Le devoir, 6 mars 1976, samedi 6 mars 1976
Dans "La Tentation totalitaire”, Jean-François Revel, démontant les rouages secrets du stalinisme, expose à coups de phrases taillées au scalpel, le suicide socialiste.Un copyright Laffont.- pag« 13, b « : m "L’Eugélionne”, un roman publié aux Editions de La Presse récemment, dépasse d’un seul coup toute la production romanesque de cette année et s’installe parmi les oeuvres importantes de la littérature québécoise.Louky Bersianik, son auteur, s’appelle en réalité Lucille Durand.Elle est née à Montréal où elle a fait ses études et sa vie.—page 13 ¦ Mourir pour un morceau de désert — Jean Bertolino raconte ses impressions au terme d’un mois passé avec les guérilleros sahraouis.Un peuple qui combat pour prouver qu’il existe.Partie II -page 24 I ¦%> Fais ce que dois .L i T la météo: dégagement en matinée.Température à la baisse.Minimum - 10.Aperçu pour demain: nuageux.Détails en page 6.25 CENTS Vol.LXVIII - No 55 Montréal, samedi 6 mars 1976 Sainte Colette Avec ou sans accord des provinces Trudeau rapatriera la constitution par Usa Bissonnette et Gilles Lesage QUÉBEC — Le premier ministre du pays s’est fermement montré décidé hier a rapatrier de Londres la constitution canadienne, à brève échéance et avec ou sans l’accord des provinces, quitte à négocier par la suite un nouveau partage des pouvoirs avec les provinces.D’abord à l’issue d’un repas, bien arrosé selon ses dires, avec M.Robert Bou-rassa, M.Trudeau a déclaré qu’il pourrait bien prendre, d’ici un mois, la décision de rapatrier “unilatéralement” la constitution, si les provinces ne finissent pas par s’entendre.Puis en soirée, devant quelque 1,500 Partisans réunis pour le 5e congrès du 'arti libéral du Canada (Québec), le premier ministre fédéral a dit que ce qu'il faut d'abord, c’est de décider que “dorénavant, les Anglais n’auront plus le droit de faire des lois pour le Canada”.Et M.Trudeau veut qu’on le fasse “bientôt”.Après, continue-t-il, on se “chicanera” ensemble s’il le faut, on parlera d’un nouveau partage des pouvoirs que non seulement le Quebec, mais toutes les provinces réclament.M.Trudeau dissocie nettement les trois questions suivantes: nouveau partage des pouvoirs; formule d’amendement; rapatriement.Et le gros bon sens réclame qu’après plus de cent ans, les Canadiens puissent décider seuls ce qu’ils veulent faire avec la constitution, sans que cela n’empêche le Québec ou toute autre province d'aller chercher plus de pouvoirs par la suite.Enjoué et désinvolte, reprochant même à des journalistes de prendre tout cela trop “au sérieux”, M.Trudeau n’en a pas moins laisse voir qu’il s'etait montre décidé sur le plan constitutionnel, et intraitable sur le plan financier.M.Bourassa a pour sa part refusé de commenter les résultats de cette “rencontre privée”, tout en remarquant évidemment que le Québec ne pouvait qu’être oppose à l’initiative unilatérale qu’envisage désormais Ottawa.M.Trudeau a été fort explicite.“C'est non seulement possible mais peut-être même souhaitable d’agir unilatéralement, a-t-il déclaré.Après 110 ans d’attente, si les Canadiens n’ont pas encore une consti- tution à eux, il faudra bien que quelqu'un prenne son courage à deux mains et aille la chercher.” Il préférerait avoir l’accord des provinces, bien sûr, mais ne convoquerait de conférence fédérale-provineiale que s’il était sûr de réussir, ce dont il semble douter.Quant à l’opposition que son geste pourrait susciter au Québec, il la rejette rapidement.“Croyez-vous vraiment que Voir page 6: Constitution au sommaire ¦Lundi, fête mondiale des femmes — page 2 ¦La régie anti-inflation ne touchera pas aux loyers — page 3 ¦Le chômeur inconnu: un éditorial de Jean-Claude Leclerc ¦Ladite présence cubaine en Afrique: un commentaire de Georges Vigny ¦Qui peut acheter la Maison Papineau: un commentaire de Michel Roy — page 4 ¦Le ministre de l’Agriculture soviétique évincé ¦Six mille maquisards à la frontière rhodésienne — page 7 ¦ Situation de nouveau explosive au Liban — page 8 ¦Rosi Mittermaier s’assure la Coupe du monde ¦La livre sterling au-dessous de $2 — page 9 tombe -page 11 I Sans doute pour l’attendrir, la réceptionniste a piqué une fleur à la boutonnière du premier ministre avant qu’il n’entre chez M.Bourassa hier matin.L’attention n’a pas eu d’effet, semble-t-il: M.Trudeau n’a fléchi ni sur la question de la constitution; ni sur la question du déficit des Jeux.(Téléphoto CP) Le déficit des Jeux Trudeau tourne au ridicule l’argument de la plus-value par Gilles Lesage QUEBEC (Gilles Lesage) — Non seulement M.Trudeau continue-t-il d’opposer une catégorique fin de non-recevoir à la demande du Québec de participer à éponger le déficit olympique, mais il réduit en cendres les deux arguments de M.Bourassa concernant l’inflation et la plus-value fiscale.C’est à Québec même, d’abord à M, Bourassa lui-même, puis devant quelque 1,500 militants libéraux fédéraux réunis en congrès, que le premier ministre fédéral est venu faire connaître sa réponse, définitive semble-t-il.Parlant sans texte ni notes, col ouvert, l’air dégagé, gouailleur ou ironique, M.Trudeau a traité durant plus d’une heure de constitution, des Jeux, du bill 22, de la venue de la reine, et le reste.Concernant les olympiques, il rappelle d’abord l’engagement ferme de Québec, de la ville de Montréal et du COJO suivant lequel les Jeux seraient “modestes", ne comportaraient pas de déficit et si, par malheur, il y en avait, Ottawa ne serait pas appelé à en défrayer une partie.Et pourquoi Ottawa a exigé un tel engagement?Parce qu’il avait payé $150 millions pour l’Expo 67, parce qu'”une autre grande machine" pour Montréal n’était pas une priorité aux yeux du gouvernement fédéral, qui craignait au surplus ce qui est arrive: le gonflement des coûts."On leur a dit, lance M.Trudeau, watchez-vous ou changez vos plans.Ils nous répondaient: Fie-toi sur moi, Ti-Pit.” Le chef du gouvernement fédéral ne veut pas blâmer Québec et Montréal, car l’inflation et la hausse des coûts frappent tous les gouvernements.D’ailleurs, dit M.Trudeau, Ottawa aide largement la tenue des Jeux à Montréal, que ce soit par des lois spéciales, par le coût de l’armée et de fa gendarmerie royale et le reste, et il souhaite que les Jeux soient un grand succès.Mais Ottawa devrait-il sider le Québec parce qu'en 1972, l’inflation était imprévisible?À ce premier augument de M.Bourassa, M.Trudeau répond que tous sont responsables de l’inflation et que tous la subissent; au surplus des entreprises comme la Baie James ou les Jeux, en raison de leur urgence ou de leur marché captif, créent elles-mêmes de l’inflation Voir page 6: Trudeau Bourassa soupçonne le Front commun de desseins criminels par Louis-Gillet Francoeur QUÉBEC — M.Robert Bourassa voit une "incitation au méfait public" dans deux documents à "distribution restreinte” émanant, a-t-il dit, du Front commun.Le premier ministre a prié le ministère de la Justice de faire enquête sur ces textes qui énumèrent et décrivent les moyens de pressions qu’envisagent les centrales pour soutenir ce qu’il est convenu d'appeler leur guerre de harcèlement.Il en a remis copie à la presse.Pétrole: une hausse sans accord par Michal Guénard OTTAWA — Les onze ministres de l’Energie du pays n’ont pu se mettre d’accord hier sur la majoration du prix du baril de pétrole canadien, mais il n'en semble pas moins que les consommateurs canadiens devront payer huit cents de plus, à la fin de l'été prochain, pour chaque gal- lon d'essence ou de combustible.Le colloque a pris à plusieurs reprises un ton acrimonieux, et irrité par la tournure des événements, le ministre fédéral de l'Energie, M.Alastair Gillespie, a tenu le gouvernement ontarien responsable de l'échec de la conférence, tout en évoquant la possibilité d'une décision unilatérale de la part d’Ottawa, si la rencontre des premiers ministres, en avril, ne dénoue pas l'impasse actuelle.M.Gillespie aurait souhaité que les ministres réajustent à la hausse le prix du baril de pétrole canadien de telle sorte qu'il passe de $8.00 à un nouveau seuil de $9.50 — $10.De même il s'attendait à ce qu'un accord intervienne au sujet de l'étalement de la période de gel du prix des hydrocarbures au pays.Les fonctionnaires des deux niveaux de gouvernement l'avaient même assuré qu un moratoire de 40-50 jours commençant le 1er juillet serait accepté par toutes les parties.M.Gillespie a dit que le gouvernement ontarien avait pratiqué une politique à courte vue en opposant une fin de non recevoir tant à la hausse de prix qu'au calendrier de sa mise en vigueur.Après avoir rappelé que la loi sur l'administration du pietrole.votée l'an dernier par le Parlement, lui octroyait le pouvoir d'imposer unilatéralement un nouveau seuil de prix pour les hydrocarbures extraits au Canada, le ministre fédéral de l'Energie a mis en doute l'utilité de ces conférence fédérales-provinciales “lorsque des ministres provinciaux viennent à Ottawa sans même avoir le mandat et l'autorité d’accepter une hausse de prix du pétrole.” Devant la futilité de l’exercice, le ministre québécois des Richesses naturelle M.Jean Cournoyer, a simplement déclaré "qu’il ne viendrait plus à Ottawa." Il a reconnu qu’à bien des égards cette conference était prématurée puisque l’on en est toujours à la phase exploratoire lorsqu'il s’agit de quantifier des principes de conservation de l'énergie ou d’arrêter un prix de référence lorsqu'on parle du baril Les conférences de Carême à Notre-Dame-de-Paris Lundi, dans LE DEVOIR ‘‘Dieu a-t-il voulu ce monde ?” de pétrole américain.Le ministre québécois a fait remarquer que l’Ontario a lié une partie de sa politi- 3ue énergétique aux conclusions à venir e l’enquete de M.Claude Isbister sur la question des stocks pétroliers au Canada et que de ce fait elle pouvait difficilement se commettre avant même que ce rapport d’expert soit déposé.Si M.Cournoyer eut préféré sortir de la conférence avec "un nouveau prix fixe" pour le pétrole canadien son collègue ontarien, M.Dennis Timbrell, se disait enchante de la rencontre et du statu quo qui avait prévalu.M.Timbrell a expliqué que.le nouveau prix du baril de petrole canadien devait tenir compte de trois variables: le coût d’exploitation des nappes conventionnels; le coût d’exploitation des nouvelles réserves comme les sables bitumineux de 1’Athabasca; finalement que ce prix canadien soit autonome de son vis-à-vis international tout en maintenant un certain parallélisme avec son voisin américain.“Cette conférence peut être qualifiée de réussie parce que les ministres de l’Energie ont accepte de prendre en considération notre méthode de calcul et que Voir page 6: Pétrole Selon M Bourassa, les mesures de harcèlement décrites dans un des deux documents sont “inadmissibles" “C’est la propriété publique qui est endommagée: le gouvernement a l’intention d’être très ferme sur cette question-là ”, a-t-il dit.Le premier ministre a cependant refusé d’indiquer par quel moyen il a pu mettre la main sur les deux documents, révélés “en primeur" jeudi soir sur les ondes du réseau TVA.En y regardant de plus près, toutefois, il apparaît que le document de “stratégie rendu public par le premier ministre a été discuté au début de décembre par les 700 délégués des trois centrales syndicales, réunis en Conseil d’orientation.Le document devait par la suite être reproduit presque mot à mot dans le bulletin d’information numéro 18 de la CSN et dans le volume 4.numéro 4 de Ligne Directe, le bulletin d’information de la CEQ.En tout, quelque 25,000 exemplaires de ces deux brochures ont circule publiquement dans les rangs syndicaux.Quant au deuxième document, il ne porte aucune entête officielle, aucun numéro de code administratif et pas la moindre signature.C’est de toute évi- Volr page 6: Front commun Faut pas râler l ouverture raïïo de SOLDES du lundi 8au samedi 27mars 50,000 volumes prix réduits de 30% i 60% au comptant / premier venu, premier servi ! DUSSAULT 8955 SAINT-LAURENT * > ?i 2 • Le Devoir, samedi 6 mars 1976 Lundi, fête mondiale des femmes Deux des trois porte-parole des centrales syndicales, Rita Brunelle, de la CEQ, et Jocelyne Everell, de la GSN.Louise-Saint-Amant, de la FTQ, n’apparaît pas sur la photo.(Photo Alain Renaud) par Renée Rowan Pour les 500,000 syndiqués de la CSN, de la FTQ et de la CEQ, ce sera fête lundi, pour les femmes, surtout, il faut bien le dire, car à la conférence de presse donnée hier par trois représentantes de ces centrales syndicales, les hommes brillaient par leur absence.“On espère que les travailleurs s’associeront à nous pour marquer cette journée qui est l’équivalent du 1er mai pour les travailleurs.” Cette fête du 8 mars est organisée à travers le monde pour commémorer les luttes que les femmes ont menées et mènent toujours pour le respect de leurs droits et l'amélioration de leurs conditions de travail, a-t-on rappelé hier, soulignant “qu’on est loin des gadgets style année de la femme”.Cette journée internationale tire son origine de la manifestation du 8 mars 1857, dans le Lower East Side de New-York, à laquelle les travailleuses du textile et du vetement prirent part pour protester contre la journée de 12 heures, les bas salaires et les mauvaises conditions de travail.Le tout se termina dans un bain de sang.Des actions sont organisées à travers tout le Québec pour marquer cette journée: débats-midi, création de garderies sur les lieux de travail, rencontres entre travailleuses du secteur privé et du secteur public, manifestations de toutes sortes.A la table des négociations, les centrales tenteront d'obtenir que Ton considère le congé de maternité, qui n’a pas encore été considéré.Profitant du 8 mars, des dizaines de milliers de femmes syndiquées ont adressé au premier ministre Bourassa des cartes postales ainsi libellées: “Dans les présentes négociations, les 125,000 femmes du Front commun n’entendent plus subir les conséquences de l’irresponsabilité d’un gouvernement qui n’a jamais su établir de politique sociale de la maternité au Québec.Si en 1976, le gouvernement découvre que les congés payés sont une priorité, à lui de récupérer les fonds nécessaires, à lui de légiférer dès maintenant.Le Front commun exige des congés de maternité payés.” Outre cette opération carte-postale-maternité, il y aura des débrayages à So-rel où des femmes sortiront de leurs usines ainsi que dans certains CLSC.A Québec, la journée de la femme est placée sous le thème “même ennemi, même combat”.A Montréal, une grande fête clôturera la journée.Une manifestation partira à 19 h du Parc Lafontaine (en face du Plateau, via Calixa-Lavallée) pour se diriger au sous-sol de l’église Saint-Louis-de-France, 750 est, rue Roy.Le Théâtre des Cuisines participera à cette soirée; Louisette Dussault interprétera un extrait de la pièce “La Nef des Sorcières”.On compte egalement sur la présence d’Audette Gagnon et Angèle Arsenault.Une garderie sera ouverte sur place à compter de 18 h.Autre initiative intéressante: à l’école secondaire Gabriel-Souart, où des journées Zéro sont prévues au cours de l’année à l’intention d’activités spéciales pour les étudiants et les étudiantes, la journée de lundi sera entièrement consacrée à la condition féminine: il y aura présentation de films, discussions, etc.Ce 8 mars sera également l’occasion pour les militantes de sensibiliser la population à trois revendications majeures: à travail égal, salaire égal — le gouvernement, a-t-on rappelé hier à la conférence de presse, continue de maintenir les femmes dans “les plus bas salaires, dans de sales “jobs” et des tâches supposément réservées aux femmes, — la reconnaissance du droit à la maternité par un congé de maternité payé et des garderies populaires.c .M.Denis Hardy Le plan de rayonnement de Radio-Canada contredit les priorités du Québec Le ministre des Communications, M.Denis Hardy, dénonce le plan de rayonnement de Radio-Canada au Québec.Dans une lettre qu’il adressait au secrétaire d’État fédéral, M.Hugh Faulkner, le 8 février, M.Hardy indique que les priorités du Québec résident dans l’extension immédiate des services français de communication sur tout son territoire.En invoquant la volonté du Québec d’assurer le rayonnement du fait français au Canada, M.Hardy exprime au secrétaire d'Etat sa ferme opposition aux modalités d’implantation du plan accéléré de rayonnement de Radio-Canada au Québec.Selon le ministre, “la survivance du fait français au Canada est conditionnelle à un Québec massivement francophone”.Puis, il fait observer à son homologue fédéral que le Québec s’est inspiré de ce principe en promulguant la loi 22 pour lutter contre l’anglicisation progressive.Le plan de Radio-Canada est inadmissible, estime M.Hardy, pour qui le fossé qui sépare actuellement le gouvernement du Québec et le secrétariat d’État ne se refermera pas aussi longtemps que le fédéral refusera de reconnaître au Québec un droit de regard sur le développement des communications sur son propre territoire.Le plan, écrit le ministre, est inacceptable parce qu’il ignore des problèmes aussi fondamentaux que la piètre étendue du service français de radio FM, la nécessité d'améliorer les services de nuit et des affiliés, ainsi que le manque flagrant de stations francophones sur la Côte-Nord.Dans certaines régions du Québec comme l’Outaouais, le Nord-Ouest, les Cantons de l'Est, Montréal et la Baie des Chaleurs, note M.Hardy, les services radiophoniques de langue anglaise sont nettement disproportionnés en regard de la population anglophone.Cette situation, écrit-il à M.Faulkner, fait qu’une partie de l’auditoire francophone n’est pas desservie convenablement et doit se résigner à utiliser le service anglophone.“L’utilisation des facteurs de population bilingue dans la formule des priorités de Radio-Canada continuera toujours d’être un des points les plus contestés par le Québec.” En conclusion, le représentant du gouvernement Bourassa souligne au secrétaire d’Etat sa responsabilité dans l’application de la politique fédérale des langues et l’invite à intervenir auprès de Radio-Canada en pensant aux priorités que le Québec s’est fixées dans le domaine de la radio-télédiffusion.\ Erreur comptable à Saint-Bruno La nouvelle année financière est à peine entamée à Saint-Bruno que déjà apparaît un déficit de $300,000 en raison d’une erreur qui vient d’être découverte dans le bilan financier.Les vérificateurs de Saint-Bruno viennent en effet d'établir à $125,282 le déficit de la municipalité pour le dernier exercice financier.Ce déficit pourrait être porté à un peu plus de $150,000 s'il était par ailleurs décidé que les salaires des employés municipaux pour la semaine du 28 décembre au 3 janvier doivent être inscrits à l'exercice financier de 1975.Les autorités municipales avaient prévu au contraire un surplus budgétaire de $122,000 pour l’an dernier.Au cours d’une assemblée spéciale du conseil municipal, les conseillers ont demandé au gérant ainsi qu'aux directeurs des divers services de préparer un rapport permettant d’éclaircir la situation.L'on demandera par ailleurs l'avis de la Commisi sion municipale du Québec pour trouver un moyen d'éponger ce déficit inattendu.Il y a de grands restaurants français.Mais il n’y a qu’un grand restaurant italien.TRATTORIA TRESTEVERE Le restaurant italien par excellence.1237 rue Crescent ,tél.866-3226.SOEUR MONIQUE CHEVRIER, c.n.d.Nous annonce sa prochaine série de cours de culture personnelle.COURS SUR LES VINS: Une série de 5 cours soit 5 lundis consécutifs débutant le 29 mars à 7 hres p.m.Donnés par M JACQUES FERRIÈRE.Chef du Hilton de Québec.Dégustations, comment monter une cave à vin.le mariage des vins et des fromages, etc.Coût total $75.00 L’ART DE RECEVOIR: Mme MARGUERITE DU COFFRE auteur du livre L'ART de la table" vous donne tous les • secrets et les finesses qui se rapportent aux différentes sortes de réceptions.Ce cours a lieu le 15 mars à 7 hres p.m.Coût: $10.00 par personne.CUISSON AU FOUR MICRO-ONDES: M LUCIEN BARRAUD.Palmes culinaire de France.Chef de réputation internationale, vous en livre tous les secrets et vous permet de déguster plusieurs plats cuits par ce procédé.Le 17 mars à 2 heures ou à 7 hres p.m.selon vos préférences.Coût: $10.00 par personne., LA NUTRITION: Sous la direction de MME GISÈLE ROULEAU, diététiste conseil chez Caron.La Haie.Char-lebois et Rouleau, vous apprendrez à élaborer des menus en fonction des règles et des valeurs alimentaires.Vous saurez éviter tous les malaises causés par la mauvaise alimentation et pourrez agencer vos menus de façon à satisfaire vos goûts et les exigences d'une alimentation saine.Ce cours sera donné mercredi le 24 mars à 2 hres ou à 7 hres p m.selon vos préférences.Le café sera servi.Le coût: $5 00 par personne CULTURE DES HERBES AROMATIQUES A LA MAISON: Donné par M.JACQUES GAGNON.Horticulteur au Jardin Botanique de Montréal.Le 31 mars à 2 hres ou 7 hres p.m.Un café vous sera servi.Coût: $5.00 par personne PLACES LIMITÉES.Ci-inclus la somme de $ pour réserver places pour les cours de: Etiquette -.Cuisine i la bière.Cuisson autour micro ondes.Vins.A rtisanat.2heures.ou 7 heures- NOM:.TEL.:.ADRESSE:.VILLE: SIGNATURE:.Pêrmis du Ministère de I éducation no 749663 ~c_~ _J INSTITUT NRTIDIIIIL DES YIRNDES INC.Mmom IDERT INSTITUTE INC.10216, boul.Lajeunesse • Montréal, P.Q.H3L 2E2 • 369-8241 Canada Province de Québec Bureau du Commissaire aux services essentiels Services de santé et Services sociaux AVIS Le commissaire aux services essentiels, le juge Denys Aubé, nommé en vertu de la Loi 253, Loi visant à assurer les services de santé et les services sociaux essentiels en cas de conflit de travail, (sanctionnée le 19 décembre 1975) donne avis, par les présentes, que des accords ont été conclus et/ou que des décisions ont été rendues sur la nature des services essentiels et de la façon de les maintenir en temps de grève et/ou de lock-out dans les établissements suivants: Foyer St-Raphael Inc.84.rue du Foyer.St-Raphaël.Cté Belleehasse.Que.Commissaire adjoint: Robert Lafrenière Foyer Thérèse-Martin Inc.Rivière-Ouelle.Que.GOL 2C0 Commissaire adjoint: Jean Gauvin Hôpital Notre-Dame de Fatima 404.12ième rue.La Poeatière.Que.GOR IZ0 Commissaire adjoint: Marcel Morin Foyer St-lgnace Cap-Saint-lgance.Que.GOR IH0 Commissaire Adjoint: Marcel Morin Hôpital de Chicoutimi Inc.C.P 1006.Chicoutimi.Que.G7H 5H6 Commissaire adjoint: Jean-Jacques Turcotte Foyer d’Alma Inc.50.chemin du Foyer nord.Alma.Que.Commissaire adjoint: Jean Simard Hôpital St-Michel Wchangc de Québec 2601.de la Canardiëre.Québec.Que.Commissaire adjoint: Jean Gauvin Centre hospitalier de l’Université Laval 2705 boul.Sir Wilfrid Laurier.Ste-Foy.Que.Commissaire adjoint: Jean-Paul Deschênes Villa Notre-Dame des Anges Inc.10707.rue Saint-Vital.Montréal-nord.Qué.HIH 4T2 Commissaire adjoint: Maurice Cantin Hôpital St-Michel 8040.9ième avenue.Montréal.Qué.HIZ 2Y9 Commissaire adjoint: MauriceCanlin Centre de services sociaux de la Côte-Nord 774.rue Bosse.Hauterive.Qué.G5C IL6 Commissaire adjoint: François Francoeur Foyer St-.loseph de Reauharnois Chemin St-Louis.Beauharnois.Qué.Commissaire adjoint: Viateur Larouehe Hôtel-Dieu de Québec 11.côte du Palais.Québec.Qué.Commissaire adjoint: Rodrigue Blouin Hôpital Charles Le Moyne 121.boul.Taschereau.Greenfield Park.Qué.Commissaire adjoint: Gaston Descôtcaux Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur de Jésus de Québec Avenue du Sacré-Coeur.Québec.Qué Commissaire adjoint: Jean-Paul Deschênes Centre hospitalier St-Vincent de Paul 300 King est.Sherbrooke.Qué.Commissaire adjoint: Armand Nadeau Hôpital St-.lulien 220.rue Principale.St-Ferdinand.Bernie^ville.Qué.Commissaire adjoint: Jacques St-Laurent Hôpital St-Ravmond 700.rue St-Cyrille.St-Raymond.Qué.Commissaire adjoint: AndréC.Côté Villa St-lsidore Inc.102.rue St-Albert.St-lsidore.Cté Beauce Nord.Qué.Commissaire adjoint: Robert B Lafrenière Centre hospitalier Ste-Croix 570.rue Hériot.Drummondville.Qué.Commissaire adjoint: Armand Nadeau Hôtel-Dieu de Sorcl 400.avenue Hôtel-Dieu.Sorel.Qué.Commissaire adjoint: Gilles Blais Centre hospitalier l.achine 650.16ième avenue, l.achine.Qué.Commissaire adjoint: Jean-Marie Dcporcq Institut des sourds de Charleshourg Inc.1550.rue St-Viateur, Charleshourg est.Qué Commissaire adjoint: MarcGiguère Montréal Neurological Hospital 3801.rue de l'Université Montréal.Qué.Commissaire adjoint Gaston Descôtcaux Centre hospitalier Notre-Dame de Chamy 563.lOième rue.Chamy.Qué.Commissaire adjoint: Robert B Lafrenière Le Foyer paroissial Ste-Hénédine Ste- Hénédine.Cté Beauee-Nord.Qué Commissaire adjoint: Robert B Lafrenière Hôpital général de la région de F Amiante 1717.Notre-Dame.nord.Thetford-Mines.Qué.Commissaire adjoint: MarcGiguère Hôtel-Dieu de Hauterive 635.boul Joliette.Hauterive.Qué.Commissaire adjoint: François Francoeur Hôpital du Haut-Richelieu 920.boul.du Séminaire.St-.lean.Qué.Commissaire adjoint: Gilles Blais fsT,,al1FIJ?ur de Lysi I968i Inc.- ).de la Sapinière Dorion est.Quebec.Qué.Commissaire adjoint: Léonce Roy Foyer Ste-Anne delà Poeatière 402.1ère avenue.C.P 1030.La Poeatière.Qué.Commissaire adjoint: Léonce Roy FJôpital Ste-.leanne d* Arc 3570.rue St-Urbain.Montréal.Qué.Commissaire adjoint: Ovila Lefebvre La Providence Saint-Vincent-de Paul 18, rue de la Fabrique.Salaberrv-de-Vallevfield.Qué.Commissaire adjoint: Emile Moalli Toute personne intéressée à prendre connaissance de la teneur de ces accords ou décisions pourra le faire en consultant les prochaines éditions de la Gazette Officielle du Québec, ou en s’adressant au Greffe du Tribunal du Travail, 255 Crémazie Est, 7e étage, à Montréal.Juge Denys Aubé, Commissaire aux Services essentiels.Note: D’autres avis du même genre paraîtront à intervalles réguliers pour les établissements non indiqués./ i P % 4 / LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 6 mars 1976 La Régie anti-inflation ne touche pas aux loyers par Gérald LeBlanc Le gouvernement du Québec n’établira pas de limite à la hausse des loyers comme l’ont fait la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick, avec un plafond de 8%, dans le cadre de la lutte canadienne contre l’inflation.Le ministre responsable de la Régie des mesures anti-inflationnistes du Québec, M.Paul Berthiaume, qui est également ministre d'Etat aux transports et aux finances, a déclaré au DEVOIR, hier, qu’il était préférable de laisser ce secteur a la Régie des Loyers.M.Berthiaume a d’abord souligné la philosophie anti-inflationniste de la Régie des loyers et la possibilité pour tous les locataires de s’y faire entendre s’ils estiment avoir été victimes de hausses injustifiées.M.Berthiaume demandera cependant à la Régie des mesures anti-inflationnistes un avis sur la nécessité de modifier les règlements de la Régie des loyers afin d’ajouter à sa juridiction les baux commerciaux, qui en sont actuellement exclus.Pour les baux résidentiels, M.Berthiaume estime que le système actuel de plainte individuelle est déjà bien en place.Y ajouter une limite uniforme décrétée par le gouvernement entraînerait, selon lui, plus de désavantages que d’avantages.Cela inciterait d’abord, selon lui, les propriétaires à se prévaloir du maximum permis même s’ils avaient l’intention de John Luck rompt les liens avec le PQ GATINEAU (CP) — Le maire de Gatineau, M.John Luck, a décidé de couper les liens avec le Parti québécois.Au cours d une conférence de presse, le prestigieux péquiste de TOutaouais a indiqué qu’il ne participera pas aux prochaines élections générales.Il a expliqué que la politique municipale le comble de défis et de satisfaction et c’est à ce niveau qu’il entend dorénavant consacrer tout son temps et ses énergies.C’est en 1973 que le maire de cette importante communauté de la région ou-taouaise décidait de joindre les rangs du Parti québécois.A l'époque, cette adhésion a étonné considérablement et suscité beaucoup de réactions.Ce fut perçu comme un coup de maître en faveur du mouvement indépendantiste.John Luck est non seulement premier magistrat d'une importante communauté mais il est parfaitement bilingue, quoique anglophone, et jouit d’une influence certaine dans toute cette région.Le Parti québécois avait bruyamment publicisé son adhésion, mais ce ne fut pas suffisant pour faire élire le maire Luck à l'Assemblée nationale.Candidat péquiste aux élections du 25 octobre 1973, John Luck essuyait une cuisante défaite aux mains du libéral, Mark Assad, élu par une majorité de plus de 10,000 voix.réclamer une hausse inférieure.De plus cette démarche serait elle-même inflationniste, selon M.Berthiaume, puisqu’il faudrait des ressources considérables pour la mettre en place, sans être assure que les résultats dépasseront de façon significative ce qu’on peut obtenir du système actuel.Tout en soulignant qu’il s’agit d’une raison secondaire, M.Berthiaume indique enfin qu’une limite universelle pourrait avoir un effet négatif sur la construction domiciliaire, déjà insuffisante vu la rareté des logements.Prévoyant ce geste du gouvernement provincial, la Commission des services juridiques de Montréal donnait hier une conférence de presse pour lancer sa brochure “Les droits du locataire” et inciter les Québécois à se prévaloir des services de la Régie des loyers.Me Jean-Louis Bertrand, du service de recherche de la Commission juridique, estime cependant que le système actuel de plainte individuelle ne saurait avoir les mêmes effets qu’une limite universelle dans la hausse des loyers.“L’an dernier, a-t-il ajouté, seulement 6% de l’ensemble des locataires québécois se sont prévalus de la loi.Pour ceux-là les loyers ont été augmentés de 8% en moyenne.Pour ceux qui ne se sont pas prévalus de la loi, l’augmentation aurait été de 15% environ.” Il avait plus tôt souligné les limites du système actuel, particulièrement pour, la clientèle de l’aide juridique, à savoir les personnes âgées, les petits salariés, les chômeurs et les assistes sociaux.“Nous sommes bien conscients cependant, a-t-il dit, que dans le contexte global de la crise du logement que connaît le Québec, les droits et recours légaux sont relativement illusoires et ne touchent qu’une faible proportion des locataires, soit ceux qui ont le plus d’agressivité et de possibilités pour se défendre seuls ou pour s'associer à un groupe.” La brochure de la commission des services juridiques incite d’ailleurs les gens à A tes droits du locataire en 1976 avoir recours aux associations de locataires où elles existent et à en créer de nouvelles selon les besoins.On retrouve à la fin de la brochure de 32 pages, la liste des 84 associations déjà formées au Québec, dont 24 à Montréal.Cette année, la majorité des baux annuels se renouvellent le 1er juillet et les propriétaires doivent faire parvenir, avant le 31 mars, les avis d’augmentation des loyers.Les locataires auront alors 30 jours pour contester devant la Régie les hausses signifiées et la commission des services juridiques incite les locataires à se prévaloir de ce recours même pour les hausses inférieures à 8%.Il semble cependant qu’il n’est pas facile de rejoindre la Régie des loyers, qui possède un seul numéro de téléphoné à Montréal, toujours occupé bien entendu comme nous avons pu le vérifier hier après-midi.La brochure de la Commission tente de répondre simplement, clairement et succinctement, aux nombreuses questions qui assailleront bientôt les locataires."Dois-je déménager ou rester là?“Mon propriétaire veut augmenter le prix de mon loyer, que dois-je faire, dans quels délais?” “Ai-je besoin d’un avocat?” “Une association de locataires peut-elle m’aider?” “Le propriétaire veut m’expulser, est-ce que je peux rester?” Mon propriétaire ne veut pas me donner une copie de bail.” “Comment savoir si mon loyer est soumis à la Commission des loyers?” “Le nouveau propriétaire veut changer de bail.” “Est-ce qu’une chambre est soumise à la Commission des loyers?” “Je veux déménager, combien de mois d’avis dois-je donrfer au propriétaire?” La brochure “Les droits du locataire en 1976” est distribuée gratuitement dans les bureaux d’aide juridique de chaque ville du Québec (il y en a 18 à Montréal) et on )eut l’obtenir en écrivant au Service de ’information, Commission des services juridiques, C.P.123, Succursale Desjardins, Montréal.fi ü ii HNH ÉÉMll .V.§1»! Vilia-Maria, monument historique QUÉBEC — Le ministre des Affaires culturelles, M.Jean-Paul L’Allier, annonce que conformément aux recommandations de la Commission des biens culturels et aux études de la direction générale du patrimoine, il a procédé au classement à titre de monument historique d'une partie de l’école secondaire classique de Villa-Maria, propriété des soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, sise au 4245, boulevard Décarie, à Montréal.Après considération des bâtiments faisant partie de l’école secondaire classique Villa-Maria, c’est la structure centrale qui a été retenue par les spécialistes comme élément architectural le plus valable de cet ensemble.L'édifice fut vendu à la Congrégation de Notre-Dame en 1854 et subit quelques modifications légères.Il est parvenu jusqu'à nous en très bon état.Le corps principal aurait été construit vers l’année 1976, sous l’instigation de Sir James Monk, qui joua un rôle important dans les domaines de la justice et de la politique dans le Bas-Canada entre 1776 et 1825.D’où le nom de maison Monk attribué à cet immeuble.L’édifice devint à partir des années 1844 la résidence du gouverneur et fit l’objet d’un réaménagement et d'additions.Ainsi, les deux ailes et une partie de l’arrière auraient été ajoutées à ce moment.Ces travaux furent exécutés sous la direction d’un architecte réputé à l’é- poque: George Bramne, arrivé à Québec en 1830.Il a supervisé les travaux à la résidence du gouverneur général à Québec, au Bois-de-CouIonge, en 1851-1852 et à la même époque, il a exécuté les plans de l’église Chalmers-Nesley, rue Sainte-Ursule.A Montréal il a dressé les plans de plusieurs édifices ou maisons situés rue Saint-Sacrement .(1854, Sainte-Catherine (1855), Saint-Jacques et des Commissaires.L'ancien couvent devenu l’école secondaire classique Villa-Maria, ainsi qu’une partie importante du domaine, seront donc inclus dans l’aire de protection de 500 pieds attribuée aux immeubles classés biens culturels (Photo Alain Renaud).À propos de l’affaire Mackay Le juge Jules Deschênes est peu bavard L’hôpital du Sacré-Cœur restreint ses services L'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal se voit forcé de restreindre ses services à la suite des coupures budgétaires ordonnées par le ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, en janvier.L’administration invoque aussi son déficit de 1974 et 1975 à l’appui de sa décision.Un réajustement de l’ordre de $2 millions devra être effectué en 1976, afin de rétablir l’équilibre financier du centre hospitalier.Le conseil d’administration souligne toutefois qu’il désire conserver la vocation et l’orientation actuelles de l’hôpital du Sacré-Coeur, centre de santé ultra-spécialisé, régional et d’enseignement.Mais il doit adopter immédiatement certaines mesures restrictives, notamment dans le département des soins externes.• réduction des services aux malades externes, du temps supplémentaire, du remplacement de vacances, des services administratifs, de services auxiliaires; • suspension du fonctionnement d’unités de soins; • non-utilisation des agences de placement de personnel infirmier; • meilleure utilisation des services d’urgence; • révision des règles de pratique médi- cale.Le conseil d’administration considère très arbitraire la décision du ministère des Affaires sociales de réduire, sans discrimination, tous les budgets hospitaliers."Nous croyons que notre centre hospitalier mérite une attention particulière, en raison de la nouvelle orientation qu’il s’est donné en dernières années en réponse aux besoins précis de la population ”, dit le communiqué remis à la presse.Les autorités ae l'hôpital du Sacré-Coeur, espèrent ardemment préserver les fonctions “hospitalisation" et “enseignement”.Dans un communiqué de 12 lignes traitant de l’affaire Mackay et assorti de sa signature personnelle, le juge en chef Jules Deschênes, de la Cour supérieure du Québec, a confirmé hier qu’il avait reçu une lettre du ministre fédéral de la Justice, M.Ron Basford, il y a deux jours, mais s’est refusé à en dévoiler le contenu.“J’ai reçu livraison le 4 mars, declare l’un des trois paragraphes du communiqué, d’une lettre de l’honorable ministre de la Justice Ron Basford à laquelle je me propose de répondre en temps oppor-tun1’.Peu après la diffusion du document, le juge Deschênes a expliqué qu’il avait délibérément omis de révéler le contenu de la lettre en question.Rien, dans la lettre du ministre, n’indique qu’elle est destinée à la publication, “et je ne veux pas donner prise à des spéculations”, a précisé le juge.D’autre part, le juge en chef de la Cour supérieure, comme il l’avait fait à plusieurs reprises dans des circonstances antérieures, a souligné une fois encore, dans son communique, le principe de l’inaliénable indépendance des magistrats.“J’ai pris connaissance, dit le document, par les media d’information, de déclarations qui onté été faites à la Chambre des Communes les 3 et 4 mars et qui paraissent m’inviter à examiner divers incidents concernant des ministres et des juges.“Comme je n’ai pas encore reçu la transcription officielle complète des Débats de la Chambre, je ne ferai aucun commentaire sauf pour affirmer que la fonction de Juge en Chef de la Cour supérieure du Québec s'exerce et continuera de s’exercer dans la totale indépendance qui appartient à la magistrature.’’ Rappelons que le quotidien torontois Globe and Mail avait publié mercredi dernier plusieurs articles fondés sur des allégations du juge Kenneth Mackay.de la Cour supérieure, selon lesquelles trois membres du cabinet fédéral actuel s’étaient livrés à de présumées tentatives d'intervention dans le processus judiciaire, auprès de lui et de deux autres juges de la même cour.Les ministres en cause sont MM.Jean Chrétien, Marc La-londe et Charles Drury.En réponse aux questions nombreuses que lui posaient encore hier à ce sujet les députés de l’opposition, le ministre Basford a déclaré en Chambre qu'il se conformait à la politique gouvernementale à cet égard et qu'il ne prendrait aucune mesure tant que le juge Deschènes ne se serait ~as prononce sur les déclarations du juge ‘ackay.Il a cependant a jouté que les renseigne- ments qu’il avait reçus jusqu’ici, à propos de cette affaire, de la part des ministres impliqués, lui indiquaient “qu’il n’y a eu aucune tentative de leur part de s'immiscer dans le cours normal de la justice”.au gré du temps Pas d’enquête à Lemoyne Quarante-sept citoyens de Ville Lemoyne, y inclus le maire déchut André Charpentier, ont échoué dans leur tentative d’obtenir une enquête judiciaire à propos de chèques que cinq conseillers de cette ville auraient encaissés sans droit.Le 14 janvier, le juge Louis Paradis avait déchu le maire André Charpentier 3ui en a appelé du jugement qu’il con-amnait à rembourser certaines sommes illégalement perçues.Début mars, M.Charpentier et 46 de ses concitoyens demandaient au juge en chef Jules Deschênes d’autoriser une enquête touchant les cinq conseillers dont les noms suivent: Gaston Fournier, Jean-Paul Grenier, Lionel Paquette, Jacques Méthot et Paul Fisette.Les cinq intimés sont membres du conseil de Ville Lemoyne depuis au moins novembre 1973, rappelle le juge Deschênes dans son jugement, qui rejette avec dépens la requête.En 1975, le conseil municipal de Ville Lemoyne demandait par résolution une enquête en vertu de la Loi sur la fraude et la corruption dans les affaires municipales.Le 3 décembre, le juge en chef Deschènes acquiesçait à cette demande et c’est le juge Louis Paradis qui fut chargé de tenir l’enquête qui abouti à la destitution du maire Charpentier.S'inspirant de jurisprudence récente, et de sa propre décision du 3 décembre, le juge Deschènes estime qu'il faut décourager les demandes d’enquête judiciaire, lorsque les faits sont connus de façon à peu près certaine, et plutôt inciter les citoyens à recourir à des procédures directes que prévoient le Code criminel ou d'autres lois particulières.Le recours direct en justice est tout indiqué.selon le tribunal, si vraiment les conseillers précités ont encaissé des chèques auxquels ils n'avaient pas droit.Un mille à pied, ça n’use que les souliers.tf WTton^r panncmcnonl Marche*.Dés aujourd’hui.Equipe-Québec Quand il s'agit de nous faire avaler du fromage ou de la bière, les magnats de la publicité ne se gênent pas pour nous servir du "Québécois’’.Mais quand il a été question de mettre sur pied une "Equipe-Québec" avec les joueurs de hockey d’ici, éparpillés aux quatre coins du continent, l’appellation Québec a pris une connotation idéologique.Tout de suite, les manitous du sport industriel ont manoeuvré en douce pour faire entendre, sans le dire, qu’une telle initiative visait d claquemurer notre sport national dans un ghetto sé-paratisant.Pas étonnant que devant pareille vision spectrale, la plupart des joueurs aient préféré ne pas se prononcer.Que voulez-vous y faire?Tout sécrète la politique.C’est au point que dans sa façon de parler de l’hiver, on peut laisser transpirer sa pente fédéraliste ou son faible séparatiste.Ah! c’était donc te bon temps quand les petits joueurs de l’é-àtiipe de l’Immaculée-Conception pouvaient évoluer sous tous les deux sans que jamais personne n’ait eu l’idée de les accuser d'étre les propagandistes des Enfants de Marie.Albert BRIE week-end tréteau.18"- $ 13.50 29"- $ 15.00 60"- ) 20.0 0 tabouret.16" - $15.00 2*"- $16.00 cheva let.$50.00 .en érable l»s prix compr$nn*nt (•* frais d« post*, mais il faut ajouter les taxas (f • d.I2p.c, ?prov, 8p,c.) Aujourd'hui, la Fédération nationale des enseignants du Québec (CSN) termine la réunion de son conseil fédéral au motel Rond-point, à Lévis.• Aujourd'hui et demain, à la Maison des Ur-sulines.à Loretteville.session de l'Assemblée Cinq colloques sur un sujet actuel.Chaque soirée offre: une mise en situation, une conférence biblique et les réactions spontanées de l’auditoire.BÂTIR UNE COMMUNAUTÉ le lundi 25 mars le lundi 22 mars le lundi 29 mars le lundi 5 avril le lundi 12 avril A chacun son charisme Des chefs de file À la suite de Jésus Des zones de silence Sur la place publique André Cousineau Léonard Audet Pierre Guillemette Jean Martucci Guy Couturier Études bibliques Faculté de théologie Lm lundis soirs, du 15 mars au 12 avril, à 20 hauras.Salle Notra-Dama-das-Neiges, 5366, Côte-des-Neiges (angle Lacombe).Entrée: $1.00.Section réservée à ceux qui s’inacrivent aux cinq rencontres ($5.00).Tél.: 343-7024 des évêques du Québec sur le thème "pastorale en milieu ouvrier".a Aujourd'hui et demain, le long du canal La-chine, le Service régionale des loisirs de Montréal et la Fédération québécoise du plein air attendent 20,000 personnes pour "fêter au ca-, nal"; diverses activités sont au programme, dont la raquette et le ski de fond, e A Québec, aujourd'hui et demain, le Parti libéral du Canada, section du Québec, poursuit son congrès provincial.e De 9 h à 21 h, à la Basilique de l’Oratoire Saint-Joseph, rassemblement du groupe Témoignage-Jeunesse.• De 10 à 16 h, à l’aréna de Ville Mont-Royal, exposition sur l'éducation présentée par l’Association Montessori.• De 18 h à minuit, à l'aréna du Collège Notre-Dame, rue Jean-Brillant, festival d'hiver de la paroisse Notre-Dame-des-Neiges.• ' A 14 h.au Centre civique de Saint-Paul-l’Ermite, congrès de nomination du Parti québécois du comté de l’Assomption.M Jacques Parizeau est pressenti comme candidat.• A 18 h 30.