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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 29 décembre 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1975-12-29, Collections de BAnQ.

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lO météos Passages nuageux.Maximum de moins 8.Aperçu pour mardi.Nuageux.Fais ce que dois 20 CENTS Vol.LXVII - No 273 Montréal, lundi 29 décembre 1975 Saint Thomas Becket L’État doit i nterveni r davantage dans les décisions économiques, dit Trudeau Pierre Elliott Trudeau Le programme d'austérité décrété par le gouvernement fédéral pour combattre l’inflation tend à transformer de manière durable les valeurs, les habitudes et les institutions nationales, a dit en fin de semaine le premier ministre, M.Pierre Elliott Trudeau."Il est évident que notre système de libre entreprise n'a pas été très efficace et 3ue l'État doit dorénavant intervenir ans les décisions des groupes économi-oues," a dit le chef du gouvernement dans des interviews de fin a année aux réseaux de radio et de télévision.“Les multinationales et les grands syn- dicats ouvriers contrôlent notre économie depuis SO ans.Nous ne pouvons pas les détruire, mais nous pouvons inflécnir nos décisions et c’est bien ce que nous entendons faire, non seulement de façon provisoire mais permanente.” Le premier ministre s’est gardé de dire que les contrôles seraient permanents, ayant espoir que les Canadiens contracteront d'ici trois ans des habitudes plus modestes.Mais si les secteurs organisés (c’est-à-dire les syndicats et les grandes sociétés) persistent dans leurs habitudes, a-t-il dit, nous devrons continuer à les réglementer d'une façon ou d’une autre.” Le gouvernement dispose d’autres moyens que le contrôle des prix et des salaires pour orienter l’économie.Le premier ministre a mentionné, par exemple, certains services publics, la Commission des relations ouvrières, des lois plus rigoureuses contre les monopoles; la Commission des transports et la Commission canadienne de la radiotélévision.“Le jour où les Canadiens seront disciplinés, a-t-il dit, nous n’auront plus besoin de contrôles." M.Trudeau a nié que la politique d’intervention de son gouvernement contredit ses principes de libéralisme.“Personne ne croit plus au libéralisme absolu, a-t-il dit à L’Etat doit intervenir de manière que les forts n’abusent pas de leur puissance.” Le premier ministre a défendu la décision de son gouvernement d'abolir la Compagnie des jeunes Canadiens.“L’idée de la Compagnie était bonne, a-t-il dit.mais il ne s ensuit pas quelle doive durer éternellement.D'autant que je me suis laissé dire que la moyenne d'âge des membres de la Compagnie était de 28 ans.Ce n’est plus tellement jeune, non?” Il a répondu à ceux qui reprochent au gouvernement de ne pas donner l’e- xemple puisqu'il augmente ses dépenses de 15% tandis qu’il restreint à 10?;.les augmentations de salaires."Combien de fois me faudra-t-il expliquer que cette augmentation de 15%.n’est pas destinée à élever les émoluments des fonctionnaires, mais à procurer plus de services à la population.” Il a noté d'autre part que les dépenses fédérales devaient, avant le programme d'austérité, augmenter de 24%.“Nous avons donc retranché 9% de l’augmentation prévue.C'est quand même une économie appréciable.Voir page 6: Pierre Trudeau Seul un miracle pourrait sauver la vie des 372 mineurs de Calcutta On perdait peu à peu espoir hier, à Calcutta, de sauver la vie des 372 mineurs, emprisonnés à plus de 1,200 pieds sous terre, dans une galerie de la mine de charbon de Chasnalla, détruite par une explosion samedi.Les deux puits dans lesquels se trouvent les mineurs infortunés ont perdu leur étanchéité et plus de 300 millions de gallons d'eau ont inondé les galeries souter- raines.Selon le ministre indien de la Sidérurgie et des Mines, M.Chandrajit Yadav.les 500 volontaires et les cinq pompes géantes qui s'emploient à vider les puits devront mettre dix jours pour accomplir ce travail colossal, ce qui laisse peu d'espoir de survie.De son côté, le Syndicat des mineurs avance le chiffre de 700 victimes, ce qui ferait de cette tragédie minière la seconde en importance de l’histoire après celle de Mandchourie qui avait coûté la vie à 1.500 mineurs, en 1942.M.Yadav a déclaré hier à Calcutta, après s’être rendu sur les lieux, à 160 milles au nord de Calcutta; “Nous ne pouvons que prier pour la vie des 372 mineurs.Seul un miracle pourrait les sauver.” Entre-temps, les parents de plusieurs disparus sont accourus à la mine et le gouvernement a promis une somme de $120, soit deux mois de salaire, aux familles éprouvées.Les mineurs de la Chasnalla gagnent en effet $15 par semaine.On croit qu'une première explosion s'est produite samedi à cause d’une fuite de méthane émanant du sous-sol de la Voir page 6: 372 mineurs » V Le projet est retardé Un ministère de la population bousculerait trop d’habitudes Lvv - ' V' Jean Bienvenue par Michel Roy C'est au cours de la prochaine session de l'Assemblée nationale oue le gouvernement compte procéder à la création d'un ministère de la population, de la main-d oeuvre et de l'immigration.En annonçant cette nouvelle, ou plutôt en formulant cet espoir quelques heures avant l’ajournement, M.Jean Bienvenue a exposé en termes généraux les raisons pour lesquelles le gouvernement n'a pu respecter en 1975 l'engagement qu'il avait pris dans le discours inaugural du 18 mars d'élargir le mandat du ministère de l'Immigration pour “le situer dans le cadre plus vaste des ressources humaines”.Normalement, si l'échéancier établi au début de la présente année avait été observé.un livre blanc sur les ressources humaines et les structures qu'il convient de mettre en place serait déjà publié, une Isabel ita entreprend la “moralisation” et révoque Lopez Riga BUENOS AIRES (par Reuter et AFP) La présidente Maria Estela Peron a révoqué son émissaire spécial.M.José Lopez Rega.naguère l'homme fort de l'Argentine.rapporte le journal indépendant de Buenos Aires, "Clarin '.Ancien ministre des Affaires sociales.M.Lopez Rega avait été nommé émissaire.en juillet, lorsqu'il partit précipitamment pour l'Espagne.On ignore où il se trouve exactement à l’heure actuelle, et l'on doute à Buenos Aires qu’il se présente devant le tribunal de la capitale argentine où il est censé comparaître aujourd'hui, inculpé de malversations.(“est en réponse à l'avertissement du commandant de l'armée de terre, le genè- beaucoup plus qu'un cadeau.ivre certificats-cadeaux ral Jorge Rafael Videla que Maria Estela de Peron et son entourage ont décidé d entreprende la moralisation du gouvernement argentin.Le général Videla.dans son allocution, avait, en lançant un avertissement solennel, demandé que “la corruption et l’immoralité — notamment — soient sanctionnées" par un gouvernement décidé "à changer de comportement".Des inculpations analogues pèsent sur son successeur au ministère des Affaires sociales.M.Rodolfo Roballos.et deux hauts fonctionnaires.Il attendent en prison, tous les trois, d’être jugés.Samedi.Mme Peron a ordonné à des responsables du ministère et d’une organisation charitable qu elle dirigeait autrefois sous l'égide de l'État de témoigner devant la commission du Congrès chargée de mener une enquête sur des allégations de corruption en haut lieu.Une motion accusant la présidente argentine elle-même de mauvaÜse administration.d’incompétence et de corruption sera présentée à la Chambre des députés.aujourd'hui.Dans un document de quarante-trois pages, les auteurs de la motion, une alliance des partis d’opposition, l'accusent de violer des lois, de porter atteinte à la liberté de la presse et d'exécuter une politi-q(ie qui ftiinc l'économie.On lui reproche également d’avoir tenté d'entraver l’enquête de la commission.Mais la motion ne ralliera probablement pas la majorité des deux-tiers requise pour être adoptée, malgré la scission entre la droite et la gauche péronis-les.On estime que les péronistes peuvent Voir page 6: Isaballta commission parlementaire en aurait été saisie, un projet de loi aurait été préparé et un débat public serait engagé.Ce ne sont pas les hauts fonctionnaires et les spécialistes du ministère de M.Bienvenue qui ont négligé la préparation des dossiers nécessaires et de la documentation utile.Dès février dernier, un important document de travail, intitulé “livre brun", était soumis à l’examen d'une soixantaine de personnalités Québécoises et européennes lors d'un colloque privé.Les résultats de cette consultation et de nouvelles études entreprises au ministère devaient déboucher sur la publication du livre blanc à la fin de l’eté.Mais, entre-temps, le gouvernement avait décidé d'entreprendre une réforme profonde de l’appareil administratif sous la direction de M.Guy Coulombe.secrétaire général du Conseil exécutif, réforme confiée à quelques comités ministériels qui sont toujours à l’oeuvre.Or.il a été décidé de déférer au comité ministériel des ressources humaines, non seulement le projet d'élargissement du ministère de l’Immigration, mais aussi le livre blanc qui exposait la nouvelle problématique et justifiait les structures envisagées.A ce propos, M.Bienvenue devait dire à l'Assemblee nationale ces jours derniers que“toutes les étapes nécessaires au che-minement de ce document n’ont pas été complétées à ma satisfaction et il me parait primordial quelles le soient afin d atteindre le plus haut degré de perfection possible avant d’en saisir cette Assemblée ".En réalité, l’élargissement du ministère.quelles que soient l’opportunité et l'excellence des motifs invoqués par M.Bienvenue et ses collaborateurs, est un projet qui heurte et bouscule d’autres ministères.De nombreuses résistances se sont élevées, notamment au Travail qui perdrait juridiction sur la main-d’oeuvre.a l'Industrie et au Commerce, aux Affaires sociales.De sorte que les réformateurs du conseil exécutif et les comités ministériels chargés de rationaliser l’appareil administratif doivent maintenant s'ériger en arbitres dans les inévitables débats intérieurs que suscitent les nouveaux découpages.Le poids des habitudes et l’attachement au statu quo entravent plus qu’on ne le pensait l’oeuvre de ceux au sommaire L’ataxie de Friedreich mobilise 65 chercheurs québécois ¦ Montréal menacée d’une grave crise dans la construction?-page 2 ¦ Le car transbordeur est vite devenu la bête noire à Mirabel —pages ¦ Les démocraties sont-elles encore gouverna- qui ont reçu le mandat de réorganiser l’énorme appareil des ministères.A ces difficultés, que M.Bienvenue a bon espoir de vaincre avant la prochaine session, s'ajoutent les récentes contraintes budgétaires qui ont notamment pour effet de réduire les crédits déjà modestes du ministère de l'Immigration et de bloquer les effectifs au niveau qu’ils atteignaient à l’automne.Ainsi le sentiment qui prévaut au ministère de l’Immigration est celui d’une équipe doublement contrariée, à la fois par les restrictions qu'impose la conjoncture budgétaire et par les retards consécutifs à une réforme administrative fastidieuse et longue.Toutefois, le gouvernement ne retardera pas la mise en place des bureaux de l'Immigration du Québec à l’étranger, ceux-ci étant désormais appelés à jouer un rôle plus actif dans le recrutement et Voir page 6: Un ministère 'i-.V Le désespoir de ce brave chien n’a d’égal que celui de son maître.Avoir connu plus tôt le destin que lui réservait le ciel du sud de l’Ontario cet hiver, celui-ci aurait certainement choisi pour compagnon d'armes un Saint-Bernard qui dans les circonstances aurait pu faire preuve de plus de réconfort.(Téléphoto CP) Amorce d’un timide repli des milices du centre de Beyrouth BEYROUTH (d’après l’AFP) — Alors qu'un calme relatif régnait dans la soirée à Beyrouth et dans sa banlieue, les éléments armés des deux camps amorçaient une timide opération de retrait du centre de la capitale.Bien que cette opération n’ait pas encore été confirmée de source officielle, on apprenait dans les milieux proches du Comité supérieur de coordination, que le retrait des hommes armés avait commencé au début de la soirée, en application des modalités de l’accord du cessez-le-feu intervenu le 14 décembre.Une seule clause de l’accord avait été respectée deux jours plus tard, lorsque les éléments armés avaient évacué les luxueux hôtels du front de mer; mais les miliciens chrétiens et ceux du groupe islamo-palestinien étaient demeurés à blés ?un éditorial de Claude Ryan ¦ Les ravages d’une amère 30e session: un commentaire de Georges Vigny — page 4 ¦ Les commissions scolaires s’inquiètent des effets de la dénatalité — pages J proximité des palaces évacués et dans de nombreux secteurs du centre-ville.Leur présence avait créé dans cette zone un “no man’s land" s'étendant sur près de cinq kilomètres, depuis le front de mer jusqu’à la banlieue-est.coupant ainsi la ville en deux parties.Le retrait des éléments armés, accompagné de pluies torrentielles, pourrait permettre une certaine reprise oe l'activité dans la capitale, paralysée depuis le 6 décembre.Il pourrait en être de même, dans les prochaines quarante-huit heures, pour la banlieue, d'ou les éléments armés devront être retirés à partir d’aujourd'hui.On s'achemine ainsi vers un dialogue politique facilité par des pays arabes, notamment la Syrie, qui s'emploient à aider toutes les parties en conflit à trouver un dénominateur commun à partir duquel on parviendrait à une réconciliation nationale.M.Mahmoud Riad, secrétaire général de la Ligue arabe, a lancé un appel à tous les pays arabes pour qu’ils aident le Liban à sortir de la grave crise dans laquelle il se débat depuis plus de huit mois.M.Kamal Joumblatt, chef du Parti socialiste progressiste, a déclaré, pour sa part, que six pays arabes (Syrie, Irak.Egypte.Arabie Séoudite, Koweit et Algérie) se concertaient actuellement à cette fin.Après la mission de médiation syrienne et celle de l’émissaire irakien, M’.Tarek Aziz, ministre de l’Information, qui se trouve depuis mercredi dernier à Bei-routh, on attend pour les prochains jours l'arrivée de M.Riad dans la capitale libanaise M.Joumklatt, chef de la gauche libanaise.qui a coutume de passer le dimanche dans son vaste manoir de Moukh-tara.au coeur de la montagne Druze, a ce- pendant remarqué qu’il "n’y avait pas de plan syrien à proprement parler’r II a précise que les partis progressistes n’avaient pas encore officiellement été saisis d'une médiation arabe.“Cependant, a-t-il remarqué, nous ne sommes pas opposés à un effort commun des pays arabes car nous approuvons tout ce qiii peut aider à rapprocher les points de vue .L effort des six pays arabes pourrait conduire à “une sorte de conférence arabe, a-t-il dit.Les représentants de ces Etats viendront à Beyrouth où ils chargeront quelqu'un, la Syrie par exemple, de les représenter.Cela deviendra plus clair après la visite de M.Riad." Mais pour M.Ravrnond Eddé.leader du Bloc national libanais et député de JbeiL 'Si les États-Unis ne changent pas Voir page 6: Beyrouth “«CHEZmRI» 1 Grand Réveillon du Jour de l’An ^ avec artlttea renommés lâü 5412 Ci J,L U 2 • Le Devoir, lundi 29 décembre 1975 L’ataxie de Friedreich__________ mobilise 65 chercheurs québécois par Gilles Provost e Condamné à l’impotence et à la mort parce que sa maladie rare n’intéressait pas les médecins, un Québécois s’est révolté.e Réveillés par ce prophète solitaire, 300 victimes québécoises de la même maladie ont uni leurs forces pour revendiquer le droit à la vie.• Scandalisés par l’indifférence médicale, des milliers de Québécois ont fourni $150,000 depuis deux ans pour combattre une maladie dont ils n’avaient jamais entendu parler.• Ebranlé par un tel mouvement populaire, un chercheur montréalais a inventé des nouvelles structures de participation pour mobiliser la communauté scientifique québécoise autour de ce problème.• Et, en seulement 20 mois, 65 chercheurs québécois peuvent maintenant dire qu’ils ont renouvelé les connaissances médicales dans ce domaine et qu'ils touchent enfin du doigt la cause de cette fameuse maladie, l’ataxie de Friedreich.Tels sont les principaux éléments de l’extraordinaire épopée scientifique qui se vit présentement dans les laboratoires des universités et des hôpitaux du Québec et qui figurera probablement parmi les grands moments de la recherche médicale.Les deux principaux piliers de cette entreprise peu commune sont Claude Saint-Jean, victime de la maladie de Friedreich, et André Barbeau, neurologue à l’Institut de recherches cliniques de Montréal.Il y a deux ou trois ans, Claude Saint-Jean, encore adolescent, avait déjà de la difficulté à coordonner ses mouvements, à garder son équilibre et à articuler.Comme médecin traitant, le docteur Barbeau pouvait lui décrire avec précision l’évolution normale de la maladie héréditaire dont il souffrait, l’atteinte progressive des centres nerveux, l’incapacité physique progressive et, vers 30 ans, là mort.