Le devoir, 19 mai 1976, mercredi 19 mai 1976
V'Vk't Fais ce que dois la météo: nuageux, venteux ensoleillé.Détails en page6 Maximum 14.Demain: réalisez votre rêve.achetez un avion Rockwell ! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport do St-Hubert 514-676-5610 Vol.LXVIII - No 116 Montréal, mercredi 19 mai 1976 Férié pascale 25 CENTS À t’étude, un projet intégré de “trois ou quatre stades olympiques” Pour le métro, les jeux sont faits par Binard Descôteaux Le débat qui oppose depuis quelques semaines le président de la Communauté urbaine de Montréal, M.Lawrence Hani-gan, au ministre des Transports, M.Raymond Mailloux, sera tranché aujourd'hui par le Conseil des ministres a qui M.Mailloux soumet une recommandation.Au moment où le comité interministériel chargé de l’aménagement du territoire se penché sùr un projet intégré pour le “transport des personnes” dans la région métropolitaine, projet évalué à “trois ou quatre stades olympiques” ( $3 ou $4 milliards), tout indique que M.Mailloux optera pour l’arrêt de la construction du métro vers Saint-Laurent et Cartierville en faveur de la modernisation de la liaison ferroviaire du Canadien National vers Deux-Montagnes.¦ Bellemare n’entend pas porter ombrage au prochain chef du parti ¦ Après cinq longues années dans les prisons de l’Inde — page 2 ¦ Les ralentissements continuent d’inquiéter la RIO —pages ¦ Le CTC et les politiques nationales: un éditorial de Claude Ryan ¦ Qui vient dîner ce soir à Washington: un commentaire de Georges Vigny ¦ Choc nucléaire sur les Jeux: un commentaire de J.-C.Leclerc — page 4 ¦ La médecine préventive, une mission impossible?• — page 16 C’est ce qui ressort des informations obtenues par LE DEVOIR à l’issue de la rencontre qu’ont eue, hier à Québec MM.Mailloux et Hanigan.Pour l'instant, le ministre se limiterait à présenter une recommandation sur le problème précis posé par la poursuite des travaux de construction du métro.De ce côté, la situation est urgente, puisque, la semaine prochaine, la CUM ouvrira les soumissions en vue de l’adjudication d'un contrat pour l’excavation d’un tronçon de tunnel de quatre milles de cette ligne de métro.Une fois le contrat accordé, il sera alors à toutes fins utiles impossible de faire marche arrière.Pour ce qui est du projet intégré pour le "transport des personnes” dans la région de Montréal, aucune décision ne pourrait être prise avant l’été, l’état des travaux en cours n’étant pas assez avancé.Toutefois, M.Mailloux aurait en main un premier rapport lui permettant de juger de la situation dans le cas de la poursuite des travaux de construction de la ligne No 2 du métro Nord-Ouest, dont la tete est prévue près du boulevard de Salaberry, a Cartierville.C’est une déclaration de M.Mailloux au DEVOIR, il y a deux mois environ, qui a ouvert les hostilités.Celui-ci soutenant qu’en dehors d’un milieu fortement urbanisé le métro constitue une solution coûteuse et moins efficace que l’on ne croit, il avait proposé de stopper la construction de la ligne de métro no 2 qui, partant de l’actuelle station Bonaventure, traverse Westmount pour se diriger vers le Nord dans l’axe au bd Décarie jusqu'à Cartierville.M.Mailloux avait une solution de rechange en poche, soit la modernisation de la ligne du CN qui va du centreville jusqu'à Deux-Montagnes tout en desservant Saint-Laurent.Cartierville et plusieurs villes du West-Island.Selon le ministre, le métro devrait s’arrêter à la future station Snowdon, soit à la hauteur de la rue Edouard-Montpetit.Pour M.Hanigan, c’était là une proposition insensée, et il demandait qu’on puisse juger des deux solutions au mérité.A son avis, la modernisation de la ligne du CN serait plus coûteuse que la poursuite de la construction de la ligne de métro.Il y a quelques semaines, M.Mailloux a eu fimpression que les autorités de la CUM voulaient le prendre de vitesse et le placer devant un fait accompli.Les contrats pour l’excavation du tunnel étaient accordés pour la presque totalité de la ligne, soit jusqu’à la future station de La Savanne, à la