à l’hôtel Reine-Elizabeth, diner bénéfice de l’Union nationale • A 20 h, au Centre Gallego.4602.rue Saint-Laurent, L’Accord tient une rencontre à l’intention des Espagnols et des Québécois.Entrée gratuite I ^Nl/) fl>‘ 4 • Le Devoir, samedi 6 mars 1976 éditorial Le chômeur Inconnu Dans la guerre intermittente des statistiques, rien n’est aussi vivement attendu par rOpposition ni plus nerveusement reçu chez les ministériels que la publication des plus récentes données de Statistique Canada sur le chômage.La moyenne canadienne a-t-elle grimpé d’un cran ou deux, c’est le scandale; le pourcentage des chômeurs dans les Maritimes a-t-il décroché de quelques points, voilà la preuve que les mesures régionales y sont efficaces! Les ministériels n’ont pas encore tenté de placer ces renseignements d’importance stratégique sous la loi des secrets officiels, mais les bureaux politiques de la capitale ne détesteraient pas en être saisis quelques jours avant publication, pour s’en prémunir ou en tirer un plus grand effet, selon la conjoncture.Or, ces oscillations de moyennes nationales ou régionales, si elles sont de nature à réjouir ou à inquiéter les politiciens à Ottawa, n’intéressent guère les chômeurs pour qui le chômage reste terriblement local.Une amélioration générale de l’emploi, en effet, peut tran- 3uillement coexister avec le pire marasme ans certains coins du pays; de même, une hausse du chômage peut faire perdre de vue les gains qui ont été réalisés ici ou là.De même, on sait que le chômage est inégalement “partagé” entre les grandes régions économiques du Canada, et que si certaines provinces ont la réputation d’être solidement installées dans la prospérité, d’autres, toujours les mêmes croit-on, ont signé un bail emphy-théotique avec le marasme.Mais jusqu’à récemment l’on ignorait à quel point, dans une même province, la situation economique pouvait passer d’un extrême à l’autre.Cette lacune vient d’être comblée par la publication à Ottawa de statistiques “non officielles” du ministère de la Main-d’oeuvre et de l’Immigration en rapport avec les subventions aux projets “PIL” de tous les comtés du pays.On y enregistre un taux de chômage qui va de 2.2% à 34.1%.Voilà qui confirme le caractère fortement “local” des vicissitudes de l’emploi et donne en conséquence une mesure plus sévère d'évaluation des programmes de redressement économique.• Statistique Canada ne publie pas d'évaluation officielle du chômage pour les diverses agglomérations de la population.Dans la documentation que le ministère de la Main-d’oeuvre et de l’Immigration a communiquée récemment aux Communes relativement au programme des“initiatives locales” de 1975-1976, on apprend que le ministère produit régulièrement des statistiques officieuses sur les moyennes mensuelles, trimestrielles et annuelles de la population active et des chômeurs par Centre de main-d’oeuvre, et qu’un programme y a été mis au point pour ventiler ces statistiques par circonscription électorale.Le ministère, faute de chiffres disponibles ou faibles, ne s’est pas appuyé sur pareilles statistiques pour distribuer les fonds des “PIL” au Yukon, dans les territoires du Nord-Ouest et dans l’Ile-du-Prince-Edouard.Mais le portrait qu’il trace pour l’ensemble des comtés, par province, n en reste pas moins fort intéressant.Pareille “carte” du chômage devrait être établie et publiée régulièrement.Les statistiques dont disposait le ministère de la Main-d’oeuvre et de l’Immigration fixaient pour l’ensemble du Canada un taux de chômage de 8.95%, niveau qui fait bondir d’ordinaire les Communes et qui, dans une société industrielle, est jugé “scandaleux”.D’aucuns, qui sont portés à imputer la hausse du chômage à une paresse généralisée dans la nouvelle génération ou à un parasitisme inédit dans la main-d’oeuvre féminine, devront réviser leurs préjugés: environ le quart des circonscriptions électorales sont inscrites parmi les comtés allant de 11% à 35% de chômeurs.Si l’Atlantique continue de sombrer, particulièrement avec Terre-Neuve et les comtés francophones du Nouveau-Brunswick, il faut noter, malgré toute la réputation faite à cette région, que sept de ses trente-deux circonscriptions ont le bonheur de se classer en deçà de la moyenne nationale.Le tiers également des comtés québécois sont du bon coté de la moyenne canadienne, cependant qu’en Ontario, province réputée prospère, environ le quart des circonscriptions tombent du mauvais côté.Bref partout, même en Alberta, province du plein emploi, on relève d’inquiétantes disparités entre les comtés d’une meme région.Certes, la physionomie régionale du chômage continue egalement de s’imposer: seuls Dartmouth et Westmount empêchent de conclure que toutes les provinces côtières au pays ont plus que 5% de chômeurs.Sur cette même base, l’Ontario va plus mal que les Prairies.Mais l’on ne devrait plus négliger la dimension "locale” du chômage.Or, telle était l’ambition du ministère de la Main-d’oeuvre en partageant ses $134 millions pour le programme d’initiatives locales suivant le taux “excédentaire” de chômeurs au-delà de cinq pour cent.A n’en pas douter, ses calculs pour en arriver à un partage équitable ne manquent pas de minutie.Mais même si tous les projets “PIL” étaient fort valables, ce dont la preuve n’est malheureusement pas encore faite, il faut noter à quel point, pour des raisons qui sans doute ne tiennent pas seulement aux pratiques du gouvernement, il est difficile de redistribuer des fonds à l’échelle locale, là où le député est identifié avec la circonscription “bénéficiaire ”.Ainsi, dans 45 comtés de plein emploi, le ministère a quand même versé un budget de base de $100,000 par circonscription, sous prétexte qu’ils contenaient des zones “où le besoin d’aide est néanmoins très grand”.Malgré tout, certaines circonscriptions “n’ont pas utilisé les fonds qui leur avaient été alloués”.Certaines n’ont pas proposé “un nombre suffisant d’initiatives valables” et il fallut ainsi redistribuer aux autres quelque $2.85 millions.On pourrait croire que les comtés riches se sont montrés sobres en “initiatives” et que les Eauvres ont su faire le plein de cette manne.e moins qu’on puisse dire, c’est que cette péréquation souffre d’étonnantes exceptions.Dans les Maritimes, il est vrai, à un comté près qui a perdu $2,000, tout le monde a pris sa part.Il en va ainsi au Québec, sauf rares exceptions, la circonscription la plus négligente ou la moins affamée étant celle du premier ministre (Mount-Royal a laissé aux autres contés $15,000 des $270,000 auxquels avaient droit ses 835 chômeurs excédentaires).Même Westmount a tout pris de ses $166,000! On ne saurait en dire autant de l’Ontario, où près du quart des circonscriptions ont“perdu” des subventions parfois substantielles.C’est ainsi que les deux comtés de Windsor, avec des taux de chômage de 12% et 13% ont perdu chacun près d’un demi-million de dollars de subventions aux projets “PIL”.Il en va de même de deux des cinq circonscriptions de Vancouver.Il faut croire qu’ayant été habituées à remporter les gros morceaux au Canada certaines régions, tombées dans le malheur, ont de la misère à ramasser rapidement les miettes qui sont soudain mises à leur disposition! • Pas plus que les allocations familiales n’ont élimine les écarts de revenu au Canada, les subventions au développement régional n’ont redressé les disparités industrielles entre les provinces; il serait surprenant que les projets “PIL” réduisent les distances, souvent impressionnantes, qui séparent les circonscriptions les unes des autres.Les électeurs de chaque comté auront toujours un vote chacun, mais longtemps encore les chômeurs ne pourront aspirer à une même “égalité” devant l’emploi.Dans ce contexte, les statistiques “officieuses” que vient de déposer le ministère de la Main-d’oeuvre sont éloquentes.Compilées et comparées sur de longues périodes, elles devraient donner de la situation du chômage, à tous les niveaux, une connaissance plus solide et surtout une conscience plus vive de la nécessité d’y intervenir en profondeur, autrement que par des relances à l’aveuglette.En tout cas, c’est dans des circonscriptions à fort taux de chômage que le gouvernement fédéral a décidé, de déménager certains de ses services (Matane 23.9%, Saint-Maurice 13.167c).Quand tous les comtés “désignés” sauront jusqu’où ils sont tombés, peut-être aura-t-on alors un “programme" de redistribution des emplois qui dépende moins de la couleur ou de la vigueur de leur député.Parions qu’une même étude des redistributions du gouvernement du Québec ou de ses grandes villes livrerait des révélations non moins piquantes.Jean-Claude LECLERC ____L’ancien et le nouveau___ Le prix de la paix par JEAN MARTUCCI* I Le récit de la Tentation de Jésus dans l’Évangile de Marc ne mentionne ni jeûne, ni faim,* ni débat scripturaire avec Satan, ni pierres à changer en pains, ni faîte du Temple d’où se jeter, ni hauteur d’où se voient tous les royaumes du monde.Le récit, parfaitement dépouillé, dit simplement que Jésus, tenté dans le désert, vivait en paix avec les bêtes sauvages, servi par les anges! Le service assuré par les anges évoque une parfaite relation avec Dieu.De plus en plus mentionnés dans la littérature biblique avec l’accroissement de l’influence perse, les anges sont restés, dans la pensée chrétienne, synonymes de traits d’union entre Dieu et les hommes.Jésus au désert, c’est l’homme en paix avec le Créateur.Les bonnes relations entre bêtes sauvages et, surtout, entre l’homme et les bêtes sauvages font partie des évocations bibliques de la paix paradisiaque, que la foi d’Israël entrevoit pour le genre humain au bout de son histoire.Esaïe décrivait en ces termes la paix de l’univers à l’avènement du Messie: “Le loup habite avec l’agneau.La panthère se couche près du chevreau.Veau et lionceau VL________________________________________ paissent ensemble sous la conduite d’un petit garçon.La vache et l’ourse lient amitié.Le lion mange de la paille comme le boeuf.Sur le repaire de la vipère l’enfant met la main.” Jésus au désert, c’est l’homme en paix avec la Création.Mais Jésus au désert est tenté.Il se trouve devant la terrible obligation de choisir, celle qui angoisse toutes les libertés.Il lui faut mourir à un possible pour vivre l’autre, et même mourir à mille possibles pour réduire sa vie à un seul.Jésus ne peut plus rester neutre et indifférent devant toutes les hypothèses qui s’offrent à sa vie.Il ne peut plus rester à égale distance entre le oui et le non.Il ne doit plus vouloir qu’une chose, même si elle lui semble risquée, en assumer toutes les exigences, en accepter toutes les conséquences, et la vouloir désormais sans cesse et jusqu’au bout.Jésus doit faire un pas d’homme libre, inscrire sur son visage un trait qui ne s’effacera jamais, poser dans ce qu’il doit bâtir une pierre inamovible.Il doit savoir ce qu'il veut, décider où il va.Il en a le courage et y trouve la paix.Jésus au désert, c’est l’homme libre qui entre en paix avec lui-même.__________________________________________J lettres au DEVOIR Sécurité aérienne ou sécurité d’emploi ?Que ne ferait-on pas avec des media et de l’argent?Une fois encore on a pu lire dans la presse anglaise le cri d’alarme des controleurs anglophones de la circulation aérienne.Leur détresse nous émeut, certes, mais nous aimerions rendre au problème du bilinguisme aérien sa vraie dimension.L'Association des contrôleurs du traffic aérien vient de payer apparemment de ses deniers, une large colonne dans le Citizen d’Ottawa, dans laquelle elle avertit le public et le gouvernement contre les "dangers inacceptables’’ que l'introduction du français ferait courir au traffic aérien.Voici un aperçu de leurs arguments et les réponses que nous proposons: — La comparaison entre la situation au Canada et dans les autres pays ne tient pas car le Canada a plus d’avions que tout autre pays au monde excepte les États-Unis.Il y a en fait beaucoup d’aéronefs immatriculés au Canada (17 990 exactement), mais sur le nombre 15 286 sont des avions légers (moins de 4 000 Ibs) qui n’utilisent généralement pas les services IFR (vol aux instruments) et se posent très exceptionnellement dans les grands aéroports.— La région de Montréal où le français serait le plus utilisé est une région des plus achalandées au monde ( 2 000 opérations par jour).Il n’y a à Montréal qu’entre 12 000 et 17 000 opérations par mois (soit 1/3 du chiffre avance par l’article que je cite).Voici quelques chiffres qui permettent de mieux situer l’importance de Montréal: Nombre annuel des opérations commerciales (chiffres fournis par l’OACI) Montréal: 133 000; Francfort: 194 000 (communications bilingues); Los Angeles: 400 000; Tokyo: (chiffre officieux de l’ambassade du Japon) 175 000 (communications bilingues).Remarquons aussi que des aéroports comme Paris, Bruxelles et Genève qui font usage de plusieurs langues dans le traffic aerien ont respectivement un volume mensuel d’opérations de 3 634, 9 000 et 7 000.— Une erreur de compréhension entre un pilote et un contrôleur peut conduire à un désastre.C’est évident.Mais cela n’est possible que si le contrôleur ne maîtrise pas sa langue de travail.Précisons que la langue de travail du traffic aérien ne ressemble en rien à celle de Molière, de Shakespeare ou de Goethe.Il s'agit d'un langage extrêmement simplifié que la plupart des pilotes et contrôleurs du monde (sauf dans les pays anglophones) apprennent en quelques semaines ou moins.Notons que sur le plan pratique il n’y a pas beaucoup plus de risques d'erreurs de compréhension entre pilotes et contrôleurs d'expression différente qu'entre contrôleurs et pilotes parlant la même langue.Ceci s’explique par le fait que ceux qui parlent une langue étrangère ont tendance à être naturellement plus attentif ou à faire répéter.Généralement, du reste, dans la plupart des aéroports du monde, lorsqu'un pilote prend contact en anglais, c’est le contrôleur le plus qualifié dans cette langue qui le "prend en charge".Lorsqu'il appelle dans la langue locale, n’importe quel autre contrôleur s'occupe de lui.On imagine facilement que cette procédure pourrait être applicable au Canada.Remarquons enfin que les services “français" de la circulation aérienne seront utilisés non seulement par les pilotes francophones du Canada mais aussi par ceux des compagnies françaises, belges, suisses et probablement d'autres dans le futur.Un conclusion, que devons-nous penser de l’alarmisme des contrôleurs aériens?Quelle est la part d'opportunisme dans leurs diverses manifestations?Devons-nous penser, enfin, que les contrôleurs anglophones du Canada se sentent incapables d’apprendre la “procédure ” dans une langue étrangère, ce qui se fait partout au monde?P.CLÉMENT Ottawa, le 2 mars 1976.bloc-notes Ladite présence cubaine en Afrique A Moscou, où il se trouve à l’occasion du 25e congrès du PCUS, Fidel Castro rencontre une délégation de l'African National Congress (ANC) rhodésien et des délégués de la SWAPO (South West African People’s Organisation) namibienne.Dans une publication du Nebraska, le Shotgun News, paraît une annonce s'adressant aux’combattants en bonne forme physique pour servir sous contrat dans une ancienne colonie anglophone d’Afrique’’ — les guillemets sont de l'AFP; les “combattants” intéressés sont priés d’adresser leur réponse à une société privée ayant son siège social près de Houston.A Dar-es-Salaam, un communiqué du gouvernement de M.Nyerere affirme: “La mort à terme de lan Smith est une certitude historique ”, Quel lien existe entre ces trois incidents survenant sur trois continents différents?Une connexion cubaine, réelle certes, mais démesurément gonflée.Gonflée à la démesure des nécessités électorales américaines.Qu’en est-il au fond de cette présence cubaine en Afrique australe?Aux dernières estimations américaines, les effectifs castristes oscillaient entre 11 et 12 mille combattants, équipés de matériel moderne soviétique.Première précision qui s'impose, au lendemain de la victoire sans bavure des forces du MPLA, encadrées par les Cubains, sur leurs rivaux du FNLA et de l’UNITA: les soldats de Castro savent se battre.Mais s'ils se sont battus avec une facilité déconcertante, c'est parce qu'en face l'Afrique du sud, dont la force de frappe est autrement supérieure aux possibilités d'un corps expéditionnaire étranger, a choisi de reculer dans la derniere phase de la guerre de libération angolaise, évitant un combat où la victoire aurait été plus amère et plus néfaste qu’une dè-laite.Seconde précision: les éléments dits “pro-occidentaux" de l'Angola se sont trouvés à un moment donne dans la situation d'un assoiffé qui, tendant son verre, se trouve devant un robinet sec.En d'autres termes, c’est l’implacable conflit entre le Congrès américain et l’Administration qui, coupant les crédits secrets au FNLA et a l’UNITA, a coincé M.Kissinger et, de ce fait, arrêté le ravitaillement aux anti-luandistes.Ceci n'enlève rien à la qualité martiale du Cubain, ni à sa prouesse en Angola.Mais ces deux précisions contribuent à faire comprendre que les Cubains ne sont pas ces super-nommes.ni ces loups*garous inféooés corps et âmê à Moscou partant mettre le feu à l'Afrique australe.Contrairement à la thèse que certaine propagande cherche à accréditer, ce n’est pas la présence cubaine en Afrique qui crée la situation explosive que l’on sait, c’est exactement l'inverse qui est vrai: c'est parce que la situation est explosive en Rhodésie et en Namibie, comme elle l’était déjà en Angola, que les Cubains sont là.C’est un tout autre problème de savoir si un Cubain a a se trouver en Afrique australe.C'était précisément ce problème qui se posait quant à savoir ce qu’un GI faisait en Indochine.Sans porter de jugement de valeur, et surtout, sans chercher en aucune façon à justifier cette présence cubaine en Afrique australe, il est temps qu'on se rende compte d’une évidence: tout autant que par “principe et conscience révolutionnaire les soldats de Fidel Castro se trouvent en Afrique pour prendre à revers les positions américaines.Ignorer ce point c'est se condamner a subir le flot de propagande indigeste tant de Moscou que de Washington.Contester cette évidence, c'est vouloir faire l'autruche.Combattu sur le continent américain, pris sans pitié dans l'étau économique de l’embargo anti-castriste, et surtout, confronté à cette paradoxale situation de voir s'ériger un blindage militaire face à la pénétration socialiste en Amérique latine, Cuba est parti en croisade en Afrique.S’agissant de forces communistes, l'expression peut choquer, mais elle dit bien la nature de l'implication cubaine en Afrique australe.Et d'autant, les dangers que cette "conscience révolutionnaire" intransigeante comporte.Le problème serait aujourd'hui de savoir si ces mêmes Cubains interviendront en Rhodésie.Là encore, la manière de poser le problème est biaisée: de l'aveu même du ministre rhodésien de la Défense, il y a mille maquisards en Rhodésie, alors que près de cinq mille autres sont stationnés de l'autre côté de la frontière, au Mozambique; la frontière commune à la Rhodésie rebelle et au Mozambique de Samora Machel court sur plus de 1,000 kilomètres.Le vrai problème est de savoir si Salisbury est capable de fermer hermétiquement toute cette frontière en terrain accidenté.Comme il est de savoir comment 280,000 Blancs peuvent — et jusqu'à quand — bloquer l'accession au pouvoir des 5.5 millions de Noirs.Dans ce contexte, ce que les Cubains peuvent fournir aux maquisards rho-désiens, c’est un certain encadrement technique, et surtout le prestige qu'ils ont glané sur le théâtre angolais.Il est hautement improbable que les 11,000 Cubains passent d'Angola en Rhode-sie.D'autant plus que rien ne dit que Fidel Castro est décidé, plutôt que de rapatrier son corps expéditionnaire, à le laisser s'épuiser et se décimer d’un combat à l'autre.Georges VIGNY Qui peut acheter la Maison Papineau?M.Jean-Paul L'Allier, on le constate avec bonheur depuis quelques semaines, s’est engagé résolument dans une politique de protection du patrimoine.Une politique dont le ministre fédéral responsable de la conservation du patrimoine canadien.M.Buchanan.reconnaissait le mois dernier u'elle place le Québec à l'avant-garde ans ce domaine.Mais une politique encore incomplète et, surtout, dépourvue des moyens financiers qui la rendraient plus efficace.En matière culturelle, c’est du reste une constante: le Québec a rarement les moyens de ses politiques, ne disposant pas de ressources qui soient à la mesure de ses intentions ou de ses ambitions, dans certains cas ne voulant pas affecter à des fins culturelles des crédits dévorés par des secteurs plus immédiatement vitaux.Le ministre des Affaires culturelles s’est clairement expliqué à ce sujet devant la Chambre de commerce cette semaine: le gouvernement ne peut prétendre sauver seul, et par sa seule action, le patrimoine québécois, pas plus qu'il ne peut prétendre être le dépositaire de l'histoire et de la culture.Mais il établit les règles du jeu.Ensuite, les entreprises, les particuliers et les institutions devront “s'associer à l’objectif de la sauvegarde et de la mise en valeur".L’exemple de la Maison Papineau, rue Bonsecours, illustre ce problème.Déjà classée en vertu de la Loi des biens culturels, restaurée avec soin et coûteusement an cours des années par son propriétaire, M.Eric McLean, elle est maintenant mise en vente pour une somme que le gouvernement n’estime pas être en mesure de verser.Non pas parce que le montant mentionné ($375,000) est en soi excessif.Il ne l’est pas.compte tenu de la valeur historique et architecturale du bâtiment, des ressources financières et des efforts investis par son propriétaire dans sa restauration et son entretien.Toutefois, si le ministère s'avisait d'acquérir lui-mème maisons, bâtiments et autres édifices classes, son budget, même accru, n'y suffirait pas.C’est pourquoi, dans le cas de la Maison Papineau, M.L'Allier a consenti à autoriser la vente à Parc-Canada pourvu que le gouvernement fédéral accepte de se soumettre à la Loi des biens culturels et à tous les règlements.Cette proposition paraissait acceptable la semaine dernière.Mme Jeanne Sauvé, interrogée à ce sujet, a dit qu elle n'y voyait pas d'objection.Le député fédéral Serge Joyal, spécialisé dans les questions de patrimoine, déclarait de son côté à notre correspondant parlementaire que les conditions posées par M.L’Allier lui semblaient superflues puisque le gouvernement du Canada est soumis aux lois civiles du Québec et doit respecter les servitudes d'une propriété s’il en fait l’acquisition.Ces réactions ont d’abord paru rassurantes.Mais le ministère directement intéressé, celui de M.Buchanan, n'a toujours pas répondu à la proposition de M.L’Allier.Il n'est pas certain que le gouvernement du Canada acceptera.tout compte fait, de s’astreindre aux exigences d’une loi québécoise.Quand il devient propriétaire d’une partie du sol de cette province, le gouvernement fédéral se soustrait aux lois de celle-ci.L'exemple des Parcs nationaux suffit à le rappeler.Le cas de Mirabel, où ne s’applique pas le code du travail du Quebec, le prouve aussi.S'agissant de la maison de la rue Bonsecours, Parc-Canada deviendrait propriétaire du bâtiment et du sol.Son activité dans ces lieux ne serait pas assujettie aux lois québécoises.Certes, les services de M.Buchanan pourraient s'engager moralement à respecter l'esprit de la Loi des biens culturels, mais rien ne l'obligerait à s’y soumettre.Or, si les conditions que pose M.L’Allier ne sont pas jugées acceptables par Ottawa, si la politique québécoise du patrimoine ne peut s'appliquer, le ministre ne saurait consentir sans risque à céder un bâtiment et un terrain en retour d’un simple contrat par lequel Ottawa s'engagerait à respecter “l’esprit" de la Loi des biens culturels.Mais un accord demeure possible.Pour le cas où il ne serait pas conclu à la satisfaction du Québec, il reste un autre recours auquel les Affaires culturelles ont déjà fait allusion ces jours derniers: c'est de convaincre une entreprise, un mécène ou une institution privée du Québec à en faire l'acquisition, à la condition, bien entendu, que l’entreprise ou l'institution n'appartiennent pas à des intérêts étrangers.Telle est la voie pour laquelle M.L'Allier a indiqué sa préférence dans l'allocution qu'iT a prononcée devant la Chambre de commerce.Tant qu’un accord satisfaisant ne sera pas intervenu avec Ottawa sur ce point, c'est en tout cas la seule solution qui s'offre au ministre.Michel ROY Le “ça” du célibat ecclésiastique R.P.Edmond Robillard.o.p.Votre lettre du début février sur le célibat ecclésiastique m’a choquée sur plusieurs points dont la plupart furent relevés par le Dr Gilbert dans une lettre qui vous fut adressée par la même tribune, le 14 février.Le Dr Gilbert a toutefois laissé passer un détail qui en ma qualité de femme, m'a profondément blessée.Ce détail est de taille quoique contenu dans un tout petit mot: "ça’' et je cite: "on y pense à deux fois avant de renoncer à "ça"! Ainsi, pour vous, toute la dimension humaine et spirituelle de deux êtres qui s'aiment et qui s'unissent, se resume au mot “ça".Tout l’amour qui pousse deux êtres à partager une vie commune avec ce qu elle contient de choix quotidiens, tout cet amour est contenu dans le mot “ça".Est-il besoin de vous rappeler, mon cher père, que la vie de tout être humain, qu’elle soit celle de la Vierge, celle au Pape ou la vôtre, est issue d'un acte d'amour dont l’invention, si je peux m'exprimer ainsi, remonte au Créateur comme toutes les choses qu'il a crées.Il me semble qu'il ne doit pas être très flatté d’entendre nommer un vulgaire "ça", toute la dimension humaine (et spirituelle, ne l'oubliez pas) que vous avez sacrifiée pour vous offrir à son service.Et vos parents qui vous ont enfanté, aimé, soigné, fait instruire, ne seraient-ils pas plutôt chagrins d’entendre nommer cavalièrement pour ne pas dire hautement, “ça", l'acte qui a présidé à votre conception?Pour terminer, je vais peut-être vous apprendre quelque chose.ce "ça" que vous méprisez, est dans un esprit pur.je dis bien pur.la plus belle des prières.Celle-la, vous l’aurez ratée, même en esprit! Claire H.PERREAULT.Montréal, le 25 février 1976.Qu’est-ce que la méditation transcendantale ?Révérends Pères Jésuites.Suite à la lecture de l’article sur la méditation transcendantale paru dans Le Devoir du 19 février dernier et dénonçant le danger de la pratique quotidienne de cette technique, je me permets de vous rappeler les faits scientifiques suivants: la technique de la M.T.a été standardisée dans tous les pays du monde; la M.T.a été définie par son promoteur Maharishi Mahesh Yogi comme une technique simple et naturelle pour le raffinement progressif du système nerveux passant par une alternance régulière de méditation et d'activité; cette technique a été investiguée intensément pour les paramètres physiologiques tels que: variation du rythme cardiaque, variation du debit cardiaque, accroissement de la perception; variation du système nerveux autonome tel que mesuré par la diminution des reactions galvaniques spontanées de la peau; des études psychophysiologiques ont démontré ue la M.T.apporte une diminution e la nervosité, un accroissement de l'assurance, une diminution de la tendance à dominer, moins d’inhibition, une extériorisation accrue, une diminution de l'instabilité émotionnelle, une plus grande coordination entre l'esprit et le corps; pour ne mentionner que ces recherches.Actuellement à l’université de Maharishi Mahes Yogi de Fairfield Iowa, de nombreux groupes de médecins.psychologues, neurologues, psychiatres, se penchent sur les problèmes humains, tant sur le plan physique que psychique.Cette technique.depuis 1970, s est avérée efficace.surtout dans la diminution des troubles cardio-vasculaire; lesquels, nous le savons tous, sont au premier rang du taux de mortalité en Amérique du Nord.Dans une étude sur la MTT.et l'ajustement marital, un psychologue américain a démontré que la pratique de la M.T.augmente l'ajustement marital.Quand nous considérons le nombre de divorces au Quebec, environ 600 par mois, il y a peut-être lieu de s’inquiéter! Au contraire de ce que vous affirmez.la méditation ne permet pas au méditant d’éviter les problèmes de la vie; elle permet d’etre calme face aux problèmes individuels et sociaux multiples, de se posséder soi-mème, de voir, justement, les problèmes avec une conscience accrue, lucide, de procéder dans l'action, d'une façon claire, précise, concise.Ce que le méditant apprend progressivement c’est surtout une autorégulation, une autogestion.de son corps et de son esprit; il est donc de moins en moins leurré par les illusions de notre société de consommation.La M.T.devient à ce moment un outil subtil pour faire face consciemment à l’oppression et agir sur elle.C’est pourquoi l'idée de l’acceptation d'un gouvernement totalitaire dû à la vulnérabilité des gens, qui pratiquent de la M.T.m apparait tout a fait farfelue C’est un fait reconnu scientifiquement que la pratique de la M T.produit chez le sujet un état de cons- cience modifié.C’est précisément cet état qui entraine la relaxation; relaxation musculaire et psychique qui permet au sujet de recouvrer quotidiennement l'énergie nécessaire à une productivité de plus en plus accrue.Si, comme vous sembler le croire, un état de conscience modifié entrave une croissance personnelle saine, que penser de l’orgasme lors de la relation sexuelle?Prétendre que la pratique quotidienne de la M.T., 20 minutes le matin, 20 minutes en fin d’après-midi, est un danger, me parait aussi Paradoxal que de prétendre que orgasme sexuel est un danger.Tous, ou à peu près, nous connaissons les bienfaits physiques et psychiques d’une relation sexuelle satisfaisante.Et, pourtant, l’orgasme produit un état de conscience modifie qui rejoint certains des paramètres de la M.T,.Certes, il y aura toujours des individus qui auront tendance à l’exagération.Est-il utile, pour ceux-là, de mettre en garde contre ur danger qui n’en n’est pas un?On a souvent dit que la religion était Topium du peuple.Ne vous in-uiétez pas, la méditation transcen-antale n’est pas une religion! A mon avis, au plan spirituel, la méditation a de fortes chances de permettre à l’humain de dépasser le stade unidimensionnel si bien décrit par Marcuse.La matière et le feu, le corps et l’esprit ne sont pas des éléments irréconciliables.Andrée MATTEAU, sexologue, adepte de la M.T.depuis deux ans Outremont, février 1976.LE DEVOIR Fond* por Henri Bouroiso le 10 janvier 1910 Directeur : Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint : Georges Vigny Directeurs de l’information: Jean Francoeur Pierre lafrance Trésorier : Bernard Larocque IE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société 6 responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville laSolle l’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans IE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année; six mois: $28.À l’étranger: $57 par année; six mois: $31, trois mois: $19.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée A domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dép&t légal Bibliothèque nationale du Québec.TlLÉPHONKt (44*3361 (lignes groupées) ties idées des événements des hommes i —-—:-——Une réforme attendue avec impatience L’avant-projet de la loi sur la protection de la jeunesse: du meilleur et du pire Un avant-projet de loi sur la protection de la jeunesse est actuellement à l’étude en commission parlementaire.Les carences de l’actuelle Loi sur la protection de la jeunesse (S.R.Q.1964, ch.220) ont été amplement démontrées et c’est avec impatience qu’une nouvelle législation est attendue dans ce domaine.Il y a quelques années déjà, un autre projet de loi sur la protection de la jeunesse avait été présenté aux parlementaires, pour être ensuite retiré à la suite des pressions exercées par de nombreux organismes intéressés à la question.Le projet ne répondait manifestement pas aux besoins de la population jeunesse.Qu’en est-il du projet que nous avons maintenant sous les yeux?Le préambule et les articles liminaires du texte proposé consacrent, et il y a lieu de s’en réjouir, la reconnaissance de la personne de l’enfant.On y rappelle des principes déjà bien connus, à savoir que l’intérêt de l’enfant doit être le motif déterminant des décisions prises à son sujet et que ces décisions doivent tendre à le maintenir dans son milieu familial naturel ou, si cela s’avère impossible, dans un milieu présentant le plus de points communs possible avec un milieu familial normal.A côté de ces grandes lignes directrices 3ui constituent, il faut l’avouer, un idéal ifficile à atteindre, on trouve des dispo-' sitions qui, pour être plus précises et plus facilement réalisables, n’en sont pas moins dignes d’intérêt.Ainsi l’article 5 du projet prévoit-il que “les personnes et les tribunaux appelés à prendre des décisions au sujet d’un enfant.doivent donner à cet enfant et à ses parents l’occasion d’être entendus”.Les articles 6 et 7 prévoient des limitations aux mesures disciplinaires prises par les centres ou les familles d’accueil à l’égard des enfants à eux confiés.L’article 8 reconnaît aux enfants le droit d’être consultés avant d’être transférés d’un centre ou famille d’accueil à un autre centre ou famille d’accueil.Enfin l’article 9 prévoit que l’enfant hébergé en centre ou famille d’accueil peut adresser confidentiellement toute correspondance (peut-il en recevoir aux mêmes conditions) qu’il juge à propos à sa famille immédiate, à ses ascendants, à son avocat et aux membres ou représentants d’organismes publics susceptibles de lui venir en aide.Ainsi le principal intéressé aura voix au chapitre.Il ne sera peut-être pas souvent ou toujours donne suite à son opinion, mais au moins il pourra la faire valoir.En outre de cet éventail de mesures positives, il faut aussi se réjouir de celles qui sont contenues aux articles 120 et ss., 3ui ont pour but d'assurer la continuité es mesures de protection au niveau des services sociaux en évitant que le dossier d’un enfant ne puisse être transféré sans motif suffisant d’une personne à une autre./ Le préambule de l’avant-projet mentionne ou’il y a lieu de “favoriser l’application de mesures volontaires de protection” et souligne en même temps gue “tout enfant a droit, en pleine égalité, à une audition impartiale par un tribunal indépendant et qui ne soit pas préjugé”.Voila tracée une ligne de démarcation entre la protection sociale et la protection judiciaire, les mesures- volontaires relevant de la protection sociale et les situations de conflit devant être référées à la Cour.Mais voilà du même coup exprimé un danger.N’y a-t-il pas un risque que certains représentants des services sociaux ne soient tentés de favoriser de façon trop “convaincante” l’adhésion volontaire de la famille ou de l’enfant aux mesures proposées?Le terme “volontaire”, employe dans le projet de loi n’est-il pas lui-meme ambigu?Peut-on, par exemple, considérer comme volontaire l’accord obtenu de personnes intellectuellement déficientes ou écrasées par des problèmes aigus et nombreux?D’autre part, s’il est vrai qu’il appartient exclusivement aux Cours de Justice de trancher les conflits après une audition impartiale de tous les intéressés, ne doit-on pas admettre que, dans le domaine de la protection de la jeunesse, le juge doive s’efforcer de convaincre la famille ou le jeune de l’à-propos des mesures envisagées, à défaut de quoi seulement il devra imposer sa décision?Cet équilibre entre la protection sociale et la protection judiciaire, entre la liberté de l’individu et les mesures de protection préconisées par l’administration ou la Cour, l’avant-projet ne l’a peut-être pas trouvé.Nous y reviendrons plus loin.La multiplicité des organismes voués à la protection des jeunes Parallèlement à la Cour de bien-être social gui assure la protection judiciaire de la jeunesse, le texte présentement à l’étude propose la création de nombreux organismes voués à la protection sociale des jeunes, à l’échelon national, régional et local.On doit se féliciter de l’importance accordée par l’avant-projet à la protection sociale et on doit souhaiter que cette protection soit orientée dans le sens de la prévention des cas, domaine nettement en souffrance au Québec jusqu'à date.L’ensemble relèverait de la Commission de la protection de la jeunesse qui, au niveau du Québec, assumerait la mise en oeuvre et la coordination des services de protection.La nomination des membres de cet organisme reviendrait à parts égales au ministère de la Justice et au ministère des Affaires sociales, ce qui semble normal.A l’échelon local, chaque centre de services sociaux serait dote d’une direction de la protection de la jeunesse, chargée des services professionnels nécessaires à l’enquête sociale, au “traitement” et à la suite des cas de protection.Le caractère indispensable de ce service ne peut certes être mis en doute, mais, à notre avis, les pouvoirs accordés à son directeur sont excessifs, notamment en ce qui a trait aux relations de celui-ci avec la Cour et avec d’autres organismes prévus par le projet.Ces “autres organismes” sont, au niveau régional, les conseils de surveillance et, au niveau local, les comités d’orientation.Composés d’avocats, de délégués des services sociaux et de personnes intéressées à la protection de la jeunesse, ces co- mités locaux d’orientation ont un mandat très précis: recevoir et étudier les “informations” relatives aux enfants présumé-ment en danger et formuler les recommandations appropriées.Les conseils régionaux de surveillance ont une mission beaucoup plus large d’information du public et, comme leur nom l’indique, de surveillance de l’application de la loi dans les limites de leur région.Ces conseils sont composés en grande partie des membres des comités locaux d’orientation.On peut s’interroger sur leur utilité et leur efficacité.Leurs fonctions ne pourraient-elles pas être exercées par les comités locaux d’orientation, ce qui éviterait un dédoublement générateur de frais d’administration, de pertes de temps et d’énergie?On doit s’étonner aussi que tant les conseils de surveillance que les comités locaux d’orientation comptent parmi leurs membres au moins un délégué du centre de services sociaux ayant juridiction sur le territoire concerne.A notre avis, seules des personnes indépendantes peuvent remplir adéquatement la mission qui leur est impartie dans le cadre de ces conseils ou comités.En outre, il semble bien que ces organismes seront composés surtout de “professionnels” et que la participation des “usagers” y sera de faible importance.Voilà un autre motif qui milite en faveur de la suppression des conseils de surveillance au profit d’autres mécanismes plus souples et plus démocratiques.On pourrait pnser, par exemple, à l’organisation par la Commission de la protection de la jeunesse, de rencontres-débats périodiques au niveau régional.Ces réunions pourraient regrouper des représentants du grand pubhc de même que des personnes oeuvrant dans le secteur de la protection de la jeunesse; elles donneraient à tous les intéressés l’occasion de s’exprimer sur les besoins de leurs régions et sur l’orientation des politiques à adopter.Quant aux comités locaux d’orientation dont nous avons déjà touché un mot, leurs pouvoirs sont assez limités.Par l’intermédiaire de leurs services d’enquête, ils font effectuer une évaluation de la situation.Il leur est également possible de prendre "les mesures provisoires qui s’imposent de façon urgente”.S’ils décident qu’un enfant doit etre pris en charge, ils doivent confier le cas au directeur de la protection de la jeunesse du C.S.S.de la région appropriée, avec instruction soit de veiller à l’exécution des mesures proposées par le Comité ou de toutes autres que le directeur juge plus appropriées, soit de référer le cas à la Cour.Le directeur se voit donc attribuer la décision finale.En tout cas, rien n’indique que le directeur soit obligé de se conformer aux instructions du Comité.Quel sera dès lors le rôle des Comités?Ne seront-ils que des paravents entre l’individu et l’administration?De plus quelles personnes sérieuses ces Comités pourront-ils recruter, si leurs recommandations sont toujours sujettes à l’approbation du directeur de la protection de la jeunesse et s’il n’entre même pas dans leurs attributions de saisir directement la Cour, sauf dans des cas exceptionnels?La mise en tutelle de la Cour de bien-être social Plusieurs dispositions de l’avant-projet tendent à réduire la juridiction de la Cour de bien-être social et à lui faire jouer un rôle strictement répressif.Ainsi l’article 70 prévoit que le directeur de la protection de la jeunesse peut saisir la Cour du cas de tout enfant qui, âgé de 14 ans ou plus, refuse, ou de celui de tout enfant dont les parents refusent de donner leur accord à l’application des mesures "volontaires" proposées par le directeur.Dans le même ordre d'idées, l’article 62 précise que le directeur dispose d’un délai de 20 jours pour obtenir le consentement des parents et de l’enfant, s’il est âgé de 14 ans ou plus, aux mesures recommandées.On voit immédiatement les pressions énormes qui pourront être exercées par le directeur sur l’enfant et sa famille ainsi que le rôle d’épouvantail assigné à la Cour de bien-être social.Nous ne nions pas qu’il appartienne à la cour de trancher les litiges.D faut toutefois éviter que cette possibilité ne soit utilisée comme moyen de pression par les services sociaux.De plus, il serait indispensable de préciser dans le même article que non seulement le directeur, mais aussi l’enfant et sa famille peuvent saisir la Cour en cas de désaccord sur les mesu- res envisagées.L’article 61 indique que les parents de l’enfant et l’enfant lui-même, âgé de 14 ans ou plus, peuvent faire connaître au directeur les motifs de leur désaccord et discuter avec lui des mesures qu’ils jugent opportunes.Ce droit reconnu à l’enfant et à sa famille va de soi, mais il n’est sans doute pas inutile qu’on ait pris soin de le consacrer expressément.A l’article 72, on peut lire que l’enfant âgé de plus de 14 ans et les parents peuvent saisir la Cour en tout temps après que le cas a fait l’objet d’une prise en charge par le directeur.A quelle étape précise cette prise en charge correspond-elle?Ouverture d’un dossier, rencontre avec la famille, communication des mesures proposées, mise en route du “traitement ”?Le texte ne pèche pas par excès de clarté.De plus, il semble denier aux enfants et auxjiarents le droit de saisir directement la (Jour sans passer par les services sociaux.Cette hypothèse est confirmée par l’article 78 qui prévoit limitativement les cas de saisine de la Cour.En résumé, la Cour est saisie la plupart du temps sur requête du directeur de la protection de la jeunesse ou, dans des cas exceptionnels (mineur récidiviste ou soupçonné d’un crime grave) à la demande d’un comité local d’orientation.L’enfant lui-même ou sa famille ne peuvent saisir la Cour qu’après que le cas a fait l’objet d’une prise en charge par le directeur de la protection de la jeunesse, tel qu’indiqué plus haut.Bien sûr, il convient de marquer l’antériorité (au sens temporel) de la protection sociale par rapport à la protection judiciaire.Pour l’assurer autant que faire se peut, il appartient aux C.S.S.ou mettre sur pied des services assez compétents et appropriés pour attirer la confiancé et la clientele du public.Mais on ne saurait empêcher les personnes qui le désirent de s’adresser directement aux tribunaux pour l’arbitrage des conflits auxquel elles sont parties.Il s’agit là d’une liberté fondamentale que l’actuel avant-projet met gravement en péril.Autre point inacceptable: l’article 90 prévoit que la Cour peut, entre autres mesures, ordonner la déchéance de la puissance paternelle et la tutelle permanente du directeur de la protection de la jeunesse sur un mineur.Ces mesures d’une gravité exceptionnelle doivent être assorties de conditions très précises et entourées d’une procédure rigoureuse.L’article 90, loin d’apporter de telles garanties, semble n’attribuer à ces mesures aucun caractère particulier.Il s'agit là d'une inconséquence grave.De plus, il y a üeu de se demander si la place des mesures de déchéance n’est pas plutôt dans le Code civil au chapitre de l’autorité parentale, ainsi que le propose l'Office de revision du Code civil.Quant au tribunal compétent pour les prononcer, cette question relève d'un vaste débat qui mériterait à lui seul des développements considérables.L’équilibre entre protection sociale et protection judiciaire A n’en pas douter, l’avant-projet de loi