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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 12 juin 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-06-12, Collections de BAnQ.

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la météos ensoleillé, venteux.Maximum 23.Demain: ennuagement Détails en page 6.Fais ce que dois pour vos déplaeemento hors-ville.taxi-aérien 24 hra parlour! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport d* St-Hubort 514-678-5610 Vol.LXVIII - NO 137 Montréal, samedi 12 juin 1976 Office marial 25 CENTS Æ.Culture et société jd.6 till m itF.më La Communauté des Soeurs grises, avec le produit de la vente de sa maison-mère du boulevard Dorchester qui sera probablement acquise prochainement par le ministère des Affaires sociales, se propose de reconstituer et de restaurer l’ancien Hôpital général que possédaient les Soeurs dans le Vieux Montréal.C’est un projet ambitieux dont la réalisation entraînerait la démolition de vieux immeubles victoriens, un projet qu’appuie le ministre des Affaires culturelles, M.L’Allier.Mais le directeur de l’École d’architecture de l’Université de Montréal, M.Jean-Claude Marsan, expose les raisons pour lesquelles il s’oppose à l'entreprise.(À la page 13).Notre photographie illustre la maquette du projet envisagé.au sommaire m Le Droit: un journal qui a tout pour être rentable —page 2 ¦ Une commission parlementaire au lieu d’une enquête sur les Jeux ¦ La CEO rejette d’avance le rapport des commissaires aux différends scolaires -pag»3 ¦ La rentrée de Jacques Couture: un éditorial de J.-C.Leclerc ¦ Les bloc-notes de Claude Ryan -page 4 ¦ Des "aménagements” plutôt qu’une réforme d’ensemble aux Communications -page?¦ L’OTAN met l’accent sur la qualité -pages par Angèle Dagenais L’assemblée des commissaires de la Commission des écoles catholiques de Montréal a fixé hier à 60% le seuil minimal de connaissance de l’anglais qu’un élève doit avoir pour être admissible aux classes anglaises de la CECM.Les 456 elèves qui ont obtenu entre 45% et 59% aux tests linguistiques requis par Forget: Médecine de luxe ! par Gilles Lesage QUEBEC - Ce n’est pas une médecine de guerre ou d’urgence qui se pratique en temps normal dans les hôpitaux du Qué- | X X XCXAhJ Wliv.- * * —- ^ f L’Association des conseils de médecins et dentistes du Québec devrait rester sur son terrain ou se taire, plutôt que de se lancer dans l’arène politique.Telle est la verte réplique que le ministre des Affaires sociales a servie hier à l’Association, en réponse aux questions du député péquiste de Saint-Jacques, M.Claude Charron, à l’Assemblée nationale.Les porte-parole de J’Association ont menace de retirer leurs 7,000 membres des hôpitaux, soit environ 85% de l’effectif médical, si le gouvernement ne jève pas les restrictions qui les obligent “à ne pratiquer qu’une medecine d’urgence”.Voir page 6: Médecine de luxel Énergie: Québec refuse toute béquille fédérale La CECM rend plus difficile l’accès au secteur anglais la loi 22 afin d’établir le niveau de connaissance de la langue d’enseignement et la communication dans cette langue ainsi que les 1,069 autres qui ont obtenu des résultats inférieurs à 45%, soit 77.3% des candidats passeront donc au secteur francophone de la CECM.Seuls les 450 élèves des niveaux pré-scolaire, élémentaire et secondaire qui ont obtenu une moyenne supérieure à 60% joindront donc les rangs des étudiants anglophones de la commission scolaire.Le ministère de l’Éducation, qui a procédé cette année à l’administration des tests linguistiques prescrits par la législation sur la langue officielle au Quebec, laissait aux commissions scolaires la décision d’admettre ou non les élèves qui obtenaient un résultat s’établissant entre 45% et 59%.Considérant que d’autres commissions scolaires pourront situer le seuil d’admissibilité au secteur anglais à un autre niveau que 60% et pour éviter le “maraudage” d'une commission scolaire à l’autre, les commissaires ont voté une recommandation demandant au ministère de l’Éducation de respecter les décisions prises par chacune des commissions scolaires et de considérer comme une inscription la demande effectuée en vue de passer les tests linguistiques dans une commission scolaire donnée.Ces deux décisions, qu’un commissaire de la CECM a qualifie d’”historiques”, ont suscité, il va sans dire, un long débat.Car en établissant un seuil minimal (45%) et un seuil maximal (60%) de connaissance suffisante de la langue d’enseignement, le ministère de l’Éducation reconnaît implicitement que 45% peut constituer une note de “passage” vers les classes anglaises.Le ministère a d’ailleurs précisé qu’il a établi le seuil de 45% en considérant les résultats les plus faibles obtenus par des élèves de langue anglaise qui ont subi les Voir page 6: La CECM ?; par Guy Deshaies ’’Les ingérences et les interventions du gouvernement fédéral en matière d’énergie s’accentuent au Québec mais la société québécoise a payé suffisamment cher, par son effort collectif, le développement de son secteur électrique pour jue personne, y compris le gouvernement edéral, ne s’arroge le droit de décider pour nous du développement de nos ressources hydroélectriques.” Telle a été, hier, la mise en garde du ministre québécois des Richesses naturelles et de l’Énergie, M.Jean Coumoyer, en réponse aux récentes déclarations de son homologue fédéral, M.Alastair Gillespie, à propos de la mauvaise collaboration du Québec avec les autres provinces et à l’opportunité pour Ottawa de devenir un partenaire important dans la mise en valeur des ressources hydrauliques de l’Est du Canada.“La béquille fédérale en matière d’énergie!” a ronchonné M.Coumoyer au grand amusement des ingénieurs québécois réunis en congrès à Montréal.“Nous n’en avons aucun besoin”! A propos de la Coihmission nationale de l’energie qui doit décider ces jours-ci si le Québec peut vendre 800 mégawatts d’électricité aux États-Unis, M.Coumoyer a déclaré que le Québec en appellerait par tous les moyens légaux contre un refus de la Commission fédérale et contesterait toute décision visant à établir les modes et les emplacements du transport de cette énergie que THydro-Québec a en surplus et veut offrir aux Américains» “Si, a dit M.Coumoyer, la Commission nous ordonne de ne pas construire une ligne de transport vers les États-Unis nous la construirons quand même; c’est aussi simple que cela car nous avons la compétence exclusive sur la mise en valeur de nos richesses.” Le ministre s’est même demandé si le rapatriement unilatéral de la constitution ne visait pas à la modifier pour donner au fédéral plus de juridiction en ces matières.“Nous reconnaissons au gouvernement fédéral, a-t-il dit, le droit de gérer le commerce international mais nous ne pouvons accepter que le gouvernement fédéral détermine remplacement, par exemple, d’une ligne de transport d’energie située en territoire québécois et nous acceptons encore moins que le gouvernement fédéral, sous prétexte d’une rationalisation des réseaux électriques de l’Est du Canada, détermine les règles du jeu, le rythme et lesjjriorités de développement du potentiel Hydroélectrique encore non aménagé dans cette région.” Lorsqu’il a pris part a la conférence des premiers mimstres de l’Est du Canada et des gouverneurs des États de la Nouvelle Angleterre, à Chatam, au Massachussetts, le ministre canadien de l’Énergie, M.Alastair Gillespie, avait déclaré en fin de semaine dernière que le Québec et le Labrador renfermaient des réserves énormes d’énergie hydroélectrique, que les relations complexes entre les provinces de l'Est du Canada en matière d’énergie nécessitaient une présence soutenue du fédéral et que, finalement, Ottawa utiliserait ses pouvoirs en matière de commerce interprovincial contre ces provinces, dont le Québec, si elles ne parvenaient pas à .s’entendre.M.Coumoyer a déclaré, hier, qu’il laissait à ses hôtes le soin d’apprécier la pertinence des propos de M.Gillespie sur les réserves d’énergie du Québec alors que l’accroissement de la demande est telle qu’il faudra envisager des mesures d'économie d’électricite et que le Québec se prépare à inciter les citoyens à économiser l’énergie.D a dit ensuite que le Québec n’avait aucun problème avec le provinces Maritimes à propos de la vente d'é-' nergie mais il a tenu à mettre au point la situation actuelle entre le Québec, l’Ontario et Terre-Neuve.D’abord M.Coumoyer trouve pour le moins curieux qu’au moment même où l’Hydro^Québec, pour la première fois, demande de vendre un surplus de 800 MW aux États-Unis la province de l’Ontario demande au Québec de lui fournir ce surplus et que Terre-Neuve en demande autant en même temps.D’abord l’Ontario.“L’Ontario, de dire le ministre, va même jusqu’à pousser l’audace au point de nous réclamer cette électricité pour la même période que celle stipulée dans le contrat de THydro- His® Québec et PASNY, soit de 1977 à 1982, mais souhaite que cette puissance puisse lui être acheminée afin de remplacer une partie de sa production d’origine thermique alors que, chose que peu de personnes connaissent, elle achète à bas prix depuis 25 ans, les surplus d’énergie du Québec pour les revendre à fort prix à ses voisins du Sud.” M.Coumoyer a expliqué qu’une ligne entre le Québec et les États-Unis donne- Voir page 6: Béquille .^ "m m 11 IjjlJlgl « v:;; .- • ?V J * .i p§al§ m m l® fcl 1 qffii wmÊ ' ËÉÜi ÉËË; 'JàÉ'; mM M! mm Wi.'fl wmm.wn lÉêf ’ H 4/ ÜSi *- ïÿÊSkê Les forces armées canadiennes ont publié hier une photo aérienne sur laquelle on peut voir les installations d’une station septentrionale de recherches de l’Union soviétique, sur un des ilôts de glace de l’Arctique que le Canada revendique comme.son territoire.(TéléphotoCP) Stations soviétiques dans le Nord canadien OTTAWA (PC) — Les Forces canadiennes ont publié hier à Ottawa des photographies aériennes d’îlots de glace occupés par l’Union soviétique dans la partie du territoire arctique revendiquée par le Canada.Un porte-parole de la Défense nationale a déclaré que les stations septentrionales de recherche scientifique étaient sous surveillance dans ce secteur depuis les années 50.Vers la fin du mois d’avril, l’un des îlots de glace nommé “rôle Nord-22” a été photographié par l’équipage d’un avion-^patrouilleur Argus, à environ 500 milles au sud-ouest du pôle.Cet îlot mesure 3 1-2 milles de longueur, sur plus de deux milles de largeur, et son épaisseur est de 97 pieds.Une station polaire soviétique s’y trouve installée.Les occupants de Tilot ont fait de grands signes amicaux à l’équipage canadien qui les survolait.Sur les photographies, on peut voir une centaine de personnes, de 10 à 15 abris préfabriqués, neuf avions et trois hélicoptères.Le Canada a affirmé sa souveraineté sur l’Arctique, du Yukon au pôle nord et à la baie de Baffin, mais certains pays ne la reconnaissent pas.Les maronites déclarent la guerre aux Casques verts — Damas poursuit l’offensive (D’après AP, Reuter et AFP) — Assimilant l’envoi de troupes arabes au Liban à une “déclaration de guerre islamique et de représailles” contre les chrétiens du Liban, les leaders maronites ont annoncé hier soir leur intention de combattre par tous les moyens les Casques verts.Les leaders chrétiens ont d’autre part déclaré leur appui à l’intervention syrienne, interprétée comme non-sectaire et pacificatrice.Comme en réponse, le colonel Kadhafi de Libye a déclaré hier que l’envoi d’un contingent libyen n’avait aucun objectif de médiation, ne visait en fait qu’à défendre les Palestiniens.L’entrée du premier soldat arabe au Liban, déclarent les leaders libanais, entraî- nera une mobilisation générale des chrétiens, le .etrait du Liban de la Ligue arabe et le recours à des forces non-arabes pour combattre les Casques verts.La déclaration maronite est signée du président Frangié, du leader des Kataëb, Pierre Gemayel, de l’ancien président et ministre de l’intérieur Camille Chamoun, du père Charbel Kaasis et bénéficie de l’appui du patriarche maronite, Mgr Antonios Khorsiche.En fait, la trêve de la Ligue arabe a connu exactement le même sort que la quarantaine de trêves précédentes: elle n’a été opérante à aucun moment.Appa-remment, les forces qui ont été débarquées dans la nuit de jeudi à vendredi au Liban étaient des renforts syriens, dont le nombre dépasse maintenant les 15,000 hommes.Les hostilités n’ont pratiquement pas cessé et les dernières vingt-quatre heures ont fait plus de 125 morts et plus de 175 blessés.Des combats entre Palestiniens et Syriens se sont déroulés également à Tripoli, au nord, à Saïda, au sud, alors que, pour la quatrième journée consécutive, Beyrouth était soumis à un blocus total par les Syriens et la Saïqa d’obédience syrienne.L’armée syrienne et les combattants de la Saïqa chercheraient apparemment à faire leur jonction.La résistance palestinienne menace à son tour de déclencher une offensive contre les forces syriennes au cas où cellès-ci ne lè- veraient pas le blocus.Le porte-parole palestinien qui a fait état de cette menace, n’a pas précisé le délai accordé aux troupes syriennes pour obtempérer.Le secteur musulman de Beyrouth est privé de toutes sortes de ravitaillement depuis lundi dernier.Ses accès sont sévèrement contrôlés, d’une part, par des éléments de la Saïqa, et, d’autre part, par les miliciens chrétiens.En ce qui concerne l’envoi d’une force inter-arabe au Liban, le porte-parole a déclaré que “les Palestiniens étaient d’accord pour l’intervention des Casques verts, a condition qu’ils ne soient pas do-VOIr page 6: Let maronites Le placement syndical.Arme bientôtperdue pour les syndicats du bâtiment par Louit-Gillas Francoeur Les syndicats de la construction sont, de toute évidence, sur le point de perdre l’arme du placement syndical parce qu ils n’ont pas apporté eux-mêmes à temps les correctifs aux abus du système actuel et, aussi, parce qu’ils ont toujours fait du placement la pierre angulaire de leur strate- Sie d’expansion en monnayant les offres ’emplois disponibles contre la fidélité a l’organisation.La FTQ-Construction, dans un récent mémoire de 24 pages à l’Office de la construction, propose le maintien du système ,actuel et en revendique l’exclusivité.Ses réformes se limiteraient à définir l’été {irochain, au cours d’un congrès spécial, es règles qu’elle juge enfin nécessaires à l'amélioration du placement syndical.Elle propose qu’on lui confie d’entendre les appels des syndiqués mécontents et de contraindre au besoin les syndicats à de meilleures pratiques.Pourtant, son "contrôle” sur ses 23 affiliés se limite à leur désaffiliation, un recours inopérant parce que disproportionné dans les circonstances.Le mémoire de la CSN-Construction, K té par son président, M.Michel on, renie la thèse du placement ’’conjoint” défendue depuis plusieurs années par ce groupe.Pour Bourdon, “L’OCQ ferait du placement dans tous les métiers, dans toutes les régions, mais pas d’une façon exclusive”.En proposant de confier ainsi le placement à une partie “neutre”, TOCQ, le mémoire de la CSN abandonne l’arme traditionnelle du placement, si efficace contre les employeurs.D faut dire toutefois à la décharge de la CSN qu’elle n’a jamais réussi à amener la FTQ a collaborer dans le domaine du placement en dépit de ses efforts répétés, au cours des dernières années.Les employeurs, de leur côté, sont unanimes: ils optent carrément pour le marché libre et exigent même des sanctions contft tout embryon éventuel de placement syndical.La concurrence des syndiqués entre eux leur semble la meilleure garantie que ceux-ci ne seront plus exploités par les organisations syndicales et certains “caïds’r qui utilisent le placement Voir pag» 6: La p lac amant V 2 • Le Devoir, samedi 12 juin t976 La vente du Droit Un journal qui atout pour être rentable par Gérald Le Blanc Les nouveaux propriétaires du quotidien Le Droit hériteront d’une entreprise en bien meilleure santé que ne le laissent croire les pertes de $11,000 subies en 1975 par les pères Oblats.Ce sont plutôt de surplus qu’il faut parler: $137,000 pour le journal, $316,000 pour l'imprimerie commerciale et $74,000 provenant de divers placements.De complexes opérations comptables sur l’amortissement, le service de la dette et l u -U reporté transforment cependant ces bénéfices en déficit de $11,000.Le Financial Post parle d’ailleurs d’un bénéfice de $114,392 et une attitude plus mercantile, que la communauté des Oblats refuse d’adopter, aurait tôt fait de décupler cette somme.Le quotidien de l’Outaouais peut en effet compter sur des installations modernes, un tirage croissant, une publicité abondante, l’appui d’une imprimerie commerciale assurée d’un important contrat hebdomadaire pour les missels dominicaux de la maison Novalis.Bref une entreprise solidement assise et un chiffre d’affaires de plus de $12 millions en 1975.Les recettes se font cependant maigres et aucun dividende n’a été versé aux actionnaires, dont les Oblats qui détiennent 79% du capital-actions, depuis 1969.La compagnie n’entend pas briser cette tradition avant 1980, dans le but d’effacer alors la dette contractée en 1970 pour la modernisation de l’équipement.Serait-ce un effet de la mauvaise administration de l’entreprise?Au contraire, répond en bondissant le petit comptable, à l’emploi du Droit depuis 1944 et éditeur du journal depuis 1972, qui dirige la compagnie au nom des Oblats.