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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 15 mars 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-03-15, Collections de BAnQ.

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Fais ce que dois Id météOS Généralement ensoleillé.Minimum la nuit dernière de 8 à moins 10.Maximum aujourd’hui de zéro à moins 3.Aperçu pour mardi: ensoleillé avec ennuagement en fin de journée.25CENTS Vol.LXVIII - No 62 Montréal, lundi 15 mars 1976 Sainte Louise de Mariliac L’affaireMackay L’opposition reviendra à la charge BANFF, Alberta (PC) — Le leader progressiste-conservateur, M.Joe Clark a déclaré en fin de semaine qu’il réitérerait sa demande que soit tenue une enquête publique sur T’affaire des juges”.“L’opinion publique est contre le gouvernement dans cette histoire”, a-t-il déclaré au cours d’une interview accordée à Banff, où il rencontrait une centaine de ses électeurs pour la première fois depuis son accession au leadership conservateur.Avant de quitter la capitale fédérale vendredi, il s’était entretenu avec le chef du NPD, M.Ed Broadbent sur la possibilité de lancer une attaque concertée contre le gouvernement.Il devait cependant par la suite exprimer des doutes sur la possibilité d’une stratégie commune en Chambre.D’autre part, le leader conservateur âgé de 36 ans a déclaré aux électeurs de sa circonscription de Rocky Mountain qu'il disposerait de moins de temps pour s'occuper d'eux à cause de ses nouvelles responsabilités.“Au cours des deux prochaines années, je vais devoir continuer à compter sur votre amitié et votre encouragement”, a-t-il ajouté en expliquant que les mois à venir seront difficiles pour lui et le gouvernement.M.Clark entreprenait la première étape d’une tournée de trois jours dans sa circonscription, quelques heures après que le premier ministre Pierre Elliott Trudeau eut refusé d’accepter la démission du ministre des Travaux publics, M.Bud Drury.Le premier ministre a refusé carrément d’instituer l’enquête réclamée avec insistance par les conservateurs et les néo-démocrates qui veulent que toute la lumière soit faite sur les présumées inter- ventions de M.Drury et de ses collègues Jean Chrétien, président du Conseil du Trésor et Marc Lalonde, ministre de la Santé, auprès de juges de la Cour supérieure du Québec.M.Clark a ajouté que deux de ses conseillers dans la capitale étudiaient le rapport soumis à ce sujet par le juge en chef Jules Deschênes.Lorsque M.Drury a donné sa démission, il a admis que son intervention dans la cause d’outrage au tribunal du ministre de la Consommation, M.André Ouellet, était inconvenante.Le rapport déposé aux Communes vendredi a déclenché une controverse qui, selon M.Clark, fera l’objet de nouveaux débats cette semaine.“Nous n’avons obtenu aucune réponse la semaine dernière, a dit M.Clark.M.Trudeau a commis une erreur politique et je ne pense pas qu’il puisse s’en tirer comme ça”.Le chef de l’Opposition a toutefois dit qu'il considérait M.Drury comme un Voir page 6: L’affaire Mackay Quelques membres de la Greenpeace Foundation ont élevé durant le weekend le drapeau des Nations unies sur l’île où ils ont installé leur camp de base, à partir duquel ils tenteront à compter d’aujourd’hui de s’interposer entré les chasseurs de phoque et les troupeaux de ces inoffensifs mammifères amphibies, au large des côtes de Terre-Neuve, dans le détroit de Belle-lsle.(Tétéphoto CP) au sommaire ¦ La deuxième conférence de Carême: la révolte -“le tout-puissant incapable” — page 2 ¦ Bourassa défend ses politiques au colloque des jeunes libéraux — page 3 ¦ M.Drury a-t-il été seul à se fourvoyer ?un éditorial de Claude Ryan ¦ Le Liban noyé sous les fausses évidences: une analyse de Georges Vigny — page 4 ¦ Trudeau aura forcé Bourassa à se battre à ciel ouvert (J.-Y.Morin) — page 7 ¦ Féminin pluriel — page 14 m- René Lévesque ¦ Si je suis battu une troisième fois aux élections j'accrocherai mes patins, à moins que.par Michel Roy “Jusqu'aux prochaines élections, je fais au mieux mon travail!” Affligé d une grippe que l’hiver et ses occupations ne lui permettent pas d'enrayer, fiévreux en cette fin d’après-midi froide et humide, fumant et toussant dans ce petit bureau mal ventilé, René Lévesque ne se porte pas très bien.Au surplus, il vient à peine de rentrer précipitamment d une tournée dans un lointain cégep, et n'a pas mangé.On lui propose de faire venir un sandwich.Il se contente d’un café, fort et noir.Il tient à donner cette interview maintenant (page 3), malgré l’effort évident qu’il doit faire, du moins au début, pour remettre un peu d’ordre dans ses idées et trouver les mots qui ne viennent pas facilement.Doté d’une exceptionnelle résistance physique, qui le tient et le soutient depuis la lointaine époque de sa correspondance de guerre en Allemagne (c'est là qu'il perdit la voue en 1945 pour la retrouver, comme par miracle, à Sainte-Anne-de-Beaupré, en juin 1960.en pleine campagne électorale), M.Lévesque a toujours eu tendance à nier l'existence de la maladie, comme d'autres nient aujourd'hui, jusque dans son Parti, le problème de la langue.S'il est physiquement déprimé ce jour-là, le président du PQ nous parait.en revanche, très bien portant, psychologiquement et moralement.li René Lévesque semble à ce point serein que la question surgit spontanément au terme de l’entretien: "Quel est l’avenir politique de René Lévesque?" "Jusqu’aux prochaines élections, reprend-il, je fais mon travail, à temps complet maintenant, et le mieux possible." A temps complet signifie que le prévoir page 6: René Lévesque ¦ On n’éliminera jamais le problème de la langue au Québec (page 3) Liban: le président décide de résister aux militaires BEYROUTH (d’après AP, Reuter et AFP) — Sommé de démissionner par les militaires, le président de la république libanaise, M.Soleiman Frangié, a décidé de résister, fort de l’appui de ses alliés Kataëb, nationaux libéraux, et d’une faction loyaliste de l’armée.Entouré de forces fidèles sur la colline présidentielle de Baabda, en banlieue de Beyrouth, le chef de IrEtat (chrétien) a ignoré l'ultimatum du général Ahdab, sans paraître ébranlé par la menace de celui-ci de recourir à la force pour le démettre de la magistrature suprême.De fait, la position du président Frangié s'est fortement renforcée hier soir, le parti Kataëb s'étant déclaré, dans un communiqué, hostile au départ anticipé du président et critiquant le coup de force du général Ahdab.M.Camille Cha-moun, ministre de l’Intérieur, a entièrement approuvé ensuite la prise de position des Kataëb qui fournissent le gros des milices chrétiennes conservatrices.“La démission du président ne réglerait pas la crise dont l’origine n’est pas la présence à la tète de l’État de M.Frangié, dit le bureau politique du parti de M.Pierre Gemayel.Par contre, son départ Suerait un vide constitutionnel sus-e de précipiter le pays dans l’abî- mè”.Le communiqué, d’autre part, appelle les militaires “à faire preuve de discipline en ralliant leur commandement afin de défendre l’État, la patrie et la légitimité" et invite “tous les Libanais à coopérer dans le but de trouver une solution radicale (à la crise)"."J'approuve chaque mot (du communiqué).Je soutiens aussi pleinement et Voir page 6: Le Liban Les socialistes confirment leur victoire aux cantonales PARIS (par Reuter) — Le Parti socialiste est le grand vainqueur du second tour des élections d'hier en France, remportant deux fois plus de sièges de conseillers généraux qu’aucun autre parti.Selon le ministère français de l'Intérieur le PS dispose de près de 500 sièges tandis que l’UDR, le Parti républicain indépendant et le Parti communiste recueillent chacun environ deux cents sièges de conseillers généraux."Je constate d’abord une grande progression de la gauche dans son ensemble, même si le Parti socialiste y a joué un grand rôle," a déclaré M.Textile, vêtement, chaussure Des industries qui meurent à petit feu ?par Gérald LeBlanc Les 115,000 travailleurs québécois du textile, du vêtement et de la chaussure, sont aux prises avec tellement de contradictions, de menaces et d'injustices qu'ils se demandent s'ils ne sont pas victimes d'une machination ourdie dans les hauts lieux du pouvoir sur lesquels ils n'ont aucune prise.• Les salaires sont considérablement inférieurs au Québec et pourtant les nouvelles usines, particuliérement dans le textile synthétique, s'installent en Ontario.• Malgré une hausse de productivité annuelle supérieure à l’ensemble de l’industrie manufacturière, 5.1% pqr rapport à 4.2%, les usines canadiennes de textile et de vêtement ne couvrent que 44% du marché canadien.• Contrairement à la croyance populaire, la majeure partie des importations dans le textile, le vêtement et la chaussure ne provient pas de ta main-d'œuvre bon marché des pays asiatiques mais des Etats-Unis et des pays de la Communauté européenne.Et ces pays imposent des limites à l'importation de ces produits sur leur territoire, 12% dans le cas des USA.• Moins de 300 travailleurs québécois de ce secteur industriel ont pu profiter du plan fédéral de mise à la retraite préma-Voir page 6: Des industries François Mitterrand, premier secrétaire du Parti socialiste, de Lisbonne où il participe à un sommet socialiste européen.Selon les statistiques publiées à minuit à Paris et portant sur la totalité des 1,815 sièges aux cantonales, l'opposition remporte 936 mandats, dont 841 à la seule union de la gauche, contre 879 pour tout le rassemblement dit “majorité”.Pour sa part, M.André Bord, secrétaire général de l’U.D’R., a déclaré: "la diminution des abstentions constitue une victoire du civisme telle que l’avait souhaité le fondateur de la Vème république.” “Le PS, incontestablement, connaît une poussée particulièrement intéressante.Mais le raz de marée annoncé ne s'est pas produit,” a-t-il ajouté.“Nous sommes très satisfaits des résultats de ce second tour.J'ai cependant un regret à formuler; ces résultats auraient pu être meilleurs si les voix socialistes s etaient reportées sur les communistes", a déclaré M.Georges Marchais.“Je ne ferai pas de triomphalisme.Il nous faut maintenant accomplir un effort pour réaliser un véritable rassemblement majoritaire.Nous avons deux ans devant nous.(.) Finalement, je vois l’avenir avec optimisme”, a ajouté le secrétaire général du PC."La consultation de ce second tour, comme le premier tour, s’est déroulée dans le calme et témoigne du sens civique et démocratique des français.La c'est le plus fort taux de participation aux cantonales que nous avons depuis 1945, a déclaré M.Michel Poniatowski.“En ce qui concerne l’opposition, on peut noter des distorsions, c’est-à-dire que les reports ont été beaucoup plus effectifs dans le sens des voix communistes vers les candidats socialistes que dans le sens des voix socialistes vers les candidats communistes.” La majorité a réussi quelques surprises.notamment l’élection de M.Michel Debré (UDR) ancien premier ministre, qui a triomphé à Amboise d’un adver-Voir page 6: Les cantonales cfieïvrro RISTORANTE Mecca gastronomka Cintra Omtraitranle»» 735-3623 5412 Cite des Neiges DATE: 12 MARS 1976 NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE GROS LOT $167,513,00 Approximatif - vendredi NOMBRE DE GAGNANTS PRIX 6 SUR 6 0 $100.000.00 5 SUR 6 62 $1.176.00 4 SUR 6 2962 $68.30 5 SUR 6e 2 $24.304.80 MO COMPLÉMENTAIRE S’APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 + 3 -v ( VENTES TOTALES: 1 y $843,919.00 y plus qu au premier tour c ^ X TIRAGÇ50 \ )' VENDRED112 MARS 76 33 Séries émises- 90,000 chacune 39610 POSSIBILITÉ DE: 33 GAGNANTS DE $5j000« 9610 264 GAGNANTS DE $500> 610 2873 GAGNANTS DE $ 100a 2 • Le Devoir, lundi 15 mars 1976 -Les conférences de Carême à Notre-Dame de Paris 2) La révolte - “le tout-puissant incapable” Quand Dieu a intérêt à ne pas exister La méditation sur le mal rencontre inévitablement ce moment où la négation de Dieu a; paraît comme la possibilité plus prochaine.L’intelligence du mal conduit à l’athéisme.Et il nous faut appeler cette rencontre par son nom: la révolte, et nous demander si elle est la seule tentation ou le seul destin possible de notre vie.Pour parler de l’espérance, on n’a pas le droit d’éluder l’angoisse et le désespoir.De même, en face du mal, nous n’avons pas le droit d’éluder la révolte et le blasphème.Il est impossible, devant la clameur de cette révolte et de ce blasphème partout présents aujourd’hui, de ne pas entendre.Ecoutez tous les systèmes d’idées qui entourent le christianisme: ils nous le disent depuis cent ans; et ce n’est pas seulement de désespoir qu'il s’agit.Entendez le en de tous ceux qui sont prêts à condamner Dieu s’il avait le malheur d’exister.Oui, pour tant d'hommes de notre temps, Dieu a intérêt à ne pas exister.Eh bien, je proclame que, nous chrétiens, nous n’avons pas le droit de ne pas écouter.En effet, d’une certaine façon, en face du mal il est impossible de ne pas se révolter, n y a une bonne révolte.En nous rappelant, l’an dernier, les cris de révolte de Job, nous nous sommes déjà dit qu’il y a un certain refus qui est béni de Dieu.L’angoisse du mal est cette porte étroite par laquelle il faut s’efforcer d'entrer.Angoisse qui résista, on l'a vu, à toutes les formes d’apaisement ou de fuite.Un moment trompée, assoupie ou interdite, notre angoisse rebondit, invaincue.Et ce feu que les grandes eaux de la raison n’ont pu éteindre, nous savons qu’il brûle.Il nous faut apprendre en outre qu’il peut détruire ou faire vivre.Cette angoisse, un jour pour chacun de nous, prend la forme d’une question qui devient la pointe, la fine pointe du problème du mal et dont le nom est la révolte.Finalement, s’il y a en face du mal plusieurs tentations, nous pressentons qu'il n’y a que deux solutions possibles: suivre le Christ sur le chemin de la miséricorde et de l'adoration dans une confiance crucifiée, ou se révolter.Si l’on n'accepte pas la solution chrétienne, et si l’on évite tous les faux-fuyants dont nous avons parlé, la seule, vous entendez bien, la seule solution qui puisse mobiliser toutes les énergies de l'homme et l'attitude qui a cours comme la seule ré- Sinse adéquate, réelle au spec-cle du mal est la révolte.A ce double titre, nous ne pouvons nous y dérober: et du fait qu'elle se présente comme “la” réponse et du fait qu'on découvre vite qu’elle est peut-être finalement la pire de toutes les formes du mal qui nous guette.En nous fermant à l’avance reprenant en face du monde l'affirmation biblique que Dieu veut le monde tel qu'il est et voit que cela est bon, nous nous enfermons, nous chrétiens, dans la situation la plus difficile aui soit.Il ne s'agit pas en effet 'une simple affirmation d’optimisme, car nous laissons intacte la question de savoir ce 3ue fait ici le mal et nous ren-ons encore plus cruciale la nécessité de nous empoigner à pleines mains avec cette révolte.Mais à la tenir au sérieux, nous allons découvrir que cette révolte est le noyau le plus critique, le plus noir du problème, qu’elle est comme le mal au carré’ Tel est le paradoxe la révolte se présente à la fois comme la réponse, la seule réponse qui se veuille réaliste, mais en même temps elle se découvre vite être le pire de tous les maux.L'acharnement des persécuteurs au pouvoir pour éteindre la vraie foi chrétienne, où qu’ils soient et quelles que soient leurs inspirations, n'est-il pas un signe suffisant du sérieux de cette révolte?Si, vraiment, le christianisme n’était que ce qu'ils disent, il suffirait ae faire ce que certains proposent — mais ne font pas; le laisser s’é- teindre tout seul.Mais il faut bien qu’il y ait autre chose pour que de Bonhoeffer au Goulag nous constations un autre acharnement.Tout en prétendant que Dieu n’existe pas, c’est bien lui que vise la révolte contre les chrétiens.Ne jugeons pas les persécuteurs, qui d’entre nous ne l’est pas aujourd’hui” Mais refusons de nous taire sur les persécutés ou d’accuser les témoins vivants de ce drame.Q y a trente ans déjà, François Mauriac le notait en préfaçant le récit d’une femme revenue des camps de la mort: "Nous ne voulons plus savoir ce dont nous sommes capables.Nous voulons ignorer ce que nous sommes devenus.C’est une erreur de croire que si le public se détourne de récits comme celui-ci, c’est qu’il en a trop entendu.Le vrai est qu’il n’en a entendu aucune jusqu’au bout et qu’il exige qu’on ne lui en parle plus.” (Micneline Maurel; Un camp très ordinaire) “Nous ne voulons plus savoir ce dont nous sommes capables.” C’est bien encore notre réaction aujourd’hui, devant ceux qui reviennent des enfers de la terre, d’où qu’ils soient.Frères, vous, moi, chacun de nous est capable de reprendre la parole ou Grand Inquisiteur: “tu nous déranges.Pourquoi es-tu revenu?” Ne me dites pas que cette révolte est le seul fait des philosophes, des poètes, des révolutionnaires ou des prophètes, en un mot des esprits forts ou des intellectuels.Elle est là, présente, immédiatement, en chaque conscience, dès le début de la foi chrétienne, dès le premier Adam.Qui d'entre vous n’a pas préféré le silence de Dieu pour n’en pas savoir trop à certains moments où il choisissait pour son égoïsme?Et ce choix n’était pas une sourde révolte contre l'existence même de Dieu?Qui d’entre nous n’a pas un jour risqué d’être assassin du divin, préférant le silence ou l'ignorance à l’interrogation qui lui aurait ouvert le coeur?Us n’avaient pas d’idéologie Nous ne voulons pas savoir ce dont nous sommes capables et nous n'avons pas envie de voir Sue derrière cette révolte, que errière ce refus du mal, se cache le pire des maux et peut-être un mal infiniment plus grand que tous ceux au nom desquels on tolère, accepte, promeut ou favorise la révolte, car cette révolte tend à nous couper de tout espoir et à nous enfermer dans un refus éternel contre la condition humaine elle-même.Regardez, ouvrez votre attention: ne constatons-nous pas que le genre humain subit partout sous nos yeux les pires calamités du fait même de ceux qui se révoltent contre la condition humaine et qui, pour la changer à tout prix, font payer aux hommes le prix tragique des pires horreurs: que ce soit au nom de la croissance ou du profit, quand on prétend nous affranchir de la crainte, de la restriction ou de toute pénitence, ou bien que ce soit au nom d'un progrès mieux compris, mais plus tragique peut-être en ses conséquences, quand on prétend nous affranchir de toute aliénation."Nous ne voulons plus savoir ce dont nous sommes capables.” En 1975 comme en 1945.Mais le sang et les larmes de millions de malheureux de partout sur notre terre témoignent que la révolte de quelques-uns se paie très cher.Mais il faut poursuivre et nous demander encore pourquoi la révolte devient inexorablement le pire des malheurs?Cest qu’elle se présente finalement toujours comme le seul remède au mal.S’il est de la nature de la révolte de s’en prendre à quelqu'un d'existant, il est autant de sa nature d'être totalitaire et d'exclure toute autre présence, toute autre réponse.Que reproche au Christ le Grand Inquisiteur: “Tu as augmenté la liberté?" Que veut-il Taire pour aimer l'humanité “Corriger ton oeuvre.Confisquer la liberté”.Aucun autre mal n’a parmi nous cette profondeur totalitaire.Nous sommes bien ici devant le pire, le plus lénifiant, le plus grave des périls.C'est une po: leu nouvelle dimension, la dimension fatale du mal que la révolte} nous révèle, sa troisième dimension dans ce pradoxe affolant: le mal le plus redoutable que nous ayons à affronter est sans doute la volonté même d’en finir avec le pouvoir du mal.Un chrétien sait cela, au moment même où il est tenté de se révolter contre l’enfer.Paradoxe inouï, mal originel, alpha et oméga de ce mystère.Ce n’est plus une simple défaillance.La question n’est plus de départager optimisme ou pessimisme, de se demander si notre univers est le meilleur des mondes possibles ou si le vouloir-vivre qui maintient tous les êtres dans l’existence est foncièrement mauvais, il s’agit d'une attitude qui sous prétexte d’enlever le mal engendre la pire suite de calamités qui soient.Au-delà du problème du mal, nous découvrons ici une autre profondeur.Ceux qui se scandalisent à cause du mal et prétendent en finir avec le mal, ceux qui veulent en finir à leur manière, en refusant à Dieu le droit de gouverner un mondé pareil, ceux qui, à la suite du Grand Inquisiteur, suppriment le Christ pour “corriger son oeuvre”, entrent dans un mal qui engendre le pire.Paradoxe fou.Quand le nazisme a prétendu en finir avec la pourriture de l’Occident, il n’a pas reculé devant des millions de morts.Quand d’autres veulent en finir avec certains désordres ou miser ce qu’ils tiennent pour leur justice, sous prétexte de supprimer le mal, c’est encore à nouveau de la suppression de millions d’hommes qu’il s’agit.On a eu raison de retenir cet immense cri venu de l’Archipel du Goulag: “Les pires scélérats de Shakespeare s’arrêtaient à une dizaine de cadavres.Parce qu'ils n’avaient pas d'idéologie.” Vous entendez, frères: “les pires des canailles ne dépassent pas dix cadavres.parce qu’ils n’ont pas d’idéologie”.Ecoutez et voyez: notre siecle n'en finit pas avec les idéologies, celles qui accumulent les pires souffrances pour délivrer de la souffrance.Et parmi elles les idéologies nationalistes ne sont pas les moins meurtrières ni les moins aliénantes.Nous découvrons comme une effrayante renaissance, à chaque moment, cette puissance de mal que peuvent engendrer nos idées sous prétexte d’enlever le mal et de nous justifier.L’histoire nous le montre et ce n’est pas fini.Et le Grand Inquisiteur l’avait bien prophétisé: cela mène jusqu’à la suppression totale de Dieu, du seul fait que justement on a voulu exterminer le mal.“L’athéisme de Marx, ou plutôt sa haine totale et existentielle de Dieu, n’est pas un élément, un accident ou un résultat de son communisme, mais sa source et son but: oui, sa cause finale! C’est de Dieu lui-même qu’avant tout, partout, après tout, Marx veut nous libérer!” (Maurice Clavel.Ce que je crois, p.96) 97.) Mais il est une révolte non moins meurtrière lorsqu’elle se dissimule sous les dehors pacifiques d'une justification cauteleuse de l’ordre établi.Que dire de ces hommes qui, dans le tiers monde et ailleurs, acceptent l'oppression de millions de leurs frères humains parce que cela sert leurs intérêts et qui ne voudraient rien changer au train du monde parce qu’ils en sont les bénéficiaires?Ils prétendent peut-être qu'ils n'ont pas d'ideologie, ils invoquent peut-être la Providence divine et les lois de la création pour justifier leurs privilèges.Eux aussi sont de fait des révoltés, mais des révoltés sans noblesse.Eux aussi refusent le mal, non pas pour l’ensemble des hommes au nom d'une justice universelle, niais pour eux-mêmes, au nom de leur intérêt propre.Qui ne voit que leur cynisme ou leur bonne conscience est une injure mortelle au Dieu juste?Ni touche de piano, ni anche d’orgue Mais alors, comment en finir avec la révolte?Ne croyons pas que nous en aurons jamais fini puisque Dieu lui-méme n’a pas voulu en finir.Mais la révolte nous oblige à reprendre jusqu'au bout la question, celle de Job, celle de tout enfant devant le crucifié, celle de tout homme devant la mort: Pourquoi Dieu a-t-il donc voulu cela?Et plus encore: comment, pourquoi cette révolte et cette question elles-mêmes sont-elles possibles?Ce n’est pas le lieu de mettre à la place de la réponse de Dieu, sous prétexte de nous apaiser, des abstractions ou des idées, fussent-elles théologiques.La théologie ne doit pas nous servir à nous apaiser ou à fuir.Elle peut au moins nous aider à mieux poser la question et nous éviter ainsi d’etre jusqu’à la fin de notre vie aliéné par des crispations intellectuelles, inutiles ou coupables.On peut affirmer avec une absolue confiance certains points où la réflexion théologique est libératrice — je pense a la théo-logie de la foi et de l’incroyance, à la théologie du mystère du Christ, à celle de la prédestination, par exemple — et ceux-là qui s’en moquent ou la délaissent seraient bien inspirés de le reconnaître explicitement, car tout homme ici, qu’il le sache ou non, a des idées, des images et des schémas sous-entendus à sa révolte ou à sa question.Or vous savez l’inlassable pré- pouvoir — le seul pouvoir infini, divin dont nous disposons, vous, moi, quel que soit notre état — même minime nous est gardé: celui de dire “non”, c’est bien à cause de la liberté.Vous qui tenez à la liberté comme au seul privilège inaliénable de votre vie, dites ce que serait votre vie sans liberté et donc sans révolte possible.Ou plutôt écoutez encore ceux qui nous l’ont dit avec le plus de force.Voici ce qu’écrit l’hom-, me qui à jamais, a le mieux parlé de la révolte: “Un jour, la science apprendra à l’homme qu’il n’y a réellement en lui ni volonté, ni liberté, qu’il n’y en a jamais eu, et que lui-même n’est rien de plus qu’une sorte de touche de piano; qu’en cure, il existe les lois de la nature; de sorte que tout ce qu’il fait ne s’accomplit nullement par sa volonté mais d’après les lois de la nature.Il suffit par conséquent de découvrir c*s lois; alors l’homme n’aura plus à répondre de ses actes.Alors surgiront de nouveaux rapports économiques, déjà calculés avec une précision mathématique.Alors s’édifiera un palais de cristal.et le phénix accourra à tire d’aile.Certes, on ne peut garantir que la vie ne sera pas -par.BERNARD BRO dominicain ¦ Grâce à la collaboration du père Bernard Bro, dominicain, de la maison Bayard-Presse et d’amis canadiens résidant à Paris, LE DEVOIR présente ici de larges extraits de la deuxième des six conférences de Carême sur le "pouvoir du mal”.Ces homélies paraissant les lundis de Carême sont celles prononcées la veille à la chaire de Notre-Dame.La première conférence^ parue dans LE DEVOIR du 8 mars, s’intitulait: “Dieu a-t-il voulu ce monde?" cision de la pensée chrétienne.En face de la question: pourquoi Dieu a-t-il voulu cela?L’Église n’aura jamais autre chose à nous dire que ce qu’elle a toujours dit: Dieu n’a pas voulu, ne peut pas et ne pourra jamais vouloir la révolte, mais il a voulu la liberté qui, elle, permet de se révolter.Le Grand Inquisiteur ne s’y trompe pas.Il ne reproche pas au Christ les vices, la lâcheté ou la corruption du monde, il lui reproche la liberté: “Tu as vu les hommes libres.et tu veux aller au monde les mains vides en prêchant aux hommes une liberté que leur sottise les empêche de comprendre.” Avoir le dernier mot Attention.Nous avons le droit de nous méfier des réponses abstraites en face du mal, non seulement le droit mais le devoir.Et je m'y engage avec vous.Mais ici il ne s'agit plus d’idées ou d'abstractions.Il s’agit du plus réel de notre vie.Evoquer la liberté en face de la révolte, serait-ce seulement un subterfuge de théologiens?Prenons garde, l'accusation est grave.Si elle était fondée, elle aboutirait à nous réduire au monde de l’ordinateur ou à l’univers minéral et oppressif d’un monde sans liberté, elle aboutirait à réduire notre vie et notre histoire à un scénario écrit d'avance.Mais elle aboutirait aussi à vider la Croix du Christ de sa réalité.Elle aboutirait finalement au seul blasphème absolu, un blasphème qui se^ fait meurtrier non seulement de Dieu, mais aussi de celui qui le profère, meurtrier de l'homme, meurtrier du Christ.Ou bien nous admettons une liberté, des libertés possibles, ou bien alors la révolte elle-même n’a plus aucun sens, car en dernier ressort elle suppose la liberté.Si vous tenez à tout réduire aux processus d'un matérialisme de quelque ordre qu'il soit, alors vous devez renoncer à la révolte, car elle n’a plus aucune signification.L'essence de qui se révolte est de dire: "Je n’accepte pas”, et donc “Je ne subis pas." Si votre déterminisme était implacable, si votre refus était inscrit dans l'ordinateur, si vous ne pouviez même plus avoir la volonté d'échapper, si vous ne pouviez même plus vous refuser à jouer le jeu, mais votre révolte elle-même ne serait alors qu'une illusion et la plus formidable des impostures.Qu elle l’avoue ou qu'elle né l'avoue pas, la révolte croit à la liberté.Oui, si ce formidable Vl L’Église de Montréal est heureuse de s’associer à la publication par LE DEVOIR des conférences de Carême à Notre-Dame de Paris alors, par exemple, affreusement ennuyeuse (car que faire, lorsque tout sera calculé d’apres une table?); en revanche tout sera extrêmement raisonnable.“Comblez l’homme de tous les biens (terrestres); plongez-le entièrement dans, le bonheur, au point que seules des bulles d'air montent à la surface, comme dans l'eau; assurez son bien-être, de façon à ce qu’il n’ait rien d’autre à faire qu’à dormir, à manger du pain d'épice, même alors l’homme préférera perdre ses pains d’épice et désirera exprès l’absurdité la plus extravagante, uniquement pour mêler à toute cette sagesse son élément fantastique: Ta liberté.Il veut justement garder ses rêves fantastiques dans le.# seul but de se prouver à lui-même que les hommes sont encore des hommes et non des touches de piano.Bien plus: si même il se trouvait réellement être une touche de piano et • qu'on le lui démontrât par les sciences et les mathématiques, au lieu de se rendre à la raison il ferait au contraire quelque chose exprès, pour avoir le dgr-nier mot.Et si les ressources lui font défaut, il inventera la destruction et le chaos, mais il aura le dernier mot! Si vous objectez que tout cela aussi, le chaos, les ténèbres et la malédiction, peut se calculer d’après une table — de façon que la raison l’emporte, — alors, l'homme deviendra fou exprès pour se débarrasser de la raison et avoir le dernier mot! Car tout le rôle de l’homme, semble-t-il, consiste en réalité a se prouver à chaque instant qu’il est un homme, et non une touche de piano.” (Dostoïe-veski.L'Homme souterrain.) “Avoir le dernier mot”: oui, il n'est probablement sur terre que deux signes éclatants, deux seuls signes manifestes, deux seules preuves absolues par lesquels la créature exprime qu'elle a le dernier mot, qu’elle est libre: c'est la révolte et l’amour.Et c'est justement en ceci que consiste notre liberté: choisir entre la révolte et l’amour.Quelle que soit la route suivie, cette route prouve justement qu'il y a eu un choix.Nous le redirons, si le Christ vient à nous les mains vides, n’est-ce pas par décision irréversible, divine, de nous vouloir libres, de nous laisser le dernier mot.Que je réponde par la révolte, que je réponde par l'amour, je proclame par là que j'ai choisi.Dites-moi, dites-moi, frères, s'il est d'autres manifestations de la splendeur de la liberté que ces deux-ci.Et dites-moi en même temps s’il n’y avait pas les deux, dites-moi alors si Dieu nous aurait vraiment voulus libres?Au moment où ils acceptaient leur destin Bernanos écrivait: “Le scandale de l’univers n’est pas la souffrance, c'est la liberté.Dieu a fait libre sa création, voilà le scandale des scandales, car tous les1 autres procèdent de lui.Oh! je sais bien, nous paraissons être ici en pleine métaphysique.Que voulez-vous que j’y fasse?Si je me fais mal comprendre de quelques-uns d’entre vous, c’est que je me serai mal expliqué, voilà tout.Expliquer, d’ailleurs, à quoi bon?Il y a en ce moment, dans le monde, au fond de quelque église, ou même dans une maison, ou encore au tournant d’un chemin, tel pauvre homme qui joint les mains et du fond de sa misère, sans bien savoir ce qu’il dit, ou sans rien dire, remercie le bon Dieu de l’avoir fait libre, de l’avoir fait capable d’aimer.Il y a quelque part ailleurs, je ne sais où, une mère qui cache pour la dernière fois son visage au creux d’une poitrine qui ne battra plus, une mère près de son entant qui offre à Dieu le gémissement d’une résignation exténuée, comme si la voix qui a jeté les soleils dans l’étendue venait de lui murmurer doucement à l’oreille: “Pardonne-moi.Un jour tu sauras, tu comprendras, tu me rendras grâce.Mais maintenant, ce que j’attends de toi c’est ton pardon, pardonne.” “Ceux-là, cette femme harassée, ce pauvre homme, se trouvent au coeur du mystère, au coeur de la Création universelle et dans le secret même Tie Dieu.Que vous en dire?Ce que ces gens-là ont compris ils l’ont compris par un mouvement profond èt irrésistible de l’âme qui engageait à fond toute leur nature.Oui, au moment où cet homme, cette femme acceptaient leur destin, s’acceptaient eux-mêmes — humblement — le mystère de la Création s’accomplissait en eux, tandis qu'ils couraient ainsi sans le savoir tout le risque de leur dignité humaine.Bref, ils étaient des saints.” “Un jour tu sauras, tu comprendras, tu me rendras grâce.Maintenant ce que j’attends de toi c’est ton pardon.Pardonne.” Frères, voilà ce 3ue Dieu un-jour redit à chacun e nous.Ce n’est pas d'abord du mal que Dieu lui-même tout au long de l’Evangile et de notre vie nous demande pardon, ce n’est pas du mal, c’est .de notre liberté.Et il faut choisir.Vous le savez bien, depuis que Dieu lui-même a choisi c'est inévitable.Il a voulu choisir d’une part entre des moutons, des ordinateurs, des objets et d’autre part des personnes, des fils et des êtres capables d’aimer, donc de dire !