sur la protection de la jeunesse soulève plusieurs autres questions dont il faudrait longuement discuter.Rappelons simplement en guise d’exemples la question du huis clos et du secret des auditions, de même que celle de la conservation des dossiers et de leur confidentiaüté tant au niveau des services sociaux qu’à celui de la Cour.Mais pour clore ce bref survol du texte présentement à l'étude, il semble opportun de mettre l’accent sur deux aspects fondamentaux du problème: celui des frontières entre la protection sociale et la protection judiciaire et celui du rôle de la Cour de bien-être social.Délimiter le champ d’action respectif de la cour et des organes de protection sociale de la jeunesse n'est pas chose facile.Mais il s’agit là d'une démarche indispensable à la réalisation des objectifs communs poursuivis par ces deux types d’instances.Il est un domaine où les services sociaux peuvent à notre avis exercer un rôle prépondérant: celui de la prévention primaire, i.e., celui des services de base offerts à l'ensemble de la population avant l'émergeance de toute situation de danger ou de conflit.Cette gamme de services doit fonctionner le plus près possible des usagers, au niveau des C.L.S.C.par exemple, de façon à apporter aux familles l’aide concrète dont elles ont besoin pour exercer leurs responsabilités et échapper aux situations de crise: aide à domicile, centres de jour, loisirs et locaux pour les jeunes, consultation matrimoniale et familiale, etc.Dans les cas où cette prévention primaire n'a pas sufn à éviter un état de tension grave ou de crise, les services sociaux peuvent et doivent intervenir de façon particulière à la demande des intéressés ou avec leur consentement explicite.En aucun cas, cet accord ne saurait être “forcé” ou présumé.Les cas où l’adhésion des personnes concernées n'est pas obtenu ou ne peut être considéré comme valable relèvent manifestement de la Cour.Encore faudrait-il que le recours au tribunal ne soit pas brandi comme une menace ni conçu comme une punition.La Cour n’est pas une machine à rendre exécutoires les propositions des services sociaux, elle est un "forum" où chaque partie peut faire valoir son point de vue avant la prise d'une décision.Il importe aussi que chaque organe soit indépendant et autonome dans le champ d'action qui lui est propre.La protection judiciaire ne peut etre subordonnée à la protection sociale et vice-versa.Dans l’actuel avant-projet, certaines dispositions créent l’impression que la Cour n'est qu’une instance disciplinaire à laquelle peut au besoin recourir le directeur de la LOI SUR LA LANGUE OFFICIELLE DU QUÉBEC PROJET DE LOI 22 La Quebec Association of Protestant School Boards a été avisée que les causes juridiques déposées par plusieurs commissions scolaires protestantes devant la cour supérieure du Québec afin de déterminer la constitutionnalité des aspects de la Loi sur la langue officielle du Québec (Projet de loi 22) touchant l’enseignement à l'élémentaire et au secondaire et l’autonomie des commissions scolaires seraient entendues par le juge en chef à partir du 3 mars, 1976.Cette affaire est d'une importance capitale pour chaque citoyen canadien sans égard à la langue, la race ou la religion et concerne comme telle les droits humains fondamentaux.Le 16 octobre 1975, le secrétaire d’état du Canada a officiellement refusé la demande d’aide financière de la Quebec Association of Protestant School Boards pour faire face aux frais juridiques encourus afin de définir les droits des citoyens canadiens dans le domaine de l’éducation.En conséquence, afin de défrayer les frais légaux impliqués, des contributions privées, volontaires et substantielles sont requises sans délai à: Le Fonds Spécial d’Action, Quebec Association of Protestant School Boards Case Postale 39, Poste CAte St-Luc, Montréal, Québec H4V 1H7 Tous les individus, associations, organismes, industries et commerces qui croient toujours que la gestion de l’éducation, y compris la langue d'enseignement, demeure un droit inaliénablt du paupla at propramant dévolu à leurs commissions scolaires sont priés de contribuer généreusement dès maintenant.La Quebec Association of Protestant School Boards apprécie grandement l'aide des groupes et individus qui ont offert le soutien et les fonds qui ont financé les diverses phases préliminaires menant aux auditions de la cour maintenant projetées.QUEBEC ASSOCIATION OF PROTESTANT SCHOOL BOARDS -par.RENÉE J0YAL-P0UPART collaboration spéciale ¦ Le gouvernement Bourassa déposait il y a quelques mois à l’Assemblée nationale un important avant-projet de loi sur la protection de la jeunesse qui fait présentement l’objet d'un examen en commission parlementaire.La loi projetée suppléerait aux carences de l’actuelle Loi sur la protection de la jeunesse et apporterait des changements importants dans l’aménagement des services destinés à la jeunesse et à l’enfance.Dans cet article rédigé spécialement pour le DEVOIR, Renée-Joyal, qui est professeur de droit de la famille à Montréal, examine les lignes de force du projet gouvernemental et en signale certaines faiblesses.Madame Joyal-Poupart effectue présentement un séjour d’études à Strasbourg.Ses recherches portent précisément sur la protection sociale et judiciaire des jeunes.protection de la jeunesse pour transformer ses projets en ordonnance obligatoires.Cette tendance va à l’encontre des droits de l’homme, favorise l’implantation d’une administration autoritaire et crée un conditionnement social négatif à l’égard de la Cour.Protection sociale et protection judiciaire doivent aller de pair sans hens de dépendance ou de subordination, mais dotées des mécanismes de collaboration réciproque indispensables au fonctionnement du système dans son ensemble.La réforme de la Cour de bien-être social La volonté exprimée dans l’avant-projet de réduire la juridiction de la Cour de bien-être social résulte sans doute de l’incapacité actuelle de ce tribunal à jouer le rôle hautement spécialisé qui lui revient.Au üeu de restreindre l’importance de la Cour, ce qui, au plan des principes, recèle de graves dangers, ne devrait-on pas plutôt favoriser l’amélioration des services qu’elle offre au public?Des progrès importants doivent être faits au plan des modalités de nomination et de formation des juges de la Cour d® bien-être social.Contrairement aux ins-tances pénales de droit commun dont la mission consiste à l’heure actuelle à “fixer” un confüt une fois pour toutes et à prononcer un arrêt, la juridiction des mineurs, quant à elle, doit remonter aux sources du conflit dont elle est saisie et s’efforcer dans la mesure de ses moyens d’en provoquer la disparition par l'application de mesures appropriées.Ce processus implique la présence d’un plus grand nombre de juges mieux préparés à leurs fonctions et entourés de services d’enquête et de consultation accrus.Il ne faut pas non plus passer sous silence la carence des équipements et ressources auxquels les juges peuvent faire appel dans 1 exécution de leurs décisions.Le réseau des centres d’accueil et des familles d’accueil n’est pas suffisamment développé.De plus, il faudrait mettre sur pied des services complets d’assistance éducative en milieu ouvert pouvant agir soit à la suite d’une ordonnance de la Cour, soit à la suite de l’adhésion des intéressés à une proposition émanant d’un directeur de la protection de la jeunesse.La Cour et les services sociaux ont donc des champs d’action à la fois complémentaires et nettement déümités.Mais la présence de ces organes de protection ne doit pas non plus priver la population du droit Voir page 6: Pire Le Centre de Croissance Personnelle de L’Institut de For mation par le Groupe, Inc.offre une SESSION INTENSIVE GESTALT ET ANALYSE BIO-ÉNERGÉTIQUE du 7 au 19 avril 1976 au Centre de Rencontre du lac Simon nronnueinicc Ernest Godin (Gestalt) ncSPONSABLEo: André Lafrance (Analyse bio-énergétique) Pour renseignements et inscriptions: Gilberte Sabourin, sec.Tél.: 271-4724 LE BUREAU DES ÉCOLES PROTESTANTES DU GRAND MONTRÉAL Inscription annuelle des élèves Du 8 au t2 mars inclusivement Conformément aux règlements du Ministère de l'Education, le Bureau des écoles protestantes du grand Montréal doit inscrire tous ses anciens et futurs élèves pour l’année scolaire 1976-77 suivant les procédures et les fiches d’inscription imposées par le Ministère.Fiches d’inscription Les fiches d'inscription doivent être complétées par le parent ou le tuteur légal de chaque enfant qui fréquentera une des écoles du Bureau des écoles protestantes du grand Montréal au cours de la prochaine année scolaire.Les élèves actuellement inscrits dans une des écoles du B.E.P.G.M.recevront une fiche d'inscription qui devra être remplie et retournée par le parent ou tuteur.Si un ou plusieurs enfants d'une même famille s'inscrivent pour la première fois à l'école en septembre 1976, le parent ou le tuteur sont priés d'en aviser immédiatement le principal de l'école protestante la plus proche pour obtenir une copie de la fiche requise.Date et heure d’inecription Du 6 au 12 mars inclusivement entre 9 heures et 12 heures et entre 13 heures 30 et 16 heures.Lieu d’inecription L'école protestante élémentaire ou secondaire la plus proche, suivant le cas.La liste des écoles se trouve à la page 1537 de l'annuaire téléphonique.Age d’admieeion Maternelle - 5 ans avant le 1er octobre 1976 1ère année-6 ans avant le 1er octobre 1976 Documente requis Maternelle et 1ère année - certificats de naissance Autres années - pour un élève qui s'inscrit à l’école pour la première fois, un bulletin de l'école précédente.Langue d'enseignement Le parent ou tuteur doit indiquer la langue d'enseignement (anglais ou français) sur la fiche officielle d’inscription.Des tests seront donnés dans les cas suivants: — Pour tous les élèves dont la fiche d'inscription indique une demande de changement de langue d'enseignement.— Pour tous les élèves qui s’inscrivent pour la première fois, à l'exception de ceux dont les parents indiquent au moment de l'inscription que la langue dans laquelle l'élève doit recevoir renseignement est la langue maternelle de leur enfant ou celle habituellement parlée à la maison, et à l'exception de ceux qui recevaient l'enseignement dans la même langue dans une autre commission scolaire.— Nonobstant les exceptions mentionnées cl-dossus, la commission scolaire peut exiger qu'un élève subisse les tests, si elle a des raisons de croire que sa connaissance de la langue d'enseignement n'est pas suffisante.— Le Ministre peut également exiger que tout élèvt subisse les tests.On avisera 'es parents de la date des tests au moment de l'inscription.UNE FOIS REMPLIES LES FICHES DOIVENT ÊTRE RETOURNÉES AUX ÉCOLES DE VOTRE QUARTIER AU PLUS TARD LE VENDRED112 MARS 1976 M.R.FOX, Directeur Général 6 • Le Devoir, samedi 6 mars 1976 la météo rrrrr.r.v.: ¦."r.-.'-.vrm Yoitowknile K' ‘son 7'?'^ -1 ot^ » W'HbW‘2^ AF ALES RAFALES " ' RAFALES huiCMit i S^inm AVERS innoopo -H (OIH isco Komos ptèopitolion ^ houle pteision g botte piettion motte d'ob lioit *^ motte (Coll chaud New 'pileçjfts AVERSES.iEit» êitt» Une dépression dans la région de Val-Dor va se déplacer rapidement vers l’est pour se retrouver au nord de l’île d’Anticosti ce matin.Un front chaud à la hauteur de Québec va atteindre le bas du fleuve et y apporter de la pluie ou de la pluie verglaçante.On prévoit des accumulations de 10 à 20 centimètres de neige dans les régions au nord de la trajectoire de la dépression.Un front froid va balayer le sud-ouest de la province et continuer sa course vers l’est.Ce front sera accompagné de chutes de neige locales ainsi cjue de vents vifs de l’ouest.Les températures seront à la baisse partout.Dans l’aperçu pour demain, on prévoit de la neige légère dans l’ouest de la province et des passages nuageux dans le sud-ouest.On prévoit cependant du temps généralement clair ailleurs en province.• Régions de l’Outaouais, Montréal, Laurentides: dégagement en matinée.Température à la baisse pour atteindre moins 5 ce matin et moins 10 en fin de journée.Aperçu pour demain: passages nuageux.• Cantons de l’Est: dégagement cet après-midi.Venteux.Minimum la nuit dernière près de zéro.Température à la baisse pour atteindre moins 6 en fin de journée.Aperçu pour demain: passages nuageux.• Québec, Trois-Rivières: dégagement ce matin.Vents de l’est de 20 avec ra- fales à 30 mph.Température à la baisse pour atteindre moins 12 en fin de journée.Aperçu pour demain: passages nuageux.• Abitibi: chutes de neige locales.Accumulation prévue de 10 à 15 centimètres.Venteux.Minimum la nuit dernière de moins 15.Maximum moins 10.Aperçu pour demain: neige légère.• Pontiac-Témiscamingue: dégagement.Venteux.Minimum la nuit dernière de moins 10.Maximum près de moins 10.Aperçu pour demain: neige légère.• Chibougamau, Haute-Mauricie, Lac St-Jean: chutes de neige locales.Accumulation prévue de 10 à 15 centimètres dans les régions au nord.Minimum la nuit dernière de moins 12.Maximum de moins 8 à moins 10.Aperçu pour demain: généralement ensoleillé.• Baie-Comeau, Sept-Iles: chutes de neige locales.Accumulation prévue de 15 à 20 centimètres dans les régions au nord.Minimum la nuit derniere près de moins 12.Maximum moins 10.Aperçu pour demain: ensoleillé.• Rimouski, Gaspésie: chutes de neige locales.Vents du nord-ouest à 20 avec rafales à 35.Minimum la nuit dernière de zéro.Température à la baisse pour atteindre moins 8 en fin de journée.Aperçu pour demain: ensoleillé.6 mars.suites de la première page les nationalistes du Québec entreraient en croisade pour demander que la constitution reste en Angleterre?" Plus disert que son vis-à-vis, M.Trudeau a affirme que M.Bourassa s’était engagé à “réfléchir” à la possibilité du rapatriement unilatéral.Ce dernier a reconnu que les décisions “ne peuvent pas retarder indéfiniment mais à son avis, si le gouvernement du Québec refuse d’envisager un rapatriement pour le moment, on devrait en rester au “statu quo ”, et le contraire n’est qu’un “point de vue” de M.Trudeau.A l’entrée comme au dessert, M.Trudeau ne s’est pas laissé attendrir sur le déficit des Jeux olympiques, comme a dû le reconnaître son homologue qui a carrément évité les questions à ce propos.Le premier ministre canadien avait retrouve pour l’occasion son plus beau ton légèrement sarcastique.M.Bourassa vous a-t-il demandé votre aide pour financer les Jeux, demande un reporter.“Il l’a fait".Que lui avez-vous répondu?“Non”.Pourquoi?“Parce qu’il m’a expédié une lettre il y a quelques années, indiquant qu’il ne demanderait pas un sou du gouvernement fédéral".C’est tout.Dès son arrivée aux appartements de M.Bourassa, M.Trudeau avait clairement laissé deviner sa position.S'amusant beaucoup de la présence d’une meute de reporters, il les a tout de suite avertis qu’il n'apportait pas de “cadeaux" au premier ministre du Québec qui l'invitait si gentiment à déjeuner.“J'ai fait suivre mon lunch d’ailleurs, devait-il lancer, puisqu'il parait qu’il ne mange que des hot-dogs, celui-là.” Un peu plus tard, il déclarait qu’il avait bien voulu faire certifier un chèque de 200 millions, mais que sa banque l’avait carrément refusé.“On n’a pas d'argent." par la PC et l’AP Il y a 15 ans aujourd’hui, en 1961, un projet de loi visant à permettre la fluoration de l’eau par les municipalités passait le stade de la deuxieme lecture à la Législature de l’Ontario par un vote unanime de tous les partis.1975 — Un raid terroriste arabe fait 14 morts à Tel Aviv.1972 — Alexandre Dubcek est suspendu du Parti communiste tchécoslovaque.1964 — Constantin succède à son père Paul 1er sur le trône des Hellènes.1962 — Les Etats-Unis s’engagent à défendre la Thaïlande contre tout attaque communiste.1957 — Les Israéliens remettent la bande de Gaza aux Nations unies.1953 — Malenkov devient président du conseil soviétique en remplacement de Staline.1946 — La France reconnaît le Vietnam comme Etat libre au sein de la Fédération indochinoise.1944 — L’armée américaine bombarde Berlin.1933 — La Pologne occupe Dantzig.1836 — L’armée mexicaine s’empare d’Alamo après un siège de 13 jours.1834 — Toronto, l’ancienne ville de York, est incorporée comme cité.Dès le départ de M.Trudeau, M.Bourassa invitait les journalistes encore sur place à son bureau, où il devait pourtant refuser de commenter les résultats de ce déjeuner dans lequel il avait mis bien des espoirs et qu’il avait annoncé en grande pompe.Il voulait seulement remettre à la presse des “documents de stratégie du Front commun", qui l’indignaient fort.TRUDEAU et font monter les coûts.L’inflation n’est pas la seule rqjponsabilité du fédéral, mais de tous les gouvernements, et quand l’un accorde une hausse de salaires de 28% à ses employés alors qut la croissance de son économie est au point zéro, c’est inflationnaire.Mais que répondre à l’autre augument, “plus subtil, de l’aveu même de M.Trudeau, suivant lequel Ottawa devrait remettre au Québec la plus-value fiscale, évaluée à $200 millions, causée par le gonflement des coûts olympiques?M.Trudeau répond par une autre question : chaque fois qu’une province se lance dans un grand projet qui lui coûte plus cher que prévu, faut-il qu’Ottawa verse la différence?"Ca ne marche pas comme ça dans un pays, et si ça n’avait pas été les installations olympiques, ça aurait été le métro ou bien les routes/’ A ces deux arguments, M.Trudeau en ajoute un troisième, d’ordre politique.La ville de Vancouver voulait également obtenir les Jeux.Le gouvernement provincial craignait un déficit et envoya les promoteurs à Ottawa, qui offrit une aide de $10 millions et pas un sou de plus, précisément parce que Montréal s’engageait à ne rien reclamer.“De quoi aurions-nous l’air si nous changions d’idée?Québec et Montréal disaient qu’ils ne voulaient pas un cent, et c’est maintenant $200 millions.Ce n’est pas comme cela que l’on gouverne un pays.Ils disaient que les Jeux coûteraient $125 millions et voilà qu’ils sont devenus gigantesques.” Au sujet de la reine, M.Trudeau rappelle que ce n’est pas Ottawa, mais le comité organisateur des Jeux qui l’a invitée à Montréal, après avoir consulté MM.Trudeau et Bourassa (qui a lui-même consulté M.Drapeau), qui ont donné leur accord, parce qu’elle est le chef de l’Etat, dans la monarchie qui est la nôtre.“On va bien la recevoir, dit-il aux délégués, et vous aussi, j’en suis sûr.” Abordant de front deux sujets d’actualité qui préoccupent M.Bourassa, M.Trudeau a dit qu’il s’entend dans 99.9% des cas avec son homologue québécois, et que, pour ce qui reste, “on va s'entendre probablement Et à la fin de sa réplique sur les Jeux, il devait estimer que les délégués admettraient son point de vue en vintg-quatre heures, et M.Bourassa en deux ou trois jours.Ce qui était à tout le moins ironique et en a fait s’esclaffer plusieurs dans la salle du centre municipal des congrès (hôtel Hilton).M.Trudeau avait encore autre chose à dire à M.Bourassa: M.Trudeau répète qu’il comprend l’inquiétude et même l’anxiété des anglophones, qui estiment perdre des droits acquis depuis 200 ans.Mais il les invite aussi à comprendre les aspirations des francophones.Pour lui, la loi 22 est une question de sémantique, et il n’aurait aucune objection à ce que l’on fasse du français la langue “nationale” du Québec, de la même façon qu’il y a dans cette province une Assemblés nationale.Selon lui, la loi 22 complique les choses pour rien, à un moment ou Ottawa fait des efforts énormes pour implanter le bilinguisme au pays.M.Trudeau déplore le fanatisme où qu’il soit, autant celui des anglophones de Vancouver qui ne veulent pas d’une station de télévision française, ou des autres qui ne veulent pas que le ciel aérien parle français, que celui des employés fédéraux de Montreal qui refusent de parler anglais à leurs clients.“Ce sont des pygmées intellectuels ou des géants de la bêtise”, conclut-il.QUEBEC — Même si le premier ministre fédéral continue de lui opposer un non catégorique, M.Robert Bourassa s’est fait des alliés chez les libéraux dans sa campagne pour amener Ottawa à éponger une partie du déficit olympique.En effet, le cahier des résolutions qui seront étudiées aujourd’hui en atelier par les délégués au 5e congrès provincial du Parti libéral du Canada (Quebec) en comporte cinq venant des militants de M.Trudeau dans les comtés de Montmorency, Maisonneuve-Rosemont, Westmount, La-chine et Ahuntsic qui, sous une forme ou l'autre, demandent à Ottawa de reconsidérer sa décision.Ainsi, la résolution de Maisonneuve-Rosemont, dont le député, M.Serge Joyal, est un partisan de l’aide fédérale pour les Jeux, demande au fédéral: • “de reconsidérer sa décision de non participation au financement direct de ces jeux (de Montréal) ; • “une législation spéciale qui permette la continuation de la loterie olympique pour combler le déficit prévu, cela pour exempter le contribuable montréalais d’une taxe spéciale qui, dans le contexte actuel, serait néfaste à tous les petits propriétaires.” A l’appui de leur résolution, les militants de ce comté stipulent ce qui suit: “Les Jeux olympiques seront tenus à Montréal, mais les retombées économiques se feront sentir à la grandeur du pays; tous les athlètes du pays auront l'avantage de participer à ces Jeux autant que les Montréalais; le coût astronomique des installations olympiques hypothéquera pour plusieurs années les Montréalais en particulier et les Québécois en général.” La résolution de Montmorency souligne que “l'inauguration de ces Jeux par la reine en consacre le caractère pancanadien", tandis que celle de Westmount note que “la plupart des autres pays considèrent que les Jeux sont plutôt une entreprise canadienne que simplement montréalaise ou québécoise".Mais ce sujet litigieux, même s'il revêt une grande actualité, est loin d'être le seul qui attire l'attention dans l'imposant de: cahier des résolutions comtés du Québec.émanant des 74 La Banque du Canada porte son taux à un nouveau sommet: 9V2% FRONT COMMUN dence à ce dernier que s’est référé le premier ministre en parlant “d’incitation au La Banque du Canada a annoncé hier soir la hausse de son taux d’escompte qui passera lundi matin de 9% à 9 V4%.Il s’agit du niveau le plus élevé de toute l’histoire de la politique monétaire du Canada.Le gouverneur, M.Gerald Bouey, a déclaré dans un communiqué remis à la presse que cette mesure visait à ralentir le taux de croissance de la masse monétaire.Les autorités de la banque centrale entendent ainsi maintenir une politique rigide dans le secteur du crédit.Ce geste surprendra les milieux financiers qui s’attendaient dans une certaine mesure, à une baisse de ce taux qui sert de baromètre au loyer de l’argent au pays.Présentement, il existe un écart de 3 Vz% avec le même taux aux États-Unis et la différence passera à 4% la semaine prochaine.Jamais la Fourchette entre les taux d’intérêt des deux pays n’a pris une telle ampleur.Cette augmentation ne manquera pas de déclencher un mouvement à la hausse dans les différents taux d’intérêt.Le taux préférentiel des banques, fixé présentement à 9 %%, pourrait être le premier à réagir au signal que viennent de donner les autorités monétaires canadiennes.Dans son message, M.Bouey affirme: “Au cours des dernières semaines, il devenait de plus en plus évident que la tendance en ce qui concerne l’expansion de la masse monétaire se maintiendrait à un niveau beaucoup trop élevé.” méfait public”.On y suggère les actions suivantes, pour ne mentionner que les plus percutantes: Au niveau provincial: “Faire livrer des fleurs au directeur général en n’oubliant pas de faire envoyer la facture au directeur administratif”.“Appels téléphoniques de nuit aux boss” “Grève du zèle — ralentissements — sur le tas — deuil”” — “Journée d’Halloween”.Au niveau régional, le plan suggère, outre des défilés dans les établissements, des manifestations et des réunions syndicales sur les lieux de travail, des “Sabotage de repas dans l’établissement ou devant le bureau du patron”, “Manger à la cafétéria sans payer”, “occuper les lignes ouvertes ", et “Quitter le travail avant la fin du quart pour raison de maladie”.En somme, a peu près l’éventail de moyens d’action dits “légers" utilisés l’automne dernier et au début de l'année par le front commun, comme l’a affirmé hier un porte-parole syndical.La list liste des actions à entreprendre au niveau local est plus longue: elle comprend en tout 50 suggestions.Lors de sa rencontre avec les journalistes.M.Bourassa a mentionné pour sa part les dérèglements du chauffage et de l’électricité, “dans le bureau des boss” et le “mélange des cartes de poinçon”.A ce sujet, le document est plus explicite: “Mélanger les cartes de poinçon, débrancher le poinçon et verser du Coke dedans", y lit-on.Le document suggère enfin aux syndiqués de rencontrer les députés et les ministres “accompagné de journalistes”, les “arrêts de travail déguisés ”, des doubles portions aux patients (ce qui laisse croire que cette liste de moyens d’action s’adresse aux syndiqués du secteur hospitalier), le travail “zélé”, l'occupation des bureaux des patrons, la distribution de collants “Le gel des salaires, on l’PET” et les pannes de voiture aux voies d’accès.Devant cette nomenclature, un porte-parole syndical a affirmé que certains de ces moyens d’action lui semblaient “nouveaux parce que jamais utilisés”.Quant au reste, “il s’agit de tactiques utilisées il y a trois mois au moins." • "En général, c’est plein de choses déjà connues.Quant aux attaques à la propriété, nous avons suggéré tout à fait le contraire.” Les deux brochures syndicales qui reproduisent le premier document insistent en effet sur la nécessité de n'entreprendra aucune action contraire à l’intérêt public.Rejoint hier en fin d’après-midi, un haut-fonctionnaire du ministère de la Justice a indirectement confirmêque son ministère n’avait pas transmis ce document au premier ministre.“C’est le premier ministre qui nous l’a remis”, a-t-il dit.Le fait que le premier document soit public, contrairement a ce qu’a laissé entendre le premier ministre, et le fait que le second ne porte aucune identification de quelque sorte ne justifie en rien, selon ce haut fonctionnaire, l'abandon de l’enquête.“Nous avons devant nous un document qui incite au méfait public et nous manquerions à notre devoir si nous ne faisions pas enquête”, a-t-il dit.Les policiers de la Sûreté du Québec tenteront d'identifier le ou les auteurs du petit document sur les actions de harcèlement.Quant à la durée de l'enquête, le ministère de la Justice n'en a pour l'instant aucune idée.D'autre part, le document résumant la stratégie générale du front commun part du principe que l'Etat du Québec tente par tous les moyens de mettre au pas les syndiqués pour attirer les capitaux.Il en vient ensuite à la conclusion que pour mieux subventionner l'entreprise capitaliste, l'Etat tente de réduire les services à les atomisés de l'An O.iOioT fl CHoiSi £>£ S* r-fliRE APPELER Z .AS-TU DÉJÀ \ertenqo sopmqai plus RipicuLty EH D'EfJ.je TRoO-\je AO COfJTRAiRfC QUE ÇA Loi VA PARFfliTeHetJT, M.Bouey signale que la masse monétaire a progressé au cours des derniers mois à un taux annuel de 15.5%.Et ceci augmente le risque d’un taux élevé d’inflation.La banque centrale souhaite maintenir à un rythme variant entre 10% et 15% le taux de croissance annuelle des différents dépôts dans les institutions financières.Egalement, le gouverneur de la Banque a fait remarquer que les taux d’intérêt à court terme au Canada dépassaient de 4% les taux similaires aux Etats-Unis.Cet écart démontre l’existence d’une forte demande de crédits bancaires au Canada par rapport aux USA où l’on constate un certain relâchement dans la demande de prêts.La différence entre les taux de croissance des masses monétaires des deux pays explique également cette disparité du taux entre les deux pays.A la façon d’une locomotive, le taux d’escompte (qui officiellement est le taux que la Banque du Canada réclame des banques à charte pour les prêts qu’elle leur consent) devrait accélérer le mouvement à la hausse qui s’amorçait depuis quelques semaines.Les papiers commerciaux ont gagné .15% au cours du dernier mois et se transigeaient récemment à 9.20.Les obligations ont également progressé et les titres du Québec, 1995,10‘/4%; ont vu leur rendement passer de 10.15% à 10.31%.Si les institutions financières emboîtent le pas et relèvent leurs taux créditeurs elles devront faire profiter les épargnants de ce mouvement des taux d’intérêt.En effet, la Commission de lutte contre l’inflation a annoncé la semaine dernière le gel de l’écart de certains taux d’intérêt.Par exemple, les banques ne peuvent augmenter l’écart existant actuellement entre les comptes d’épargne sans privilège de chèque ( 7 1/4%) et le taux préférentiel accordé aux meilleurs clients (9 3/4%).Toute hausse de ce dernier taux devrait être suivie d’une augmentation similaire du rendement des comptes d’épargne.Le Canada soutiendra le développement des pays de l’ASEAN SINGAPOUR (AFP) - Le Canada soutiendra le développement de tout pays membre de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), a déclaré hier à son arrivée à Singapour M.Donald Jamieson, ministre canadien de l'Industrie et du commerce.M.Jamieson a ajouté que sa tournée actuelle dans les pays de l’ASEAN était destinée à souligner l’appui du Canada au concept de cette association.Le gouvernement canadien est en contact permanent avec les pays de l’ASEAN et a porté une “attention particulière” à la dernière conférence des premiers ministres des pays de l’ASEAN.Rappelant que la délégation qui l’accompagnait dans sa tournée comprenait trente représentants du secteur privé canadien, M.Jamieson a exprimé le souhait de voir s'accroître le volume des échanges entre le Canada et les pays de l’ASEAN.Le Canada pourrait contribuer au développement des industries du papier, des complexes pétro-chimiques et (les communications dans ces pays, a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il revenait aux pays de l'ASEAN de définir les projets auxquels le Canada pourrait contribuer.M.Jamieson a rappelé que le Canada la population par le biais des coupures budgetaires et les lois spéciales pour ne pas avoir à négocier de bonne foi.Les syndiques doivent, écrit le document, insister sur le fait qu’ils se battent pour une amélioration des services publics, pour mettre en pièce le carcan des mesures contre l’inflation dans l'intérêt des travailleurs du secteur privé, en particulier ceux qui sont payés au salaire minimum, et, de façon générale, pour détourner dans les poches des contribuables des sommes qui iraient enrichir les capitalistes qui contrôlent le gouvernement.PÉTROLE d: l’Alberta souscrit entièrement à un prix miste qui tienne compte de ces variables,” de commenter au sortir de la rencontre M.Timbrell.Pour sa part M.Gillespie trouve “administrativement trop compliquée” la formule avancée par Queen's Park parce 3uïl faudrait départager le poids relatif u “vieux et jeune pétrole canadien” dans le calcul du prix.La réaction la plus virulente est venue du nouveau ministre colombien responsable du secteur énergétique, M.Jack Davis, ni a accusé l’Ontario de mauvaise foi lans ces rencontres."L’Ontario veut maintenir dans le secteur pétrolier la politique inverse qu'elle pratique dans son secteur industriel: vendre plus cher sur le marché canadien des produits fabriqués qu elle ne les vend sur le marché international.” Principal concerné par cette conférence, le ministre albertain de l’Energie, M.Donald Getty, a admis que cette rencontre avait été une pure perte de temps et qu’il avait fait un voyage blanc à Ottawa.“Certaines provinces ont la fâcheuse tendance de demander des subsides déguisés à l'Alberta pour assurer leur nique," de résu-itam-union développement économique, mer le ministre qui a qui! ment en milieu a’après-m pour regagner Edmonton.Parce que personne ne peut faire l'unanimité autour du prix moyen d'un baril de pétrole américain (les opinions oscillent entre $9.30 et $10.20), M.Getty a dit qu’il commanderait une étude sur le sujet afin que tout le monde ait les mêmes données techniques lors des prochaines discussions.Quant à l'inauguration de l'oléoduc Sarnia-Montréal prévue pour le mois de mai, il soulève plus de problèmes qu’il n'en résout aux dires des politiciens.Le gouvernement fédéral entend subventionner tout au long de l'année le coût de transport du baril de pétrole de Sarnia à Montréal, soit 52 cents pour les 515 milles du trajet.Au delà de cette date, M.Gilles-pie laisse le soin à l'Office national de l’énergie de départager les coûts et le prix du pétrole canadien dans le centre du pa^s son côté M.Coumoyer fait remar- quer que “le pétrole albertain restera dans le tuyau” oyer ilber .ue les installations techniques de nos raffineries ne peuvent accueillir que du pétrole vénézuélien à cause de la teneur en soufre.“Qui va Siyer pour la reconversion de notre sys-me de raffinage." se demandait hier M.Coumoyer qui pointait du même coup gouvernement tédé fui avait accordé un prêt de deux cent millions de dollars canadiens à l’Indonésie destinés à l’achat d'équipements industriels, et qu’un certain nombre d’experts et de techniciens canadiens du domaine pétro-chimique se rendront dans ce pays pour contribuer au développement de ce secteur.M.Hon Sui Sen, ministre des Finances de Singapour, recevra la délégation canadienne conduite par M.Jamieson en vue de signer un accord sur la suppression de la double taxation sur les marchandises entre les deux pays.M.Jamieson s’entretiendra également avec le ministre des Affaires étrangères de Singapour, M.Raiarainam.La delegation canadienne, qui a déjà visité l’Indonésie et la Malaisie, doit se rendre lundi en Thailande.PIRE Suite de la page 5 de prendre en charge sa “destinée”.Plusieurs projets actuellement à l’étude ten-’i rédu ture.déraî pour régler oup le la fac- dent à réduire la pl; viduelle dans les décisions importantes de la vie.Ainsi, le Rapport sur la famille de l’Office de révision du Code civil accorde-t-il aux époux un recours au juge chaque fois qu’il survient entre eux un différend relatif au ménage ou aux enfants.H prévoit aussi la suppression des conseils de famille en cas de tutelle d’un mineur et la surveillance du tuteur par le curateur public.Enfin, dans son rapport sur le tribunal de la famille, l’Office de révision du Code civil préconise, en cas de divorce et de séparation de corps, la présence de spécialistes des sciences humaines à la fois pour tenter une conciliation des époux et pour éclairer le tribunal.Devant cette avalanche d'institutionnalisation des décisions, ne doit-on pas craindre que la vie des individus soit à l’avenir réglée par le juge, par le directeur des services sociaux, par le curateur public ou par un aéropage de spécialistes?L’individu ne serait plus alors qu’un consommateur de marchandises et de décisions.n nous semble personnellement que l’intervention étatique a tendance à se faire excessive au niveau de la prise des décisions alors qu’elle demeure cruellement déficiente au niveau des services de base susceptibles de donner aux individus la possibilité de prendre eux-mêmes les décisions qui les concernent.DÉCÈS Notez s.v.p.que les avis de décès doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lendemain.Le dimanche f 2 à 4:30 p.m.QAULIN, Aile*.— A Montréal, le 4 mars 1976, à l'âge de 90 ans, est décédée Mme veuve Jules Gamin, née Alice Provost.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Isabelle, Jean (époux de Laurette Sanguinet) Micheline (Mme Rosaire Quévillon), Mario (époux de Gertrude Lafortune), André (époux de Claire Leduc).Bernard (époux de Françoise Morin), Fernand (époux de Raymonde Molinari).ainsi que plusieurs petits-enfants.Les funérailles auront lieu lundi le 8 mars.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Limitée No 745 rue Crémazie est, pour se rendre i l'église St-Paul de la Croix où le service sera célébré à 10:00 heures, et de U au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans .autre invitation.QIRMAIN, Lucie.— A Montréal, le 4 mars 1976 a l'age de 58 ans, est décédée Lucie Dubé, épouse de Maurice Germain, Président de L D.G.Limitée.Fille de feu M.et Mme Al-dema Dubé.Mère de Ginette (Mme Normand Paré).Les funérailles auront lieu lundi le 8 mars.Le convoi funèbre partira du Salon J.R.Deslauriers Liée, 790 Boul.Ste-Croix, pour se rendre à l’église St-Joseph de Ville Mont-Royal ou le service sera célébré à 9:00 heures, et de là au cimetière de Ripon.lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.WILKINS, Bernadette.— Après une Ion maladie à Montréal, le 3 mars 1976, est dc„ dee Bernadette Bourassa, épouse de feu J.Ernest Wilkins de Outremont.Elle laisse deux soeurs et un frère.Les funérailles auront lieu samedi le 6 mars.Le convoi funèbre partira du Salon Lesieur & Frères 114 rue St-Jacques, St-Jean, Qué., pour se rendre à la cathédrale où le service sera célébré à 11:00 heures, et de là au cimetière de St-Jean, Ueu de la sépulture Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.673008 informations internationales Le Devoir, samedi 6 mars 1976 • 7 Stabilité et divergences au 25e congrès du PCUS Brejnev est réélu, Polianski évincé Le cabinet chilien démissionne.en bloc MOSCOU (d’après Reuter et AFP) — Comme prévu M.Leo-nide Brejnev a été réélu hier à son poste de secrétaire général du Parti communiste et demeure ainsi le “numéro un” incontesté du Kremlin.Plus inattendue est l’éviction du bureau politique du ministre de l’Agriculture, M.Dimitri Polianski, tenu pour responsable de la mauvaise récolte de l’an dernier.Ces décisions ont été annoncées par M.Brejnev lui-même à la séance finale du 25e congrès du PCUS, qui était réuni depuis 10 jours au Palais des congrès du Kremlin et avait élu la veille le nouveau comité central.La réélection du secrétaire général a été saluée par les quelque 5,000 délégués et les invités étrangers qui se sont levés et l’ont longuement acclamé.L’effectif du bureau politique est porté de 15 à 16 membres, s’ajoutant aux six suppléants et quatre secrétaires du parti.Outre M.Brejnev, les autres membres de l’ancien bureau ont été réélus, dont MM.Alexis Kossy-guine, président du conseil des ministres, et Nicolas Podgorny, président du praesidium du So- viet suprême.Deux nouvelles personnalités entrent au bureau politique: ce sont MM.Grigory Ronanov, 53 ans, chef du Parti communiste à Leningrad, considéré comme l’un des candidats les mieux placés pour succéder à M.Brejnev, et Dimitri Ustinov, 65 ans, depuis 1965 secrétaire du parti chargé des affaires de la défense.Compte tenu de ces deux promotions — MM.Romanov et Ustinov étaient jusqu’ici suppléants — l’âge moyen du bureau politique continue de tourner autour de 65 ans.L’éviction de M.Polianski qui est âgé de 58 ans, a beaucoup surpris car on avait nettement laissé entendre de source soviétique pendant le congrès que personne ne serait fait le bouc émissaire de la moisson désastreuse de l’an dernier qui, avec 140 millions de tonnes, a été inférieure d’un tiers aux prévisions.M.Polianski qui fut premier vice-président du conseil et considéré à un moment comme l’un des principaux candidats à la succession de M.Kossyguine, s’est vu confier le poste de mi- nistre de l’Agriculture en 1973 à la place de M.Vladimir Matske-vitch, révoqué au lendemain de la mauvaise récolte de 1972.Dans l’immédiat, M.Polianski, qui fait toujours partie du comité central, conserve cependant son portefeuille.Parmi les membres suppléants, on note également une surprise.L’arrivée de M.Gaidar Aliyev, 55 ans, premier secrétaire du parti de la république transcaucasienne-riche en pétrole-d’Azerbaidian.Ancien chef des services de sécurité de l’État (KGB) de cette république, M.Aliyev a été nommé en 1969 à la tête du PC à Bakou, où il a animé une campagne contre la corruption qui sévissait dans l’administration locale.Les trois républiques transcaucasiennes, les deux autres étant l’Arménie et la Géorgie, n’étaient plus représentées au bureau politique depuis l’éviction de Vassili Mjavanadze, premier secrétaire du PC géorgien, en 1972.Deux autres nominations, au secrétariat du parti cette fois, concernent MM.Constantin Tchernyenko, et Mikhail Zimya-nine.Le premier, qui est âgé de 65 ans, a une longue expérience en matière de propagande.Depuis 1965, il dirigeait un département de l’appareil du comité central, du parti à Moscou.Il a accompagne M.Brejnev l’an dernier a Helsinki au sommet marquant la fin de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe.M.Zimya-nine, 61 ans, rédacteur en chef de la Pravda, va devenir secrétaire chargé de la culture et des moyens d’information, poste depuis longtemps vacant.Jusqu’au bout, le 25ème congrès aura donc été celui de la stabilité politique et de la continuité dans les grandes orientations de politique étrangère et économique de l’URSS.Mais il aura été en même temps le "congrès des divergences” du mouvement communiste international.Ces divergences, qui existaient déjà depuis plusieurs années entre les partis fidèles à Moscou et les “autonomistes” ont éclaté au grand jour dès le début du congrès au Kremlin.A la fête des “autonomistes” occidentaux, les partis italien et français ont réaffirmé leur voie Rhodésie: 6,000 guérilleros noi rs cam pent dans le maq u i s SALISBURY (d’après AFP et Reuter) — Près de 6,000 guérilleros armés se trouvent actuellement dans les maquis rhodé-siens, soit à l’intérieur soit immédiatement au-delà de la frontière.Cette révélation officielle faite hier à Salisbury par le ministre rhodésien de la Défense, M.Piet Van der Byl, a causé une certaine sensation.Jamais auparavant le gouvernement rhodésien n’avait avoué l'existence d’une telle concentration de guérilleros noirs: “Qu'il y en ait 1,000 en Rhodésie même, comme l’a révélé le ministre, a été pour beaucoup de Blancs une surprise désagréable.” Ces guérilleros — officiellement qualifiés ici de “terroristes" — sont recrutés à l’extrême gauche des mouvements nationalistes du Zimbabwe (nom africain de la Rhodésie), notamment parmi les anciens partisans du ZANU (Zimbabwe Africain National Union).Leur chef, le révérend Ndabaningi Si-thole — exilé volontaire depuis lus d’un an après avoir été li- éré de prison aux premiers temps de la détente australe — est aujourd’hui le principal lieutenant de l’évêque Abel Muzo-rewa, le leader des “faucons” de l’ANC (Conseil national africain) établi depuis deux mois à Maputo, Mozambique.Outre ces 1,000 combattants de l’intérieur, il y aurait, selon M.Van der Byl, de 4,000 à 5,000 guérilleros dans des sanctuaires aux frontières de la Rhodésie, notamment à l’est, le long d’une ligne de 1,000 kilomètre qui sépare ce pays du Mozambique, et qui traverse un terrain de brousse montagneuse d’accès difficile et éminemment favorable aux opérations de guérilla.D’autre part, aucun élément ne permet d’affirmer que des troupes cubaines ou des tanks soviétiques ont débaroué au Mozambique, a déclaré, M.Van Der Byl.“Nous n’avons absolument pas d’indication sur une présence cubaine, voire soviétique, d’une importance quelconque au Mozambique", a précisé le ministre au cours d’une conférence de presse.Selon une information prove- Essai réussi du Cruise Missile WASHINGTON (AFP) — Le premier essai d’un missile Cruise air-sol a été réalisé hier au dessus du désert du Nouveau-Mexique, a annoncé un porte-parole du département de la Défense.Le missile a été lâché à une altitude de 3,000 mètres d’un bombardier B-52 et a volé pendant 11 minutes, couvrant une distance d’une centaine de km.La version finale du Cruise pourra parcourir environ 2,400 km.COLLÈGE STANISLAS 780, boul.Dollard - Montréal H2V 3Q5 - Qué.INSCRIPTION POUR L’ANNÉE SCOLAIRE 1976-1977 — Cet établissement est directement rattaché à l’Enseignement Français par un Protocole signé par les Autorités compétentes et a été déclaré d’intérêt Public par le ministère de l’Éducation du Québec au titre de la Coopération Franco-Québécoise, pour le Secondaire et le Collégial.Il est habilité à recevoir les boursiers du Ministère français de l’Éducation Nationale.— Les élèves sont reçus dès l’âge de 5 ans.Les classes élémentaires sont mixtes (Filles et garçons).— Le Collège a une cafétéria.