Le devoir, 7 février 1976, samedi 7 février 1976
¦ Fais ce que dois ___________________________________ Vol.LXVIII - No 31 Montréal, samedi 7 février 1976 la météo S nuageux et chutes de neige en soirée.Minimum la nuit dernière -18.Maximum -6.Aperçu pour demain : peu de changement.Détails en page 6.25 CENTS Bienheureuse Eugénie Smet le Fonds secret Claude Wagner par Michel Roy M.Claude Wagner a-t-il mis un prix à son adhésion au Parti conservateur en 1972?L'ancien juge a toujours affirmé qu'iln'avait pas besoin, qu 'il n 'a vait pas demandé et qu 'on ne lui a vait pas offert de fonds de pension et de compensations financières.Mais, trois ans plus tard, un quotidien torontois a révélé que le député de Saint-Hyacinthe tire un revenu de l'ordre de $12,000 par année (impôts déduits) d’un Fonds en fiducie créé à son intention par des amis conservateurs en 1972, M.Wagner a reconnu ce fait, mais il affirme que cet “arrangement financier" a été conclu après les élections de 1972 et que ce revenu supplémentaire lui permet de faire face aux obligations particulières que lui impose sa charge de "lieutenant” de M.Stanfield au Québec.Est-il possible que ce projet n’ait pas été envisagé et en partie réalisé avant sa rentrée dans la vie politique, le 5 septembre 1972?Pourquoi le candidat au leadership n’a-t-il pas répondu à toutes les questions touchant ce Fonds secret?A-t-il dit toute la vérité ?L'article qui suit raconte l’histoire du Fonds .Wagner.a-t-il dit toute la vérité?Le 5 septembre 1972, M.Claude Wagner annonçait au cours d’une conférence de presse sa démission comme juge, sa rentrée en politique et son adhésion au Parti conservateur.Quatre jours plus tôt, les élections générales avaient été fixées au 30 octobre suivant.La nouvelle ne devait pas étonner la presse qui, tout au cours de l’été, avait plusieurs fois fait référence aux bruits et aux rumeurs de la candidature de l’ancien ministre libéral.Mais les journalistes présents à la conférence de presse étaient particulièrement désireux d’entendre l’homme politique démentir ou confirmer une autre rumeur, également persistante au cours des semaines précédant sa décision: avait-il sollicité ou lui avait-on proposé des garanties financières pour refaire le saut en politique?Etait-il exact, comme cinq ou six quotidiens l’avaient in- diqué, que le juge démissionnaire obtenait l’assurance d un emploi à $30,000 par année dans une étude d’avocats de Montréal, ou une somme de $300,000 en espèces, ou le revenu d’un fonds constitué en sa faveur?M.Wagner avait évidemment prévu cette question.C’est pourquoi il décida de dissiper toute ambiguité à ce sujet dans sa déclaration liminaire.“Dans certains milieux, dit-il, à la faveur de rumeurs ou spéculations, on s’est inquiété que mon abandon de la magistrature doive entraîner certains risques de nature personnelle ou familiale.On a supputé ces risques, en avançant toutes sortes de théories et en alignant les chiffres les plus mirobolants.Ces spéculations m’ont déçu, sachant qu’elles étaient pure invention, mais comme juge j’étais dans la position ingrate et inconfortable de ne pouvoir répliquer”; Après avoir précisé qu’il avait demandé sa réinscription au Barreau du Québec et qu'il reprendrait la pratique de sa profession en s’associant a une étude légale de la métropole, M.Wagner devait ajouter cette phrase capitale: “Je n'ai pas besoin, je n’ai pas demandé et on ne m’a pas offert de fonds de pension ou de compensations financières.” Ce démenti formel et catégorique, le candidat conservateur l’a répété à plusieurs reprises pendant toute la campagne électorale qui s’acheva le 30 octobre 1972.On ne devait plus en reparler jusqu’au 4 novembre 1975, date à laquelle le quotidien torontois Globe and Mail, sous les signatures de Jonathan Manthorpe et Hugh Windsor, publia un article révélant Voir page 6: Fonda Wagner Claude Wagner "•N ' ï> T ¦¦ i .» La famine et le désespoir s’installent dans la population du Guatemala par suite du second tremblement de terre qui a frappé ce pays, hier.Il y aurait 14,000 morts et 40,000 blessés.Ici une femme blessée à San Lucas Zacatopec reposant sur la place du marché aménagée temporairement en hôpital.(Téléphoto AP) Pour accroître ses ventes, Lockheed aversé$15 millions en pots-de-vin WASHINGTON (d’après AFP et Reuter) — Parce qu’elle considérait que c’était le seul moyen de vendre ses avions, la société Lockheed a versé quelque $15 millions en pots-de-vin au Japon, en Allemagne fédérale, en Italie et aux Pays-Bas, dont une “haute personnalité” aurait reçu plus de $1.1 million.C’est ce qu’a déclaré au Congrès un des dirigeants de Lockheed, M.A.C.Kotchian, qui a précisé qu’un paiement d ‘un million et un versement ultérieur de $100,000 avaient été faits à cette personne qu’il n’a pas nommée, mais que de source gouvernementale, on dit être le prince Bernhard, époux de la reine Juliana.Le porte-parole du prince Bernhard avait démenti des allégations parues dans la presse en décembre, voulant que le Erince consort ait reçu de l’argent de ockheed.“Nous n’avons pas d’excuses pour ceci.A notre avis c’était la seule manière de vendre notre produit", a déclaré M.Kotchian, vice-président du conseil d’administration et chef des opérations de la société devant la commission sénatoriale sur les sociétés multinationales.Ces paiements ne constituent-ils pas des pots-devin, lui a demandé le président de la commission, le sénateur Frank Church.“J’ap-Voir page 6: Lockheed Le débat sur l’AANB Lévesque craint que Bourassa cède au chantage par Gilles Lesage QUÉBEC — Le président du Parti 3uébécois craint que, pour se sortir u cul-de-sac économique et financier, le gouvernement Bourassa cède au chantage de M.Trudeau concernant le rapatriement de la constitution canadienne.Le Québec est en difficultés pour toutes sortes de raisons, explique M.René Lévesque, et le fédéral peut avoir la tentation d’en profiter pour faire ce qu’il appelle du “forcing”, c’est-à-dire essayer de mettre le Québec au pied du mur et lui dire: Si vous voulez sortir du trou, vous allez céder par ailleurs sur quelque chose.Le chef péquiste commentait ainsi, en conférence de presse, les informations selon lesquelles les discussions constitutionnelles ont repris discrètement depuis quelques mois, au niveau des fonctionnaires.M.Lévesque dit d’abord que l’indiscrétion de M.François Cloutier pourrait le mener rapidement à Paris, où la rumeur le destine au poste de délégué général du Québec.Il sait par ailleurs qu’il v a du “fricotage” entre Ottawa et Québec au sujet de la constitution, et que cela peut être relié aux difficultés budgétaires, olympiques et autres du Québec.Mais il craint que, tout comme pour le fameux parc fédéral du Saguenay, le Québec ne soit amené à un “package deal".Parce qu’il ne faut pas oublier que M.Trudeau, à son déclin, rêve à peu près exclusivement d’être un nouveau père de la confédération, de rapatrier la patente.H est prêt à faire du “forcing" là-dessus, et comme on a.des gens à Québec qui ne sont pas très forts sur la résistance au “forcing”, il faut qu'on surveille de notre mieux ce qui se passe.” Ce n’est pas tant le rapatriement lui-mème qui inquiète M.Levesque que la formule nouvelle d’amendement et la répartition des pouvoirs; “et tout cela implique que si le Québec s'embarque dans une formule qui le noie dans une autre majorité, à ce moment-là il vient de se mettre encore une fois une corde de i René Lévesque ' plus au cou.Cela a toujours été là-dessus que ça a bloqué.” Selon le président du PQ, la situation est plus dangereuse qu’à Victoria en 1971, à cause de 1 inflation, du chômage, de la Baie James, des Jeux olympiques “et l’espèce de bêtise spectaculaire que cela représente au point de vue budgétaire”.“Tout cela pèse lourd, commente le chef péquiste, et ça donne un pouvoir de chantage qui n’existait pas à ce moment-là, un pouvoir qui, évidemment, ne s’exercera pas en public.C’est toujours bien caché cela.Vous avez vu les lettres entre les ministres fédéraux à propos d’un petit parc dans le Québec, et à quel point le chantage est un des instruments de gouvernements entre, si vous voulez, celui Voir page 6: René Lévesque Le harcèlement, une arme syndicale encore en rodage par Usa Bissonnette Art ou science, le harcèlement est en voie de devenir une véritable discipline syndicale, faisant ses classes avancées au Front commun de 1976 qui passera peut-être à l’histoire pour en avoir réussi un rodage magistral, presque une solution de rechange à l’arme traditionnelle de la grève.Fichées, codifiées, transmises à travers la province pour stimuler l’imagination des troupes, les armes de la guerre d’usure quotidienne deviennent une riche panoplie.Ces armes servent essentiellement sur deux terrains, les hôpitaux et les écoles.“Elles n’ont rien d’illégal”, affirme un des coordonnateurs du Front commun, M.André Dalcourt, elles ne nuisent en rien aux services essentiels, et elles rendent le fonctionnement des institutions plus vivant.” Certaines administrations, surtout des commissions scolaires, ont cependant obtenu des tribunaux des injonctions empêchant la plupart de ces actions, tablant sur le fait que certaines d’entre elles se situent souvent aux frontières de la légalité.Plusieurs injonctions deviennent désormais périmées puisque les syndicats concernés ont acquis le droit de grève.C’est ainsi que le Syndicat des enseignants de la régionale Orléans (banlieue de Québec) a annoncé hier qu’il se remettait dés maintenant et avec ardeur du harcèlement._ A quoi ressemblent les écoles “harcelées”?Le principe de base consiste souvent à appliquer à la lettre le règlement particulier à Vécole ou le décret qui tient lieu de convention collective depuis 1972.Tenus par exemple de remettre les notes scolaires aux autorités compétentes, les enseignants vont refuser de jes inscrire sur les formules informatisées prévues à cet effet dans les grandes com- r - au sommaire ¦ Le PQ dénonce l’abandon des terres et la spéculation qui s’en empare ¦ Les districts bilingues: le caucus libéral cherche à concilier les points de vue -pages ¦ Bourassa et Lévesque repoussent l’enquête réclamée sur les Jeux -page) missions scolaires.Ils les reportent sur un bulletin de cru syndical, et si quelques-uns les retiennent, la plupart les remettent ainsi libellés aux parents, aux étudiants, et à l’administration.Le 17 février prochain, les travailleurs de l’enseigne- ¦ L’enquête olympique: un éditorial de Jean-Claude Leclerc ¦ Le feu jaune américain au Concorde: une analyse de Georges Vigny t , -paga4 ¦ Le manque de vitamines serait la cause de certaines maladies nerveuses -page 22 ment de Charlesbourg entendent même déposer ces notes “en vrac” au centre administratif de leur commission scolaire, et procéder là à un lunch-causerie avec les parents.Des enseignants ont même imaginé procéder à l'évaluation de leurs élèves à l'aide de critères inusités, lettres plutôt que pourcentage par exemple.Et pour mieux harceler les ordinateurs déjà déboussolés, on note sur 58 ou 97 plutôt que sur le bon vieux 100 traditionnel, qui avait survécu à la réforme scolaire.D’autre techniques légères, que les centrales disent cependant relever des “i-nitiatives locales", consistent à pratiquer, selon l'humeur du moment, intolérance ou laxisme vis-à-vis le règlement de l'école.Faut-il que les élèves enlèvent leurs boties en classe?On expédie sans merci chez le directeur tous les contrevenants, mettant ainsi les écoles secondaires en fort péril d'embouteillage, tant est grande la coquetterie hivernale des filles à ce chapitre.D’autres enseignants deviennent fort permissifs, et ouvrent les couloirs à une circulation normalement interdite durant les heures de cours.Des syndicats préfèrent prendre une avance sur la prochaine convention: à Jo-liette, ils ont choisi d'appliquer graduellement un nouveau régime de travail.Au secondaire, par exemple, on supprime une période de cours par semaine en jan-Voir page 7: La harcèlement Les vins ANTONIN RODET ANTONIN RODET Maçon-Villages a»tH tmitii fM'H'ii ummmmi • ¦naim an, —« ’ ANTONIN RODE T sont auss ibons$Q.70 qu on le dit O V 2 • Le Devoir, samedi 7 février 1976 le congrès________ de leadership du PC La requête de Zappia lundi a Toronto Les procureurs du Parti conservateur du Canada et ceux de l’homme d’affaires montréalais, M.Joseph Zappia, s’affronteront lundi matin en Cour suprême de l’Ontario.Le tribunal entendra alors une requête pour l’émission d’un bref de mandamus.Le président des Terrasses Zarolega entend démontrer que le parti n’a pas respecté les règles qu’il avait lui-meme édictées pour régir l’admission des candidatures au leadership.La requête vise à obliger le comité de nominations du congrès à accepter la candidature de M.Zappia.L’avis de convocation de la Cour a été signifié au secrétaire général de l’Association progressiste-conservatrice du Canada, M.John MacDonald.Les audiences se tiendront à compter de 10 heures, au 145 ouest de la rue Queen à