‘oui" ou “non'’.Et si Dieu a choisi des personnes, alors il permet la révolte.On peut “comprendre” ce choix de Dieu même si celane nous empêche pas de nous révolter.On peut ici pressentir ce qui est vraiment la folie de Dieu: être venu à nous les mains vides, sans défense pour nous prouver jusqu'où il nous Voulait libres, vraiment libres.“Si Dieu n'existe pas, suis-je encore capitaine ", se demande encore Dostoïevski.Oui, nous devons affirmer que si Dieu veut la liberté, il veut qu'elle puisse se manifester par la révolte autant que par l’amour, et c’est peut-être la grandeur de cette révolte de servir à manifester jusqu’où notre liberté est possible.Quelqu'un qui ne peut pas se révolter n’a pas la grandeur que Dieu veut nous donner.Cela dit, il n'y a qu'un moyen de posséder cette grandeur sans tomber dans l'enfer de la révolte, c'est d’aimer, et alors le chrétien découvre qu’il a tout: et la grandeur de la révolte et la splendeur de l’amour.Est-ce que cela valait vraiment la peine?Et ici le chrétien va plus loin que le révolté.Le révolté peut se dire: je me révolte, et espé- rer la dissolution.En fin de compte, imaginativement, confusément dans l’à-peu-près philosophique qui caractérisé l’intelligence humaine, c’est-à-dire celle qui admet selon les moments un peu de Dieu, un peu d’éternité, un peu de monde, un peu de néant, il y a en cette attitude un peu de révolte et beaucoup de néant.Pour échapper à la folie, le révolté peut se dire qu’il disparaîtra dans le grand neutre, dans le néant.C’est pourquoi le chrétien, admettant que de soi la révolte postule d'être éternelle prend cette révolte et donc la liberté infiniment plus au sérieux.Le problème de la révolte est plus aigu pour le chrétien que pour qui que ce soit.Finalement c’est à l’intérieur du christianisme qu’il faut regarder cette réalité.C’est justement parce qu’il croit à l'amour de Dieu que le chrétien est mené jusqu’au bout de sa réflexion sur le mal.Mais alors, lui qui peut faire et qui fait confiance a Dieu pour tous les autres drames est terrifié par ce drame-là, qu’il est obligé d’admettre en commun avec le révolté.Aucune des autres vues sur le mystère du mal n’est aussi affolante, écrasante que ce qu’un chrétien est amené ici à admettre: à savoir cette possibilité — au nom même du sérieux de la liberté — que la révolte soit éternelle.Les pires adversaires de Dieu ne vont pas jusque-là, ils n’en demandent pas tant., et s’ils savaient que Dieu le leur accorde, ils auraient peur, vraiment peur, absolument peur.Devant cette horreur, nous sommes bien au terme de notre question.Et alors nous entendons, sans oser bien souvent nous les formuler tout seul, nous entenfions les paroles, la question même qui, depuis le Jardin des Oliviers, a été reprise par tout chrétien 3uand, levant les yeux devant la étresse de l’homme libre et du mal, il demande: “Est-ce que cela valait vraiment la peine?Pourquoi Seigneur?Pourquoi?’' L’interrogation suppliante Frères chrétiens, si notre monde survit, les hommes de demain diront de notre époque, s'ils en parlent, quelle aura été l'époque de l'impuissance des puissants et en même temps d’une espèce inattendue, incroyable de puissance: la puissance de la multitude des faibles.Et c’est bien dans leur refus béni en face du mal, un refus béni de Dieu, que les faibles auront trouvé cette puissance.En réalité, il n’y a plus qu'un seul “grand” sur la terre, un seul qui est le maître de demain, plus grand à lui seul que tous les autres “grands”, pris ensemble.Et cet unique “grand” qui est le maître, le maître absolu de demain, c’est la misère du monde.Ce “grand” inexorable ne nous laissera pas nous en tirer par des échappatoires: c’est la douleur de la création tout entière dans son humanité et elle nous met en jugement.La question, expulsée des doctrines, est descendue dans la rue, sous le vêtement des pauvres, avec la tête de tout le monde.Qu’en fera votre liberté?Car cette douleur ne peut s’en tenir à la révolte, elle réclame un sens.Il ne nous est plus possible de rester, selon les expressions de Marcuse et de Ionesco, des “esclaves consentants" ou des “rhinocéros satisfaits".Frères, vous n’avez déjà plus le loisir de douter de la force montante de la révolte; et vous n’avez pas plus le loisir de vous en accommoder.C’est déjà trop tard.Si la grandeur de l'homme voulue par Dieu lui-même est liée à la possibilité de la révolte, il ne s'agit plus devant les réprouvés et les malheureux de se contenter de dire: "Tant pis, c’est leur faute.Ils sont libres.’ La révolte appelle au secours pour ne pas en rester à la malédiction destructrice.Et cet appel nous concerne, nous chrétiens, parce que nous sommes les seuls au monde à pouvoir en opérer le renversement, ( alchimie, le retournement sans détruire l'homme.Nous sommes les seuls à pouvoir aller jusqu'au bout de la révolte en transformant la révolte elle- même en interrogation suppliante.Devant ce mystère qui est Tultime scandale, tout le monde est muet sauf le Crucifié: “Pourquoi mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?’’ Entendez bien.Il ne s’agit plus seulement pour le chrétien de reconnaître que le dernier mot de la création est le respect par Dieu de la liberté de sa créature et donc l’acceptation d’une certaine impuissance en face de la révolte de l’homme.Que ce soit folie de la part de Dieu, nous le savons, l’histoire le porte dans sa chair et son sang, et c’est déjà immense de reconnaître cette folie de Dieu.Mais nous sommes invités à aller encore plus loin: ce qv' os* le dernier mot du livre de Job, ce qui fut pressenti par toute la Bible, d’Abraham devant le sacrifice de son fils jusqu’au serviteur souffrant d’Isaïe, le Christ seul a eu le droit de nous y inviter: entrer dans une interrogation suppliante qui est la prière même du Fils de Dieu, y entrer pleinement, et pour cela y entrer sans défense, en ayant désarmé, afin de reprendre les paroles mêmes du Christ, et transformer alors toute agonie en prière.Ij n’est pas d'autre rendez-vous décisif avec le pouvoir du mal que le Jardin des Oliviers et le Golgotha.À la folie de la révolte et du mal, il n’est aucune autre réponse que la folie de la Croix.Ce Dieu qui respecte notre liberté nous fait alors lui-même comprendre la folie vers laquelle il nous entraîne et qui est justement de permettre cela sans se défendre.Et pour ceux qui entrent dans cette prière, scandale pour les Juifs, folie pour les Grecs, il n’est pas question d'atténuer le scandale, il n’est qu'un seul espoir, c'est que 1 Esprit de Dieu nous fasse sentir à notre tour que cette folie est bonne, oui, est bonne.Il n’y a plus ici à expliquer.Disons seulement qu'à celui qui refuse de se révolter, il sera donné de savoir que la folie de le Croix de Dieu est bonne.Il n'est pas, au niveau du mal, d'autre réponse qui soit aussi forte que celle-là.Nous avons ‘ce pouvoir divin, créateur de confiance.Quand nous interrogeons Dieu sur le mal, il ne nous donne pas d’autre réponse que le Notre Père.Nous restons dans la nuit certes, mais là sont nos étoiles.Entendez-les, depuis Abraham, tous ces initiés à la blessure même de Dieu: écoutez la longue suite des sentinelles qui ont veillé le peuple de la nuit; regardez tous ceux qui ont refusé la révolte: ne sont-ils pas les seuls qui ont changé l’nis-toire humaine sans ajouter à la souffrance des hommes, en donnant un sens non seulement à cette souffrance, mais au passé lui-même?Entendez l’interrogation suppliante qu’ils se sont transmise depuis le début.C’est celle-là même à laquelle nous sommes invités: inlassable, inexorable, plus forte que toute détresse.“Pourquoi permets-tu cela Seigneur?Mais a quoi donc joues-tu?Pourquoi?Que vont devenir les pécheurs?”.Ecoutez l'interrogation d'Abraham devant Sodome, de Moïse, Samuel, Nathan, Elie, Amos Michée, Isaïe, ou Jérémie.Êcoutez-la chez saint Paul devant Rome; chez saint Augustin et saint Boniface devant les Barbares; chez François d Assise et chez Dominique devant l’éclatement de l'Europe en nationalismes; chez Las Casas devant la barbarie des Européens en Amérique latine, ou chez François Xavier mourant en regardant le continent asiatique.Écoutez-la, de Lacordaire à Emmanuel Mounier devant les violences du monde moderne.Entendez-la chez Charles de Foucauld et Maximilien Kolbe devant les horreurs de l'Europe sanguinaire.Ils pnt tous, comme le Christ, refusé de se défendre en face de l'interrogation.Et par leur confiance devenue prière, ils sont entrés dans la folie de Dieu.Frères qui souffrez et n’en pouvez plus, les voici, vos véritables contemporains, les voici ceux qui ont vaincu la nuit, les voici ceux qui dans l'histoire ont changé le cours du mal.VIENNENT DE PARAITRE AUX ÉDITIONS Nouvelle collection : proMt^in methodn le develop pement j moral i et à la LIBRAIRIE GÉNÉRALE CAHIERS DE RECHERCHE ÉTHIQUE No 1 - PROBLÈMES ET MÉTHODES - R Bélanger, J.GrancTMaison, C.Quiviger, P.Fortin, J.Ferland etJ.Prades.No 2 - LE DÉVELOPPEMENT MORAL — J -M Samson.A.Caroa G.-M Bertrand et A.Bédard.Irl hKi En vente dans toutes les librairies 100 p.$3.00 100 p.S3.00 233 est, boulevard Dorchester, MONTRÉAL 861-9621 4 » t LE DEVOIR Page 3 Montréal, lundi 15 mars 1976 René Lévesque On n’éliminera jamais le problème de la langue.par Michel Roy ‘‘La tentation est toujours très forte dans certains coins du Parti québécois de dire: la façon de régler le problème de la langue, c'est de l’éliminer.Or, ce n’est pas vrai, on n’éliminera pas le problème de la langue.” Au cours de l’entrevue qu’il accordait ces jours-ci aui DEVOIR, M.René Lévesque aborde la question linguistique avec une certaine prudence.Il est conscient qu’il s’adresse à des fractions, sinon à des factions bien identifiées de son Parti, ouvertement résolues à remettre en question le programme du PQ à ce chapitre, ‘‘toujours imparfait, sans doute, dans le contexte actuel”.“Les solutions sur papier, comme celles que M.Bernard Smith propose dans son petit livre ( ‘‘La Loi 22: le Parti québécois aurait-il fait mieux?— Éditions du Jour), ça fait 10 fois qu’on en discute dans le Parti, on en discute depuis le début.Moi, je suis très fier que le Parti ait rejeté ces solutions, parce que c’est un signe de maturité à mon point de vue.” Depuis la création du Parti québécois, à la fin des années 60, M.Lévesque répète essentiellement les mêmes choses qui expriment ses convictions profondes.Il est irréductible- population totale du Québ jourd’hui.Opposé aussi à la thèse qui voudrait amenuiser la force réelle de cette minorité en la subdivisant par groupes ethniques au point qu’il ne resterait plus, au bout du compte, qu’une poignée de 2% à 3% de véritables “anglais”.Opposé par conséquent au rouleau-compresseur de l’unilinguisme.“Le problème de la langue, je le dis depuis le début et je n’ai pas changé d’idée, est le problème dfune société politique.Et le problème d’une société politique, dans la situation où nous sommes, va se régler politiquement d’abord.Et la langue n’est qu’une conséquence de cette situation, dans les écoles et ailleurs.” Le président du PQ rappelle ce que M.Bourassa lui-même expliquait à la télévision la semaine dernière: nous sommes une minorité qui décline à l’intérieur du Canada, donc de moins en moins pesante dans le pays auquel le Québec appartient politiquement.Par conséquent, la résistance est difficile dans ce contexte d'une société “minée à l’intérieur d'elle-même par une présence dominante”.Il serait irréaliste de chercher à corriger cette situation en assénant des coups à l’école.“Lors même qu’on ferait tous les exercices d’anti-loi 22 ou de loi 44 et tout ce qu’on voudra, on pourrait provoquer un chaos social et politique, des hostilités et des déchirements.Mais on ne peut arriver à la solution définitive si on ne passe pas par où d'autres peuples normaux sont passés: être chez nous dans notre maison et dire: bon, il y a ici un peuple français qui accepte que des minorités vivent avec lui, qui accepte de les respecter, mais qui est chez lui, bon Dieu! Politiquement, c’est lui qui prend ses décisions.Économiquement, il reprend tranquillement, le plus vite possible, le contrôle de son développement.Mais, sans la politique, il ne le fera jamais.Partant de là, les immigrants comme les autres sauront chez lui qui ils sont.Autrement, ce sont des déchirements qu’on provoque.” Revenant au livre de M.Smith, M.Lévesque veut bien reconnaître qu'il a raison à certains égards, qu’il y a quelques incohérences, "et des flottements”, dans les positions et les propos du Parti québécois au sujet de la langue.Le courant qu’exprime M.Smith a même poussé le PQ à revoir ses po- sitions envers la langue maternelle dans les écoles lors du dernier congrès."Vraiment, M.Smith nous poursuit jusqu’à la dernière virgule!” “Je reconnais, par conséquent, qu’il y a à l’intérieur du Parti des gens pour qui la langue est une préoccupation majeure.On dirait qu'ils éprouvent un tel besoin de se distinguer des Libéraux qu’ils sont amenés, dans certains milieux, a tomber dans n’importe quoi: si c'est complètement à l’inverse des Libéraux, donc ça doit être bon! Si, au contraire, ça peut ressembler, si peu que ce soit, aux Libéraux, donc ça doit être très mauvais et on en conclut que nous sommes en train de devenir un vieux parti, etc.” Voilà un "danger” que voudrait conjurer M.Lévesque.La polarisation est tellement poussée dans cette société, dit-il, que des gens sont devenus incapables de faire les distinctions entre le possible, qui peut conduire très loin, et l’impossible qui consiste à dire: “Même si les Libéraux disent qu’il fait soleil aujourd'hui, il vaut mieux affirmer que c’est la nuit, même si, en réalité, le soleil luit!” Et à la question que pose M.Smith par son livre, M.Lévesque affirme que la réponse est oui: "Oui, le Parti québécois aurait fait mieux!” La chasse aux phoques débute ST.ANTHONY (d’après CP) - La chasse aux phoques est ouverte, et près d’un million de ces mammifères amphibies, le quart d’entre eux bébés-phoques à fourrure blanche de haute valeur commerciale, ont commencé leur longue dérive sur les glaces flottantes au large de la pointe septentrionale de Terre-Neuve, mais il semble que le mauvais temps se soit ligué avec les protestataires qui se tiennent à l’affût depuis plusieurs jours, et qu’il empêche les navires des chasseurs — sept sont canadiens, et cinq norvégiens — de se mettre à l’oeuvre des au- , jourd’hui.Le capitaine du seul bâtiment terreneu-vien participant à la chasse — le Lady Johnson, dont la coque est toute de bois, a fait savoir hier par radio qu’il se trouvait à environ huit milles des amas de glaces qui dérivaient à une centaine de milles encore des côtes, et que le vent et le froid, conjugués à la neige en rafales, empêcheraient probablement ses hommes de s’approcher des troupeaux de phoques.Mais l’activité des contestataires est elle aussi tributaire du temps; et les membres de la Greenpeace Foundation de Colombie-Britannique, et de la Société internationale pour la Protection des animaux, celle-ci composée de cinq femmes et d'un homme, n'auront pas la tâche plus facile que celle des chasseurs, quand ils voudront s’interposer entre eux et les bébés-phoques.Or les services météorologiques ont prévu pour la journée des vents de mer de 20 noeuds et des températures échelonnées entre — 10 et — 15.Quatre des cinq femmes de la Société internationale sont des hôtesses de lignes aériennes arrivées samedi de Gander.Trois autres qui voulaient au début les accompagner ne semblaient pas trop s’en faire à l’idée de passer quelques jours sur des îlots de glace, à camper sous des tentes militaires, mais n’ont pas résisté “aux histoires de peur” des gens de Terre-Neuve — pour qui la chasse au phoque est un gagne-pain précieux: les propos de fracas de glaces, de harpons dans le dos et de noyades délibérées leur ont fait prendre la fuite.A la naissance, les bébés-phoques ont un poids d’environ 15 livres; mais ce poids va de 45 à 70 livres à l’ouverture de la chasse.Leur fourrure atteint le prix de $25 pièce.Le siège de Calgary Un bandit mort, l’autre agonisant CALGARY (d’après CP) — L’un des deux hommes qui à l’issue d'un vol à main armée commis vendredi dans une Caisse d’économie de Calgary, s’étaient emparés de trois otages et s’étaient réfugiés dans une maison domiciliaire après avoir abattu l’un des policiers qui les Rourchassaient, a été retrouvé sans vie ier après-midi, dans l'une des pièces de la meme maison, aux côtés de son complice inconscient.La Chambre de commerce de Montréal Mjeuner-causaria hebdomadaire MARDI, LE 16 MARS L ABBÉ GÉRARD DION Professeur en relations industrielles.Université Laval Hôtel Sheraton Mont-Royal 12H30 Le public est admis .Billets à l'entrée: $7.Pour les membres, des livrets d’abonnement sont disponibles à prix réduit.Renseignements: 866-2861 Les deux bonshommes, originaires tous deux de Colombie-Britannique et venus, avaient-ils dit, de Vancouver où ils avaient à répondre d’un meurtre et d’une tentative devant les tribunaux, n’étaient en liberté que sous cautionnement.Ils avaient relâché l'un de leurs trois otages — un homme — sans rien demander en retour, et avaient laissé aller, samedi, les deux femmes qu'ils détenaient aussi, en échange de plusieurs bouteilles de boisson gazeuse et d’une cinquantaine de capsules de méthadone, la drogue avec laquelle on traite les héroïnomanes.L’un des deux, le dénommé John Gamble semble-t-il.a succombé à une surdose de drogue; son complice, William Nichols, était dans un état “peu éloigné de la mort ”, selon les autorités policières, quand les cinq hommes d'une escouade spéciale des forces locales ont résolu de prendre la maison d'assaut.John Gamble n’avait que 23 ans.William Nichols en a 27.On l'a transporté sans délai à l’hôpital.Le hold-up à la Caisse d’économie n’a- Fonctionnaires accusés de fraude ROBERVAL (PC) — Six employés municipaux de Dolbeau ont nié leur culpabilité.samedi, aux accusations découlant d'une présumée fraude de $105,000.Ont comparu devant le juge Jean-Charles Simard, en Cour des sessions: le chef de police Charles-Edouard Lallemand.le trésorier Marcel Boissonneault, le trésorier adjoint Louis-Philippe Moreau, les commis François Casse et Léger Gaudreault et la caissière Johanne Ni-quette.A l'exception de Boissonneault, qui a été libéré sous une caution de $20,000, les accusés ont pu recouvrer leur liberté moyennant $1.000.Le chef de police a de plus été suspendu de ses fonctions.L'enquête préliminaire a été fixée au 21 avril prochain.La Sûreté du Québec a révélé qu elle avait consacré trois semaines d’enquête dans cette affaire.vait rapporte que $1,600 à ses auteurs.C’est durant leur fuite en automobile que ceux-ci s'étaient emparés de leurs otages, au cours de deux arrêts successifs dans un restaurant d’abord, puis dans une station-service.Après les négociations de samedi, faites par l’entremise d’un avocat de Vancouver dont les deux criminels avaient requis la présence, il s’était écoulé 14 heures sans que les jeunes hommes ne répondent aux interpellations policières.au gré du temps — Sorcières mal-aimées Il va être très amusant d'observer dans les temps d oentr l'attitude de la pent masculine face d l’action autonome des femmes, dans des fiefs que ces messieurs consentaient d partager avec elles, en se donnant les airs du grand seigneur magnanime.Je pense ici d ces filles d'Ève qui ont décidé d'en finir avec cette vassalité et qui ont enfourché les cavales d une entreprise de théâtre qui se nomme "La Nef des sorcières".Qu'on imagine le dilemme cornélien des critiques appelés d Juger les productions de cette phalanstère.Ils débattront en eux-mémes comme ceci: "Sij'aid redire contre un spectacle qui me déplaît, vais-je l'écrire crtlment et risquer dé passer pour antiféministe?Ne devrais-je pas plu-tfll me montrer bienveillant comme j'ai coutume de faire pour les ndtres qui n'ont pas les moyens des grosses machines étrangères?" Quoi qu'il en soit du choix qu’ils feront, ce débat intérieur indique qu'une inquiétude enfin commence d tirailler l'homme face d sa partenaire: être ou ne pas être un homme.Encore un peu de temps et nous nous rendrons compte que c'est du sexe faible qu'est sortie la femme forte.Albert BRIE V/ Bourassa défend ses politiques au colloque des jeunes libéraux par Gérald LeBlanc Samedi soir, le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, a dialogué avec une centaine de jeunes libéraux après avoir partagé leur souper au spaghetti.Romain avec les Romains, on pouvait s’attendre à un style différent avec ces jeunes, cégépiens et universitaires, de 20 à 25 ans, garçons et filles à part égale, bien mis à l'exception d’un barbu égaré, motivés au point de sacrifier un samedi pour parler du désenchantement de la jeunesse à l’endroit de la politique et des politiciens.Mais M.Bourassa n’a qu’une façon de dialoguer, que ce soit dans ses émissions radiophoniques hebdomadaires, à l’Assemblée nationale, devant les journalistes ou avec les jeunes libéraux.Même quand il prononce un discours — à l'école Marie-Anne, il a parlé une dizaine de minutes avant de répondre aux questions des jeunes — M.Bourassa répond aux objections susceptibles de surgir de son auditoire, en allouant une ou deux minutes à chaque sujet.Durant sa courte allocution, il a répondu aux objections des jeunes sur le manque d’attrait de sa "troisième voie” entre le séparatisme de Lévesque et le centralisme de Trudeau, sur l’affrontement historique qu'il réserve à Trudeau s’il rapatrie unilatéralement la constitution, sur la difficile paix sociale maintenue depuis six ans dans un Québec aux prises avec les mêmes problèmes que l'Irlande et le Liban, sur la fermeté de son gouvernement qui a mis les chefs syndicaux en prison et fait adopter la loi 22, sur la commission Cliche qui a blâmé le ministère de la Justice (alors dirigé par Jérôme Choquette), sur les travailleurs québécois élevés au rang de principaux artisans du sauvetage des Jeux olympiques, sur les difficultés de contenter les enseignants.Un proche collaborateur du premier ministre avouait, il y a déjà certain temps, que M.Bourassa n’était pas un homme de “parlerie”, qu’il ne parlait jamais longtemps d’un même sujet à moins d'avoir un problème pressant à régler.Une fois démontée, la mécanique de son discours permet au moins de connaître les principales préoccupations du moment de M.Bourassa et de son entourage, qui répond bien sûr aux objections considérées les plus sérieuses et les plus menaçantes.Après ce discours, ce fut la période des questions.Les jeunes lui ont alors formulé les objections qu'il avait prévues dans son discours et il a répété les mêmes réponses.Avant de partir pour l’enregistrement de ses émissions radiophoniques, le premier ministre s’est attardé une bonne quinzaine de minutes avec un petit groupe de jeunes.Redevenu lui-même, il parlait alors d'abondance, avec conviction et longtemps sur le même sujet.Organisé pour les jeunes libéraux de la grande région de Montréal, le camp-école comportait, outre la rencontre avec M.Bourassa, des discussions en atelier sur les thèmes du désenchantement de la jeunesse devant la pe'.itiaue, l’éducation et les perspectives d'emploi pour les jeunes, les loisirs et les sports.Plusieurs députes libéraux de la région métropolitaine ont passé la journée avec les jeunes: MM.Jean-Claude Malépart (Sainte-Marie), Harry Blank (Saint-Louis), John Ciaccia (Mont-Royal) et Yves Tardif (Anjou).Le ministre de l’Education, M.Jean Bienvenue, et le président du parti libéral du Québec, M.Claude Desrosiers, étaient également de la, partie.Chargé d’accueillir les jeunes et de leur parler du PLQ, M.Desrosiers a dû défendre la politique du gouvernement Bourassa sur les dossiers les plus chauds: ITT sur la Côte-Nord, le financement des Jeux Olympiques et de la baie James, le rapatriement de la constitution et les coupures touchant l’éducation.Les discussions en atelier, animées et intéressantes, ont permis à M.Bienvenue de dire que les coupures budgétaires an- noncées récemment seraient heureusement temporaires.Après «un long débat sur les mérites respectifs des secteurs privé et public d’enseignement — la plupart des jeunes présents avaient fréquenté le secteur privé et réclamaient un redressement du secteur public — un jeune professeur a demandé a M.Bienvenue comment il entendait améliorer le secteur public en lui coupant les vivres.“Ces mesures, a-t-il répondu, sont en soi contradictoires avec l’amélioration du secteur public.Je souhaite qu'elles ne soient que pour cette année.11 serait masochiste de couper les subventions alors Voir page 6: Bourassa AVIS AUX ÉTUDIANTS DE L’UQAM ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE A l’ordre du lour: — Grève des EMPLOYÉS de soutien • prolongation de la session?• annulation de la session?MERCREDI, 17 MARS, 19 HRES Salle Le Plateau 3700, Calixa Lavallée Comité de Diffusion/Mobilisation de L'AGEUQAM îôelbec MAISON DES COMMUNICATIONS * Transmission de vos messages et communiqués aux média du Québec et du Canada.* Service de traduction.* Service-hebdos: vos communiqués par courrier aux hebdomadaires régionaux du Québec.* Service sonore: vos déclarations offertes aux stations radiophoniques.* CLIP: service de coupures de presse.* Location de téléimprimeur Telbec: vous recevez tous les communiqués de nos clients.Pour recevoir notre documentation, postez votre carte d'affaires à: Jean Lecompte.TELBEC INC .1440 ouest, rue Sainte-Catherine.Au téléphone: (514) 871-9881 1 4 chance L( y 4 4 • Le Devoir, lundi 15 mars 1976 éditorial M.Drury a-t-il été seul à se fourvoyer ?Les événements relatifs à la démission manquée du ministre des Travaux publics, M.Charles M.Drury, ont plongé à juste titre les partis d’opposition dans une vive colère.Le matin même, M.Drhry, dont nul ne conteste la gentilhommerie et la compétence, avait déclaré aux Communes qu’il avait non pas simplement “soumis” mais effectivement “remis sa démission au premier ministre après avoir pris connaissance du rapport adressé la veille au ministre de la Justice par le juge en chef Jules Deschênes, de la Cour supérieure du Québec.M.Trudeau, dans les circonstances, n’avait qu’à accepter cette démission, ce qui sembla d’ailleurs acquis pendant la matinée.En décidant l’après-midi de refuser la démission de M.Drury, M.Trudeau a sans doute voulu montrer la grande estime dans laquelle il tient toujours M.Drury.Il a cependant montré qu’il n’a rien compris au rapport Deschênes.Il a également ouvert la porte à un examen plus large qu’on écartait d’abord, mais qui devient chaque jour plus opportun à mesure que transpirent des éléments nouveaux de cette malencontreuse affaire qui a pris naissance à la suite de la poursuite pour outrage au tribunal intentée à M.André Ouellet.• Que M.Trudeau, au lieu de laisser passivement partir M.Drury, ait voulu donner à son collègue toutes les chances de se disculper des soupçons qui pesaient contre lui, c’est là une réaction qui fait honneur au premier ministre.A quelques reprises, des ministres de M.Trudeau se sont trouvés pris dans des pétrins embarrassants.Chaque fois, le chef du gouvernement, loin de les abandonner, les a au contraire soutenus avec une vigueur remarquable.Il n’était que normal qu’après avoir agi avec compréhension envers John Munro et Jean Marchand dans le passé, M.Trudeau fît de même envers un ministre aussi intègre et compétent que “Bud" Drury.Mais à compter du moment où M.Drury acceptait sans les contester les faits et observations contenus dans le rapport Deschênes, on devait le juger à la lumière de ces éléments précis.Or, n’en déplaise à M.Trudeau, ce n’est pas d’une simple “incartade” mais de faits “graves” qu’il est fait mention dans le rapport du juge Deschênes.Ces faits, sous n’importe quel autre premier ministre que M.Trudeau, suffiraient sans discussion à disqualifier un ministre.Suivant le récit qu’a fait au juge en chef Deschênes, le juge en chef associé James'Hu-gessen, M.Drury s’est en effet permis, le ou vers le 14 janvier dernier, de téléphoner à M.Hugessen pour l’entretenir de la cause d’outrage au tribunal impliquant M.André Ouellet.Alors même que l’audition de cette cause était déjà en cours, le ministre des Travaux publics s’arrogeait le droit de discuter avec le magistrat de deux éléments directement reliés à la cause, soit la possibilité d’ex-' cuses formelles de M.Ouellet susceptibles de mettre un terme aux procédures et le danger que l’affaire ne prenne l'allure d’une chicane linguistique ou raciale.Etant donné le principe de la séparation radicale des pouvoirs qui sous-tena notre sys- tème de gouvernement, il s’agissait là, à n’en point douter, d’une intrusion inadmissible d’un ministre dans le travail du pouvoir judiciaire.Dans le rapport qu’il a remis à ce sujet au juge en chef Deschênes, M.Hugessen signale qu’il eut l’impression “que l’appel de M.Drury était déplacé” ( “improper”), mais ajoute aussitôt qu’il ne crut pas que le ministre des Travaux publics “cherchait alors à influencer son jugement”.Habile dialecticien, M.Trudeau s’est empressé d’utiliser cette partie du rapport Deschênes pour conclure que l’incartade de M.Drury valait bien une réprimande et des excuses mais non un renvoi.M.Trudeau a cependant omis de citer un autre paragraphe du rapport que l’on doit cette fois à la plume du juge en chef Deschênes, et qui va beaucoup plus loin: “Il me paraît peu douteux, écrit le juge en chef, que les faits relatés par le juge Hugessen sont GRAVES, compte tenu de la personnalité de son interlocuteur et des circonstances dans lesquelles l’appel téléphonique lui a été fait.” Le juge Deschênes prend certes soin de préciser qu’il ne connaît- pas la version de M.Drury et que toute cette affaire s’est déroulée sans témoin.Le ministre des Travaux publics avait néanmoins vendredi matin pris connaissance du rapport Deschênes depuis la veille.Il avait en conséquence eu tout le temps voulu pour redresser certains faits si cela avait été necessaire.Or, il ne l’a pas fait, ce qui équivalait à admettre la véracité du récit fait ’ par le juge Hugessen.On était ainsi en présence d’un “déplacement grave” qui ne laissait aucun choix au premier ministre.Pour s’être immiscé de manière inadmissible, fût-ce avec les intentions les plus sincères, dans le fonctionnement du processus judiciaire, M.Drury devait tout simplement être remercié de ses services comme ministre.La décision contraire qu’a prise M.Trudeau est un affront à l’esprit de notre système de gouvernement, au Parlement à qui on avait laissé entrevoir un tout autre dénouement et enfin au juge en chef Deschênes et, par lui, à toute la magistrature.A moins qu’il ne revise tout de suite le choix incroyable qu’il a annoncé vendredi après-midi, M.Trudeau devra en payer très cher le prix.