé sous le réservoir, à quelques milles en amount du barrage.; Certains pensent aussi que l’énorme pression de l’eau pourrait agir comme uh vérin hydraulique dans les fissures du sous-sol rocheux, contribuant ainsi b ouvrir davantage les failles existantes.Quoi qu’il en soit, la simple présence de i da l’eau dans les fissures facilite généralement les mouvements du sol, puisque le liquide agit comme un lubrifiant Il.six ont provoque d tensité dépassait le “niveau cinq” et deux des secousses dont l’in-depassait le “niveau cinq’’ elles avaient causé des do d’entre elles avaient causé des dommages mineurs.Le phénomène étant connu, les ingénieurs de l’Hydro-Québec en avaient évidemment tenu compte dans la conception des ouvrages de Manic-3 et les vérifications minutieuses n’ont permis la dé- 11 reste malgré tout que le phénomènje en question est assez mal connu puisqu’il est extrêmement difficile d’aller const4-ter sur place les résultats du séisme.On en est donc réduit à des hypothèses plus ou moins vérifiables.L’incertitude qui accompagne ce phé- nomène explique l’inquiétude qui .T Hydro- Malgré certaine tension avec le ministère L’enseignement privé consolide son statut par Lise Bissonnette QUEBEC — Même si son dernier rapport annuel révèle de légères tensions avec le ministère de l’Education, la Commission consultative de l’enseignement privé semble avoir réussi à consolider son statut et cherche toujours à étendre le champ de ses prérogatives.A travers les éléments épars de ce document, dont il ne faut certes pas attendre une vision d’ensemble de la progression de l’enseignement privé au Quebec, on aura par exemple noté ce cas extrême de désir d’une juridiction un peu jalouse: la Commission considère qu’il faudrait “légaliser” en les faisant passer sous la Loi de l’enseignement privé, les iffei “cours parallèles” d'anglais offerts aux jeunes immigrants pour leur permettre de satisfaire aux exigences de la loi 22.Elle se défend bien d’entrer “dans les implications de la loi 22 qui ne la concernent pas directement”, mais considèrent que ces cours devraient être reconnus comme "un enseignement de culture personnelle au même titre que les autres cours de langue et ceux qui les dispensent devraient obtenir un permis ad hoc.” Autre signe d’impatience, la Commission s’indigne de ce que le ministère n’accorde pas de subventions aux écoles professionnelles privées qui dispensent des cours pour adultes.Plus encore, ce ne serait qu’exceptionnellement, quand les établissements publics ne peuvent ré pondre à la demande, que la Direction générale de l’éducation des adultes (DGEA) dirige des étudiants adultes vers des écoles privées.Pour l’organisme consultatif, il s’agit “d’ostracisme” de la part de la DGEA qui se défendrait en alléguant qu’elle ne dispose pas des critères pour juger de la qualité des écoles privées.La Commission réclame donc un comité conjoint chargé de définir rapidement ces critères, pour que les institutions privées aient accès à de nouvelles sources de financement.De même, elle conteste un avis ministériel réservant aux seules institutions privées détenant un permis d’enseignement professionnel régulier le droit d obtenir un permis pour l’enseignement professionnel dit “intensif”.Elle craint surtout que cette décision oblige “de très nombreuses écoles à fermer leurs portes ou à se transformer radicalement” et elle se dissocierait de cette décision si elle était maintenue.Elle favorise même la création d’écoles privées spécialisées dans un enseignement de ce genre.Autre indice de consolidation, la Commission consultative de l’enseignement privé a obtenu du ministère la mise en place “d’un secrétariat permanent et autonome”, l’ex-ministre de l’Education, M.François Cloutier, lui ayant d’ailleurs indiqué qu’il partageait en substance ses points de vue “sur cette question d’autonomie de la Commission consultative.” Le ministère s’est cependant montré légèrement moins empressé à permettre à la Commission de devenir son propre examinateur.Dans le cadre de la revision de la Loi de l'enseignement privé, le ministre voulait faire étudier particulièrement le rôle de son organisme consultatif.Celui-ci s’est alors proposé comme “l’équipe le plus en mesure d’effectuer une étude sur son propre rôle et son propre fonctionnement”.En février, M.Cloutier lui répondait poliment que son nora ministère tiendrait compte “de cette disponibilité.” Outre ces quelques aperçus partiels d’activités au cours de l’année écoulée, le rapport contient une intéressante annexe réjouit d’ailleurs de “l’étiquette non équivoque” de cette institution, qui se présente comme suit: “Collège à caractère vocationnel qui entend permettre à certains jeunes du cours secondaire de poursuivre leurs études régulières tout en étudiant l’appel que Dieu leur fait de le suivre dans un état de vie”.Le collège devrait pour le moment être simplement “reconnu pour fin de subvention”, mais la Commission indique son désir de le “déclarerd’intérêt public”, d’ici une année ou deux.cette décision puisque le dossier “-complet et très bien présenté” porterait, selon elle, “la marque de personnes expérimentées dans le cnamp de l’éducation”.Mais le budget de la première année d’opération prévoit un déficit d’au moins $85,000, et la Commission préfère sans doute différer sa décision que courir le risque d’endosser un échec financier.étreignait les spécialistes de l’Hydr Québec dans les jours qui ont précédé le 23 octobre: on constatait en effet que l’intensité des secousses préliminaires augmentait progressivement et on ignorait à quelle intensité le phénomène se stabiliserait.Théoriquement, le barrage de Manic-3 est conçu pour résister à des secousses beaucoup plus intenses que celle du 23 octobre dernier., Dans l’avenir, on ne peut exclure absolument la possibilité de nouvelles secousses similaires même si le réservoir est maintenant complètement rempli depuis une semaine, ayant atteint sa cote maximale de 675 pieds.C’est pourquoi une batterie d’appareils très sensibles installés sur le chantier permet à une équipe de spécialistes de suivre continuellement révolution du phénomène.Depuis la fin d’octobre, on a ainsi constaté que l’activité sismique de la région est pratiquement nulle.Il faut dire que ce dossier a une impor- l’ei sur 11 cas particuliers d’institutions pri-elle ; vées dont elle a dû examiner la création, ou l’évolution.On y rabroue d’abord l’archevêque de Québec qui décidait, en juin 1975, de fermer le séminaire Saint-Vi< /ictor, une institution privée détenant le statut dit "déclare d’intérêt public”, le meilleur en l’occurrence.Ce statut “doit comporter pour l’institution qui le détient certaines obligations vis-à-vis le public”, soutient la cne Commission qui cherchera à faire inclure dans la Loi "un protocole qu’il serait décent de suivre lorsqu’on ferme une institution”.On y apprend la réouverture, depuis septembre dernier, du Collège d’Artha-baska, sorte de reformulation à la moderne des “juniorats” d’antan où des adolescents du secondaire se préparaient à une vocation religieuse.Le rapport se Rouyn aura son collège privé pour jeunes filles, avec pensionnat, l’Institut Notre-Dame-du-Sourire, d’emblée recommandé pour une “déclaration d’intérêt public”.La Commission se dit particulièrement frappée par les raisons qui rendent ce projet désirables aux parents “‘enseignement plus individualisé, meilleur contrôle, meilleure discipline, choix des élèves, ambiance du groupe, besoin de stabilisation, direction plus autonome, enseignement religieux, disponibilité des religieuses, meilleure participation des parents, choix des professeurs (compétence, disponibilité, intégrité mo-raler.En somme, un véritable code de la renaissance des institutions privées.Enfin, on apprend avec quelque surprise que le projet de création du Collège Charles-Lemoyne, à Longueuil, ne reçoit pas l’appui entier de la Commission.C est presque à regret qu’elle a pris tance cruciale pour les partisans de l’enseignement privé.Préparé selon tous les canons de l’art, il a connu une résistance ouverte de la Commission scolaire régionale de Chambly qui régit l'enseignement public sur ce territoire et prétend le faire avec toute la qualité nécessaire.Ce sera donc un véritable cas-témoin, à suivre.Il ne faut guère se surprendre de la ferveur de la Commission consultative à défendre sa thèse, tout au long de ce rapport.La Loi de l’enseignement privé stipule en effet que six de ses neufs membres sont nommés après consultation des groupes intéressés à cet enseignement.Y sont pour l’heure ainsi représentés: la Fédération des Associations de parents de l’enseignement privé, l’Association des institutions d’enseignement secondaire, l'Association des écoles juives, l’Association des parents catholiques du Québec, la Fédération des écoles Concours de sculptures au Carnaval privées de la province de Québec et la Conférence religieuse canadienne.Les trois autres membres sont nommés par le ministre.QUÉBEC (PC) — Le concours international de sculptures sur neige figure parmi les plus intéressantes activités du Carnaval de Québec en 1976.Avec le Canada, six autres pays se sont inscrits à ce concours.Il s’agit des Etats-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon,, de la Norvège et de la Belgique.Il se déroulera les 5, 6 et 7 février a Québec.C’est ce que révèle le calendrier des évènements du Carnaval 76, publié lundi.Il mentionne également que la célèbre course en canots à travers les glaces du fleuve Saint Laurent, entre Québec et Lévis, se tiendra le 15 février.Les jeunes hockeyeurs pourront une fois de plus, prendre part au Tournoi international de hockey Pee-wee, alors que des parties seront disputées tous les jours jusqu'au 14 février, date de la finale.Deux bills privés légalisant le jeu par Michel Guénard OTTAWA — Coup sur coup, le député fédéral de Laurier, M.Fernand Leblanc, vient de déposer deux projets de loi en vue de légaliser le pari hors piste et le pari sur les résultats des compétition sportives: score final, temps des buts, etc.Cette initiative coïncide avec des négociations entre les autorités québécoises et fédérales au sujet de l’établissement d'un casino dans la province.Si le Manoir Richelieu demeure toujours aux yeux du ministre des Transports et dé- que coup de filet policier en fait la démonstration.Et le pari hors piste dans tout ça?Les choses piétinent.puté de Charlevoix, M.Ray- mond Mailloux, un point de chute à la fois discret et aristocratique pour les adeptes du tapis vert, son collègue du Tourisme, M.Claude Simard, examine tout un éventail de possibilités en vue d'assurer la rentabilité de l’hôtel à plus long terme.De toute façon on ne peut s'attendre à aucune décision précipitée à ce sujet même si au ministère fédéral de la Justice on nous assure que la province dispose d’un jeu de manoeuvre légal assez grand pour faire tourner la roulette.Ce n’est que dans le cas d’une légalisation des jeux de dés.des roues de fortune et autres mécaniques hasardeuses du même genre que la province devrait solliciter des parlementaires fédéraux une modification au code criminel canadien.Il y a gros à parier que la Régie des loteries et course du Québec pourrait étendre son champ d’activité si le solliciteur G’ néral du Québec, M.Fernand londe, en faisait la demande auprès du ministre fédéral de la Justice.M.Ron Basford.Ottawa se refuserait cependant à bouger si les provinces remettaient l’administration des casinos entre les mains de l’entreprise privée.On redoute au plus haut point une infiltration du milieu interlope dans l’industrie du jeu comme cha- Armé d’un impressionnant dossier qu’il compulse quotidiennement, M.Fernand Leblanc mène un fort lobby en vue de légaliser les paris hors piste.De coupures de presse en coupures de presse, nous apprenons que, déjà, en 1966 les députés d’opposition Yves Michaud et Robert Bourassa s’étaient faits les défenseurs d’un projet de loi en ce sens.Au fil des ans, plusieurs politiciens ont accru leur popularité auprès du grand public, toujours friand des jeux de hasard, en proposant la libéralisation du pari mutuel à l’extérieur des pistes de course.Mais l’histoire témoigne qu’aucun de ces législateurs n’a réussi à emporter le morceau.alors pourquoi le député de Laurier poursuit-il cette chimère?Bien sûr la litanie des raisons reprend: pour couper l’herbe sous le pied des bookies; pour garnir les coffres de l’État; pour répondre à un besoin normal de la population; pour relancer l'industrie des courses.et quoi encore.Mais lais cette fois le député libéral de Montréal ne monte plus ce cheval de bataille un peu las: d’un grand coup de fouet il lance.“pour le financement des Olympiques de 1976.” Et nous y voilà.“Les deux projets de loi que je viens de déposer à La Chambre à titré de bills publics émanant d’un député visent essentiellement à procurer à la province de Québec des revenus substantiels en vue de financer les Jeux de 76," dit M.Leblanc.Les journalistes parlementaires ont beau se creuser la cervelle et imaginer de nouveaux tours de prestidigitation du ministre des Postes, M.Bryce Mackasey, pour vendre sa quincaillerie olympique.ils n'arrivent pas à détourner la tête du code criminel.VOICI VOTRE GUIDE DES VOLS tyOLISES VERS L’EUROPE POUR 1976 SUJETS A APPROBATION GOUVERNEMENTALE) econain canada ^ @ econain canada ' © coSSda® © Cfcib Jaumsse Inc., un* »9*nce accrédité* IATA, e*t «nreglstré conforrnémant à la toi d*» agents d* voyagat at déliant la parmi* gouvamamental 75-01-50342.UM> Jeûnasse a donc fourni la cautionnement prévu par la toi et tous las argents qui sont perçus an dépôt ou solda pour un vol nolisé sont versés dans un compta an flducto at détenue au nom du dtont.Cas derniers na doivent servir qu'aux Uns du voyage auquel la citant ast Inscrit, *t cad, jusqu'à paiement complet désirais encourus an rapport avec c* voyage: VOLS ACCESSIBLES A TOUS AGES - RESERVEZ MAINTENANT CONDITIONS: a Tous las départs *t retour* sont garantis par ECONAIR CANADA a Toutes las anvoléas vers Paris (sauf mention contraire) sa laront an Boalng 747 d'AIr Canada al vers Londres an DCS d'AIr Canada a Aucune H mit* d'âga, voyage gratuit pour enfants d* moins d* 2 ans.a Repas, consommations (y compris vin *! Hquaur) gratuits pendant la vol.a Franchisa de bagages da 66 livras par personne (sauf entants gratuits) a La marcha à suivra pour las réservations ast ladle: vous nous ratoumaz la coupon-réponse qui s* trouva plus bas avec un chèque ou mandat-poat* dent la montant représente 10% du prix total d* f envolé*.CONDITIONS: a Sur réception d* c* dépôt, nous vous confirmerons votre slég*.La solda est dû 60 jours avant la départ a II exista un* assurance annulation (an cas d* maladie ou d* décès) qu* vous pouvez vous procurer an méma tamp* qua vous f allas votre réservation.Il vous suffit d'ajouter $6 à voir* dépôt et d* cochar “asauranc* annulation'' sur la ficha d’inscription.• A moins qua vous n'ayez pris un* assurance annulation, la 10% da dépôt d* réservation qu* vous versez constitua vos frais d’annulation si vous annulez au plus tard 45 jours avant la départ.Dans la cas où la réservation ast annulés dans las 45 jours avant la départ, las frais sont d* $100.