Le devoir, 19 juin 1976, samedi 19 juin 1976
Fais ce que dois la météo S ensoleillé, averses en fin de journée.Maximum 28.Demain : chaud et humide.Détails en page 6.réalisez votre rêve.achetez un avion Rockwell ! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport do St-Hubert 514-678-5610 Vol.LXVIII - No 143 Montréal, samedi 19 juin 1976 Saint Romuald 25 CENTS culture et société Txxwjaxtf-'- Pour marquer l’anniversaire de naissance de Wilfrid Pelletier, qui aura 80 ans demain, notre collaborateur Gilles Potvin évoque la fructueuse carrière d’un homme à qui la communauté musicale du Québec doit beaucoup et qui fut l’un des pionniers de l’Orchestre symphonique de Montréal .' Romancier, essayiste, critique polémiste, Victor-Lévy Beaulieu se penche cette semaine sur le "livre vert” publié le mois dernier par M.Jean-Paul L’Allier et qui définit les grandes orientations de la nouvelle politique culturelle.Mais un seul article ne suffirait pas: V.L.B.fait aujourd’hui un retour en arrière qui l’amènera à traiter, la semaine prochaine, du “livre blanc” de Pierre Laporte en 1965, document resté inédit pendant plus de 10 ans et que M.L’Allier vient de rendre public.En juillet, Beaulieu abordera le contenu même du “livre vert”.— page 13 au sommaire ¦ Le Pû donnerait un rôle clé au secteur coopératif agricole — page 3 ¦ La fin d’un cauchemar inhumain : un éditorial de Claude Ryan ¦ Le rapport de l’ombudsman “par intérim”; ¦ “Battue par la police” : les bloc-notes de Jean-Claude Leclerc — page 4 l §§ Fin imminente de la grève Dernier accroc : les lock-out par Lise Bissonnette QUEBEC — 20,000 syndiqués du cartel des affaires sociales, membres de la FTQ, rentraient au travail vers minuit hier soir alors que la CSN refusait encore de le faire et cherchait au préalable la difficile solution de trois lock-out.La décision, qu’on prévoyait favorable à la reprise du travail, se prenait dans une atmosphère de déchirement.La position patronale est restée très dure: pas de paiement des journées de lock-out, pas de retrait des poursuites déjà prises a l'encontre des syndiqués.La grève des 60,000 membres de la CSN devait cependant être décommandée dès l'annonce du règlement qu’on avait recherché fort activement durant toute la journée: le président de la CSN M.Marcel Pepin, était en réunion à Québec avec le juge Jean Moisan, président du conseil d'administration de l’hôpital d'Artha-baska où sévit le plus dur conflit, le lock- (d’après AFP, Reuter et AP) — Au moment où un premier convoi d'étrangers, pris dans le feu croisé de l'artillerie, réussissait à atteindre Damas, le président Ford réunissait pour la quatrième fois son état-major des crises pour étudier le plan d'évacuation des Américains encore au Liban.Selon le porte-parole de la Maison-Blanche, la situation est “extrêmement difficile" et le président — qui a annulé une sortie électorale à DesMoines — tient personnellement “à superviser la préparation de l'évacuation et en suivre le développement”.Les ressortissants américains doivent, en principe, quitter le Li- out y dure depuis 56 jours.Et le président du Comité patronal de négociations des affaires sociales (CPNAS), M.Paul Pleau indiquait s'affairer de son côté à intervenir auprès des directions d’hôpitaux impliquées, dont La Tuque et Saint-Jérôme.La réunion du comité de négociations du cartel se tenait à huis clos, pour recevoir le rapport des coordonnateurs du Front commun et il semble que, outre la uestion des lockout, elle ait aussi exigé e voir de très près sinon même de contester certains règlements intervenus sur des clauses normatives.Mais cet accord ne saurait plus faire de doute malgré les légers accrochages de fin de partie.Sur le plan salarial, il ressemble assez au modèle de 1972.Le gouvernement a consenti à satisfaire à la demande du minimum de $185 par semaine, à compter de la dernière année de la convention, soit 1978-79, les parties ayant convenu d'un contrat collectif d’une durée de quatre ban par voie terrestre et une protection militaire n'est pas prévue.Toutefois, le Pentagone indique prudemment que neuf unités de la Sixième flotte se rapprochent des côtes libanaises pour être en position d’intervenir si besoin était, lors de l'évacuation.C'est à la faveur d'une journée relativement calme qu’un convoi de vingt voitures transportant des ressortissants étrangers et les dépouilles des deux diplomates américains assassinés mercredi à Beyrouth a gagné Damas.Transportant les cercueils drapés des couleurs américaines, de l’ambassadeur Francis Meloy et de son conseiller écono- ans.Cependant une bonne part des salariés qui reçoivent le salaire minimum toucheront ces $165 par semaine dès le premier juillet prochain, tout simplement parce que leurs heures de travail sont plus nombreuses.En clair, le taux horaire minimum du secteur hospitalier, qui était de $2.86 en 1974-75, est passé à $3.35 avec le versement récent d’une rétroactivité de 17.13%, puis à $3.99 avec un ajustement rétroactif total au.premier juillet 1975.La hausse réelle est'de 19.1%, indexation exclue.Dans deux semaines, soit le premier juillet, ce taux passera a $4.31, soit une hausse de 8% pour la deuxième année de la convention.Les deux hausses subséquentes seront de 6%, avec des ajustements possibles si le coût de la vie dépasse ces prévisions.Dès le premier juillet, les employés qui travaillent 38.75 heures par semaine gagneront $166.98, et ceux qui travaillent 35 heures atteindront $189.46 en 1978-79.Se- mique, Robert Waring, ce cortège a pris l’allure d'une procession funèbre.Il a franchi les lignes syriennes à la sortie de Beyrouth avant de parvenir à la frontière, sous une escorte palestinienne, et de gagner Damas, distant de 120 km de Beyrouth.Les cercueils des deux diplomates ont ensuite été placés à bord d’un avion militaire américain qui est reparti dans la soirée pour Washington.L'appareil devait faire escale à Athènes afin de prendre Mme Waring.Le président Ford se rendra à la base Andrews, près de Washington, pour être présent au retour de l’appareil, a annoncé la Maison-Blanche.Ion la partie patronale, ces minima touchent 28,000 employés.Au sommet de l’échelle, les négociateurs syndicaux ont accepté quasi intactes les premières offres patronales, à quelques réaménagements d’échelle près.Si certains de ces syndiqués touchent moins de 10% d'augmentation réelle pour la première année, on leur garantit la différence sous forme de forfait.Cette entente salariale, conclue avec une seule partie du Front commun, celle des affaires sociales, ne pourra manquer de toucher le secteur de l’enseignement, fait-on remarquer de part et d'autre.Toutes les fonctions de soutien, comparables dans le secteur hospitalier et dans les écoles, seront rémunérées de même façon, même si la CEQ n’a pas été partie aux discussions et si la table centrale n’a pas siégé.Le gouvernement a consenti une injection supplémentaire de $17 millions annuellement pour obtenir ce seul règle- Un deuxième convoi, organisé comme le premier par l’ambassade de Grande-Bretagne, est prévu pour aujourd’hui.Mais les ressortissants occidentaux qui se trouvent à Beyrouth ne paraissent pas pressés de remplir les 50 autocars mis à leur disposition.L'ambassade britannique indiquait en fin d’après-midi qu’environ 90 personnes s'étaient inscrites.Une centaine de demandes semblables émanant de ressortissants américains ont été enregistrées à l'ambassade des États-Unis, à la suite de deux appels urgents.Pendant ce temps, à Paris, le président Voir page 6: Liban ment et on s'accorde à dire que la partie sera difficile pour les enseignants, qui devront désormais chercher à obtenir encore plus que ce “fond du panier”.Il est de plus question d'ouvrir à nouveau les ententes conclues avec certains groupes hors du Front commun, dont le Syndicat des fonctionnaires, qui ont convenu d’ententes salariales moins élevées.De même, le salaire minimum fixé au Québec à $2.87 à compter de juillet, devrait subir les effets u’entraînement des gains faits dans le secteur public.Les clauses normatives ont fait l’objet d'un dur affrontement.On sait fort peu de choses de l'entente intervenue aux petites heures, hier matin, sur les horaires de travail des Centres de services sociaux.Mais il est clair que les deux autres questions brûlantes, la mobilité du personnel et les libertés syndicales, ont servi de monnaie d’échange l’une contre l’autre.Le Comité patronal a en effet laissé Voir page 6: Grève AFRIQUE DU SUD La colère raciale fait 100 morts (Par Reuter et AFP) — La colère raciale s'étend en Afrique du sud où les émeutes d'hier ont fait près de cent morts et plus de mille blessés.A l’heure de mettre sous presse, des foyers d'émeutes étaient encore signalés, tant à Soweto, d’où partit la première vague, qu’à Alexandra.théâtre des pires incidents d’hier.A la demande de ses membres afri- jSf cains, le Conseil de sécurité des Nations unies devait se réunir hier soir pour “examiner les mesures de répression contre les Africains à Soweto et ailleurs en Afrique du sud”.Le communiqué du groupe africain déclare: “La communauté internationale toute entière a le devoir de condamner le régime Vorster de Pretoria pour les fusillades de ces derniers jours qui ont causé la mort de centaines de gens innocents y compris des enfants de six et sept ans.Les Nations unies et la communauté internationale sont investis d'une responsabilité particulière envers le peuple opprimé d’Afrique du sud et ses mouvements de libération.C’est à ce titre que le groupe africain fait appel à tous les vrais amis de l’Afrique pour qu’ils donnent leur appui au peuple d’Afrique du sud dans son juste combat contre le régime fasciste de l’apartheid”.C’est une vague d’indignation qui a soulevé hier l’opinion mondiale, et dans les capitales intéressées, l’attitude de Pretoria est unanimement condamnée.Pour sa part, à Johannesbourg, “ma patience est à bout”, a annoncé le chef de la police.“A partir de maintenant, nous allons avoir recours à des méthodes plus brutales”.Le général J.Visser a fait cette déclaration après avoir pris connaissance Voir page 6: Afrique du Sud En vente Sens tonies les libniries Distributeur exclusif : Granger Frères Liée.210 ouest Crintizie, Montréal / 389-3561 'f y.•> ¦ 'wW/Mù Wmwmk '¦ m '¦/fa //.'M WMn.WÊÊÊÊi ,-y%py mm La colère raciale a grondé hier dans une dizaine de ghettos noirs près de Johannesbourg.Ici, à Alexandra, que fuit ce groupe pris de panique, les émeutes d’hier ont fait vingt-cinq morts.(Téléphoto AP) Réunion d’urgence à la Maison-Blanche: les convois d’étrangers quittent le Liban «gens dvjwp, si votre tour de voue laisser amour» llllilil 2 • Le Devoir, samedi 19 juin 1976 Entrevue avec GILLES MASSE - 2 Le service de police de la CUM ne doit pas devenir une simple agence de sécurité par Bernard Morrier il y a grand danger que le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal devienne avant longtemps une simple agence de sécurité géante.Si c’est là ce qu'on veut donner aux policiers de la CUM, qu’on s’attende à une lutte sans merci et sans compromis contre la réalisation d'un projet aussi désastreux.’’ Le nouveau président de la Fraternité des policiers de la CUM, M.Gilles Masse, a commenté ainsi, à l’intention du DEVOIR, la proposition du rapport Cas-tonguay visant à confier la police criminelle à la Sûreté du Québec, pour permettre à la police locale de “se centrer sur une fonction de gendarmerie et d’application des règlements municipaux”.M.Masse a ajouté que les très courtes recommandations du rapport Castonguay — 11 pages à peine sur un document de plus de 500 pages — laissent présager un grand danger de centralisation de toute l’information policière, particulièrement dans le domaine de la criminalité.“Il y a, a-t-il expliqué, ce qu’on appelle une information dangereuse (celle pouvant concerner les ministres, par exemple), et sa centralisation au palier du gouvernement présenterait le grand danger qu’on “couvre” certaines personnes, ou encore qu’on crée ce ou’on appelle une police politique ou un Etat policier.” M.Masse s'étonne de trouver ces 11 pages dans le rapport d’une commission dont le mandat était avant tout d’étudier le phénomène d’urbanisation.Selon lui, une étude sur les services de police devrait être le lot de la Commission de police du Québec, ou encore de la future Direction générale de la police du ministère de la Justice.“Il est bien évident, dit-il à ce sujet, que l’application des recommandations du rapport Castonguay impliquerait différents problèmes au niveau du recrutement des policiers municipaux, particulièrement chez ceux de la CUM, étant donné que les chances d’avancement, de promotion et les plans de carrière seraient tout à fait inexistants.” Dans un autre ordre d’idées, M.Masse affirme que la Fraternité des policiers de la CUM ne s’objecte pas en principe à un certain contrôle des élus ou des civils sur les forces policières, étant donné que la responsabilité première des policiers est de protéger la population et qu’il faut lui donner ce qu’elle réclame.Pour lui, il est donc acceptable que des élus ou des civils puissent surveiller la façon dont les policiers accomplissent leur tâche et que, par le fait même, la population en soit informée.“Mais la Fraternité entend s’objecter avec une très grande fermeté, ajoute-t-il, à la moindre tentative d’influer sur les opérations policières proprement dites.On ne nous aura jamais de ce côté, et, à la moindre tentative en ce sens, nous serons vite sur la place publique pour en faire la dénonciation.”Le monde policier est un monde particulier, et il faut y avoir vécu à l’interieur pour en connaître toutes les frustrations et bien comprendre ses mécanismes et responsabilités.Avant de penser à un “contrôle” des civils, il faudra d’abord regarder dans nos rangs.Il existe dans la police de la CUM un très grand nombre d'individus qui ont la compétence académique voulue pour remplir plusieurs postes.Aussi la Fraternité préconise-t-elle qu’on donne toujours priorité aux policiers.C’est dans ce sens que la Fraternité revendiquera un plan de promotion et de carrière bien defini".Et pour ce qui est du fonctionnement des comités de discipline, M.Masse définit comme suit sa pensée: “La police, comme le Barreau, le Collège des médecins et autres organisations professionnelles, a la mission de protéger le public.Le jour où tous ces organismes — et j'insiste: tous ces organismes — voudront bien s’ouvrir au public pour faire juger leurs membres, la police pourra alors penser en faire autant.“Nous n’avons aucune espèce d’objection à ce que les citoyens sachent ce qui se passe dans la police.Mais nous avons objection à ce que des individus qui ne savent rien des problèmes policiers viennent.juger des policiers.Bien sûr, nous croyons que, comme tout criminel qui peut se faire juger par ses pairs, le policier doit également etre soumis à ce jugement, s’il a commis une faute criminelle.“D’ailleurs si les policiers, comme les médecins ou les avocats, ne sont pas les seuls voués à la protection des citoyens, qu’on ouvre alors toutes les portes aux citoyens.Alors là, nous verrions très bien que des citoyens, et peut-être même des policiers, puissent assister comme observateurs aux délibérations d’ordre disciplinaire concernant des membres de différentes organisations.Nous ne comprenons pas pourquoi la police devrait innover dans ce domaine”.D’après M.Masse, l’actuel code de discipline fait que le policier chez qui on veut l’appliquer est coupable au départ et, comme dans le cas de certains citoyens traduits devant les tribunaux, les policiers sont effectivement trouvés coupables dans une proportion de 95%.“Mais les criminels ont le grand avantage d’être réhabilités, ajoute-t-il, alors que le code de discipline actuel ne contient aucune mesure de réhabilitation pour un policier”.Il estime qu’un code de discipline cohérent ne devrait pas être punitif, mais correctif.Il devrait en outre être un instrument qui améliorera le climat dans lequel les policiers sont appelés à travailler.D'autre part, M.Masse estime que le droit de greve pour les travailleurs de la fonction publique et parapublique s’est avéré inefficace et dépassé et que par conséquent, les policiers n’en veulent pas pour eux.“Ce oui importe avant tout pour régler un conflit, déclare-t-il, c’est l’honnêtete et la franchise des négociateurs.Et si ça ne marche pas, il y a bien d’autres moyens que la grève pour faire des pressions.Et à ce sujet que la population soit bien assurée que jamais, du moins tant que je serai président, elle ne servira d’otage à nos revendications”.Des élections à l’automne, estime le PNP QUÉBEC (PC) — Les prochaines élections générales au Québec auront lieu vraisemblablement à l’automne et le Parti national populaire (PNP) sera prêt pour la circonstance, selon le députe de Beauce sud, M.Fabien Roy.Lors d’une conférence de presse hier, M.Roy a affirmé que le recrutement des membres du PNP se poursuivait à un rythme accéléré, ce qui laisse croire que le parti sera en état de batailler lors du prochain scrutin.Le député de Beauce sud a cité le nom de plusieurs personnalités qui viennent d'annoncer leur adhésion au PNP: — MM.Lambert Toupin et Gustave Monette, avocats de Montréal; — M.Hyman Brook, ex-conseiller municipal dç Montréal; — M.Yves Morais, ex-président de la Chambre de commerce de Ste-Foy; — M.Karl O’Malley, organisateur cré-ditiste de l’ouest de Montréal.Plusieurs indices permettent d’affirmer que les élections s’en viennent l’automne prochain, estime M.Roy.Pas de piquetage québécois en C.-B.Le Conseil des relations de travail de Colombie-Britannique a déclaré illégal hier le piquetage effectué par les grévistes de l’Alcan en provenance du Quebec aux portes de l’usine de Kitimat, dans cette province du Pacifique.Les travailleurs de Kitimat sont en grève depuis deux semaines.Après s’être fait ordonner une première fois de rentrer au travail à cause du caractère illégal de leur grève, les syndiqués de Kitimat ont décidé de respecter le piquet de grève érigé par les grévistes québécois des usines de l’Alcan, d’Arvida, d’Alma et de Beauharnois.Les syndiqués de Colombie-Britannique sont affiliés à une union internationale alors que ceux du Québec font partie d'une fédération indépendante du mouvement syndical, la Fédération des syndicats du secteur de l’Aluminium.M.Masse ne croit par ailleurs pas à un tribunal du travail pour régler un conflit.“Ça pourrait être acceptable, concède-t-il, mais il faudrait qu’on change les structures actuelles pour la nomination des juges.De plus, on a déjà vu des sentences d’arbitrage rendues et ce qu’on nous a donné par la suite allait complètement à l’encontre de ces sentences”.Pour ce qui est des relations des syndicats de policiers avec des centrales syndicales, M.Masse pense que si on veut protéger la neutralité de la police, le syndicalisme policier doit aussi être neutre.“Si nous avions quelque attache avec une centrale syndicale connue, déclare-t-il, nous serions dans une position dangereuse.Le conflit actuel dans le secteur public ne peut que déboucher sut un conflit politique.Comme nous nous objectons farouchement à toute activité politique de la part de nos membres, nous ne pourrions ainsi garantir notre neutralité”.Quand on demande ensuite à M.Masse si la Fraternité est en faveur du recrutement policier selon les quartiers ou les groupes ethniques, celui-ci prétend que c’est de la foutaise.“Avant l’intégration, rappelle-t-il, pas un seul policier de Ville Mont-Royal n’habitait à cet endroit, et les citoyens étaient pourtant très contents de leur service de police.Aujourd’hui, on voudrait nous faire gober que pour être efficace dans Pointe Saint-Charles, un policier devrait être nécessairement recruté dans ce secteur, ou encore qu’on devrait mettre un policier grec chez les Grecs.La preuve est faite depuis longtemps que l’efficacité policière ne dépend aucunement de ce facteur.Elle depend de ceux qui organisent le service.Il n’y a que ceux qui veulent se faire du capital politique pour tenter de passer cette couleuvre à la population”.Et si on aborde avec M.Masse la possibilité que l’appareil olympique puisse entraîner des risques pour les droits des personnes après les Jeux, celui-ci n’y croit pas.“Tout le monde, dit-il, a encore frais à la mémoire la tragédie de Munich.Je pense qu’on ne doit pas considérer les opérations actuelles comme répressives, mais bien préventives.Je ne pense pas que ceux nui n’ont rien à se reprocher aient à ciâindre pour leur liberté.Bien sûr, il y eut octobre 70, et des erreurs ont été commises.Mais la stratégie policière s’est raffinée depuis, et le risque d’erreur est beaucoup moins grand.Que la population sache bien cependant que nous entendons refuser d’obéir à des ordres ayant une saveur politique”.Parlant de cette population, M.Masse a comme objectif de s’en rapprocher davantage.Comment?D’abord chaque policier devra y mettre du sien, car c’est l’affaire de tous.C’est en respectant le peuple que les policiers seront respectés.Quant au manque de leadership qu’on constate dans la police, M.Masse l’impute à l’anarchie qui existe présentement a différents paliers gouvernementaux.Les changements de structure et les pressions politiques font que personne ne peut prendre de décisions.“On va voir le directeur, rappelle-t-il, pour lui suggérer telle chose.Il nous dit son impuissance à l’accorder.Même chose du côté du Conseil de sécurité.A cause d’une situation cahotique, un certain nombre de choses essentielles ne peuvent être faites ni par l’état-major, ni par le Conseil de sécurité.C’est pourquoi la Fraternité offre donc toute sa collaboration aux deux, afin de réaliser des choses essentielles avec lesquelles tout le monde est d’accord.On donne des pouvoirs au directeur qui connaît ses besoins réels, mais on ne lui en donne pas sur le plan budgétaire, pour ne mentionner qu’une lacune.On comprendra bien l’importance que la police garde sa liberté d’administration, et qu’elle se dote elle-même des spécialistes nécessaires.” M.Masse dira finalement que l’insécurité actuelle, sur les plans carrière et promotion, demeure la plus grande cause d’insatisfaction des policiers.