“Par contre, à cette époque, raconte le docteur Barbeau, personne ne savait les causes de cette maladie et on ne connaissait aucun traitement.Claude me suppliait avec acharnement d’entreprendre des recherches dans ce domaine trop négligé mais je n’avais ni le temps ni l’argent nécessaire.Un peu pour me débarrasser de lui, je lui ai dit qu’il serait peut-être possible de faire quelque chose s’il existait une association pour faire des pressions politiques et pour amasser des fonds.” Quelques mois plus tard, quand Claude Saint-Jean est revenu voir le docteur Barbeau à titre de président de l’Association canadienne de l’ataxie de Friedreich avec, en poche, $50,000 de subventions obtenues de diverses compagnies, le neurologue a dû se jeter à l’eau à son tour: “Je ne pouvais quand même pas le laisser tomber alors qu’il avait fait tant de chemin tout seul!” Le docteur Barbeau, qui se plait à répéter que le Québec regorge de compétences inutilisées, a alors décidé de mettre ses convictions à l’épreuve en créant un comité scientifiques com- posé de 65 chercheurs de toutes les disciplines, recrutés dans les grands hôpitaux affiliés aux quatre facultés de médecine québécoises.Dans chaque université, un neurologue devait assurer la coordination des opérations et'pousser dans le dos” de ces chercheurs qui consentaient à effectuer cette tâche en plus de leurs occupations régulières.Sous la présidence du docteur Barbeau, ce comité a fait en six mois le point des connaissances existentes et des pistes de recherche suggérées dans le passé; il a préparé un plan d’étude détaillé du problème.En octobre 1974, les 65 chercheurs se réunissaient pendant deux jours à Montebello pour mettre au point tous les détails de l’opération et ils décidaient de soumettre 50 victimes de la maladie de Friedreich à une batterie de tests tellement poussés que la séquence complète exigeait au soins trois semaines d'hospitalisation.Selon le docteur Barbeau, c’est la première fois dans le monde qu’autant de patients ont été soumis à des examens aussi complets et aussi standardisés; on a vraiment tenté d’étudier en détail tout le métabolisme de ces patients.L’été dernier, tous ces résultats étaient finalement rassemblés en fichier et les membres du comité scientifique se sont réunis en septembre a La Sapinière, dans les Lau-rentides, pour étudier les résultats biochimiques.Ils ont noté par exemple que parmi les 80 tests administrés, 19 fournissaient systématiquement des résultats anormaux chez tous les patients.Au début d'octobre, une nouvelle rencontre avait lieu pour faire le point sur les résultats radiologiques et cardiaques.A la fin de janvier, une nouvelle assemblée réunira tout le monde à nouveau pour dresser enfin un bilan global qui mettra tous les résultats en relation les uns avec les autres.La plupart de ces constatations Le Dr André Barbeau devraient être publiées en juin prochain dans un numéro du Journal Canadien de neurologie qui contiendra au moins les découvertes d’une trentaine de chercheurs, sur tous les aspects de la maladie, de la clinique à la génétique.Parlant ensuite de la prochaine campagne de souscription qui se tiendra du 15 au 31 janvier prochain, le docteur Barbeau a indiqué que l’objectif est le même que l’an dernier, c'est à dire $100,000.“D’ici un an, nous aurons probable- ment identifié avec certitude l’origine véritable des deux variétés de l’ataxie de Friedreich" soutient le docteur Barbeau.Il en est d’ailleurs très fier, soulignant qu’atteindre un tel résultat avec un budget d’à peine $250,000 sera un exploit peu commun.Si on considère que ce montant aura à défrayer les activités de 65 spécialistes, en incluant les frais des congrès et du soutien aux patients, il faut effectivement reconnaître que c’est un exploit.deux maladies plutôt qu ’une ?Après deux ans de travail sur une maladie héréditaire dont la médecine ignorait presque tout 65 chercheurs québécois sont maintenant en mesure d’affirmer qu’il y a deux formes complètement différentes de l’alaxie de Friedreich même si toutes deux provoquent la même impotence progressive suivie de la mort vers l'âge de 30 ans.La première version de cette mala die se déclare normalement vers l’âge de huit à dix ans et elle est liée à un facteur héréditaire récessif, c’est-à-dire quelle se manifeste seulement si les gènes reçus de chacun des parents portent la même anomalie.Dans ce cas, la consanguinité joue un grand rôle et il n'y a généralement aucun autre cas dans les antécédent fami- liaux.Selon les travaux québécois en la matière ce défaut génétique causerait surtout un problème grave dans la métabolisme Ju glocose, ce qui bouleverse toutes les réactions du cycle énergétique de l'organisme.Plus exactement, on a découvert que le glucose se transforme normalement en pyruvate et en lactate mais que ces dernières substances n’arrivent pas à se décomposer à leur tour en “coenzyme A", ce qui bouleverse tout l'équilibre chimique de l’organisme.Malheureusement, précise le docteur Barbeau, cette decouverte est un peu décourageante parce que cinq ensymes différentes doivent agir simultanément pour déclencher la for- mation du coenzyme A, dans un organisme sain.C’est peut-être même le processus le plus compliqué que l’on connaisse dans cette catégorie.Pour aller plus loin dans cette voie, il faudra donc maintenant des recherches beaucoup plus coûteuses parce que plus fondamentales et.plus spécialisées, souligne-t-il.La deuxième version de l’ataxie de Freidreich découverte par les chercheurs québécois se déclare généralement vers l’âge de 15 ou 16 ans et elle évolue plus lentement.Bien que ce ne soit pas encore prouvé définitivement, certains indices donnent à penser que le mécanisme génétique serait différent et que l’on aurait affaire à un caractère dominant: dans ce cas les parents seraient atteints, de même que la moitié de leurs enfants.Quoi qu’il en soit, on a découvert avec stupeur que la cause de cette deuxième version de la maladie réside dans un mauvais fonctionnement des reins: toute une famille d’acides aminés essentiels à la structure des substances de base des organismes vivants semblent en effet se perdre dans les urines! D'abord éberlués de constater que deux maladies aussi différentes peuvent produire des symptômes à ce point identiques que les deux versions de la maladie avaient été confondues jusqu'à maintenant, les chercheurs se demandent maintenant si cette apparente diversité ne permettra pas de mettre le doigt sur la véritable cause de la maladie.Il semble en effet que le blocage de la dégradation du pyrovate.dans la version’Ylassique”, peut aussi causer un déficit des mêmes acides aminés qui se perdent à cause des reins dans la deuxième version.Si l’équipe du docteur Barbeau réussit à tirer cela au clair comme elle tente de la faire présentement, on toucherait donc enfin du doigt la véritable cause de cette maladie et on pourrait ensuite chercher un remède en ayant au moins quelques balises.Mais cela, c'est l'avenir et le travail pourrait bien être plus ardu que dans le passé! Montréal menacée d’une crise de la construction ?L’enquête anti-Mafia Comme dans l'après-Expo en 1967, Montréal pourra subir une crise de la construction lorsque les installations olympiques seront terminées.Ce seront les initiatives gouvernementales avec des projets comme le métro, les autoroutes et le système d’épuration des eaux qui permettront un redressement de la situation.C'est là l'opinion exprimée par le président du Bureau de recherche et de développement économique de Montréal.M.Jacques Déry, dans une interview accordée à un quotidien anglophone de Montréal.M.Déry croit, meme si la situation économique sur le continent nord-américain rend les prédictions difficiles, qu'il y a des indications qui vont dans ce sens.Déjà en 1975 un ralentissement de la construction s'est fait sentir comparativement à 1974.Une étude des permis de construction accordés au cours des dix premiers mois de 1974 et de 1975 permet de croire qu'il v aura une baisse de pas moins de $30 millions dans la construction à Montréal pour la présente année.A la fin d’octobre des permis avaient été émis pour une valeur de $258.3 millions, comparativement à $285 millions en octobre 1974.Et en plus, il faut tenir compte d'un facteur d'inflation de l'ordre de 15 pour cent pour comparer justement les deux années.La gare Windsor, à la suite d’une décision du Conseil canadien des monuments et sites historiques la reconnaissant “d’intérêt national’', échappera à la démolition.Les Amis de la gare Windsor disent dans un communiqué avoir appris du secrétaire du Conseil canadien des monuments et sites historiques, que cet édifice et l’Union Station de Toronto sont réputés d'intérêt national en raison de leur architecture.Cette décision serait bientôt confirmée par le ministre des Affaires indiennes et des territoires du nord.Depuis plusieurs mois, les Amis de la gare Windsor tentent par tous les moyens de convaincre le Canadien Pacifique et les autorités gouvernementales de préserver cet édifice du Square Dominion.Des pétitions ont circulé, des pressions ont été exercées par divers groupes avant que la Commission des biens culturels du Qué- Ce sont les secteurs commercial et industriel qui ont le plus diminué, passant respectivement de $173.4 millions à $83.2 millions, et de $14.4 millions à $9.3 millions.Le secteur résidentiel a pour sa part augmenté de $36.3 millions a $47.6 millions et le secteur institutionnel et gouvernemental est passé de $60.8 millions à $118.3 millions.Cependant, il faut dire que le secteur institutionnel et gouvernemental inclut les constructions faites pour les Jeux olympiques de 1976.Selon M.Déry, le ralentissement des activités dans les secteurs commercial et industriel est explicable par l'augmentation des coûts des matériaux, de la main-d'oeuvre et du loyer de l'argent.Un autre facteur serait la raréfaction des terrains bien situés et la montée de leurs prix.Pour l'industrie, ce ralentissement risque de se maintenir assez longtemps dans la Ville de Montréal.La tendance étant à des édifices industriels de faible densité d'occupation exigeant de grandes superficies de terrains, l’industrie s’installe surtout en banlieue.M.Déry note par ailleurs, dans le domaine résidentiel, la disparition des petits constructeurs au profit des grandes entreprises.Pour rentabiliser les investissements.il faut construire des centaines et même des milliers de maisons dans un seul projet, affirme-t-il.bec et le ministre des Affaires culturellles du Québec n en interdisent momentanément la démolition par le biais d'un avis d'intention de classer “bien culturel" l’église Saint-George située à coté de la gare.La décision du Conseil canadien des monuments et sites historiques vient confirmer de façon définitive cette interdiction.L'immeuble date de 1888.Son architecture est l'oeuvre de Bruce Price qui avait aussi réalisé la gare Viger.Agrandi au cours des années, l’un de ses éléments les plus intéressants réside en sa salle des pas perdus.Selon les Amis de la gare Windsor, la conservation de l'édifice représente une victoire écrasante des “gens ordinaires ”.Cet organisme se dit prêt à aider le Canadien Pacifique et les autorités gouvernementales à mettre en valeur la gare et les immenses terrains qui l’entourent.dissoute Le 16 décembre, après 13 ans d’existence, la Commission anti-Mafia du parlement italien a été dissoute et.de l’avis de plusieurs, sa mission a été un échec.Le mois prochain, la commission produira son rapport et proposera notamment la création d'un corps de police spécial pour combattre la Mafia.La commission insistera aussi sur la mise en oeuvre de mesures préventives.Selon elle, seules de meilleures conditions socioéconomiques dans la région du sud de 1T-talie et une offensive résolue contre le "clientélisme" pourraient permettre d'extirper les racines de la Mafia.Selon l'écrivain Michele Pantaleone.appelé plusieurs fois à témoigner devant les parlementaires italiens, la commission anti-Mafia créée en 1963 illustre l’échec de la démocratie en Italie.Interrogé par M.Robert Solé du quotidien Le Monde.Pantaleone dit qu'en ne rendant publics ni ses séances de travail ni ses documents, en fonctionnant à huis clos, en adoptant la loi du silence, la commission a fait le jeu de la Mafia.Il n'est pas difficile de le croire: quel aurait été l'impact de la Commission d'enquête Dutil sur le crime organisé au Québec si les révélations sensationnelles auxquelles elle a donné lieu n'avaient pas été publiées?Selon Michèle Pantalsone, le climat de “compromis historique" avec la Mafia en Italie a deux conséquences; d'une part, il n'encourage pas à crever l’abcès; a’autre part, il conduit la Mafia à opérer un déplacement politique.Elle cherche une ouverture du côté de l’extrême droite, se transformant de plus en plus en un bloc de résistance de type fasciste au service d'un néo-capitalisme moderne.Au cours des audiences publiques de la (’ECO sur la Mafia montréalaise, un policier italien est venu vanter la loi anti-Mafia et la possibilité quelle offre d’exiler les mafiosi.Michèle Pantalsone dit qu’on a bien éliminé des bras, mais non pas le corps.Pantalsone est toutefois d'accord avec le témoins de la CECO pour dire que les mythes sont tenaces.Pour beaucoup de gens, la Mafia apparaît encore comme une organisation unique avec une sorte d'empereur et des pro-consuls.Il existe, en fait, plusieurs mafias, opérant dans des secteurs et des territoires définis et entretenant une politique de solidarité et de bon voisinage aussi longtemps qu’elles ne se marchent pas sur les pieds.La Mafia n'est pas une réalité propre à la Sicile occidentale ou à la Calabre, mais un fait international.Elle est, on l’a vu au cours des dernières semaines, une réalité bien vivante dans le Québec.La gare Windsor sauvée ?Le stationnement coûte plus cher Prenant prétexte des augmentations de taxes municipales, les propriétaires de terrains de stationnement dans le centre-ville de Montréal font porter aux automobilistes une partie de ces augmentations.Depuis le début de décembre, plusieurs proprietaires de terrains de stationnements ont relevé leur taux mensuel de $10.00 en moyenne.Ainsi, le propriétaire du terrain situé à l’intersection aes rues Jeanne-Mance et Craig charge-t-il $41.95 au lieu He i>34.50.L'un de ses voisins, lui, a fail passer son tarif mensuel de $36.50 à $43.95.Dans le Vieux-Montréal, boulevard Saint-Laurent, il en coûte maintenant $45 par mois pour stationner sa voiture au lieu de $30 en 1972.La dernière augmentation de taxe est entrée en vigueur en avril.Les propriétaires de terrains de stationnement doivent dorénavant payer une taxe spéciale de $0.12 le pied carré s’ils administrent des terrains de plus de 800 pieds carrés.Auparavant, la taxe était de $0.01 le pied carré.Les propriétaires contestent en Cour supérieure la validité diTrèglement municipal.leur imposant cette taxe, disant quelle est discriminatoire et qu’il y a eu vice de forme dans l’avis de publication.Cette cause est encore pendante.Les propriétaires de stationnements intérieurs augmentent eux aussi leurs tarifs, prétextant pour leur part la hausse des coûts d'exploitation.A la Place Bonaven-ture et à la Place Victoria, il en coûte maintenant $10 de plus par mois.Au train où vont les choses, il vaudra mieux stationner dans les rues, dit-on; ce sera moins cher, même avec les billets de stationnement.Les locataires de HLM boycottent le groupe de révision des loyers Dénonçant ce qu'elle croit être une Le groupe de travail a été créé au début raient aujourd'hui réduits à étudier des mascarade, l’Association des locataires de de 1975 par le Conseil des ministres.Il est propositions ministérielles, logements municipaux de Montréal re- chargé d'établir des critères pour la déter- Selon l'Association, le dernier rapport commande aux représentants des locatai- mination du loyer des logements subven- présenté par la Société d'habitation du res de suspendre leur participation au tionnés.L'arrêté ministériel précisait Québec à l'Assemblée nationale ferait Groupe de travail chargé de la révision de “qu'après une expérience de six années, il état des propositions à venir et mettrait l’échelle des loyers des logements munici- est nécessaire de procéder à une revision en lumière le fait que les déficits des offi- paux subventionnes.des éléments constitutifs de cette échelle ces municipaux d’habitation sont les élé- à la lumière d’autres éléments vécus.ments “vécus, négligés et nouveaux" dont Le retrait, dit-elle, devrait persister jus- négligés, omis et nouveaux".il faut tenir compte, qu'à ce que Québec donne un sens a la "Ce qui se passe là-bas est à l'image de participation des locataires.Les locataires ont dénoncé l'échelle de ce qu'on a toujours tenté avec les locatai- Selon l'Association, les locataires parti- loyers lui reprochant notamment de res de logements subventionnés", affirme cipent à un "théâtre où le metteur en n étre pas régionalisée ni assez flexible et l'Association.Elle dit qu'on veut “les as- scène a déjà tout prévu" et il leur est im- d être trop générale.Après avoir assumé sujettir, avec en plus la finesse, de les in- possible de faire procéder à une révision le leadership dans le groupe de travail viter à venir entériner, légitimer cette fondamentale de l'échelle des loyers.pendant quelque temps, les locataires se- opération".M Murales/ sofas, ceinturés, tables à café, lits d'eau muffins, lampes, tapis muraux, le serpent, tableaux, fauteuils-sacs, chaise poisson.Vent» eommançant I» 26 déetmbrt at ta tarminant la 31 décembre.TW?OOUIN DtSAlAMMY Meubles aux formes libres et lits d’eau 12075 boul.Laurentien, Cartierville Tél.: 333-1430 V c t » LE DEVOIR Page Montréal, lundi 29 décembre 1975 * À Mirabel, le car transbordeur est vite devenu la bête noi re des usagers Êj Nv.