Âgé de 54 ans, familier avec tous les rouages de l’entreprise, M.Jean-Robert Bélanger en mène large au Droit.Sans jamais se départir d’un franc-parler sympathique, le directeur général de la compagnie hésite légèrement quand on l’amene sur le terrain de l’orientation du journal, de son rôle, de sa personnalité propre.Sitôt revenu au royaume des chiffrea, il retrouve cependant tous ses moyens et commente abondamment ses tableaux de tirage et de publicité avec lesquels il administre quotidiennement le journal.“On prétend, dit-il, que le Droit n’est pas assez capitaliste.À l’inverse, le coût d’exploitation est moins élevé que dans n’importe quel journal canadien de 40,000 exemplaires et plus.” Mais comment expliquer alors la disproportion entre les maigres recettes, ou même les pertes, et les nombreux atouts que semble présenter l’entreprise?M.Bélanger a réponse à tout mais il impute surtout à la concurrence des deux quoti- Jean-Robert Bélanger diens anglophones d’Ottawa, le Ottawa Journal (tirage de 80,000) et le Ottawa Citizen (tirage de 93,000) publiés l’après-midi comme Le Droit, les difficulté du quotidien francophone.Bien que le tirage augmente, le Droit a perdu près d’un demi-million en 1975, faute de pouvoir hausser son prix de vente de 10 cents de façon à rejoindre les autres grands formats francophones à 25 cents.Aussi longtemps que les deux quotidiens anglophones demeureront à 15 cents, le Droit ne peut se permettre de hausse sans risquer une perte de lecteurs.M.Bélanger rappelle que lors de la dernière hausse, de 75 à 85 cents par semaine pour les abonnés, le journal a perdu 6,000 lecteurs qu’il a fallu rattraper au prix de grands efforts par la suite.La chentèle, particulièrement en Ontario, passe facilement du français à l’anglais dans la région de la capitale nationale et le Droit en est bien conscient.C’est le même problème du côté de la publicité.Se livrant une cooccurrence opiniâtre, les deux quotidiens anglophones coupent en effet les tarifs publicitaires et forcent le Droit à suivre le courant.Il suffit de feuilleter le journal, qui dépasse souvent les cent pages, pour se rendre compte du volume important de publicité.Sans atteindre le fabuleux 757^ de La Presse, la publicité du Droit accapare en moyenne plus de 60% de l’espace.En 1975, le journal a reçu en publicité 23 millions de lignes agates, dont 15 millions en “locale”, deux millions en “nationale” et huit millions en “classées”.On prévoit dépasser les 24 millions en 1976.Le taux de publicité des journaux anglais étant cependant très bas, 45 cents pour le “national” au Journal qui tire à 80,000 et 52 cents au Citizen qui tire à 93,000, Le Droit doit, selon M.Bélanger, couper ses propres prix.Le taux de base en 1975 se situait à 32 cents la ligne au Droit.Avec des tirages similaires, le Nouvelliste, la Tribune et le Journal de Québec, réclamaient alors 45, 42 et 40 cents.Cette coupure de huit cents entraîne des pertes frisant les $2 millions et M.Bélanger estime que, là plus que n’importe ou ailleurs, sè situe le drame du Droit.En plus de faire les frais de la conccur-rence des journaux anglophones, Le Droit doit en outre surmonter les difficultés dé-, coulant de sa “mission sociale” et de sa double personnalité franco-ontarienne et québécoise.Les petites boites rouges jalonnant les routes rurales du Témiscamingue et du nord-est ontarien sont bien mignonnes mais Le Droit trouve bien dispendieux de les visiter chaque jour, surtout quand il faut parcourir aeux milles de l’une à l’autre.Ne vendant que 3,000 exemplaires aux kiosques, le quotidien de l’Outaouais enregistre un coût particulièrement élevé de distribution, à savoir $1.740,000 en 1975.Près de 12,000 exemplaires sont distribués dans les régions rurales, souvent à perte, par souci de servir la communauté francophone.La francophonie loge des deux côtés de l’Outaouais et Le Droit y trouve une nouvelle source de dépenses.Il faut souvent doubler les services de la rédaction pour ne rien échapper de Mont-Laurier à Cornwall.M.Bélanger estime que cette double personnalité du Droit nécessite une équipe rédactionnelle de 10 journalistes supplémentaires.Exempte de toutes ces contraintes culturelles et politiques, l’imprimerie commerciale devrait, elle, compenser au chapitre des recettes, d’autant plus qu’elle jouit d’un plantureux contrat de la maison Novalis.Ici encore, M.Bélanger a une bonne raison pour expliquer les modestes profits de l’entreprise: il y a trop d’imprimeries dans la région de la capitale nationale, un surplus de capacité de production de l’ordre de 30% selon le pdg du Droit.Le malheur de Mortimer, une des plus grosses imprimeries de la région qui fermera ses portes à la fin du mois, pourrait cependant faire le bonheur de l’imprimerie Leclerc du Droit Ltée.Les explications fournies par M.Bélanger sont certes intéressantes et précieuses pour l’observateur cherchant à connaître le produit que les Oblats viennent de met- L’Assemblée nationale siégera “à la vapeur” dès le 21 juin QUEBEC (PC) — A compter du 21 juin, l’Assemblée nationale pourra siéger tous les jours de la semaine, sauf le dimanche, de 10 heures du matin jusqu’à ce qu’elle décide elle-même d’ajourner les débats.C’est le sens de la motion que le gouvernement Bourassa a fait adopter hier, “en vue d’utiliser encore plus efficacement le temps disponible d'ici l’ajournement d’éte de la présente session”.Cette motion, qui revient traditionnellement peu avant l’ajournement de chaque session, est considérée comme une mesure de guillotine par les partis d’opposition, en ce sens qu’elle a pour conséquence de “bousculer les règles habituelles de la Chambre pour faire adopter une multitude de projets de loi à la vapeur ”, comme l’a souligné hier l’Opposition offi- po: leu cielle, par la voix de MM.Jacques-Yvan Morin et Robert Burns.En vertu de la mesure, les partis d’op-sition perdent certains avantages que leur procure le règlement, comme le privilège de présenter des motions de censure, des motions d’urgence ét des motions de privilège.Le leader parlementaire, M.Gérard-D.Lévesque, a fait valoir, en proposant la mesure, que celle-ci ne visait pas à faire adopter des projets de loi sous pression et qu’il n’était pas dans l’intention du gouvernement d’abuser des prérogatives que lui confère cette motion.Les travaux parlementaires, a expliqué M.Lévesque accusent un certain retard par rapport à l’an passé, particulièrement au niveau de l’étude des crédits des diffé- "I Université du Québec à Montréal BACCALAURÉAT SPÉCIALISÉ D’ENSEIGNEMENT (SEXOLOGIE) A TEMPS PARTIEL, B.SP.ENS.(SEXOLOGIE) > Objectifs: Offrir une formation permettant d'oeuvrer dans le domaine de l’éducation et de l'information en matière de sexualité, soit dans le domaine ëcolaire ou le domaine social.Caractéristiques: Le programme est axé sur une approche interdisciplinaire (aspects biologique, psychologioue et socio-culturel) à partir de laquelle les multiples facettes de comportement sexuel sont abordées et analysées.Ces connaissances sont complétées par la formation au plan des méthodes et techniques d'ordre pédagogiques nécessaires à l’intervention dans le domaine de la sexualité.Conditions d’admission: Pour la session d'automne 1976, seuls seront admis les candidats déjà détenteurs d'un permis d'enseignement ou possédant un statut professionnel dans le domaine des sciences de la santé et exerçant leur profession.Les demandes d'admission devront être adressées avant le 1er juillet 1976 au : Bureau du Ragiatraire Service de l’admiaéion Université du Québec é Montréal 1187, rue Bleury, bureau 2930 Case postale 8888, Succursale “A” Montréal, P.Q.H3C3P8 LE RESEAU DE L'UNIVERSITE OU QUÉBEC L Université du Québec à Montréal est l une des unités constituantes du réseau de I université du Québec Af Université du Québec à Montréal BACCALAURÉAT SPÉCIALISÉ EN LINGUISTIQUE Ce programme a pour objectif de donner une formation de base en linguistique et une initiation à quelques-uns de ses champs d’activité.Il offre la possibilité d’études théoriques et pratiques, en particulier sur le français du Québec.Conditions d’admission: Diplôme d’études collégiales (DEC) ou l'équivalent.Cependant, les candidats âgés d'au moins vingt-trois ans.possédant des connaissances suffisantes et une expérience pertinente peuvent être admis sur recommandation du comité de sélection concerné.Pour plus de renseignements, s'adresser au module de Linguistique: 282-‘7385.Les demandes d’admission devront être envoyées avant le 1er juillet 1976 au: Bureau du Ragiatraire Service de l’admission Université du Québec è Montréal 1187, rue Bleury, bureau 2930 Case postale 8888, Succursale “A” Montréal, Québec H3C 3P8 LE RESEAU DE L UNIVERSITE OU QUEBEC L'Université du Québec à Montréal est l'une des unités constituantes du réseau de l'université du Québec tre aux enchères.On peut cependant se demander si elles convaincraient les Péla-deau, Francoeur, Desmarais, Prévost, de Gaspé Beaubien, ces gnmds champions de la rentabilité des media d’information.Même le père provincial des Oblats, le père Gilles Cazabon, ne semble fias avoir été convaincu par M.Bélanger puisqu’il s’est mis à la recherche d’un nouveau propriétaire, qui pourra, mieux qu’une communauté religieuse, presser un peu plus le citron.“Les Oblats, a-t-il dit aux actionnaires, n’ont jamais insisté sur le caractère de rentabilité du journal, considérant le quotidien avant tout comme un service a la communauté francophone.La preuve en est qu’en 63 ans d’existence, Le Droit n’a jamais rien rapporté financièrement aux Oblats, hormis en 1969, alors qu’un dividende symbolique de $10 par action a donné aux Oblats, $13,260; en 63 ans, c’est peu de pi ' st- rofits!” N’est-ce pas là, a-t-il ajouté, rendre un mauvais service au journal que de lui permettre autant de facilité?Le Droit doit avoir au plus tôt l’obligation de viser à une meilleure rentabilité, qui lui permettra de lutter de plain-pied et de résister avec succès au jeu de la concurrence.D sied cependant fort mal à une communauté religieuse d’en être alors l’actionnaire principal.” FIN DANS LE SECTEUR DES AFFAIRES SOCIALES ENTENTE NEGOCIEE OU IMPASSE PLANIFIEE?rents ministères en commission parlementaire.L’an passé, l’étude des crédits avait débuté le 8 avril et s’était terminée le 5 juin; mais que cette année, même si elle a débuté le 30 mars, elle n’est pas encore terminée.En plus des crédits non encore étudiés, a ajouté M.Lévesque, il reste à boucler le débat sur le discours du budget et à disposer d’une cinquantaine de projets de lois publics et privés, sans compter les commissions parlementaires spéciales et “tout ce qui n’est pas prévu et qui est à venir du côté de l’Opposition”.Le débat sur la motion de M.Lévesque a par ailleurs permis à l’Opposition de formuler sa non moins traditionnelle suggestion de tenir les sessions à date fixe.La réponse appartient maintenant au Front Commun.La partie patronale croit sincèrement avoir fait tous les efforts possibles pour accorder aux 111,200 salariés du réseau des Affaires sociales un ensemble de conditions de travail particulièrement attrayantes et équitables.Des augmentations de salaire substantielles sont offertes aux salariés.Pour la première année de la convention collective proposée, les offres patronales impliquent un déboursé additionnel de 34% de la masse salariale évaluée au 01 -07-75 à $870,000,000.A TITRE D’EXEMPLE: le taux horaire le plus bas offert dans les secteurs d’activités suivants: entretien ménager, soins infirmiers, alimentation, buanderie, sera au 1er juillet 76 de $4.01 L’HEURE i si les offres patronales étaient acceptées.Quant à la question de la mobilité et des assignations de travail, le Front Commun tente encore une fois de déformer les faits en faisant croire aux salariés que la partie patronale préconise la “mouvence permanente” (sic), l’instabilité des postes de travail, les déplacements perpétuels.Au contraire, la partie patronale accepte le fait que dans le fonctionnement habituel et normal d’un établissement de santé, les salariés sont assignés à des postes stables qui leur sont propres, à l’intérieur d’une unité administrative donnée.La partie patronale a de plus suggéré au Front Commun un certain nombre de formules réalistes, tel le recours à l’équipe volante ou à la liste des salariés en disponibilité, comme des moyens valables d’équilibrer de façon raisonnable la charge de travail des salariés.Il y a aussi une pleine sécurité d’emploi et de revenu après deux ans de service, ce qui n’existe à peu près nulle part ailleurs au Canada.Et que penser de l’éventail complet d’avantages sociaux comme: • 3 semaines de vacances après deux ans, une assurance-salaire en cas de maladie pendant une période pouvant s’échelonner jusqu’à deux ans, un régime de retraite avec rente indexée au coût de la vie, 13 congés fériés par année, etc.PLUS QU’ÉQUITABLES CES OFFRES SONT VRAIMENT ACCEPTABLES Gouvernement du Québec Le Comité Patronal de Négociation du Secteur des Affaires Sociales * P LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 12 juin 1976 Les Jeux Commission parlementaire à la place d’une enquête Beaucoup plus qu’un recueil de poèmes, c’est une oeuvre d’art que Paul-Marie Lapointe et Gisèle Verreault-Lapointe ont lancée jeudi soir dans les salons du Musée d’art contemporain.Composé de 13 poèmes inédits de Paul-Marie Lapointe, “Bouche rouge” est illustré de 13 lithographies originales de sa femme.La typographie des poèmes a été composée à la main et imprimé par Pierre Guillaume.Les lithographies ont été exécutées sur la pierre par l’artiste et tirées aux Ateliers Arachel par Paul Séguin.La reliure pleine peau rouge-chinois, dorée à l’or fin 22k et entièrement fait main, est due aux soins de Mmes Simone-B.Roy et Odette Miloi à l’atelier de l’Art de la reliure.Le tirage a été limité à 90 exemplaires numérotés de 1 à 90, plus 10 exemplaires marqués H-C de I à X sur papier pur-chiffon de Rives.Publié aux Éditions de l’Obsidienne, “Bouche rouge” est vendu au prix de $400.