Toronto.Wagner au Québec Le député conservateur de Saint-Hyacinthe, que les sondages établissent au premier rang des candidats au leadership, amorcera en fin de semaine au Québec l’une des dernières étapes de sa campagne.Il se rendra aujourd’hui dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean.Il passera la journée de dimanche à rencontrer les délégués de la région de Montréal.Le programme de la tournée prévoit que M.Wagner sera, en fin d’après-midi dimanche, à la disposition de la presse écrite et parlée.La réaction de droite inquiète Grafftey Le candidat Howard Grafftey est d’opinion que le Parti conservateur devrait éviter une réaction de son extrême-droite aux propos du premier ministre M.Trudeau sur le système de libre entreprise.Dans ses déclarations, M.Grafftey voit une “manoeuvre délibérée” pour susciter une réaction généralisée des candidats à la direction.Il invite ses collègues tories à ne pas oublier que le nom de leur parti inclut la notion de "progressiste'’ à ne pas abandonner leurs responsabilités envers les gens moins fortunés.Parions que si M.Grafftey s’était toujours exprimé ainsi, il aurait fait meilleure figure dans cette campagne.Mesures injustes Selon le député de York-Simcoe, M.Sinclair Stevens, le gouvernement fédéral a permis aux taux d’intérêt de monter à des niveaux intolérables dans l’espoir de compenser le déficit de la balance commerciale, cela en attirant le capital étranger.L’analyse que M.Sinclair a fait de cette politique le porte néanmoins à croire que le gouvernement a fait porter un poids iné quitablement lourd à ceux qui payent ae l’intérêt, particulièrement les petits propriétaires de maisons.Il en conclut 3ue les Canadiens ne bénéficieront pas es mesures de contrôle des taux d’intérêt payés et perçus par les banques à charte.La solution que préconise M.Stevens consisterait à régler les problèmes commerciaux en améliorant la productivité industrielle et en vendant les produits canadiens à l’étranger.Memo confidentiel sur la sobriété Au congrès du leadership d’Ottawa, les candioats devront se montrer respectueux l'un de l’autre, ne pas faire d’esclandre et ne pas faire d’excès en évitant notamment de noyer les suites >d’accueil dans l’alcool.Cet appel à la sobriété fait l’objet d’un memo confidentiel que la direction du parti vient d’adresser aux onze candidats officiels en même temps que l’agenda détaillé de la convention.Durant les cérémonies et les discours en hommage à l’ancien premier ministre John Diefenbaker, et à M.Robert Stanfield, les suites d’accueil devront être verrouillées.Une attitude déterminante?L’appui public du premier ministre conservateur de l’Ontario, M.William Davis, eût été hautement apprécié de n’importe lequel des candidats au leadership.En indiquant ses préférences.M.Davis risquait par ailleurs susciter des tensions.Il préfère donc s’abstenir.Mais dans les livres du candidat 3ui comptait sur cet appui, c’est une éception qu’il faut inscrire dans la colonne des coups durs et qui pourrait coûter la victoire.Pour les autres, ce sera facteur d’encouragement.Participant à une réunion organisée par les jeunes conservateurs de la province, M.Davis a expliqué qu’il ne voit pas très bien la logique de se prononcer publiquement, ne sachant pas encore pour qui il votera au congrès d’Ottawa.Une mauvaise lecture de la situation Il apparait au député conservateur de Don Valley, M.James Gillies, que l’inflation et le chômage demeurent les deux préoccupations majeures des Canadiens.Et s’il en est ainsi, croit-il, c’est qu’il y a trois ou quatre ans, le gouvernement s’est fourvoyé dans une mauvaise analyse de la conjoncture économique.Le principal reproche qu’il formule à l’adresse du premier ministre Trudeau c’est d’avoir à l’époque stimulé l’économie plutôt que d’imposer des mesures antiinflationnistes.Geler et couper S’il était élu premier ministre du Canada, le députe de Vancouver-Sud, M.John Fraser, prendrait aussitôt la décision de geler les effectifs de la fonction publique fédérale et de couper substantiellement dans l’ensemble des dépenses gouvernementales.En souhaitant réduire le rôle du gouvernement, il se propose de revitaliser le secteur prive.Dans cette perspective, M.Fraser abolirait Petro-Canada “qui oeuvre dans un domaine où il y a déjà suffisamment de corporations privées capables d’assumer cette fonction”.Outre M.Fraser, trois ou quatre autres candidats ont véhiculé ce thème depuis le début de la campagne au leadership.Décentraliser par le transport Voilà un autre thème qui revient sans cesse depuis le début de la campagne.C’est un principe que le député de Rocky Mountain, M.Joe Clark, souhaite appliquer notamment à la stratégie industrielle pour l’ensemble du Canada.- PIERRE O’NEILL y Premier ministre Mulroney rendrait des pouvoirs aux provinces par Pierra O’Neill A la tète d’un gouvernement conservateur, M.Brian Mulroney s’emploiera à éliminer le gigantisme du gouvernement fédéral et son premier geste important consistera à convoquer une conférence fédérale-provinciale de trois semaines pour amorcer avec les premiers ministres provinciaux le transfert des pouvoirs Candidat à la succession de M.Robert Stanfield à la direction du parti, M.Mulroney estime qu’il faut “démystifier la liturgie” qui caractérise le contentieux des problèmes constitutionnels entre Ottawa et les provinces.Il est d’avis qu’il serait relativement facile de conclure des ententes à la condition d’approcher la problématique dans le même esprit de “négociations” qui doit présider aux relations de travail, dont il est un spécialiste réputé.Dans l’entrevue qu’il accordait ces jours-ci au Devoir et dont de larges extraits paraissent en page 5, M.Mulroney exprime l’opinion que les revendications des Québécois gravitent principalement autour de la question du partage des pouvoirs."Le problème fondamental, précise-t-il, c’est que le fédéral prend trop d’argent et s'arroge trop de pouvoirs fiscaux.Les piovinces sont toujours en train de quêter a Ottawa.Elles ont raison de se plaindre.Le fédéralisme n’a pas été conçu pour cela.” Certains des dossiers qui ont marqué de façon spectaculaire les rapports Ottawa-Québec au cours des dernières années apparaissent au candidat Mulroney comme r,de la petite bière”.jC’est du moins son appréciation du litige sur l’immigration qiril réglera dans un tour de main en s'installant dans une chambre avec Bou-rassa.Pour ce qui est des débats sur la câblodistribution et les communications, M.Brian Mulroney, les abordera avec le Québec dans le seul but de mettre un frein à.l'expansion du gouvernement, c’est dans ce nouvel esprit qu'il s'efforcera de donner une nouvelle impulsion, une nouvelle orientation au féféraliste-canadien.Quant aux antagonistes entre fran- cophones et anglophones ainsi qu’entre l’Est et l’Ouest du pays, M.Mulroney est convaincu que le phénomène n’est pas plus accentué.Dans les tournées qu'il a effectuées à travers le pays, il dit avoir perçu une “dose énorme d'hospitalité” visant personnellement M.Pierre Trudeau.D’ailleurs, les deux problèmes majeurs que M.Mulroney identifie sont les relations de travail et la situation de l'économie.Dans le premiers cas, il croit que ceux qui projettent de révoquer le droit de grève dans la fonction publique démontrent une profonde ignorance des relations de travail.Sur l’autre plan, il procédera à une réorganisation des finances publiques, il décrétera un moratoire de cinq ans sur tout programme de mesures sociales et il commandera une étude d’experts sur le fonctionnement et le rendement des sociétés de la Couronne, ainsi que des agences gouvernementales.Enfin, il formera une commission nationale de la productivité.Concernant la requête du Québec pour une aide au financement des Jeux olympiques, M.Mulroney ne croit pas que ce sera nécessaire.Il prévoit que le succès sera tellement spectaculaire qu’il n’y aura peut-être pas de déficit.Quoi qu’il en soit, il rappelle que MM.Bourassa et Drapeau ont pris un engagement envers le gouvernement Trudeau et qu'il faudra le respecter.Lorsqu’il aura été élu chef, Brian Mulroney s’appliquera à une réforme radicale de son parti.D présidera le 1er avril une première réunion de l’exécutif national.Puis, il organisera pour le 1er août à Winnipeg, “un forum national sur les politiques qui s'imposent de toute urgence pour le pays”.A ces assises seront invités des universitaires réputés, des penseurs, des syndicalistes comme des économistes.Ce torum se veut apolitique et se groupera pas seulement des militants conservateurs.D’ailleurs, M.Mulroney confesse qu’il recrutera même des libéraux, considérant qu’il n’y a pas “assez de conservateurs pour former un bon gouvernement.” Le PQ dénonce l’abandon des terres et la spéculation dont elles font l’objet par Gillet Lesage QUEBEC — Le Parti québécois dénonce l’abandon des terres agricoles et la spéculation dont elles font robjet, particulièrement dans la région de Montréal.Ce sujet est l’un de ceux qui seront dis-cutésce soir, au cours d’une journée nationale de l’agriculture, à Sainte-Croix de Lotbinière, et à laquelle tous les agriculteurs sont invités péquistes ou non.Au cours d’une conférence de presse, hier, M.René Lévesque président du PQ, et M.Lucien Lessard, député de Saguenay et porte-parole en matières agricoles, ont rendu public le programme de ce “congrès” spécial, qui fait suite à un voeu unanime du dernier congrès général du Parti, de même qu’un document de travail préparé par le Comité des agriculteurs de la région de Québec, dont le président est M.Robert Bergeron, de Lau-rierville.“Les agriculteurs apparaissent comme les laissés pour compte de la révolution tranquille”, lit-on dans ce document, qui fait le tour de divers problèmes.Le texte note notamment que l’abandon des terres est relié à plusieurs facteurs: la main-d’œuvre, l’ansence de relève, l’envahissement des citadins et la spéculation.Ainsi, la majorité des encans de fermes ont lieu sur la rive sud du Saint-Laurent entre Montréal et Québec! endroit où les citadins peuvent le plus facilement concurrencer les agriculteurs pour l’achat des terres.Dans la seule région de Montréal, on estime que 400,000 acres de sol arable sont actuellement entre les mains des spéculateurs.Un spéculateur peut se faire $1 million avec une ferme qu’il a payée $100,000, en la divisant en lots qu’il revend à des étrangers.“Peut-on jeter le blâme sur les fermiers pour la disparition des bonnes terres quand on leur offre $100,000 ou que le gouvernement fédéral décide de construire un aéroport?.Actuellement, les spéculateurs n’enfreignent aucune loi.Ils ne font que profiter du système.De plus, en période d’inflation, l’investisse- ment foncier est celui sécurité.Par ailleurs i qui offre le plus de O^V.UWI.\.A «A UAAAA.UA S, lU Speculation SUC les terres agricoles créé chez l’agriculteur une tentation très forte, d’autant plus qu’au Québec l’exploitant est généralement près de la retraite et n’a pas de fils prêt à prendre la relève.En outre, l’exemple de gaspillage des sols arables vient de haut quand l’on songe à la décision du gouvernement fédéral d’implanter l’aéroport de Mirabel sur plusieurs de nos terres les plus fertiles.’’ Pour mieux illustrer les ravages de la spéculation foncière, le PQ a remis aux journalistes une annonce publiée ce mois-ci dans le magazine Esquire et invitant les Américains a acheter un bout de terre dans les Laurentides pour une bouchée de pain.Le pavé note que les Américains sont les bienvenus et accueillis avec chaleur au Québec, où ils peuvent laisser un héritage de rêve à leurs enfants, mais qu’il faut faire vite parce que les Jeux olympiques vont faire grimper le prix des terrains d’une région verdoyante, où le poisson et le gibier abondent.Le document de travail indique par ailleurs que “les cultivateurs sont littéralement pris en sandwich entre les monopoles qui contrôlent les intrants et ceux qui transforment et vendent le produit”.Et pour le PQ, une politique de revenu des agriculteurs est le geste le plus urgent à poser.