— Le Collège dispense son enseignement en vue du Baccalauréat, selon les méthodes et les programmes de France, séries Littéraire, Économique et Scientifique, tout en observant les exigences des Universités québécoises et nord-américaines avec lesquelles il est en liaison constante.— Les familles sont invitées à demander au Collège l’ouverture d’un dossier dès maintenant.CI«mm élémentaires Secondaire et Collégial 273*9521 nant de Lusaka (Zambie), on assure de source proche des services secrets occidentaux, que des troupes cubaines et des chars soviétiques T-34 ont débarqué au Mozambique, dans le port de Beira, au début du mois de février.L’information ne comporte aucun détail supplémentaire et n’a pu être confirmée auprès d’autres sources.En outre, Cuba semble se préparer à aider militairement les guérilleros rhodésiens mais n’envisage pas dans l’immédiat de lancer une attaoue ouverte et massive contre la Rhodésie comme ce fut le cas en Angola, estime-t-on de source américaine autorisée.L’intervention cubaine, pense-t-on, va consister à détacher au Mozambique des “conseillers militaires” chargés d’encadrer et d’entraîner les rebelles rhodésiens basés dans ce pays.L’objectif de la tactique cubaine, ajoute-t-on, sera dans un premier temps d’intensifier les escarmouches sur la frontière entre le Mozambique et la Rhodésie et de multiplier les raids à l’intérieur de la Rhodésie en profitant de la quasi impossibilité de l’armée de Salisbury de maintenir la frontière étanche.Les conseillers cubains envoyés au Mozambique seront naturellement prélevés sur le corps expéditionnaire cubain fort d’au moins douze mille hommes qui se trouve toujours en Angola.Toutefois, on déclare ignorer à Washington ce que va devenir le gros du corps expéditionnaire cubain, s’il va être prochainement rapatrié ou au contraire laissé sur place en vue de futures interventions en Afrique australe.A cet égard, on estime que si la Rhodésie apparaît comme la cible prioritaire de La Havane, la Namibie est également dans le collimateur des dirigeants cubains.Toutefois, on ne croit pas que les Cubains souhaitent une confrontation ouverte avec l’armée sud africaine très bien équipée.D'ailleurs, au Cap, le ministre sud-africain des Affaires étrangères, M.Hilgard Muller, a invité hier les nations indépendantes d’Afrique à partir en lutte contre “1 impérialisme soviétique” et souligné qu elles pouvaient compter dans ce combat sur l’appui de son pays.Il a également invité les pays occidentaux à faire front à “l’agression soviétique et cubaine en Afrique.En maintenant son immobilisme, a-t-il dit, “l’Occident doit comprendre que le glas qui sonne pour l’Angola, sonne également pour la plupart des autres nations d’Afrique, pour les pays d’Amérique latine ayant des mouvements de gauche et sonnera finalement pour l’Europe occidentale elle-même’.Invitant les pays indépendants d’Afrique à entreprendre une action face au communisme concertée, il a déclaré: “Ils doivent savoir qu’en ce qui concerne la lutte contre cette menace, ils peuvent compter sur nous.Ils savent que l’Afrique du Sud peut apporter une importante contribution dans ce domaine".M.Muller a souligné que si les Occidentaux n’agissaient pas rapidement pour contenir l’URSS et Cuba, il était peu probable qu’ils renoncent d eux-mêmes à de nouvelles interventions en Afrique.“La question que l’on se pose est: qui sera le prochain?Quel sera leur prochain objectif?”, a-t-il dit.I Mlle Nicole Moquln, gérantel 'M0TELtJafâtfai> fsMm?FACE A L'OCÉAN.175t ET ITteRUES.MIAMI BEACH AMICAL - FAMILIER - CONFORTABLE 3 pUdnM, 2 palaugcuMt, MO da plaga privé#.Cocktalla — Acthritéa |our/null — Dana# loua laa aolra — T.V.coulaur at rétrigérataur gratuit# dana ctiaqua chambra — Stationnamant gratuit HNiHNiin '17.00 par jour, par par».20chambraa»ur210 Plan Américain modifié dlaponlbla Prlnclpala» caria» dé crédit accepté»» VACANCES POUR L ÉPOUSE Oardarla».aalln dé |éu» poia •niant» ét adoléacant» — Moniteur» d'éipé-rléncé — Gratuit peur no» cllant».Pour Informatlona ou réservation» communiquai é frai» viré» A (108) 832-8121 Ouvtrt tout lot |ourt do 8:30 à 18:30 tout lo dtmancho ou contulto» trotro 0900» do »oygt Visitez l'Europe, avec SETA VOYAGES EN.automobile OU EUROCAMPER-TOURMOeilE VACANCES AIR-AUTO Achetez ou louez une automobile neute, hors taxes Renault — VW —- Citroën Fiat — Simca — Peugeot Volvo — Micro-bus — etc.kilimH'lMitA-illimité Xssutanee intcMMlinnillv l'ermtxdectmduircimcrnrtHtntiItle • KANvnniionxhilMx : HmIcmu • ITINlRAIRlS routiers gratuits BILLETS AVION TOUTES DESTINATIONS DmiS 20 ont au servira dos voyageurs SERVICE EUROPÉEN § DE TOURISME AUTOMOBILE! 1176, ruo DRUMMOND, MTL - 861 -0200 § "Touring Club de France " I nationale vers le socialisme et leur indépendance du Kremlin.Ils ont été suivis, à pas plus feutrés, par les Yougoslaves et les Roumains.L’étonnante stabilité politi- âue s’accompagne cependant ’un certain” immobilisme” ou “conservatisme” dans la direction du parti.D’aucuns qualifient cette stabilité de “sclérose”.Il est difficile d'imaginer que cette même équipe restera à pouvoir pendant encore cinq ans, jusqu’au prochain congrès.On peut d’ores et déjà prédire que des changements d’hommes auront lieu lors des prochains plénums du comité central, lorsque l’on considère que le doyen d'âge du bureau politique, M.Arvid Pelche, est âgé de 77 ans, suivi de M.Mikhail Sou-slov, 74 ans, du maréchal Andrei Gretchko et M.Nikolai Podgorny 73 ans, Alexei Kossyguine, 72, Andrei Kirilenko et Brejnev qui auront 70 ans cette année.À 67 ans, M.Andrei Gromyko, fait figure de jeune.Le plus jeune est le dernier membre admis, M.Grigori Roma-, nov, 53 ans, M.Dmitri Oustinov qui est entré avec lui a 68 ans.Les élections aux organes de direction du parti permettent aux “kremlinologues” de penser que M.Brejnev à renforcé sa position, notamment par la nomination comme secrétaire au comité central de MM.Mikhail Zimianine, 58 ans, rédacteur en chef de la Pravda depuis 1965 et Konstantion Tcher-nenko, 65 ans, un fidèle du secrétaire général dont la carrière a été parallèle à celle de M.Brejnev.M.Grigori Romanov, l’un des deux élus au bureau politique est également considéré par les milieux occidentaux comme un “homme de Brejnev”.On peut donc supposer que ces promotions sont faites en prévision de changements futurs destinés à “préparer la succession” dans la tranquillité et par “retouches successives”, selon l’expression d’un diplomate occidental.P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 POUR BIEN DIGÉRER UNE EAU DE SANTE AICAUnE • PtTlUAKIE QUI FACiÜTÉ.LE TRAJET DIGESTIF ET LÊÜMlNATXDN C'est le temps de faire insteller tee GOUTTIÈRES (H0-D0) Résidences • industries • institutions Tous matériaux Estimée gratuits «W: 822-4180 Québec: 872-9244 PRUNEAU METAL INC 'LE SUPPLEMENT EDUCATION DU DEVOIR?MAIS ’EST 2M mars!!! SANTIAGO (Reuter) — Le cabinet chilien a démissionné en bloc hier pour permettre au président Augusto Pinochet de procéder à un remaniement ministériel.La composition du nouveau gouvernement sera rendue publique lundi.Le cabinet actuel se compose de 14 ministres, dont six civils.La dernière démission en bloc du cabinet chilien remonte à avril 1975.Elle avait permis au général Pinochet d’y faire entrer plusieurs civils chargés de résoudre la grave crise économique.On apprend de source autorisée que les directeurs des quatre grands complexes miniers du pays ont également démissionné pour permettre au gouvernement de procéder à une importante restructuration de l’industrie cuprifère.Lors de l’important remaniement ministériel d’avril 1975, M.Jorge Cauas s’était vu confier de vastes pouvoirs pour coordonner toutes les affaires économiques du pays.Nommé ministre des Finances, il avait notamment procédé à des coupes sombres dans les dépenses publiques et institué un contrôle strict sur la masse monétaire en circulation dans l’espoir de juguler une inflation qui a atteint l’an dernier une moyenne de 340,7 pour cent.Le taux actuel de 21,6 pour cent peut, être considéré comme un succès de sa politique mais ses détracteurs estiment qu’il a atteint son objectif au prix d’un chômage qui rien qu’à Santiago est de l’ordre de 15 à 18 pour cent.Le président Pinochet a récemment annoncé que les salaires de tous les travailleurs seront prochainement majorés de 32 pour cent et que les plus mal payés recevront une augmentation supplémentaire.En ce qui concerne le cuivre, on apprend d’autre part que le Chili envisage d’acceder à la requete de ses clients traditionnels qui réclament une hausse des ventes en raison d’une réduction des stocks sur le marché de Londres, réduction consécutive à la situation en Afrique australe.On indique de source de la Codelco, la corporation nationale du cuivre, que le principal obstacle à une hausse de la production est l’accord que le Chili a signé avec les autres membres du Comité intergouvememental des pays exportateurs de cuivre (CIPEC).En vertu de cet accord, les mefhbres du CIPEC — Chili, Pérou, Zambie et Zaïre, — ont réduit leur production de 15 pour cent au début de 1975 afin d’éviter une chute des cours.Le ministre du Cuivre, M.Enrique Valenzuela a déclaré mercredi que le Chili a l’intention de demander à ses partenaires de réexaminer les restrictions à la production du fait du cours élevé du métal à l’heure actuelle.Il y a deux mois, les stocks sur les marchés de Londres et de New York étaient de l’ordre de 640.000 tonnes.Mais le Zaire, la Zambie et la Rhodésie éprouvent depuis des difficultés à exporter leur production.A la Codelco, on indique que les clients traditionnels du Chili, particulièrement en Europe occidentale, craignent que la situation politique en Afrique australe n’entraîne une nouvelle réduction des stocks.C’est sans doute cette inquiétude qui a entraîné une hausse des cours sur le marché de Londres où la livre atteignait 59,44 cents hier, une hausse de 2,16 par rapport à la veille.Université du Québec Institut national de la recherche scientifique SESSION D'AUTOMNE 1976 PROGRAMMES D'ÉTUDES DES 2e ET 3e CYCLES DATE LIMITE DE DEMANDES D'ADMISSION: 1er avril 1976 INRS-Eau (M.Sc.) PROGRAMME: La première année, tous les étudiants suivent les mêmes cours dans les différentes disciplines concernées par l'eau.La deuxième année, par des cours à options, permet la spécialisation dans un domaine d'études spécifiques.ADMISSION: Les candidats devront posséder un diplôme de premier cycle universitaire ou l'équivalent dans une des disciplines suivantes: - agronomie - économique - chimie - foresterie - géographie - biologie - géologie - mathématiques - génie - physique ENDROIT: Complexe Scientifique du Québec, Sainte-Foy, Qué.INRS-Énergie( M.Sc.et D.Sc.) RECHERCHE: La recherche à TINRS-Énergie se divise en quatre domaines: - Interaction Laser-Matière • Application des plasmas - Confinement d'un plasma chaud • Technologie des réacteurs à fusion De plus, les étudiants peuvent participer aux projets de recherche de l'I REQ dans les domaines suivants: • Haute tension - Grande puissance - Électrochimie - Mécanique - Matériaux - Mathématiques appliquées ADMISSION: Les candidats devront posséder un diplôme de premier cycle universitaire oq,l'équivalent dans une des disciplines suivantes: - physique - génie physique - génie électrique - chimie - génie chimique - génie mécanique • métallurgie - génie métallurgique - mathématiques appliquées ENDROIT: Varennes (20 milles du centre de Montréal).INRS - Télécommunications ( M.Sc.) RECHERCHE: La recherche à l'INRS-Télécommunications comprend: • Traitement des signaux numériques • Télé-informatique • Téléphonie ADMISSION: Les candidats devront posséder un diplôme de premier cycle universitaire ou l'équivalent dans une des disciplines suivantes: - génie électrique - génie physique - physique - mathématiques appliquées ENDROIT: 8 Ile des Soeurs, Verdun SOUTIEN FINANCIER: Aide financière sous forme de bourse et/ou de travail de recherche disponible.Les candidats sont cependant encouragés à faire des demandes de bourses è d'autres organismes, et il en sera tenu compte lors de la sélection des candidats.INSCRIPTION Pour obtenir les formulaires d'inscription et tout renseignement supplémentaire, s'adresser au: Secrétariat général INRS Complexe Scientifique du Québec Case Postale 7500 Québec G1P3W8 Tél.: 657-2508 LE RÉSEAU DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC L'Institut national de la recherche scientifique est l'une des unités constituantes du réseau de l’Université du Québec 9666 8 • Lo Devoir, samedi 6 mars 1 §76 informations internationales Ulster: la convention Climat à nouveau explosif au constitutionnelle est dissoute par Londres LONDRES (AFP) - Devant l’impossibilité d’instaurer en Irlande du Nord un régime politique assurant le partage des pouvoirs entre catholiques et protestants, le gouvernement ori-tannique a décidé hier de continuer d’assurer l’administration directe de la province.Alors que Londres subit une nouvelle vague de terrorisme et que le premier ministre de la république d’Irlande, M.Liam Cosgrave, se trouve dans la capitale britannique pour s’entretenir de la situation en Ulster avec M.Harold Wilson, M.Merlyn Rees, secrétaire d’État pour l’Irlande du Nord, a tiré devant la Chambre des communes les conséquences d’un échec, à première vue sans appel.Il a en effet annoncé la dissolution officielle de la “convention constitutionnelle” de Belfast, qui a été incapable d’adopter des institutions acceptables par l'ensemble de la population de la province et par Westminster.M.Rees a précisé qu’il ne fallait pas désormais s’attendre à de nouvelles initiatives sur la question irlandaise de la part de son gouvernement avant longtemps.Le vide politique créé dans la province par la disparition de toute assemblée délibérative laisse planer de lourdes menaces.De nombreux députés, sur les bancs de la majorité travailliste comme sur ceux de l’opposition conservatrice, n’ont pas manqué d’évoquer le danger de voir les organisations paramilitaires protestantes et TIRA “provisoire” prendre l’offensive dans la rue.Les “provos” ne sauraient en effet accepter sans réagir le retour de la main-mise absolue du gouvernement britannique sur le destin de l’Irlande du Nord alors qu’ils réclament un désengagement total.De leur côté, les “loyalistes” protestants, même s’ils affirment leur fidélité à la Couronne, ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils s’opposeraient à un système ne leur permettant pas d’exercer leur influence traditionnelle.En affirmant que le régime d’administration directe serait “positif et non négatif”, M.Rees a tente de répondre aux inquiétudes.Les représentants loyalistes à la convention, qui avaient exprimé l’intention de se réunir à nouveau mardi prochain, trouveront fermées les portes du Parlement de Belfast, le Stormont.Mais il est probable que l’administration britannique aménagera des structures de dialogue et de consultation avec les hommes politiques locaux pour préserver l’avenir.Londres se trouve placé devant un dilemme: ou bien il tente de se débarrasser du "boulet” irlandais, en risquant de faire éclater la guerre civile dans le nord, comme dans le sud, ou bien il décide, comme il vient de le faire, de poursuivre son rôle, malgré les attentats, le coût d’un corps expéditionnaire, la lassitude de l'opinion publique britannique.A cet égard, M.Rees n’a pas manqué de souligner l’effort consenti par les contribuables du Royaume-Uni en faveur de la province et a rappelé que les dépenses publiques la concernant s’élèveraient, cette année, à 1.3 milliard de livres sterling $2.6 milliards.BEYROUTH (d’après AP, AFP et Reuter) — Une colonne blindée de 1,000 hommes composée de soldats libanais et de fe-dayjn de l’Armée de libération de la Palestine (ALP) a fait mouvement hier pour lever un blocus établi dep’üs 24 heures par des miliciens musulmans autour de la localité chrétienne de Kobayat, à 150 km au nord de Beyrouth, près de la frontière syrienne.D’après un porte-parole militaire, ces unités ont reçu pour ordre de dégager la ville, au besoin par la force, afin de faire disparaître la plus grave menace qui pèse sur la trêve conclue il y a 43 jours au Liban.La veille, des unités envoyées en moins grand nombre n’étaient pas parvenues à faire taire les armes à Kobayyat où les combats ont fait quatre morts et 10 bles- sés.Cette intervention a été décidée à l’initiative de la commission d’armistice syro-palestino-libanaise, qui s’est réunie en seance extraordinaire pour superviser les opérations.Toutefois, selon des informations en provenance du Nord-Liban, un nouvel accrochage a eu lieu hier à Kobeyate, faisant deux tués.Dans ce village les incidents de jeudi seraient du à des soldats déserteurs de ‘TArmée du Liban arabe” dirigée par le lieutenant Ahmed al Khatib et soutenue par la gauche.Les incidents de jeudi ont provoqué une vive réaction parmi des soldats libanais près de Jounieh, un fief chrétien à 17 km au nord-est de Beyrouth.Plusieurs soldats ont quitté leur caserne et avec des chrétiens armés, ont établi des barrages routiers sur l’axe principal reliant Bey- routh à Tripoli.Us ont enlevé une vingtaine de musulmans au moins.La tension s’est répandue hier dans Beyrouth où des miliciens chrétiens ont établi des barrages routiers autour des quartiers chrétiens de la ville.Us ont recommandé aux automobilistes chrétiens de ne pas se rendre dans les quartiers musulmans par crainte de représailles.Toutefois, un responsable du parti phalangiste déclare ensuite que la tension diminuait dans la capitale et que les miliciens kataëb n’avaient pas été placés en état d’alerte.! Cette nervosité coincide avec les nou-yelles mesures de sécurité qui doivent être appliquées à Beyrouth aux termes desquelles l’armée régulière libanaise et les forces palestiniennes sont censées prendre en main toutes les opérations de Initiatives US pour réprimer la pratique des pots-de-vin WASHINGTON (AFP) - Les États-Unis ont annoncé hier deux importantes initiatives pour empêcher et réprimer la pratique des pots-de-vin versés par des sociétés américaines à des personnalités étrangères.Les Etats-Unis, • a déclaré le porte-parole du département d’État, vont proposer l’établissement sous l’égide de l’ONU d’un accord international en vue d’empêcher la pratique des pots-de-vin et de punir les entreprises, les particuliers et les officiels responsables.Cette proposition sera formulée par la délégation américaine à la commission permanente des Nations unies sur les sociétés multinationales réunies en ce moment à Lima.La seconde initiative américaine vise à établir une coopération bilatérale entre le ministère américain de la Justice et ses homologues étrangers, dont l’objet sera essentiellement d’echanger sur une base confidentielle toutes les informations concernant la pratique de pots-de-vin.En ce qui concerne l’affaire Lockheed, le porte-parole a affirmé que le département d’État “était entièrement favorable à une coopération avec les gouvernements étrangers intéressés”.Toutefois, a-t-il ajouté, les documents relatifs à cette affaire ne sont pas en notre possession.De source autorisée, on indique que certains gouvernements étrangers concernés par raffaire Lockheed ont fait part à Washington de leur inquiétude en raison des révélations de presse.On ne précise pas quels sont ces gouvernements.On indique encore que l’administration n’est pas en principe hostile à la remise par le ministère de la Justice des noms des personnalités étrangères impliquées dans l’affaire Lockheed aux pays qui, tel le Japon, les ont demandés.Toutefois, on laisse entendre que l’administration préférait que ces noms ne soient pas rendus publics et traités sur une base confidentielle au niveau gouvernemental.t Toujours de source autorisée, on apprend que le ministère de la Justice a ouvert une enquête en vue de déterminer si les dirigeants de la compagnie Lockheed ont violé la loi américaine en prodiguant des pots-de-vin à des personnalités étrangères.Liban police remplies jusqu’alors par diverses milices.Lamesure vise à empêcher l’éclatement de nouveaux combats entre les multiples factions armées qui se sont affrontées pendant la guerre civile.Enfin le général Naji Jamil, vice-ministre syrien de la défense et commandant de l'armée de l’air, est arrivé hier soir à Beyrouth et s’est rendu aussitôt au palais présidentiel pour un entretien avec le président Suleiman Frangié, iui transmettant un message du président Afez Assad.Le général Jamil a fait partie du groupe de médiateurs syriens qui a aide à la conclusion d’un accord de cessez-le-feu au Liban en janvier après plus de neuf mois de guerre civile.Les médiateurs syriens, dirigés par le ministre des Affaires étrangères, M.Abdel-Halim Khaddam, étaient retournés à Damas la semaine dernière.Parmi eux figurait également le chef d’état-maior des forces armées, le général Hikmat She-habi.Le retour du général Jamil à Beyrouth coïncide avec la recrudescence des fusillades et enlèvements qui menace de torpiller le cessez-le-feu.Gouvernement sahraoui formé ALGER, (AFP) — "Un gouvernement sahroui a été constitué”, a annoncé le Front Polisario au cours d’une conférence de presse tenue à Alger hier en fin d’après-midi.La formation d’un gouvernement de la république arabe sahraouie démocratique (RASD) est annoncée simultanément à Alger, Tripoli, Tananarive, Conakry et Bujumbura, après avoir été proclamée au Sahara Occidental.Le gouvernement aura comme premier ministre M.Mohamed Lamine, adjoint du secrétaire-général du Front, M.Sayid Ouali.les négociations: solaires offerts aux enseignants Le Gouvernement du Québec et ses partenaires offrent aux enseignants des commissions scolaires et des collèges d’importantes augmentations de salaires dans le cadre des négociations en cours.Selon les années de scolarité et d’expérience, ces augmentations varient de 26,5% à 50% en 1975/1976 en regard des échelles en vigueur en 1974/1975.Pour les deux dernières années de la convention, les augmentations seraient respectivement de 8% et de 6%.1974/1975 Années scolarité rience 12 an* 1, •t molna 13 ans 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans* 1 5 824 6 218 6 812 7 487 8 232 9 033 9 940 10 920 12012 2 5 972 6 455 7 062 7 755 8 525 9 366 10 307 11 324 12 436 3 6 133 6 688 7 314 8 025 8 818 9 695 10 675 11 730 12 855 4 6 381 6 950 7 586 8 325 9 134 10 057 11 076 12 168 13318 5 6 637 7 216 7 867 8 624 9 459 10 420 11 473 12 606 13 772 6 6 902 7 487 8 148 8 916 9 782 10 781 11 874 13 041 14 227 7 7189 7 781 8 470 9 245 10 138 11 176 12 303 13 510 14716 8 7 485 8 079 8 766 9 577 10 494 11 570 12 738 13 977 15 201 9 7 772 8 378 9 078 9 909 10 850 11 962 13167 14 446 15 689 10 8 066 8 671 9 391 10 240 11 206 12 355 13 598 14 913 16177 11 8 385 9 002 9 734 10 602 11 606 12 792 14 072 15 433 16 712 12 8 708 9 332 10 075 10 963 12 006 13 231 14 546 15 950 17 249 13 9 024 9 665 10 420 11 324 12 405 13 666 15 020 16 469 17 788 14 9 348 9 996 10 764 11 685 12 806 14 103 15 495 16 989 18 322 15 •9 665 10 327 11 107 12 048 13 203 14 540 15 969 17 506 18 860 1975/1976 Années d’expé- rience Scolarité ** Moins de 14 an* 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans* 1 8617 8 890 9 733 10 660 11 638 12 574 13 814 15 195 2 8 933 9 216 10 081 11 040 12 067 13 038 14 325 15 732 3 9 252 9 545 10 432 11 419 12 491 13 504 14 838 16 262 4 9 596 9 900 10 822 11 829 12 957 14 011 15 393 16 0*7 5 9 952 10 266 11 211 12 249 13 425 14 513 15 947 • 17 422 6 10 307 10 633 11 591 12 668 13 890 15 021 16 497 17 997 7 10 714 11 053 12018 13 129 14 399 15 563 17 090 18816 8 11 089 11 440 12 450 13 590 14 907 16114 17 681 19 229 9 11 484 11 847 12 882 14 051 15412 16 656 18 274 19 847 10 11 880 12 255 13312 14 512 15 918 17201 18 865 20 464 11 12314 12 703 13 783 15 030 16 481 17 801 19 523 21 141 12 12 745 13 148 14 252 15 548 17 047 18 401 20 177 21 820 13 13 181 13 598 14 721 16 064 17 607 19 000 20 833 22 502 14 13616 14 047 15 190 16 584 18 170 19 601 21 491 23 177 15 14 050- 14 495 15 662 17 098 18 733 20 201 22 145 23 858 Il faut aussj noter qu’à chaque année l’expérience acquise permet au professeur de gravir un échelon de l’échelle salariale.Ainsi dans l’exemple illustré, le professeur qui avait 16 ans de scolarité et 7 ans d’expérience gagnait $10 138 au 30 juin 1975.Son salaire passe à $13 590 au 1er juillet 1975 (8e échelon) puis à $15 175 au 1er juillet 1976 (9e échelon).Enfin au 1er juillet 1977, le salaire de ce professeur se situe à $16 613 (10e échelon).Entre l’échelle de 1974/1975 et celle de 1977/1978 la différence pour ce professeur est donc de $6 475 soit une augmentation de 63,8%.Les pourcentages d’augmentation prévus à l’échelle de 1975/1976 sont les suivants: années de scolarité Moins de 14 ans 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans de 35% à 50% 30.5% 30% 29.5% 28.84% 26.5% 26.5% 26.5% $6 475 63.8% Ces pourcentages incorporent l’indemnisation (pour le coût de la vie) déjà versée pour 1974/1975 en supplément de l’échelle de 1974/1975.1977/1978 Années Scolarité* rience Moins de 14 ans 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans* 1 9 864 10177 11 143 12 204 13 323 14 395 15814 17 396 2 10 227 10 550 11 540 12 638 13814 14 926 16 399 18010 3 10 592 10 928 11 943 13 073 14 299 15 459 16 986 18617 4 10 986 11 334 12 389 13 542 14 834 16 040 17 621 19 287 5 11 393 11 752 12 834 14 023 15 369 16614 18 256 19 945 6 11 800 12 173 13 269 14 502 15 901 17 196 18 886 20 603 7 12 265 12 653 13 758 15 030 16 484 17816 19 564 21 311 8 12 695 13 096 14 253 15 558 17 066 18 447 20 241 22 013 9 13 147 13 563 14 748 16 086 17 644 19 067 20 920 22 721 10 13.600 14 029 15 240 16613 18 222 19 692 21 596 23 427 11 14 097 14 542 15 779 17 206 18 867 20 379 22 350 24 202 12 14 591 15 052 16316 17 800 19516 21 065 23 098 24 980 13 15 089 15 567 16 853 18 390 20 157 21 751 23 850 25 760 14 15 587 16 081 17 389 18 986 20 801 22 439 24 603 26 533 15 16 084 16 594 17 930 19 574 21 446 23 126 25 352 27 313 1976 /1977 Années d’expé- Scolarité** rience Moins de 14 ans 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans* 1 9 306 9 601 10512 11 513 12 569 13 580 14 919 16411 2 9 648 9 953 10 887 11 923 13 032 14 081 15 471 16 991 3 9 992 10 309 11 267 12 333 13 490 14 584 16 025 17 563 4 10 364 10 692 11 688 12 775 13 994 15 132 16 624 18 195 5 10 748 11 087 12 108 13 229 14 499 15 674 17 223 18816 6 11 132 11 484 12 518 13 681 15001 16 223 17817 19 437 7 11 571 11 937 12 979 14 179 15 551 16 808 18 457 20 105 8 11 976 12 355 13 446 14 677 16100 17 403 19 095 20 767 9 12 403 12 795 13913 15175 16 645 17 988 19 736 21 435 10 12 830 13 235 14 377 15 673 17 191 18 577 20 374 22101 11 13 299 13 719 14 886 16 232 17 799 19 225 21 085 22 832 12 13 765 14 200 15 392 16 792 18411 19 873 21 791 23 566 13 14 235 14 686 15 899 17 349 19016 20 520 22 500 24 302 14 14 705 15171 16 405 17911 19 624 21 169 23 210 25 031 15 15 174 15 655 16915 18 466 20 232 21 817 23 917 25 767 * Scolarité de 20 .ans et un doctorat de 3iéme cycle • Conformément au Manuel d évaluation de la scolarité du ministre Gouvernement du Québec Ministère de l’Education sports Le Devoir, samedi 6 mars 1976 • 9 La fulgurante Rosi Mittermaier s’assure la Coupe du monde de ski par Jacques Grosbois COOPER MOUNTAIN (AFP) — La souriante Rosi Mitter-maïer (27 ans, de Reit in Winkl en Bavière), s’est imposée comme l’une des plus grandes skieuses de tous les temps, en remportant à Copper Mountain dans le Colorado, le slalom géant comptant pour le ‘‘trophée Evian”, victoire gui lui vaut de s’attribuer l’édition 1975-76 de la Coupe du Monde, bien que cinq courses figurent encore au programme de celle-ci.Rosi Mittermaier compte, en effet, après cette nouvelle victoire, un total de 249 points au classement général de la Coupe du Monde, la seconde et la troisième étant respectivement les Suissesses Lise-Marie Morerod et Bernadette Zurbriggen, avec respectivement 176 et 168 points.Quels que soient les résultats du slalom de Copper Mountain qui sera dispute au- jourd’hui de la descente et du “géant” d’Aspen, et du “géant” et du slalom parallèle de Mont-Ste-Anne à Québec, Rosi ne peut plus être rejointe.Elle a donc gagné bel et bien la Coupe du Monde dès maintenant et la lutte vaudra surtout désormais pour les places d’honneur.Mais il est certain que Rosi voudra terminer son exceptionnelle saison par de nouveaux et retentissants exploits.Sa victoire en Coupe du Monde, venant après son triomphe des Jeux olympique d’Innsbruck, où elle a gagné les médailles d’or de la descente et du slalom, la médaille d’argent du slalom géant et le titre de championne du monde au combiné, font d’elle une championne légendaire: Rosi est digne de prendre la succession de la grande Autrichienne Anne-Marie Proell-Moser, cinq fois lauréate de la Coupe du Monde, mais qui ne peut jamais gagner un titre olympique et qui à renoncé aux compétitions à la fin de la saison dernière.Le sacre de la charmante Rosi a eu lieu un bel après-midi ensoleillé mais très froid, la température étant de l’ordre de moins dix degrés.Les filles coururent sur la même pente que les garçons, sur un tracé parallèle.Ceux-ci terminèrent épuisés à l’arrivée de la première.manche de leur slalom géant, leur parcours étant très sinueux.En tête du départ à l'arrivée, Rosi négocia le parcours (longueur 1,310m, dénivellation 420 m., 59 portes), rendu plus facile gué celui des hommes, après l’expérience douloureuse de la première manche de ceux-ci, en 1.28.45, surclassant toutes ses rivales, l'Américaine Cindy Nelson étant 2ème à 1.32, Zurbriggen 3ème à 1.65, l’Autrichienne Brigitte Tdtschmig 4ème à 1.72.La supériorité de Rosi a donc Baseball Rupture des négociations NEW YORK (D’après AP et CP) — Comme la saison régulière au baseball majeur doit commencer en avril, et que les camps d’entraînement ne sont pas encore ouverts, les Expos de Montréal, à l’instar des Angels de la Californie et des Pirates de Pittsburgh, ont annulé des parties hors-concours, qui devaient avoir lieu à Daytona Beach les 11 et 12 mars, contre les Tigers de Détroit et les Twins du Minnesota, deux formations de la Ligue américaine.Qui pis est, ce qui n’est pas pour hâter l'ouverture des camps, les pourparlers entre les propriétaires et l’Association des joueurs ont achoppé hier, alors qu’aucune autre rencontre n’est prévue, et bien que les deux parties déclarent devoir rester en contacts téléphoniques au cours du week-end.Selon les proprios, la rupture des négociations incombe aux représentants des joueurs, qui n’auraient pas négocié en toute bonne foi quant à Ta création, ou à la reconstruction, disent-ils, d'un système de réserve valable.La clause de réserve est en effet le principal point d’affrontement entre les deux partis en cause.Et les camps resteront fermés toute la fin-de-semaine.Marvin Miller, directeur délégué des joueurs, donnera une conférence de presse ce matin au quartier général de l'Association afin “de rétablir certains faits".Il s’est refusé à tout commentaire sur la séance de négociation avortée d'hier.De leurs côtés, les “marchands de muscles" (dixit Glenn Dickey) ont publié un communiqué confirmant la rupture des négociations.Mais les camps resteront fermés toute la fin-de-semaine.Le noeud gardien de cette af- hockey Ligue Nationale Jeudi Philadelphie 6, Kansas City 1 Vancouver 3, Islanders NY 3 Buffalo 6, Chicago 3 Hier soir Rangers NY à Atlanta Boston en Californie Ce soir Buffalo à Montréal Washington vs Islanders NY Detroit à Philadelphie Minnesota à Pittsburgh Toronto â Los Angeles Vancouver à Kansas City Chicago à St-Louis Demain Montréal à Detroit Atlanta vs Rangers NY Islanders NY à Pittsburgh Kansas City à Philadelphie Washington à Boston Vancouver au Minnesota St-Louis à Buffalo Toronto en Californie Association Mondiale Jeudi San Diego 8, N.-Angleterre 2 Indianapolis 3, Cincinnati 1 Calgary 4, Québec 1 LIGUE NATIONALE Section Lester Patrick Hier soir Phoenix à Houston Québec à Edmonton Ce soir Cleveland à Houston N.-Angleterre à Phoenix Indianapolis à Cincinnati Calgary à Toronto Demain Québec à Edmonton N.-Angleterre à Cincinnati Cleveland à Indianapolis Calgary à Winnipeg Phoenix à San Diego Ligue Majeure du Québec Jeudi Montréal 9, Shawinigan 2 Sorel 5, Hull 5 Cornwall S, Laval 1 Hier eoir Shawinigan à Québec Sorel à Sherbrooke Trois-Rivières à Chicoutimi Ce soir Aucun match à l'affiche.Demain Sherbrooke à Montréal Cornwall à Québec Chicoutimi à Hull Laval à Trois-Rivières Shawinigan à Sorel Pi 9 P n bp bc pis PHILADELPHIE .65 41 10 14 285 176 96 ISLANDERS de NY .65 34 17 14 245 154 62 ATLANTA .66 27 30 9 206 198 63 RANGERS NY .65 23 34 8 214 265 54 Section Connie Smythe CHICAGO .66 26 22 17 198 197 69 VANCOUVER .65 25 27 13 219 222 63 ST-LOUIS .64 23 31 10 196 228 56 MINNESOTA .65 18 43 4 160 244 40 KANSAS CITY .64 12 42 10 152 273 34 Section Charle» Adam* BOSTON .63 41 11 11 251 179 93 BUFFALO .65 36 18 11 272 194 83 TORONTO .66 30 25 11 246 223 71 CALIFORNIE .67 23 36 8 207 231 54 Section James Norri* MONTREAL .66 47 9 10 274 143 104 LOS ANGELES.66 31 28 7 213 221 69 PITTSBURGH .65 28 26 11 272 246 67 DÉTROIT .65 20 36 9 169 247 49 WASHINGTON .8 48 9 180 318 25 ASSOCIATION MONDIALE Section Canadienne Pi g P n bp bc pis WINNIPEG 67 44 21 2 286 208 90 QUÉBEC 63 36 21 4 275 237 80 CALGARY 65 34 27 4 246 223 70 EDMONTON 68 23 40 5 229 288 51 TORONTO 62 17 40 5 264 319 39 Section Est CINCINNATI 65 30 34 1 242 270 61 N.-ANGLETERRE .65 27 32 6 203 236 60 CLEVELAND 63 26 32 5 213 222 57 INDIANAPOLIS .64 25 36 3 186 199 53 Section Ouest HOUSTON 62 40 22 0 252 210 60 PHOENIX 62 32 24 6 233 206 70 SAN DIEGO 64 31 29 4 248 222 66 y-MINNESOTA .59 30 25 4 211 212 64 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Est Pi g P n bp bc QUÉBEC 35 22 7 296 263 TROIS-RIVIERES .64 31 28 5 331 311 CHICOUTIMI .62 25 25 12 305 320 SOREL 25 30 11 285 338 SHAWINIGAN .64 9 51 4 235 489 Section Ouest SHERBROOKE .64 45 11 8 459 251 CORNWALL 35 22 9 329 253 MONTRÉAL 32 24 7 297 246 HULL 27 33 7 293 303 LAVAL 21 39 6 277 240 77 67 62 61 22 96 79 71 61 46 faire, 1’ “applicabilité des contrats”, référé à la demande émanant du Comité des relations des joueurs afin que tout accès sur la clause de réserve s’applique aux présents contrats actuellement en vigueur.Or, la position de Miller est que ces contrats ne puissent ê-tre modifiés, quelle que soit l’entente intervenue au cours de négociations, sur la sempiternelle clause de réserve.Les contrats actuellement en vigueur, dit-il, sont des documents juridiques et les droits qui y sont inclus ne peuvent être modifiés.Cette clause, telle qu’interprétée par l'arbitre Pete Seitz puis par le jugé fédéral John Oliver, permet à un joueur qui refuse de signer un contrat de devenir agent libre après un an.La partie patronale, rappelons-le, en a appelé de cette division entérimée dans les cas des lanceurs Andy Messersmith et Dave MacNally.Une décision doit être rendue la semaine prochaine par un juge de la cour de circuit.Mais les camps resteront fermés en fin de semaine, et pour combien de temps encore!.pointeurs Ligue Nationale Lafleur, Mil b 42 £ fs Clarke, Pha 29 67 96 Barber, Pha 39 55 94 Mahovlich, Mil 30 62 92 Larouche, Pgh 38 48 86 Perreault, But 34 51 85 Pronovost, Phg 43 41 84 Sittler, Tor 35 47 82 Trottiar, NYI 25 54 79 D.Potvin, NYI 26 52 78 été écrasante.Il convient de noter l’excellente performance d’ensemble des Américaines très avantagées, la baisse de forme de Morerod et de la Française Daniele Debernard, médaille de bronze à Innsbruck, qui se classe que 13ème.Kathy Kreiner a terminé 15e avec un temps de 1:31.80.Du côté masculin, l’Américain Greg Jones, 23 ans de Tahoe Citv (Cal.) médaille de bronze du combiné récemment à Innsbruck, a remporté la première manche du slalom géant en 1.36.34 devant le suisse Ernst Good à 9/100 èmes et le jeune Autrichien Hans Enn à 28/100 èmes.Le champion olympique de la spécialité, le suisse Heini Hemmi a enfourché un piquet de la troisième porte avant l’arrivé, après une faute de carré, et a abandonné.D’autre part, un autre abandon de marque a eu lieu, celui de l’italien Gustavo Thoeni, qui allait au dessus du lot en surclassant ses adversaires, quand à la fin du mur à mi-parcours il commit une légère faute qui le mit sur son ski droit et le fit sortir de la piste et abandonner.Gustavo Thoemi a pratiquement perdu la coupe du monde qu’il détient en raison de cet abandon.Le Canadien Jim Hunter a terminé au lie rang, pour un temps additionné de 3:22.97.Le jeune Hunter a fait 1:37.18 en première course et 1:45.76 en seconde.Kleine: record du monde INZELL (AFP) - Le patineur de vitesse hollandais Riet Kleine, médaille d'or du 10,000 mètres et médaille d'argent du 5.000 mètres aux Jeux d’Inns-bruck, a établi, hier soir, à In-zell, un nouveau record du monde de 5,000 M.en 7'04 '68.Kleine a battu de près de trois secondes l’ancien record de la distance qui appartenait à son compatriote Hans van Helden 7’07"62.Cette performance a été réalisée au cours de la première journée de l'épreuve traditionnelle du "patin d'or” d’inzell (combiné quatre épreuves).Piet Kleine avait établi un nouveau record olympique du 10.000 mètres à Innsbruck en 14'50 ”59, approchant de 28-100 de secondes le record du monde du Norvégien Sten Stensen 14'50 "31 établi au mois de janvier 1976.École dtquitation Ruth-Ny à l’Estrio Camp d’Équitation et Loisirs Pour filles 10—16 Juin 27 — août 22 Information : École dtquitation Ruth-Ny C.P.625, Sherbrooke, Québec, G1H 5K5 (810) 860-4107 COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE, ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Comptable* agréée ALAIN BELZILE C A ROBERT ST-JEAN CA GILLES SPERANO C A 2345 «st, Bélanger Montréal 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptables agréée ROGER PROVOST C A ROLAND PROVOST CA 1255, Université, Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptables agréée 276 ouest, rue St-Jacque* Suite 110 845-4194 VIAU, ROBIN & ASSOCIÉS Comptable* agréés Lucien D Vtau C A Armand H Vtâu C A J Serge Gervets C A WaquihBoulos C A H Ltonei Robin C a Jean-Jacques Ouellette C A Jacques R Cnaduion C A Jacques Joyai C A Richard De Beiieteu'iie C A louis Bar/4 8V4 10% 10% 390 390 21* 21* 6V4 6V4 + V4 345 355 -10 24* 24% - % 170 170 +15 7* 7* 400 400 6V4 6* + * 9% 9% + % 95 95 350 350 34 Va 34 Va + * 9 9* - Va 100 100 - 1 18* 19* + % 8 8 10 10 217 220 - 5 37 37 - 2 460 460 50 50 8* 8* + * 16 Va 17* +1* 37% 38 300 300 340 350 450 450 10* 10% - * 60 60 + 8 S Va 5V4 36 36* + * 36 36 15% 16 25C 253 + 3 335 335 60 60 38 38 + 2 170 172 31 31 155 155 - 2 78 78 370 370 -35 i 12 Va 12* - * 21 21V4 + V» 375 375 -10 335 340 -10 130 130 +10 17V4 17V4 455 460 i 6 Va 6% + * 350 350 9'/4 9V4 53/4 6 + * l 103/4 10% 450 450 1 53% 53% 30 30 1 10* 10* - % 94 95 - 3 6 6 + % 6 6 + 1 i 5% 5* + V4 1 10% 10% - * 7 7 t 6 Va 6 Va - * 59 59 485 490 -10 35 35 - 1 140 140 +10 1 59 59 V4 - % C Cem L p CanDevp CNorWest 2500 $5% 5% 5% CPakrsC 610 $22% 22% 22%+ % Can Perm 1725 $19'A 19 19 - % CSafwayp z55 $79% 79% 79% 62800 390 355 375 +20 2000 290 290 290 - 2 170 $15% 15% 15% - 'A 1906 1541 CS Pete C Tung CCablesy CCablew CdnCel CCManA 5550 BPCan Bad Boy Ballndery 11000 Banister C 16500 BankBC Bank Mtl Bank NS Bankeno BCdnNat Bartaco Baton B 500 C Curtis 1500 205 200 200 +5 $7 6% 7 - % $28 28 28 50 50 50 340 330 340 +5 $6% 6% 6% + % 72 71 72 +5 $11 11 11 $43% 42'A 42'A - % Dome Pete 1521 $35'A 34% 34% - % D Bridge 7432 $33'% 33% 33% + 'A DCitrsA 100 $6’A 6'A 6'A D Expier 2500 24 23 24 Dofasco A 2845 $27'% 27'A 27% Dotascop 250 $53 53 53 -1 DomStore 1035 $17% 17'A 17%+% D Textie A 960 $9 8% 8% Domtar 4175 $25% 24% 25% + % Domtarpr 100 $12% 12% 12%+% DonleeM 100 $5% 5% 5% Douglas L 250 DuPont 150 Dylex Ltd 500 % Bell Apr BellBpr Bell Cpr Bell D pr 250 Bell 2.28 1930 Bell Can W 27250 Bell Knit z300 BethCop A 2930 BiltmoAp 100 Black PA 300 Blakwod A z35 $45% 45% 45% C Ex Gas 10600 CFoundpr zlOO $10 10 10 CGE 100 $26% 26% 26% + % C Homestd 8969 $6 5% 6 + % C Hydro 4000 $7% 7'% 7% + % C Hydro pr 100 $11% 11% 11% + % Cl Bk Corn 6453 $27 26% 26% CIL 2725 $23% 23% 23% CIPowrA 210 $15% 15% 15%-% CLI Pete 4700 C Malart 10000 C Manoir 2700 C Marconi 1100 C Merrill 1650 Dylex LA 1100 E-LFIn 400 East Mal 11610 EastSul A 1310 EstnCanS 300 Estn Prov EconInv Ego Mines 8700 Electro K 1000 Electro A Emco Emcow 250 250 250 + 5 $20'% 20'% 20% $7'% 7% 7% - % $7% 7% 7% $6% 6% 6% 249 240 241 + 6 170 167 167 + 1 $14 14 14 + % Z50 265 265 265 181 $13% 13% 13% 74 71 72 +2 45 45 45 +3 400 460 450 450 -20 500 $9% 9 9 300 360 350 360 22 17 22 + 4 Extndcar 300 $6 Va 6% 37 35 36 + 1 Falcon C 48892 $8* 8* $5 490 5 + 15 Falcon 2072 $34 Va 34 455 450 455 Frm Mer p 100 $10% 10% 1000 Bombrder $45% 45% 45% C Ocdental 1740 $12* 12% 1246 + * Fed Pion 200 $26 Va 26 Va 26 Va $25* 25* 25* + * CP Inve 8275 $19 18% 19 - * Fidelty M S 100 $5'/i 5* 5* + * $49 Va 49 Va 49 Va + Va CP Invepr z/5 $38* 37% 38* FieldsS 5185 $11 Va 11* 11* - Va $26 25* 26 + Va CPLtd 15181 $16 Va 16* 16% + * Finning T 1550 $13 12* 13 + Va 370 345 355 + 10 CPLAp 309 $8% 8% 8% F City Fin 500 $8 8 8 43 43 43 CPL 4 p z70 $6 Va 6* 6* F Mar zlOO 41* 41* 41* $13* 12% 13% + % CPLUKp 700 490 460 490 Foodcrp Lt 475 280 275 275 275 275 275 -20 C Reserve 800 390 385 385 Foodex S 2100 460 450 460 450 440 440 -10 CRenol Ap 225 S23 23 23 + 2 FordCnda 766 $90 88* 90 $7 7 7 + * CdnSupO 1310 $42 42 42 - * F Seasons ZlO 340 340 340 400 395 395 - 5 Cdn Tire A 4205 $50* 50* 50* - Va Francana 200 $8 7% 8 + Va 290 270 270 - 5 C Uilties 950 $11% 113/4 11% + Va Fraser A 163 $22 22 22 G8.H Steel 100 $53/4 5% 5% — * GaltMal A 200 $6 , 6 6 GazMetr 700 S6V> 6* 6* - * Gaz 5'A p 300 $52% 52% 52% Gen Baker 500 $5 Va 5 5 G Distrb A 1200 $8% 8% 8% + * i r 1 GMC 1618 $67* 67 67'/z + '/i montréal Activité moyenne Les cours étaient à la hausse hier sur un marché modéré, à la Bourse de Montréal.Le virement, à la fin de la séance, s'établissait à 536,500 actions, à comparer à 608,800 jeudi.L’indice composite a gagné LOI à 193.82; celui des industrielles 1.35 à 201.59, des papiers 0.56 à 126.73, des banques 0.31 à 245.45 et des services publics 0.23 à 138.86.Le comportement des valeurs s'est résumé ainsi: Vendredi; 69 hausses, 80 baisses, et 50 titres inchangés.Jeudi, 54 hausses, 105 baisses, et 48 titres inchangés.Massey-Ferguson venait en tète des industrielles, avec un gain de 1 point à 931 3-4, sur un volume de 40,486 actions transieées.Acroll Oil and Gas menait le compartiment minier, par un gain de six cents à 67 cents, sur un volume de 58,952 actions.Au nombre des valeurs spéculatives, Royal Agassiz Mines a perdu quatre cents à 37 cents sur un virement de 20,500 actions.GenstarL 2813 $22'% 22% 22% GnstarLw 1060 $8% 8% 8% Gerinlstp 100 $7 7 7 GescoDIs 100 435 435 435 GntMasct 77400 182 170 180 +11 Giant Yk 2800 $8% B 8% + % Gibraltar 8600 $7 6% 6% Glendale 1600 211 190 190 -22 Goodyear 250 $13% 13% 13% + % Granduc 2000 163 160 160 GtOMSds 1321 $5% 5% 5% + % GLNickl 1200 85 85 85 GL Paper 1300 $28% 28 28%+% GLPapw GN Fin Gt W Life Gt Wests 1700 Green AL 375 150 1200 620 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vantai 11840 4979 605 1705 128 200 1597 1241 1313 600 1108 1970 10600 1750 1400 130 4073 280 2544 1300 Abitibi Alcan Algoma St Aquitaine Asbestos Astral Bank Mtl Bank NS Banq CN Bq Deprg Bq Pv Can Bell Canad Bell wt BM RT u Bombrder BPCan Brcana Brlnco CAE A Cal P a Can Cem L 912 C Cel 100 C Hydro 100 C lmp Bank 500 CIL 2800 CP Inv 3300 Cdn Tire A 850 C Vickers Canron CPLtd Cari Ok Celanese Cent Dyn Chieftain Chrysler Cominco Comodor Con Bath C Bath pr Con Gas Con Glass Cr Fonc Cr Cork Cr Zell A Crush Int D Bridge Dofasco a D Tex a Domtar Donohue Du Pont Enheat a Fal Nck Fin Coll Genstar L GH St GBC pr GL Paper Gt W Life Hawker S Heltmn U Home A Huds Bay a H Bay Co Husky Oil Imp O a imasco A Int Nick a Inf Nick b IU Int Intpr Pipe Inv Grp A Ivaco a Labatt a Labatt pr a Haut Bat Farm.