• Cas prix n’incluant pas la nouval* taxa fédérale d'aéroport d* $6.00 laquai* vous sera chargé* an surplus.Départ Duré* Retour Prix Départ Duré* Retour p* Départ Durée Retour Prix Départ Duré* Retour Prix Départ Duré* Ratour Prix Départ Duré* Retour 1 Prix 1 mai 65 jrs djUH.299.17 juin 30 jrs 17 juil 339.22 juil.30 jrs 21 août 369.26 août 30 jrs 25 sept.339 14 mai 29 fra 12 juin 2f)9.30 juU.36 jrs ?sept.349.13 mai 37 jrs 19 juin 299.17 juin 44 jrs 31 juil.339.22 juil.44 1rs 4 sept.369.26 août 44 jrs 9oct.339.14 mai 36 ju 19 juin 289.6 août 22 jrs 28 août 349.13 mai 44 jrs 3 juil.299.18 juin 23 jrs 11 juil.339.23 juil.23 jrs 15 août 369.27 août 23 jrs 19 sept 339 21 mal 22 jrs 12 juin 289.6 août 36 jrs 11 sept.349.14 mai 30 jrs 13 juin 309.18 juin 37 jrs 25 Juil.339.23 juil.37 jrs 29 août 369.27 août 38 jrs 9oct.339.21 mai 36 jrs 26 juin 289 13 août 22 jrs ?sept.349.14 mai 37 jrs 20 juin 309.24 juin 30 jrs 24 juil.339 29 juil.30 jrs 28 août 369.2 sept.30 jrs 2 oct.309.28 mai 22 jrs 19 juin 289.13 août 36 jrs 18 sept.349.20 mai 30 jrs 19 juin 309.24 juin 58 jrs 21 août 339.29 juil.44 jrs 11 sept.369.2 sept.44 jrs 18oct.309.28 mal 36 jrs 3 juil.289.20 août 22 jrs 11 sept.319.20 mai 37 jrs 26 juin 309.25 juin 23 jrs 18 juil.369.30 juil.23 jrs 22 août 369.3 sept.24 jrs 27 sept.309.4 juin 22 jrs 26 juin 319.20 août 36 jrs 25 sept.319.21 mal 23 jrs 13 juin 309.25 juin 37 jrs 1 août 389.30 juil.37 jrs 15 sept.369.3 sept.38 jrs 11 oct.309.?juin 36 jrs 10 juil.319.27 août 22 jrs 18 sept 319 21 mai 37 jrs 27 juin 309.1 juil.30 jrs 31 juil.369.5 août 30 jrs 4 sept.369.9 sept.30 jrs 9 oct.309.11 juin 22 jrs 3 juil.319.27 août 36 jrs 2 oct.319.27 mal 30 jrs 26 juin 309.1 juil.44 jrs 14 août 369.5 août 44 jrs 18 sept.369.9 sept.44 jrs 23 oct.309.11 juin 36 jrs 17 juil.319.3 sept.22 jrs 25 sept.289 27 mai 58 jrs 24 |ull.309.2 juil.23 jrs 25 juil.369.6 août 23 jrs 29 août 369.10 sept.24 jrs 4 oct.309.18 juin 22 jrs 10 juil.319.3 sept.36 jrs 9 oct.289.28 mal 23 jrs 20 juin 309.2 juil.37 jrs 6 août 369.6 août 37 jrs 12 sept.369.10 sept.38 jrs 31 oct.309.18 juin 36 jrs 24 juil.319.10 sept.22 jrs 2 oct.289.28 mal 37 jrs 4 juil.309.4 juil.37 jrs 10 août 369.12 août 30 jrs 11 sept.369.16 sept.30 jrs 16 oct.309.25 juin 22 jrs 17 juil.349.10 sept.36 jrs ' 16 oct.289 3 juin 81 jrs 23 août 309.8 juil.30 jrs 7 août 369 12 août 44 jrs 25 sept.369.16 sept.44 jrs 30 oct.309.25 juin 57 jrs 21 août 349.17 sept.22 jrs 9 oct.289.3 juin 30 jrs 3 juil.309 9 juil.23 jrs 1 août 369.13 août 23 jrs 5 sept.369.17 sept 24 jrs 11 oct.309.2 juil.22 jrs 24 juil.349 17 sept 36 jrs 3 oct.289 3 juin 44 jrs 17 Juil.309.9 juil.37 jrs 15 août 369 13 août 37 jrs 19 sept.369.17 sept.38 jrs 25 oct.309 2 juil.57 jrs 28 août 349.24 sept.22 jrs 18 oct.269 ?juin 23 jrs 27 juin 339 15 juil 30 jrs 14 août 369.19 août 30 jrs 18 sept.339.23 sept.30 jrs 23 oct.309.9 juil.22 jrs 31 juil.349 24 sept.36 jrs 30 oct.289.4 juin 37 jrs 11 juil.339.15 juil.44 jrs 28 août 369.19 août 44 jrs 2oct.339.23 sept.37 jrs 30 oct.309.16 juil.22 jrs 7 août 349.1 oct.22 jrs 23 oct.289 10 juin 30 jrs 10 juil.339.16 juil.23 jrs 8 août 369.20 août 23 jrs 12 sept.339.24 sept.24 jrs 18 oct.309.23 juil.22 jrs 14 août 349 1 oct.29 jrs 30 oct.289.11 juin 23 jrs 4 juil.339.16 juil.37 jrs 22 août 369.20 août 38 jrs 27 sept 339.24 sept.31 jrs 25 oct.309.30 juil.22 jrs 21 août 349 11 juin 37 jrs 18 juil.339.RETOURNEZ A: CLUB JEUNESSE INC., J* désire réserver.place(s) sur le vol ECONAIR à destination de.dont la date de départ est.et la date de retour est BiüB EUNË&Ë 5450, CAte-des-Nelges, suite 304 Montréal H3T 1Y6 A cet effet, j’inclus un dépAt de réservation de.Incluant l’assurance annulation (votre chèque doit être fait è l'ordre de CLUB JEUNESSE INC.Pour renseignements: 341-4420 Nos bureaux sont ouverts du lundi au mercredi jusqu'à 6h00 p.m.les jeudi et vendredi jusqu'à 8hOO p.m.Ouverts le samedi de 10h à 16h.Saul le 27 décembre et 3 janvier.NOM (S).PRENOM (S).ADRESSE.NO(S) PASSEPORT.ou à défaut NO(S) D'ASSURANCE SOCIALE.NATIONALITE .TEL.(res.).TEL.(bur.).S.V.P.(etntfre tous tes fsnseljinsmsnto pour Chaque r4servstton i 4'» % LE DEVOIR I Page 3 Montréal, samedi 27 décembre 1975 —L’ADACn’en a plus que pour huit mois_________________________- Six petits avions rouges qui jouent aux libellules A peine l’avion vient-il de s’immobiliser en bout de piste, prêt à prendre son envol le long du fleuve, entre les extrémités nord des ponts Victoria et Champlain, que le capitaine Dick O’Bryan et le co-pilote Frank Grayer reçoivent du contrôléur Gilles Brisson l’ordre de décoller.Les deux moteurs Pratt & Whitney PT-6A-27 de 650 chevaux chacun sont lancés à plein régime, les 12 passagers ont boucié leurs ceintures et s’abstiennent de fumer; le Twin Otter DHC-6 d’Air Transit, tout rouge, est légèrement secoué, puis se met à rouler rapidement sur les 2,000 pieds de béton ui se déroulent devant lui.Six secon-es plus tard, ses roues quittent le sol à une vitesse de 75 noeuds.Il a roulé moins de 1,000 pieds pour arracher du sol environ 8,000 livres et sa montée n’est pas moins spectaculaire.Vingt secondes plus tara, il a atteint son altitude d’environ 4,000 pieds et adopte sa vitesse de croisière de 158 noeuds.11 vole toujours tout droit, mais au-dessus de Sainte-Martine, il tourne subitement à 90 degrés à gauche et passe au-dessus de Beauharnois, du lac Saint-Louis, de l’embouchure du canal Soulanges, puis à l’est de la piste des Cèdres avant de s’enfoncer en territoire ontarien vers Rockland.Trente minutes après son décollage de l’ancien parc de stationnement Victoria, à Montréal, il tourne encore brusquement à droite pour se maintenir au sud de l’Outaouais vers l’aéroport de Rockliffe où il se posera exactement 45 minutes après son départ de Montréal.Sa route, en forme de Z, est programmée par ordinateur d’après les ondes reçues par les stations de Dorval, Saint-Jean, Massena (N.Y.) et Ottawa.En cours de route, son système très sophistiqué de navigation capte les ondes des radio-phares de Franklin, Cairnside, Delmont, Glen, Sandown, Wendover.Buck, Irondie, etc., de sorte que le pilote reçoit constamment des informations sur sa position.L’ordinateur peut emmagasiner ainsi 96,000 informations.Parce qu’il y a des hélices qui ronronnent dans l’air, parce que l’on voit le paysage défiler sous les ailes lentement et parce que le petit avion subit plus violemment les perturbations atmosphériques à cette altitude, on pourrait se croire un instant dans un petit avion de plaisance.Mais on se rend compte que les pilotes lisent: ils lisent une carte perforee et de temps à autres actionnent des boutons semblables à ceux que l’on retrouve sur les calculatrices électronioues.Le tableau de bord, déroutant, s'illumine alors et expose divers chiffres que l’on renonce vite à comprendre.En réalité il s’agit la de systèmes que l’on retrouve seulement sur le Lockeed 1011, les récents Boeing 727 et sur le 747.C’est de la navigation électronique.Les routes sont choisies à l’extérieur des zones de circulation aérienne autour de Montréal et l’avion exécute automatiquement, par électronique, une radiogoniométrie émanant de 16 stations au sol sur sa route.-par___________________ GUY DESHAIES L'atterrissage étonne tout autant.Subitement, le pilote actionne les aérofreins par la manette située au plafond du cockpit, l’avion freine dans les airs, les signaux interdisant la cigarette et obligeant les passagers à attacher leurs ceintures s’allument, le régime des moteurs est tellement diminué qu'on voit à l’oeil les hélices tourner.Alors l’avion se met à piquer.Sur les jets commerciaux l’angle d'approche de la piste ne dépasse jamais trois degrés.Notre Twin Otter, lui, pique vers le sol a neuf degrés, c’est-à-dire à un angle trois fois plus prononcé que sur un appareil classique.La vitesse décroît dramatiquement si bien qu’au moment où l’avion se pose, l’indicateur de vitesse n’accuse plus qu’un faible 60 noeuds.Ajoutons qu’au sol, il y a un émetteur à micro-ondes qui donne au pilote.grâce aux récepteurs placés dans le nez de l’avion, la direction, la distance et la profondeur de son approche.En principe, cet avion peut se poser dans le plus épais brouillard.Telles sont quelques données du vol ADAC (appareil à décollage et atterrissage courts), le seul service régulier du genre au Canada entre Montréal à Ottawa.Cette expérience coûte à l’usager $24.00 dans un sens, c'est-à-dire $48.00 aller-retour Ottawa-Montréal.Presque 10,000 personnes la tentent chaque mois depuis le début du projet ADAC-CANADA en juillet 74.Il y a 60 vols par jour.De juillet 74 à juillet 75, , les six Twin Otter d’Air Transit, filiale d’Air Canada créée pour réaliser le projet, ont transporté environ 100,000 personnes.Pour un passager qui a eu accès à cet avion, trois personnes ont été refusées faute de places.Bref, la demande entre Montréal et Ottawa serait d’environ 400,000 places du moins pour la première année d’exploitation d’un service qui a nécessite un investissement capital de $25 millions par le gouvernement canadien en 1973.On estime cependant que 3 millions de personnes se déplacent chaque année dans les deux sens entre Montréal et Ottawa.Il y a deux chemins de fer qui font ce trajet, de même que l’autobus, deux compagnies aériennes classiques et une autoroute.Le problème de l’ADAC entre Montreal et Ottawa n’est pas tellement la concurrence ni même le prix puisque ce service s'adresse d’abord à ceux qui achètent du temps, c’est-à-dire des hommes d’affaires (80%> de la clientèle) qui vont et reviennent la même journée.Le problème de l’ADAC, c’est le même que celui des trains de banlieues.Trop de demandes le matin et en fin de journée et vides en dehors des heures de pointe.Air Transit refuse donc trois passagers sur quatre, mais le taux d’occupation des sièges a été légèrement inférieur à 60% depuis le début de l’opération.Résultat: un déficit d’environ $1.5 million par année mis à part l’amortissement du capital investi.Cela demeure un projet qui n’aura pas coûté très cher aux Canadiens en supposant qu’il se termine en septembre prochain tel que prévu.Au lie étage du 1140 Maisonneuve, dans leurs bureaux tapissés de photos de petits avions rouges et du DASH-7 à 50 passagers, un ADAC qui sera livré en 77, les administrateurs ü'Air Transit, commencent néanmoins à penser qu'il en coûtera peut-être plus cher au Canada d’abandonner l’expérience que de la poursuivre.Environ 125 personnes ont acquis des connaissances précieuses dans ce système qui inclut le transport par minibus vers le centre-ville.Parmi eux.45 pilotes qui se sont familiarisés avec le système ADAC et la navigation électronique.Au surplus, les aéroports et aérogares sont là, la demande s’accroît et rien n'interdit de croire que si Air Transit était administrée sur une base strictement commerciale, elle pourrait au moins annuler son déficit a'opération.Avant d’interrompre leur service, les Twin Otter d’Air Transit jouent les libellules dans le ciel de Montréal (ci-haut) et d’Ottawa.En septembre prochain, leurs 100,000 clients annuels devront prendre d’autres moyens de transport.fc:-;-.:; Mrtmnsii ' * ' %* ' mm Il s'agissait de faire la démonstration d'un système avec ses avantages et ses désavantages.A savoir 90 minutes entre l’hôtel Bonaventure de Montréal et le Holiday Inn d'Ottawa alors que d'un centre-ville à l'autre, il faut compter 2 heures et 45 minutes par autobus, 2 heures et 40 minutes par train, 2 heures et 20 minutes par auto et 2 heures par avion classique.Le tarif est le même que celui exigé par les compagnies aériennes ordinaires et la fréquence des vols permet l’aller-retour dans la même journée.Environ 7% des envolées ont été annulées à cause du mauvais temps mais 90% des vols sont à l’heure avec des retards de moins 5 minutes.Une compagnie semblable aux Etats-Unis, la maison Houston-Metro, fait des profits intéressants, y compris son remboursement de capital, en exploitant cinq Twin-Otter entre Dallas et Houston, au Texas.Il est vrai qu'il n’y a pas de service ferroviaire entre ces deux villes distantes de 150 milles, mais cette compagnie privée multiplie ses possibilités de revenus.D'abord, l'utilisation de la version 19 passagers du même appareil.Puis, une mise en marché axée sur l'utilisation à toutes les heures du jour et enfin l'exploitation d’un service de petit cargo aérien: colis, postes et messagerie générale.Au Canada, le projet ADAC était une démonstration et chacun sait que les démonstrations coûtent cher: passagers invités gratuitement, fréquence assurée des vols, appareils plus confortables à II passagers, aménagements aéroportuaires plus coûteux et service exclusivement passager.Entre la date prévue de la fin du projet, avec ce que cela signifie de mises à pied, de matériel non utilisé, de fréquentation accrue des autoroutes (35,000 personnes de plus entre Ottawa et Montréal) et d’autres inconvénients sans compter l'abandon de con- naissances expérimentales et techniques précieuses de la part d'un personnel qualifié formant maintenant une équipe bien rodée, et le moment de la mise en service du DASH-7, qui pourrait être largement rentable, on croit à Air Transit que l'expérience gagnerait à être prolongée.C'est le cabinet fédéral qui tranchera cette question vers le milieu de 1976.mais les espoirs sont minces.Air Transit n’a pas d'option sur le DASH-7 tandis que Québecair en a et désire ardemment exploiter le corridor Montréal-Ottawa-Toronto-Windsor.Eastern Provincial dans les Maritimes et Pacific Western dans l’ouest ont des options.La question de savoir si le Canada laissera aux compagnies privées les fruits de son expérience ADAC se pose donc.Pour le constructeur De Havilland, à Downsview, Ontario, les perspecti- La neige et le vent paralysent tout l’est du pays Les Montréalais qui pouvaient faire la grasse matinée hier, en ce lendemain de Noël, pouvaient se compter chanceux.Les autres ont eu un réveil brutal car ils ront dû affronter, bon gré mal gré la pire tempête de neige, de vent et de poudrerie de cet hiver encore jeune.Heureusement, les rues étaient à peu près désertes.en raison du congé prolongé des Fêtes.Ceux qui voulaient profiter des soldes des magasins ouverts à partir de 13 heures ont tout simplement renoncé à leur projet pour rester bien au chaud à la maison.Ils suivaient en cela le conseil des sages de la radio qui les incitaient à ne pas encombrer inutilement les routes.Seuls les enfants ont ignoré la consigne pour par Jean-Pierre Charbonneau Le congé de Noël ne s’est pas déroulé dans la paix pour tous; au Québec, cinq ersonnes ont été assassinées portant le ilan des meurtres à 215 depuis le début de l’année.Dans la nuit de mardi à mercredi, deux règlements de compte reliés au monde interlope montréalais ont été enregistrés par la police de la CUM et la SQ.Vers 4 h 00, mercredi matin, Robert Dion, alias Jean-Guy, 35 ans.musicien employé au cabaret Champ-de-Lys, dans l’est de la ville, a été abattu de trois balles de révolver dans la tète tandis qu’il faisait réchauffer sa voiture.On a tiré à travers la vitre de sa portière.Chargés de l’affaire 'es limiers ae la section des enquêtes criminelles de la police métropoli- profiter de cette neige folle, en étrennant skis et raquettes dans les parcs de la ville.La tempête qui a persisté toute la soirée et une partie de la nuit, en moindre intensité cependant, était un cadeau de l’oncle Sam.De violentes précipitations de neige et de vent ont commencé le jour de Noel dans la vallée du Mississipi pour finalement envahir toutes les régions de l'est du Québec et laisser environ 30 centimètres de neige.Les régions de Montréal, de l'Outaouais, des Laurenti-des, de Québec et de Trois-Rivières peuvent s'attendre aujourd'hui à de faibles séquelles de la tempête: des chutes de neige légères ou du verglas rendront l’état des routes précaire.Dimanche, on taine n’ont pas encore pu établir le mobile de l’attentat.Dion n'avait qu'un petit casier judiciaire.C'est le deuxieme reglement de compte impliquant un employé du café Champ-de-Lys, cette année.Le 10 janvier, André Cadieux, portier de l'établissement et le frère du gérant, avait été abattu par des inconnus.D’autre part, en début de matinée le 24 décembre, un employé de la firme Champlain Transport, a Saint-Hubert, a découvert le coprs de Jean-Claude Poirier.2i ans habitué de l'hôtel Iroquois, dans le Vieux-Montreal, centre de trafic de drogues contrôlé depuis le début de l'année par le gang des frères Dubois.Poirier, qui était réputé pour faire usage de drogue, mais n avait pas d'anté- prévoit un temps généralement ensoleillé.Même si au moment de mettre sous presse, on ne rapportait aucun accident mortel, les membres de la Sûreté du Québec ont été fort occupés toute la journée de vendredi.Sur la route 20, à l’est de Québec, deux carambolages géants impliquant quelque l'25 voitures ont fait au moins six blessés graves.La plus importante série de collisions s'est produite en fin d’après-midi, entre Saint-Michel et Saint-Vallier.