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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1976-05-18, Collections de BAnQ.

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V *,! '.i‘.*'' 0i*'iL -^*‘ • % ¦* «•¦ ' v.- -i-sr, •v't * %K •> > Foire Internationale du livre • Il 18 mai 1976 Les Canadiens s’intéressent-ils au livre ?-par.YVON FERLAND Que de livres! Cette impression, faite d’admiration et d’un peu de lassitude, on la ressentira peut-être en visitant les centaines de kiosques qui constitueront La Foire Internationale du Livre à Montréal.Mais n’est-ce pas celle aussi que laisse une visite aux grandes librairies ou encore une promenade à travers les raysons serrés et biens garnis de nos bibliothèoues?Qui lit tous ces bouquins, qui les achète, d’ou viennent-ils tous, se demande sans doute le visiteur.Grâce à des enquêtes menées par Statistique Canada, nous pouvons, au moins partiellement, répondre a ses questions.Nous pouvons lui dire ce que les Canadiens achètent de livres et ce qu’ils empruntent des bibliothèques publiques.Nous pouvons aussi lui indiquer la source de ces abondantes collections; nous pouvons, autrement dit, lui parler de l’importation de livres que fait le Canada et de sa production nationale.Nous sommes malheureusement incapables de le renseigner au sujet des auteurs, même si nous reconnaissons qu’ils sont d’une importance capitale dans la production des livres.Nous espérons bien toutefois ne le laisser sur sa faim que pour un temps, car déjà nous préparons à Statistique Canada un programme de recherche au sujet des auteurs canadiens.L’achat des livres Mentionnons d'abord que trois grands groupes d’acheteurs peuvent être identifiés: les bibliothèques de tous genres, les commissions scolaires ou autres organismes publics et même privés et, finalement, les individus ou les ménages.Ce dernier groupe est peut-être le plus intéressant a analyser, si nous vouions estimer jusqu’à quel point les Canadiens s’intéressent au livre.A tous les deux ou trois ans.Statistique Canada mène une enquête qui a pour objet les dépenses faites par les ménages.La dernière, dont les résultats sont disponibles, fut faite en 1972 dans huit des plus grandes villes (1).Que nous révèlent ces enquêtes?Celle de 1972 nous dit d’abord qu’en moyenne chaque ménage des huit villes a dépensé $18.90 pour acheter des livres, ce qui équivalait à 1/500 de son revenu annuel moyen ou, si l’on veut, à une demi-journée de ses activités rémunérées.Cette même année, ses journaux lui coûtaient $34.30 et l'achat de téléviseurs, $76.40.Il y eut évidemment des variations d'une ville à l’autre.Ainsi, par exemple, le ménage Montréalais achetait plus de journaux que le Torontois, soit $43.10 au lieu de $32.40, mais ne dépensait que $16.70 pour le livre, c’est-à-dire environ 15% de moins que le ménage type des autres villes.Mais cette dépense du ménage canadien était-elle supérieure en 1972 à celle qu’il faisait pour le même objet au cours des années antérieures?A première vue, il semblerait que oui, car en 1967 elle n’était que de $15.70 et de $17.80 en 1969.Il faut pourtant nous souvenir que ces valeurs sont exprimées en dollars courants.Si nous les exprimons en dollars constants de 1961, elles deviennent $13.40 pour 1967, $13.25 pour 1969 et $11.49 pour 1972.Autrement dit la dépense réelle a diminué en moyenne de 3.l7n par année de 1967 à 1972 ou, tout au moins, le nombre de livres achetés par le ménage canadien type n'a sûrement pas augmenté durant ces cinq années.Les emprunts de livres Point n'est besoin cependant d’acheter des livres, si l'on veut lire; on peut les emprunter des bibliothèques.En fait, eSt-ce que les Canadiens le font?Chaque année, depuis assez longtemps, les bibliothèques publiques dénombrent pour Statistique Canada les prêts quelles font.Ainsi, en 1974, elles avaient prêté 100,938,000 livres à travers, le Canada (2).Lorsque nous divisons ce nombre par le nombre de Canadiens correspondant, soit 22.446,000.nous obtenons 4.50 prêts par habitant.Ici encore, il existe d’assez fortes variations d'une province à l’autre.En fait, nous passons de 6.78 prêts par habitant en Colombie-Britannique à 1.80 au Québec, les autres provinces se situant entre ces deux extrêmes.Chronologiquement y a-t-il aussi des variations?Pour répondre d'une façon affirmative, il suffit de constater qu’en 1945, les bibliothèques publiques ne prêtaient que 1.66 livres par habitant (3).Les prêts, en 1974 , furent donc 2.7 fois plus nombreux que trente ans auparavant, ce qui équivaut à une augmentation annuelle moyenne d’environ 3.4%.Regardons-y de plus près cependant, car cette augmentation assez remarquable s'est produite surtout de 1955 à 1965.Déjà en 1970, les prêts par habitant avaient atteint 4.50.C'est dire qu’ils n'ont à peu près pas varié depuis lors.Le cadre de cet article ne nous permet pas de pousser plus loin l’analyse de ce phénomène un peu surprenant.On peut dire cependant que si les gens ont cessé d’emprunter davantage, ce n’est pas à cause de réductions dans les achats de livres.En fait, les bibliothèques publiques canadiennes, qui possédaient 1.224 livres par habitant en 1970, en avaient 1.462 en 1974.Il y avait donc un accroissement annuel moyen de 4.57c.Nous disions plus haut que la famille type des grandes villes a dépensé, en 1972, $18.90 pour acheter des livres.Pour ramener cette valeur à un chiffre par habitant, on peut assumer une moyenne de 3.5 habitants par ménage.Ce oui nous donnerait alors environ $5.40 par habitant des grandes villes pour l’achat de livres.D’autre part, nous venons de dire que les bibliothèques publiques prêtaient, durant cette même année, 4.5 livres par habitant.Comme il est fort douteux qu'avec $5.40 on puisse acheter 4.5 bouquins, on est en droit de conclure que, fort probablement, les Canadiens empruntent davantage leurs livres des bibliothèques publiques qu'ils ne les achètent.L’importation de livres Que le Canadien achète ou emprunte les livres qu’il lit, nous pouvons nous demander qui produit ces livres ou, si l’on veut, d’ou viennent-ils.En premier lieu, nous le savons, le Canada en importe de