hauteur de la rue Jean-Talon, et l’on procédait à un appel d’offres pour la construction a un tronçon de quatre milles, soit jusqu'à la station terminale de Salaberry.Le ministre des Transports obtint finalement que l'on retarde de trois semaines cet appel d’offres, celui-ci désirant avoir le temps de recevoir le rapport du comité interministériel sur l’amenagement du territoire, ce qui permettait aussi à la rencontre prévue entre les deux hommes d'avoir enfin lieu.M.Hanigan n’a pas voulu dévoiler le contenu de la discussion qu’il a eue avec M.Mailloux, se contentant de qualifier cette rencontre d’amicale.Il était cependant amené à préciser qu’une décision serait-prise par le gouvernement, et qu elle lui serait vraisemblablement communiquée demain.Disant ne pas connaître le sens de la recommandation que fait aujourd’hui M.Mailloux à ses collègues du cabinet.M.Hanigan n’a pas voulu rien indiquer quant à ses.espoirs, se disant un homme optimiste de nature.Le président de la CUM, qui est aussi président-directeur général de la CTCUM, a présenté un volumineux dossier au ministre, dossier qui porte à la fois sur le programme complet adopté par la CUM pour le prolongement du métro et sur le cas de la ligne numéro 2.Les études faites à la CUM démontreraient qu'il en coûterait plus cher pour moderniser la ligne du CN que de poursuivre la construction du métro.On évaluerait à quelque $120 millions les économies réalisées en stoppant la construction du métro.Ce débat entre MM.Mailloux et Hani- Voir page 6: Métro Gerald Ford bat aisément Reagan dans le Michigan NEW YORK (AFP) - Le président Gerald Ford a remporté l’élection primaire républicaine du Michigan.Le président sortant distance son rival, M.Ronald Reagan, avec plus de soixante pour cent des suffrages exprimés, selon les résultats partiels.M.Ford parait être également assuré de triompher dans Je Maryland où il mène avec environ 57 pour cent des voix.Du côté démocrate, le gouverneur de Californie, M.Edmund Brown, a battu M.Jimmy Carter dans le Maryland et l’ancien gouverneur de Géorgie est en difficulté dans le Michigan face à M.Morris Udall.Le succès de M.Brown, 38 ans, et surtout son ampleur (47 contre 43 pour cent, selon les résultats partiels) vont redonner vigueur au mouvement “stop Carter” représenté par le sénateur Frank Church (vainqueur la semaine dernière dans le Nebraska), M.Brown et le représentant de l’Arizona, M.Morris Udall.Le président Ford jouait en quelque sorte darjs le Michigan, l’Etat dont il fut Le décret augmente de$534leprix moyen des maisons par Michel Nadeau Le prix moyen des maisons neuves dans la région de Montréal pourrait bien être majoré de $534, par suite de l’augmentation de 55 cents l’heure accordée lors de la prolongation du décret dans l’industrie de la construction, et d’une hausse proportionnellement identique, des profits des entrepreneurs.Dans son dernier bulletin, l’Association provinciale des constructeurs d’habitations mentionne que le coût horaire global de la construction domiciliaire est passé de $13.09 à $13.88 le 1er mai dernier, date du début de la prolongation du décret.Le nombre d’heures nécessaires à la construction d'une maison unifamiliale de 1,000 pieds carrés serait d’environ 675, selon l’A.P.C.H.Q.Le 30 avril dernier, le coût total de la main-d'oeuvre, évalué à $13.09 l’heure en incluant les frais d’administration et les profits, s’établissait à $8 835.Depuis le début du mois, ces coûts sont de $9,369, c’est-à-dire 675 X $13.88.L'écart horaire de 79 cents s’explique par la hausse des salaires, l’augmentation des avantages sociaux correspondants (vacances, sécurité sociale indexée.) et un accroissement proportionnel des bénéfices fixés à 10% du coût de la main- d'oeuvre.Un peintre ou un tireur de joints reçoit ainsi, depuis le 1er mai, un salaire horaire de $7.28, plus la prime d’indexation de 85 cents.Les vacances (10% du salaire) et la sécurité sociale coûteraient respectivement 73 cents et $1.25 à l’employeur.Le coût net atteint $10.11, auxquels il faut ajouter $2.50 pour