à une quinzaine de milles de Montmagny, là où la route 20 dévale une colline.Une centaine d'autos se sont embouties cédents judiciaires, a été abattu de quatre balles dans la tête après avoir été menotté sur la banquette arrière de sa voiture.L'hôtel Iroquois, mis sur la sellette dernièrement par la Commission d’enquête sur le crime organisé, a rouvert un de ses trois bars hier.Depuis une semaine, l’établissement avait fermé ses portes afin de procéder au nettoyage de ses clients indésirables avec l’aide de la police.Benoît Claveau, 28 ans, a été assassiné le 24 décembre à Saint-Hyacinthe.Ses assaillants l’ont battu à mort et ont jeté son cadavre dans la rivière Yamaska.Dans la nuit de Noël, deux querelles de famille se sont terminées dans le sang.Voir page 6: La pègre après qu’un camion-citerne a fait une embardée et s’est renversé sur une voiture dont les trois occupants ont été sérieusement blessés.Toute la circulation surgissant du haut de la côte s’est alors écrasée tout au bas dans un fouillis indescriptible et d’autant plus dramatique que le camion-citerne s'est enflammé.La SQ a dû fermer l’autoroute dans les deux sens et porter secours aux blessés.En début de soirée, le détachement de Montmagny de la SQ était encore sur les lieux et l’autoroute restant fermée.Au début de l’après-midi, un carambolage moins important s’est produit sur la meme autoroute, près de Lévis.Une vingtaine de voitures se sont tamponnées à la suite de la collision de deux voitures.Deux adultes et un enfant ont subi des blessures graves, et une douzaine d'autres ont été blessés légèrement.Les voyageurs ont dit souffrir de longues heures d’attente dans les aérogares de Mirabel et de Dorval, quand ils pouvaient les atteindre.Plusieurs compagnies aériennes ont annulé leurs vols, surtout au plus fort de la tempête, entre 13 et 15 heures.Des autobus ont dû rebrousser chemin.A 4 h 15, hier après-midi, au Service de la voirie, on nous a répondu: “l’état des routes?Ça fait pitié partout! La visibilité est passable sur certaines voies, mais ailleurs elle est nulle.Les automobilistes s'engagent à leurs risques et périls.Hélas, il y en a toujours trop qui sont insouciants des dangers.” Sur les routes 10.15, 20.25, 417, on ne pouvait circuler qu’à très faible vitesse: environ 35 milles a l’heure.Il en allait de même sur les 132 et 138, vers les Etats-Unis.De nombreux véhicules sont tombés en panne sèche ou ont été immobilisés sur la chaussée glissante balayée par une fine poudrerie.Les autoroutes des Cantons de l’est et des Laurentides offraient les spectacles typiques de ces journées de rude hiver: voitures puissantes ou petites réduites à attendre un dépanneur dans le fossé, sur les accôttements ou sur les voies de desserte.Seules les routes 117 et 175 qui traversent les parcs de La Vérendrye et des Laurentides étaient carrossables.La situation empirait d’heure en heure.Un de nos informateurs disant qu’il ne pouvait distinguer en fin d'après-midi, “entre chien et loup”, l’édifice face à son bureau.De nombreux autobus sont partis en avance sur leur horaire hier matin pour arriver à bon port.La compagnie Voyageur a commencé vers 17 heures à prévenir les passagers que les cars partaient “sous toute réserve”.Le verglas s'est mis de la partie dans le centre-ville.Le vendredi est toujours très occupé chëz Voyageur et la tempête a amené un surplus de passagers qui ne pouvaient autrement sortir de Montréal.Ils ont été forcés comme les passagers habituels d’attendre les cars en retard ou de rebrousser chemin, les départs étant laissés à la discrétion des chauffeurs.L’aéroport de Dorval a été fermé pendant deux heures environ au début de la matinée.Air Canada a annulé une vingtaine de vols à destination de Québec, d’Ottawa, de Vancouver, de Toronto et des Etats-Unis.Une quinzaine d’appareils sont restés au sol, en vue de per-Voir page 6: La neige prrtnnnnnnnnnnm inmnrrtnrir8Ttro~inrinn^^ Pour ceux qui ont v;?le goût des belles choses.1g| ES amateurs/lecteurs de la librairie LA çAIAlSOti.DE L EDUCATlOfi au 10,485 boulevard Saint-Laurent, à Montréal?Qui sont-ils?Ce sont des amateurs d’Éditions originales et magnifiques, de Collections Exclusives, des amateurs de Lithographies de Peintres Célèbres, de meubles signés de Bibliothèques Directoire ou Louis XVI, de superbes enregistrements musicaux de Grands Maîtres; des amateurs de Médailles et Monnaies de la célèbre collection de l’Hôtel des Monnaies de Paris, enfin des ens bien et de bon goût, de véritables Québécois de perfection, t pourquoi pas vous?Venez donc nous voir, nous sommes lè, à la Librairie de la cMaiSoh.de L education â Pour votre pour votre et pour le nôtre.É VjC < C» cllcht «n filigrane llluttra I ‘architecture civique de notre librairie) JJv 10,485, boul.Saint-Laurent Tél.: 384-4844 Montréal H3L 2P1 (Québec) 384-4401 QOOPOOOflOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOQOOOOOaOôafl Deux règlements de compte reliésàlapègre montréalaise 27.000 GAGNANTS 31 décembre ' .- ' - '* /* 1 .*.• •'« »• ».» 4^Le Devoir, samedi 27 décembre 1975 éditorial L’année culturelle au Québec Sur le plan culturel, l’année qui s’achève aura marqué pour beaucoup la fin d’une grande illusion, celle qu’avait fait naître la ‘souveraineté culturelle”.Cette notion ambiguë, d’abord lancée comme slogan électoral, si souvent dénoncée autant parle Parti de la souveraineté politique et par divers milieux de ^Opposition que par les Libéraux fédéralistes, a pourtant été défendue sans relâche, et même exaltée par, le gouvernement et ses ministres.Juridiquement et politiquement, elle ne résiste ni a la réalité des choses et de la vie, ni au jugement critique des politicologues qui l’ont étudiée.Pour dissiper l’évident malentendu, le premier ministre a cependant tenu à préciser le contenu de cette formule à l’occasion du colloque d’orientation du Mont-Gabriel, à la fin de l’été.Pour le Québec, a dit M.Bourassa devant les militants de son Parti, il s’agit d’acquérir des pouvoirs qui seront ensuite clairement inscrits dans une nouvelle constitution, et en «vertu desquels seraient protégés, quoi qu’il arrive, la culture du Québec.A cette fin, le chef du gouvernement annonçait son intention de revendiquer des garanties touchant l’immigration, les communications et la langue.Ce grand dessein du Québec, qui s’inscrit dans le débat constitutionnel, relève davantage de ce qu’il est convenu d’appeler la “sécurité culturelle” que d’une improbable souveraineté.• Dans le secteur des communications, où deux conférences fédérale-provinciales et les escarmouches relatives au câble ont retenu l’attention, le problème demeure entier.Le nouveau ministre des Communications du Québec doit toujours reprendre la discussion avec son homologue fédéral, Mme Jeanne Sauvé.A court terme, on peut penser que M.Hardy et Mme Sauvé parviendront à se mettre d’accord sur des arrangements provisoires touchant la câblodistribution.A plus long terme, les premiers ministres seront éventuellement appelés à revoir l’ensemble du problème des communications.Mais rien n’indique, du côté d’Ottawa, la moindre intention de modifier substantiellement la politique énoncée par le gouvernement fédéral en cette matière.Dans le secteur de la langue, le gouvernement fédéral n’a pas fait obstacle à l’adoption et à la mise en vigueur de la Loi 22.Mais, dès que les autorités québécoises voudront apporter à cette loi les changements qui lui ont été recommandés, en particulier dans le domaine scolaire, le débat reprendra, non seulement à l’intérieur de cette province, mais dans l’ensemble du pays.Enfin, au chapitre de l’immigration, on doit reconnaître que des progrès sensibles ont été accomplis grâce à la signature de l’accord Andras-Bienvenue qui reconnaît au Québec un droit d’intervention dans le recrutement et la sélection des immigrants.L’étape suivante et souhaitable serait d’amener cette province à participer à l’élaboration des critères d’admissibilité.Mais aucune de ces trois grandes questions — communications, langue et immigration — ne sera vraiment résolue à la satisfaction du Québec tant qu’elle n’aura pas fait l’objet d’entente constitutionnelle.C’est en tout cas le sens que M.Bourassa attache à la “sécurité culturelle” puisqu’il se refuse à amorcer le processus du rapatriement de la Constitution avant de recevoir l’assurance que les trois volets de cette “sécurité” seront intégrés dans un texte fondamental.• Discours et commentaires sur la “sécurité culturelle” ne sauraient toutefois faire oublier la politique des affaires culturelles, champ immense où la constitution canadienne n’empêche pas le Québec d’intervenir, d’agir, de stimuler, d’encadrer.A cet égard, le bilan de l’année écoulée est encore décevant.Mais il n’est pas uniquement négatif.A quelques lignes, à certaines velléités, on croit reconnaître les indices d’une volonté d’action qui ouvre des perspectives encourageantes.La conjoncture économique étant ce qu’elle est, et le coût des jeux Olympiques, ce que nous savons, les moyens et les crédits dont disposent les Affaires culturelles, malgré un accroissement budgétaire de 30% en 1975-76, restent limités et modestes.Mais le problème ne se pose pas simplement en terme de ressources financières.Encore faut-il des hommes qui aient l’imagination, Inculture, la sensibilité sans lesquelles la politique culturelle ne sera jamais qu’une liste dérisoire de subventions insuffisantes et de décisions arbitraires.L’événement le plus important de l’année, il faut bien le dire, aura été le changement de titulaire aux Affaires culturelles.Sous le règne de M.Hardy (une vingtaine de mois), nous avons eu une loi du cinéma qui ne répond pas vraiment aux attentes du milieu des cinéastes et témoigne — ce qui ne laisse pas d’inquiéter — d’une volonté souvent maladroite et détestable d’intervention et de dirigisme de l’Etat dans le monde de la création et de l’art.Au moins le gouvernement a-t-il consenti à investir dans un futur Institut de cinéma la somme de quatre millions de dollars qui, bien utilisée, pourrait redonner vie à un secteur qui se meurt.Mais, six mois après l’adoption de la loi, l’Institut n’est toujours pas en place.Pour aider les maisons d’édition, aux prises avec des problèmes croissants, le gouvernement a confié par une loi à la Société de développement industriel la mission d’aider les entreprises qui, jusqu’ici, ne pouvaient à toutes fins utiles contracter d’emprunts, les stocks d’imprimés n’étant pas des garanties suffisantes aux yeux des institutions financières.Cette loi vient à peine d’entrer en vigueur et, sauf erreur, une seule maison d’éditions a tenté à ce jour de s’en prévaloir, hélas sans succès, malgré l’appui quelle avait reçu du ministère des Affaires culturelles.Au cours de cette année, quelques institutions culturelles est vu la mort de près ou ont sombré complètement.La Nouvelle compagnie théâtrale et Le Trident, après de longues batailles, ont heureusement survécu.En revanche, l’Opéra du Québec a cessé de fonctionner, faute de fonds, l’Etat ne jugeant pas utile d’engager un million de dollars dans une maison qui, quelles que soient ses maladresses passées, attirait pour chacune de ses representations des dizaines de milliers d’amateurs d’opéra.Le régime des subventions, véritable loterie des arts, a obéi aux lois de l’arbitraire et aux règles de l’improvisation.En vain, a-t-on cherche dans ce domaine les caractéristiques d’une politique cohérente.En revanche, des efforts multiples et soutenus ont été déployés pour protéger le patrimoine après des années d’abandon et d’indifférence.Si le gouvernement entend poursuivre sa politique de classement et de protection, comme semblent le confirmer ses récentes décisions, il devra accroître sensiblement, non seulement le budget réservé à ce poste, mais aussi le personnel et les moyens de la Commission des biens culturels qpe préside M.Georges Émile Lapalme, le père du ministère des Affaires culturelles au Québec.Si l’on parle de perspectives encourageantes, c’est évidemment a M.L’Allier que l’on songe.En poste depuis quelques mois, le nouveau ministre est entre dans une sorte de retraite fermée.Mais la discrétion dans laquelle il prépare sa nouvelle politique, les nombreuses consultations qu’il a entreprises dans les milieux intéressés, le personnel compétent qu’il a recruté, enfin les projets de changements que lui prête la rumeur permettent d’espérer une action importante.Ces jours derniers, le Tribunal de la culture — institution parallèle dont l’action est avant tout politique — dressait de la situation culturelle au Québec un bilan d’impuissance.De sa longue et pénétrante analyse, le professeur Marcel Rioux tirait en somme un constat d’échec.Jamais, dit-il en substance, le gouvernement d’un pays “économiquement et politiquement dominé” ne voudra sérieusement adopter des mesures d’action, d’anima- .L’ancien et le nouveau.La foi comme la fête par JEAN MARTUCCI Il y a une parenté entre la fête et la foi.Si l’affirmation surprend à première vue, c’est que la foi chrétienne en particulier est le plus souvent vécue comme une trouble-fête.Quand on vit la foi comme un ensemble d’obligations et que ses expressions manquent totalement de spontanéité, elle semble bien se situer à l’opposé même de la fête.Mais la fête et la foi, dans ce qu’elles ont de plus authentique, comptent plus d’un point commun.La fête et la foi sont considérées comme, également inutiles par notre monde préoccupé de productivité.Pourquoi croire ou fêter alors qu’il y a tant à faire et qu’on n’a pas de temps à perdre?La fête et la foi ne sont alors acceptées que si elles deviennent des biens de consommation, ce qui dénature l’une et l’autre.La foi comme la fête vise à re-créer l’homme et introduire un dynamisme nouveau dans l’ordre des choses.Elles expriment, l’une comme l’autre, la nostalgie du Paradis perdu et font vivre de l’esperance d’un monde renouvelé.La fête et la foi veulent, chacune à sa façon, faire un homme nouveau.Xa foi rassemble, comme la fête, des hommes de toutes conditions et, dans la communion qu’elles créent, les étiquettes disparaissent.La fête et la foi refusent également toute discrimination.La fête comme la foi exige qu’on se libère de toute entrave et qu’on fasse spontanément confiance au lendemain.L’une et l’autre disent qu’à chaque jour suffit sa peine et demandent qu’on vive avec la liberté d’esprit qui s’en suit.La fête conteste la durée.Elle est un temps hors cju temps, mais elle confère un sens à toute l’existence et exprime le désir que la vie ne cesse jamais.La foi, elle aussi, est d’ici et d’ailleurs, elle donne un sens au présent et parle d’éternité.La fête n’est pas le spectacle.Celui qui se rend au spectacle ne paie que son droit d’entrée et, même quand le spectacle est gratuit, on y reste passif.La fête, au contraire, exige participation et demande qu’on paie de sa propre personne.De la même façon, la foi invite a se donner soi-même, ,à y entrer vraiment sans limites ni conditions, à s’y engager de tout son être.La fête n’est pas le jeu, puisque le jeu a des lois qu’il faut observer tandis que la fête conteste les règles et l’ordre établi.La foi, elle aussi, remet en question la loi et ne connaît pas de règles préétablies pouvant en assurer le résultat.La foi comme la fête constitue un risque.La foi comme la fête exige une sorte de folie.Qu’on s’embarque dans l’une ou dans l’autre, on ne sait jamais d’avance jusqu’où ça ira.La foi est aussi subversive que la fête.On fête pour contester la pauvreté, la dureté du monde, l’angoisse, les préoccupations et la mort elle-meme.Croire, c’est justement refuser de se résigner, vouloir à tout prix faire éclater les limites de la condition humaine.Si la fête était un opium, la foi le serait aussi.On peut dégrader la fête en divertissement et la foi en refuge contre le réel.Mais celui qui fête vraiment n’oublie pas sa vie: il la transforme, il lui donne sens et cohérence.Celui qui fête pour oublier se retrouve triste et désemparé au' lendemain de la veille.On peut avoir l’air de fêter comme avoir l’air de croire.Mais la foi comme la fête n’est vraie 3ue si elle apporte une espérance au coeur e ce qu’il est impossible d’oublier, si on veut vivre en être conscient.Les peuples qui fêtent le plus sont ceux qui connaissent davantage le tragique