l’étranger.Examinons donc d’abord cette source.En nous basant sur les prix payés à l'exportateur étranger, nous pouvons calculer qu'en 1974 , le Canada importait des livres et des pamphlets pour la somme de $172,230,000 (4).Huit ans plus tôt, cette somme était de $77,905,000.L'écart semble considérable.Mais avant de le conclure définitivement, mieux vaudrait exprimer les deux termes de comparaison en dollars constants de 1961 (5), plutôt que de les laisser en dollars courants comme ils le sont.Les achats, ainsi mesurés, se chiffreraient alors à $90.647,000 et à $69,745,000 respectivement.De plus, si l'on veut vraiment comparer les deux valeurs, il faut tenir compte du fait que la population canadienne a augmenté durant ces huit années.Pour contrer cet effet, il est préférable d'exprimer les importations en dollars constants par habitant.Les termes de comparaison deviennent alors $3.93 par habitant pour 1974 et $3.48 pour 1966.Une augmentation réelle de 13% pour les huit ans.soit un accroissement annuel moyen de 1.57c.Evidemment, ceci ne veut pas nécessairement dire que les livres importés ont été achetés par les individus ou les ménages, ils peuvent l’avoir été par les bibliothèques ou d’autres organismes.En fait, comme on l’a vu plus haut, on sait que les bibliothèques publiques, par exemple, ont acheté de plus en plus de livres ces dernières années.Il n’y a donc pas contradiction entre l’affirmation que les ménages canadiens n'augmentent pas tellement leurs dépenses pour l’achat de livres et celle que nous faisons ici, à savoir que le Canada accroît annuellement ses importations.Mais d’où viennent principalement les livres qu’importe le Canada?En 1974, 767 provenaient des Etats-Unis, 10.57o de la France, 8.37c du Royaume-Uni, 1.17c d’Italie, 17o de Belgique-Luxembourg et 3.17o d’une vingtaine d'autres pays.Il est clair que proportionnellement le Canada importe assez peu de livres français.Notons toutefois qu'il le fait davantage maintenant qu’en 1966, car alors l’importation venant de France ne représentait que 6.97c de l’importation totale, alors qu’en 1974 elle représentait 10.5%.Bref, l’importation canadienne augmente d’année en année, même en valeur réelle par habitant: en outre, elle est faite, pour à peu près 857o de livres anglais de toute sorte.L’édition canadienne Evidemment le Canada produit aussi des livres.Les éditeurs canadiens ont estimé leur production pour 1974 à environ $145,000.000 dont $22,000,000 étaient le fruit d’exportation.Deux enquêtes récentes faites par Statistique Canada nous offrent une abondante information à ce sujet (6).Essayons ici d'en dégager quelques points saillants.D’abord distinguons les manuels scolaires des livres du secteur commercial destinés à un public plus large.Pour les manuels scolaires, les éditeurs canadiens disent avoir mis 646 nouveaux titres sur le marché en 1974, alors qu'ils en ont fait réimprimer, durant cette même année, 1,387 autres qui avaient été édités une première fois avant 1974.Ils disent aussi avoir vendu environ 1,500,000 copies de leurs nouveaux titres et près de 10,000,000 de leurs titres réimprimés.Les premiers leur rapportaient en moyenne $8.700 par titre, alors qu'ils recevaient en moyenne $18,500 par titre pour les seconds.Il est clair que le manuel scolaire ne se vend pas aussi bien l’année même où il est mis sur le marché: il prend quelque temps avant de s'implanter et d'être vraiment utilisé.On verra qu’il en est autrement pour les autres livres.Des manuels qui sont publiés au Canada, certains sont des adaptations de textes venant d’autres pays, d’autres sont des traductions et enfin un troisième » cuiiin* 1 ?!5 Li— groupe constitue des créations authentiquement canadiennes.Les adaptations, au nombre de 412 en 1974, se retrouvent pour 857c au Canada anglais.En effet, de tous les exemplaires de manuels scolaires anglais vendus par les éditeurs canadiens, 37.87o sont des adaptations de manuels préparés à l'étranger.Or, même si nous n’avons pas de données très précises à ce sujet, nous savons qu’en plus, parmi les livres importés dont on parlait plus haut, un certain nombre sont des manuels scolaires.C’est donc dire qu’au Canada anglais, une large proportion des manuels scolaires utilises ont été conçus et préparés à l’étranger.Par contre, des manuels scolaires français, 103 sont des traductions.Le nombre d’exemplaires de ces derniers, représente 24.67c de tous les exemplaires de manuels français vendus par les éditeurs canadiens.Si on ajoute à cela un certain nombre de manuels importés, nous devons aussi conclure qu’une bonne proportion des manuels français utilisés ont été conçus en dehors du milieu.Les livres du secteur commercial, de leur côté, forment deux groupes assez distincts, soit ceux du circuit populaire, on les appelle en anglais “mass paperback ", et les autres qui peuvent être reliés ou brochés.Les premiers, bien sûr, représentent le gros du marché, du moins quant au nombre d’exemplaires vendus.Pour toute leur production, les éditeurs disent en avoir vendu environ 90,000,000; or, de ce nombre.72,350,000 étaient pour 1,110 titres du genre circuit populaire.Ceux-ci se répartissent de la façon suivante: 980,000 français et 71,370,000 anglais.En moyenne les premiers ont rapporté à l’éditeur un peu plus que $2.00 la copie alors que les deuxièmes rapportaient environ $0.30.De plus, environ 907o des recettes gagnées par les exportations de livres canadiens provenaient de ce secteur, tant et si bien qu’on nous dit avoir exporté au-delà de 50 millions d’exemplaires du circuit populaire.Les autres livres du secteur commer- cial ont été vendus au Canada à raison d’environ 6,000,000 d’exemplaires.Sans tenir compte de la distinction entre les manuels scolaires, les livres du circuit populaire et les autres, nous pouvons établir que c’est dans les sujets suivants où le nombre d’exemplaires vendus par titre édité en 1974 ont été les plus nombreux: romans et littérature, 47,793; généralité, 18,960; divertissement, sport, hobbies, 7.386; philosophie, psychologie, 6,467; géographie, voyage, 5,704 et sciences ménagères, 5,040.Pour tous les 18 autres