• I • * I IL 1 % Four lu période de rodage des nouvelles installations aéroportuaires de Mirabel, on demande aux voyageurs de se présenter à l'aérogare deux heures avant l'heure du départ.Cette heure de départ n’est pas celle de l'avion, mais du car transbordeur C(ui mène les voyageurs de l'aérogare à 1 appareil garé sur une aire de stationnement à 1,500 pieds de là.Ainsi, un lundi matin, j'ai quitté Longueuil en taxi à 5h30 pour aller à la («are centrale prendre l'autobus de la CTCUM à destination de Mirabel d'où mon avion devait décoller à 10 heures.A fih.l'autobus, transportant quatre passagers et une hôtesse d'Air Canada, a quitté la Gare centrale pour arriver à Mirabel à 7hl0.A 9h, les passagers du vol d'Air Canada 972 à destination de Pointe-à-Pitre et de Fort de France se sont engouffrés dans le fameux car transbordeur en s’abstenant de fumer.L’avion, un DC-8L, a pris son envol à lOhlO.Bref, il s’est écoulé quatre heures et dix minutes entre le départ de l'autobus à la Gare centrale et le décollage de l'avion à Mirabel.Les choses auraient pu se faire plus rapidement puisque les formalités sont relativement simples à Mirabel, que le personnel, expérimenté, s’acquitte de sa tâche normalement et que les installations ne présentent aucun problème particulier.Il faut néanmoins compter une bonne heure d'autobus ($5 au lieu de $25 par taxi) et s'accorder trois bons quarts d'heure à l'aérogare pour ne pas manquer le car transbordeur.Kn temps normal, on pourrait mettre environ deux heures entre le départ de la Gare centrale et l'arrivée à l'avion.Une fois dans l'avion, il y a le décompte des passagers.Si l'appareil est complet ou presque, il faut faire deux ou trois transbordements par véhicules PTV (Passenger Transfer Vehicles).Tant qu'il y a circulation de ces cars à gauche de l'avion, le pilote ne peut mettre en marche les deux réac- teurs de bâbord.Finalement, le car transbordeur s'en va, les portières sont verrouillées et les deux derniers moteurs sont mis en înarche par les compresseurs au sol.L’appareil rugit, s'ébranle et se met à rouler.Il lui faudra franchir une distance de quatre à cinq milles sur les 17 milles de voies de circulation et d’accès aux pistes.par GUY DESHAIES Comme les pilotes ne connaissent pas encore très bien ces nouvelles voies et les multiples bretelles qui relient les pistes, c’est un voyage pénible.(iuand on s'envole finalement, on constate mieux qu'à Dorval combien un avion n'est vraiment à l’aise qu'en vol.Mais les départs sont généralement empreints d'une certaine euphorie, surtout lorsque le cap est au sud en cette période de l'année.On accepte joyeusement les contraintes au sol.On attend à la Gare centrale, on attend dans la circulation de l’autoroute, on attend à l'aérogare, on attend dans le car transbordeur, on attend dans l'avion, mais lorsque celui-ci atteint ses 33,000 pieds d'altitude'et sa vitesse de croisière de 580 milles à l'heure on ne songé plus aux petits inconvéneints des quatre heures précédentes.Ce sont les arrivées qui font déchanter surtout à cause des cars transbordeurs qu'on riait de voir en panne le 5 octobre dernier,, tout bêtes à côté du 747 d'Air Canada transportant les représentants des compagnies aériennes et sous les yeux amusés des 3.000 invités aux cérémonies d'inauguration.Même s'ils fonctionnent normalement, on ne trouve plus très drôles ces monstres roulants munis de nageoires dorsales illuminées, qui montent et descendent comme des dromadaires dociles sur leurs genoux mécaniques.Une demi-heure avant l’atterrissage environ, les passagers, fatigués, harassés, les narines et la gorge asséchées par l'air ambiant de l'appareil, installés dans les débris de journaux, les lainages préparés pour l'arrivée en sol nordique, les verres vides et les cendriers pleins, reçoivent l'ordre de ne plus fumer et d’attacher leurs ceintures.L'appareil coupe les nuages, ralentit, traverse les zones de perturbation, tourne à gauche, puis à droite et se prépare a se poser.D'en haut, on ne voit plus Montréal, on ne se reconnaît plus.Ici et là, de petites lumières, ville de Laval, puis l'Autoroute des Lauren-tides comme un ruban noir sur la neige blanche.On se pose et on recommence le périple jusqu'à l'aire de stationnement; ça n'en finit plus.Le dimanche 14 décembre, le DC-8L d'Air Canada, vol 981.a mis 20 minutes dé la piste à son aire de stationnement.Là.tandis que les passagers se bousculent dans les allées, à la recherche des sacs à main, souvenirs, imperméables et parfois gigantesques chapeaux (surtout sur les vols en provenance du Mexique) il faut attendre le car transbordeur.11 arrive.Mais même si vous êtes le premier à prendre place dans l’étrange véhicule, votre empressement ne vous conduit Eus plus loin.Il faut encore attendre.es retardaires, le baratineur d'hôtesses, l'ivrogne endormi sur son siège, la dame qui a perdu ses lunettes dans l'allée, etc.Mon avion s’est posé à 15h10 sur la piste de Mirabel et j'ai mis le pied dans l'aérogare à 16h30.Viennent ensuite les formalités de douanes qui ne sont pas différentes d'ailleurs.L'aérogare est parfait du reste, tout est fonctionnel bien aménagé.Il n'y a pas les entassements aux arrivées comme c'est le cas à Dorval où les accueillants, souvent plus nombreux que les arrivants, empêchent justement ces derniers d'arri- ver en bloquant les issues.Il faut se souvernir de ces temps malheureux.Une communauté complète entassée dans la porte de sortie des douanes pour accueillir une petite soeur missionnaire; une génération impressionnante d'Italiens venue au devant d'une grosse marna à bas noirs, un groupe d’amis prenant d'assaut le copain golfeur qui arrive du sud avec son équipement.Bref, du cauchemar assuré pour l’arrivant solitaire paisible.A Mirabel, tel n’est pas le cas puis- que le public n’a pas accès aux aires d'arrivée.Il peut saluer les arrivants de la mezzanine qui donne sur le rez-de-chaussée où accostent les cars transbordeurs.('es derniers constituent le problème comme s’il fallait que.quel que soit le système, il y ait obligatoirement retard des passagers.Généralement, les passagers craignent l'avion; la descente et l'atterrissage (phases les plus dangereuses d'un vol) donnent de l'angoisse.L'euphorie des départs a fait place à la hâte d'arriver et de se reposer.Rien n’est donc plus frustrant que de se retrouver dans l'abominable car transbordeur après toutes sortes d'attentes, de ne pouvoir y griller une cigarette parce que c'est interdit et d’attendre encore, emprisonné dans une sorte de carlingue avant de pouvoir enfin retrouver l'air libre.Au prix de $475,000 chacun, en plus des frais d'entretien, des pannes possibles et des inconvénients susmentionnés.on se demande s’il n'aurait Voir page 6: Mirabel Veux-tu gager.ou Comment boire du bon scotch gratuitement.pendant longtemps Comme la plupart des grandes inventions, notre méthode fut découverte accidentellement.Un de nos amis qui boit du Grand Macnish ($7.90 le 25 oz) décida de s’amuser aux dépens de ses amis snob.En plus de son Grand Macnish habituel, il acheta un scotch cher, à la mode (environ $10.00 le 25 oz).Lors d’un party, dans sa cuisine, il organisa une séance de dégustation (contrôlée par un buveur de gin) et paria $5.00 avec chacun de ses invités qu’ils allaient préférer Grand Macnish.La ville de Granby renonce à installer des compteurs d’eau à Le premier soir, il gagna $30.00.Depuis ce temps là, il continue à empocher.A boire du bon scotch Grand Macnish.330 25 OZ $7.90 330-A 40 OZ $12.15 La population de Granby, qui a failli être privée d’eau, faute de pluie, l'^té dernier.n'affrontera plus de tel peril a l'avenir et le projet du maire Paul-O.Trépa-nier d'installer des compteurs d'eau dans les résidences ne se réalisera pas.D'abord, les pluies d'automne ont relevé le niveau du lac Boivin et du réservoir municipal au point que la pénurie d'eau que les ingénieurs appréhendaient avec le gel de l'hiver est écartée.Deuxièmement, le barrage de Savage Mills sera complété au printemps 77.11 permettra d'accumuler une réserve de six milliards de gallons éliminant tout danger de disette.“Il ne reste plus que l'été prochain à passer, explique le maire, après quoi il n'y aura plus rien à craindre." Or, dès le début de l'été, des mesures restrictives et des précautions diverses seront prises par les autorités municipales pour éviter une situation critique comme celle causée par la sécheresse de l'an dernier Granby a aussi dépensé $4.5 millions pour agrandir son usine de filtration qui aura désormais une capacité de 18 millions de gallons par jour.Reste que Granby est la ville du Canada où les gens dépensent le plus d'eau per ca- pita et ou l eau, tant pour la consommation résidentielle qu'industrielle, est le moins cher.Ces jours derniers, en adoptant le budget de 1978.les conseillers ont toutefois haussé le coût de l'eau.Pour les 11.000 propriétaires de maisons, la taxe passera de $42 à $80 pat'-année en 1976.Pour les industriels, le prix de l’eau augmentera de façon beaucoup plus spectaculaire.Auparavant, les usines payaient $0.25 les premiers 1.000 gallons, après quoi le prix diminuait.C'était une aubaine et le maire prêchait dans le désert lorsqu'il incitait les industriels à installer dans leurs usines des systèmes de recyclage d'eau.Désormais, les industriels paieront $0.35 les 1,000 gallons, ce qui équivaut à une hausse de presque 50%."C'est une incitation fiscale, déclare M.Trépanier.Désormais, les administrateurs qui suggéreront à leurs conseils d'administration d'installer un système de recyclage ne feront plus rire d'eux." C'est vrai.L'an dernier, la Plastalene Ltd.qui utilise énormément d'eau dans la fabrication des plastiques, a installé un tel système de réutilisation de l'eau.Auparavant.malgré les coûts dérisoires de l eau à Granby, cette maison déboursait de $16,()()() à $18.000 par année pour Teau.Aujourd'hui, avec son système de recyclage.l'eau lui coûte environ $90 p‘ar mois.L'idée des compteurs d’eau reste chère à M.Trépanier.Mais la population a dit non.“Un véritable tollé général," a dit l'architecte-maire, qui en conclut qu’une telle décision du conseil était politiquement impossible.Un.sondage local a démontré que 95') de la population s'opposait aux compteurs qui existent pourtant dans plusieurs villes canadiennes et dans 80% des villes des Etats-Unis.Il est vrai que l'usine de filtration a maintenant une capacité suffisante pour 75.000 habitants, soit plus du double de la population actuelle.Il est aussi vrai que les surplus d'eau seront assurés à compter de 1977 par les réserves du barrage Salvage Mills et il est encore exact qu’il en coûterait à la ville $400,000 pour installer des compteurs.Bref, les experts de Québec se sont trompés en prévoyant une pénurie d'eau à Granby cet hiver! Les compteurs ont fait des gorges chaudes et les gosiers gran-byens ne risquent pas de s’assécher.et «Pftwntii TO«a IHUHNOFIWW» ^*25 OUNCES x Grand Macnish Le scotch des gens entreprenants, ambitieux, etc.etc.etc.ÉMISSION SPÉCIALE LOTO-QUÉBEC LA CORNE D’ABONDANCE MERC.— 31 DÉC.— 10 h.— 10 h.30 — RÉSEAU TVA & AFFILIÉS EN VEDETTE : ROBERT SAVOIE • FRANCE CASTEL • ISABELLE LÉONARD • MARIO VERDON En direct : tirage INTER & SUPER LOTO 4 *Le Devoir, lundi 29 décembre 1975 éditorial Les démocraties sont-elles encore gouvernables ?A une période où, chez nous, la démocratie manifeste des signes nombreux de tension et d'usure, il n’est pas sans intérêt de noter que toutes les sociétés industrielles de type libérai se heurtent présentement à des difficultés de même nature.Les difficultés des autres ne résoudront pas les nôtres.Elles ne feront surtout pas fondre certaines données propres à notre situation particulière, elles aident néanmoins à les situer dans un contexte plus large.Se demandant comme nous si les démocraties sont encore gouvernables, des experts de trois grandes régions du monde ont examiné ces derniers temps les problèmes de la démocratie dans leurs pays respectifs.Le diagnostic qu’ils portent — s’il est loin d’être toujours unanime — est des plus stimulant.Assez, en tout cas, pour servir de thème de réflexion en cette fin d’année qui, chez nous comme ailleurs, a été pluto:t difficile pour la démocratie.(1) • Croissance économique ininterrompue; démocratisation sans précédent de l’enseignement et de la culture; libéralisation des lois sociales; élargissement des libertés personnelles et collectives; résistance efficace aux menaces en provenance de l’extérieur: le bilan impressionnant qu’avaient accumulé depuis le dernier conflit mondial les démocraties industrielles de type libéral laissait croire qu’el-les étaient entrées dans un nouvel âge d’or dont la durée serait longue.Mais il aura suffi de quelques années pour détruire cette illusion.Du retour triomphal de de Gaulle en 1958 aux événements de mai 1968 en France; de la Révolution tranquille à la crise d’octobre 1970 et à l'épreuve de force du Front commun au Québec en 1972; de la réélection spectaculaire de Nixon en 1972 à son désistement forcé en 1974; des succès répétés de Willie Brandt en Allemagne fédérale a son abandon précipité du pouvoir l’an dernier: dans chaque société de type libéral, des tensions se sont fait jour, des forces de contestation souvent radicale se sont manifestées.Avec le résultat qu’un peu partout, on observe un climat de doute généralisé à l’endroit des institutions et des dirigeants.De toutes les sociétés étudiées par les experts du groupe Trilatéral.la société américaine, étant donné ses racines fortement populistes, semble la moins vulnérable.Chacune, y compris les États-Unis.a néanmoins été fortement secouée.(2) Contrairement à ce qui se produisit dans les années ‘ 30, les valeurs tout à fait fondamentales de la démocratie libérale — attachement aux libertés personnelles, égalitarisme, souci d’un ordre minimal et frontière inviolable entre la conscience des citoyens et la volonté des dirigeants — ne paraissent guère attaquées.Les signes d’un certain retour de 1 esprit fasciste ne manquent pas; aux yeux des experts du groupe Trilatéral, l’essentiel du credo démocratique subsiste néanmoins, y compris chez les générations plus jeunes.On est sévère pour la démocratie libérale, constatent-il d'un commun accord; dans aucun des pays étudiés, ils n’observent cependant d’engouement pour aucune formule de remplacement.Ce que l’on conteste donc, c’est le fonctionnement des institutions, non les institutions elles-mêmes, du moins pas les plus fondamentales.Il n'empêche, toutefois, que depuis dix ans.les sociétés libérales sont soumises, de l’intérieur.à la plus impitoyable critique dont elles aient été la cible depuis les années' 30.Une partie des critiques qu’on leur adresse vient — il fallait s’y attendre — de leurs propres défaillances.Elles annonçaient la liberté et l’égalité: plus souvent qu’autrement.elles ont sécrété l'inégalité et des formes à peine déguisées de dépendance.Elles fondaient leur foi en un progrès politique et social indéfini sur leur aptitude a produire une croissance économique sans fin: les nouveaux rapports de forces, au plan national et international, ont révélé que, très souvent, la prospérité des uns n’était acquise qu’au prix de l’exploitation des autres.Dans toute la mesure où les critiques que l’on multiplie à l’adresse de la société libérale sont objectivement fondées, il n’y a qu’une manière d’y faire face: c’est de procéder aux réformes qu’elles commandent.Les auteurs de “The Crisis of Democracy” énumèrent à cet égard certains champs d’action particulièrement urgents: meilleure planification du développement économique et social; renforcement des institutions politiques, à commencer par les partis (dont la perte de prestige est très prononcée); recherche d’un meilleur équilibre entre le pouvoir politique et les média (il s’agit ici d’un voeu plutôt vague; on n’ose pas risquer de propositions concrètes, tellement le terrain est glissant); révision des objectifs et des coûts de l’enseignement supérieur; recherche de nouveaux rapports sociaux sur le terrain du travail.Autant de secteurs où des réformes de structures doivent être franchement envisagées.Si une réforme ne devait répondre qu’à up vague désir de changement, il faudrait certes y penser à deux fois avant de la mettre en route.Car l’on serait alors en présence d’une autre dimension du problème qui semble devoir commander une réaction différente.Retarder des réformes dont la nécessité est clairement établie, c’est toutefois jeter de l’huile sur le feu.C’est risquer d’ébranler coûteusement le consensus sur lequel doit pouvoir s’appuyer la marche en avant de toute société.