de l’existence, et la foi vient plus facilement quand on doit regarder en face la souffrance et la mort.La foi exige autant que la fête une vraie simplicité du coeur.Les enfants fêtent mieux que les adultes.C’est pour cela que l’Evangile les propose en exemple à qui veut croire.La fête et la foi s’appellent mutuellement.Il faut rêver à ce que la foi devienne une fête et que la fête devienne une foi.lettres au DEVOIR Nos chefs religieux ont-ils encore la foi ?10 — _ JX 1 i la conscience sociale qui en découlent, seraient la' négation même d’un régime asservi.Cela voudrait dire qu’une politique de la culture est sans espoir au Quebec aussi longtemps que cette société ne sera pas souveraine politiquement, aussi longtemps qu’elle sera dans la fédération canadienne, aussi longtemps que son économie.sera tributaire de l’économie nord-américaine, aussi longtemps qu’elle ne sera pas libérée de toutes les contraintes du libéralisme économique.C’est une conception fataliste qui renvoie l’épanouissement culturel d’une société à la “révolution” et à la parousie.De M.L’Allier, on attend l’exposé d’une politique culturelle qui récusera un diagnostic aussi noir.Michel ROY Monseigneur Paul Grégoire, Archevêque de Montréal.C'est avec un profond étonnement que j'ai appris la peine infligée à monsieur 1 abbé Réal Bleau.Je croyais que la suspense de juridiction sanctionnait de graves manquements à la morale ou à la doctrine traditionnelle de l'Église.Or, comme je connais M.l'abbé Bleau depuis longtemps, j’imagine mal qu'on puisse reprocher quoi que ce soit au chapitre de la morale à ce jeune prêtre plutôt austère et réservé.De plus, je l’ai entendu en discussion avec petit groupe, en conférence avec auditoire plus vaste, et j’ai souvent assisté a sa messe et par conséquent à ses homélies.J'ai également lu un assez grand nombre d’articles dus à sa plume, et serais curieuse de savoir en quoi il a jamais contredit à la doctrine de l’Église catholique.Le plus ahurissant, c’est que semeurs de doute et fauteurs d’hérésie répandent impunément leurs erreurs sur les ondes et dans revues et journaux, c’est-à-dire à travers le Québec.La doctrine traditionnnelle est bafouée à longueur d’année sans qu’aucune voix autorisée ne s’élève contre ces “assassins de la Foi’’.Mais qu’un prêtre agisse simplement en prêtre catholique, le voici sanctionné! Ce serait à son retour de Rome, où il a soutenu avec succès une thèse de doctorat en théologie, que monsieur l'abbé Bleau aurait reçu une lettre lui annonçant les mesures prises à son égard.Vraiment, on n’y comprend rien.Devant ces faits qui surprennent et inquiètent, uriê question — qu’on ose à peine formuler - se pose inévitablement.“Nos chefs ont-ils encore la Foi?“Nous voudrions pouvoir répondre “Oui!” et en finir avec cette angoissante incertitude.Encore faudrait-il que leur gouvernement soit bien dans la ligne de la Tradition catholique.Un problème fondamental comme celui de la messe — il y va de la Foi de tous ceux qui réfléchissent — exige d’abord qu'on l'examine à fond.Les sanctions devraient être prises ensuite, s'il y a lieu.Veuillez agréer, Excellence, l’assurance de mes sentiments respectueux.Béatrice CLÉMENT Boucherville, le 20 décembre 1975 bloc-notes “Pognée” dans le structuralisme .Le véhicule neuf de la diplomatie canadienne L'année qui s’achève aura été celle d’une présence canadienne plus marquée sur la scène internationale.Il y a, bien sûr, quelque chose de desagréable de chercher à ramener à soi le monde extérieur, mais c’est aujourd'hui un risque qui se justifie dans la mesure où un certain nombre de dossiers peuvent avoir enfin un éclairage canadien.Ainsi, d’Helsinki à l’Europe et à l'OTAN, en passant par la Stratégie de coopération au développement international, la diplomatie canadienne aura enregistré sa percée psychologique la plus importante avec le demi-succès du dialogue Nord-Sud coprésidé par le ministre des Affaires extérieures.Il n’est pas question, ici, de tenter un bilan, mais de bien mettre en évidence quelques-unes des lignes motrices par lesquelles Ottawa ira de l’avant.d’une démarche peut-être moins hésitante, là où lui permettent d’aller non pas tant ses ambitions que ses moyens.Il est symptomatique de noter qu’à mesure que le Canada s’insère dans les cercles où se joue, à divers paliers, le sort de nos sociétés industrialisées, des nuages s'accumulent à notre frontière sud.Le dernier orage aura été l’incident Porter, sans qu’en contre-partie Ottawa puisse rapidement enregistrer les bénéfices réels de son engagement.C’est ainsi que l’on doit parler Me Tannée du "décollage” international et diplomatique, étape après laquelle même nos omissions et nos silences pourront à l’étranger être interprétés comme autant d’engagements.A Helsinki, le Canada s’est rendu sans trop d'illusions, conscient de la fragilité du document solennellement signé mais se consolant d’avoir enfin en main un document réel de référence.Dans la mesure où la réunification des familles et la libre circulation des idées et des hommes sont les constantes chères à nos diplomates — sans pour autant que ces , éléments aient sensiblement modifié notre nouvelle politique de l’immigration — Helsinki n’aura pas éie un marciié de ùbpes.Force est de reconnaître, toutefois, qu'en dépit de notre appréhension envers la chose militaire, nous avons parallèlement, sous la poussée des événements en général et de notre voisin du Sud en particulier, reconfirmé notre atlantisme.Un atlantisme qui est et qui reste un attachement aux valeurs démocratiques que le gouvernement canadien décèle dans l’OTAN, mais aussi un engagement militaire qui nous fait obligation de moderniser notre équipement désuet.Et ce, au moment même où bloc atlantique et bloc du Pacte de Varsovie se penchent enfin sur un texte de réduction des forces en Europe centrale.C’est, bien sûr, la règle du jeu faite par des supergrands, et ce n’est pas demain que nous pourrons nous y dérober.Même si nous le voulions.Mais la grande affaire, celle de la vraie prise de conscience canadienne, aura été ce que Ton peut appeler notre tiers-mondisme, qui nous met à égale distance des superindustrialisés et des pays en voie de développement.Là, par parenthèse, il faut noter un paradoxe de surface, qui fait que le Canada s’engage plus avant dans ce tiers-mondisme alors qu’il semble avoir perdu ses illusions vis-à-vis de la grande machine de TONU tournant aujourd’hui à l’accéléré vers sa propre désintégration.La parenthèse refermée, on notera que c est à la suite du lancement de la Stratégie canadienne de coopération au développement international que le virage s’est précisé que la volonté canadienne s'est clairement manifestée, encore qu’il nous reste bien du rattrapage à faire pour atteindre une vitesse de croisière.Trop peu trop tard?Non, car au-jourdmui plus que jamais la voix de la modération s’impose et le véritable repêchage du pré-dialogue Nord-Sud dit assez les proportions du défi majeur qui reste encore à relever pour que prévale la concertation là où la confrontation se profile.Démarche toute en contradiction?ici aussi: les liens trop étroit?du C.-.„da avec les Etats-Unis ont été un .’.andicap qui nous a coûté une place au sommet financier du Rambouillet, alors que ces mêmes liens, tempérés par notre timide distanciation vis-à-vis de Washington, nous ont donné la coprésidence de la conférence Nord-Sud.De préférence à un Henry Kissinger, ce qui réjouit et inquiète en meme ter.r Ce qu'il y a de négatif pour la diplomatie canadienne est finalement l’iceberg-Europe.Il faut avoir le courage d'admettre que cette Troisième option, qui est sensée sous-tendre toute notre diplomatie de l’équidistance pour les années à venir, cette Troisième option à laquelle la Straté- gie de la coopération servait de pendant, attend encore de porter ses fruits au Japon, et de nous ouvrir l’Europe à l'autre extrême géographique.Ce lien contractuel dont se nourrissent toutes nos illusions européennes, a apparemment reçu le visa français, et c’est aujourd’hui le Danemark qui prend ombrage de notre politique énergétique interne.Est-ce sur le Canada que tire à boulets rouges le Danois ou cherche-t-il à atteindre par ce biais la Grande-Bretagne et le pétrole de Mer du nord?Toujours est-il que la CEE à Neuf, nous en aura fait voir de toutes les couleurs, deux de plus que tout l’arc-en-ciel.A bien y regarder, notre politique internationale emprunte enfin, pour employer une expression à succès, un “véhiculé neuf ".Les vraies performances seront connues l’an prochain.Bicentenaire et pureté C'est Nixon qui rêvait d’être le président du Bicentenaire.Cédant la Maison-Blanche à un président par accident, il lui a transmis aussi cette ambition.Ainsi, ce 24 février, Gerald Ford courra les classiques primaires du New Hampshire, baromètre forcé de la popularité des aspirants à la Maison-Blanche.Ce meme 24 février est en lice Ronald Reagan et, plus que jamais, le New Hampshire aura valeur symbolique dans la mesure où tous deux, hommes du même bord et du même parti, tenteront de forcer le choix des républicains pour l’investiture officielle.On reconnaîtra que tout tient dans ce transfeit d’ambition de Nixon à Ford.Dans le contenu comme dans les valeurs morales qu’incarnent et qu'illustrent les deux personnages qui, bon gré mal gré, ont attaché à leur pas le cours de rhistoire de la plus puissante démocratie occidentale.Nous ne reviendrons pas sur l'affaire Watergate, car il y a aujourd'hui l'Sprcs apocalypse.En dépit de la débâclé indodhinoise, en dépit des rebuffades soviétiques grippant le mécanisme mal-huilé de la “détente”, les Etats-Unis restent cette colossale société revendiquant — et obtenant — le leadership mondial.En dépit des crises énergétique et économique, c’est encore et pour un temps indéterminé, la griffe USA qui prime.Et en dépit de la débâcle indochinoise, la puissance américaine se trouve encore une fois sur la pente savonneuse d'un nouvel engagement à l’autre bout du monde, au nom d’un“containment” remis au goût du jour.Si le fait de faire la meme êrreur est le signe caractéristique d’une même puissance.les Etats-Unis sont au moins aussi puissants qu'avant.Mais c’est à l'intérieur qu’est la crise, et cette crise est d’abord et essentiellement morale.Curieusement, c’est une sorte de guerre contre les moulins qui se déroule au niveau des structures de la démocratie américaine, opposant parlementaires et administration, faiseurs de politique et chiens de garde de la vie politique, aile libérale et aile conservatrice.Comme si, au seuil du Bicentenaire, l'Amérique politique était ravagée par l’obsession d’une pureté démocratique originelle.Car après Watergate, il y a eu la grande aventure des enquêtes sur la communauté du Renseignement, la grande bataille à coups de révélations où efficacité et justification morale s'opposaient, un combat quasi allégorique dont chaque épisode risquait de remettre en question l’engagement américain à travers le monde.Une mode est en passe de changer, et la politique de la distorsion du langage, nourrie durant des années au culte du secret, subit le contrecoup, à l’initiative de personnalités comme Frank Church et Otis Pike.Et cette espèce de tornade qui, mal contenue, risque de détruire ce qu’elle est sensée purifier, renverse des idoles et prend dans sa spirale des mythes comme ceux d’un Hoover ou d un JFK.En année du Bicentenaire où les exigences électorales transforment tout en flèches politiques, c'est finalement celui qui s'identifie le mieux à Monsieur-tout-le-monde, qui rassure par son manque de subtJté et le vide de ses regards bleus qui prend le dessus.Bien sûr, un Edward Kennedy n’est pas encore en‘lice; bien sûr, même après une victoire aux primaires du New Hampshire et ailleurs, la course présidentielle réserve encore de grosses surprises.Mais il reste qu'au Sortir du cauchemar du Water- f;ate et après avoir avalé l’amère pi-ule du Vietnam, après les horreurs, vraies ou présumées, de la CIA, l’électeur américain n'est pas enclin à favo-Voir page •: Bloc-Nota» Monsieur Louis-Paul Béguin.Je suis étudiante de troisième année en études littéraires à l’U.Q.A.M., et votre rappel au secours m’a atteinte au plus profond de mes "structures", vous vous dites malade par l'hermétisme des structuralistes.Que dire de nous "pôvres" étudiants et étudiantes qui avons à lire ces bouquins.J’ai fait plusieurs tentatives de compréhension depuis deux ans et j’en suis toujours au même point.Je ne comprends toujours rien ou pas grand’chose.Une chance que nous ayons quelques bons professeurs en la matière! Une chance aussi qu’ils parlent un langage qui nous soit accessible, car nous aurions l’impression d’étre à peu'près tous idiots.Vous comprendrez qu’il nous faille bien lire quelques écrits théoriques et lorsqu il nous faut aborder Julia Kristeva, Deruda et Philippe Sellers, c’est une entreprise plus que périlleuse.Je me suis demandé au cours de ces lectures, si j’étais bien en études littéraires; j’avais l’impression d’être en mathématiques! D'autre part, croiriez-vous qu’en études littéraires, il n'est pas rare Une résolution infâme de l’ONU La résolution des Nations unies du 10 novembre qui assimile le sionisme au racisme n’est pas seulement “un mensonge éhonté”: elle met également en danger l’efficacité de cet organisme international dans l’avenir.Cette résolution inspirée par les États arabes est avant tout une tentative de légitimiser l’antisémitisme partout et de penjétuer l’agression contre Israëf Le sionisme est l’expression du droit et du désir du peuple juif de vivre une existence nationale et de jouir de son autodétermination —, la mani- festation de son désir de survivre.L’Assemblée générale, par ce geste, a symboliquement voté le démantèlement de l’État juif, et, en opposition avec la Charte de l'ONU, a encouragé tous ceux dont l’objectif demeure la destruction d’un État membre des Nations unies.Nous sommes fiers de l’attitude adoptée par notre gouvernement et par le parlement canadien qui ont totalement rejeté cette résolution que nous condamnons et à laquelle nous nous opposons.Son objectif, son contenu, et la façon dont elle a été votée sont contraires aux princi- de rencontrer dans certaines copies, et tout cela au dire des professeurs eux-mémes, jusqu'à quarante fautes d’orthographe, sans parler des fautes de français.La grammaire est bien malade et je lui souhaite, quant à moi, une guérison prochaine?Odette LEFRANÇOIS Montréal, le 13 décembre 1975 P.S.Merci, chère lectrice.Je tiens à dire que ce n’est pas à l’Université que l’on apprend, ou qu’on devrait enseigner le français.C’est bien avant cela.LPB pes de la Charte des Nations unies et de la Déclaration internationale des Droits de l’Homme.Nous pressons tous les esprits de bonne volonté imbus de principes moraux de s'opposer à cette résolution infâme dans l'espoir que les Nations unies pourront continuer à oeuvrer dans le sens de l’amélioration des conditions de vie à travers le monde et de l'harmonie entre tous les peuples.Le Comité ad hoc pour les droits humains, frwin COTEN, président.René LE CLERE, secrétaire Montréal, le 15 décembre 1975.Un comité d’école réclame des offres patronales plus généreuses M.Raymond Garneau, ministre de l’Education, Face au conflit qui prévaut dans les négociations avec les enseignants, les parents s’inquiètent du climat de tension qui en résulte dans nos écoles.C’est pourquoi, lors de sa réunion régulière du 1er décembre 1975, le comité d’école Guillaume-Vignal-St-Alphonse de Brassard a résolu à l’unanimité de réclamer des offres acceptables pour les enseignants afin d’en arriver à une entente négociée dans les plus brefs délais.Ce sont NOS enfants, monsieur Garneau, qui font les frais de la situation actuelle: plusieurs activités parascolaires, d’une valeur éducative certaines, sont cancellées.Les retards en éducation ne sont pas quantifiables mais ils n’en demeurent pas moins réels.Il est inconcevable d’en venir à trouver normal qu’un tel scénario se répète à tous les trois (3) ans.En tant que parents, nous sommes en droit d’exiger pour nos enfants un enseignement de meilleure qualité que celui que vous offrez présentement.Il serait regrettable que vems attendiez une détérioration générale de la situation et une baisse importante de la motivation des enseignants avant de reviser ces offres.