sujets de la classification de l’U-nesco.les ventes par titre se sont chiffrés à moins de 5,000 en moyenne, le dernier en liste était la pédagogie et les sciences de l'éducation pour lesquelles on a vendu en moyenne 828 exemplaires de chacun des 76 titres mis sur le marché.Dans l’ensemble, si nous excluons les romans, les manuels scolaires et les généralités, tels que dictionnaires et encyclopédies, il reste 1,030 nouveaux titres pour lesquels le nombre moyen d’exemplaires vendu par titre fut de 3,100 exemplaires.Si, par contre, nous ne regardons que la production de livres français excluant, de la même façon que pour l’ensemble, le roman, le manuel scolaire et les généralités, nous obtenons 263 nouveaux titres pour lesquels on nous fit rapport.Leurs ventes moyennes par titre furent de 1,610 exemplaires.Jusqu’ici nous n’avons pas tenu compte des reimpressions pour le secteur commercial.Disons simplement que relativement peu de titres sont réimprimés dans ce secteur et même, lorsqu’ils le sont, le nombre d’exemplaires vendus est beaucoup moindre que pour la première édition.A titre d’exemple, les romans réimprimés en 1974 se sont vendus à raison de 6,000 exemplaires par titre; c’est peu, si nous comparons au 47,792 des nouveautés pour la même année.En conclusion, disons qu’au Canada nous importons davantage de livres que nous en produisons.En nous basant sur les recettes perçues soit par les éditeurs, soit par les exportateurs étrangers, les importations représentent près de 607o de toutes les ventes de livres au Canada.Une très forte proportion de ces importations sont des livres anglais, venant surtout des Etats-Unis.La production canadienne de livres dits de circuit populaire, est fort considérable, surtout en langue anglaise.Nous produisons aussi un nombre important d’autres titres dans à peu près tous les domaines.En moyenne, ils se vendent à raison de plus de 3,000 exemplaires par titre durant l’année de leur parution.Nous avons vu de plus que les Canadiens lisent sûrement davantage qu’ils le faisaient il y a trente ans, en particulier parce qu’ils empruntent des bibliothèques beaucoup plus de livres qu’ils le faisaient alors, même si c’était l’époque “pré-télévision”.Pour compléter ce tableau, il serait fort intéressant de savoir quels sont les Canadiens qui lisent ou qui fréquentent les bibliothèques ainsi que le temps moyen qu’ils consacrent à cette activité.Une enquête menée à l’automne de 1975 auprès de 30,000 Canadiens portait précisément sur ces sujets.Nous en analysons actuellement les résultats.Nous devrions pouvoir en publier les conclusions à l’été.(1) Voir ‘Dépenses des Familles Urbaines, 1972’ Statistique Canada.Numéro au Catalogue 62-541.(2) Voir le Bulletin de Service, 81-001 Vol.5 intitulé ‘Bibliothèques Publiques’ qui paraîtra en mai.(3) Voir ‘Bibliothèques Publiques au Canada’, Statistique Canada.Numéro au Catalogue 81-205.(4) Voir ‘Importations par Marchandise, Décembre 1974’ Statistique Canada.Numéro au catalogue 65-007.(5) A défaut d’un index propre à l’importation du livre, nous utilisons ici l’index des prix se rapportant à la lecture, tel que préparé par la division des index de Statistique Canada.(6) Voir les Bulletins de Service se rapportant à l'Kdition du Livre publiés par Statistique Canada dans la série 81-001.¦ M.Yvon Ferland est directeur adjoint d Statistique Canada./ 1 3 L’Euguélionne par Louky Bersianik ‘8.95 (400 p.) Le premier grand roman féministe québécois.Maniant avec un rare bonheur l'humour et l'audace, l'auteur va encore plus loin et de façon plus systématique que Kate Milieu et Benoîte Groult dans l’analyse des multiples tabous qui hantent encore l’existence de "l’espèce féminine".les éditions lapresse A la découverte des antiquités québécoises Stéphane Moisson ‘6.95 (240 p.) On trouvera dans cet ouvrage abondamment illustré quantité d'informations utiles sur l’identification, la restauration et l’entretien des antiquités, qu’il s’agisse de meubles, de verrerie, de pièces en étain, etc.De plus, le livre contient les noms, adresses et spécialités d’environ 250 antiquaires du Québec.iecomkjue àla ado québécoise aperçim» rapmiaas choéàs pienepegé fil?Le comique et l’humour à la radio québécoise Pierre Page ‘14.95 (680 p.) Cette anthologie réunit un grand nombre des textes des émissions humoristiques diffusées par ta radio québécoise entre 1930 et 1970, et nous fait revivre les agréables moments que nous avons passés è les entendre.Chacun des auteurs fait l’objet d’une notice biographique et chaque série de textes est accompagnée d’un commentaire.DEÏTO L’habitat de l’homme Barbara Ward •7.95(296 p.) En l’an 2000, une marée d’un milliard et demi de personnes aura envahi les villes du monde.Comment sera-t-elle logée et nourrie?Où travaillera-t-elle?Comment recevra-t-elle les services essentiels?Avec son don habituel pour l'image et la synthèse, l'auteur fait le bilan des possibilités d’un habitat humain, planifié et conçu pour l’homme.S< H S i;okil DKCOYOTÎ \ \\\?m i\ « un TU SU?• ! i'Sf.sg* r nr i n sv U Tt Sous l’oeil de Coyote (The Double Hook) Sheila Watson ‘5.50 (176 p.) Au cours des années, le roman de Sheila Watson “The Double Hook” n’a rien perdu de sa force d’impact et les Editions La Presse en publient aujourd’hui cette traduction.Le coyote, selon la légende amérindienne, symbolise la peur sans nom de l’inconnu.Aux prises avec l’angoisse et l’isolement, les personnages vivent un drame qui les amènera à l’acceptation de leur condition.rantt'f (‘hanteaux Chanteaux Georges Cartier ‘6.95 (256 p.) Conscientes du rôle que joue la poésie dans la vie culturelle d’un peuple, les Editions La Presse présentent cet important recueil de Georges Cartier, qui constitue l’oeuvre complète à ce jour de ce poète québécois.Ce recueil renferme de ces textes dans lesquels la beauté parait, presque sans rapports visibles avec les moyens de l’obtenir.Dietsüffiüm-ç-rit: jrioï-tssèjfi).