• Lorsque cette affaire fut d’abord évoquée en termes fort vagues, on ne voyait guère ce qui pouvait justifier la tenue d'une enquête publique sur les événements qui ont pu l’entourer.A la lecture du rapport Deschenes, on cherche en vain, d’autre part, les passages qui pourraient justifier une telle conclusion.Mais le juge Deschênes devait plutôt s’acquitter d’une mission d’information fort limitée.Le gouvernement lui demandait de s’enquérir auprès de certains collègues de faits soulevés par l’un d’entre eùx dans un contexte plutôt étrange.Il ne lui demandait pas de faire une enquête complète.Or, si l’on passe en revue les innombrables déclarations auxquelles a donné lieu l’affaire Mackay depuis deux semaines, on commence à croire qu'il y aurait effectivement matière à une enquête plus large et plus complète que celle qui avait été confiée au juge en chef Deschenes.Il y a d’abord cet épisode mystérieux des conversations qui ont pu avoir lieu entre MM.Ouellet, Drury et Turner.Interrogé au sujet de ces conversations, M.Drury a refusé jusqu’à maintenant de répondre, invoquant tantôt l’enquête en cours du juge Deschênes, tantôt le secret ministériel.Mais la première raison ne tient plus depuis vendredi dernier.Quant à la seconde raison, elle ne saurait tenir s’il est vrai, comme on l’a insinué, que certains entretiens entre les trois hommes portèrent beaucoup plus sur la fortune politique et judiciaire de l’un d’entre eux que sur les affaires dont, à titre de ministres, ils étaient responsables.Si l’appel de M.Drury à M.Hugessen prit naissance à la suite de l’une de ces conversations, cela est matière à enquête, non à secret ministériel.Seul le gouvernement ne semble pas s’en rendre compte.De même, depuis que l’on discute de l’affaire Mackay, maints comportements bizarres ont été mis au jour.Au premier rang de ceux-ci, figurent évidemment des actes faits par le juge Mackay lui-même et son avocat dans l’affaire Ouellet, Me Richard B.Holden.M.Mackay écrit au juge en chef que toutes les lettres adressées par lui au ministre de la Justice “furent envoyées avec la certitude qu’elles ne seraient lues que pair le destinataire”.Mais on sait maintenant, par les propos de cet homme bavard qu’est M.Holden, qu’elles furent également communiquées à ce dernier sans aucune mention du caractère hautement confidentiel qui devait s’y attacher.On sait aussi que Me Holden se fit fort de communiquer ces lettres à un journaliste du Globe and Mail et que, de son propre aveu, il ne lui déplaisait pas, en sa qualité de militant conservateur, d’embarrasser ainsi le Parti libéral.Certaines personnes, dont MM.Mackay et Holden, furent de même informées de l’appel fait à M.Hugessen par M.Drury, tandis que le juge en chef Deschênes n’en savait rien jusqu’à ces derniers temps.La même remarque vaut pour les histoires remontant à 1969 et 1972 qu’a tenté en vain de ressasser le juge Mackay.Il y a, là aussi, matière à enquête.Si les magistrats ne sont plus capables de discrétion, que font-ils sur le banc?Que penser enfin de la note de frais soumise par Me Holden en sa qualité d’avocat du juge Mackay dans l’affaire Ouellet?Que penser surtout des méthodes utilisées par l’avocat montréalais pour faire pression sur le gouvernement en relation avec une facture où il était lui-même personnellement intéressé?On aurait intérêt à ce que maints aspects de l’affaire Mackay-Drury-Ouellet-Holden soient tirés au clair.Mais les aspects qui demandent examen sont plutôt mesquins et limités.Plutôt que d’en confier l’étude à une commission d’enquête dont les travaux seraient longs et coûteux, pourquoi ne pas les renvoyer, suivant leur compétence respective, au Parlement lui-même dans le cas des trois ministres actuels ou anciens, au Barreau dans le cas de Me Holden, et au juge Deschênes dans le cas de ses collègues qui ont pu pécher par indiscrétion?Claude RYAN 1 ovr èl lettres au DEVOIR Nous ne voulons pas de garage, entendez-vous ?MM.de la CTCUM, Les propriétaires et résidents sous-signés du district de Snowdon où l'on travaille actuellement à la ligne de métro contestent la proposition de construire un garage dans ce quartier.Nous refusons catégoriquement d'accepter ce projet pour plusieurs raisons: 1) il est inadmissible que ce quartier résidentiel soit changé en un secteur industriel et ceci sans aucune considération pour ceux qui sont directement concernés; 2) nous refusons, nous qui payons de plus en plus de taxes élevées, d'être frustres de nos droits et de voir nos paisibles rues encombrées par un trafic surchargé; 3) pourquoi faut-il que nos enfants qui fréquentent les nombreuses écoles du quartier risquent tous les jours un accident à cause de la sortie et de l’entrée des camions à ce garage?4) un grand nombre de personnes âgées qui habitent ce quartier (où il existe une résidence Je l'Age d'or) et qui ont contribué énormément à l'essor de notre ville, ont parfois peur de sortir à cause de l’état déplorable de la rue Queen Mary.Pour ces personnes âgées dont la démarche n'est plus très sûre, c’est augmenter leur inquiétude et risquer d'avoir un accident; 5) étant propriétaire d’un duplex, et payant des coûts exorbitants pour l'entretien, sans parler des taxes qui montent à une allure vertigineuse.je me trouve obligée de ne pas augmenter le loyer en conséquence, les locataires se plaignant de la proximité d’un garage municipal; 6) malgré les promesses réitérées que vos architectes et ceux de l’Association des Résidents de Snowdon se réuniraient pour discuter ce problème, rien de concret n’a été fait.La ville attend sans doute le “fait accompli" pour consentir à s'asseoir à une table de négociations; 7) nous refusons catégoriquement ue des duplex et des magasins es avenues Westbury et Queen Mary soient détruits pour la construction dudit garage.Ces terrains sont propriété privée et la ville aura à dédommager ces propriétaires en plus du coût de la construction, alors qu’il y a un grand terrain public sur les rues Isabella et Jean-Brillant, juste à l'est de Victoria.Que faites-vous de l’espace vacant de l’ancien terminus Garland?C’était un terminus pendant plusieurs années.Est-ce que ce terrain appartient à la C.T.C.U.M.?C’est maintenant un terrain vacant et ce serait l'endroit idéal pour le garage.Étant donné que ce terrain n'est pas dans un quartier congestionné, les parents des élèves n’auraient pas a quitter leur maison, les com- merces n’auraient pas à fermer leurs portes et le terrain n’aurait pas à être exproprié.Par conséquent.on sauverait beaucoup d’argent et de tracas.Comme plusieurs résidents de Snowdon, je suis constamment har-rassée par les travaux dès 7 h du matin et ceci toute la journée; mes murs craquent, les tuyaux des voisins se brisent, etc.Je m'inquiète pour les fondations.Je comprends que ces ennuis sont temporaires, excepté pour les dommages causés aux bâtiments; éventuellement ceci sera terminé.Mais le garage jamais! Ce sera toujours un danger constant pour les piétons et la vie de tous les résidents.Nous ne pouvons endurer à la fois la construction d'une grande station de métro et d’un garage.Épargnez-nous! Laissez-nous vivre en paix et en tranquillité.Construisez le garage sur un terrain public.Carol SCHREIBER Les personnes suivantes sont des proprietaires et résidents dans ce quartier et sont de mon avis.Sylvia MESSER (Mrs N) 4844 Fulton, Evelyn CHAD (Mrs A) 4838 Fulton, Elaine MOSCOVITCH (Mrs Ml 4882 Fulton, Marilyn PESNER 4867 Fulton, Max LEVKOVICZ 4857 Fulton, Louis GINSBERG 4819 Fulton, Gustava WEINER 4845 Fulton.Montréal, mars 1976 Le Liban noyé sous les fausses évidences par GEORGES VIGNY Il est des chiquenaudes à l'histoire qui, prévues pour l’accélérer, entraînent une régression.Le coup de force perpétré jeudi par le gouverneur militaire de la région de Beyrouth, le général Abdelaziz Ahdab, est une illustration parfaite de ce genre de recul.Le remède est plus grave que le mal.dit la sagesse populaire.Le Liban.depuis jeudi, l'apprend encore une fois à ses dépens, noyé dans les brumes d'une guerre des ondes compliquant à dessein une situation en elle-même inextricable.Cette intoxication, dans laquelle de brillants commentateurs européens se taillent la part belle, tend à faire croire que c'est la présence du chef de l’Etat, M Soleiman Frangié, à la tète du pays qui est la cause profonde et que, par le mecanisnte correcteur" apporte par le général Ahdab, il s'agit tout simplement de faire élire un nouveau président pour que le pays amorce sa convalescence.Ce n est même pas une demi-vérité: c’est une contre-vérité! Tentons de reconstituer le casse-tête: les stupidités véhiculées depuis jeudi permettent de combler les blancs par ce qu elles cherchent à cacher! La fausse évidence D'abord, s'agit-il bien d'un coup d'Etat militaire?En règle générale, est coup d'Etat militaire tout renversement de l'ordre démocratique par les "semelles cloutées”, à cette nuance près que les auteurs du putsch flardent le pouvoir en promettant de e restituer un jour aux civils.Or, le général Ahdab prend une voie tangentielle: il demande au chef d'Etat et au chef du gouvernement de se démettre, et invite le Parlement à élire un nouveau président qui, à son tour, s'attellerait prioritairement à la formation d'un gouvernement.En d'autres termes, un militaire s'arroge le droit et de juger les autorités consti-' tutionnelles et d'imposer sa solution.Le général Ahdab a eu recours au Parlement.entend-on, et il n'a nullement l'intention de garder le pouvoir une fois les choses rentrées dans l'ordre.Mais le fait est qu'il s'était donné une semaine, dont quatre joun se sont déjà écoulés, et la situation n'a fait qu'empirer; au demeurant, tout militaire qui prend le pouvoir — même au Chili — commence par déclarer qu'il veut rétablir la situation et restituer le pouvoir .aux civils, en outre, une fols que les militaires ont fait irruption sur la scène politique, il leur est plus facile, la fois d’après, de sortir des casernes où, de toute manière, ils ne rentrent jamais de gaieté de coeur.Mais poussons plus loin cette fausse évidence que le général Ahdab n'aurait pas fait un coup d'Etat militaire: s’il n’a pas proprement sorti le président Frangie du palais de Baabda à la pointe des baïlionnettes c'est qu’il n en avait ni les moyens ni l’autorité.De même, le mandat du chef de l'État arrive à échéance au mois de septembre et, en règle générale, la Chambre lui donne son successeur trois mois plus tôt afin que le nouvel élu se familiarise avec les affaires de l'Etat jusqu'à la date de son entrée en fonction effective: ce qui signifie que dès juin, si tant est que la présence de M.Frangie est la racine du mal, le problème aurait été réglé par les voies ordinaires.Forçant le president à la démission et élisant son successeur par anticipation, le général Ahdab atteindrait cet absurde résultat de doter le pays, pour les six années à venir, d'un président illégitime.Son coup de force ne pourrait donc en aucune manière être ce “mécanisme correcteur"; au contraire, il contribuerait à allonger l'agonie.Notons au passage que le Parlement étant élu pour quatre ans et le chef de l'Etat pour stx, l'actuelle législature n'était pas appelée à élire le prochain président.Mais ne pouvant affronter des élections dans le climat actuel, et encore moins courir le risque de se faire battre dans son propre fief de Tripoli, le verbeux président du Conseil toujours entre deux démissions, a fait proroger le mandat de la Chambre.La magie des deux-tiers Depuis jeudi donc, le général Ahdab cherche à réunir 66 signatures de députés, ce qui représente les deux-tiers des 99 sièges du Parlement unicamé-ral, pour démettre M.Frangié.Qu'il parvienne à son chiffre magique ou non, deux questions s'imposent: 1) quelle valeur légale peut avoir une signature apposée au bas d'un tel document, par un député convoqué par des militaires à voter la déchéance du chef de l'Etat, sinon sous la menace physique du moins sous la pression morale; 2) que vaut le chiffre de 66 si les 33 autres représentent la quasi totalité d'une moitié du pays.En acceptant le partage des pouvoirs sur une base confessionnelle, on accepte par le fait même l’évidence que le chet de l'Etat, maronite, est aussi le représentant des maronites.Or, les Kataëb, qui ont pendant une dizaine de mois, fourni l’essentiel de l'effort de “guerre", et qui, associés aux nationaux libéraux du président Chamoun et à la Ligue maronite, représentent pratiquement sans partage la maro-nité libanaise, se déclarent fondamentalement opposés au coup de force militaire.La notion de majorité — à condition d’étre spontanée — a un sens dans un parlementarisme à régime de partis politiques; elle est vide de sens, et de toute façon elle est inopérante, dans un pays où la représentativité est à base confessionnelle, que la répartition des sièges soit juste ou non.De quel poids pèserait par exemple un vote essentiellement chrétien réclamant la démission du chef du gouvernement musulman tant et aussi longtemps que celui-ci n’aurait pas perdu son leadership sur ses propres coreligionnaires?Ayant donc tergiversé quarante-huit heures, le chef de l’Etat, fort de l'appui de ses alliés maronites, refuse de céder, déclarant qu’il remplira son mandat au péril de sa vie.lin autre avant lui, en 1958, s’était trouvé dans cette situation: le président Chamoun.et M.Frangié se trouvait à l'époque dans le camp adverse! Morcellements Et si M.Frangié tient tète aux militaires, c’est qu'entre-temps le général Ahdad a réussi là où dix mois de guerre civile avaient échoué: le fractionnement de l’armée! Pour clarifier les choses, et en dépit des nombreux ouvrages techniques que citent les agences de presse à l’ac-tif du général Andab, cet nomme, sans préjuger de ses qualités intellectuelles, est surtout connu pour avoir été le "commandant Ahdab ".Détaché de l'armée pour former la brigade de choc des forces de sécurité intérieure, son nom était symbole de béret rouge, couvre-chef des "paras" intérieurs de la Brigade 16, terreur des bandits et des malfrats en tout genre.Aujourd'hui général, il est loin d'être le premier dans la hiérarchie militaire, et il y a beaucoup à dire sur ce rôle de fer de lance qu'on lui fait jouer.Les critiques fréquentes faites contre l'armée libanais?sont qu'elle est menée par des officiers chrétiens.Or, Abdelaziz Ahbad est musulman, et sunnite de surcroît.On a beau dire de lui qu’il est "le plus chrétien des musulmans”, il p'en reste pas moins un client de choix pour la présidence du conseil pour peu qu'il parvienne à faire élire — et faire accepter, ce qui est une autre paire de manches — un président de la République.Invité “légalement” à former le gouvernement, il n'aurait pas failli à sa parole de ne pas garder de force le pouvoir! Nous sommes bien sûr en pleine spéculation, mais la vraisemblance d’une telle hypothèse est à retenir.Comme celle de prétendre que le général Ahdab est le paravent que le haut commandement militaire se serait donné pour rassurer non pas tant les Libanais que les Syriens et les Palestiniens par sa qualité de musulman.Il est éminemment agaçant d’entendre certains pontifier que le Liban échaudé par dix mois de guerre civile ne renouera pas avec la violence.Dégonflons ce ballon de propagande: si la situation était en passe de se normaliser, pourquoi un militaire haut gradé aurait-il senti le besoin de faire irruption sur la scène sous prétexte d'arrêter la vague de mutineries dans les casernes, réclamant l'amnistie pour les déserteurs et la démission des autorités légales du pays?Et si la situation se normalisait, que signifient ces enlèvements sectaires quotidiens; les accrochages sanglants qui, sans avoir les proportions que I on a connues, n'en sont pas moins meurtriers; l’impossibilité d'élargir le gouvernement pour en faire l'instrument de la normalisation; les retours incessants du présumé médiateur syrien et l’entrée en force de combattants palestiniens au Liban: les accusations échangées entre factions rivales de la Résistance palestinienne et cherchant à établir que le président Sadate a voulu provoquer une lutte intestine; cette incontrôlable vague qui déferle sur les casernes, au nom de I' "Armée arabe du Liban" du lieutenant Ahmed ’ Khatib, et qui grossit chaque jour et chaque heure les rangs des déserteurs?• Le fait est que le coup de force d'Abdelaziz Ahdab résulte d’une mauvaise appréciation de la situation, et surtout du caractère des personnalités politiques en place.Croire que ce Voir pago •: Liban Rêver d’un fleuve remontant vers Montréal.M.Claude Ryan, Je crois que depuis toujours on assiste assez souvent, et meme quotidiennement, à une séquence d'événements très nuisible pour le Québec et dont le schéma, variant dans les détails, est à peu près le suivant, à chaque fois qu'il se reproduit: 1) Un fléau social se propage en Amérique du Nord, causé généralement par l'exercice irresponsable d’un pouvoir ou par l'ignorance et l'imprévoyance populaire en ce qui concerne notre technologie (exemple: l'énergie nucléaire).2) Le public réagit aux États-Unis.où le fléau évolue plus vite parmi une population qui, une fois éveillée, connaît ses droits.3) Il y a une correction partielle de la situation aux États-Unis (par exemple, les conditions de santé s'améliorent dans certaines mines et usines).4) Le Canada aussi prend des mesures, exception faite du Québec.5) Au Québec, où les discussions en anglais sur le problème ont ssé presque inaperçues, rien ne uge et les citoyens souffrent beaucoup plus du fléau (par exemple, les mineurs québécois respirent plusieurs fois le pourcentage d amiante dans l’air que la limite établie ailleurs).6) Conséquences: désarroi général et une population francophone qui ne sail plus que faire: elle supprime les naissances parce que l'avenir s'annonce trop sombre, et la langue française perd un peu plus de ce qui lui reste de son prestige.C’est un tableau assez sombre mais assez vrai, je crois.Je ne vois pas d'autre solution pour le Québec que de faire bien attention à tout ce qui se passe ailleurs sur le continent.meme quand les gens parlent anglais, afin d'être toujours prêt à se défendre avant qu’il ne soit trop tard.Evidemment on pourrait réver d’un Québec où l’on dépenserait plus chaque année, et non moins, pour l’éducation, la recherche scientifique, l'environnement, et en somme, les vraies nécessités sociales.Mais l'on pourrait également rêver d’un fleuve qui, partant de l'estuaire, remonterait vers Montréal.Je voudrais néanmoins être positif, et j'espére que ces quelques observations sauront être utiles.Hugh MYERS Longueuil, le 5 mars 1976 Un motel inoubliable ! M.le rédacteur Nous approchons de nouveau de la saison des projets de vacances au bord de la mer et de la publicité alléchante, faite par les villégiatures de la côte est des Etats-Unis afin d’attirer les vacanciers canadiens.Beaucoup de ces endroits offrent des séjours vraiment agréables.Ma femme, mes deux enfants et moi avons déjà eu l'occasion de passer de belles vacances au Cap Cod, en Caroline du Sud et en Floride.Mais il y en a d'autres.C’est ce que nous avons découvert l’été dernier, après avoir réservé une chambre avec cuisine dans un motel (le Maunaloa) à North Wildwood, dans l’État de New Jersey, dont la publicité nous avait attires.Après avoir payé d'avance 8315 pour la semaine (imprudence à éviter), au lieu des vacances tranquilles que nous espérions, nous avons vécu un véritable cauchemar: le fourneau de la cuisine laissait échapper du gaz toxique en perma- nence et n'a jamais été réparé.On ne nous permit pas de téléphoner du bureau du motel (il n'y a pas de téléphones dans les chambres).Nous eûmes la visite, en plein jour et devant nos voisins ébahis, de quatre policiers armés en uniforme, appelés par le gérant qui nous a accusés d'avoir fait confectionner une clé de réserve pour notre chambre, ce qui.semble-t-il, est “strictly forbidden" à Wildwood.Et nous fûmes soumis à plusieurs autres brimades trop longues à raconter.Finalement.effrayés de l'attitude du gérant et de ce qui pourrait nous arriver le dernier jour, nous partîmes 24 heures à l'avance, heureux de nous en tirer sans plus de mal.Revenus sains et saufs au Canada.j'écrivis au président du Greater Wildwood Hotel & Motel Association pour me plaindre du traitement scandaleux auquel nous avions été soumis; au lieu d'une réponse de sa part, je reçus uniquement une lettre d'injures supplé- mentaires de la part du gérant du motel.La mentalité dans cette localité semble d'ailleurs plus proche de celle d'un lieu de détention que de détente.Jugez-en vous-méme: à chaque pas on rencontre des écri-taux menaçant le vacancier d’amendes allant jusqu'à $500 si l’on ose manger, jouer à la balle, boire ou promener son chien sur la plage.Quant à changer de vêtements, ceci est rigoureusement interdit (a) sur la plage, (b) dans l’auto, (c) dans les toilettes publiques; n'essayez cependant pas de louer une cabine à cette fin: il n’en existe pas.En tant que touriste, je comprends qu'on s'intéresse à mon argent.C'est normal.Mais je m'attends aussi à un certain respect de la personne, qualité que les gens de l’endroit semblent ignorer.La morale de notre expérience?Caveat emptor — que l'acneteur se méfie! „ Charles BAUER Ottawa, le 7 mars 1976.LE DEVOIR Fondé par Htnri Bouraita la 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint : Georget Vigny Directeur! de l'information: Jean Francoeur Pierre lafronce LE DEVOIR eit publié par l’Imprimerie Populaire, tociété à retponsabililé limitée, dont le tiége social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin Ville laSalle.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année: six mois: $28.À l’étrangen $57 par année: six mois: $31: trois mois: $19.Editions du samedi: $15 cor année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.Trésorier: Bernard Larocque TÉLÉPHONEi 044-3361 (lignes groupées). k>W \m* V vy II ( IWIIVJI I yj II ICII O I 9 ' w W 9 desidées des événements des hommes Les négociations collectives dans l’enseignement Pour pourrir les écoles, les méthodes de pression et de harcèlement peuvent être encore pires que la grève Il fut un temps où les conflits de travail se réglaient par une négociation réussie entre les parties concernées ou bien par un affrontement qui prenait la forme d’une grève.Il n’en va plus ainsi maintenant.Entre la négociation et la grève, a pris place sur l’échelle des mesures tactiques, un ensemble très diversifié de moyens de pression, gui va de la simple mauvaise humeur à la gamme des débrayages régionaux de durée variable.A ceci s ajoutent les diverses techniques de harcèlement, comme, par exemple, dans le domaine de l’éducation, la retenue des notes des étudiants.Le propre de ce moyen extrême qu’est la grève est de centrer l’attention publique sur le conflit et ainsi d’en accélérer le règlement.Une stratégie qui procède par une lente escalade des moyens de pression utilisés entretient au contraire dans le public et, de façon plus surprenante, auprès des pouvoirs politiques, la croyance diffuse que les services continuent d’être dispensés sans perturbation majeure tant que la grève n’est pas effectivement déclenchée.L’opinion publique n’étant dès lors pas suffisamment alarmée pour réclamer un règlement prompt et équitable du conflit, celui-ci s’installe de façon permanente dans un secteur du monde du travail.L’impact des méthodes de harcèlement Dans certains secteurs du monde du travail, la croyance voulant qu’il existe une différence marguée au plan des effets entre le moyen ae pression ultime (la grève) et les diverses mesures de harcèlement et de débrayage limité est une illusion qui résulte d’un manque systématique d’information.L’un de ces secteurs est de façon notoire l’éducation.Nous voudrions le montrer, et discuter certaines conséquences que pourrait avoir dans le domaine de l’éducation le conflit actuel.Un premier exemple.Le boycottage des inscriptions, qui fut l’une des mesures de harcèlement utilisées par les employés de soutien de l’UQAM, a eu pour effet de prolonger la session actuelle qui a débuté avec un retard de trois semaines.Ces mêmes employés de soutien ont maintenant dû recourir à la grève.Cette grève devrait avoir, si sa duree est relativement courte, exactement le même résultat que le boycottage précédent, à savoir le prolongement de la session.Si ce prolongement n’a pas lieu, c’est que le recours à ce mode de rattrapage aura déjà été épuisé par le boycottage des inscriptions anterieures à la greve.Il y a une limite à la possibilité de prolonger une session.Il ne semble pas y en avoir à la possibilité de supprimer des cours.De façon plus générale, le propre de la relation d’apprentissage est de réclamer la continuité.De ce point de vue, il n’est pas sûr qu’une série d’interruptions ponctuelles et fréquentes ne soit pas encore plus néfaste au processus éducatif qu’une interruption continue, comme dans le cas Le père Bro et les Juifs de Varsovie Du danger de certaines figures de rhétorique Monsieur le Directeur, Heureuse'initiative du “Devoir”! Nous disposons des conférences du Carême à Notre-Dame de Paris, confiées cette année encore à un éminent Dominicain , le père Bernard Bro.Dans sa première conférence intitulée “Dieu a-t-il voulu ce monde?” et publiée en septième page du “Devoir”, le 8 mars 1976, le père Bro traite de l'existence du mal dans le monde.Il nous présente, face à cet état de chose, trois attitudes de l’homme qu’il appelle les voies de l’apaisement, de l’absurde et de la fuite.Loin de moi l’idée de discuter cette théorie.Je désire seulement relever une opinion exprimée dans ce que le conférencier nomme “la voie de l’absurde”, opinion qui a trait à l’attitude juive face à l’agression du ghetto de Varsovie par les exterminateurs de Hitler en 1943.Le père Bro ne retient pas de l’une des plus grandes entreprises de destruction de notre époque le courage des résistants juifs ou l'horrible action des bourreaux nazis.Non.Il ne retient que “le suicide par le feu du Juif du ghetto de Varsovie” 3u’il condamne à l’égal des “blasphèmes e Job.” Voilà où l’on en est lorsque le Juif n’est utilisé que comme une figure de rhétori- 3ue dans des homélies.Mais mon père, le uif est un vivant comme vous et moi.Il continue à témoigner.Vous n’êtes sûrement pas sans ignorer ce qu’était le ghetto de Varsovie.C’était la plus grande ville juive d’Europe.Les Nazis décidaient d’en exterminer tous les habitants, hommes, femmes et enfants.Où et quand dans l’histoire du monde a-t-on vu cinq cent mille êtres humains enfermés, parqués dans un espace dérisoire, derrière une impitoyable muraille, sans nourriture véritable, sans chauffage, sans médicaments, les entrailles tenaillées par la faim, à demi nus sous leurs haillons gelés, dévorés par les poux du typhys, servant de matière et de gibiers aux professionnels de la torture, aux obsédés du sadisme?C’est ainsi pourtant que pendant quatre années la population juive de Varsovie a dû vivre, c’est-à-dire agoniser.Sur cette sorte d’îlot maudit, isolé de tout l’univers, où les cadavres des petits enfants jonchaient les trottoirs avec, pour linceul, des morceaux de papier souillé, planait une fatalité sans therci qui menait pas à pas tout ce qui restait de vivant dans la ville fantôme vers son inéluctable fin: Une mort lamentablement subie.Mais alors, du fond des caves, des abîmes de la faim et du gel, des hommes et des femmes surgirent qui refusaient cette mort-là.Ces combattants décharnés, déguenillés ont tenu en respect les soldats les plus aguerris du monde.Face à ce millier de résistants, le commandant Jurgen Stroop avait aligné des troupes d’élite: 3000 hommes, dont quelque 800 S.S.qui avaient suivi Quatre semaines d’entraînement spécial.En outre, et dans la crainte de voir les combats déborder les murs du ghetto, 7000 hommes étaient mobilisés dans la capitale même, et 14,000 dans le district de Varsovie.Les tanks et l’aviation étaient prêts à intervenir.La veille de l’insurrection, le commandant allemand évaluait la durée du combat à trois jours.II devait durer cinq semaines! Peut-on s’instaurer en luge, mon père, et en juge rigoureux à 1 encontre d’une telle attitude Juive?N’est-ce pas les bourreaux qui attentaient à la vie?La domination nazie faisait surgir des dilemmes déconcertants et tragiques inconnus en temps normal, des situations que les casuistes les plus ingénieux au- .par____ JEAN-PAUL de LAGRAVE raient été incapables d’inventer.Lorsque la réalité commence à dépasser progressivement les pires cauchemars, aucun principe précédent ne peut guider les actions; aucune tradition, aucune éthique, aucun impératif catégorique ne se laisse appliquer à la situation.