$12% 12% 12% -$25% 25% 25% ¦ $25% 25% 25% -$23% 23 23 $26% 26% 26% + % 120 120 120 -5 $16 15% 15% - % $40% 40 40 $15% 15% 15% ¦ SM'/x 14% 14% $13% 13% 13% -$46 45% 46 360 350 350 +10 $14% 14% 14% + % 290 280 280 +5 $10% 10% 10% $12% 12% 12% Ch.I + % i + % i - % i - % i i - % Ventât 1100 16440 3750 930 1450 Mac HA MB Ltd 1722 601 5552 3350 3020 2900 300 13850 944 1000 1321 100 2250 400 200 10 IIS 1700 500 1350 700 1875 1400 350 100 725 26212 341 100 100 100 134 400 200 126 900 300 1600 7597 6351 9365 200 810 2200 750 9264 400 290 410 410 410 $11% 11% 11% $28 27% 27% $11% 10% 10% $7% 7% 7% 7% 7% 26% 27 $23% 23% 23% $19 18% 18% $50% 50% 50% $22% 20 21 $21% 21% 21% $16% 16% 16% 350 350 350 $6% 6% 6% 85 85 9% 9% $19% 18% 19% $38 37 % 38 5% 36 17 $12% 12% 12% $15 15 15 $7% $27 85 $9% $5% $36% $17 5% 36% 17 -20 - % - % - % - % - % + % - % - % - % -3 - % + % -15 + % +5 - % + % + % + % - % Norcen N Elec Nor t w Pac Pete Pancan Pan Ocean 10910 Petrofina 3000 Placer Popular Pow Corp Pnor G Price Com Qebcor QSP Ltd Reed P a Rio Algom Royal Bank 1572 Ry Trt a 684 Scot Lasal 400 Seagram c 2800 Shell Can 1475 Simpsons Sthama Stelco a Texaco Tot Pet A Tr C C pr TrantMt Trlzec Crp Unigescoa Unigesco b 2800 Unt Bank 750 walk a Webb Knp westett Wstburne Weston York L a York L b 700 1300 945 100 210 175 200 166 1087 16000 100 141 650 1200 3300 100 100 500 920 500 100 350 500 870 1300 Haut $13 $34% $14% 14% $29% 29% $20% 20% $13% 12% $21 21 $22% 22% 200 200 $10% 10% $5% $16 $6 $10 $24 12% 34 5% 16 6 10 24 $34% 33% $29 28% $23% 23% 275 275 $29% 29% $16% 16 $7% 7% $25% 25% $28% 28% $28 28 $6% 6% $40 40 $9% 9% $13% 13% 140 140 110 105 340 330 $32% 32% 42 42 $24% 24% $12% 12 $17% 17% 90 90 90 90 Ferm.Ch.13 + % 34% + % 14% + % 29% + % 20% + % 13 + % 21 22% 200 + 25 10% 5% 16 + % 6 10 - % 24 34% + % 28% + % 23% + % 275 -5 29% 16% + % 7% 25% - % 28% + % 28 - % 6% 40 9% 13% + % 140 110 330 -15 32% - % 42 +2 24% + % 12% + % 17% - % 90 -5 90 -10 $7% 7% 7% - % 125 121 121 - 4 $59% 58 59 +2 $6% 6 6% 175 175 175 GuardCap z70 350 350 350 GulfCan 2824 $31% 31% 31%+ % Gulfstrem 68807 " “ HambroC HGroupA Hardee H Wood HawkerS Hayes DA Hlghmont HottngerA HomeA HomeB Hud Bay A Hud Bay B H Bay Co HBOIIGas HurEriA HurErl7% Husky Oil Husky Ew Hydra Ex Hy'sLtd I AC I AC4%p ITLInd lUIntl 5550 $10% 10% 10%+% IWC Com 88100 200 189 200 +13 Imasco A 41725 $27% 27 27% ImpOIIA 23798 $23% 23% 23%+% Indal 3740 $13% 13% 13% Inland Gas 781 $9% 9% 9% + % Inland G p 325 $10% 10% 10%+% •— — sag 495 495 495 290 285 285 - 5 400 140 140 140 + 5 112 $252% 252% 252% -2% 288 275 283 +3 $10 10 10 + % 10770 $31% 30% 31% + % 270 $31% 31% 31% 14% 14 14% $14 13% 14 + % 48 47 48 -2 $14% 14% 14%-% $7% 7% 7% $7% 7% 7% - % $14% 14% 14% + % 100 235 235 235 2400 124 120 123 + 3 4100 $10 9% 10 + % 225 $6 6 6 557 $12% 12% 12% 27 27 27 $11% 11% 11% 100 $1% 8% 8% 68807 37 31* 31* 400 240 240 240 150 480 480 480 720 100 100 100 ^ 1050 $6* 6* 6* 3900 460 450 450 1000 110 105 110 1300 $7* 7% 7% 525 $7% 7* 7* 500 125 125 125 zlO $33* 33* 33* 1802 $34* 33% 34* 221 $29 Va 29* 29* 3175 119% 19% 19% 270 119* 19* 19* 1349 $18% 18* 18% 366 $38* 38 38 100 $25% 25% 25% 200 $20 Va 20 Va 20* 2600 $20* 20* 20* 1000 $6* 6% 6% 15000 31 30 31 3000 300 300 300 1326 $19* 19* 19* 100 $70 70 70 2150 125 122 125 Inter-City InterCBw 300 Int Div IBM IntMogul 1122 I Mogul A 100 Inco A IncoB IntObaska 14700 Intpr Pipe 11675 IntPIpew 2165 lipsco 500 Inv Group 100 InvGrpA 325 InvGrpSp 450 Irwin TA ISO IvacoA Jannock Jannock A Jorex Ltd 3500 Kaiser Re 8850 Kalserwt Junior $92 92 92 induatrlette* $300 300 300 + % Belg Stand 1000 100 100 100 -10 $11'/» 11* 16* +1* liée 1000 lis 115 IIS $11'4 11 Il - v% Muntz 500 20 20 20 -5 $33'/» 33* 33* Supack 2600 SS 50 50 -30 $27'/i 27* 27* Mine* et pétrole* $9 1* 9 + % Abitlb Asb 200 105 105 105 $25'* 25 25* + % Ablt Cop 5250 S S 5 +2 $10* 10 10* - % Acroll Ltd 50952 70 56 67 +1 $20* 20* 20* + Vi Ajax Min 2000 2* 2* 2* éon 400 400 Basic Res 100 51* 1* 1* $34* 34 34* + % Baker Tic 2500 23 23 23 -1 214 200 205 Bellechs 1000 20 20 20 +7* $22* 22* 22* Bluewtr 500 150 150 150 $5* «* 5*- % Cadillac Ex 900 100 100 100 -1 $21* 21* 21* - w Chsbar1 2100 125 121 121 +1 $21* 21* 20* Cons lmp 79000 11* 17 11 $59* 59* 59* +5* C Louana 1250 20 20 20 -3 $71* 7* 7* Dumont 10000 10 10 10 + * $7* 7* 7* - w Dyn Mn 7500 75 73 73 +ï $34 34 34 - w East Mal 7500 245 240 240 +5 $19* 19* 19* + % Falcon Cap 200 M* 1* 1* + * $16* 16* 11*- % Flint Rk 7000 4 6 6 -1 sooo 350 520'* 20* 20* + * GEQ 600 230 221 230 123* 23* 23* + * Gold Brier 1500 33 33 33 527* 27* 27* Goldex 16000 17 45 52 $31* 30* 31* +1 Jupiter .1500 59 SS 55 131* 31* 31* a * Klene 2800 155 154 ISS 510* 10* 10* + * Lynx CEx 1000 110 110 110 $13* 13* 13* Mcdn m 4100 62 SI 60 17* 7* 7* Mt Jemle 7000 32 32 32 510 10 10 + * N Jobu 2157 31 36* 31 517* 17* 17* + * N Insco 1000 47 45 45 517* 17* 17* + * Nocene 1000 3) 33 33 59* 9* 9* NA Rare 7500 25 25 25 +1 $22% 22% 22% - % Phoenix 1350 $6% 6 6% + % les devises Afrique du Sud Hand 11410 Allemagne Deutsche Mark .1828 Angleterre Livre 1 9704 Argentine Petto 0202 Australie Dollar 12513 Autriche Schilling 0535 Belgique Franc 0251 Brésil Cruzeiro Novo 1087 Danemark Couronne 1594 Kxpagne Peseta 0149 France Franc étranger 2:117 Hollande Florin 3872 Italie Lire 001238 Japon Yen 00.1278 Mexique Peso 0792 KtatjUnls Dollar 988» Norvège Couronne 1781 N Zrlande Dollar 1.0388 Suède Couronne 22(4 Suisse Franc 3813 Mass Far 40416 532 30* 31* +1 Que Uren 1000 10 10 10 Marcantl 3100 IIS* 15* 15*+ * Queenttn 1000 23 23 21 + 1 Molson A 400 517* 17* 17* Roy Ages 70500 41 15 17 “4 Moore 2154 546* 46* 44* + * Gland Gld 500 21 21 21 _ t Multi Ac 1000 340 340 340 -5 Slafrd 1000 SS 55 SS N See Pr 100 513* 11* 13* - * Tallsmn 10000 19 19 II + 1 Noran a 9511 •34* 34 34* Untd Asbes 1000 495 490 490 Nordair 500 220 ' 220 220 W Q Mn 2000 21 21 21 +11 Agra Industries; classe A, huit cents; classe B.6.8 cents; les deux payables le 31 mars, aux inscrits le 12 mars.Alberta Natural Gas; 37.5 cents, le 31 mars, aux inscrits le 12 mars.Canadian Industries; 30 cents, le 30 avril, aux inscrits le 31 man UNIVERSITÉ DU QUÉBEC Pierre Cazalis Noël Vallerand Le président de l’Université du Québec, M.Robert Després, annonce la nomination de M.Pierre Cazalis au poste de vice-président et de M.Noël Vallerand à celui de vice-président à la planification de cette institution.M.Cazalis, qui est diplômé en économique de l’Institut d'études politiques de l'Université de Toulouse et en géographie de l'Université Laval, a été secrétaire du Conseil des universités avant d'occuper, jusqu'à maintenant, le poste de vice-président à la planification à l'Université du Québec.M.Vallerand, pour sa part, est diplômé en histoire de l'Université de Montréal.Il a notamment été vice-doyen de la famille des lettres à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), directeur des services pédagogiques de la Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois (DEUOQ) et, jusqu'à son actuelle promotion, directeur de la planification à l'Université du Québec.Kam Kotia 3200 71 71 71 KapsTran 5700 220 217 220 KeepriteB 500 $6% 6Va 6% + Va Kerr A A 378 $11% 11 Va 11 Va Kerr A B 1000 $11% 11% 113/4 + % Koffler A 1200 480 480 480 + 5 Koffler A p 325 $7% 7 Va 7% + Va La Luz 200 $7 7 7 Labatt A 1930 $17 Va 17V4 17 Va + % Labatt A p 460 $17% 17% 17% + % Lacana 5900 395 390 395 LOntCem 2400 420 410 420 +15 LShore 800 275 265 265 Lakehead 4000 23 22 22 - 3 Laurasia 500 44 44 44 + 2 LauFn 140 100 $15 Va 15% 15 Va Leigh Inst 1700 265 258 260 +10 Leons Frn 500 $9 Va 9% 9 Va - % Levy 100 $13’/4 13V4 13% + Va Liberian 500 $16 15% 16 + % Lincoln Tr 400 $11 Va 11 Va 11% LL Lac 134 160 160 160 - 5 Livingsto 300 $13Va 13 Va 13 Va + Va Lob Co A z25 $5% 5% 5% Lob Co B 600 $5»/4 SVa 5% Lob Ltd Ap 350 $14 14 14 - Va Lob Ltd Bp 266 $15 15 15 - Va Lochiel 3000 113 113 113 + 3 LoebM 875 310 305 310 +10 Lost River 2200 235 230 235 + 1 Lytton M 2500 79 78 79 MDS Helth 1700 290 285 290 +10 MEPC 175 $6 6 6 MEPC w z50 65 65 65 Maclarn A 1400 $31 31 31 Maclarn B 235 $31 31 31 + % MH Cable 110 $8 Va 8 Va 8 Va MB Ltd 14290 $22 Va 22 Va 22% - % Madeline 2700 234 220 234 +14 Magna Int 600 $13 Va 13% 13 Va MajstcWil 200 281 281 281 - 9 M Lf Gard zl5 $21'/a 21 Va 21 Va MLf Mills 260 $27'/i 27 Va 27 Va + Va Maritime 567 $16% 16 16% + % Martim A p 500 $8% 8% 8% Martin 10500 13 13 13 + 1 Mas F 126459 $32 30% 31% + 1 Mas F 2.50 640 $25% 25% 25% + Va Matchan 1000 13 13 13 -1% Matgmi A 1750 $17 17 17 McAdam 2000 44 42 44 + 2 McLaghln 325 $9% 9 Va 9% Mentor 9200 180 176 180 + 1 Mercantil 1009 SI 5 Va 15% 15% MerlandE 6000 295 290 295 + 5 Met Stor A 150 $15 15 15 + % Midcon 1100 80 80 80 Mindamr 2000 18 18 18 MinrIRes 3126 115 115 115 Molson A 500 $17 Va 17% 17% + Va Mon Life z25 $27 Va 27 Va 27 Va Moore 7607 $46 Va 46 Va 46 Va + % Multi-Mi 9500 45 Va 45 45 — 1 Murphy 300 $5 5 5 MymarM z399 49 46 49 N B Cook 950 135 135 135 NBU Mine 1000 260 255 255 + 10 NaChrs 1 3500 $6 5% 6 Nat Pete 3000 28 28 28 — 2 Nat Sea A 200 $13% 13% 13 Va — % NatTrust z70 $15 15 15 Neonex 3000 170 169 169 + 6 NB Tel 600 $15 15 15 NB Tel A p 220 $15 15 15 N Dimens 1000 20 20 20 N Kelore 1000 16 16 16 NProvidD 500 22 22 22 N Senator 1000 11 Va 11 Va 11 Va — Va N York Oil z275 36 34 34 NfldLPA 666 $11 10 Va 10 Va — % Nf Id Te 975 450 $20 19% 19 Va — Va Newnor 29000 8 8 8 — % Noma Ind 300 400 400 400 + 10 Noranda A 8850 $34% 34 34 Va Norbaska z200 15 15 15 Norcen 16267 $13 12% 12 Va Norcen B z52 $22% 22% 22% NorcnlSO 1225 $22% 22 22% + % Norcen w 5300 270 260 260 — 6 échos boursiers_______ National Trust: les gains grimpent de 34% Nordair L 600 220 215 215 - s Norlex 1000 15 15 15 NC Oils 6300 $6% 6% 6% + * NTelcom 54567 $35 33% 34% + * NTecm B W19340 $14% 14% 14% + * Northgat 7100 490 475 490 + s Northld 10000 10 10 10 - 1 NWUtlIp z20 $41% 41% 41% NSSav 10* i 225 $21% 21% 21% + * Nowsco W 3725 $11% 11 11% + * Nu-WstA 5100 $14% 14 14 - * Nufort Res 11666 38 36 38 - 1 Numac 3050 $11% 10% 10% DPI Ltd 400 230 230 230 OSF Ind 520 385 385 385 Oakwood P27750 153 146 146 - 2 Obrien 32600 85 73 65 +11 Ocelot Ind 1600 $9% 9% 9* - * OrchanA 900 270 270 270 Oshawa A 2450 $5% 5% 5V» - * PacCoper 1800 61 60 61 + 1 Pac Pete 2694 $29% 29% 29* + * Page Pet 1500 180 175 160 + 5 Paloma P z61 182 182 182 Pamour A 23600 475 445 465 +15 PanCentr 1583 105 105 105 Pan Ocean 90896 $13% 12% 13 + % Pancana 1 zlOO 85 85 85 PanCanP 2550 $20% 20% 20* + % Patino NV 137 $12% 12% 12* Pennant 3232 380 365 375 +25 Penningtn 500 $9% 9% 9% - % P Dept S 951 320 310 315 - 5 P Jewl A 300 $5% 5% 5% PeytoOils 16200 400 375 395 +15 Phillips Cb 300 $10 10 10 + % Pine Point 845 $31% 31% 31 Va + % PittsC 250 $5% 5% 5 Va + Va PlaceG 3000 35 34 34 Placer 4668 $223/4 22 Va 22% + % Pominex 2000 48 45 48 + 3 Ponder 1000 57 57 57 - 3 PopShops 2025 485 475 480 - 10 Pow Corp 1275 $10% 10% 10% PowCrppr 320 $26 25 Va 26 + % Precamb 2000 72 69 72 + 5 Précâblé 2125 $7% 7% 7% Preston 2670 $16% 16 16% + Va Price Co 700 $16 16 16 + % Puma P w 6000 50 45 48 + 5 Pursides 560 20 20 20 + 2 Qasar Pet 200 345 345 345 - 5 Que Man 3000 13 Va 13 13 - 2 QMattgmi 9000 26 25 26 QueSturg 10844 157 148 150 QueTel z50 $15% 15% 15% Que Tel 7% 200 $15 Va 15% 15 Va - % Radiore 2000 18 18 18 + 3 Ram 1300 300 300 300 Ranger 30000 $16% 15% 16% + \ RankOrg A , 300 300 300 300 - 5 Rayrock z200 82 82 82 Readers D 5600 $12% 12 12 Va + % Redpath A ZlOO $24 23% 24 Redstone 52350 105 98 102 - 1 Reed PapA 720 $24 24 24 ReedOsIr A 1000 $6% 63/4 6% - % Reichhold 600 $23 223/4 22% Reichwt 1100 $11% 11 Va 11 Va + % Reitman z25 $13 Va 13 Va 13 Va ReitmanA 200 $14 13 Va 14 + % Repub Res 1000 67 67 67 Resservie 100 200 200 200 Revelstk 833 $12% 11% 12 + Va RevnuPrp 8750 81 80 80 - 1 Rileys D 320 105 105 105 - 5 Rio Algom 9557 $34 Va 333/4 34 Va + % Rio 580 pr Zl6 $59% 59% 59% R Little 1200 190 190 190 Roman 1611 $15% 15% 15% + Va Rothman z50 $17% 17 Va 17% Rothm2p 2150 $17 16% 16% + % Royal Bnk 6510 $29 28% 29 Royal Tr A 200 $233/4 23 Va 23 Va •+ % Russel H 900 $12% 12 12 StLCorp 500 $24 24 24 - % Schneid z50 $10% 10 Va 10% Scot Paper z37 $213/4 213/4 21% Scot York 266 229 229 229 +4 Scotts Zl4 $8 Va 8 Va 8 Ve Seagram 6665 $29 Va 29% 29% Shaw Pipe 3000 $6% 6 Va 6% + % Shell Can 9099 $16% 153/4 16% + Va Sheperd P 200 220 220 220 -25 Sherritt A 13097 $7% 7% 7% + % Siebens 1100 $113/4 11 Va 113/4 - % Sigma 400 $223/4 223/4 223/4 + % Silvmq 7000 25% 25 25 + Va Silverwd A 200 $103/4 10% 10% Simpsons 13466 $7% 7 Va 7% - % Simpson S 1968 $11 103/4 103/4 - Va Sklar M 2100 215 215 215 + 4 SklarW 1000 111 111 111 + 1 Skye Res 400 305 305 305 SkylineH 1100 375 370 370 + 5 Slater Stl 200 $9% 9% 9 Va + Va Slater 6 pr z50 $12 12 12 SlatWCan 400 $73/4 73/4 7% - % Sogepet 1700 105 101 105 + 2 Southm A 985 $253/4 25% 25% Spar Aero 300 226 226 226 - 9 Spooner 6100 24 Va 22 Va 24 Va - Va Stand 1A 200 $8% 8 Va 8 Va + % Stelco A 2527 $283/i 28 Va 283/4 + Va Steep R 3150 215 205 205 -10 Steetley 1 100 $12 12 12 Steinbg A 300 $19% 19% 19% Steintron 200 460 450 460 + 5 Strathrn A 500 130 130 130 SudCont 1500 30 30 30 Sulivan A 2500 175 167 167 - 6 SunbrstE 3000 14 13 14 + 1 SundaleO 22950 $8% 7% 8 + % La Compagnie du Trust National vient n’annoncer que les bénéfices nets des opérations pour l’année fiscale se terminant le 31 janvier 1976 se chiffrent à 52,073,400, soit $0.56 par action par rapport à $0.41 par action à pareille date l’annee dernière; l’augmentation s’élève dont à 36.6%.Cet accroissement est surtout attribué à une augmentation de 25.8% des revenus provenant des prêts hypothécaires et autres prêts.Par ailleurs, les déboursés en intérêts et ceux reliés au traitement du personnel ont continué à augmenter de façon accrue (13% et 16% respectivement).Les dépôts d’épargnes et les Superior E 2500 54 54 54 + 2 Systems D 1200 290 275 285 Tara 700 $14% 14% 14% + % Teck Cor A 10326 430 400 425 +25 Teck Cor B 2265 345 310 345 +40 Tex Can 100 $28% 28% 28 Va + % Texaco pr z!4 $42 42 42 Txsglf 4500 $32% 31% 32% + % Texmont 500 17 17 17 Texore 20000 9 Va 9% 9 Va - % Thd CGInv 100 $15 15 15 Thom Ind 1300 $6% 6% 6% ThomNA 300 $13% 13% 13% - Va Thom N pr z20 $37% 37% 37% Tombill z200 67 67 67 TorDmBk 8680 $18% 18 Va 18% - % Tor Star B 9931 $18 17 Va 18 + Va Total Pet 14600 $6 Va b 6 - % Traders A 576 $15% 15% 15% + % Trader Ap zlOO $21 20 20 Trader Bp z50 $22% 22% 22% Trade 7 Va p z48 $36% 36 36 Trader 66 w 1020 290 290 290 Trader 69w 300 480 480 480 -20 TrCanRes 9000 69 68 69+2 TransMt 2341 $9 Va 9% 9% Transair 900 180 180 180 - 5 Trnsair w 1000 1 1 1 -4% TrCanPL 31780 $12% 11% 12 Va + % TrCanApr z41 $65 Va 65 65% TrCanBpr z5 $28% 28% 28% TrCan Dp 225 $52% 51% 51% - 1 TrCan w 31080 33 28 31 +3 Trimac 300 $5% 5% 5% + % TrinChib 2500 13 13 13 - Va Trizecw 500 26% 26 Va 26% - Va Ulster Pet 1900 61 60 61 + 1 Ultramar 200 365 365 365 -15 UnAclp z20 $39% 39 Va 39% UGasA 7650 $8% 8 8% UGas 5 Va 100 $29 29 29 UGas83/4 250 $19% 19% 19% - % U Asbesto 3325 $5 490 5 +10 UCdnShar 1300 $11 Va 11% 11% + Va UCanso 4900 $7% 7 Va 7% - Va U Keno 1006 $9% 9% 9 Va + % U Siscoe 13750 $8 Va 8% 8 Va - % Uni Trust 800 430 430 430 - 5 Un Wburn 100 $9 9 9 Un Wbn w 100 325 325 325 -25 UW OG 10080 75 71 75 + 5 UnivrGas 400 410 410 410 -15 U Sections 1000 375 375 375 UppCan 3300 125 123 123 VanDer 200 390 390 390 +15 Versatile 1200 $16% 16 16 - % Versatil A 3450 $15% 15% 15 Va Vespar 4500 24 22 22-2 Vestgron 1000 $16% 16 16 VicGTr 100 $25% 25% 25% Vie G Tr pr 175 $30 30 30 - 1 Voyager P 4200 $113/4 11% 11% + % Vulcan Ind 700 $17 17 17 + % WCICan 635 $20 18 Va 20 + 2 Wajax A 1365 $143/4 14 Va 14% - Va Walk GW A18745 $323/4 32% 32% - % Warn Can 650 $73/4 7% 7% + % Wrintn 2350 $5% 5 5 Va Wstburne 12975 $12% 11% 12% + % Wburn wt 2800 $7% 7 7% + % Wcoast Pt 3825 $5% 5% 5 Va - % W Pet A p z20 $16% 16% 16% Wcoast T 1378 $24 Va 24% 24% WcostBVap 1100 $52% 52% 52% + % Wcoast w 2840 299 285 299 +14 certificats de placements garantis se sont chiffres a $1,093,561,900, soit une augmentation de 13.5% par rapport à la même période en 1975.• Le fonds de roulement de la compagnie Zodiac n’est pas déficitaire et s’établit à environ $200,000.Nous mentionnions eudi dernier que les pertes du abricant des matelas Supreme avaient laissé un fonds de roulement négatif.Or, comme le déficit a été enregistré à partir de la liquidation d’actifs, ce qui n’entraine pas de déboursés, le “cash flow'* de l’entreprise demeure toujours positif.Westeel 440 $16 15% 16 W BcasA 6400 $11% 11% 11% + % W BcasCp 175 $31 31 31 W Decalta 1425 $5% 5% 5% — % West Mine 3000 275 264 264 - 11 WSuppIsA 100 $27 Va 27% 27% + % Westfairp z70 $15 15 15 Westfield 14200 200 190 200 Westnhse 100 $24% 24 Va 24 Va + % Weston 7150 $18 17% 17% - % Wstn6pr z40 $62% 61% 62 Va White P A 200 $17% 17% 173/4 Whithorse 1440 170 165 165 - 10 WhonokA 1000 $7% 7% 7% Willroy 9080 113 113 113 - 1 Wix Corp 150 275 275 275 Woodreef 76500 70 66 68 +2 Woodwd A z50 $21% 21% 21% Y&R Prop z50 $6% 6% 6% Yk Bear 5760 247 242 247 + 7 Yukon C 400 150 150 150 + 7 Zellers 2900 425 420 425 Zenmac 11000 5 4 Va 5 + 1 Trust Units BBC R un 1650 $14 13% 13% + % BBC R wt 16100 210 191 200 BM-Rtun 18581 $143/4 14 Va 14 Va - % BM-RTwt 79934 251 238 240 - 7 C Perm un 5715 $8% 8 Va 8% + % Heitmanu 17700 $7% 7 Va 7% - Va Heitman w 18370 37 34 35 - 1 TD Realty 1165 $273/4 273/4 27% - % TDReltw 1825 224 215 215 - 6 les options Abitibi May 10 10 $2% 3 2% 12% Abitibi May 12% 5 90 105 100 12% Abitibi Aug 12% 5 160 170 165 12% Alcan May 22% 3 $4% 4% 4% 25% Alcan Aug 22% 1 $5 5% 5'A 25% Brascan Aug 10 10 $3% 3% 3% 12% Brascn Novl2% 15 190 2% 2 12% CP Ltd May 12% 3 $4% 4% 4% lo% CP Ltd May 15 1 190 2% 2 16% CP Lt May 17% 18 65 80 70 16% CP Lt Nov 17% 10 190 2% 190 16% Imp Oil May 22% 2 $2% 3% 3 23% Imp Oil May 25 2 135 160 150 23% Inco Aug 30 2 $4% 4% 4% 31% Inco Aug 35 2 150 175 155 31% Inco Nov 35 3 $2% 2% 2% 31% Mass F May 20 13 $11% 12% 12 31% MassF May 22% 10 $9% 10% 10 31% Mass F May 25 3 $7% 8 7% 31% Mass F May 30 11 $3% 4 3% 31% Mass F Aug 20 2 $12 12% 12 31% MassF Aug 22% 12 $10% 11% 11 31% Mass F Aug 25 20 $8% 9% 9 31% Mass F Aug 30 15 $4% 5 5 31% Mass F Nov 30 14 $6 6% 6% 31% Moore May 40 2 $7% 8 7% 46% Moore May 50 1 135 160 150 46% Noranda Aug 35 2 $2% 2% 2% 34'% Pac Pte May 30 10 190 2% 2 29% Pac Pte Aug 30 3 $3% 3% 3% 29% Shell Can May 15 4 190 2% 2 16% new york Marché indécis Tendance irrégulière hier à Wall Street, où l'indice des industrielles a clôturé en légère hausse un peu plus de deux points après avoir “zigzague" étroitement dans une atmosphère modérément active.Fin bonne hausse à l’ouverture, les cours se sont par la suite repliés, avant de se redresser légèrement en fin d’après-midi.Les investisseurs ont bien accueilli l'annonce d’une baisse de 7.8 à 7.6 p.c.du taux de chômage américain en février, de même que certaines indications sur un possible relâchement de la politique de crédit de la Réserve fédérale.Mais les prises de bénéfices ont continué à peser sur la cote.Le nombre des hausses l’emporte de justesse en cloture sur celui des baisses: 735 contre 713, avec 402 actions inchangées.Parmi les titres miniers canadiens en circulation à la Bourse de New York, McIntyre a perdu 1 point pour clôturer à $43, Campbell Red Lake a gagne 1-2 a $27 1-4 et Dome Mines 1-8 à $43.Dans la liste ordinaire.Inco a monté de 1-2 à $31 5-8 et Alcan 1-4 à $26.Massey Ferguson a gagné 3-4 à $32 et Hudson Bay 1-2 à $19 1-2.Canadien Pacifique a perdu 1-8 à $16 3-8.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vqntus Haut Bas Ftrm.Ch.Venta» Haul Bat Farm.CK ACF In V 58 49 48* 49 + * Crw Zell 15 209 46 45 45*+ * Addrsso 17 223 11% 10* 11 Curtis Wr 9 392 14 Vs 13% 14 + * Alcan Alu 40 936 26 25* 26 + * Dart Ind 10 254 34% 33% 34'/»- * AllegCp 24 60 10% 10* 10% Data Gen 33 685 51% 50 50*-1* Allg Lud 8 74 41% 40'/a 41%+ * Deere 11 462 67% 66% 67*+ * Allls Ch 6 1073 18% 17* 18 + * Denn Mf 9 29 29 28% 28*- * Alcoa 28 327 47% 47* 47%+ * Dexter C 13 18 18% 18 Va 18*- * AMtICI II 237 48% 48 48%+ * Dloltal Ed 36 257 171 169% 169*+ * Ambac 7 36 16% 15* 16%+ * Disney W 27 249 58% 57% 58 + * Am Hes 6 36S 18% 11* 18%— * DomeM 13 189 44% 42% 43 + * Am Airl 356 11% 10* 10%— * DowCh 17 664 111% 109% U0*+1 A Brnd 7 103 41% 40* 41 - * duPont 28 307 154% 152% 153 - * Am Can 8 245 34% 33* 34*+ * Eas Kod 28 883 108 106% 106* A Cyan 8 308 26% 26* 26*- % Eaton 14 148 36% 35% 36*- * A Home 21 1143 33% 32* 33*- % EGG 14 70 15% 15% 15* Am Mot 1554 7% 6* 6’*+ % EIPNG 8 303 14 13% 13* Am Stand 9 152 24 23* 23*- % Eltra Cp 9 21 43% 42% 43*+ * Am TT 11 1219 55% 54* 55 + % Esmark 8 334 38 37% 38 +1 Ampx Cp i»2n 7* 7* 7*+ % Ethyl Cp 7 153 45% 44% 44*- * Anacon !»l 19* 19* 19*- % ExCellO 7 41 18 17% 17* Armco St » 104 33* 32* 33 + % Exxon 8 644 88% 86% 87*- * Armst Ck 21 135 29* 28* 29*+ % Falrch 20 322 39% 383/4 39*+ * ASA Ltd 716 21* 26* 27*- 1% Fireston 10 145 24 23% 23’*- * Asarco 21 206 17* 17* 17*+ * Fluor Cp 12 758 35% 33% 35*+1* Atl Rich 14 525 14* 81* 84 +2* FM Cp 8 238 25% 24% 25*+ * Avec Cp 3 517 10* 9* 10 - * FordM 22 1581 53% 51% 53* + 1* Avec Cpf 20 28* 21* 21* Foxboro 11 78 35% 34% 35*+1* Avnet Inc 1 382 17* 17* 17*- * Fruehl 12 101 24% 24 24*+ * Avon Pd 16 464 31* 37* 38 Gard Den 17 109 29% 28% 28*.BabckW 1 161 27* 26* 26*+ '* Gen Dyn 6 81 43% 43% 43*+ * BaxtLa 28 460 40* 40* 40*+ * Gen Elec 16 678 51% 50% 51*+ * Beckmn 17 341 25 24* 25 Gn Food 12 337 29% 28% 29* + * Beech A 1 67 21* 21 21*- * Gen Inst 31 538 12% 11% 12*+ * Bel How 136 22* 21* 22* + * Gen Mills 18 445 31% 31 31 + * Benfl Cp 7 305 22* 22 22*- * Gen Mot It 1709 61* 67% 68*+ * Beth Stl 8 681 45* 45 45* .Gen Port 98 95 6* 6% 6*+ * Blck Dkr 29 436 24* 24* 24*- * GTelEI 9 1001 26* 25% 25*- * Boeing 7 452 26* 26* 26*+ * Gen Tire 8 148 22 21% 22 .Boise Cas 13 625 29* 28 28*- * Ga Pac 21 1104 52* 50% 52 +1* Borden 9 263 27* 26* 27 - * Gillette 13 208 33% 33% 33*- * Borg War 12 169 21* 27* 27*- * Goodrich 16 242 26% 25% 25*- * Bos Ed 10 24 24* 23* 23* Goodyr 10 377 23% 22% 23*+ * Brlst My 15 853 67* 66* 64*- * Gould Inc 1 125 30% 30% 30* Brit Pet 11293 11* 11* 11* Gt AP 132 12% 12% 12* Brunswk 16 571 15* 15* 15* + * GrenGint 11 31 16% 16 16 - * Bucy Er 17 112 26* 25* 25* Gulf Oil 6 1073 22% 22% 22* Burl Ind 17 161 31* 30* 31 - * Halburt 12 771 134* 133* 136*+ * Burrghs 25 364 102 100* 101*- * Heda M 19 208 17* it* 17 + * Callah M 11 210 14* 13* 14* + * Heinz HJ 12 166 50 49* 49*- * Camp RL 19 125 27* 26* 27* + * Heublein 11 194 56* 55* 55*- * Camp Sp 11 61 32* 31* 32*- * Hew Pck 35 122 106 106* 107*+ * Cdn Pac 7 69 16* 16* 16*- * High Volfg 16 19 6* 6* 6*+ * Cap CCom 15 44 49* 41* 41*- * Hobart M 16 228 28 27* 27*+ * 52 3* 3* 3*- * Moldy In 14 616 17* 16* 17 - * Cater Tr 12 593 88* 16* 17 - 1* Homestk 21 281 44* 43* 44*+ * CBS 13 525 57* 57* 57*- * Honywl 16 740 52 50 51*+ * Celanese 16 200 53* 51 51 - * Houdail a 6 11 11 12* 13 Chase Mn 5 289 88* 28* 28*- * Househ F 7 453 18 17* 17*+ * Chessle 1424 35* 35 15*- * How John 14 207 15* 15* 15*- * ChrsCrft 626 7* 6* 7*+ * Hud Bay 1 1 19* 19* 19*+ * Chryslr 2163 19* 18* 19*+ * 1C Inds 1 254 20* 20* 20* CITFIn 1 146 32* 31* 32*+ * Interlk In 6 61 39* 31* 38* Citicorp II 770 31* 30* 30*- * IBM 19 570 257* 255* 257*+1* Cities Sv 1 185 41* 41* 41*+ * IntFlaF 37 196 24* 24 24*+ * Clark Eq 11 55 31* 31 38*+ * Int Harv 19 400 21* 27* 27*+ * Clark oil 14x24 10* 10* 10* Int Mng 9 24 9* 1* 9 - * Clorox Co 13 267 13* 13* 11* Int Nickl 13 517 11* 31 31*+ * Coca Col 22 403 16* 14* 14*- 'it Int Pap 16 408 77 76* 76*+ * Colg Pal 17 720 29 28* 29 + * Int TT 9 74] 71 27* 28 + * Col Plct 5 121 7* 9 7* Itek Cp 200 14* 13* 13*- * Comsat 6 354 29* 28* 29 + Vk IU Int 5 195 10* 10* 10*+ * Con Edls 4 231 16* It* 16*+ * Jim Walt 10 207 40* 40 40*+ * Cont Can 9 143 » 21* 28*- * John Man 15 230 30* 29* 30 + * ContCp 14 193 47* 47* 47*— * Joy Mtg 10 231 40* 39* 39*- * Cont Dat 10 424 23* 21 21*+ * Kellogg 16 *8 21* 21* 21*+ * Copp Rng 94 23* 22* 11 Kerr Mg 12121 84 62* 63*- * Copw Cp 7 1 47* 47 47*+ * Kraftco 9 112 44* 43 43*+ * CPC Int 10 17 49* 44* 44*- * Krtge SS 35 541 15* 35* 35*+ * Cran# Co 5 240 70* 67* 61*-; 1 Kroehlr 4 14* 14* 14*+ * Crw Cork 1137 19* 11* il* Lib McN 10 5 1* • 1 Litton LckhdAr Loew Cp Mad SG Mallory Marathn Maralh O Marcor 1 Marq Cem Marsh Mc Mars Fd Marin M Masco Cp Mass Fer MasCp Maytag MCA inc McDonld McDn D McGrH Mclntyr Merck Merr Lyn MGM Midi Ros Min MM Mobil O Mohas Monsant Motorola Nat Distil Nat Gyp NCR Cp NL Ind Norflk W Nor Tel Northgt Northrop Nor Sim Dec Pet OtisElev Dut Mar Pac Pétri Pan Air Penn Cen Penney Pennzoil Perk Elm Pfizer Phelp D Phil Mor Pitney B Plttston Polaroid PPG Ind Prct Gm Pullman Ralston P Raym Int RCA Rdg Bate Relian El Relia Gp Rep Stl Revlon Rich Mrl Robins A Rosario St Reg P Sanders SFeln Scher PI Schlmbg SCM Cp Scott Pap Sears R Sedco Inc Shell OU Singer Skyline Smith AO Sou Pac Sparton Sperry R St Brand .-'OH Cal StOii Ind Ster Drug Steven J Stor Tech Stud Wor Sun Oil SunshM Taft Brd Technldr Teldyn Tenneco 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cependant que les valeurs à moyen et long termes baissaient d’environ un point.Les obligations de gouvernements provinciaux et de sociétés ont perdu environ 1 1-4 point.Les prêts au jour le jour étaient disponibles, vendredi, à neuf pour cent.Le rendement des bons du Trésor à trois mois est passé de 8.79 pour cent à 8.86 la semaine dernière.Et le rendement des bons à six mois a monté de 8.90 à 8.96 pour cent.OHra Dam.GOUVERNEMENT OU CANADA 3'A >r juif 7 1er dccembrt A 9U 1er fèv.7 1er juil.B 9% 1er fév.C 91» 1er avril 8'/j, 15 déc.31» 1er oct.D 7'2 1er oct.E 9=i 1er oct 8% 1er fév.1981 4'.2 1er sept.9'-;.15 juin loi» 1er oct.3®» 15 sept.oerp.197* 98'a 99 1976 98% 99 4 1977 102 103 1977 98 98'v 1978 101 101 a 1978 102% 103'« 1978 99'a ICO 1979 84 84 Va 1979 96’a 97 1980 1013* 102% 99 99% 1983 76% 77 t 1994 97-1 98% 1995 100% 101'a 1996 45% 46% A Echangeables pour des obligations de 9!i«b du 1er fév.'982.B Echangeables pour des 9% du 1er fév.1980.C Echang;aoles pour i-s »t«Si du ;er oct.1984 E Echangeables pour des 9%>i du 1er oct.1985.PROVINCIALES BC Hyd.8% 2 janv.1982 (A) BC Hyd.10 15 oct.2000 N.B.E.9, 15 mai 1981 N.B.E.10% 15 mai 1995 NF Labr.10% 15 déc.1995 N.B.E.10',2 15 oct.'996 (E) P.Ont 10a 10 déc.1987 (B) NFLD 10' V 15 oct.1996 (Cl P- Ont.9 1er juil.1998 (D) PrQué9% 10 nov.2000 Pr Que 10>», a sept.1999 Pr Sask.9, 2 déc.1981 Pr Sask 9îe, 3 nov.2'000 Pr Sask 10, 2 déc.199?)i-t Hyd.10'», 30oct.2000 Or,'.Hyd.10'.29 jan.2001 Ont.Hyd 10 .30 oct 2CC0 96% 97% 101 101% 96% 97% 97% 98% 98 98% 100'a 101 102 102% 101% 102% 97% 98% 101% 101% 97% 91 i0C% 101% 100% 101 4 V7.97% 82 83 100 103% 101-4 104% Offra Dam.1981 97 98% 1999-89 95% 96% 1991.87 82% 84% 1996-94 79% 80% 199-94 17% 19*.Pr .V.anit 9, 5 oéc °r Manil 10 5 déc.A.G.7' v, 15 déc.Pr NB 73/», Imars Man Tel 8% 1 mars iai Echangeâmes pour des 10% 15 oct.1983, (B) Echangoablas pour des 10%.15 oct.1981.(C) Echangeables pour des 9% 1er juillet 1983, (DI Echangeables nour dis 9% 10 nov.1983.(E) Echangeables pour des 9% 10 déc.2000.SERVICES PUBLICS Alta Gas )!Je 1 aoOt 1995 102% Bell 9% 1 avril 1999 es BC Tel 10".I avril 1995 v»"» Mar-Tel 11".15 juin 1990 100'2 Nor 4 Cen 9% 15 jan.1990 88 TrCda PL 11% With.1995 102 industrielles 1980 95% 703''» ?5',a 95% 101% 90 103 Bell 8 Bell 9îe 1999 95% BC Tel 10'.» 1995 96 Alcan lo>» 15 nov.1994 98% B de M 10% 15 août 1960 101% A.CIBC 9% 1 jan 1995 99 Dofasco lore 15 mai 1995 102 Dofasco 10% 15 mars 1996 «8% lmp OU 9% 15 fév.1995 95 Banq Roy 10 1er déc 1994 100% Slelco 9%, 1er avril less 95 Ç.Steinb 10% 15 déc 1994 100"« O B7D 7%, 1er avril 1993 94% Seagrams 9% 1er juin 199$ 992.Ss»8r*.'O’A 1er juil 1900 102V» ,',PL, l02«, J I9v.1996 .01 y; carb 10% 15 juin 199$ 100-, loi îî*.n#,îl,,M B‘>ur P** obiigalic ml pJhl * .tït*nt '• * tenver 19 E,ch*'ifle«b!es pour des *>o!.aati« de 19».échéir.t le 1er déc.1914.f4W 96 98 99’ 102 99' 102 V 9V«r6 95V: iOH 95’ ICM 95,/ 100' 1025 101V 101 fonds mutuels CMFA Members AGF Group Amer Grwlh 469 Cdn Gs Egy 12.66 Cdn Sec Glh 5 23 Cdn Trusteed 4 41 Corp Invest 546 Corp Inv Stk 4.79 Gwth Equity 5.94 Japan 7.70 nMoneyMkf 10.00 Special 3.00 All Canadian Gr Compound S.37 Dividend 5.72 Northrn Egy 3.33 RevenueGth3 60 Venture 2.95 4000 3.80 Celvln Bullock Gr Acrofund 1.15 CIF 4.44 Eaton Croup Commwth 1318 Growth 8.17 Income 4.45 Internatnl 6.15 Leverage 3.78 Venture 335 Viking 5 22 Guardln Group Enterprise .84 GIS Comp 9.21 nGISInomee2 88 yGrwth Fundi.59 North Amer 3.41 Mutual Acu 5 48 Mutual Inc 4.64 Sec Income 9.43 WorldEquItyS 36 Investors Group yGrowth 1130 ylnternatnl 562 yJapan 8.21 yMortgaoe 4.79 yMutuel 5.31 yRetiremnt 5.53 yProvIdt Mu 7.00 yProvIdt Stk 5 12 vNef Rei G*h 3 79 Planned Investor Canada Cum S.05 CenadeGrth 6 21 Pld Resourc$4,!5 Pld Sec Inc 5 33 Taurus 4.24 Prat of Revenu Gr Américain 1.12 Canadien 656 Retraite 6.13 Prevest Mul 6 98 Prudentiel Gr Growth 5.78 Income 5.03 Sevlngi Invest Gr American 112 Canadian 6.S6 Retlremnt 6.13 United Bend Shr yRoyFund 6.16 yRoyFnd Inc 4.98 United Group y 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Netrusco 14.1 NW Group Canadian 4.1 Equity 6.7 Growth 5.1 xOne Wm St 14.1 xOppenhmr 6.4 Pemberton Gr nPacIflc Dlv S.3 nPaclllc Inc 2.7 nPadflc Res 2.7 nPaclllc Ret 5.C nPaclllc US 4.4 PHN Group yBond 70.1 yCanadian 8C yFund 14.1 y Pooled 29 1 nyRRSP 114 PMF Manegmt nPenslon Mu 6.4 nXenadu Fd 3.4 Principal Or Collective 51 Growth 4.; Venture $1 x Putnam ScotlaM Op Scotlpfnd Scotlatd Mtg Sterling Eqty 4 xTech 7 Temple Gth 9 Trane Canada i A 5 C 11 Special 4 Vanguard S Western Grth 4 10 l’actualité économique Le Devoir, samedi 6 mars 1976 * 11 Petro-Canada négocie l’acquisition de la filiale canadienne d’Atlantic Richfield La livre à moins de deux dollars par Michel Nadeau Pétro-Canada est sur le point d’acquérir tous les actifs de la filiale canadienne de la compagnie Atlantic Richfield de Los Angeles.Le ministre de l’Énergie, M.Alastair Gillespie a confirmé la nouvelle voulant que la société de la Couronne procède présentement à l’évaluation des propriétés pétrolières et gaziè- Les Papiers Reed Ltée a annoncé hier que les bénéfices nets avant revenu de poste extraordinaire pour les douze mois terminés le 27 décembre 1975, étaient de $12,309,000 soit $1.29 par action ordinaire.Les bénéfices nets de la filiale à 86.3% du groupe Reed de Londres pour la période correspondante de l'année dernière s'élevaient à $34,257,000 soit $4.91 par action ordinaire, les ventes de 1975 ont été de $369,067,000 comparativement à $303,201,000 en 1974.La diminution des bénéfices au cours de l'année est due en grande partie aux grèves de longue durée qui ont interrompu la production et à la récession nord-américaine qui a réduit la demande de nombreux produits Reed.Les bénéfices du dernier trimestre ont été inférieurs principalement à cause de l’arrêt de travail à l’usine de Québec (Limoilou) pendant presque toute cette période.Ceci a affecté les usines en participation en Colombie-Britannique pendant presque tout le mois d’octobre.Les résultats du quatrième trimestre comprennent une res de ARCAN.Pétro-Canada devra fournir une réponse définitive d’ici trois mois.Pour sa part, le président de Atlantic Richfield, M.Robert O.Anderson a déclaré au siège social de la compagnie que la direction souhaitait maintenant concentrer ses énergies et ses ressources au développement charge extraordinaire de 1,499,000 dollars provenant des pertes subies lors de la fermeture de l'usine des revêtements Muraux Sertex à Eatontown, New Jersey.M.R.W.Billingsley, président et directeur général des Papiers Reed Ltée a précisé.“À l’heure actuelle, nous ne pouvons pas déterminer l’impact des lignes directrices fédérales concernant les salaires et prix sur la compagnie.Cependant, nous prévoyons une nette amélioration des bénéfices en 1976 comparativement à ceux de 1975.Nous nous attendons à ce que les dernières négociations salariales soient réglées sans une interruption sérieuse de la production comme ce fut le cas en 1975.Les actions privilégiées de la compagnie se transigent présentement à leur sommet de $24 après avoir touché $20 $19 l’an dernier.En janvier, le titre cotait $21 et a gagné trois points dans l'accélération du marché en février.Toutes les actions ordinaires sont entre les mains de la compagnie-mère britannique.de certains projets à l’intérieur des frontières américaines.La vente des actifs canadiens, évalués à $400 millions par Atlantic Richfield, signifierait la cession d’environ 20% des actifs de cette compagnie pétrolière qui vient au 8ieme rang des Séants du pétrole avec un chif-re d’affaires d’environ $7 milliards.ARCAN produit environ 23,000 barils nets par jour de pétrole brut (38,000 barils bruts) ainsi que 65 millions de pieds cubes de gaz naturel.Elle contrôle également d’importants • champs inexplorés et possède certains intérêts dans la région des sables bitumineux de l’A-thabaska.À moins d’un désaccord profond sur le prix, il est probable ue le president de Pétro-anada, M.Maurice Strong donnera une réponse positive à l’étude présentement en cours.Il s'agirait alors pour Pétro-Canada d’une première acquisition quelques mois seulement après sa création.Son budget d’opérations pour la première année prévoyait des dépenses de $50 millions mais les coupures annoncées récemment par Ottawa ont ramené ce montant à $10 millions.En janvier dernier, un porte-parole de 1’ entreprise annonçait qu’un montant de $100 millions était disponible pour d’éventuels projets d'acquisitions.De par sa loi constituante, Pétro-Canada peut obtenir d’un gouvernement fédéral $500 millions à la suite de souscriptions d’actions.De plus, Ottawa peut garantir des emprunts jusqu’à concurrence d’un milliard de dollars.La naissance de la Société nationale des pétroles du Canada a tardé en raison de l’obstruction de l’Opposition qui voyait d’un mauvais oeil l’entrée de l’État dans le raffinage et la distribution de l’essence.On souhaitait voir Pétro-Canada se limiter à Reed: les profits dégringolent de 74% MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Montréal 107 288-2152 Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.entretien industriel - commercial résidentiel Plus de 25 ans d expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal INVESTISSEMENTS CANADIEN PACIFIQUE LIMITÉE AVIS DE DIVIDENDE -ACTIONS PRIVILÉGIÉES, SÉRIE A Le public est avisé qu'un dividende de 2% % (47.5 cents' par action) — versement semestriel payable le 1er mai 1976 - sur les actions privilégiées rachetables et convertibles avec droit de vote, 444% cumulatif, série A de la compagnie a été déclaré payable le 1er mai 1976 aux actionnaires inscrits à la fermeture des registres le 9 avril 1976.Par ordre du Conseil.Le secrétaire, Q.S.MacLean.Montréal, Québec, le 4 mars 1976 l’exploration.Mais le gouvernement fédéral veut faire une brèche chez les producteurs de pétrole qui dans une proportion de 90%, sont sous contrôle étranger.Un premier pas en ce sens a été fait il y a quelques semaines lorsque la Corporation de développement du Canada a fait l’acquisition de la plus grande partie des actifs de la firme Ten-neco.Dans son rapport annuel rendu public hier, cette dernière société mentionne des faits intéressants: “Tenneco en est venu à la conclusion qu’elle n’avait plus la possibilité d’exporter vers les USA du pétrole canadien.Nous n’avions aucun projet pour percer dans le secteur du raffinage et de la distribution il les nouvelles taxes découragent tout nouvel investisseur en ce domaine.” Ainsi, le gouvernement fédéral entend participer directement à la mise en valeur de l’or noir au Canada.Déjà, on a annoncé que Pétro-Canada se mettra à la recherche du gaz naturel au large des côtes du Labrador.Le grand mystère demeure en ce qui concerne la participation de Pétro-Canada dans l’exploration dans le grand Nord.On affirme que la compagnie pourrait prendre un chemin parallèle à celui de Panartic Oils dans lequel Ottawa détient un intérêt de 45%.Chose certaine, le gouvernement fédéral ne veut pas avantager la société d’État aux dépends des entreprises du secteur privé.Ce dernier continuera à fournir le gros de la production canadienne a déjà mentionné M.Macdonald alors qu’il était ministre de l’Énergie.Stelco forcée de réduire son rythme de croissance A la suite de l’affaisement de la demande pour l’ACIER et de la détérioration de la conjoncture, la compagnie Stelco a décidé de mettre la pédale douce sur le rythme de construction de son aciérie intégrée au lac Erié.Les dates de parachèvement des différentes étapes du projet ont été repoussées afin de tenir compte de ces nouveaux facteurs et de la trésorerie de la compagnie.Les profits ayant fondu de 20% l’an dernier, Stelco a dû puiser $250 millions sur les marchés financiers pour poursuivre son programme d’immobilisations.L entreprise a dépensé l’an dernier plus de $230 millions en investissements et près de $150 millions ont été consacrés au projet du lac Erié.L’entreprise a amorcé la construction ou la rénovation de nombreuses usines en 1973 et 1974 alors que l’industrie sidérurgique connaissait une période de grande prospérité.Aujourd'hui, pour terminer La compagnie Ranger Oil a annoncé hier que sa filiale britannique avait trouvé du pétrole en mer du Nord.Le puits, situé à 65 milles au sud-est des champs pétrolifères Forties, donnerait environ 3,000 barils par jour par un tuyau restreint d’aspiration.La découverte a été faite dans le quadrilatère 23/27.Les tests ont montré l’absence d’eau de même qu’une gravité de 40 de- les projets d’importance, dont la première phase de l’aciérie de Manticoke, Stelco a prévu des investissements de $1.1 milliard au cours des sept prochaines années.Avec $380 millions, l’inflation comptera pour 35% de ces dépenses.Le président, M.J.P.Gordon a déclaré, dans son message aux actionnaires rédigé dans le rapport annuel de 1 entreprise publié hier, qu’il ne faut pas s’attendre en 1976 à une amélioration de la rentabilité en raison de la hausse constante des coûts.M.Gordon prévoit que la demande pour l’acier se raffermira au cours des prochains mois si l'expansion économique se poursuit comme prévu au Canada et à l’étranger.Le niveau élevé des ventes ne signifie pas pour autant une augmentation des profits.Avec des ventes records de $1.2 milliard en 1975, la Compagnie a vu ses gains nets reculer de $111 millions à $89 millions.Les taux grés en ce qui concerne le pétrole sulfureux.La ratio pétrole/gaz s’établit à 650 pieds cubes par baril.Ranger Oil détient 47.06% du puits et la firme Scottish Canadian Oil and Transportation est majoritaire avec 52.95% des actions du projet.A la Bourse, le titre a immédiatement réagi pour gagner un point et atteindre 165/8.de rendement sur les ventes, l'investissement et l’avoir des actionnaires ont été en 1975 les plus mauvais de la dernière décennie à l’exception de 1969 où un arrêt de travail a interrompu la production durant 80 jours.L’an dernier, la compagnie a signé différentes conventions collectives qui ont porté le salaire moyen de $249.15 à $280.85.Cette croissance des coûts de la main-d’oeuvre pourrait se poursuivre mais à un rythme moindre en 1976.Les frais d'intérêt s’élèveront considérablement cette année Sue la dette à long terme a é passant de $165.5 millions à plus de $361 millions.La faiblesse actuelle de la demande incitera la compagnie à se montrer plus prudente dans ses projets futurs d’expansion.Actuellement, toutes les améliorations prévues se situent dans l’extraction du minerai de fer au Minnesota et dans la rénovation de certaines usines en Ontario.Au Québec, le rapport annuel ne mentionne aucune dépense à venir dans les quatre usines de Contrecoeur, Lachine et Montréal de même qu'aux mines Hilton et Wabush où Stelco possède des intérêts substantiels.• Le président de la Compagnie Shell, M.William Daniel, a déclaré que la compagnie projetait de développer prochainement le gisement découvert récemment en Alberta.Selon M.Daniel, c'est la plus importante découverte faite ces récentes années.L'an dernier Shell a produit une moyenne quotidienne de 621 millions de pieds cubes de gaz naturel, soit une augmentation de plus de 3% sur l’année 1974.En 1975 les profits ont augmenté d'environ 2% pour atteindre 144.8 millions de dlrs.Ranger Oil découvre du pétrole en Mer du Nord LONDRES (Reuter) — La livre sterling a été soumise hier à de fortes pressions sur les places européennes.A Londres, les cours de la monnaie britannique sont tombés pour la première fois en-dessous de deux dollars tandis qu’à Francfort, la livre s’échangeait en fin de séance à 5.095 marks se plaçant loin en-dessous de son dernier point bas officiel de 5.142 marks enregistré le 12 février.La baisse de la monnaie britannique à Francfort a également desservi le dollar, qui est tombé en fin de séance à 2.5690 marks contre 2.5820 au fixing de la journée.A Zurich, la valeur de la livre en francs suisses a perdu 6 centimes.Elle est en effet tombée à 5.1450-1550 francs contre un taux d’ouverture de 5.2120-55.De l’avis de certains opérateurs, l’effritement des cours du sterling est partiellement conditionné par la faiblesse des autres monnaies, notamment française et italienne.A Londres, c’est pratiquement sans intervenir que la Banque d’Angleterre a laissé le sterling tomber en-dessous du cap psychologique des deux dollars pour se stabiliser aux alentours de 1.9950 dollars.La dépréciation pondérée de la livre par rapport aux principales monnaies occidentales depuis décembre 1971 atteint maintenant 31 pour cent.Au cours des deux derniers jours, la livre a perdu 3.5 cents par rapport au dollar.Cette tendance continue d’être déterminée par le fort taux d’inflation enregistré en Grande-Bretagne et par le fait que la baisse des taux d’intérêt britanniques, contrastant avec la hausse des taux américains, a réduit l’attrait relatif de Londres pour les conversions de capitaux en sterling.Selon certains banquiers, la Banque d’Angleterre aurait acheté jeudi pour 150 à 170 millions de dollars en monnaies étrangères afin de renforcer ses réserves.De même source, on estime que la livre a atteint un taux réaliste qui n’est cependant pas trop bas pour pousser les investisseurs étrangers en sterling, notamment les pétroliers arabes, à déplacer leurs capitaux hors de Londres.A Rome, la lire a enregistré une baisse de 4 pour cent à l’issue de la première semaine de réouverture du marché des changes.Cotée toùt juste au-dessus de 800 pour un dollar, elle a perdu 16 pour cent de sa valeur depuis la suspension des interventions de la banque centrale le 21 janvier.LES ÉCURIES D'YOUVILLE sous-location Immeuble indépendant, entièrement climatisé, moquettes.3,640 pi.car.divisés.Cour intérieure.Disponible: 1er mai 1976 Tél: 849-2388 Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL CREPEE DES DIVORCES COUR SUPERIEURE (Chambre de la Famille) NO: 500-12-058403-761 MARV DUJKA.Requérante contre IL EST ENJOINT à l'intime.Michael Zipay.è l'intention duquel une copie de la requite a été laissée au gratte de cette Cour, de comparaître dans un delai de soixante (60) jours.Montreal, le 23 lévrier 1976 CLAUDE DUFOUR GREFFIER Mes Cerinl, Jamieson.Salmon.Findlay.Watson.Souald & Harris Avocats de la requérante CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES COUR SUPERIEURE (Dlviaion daa Divorces) N0: 500-12-048116-754 DAME JEANNE D'ARC PARENT, résidant et domiciliée en les die et district de Montreal REQUERANTE vs MAURICE GONTHIER.d'adresse inconnue INTIME PAR ORDRE 0E LA COUR L'intime MAURICE GONTHIER est par les présentes requis de comparaRre dans un delai de trente (30) jours, à compter de la dernière publication.Une copie du Jugement Conditionnel de divorce rendu le 11 décembre 1975 par ['Honorable Juge IVAN BISAILL0N a ete laissée au grette dl la Cour supérieure de Montreal à son intention MONTREAL Ci 2 mars 1976 A.BEAULIEU Reg.Adjoint Mes ROBERT DESJARDINS 4515 ouest rue Notre-Dame Montreal.QUE.PROCUREUR DE LA REQUERANTE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500 05 003408-760 Pacific International Equities Corp .corps politique dOment incorpore suivant la loi, ayant son siege social et principale place d'affaires au 5233 rue Ferrler.Suite 806 en loi Cite et District de Montreal Demanderesse contre Manuel Gouveil.manoeuvre, d'adresse Inconnue Défendeur PAR ORDRE DE LA COUR Le Defendeur.Manuel Gouvtla.est par les pressâtes requis ds comparaître dans un délai de vente (30) jours de Is derniers publication Une copie du Bref d'Assignatlon ainsi que de le Declaration i ete laissée au Greffe de H Cour Supérieure de Montreal.