- Dictionnaire de moi-même Jean Ethier-Blais Collection ÉCHANGES ‘6.50(200 p.) Dans ce nouveau livre, Jean Ethier-Blais se met à l’écoute des mots, de ses propres mots, de ceux que le hasard a déposés en lui et qui l’accompagnent depuis plusieurs années dans ses rêveries et ses ré'flexions.Il s'abandonne à leurs suggestions; et naissent des récits, des essais, qui composent le plus fidèle portrait d'un homme.AiXE -¦Olrt-MI L’envers de l’enfance Alice Parizeau ‘4.95 (208 p.) Dans l’intimité de logis semblables aux nôtres, des enfants sont battus, privés de nourriture, soumis à des sévices de toutes sortes.D’autres, souvent à cause de problèmes familiaux, sont devenus alcooliques, drogués ou voleurs.Alice Parizeau ouvre pour nous dans cet ouvrage le dossier des enfants du malheur, ceux que nous voudrions pouvoir oublier.; 18 mai 1 976 HI • Foire Internationale du llvr* Panorama d’une réalisation internationale Afin de connaître les buts, objectifs ainsi que le rôle de la Foire Internationale du Livre de Montréal, les responsables des pages littéraires du Devoir m’ont invité à présenter un panorama concernant cette exposition annuelle.¦ 1961-1966: De 1961 à 1966 inclusivement, le Conseil Supérieur du Livre, fédération d'organismes professionnels de langue française au Canada organisait une exposition au Palais j.^-* Cer * -ette manifestation groupait des t.Elle était de- du Commerce de Montréal._________________________ éditeurs publiant en langue française seulement, venue “la plus grande exposition du livre en français au monde”.Nous avons suspendu l’exposition à l’occasion de l’EXPO en 1967.Dès 1968, le CSL a entrepris des démarches auprès du Ministère des Affaires Culturelles du Québec afin de reprendre cette initiative annuelle sous les auspices des organismes du CSL.Nous nous sommes également adressé au Secrétaire d'Etat du Canada en 1970-71 en vue de l’Année Internationale du Livre tenue ers 1972 sous les auspices de l’UNESCO.N’ayant reçu aucune réponse affirmative et ne pouvant compter sur des budgets essentiels à l’organisation d’un Salon ou d’une Foire, le projet a été abandonnée en 1972.¦ 1973-1974: Le 13 février 1973, le bureau de l’Association des Libraires du Québec reprenait l’étude d’un projet de Salon à Montréal.L'ALQ présentait un avant-projet au CSL et le 14 mars 1973, l’assemblée générale du CSL adoptait une résolution recommandant la création d’une foire du livre annuelle à Montréal.Le 18 avril, le directeur général du CSL, après consultation avec les sociétés affiliées: AEC, SEMSQ, AQPU et ALQ présentait un projet approuvé à l’unanimité par l’Assemblée générale extraordinaire du CSL.Des démarches étaient entreprises auprès des gouvernements pour l’obtention de subventions.Des contacts étaient établis auprès des organismes internationaux des professions de l’édition et de la librairie, en particulier auprès des Associations nationales membres de l’Union Internationale des Editeurs.A la suite des enquêtes sur l'opportunité et la possibilité d’organiser une exposition internationale du livre annuellement à Montréal, le CSL décidait de créer la FILM, qui a été constituée en société juridique le 24 juillet 1974 par l'émission d’une charte québécoise sans but lucratif, les buts de la FILM étant “d’organiser des expositions pour la promotion et la publicité du livre, imprimer et éditer toute publication jour fins d’expositions du ivre”.Pi ¦ 1973-1975: Au cours des mois qui ont suivi, le directeur général du CSL était nommé egalement directeur général de la FILM.Un bureau a été élu, un exécutif a été nommé, des comités ont été formés.Un projet de budget a été approuvé et soumis en vue des candidatures aux subventions des gouvernements.De nombreuses rencontres, contacts et démarches ont été entrepris auprès des autorités fédérales, provinciales et municipales (Montréal).Un comité d'honneur a été constitué, des Patrons d’honneur ont été invités à accorder leur appui moral au projet.La planification de la première FILM a duré 23 mois avant l'ouverture officielle le 15 mai 1975, Place Bonaventure, le plus grand centre d'exposition au Canada.La premiere Foire Internationale du Livre en Amérique du Nord a groupé 465 stands d’exposants individuellement, 32 stands d'information professionnelle.Des participants sont venus de 63 pays et des exposants de 57 pays, des 5 continents.Plus de 50,000 visiteurs ont pris connaissance de la production internationale.Cette première FILM a obtenu un succès reconnu par l'ensemble des publications professionnelles de l’édition et de la librairie du monde entier.¦ Financement: Au départ, la FILM a été largement subventionnée.Le Gouvernement fédéral.par son Ministère de l'Industrie et du Commerce a payé le coût de fabrication de 700 stands construits dans les locaux du Ministère Information Canada et représentant un montant de un demi-million de dollars.Le Gouvernement du Québec a versé une subvention par le Ministère de l’Industrie et du Commerce au montant de $125,000.00 et la Ville de Montréal a acquitté des frais pour soutenir les efforts de la FILM à l’étranger.De plus, le Ministère des Communications a versé $15,000.00 pour la tenue d’un colloque sur la communication, le Gouvernement fédéral a offert un concert lors de l’inauguration (Place des Arts à Montréal) et d’autres ministères dont le Ministère des Affaires Extérieures du Canada ont acquitté certains frais pour soutenir nos efforts à l'étranger.Le Gouvernement du Québec a offert une réception officielle à l’édition internationale, le Gouvernement de l’Ontario a offert la réception lors de la cérémonie d'inauguration, la Ville de Montréal a offert une réception après le Gala Place des Arts.¦ 1976: Le Gouvernement du Canada, le Gouvernement du Québec, la Ville de Montréal soutiennent à nouveau la FILM par de généreuses subventions et financent en plus des projets et programmes spéciaux.Les ministères de tutelle en 1976 sont, à Ottawa : le Ministère de l'Industrie et du Commerce du Quelques nouveautés exposées au stand 927 de la F.I.L.M., avec un choix des grandes collections publiées par les Éditions Collection “Bibliothèque canadienne-française” Série: Histoire et documents LIONEL GROULX - Une importante réédition! ¦ HISTOIRE DU CANADA FRANÇAIS depuis la découverte Tome I - Le régime français, 395 p.Tome II - Le régime britannique au Canada 443 p.ch.