“Us ne savent plus à quoi s’en tenir, déclare-t-il.On les à centralisés, on les a décentralisés, on les a intégrés, on les a désintégrés, si bien que chacun se demande où il va.Le jour où on cessera de faire des policiers des pions et que la structure aiguë aura fait place à une continuité et à une administration efficace mais humaine, je pense qu’on aura solutionné plus de 90% des problèmes des policiers.” La crise du front commun L’aile radicale réclamera des explications au conseil du PQ par Pierre O’Neill L’attitude du Parti québécois au cours des négociations entre le gouvernement et le front commun syndical suscitera de vifs débats en fin de semaine chez les membres du conseil national.A l’occasion de cette réunion de deux jours à l’école polyvalente Thérèse-Martin de Joliette, l’aile radicale du conseil national réclamera des expücations aux parlementaires et dirigeants du parti, blâmés de ne pas avoir mis suffisamment d’ardeur à défendre les positions du front commun.Les premières manifestations de mécontentement à cet égard sont apparues il y a déjà plusieurs semaines lorsque l’association péquiste du comte d’Outremont a adressé un blâme formel au président du parti, M.René Lévesque.Dans le même sens, l’influent groupement régional de Montréal-Centre y est allé peu après d'une dénonciation publique.De son côté, le groupement régional de la Capitale, avait pressé la direction du parti a dénoncer avec plus de vigueur la loi 23.Insatisfaits de leurs démarches auprès de la direction nationale, les militants de la région de Québec ont alors émis leur propre déclaration, celle-là nettement plus virulente.A partir de cette expérience, ils ont d’ailleurs convenu d’agir seuls dorénavant sans se soucier de l’imprimatur de M.René Lévesque.Sur cette question de l’attitude du PQ en cours de négociations, les parlementaires se proposent bien de débouter les radicaux du conseil national et se montreront solidaires de l’exécutif national.Ils soutiennent être intervenus fréquemment et régulièrement en Chambre pour blâmer le gouvernement et appuyer le front commun.Un autre aspect de ce dossier risque néanmoins de faire tout un “chiard" aux délibérations du week-end.Il s’agit de la grève générale déclarée hier dans Tes hôpitaux par le cartel des affaires sociales.On croit savoir que le président du parti est profondément outré par cette dernière mesure de pression du front commun syndical et il est plus que probable qu’il le manifeste avec toute la fermeté dont on le sait capable devant les membres du conseil national.Il n’est cependant pas certain que M.Lévesque soit suivi en cela “Le Survenant” OTTAWA (PC) — Le ministère des Postes a émis deux nouveaux timbres rendant hommage aux écrivains canadiens Germaine Guévremont et Robert W.Service.Le timbre en mémoire de Mme Guévremont représente une peinture d’Antoine Dumas mettant en vedette le héros de l’auteur, Le Survenant.par ses collègues de l’aile parlementaire et encore moins par les représentants des deux ou trois régions de l’aile radicale.L’emballement que M.Lévesque a affiché lors de sa visite à la baie James pourrait également engendrer quelques discussions au conseil national.Encore là, M.Lévesque pourra se rabattre sur la compréhension "biscornue” des journalistes qui ont vu là une volte-face par rapport aux positions antérieures du parti.Les quelques députés rejoints à ce sujet ont indiqué qu’il n’y a pas en cela de contradiction ou de recul mais qu’il faudra quand même réitérer en fin de semaine les réserves déjà exprimées concernant le financement et le coût du projet.Enfin, la survie du quotidien Le Jour reviendra sur le plancher du conseil national et selon les informations recueillies de part et d’autre, le parti mettra un terme à cette aventure.L’economiste Jacques Parizeau tenterait un nouvel effort de conviction mais il a peu de chances d’être suivi sur cette voie qui a déjà engloutie des fonds considérables que le parti aurait pu investir ailleurs.Les autres membres de l’exécutif et de l’aile parlementaire opposés à prolonger l’agonie feront valoir que la campagne de financement n'a pas donné de résultats mirobolants et que le parti doit prendre toutes les précautions dans la perspective d'élections générales à l’automne.La CSD semonce l’OCQ: il fallait neutraliser le placement tion, “plus ça change, plus c’est pareil”, déclarait mer M.Modifiant son attitude des derniers jours, la FTQ-Construction a tempéré sa joie d’avoir obtenu le maintien des bureaux de placement syndical en mettant de l’avant une série de commentaires, sur des points somme toute mineurs de la réforme envisagée dans ce domaine par l’Office de la construction.Du côté de la CSD, par contre, la colère est grande car cette centrale espérait de l’OCQ une politique calquée sur les recommandations du rapport Cliche, qui aurait “neutralisé” le placement des travailleurs de la construction en le confiant à l’Office lui-même.Sa conclusion est claire et nette: dans la construction, t pa Paul-Emile Dalpé, président de cette centrale, selon qui les situations intenables vécues par les travailleurs dans ce domaine ne sont aucunement solutionnées par le projet de règlement de l’OCQ.“Effort remarquable, le règlement présenté pour le placement dans la construction offre une synthèse des problèmes bien faite, a poursuivi M.Dalpé.La dimension du travailleur régulier et de l’occasionnel est cernée de façon claire.Pour la CSD, cependant, il est inconcevable, à partir d’une synthèse aussi claire que l’OCQ en arrive à maintenir les bureaux de placement syndical.Que ces bureaux soient tenus de détenir une licence d’opération émise à certaines conditions par l’Office, c’est une chose.Qu’en plus, ils s’engagent à respecter un code d’éthique, c’en est une autre.” Pour la CSD, laisser les syndicats appliquer les règles du placement édictées par TOCQ équivaut à “abandonner à l’anarchie ,P0UR BIEN DIGÉRER, BQJJWSS- UNE EAU DE SANTE AICAÜNE « PEhUANIE QUI FACILITÉ LE TRAJET DIGESTIF ET LEUmInADON Ûthmes^ et à la domination les 100,000 travailleurs de la construction”.Devant le peu de détermination des commissaires de l’Office, la CSD entend faire directement ses représentations auprès du ministre du Travail, qui Incidemment, recevra le projet remanié de l’OCQ lundi au lieu d’hier, comme c’était initialement prévu.Du côté de la FTQ, où l’on parvient difficilement à cacher la satisfaction des états-majors, on continue de revendiquer carrément “l’exclusivité” du placement dans la construction pour ne pas donner trop carrément l'impression d’une victoire quasi inconditionnelle.On s’insurge donc de la liberté des entrepreneurs d’embaucher directement leur main-d’oeuvre, comme c’est le cas ac- code d éthique propose par l’Office va dans certains cas moins loin que celui que la FTQ-Construction s’est elle-même donnée.La FTQ-Construction s’en prend enfin à la diversité des sources de placement, notamment au rôle des agences gouvernementales dans ce domaine."I Université du Québec Institut national de la recherche scientifique SESSION D'AUTOMNE 1976 PROGRAMME D'ÉTUDE DE 2eCYCLE EN SCIENCE DE L'EAU DATE LIMITE DE DEMANDES D'ADMISSION: 15 juillet 1976 INRS Eau (M.Sc.) PROGRAMME: La première année, tous les étudiants suivent les mêmes cours dans les différentes disciplines concernées par l'eau.La deuxième année, par des cours à options, permet la spécialisation dans un domaine d'études spécifiques.ADMISSION: Les candidats devront posséder un diplôme de premier cycle universitaire ou l'équivalent dans une des disciplines suivantes: - agronomie - foresterie - géologie - economique - géographie - mathématiques - chimie - biologie - génie - physique ENDROIT: Complexe Scientifique du Québec, Sainte-Foy, Qué.SOUTIEN FINANCIER: Aide financière sous forme de bourse et/ou de travail de'recherche disponible.Les candidats sont cependant encouragés à faire des demandes de bourses à d'autres organismes, et il en sera tenu compte lors de la sélection des candidats.ADMISSION Pour obtenir les formulaires d'admission et tout renseignement supplémentaire, s'adresser au: Secrétariat général INRS Complexe Scientifique du Québec Case Postale 7500 Québec G1P3W8 Tél.: 659*4508 LE RÉSEAU DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC L'Institut national de la recherche scientifique est l’une des unités constituantes du réseau de l'Université du Québec v’ià ta chance.tirage: 2 juillet LE DEVOIR Montréal, samedi 19 juin 1976 Loto-Québec a-t-il servi à financer les libéraux?par Gilles Lesage QUEBEC — Est-il exact que des concessionnaires de Loto-Québec ont dû contribuer à la caisse électorale du Parti libéral du Québec (PLQ), à raison de $5,000 pour chaque route de distribution des billets de la loterie étatique?“J’ai été informé qu’il y avait eu des souscriptions de faites au Parti libéral du Québec, comme il y en avait eu à d’autres partis également.’^ La question a été posée hier à l’Assemblée nationale par le leader parlementaire de l’Opposition, M.Robert Burns, qui talonne le gouvernement depuis trois jours sur cette affaire.La réponse est celle de M.Raymond Carneau, ministre des Finances et responsable de Loto-Québec jusqu’à l’automne dernier.M.Burns a demandé: “s’il est vrai qu’on s’est servi de la distribution des billets de Loto-Québec pour financer le PLQ”.Et il exhibe la photocopie de deux chèques, de $20,000 cnacun, l’un éuis le 30 novembre 1972, l’autre le 29 janvier 1973, par la compagnie Promotions industrielles Fleur-oe-ïys, à l’endroit du compte 8-800 du Montréal Trust.Il s’agirait là du compte en fiducie de la caisse électorale du PLQ.“J’ai été informé qu’il y avait eu des souscriptions de faites au Parti libéral du Québec, comme il y en avait eu à d’autres partis également, répond M.Carneau.Mais je n’ai jamais été informé, et je n’ai iamais donne de directives pour faire des iens entre les deux, de telle sorte qu’il s’agit là du même genre de contributions que peut faire une personne, un individu, une société qui contribuent aux fonds électoraux d’un parti politique quelconque.“Je n’avais pas à intervenir parce que ce n’est pas ma responsabilité, ajoute le ministre.Ce n’est pas au ministre responsable de la Société des alcools ou de Loto-Québec, ou de n’importe quel autre organisme, de dicter la ligne de conduite des personnes qui veulent contribuer au parti politique de leur choix.” A M.Burns qui insiste à nouveau, M.Carneau fait valoir qu’il n’est pas le “tuteur” de Loto-Québec, un organisme autonome, et qu’il ne peut être au courant des faits et gestes des milliers de distributeurs.“Si tout le monde joue à l’innocent, reprend M.Burns, va-t-on réussir.”, mais sa voix est couverte par les hauts cris des backbenchers libéraux et la voix du président qui le rappelle à l'ordre.A la suite, M.Marcel Léger, (PQ-Lafontaine), veut savoir ce qui en est L’opposition comprend maintenant pourquoi le stade aura coûté un nil Hard d'une présumée réunion “au sommet ", qui se serait tenue à la fin de 1972, concernant la révision des listes de concessionnaires.Le ministre répond qu’il n’y a presque pas eu de changements à cet égard.“J’aurais pu suggérer et inciter la chrection de Loto-Québec à changer toutes les agences qui avaient été nommées, quelque temps avant la prise du pouvoir par les libéraux, par le gouvernement antérieur de l’Union nationale.Nous ne l'avons pas fait parce que nous avons cru que ce serait poser un geste qui n’était pas nécessairement dans l'intérêt public.” Quelques agences seulement ont perdu leur route, et pour cause, ajoute le ministre, en répétant qu’il n’a-vait reçu de plainte de qui que ce soit, entre 1970 et 1975, au sujet de pressions concernant les concessionnaires.Selon les faits dévoilés plus tôt cette semaine par La Presse, la Sûreté du Québec aurait mis à jour une combine d’extorsion et de chantage dont se seraient rendus coupables des représentants du PLQ, en 1972-73, au détriment de concessionnaires amis de l’ancien régime de l’Union natio- par Guy Deshaies Les députés conservateurs qui ont visité hier les installations olympiques montréalaises ont tous été estomaquées par la magnificence de ces constructions qu’ils visitaient pour la première fois, et ils ont déclaré unanimement qu’ils comprenaient maintenant pourquoi la note s’élèverait à plus d’un milliard de dollars.“La seule erreur, de dire M.Roch LaSalle, député de Joliette aux Communes et critique du parti en matière de sports et de loisirs, aura été de faire croire que de telles installations coûteraient $300 millions.Ce ne sont certes pas des Jeux modestes”.Les députés, qui représentent diverses circonscriptions de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan, du Manitoba, de l’Alberta, de l’Ontario, du Québec et de la Nouvelle-Écosse, ont visité durant quatre heures le Stade olympique, les piscines, le Vélodrome et le Village Le PQ donnerait un rôle clé au secteur coopératif agricole par Pierre O’Neill Sous un gouvernement péquiste, le secteur coopératif assumerait un rôle de premier plan dans le développement de l’agriculture.Au cours d’une conférence de presse, le prt le i sembléè lançaient hier au secrétariat central de Montréal le manifeste agricole sous le titre: “Maîtres sur nos terres”.Cet énoncé de politiques, qui s’inspire généreusement de consultations auprès du milieu agricole et de colloques régionaux, prévoit une démarche en deux étapes distinctes: les actions que le PQ peut entreprendre à titre de gouvernement provincial et les actions qui peuvent être entreprises seulement par le gouvernement d'un Québec souverain.Les marchés sont la clé de voûte du développement de l’agriculture, affirme le PQ convaincu que leur contrôle devrait se faire à l’aide du développement des coopératives, tant au niveau de la transformation que de la distribution.Dans cette optique, les coopératives survivraient à la condition de pouvoir béné- ficier d’un marché abondant et stable aussi bien du point de vue des approvisionnements que des ventes.“Il faut mettre notre secteur agricole à l’abri du dumping étranger.” Pour y parvenir, le gouvernement pé- 3uiste d’un Québec souverain imposerait es droits de douanes saisonniers et gradués afin de protéger les producteurs.Quant aux produits alimentaires déjà transformés, le PQ entend assurer un contrôle québécois accru sur les réseaux de distribution, cela afin d'établir un marché stable pour l’écoulement de la production agro-alimentaire.A ce jour, le programme politique du Parti québécois apparaissait chétif par rapport aux autres secteurs.Reconnaissant qu’au départ le milieu agricole s’est montré réticent à la thèse indépendantiste, le Parti québécois tente dans ce manifeste de préciser ses orientations de fond en agricultures — il s'engage à considérer l’agriculture comme une industrie clé dans le développement du Québec et à lui consacrer des budgets qui tiennent compte de cette importance; — il garantit à l’agriculteur un revenu annuel moyen afin qu’il puisse vivre d’une façon normale et convenable de son travail; — il s'engage à favoriser d’abord les fils d’agriculteurs et les jeunes sortant des écoles d’agriculture et à conserver à des fins agricoles les terres fertiles dont veulent se départir les agriculteurs qui désirent prendre leur retraite; — il se propose d’imposer une taxe spéciale sur les gains de capitaux spéculatifs provenant de transaction de terrains agricoles et industriels, ainsi que de protéger les terres arables par une loi d'utilisation ; — il favorisera le travail de gestionnaire des épouses et des enfants en incitant le développement juridique de véritables entreprises agricoles familiales et en apportant parallèlement les ajustements nécessaires au régime fiscal; — le Parti québécois encouragera, en outre, la production de céréales afin d’augmenter l’auto-suffisance des agriculteurs québécois et de réduire leur dépendance envers l’étranger.En collaboration avec les coopératives et les syndicats intéressés, il mettra sur pied un office québécois des grains de provende chargé de coordonner l’achat, l’entreposage, la vente et l’importation.Requête d’injonction contre les contrôleurs week-end OTTAWA (d’après CP) — Le juge George Andy, de la Cour fédérale, a annonce hier au début de la soirée que le tribunal prenait en délibéré la requête d’injonction du gouvernement fédéral visant a interdire aux contrôleurs aériens du pays, membres de l’association CATCA, de se mettre en grève dimanche.La décision, a ajouté le juge Andy, sera dévoilée à 10 h, ce matin.Si la décision vient au moment dit, il ne restera plus alors que quatre heures avant 3ue ne soit annoncé à son tour le résultat ’un nouveau scrutin de grève auquel les contrôleurs auront procédé à travers le pays, et dont on s’attendait hier soir qu’il favorise largement le débrayage.Le président de la CATCA, M.Jim Livingston, a déclaré peu après qu’il exhorterait ses cotisants a respecter la décision du tribunal, sans savoir toutefois s’il parviendrait à les convaincre de se maîtriser, si l’injonction était accordée.Les arguments invoqués de part et d'autre devant la Cour fédérale, hier, se sont révélés fort simples.Côté gouvernemental, on a fait valoir le fait que la grève annoncée, au paralysant “tout le trafic aérien commercial du pays”, infligerait des ennuis incommensurables au public voyageur ainsi qu’aux entreprises tributaires centraide k> nouvelle fédération des oeuvres.de ce mode de transport, et priverait de {dus les lignes nationales d’environ $2 mil-ions de revenu chaque jour.On a également soutenu que les contrôleurs étaient dépourvus de toute justification légale, puisqu’ils avaient déjà donné leur consentement collectif à une nouvelle convention de travail.On a aussi souligné que l’absence des contrôleurs dans les tours de contrôle et à d’autres postes de vérification technique mettrait en péril les petits appareils dont les pilotes continueraient de voler à vue.Enfin l’un des procureurs gouvernementaux, Me André Garneau, a instamment rappelé que la question du bilinguisme dans les communications aériennes, bilinguisme à l’adoption duquel contrôleurs et pilotes de ligne s’opposent farouchement depuis plusieurs mois, n’était pas une question négociable.Côté syndical, on a soutenu qu’aucun texte de convention n’avait encore été signé formellement, et que la CATCA avait toutes les justifications juridiques requises.On sait que les 330 cotisants québécois de l’association ont résolu de ne pas participer au scrutin de grève et de ne pas débrayer, même si la grève était déclenchée.D’autre part un porte-parole de la société Air Canada a annoncé hier soir qu’en cas de grève, l’entreprise ferait cesser tous ses vols commerciaux.“Nous ne pouvons faire autrement,” a-t-il ajouté.SAMEDI A 9 h 00: poursuite, aujourd'hui et demain, du premier congrès provincial annuel des Astronomes amateurs, au collège Saint-Bernard, à Drummondville.• A 9 h 30: début de la fête populaire du Village Côte Saint-Louis, avec parade partant de l ecole Lambert Closse, au 5841, rue Saint-Urbain.Dans l’après-midi, dans la cour de cette école, fête des enfants et marché aux puces.A 18 h 00: dans les rues Bernard et de l’Esplanade, vente de mets nationaux dans différents kiosques ethniques.A 19 h 00: au même endroit: spectacles.• A 13 h 30: manifestation du Comité homosexuel anti-répression, depuis le Carré Dominion jusqu’au Carré Viger, en passant par le boul.Dorchester, le boul.Saint-Laurent et la rue Notre-Dame.• A 20 h 00: fête des pères, chez le groupe La-cordaire, à son local du 1930, rue Champlain.• A 20 h 00: fête populaire, au profit de “Place du soleil", à l’école Jean-Jacques Oüer, au 311, avenue des Pins.Admission: $2.00.• DIMANCHE A 10 h 30: célébration du 25e anniversaire de l’ordination sacerdotale du Père Pierre Po-peccu, à l’église Orthodoxe Romaine de l’Annonciation, au 8070, rue Christophe-Colomb, suivie d’un banquet à 13 h, au 3486, rue d’Iberville.• A 14 h 00: suite des tours guidés des quartiers de Montréal par le groupe “Sauvons Montréal”.Départ au coin sud-ouest de la rue Milton, à l’angle de la rue Université.• Aujourd'hui, a également lieu au Petit Séminaire de Québec, un colloque “Sur notre patrimoine de demain”.COURS DE POTERIE (session été) Initiation i la céramique, tournage, façonnage, raku.Session I : 28 juin au 5 août Session II : 9 août au 18 septembre.Inscription immédiate à la Poterie Bonsecours 433 Notre-Dame est Vieux-Montréal.Tél.: 844-6165 ou 842-6253 |Ptmis nltwi pirsoiifidle 749885) JEAN ZIEGLER Une Suisse au-dessus de tout soupçon "SiUous voyez un banquier suisse sauter d'une fenêtre, sautez derrière lui, il y a sûrement de l'argent à gagner”.VOLTAIRE ,s ’92 pages.S7.75 ^ Coll.Combats dirigée par C Durand * Par l'auteur de "Les vivants et la mort" olympique, et ils ont été accueillis par le maire Jean Drapeau, en fin d’après-midi, à l’hôtel de ville de Montréal.Le maire Drapeau s’est dit entièrement d’accord avec les députés de l’Ouest qui ont affirmé que les Jeux serviraient à rapprocher les Canadiens au lieu de les diviser, et a ajouté qu’il avait toujours eu cette idée en tête en proposant sa ville pour la tenue des Jeux.M.LaSalle a souhaité que les Jeux donnent à la jeunesse l’occasion de se lancer dans le sport et il a souhaité qu’une partie du Village olympique soit consacrée au logement des vieillards aprèj les Jeux.La plupart des parlementaires conservateurs qui ont participé à cette visite ont admis qu’ils ne croyaient pas avant de les avoir vues, que les installations olympiques avaient tant d’éclat et d’envergure et qu’ils s’estimaient désormais plus favorables aux Jeux, bien qu’il eût été possible de faire plus modeste.