(Photo Alain Renaud) par Gilles Lesage QUÉBEC — Aucune < et publique n’est prévue à f’heurê actuelle sur l’escalade des coûts des Jeux olympiques de Montréal.La seule “enquête” envisagée, et on ne sait pas encore quand et comment elle se déroulera, est la tenue d’une commission parlementaire.C’est ce que le ministre des Finances a indiqué hier à l’Assemblée nationale, tout en prenant bien soin de ne pas contredire directement le président du Conseil fédéral du trésor, M.Jean Chrétien.“La commission parlementaire sera appelée à analyser les faits en détail, dit M.Raymond Gameau.Si des gestes répréhensibles sont notés, évidemment il y aura sans doute des enquêtes judiciaires mais je ne peux pas présumer.Je n’ai aucune indication, actuellement, comme quoi il y a eu des gestes qui nécessiteraient une enquête judiciaire”.La veille, M.Jean Chrétien avait déclaré à Ottawa qu’avant de mettre sur pied la loterie fédérale dont les revenus épongeront le déficit olympique, il s’était assuré auprès de Québec et de Montréal qu’une enquête serait tenue sur l’escalade les coûts des installations olympiques.Ces coûts sont évalués à $1.5 milliard et le déficit à un milliard, dont $300 millions seraient affectés au déficit olympique au cours des trois prochaines années.Le député péquiste de Lafontaine a tenté d’en savoir un peu plus long du ministre, en raison de l’absence traditionnelle du premier ministre, le vendredi.Mais à sa grande surprise, M.Gameau n’a pas confirmé la tenue d’une enquête, loin de là.s En réponse à M.Marcel Léger, le ministre se contente de rappeler la promesse de M.Bourassa en vertu de laquelle une commission parlementaire entendra les administrateurs de la Régie des installations olympiques et les autres % intervenants à la réalisation des Jeux.“À mon sens, il n’y a pas de commis-sion judiciaire d’envisagée, précise même M.Gameau.Pour ce qui est de la commission parlementaire, j’aimerais mieux que la question soit adressée au leader du gouvernement ou au premier ministre parce que je ne sais pas a quel moment ce sera possible de la tenir”.M.Claude Charron, député péquiste de Saint-Jacques, tente alors de savoir si le Québec a vraiment promis une enquête publique en bonne et due forme, ou simplement une commission parlementaire comme il y en a des dizaines par année au Parlement.D y a eu notamment deux séries de séances publiques sur les Jeux en 1975.Le ministre a-t-il été mal interprété?insiste M.Charron.“Lorsqu’une commission parlementaire siège et qu’elle entend des témoins, répond M.Gameau, est-ce qu’elle fait enquête?Je pense que oui.Et la commission parlementaire ne siégera pas à huis clos.Elle va être publique”.Surpris de cette '“extension” donnée au mandat restreint d’une commission parlementaire, MM.Charron et Léger rouspètent: “C’est juste cela votre enquête?Vous allez garder cela caché.Est-ce Chrétien ou Gameau le menteur?Lequel des deux ment?En tout cas, ce n’est pas Chrétien.” M.Gameau ne dit mot, le président rappelle à l’ordre les deux députés de l’Opposition et donne la parole à M.Ca-mil Samson, qui passe à un autre sujet.Jusqu’à ce jour, plusieurs personnes et organismes ont réclamé la tenue d’une enquête ] non — et le gouvernement était d1] suggestion, reprise même par des députés libéraux, en pleine Assemblée.Pour sa part, l’Opposition réclame depuis des mois une commission parlementaire pour entendre les dirigeants de la Régie et de la ville de Montreal, mais également une enquête publique, menée par des personnes impartiales et étrangères au Parlement, pour faire la lumière sur le dossier olympique.A la veille de l’ajournement de la session et à cinq semaines des Jeux, il est exclu que la commission parlementaire siège à brève échéance.Elle ne le fera qu’à l’automne, et dans le cadre strict qui est prévu pour ce genre d’exercice.A moins que des éléments nouveaux n’exigent une enquête plus large et menée de l’extérieur.suco par la solidarité des peuples le monde s'organise La CEQ rejette d’avance le rapport des commissaires aux différends scolaires QUEBEC (Le Devoir) — Trois jours avant le dépôt du rapport des commissaires aux différends scolaires, la Centrale de l’enseignement du Québec a indiqué hier qu’elle le traiterait comme rien d’autre qu’un rapport gouvernemental de plus.’' Selon la Centrale, tant par leur statut que leur attitude, les commissaires sont des alliés de l’adversaire.Qu’il soit ou non favorable à certaines de ses revendications, la CEQ n’entend pas tenir compte de ce rapport, fait-elle savoir, et c’est pourquoi elle préfère s’en dissocier préalablement à sa publication.Elle dit vouloir “en arriver à une entente négociée par voie de rencontres directes avec la partie patronale.” Rappelons que la CEQ n’a jamais voulu exposer sa position aux commissaires aux au gré du temps Logique des Jeux Les Jeux ne seront plus jamais les Jeux, c’est-à-dire l’occasion de rencontres fraternelles entre nations.Nous ne pouvons plus que les parodier avec cynisme.A l’origine, chez les Grecs, les Olympiques étaient fête nationale.Toute hostilité entre nations helléniques était suspendue.Idéaliste, Pierre de Coubertin rêvait aussi de cette politique de détente.Depuis quelques années, on ne dépose plus les armes, on les prend.Il y a de la répression dans l’air.Les autorités tentent de minimiser les mesures de sécurité; personne n’est dupe: les Jeux se font d l’intérieur de barricades que l’on tente de camoufler avec astuce.Quand on songe aux sommes fabuleuses que l’Êtat investit pour la défense, pour la mise sur pied de tout un appareil de réduction des libertés individuelles, on ne peut s’empêcher de penser que les Jeux olympiques seraient plus d leur place dans les pays totalitaires.Pourquoi?Parce que Id, au moins, ta tenue de ces Jeux n’exigerait pas de crédits supplémen-' taires.La répression fait partie de l’ordre habituel des choses.Le budget national y pourvoit largement.Albert BRIE différends scolaires, MM.Gilles Poirier, Aimé Naud et Alec Paterson, nommés pour faire rapport sur le conflit de l’enseignement à la suite de l’adoption d’une loi spéciale, au début d’avril dernier.Depuis le 17 mai dernier, les dirigeants de la Centrale ignoraient même jusqu’aux appels téléphoniques en provenance des commissaires, et la Commission de négociation de la CEQ devait décider cette semaine de refuser la “convocation officielle” que le juge Poirier s’était dit “contraint” de faire par lettre.Sceptique dès la nomination des commissaires qui avaient statut d’observateurs et non de médiateurs, la Centrale de l’enseignement du Québec devait rapidement accumuler des griefs à leur égard.En les compilant hier au cours d’une conférence de presse, son président, M.Yvon Charbonneau a dit les considérer désormais comme des “signes avant-coureurs d’un rapport gouvernemental pour le 13 juin.” Ses reproches tiennent en cinq points: les commissaires n’auraient fait montre d’aucun souci “pour l’aspect social des re- vendications” des enseignants; ils ont enjoint les enseignants de cégeps à faire du rattrapage sans compensation financière; ils ont rejeté sur la CEQ la “responsabilité du blocage des négociations principalement sur la tâche”; ils ont accepté “la version patronale” dans la guerre des chiffres sur les effectifs d’enseignants; ils n’auraient jamais “adressé le moindre blâme au gouvernement” et se seraient montrés “particulièrement doucereux dans leurs jugements sur la nuisance publique qu’est la Fédération des commissions scolaires.” Somme toute, elle considère que les commissaires n’ont cessé de croire que c’était “toujours à la partie syndicale de faire des compromis^’ et qu’ils se sont ainsi peu à peu transformés en “nouveaux porte-parole du gouvernement.” Selon les termes de la loi, le rapport des commissaires aux différends devait être remis dimanche le 13 juin.E sera plutôt rendu public le lendemain, lundi.Selon certaines rumeurs, il est possible que les commissaires y réclament une prolongation et un élargissement de leur mandat.Pressé de s’expliquer un peu plus longuement sur les propos très durs qu’il tenait à l’égard de la Fédération des corn-.missions scolaires catholiques du Québec, M.Yvon Charbonneau a finalement dé-Voir page 6: La CEQ JEAN ZIEGLER Une Suisse au-dessus de tout soupçon "Si vous voyez un banquier suisse sauter d'une fenêtre, sautez derrière lui, il y a sûrement de l'argent à gagner".VOLTAIRE '92 pages.S7.75 Coll.Combats dirr par C.Durand Par l'auteur de "Les vivants et la mort"„ igée J*' J?S' .BON SÉJOUR DANS LES PARCS DU QUÉBEC.au Hide ronde au Hl des jours il week-end SAMEDI Congrès du Mouvement des alcooliques anonymes de la région de Joliette, aujourd’hui et demain, à l’Auberge des Gouverneurs, 1000, rue de la Visitation, à Joliette.• Aujourd’hui et demain, troisième Festival du pain de Cookshire.• À midi, dans la salle de bal de l’hôtel Mont-Royal, conférence-causerie de M.Maurice Strong, dans le cadre du congrès de l’Ordre des ingémeurs du Québec.• À13 h 30, réunion annuelle des amicalistes et anciennes elèves de la Congrégation de Notre-Dame, à la Maison-mère, 3040 rue Sherbrooke ouest.• À 14 h., le maire de Pincourt, M.Romuald Sénéchal, oppose la première affiche de l’Orga-niaation des parents du secteur, identifiant une maison dont les occupants sont intéressés à aider les enfants en difficulté.• Journée d’étude des Comités consultatifs des loisirs de Laval.Plénière à 14 h., au Laval Catholic High School, 2323 boul.Marois DIMANCHE A 11 h 45, Sa Sainteté Mgr Ignatius Yacoub III, patriarche de l’Eglise syrienne d’Antioche et de tout l’Orient, célébré la messe à l’église Saint-John-Evangelist, située à l’angle de la rue Saint-Urbain de l’avenue du Président-Kennedy.• A 14 h, départ d’un tour guidé dirigé par Sauvons-Montréal, dans le secteur Lmcoln-iTupper, du coin sud-ouest de l’intersection Sherbrooke et Guy.• A 14 h, le groupe Eckankar tient une conférence ouverte au public, sur le thème “Ai-je déjà vécu?Qui suis-j.Catherine est ¦je?, au 1319 rue Sainte- A 14 h, le ministre des Affaires itunicipales, le Dr Victor Goldbloom, accompagné du maire de Laval, le Dr Lucien Paiement, procédera à l’inauguration officielle de la rue Alton-Goolaoloom, en l’honneur de feu le père du ministre.Auparavant, le Dr Gooldbloom sera le conférencier à la rencontre annuelle des donateurs du Jewish Convalescent hospital, 3205 rue Altôn-Gooldbloom, Chomedey, a Laval.A14 h 05, le Monde à Bicyclette donne le dé-art de sa “parade de pleine lune”.Square rit-Louis au Mont-Royal.par Sail Démission de Pepin ?Marcel Pepin QUÉBEC (PC) — La rumeur selon laquelle M.Marcel Pepin quitterait la présidence de la CSN s’est amplifiée hier à Québec, à la réunion du conseil confédéral de la centrale.Les délégués ont appris, à l’analyse du projet de budget, la création d’un nouveau poste d’adjoint à l’administration et à l’exécutif auquel est rattaché un salaire de $30,700 pour une période de 17 mois, à compter du mois d’août.Les observateurs syndicaux voient dans ce nouveau poste une fonction de conseiller pour guider le successeur de M.Pepin et assurer ainsi une certaine continuité.Interrogé, M.Pepin s’est contenté de répondre aux journalistes que sa décision était maintenant prise et qu’il attendait la tenue du congrès biennal, du 27 juin «B'I juillet, pour annoncer officiellement tes intentions.Les mêmes observateurs affirment d’autre part que la course à la succession est déjà amorcée en coulisse, citant même quelques noms: MM.Norbert Rodrigue, vice-président; Renaud Flynn, president de la Fédération des Affaires sociales, Michel Chartrand, président du Conseil centrai de Montréal et Michel Bourdon, président de la CSN-Construction.M.Pepin avait succédé à M.Jean Marchand à la présidence de la CSN, en 1965.D reconnaît que les nombreuses défections au sein de la centrale l’ont beaucoup “meurtri”, mais pas au point d’influencer sa décision.Afin de rendre plus agréable encore le séjour des pêcheurs et des vacanciers dans les parcs du Québec, chalets et auberges y sont mis à leur disposition du 21 mai au 17 septembre par la Direction des parcs.Ces lieux d’hébergement sont répartis de la Gaspésie à l’Abitibi dans divers parcs et réserves incluant l’île d’Anticosti,où la pêche est à l’honneur et la nature merveilleuse.Pour un repos bien mérité après une excursion en nature, pour raconter vos histoires de pêche, ou tout simplement pour passer quelques jours dans le calme de la forêt, ces lieux d’hébergement sont à votre disposition.Pour plus de renseignements, procurez-vous nos brochures Les parcs du Québec et Activités et Tarifs/Parcs du Québec 1976, en écrivant à Tourisme Québec, Québec G1R4Y3.le Québec,c'est tout un voyage.informez-vous! Tourisme Québec t 4 • Le Devoir, samedi 12 juin 1976 éditorial .L’ancien et le nouveau.La rentrée de Jacques Couture Jacques Couture avait quitté Montréal pour une retraite européenne dont plusieurs se sont demandé à l’époque si elle n’etait pas une sortie élégante de la politique municipale et une façon commode de rompre avec un Rassemblement des ciotyens de Montréal qui n’aurait pas prisé la stature prise, à la faveur de son succès électoral, par le candidat à la mairie de 1974.“L’organisateur communautaire” de Saint-Henri revient au contraire de son stage à Grenoble et à Bologne plus convaincu encore de la justesse politique des choix qui valurent au RCM l’étonnante percée que l’on sait dans l’électorat et à l’hôtel de ville.Plus que les spéculations sur les scènes ou les partis politiques où Jacques Couture ira, suivant sa propre expression devant la Société Saint-Jean-Baptiste, “continuer le combat”, l’analyse qu’il vient de livrer de la situation non seulement de Montréal mais cette fois du Québec doit retenir l’attention.Le programme d’action et les grands choix politiques qu’il défendit avec le RCM au cours de la campagne municipale d’il y a bientôt deux ans étaient tirés d’une expérience encore jeune et d’analyses forcément étonnantes; après s’être plongé dans les traditions quelque peu différentes mais déjà célèbres de Grenoble et de Bologne, il est significatif que Couture en vienne encore à la même conclusion qu’il y a lieu pour les progressistes de la métropole et de la province également de poursuivre dans la voie cpii a été ouverte à Montréal et dont l’avenir dira si elle était aussi réaliste que celles qui valurent aux deux villes française et italienne le dynamisme politique et urbain qu’on leur envie.