$4.95 Collection “Vies canadiennes” ROBERT RUMILLY- Une captivante page d’histoire! ¦ HONORÉ MERCIER ET SON TEMPS Tomel -1840-1888,416 p.Tome II-1888-1894,418 p.(deux volumes illustrés, sous boitier) $25.00 Collection “Loisirs et culture” MIA et KLAUS (photographes) ¦ MUSIQUE D'ETE Centre d’art d’Orford J M C Texte de P.Mollet.(Illustrations en noir et en couleurs) $6.00 LÉONARD BOUCHARD- Une image du patrimoine québécois! ¦ LE CAP TOURMENTE ET U CHASSE AUX OIES RLANCHES (Nomb.illustrations, photos, cartes) \ $6.00 Ces volumes sont en vente partout et à la LIBRAIRIE GÉNÉRALE FIDES 235 est, boul.Dorchester, MONTRÉAL H2X 1N9 *861-9621 / Canada — à Québec: le Ministère des Affaires Culturelles — et, à la Ville de Montréal, le Service des Sports et Loisirs et la direction générale des bibliothèques publiques.Le Ministère des Communications a versé une subvention pour le deuxième colloque sur’ L’enfant face au livre et à la télévision”.D’autres ministères à Ottawa et à Québec apportent un appui financier pour des projets et programmes de même que le Gouvernement de l’Ontario pour un projet spécial.¦ Appuis: Depuis sa creation, la FILM reçoit l’appui de tous les organismes professionnels canadiens, anglophones et francophones ainsi que des industries graphiques et de l’audio-visuel.Objectifs et caractère La Foire Internationale du Livre de Montréal est une manifestation professionnelle destinée à servir les intérêts de ceux qui participent à l’édition et à la diffusion des produits éditoriaux sur tous rapports à travers le monde et à développer l’édition nationale et internationale par: • l’achat et la cession de droits d’édition, la coédition et la coproduction, • là diffusion de livres et de tous produits éditoriaux sur les marchés nord-américains et internationaux, • l’échange d’informations techniques et professionnelles.La Foire veut offrir un panorama complet du monde moderne de la communication, particulièrement en ce qui touche le livre et les industries qui s’y greffent.La Foire a pour but de faciliter et de promouvoir les échanges entre les éditeurs et ceux qui fournissent des services professionnels à l’édition.Le français et l’anglais sont les langues officielles de la Foire.Durée et participation ¦ Date et lieu: La deuxième Foire Internationale du Livre de Montréal se tiendra à Montréal, Place Bonaventure, du mercredi 19 mai au dimanche 23 mai 1976 inclusivement.¦ Heures d’exposition: Le hall d’exposition sera ouvert durant les heures suivantes: le mercredi 19 mai, de 14 heures (inauguration officielle) à 18 heures ; le jeudi 20 mai, de 9 heures à 18 heures ; le vendredi 21 mai, de 9 heures à 18 heures; le samedi 22 mai, de 9 heures à 19 heures; le dimanche 23 mai, de 9 heures à 19 heures.Le hall d’exposition sera ouvert au public de 13 heures à 19 heures, le samedi 22 mai et le dimanche 23 mai.Participation — Exposants Sont admis à exposer: a) les éditeurs de tous pays, à titre individuel; b) les agents littéraires, les représentants d’auteurs et les associations qui gèrent les droits d’auteur, à titre individuel; c) toute personne responsable de la fabrication du livre et d’autres produits éditoriaux, à titre individuel; d) les groupements ou associations professionnels d’éditeurs nationaux ou internationaux; e) les autres groupements professionnels directement reliés à l'édition où à la fabrication du livre et des produits éditoriaux; f) les Etats, ministères et services gouvernementaux, les maisons d'édition d'Etat; g) dans les stands collectifs, les éditeurs privés d’un pays autre que le Canada et dont le pays n'a pas à la Foire un stand national conformément aux dispositions de l’article d) ci-dessus et pourvu que ce stand collectif soit sous une gérance unique.Tout éditeur participant à un stand collectif doit retenir au moins un tiers de stand et se soumettre aux dispositions de l'article 14.01; h) dans le cadre d’une exposition portant sur un thème unique et déterminé, tous les éditeurs privés pourvu que ce stand soit sous une gérance unique et qu’il ait été accepté par la Direction de la Foire après qu'une demande spéciale lui ait été soumise.Les exposants dûment inscrits, auront plein droit d’accès au hall d'exposition et à tous les services durant la Foire.—Visiteurs à titre professionnel: Libraires, diffuseurs, bibliothécaires, enseignants et acheteurs institutionnels seront admis à la Foire aux conditions fixées par la Direction de la Foire.¦ Censure: La Direction de la Foire n’exerce aucune censure sur les livres ou objets exposés, qui restent cependant assujettis aux lois en vigueur au Canada.Programme 1976 Dans le cadre de son objectif permanent “Au service de l’édition et de la distribution internationale", la Foire du Livre de Montréal mettra particulière- ment en vedette pour 1976, le thème retenu par le Comité in-ternational du livre de l’UNESCO: “Livres pour enfants” —“Books for children”.Le programme comporte: • journées professionnelles: les journées du mercredi 19 mai, à compter de 12h.jusqu’au samedi 23 mai 12h., seront exclusivement réservées aux exposants et aux visiteurs professionnels.• une exposition de livres pour la jeunesse ainsi qu’une exposition de livres traitant de l’édition pour la jeunesse.• un colloque sur l’édtion-pour la jeunesse à l’intention des exposants et des visiteurs professionnels.• des réunions et rencontres avec la participation des libraires.• des réunions et rencontres avec la participation des bibliothécaires.• divers prix littéraires.