l’administration et $1.26 pour les profits.Le prix de revient de ce travailleur serait de $13.87, selon Voir page 6: Maisons l’élu pendant 25 ans, son va-tout politique.Sa campagne, déjà en plein désarroi après cinq revers consécutifs face à M.Ronald Reagan, aurait été compromise par un autre échec, ou une victoire par trop serrée, dans cet Etat où le chef de l’exécutif a lancé tout le poids dont dispose un président sortant pour l’emporter.Une défaite dans le Michigan aurait presque été la promesse pour M.Ford d’être le premier président sortant républicain depuis 1886 à se voir refuser l’investiture par la convention nationale de son parti.Le president Gerald Ford a donc réussi à stopper la série de défaites aux élections primaires qui commençaient à lui donner, aux yeux d’une large partie de l’opinion, une dangereuse image de “perdant”.C'est à l’ambassade de France, où il était l'hôte hier soir du président Valery Giscard D’Estaing, que M.Ford a pu apprendre ces bonnes nouvelles, quelques minutes après vingt heures locales.Il devait déjà savoir, au moment de se mettre à table, qu’il avait mis fin à la série noire.Certes, ses problèmes ne sont pas pour autant résolus.Bien des embûches le guettent encore sur le chemin de la convention républicaine d’août.Au décompte des délégués, il demeure encore derrière M.Reagan et on ne peut affirmer, surtout s’il perd le 8 juin les primaires de Californie dont son adversaire fut le gouverneur pendant huit ans, qu’il est assuré d'obtenir, en tout cas au premier tour de scrutin, l’investiture de son parti.Au comité électoral de M.Ford à Washington où le soulagement contrastait avec le pessimisme de ces derniers jours, on attribuait ce redressement au nouveau style de la campagne de M.Ford.Celui-ci à surtout insisté dans le Michigan sur le rétablissement de la confiance à la Maison blanche qu’il a su imposer, après les scandales du Watergate.Tandis que les fortunes de M.Ford semblent ainsi se rétablir, dans le camp démocrate M.Jimmy Carter rencontre de sérieuses difficultés.En trois semaines de campagne seulement, le jeune gouverneur de Californie M.Edmund Brown a réussi à le mettre nettement en Voir page 6: Ford / I 10 La fanfare du Service des incendies de Montréal ajoutait un air de fête hier à la remise officielle du centre sportif Claude-Robillard par l’administration de Montréal au président du COJO.M Roger Rousseau La cérémonie a eu lieu par un temps froid et pluvieux, et ce pompier musicien semblait en être à son cor défendant.Nos informations en page 13.5* de plus le gallon d’essence Hausse en deux temps des prix du pétrole par Michel Guénard OTTAWA — Le coût du gallon d’essence à la pompe augmentera probablement d’environ cinq cents, à la suite de la décision du gouvernement fédéral de procéder à une hausse en deux temps du prix du baril de pétrole canadien.Le ministre fédéral de l’Energie, M.Alastair Gilles-pie, a en effet annoncé hier soir aux Communes que le gouvernement avait résolu que le prix du pétrole brut devrait augmenter de $1.05 le 1er juillet prochain, atteignant ainsi le tarif de $9.05 le baril, puis augmenter de 70 cents le 1er janvier 1977, et se stabiliser à $9.75.Les consommateurs canadiens ne devraient toutefois commencer à ressentir les effets de ces hausses que 60 jours après leur adoption.Quant au prix du gaz naturel, le ministre a fait savoir qu’il devrait augmenter de 15.5 cents au point de livraison, à Toronto.Il passera donc de $1.25 à $1.401/2 les mille pieds cubes, le 1er juillet, et une nouvelle hausse de 10 cents le portera à $1.50l/2 le 1er janvier 1977.Le ministre de l’Energie a souligné que le gaz naturel se maintiendra ainsi pendant encore une année à un prix correspondant à quelque 35% du prix du pétrole brut, en termes d’équivalence Voir page 6: Pétrole Ottawa n’achètera pas les appareils Lockheed OTTAWA (PC) — Le projet d’achat par le Canada d’appareils Orion de la compagnie Lockheed au coût de $1 milliard est mort hier soir.M.Bill Wilson, vice-président de Lockheed Aircraft Corporation, a déclaré au cours