“Le mépris historique d’Ottawa envers l’agriculture québécoise et le contrôle des grandes entreprises privées sur la production ont fait perdre au fermier québécois sa liberté individuelle et collective”, dit le document, ce qui place les agriculteurs Juébécois devant l’urgence de faire du uébec un pays souverain qui pourra négocier lui-même et ainsi contrôler rentrée des produits agricoles étrangers.” Outre MM.Lévesque et Lessard, M.Jacques Parizeau, des représentants de l’UPA et des coopératives agricoles seront présents à Sainte-Croix, samedi, ainsi lue les députés et membres de l’exécutif lu Parti québécois.3! Les districts bilingues au Québec Un comité des libéraux cherche à réconcilier les points de vue par Michel Guénard OTTAWA — Le rapport d’un comité ad hoc formé à la demande du président du Conseil du Trésor, M.Jean Chrétien, indique que la création de districts bilingues au Québec doit viser trois objectifs: donner satisfaction à la majorité francophone; rassurer la minorité anglophone de la province; respecter les principes établis pour l’ensemble du pays concernant le traitement égalitaire des minorités anglaises et françaises.Le rapport confidentiel, dont le DEVOIR et Télémédia ont obtenu copie, tente de rallier les députés libéraux du Québec autour d’une formule de compromis qui nous éloigne des positions extrêmes défendues dans le rapport du profes- seur Paul Fox (pas de district bilingue au Québec) et celles arrêtées par le Cabinet (tout le Québec devenant un district bilingue).Le comité ad hoc, prédidé par le député du Chambly, M.Bernard Loiselle, tranche la pomme en deux en proposant deux éléments de solution à ce problème: la première proposition, d’aspect restrictif, envisage la création d’un seul district bilingue au Québec.Ce district, appelé De de Montréal Ouest-Vaudreuil dans le document, se composerait des villes situées dans l’Ouest de Vile de Montréal à partir d’Outremont, des îles Bizard et Perrot et de Vaudreuil.Le bassin de population de cet unique district bilingue rejoindrait quelque 553,000 habitants dont 48.9% ont 1 anglais comme langue maternelle.Le nombre de personnes dont le français est la langue maternelle atteindrait 41.4%.Le district bilingue proposé par le comité Loiselle recenserait près de la moitié (45.5% exactement) de la population de langue maternelle anglaise habitant dans la région métropolitaine de Montréal selon le recensement de 1971.Le document de travail exclut volontairement de ce district bilingue huit villes de la région de Montréal, dont la Cité de Montréal elle-même, qui ne comprennent pas en moyenne une proportion de 14% d’habitants dont la langue maternelle est l'anglais.La deuxième proposition envisage la création de cinq districts bilingues au Québec.Le premier district serait celui compris dans la proposition antérieure et les autres: Argenteuil, Gatineau-Pontiac, Chateauguay-Chambly et Huntingdon-Compton.Le nombre total de la population anglophone localisée dans ces cinq district bilingues s’élève à 397,000, soit 50% de toute la population anglophone du territoire québécois.Trois critères répondant à des raisons de territoire, de densité relative des minorités linguistiques concernées et d’accessibilité aux services fédéraux, provinciaux et municipaux ont servi de cadre général de travail au comité.Prenant l'exemple du district bilingue * * 10 H 12 QA-Uo ulflElDEI Fl AVEC Lt PETIT ROBERT.PAS DE PROBLEME / sports Le Devoir, samedi 7 février 1976 • 9 Le Canadien massacre les bébés phoques.de la Californie Victoire sans péril: deux points au classement Le Canadien cfe Montréal if a pas de mérite d’avoir vaincu aussi facilement les Golden Seals de la Californie hier soir.Les significatifs 7-1 de fin de match ne font que révéler la faiblesse du vaincu et la très grande supériorité de la formation montréalaise, qui jouait, pour la première fois depuis un moment, presque au complet: Serge Savard est à l’heure actuelle le seul blessé important du Canadien encore au repos.Le Canadien, mené à l’attaque par Shutt, Robinson, La-pointe, Lemaire, Coumoyer et Lafleur, qui incidemment, a porté son total de points à 80, a tout simplement profité des erreurs des bébés phoques californiens, qui, non contents de commettre à l’occasion des jeux suicidaires, tel des passes interzone désastreuses, ont démontré une certaine anémie à l’offensive.Les gardiens des Seals, Gilles Meloche, durant les deux premiers affrontements, puis Gary Simmons, n’ont absolument rien à se reprocher: Meloche, qui sera débité des sept buts du Canadien, tous enfiles-tandis qu’il était dans les filets, aurait été un surhomme qu’il n’aurait probablement pas arrêté la plupart des lancers du Canadien, tant était poreuse la défensive des Seals et forte la volonté de gagner des hommes de Bill Bowman.Simmons, ur sa part, a accompli un boulot au-dessus de tout reproche.Le Canadien a nettement dominé le match, offrant une sûreté d’exécution parfaite et n’a pu faire autrement que de porter sa moyenne offensive contre la Californie à 14-6 en trois matches.Michel Larocque, dont ç’aurait pu être, hier soir, la troisième fiche vierge en quatorze sorties, a été frustré dans ses aspirations par un but de Bob Murdoch, ancien porte-couleurs du Canadien, à mi-chemin au troisième vingt.ItrâpMod* 1— MONTREAL: Shutt (27) Mahovllch, Bouchard .9:33 2— MONTREAL: Lafleur (35) Mahovllck, Lapointe.17:25 3— MONTREAL Rohlnson (8) Tremblay, Lapointe.19:45 Punitions: Wllso 15:41.Wilson (M) 11:34.Moxey (C) .9:04 24m* périod* 4— MONTREAL: Robinson (9) Coumoyer, Lapointe.5— MONTREAL: Shutt (26) Robinson, Lafleur .12:24 6— MONTREAL: Coumoyer (19) Wilson, Lemaire .18:00 7— MONTREAL: Lemaire (15) Wilson.18:45 Punitions: Christie (C), Rlsebrough (M), ma-leures, 1:19, Stewart (C) 7:15.34m* p4rlod* 8— CALIFORNIE: Murdoch (14) Girard, Jacobs.12:24 Punition: Lapointe (M) 13:53 Tir* au but Californie: .7 7 9—23 Montreal: .10 15 16-40 Gardiens: Meloche, Simmons (C); Larocque (M).Assistance: 15,322 Punitions: Lewis I 1:06: St-Laurent I 8:08; Bloom 0 11:13; Bergeron 0, Howatt 116:37.29 périod» Aucun but.Punitions: Bloom 0 8:00: Hart I, Hamel 0 11:09.9# périod» 5— DETROIT: übett (18) Lochead, Watson.1:20 6— DETROIT: McKechnle (22) Maloney, Salovaara.2:17 7— ISLANDERS: Nystrom (17) Howatt, 0.Potvln.13:01 Aucune punition.Tirs au but Islanders NY.9 7 7—23 Detroit .13 10 5-28 Gardiens: Reach, Smith (1); Doug Grant (D).Assistance: 10,205.2s périod» Aucun but.Punitions: Qutnn A 13:01: Russell C 15:07.9» périod» 2—CHICAGO: Hull 118) au, Boldlrev.4:08 Bordeleau 3-CHICAGO:’Talion (6) Boldlrev.19:09 Punitions: Qulnn A 0:19: Hull C 19:09.Tir* au but Chicago: .14 8 7—29 Atlanta.7 7 9-23 Gardiens: Esposito (C): Bouchard (A).Assistance: 12,921 Black Hawks 2, Flames 1 14r*p4rlod* 1—ATLANTA: Bennett (27) Carriers, Houston .4:58 Punitions: Glbos A mineure, majeure.Rota C majeure, 8:33.Association Mondiale Jets 7, Toros • 14rep4rtod* 1—WINNIPEG: Guidon (1) (38) Nilsson, Hedberg.8:03 .Hedberg "' 2— WINNIPEG: Sjoberg, Nilsson 3— WINNIPEG: Sullivan (25) Hornung .4— TORONTO: .7:06 .9:34 ________ Henderson (16) Mahovllch, Kirk.16:23 Punhlons: Nlstlco T 2:55; Bergman W 7:40; Dorey T 8:19; Ford W11:24; Nlstlco T 12:36; Sullivan W 15;01; Marin T 17:53.2» périod» 5— TORONTO: Nedomansky (35) Farda.0:29 6— TORONTO: Kirk (24) Napier, Rollins.2:31 7— WINNIPEG: Hedberg (39) Bergman .7:01 8— WINNIPEG: Nilsson (29) Hedberg, Homing.7:32 9— TORONTO: Simpson (12) Martin, Turklewlcz .13:21 Punitions: Green W 6:39; Nilsson W, Nlstlco T 8:51; Hull W 15:43 3» périod» 10— WINNIPEG: Hull (34) Nilsson, Hedberg.0:64 11— TORONTO: Simpson (13) Nlstlco.7:17 12— TORONTO: Napler (19).13:43 13— WINNIPEG: Ford (10) Nilsson, Hedberg.19:05 Aucune punition.Tir* au but Winnipeg.12 9 11-33 Toronto .7 21 12-40 Gardiens: Larsson, Daley (W); Shaw, Binkley (T).Assistance: 12,372.1—CINCINNATI: Larose (25) Campbell, Plumb.2— CINCINNATI: Inkpen (3).3— CINCINNATI: 0.Soüchuk (19) Campbell, Locas .-CINCINNAT 4—CINCINNATI: Locas (17) Hughes, Inkpen.' " s: Hurley E 4:39; BarrleE 18:01.Blues 5, Canucke 3 114r* p4rloda 1—ST-LOUIS: Lelley (30) Sanderson, R.Plager .Punitions: Pratt V 0:46; Snepta V 5:08; Hess SL 17:58.214m* p4rlod* .11:14 DOI lot 2—VANCOUVER: Blight (19) Richardson .0:47 3—VANCOUVER: Gould (18) Momahan .5:59 4— ST-LOUIS: Lelley (31) , Sanderson, Affleck 5— ST-LOUIS: Plante (11) Berenson, B, Plager .9:02 .15:22 6—VANCOUVER: Boudrias (5) Robitallle.Snepls .19:33 Punition: Gassoff SL 17:55.3 Minnesota à Phoenix i Québec à Calgary Dimanche Cleveland A N.-Angleterre San Diqgo à Houston Calgary à Winnipeg Québec à Edmonton Minnesota è Phoenix Ligue Majeure du Québec* Jeudi Laval 4, Montréal 1 Cornwall 5, Hull 1 Hier soir Chicoutimi 6, Montréal 2 Sherbrooke 5, Québec 3 (Pam** d'hler non comprlaaa) Cornwall 4, Shawinigan 3 b p pis Dimanche Lafleur, Can 34 45 79 Sherbrooke à Laval Clarke, Phil 24 52 76 Québec à Chicoutimi Mahovllch, Can.23 47 70 Shawinigan à Montréal Perreault, Buf 30 37 67 Cornwall à Sorel Dionne, Los A 29 36 65 Hull à T.-Rivlères LIGUE NATIONALE Section Lester Patrick Pi 9 P n bp bc pts PHILADELPHIE .51 31 10 10 222 143 72 ISLANDERS NY .51 28 13 10 203 123 66 ATLANTA 57 25 24 e 184 166 58 RANGERS NY .52 19 27 6 170 216 44 Section Connie Smythe CHICAGO 53 22 15 16 162 144 60 VANCOUVER .52 20 22 10 171 174 50 ST-LOUIS 52 19 25 8 164 183 46 MINNESOTA 51 16 31 4 126 180 36 KANSAS CITY .52 11 35 6 124 227 28 Section Charles Adams *143 BOSTON 51 32 10 9 198 73 BUFFALO 52 29 15 8 222 154 66 TORONTO 52 21 20 11 176 179 53 CALIFORNIE 53 19 29 5 156 178 43 Section James Norris MONTREAL 53 38 7 6 225 114 84 LOS ANGELES .54 28 23 3 179 177 59 PITTSBURGH .52 20 25 7 202 205 47 DETROIT 53 18 28 7 144 195 43 WASHINGTON .53 5 42 6 145 270 16 ASSOCIATION MONDIALE Section Canadienne Pi 9 P n bp bc pts WINNIPEG 56 37 19 0 233 160 74 QUEBEC 52 32 17 3 233 201 67 'CALGARY 50 26 22 2 190 164 54 EDMONTON 56 20 33 3 180 238 43 TORONTO 51 15 31 5 212 255 35 Section Est N.-ANGLETERRE 53 24 24 5 171 179 53 CINCINNATI 52 22 29 1 196 228 45 CLEVELAND 51 20 27 4 171 188 44 INDIANAPOLIS .52 20 30 2 143 163 42 Section Ouest HOUSTON 51 33 18 0 213 176 66 SAN DIEGO 52 26 22 4 207 161 56 PHOENIX 50 25 20 5 191 171 55 MINNESOTA 49 25 21 3 172 179 53 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Est P vi Pi 9 P n bp bc pts QUEBEC 54 29 19 6 246 222 64 TROIS-RIVIERES .53 27 22 4 280 266 58 CHICOUTIMI 22 24 6 258 279 52 SOREL 52 19 24 9 220 265 47 SHAWINIGAN .52 9 39 4 200 369 22 Section Ouest SHERBROOKE.53 37 10 6 372 209 80 CORNWALL 54 26 19 9 261 208 61 MONTREAL 53 26 21 6 245 211 58 HULL 56 23 27 6 241 255 52 LAVAL 55 18 31 6 232 279 42 Un sang nouveau menace le sport de haute compétition COMPTABLES AGRÉES BELZ1LE, ST-JEAN SPBIANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BEL2ILE C A ROBERT ST-JEAN CA GILLES SPERANO C A 2345 est, Bélanger Montrée! 729-5229 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST C A ROLAND PROVOST CA 1255, Université, Suite 618 8«e-3326 LUCIEN DAHMÉ, C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU.ROBIN & ASSOCIÉS Comptables agréé* Lucien O Viau C A Armand H Viau C A % J Serge Gervais C A Waquin Boulot C A M LionelRobm CA Jean-JacquesOuelieiie C A Jacques R Chadiiion C A Jacques Joyal.C A Richard De Beitefeuiiie C A Louis Baril CA 4f2f av» V»rdun, Verdun, H401N3 7701 ru* tduuard.LaSalta.HIP ITt SIA.BlalnvUI* Set, Sla-Théréaa J7E 1L4 7S9-3«71 - 42S-4S91 samson.BëLair & associes comptables agréés Montréal — Québec — Rimouski — Sherbrooke — Troie-Rivières — Ottawa — Sept-Iles Suite 3100, Tour de le Bourae, Montréal H4Z 1H8 801-5741 L’absence de méthode de détection de ces transfusions et bien sûr le secret absolu qui entoure de telles pratiques ne permettent pas de savoir quels pays et quels athlètes y ont recours.Il a souvent été dit depuis quelques années que des athlètes, Scandinaves à Munich, skieurs de fond de pays de l’est européen dans d’importantes compétitions, ont subi de telles transfusions.Mais personne n’a jamais pu ie prouver et ne le pourra avant longtemps.De la même façon les spécialiste de la commission médicale du CIO reconnaissent qu’il existe encore des amphétamines indécelables à l’analyse et que souvent, lorsqu’un produit dopant est repéré et inscrit sur la “liste noire", un autre produit prend sa place.A la fin de la liste qui dénombre dans le "code médical” du CIO tous les produits interdits, figure cette mention: "Cette liste n’est pas restrictive, d’autres substances dopantes peuvent y être ajoutées”.CARTES PROFESSiONNEUES ET D’AFFAIRES MEUBLES DE BUREAUX I VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBIEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 703S AVE.DU PARC 270-1141 Breveta d'invention MARQUES de COMMERCE Marion, Roblc A Rebic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal 107 288-2152 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR 721-9630 ENTREPRINtUR-fliCTRKItN HAN K.MALOUF INC.enfrerién induitrief - commérera/ réiidenfi’él Plut de 2S ans d'e«p4ritnce Sureau 6305, 25e Ave, Roiemont Montréal 10 • Le Devoir, samedi 7 février 1976 l’actualité économique toronto Baisse des cours Les prises de bénéfices de jeudi à la Bouree de Toronto s’y sont poursuivies hier et c’est ainsi que ce marché a fermé considérablement à la baisse, tout comme la veille.A noter aussi que l’activité y a été relativement faible.L’indice des industrielles, qui avait perdu plus d’un point jeudi, a fléchi vendredi de .99 et est tombé à 187.79.L’indice des minerais a fléchi de .44 et est tombé à 83.19, celui des pétroles de l’Ouest, de 1.47 et est tombé à 211.35, mais celui de l’or a monté de 3.74 et atteint 271.29.Le volume a été de 2.72 millions d’actions.C’est le plus faible depuis neuf séances.La veille, il avait été de 3.77 millions d’actions.La valeur totale des actions transigées a été 324.48 millions, contre $35 millions la veille.Le comportement des valeurs a été le suivant: 195 gains, 278 pertes et 240 inchangées la veille, contre 250 gains, 241 pertes et 233 inchangées la veille.Onze des 16 parties constituantes de l’indice industriel ont régressé et les cinq autres ont progressé.Les plus fortes pertes y sont subies par les banques et les grands magasins.Le plus fort gain y va aux aciers.C Manoir 1100 440 435 435 - 5 C Marconi 350 435 430 435 - 5 C Merrill 2040 M'/i ' 4 6'/i + '/i C Ocdental 105 SlffUi 1044 1044 - Vt CPInve 64320 SISH 1) 1S - 46 CPInvepr 735 S34'A 36 36'/4 — Vt CP Ltd 63680 11544 15V6 15'A CPU A p Zlio 5846 846 846 C Reserve 2200 350 345 345 - 5 CdnSupO z63 54146 4146 4146 CdnTIreA 2413 54946 49'/i 4916 3000 51146 11 1146 + V6 5741» 60 25 520 522 22 22 +1 400 526'/4 2646 26'/z + V6 7500 330 310 320 -20 CWNG4pr 100 58V4 8V6 S'/6 Canron 4575 520 19V5 20+46 500 31 31 31 -2 410 56V6 6V6 6V6 21925 340 330 340 z5 521 21 21 400 5916 916 916 C Ulltles CUtll6br z30 560 CUtllSl.2 CU lOVz CUtlIw Caplt Dlv Cara CarlOK Cari A p Carma A Carrier JD 1500 215 215 215 +25 Casslar 500 $7'/e 7 7 - % Celanese 1625 $5’/* 5% 5% Celan 175 p 925 $17 17 17 Cent Pat 2000 86 86 86 Charter 01 1600 365 350 365 ChleftanD 4850 $9 8% 9 + % Chlmo 600 94 94 94 + 2 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Chrysler 14519 $14?