• Selon certaines explications moralisantes, le malaise actuel des sociétés libérales s’expli- 3lierait soit par la corruption des détenteurs u pouvoir, soit au contraire par l’infiltration dans leur sein d’éléments subversifs voués à leur éclatement.Ces explications passent à côté du vrai problème.En multipliant depuis trente ans les chances d’accès à la culture, les sociétés libérales ont en fait décuplé, pour dire le moins, le nombre des personnes instruites et partant capables de faire la critique de la société et portées par leur formation même à nourrir à son endroit des exigences plus fortes que les générations antérieures.Hommes politiques, dirigeants d’opinion, leaders sociaux ont tous voulu cette société où le niveau d’instruction serait plus élevé et les chances de participation plus répandues.Les exigences auxquelles ils doivent désormais faire face sont les premiers fruits de cette évolution qu’ils ont recherchée.Elles annoncent en fait rentrée des sociétés libérales dans l’ère post-industrielle.Il y a dix ans à peine, on eût spontanément réagi, devant la multiplication des revendications, cà la manière de l’ancien gouverneur Al Smith qui affirmait naguère: “Il n'y a qu’un remède aux maux de la démocratie, c’est de mettre encore plus de démocratie”.Nombreux sont encore ceux qui.de nos jours, devant la montée souvent irrationnelle des revendications,/ne voient d’issue que dans la fuite en avant.Tel n’est cependant pas l’avis du politicologue de Harvard.Samuel P.Huntington, dont les vues à ce sujet semblent moins fatalistes que celles du sociologue français Michel Crozier.Huntington constate avec ses collègues du groupe Trilatéral que les exigences des citoyens à l’endroit des gouvernements se multiplient à un rythme très rapide, tandis que decroit parallèlement l’autorité morale des dirigeants politiques et que s’amenuise, par un curieux paradoxe, la confiance des citoyens envers les institutions mêmes dont ils attendent davantage.Mais alors que dirigeants et analystes à la mode cherchent à tout prix le “supplément de démocratie” qui satisferait tout le monde, Huntington affirme carrément: “Ce qui est requis à l’heure actuelle, c’est une plus grande modération dans l’usage de la démocratie”.On voudrait de nos jours, observe le politicologue de Harvard, étendre à divers domaines de l’activité humaine, en reléguant da|s l’ombre les critères traditionnels de compétence, d’expérience, de talent naturel ou acquis, les critères d'egalite absolue et numèri- atie qui président à la désignation de l’autorité ans le champ politique.On voudrait de même pousser jusqu’à l’absolu l’idéal de la participation des citoyens à l’élaboration des décisions susceptibles d’affecter leur situation.La générosité de ces projets ne saurait faire de doute.Mais si l’on pousse ces deux objectifs à leur terme absolu, on rendra impossible le fonctionnement non seulement de la démocratie, mais de la société tout court, sous quelque régime que ce soit.Les Pères de la démocratie américaine, rappelle Huntington, ont beaucoup insisté sur la nécessité de soumettre l’action des gouvernants à des contrôles efficaces; mais ce n’est pas sans raison que James Madison inscrivait cet objectif en second lieu, car il voyait d’abord, comme condition de tout le reste, la nécessité d’un gouvernement capable de maintenir un certain contrôle sur la société.La conclusion de ceci est claire: le fonctionnement de la démocratie devient vite impossible, là où n’existent plus chez les citoyens et les groupes une certaine modération dans les attentes qu’ils font peser sur le corps social et les institutions, et chez les gouvernants la force morale voulue pour défendre l’intérêt général contre la voracité des appétits particuliers.• Dans les sociétés jeunes où n'existent guère les contrepoids autoritaires qu’ont su conserver les vieilles sociétés, il y aura toujours la tentation de prendre à la lettre l’idéal démocratique.C’est là le sens de ces mouvements égalitaristes qui font périodiquement surface dans l’histoire américaine et dont l’inspiration remonte à l’esprit même de la Révolution américaine.Mais à vouloir se prendre trop à la lettre, la démocratie, rappelle Huntington à la suite de John Adams, “finira par se gaspiller, s’épuiser, voire se suicider “La démocratie vivra B lus longtemps”, ajoute le politicologue de larvard, “si elle connaît une existence mieux équilibrée”.A l’aube de l’ère post-industrielle, individus et groupes, dans les sociétés industrielles de type libéral, se sont prévalus avec une vivacité inusitée de la loi d’affirmation, de revendication et de protestation contre les pouvoirs, qui est inscrite au coeur de la démocratie.Que l’appel à la loi de modération qui conditionne tout autant le progrès véritable de la démocratie, vienne d’un politicologue oeuvrant dans le K qui, au jugement des experts du groupe itérai, a le plus de chances de surmonter convenablement les défis nouveaux de l’ère post-industrielle, il v a là plus qu’une coincidence, il y a aussi l'expression d’un réalisme qui ne saurait nous laisser indifférents.Claude R Y AN (1) “The Crisis of Democracy”, Report on the Go-vernability of Democracies to the Trilateral Commission, New York University Press, 1975.(2) La Commission Trilatérale, sous les auspices de laquelle eurent lieu les travaux qui ont donné le volume sur la “crise de la démocratie”, est un groupe privé comprenant des citoyens du Japon, des pays d’Europe occidentale et de l’Amérique du nord.Ce groupe a été constitué pour l’étude de problèmes communs.Parmi les membres canadiens du groupe figurent Jean-Luc Pépin, Gordon Fairweather, Peter Dobell, Claude Masson et Louis Desrochers.Les ravages d’une amère 30e session par GEORGES VIGNY Ce n’est pas parce que les Nations unies ont.durant plus de deux décennies.fonctionne à sens unique qu'on doive aujourd'hui chercher a justifier quelles en empruntent un autre: qu'ils soient diamétralement opposés n’empêche pas qu'un sens unique soit moins oppressif et moins négatif que l'autre.Si besoin était de prouver la totale aberration à laquelle est parvenue l'ONtî.il suffirait de jeter un regard sur la dernière session de l'Assemblée générale, la trentième du genre, en laquelle.sous la poussée d'un ordre économique plus juste, on avait placé quelque espoir, et qui ne laisse qu'a-mertume et dépit.Outre les “sorties" du président luxembourgeois.M.Gaston Thorn, et les coups do poing verbaux de M.Moyni-han dont chacun valait son équiva-lenl de coup de chaussure khrouchtchévien sur la table —.que reste-t-il d'une session, sinon la preuve d'un fiasco?Et une facture qui dépassera cette année les 700 millions de dollars! ______propos dractualité Tout autant qu'une volonté politique d'aide au développement, le simple souci de la logique et de la cohérence commande que les investissements industriels s'accompagnent, sur place, d'un transfert de technologie et qu une place fondamentale soit accordée à la formation professionnelle.Jean Sauvagnargues, ministre des Affaires étrangères de France, VHe session extraordinaire de l'assemblée générale des Nations Unies, le 4 septembre 1975.Que reste-t-il de plusieurs semaines de travaux que la preuve d’une inopérabilité, assénée par ceux-là mêmes qui ont tout intérêt à ce qu' l'ONU fonctionne mais qu'une propension à la facile victoire verbale a lancés dans le négativisme?En deux mots comme en cent, il restera de la trentième session le vote de la résolution assimilant le sionisme à une forme de racisme.Une assimilation où on a voulu flairer une forte odeur de pétrole, mais qui a besoin d'être explicitée avant d’être rigoureusement rejetée comme nulle et non-avenue.Une dangereuse résolution qui, par sa politisation outrancière.rend hélas inopérante toute lutte contre le racisme, le vrai cette fois, à commencer par l'apartheid.Cette explicitation s'impose aujourd'hui avec d'autant plus d'acuité que le vote à l'ONU a été suivi d une douloureuse farce à l’UNESCO aussi.Ainsi, frustrés d'un vote d expulsion ou même de suspension à l’égard d'Israël, les radicaux du tiers monde se sont rabattus sur une stratégie de rechange, par tranches.Mais pour peu qu'on ait à coeur les intérêts bien compris du peuple palestinien, on comprendra que si Israël peut, à la suite de cette résolution, animer une campagne d'opinion en sa faveur, le Palestinien, lui, a tout à perdre à une référence à cette stupide résolution.On doit relever en premier lieu que le vote à l'assemblée générale où on.compte 144 pays participants, a été acquis par 76 voix.Nous sommes loin de ces majorités dites automatiques, que l'an dernier M.John Scali assimilait à un bulldozer.Mais des décisions importantes ont déjà été prises par des majorités moins considérables, et la constatation qui s’impose ici est la contribution, peut-être involontaire, du délégué américain à ces 76 voix dites anti-sionistes.Les excès verbaux de, M.Moynihan, qui satisfont tant la galerie, ont eu pour résultat, par la glo- balité anti-tiers-mondiste qu'ils véhiculaient.de décider un certain nombre de pays à voter pour la résolution.C'est ainsi que des Africains, intéressés au plus haut point par la lutte contre l’apartheid, ce fléau de leur continent, ont participé à un vote antiaméricain d'abord plutôt qu'antiisraélien.Et on peut sans cynisme se demander combien de délégués ayant voté la résolution “sionisme-racisme", sont vraiment capables de donner une définition concrete du sionisme sans recourir au verbiage et à la démagogie: et combien d autres sont conditionnés par le mythe ravageur nourri aux sources de l'apocryphe “Protocols".Si l'objectif de M.Moynihan était de prouver que le tiers monde ne sait pas ce qu'est la lutte contre le racisme, il a -réussi en apparence; mais si son but était d'éviter une absurde condamnation dans laquelle il est allé jusqu'à voir une “obscénité", il a totalement échoué.Mais il reste que ce vote a été pris et que la lutte contre le racisme risque aujourd'hui de rester lettre morte du fait de la désaffection de certains pays occidentaux indignés, dont le Canada.Croire que la cause palestinienne a gagné dans la condamnation du sionisme procède ou de la mauvaise foi ou de la naïveté.Car, condamnant comme racisme l’élan poussant le Juif vers son foyer, condamnant l’aspect de mouvement de libération nationale qu'a véhiculé depuis deux mille ans le sionisme, cette résolution se trouve à condamner aussi les aspirations légitimes du peuple palestinien à la recherche d'un foyer national.Les résultats ne se sont d’ailleurs pas fait attendre.Ainsi, l'épilogue ridicule s'est tenu à l'UNESCO.Et là.les chiffres sont instructifs : la condamnation du sionisme a été acquise par 36 voix contre 32.il y a eu 7 abstentions, et 67 pays ont choisi de ne pas prendre part au vote.Il y a plus grave encore pour l’UNESCO et pour ceux bénéficiant de ses programmes spécialisés: les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et les rteuf pays de la Communauté économique européenne ont quitté la salle et boycotté la conference.L'Autriche, là Finlande, la Suède et la Suisse sont allés jusqu’à suspendre leur participation, et ces quatre pays n'ont laissé à l’UNESCO qu'un observateur.La résolution votée, il faut voir pour le croire, a été amenée pur la Yougoslavie, pays réputé pour la liberté de sa presse et la défense des valeurs démocratiques, avec le concours des pays de l'Est qui partagent avec elle la palme pour la liberté de penser et d’informer! Aux termes de cet amendement yougoslave, nous sommes invités.nous des mass media, à combattre "la propagande belliciste et le racisme" tels que définis par la résolution anti-sioniste votée en novembre par l’Assemblée générale.Pour les pays de l’Est, bien évidemment, il y a la hantise de “l'ingérence” 3ui explique une telle résolution, et on éeèle dans la formule adoptée leur mentalité propre qui consiste à mettre un bâillon sur les mass media pour régler un problème politique.Mais pour les pays arabes, il y a l'avertissement qu'uti seuil a été franchi et qu'il faudra dorénavant compter avec le reflux du phénomène non pas tant tiers-mondiste que palestinien.Il est clair que ce sont ces pays qui bénéficient prioritairement dès programmes des agences spécialisés des Nations unies, programmes financés principalement par les EtataUnis et les pays occidentaux, et, pour la première fois, on retrouve tous les pays occidentaux dans un même camp, sans recours à l'artifice de l'abstention.L'espoir qu'on formule sans trop y croire est que la leçon de la 30e session soit entendue.L’ONU n'a d'ailleurs pas le choix, pour peu qu'elle veuille vraiment survivre.0' r ________L’actualité- Hymne à la femme par CATHERINE PRINCE-LACHANCE En cette glorieuse année consacrée à la Femme, j’aimerais exprimer tous mes sentiments à l’égard de toutes celles en qui ie me sens unie, et avec qui je porte le poids des contestations au lendemain des “libérations”.Cependant, je ne puis, comme femme, réfléchir seule, sur la F emme: j’ai pensé laisser chanter ou pleurer la Nature, aux accents divins.Oui, seule la sublime, l|éter-nelle Nature peut ainsi parler! "O Femme! comme ta foi est grande en 1 a-mour humain! Tu es celle qui peut couver son amour et le retenir viscéralement et mentalement.Oh! Ne t’en libère pas.Accepte d’être travaillée charnellement, viscéralement et spirituellement par une force énergétique qui t’envahit.Tu es celle qui manifeste au Monde la presence charnelle de l’amour spirituel.Tu es dans cette stabilité le devenir du mâle et tu est sa forme, son enveloppe humaine.O Femme, écoute ma voix! Ne t’égare pas dans d’autres chemins Ne te soumets point à d’autres qu'à moi, et tu vivras dans la plénitude de ton être.Ta “libération" ne signifie pas autre chose que cela.Identifie-toi à la Nature-Mère, à moi et tu auras la vie! Pourquoi cherches-tu ailleurs la vérité?Pourquoi accepte-tu les servitudes d’un monde sans foi en l’amour, en moi?Ta "libération" consiste justement à sortir des cadres étouffants où l’on nie ta présence, à sortir d une structure où tu deviens la “femme poupée", la “femme femellisée".Ne t égare pas dans la voie du commandement et de la hiérarchie: Viens dans la voie de l’automie! Viens, fais ton chemin dans le mien, car tu est aü monde mon image éternelle.Tu es, non seulement symbole de ma réalité, mais encore un moi-même manifesté au monde sensible! O Femme! Tu es faite pour vivre dans ta chair, la passion du monde! Tu es faite pour donner sans cesse la vie.Tu es faite pour ressusciter l’homme à l'amour charnel et spirituel, car tu incarnes "l’Eros” que je suis.Tu es chair et sang universel, rqais tu es aussi ce souffle spirituel omniprésent.Sois attentive à ceux que tu couves, à ceux que tu nourris de ta chair et de ton sang et de ton âme! Etends-toi sur le monde, mais ne laisse pas ton corps opérer seul, anime-le toujours du souffle vital, de l'énergie éternelle! Laisse-toi aimer comme tu es! Et chaque jour, tu répandras un peu plus ma chaleur, ma faim, ma soif d’aimer.” Ainsi parle la Nature à toute femme de Bonne volonté.lettres De fausses économies à Ottawa .le vous ai écouté l'autre soir, vous m'avez fait presque brailler.Vraiment vous êtes tout un Premier ministre.Le Gouvernement se saigne.Que c’est beau.Ce que j'aime un peu moins c'est qu'il se saigne a même notre sang.Bot.il faut, comme vous l'avez dit.comprendre.Votre lutte anti-inflation réussira.Des spécialistes prévoient une basse du taux d'inflation pour l'an prochain.C'est un bon pari que vous avez fait, .('prends tête, tu prends pile1" Couper les PIL, couper entièrement les Perspectives-Jeunesse, c'est complètement ridicule.Le gouvernement ne se ramassera avec un cent de plus.Les sommes consacrées à ces programmes devront être investies dans l aide sociale.Il est sûr que ces programmes avaient des lacunes.Pour les P.J.par exemple il y aurait eu une série de changements, de modifications à faire.Chaque année un groupe de jeunes, d'étudiants doivent pour obtenir une subvention faire un projet.C'est très bien, mais en ce qui concerne les "projets sociaux" un projet devrait pouvoir durer plus d'un été.Il devrait y avoir des projets de plusieurs années.Aussi depuis quelques années ces projets recevaient I accord bien trop tard.J'ai soumis un PIL cet automne et à ce jour je n'ai pas reçu ni d'acceptation, ni de refus: pourtant ce projet devait débuter au début novembre.Quand on passe plusieurs mois à travailler pour soumettre un projet qui se tient, on pourrait au moins nous porter un peu plus d'attention.Dans le cas de P.J.c'est la même chose.I .'année passée notre projet fut accepté le lendemain du début du pro- au DEVOIR jet.vers la fin mai, alors que les réponses devaient arriver un mois plus tôt.Il y a aussi trop de possibilités de manipulation politique lors du choix des projets.Mais malgré tout ces projets avaient leur valeur.Il aurait fallut quelques modifications pour les rendre plus opérants.Merci Monsieur Trudeau.Le chômage chez les jeunes est déjà trop grand, ça fera quelques chômeurs, de plus.Une bonne usine à fabriquer des drop-outs et des gens irré-médiahlement contre le travail (selon l'appellation classiquel.Quand on peut recevoir de l'argent sans travailler, pourquoi travailler, surtout quand il n'y a pas d'emplois un tant soit peu intéressant de disponibles'’ Marc CARRIERE Etudiant finissant en communication, en chômage Montréal, le 18 décembre 1975.Pour une école francophone protestante Les parents désireux d'obtenir l'implantation d'une école francophone protestante dans la banlieue ouest (Pierrefonds.Saint-Laurent.Oartierville.Nouveau Bordeaux i sont priés de le signaler par écrit à l'adresse indiquée ci-dessous en indiquant Page de leurs enfants susceptibles de fréquenter une telle école.Celle-ci serait ouverte à toutes les convictions morales et religieuses.elle suivrait les principes pédagogiques de la commission sco-laire protestante du Grand Montréal.On sait que les commis- sions catholiques tiennent beaucoup à leur caractère confessionnel et monopolisent pratiquement l'enseignement francophone primaire et secondaire.Ce monopole de fait est regrettable.En acceptant que les clivages confessionnel et linguistique aillent de pair, la majorité francophone se prive d une occasion de pluralisme.Que l'école catholique s'accommode aujourd'hui de positions ambiguës auxquelles la population ne trouve rien à redire, ne fait qu'offrir à chacun un aimable conformisme et un bon pré- texte pour n'avoir pas à inventer sa foi et ses moeurs.Nous visons à constituer un groupe de citoyens qui justifierait rétablissement d une école francophone hors du réseau catholique.Il n'y a dans ce projet aucune animosité mais la volonté de choisir une école publique différente, dans les limites de la loi.Joseph PESTIEAU.Secrétaire du comité Ouest français.Pierrefonds.le 20 décembre 1975.Place aux arts dans l’éducation Monsieur le rédacteur, Récemment, monsieur Réal Gi-guère.dans le cadre de l'émission télévisée "Parle, parle, jase, jase", demandait au chanteur Bruno La-plante ce qu'il y avait à faire afin de permettre à nos artistes (chanteurs et musiciens) de gagner leur vie au pays du Québec.Il nous