* Le nouveau député de Hochelaga-Maisonneuve, M.Jacques Lavoie, a partagé l’admiration générale tout en se disant déçu de voir que les concepteurs du Village olympique n’aient pas songé à une utilisation future des pyramides pour les mal-logés de l’Est de Montréal.Le plus virulent critique olympique de la députation conservatrice à Ottawa, M.Otto Jelinek (Ontario), n’était pas au nombre des visiteurs.Ces derniers sont repartis manifestement gagnés à ces constructions que M.Drapeau a qualifiées “d’oeuvre architecturale unique pour des générations à venir”, et plus convaincus de l’opportunité de tenir les Jeux à Montréal cet été.au gré du temps Marionnettiste M.Joe Clark joue les naïfs.Il s’étonne d’avoir été reçu en audience par M.Gerald Ford.Imaginez! il a pris quarante-cinq précieuses minutes du temps du chef suprême américain.Plus encore, M.Henry Kissinger était là aussi.Le chef conservateur sait qu’il n’a pas été reçu pour ses beaux yeux.Les deux Grands lui ont tout simplement fait le coup du drame.Diplomatiquement, il a été mis d la question.Tout de suite le lendemain, M.Trudeau fait une visite de courtoisie au président.Comme le hasard fait bien les choses quand on l’arrange! C’est ce qui s’appelle intriguer d ciel ouvert.Qui ne sait pas que sous M.Trudeau, Washington et Ottawa sont d couteaux tirés.M.Clark n’aime pas ça.Voyant ses dispositions amicales, la Maison Blanche, en les honorant, cherche d les affermir.Quelle astucieuse façon d Washington de s’immiscer dans nos affaires: un pied-de-nez d M.Trudeau et un coup de pouce aux Conservateurs! Encore quelques petites manoeuvres de ce genre et les Canadiens verront leur gouvernement porté au pouvoir par les Américains.ALbert BRIE nale.Une trentaine de distributeurs liés à l’UN auraient dû “parader" à la Place Victoria et payer leur tribut au parti en place, d’où l’expression “Victoria Square Parade”.D’autre part, le ministre d’Etat responsable de Loto^Québec depuis l’automne dernier a confirmé à l’Assemblée que le Fonds de l’athlète québécois est bien l’organisme pour lequel certains bénévoles auraient exercé du “zèle” auprès de concessionnaires de Loto-Québec, l’an dernier.La veille, M.Paul Berthiaume avait refusé de dévoiler le nom de l’organisme, dont les buts sont fort légitimes, dit-il, et qui a utilisé à bon escient les fonds recueillis de diverses sources.Ils n’ont pas été transférés au compte 8-800 du Montreal Trust.Un autre ministre d’Etat, M.Paul Pha-neuf, a précisé que le Fonds a été incorporé en 1974 et qu’il a reçu une subvention de démarrage de $50,000 du Haut-commissariat à la Jeunesse.M.Paul Desrochers, ex-conseiller spécial et organisateur en chef de M.Bou-rassa, en mit partie, de même que M.Jacques Courtois, président du club de hockey Canadien, et M.Claude Lefebvre, expresident des Jeux du Québec.Le Fonds a déjà recueilli $400,000 et espère atteindre $1 million sous peu, ajoute M.Pha-neuf.Le ministre invite l’Opposition à “une certaine prudence" et il promet de faire tout l’éclairage possible sur ce dossier.Mais à qui donc étaient destinés les chèques de $20,000 et qui datent de 1972 et 1973, insiste M.Burns, soit bien avant la création du Fonds.M.Berthiaume ne saurait dire, si ce n’est que, “compte tenu des revenus assez importants qu’un certain nombre de concessions réussissaient à gagner, ils étaient particulièrement susceptibles de se faire solliciter par un tas d’organismes, en particulier le Fonds de l’athlète québécois”.C’est la raison pour laquelle, en novembre dernier, il a demande aux concessionnaires de l’aviser si l’on “collectait" des fonds quelconques sur une base autre que volontaire et libre.Quant à l’enquête de la Sûreté du Québec, le ministre défère les questions au solliciteur général, qui sera à son tour sur la selette dès lundi.Car la Chambre adopte le rythme des fins de session dès ce jour-là, jusqu’à épuisement du feuilleton de l’Assemblée.suco solidarité entre les peuples IL N’Y A PAS MEILLEURS ENDROITS QUE LES PARCS DU QUÉBEC .pour ceux qui veulent faire du chemin im i I 11 •% Si vous êtes de ceux que l’aventure attire, venez en connaître les multiples visages dans les parcs du Québec.Le canot-camping que vous pourrez y pratiquer vous dévoilera les mille détours qu’empruntent les rivières pour vous offrir autant d’horizons différents.Les randonnées pédestres vous rapprocheront de la nature et vous feront découvrir les facettes imprévues de ce que vous croyez connaître.En 1976, faites un bout de chemin, à pied ou en canot dans les parcs et réserves du Québec.Randonnées pédestres • Gaspésie • île de Bonaventure • Laurentides • Mont-Orford • Mont St-Bruno • Mont-Tremblant • Paul-Sauvé (Oka) • Port Daniel Pour renseignements sans frais d’interurbain: Si vous êtes à Québec: 643-5349 Si vous êtes à Montréal: 873-5349 Si vous êtes ailleurs au Québec: 1 -800-462-5349 Canot-camping • La Vérendrye • Laurentides • Mastigouche • Mistassini • Mont-Tremblant • Papineau-Labelle • Portneuf le Québec, c'est tout un voyage.informez-vous! Tourisme Québec IV 4 • Le Devoir, samedi 19 juin 1976 éditorial La fin d’un cauchemar inhumain Même si la grève générale déclenchée vendredi matin se poursuivait en début de soirée hier dans les etablissements de santé et de bien-être, on avait peine à croire que le cartel syndical des Affaires sociales oserait répudier l’entente de principe intervenue le matin même entre ses représentants et les porte-parole du Comité patronal de négociation du secteur des Affaires sociales.D’abord, les enjeux qui, suivant des rapports fiables, séparaient les parties ne justifiaient aucunement une réaction aussi radicale.Il semblait en effet que le Cartel eût du mal à accepter que nul remboursement ne soit accordé aux travailleurs de trois hôpitaux où il y eut lockout.Or, même à supposer que le Cartel eût raison — ce qui est plus que douteux — l’importance de ce point particulier n’a aucune commune mesure avec l’ampleur du mal qui découle d’un arrêt général de travail.En second lieu, il est permis de penser que, tout aussi effrayées que le citoyen moyen de la gravité incommensurable de leur pari, les centrales syndicales n’étaient pas tellement intéressées à le pousser jusqu’au bout et auront au contraire accueilli avec soulagement les compromis de dernière heure offerte par la partie patronale.On conçoit mal que les états-majors, après s’étre avancés aussi loin que l’a notamment fait M.Marcel Pepin avec M.Bourassa, auraient pu se résigner à tout reprendre à partir de zéro.De toute manière, on s’attendait hier soir à une ratification de l’entente de principe intervenue le matin et, en conséquence, à une fin rapide de la grève.Sans trop savoir si l’on était victime de ses propres désirs, on avait l’impression de voir reculer à pas trop lente le cauchemar inhumain dans leouel le Québec avait de nouveau commencé à Daigner la veille.Sur le contenu exact de l’entente intervenue entre la partie syndicale et la partie patronale, des renseignements ont commencé a filtrer au cours de la journée d’hier.Les deux parties semblent avoir obtenu des gains importante.La partie patronale avait entrepris, pour sa part, de récupérer des “droits de gérance” trop aisément aliénés à l’occasion de négociations antérieures.Or, si elle doit se contenter du statu quo en ce qui touche les absences , pour participation à des réunions syndicales, il semble qu’en retour, elle ait obtenu des assou- Elissements significatifs au chapitre de la mo-ilité des postes.; Le syndicat défendait à ce sujet une position f qui, à la limite, procède du corporatisme le plus réactionnaire.Se réclamant de la théorie des droits axquis, il tenait de soutenir sérieu-» sement qu’une concession patronale, même si elle fut erronée, est acquise pour toujours.S’il ! fallait appliquer cette théorie à la lettre, on bloc-notes t k * nagerait vite en plein absurde.Dans la phase initiale du syndicahsme, alors qu’il fallait arracher de force à des patrons récalcitrante des droite élémentaires, il était normal de vouloir préserver jalousement les rares conquêtes déjà acquises et d’en chercher de nouvelles.Mais aujourd’hui que les conventions collectives sont devenues, selon la formule des Commissaires aux différends scolaires, “des catalogues de prescriptions qui veulent régir tous les rapporte des individus avec les administration locales”, il faut être soit complètement cinglé, soit résolu à empêcher le système de “fonctionner”, pour soutenir sérieusement qu’il ne faut plus jamais toucher à ce qui a été acquis une fois.En matière de mobilité des postes dans les hôpitaux et les établissements de bien-être social, la convention antérieure figeait la direction dans un corset de fer extrêmement coûteux pour les contribuables.Les assouplissements qu’on aura pu insérer dans la nouvelle convention collective à ce sujet n’étaient pas seulement souhaitables; ils étaient indispensables.Même s’ils demeurent assez en-deçà de ce que visait la partie patronale, ils constituent un pas dans la voie du bon sens.Au chapitre des libertés syndicales, Dieu sait que, dans le monde hospitalier, les syndiqués jouissent d’avantages qu’on ne trouve nulle part dans le secteur privé.Les revendications de la partie patronale à cet égard n’avaient toutefois pas la même urgence et la même gravité qu’en matière de mobilité des postes.On s’est entendu pour conserver en ce domaine le statu quo.Les hôpitaux n’en périront certainement pas.Mieux vaut les quelques réunions de plus qui découleront du statu quo que le moindre prolongement de l’arrêt général de travail.Parmi les sujets très chauds, il restait entre autres l’épineuse question des horaires de travail dans les Centres de services sociaux.S’il est vrai que l’entente accorde à cet égard une liberté accrue de manoeuvre à la partie patronale, il faut s’en réjouir.Car cela consacrerait le principe que les services sociaux existent d’abord pour le public et non pour ceux qui ont le privilège d’y oeuvrer.De nombreuses “petites bourgeoises” de CSS conserveront apparemment le privilège de travailleur de neuf a cinq et de mètre disponibles à des heures plus ingrates que dans des circonstances exceptionnelles.L’établissement d’horaires plus flexibles, plus accordés aux besoins du public, sera néanmoins plus facile.Il y a lieu de s’en féliciter.Quant aux salaires, ils ont fait l’objet, en dernière heure, d’ajustements importants dans les propositions gouvernementales.Il en va de meme des vacances, lesquelles auront une durée d’un mois, semble-t-il, à compter de la dernière année de la convention.En attendant de disposer des données précises qui permettront seules une évaluation fiable à ce sujet, on peut déjà affirmer que, pour des tâches comparables, les travailleurs de niveau modeste a l’emploi du secteur pubüc et para-public jouiront de conditions de travail généralement fort supérieures à celles qu’offre le secteur privé.Pour un gouvernement que l’on présentait hier encore comme le plus oppresseur du monde, ce n’est quand même pas si mal! L’entente négociée qui intervient encore une fois dans le secteur hospitalier fait reculer de nouveau le spectre d’une abolition prochaine du droit de grève dans ce secteur vital.La convention, si eue est ratifiée comme on le Erévoit, durera en effet jusqu’à juin 1979.lans des circonstances, il n’y a aucune urgence à rayer tout de suite de la carte un droit 3ui fut quand même inscrit dans les lois après e longues et pénibles recherches.La dernière ronde de négociations a toutefois donné lieu à trop de perturbations indignes d’une société civilisée pour qu’on aille tout de suite noyer ces tristes souvenirs dans d'irresponsables réjouissances.Dès qu’auront été mis au point les textes officiels des ententes dûment signées, il incombera au gouvernement d’instituer un mécanisme sérieux d’évaluation de l’expérience qui a été faite dans le monde de la santé et du bien-être depuis dix ans en matière de relations du travail.Il faut dresser un bilan impartial et rigoureux des coûte réels entraînés non seulement par la dernière ronde de négociations mais aussi par l’application quotidienne des conventions collectives.Il faut dresser un bilan non moins exigeant des manifestations d’illégalité auxquelles a donné lieu là dernière année.Il faut procéder à un examen détaillé des mille et une procédures qui marquent une négociation dans ce secteur, du debut à la fin Sur la base des renseignements ainsi obtenus, il faudra rechercher les améliorations susceptibles d’être introduites dans les lois et les organismes concernés par les négociations et l’application des conventions collectives.Au lendemain de la négociation de 1972, le gouvernement avait confié à un ministre le soin de diriger un examen de cette nature.Mais le ministre en question, M.Jean-Paul L’Allier, bientôt affecté à d’autres fonctions, ne tarda pas à demander d’être libéré de son mandat.Nul ne fut nommé pour le remplacer.Il ne faut pas répéter cette erreur.Il faut plutôt confier à un groupe de travail forme de personnes compétentes et indépendantes le soin de faire le tour de dossier épineux.Cette tâche devrait commencer aussitôt qu’on aura mis le point final aux négociations avec les enseignants.Il n’est pas trop tôt pour entreprendre dès maintenant les consultations nécessaires à cette fin.Claude RYAN Le rapport de rombudsman “par intérim” M.Louis Marceau ayant accédé en décembre dernier à la cour fédérale, c’est le protecteur du citoyen par interim, M.Robert Lévesque, qui vient de présenter avec son équipe le septième rapport annuel de celui que les citoyens appellent encore l’ombudsman du Québec.Le premier titulaire de cette délicate fonction l’ayant élevée à un statut de sérieux, de compétence et de dignité que lui envient sans doute bien d'autres organismes de la Pro-J vince, le protecteur intérimaire ne '.pouvait que placer son rapport sous l’autorité morale de son prédécesseur et dans la continuité de l’équipe constituée sous M.Marceau.“C est la pensée de tous exprimée par un seul”, écrit M.Lévesque.Force est cependant de constater ; que si “la pensée” du protecteur du citoyen est sans doute la même dans les cas qui sont cités dans le dernier rapport et dans les dossiers nombreux dont on a disposé encore l’an dernier, elle marque avec l’intérim actuel une ! pause qui peut s’expliquer mais dont fa différence saute aux yeux dans la présentation même du document.Le prochain protecteur du citoyen , aura certes le droit d’avoir son style et • ses méthodes de travail et d’action.On ne peut cependant s’empêcher de constater que M.Marceau ne se limitait pas à résoudre des plaintes individuelles : il s'efforçait d’aller aux causes des problèmes rencontrées et des injustices ou des abus dénoncés par les quelque 5,000 citoyens qui s’adressaient à lui annuellement.Le dernier > rapport, le plus souvent dépouillé de ‘ telles analyses et recommandations, est somme toute un recueil de jurisprudence et de statistiques.Il faudra faire davantage à l’avenir.Certes, chaque plainte et chaque ! plaignant doivent être accueillis indivi-i dueflement, c’est la base même du sys-; tème de l’ombudsman et son utilité première: les lois et règlements les i plus équitables, les fonctionnaires les I tu.___propos d’actualité , Que l'on s'intéresse à l’aspect physique, * ou à l’aspect intellectuel, ou à l’aspect mo-[ rai de la question, on arrive à la même t conclusion: dès avant et longtemps avant sa naissance, l’enfant conçu est un sujet de 1 droits qui commande le respect et qui est justifié de s’attendre à la protection de ses î proches et de la société.Jules Deschénes, Juge en Chef de la Cour Supérieure • du Québec, [ au Colloque de l’Association canadienne pour la santé mentale, Sherbrooke, mai 1976.plus intègres et les plus diligents souffriront toujours l’erreur, la faiblesse et les lacunes imprévisibles propres à toutes les institutions, les gouvernementales comme les autres.De ce point de vue, on ne saurait dire que le départ de M.Marceau et l’intérim ont entraîné une baisse ou une déviation des activités du protecteur du citoyen.Mais justement parce que de l’examen des plaintes, fondées ou pas, qu'il est donne de faire à ce bureau interne à l'État provincial l’amène à déceler, dans la logique même du régime juridique et administratif qui est le notre, des contradictions, des lacunes et des insuffisances de nature à multiplier précisément ces plaintes individuelles, l’ombudsman est revêtu d’une responsabilité de conseil auprès du gouvernement et du législateur qui devient non moins importante que sa fonction de justicier moral entre les citoyens et l’État.Si donc, bon an mal an, on doit s’attendre sinon à une recrudescence des plaintes, du moins à une liste substantielle de cas, “anciens” ou nouveaux, par contre, des changements et des améliorations notables devraient également être signalés dans les rouages des ministères et organismes dont les pratiques ont fait l’objet de recommandations plus générales de la part de l’ombudsman.Le protecteur du citoyen indique dans son rapport les remèdes individuels qu’il a, le cas échéant, obtenu de l’administration en faveur du plaignant dont le grief était fondé.D’une année à l’autre, rapport devrait aussi être fait à l’Assemblée nationale et au public des recommandations de nature générale qui ont été retenues, sous une forme ou une autre par le gouvernement ou le législateur, des suggestions qui n’ont pas encore reçu de réponse et qui, de l’avis du protecteur, sont encore pertinentes, ainsi que des nouvelles frontières découvertes dans cet univers inévitablement contentieux qu’est celui des rapports entre le citoyen et l’État.De la sorte, députés et électeurs seraient à même de suivre la productivité de la fonction d’ombudsman, l’autorité qui est accordée à ses constatations, l’impact de cet élément régulateur et réparateur dans les rouages de l’État.C’est en effet le rôle de l'ombudsman de maintenir des “charbons ardents” sur la tête des ministères et organismes, puisqu’il n’a pas le pouvoir de les contraindre à rendre justice ou à modifier leurs pratiques.Partis politiques et associations de citoyens y trouveraient également de quoi ajouter leurs pressions à celle toute morale de l’ombudsman.La vigueur des citoyens et des fonc-, tionnaires ainsi que de leurs syndicats et associations reste une plus forte garantie et un meilleur moyen de dissua- sion contre l’arbitraire que le recours à un protecteur dont les suggestions peuvent être noyées dans les pratiques, parfois fort développées, par lesquelles l’administration publique peut, sous des dehors d’ouverture, rester retranchée dans ses positions.Pour un cas de Forillon où le protecteur a pu porter secours, combien d’autres sont restés inconnus et “impunis”?Même s’il gagne à rester modeste, le bureau du protecteur du citoyen doit quand même rechercher le plus grand rayonnement pour ses “lignes de redressement” de l’État.“Battue par la police'’ Il faudra attendre la version des policiers du poste 4 avant de pouvoir commenter le cas précis de brutalité soulevé par le conseiller du RCM, Ginette Keroack.Ce ne serait pas la première fois que des personnes arrêtées sont battues par la police à Montréal, soit après une manifestation, soit au cours d’un interrogatoire, soit pendant ou après une arrestation tumultueuse.Malheureusement, il est bien difficile de savoir le fond de l’affaire en raison même du fonctionnement actuel des structures de la police et de ses postes.Voilà ce qu’il y a d’abord lieu de souligner à l’occasion du cas soulevé par le Rassemblement des citoyens de Montréal et la Ligne des droits de l’homme.Evidemment, quand un accusé comparait devant le juge le lendemain matin, les yeux noircis ou les jambes flageolantes, on peut faire l’hypothèse qu’il a été passé à tabac, suivant l’expression universelle, pendant la nuit de son arrestation, ou encore qu’il était si soul ou drogué qu’il n’a pu s’empêcher de dégringoler dans l’escalier du poste de police.Comme les policiers, en pareil cas, ne témoignent pas contre leurs collègues, un obstacle majeur se pose dans la reconstitution des événements et dans la preuve.Même quand les policiers n’ont rien à se reprocher, un soupçon continue de peser contre eux.De même, si une personne résiste à son arrestation, les policiers ont le droit de recourir à la force nécessaire pour la contraindre à les suivre.Cela ne va pas sans coups et bousculade dont la “nécessité” et la “gratuité” ne se départagent clairement que lorsque le détenu en.meurt.Encore là, on a vu des enquêteurs trouver naturelle la mort d’un détenu qui s’était fait littéralement “défoncer” au cours d’une manoeuvre de trois ou quatre policiers pour l’immobiliser.Dans le système actuel, non seulement pareils abus sont possibles mais on leur assure presque l’impunité.Les policiers développent entre eux une mentalité de groupe et, dans certains postes, de “durs”.Même ceux qui ne sont pas d’accord avec la méthode forte doivent se plier à la loi commune.Pareil climat tient à la composition de la police et des postes.Si, disons, le tiers des effectifs policiers étaient féminins, si plus de civils étaient en charge des taches d’accueil, de secrétariat, de rapport avec la communauté, les postes perdraient justement cette “mentalité de caserne” ui, dans tant de pays, n’aide pas à re- orer le blason de la police.D’autre part, le refus de s’identifier n’est pas un précédent dans la police de Montréal.Quand on demande à un groupe de frapper comme corps organisé, il ne faut pas s’attendre ni à un comportement individuel judicieux ni à un sens de la responsabilité personnelle; c’est ainsi que les “gars de l'anti-émeute” perdaient leur “numéro” les soirs d’orage et de bataille.Il risque d’en être de même de n’importe quel policier qui commet une erreur ou une infraction.Comme dans son cas, s’il est pris, il risque tout simplement d’être rayé des rangs, et donc d’être déchu professionnellement sans possibilité de “réhabilitation”, il va tout faire pour éliminer les “preuves” et les moyens d’identification.Le président nouvellement élu de la Fraternité des policiers vient de tenir à ce sujet, dans l'entrevue qu’il a accordée au “Devoir”, des propos pleins d’équité pour les policiers et d’assurance d’une meilleure protection en pareil cas pour les citoyens.Au lieu d’avoir une police à moitié remplie de délinquants qu'on n’a pu ou n’a osé convaincre d’infractions disciplinaires ou même criminelles, mieux vaudrait un service qui, sachant perfectionner ses membres, leur rendrait moins pénible l’aveu de leurs manquements.Entre-temps, quel que soit le dénouement de l’affaire Kérouack, le Conseil de sécurité devrait se hâter de recueillir les commentaires que suscite le projet de code de déontologie de son président, Me Paul-Emile L’Ecuyer et faire en sorte qu’on procède rapidement à l’adoption d’une pareil charte.La Fraternité a un rôle particulier à cet égard, puisque les questions d’éthiques professionnelles peuvent è-tre considérées comme faisant partie des conditions de travail des policiers.Le syndicat voudra sans doute les négocier; il ne devrait pas laisser plus longtemps sans cadre disciplinaire le service policier hautement professionnel qu’il veut rétablir dans la métropole.Jean-Claude LECLERC l’ancien et le nouveau.