d’une interview que le projet d’achat des 18 appareils de chasse anti-sous-marine, projet que l’on étudiait depuis une dizaine d années, était devenu impossible parce qu’on n’avait pu trouver les fonds nécessaires à son financement.Il aurait tenté de maintenir l’offre de la compagnie encore un ou deux jours de plus, mais il aurait subi un refus du ministre des Approvisionnements, M.Jean-Pierre Goyer.Le cabinet a d’ailleurs tenu hier à ce sujet, une séance extraordinaire, et, par la suite, le premier ministre Trudeau avait dit à des reporters que le Canada ne se porterait acquéreur des patrouilleurs Orion que si la société Lockheed, qui est aux prises présentement avec de graves problèmes financiers, réussissait à.emprunter dans les banques suffisam- ment d’argent pour financer la construction de ces appareils.Or, il appert que les banques refusent de fournir a Lockheed l’argent qu’elle leur demande.Jusqu'à mardi, le gouvernement avait projeté de fournir à Lockheed, pour le début de la construction des appareils Orion, une avance de $300 millions.Ce OM&agois du Quebec tASSé & ASSOCléS Ltée Montréal: 288-9111 Qwéfcac: 847-1080 Trato-RMèraw 378-4069 Saint-Jean: 347-7511 Granby: 372-4489 Montmagny 248-2700 En tirant pour se dégager, la troupe tue un manifestant arabe à Jérusalem JERUSALEM (d’après Reuter et AFP) — Un Arabe de Cisjordanie a été tué par balle par les forces israéliennes hier dans la vieille ville de Jérusalem, qui a de nouveau été le théâtre de manifestations anti-israéliennes.Mahmoud Kurd, 21 ans, est la troisième victime arabe tuée par balle en trois jours en Cisjordanie.L’utilisation d’armes à feu pour disperser les manifestations, qui se sont mul- tipliées contre l’occupant en Cisjordanie au cours de ces derniers mois, suscite un vif débat en Israël où nombreux sont ceux qui, préconisent d’autres méthodes moins meurtrières.Depuis le 15 mai, jour anniversaire de la creation d'Israël, une nouvelle flambée de violence secoue la Cisjordanie.Elle a fait trois morts au cours des trois derniers jours, une jeune fille et deux jeunes gens.Toutefois le foyer de cette agitation se déplace: samedi et dimanche il était à Maplouse, lundi à Ramallah et hier en vieille ville de Jérusalem.En fait, l’agitation avait déjà commencé lundi soir à Jérusalem, lors des funérailles d’Abdallah Hawass (17 ans) tué dans la matinée à Kalandya, sur la route menant de Jérusalem à Ramallah.Des heurts violents avaient alors eu lieu avec la police, faisant des blessés de part et d’autre.Hier matin, dans le secteur de Jérusalem-Est, les étudiants manifestèrent en plusieurs points.Près de Kalandya.ils bloquèrent la route en mettant le feu à de vieux pneus.A Jérusalem, ils se groupèrent sur le Mont du temple, puis envahirent les ruelles étroites de la vieille Voir pagt 6: Jérusalem projet est maintenant disparu.Jusqu’ici, le gouvernement a dépensé $16 millions pour des travaux de planification relatifs à l’utilisation par le Canada de patrouilleurs Orion.Même si le Canada ne se procure pas ces avions, ceux-ci auront coûté aux contribuables canadiens $16 millions.Bienvenus à la foire internationale du livre à ses exoosants.à i DUSSAULT La grande librairie du 8955 saint-laureni l Y T 2 • Le Devoir, mercredi 19 mai 1976 Maurice Bellemare a bien l’intention de s’effacer devant le nouveau chef de l’UN tribunaux Les suites d’un coup de filet QUEBEC (PC) — Le chef intérimaire de l’Union nationale, M.Maurice Belle-mare, n’a pas du tqpt l'intention de se substituer au nouveau leader oui sera élu, en fin de semaine, par les délégués au congrès de direction de cette formation politique.C'est lui-même qui a tenu à apporter cette précision hier dans une rencontre des candidats du comité organisateur du congrès avec la presse.Pour la première fois, tous les aspirants au leadership prenaient place à une même table et chacun d’eux a exprimé sa par Marie Laurier Mary Tyler attend encore son bracelet-montre qu'on lui a promis de lui renvoyer en Angleterre.Ce sera le seul souvenir tangible qui lui restera de son séjour en