• différentes réceptions pour les exposants?Pourquoi?a) une nouvelle Foire internationale b) à Montréal a) Il existe présentement dans le monde 16 Foires et expositions internationales du Livre et de l’Audio-Visuel reconnues par l’Union Internationale des Editeurs et d’autres organismes internationaux res-poasables.Francfort existe depuis 28 ans, depuis l’après-guerre.C’est la plus importante, la plus solidement établie et la première axée sur la vente des droits; c’est une Foire d’éditeurs.Bruxelles existe depuis 8 ans, c’est une Foire commerciale qui obtient un énorme succès sur le plan de la vente au public.D'autres Foires d'éditeurs sont des expositions nationales à participation étrangère: Jérusalem, Nice.Belgrade, Sao Paolo.D’autres sont des Foires Import-Export comme Varsovie.Sofia; d'autes sont des Foires spécialisées comme Bologne, pour les livres d’enfants et Bâle et Cannes pour l’audiovisuel.Dès ses débuts, Montréal a rencontré de fortes oppositions pour établir une nouvelle exposition puisque les éditeurs, en avril et mai sont sollicités à participer aux expositions suivantes: fin mars: Bruxelles et Leipzig, en avril: Bologne, Jérusalem et Le Caire, au début mai à Nice, à la mi-mai à Varsovie et par la suite, les Congrès annuels aux Etats-Unis d’Amérique de American Library (ALA) et American Booksellers (ABA) en juin et juillet, en plus de nombreuses autres manifestations nationales comme la semaine de la lecture en Italie et en Espagne en avril ou en mai.Montreal s’étant fixé des buts et objectifs identiques à Francfort, les professionnels du livre se rencontrant deux fois l’an, tous les six mois, à l'automne à Francfort et au printemps à Montréal, nous avons réussi à convaincre nos collègues de l'édition internationale que nos propositions étaient valables et que Montréal représente pour eux une possibilité unique en Amérique du Nord d'une rencontre avec le marché américain.Ainsi, Montréal tiendra sa Foire du 19 au 23 mai cette année et à la mi-avril en 1977.b) Le Maire de Montréal, Me Jean Drapeau a bien défini les raisons et motifs de la tenue d’une Foire à Montréal: “.Ce caractère d'universalité, il a été ratifié d’éclatante façon avec la tenue de TExposi-tion universelle et internationale de 1967 et le sera aussi avec celle des Jeux olympiques d’Eté de 1976, deux grands événements qui ont provoqué à Montréal une expansion spectaculaire dans tous les domaines.“Voilà autant de facteurs qui font de notre ville un endroit idéal pour y établir un véritable lieu de rencontre entre tous les éditeurs de livres dans le monde.Que l'on considère le livre sous son aspect culturel, éducatif ou commercial, l'industrie qui s'y rattache trouvera chez-nous une rampe de lancement inégalée en Amérique du Nord.“Au lendemain de la deuxième grande guerre, notre ville marquait déjà un premier point avec l'installation chez elle de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale et de l'Association du Transport Aérien International.Aujourd'hui, quelque 20 sociétés aériennes parmi les plus importantes du monde y ont leur terminus.“Terminus et siège social également des deux grandes voies ferrées qui sillonnent le pays d’un océan à l’autre, Montréal est au point de convergence d'autoroutes qui la relient aux grandes villes du Canada et des Etats-Unis, où, dans un rayon de 500 milles sont rassemblés plus de 50 millions d’habitants.Le fleuve Saint-Laurent et la voie maritime du même nom en font le chef-lieu de la navigation intérieure du continent nord-américain.“La vocation internationale de Montréal a cependant ceci de particulier: elle est universelle.Elle s’exerce dans tous les domaines de l’activité humaine; elle s’adresse à tous les pays du monde, même si des liens historiques et une langue commune nous inclinent naturellement vers la France et la par J.-Z.-LÉON PATENAUDE Grande-Bretagne”.L’édition canadienne a) francophone b) anglophone a) les éditeurs québécois ont réclamé et appuyé cette Foire depuis sa création.Les organismes professionnels sont responsables de sa tenue et de son succès.Depuis dix-sept ans que je participe annuellement à Francfort, je puis dire qu’un nombre limité d'éditeurs du Québec avaient participé à ILM permet taine de pays pour la vente ou l’achat des droits, la distribution ou la diffusion de nos ouvrages québécois et des accords pour la distribution des ouvrages étrangers chez-nous.Des possibilités énormes s’offrent aux éditeurs canadiens des deux groupes linguistiques dans le cadre de la FILM.b) nos confrères de langue anglaise partagent nos points de Francfort.La Fil pe maintenant à tous les éditeurs, grands, moyens et petits, de fréquenter, d'exposer et de travailler à la FILM et d’y rencontrer, pour négociations, les autres professionnels d'une soixan- vue et appuient sans réserve la FILM.Ils jouent un rôle important sur le plan des affaires dans le monde du livre et pour eux, les résultats obtenus en 1975 leur ont permis de conclure qu’ils avaient leur part cné et du march des objectifs poursuivis par les gouvernements afin de favoriser le com- merce de l’édition et de la librairie.Objectifs La FILM poursuit des buts commerciaux, professionnels et industriels.De plus en plus, les buts et objectifs culturels complètent l’action et les réalisations.Il faut noter que la FILM, sauf l’EXPO en 1967, est la première exposition à caractère vraiment international tenue au Canada.C’est la plus importante exposition à participation étrangère au Canada.Cette réalisation d'un groupe professionnel mérite d’être soulignée.Il reste beaucoup à accomplir avec l’expérience des années et les résultats de cha- cune des Foires.Dès à présent, nous examinons les suggestions et recommandations que nous recevons régulièrement afin de permettre à la FILM de se développer et de rendre tous les services qui sont la raison d’être de l’exposition.Les éditeurs et les libraires du Canada sont les premiers à bénéficier des retombées économiques de la Foire.C’est ainsi que les gouvernements ont apporté leur appui financier pour lancer et établir la FILM au cours des trois premières années de son existence.¦ M.J.-Z.