“Notre Père.” par JEAN MARTUCCI En quoi Jésus innove-t-il?Deux mille ans avant lui, des religions mésopotamiennes donnaient à leurs divinités le titre de “Père” en s’adressant, par exemple, au dieu-lune: “Père gracieux et miséricordieux dans la main de qui repose tout le pays”, comme le dit une hymne trouvé à Ur.Des centaines d’années avant Jésus, l’Ancien Testament, sans pourtant voir Yahvé comme sexué et capable d’engendrer, considère comme Père explicitement quinze fois, sans compter les nombreux passages qui appellent “fils de Dieu” le peuple d’Israël ou certains individus privilégies.Pour l’Ancien Testament, cette désignation de Dieu comme Père ( “Ab” en hébreu) évoque en même temps l’autorité et la tendresse divines.Le Livre de Malachie fait dire à Diei>:“Un fils honore son père; un serviteur, son maître.Mais, si je suis père, où est l’honneur qui me revient?Et si je suis maître, où est le respect qui m’est dû?” Sur un tout autre ton, Osée fait dire à Dieu: “Quand Israël était enfant, je l’aimai, et d’Égypte j’ai appelé mon fils.J’ai appris à marcher à Israël, je l’ai pris dans mes bras.Je les ai menés avec de douces attaches, des liens d’amour, et j’ai été pour eux comme celui qui soulève un nourrisson tout contre sa joue.” A première vue, on a donc l’impression que Jésus n’apporte rien de neuf en invitant ses disciples à dire: “Père, que ton nom soit sanctifié.” Et pourtant, il y a là une audacieuse innovation car le terme employé, “Abba ”, ne se trouve dans aucune priere de l’Ancien Testament ou de la littérature rabbini-que.Le monde juif du temps de Jésus disait “Abi” (mon Père) ou “Avinu" (notre Père), selon l’hébreu biblique devenu langue liturgique, avec tout ce que ce terme véhiculait de solennité et de distance respectueuse dans les relations avec Dieu.“Abba" était, au contraire, en araméen, c’est-à-dire la langue vivante au temps de Jésus, le balbutiement des enfants à peine sevrés et l’appellation affectueuse des adultes s’adressant à leur père: “Papa”.Pour la sensibilité juive du temps de Jésus, il y aurait eu un manque de respect à utiliser pour Dieu un terme aussi familier et purement profane.Jésus a fait le pas que ses contemporains n’osaient pas franchiTj et c’est là quelque chose d’inédit et d’inouï.Jésus appelle Dieu “Abba” quand il tressaillit de joie: “Je te bénis, Père,.d’avoir révélé cela aux tout petits.Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir .C’est encore ce même mot que Jésus emploie au plus profond de son angoisse: “Abba (Père)! Tout t’es possible.Eloigne de moi cette coupe; cependant, pas ce que je veux, mais ce que tu veux".C’était sa façon habituelle de s'adresser à Dieu et, s’il est une parole de Jésus dont on peut é-tre sûr qu’elle nous est parvenue telle quelle, c’est bien celle-là.La prière que Jésus donne aux siens comme signe distinctif de leur groupe, à côté des Pharisiens, des Esséniens et des disciples de Jean Baptiste, reprend pour eux-memes le cri filial de Jésus.Il est intéressant de remarquer que c’est l’Église hellénistique qui, par la version de Luc, nous a laissé l’invocation 'Papa'' dans le Pater.L’Église juive, fidèle à la liturgie sy-nagogale et influencée par elle, a donné à la prière de Jésus une allure plus solennelle et plus conforme aux traditions reçues: “Notre" Père “qui est aux cieux".Parce qu elle est plus ample et plus ornée, c’est elle que les liturgies chrétiennes ont retenue, mais le texte de Luc est incontestablement plus primitif.Depuis au moins le quatrième siècle, la liturgie fait précéder le Notre-Père de l'introduction: “Comme nous l’avons appris du Sauveur et selon son commandement, nous osons dire”.On n’est plus guère sensible aujourd’hui à la révolution apportée par Jésus.Les chrétiens se sont habitués à l’idée que des rapports intimes et uniques lient Jésus et, par lui, tous les humains à Dieu.Il y a pourtant là une vision de l’homme et de Dieu qui transforme radicalement l’idée même de religion et fait des relations humaines avec l'Infini un monde de simplicité, d’amour et d’intimité à nul autre pareil.r lettres au DEVOIR La peine de mort et M.Trudeau La vengeance versus la raison: M.Trudeau dixit.Même si plus de 80% de la population réclame ie maintien de la peine capitale, c'est M.Trudeau qui a raison! C'est à y voir! Qui se sert de l’émotivité en disant que si le Bill C-84 est rejeté des condamnés devront monter sur 1 e-chafaud?Alors que c’est précisément pour cela que je voterai contre un gouvernement qui ne respecte pas la volonté des Canadiens! Pourquoi M.Trudeau refuse-t-il un référendum?Est-ce par vengeance ou pour sa raison a lui?Bien des gens de la presse favorisent la peine de mort, quoi qu’en pense M.Trudeau avec sa raison! J'espère que les députés ne se laisseront pas leurrer par ces gens qui réclament, au nom de l'huma- nisme, l'abolition et qui, en même temps, acceptent les tueries par avortements Drôles de raisonnements chez un premier ministre tellement respectueux des êtres humains! Réal CAQUETTE, Chef du Parti Crédit Social du Canada Ottawa, le 17 juin 1976.Et vive l’indépendance américaine! M.le directeur, C’est la première fois que j'écris une lettre en français à un journal de votre pays.La raison qui me pousse à le faire, c'est Tétât de la justice dans mon pays, Porto Rico.Je suis certain de faire des fautes en écrivant dans votre langue, mais ça n’a aucune importance.Mon père dit toujours: “On jette les plumes en mangeant la poule ", Le message vaut ce qu'il vaut, n’est-ce pas?Dans environ deux mois, on va discuter la situation coloniale de mon pays aux Nations unies.Avant que n'ait lieu cette discussion, les Etats-Unis veulent donner l’impression au monde que nous leur appartenons intégralement.Plusieurs chefs d’État, dont celui du Canada, ont été invités ici à une conférence qui se tiendra le 27 juin prochain à San Juan.Le président Ford n'en avait rien dit à notre gou- verneur avant de lancer l'invitation.Ceci est un affront à notre pays même si nous sommes une colonie.Nous, les Porto-Ricains, ne sommes pas Nord-Américains (des États-Unis): nous ne sommes pas anglophones.Nous sommes latins, comme vous et notre langue est Tes-nol.a charte des Nations unies dit que toutes les colonies du monde ont le droit d'ètre libres.Les États-Unis ne veulent cependant pas que nous le soyions car ils possèdent un grand monopole commercial dans notre pays.Durant ce temps, nous sommes forcés de célébrer le bicentenaire de leur indépendance.Quelle hypocrisie mes amis! Bien que notre pays ne compte que trois millions d’habitants, nous sommes leur cinquième client quant à l'achat de leurs produits commerciaux.Cela vous donne une bonne idée de la quantité de pro- duits que nous achetons aux Etats-Unis — un milliard, cinq cents millions, en produits, seulement Tan dernier.La présence de votre premier ministre, M.Trudeau, dans notre pays lors de la conférence serait certainement interprétée par les États-Unis comme un appui à leur politique colonialiste dans notre pays ou.une occupation militaire, semblable à celle que vous avez déjà connue, est monnaie courante.Nous regrettons infiniment que votre premier ministre doive venir dans notre pays en des temps aussi douloureux pour ceux qui aiment è-tre libres, pour ceux qui aimeraient vivre dans un pays digne de respect.Je termine en disant: "Vive Tin-dépendance et la liberté des pays du monde, même celles de nos oppresseurs! ” ' Rafael Ramos ALBELO Porto-Rico, le 12 juin 1976.La famille Vachon était aussi de la partie M.le directeur, Dans un article paru récemment en page cinq du Devoir, M.Pierre Fournier affirme que le Mouvement Desjardins contrôle la totalité des actions de la maison Vachon.Cela n'est pas exact.En fait, les quatre familles Vachon assumèrent ensemble une valeur de $2 millions sur l'investissement de $9 millions qu'entraîna en 1970 la vente de Vachon Inc.au Mouvement Desjardins, celui-ci assumant le reste.A ce jour, la part assumée par les familles Vachon demeure entre les mains des familles Joseph, Benoit, Amé-dée et Paul Vachon.Vos lecteurs se- ront sans doute intéressés à connaître ces précisions.Paul VACHON Ste-Marie-de-Beauce, le 17 juin 1976.P.S.: M.Paul Vachon est président et président du Conseil de Vachon Inc.Orientons-nous, tonnerre! Chaque fois que je vois dans le libellé d'une adresse postale Tun des mots nord, sud, est ou ouest accolé au numéro civique d'une entreprise, d'un organisme, d'une société ou d'un particulier, c'est bien simple, j’en perds le nord.Oui.Je suis vraiment surpris de constater le grand nombre d'organismes et de particuliers que Tes quatre petits mots nord, sud, est ou ouest embêtent à ce point lorsqu'il s'agit, non pas de s'orienter eux-mémes, mais de fixer l’emplacement exact d'éun édifice, d’une maison le long d’une artère.Des exemples.vous et moi, ami lecteur, pourrions en citer des dizaines, des centaines.Je dirais plus, je dirais même.des milliers.Mais, attention.N'allez surtout pas me Earler de l'annuaire du téléphone, es éditeurs ont le bon NORD.Sur ma table, “dret” devant moi se trouve un feuillet à l’intérieur duquel je lis: Liste des Corporations professionnelles.J'en compte trente-huit dont vingt-trois ont besoin d'étre orientées.Comprenez que je parle de l’adresse, sinon.quelqu'un de la Corporation des Conseillers d'orientation aurait tôt fait de m'indiquer le NORD.Eh, bien! dans les vingt-trois cas, la particule nord ou sud, est ou ouest est accolée au numéro civique.Mais, au fait, ce petit mot, où faut-il le placer?La voilà la question.Faut-il écrire 95 est, St-Vallier ou 95, St-Vallier est; 150 est, St-Cyrille ou 150, St-Cyrille est; 200 sud, Dorchester ou 200, Dorchester ’ Inflation et/ou gaspillage En page une de l’édition du Droit du 14 juin, on pouvait voir la photo de l’édifice à moitié détruit de THydro-Québeç à Hull.Cet édifice, relativement recent, ainsi que celui du bureau de poste tout près, sont sacrifiés sur Tautel du progrès.Toutefois, c’est un progrès douteux que celui qui ignore la conservation de nos ressources.Linconscience profonde et enrageante de nos pouvoirs publics dans certains domaines les empêche de reconnaître que l’inflation est aussi alimentée par le gaspillage.Denis ROY Ottawa, le 17 juin 1976 sud; 50 est, St-Joseph ou 50, rue St-Joseph est?Questionnez dix personnes et les réponses se partageront à peu près kit kif.Vous n'en saurez guère plus.Demandez à un enfant: “Qu’est-ce qui a une direction, un sens?est-ce la plaque numérotée ou la rue?" Lui va vous répondre quelque chose comme ceci: "Tes pas assez grand pour savoir que c'est la rue, pas la plaque.'’ C'est le cas de le dire, la vérité sort de la bouche des-enfants.Même au ministère de TÉducation il faudrait des “enfants".Ronlulus Le BEL Québec, juin 1976.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l’information: Jean Francoeur Pierre Lafrance LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés o 9130, rue Boivin, Ville LaSalle, l’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année; six mois: $28.À l’étranger: $57 par année; six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.Trésorier: Bernard Larocque TÉLÉPHONI: 844-3361 (lignes groupées). Le Devoir, samedi 19 juin 1976 • 5 des idées des événements des hommes En marge de l’incident Kéroack Bientôt un code de déontologie et de discipline pour les policiers de la Communauté urbaine de Montréal?1-Les devoirs de service 1) Le policier doit accomplir intégralement et consciencieusement son travail.Constitue notamment une faute disciplinaire: a) le fait de s'absenter du travail sans autorisation ni justification; b) le fait de ne pas respecter les horaires de travail; cl toute manoeuvre ou fausse déclaration visant à prolonger un congé, à retarder le retour au travail, ou à s aosenter du travail; d) le refus ou l'incitation au refus d'accompli' le travail.2) Le policier doit effectuer avec diligence et efficacité les tâches qui lui sont confiées Constitue notamment une faute disciplinaire: a) la négligence, l'insouciance ou la désinvolture dans l'accomplissement du travail; b) le fait de se présenter au travail sans être muni de 1 équipement prescrit par les directives du service de police; cl le fait, sans justification, de ne pas accomplir le travail assigné ou de ne pas se trouver au lieu désigné par son supérieur; di le fait de changer d'affectation avec un autre policier sans justification ni autorisation; e) le fait de manquer de vigilance pendant le travail.3) Le policier doit exercer ses fonctions avec probité.Constitue notamment une faute disciplinaire: a) le fait d'endommager ou de détruire malicieusement, de perdre par négligence, ou de céder illégalement un bien public ou privé; b) le fait d'utiliser ou d'autoriser l'utili-sation d'un véhicule ou de toute autre propriété de la Communauté à des fins personnelles ou non autorisées; cl le fait de prêter, vendre ou céder une plaque d'uniforme ou d'équipement oui lui est fournie par la Communauté; d) la falsification, la soustraction, la dissimulation ou la destruction de documents du service ou d'autres documents officiels; e) la présentation ou la signature d une déclaration, rapport ou autre écrit faux ou inexact; f) le fait de réclamer le remboursement des dépenses non encourues ou le paiement d'heures de travail non effectuées; g) le fait d'omettre, ou de négliger de rendre compte ou de remettre sans délai toute somme d'argent ou bien reçus à titre de représentant du service de police de la Communauté.II) Les devoirs de service public 1) Le policier doit obéir proptement aux ordres et directives de ses supérieurs.Constitue notamment une faute disciplinaire: al le manque de politesse, de déférence ou de respect, ou toute forme de menace, à l'égard d'un supérieur; Lettre de France b) le recours à des méthodes de travail ou d'enquêtes non autorisées; cl le refus ou l'omission de passer par les voies hiérarchiques, sauf en cas d urgence ou d'impossibilité physique.2l Le policier doit respecter l'autorité de la loi et des tribunaux et collaborer loyalement à l'administration de la justice.Constitue notamment une faute disciplinaire.a) le fait d empêcher ou de contribuer à empêcher volontairement la justice de suivre son cours; b) le fait de retenir ou de cacher une preuve pertinente dans le but de favoriser un inculpé ou de lui nuire; cl le fait d’omettre ou de retarder sans justification la transmission à son supérieur de tout renseignement sur des crimes, infractions, faits ou événements d'importance dont le policier est témoin ou dont il a connaissance.d) le fait de prévenir directement ou indirectement toute personne visée par une sommation ou un mandat, sauf en cas d'exécution égale de la sommation ou du mandat; e) le fait de permettre ou faciliter par négligence l'évasion d'un prisonnier ou de toute personne sous détention légale; fl le fait de conseiller ou tenter d'influencer un inculpé dans le choix de son plaidoyer.3) Le policier doit exercer ses fonctions avec désintéressement et impartialité.Constitue notamment une faute disciplinaire: a) le fait d'accepter, de solliciter ou d'exiger directement ou indirectement, pour lui-même ou pour une autre personne, un cadeau, une récompense, une commission, un rabais, un prêt, une remise de dette, une faveur ou autre avantage, de façon naturelle, serait nuire à son impartialité dans l'accomplissement de ses fonctions; b) le fait d'utiliser à des fins personnelles ou dans le but d'en tirer un avantage ou un profit des informations dont il a connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, cl le fait de suggérer ou de recommander à une personne inculpée ou avec laquelle il a été en contact dans l'exercice de ses fonctions, les services d'un avocat, d'un garagiste ou d'un établissement hôtelier; dl le fait de se rendre caution d'une personne sous arrêt, sauf s'il s'agit d'un conjoint, d'un ascendant ou d'un descendant ; e) le fait de sollieier ou d'accepter l'aide d'une personne extérieure au service de police de la Communauté dans le but d'obtenir de l'avancement, une mutation ou tout changement dans son statut de policier dans le service; f) le fait de signer une lettre de recommandation ou autre attestation dans le but d'aider une personne à obtenir un permis, une licence ou un pardon; g) le fait de solliciter ou recueillir du public de l'argent, par la vente de billets ou autrement, au profit d une personne, association ou organisation, sans l'autorisation du Directeur; h) le fait de rechercher la notoriété, di- ¦ L’incident dont vient d'être victime madame Gisèle Kêroack, membre du Conseil de Ville de Montréal, met de nouveau en relief une anomalie déjà constatée, à savoir l'absence d’un code de discipline et de déontologie officiellement reconnu pour les membres de la force policière de la CUM.Afin de combler cette lacune, le président du Conseil de Sécurité de la CUM, M.Paul-Emile L'Ecuyer a fait préparer il y a quelques semaines un projet de code qui devrait normalement faire l'objet d'une décision du Conseil de Sécurité au cours des prochaines semaines.Si ce projet était adopté, les policiers devraient obéir à des règles beaucoup plus précises, ainsi qu’on pourra s’en rendre compte à la lecture des extraits suivants du projet L'Ecuyer.Les auteurs du projet de règlement signalent au début du texte que le but du règlement "est d'assurer aux citoyens une meilleure protection en développant au sein du Service de police de la CUM des standards élevés d'intégrité et de conscience professionnelle dans le respect des droits civils des policiers”.Ils précisent aussi que le projet de règlement ne doit affecter en rien toute convention collective "présente et future" entre la CUM et la Fraternité des policiers de la CUM et le Conseil de Sécurité.Le projet prévoit aussi une procédure précise pour l’examen des plaintes et sanctions susceptibles de découler de l'adoption éventuelle du code L'Ecuyer.rettement ou indirectement, par l’intermédiaire des média d'information; L’engagement politique 4) Le policier doit s'abstenir de se porter candidat à une élection fédérale, provinciale, municipale ou scolaire et de se livrer à une activité partisane en faveur d’un candidat ou d'un parti politique.Aux fins du présent article, ne constitue pas une activité partisane le fait pour un policier en tenue de ville d'assister à une assemblée publique d’information politique.5) Nonobstant l’article II.il est loisible a un policier de se porter candidat ou de se livrer à une activité partisane lors d'une élection municipale ou scolaire en dehors des limites du district judiciaire de Montréal.6) Le policier qui, au cours d une élection fédérale ou provinciale, donne sa démission aux fins de s'y porter candidat, a droit, dans les huit jours qui suivent le jour où un autre est proclamé élu, de reprendre son poste et il est alors censé avoir été en congé sans traitement dans l'intervalle.Les rapports avec les citoyens et les activités extérieures 7) Kn tout temps, le policier doit faire preuve de dignité et éviter tout comportement de nature à lui faire perdre la considération que requièrent ses fonctions ou à compromettre le prestige du service de police de la Communauté.Constitue notamment une faute disciplinaire: a) l'usage d'un langage obscène, blasphématoire ou injurieux; b) l'omission pour un policier en uniforme de porter son insigne de policier; c) l'abus d'autorité, l'intimidation ou le harcèlement à l'égard d'un citoyen; d ) le recours sans justification à la violence ou à la brutalité à l'égard d'un citoyen ; e) le fait de manquer de courtoisie ou de résol ve dans ses rapports avec les citoyens; f ) le fait de faire monter une personne, sans autorisation ni justification, dans un véhicule du service; g) la fréquentation habituelle de per- Autour de l’abbaye de Boquen, un combat exemplaire entre tradition et renouveau par MAURICE COMTOIS collaboration spéciale PARIS — La lutte que mènent les militants de l'abbaye de Boquen, en Bretagne, pour sauvegarder ce lieu unique de recherche est entrée dans une nouvelle phase dernièrement à la suite de ce qu'on a appelé le "coup de force souriant" des petites Soeurs de Bethléem.La tension est maintenant à son comble entre les principaux protagonistes — l'Ordre cister-sien, la Communion de Boquen, les Soeurs — de cet imbroglio considéré comme la plus importante affaire religieuse actuellement en France.La querelle de Boquen, qui n est pas sans rappeler certains hauts moments de la Réforme, prend de plus en plus l'allure d'un combat exemplaire entre la tradition et le renouveau, l'intégrisme et le progressisme.Dans toute la France les milieux non seulement religieux mais politiques aussi, au sens large du terme, sont polarisés de plus en plus par cette épreuve de force dont l'issue sera déterminante pour les tenants d'une Église "alternative ": et les membres de Boquen en sont le fer de lance.Voulant mettre à l'épreuve la relative fragilité de la position de Boquen, les Soeurs de Bethléem sont arrivées sans prévenir le 3 mai et se sont installées dans l'Abbatiale.Le "coup de force souriant" est perçu comme un refus de chercher une solution négociée au problème causé par la décision de l'Ordre des Cistersiens 3ui.l'an dernier, signifiait au “pasteur" e Boquen, le Père Guy Luzsensky, que l'abbaye serait désormais occupée par une communauté de Soeurs contemplatives de Bethléem.Mais que se passe-t-il réellement à Boquen, qu'y a-t-il de si particulier dans cette expérience pour susciter une telle tempête dans le monde religieux français?Après avoir été depuis 1934 la scène d'importantes réformes de la liturgie dans le cadre monastique — sous Bernard Besret, la célébration a atteint un niveau d épuration d'une puissante beauté — l'abbaye a par la suite été prise en charge par des laïcs.