parait évident qu'une subvention de quelque cinq (5) millions à l'Opéra du Québec ne réglera sûrement pas ce problème.Ce ne sont point de solutions à court ou à moyen termes dont nous avons be soin.Les citoyens, artistes et public, doivent reconnaitre que la racine du mal ne réside nullement dans la plus ou moins gronde importance des montants accordés à ce secteur d'activités de notre “souveraineté culturelle" mais bien dans une certaine mentalité à corriger.Mentalité qui considère l'expression artis- tique via lés arts sonores comme un luxe réservé à une supposée élite.Chanceux encore si la réaction ne se termine pas par une complète incompréhension ou par un mépris définitif.Cheminement très révélateur de la qualité artistique de la formation reçue: tellement d'adultes ont si peu que pas reçu dans leur prime jeunesse à ce chapitre.C'esl pourquoi nos préoccupations devraient se porter vers l'éducation.vers l'école maternelle, vers l'école élémentaire, vers l'école secondaire.Tous les enfants ont droit à ce moyen de formation fantastique qu’est la pratique de l'expression par les arts.En agissant de cette façon, la société québécoise ferait d une pierre deux coups: acquisition d une population dont la formation serait mieux équilibrée, plus humaine, et préparation d'auditoires plus considerables et mieux avertis.Nous devons admettre que les activités culturelles, tout comme les services des loisirs, des sports, des parcs, se soldent toujours par des déficits mais nous pouvons faire en sorte qu'ils soient les plus légers possible.Il est donc plus que temps que le gouvernement se mette a l'etude des trois volumes du Rapport de la Commission d'Enquète sur l'enseignement des arts du Québec (Rapport Riouxi.et qu'il prenne ses responsabilités au secteur de l'éducation artistique.Ce rapport fut déposé en 1989.Les postes importants que détient monsieur Giguere.nous incitent a croire, monsieur le rédacteur, qu'il puisse faire beaucoup pour celle cause.Roger MONGEON, président Les Musiciens éducateurs du Québec Repentignv.le 17 décembre 1975.Dieu est pour tout le monde ! M.l'abbé Yves Normandin, Pendant ma messe du matin, il y a quelques jours, l'idée m'est venue de vous adresser deux petites brochures (Prie avec l'Église pour un mois et Le Rosaire - Comment le vivre, comment le prier?, d'André Guay.o.m.i.) Imaginez un peu ce que j'y aurais compris s'ils avaient été eri latin! Les prêtres comprennent le latin mas pas nous, le commun des mortels! Et les livres sur la messe, qui a le temps de les lire?Dieu est pour tout le monde! Depuis que je lis la messe en français, j'y vais tous les matins avec plaisir.Auparavant, je trouvais çà long et ennuyeux.Je crois que la foi et la pratique ont diminue parce que les gens ne comprenaient rien et ne pouvaient aimer le Seigneur.Si vous avez des doutes et pour vous convaincre que la vue surnaturelle et catholique attire beaucoup de monde, et bien plus profondément qu'auparavant.vous n'avez qu’à faire le tour des soirées charismatiques dans Montréal et dans la province.Vous accusez Paul VI de libéralisme.Pourtant, le pape n'a pas craint de se faire critiquer au Sujet du contrôle des naissances.Il doit être extrêmement difficile pour Mgr Grégoire d'être gentil tout en dénonçant l'erreur.Je vous quitte, monsieur Normandin, en vous posant une question: comment avez-vous pu.comme catholique et comme prêtre, approuver les exécutions en Espagne?Jacqueline DESCOTEAUX Montréal, le 11 décembre 1975 propos d’actualite ¦f— Si l'histoire a une leçon à nous offrir, c’est que rien n'est plus cher à l'homme que ses droits fondamentaux.Mais avant de partager à part égale, il faut acquérir un statut égal et la lutte pour cette égalité est essentielle à qui cherche le partage équitable.L'Année internationale de la femme aura enfin aidé à faire admettre que, de toutes les inégali- tés, celle dont souffre la femme compte parmi les plus lourdes de conséquences.Cela ne veut pas dire que les droits de la femme doivent passer devant ceux de l'humanité, ni qu'ils soient une cause à part.Même les femmes, témoins des inégalités d'aujourd'hui et des réformes grandissantes, sont loin de s'accorder quant à leur priorités et de partager les mêmes convictions.Il n'en reste pas moins qu'à titre de chef d'un important ministère du gouvernement, j'incarne l'image de l'évolution de la femme Jeanne Sauvé, ministre de l'Environnement, devant le Women's Canadian Club, Toronto, le 1er octobre 1975.LE DEVOIR Fondé par Henri Bouratsa le 10 janvierl910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur IE DEVOIR eit publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130.rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $45 par année: six mois: $25; À l'étranger: $50 par année: six mois: $28: trois mois: $16.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée A domicile par porteur: $1.20 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.DépAt légal.Bibliothèque nationale du Québec.Trésorier: Bernard Larocque TÉLÉPHONIt >44.3361 (lignes groupées) I Le Devoir, lundi 29 décembre 1975 • 5 des idées des événements des hommes La messe de Paul VI est-elle si différente de celle de Pie V ?Messe en latin ou en français ?par JACQUES BARNARD La “messe en latin" a fait couler beaucoup d’encre et de salive en certains milieux depuis quelques semaines.Photographes et cinéastes ont eu un sujet pittoresque pour impressionner.leur pellicule.Il n’est pas sur cependant qu'à travers l’anecdote et les caricatures le grand public n’ait pas été distrait des véritables enjeux de la situation.Pour nous aider à y voir plus clair, voici justement que le Cardinal Jean Villot, secrétaire d’Etat du Pape, vient d’adresser une lettre (11-10-75) au Président de la Commission ép' française de liturgie et de pastorale sacramentelle, où if rappelle ceci:'‘Le pape prescrit cjue le nouveau missel doit remplacer l’ancien” et il ajoute: c’est dans le nouveau missel romain et nulle part ailleurs que les catholiques de rite romain doivent chercher le signe et l’instrument de l’unité mutuelle de tous; tous doivent le considérer comme le témoin du culte authentique de l'Eglise”.D'où l'on voit que la “dispute” n’est pas entre la messe en latin et la messe en.français! En effet Vatican II a décrété: “On pourra donner la place qui convient à la langue du pays dans les messes célébrées avec concours du peuple.” La Constitution apostolique de Paul VI promulguant le missel issu de Vatican II ne fait absolument pas mention de la langue à utiliser pour la célébration de la messe.La présentation générale du nouveau missel reprend simplement à ce sujet l’enseignement de Vatican II: “Les Conférences épiscopales pourront décider pour leur territoire des normes qui tiennent compte des traditions et de la mentalité des peuple?, des régions et des diffère '.es assemblées".Au Canada, les Evêques ont décidé le 18 avril dernier: “On doit faire usage du Missale Romanum (1970) ou du Missel Romain (1974)”.Que l’Eucharistie se célèbre en latin ou en français ou en anglais, on doit se servir du Missel de Paul VI.D’ailleurs, à ce sujet de la langue, est-il besoin de rappeler que des millions de catholiques appartenant à d’autres rites que le rite latin, utilisaient déjà depuis des siècles et des siècles à travers le monde leurs langues nationales pour célébrer l’Eucharistie.Dans notre propre pays,nos frères catholiques de rite ukrainien utilisaient l’ukrainien et l’anglais bien avant Vatican IL Si ce n’est pas une question de langue, c’est encore moins une question d’opposer un Pape à un autre! Quand saint Pie V a promulgué son missel romain en 1570, il appliquait un décret du Concile de Trente, suite aux conditions particulières que vivait l'Eglise au XVIe siècle.Ce faisant, Pie V remplaçait le premier missel qui ait été imprimé en 1474 sous le pontificat de Sixte IV, lequel déjà reprenait le missel du douzième siècle.Comme les Souverains Pontifes qui l’ont précédé, comme Pie V, notre Pape Paul VI a évidemment toute autorité pour promulguer un nouveau missel romain et le présenter “au peuple chrétien comme un instrument de l’unité liturgique et un témoin du culte authentique dans l’Eglise” (Constitution apostolique Missale Romanum).Et d’ailleurs, en quoi cette “nouvelle” messe est-elle vraiment nouvelle sinon dans la formulation et dans des rites secondaires?L'introduction y comporte toujours le chant d’entrée, la préparation pénitentielle, lliymne de louange et la prière d’ouverture.La liturgie de la Parole fait encore plus appel que par le passé aux textes de l'Ancien et du Nouveau Testament.LrEucharistie proprement dite inclut la préparation des offrandes, elle trouve son sommet dans la Prière Eucharistique et se termine, comme depuis la Cène, par la Communion.En quoi alors la “messe de Paul VI” diffère-t-elle essentiellement de la “messe de Pie V” pour susciter une telle inquiétude et même un tel refus chez un certain nombre de fidèles?• La publication d’une nouveile édition typique française du Missel romain à l’automne 1974 avait été l’oc-caston d’un dialogue avec Rome.Il s’agissait en particulier, de convaincre cer-tains groupes ultra-traditionalistes*' de ne pas s’obstiner dans le refus du missel de Paul VI.Plusieurs projets de lettres du SainJ-Siège avaient été envisagés, mais sans aboutir rapidement.Le 11 octobre 1975, la Secrétairerie d’État a adressé une lettre à Mgr Coffy; archevêque d’Albi, président de la Commission épiscopale de Liturgie et de Pastorale;' sacramentelle (France).Copie de cette let: tre vient de parvenir à la Conférence catholique canadienne par l’entremise du secrétai re de la Commission Internationale Francophone pour les traductions (Ç.I.F.T ).On en trouvera d-dessous le texte, précédé d’une explication de l’abbé Jacques Barnard, de la C.C.C.i Le missel romain de Paul VI Lettre du cardinal Villot au Président de la Commission épiscopale de liturgie de France Monseigneur le président, Voici quelque temps était offert à Sa Sainteté un exemplaire de l’édition française en un seul volume du Missel Romain, réalisé par la Commission Internationale Francophone des traductions liturgiques, avec la collaboration des Maisons Marne et Desclée.Le Saint-Père m’avait prié d’exprimer au.Président de la Commission épiscopale française de liturgie, comme à tous les promoteurs, sa gratitude pour l’hommage et sa satisfaction pour l’immense travail patiemment accompli.Il se réjouit de penser que désormais le clergé et les fidèles disposent d’un instrument adéquat pour une digne célébration de la sainte Messe.En tête du Missel, figure la Constitution apostolique Missale Romanum de Sa Sainteté Paul VI promulguant le missel romain ex decreto Coneilii Oe- cumenici Vaticani II instaura-tum, laquelle fait pendant à la Constitution Quo Frimum de saint Pie V, promulguant, quatre siècles plus tôt, le missel romain ex decreto Sacrosancti Coneilii Tridentini restitutum qui fut modifié dans la suite — recognitum — par plusieurs Souverains Pontifes.Par la Constitution Missale Romanum, le Pape prescrit, comme vous le savez, que le nouveau missel doit remplacer l’ancien, nonobstant les Constitutions et Ordonnances apostoliques de ses prédécesseurs, y compris par conséquent toutes les dispositions figurant dans la Constitution Quo Primum.Nul ne peut donc, en France ni ailleurs, se prévaloir d’un induit qui aurait été concédé par Quo Primum et qui permettrait de conserver l’ancien missel; celui-ci ne peut être utilisé que dans le cas prévu par la Notification Le Parti québécois et l’option indépendantiste Un bel exemple de “cécité universitaire” par ROGER LÉGER ¦ L’article du professeur Alain Baccigalupo, de Laval, auquel répond ci-dessous Roger Léger, date déjà passablement, puisqu’il a paru dans Le Devoir du 31 octobre.Les questions qu’il soulève demeurent cependant très actuelles.Il nous a paru nécessaire de favoriser, malgré les délais occasionnés par les circonstances que l’on sait, la publication d’un point de vue tout à fait opposé à celui de M.Baccigalupo.M.Roger Léger est directeur des services pédagogiques au Campus Mingan, de Sept-Iles.Il est co-auteur d’un livre intitulé “Classes sociales et pouvoir politique au Québec”, qui a paru aux Éditions Leméac en 1974.L'article du professeur Bacci-gapulo paru dans LE DEVOIR du 31 octobre dernier sous le titre “Pourquoi l'option indépendantiste condamne le PQ; l’échec électoral", est un bel exemple de la peur et de la cécité universitaires.Je me rappelle m'être fait servir avec des variantes, entre 1960 et 66, la même argumentation: “Vous divisez les forces de l’opposition, le système électoral est sans pitié pour les tiers partis, il vaut mieux travailler a l'intérieur des structures politiques existantes pour les infléchir dans le sens désiré; l’indépendance, somme toute, est un faux problème, elle bloquera les évolutions sociales nécessaires, et si vous êtes légèrement de gauche et légèrement fédéraliste (le statut particulier fait surface chez le professeur Baecigapulo) vous nous direz et vous nous avez déjà dit que nous empêchons la naissance d'un solide parti de gauche au Québec; levez l'hypothèque de l’indépendance, de grâce’.Quelques anciens députés et ministres sincères, tels Claude Castonguay.Jérôme Choquette, quelques observateurs également sincères comme Claude Ryan, beaucoup d’électeurs sans doute, sont littéralement écoeurés de la gestion publique du Parti libéral au pouvoir à Québec.Pour eux.la situation est sans issue dans la conjoncture actuelle, ou plutôt ils craignent l'issue possible et probable: l’élection d'ici un an, un an et demi, de la seule équipe apte à remplacer l’équipe si vide et si mal dirigée de Robert Bourassa.Alors Claude Caston-guay lance des cris d'alarme.Jérôme Choquette démissionne, Claude Ryan multiplie les analyses.les avertissements et.les collaborations spéciales comme celle du professeur Alain Bacci-gapulo.claire, objective, non partisane, désintéressée, universitaire en un mot.Et si on suivait à la trace les rélfexions de ce dernier.?Les divers courants au sein du PQ Il faut malheureusement, pour ce faire, citer un peu longuement le professeur.Il commence ainsi: “Le P.Q., c’est bien connu, cherche à conquérir démocratiquement, c'est-a-dire par les voies électorales, la souveraineté nationale pour le Québec.Cet objectif clairement fixé, a engendré ces derniers mois ( ! ) trois types de réaction."Jusqu’ici c’est clairet objectif.Mais ça se gâte dès les prochaines phrases : “Premièrement: celle des partisans pé-quistes de la ligne dure et pure.Pour eux la victoire électorale c'est l’indépendance nationale.C’est la tendance Pierre Bour-gault." Apparemment clair mais réellement obscur.Qu'est-ce,*en effet, qu'une “ligne pure et dure?" Il ne faudrait pas qu'un universitaire aille répétant de fausses clartés dont le.vulgaire se contente! Je pourrais aussi bien dire que cette tendance est faussement pure et inutilement dure.Et il me semblerait approcher plus près de la réalité.“Ligne pure et dure!" Une expression passe-partout qui ne veut rien dire.Evitez-nous, cher professeur, ces obscures clartés qui descendent de l’université.Je ne pense pas non plus que vous ayez bien compris la pensée de cette tendance Pierre Bourgault lorsque, vous écrivez: "Pour eux la victoire électorale, c'est l'indépendance nationale".Fausse clarté! Cette tendance affirme plutôt: dans la lutte électorale le P.Q doit maintenir l'affirmation de la nécessité de l’indépendance politique pour le Québec.Je ne pense même pas que Pierre Bourgault dise mie la victoire électorale, c’est l'indépendance nationale.Si je ne m'abuse, lui aussi voit la nécessité des négociations avec Ottawa après une victoire électorale.Ce que beaucoup de personnes de cette tendance dite“Pierre Bourgault” craignent, c’est que Morin et Lévesque, et à leur suite le Parti québécois, abandonnent l'idée de l’indépendance nationale.A tort d’ailleurs.Morin, Lévesque, les députés, le Congrès et le Conseil National n’en ont jamais eu l’idée.La paranoia de plusieurs leur fait voir la réalité autrement qu elle n’est.Quoi qu’il en soit, il y a plusieurs tendances à l'intérieur de celle qui s’oppose à la politique officielle du P.Q.: celle de Lecore, celle de Pierre Bourgault, celle de Marie Vallée, etc.Mais tout ce beau monde se veut pur et dur.Au risque de les blesser outranciè-rement, je rappellerai cette Pensée de Pascal: “Qui veut faire l’ange fait la.” Quoi qu’il fasse, le PQ sera taxé d’opportunisme Mais jusqu’ici M.Baecigapulo n'a été qu’expéditif et sans nuance dans son effort pour nommer gens et choses.La mauvaise foi et le mensonge apparaissent immédiatement après dans son texte.Il continue: “Deuxièmement: celle des partisans péquistes de la ligne modérée et opportuniste (!) Pour eux la victoire électorale du P.Q.n’est pas en soi l’indépendance.L’indépendance ne pourra être proclamée qu’après un vote majoritaire du peuple québécois lors d’un scrutin référendaire.Cette thèse que nous appellerions "de la dissociation" est, depuis le Congrès pe-quiste de l'automne 1974.la ligne officielle du Parti; Claude Morin en est la tète de file”.La mauvaise foi et le mensonge résident dans l’utilisation du qualificatif “opportuniste” pour nommer la ligne du P.Q.