„.Veuillez croire, monsieur le ministre, en la sincérité de notre collaboration.Pou» le comité d’école Guillaume-Vignal St-Al- honse de Brassard, Lucie MORIN, secrétaire Brassard, le 5 décembre 1975.LE DEVOIR Fondé par Honri Bourassa I* 10 |anvi«rl910 Directeur «t rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint, Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier, Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Soint-Sacre-ment, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les infbrmations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $4Î per année; six mois: $25; A l'étranger: 550 par année, six mois: $28; trois mois: $16.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.20 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépit légal.Bibliothèque nationale du Québec.TlLtPHONIt 844-3361 (lignes groupées). -.’A -« tx A.j », ’ A*.’* ^ ?• ¦>»< • • •• » »• ‘fc -, «% V* Le Devoir, samedi 27 décembre 1975 • 5 des idées des événements des hommes Le malaise financier de la CTCUM Oui aux subventions, mais il faut surtout reconquérir l’usager Le gouvernement du Québec a enfin répondu aux attentes de l’opinion publique en énonçant une politique claire d’aide au transport en commun.Évidemment, dans le passé, le gouvernement a aidé le transport en commun en donnant des subventions en fin d’année, mais il a toujours agi d’une façon ad hoc, paternaliste, injuste, mal définie, qui empêchait les commissions de transport de planifier à long terme.Car elles ne savaient jamais quel montant elles recevraient.La nouvelle politique annoncée par M.Berthiaume comprend un aspect nouveau et intéressant: l’aide gouvernementale variera selon l’augmentation du nombre de passagers.Espérons que ceci incitera les commissions de transport à faire plus d’efforts pour attirer les passagers.Autrement, les subventions peuvent en venir à simplement encourager les déficits, sans que le public n’en tire aucun profit, et à orienter les subventions provinciales vers les commissions de transport les moins efficaces.Maintenant que les commissions de transport de Montréal, de Québec et des autres régions peuvent s’attendre à un bon pour chaque passager qui a recours à leurs services, pouvons-nous nous attendre en retour de leur part à un nouveau mode de pensee et à des politiques visant a attirer les passagers et à aider les groupes à faibles revenus, groupes qui devraient être les principaux bénéficiaires des subventions?La politique des tarifs est un domaine ou on a peu expérimenté, en dépit des demandes fréquentes visant la gratuité du transport en commun.En fait, cette gratuité du transport en commun serait difficile à réaliser.D’une part, la vraie gra- .par.défrayer les autres coûts.De plus, des recherches ont indiqué qu’une baisse de tarifs n’incite pas un grand nombre de personnes à délaisser leurs voitures et à devenir des usagers du transport en commun.Mais si on veut vraiment aider ceux qui en ont le plus besoin, il y a peut-être d’autres solutions que la gratuité pour tous ou les politiques actuelles concernant les tarifs.Tout d’abord, des tarifs réduits de 50% ou même la gratuité du transport en commun en dehors des heures de pointe ANTHONY ROBILLARD ¦ L'auteur de ce texte est économiste.Il se spécialise dans les problèmes du transport ur-\bain.(c.a.d.de 9:30 à 15:30) pourraient permettre à plusieurs usagers de jouir de maints avantages du transport en commun gratuit sans encourir certains de ses désavantages.Il semble justifié de payer moins cher pour notre électricité ou nos appels téléphoniques pendant la nuit alors que les services ne sont pas pleinement utilisés.Pourquoi ne ferions-nous pas de même dans le cas du transport en commun qui est seulement utilisé au quart de sa capacité pendant les heures creuses?Cette réduction, voire cette abolition des tarifs aux heures creuses, répond sûrement à un des principaux objectifs des subventions au transport en commun, lesquelles ont été conçues pour aider les gens qui sont captifs du système et qui souvent ont de faibles revenus, tels les personnes âgées, les assistés sociaux, les chômeurs, — et souvent aussi les maîtresses de maison et les enfants qui seraient cloués à la maison s’il n’y avait pas de transport en commun.En général, ces personnes voyagent déjà en bonne partie aux heures creuses.On pourrait croire que bon nombre de ces personnes obtiennent déjà de l’aide.Il n’en est pas tout à fait ainsi: seuls, les enfants et un certain nombre de personnes âgées peuvent se prévaloir de réductions de tarifs et souvent les réductions sont minimes.De toute façon, ce n’est que pure justice de baisser les tarifs aux heures creuses.Il en coûte très peu pour transporter un plus grand nombre de personnes à ces moments-là — il y a un grand nombre d’autobus disponibles, les chauffeurs sont payés, qu’ils soient sur la route ou non, et il y a habituellement des sièges libres.Des tarifs moins élevés devraient découler de coûts moins élevés.Pourquoi les commissions de transport devraient-elles profiter du Lettre d’Acadia L’Université de Moncton à refaire Le sous-développement économique et social qui affecte les régions francophones du Nouveau-Brunswick devait conduire tôt ou tard la population acadienne à s’interroger sur la valeur des institutions dont elle s’est dotée pour activer sa promotion.Au premier rang de celles-ci figure l’Universite de Moncton, dont le rôle vient d’être brutalement remis en cause par le rapport du juge Le-bel qui en recommande la dispersion sous forme de trois campus, à Moncton, à Edmuns-ton, et à Shippagan-les-Ues.En demandant à l’université d’aller vers ceux qu’elle doit t servir plutôt que de les attirer hors leur région, le rapport Le-bel devenait, dans le, contexte politique actuel du Nouveau-Brunswick, la première réponse du gouvernement conservateur à ceux qui l’avaient accusé jusqu’ici d être responsable de la situation des francophones dans la province.En annonçant presque simultanément qu’il espérait créer une société de déve loppement nour le Nord de la province, à l’image de la Corporation qui existe pour l’Ile du Cap-Breton en Nouvelle Ecosse, le gouvernement Hatfield avançait les éléments de sa deuxième réponse.Il laissait aux leaders francophones le soin de se débrouiller avec la patate chaude de la problématique des Institutions d’enseignement supérieur.C’est donc l’heure de vérité pour la minorité acadienne et aussi pour l’Université de Moncton qui se trouve en porte-à-feux, au plan géographique, linguistique, institutionnel et politique.On commence à se dire en effet que la création d’une institution francophone dans la région de Moncton n’était pas nécessairement une bonne idée.Isolée dans un contexte anglophone militant, ayant somme toute peu de rayonnement dans son milieu direct, l’Université de Moncton est la création des circonstances.Sa gestation, comme son existence, ont été l’occasion de luttes cqntinuelles avec le milieu anglophone.Son soutien naturel qui devrait être fourni par les francophones de Moncton, laisse à désirer.La majorité des francophones de cette région, sont soit assimilés à la majorité, soit peu désireux d’être identifiés comme Canadiens français.Leur langue a été rabaissée à une sorte de langage vernaculaire, le“Chiac ”, et beaucoup de parents hésitent à envoyer leurs enfants poursuivre leurs études collégiales dans des institutions francophones.Dans ce contexte, l’on un Arabe nous parle d’Israël.L.G.HAUL ISRAEL: UNE RÉALITÉ?Témoignage d'un Arabe EDITIONS ELYSEE m comprend que plus de 60% de la population étudiante de l’Université de Moncton, provienne de la région de la Mada-waska et du Nord-Est.Les retombées positives de l’activité universitaire favorisant les régions précitées, on comprend qu elles aient commencé a exiger une restructuration de leurs propres institutions qui périclitent au profit de Moncton.A Moncton, cependant, pour parer aux coups, on murmure que la formation des étudiants du Nord, est peu adéquate.On met brutalement en doute les qualités pédagogiques de leurs maitres au niveau collégial.A l’opposé, on fait remarquer dans le Nord que l’Université de Moncton a elle-même reconnu la pauvreté du français parlé et écrit dans ses établissements, lors d’un récent rapport rendu public.En réalité, l’écrasante majorité des professeurs de l’Université de Moncton est étrangère au milieu, et pour des raisons obscures encore que connues, leur intégration au milieu ne semble pas avoir été réalisée.Peu d’entre eux ont, parait-il, le désir de s’engager face aux besoins du milieu, et quand ils l’éprouvent, ce genre d’exercice risque, à la longue, d'être périlleux.Dès lors, l’abstention ou l’indifférence dans une sorte de “ghetto” universitaire reste la regie générale: les professeurs passent par Moncton, mais n’y demeurent pas.Par contre, les ce pari vis-à-vis des légions qu’elle dessert majoritairement.Si on fait abstraction des étudiants en provenance du Québec, et des autres régions des Maritimes, l’Université de Moncton se réduit essentielle- r par.\t FO ANDRÉ PORTAS * Médecin et spécialiste en dévelopement économique et social, André Portas a été associé à plusieurs projets de développement dans le nord-est du Nouveau-Brunswick.Il a suivi avec beaucoup d'intérêt les polémiques suscitées par le rapport Lebe! sur l'avenir de l’enseignement supérieur chez les francophones du Nouveau-Brunswick.institutions du Nord ne manquent pas de souligner que la plupart de leurs professeurs sont issus du milieu, et qu'elles ont réussi à intégrer les éléments allogènes.On pourrait argumenter à en perdre haleine.Il n’en reste pas moins que l’efficacité d’une institution se mesure à son intégration au milieu.A cet égard, il ne semble pas que l’Université de Moncton ait réussi ment à une institution qui puise ses étudiants dans le Nord-Est et le Nord-Ouest du Nouveau-Brunswick.On est dès lors en droit de se demander si la structure de l’institution en particulier la composition du Bureau des Gouverneurs, reflète cette brutale réalité; normalement, compte tenu des chiffres, les gouverneurs provenant du Nord devraient être deux sur trois.A partir de ces réalités et lettres au DEVOIR Prompt rétablissement à M.Béguin M.Louis-Paul Béguin est malade.C'est ce qu'il nous annonce lui-même dans la chronique''Au fil des mots" du DEVOIR (samedi.13 décembre.p.10).Et certes nous n'avons aucune peine à le croire.Les symptômes en sont suffisamment évidents: M.Béguin souffre d'un grave complexe d'incompréhension: il ne comprend rien, nous dit-il.à la linguistique, à la philosophie, au structuralisme en général, à Lévi-Strauss en particulier, et ça le rend malade.On ne peut que sympathiser.Mais là où ça devient beaucoup moins sympathique, c’est lorsque ce complexe se transforme en paranoïa agressive.Si M.Béguin ne comprend pas.c’est parce que, selon lui, le structuralisme est “hermétique", "nébuleux",“insupportable , qu'il "nivelle tout par le bas" et qu'il parle un "jargon" et un “charabia qui enlevent "au français ce qui faisait sa force: sa clarté".Voilà la grande affaire: la linguistique structurale n'est pas claire.Elle parle de “critères distribution-nels' ou "fonctionnels", de "connotations", de "structures" et tout cela pour M.Béguin est obscur.Sans doute faut-il comprendre qu'elle devrait n'utiliser que le langage de tous les jours.Et à ce compte-là.on neVvoit pas très bien pourquoi la linguistique seule serait fautive: toutesles sciences utilisent un langage technique, accessible à ceux-là seuls qui Vont étudié.M.Béguin ne devrait pas s'arrêter là: la physique, la chimie, la biologie, la psychologie ont aussi leur "jargon" et il conviendrait de s'en prendre à elles aussi.A partir de maintenant, pour guérir M.Béguin, il faudrait que les sciences ne par-len! plus que le langage ordinaire et accèdent ainsi à la qualité suprême du français béguinois: la clarté.Mais qu'est-ce que la clarté?Car enfin le problème est là, puisque justement l'homme de science, et notamment le linguiste, justifie lui aussi l'introduction d’un vocabulaire technique par une exigence supérieure de clarté et de précisi ( ynthia HENDRICKSON fcfeéâfcPG LSVn chaîne de Radio-Canada.Ces cinq matches ainsi que les trois joutes des Moscovites mentionnées ci-dessous seront radiodiffusés au réseau Télémédia.Le 29 décembre les Pingouins de Pittsburg 19h30 Le /janvier les Black Hawks de Chicago 20h30 Le 10 janvier les Islanders de New York 20h00 BYE-BYE 75 mercredi, le 31 décembre à 23 heures et en reprise, le 1er janvier 1976à21 heures 30.Ce super-spectacle, diffusé au réseau français de Radio-Canada, met en vedette toute une myriade de vos artistes préférés.Les textes sont signés Marc "Sol" Favreau et la réalisation est de Richard Martin.Joyeuses soirées! f ( ¦ ' ï * Le Devoir, samedi 27 décembi'e 1975 —aux 4 coins____________________________ Remède contre le diabète LA JOLLA, Californie (Reuter) — L’Institut Salk, fondé par l’inventeur du vaccin antipolio, a reçu l’approbation du gouvernement pour la fabrication d’une hormone synthétique qui, estime-t-il, pourrait devenir la plus importante substance mise au point pour la lutte contre le diabète depuis l’Insuline.Le communiqué de l’Institut déclare que cette substance peut empêcher des complications comme la cécité ou les troubles rénaux provenant du diabète, notamment chez les enfants.Un des problèmes causés par le nouveau médicament est son coût élevé: un demi-gramme, suffisant pour le traitement d’un malade pendant sept à huit mois, coûte environ $30,000.Mais l’institut précise qu’il cherche à mettre au point une forme du médicament qui serait à la fois plus puissante et beaucoup moins chère.“Casanova”: le tournage arrête ROME (AFP) — La polémique entre le metteur en scène italien Federico Fellini et le producteur de son dernier film, “Casanova, M.Alberto Grimaldi, a amené le metteur en scène italien à publier hier un communiqué dans lequel il se déclare “diffamé et atteint dans son intégrité et sa reputation professionnelle” à la suite de la décision de M.Alberto Grimaldi de suspendre le tournage.Selon le producteur, Federico Fellini a“entièrement dépensé le budget de près de cinq milliards de li-res (30 millions de francs français), alors que 60% seulement des prises de vues ont été faites”.Le metteur en scène affirme pour sa part refuser toute responsabilité financière et rappelle dans son communiqué que “les coûts des films sont toujours imposés par le proaucteur sans ingérence et sans engagement du metteur en scène”.Canadienne tuée à Kathmandou KATHMANDOU (AFP) — Une Américaine et une Canadienne ont été découvertes assassinées, jeudi, près de Kathmandou.Il s’agit de Mlle Connie Broenijech, 29 ans, résidant en Californie, dont le corps presque totalement carbonisé a été trouvé près du pont de Mananara, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Kathmandou.La seconde victime est Mlle Cariène Laurent, 30 ans, découverte à 30 kilomètres à l’est de la capitale.Selon la police, Cariène Laurent et Conny Broenijech habitaient une même chambre à Kathmandou.Cariène serait partie pour une excursion de deux jours, aux alentours du 20 décembre.Ne la voyant pas revenir, son amie serait partie à sa recherche.L’identification des jeunes femmes a été rendue difficile par le fait que toutes deux avaient été brûlées par le ou les assassins.Escalade du mont Blanc CHAMONIX (AFP) — Trois premières hivernales viennent d’être effectuées dans le massif du mont Blanc.D’une part, le gendarme-guide Robert Chère, instructeur à l’Ecole militaire de haute montagne, et l’aspirant-guide Daniel Monacci, de la Compagnie des guides de Cnamomx, ont réussi la première ascension du Mont Blanc (4807 M.) par le Grand pilier d’angle, par l’itinéraire ouvert par la cordée Bonatti-Zappelli en juin 1962.Les alpinistes ont bivouaqué deux fois:, à 4200 et à 4.700 mètres d’altitude.D’aptre part, Denis Ducroz et Jean-Paul Bal-mat, tous deux de la Compagnie des guides de Chamonix, et deux Genevois, Jacques Jenny et Maurice Dandelot, ont effectué la première du mont Maudit (4342 mètres) par le pilier sud-est.Enfin, les alpinistes Victor Lant et Jean-Marc Mistral, tous deux de Paris, ont réalisé la première ascension de l’aiguille du Chardonnet (3824 mètres) par le couloir nord, en suivant la voie Aureille-Feutren ouverte durant l’été 1942.