% 14% 14% - % CHUM 600 $7% 7% 7% + % CHUM B 500 $91% 9 9'/2 + % Claiborne 100 220 220 220 -5 CochWIll 5000 35 33 33 -1 Coles Book 200 $8% 8'/% 8% - Vé Comb Met 3000 17 17 17 Cominco 5140 $37'/% 36?% 37 -h V% Com Cap 500 315 310 315 -I- 5 C Holiday I 21700 355 345 355 + 5 CHInsAp 265 $19'/» 19'/% 19'/a + Vi Compro 150 460 460 460 Computel z50 $5 5 5 ConChmA 1500 480 475 475 Ventes Haut Bat Ferm.Ch.Ventes Haut ConBathA 4180 $32'/4 32 ConBathp 450 $16'/4 16 32 '/4 A.G.F.M Abby Glen Aby Gin w Abitibi Acklahds AcmeGas AdanacM Alton Min Agnico E Agra Ind Akaitcho Albany Alt East G Industrielles Bell Can W 16962 325 310 320 - 5 614 200 200 200 -10 Beth Cop A 460 $12% 12% 12% - Va 1950 320 315 315 - 5 BIHawk 11000 25 23 23 - 5 2000 75 74 75 - 2 Black PA 600 450 430 450 +25 !5035 $11% 11'/s 11 Vs - Va BlakwodA 100 $6'/4 6Va 6/4 135 128 128 - 7 $12'/4 11% ll%-»/4 $5% 5% 5V% + '/4 435 430 435 430 425 425 - 5 $12 12 12 + >/% $47'/a 47'/a 47'/% $12'/4 12 12'/4 - % $17'/% 17'/% 17’/a - >/4 $253/4 25% 25% 26 26 26 -1 425 420 425 -flO $6'/a 6% 6% 235 235 235 -15 49 45 49 -f 2 Burns Fds 2400 $10'/a 10% 10%-'/% Bushnell 200 CC Yachts 400 - Ve 12'/a 12'/a 12'/a - '/a 350 1100 z50 $273/4 273/4 200 $28 28 27% 28 100 $14'/4 14'/4 14/4 - '% CAEA Cad Frv CalPowA 1900 Cal P 4Va p zl2 Cal P5p Cal P30p CalmorlB 1000 Cam Mine 16000 Camflo 7100 CChibA 300 Camp RL 1900 CampauA 850 Campau7p 300 CanCemL 1813 CanDevp z81 CanMalt A 122 C Nor West 12137 $5'% 5'% 5'% - '% 280 270 270 -12 $11’% 11 $11'/4 11 11'% + '% 11'/4 + Va z25 $52 20 $104 70 $28% 283/4 283/4 - Va $45% 45% 45% C Morisn CRxp r ConDistrb ConsGàs Con Gas A ConGasD Con Glass Conwest Copeland Cop Fields Corby vt Costain R Craigmt Crain RL Crestbrk CrwnLife Crow Nest Crush Inti Cuvier M Cyprus DaonA DAragor Datline + 1 - 6 52 52 104 104 70 70 32 Va 31 32 $8% 8% 83/4 365 360 360 - 5 $24 23% 23% + % $5% $7% $9% 5% 7% 9% $99% 99 5% + '% 7% 9% 99 CPakrsC Can Perm CS Pete 500 946 14800 C Cablesy 3500 CCablew CdnCel 1180 4610 $20Va 20Va 20'% - '% $6'% 5% 6 - '% $21 Va 21'% 21'% $183/4 18% 18% - Va 345 340 345 $143/4 14'% 14% + '% 157 156 157 $6% 6'% 6'% - % CC Man A 1800 $24 24 24 + Va C Curtis 1000 43 43 43 - 1 C Ex Gas 7700 320 310 320 + 10 CG Invest 2720 $20 19% 20 C Hidrogas 3900 115 110 110 - 5 C Hohiestd 3225 $6 5% 6 - '/e C Hydro 2460 CIBkCom 17378 CIL 2613 CIPowrA 100 CLI Pete z90 S7'/4 7 Ve 7'/4 + '% $26'% 25% 25% - % $21% 21'% 21% + Va $15% 153/4 15% 8 Va 8'% 8'% montréal Activité intense Tous les indices ont fléchi hier à la Bourse de Montréal et le volume y a été de 577,100 actions, contre 799,000 actions la veille.L'indice général a fléchi de 1.02 et est tombé à 189.04, l'indice des banques, de 5.65 et est tombé à 242.80, celui des papiers, de 1.00 et est tombé à 119.31, celui des services publics, de 0.73 et est tombé à 136.82 et celui des industrielles, de 0.45 et est tombé à 195.68.Le comportement des valeurs a été le suivant: 48 gains, 104 pertes, 45 inchangées, contre 85 gains, 97 pertes et 42 inchangées la veille.Domtar.dont 17,550 actions ont été négociées, a été le titre industriel le plus actif et sa cote a fléchi de 7-5 et est tombée à $23 5-8.Joubi Mining, dont 28,000 actions ont été transigées, a été le titre minier le plus’ actif et sa cote a fléchi de un cent et est tombée à quatre cents.La plupart des pétroles ont subi des baisses fractionnaires.Gulf Oil, pour sa part, a monté de 7-8 et atteint $29 1-8.Dans le secteur de la spéculation, Goldex Mines a monté de trois cents et atteint 25 cents, dans un virement de 12,000 actions.DEIdona Delhi Pac Denison Dicknsn Digtech Discovry DistTrA Doman I Dome Domtar Domtar pr DonleeM Dr Mc C A Dunde Pal Du Pont Dylex L A E-LFin E-L Fin w East Mal EastSul A EstnCanS Estn Prov Ego Mines Electro A Emco Exquisite Extndcar Falcon C Falcon Fed Pion Fidelity Tr Fields* Finning T F CityFin F City F w F Mar Foodcrp L1 Foodex S FordCnda F Seasons Francana Fraser A Frobex Fruehauf G&H Steel GSWCIA GSWCpr GaltMal A GazMetr GazM66w G Distrb A GMC Giant Yk Gibraltar Glendale Gozlan Graft G Granduc Granisle GtOilSds G LNickl 5100 63 60 60-3 1503 40 36 40 5500 180 175 180 8000 30 28 30+2 200 141 141 141 12200 84 78 78 - 5 33500 12 9 9% + % 5330 385 370 380 - 5 7980 $13 12% 13 z20 $51% 51% 51% 100 $21'/a 21% 21% 450 $13 13 13 1800 345 340 345 + 5 3466 170 160 160 - 2 800 132 132 132 + 2 300 $16 Vi 16% 16% 1550 470 440 445 -25 100 $6'/4 6% 6% + % 22211 340 335 335 + 5 z20 $9% 9% 9% 4325 $5% 5V4 5% 1000 $11>/4 11 11% 9950 $5'/4 5 5 - % 115 $54 54 54 + % 1000 $30 30 30 - % 825 $9 Va 9% 9% - % 4100 103 101 101 2800 $10 9% 9% - % 5600 $5% 5% 5% - % 1350 $7Va 7Va 7% - % 700 $6% 6% 6% 2000 16 16 16 + 1 100 355 355 355 19270 $5V8 485 5% +22 2000 39 37 39 + 2 1000 8 8 8 3844 $64'A 64 64 - % 1800 $5Vb 5 5% + % 1000 80 80 80 z200 65 65 65 100 320 320 320 -45 1630 $10 Va 10% 10% - % 5350 $37 36% 36 Va ?9400 $34 y4 33% 33% -1% 3686 $30 29% 29% - % 3000 27 26 27 + 1 7560 $26'A 25% 26% + 1 z50 $52% 52% 52% 1900 $16% 16% 16% - % i 1875 $8% 8% 8% - % 6540 $24'A 23% 23% - % 200 $12 Va 12% 12% 200 $5'/4 5% 5% - % 200 $14 14 14 + % 5500 40 40 40 - 1 265 $20 Va 20% 20 Va - Va 300 $7% 7% 7% - % 332 $5 5 5 - % 4433 100 100 100 -10 4600 205 200 205 + 8 750 155 155 155 - 5 1600 $14% 14% 14% + % 100 250 250 250 45175 68 57 65 +10 900 485 480 480 - 5 490 $8Va 8 Va 8% z50 225 225 225 1600 $6 Va 6% 6% + % 2275 $7’/4 7 7% + Ve 711 $34% 34 34 > 100 $10% 10% 10% 8325 $6% 6 6 - % 200 $23 23 23 ' 800 360 360 360 100 $9% 9% 9% - % 1650 $10% 10% 10% 300 17 Ve 7% 7?% — % rt 500 275 275 275 z80 37 37 37 t 1600 270 267 267 - 2 4700 425 390 390 -35 1210 $86 84 85% + 1 240 380 375 375 -25 350 $8 8 8 - % 500 $20% 20% 20% + % 3000 10% 10 10 600 $7V4 7% 7% 200 $6V4 6% 6% + % 200 $6V4 6% 6% zlO $87 87 87 100 $6 Va 6% 6% - % 2800 $7 6% 7 + % 21100 30 14 25 +10 200 $8V4 8% 8% 911 $62% 62% 62% - % 4677 $21% 21% 21% - % t 1900 $8 8 8 - % 16300 144 138 139-5 1410 $8 7% 8 3850 $6% 6 6 2200 225 210 210 -15 * z!5 14% 14% 14% ^ 250 $6% 6% 6% 300 335 335 335 +5 z61 $34% 34% 34% 6900 130 130 130+4 300 $12'/4 12'/4 12V4-550 $5% 5% 5% 2500 64 64 64 - G L Paper 1200 $26 V» 25% 25% - Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Abitibi Vantas 10000 Alta Gas T Alcan Algoma St Almin 2p Aquitaine Asbestos Astral Banister Bank Mtl Bank NS Banq CN Ben rt _______ Bq Pv Can 800 Bell Canad 9730 Bell E pr 300 Bell wt 7100 Bombrder BP Can 700 7900 960 100 400 970 500 1900 8848 1400 4684 10801 Brcan a Brinco CAE A Cal P a 1625 1550 4185 100 100 2000 Can Cem L 638 C Pack c Cdn Cable CCel C Im CIL C Int Pw CJV CP Inv CPI pr Cdn Tire A Canron Cantol CPLtd CP A p Cari Ok Celanese Chrysler Cominco Zomodor 500 100 2800 5137 1300 435 600 6225 350 300 300 100 23290 2000 3050 5200 6720 1995 2860 Haut Bas $11’% 11'% $12% 12% $23% 23'% $27% 27'/4 $36'% 36'% $20% 20% $26 2534.130 130 $9'/4 9 $16 15% $41% 41'/4 $14% 14% 50 4 7 $12% 12% $45% 45 $26'% 26% 320 k310 300 300 $11'/4 ll'% $12'/4 12 430 430 $11 11 $28% 2834 $9% 9% $21'/4 21'/4 $14'% 14'% $6% 6'% $26'% 25% $213/4 21'% $15% 15% 175 165 $18'/4 !8’% $36'/4 36'% $4934 4934 $19% 19% 300 300 Farm.Ch.11'/4 - % 12% + '% 23'% - '% 27'% 36'% + '% 203/4 - Va 26 + '% 130 +10 9 - '% 15% - Va 41'% + Va 143/4 50 -1 12% - '% 45'% - '% 26% - Va 320 -10 Mercantl Mice Inv Molson A Monenco A Moore Multi Ac N Sea Pr NB Tel Noran a Norcen • N Elec N Elc w Pac Pete Pancan Pan Ocean Peopl St Placer Ventes Haut Bas 1850 $15% 15% 100 $l!'/4 11'/4 7430 $17% 17'/4 500 $18 18 360 $49 48% 200 320 320 100 $10 10 108 $14% 14% 6765 $34% 34'% 3240 $13 12% 11633 $32% 32% 15800 $12’/4 11% 1025 $29'% 28% 3600 $18 17% 900 $12'% 12% Farm.Ch.15% - '% ll'/4 - '% 17% - '% 18 +1 49 + Va, 32C +20 10 - «% 14% 34'% + '% 13 32% - '% 11% - '% 29 - '% 17% 12'% + '% 1 % GLPapw 900 $6% 6% 6% — V4 GL Power 200 $15 15 15 GN Fin 5015 120 120 120 Gt W Life 1700 $53% 53% 53%+% Gt WestS 1600 $5% 5'% 5% GWestwt 500 210 200 200 -10 Greyhnd 2070 $19% 19% 19%-,% GuarTrst 802 $6% 6% 6%-'% Guard Cap 460 340 340 340 Gulf Can 17239 $29% 28'% 29 + '% Gulfstrem 58500 39’% 35 37'% -2'% HambroC 2250 210 205 205 - 5 H Group A 1000 $5'% 5'% 5'%-'% HamTr 1840 $12'% 12'% 12'%+% HndCpr 100 $7 Hardee z50 91 Hard Crp A 940 $6'% '4 7 91 6'% + '% 18'% - 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«% Hayes DA 501 $7'% 7% 7%-'% Highmont 2200 125 120 120 -10 HolingerA Z1600 Home A 3191 $30'% 29'% 30'% + % HBramor 100 275 275 275 +15 HowdnDH 500 $8'% 8'% 8'% Hud Bay A 4390 $17% 17% 17'%-'% ¦“ “ ““ '% 17% 17% HBayCo 1111 $17= HB Oil Gas 3999 $38'% 38 Hu-Pam HurErlA Simp Srs Stelco a 10 28% 14200 $10 1450 $29 Steinbg A 13730 $16'% 16% Texaco 100 $29 29 Tor Dm Bk 4849 $18'% TD Rit w 200 240 '% 38'% + % 1500 17'% 17'% 17'% + '% 500 $25 25 25 HurEri7'/4 500 $20% 20% 20%-'% Husky OU 1500 $19% 19% 19%-% Hydra Ex 2150 29 29 29 + 1 Hy'sLtd 550 300 280 300 +20 IAC 3528 $18% 18% 18% - % ITLInd 2000 120 120 120 I8Y4 240 Con Bath 5225 $32% 32 32 ~ % W|ax a 100 $14 14 14 - % Con Gas 3521 $13 12% 12’* Walk a 16400 $31% 31% 31% Coplnd 100 165 165 165 +3 Warn Her 500 450 450 450 Crush Int 300 $9% 9% 93* - % Wargton 1400 475 475 475 Denison 150 $64% 64 Va 64'* Weldwod 300 $13 13 13 + % Dome Pete 200 $33% 33% 331* -1% Westcst 7245 $25 24% 24% - % ) Bridge )ofasco a )om Store ) Tex a )omtar )onohue >u Pont )upuls A la S vas Inheata in Coll raser a ienstar L »H St »L Paper iulf Can lawker S lome A I Bay Co 1 011 Gas 810 $30 293* 29% York L b 2400 100 100 100 -5 1100 $26% 25'* 26% - % Zellers 1950 445 440 445 +5 7400 $16% 16'* 16% - % Junior 440 $8% 83* 8% - % Industriellee 17550 $24% 23'* 23% - % Belg Stand 200 100 100 100 150 $9% 93* 9% + % East Bak 500 $7 ?7 + % 1000 $20% 20'* 20% - % Isec Canada 500 120 120 120 +5 150 225 225 225 Mines et pétrole 200 $14% 14'* 14'* +1 Abitib Asb 2800 100 100 100 100 340 340 340 Acroll Ltd 9000 54 52 S3 -1 IU Inti 14410 sm* 11% 113* + % IU Inti A zlO S30'* 30% 30% IWC Com 1500 165 165 165 5 Imasco A 1758 S263* 26% 26% — % ImpGen 800 290 290 290 + 5 Imp Oil A 29493 $24'* 23% 23% — % Inda! 1833 $12* 12% 12% Indusmln 300 $8* 8% ** + % Inland Gas 948 $93* 9% 93* Inland G p 100 $10* 10% 10* Intercity 6300 440 «25 440 10 Inter C B w ’ z50 222 222 222 Inl Dlv 200 135 135 135 Intrmetco 1900 $7'* 7% 7* — % IBM 164 S25S'* 254 254 _ 6 Int Mogul 14084 345 325 325 +25 1 Mogul A 6850 $9% 9* 9% + % les options uky Oil 1500 150 300 100 630 1325 150 600 3800 550 175 172 172 +2 $20'/» 20'4 20V» + 4300 300 3 O a * 6'/* 26'/* + V» 291* + Vt 8 + V* 301* + V» 17V* - 1* 38V.+ V.191* - V» 18'/* - 1* 23S* -26'/* - V* Basic Res Bayard Bluewtr 7845 1000 $81* 4 200 ISO 7* 4 Cadillac Ex 1000 Chib Cop 2500 Cons Imp 8000 Dome Mns 10000 $37 Dumgml 1000 73 Dumont GEO Goldex 12000 Joubi 28000 Jupiter 4000 Kiena 6000 10 3500 239 25 5 71 2600 125 150 no is 13 37 70 10 235 22 2 70 117 ev* +•'* 4 +1 150 +5 110 -2 18 14 37 +1 73 -2 10 239 +4 25 +3 4 -1 70 117 -2 1700 2535 250 1450 2000 1600 410 100 300 323 226 8972 200 $30’* 30* 30% “ % Lynx CEx 1000 104 104 104 -6 $30'* 30'* 30% - % Ml Laur U 4000 35* 35* 35* + * $113* 11* 113* + V* M Pleas 3500 17* 17* 17* + * $13* 133* 133* Muscoch 1000 24 24 24 -i* $63* 63* 634 - * N Jobu 6000 40 39 40 $12* 113* 113* - 3* Newrlch 1000 5 5 5 +2 $9* 83* 83* - 3* NA Asb 4000 25 25 25 450 450 450 +60 NA Rare 3000 28 27 28 +1 $163* 163* 163* Nordore 5500 38 35 36 -4 400 400 400 -10 Norsemn 1000 * 8 ?+4 465 450 450 Ocelo 100 $91* 93* 93* +93* $22 72 22 Queensln 2300 21 21 21 $15'* 15* 15* Tallsmn 6000 11 10 11 +6 $24* 233* 233* - * Untd Canto 100 $8* 8* 8* - 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Canadian Concert* 4 ArUtte Inc.1122 qiwrtarooko ouMt, Montra*) Command»» poaialaa «ne Chaque CMAMU 932-2234 MUTU CNAMC Une grande ville ne peut se passer d'un grand orchestre.