à cet égard.Cela étonne sous la plume d’un universitaire de gauche et à l’intérieur d’une collaboration très spéciale au Devoir de Claude Ryan.C’est clair mais ce n’est pas objectif.On s’étonne qu’un universitaire traite d’opportuniste une.démarche qui veut respecter scrupuleusement la règle démocratique du vote majoritaire.Ce cher universitaire objectif me répondra que l’opportunisme ne réside pas là mais plutôt dans la dissociation que le P.Q fait du votent du référendum sur l’idée de l’indépendance.Si le P.Q.ne l’avait pas Découpez ce bon pour vous et vos amis Bon pour un laissez-passer valable jusqu’au 30 janvier 1976 pour 3 marchés, dans les trois Cooprix 3600 est, bout.Saint-Joseph 1420 est, Legendre 1133, boul.Shevchenko LaSalle •op*** Coop, des consommateurs de Montréal faite, on l’aurait traité d’antidémocratique et d’opportuniste.D'antidémocratique, parce que le P.Q.aurait voulu faire l'indépendance sans recourir au référendum où nécessairement il faut obtenir une claire majorité de 50% et plus; d’antidémocratique et d opportuniste, parce que le P.Q.ferait l’indépendance au terme d’une campagne électorale où plusieurs thèmes seraient à l’indépendance mêlés.Le P.Q.est démocratique au boutte! C’est pourquoi il a dissocié le moment de la prise du pouvoir qui se fait nécessairement à la suite et par la voie d'une campagne électorale et du scrutin qui s'ensuit, et le moment du référendum où il posera au peuple la seule et l’unique question : êtes-vous pour ou contre l’indépendance du Québec?Mais certains malins indépendantistes comme Lecore ou Bourgault et des non-.indépendantistes comme Bacci-gapulo et Ryan persifleront: le P.Q.veut sé moquer du monde avec sa fausse attitude démocratique.Le P.Q., c’est l'indépendance.Baecigapulo et Bourgault enferment le P.Q.dans le dilemme suivant: le P.Q.est ou pur et dur ou opportuniste.Il n’en sort pas! Mais, le P.Q.s’en sort.Très facilement.En reconnaissant que l’indépendance, c’est une longue patience (je pa-raphase le mot de Lenine: la révolution est une longue patience).En reconnaissant que 30% seulement des Québécois ont voté pour le P.Q.en 1973 et que lors du scrutin de 1976 ou 1977, le P.Q.n’aura très probablement pas 50% des voix.En reconnaissant que dans une campagne électorale plusieurs autres thèmes sont à l’indépendance mêlés.En reconnaissant, dans l’éventualité d'une prise de pouvoir à 40%, par exemple, en 1976 ou 1977, qu'après un début de négociations avec Ottawa, qu’âpres avoir déclenché le processus qui mènera à l'indépendance.il y aura probablement, très sûrement, blocage provoqué par Ottawa.L’étrange raisonnement En reconnaissant qu’il faudra aller au peuple parce que le P.Q.se souviendra qu'il n’a pas obtenu 50% et plus des voix lors de l'élection de 1976 (ou 1977).En reconnaissant que la tâche d'expliquer aux Québécois la nécessité de l’indépendance du Québec est une tâche longue et difficile et que ce n’est pas faire de l’opportunisme que de le reconnaître, pas plus que c’est de i’opportunisme de reconnaître que dans la situation économique, sociale, politique et culturelle actuelle, il est urgent de (Langer d'équipe dirigeante au Québec et qu’il n’y en a qu’une et une seule qui puisse relever le défi du Québec des années 1975-80.Or le hic, nous disent l’ex-ministre Claude Castonguay et le professeur de Laval.Alain Baecigapulo, c’est hélas que le P.Q.ne peut pas prendre le pouvoir “Pour l’ancien ministre des Affaires sociales”, écrit Baecigapulo.“l’indépendantisme condamne le P.Q.à l’échec électoral.Aussi à moins de vouloir rester dans l’opposi- tion et voir se perpétuer le pouvoir du parti Libéral, le P.Q.doit abandonner l’optioji séparatiste".Etrange raisonnement de Claude Castonguay et du professeur Baecigapulo qui déclarent tout net que l'indépendantisme condamne le P.Q.à l’échec électoral.Nous n’avons pas à conquérir la lune ni l’empire perse.Notre tâche est plus modeste: augmenter à la prochaine élection le pourcentage du vote populaire, passer de 30% à 40%, puis, lors du référendu, à 507e et plus.Tâche impossible?Tâche faisable! Etrange raisonnement de deux hommes qui, n’ayant pas levé le petit doigt pour l'indépendance du Quebec, déclarent celle-ci impossible.Claude Castonguay, il me semble, n’a le droit de jeter l’éponge et déclarer forfait à l'indépendance qu'après avoir travaillé officiellement à une ou deux campagnes électorales du P.Q.Je le considère un homme logique et pondéré.La logique dit qu’il ne peut faire une telle déclaration.Attendez la fin de la trajectoire du P.Q.Déclarer comme ça, à l’automne 1975, que le P.Q.est condamné à l’échec électoral perpétuel m'apparaît, à la réflexion, relever de la plus haute fantaisie comme du plus noir pessimisme.Tenez compte du temps.Laisse agir le temps, ta patience et ton.peuple.L’information et la discussion politiques ne sont pas chose terminées.Vous auriez voulu qu’un parti né en 1968 fasse l’indepen-dance en 1973?Pas très sérieux.Pas très sérieux non plus la menace de “portugalisation” du Québec après l’indépendance.L'éclatement du P.Q.est un mythe! On dit n’importe quoi.Le professeur Baecigapulo parle du facteur répulsif que constitue pour le P.Q.l’indépendance au moment où des sondages le montrent en nette progression, dépassant pour la première fois le P.L.Q.dans.un sondage.Bien sûr, bien sûr! On éclate de rire à la lecture de certains passages de l’article du professeur de Laval:“c’est dire combien le P.Q.se trouve agir comme un remarquable rebatteur de voix électorales pour la droite libérale.Chaque fois que sonne le cor de l’indépendance dans les troupes péquistes, c'est par milliers (sic) que l’on rabat vers le P.L.Q.un élec-torat de gauche anti-séparatiste”.Que je sache, le N.P.D.n’a jamais eu beaucoup de votes au Québec et la grande majorité de l’électorat de gauche au Québec a déjà rejoint le P.Q.en 1973.Une analyse là moindrement sérieuse devrait ramener un universitaire à des vues plus justes.11 ne conclurait pas ainsi: “Inutile de préciser que dans de telles conditions, le P.Q.s’avère, en pratique, être paradoxalement le meilleur agent électoral du Parti libéral.Sa présence sur la scène politique québécoise est effectivement un mangifi-que tremplin pour les candidats libéraux.A un point tel, semble-t-il, que si le P.Q.n'existait pas.le P.L.Q.aurait dû l’inventer”.Encore une fois, cher professeur, l'histoire n'est pas finie.Le P.Q.n’existe que depuis sept ans.Il a participé à deux élections.Qu est-ce dans l’histoire d’un peuple?Le P.Q.n’aura raison -e broyer du noir et de pousser de grands cris de désespoir que vers 1982, après les deux prochaines léections.Pas avant.Le P.Q.ne se cache pas pour dire que la porte du paradis indépendantiste est étroite.Mais depuis quand faut-il être absolument sûr de vaincre pour entreprendre?Le P.Q.n’a pas fait la preuve que l’indépendance est impossible.Tout observateur impartial, objectif et le moindrement “scientifique” ne peut pas conclure en 1975 que l'independance ne se fera pas.de la Congrégation pour le culte divin en date du 14 juin 1971, laquelle a reçu l'approbation du Saint-Père; et la Notification du 28 octobre 1974 précisait à nouveau que les Ordinaires ne pouvaient accorder cette faculté (d'utiliser l'ancien ordo) pour la célébration de la messe avec peuple.nonobstant la raison de n'importe quelle coutume même immémoriale.Il varans dire qu’on ne doit pas davantage admettre la négligence ou le mépris des règles liturgiques destinées à sauvegarder le respect dû au sacrement, la poursuite d’expérience arbitraires ou d’innovations fantaisistes, et en particulier l’adoption de prières eucharistiques non autorisées.La liturgie, surtout celle de la messe, est la prière de l'Eglise: tout en rejoignant la vie concrète de la communauté dans les parties prévues à cet effet, elle célèbre le mystère du Christ qui ne saurait etre laissé à l'interprétation du célébrant ou des participants.Bref, comme dit la Constitution Missale Romanum, c’est dans le nouveau missel romain et nulle part ailleurs qiig les catholiques de rite romain doivent chercher le signe de l’instrument de l'unité mutuelle de tous; tous doivent le considérer comme le témoin du culte authentique de l’Église.En maintes occasions, Sa Sainteté le Pape Paul VI a attiré l’attention des prêtres et des fidèles sur ce grave devoir de l’obéissance et du maintien de l’unité.Ainsi, par exemple, le 22 août 1973: “Il faut appliquer d'une façon difèle, intelligente et diligente la réforme liturgique promue par le Concile et précisée par les autorités compétentes de l’Église.Ceux qui l'empêchent ou qui la freinent inconsidérément perdent l’occasion providentielle d’une vraie renaissance et d'une heureuse diffusion de la religion catholique dans notre temps.Par contre, ceux qui profitent de la réforme pour se livrer à des expériences arbitraires dispersent des forces et blessent le sens de l'Église.Le moment est venu d'observer intelligemment et unanimement cette solennelle "loi de la prière” dans l’Église de Dieu qu'est la réforme liturgique" (La Documentation Catholique t.70.1973, p.755).Pour vous aider à poursuivre l’exigeant service de l’unité ecclésiale et du renouveau digne et stable de la liturgie catholique, en étroite collaboration avec le Dicastère compétent, Sa Sainteté vous envoie son affectueuse Bénédiction et l’étend à tous ceux qui travaillent avec vous à rendre la liturgie digne, vivante et fidèle.J.Card VILLOT 279-4515 LIVRAISON A DOMICILE MONTRÉAL LAVAL RIVE-SUD EDITIONS PAULINES LES EDITIONS LA PRESSE EDITIONS DU JOUR PIERRE CHÂTILLON çl::."LE FOU" de Pierre Chàllllon LE FOU e pst i histoire a un (ou de village qui rAve de voler Mais cest peut-éire aussi un symbole du poete.cet etra'-qe enie don Neihgan a dit que son âme a la candeur dure rhose étoiiee” 120p.$4.95 Barents sensés, enfants heufêux frnst fil SŒSENSES’ENFANTS Ernst EH M est important que les parents réfléchissent sur leur rôle de père et de mere C est à réaliser cela que s applique cét ouvrage qui ne se confine pas à des données théoriques mais oui s'aventure au coeur de la vie quotidienr e d une famille Les thèmes abordés répondent à une préoccupation fondamentale des parents comment rendre heureux nos enfants 192 pages.$5.00 LA GRANDE DEPRESSION DES ANNEES 30 LA GRANDE DEPRESSION DES ANNEES 30 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refuse toute idéologie, se contentant de voir comme un ensemble de rouages évoluant dans le monde des phénomènes, et, qui plus est, alors que l’esprit ne les perçoit pas.Tout se passe en dehors de l’homme.De plus, cette nouvelle perspective est “sans histoire”.La linguistique fournit bien sûr des schémas, des oppositions qui sont utiles pour le linguiste.Mais les philosophes, les ethnologues s’en mêlant, tout fut bientôt structural à mort.André Martinet d’ailleurs le déplore.‘‘La mode de la linguistique est un drame atroce, dit-ii.Tout le monde prétend faire de la linguistique.C’est Merleau-Ponty le premier qui a lancé cette mode’.En effet, l’ami de JeanPaul Sarte, Merleau Ponty, génie véritable de l’esprit existentialiste, écrivit, en autres, iL’Oeil et l’Esprit.La première phrase de cet essai est géniale: “La science manipule les choses, dit-il, mais renonce à les habiter".Si tout devient science, l’homme y compris, tout est objet.Que reste-t-il de l’humain?Des structures?“Merleau-Ponty, ajoute Martinet, s'inspira de Saussure sans avoir de la linguistique une connaissance sérieuse* C’est un philosophe, pas un linguiste, autrement dit.Les quatre grandes pythies du structuralisme sont Lacan, Foucault, Althusser et Lévy-Strauss.Chacun tira la couverture à soi, en appliquant la linguistique à sa science et à ses idées particulières.Lacan est le mage, le gourou, qui parle du haut de son trepied comme la pythie ancienne: “Si le signifiant de l’être sexué peut être ainsi méconnu dans le phénomène, c’est pour sa position doublement célée dans le pnan-tasme, soit de ne s’indiquer que là où il n’agit pas et de n’agir que de son manque.” Et cela continue sur le même rythme.On n’y comprend rien.Le mythe du structuralisme tout-puis-sant était créé.C’est cela que je n’aime pas.Le manque de clarté alors que le français a tous les avantages à sa disposition pour exprimer l'abstrait.Les textes de ces messieurs devinrent de plus en plus hermétiques, les mathématiques y furent déversées; on se congratula, on dit des choses profondes avec des phrases sybillines.Dans les amphithéâtres de la Sorbonne, les étudiants écoutèrent, bouche bée, les Lacan et compagnie parler tout seuls, continuant leur monologue intérieur.Personne ne posait de question, personne ne comprenait.Le pauvre Lévi-Strauss, jadis si clair, s'embrouilla dans ses pensées, se perdit dans les structures, le cru, le cuit, les parentés, l’inceste.I! y eut tout de même des mathématiciens qui surent tirer de la linguistique une application positive.J’en parlerai dans une prochaine chronique.ford devait présenter au début de l’année un programme législatif abolissant la peine de mort, renforçant les peines de prison et les restrictions sur les armes à feu.Mais le gouvernement n’a pas encore décidé si ce programme devrait être incorporé au discours inaugural d’une nouvelle session ou simplement etre inscrit a l’ordre du jour de la session en cours.UN MINISTÈRE la sélection des immigrants par suite de l’entente Andras-Bienvenue signée à la fin de l’été.A Paris, les agents de l’immigration du Québec ont acquis de nouveaux locaux; les bureaux dé l’Immigration de la province fonctionnent également à Rome, à Londres et à Beyrouth bien que le représentant québécois dans cette dernière ville ait dû rentrer récemment en raison de la guerre civile qui sévit au Liban.D’autres missions seront en principe établies au Portugal, en Amérique latine, aux Antilles et, éventuellement.en Asie du sud-est.A Port-au-Prince, le Québec a loué ses bureaux mais les deux fonctionnaires qui les occuperont ne sont pas encore sur place.En indiquant que son projet d’élargissement du ministère de l’Immigration — l’un des centres nerveux de la "sécurité culturelle ” de M.Bourassa — “trouvera sa traduction législative dès la prochaine session", M.Bienvenue a annoncé, comme s’il voulait doubler le comité ministériel de la réforme administrative, que l’Assemblée nationale sera prochainement appelée “à participer à la définition d’une politique québécoise des ressources humaines (.) sur la base de propositions que je soumettrai à l’attention de la commission parlementaire appropriée".Le ministre laisse par là entendre qu’il n'attendra pas indéfiniment le verdict du comité ministériel à l’égard de son projet de ministère élargi: au besoin, il plaidera son dossier sur la place publique où ses chances de convaincre l’opinion seraient peut-être meilleures qu’elles ne paraissent l’être à l'intérieur du gouvernement.suites de la première page BEYROUTH de politique à l'égard du Liban et si les combats continuent la situation aboutira à la partition ”, Au cours d'une déclaration exclusive à l'agence France-Presse, l’ancien ministre libanais, qui a regagné la capitale française samedi après un séjour d’une dizaine de jours aux Etats-Unis, a précisé que la partition du Liban était “la première étape d'un plan qui vise ensuite à la partition de la Syrie puis celle de l’Irak et d'autres Etats arabes de la région." “,1e me suis rendu aux Etats-Unis, a encore déclaré M.Eddé.pour savoir exactement ce qui s'y passe, mais malheureusement.mes apprehensions au sujet du plan de partition se sont confirmées.M.Eddé a souligné que “si le plan de Çartition est exécuté, une partie du Liban.ripoli et le Nord notamment, serait d’abord annexée à la Svrie en attendant de faire partie du futur Etat alaouite.Le reste du Liban serait partagé en deux avec pour ligne de démarcation la route Beyrouth-Damas; le Sud étant accordé aux musulmans et aux druges, et comprenant également les Palestiniens, et le Nord étant réservé aux chrétiens”.M Eddé a encore précisé que “par la suite, la Syrie serait partagée en trois Etats, un État alaouite, un Etat sunnite et un Etat druze.Parlant des diverses trêves et tentatives de règlement de la crise libanaise; “tout ceci, a-t-il dit.ne servira absolument à rien si le plan de partition qui s’exécute actuellement finit par se réaliser avec la bénédiction des Etats-Unis”.M.Edde doit se rendre prochainement au Vatican avant de regagner Beyrouth, sauf s’il estime devoir retourner à New York avant la réunion du 12 janvier du Conseil de sécurité des Nations Unies.PIERRE TRUDEAU II a ajouté qu'on pouvait s’attendre à d'autres coupures comme celles procédant du gel des allocations familiales.“Nous voulons marquer une pause dans l'expansion des mesures de securité sociale comme l'assurance-maladie.les allocations familiales, les allocations de vieillesse - qui a été extrêmement rapide ces dernières années." A Ottawa, le conseil des ministres s’interroge à savoir s'il doit convoquer une nouvelle session au début de l’année ou prolonger la session actuelle indéfiniment.La réaction des Canadiens au programme d'austérité le guidera dans cette décision au cours des prochaines semaines.S'il apparaît nécessaire de faire un effort particulier pour persuader la population de l'utilité du programme, une nouvelle session pourrait être indiquée.Etant télédiffusé nationalement, le discours inaugural des sessions parlementaires fournit au gouvernément un moyen efficace de faire connaître ses vues.Certains ministres sont d’avis que les interviews données par le premier ministre durant la fin de semaine suffiront à imposer le point de vue du gouvernement.D'autres sont plus sceptiques.Les économies budgétaires de $1.5 milliard annoncées le 18 décembre restent fort controversées.Le chef de l’Opposition.M.Robert Stanfield, dit qu elles sont plus apparentes que reelles puisque toutes ces sommes n'étaient pas autorisées et ne l'auraient peut-être pas été de toute manière.Le gouvernement espérait quant à lui disposer du débat économique avant la fin de l'année et laisser à la Commission anti-inflationniste la tâche de justifier les mesures d'austérité.Il serait alors en mesure de porter son attention à d'autres mesures qu'il considère prioritaires et qui ont trait a la justice.Le ministre de la Justice.M.Ron Bas- la meteo drrvooion \ l \ \ i •o ; V \ «lomll Ro°:,KVW'a > * - fi.lWLfc «S-VftVlMKCHW Gieol Folb ^ Miniio ih loto Cüy—a IL ^ m fioiKttto ^ M mm, pistipitortion haut» pf*n*ion Q bois» pioktio ;:::x XX-X-aAnorb botte prottioi ch couvert toute la province de Québec hier a donné du temps plutôt ensoleillé.Cette condition devrait persister encore quoique les passages nuageux se feront un peu plus fréquents particulièrement dans le nord-ouest québécois.