Inde.Quant aux autres souvenirs, ils restent gravés dans sa mémoire à jamais: elle a vécu pendant cinq longues années dans une prison de ce pays, sans procès.Histoire invraisemblable qui commence en 1970.Traductrice de métier, Mary qui a maintenant 33 ans, décide de faire un voyage en Inde et de rejoindre son fiancé, Amaïendu Sen, ingénieur de Calcutta.Après avoir visité le Népal, épousé Sen en Inde, la jeune femme est subitement arrêtée manu militari dans un petit village situé dans un des Etats les plus pauvres du pays, le Bihar, qui est aussi un foyer brûlant de contestation contre le régime de Mme Indira Gandhi, pour être ensuite écrouée en prison sans aucune explication.De quoi l’accuse-t-on?Qu'a-t-elle fait?Rien.Peut-elle voir un avocat?Non.Elle est finalement libérée par le gouvernement de l'Inde en juillet 1975 à la suite de nombreuses démarches de la part des autorités diplomatiques et politiques de son pays: on reconnaît quelle est une citoyenne britannique et que son dossier est vierge.Son mari, arrêté le même jour qu'elle, est toujours détenu dans une prison de Calcutta.Cette étrangère n'avait tout simplement pas le droit de se mêler aux gens du pays et surtout de leur témoigner de la sympathie.Ces paysans sont frappés d'interdit sur tous les plans, comme les 600 millions d'indiens qui ne doivent pas s'opposer au système.Il suffit de brandir une pancarte, de militer dans le mouvement Nalaxite qui lutte depuis 1967 pour la réforme agraire et une plus juste répartition des terres arables pour que la police prive inconditionnellement les protestataires de toute liberté.Ils sont alors emprisonnés à court ou à long.terme et victimes de tortures et de sévices.On va même jusqu'à les enchaîner.Voilà ce qui se passe dans ce vaste pays qui a déclaré l’état d'urgence le 26 juin 1975 et où 200,000 prisonniers "politiques" croupissent actuellement dans des prisons infectes, racontait Mary hier à des journalistes.Ce chiffre est d'ailleurs nié par les autorités gouvernementales qui prétendent que la plupart de ces détenus sont des contrebandiers ou des commerçants véreux."Mon devoir n'est pas de m'occuper uniquement de la liberation de mon mari, explique-t-elle, mais aussi de celle de tous les opprimés du régime jetés injustement et illégalement dans des cachots.Cette situation répressive existait bien avant l'adoption de la conviction que M.Bellemare ne cherchera en aucune façon à exercer une sorte de tutelle dans la direction du parti.Tous ont cependant souhaité l’étroite collaboration et l’appui entier du vieux routier de la politique provinciale à son successeur.Des observateurs ei des articles de journaux ont laissé entendre dernièrement que, devant le peu de panache des candidats en lice, M.Bellemare continuerait de diriger les destinées du parti après les assises derrière l'identité du nouveau chef.Mary Tyler a vécu une expérience terrifiante cinq ans de prison en Inde (Photo Alain Renaud) loi de sécurité intérieure, car des citoyens vivent en prison depuis plus de sept ans".Six touristes de Nouvelle-Zelande, d'Australie et des Etats-Unis seraient encore incarcérés.Selon Mary Tyler et un représentant de l'Association du peuple de l’Inde en Amérique du Nord, le gouvernement Gandhi refuse de publier des statistiques sur l'importance de sa politique repressive mais justifie les détentions comme étanfune mesure nécessaire pour la croissance économique du pays’.Dans sa prison de Bihard, Mary Tyler a pu constater de visu les traitements inhu- Alors que des rencontres en comité restreint se poursuivent à la table des enseignants des collèges et semblent s’orienter vers la reprise des négociations, le ministère de l'Education dénombrait hier une vingtaine d'institution collégiales où sévit une "situation confuse" en raison du boycottage des cours de rattrapage par les enseignants ou les étudiants.La Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEQ) ne nie pas l'impact provoqué par ces boycottages auprès de la partie patronale tout en reconnaissant que le temps presse pour en arriver à