% m Un grand orchestre ne peut se passer de votre appui.Donner aujourd'hui même.Orchestre symphonique de Montréal Campagne de souscription 1976 1er au 15 février Objectif : $750.000 F«/f»a parvenir voi dons t : OSM, Place des Art».Montréal; nous vous enverront, par retour du courrier, un reçu pour Uns d’impôt.É I I culture et société Le Devoir, samedi 7 février 1976 * 17 cinéma Violence et passion / La décadence risible Si le nom de Luchino Visconti n’était pas inscrit au générique de Violence et Passion, on pourrait facilement croire que le film n'est qu’un habile pastiche des oeuvres ultérieures du “grand” maître italien exécuté par un élève astucieux et moqueur.On perçoit du premier coup d’oeil tout le fatras esthétique et thématique qui a forgé et caractérisé les films précédents de Visconti: sens poussé du réalisme, obsession des décors surchargés d’objets, mise en scène très décorative, familles décadentes déchirées par leurs contradictions, personnages meurtris par le temps et confrontés à l’agonie d’une classe et à l’imminence de la mort, extinction d’une race.Violence et Passion est une es- Èe de catalogue richement il-;ré des fantasmes, des angoisses et des rêveries de Luchino Visconti, un marxiste issu d’une grande famille aris-focratique italienne.A travers le personnage central du professeur (Burt Lancaster), un homme de science américain retraité et vivant en Italie dans une immense maison aux tons sombres et lugubres, Visconti a probablement voulu nous présenter son portrait le plus révélateur, la plus noble image de lui-même.Le professeur est le seul personnage auquel le spectateur puisse véritablement s’attacher car la famille qui envahit et piétine son refuge intime apparait comme une faune indiscrète, rapace et veule.Le professeur se laisse lentement subjuguer par les querelles et les déchirements internes de cette famille décadente sur laquelle il n'a aucun contrôle.Il est clair que, pour Visconti, l’intrusion inattendue et sauvage d’une comtesse hystérique, jalouse et désespérée (Silvana Mangano), de sa jeune fille franche et directe, de son fils mou et insatisfait, et de son amant (Helmut Berger) fuyant et servile, permet au professeur de re-naître, de re-prendre con- .par.ANDRÉ LEROUX Le Chat et la Souris Lelouch en baisse Je trouve désolant et regrettable que Claude Lelouch ait si souvent figé sa caméra, dans Le chat et la souris, sur le visage boursoufflé et vieilli de Michèle Morgan, l’inoubliable interprète de La Symphonie pastorale.Etait-il vraiment, mais vraiment nécessaire de nous montrer l’actrice vieillissante au lit, en compagnie d’un homme (Philippe Labro) beaucoup plus jeune qu’elle?Lelouch prend même un malin plaisir à concentrer son attention sur le visage ravagé de cette femme encore remplie d’une vitalité débordante.Plusieurs séquences auraient d’ailleurs pu etre filmées à une certaine distance des comédiens et l’on aurait tout aussi bien compris la signification et le rôle des événements à l’intérieur du récit.Souvent, le choix des angles de prise de vue est tellement gratuit chez Lelouch qu'on a l'impression que le cinéaste tourne en ne pensant qu'au prochain film qu’il Ÿa réaliser.Comme si le tournage n’était qu’une course affolée contre le temps.Depuis quelques années, Lelouch fabrique des films à un rythme tellement précipité et empressé qu’on aurait le goût de lui dire de prendre son temps, de réfléchir un peu plus longuement à ce qu’il entreprend, et d’injecter un peu plus de substance intellectuelle et affective dans chaque nouveau film.Lelouch fait des films à la chaîne dont le résultat n’est jamais finalement très reluisant.Certes, Le Chat et la Souris est un gentil divertissement doivent nous révéler, sans qu’on s’y attende, la duplicité, l’hypocrisie et l’avidité des personnages.Lelouch, dépoursu de toute véritable générosité, affirme, dans son nouveau film, que nous sommes tous plus ou moins voleurs et assassins et qu’il nous faut en rire.Les défenseurs de Lelouch ont souvent vanté ses talents de conteur, son sens du rythme, et sa passion du cinéma.Or, Le Chat et la souris semblerait plutôt avoir été réalisé par quelqu'un qui ne connaît rien aux exigences du suspense et qui introduit, ici et là, toutes sortes d’intrigues secondaires qui viennent littéralement miner et détruire tout ce qu’on est en droit d’attendre d’une bonne intrigue policière.Au lieu de resserrer les rebondissements de l’enquête menée par Le Chat, Lelouch disperse notre intérêt en immisçant, dans le cours du film, des éléments qui n'entretiennent aucun lien direct et vital avec le fil conducteur.Ainsi, la première rencontre de l’adjoint de Le Chat (Philippe Léotard) et de sa fille, leur mariage, l’existence quotidienne du commissaire sur sa ferme en compagnie d’une prostituée qui l’abandonnera; tout cela forme un tissu d’anecdotes secondaires esquissées en toute vitesse et qui n’ajoutent rien à la trame principale.Lelouch s’aventure dans de multiples voies secondaires qui l’intéressent plus que la résolution finale de l’intrigue.Lorsqu’il nous montre, par exemple, le commissaire Le Chat, sa fille et son adjoint, en train de s’amuser follement pendant un repas, on sent qu’il lui en coûte de poursuivre le récit et de quitter un lieu où les personnages s’en donnent à coeur joie.Lelouch est beaucoup plus préoccupé par le plaisir que prennent les comédiens à développer et à soutenir une séquence intimiste que par la nécessité de nous captiver par un récit policier auquel il doit immanquablement revenir.Comme le suspense est constamment ralenti et étouffé, comme les sous-intrigues n’ont jamais la possibilité de se gonfler jusqu’à l’épuisement, et comme les personnages ont la minceur des caricatures de bande dessinée, Le Chat et la souris est constamment insatisfaisant.Les comédiens jouent avec un certain “naturel” mais cela ne cache pas les insuffisances du scénario et les carences de la mise en scène.(Le Dauphin).tact avec les manifestations de vie les plus viscérales et de repenser au sens statique de son existence repliée sur elle-même.Malgré les refus initiaux du scientifique vieillissant, la comtesse et ses acolytes envahiront et s’installeront à l’étage supé-rieür dans la maison de celui qui perd tous ses pouvoirs de décision.Adoptant un rythme résolument pompeux et solennel, Visconti n’a pas voulu faire une comédie, mais la vulgarité et l’indiscrétion de la comtesse, la franchise trop spontanée de sa fille Lietta et les manigances perverses de son amant Konrad contiennent leur propre dérision et des éclats comiques auxquels on ne peut résister.Dans Violence et Passion, la décadence se révèle sous un jour tellement évident, simpliste et éclatant qu’elle devient vite une réalité ridicule et risible.Comme les personnages sont dessinés à gros traits, réduits à leurs seules apparences, écrasés par leurs caractéristiques psychologiques et sociales, ciselés sans nuances, ils n’ont jamais la chance de se développer et de nous révéler leurs angoisses les plus profondes.Certes, le professeur les observe avec un certain détachement et se trouve presque toujours en léger retrait lorsqu’ils se déchirent et s'affrontent, mais ce point de vue quelque peu distancié ne fait qu’amplifier encore plus lourdement leurs aspects insignifiants, vides et mornes.Si la caméra nous montre presque toujours le professeur isolé par rapport aux forces qui éclatent autour de lui, Visconti, par contre, n’a pris aucun recul devant le personnage qui véhicule les forces positives de l’oeuvre.A côté des monstres qui l’entourent, le professeur semble être l'incarnation même de la pondération, de la sagesse, du bon sens, du raffinement et de la compréhension.Ne serait-ce pas une image idéalisée de l’Homme parvenu au sommet de la plénitude intérieure?A la fin du film, l'amant de la comtesse se suicide dans un moment de désarroi et le professeur réalise abruptement qu’il n’a rien pu faire pour lui venir en aide.Ecrasé par cette constatation, il ne lui reste plus qu’à 0 CompagnieJean Duceppe wsinc ^s' situé dans Ta veine du Voyou et de La Bonne Année mais il n’affiche ni l’invention du premier, ni l'habileté dramatique du second.Il s'agit plutôt d’un film “policier” bâcle dont les événements s'enchaînent de façon si arbitraire qu’on y perd peu à peu intérêt.Le commissaire Le Chat (Serge Reggiani) enquête sur la mort mystérieuse d’un millionnaire industriel, M.Richard (Jean-Pierre Aumont).Il soupçonne obstinément sa femme (Michèle Morgan) mais, après avoir été évincé des forces policières à cause de son acharnement à poursuivre l’enquête, il découvrira progressivement toutes les ramifications du meurtre.Avec un cynisme désinvolte, Lelouch açcumûle toutes sortes d’indices et de petits détails visant à démontrer et à expliquer les divers degrés de corruption qu’on retrouve dans notre société.Comme il est très facile d’affirmer que tout le monde (sans exceptions) est corrompu et que nous vivons à une époque où chacun songe, avant tout, à ses intérêts personnels, Le Chat et la Souris s'articule donc sur une série d’événements et de situations que Lelouch renverse au fur et à mesure que le film progresse et qui UNE SOIRÉE DE RIRES ! LUC DURAND ANDfift DOUCHER LIONEL VILLENEUVE JEAN-MARK UMIIUX DENISE P ROUI X SERGE TURGEON GERARD POIRIER MARGUERITE IEMIR JEAN LOUIS PARIS KKEIYNE ST DENIS CLAUDE GAI YVAN SAINTONCE NORMAND LEVESQUE Luc Durond éblouissant û la fols mime et comédien constitue un spectacle à lui seul.Piërre Luc, Journal dé Monréal BILLETS EN VENTE jusqu’au 29 février THEATRE PORT-ROYAI PLACE.PB ARTS Munir.',i! 842-2 t I 2 Pierre DAVID présente UNE SELECTION DES HLMS MljTuE l S DANS LE PLUS ORIGINAL DES SUSPENSES ! POUR TOUS a Sd//e 'Wfjdir* ¦ LIPPE NOIRET LiviiuxI FUSIL Sa((e 8EM.: 7.90 • 9.30 8AM.-DIM.: 1.30 -3.30 5.30 - 7.30 0.30 le DAUPHIN BEAUBIEN PRÉS O IBERVIUE 7J1 «060 ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Oui J'orckistrt : Aloxandor irott' MM* HAUL S08A pt.no Porgolotl — Bach Vivaldi - Champagne jMlasir.IlttvTlsr 20 N.JO REOPATH HALL «SMOM01."JS5S5.I A ^45»$ ?§Hi MANS DES M0MENT1DWTBBE EMOTION.-IfonM "S'INSCRIT AVEC TALENT DANS LA CLASSIQUE TRAOmON ROMANESQUE " - Jtur» O*"0 ffc DE aNEATll ONT NI PfNNME AVEC AUTANT DWIBUDBRE M PfRSONMDI AUSSI ETONNANT." -un- ' DENEUVE INCARNE MAQNIFIOUEKENT LA BOURGEOISE OUI NE REDOUTAIT NI LE SCANDALE NI U PROVOCATION^ U SCANDAIT MURRI' OUI ! BR A NI A IOUTT rlTAHI “Que la Fête commence est une fête pour l’esprit et lea yeux.” — LE MONDE | “Un spectacle foisonnant et une réussite.Avoir." — AARABIS-MATCH "Jamal.THI.IoIra, au cinéma, n'a été parélllélété.On jubilé." -Liintti HonAina,aanm-Minciin-viuinav Verdun.aan* r*-aia IMé-IJt-aAO-MI-Mt OAM—ONIj lUt-UI—4A0* Ml—0vs \\VA- .ço*; .cava-v ETUDIANTS , S2.00 / Le Devoir, samedi 7 février 1976 culture et société La Chine aujourd’hui et demain théâtre Mol ière-Coutu-O’ Nei 11 Jean Coutu à la mise en scène, Jean Coutu comédien, deux rôles, deux pièces, une comédie et une tragédie, voilà ce que nous propose le TNM pour tout le mois de février.Impressionnant! Les amateurs se réjouiront sans doute de cette soirée répertoire en compagnie de deux classiques: Moliere et O’Neill, et de Jean Coutu qui n’est pas le dernier venu! Si la soirée comporte des faiblesses, elle contient également de nettes qualités.Molière En leur temps, “Les Précieuses ridicules” tenaient autant de la comédie de moeurs que de la farce.Vers 1659, année de la création des “Précieuses ”, une mode parisienne connut un développement rare: la préciosité, O’Neill Madeleine de Scudéry en tête.C’était au lendemain des troubles civils de la Fronde.Ce mouvement “féministe” — eh oui! — utilisait un langage artificiel farci de métaphores ridicules, d’images incongrues.Au lieu de “donnez des chaises”, on disait “Voiturez-nous ici les commodités de la conversation", ou encore plus lourdement pour annoncer la requête ADRIEN GRUSLIN naturellement du monde mais comme le ton criard d’Angèle Coutu nous écorche les oreilles! Personnellement, le théâtre de Molière me paraît aujourd’hui bien lointain.J’ai beau me dire que “Les Précieuses” valent toujours pa^ beaucoup d’aspects, je n’en suis pas vraiment convaincu.De plus, tout cela ne me fait pas rire énormément même si je dois reconnaître que Jean Coutu est un excellent Mescarille, que les décors et les costumes de Robert Prévost possèdent toujours autant d’éclat, de beauté, que d’habitude.d’un laquais, on pouvait énon cer: “Voilà un nécessaire qui demande si vous êtes en commodité d’être visible.”.Sans commentaires! Jean Coutu, à la mise en scène, a voulu pousser le jeu au maximum dans le sens du burlesque, mettant sur pied une farce bouffonne.Avec la normale érosion du temps, son choix se révèle fort plausible.Il incarne un Mescarille très amusant dans ses cabrioles stylisées tandis que les précieuses de Nathalie Naubert et Angèle Coutu sont si exagérées qu’elles en deviennent agaçantes.