“Il y a maintenant cinq personnes en permanence à Boquen, nous explique M.Loic Barbedette, secrétaire du conseil d'administration.La communauté élargie, qui regroupe des gens d'un peu partout, est designée sous le nom de communion de Boquen.Les membres permanents, eux, travaillent dans la région; l'un est chauffeur de camion, l'autre maçon, etc.C'est un lieu de recherche.Les activités sont autogérées, pour l'entretien de la maison comme pour le reste.Des weekends de rencontre, des sessions y sont organisées; les frais de séjour sont notre principale source de financement.Il y a également une salle de vente: des livres et des poteries seulement."Les activités diffèrent selon le moment, de poursuivre M.Barbedette.Arrêt de touristes, rencontres informelles, yoga, échanges divers.On évite la formule conférences: cela est intégré dans un rythme de vie et tous participent aux tâches matérielles.Il y a des célébrations, mais pas toujours.Les temps forts sont Noël, la Toussaint et la Pentecôte.Comme thèmes, on a eu Noël dans le désert et, à Pâques, Mort et résurrection d'un homme sans pouvoir." Ce dernier thème illustre bien l'orienta tion que l'on se donne à Boquen et qui ne plait pas aux intégristes bretons agissant sous fa houlette de quelques curés de la région, ennemis avoués de Boquen.Quant au peuple, il serait plutôt favorable à Boquen, ne serait-ce, par exemple, que parce que l'on y organise à chaque année la fête des moissons: la plupart des paysans du coin s'y rassemblent.La Bretagne actuelle rappelle curieusement le Québec des années soixante: renaissance nationaliste, explosion culturelle et sociale, éclatement des cadres religieux traditionnels, durcissement de la reaction.A Boquen, on estime que les petites Soeurs sont l'instrument peut-être involontaire des intégristes.Pourtant, à la Communion, on considère les Soeurs de Bethléem comme un ordre jeune et moderne bien que contemplatif.Le fait qu elles ne se disent pas solidaires des ultramontains qui les soutiennent n'est pas sans mêler les cartes.La communauté de Religieuses affirme officieusement qu elle n'a pas signé le bail qui seul, en fait, peut lui donner un droit sur l'abbaye.Comment alors expliquer le geste du “commando" des trois Soeurs?Dans un communiqué de presse émis le sonnes ou de lieux de mauvaise réputation; hl le fait pour un policier en uniforme, qu'il soit ou non de service, d'acheter, de transporter ou de consommer des boissons alcooliques ou des stupéfiants; il le fait pour un policier en service, qu’il soit ou non en uniforme, il d’étre en état d'intoxication, ou ii) d exaler une haleine de boissons, sauf lorsque les exigences du travail le justifient; j) le fait de garder dans un véhicule ou un local de la Communauté des boissons alcooliques ou des stupéfiants, sauf avec l'autorisation du Directeur;' kl le fait de rechercher pour lui-même ou pour d'autres ou d'accepter l'accès gratuit à des services offerts ou à des lieux ouverts au public moyennant un prix d'entrée ou une rétribution, sauf avec l'autorisation du Directeur; 1) la mauvaise tenue habituelle dans son apparence personnelle pendant les heures de travail en violation des directives du service de police; m) le fait pour un policier, en dehors des heures de travail, d'exploiter un commerce ou une industrie, ou d'exercer un métier, une occupation ou autre activité de nature à: il compromettre son indépendance ou celle du service de police, ou ii) diminuer son rendement pendant les heures de travail; tel que: — assistant d'un huissier de la Cour Supérieure; — agent de recouvrement; — agent d'investigation ou de sécurité dans le territoire de la Communauté; — chauffeur de taxi, propriétaire ou exploitant de voiture taxi dans le territoire de la Communauté; — propriétaire, exploitant ou employé d'un établissement détenant un permis de la Commission de contrôle des permis d'alcool du Québec, ou bénéficiaire d'un intérêt direct ou indirect dans un tel établissement.8) Le policier a le devoir, lorsque le Directeur ou le Conseil de sécurité en fait la demande, de divulger par écrit: a) la liste des corporations, sociétés, entreprises, commerces ou industries qu'il exploite ou dans lesquelles il détient des intérêts; b) tout métier, occupation, emploi ou activité qu'il exerce en dehors de ses heures de travail.Les rapports avec les prisonniers et l’usage de l’arme Le policier doit éviter toute complaisance à l'endroit des prisonniers et être respectueux de leurs droits.Constitue notamment une faute disciplinaire: a) la néglicence dans la garde ou la sur- fa veillance d'un prisonnier; b) le fait de fournir des stupéfiants ou des boissons alcooliques à un prisonnier; c) le fait de commercer de quelque façon que ce soit avec un prisonnier ou de tenter d'obtenir de lui quelques avantages; d) l'interférence dans les communications entre un prisonnier et son avocat; el la brutalité injustifiée et l'omission iar négligence de veiller à la sécurité et à a santé d'un prisonnier; fi le fait de permettre l’incarcération d'un jeune délinquant avec un prisonnier adulte, ou d une personne de sexe féminin avec une personne de sexe masculin.10) Le policier ne doit utiliser son arme de service qu'avec prudence et discrétion, conformément aux directives du service de police.Constitue notamment une faute disciplinaire: a) le fait pour un policier en tenue de ville de ne pas dissimuler son armé de service; b) le fait d'exhiber, de manipuler ou de pointer son arme de service sans justification; cl le fait de ne pas entretenir son arme de service en bon état de propreté; d) le fait de refuser ou de négliger de faire rapport à son supérieur chaque fois qu'il fait usage de son arme de service; e) le fait de ne pas prendre les moyens raisonnables pour empêcher la perte ou le vol de son arme de service; f i le fait de prêter ou de céder son arme de service.Ill Le policier doit respecter son serment de discrétion et ne doit pas révéler, sans y être autorisé par la loi.les informations dont il a connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, sauf si la communication est faite dans l'intérêt de la justice.6 mai, le conseil d'administration de l'Association culturelle de Boquen dénonce le "coup de force", affirme la nécessité de l’actuel projet de Boquen et refuse que l'on ne le déformé en imposant manu militari la coexistence d'une communauté de Soeurs de Bethléem.En leur offrant un gîte pour la nuit, le conseil d'administration leur a demandé de respecter ce qui se vit à Boquen en n'imposant pas unilatéralement leur présence dans les lieux.Mais, si elles partaient, Boquen s'engageait à aider les Soeurs à s'installer dans la région.A l'abbaye, on croit que des contemplatives et le style de vie actuel des lieux sont incompatibles.Tout au long des négociations, l'argument de fond des Soeurs a été que la cohabitation est possible."Mais nous ne voulons pas nous battre, nous voulons tout simplement vivre", entend-on souvent à Boquen.La Communion a fait parvenir le 13 mai une lettre ouverte aux Soeurs, lettre dans laquelle on perçoit encore davantage l'exacerbation des membres face aux “puissants” et à ce qu’ils appelent l'alliance tactique des Soeurs avec des forces conservatrices.L'argument clé de la Communion provoquera assurément un grand malaise: “Nous vous l’affirmons tout de suite: vous gagnerez cette bataille si vous avez décidé de la gagner quoi qu'il en coûte," déclare la Communion, “fl vous reste encore de multiples armes, et la guerre sainte n est pas notre propos.Nous n'avons pas de forteresse à défendre, mais un espoir à faire vivre.Mais par cette victoire vous nous aurez profondément troublés, car nous percevons la vie contemplative comme un acte prophétique qui annonce un autre monde qui n'est pas celui des puissants.Or vous aurez definitivement quitté le creuset fait de fragilité et de pauvreté dans lequel s’est forgé votre vie contemplative pour rejoindre le camp des puissants".Dans cette même lettre la Communion invite les Soeurs à s'interroger sur le fait que Boquen, “espace de liberté", rassemble aujourd'hui des hommes qui ne vivent plus dans d’autres lieux d'Église.Les orientations, décidées à l'assemblée générale de janvier 1975, montrent bien le caractère radical de Boquen si I on situe l'abbaye dans le cadre actuel de l'Église de France.Voir page 6: Boquen les Jarbittô îm Saut &td)eUeu inc.JOUEZ AU GOLF À PARTIR DE CHEZ VOUS et profitez d’un paysage magnifique du golf en bordure de votre maison.Pour des personnes de goût, un projet de grande classe.Complexe résidentiel intégré à un golf et à un centre récréatif et sportif PRIVÉS.Maisons d’une architecture innovatrice, fonctionnelle et de prestige.IL Y A EN EFFET 7 BONNES RAISONS D’ACHETER MAINTENANT AUX JARDINS DU HAUT RICHELIEU INC.1.TOUT PRÉS DE MONTRÉAL A seulement 20 minutes du centre-ville de Montréal en voiture (25 minutes en autobus ou métro), ce projet est facilement accessible via l’autoroute Bonaventure - le pont Champlain -l’autoroute des Cantons de l’Est - la route 35.2.DE GRANDS TERRAINS Une terrain de 7,400 pieds carrés minimum vous est offert sans supplément.Vous pouvez cependant choisir des terrains allant jusqu’à 13,000 pieds carrés moyennant un léger supplément 3.UN PRIX “TOUT COMPRIS” Vous choisissez votre maison parmi notre gamme de 25 modèles (de $30,000 à $89,900) et nous vous la livrons, entièrement finie, au prix de liste.Le prix comprend: terrain aménagé avec pelouse, entrée de voiture asphaltée, allée devant, intérieur peint, parquets en marqueterie ou recouverts de moquette, accessoires de cuisine (comptoirs, armoires, éviers, etc.), salle de bain, au choix parmi nos nombreux modèles, et beaucoup d’autres extras.4.LES TAXES Plutôt que de payer les taxes municipales servant au financement de l’installation des services (égoûts, aqueduc, rues, etc.), vous pouvez choisir de payer comptant votre part de ces dépenses, éliminant ainsi à jamais les taxes d’amélioration locale: taxe de façade, d’égoût et d’aqueduc.Vous économisez ainsi de $400 à $600 par année, sans compter les augmentations possibles de ces trois taxes.5.L’ENVIRONNEMENT Votre maison, construite sur ou près du terrain de golf de 18 trous de type championnat, PAR 72, 6,500 verges, avec les 9 premiers trous entièrement terminés et jouables en juillet, vous procure une vue superbe à l’arrière.De plus, nous replantons une véritable forêt assurant à l’acheteur pour chaque maison vendue plus de 6 arbres de grande taille sur chaque lot en plus du terrain de golf bâti en plein boisé.De superbes lacs ont été creusés le long du parcours du golf ajoutant un cachet de fraîcheur et de beauté à l’ensemble.Toute Tannée, l’air pur et les grands espaces verts vous font profiter d’une vie relaxante à la campagne et ce, à seulement 20 minutes du centre-ville de Montréal.6.LES LOISIRS Une piscine (été-hiver), 4 courts de tennis intérieurs et 4 extérieurs, en plus d’un “club house” PRIVÉS procurent des divertissements aux résidants et confèrent au projet un statut de luxe.7.LA CONCEPTION L’architecture de style 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DIRECTION ST LUC.LAPRAIRIE.TRAVERSEZ ST LUC A LA SORTIE OU VILLAGE.NOS PANNEAUX VOUS INDIQUERONT LE CHEMIN OU GOLF ET DES MAISONS MODtlES BUREAU D'INFORMATION OUVERT TOUS LES JOURS SAMEDI ET DIMANCHE COMPRIS DE 11 HEURES A 21 HEURES Tél.: 866-0268.‘ • •Le Devoir, samedi 19 juin 1976 la météo LIBAN mi t V z piécipilolion |_! haut* pieivion B basic pieition , .mat»» d'aii liait matt* d'aii tbou Un centre dépressionnaire à l’ouest de la Baie-James continuera sur sa trajectoire vers le Labrador.Une deuxième, celle-ci à l’ouest du Lac Michigan, atteindra la Haute-Mauricie tôt ce soir.Ces dépressions apporteront des nuages et des averses sur les régions nord tandis que les régions de l’extrême-nord connaîtront de la pluie continue.Une masse d’air de plus en plus humide pénétrera le sud-ouest du Québec au cours de la fin de semaine.Par conséquent, quelques averses et orages se développeront ce soir spécialement dans la vallée du St-Laurent, à l’ouest de l’Ile d'Orléans.Le bas du fleuve connaîtra un temps ensoleillé et chaud pour tout le weekend tandis que le nortl continuera d’être nuageux avec des averses.• Régions de l’Abitibi, de Chibouga-mau: nuageux avec quelques averses.Venteux par moment.Minimum la nuit dernière de 10.Maximum de 17 à 20.Aperçu pour demain: peu de changement.Régions du nord des Laurentides, de la Haute-Mauricie, de Pontiac-Témiscamingue: quelques averses avec des orages dispersés.Minimum la nuit dernière de 12.Maximum de 20 à 23.Aperçu pour demain: ciel variable avec des averses.• Régions de i’Outaouais, de Montréal, des Cantons de l'Est, du sud des Laurentides, de Québec, Trois-Rivières: ensoleillé, quelques averses ou orages en fin de journée.Minimum la nuit dernière de 13.Maximum de 25 à 28.Aperçu pour demain: chaud et humide.• Régions du Lac St-Jean, de Baie-Comeau: passage nuageux avec possibilité d’averses cet après-midi.Minimum la nuit dernière de 10.Maximum de 24 à 27.Aperçu pour demain: chaud, possibilité d’averses en après-midi.• Régions de Sept-Iles, de Rimouski, de la Gaspésie: ensoleillé et chaud.Minimum la nuit dernière 10.Maximum de 20 à 22.Aperçu pour demain: peu de changement.suites de la première page GRÈVE complètement intactes les clauses concernant les libertés syndicales pour les membres de la CSN, dont les libérations pour activités syndicales ne sont pas contingentées.C’était là un objectif majeur de la partie patronale, qu’on a cependant troqué contre des gains au plan de la mobilité du personnel.Selon ce qu’en révélait M.Paul Pleau hier soir, les directions d’établissements pourront désormais songer à fusionner certains postes, notamment des postes à temps partiel, c’est-à-dire à introduire deux classifications pour le service d’un seul employé.Mais le syndicat ne Eourra refuser à moins de “motif vala-le”, dit la clause, et il aura toujours droit d’appel.Certains déplacements d’un service à l’autre pourront avoir lieu, dans des conditions moins sévères que celles qui prévalaient sous l’ancienne convention, mais les textes précis n’étaient pas disponibles sur le sujet hier.Au chapitre du remplacement des syndiqués absents par le moyen d’équipes volantes, la partie patronale dit avoir conservé un caractère facultatif à cette clause, mais encore là, on croit savoir que le syndicat a obtenue en partie ce qu’il cherchait, c’est-à-dire, au moins le pouvoir de négocier localement certaines décisions touchant au mode de remplacement.M.Pleau soutient que le Comité patronal a rejoint des objectifs pour lui ma-jeurs,“la possibilité d’administrer avec plus de facilité et de rationalité Mais dans le contexte actuel, ajoute-t-il, nous "éliminons une bonne part d’émotivité en acceptant la participation des syndicats au niveau local.’’ A son avis, et il se refuse à parler de victoire ou de défaite, la présente négociation aura jeté plus de lumière que jamais sur le fonctionnement de cet affrontement provincial, et elle appelle un “examen collectif” sur toute la société et non seulement sur des mécanismes de relations de travail.Il était impossible hier de savoir si les poursuites intentées aux syndiqués et syndicats pour non-respect des services es- ^-19 juin-^ par la PC et l’AP Il y a 23 ans aujourd'hui, le 19 juin 1953, les époux Ethel et Julius Rosenberg étaient électrocutés à la prison de l'État de New York, Sing Sing, pour avoir transmis à des agents soviétiques des renseignements sur la bombe atomique.1972 — Grève des pilotes contre les détournements d’avion.1964 — Les rebelles congolais s’emparent d’Albertville.1917 — La famille royale d'Angleterre renonce à ses noms et titres allemands.1885 — Arrivés à New York de la Statue de la liberté, cadeau de la France aux États-Unis.1819 — Première traversée de l'Atlantique par un navire à vapeur, le Sa-lan.vannah philosqph mathématicien français Biaise Pascal.P’ le Hafez Assad déclarait qu’il soutenait les propositions françaises en vue de l’organisation d’une table ronde pour régler la crise libanaise.Le chef de l’État syrien a toutefois exclu lors d’une interview télévisée la tenue d’une conférence à bref délai, réunion que la France est prête à organiser.Avant la tenue d’une telle conférence, a poursuivi M.Assad, l’ordre doit être rétabli au Liban.Ce regain d’“intérêt” international provoque par l’assassinat de l’ambassadeur des Etats-Unis à Beyrouth et les entretiens du président syrien Hafez Assad à Paris et du président égyptien Anouar Sa-date à Téhéran, dont le Liban constitue le thème essentiel, prélude peut-être à une ultime escalade de la crise par son internationalisation.La destitution du ministre des Affaires étrangères, M.Philippe Takla, et son remplacement par M.Camille Chamoun, qualifié par certains journaux libanais de “spécialiste des interventions étrangères” — en raison de son appel à la Sixième flotte américaine lors de la première guerre civile libanaise en 1958 — s’inscrivent en effet dans la perspective d’un recours à TONU.M.Chamoun a tenu d’ailleurs à mettre les points sur les “i”, en proclamant que “le Liban a le droit de demander l’intervention de l’organisation internationale, s’il se sent en danger”.Le mécanisme dè “pacification” dont la Ligue arabe a décide la mise en place au Liban fait entendre des “ratés” avant même d’avoir commencé à fonctionner.Le président Frangié et ses alliés, MM.Camille Chamoun et Pierre Gemayel, avaient indiqué à M.Mahmoud Riad, secrétaire général de la Ligue arabe, lors de leur entrevue mardi, à Kfour, en zone chrétienne leur acceptation qu’ils subordonnaient au maintien de la présence militaire syrienne.Réuni jeudi soir à son quartier général à Beyrouth, le commandement central islamo-palestinien a adopté une série de résolutions proclamant que “la question essentielle est le retrait des troupes syriennes conformément à un calendrier approuvé par les parties concernées” et rejetant “toute limitation à la souveraineté populaire en matière d’action politique au Dans un communiqué rendu public hier matin, le commandement central se déclare également opposé au choix de Damas comme quartier général de la “f- arabe” et à l’inclusion de contingei riens dans cette force.‘force i contingents sy- sentiels allaient ou non être levées.“Ce sont des choses qui ne s’écrivent et ne se disent pas”, a déclaré un négociateur syndical.Parmi d’autres objets de règlement qui ne manqueront pas d’avoir un effet d’entraînement, il faut signaler l’obtention, pour tous, d’un mois de vacances après un an de service, en 1978-79.La clause de congé de maternité, si vivement débattue, se retrouvera sous la formulation patronale: 15 semaines de congé, l’employeur défrayant les deux-tiers du salaire durant les deux semaines qui ne sont pas couvertes par les prestations de l’assurance-chômage.Alors qu'aux Affaires sociales la partie syndicale se concertait fébrilement nier et la partie patronale se promenait désoeuvrée d’une suite à l’autre du Château Frontenac en attendant les dernières nouvelles, le secteur de l’enseignement fonctionnait soudain, au ralenti.La table de l’élémentaire-secondaire avait cependant traité et presque réglé le problème de la sécurité d’emploi la veille, .r jusqu’aux petites heures du matin.Darr Laa< Mais il reste le plus important, l’éternel problème, celui de la tâche, qui reste entier et n’a pas été discuté aux tables depuis des semaines.Les deux parties sont cependant à élaborer des compromis séparément mais elles semblent hésiter à es formuler par écrit.Rencontré dans les couloirs déserts, le sous-ministre en titre de l'Education, M.Pierre Martin, disait ne souhaiter rien d’autre qu’une reprise sur le sujet, intensivement, au cours du week-end.Le coordonnateur gouvernemental de l’ensemble des négociations, M.Richard Drouin, semblait déjà s’ennuyer de l’atmosphère des “grandes nuits” de pourparlers, et annonçait la reprise dès aujourd’hui dans l'enseignement.Une réunion du Comité d’orientation des négociations de la CEQ devait en décider en soirée.Les négociations progressent avec les infirmières en grève par Marie Laurier Le déclenchement de la grève des 5,500 membres de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec a provoqué une reprise rapide des négociations, dès minuit, hier, à l’heure meme où les piquets de grève s’installaient aux abords des 29 hôpitaux francophones affectés.Les pourparlers ont duré toute la nuit et sans en arriver à un accord de principe, un progrès sensible est acquis, notamment sur les questions des congés de maternité et des libertés syndicales.En fait, les deux parties ont convenu de conserver le statu quo sur ces sujets, ce qui constitue “une grande victoire” pour la Fédération, a commenté hier la présidente, Ginette Gosselin.Cette dernière a ajouté que ce n'est que dans la nuit de jeudi à vendredi que les négociations ont véritablement “commencé”, avec le dépôt d’une proposition patronale sur la mobilité, l'un des points essentiels du litige.Néanmoins, ce rythme de croisière devait se ralentir et les discussions procédaient encore hier d’une façon lente et ardue.Il reste beaucoup de travail à abattre sur la très importante question des horaires de travail qui touche entre autres, la rotation excessive des quarts de travail et aux fins de semaine.La partie syndicale s'emploie à fignoler une contre-proposition sur cet article primordial sur lequel les dernières offres patronales remontent au 8 mai.Des propositions ju-“intéressantes” ont aussi était faites en ce qui a trait à la fomation en cours d’emploi.Les négociations se poursuivaient intensément mer soir à Montréal et on conservait, de part et d’autre, l’espoir d’une entente de principe qui pourrait bien survenir durant le week-end.L’exécutif de la Fédération qui se trouve presque entièrement dans la métropole pourrait alors lever la grève, en attendant de consulter ses membres dès le début de la semaine.C’était du moins un optimisme que l’on entretenait de façon évidente en début de soirée mer.De leur côté, les cadres infirmiers qui occupaient l’hôpital Royal Victoria depuis 16 h jeudi, comme on l’a fait dans une quarantaine d’hôpitaux de la province, ont décidé hier matin de surseoir à cette décision jusqu’à lundi, à cause de l’encombrement excessif de cette institution 3ui recevait dans la journée les patients étournés des hôpitaux francophones, désertés par les infirmières.Réunies dans le hall d’entrée du Royal Vie, les infirmières cadres exhibaient des pancartes qui en disaient long sur leur mécontentement que leur font éprouver des conditions salariales inférieures à celles des infirmières qu’elles dirigent.Me Jean Porcheron, porte-parole du Hôpitaux anglophones et institutions pour malades chroniques sont débordés AFRIQUE DU SUD des instructions du premier ministre sud-africain, M.John Vorster, qui a annoncé au Parlement, au Cap, que l’ordre public serait maintenu à tout prix.La police a de nouveau fait usage de ses armes hier soir pour disperser des manifestants dans certaines des huit villes africaines de la ceinture de Johannesbourg où des émeutes se poursuivent.Le bilan des victimes de cette flambée de violence s’établit maintenant à une centaine de morts et plus de mille blessés, en quasi-totalité des Noirs.Le gouvernement a réagi en interdisant tous les rassemblements, sauf ceux à caractère sportif, jusqu’à la fin du mois.S’adressant au Parlement, au Cap, le premier ministre, M.John Vorster, a sommé les émeutiers de rentrer chez eux, les avertissant que la police avait reçu la consigne de ne pas hésiter à utiliser tous les moyens dont elle dispose pour rétablir l'ordre."Nous ne nous laisserons pas intimider et nous maintiendrons l’ordre à tout prix” a-t-il assuré, en estimant que les désordres et la violence de ces trois derniers jours n’avaient pas spontanément éclaté.Ils résultent, selon lui, d’”un effort délibéré pour semer la panique et dresser Blancs et Noirs les uns contre les autres”.A Soweto, où la journée a été “relativement calme”, contrairement aux deux qui l’ont précédée, les immeubles incendies par les émeutiers continuaiènt à se consumer lentement.De jeunes noirs forçaient les automobilistes et les pompistes à leur remettre de l’essence pour continuer à mettre le feu aux bâtiments qu’ils associent à la domination blanche.C’est essentiellement dans d’autres hettos noirs de la ceinture de Johannes-ourg que des émeutes ont éclaté.Vo-sloorus, au sud, Kagiso, à l’ouest, Tokosa et Daveyton, à l’est, Natalspruit et Katle-hong, au sud-est, Tembisa, et, surtout, Alexandra, au nord.On y signalait incendies d’immeubles et de véhicules, scènes de pillage et de lapidation, édification de barricades.La police a ouvert le feu et tiré des grenades lacrymogènes.Les incidents les plus violents de cette journée se sont déroulés à Alexandra où des dizaines de véhicules, des maisons, des débits de boisson et une église ont été incendiés.Les émeutiers ont détruit notamment les bureaux de l’administration bantou.On dénombre 25 morts dans cette localité.Des centaines de policiers ont pris position dans la ville et tentent de protéger les quartiers résidentiels blancs qui la bordent.Ils ont ouvert le feu quand des milliers de Noirs menaçaient de se répandre dans le quartier commerçant blanc.Des incidents ont aussi éclaté sur les campus universitaires: à Ngoye, à cent cinquante kilomètres de Durban, les étudiants de l’université noire du Zoulouland ont mis le feu à plusieurs bâtiments.La police est intervenue mais il n’y a La majorité des centres hospitaliers, d’accueil et d’hébergement ont été touchés hier par la grève générale des 80,000 salariés du secteur des affaires sociales et celle, isolée, de la Fédération des 5,500 infirmières et infirmiers du Québec.Les institutions de santé avaient toutefois pris des mesures pour limiter les inconvénients en procédant depuis quelques jours à l’évacuation du plus grand nombre de patients possible, en mobilisant tout le personnel cadre et médical et en fermant les services d’urgence.Dans la métropole, plus durement frappée en raison de l’absence des infirmières dans les hôpitaux francophones, les malades étaient acheminés vers les gros hôpitaux anglophones, ce qui a provoqué un engorgement dès les premières heures de la journée.Sainte-Justine désertée, le Children’s Hospital a fonctionné à capacité.La situation a été particulièrement pénible au Centre Georges-Frédéric de Drummondville, où tous les lits pour ma- Vingt années de vie parlementaire QUÉBEC (PC) — Le vingtième anniversaire de l’élection de trois députés à l’Assemblée nationale n’est pas passé inaperçu hier matin en Chambre.Le député libéral des îles-de-la-Madeleine, M.Louis-Philippe Lacroix, a souligné que ses collègues Gérard-D.Lévesque (Bonaventure), Oswald Parent (Hull) et Glendon Brown (Brome-Missisquoi) avaient été élus pour la première fois à l’Assemblée le 20 juin 1956, il y a 20 ans.MM.Robert Burns (PC-Maisonneuve), Camil Samson (Créd.