• Régions de Rimouski.Gaspésie: Ensoleillé.Maximum de moins 5 à moins .1 Aperçu pour mardi : peu de changement.Régions de Baie-Cameau.Sept-Iles.mm de peu de Régio Lac St-Jean: ensoleillé.Maximum de V.moins 12.Aperçu pour mardi changement.Régions de l'Abitibi, Haute Mauricie.Chibougamau: des passages nuageux accompagnés de flocons de neige et maximum de moins 3.Aperçu pour mardi: nuageux.• Régions de l’Outaouais, Montréal, Pontiac-Témiscainingue, Laurentides.Québec, Trois-Rivières: passages nuage;.,.Maxime , de mou • Aperçu pour mardi.Nuageux sauf Québec Trois-Rivières qui sera plutôt ensol-leillé.• Region des Cantons de l'Est: enso-leilé avec passages nuageux.Maximum moins 3.Aperçu, pour mardi: nuageux.372 MINEURS mine.Ensuite, une explosion beaucoup plus forte aurait été provoquée par la poussière de charbon.Par suite des protestations syndicales contre les négligences relativement à la sécurité dans les mines de l'Inde, le gouvernement de Mme Gandhi a nationalisé toutes les mines indiennes en 1969 pour procéder à l’amélioration des conditions de travail.M.Yadav a affirmé que les nouvelles galeries aménagées à la mine étaient distantes de plus de 75 pieds des anciennes tel que l'exige la réglementation internationale.Parmi les victimes se trouvent trois sous-directeurs de l'exploitation et 17 ingénieurs de la mine.Des milliers de parents et amis des mineurs ensevelis se pressent autour de l'entrée de la mine et attendent en gémissant pendant que les sauveteurs s efforcent d'évacuer l'eau à l'aide d’un grand nombre de pompes de forte puissance.Selon le bureau du ministre principal du Bihar, M.Jaganath Mishra, quatre corps ont jusqu'ici été dégagés de la mine, mais il est fort peu probable que d’autres soient retrouvés avant que l’eau n'ait été évacuée.Les sauveteurs ont fait usage, sans résultat, de détecteurs soniques pour capter des bruits de voix au fond des galeries.Mme Indira Gandhi, premier ministre, a fait état de son inquiétude sur le sort des mineurs et a exprimé sa sympathie aux familles.Décrivant cette catastrophe comme "ûne terrible nouvelle", elle a affirmé que tout ce qui était humainement possible avait été entrepris pour sauver les mineurs.ISABELITA rallier cent dix-neuf voix contre cent vingt-quatre aux oppositions réunies.Par ailleurs, les affrontements de mardi entre les forces de sécurité et le millier de guérilleros de gauche qui voulaient s'emparer d'un arsenal militaire dans la banlieue de Buenos Aires ont fait cent cinquante-six morts dans les rangs de ces derniers, déclare-t-on de source informée.De source militaire, on avait établi le bilan total à cent deux morts: quatre-vingt-cinq guérilleros, sept membres des forces de securité et dix victimes de balles perdues.De source informée, on déclare que deux civils, pris sous les feux croisés, ont été tués samedi lors d'une attaque de guérilleros contre un poste militaire à proximité de la Plata, à une soixantaine de kilomètres au sud de Buenos Aires.I Inc vingtaine de guérilleros à bord de trois ou quatre voitures ont ouvert le feu sur des soldats en faction, mais ils ont été repoussés, précise-t-on de même source.MIRABEL Suite de la page 3 pas été mieux d'aménager des corridors roulants souterrains^ quoique nécessitant un investissement plus grand, à Mirabel comme c’est le cas à l'aéroport Charles-de-Gaulle.à Roissy.Il est vrai que ces cars éliminent la marche.Pas plus de 300 pieds à franchir depuis les portes de l’aérogare au véhicule PTv.Il est certain que l’une des décisions les plus importantes dans la réalisation de ce nouvel aéroport a été justement le choix du système de transbordement.Avec le car, on élimine les coûts énonnes de construction de souterrains, on permet à l’avion d’arriver et de repartir de son aire de stationnement par ses propres moyens, on évite aux passagers de longues marches à pied et sur des tapis roulants qui requièrent aussi beaucoup d’entretien et tombent souvent ert“ panne.Pour l’équipage des avions, le grand inconvénient est qu’il est privé du cordon ombilical qui relie l’avion en permanence au sol et par conséquent qui crée l’obligation de se transporter par minibus a l'aérogare.Pour les équipes d'entretien des avions, cela signifie l'emploi de l'escalier extérieur traditionnel d'où la nécessité de chauffer les avions de façon spéciale à cause de l’air froid qui circule.Pour ceux qui utilisent l’aéroport de Mirabel, il convient de s’y faire et il est clair que les délais, encore trop lo.igs, s'amenuiseront avec le temps.Mirabel est ouvert depuis moins d’un mois et, dans l’ensemble, tout fonctionne bien comme prévu.Le plus difficile à supporter, c’est le car transbordeur, la bête noire des nouveaux usagers de Mirabel.Une victoire à Mirabel pour la Ligue des taxis La décision du ministère fédéral des Transports de permettre à tous les taxis, sans distinction, de prendre des passagers à l’aéroport de Dorval est considérée par la Ligue des propriétaires de taxi de Montréal, comme une victoire sur les grandes compagnies qui détenaient un quasi monopole à cet aéroport.Cette décision qui est en vigueur depuis la semaine derniere a pour effet que ce ministère assure l'administration du service de taxi à l'aéroport.Les six affecta-teurs autrefois employés par la conférence dû taxi de la Communauté urbaine de Montréal sont désormais au service de l’administration de l’aéroport.Pour la Ligue des propriétaires de taxi, qui a mené la lutte pendant un an et demi contre le monopole exercé par la Conférence du taxi, la prochaine etape sera de faire disparaître toutes les concessions municipales de postes de taxi, considérant qu'ainsi le public pourrait recevoir un meilleur service.L’hôpital Rosemont ne veut pas mourir Après avoir été reportée à plusieurs reprises, la rencontre du Comité des citoyens pour la survie de l’hôpital Rosemont avec le ministre des Affaires sociales.M.Claude Forget, aura lieu à Montréal le lundi, 5 janvier.Le comité fera alors de nouveau valoir ses principaux arguments pour empêcher la fermeture de l’hôpital décrétée au mois de décembre 1974.Celle-ci était prévue pour le 1er janvier 1976, après avoir bénéficié de deux sursis, soit les 1er avril et 1er août 1975.Mais le groupe pourrait bien aussi entendre ce que signifie la "conversion” du centre hospitalier qu’il défend, expression souvent employée par le ministre Forget au cours de l’année.Rappelons qu’à la suite de pressions des citoyens de Rosemont, du Conseil d’administration et du personnel, ce petit hôpital de 43 lits a pu continuer de desservir la population.Il reçoit environ 10.000 à 12,000 patients chaque année, surtout aux cliniques externes.Depuis le décret, le ministre des Affaires sociales a invoqué son intention de convertir l’hôpital, sans jamais toutefois préciser quelle vocation il lui réserve.Le premier ministre Bourassa lui-même a repris récemment ces propos à son compte à l’Assemblée nationale et devant le comité de citoyens qu’il recevait à son bureau, à la fin du mois de novembre.Le Comité de citoyens pour la survie de l'hôpital Rosemont a déjà présenté un mémoire au MSA réclamant non seulement le maintien de l’hôpital dans sa formule actuelle mais également l’extension des services externes en soirée.A son avis, cela permettrait aux nombreux Pas de victoire pour le PC sans le Québec OTTAWA (PC) — M.Brian Mulroney dit que le Parti progressiste conservateur devra réaliser des gains importants au Québec s’il veut prendre le pouvoir lors desprochaines élections.M.Mulroney, candidat au leadership du Parti conservateur, était interviewé à l’é- Une automobile plonge dans la Bécancour: cinq morts TROIS-RIVIÈRES (PC) - La chaussée glissante de la route Transcanadienne, samedi, a causé la mort des cinq membres d’une même famille de Dorval, près de Saint-Louis-de-Blanford, à une quarantaine de milles de Trois-Rivières.Les victimes sont M.Richard Jeannette, 48 ans, sa femme Marie, 34 ans, et ses enfants Alain 15 ans, Christine, 14.et Richard, 9 ans.La voiture des Joannette a dérapé sur un pont, pour enfoncer le garde-fou et plonger dans la rivière Bécancour.Quelques heures plus tard, un homme-grenouille de Victoriaville a trouvé les cinq cadavres dans la voiture, au fond de la rivière.Défense et illustration de la dinde Le Conseil de détail du Canada et la Commission de mise en marché de la dinde de Colombie-Britannique ont fortement réagi au rapport de l’Association des consommateurs du Canada disant que la contamination des dindes par les bactéries salmonellas peut être dangereuse si la viande est mal cuite.L’Association a surestimé le degré de contamination des dindes, disent-ils.Ils prétendent que des relevés plus complets indiquent qu’environ 2% des dindes sur le marché contiennent des salmonellas.L’Association des consommateurs parlait de 15%.Quoi qu’il en soit, tous s’accordent à dire qu'il est plus prudent de bien cuire la dinde ou toute autre viande avant de la consommer.La cuisson est satisfaisante lorsque les articulations sont faciles à défaire.On s'accorde aussi à dire que les Canadiens ne devraient pas se priver du plaisir de déguster de la ainde pendant les réunions des fêtes par crainte de porter atteinte à leur santé.Pour éviter une infection gastrointestinale (gastro-entérite) causée par les salmonellas, on suggère de décongeler la dinde dans le réfrigérateur même si c’est plus long, de la rinser soigneusement avant de la faire cuire, de la farcir au dernier moment avant de la mettre au feu, de réfrigérer les restes, etc.Mouches stériles LOS ANGELES (AP) — Des mouches à fruit stériles ont été lâchées par avion au-dessus de la région de Los Angeles pour tenter de débarrasser le secteur de ces parasites qui causent d'importants dégâts aux arbres fruitiers.Les mouches stériles sont importées d'Hawaii et près d’une centaine de millions d’insectes ont déjà été déversés sur la région, dans le cadre d'une campagne destinée à réduire leur population en freinant les pontes.mission "Question Period" au réseau de télévision CTV, hier.“Le prochain leader du parti ne pourra former le gouvernement qu’à la condition de maintenir ou d'améliorer notre situation au Canada anglais et de réaliser une percée dans la province de Québec." M.Mulroney a souligné que le Parti conservateur est historiquement handicapé du fait qu’il ne s’est jamais donné un leader national bilingue et qu’il n’a pas de parti bien structuré au Quebec.Il ne croit pas que le fait de ne pas siéger aux Communes soit pour lui un handicap dans la course au leadership.S'il était choisi par le congrès, il pourrait ou bien attendre les prochaines elections générales ou encore se présenter à des élections partielles dans une autre province si un député lui offre son siège.M.Mulroney ne croit pas que le Québec doive jouir d'un statut spécial dans ses relations avec le gouvernement fédéral.“Ce sont des adultes, ils peuvent se défendre et s’occuper de leurs problèmes, tout comme l'Ontario et l’Alberta", a conclu M.Mulronev.ouvriers du quartier de se présenter aux cliniques externes, sans nuire à leurs heures de travail.Le centre hospitalier Rosemont offre des services essentiels soit des examens de radiologie et de laboratoire effectués sur le champ à la demande des médecins omnipraticiens du quartier.Le directeur général de l’hôpital Rosemont, Mme Juliette Bailly, reste confiante quant à l’avenir immédiat de l’institution.Il est clair que rien n’est encore décidé sur le sort qu’on lui réserve, a-t-elle confié hier au DEVOIR.Le Conseil d'administration, la direction et les citoyens sont tout-à-fait d’accord pour en discuter avec les autorités gouvernementales.Mais il nous semble prématuré de parler de fermeture ou de vocation nouvelle.Cet hôpital de taille humaine a prouvé l'excellence de ses soins et la compétence de son personnel médical, a-t-elle ajouté.La rencontre du 5 janvier pourrait bien cependant apporter un éclairage nouveau sur les intentions du MAS.Des élections prématurées pourraient nuire au PNP Le déclenchement par M.Bourassa d'élections générales dès le printemps prochain serait un aveu de faiblesse de sa part, a déclaré M.Choquette, interviewé sur les ondes d’une station de radio anglophone.L'ancien ministre de la Justice, puis de l’Education, reconnaît toutefois que des élections prématurées nuiraient à son parti.Le député d'Outremont ne voit qu'une raison qui puisse amener le gouvernement à décréter des élections avant terme: s'il est forcé d'élever les impôts, dit-il, le gouvernement pourrait chercher à se faire reconduire avant de soumettre le prochain budget.C’est le 29 octobre 1973 que les électeurs québécois sont allés aux urnes la dernière fois élisant pas moins de 98 libéraux sur les 110 sièges à pourvoir à l’Assemblée nationale.Normalement, les prochaines élections ne devraient donc avoir lieu qu’à l’automne 1977.De l’avis de M.Choquette, les finances de la province sont dans un état précaire en raison des sommes requises pour les Jeux olympiques et le projet hydroélectrique de la baie James.Interrogé sur les chances du PNP, M.Choquette a répondu nor qu il avait obtenu de nombreux appuis ces dernières semaines, tant à Montréal qu'en province.“Les gens me téléphonent ou viennent me rencontrer après chacun de mes discours.Ils estiment qu'on a besoin de quelque chose de nouveau sur la scène politique québécoise." Le carambolage de Montmagny a fait 4 morts MONTMAGNY (PC) — Le carambolage survenu au plus fort de la tempête de vendredi sur l’autoroute 20, a fait quatre morts.Ce sont M.et Mme Guildo Ouellet.âgés respectivement de 33 et 32 ans.de Saint-Jacques, comté de Matapédia.ainsi que leurs deux enfants, Steve, 10 ans, et Dave, 4 ans.Leur voiture a été écrasée par un camion-citerne qui s’est renversé et a pris feu.L’accident, survenu à la hauteur de Saint-Michel-de-Bellechasse, à une vingtaine de milles à l’est de Québec, a été suivi d’une série de collisions en chaîne impliquant une centaine de véhicules.Les corps de trois des victimes ont été calcinés.Ce n est que samedi que les enquêteurs ont pu découvrir les restes du cadet de la famille dans les débris, après que le véhicule eut été remorqué à un garage.Ce carambolage a fait en outre une trentaine de blessés.La Sûreté du Québec a dû faire remorquer 66 véhicules.Qua- Cercueil patriotique KNIGHTSTOWN, Indiana (AFP) -L’Américain au coeur patriotique va pouvoir, moyennant seulement un petit supplément de prix, se faire enterrer dans un cercueil aux couleurs nationales — rouge, blanc, bleue, — et décoré de la bannière étoilée.Un fabricant de cercueils de Knights-town Indiana, a ainsi décidé de fêter à sa manière le bicentenaire des Etats-Unis.Ce modèb anniversaire porte comme référence sui le catalogue: “L’esprit 76”.de rante sont considérés comme des pertes totales.Les autres voitures ont quitté les lieux de la tragédie de leur propre pouvoir.Les Gouverneurs exploiteraient le Manoir Richelieu BAIE-SAINT-PAUL (PC) - Le gouvernement du Québec a entrepris des négociations en vue de confier l'exploitation du Manoir Richelieu à la chaîne d'hôtels Auberge des Gouverneurs.C’est ce qu’a révélé, lundi, le ministre des Transports et député de Charlevoix à l’Assemblée nationale, M.Raymond Mailloux.Il a précisé, au cours d’un entretien que les négociations étaient déjà en cours depuis quelques jours.M.Mailloux a déclaré que le gouvernement se proposait d’ouvrir éventuellement l'hôtel à longueur d’année mais que, pour 1976, il n’envisageait qu’une exploitation estivale."Nous verrons par la suite quelles modifications devront être apportées pour les autres possibilités d’utilisation qui seront décidées.” A ce sujet, le député de Charlevoix a souligné que le projet d'un casino avait fait un grand progrès avec l’achat par le gouvernement du Manoir Richelieu.Il a rappelé que le premier ministre Robert Bourassa avait demandé au solliciteur général, M.Fernand Lalondc.d’entamer des démarches auprès d’Uttawa pour obtenir des amendements au Code criminel.Selon M.Mailloux, le gouvernement étudie également la possibilité d’y installer un institut d’hôtellerie.* Gilets de sauvetage La société Imperial Industries Co.a annoncé, mardi, que des gilet de sauvetage qu’elle met sur le marché peuvent presenter un défaut de fabrication susceptible de réduire de 30 pour cent leur aptitude à flotter.La société demande aux personnes ayant acheté ces gilets de sauvetage de les retrouver à ITmperial Industries Co., 6200 boulevard Henri Bourassa E., Montreal.Parmi les gilets en question figurent les modèles pour enfants identifiés par les numéros 22,200, 22,300, 24,200, 24,300, et les modèles pour adultes portant les numéros 37,100 et 38,100.Les gilets de sauvetage retournés seront e xaminés et remplacés s’ils se révèlent défectueux, a précisé l’entreprise.DÉCÈS FILLION, Thérèse à Montréal, le 27 décembre 1975.est décédée, Mlle Thérèse Pillion.fille de feu Thomas Pillion et de feu Georgillnna Brabant.Elle laisse dans le deuil ses frères et soeurs Adrienne (Mme Grenon).Paul (époux de Charlotte Lachaine, Juliette (Mme André Brunet» Jeanne (Mme veuve Nel-liean».Roland (époux de Jeannette Ouellette).Marcel (époux de Lucille Cool) et Jeanine Les funérailles auront lieu mardi 30 décembre.Le convoie funèbre partira du Salon J.R Deslauriers Uée & Urgel Bourgie No 5650 rue Côte-des-Nciges.pour se rendre à l'église Notre-Dame-des-Ne' 10 heures.Et i-Neiges où le service sera célébré à Et de là au cimetière de la Côte-des- Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre Invitation informations internationales Le Devoir, lundi 29 décembre 1975 • 7 L’organisation grecque du “17 Novembre” revendique le meurtre de R.Welch La réunification vietnamienne est approuvée par les deux Parlements ATHENES (Reuter) — “L’Organisation du 17 novembre” a revendiqué le meurtre de M.Richard Welch, agent de la C.I.A.