un règlement qui ne pénalisera pas indûment les cégépiens.Les rencontres officieuses amorcées lundi dernier entre les représentants des parties se poursuivaient encore hier en Le député de Johnson, à qui les militants rendront hommage samedi soir, a indioué qu'il a déjà pris la décision d’a-bancfonner la direction et de rechercher un homme capable de prendre en mains la barre.M.Bellemare a ajouté qu’il offrira tout son dévouement au nouvel élu et qu’étant habitué à l’esprit de discipline, il tâchera de travailler a la réédification de l’UN, selon le rôle qu’on lui confiera.Pour une des rares fois, les organisateurs du congrès ont procédé, devant les media, au tirage au sort de l’ordre dans mains et brutaux que l’on inflige particulièrement aux prisonniers politiques.Comme citoyenne britannique, elle a échappé à la cruauté des geôliers mais a vécu dans des conditions sanitaires plus que rudimentaires, n’ayant que le sol pour Ijt et que des bricoles pour nourriture."On m'a laissée seule dans une cellule pendant près de deux mois pour me transférer dans une salle commune où j'ai pu communiquer, tant bien que mal avec mes compagnes.Je ne connaissais évidemment pas leur langue, mais dans un climat semblable, la sympathie mutuelle sert de langage et le grand silence me permettait d’observer tout ce qui se passait autour de moi.Dans le pavillon des femmes, il y avait des mères avec leurs tout jeunes enfants! Ces derniers sont privés d’école, de jeux et d'une alimentation de leur âge.Au menu quotidien pour tout le monde: des galettes de pois chiche le matin, un plat de riz et lentilles le soir’’.A ce régime, on comprend que la maladie et les épidémies s’installent dans ce ghetto.Au bout de quelques semaines, Mary est tombée gravement malade mais elle a eu droit à des soins médicaux, à un lit, et pour quelques jours.au jus d’orange.Les indigènes ne sont pas soignés et ils souffrent de la malaria.Quand ils ont la chance de sortir de prison, leur santé est considérablement ébranlée.Tous ces faits et bien d’autres que l’on a peine à croire seront colligés dans un livre que Mary rédige actuellement et qui sortira à l’automne sous le titre: Empri-soned in India.Elle prononce une conférence ce soir, à 20 heures, au Pavillon Leacock de l’U-nivensité McGill avant de s'envoler vers d’autres villes nord-américaines.soirée et selon un porte-parole de la FNEQ, sont un premier pas vers une reprise des négociations.Avec l’intervention des commissaires aux différends auprès de la partie patronale, il est devenu évident que, compte tenu du chemin déjà parcouru, des possibilités de réglement pouvaient encore s’ouvrir malgré le dépôt des offres globales et définitives du gouvernement aux personnels des cégeps.La FNEQ attend maintenant une réponse de la partie patronale quant à l'ensemble du problème que soulèvent la tâche professorale et le plan de récupération des cours perdus au cours de la session présente.Entre-temps, les représentants des 4.500 enseignants catholiques anglophones ont exprimé leur confiance de conclure une entente dans les prochaines lequel les candidats s’adresseront aux délégués samedi après-midi, 24 heures avant le scrutin.C’est le doyen de la tribune parlementaire de la presse, Normand Girard, du Journal de Montréal, qui a été invité à tirer au hasard les noms des aspirants.Le sort a voulu que le dernier venu sur les rangs, M.William Shaw, dont la candidature officielle venait d’être acceptée, soit appelé le premier à choisir son rang.Il a décidé de parler le deuxième.Il est précédé de M.Nepveu et suivi de Rodrigue Biron, Jacques Tétreault et Jean-Guy Leboeuf.Tous ces aspirants chefs livreront un dernier message aux délégués à compter d'environ 15 h 30 samedi.En soirée, un hommage particulier sera rendu à M.Bellemare, un des hommes de la première heure de l'histoire de l'UN et celui qui a remis un tant soit peu le parti sur la carte électorale en réussissant le tour de force de se faire élire député du comté de Johnson dans une élection partielle par suite de l’affaire Bom tin.Sur le plan