-Rouyn Noranda), Maurice Bellemare (UN-Johnson) et Jérôme Choquette (PNP-Outremont) se sont joints à M.Lacroix pour rendre hommage aux trois députés.M.Choquette a même raconté que de 1956 à 1960, l’éloquence du député Brown avait maintes fois découragé le premier ministre du temps, M.Maurice Duplessis, qui préférait ajourner l’Assemblée plutôt que de continuer d’entendre le député de Brome.pas eu de heurts ni de victimes.A Turfloop, à deux cent trente kilomètres de Johannesbourg, les étudiants noirs de l’université du nord ont mis jeudi soir le feu à une partie des bâtiments administratifs.L’incendie a pu être maîtrisé.Dans l’après-midi d’hier, les étudiants, au nombre de deux milliers, ont défilé sur le campus en scandant ’pouvoir” et en tendant le poing.Ils ont ensuite tenu un meeting dans les bâtiments universitaires tandis que la police se tenait prête à intervenir.Aux universités du Cap et de Johannesbourg, des centaines d’étudiants blancs se sont rassemblés sur les campus en arborant des banderoles hostiles au gouvernement.Ils se sont dispersés paisiblement quand la police est arrivée sur place, après l’annonce de l’interdiction de tous les rassemblements publics.La police s’attendait à une nouvelle nuit de violences.lades chroniques sont occupés et l’on a dû s’y résigner à donner congé à plusieurs d'entre eux, en dépit de leur état de santé précaire.Il en fut de même à l’hôpital Christ-Roi de Nicolet.Dans la région de Montréal, 22 hôpitaux francophones au taux d’occupation variant entre 40% et 45% ont fonctionné plus qu’au ralenti, plusieurs d’entre eux ne pouvant même dispenser les services essentiels.Cette fois, 900 salariés du secteur hospitalier anglophone sont entrés dans la ronde de ce débrayage, perturbant la vie normale de sept institutions dont quatre ont fait fi de la loi 253.Le taux d’occupation dans ces lieux était de 80%.La region de Québec a vécu une journée pénible par l’arrêt de travail de 9,000 para-médicaux et 21 centres hospitaliers peuplés à 70% n’ont pas réussi à maintenir les services essentiels définis par la loi spéciale.Toutes les autres régions, Mauricie, Saguenay, Lac Saint-Jean, Gaspésie-Bas-du-Fleuve, Laurentide, Côte-nord, ont elles aussi vu leurs institutions de santé entourées de piquets de grève sous un soleil radieux, don de Dieu fort apprécié de tous les Québécois qui s’étaient donné la consigne de ne pas être malades.BOQUEN Suite de la pages fes atomisés de i’An O- tioüS jTOPàJL* CotâoWfi-\RRt- ï-ÉcH’fc Avec John Brecknock, Colette Boky, / Rosalind Elias.Napoléon Bisson, Claude / Corbeil, Gabnellé Lavigne.Diane Loeb Orchestre du Centre national Ôes Arts 27,30, 31 julllat à 20hOO Le projet de l’ONF — en fait, une idée de l'ancien commissaire, Sydney Newman — était de photographier ce plan vertical imaginaire qui divise l'eau, la terre, le sous-sol et l’atmosphère entre les deux pays.L'organisme a dépêché une trentaine de photographes qui, durant plusieurs mois, ont recueilli 60,000 images dans les sept provinces et les onze états séparés par le méridien 141 (Yukon-Alaska) et le 49ième parallèle Plus de 150 photographies ont été retenues pour Between Friends / Entre amis et la plupart de celles-ci montrent les paysages grandioses de ces régions et les bizarreries humaines créées par les traits de plume des diplomates.Les artistes ont bien rendu l’aspect sauvage de cette lisière: des forêts sans fin coupées par une tranchée, un bar frontalier presque désert, une église abandonnée au milieu d’un champ de blé.On a su tirer fort habilement des accidents naturels-toute la richesse des couleurs de l'environnement nord-américain; Mais cette accumulation de montagnes impressionnantes, de forets immenses et de plateaux à perte de vue nous font parfois souhaiter, en tournant la page, de retrouver le gros plan d’une petite fleur.Les hommes entrent dans ce livre avec la pose traditionnelle de l'école de Life; les traits tendus, le regard nerveux, des vieillards, souvent assis dans leur bibliothèque ou à la porte de leur maison, attendent impatiemment le déclic de l'appareil.Cette impression de vide qui se dégage des paysages se continue chez les habitants de ces ré- " ¦ M W»! ____ JM V:.V.' -• «llPiPl MliP si mt smsF*' % il gions.L’observation de l’écrasement de l’individu par l’espace peut être intéressant mais dans le cas de Between Friends/Entre amis, les sujets humains ne servent.qu’à rappeler des lieux précis le long de la frontière.Même si certains détails cho- 3uent (On accorde trois fois plus importance à la frontière du Yukon qu’à celle du Québec; que vient faire Toronto dans le chapelet des villages frontaliers?.) l’ensemble des photographies n’en a pas moins une valeur incontestable.Ce sera le cadeau privilégié des chefs d’entreprises autochtones à leurs patrons du siège social américain.Pour sa part, M.Trudeau en remettra un exemplaire au président Gerald Ford et à chaque membre du Congrès.Si le livre ne plait pas, il sera, comme l’affirme la publicité sur l’ouvrage, “Un bon placement qui augmentera de valeur au cours des ans dans le patrimoine des collectionneurs." “Les exemplaires de la première édition d'un volume précédent “Canada: l'année du pays” produit par l'équipe de l'ONF pour le centenaire de 1967 a déjà augmenté de valeur, passant de $25 à près de $600 dans certains cas”.Nombre de lecteurs auraient sans doute préféré un accroissement moins rapide de leur investissement et des images plus conformes à l'esprit de cet anniversaire."Les deux peuples sont trop proches voisins, ils ont trop les mêmes intérêts, trop d'ambitions de la même espèce pour rester indifférents l’un à l’autre" soulignait Sir Adolphe Chapleau.Ces forces d'homogénéisation ort-clles complètement anéanties les différences au point que la frontière ne peut être perçue “qu'à la différence de prix des cigarettes.” Si la frontière n’est que la pelure, l’écorce que se donne un pays pour protéger son identité, il aurait peut-être fallu aller plus loin au coeur des collectivités, avec le risque évident de soulever certaines contradictions.Et c’est précisément "Entre amis” qu'il faut dépasser le vernis des clichés polis et superficiels.dujMiqs, e esi votre tour de vous laisser jtarler d'amour* Sur to odbntJRgial du 23 2$ jim me PROGRAMME DES SPECTACLES DE LA FÊTE NATIONALE Mercredi 23 juin Jeudi 24 juin Vendredi 25 juin Samedi 28 juin GRANDE SCÈNE DU LAC AUX CASTORS 14h "La Grande Virée” Jos Bouchard, Le Rêve du Diable, L'Ensemble de Gilles Paré, L'Ensemble Folklorique de Baie St-Paul, Louis "Pitou" Boudreault Mise en scène Le Tamanoir 14h “L après-midi sur l’herbe” "Les Petits Violons" Direction musicale Jean Cousineau Présentation et mise en scène Albert Miliaire 14h “La grande fête du soieil” Une "Grande Fête du Soleil ", à laquelle tous les enfants sont conviés, se déroulera près du Lac des Castors.Une fanfare, des clowns, des chenilles géantes feront partie de cette merveilleuse célébration de la vie.Au programme: confection de costumes, de totems et de dessins, défilé et spectacle Conception et mise en scène GuyTay Costumez-vous Apportez un crayon de couleur.Une petite assiette d'aluminium.21 h30 “5 Jean-Baptiste’’ Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Jean-Pierre Ferland, Claude Léveillé, Gilles Vlgneault Mise en scène Jean Bissonnette 21h30 "Quebec Chante" Gaston Brisson, Claude Gauthier, Pauline Julien, Raymond Lévèsque Mise en scène Jean-Claude Germain 21h30 “A quelle heure la parade?” Louise Forestier, Plume, Michel Séguin, Jean Lapointe, Le Rêve du Diable et L'Enfant-Fort Mise en scène Mouffe 21h30 “O.K.nous v’Ià!" Beau Dommage, Contraction, Harmonium, Octobre "Invités" Luoar Yaugud, Richard Séguin Mise en scène Paul Dupont-Hébert SCÈNE DU CENTRE D’ART 19h Ensemble Folklorique Baie Saint-Paul 13h L'Atelier de Théâtre la Grosse Valise 13h Théâtre en L’Air 16h Les Voltigeurs de St-Hyacinthe.Les Queues de Lapin 23h30 16h 16h Raoul Duguay Les Mimes Électriques, Sylvain Lelièvre 19h Ensemble Claude-Gervaise, Les Sortilèges 19h Nabaird (Les Bardes) Tommy Duchesne et ses Chevaliers 23h30 Musique des Français d'Amérique, Acadie — Louisiane — Québec 19h Démonstration Sécurité — Incendie, organisée par le Service d'incendie de la Ville de Montréal (Terrain de stationnement du Centre d’Art) 23h30 Offenbach 21h30 La Compagnie de Danse Eddy Toussaint, Quintonal Jazz SCÈNE DU CHALET 19h Anne Joyal, Georges Langford 13h Madrigal 13h Trio Musica Antiqua, Claude Sirois 13h Ensemble Gilles Paré 21 h Dionne-Brégent 15h Los Chaskis, Groupe Folklorique Portugais de Montréal 15h Troupe Orletta, Kino-Kisos 15h Assotor, Association de danses folkloriques chinoises de Montréal 24h 17h Orchestre Noël Talarico Dionysos 17n 17h André Bertrand Jean Rata 19h 19h Guy St-Georges, Fabienne Thibeault 21 h Capitaine NÔ Jean Marcoux, Angèle Arseneault 21 h Conventum 19h Louise Bernier, Laurence Lepage 21 h Le Match 24h 24h Boule Noire Le Pouls 24h Zak Comment s’y rendre Deux entrées principales, l'une à l'est, l'autre à l'euest, permettent d'accéder facilement au Mont Royal: EST: voie Camilien Houde, intersection avenue Mont Royal OUEST: Côte-des-Neiges, intersection chemin du Souvenir .Le public peut aussi emprunter les nombreux sentiers qui sillonnent la Montagne Un système de signalisation permet de s'y retrouver facilement Autobus L'entrée de l'est “la vole Camilien Houde" (pour piétons seulement) Autobus nos 11 et 97 - départ de la station du métro Mont-Royal — arrivée angle avenue du Parc et avenue Mont-Royal entrée de roi,est “Côte-des-Nelges" les autobus 65 X - départ du métro Guy — arrivée à l'arrêt d'autobus du Lac aux Castors ou autobus 65 et 165 - départ du métro Guy - arrivée à l'angle du Chemin Côte-des-Neiges et Chemin du Souvenir Les handicapés physiques et les personnes du troisième âge devront utiliser l'entrée ouest.Apportez vos provisions — boissons gazeuses et bière en vente sur le Mont Royal - toute circulation automobile interdite.Renseignements Vous êtes beaux, gardez la Montagne belle! Afin de faciliter l'enlèvement des déchets: • Évitez d’apporter des contenants de verre.• Les sous-bois étant difficilement accessibles è l'équipement de nettoyage, veuillez déposer les déchets à découvert ou en bordure des chemins.(514) 281-1122 LA PROPRETÉ.C'EST AUSSI UNE QUESTION DE FIERTE NATIONALE! M culture et société Le Devoir, samedi 19 juin 1976 • 17 Quand l’artiste veut assumer son rôle culturel dans la collectivité Sculpture conçue avec des éléments gonflables.P- 3GJE SOUVIENS-TOI Ouvert tous les Dimanches seulement Une GALERIE pas comme les autres, présentant les peintres émailleurs avec 5 techniques contemporaines C.BÈRUBÊ -1417 rue DU FORT De 12h.à 17h.Tél: 935-3220 Importants tableaux et sculptures CANADIENS ET EUROPÉENS Dunn! jii* Lm.auVm 9*5 30 NOUS ACHETONS PEINTURES DE QUALITE FtnM sinadi •HaiacM GALERIE DOMINION Le plus grand choix de peintures et sculptures dans la plus grande galerie d'art au Canada 1438 ouest, rue Sherbrooke 845-7471 et 845-7833 PARMI NOTRE CHOIX DE GRAVURES ORIGINALES CINQ GRAVURES DIFFERENTES ET PLUS DE CH AQUE ARTISTE SUIVANT: BASKIN CARZOU LEMIEU ’l* Ie MAGNELLI PICHET SAVOIE SAXE SOULAGES TÉTREAULT DIX ET PLUS: BRIANSKY DELAUNAY ESLER GÉCIN GIGUÊRE HASEGAWA LALIBERTÉ PELLAN PETIT ZAO-WOU-KI VINGT ET PLUS: ALVAR CLAVÉ FINI FRIEDLAENDER MARKGRAF RIOPELLE TREMBLAY ET AUTRES! , 1024 OUEST, AVENUE LAURIER 279-2188 1 /% NOUS ACCEI oMaajl ACCEPTONS CHARGEX ET MASTER CHARGE Si la production de nos biens culturels comporte certaines exigences esthétiques et techniques, la diffusion de telles oeuvres présente des impératifs non moins importants auxquels nous ne pouvons pas toujours répondre.Aujourd nui plus que jamais l’oeuvre d’art est soumise aux mêmes règles économiques que n’importe quel autre bien de consommation.Une chose diffère pourtant: les réseaux de diffusion demeurent limités par rapport au rythme de production.Il en résulte le grave danger de monopole qui, en plus de fixer la valeur marchande des oeuvres, en détermine les valeurs esthétiques et stylistiques imposées au grand public.Dans cette perspective, l’artiste est ravalé au rang de simple producteur s’il ne veut pas mourir de faim.De là la nécessité de développée d’autres modes de distribution qui tiendraient compte des intérêts de l’artiste autant que ceux du grand-public.C’est ici que doivent intervenir les associations de créateurs dont les buts et les activités ne devraient pas se limiter à l’élaboration de théories stériles comme c’est trop souvent le cas.Le rôle véritable de ces organismes doit donc être orienté vers la promotion du statut social et professionnel de ses membres en favorisant chez ces derniers une production de qualité et leur donner les moyens de la diffuser adéquatement.C'est sur ces points importants que la Société des artistes professionnels du Québec tente de concentrer ses efforts depuis quelque temps.La partie n'est pourtant pas gagnée mais on assiste présentement à une renaissance de cette association qui était restée dans l’ombre depuis son expérience malheureuse GRANDE EXPOSITION MOLINARI PRÉPARÉE PAR LA GALERIE NATIONALE "La couleur est à la peinture ce que le mot est à la poésie déclarait Guido Molinari.artiste montréalais né en 1933.dans une entrevue qu'il accordait au Devoir, en 1965.On pourra retracer l'évolution de Molinari, dont l’oeuvre s'inspire de ce principe, dans la première grande rétrospective de ses peintures et de ses dessins, qui aura lieu à la Galerie nationale du Canada.à Ottawa, du 2 juillet au 6 septembre.L’exposition sera inaugurée le jeudi soir.1er juillet, par M.Hugh Faulkner, secrétaire d’Êtat.VISAGES DU CANADA La Guilde canadienne des métiers d'art.Québec, présente l'exposition "Visages du Canada ".geste de témoignage à l'année olympique.70 artistes et artisans y participeront."Visages du Canada ' veut être une sélection de représentations visuelles empruntées aux artistes et artisans qui.d'une extrémité à l'autre du Canada, ont su mettre en évidence leurs dons créateurs.La question: "Qu'est-ce qu'un Canadien?" pourrait bien nous plonger dans l'embarras; peut-être réussirons-nous mieux à expliquer, sur le mode "tactile ", la nature polyethnique de notre nation.La Guilde des métiers d'art.Québec, décernera onze "prix d'excellence": un de $500.et dix de $200.L'exposition "Visages du Canada'.se tiendra du 30 juin au 7 août 1976.à la galerie des artisans et à la galerie mezzanine de la Guilde, à 2025 rue Peel.Montréal.La nuit de la Saint-Jean c’est la nuit de la poésie Le 23 juin, en soirée, des deux côtés de l'Atlantique, les poètes répondront à l'invitation de la Communauté radiophonique des Programmes de Langue française.En direct, poètes canadiens, français, suisses et belges s'approcheront à tour de rôle du microphone de CBF-FM et traduiront les sentiments populaires qui président à la célébration de la nuit de la Saint-Jean.Au programme: le solstice d'été chez les Indiens et les Esquimaux, table ronde sur le Feu et la Fêle, poèmes divers dits par leurs auteurs, évocations historiques.Jusqu'à une heure avancée de la nuit.Mercredi prochain, 20 heures CBF-FM/100,7 •«c;»; .par.JULES ARBEC avec le Front commun des artistes en 1973.La semaine dernière, nous avions un bel exemple de ce nouveau dynamisme alors qu'une quinzaine d'artistes de la S.A.R.Q.ont été invités à participer à une expérience pour le moins inusitée dans les rues de New York en compagnie de leur collègues du sud.Pour marquer à leur façon le 200ème anniversaire des U.S.A., les artistes new-yorkais avaient organisé des séances de création collective dans l’un des quartiers les plus achalandés de la grande métropole.Cette manifestation avait comme but premier de sensibiliser le grand public aux différents éléments du paysage urbain.Revêtus d imperméables jaunes prêtés par la ville de Montréal, nos artistes s’en donnèrent à coeur joie en peignant trottoirs, pavés ou escaliers de sauvetage, de couleur.Une excellente cueillette de rebuts dans les poubelles leur a permis d’improviser des sculptures à l’aide de vieux pneus ou de chambres à air.Bref, c'était la fête dans tous les sens du terme.Par l’improviation de cet environnement, nos artistes voulaient d’abord introduire une présence de l’art dans le décor de tous les jours.Us démontrèrent du meme coup que l’art n’est pas nécessairement l’affaire des musées et galeries mais qu'il doit jouer un rôle beaucoup plus concret qui le situerait au niveau de toute une communauté.Par la même occasion, on voulait porter témoignage sur la vitalité de notre milieu artistique québécois.Cette note locale s’est traduite par des fleurs de lys un peu partout ainsi que des slogans.On a aussi distribué les journaux de l’association afin de faire mieux connaître les problèmes qui nous préoccupent.Certes, cette manifestation n’aura pas donné au public new-yorkais une idée authentique de notre production québéçoise car notre conception du paysage urbain ne s'écarte guère de celle de nos voisins.Mais c'est plutôt au niveau de la présentation d'un contact personnel avec le public que nos artistes auront été de fidèles ambassadeurs du Québec.Cette délégation cultu- Dans l’ordre, Claude Sabourin, Michel Catudal.Agnès Tremblay et Eudice Garmaise.Élaboration d’un plan structural illustrant une partie de notre environnement.relie (une vraie, celle-là) aura donné une véritable image du Québec si l'on s'en tient à l’étonnement qu elle a suscité dans le public et à la réaction favorable de la presse.“Those French people, those Quebec Commendos me semble très positif et signifiant à cet égard.Ce premier contact avec la faune new-yorkaise sera suivie d’une exposition de groupe qui aura lieu du 24 juin au 15 juillet à la Westbroadway gallery”.Parmi les exposants, on remarque les noms de Giusseppe Fiore, Solange Léveillé, Michel Catudal, Eudice Germaise et plusieurs autres.Cette expérience m'a semblé positive à plusieurs niveaux car elle fut pour ses participants l’occasion d'introduire l'art dans la rue.de prendre conscience du rôle social que l’artiste doit assumer.Mais cette dernière fonction n'est possible que par un lien de solidarité qui unit tous les créateurs.Et c’est sans doute le sentiment le plus authentique que nos artistes garderont de ce voyage.Ce n'est pourtant là qu’une réalisation parmi tant de projets qu’il reste à accomplir.On pourra en apprécier les résultats dans la mesure où cette association saura susciter chez ses membres un réel intérêt pour une cause collective.Dans la mesure où cet organisme saura maintenir un standard de qualité parmi ses membres tout en évitant un certain esprit de chapelle qui peut lui être néfaste.C’est à ces conditions seulement que la S.A.P.Q.remplira vrai-mentle rôle qui lui est assigné tant auprès de ses membres que dans le complexe global de notre vie culturelle.Radio-Québec est en fête.C’est le temps des Retrouvailles.MERCREDI SOIR, LE 23 JUIN (23hOO) LA FÊTE CONTINUE Le snectacle de la Saint-Jean télédiffusé du Mont-Royal, avec la participation de Gilles Vlgneault, Jean-Pierre Ferland, Claude Léveillée, Yvon Deschamps et Robert Charlebois.