• Comme sans doute plusieurs des conseillers du RCM que la SSJB de Saint-Henri et de Côte-Saint-Paul avait invités à ce dîner-causerie de rentrée, Jacques Couture est devenu plus conscient des limites qui attendent à rhôtel de ville de Montréal un parti municipal de gauche.Non seulement les citoyens des anciennes municipalités qui forment la métropole depuis les grandes annexions d’avant la guerre ont-ils perdu le contrôle des affaires de leur quartier; non seulement l’administration gigantesque qui s’est développée à Montréal a-t-elle elle-même perdu tout contrôle du développement urbain au profit et aux mains des puissances d’argent qui se disputent le passé et l’avenir de son héritage, mais encore le pouvoir municipal est-il devenu encore plus dépendant de son tuteur constitutionnel quest le gouvernement de Québec, notamment avec l’endettement encouru à cause des Jeux olympiques.Le reveil d’une opposition de gauche à Montréal avait procédé de la prise de conscience que le PQ ne gagnerait rien à Québec ni le NPD à Ottawa si la plus grande ville de la province et du nays continuait d’échapper à ses habitants.Couture( sans rien retirer de cette analyse, la complete en soulignant qu’il deviendra impossible de changer substantiellement la qualité de la vie urbaine si un effort non moins considérable n’est pas déployé à Québec pour y faire prévaloir un nouveau projet collectif et une conception différente des affaires urbaines et des responsabilités municipales.Aussi prudent qu’un Jean Drapeau à la veille de sa victoire de 1960 et du renversement du régime Duplessis la même année, l’ex-candidat du RCM se garde bien de préciser de quel parti il attend ce “gouvernement national” qui de Québec épaulera les changements qui s’imposent à Montréal.Cet oubli n’est peut-être pas seulement tactique, de la part a’un leader du RCM qui, tout en comptant sur les militants progressistes du Paru québécois, devait éviter de s’aliéner et l’électorat anglophone de Montréal et la tendance “sociahste” du Rassemblement qui se méfie plutôt deux fois qu’une de la social-démocratie des notables péquistes.A bien des égards, en effet, même s’il déborde de bonne volonté, le Parti québécois n’est guère plus avancé que les libéraux du West-Island le sont, ou que l’Union nationale l’était, dans les grands dossiers urbains où se joue le sort réel et quotidien de cette majorité de 80% dont parle Couture.Plus discutable paraît cependant la proposition de Couture, si je l’ai bien compris, d’implanter sur la scène municipale des partis 3ui seraient des prolongements sinon des édoublements des partis nationaux.Le Québec, pas plus qu’aucune autre province au pays, ne peut compter sur ces traditions politiques qui, notamment en France et en Italie, permettent aux militants de toutes les formations de s’afficher partout sous leurs couleurs sans créer, au niveau local, plus de problèmes ou de confusion qu’ils ne doivent en dissiper sur la scène nationale.Certes, on peut soutenir qu’il n’est pas plus rébarbatif à un catholique de Bologne de voter communiste que pour un anglophone de Montréal d’appuyer un parti indépendantiste ou ses candidats municipaux.Mais dans la situation sociale qui prévaut en métropole et avec la courte et parfqjs douteuse tradition politique des parus locaux, transposer sur la scène municipale des partis comme en sont le PQ et le PLQ serait multiplier les obstacles, les contradictions, les méfiances et les malentendus en échange d’une contribution partisane qui, de minime qu’elle serait ordinairement, ne deviendrait majeure qu’aux dépens des intérêts proprement urbains des citoyens de la ville de Montréal.On voit mal en tout cas comment le mouve- ment progressiste que Couture juge nécessaire pour renverser la domination des forces economiques sur le peuple de Montréal serait mieux servi avec un Parti québécois qui ne gagnerait dans Saint-Henri que pour faire élire des conseillers du PNP ou d’un “parti des Anglais” dans l’ouest de la ville.Plus heureuse est l’alliance que l’ancien candidat à la mairie propose aux anglophones“qui sont prêts à reconnaître la vocation française” de Montréal, aux minorités ethniques de la métropole dont il veut respecter et soutenir “sans équivoque leur volonté de rester différentes”, et qui trouveront justement, dans les quartiers où ils seront majoritaires, ce milieu vivable et ce pouvoir sur leurs propres affaires qui est de nature à réduire sinon à dissiper les tensions linguistiques et les affrontements coûteux et stériles qu’elles risquent d’engendrer à Montréal.Acceptée de la plupart des communautés, cette voie redonnerait à la majorité francophone le pouvoir qui lui échappe dans “son” hôtel de ville, sans frustrer les minorités des garanties et des libertés qu’elles réclament elles aussi à juste titre.• Pour que ce “compromis historique” garde ses chances non seulement de ramener le pouvoir dans la population, mais de fournir une base politique acceptable aux groupes ethniques, il faudra cependant le traduire dans des défis et des tâches qui soient à la mesure des simples “citoyens” et le plus loin possible des slogans qu’on colporte au nom des “travailleurs’’.Les “socialistes” du RCM et d’ailleurs que Couture invite à se frotter à la classe ouvrière et aux laissés pour compte de la cité grinceront sans doute des dents à ce rappel du “radicalisme de l’action” qu’il rapporte de Grenoble et de Bologne, et d’autant plus que le conférencier de la SSJB aura mêlé a ses dénonciations du capitalisme urbain un vocabulaire nationaliste que ne dédaigne pas l’extrême-droite! Tel reste pourtant le principal défi du RCM et de tous ceux qui, sans partager son option, tenteront le moindrement de rétablir à Montréal le primat des habitants sur le béton, la primauté du politique sur le profit, le droit de tous, à commencer par les plus mal-pris, à un logement et à une vie digne et productive dans un environnement qui ne soit plus hostile.A cet égard, tout reste à faire.Jacques Couture, paradoxalement, est plus éloquent lorsqu’il parle des obstacles qui devront être surmontés à Montréal et à Québec pour que les “petites patries” retrouvent leur place et leur importance, qu’il ne l’est sur la stratégie qui permettra de faire, non plus cette fois à rhôtel de ville mais dans des quartiers significatifs, une surprenante et décisive perçée.Jean-Oaude LECLERC bloc-notes Les chemins de fer; un exemple déplorable d’étroitesse patronale Dans l’histoire passablement tumultueuse des relations de travail pendant la présente décennie, il faudra réserver une place à part à la négociation très importante qui se poursuit depuis des mois entre les sociétés de chemins de fer et le cartel syndical représentant leurs quelque 95,000 salariés.Dans les conflits dont le public est saisi, il est question plus souvent de la négociation de cette année dans le secteur ferroviaire montre clairement que l’intransigeance n’est pas toujours du côté que l’on pense.Les deux parties avaient siégé à plusieurs reprises sans qu’un accord intervienne.Aussi, le ministre du Travail, en vertu des pouvoirs que lui confère la loi, procédait-il le 12 février à la nomination d’un commissaire-conciliateur en la personne du juge Emmett Hall.Le juge Hall n’est pasle dernier venu.Il siegea pendahi plusieurs années à la Cour suprême, dont il fut un des membres les plus éminents.n présida naguère la Commission royale d’enquete sur la Santé, d’où émana le régime d’assurance-maladie.Il fut de plus appelé, à titre d’arbitre, à trancher les questions de meurées en litige à la suite de la loi spéciale qui obligea les cheminots en grève à reprendre le travail en août 1973.Or, après un mois de conciliation active, le juge Hall publiait le 1er avril un rapport de ses observations.Ce document est des plus révélateur, n montre que, si la partie syndicale consentit à de lourdes concessions, la partie patronale s’enferma au contraire dans un littéralisme étroit et mesquin qui est loin d’être à l'honneur des grandes sociétés ferroviaires.Il fallut d’abord décider si la loi antiinflation s’appliquerait à la négociation en cours.Les compagnies favoriseraient évidemment une application efficace de la loi.Les syndicats, au contraire, s’y opposaient.Le juge Hall ayant décide que lui-même n’avait pas le choix, s'estimant lié par la loi antiinflation, les syndicats commencèrent par rejeter sa décision.Mais après réflexion et consultation auprès de leurs mandats, relate le juge Hall, ils revinrent sur leur conclusion et convinrent de rechercher une entente dans le cadre des limites définies par la loi antiinflation.“C’éthit là", commente le juge Hall, “une décision courageuse dans les circonstances”.Les dirigeants syndicaux savaient en effet que toute entente devrait être soumise à la ratification de leurs membres.Connaissant l’hostilité des travailleurs envers le programme anti-inflation, ils devinaient à quoi ils pourraient s’attendre.Dans la logique de cette première concession, les dirigeants syndicaux — c’est toujours le juge Hall qui parle — acceptèrent de reviser leurs demandes salariales.Ils exigeaient d’abord une hausse de 18% pour une période d’un an.Le juge Hall, pour sa part, eut été disposé, n’eut été de la loi anti-inflation, à recommander une hausse de 13% pour la première année.Or, ils acceptèrent finalement de recommander a leurs membres des hausses successives de 11% pour 1976 et de 8% pour 1977.Fort de cette concession, le conciliateur se présenta chez les porte-parole de la, partie patronale dans l’espoir d’amener ceux-ci à assouplir quelque peu la position rigide qu’ils avaient soutenue jusque-là.Mal lui en prit cependant.Ils déclarèrent qu’ils ne pouvaient pas accepter la proposition syndicale et ajoutèrent qu’ils n’avaient aucune contre-proposition à offrir.Les négociations furent ensuite rompues, et le juge Hall dut se mettre à la rédaction de son rapport.Mais “la responsabilité de la rupture”, note le conciliateur, “doit retomber sur les chemins de fer.Ils ont indiqué très clairement qu’il n’y aurait aucune entente autrement qu’à leurs conditions”.La seule question en litige, lors de la conciliation, demeurait celle des salaires.Or, la partie patronale avait établi sa position à partir d’une interprétation extrêmement rigide de la loi antiinflation, dont elle ne voulut aucunement démordre.C’était là une position d'autant plus stupide que la Commission anti-inflation elle-même, dans plusieurs de ses décisions, a fait montre d’une souplesse infiniment plus grande.Les employés des chemins de fer ont rejeté cette semaine les propositions du conciliateur, mais à une majorité si faible que leurs dirigeants ne se considèrent pas autorisés à provoquer un arrêt de travail.Ils s’apprêtent plutôt, apprenait-on hier, à rencontrer la semaine prochaine le ministre du Travail John Munro dans une ultime ten-tatiVe en vue d’obtenir un règlement équitable.La tâche de ce dernier est toute tracée.Il lui incombera de rappeler aux sociétés ferroviaires que la justice, selbn le rapport du juge Hall, est nettement du coté des salariés dans le litige actuel.Il lui incombera surtout d’aider les salariés à obtenir le plus tôt possible le règlement équitable auquel ils ont droit.Un précieux coup de pouce de M.Trudeau à M.Goyer Même si l’on eut souhaité que son intervention de jeudi au Parlement fût dictée par une mémoire personnelle plus fidèle, le premier ministre Trudeau a rendu un fier service à M.Jean-Pierre Goyer en déclarant qu’au meilleur de sa connaissance, il n’entendit pas parler avant la mi-décembre de la promesse verbale qu’auraient faite des représentants de la société Lockheed à des responsables du ministère de la Défense nationale quant au financement à court terme de la commande de 18 appareils Orioft.Cette date n’a l’air de rien.Mais elle est très importante pour la crédibilité de M.Goyer.Suivant des propos tenus la semaine dernière aux Communes par MM.Richardson et Chrétien, les crédits additionnels de $101 millions dont allait avoir besoin le ministère de la Défense nationale afin de défrayer les intérêts des emprunts requis pour mettre en marche la production des appareils Orion auraient été discutés et approuvés au cabinet et au Conseil du Trésor dès le mois de novembre dernier.Si tel eut été le cas, M.Goyer, qui était censé être au courant de ces faits, aurait fait montre d'une naïveté impardonnable en adressant à Loc-, kheed son fameux télégramme du 2 décembre dans lequel il n’était fait aucune mention de l’engagement qu’au-, rait pris la compagnie américaine d’obtenir elle-même Te prêt initial.Or, non seulement M.Trudeau n’a-t-il aucune souvenance qu’on l’aurait informé d’un tel arrangement avant le 2 décembre, mais il a précisé jeudi que ce n’est qu’à la mi-décembre que fut approuvée par le Conseil du Trésor la somme de $101 millions devant servir à payer les intérêts sur l’emprunt que contracterait Lockheed.Ces précisions confirment en tout point la version qu’a donnée jusqu’à ce jour M.Goyer.M.Goyer donna l’autre jour l’im- {wession de vouloir sauver sa peau sur e dos d'un fonctionnaire.S’il est vrai, par contre, comme la chose semble vouloir se confirmer de plus en plus, que certains fonctionnaires, en possession de renseignements très importants au sujet de la transaction projetée, omirent, pour des raisons qui restent à vérifier, d’en informer leurs ministres respectifs, il est bon que ces faits soient connus du public.Surtout dans les ministères à forte teneur technique, les hauts fonctionnaires disposent d’un pouvoir très étendu, celui de la connaissance des dossiers en particulier, qu’ils ne daignent pas toujours partager avec le ministre.Lorsqu’ils sont pris en défaut, comme ce semble avoir été le cas de M.Stopforth, est-ce vraiment le fonctionnaire ou le ministre que l’on doit soutenir?Qu’est-ce que l’homme ?A par JEAN MARTUCCI Plusieurs se sentiraient à Taise aujourd’hui dans le scepticisme qu’exprimait Qohélet devant l’avenir de Thomme, trois siècles avant Jésus: “Le sort de Thomme et celui de la béte, c’est tout un.L’un meurt, l’autre aussi.Et qui sait si le souffle des hommes monte en haut tandis que le souffle des bêtes descend en bas?.L’homme, qui donc le mènera voir ce qui sera après lui?” Mais ce réalisme brutal de Qohélet devant la mort qui, pour lui, demeurait une impasse n’en-tamait pas, au contraire du sceptique d’aujourd’hui, son adhésion à une vision biblique de la destinée humaine.Au sixième siècle avant J.-C., ce qui est devenu le premier chapitre de la Genèse voyait dans l’être humain la fine pointe de la pyramide des êtres créés, c’est-a-dire celui que Dieu a fait “à son image” comme donneur de vie et maître du monde: “Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la”.Le psaume 8 célèbre aussi cette dignité de Thomme: “A peine le fis-tu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et de splendeur.Tu l’établis sur l’oeuvre de tes mains: tout fut mis par toi sous ses pieds”.Beaucoup plus tôt, au dixième siècle ayant J.