« son intention Prenei de plus avis qu i ditaut par vous de signifier et de déposer vove comparution ou contestation, dans Iss dilils susdits.I» Demanderesse procédera i obtenir cgnVl vous pir diteut un jugement Oins II présente cause , Montreal le 24 tivrler 1976 Me Phillips l Vineberg.t Place Ville-Maire.Suite 930.MonViaL Quebec Procureurs de la Demanderesse REMEMBRANCE INVESTMENT CORP.AVIS Avis est par les présentes donne que REMEMBRANCE INVESTMENT CORP une corporation constituée en vertu de la loi du gouvernement du Quebec ayant son siege social dans le district de Montreal, et Province de Quebec, s'adressera au ministère des Consommateurs Cooperatives et Institutions Financières.Quittée, pour obtenir la permission d'abandonner sa charte selon les dispositions de la loi du gouvernement du Ouibec.GATE i MONTREAL, ce Elimé jour de mars, 1976 (Signe) Michel Zimmerman Secretaire CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC TRANSFERT - REGLEMENT 2C ARTICLE 2 59.1 PRENEZ AVIS qu en conflrmltt de l'article 39 de la loi William R Pattlson.de Toronto, s'adressera i la Commission des Transports du Ouibec pour être autorise i transférer 525 actions communes el 700 actions privilégiées qu'il détient dans Kingsboro Couriers Ltd., détentrice du permis 121924-V.ayant sa place d'affaire i: 1065 Mon.trial Toronto Highway Dorval et son siege social i 73 Chauncey.Avenue.Toronto, 1 Alltrans Holdings (Ontario) Limited.f5f City Center Drive.Mississauga.Ontario L5B-1M7 Alltrans Holdings (Ontario) Limited, est une filiale de Alltrans Express Ltd diji détentrice de permis de la Commission qui connaît sa svueture corporative Tout intéresse peut contester cette demande de transfert déposée a ladite Commission, dans les quave (4) jours de la première parution de cet avis en s adressant 1 la Commission des Transports — 505 est.rue Sherbrooke — Place du Cercle.Montreal.tere publication: jeudi 4 mars 1976 2lime publication: vendredi 5 mars 1976 3ieme publication: samedi 6 mars 1976 SIGNE ADRIEN R PAQUETTE, C.R.PAQUETTE, PAQUETTE PERREAULT 6 RIVET CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division dss Dlvorcss) NO 500-12-058592-761 ANDRE COTE, epoux commun en biens de Lite Le-boeut.résidant et domicilii dans tel ville et district de Montreal Requérant vt LISE LEBOEUF.d adresse Inconnue.Intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimée Lise Leboeut.est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 60 |ours de la dernière publication Une copie de le requite en divorce a ete laissée t le Division des Divorces i son intention Prener de plue avis qu'l ditaut par vous de signifier et de diposer une comparution ou contestation dans les délais susdits, le requirent procédera i obtenir contre voue, par diteut.un jugement de divorce eccompegni de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu’il sollicite contre vous MONTREAL le 1er mars 1976 (S) A BEAULIEU REGISTRAIRE ADJOINT Mes Hirgreaves.Monetti.TrudeT Leduc 6850 est Sherbrooke, suite 350 Montréal.Oui Cour Supérieure.Canada.Province de Ouibec.District de Montreal - NO 12-058373-766 -Maurice Amiot.sergent, domicilii et résidant au 2071, rue Bossuet, dans les cite et district de Montreal.Requérant -vs- Pauline Conway, ménagère, de lieux inconnus.Intlmie — Par ordre de la Cour, l’intimee est.par les présentes, requise de comparaître dans un dilai de 60 jours suivant la derniire publication.Une copie de la Requite en divorce a été laissée i son intention au bureau de la Cour Supérieure de Montreal Prenez avis de plus qu'a défaut par vous de slgnitier et de déposer votre comparution dans les datais susdits, le requérant procédera â obtenir un jugement par défaut contre vous.Montreal, ce fer mars 1976 — PA Beaulieu.P.A.CSM — LEO C.Marcotte, avocat.615 ouest, boul Dorchester, Suite 1010, Montréal 101.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC AVIS POUR DEMANDE DE TRANSFERT REGLEMENT 2C, ARTICLE 2 59 1 PRENDEZ AVIS qu'Andri Sénical détenteur du permis no.10499-V des dossiers de la Commission des Transports du Ouibec se prévalant des dispositions de la réglementation 2C.article 2 59 t s'adresse a la Commission des Transport du Ouibec dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son systems de transport y compris tous les droits, titres, intirits et privilèges mentionnés a toutes et chacune des clauses dudit permis en laveur de Rayuald Duceppe demeurant au 150 Place Blsson, a Delson TOUT imatessi peut contester cette demande de transfert, déposés â ladite Commission, dans les quatre (4) jours de la premiire parution de cet avis en s'adressant a la Commission dss Tris-ports — 505 Sherbrooke est.Place du Cercle, Montreal PUBLICATIONS: Jeudi le 4 mars 1976 Vendredi le 5 mars 1976 * Samedi le 6 mars 1976 SIGNE: FRANCOIS PERREAULT PAQUETTE, PAQUETTE.PERREAULT.RIVET t Groleau CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE Chambra da la Familla (Dlvorcaa) NO 500-12-058636-766 ALBERT MACKENZIE JONES.Rsquirint C ELSIE LEE BROWN.Intlmie PAR ORDRE DE LA COUR L’Intimée ELSIE LEE BROWN, est par les présentes requise de comparaître dani un délai de soixante jours ds II derniers publication Une copls de la Requite en Divorce a ete lelsste i II Division des Dlvorcss à son intention Prenez de plus avis ou a défaut par vous de lignifia et de déposer votre Comparution ou Contestation dans les délits susdits.Il Requérant procédera i obtenir contre vous, per défaut, un jugement de divorce accompagne de toute ordonnance accueillent les mesures accessoires qu'il solllclti contre vous MONTREAL, le 2 mai 1976 (S) A.BEAuLIEU REGISTRAIRE -ADJOINT Mes LAFOREST BIBEAU t CARRIERE 4060.rue Wellington.ItO.VERDUN.QUE H4G tV4 Tü 761-4836 Avocats du Requérant HARUNI METAL PRODUCTS LTD.AVIS Avis est par les présentes donne que HARUNI METAL PRODUCTS LTD une corporation constituée en vertu de la loi du gouvernement du Québec et ayant son siège social dans le district de Montréal, et Province de Québec, s'adressaa au Ministère des Consommateurs Coopaatives et Institutions Financières.Québec, pour obtenir la pamlssion d'abandonner sa charte selon les dispositions de la loi du gouvanement du Québec DATE A MONTREAL, ce 2e jour de mars.1976 (Signé) MICHEL ZIMMERMAN Secrétaire CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE N0: 500-02-004151-762 RICHARD LEDUC, administrateur, domicilié et ri.sldant au 979 Place Leblanc, en les cité et district de Joliette.demandeur vs ROBERT E GORDON, gentilhomme, domicilie et résidant au 1385 rue Chanteclac.en la Cité de S1-Bruno.district de Montréal.détendeur AVIS IL EST ORDONNE au défendeur en cette cause de comparaffre au greffe de la cour dans un dilai de un (1) mois i compta de la première publication de celte ordonnance Une copie de la déclaration du demandeur a du bref d’assignation ont été laissées au défendeur au greffe de la cour à son Intention.Signé i Montréal, ce 3ieme jour de mars 1976 A BEAULIEU Protonotalre-adjolnt ds la Cour Supérieure Mes Gagnon.Baztnet 6 Ass avocats 820 Notre-Dame Joliette.P Q.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division dss Dlvorcss) NO 500-12*058417-761 GASTON BOISVERT, résidant a domicilié en les cité a district de Montréal REQUERANT vs DAME LOUISE POITRAS BOISVERT, présentement d'adresse Inconnue INTIMEE PAR ORDRE DE LA COUR L intimée DAME LOUISE POITRAS BOISVERT est par let présentas requise de compareltre dent un dtlil de 60 jours de la dernière publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée a la Division dss Divorces de Montreal t son intention.Prenez de plue avis, qui dttaut per vous de signifier a de diposer votre comparution ou contestation dans les dtlaii susdits.Is reoutrant procédai i obtenir contre voue par défaut, un juge-ment de dlvace eccompegni de toute adonnence accueillent les mesures accessoires qu'il sollicite contre voue Montreal, ce 2 mas 1976 A.BEAULIEU Reglstrelre-adjolnt Mas CHABOT DOWNS LAURIER A CERE 356.90lème Avenue Cite de LiSelle.DUE PROCUREURS DU REQUERANT CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT 0E MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) N0: 500-12-058519-764 DAME THERESE DENOMME DURAND Requérante C JOCELVN DURAND, de domicile inconnu Intimi PAR ORDRE DE LA COUR L'intime Jocelyn Durand est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la requite en divorce a ete laissée à la Division des Dlvaces à son intention Prenez de plus avis qui defaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante accédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous Montréal, le ta mars 1976 REGISTRAIRE CLAUDE DUFOUR Me Germain Charbonneau.avocat 3270 boul Langeller ste 300 Montreal, P.0.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS OU QUEBEC AVIS POUR DEMANDE DE TRANSFERT REGLEMENT 2C.ARTICLE 2 59 f PRENEZ AVIS que la corporation St Donat Express Inc.Détentrice du pamls portant le no 21254-V des dosslas de la Commission des Transports du Québec Intame la Commission des Transports du Québec et soumet à son apaoba-tion le changement des actionnaires suivants: JEAN-CLAUDE ST-JEAN.LORENZO HACHE.JEANNINE LAMARRE: afin qui l'avenir les actionnaires de la capai-tlon soient a deviennent: ANNY CHARETTE PRESIDENTE 625 rue Principale St-Donat, Québec 96 actions adlnalres GUY GAUDET VICE-PRESIDENT 625 rue Principale ,St Donal, Québec t action adlnelre ROBERT AY0TTE SECRETAIRE- TRESORIER Rivière Plmblna ST Donal.Québec?t action adlnelre Tout intéressé peut contesta cette demande de transfert, dépotée à ladite Commission, dans les quatre (4) jours de la aemiae parution de cet •vis en s'adressant i le Commission des Transports — 505 Shaaooke est — Place du Cade.Montriil Publications jeudi.4 mai 1976 Vend,edi.5 mai 1976 Samedi.6 mai 1976 (S) ERANÇOtS PERREAULT Piquette.Piquette.Perreault, Rivet 6 Groleau CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No: 500-12-056480-769 DAME ANTOINETTE JOLY, épouse commune en biens de William Sanscartler.domiciliée et résidant au 3643 est.rue Jean-Talon, dans les cite et district de Montréal.Requérante.-vs- WILLIAM SANSCARTIER.sans résidence connue: Intime.PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimé WILLIAM SANSCARTIER est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la daniae publication Une copie de la requête en dlvace a été laissée â la Division des Divorces A son intention Prenez de plus avis qu'à ditaut par vous de signifia et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits.la requérante procédera à obtenir contre vous, par délaut.un jugement de divace accompagne de toute adonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous MONTREAL, ce 9 tévria 1976 Claude Dufour REGISTRAIRE ME ISABELLE LAFONTAINE.Avocate 400 est.rue Jarry Montreal.P Qui CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO 500 05-003805-767 LE COMITE CONJOINT DE L'INDUSTRIE DE U CONFECTION POUR DAMES DANS LA PROVINCE.DE QUEBEC Créancier-Requérant et ANDRE GAUDET M ROBERT JULIANO, Débiteurs a LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D ENREGISTREMENT DE MONTREAL Mls-en-cause AVIS ORDONNANCE DE LA COUR Le débiteur.Robert Jullano.est requis par les présentes de remédia au ditaut Imputé contre lui a ce.dans un délai de soixante (601 jours suivent le dernière publication de ca avis Une copie de l'avis de soixante (60) jours dOment enregistré le 20 fivrla.1976.sous II no 2669258 i la Division d'Enregistrement de Montreal a portant sur un immeuble connu a désigné comme aent les lots 175-689-2 a 175-690-1 de la paroisse de Montréal avec maisons dessus construites portant les numéros civiques 4569 a 457f avenue Harvard dans iss Cite a District de Montréal, a une copie de l'Acte de Quittance Su-brogatlve date du 28 janvla.1976.signé devant le notalrs Guy J Coupai a enregistré I la Division d Enregistrement de Montreal le 16 tlvrla 1976 sous le no 2665997 par la Compagnie Royal Trust I La Comité Conjoint de l industrie de la Contectlon pour Dames dans la Province de Quebec ont ai laissées 11 intention du débiteur.Robert Juliane au Greffe de la Cour Supérieure du District de Montreal.10 ta, rut Craig DATE A MONTREAL, la 2 mars.1976 A BEAULIEU.Protonotalre-Adjotnt Miyaovttch.Goldstein i Flanz Procureurs de Créancia-Requirint 1255 rue Unfvaslt# Suite 900 Montriil CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE N0 : 500-05-002943-767 JACQUES MARTIN et GILLES DESSUREAULT tous deux résidant a domicilies à ville de Laval district de Montréal, et faisant affaires ensemble sous les nom et raison sociale de "LE CLUB MADELA ENRG" au 1235 Jean de Briboeul.Ville de Laval district de Montréal DEMANDEURS vs VITTORIO UTTERI0 el DAME GRAZIELLA PETRELLI autrefois tous deux résidants et domiciliée en les cité a distria de Montreal, présentement d'adresse inconnue DEFENDEURS ET LA BANQUE CANADIENNE NATIONALE 6 ALs Mis-en-cause PAR ORDRE DE LA COUR Les défendeurs VITTORIO LITTERI0 a DAME GRAZIELLA PETRELLI sont par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours, a compta de la daniae publication Une copie du Orel d assignation et de la declaration a été laissée au gieffe de la Cour supérieure de Montréal i leur intention MONTREAL, ce 2 mars 1976 CLAUDE DUFOUR P A CSM Mes NOLIN MARANDA 6 FORTIER 612 St-Jacques.>806 Montréal.QUE PROCUREURS DES DEMANDEURS CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC AVIS POUR DEMANDE DE TRANSFERT REGLEMENT ?C ARTICLE 2 59 t PRENEZ AVIS que Banard Proulx taisant affaites sous le nom a raison sociale de Location Proulx Enrg au 5250 de la Rue Angora a Terrebonne district de Terrebonne, se prévalant des dispositions 2C et plus particuliérement des «tides 2 59 t s'adresse 4 la Commission des Transports du Québec afin d’obtenir la permission de transféra tous les droits, titres intérêts et privilèges qu 'il paient dans le pamis 2046-0YV » la compagnie Location Argo Inc laquelle a son siège social au 1550 de la rue Montarville é Boucherville Province de Québec La reparution des actions de la corporation se lit comme suit: ROLLANDE 0UPUI5 PRESIDENTE 75 actions ordinaires JEAN-MARC DUPUIS VICE-PRESIDENT 10 actions ordinaires ANDRÉ DUPÇIS SECRETAIRE TRESORIER 15 actions nrdtnaires NB Si le transfert élan accorde la clause a court terme saa opérée au 1550 de la rue Montarville à Boucherville dans la Province de Ouihec Tout intéressé peut contester cette demande de translert.déposée a ladite Commission, dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s'adressant a la Commiasion des Transports - 505 est rue Sherbrooke - Place du Cercle - Montréal Publications: jeudi, 4 mars 1976 Vandradl.5 mars 1976 Sémedl.6 mars 1976 SIGNE FRANCOIS PERREAULT PAOUETTE PAQUETTE PERREAUlT RIVET 6 GROLEAU T00T00 INC AVIS est par les présentes donné que T00T00 INC .une corporation constituée selon la Loi des Compagnies et ayant son siige social dans la Cité de Montréal, s'adressera au ministre des Institutions financières.Compagnies et Coopératives de la Province de Québec pour obtenir l abandon de sa charte selon les dispositions de la Loi des Compagnies DATE a Montréal, Ouibec.ce 9e jour de lévrier 1976 HUGH SMITH SECRETAIRE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC AVIS POUR DEMANDE DE TRANSFERT REGLEMENT 2C, ARTICLE 2 59 1 PRENEZ AVIS que la requérante Trans-Canada Translert t Storage Inc détentrice du permis 19926-V des dossiers de la Commission des Transports du Québec se prévalant des dispositions du réglement 2C.article 2 591 informe et sollicite par la présente l'approbation de la Commission des Transports du Ouibec relativement au contrôle des actions de sa corporation Les actionnaires actuels sont: PATRICK GREENE.THERESA GREENE.RUSSELL HOLLINGSWORTH SI le Commission des Transports du Québec approuve le translert des actions celles-ci seront réparties comme suit: JOHN EDMOND CLIFFORD 3 Grey Abbey Trill.West Hill.Ontario 20 actions ordinaires 3 actions privilégiées HELEN WINNEFRED CLIFFORD SECRETAIRE TRESORIER 3 Grey Abbey Trail.West Hill.Ontario 20 actions ordinaires 3 actions privilégiées MARGARET CAROLINE CLIFFORD 3 Grey Abbey Trail.West Hill.Ontario 20 actions ordinaires 3 actions privilégiées WILLIAM JAMES THOMAS CLIFFOTO.VICE PRESIDENT 365.Jay Bell Grove.West Hill.Ontario 20 actions ordinaires 3 actions privilégiées GEORGE RICHARD CLIFFORD PRESIDENT 53 Taunton Road Est.Apt 93.Osbawa.Ontario 20 actions ordinaires 3 actions privilégiées Tout intéressé peut contester cette demande de transfert oeposie i ladite Commission dans lis quatre jé) jours de la prem ère parution ce est avis en s adressant i la Commission des Trent.ports du Ouibec - 505 Sherbrooke est Place du Cercle.Montreal, Québec Publications jeudi.4 mars 1976 Vendredi, 5 mars 1976 Samedi.6 mars 1976 (SI FRANCOIS PERREAUlT Paquette.Paquette.Perreault, Rivât 6 Groleau / i l 12 • Le Devoir, samedi 6 mars 1976 aux 4 coins du monde___ La contestation de la Loi 22 Progrès en cardiologie WASHINGTON (AFP) — Le nombre de morts résultant d’at- P81, Clément Trudsl taques cardiaques modérées peut être réduit de moitié grâce à un appareil aidant à la circulation du sang, estime un spécialiste du New England Medical Center à Boston.Le juge décidera si la requête est recevable England Medical Center à Boston.Le Dr John Banas décrit dans le dernier numéro du “American Journal of Cardiology” un appareil qui, appliquant une pression sur les jambes du malade, fait remonter le sang qui s’y trouve vers le coeur.Au cours du traitement, les jambes du patient sont introduites dans une enveloppe de plastique remplie d’eau.La pression de l’eau est augmentée au rythme des battements de coeur du malade.Cet appareil a déjà été essayé sur 224 personnes ayant souffert d’une attaque.Sept pour cent des malades ainsi soignés sont morts comparés à 15% pour ceux qui ont été soumis aux traitements classiques dans un autre écnantillon, note le Dr Banas.D'autre part, seulement un pour cent des patients traités avec cet appareil ont eu des palpitations contre sept pour cent pour les autres.La grippe nous rejoint GENÈVE (AFP) — La grippe a atteint l’Europe et l’Amérique du nord à la mi-février, indique vendredi à Genève l’Organisation mondiale de la santé qui précise que la grippe actuelle est de type “anglaise”, sans apparition du virus nouveau isolé au Japon.On a signalé des épidémies plus ou moins importantes de grippe en Hongrie, Pologne (400,000 cas), Allemagne démocratique, Suisse (6,000 cas), Italie, Danemark, Finlande et Yougoslavie.En France, on a enregistré des “cas sporadiques” et de “petites poussées localisées (ecoles)”.Mais en Grande-Bretagne, on a signalé 762 morts pendant la semaine du 13 au 20 février, et le record de l’année 1973 (882 morts en une semaine) “apparaissait avoir été dépassé au 27 février”.Aux États-Unis, on a “dépassé le seuil épidémique en raison de l’excédent de mortalité” dans 121 villes et il y a quelques cas un peu partout à travers le Canada.Le porte-parole de l’O.M.S.rappelle que l’Organisation est peu favorable à des vaccinations de masse, mais conseille la vaccination des malades atteints d’affections cardio-vasculaires, des enfants, et des personnels de santé.m POUR UNE EVASION PROFITEZ DU SPECIAL DE 2 NUITS CHAMBRE DOUBLE COMPRENANT : • Chambre moderne pour 2 nuits • Un souper au réputé Captain s Table" incluant un "toast" de bienvenue • Petit déjeuner chaque matin • Stationnement gratuit durant toute la nuit (de 6:00 p.m.à 8:30 a.m.chaque jour) $69 OA En réservant à l'avance, et pour *'w une nuit additionnelle un léger supplément de 9 23 00 Voyez votre agent de voyages ou réservez directement.Thé Lord Slmcoe Hotel, 150 King Ouest, Toronto.Tél.: (416) 362-1848 Après trois jours d’audience sur des requêtes visant à faire déclarer ultra vires plusieurs articles de la Loi 22, la Cour supérieure a ajourné hier au 9 mars.Mardi prochain, en principe, le juge Jules Deschênes se prononcera sur une requête en irrecevabilité plaidée par Me Roger Thibaudeau au nom du procureur général du Québec qui soutient notamment que l’action pour faire déclarer !’inconstitutionnalité d’une loi n’existe pas au Québec et que les 10 commissions scolaires protestantes demanderesses ne sont pas des "personnes” au sens où l’entend l’article 93 de l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique.Me Thibaudeau est même allé jusqu’à soumettre au tribunal que les 10 demanderesses, créatures de la législature provinciale, pouvaient disparaître “demain si tel était le désir du législateur et que, somme toute, il ne fallait pas s’attendre à ce que ces commissions scolaires aillent au-delà des pouvoirs qui leur sont délégués.Selon le procureur général du Québec, la Loi de l’Instruction publique doit s’interpréter dans un sens restrictif; lorsque cette Loi accorde à ces commissions le droit d’ester en justice, cela ne va pas jusqu’à autoriser des attaques contre la constitu- tionnalité de la loi, selon Me Thibaudeau.En réponse au plaidoyer, Me Robert Graham et Me Paul Martineau ont cité une cause où des commissions scolaires de Moose Jaw (Saskatchewan) avaient effectivement contesté la constitutionnalité d’une loi sur l’engagement des enseignants.Me Graham soutient que l'arrêt Thorson s’applique au Québec, pour le moins en matière d’éducation et que la loi de 1861 (Bas-Canada) fait des droits protégés des “droits acquis” qui ne sauraient être le fait de seuls individus ou de "personnes physiques”, comme le voudrait Me Thibaudeau.Le procureur général assimile la demarche des 10 commis- Corruption sions scolaires protestantes à une “class action ’ ou action par représentation.Or, le Québec est la seule des dix provinces canadiennes à ne pas autoriser les “class actions”.De cela, répond Me Paul Martineau, il ne faut pas conclure qu’environ un million de citoyens du Québec seraient dépourvus de recours lorsqu’on les inclut, dans le texte même de l’AANB, dans une "classe de personnes” à laquelle sont attachés des droits et privilèges.La motion préliminaire doit être renvoyée, d’après Me Martineau, qui évoque toute l’affaire de la Loi du cadenas, déclarée ultra vires; sur ce dernier point, le iuge Deschênes dit qu’il vérifiera si le procureur général du Québec avait, dès le départ, été partie à l’affaire Switzman ou si ce n’est qu’à l’occasion d’une contestation de rupture de bail injustifiée que la constitutionnalité de la loi fut prise en considération.La loi du Cadenas, déclarée ultra vires, voulait entre autres bannir toute activité communiste au Québec et empêcher la diffusion des écrits et doctrines rattachés d’inspiration communiste.M.Deschênes a déposé au dossier la coupure de l’article paru hier dans Le Devoir sur ces séances en Cour supérieure à propos de la loi 22.fl a notamment déploré que la Fédération des associations de parents d’écoles protestantes françaises du Québec ait choisi la voie d’un communiqué de presse pour faire savoir que ses vues pouvaient différer de celles des administrateurs anglo-protestants du PSBGM.“La Cour supérieure n’a jamais refusé d’entendre quiconque a un intérêt” ou peut établir qu’il a un intérêt dans une cause et ce, tant que jugement n’est pas rendu.Le juge renvoie alors aux articles 208 et 212 du Code de procédure civile, lesquels traitent de l’intervention de tiers au procès.Si l’intervenant (ici, la fédération de parents) prouvait un intérêt vraisemblable à la cause où elle n’est pas officiellement partie, la Cour pourrait l’entendre.Me Thibaudeau et ses collègues Emery et Beaudoin plaident que les privilèges et droits 2 fonctionnaires à leur enquête Deux fonctionnaires accusés de corruption ont été envoyés hier à leur enquête préliminaire, dont la date sera établie plus tard.Paul-Émile Giguère et Maurice Daigneault avaient fait l’ob-jet d’une enquête reliée à la So- ciété des alcools du Québec, enquête oui devait alimenter une partie des séances de la CECO.Gigière, ancien membre du cabinet du ministre Raymond Garneau et candidat libéral défait dans Mégantic en 1970, est accusé d’avoir accepté $100 du financier Bernard Kogan lors d’une transaction entre le SAQ et National Typewriter Inc., entre décembre 1971 et 1974.De plus, Giguère aurait reçu du même financier $2,435.40 lors d’un marché conclu entre la SAQ et Associated Paper Mills.Quant à Maurice Daigneault, qui comparaissait également devant le juge Bernard Bilodeau hier, les accusations qui pèsent contre lui ont trait à l’abus de confiance et à l’acceptation de $5,600 de la compagnie John de Kuyper and Son (Canada) Ltd.auxquels réfère l’AANB n’ont rien à voir avec la langue mais uniquement avec la religion.Ce qui affaiblirait d’autant l’action des demanderesses si le tribunal adopte cette opinion.Pour étayer le point qu’une action déclaratoire en inconstitutionnalité d’une loi n’existe pas au Québec, on cite les arrêts Saumur: Cour d’appel (1963) et Cour Suprême (1964).Même si le code de procédure civile a été amendé (art.453) pour autoriser une requête en jugement déclaratoire, dira Me Thibaudeau, il faudrait que la requête soit d’ordre “préventif” et non curatif.En riposte, Me Martineau soulignera que la requête des 10 est mixte, qu’elle vise à prévenir des ennuis et à corriger des préjudices déjà subis.Quant à l’étendue de la décentralisation administrative au Québec, aspect qu’aura à examiner le tribunal, elle a fait l’objet de références multiples depuis mercredi, les auteurs les plus souvent invoqués étant Me René Dussault et Me André Lajoie.Si le juge Deschênes, par hypothèse, était empêché de rendre jugement le 9, il a promis d'en aviser les sept procureurs en temps utile pour éviter à certains d'entre eux un voyage inutile à Montréal.Bell ou Meucci?NEW YORK (AFP) — Le véritable inventeur du téléphone était Italien et il s’appelait Antonio Meucci.C’est ce qu’affirme la Société historique italienne d’Amérique dans une action en justice intentée pour s’opposer à la sortie d’un timbre à l’effigie d’Alexandre Graham Bell marquant le centenaire de l’invention du téléphone.Antonio Meucci a fait cette découverte cinq ans avant Bell, soutient la Société qui regroupe des immigrants ou descendants d’immigrants italiens.Il avait déposé son brevet sous le nom de “teletrofono" en 1871 auprès du “US Patent Office” alors que Bell n'a fait enregistrer son invention que cinq ans plus tard en 1876.Embarrassée devant cette plainte, l’administration des postes, qui ne veut pas annuler le timbre litigieux a suggéré que la société émette elle aussi sa vignette à la gloire de Meucci.Le juge du tribunal fédéral de New York, qui entendait hier les parties en cause, a renvoyé l’affaire au 9 mars prochain.Mort à la roulette russe MARSEILLE (ACP) — Le jeu stupide de la roulette russe a coûté la vie à un adolescent marseillais.Le drame a eu lieu jeudi soir au quartier Saint-Lazare: un garçon de 16 ans, Yves Rafa-nelli, demeurant avec ses parents s est emparé dans l’après-midi d’un revolver à barillet appartenant, paraît-il, à son frère.L’idée lui prit soudain de se livrer à la roulette russe avec cette arme: il se trouvait à ce moment-là sous le porche d’un immeuble proche de son domicile avec des camarades de son âge.Le jeune Yves plaça une cartouche dans le barillet, laissant vides les autres alveoles, après avoir fait tourner au hasard le barillet, il posa le canon de l’arme sur sa tempe droite et appuya sur la detente: détonation.La tète trouée par le projectile, le jeune garçon, transporté immédiatement à 1 hôpital, est mort à l’aube, hier.Nue pour $1 million COLOMBUS (Ohio) (AFP) — Le magazine “Hustler” a offert à Patricia Hearst et à neuf autres femmes connues un million de dollars chacune pour se faire photographier nues et paraître ainsi dans les pages de cette publication mensuelle spécialisée.Larry Flynt, le directeur de "Hustler Magazine” a proposé le même marché à Raquel Welsh, Barbara Walters (commentatrice de la chaîne de télévision NBCf, Caroline Kennedy, Julie Nixon Eisenhower, Susan Ford, les actrices Sally Strutners et Mary Tyler Moore, la chanteuse Cher Bono Allman ainsi que la militante féministe Gloria Steinem.J’ai choisi ces femmes, a expliqué Flynt, parce qu elles "représentent les phantasmes érotiques les plus désirables de l'homme moyen".COMBATTE! L’INFLATION AULordSimcoe Hotel deToronto Profitez encore des prix de 1975.Le Lord Simcoe a maintenu son tarif sur son spécial de 2 nuits, malgré la hausse des prix.la cr ¦vvv'V- -S 'V #1 ' .MH- ••:- f • y -, y ¦ ".«y î : ¦ s Plus de 100,000 hommes sont morts de faim la semaine dernière.Nous devons faire quelque chose.Il ne s’agit pas de charité mais de justice.L! «ririÜÉ NUM VEUILLEZ ENVOI VOICI MON DON POUR LA 29ième CAMPAGNE DE LA CROIX D’OR NOM.ADRESSE A .VILLE.CODE, .PROVINCE.PRIÈRE DE ME FAIRE TENIR REÇUS POUR FINS D’IMPÔTS SUR LE REVENU No D’ENREGISTREMENT 0170640-21-08 RETOURNER CE BON À LA CROIX D'OR - 424 RUE ST-SULPICE - MONTRÉAL H2Y 2V5 LE DEVOIR Samedi 6 mars 1976 L’Euguélionne de Louky Bersianik la moitié des hommes sont Cahier 2 Il y a des livres qui vous arrivent sur les épaules sans crier ;are.On ne les attend pas.Souvent, on n’a pas le moindre idée le leur auteur.Ils se présentent, s’imposent.Pourtant, loin de vous écraser sous leur poids, ils vous stimulent.“L’Euguélionne” est de ceux-là (1).Il s’agit d’une brique: 400 pages en tout petits caractères.Mais la longueur n’a rien à voir dans l’affaire, quoique cela nous change du petit roman de 100 pages courant ici.Par l’ampleur du sujet, par la maîtrise obstinée de sa structure, par la variété de son ton, on peut dire de ce livre qu’il dépasse d’un seul coup toute la proauction romanesque de cette année et qu’il s’installe paisiblement parmi les oeuvres importantes de la littérature québécoise.En fait, il est unique, même si l’on peut le raprocher d’autres oeuvres, comme celle de Kate Millet.Je suis assuré qu’il fera sa marque et dans le grand public et parmi les écrivains, ces dernièrs pouvant y trouver une énergie qui semble leur manquer depuis quelques temps.Disons-le sans plus tarder: “L’Euguélionne” est un roman féministe.L’auteur est d’ailleurs une femme qui signe du Il y a dma homme» qui croient vraiment que e’eat avec leur pantalon qu’lia commandent.Rappelle-tol papa quand II criait avec colère: “C’eat mol qui porte lea culotte» dana cetta malaon.Voua n’avoa paa un mot à dire".C’eat paa de la vraie magie, ça?¦ — Eh! oui, regarde*, Il pleut aur la lune, dit la petite Allk.— Bien aûr qu’il pleut aur la lune, dit Onlrlanlk avec malice.Mime qu’on y vend dea parapluie».U J’ai eu, comme voua le aavez, continua Exil, un marl at plualeura amant» do tout àga et de différente» race».la plupart ne aavalent paa faire l’amour.Mon par Ignorance, mal» parce qu'lia me conaldéralent, tantôt comme leur mère, tantôt comme une putain.U Et Ja me dlaala que lea homoaexuela, bla-aexuole, panaexuela aur cette planète étalent de» AUTO-MOBILES.En effet, c’italt leur autonomie qui leur permettait do ae MOUVOIR librement dana la aexuallté, avec dea MOBILES diffèrent» de ceux dont la aexuallti eat admise dana la aoclèté.A ce» AUTO-MOBILES pacifique» et non-meurtrière» bien qu’iconoclaatea, le cédai» lepaaaage.m Un homme aur deux eat une femme.pseudonyme étrange de Louky Bersianik.Son vrai nom est Lucille Durand.Pour la petite histoire, mentionnons egalement qu'elle n’est pas sortie du tas puisque, femme d’un réalisateur de Radio-Canada et soeur d’un comédien connu, elle fréquente sans doute le milieu intellectuel de Montréal.De même, elle n’est pas une petite jeune fille toute confite encore dans ses émois mais une femme adulte.Pourquoi se cache-t-elle sous ce matronyme exotique?' Je ne sais.Pour mieux défendre la cause de son livre, peut-être.Le terme même de roman fé-niniste est ambigu; il peut être insultant aussi puisqu’on classe l’oeuvre, ainsi définie, dans un sous-genre littéraire dont la réputation n’est plus à faire.Pour ne pas s’aventurer sur un terrain glissant, contentons-nous de dire que “L’Eugélionne”, roman tryptique, est la longue et pénible interrogation qu’une femme se pose sur elle-même et sur sa condition dans un monde avec lequel elle ne se sent pas en harmonie.Monde d’hommes comme l’on sait, monde conçu et organisé par des hommes qui y ont laissé leur marque, helas indéfectible; monde “phallocrate” qui n’a jamais retenu des signes que ceux dont la mécanique les privilégie et les magnifie; monde de grands pieds, de syndicats et de salles de garde, vive la Molson et les Expo! Ce thème n’est plus nouveau; l’on peut même dire qu’il est sous-jacent dans toutes les grandes oeuvres réalisées par les femmes, de George Sand à Françoise d’Eaubonne, de “François-le-Champi” à “L’Histoire d’O”, ce dernier roman si parfaitement féministe, si intérieurement féministe, qu’aucun homme ne peut vraiment le comprendre sans se prendre immédiatement en horreur.Mais Loùky Bersianik dans “L’Eugélionne’’ l’aborde avec une telle largesse de connaissances et de points de vue, que l'on peut parler ici d’une somme: la somme de la condition féminine chez nous, aujourd'hui.Tout y est donc de ce que la femme est et perçoit.Louky Bersianik inventorie impitoyablement toutes les injustices que l'homme occidental a fait subir à la femme.Injustice?Le mot est trop fort et trop faible.Il s'agit bien plutôt d’une inversion maligne, profonde, d’une incompréhension à peu près totale de ce que la femme représente: très exactement la moitié du monde.Il ne faut pas entendre ce terme numériquement mais qualitativement, biologiquement.Pourquoi cette situation, comment s’est-elle installée dans nos moeurs, quels en sont les symptômes, comment s’exprime-t-elle au cours de notre passé historique et dans le plus banal des quotidiens.“L’Euguélionne” entreprend de répondre systématiquement à ces questions, depuis le fameux coup d’Adam et d’Eve, premier grand mythe dévié au profit du mâle, jusqu’à l’évolution de la langue et, plus particulièrement, de la langue française, elle aussi “phallocrate” puisque créée par des hommes à l’usage de la masculinité psychologique et sociale.Mais que l’on ne croit pas que Louky Bersianik ait écrit un essai et par l’orifice approprié non seulement le pauvre foetus mais tous les organes, foie, rate, poumons, etc.; et nous comprenons ainsi, par l’image ce qu’une femme doit ressentir à ce moment; le second est une constatation statistique: il y a, en France, 5,000 femmes qui meurent annuellement à la suite d’avortements amateurs; mais les hommes, responsables de cette situation autant que la femme évidemment, se portent bien et continuent de rire; Ou est la justice devant ce bilan de vie et de mort?Il y a de quoi frémir.Comment donc se présente ce livre?On pourrait croire qu’il s’agit d’un ouvrage de science fiction (et d’ailleurs la situation de la femme dans -notre Société est de science-fiction, n’en doutons pas); en effet, l’Eugé-lionne est une extra-terrestre venue d’une autre Planète, la planète Positive.Pourtant, ce n’est pas un livre de science-fiction.Même si la comparaison _____________________par_________ JEAN BASILE qu’elle flotte dans l’abstraction la plus austère.Tout au contraire — et en cela elle exprime magnifiquement son essence — elle travaille dans le concret et les situations qu elle imagine sont de celles que nous connaissons et que nous avons tous vécues, d’un bord ou de l’autre: le mariage, le divorce, l’avortement, la belle-mère, le travail ménager le dimanche, les enfants.En ce sens, le personnage central, l’Euguélionne n'est pas un symbole mais le signe même de la réalité, cette réalité que l'homme a construite et que la femme subit de l’interieur même de son corps et de son esprit.Peut-être est-ce là Tune des grandes réussites de ce roman d’exprimer, souvent avec humour, tout ce que ressent la femme et, surtout, de réussir à le faire comprendre aux hommes.Prenons l’avortement par exemple.Louky Bersianik ne s’embarrrasse pas de hautes idées morales, ni de théories.Elle l’aborde sur deux plans, clairs et nets.Le premier est une description: on voit une jeune femme, les jambes écartées, se faire retirer du corps est un peu gonflée, extravagante meme, j’ai trouvé dans cet ouvrage des ressemblances avec la Bible (eh! oui) et surtout avec “Also Sprach Zarathoustra” de Nietzsche, quoique ce dernier rapport soit assez étonnant si l’on pense aux aphorismes que ce dernier a écrits sur les femmes! En fait, Eour être un peu simpliste, ouky Bersianik a choisi, comme style, la profération.A la description d une situation concrète, à la simple énumération de faits quotidiens, succèdent des passages qui ne sont pas vraiment de la poésie mais des manières de mélopées juste assez retenues, juste assez fortes pour s'inscrire parfaitement dans le contexte.C’est grâce à ses mélopées que le livre prend toutes sa dimension qui est, vraiment, universelle et sa dimension littéraire.J’admets que cela n’en rend pas toujours la lecture facile.Mais ce livre ne prétend pas simplifier une situation qui est fort complexe.Je pense d'ailleurs que sans ces passages purement lyriques le livre ressemblerait par trop à un réquisitoire, ce que l'auteur JEAN-FRANÇOIS REVEL ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ ¦ Jean-François Revel sera à Montréal du 15 au 19 mars.Le lancement de son dernier livre, La Tentation Totalitaire, aura lieu le 15 mars à Sogides, 955, rue Amherst.Le directeur de "Libertés 2000" chez Laffont participera à diverses émissions de radio et de télé dont, aux dates confirmées: 16 mars, Magaslne-vedetta, à CJMS de 12 h à 12 h 15; Québec an action, à CKVL, de 15 h à 17 h 45; 17 mars: Régional 03, télévision de Radio-Canada à Québec, CB VT canal 11, entrevue à 18 h 47; 19 mars: A l’Antenne, Radio-Canada, de 10h à 11h; La Question, télévision de Radio-Canada 18 h à 18 h 30, (date de diffusion à confirmer).Nous serons en mesure, la semaine prochaine, de donner le détail des autres émissions prévues.Le chapitre qu’on lira ci-après, Le Suicide Socialiste, est tiré du dernier ouvrage de l’éditorialiste de L’Express.La Tentation Totalitaire est déjà en librai- rie à Montréal.La question posée est de savoir si les socialistes parviendront à éliminer les deux obstacles essentiels qui empêchent la construction d’un monde socialiste: l’Etat et le communisme.Ou bien s’obstineront-ils à les servir et à les renforcer l'un et l’autre, continuant à s'annihiler eux-mêmes avec une inlassable abnégation, pour aider à la création continue de nouveaux Etats totalitaires?Pour rompre avec des querelles primitives et pâteuses, disons prudemment que l'on peut définir comme un progrès vers le socialisme, comme une "preuve de socialisme ", toute évolution, réforme ou révolution ayant pour conséquence de faire travailler un peu plus l'économie au profit de 1 homme et un peu moins l'homme au profit de l'économie; de la faire fonctionner au bénéfice d'un plus grand nombre d'hommes, et un peu plus sous leur contrôle.Est antisocialiste tout ce qui maintient les hommes au service de l'économie, avec plus de considération pour l'économie que pour eux; socialiste, donc, tout ce qui tend à la subordonner davantage aux besoins du plus grand nombre, mais sans cesser de l'améliorer.L’Etat-nation se durcit Il n’y a socialisme que s'il y a croissance simultanée de la justice sociale et de la démocratie politique.A quoi sert une pré- Cpyrlght Robert Laffont tendue socialisation de l'économie si le pouvoir politique continue d'être monopolisé par une oligarchie qui, par exemple, peut décider sans contrôle de consacrer 40% du Produit national brut à des dépenses d'armement et de prestige, supports d'un impérialisme étatique de “grande puissance", ce qui veut dire de la seule puissance de l’oligarchie elle-même?Les deux obstacles principaux qui empêchent aujourd'hui la réalisation du socialisme — le communisme et l'Etat-nation — paraissent véritablement presque insurmontables.On admet assez généralement l'incompatibilité entre l'Etat-nation traditionnel et la création d'un nouvel ordre économique et politique mondial.On admet que ce nouvel ordre est le seul cadre possible à des solutions dont aucune, dans la situation présente d'interdépendance des groupes composant l'humanité, ne peut être exclusivement nationale.Le socialisme n’est désormais exclusivement nationale.Le socialisme n’est désormais concevable et ne saurait être réalisé qu'au moyen d'une coordination planétaire.Mais, en même temps, plus les hommes reconnaissent ce fait, plus l'Etat-nation, loin de se diluer, se durcit.Plus on parle de coopération internationale, plus on renforce l'Etat-nation, par essence rival des au- tres Etats-nations, outil créé en vue de cette rivalité, et n’excellant vraiment qu'à la ranimer ou à l’étendre.En particulier, la pente naturelle de l'Etat-nation est de mettre la politique intérieure au service de la politique étrangère, c’est-à-dire de tout ce oui peut servir à concurrencer les autres Etats-nations et à les affaiblir.Ce qui n’est évidemment ni donner la priorité au bonheur des hommes comme but politique ni favoriser la coopération planétaire.Mais il est incapable de faire autrement.On peut citer comme un exemple de “preuve de socialis- ¦ Derrière Louky Bersjanik, l'auteur de L'Euguélionne, se cache Lucille Durand-Letarte, née à Montréal en Novembre 1930.Elle fit ses études classiques au Collège Jésus-Marie d'Outremont et ses études universitaires à la Faculté des lettres de l'Université de Montréal qui lui décerna une maîtrise ès arts en 1952.L’année suivante, Lucille Durand obtenait un diplôme de bibliothéconomie et en bibliographie.Grâce à une bourse du gouvernement français, elle poursuivit ensuite durant trois ans des études à la Sorbonne.Rentrée à Montréal en 1956, elle épousa en 1957 Jean Le-tarte, réalisateur.De 1958 à 1960, Lucile Durant fit à Paris et à Prague des études dans les secteurs de la radio, du cinéma et de la télévision.Au cours de la décennie qui suit, elle collabore à diverses émissions d'affaires publiques, à des bibliothèques et à des institutions d'enseignement en qualité de documentaliste, recherchlste, journaliste et bibliothécaire.Elle se spécialise aussi dans le cinéma et fait quelques voyages en Europe, en Afrique et aux États-Unis.Elle a aussi été professeur, animateur, rédacteur de textes dramatiques, auteur de dialogues cinématographiques.Elle a publié des livres pour enfants et collaboré à la rédaction et à la préparation des manuels scolaires.Elle travaille à son roman depuis 1970 et en prévoit un deuxième dans un avenir prochain.n'a pas voulu.“L’Euguélionne”, en effet, n’écarte pas les hommes même si, très souvent, elle les juge avec sévérité.Pour Louky Bersianik, si la moitié des hommes, sont une femme, il va sans dire que la réciproque est vraie et que la moitié des femmes sont un homme.La philosophie de Louky Bersianik n’est donc nas féministe, si l’on entend par là une séparation des sexes; c’est une philosophie d’union où la femme et l'homme cherchent à se rencontrer plutôt qu’à se combattre.Qu'on le veuille ou non au même titre qu'il y a une littérature masculine, il y a une littérature féminine qui rejette l'homme, une littérature où l'homme n'a pas de place.Quel- 3ues auteurs féminins, d’ici et 'ailleurs, voient soqvent dans l'homme mûr un ennemi et le trait comme tel.Elles ont raison dans un sens mais ce rejet, ces invectives ne sont pas une bonne façon d’arranger les choses.Louky Bersianik voit dans l’union des deux, chacun assumant sa totale personnalité, la seule façon de "sauver le monde”.