À ce propos, il faut garder présentes à l’esprit les conditions d’existence au ghetto, la faim et l’angoisse, les souffrances physiques et.morales, qui minaient les tempéraments les mieux équilibrés et semaient le trouble dans les esprits les plus lucides.Sommes-nous fondes à porter des condamnations pour des raisons strictement éthiques?Au stade final, peut-on encore parler d’un dilemme éthique?En effet, il n’y a Voir page 6: Rhétorique ¦ Auteur d’importants travaux sur l’histoire du journalisme au Canada, et journaliste lui-même, Jean-Paul de Lagrave porte un intérêt très vif au destin d’Israël.d’une grève, qui serait suivie d’une reprise définitive.Le temps éducatif est, en effet, d’une nature telle qu’une interruption de très courte durée peut avoir des résultats équivalents à une interruption d’une durée réelle beaucoup plus longue.Un débrayage de quinze minutes ou d’une demi-heure pendant une période de cours annule toute cette période de cours, quelle que soit sa longueur : le professeur revenant dans sa salle de cours n’y retrouve plus ses étudiants.C’est pourquoi les calculs qui additionnent la longueur effective des interruptions sont rauduleux.Ce sont les périodes de cours perdues dont il faut faire le compte.Or elles sont très nombreuses.La fréquence des interruptions détermine en elle-même des effets d’entraînement.La preuve: depuis le début des diverses mesures de pression exercées par les différents syndicats au niveau collégial, le service de placement étudiant du Cegep où travaille la signataire de cet article a vu un accroissement sensible des demandes d’emploi à temps partiel.Les étudiants qui selon les services de consultation pédagogique vivent le conflit actuel avec angoisse, cherchent à occuper de façon plus profitable le temps ou ils-perdeht souvent en se rendant au collège.Ils ont dans certains cas massivemment raison.La somme comjugée des divers facteurs de perturbation des enseignements fera en sorte qu’à la mi-session les enseignements auront à peine débuté dans certains cours et que la seconde moitié de la session paraîtra de moins en moins avoir de chance de tenir la promesse de rattraper le temps perdu.Les occasions d’interrompre les enseignements sont en effet multiples: débrayages, journées d’étude et piquetage des divers corps syndiqués (professeurs, professionnels et employés de soutien) et recours massif aux journées de maladie accumulées.A ces facteurs s’ajoutent les réactions qu’ils suscitent dans la partie étudiante (journées d’étude etc.) et de la part des administrations (lock-out).La réaction des administrateurs Soupçonnant que des professeurs s’autoriseraient du laxisme actuel pour encore réduire leurs enseignements, les administrations de plusieurs établissements scolaires ont voulu contrôler plus étroitement les cours qui se donnent effectivement.Ce soupçon, de même que le contrôle qu’il engendre, est perçu, le plus souvent à juste titre, comme injurieux par les professeurs et figure parmi les causes multiples que trouvent les relations entre les corps syndiqués et les administrations de se détériorer.Au lieu de rassembler autour d’une table et à l’exclusion de toute autre, les seules parties qui ont le pouvoir de régler le conflit, la présente conjoncture redouble les négociations qui se poursuivent entre les syndicats et les Ministères concernés, d'un face à face tendu entre les diverses administrations scolaires et les syndiqués.Dépourvues de tout pouvoir pour régler effectivement le conflit mais disposant néanmoins d’un certain pouvoir de réprimer, les administrations scolaires ne sont pas seulement perçues comme des instances patronales mais encore elles n’en peuvent présenter que le visage le plus odieux.Ces tensions entre les administrations et les professeurs, en particulier, stérilisent les structures de participation et accroissent la démotivation à s’y investir.Un climat que l’on avait mis des mois, sinon des années, à établir entre les services administratifs d’un établissement scolaire et les corps syndiqués devient brusquement, et pour longtemps, conflictuel.Croit-on que cette détérioration des rapports est bénéfique à l’enseignement?Cette démotivation constitue actuellement l’un des phénomènes les plus envahissants dans le monde de l’éducation.De même que les étudiants se cherchent des emplois à temps partiel, les professeurs de tout niveau sont contraints de chercher ailleurs que dans leur enseignement les raisons de croire à l’utilité de leur rôle social Certains, dans les niveaux supérieurs de l’éducation, s’investissent dans la recherche.Ils ne forment cependant qu’une minorité et trop souvent le coeur n’y est pas.D’autres se réfugient dans un cynisme qui n’est que le masque du désarroi où les plonge leur désoeuvrement et le manque croissant d’estime pour le métier qu'ils font.On doit en effet comprendre que les retombées des conflits de travail dans le monde de l’éducation s’amplifient considérablement de ce qu’ils se profilent sur l’horizon de l’extrême vulnérabilité de ce secteur aux effets de toutes les formes de tension sociale (ou même climatique).Des tempêtes de neige aux contestations étudiantes, en passant par le délabrement des locaux, tout peut etre invoqué pour faire sauter les cours.Rien ne manque de l’être, d’ailleurs.La panacée du rattrapage La panacée de tous ces maux se trouverait dans le rattrapage des périodes et des journées manquées.Mais la pratique du rattrapage ne peut éviter de faire surgir une question dont l’enseignement a tenté de refouler l’énoncé, parce que toutes les réponses qu elle admet lui sont également meurtrières.Ou bien, n’est-ce pas, les rattrapages proposés sont académiquement sérieux, ou bien ils ne le sont pas.S’ils sont sérieux, c’est alors les enseignements réguliers qui ne le sont pas puisque l’on pourrait faire en trois semaines, comme l'a montré le récent conflit en sociologie à l’Université de Montréal, ce que l’institution propose de faire en deux mois.Si les rattrapages ne sont pas sérieux, les diplômes se dévaluent dans la mesure où l’on doit y recourir.Or cette mesure est déjà assez large pour que dans beaucoup de Cegeps, on ne se risque même plus à fixer de façon officielle la fin d’une session.Qu’on se le dise, l’université est, quant à elle, vis-à-vis sa clientèle étudiante, dans une situation similaire à celle de toute entreprise qui a accepté un paiement et qui doit livrer la marchandise, en l'occurrence, des crédits universitaires.C’est pourquoi la plupart des menaces d’annulation de session sont fictives.L’université va consentir à aller jusqu’à l’extrême limite de ce qui est académiquement acceptable pour éviter que les étudiants ne descendent dans la rue si une session était annulée.Dans la lutte que se livrent actuellement les universités pour séduire la clientèle étudiante imagine-t-on l’effet qu’aurait sur les inscriptions prochaines l'annulation d'une session?Le rattrapage est l’alibi que se donne l’université pour pacifier sa conscience académique malheureuse.Les remarques qui précèdent valent surtout des niveaux universitaire et collégial, que les auteurs connaissent de première main.De nombreuses conversa- .par_ NIC0LE ET JEAN-PAUL BRODEUR ¦ Parce qu'il n’y a pas actuellement de grève ou d'arrêt général du système d’enseignement, plusieurs sont enclins à s’imaginer que la situation n'est peut-être pas, après tout, aussi mauvaise qu’on le dit sur le front de l’enseignement.Telle n’est cependant pas l’opinion des deux auteurs du présent article.Tous deux activement engagés dans le secteur de l'éducation, Nicole et Jean-Paul Brodeur constatent au contraire que l’effet des méthodes de pression et de harcèlement peut être tout aussi nocif, voire davantage, pour l’oeuvre éducative, que la grève.Nicole Brodeur est directrice des Services pédagogiques au Cegep de St-Jérôme.Jean-Paul Brodeur enseigne la philosophie à l’UQAM et est en même temps étudiant en maîtrise à l'École de Criminologie de l’université de Montréal.tiens avec des collègues du primaire et du secondaire, qui sont nombreux à être inscrits à l’université, nous ont obsolu-ment convaincu que le constat de pourrissement que l’on peut faire des niveaux supérieurs vaut aussi des premiers niveaux de l’éducation.A part les incidences de la politique linguistique, ces niveaux ont fait l’objet de moins d’attention, de la part des rédacteurs de rapports, que le niveau collégial sur lequel on s’est souvent penché.Fascinés par le problème de la langue et par celui des marques extérieures de la culture (’’Quelle est la capitale de.?”), les articles publiés sur les polyvalentes sont demeurés relativement superficiels.Ils n’étaient cependant pas de nature à contredire notre sentiment que le niveau secondaire constitue actuellement la boîte de Pandore de l'éducation au Québec.Personne ne se risque à en soulever largement le couvercle, de peur de ce qui pourrait en sortir.Le tableau que nous avons brossé est sombre.Nous l’avons voulu tel afin que sa noirceur même nous montre à quel point il est impérieux que les diverses instances impliquées dans le conflit actuel fassent la lumière sur les fins qui sont réellement poursuivies.Le caractère tragique de notre situation tient en partie à ce que l'information publique dont nous disposons sur les raisons et la dynamique de l’affrontement en cours est trop lacunaire pour nous autoriser à faire autre chose qu'à pousser un cri d’alarme.Ce cri aura été proféré.COURS DE LECTURE RAPIDE 681-454S Montréal Mara-avril-mai-8 aemainea 1 soir/sem.Prèa Uni.da Montréal PRIX ÉTUDIANT Garantie - Certificat Efficacité Centre de lecture rapide A Québec 681-5048 COURS DE LECTURE RAPIDE Fin mars - 8 semaines • 1 soir/sem.Prix étudiant Prés Uni.Laval - Permis: 38952S CONFÉRENCE BIBLIQUE BÂTIR UNE COMMUNAUTÉ A chacun son charisme - André Cousineau Salle Notre-Dame-des-Neiges, 5366 Côte-des-Neiges (angle Lacombe) Entrée: $1.00 ?le cA Srivcfitàv üextLuvaganfChâûau d'cAujourdyiui fîfe son JOicrnc ouinivcnsairc.Vous sere$ sage d’en profifer.lFn efftf, plusieurs de nosjKcces jvricnf une eûquetfc qui indupie unprpc spécial.‘Visifc*) les 3 Chàtkau d’Au/ouncThui et* découvre*, rauthcnûyuc moderne Aous serons heureux: dïmagineravcc wits wâv nouvel amronnemmf.trif buntiït'.Fbul Pelletier ¦Preside nM Il y a trois Château d'Aujourd hui: a"6370 St-Hubert e 6375 St-Hubert, Montreal *1125 boulevard St-Martin, Laval Telephone: 382-4710.En vigueur du W mars au 10 avril 6 • Le Devoir, lundi 15 mars 1976 la météo i politique de la CSN, sous la di-a’André 1T s i Wliilel Itowknnc Poil Hom^on PLU1L 1 ' ^ ^ r.dmonton l i Voikouvc» (IA —5 Kyv ^11 .CÏ.lû b Soli toko Cily Il ' Son l.tmosto -^Konstfî^Cily Choileslo p.iop.lot.on |-j tuiuld piosiion g bmi* pfMtion mode (foil l.oij moue d oit chaud .PLUIE Now C-0.loons Miami Une faible perturbation en provenance de l'Ontario traversera le Québec pour se situer à l’est du Québec ce soir.Avec le passage de cette perturbation on prévoyait un ciel plutôt nuageux et de la faible neige passagère ou des chutes de neige locales pour la plupart de nos régions la nuit dernière.Lundi le ciel deviendra ensoleillé en matinée sur l’ouest de nos régions et ailleurs en après-midi.L’aperçu pour mardi est pour du soleil sur la plupart de nos régions avec un ennuagement sur l’ouest du Québec.Les températures seront légèrement au-dessous de la normale les prochains jours.• Régions de l’Abitibi, de Chibouga-mau, de Pontiac/Témiscamingue: généralement ensoleillé.Minimum la nuit dernière de moins 16 à moins 20 sauf de moins 25 à Chibougamau.Maximum de moins 5 à moins 8.Aperçu pour mardi: ennuagement suivi de faible neige passagère.• Régions de la Haute-Mauricie, des Laurentides : généralement ensoleillé.Minimum la nuit dernière de moins 13 à moins 16.Maximum de moins 5 à moins 8.Aperçu pour mardi: enso- leillé midi.avec ennuagement en après- Régions de l’Outaouais, de Montréal: généralement ensoleillé.Minimum la nuit dernière de moins 8 à moins 10.Maximum de zéro à moins 3.Aperçu pour mardi, ensoleillé avec ennuagement en fin de journée.• Régions des Cantons de l’Est, de Québec/Trois-Rivières: devenant ensoleillé en matinée.Minimum la nuit dernière de moins 13 à moins 15.Maximum de moins 2 à moins 5.Aperçu pour mardi: ensoleillé avec ennuagement en fin de journée.• Région du lac St-Jean: généralement ensoleillé en matinée.Minimum la nuit dernière de moins 16 à moins 18.Maximum de moins 6 à moins 8.Aperçu pour mardi: ensoleillé avec ennuagement en fin de journée.• Régions de Baie-Comeau, de Sept-lles, de Rimouski, de la Gaspésie: dégagement en après-midi.Minimum la nuit dernière de moins 12 à moins 15.Maximum de moins 5 à moins 8.Aperçu pour mardi: ensoleillé.15 mars.suites de la première page L’AFFAIRE MACKAY homme honnête et doutait que ce dernier ait été mis au courant à l’avance que sa démission serait refusée s’il la donnait.M.Clark a souligné que M.Broadbent et lui-mème s’étaient entendus pour continuer à réclamer une enquête publique et tenter de forcer M.Ouellet à répondre aux questions des députés de l'Opposition sur les événements qui ont amene l’intervention de M.Drury.Pour sa part, le leader néo-démocrate Ed Broadbent a annoncé dimanche qu'il entend probablement proposer une motion de non-confiance aux Communes, cette semaine, en marge de la controverse soulevée par l'intervention de certains ministres fédéraux auprès de la magistrature.Au cours d'une entrevue, ,M.Broadbent a révélé qu'il convoquerait une réunion spéciale du caucus de son parti, aujourd’hui.afin de discuter de l’attitude générale à adopter en marge de la violation fondamentale des règles parlementaires dont s'est rendu coupable le gouvernement.Il a révélé qu’au cours du week-end des entretiens ont eu lieu avec les porte-parole du Parti progressiste-conservateur quant à la possibilité que les partis d’opposition collaborent aux Communes, à propos de cette affaire de la magistrature."Il ne s'agit pas d’une question frivole, et seuls les problèmes les plus graves justifient une halte dans la marche des affaires parlementaires.Et la Chambre ne peut littéralement pas fonctionner sans la coopération des partis d’opposition,” a-t-il expliqué.C'est le 3 mars dernier que la désormais “affaire Mackay" était déclenchée avec la publication dans le Globe and Mail de Toronto de la correspondance échangée entre le ministre fédéral de la Justice, M.Ron Basford, et le juge Kenneth Mackay de la Cour supérieure du Québec, au sujet de présumées interventions de trois ministres fédéraux dans le processus judiciaire.par la Presse Canadienne Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le 1er Corps militaire canadien se chargeait d'un secteur le long du fleuve Waal, en Hollande, dès son arrivée d’Italie.Cela s'est passé il y a 31 ans aujourd'hui — en 1945 — et a marqué la réunion des 1er et 2e Corps de la 1ère Armée canadienne.1948 — La députation de Hongrie adopte une constitution de réforme.1871 — Ouverture de la première session de la législature du Manitoba.1948 — Le premier ministre Clement Attlee ordonne l’expulsion de tous les communistes étrangers, en Grande-Bretagne.1961 — Le premier ministre Hendrik Verwoerd dirige l’Afrique du Sud hors du Commonwealth, en annonçant que ce pays deviendra une république le 31 mai suivant.1975 — Décès d’Aristote Onassis, magnat de la navigation en Grèce.Il était âgé de 69 ans.Le lendemain, 4 mars, l’Opposition s'emparait de cette affaire, qui allait devenir son cheval de bataille au cours de la semaine suivante.Devant le refus répété de M.Trudeau d’ordonner la tenue d’une enquête publique, l’Opposition réclame que toute l'affaire soit soumise à l’examen du juge en chef de la Cour supérieure du Québec, M.Jules Deschênes, ce à quoi le gouvernement acquiesce.Le 5 mars, suite aux démentis catégori-ues d’un des ministres impliqués, M.ean Chrétien, qui menace d’intenter des poursuites contre le juge Mackay, ce dernier se rétracte, mais dans le seul cas qui concerne M.Chrétien.L’Opposition continue toutefois de harceler le gouvernement et concentre ses attaques sur le ministre des Travaux publics, M.Charles Drury, et le ministre de la Consommation et des Corporations, M.André Ouellet.Mardi dernier, Me Richard Holden, procureur “spécial" de la Couronne dans la cause de mépris de cour inscrite par le juge Mackay contre M.Ouellet, le 8 janvier dernier, révèle qu’il est à l’origine de la fuite des documents publiés par le Globe and Mail.Mercredi, le juge Deschênes remettait son rapport au gouvernement, qui était rendu public hier par lettre de la Justice.DES INDUSTRIES turée depuis 1972 alors qu'il y a eu plus de 5,000 mises à pied dans les usines du Québec.Voilà en somme les principaux points d’un dossier préparé par le secretariat Ji d’action rection d’André l’Heureux, et présenté conjointement avec les syndicats affiliés à la centrale, samedi après-midi.Une trentaine de militants syndicaux de divers coins de la province ont participé à cette conférence de presse, donnée au siège social de la CSN, pour répondre au rapport du Conseil économique du Canada (CEC) présenté à l’été 1975 et prônant une plus grande libéralisation des barrières tarifaires du Canada.Laissés pour compte depuis une dizaine d’années, enfants pauvres de l’industrie manufacturière, ces travailleurs voient dans le rapport du CEC le coup de grâce asséné impitoyablement et brutalement à des gens déjà suffisamment meurtris.“Si le gouvernement estime que ces industries sont inefficaces et doivent disparaître, qu’il le dise.Mais avant d’adopter des politiques qui condamnent — comme c’est le cas depuis des générations — les travailleurs à vivoter, à se brûler à des cadences sans cesse accrues, il devra au moins nous soumettre un programme concret de transition pour les 200,000 employés concernés, dont 115,000 au Québec”, lit-on dans le dossier de la CSN.La réaction des travailleurs n’est, par ailleurs, aucunement facilitée par la division et l’anarchie syndicale dans ces industries au Québec.Ayant perdu 8,000 syndiqués de ce secteur à la CSD, la CSN n’en compte plus que 6,000.On en retrouve entre 40 et 50,000 à la FTQ, qui mène présentement une enquête sur ses syndicats du vêtement, à la suite des plaintes et pétitions soumises par les militants de la base.On retrouve enfin une kyrielle de “syndicats de boutique”, la plupart affiliés à l’agonisante Fédération canadienne des associations indépendantes (FCAI).La CSN réclame en somme une stratégie globale pour ces 115,000 travailleurs qu'on laisse mourir à petit feu et qui sont en majorité trop vieux pour espérer refaite leur vie dans un autre secteur.Comment peut-on demander aux travailleurs de ces secteurs industriels d’augmenter leur taux de productivité alors qu’il est déjà supérieur a l’ensemble de l’industrie manufacturière?Et pourtant on menace de fermer les usines dès que les syndicats réclament l’abolition des “plans boni” ou de la rémunération basée sur le rendement quotidien de chaque travailleur.Comment peut-on demander aux travailleurs d’accepter que les usines ferment au Québec et que de nouvelles ouvrent en Ontario parce que les compagnies ne veulent pas voir ces industries de pointe dans le texte synthétique menacer la piètre échelle salariale de leurs usines traditionnelles au Québec?Comment peut-on demander à des travailleurs, qui gagnaient autrefois plus que leurs confrères du papier et de la construction, tolérer sans mot dire des écarts de $2 et $3 l’heure avec ces mêmes travailleurs après avoir oeuvré pendant vingt ans dans le textile, le vêtement et la chaussure?Parmi les statistiques révélées par la CSN, un fait retient particulièrement l’attention : les importations viennent surtout des pays riches, les Etats-Unis et les pays de la Communité européenne, et non du tiers monde asiatique.Le Canada a importé pour plus de $1 milliard de tissus et de fibres en 1974, dont 74% provenait des USA (54%) et de l’Europe.Toujours en 1974, le Canada a importé pour $455 millions de vêtement, dont 43% provenait des USA (25%) et de l’Europe de l’Ouest.Le reste provenait en grande partie de pays asiatiques étroitement reliés aux USA, à savoir Hong Kong (12%), Taiwan (11%) et la Corée du sud (11%).Dans la chaussure, les importations canadiennes en 1974 se sont chiffrées à $136 millions, dont 43% des USA (7%) et de l’Europe (36%).RENÉ LÉVESQUE sident du Parti québécois a cessé sa collaboration au quotidien Le Jour, sauf pour y signer, une fois la semaine, un article présenté dans une page commanditée par le PQ qui, comme chacun sait, contribue largement au soutien financier du journal.“Mais si je suis battu une troisième fois aux élections générales, j’accrocherai mes patins.à moins 3ue nous fassions élire un bon nombre e députés ou que nous prenions le pouvoir." Dans quelle circonscription?M.Lévesque ne sait pas encore.Ce sera dans la région de Montréal.11 cherche.Peut-être dans Dorion encore, peut-être ailleurs.Une rumeur diffusée par le journal du PQ indique Su’il pourrait se porter candidat dans louin, naguère représenté par Guy Joron qui fut défait de justesse en 1973.Depuis les dernières élections, M.Lévesque s’est manifesté moins souvent en public, cédant sa place à ses collaborateurs.On ne le voit pas aussi fréquemment à la télévision.Plusieurs grands meetings politiques sont organisés sans lui.“C’est vrai, j’ai été plus discret, mais je n’ai pas été moins actif.De 1968 à 1972, ma présence était vitale, t.Ill C’était le début.Il fallait que je sois le Elus visible possible.Mais aujourd’-ui, c’est différent.Nous avons une équipe polyvalente.Sur presque toutes les questions, il y a toujours plus Le franc français flotte » hors du “serpent” européen BRUXELLES (Reuter) - Cédant après une semaine de résistance à un assaut massif de la spéculation internationale, le gouvernement français a décidé de faire sortir le franc du “serpent” européen et de le laisser flotter indépendamment.Paris n’aura plus à défendre sa monnaie par référence à des taux de change fixes.Lors de l’ouverture des marchés ce matin, le franc français s’inscrira sans doute en baisse par rapport aux autres devises européennes flottant de concert.La décision a été annoncée à Bruxelles par M.Jean-Pierre Fourcade, ministre de l’Économie et des Finances, à l’issue d’i tiers’ nisme, marges dé fluctuation entre les cinq monnaies européennes (franc français, deutsche mark, florin hollandais, franc belgo-luxembourgeois et couronne danoise).Dans les milieux communautaires on spécialisé que moi.Nous avons une re-leve: il est heureux et normal qu’elle se manifeste.Si bien qu’aujourd’hui, je peux me permettre de jouer le rôle de vendeur permanent de l’option.” N’étant plus aussi souvent en première ligne, sur la brèche, M.Lévesque s’emporte moins et projette davantage l’image d’un “sage” de la politique dont les propos sont dépourvus de hargne et d’agressivité, qui analyse froidement et lucidement la conjoncture.Il s’emploie maintenant à la préparation des “conventions” dans les circonscriptions, rencontre les candidats pressentis, arrête des plans de campagne, assure la continuité au Conseil exécutif, accomplit des visites en province qui sont parfois des “tournées de popotes”.Aussi bien, quand René Lévesque parle de la nécessaire conquête du pouvoir, puisque telle est la vocation d’une parti politique, on sent de plus en plus que l’ambition ainsi exprimée n'est pas d’abord la sienne propre, mais celle d’un mouvement, a’un groupe d’hommes, d’une idée.Ce qui ne l'empèche pas, naturellement, de convoiter une place à l’Assemblée nationale où le chef d’une formation, tout bien réfléchi, se trouverait en meilleure posture pour diriger son Parti.LES CANTONALES saire radical de gauche qui le distançait largement au premier tour.M.Paul Granet (UDR) secrétaire d’Etat à l’environnement, sauve à son siège dans l’Aude.En revanche, deux de ses collègues du gouvernement ne sont plus conseillers généraux, MM.Marcel Ca-vaillé, secrétaire d’Etat aux Transports, et Jean Pierre Soissons, secrétaire a’Etat à la formation professionnelle.Ces cantonales sont particulièrement importantes car c’est la première consultation à l’échelle nationale depuis la courte victoire du président Gispard d’Estaing sur le candidat de la gauche, M.Mitterrand, aux élections présidentielles du printemps 1974.Les socialistes, qui en détenaient vingt-sept, devraient, totaliser une quarantaine de départements.Les communistes, qui détenaient la présidence d’une seule assemblée départementale, en auront trois en principe.Il s’agit de trois départements qui, sur plus de la moitié de son pourtour bordent Paris.Ce qu’il est convenu d’appeler la “ceinture rouge” de la capitale s’est nettement agrandie.L’élection qui vient de se dérouler est, du côté de la majorité, considérée comme un "avertissement’’ meme s’il est juridiquement “sans frais” puisqu’il ne met pas en danger la majorité, parlementaire du gouvernement."Je crois, a déclaré à ce propos Mme Françoise Giroud, membre du gouvernement, que le gouvernement n’a pas lieu de se féliciter du résultat du scrutin”./es atomisés de l’An O.?'PAS À toPK !od CO/JSTPU'SAir DES BdfJKEPs Sol.'DES fiSfi/JT - SOERRE 'MMEüREOSEMEhiT POOR la SoLp* Viré Do TiEhiS .LA (tJERRE EST PASSÉE PARLR / considère qu’elle constitue un coût sévère porté au prestige du président Valery Giscard d’Estaing qui avait personnellement arrangé le retour du franc dans le “serpent” en juillet dernier, dix-huit mois après sa première sortie du flottement commun.Mais M.Fourcade a révélé l’ampleur de la pression dont le franc était l’objet, disant que les opérations de soutien avaient coûté à la France huit milliards de francs la semaine dernière, l’hémorragie subie par les réserves de la Banque de France atteignant quatre milliards de francs pour la seule journée de vendredi.S'adressant à la presse après la réunion des ministres des finances des pays participant au “serpent”, M.Fourcade a déclaré “qu’étant donné que les interventions de la Banque de France, modestes en janvier, se sont brusquement accrues puisque nous sommes arrivés à intervenir pour plusieurs milliards dans la seule journée de vendredi dernier, j’ai de- mandé à mes partenaires du “serpent” de se réunir pour discuter les moyens d'une amélioration de cette situation.“J’ai fait un certain nombre de propositions pour améliorer le fonctionnement de cet accord monétaire, a ajouté M.Fourcade, notamment pour que les conditions d'intervention des banques centrales ne pèsent pas uniquement sur le franc français.A l’exception du gouvernement allemand, qui a essayé de nous aider, tous les autres partenaires ont estimé qu'ils ne pouvaient pas modifier les règles de l’accord.“Comme j’ai constaté qu’il n’était pas possible de parvenir rapidement à améliorer la situation actuelle, comme d’autre part, le rythme des interventions en devises étrangères faites par la Banque de France s’etaient fortement aggravées la semaine dernière, le gouvernement français m’a demandé de prendre position pour suspendre provisoirement la participation de la France à l’accord de flottement concerté européen.m LE LIBAN complètement le président de la république’1, a déclaré M.Chamoun.Les députés Kataëb et ceux du Parti national libéral de M.Chamoun n’avaient pas signé la pétition réclamant la démission de M.Frangié.La plupart des lignes téléphoniques du palais présidentiel ne fonctionnaient pas nier soir; on ignore si elles ont été coupées volontairement ou s’il s’agit simplement d’une panne.Les événements qui se déroulent actuellement au Liban “sont une affaire-purement intérieure,” se borne-t-on à déclarer à Damas, de source syrienne autorisée, quelques heures après le report officiel de la visite que devait entamer en France le président Hafez Assad.On ignore si la Syrie va reprendre ses efforts de médiation entre les diverses factions politiques libanaises.M.Abdel-Halim Knaddam, vice-premier ministre et ministre syrien des Affaires étrangères, a interrompu jeudi dernier sa mission à Beyrouth pour regagner Damas quelques heures avant que le général Ah-dab prenne en main la situation au Liban.La presse libanaise, devant la volonté du president Frangié de demeurer à son poste, a évoqué trois possibilités: une “confrontation armée" entre les partisans du président et ses adversaires, qui pourrait déboucher sur une reprise générale des hostilités; un “coup de force” du Parlement qui pourrait décréter la vacance du pouvoir et élire le successeur du président Frangié; enfin un “coup d’Etat militaire” qui se présenterait comme l’aboutissement du processus déclenché jeudi par le “gouverneur militaire provisoire’.Face à ces éventualités, les partisans de M.Frangié, notamment M.Camille Chamoun, ministre de l’Intérieur et l’un des principaux dirigeants chrétiens, s’efforceraient de trouver un compromis qui permettrait de respecter la légalité, préserver la fonction présidentielle, épargner le discrédit du Parlement et éviter une intervention plus active de l’armée dans la vie politique libanaise.S’inspirant du schéma suivi en 1952, lors de la démission du président Béchara Khoury, les hommes politiques libanais chercheraient à mettre en place un "gouvernement de militaires” qui prendrait la direction des affaires jusqu'au départ du président et l'arrivée de son successeur.Selon des sources proches des Kataëb, M.Abdel Halim Khaddam se serait entretenu par téléphone dimanche avec les chefs des deux principaux partis chrétiens, M.Pierre Gemayel et Camille Cha- BOURASSA Suite de la page 3 “Le pouvoir s’use.C’est un avertissement au gouvernement et au président de la république", a dit de son côté l’ancien chef de gouvernement Antoine Pinay, qui a ajouté:"M.Giscard d’Estaing est très personnel, très secret et ne se confie pas.Mais il devra tenir compte de la modification de l’électorat et des tendances nouvelles.” M.Antoine Pinay, dont M.Valery Giscard d’Estain fut le collaborateur, lorsqu’il dirigeait les Finances, est la première personnalité favorable à la majorité à critiquer ouvertement le président de la république à l'occasion de ces élections.La France risque d’entrer dès maintenant dans une période politiquement agitée: dans un an se déroulent les élections municipales et dans deux ans les élections legislatives que, d'après les sondages récents, la gauche pourrait gagner si elle les jouait sur sa lancée actuelle.qu’on est plus près de la prochaine élection que de la précédente.” A l’atelier sur le désenchantement, les jeunes ont blâmé les caisses électorales occultes et le manque de sincérité des députés, qui préfèrent “patiner” pour plaire aux électeurs plutôt que de dire la vérité, pour le manque d’intérêt de la jeunesse à la politique.Un jeune a cité l’exemple de Warren Allmand, solliciteur général à Ottawa, qui fait passer ses convictions sur l'abolition de la peine de mort avant la faveur populaire.M.Ciaccia s'est dit convaincu que la conviction de M.Allmand se révélerait contagieuse pour les autres députés aussi bien que les électeurs.Frais bronzé d’un séjour sur les pentes de ski des Alpes suisses et françaises.M.Yves Tardif a cité d’autres exemples d'hommes qui ont cru à certains projets et les ont menes à bien, René Lévesque avec la nationalisation de l'électricité en 1962 et Claude Castonguay avec la réforme des affaires sociales en 1970.M.Tardif s’est dit d’accord que les hommes politiques doivent précéder et entraîner la population sur certains points mais en acceptant d'attendre sur d'autres, au risque d’être battus et de ne plus pouvoir contribuer à la chose publique.LIBAN Suite de la page 4 montagnard d’Ehden allait abandonner son mandat sans résister, croire que ses alliés Kataëb irréductiblement nationalistes ne le soutiendraient pas en dépit de toutes leurs réserves sur la personne du chef de l'Etat, voici au moins deux erreurs de jugement flagrantes.Aujourd'hui, entouré de six cents de ses propres miliciens zghortiotes, d’un millier de soldats fidèles à l'ordre républicain légitime et d’une douzaine de blindés, le chef de l'Etat est prêt à défendre la colline présidentielle de Baabda.Le ralliement, hier, des Kataëb, signifie que d'autres soldats sont prêts à s'allier aux milices chrétiennes en vue du même combat.Ce "mécanisme correcteur" aura ainsi abouti à créer.trois armées, s’ajoutant à la vingtaine de milices, pour menacer le Liban d’un nouveau nain de sang généralisé.moun, chef du Parti national libéral.Aucun détail sur la teneur de ces entretiens n’a été donné.Sur le terrain, alors que chacune des milices privées prenait des “gages”, 26 morts étaient dénombrés par la police, parmi lesquels cinq soldats qui avaient péri au cours d’affrontements entre éléments irréguliers et troupes loyalistes.Entre-temps, le siège du gouvernement était occupé par des soldats rebelles.Le palais présidentiel était protégé quant à lui par 1,200 soldats loyalistes, une douzaine de chars et environ 600 miliciens originaires du village natal du président, Zgnorta.Le rédacteur en chef de “L'Orient-Le Jour", constatait laconiquement “nous voici, à l’aube de ce triste dimanche 14 mars, avec trois armées, deux polices, 22 milices, 42 partis, neuf organisations palestiniennes, quatre stations de radio et deux chaînes de TV”.Enfin, Israël serait contraint d’intervenir au Liban si l’armée syrienne y faisait son entrée, ou s’il se produisait dans le sud du Liban des changements appelés à affecter la sécurité du territoire israélien, a déclaré le ministre israélien de la Défense, M.Shimon Peres.RHETORIQUE suite de la page 5 plus de possibilité d’un libre choix, puisque la personnalité morale a cessé d’exister.La faim et les sévices dégradaient les Juifs de Varsovie à tel point que cette personnalité se trouvait dissoute, même si l'individu physique continuait à exister.Il ne restait souvent qu’un sauvage instinct de conservation: l’ultime outrage infligé par les Nazis à leurs victimes consistait dans la destruction systématique de leurs consciences.En nous parlant de “la voie de l’absurde", mon père, vous dites bien que Dieu “nous demande seulement de dire non à ce qui serait notre propre destruction”.C’est ce qu’ont fait les résistants juifs de Varsovie.La victoire des bourreaux nazis a été la même que celle des Romains à Massada.Dans le Livre de Job — personnalité que vous nous présentez, mon père, comme un 'blasphémateur” — Dieu dit aux amis de Job: “Mon serviteur Job priera pour vous.Ce n’est que par égard pour lui que je ne vous infligerai pas d'humiliation, car vous n'avez pas parlé de moi avec rectitude comme mon serviteur Job.” Qu'ajouter de plus?Sinon que toute parole doit être amour.DÉCÈS GRÉGOIRE, René — A l'hôpital Fleury, le 14 mars 1976 à l'âge de 74 ans, est décédé, M.René Grégoire.Il laisse dans le deuil, outre son épouse Yolande Léger, ses enfants Jean (Thérèse Tremblay) Mme François Legault (Gisèle), André (Curé de St-Ferdinand de Fabreville), Denise, Monique, Mme Marcel Drapeau (Huguette) Marcel, vicaire à la paroisse St-Fabien, Gérard (Pauline Goulet) et Michel (Mariette Giroux) et 17 petits-enfants.Les funérailles auront lieu mardi le 16 mars.Le convoi funèbre partira du Salon J.C.Roy Inc.No 3340 boul de la Concorde à 13 heures 15, pour se rendre à l'église St-Maurice où le sercice sera célébré à 13:30 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Qoutot, Charles d.m.