-C., ce qui est devenu le deuxième chapitre de la Genese voyait Thomme comme un être fait pour vivre en relation avec Dieu, dont il perçoit le souffle et dont il dépend comme glaise en mains de potier; pour vivre en harmonie avec le cosmos, tel que l’exprime l’image du jardin d’Eden où Thomme est placé; pour vivre en parfaite harmonie avec lui-même, comme le dit poétiquement la nudité simple et paisible du couple en qui la Bible voit tout le genre humain; pour vivre en vainquant toute mort, comme l’évoque le symbole de Tarbre de vie.Le milieu biblique du dixième siècle ne manquait pourtant pas de réalisme.D voyait, concrètement, le mâle travailler “à la sueur de son visage”, ne tirant “qu’épines et ronces” d’un “sol maudit”.Il voyait, dans les familles du temps, la femme “enfanter dans la peine, les douleurs de la grossesse”, et “dominée” par son mari qu’elle devait appeler:“Maitre”.Mais, pour le troisième chapitre de la Genèse, écrit à cette époque, rien de tout cela ne doit durer.L’humanité n’est pas, comme dans les mythes babyloniens, une engeance d’esclaves créée tout exprès pour subir à jamais le châtiment qui aurait du échoir aux dieux mauvais.Si le rejet de Dieu rend le monde ët lui-même pénibles à Thomme, ce n’est pas sans l’espérance de voir un jour le lignage humain “écrasër la tête” du serpent, image du culte des faux-dieux et symbole de tout mal.Pour la foi chrétienne, cette espérance s’est réalisée en Jésus.En lui a été conçu “l’Homme nouveau”, selonle langage de Paul.Désormais, “toute la création gémit en travail d’enfantement” jusqu’à ce que vienne au monde “l’Homme parfait, dans la force i pariant sur la présence < Dieu qui Taime.Cette vision peut sembler exagérément optimiste, mais qui dit mieux pour trouver un sens à la vie et à l’histoire?La découverte des mondes planétaires amène déjà la terre à plus d’humilité en lui faisant comprendre mieux combien elle est petite, mais la foi continuera de s’étonner devant les relations intimes qui unissent Thomme à son Créateur: “A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-donc le mortel, que tu en gardes mémoire, le fils d’Adam, que tu en prennes souci?” r lettres au DEVOIR Une pseudo-consultation M.Gilles Poirier, président La Commission parlementaire des Affaires sociales.La Commission parlementaire des Affaires sociales siège ces jours-ci à Québec.Pourquoi?Pour examiner les nouveaux règlements d’aide sociale en vigueur depuis le 1er janvier 1976.C’est la une parodie que la Clinique juridique de Hull tient a dénoncer vigoureusement.Normalement, quand on change des règlements on avertit 90 jours à l’avance; dans ce cas-ci on veut discuter 90 jours après.En agissant ainsi la Commission parlementaire n’est qu’une façade qui cherche à donner une impression de consultation.On n a pas trouvé le temps de consulter avant de faire les règlements, et on n’a pas publicisé les règlements après leur adoption.Aujourd’hui par une Commission parlementaire on tente de justifier après coup cet oubli volontaire.Et dire que 1 aide sociale concerne près d’un demi-million de Québécois.Les règlements en vigueur depuis janvier constituent un net recul 6our les prestataires d’aide sociale.s favorisent l’endettement, pénalisent les grévistes et les travailleurs en attente d’assurance-chômage.Le minimum vital est toujours inexsi-tant et des besoins essentiels ont été rayés.La Commission des affaires sociales n’a plus de délai pour entendre les causes en appel.Les nouveaux règlements établissent une collusion inacceptable entre l’aide sociale et plusieurs autres ministères dont Tassurance- Une mise au point de Sabena Beryl Plumptre: un départ regretté Quoi qu’aient dit et écrit à son sujet politiciens et journalistes qui, en général, ne l’aimaient pas outre-mesure jusqu’à ces derniers temps, Beryl Plumptre, qui vient de démissionner de la vice-présidence de la Commission Pépin, a joué un rôle important et très utile sur la scène nationale depuis quelques années.Déjà, en sa qualité de présidente de la Commission de surveillance des prix des produits alimentaires, madame Plumptre avait fait montre d’une remarquable acuité d’esprit et d’une indépendance à toute épreuve.Le gouvernement l’avait peut-être nommee à la présidence de cette commission afin de se donner l’impression qu’il faisait quelque chose, mais dans l’espoir plus ou moins avoué qu’elle ne viendrait rien déranger.On s’aperçut vite, au contraire, que madame Plumptre prenait sa tâche très à coeur.La Commission qu’elle présidait n’avait aucun autre pouvoir que celui d’enquêter, ce 3ui l’exposa à la critique impitoyable e maints observateurs.Mais rarement vit-on organisme d’enquête et de surveillance produire en aussi peu de temps une série aussi imposante de rapports solidement documentés.Ces rapports eurent souvent le malheur de déplaire à certains groupes, dont les intérêts souffraient de se voir heurtés de front.Es aidèrent néanmoins à éveiller l’opinion publique et à constituer une documentation de qualité sur des sujets trop ignorés des citoyens.Quand fut créée la Commission antiinflation, Beryl Plumptre — c’est tout à son honneur — décima d’abord Tofire que lui faisait le gouvernement d'en faire partie, puis elle finit par accepter.Or, les milieux proches de la Commission aiment souligner le rôle très utile qu’a joué cette femme vigoureuse et indépendante d’esprit dans la mise au point des politiques de l’organisme que préside M.Jean-Luc Pépin.La présençe de madame Plumptre ne pouvait suppléer à l’absence de représentants des travailleurs, devenue inévitable par suite de l’attitude du Congrès du Travail du Canada à l’endroit de la politique des contrôles.Elle était néanmoins une garantie d'indépendance et de bonne foi indéniable.Madame Plumptre se propose de continuer à intervenir dans les débats du jour.Nombreux sont ceux qui s’en réjouiront.Elle excelle en effet à dire leurs quatre vérités à ses “victimes”, indépendamment de leur rang, de leurs “vested interests” ou de leur prestige.Cette franchise qui la caractérise fait aisément oublier les écarts de jugement qu’elle sait aussi, à l’occasion, se permettre.Gaude RYAN M.le rédacteur en chef, Nous prenons connaissance d'un article paru dans votre quotidien, le 8 mai 1976, dans lequel notre société est mentionnée.Nous tenons à préciser que si la SABENA souhaite pouvoir desservir l’aéroport de Toronto, ce n’est certainement pas au détriment de celui de Mirabel.D n’a jamais été question dans notre esprit d’abandonner la desserte de Montréal.Ce sont des considérations purement économiques, c’est-à-dire l’existence d’une clientèle potentielle à destination de l’Ontario, qui nous ont amenés à souhaiter l’obtention do droit de desservir l’aéroport de Toronto en plus de nos services à destination de chômage.Ce qui dans ces règlements serait favorable aux bénéficiaires d'aide sociale, tels les soins dentaires, est inappliqué à cause de fausses ententes entre le gouvernement et les dentistes, ententes que les dentistes ont rejetées.Les priorités gouvernementales à l’heure actuelle semblent plus sportives que sociales.C’est là une situation qui est lourde de conséquences pour la population.Voilà pourquoi la Clinique Juridique Populaire de Hull ne se présentera pas à la Commission parlementaire pour un semblant de consultation.Me Pauline GAUDET pour le Conseil d'administration de la Clinique Juridique Populaire de Hull Inc., Hull, le 8 juin 1976 „ .Montréal.Notre demande est donc totalement exempte de toute considération ou motivation de nature politique.Nous vous serions reconnaissants de vouloir bien porter cette rectification à l’attention de vos lecteurs.Yvan G.GOOSSENS Bruxelles, le 4 juin 1976.Vers un plus grand amour de la vie M.le directeur, La récente déclaration de l’Assemblée des Evêques du Québec intitulée “L’amour de la vie” a trouvé des échos au sein de la Fédération des femmes du Québec; à preuve la lettre de Mme Françoise G.Stanton que vous avez publiée vendredi le 21 mai.Permettez-moi de signaler que depuis plusieurs années déjà les catholiques sont invités à entrer en action pour aider les femmes aux prises avec des problèmes apparemment insurmontables.Si "la mise en oeuvre des solutions est si lente” peut-être faudrait-il en con- clure que les femmes fédérées n’ont pas encore trouvé le moyen de passer à l’action.Il existe des mouvements comme Birthright, Accueil-à-la-Vie, Grossesse-secours, qui ne demandent que des bonnes volontés et des bras accueillants pour soutenir efficacement les mères en détresse; il existe aussi des groupes actifs pour promouvoir les valeurs de la personne, de la vie, du mariage et qui ne demandent qu'à être aidés pour mettre en oeuvre, des programmes d’éducation à Tamour et d information complète, au sujet de la vie et de sa transmission.Je pense à un organisme dont le nom commence à se répandre: La Société d’information et d’Éducation Familiales dont les objectifs généraux sont de développer l’amour oblatif en donnant à l’amour humain toutes ses chances et d’éduquer au comportement sexuel responsable par la connaissance et la maîtrise de soi.Peut-on penser qu’à Québec même se trouvent beaucoup de femmes qui n’attendent qu’une convocation pour mettre sur pied une section de Birthright — Accueil-à-la-Vie ou pour donner leur appui à la S.I.E.F.Conrad FOISY, t.s.p.Sherbrooke, le 4 juin 1976.La Commission d’Assurance-chômage et les conflits de travail M.Pierre Gadbois, directeur régional pour la province de Québec de la Commission d’Assurance-chômage.La présente est pour expliquer la mauvaise foi ou l’innocence que vous montrez concernant la planification des tâches que vous donnez dans le cas des enquêtes sur les dossiers dits conflits collectifs.Lorsqu’il y a enquête sur les dossiers dits conflits collectifs, le travail consiste à rencontrer la partie patronale pour pousser l’enquête à fond ensuite a rencontrer la partie syndicale, lorsqu’il y en a une, et en dernier lieu a rencontrer les travailleurs concernés.Tout ça pour savoir si les travailleurs en chômage ont droit ou non aux bénéfices des prestations d'assurance-chômage.' Nous savons pertinemment qu’il y a trop peu de fonctionnaires qui sont chargés de ce travail.Lorsqu’on connaît la situation du marché du travail cela implique nécessairement la connaissance du climat politique des relations de travail que nous vivons qui est démontré par d’innombrables confJits collectifs.Une fois conscient de cela, il devient facilement compréhensible que ces fonctionnaires chargés de ces enquêtes tombent malades pour LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l'information : Jean Francoeur Pierre Lafrance Trésorier: Bernard Larocque une raison ou pour une autre comme cela fut le cas il y a quelques semaines parce que ces personnes humaines ne sont pas des ordinateurs.Egalement le délai pour une réponse lorsqu’il y a une demande de prestations dans ces cas est inacceptable et prouve un manque de respect pour ces travailleurs, en les forçant a attendre sans même donner des dates approximatives où vous rendrez votre décision.Exemple: dossier “estimateurs associés inc.” 12,291 boulevard Lau-rentien.Les demandes de prestations ont été faites dans la semaine du 14 mars 1976, i.e.depuis 11 semaines.Après plusieurs communications avec vos employés, nous savons qu’il y a encore quelques enquêtes sur d autres conflits collectifs dont les demandes ont été faites avant celles des Estimateurs Associés.On peut conclure qu’il faudra patienter malgré notre gré un nombre de semaines inestimable pour nous avant que le début de l’enquête commence.Il est inutile de donner d’autres exemples parce que cela deviendrait une perte de temps pour nous.Nous vous proposons donc une solution: Suite aux économies que vous réaliserez cette année, exemple: projet d’étude d’ensemble (nouvelle loi de Tassurance-chômage), programme d’entrevues de vérification à l’admissibilité initiale et continue, vous pourriez aider la réalisation du plein emploi et combattre le chômage en embauchant des personnes pour donner le service que vos responsabilités impliquent.Michel CHARTRAND pour l’équipe du mouvement d’action- chômage, Montréal le 1er juin 1976 ¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L’adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année,- six mois: $28.A l'étranger: $57 par année; six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TtltPHONE: 844-3361 (lignes groupées). Le Devoir, samedi 12 juin 1976 • 5 des idées des événements des hommes Les voies possibles d’un nouvel avenir pour Montréal Montréal et le Québec: un destin commun Avant de parler des petites patries de Montréal, il faut s’interroger sur le sens même du mot patrie et se demander comment celles-ci se situent dans un mouvement plus large.J’ai voulu dégager certaines lois communes et suggérer des analogies Quantité de petites patries du monde ont pu imposer leur existence, assurer leur développement culturel et s’affirmer comme collectivité originale grâce à un pouvoir politique qu’on leur a consenti ou qu’elles ont arraché de force.Montréal n’a d’existence politique que par l’Êtat québécois et l’avenir des petites patries de Montréal est totalement dépendant de l’avenir du Québec lui-meme.Comment revendiquer cette reprise du territoire, comment mener des luttes à Montréal pour décentraliser le pouvoir politique, redonner aux citoyens le contrôle de leur ville si par ailleurs cette ville s’inscrit dans une société bloquée, face à un État centralisateur, autocrate, voué aux intérêts capitalistes?Je le dis carrément, il n’est pas possible d’envisager l’avenir de Montréal sans l’avenir du Québec.Il n’est pas possible de prétendre isoler Montréal du Québec.Il est impensable d’agir politiquement sur une ville qui rassemble le 1/3 de la population québécoise sans tenir compte de l’avenir de tout le Québec.L’importance de Montréal n’est pas seulement numérique.C’est ici que se déroulent les grandes batailles sociales et nationales, qu’on le regrette ou pas.C’est ici que se font ou se défont des mouvements d’idées ou des actions qui ont leur répercussion aux quatre coins du territoire.L’impact des Jeux olympiques est suffisamment éloquent.Rappelons timidement à nos concitoyens de la Baie des Ha Ha! qu’ils risquent de payer une bonne partie de la facture du chef-d’oeuvre Taillebert-Drapeau qu’ils ne verront sans doute jamais.Qu’ils crient “Ha! Ha! ne changera rien! Et, par ailleurs, Montréal dépend totalement du Québec politiquement.La Charte de Montréal est une création de la législature nationale.Deux grandes raisons lient donc Montréal au reste du Québec: son importance numérique et sociale exceptionnelle et sa complète dépendance politique.On aura beau se lamenter du développement anarchique de cette ville et de la liquidation progressive des petites patries.S’il n’y a pas changement profond du projet collectif québécois avec de nouveaux pouvoirs politiques dans cette ville et une autre conception de la vie urbaine, ces lamentations ne sont d’aucune utilité.Quand même on passerait des heures et des heures à produire de beaux papiers sur la future cité socialiste de nos rêves, si concrètement Montréal reste ce qu elle est avec son peu de pouvoir d’intervention, n’importe quelle administration n’aura que la consolation bien maigre de gérer tant bien que mal quelques services municipaux d’utilité publique, d’enlever la neige, d’ouvrir et fermer les piscines ou de se faire encore diversion sur un autre projet spectaculaire, pourquoi pas le tournoi international de ping-pong en 1986! M.Drapeau, retraite, ferait un Commissaire-Général tout désigné! Grenoble et Bologne: des villes dotées de responsabilités réelles Car je suis frappé de la faible marge de manoeuvre d’une ville comme Montréal.Quand on est témoin du champ d’action de villes comme Grenoble et Bologne, cette présence politique qui s’exerce à tous les niveaux du quotidien, on revient à Montréal en se demandant quel intérêt peut nous inspirer d’administrer une ville dans les conditions actuelles! A Grenoble, l’équipe municipale joue un rôle déterminant dans les domaines suivants: direction de Centres Sociaux, action auprès des personnes âgées, des émigrés, des jeunes, des personnes en difficulté, politique de prévention au secteur santé, participation importante à la vie et au développement