Évidemment leurs personnages se doivent de taper sur les nerfs, d’évoluer le plus anti- “L’empereur Jones”, écrit vers 1920, appartient à notre siècle tout en demeurant un classique.A sa manière, ce Brutus Jones est issu de la lignée des tragiques Mackbeth, Hamlet et compagnie même s’il est un noir des faubourgs new-yorkais, a vécu en paria, a tué puis s’est évadé de prison.Il est finalement devenu empereur dans une île lointaine où il a cru qu'il pouvait dominer ceux de sa race qu'il nommera sans cesse: "les sales nègres”.La pièce d’O’Neill nous fait assister aux dernières pages de ce roi déchu.Elle s'ouvre sur un palais presque désert, peuplé d'un unique fauteuil rouge de prince, d'un inutile gong aux sons duquel les serviteurs noirs, opprimés de Jones, ne répondent plus.La tribu tyrannisée se révolte, Brutus Jones s'enfuit dans la forêt rendue sonore des tams-tams en colère.Dans la sombre forêt, l’image du prince Hautain s'estompe au profit de celle de l’homme primitif, du pauvre nègre supportant une longue tradition d’esclavage, envahi par les superstitions anciennes, sombrant peu à peu dans l’incertitude de la nuit doublement noire.Sur la scène du TNM, les dispositifs de Robert Prévost recréent admirablement bien l’ambiance angoissante de la nuit maléfique.Par des effets d’éclairage tamisé, Robert Prévost crée des jeux d’ombre inquiétants et ses décors prennent des propor-, tiens fantastiques.De plus, l’accompagnement constant des tams-tams en colère renforce le caractère sacré, ultime du déroulement.Un des éléments les plus frappants reste sans conteste ce grand arbre décharné qui paraît à quelques reprises à gauche du plateau.Il projette parfaitement l’image de la fin de Brutus Jones.“L’Empereur Jones” est la pièce d’un seul personnage, incarné de façon aussi intéressante que problématique par# Jean Coutu.Intéressante en ce qu’il a délaissé la brutalp agressivité du héros pour faire ressortir son côté plus humain tout en le gardant violent; problématique parce que trop souvent, on ne comprend pas ce qu’il dit, soit qu’il parle d’un ton à peine audible, soit que la bande sonore l’enterre.C’est fort dommage! On sent que l’acteur donne tout ce qu’il a mais dans ces conditions, il n’arrivera jamais à nous communiquer la douleur de son personnage.La production doit être ajustée — et vite — pour le bénéfice du spectateur ainsi que de l’acteur qui semble trouver les accents qui conviennent.Une fois les retouches effectuées — elles demeurent mineures — “L’empereur Jones” passera beaucoup mieux pour pér-mettre un bc théâtre.bon moment de Suite de la page 13_____________ millions d’hommes contre moins de trois millions pour l’armée régulière) est maintenant placée sous le contrôle des travailleurs dans les entreprises, des comités révolutionnaires dans les communes; et son armement se renforce, ce qui rendrait difficile un coup d’État militaire.La réhabilitation de vingt-six anciens secrétaires du Parti, des chefs militaires écartés ou humiliés par Lin Piao, la mise du ministère de la Défense sous l’autorité du Parti, la désignation du président du comité central comme commandant en chef suprême de toutes les forces armées, tout cela conduit à limiter le pouvoir militaire, à faire de l’A.P.L.cette force de travail et de production au service du peuple, soumise à la politique du Parti, que Mao avait créee.« Sans une armée populaire, le peuple n’a rien.» Autre gain substantiel: l’accroissement considérable du nombre d’ouvriers, paysans et soldats du Xe Congrès du Parti.Les soldats (qui sont les ouvriers et les paysans en uniforme) sont les masses dans l’A.P.L., et davantage soumis au contrôle politique qu’à celui de la hiérarchie militaire.Cet élargissement significatif de la base, la promotion de jeunes à des postes de direction, la réhabilitation de 90% des unités de base du parti, tout cela démontre que le Parti détient l’autorité suprême dans tous les secteurs, y compris dans l’armée.L’augmentation de la représentation provinciale dans le dixième Comité central — dont 37% seulement des membres appartiennent aux organes du « Centre », alors qu’au Ville Congrès du Parti de 1956, dominé par Liu Shaochi, 77% venaient du « Centre » — rend également difficile la domination d’un seul homme.Aujourd’hui, la marche en avant de la révolution continue repose sur la relation entre le Parti et les masses, sans être soumise aux pressions d’un appareil militaire.Il reste encore une question: quelle est l’étendue au succès ae Mao dans ses efforts pour abolir les méthodes de la police secrète « à la soviétique » (il a critiqué publiquement leurs pratiques qui ne suivent pas la ligne des masses)?Mao a toujours combattu avec acharnement le genre de police secrète que personnifie le K.G.B., qu’une clique du Parti peut, à tout moment, utiliser pour une restauration de la droite, et a critiqué le genre d’enquêtes secrètes auxquelles se livrait Liu Shaochi.« La lutte entre les deux Galeries d’Art Stanley Lewis “Nuits étoilées” du 9 au 21 février 1430 ni SUrtrooki.omst TM: 933-9877 - 845-4361 Lun.au Sam.da 9:30 * 17:30 h.RÉTROSPECTIVE GOODRIDGE ROBERTS Galerie Roberts de Toronto présentera également une exposition rétrospective de Goodridge Roberts Ouvert 9 15 30 Sjm 9 J5 NOUS ACHETONS PEINTURES DE QUALITE Ferme dim el lun GALERIE DOMINION Le plus grand choix de peintures et sculptures au Canada dans la plus çyande Galerie Marchand d Art au Canada FOYER DES /1RTS E/1TON 9! ÊT/AGE, CENTRE-VILLE Exposition des peintures d’artistes canadiens jusqu'au samedi 28 février tels que J.-Marc Blier, William Brymner, René Richard, Oscar de Lall, Albert Cloutier, René Gagnon, Léo Ayotte, Gordon Pfeiffer, Marcel Favreau, Ron Simpkins, S.Kirshner, Viateur Lapierre, Poweil Trudeau, Rolland Montpetit.EATON 1438 OUEST.RUE SHERBROOKE 845-7471 et 845-7833 BALCON es images Février: les artistes de la Galerie H Mira* (Touvatlura: dim.•! marc.12 à 1 ¦ h; |au.al van.12 * 21 h; Mm.: 12 à 11c30 h; Ralâcba laa hindi ai mardi.2031 SAINT-KNIS, MONTRÉAL TÉ.: 843-7720 EXPOSITION gabriel bastien normand bernier graham cantieni denyse gérin Pierrette mondou Jusqu’su 14 février HW, Ht Sl-Otmi, M ont têt I.Oittti Têt.M-tSU «sa luce COURS .D’INITIATION A LA DÉCORATION INTÉRIEURE:i J SOUS LA DIRECTION DES A ARTISANS DU MEUBLE L v QUEBECOIS INC Jy © If— mmm' 88 EST RUE ST-PAUL t [ VIEUX-MONTREAL (127).1 1 asS^EIG&EM&NJS- kv I 866-1836 „ Tjjh' \ DÉBUT DES COURS: J Jrû t i 16 février 1976 JArjfT \ J 1 APPROUVE PAR LEUlNIStERE DEL EDUCATION m mA \ \ -# " ^ flr» rwlliifp prrsonnpllp (,0Uf i*l «LOIN lignes continuera encore longtemps à l’intérieur du Parti.dix, vingt, trente fois.surgiront des gens comme Lin Piao, Wang Ming, Liu Shaochi, Peng Tehuai.» Ainsi parle Chou Enlai, citant Mao qui prédit que, même le communisme instauré, il demeurerait des contradictions et des affrontements, quoique sous une forme différente.Même alors, on pourrait voir surgir « des hommes comme Tchiang Kaichek ».La nouveauté, c’est qu’au-jourd’hui les masses comprennent ce qui peut arriver.Le secret qui entourait les querelles intérieures du Parti, et qui provoquait la surprise à chaque crise, tait maintenant l’objet de critiques publiques de la part de certains jeunes.Peut-être aujourd’hui circule-t-il même trop de rumeurs concernant des « affrontements » en cours, trop de supputations (quelque peu sans fondement) sur qui est en mauvais termes avec qui, provoquant, en octobre 1974, une mise en garde du Drapeau rouge et le conseil de « ne pas prêter l’oreille aux ragots de cuisine ».Mais les masses ont aujourd’hui l’impression qu’il est le leur droit de savoir, et elles lisent la presse avec une conscience politique mieux assise, un plus grand sens critique.A cause de cela, peut-être la lutte entre les deux lignes changera partiellement de forme.Les situations explosives se dissoudront sous le poids de l’opinion publique (qui se manifeste obligatoirement au fur et à mesure que la discussion se poursuit), de sorte que nous verrons probablement surgir des formes nouvelles et encore imprévisibles de lutte.« Le président Mao a donné à notre Parti la ligne fondamentale et des direcuves politiques pour toute la période historique du socialisme, ainsi que des directives spécifiques pour des tâches déterminées » (rapport de Chou Enlai au Xe Congrès du Parti, Août 1973).Les nouveaux statuts du Parti et la nouvelle Constitution d’Etat de jan- vier 1975 consacrenl le marxisme-léninisme et la pensée Mao Tsetoung pour servir de guide d’action politique.Mao est ainsi reconnu le vrai continuateur de Lénine (comme il l’est de toute évidence quand on lit l’oeuvre de Mao).Un Ed nombre de nouvelles tra-ions et d’ouvrages de Marx, Engels Lénine sont aujourd’hui publiés et proposés a l’étude dans toute la Chine.Le Xe Congrès du Parti s’efforce de consolider les nouveaux apports de la Révolution culturelle, en prévoyant les voies et moyens du refus légitime en face d’une direction erronée.Cela signifie une rupture complète avec l’autorité traditionnelle soviétique, et aussi avec l’autoritarisme passé au sein du Parti chinois.Les claveaux statuts du Parti soulignent le droit des masses d’exercer leur surveillance sur les cadres et du Parti et des organismes d’Etat, ainsi que, chez les cadres, le devoir d’« éveiller » les masses dans de grands mouvements.Le droit de désaccord des membres individuels du Parti est également reconnu.« Si un membre du Parti n’est pas d’accord avec les décisions ou les directives des organismes du Parti, il a le droit de faire des réserves et, passant pardessus la tête de ses supérieurs immédiats, il peut saisir directement les échelons supérieurs Œi et y compris le Comité et le président du Comité central.u est absolument interdit d’étouffer de telles critiques ou de pratiquer des poursuites contre leurs Humjwen, le jeune travailleur de Shanghai aujourd’hui vice-président du Parti) l’on trouve encore des cadres qui font litière de ces revendications et en poursuivent les auteurs de leur vindicte.Nous en avons peut-être un exemple qui remonte à juillet 1975.Des travailleurs qui se plaignaient qu’on n’ait pas tenu compte de leurs réclamations les ont publiées en des tatze-paos, comme le leur permet la nouvelle Constitution.Or, il semble que ces affiches aient ___________________HANSUYIN été enlevées par la police secrète 3.Certes, la nouvelle Constitution d’Etat garantit le droit d’exprimer librement ses opinions et de les placarder sur les murs; elle garantit la liberté de parole, le secret de la correspondance, la liberté de religion, d’association, de manifestation et de grève — ce dernier droit ayant été expressément inclus sur intervention personnelle de Mao.Il n’en reste pas moins que la lutte entre les deux lignes contre l’autoritarisme doit se poursuivre, car la critique de « cadres ne supportent pas le moindre désaccord » figure souvent dans la presse chinoise.Or, il est des plus importants, pour l’avenir de la Chine, que s’établisse une grande aisance de communication entre le Parti et les masses, « une situation politique qui concilie centralisme et démocratie, discipline et liberté, volonté unie avec la vivacité et la liberté personnelle d’esprit » (Mao, 1957).Un nouveau renfort apporté par Mao au centralisme démocratique est reflété dans le mot d’ordre « Aller à contre-courant », lancé lors du Xe Congrès du Parti.Cela avait commencé par des discussions de sujets concrets; l’un d’entre eux étant le problème de la suppression, dans les équipes de production, des parcelles privées, par la vague «ultra-gauche» durant la Révolution culturelle.En même temps, les fonds accumulés étaient distribués.Ces deux mesures, en apparence de gauche, étaient toutes deux nuisibles au socialisme.H s’ensuivit de longs débats sur ce qu’étaient les stimulants matériels et les tendances capitalistes, et les « récompenses raisonnables pour le travail accompli ».Dans certaines usines, la direction — composée de cadres du Parti — avait eu de nouveau recours aux primes et autres récompenses pour stimuler la production; ce que les travailleurs avaient dénoncé comme idéologie bourgeoise, et repoussé.« Aller à contre-courant » est donc réaffirmé comme un « principe marxiste-léniniste ».Lenine et Mao, tous les deux ont été à contre-courant de la mode de leur temps.« Quand.avec la force de la maree montante, des tendances mauvaises se font jour dans le Parti, presque tous les acceptent; seule une poignée résiste », dit Chou Enlai.Et Wang Hungwen, citant Mao: « Quand il est confronté à des problèmes de ligne et de stratégie, un vrai communiste doit agir sans songer aux conséquences et aller à contre-courant sans craindre de perdre son poste, d’être expulsé du Parti, emprisonné, contraint de divorcer, voire guillotiné.» Le difficile, bien sur, c’est de > distinguer ce qui est vraiment « aller à contre-courant » dans l’intérêt du socialisme et ce qui n’est qu’un combat capricieux et stérile contre lui.(à suivre) 1.Edgar Snow: La Longue Révolution, op.cil.2.Cette confusion mentale, l’auteur, dans des conversations privées, en a eu maints exemples: « Nous étions comme des poids dans une poêle à frire, les bords nous empêchaient de voir le monde extérieur à la poêle.» 