“Marcelle” reste introuvable KYOTO, Japon (AFP) — Sept ans après avoir disparu de Kyoto où elle était entourée de toutes les attentions dues à sa personne, la “Marcelle” de Toulouse-Lautrec n’a toujours pas été retrouvée.En vertu de la loi japonaise sur la prescription, celui qui le 27 décembre 1968, l’a arrachée à son cadre familier pourra dès aujourd’hui la garder près de lui en toute impunité.C’est en effet le 27 décembre 1968, que “Marcelle” a été dérobée au Musée d’art moderne de Kyoto et malgré les efforts de la police japonaise qui a mobilisé 13,700 hommes et a interrogé 4,626 suspects, son voleur n’a pu être identifié.Le tableau est resté introuvable.Seul son cadre avait été découvert trois jours après le vol dans un parking proche du Musée.Les enquêteurs n’écartent pas l’hypothèse que “Marcelle” soit simplement accrochée au mur d'un collectionneur comme ce fut le cas des “Casernes de Compiègne” de Maurice Utrillo récemment retrouvées au Japon après avoir été volées en France.Plus vite et moins cher WASHINGTON (AP) — Le fiancé était absent, mais le mariage n’en a pas moins été célébré la veille de Noël: par téléphone.Steve Spense est ingénieur civil et travaille actuellement dans la petite île de Manama, qui dépend de Bahrein.Il n’a pu obtenir un congé suffisant pour rentrer aux États-Unis afin d’épouser Beth Duffy et il ne pouvait être question de célébrer le mariage à l’étranger du fait des longs délais exigés dans un tel cas.L’idée du mariage par téléphone a d’abord été lancée comme une plaisanterie.Puis Beth Duffy, qui vient de terminer ses études, s’est aperçue qu’une union de ce genre était parfaitement légale dans le district de Columbia.Aussi, a-t-elle fait les démarches nécessaires et Steve Spense a vu prononcer le “oui” sacramental depuis l’autre bout du monde.Son beau-père est enchanté: Il n’aura à payer que les $150 de la communication téléphonique.La doyenne des USA: 111 ans NEW YORK (Reuter) — Une femme d’origine albanaise âgée de cent-onze ans est sans do; te devenue jeudi la doyenne des Etats-Unis, avec l’aide du président Ford et du Congrès; Emigrée l’an dernier aux Etats-Unis pour rejoindre ses deux fils, Mme Mrika Mmacaj avait déclaré qu’elle voulait mourir citoyenne américaine.Le Congrès a prêté une oreille compatissante à sa requête et voté d’urgence une loi l’exemptant de la règle générale qui veut qu’un émigré ne peut obtenir la citoyenneté américaine qu’apres cinq ans de residence et une preuve de la connaissance d’un minimum d’anglais.Le président Ford a signé la loi le jour de Noël, à Vail (Colorado) où il est en vacances.Les lions font boucherie DAKAR (AFP) — Les lions ont fait une hécatombe dans le bétail de la localité de Sathian-Koundara, dans la région de Vé-lingara au sud du Sénégal: quarante-huit boeufs ont été abattus et dévorés par les fauves, rapporte le correspondant dans cette région du quotidien dakarois '‘Le Soeil”.Les chefs de services du département de Vélingara se sont réunis pour déterminer s’il s’agit d’une prolifération de la gent léonine ou d’une raréfaction du nombre des gazelles, victimes habituelles du roi des animaux.Le Père Noël d’Amin est allemand LONDRES (Reuter) — Des admirateurs allemands du maréchal ldi Amin Dada lui ont envoyé des statuettes de Hitler et de Napoléon à l’occasion de Noël, a annoncé, jeudi, la radio ougandaise.Les expéditeurs ont demandé à Amin de placer les statues à son poste de commandement.Mais ils ont oublié de signaler leurs adresses, que le président désirerait obtenir, déclare la radio ougandaise, qui a ajouté: “Malgré ses grandes qualités célèbres de guerrier, Hitler était un raciste envers les Noirs.” f CENTRE DE VERDUN recherche DIRECTEUR DU PERSONNEL Nature de la fonction: * ’ — Planifier, coordonner et contrôler les acitivités relatives à la gestion du personnel et des relations de travail dans le but d’assurer l’utilisation optimale des ressources humaines au Centre Hospitalier de Verdun.Qualifications: — Diplôme universitaire de 4 ans en sciences sociales (relations industrielles) ou l’équivalent.— Expérience pertinente d’au moins 3 ans.Faire parvenir curriculum vitae avant ie 5 janvier 1976.au: r Directeur général, Centre Hospitalier de Verdun, 4000 Boul.LaSalle.Verdun, Qué.J LE COLLÈGE DE MAISONNEUVE requiert les services d’un PROFESSEUR EN TECHNIQUES DE DIÉTÉTIQUE Temps plein ou partiel pour la Tième session seulement.FONCTIONS: Professeur en techniques de diététique pour assurer la supervision des stages 120-906 (temps plein ou partiel pour la 2ième session seulement).EXIGENCES: — Baccalauréat en sciences (nutrition) ou l’équivalent — Expérience d’au moins deux (2) ans dans le milieu du travail — Connaissance des différents milieux de travail où le technicien en diététique pourra évoluer à la fin de ses études — Capacité d’établir facilement des contacts dans un milieu de travail.SALAIRE: — Selon le décret tenant lieu de convention collective.Faire parvenir son curriculum vitae et ses attestations d’études avant le 1 février 1976 au: V r SERVICE DU PERSONNEL a/s Denise Poliquin Trottier Collège de Maisonneuve 3800 rue Sherbrooke est Montréal.HIX 2A2 J A Commission Scolaire Régionale Salaberry lis rue St-Charles.Valleyfield.Oué.TéL: 1-514-371-2000 DIRECTEUR DES SERVICES DE L’ÉQUIPEMENT VOS FONCTIONS Planifier, organiser, coordonner et évaluer l’ensemble des activités relatives à la mise en place de l’équipement.à l’entretien préventif, physique et ménager, à la sécurité, à l’approvisionnement, aux services auxiliaires (transport, alimentation), et aux équipements communautaires.Aviser le directeur général et assister les autres directeurs de services et les directeurs d’écoles au sujet de l’équipement.Évaluer le personnel sous votre responsabilité.LE CANDIDAT Vous possédez un djplôme universitaire exigeant un minimum de seize (16) années d’études en génie, en architecture, en administration ou l’équivalent et huit (8) années d’expérience pertinente dont au moins (3) dans des fonctions administratives équivalentes ou dans un poste d’adjoint ou de coordonnateur.VOS CONDITIONS DE TRAVAIL sont déterminées par la Politique Administrative et S- .- ju rr.i Jd ; .___ .méro 2) et les avantages sociaux sont très intéressants.Si ce poste vous intéresse et la région du Sud-Ouest du Québec vous attire, veuillez faire parvenir votre demande accompagnée d’un curriculum vitae au plus tard le 9 janvier 1976 •/¦ du Directeur général.^ - r PROFESSEURS DEMANDÉS — FRANÇAIS, professeur à temps plein — ANGLAIS ET SCIENCES RELIGIEUSES (suppléance régulière pour ces deux postes) Faire parvenir votre curriculum vitae au: Directeur des Services du Personnel Commission Scolaire Régionale de l’Yamaska 2270 Malhiot V.r St-Hyacinthe, P.Q.J OFFRE D’EMPLOI CONSEILLER PEDAGOGIQUE EN ÉDUCATION PHYSIQUE Attributions: Sous l’autorité du Directeur des services de l’enseignement, ce conseiller pédagogique joue le rôle d’informateur, d’animateur et de conseiller.Son action se portera surtout au niveau du personnel dirigeant et du personnel enseignant.Critères d’éligibilité: — Brevet universitaire de 1er cycle dans la discipline appropriée: — Compétence reconnue dans la discipline ou le domaine correspondant au poste sollicité.Traitement: Selon les normes de la Politique administrative et salariale du Ministère de l’Education.Remarque: .Les personnes intéressées doivent taire parvenir leur curriculum vitae avant le 6 janvier 1976.au: r Bureau du Directeur des Services aux Personnels Commission scolaire Val-Monts 825.rue Crevier , La Providence Clé St-Hyacinthe J2T1T1 y cSc Commission Scolaire Champlain La Commission Scolaire Champlain requiert les services d’un (e) PSYCHOLOGUE SCOLAIRE À L’ÉLÉMENTAIRE Nature du travail : Sous l'autorité du directeur du Service de l'enseignement, le psychologue sera responsable d'assurer les services psychologiques dans .des écoles spécifiques.Entre autres.Il aura à : .— Contribuer au dépistage et classement des élèves en difticulté d apprentissage et d'adaptation (évaluations, éludes de cas).— Fournir une assistance professionnelle à la communauté scolaire en vue de favoriser l'intégration et l'adaptation des élèves — Participer avec les écoles à l'élaboration de plans de traitement dans le cas des élèves qui présentent des problèmes d'adaptation et faire les Interventions nécessaires dans une perpective de court terme.— Participer avec les écoles è l'élaboration et la réalisation de projets spécifiques visant l'amélioration de la santé mentale en milieu scolaire.— Participer à l'équipe pluridisciplinaire du Service de renseignement et travailler en étroite collaboration avec chacun des membres.spécialement les autres psychologues Exigences : — Membre de la Corporation Professionnelle des Psychologues du Québec ou en train de le devenir.— Expérience en milieu scolaire à l élémentaire souhaitable — Connaissance du milieu québécois.— De préférence, possibilité de communiquer en anglais et en français avec les enfants.— Expérience en animation de groupe souhaitable.Entrée en fonction : Immédiatement.Salaire : Selon la politique administrative et salariale du M E Q (Échelle de tIV'C» »et.tei!.-m«rt en négociat'Onsi Inscription : Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 14/01/76 à Directeur du personnel Commission Scolaire Champlain 17.Bout.Gréber, C.P.8 Gatineau, Sactaur Pts-Gatineau Z" ^ CONCOURS NO 7 Centre Local de Services Communautaires Hochelaga - " inc.RECHERCHE COORDONNATEUR DU MODULE DE SANTÉ FONCTIONS: Sous l’autorité du directeur général, cette personne a la responsabilité de l’équipe de santé (infirmières, médecins, nutritionniste, techniciennes de laboratoire, personnel clérical, etc.) • Voit à l’élaboration de la programmation du module • voit à la définition des objectifs de travail • voit à la réalisation des objectifs • coordonne le travail au sein de l’équipe de santé • voit à l'évaluation du travail et du personnel • prépare et administre le budget du module • représente le module au comité de régie du C.L.S.C.• voit à l’implantation des politiques ou des mesures administratives décidées par le Conseil d’administration • participe à différents comités.EXIGENCES: Posséder un diplôme universitaire de 1er cycle en administration de la santé ou scolarité et expérience équivalentes.Expérience en administration.Connaître les besoins d’une population ouvrière en matière de santé et s’intéresser particulièrement au développement de la santé communautaire.SALAIRE: Selon les normes du ministère des Affaires sociales.Les personnes intéressées feront parvenir leur curriculum vi:ae avant le 5 janvier 1976 au: Bureau du directeur général C.L.S.C.Hochelaga-Maisonneuve 1620, avenue de LaSalle Offre d’emploi A) COMMISSAIRE INDUSTRIEL B) COMMISSAIRE INDUSTRIEL-ADJOINT Fonctions : Directeur général pour le Conseil Économique d'Alma et de Lac St-Jean Inc , le titulaire aura les responsabilités suivantes.A : — Préparer et réaliser un programme annuel d'action industrielle, accompagné d'un budget, selon la politique arrêtée par le Conseil Économique.— Établir et maintenir des relations avec les industriels, hommes d'affaires et commerçants dans le but de promouvoir le développement des industries et commerces existants et de susciter de nouveaux investissements industriels, commerciaux et institutionnels.— Agir â titre d'agent de liaison entre les municipalités et les services gouvernementaux dans les matières concernant le développement économique B : — Assister le directeur-général dans l'ensemble de sesfonctions — S’occupe particulièrement du développement * industriel.Exigences: A : — Avoir acquis une solide expérience de la direction du personnel et l anlmatlon de groupe.A & B : — Avoir acquis de l’expérience dans le domaine de la promotion ou la commercialisation de biens et services dans l’Industrie et le commerce.— De préférence, posséder une formation universitaire en administration des affaires, comptabilité, vente, développement Industriel, etc .ou toute expérience jugée équivalente.— Être capable de communiquer efficacement avec les cèdres supérieurs de l'entreprise privée et les organismes gouvernementaux.— Être bilingue.Salaires: A 8t B : -• Sf lor oxpétienceetqtj.dlllcallons.Toute personne intéressée devrk soumettre un "curriculum vitae" au soussigné, avant 17:00 heures te 10janvier.1976 Confidentialité assurée 0 M.Laval Fortin, président du C.E.A., 130 rue Notre-Dame Ouest.C.P.114, , rr • *> /"» Voir autres Carrières et Professions, en page 15 r AVOCAT DEMANDÉ M0CH0N.RAQUETTE ET OUELLETTE AVOCAT BILINGUE nouvellement assermenté demandé dans une étude légale de pratique générale.Salaire à discuter.Communiquer à V.381 -3981 LA C.S.R.DU GOLFE requiert les services de DEUX (2) ENSEIGNANTS 1 enseignant en ÉDUCATION PHYSIQUE Niveau : secondaire I.II.III.IV.V Lieu de travail : École Mgr.L.abrie.Havre St-Pierre 1 enseignant en FRANÇAIS Niveau : secondaire I Lieu de travail : École Mgr.Labrie.Havre St-Pierre Rémunération : selon les politiques administratives et salariales du ministère de l’Éducation.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur candidature à : LES SERVICES DU PERSONNEL C.R.DU GOLFE 30, rue Comeau Sept-iles, Qué.Université du Québec Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois DIRECTEUR DES COMMUNICATIONS (poste cadre) Fonctions Sous l’autorité du Directeur général, le Directeur des communications est principalement responsable du sec leur des communications de la Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois (DEUOQ), constituante de i'Université du Québec.Ce secteur inclut la Bibliothèque, l’Audio visuel et l'Informatique.Plus particulièrement il aura à: -Développer et réviser une politiquedes communications en-fonction des objectifs de la DEUOQ.-Coordonner les activités de ses services en fonction de cette politique.-Participer aux travaux des comités et commissions dont les mandats concernent le secteur des communications.Exigences Le candidat è ce poste doit: -Posséder une dipiomation universitaire pertinente.-Avoir acquis une bonne expérience du domaine des communications (théorique et pratique).-Pouvoir travailler facilement en équipe.-Etre disponible pour de fréquents déplacements.Traitement Selon les qualifications et l'expérience, dans une échelle variant de $23,000.00 et $30,000.00.Date d'entrée en fonction Février 1976.Date limite Le vendredi 16 janvier 1976.Prière de taire parvenir votre curriculum vitae à M.Jean R.Messier Directeur général Université du Québec Direction de» études universitaires dans l'Ouest québécois 335, boul.Cité des jeunes Hull (Québec) 75 76 098 > 8938 ^51993 C+^/^30.$88C l'actualité économique Le Devoir, samedi 27 décembre 1975 *15 Une transaction de $40 millions Place Laurier passera sous peu aux mains du groupe Canadien Pacifique par Michel Nadeau Le plus vaste centre commercial au Canada, Place Laurier, situé à Ste-Foy près de Québec, passera bientôt aux mains du Canadien Pacifiçiué et de sa filiale immobilière, Marathon Realty.Le président-directeur général des Immeubles Delrano Inc., M.Paul Racine a confirmé hier au DEVOIR que les trois groupes d’actionnaires de Delrano ont finalement accepté l’offre de $40 millions faite par le puissant conglomérat canadien.