de nombreuses associations de quartier, sportives, culturelles, éducatives, contrôle de la politique d’urbanisme, de l’habitation, du développement culturel (avec participation de l’Etat national), action à l’école avec prise en charge de maternelles et intervention auprès des enfants des éc îles dans l’organisation de sorties et de i.amps de formation, mise en place de nombreuses haltes-garderie, de foyers pour jeunes travailleurs etc.Bologne va encore plus loin.40% de son budget est assigné aux affaires sociales, elle opère dans tous les quartiers de la ville ces Centres Civiques, lieux polyvalents qui reçoivent tous les services sociaux et de santé possibles et se présentent comme des Maisons de Quartier, ouvertes à toutes les organisations.Et à Bologne, l’organisation sociale de la ville est conçue en fonction de la décentralisation politique.Chaque quartier a son Conseil autonome qui reçoit les problèmes du milieu et élabore ses propres priorités.La philosophie sous-jacente a la pratique politique de ces villes et surtout à Bologne, c’est que les citoyens deviennent d’autant plus conscients, responsables et participants qu’ils trouvent à leur disposition, dans leur milieu même, un pouvoir politique réel, instrument de leur mieux-être collectif pour ce qui a trait aux problèmes les plus quotidiens et que la meilleure façon de susciter la vie dans les quartiers et d’assurer leur développement, c’est de mettre à leur disposition un tel instrument politique.Le taux de participation aux élections municipales de Montréal atteint à peine 35%; à Bologne et Grenoble, il n’est jamais en bas de 65%! Je pense donc qu’il est urgent de réfléchir à l’avenir de Montréal en fonction de l’avenir du Québec.Car la façon dont nous avons le goût de bâtir une nouvelle société est liee de très près à la façon dont nous concevons la vie urbaine et surtout celle de Montréal.Si on analyse le gâchis actuel de Montréal qui se répercute d’ailleurs dans tout le Québec, une chose saute aux yeux.On a laissé dans l’isolement le plus complet une administration archaïque, antidémocratique, sans pensée politique, devenir de simples gestionnaires là où il fallait mobiliser les citoyens et les associer à leur développement, une ad-Voir page 6: Destins r “RAMENEZ MOI CHURCHILL D'ANGLETERRE" ÀDOLPH HITLER, 16 SEPT 1943 L'AIGLE S'EST ENVOLE JACK HIGGINS LUN BEST SELLER MONDIAL Quinze^ critère NO 13-LA SANTÉ I NO 14 —LA SANTÉ II On y trouve des ESSAIS sur : les priorités dans le domaine de la santé: les C.L.S.C.: L’assistant-médical: la guérison: l’idéologie naturiste: la médecine préventive et sociale: etc.; des tTUDES sur : Montaigne: Descartes: Proust: Foucault: Trémolières: etc.: et des ENTREVUES avec : Marc Lalonde; Claude Forget; Maurice Jobin; A.L.Cochrane; François Dagognet; Philippe Aries.Parmi les collaborateurs : Yves Martin; Fernand Ouellette; Albert Léonard; André Tétreault; Henri F.Ellenberger; Lucien Laforest; Daniel Larouche; Rolande A.Lacerte; etc.$5.00 l’exemplaire.En vente dans toutes les bonnes librairies.Distributeur exclusif: Diffusion Dimédia Inc.539, Bout.Lebeau, Ville St-Laurent, Qué.Abonnement : 1 an (3 numéros) : $10.00 S’adresser à : Revue Critère Collège Ahuntsic 9155, rue St-Hubert Montréal H2M 1Y8, Tél.: 389-5921, poste 224 .par.JACQUES COUTURE ¦ De retour d’un séjour d’étude d’un an à Grenoble, l’adversaire du maire Drapeau à la dernière élection municipale, M.Jacques Couture, a fait mercredi une rentrée spectaculaire sur la scène municipale en prononçant une causerie très engagée sur les perspectives d’avenir de Montréal.M.Couture a traité dans son exposé de deux thèmes majeurs, soit le lien qui rattache Montréal à l’ensemble du Québec et la réorganisation souhaitable du pouvoir politique à Montréal même en fonction des “petites patries”.Voici de larges extraits de l’allocution de M.Couture.- Il - Les petites patries, élément-clé de la vie politique municipale Plaçons-nous dans les meilleures conditions possibles et voyons dans quelle direction il serait intéressant de gouverner Montréal.Une cité passablement défigurée au long des années mais fascinante par ce bouillonnement d’ac-tn, tivités, cette prolifération d’attraits les plus divers.On peut examiner Montréal d’un point de vue touristique, du point de vue de ceux qui ont de l’argent, qui font des affaires, qui vivent en banlieue.C’est ce qu’ont fait M.Drapeau et ses amis depuis 16 ans, en dotant cette ville de grandes voies d’accès, de grands parcs de stationnement, d’équipements sophistiqués, en encourageant de mille façons la construction d’appartements de luxe, de grands centres d’affaires et de commerce, d’une hôtellerie de pointe qui favorisent un type de développement qui attire ceux qui ont le pouvoir économique, ceux qui veulent faire beaucoup d’argent, ceux qui veulent profiter de la ville comme un heu exceptionnel d’échanges et de spectacles.Tout est excessif mais tout n’est pas négatif.Une grande métropole comme Montréal avait besoin de s’ouvrir au monde et l’importance de son réseau économique, comme centre névralgique d’Amérique du Nord, commandait un développement urbain d’envergure et l’expansion du secteur tertiaire.Mais à Montréal, nous avions affaire à des gestionnaires qui n’ont eu d’oreilles que pour les entrepreneurs, les spéculateurs, les hommes d’affaires, le monde de la finance pour la bonne raison que c’était un pouvoir fermé sur lui-meme sans aucune antenne dans la population.Les intérêts économiques d’une poignée de gens coincidaient comme par hasard avec la vision d’administrateurs qui voulaient une ville aussi prestigieuse que New York et dans le même style de développement, une ville dont on parlerait dans le monde entier pour ses projets audacieux et ses réaliations gigantesques.Très réussi! Mais c’est le point de vue du financier, du touriste, du journaliste européen qui passe deux heures à Montréal, du banlieusard qui connaît tout de cette ville sauf l’essentiel, y vivre 365 jours par année.Prenons le point de vue du Montréalais de tous les jours, simple travailleurs qui habite quelque part avec sa petite famille dans une rue étroite d’un quartier populaire.Il aime sa ville, il aime Montréal du moins pour ce qui lui en reste.Mais ce qui l’attache profondément à cette ville, c’est son coin de rue, son voisinage, son quartier qui est devenu pour lui sa véritable petite patrie.Il n’en a plus d’autre, il n’en connaît pas d’autre.Cette ville qu’il subit, il ne Ta pas choisie.Les conditions sociales Tont parfois forcé d’y venir.Cette ville a pris à ses yeax un visage familier à travers ce coin de misère et de joie où il vit, ces voisins qu’il fréquente, ce restaurant d’en face, ce maigre parc au bout de la rue, la rue principale, la taverne, les copains, l’école, l’usine, ce petit monde de relations qui s’est localisé dans un espace urbain bien déterminé et c’est la grande réalité sociologique de Montréal, la vie des quartiers.Je parle de 80% de la population qui, elle, n’a pas de résidence secondaire.Elle est collée au macadam.Il y a un passé des petites patries à Montréal et cette ville s’est bâtie par la juxtaposition de villages et de petites cités avec chacune leurs traditions et leur manière d’être.Des noms sonnent à nos oreilles qui évoquent sans peine cette riche floraison de regroupements: St-Henri, Ste-Cunégonde, Côte St-Paul, Pointe-St-Charles, Griffintown, Faubourg à Mélasse, Plateau Mont-Royal, Ste-Marie, St-Jacques.Rosemont, Hochelaga, Maisonneuve, Villeray, Ahuntsic, RiVières-des-Prairies, etc.Organiser la vie sociale et politique de cette ville, c’est tenir compte de-'êéttë9^ réalité première.Préconiser une poklH1’ ^ que de gauche, c’est-à-dire une politique faite avant tout pour les 80% des citoyens plutôt que pour une poignée de privilégiés, c’est rechercher par tous les moyens la façon de conserver et de développer ces unités de vie et leur donner des instruments politiques pour y arriver.La première tâche d’une équipé municipale serait de bien identifier tous ces ilôts de vie collective à Montréal pour s’appuyer sur cette base avant de prétendre préparer des projets voués au service de ses habitants.Quand pour diriger les destinées d’une ville, on travaille a partir des milieux de vie eux-mêmes, dans cette conviction qu’il n’est pas possible de répondre aux attentes et aux besoins d’un million deux cent mille citoyens sans passer par ces relais naturels que sont les quartiers, on aborde les problèmes de développement urbain d’une toute autre façon que celle que nous avons connue jusqu’à maintenant.Avant de charcuter une dizaine de quartiers par une autoroute faite avant tout pour les touristes et les banlieusards, on consulte les premiers intéressés, en se demandant si la protection d’une unité de vie aussi homogène que celle du quartier Hochelaga passe avant les besoins des automobilistes.Et on ne décrète pas dans un bureau de THôtel-de-Ville que la Petite-Bourgogne sera complètement rasée eè reconstruite en déplaçant 18,000 personnes pour en perdre 9,000 et, chose grave sinon criminelle, en détruisant d’un seul coup le visage et Tâme d’un quartier.Il faut créer un pouvoir local Mais il faut aller beaucoup plus loin.Il faut changer la structure actuelle.La reconnaissai.ee du quartier comme unité de base des citoyens, lieu physique d’identification à la ville, doit se traduire en réalité politique.Dès qu’on accepte comme principe qu’il est infiniment plus important, plus digne et plus juste d’associer les citoyens aux décisions qui les concernent et que c’est le seul moyen d’être assuré que leur territoire urbain sera protégé, sinon embelli et développé, il faut consentir à mettre en place une structure de pouvoir local.Qui dit intégrité et récupération de territoire dit pouvoir.Pourquoi tant de quartiers de Montréal ont-ils été systématiquement grugés, défigurés et parfois détruits?C’est parce que les citoyens concernés n’avaient aucun contrôle sur leur environnement et que la poignée d’élus en place représentaient d’autres intérêts.Une équipe municipale élue autour de grands oojectifs sociaux, entre autres l’habitation, les équipements collectifs et la municipalisation du sol urbain, peut coordonner ses actions et ses projets en s’appuyant sur les pouvoirs locaux de quartier comme garantie certaine que les affaires de la cité seront menées avec et pour les citoyens.Ce qui n’élimine aucunement tout développement industriel et commercial mais celui-ci se fait en tenant compte des collectivités locales.Permettez que j’illustre par un exemple le fonctionnement possible d’un tel système.Retenons le quartier St-Henri,.pas celui qui a été découpé par la ville et qui en comprend trois, mais le vrai St-Henri: milieu homogène, 22,000 habitants, une longue histoire, beaucoup de traditions locales, une véritable collectivité naturelle.Notons que ce quartier n’a pas de conseillers municipaux actuellement, les trois “colombes” désignées vivent dans les quartiers voisins! Un système possible qui s'apparente à Bologne et qui reçoit pour le moment mon adhésion, permettrait aux électeurs de St-Henri d’élire en même temps, au même scrutin universel, un représentant au Conseil municipal et des citoyens du milieu au Conseil de quartier local.Ces candidats doivent se présenter à travers des formations politiques et c’est important, car celà permet d’élire des gens sur la base de véritables programmes de gouvernement local et central.Vous auriez, reproduit au niveau du quartier, le pouvoir municipal.Si la planification et la coordination sont laissées à celui-ci, le Conseil de quartier, pour sa part, étudie tous les projets qui le concernent, donne son avis, rejette ce qui va à l’encontre des intérêts du milieu; ce dernier rôle est particulièrement précieux pour tout développement d’habitation, industriel, commercial et scolaire.Avec l’aide des fonctionnaires municipaux, le Conseil peut étudier le budget annuel de la ville, ce qui a pour effet de développer dans les quartiers une approche globale des problèmes, d’éviter des revendications de type chauvin ou corporatiste, de participer vraiment aux priorités de toute la cité.Le Conseil de quartier peut contrôler des équipements collectifs du milieu, se prononcer sur leur vocation et leur utilisation, soutenir des associations locales, établir des commissions permanentes sur l’habitation, la circulation, l'aménagement, les loisirs, devenir un lieu de débat politique sur les problèmes concrets vécus par les gens.A ceux qui pourraient s'inquiéter de doublures administratives et de coûts excessifs d’opération, signalons qu’à Bologne, seuls les présidents des Conseils de quartier ont un statut plus permanent puisqu'ils sont les adjoints du Maire.Tous les autres membres sont bénévoles, et c’est la fonction publique municipale qui est utilisée selon les besoins par les Conseils.Un Conseil de quartier, c’est un pouvoir politique que les citoyens se donnent sur place.Au lieu de développer chez les gens cette mentalité d étemels quémandeurs et de mendiants humiliés dans les antichambres des conseillers municipaux, ils ont, dans leur milieu leur propre, instrument politique légalement constitué.L’avenir clés petites patries de Montréal, je le vois dans cette possibilité offerte aux quartiers de cette ville de trouver eux-mémes les avenues de leur développement et les moyens de protéger et de promouvoir leur territoire urbain.Les petites patiies ethniques et sociologiques Je veux maintenant dire un mot sur ce que j’appellerais les petites patries ethniques et sociologiques de notre ville.Au delà des configurations géographiques de Montréal, il y a certaines concentrations de populations émigrées qui, parfois, coincident avec un heu physique déterminé, les Chinois dans ce qui reste de leur quartier, les Grecs du Parc Extension, les Israélites à Côte-Des-Neiges, les Italiens à Ville-Émard et au nord de Rosemont etc.C’est le rôle éminent d’une ville d’être le carrefour d’échanges entre milieux diversifiés et il faut se réjouir de pouvoir profiter à Montréal de ces cultures venues de nombreux pays du monde.Que ce soit pour des raisons historiques ou par la faiblesse de notre organisation sociale, les groupes ethniques se sont souvent isolés en ghettos.Il est probable aussi que cela soit dû à notre sourde hostilité à leur égard mais il est vrai que nous avions notre propre problème de survie culturelle.Je crois qu’il faut affirmer clairement que Montreal doit devenir une grande ville française, visage dynamique du Québec d’aujourd’hui.Et c’est une responsabilité additionnelle pour une équipe politique municipale de reconnaître ce caractère propre, de le consacrer et de le développer.Ceci dit, j’estime qu’il est tout aussi juste de manifester envers ces petites patries ethniques un souci de respect profond qui doit se traduire par un soutien sans équivoque à leur volonté de rester différentes et à leurs efforts pour participer à part entière à la collectivite.Il pourrait se créer alors un Conseil général des groupes ethniques qui, au niveau de toute la ville, pourrait opérer dans la même ligne que les Conseils de quartiers.Montréal, deuxième ville française du monde, est aussi composée d’un nombre considérable d’anglophones.C’est une réalité historique indéniable que nos luttes linguistiques passées et actuelles ne doivent pas masquer ou fausser.Je suis persuadé qu’il y a de plus en plus d'anglophones dans cette ville, et surtout dans les milieux de gauche, qui sont prêts à reconnaître la vocation française de cette ville.Certains font des efforts remarquables pour s’y adapter mais ils attendent, en retour, un esprit de franche collaboration dans les tâches urbaines et de la confiance mutuelle.Le projet social de cette ville doit se bâtir avec eux, au niveau municipal et dans les Conseils de quartier, où ils seront d’ailleurs majoritaires dans certains cas.Nous qui avons été si longtemps une minorité Voir page 6: Patries liu Haut &tcï)elieu snt.Ici demeurent les vrais sportifs ipui Vous trouverez ici un développement unique conçu pour encourager une vie saine .au grand air.Il est construit autour d’un terrain de golf privé.Vous n’avez qu’è sortir de votre jardin et vous êtes en plein sur le parcours.Tout près est situé un centre récréatif prîV6 avec piscine et tennis intérieur.Durant l’hiver, le ski de fond est excellent.Toute l’année, l’air pur et les grands espaces verts vous font profiter cTune relaxante vie à la campagne et ce, è seulement 20 minutes du centre-ville, de Montréal.Les maisons d’une architecture innovatrice, varient entre $30,000 et $49,908.Toutes les maisons ont une entrée de voiture asphaltée, un terrain complètement paysagé, du tapis ou de la marqueterie et plusieurs autres caractéristiques.