- A Montréal, le 12 mars 1976 à l'âge de 73 ans, est decede, M.Charles Goulet, docteur en musique, époux de Marcelle Girard, père de Mireille Gèlinas et erand-pèrc de Gabriel et Philippe Gélinas.Les funérailles auront lieu mardi le 16.Le convoi funèbre partira du Salon J.R.Deslauriers Liée & Urgel Bourgie no 5650 rue Côte-des-Neiges à 9 heures 30.pour se rendre à la Cathédrale Marie-Reine-ou-Monde où le service sera célébré à 10 Heures, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans invitation.La famille apprécierait des dons à la Société Canadienne du Cancer, 1372 Ste-Catherine Ouest.SAINT-PIERRE, Laetitia.- A 1 Hôpital Général de Montréal après une longue maladie, le 11 mars 1976 à l'âge de 86 ans.est décédée, Mme Arthur Saint-Pierre, née I^etitia Desaul-niers.L'ont précédée dans la mort son époux Arthur Saint-Pierre D.S.S.professeur de Sociologie de l'Université de Montréal, ses fils Yves, André et François iFrank, J.).Lui survivent ses filles Jeanne.Marie et Thérèse, deux belles-filles Mme André Saint-Pierre (Alyce llrouillette) et Mme Yves Saint-Pierre (Marguerite Demers), une petite-fille Mme Jean Vaillancourt (Huguette) et une arrière petite-fille France Vaillancourt.Mme I^etitia Saint-Pierre a écrit des ouvrages pour la jeunesse sous le pseudonyme de Juliette Lavergne.Le plus important La Vie Gracieuse de Katherine Tekakwitha" a été publié aux Editions Fi-des et traduit dans plusieurs langues Les funérailles auront lieu lundi le 15 mars.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Limitée No 3860 boul.Décarie, pour se rendre à l'église Notre-Dame-de-Grâce où le service sera célébré à 2:00 heures, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Prière ne ne pas envoyer de fleurs, un don au Fond de Recherches sur le Cancer de ('Hôpital Général de Montréal ( 1650 avenue Cedar) serait grandement apprécié. Le Devoir, lundi 15 mars 1976 • 7 Trudeau aura au moins forcé Bourassa fax médecins travaillent à se battre à ciel ouvert (J.-Y.Morin) à relier le bras et par Gérald LeBlanc M.Jacques-Yvan Morin félicite et remercie M.Pierre Elliott Trudeau d’avoir forcé le Québec à sortir deê “tranchées souterraines” où se déroule la lutte constitutionnelle depuis l’avènement de M.Robert Bourassa en 1970.Mais le chef de l’Opposition officielle à l’Assemblée nationale met les Québécois en garde contre le piège du référendum suggéré par M.Trudeau pour le rapatriement de la constitution.“Quand on a utilisé le référendum, précise-t-il, ç’a été pour mieux nous casser.Pour la conscription, ce n’est pas le non massif, clair et net du Québec mais le oui donné par le reste du pays qui a prévalu.” L’Opposition officielle n’entend cependant pas jouer la “politique du pire” mais assumer à fond son rôle de chien de garde, en rappelant au gouvernement Bourassa ses responsabilités à l’endroit du peuple québécois.M.Morin était samedi soir le conférencier invité au banquet de clôture du 142ème congrès annuel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal au restaurant Sambo et il en a profité pour présenter une fresoue, historique, juridique et politique, de la lutte constitutionnelle, qui se livre au Canada depuis 200 ans.Un jeune convive au banquet de la SSJB disait à l’issue de la conférence qu’il avait retrouvé le professeur tant apprécié à l’Université de Montréal.Comme il l'a souligné au début de sa conférence, M.Morin avait des raisons ersonnelles de se sentir chez lui à la SJB, dont la présidence fut assurée par deux de ses grands-oncles, Augustin Norbert Morin et Victor Morin.C’est à l’instigation de la SSJB de Montréal, particulièrement de M.François-Albert Angers, qu’il acceptait en 1967 la présidence des Etats généraux, prélude à sa carrière politique.Un fonctionnaire devient président de la SSJB-M M.Jean-Charles Desroches, comptable à l’emploi du ministère du revenu du Québec, devient le 72ème président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Élu par acclamation au 142ème congrès de la SSJB de Montréal, qui s’est tenu durant le week-end au restaurant Sambo dans l’est de la métropole, M.Desroches succède à M.Jean-Marie Cossette, qui demeure membre du conseil général, a titre d’ancien président.Après trois ans d’activité, Mme Solange Léonard quitte le conseil général où l’on retrouve deux nouvelles figures: MM.Pierre Paquette et Jean-Paul Champagne.Convoqué sous le thème de “l’intégrité du territoire”, ce 142ème congrès de la SSJB, fondée en 1834 par les “Fils de la liberté”, a donné lieu à l’adoption d’une vingtaine de résolution^.Quatre résolutions touchent directement l’intégrité du territoire: le gouvernement du Québec doit s’opposer a toute nouvelle cession de territoire au gouvernement fédéral et prendre les mesures pour récupérer les enclaves déjà occupées par Ottawa.Québec doit également adopter sans délai une loi pour interdire la vente des terres arables ou forestières aux non-Québécois.Les congressistes ont enfin réclamé la création d'une commission parlementaire permanente sur l’intégrité du territoire.Ces résolutions faisaient suite aux con- férences prononcées, vendredi soir, par MM.Roger J.Bédard (les droits du Québec au Labrador), Jacques Lacoursière (les occupations militaires du Québec par le fédéral au cours de l’histoire), Léo Jacques (la Commission de la capitale nationale et les parcs nationaux) et André Tremblay (l’intrusion du fédéral dans les communications).Parmi les autres résolutions adoptées durant le congrès, signalons l’opposition à l’inauguration des jeux Olympiques par la reine Elizabeth et la décision d’organiser des manifestations, advenant la venue de la souveraine.Un concours sera lancé en 1976 pour la découverte d’un hymne national québécois et la SSJB mènera une campagne publicitaire pour dénoncer les établissements, qui continuent à afficher uniquement en anglais au Québec.La SSJB souhaite, par ailleurs, voir Ro-sanne Laflamme accueillir la flamme olympique à la 21ème Olympiade, en juillet à Montréal.La Société devra, en outre, faire pression auprès du Mouvement Desjardins pour une aide accrue aux magasins d’alimentation du genre Cooprix.Les délégués ont cependant rejeté une résolution, présentée par la sectipn Ahuntsic, visant à la nomination de M.Raymond Lévesque à la présidence de la Corporation des Fêtes nationales de la Saint-Jean.M.Morin devait enfin rappeler à la fin de sa causerie la réponse de M.Trudeau-aux journalistes de Toronto lui demandant qui était responsable de l’échec de Victoria.‘‘It’s the Saint-John-The-Baptist”, avait répondu M.Trudeau, selon M.Morin.Et le chef de l’Opposition officielle demande à la SSJB d’assumer à nouveau un rôle de leadership dans la mobilisation des Québécois, qui s’impose devant l’annonce d’une nouvelle ronde constitutionnelle.Si M.Trudeau met à exécution sa menace de rapatrier unilatéralement la constitution, il s’agira, selon M.Morin, d’un coup de force, d’un coup d’État contre le Québec.Pour celui qui fut un des grands responsables du rejet de la formule Fulton-Favreau, à la belle époque de Jean Lesage, la question fondamentale demeure le sort du peuple québécois, qui ne saurait être abandonne aux mains d’une majorité anglaise.Et M.Morin n’est pas du tout impressionné par les garanties culturelles que M.Bourassa entend réclamer avant de consentir au rapatriement de la constitution canadienne.“Les garanties culturelles, a-t-il ajouté, n’ont jamais été que de vulgaires chiffons de papier, les seules garanties que je connaisse sont celles du pouvoir politique et économique.” Reprenant la thèse de son collègue pé-quiste Claude Morin, le chef de l’Opposition officielle a souligné que la lutte constitutionnelle est constante malgré l’apparence trompeuse du statu quo a certaines époques.En général, cette lutte s’est faite, selon lui, dans les tranchées.A la fin des années 60, MM.Jean Lesage et Daniel Johnson sont sorti temporairement des tranchées pour lutter ouvertement contre Ottawa.Mais l’avènement de M.Robert Bourassa à la direction du Québec en 1970 a sonné le retour à une lutte encore plus sournoise puisqu’elle se fait maintenant dans des tranchées souterraines, d’où il est difficile de marquer les gains ou pertes de terrain.M.Morin estime cependant que le Québec a reculé “de tranchées en tranchées”, de “boyaux en boyaux”, cédant sans mot dire des pans entiers de juridiction.En tout premier lieu, le Québec n’a récupéré aucun point d’impôt depuis 1970.Faute d’argent, ce nerf de la guerre, il a dù assister passivement à l’intrusion du fédéral dans les affaires urbaines, la recherche scientifique, les relations de travail, l'environnement, la protection du consommateur, le classement et la formation professionnelle, l’exportation des richesses naturelles, le patrimoine et l’ensemble du domaine de la culture.La lutte se déroulant dans les tranchées souterraines, l’on n’est pas sorti au grand jour pour annoncer les défaites dans cet-te“guerre de coups fourrés”.On parle alors, selon M.Morin, de statu quo, mais il s’agit d’un maquillage du recul constant du Québec.Dans ce contexte, M.Morin remercie M.Trudeau de sonner la charge, de forcer le Québec à sortir des tranchées, d’étaler ses couleurs au grand jour.Trois conditions ont permis, selon lui, le coup de théâtre de M.Trudeau: l’hésitation des Québécois devant leur avenir; la prison du “féréralisme rentable” dans laquelle s’est enfermé le gouvernement Bourassa et la personnalité même de M.Pierre Elliott Trudeau."M.Trudeau, a-t-il précisé, n’est peut-être pas le démocrate que nous pensions et qu’il disait être.” M.Morin met enfin les Québécois en garde contre la tendance de M.Bourassa a la conciliation dans ce domaine où le Québec ne saurait accepter de demi-mesure.“Le mode d’amendement de la charte Victoria demeure aussi inacceptable qu’en 1971”, a-t-il conclu.lajambe d’un garçonnet Une dizaine de médecins de l’hôpital Notre-Dame ont lutté pendant neuf heures, samedi dernier, pour “recoudre” le bras et la jambe d’un garçon de neuf ans, Daniel Norman-oin, qui a eu les deux membres sectionnes quand il a perdu l’équilibre en sautant dans un train en marche près de chez lui, au Cap-de-la-Madeleine, vendredi après-midi.Le sang circulait presque normalement dans les deux membres sectionnés, après qu’on eut recousu les vaisseaux sanguins, selon le docteur Gilles Frenette, qui a dirigé l’équipe médicale.C’est l’état de la circulation sanguine qui déterminera dorénavant le succès de l’opération puisque les tissus pourront rester en vie dans la mesure où le liquide vital circulera convenablement.La difficulté majeure vient du fait qu'on ne peut recoudre que les vaisseaux principaux et les membres sectionnés ont tendance à enfler fortement.Si la circulation du sang est suf- fisante pour assurer la survie des membres coupés, tout deviendra alors possible.Le docteur Frenette a expliqué que l’intervention chirurgicale a été extrêmement difficile non seulement à cause des dommages importants subis par les tissus mais surtout à cause de la petite taille des vaisseaux sanguins d'un enfant aussi jeune.Aussitôt après l’accident, le jeune Normandin avait été conduit à 1 hôpital Sainte-Marie de Trois-Rivières.Devant la gravité du cas, les médecins ont préféré envoyer l'enfant à l’hôpital Notre-Dame de Montréal où on pensait pouvoir assembler le groupe de médecins nécessaire pour cette fantastique opération qui semble être une première au Québec.Fendant le voyage en ambulance vers Montréal, les membres sectionnés étaient placés dans un milieu nutritif réfrigéré pour ralentir autant que possible les dommages causés par l'arrêt de la circulation sanguine.Les cinq animateurs de CKVL se conformeront à l’injonction Les cinq principaux animateurs d’émissions de “ligne ouverte”, à la station montréalaise CKVL, ont fait connaître hier leur décision de rentrer au travail aujourd’hui, bien qu’ils doivent à cet effet traverser les lignes de piquetage dressées devant les studios de la station par les 80 employés en grève.Les animateurs en question: Mathias Rioux, Yvon Dupuis, Lise Lapierre, Marc Trahan et Frenchie Jarraud, obtempèrent ainsi à l'injonction de portée provisoire que CKVL a obtenue à leur endroit vendredi, en Cour supérieure.Le tribunal a exigé d'eux qu’ils respectent leurs engagements contractuels, et reprennent le travail."Nous sommes tous dans l’eau bouillante,” a déclaré notamment Mathias Rioux, dont la situation se révèle particulièrement difficile.M.Rioux, un ancien président de l’Alliance des professeurs de Montréal, est en effet réputé comme syndicaliste, et en cette qualité signe fré-uemment.des chroniques éditoriales ans le quotidien Montreal-Matin.“Si nous traversons les lignes de pique- tage, a ajouté l’animateur pour résumer la situation, nous le ferons contre notre conscience et contre nos principes.Mais si nous respectons les piquets de grève, nous pourrons être accuses d’outrage au tribunal, ce qui pourrait signifier la prison, et la fin de nos contrats.” L’épave maritime la plus coûteuse LONDRES (Reuter) — Le pétrolier Olympic Bravery, qui s’était échoué le 24 janvier sur des récifs non loin de Brest, est depuis samedi matin l'épave maritime la plus chère du monde: sous l’effet de vents soufflant à 110 km à l’heure, le bateau, qui jauge 275,000 tonnes, s’est finalement brisé en deux.Le groupe Onassis propriétaire du navire 1 avait assuré pour cinquante millions de dollars, somme qui représente le double de l’assurance du superpétrolier norvégien Berge Istra.L’effet de l’injonction interlocutoire qu’a obtenue CKVL se termine le 22 mars, c’est-à-dire dans une semaine; la Cour supérieure déterminera alors s’il y a lieu d’en prolonger la portée.La station avait fait valoir devant le tribunal que les émissions de “ligne ouverte” constituaient l’élément le plus populaire de sa programmation, et qu’il était impérieux pour elle que ces emissions reprennent l'antenne dans les plus brefs délais: le “Bureau of Broadcast Measurements" (généralement nommé “BBM”) procède en effet, à l’heure actuelle, aux sondages à partir desquels seront déterminées les prochaines cotes d’écoute des stations radio de la région.C’est lundi dernier que les annonceurs, techniciens, employes de bureau et employés de soutien de CKVL, cotisants du Syndicat des communications, avaient débrayé par suite de l’échec des négociations visant au renouvellement de leur convention de travail.Les cinq animateurs mis en cause par l’injonction avaient alors abandonne le travail, bien que n’appartenant pas au syndicat.Qu esf-ce qu'on va faine cef été?.Qu est-ce que tu fais ceréfé?Cesf simple ! On va embaucher des étudiants! Je me suis trouve un patron! Nous travaillons HfcnsembieH I* Maind'oeuvre Manpower et Immigration and Immigration Robert Andras Robert Andras Ministre Minister Centres de Main d'oeuvre du Canada pour étudiants - .rS* r i > ’ .V.•' O** -V, ^ vr- f» - mr* Z" t •'.< .'.V’/ fy* ¦'W' % 8 • Le Devoir, lundi 15 mars 1976 informations internationales Le scandale a effleuré Gerald Ford GREENSBORO Caroline du nord — Une ombre de scandale a effleuré le président Ford en pleine campagne électorale, samedi, entre l’Illinois et la Caroline du nord.M.Ford a décidé, après avoir entendu le directeur de sa campagne électorale M.Howard (Bo) Callaway, à bord d’Air Force One, entre Chicago et Greensboro, de le suspendre provisoirement de ses fonctions.M.Callaway avait été accusé la veille par un journal du Colorado, le Denver Post, d’être in- Le Cape Freels donne de la bande et sombre SAINT-JEAN, Terre-Neuve (PC) — Le navire de patrouille des Pêches fédérales, le Cape Freels, a coulé samedi soir au moment où le brise-glace John Cabot tentait de le touer vers le port de Saint-Jean.-Des marins du John Cabot étaient à bord du Cape Freels 3uand il a commencé à donner e la bande, mais ils ont pu le quitter dix minutes avant qu’il sombre, à environ 110 milles au sud-est de Saint-Jean.tervenu, pendant qu’il était secrétaire de l’Armée, pour obtenir que l’administration américaine des parcs cède à une société dont il est actionnaire avec son frère, des terrains pour construire une station de sports d’hiver à Crested Butte, dans les Montagnes Rocheuses.M.Callaway aurait eu des entretiens, dans son bureau du Pentagone, Tannée dernière, avec de hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur dont dépend l’administration des parcs, afin que celle-ci rende un avis favorable.Le frère de M.Callaway aurait déjà été avisé d’une décision favorable mais celle-ci n’a pas encore été rendue officiellement.Le sénateur Floyd Haskell (démocrate du Colorado, Etat dans lequel se trouve Crested Butte) a aussitôt demandé qu’une enquête soit ouverte sur les agissements de M.Callaway.Dans une conférence de presse samedi à Greensboro, le président Ford a réaffirmé sa confiance dans “l’intégrité” de M.Calaway tout en reconnaissant qu’il connaissait mal les allégations portées contre le directeur de sa campagne.Il a ajouté que M.Callaway ne reprendrait pas ses fonctions jusqu’à ce qu’il ait été complètement exonéré par les autori- tés appropriées.Et M.Ford a suggéré que le département de la Défense ou le département de l’Intérieur fasse une enquête.Dans l’atmosphère surchauffée de la campagne des élections primaires, la presse et la télévision américaines ont immédiatement vu dans l’affaire Callaway la possibilité d’un “mini-scahdale , le premier qui atteindrait la réputa- tion d’honnêteté et d’intégrité de l’entourage de M.Ford.“L’affaire Callaway” tombe juste avant les élections primaires de l’Illinois, demain et de la Caroline du nord, le mardi suivant, et elle sera sûrement exploitée par l’adversaire républicain de M.Ford, l’ancien gouverneur Ronald Reagan, qui avait déjà accusé à divers propos le président de “mentir”.M.Ford espère toujours remporter dans Tlllinois et en Caroline du nord une cinquième et une sixième victoires consécutives sur M.Reagan et lui porter ainsi le coup de grâce.Tous les sondages indiquent une marge substantielle en faveur du président.A moins que d’ici là, “l’affaire Callaway” ne prenne de nouvelles proportions.Marathon du droit de la mer NATIONS UNIES (Reuter) -La troisième conférence des Nations unies sur le droit de la mer reprend aujourd’hui ses travaux à New York pour deux mois.Cette 4e session est considérée comme la plus importante depuis l’ouverture des travaux à Caracas en décembre 1973.Elle bénéficiera des résultats obtenus au cours des deux sessions qui ont eu lieu depuis lors, à Caracas en 1974 et a Genève Tannée dernière, résultats qui se présentent sous la forme d’un vaste document de travail de 407 articles.Ce texte, qui est loin d’être final et de représenter un terrain d’entente complet, réunit toutefois l’ensemble des points sur Transnationales: pas d’action commune avant 78 LIMA (AFP) — La commission de TONU sur les entreprises transnationales a clos ses délibérations après avoir approuvé des méthodes d’action qui retardent en fait au moins jusqu’en 1978 l’adoption d’une ligne de conduite commune vis-à-vis de ces entreprises.Les principaux points de l’accord adopté venaredi sont les suivants: — nécessité de définir les problèmes posés par les transnationales aux pays dans lesquels elles opèrent; — nécessité de mieux faire comprendre le fonctionnement des transnationales dans leurs Bombe à l’ambassade soviétique à Vientiane VIENTIANE (Reuter) — Deux grenades ont été lancées vendredi dans l’enceinte de l’ambassade d’Union soviétique à Vientiane, blessant quatre Soviétiques, deux femmes et deux hommes.Les quatre Soviétiques jouaient au ping-pong dans la cour de l’ambassade au moment de l’attentat.Le gouvernement s’est réuni de son côté sous la présidence du premier ministre, M.Kaysone Phomvihan, pour étudier les activités des milieux de droite.Trois grenades, dont une seule avait explosé, avaient été lancées iï y a quelques jours contre le siège de la radio nationale, soufflant les portes de verre de Timmeuble.Une semaine auparavant, un jardinier avait été tué par une grenade lancée contre un hôpital de Vientiane.On a signalé également des tentatives (déjouées) d’incendie criminel contre Tes habitations de bois des quartiers vietnamiens de la capitale, dont celui de Ban Phai, autrefois appelé “le Montmartre de Vientiane”.Des tracts en français émanant d’un “Front populaire lao révolutionnaire 21/18" ont été distribués ces jours derniers aux agences de presse et aux ambassades.Des affiches et des tracts anti-gouvernementaux ont également fait leur apparition dans les ecoles et dans les administrations, donnant l’impression d’une campagne concertée de propagande contre le régime du Pathet Lao.La vague d’agitation que connaît Vientiane depuis une quinzaine de jours et qui tranche avec la période de calme qui a suivi la prise de contrôle officielle du pays par le Pathet Lao, en décembre, est imputée par les autorités à Taction de la C.I.A.et des "réactionnaires thaïlandais ".Des accrochages sont signalés presque quotidiennement le long du Mékong, à la frontière siamo-laotienne, dans le nord du pays, entre Vientiane et Louang Prabang, ancienne capitale impériale, et dans le sud entre Savannakhet et Paksé.Altitude 717 Le restaurant Altitude 737 est Tun des sites préférés des visiteurs à Montréal.Au sommet des quarante-quatre étages de la Place Ville-Marie, Altitude 737 offre un point de vue absolument éblouissant sur Montréal et les environs.Dans un décor des plus ambiant où les couleurs relaxantes vous inspirent à la détente, un somptueux buffet de plus de 80 plats vous attend au déjeuner et au diner.Tous les soirs, la musique et la danse sont au rendez-vous.Si vous n’avez jamais admiré Montréal du haut d'Altitude 737, profitez-en! Ça vaut le coup d’oeil! jntde vue sur Montréal! Prenez l’ascenseur dans le Qrand Hall de l edllice de la Banque Royale, a la P V M.Réservations 861 3511 Administré par Le Reine Elizabeth Stationnement à $1 seulement après 18h30chezCanadawide Parking, a la P V M Faites valider votre billet, s’il vous plaît lesquels la négociation a porté jusqu’ici.L’objet de la conférence est d’établir un accord international portant notamment sur les problèmes des eaux territoriales, des zones économiques, de l’exploitation des fonds marins au-oelà des zones économiques, du libre passage de la navigation internationale dans Tes eaux territoriales ou les zones économiques, et de l’accès à la mer des pays enclaves.La conférence se propose également de mettre en place les mécanismes internationaux qui assureront la mise en vigueur de la future convention.Réunissant 156 délégations y compris celles de douze pays qui ne sont pas membres de TONU, délégations comportant 3000 diplomates, juristes et autres spécialistes, cette conférence est la plus importante du genre de l’histoire.Il est prévu qu’une cinquième session sera nécessaire avant que la séance finale, aboutissant à la signature d’une grande convention sur le droit de la mer, ne puisse être tenue à Caracas.Un gel des prix du pétrole ?WASHINGTON (Reuter) - Le cheikh Ahmed Zaki Yamani, ministre séoudite du Pétrole, a prédit qu’un gel des prix du pétrole serait mis en vigueur dans le courant de Tannée.S’entretenant avec les journalistes à Tissue d’un entretien à Washington avec le secrétaire d’Etat Henry Kissinger, le cheikh Yamani a annoncé que son pays s’opposerait à toute majoration des prix du petrole cette année.La rencontre des deux hommes est intervenue après la conclusion positive de cinq jours de négociations à Panama City (Floride) avec les dirigeants des quatre compagnies — Standard Oil Of California, Texaco, Exxon et Mobil — qui contrôlent la compagnie ARAMCO dont l’Arabie séoudite prévoit de nationaliser les avoirs sur son territoire.Le cheikh Yamani a déclaré que l’élaboration des modalités finales de la prise en main des 60 pour cent encore détenus par les compagnies nécessiterait encore un mois environ.Il a précisé que ces compagnies continueraient d’avoir accès au pétrole séoudite qu’elles exploiteront sous un contrat de ges-tion.Le ministre séoudite a d’autre part précisé que les compagnies seraient indemnisées “à la valeur comptable nette” de leurs avoirs.Il a dit que les 1,5 à 2 milliards de dollars mentionnes dans la presse américaine n’étaient “pas exacts”, soulignant que ces chiffres étaient “exagérés”.Le cheikh Yamani a déclaré que les deux parties étaient satisfaites du résultat des négociations de Panama City qui ont, selon un communiqué publié vendredi par T ARAMCO, abouti à un “accord général.” Il a ajouté que des experts se reuniraient prochainement à Washington pour mettre au point les détails de l’accord qui prendra effet dès sa signature, dans un mois environ.Sommet angolais pour Castro DAKAR (AFP et Reuter) — Un mini-sommet progressiste s’est ouvert hier à Conakry où, après le président de la république populaire d’Angola, M.Agostinho Neto, dont la visite était prévue, sont arrivés le président du conseil d’Etat de Guinée-Bissau, M.Luis Cabrai, et le premier ministre cubain, M.Fidel Castro.En annonçant l’arrivée des hôtes du président Sekou Touré, “la voix de la révolution", captée à Dakar, a rappelé que les quatre hommes d’Etat partagent les mêmes points de vue sur un certain nombre de grands problèmes et déclaré que leur rencontre à Conakry aurait un caractère “exemplaire” et “révolutionnaire”."La voix de la révolution” a souligné qu’une foule nombreuse et enthousiaste avait salué les quatre leaders réunis à Conakry.Avant de s’envoler, d’Alger, M.Castro a déclaré aux journalistes, à propos des Sahraouis, qu’il avait été très heureux de rencontrer “les représentants d’un peuple animé d’un grand courage et d’un patriotisme forçant l’admiration”.Interrogé sur l’attitude des Etats-Unis à l’égard de Cuba, il a répondu: “tout d’abord, Ford n’est pas mon père.La politique de menace est devenue une habitude de ces gens aussi importants qu’impuissants.Les Cubains ne perdent pas le sommeil pour autant.” Pendant cette troisième visite du leader cubain en Algérie, tous les aspects de la coopération entre Alger et La Havane ont été abordés.d’origine, dans ceux où elles opèrent et dans les relations internationales; — nécessité d’un renforcement de la capacité de négociation des pays hébergeant des transnationales, grâce à un système d’information sur ces sociétés, jusqu’aux limites des “secrets” qui permettent la libre compétition de celles-ci; — “première priorité" donnée à la rédaction d’un code de conduite, qui sera rédigé par un groupe intergouvememental, avec l’aide aorganismes non gouvernementaux (universités, syndicats.); — décision de créer un centre d’information sur Tes transnationales, muni d’une infrastructure informatique qui, selon l’expression du délégué iranien, permette de photographier "maladies et signes de bonne santé des transnationales”.La commission a d’autre part estimé très importante la nécessité, soulignée par la France, de définir “les caractéristiques communes des sociétés transnationales qui jouent un rôle important dans l’internationalisation de l’économie mondiale”.Les résultats de tous ces travaux, dont le cadre a été décidé à Lima, devraient être présentés à la réunion de la commission qui doit se tenir en 1978.Les débats se sont terminés dans un climat que le délégué équatorien a qualifié de “frustrant".En effet, selon ce délégué, des “dédales bureaucratiques" ont empêché la commission de prendre des décisions permettant une action dynamique sur les problèmes moraux, économiques, politiques et sociaux que posent les entreprises transnationales aux pays du tiers monde.¦¦ ¦ ; s \ - ' V y y .r ^ •• ‘ "¦'".'•'•s* jiiMiiii.V- - 'ïffifti ÉiÈiiii 'Y Sa déclaration d'impôt fédéral, il ne faut pas s'en faire une montagne.Il y a un moyen sûr d'y arriver: consulter le Guide.Les pages bleues du Guide vous expliquent.la marche à suivre étape par étape.Les pages blanches contiennent plusieurs renseignements supplémentaires qui vous seront d'un grand secours.D'une part le Guide.:' !' ! ~ ni AXAI lilStit .vous donne tous les avantages dont vous pouvez profiter.D'autre part, si votre cas est complexe, les pages blanches clarifient la plupart de vos problèmes tels que: les intérêts et les dividendes, les allocations familiales,.les transferts entre conjoints, etc.Si après avoir consulté le Guide, vous avez encore besoin d'aide, vous trouverez au verso du Guide les adresses et numéros de téléphone des bureaux de district d'impôt fédéral.Surtout, vérifiez bien tous vos calculs et annexez tous vos reçus et feuillets de renseignements à votre déclaration d'impôt fédéral.VOTRE DÉCLARATION D'IMPÔT FÉDÉRAL FAITES-LA, MAIS FAITES-LA BIEN.CONSULTEZ LE ÛUIPE / Revenu Canada Impôt L’hon.Bud Cullen Ministre Revenue Canada Taxation Hon.Slid Cullen Minister / informations internationales Le Devoir, lundi 15 mars 1976 • 9 Les grandes manoeuvres socialistes à Porto Soares demande une stratégie globale pour rapprocher le Portugal de l’Europe r.PORTO (Reuter) — M.Mario Soares, secrétaire général du Parti socialiste portugais, a lancé hier un vibrant appel aux partis socialistes et sociaux-démocrates européens — dont les leaders étaient réunis à Porto depuis samedi — pour une aide équitable au Portugal.Selon M.Soares, l’accord de 1972 avec la Communauté économique européenne est injuste pour le Portugal et accentue la dépendance traditionnelle de ce pays vis-à-vis du capitalisme occidental.Il a accusé le Marché commun de pratiquer un “protec- tionnisme profondément injuste’’ à l’encontre des vins de table portugais et les quotas fixés pour les vins portugais “rappellent les vieux jours de l’économie impérialiste”.Il en est de même pour le papier, les textiles et les sardines, a-t-il précisé.“Nous devons établir une stratégie globale pour rapprocher le Portugal de l’Europe, en se basant sur la volonté politique maintes lois affirmée par les Européens”.Le Portugal doit maintenant envisager sa candidature à la CEE, sous peine d’être exclu des privilèges commerciaux, dont pourront bénéficier bientôt ses anciennes colonies d’Afrique, au titre de la Convention de Lomé, a souligné M.Soares.“C’est à l’Europe de prouver politiquement qu'elle veut continuer à contribuer au processus de consolidation de la démocratie portugaise”, s’est exclamé le chef du P.S.P.L'aide économique de la CEE a été l’un des principaux sujets de conversations des chefs de gouvernement des Pays-Bas, de Suède, de Norvège et d’Autriche, et des chefs des partis d’Allemagne fédérale, de France, d’Italie, d’Espagne et de Belgique réunis à Povoa'de Varzim, près de Porto.M.Willy Brandt, le président du Parti social-démocrate allemand (SPD) a déclaré que cette demande avait été bien accueillie par le “Comité pour la défense de la démocratie et du socialisme au Portugal” qu’il préside.Mais la CEE ne prendra d’action concrète qu’après le résultat des élections legislatives de fin avril, a dit M.Brandt.Le comité avait été fondé par l’Internationale socialiste l’an dernier au moment où celle-ci Course-poursuite Madrid-UMD ?MADRID (Reuter) — Le gouvernement espagnol doit lutter saires.contre le temps pour démocratiser l’Espagne, afin d’éviter le développement d’un mouvement “à la portugaise” dans l’armée.Les collaborateurs du roi Juan Carlos ont souligné les implications graves oue peut avoir l’exten'ion de l’Union militaire démocratique (U.M.D.), dont neuf membres présumés ont été condamnés à des peines de prison jeudi à Madrid pour “sédition”.Ces mêmes personnes auraient dit au roi que l’U.M.D.attire dans ses rangs des capitaines et commandants progressistes, alors que la majorité des généraux espagnols reste de droite.Le roi a conféré cette semaine avec le premier ministre M.Carlos Arias Navarro, le ministre de l’Intérieur, M.Manuel Fraga Iribarne, et celui des Affaires étrangères, M.José Maria de Areilza.Le calendrier des réformes du gouvernement prévoit un référendum sur des réformes constitutionnelles cet été, et des élections générales législatives pour l’an prochain.Mais en soumettant certaines réformes aux Cortès (Parlement), le roi s’expose à voir ce bastion conservateur retarder les changements neces- Les dangers que représentent ces retards ont été illustrés par les récentes grèves et manifestations dures et leur répression, qui a fait sept morts, dont trois le 3 mars à Vitoria, aü Pays basque.Pour l’armée — un des piliers du régime — c’est l’U.M.D.clandestine qui représente un réel danger.Un autre officier a été arrêté samedi à Madrid, le deuxième membre présumé de l’U.M.D.en trois semaines.Il s’agit du commandant Antonio Cordoba, ingénieur dans un régiment de blindés.Pour le procureur du conseil de guerre de Madrid, cette organisation séditieuse veut fomenter un coup d’État à la portugaise.Mais cette semaine aux îles Canaries, deux capitaines qui se sont présentés comme des porte-parole de l’U.M.D.ont déclaré au cours d’une conférence de presse clandestine, que leur union était prête à donner un certain délai au roi Juan Carlos pour mener à bien les réformes démocratiques fondamentales, tout en précisant qu’il y avait une limite a leur patience.