“L’accord de principe est acquis et il ne reste plus qu’a débattre certaines clauses secondaires a précisé M.Racine.Place Laurier occupe une place stratégique de première importance dans le marché de la consommation à Québec.Les quelques 250 magasins ont réalisé en 1975 un chiffre d’affaires de plus de $110 millions.Construit en 1961, le doyen des centres commerciaux de la région reçoit chaque jour la cisite de près de 100,000 visiteurs.Plus de 5,000 personnes y travaillent .Place Laurier vient ainsi s’ajouter aux quelque 30 centres commerciaux appartenant au Canadien Pacifique à travers le Canada.Il est de loin cependant le plus important investissement de la compagnie dans ce secteur.Filiale à part entière de CP Investments, Marathon Realty est un des grands noms de l’immobilier au Canada.Cette entreprise possède, au niveau industriel, un parc de 3.2 millions de pieds carrés de surface locative.Elle loue également 1.9 millions de pieds carrés dans des immeubles à bureaux.Récemment, Marathon a complété la construction de l’édifice du CP Télécommunications dans la métropole."Le Canadien Pacifique nous avait présenté une proposition au mois d’octobre mais nous l’avions alors écartée”, de dire M.Racine.Place Laurier est une entreprise qui appartient entièrement à la société Delrano, une firme fondée en 1957 par trois hommes d’affaires de la vieille capitale, MM Amédée Demers, Paul Racine et François Nolin.Beaucoup plus jeune que ses deux associés, M.Racine a été le principal artisan de Place Laurier.Il est aujourd’hui le seul actionnaire actif car les deux autres tiers du capital-actions sont entre les mains des enfants et petits-enfants de MM.Demers et Nolin.Delrano a été créé avec un capital initial de $4,500 fourni, à part égale, par les trois associés Paul Racine voit avec regret l’oeuvre de sa vie lui échapper “Mes jeunes associés avaient d’autres intérêts.Ils ont choisi le court terme.Seule l’Histoire dira qui avait raison.” Avec un brin de nostalgie et beaucoup de philosophie, Paul Racine commente la petite his- LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Monsieur Maurice Bigras Monsieur Jean Machabée, vice-président et directeur général, annonce la nomination de monsieur Maurice Bigras au poste de directeur général adjoint, opérations, pour les régions de Montréal, Hochelaga et Laval.toire qui a entouré la vente de Place Laurier au Canadien Pacifique."J’ai ainsi appris que même les entreprises les plus profitables n’etaient pas à l’abri de tout.Leur permanence n'^t jamais assurée.” "N’ayant pas participé directement à la construction de Place l.aurier, les enfants et les petits-enfants étaient beaucoup moins intéressés que moi dans la croissance de cette entreprise.Conseillés par certaines personnes, ils ont décidé de se retirer du jeu.” L'homme d’affaires québécois hésite à parler de "drame de l’entreprise familiale du Québec” mais il dit néanmoins regretter la situation qui a abouti à cette transaction.“Si l’entreprise avait été à capital public, la réalité aurait été fort différente" précise-t-il.Les Immeubles Delrano ont été créés en 1957 par trois hommes d’affaires qui décident d'acheter du Séminaire de Québec un vaste terrain sur le boulevard Laurier au prix de $600,000.Beaucoup plus âgé que Paul Racine, MM.Amédée Demers et François Nolin devaient céder à leur famille leurs intérêts dans le centre commercial.“Mes jeunes associés voyaient l’entreprise comme un placement et ont choisi, devant une offre fort intéressante, de tout vendre.C’est leur droit le plus strict.Je trouve dommage cependant que l’entreprise glisse aux mains de non-francophones.“La compagnie était prospère; plusieurs centaines de milliers de dollars étaient versées en dividendes.Mais ils ont décidé qu’ils en voulaient davantage.“Nous avons songé à un moment donné d’émettre des actions.Je croyais que le public québécois achèterait des titres d’une entreprise aussi florissante que la nôtre.Mais des experts financiers ne cessaient de nous rappeler les mauvaises conditions du marché”.C’est finalement cette loi de la majorité — les successions Nolin et Demers contrôlaient près de 67% des actions — qui a ' ~ Pa acine a souvent répété qu’il K K; ne vendrait l’entreprise qu’à des Québécois (Voir Commerce, octobre 1973)."J’ai fait ce que j’ai pu.Le Canadien Pacifique est arrivé avec une offre alléchante et la majorité a décidé.Je ne voulais pas porter le problème devant l’opinion publique.Cela ne donne rien de voir des actionnaires se disputer le contrôle des entreprises.“Si les Caisses populaires ou des groupes de francophones étaient venus nous voir, nous aurions pu faire un choix.Mais l'entreprise n'était pas à vendre Voir autres Carrières et Professions, en page 14 CENTRE LOCAL DE SERVICES COMMUNAUTAIRES DE MONTRÉAL-NORD INC.4935.RUE ARDENNES.MONTREAL-NORD.QUEBEC.H1G 2H3 - TELEPHONE 324-8811 RECHERCHE POSTE FONCTIONS EXIGENCES 1 infirmière Dans le cadre du programme de Soins généraux.les services sont d'ordre préventifs ef curatifs, les intervenantstravaillent à domicile.au C.L.S.C.auprès d'individus, de groupeset avec une équipe d'intervenants multidisciplinaire.— Détenant licence de l'O.I.I.P.Q — Détenant certificat nursing communautaireou expérience pertinente.— 3 années d’expérience 3 médecins Dans le cadre du programme de Soins généraux: — prodiguer des soins médicaux curatifs et préventifs au Centreetàdomicile — Participer aussi à laréalisâf ion de programmes spéciaux — Omnipraticien reconnu par le Collège des médecins — Sensibilisation à la médecine communautaire.1 travailleur social profession-nel(clinicien) Dans le cadre du programme de Soins généraux : — faire ('évaluation et le traife-ment psycho-social (individus et groupes) — assurer référence ef relance.— Diplôme universitaire T.S P - Membre en règle de la corporation des T.S P.— 3 années d'expérience.SALAIRE: Selon les normes du Ministère des Affaires Sociales.DATE LIMITE: Faire parvenu ««mande écrite et.curriculum vitae pour le 15 janvier 1976 au plus tard: C.L.S.C.Montréal-Nord a/a.: Directeur-général 4935 rue Ardennes.Montréal Tél.: 327-0400 Pc tout le monde que le Canadien Pacifique avait déposé une offre intéressante.“Ainsi tombe une des grandes réussites du Canada-français.Pour moi, c’était le symbole que les nôtres peuvent réussir tout aussi bien sinon mieux que les autres.A regret, je vois s’effriter notre faible part de l’économie.” "Il ne sera plus possible de bâtir d’autres Place Laurier.Le marché est achalandé et les engagements se prennent sur de longues périodes maintenant.” "Il n’en demeure pas moins que ce centre commercial est un succès pour le Canada français.C’est une façon de concevoir les affaires en québécois.C’est aussi une entreprise qui fait de l’argent.Pourquoi vendre alors?” A cette question, Paul Racine ne peut donner de réponse.“Si jamais l’histoire montrait que cette transaction a été une grave erreur, "ils" sont mieux de dire que ce n’était pas de ma faute" ajoute-t-il sur un ton sévère.M.Racine ne demeurera pas inactif.Il poursuivra son travail au niveau de l’aménagement de la ville de Vermont dans le Nord québécois, tout en continuant de s’intéresser à différents projets immobiliers.Il a aussi des intérêts dans Quebec Steel Products et le club de hockey des Nordiques de la vieille capitale.“Ce que je vais faire maintenant, je ne le sais pas.Je suis trop jeune pour prendre ma retraite mais hélas trop vieux Pour recommencer une autre lace Laurier.” MMi qui n’ont jamais ajouté d’autres capitaux a cet investissement.Devenue rapidement une entreprise très rentable, plusieurs sociétés ont présenté des offres à Delrano qui les a toujours repoussées.“Nous ne voulions pas vendre à des étrangers” d’ajouter M.Racine en énumérant une longue liste de firmes suisses, allemandes, américaines, anglaises qui ont tenté de mettre la main sur la compagnie.Mais récemment, une nouvelle offre du Canadien Pacifique a souri aux familles Nolin, et Demers.Majoritaires, ceux-ci ont ainsi tranché et Delrano fera partie de l’empire du Canadien Pacifique.M.Racine a déclaré qu’il s’assurera au moment de la vente que l’entreprise conservera son caractère spécifiquement québécois et que les personnel de l’administration demeurera en place.Avec ses trois mails, sa rue normande, ses places publiques, ses 25 restaurants et son "Centre Dieu”, Place Laurier tranche nettement sur l’ensemble des centres commerciaux construits au Québec par les géants du secteur: la Corporation Ivanoé Ivanhoé (Steinberg’s) qui possède le centre voisin: Place Ste-Foy, la firme Le principal artisan de Place Laurier.M.Paul Racine voit avec regret l’entreprise qu’il a construite au cours des quinze dernières années, glisser des mains des Canadiens français.Au début de l’an prochain, le Canadien Pacifique deviendra propriétaire du seul centre commercial de grande envergure appartenant encore à des francophones.(Photo reproduite de la revue Commerce) Cadillac-Fairview de Toronto, Trizec de Montréal et Campeau d’Ottawa.Place Laurier était le seul centre commercial de grande envergue au Québec entièrement contrôlé par des francophones.Plusieurs spécialistes de la vente au détail viennent régulièrement visiter ce temple moderne de la consommation.La réussite de Place Laurier a valu à ses promoteurs une réputation enviable et ces derniers décidèrent en 1972 de commercialiser leur “know how" sous la raison sociale Racine, Dugas, Pellan, conseiller en aménagement commercial.Cette firme a collaboré étroitement à la construction du centre commer- cial de Rivière-du-Loup.“Ceux qui ont travaillé avec moi au cours des quinze dernières années à réaliser cette grande entreprise devront rester à leur poste” a ajouté M.Racine en parlant des clauses qui restent a préciser avec Canadien Pacifique.La troisième et dernière phase de Place Laurier a été complétée récemment, portant ainsi la superficie locative à plus de 1,300.000 pieds carrés.En plus d’un prix de base pour l’occupation d’une surface déterminée, les magasins de Place Laurier doivent verser un pourcentage de leur chiffre d’affaires à la direction du centre.Les investissements totaux de Place Laurier dépassent $30 millions.La derniere phase a été réalisée avec un prêt de $17 millions de la Métropolitaine.“C’est le prêt le plus important que cette entreprise a consenti dans le secteur commercial" selon M.Racine.“L’entreprise était tellement prospère que cette compagnie new-yorkaise n’a pris que 10 jours pour nous accorder cette somme importante.’’ “Même si Place Laurier ne sera plus la propriété de Canadiens-français, je suis quand même heureux de voir l’entreprise passer aux mains d’une firme aussi prestigieuse que le Canadien pacifique" a conclu M.Racine.EC AADÉÉC \0\0Iwl w I #%DhiKw MEMBRES OE L’Ordre des comptables agréés du Québec -ÊtabHenlSSO- C.-D.Meltor, C.A., Directeur Administratif Édifice des comptables Agréés, 630 ouest, rue Lagauchetière - Montréal, P.Q.H3B 2M7 Tél.: 861-1891 AUOET.GOSSELIN ET ASSOCIÉS Comptables Agréés Romam Audet L S C CA Micnei H Gosseim M S C CA Robert Moreau M.S C C A Carol Lapomte C A 50 ouest.Boul.Crémazie, Suite 700 Montréal 351 -382-3080 BASTIEN.NORMANDIN.BARRIERE & ASSOCIES Comptables Agréés F J Bastien C A R Barrière C A G Borduas.C A J M Daoust C A J L Richard.C A | G Bouchard C A J P Daliaire C A M Gagne C A R Lanctôt,C A Y.Normandm, C A G R Normandm.C A J G Beaulac.C A P Dumont.C A F St-Aubm.C A G Chiasson, C A P Deschamps.C A P Gagne.C A Y Montpetit.C A PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION DES COURTIERS D’ASSURANCE DU QUÉBEC Y Rondeau C A BASTIEN.MENARD.NORMANDIN.SEGUIN.ROY S ASSOCIES Comptables Agréés Montréal Ottawa Hull.Hawkesbury.Lévis.Québec Granby Sherbrooke Lac Megantic.Grand Mère VilleSt-Georges.BaieComeau Chicoutimi 225 ouest, Notre-Dame Montréal, Ouè.-H2Y 1T4 (514) 844-4445 M.Léandre Lachance, c.l.u., c.d.a.a.M.Léandre Lacbance, c.l.u., c.d.a.a., président de Léandre Lachance et Associés, d* Sherbrooke vient d'être élu au poste de président de la Fédération des courtiers d'assurance du Québec lors de la rencontre du Conseil général de cet organisme.M.Lachance est „né à Lac Mégantic où il habita jusqu'en 1958.En 1968, Il fondait une agence générale d'assurance-vie à Sherbrooke et un bureau de courtiers en assurance générale.Le nouveau président de la F.C.A.Q.qui a suivi des cours en administration de l'entreprise à l'Université de Sherbrooke est aussi président d'Abusco Inc., membre du conseil d'administration de la Chambre de commerce de Sherbrooke, vice-président de la Caisse d'établissement de l'Estrie, membre de la Commission consultative de l’enseignement privé du Ministère de l'éducation.M.Lachance collabore depuis nombre d'années à différents organismes reliés à sa profession, tant sur le plan régional que national.La Fédération des courtiers d'assurance du Québec est un syndicat professionnel regroupant les courtiers du Québec tant dans la défense de leurs Intérêts économiques que profes-sionels.BENOIT, DIRY.BERTRAND PAQUEnE& ASSOCIES 3500, rue du Parc Lafontaine, Bureau 506, Montréal, Québec H2L 3M2 527-9221 Lionel H Benoit.C A.André Loublier.C.A.RôbI Bertrand, C.A, André Paquette, C.A.Pierre Y.Broweau, C A Pierre D Poisson.C.A Robert Crevier.C.A.Richard Téoll.C.A.le.i" Paul Oirv C A André Théoret, C.A Jean Labroaae, C.A Raynald Vermette, C.A Marcel Lagarde.C.A_______ Danièle Bourget C A Jean-Marc Lalande.C.A.Robert Brunelle.C.A.François Lapiante.C.A.Jean-Pierre Dubeau, C.A.Yves Lussier, C A.an Grignon.C A BERGERON.SOUCHEREAU HOTTE.TÉTREAULT & ASSOCIÉS Comptables Agréés Maunce Bergeron C A C RaymondSouchereau CA Georges H Molle C A Andre Teireauii C A Rene Lemire C A 614.St-Jscquss, Suit* 400 Montréal H3C 1E2 842 5433 BERNIER & BISSON Comptables Agréés Georges Bermer C A Marcel Bisson C A 60 St-Jacques.Suite 601 Montréal - 845-0209 CAZELAIS.LAVOIE & ASSOCIES” MONTRÉAL-NORD 3737, rue Monaelal 321-3832 ST-OONAT 444 rue Principale PoateLueaier, C.P.30 424-2363 CLOUTIER.LACHANCE FONTAINE.ALLARD CROTEAU & ASSOCIES Comptables Agréés MONTRÉAL LAVAL 1320, Boul.Graham Ville Mont-Royal 341-3660 COOPERS &LYBRAND Comptables Agréés 630 ouest, boul.Dorchester Montiéal H3B 1W6 514-875-5140 et à travers le monde COURTOIS.FREDETTE, CHARETTE & CIE Comptables Agréés Florian Fredette.C A Guy Charette.C A Roger Poupart CAM Lajeunesse.C A Hubert Mercier.C A J-P Berti .CA Raymond A Pomer C A 1, Place Ville-Marie Suite 2220 514-666-9911 Montréal H3B 3M4 DELOITTE.HASKINS & SELLS Comptables Agréés 1.Place Ville Marie 861-8512 Montréal, Québec H38 2W3 Bureau au Canada et cabmets associes a travers le monde De CARUFEL, DeCARUFEL & L'ESPERANCE Comptables Agréés 423 est, boul.Henri-Bourassa Montréal 357 -364-1890 CLARKSON.GORDON & CIE Comptables Agréés P M Adamson C A JEP Berry CA M Cemirend C A L J Cêrnére C A J P Deitsié C A J B G-ck C A G Gmgras C A G Limoges C A M A Mackenre C A J D Mornson C A J J Peacock C A W J Smith C A R V Barnett C A C W B-ssegger C A H M Carof C A G Chamber land C A H R Germam C A A W Giimour C A R F.Lavoie C A DGR Lmdsay C A R J Messier C A R K Palmer c A R Pearl CA Associé» réttdvnU Montréal • Québec St-Jean (T -N t Maws* Sami Jean «N B i Quebec Montreal Ottawa Toronto Hamilton Kitchener London Windsor ThunderBay Winnipeg Regma Calgary Edmonton Vancouver Victoria FORTIER.THIBAULT MARCHAND.COTE et ASSOCIES 110, Placé Crémazie.Suita 600 Montréal, Québec Tél.: 381-6233 GAUVIN.PRENOVOST.DUMAIS ET ASSOCIES Comptables Agréés Roger Gauvm C A Bernard DumaiS C A Roger Forget C A Claude Boyer C A Gilles Villeneuve C A Jean-Reai Charette C A Michel Duquette C A Fernand La i-.r.v ù .561 est, boul.Crémazie Montréal 354-384-1430 PIERCE GOULD & CIE Comptables Agréés Chambra 914.Êdilica Sun Lite, Montréal, P.Q.866-4375 Correspondants a Toronto Smith, Nixon A Clé Comptables Agréés JARRET.G00LD& ELLIOTT Comptables Agréés 715, Carré Victoria Suite 611 Montréal, Québec, H2Y 2H7 844-3307 VANCOUVER - KAMLOOPS - EDMONTON CALGARY - LETHBRIDGE MONTREAL - TORONTO - ORILLIA Société internationale ALEXANDER GRANT TANSLEY WiTT KENDALL.TRUDEL & CIE Comptables Agréés 1015, C6ta Baaver Hall 866-8563 PETRIE.RAYMOND & CIE.Proulx.D'Orsonnens & Cie Comptables Agréés Suite 122S 360 ouest, rua St-Jacquaa, Montréal 126, Qué., Tél.: 286-0291 MacGILLIVRAY & CIE LLOYD.C0UREY, WHALEN & BRUNEAU Comptables Agréés Montiéal Toronto Hamilton Brompton St-Camannes PortCoibome Listowe1 Winnipeg Calgary Edmonton Vancouver et autres grandes villes a travers le monde 1155 O., boul.Dorchester Montréal.P.Q.