Ç| Le front froid qui s’approchait de la Vallée du St-Laurent hier poursuivra rapidement sa route en direction de la Nouvelle-Angleterre et fera place à la crête de haute pression sur le centre du Québec.L’avance de la crête se manifestera surtout par une importante vague de froid qui fera chuter les températures maximales de 5 à 10 degrés sous la normale en plusieurs endroits.Le contraste sera aautant plus marqué que les derniers jours furent très chauds et humides.La fin de semaine se caractérisera surtout par du temps généralement ensoleillé et plus sec à travers la province.• Régions d’Abitibi, de Chibougamau, du Lac St-Jean: généralement ensoleillé.Minimum la nuit dernière 3.Maximum 15 à 18.Aperçu pour demain: peu de changement.• Régions de Pontiac-Témiscamineue, de Haute-Mauricie, des Laurentides: généralement ensoleillé et venteux par endroits.Minimum la nuit dernière 7.Maximum près de 18.Aperçu pour demain: ennuagement.• Régions d’Ottawa, de Montréal, des Cantons de l’Est: généralement ensoleillé sauf quelques passages nuageux dans les Cantons de l’Est.Venteux par endroits.Minimum la nuit dernière 10.Maximum 20 à 23.Aperçu pour demain: ennuagement.• Régions de Québec, Trois-Rivières: généralement ensoleillé et venteux.Minimum la nuit dernière 5.Maximum 15 à 18.Aperçu pour demain: beau.• Régions de Baie-Comeau, de Sept-Iles: ensoleillé, venteux et frais.Minimum la nuit dernière 0.Maximum près de 10.Aperçu pour demain: beau.• Régions de Rimouski, de Gaspé: généralement ensoleillé, venteux et frais.Minimum la nuit dernière 2.Maximum 10 à 13.Aperçu pour demain: ensoleillé.suites de la première page BÉQUILLE rait au Québec le moyen de négocier des prix avec l’Ontario.Pour ce qui est de Terre-Neuve, le ministre a affirmé catégoriquement qu'il n’était pas question que le Québec modifie le contrat en bonne et due forme intervenu entre les deux provinces il y a 10 ans et aux termes duquel le Québec achète 90% de l’énergie produite à Churchill Falls au Labrador pour les 75 prochaines années.Il a invité cette privince à s'en prendre à sa propre incurie pour avoir délaissé le projet d’aménagement de Gull Island, encore au Labrador, où le Québec était disposé à investir en échange d'un contrat d’approvisionnement a long terme même si l’époque prévue de l'entrée en production de cette centrale coïncidait avec l’entrée massive d’énergie électrique au Québec depuis la Baie James.soit 1987.M.Cournoyer a déclaré que le contrat relatif à l’approvisionnement de Churchill Falls n'avait pas toujours été à l’avantage des Québécois notamment au moment des premiers investissements.Maintenant que le Québec commence à profiter des termes avantageux de ce contrat, Terre-Neuve voudrait que le Québec lui retourne au prix coûtant la quantité dont elle a besoin.“Je serais un cave, un imbécile, un idiot, une croûte et même une chose que je ne dirai pas, puisqu'il n est pas convenable de parler de “New-fie", si j’acceptais un tel marché,” a dit M.Cournoyer.On sait que le premier ministre terre-neuvien, M.Frank Moores, a exprimé l'intention de recourir aux tribunaux pour rapatrier l’énergie de Churchill Falls.“Il faut qu'une chose soit bien claire, a dit M.Cournoyer; aucune discussion sur le projet de Gull Island n'impliquera une renégociation du contrat de Churchill Falls.Deuxièmement, nous exigeons que les règles du jeu soient établies de la même façon pour tous et respectées par tous ".Le ministre des Richesses naturelles et de l'Énergie du Québec a manifesté l’intention de son minitère et du gouvernement québécois de protéger jalousement son énergie et de defendre jusqu’au bout sa competence exclusive dans ce domaine et surtout en matière d’électricité, “l’uni- que source d’énergie que nous contrôlons peut-être encore au Québec”, selon les mots de M.Cournoyer.Pour le reste ce dernier a énuméré les faits qui sont observés actuellement et qui permettent d'établir des prévisions pour les 15 prochaines années en matière d’énergie électrique.Elles sont les suivantes: 1) D’ici 1990 le taux de croissance de la demande d’électricité s'accentuera pour atteindre 9% par année dans le secteur résidentiel et 7.5% dans le secteur industriel.2) Durant la même période les réserves hydroélectriques seront rapidement aménagées et la demande devra ê-tre graduellement satisfaite par la production d’origine nucléaire.3) De $500 par kilowatt installé qu’il était en 1974 le coût du kilowatt installé sera de $2,500 en 1990.4) Le prix de l’électricité demeurera relativement bas par rapport au gaz et aux produits pétroliers.5) L’évolution des valeurs sociales sur l’environnement et la qualité de la vie accentuera les coûts de mise en valeur des sources d’énergie et ralentira le rythme de développement des installations électriques.En conséquence, le Québec devra bientôt s’habituer à économiser l’électricité et le gouvernement prendra des mesures en ce sens qui pourront très bien se traduire prochainement, selon M.Cournoyer, par des modifications des tarifs et des hausses de prix notamment dans les heures de pointe”.En gros, le Québec devra procéder à la préparation d’une nouvelle structure de la demande conformément à l’obligation de l'Hydro-Québec de fournir de l’électricité à tous et conformément à la capacité de payer de la société québécoise.M.Cournoyer était l'invité de l’ordre des ingénieurs du Québec qui tient son congrès annuel à Montréal.LA CECM tests: “il ne saurait être question d’exiger davantage des candidats qui doivent établir leur connaissance suffisante de la langue anglaise que la connaissance démontrée par des élèves poursuivant déjà, dans cette langue, des etudes aux mêmes degrés scolaires”.Les tests portaient sur la compréhension de la langue anglaise tant écrite que parlée ainsi que sur l’expression orale.De la maternelle au Secondaire V, le ministère avait établi une trentaine de tests différents.Les commissaires ont reconnu que le “testing” cette année avait été beaucoup plus exigeant que l’année dernière où environ 45% des élèves avaient réussi les tests linguistiques comparativement à 23% en 1976.Tiraillée “à cause d’une loi mal foutue et inapplicable" entre la prise d’un vote “injuste ou ridicule”, selon l’expression d’un commissaire, l’assemblée a pris sa décision en sachant que les classes d’accueil de la commission scolaire pourraient absorber l’influx de 1,500 nouveaux élèves.LE PLACEMENT syndical pour se maintenir au pouvoir dans certaines unions.Lors d’un récent congrès, la CSN-Construction a toutefois “amendé” la position défendue par son président devant l’OCQ, qui a le mandat de réformer tout le système au début de juillet.Les représentants de cette centrale, revenant à leur thèse initiale, ont encouragé “les démarches entreprises par les syndicats de la construction dans le but d’en venir à des politiques de placement syndical conjoint”.Dans cette hypothèse, les deux centrales dirigeraient un bureau de placement unique pour chaque métier, sur des bases provinciales ou régionales.Les appels pourraient être entendus par un représentant de l’Office de la construction au confiés à un comité d’arbitrage conjoint.Les employeurs craignent au plus haut point la mise en place d’un tel système, qui constituerait l’embryon d’un front commun permanent de la construction.Le système “conjoint” serait de leur point de vue d’autant plus inattaquable et viable à long terme que son efficacité et son impartialité seraient garanties par les intérêts différents des deux rivales.Les réticences des employeurs viennent cependant du fait qu’ils ne pourraient plus dresser une centrale contre l’autre si les deux, ensemble, décidaient de fermer le robinet de la main-d’œuvre dans un métier donné ou dans le cas d’un chantier-problème.Plusieurs dirigeants de la FTQ-Construction sont actuellement conscients du fait que le patronat a beau jeu depuis la commission Cliche pour exiger la disparition du placement syndical auprès de l’Office de la construction.D’autant plus, d’ailleurs, que les mises en tutelle syndicales de certaines unions de la construction n’ont rien changé en profondeur dans ce domaine et qu’il est notoire que la “gaffe”, cette petite mafia de la construction, maintient toujours son emprise sur un certain nombre de syndicats.Les vives rivalités qui séparaient les deux principales centrales de la construction commencent toutefois à s’apaiser depuis le départ d’André Desjardins, l’ex-roi de ce milieu.Desjardins avait animé cette querelle plus souvent qu’à son tour, à la façon de Machiavel, en plaçant les 23 affiliés du Conseil provincial sur un pied de guerre contre la CSN pour leur faire oublier les problèmes internes de l’organisation.Sous son règne, la haine de la CSN a souvent été le seul dénominateur commun des 23 syndicats de la FTQ-Construction, dont les divergences d’intérêts commencent à apparaître ainsi que la faiblesse de leur vie syndicale.La vieille rivalité est toutefois encore assez forte parmi les gérants et des agents d’affaires qu’elle les empêche de faire tout haut l’autocritique syndicale que plusieurs — pris individuellement — commencent à formuler.Un des dirigeants de la FTQ-Construction avouait récemment au DEVOIR — de façon très officieuse — que le placement intersyndical ou “conjoint” constituait “le seul” remède permanent dans l’intérêt des travailleurs syndiqués.“Les travailleurs, je l’admets, ne font pas de différence entre les étiquettes CSN et FTQ.Us seraient même sécurisés si le comité de placement était composé de deux chiens de garde, qui se surveillent dans leur intérêt; ce serait une formule autrement plus efficace que les visites épisodiques d’un inspecteur de l’Office dans le bureau de placement.Mais mon problème, c’est que je ne peux favoriser ouvertement une telle solution parce que beaucoup de monde voudraient alors ma tête et que je ne puis courir un tel risque du point de vue politique.On s’en tient donc au système actuel.Je sais bien, par contre, que l’Office prendra tout ce u’elle peut et que nous perdrons sans oute en juillet le pouvoir de fournir la main-d’oeuvre.” Un son de cloche aussi surprenant n’est toutefois pas le seul au sein de la FTQ.Le commando de pères de famille, qui s’est donné pour tâche d’épurer le local 144 des plombiers, n’aurait pas d’objection à voir les 143 plombiers de la CSN sur son tableau de placement.Il voit même d’un bon oeil la possibilité de collaborer avec les syndiques des autres centrales, s’il y va de l’intérêt des travailleurs.Mais ce groupe constitue pour l’instant une minorité dans cette union.Chez les électriciens, la tempête émotive soulevée à l’époque contre la CSN par André Desjardins, l’ex-roi de la construction, s’est apaisée.Pris individuellement, même les agents d’affaires souhaitent collaborer avec l’ancienne rivale dans le domaine du placement.Même chose chez les briqueleurs et chez les ferrailleurs, où l’inimitié traditionnelle, sans Desjardins, a perdu ses griffes.Chez les journaliers de la FTQ, on constate le même phénomène.Les dirigeants de ce groupe parlent régulièrement aux gens de la CSN dans le cadre de la négociation.Ce changement d’attitude s’explique.Les deux centrales commencent à réaliser, depuis la dernière campagne de maraudage, que leurs clientèles respectives ne vont pas “changer de bord” au gré d’une campagne publicitaire même de $600,000.Chacun se rend désormais compte qu’il faudra vivre avec l’autre, comme le disait au DEVOIR un membre de l’exécutif de la FTQ-Construction.En dépit de cet apaisement des rivalités, personne du côté de la FTQ-Construction ne veut prendre sur lui de crever le vieil abcès dans l’intérêt des travailleurs, à trois semaines d’une décision, 3ui risque d’enlever à jamais l’arme syn-icale du placement aux deux groupes.“Objectivement, dira le même membre de l’exécutif du Conseil provincial, les deux organisations, CSN et FTQ, passeront à côté du bateau en fournissant à l’Office le prétexte rêvé pour nous ravir la seule arme adaptée à notre industrie, où le lieu de travail change de semaine en semaine et où il est impossible autrement de mettre rapidement une pression efficace sur un employeur pour l’amener à la raison”.Se rapprochant indirectement de cette analyse, un porte-parole de l’OCQ indiquait récemment au DEVOIR que “sans dire de quel côté l’Office se branchera, il n’en reste pas moins qu’on peut comprendre que le placement conjoint n’a pas beaucoup de chances d’être retenu du fait que pas une seule partie n’a favorisé officiellement cette hypothèse”.Si les centrales se mettaient d’accord, ce qui semble impossible dans les circonstances à moins d’une autocritique sans précédent dans les milieux de la construction, il n’en resterait pas moins de nombreux problèmes concrets à résoudre.Les employeurs crieraient inévitablement qu’on leur garotte les pieds et les mains dans une économie qui repose sur la concurrence.Plusieurs travailleurs voudraient pouvoir garder le privilège de choisir leur emploi.Le problème ne serait toutefois pas insoluble, de l’avis même de simples syndiqués.Des plombiers, qui se sont penchés sur le problème, ont suggéré une pratique inspirée d’une tradition propre a leur milieu, qui permettrait un certain libéralisme.Un travailleur, qui aurait travaillé pendant six mois, par exemple, pour un même employeur, aurait la priorité à cet endroit si l’employeur voulait bien le “repêcher”.Patrons et syndiqués qui le veulent, pourraient continuer à faire bon ménage.Les employeurs pourraient ainsi “protéger” des clientèles productives ou spécialisées et cette mesure aurait l’avantage d’aller dans le sens du plein emploi, un objectif souhaité, du moins officiellement, par tout le monde dans la construction.Enfin, mentionnait un syndicaliste de la FTQ, on pourrait même à la limite donner aux comités de placement intersyndicaux — élus — le mandat de fermer le robinet de main-d’œuvre seulement si les représentants des deux centrales donnaient leur accord.Ainsi, ce recours étant lié au veto d’une des parties, il faudrait des “causes justes” d’un point de vue syndical pour rallier l’appui des deux camps.Les entrepreneurs de leur côté seraient certains qu’un grand nombre d’abus seraient évités car on pense bien que les deux centrales ne se décideraient pas de gaieté de coeur à bloquer des emplois offerts à leurs membres.Quelle que soit la décision de l’Office de la construction, au début de juillet, en matière de placement syndical, “les syndicats de la construction ne pourront jamais plus dire que le gouvernement leur a enleve un droit acquis de haute lutte: la rigidité de leurs prises de position dans ce domaine et l’absence d’autocritique des organisations face aux intérêts reels de leurs membres, à ce moment-ci, en font les premiers responsables de la disparition du placement comme arme syndicale”.Celui qui prononce ces paroles est un vieux syndicaliste de la FTQ-Construction, qui a plus de trente ans de métier à son crédit.H reste quatre semaines pour jouer les vraies cartes et liquider la vieille querelle intersyndicale dans l’intérêt des syndiqués de la construction.La parole est aux centrales, à qui l’Office de la construction ne pourrait refuser le placement conjoint, quitte à neutraliser” le système dans les métiers ou les régions qui ne parviendraient pas à s’accorder sur des solutions intersyndicales.FIN MÉDECINE DE LUXE! En réponse, M.Claude Forget constate d’abord avec regret que la déclaration de l’Association ou, du moins, de ceux qui prétendent parler en leur nom, “puisqu’il s’agit là d’une déclaration qui tire son origine d’une réunion où étaient présents seulement une quarantaine de membres, l’amène sur le terrain de la politique beaucoup plus que sur le terrain de la médecine.