des dépenses des candidats en lice, les budgets de la plupart d’eux seront défoncés.M.Tétreault fait exception; il prévoit encore consacrer environ $60,000.C’est encore M.Biron, l’industriel de Sainte-Croix, qui mettra le plus d’argent dans le financement de sa campagne qui pourrait lui coûter jusqu’à $100,000, a-t-il confié.M.Nepveu, qui avait estimé à $25,000 les frais de sa campagne, doublera au moins ce montant d’ici la fin tandis que M.Leboeuf affectera 10% de plus que ses prévisions et consacrera environ $55,000.Ces sommes d’argent sont très modestes pour un congrès à la direction de l’UN qui nous avait habitués à une folle escalade de coûts aux courses antérieures de 1969 et 1972.Par ailleurs, les candidats paraissent tous disposés à poursuivre les pourparlers avec le chef du Parti national populaire, M.Jérôme Choquette, après le congrès mais pas à n’importe quel prix.Personne ne semble prêt à sacrifier ni les objectifs ni la philosophie de base de l’UN en retour d’une fusion des deux formations, suivant en cela l’attitude de M.Bellemare.SOS Frioul Le comité de secours aux sinistrés du Frioul communique que toutes les succursales de la Banque de Montréal, de la Banque Provinciale, de la Banque d’épargne et des caisses populaires peuvent recueillir des fonds pour SOS Frioul.Les fonds peuvent aussi être recueillis auprès de la Fiducie canadienne-italienne, 7390 Papineau et à la Fédération canadienne-italienne, 152 est rue Saint-Zotique.heures.Ils avaient refusé, dimanche, la dernière offre gouvernementale qui leur assurait une hausse salariale de plus de 30% pour un contrat d’un an.Cette proposition incluait le bonus de 17% que le gouvernement avait déjà consenti au cours du dernier contrat de deux ans pour compenser la hausse du coût de la vie.Un porte-parole de l'Association provinciale des enseignantss catholiques a expliqué que l'offre patronale n’était pas suffisamment généreuse aux échelles de salaires qui affectent le plus grand nombre de syndiqués.Il a cependant souligné que tout est réglé sauf les questions salariales, et qu’un nouveau déblocage devrait aboutir rapidement sur une entente globale.Les enseignants catholi-ques anglophones ne font pas partie du Treize personnes arrêtées parce qu’elles étaient soupçonnées d’appartenir à un réseau de trafiquants de drogue ont comparu hier devant le juge Roger Craig, à Montréal.Une seule a pu regagner son domicile, à condition de laisser son passeport aux autorités policières.Quant aux douze autres, elles devront se présenter demain au palais de justice pour leur enquête sur cautionnement.Le dernier coup de filet de la police avait rapporté $530,000 en argent comptant et une cargaison de 30 livres de haschisch.On a d’abord procédé à l 'arrestation de 16 prévenus mais trois furent relâchés sans que l’on porte d’accusation contre eux: L'inspecteur chef Ferdinand Dubé, de la police de Longueuil, a été envoyé mer à son procès sous trois chefs d’accusation de voies de fait graves' contre trois membres du Syndicat des travailleurs unis de l’Automobile, lors de l’occupation d’une usine de la United Aircraft, en mai 1975.M.Dubé a pour l’instant choisi d'être jugé par juge et juiy; il pourra confirmer ce choix ou “réopter’’ le 7 septembre, date d’ouverture des assises d’automne au palais de justice de Montréal.L’avocat du prévenu, Me Pierre Béliveau, a obtenu une ordonnance de non-publicité du juge Roger Vincent, qui en était à sa première journée sur Après que le juge Yvon Jasmin eut accëpté une motion de la défense pour un verdict d’acquittement, Jean Pilon a été déclaré, hier, non coupable d’avoir placé ou fait placer une “trappe” au 5738 de la rue Hadley.Ce procès avait fait suite à une visite où des policiers enquêteurs s’étaient retrouvés en présence, à l’adresse précitée, d’un piège ou d’une “trappe” susceptible de provoquer des lésions corporelles ou la mort: un "appareil" branché sur une porte et sur une fenêtre, générant 16,000 volts environ et réalise à l’aide d’un câble passant par une vasque.Pilon était défendu par Me