- H3B 3T9 (514) 871-8630 MAHEU.NOEL.ANDERSON.VALIQUETTE & ASSOCIÉS Comptables Agréés Société nationale attihee COLLINS LOVE EDOIS VALIQUETTE BARROW avec bureaux a Vancouver Calgary Winnipeg Toronto Montreal et dans d autres villes au Canada Correspondants en Grande- Bretagne et aux États-Unis d Amérique 507, Place d’Armes (suite 1100) Montréal 1, Qué.Code 514 -842-6851 MALLETTE & ASSOCIES Comptables Agréés Paut-E Mallette C A Andre Roussel C A Bertrand Dumais.C A Raymond-M Rouleau C A Gilles Choquette C A Jean-Marc Turgeon C A Jacques G Hebert C A Jean-J-Lecavaber CA J-E deRepentigny C A Andre Masse CA D Robert Gariepy C A Jean La Couture C A ReneChenier C A JeanWiisey C A Claude Dolan C A Germam de Grandpre C A Michel D Andre C A Pierre Charette C A Paul Solio.C A Gaétan Gelmas C A Andre Longpre C A Andre Lachapelle C A Jean Leboeuf C A Guy Patenaude C A 1440 ouest, Ste-Calherine.Montréal H3G 1RS Tél.: 861-S241 420 Place du Marché, St-JérAma, jàz 282 Tél.: 436-1611 MESSIER.BOURGEOIS & CIE NADEAU.PAQUET & CIE Comptables Agréés Guy Messier L S C CA Jacques Bourgeois LSC CA Robert Moud** B A C A Guy Ouimet C A Jacques Desmarais L SC CA André Montgram LSC CA YvonMarsoiais C A Gilles BlOndm C A Real Mamv'ile ÇA 50 Place Crémazie suite 921 Montréal 351 -384-1020 PRICE WATERHOUSE & CIE Comptables Agréés Montreal Quebec Halitax Ottawa Toronto Hamilton London Windsor Kitchener Winnipeg Saskatoon Calgary Edmonton Vancouver Victoria 5, Place Villa Maria 866-9701 RAYMOND.CHABOT.MARTIN.PARE & ASSOCIES Comptables Agréés 17éme étage La Tour de la Bourse Place Victoria Montréal H4Z 1G9.Québec 514-878-2691 Société nationale alliliéa Raymond Campbell 6 Cie Montréal, Rouyn.Toronto.Ottawa THORNE.RIDDELL & CIE Comptables Agréés euacAux Terreneuve Nouvelle-Ecosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Aibena Colombie- Britannique Region des Ceraibe« Représentation déni le monde entier 2500-630, Boul.Dorchastar O.806-7361 ROBERT SAINT-DENIS & CIE Comptables Agréés 700.Avenue du Parc.Suite 301 Montréal 15 -274-2797 SAMSON.BÉLAIR & ASSOCIES Comptables Agréés Montreal Quebec Rimouski Sherdrooke Trois-Rivietes Ottawa Sept lies Suite 3100, Tour delà Bourse Montréal H4Z 1H8 —861-5741 TOUCHE.ROSS & CIE FORTIER.HAWEY & CIE Comptables Agréés Sydney HaMax Samt-Jean Quebec Montreal Ottawa Toronto Hamilton Kitchener London Windsor Winnipeg Regma Saskatoon North BotHeford Caigary.Edmonton New Westminster Burnaby Vancouver V ctor a Bermuda Nassau et Freeport Bahamas Grand Cayman Etats-Unis Grande-Bretagneet autres pays du monde 1, Place Ville-Marie 861-6531 LUCIEN VIAU & ASSOCIES Comptables Agréés ChanesA Gauvreau CA Fernand Rheault C A YvesCharbonneau CA 210 ouest, boul.Crémazie 388-9251 VIAU.ROBIN & ASSOCIES Comptables Agréés Lucien D V au C A Armand H Viau CA J Serge Gervais C A Waguth Bou>os C A H L'Onei Robin C A Jean Jacques Ouellette C A Jacques R ChadJion CA Jacques Joyai C A Richard De Benetouille C A Louis Baril c A 4926 ave Verdun.Verdun.H4G 1N3 7708 rue Édouard LaSalle.H8P 1T2 SSA.Blamville Est.St» Thérèse J7E 1L4 769-3871 - 435-4691 I 16 •Le Devoir, samedi 27 décembre 1975 Informations internationales Les Kennedy pris dans la frénésie de la “démystification” WASHINGTON (AFP) - Depuis Watergate, et l’épilogue dramatique a l’affaire que fut la démission forcée de Richard Nixon, l’Amériaue est en proie à une véritable frénésie de “démystification’’.La dernière victime de cette série noire, qui n’a guère épargné le monde politique,, démocrate et républicain de Washington, n’est autre que John Kennedy qui fut justement, dans l’esprit de nombre de ses fidèles, “ranti-Nixon” par excellence, non seulement parce qu’il avait battu de justesse ce dernier aux élections présidentielles de 1960, mais aussi parce que paré de l’auréole du jeune chef assassiné, il incarnait le charme et les nostalgies de “Camelot”, cet âge d’or de la Maison-Blanche.L’intérêt que portait aux femmes le président Kennedy était bien connu des initiés.Par contre, les relations à l’époque de leur liaison supposée, de l’une de ses conquêtes, Judith Campbell, devenue une respectable quadragénaire sous le nom de Mme Exner, ont quelque peu choqué la monde politique.Au cours d’une conférence de presse, la semaine dernière à San Diego, en Californie, où elle réside, elle a certes démenti qu’elle avait servi d’intermédiaire durant deux années entre le jeune président et des personnalités de la maffia contactées par la C.l.A.pour tenter d’assassiner Fidel Castro.Mais présentée à Kennedy en février 1960 par un “ami commun” qui ne serait autre, que le chanteur Frank Sinatra, elle lui aurait, a-t-elle prétendu, rendu visite une vingtaine de fois à la Maison-Blanche, déjeuné avec lui en tête-à-tête dans son bureau, et, selon les archives de la présidence, téléphoné environ 70 fois.Ces rapports auraient brus- auement cessé sur intervention irecte auprès du président au cours d'un déjeuner en mars 1962, de J.Edgar Hoover, l’ancien directeur du F.B.I., lui aussi jeté à bas de son piédestal par les découvertes faites sur1 son compte par les commissions d’enquête parlementaires et la presse.Hoover aurait ouvert les yeux du président sur le fait que Judith Campbell était aussi l’amie intime de ceux “maffiosi” célèbres, Sam Gian-canna et John Rossélli.Les noms de ces deux hommes furent cités dans le rapport de la commission d’enquête du sénat sur les tentatives d’assassinat de leaders étrangers, et Giancana fut lui-même abattu en juin 1975 peu avant le jour fixé pour sa comparution devant la commission.On peut imaginer, connaissant le passé et la personnalité de Judith Campbell-Exner: que ses “révélations” — après que son existence eut été rendue publique, anonymement, par le rapport de la commission, vi- «li A Mizuhima, un géant en sommeil forcé MIZUHIMA (Japon occidental — Reuter) — La firme nip-pone Kawasaki est fière de son aciérie géante ultra-moderne, un modèle du genre, la quatrième du monde.Mais en ces temps de récession, l’énorme usine de Mizus-hima est aussi une cause d’ennuis et même d’embarras.En effet, depuis que la capacité annuelle de production d’acier brut de l’usine de Kawasaki a été portée, il y a seulement deux ans et demi, de 8 millions à 12 millions de tonnes, elle n’a jamais tourné à plein rendement.L'usine modèle de Mizushima illustre à la fois les formidables capacités de la sidérurgie japonaise et ses difficultés actuelles.Les milieux industriels de Tokyo s’attendent à ce que les principales firmes sidérurgiques du pays enregistrent toutes des pertes durant l’exercice en cours, sauf Sumitomo Métal, dont dont les affaires sont florissantes parce qu’elle est spécialisée dans la fabrication des tuyaux d’acier utilisés pour les pipelines.Les principaux consommateurs d’acier du monde — avant tout les chantiers navals et firmes automobiles — ayànt réduit leurs carnets de commandes, quatre des cinq grandes firmes japonaises — Kawasaki, Nippon Steel, Nippon Kokan et Kobe Steel — enregistreront un bilan négatif.Les pertes sont dues au fait que le coût des matières premières a recommencé à augmenter, les dépenses incompressibles sont en hausse pendant que les ventes diminuent.M.Hironori Sakuda, directeur général de l’usine de Kawasaki, estime que la production durant l’exercice en cours tombera d’environ 7 millions et demi de tonnes, contre 8 millions 400,000 l’an dernier et une capacité de production de 12 millions.La demande de produits sidérurgiques est en baisse tant sur le marché intérieur qu'à l’étranger.Et pourtant, l’usine est équipée d’un ordinateur Univac et les facilités de production comptent parmi la technologie la plus avancée du monde.M.Sakuda précise qu’un second laminoir, dont on achève la construction, sera le plus grand du monde.Une cinquième chaîne pour la coulée continue entrera en opération en janvier.ELIe produira des tôles d’acier de 2m 50 de large, les meilleurs du monde.Cette technologie de pointe n’empêche pas la mévente.D’énormes montagnes de charbon à coke et de minerai de fer s’entassent, inutilisées, sur les 1,000 hectares de l’usine construite le long de la mer.Un des quatre haut-fourneaux géants de l’usine est arrêté et les dirigeants de l’usine pensent qu’il demeurera inutilisé l’an prochain.Les effets de la récession ont pourtant relativement peu affecté les employés de Kawasaki.Le système traditionnel japonais d’emploi à vie dans une société écarte pratiquement les licenciements.Aucun des 11,500 travailleurs de l’aciérie de Mizushima n’est au chômage mais leur feuille de paie s'en ressent car les heures supplémentaires sont réduites au minimum: environ 4,7 heu- res par mois en moyenne par employé.Mais les industriels japonais ne sont pas désespérés: ils sont prêts à relancer la production dès que la reprise économique se manifestera dans le monde.C’est pourquoi Kawasaki est en train d’agrandir l’autre grande aciérie qu’il possède à Chiba, en face de la capitale, de l’autre côté de la baie de Tokyo.En attendant que la reprise se matérialise, les directeurs de Kawasaki s’efforcent de limiter les pertes en réduisant leurs coûts et ils réalisent les avoirs de la compagnie, pour combler leurs pertes et se procurer les liquidités de trésorerie nécessaires pour la rénumération des salaires.L’impression générale est qu’il s’agit de difficultés passagères et d’un mauvais moment a passer.Pliouchtch en partance ?MOUSCOU (Reuter) - Les autorités soviétique ont demandé à l'épouse du mathématicien contestataire Leonide Pliouchtch, emprisonné dans une clinique psychiatrique de Kiev, de soumettre une demande de visa de sortie au nom de son mari.En informant la presse occidentale de la nouvelle, le physicien André Sakharoy a déclaré: "C’est une bonne nouvelle.Je crois que c’est un résultat de la campagne internationale menée en sa faveur.” Pliouchtch avait été arrêté en 1972 et inculpé “d’agitation antisoviétique”.Ceoendant, Sakharov a souligné que les autorités n'avaient Ças donné d’indication à Mme atiana Pliouchtch sur la date à laquelle le mathématicien pourrait éventuellement être libéré et quitter l’URSS.MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.entretien industriel - commercial résidentiel Plus de 25 ans d'expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal 107 288-2152 VERMETTE, RYAN, DUNTON & CIACCIA Avocats et Procureurs Tour de la Bouree, 800, Square Victoria, Suite 2104 Montréal H4Z 1H1, Québec Orrmonl Vrniwlte C R GérilRJ Ry» C R Jiini W Ourton Join Ciiccii M K k Join Louis Télraull Michol Gnon Alain Grégoirr JtinPiim Slinlonqr Frmcini Mtrcow-Jaceiis M.P.J.Rusko Téléphone : 866-6743 AOreue télégraphique : RI VERDIN Télex: 01-26407 Les grandes vedettes sont au nouveau superclub ba popfcagaise Germane Rocha et Rui Matéus animent les SOUPERS-SPECTACLES DANSANTS TOUS LES SOIRS, dès 7 heures JÉROME LEMAY GERMANO ROCHA LE PERE GÉDEON 27-28-31 déc.2-3-4 janv.8-9-10-11 janvier Sam.8H30 - 11h30 jau.-ven.9h30 Dim.9h Ven.9h30 - sam.8h30 sam.8h30 -11h30 Mere.8h30 -11h30 - 11H30 - dim.9h dim.9h Venez entendre la découverte de 1976: VANITA FAITES VOS RÉSERVATIONS POUR LA VEILLE DU JOUR DE L AN avec JÉRÔME LEMA Y sent à promouvoir les “mémoires” qu’elle ne peut manquer d’écrire.Le nom de John Kennedy ne s’en trouve pas moins associé désormais, pour une partie de l’opinion publique, avec celui de personnages du “milieu” — ceux-là même d’ailleurs que, durant sa présidence, son frere Robert Kennedy, en tant que ministre de la justice, s’efforçait de faire jeter en prison.Mais, à titre posthume, même ses détracteurs les plus acharnés ne peuvent lui reprocher que d’avoir été sans doute léger dans le choix de ses relations féminines, rien ne permettant de penser que Judith Campbell-Exner ait fiat bénéficier ses amis de la maffia de sa liaison avec le président.Plus graves sans doute pour sa réputation et pour celle de son frère Robert — assassiné cinq ans après lui— sont les indications précisés contenues dans le rapport de la commission sénatoriale, au terme desquelles l’un et l’autre auraient approuvé, implicitement ou meme explicitement, les plans d’assassinat de Fidel Castro par la C.l.A.Il ne semble pas cependant que cette lumière assez trouble qui vient ainsi éclarer “l’ère Kennedy” puisse se refléter défavorablement sur le dernier des frères survivants, le sénateur Edward Kennedy.Celui-ci à déjà affirmé bien souvent, sans parvenir à convaincre totalement l’opinion, qu’il ne serait pas candidat à l investiture démocrate pour les élections présidentielles de 1976, alors qu’il aurait été, de loin, le mieux placé des aspirants à la Maison-Blanche.Mais s’il lui prenait Tenvie de se rétracter, ou de se porter candidat, ses adversaires déterreraient sans doute contre lui des “casseroles” plus personnelles, sans qu’il soit besoin pour eux d’avoir recours au passé de ses deux frères.La noyade, dans des circonstances jamais entièrement élucidées, dans la voiture qu’il conduisait le 18 juillet 1969 à Chap-paquiddick, de sa jeune secrétaire Mary Jo Kopechne, où même, l’erreur de jeunesse que fut une sombre, affaire de tricherie aux examens, leur fournirait s’il en était besoin, les munitions nécessaires, puisées dans son propre passé.Wîmmm ipipf-fï Marilyn, JFK et Jane Mansfield.Trop de légèreté dans le choix des relations féminines, estimait Edgar Hoover.(Téléphotos AP) Géraid Ford prend en main la lutte contre les narcotiques 844-3491-«a •n face d« Dupuis 8861.Sto-Cathprins Vail, Colorado, (Reuter) — Le président Gérald Ford a déclaré qu’il prenait personnellement en mains la lutte contre “la consommation illicite de drogue, tragédie nationale qui sape la vitalité de notre nation”.Le président Ford, en vacances d’hiver à Vail, au Colorado, a précisé qu’il allait demander à M.Henry Kissinger “d’exprimer au gouvernement mexicain sa volonté personnelle d’examiner les moyens d’améliorer le contrôle du trafic de drogue”.M.Ford a ajouté qu’il avait déjà évoqué le renforcement de la coopération internationle contre le trafic des drogues illicites avec les présidents Luis Echevarria (Mexique), et Alfonso Lopez-Micnelsen (Colombie) ainsi qu'avec M.Suleyman Demi-rel, premier ministre turc.Le Mexique a remplacé la Turquie comme principal fournisseur des héroïnes américains, mais la Turquie, qui a décidé de reprendre la culture de l’opium cette année après l’avoir interdite en 1973, pourrait devenir à nouveau une importante source d’héroïne a ajouté le président américain.M.Ford a révélé en outre qu’il enverra prochainement au Congrès un message détaillé sur la consommation illégale de drogue.Ce texte définira le cadre d’une politique complète et détaillé de son gouverneme.it dans le domaine.Il a précisé qu’il avait fait siennes les conclusions du rapport d’un groupe delude gouvernemental qui recommandait au printemps dernier l’imposition de peines minimum pour les trafiquants, l’intensification de la lutte contre les drogues dangeu-reuses comme l’héroïne, et une plus grande tolérance envers la marijuana.La concurrence en médecine WASHINGTON 5AF — L’administration américaine a étendu à la médecine son offensive pour accroître la concurrence aux Etats-Unis afin de freiner l’inflation.La commission fédéral du commerce a porté plainte lundi contre l’Association médicale américaine (AMA) et deux associations locales, celles de l’Etat du Connecticut et de la ville de New Haven.Elle leur demande de mettre fin à l’interdiction qui est faite aux 170,000 membres de l’AMA de faire de la publicité sur leurs prix, leurs qualifications et les services qu’ils offrent.Cette interdiction, dit-elle, “prive les consommateurs d’une information quant au choix d’un médecin et des avantages de la concurrence”.mam SI cest comme ça que vous la voyez, laissez-la vous ramener à la maison.Savez-vous que, Tan dernier, près de la moitié des accidents mortels sur les routes ont été causés par l'alcool?Et cela pourrait vous arriver à vous aussi! Donc, si vous prenez un "p'tit coup" de trop, ayez la sagesse de ne pas conduire.Si vos facultés sont affaiblies par l'alcool, vous devenez un danger public au volant.Autant pour vous et les vôtres que pour ceux qui pourraient se trouver sur votre chemin.Pensez-y.Dès que vous constatez que vous avez pris un verre de trop, ne conduisez pas.votre vie et celle des autres en dépendent.Pas de frais de spectacle, de couvert ou minimum Bureau d'assurance du Canada »
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.