“Elle aurait mieux fait de se taire, ajoute-t-il, parce que cette affirmation que les coupures budgétaires l’acculent à une médecine de guerre est absolument exagérée, inexacte et reproduit de trop près les propos du député de Saint-Jacques pour mériter d’autre commentaire que celui que je fais.“Il ne s’agit pas de médecine de guerre, poursuit le ministre, dans nos hôpitaux, à cause de coupures budgétaires; il s’agit bien plutôt, et traditionnellement, d’une médecine de luxe.” Et M.Forget cite un récent rapport de Statistique Canada qui dit que le coût par patient admis dans les centres hospitaliers du Québec était d’environ $407 en 1975, alors qu’il est de $338 en Ontario, de $266 en Saskatchewan.“Nous sommes de loin la province où ces coûts sont les plus élevés.C’est donc à la lumière de ces chiffres qui reflètent très bien l’ampleur des sacrifices financiers faits par les contribuables du Québec que je trouve une déclaration, comme celle de l’Assœiation des conseils de médecins et dentistes, ou de ceux qui prétendent s’exprimer en son nom, beaucoup plus politique qu’une dé- fes atomisés de i’An O.noORG?ÜO< TrtiS-TO 'Co/VAERc-É ?.E-ST-cet ' To Les SERRKS «=> AÎOiO HoSSiKü/.-Mo/O Co*\y\fz.RC& jïc ÇoRG’lc ,otJi /.ryp- C- *=- sJ t=-~ / Sé:RS LéTS tneaiO ^3M=: 52*r«! claration professionnelle et responsable.” M.Charron demande s’il n’est pas exact que les coupures budgétaires entraînent des services réduits et le ralentissement des salles d’urgence.Le ministre répond par deux questions à son tour : “Est-ce que le députe est bien conscient que les hôpitaux du Québec dépensent en administration, par année, quelque $250 millions?Est-il conscient également que les coupures se font là où il est facile de les faire, malheureusement, et peut-être parfois au détriment du public?Mais il s’agit là d’une responsabilité que ces mêmes membres des Conseils de médecins et dentistes, que ces mêmes administrateurs des services hospitaliers doivent assumer et non pas rejeter sur les autres.” LES MARONITES tés d’armes lourdes et que leur présence ne serve pas à cautionner l’action des troupes syriennes elles-mêmes”.Le premier ministre de Libye, le commandant Abdessalam Jalloud, est parti hier pour Damas, porteur des propositions de la coalition palestino-musulmane.LA CEQ Suite de la pages claré hier, au cours de la même conférence de presse, que la Centrale s’interroge désormais sur l’utilité même de l’existence des commissions scolaires au Québec.DESTINS Suite de la page 5 ministration refermée sûr elle-même, en perpétuelle tractation avec entrepreneurs et spéculateurs mais singulièrement absente de toutes ces unités de base de la vie urbaine, une administration qui passera à l’histoire pour sa méconnaissance profonde des besoins fondamentaux des citoyens et surtout de son total mépris du rôle politique qu’il faut attendre de ces citoyens.Tout a été fait pour créer le vide politique, pour écarter les citoyens de leurs responsabilités civiques, pour paralyser leur besoin de participation.On y a bien réussi.La désaffection des Montréalais qui se traduit par ce pourcentage scandaleux d’abstention au scrutin municipal montre à quel point il est urgent de redonner à la ville ce rôle de relais politique sans lequel il n’est pas possible de construire une nouvelle société valable.Si on ne reprend pas à sa base l’unité d’accrochage a la vie politique qui est la rue, le quartier, les problèmes quotidiens, notre société continuera d’etre entre les mains de politiciens opportunistes et les citoyens continueront a s’en désintéresser.Une société comme la nôtre d’à peine six millions d’habitants dont le tiers vit à Montréal ne peut se permettre d’ignorer cette dimention politique essentielle d’une ville comme Montréal.Il est illogique de vouloir un Québec maître de ses ressources et de son territoire et de laisser une administration rétrograde dilapider l’espace urbain de l’importance de Montréal.Il est illusoire de prétendre bâtir un projet politique qui préconise des mesures sociales audacieuses et la participation des citoyens sans, dans les faits, redéfinir le rôle d’une ville comme Montréal, lui reconnaître des pouvoirs d’intervention proportionnés à ses besoins, lui donner des structures politiques qui favorisent la participation.Il est grandement temps que les forces progressistes qui militent pour un nouveau type de société au Québec s’intéressent de très près au sort d’une ville comme Montréal, à la place qu’elle doit occuper dans ce Québec et au rôle politique qu’elle doit jouer auprès de ses citoyens.Il serait de plus en plus souhaitable que les centaines de Montréalais progressistes qui militent à d’autres niveaux viennent massivement s’associer à ceux qui préparent un nouvel avenir pour Montréal.Si l’autonomie des formations politiques est primordiale d’un niveau a l’autre, il est quand même naturel que des Montréalais nombreux se retrouvent ensemble pour soutenir une cause qui en définitive devrait se rejoindre sur des objectifs sociaux de première ligne.Ce qui fait la force des équipes municipales de Bologne et de Grenoble, c’est qu’elles sont en contact étroit avec les grandes formations de gauche au niveau national, ce qui donne à leurs luttes tout l’impact désiré.Je ne crois pas à une politique municipale isolée qui conduit carrément au pur rôle de gestionnaires.Si on veut changer des choses profondes dans cette ville, faire de la politique au sens fort du mot, il faut pouvoir agir sur le projet politique de toute la société.Une collaboration effective entre les forces progressistes est hautement nécessaire.Il n’y a aucun intérêt à agir politiquement sur Montréal en faisant abstraction de sa situation et de son rôle au Québec.Si certains en doutent encore, ils n’ont au’à réfléchir sur les conséquences ésastreuses pour tout le Québec de la politique de grandeur et de béton du maire Drapeau.Des dizaines de millions de dettes que devront supporter nos compatriotes des régions les plus éloignées parce qu’on a laissé un mégalomane rêver tout haut et en couleurs et nous précipiter tous dans une aventure ruineuse dont les conséquences sociales sont incalculables.N’y a-t-il pas quelque chose de profondément injuste à ce que le développement économique d’une région, d’une petite patrie du Québec, soit bloqué à cause de ces monuments de béton, que des équipements sociaux soient paralysés, que des législations de soutien soient retardées, que le budget québécois soit lourdement hypothéqué pour payer les folies olympiques?Et bien voilà le cadeau de l’administration montréalaise à tous les Québécois et voilà la raison pour laquelle il est si important de soutenir nombreux les efforts de ceux qui veulent débarrasser le Québec d’une telle administration.Une rumeur circulait dans certains milieux français voulant que M.Drapeau ambitionne de devenir le chef d’une formation politique au niveau québécois.Excellente nouvelle pour tout le monde et les milliers de québécois affligés d’une taxe olympique seront trop heureux de manifester leur reconnaissance dans un scrutin général.M.Drapeau ira à Québec sûrement mais je doute qu’il se rende jusqu'au Parlement, il y a tout lieu de croire qu'il fera un arrêt définitif au Musée Provincial des Plaines d'Abraham, section séismes et catastrophes! L’avenir de Montréal est aussi con- ditionné par le type de gouvernement à Québec.Pour reprendre Monùêal en mains, lui redonner une santé économique, développer de vastes programmes de restauration et de renovation, démocratiser ses institutions, mettre sur pied, au service des quartiers, des instruments politiques de participation, de contrôle de l’environnement et de soutien aux organisations de citoyens, pour révolutionner complètement la vie urbaine en passant d'une administration autocrate de gestionnaires à un gouvernement largement représentatif de tous les citoyens, partie prenante à toutes les étapes de décisions, il faut un interlocuteur valable à Québec, un gouvernement qui voudra reconnaître dans la législation et par les amendements a la Charte de Montréal, la nécessité de décentraliser un certain nombre de services, de modifier l’institution municipale, d’assumer dans les faits ce rôle éminemment social d’une ville qui doit devenir le premier lieu d’animation politique, l’espace privilégié de la participation des citoyens à ce qui les concerne de plus près.Autant il est nécessaire de se donner un gouvernement national dont les objectifs sociaux sont clairs et qui, par de grandes lois cadres, élaborera les politiques sociales, préparera ce nouveau modèle de société dont nous avons tant besoin, autant il importe de laisser aux villes cette responsabilité première et irremplaçable de la protection et de la promotion des milieux de vie, de tout ce qui fait en définitive la trame de la vie quotidienne.Tout est lié et nous sommes tous concernés par cet avenir et de Montréal et de Québec.PATRIES Suite de la page 5 humiliée, nous sommes les mieux placés du monde pour offrir cet exemple d'un traitement équitable et fraternel à ces petites patries ethniques, sur la base d’un langage clair et vrai.J’aimerais terminer en parlant des petites patries sociologiques.Je veux signifier, par là, des groupes sociaux particuliers qui doivent devenir la première préoccupation de ceux qui prétendent gouverner une ville selon des objectifs sociaux prioritaires.On peut en faire une certaine énumération: handicapés, personnes âgées ou isolées, travailleurs non organisés, assistés-sociaux, mères chefs de famille, jeunes sans foyer ou délinquants etc etc.C’est un problème de société et dans bien des cas ce n’est pas au niveau de la ville qu’on peut le régler.Notre économie libérale est cause de qualité de problèmes sociaux et c’est une raison de plus de travailler à changer cette société à un autre niveau Une grande ville comme Montréal cache beaucoup de drames et présente bien souvent un visage dur et hostile à tant de citoyens qui cherchent réconfort et milieu chaleureux.Si on se contentait simplement de bâtir une ville “au service de tous", ce serait nettement illusoire.Une ville au service de tous, c’est un mythe dans notre système actuel parce qu’on suppose en définitive qu’en donnant des services égaux à tout le monde, on rend justice à tout le monde.C’est faux.Les plus riches et les plus instruits sont dix fois mieux équipés pour se débrouiller dans cette ville.A mon avis, la meilleure façon de rejoindre et de servir tout le monde, c’est de garder un parti-pris pour les minorités sociales de la ville.S’il n’y a pas, dans les politiques et au niveau de toutes les interventions, cette préoccupation première des moins bien pourvus de cette ville, ils seront, comme d’habitude, ignorés et laissés pour compte.Je ne veux pas entamer un débat idéologique, je crois qu'il est trop facile de brandir à tout propos le mot socialisme et de suspecter tous ceux qui n’entrent pas dans la “grille”, mais je suis convaincu que si le mot socialisme a un sens au niveau municipal, pour se distinguer d’un capitalisme sauvage que nous connaissons trop bien, c’est dans cette pratique très concrète, c’est-à-dire dans la mise en œuvre de politiques qui traduisent le parti-pris pour les moins organisés et les plùs faibles de la cité, dans le domaine des transports, de l’habitat, des équipements collectifs etc etc.La rencontre des équipes municipales de Grenoble et de Bologne m’a convaincu définitivement qu’on est plus utile à la classe ouvrière et aux laissés pour compte de la société dans cette élaboration à ras de sol de projets concrets et de prise en charge collective, et dans le cheminement patient avec ceux qui vivent les problèmes.Là-bas, ils appellent celà le radicalisme de l’action! C'est un peu plus fécond que le radicalisme verbal! DÉCÈS LABELLE, Flora.— à Montréal, le 9 juin 1976 à l’âge de 90 ans, est décédée, Mme veuve Joseph-Ernest Labelle, née Flora Morand; elle laisse dans le deuil sa fille Thérèse, épousé de feu Maurice Desmarais, son fils Edmond, époux de Jacqueline Léger, ainsi que 7 petits-enfants.Les funérailles auront lieu lundi le 14 juin.Le convoi funèbre partira du salon funéraire J.R.Deslauriers et Urgel Bourgie No 5650 rue Côte des Neiges, pour se rendre à l’église Notre-Dame des Neiges où le service sera célébré.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Exposée samedi à 2 p.m.A la demande de la famille, salon funéraire fermé de 5 h.à 7 h.p.m.LEFEBVRE, J.Willie.- A Montréal, le 8 juin 1976 à l'âge de 69 ans, est décédé, J.Willie Lefebvre, époux bien-aimé de Gilberte Morin.Père de Mme Herbert Matz (Louise).Il laisse dans le deuil ses frères Arthur et Armagh, ses soeurs Alberta, Jeanne, Eva (épouse de feu François Laçasse), Marie-Anne (Mme Gérard Chapdelaine).Cécile (épouse du Dr.Léonard Bélanger) Simone, (épouse de feu Philippe Lepage) ainsi que plusieurs neveux et nièces.Les funérailles ont eu lieu vendredi le 11 juin.Le convoi funèbre des Salons J.R.Deslauriers No 4780 rue de Salaberry, pour se rendre à l'église paroissiale St-Sauveur des Monts où le service a été célébré à 4 heures, et de là au cimetière St-Sauveur des Monts.RICHE, Albertlno.— À Lanoraie le 8 juin 1976 à l'âge de 75 ans.11 mois, est décédé M.Albertino Piché, ancien distributeur du Journal Le Devoir, époux de Juliette Bonin.Il laisse dans le deuil ses enfants: M.et Mme Jean-Paul Piché (Denise Rondeau), M.et Mme André Piché (Jacqueline Godmaire).M.et Mme René Godmaire (Thérèse Piché) ainsi que 14 petits-enfants.Les funérailles auront heu samedi le 12 juin.Le convoi funèbre partira du Salon Lanoix et Sansregret No 25 rue Joüette.Lanoraie.pour se rendre à l'église St-Joseph de Lanoraie où le service sera célébré à 10:00 heures et de là au cimetière du même endroit lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.
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