>9 «• DIMANCHES SOIR, LE 20 JUIN (19h00) LE TEMPS DES RETROUVAILLES Émission spéciale sur la fêle de la Gain-Jean et sur le patrimoine québécois.Le président des Fêtes, M, Jacques Normand, rencontrera le ninistre des affaires culturelles du Québec, M.Jean-Paul L'Allier.'k JEUDI SOIR LE 24 JUIN (21630) LA FÊTE CONTINUE En direct du Mont-Royal, spectacle avec Pauline Julien, Raymond Lévesque, Claude Gauthier et Gaston Brisson.LUNDI SOIR, LE 21 JUIN (21h00) SWING LA BAQUAISE Un film de trente minutes sur notre turluteuse nationale: La Bolduc.MARDI SOIR, LE 22 JUIN (19h00) "LA VIE" AVEC FÉLIX LECLERC Un film mettant en vedette Félix Leclerc.Réflexion sur le “sens de la vie' à travers ses récits.MERCREDI SOIR, LE 23 JUIN (19600) JE CHANTE A CHEVAL AVEC WILLIE LAMOTHE Un film de l'O.N.F.qui nous livre la vie du chanteur populaire Willie Lamothe.MERCREDI SOIR, LE 23 JUIN (21600) QUEBEC FETE, JUIN 1975 Une rétrospective des Fêles de la Saint-Jean en 1975.F VENDREDI SOIR, LE 25 JUIN (19600) MAURICE RICHARD Un film où Maurice Richard nous livre ses confidences; un film qui nous raconte les moments cruciaux de sa carrière.SAMEDI SOIR, LE 26 JUIN (19600) RAPPELLETOI Dans le cadre de l'émission Ciné-Plus, nous vous présenterons un (Mm québécois réalisé par Mireille Dansereau et Varlkes Cholakian.Radio Québec Canal 15 Québec Canal 17 Montréal et aussi par câble En direct, nous diffuserons aussi les spectacles du 24 et du 26 juin SAMEDI SOIR, LE 26 JUIN (21630) LA FÊTE CONTINUE En direct du Mont-Royal, spectacle mettant en vedette Beau Dommage.Harmonium, Octobre et Raoul Duguay.Le temps des Retrouvailles à la télévision de Radio-Québec du 20 au 26 juin.\ » 18 • Le Devoir, sa medi 19 juin 1976 culture et eoclété ctnema -par.ANDRÉ LEROUX Hommage àl’innocenceperdueJhat’s Entertainment, part 2 I À L'AFFICHE V*mi rkt av*c Mandolin* qui tomb* amoureuse da tous les comptables qu'au* rencontra Oapras l« roman de JACQUES FAIZANT av«c BERNARD MENEZ MARIE-HELENE BREILLAT •t SUZY DELA» 7 30 9 30 Vittohs Gassman Parfym de famine le DAUPHin BEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 721 60S0 Après avoir vu That’s Entertainment, je ne croyais pas qu'il serait possible à la Metro-Goldwyn-Mayer de réunir et de retrouver assez de matériel intéressant et original pour donner une suite au film de Jack Hailey Jr.Ce premier volet contenait tellement de merveilleux Dès le 24 juin le ¦ theatre des marguerites inc HÏÏ23 Muoivui pi a.Am» sLéà JANINE SUTTO LEO IL1AL ROGER GARCEAU JEAN BROUSSEAU AUBERT PALLASCIO JEAN-LOUIS PARIS GEORGES CARRERE ELISABETH CHOUVALIDZE MARDI.MERCREDI.JEUDI.VENDREDI a 9 h 00 SAMEDI 12 spectKlel 7 h 30 et 10 h 30 RELÂCHE DIMANCHE El LUNDI ADMISSION.SA00 - SAMEDI: SS00 Billets en «ente au guichet.Tél, (819)377-3223 TROIS-RIVIÊRES-OUEST LES ATELIERS DE FRANÇOISE GRAHAM ENRG.5110 AVENUE DU PARC (COIN LAURIER) DANSE CONTEPMPORAINE STAGE INTENSIF du 28 juin au 9 juillet SESSION REGULIERE ETE 76 EXPRESSION CORPORELLE DANSE CONTEMPORAINE TECHNIQUE RENSEIGNEMENTS: 1-514-273-2213 Ministère de l'Education Permis no 749870 Enseignement de C'ulluré Personnelle "GORDON SHEPPARD RÉUSSIT CHAQUE SOIR UN SPECTACLE TOTAL DANS L’ÉGLISE DU MESSIE ET, D’UN SEUL COUP, LE CINÉMA ET LE TEMPLE SE TROUVENT RÉINVENTÉS.UN CHEF D’OEUVRE Hubert Aquin, le 7 juin 1976.9:00 P.M.REPRESENTATION TOUS LES SOIRS Sauf les lundis [Ï4ÀNS | La célébration de l’orgaame spirituel par Gordon Sheppard.JUSQU'AU 27 JUIN ! EGLISE DU MESSIE Angle Sherbrooke & Simpson (Métro Guy) Renseignements 931-3753 extraits de comedies musicales réalisées à la M.G.M.que je ne concevais pas comment on pourrait surpasser, en qualité, ce qui avait été si soigneusement compilé dans That’s Entertainment.Même si ce film était alourdi par d'affligeantes présentations, dignes de celles auxquelles on a malheureusement droit chaque année lors de la soirée des Oscars, il n’en demeurait pas moins une magnifique incursion dans un genre qui ne semble pouvoir re-naitre de ses cendres, un exaltant voyage dans le temps de l’innocence.Après la guerre du Vietnam et le scandale du Watergate, l’innocence n’est peut-etre plus possible et accessible.That’s Entertainment, part 2 prolonge le premier volet, est auréole d'accents nouveaux et re-plonge dans un brillant passé cinématographique fermement enraciné dans la mémoire des cinéphiles.Cette seconde anthologie ne se limite pas aux seuls extraits de comédies musicales puisqu’elle amalgame des séquences tirées de films avec Clark Gable, Katherine Hepburn, Spencer Tracy, Frank Sinatra et bien d’autres, à des scènes provenant de comédies, de drames et de mélodrames.C’est un éventail qui nous ouvre diverses perspectives sur le cinéma d'une époque où les américains et les spectateurs du monde entier s'émerveillaient devant la virilité flamboyante de Clark Gable qui n’arrêtait pas de répéter, de la même façon, “I love you" à toutes les femmes qu'il rencontrait, se tendaient devant les complaintes de Garbo qui aspirait continuellement à la solitude, et rêvaient à tout ce qui pouvait unir et séparer Katherine Hepburn et Spencer Tracy.That’s Entertainment, part 2 constitue donc moins un hymne nostalgique à une époque révolue qu’un catalogue de tout ce qui a fasciné l'imagination populaire et façonné l’inconscient collectif.D’une certaine façon, ce second volet s’affirme comme un chant vibrant à une liberté perdue, à une forme de poésie volatilisée.Ainsi dans les comédies musicales tout pouvait arriver au moment le plus inattendu, tout pouvait déjouer des obstacles apparemment insurmontables, tout pouvait dévier aux lois de la logique.C’était l’éclatement de l’invraisemblable, la percée du rationel, la suppression de la pesanteur.Dans It’s Always Fair Weather, Gene Kelly se ballade en patins à roulettes sur les trottoirs et dans les rues contournant avec une légèreté presque aérienne les lampadaires.Rien ne l’arrêtait et les feux de circulation ne pouvaient retenir son mouvement fluide comme le vent qui se faufile entre deux portes.On retrouvait devant la comédie musicale une espèce de candeur enfantine qui nous permettait de tout accepter et de nous laisser guider par le mouvement des danseurs, par la féérie des décors, par le choc des couleurs et par Tivresse de la musioue.A travers la comédie musicale, les américains sont parvenus à exprimer, avec la plus grande justesse et la plus belle simplicité, leur naïveté imperturbable, leur besoin pressant de romantisme et leur foi en tout Programme Arts et Culture Billets en vente aux gu: jhets et aux comptoirs TRS L'OPÉRA DU QUÉBEC PRÉSENTE le barbier de séville DE ROSSINI Mise en Scène: JEAN GASCON Direction Musicale: PIERRE HÉTU Décors et Costumes: ROBERT PRÉVOST Maître des Choeurs: RENÉ LACOURSE AVEC Dominic Cossa/ Louise Lebrun Pierre Duval/Napoléon Bisson Claude Corbeil/ Paule Verschelden Roland Richard AVEC LA PARTICIPATION DE L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL ET DES CHOEURS DE L OPÉRA DU QUÉBEC Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts 1, 3 et 5 juillet, 20h00 Billets: $12, $10, $7, $5.ce qui peut charmer, séduire et conquérir.Évidemment, certains “intellectuels" hautains se sont acharnés contre ce genre qui mêle le réalisme à la feérie, le quotidien au merveilleux, sous prétexte qu’il entretenait des illusions sans lendemain et qu’il ne parlait pas de problèmes réels, concrets et socialement identifiables.C’était mépriser bien facilement tout le talent qui y était investi et exiger ce qui n'appartenait absolument pas au genre.Les détracteurs de la comédie musicale ont trop souvent oublié que ce genre opérait régulièrement un retour au réel par l’imaginaire et qu’il ne prétendait pas régler nley 1 moi, du plus beau moment de That’s Entertainment part 2 car il combine parfaitement les pouvoirs de l’image et du son, fusionne la vitalité des comédiens à la vivacité du mouvement, scinde la perfection de la musique à l’extrême exactitude de la choréographie pour nous faire éprouver directement le plaisir de chanter et de danser, pour nous faire vibrer à la plénitude de la joie des deux personnages et pour nous faire ressentir la magie du cinéma.La comédie musicale s’adresse, avant tout, aux sens, à l’imagination et à la sensibilité.That’s Entertainment, part 2 me persuade (contrairement à trop de films qu'un numéro dansé d’Eleanor prétenduement “sociaux" les problèmes de notre planète.Pour apprécier les numéros aquatiques d’Esther Williams dans Easy to Love de Charles Walters, il faut accepter les conventions du genre, se débarrasser de tous nos systèmes de défense contre ce qui ne relève pas du réalisme étroit, et se laisser transporter par la précision du ballet aquatique, par la souplesse souveraine de madame Williams et par l’invention constante de la mise en scène.Évidemment, Esther Williams émerge du jet d’eau final comme une princesse au maquillage éternellement parfait et au sourire perpétuellement figé, mais on ne peut qu’admirer l’harmonie totale de l’ensemble, la belle progression qui nous conduit au triomphe final et la fougue cinématographique de tous les éléments qui participent à l’élaboration du délire That’s Entertainment, f»art 2 démontre non seulement a versalité du genre mais aussi l’incroyable talent de tous ceux qui ont contribué à faire de la comédie musicale l’un des genres les plus populaires de toute l'histoire du cinéma.Populaire par ses contenus.Populaire par ses propos.Populaire par sa forme.Populaire par tout ce qu’il éveille chez le spectateur.Comment ne pourrait-on pas être ému par Texhubérante séquence ou Donald O’Connor, Debbie Reynolds et Gene Kelly se livrent, au petit matin, à un étourdissant élan de joie escaladant, après avoir éclaté de bonheur d'une pièce à l’autre, un sofa dans Signin’in the Rain de Powell recèle l’essence même de la poésie et qu’une envolée de Fred Astaire, le plus léger de tous les danseurs, rejoint le coeur même de l’Art.Il faudrait vraiment vouloir se bander les yeux pour ne pas reconnaître que la comédie musicale nous entraîne dans tout ce que nous avons de plus précieux et de plus irremplaçable: notre pouvoir de rêver et de nous émerveiller.Le soin de relier les extraits, de faire en sorte que le spectateur ne se sente pas perdu au milieu d’un amas d'éléments disparates, a été confié à Gene Kelly et à Fred Astaire, les deux hôtes de That’s Entertainment, part 2.Kelly a lui-même réalisé de nouvelles séquences qui servent à assurer un fil conducteur indispensable.Astaire et Kelly forment un couple de danseurs épatants.Maigre leur âge assez avancé, ils continuent à faire preuve d’une virtuosité incomparable, épousant les mêmes pas et s’appuyant jusque dans les plus infimes glissements musicaux, Kelly est un danseur beaucoup plus charnel, beaucoup plus physique, beaucoup plus terre a terre que Astaire (cela peut s’expliquer par sa forte constitution).Ce dernier semble flotter dans un monde presque immatériel.La combinaison de leur style respectif crée un spectacle envoûtant, alliage de sophistication et de rigueur, d’élegance et de fermeté.Mais leur présence ajoute finalement peu d'éclats au film car ils doivent jouer principalement.les rôles d’hôtes.Ce qui leur convient mal car ils sont à l’affiche ¦ Taxi Driver: Le nouveau et brillant film du jeune Martin (Mean Street; Alice Doesn’t Live Here Anymore) Scorcese.Travis Bickle (extraordinaire Robert De Niro) devient chauffeur de taxi parce qu’il ne peut dormir la nuit.Le film est le puissant récit de la lutte ouverte qui se livre entre Travis et New York.Scorcese nous convie à une vertigineuse descente aux enfers, à un voyage hallucinant au bout de la violence, à l’exploration farouche d’un milieu en décomposition.Ce qui débute comme la chronique douloureuse d’un citoyen passif et bourré de frustrations débouche sur le cauchemar d’un homme qui croit pouvoir exorciser ses fantasmes dans et par la violence.Admirable de la première à la dernière image.Palme d’or au festival de Cannes cette année.(Atwater I) ¦ Fox et ses amis:Le 23è film du jeune cinéaste allemand Rainer Werner Fassbinder dissèque lucidement les rapports affectifs, sociaux, politiques et éco-, nomiques qui lient Fox, un prolétaire démuni, à Eugen, un bourgeois repu et égoiste.Même si Fassbinder considère Fox comme une pauvre victime sans défense de l’ordre bourgeois, le film n'en demeure pas moins une impitoyable radiographie d’une société hypocrite, raciste et terrifiée par la marginalité.(Cinéma du Complexe Desjardins) ¦ L’Histoire d’Adèle H: Une barque émerge de la nuit.Adèle Hugo (émouvante et sublime Isabelle Adjani), la deuxième fille de Victor Hugo, débarque à Halifax à la recherche du seul amour de sa vie, le jeune lieutenant Pinson.Rarement la passion amoureuse a-t-elle éclaté au cinéma avec une telle intensité physique, une telle splen- deur tragique et une telle densité affective.Truffaut a concentré toute sa mise en scène, à la fois distanciée et lyrique, sur la solitude complete d’une femme très en avance sur son époque et qui se détruit dans et par l’amour (Pierrot et 7e Art) ¦ The Bad News Bears: Une charmante et hilarante comédie du jeune cinéaste américain Michael (Smile; The Candidate; The Downhill Racer; Prime Cut) Ritchie.Un entraîneur alcoolique et désabusé (excellent Walter Matthau) revigore une équipe de baseball de la ligue mineure, les Bears.Une originale réflexion sur la compétition dans la société américaine et sur le dépassement de soi devant l’obstacle.Une comédie supérieurement intelligente comme on en voit trop rarement.(Claremont) ¦ End of the Game: Une froide et calculée adaptation du roman de Friedrich Dürrenmatt Le juge et son bourreau.L'intellectualisme rigide et ludique de Dürrenmatt a tué la fine sensibilité du réalisateur Maximilian Schell qui nous avait habitués dans ses deux premiers films (First Love et The Pedestrian) à plus de nuances, à plus de souplesse et à plus d’authenticité.Extrêmement ennuyeux et atonal mais illuminé par l'interprétation fougueuse du cinéaste Martin Ritt.(Snowdon) forcés de ressasser des lieux communs, d’affirmer des évidences et de dire ce que les films expriment beaucoup mieux qu'eux.En plus de manquer d’originalité visuelle, les séquences tournées par Kelly s'étirent inutilement en longueur et sont trop fréquemment insérées au milieu des extraits.Et pourquoi Kelly doit-il vanter l'immense talent de Judy Garland alors que le seul extrait de The Pirate de Vincente Minnelli suffit à nous rappeler que Garland fut l'une des comediennes les plus sensibles et les plus expressives de l’écran.Était-il nécessaire que l'hôte souligne la beauté unique d'Eleanor Powell.Cela s'impose, de soi, dans les extraits où danse la reine de la claquette.Il est également dommage que certains extraits aient été raccourcis; donc amputés de leur rythme originel.La séquence où Garbo danse “La Chica Chica" dans Two-Faced Woman prend tout son sens par la progression inhérente à la situation.C’est un moment de pure invention où "la Divine" se laisse emporter par son seul instinct et, devant des invités d'abord éberlués puis, peu à peu, séduits par l'ivresse et î’exhubérance de la circonstance, crée un nouveau style de danse.Dans That’s Entertainment, part 2, on voit Garbo danser quelques instants et on n’a pas le temps d’apprécier le développement tout a fait particulier de la séquence, de goûter au plaisir et à la joie de la danse.Comme le film se perd, à plusieurs reprises, en hommages aux principales vedettes de la M.G.M., le spectateur doit lui-même tenter de se souvenir des moments et des films auxquels les extraits renvoient.On dirait que le choix des extraits s'est effectué sous le signe de la peur.En réunissant, sous forme de collage, certains passages des films de Tracy et Hepburn, Kelly, responsable du montage, a craint de les favoriser au détriment d'autres tout aussi importants.De telle sorte que That’s Enternainment, part 2 consacre, à peu près le même temps, aux extraits tirés des films de Sinatra, Gable et Garland.Comme s’il s’agissait de ne blesser personne et de veiller à répartir equitablement les mérites qui reviennent à chacun.L’intention était noble mais le spectateur ne peut qu'éprouver une certaine frustration car les extraits, tirés de leur contexte, sont beaucoup trop courts.Ce qui nous empêche de nous imprégner suffisamment de l’atmosphère et du ton de chaque film.On voudrait en voir plus alors qu'on est catapulté brusquement d'un extrait à l'autre.Les meilleurs moment de That’s Entertainment, part 2, moins rigoureusement construit que le premier volet, sont d'ailleurs ceux où les extraits nous sont présentés dans leur intégralité.Mais l'ensemble est sauvé par la tendresse et l’affection qui ont présidé à la compilation des extraits.Le film respecte ce qu’il nous donne à voir.Il ne s’en moque jamais cruellement.Il n’y a aucune trace de mépris dans That’s Entertainment, part 2 envers les clichés romanesques, les situations invraisemblables, les personnages uniquement préoccupés par leurs quêtes amoureuses, et les imbroglios épisodiques qui abondaient dans les comédies musicales des années ’30, 40 et 50.Ainsi le spectateur peut rire affectueusement de cette naïveté perdue tout en éprouvant la douceur et le charme intrinsèques des conventions du genre.En tant qu’hôtes, Gene Kelly et Fred Astaire préservent une délicate distanciation à l'entreprise et nous empêchent de ressentir un sentiment de supériorité par rapport au public de l’époque, aux spectateurs d’hier qui ont crû et aimé ces conventions.Le ton chaleureux dans lequel baigne That’s Entertainment, part 2 indique bien le but ultime des meilleures comédies musicales de la grande époque: procurer, pendant quelques heures, aux spectateurs un sentiment de bien-être, une sensation de joie et d’exhu-bérance lyrique.En plus d’être un hommage amoureux au passé, That’s Entertainment, part 2 offre aux spectateurs le même plaisir que celui éprouvé par ceux qui, en 1953, découvraient Band Wagon de Minnelli.On sort du film en ayant le goût de chanter, de rire et de danser.Seuls, les critiques et les spectateurs qui refusent leur plaisir (il y en a hélas trop!) feront probablement la fine bouche devant ce film qui, cette année, a ouvert le festival de Cannes.(Cinéma Westmount Square) St-Marc-sur-Richi Dites-le avec des Tie Une comédie de Jean Barbeau et Marcel Dubé BILLETS MAINTENANT EN VENTE Billets Montréal Ed Archambault.500 est, Ste-Cathenne Sauvé Frères 276-5773 St-Marc-sur le-Richelieu 584-2226 eif'ç I*v/T r 1 **x Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et aux comptoirs TRS LES MIMES ELECTRIQUES premiere partie Paul et Paul photo Serge Gnmaux Théâtre Maisonneuve Place des Arts 2 juillet, 20h30 Billets: $6.50, $5.50, $4.50,$3.50,$2.50.35 MILTON / 842-6053 SALLE RESNAIS T M 1 ANS LUN a VEN 7 009 30 Une femme sous l’influence de l'amour peut quelques fois se détruire! SOUS INFLUENCE SALLE EISENSTE1N un film de TACCHELLA POUR 730 930 QyuAiti (JouôJnCy [ MARIE CHRISTINE BARRAULT VICTOR LAMOL'K " Un film qu on a envie de revoir immédiatement.Une des meilleures compositions de Michel Simon Construit sur un scenario ngoureux.c est une réussite Diriges par Mocky.Simon.Serrault.Galabru.sont fabuleux "Une incontestable réussite.Rire et frémir procure parfois un grand bonheur , , • .;MV.• .-VIS ¦« "D une verve irresistible.J ai passe une excel lente soiree " "Un Mocky cocasse et mordant D excellents acteurs qui dechainent les rires son dernier chef-d'œuvre s MICHEL 9M0N % L’ibis rouse 7 mfimcteJœn Ftene Mocky MOTL SERAIT MKTüGALÆRJ 11»**' 222 CONT DES 12 35 THEMROC EST UN FILM DIFFICILE SIMPLEMENT POUR QUI SE j4 FERME ÀL ËVIDENCE.TOUT EST aAIR SANS DISCOURS INUTILE ; /\NS THEMROC EST UN FILM ORIGINAL - SERGE DUSSAULT ( LA PRESSE ) A VOIR ABSOLUMENT II! JEAN MORIN { BON DIMANCHE ) THEMROC refuse tout comformisme - PARIS-MATCH THEMROC.c'est jeter par dessus bord les tabous de • la morale sociale - le nouvel observateur THEMROC avec ses images sauvages et son esthétique de tract est un point limite qui devrait être un point de départ et un exemple., La Chambre » Rouge „ I K WÇOISI BRIOS MM RK I ROM I SI I \RO\ U RM \ un lilni Éducation techniques infirmières (médecine- chirurgie) Physique: diplôme universitaire de 1er cycle: expérience pertinente.Administration1 diplôme universitaire de 1er cycle: exp®ri' .' ence pertinente.(2 postes) * ÉlM'trntorhninuo-ô'P'ôme universitaire de 1er cycle: expéri- tieuroiecnnique.encejndustrjelle souha|table Infnrmatiniio- diplôme universitaire de 1er cycle: expéri-iniormdtique.encejndustrjenesouhai,abie.ENTRÉE EN FONCTION: août 1976 Faites parvenir votre curriculum vitae et les attestations d éludes d études et d'expérience le plus tôt possible, à: La Direction des Services au personnel, Collège de Valleyfield, 169, rue Champlain, L Valleyfield, Qué.J6T 1X6 UNIVERSITE DE SHERBROOKE CARTOGRAPHIE Professeur demandé Le Département de géographie de l’Université de Sherbrooke requiert, pour le 1er août 1976, les services d’un professeur à plein temps pour assumer l’enseignement de la cartographie.Qualifications Être titulaire d’au moins une maîtrise et posséder une expérience pédagogique et de recherche dans le domaine de la cartographie thématique ainsi que des connaissances en cartographie automatisée.Faire parvenir son curriculum vitae d’ici le 28 juin au: Directeur Dép.de géographie Université de Sherbrooke Sherbrooke, Québec J1K 2R1 COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DU GOLFE CONSEILLER PÉDAGOGIQUE en MESURE et en ÉVALUATION LIEU DE TRAVAIL Centre Administratif.Sept-iles ENTRÉE EN FONCTION: Le 1er luillet 1976 FONCTIONS PRINCIPALES: Développer une politique Or mesure et dévaluation, la propager auprès des dirigeants dècoler et auprès du personnel enseignant et mettre celle politique en appii cation.Promouvoir une philosophie de la mesure et de revaluation qui mette l'accent sur une évaluation de plus en plus gipbale oe la personnalité et axer cette philosophie sur une pédagogie de succès plutôt que d'échec.Sensibiliser le personnel enseignant et 'es dirigeants décote à une pédagogie de la mesure et de l'évaluation qui tiennent compte des aptitudes, des besoins et des intérêts de chacun des étudiants.i Élaborer un système cohérent de mesure et dévaluation en faisanl ressortir les objectifs poursuivis: Jouer un rôle d animation et de support au secteur de lénfance inadaptée.QUALIFICATIONS REQUISES: Posséder un diplôme universitaire de 1er cycle dans une discipline appropriée Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur candidature ou de téléphoner à: Chantal Martel-Belland, Service du Personnel, 30, rue Comeau, Sept-lles, Québec Téléphone (418) 968-9901 FIN DU CONCOURS: le 24 juin 1976.COMMISSION SCOLAIRE REGIONALE DU GOLFE AGENT D’INFORMATION LIEU DE TRAVAIL Centre Administratif.Sept-lles.Québec ENTRÉE EN FONCTION: le 1er luillet 1976 L'agent d'information est nommé par les commissaires d écotes sur la recommandation du directeur-général et il releve directement de ce dernier NATURE DU TRAVAIL: L agent d information effectue des tâches relatives a la conception de politiques d'information interne et externe et de publicité et est chargé de leurs applications ATTRIBUTIONS CARACTÉRISTIQUES: L agent d informa tion choisit, recueille et.