“Je cherche un mâle de mon espèce”, répète en leitmotiv l’Euguélionne.Je puis témoigner de mon côté que bien des hommes ne font que rechercher la femme de leur espèce! Mais, dévoyés comme nous sommes, encore nous faudra-t-il apprendre, selon le voeux de l'Euguélionne, à voir une érection.sans boursoufflure! Cela nous arrivera peut-être le jour où nous aurons appris à satisfaire nos désirs plutôt que nos besoins.Désirs contre besoins, c'est là un des autres grands thèmes de ce livre.Il n’en reste pas moins que l’ouvrage de Louky Bersianik est polémiqué et que le ton en est souvent rageur, voire violent.La profération peut devenir imprecation; certains portraits qu elle nous propose ne sont pas en l'honneur de ce que nous sommes, hommes ou femmes.Il est dans un sens aussi subversif puisqu'il désigne finalement le plaisir comme ultime Suite à la page 16 La tentation totalitaire plus ou moins bien déguisé en république, et qu'un socialisme de façade vient, de surcroît, immuniser contre les critiques de l'opinion mondiale.L’emploi du mot “socialiste” Plus redoutable encore est l’influence étatisatrice du communisme soviétique, chinois ou Indochinois.Il y a de nombreuses raisons qui font du communisme allié à 1 État-nation l'adversaire du socialisme.La première est précisément qu’il engendre les États-nations les plus forts et le suicide socialiste me" le renversement de cette tendance naturelle de l'Etat national.Lorsqu'un pays subordonne sa politique étrangère à sa politique intérieure, c’est-à-dire au bien-être de ses citoyens, il peut être considéré, sous cet angle, comme plus socialiste que lorsqu'il fait l'inverse.C'est le cas de la Suède, ou du Japon, depuis 1950, de gré ou de force.Lorsque, au contraire, il sacrifie, sans nécessité de sécurité absolument impérative, le développement intérieur à la volonté de puissance et de prestige extérieurs, il représente un recul du socialisme: c'est le cas, notamment, de l’U.R.S.S., de l'Egypte nassérienne, de la France gaullienne, de l'Inde de Mme Indira Gandhi — à des niveaux très divers de prospérité, in a (Tone là lieu, et elle ne peut même pas commencer.Ce durcissement des États ne doit pas être confondu avec un autre phénomène important de notre epoque: la renaissance ou l'aspiration à renaître des ethnies.La confusion entre les deux vient de ce que l'affirmation ou la reconquête par des collectivités particulières de leur originalité culturelle est souvent appelée "nationalisme”.Mais ce “nationalisme” est différent de celui des États.Les droits des ethnies (ou “nationalités”), sous réserve qu'ils soient compatibles avec les droits de l'homme, doivent être garantis ou respectés au même titre que ceux des individus.Le despotisme i comme on le voit.On moins une question de déveloj pement économique que type de pouvoir politique et d'u-tilisation de l'Etat.Quant à la mise en commun socialiste des ressources naturelles du globe, condition de la survie de l’espèce, tant qu’il y aura des États elie n'aura pas spt é déguis Mais, pas plus que la liberté des individus, dans la société civile, ne consiste en ce que chacun se bâtisse un fortin et se procure un arsenal, pas davantage l’exercice des droits des ethnies ne doit nécessairement et pour toujours se traduire par la création d'un nouvel Etat souverain et armé.Une telle simplification brutale dans la manière de concevoir le cadre de l'autonomie culturelle rte peut qu’ajouter chaque jour davantage a l'anarchie de notre pauvre planète et donner les moyens de nuire à toute une racaille de petits truands politiques locaux, prompts à se saisir des jeunes ou moins jeunes États pour satisfaire leur penchant a la dictature.Estimons-nous heureux encore quand ils ne se baptisent pas socialistes, ce qui est, hélas! le cas le plus fréquent.Que de fois Ton a vu, depuis vingt ou trente ans, les dirigeants d’un mouvement de libération nationale, estimables ou même héroïques.lutter et faire lutter pour obtenir l'indépendance, puis, dès qu'ils l'avaient obtenue, accaparer le nouvel État pour asservir leur peuple “libéré” à leurs idées fixes, à leur appétit de pouvoir et à leurs rêves mégalomanes en politique, étrangère! Devenir maîtres de ce jouet qu'est l’Etat-nation suffit parfois à faire jaillir des coeurs les plus purs toutes les immondices d'un despotisme les moins communicatifs que l’Histoire ait connus, faisant ainsi rétrograder de plusieurs siècles l'évolution vers une civilisation désétatisée.La seconde raison est que le communisme utilise, en vue de sa propagande et de son expansion, les thèmes progressistes du socialisme.Il Eut donc profiter des très réel-i “contradictions du capitalisme" et exploiter les mécontentements qui en résultent, pour détruire, au nom du socialisme, la démocratie politique, et installer ensuite des systèmes qui ne sont ni démocratiques ni socialistes, et sont, en outre, économiquement et humainement, très inférieurs au capitalisme.La confusion est entretenue par l’emploi méthodique du mot “socialiste” comme synonyme de “communiste" — les “pays socialistes” étant les pays communistes où règne la bureaucratie totalitaire, et les “révolutions socialistes” étant celles où une minorité s'empare du pouvoir absolu sans intention de le restituer.On comprend bien pourquoi les communistes ont intérêt à entretenir cette confusion.On comprend beaucoup moins bien pourquoi ils trouvent tant de "socialistes" et de “révolutionnaires" pour les suivre dans cette voie, et les aider ainsi à rendre le socialisme irréalisable.La docilité au stalinisme L'illusion des procommunistes libéraux de gauche consiste à penser qu’il existe un autre communisme que le stalinisme.Or, le stalinisme est l'essence du communisme.Ce qui varie, ce n’est pas le système stalinien, c'est la rigueur plus ou moins grande avec laquelle il est appliqué.On ne peut fusiller ou interner tout le temps tout le monde.On n'est pas tous les jours obligé d'envoyer des blindés rétablir l'ordre stalinien dans un pays ami.Ce qui compte, c'est le résultat.Dans les périodes où la discussion jointe a un accroissement de la consommation suffit à prévenir les révoltes, la répression n'a rien de spectaculaire: elle est routinière et quotidienne.Elle n en est pas moins stalinienne.Khrouchtchev et Brejnev n ont pas été moins staliniens que Staline, dans ce sens quïls ont maintenu son ordre.Ils ont envoyé des troupes dans les pays satellites quand il l a fallu.Ils ont simplement été moins sanguinaires que Staline, et ont mis fin aux assassinats déguisés en procès.Mais l'appareil policier, les arrestations arbitraires, les camps, tout le système totalitaire de contrôle des personnes et des idées a continué.Et il ne pouvait en être autrement Que ce soit à Moscou, à Pékin ou à Hanoï, un communisme qui ne serait pas stalinien se détruirait lui-meme.Métro et pommes de terre.L' “indépendance", bien relative, de la politique étrangère roumaine par rapport à l’U.R.S.S, s’est traduite par un renforcement du stalinisme à l'intérieur de la Roumanie, et ce pour ne pas fournir un prétexte d'intervention aux troupes soviétiques, au cas où le socialisme aurait pu passer pour être menacé à Bucarest.Peut-être agréable pour l’égo des dirigeants, cette politique étrangère entraîne donc, pour le peuple roumain, un alourdissement du totalitarisme.Pourtant, la Roumanie n'est pas victime de la proximité des États-Unis et de 1’ “embargo impérialiste”, raisons par lesquelles on excuse habituellement le totalitarisme cubain.Le titisme même a en- §endré une certaine liberté action de Tito à l'égard de Moscou, beaucoup moins des Yougoslaves à l’égard de Tito.Au total, une experience historique maintenant assez vaste permet de conclure, non point par la spéculation, mais par La seule constatation, qu’il n'a jamais existé et qu'il n'existe pas de régime communiste non stalinien.La progression du stalinisme dans le monde est due à la docilité de la gauche non communiste à son égard.Elle a eu pour effet de discréditer la voie sociale-démocrate et d'habituer peu à peu les esprits à considérer les caractéristiques profondes du totalitarisme comme secondaires et épisodiques, et, de toute manière, comme beaucoup moins graves que les vices du capitalisme.Ainsi s'est créée une situation (et les staliniens ne pouvaient rêver plus beau résultat) où l'on fait admettre ce postulat que la critique anticommuniste, antisoviétique ou antimaoïste ne peut être autre chose qu'une critique de droite.Toute l'école de pensée de la gauche socialiste démocratique, de ce socialisme qui se voulait le prolongement de la conquête de la liberté politique, s est mise sur la défensive.(à salvre) 4 I 4 14 • Le Devoir, samedi 6 mars 1976 culture et société Ce brave soldat Chvéik! La collection Folio des Éditions Gallimard a publié il y a aues mois un ouvrage que je ne saurais trop recommander a substantifique moelle qu’on y trouve est abondante.Il s’agit d’une classique de la littérature tchèque, Le Brave soldat Cheik de Jaroslav Hasek, un droguiste qui a très tôt bifurqué dans le journalisme et qui a fort bien compris que la meilleure façon de n’en pas sortir était de devenir humoriste.Mais lorsque j’écris humoriste, il faut faire attention.Il ne s’agit pas de n’importe quelle sorte d'humour.Celui de Hasek est une espèce particulière, beaucoup plus près de l’esprit de Cervantes que de celui de Stephen Leacock, comme l'a bien vu Brecht qui a d’ailleurs adapté le grand roman de Hasek pour le théâtre.Le titre de l'ouvrage de Hasek est explicite.Son roman raconte vraiment les aventures d’un marchand de chiens volés à qui on refuse d’abord le droit de faire la guerre.La raison invoquée par les autorités?On s’en doute déjà: la débilité mentale.Mais lorsque les cho- ses se corsent et qu’on a vraiment besoin de chair à canon, la Grande Guerre de 1914-18 avalant beaucoup de monde, on fait de nouveau appel à Chéik.Et c’est là que commence l’épopée, digne des grands romans de chevalerie, burlesque comme ce n’est plus possible, construite comme une symphonie que le sieur Peter Weiss, amoureux du phénomène asilaire, ne dédaignerait pas.Déjà l’avant-propos de l’auteur, qu’il faudrait citer en entier, nous renseigne pertinemment bien sur le roman.Partant du principe qu’une grande époque exige de grands hommes, Hasek lance une pierre -:-par.VICTOR-LÉVY BEAULIEU dans le jardin de Napoléon en soutenant la thèse que le héros de son histoire, bien qu’obscur, ourrait rendre des points à Empereur quant à sa richesse et sa complexion.Il écrit: “J’aime beaucoup le brave soldat Chvéik et, en vous contant ses aventures pendant la Grande Guerre, je suis persuadé que toutes vos sympathies iront à ce héros inconnu et modeste.Il n’a pas, à l’instar de ce sot d’Érostrate, mis le feu au temple de Diane pour avoir son nom dans les journaux et dans les livres de lecture du premier âge.Et c’est déjà bien beau, je crois!” Sur son lit de mort, on se souvient de ce que le Quichotte de Cervantes disait au sujet de la vie qu’il avait vécue.Ce chevalier étrange qui résumait, prolongeait et rendait par le fait même toute épopée impossible après lui, faisait bien plus que simuler la folie: il était tout a la fois la folie et son contraire, vivant d’elle et la faisant vivre en lui, ce qui, peut-être, était le meilleur moyen que l'on pouvait trouver pour faire cette profonde réflexion sur les hommes et le monde, dans une perspective toute autre que celle dont l’histoire nous avait accoutumés.Ce qui s'avoue par le Quichotte, c’est d’abord la fumisterie de l’histoire, ce cataloguage d’événements arbitraires que, Sur un ouvrage de Rodolphe Joubert L’héritage d’Edouard Montpetit A mi-chemin entre la biographie et la bibliographie, 1 ouvrage de M.Rodolphe Joubert sur la carrière d’Edouard Mont-petit n’apporte pas d’éléments nouveaux sur la pensée de l'auteur de "La conquête économique ".Il s'agit plutôt d’un inventaire des différentes interventions publiques d’Edouard Montpetit et du récit des pérégrinations du premier boursier de la province de Québec en Europe.Avec une vénération exemplaire, M.Joubert aligne les faits et gestes de celui qui fut son maître durant les premières années de l’Ecole des Hautes Études Commerciales et qui occupa durant 30 ans le poste de secrétaire général de TUniver-sité de Montréal.L’assemblage de ces réflexions et commentaires n’est pas inutile pour mieux comprendre comment M.Montpetit s'est fait, au cours des années 20, l'apôtre de la “restauration économique".Inlassablement, il a répété: "La bataille aujourd'hui n’est plus constitutionnelle, elle est économique".Et pour ne pas restreindre la portée de son message, le protégé de Sir Lo-mer Gouin fit voeu de célibat politique.Alors qu'un poste de sénateur ou d'ambassadeur aurait dû normalement lui échoir, il mit jusqu’à la fin toutes ses énergies à la formation de la première génération de capitalistes francophones.Mais la relève n'a pas eu l'ardeur prévue et, aujourd'hui, il faut bien admettre que le capital francophone n’a pas gagné de terrain depuis 50 ans.Et si Edouard Montpetit renvoyait ses étudiants arpenter la rue Sainte-Catherine pour y dénombrer les commerces appartenant à des Canadiens français, le professeur devrait conclure que son message n'a pas passé la rampe.En dépit de ses nombreuses recherches, le ministère de l'Industrie et du Commerce n'a pas encore touché le fond de l’ignorance des francophones en matière économique.Et cette réflexion d'un observateur à la mort de Montpetit, en 1954, pourrait toujours avoir -par.MICHEL NADEAU VIENT DE PARAÎTRE FRUIT DE 15 ANS DE RECHERCHES ¦Edouard ô'Gontpetit ¦ i , Raconté par lui-mêm« et dép«int par ses contemporains au fil de la chronique du temps » editions ély«é* efs C e 111 - Station CAtoSMuc * Montréal PO CanadaH4V3V4 .i Essai sur sa vie et son oeuvre.Ce volume d< 450 pages, valeur marchande $20.00.vous permettra de prendre connaissance de la riche et lucide pensée de ce professeur émérite qu'il fut et qu'il demeure au-delà de la mort Partout la politique devient économique.L’auteur nous livre ici ses observations où se trouvent la formule de sa loi et les principes de base qui assureront aux Canadiens français leur INDÉPENDANCE ECONOMIQUE un scorpion au centre ville cours: "Toute sa vie, il lutta fortement contre le préjugé anti-affaires qui prévalut longtemps dans les milieux intellectuels du Canada français; laissez aux autres la tâche de brasser les affaires et se réserver, à nous francophones, la vocation de penser." Se disant de la “génération des morts", Edouard Montpetit a laissé à ses étudiants et admirateurs le mot d'ordre d'Errol Bouchette.l'auteur de "L’indépendance économique des Canadiens français": "Emparons-nous des industries".Mais la partie active de la jeunesse québécoise a choisi d’agir autrement.Au moment où un groupe de plus en plus important tire sa révérence en courrier des lettres et des s'emparant de la terre, comme le souhaitait Mgr Paquet, d'autres s'emploient à forger un nouveau slogan où le politique englobe l’économique: "Emparons-nous de l'État." Il faut se demander cependant si ce double mouvement ne cache pas une nouvelle démission face à la chose économique et signifie à nouveau notre refus de l'incarnation dans une civilisation matérielle qu'on s'obstine à repousser parce qu elle a été construite par d'autres?Edouard Montpetit, sa vie et son oeuvre, par Rodolphe Jou-hert aux Editions Élvsée, 450 pages.arts Lafontaine, Boileau ou Pascal Monsieur Adrien Gruslin, La monotone uniformité du texte ou du jeu des acteurs dans cette pièce: "Ennuyants enfants de Kennedy".Supplément éducation LE DEVOIR 24 mars 76 vous remet en mémoire ce vers: "L'ennui naquit un jour de l’uniformité".J'ai vu cette maxime attribuée souvent à Lafontaine et à Boileau (c’est dans leur style), parfois à Molière.Et voici que vous y ajoutez Pascal.Vous avez peut-être raison .Mais si ma mémoire est fidèle, l’auteur de cette maxime serait plutôt Antoine de Lamothe, dit le Houdard.Ce n’était pas un mauvais poète; mais c’est à peu près le seul vers que l'on cite de lui aujourd'hui, le pauvre.J'ai bien aimé tout de même votre critique.A.-A.Gosselin, médecin, Saint-Damase par après, on rend logiques, les enchaînant les uns aux autres pour donner l’illusion d’une homogénéité qui n’a jamais existé.Or, il n y a qu’une caractéristique dans l’histoire, qui vaut aussi pour l’individu: il n'y a que des fragments parce que toute vie est fragmentaire, faite de coïncidences sérielles, absolument réfractaires à toute ra-tionnalité.Le Quichotte, comme le brave soldat Chvéik, sait cela! Alors il joue le grand jeu du langage et l’on se doute bien qu’il emportera son secret avec lui: “Je souhaiterais partir de façon à ce que l’on comprenne que ma vie n’a pas été assez mauvaise pour me valoir une réputation de fou; car, quoique je l’ai été, je ne voudrais pas que ma mort le confirmât." C'est un peu ce qu’après lui redit le soldat Chvéik dont l’originalité consiste elle aussi à jouer aux autres le grand jeu du langage.Même s’il ne paraît pas aussi subtil que le Quichotte, il arrive aux mêmes extrémités en se servant de sa naïveté et de son optimisme inénarrable, armes terribles contre tous les pouvoirs.Face à un tel individu, toute réaction ne peut que paraître dérisoire.C’est que le brave soldat Chvéik connaît à fond l’usage des mots, il sait que la meilleure façon de dire non, et de donner tout son sens à ce non, c’est encore de dire oui.En y mettant, bien sûr, la manière.Ce n’est pas pour rien si les Tchèques ont vu dans ce personnage hilarant le symbole de la résistance.On ne peut rien contre le brave soldat Chvéik parce que, précisément, il n’est rien de moins et rien de plus que le brave soldat Chvéik, celui qui réussit à passer au travers des mailles bureaucratiques militaires, celui qui, à cause d’une naïveté trop profonde pour n'être que cela, déjoue tous les calculs et fait éclater toutes les contraintes.Il y a de fort beaux moments, d une drôlerie irrésistible, dans le livre de Hasek.Par la bouche du brave soldat Chvéik, c’est à toute une critique de la société qu'on a affaire, l'un des grandes réussites de l'ouvrage étant cette espèce de sottisier qui nous est livré des aberrations de ce monde.Voyez ce passage: "Je vous déclare avec obéissance, Monsieur l’aumônier, commença Chvéik, que, pas bien loin de Flaehine, il y avait dans le temps un curé qui, après que sa vieille gouvernante a eu décampé en emportant leur gosse et son argent, a pris seulement une femme de ménage.Alors, ce doyen, dans ses vieux jours, s’est mis tout à coup à étudier les oeuvres de saint Augustin et il y a lu comme ça que celui qui croyait à l’existence des antipodes méritait d etre damné.“(.) Et le dimanche, du haut de sa chaire, le doyen s’est mis à crier à perdre haleine que l'Australie n’existait pas.On l'a conduit directement de l’église dans une maison de fous.Je ne dis pas qu'il n’y en a pas d’autres qui devraient y être, il y en a pas mal dans le même genre qui courent les rues." Cela donne une idée de cet ouvrage construit comme une petite épopée, véritable roman de geste où les horreurs succèdent à la caricature, où le trivial côtoie les oraisons jaculatoires, où tous les masques tombent.Pour révéler quoi?Une joyeuse folie, celle que nous vivons dans le quotidien de nos vies mais que nous ne savons plus reconnaître parce que trop bien inscrite en chacun de nous.Ce regard foudroyant du brave soldat Chvéik n'est rien de moins qu'une vision sans pitié de tous nos conditionnements et de ce qui fait qu’au lieu de vivre l’homme est une bête dangeu-reuse pour lui-même, un véritable chien de Pavlov qui hurlera.fera le gros dos, mangera ou déféquera si la propagande l’y incite.Comme de bien entendu, la leçon n’est pas nouvelle.Mais on ne saurait trop la répéter.Nos oreilles sont nien grandes mais depuis que, comme le rorqual bleu, nous semblons avoir pris l'habitude de conserver notre cire, nous mettons bien du temps à entendre.Le brave soldat Chvéik par Jaroslav Hasek, collection Folio, Editions Gallimard 1975.V Voici notre 5e librairie prête à vous accueillir et à vous procurer le livre que vous cherchez.La librairie du Scorpion Centre Commercial Les Terrasses.Métro McGill librairie du scorpion le réseau Centre Laval Centre Langelier Mail Champlain Centre Domaine -f- LIBRAIRIE DEOM 1773, rue St-Denis MONTRÉAL tél.: 845-2320 y Guy Lord et collaborateurs Le processus électoral au Québec Cjfuers du Québec Coll.Science politique 180 ouest hurtubisehmh moniréaf éditions du2au6iiuus.4 jouis de vernie EXCEPTHRINELLEL Jusqu’à sur des milliers d’ouvrages, livres d’art, encyclopédies, romans reliés ou brochés.Durant la vente, 30% de rabais sur tout livre non-soldé.% remise librairie flammarion 1243, rue Université (angle Cathcart).* Jeunesses Musicales du Canada M.Gaston Germain M.J.C.Picard M.Gilles Potvin : ' '• Le Conseil National des Jeunesses Musicales du Canada et le Conseil d'administration du Centre d'Arts d'Orford JMC annoncent les nominations suivantes: M.Gilles Potvin, président national des JMC, M.Jean-Claude Picard, directeur des JMC et M.Gaston Germain, directeur du Centre d’Arts d’Orford JMC.Ze Livre Qui S'est Mérité Les Éloges De Lg Presse Financière CE QU’ILS EN DISENT.M.CHARTRAND (Revue Commerce) “Le livre est extraordinairement pratique et nous croyons qu’il sera fort utile à tous ceux qui le liront".P.SORMANY(Le Jour) ”.une fois lues les premières pages de cette “bible”, on prend envie de la garder toujours à portée de la main".J.POULAIN (La Presse) ”.on éprouve une sorte de plaisir cynique à constater qu’il est peut-être possible dans certains cas de jouer un tour au fisc”."On y trouve en effet des conseils judicieux que l’on ne pourrait probablement retrouver ailleurs réunis".R.BUSSIÈRES (Institut des banquiers canadiens) canadiens) "À ma connaissance, il n’existe aucun livre, en français ou en anglais, qui explique aussi bien et de façon aussi complète tous les sujets qui ont trait à la planification financière d'un individu”.“Le chapitre consacré à la planification fiscale justifie donc, à lui seul, l’achat du livre.”.J.-P.FOURNIER (Le Devoir) “Le particulier.trouvera dans ces quelques 300 pages des informations indispensables qu’il mettrait toute une vie à recueillir s’il devait procéder à tâtons”.COMMENT PAYER MOINS D’IMPÔT OU LE CONTRIBUABLE QUÉBÉCOIS ET LA FINANCIÈRE 338 pages Clément Bessette, LL.L., M.B.A.SUJETS TRAITÉS • Comment légalement réduire ses impôts* Quelle(s) sorte(s) de police d'assurance-vie souscrire; pour quel montant • À quel plan d’épargne-rëtraite contribuer • Comment placer son argent: valeurs mobilières, immobilières, objets d’art.• Quel régime matrimonial choisir • Quand constituer en compagnie ses activités professionnelles et/ou para-professionnelles • Comment élaborer sa planification successorale: testament, aspect fiscal de la planification.N.B.: L’aspect fiscal est prédominant dans la discussion de chacun des sujets traités.Bureau d'affaires Clément Bessette Inc.2020 University, suite 1335.Montréal.Québec.(514) 284-0490.Veuillez m'expédier.exemplaires de "Le contribuable québécois et la planification financière", au prix de $15.95.plus $0.45 pour les frais d'envoi.Chèque ?Contre-remboursement ?Mandat-poste ?Nom.Adresse.Tél.D-t ' Disponible chez l'éditeur à l'adresse ci-haut mentionnée seulement.AUX PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL VIENT DE PARAÎTRE LA COMMUNICATION ADMINISTRATIONS/PUBLICS Numéro thématique de lo revue RECHERCHES SOCIOGRAPHIQUES Vol.XVI, no 3, septembre-décembre 1975 recherches SOCIOGRAPHIOUES V "4;, • • 'A, > SESSSSSSm** «HIE- Un numéro de 140 pages, $3.00 I .es problèmes de communication des citoyens a>ec les ministères et les autres organismes du secteur public ou parapublic • Les résultats d’une recherche en ce domaine jusqu’à maintenant négligé par les chercheurs.• Les points de vue de dix-sept experts réunis par le Ministère des Communications pour discuter du problème.• Comment certains fonctionnaires et le protecteur du citoyen cherchent à améliorer la situation.• Un exemple d’information administrative au niveau municipal.• Deux importants dossiers d’arrière-plan : l’un trace l’histoire de l’administration publique québécoise, l’autre dresse un bilan de la recherche sur cette administration publique.EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE OU CHEZ L'ÉDITEUR BON DE COMMANDE Date .Je désire recevoir.exemplaire (s) de LA COMMUNICATION ADMINISTRA- TIONS/PUBLICS.l'exemplaire $3.00.Je désire également m'abonner à la revue RECHERCHES SOCIOGRAPHIQUES pour une durée Au Canada $8.00 de an(s).(Abonnement annuel : 3 numéros) À l'étranger $9.00 Paiement ci-joint ?ou à percevoir sur mon crédit Chargex No.Master Charge No.Signature .Nom (lettres moulées) .Adresse .LIS PRISSES DI L'UNIVIRSITt LAVAI, C.P.2447, QUÉBIC G1K 7R4 t B B 30086^ culture et société Le Devoir, samedi 6 mars 1976 * 15 â .la chronique de Jean-Bthler Blale Moscou-sud-Vodka le samizdat rabelaisien Des écrits clandestins du Samizdat, nés du refus des canons sclérosés du “réalisme socialiste" à la Jdanov et qui se transmettent dactylographiés ou écrits à la main d’un dissident à l'autre, nous ne connaissions que la veine politique; du "Guide de psychiatrie a l’usage des dissidents" à “L’archipel du Goulag" d’Alexandre Soljénitsyne.Même les grands romans de ce dernier, ou ceux de Siniavski et Daniel, se sont imposés surtout par la puissance de la critique du “modèle soviétique”.Mais le Samizdat n’est pas que cela; c’est aussi une satire “hénaurme”, virulente et iconoclaste à souhait des travers, qui paraissent innombrables, du Soviétique moyen, de cef’homo sovieticus" né de la Révolution d'octobre.D'où l’importance de la traduction d’un inénarrable roman comme celui de Véné-dict Erofeiev, Moscou-Pétouchki.que l'éditeur intitule aussi avec justesse “Moscou-sur-Vodka".De Vénédict Erofeiev, on ne connaît pas grand-chose, si ce n’est qu il serait né dans la région de Vladimir en 1939, qu'il a un fichu talent et que l’ampleur de sa culture et son érudition exceptionnelle en matière de boissons alcoolisées témoignent d'études très poussées et de libations prolongées.Car c’est d’alcoolisme dont il est question dans ce livre peu ordinaire; de ce fléau dont la presse soviétique stigmatisait récemment l’ampleur.Moscou-Pétouchki.Cent vingt-cinq kilomètres de voie ferrée qui séparent la capitale de la petite ville de banlieue et une trentaine de stations intermédiaires qui viennent ponctuer le soliloque échevelé d'un pochard lyrique dans le wagon ____________par.GILBERT GRAND qui l'emmène pour le week-end chez sa bien-aimée.Récit canu-lardesque d’une beuverie colossale — telle que le voyageur se retrouve finalement à son point de départ — qui permet à l’ivrogne-auteur de tourner en dérision tout ce qui l’entoure.Rien n'y échappe.Ni les gloires consacrées, les dogmes de l’histoire officielle, ni les clichés du marxisme-léninisme.Non plus que d’autres idées reçues, comme les valeurs religieuses, la sanctification de la Russie, etc.L’irrespect étant le propre de l’ivrogne, celui-ci s’y abandonne avec une joie sacrilège, alors qu'il ingurgite les alcools les plus divers, sans discontinuer jusqu’à en perdre toute notion de l’espace et du temps.Ici, l'ivressè sert de révélateur du mal de vivre de toute la société soviétique.Ivre est le héros, en route vers sa bien-aimée qu'il a rencontrée un jour de beuverie.Ivres sont les voyageurs, et le contrôleur qui, refusant les billets avec indignation, exige de chaque passager un gramme de vodka au kilomètre.Au fil de leurs libations, les voyageurs philosophent sur leur vice: "Tous les hommes de valeur.en Russie, tous les gens utiles au pays buvaient comme des trous.Et pourquoi buvaient-ils?Ils buvaient de désespoir.Ils buvaient parce qu’ils étaient honnêtes.Parce qu’ils n'étaient pas en mesure d’améliorer la condition du peuple.Les ténèbres de l’ignorance ne cessent de s’épaissir et la paupérisation s’accroît en valeur absolue! Vous avez lu Marx?En valeur absolue! Au- PARUTIONS La haine c’est la mort L’amour c’est la vie, de Jo-hannès Mario Simmel (Traduit de l’allemand par Olé Hansen-Lowe) Jame Elroy Chandler, scénariste américain installé à Munich pour la durée d'un tournage, mène une existence ingrate, banale, partagée entre ses difficultés professionnelles, sa femme 3u'il n’aime plus et les exigences de sa maîtresse.Puis, à la suite un évanouissement dont on veut lui cacher les causes profondes.il découvre qu'il est atteint par un mal incurable qui le promet à une fin atroce, précédée d une dégradation progressive de sa personnalité.Et cet homme tranquille va changer d'identité, voler amis et employeurs, tuer.Chandler rejoint les fuyards, les criminels, ceux qui ne vivent qu'à l'ombre.Puis, par la grâce d'une rencontre, ce sera la rédemption, un espoir de paix intérieure et de sérénité.Johannès Mario Simmel est né à Vienne en 1924.Successivement interprète, rédacteur, scénariste, il publie, à l'àge de 24 ans.Je m'étonne d'être si heureux, qui sera suivi d'une quinzaine d’autres romans dont plusieurs best-sellers: On n'a pas toujours du caviar, Et Jimmy se rendit à l'arc-en-ciel, De la même étoffe que les songes, Dieu protège ceux qui s'aiment, etc.354 pages; S 14.85 (Fayard, éditeur).UN JOUR, par Maurice Genevoix On voudrait, pour parler de certains livres, être un grand critique romantique.C’est surtout le cas des romans où les personnages et la nature sont inextricalement mêlés, où il est impossible de comprendre les hommes si l’univers entier ne vient pas à la rescousse.C’est le cas du Grand Meaulnes ou du Voyage du centurion, oeuvres dissemblables, certes, mais où les vibrations du soleil et des sabres rejoignent les profondeurs secrètes de la proche forêt.Un jour de M.Maurice Genevoix relève de cette esthétique.Ou n’est-ce pas plutôt un astre moral qui gravite autour du personnage de Fernand d’Aubel?trement dit, plus ça va, plus on boit!.Ainsi jusqu’à nos jours.Jusqu’à aujourd’hui!.” Pour Erofeiev, déjà il n’est plus possible de reconnaître “qui boit et pourquoi: les couches inférieures parce qu’elle regardent en haut?les couches supérieures parce qu’elles regardent en bas?".Aussi, foin des grandes questions qui agitent la société, la seule importante est “que boire?" et pour notre pochard, la réponse est toute trouvée: on peut tout boire, depuis les vodkas de toute appellation, vins et autres alcools dénaturés jusqu'au vernis, jusqu’à l’eau de Cologne "Fraîcheur".Il faut boire le plus qu’on peut, boire à en perdre la raison.Car, dit-il, “mes lendemains seront radieux, certes; nos lendemains plus radieux que notre hier et que notre aujourd’hui.Mais qui peut garantir que notre après-demain ne sera pas pire que notre avant-hier?Erofeiev explique son aspiration à s’évader dans l’oubli, dans le monde fantastique ne de l'alcool, par la solitude.“J’é-tais désespérément seul".Mais, ainsi que le fait remarquer Michel Heller, dans son excellente postface, ce n'est pas tout, loin de là.La raison èssentielle de l’ivrognerie invétérée de notre héros, raison qui constitue l’objet même du roman et qu’Ero-feiev ne saurait évidemment nommer, "c'est que ce héros est un incroyant, un être qui doute dans une société où tous doivent croire, un sceptique dans un pays où le scepticisme est puni par la loi, un ironiste dans une littérature qui ne connaît que le mode affirmatif" (Heller).Le drame du héros, c’est qu’il ne peut se fondre dans la masse et devenir comme les autres que lorsqu'il a bu, bu comme tous les autres, ou plus encore.L’originalité du roman d’Ero-feiev réside dans la gageure de traiter sur un mode comique le tragique de ce conflit.Gigantesque farce que l'auteur peut néanmoins appeler “poème tragique", comme pour mieux nous inviter à voir plus loin que le premier niveau du récit, jusqu’à ce désespoir absolu qui est en fait le principe moteur de tout le livre.".notre tristesse à nous, ils ne la comprennent pas", a écrit de l'Occident Vénédict Erofeiev.Ce n’est plus tout à fait exact, après la lecture de Moscou-Pétouchki, chef-d’oeuvre du Samizdat.Vénédict Erofeiev — “Moscou-Pétouchki" — avec une postface de Michel Heller — Albin Michel 1976.On sait peu de chose de cet homme, sinon qu’il a été riche (sans doute l’est-il toujours), qu’il a perdu très tôt une femme qu’il aimait, qu’il a choisi de vivre à la campagne, qu’il a une fille, qu’une paysanne lui a donné un fils.Un hobereau presque classique, à la limite un personnage de Maupassant.Je n’écris pas le nom de Maupassant dans le but de diminuer Fernand d’Aubel; au contraire, je tiens Maupassant, et chaque jour plus encore, pour le romancier le plus important de son temps.Fernand d’Aubel, un homme qui vit selon sa nature et selon la nature, la sienne propre perdue dans la dimension infinie du monde.Mais je fais ici de la pseudo-métaphysique.En réalité, Fernand d’Aubel ne se pose aucun de ces faux problèmes.Il a appris à rythmer son corps et son esprit selon le mouvement des saisons et des jours, à se perdre en lui.Il n’est cependant pas gouverné par un panthéisme viscéral; la nature sert d’assise à un retour sur soi, à la réflexion sur son destin.L’homme s’est fixé un idéal de justesse morale et d’équilibre psychologique.Cet idéal est en rapport avec l’ordonnance de la nature.Tolstoï ne devait pas réagir autrement dans les bois qui entouraient lasnaïa Po-hana.M.Maurice Genevoix est le narrateur de son livre.Il aime le pays de Loire auquel il a consacré plusieurs récits.Il en choyé non seulement les paysages, mais aussi les hommes et les bêtes.Jamais un écrivain n’a mieux nommé un milieu qu’il affectionne.On a l’impression que M.Maurice Genevoix LIBRAIRIE DEOM 1773, rue St-Denis MONTRÉAL tél.: 845-2320 )ules-Paul Tardivel présentation par lohn Hare Pour la Patrie Cahiers du Québec Coll.Textes et Documents littéraires 380 ouest rue c rdi éditions hurtubise hmh montrèal EN LIBRAIRIE BOUQUETS DE LA MER DE PIERRE FRANCOEUR iMs-moi utüm VIENT DE PARAÎTRE CHEZ VLB ÉDITEUR BIANCHE FORCÉE roman de Victor-Lévy Beaulieu • Blanche et le Job J Jobin dérivent sur le St.Laurent frappé.• De grandes amours malcommodes • Un livre important par l’auteur de Don Quichotte de la Démanche.En vente partout — $6.95 L’ÉTRANGETÉ DU TEXTE de Claude Lévesque • Essais sur Blanchot, Freud, Nietzsche et Derrida • Une exploration lucide et fascinante des mécanismes de la création.En vente partout — $8.95 VU ttitew, SIM tsl CwrfH, Mantréol-Ncrd, 326-5029 — Distribué pet TA.I.P., 955 ras Amherst, Mantréal, $23-1112 tisse autour de son univers familier une toile de substantifs et de verbes (peu d’adjectifs) dans le but de le cerner, de le retenir, de l’immobiliser.Et pourtant, chacune de ses phrases est mouvement.Tout est transmis par le regard et par le geste.L’univers captif oouge dans des nuances ae vocabulaire.Et il se passe ceci de très curieux.M.Maurice Genevoix décrit son pays, et par le menu, les habitudes de ses saisons.On le lit.Son personnage, Fernand d’Aubel qui sera l’un de ses lecteurs, modèlera ses réactions sur celles de l’écrivain.Juste retour des choses, lorsque M.Maurice Genevoix crée un personnage, c’est une partie de lui qui, allusivement, le regarde en souriant.Dans ces conditions, que sera donc Fernand d’Aubel, sinon, par certains aspects, un Maurice Genevoix qui se parle à lui-même?Est-ce la part la plus belle de l’écrivain?Les deux hommes vieillissent loin l’un de l’autre.L’écrivain retrouve son personnage après plusieurs années de séparation.Il sait qu'il existe, il l’a vu, son comportement l'a étonné.Entre eux, une flamme a commencé à naître.Chacun évolue de son côté; et pourtant, ce qui se passe, à peine se retrouvent-ils, c'est la joie des retrouvailles.Fernand d’Aubel prend Maurice Genevoix à témoin de la transformation de son être et de son épurement.L’un se sera affiné par l’écriture, l’autre change au contact de la nature.On sait déjà que les deux hommes, que le destin a éloignés l’un de l’autre, ne forment en réalité qu’un seul être, fortement enraciné dans un double terreau.En sorte que la conversation entre eux, bien qu’ils se situe au niveau de l'expérience personnelle de Fernand d’Aubel, ne connaît pas de heurts.Elle se poursuit dans l'unité des âmes qui se cherchent au milieu d’une nature aimée.ffl §**» iii i8Éi i «8 Pourquoi Fernand d’Aubel et l’écrivain qu’est Maurice Genevoix deviennent-ils amis?Ils ont besoin l'un de l'autre, pour assurer son équilibre à leur complémentarité.Comme très souvent en amitié, ils ne se lient pas de prime abord.Ils.se rencontrent et se quittent, mais sans s’oublier.Ils savent, de science certaine, qu’ils se reverront et qu’ils auront des choses à se dire, qui illumineront leurs vies.Ils ne sont jeunes ni l’un ni l’autre et pourtant, Us savent que cette rencontre, remise sans cesse, constituera l’un des éléments-charnières de leur existence.C’est aussi peut-être pourquoi ils la repoussent sans cesse; inconsciemment, ils pensent que dès que leur union aura été consommée, l’un des deux mourra.Il en va ainsi dans les mariages des bêtes les plus aiguë, où les épousailles figurent à la fois la consécration de l’amour et la mort.En effet, Fernand d’Aubel mourra après s’être raconté à son interlocuteur.Il meurt parce qu’il a révélé son secret.La nature peut désormais se l’approprier et le ramener à elle.Il s’est détaché de tout, sauf de son appartenance à l’univers des arbres et des étoiles.Il ne meurt pas, pour la première fois, il regarde la nature en face dans toute son intégrité.Le narrateur n’est plus là que comme témoin de cette fin exemplaire de gentilhomme.Il a dû en exister des milliers ainsi, dans les temps passés.Alphonse de Chateau-briant.dans Monsieur des Lour-dines, a mis en tête-à-tète l'amour paternel et celui de la terre.Le père dépossédé meurt, comme meurt ici Fernand d'Aubel dans les transes extatiques de la possession.Celui qui a tout rejoint celui qui a tout perdu.Jusqu'à present, dans son oeuvre, M.Maurice Genevoix avait parlé directement de la nature et des bêtes ou avait créé des personnages dont les rapports avec l’univers physique étaient à la fois savants et presque incommunicables.Ici, c’est de tout autre chose qu’il s'agit.Fernand d'Aubel est un homme qui joint des dons d'expression intenses à sa sensibilité.Il n’est donc pas sans défense devant la nature.Il peut la conjurer en parlant d’elle.Son régisseur, qui est lui aussi un être noble, ne peut échapper à l’emprise des arbres et de l’eau que par le travail des mains; Son maître constate qu'il n’est jamais inactif.En effet, le moindre repos le diminuerait, car il serait amené à réfléchir aux liens qui l’unissent à ’il voit tous les lont ses yeux ne peuvent se détacher.Fernand d'Aubel a le don de faire revivre le monde ambiant, don qu’il partage avec le narrateur de façon si intime que souvent, ce sont des pages des livres de M.Maurice Genevoix qui lui remontent aux lèvres.La parole joue son rôle d’exorcisme d’une façon d’autant plus éminente qu’elle est plus parfaite.Comme chez Maurice Genevoix, les mots qu’emploie Fernand d'Aubel enrobent la nature et la retiennent captive.Ces gens ne peuvent mourir que lorsqu'ils deviennent muets.Leurs paroles rendent la mort impossible.Elle ne peut rafler que les restes.Et même à la fin, lorsque vient le moment de lever l’ancre, Fernand d’Aubel se dresse devant le paysage quotidien et le regarde bien en ces paysages qu i jours et do: po derniere fois et, peut-etre, une autre fois, l’emporter sur lui.Son regard l’encercle, le processus d’identification et de possession s’engage, mais il est trop vieux, la nature elle-même, d’une certaine façon, l’a trahi au profit du monde moderne, il n’en peut plus de lutter sur tous les fronts, il meurt.Pour la première fois, le langage est impuissant.Je ne sais pourquoi, il est extrêmement difficile de parler d’Un jour.On le lira avec un Rlaisir continu, les idées de M.laurice Genevoix sont nobles, elles coulent de source et répondent parfaitement à l’évolution de toute une vie.Ce qui se passera, le livre refermé, c’est autre chose.Fernand d'Aubel vous hantera, avec sa vie bien remplie, ses malheurs et les bouffées de bonheur qui lui sont venues des champs, de l’ardeur du soleil, de l’eau du fleuve, des bruits de la forêt, de son aspiration à l'union cosmique.C'est peut-être de volupté cosmique qu'il s'agit, je ne sais.Toujours est-il que de ces pages d’humus monte l’odeur d’une terre féconde et aimée.Est-ce elle que le monde moderne, dans sa sottise, est en train de détruire?On ne peut pas croire qu elle ne sera pas la plus durable.Ne sera-t-elle pas capable, quelque jour, de se révolter et de faire disparaître à tout jamais la termitière?On ne peut que le souhaiter, tant elle apparaît riche et éclatante dans ce livre, comme une belle jeune fille qui ouvre sa fenêtre le matin.Maurice Genevoix.UN JOUR.Éditions du Seuil, Paris 1976.VIENT DE PARAÎTRE LEMÉAC, ÉDITEUR V INJURE EN NOUVELLE-FRANCE robertlionel séguin LEMÉAC $9.95 paix DUVERNA Y Nos aïeux savaient darder leurs mots, et dans la langue de Moliere ! L'effronterie des gens de Nouvelle-France s accorde bien a la petulance de leur langage et s'il n’est bon bec que de Paris, il n est assurément de loutre midrille qu en Quebec.L’injure est ici une belle mveleuse de classes sociales et le verbe des bien-nes et des gens d'Eglise rejoint, a bride abattue, celui des roturiers.Le cure Lefebvre de Batiscan se vantait d etre une grande braguette — et l’exhibait —.traitait un sien collègue de pisse trette et brodait a l'adresse de Madeleine de Vercheres des litanies rien moins que sacrées Femmes de haut rang et femmes d habitants se lapidaient en parole àlnon en fait Et volaient tes putain sorcière, bougresse et autres bestes sur arriere-plan de haches et de baïonnettes ! Injurier, en Nouvelle-France, n'etait ni blasphemer, ni sacrer La parlure du temps était bien plus coloree et nuancée .RAPPELS • LITTÉRATURE ETHNOGRAPHIQUE - LEMEAC Jean-Claude Dupont LE SUCRE DU PAYS ($3.95) Robert-Lionel Séguin LES USTENSILES en NOUVELLE-FRANCE ($4.95) Jean-Claude Dupont LE PAIN D’HABITANT ($3.95) Direction: Robert-Lionel Séguin REVUE D’ETHNOLOGIE DU QUÉBEC No 1 ($3.95), No 2 ($4.95) En vente dans toutes les librairies et dans les Librairies Lemeac: Sept-lles.Haute-Rive.Vaid Qj et Montreal Diffusion: 511-1.Durocher, Montréal 273-2844 - % 16 • Le Devoir, samedi 6 mars 1976 culture et société Les contes littéraires québécois et l’Index de Parti Pris Firmin Picard, vous connaissez?Non?Et Wenceslas-Eugène Dick, Eugène L'Ecuyer, Henri-Emile Chevalier, André-Napoléon Montpetit?Non plus?Qui sont-ils?Vous donnez, comme on dit, votre langue au chat.Ce sont tout simplement des écrivains canadiens-framjais du siècle dernier qui, comme des douzaines d’autres, ont été depuis longtemps jugés et jetés aux oubliettes souvent avant même d’être entendus.Notre dix-neuvième siècle littéraire n’a-t-il pas la réputation d’ètre un désert?Que peut-il en sortir de bon, ont coutume de soupirer les fines bouches?J’ignore encore si ce siècle a produit des chefs-d’oeuvre.Mais ce que m’a appris l'ouvrage d’Aurélien Boivin sur le Conte littéraire québécois au XIXe siècle (1) c’est que du moins la quantité est là, une quantité jusqu’à maintenant insoupçonnée.Déjà D.Hayne et M.Tirol nous avaient donné une bibliographie critique du roman canadien-français de 1837 à 1900.J.Hare a quant à lui fait un travail similaire pour la poésie.Personne avant A.Boivin n’avait entrepris de dresser l’inventaire du conte écrit.Sur la foi des quelques recueils de contes publiés, on avait tendance à croire que le conte écrit avait été un genre peu pratiqué.Conclusion pour le moins hâtive ue renverse la bibliographie ’A.Boivin, qu'il avoue lui-même ne pas etre exhaustive, mais qui contient tout de même plus de onze cents titres! Pour une littérature jeune comme la nôtre et qui se cherche des racines.onze cents titres quasi inconnus, c’est une mine.Comment pareille masse de textes a-t-elle pu échapper aux enquêtes de nos limiers littéraires?Parce que, bien sûr, les Sherlock Holmes de la critique ne sont pas légion, mais aussi, plus simplement, parce qu'on préférait suivre la mauvaise piste plus facile - celle des recueils de contes publiés — et ne pas voir la bonne, longue et ardue, celle des journaux.C'est cette dernière qu'a suivie pendant plusieurs années A.Boivin qui s est vite aperçu, en dépuil- lant tous les journaux et périodiques qui lui tombaient sous la main, de la richesse du filon.Genre plus court et plus abordable que le roman, le conte avait en outre sur ce dernier l’avantage de pouvoir facilement se glisser dans les journaux et les revues de l’époque.Faire éditer un roman était une aventure incertaine.Le public lecteur peu nombreux rendait quasi obligatoire le recours aux souscriptions.C’est pourquoi nombre de littérateurs se sont faits conteurs.Leur oeuvre écrite au fil des jours et des années, associée à l’actualité et à des publications souvent éphémères, a souffert de ce morcellement.On comprend dès lors le patient et minutieux travail de dépouillement auquel A.Boivin a dû se livrer.Quiconque a déjà travaillé avec des microfilms et de vieux journaux appréciera la bibliographie d’A.Boivin à sa juste valeur.Cette bibliographie du conte littéraire québécois du XIXe siècle se présenté sous la forme d’une liste des contes par ordre alphabétique d’auteurs et par ordre chronologique à l'intérieur de chaque auteur.On y trouve le nom de l'auteur, le lieu et la date de sa naissance et de sa mort, l’énumération par ordre chronologique des différentes publications ou éditions d'un même conte, enfin un résumé d'un grand nombre de contes.A cette bibliographie qui constitue en elle-même un inestimable outil -par.JEAN-PIERRE BOUCHER de travail se greffent une liste des périodiques dépouillés, une liste des recueils de contes du XIXe siècle publiés au XIXe et au XXe siècles — et le sommaire de chaque recueil — et enfin une bibliographie générale sur le sujet.On pourrait chicaner Boivin d’aVoir employé le mot conte dans son acception la plus vague — à l'exemple des littérateurs du dix-neuvième siècle — c'est-à-dire récits d’aventures, ce qui englobe le conte, la légende et même la nouvelle.Mais on peut difficilement lui en tenir rigueur dans la mesure où la distinction entre ces différents genres constitue à proprement parler le sujet d'une autre étude que la publication de la présente bibliographie rend désormais possible.Il était plus important d’arracher à l’oubli des textes dont toute trace risquait peut-être de disparaître quitte, une fois leur existence établie, à les départager et à les classer en autant de catégories qu'on voudra.Nous en sommes encore Pour l'instant en cette matière à manutentionner du vrac, ce qui veut tout dire du degré de connaissance que nous avons de notre propre littérature.Pierre Pagé et Renée Legris n'ont-ils Pas tout récemment ressuscité 40 ans de notre littérature radiophonique dans un répertoire qui est à ce genre ce que la bibliographie de A.Boivin est au conte.