(Central Intelligence Agency) à Athènes.Dans un communiqué en deux feuillets tapés à la machine à écrire, l’organisation, jusque-là inconnue, accuse le gouvernement grec de s’être lié poings et pieds à l’impérialisme américain et de n'avoir rien entrepris pour débarrasser le pays de la présence américaine.“L’impérialisme américain est l’ennemi numéro un de la Grèce ”.Il est responsable de nombreuses souffrances et de plusieurs crimes et désastres endurés par le peuple grec, dit le communiqué.“Le gouvernement nous trompe.Le Parlement palabre sans résultat et la plupart des partis politiques prennent part à cette parodie ”, dit le communiqué.Il n’existe plus qu’une voie ouverte au peuple grec: “Prendre son sort en main et combattre de toutes ses forces et avec tous les moyens dont il dispose".“En conséquence, nous avons décidé de faire un exemple en exécutant le responsable et principal agent de la C.I.A.en Grèce, Richard Welch, qui.sous une couverture diplomatique, contrôle au moyen d’une armée d’agents payés le gouvernement, l’armée, les forces de sécurité, la plupart des ADDIS ABEBA (AFP) - Deux roquettes, tirées apparemment par des rebelles erythréens.sont tombées la semaine dernière dans l’enceinte du consulat américain à Asmara, apprend-on de bonne source.L’un des projectiles est tombé sur un arbre et l’autre sur la résidence du consul.Cependant, aucun blessé n’est signalé.Cette affaire coïncide avec 1 enlèvement récent dans la banlieue d’Asmara d'un cinquième citoyen américain par les imdépendantistes erythréens.Les rebelles erythréens détiennent désormais cinq Américains, le consul britannique, un homme d’affaires italien et deux ressortissants chinois, originaires de Taiwan ou de Hong-Kong.La pression croissante à laquelle Washington est soumis en Ethiopie par le mouvement erythréen a fait l'objet samedi d’un entretien entre l’ambassadeur des Etats-Unis, M.Arthur Hummel, et le général Teferi Bante, président du gouver- partis politiques et la presse”, ajoute le document.M.Welch, premier secrétaire de l’ambassade des États-Unis à Athènes et collaborateur spécial de l’ambassadeur, a été abattu dans sa voiture au retour d’un réveillon de Noël chez des amis, par trois hommes armés.L’organisation qui revendique son assassinat tire son nom du 17 novembre 1973, jour de manifestations d'étudiants qui devaient précipiter la chute du général Georges Papadopoulos, auteur du coût d’État d’avril 1967."L'Organisation du 17 novembre” accuse également le gouvernement grec d’avoir autorisé la C.I.A.à installer à Athènes son quartier-général pour l’est méditerranéen, auparavant basé à Beyrouth.Son communiqué trahit une formulation gauchiste.Pour mener leur enquête sur l’assassinat, les autorités travaillaient jusqu’à présent sur deux hypothèses: ou bien, il avait été commis par une organisation cherchant à nuire aux relations gréco-américaines, ou bien il s’agissait d’un règlement de comptes entre C.I.A.et K.G.B.(services secrets soviétiques).La police déclare que l’enquête se poursuit, sans être toutefois parvenue a des conclusions positives.Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises: des centaines de militants d'extrême-gauche ont été interpellés à Athènes.Les sorties du territoire sont étroitement surveillées.nement militaire provisoire.Aucune information n'a pu être obtenue à ce sujet.Le gouvernement éthiopien, indique-t-on dans les mêmes milieux, aurait invité les ressortissants américains en Erythrée à se regrouper dans le centre d’Asmara.afin de limiter les possibles coups de main du “Front de liberation erythréen”.Soixante-dix spécialistes et diplomates américains résident encore en Erythrée.Une cinquantaine d’entre eux occupent la base des télécommunications de Kagnew.tandis que les autres appartiennent au consulat.Les rebelles erythréens jusqu'à présent n'ont formulé aucune demande precise de rançon; mais réclament régulièrement iïnterrruption de toute aide américaine au gouvernement d’Addis Abeba.L'attaque lancée contre le consulat américain pourrait résulter d’une erreur, le consulat étant situé à proximité de la base navale éthiopienne de télécommunications en Erythrée.(Par Renter et AFP) — Les Parlements des deux Vietnam ont approuvé le projet de réunification élaboré lors de la conférence politique consultative des deux pays qui s’est tenue le mois dernier à Saigon, a annoncé hier l’agence de presse du Nord-Vietnam.L’assemblée nationale de la république démocratique du Vietnam (R.D.V.) a ratifié le projet samedi, à l’issue d’une session de six jours.Elle a également approuvé un programme de développement économique pour la nouvelle entité nationale.Le congrès des réprésentants du peuple sud-vietnamien s’est réunit le 20 décembre.Il a donné son entière approbation au projet qui lui était soumis.La conférence de Saigon était convenue que des élections devaient se tenir dans les deux pays au cours du premier semestre 1976 pour désigner les membres (Par AFP et Reuter) — Le gouvernement koweïtien accueillerait favorablement l'installation de l’OPEP au Koweit, au cas où l Organisation des pays exportateurs de pétrole déciderait de transférer son siège de Vienne, a déclaré hier M.Abdel Mouttaleb Kawimi, ministre koweïtien du Pétrole.Le ministre, qui s'entretenait avec les journalistes de l’attaque perpétrée dimanche dernier, au siege de l’Organisation pétrolière dans la capitale autrichienne, a indiqué que les pays membres de l’OPEP demanderaient au gouvernement autrichien de renforcer la protection autour du siège de l’Organisation.“Il n'est pas question actuellement de transférer le siège de l’OPEP”.a-t-il toutefois précisé.M.Kazimi s'est d’autre part déclaré “sceptique" sur la possibilité que l’Algérie où le commando de Vienne se trouve maintenu au secret, fasse droit à la demande d’extradition des autorités autrichiennes."Si l’Algérie ne livre pas le commando de Vienne, ce n’est pas tant en raison des assurances quelle a pu être amenée à leur donner, mais c’est surtout afin d’écarter les menaces qui pourraient peser sur des otages éventuels, au cas ou une opération d un même genre venait à se produire", a conclu le ministre koweitien.Le parquet fédéral ouest-allemand a démenti pour sa part une série d’informations publiées à la suite de la prise d'otages au siège de l’OPEP à Vienne.Ainsi, selon le parquet fédéral dont le siège est à Karlsruhe, aucun élément ne permet de conclure que la femme membre du commando soit Ingrid Siep- de l’Assemblée nationale d’un Vietnam reunifié.Par ailleurs, la haute direction de “l’Offensive Ho Chi Minh”, qui a abouti à la victoire complète des "forces armées de libération au Sud-Vietnam”, semble avoir été assurée, sur le terrain, par M.Pham Hung, M.Le Duc Tho et le général Vap-Tien-Dung, tous trois membres du bureau politique du “Parti Lao Dong du Vietnam”.Cette indentification de la “Troïka” de la victoire ressort d’un document photographique figurant à une exposition organisée à Saigon, à la gloire de l’armée polulaire vietnamienne.Elle confirme des indications, fragmentaires jusqu’à présent, recueillies par les observateurs.La photographie représente M.Pham-Hung, M.Le Duc-Tho et le généra! Dung assis à une table, dressée dans un site boisé, devant une carte d’état-major.Les mann, militante d’extreme-gauche, libérée par Bonn à la suite de 1 enlevement, au début du mois de mars à Berlin-Ouest, du dirigeant démocrate-chrétien Peter Lorenz.Ingrid Siepmann et ses quatre compagnons, également libérés, avaient alors trouvé refuge à Aden, capitale de la république populaire et démocratique du Yémen.Le parquet a également démenti que le membre ouest-allemand du commando, Hans-Joachim Klein, grièvement blessé à Vienne, ait eu dans le passé des activités terroristes en R.F.A.Le parquet a précisé que Me Inge Hornischer, qm dirige à Francfort un cabinet d’avocats auquel a collaboré Hans-Joachim Klein, n’avait pas été arrêtée.L’avocate a seulement été A bord de la frégate "Andromeda” (Reuter) — La fregate britannique "Andromeda" et la canonnière islandaise "Tyr" ont fait collision hier à près de quatre-vingt km des côtes est de l’Islande.L'incident n’a pas fait de blessé.Le bâtiment britannique a perdu une partie de son bastingage et une coupée de passerelle tandis que la coque de la canonnière a été perforée au-dessus de la ligne de flottaison.L’incident s’est produit après que le “Tyr" eut viré de bord pour tenter d'approcher un chalutier protégé par la frégate.Ce chalutier était le seul parmi la flotille qui pêchait dans le secteur à n’a- trois hommes sont entoures d’un certain nombre de cadres révolutionnaires, civils ou militaires qui se tiennent debout à leurs côtés.Il apparaît impossible de déterminer exactement où la photo à été prise.“Elle a été faite quelque part au Sud-Vietnam, s’est contenté de déclarer un haut responsable révolutionnaire.Je pourrai, sans doute, vous préciser où l'année prochaine".M.Pham Hung est le“numéro 4” du bureau politique du Parti “Lao Dong".Il aurait pris la tête, en 1967, de ce que les spécialistes américains des questions vietnamiennes appelaient le “central office South Vietnam” (COSVN), organe suprême, selon ces spécialistes, du mou-vement de lutte armée et politique pour le Sud-Vietnam.Militant révolutionnaire actif dès la fin des années 1920, M.Pham-Hung est un sudiste, originaire de la province deltaïque de Vinhlong.Agé de 63 entendue à propos des activités de Klein dans son cabinet.Par ailleurs, la police de Francfort a indiqué n’avoir jamais eu connaissance d’un séjour de “Carlos (Uns cette ville.A ce propos, le délégué libyen tué au cours de l’attentat du commando de Vienne avait presque réussi à désarmer “Carlos", le chef du groupe, affirme l’hebdomadaire libyen “Al Fath” qui se réfère à un témoignage du ministre libyen du Pétrole, M.Ezzedine Mahrouk.Ce dernier raconte en effet qu’il se trouvait aux toilettes au moment où il entendit plusieurs coups de feu.Croyant que tout le monde avait été tué.il entra dans la salle de conférence et vit Carlos s'approcher de lui, et déclarer regretter voir pas rentré ses filets.Après avoir cingle à 18 noeuds à douze mètres à peine de 1’ “Andromeda”, la cannonière a brus-quemenl battu en arrière, puis viré de bord, heurtant la poupe du bâtiment bri-tannique.(A Reykjavik, les autorités affirment que la canonnière a été délibérément eperonnée.Le commandant du “Tyr” a déclaré qu'il ne s'apprêtait nullement à sectionner les câbles des trois chalutiers qui se trouvaient à proximité de la frégate car ceux-ci n’étaient pas en pèche.Le comportement de la frégate britannique, ajoutent les autorités, était donc tout à fait inexplicable.) La marine britannique a été chargée ans, il est aci lellement le représentant du parti au Sud.M.Le Ji’' Tho a acquis la célébrité internationale en devenant le principal in-terlocu* ur des Américains, et, plus particulièrement de M.Henry Kissinger, lors des négociations des accords de Paris.Il occupe le sixième rang à l ’intérieur du bureau politique, juste derrière le général Giap.Le général Van-Tien-Dung est le chef d’état-major général de l’armée populaire vietnamienne.Par ailleurs, on apprend qu’une opération massive de rapatriement de ressortissants de plusieurs pays, installés de longue date au Sud-Viètnam et autorisés maintenant à quitter ce pays, a été organisée par le comité international de la Croix-rouge (CICR).Selon le CICR, un premier groupe de 264 Pakistanais a quitté Saigon dimanche matin pour le Pakistan, via Bangkok.d’avoir tué Yusd Izmirli qu’îl disait avoir pris pour un garde.“Carlos, indique le ministre, m’a dit qu’il avait été attaqué courageusement par le délégué libyen qui l’avait presque complètement paralysé et qu’il aurait été maîtrisé s’il n’avait pas utilisé son pistolet et tiré cinq balles dans le corps d’izmirli.” Selon M, Mabrouk, le ministre séou-dien, cheikh Yamani.était figé par la peur après que Carlos eut divisé les membres de l’OPEP en trois groupes, “progressistes" (Libye.Algérie.Irak), amis" (Equateur, Venezuela, Nigeria.Gabon» et “réactionnaires” (Arabie séou-dite, Iran.Qatar, Emirats arabes unis) et déclaré qu’il ne ferait aucun mal aux deux premiers groupes”.d’assurer la protection des chalutiers britanniques opérant à l’intérieur de la limite de 200 milles revendiquée par l’Islande et contestée par la Grande-Bretagne.• Un porte-parole du ministère britannique de la Defense a qualifié de “risibles" des informations en provenance de Reykjavik selon lesquelles la frégate “Andromeda" de la’ Royal Navy" aurait éperon-né la cannonière islandaise “Tyr”.Le porte-parole britannique a cependant confirmé qu’un "incident" s’etait produit entre les deux bateaux, mais a tenu à souligner qu’il ne s’agissait que d’un "accident".Différend israélo-égyptien sur une station dans le col de Giddi Pression constante des Erythréens sur Washington Koweit propose d’accueillir l’OPEP Canonnière islandaise éperonnée “par accident” par le Royal Navy TEL AVIV, (par Reuter) — Des officier israéliens et égyptiens vont se rencontrer aujourd’hui au poste des Nations-unies de Baluza, ,dans le Sinaï, pour tenter de résoudre leur différend sur la localisation et l’importance d’une station d’écoute avancée égyptienne dans le col de Giddi, indique-t-on à Tel Aviv de source militaire israélienne.Les Egyptiens auraient dù commencer à construire cette station d’écoute hier selon le calendrier défini par l’accord intérimaire israélo-égytien.Pour sa part, M.Yigal Allon.ministre israélien des Affaires étrangères, a déclaré au cours d’un conseil des ministres à Jérusalem.qu’Israël s’opposerait à toute modification des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité, lors des prochains débats de janvier à l’ONU, apprend-on de source gouvernementale.Ces résolutions demandent à Israël de se retirer des territoires occupés et soulignent le droit de tous les pays du Proche-Orient à vivre en paix à l’intérieur de frontières sures et reconnues.M.Allon a réaffirmé qu’Israël boycotterait le débat du 12 janvier à l’ONU en raison de l’invitation de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qu’il considère comme une organisation terroriste.Le cabinet israélien a finalement approuve un budget d’austérité de plus de 84 milliards de livres israéliennes pour l’an prochain, plusieurs ministres ayant accepté que soient réduites leurs enveloppes.Ce n’est pas le cas de M.Shimon Peres, ministre de la défense, qui exige que le Budget de la défense de 33 milliards de livres représentant une diminution de cinq pour cent en termes réels - soit augmenté de trois milliards.On déclare de même source, que M.Peres ne recevra “que la moitié de ce qu’il demande.” Pendant ce temps, selon l’agence libyenne Arna, M.Ar-bache et deux autres dirigeants palestiniens opposés à tout règlement négocié au Proche-Orient — MM.Ahmed Jihril, chef du FPLP-commandement général et Nayef Hawatmech.chef du front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) — sont à Tripoli pour discuter de la situation au Proche-Orient, avec le gouvernement libyen.A son arrivée samedi soir à Tripoli, M.Habache a souligné les "difficultés sur la voie de l’unité et de la libération arabe"."En ce qui concerne la cause palestinienne, nous avons à taire à une conspiration impérialiste-sioniste-réactionnaire visant à détruire la révolution palestinienne.Il est donc nécessaire de renforcer notre cohésion avec les dirigeants libyens pour assurer la victoire dé la révolution palesti-nienne contre de tels complots", a-t-il ajouté.Enfin.M.Askraf Marawan, secrétaire du président Anouar Sadate, s’est rendu en Arabie séoudite pout; des entretiens sur le Proche-Orient avec les dirigeants de Riad.La mission de M.Marawan survient au lendemain du retour du roi Khalcd d’une tournée en Jordanie et en Syrie, au cours de laquelle le souverain séou-dien aurait tenté de combler les divergences entre l’Egypte et la Syrie sur les négociations de paix avec Israël.La guerre de la morue reprend LONDRES (AFP) - La trêve de Noël a pris fin vendredi soir dans la guerre de la morue, au large de l’Islande, et la cannonière islandaise "Tyr" a tente d’intervenir au milieu d’une flottille de 30 chalutiers britanniques.Selon un porte-parole de la Royal Air Force, la frégate “Andromède” a pu s’interposer entre la canonnière et les pécheurs, et le “Tyr" a dû faire demi-tour.È-J >\ /JS2- s*:.zmA * A bonnement* C iule aux Vente de janvier des chaussures Baliy Des centaines de paires de chaussures pour dames et messieurs, venant de Suisse, Italie, Espagne, Canada et Angleterre vous attendent à la vente de janvier de Bally.Des modèles classiques, de qualité dans des styles européens élégants.Des centaines de paires.Toute une gamme de modèles.A des prix renversants! 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