3.Certains cadres ont expliqué à l’auteur que certaines affiches ne contenaient que des bêtises contre-révolutionnaires et qu’on les avait enlevées pour que les masses ne soient pas « mal orientées ».Mais il faut appliquer la ligne de masse, faire confiance au jugement des masses et au débat, car, sans cela, la destruction arbitraire, même d’affiches contre-révolutionnaires, risquerait de miner la confiance dans la direction.Dans certaines villes, ces affiches ont été facilement montrées à l’auteur, même 3uand elles ne renfermaient que es billevesées.télévision i émissions en noir et blanc SAMEDI C B F T O 8.55 Ouverture et horaire 9.00 Sesame 9.30 Hoquet, belles oreilles 10.00 Les espiègles rient 10.30 Monsieur Kosée 11.00 Gaspard et les fantômes Î1.30 Génie en herbe 12.00 Les héros du samedi: Boxe 1.00 Sporthéque: Li vie au Japon.2.00 Femme d'aujourd'hui: “A la une" et "Guatemala" 3.00 Techno-Flash 3.30 t'inéma-Jeunesse: "A la une" et “Guatemala" 5.00 Bagatelle 6.00 Déclic 6.30 Téléjoumal 6.40 Nouvelles du sport 6.50 Politique fédérale: Le Parti Libéral.7.00 Lise Lib 8.00 Hockey: "Boston à Toronto" 10.30 Téléjoumal 10.45 Nouvelles du sport 11.00 Cinéma: "ta vallée du bonheur" (comédie musicale - Américain 1968».1.00 Ciné-nuit: "Céleste" (comédie - Français 1970).7.08 Heach for the Top 10.00 C’était I'hon temps 4.00 7.30 Phyllis 11.45 Ils sont 33,000 a votre service 4.30 8.00 Hockey: 12.00 Bon dimanche 5.00 "Boston à Toronto ".2.00 Ix*s jeux d Innsbruck 5.30 10.30 Celidh 5.30 C'est pas sorrier 6.00 1100 The national 6.00 Showbizz 7.00 11.15 Provincial affairs: 7.00 I^s jeux dTnnsbruck 8.00 ta Parti libéral 8.00 Ciné-choix: 9.00 11.21 Montreal Tonight ’ De l'amour a la haine" (mélodrame - 10.00 11.31 Cinema: Américain 1970) 111.30 “Terror on the 40th Floor" (drame - 9.30 ta hockey: 11.00 1974) Québec à Kdmonton 11.15 1.45 Fermeture 12.00 I^s nouvelles TVA 11.21 12.30 Késumé olympique.11.37 CFCF © 1.00 ta dix vous informe 6.00 University of the Air RADIO-QUÉBEC (S 1.40 CFTM (D 8.30 Patof raconte 9.00 Furie 9.30 I,es cadets de la forêt 10.00 Kohin fusée 10.30 ta cirque à son meilleur 11.00 I,es sentinelles de l'air 12.00 Bon week-end 1.45 ta parti créditiste 2.00 Jeux d'hiver dTnnsbruck 6.00 A l'heure olympique 7.00 Jeux d'hiver dTnnsbruck 8.00 Les grands spectacles: Campus" (drame • Américain 1970).10.30 l.es nouvelles TVA 11.00 Résumé olympique 11.30 ta couleur du temps 11.45 Cinéma: "Un jeune couple" (drame - Français 1968) 1.15 Cinéma: "Quatre femmes pour un héros" (drame psychologique - Franco Brésilien 1959).2.45 Le 10 vous informe RAPtO-QUÉBEC P ~ 18.00 Tourlou 18.30 Sur deux ou quatre pattes: L’enfant et la mer.19.00 Ciné Plus "Une Cadillac en or massif".Comédie américaine de Kichard Qulne The community Circle Square Abbott and Costello Rocket Kobin Hood Merrie melodies The Flintstones Kidstuff Fantastica Spiderman Star Trek Saturday at the movies: Superstars of the mat I»es jeux dTnnsbruck Lawrence Welk l-es jeux dTnnsbruck Academy Performance “The ballad of cable hogue" tas jeux dTnnsbruck News Pulse Cinéma: "Goodbye Columbus" (drame — 1969) et "The brides of Fu Manchu" (drame — 1967) 7.00 7.30 8.00 8.38 9.00 9.30 10.30 11.00 11.30 12.00 1.90 18.00 ta drame de la survie: Music to see Hymn sing Science magazine ‘Tommy Common's musical world The wonderful world of Disney The national dream The Waltons Performance Marketplace Ombudsman The National Nation s business Montreal tonight Ciné-camp: "Once upon a time" (Comédie — Américain 1944).Station closing cTcf© DIMANCHE 18.30 19.00 20.00 20.30 21.30 ta clown des mers: la loutre Si l'monde savait En se racontant l'histoire d'ici De 1867 à 1900 Paul et Vriginie ta sens de la vie Ives jazzeurs 6.00 6.30 7.00 7.30 8.00 9.00 9.30 10.00 Community Cross Hoads Jinny Swagart Kathcryn Kuhlman Hex Humhard Oral Roberts presents It is written The Hellenic program ¦ Tclcdominica ¦ Mr Chips CBMT O 1.00 It s up to you 9.00 This is the life 530 Garner Ted Armstrong 9.30 Coronation street 600 Travel 76 10.00 Sunday morning 6.30 Going places 11.00 Meeting place 7.00 1res jeux dTnnsbruck 12.00 Little convert 8.00 Six million dollar man 12.30 U K.Magazine 9.00 Kojak 12.45 A way out .10.00 W5 1.00 The money makers 10.30 !.os jeux d innshruck 1.30 Country Canada II 00 News 2.00 VIP II 18 Pulse :2.30 Hurtii songs 12.00 Cinéma 3.30 Speaking out Hornet's nest" (Drame 1970).CBFT O CBMT 0 9.30 Sesame Street 18.30 Peanuts and popcorn 12.00 Parade I 00 Water World 1.30 Par 27 2.00.Hockey 4.00 CBC Curling Clasiic 5.00 Ixwt Islands 5.30 Kiders magic 6.00 CBC Evening News i.X Monty Python 8.55 Ouverture et horaire 9.00 Sesame 9.30 1** contes de la rive 9.45 L'Kvangilc en papier 10.00 ta jour du Seigneur 11.00 Son et images 11.30 Ciné-magazine 12.01 ta semaine verte: Un éleveur de cailles, de perdrix et de pintades.1.00 D'hier à demain ta sculpteur Jean Tinguely 2.00 (.'univers des sports 3.30 L'heure des quilles 4.30 ta Francophonissime 5.00 Second regard 6.00 ta Question 6.30 Téléjoumal 6.40 Nouvelles du sport 6.50 Politique provinciale: ta Parti Ubéral 7.00 ta petite patrie 7.38 l.cs beaux dimanches Balulailta.spectacle folklorique russe.8.30 I,cs beaux-dimanches "Octobre" (drame de Marcel Dubé) 9.30 l,cs beaux dimanches Paul Gauguin 10.30 Téléjoumal 10.45 Sports-dimanche 11.00 Cinq-club: "Un homme qui dort" (étude psychologique - Franco-Tunisien 1973) ¦ cinema CFTM (D 7.55 Horaire bienvenue 8.00 Ministère mondial Hex Humbard 9.00 Patof raconte 9 30 Fanfan Dédé sur scène CBNTAVR: IM SI Françoij X.*trr - 2» 1239 (Salle II "On the Job" de David Sennarto du mardi au aarnedl - 20 h 3P dimanche 19 h 30 matinées samedi 14 h 30 Heliche lundi (Salle IK "Aslreetcar named desire" de Tennessee Williams - Samedi 30 h 00 dimanche Helârhe.ÉGLISE ST.ANDREWS: 101 c«te St Antoine.Westmount."Le Requiem de Brahma" - Dimanche i 19 h 00.NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: 1200 nie Bleury MA 19*4 "Communauté agricole" d Ohaldla et "Pique-nique en cam-pagne" d'Afrabal.Sam: 20 h 30dim: 14 h 30.PATRIOTE: 1474 Ste-Catherlne 321-MM Jacques Michel - semaines et dimanche 31 h 00 samedi 20 h 00.23 h 00 HeUche lundi PATRIOTE EN HAUT: 1474 St (-Catherine 323-1131."La coupe Stainless" de Jean Barbeau — semaine el dimanche 20 h 00 samedi 19 h 30 - 22 h 30 Helérhe lundi et mardi POUDRIERE: (Ile Slellclénri 9294*21 Relâche SALLE WILFRID PELLETIER: Samedi Les ballet.Jan."Jan Sonata" -10 h 30.Dimanche Ensemble national Folklorique de Chypre - 20 h 30 THEATRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papineau.327-1211 "Le club Frank Eres Hobldoux" -20 h30 THEATRE MAISONNEUVE: (laude Lèvelllée - samedi IB h 30 - 22 h 00 Dimanche 20 h THEATRE NOUVEAU MONDE: 84 Ste- Catherine O *61-03(3 "L'Empereur Jones" d'Eugène O'Neill - du mardi au vendredi 20 h 00 samedi 17 h 00 - 31 h 00 dimanche t* h 00.HeUche lundi THEATRE PORT ROYAL: "Les VlUIns " d'André Glllé - 20 h 30 THEATRE DE qUATSOUS: 100 F, Avenue des Pins *43-7777 Jeudi soir en plein lace" de M Beaulieu 20 h 30 THEATRE DU RIDEAU-VERT: 4M4 Saint-Denis *44-17*3 "Dreyfus" de J.C.C.nimberg — tous les soirs 2* h 00.dimanche 19 h 00 HeUche lundi ATWATER I: Niveau mètre Alexis Nihon 939-424* "Hindcnhurg" 12 20.240.435.710.930 ATWATER II: Niveau métro Alexis Nihon 935-3313 "Swept away" 1.10.J.Il 5.10.7 10,9 10 AVENUE: 1224 Ave Grecne Weslmount 937-2747 "Dog day afternoon" 1215.2 30.4 45.7,05?9 30 BEAVER: 5117 avenue du Parc *44.1932 "U carat virgin" 12 00.2 50, 5 40, * 30 et "Stroke of nine 1.40.4.3».7 20.10 10.BERRIÏ 12*0 St-Denis'5*s.2115 "Un génie.2 associés, une cloché'' 12 30.2 30.4 40, 7 15.9 30 Samedi représentation supplémentaire à 11.45 BIJOU: 5030 Papineau 527 9131 "Jeunes lilies cherchcnl position 12.45.3.55.6 50.9 35 cl 'les Karatés Chattes" I 55.5.10.*25 CANADIEN: 1200 SlcCathcrinc E.525-M00 "Poupées oe sang" 3.00.6 20.9.35 el "Quand l'amour est sensualité" I 30.4 45.105 CHAMPIAIN: 1*15 Stc-Catherinc K 524 26*5 ' les dents de la mer" 12.10, 2 20.4 50.7.10, 9.35.CHEVALIER: 1590 St-Denis 645-3222 "L'Important ( "est d'aimer" 12 10.2 .10.4 43.7.10.9.35 CINEMA MAJESTIC: 3!6« Henri Bourassa Est.3*1-511* "Un justicier dans la ville " sam 7 30.dim 3 20.7 30 cl “Mandlngo" sam 3.10.(30.dim.: 1.00.S 10.9.20.CINEMA 7e ART: 3160 Manger K 72241302 "U grande bourgeoise " sam : 5 23'’ 9.35 dim I 13.5 23.9 35 CLAREMONT: 503* Sherbrooke O 4*6-7395 "Que U léle commence' sam : 7 30 dim : - 3 19.7 90 "American gralfiti" 1.00.30*.5 05 7.10.9.15 CREMAZIE: MI0 St-Denis 36M2I0 "Le crime de l'orient express " 12 13.2 30.4 35.7 13, 9 30 DAUPHIN: 2395 Beaubien E.72140*0 (Salle Renolri: "Le chat et la souris" 1 30.3.30.5 30.7 30.* 30 "Le vieux fusil" 1.13.319.3.13.7.15, 9 15.ELYSEE: 33 Millon «424063 (Salle Elsenstelnl "Vérités et mensonges' I 30.3 30.3 30.7 30.9.30 (Salle Hesnalsi "Violence et passion" FLEUR DE LYS: «5* Ste-Citberlne 2*6-3303 "Mandlngo" I 30.5.20.9 10 et "Justicier dans U ville ' 3.40.7 30 JEAN-TALON: 4235 Jean-Talon Est 7297*00 "Mandlngo " sam 9 10 dim I 30.920 9 10 "Justicier dans la ville" sam : 7 30 dim 3 40, 7.30.KENT: «100 Sherbrooke O.«9-9707 "Blackboard's ghost" I 15.3.10, 5.05.7.90.900 MERCIER: 42*0 Ste-Catherlne E 2554224 Un génie.2 associés, une Hoche"' 12 30.2 30 4 40 7.15.9.30 MONKI.AND: 5504 Monkland 4*9.3579 "Killer Elite" 12 90.4 40.9 10 H "Hnllerball" 2 90 700 OUTREMONT: 124* Homard O 2774143 Samedi: "Nashville"(Si Fi«30"Le(estival du film publicitaire" 9,10 ".lanis" 12 00 p m Dimachc "Humid and Maude" is.tf.l 2 00 "Harold el Maude" (u f I 4.00 "Nashville" (s.l.fr.i 6 30 "la- festival du film publicitaire" 930 PAI.ACE: «9* Stc-falhcrine 0 *6*4991 "Framed " I 05.3 05 .5 05.7 05.9 05 PARISIEN: 4*0 Stc-Catherine O.(Salle II: "American graffiti" 1.40.3 40.5 40.7.4».9 40 (Salle III: Ta- baiser" 12.10.245.5 00.7 15.9.10 (Salle III! "Hustle" 12 45.2 50.5 00.7 10.9 20 (Salle IV( "la raison du plus fou" I 10.1 m.5 .10.7 10.910 (Salir Vl"Stury of O" 12 40.2 45.4 50.«55.9 00 PIERROT: 1500 SIDenis *45-1222 Ta léle (le Normande Sl-Ongc" 12 10.2 45.5 00 , 7 15.9 35 PLACE DU CANADA: Hotel Champlain *61-4595 "Carry on behind" 115.3.13.5.15.7.15.9 IS PI ACE VILLE-MARIE: *66 2644 (15411 cinémai "Dog day afternoon" I 10.3.15.600.*10 PIA: VILLE-MARIE: «66 2644 (Grand nnèma( "One flew over Ihr cukoo's nest" 12 05.2 20.4 40.7 05.910 PUSSYCAT: 4015 S( Luirent *45-5215 "Tan and Jane 12 00.2 50.5 40.*15 "Roadside service" I 30, 4 20.7 15.9 45 RIVOIJ: 690* St-Dcnls 277-4129 "Reincarnation de Peler Proud" 1 20.5 10.9 00 cf'Les gagneurs" 3.20, 7 10.SALLE RRF.REUF: 5*25 Decelles 731 1297 "Taras Bulba " 3.00, 700, » IS ST DEN IS: 1594 St-Denis «49 4211 U blano.le Jaune, le noir" 2 25.«09.9 50 eTOpérallon lady Marlène"' 12 50.4 30.* 10.SEVIM.E: 2155 Ste-Catherlne 932-1139 "Old Draeula" 1.00.2 45.4 25.• 10.7 15.» 25 SNOWDON: 5225 Décarle 4*2 1322 "Man who would he king" 12.30.2 40.4 30.* 25 VAN HORNE: «150 Côte des Neiges 73I-B43 Arthur Huhlnsleln love of live" 1.00.2.40.4 20.«00.7 40.920 WESTOOUNT SQUARE: I Westmount 931-1477 "Sunshine boy" U0.3 05.7 00, 909 YORK: 14*7 SteCalherlne O 937-«97* " Barry Lyndon ' I 30.9 00.* 30 CINEMATHEQUE QUEBECOISE: 1700 St Denis «44-H734 Heliche CONSERVATOIRE DART CINEMATOGRAPHIQUE: 1459 boul Maisonneuve «99-4349 Festival du Hlm Américain Samedi City girl" (de F W Murnau — I929( 3 00.“Anna Christie" (de John Wray - 1972) 5.00."Spile M.rriage " ide Ed Sed-guirk - 1(291 7 00 « Indiscreet" (L MrCa-rey - 193119 00 - Dlmanrhe Série pour en-(ants "The Hallway children " 2 00 et " Hercule.Samson.Ulysse " 4 00 Festival du Him Américain The Young in Heart ' (de H.Wallace - 193*1 7 00 H "CnunsHlor al law " (W Wyler - 19331 900 VIDEOGRAPHIE: 1904 Sl-Denls *42 97*5 "C'esl pas un radeau" de Tahaly Hashed -B00 t? culture et société Le Devoir, samedi 7 février 1976 * 19 Les relations France-Canada l’économique et le culturel ______:________par.JACQUES BOUCHARD „ .- * > | : :ï:-: ¦.¦ 'ÿX;.;.:, vues par Gérard Pelletier “Non, je ne regrette rien” PARIS (PC) — En arrivant en poste à Paris, en octobre 1975, le nouvel ambassadeur du Canada, M.Gérard Pelletier, s’est fixé deux priorités de travail, soit le développement intensif des relations économiques et culturelles.“Du point de vue économique, ce qui me semble important dans les années qui viennent, c’est que quatre ou cinq ententes impliquant vraiment de grosses sommes et des échanges d’un volume considérable doivent se produire”, précise l’ex-ministre des Communications dans le gouvernement Trudeau.Dans une entrevue accordée à deux journalistes de la Presse Canadienne, M.Pelletier a dit que ces ententes doivent être conclues “pour vraiment marquer un départ majeur des relations France-Canada".Actuellement les échanges commerciaux entre les deux pays s’établissent aux environs de $500 millions de part et d’autre dans un an, ce qui est relativement peu élevé compte tenu de l’importance industrielle des partenaires en cause.Pour M.Pelletier, l’objectif consiste, dans un premier temps, à doubler ce chiffre pour en arriver au milliard "et l’on part de si l’on, qu’il va falloir que ça double souvent”.Ainsi, M.Pelletier qui travaille à ce sujet en étroite collaboration avec le ministère de l’Industrie et du Commerce, dont le titulaire, M.Donald Jamieson, a dirigé en octobre dernier une importante délégation d’hommes d’affaires en visite en France, veut en arriver à atteindre une vitesse de croisière qui soit digne de l’importance économique des deux pays.! “Je crois qu’il est absolument nécessaire que les deux gouvernements s’accordent mutuellement l’importance qu’ils ont dans le commerce international et l’industrie.