Pierre Saint-Louis qui faisait face à Me Pierre Sauvé, occupant pour la Couronne.Le jury de six hommes et de six femmes, après avoir entendu les directives du juge Jasmin, ne s’est même pas retiré pour délibérer et a tout de suite, unanimement, rendu un verdict de non-culpabilité.L’article 231 du Code pénal en vertu front commun syndicàl mais la signature d’un contrat avec le gouvernement pourrait avoir des retombées sur l'ensemble des négociations avec les autres syndicats de l’enseignement.Le conflit des employés des secteurs public et parapublic a suscité de nouveaux échanges entre le gouvernement et l'opposition à l’Assemblée nationale, alors que le leader parlementaire du Parti québécois, M.Robert Burns, a accusé l'employeur de n’avoir jamais négocié avec le front commun et de s’être tenu à de la stratégie.Par ailleurs, le ministre de l’Education, M.Jean Bienvenue, n’a pas voulu préciser devant la Chambre hier s’il y avait eu déblocage sur des points majeurs à la suite des rencontres récentes avec les Des treize qui ont comparu hier, trois sont des femmes: Elizabeth Johnston Novess, Era Bennett et Ashley Mae Abbott.Les dix autres prévenus sont: Donald Mason, David Glenworth, Benjamin Kramer, John Unger, loti Hot-singer, Michael Kelley, David Berco-vitch, Fred Novess, Howard Millstein et Philip Powell.Les accusations varient de l’importation de quelques livres de hashchisch à complot pour importation de drogue, ou tout simplement trafic de drogue.D’après les sources policières, ce réseau démantelé approvisionnait Montréal depuis l’Angleterre, ITnde et les Bahamas.le banc, aux sessions de la paix de Montréal.C’est Me Guy Fortier qui occupait pour le ministère public à cette enquête préliminaire; il avait pour l’aider, Me Pierre-Olivier Boucher.Les plaintes de voies de fait contre l’inspecteur Dubé ont été déposées le 7 novembre par André Choquette, André Normandin et Gabriel Aimé, trois des grévistes qui avaient occupé l'usine no 2 de Longueuil dans la nuit du 12 au 13 mai 1975.M.Dubé a été suspendu du service dès que les plaintes furent acceptées * et il le restera tant que ne sera pas terminé le procès.duquel fut instituée la poursuite rendait Jean Pilon passible de cinq ans d'emprisonnement s'il avait été déclaré coupable.Le juge Jasmin a convenu qu’il n’y avait aucune preuve permettant d'affirmer que le prévenu Jean Pilon, connu par son oeuvre de l'Aide aux sinistrés, était au courant de l’existence d une telle trappe.L’incident s’était produit le 27 juillet 1975.La preuve, par le témoignage du propriétaire, avait établi que Pilon avait signé un bail pour le 5734 de même qu’un bail pour le 5736.Quant au 5738, occupé par une dame Lemieux, le proprio disait ne pas savoir si Pilon y demeurait, bien qu’on admettait qu’au moment de la visite des enquêteurs, Pilon en détenait la clé.Tout en félicitant les deux plaideurs, le juge Jasmin constata, après une seule journée de procès, que la Couronne n'avait pas prouvé l’un des éléments essentiels de l’accusation portée.Pilon fut déclaré non coupable.dirigeants des enseignants.Il a précisé u il n’était pas dans l’intérêt public de évoiler les résultats de ses entretiens avec le président de la CEQ, M.Yvon Charbonneau mais a ajouté que le gouvernement n’avait pas présenté de contre-propositions susceptibles de favoriser un rapprochement entre les parties aux tables de négociation.La CEQ annonçait hier une reprise des négociations à la table des enseignants de l'élémentaire et du secondaire mais précisait que les discussions n’ont porté que sur des chapitres secondaires de la convention collective.Convoquée par la partie syndicale, cette session n’a pas apporté beaucoup de développements majeurs, au dire d’un porte-parole de la CEQ qui ainsi faisait echo aux propos de M.Bienvenu.Après cinq longues années dans les prisons de l’Inde -CLÉMENT TRUDEL La situation est “confuse” dans quelque 20 cégeps Policier accusé de voies de fait Jean Pilon déclaré non coupable "CHATEAU Ibanl> puch ÜSiÉ S! i
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