• craignait une mainmise communiste sur le pays.La réunion qui apparaît comme un appui des sociaux-democrates européens au P.S.P.n’a pas été du goût des autres tenants de la coalition gouvernementale portugaise, le Parti populaire démocratique (P.P.D.- centriste) et le Parti communiste (P.C.P.) M.Alvaro Cunhal a décrit cette réunion comme une tentative de mauvais goût de pression sur l’opinion publique avant les élections.Le P.C.P.résistera aux “manoeuvres impérialistes”, a-t-il dit à Lisbonne.Quant au P.P.D., le principal rival électoral du P.S., il a protesté auprès des ambassades de sept des pays représentés — le parti espagnol n’étant pas légal.Le P.P.D.qui se dit parti social-démocrate proteste de ne pas avoir été invité.Une personne avait du reste été blessée samedi après-midi au cours d’affrontements entre des socialistes et 5000 sympathisants du P.P.D.dans leur fief de Porto.Sous l’effet de ces pressions et protestations, l’amiral José Pinheiro de Azevedo, premier ministre, a renoncé à assister à un dîner avec les participants.Le P S., il est vrai, ne s’est pas privé d'exploiter la réunion a des fins électorales.Des affiches rouges des socialistes, apposées sur les murs de la deuxième ville du Portugal, affirment: “L’Europe est avec nous” et “Porto, capitale socialiste de l’Europe”.les négociations dons le secteur éducation Gouvernement du Québec Ministère de l’Éducation la sécurité d'emploi pour tous les instituteurs permanents Dans les commissions scolaires catholiques Un instituteur qui a complété deux (2) années d’enseignement à temps complet dans une même commission scolaire acquiert la permanence.Dès lors, e UN EMPLOI LUI EST ASSURÉ e SON SALAIRE LUI EST GARANTI Et cet emploi doit respecter sa spécialité ou sa compétence particulière.LA SÉCURITÉ D’EMPLOI POUR LES INSTITUTEURS: C’EST NOUVEAU LA SÉCURITÉ D’EMPLOI POUR LES INSTITUTEURS: C’EST UNIQUE AU CANADA PUISQU’AUCUN SYSTÈME PROVINCIAL D’ÉDUCATION N’OFFRE UN TEL AVANTAGE Pour l’instituteur, cette sécurité d’emploi s’exerce d’abord dans la commission scolaire qui l’emploie.Si aucun poste n’est disponible dans cette commission scolaire, l’instituteur bénéficie de la sécurité d’emploi à l’intérieur de la même région administrative.Enfin, si aucun poste n’est disponible pour lui dans cette région administrative, l’instituteur bénéficie de la sécurité d’emploi au plan provincial.Pour étudier les différentes situations possibles, prenons le cas de la Commission des écoles catholiques de Verdun qui, à cause d une diminution d'élèves, au cours secondaire général, a un professeur en trop pour renseignement des mathématiques.Jean Gauthier est permanent mais est celui qui a le moins d'ancienneté.Il est donc mis en disponibilité.Il reste cependant à l'emploi de la commission des écoles catholiques de Verdun jusqu'à ce qu'on lui trouve un nouvel emploi.1 Suite à une analyse de ses inscriptions d'élèves, la Commission'des écoles catholiques de Verdun a besoin d'un professeur de mathématiques commerciales au secteur professionnel.Selon la commission.M.Gauthier est qualifié pour ce poste et la commission le lui accorde.M.Gauthier conserve sa sécurité d'emploi.2 La Commission des écoles catholiques de Verdun se rend compte, au 1er mai 1976.qu elle n'a pas de poste à offrir à Jean Gauthier pour la prochaine année scolaire.M.Gauthier est mis en disponibilité.Il décide cependant d'attendre jusqu'au 1 er juillet en espérant que la Commission des écoles catholiques de Verdun, suite à de nouvelles inscriptions d'élèves aura besoin de ses services.Sécurité maintenue.3 Le 1er juillet, le Bureau régional de placement informe Jean Gauthier qu'un poste pour lequel il est qualifié est disponible pour lui à la Commission des écoles catholiques de Montréal (C E.C M ).M.Gauthier se présente à l'entrevue, on lui offre le poste.Dans les délais prévus.M Gauthier accepte ce poste, ce qui lui permet de conserver sa sécurité d'emploi et ce.sans avoir à déménager Donc sa sécurité d'emploi est maintenue.4 Le'1er juillet, le Bureau régional de placement informe Jean Gauthier qu'un poste est disponible pour lui non pas à Montréal mais à Trois-Rivières.Cela l'obligerait à déménager.Il refuse le poste et il décide d'attendre jusqu'au 1er août en espérant se trouver un emploi dans sa région: Sécurité d’emploi maintenue.5 Le 1er août, le Bureau régional informe M Gauthier qu'un poste est disponible pou; lui à Ville Saint-Laurent.Il a misé juste et il obtient un poste dans sa région.Il n est pas obligé de déménager et il conserve sa sécurité d’emploi.6 Au contraire, le,1 er août, la seule offre d'emploi que Jean Gauthier reçoit lui vient de la région de l'Estrie (Sherbrooke).Cela implique un déménagement, mais M.Gauthier l’accepte dans les délais prévus.Il conserve sa sécurité d'emploi.La Commission scolaire ou le Bureau provincial de placement assure le remboursement des frais de déplacement et de séjour (pour l'entrevue, pour la recherche d'un logement, ect).Les frais de déménagement sont aussi remboursés à M.Gauthier.De plus, cet instituteur transporte chez son nouvel employeur sa permanence, son ancienneté et sa banque de congés maladie.7 Après le 1 er août, Jean Gauthier ne reçoit aucune offre d'emploi.Il reste donc à l'emploi de la Commission des écoles catholiques de Verdun qui lui confie des tâches compatibles avec sa compétence jusqu'à ce que le Bureau régional de placement l'avise qu'une autre commission scolaire a besoin de ses services.Jusqu'au 1er août, les commissions scolaires réservent les emplois disponibles aux instituteurs permanents.Sur une base volontaire un instituteur permanent peut donc, entre le 1er mai et le 1 er août, accepter un poste dans une commission scolaire de son choix.• Si M.Gauthier ne veut pas déménager ou s'il ne veut pas travailler dans une nouvelle commission scolaire qui a besoin de ses services, il peut quitter le réseau des commissions scolaires et bénéficier d une PRIME DE SÉPARATION pouvant atteindre six (6) mois de salaire.• Si M.Gauthier revient plus tard sur le marché du travqil et est engagé par une commission scolaire, il aura à nouveau droit à la sécurité d'emploi quand il aura acquis deux (2) années de service chez ce nouvel employeur.• Si,à la Commission des écolescatholiques de Verdun.un instituteur avait été à un an de sa retraite, la commission aurait pu lui accorder un congé de pré-retraite (un an, avec plein salaire) pour faire place à M.Gauthier qui alors n'aurait pas été mis en disponibilité.• Pour administrer les mécanismes relatifs à la sécurité d'emploi, les commissions scolaires, avec la collaboration du ministère de l'Éducation, forment des Bureaux régionaux de placement (il y en aura dix (au Québec).Le Bureau régional de placement est chargé de faciliter le placement des instituteurs disponibles.• Un Bureau provincial de placement est aussi formé par la Fédération des commissions scolaires (F.C.S.C.Q.) et le ministère de l'Education.Ce Bureau provincial assure, entre autres, les échanges d'information entre les bureaux régionaux.L'INSTITUTEUR QUI N'A QU'UN AN DE SERVICE N'A PAS DROIT A LA SÉCURITÉ D'EMPLOI MAIS IL A LA PRIORITÉ D’EMPLOI, PENDANT DEUX (2) ANS, SUR TOUT CANDIDAT DE L’EXTÉRIEUR._____________________________________ La sécurité d’emploi est aussi offerte aux professionnels non enseignants, aux ouvriers et au personnel de soutien administratif et technique des commissions scolaires.Cette sécurité d’emploi repose sur les mêmes bases que celle des instituteurs mais elle diffère légèrement dans les modalités d’application.; ¦ Essai nucléaire au Nevada WASHINGTON (Reuter et AFP) - Les Etats-Unis ont effectué hier dans le désert du Nevada une explosion nucléaire souterraine d’une puissance située entre 200 et 1000 kilotonnes, annonce-t-on à Washington.Il s’agit du sixième essai nucléaire américain cette année.L’explosion s’est déroulée à 1280 mètres de profondeur (4175 pieds) sous le site d’essais de Paiute Mesa.C’est le 389ème essai souterrain effectué par les Etats-Unis depuis la fin de la guerre, et le 289ème depuis la signature du traite américano-soviétique d’interdiction des expériences nucléaires en surface.Le comportemenl humain est-il acquis ou inné?PROGRAMMÉ.Irenaus EiMEibesfekÜ.L’auteur se fonde sur des observations d'une grande précision scientifique faites auprès de peuples primitifs pour démontrer que l’homme ne vient pas au monde comme une “cire vierge’’, mais qu’il est doté de mécanismes de comportement déterminés, innés qui sont favorables à la conservation de l’espèce.244 pages.Broché $19.95 s, v.%, -V - :: I________ 1 FLAMMARION FLAMMARION LITE POUR ACHETER OU VENDRE UNE PROPRIÉTÉ CONSULTEZ NOS SPÉCIALISTES nrîüt-EJ MAURKI GOULET 526-6655 f JOSAPHATCOULKT OUVERT LE DIMANCHE 3130 «il Sherbrooke EDIFICK: commercial récent, bien eitué à Sherbrooke, loué en partie au Gouvernement du Canada, la Banque Provinciale.Mlle de quillee, magatln d'all-mentatlon.aintl qu'une brasae-rle.Postiblttté d'occupation pour acheteur.Comptant: $200.000.Malo: 526-6655 ou 352-6827 Filière 1-7116 COTTAGE: 25' > 35'.8’> pièces, terrain 50' > 100' plue un aulre terrain 50' a 100' à gauche.Sout-eol 24' a 34', 8 pieds de haut.Comptant $8.000.Oltre.M.L.S.Lauzon: 526-6655.FFot-sier 1-7079 POUR PLACER VOTRE MAISON ICI, APPELEZ 526-6655 PolnU-aux-Tr«mbl«si 8 a 4'j, brique, teml-tfélaché, conetructlon 1967.Chauffage électrique par radiation payé par laa locatalree.Soua-aol de S pieds avec garage, Ravonu de $9.840.Comptant: 16,000.Faire offre.Gauthier 526-6655.FIHère 1-7075 feyv., ,• 4 ANHUTSIC: ouaat, collage eemi-délaché 7 pièces, grand terrain payaagé, patio.Prix: $50.000.Couainaau: 526-6655.Filière 1-7112 I.'«mrm- mmri ¦'¦¦¦¦> sÜESrî.DRAKE: 5 duplex 2x8, comptant dlacutable.Balance lecHe.Couainaau: 528-6855.Filière 1-7134 tuanfl CASQRAIN: douze logements semi-détaché, plu» commare».pria $65,000.Comptant: $10.000 Revenu $11.628.A refinancer Lorangar: 526-6655.Filière 1-7034 -4, DOMAINE: S9.135 pied» carré» avec maiaon.13 plècaa.2 foyart, piacina.13 millet du Pont Champlain.Pria $215.000.Couainaau: 526-6655.Filière 1-7119 SUPERBE BUNQALOW: lace au Fleuve, converti an maison d» convalascanca.la raz-da-chauaaéa complètement équipé pour 14 pétlénlé, lé tout-tol divlaé an 2 a 4 pièces.Revenu: $50.000.possibilité dé $70.000.Pria: $125,000.Comptant: $50.000.Bélanca dé vanta avac vandaur.Exclusif.Cantin: 526-6655.Flllèré H-6723 CARRIÈRI IN IMMIUBLI Jti|s#7 VIM i M ta Fil Fffru sivsi cia|i1> « cnNImm Iris Bliss l KHMln «I M« SM ISM cksrttsss ta Past M asti Msn me si un npntKi 1st osé PU pvrsst mtr I takltts Is NM P II csaaMiMllM a yMitPr m Fssr satrivM cm Mm MAUMCf somn H8 WW-7594276 CARTIER! 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FINANCEMINT JUSQU A 90 ^ PSTÎMATION GRAtull! 10 • Le Devoir, lundi 15 mars 1976 arts et spectacles variétés.la boite à échos Ces mimes venus de Pologne! par Christine L’Heureux La forme physique des Mimes de Pologne saute aux yeux; chaque entrechat est exécute par ces comédiens-danseurs avec une aisance remarquAle.Le spectacle, présenté à la salle Maisonneuve de la PDA ces trois jours derniers, atteint une haute exactitude.Cependant si le début séduit par la double qualité du réglage et du jeu, peu à peu l’interét s'estompe en raison de la structure uniforme de ce divertissement répétitif et joli.Farce satirique en huit tableaux précédés d’un prologue et coiffés d'une apothéose, La Ménagerie de l’Impératrice Phylissa s’inspire de l’oeuvre de Frank Wedekind.L'adaptation, direction et chorégraphie sont signées Henryk Tomaszewski, la mise en scène est de Kazimierz Wisniak, les costumes et la musique — tous deux remarquables — appartiennent à Wiadyslaw Wigura et Zbigniew Karnecki.L’action se déroule chez Phylissa, une Barbe-Bleue féminine incarnée par une très belle et gracieuse comédienne blonde aux allures de Brigitte Bardot.Le rideau se lève sur cette Impératrice dépressive, en mal d’homme.Chacun des huit tableaux amènera un nouveau prétendant, chaque fois réclamé aux sons des trompettes.Défilent dans l’ordre: un ami de Sade, un illusionniste romantique, Napoléon, un élégant, un dompteur, un athlète, un hypnotiste et un “rocher” via une finale où l’aspirant est un robot aux caresses informatisées.Les premiers venus étonnent grâce a leur variété, à l’originalité des chorégraphies, dès le quatrième on commence à ressentir une nette usure.On se prend à rire moins, à constater la présence de gadgets à voir que mimiques et danses se répètent passablement dans cet élégant amusement Comme il faut s’y attendre, l'action est centrée autour du lit de la mangeuse d’hommes.Chaque tableau se déroule comme suit: chorégraphie à l’avant du lit après l’appel des trompettes qui précédait Maison Lamarre: affaire classée.Conformément aux recommandations de la Commission des biens culturels et aux études de la Direction générale du patrimoine, le ministère des Affaires culturelles vient de classer la Maison Lamarre, située dans le Vieux-Longueuil, à titre de monument historique.On se souvient que la Société d’histoire de Longueuil avait donné l’alerte à ce sujet, après avoir fait une recherche sur la Maison Lamarre et remis un rapport à ce sujet aux autorités municipales.Il est difficile d'établir une date exacte de construction de la Maison Lamarre.Il semble que celle-ci soit antérieure à 1809 et remonterait à la fin du 18ème siècle.Cependant, de cet immeuble original, il ne reste que la maçonnerie et la charpente du toit.Vers 1895, le volume de la maison a été modifié par la réfection du toit à la mansarde, par la division en deux logis séparés et par la réfection des portes et fenêtres.l’entrée du nouvel aspirant, le mouvement se resserre inman-quablement vers le lit et le plus souvent l’action y meurt.le prétendant avec elle.Puis tout recommence: au suivant, comme à l’armée! Pas un accroc, pas une bavure, les comédiens-danseurs ont dû répéter mille et une fois chaque geste, chaque saut.Toujours colorée avec une utilisation de scène maximale, la pro- duction apparaît plus que soignée.Malgré ses traits d’humour, le spectacle n’échappe pas à une perfection un peu froide.Je mai pu m’empêcner d’effectuer un rapprochement entre ces Mimes Polonais et les “hockeyeurs” russes.Dans les deux cas, il m’a semblé qu’on jouait plus avec sa tête qu'avec ses “tripes”, c’est agaçant! La spontanéité n’a guère de place- En somme, je m’étais sans doute illusionne, croyant à tort trouver un théâtre original, différent.J’ai assisté à un beau divertissement sans plus, ce qui m’a laissé en appétit.Les Mimes de Pologne offrent un jeu qui tient à la fois du théâtre, du mime et de la danse.Ils n’ont aucune velléité de porter des idées, ils laissent cela aux théâtres de parile.Ils n’en sont pas moins très théâtraux.musique Un retour à nos sources par Gilles Potvin C’est à un voyage dans le passé que nous conviait Radio-Canada lors du concert de musique chorale québécoise présentée dans la série de ses concerts gratuits vendredi soir, à la salle Claude-Champagne.Des quatre compositeurs dont les oeuvres furent entendues, seul Roger Matton est toujours vivant et son Escaouette remonte à 1957.L’oratorio Cal’n d’Alexis Contant, dont neuf extraits furent exécutés, date pour sa part de 1905.Dans l’intervalle se situent Suite canadienne de Claude Champagne (1928) et la poème symphonique Le vent dans l'érable effeuillé de J.-J.Gagnier, écrit au début des années 30.Si Caf'n, par son sujet et le style de sa musique, semble aujourd’hui naïf et dépassé, il faut reconnaître qu’il représente l’effort sincère d’un musicien compétent qui ne cherchait pas à aller plus loin que les maîtres qu’il vénérait: Gounod, Franck, Saint-Saëns et Wagner.C’était l’époque où les musiciens affectionnaient les sujets bibliques, les vastes fresques sonores et les grands choeurs fugués.Au Québec, des hommes comme Contant, Couture et Harriss faisaient exactement comme les trois compositeurs français cités plus haut, comme Chadwick et Paine aux États-Unis ainsi que Elyse, Sullivan et Mackenzie en Grande-Bretagne.Il manque à Contant cette inspiration authentique et ce feu intérieur qui font les grandes oeuvres.On décèle cependant une certaine inspiration et une ferveur réelle dans le grand air d’Eve, “Je suis plongée hélas dans l’amère tristesse”, admirablement rendu par Sylvia Saurette.Dans les deux airs d’Adam, chantés avec peu de conviction par le baryton Bernard Turgeon, dans les choeurs et les pages d’orchestre, l’on sent plutôt un musicien désireux de bien faire, mais incertain et souvent gauche, manquant de rigueur et se laissant aller au remplissage quand l'inspiration ne vient pas.J.-J.Gagnier pousse plus loin la recherche en ce qui a trait à l’instrumentation et de certaines pages se dégagent même des sonorités presque contemporaines.Mais la matière sonore est trop souvent délayée et l’on s'attend à ce que des choses se passent quand la musique semble prendre un essor.Mais c’est pour retomber ensuite dans la banalité et la redite.Malgré leurs faiblesses, les oeuvres de Contant et de Gagnier sont d’authentiques efforts de création musicale à une époque ingrate et difficile.El- les méritent notre attention.Les oeuvres de Champagne et de Matton doivent se placer dans un contexte different.Suite canadienne et L’Escaouette sont toutes deux basées sur des chansons folkloriques que les compositeurs ont harmonisées et revêtues d’un “habit” orchestral, tirant profit de leurs caractéristiques mélodiques et rythmiques.Il en résulte des pages chatoyantes de couleur vocale et instrumentale, très attrayantes pour le public, ce qui d'ailleurs explique le succès dont elles sont 1 objet à chaque audition.Celle de vendredi ne faisait pas exception.Sous la direction attentive de Jean Deslauriers, un choeur et un orchestre professionnels ont bien défendu les oeuvres, malgré quelques défaillances ici et la.Dans la salle, on remarquait la présence du compositeur Roger Matton, de madame Claude Champagne et de Mlle Fleurette Contant, fille d’Alexis Contant ainsi que de Réal Gagnier, qui participait comme hautboïste à la création de l’oeuvre de J.-J.Gagnier.Ce concert de musique canadienne sera retransmis au réseau FM français de Radio-Canada le mercredi 24 mars à 20h30, à l’émission les Grands Concerts.La Nouvelle compagnie théâtrale vient de recevoir une subvention de $27,000 du ministère des Affaires culturelles.Cette subvention permettra à la compagnie d’assumer ses frais de loyer au Gésu pour l’année 1975-76.On sait également que la NCT s’installera au cinéma Granada, dans l’est de la ville, et sera en mesure de poursuivre son travail en milieu étudiant.Le ministère des Affaires culturelles verserait $2 millions à la NCT pour lui permettre d’aménager les lieux.• La Société de musique contemporaine du Québec présentera son prochain concert en la salle Pollack de l’Université McGill, le 18 mars à 20h30.Au programme: Loyang d’Isang Yun et deux oeuvres québécoises, Moll (opera-Lilliput pour six roches molles) de Marcelle Deschênes-Harvey et Variations de Walter Boudreau.Ce concert devait être présenté le 26 février dernier, mais avait été annulé à cause d’un accident survenu à Sayyd Abdul Al-Khabbyyr, instrumentiste de l’ensemble de la SMOQ que dirige Serge Garant.On pourra utiliser les billets du 26 février.• La galerie La Relève présen-tera une exposition de sculptures-céramiques de Su-zelle Levasseur, du 17 mars au 11 avril.Le Théâtre-midi du Théâtre du Nouveau Monde reprendra ses activités le 16 mars avec une pièce de François Beaulieu intitulée Septième ciel et mise en scène par Jean-Louis Roux.Cette journée d’ouverture est gratuite pour tous.Vient de paraître chez Gallimard, dans la série Bibliothèque des sciences humai-nes:“Penser la guerre, Clausewitz” de Raymond Aron (2 volumes: L’Age européen et L’Age planétaire), de même 3ue “Fetes romaines d’été et ’automne” suivi de “Dix questions romaines” de Georges Dumézil.Chez le même éditeur, dans la série Connaissance de l’inconscient, on présente en deux volumes la “Correspondance: 1906-1914” de Freud et Jung.Enfin, deux nouveaux ouvrages voient le jour chez Denoël-Gonthier: “De l’esclavage à la ségrégation” de Gerda Lerner et“Fille ou garçon” de Madeleine Laïk.Ces derniers ouvrages paraissent dans la collection Femme.• Docteur Françoise Gailland, film de Jean-Louis Bertucelli mettant en vedette Annie Girar-dot, prendra l’affiche à Montreal le 2 avril.Flûtei liée MAR BERGMAN 2.00 - 4.20 - 7.00 9.20 ST-DENIS.STE-CATHERINE 288-2115 35 MILTON / 842-6053 SALIE RESNAIS 18-\NN ,NS "•:ü PROSPEC present© pouhT TOUS I LINO VENTURA Adieu Poulet un film de PIERRE GRANIER DEFERRE ifemmcs HH Soleil 480 Ste CATHERINE O 866 3866 1.40, 3.40.5.40, 7.40^.40 Sip DENIS BELANGER 2/7 3126 1.00, 3.00, 5.00, 7.00, 9.00 CENTRE LAVAL 688 7776 SUR SEMAINE: A 7.00 A 9.00 LES ARTISTES ASSOCIÉS préoontont un fj|m (jg AVEC JULIETTE MAYNIER GENEVIEVE FONTANEL NATHALIE CHANTREL FRANCOIS TRUFFAUT Isabelle Adiani candidate à l 'Oscar de la UN FILM DE LILIANE DREYFUS CONSEILLEE PAR ERIC ROHMER actrice W SEMAINE Très beau, somptueux et déchirant L’HISTOIRE D’ADÈLE H.*C«n«r.o M FRANCOIS TRUFFAUT JEAN GRUAUL» SU/ANNE SLHIFf MAN .BRUCE ROBINSON © SYLVIA MARRIOl T JOSEPH BLATCHLEY • IVRYGlTüS d..ascaamin a isieure de tombée eetmMt peur le lendemain OMMËS DEMANDÉS HOMMES OEMANt d.HOMMtSDHMNOM OFFICIER DE SECURITE Importante compagnie de construction requiert les services d’un agent de sécurité pour travaux de construction lourde.Le candidat doit avoir travaillé un minimum de 10 ans dans la construction d'immeubles industriels, commerciaux ou administratifs, ou dans une entreprise de génie civil.Il doit en plus posséder un diplôme ou certificat de 9e année ou l’équivalent.» Veuillez nous faire parvenir un curriculum vitae complet à l’adresse suivante: 0 DOSSIER 310 LE DEVOIR, C.P.6033, Montréal H3C 3C9 16-3-76 - ÉQUIPEMENTS DE BUREAU FAILLITE: Pupitre 24” x 45”, 30” x 60”; classeurs 2-4 tiroirs, photocopieuse Thermofax, livres de poche, mobiliers de salon — 2 morceaux $115, $134.$199.Tél: 272-0455 1-4-76 ÉQUITATION MANÈGE ST-MARC: A St-Marc-sur-le-Richelieu, cours d'équitation pour débutants, Intermédiaires et avancés.2 professeurs.Pas plus de 6 à la fois.Grand manège intérieur.Tél: 584-3384 (sans frais Montréal.Beloell, Boucherville) 1-4-76 GARDERIES PERSONNE DE CONFIANCE disponible garderait un ou plusieurs enfants, dans Outremont seulement.Sur semaine de 10 à 17 heures.Références.Tél.: après 18 heures 273-2617 17-3-76 HOAAMES OU FEMMES DEMANDÉS RIPRÉSINTANT (I) Compagnie .d’assurance-vie recherche un représentant de service.Le candidat doit être bilingue, posséder une voiture et détenir un diplôme universitaire de 1er cycle.Ce travail n'implique aucune vente.Tél: 845-0177 16-3-76 MOTOS - BICYCLES HONDA CB-400-1975, 4 cylindres, 6 vitesses, démarreur, dossier, condition A-1, $1,380.Particulier: Tél.de 9 à 5 p.m.877-6251 20-3-76 PERSONNEL RENCONTREZ VOTRE COMPAGNON Idéal par ordinateur.Pour brochure gratuite appelez Compudate 933-3673 t?4 heures) J.N.0.AMAS0: Service de rencontres.Sérieux.822 est Sherbrooke, suite 5, Marthe Gaudette, b.a.b.pêd.b.pn.L.ès lettres.Tél: 524-3852 J.N.0.RENDEZ-VOUS SCIENTIFIQUE: Service de rencontres de distinction depuis 1966.Confidentiel, sérieux, professionnel.1117 ouest Ste-Catherine suite 108, Montréal, Tél: 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détachée, de style Nordique, avec extérieur de cèdre construite directement en bordure d'un golf, dans un complexe résidentiel de grand luxe comprenant: piscine, club house, réservé aux résidents.Cette spacieuse maison de 2 étages comprend: 2 chambres â coucher, un grand salon avec foyer, tapis mur à mur, sous-soi à la grandeur, etc.Occupation mai ou juillet SEULEMENT $29,800.avec $2,800 comptant.Remboursement mensuel comprenant - capital - taxes - intérêts: $366.77 Appelez: Jean Turcotte 866-0268 pour rendez-vous.16-3-76 PETIT NID D'AMOUR: merveilleux petit chalet été-hiver, près de la Rivière St-Pie.Beau grand terrain 93' x 277' avec arbres, garage isolé fini intérieur avec sundecx sur le toit, petite remise, le tout en parlaite condition, chauffage électrique, le tout fini extérieur cèdre.Une vraie aubaine.$16,800.Si intéressé, appelez Roméo Vincent 514-378-0131 (frais virés) Immeubles Granbien, 16-3-76 (Jrj^rYVjtrvüWy-écJhf^f^.-fo-tfiZiXjRûfooo les MOTS CROISÉS du Devoir 123 45678 9 10 11 12 Horizontalement 1— Ordre de chevalerie, en Angleterre.2— Terme de civilité.— Met au courant des secrets d'un art, d'une science.3— Interrog.— Comm.d'Algérie.— Orient.4— Plante des Andes.— Pronom indéfini.— Métal précieux.5— Sert à lier.— Fonctionne de façon désordonnée.6— Ere qui précéda la nôtre.— Aluminium.7— Cri sourd d'un homme qui frappe avec effort.— Qado-llnlum — Nouveau-Brunswick.6—Paradis terrestre.— Qui appartient à ranimai.9—Sans couleur.— Dans.10— 11 conduit des Inès.— Avance sur l'eau.11— Interjection.— Ou verbe avoir.— Marchandise vendue eu rabais.12— Très jeune orme.— Oter la vie.Verticalement 1— Vêtement.— Ecrivain finlandais (1861-1921).2— Qui a terminé son adolescence.— Prendre un certain repas.3— Chef métis au Manitoba (1844-1885).- Métal blanc, rare.4— Quotient de la lores rm tomotrlce d'un cli magnétique par le flux ductlon qui le traverse 5— Obtenu.— Fils afné dV et d'Eve.— Fait de voix.6— Sorte de lit de repos.-minium.— Lui.7— Trois.— Plante potagt 8— Rendras comme perd 9— D'un verbe gai.— qu'une chose n'est vraie.— Bout qui d'une cigarette quand fini de la fumer.10— Saison.— Sodium.— i heureux.11— Qui peut être Isolé.— cube.12— Oiseau palmipède.— destiné au supplice damnés.Solution d'hier / 12 • Le Devoir, lundi 15 mars 1976 # \ sports Les Jeux de Jonquière s’autofinanceront > Clirling: Terre-Neuve La région hôtesse termine devant ses invités réalise une première par Normand Delisle JONQUIERE (PC) - Le Saguenay-Lac-St-Louis, région hôtesse des quatrièmes Jeux d’hiver du Quebec, a décroché le premier rang au classeiftent général, hier, à l’issue de cette réunion sportive de 10 jours.Les jeunes Saguenéens ont obtenu 281 points, 41 de plus que la région de l’Est du Québec, au deuxième rang.Les gagnants de l’an dernier, la région de Québec, ont terminé en troisième place avec 238 points.Les vainqueurs ont été longuement ovationnés hier, lors de leur marche triomphale devant quelque 4,000 partisans réunis au Palais des sports de Jonquière pour la cérémonie de clôture des Jeux.La surprise demeure quant même la performance des jeunes de l’Est du Québec, une région sportive qui englobe le Bas-Saint-Laurent et la Gaspé-sie.L'Est du Québec a réussi des merveilles en judo et en raquette pour dépasser au deuxième rang les représentants de la vieille Capitale, vainqueurs aux Jeux de l’an dernier à Ri-mouski.A l’issue de la cérémonie, les athlètes se sont donnés rendez-vous à l’an prochain, à LaSalle, en banlieue de Montréal, où se dérouleront les cinquièmes Jeux d’hiver du Québec.Cet été, les Jeux d’été feront relâche en raison de la tenue à Montréal des Jeux olympiques.Tout au plus présentera-t-on les finales à l’intérieur de chaque région.Dans chacun des sports du troisième bloc de compétitions, qui s’est terminé hier, plusieurs équipés favorites ont récolté les honneurs des premiers rangs et les médailles qui s’y rattachent.Au ballon sur glace, la région de l’Outaouais a obtenu la médaille d’or.Cette région, qui fut toujours représentée par une équipe de Masson, en était à sa troisième médaille d’or, en quatre participations aux Jeux d’hiver du Québec, dans cette discipline.Une équipe de Lac-Mégantic a décroché la médaille d’argent pour la région de l’Estrie, et des jeunes de Victoriaville ont récolté du bronze au profit du Centre du Québec.En raquette, c’est la région de la Côte-Nord qui a obtenu la première position tandis que le judo a confirmé la supériorité des Laurentides.Il faut souligner cependant en judo la grande répartition des médailles entre les différentes régions.Un porte-parole de la fédération, M.Jacques Fau-teux, a interprété cette répartition comme la preuve que le judo prend graduellement racine dans toutes les régions du Québec et connaît une popularité grandissante.En basket-ball, les anglophones de Montréal, qui développent depuis longtemps des joueurs dès l’âge de huit ans, ont récolté ce qu’ils ont semé: les équipes de Montréal- Concordia, Lac Saint-Louis, Montréal-Bourassa et de la Rive-Sud métropolitaine ont obtenu dans l’ordre les quatre pre- mières places au classement.Le basket-ball demeure cependant un sport pratiqué surtout à l’école puisque 12 des-17 équipes inscrites aux Jeux d’hiver provenaient du milieu scolaire./ En haltérophilie, un nom à Eux + vous= nous OXFAM c Les Jeux du Québec d'hiver 1976 ont pris fin.hier, à Jonquière.par la victoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean.La mascotte Jako n'a d'ailleurs pas manqué de parader aux côtés de la délégation gagnante (Téléphoto PC) retenir, selon le porte-parole de la Fédération d’haltérophilie du Québec: Pierre Duplain, un poids léger de la région de Québec, qui a obtenu deux médailles d’or et une d’argent.Duplain a établi un nouveau record des Jeux du Québec au total des poids levés pour l’arraché et l’épaulé-jeté, soit 232.5 kg.En tennis de table, on a constaté une amélioration du calibre de l’ordre de 60 pour cent, a-t-on souligné.Aucune surprise n’a été enregistrée cependant dans la victoire obtenue par la région du Sud-Ouest du Québec.Les compétitions ont permis de découvrir une nouvelle vedette chez les pongistes: Carole Beau-cage, du Lac Saint-Louis, dans la classe des filles de moins de 13 ans.Enfin, le directeur de la promotion des Jeux de Jonquière, M.Réjean Delisle, a souligne que les Jeux de Jako s’autofinanceraient.Les revenus ont atteint le chiffre record de plus de $850,000, ce qui couvrira amplement les dépenses effectuées au cours de ces compétitions, a-t-il fait remarquer.C’est au niveau des revenus en provenance de la population locale que la plus grande surprise a été enregistrée.Une campagne de souscription menée conjointement avec un concours public a amené plus de $212,000 à la caisse.Des commanditaires ont versé pour plus de $100,000 tandis que la vente de souvenirs a rapporté plus de $100,000.• Le reste des revenus provenait de subventions versées par le Haut-Commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports et la ville de Jonquière.Un observateur des Jeux de Jonquière a suggéré au Cofnité organisateur de transmettre au maire de Montréal, M.Jean Drapeau, leur recette magique d'autofinancement, afin qu’elle serve à ceux de Montréal, en juillet prochain.Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres Avis est par les présentes donné conformément a l'article 15710 du Code civil, qu'un acte de transport de toutes les créances, présentes et futures, de C L.EXCAVATION INC.ayant sa seule place d'affaires en la Ville de Sf-Hubert, en faveur de Banque Canadienne Nationale, en date du 2S octobre 1974, a été enregistré a Longueull.le 7 novembre 1974 sous le numéro 416628 Banque Canadienne Nationale Montréal.12 mars 1976 Avis est par la présente donné que par un contrat enregistré au Bureau d'Enregistrement de la Division d'Enregistrement de la Ville de Montreal sous le numéro 2672619.la Banque Royale du Canada (ici référée la Banque) a cédé, réassigné et reporté a SPI-B0R DRESS INC (Ici référée le client).54S5 rue De Gaspe.Montreal.Quebec, Manufacturier de textiles pour dames, tout droit, titre et Intérêts de la Banque â partir du 20lême jour de février 1976 en vertu d'un transport général de créances par le client i la banque en date du 13léme jour de mai 1970 et enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal sous le numéro 2209291 Daté le 9iême jour de mars 1976 BANQUE ROYALE DU CANADA La présente est pour aviser que.en vertu d'un acte enregistré au Bureau d'enregistrement de la Division d'enregistrement de Montréal sous le no 267204.la Banque de Nouvelle-Ecosse (ci-aprês appelée "la Banque ") a rétrocédé et transféré de nouveau i C0SAC0 SALES CORP LTD (cl-aprés appelé "le client ") 9600 rue Meilleur.Suite 850.Montréal.Québec 9600 rue Meilleur.Suite 650 Montréal.Québec Importateur tout droit, titre et intérêt de la Banque en vertu d'un transport général de créances tait par le cNent en faveur de la Banque en date du 7 novembre 1972 et enregistré au Bureau d'enregistrement de la Division d'enregistrement de Montréal sous le no 2389433 Fait ce 8e Jour de mars 1976 La Banque de Nouvelle-Ecosse DEMENAGEMENT L B B LTEE s est adressée â la Commission des Transports du Québec pour faire ajouter à son permis no 1041-V 'es droits additionnels suivants: b) Transport général — Longue distance - rayon: de Montréal à fous les endroits situés dans un rayon de 36 milles et retour c) De Montrffll â ailleurs dans la Province de Québec et retour pour le transport de ménage et d'ameublements usagés effectués au moyen d'équipement spécial, pour le public en général, conformément aux dispositions de l'article St de l'Ordonnance générale sur le rymionnage.Toute partie intéressée peut produire son opposition a la Commission des Transports du Québec dans les 4 jours de la première parution fiére publication 15 mars 1976 2lême publication 16 mars 1976 3iême publication: 17 mars 1976 SIGNE: PIERRE SAINT-PIERRE.C R PROCUREUR DE LA REQUERANTE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 500 05-003583 760 SYDNEY STEEL CORPORATION, corps politique et incorporé.dOment constitué selon la loi et ayant son bureau chef et principale place d'affaires pour le Québec, en les cité et district de Montréal Demanderesse -vs- DRESSER INDUSTRIES INC.corps politique et incorporé dOmenl constitué selon la Loi et ayant son bureau chef et principale place d'affaires en la cité de Dallas.Etat du Texas un des Etats Unis d'Amérique & Al Défenderesses PAR ORDRE DE LA COUR La défenderesse DRESSER INDUSTRIES INC est par les présentes requise de comparaître dans un délai de trame (30) jours.I compter de la dernière publication Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée au greffe de la Cour supérieure de Montréal é son Intention MONTREAL, ce 9 mars 1976 CLAUDE DUFOUR.P A C S M Mes POLLACK 6 POLLACK 600 ouest bool Dorchester, suite 1410 Montréal Out PROCUREURS DE LA DEMANDERESSE Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 2 mars 1976 é LA BANQUE TORONTO-OOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Jack Benderman & Norman Malus, associés, faisant affaire ensemble sous la raison sociale B.H INVESTMENTS -INVESTISSEMENTS B.M.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le Slême jour de mars 1976 sous le numéro 2672618 L* Ce 9lême jour de mars 1976 LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No: 500 02-009956-760 GOLD CIRCLE LTD.une corporation ayant son bureau chef en les cité et district de Montréal Demanderesse -vs- REJEAN TALBOT, autrefois résidant et domicilié en les cité et district de Montréal, présentement dé lieux Inconnus Défendeur PAR ORDRE DE U COUR: Le défendeur REJEAN TALBOT est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours, é compter de la dernière publication Une copie du brel d'assignation et de la déclaration a été laissée au greffe de la Cour Provinciale de Montréal è son intention MONTREAL, ce 9 mars 1976 A BEAULIEU G.A C P M Me JON K0S0RWICH 1255 Université.«1204 MnntrAal Hua PROCUREUR DE LA DEMANDERESSE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE N0 500-02-007833-762 OFFICE DE LA CONSTRUCTION OU QUEBEC, corporation légalement constituée et ayant son siège social au 3530 ouest, rue Jean-Talon cité et district de Montréal demanderesse -va- PF F ENTREPRISE INC corps politique dOment conslilué el ayant sa principale place d'affaires au 1920 boul St-Martin, sdte 104.cité de Chome-dey.Laval, district de Montréal et maintenant de lieux inconnus.défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR Il EST ENJOINT è P F F ENTREPRISE INC é l'M-teijtion desquelles des copies du bref et de la déclaration ont été laissées au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours MONTREAL le 10 mars 1976 (s) A.Beaulieu Greffier en chef de la Cour Provinciale Mes Ferron 6 Hamelin, 3530 ouest, rue JeaA-Talon.Montréal.P Qué Avocats de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES COUR SUPERIEURE (Graff* da* Divorça*) NO 500-12-058560-766 WILFRID LAROUCHE.époux commun en biens de Huguette Tremblay, résidant et domicilié au 400 Sl-Frangols.Duvernay.Laval.Requérant vs HUGUETTE TREMBLAY, de lieux Inconnus Intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'intimée HUGUETTE TREMBLAY est par Iss présentes requise de comparaître dans un délai de 80 jours de la dernière publication une copie de la requête en divorce a été laissée è la Division des Divorces ê son Intention Prener de plus avis qui défaut par voue de signifia et de déposa votre comparution ou contestation dans les délais susdits.la requérante procédas è obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous MONTREAL, ce 10 mars.1976 A, BEAULIEU Reglstralre Adj ME JEAN CHARBONNEAU.avocat 3509 Boul de la Concorde Suite 207, Duvanay.Laval Tél 661-9791 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 5 février.1976 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables è Budget Fuels (1975) Ltd.a été enregistré au bureau d'en registre ment de la division d'enregistrement de Montréal le 4e jour de mars 1976.sous le numéro 2672022.Ce 8e jour de mars.1976.LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 13 février 1976 è LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables â C.M.W.Imports Ltd.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 4e jour de mars 1976.sous le numéro 2672023.Ce 8e jour de mars, 1976.LA BANQUE TORONTO-OOMINION "Avis est par les présentes donné que Joseph Co-rad Florent Melanson.de la Ville de Montréal.District de Montréal, résident et domicilié au 5995 Pierre Bédard.s'adressera au lieutenant gouverneur en conseil, pour obtenir un décret changeant son nom en celui de Joseph Claude Florent Melanson Montréal, le 4 mars 1976 Les procureurs du requérant Blaln.Papillon.Carouzet" , Yves Papillon Avocat 333 est.Craig suite 202 Montréal 866-8567 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No 500 02-043178-750 BOUTIQUE FIORENTINO.Couture Masculine.2195 rue Crescent, è Montréal, district de Montréal.Demanderesse -vs- CAROL WARREN, de lieux inconnus.Défenderesse AVIS POUR SIGNIFICATION PAR LA VOIE DES JOURNAUX PAR ORDRE DE LA COUR: La défenderesse Carol Warren est par les présentes requise de comparaRre dans un délai de trente (30) jours è compter de la dernière publication Une copie de la déclaration et du brel d'assignation a été laissée au greffe de la Cour Provinciale pour le district de Montréal, à son intention Montréal, le 23 février 1976 (S) CLAUDE DUFOUR, reglstralre C P M Me Michel Yergeau, Avocat.Massé t Massé.235 est.boul Dorchester.Suite 410.Montréal.Oué AVIS est par les présentes donné, selon l'article 26 de la Loi des pouvoirs spéciaux des corporations (SRQ.1964.Chapitre 275).que la garantie, créée par acte de fiducie passé devant Me Laurent Décarie, notaire, entre OPERA DIAMOND LIMITEE et TRUST GENERAL DU CANADA, é titre de fiduciaire.portant la date formelle du 15 août 1971.et enregistré respectivement è St-Jéréme.Montréal.Jollette.Baie Comeau et St-Eustache sous les numéros 390905.2300721.156948.71653 et 145636 et par acte de fiducie supplémentaire passé devant Me Mario Beaulieu, notaire, le 15 aoOt 1973.ponant la date officielle du 1er aoOt 1973 et enregistré respectivement è Baie Comeau St-Eustache.St-Jér6me Jollette et Montréal sous les numéros 78601.155697.42158.1660% et 2452956 et par acte de fiducie supplémentaire passé devant Me Mario Beaulieu, notaire, le 9 septembre 1974.ponant la date officielle du 3 septembre 1974 «1 enregistré respectivement S Jo-nette.Baie Comeau.St-JérOme.St-Eustache Montréal.Ste-Geneviéve-de Batisca et Laval sous les numéros 175237 83011, 448483.161988.2550216,244057 et 354469 et par acte de fiducie supplémentaire passé devant Me Mario Beaulieu, notaire, le 16 mai 1975.ponant la dale officielle du 17 mars 1975 el enregistré respectivement è St-Eustache.Jollette.Laval.Baie Comeau.St-JérOme.Montréal et Ste-Oenevlève-de-Bastlcan sous Iss numéros 165892.179533.359569, 86879.483365.2802833 et 245894 et par acte de modification è l'acte de fiducie supplémentaire III repu devant Me Mario Beaulieu, notaire, le 31 octobre 1975.est devenue exécutoire é la suite du défaut de ladite compagnie en venu deadits actes de TRUST GENERAI DU CANADA et-quallté de fiduciaire pour les détenteurs d obligations de OBERA DIAMOND LIMITEE CANADA PROVINCE OE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) No: 500 12-058553-763 JEANNINE BLANCHARD, résidant et domiciliée è Chambly.district de Montréal Requérante -vs- GEORGES GRANGER présentement d'adresse Inconnue Intimé PAR ORDRE DE LA COUR: L'Intimé GEORGES GRANGER est par les présentes reqbis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée a la Division des Divorces de Montréal à son intention.Prenez de plus avis, qu é défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la Requérante procédera à obtenir contre vous par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous Montréal, ce 9 mars 1976 A BEAULIEU Réglstraire-adjolnt Me LUC GEOFFROY 440 est rue Sherbrooke suite 1501 Montréal, Que PROCUREUR DE LA REQUERANTE a Hydro-Québec APPEL D'OFFRES PMS-76-19079 pour 10h30 a.m.hsurs da Montréal la mardi 6 avril 1976 Région Maisonnsuva TRAITEMENT CHIMIQUE DE LA VÉGÉTATION LE LONG DE DIVERSES LIGNES DE TRANSPORT D'ÉNERGIE Toutes les conditions du prisent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de $25 pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à l'Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30 p.m.à l'endroit suivant: Dlractlon das Contrats Buraau no 809 HYDRO-QUÊBEC 75 ouast, boul.Dorchastar Montréal, Qué.Canada H2Z 1A4 Un dépôt de soumission au montant de SEPT MILLE DOLLARS ($7,000), chèque officiel d'une banque â charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire payable è l'Hydro-Québec.remboursable sous condition, doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'eopel d'offres directement de l'Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L 'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Le secrétaire M.-A.DEMERB "Avis est Ubitné par les présentes que le centrât de vente en date du 15 février 1976 â COMCAP FACTORS INC de toutes dettes, présentes ou futures, payables è AO LIBE T-SHIRT INC.a été enregistré au bureau d'Enregistrement de Montréal le 8 mars 1976 sous le no 2672638.'' CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500-05-004260-764 Pacific International Equities Corp.corps politique dûment incorporé ayant son siège social et principale place d'affaires en les Cité et District de Montréal é 5250 rue Ferrler.Suite 806 donne présentement avis â M.Antonio Vitorlno Pacheco.140 avenue Northcote, Toronto.Omario.que suite é un acte de vente enregistré â Cbéteauguay sous le numéro 126108, ladite Pacific International Equities Corp .a laissé au greffe de la Cour Supérieure de Montréal une copie d’un avis selon les articles 1040 (A) et suivants du code civil, è l'intention dudit Antonio Vitorlno Pacheco, pour valoir comme signification è toutes tins que de droit dudit avis, et suivant une requête à cet effet Le 10 mars 1976 Phillips 6 Vlneberg, 1 Place Ville-Marie, Suite 930.Montréal.Québec.Procureurs de Pacific international Equities Corp "Avis est donné par les présentes que le contrat de vente en date du 2 mars 1976 é COMCAP FACTORS INC.de toutes dettes, présentes ou futures.payables à SOLECTAR INTERNATIONAL LTD a été enregistré au bureau d'Enregistrement de Montréal le 8 mars 1976 sous le no 2672640." CANADA PROVINCE OE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500-05-003 109-764 LEONIDAS (LOUIS) VAZENIOS demandeur -contre- STYIIANOS PAPAPAVLOU el DIMITRIOS TSIAKANIKAS défendeurs et PAOLO GERVASI Tlers-salsi PAR ORDRE DE LA C0U9 IL EST ENJOINT â STYLIANOS PAPAPAVLOU.défendeur â l'intention de qui, une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Montréal, le 11 mars 1976 CLAUDE OUFOUR GREFFIER Me DEMETRIUS COULOURIDES CR 10 rue St-Jacques ouest, Chambre 1005.Montréal AVOCAT DU DEMANDEUR VILLE DE MONTRÉAL Expropriation *t possasslon préalable, da cartains Immaublas situés au sud-ast d* la rua Allard, antr* la ru* Beaulieu at le boulevard Monk at requis pour fins d* métro — Plan A-77 Émard — C.S.M.05-008011-75M - T.E.34-001138-75M notre dossier: 74-1682 La Ville de Montréal donne, par les présentes, avis que le 26 mars 1976.è 10 30 heures, à la mezzanine du 360 rue St-Jacques.é Montréal le Tribunal de l'Expropriation de Montréal commencera è procéder â l'examen et â l'évaluation des immeubles ou parties d'immeubles expropriés décrits cl-dessous et des dommages résultant de cette expropriation qui, salon les articles 955 et suivants de sa charte, a été décrétée par résolution du Conseil municipal le 20 décembre 1974.conformément au pian d'expropriation A-77 Emard Les Immeubles ou parties d'immeubles dont l'expropriation a été décrétée pour les fins susdites, du cadastre de la municipalité de la paroisse de Montréal, de la division d'enreglslremenl de Montréal, sont les suivants: Article Numéro de cadastre Subdi- vision Sltuition Propriétaire 1 3912 834-1 Lot Allard Dorilas Gtêgoira 2 3912 834-2 Lot Allard Dorilas Grégoire 3 3912 834-3 Lot Allard Dorilas Grégoire HOTEL DE VILLE, MONTREAL.t5 mars 1976 PELOQUIN, BOUCHARD.BADEAUX ET ALLARD Procureurs de la Ville de Montréal VILLE DE MONTRÉAL Expropriation at possasslon prAalabla, d* cartains Immaublas situés au sud-ast d* la rua Allard, antra la rue Beaulieu st le boulevard Monk et requis pour tins de métro — Plan A-77 Émard — C.S.M.05-006011-75 - T.E.34-001137-75M, notre dossier: 74-1882 Li Ville de Montréal donne, per les présentes, avis que le 26 mars 1976.é tO 30 heures.I la mezzanine du 360 rue St-Jacques.I Montréal, le Tribunal de l'Expropriation de Montreal commencera é procéder I l'examen et è l'évaluation des Immeubles ou parties d'immeubles expropriés décrits d-dessous et des dommages résultam de cette expropriation qui.selon les articles 955 et suivants de sa charte, a été décrétée par résolulton du Conseil municipal le 20 décembre 1974, conformément au plan d'expropriation A-77 Emard.Lea immeubles ou partie!, d'immeubles dont l'expropriation a été décréiée pour les fins susdites, du cadastre de la Municipalité da la paroisse de Montréal, de la division d'enregistrement de Montréal, sont les suivants: Article Numéro dé cadastra Subdi- vision Situation Proprlétalré 4 3912 833-3 Lot Allard Rolland Csitonguay S 3912 833-2 Lot Allatd Rolland Castonguay 8 3912 833-1 Lot Allard Rolland Castonguay REGINA (PC) - Terre-Neuve a remporté le championnat canadien de curling, samedi, l’équipe du skip Jack MacDuff a terminé le tournoi avec une fiche de 9-2.D s’agit du premier championnat en curling pour cette province.En 13e ronde, Terre-Neuve a eu raison de l’écjuipe de Joe Gurowka, de Mississauga, Ontario, par 9-4 en 14 bouts.L’équipe championne était complétée par Toby McDonald, Doug Hudson et Ken Temple-ton.Terre-Neuve est entré en compétition en 1951 et devient la première province de l’Atlantique à mériter ce championat depuis la Nouvelle-Ecosse la meme année.Elle n’avait jamais terminé mieux que troisième jusqu'à cette année.Son plus grand nombre de victoires en un tournoi avait été de quatre.Clare LeBlonde, de Winnipeg, a mérité deux points dans un bout supplémentaire jpour défaire Alf Romain, de Halifax, 9-2, et ravir le deuxième rang avec une fiche de 8-3» Trois équipes ont terminé à égalité au troisième rang avec des fiches de 7-4: Jim Ursel de Montréal, Bemie Sparkes, de la Colombie-Britannique, et Dave Sullivan, de Fredericton.Wayne Sokolosky, de Calgary, a terminé à 6-5 tandis que des fiches de 5-6 ont été obtenues par Rick Lang, du Nord de l'Ontario et Howard Brazeau, de Fort Smith, Territoires du Nord-Ouest.La Nouvelle-Ecosse a terminé à 4-7 tandis que l’Ontario et la Saskatchewan venaient 3-6.Ken MacDonald, de Charlottetown, fermait la marche à 2-9.Connors prend sa revanche sur Nastase HAMPTON (Virginie) (AFP) — L’Américan Jimmy Connors a pris hier sa revanche sur Aie Nastase, sa “bête noire” au tennis, en écrasant le Roumain 6/2, 6/2, 6/2 dans la finale du tournoi de Hampton, en Virginie.Le Roumain avait battu Connors, numéro deux mondial derrière Arthur Ashe, pour la douzième fois en quatorze rencontres dans la finale du championnat national de tennis, à Salisbury, en février.A Hampton, tournoi organisé par l'association des joueurs indépendants, Connors a mis 1 heure et 19 minutes pour disposer de Nastase, qui n’avait pas son meilleur jour.Connors, en super-forme, a fait le break dès le troisième jeu du premier set pour récidiver au septième jeu, en dépit de deux as de Nastase.Il enlevait le service adverse dès le premier jeu du deuxième set et continuait sur sa lancée, tandis que Nastase perdait le rythme et un total de 46 balles sur sa faute pendant le match.Connors a reçu un premier prix de $15,000 qui porte ses gains en tournois à $62.763 cette année.L’Américan a toutefois encaissé $250,000 pour sa récente victoire contre l’Espagnol Manuel Orantes dans un match-défi à Las Vegas.L’Indien Vijay Amritrai, en battant l’américan Stan Smith 6/2, 0/6, 6/2, a remporté hier à Memphis (Tennessee) son premier tournoi de l’année dans le championnat de la W.C.T.Smith, qui avait causé la surprise des demi-finales en éliminant le Suédois Bjom Borg, HOTEL OE VILLE.MONTREAL.15 mal 1976 PELOQUIN.BOUCHARD.BADEAUX ET ALLARD Procuraun da II Villa d« Montréal COMPTABLES AGRÉES BELZILE.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BELZILE C A ROBERTST-JEAN C A GILLES SPERANO.C A 2345 est, Bélanger Montréal 729-5229 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST CA ROLAND PROVOST C» 1255, Univeraité, Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU.ROBIN & ASSOCIÉS Comptables agréas Lucien O Viau.C A Armand H Viau.C A J Serge Gervais C A Waquih Boulos.C A H Lionel Robin.C A.Jean-Jacques Oueiette C A Jacques R Chadilion.CA Jacques Joyal C A Richard De Beilefemile.C A Louis Baril C A 4926 avs Vsrdun, Vax dim, H 40 léél 7701 ni* Édouard, LaSalla, H SP ITS 55A.Blalnvllla Cat, Sta-Thérèssjrc 1L4 76S-3S71 • 435-46S1 samson.eeLair & associes comptable* agréé* Montréal — Québec — Rimouski — Sherbrooke — Trois-Rivières — Ottawa — Sept-iles Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal H4Z 1H8 861-5741 CARTES PROFESSIONNELLES ET D’AFFAIRES MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Brevets d’invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic â Roblc cidevont Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal 107 288-2152 ALAN SWABEY & Ci Alan Swaba y Hobart MltchoN Otiy Moula bout Morcovx Malvin Shor Arthvr Mallotto Kevin Murphy John 0.Millar Oary W.Partington AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE 62S, Avt du Prébldbnt Ktraibdy Montréal - 845-712B 721 -9630 ENTREPRENEUR-fLECTitiCIEN JEAN K.MALOUF INC.•nfrafian industrial - commercial résidantial Plus dt 25 ans d'sxpéntncs Bureau 6305, 25a Ava, Rosemont Montréal LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR JEUNES PORTEURS DEMANDÉS pour faire la livraison du journal LE DEVOIR à Montréal et Banlieue Excellentes routes disponibles 844-3361 sports Le Devoir, lundi 15 mars 1976 * 13 Leach compte ses 50e et 51e buts contre Atlanta Lafleur décapsule Washington C’est Guy Lafleur, avec deux buts et une passe, qui a réalisé la performance de la soirée, hier, alors que le Canadien de Montréal a décapitulé les Caps de Washington, au compte de 5-1.Lafleur, devant 16,462 spectateurs a enregistré ses 46e ef 47e buts de la campagne, ajoutant une passe, pour porter sa fiche personnelle à 105 points.Peter Mahovüch, Bob Gainey et Yvan Cournoyer ont marqué les autres buts du Canadien, qui .< 9UI a amoche les Caps au chapitre des lancers au but: 42 contre 22.Même chose au titre des buts comptés une contre l’autre cette saison: le Canadien présente cette même supériorité, ayant marqué 30 fois contre 6.> ou d’i rocque d’une fiche vierge est Hartland Monahan, qui a enregistré en troisième.Larocque se dirigeait, sans problème aurait-on cru, vers son troisième “blanchissage” cette année en 18 apparitions.Signalons les belles performances de Jacques Lemaire, trois passes complétées, de Bernie Wolfe, des Caps, qui a réalisé quelques beaux arrêts et de quelques joueurs qui, de part et d autre, ont tente de relever le moral des spectateurs au moyen d’une persistance au travail tout-à-fait louangeable.L’arbitre, John McCauley, est un de ceux qui ont le moins travaillé: il n’a exilé hier soir que cinq joueurs de chaque équipe, pour deux minutes chacun.A Philadelphie, Regg Leach a marqué ses 50e et 51e de la campagne, alors que les Flyers ont éteint les Flames d’Atlanta 6-1.Samedi soir au Forum Les Bruins croulent au troisième vingt Scotty Bowman dirige sans doute l’équipe la plus talentueuse de la Ligue nationale.Cela dit il demeure un élément très important dans les succès de l’équipe et il serait injuste de sous-estimer son rôle.Il n’a rien d’un portier et les Bruins de Boston, vaincus 4-2 samedi soir au Forum, en conviendront.Alors que le Canadien accusait un retard de 2-0 après deux périodes, durant lesquelles les visiteurs ont manifesté un jeu d’ensemble exemplaire, Bowman a associé Guy Lafleur à Doug Jarvis et Bob Gainey dès le debut du dernier engagement.Ce changement de dernière heure a semblé surprendre les Bruins qui ont croulé sous i’of-fensive du Canadien, qui a compté quatre buts sans riposte.Lafleur a d’abord réussi le premier but des siens en faisant dévier une passe de Doug Jarvis derrière Gerry Cheevers.Puis Yvan Cournoyer et Doug Risebrough ont ajouté deux hockey Ligue Nationale Vendredi Atlanta 4, Washington 1 Samedi Montréal 4, Boston 2 Rangers NY 7, Vancouver 3 Islanders NY 2, Toronto 2 Pittsburgh 4, Californie 2 Detroit 4, Los Angeles 1 Chicago 4, Minnesota 1 St-Louis 5, Kansas City 3 Hier soir Montréal 5, Washington 1 Buffalo 8, Minnesota 2 Boston 4, Californie 2 Philadelphie 6, Atlanta 1 Pittsburgh 7, St-Louis 1 Islanders NY 5, Chicago 3 Association Mondiale Vendredi Québec 10, Winnipeg 6 Phoenix 5, Toronto 2 Indianapolis 8, Cincinnati 3 LIGUE NATIONALE Section Lester Patrick Pi S P n bp be pts PHILADELPHIE.69 45 10 14 307 178 104 ISLANDERS NY .70 38 17 15 267 165 91 ATLANTA 72 31 31 10 238 215 72 RANGERS NY .69 24 36 9 233 286 57 Section Connie Smyth* CHICAGO 69 27 25 17 210 215 71 VANCOUVER .70 28 29 13 235 242 69 ST-LOUIS 70 25 33 12 215 252 62 MINNESOTA .70 18 48 4 167 269 40 KANSAS CITY .68 12 46 10 160 290 34 Section CharlM Adam* BOSTON 69 44 14 11 270 203 99 BUFFALO 70 38 20 12 294 215 88 TORONTO 71 31 26 14 263 241 76 CALIFORNIE .72 25 38 9 226 252 59 Section Jarne* Norris MONTREAL 71 52 9 10 297 150 114 LOS ANGELES .70 33 30 7 225 233 73 PITTSBURGH .70 31 28 11 297 261 73 DETROIT 69 21 39 9 178 264 51 WASHINGTON .69 8 52 9 188 337 25 ASSOCIATION MONDIALE Section Canadienne Pi 0 48- 40 35 24 19 P 22 25 30 43 43 WINNIPEG.72 QUEBEC.69 CALGARY *.69 EDMONTON .72 TORONTO.67 Section Est N.-ANGLETERRE.70 30 34 CLEVELAND.68 29 34 CINCINNATI.71 31 39 INDIANAPOLIS.69 29 37 Section Ouest HOUSTON.67 43 24 PHOENIX .69 35 28 SAN DIEGO.68 33 31 2 4 4 5 5 6 5 1 3 0 6 4 bp 318 300 258 239 277 226 32 255 207 275 256 261 bc 226 273 235 301 335 252 240 292 214 226 234 237 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Est Pi g P n bp be pt* QUEBEC .68 38 23 7 324 270 83 TROIS-RIVIERES .68 33 30 5 356 334 71 CHICOUTIMI .69 27 30 12 335 360 66 SPREL .70 26 33 11 295 367 63 SHAWINIGAN .68 9 55 Section Oue*t 4 243 529 2?SHERBROOKE .69 49 12 8 497 266 106 CORNWALL 37 23 9 338 260 83 MONTREAL 34 26 7 311 261 75 HULL .70 29 34 7 306 313 65 LAVAL .70 24 40 e 299 344 54 Les Flyers ont maintenant une fiche de 21 victoires d’affilée.C’est Leach qui mène dans la LNH au chapitre des buts; il a de plus abattu un nouveau record d’équipe dans ce domaine, dépassant les 50 de Rick MacLeish en 1972-73.Il faudrait que les Flyers gagnent leurs deux prochains matches pour dépasser le re- cord de 23 victoires consécutives des Bruins de Boston, qui a été établi en 1940-1941.A Buffalo, Gilbert Perreault et Jimmy Lorentz ont obtenu chacun un chapeau, pour mener les Sabres de Buffalo à une victoire 8-2 contre les North Stars du Minnesota.Dan Gare et Craig Ramsay ont compté les autres buts du Buffalo.Le Québec s’impose en gréco-romaine ST-JEAN (PC) — Les lutteurs québécois ont remporté sept médailles hier, au Championnat canadien de lutte, dont cinq d’or.Anrès avoir été évincé du club des médailles d’or samedi, le Québec s’est mis en évidence en gréco-romaine.Au contraire des épreuves de style libre, ces dernières ont fourni au contingent québécois une occasion de se bien faire valoir.En gréco-romaine, les athlètes n’ont pas le droit d’appliquer de prises sous la ceinture.Les lauréats québécois, ont été, chez les juniors, Robert Foltus, dans la catégorie des 60 kilos, et Bob Robertson, chez les 52 kilos.Chez les seniors, Mike Kawasaki, Howard Stupp, figure de proue canadienne dans la discipline aux derniers Jeux pan-américains, et Douglas Hickey ont pris la mesure de leurs adversaires, respectivement chez les 52,62 et 100 ki- Vis______________ Même si les négociations piétinent Bowie Kuhn ouvrirait les camps d’entraînement demain autres buts à mi-chemin de la période, avant que Gainey, dans un filet désert, n’assure la victoire au Tricolore.La tactique de Bowman de faire jouer Lafleur sur deux trios fut très heureuse puisque les Bostonnais avaient su tenir en échec l’attaque montréalaise pendant deux périodes.Rapides, tenaces, ils ont empêché les joueurs du Canadien de s'approcher de Cheevers, qui fut toutefois excellent les quel-oues fois où il fut mis à l épreuve.Don Marcotte, en première période, puis Ken Hodge, en deuxième, ont déjoué Ken Dryden qui a reçu 31 lancers contre 34 pour son vis-à-vis.Même s’il a été bien secondé durant les 40 premières minutes de jeu, Cheevers a fait la preuve que près de quatre saisons dans 1 Association mondiale ne lui avaient pas enlever ses moyens.Au contraire.Mais il ne put re- Çousser l’irrésistible attaque du ricolore, qui a largement dominé le dernier tiers pour soutirer la victoire.ST-PETERSBURG, Floride (AP) — Le commissaire du baseball, Bowie Kuhn, a promis hier que les camps d’entraînement ouvriront et que la saison débutera comme prévu le 8 avril prochain.“Je ne puis préciser le jour de l’ouverture des camps, que ce soit lundi (aujourd’hui) ou mardi, mais on jouera au baseball à la date prévue,” a-t-il affirmé.D'aucuns soutiennent que les joueurs seront à l’entraînement demain.Interrogé relativement à la rumeur selon laquelle une décision serait prise a 18 heures aujourd’hui concernant l’ouverture des camps, le commissaire a répondu:“J’espère qu’il y a dans cette rumeur un fond de vérité, mais aucune heure précise n’a encore été arrêtée.Les propriétaires diffèrent encore d’opinion sur le temps dont les joueurs doivent disposer pour retrouver leur forme.Omnium Dorai Un représentant patronal a confié hier à l’Associated Press que la date limite était lundi — soit trois semaines avant le début de la saison.Kuhn a tenu une conférence de presse improvisée à deux portes de la salle où se réunissent pour une 29ème session les joueurs et les propriétaires.Marvin Miller, directeur exécutif de l’association des joueurs, n’a pas caché sa surprise face aux propos du commissaire qu’il a du reste qualifié de très optimiste.Il a cependant dit que les joueurs accepteraient de reprendre l’entraînement si les camps étaient ouverts.Miller demeure très pessimiste puisqu’il ne voit aucun accord poindre à l’horizon.La session d’hier n’aurait d’ailleurs apporté rien de neuf.Lee MacPhail, président de la Ligue américaine et l’un des principaux négociateurs de la partie patronale, a également montré des signes d’impatience et de lassitude face au peu de progrès réalisé hier.“On entend toujours le même refrain,” a-t-il dit.“C’est une expérience très frustrante pour tous, a encore déclaré le commissaire.Mais je crois que nous arriverons à un compromis.Mon travail est de maintenir les joueurs et les propriétaires en contact permanent dans le but de trouver une solution.” Le commissaire a par ailleurs exprimé l’avis que le présent conflit de travail n’aurait pas d’incidence sur la popularité du sport auprès du public.Au terme de la rencontre d’hier, il semble que les propriétaires maintiennent leur dernière offre relativement à la clause d’exclusivité qui vise à permettre à un joueur de devenir agent libre après sa huitième saison.Les joueurs, encouragés dans leurs revendications par deux décisions du tribunal, exigent au contraire une libération après cinq saisons.Hockey universitaire Les Blues inscrivent un 8e titre national TORONTO (CP) - Les Blues de l'université de Toronto, dirigés à l’attaque par John Pre- Hubert Green par six coups N.-Angleterre 8, Cleveland 2 Samedi Houston 3, San Diego 2 Indianapolis 6, Phoenix 4 N.-Angleterre 5, Cincinnati 1 Hier soir Toronto 3, Québec 1 Winnipeg 4, Edmonton 2 Phoenix 3, Cleveland 2 Ligue Majeure du Québec Vendredi Québec 8, Laval 2 Sherbrooke 8, T.-Rivières 3 Montréal 4, Sorel 2 Chicoutimi 10, Shawlnigan 3 Hier soir Cornwall 6, Sorel 3 Sherbrooke 3, Québec 1 Laval 7, Shawlnigan 1 Chicoutimi 5, Montréal 3 Ce soir Québec à Montréal Cornwall à Laval MIAMI (AP) - Hubert Green, défiant deux rivaux de taille, Jack Nicklaus et Mark Hayes, a signé une carte dë 69, hier, pour enlever le tournoi Dorai avec un total de 270, soit 18 coups sous la normale.Green, qui avait pris une avance confortable de cinq coups au cours des trois premiers tours, a touché un premier prix de $40,000, sur les $200,000 en jeu, pour porter ses gains cette saison à $54,006.Il s'agissait de la neuvième victoire de sa carrière dans le circuit de la P.G.A.Nicklaus, le champion sor- tant, et Hayes se sont approchés à seulement trois coups de la tête pendant la dernière journée mais ont dû concéder la victoire par six coups.Hayes a négocié le parcours en 71 coups, et Nicklaus en 68.Ben Crenshaw, deux fois vainqueur cette année, s’est classe quatrième avec un total de 277, un coup devant l’Australien David Graham et Bobby Mitchell.Johnny Miller, Hale Irwin, Lee Trevino et Arnold Palmer n’ont pas participé au tournoi.Green a amélioré de deux coups le record du tournoi établi en 1974 par Brian AUin (272).Le temps magnifique, les vents favorables, les allées bien entretenues et les verts fermés avec des trous bien placés ont donné lieu à d’excellents pointages dans ces tournois.David Graham avait battu samedi le record du parcours en tournant en 64.Le vainqueur s’est enfin qualifié pour les séries mondiales de golf qui auront lieu, en automne, à Akron, Ohio, avec les autres vainqueurs des précédents tournois de l’année: Jack Nicklaus, Johnny Miller, Haie Irwin, Ben Crenshaw, Tom Watson et J.C.Snead.cious, auteur de deux buts, ont remporté le championnat de l’Union athlétique intercollégiale canadienne de hockey à la suite de leur victoire de 7-2 contre les Gryphons de l’université Guelph, hier.Il s'agit pour les Blues d’un huitième titre national au cours des 11 dernières années.Paul Sawyer, Bob Adoranti, Doug Herridge, Larry Hopkins et Mike Hannan ont également compté pour les Blues, tandis que Frank Staubitz et Lome Jarrett ont répliqué pour les Gryphons.Samedi, un but de Precious compté à 10:09 en prolongation, avait permis aux Blues de vaincre les Stingers de l’univer-.sité Concordia au compte de 3-2 et de passer à la finale.Cette défaite des Stingers, qui représentaient le Quebec et tout l’Est du Canada, fut d’autant plus décevante qu’il s’agissait de leur premier revers en 36 parties.sommaires Ligue Nationale Samedi Rangera 7, Canucka 3 Pramltr» période 1— RANGERS: Dillon (19) Vickers, Greschner.0:47 2— VANCOUVER; O FIaherty (17) Blight, Lever.13:04 3— RANGERS: Vickers (28) Gilbert, Greschner.15:23 4— RANGERS; Dillon (20) Gilbert, Vickers.15:57 Pénalité — Aucune.Deuxième période 5— RANGERS; Middleton (24) Esposito.Hicke.1:55 6— RANGERS: Vadnals (18) Stemkowskl .3:10 7— VANCOUVER; Ververgaerl (33) Boudrlas .4:45 8— RANGERS; Dlllon (21) Poils.18:57 Pénalité — Aucune TroieMmo période 9— VANCOUVER; Gould (30) Bordeleau Oddleifson .7:55 10— RANGERS; Esposito (29) Hicke, Vadnals .15:49 Pénalité — Aucune Tire eux bute: NY Rangers.