“Il faut que les échanges s’intensifient de façon à ce que le volume soit assez considérable et que ce ne soit pas négligeable ni marginal", a affirmé l’ambassadeur canadien.M.Pelletier a tenu à préciser qu’actuel-lement les échanges ne sont pas négli- eables, mais qu’on vient juste de sortir e la marginalité et que, comparé avec les échanges d’autres pays, cela reste tout de même beaucoup trop faible.L’ambassadeur pense, par exemple, à un dossier qu’il connaît bien, soit celui des communications qui pourrait s’avérer un secteur de pointe, alors que le gouvernement français a une priorité a ce sujet, notamment dans le domaine du téléphone.Il y a aussi l’industrie de l’avionnerie et des construction maritimes qui pourraient s’avérer des terrains proprices à des échanges entre le Canada et la France.Bien que le côté commercial et industriel retient beaucoup l’attention du nouvel ambassadeur, celui-ci ne néglige toutefois pas le dossier culturel qui est une autre de ses priorités.Ainsi il souligne qu’un développement fort important est en train de s’accomplir à l’Université de Bordeaux où on implantera dans les structures de cette université une étude canadienne.“Au plan culturel, je pense que c’est extrêmement important de prendre racine dans le milieu universitaire français avec des centres d’études canadiennes.Celui de Bordeaux, le premier en France, sera inauguré par un colloque à la mi-mars”, a dit M.Pelletier.Il se fait déjà dans le milieu universitaire des choses importantes entre le gouvernement du Québec et le gouvernement français, a reconnu M.Pelletier.Mais à Bordeaux c’est un départ assez remarquable pour l’ensemble du Canada, a ajouté l’ambassadeur, et le centre d’études pourra fournir un enseignement sur tous les aspects de la vie canadienne.D’autres centres de ce genre pourront éventuellement être implantes dans d’autres universités françaises, a indiqué M.Pelletier en mentionnant que les milieux universitaires, tant canadiens que traçais, n’avaient pas l’intention d’en rester là.A Paris même, et M.Pelletier en est d’ailleurs fier, il y a le Centre culturel canadien qui a pignon rue Constatine et dont les activités rayonnent sur toute la région de la capitale française.“Ça me faisait un plaisir particulier, dit-il, de voir dans le choix de l’important magazine L’Express sur les expositions d’art à Paris, qu’on avait retenu le nom du Centre canadien où il y a actuellement l’exposition de la fondation d’art de l’Alberta.” Selon M.Pelletier, ce centre va devenir de plus en plus un lieu de rencontres entre les intellectuels des deux pays où on y discutera de toutes sortes de questions, même sans un aspect particulièrement national.Déjà, ce centre dirigé par M.Gilles Lefebvre, ce Montréalais fondateur des Jeunesses musicales canadiennes, bourdonne d’activités tout au cours de l’année et on y présente toutes sortes d’expositions, de la musique, des pièces de théâtre et du cinéma.Par ailleurs, M.Pelletier ne veut pas limiter cette action à “la seule région parisienne, car ce serait une erreur”, et il veut “multiplier les manifestations dans tous les centres de la province française où l’on peut atteindre beaucoup de monde”.Pour M.Pelletier, ce centre a également une vocation d’accueil, très impor- tante, “alors que les chancelleries des ambassades, de nos jours aveç^outes les mesures de sécurité, deviennent des lieux pas très accueillants”.“Le Centre culturel est vraiment'une maison ouverte extrêmement accueillante pour les jeunes aussi bien français que canadiens qui se trouvent à Paris et Sui veulent un heu de rencontre”, a sou-gné M.' Pelletier.En ce qui concerne les échanges de jeunes étudiants et de jeunes maîtres, M.Pelletier ne voit pas de développement possible de ce côte en raison des nouvelles restrictions budgétaires imposées par le gouvernement pour combattre l’inflation.“On devra marquer le pas de ce côté, du moins pour le moment.Si on réussit à maintenir ce qu’on a fait jusqu’ici, ça va être déjà quelque chose, car les crédits sont coupés”, a expliqué M.Pelletier.Au niveau fédéral, ces échanges se situent à quelques centaines, alors que l’Office franco-québécois est beaucoup plus actif dans ce domaine.PARIS (PC) — Les relations culturelles et économiques entre la France et le Canada sont bien en dessous de ce qui pourrait véritablement exister, estime M.Gérard Pelletier, nouvel ambassadeur du Canada à Paris.C’est à cette conclusion provisoire principale qu’en est anivé M.Pelletier, en poste depuis la fin du mois d’octobre.Au cours d’une interview accordée à deux journalistes de la presse Canadienne, M.Pelletier a cependant précisé que les relations qui existent présentement entre les deux pays sont beaucoup plus intenses qu’il n’avait pu le croire alors qu’il était ministre des Communications a Ottawa.“L’accueil que l’on a ici comme diplomate ou comme particulier est très impressionnant.Mais il reste qu’il y a beaucoup de chemin à faire et c'est a ça que l’on consacre toutes nos énergies à l’ambassade, car le potentiel est la, aux plans économique et culturel”.Installé confortablement dans ses luxueux bureaux de l’ambassade canadienne à Paris, située avenue Montaigne, M.Pelletier livre ainsi ses premieres impressions de sa nouvelle camère diplomatique.En compagnie de son conseiller de Presse, M.Paul de Ligny-Boudreau, M.elletier explique à la blague que le premier ministre Wilfrid Laurier avait pris trois mois en arrivant à la Chambre des Communes avant de savoir où accrocher son chapeau, mais que cela ne lui avait pas pris la même période à l’ambassade.L’ancien journaliste et homme politique dit ne pas regretter une seconde sa tâche de ministre à Ottawa qui était beaucoup plus harassante que ses nouvelles fonctions, bien que ron trouve à l’ambassade que M.Pefletier travaille au rythme d’une locomotive.De toute évidence, M.Pelletier se plaît énormément dans ses nouvelles fonctions, et tous ses propos concernant ses fonctions ont une pointe d’optimisme.Ce que l’on décrit habituellement comme la tâche assommante d’un diplomate, c’est-à-dire les nombreuses visites protocblaires, les réceptions, les dîners officiels, ne l’est pas pour M.Pelletier.“C’est assommant je pense si on accepte que ça le soit.Je crois que si l’on s’applique a rendre cela intéressant, cela peut devenir très significatif.On peut faire une visite protocolaire pour parler de la pluie et du beau temps, mais on peut aussi faire ce travail dans le but de savoir ce que notre interlocuteur pense du Canada, comment le pays est perçu en France, ou ailleurs.“Il y a moyen d'aiguiser la curiosité des gens pour le pays que l’on représente.Je m’avance peut-être beaucoup et dans trois ans je vous dirai que c’est devenu assommant.Mais ce que j’avais craint de trouver insignifiant et purement symbolique, ça ne lest que si on tolère que ça le soit.Moi j’avoue, et c’est peut-être le métier de journaliste qui refait surface, mais rencontrer des gens, les interroger, ça m’a toujours intéressé beaucoup, souligne M.Pelletier.L’ambassadeur précise que dans le nouveau métier qu’il exerce il y a un champ ouvert à la curiosité d’un homme qui n’est pas moins grand que dans ses anciennes fonctions ministérielles ou journalistiques.C’est ainsi que M.Pelletier dit découvrir des possibilités d’action utile et des perspectives plus vastes qu’il ne l’avait cru.“Quand on est un homme politique, on s’arrête dans une ambassade une journée et on ne sait absolument pas ce qui se passe là-dedans.Et j’avais beau avoir été le secrétaire parlementaire du ministre des Affaires extérieures, ce n’est pas là non plus qu’on peut apprendre ce qui se passe sur le terrain”, precise M.Pelletier.Originaire de Victoriaville, âgé de 56 ans, M.Pelletier dit découvrir dans ses nouvelles fonctions beaucoup plus qu’il ne s’y attendait.“Je n’ai jamais pensé que c’était une sinécure, et je le pense de moins en moins”.Dans ce métier-là les journées commencent à 9 heures du ma- tin et se poursuivent souvent très tard le soir.M.Pelletier apprécie beaucoup le fait de travailler beaucoup moins sous tension, comme c’était le cas en politique.“C’est beaucoup moins harassant que le métier de ministre, car je ne connais pas un métier plus exigeant.Et surtout on n’est pas sous la pression que constitue la politique, de gens qui veulent avoir des réponses le lendemain matin, alors qu’il faut que tout soit réglé avant même o’en avoir parlé.“C’est ce qui est dur en politique.Ici, vous pouvez planifier votre travail et vous avez le temps de réfléchir.” D’avoir brisé ce rythme de vie intensive d’homme politique, M.Pelletier n’en a aucun regret “et ça ne m’a pas manqué du tout, je le dis sans aucune hésitation”.Dans ce nouveau rôle, M.Pelletier compte beaucoup sur l’assistance de son épouse, car pour lui “c’est vraiment une mission qu’on accepte à deux”.Mme Pelletier, selon l’ambassadeur, a un rôle important et actif, par exemple lorsqu’il reçoit un ministre français et son épouse qui doivAit se rendre en visite au Canada.Ainsi elle peut fournir des renseignements utiles a cette dame sur le mode de vie canadien et lui donner des conseils qui lui éviteront de perdre du temps lors de son voyage.PIP»; Appels d'offres CANADA PROVINCE DE OUEDEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE No: 500 05-000 748 782 NEW DERBY CAFE INC.demandwesse -vs- THE PROVIDENT ASSURANCE COMPANY.THE BLACK SEA & BALTIC GENERAL INSURANCE COMPANY -et- THE CONTINENTAL ASSURANCE COMPANY 0F LONDON LIMITED, détendeurs PAR ORDRE DE LA COUR le détendeur The Continental Assurance Company ot London Limited est par les présentes requise de comparaître dans un délai de trente (30) jours suivant la dernière publication Une copie du bret d'AssIgnatlon et de la déclaration a été laissée à son intention au bureau de cette Honorable Cour MONTREAL, 5 février tS76 Me HARRY BLANK.C.R.suite 300 1255 rue Université Montréal.Québec Procureur de la demanderesse PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE COUR SUPÉRIEURE N0 500-05-002022-760 AVIS AVIS vous est donné que le vingt-deux mars mil neuf cent soixante-seize, une requête sera présentée i la Cour Supérieure du District de Montréal, division de Pratique, chambre 216 à dix heures de Tavant-midl (10:00 a.m ).aux lins d homologuer les nouvelles conventions matrimoniales entre M PIERRE MAYRAND et DAME ROSE-MARIE ARBOUR domiciliés tous deux en la Ville de Montréal, au No.5871 rue Hutchison, constatées en un acte de modifications à conventions matrimoniales reçu devant Me FRANCINE JASMIN.Notaire, le trois lévrier mil neuf cent soixante-seize Francine Jasmin.Notaire CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division den Divorces) N0: 500-12-057858-767 GREFFE DES DIVORCES DISTRICT DE MONTREAL DAME LISE ABRAN.ménagère, épouse séparée de biens de Gilles Sabourin.domiciliée et résidant au 1969.rue Llébert app 8 dans les ville et district de Montréal: * Requérante.GILLES SABOURIN.d'adresse inconnue: Intimé.PAR ORDRE DE LA COUR LTntlmé(e) GILLES SABOURIN est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces a son intention Prenez de plus avis qu'â défaut par voie de signifier et de déposer une comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par délaut.un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous MONTREAL, le 4 février 1976 (G) A BEAULIEU REGISTRAIRE Me Robert Monette, Avocat.6850 est.Sherbrooke, suite 350.Montréal.P O CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS OU QUEBEC AVIS POUR PERMIS SPECIAL CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE TERREBONNE COUR SUPERIEURE “EN FAILLITE” NO: 700-11-000015-760 0-49191 DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: JEAN-JACQUES GAUTHIER, vendeur, domicilié au 305 — 5léme avenue, Deux-Montagnes.Ouê.ayant déjà tait aftalres seul sous les nom et raison sociale de "Lee Rénovations Baimac Enrg." « la même adresse, et NICOLE ROULEAU GAUTHIER, ménagère, épouse mariée sous le régime de la communauté de biens dudit JEAN-JACQUES GAUTHIER et domiciliée é la même adresse AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE Avis est par les présentes donné que JEAN-JACQUES GAUTHIER et NICOLE ROULEAU GAUTHIER ont fait cession de leurs biens le 3lème jour de lévrier
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