• Dans la mme veine, quoique portant sur une epoque plus près de nous et mieux connue, Joseph Bonenfant.aidé des assistants du Centre d’étude des littératures d’expression française de l'université de Sherbrooke, vient de publier un Index de Parti pris 2.Tous se l’Index, une analyse percutante du phénomène Parti pris par Marcel Rioux.Le sociologue bien connu y situe Parti pris par rapport à son avant et son après.L’avant c'est Cité libre dont l’idéologie de rattrapage s’est employée à contester l'action des élites québécoises traditionnelles et a dénoncer les abus du capitalisme sans jamais toutefois remettre en question le système dans son ensemble.Parti pris quant à lui sera l’expression d’une contestation beaucoup plus radicale fondée sur une ideologic de la reconnaissance et du dépassement de la situation coloniale et capitaliste.Nul doute que l'influence de Parti pris continue de se faire sentir aujourd'hui où un nombre sans cesse plus grand de Québécois prennent conscience que les différents maux dont leur société est affligée ne sont pas indépendants les uns des autres mais au contraire tous reliés à une même structure économico-politique.Cette vision globale, Parti pris a été le premier à l’exprimer avec autant de netteté même s’il n’a pas réussi à opérer la liaison entre la critique de la société et l'action politique.L’Index de Parti pris se situe donc dans la suite des numéros 31 et 32 de La Barre du jour (1972), et du Parti pris littéraire de Lise Gauvin publié l'an dernier.(I) ”Lc conte littéraire québécois au XIXe siècle.Essai de bibliographie critique et analytique”, par Aurélien Boivin, Fi-des, 1975.i2) "Index de Parti pris 1963-1968”, établi sous la direction de Joseph Bonenfant, CELEF, Université de Sherbrooke.1975.Les voies du tiers monde Gérard CHALIAND: Mythes Révolutionnaires du Tiers-Monde.Titre assez significatif du livre de Chaliand (1) qui est une série de critiques amères, acerbes sur l’évolution économique, politique et sociale des pays du Tiers-Monde.Il reconnaît toutefois dans son introduction que le sous-développement économique est apparu à la suite du heurt capitaliste du XIX ème siècle qui a bouleversé les traditions des pays africains et asiatiques.Les problèmes du sous-développement sont d’ordre politique et non techniques parce que les institutions régissant les pays du Tiers-Monde nP°'esu.^Qe des tes réP°^^,0°cUco/ondeVar^ ^ü, de ^'^lAon e** 9é"er°'n cb0*P de ' ' des gneU elc;enquéle, \'afk'*'re »a procède coM®c* ILoétence.[°* .c0nven ‘on C o 3r rAPS Qï»eT* ,1 dfenqu ' \'afk*'re »0 procède co^eC' '’in,erf déSon arb'",a Vive, '° de s $9.95 ¦judiciaire • • • 4oO p°9es' DU«*Æ,ON(APM publié avec la de R°Y^°"dnTde (.ourler Jacques.collaboration de ,,on Hubert Laurent Chartier et O ^ ^ .et coopts socteu* EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE OU CHEZ l'EDITEUR BON DE COMMANDE Veuillez m'envoyer le(t) volume(i) iuivont(») : ?VOCABULAIRE FRANÇAIS-ANGLAIS O L'ARBITRAGE DES GRIEFS AU DES RELATIONS PROFESSIONNELLES.QUÉBEC.L'eumploir*.$9 95 l'entmplaire, S16.?INFLATION, INDEXATION ET O L'APPRÉCIATION DU PERSONNEL PAR CONFLITS SOCIAUX.l>*emploir«, 57, SIMULATION.L'exemplairt.55.Poiement ci-|oint ?ou A porcovoir sut mon crédit CHARGEA NO .MASTER CHARGE NO .'Ü’.ZZZI Signature .Nom (lettres moulées) .Adresse .lis PUSSES •( L UMVaSITt UVAL, (.P.2447, QMtK Cl K 714 culture et société Le Devoir, samedi 6 mars 1976 * 17 il art et patrimoine L’étrangeté des objets critiques ^ de Cozic à la galerie Média * Grande fête à la Galerie nationale OTTAWA — La Galerie nationale fêtera dimanche sa 96ème année d'existence en offrant une réception au cours de laquelle les convives pourront même manger un morceau de gâteau d'anniversaire.Cette fête, qui est la seconde du genre, porte le nom de “1980 moins 4", puisqu'il ne restera plus que quatre ans avant la célébration du centenaire de la galerie.On espérait que ce cen- tième anniversaire serait célébré dans un nouvel immeuble surplombant la rivière Outaouais, à l'ouest de la Colline parlementaire, mais le gouvernement a retarde l'exécution du projet par suite des restrictions économiques.La Galerie nationale présentera entre autres choses cette oeuvre du peintre anglais Stanley Spencer, intitulée “Touch of Spring ", représentant des magnolias.L’art, comme on le conçoit généralement, serait à toute fin utile la plus grande duperie tant pour le spectateur que pour l'artiste, et ce au moment où cette manifestation prend un ca-ractîre officiel.A partir du jugement élitiste d’un petit groupe, la pièce la plus médiocre devient du jour au lendemain un chef-d’oeuvre.Dans l’oeuvre, où est le beau, où est le laid, et comment reconnaître par-delà ces deux masques trompeurs le sens profond de cette oernière et la réalité tout court?C’est la principale interrogation à laquelle Cozic veut nous confronter avec son exposition “objets critiques” à la galerie Média de la rue Rachel.Pour Cozic, en effet, l'oeuvre d'art constitue en quelque sorte le questionnement de la question, une remise en cause de toute notre réalité artistique afin de trouver une équation ou une réponse, si réponse il y a.Lors de ses expos précédentes, Cozic avait mis l’accent sur l’aspect ludique de son art en incitant le spectateur à caresser, à boxer ou à embrasser de grands tableaux confectionnés de pluche.Par cette démarche Cozic voulait abolit l’écart entre le spectateur et l'oeuvre en favorisant une participation active de sa part.Dans ces objets critiques, l'artiste prolonge cette idée de proximité et d’instantanéité de l'oeuvre dans le cadre d'un contact plus direct.Mais ses récentes oeuvres vont beaucoup plus loin dans une perspective de participation.Il ne s'agit plus pour lui de provoquer le spectateur par l'aspect ludique mais plutôt de l'amener à une éventuelle redéfinition de l'art.De prime abord, cette exposition ressemble à un magasin général: photos de style publicitaire, échevaux de laine, bloc-notes à l’usage des visiteurs, prennent un aspect hétéroclite.Mais derrière cette montagne d'objets bizarres que l'on situe- Galeries d’Art — ACADÉMIE de PEINTURE atelier libre dessin - croquis - peinture avec modèle vivant Correction et initiation à l’art aucune condition d’inscription 5002 boul.St-Laurent.Montréal H2Y 1R7 Tél.: 279-8029 EXPOSITION John Franklin Koenig Jusqu’au 20 mars RASHOMON par la Compagnie du Centre national des Arts une mise en scene d'Olivier Reichenbach Jacques Thisdale Sophie Clement Roger Blay Gilles Renaud Hubert Gagnon Paul Savoie Pauline Martin Hedwige Herbiet Claude Marquis decors: Guy Neveu costumes: François Barbeau DU LUNDI 15 MARS AU SAMEDI 10 AVRIL STUblO 20h00 S4.00.etudiants $2.50 RENSEIGNEMENTS OTTAWA: Centre national des Arts (613l237-4400 GALERIE DOMINION Le plus grand choix de peintures et sculptures dans la plus grande galerie d'art au Canada 1438 ou est.rue Sherbrooke 845-7471 et 845-7833 PARMI NOTRE CHOIX DE GRAVURES 0RI6INALES CINQ GRAVURES DIFFERENTES ET PLUS DE CHAQUE ARTISTE SUIVANT: BASKIN CARZOU LEMIEUX MAGNELLI PICHET SAVOIE SAXE SOULAGES TÉTREAULT DIX ET PLUS: BRIANSKY DELAUNAY ESLER GÉCIN GIGUÉRE HASEGAWA LALIBERTÉ PELLAN PETIT ZAO-WOU-KI VINGT ET PLUS: ALVAR CLAVÉ FINI FRIEDLAENDER MARKGRAF RIOPELLE TREMBLAY ET AUTRES! 1024 OUEST, AVENUE LAURIER 270-21 SI oMibLiL.rait en marge de la production habituelle de Cozic, j'ai senti chez lui la nécessité d’aller encore plus profondément dans cette hantise que fut toujours pour lui le temps, l'espace par rapport au quotidien qui nous environne.Les objets sont donc au départ des contradictions ou, tout au moins, des moqueries qui amorcent chez le spectateur une réflexion plus protonde.On y trouve, par exemple, des affiches pseudo-publicitaires des flèches contradictoires qui indiquent le sens de la visite.Pour Cozic, ces objets sont teintés d’ironie et même d’auto-négation mais elles se rapprochent des ready-made de Marcel Duchamp.La création de l'artiste est donc de récupérer ces objets pour les resituer dans un autre temps et dans un autre contexte, leur donnant une couleur et une signification différentes.A travers cette double grille de lecture on comprend mieux cette recherche et ses implications.Les écailles d'escargots enveloppés dans des scellos avec mode d'usage ou des échevaux de rafla multicolores nous montrent chez Cozic sa préoccupation pour le temps qui passe, ce temps que l'on peut figer dans l'oeuvre, pour ainsi le récupérer et le rendre en quelque sorte instantané pour le spectateur.Ainsi, dans l'espace de deux ans, ces mêmes echevaux auront des couleurs identiques d'où la relativité du temps et des matériaux que Cozic veut nous indiquer.Il en va de même pour les petits insectes pétrifiés que Cozic présente dans de petites bouteilles, un peu comme un médicament qui nous aiderait à voir une certaine réalité par-delà le temps.Même chose pour cette enveloppe con- __________par.JULES ARBEC tenant une carcasse de reptile qu’aucun n’aurait imité sans une grande dextérité.En sortant de ses tiroirs ces spécimens pour en faire des objets critiques, Cozic ne voulait certes pas nous donner un cours d’anthropologie ou même d’esthétique, mais son principal mérite est de nous faire percevoir, à travers ces constats, la réalité Quotidienne telle quelle est et l'épaisseur significative qu elle prend.Si Cozic en arrive la, il aura réussi son tour de chapeau.Les cimaises m Aujourd'hui commence à la Galerie Curzi la série “double rythmique" de Réal Dumais.L'exposition est ouverte jusqu'au 26 mars.L’artiste sera présent tous les samedis.Galerie Curzi : 2140, rue Crescent.¦ Le 10 mars commence au Centre culturel Verdun — vernissage à 21 heures — l'exposition des oeuvres de Lise Thé-rien, groupant 23 toiles.L'exposition durera jusqu'au 5 avril.Centre culturel Verdun: 5955, Bannantyne.¦ A compter d'aujourd'hui et jusqu'au 22 mars, Albert Dumouchel expose ses gravures, sous le thème Figuration, à L’Apogée.L'exposition est ouverte tous les jours, de 19 à 21 heures.L'Apogée: 37, rue de l’Église, Saint-Sauveur-des-Monts.¦ Une exposition des oeuvres du frère Jérôme et autres artistes du Québec est en cours à la ap qA Vb dV Galerie d’Art 24,516 Sherbrooke est.La galerie est ouverte tous les jours, de 10 heures à 19 heures.¦ La Galerie UQAM présente, jusqu'au 19 mars, une exposition de Mario Mérola, artiste dans le domaine des arts intégrés.Merola est un ancien étudiant de l’Ecole des Beaux-Arts de Montréal (1946-1952).De retour d'Europe, il entre à Radio-Canada comme dessinateur de costumes.La scénographie l'intéresse et il s'amuse: ses créations pour des télé-théâtres, music-halls et ballets attirent l'attention.Il remporte un premier prix pour la murale décorant le restaurant du E’avillon du Canada à Bruxelles en 1958.Ensuite il continue des recherches à Louis Jaque sur les reliefs lumineux et se consacre à la murale.Il revient à l'École des Beaux Arts comme professeur; il anime la section “Arts intégrés” mais continue son oeuvre de muraliste.“Une murale, c'est mieux qu'un tableau sur un mur parce quelle fait partie du mur.Et puis, tout le monde peut la voir.C'est un prolongement architectural.J’aimerais que les architectures l'utilisent plus souvent dans leurs oeuvres L’exposition en cours fait un tour d’horizon de la production de Mérola : maquettes de murales, reliefs polychromes, éléments de murale et surtout les sculptures récentes: production tout à fait différente où Mérola crée des pièces uniques qui sont complètement autonomes.De l'élément affectif d'une murale, il va à la forme affective d'une sculpture.La galerie est situé au 3450 rue Saint-Urbain, salle 1025 (de 12 h.à 20 h).télévision • Kmissions en noir et blanc SAMEDI galerie bernard dearoches FOYER DES/4RTS E/4TON 9' ET/tGE, CENTRE-VILLE 1194 west, ree sMrbrMM, meirtréal Exposition Mario Gross John Van Der Hart “Toned’hiver %97S Jusqu’au 1S mars jusqu au samedi 20 mars En 1 honneur du mois de la femme chez Eaton, exposition de peintures dartietes féminins.R.Mackenzie, C.Fauteux, G.Legault, Jackson-Smith, S.Rolle, H.Hogan, C.Nucci, I.Shaver, V.Walker, J.Vézina, T.Roy, L.B Seeking, C.Dupuis-Maillet, N.Thé-berge, S.Utsal, Poliquin-Reilly, F.Holbrook, S.Beecher, G.Raymond, J.Marcoux.1430 ntl Sbirtrooki.omsl Til.: 933-9877 -845-4361 Uni.su Sam.de 9:30 à 17:30 h.EATON EXPOSITION TABLEAUX ET SCULPTURES CANADIENS ET EUROPEENS Centre National national Arts des Arts Centre Perm* (l«n»fK:he el itiiHli sïIrtiVi 5 N0US ACHtT0NS PEINTURES DE QUALITE C B F T O Ouverture et horaire Sesame Roquet, belles oreilles Les espiègles rient Monsieur Rosee Gaspard et les fantômes Génie en herbe Les héros du samedi Sporthéque • Natation" Femme d'aujourd'hui Techno-Flash Cinéma-Jeunesse: "Un été à Petipsy" (aventures.Tchécoslovaque 1971) "Pur-sang" (Aventures — Canadien) Bagatelle L'imagination au galop Téléjournal Nouvelles du sport Politique fédérale: le parti progressiste-conservateur Lise Lib Hockey "Buffalo à Montréal" Téléjournal Nouvelles du sport Cinéma Le viol" (drame psychologique — Franco-suédois 1967 > Cinéma : "Comment j'ai appris à aimer les femmes" (comédie - It-germ — Fr 1966) 11.00 The national 11.15 Provincial affairs: "Parti libéral ".11.21 Montreal Tonight 11.37 Cinéma: "No sex please, we re british" (Comédie 19731 1.15 Fermeture C F C F © C F T M © Patof raconte Furie Les cadets de la forêt Robin fusée Le cirque à son meilleur Les sentinelles de l'air Bon week-end Le parti créditiste Chantier '76 Le père Ambroise Sur le matelas émission spéciale C'est arrivé cette semaine Ça prend un voleur A l'heure olympique Les grands spectacles: "La Rolls Royce Jaune" (comédie satirique — Britannique 1964) Mannix 6.00 University of the Air 7.00 The community 7.25 Take Kerr 7.30 Circle Square 8.00 Abbott and Costello 8.30 Rocket Robin Hood 9.00 Merrie melodies 9.30 Flintstones 10.00 Kidstuff 11.00 Fantastica 11.30 Spiderman 12.00 Star Trek 1.00 Cinéma; "The ten commandments" (1ère partie - 1956) 2.30 1976 World figure skating championships 4.30 Wide world of sports 6.00 Lawrence Welk 7.00 1976 World figure skating championships 8.00 Academy Performance: Farewell no Manianer 10.00 McGowan and Co.10.30 Funny Farm 11.00 (TV National News 11.18 Pulse 12.00 Cinéma: In the heat of the night" (Drame 1967) et "(’hamber of horrors" (Horreur 1966) 4.00 Sign-off RADIO-QUÉBEC O 18.00 Tourlou 18.30 Sur deux ou quatre pattes Kmission sur 4es relations ancestrales de I homme et l'animal 19.30 Ciné Plus 'Cris et chuchotements" (d'Ingmar Bergman) DIMANCHE Le chagrin et la pitié: l'effondrement'' (documentaire réalisé par Marcel Ophub — Fr.germano Suisse 1969) ¦ CFTAA © 7.55 Horaire bienvenue 8.00 Ministère mondial Rex Humbard 9 00 Patof raconte 9.30 Fanfan Dédé 10.00 C'était le bon temps 12.00 Bon dimanche 2.00 Jugements rendus 2.30 Réflexion 3.00 J ai le goût du Québec 3.30 Telé-Quilles 4.30 C'est pas sorcier 5.00 Information voyages 5.30 Flipper 6.00 Showbizz 7.00 Ciné-Choix: Le clan des siciliens" (drame policier • Franco - Italien 1968) 9.30 Hockey "Québec à Kdmonton 12.00 Les nouvelles TVA 12.30 Fermeture 10.00 Market place 10.30 Ombudsman 11.00 The National 11.15 Nation s business 11.21 Montreal tonight 11.35 Brier report 12.00 Ciné-camp: Tonight and every night" (film musical - 1945) C B M T O 9.00 This is the life 9.30 ('oronation street 10.00 Sunday morning 11.00 Meeting place 12.00 The little concert 12.30 U K Magazine 12.45 A way out 1.00 The money makers 1.30 Country Canada 2.00 Ravel 3.00 Music to see 3.30 Speaking out 4.00 Music to see 4.30 Hymn sing 5.00 Science magazine 5.30 Tommy Common s musical world 6.00 Wonderful world of Disney 7.00 The beachcombers 7.30 The Irish Rovers 8.00 The Waltons 9.00 Performance C F C F © 6.00 Community 6.:u) Cross Roads 7.00 Jinny Swagart 7.:w Kalheryn Kuhlman H.00 Rex Humbard 9.00 Oral Roberts presents 9.30 It is written 10.00 Hellenic program 10.30 Teledomenica 1.00 Mr Chips 1.30 It is up to you 2.00 Cinéma The ten commandments 4.30 Question period 500 Untamed world 5.30 Garner Ted Armstrong 600 Travel 76 6.30 Going places 7.00 Six million dollar man 6,00 Sonny and Cher 9.00 Kojak 1000 W-5 11.00 News 12.00 Cinéma The chairman" (drame - 1969) RADIO-QUÉBEC ?S HbOO PIERRE DAVID present* UNE SELECTION DES FILMS MUTUELS PAfPAN CINES44ÎOGP/4PMICA PATRICK DEWAERE SERGIO LION! présentent POUR TOUS AUX 3 CINES ! PARISIEN-1: 1 40.3 40.S.40.7 40.9.40.SAMEDI.DERNIER SPECTACLE .À 11 35.LAVAL-1: SUR SEMAINE.7.00 S 9.00.SAMEDI A DIMANCHE.1 00.[ 300.5 00.7 00.9 00.SAMEDI.DERNIER SPECTACLE 11 00.RIVOLM: 1.00.3 00.5.00.7 00.9.00.PARISIEN! RIVOLI | LAVAL i 480 Ste CATMfRINC O 866 )8$$ Sle OfNIS B(LANCIA 277 312$ CfNTAf LAVAI TERENCE HILL ROBERT CH/4RLEBOIS UHE CLOCHE t mu an v éna par MMMNO D4MWNI6 m.niqua de ENNIOMORRCONE 861-0563 es sorctem française herd martbe blackburn marie-claire biais mcole brassard mtchele craig loutssette dussault marctHe ferron marielle fleur) odetie gagnon luce guilbeault nttcbéle magny pal pelletier france théoret JUSQU’AU 30 AVRIL! texte publié chez Quinze en vante au tn m coin ste-catherine et st-urb&n VILLERAV ST-0ENIS JARRY 388-5577 Auiji Su«t touMenïoiiït 1 PORTRAIT OE fEMME MONIQUE PROUIX —-«n f lm d» Robin MénuTü ¦ VILLERAV: Sam : 7 00-9 10 SAM DIM : 12 30-2 30-4 40-7.15-9 30 SOREL RIO U PRAIRIE ROYAL ST-LIN LAURIER REPENTIGNY MARSEILLE LACHUTE LACHUTE CHARLEMAGNE loi»ir Populaire GRENNVIUF.LAURCNTIEN FRANCOIS TRUFFAUT IftMllê Adpnl candidat» a i Oscar da la malllaura actrlca dans L’HISTOIRE D’ADÈLE H.«J*** 'WW ifA-.,N„»oit $u/At.a v Mir.x •.BRUCE ROBINSON .SYLVIA MARHK31 r JOSEPH BlATCMLEY.IVRY OlTüS Orftctew» de m uNM.rgrauK* Nt STO« AiMENUftüS MAURict j»uBe«f 4a SEMAINE cinemas Le parIsIen 5 418 Ste CATHERIN! 0 866 3856 Cinéma 4 1.10-3.10-3.10-7.10-9.10 Samedi, darniw ipACtècIt è 11.05 PIERRE DAVID PRESENTE UNE SELECTION DES FILMS MUTUELS CLAUDE LELOUCH ««« MICHÈLE SERGE MORGAN REGGIAMI DANS LE PLUS ORIGINAL DES SUSPENSES I BILLETS EN VENTE MAINTENANT •IM.: 7.30-1.30 OAM.-OIM.: 1.30 - 3.30< 1.10-7.30-0.30 ET IA SOURIS BEAUBIEN PRES 0 IBERVILLE 721 (080 le DAUPHIN £a(le WfrJaum ’MILIPPi NOIRCTf Il vieux puéii- culture et société Le Devoir, samedi 6 mars 1976 «19 Le cauchemar urbain : .cinéma Taxi Driver Dans Taxi Driver, le jeune cinéaste américain Martin Scorsese renoue avec les rues enfiévrées de New York et retrouve l’atmosphère urbaine survoltée de son premier film: Who’s that Knocking at my Door?et de son sauvage et brillant Mean Streets.Ayant vécu et été élevé dans la petite Italie, à New York, Scorsese connaît très bien les odeurs particulières, les contradictions internes et les dessous inquiétants de cette grande ville.Alice Doesn’t Live Here Anymore s’inscrit, à l’intérieur de sa courte mais impressionnante filmographie, comme une parenthèse, un ricochet intéressant, qui nous a permis d'apprécier la richesse et la diversité de son talent.Le film débordait d’énergie et de vitalité (comme us les autres films de Scorse-e) mais on sentait, surtout dans a dernière partie, que le cinéaste ne s était pas totalement impliqué dans l'entreprise.Maigre tout, Alice doesn’t Live Here Anymore constitue l’un des plus beaux portraits de femme ordinaire que nous ait offert le jeune cinéma américain.Chaque image de Taxi Driver est imbibée de la personnalité tendue et de la sensibilité crispée de Scorsese de telle sorte qu’on est constamment concerné par ce qui se passe sur l’écran.Scorsese nous aspire, nous fait pénétrer à l’intérieur de la vision déformante et déformée de Travis Bickle, nous fait partager les tensions et les déchirements internes du personnage.nous installe au coeur même de son cauchemar.Sa mise en scène exige du spectateur une implication de chaque instant, l’oblige à percevoir, à travers les yeux de Travis, les ravages de l’indifférence urbaine.le force à prendre conscience des pressions créées par un mode de vie frénétique.On ne peut échapper au délire subtil de Travis car Scorsese nous fait ressentir, viscéralement, le poids des frustrations quotidiennes et permanentes qui s’accumulent en lui.Travis Bickle (Robert de Niro) est un personnage essentiellement urbain.Meme s’il lutte contre une ville dont il ne peut supporter les excès et les anomalies, il appartient à cet environnement.Il en est un produit pathétique.Désireux de s'intégrer à une ville qui ne correspond aucunement à ses rêves d’équilibre moral, de propreté et de stabilité, il ne trouve pas son point d’insertion dans ce milieu urbain.D'où ses frustrations régulières, sa nervosité croissante, son agressivité refoulée, ses rages difficilement contenues, et son énergie étouffée.Travis est toujours au bord de l'explosion volcanique.On sent que toutes les forces qu'il réprime sont prêtes à éclater, à bondir violemment hors de lui.Son apparente indifférence n’est que le masque trompeur, la faqade faussement rassurante de tout le potentiel de violence qui n’attend que le moment propice pour jaillir à l’extérieur.Travis Bickle devient chauffeur de taxi parce qu’il ne peut dormir la nuit.New York (je devrais dire certains quartiers misérables de New York) lui apparaît sous son jour le plus monstrueux et le ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d'orchestre o; Alexander Brott 1 8 I i CONCERT GRATUIT SOLISTE: JEAN-PAUL SEVILLA, piano Mozart — Purcell — Holst Vallerand Jeudi soir, le 11 mars, 20 h.30 REDPATH HALL plus pitoyable.Il ne peut s’acco-moder d une telle réalité mais il ne peut également y échapper.Scorsese promène sa caméra alerte et souple dans des rues mal éclairées, dans des bars miteux où tout peut arriver, dans des hôtels mal éclairés, à l’extérieur, par des néons rouges qui percent étrangement la nuit, dans des petites chambres exiguës et sordides, dans des rues d'où sortent des jets de vapeur.On a ainsi l'impression d’être plongé en territoire connu : dans l’univers troublé de Mean Streets.Mais dans Taxi Driver, le spectateur épouse le regard du personnage, adopte son point de vue particulier, partage ses fantasmes.Nous voyons New York comme le voit et le perçoit un individu déraciné, insatisfait, dégoûté par tout ce qui l’entoure.Nous sommes conviés à une espèce de descente aux enfers, à un voyage hallucinant dans un monde à la fois reconnaissable et méconnaissable, à une exploration douloureuse d’un milieu en voie de décomposition.Il ne faut donc pas regarder le film comme un documentaire sur New York (ce qu’il n’est absolument pas) mais plutôt comme un cauchemar éveillé.Dans Taxi Driver la réalité se colore différemment au gré des états affectifs et psychiques de Travis.On reconnaît évidemment tous les éléments, tous les lieux et toute l’ambiance poisseuse de certains quartiers de New York mais on les distingue et on les cerne à travers la vision subjective du chauffeur de taxi.Scorsese possède un tel sens de l'image forte et évocatrice, de telles fulgurantes intuitions poétiques, une telle facilité à saisir les aspects les plus frémissants de la réalité urbaine qu’une insolite et fascinante beauté se dégage de toutes les laideurs étalées sous nos yeux.Il nous montre certains quartiers de New York comme nous ne les avions jamais vus auparavant et le laid devient beau.Le cinéma de Scorsese est un cinéma de pure magie: chez lui, la caméra transforme tout ce quelle approche.Très rares sont les films qui parviennent avec autant de rigueur, de précision et de poésie à nous faire toucher d'aussi près le pouls d'une ville qui a des effets souvent nocifs sur ceux qui l’habitent.Taxi Driver évoque, par certains côtés, les toiles de Paul Delvaux, de Magritte et de Tanguy.Non que Scorsese soit directement un héritier de ces grands surréalistes mais les moyens par lesquels il nourrit une atmosphère et provoque des chocs visuels le rapprochent de ces poètes de la peinture.Scorsese aime confronter et opposer des éléments réalistes qui n'entretiennent absolument aucun lien et qui ne s'attirent pas.Taxi Driver se construit à partir de réalités disjointes qui nous entrainent, de par leur heurt brutal, dans un monde irréel et insidieusement onirique.Les images accolent des décors naturels hétéroclites.Les êtres les plus bizarres sortent des lieux les plus imprévisibles.Les lumières crues de la ville nocturne s’immiscent, aux mo- Si.OU OXFAM McGILL Faculté de musique L'ENSEMBLE CHORAL DE QUEEN'S UNIVERSITY direction: Denise Narcisse-Mair oeuvres cfe Purcell, Grandi, Weelkes, Schütz, Brahms dimanche le 7 mars, 15h entrée libre salle de concert POLLACK concert hall 555 ouest, rue Sherbrooke JESSYE NORMAN soprano ."Ntnui.prttmt* 7.50 seulement pour trois concerts Billet simple $3.50 Pramiara arrivés, premiars aarvis.Las pramiara abonnés auront la choix dos malllouras plaças.En 1974-1975, tout les abonnamsnts vandut en 10 jours! Hitax-vous.abonnez-vous aujourd’hui.Abonnomantt disponibles au gulchat da la Placo das Arts ot par la posta.A V Coupon d'abonnement E.so.complétez ce coupon et postez-le avec votre chèque ou mandat postal k: Orchestre symphonique de Montréal Place dea Arts Montréal.Québec H2X 1Y9 Tél : 842-2112 7 mars 21 mars 2 mai James Conlon chef d'orchestre Bernard Turgeon baryton Le baryton montréalais Bernard Turgeon chantera les airs les plus connus de La Traviata et de Falstalf de Verdi, la chef américain James Conlon dirigera entre autres cinq Danses slaves de Dvorak.Franz-Paul Decker Le chef d'orchestre Franz-Paul Decker s’emploiera è mettre en valeur le talent de quatre jeunes déjè couronnés par le concours OSM 75.Au programme, des oeuvres de Mozart.Beethoven.Ravel.Puccini et Verdi.Rafael Frühbeck de Burgos Nadia Potts et Frank Augustyn Le directeur artistique de l’OSM met au programme une des plus belles œuvres du répertoire, la Symphonie ’’Inachevée" de Schubert.Il fera connaître plusieurs œuvres de musique de ballet, dansées par Nadia Potts et Frank Augustyn, danseurs étoiles du National Ballet.Nom Indiquât votrt préférsnct.veuilltt compléter ci dessous : Adroits Psrtsrrs Q loess Q No do Is carts Ville Corbsllls ?Msttsnlns ?Oats dsspirstlon Cods posts! Bslcon Q Nom da la banqus Téléphons rés.Si vous déslrst utllissr votrs csrts Slgnstura burssu Chsrgsx Q Nombrs d’sbonnsmsms Amsricsn Eaprsss Q Mata: vos billots isront postés sur récsptlon du pslsmsnt 9 97.SO Totsl Msstsr Chores Q 20 • Le Devoir, samedi 6 mars 1976 culture et société Le.Québec se fait la voix ¦ Fabienne Thibeault, London KD 906 (Kébec-Disc) La première fois, c’était aux jeudis de la Place des Arts.La Chant’août l’avait déjà découvert.Je lui trouvais une voix remarquable, comme beaucoup de monde, mais une difficulté énorme à mettre ensemble, de façon harmonieuse, textes et musique.Sur son disque, elle a dépassé de manière heureuse cette problématique: ça coule mieux, surtout sur la première face du disque.Mais dans une chanson comme “Le stomp de l’accidenté”, on reste avec la vague impression qu'il y a trop de mots: les fins de phrase tombent à plat, le virage pris au plus coupant.La faute en est peut-être à cette poésie naïve, un peu fleur bleue qui se déploie, Pair un peu mal à l’aise.Dans la vingtaine à peine, Fabienne Thibeault, une jeune montréalaise, compose ses propres chansons qui, dit-on, reflètent la jeunesse actuelle.Reflètent en tout cas la gaucherie de ceux qui n'ont pas encore beaucoup vécu.Mais est-ce un défaut?Un disque donc qui aurait pu être mieux poli, que le travail de Fabienne Thibeault aurait pu affiner.Mais déjà, dans ce premier disque, les gens qui n ont pas encore eu l’occasion d’entendre cette belle voix, auront le plaisir de la découvrir.D’ici le deuxième disque, peut-être Fabienne découvrira-t-elle un parolier génial ou une Muse inspiratrice?De toute façon, fondamentalement, cette fille possède tous les atouts pour aller loin.¦ June Wallach, RCA KPL1-0136 Une pochette extraordinaire, des photos de Robert Morin qui, personnages qui ne colle pas bien à elle, on voudrait savoir lequel.L’exemple le plus frappant: “Pour qui qu’tu m’prends”.Des paroles faciles, comme si les femmes n’étaient préoccupées que d’amour.C’est à désespérer.En ce sens, “Amalgame”, pièce instrumentale composée par June Wallach remplit _____________par______________ CHRISTINE L’HEUREUX comme le dit June Wallach expriment bien que je ne pourrais le faire avec des mots’.Dès le premier instant où j’ai vu le disque, j’en suis tombée amoureuse.Deuxième bon point: des musiciens comme le gros Pierre, Bill Gagnon, Michel Ro-bidoux, Denis Farmer, Marcel Beauchamps ont pris part à la réalisation de ce disque.Comme début, c’est prometteur.June Wallach: dans “Mirage", sa voix ressemble à celle de Catherine Lara, ailleurs, les résultats sont étranges, surtout à cause de la langue: de longues phrases dans un français très pur et puis Hop! une ligne aux intonations québécoises, avec un accent tout différent.C’est dérangeant, il y a un des deux tous les espaces laissés jusque-là par les textes.Une belle voix pourtant, mais mal employée.Peut-être parce que June Wallach n’a pas encore trouvé son style.On ne peut tout avoir à la fois: jusqu’ici, elle a trouvé un disque à faire avec de très bons musiciens.Un disque calme, en plus.¦ Pierre Nadeau, Extraordinaire RCA KPL0140 Un disque “live" enregistré à l’Évéché de l’Hôtel Nelson: Pierre Nadeau, mieux connu sous le nom du gros Pierre.Un piano d’abord et surtout.Des pièces élaborées, développées abondamment (il n’y a que six morceaux sur tout le disque); des choeurs dans “Extraordinaire”, la pièce musicale la plus emportée, la plus déli- Deux chanteurs compositeurs et leur public Brassens et Dylan La poésie grinçante de Georges Brassens et le feu d’artifice exaltant de Bob Dylan n'ont pas grand-chose de commun, mais, en tant que chanteurs contestataires, ces deux artistes fournissent, chacun à sa façon, la matière d'une étude approfondie et intéressante que publie la revue trimestrielle de l'Unesco "Cultures".(1) Due au critique et sociologue italien Marco d'Eramo, elle a paru dans le dernier numéro de la revue, consacré aux "Tendances culturelles", sous le titre: “La parole contestataire: Brassens et Dylan".Pourquoi réunir dans une même étude ces deux voix discordantes?M d'Eramo, qui poursuit des recherches en collaboration avec le Centre de sociologie européenne, à Paris, a voulu éprouver la validité d'une méthode d’analyse de "l'art de masse”.Pour lui, le meilleur exemple de cet art est la chanson, du fait qu'elle met l’artiste en contact très étroit avec ses auditeurs.Brassens, idole de son public en France, et Dylan, tout aussi admiré des Américains jeunes et moins jeunes, ont tous deux remporté un grand succès populaire et obtenu une consécration académique.Ils se font l'écho de la parole contestataire de la classe moyenne de pays industrialisés mais ce qui les différencie est, pour M.d'Eramo.aussi important que ce qui les rapproche.Un troubadour bourgeois L'auteur de l'article voit en Brassens un troubadour bourgeois profondément enraciné dans 'a tradition française.Sans l’avoir encore admis au nombre des "immortels”, l'auguste Académie française lui a décerné le Grand Prix de Poésie, et on l'étudie dans les écoles comme un classique contemporain.Son succès dépasse même de loin celui de n'importe quel classique si on l'évalue au nombre de ses disques vendus: vfiiyt millions en vingt ans.A propos de sa musique, M.d'Eramo fait remarquer que "plusieurs de ses chansons commencent par une mélodie d’inspiration élevée, évoquant les sonates classiques pour guitare".Le texte.ajoute-t-il.se rattache à la tradition de la ballade populaire, entraînant l'auditeur dans l'ambiance d'un temps révolu.Quant aux jurons favoris du chanteur, ils ne choquent guère: ne font-ils pas partie du jeu que Brassens propose I son public?Il jure en effet comme n'importe quel bourgeois correct qui.rentré chez lui.se met en pantoufles.Malgré un vocabulaire des plus explicites, il ne verse jamais dans l'érotisme.L'étude cite également de nombreux exemples de l'humour et de la poésie de Bras-sens.D'après M.d'Eramo, Brassens, quoique contestataire, ne fait jamais de politique en dépit de son passé anarchiste.Son "anarchisme" est tout à fait bourgeois: il se réduit à une antipathie viscérale vis-à-vis des gendarmes et à un anticonformisme très modéré qui se borne à exalter les délices du célibat et les plaisirs d'une existence et d'une société d'où les préjugés et le puritanisme seraient exclus.Brassens est aimé par tout le monde.Il plaft aux jeunes parce qu'il est partisan de la liberté des moeurs, emploie des termes qui leur sont familiers et a de l'humour.Mais il projette une Image de la vie “qui est le cOté rêvé d'une certaine France”.Une France qui, selon l'analyse de M.d'Eramo, ne comprend ni les pauvres ni ceux qui se réalisent dans leur activité professionnelle.Le rêve-Brassens est permis "à ceux qui s'aiment culturellement.mais qui ne s'aiment pas socialement et économiquement, à la couche intermédiaire qui apprécie son propre système de valeurs mais qui n'apprécie pas sa condition et son style réel de vie".En d'autres termes.Brassens plaft à la petite bourgeoisie.Bob Dylan apparaît tout autre.M.d'Eramo note qu'il est docteur honoris causa de la prestigieuse Princeton University et qu'on l'étudie lui aussi dans les écoles comme un des grands poètes américains de la dernière génération.Mais là s'arrête l'analogie avec Brassens.Chantre du New Left à vingt-deux ans.avec des chan- sons qui étalent les slogans de bataille des étudiants.Dylan est devenu à trente ans "le chanteur du bonheur familial, de l'amour idyllique pour la campagne et pour les vastes horizons du continent américain .Le problème, pour le sociologue, est de savoir pourquoi un compositeur "radical" est devenu un libéral "• bien installé dans la société du bien-être" et "un professionnel de la chansonnette, rien de plus, rien de moins".La rançon de tout gros succès populaire consisterait-elle à bannir le message du pays de l'art et à l'exiler dans le purgatoi.e de la banalité?'on pourrait dire, écrit-il, que la contestation qu'a ressentie Dylan est une "révolution culturelle", au sens d'une révolte contre les aspects de la société qui déforment la culture, l'âme, la vie individuelle." Lm chansons da mllllona do jounas Dylan coïncide avec son public et son désenchantement sur le plan politique est aussi celui de ce public, une fraction de la jeunesse américaine qui n'a jamais connu le besoin et a Ignoré ce qu'est le travail.M.d'Eramo conclut: "Les chansons de Dylan expriment une destinée répandue dans la génération des années 60: un succès et un échec.Un succès parce que ces Jeunes ont conquis leur liberté personnelle, tout comme Dylan est arrivé à la célébrité.Un échec, car ces jeunes ont renoncé à conquérir d'autres libertés, tout comme Dylan qui.ayant été quelque chose de plus et d'autre qu'un homme oe spectacle.n'est aujourd'hui qu'un professionnel de la chanson,” Le bilan n'est donc pas entièrement négatif Les chansons de Dylan ont été celles de millions de jeunes Américains, leurs paroles ont traduit la confusion de ces leu-nès dans un monde en désarroi.Et c'est finalement â lui que revient le dernier mot: ".ma tête est bourrée de questions ma température monte vite certes je cherche des réponses personne à qui m'adresser.” Eugènt SOCHOR (1) Cultures, volume II no 4, Les Presses de l'Unesco et le Bsconnlère.Qen4ve.Le fesclcule: 22 FF., 16 FS.— L'ebonnement (4 tesclcules): 76 FF, SS FS.rante; qui, en tout cas, m’atteint le plus facilement.¦ Barclay, James, Harvest, Time honoured ghosts, Poly-dor 2442-140 Le septième album de ce groupe anglais encore relativement peu connu, ici du moins.Le titre qui risque probablement de les rendre populaires, “Titles”, est en quelque sorte un hommage aux Beatles: le% mots les plus connus de leurs chansons sont repris, les mélodies aussi.D’ailleurs, l’album dans son entier rappelle les Beatles, ce son particulier dont on ne se lasse jamais.J’écoute à nouveau Titles et j’en reste béate d’admiration: à s’y méprendre, même au niveau des intonations.Très agréable à écouter, même à neuf heures du matin: calme dans les “tounes” de folk, gracieux dans le rock, Barclay James Harvest étonne surtout par son côté vieux “chum" que l'on n’a pas perdu de vue.Son inspiration ne renouvelle pas, ne chambarde pas la musique rock actuelle: le groupe se plaît plutôt à jouer une musique pleine de fantômes (Time honoured ghosts) et le jeu consiste peut-etre à les démasquer.¦ Chick Corea, The Leprechaun, Polydor, PD 6062 Yves Léonard de Maneige m’a dit, un jour, avoir des attaches profondes avec Chick Corea.Et ce dernier disque m'a fait comprendre toute la signification d une telle musique pour Maneige.Cataloguer Chick Corea comme jazzman serait limiter grandement les dimensions de sa musique.Pourtant la sécheresse de la deuxième face pourrait le laisser croire: vous avez compris tout de suite que je ne suis pas une grande fanatique de jazz.Pourtant, avec Chick Corea, je me laisse toujours entraîner par une pièce ou une autre.Dans Return for ever, la deuxième face était suffisamment convaincante.Ici, le début du disque, par sa musique insolite, exotique même m’a permis d’avoir accès à ce monde de farfadets et de lutins (The leprechaun).Comme si les premières notes avaient la valeur d’une formule magique introduisant à cette mythologie irlandaise, à ce conte de fée mis en musique par Chick Corea.“Sésame, ouvre-toi".Le tout est de ne pas s'endormir, comme les petits enfants, avant que ne se termine l’histoire.¦ Hot Tuna, Yellow Fever, Grunt Records BFLI-1238 Après la fièvre Dodge, maintenant la fièvre jaune.Le ton (thon) chaud du groupe donne plutôt envie de parler de péril jaune.Sur leur dernier long-ieu, American Choice, on spécifiait que le disque devait être écouté à plein volume pour de bons résultats.Ces indications valent ici encore pour bien sentir les effets de la maladie qui tenaillé ces trois musiciens: un batteur, un guitariste et un bassiste.Point à la ligne.Pas de claviers adoucisseurs d'eau, rien d'autre 3ue le déchaînement primaire es trois instruments et la voix de Jorma Kaukonen.Suivez le conseil: pas de demi-mesure sinon le disque n'offre aucun intérêt.La fièvre ne pourra vous atteindre qu'en plongeant dans les décibels.Vestige de la Californie de Jefferson Airplane, Hot Tuna laisse à penser que l'époque du psychédélique est révolue.¦ Randy Pie, Kitsch, Polydor 2370024 Un groupe allemand qui joue délibérément à la façon américaine.C'est peut-être ça, être kitsch.Une musique, un ton très loin de l’Allemagne nordique.beaucoup plus proche de 1 atmosphère de discothèques américaines.Un kitsch bien réussi, pourtant.¦ Skyhooks, Ego is not a dirty word, Polydor SRM-1- Sur une musique rock and roll, Graeme “Shirley” Strachan chante les textes bien dynamités du bassiste, Gree Macainsh."Love on the radio’ et "Horror movie" rappellent dyi Mi et par le ton critique, les'disques de 10 CC et The Kinks.Skyhooks affirme un style très 1970, c’est-à-dire qui fait état par sa musique, autant que par ses paroles, d’une décadence de plus en plus généralisée.Décadents eux-mémes dans leur goût du maquillage et du déguisement, Skyhooks, semble-t-il, a fait scandale en Angleterre.Ils ne peuvent non plus passer inaperçus ici et ils le méritent bien.Après David Bowie, Alice Cooper, voici Skyhooks.¦ Henry Gross, Release, Polydor, LS 6002 Il a fait partie du groupe Sha Fabienne Thibeault en studio ¦/y • mm?Na Na que Woodstock a fait connaître.Aucun rapport cependant entre ce groupe de rock and roll et le disque d'Henry Gross, même si (a première pièce, “Juke box song”, accroche durement les oreilles.Le long-jeu se poursuit de façon étonnante, par des ballades, de douces mélodies bien construites, entrecoupées de quelques chansons plus rythmées.“Over-ton square" m’a touchée plus particulièrement, mais il faudrait toutes les nommer pour être juste.¦ Jerry Garcia, Reflection, U.A.Records RX-La-565-G.Presque tous les noms des musiciens qui ont formé, il y a plus de dix ans, le Grateful Dead se retrouvent ici dans ce disque de Jerry Garcia.Avec, en plus, Nicky Hopkins et quelques autres.Un rock presque langoureux, avec des coins arrondis: simplicité et classis-cisme fort appréciables.Comme dans le bon vieux temps.¦ Dominique Blanc-Francard, Ailleurs, Barclay 70047 La pochette du disque est merveilleusement dessinée.Mais là s’arrêtent mes propres dithyrambiques.L’emballage laissait supposer une musique en plein envol; ça ressemble plutôt au répertoire si bien connu des minets français, avec musique cosmique.Les moments les mieux sentis, d’ailleurs, sont ceux où Francard chante des chansons d'amour.Sinon, les tentatives de voyages inter-galactiques ratent par trop de lourdeur: tant que ce monsieur croira que les extraterrestres sont des bonshommes verts, il gardera les deux pieds sur le plancher des vaches.¦ Gilbert Bécaud, Olympia 76, London LFS 90156 Un disque double “live".Magnifique, des orchestrations impeccables, un Bécaud dans une forme superbe.Une grosse machine bien rodée, épous- touflante.Des grands succès repris avec amour, accompagnés d’une musique pleine, variée, où on retrouve le jeu de piano cher à Bécaud.L'impression qu’il y a presque autant de monde sur la scène que dans la salle.Une fête.¦ Georges Moustaki, Mous-taki, Polydor 2473 052 Un chanteur populaire qui parle d’utopie et d un style de vie mis à la mode, il y a 15 ans, en Californie.Qui, dans “On est tous des pédés" avoue l’ambiguïté de sa situation d’artiste de music-hall proposant de nouvelles valeurs de vie.Une sincérité qui fait plaisir à entendre, même sur un ton populaire.¦ Nicole Croisille, Femme.London XDEF-123 Des chansons d'amour, bien sûr.chantées d’une voix insensée, bouleversante.Au-delà des mots, de leur mièvrerie, une femme transparaît, une sensibilité de femme, un monde plein de chaleur et de générosité offertes.¦ Nana Mouskouri, Toi qui t’en vas, Philips 9101 015 “Toi qui t’en vas" d’après la “Norma de Bellini.un air d'opéra avec les vocalises de circonstance, pompeuses; des chansons grecques, d’autres d’amour.avec cette voix superbe qu’on connaît bien.L’habitude fait peut-être qu’on s’émeut moins.Autres parutions: — The best of Gladys Knight and the Pips, Quality BDS 5653 — Georges Chelon, Barclay 80223 — Jean-Louis Vincent, Résonnances.Barclay 80230 —Vanglis Papathanassiou, Entends-tu les chiens aboyer?Barclay 80234 —Lullaby from the womb, Dr Hajime Murooka's, Capitol ST-11421 /> d?dut*, oi/utfe fftéfacrù, tru^Aye/ a/ûûû iJu
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