-Léon Patenaude est directeur général de la Foire du Livre de Montréal et du Conseil supérieur du Livre depuis 1961 & BORDAS DUNOD GAUTHIER-VILLARS Les éditeurs qui se soucient de l'éducation vous invitent à visiter leur stand # 705-707 à la Foire Internationale du livre de Montréal mmnu’ifl définir des ohjrctifs ftéda tfoiff «/ n es Comment définir des objectifs pédagogiques Bordas 1975 Traduit de l'anglais 60p $6.75 L'auteur s'attache ici à l'étude d une question essentielle: la définition des objectifs dans l'enseignement.La présentation est originale à maintes reprises, une question est posée au lecteur en bas de page et il lui faut choisir la réponse la plus appropriée avant de passer à la page suivante Les textes de ce livre programmé s'adaptent ainsi aux besoins de chacun et on les suit sans être distrait par des explications superflues Fait rare en ce domaine, l'auteur ne manque pas d'humour, ce qui ne gâte en rien cette réflexion d’ensemble sur les programmes éducatifs et les méthodes pédagogiques./Jour éveiller le dv*ir dt — $5.95 Pour éveiller le désir d'apprendre Gauthier-Villars 1974, 108p Ce petit livre, très concret, comprend de nombreux exemple précis; il est d'une grande clarté, qualité majeure de R F MAGER qui a l'art de présenter en termes simples des problèmes complexes Le sujet, exposé de façon originale, intéressera à coup sûr un vaste public: tous les enseignants, les étudiants en pédagogie, les écoles normales sans oublier les parents d'élèves sciences de ! education 7 conduite et animation de la classe $13.95 C R ROGERS Liberté pour apprendre7 DUNOD - Coll “Sciences de l'éducation" 1972.Traduit de l'anglais 384 p.15 x 22.Br Le fondateur de la psychothérapie ’’non-directive' ou "centrée sur le client "expose sa conception de la pédagogie Exemples â l'appui, il démontre qu'une réforme de l'enseignement est possible â partir d'une réforme de l'attitude profonde de l'enseignant II indique comment y parvenir essentiellement par la généralisation du "groupe de base" ou "de rencontre" développement do la personne $11.25 C R ROGERS Le développement de la personne DUNOD - Coll “Organisation et Sciences Humaines" 1969 Traduit de l'anglais 312 p 16 x 25.Br Ce livre donne une information complète sur les multiples aspects de la pensée de f auteur promoteur des méthodes non directives en psychothérapie et en relations humaines Après avoir exposé ses recherches et ses théories, l'auteur en montre les applications possibles dans la vie sociale, l'enseignement, la famille et les relations interpersonnelles en général éi niNor» I * 1 » $11.50 L.V JOHNSON et M A BANY Conduite et animation de la classe DUNOD - Coll “Sciences de l'éducation" 1974 Traduit de / anglais 384 p 15 x 22.Br Les maîtres ne peuvent enseigner efficacement que s'ils maîtrisent les processus interaction- nets dont la classe est le siège Cet ouvrage présente une manière nouvelle de faciliter ces processus et de maintenir un climat favorable à renseignement à l'intérieur du groupe-classe MMWUUM'THNI KIKIKm la théorie des organisations tliéctlc e&iftïile île* «’rtétnes VtriIXtM.S/B-W* X la créativité $13.20 D SILVERMAN La théorie des organisations DUNOD - Coll “Organisation et Sciences Humaines" 1973 240 p 15.5 x 24.Br Cet ouvrage de sociologie des organisations présente une analyse des théories qui ont dominé jusqu'ici: la conception de ( organisation en terme de buts: comme systèmes: le structure-fonctionnalisme, le positivisme technologique.la théorie de la décision II fait ensuite un exposé du cadre de référence actionniste.alternative au modèle de systèmes $18.95 L Von BERTALANFEY Théorie générale des systèmes DUNOD- 1973 Traduit del anglais 312 u 15 x 22.Br Biologiste connu, l'auteur est aussi le créateur de la Théorie générale des systèmes" par laquelle il tente de définir un nouveau cadre théorique utilisable pour toutes lés sciences modernes, qu'il s'agisse de physique ou de biologie de sociologie, de psychologie ou d'économie L ouvrage expose cette théorie son aspect mathématique les résultats qu elle a obtenus et les discussions qu elle a soulevées $14.50 A BEAUDOT La créativité d après les recherches américaines DUNOD - Coll "Organisation et Sciences Humaines" 1973 Traduit de l'anglais 288 p 15 5 x 24 Br Ce livre dégage les trois axes les plus fondamentaux des recherches américaines sur la créativité depuis 1950 - la créativité en tant qu aptitude et dans ses rapports avec rintelligence.- la personnalité créative décrite par ses traits caractétistiques ou faisant l obÿet d une approche psychanalytique.• la créativité et l'environnement familial et scolaire L'ouvrage comporte, en outre la description d'un test de créativité Foire Internationale du livre • IV 18 mai 1976 L’édition d’art au Québec Avec cette deuxième foire internationale le public a la possibilité de voir d'excellents livres non seulement par leur contenu mais aussi par leur présentation.Comme dans toutes ces manifestations internationales le livre d'art aura sa place.Parler de l’édition d’art au Canada est fort difficile car il n’existe pas vraiment de maison spécialisée dans ce domaine et cela surtout à cause de la rentabilité.Certes de temps en temps un éditeur met sur le marché un tel produit mais les résultats ne sont pas très heureux.Lorsqu’on considère le marché canadien dans son ensemble il est peu important et encore moins du côte français.Ensuite nous n’avons pas de noms vedettes.J’entend par là qu’un livre sur Chagall, Matisse ou encore Gauguin aura un pouvoir d’attraction beaucoup plus grand qu’un livre sur Riopelle, Borduas ou Molinari.De ce fait le marché sera plus important donc un tirage en conséquence et un meilleur prix de revient et de vente.A cela il faut ajouter la renommée de l’auteur.Mais ici nous touchons un cercle vicieux car pour atteindre une certaine notoriété internationale il faut publier et non pas seulement publier mais aussi vendre.A partir de ce tour d’horizon il faut voir le côté technique, c’est-à-dire la production d’un ouvrage à un prix de revient le plus bas possible afin de toucher un très grand public.Tout d’abord l’équipe qui prépare un tel ouvrage doit avoir non seulement une bonne base technique mais aussi une excellente culture et ceci concerne particulièrement l’agent de fabrication.Ce dernier s’occupe du texte, en fait la révision afin de corriger les imperfections, les erreurs de dactylographie, parfois présente quelques suggestions à l'auteur.Il est aussi en partie responsable de l’iconographie car il doit recommander les meilleures photographies, voir à ce qu elles ne soient pas plus grandes que les originaux, ni rognées, ni tronquées et qu elles soient placées non loin de la référence dans le texte.Tout ceci doit être accompli en