«,.1111 5-27 Vancouver .13 11 18—42 Gardiens — Davidson.NY Rangers: Smith.Rldley, Vancouver Assistance — 15,612.Kehœ, Hadtield.14:57 Pénalités—Sabourin C 0:07.Gardner C 2:51.Kelly P 2:58.Murdoch C 10:52.Van Impe P 18:33 Deuxième période 3— CALIFORNIE: Sabourin (21) Merrick, Hampton.17:04 Pénalités—C banc 12:25, Wllkens P 17:58.Troleléme période 4— CALIFORNIE: Glarard (13) Merrick.Sabourin.4:43 5— PITTSBURGH: Hadfleld (28) Kehœ, Larouche.13:27 6— PITTSBURGH: Gilbertson (2) Kelly.19:35 Pénalités—Van Impe P 2:32.KlassenC 5:58 Tira aux bute: Californie.4 5 7-16 Pittsburgh .19 8 18-39 Gardiens—Meloche.Californie; Plasse.Pittsburgh A—13,351 Unger, Affleck.12:1B 7— ST-LOUIS: Lelley (38) Affleck, Sanderson .15:17 Pénalités: Burns KC 0:23, Larose, SL 2:00, Smith SL 5:47.Plante SL 17:23.Roberto KC 19:33 3e période 8— ST-LOUIS: Unger (36) dam (C) majeure.Savard (B) majeure, de match 4:14; Zi Inconduite < 1:02 MacA- Butler (C) majeure.O'Reilly (B) majeure 9:3 SchmauV (B) 11:49:'' .19:54 Pénalités Lefley SL 1:04.Durbano KC 6:42, Smith SL 12:06, Roberto KC 13:30.Tirs aux buts: Kansas City.9 7 10-26 St-Louls.22 14 9-45 Gardiens: Herron, Kansas CHy; Stanlowskl, St-Louls Assistance: 18.524 pt« 98 84 74 S3 43 66 63 63 61 86 76 70 UlandM’s 2, MapU Laafs 2 Première période 1— ISLANDERS: Gillies (33) Harris, Trottler .5:41 Pénalités — Drouin I.Boulette T 12:13, Nystrom I 17:13 Deuxième période 2— TORONTO: Hammarstrom (19) Ferguson, Salmlng .10:01 Pénalités — Thomas T 1:41, Howell I 5:49, Gllllis I mineure, majeure.Boulette T majeure 11:09 TpMlAlAena — a—¦—-a-I rOlBICmt p*rIIXJ* 3— ISLANDERS: Trottler (27) D Potvln.J Potvin .18:33 4— TORONTO; Vallouette (9) Selling .17:13 Pénalités - Gillies I 13:36.Slttler T 15:03 Tira aux buta: Islanders .14 9 9-32 Toronto .8 10 9-27 Gardlens-Resch.NY Islanders: Thomas.Toronto Assistance — 16,485 Black Hawka 4, North Start 1 .4:17 .5:51 6 36 Rad Wlnga 4, Kings 1 1ère période 1— LOS ANGELES: Corrigan (18) Murdoch.Murphy .2:24 2— DETROIT: Libett (19) McKechnie.6:47 PénaHtés Williams LA 5:24, Hutchison LA 12:57, Lochead 0 16:00.2a période 3— DETROIT: Hexlall (13) Harvey, Libett.12:52 4— DETROIT : Bloom (11) Hexlall.13:25 Pénalités Cameron 0 6:03, Murphy LA 14:49.Komadoskl LA 16:07.Maloney 0 18:28 3e période 5— DETROIT : Hexlall (14) Cameron, Libett.6:50 Pénalités: Harper D 2:19, Wilson LA 9:38.Salovaara D dble mineure 18:16 , Tirs aux buts: Détroit .8 13 11-32 Los Angeles.5 4 9—18 Gardiens Giacomln.Détroit; Edwards.Los Angeles Assistance 11.534.Hlar Canadlana S, Capitata 1 1ère période 1—MONTREAL: Gelney (14) 2e période 4— BOSTON: Bucyk (34) Hodge, Smith.Pénalités: Stewart (C).O'Reilly (B).Ma '") majeure, Smith (B) tanussi (B).Christie ture 9:36; Girard (C).Hampton (C) majeure, Sch-mautz (B) mineure double, majeure.Marcotte (B) 18:57.5— CALIFORNIE: Ahern (14) .14:42 6— BOSTON: Cashman (23) Râtelle .19:32 Pénalité: Jacobs (C) 9:43.Tira eu but Californie: .13 1 Boston .10 Gardiens Simmons (C): Gilbert (6) Assistance: 14.261 .13 11 7-31 7 14-31 Hyrop.Larocque .2—MONTREAL: Lafleur (46) Savard.Lemaire .11:17 .13:12 Pénalités: Jarvis (M) 0:35; Stewart (W), Wilson (M) 11:39; Slrols (W) 12:35.2e période 3— MONTREAL: Cournoyer (12) Lemaire, Lapointe.19:29 Pénalités Lapointe (M) 15:58; Labre (W) 19:16; Risebrough (M) 20:00.3# période 4— WASHINGTON: Monahan (14) Lalonde.Lampman .10:25 5— MONTREAL: Mahovllch (33) Lafleur, Slum .12:40 6— MONTREAL: Lafleur (47) Mahovllch, Shut!.19:34 Pénalités: Labre (W).Mahovllch (M) 3:37; Stewart (W) 6B5 The au but Washington: .5 9 9—22 Montréal: .12 17 13-42 Gardiens Welle.Low (W): Larocque (M) Assistance: 16,462 Flyur» 6, Flamat 1 4 e_- a « -a- 1 wfw 1— PHILADELPHIE: Saleskl (17) Klndrachuk, Lunsberry.2— ATLANTA: Carrière (4) Clément, Romanchych 3— PHILADELPHIE: Kelly (11) 5:36 .11:52 16:20 Bridgman Pénalités Clarke PO: 16: Jim Watson P 5:55; P 9:50; Gibbs 113:53; Oulnn A.Klndrachuk Killy P S P 16:12, Aucun but PénalItés-HIcke M 10:48.M banc 15:54 Deuxième période 1— CHICAGO: Marks (20) Koroll.Miklta .2— CHICAGO: Bordeleau (11) Rota .3— CHICAGO: Dalgle (12) Boldlrsv, Hull 4— MINNESOTA Talafous (17) Hogaboam .10:59 Pénalités Russell C 7:47.Blalowas M 8:29.Murray C 14/40.Russell C 17:52.11:15 Canadian 4, Bruina 2 1ère période 1— BOSTON: Marcotte (11) Cashman .18:13 Pénalités Marcotte B 11:17.Cournoyer M 12:00, Van Boxmeer M 18:00 2— BOSTON: Hodge (21) Râtelle.Bucyk Pénalité: Halward B 6:31 2e période 3— MONTREAL: Lafleur (45) Jarvls.4— MONTREAL Cournoyer (27) Savard.Lambert 5— MONTREAL: Risebrough (15) Roberts .6— MONTREAL Galney (13) Jarvls .Pénalités Savard B.Wilson M 12:40 Tirs aux buis: Boston.14 12 5-31 Montréal.8 11 15-34 Gardiens Cheevers.Boston; Dryden.Montréal Assistance: 18,997 5:36 7:08 6:38 9:33 .10:42 5:53 9:36 .11:56 19:22 5—CHICAGO Koroll (18) Miklta.Marks Pénalité.Aucune Tin aux buter Chicago .12 11 8—31 MlmwMa .13 I 4-25 Gardlens-Esposlto.Chicago.Manlago.Minnesota A—12,480 10 06 14:38 Pwngoulnt 4, SmI« 2 eu IA.« — a -tfu 1— PITTSBURGH: Kelley (23) Van Impe .2— PITTSBURGH Larouche (40) 13 29 BIum S, Scouit 3 1ère période 1— ST-LOUIS: LaroM (12) Lelley, Sanderson.2— KANSAS CITY Hudson (9).3— KANSAS CITY: Bums (12) Lagacé.Arnason.15:42 4 ST-iouiS Patsy (6) Gastoff 17'49 Pénalités: Herron KC 0 31.Bergman KC, Lelley SL 6 02.Durbano KC 6:07.Butter SL dble mineure.Durbano KC 12:59.Hudson KC 15:49 5—KANSAS CITY Charron (26) Hudson.Bergman.7:38 9—ST-LOUIS: Butler (14) Sabre* I, North étara 2 1ère période 1— BUFFALO: Perreault (37) Robert.Guévremonl.2— BUFFALO: Ramsav (20) Luce, Robert.3— BUFFALO: Lorentz (10) Richard.Stanfield.4— BUFFALO: Perreault (38) Robert, Martin.Pénalités: Young M 3:37; Barrett M 6:25: Guévremonl B 16:29; Guévremonl B 19:33 te période 5— MINNESOTA: Young (14) Goldsworthy.Talafcus .1:22 6— BUFFALO Gare (41) Ramsay.Luc* .7:10 7— BUFFALO: Lorénts (11) Guévremonl, Stanfield.18:41 8— BUFFALO: Perreault (39) Martin 17.12 Pénalité: Fogolln B 17:42 pêflodt 9 -MINNESOTA Hogaboen (22) O'Brien.2:31 10—BUFFALO: Lorentz (12) Guévremonl.Stanfield .12:48 Aucune pénalité Tira eu but Buffalo .17 10 16-43 Minnesota 6 14 11-31 Gardiens DesJardins B; Harrison M Assistance 10.629 ra- — -e- p*oea* 4— PHILADELPHIE: Leach (50) Clarke.Dupont.1:00 Pénalités Goodenough P 6:30; Bennett A majeure.Inconduite.Oulnn A mineure.Goodenough P majeurs.Dupont P mineure, 12:03 le période 5— PHILADELPHIE: Bridgman (22) Dornhoefer, Goouenough 8—PHILADELPHIE: Leach (51) Crisp .7—PHILADELPHIE Dornhoefer (28) Bladon.Schultz .Pénalités: Philadelphie (Servie par Kelly) 0:59; Leach P 11:12.Tira eu but Atlanta .7 7 9—23 Philadelphie 10 21 15-48 Gardiens Bouchard A; Parent P Assistance 17.077 .7:37 .8:19 10 25 Pwigulm 7, BIum 1 i pvnoov Aucun but.Pénalités: Wilkins P 8:33; Smith SL 10:10; Sanderson SL 17:07.te période 1— PITTSBURGH: Larouche (41) doluiuo ui.i«a Acnoo, PKwn 2— PITTSBURGH Pronovoel (45) 3— PITTSBURGH Schock (18) Hadfleld.Van Impe 4— PITTSBURGH: Schock (17) Kelly.Wilkins Pénalités Van Impe SL 556: Petey SL 6:47; I 714 6 20 1015 .14:29 P.Nelly P 3:55; Unger Pronovoel P 19:59.5—ST-LOUIS: LrowlîST* Lelley.Harclay Plage PITTSBURGH GT ' (23) 5:04 1(23) 6— PIT kelly.Schock 7— PITTSBURGH: i.Pronovoel, Plasse 8— PITTSBURGH: Apps (24) Pénalité Gaston SL 5:42.Tira au but St-lOUfS:.10 11 PUMurah .14 14 18-44 Gardiens: Stanioskl SL; Platse P Assistance: 11,633, 633 10:46 16:37 9-30 Bruina 4, Saaia 2 o*— —*-e- -d— IwOW 1— BOSTON Cashman (22) Shmard.2— BOSTON Smith (6) Glbson Halward .3 - CALIFORNIE Murdoch (17) MacAdam.Gardner .Pénalités Stewart (C) 7:50; Hodge (B) 6:40; Bucyk (B) 14:28.1:43 9:32 .14:49 lalandara B, Black Hawka 9 O d - - — Q_* - -Q- IVrV pWrPOOw Aucun but Pénalités Parlsé (I) 3:50; Hart (I) 5:47; IM-dire* (C) 6:25; Hart (I) 12:00: HotNlt (I), Koroll (C) 17:12.Miklta (C).i.Potvln (I) 18 25.Martin (C) 16:58 1—CHICAGO: MartfiMaT* ¦«1! iîrisi&V Le commissaire Bowie Kuhn, qui a tenu un rôle très secondaire dans le conflit qui oppose les joueurs de baseball aux propriétaires, annoncerait aujourd'hui l’ouverture des camps d’entraînement même si les négociations n'ont guère progressé au cours ,des derniers jours.(Téléphoto AP) Stenmark remporte la coupe du monde ASPEN Col.(AFP) - Le jeune Suédois Ingemar Stenmark, qui fêtera son 20ème anniversaire dans quatre jours, pourra le fêter dans l’euphorie: hier sur les pentes d'Aspen, dans le Colorado, il a gagné le slalom de la Roch Cup et de ce fait s’est définitivement attribué la coupe du monde 1975-76 de ski alpin.Stenmark a en effet porté son total de points au classement général à 241 points, grâce à cette victoire, et ne peut plus être rejoint.Les Italiens Gustavo Thoeni et Piero Gros, respectivement 3ème et 4ème de ce slalom, les seuls adversaires qui pouvaient encore prétendre le battre, ne totalisent maintenant que 190 et 189 pts.Quant à l’Autrichien Franz Klammer, deuxième du classement général avec 181 pts, il a été disqualifié dans le slalom, n'a donc marqué aucun point et est 4ème avec un total inchangé.Comme il ne reste qu’une seule course comptant encore pour la coupe du monde, le slalom géant du mont Ste-Anne à Québec, qui sera disputé à la fin de cette semaine, Stenmark ne peut plus être battu.En effet, le vainqeur de cette ultime course ne pourra marquer qu’un maximum de 25 pts.Le champion de Tarnaby, dans le nord de la Suède, étant donc hors de portée de ses rivaux, la course vaudra surtout par le duel que vont se livrer Gustavo Thoeni et Gros pour la médaille d'argent.Mais dans la forme exceptionnelle qu’il connaît, Stenmark pourrait fort bien terminer sa saison par une victoire.D'autre part, la Suissesse Lise-Marie Morerod a pris sa revanche des Jeux olympiques d’Innsbruck où, grande favorite des deux slaloms, elle tomba dans le spécial et dût se contenter de la 4ème place du géant.Samedi à Aspen, elle a en effet renoué avec la victoire dans le géant de la Roch Cup en l’emportant de façon decisive devant la Françoise Danielle De-bernard et l’Autrichienne Monika Kaserer.Grâce à sa victoire, Morerod a eu la compensation de s’attribuer la médaille d'or de la discipline de la coupe du monde.Enfin, Henri Duvillard, trois ans après Jean-Claude Killy, est devenu le deuxième Français à être sacré champion du monde de ski professionnel, samedi, à Steamboat, au Colorado.C’est en triomphant du Québécois Alain Cousineau en finale du slalom spécial, que le populaire "Dudu’' a acquis son titre.II a nettement dominé ses rivaux cettq saison en gagnant 12 des 16 épreuves auxquelles il a participé.Miklta.Talion .10:40 2— ISLANDERS: Howatl (18) Drouin 12:07 Pénalités: J.Potvln (I) 9:01; Murray (C) 14:50; St-Laurent (I).Martin (C) 19 09 3u période 3— ISLANDERS Howatl (19) .3:48 4— -CHICAGO: Miklta (13) Mrks, Koroll.4:01 5— CHICAGO: Rota (19) Talion .5:48 6— ISLANDERS Howatl (20) Westfall .8:21 7— ISLANDERS: Harris (29) Trottler.7:28 8— ISLANDERS: Orouln (21) Parlsé, Nystrom.16:30 Pénalités Howatt (I).Russell (C) 6:21; For- fier (I) 13:00; Martin (C) 15:30 Tira au but Islanders:.6 12 16—34 Chicago: .10 4 11-25 Gardiens: Smllh (IJ: Esposito C Assistance: 15,500 2— QUEBEC: Tard!! (62) Tremblay, Bordeleau 14:27 Pénalités Roy (Q) 11:40: Napier (T) 13:02 1* période 3— TORONTO: Nedomansky (43) Oorey, Simpson 6:16 4— TORONTO' Nedomansky (44) Bilodeau, Napler .7:25 Pénalité: Constantin (Q) 4:29 Tira eu bul Toronto: 6 6 8—18 Québec .11 11 6-28 Gardiens: Wood (T); Brodeur (0) Assistance: 11,202 A«ro* 3, Mbrlntr» 2 1ère période 1— SAN DIEGO: Adduono (17) Ferguson, French.8:06 2- HOUSTON Hlns* (33) G Howe Lund 10 18 Pénalités Wall SD 9 07.Mn H 10:32.Po-plel H 14 46 Tldey S0 Ruskowskl H 19:49 AMociatlon Mondiale Sambdl R «car* 6, Ro«drunntr« 4 1ère période 1— INDIANAPOLIS' Parizeau (15) Leclerc.Harris 2— PHOENIX; Connor (17) Dean, Houston 3— PHOENIX: Gray (26) Ftorsk.Houston 2# péflodB 4—PHOENIX: Leclerc (5) 5— PHOENIX: Gray (27) Ftorsk.Beaudoin 6— INDIANAPOLIS: McDonald (12) Coates.Scharf .Pénalités Ftorsk P.Thomas l 2 20.Beaudoin P 19:17.9# ptrkxto 7— INDIANAPOLIS: Parizeau (16) Thomas Harris .1 50 8— INDIANAPOLIS: Leclerc (27) panreau Maggs .7:30 9— INDIANAPOLIS: Thomu (21) Barbaruk, Karlander 13 49 10— INDIANAPOLIS: Harris (16) Keon.Barbaruk .19 35 Pénalités—Norris P 0:64.Block I 2 39.Clark* P 6:16 Whaler* S, Stlngtrt 1 1 Ara nérloda a ww w pave evwvw 1— N -ANGLETERRE Rogers (25) Lee.1743 2— N-ANGLETERRE Paiement (28) Pleeu, T Abrahamson 18:35 Pénalités Rogers NA 0:41.Lucas C 9:28.Ley NA 16:56 Z* période 3— N -ANGLETERRE; T Abrahamson (13) Swain, Sert.10:38 Pénalité Ley NA 9:13 4— CINCINNATI: McKenzie (23) Lucas, tnkpen.3:37 5— N.-ANGLETERRE Earl (6) Backstrom.T Abrahamson 7:12 6— N ANGLETERRE Backstrom (29) 0.Roberte .1949 Pénalités Klely C 0 41.Bolduc NA Hangele-ben NA.MacNeil.émedemo.majeures 9:38 Hl*r Toroa 3, NordiquM 1 e a — — e-«- -a- * ara ^^wiaoa 1—TORONTO: Nedomansky (42) 1:22 Pénalités Rolllna (T) mineure, majeure double.Inconduite Inconduite de match.Oorey (T) inconduite.Prennes (0) majeure.Inconduite.Inconduit* d* match.Roy (0) 1 SI; J Barnier |Q) 6:30; Bilodeau (T) mineure, majeure.Dupres (Q) mineure, majeure.10:17; Zrymiak (T).S dernier (01 majeur* 12 57 Cloutier (0113 38; Constantin (0) 16 04: Nisttco (T) 15:58: Oorey (T) Fltchner (0) majeures 19 59 — A-a—-d— za panooa 7:13 6:44 16:48 4:42 15:24 18:29 3— SAN DIEGO Adduono (16) French.Ferguson 7:09 Pénalités Morrison SO 3 06, Taylor H 4:17, Falkenberg SO 7:52.Devine S0 12 27 G Hows H 14:21, Marty Howe 19:43 3é période 4— HOUSTON' Mark Howe (28) Lund.Hughes .7:29 5— HOUSTON G Howe (22) P Poplel, Hall.18:01 Pénalités: Taylor H Burgess SO 4:04.Hughes SO 5:32, Irwin H 12:04 Tirs aux buts: Houston.11 6 10—27 San Diego .9 7 8—24 Gardiens: Rutledge Houston; Wakely.San Diego.Assistance 8,386 J*U 4, Ollara 2 i^nw panooa 1— WINNIPEG Nilsson (38) Hedberg.Hull .4.38 2— WINNIPEG Hull (43) Hedberg.Sjoberg .4:55 3— WINNIPEG: Llndh (18) Gulndon.Lesuk.7:45 Aucune pénalité 4— EDMONTON' B McAneeley (10) Sheehy, Hamilton .B:37 Aucune pénalité 5— WINNIPEG; Llndh (19) Baaudln.Hull .3:08 6— EDMONTON Spring (10) 15:24 Pénalité* Ford (W) 0 46; McAneeley (E) 7 34.Lesuk (W) 11:36; Lesuk (W) 16 00 Fdmontot' Winnipeg! Tira au but Gardians Dryden (E); Daley (W) l: 7.969 ,n ts Assistance Road Runntrt 3, CruMdara 2 M A-—.A-*— •ara pa*taaa Aucun but Pénalités Larlvièr* P 1:27; Baxter C 1122 Aucun* pénalité 1— CLEVELAND: Oruen (21) Ward.McDonough .4 12 2— PHOENIX Gorman (9) Erickson.Rautakallk) .5:32 3— PHOENIX: Larlvtér* (6) Gorman .1606 4— CLEVELAND Leduc (31) MacGregor.19 48 RénaMée Clark P 11 35: Gray P 16 58 Pratanaadan 5— PHOENIX RautakaWo (10) Hall .2 48 Aucun* p4naHté Tin au bat Phoenix 6 17 17 2-46 Ctevaland 9 4 7 18-38 Gardiens Kurt P: Johnson C Assistance 9.791 6 14 • Le Devoir, lundi 15 mars 1976 FEMININ PLURIEL aux femmes qui disposeraient de queloues heures par semaine pour aller conduire un malade à l’nôpital pour y rece- Le Service bénévole de Montréal lance un appel spécial 5 ni .¦ aller conduire un malade voir un traitement.Le besoin est urgent.Depuis six mois, le service des transports du Service bénévole a reçu 1,700 demandes pour des chauffeurs et n’en a trouvé que 879, sans compter ses filiales de Laval et de Pointe-Claire qui, elles aussi, reçoivent quantité de demandes auxquelles elles ne peuvent pas toujours répondre, faute de bénévoles.Bien des femmes à la maison, qui disposent d’une automobile, pourraient offrir leurs services.Il suffit d’une heure ou deux par semaine, le matin ou dans la journée, pour aller chercher le malade chez lui de façon a lui permettre de suivre régulièrement le traitement dont il a besoin.Beaucoup de chauffeurs bénévoles posent ce geste en se rendant à leur travail le matin.Ils vont chercher le malade chez lui et le déposent à l’hôpital.Ils n’ont pas besoin de le ramener chez lui, l’hôpital se chargeant du retour à la mai-son.Une bénévole qui habite l’est de la ville rend ce service à un malade depuis quatre ans, le conduisant trois ou quatre fois par semaine à l'hôpital Maisonneuve qui se trouve sur sa route.Les coordonnatrices du service des transports s’efforcent de donner au chauffeur bénévole un cas qui est sur son chemin pour lui éviter de faire de grands détours.Les traitements varient suivant la maladie, mais tous les malades ont le même problème, celui de se rendre à l’hôpital sans emprunter les transports en commun, leur état de santé ne leur permettant pas.Ces jours derniers, par exemple, le service des transports a reçu une demande particulièrement difficile à remplir: il s’agit d’un garçonnet de neuf ans qui habite Saint-Léonard et doit être conduit tous les jours à Ville Èmard pour y suivre un traitement spécial.Or la distance est grande et il faut trouver un chauffeur chaque jour de la semaine.Les assistés sociaux reçoivent l’aide financière dont ils ont besoin pour se déplacer en taxi quand c’est nécessaire.Mais il n'en va pas de même pour les gens dont le budget est limité.Comment, par exemple, une personne qui habite Ville Saint-Laurent et qui doit chaque jour suivre un traitement susceptible d’enrayer le cancer, peut-elle se permettre de dépenser quotidiennement de $10 à $15 pour se rendre à l’hôpital Notre-Dame?C’est cette catégorie de gens qui est la plus touchée, souligne au cours d’une entrevue le directeur des relations publiques du Service bénévole de Montréal, Mme Yvonne R.Morissette, car la Régie de l’assurance-maladie ne rembourse pas ces frais.Le Service bénévole étudie en ce moment les moyens de défrayer le coût de l’essence pour ses chauffeurs bénévoles lorsqu’ils vont conduire quelqu’un à l’hôpital.R espère y réussir.Une campagne ae sollicitation auprès des compagnies d’essence pour qu’elles donnent des coupons a commencé à porter fruit; trois d’entre elles ont déjà répondu à l’appel, mais c’est loin d’être suffisant.Le Sovice ne peut donc, pour l’instant, rembourser les frais d’essence des chauffeurs bénévoles que dans certains cas, alors que les distances sont particulièrement longues.Si vous disposez d’une automobile et de loisirs, ne serait-ce que quelques heures par semaine, n’hésitez pas à entrer immédiatement en communication avec le Service bénévole de Montréal.Il suffit de téléphoner à 844-4442.On a besoin de vous.Un dépliant utile — La loi sur l’assurance-chômage accorde une aide financière particulière aux femmes qui subissent un arrêt temporaire de rémunération pour cause de grossesse.Depuis le 1er février dernier, la l^islation assure une plus grande souplesse puisque les bénéficiaires peuvent maintenant choisir le moment ou elles peuvent présenter leur demande de prestations de maternité, ce qui n’était pas le cas auparavant.Dans le but de renseigner les femmes sur leurs droits et les aider à bénéficier de ces prestations, la Commission d’assurance-chômage a rédigé un dépliant que l’on peut se procurer gratuitement en s’adressant au bureau de la CÂC de sa localité ou en écrivant à la Commission d’assurance-chômage du Canada., Vous y trouverez réponses à vos questions: a quelles conditions on peut recevoir des prestations, quand commencera le paiement, quel est le montant des prestations de maternité, que faire à la fin de la période de prestations, et autres renseignements pratiques.• Attention — À la fin de ce dépliant, il y a un avertissement qui se lit ainsi; “Toute personne qui, pour une raison quelconque, reçoit des prestations auxquelles elle n’a pas droit, se verra tôt ou tard contrainte de les rembourser”.À ce sujet.Action-femmes, un des services du Conseil du statut de la femme, signale dans son dernier rapport rendu public ces jours derniers avoir reçu deux plaintes de femmes qui ont reçu une réclamation de l’assurance-chômage pour des prestations perçues en trop.Cette pratique, note Action-femmes, apparaît comme injuste puisque dans les deux cas l’erreur était due à la commission d’assurance-chômage.Le combat sradical et les femmes — C’est le titre d’une brochure distribuée aux participants du 14e congrès de la Fédération des travailleurs du Québec qui se tenait en dé-dembre dernier.En plus d’y dresser un rapide bilan de la législation québécoise censée protéger les femmes, on y fait un tour d’horizon des politiques de négociations que devrait adopter la FTQ.Conçue dans le but d’aider les militants et permanents syndicaux à faire un examen critique de leurs conventions collectives et de leurs attitudes syndicales du point de vue de la discrimination à l’endroit de leurs memmes féminins, cette brochure d’une cinquantaine de pages aurait également avantage à être lue par tous ceux que la condition féminine préoccupe.On peut se la procurer au coût de 50 cents en s’adressant à la FTQ, au 1290, rue Saint-Denis, Montréal.• Et les femmes.?— Extrait d’une convention en vigueur.5.6 Aucune discrimination, i La Compagnie et l’Union maintiendront leur politique de ne pas faire de discrimination à l’endroit d’aucun employé, à cause de sa race, sa couleur, ses croyances ou sa nationalité.- RENÉE ROWAN Ayant d en acheter unebouteilk, gpûtez-y d’abord après un bon rep^ dkis un restaurant.k' K Une des délicieuses façons ' d'offrir Irish Mist.I'Irish Mist Coffee Dans un gobelet.v-i 7 oz d'Irish Mist.^ 3 oz de café noir chaud.7 cuillerée de crème fouettée Ne pas mélanger Pour d autres recettes, écrive/ à Service auK consommateurs a /s Walter Trudeau Les Distilleries Corby Ltee k Case Postale 308 l \ Succursale B I: ‘‘"'pH.OZs r.1 jusqu’au fond de Fame DitUM ê» tmbovitIMt an Ittanda pm Tha inah Miti Ueuaur Ce, Ua.Uassex^iation des policiers de la SQ renouvelle son exécutif Le président sortant Guy Magnan de l’Association des policiers de la Sûreté du Québec a mordu la poussière samedi en compagnie de 11 des quinze membres de son conseil d'administration, alors que les 4,000 policiers de la SQ ont élu à leur tète le caporal Raymond Richard, de la section des crimes contre la propriété à Montréal.Après son élection pour un mandat de trois ans, M.Richard a attribué sa victoire éclatante à la trop faible combativité de l’ancienne équipe.Effectivement, la Sûrete du Québec compte un grand nombre de jeunes et ces derniers jugeaient de plus en plus que M.Magnan, en poste de- Îiuis neuf ans, ne défendait pas eurs intérêts avec suffisamment d’énergie.On semblait particulièrement remettre en question l’accord conclu au sujet des Jeux olympiques, aux termes duquel les policiers acceptaient de voir suspendues toutes les périodes de vacances normales afin de faire face plus efficacement à la situation très spéciale qui existera à ce moment.Cours aux infirmières en milieu scolaire QUEBEC — Le ministre des Affaires sociales, M.Claude-E.Forget, annonce la mise sur pied d’un programme de perfectionnement des infirmières oeuvrant en milieu scolaire.A cette fin, une somme de $33,559 vient d’être accordée à l’Université de Sherbrooke, chargée d’^pliquer le programme.Élaboré conjointement par la Direction de la formation et du perfectionnement du ministère des Affaires sociales et le Service de l’éducation permanente de l’Université de Sherbrooke, ce programme vise essentiellement à améliorer la qualité des services d’hygiène et de santé offerts aux étudiants du Québec qui fréquentent les institutions ue niveau secondaire et collégial.Ainsi, une série de seize sessions de perfectionnement réparties sur autant de semaines permettra à quelque 350 infirmières oeuvrant en milieu scolaire de parfaire leurs connaissances afin de remplir plus effi-cacement leur role de personnes-ressources auprès des étudiants.La psycholqgii cent, l’animatior les méthodes d’approche en matière d’information et de communication, voilà autant de thèmes qui seront abordés au cours de ces sessions de formation.Ces diverses sessions d’une durée de cinq jours chacune, seront dispensées dans toutes les régions socio-sanitaires du Québec.Enfin, à l’issue de chaque session, la Direction générale de l’éducation permanente de l’Université de Sherbrooke remettra des attestations d’études à tous ceux qui auront participé au programme.Près de 91 pour cent des agents de la SQ ont participé à ce vote par correspondance, pour un nombre total de 3,544 voteurs.A la présidence, M.Richard l’a emporté sur ses trois adversaires avec 477o des suffrages alors que M.Magnan, .son plus proche concurrent, n’en obtenait que 26%.A la vice-présidence, Jean-Marie Bouchard a défait le titulaire sortant, M.Gilles Dubé, en amassant plus de 60% des DECORATEURS ENSEMBLIERS MADELEINE ARBOUR BERNARD MORISSET OÊCOfiA TEURS-ENSEMBLIEflS DESIGNERS D'INTERIEURS •7I-3M6 266 Ml, 8I-P«ul, Viaux Montréal PIERRE BÉLANGER Designer d'intérieur décorateur ensemblier Spécialités; Bureaux at rétidancas C.P.21, St-Lambart.P.Q.TAI.: 671*2202 A.DAD0UN Art et architecture d'intirleur Décorateur ensemblier Créations exclusives LE HOME D’AUJOURD’HUI •42-8670 Quand vos idées ressemblent aux nfitres.chareo! Id Quiourd hui 382-4710 votes.Le poste de secrétaire-général de l’Association des po-.ficiers de la SQ échoit maintenant à M.Yvon Bergeron qui a recueilli 41% des suffrages pour disposer de ses trois adversaires.Son plus proche rival, M.Thomas Lambert, a obtenu 32% des voix.Au poste de secrétaire-trésorier, la lutte entre Édouard Bertrand et Jos-Luc Richard a été assez serrée mais le premier a finalement remporté la palme avec 44% des votes contre 39% pour son plus proche rival.A l’issue du dépouillement du scrutin, qui se tenait au motel Universel de Drummondville, les nouveaux dirigeants de l’Association des policiers de la SQ se sont refusés à tout commentaire sur les événements aussi longtemps que le conseil d’administration ne se sera pas réuni.Condamné à 20 ans de prison, il est relâché par mégarde.ORSAINVILLE (d’après CP) - Le personnel de la prison d’Orsainville, non loin de Québec, a relâché par mégarde, samedi après-midi, un meurtrier âgé de 30 ans, nommé Yvan Beaupré, qui avait commencé depuis une semaine de purger une sentence de 20 ans d’emprisonnement.En confirmant cette évasion pour le moins bizarre, la Sûreté du Québec a expliqué qu’on avait également emprisonné à Orsainville, dans le cours de la semaine, un frère du criminel, portant celui-là le nom de Rodrigue.Rodrigue Beaupré avait été placé dans la cellule de son frère, semble-t-il, en attendant le paiement des amendes que lui avaient values plusieurs contraventions pour stationnement interdit.Il semble également qu’un inconnu ait réglé les amendes, qu’Yvan Beaupré ait enfilé les vêtements de son frère et qail ait pris la poudre d’escampette en se substituant a lui.Yvan Beaupre avait été déclaré coupable, voici moins de deux semaines, du meurtre non prémédité de deux adolescents: Suzanne Masse et Yvon Houle, qu’il avait abattus dans la rue, à coups de revolver, le soir du 20 décembre dernier.11 avait soutenu, durant son procès, qu’il avait cru reconnaître dans les deux jeunes gens des membres d’un gang de motards, mais qu’il s’était trompé sur leur identité.qgie de l’adoles-l’animation de groupes, Carrières et Professions COMPTABLE DIPLÔMÉ Une compagnie internationale de systèmes de comptabilité est à la recherche d’un candidat parlant couramment l'anglais et le français pour la représenter dans la Ville de Québec et son district.Doit être capable de représenter une grande compagnie.$20,000.00 et plus.Répondre s.v.p.à: E.J.Maude Ltée 1010 ouest rue Ste-Catherine suite 1007, Mtt, P.Q.T«l: 878-3971 H3B1E8 NOTRE RUBRIQUE CAimtMtsàr noassms a été créée spécialement dans le but d’établir un lien sensible entre nos lecteurs et les maisons d'affaires.Les annonces publiées sous cette rubrique coûtent 40* la ligne agate (14 lignes agates au pouce).Nous accordons la commission habituelle aux agences de publicité.Le service de cases postales et du retour du courrier est gratuit et confidentiel.La date limite pour réception de ces annonces est fixée à midi, la veille de la parution.Téléphonez ou écrivez à: lÆ DEVOIR 211, rue du St-Sacrement Montréal - Tél.844-3361 Compétence: Bertrand Soucy LES ALIMENTS STEINBER6 LTËE, une filiale manufacturière de la Société Steinberg, exploite une boulangerie hautement automatisée, qui produit plus de 350 sortes de pains et gâteaux.Suite à l'agrandissement et à la modernisation de nos installations, nous sommes à la recherche de personnel cadre compétent;’afin de combler les postes suivants : GERANT DE PRODUCTION : - le gérant de production planifie, organise, con-trôloét coordonne toutes les activités de production et supervise un personnel de 260 employés, dont 4 contremaîtres généraux, 12 contrerhaltres et 3 planificateurs de production.GERANT SERVICE DE L’ENTRETIEN : — le gérant de service de l’entretien est responsable du bon fonctionnement des équipements et du maintien en bon état des facilités physiques et ce, à un coût minimum.Il dirige un personnel de 4 contremaîtres et de 50 hommes de métier.Ces postes présentent des défis intéressants, un vaste champ d’action et d’excellentes possibilités d’avancement.Les candidats Intéressés devront s'adresser au : Bureau d’emploi Steinberg Ltée Plaza Alexia-Nihon 1500 avenue Atwater suite nos Montréal, P.Q.Tél.: 931-3530 CONTREMAÎrRESV Notre client, la Corporation de la Cité de Lachine.recherche deux responsables, un pour sa division Voirie et un pour sa division Entretien des véhicules.Les candidats sélectionnés travalllleront à l'intérieur d'une structure hiérarchique souple, avec du personnel qualifié et un appui technique renouvelé.CONTREMAÎTRE VOIRIE En charge des tâches concernant rentretlen.la réfection et l'amélio-, ration des voles et places publiques Dix ans dans le domaine, dont cinq ans comme contremattre.Olpléme d'études secondaires Bonne connaissance de la machinerie lourde et connaissance de te mécanique.RESPONSABILITÉS EXPÉRIENCE FORMATION CONNAISSANCES CONTREMAÎTRE ENTRETIEN DES VÉHICULES En charge des taches relatives à rentretlen prévep'i* et à la réparation des véhicules.Dix ans dans le domaine, dont trole ans comme contremeltre.Formation technologique accréditée dans le domaine, et plus apécltlque-ment une concentration en technologie des moteurs diesels.Fortes connaittances de la technologie de rhydraulique.de le réfrigération.de l'entretien de la mechlne-rla lourde, et heblllaté 6 interpréter dea plans et davis.Les deux postes devraient Intéresser les personnes ayant prouvé des habiletés en gestion de personnel, gagnant actuellement $15.000.et recherchant des possibilités d'avancement.ICQQL contafllers en gestion 3, Place du Commerce, Pièce 120, Ile des Soeurs, Montréal, H3E 1H7 Tél 766-2393 Prière d'envoyer votre curriculum vitee â M.Jean-Claude Qagnon avant la 24 mars 1976 en référant au dossier CT 376 pour la division Voirie et CT 377 pour le division Entretien des véhicules.
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