parfaite collaboration avec l’auteur car certains compromis sont parfois nécessaires pour satisfaire les techni- ques d’impression.Pour la réussite d’un livre d’art la concision et la précision du texte, son iconographie, sa présentation (blancs des marges du haut, bas et côtés), sa pagination, ses titres (faux-titre, grand titre, titre courant) tout cela est d’une grande importance Un livre d’art qu’il soit considéré de luxe ou demi-luxe doit être plaisant à regarder, à lire et vous laisser une bonne impression afin de le feuilleter une nouvelle fois selon votre bon plaisir.Une fois que le texte a été révisé, accepte par l’auteur le manuscrit dactylographié est prêt pour les étapes suivantes, soit tout d’abord le maquettiste puis la composition du texte.A partir de ce stade il est impératif de n’apporter aucun changement au texte.Je veux dire que l’auteur ne doit plus faire de faire une estimation du coût, c’est-à-dire calculer le nombre, de pages, comment seront placées les reproductions en couleur, quel genre de reliure on emploiera.Et de telles personnes ne foisonnent pas sur le marché du travail.Il semble que peu ou sinon pas de maisons d’éducation ne donnent des cours spécialisés en maquette.Dans le cas de la Galerie nationale, une institution publique, elle est astreinte aux règles gouvernementales c’est-à-dire Te système de soumission.On envoie le manuscrit à plusieurs graphistes qui font un devis et le meilleur marché reçoit la commande.Malheureusement ce système n’est pas toujours adéquat.Une fois que le graphiste est choisi ce dernier présente une ou plusieurs maquettes et l’on décide qu elle .par.JEAN-CLAUDE CHAMPENOIS corrections ou d’améliorations car le prix de ces rajouts ou soustractions est trop élevé.D’autre part cela ralentit la programmation du travail.Du côte technique lorsqu'on utilisait le plomb (monotype ou linotype) il était encore assez facile de remanier une partie de ligne.Maintenant avec les films (composition à froid) il faut assez souvent composer plusieurs lignes ce qui peut amener de nouvelles erreurs.De plus le film n'est pas non plus un produit bon marché.Les auteurs ont été habitués trop longtemps à faire des corrections et il est difficile pour eux d’accepter ce fait: le manuscrit dactylographié est le produit fini.Le choix du maquettiste est crucial et le succès du livre en dépend.Il y a un certain nombre de graphiste au pays mais peu sont des maquettistes.Un graphiste qui s’occupe de publicité n’est pas nécessairement une personne qui peut produire un bon livre.Il doit avoir une bonne connaissance de ce que représente un livre, les differentes étapes, le papier à utiliser, le caractère, les reproductions en couleur et la reliure.Il doit avoir un oeil typographique adapté à ce genre de production.De plus il doit sera la finale.A partir de la ma- 3uette choisie l'editeur, le chef es publications et l’auteur peuvent demander quelques modifications afin de satisfaire les critères de la maison d’édition.C’est à ce moment que Ton discute des reproductions en couleur qui font toute la différence non seulement dans la présentation mais aussi dans le prix de vente.Ce qui est important ici c’est la reliure employée.Je veux dire par là que suivant la reliure on peut avoir plus ou moins de reproductions et leur emplacement peut varier.Avec une reliure dite parfaite (rognage et collage) on peut introduire les pages selon la nécessité et sans compter.Alors qu’avec une reliure à cahiers cousus et par la suite collés ensemble on ne peut qu’ajouter des reproductions couleurs entre les dits cahiers et faire une sorte d'encart en couleurs.Il y a une autre solution c'est celle du collage des reproductions couleurs sur la page du livre; ceci doit être fait manuellement donc, à un prix plus élevé.On emploie cette méthode lorsque le papier utilisé pour l’ensemble du livre est de couleur et qu'il serait ainsi impossible d’approcher de la réalité des oeuvres reproduites.Généralement on fait appel à Tune des deux dernières solutions car la première est certainement la plus économique mais les pages se décollent et au bout de quelque temps il reste une couverture et des feuilles séparées.La solution du collage des photos couleurs sur les pages des livres n’est pas très appréciée des bibliothécaires car le public lecteur a tendance à subtiliser les reproductions collées.Quand on parle de reproductions couleurs il faut penser à faire une séparation des couleurs c'est-à-dire 4 négatifs ou positifs selon le procédé employé et de la produire 4 plaques d'impression et évidemment passer une même feuille quatre fois dans la presse pour obtenir la reproduction exacte.On comprendra que le coût des pages couleurs est élevé et c’est pourquoi on groupe plusieurs reproductions sur la même pla- 3ue afin de minimiser les coûts e production.C'est aussi Ta-gent de fabrication qui est responsable du bon à tirer pour les couleurs et à partir de mauvaises séparations de couleur on ne peut vraiment pas obtenir de bonnes impressions.Une fois que Ton a décidé du nombre de pages en couleur, du papier utilisé ainsi que la reliure le maquettiste prépare le manuscrit pour la composition.Il donne les instructions à suivre au compositeur.Ici Ta-gent de fabrication intervient en tant que coordonnateur et voit à la bonne marche du travail demandé.A la composition il y a de nombreux problèmes car il semble que le metier de typographe se désintègre.Avec lès nouvelles méthodes de composition on utilise l’ordinateur qui justifie et coupe les mots selon son programme.De ce fait on obtient pas toujours ce que Ton désire.Les accents semblent être un cauchemar pour les machines.Certes ces maisons de composition blâment les machines qui sont produites aux Etats-Unis mais ces-mêmes machines sont utilisées en Europe où les langues sont différentes et ont pas mal d’accents.Ici je pense que le client (maison de composition) n’exige pas des compagnies constructrices de machines ces spécifications pour la langue française.De plus le personnel MKwclsWS {V CJUWilfcW» xx* îi «rwu V>î» }’.««>»£ Tfcirct* ÿr.ïf
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