à l occasion.synthétise ou adapte des informations pour lin de présentation à une population visée selon diverses techniques A cette tin.il recommande au directeur-général, les canaux de communication qui devraient être implantés dans I organisme et les media d'information qui devraient être utilisés.Il rédige et revise les prospectus.les communiqués et les documents d'information ou de publicité entourant ses activités et destinés au personnel, aux élèves, aux parents, à la presse, ou au groupe socio-économique Il peut être appelé â participer à des émissions radiophoniques et 0e télévision.Sur demande, il peut être appelé à préparer des textes de conférence et de causerie à I intention du personnel de direction de la Commission Il peut également être responsable de l organisahon et de la gestion d un centre de documentation constitué d articles de journaux et de revues cfinterèts pour la Commission Il peut se voir confier toutes autres responsabilités inhérentes à sa fonction.QUALIFICATIONS REQUISES: Posséder un 1er diplôme universifaire terminal dans une discipline appropriée, dont ( obtention requiert un minimum de seize (16) armées d études.La connaissance du milieu scolaire et de la Côte Nord sera un atout important.RÉMUNÉRATION: Selon les politiques administratives et salariales du Ministère de l'Éducation Les personnes intéressées sont priées de taire parvenir leur cendids-ture à: Chantal Martel-Belland., Service du peraonnel.30 rue Comeau.Sept-llea.Qué.FIN DU CONCOURS: Ie29|uint976 «I Université du Québec à Trois-Rivières PROFESSEURS EN LINGUISTIQUE Champs d’orientation: Phonologie Phonétique Linguistique historique Sociolinguistiqué-et psycholinguistique Fonctions: Enseignement, recherche, encadrement, participation aux activités du département.Exigences: Doctorat ou l'équivalent Traitement: Selon la convention collective en vigueur Les candidats sont priés de faire parvenir un curriculum vitae détaillée à: Monsieur Raymond Ragé Directeur Département de français Université du Québec à Trois-Rivières C.P.500, Trois-Rivières G9A 5H7 OFFRE D’UNE CARRIÈRE REMPLIE DE DÉFIS À MONTRÉAL MIDLAND DOHERTY LIMITÉE Un courtier en valeurs de placements qui exerce ses activités à travers le pays a besoin d'un Représentant des Ventes Licencié possédant des qualifications spéciales de Chef 1) Il doit être parfaitement bilingue 2) Il doit posséder un chiffre de ventes impressionnant 3) Il doit être très intéressé à développer chez les gens: — le recrutement — l'entrainement — la motivation — la mise en marché 4) Il doit posséder un minimum d expérience de 5 ans comme Vendeur — de préférence au Québec 5) Il doit vouloir se joindre à une équipe qui connaît déjà du succès — en qualité de collaborateur de premier rang.PLAN DE REMUNERATION NÉGOCIABLE - GRANDE VARIETE 0 AVANTAGES A RETIRER Toutes les réponses seront strictement confidentielles Veuillez envoyer votre curriculum vitae a MIDLAND » DOHERTY M.Jean-Paul Brazeau Midland Doherty Limited Suite 208,3 Place Ville Marie Montréal, Téléphone : 879-1050 iï'in iiicv* VlllTAll’î.UNIVERSITÉ LAURENTIENNE Secrétaire du Conseil des gouverneurs Le Secretaire Ou Conseil des gouverneurs assure les services de secrétariat pour le Conseil des gouverneurs son Comité exécutif et ses autres comités, et tient des dossiers appropriés pour les instances en question.Le Secrétaire remplit egalement les (onctions d agent de développement de i Université et d agent de liaison auprès de l Association des anciens En ce qui concerne ces fonctions, il relève du Recteur et doit maintenir les rapports étroits qui s'imposent avec divers autres bureaux et comités de l'Université Les candidats,doivent avoir une excellente connaissance de 'anglais et du français et posséder un diplôme universitaire Barème de traitement: de St 5 000 a S20 000 Le candidat choisi entrera ei fonction te 1er luillet 1976 ou le plus tôt possible après cette date Faire parvenir son curriculum vitae au: Recteur, Université Laurentienne, Sudbury (Ontario).C.L.S.C.CHÂTEAUGUAY recherche COORDONNATEUR DU SECTEUR GÉNÉRAL ÆHcss LE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE LA GASPESIE ET DES ILES DE LA MADELEINE \ FONCTIONS: Sous l'autorité du Directeur Général: — Il planifie, programme et coordonne les activités de trois (3) équipes d’intervention médico-psycho-socio-communautaires.— Il s’assure que les activités de son secteur sont conformes aux objectifs fixés (prévention et curatif, première ligne).— Il dirige le personnel de son secteur (18 personnes) et procède à son évaluation à l’exclusion des actes professionnels.— Il participe à l'élaboration des budgets prévisionnels de son secteur, et voit au contrôle des budgets de fonctionnement approuvés.— Il participe à l'équipe consultative de direction.— Il planifie, organise et anime les rencontres avec les chefs d’équipe de son secteur.— Il participe au recrutement et à la sélection des membres de son secteur.EXIGENCES: — Diplôme universitaire en sciences humaines.— Personne sensibilisée et réceptive à l’approche glo baie, préventive et communautaire.— Connaissance en planification et programmation.— Connaissance et habilité à intervenir auprès de groupes de tâche.— Capacité en planification et programmation.— Expérience pertinente.SALAIRE: Selon les normes du Ministère des Affaires Sociales.Les candidats intéressés doivent taire parvenir leur demande écrite accompagnée d'un curriculum vitae avant le 2 juillet 1976 au C.L.S.C.CHATEAUGUAY A/S M.Denis Lemieux Directeur des Services Administratifs 101 rue Lauzon i Châteauguay.P.Qué.recherche Chef du service de développement des ressources non-institutionnelles FONCTIONS: Sous l’autorité du directeur de la gestion des programmes, dirige, contrôle et supervise la recherche, l'évaluation et la formation des ressources familles d'accueil, nécessaires à la protection et à l'hébergement des individus.QUALIFICATIONS: Diplôme universitaire en sciences humaines et trois (3) ans d'expérience dans le domaine du développement des ressources sociales ou dans un domaine connexe.RÉMUNÉRATION: Selon les échelles en vigueur dans les C.S.S.ENDROIT: Gaspé - Centre Administratif du C.S .S.Les personnes intéressées à ce poste sont priées de faire parvenir leur offre d’emploi accompagnée de leur curriculum vitae avant le 9 juillet 1976 au: SERVICE DES RESSOURCES HUMAINES C.S.S.G.I.M.C.P.39, GASPÉ, P.Q.COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DE L'YAMASKA recherche • DIRECTEUR DE CENTRE (à plein temps) Attributions: Sous ( autorité du Directeur de l EducatiO" des adultes il planifie, c-gamse.coordonne et dirige les activités d enseignemenl educatives et psycho-sociales offertes aux adultes Il évalue le personnel sous sa responsabilité Il accomplit toute autre tâche Que lui confie son supérieur immédiat Critères d’admissibilité: Autorisation personnelle permanente dènseigner ou autorisation ap propriée a ( education des adultes — Diplôme universitaire exigeant un minimum de seize 1161 années d'études ou I équivalent — Six (61 années d'experience pertinente dont au moins trois i3| dans I éducation des adultes et.de preference de I experience dans un poste de direction: — Habileté à résoudre des problèmes d ordre technique et administratif complexes Conditions de travail et salaire: Selon les politiques du M E Q Heures de travail: de 14 45 heures à 22 15 heures • PRINCIPAL-ADJOINT Polyvalente Beloeil (1600 éléves, 1er et 2e cycle) Qualifications: — Brevet d'enseignement du Québec: — Formation universitaire exigeant au moins seize H6) années de scolarité — Une expérience dans un domaine particulier pour résoudre des problèmes d ordre lechmoue et administratif complexes de preference dans un poste de chef dèauipe ou de chef de departement ou dégroupé — Une expérience de cinq (51 ans comme enseignant Conditions de travail: Selon les politiques du M.E.Q Rémunération: su.585 -S18.619 lecheiie 1974.751 Faire parvenu ottre de service avant le 28 juin 1976.au Directeur des Services au personnel, 2270, Malhiot, St-Hyacinthe, Qué.J2S 4G3 1 t ! 1 F 24 f 22 • Le Devoir, samedi 19 juin 1976 Voir autres Carrières et Professions, en pages 20, 21 et 23 Direction de l’Information Le Suco demande un: RECHERCHISTE — Coordonner et superviser le travail de recherche et de production visant à la fabrication des instruments pédagogiques (écrits et audio-visuels) nécesssaires au travail d'éducation du Suco; — Assurer la production de ces instruments de travail; — Assumer la responsabilité de la banque de ressources du secteur éducation.HOPITAL STE-JUSTINE Centre hospitalier affilié è l’Université de Montréal A ADJOINT-MEDICAL au département de la santé communautaire.Fonctions: — Assister le chef dans ses fonctions de santé publique, d’organisation, d'enseignement et de recherche; — Participer à la conception des programmes de santé communautaire et au travail de l'équipe multi-disciplinaire; — Participer à renseignement clinique pré et post-doctorale — Remplacer le chef, au besoin, auprès des diverses ins-' tances intre et extra-hospitalières.Les exigences: — Très bonne connaissance du tiers-monde et des expériences intéressantes qui s'y font; — Très bonne connaissance du milieu québécois; — Expérience dans la production d'instruments pédagogiques (écrits et audio-visuels): — Capacité de vulgariser l’information; — Analyse originale sur la coopération et le développement; — Capacité de travail en équipe; — Expérience dans le tiers-monde utile Salaire: selon la politique salariale de l'organisme.Lieu de travail: Montréal Date limite: 10 juillet 1976 Entrée en fonction: début août.Veuillez laire parvenir votre curriculum vitae à: Jacques Gauthier, Directeur de l'Information, 4824, Côte-des-Neiges, Montréal, Qué.H3V1G4 Tél.: 735-4561 OUVERTURE DE POSTES CADRES INTERMÉDIAIRES COORDONNATEUR SANTÉ Exigences Diplôme universitaire en nursing de préférence en nursing communautaire au moins deux (2) ans dexperience pertinente en santé et en administration ou gestion du personnel si possible COORDONNATEUR SOCIAL et ACTION COMMUNAUTAIRE Exigences T S P ou tout autre diplôme universitaire équivalent et terminal, au moins deux (2) ans oéxpénence très pertinente dans le domaine socio-communautaire et en admmistrati'on ou gestion si possible Pour ces deux postes Fermeture: 30 juin 1976 Exigences capable dèxercer un leadership positif au sein d une équipé multidisciplinaire Bilingue MEDECINS(2) Deux medecms intéressés à travailler en prévention et curatif dans une équipe multidisciplinaire A salaire.Travail captivant pour un médecin qui aspire à faire de la médecine familiale et communautaire Milieu sympathique et bilingue.ORGANISATEUR COMMUNAUTAIRE Tâches Favorise l auto-developpement intégrai des personnes et de groupes cibles, etc Exigence Formation e’n animation et/ou/sciences humaines de niveau universitaire P.S.: tous ces postes sont à combler le plus tôt possible En septembre r,o,.s aurons besoin de - T AS et T S P - mfirmiertefs licencietels — diététicienne ou nutritionniste — travailleurs et animateurs communautaires Ces concours sont ouverts aux hommes et femmes Pour de plus amples renseignements, téléphoner à charge renversée à 18191 683-3000 Pour faire application, demander formules d application à Raymond Carrier, Directeur général, C.L.S.C.Fort-Coulonge, C.P.430, Comté de Pontiac, P.Q.J0X 1V0 la commission scolaire de jacques-cartier 1500 est, boul cure-poirier longueuil, qué.J4J 4T9 OFFRE D’EMPLOI Exigences: — Membre en règle de la Corporation professionnelle des médecins de la Province de Québec; — Détenteur d'un diplôme en hygiène publique ou l'équivalent; — Expérience dans le champ de la santé communautaire et de la médecine clinique; — Bilingue Salaire: Selon les échelles du Ministère des Affaires sociales.Faire parvenir "curriculum vitae", au: Chef du Département de Santé Communautaire, Hôpital Ste-Justine, 3175 chemin Côte Ste-Catherine, Montréal, Qué.H3T 1C5 DIRECTEUR DES SERVICES PROFESSIONNELS POUR CENTRE HOSPITALIER SPÉCIALISÉ 209 lits avec centre d’hébergement 113 lits FONCTIONS: Le DIRECTEUR DES SERVICES PROFESSIONNELS doit, sous l'autorité du Directeur général.a) Coordonner, surveiller, contrôler les activités professionnelles et scientifiques qui s'exercent dans l'établissement.b) Vérifier le fonctionnement des comités du Conseil consultatif des professionnels et du Conseil des médecins et dentistes et s'assurer qu'ils s'acquittent de leurs fonctions et.dans le cas du Conseil des médecins et dentistes, qu'il contrôle adéquatement les actes médicaux et dentaires posés dans l'établissement, selon la Loi 65.QUALIFICATIONS: Expérience requise: Minimum 3 ans de pratique médicale comme omnipraticien ou spécialiste dans un hôpital structuré avec services médicaux spécialisés.Le candidat doit posséder: a) Une bonne connaissance des règlements et des exigences de la pratique médicale en milieu hospitalier.Un diplôme en administration serait un avantage.b) Une personnalité pouvant s'affirmer, tout en utilisant les meilleures techniques de relations humaines.TRAITEMENT ET AVANTAGES SOCIAUX: A discuter selon les qualifications et l'expérience.Faire parvenir la demande avec son curriculum vitae et toutes pièces justificatives te ou avant le 5 juillet 1976 a Hôpital Ste-Croix, Att.: Directeur général, 570, rue Hériot, Drummondville, P.Q.J2B 1C1 Tél.: (819) 478-1381 - local 200.POSTE OUVERT: la commission scolaire de jacques-cartier 1500 est, boul cure-poirier longueuil, qué.J4J 4T9 OFFRE D’EMPLOI POSTE OUVERT: Directeur général adjoint No du concours: 0020 NATURE DU TRAVAIL Secrétaire général No du concours: 0120 ATTRIBUTIONS Sous la responsabilitédu directeur général, le secrétaire général s’assure du bon fonctionnement des mécanismes de consultation et de communication entre les différents échelons de la commission scolaire.— Il assure la communication des décisions du conseil des commissaires, du comité exécutif et directeur général, leur enregistrement et leur conservation.— Il met en place et assure le fonctionnement des mécanismes de communication, d’information et de consultation requis pour favoriser des relations harmonieuses et efficaces avec le personnel, les élèves, les parents et le milieu desservi par les écoles.— Il élabore des méthodes et procédures efficaces quant à la correspondance et autres communications écrites aux archives, à la classification et à la conservation des documents et des dossiers.— Il conduit à terme toutes les procédures d’achat, de vente ou d'expropriation de terrains.— Il assure les communications avec les professionnels pour des avis légaux et la défense de nos droits devant les tribunaux.CRITÈRES D ADMISSIBILITÉ — Diplôme universitaire exigeant un minimum de seize (16) années d’études de préférence en droit ou en administration.— Six (6) années d’expérience pertinente, en particulier dans des services de secrétariat TOUTE DEMANDE DEVRA PORTER LE NUMÉRO DU CONCOURS ET PARVENIR AU SOUSSIGNE.Sous l’autorité du directeur général, le directeur général adjoint: — remplace celui-ci en cas d’absence ou d'incapacité d’agir, en assure les fonctions et les pouvoirs; — oriente, par délégation de pouvoir, l’ensemble des principaux d’école de la commission scolaire et à cet effet: • anime les principaux dans la planification et l’organisation de leur travail; • supervise, contrôle et évalue le travail des principaux; • coordonne l’action des principaux dans l’application des politiques des différents services de la comission scolaire; • collabore avec le directeur du personnel à la sélection, la nomination et la mutation des principaux et des principaux-adjoints; • anime et organise les réunions des principaux; • remplit toute autre tâche connexe et pertinente à la fonction que peut lui confier le directeur général.CRITÈRES DADMISSIBILITÉ: Les fonctions de directeur général adjoint nécessitent: a) une formation universitaire (diplôme universitaire de 1er cycle ou (équivalent) exigeant au moins 17 années de scolarité et, de préférence, une formation universitaire comprenant un diplôme universitaire de second cycle ou l’équivalent; b) une expérience démontrant une habileté à résoudre des problèmes d’ordre administratif et technique complexe; c) une expérience accumulée, de préférence, dans le système de l’enseignement.TOUTE DEMANDE DEVRA PORTER LE NUMÉRO DU CONCOURS ET PARVENIR AU SOUSSIGNÉ.RÉAL BÉLANGER, DIRECTEUR DES SERVICES DU PERSONNEL.RÉAL BÉLANGER, DIRECTEUR DES SERVICES DU PERSONNEL.y r College Universitaire de Saint Boniface v Centre lie Services Sociaux de l Outaouais POSTE OUVERT 2e affichage Poste: Directeur de Succursale SECRÉTARIAT BILINGUE Professeurs demandés Le C.U.S.B.invite les professeurs bilingues à poser leur candidature pour les postes suivants : # 1 : Anglais, langues des affaires Stylistique comparée Terminologie médicale et légale bilingue # 2: Dactylographie Sténographie BILINGUE Salaire : ENDROIT: Succursale de Hull.FONCTIONS: Planifier, organiser, coordonner et contrôler la distribution des programmes décentralisés dans la succursale de Hull.QUALIFICATIONS: Diplôme universitaire 1er cycle en service social ou l'équivalent; 2 ans d'expérience de travail et 1 an v2 en gestion.SALAIRE: Selon la politique salariale de MAS.PRIERE DE FAIRE PARVENIR TOUTE DEMANDE AVANT LE 3 JUILLET 1976 AU: V Directeur du Service des Ressources Humaines CSS de l'Outaouais, 105, boulevard du Sacré-Coeur, HULL, Québec.C.P.J8X 1C5 selon qualifications et expérience professionnelle d’enseignement et de travail de bureau.Adressez votre demande à : Monsieur Le Directeur des programmes spéciaux Collège universitaire de Saint-Boniface 200, avenue de la Cathédrale Saint-Boniface, Manitoba R2H 0H7 (Tél.: 1-(204) - 233-0210 C.E.G.E.P.DEMATANE POSTE OUVERT: Directeur des services pédagogiques ATTRIBUTIONS: Le directeur des services pédagogiques remplit toutes les fonctions de l’administration (direction, planification, coordination.organisation, décision, contrôle) du champ d'activités des services de l’enseignement.Il est notamment responsable des services suivants: secrétariat pédagogique, aide pédagogique individuelle, recherche et expérimentation, techniques audio-visuelles, éducation des adultes, centres de documentation (bibliothèque et audiovidéothèque).secteurs d'enseignement.Il est responsable de l'application du régime pédagogique, des programmes d'études et des méthodes pédagogiques.Il a la responsabilité d'organiser renseignement et d'établir les horaires et les aménagements nécessaires.CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ: Diplôme universitaire, exigeant un minimum de seize (16) années d'études, en sciences de l'éducation, en administration scolaire ou dans une des disciplines d'enseignement.— Diplôme universitaire, exigeant un minimum de seize (16) — Dix (10) années d'expérience pertinente.DÉBUT DE L’EMPLOI: Août 1976 TRAITEMENT: Minimum: $13.780.00 Maximum: $23.532.00 (En voie de revision) CANDIDATURES: PAR ÉCRIT, avant le 30 juin à l'adresse suivante: M.Georges-E.Bouchard Secrétaire général C.E.G.E.P.de Matane 616, avenue St-Rédempteur Matane, Qué.G4W 1L1 y Université du Québec à Montréal SECRÉTAIRE-RÉDACTEUR (Concours^ 76-78) Fonctions : Le secrétaire-rédacteur assiste, selon son affectation.aux rencontres du Conseil d'administration, du Comité exécutif ou de la Commission des Études ou tout autre comité semblable.Il voir à la préparation, à la rédaction et à l'acheminement de la documentation nécessaire au fonctionnement des instances en question.Le secrétaire-rédacteur prépare la documentation utile aux travaux des comités.Il assiste aux rencontres où il agit comme secrétaire-rédacteur et doit par la suite rédiger le compte-rendu des discussions et des recommandations qui en résultent en respectant fidèlement la pensée des intervenants.Entre les rencontres, il s'assure de l'acheminement des informations colligées aux personnes et aux groupes intéressés et voit à la mise à jour des registres des procès-verbaux et des résolutions jusqu'à leur dépôt au Service des Archives.Il collabore à certaines recherches relatives aux travaux poursuivis par les comités et exécute tout autre mandat qui lui est confié.Exigences : Scolarité : Diplôme de 1er cycle ou l'équivalent: connaissance de la sténotypie.Autres: Secrétariat professionnel.Excellente connaissance du français.Esprit de synthèse.Facilité de rédaction.Salaire : Dans une échelle de salaire située entre $11.880 et $20.542.Toutes les demandes écrites, accompagnées d un curriculum vitae, doivent parvenir avant 17:00 heures, te 25 juin 1976 au : Service du Personnel Université du Québec à Montréal .• 355 ouest, rue Ste-Catherine Suite 6029 Montréal, P.Q.Université du Quebec Télé-université La Télé-université, unité constituante du réseau de l'Université du Québec, ouvre un concours pour les postes de cadres suivants: CONCEPTEURS PÉDAGOGIQUES De l'Activité de Divergence I (communication orale) du programme PERMAFRA (perfectionnement des maîtres de français) de l'Université du Québec (Téléuniversité).Sommaire de la fonction: Sous la direction du responsable pédagogique de PERMAFRA, ils participent à la conception, à la rédaction, à l'implantation, à l'analyse et à la réfection des documents télémédiatisés de l'Activité de Divergence I.CONCEPTEURS PÉDAGOGUES (2 postes) - 15 ans de scolarité.- 5 ans d'expérience à l'élémentaire (aux deux cycles de préférence) et/ou au secondaire.- expérience dans l'élaboration de matériel didactique pouvant servir à l'enseignement de la langue orale.- goût pour le travail d'équipe et l’innovation pédagogique.- atouts supplémentaires; - formation en linguistique ou connaissance des théories linguistiques récentes.- expérience dans la production de documents audiovisuels Tâches particulières - analyse de la rétroaction des PMF 120-121-122.- réfection s’il y a lieu de ces PMF en collaboration avec l’équipe présente.- supervision des stratégies d'apprentissage de tous les PMF en fonction d’une pédagogie ouverte.CONCEPTEUR-LINGUISTE (1 poste) - maîtrise en linguistique (majeure en psycholinguistique).- avoir réalisé des travaux pertinents à ce champ de recherche.- atouts supplémentaires: - expérience en didactique; - expérience dans la production de documents audio-visuels.Tâche particulière Responsable du PMF 223 («langue et pensée») portant globalement sur les rapports existant entre le développement cognitif et le développement du langage.CONCEPTEURS PÉDAGOGIQUES De l'Activité de Divergence III (enseignement de la littérature et de la poésie à l’élémentaire et au secondaire) du programme PERMAFRA (perfectionnement des maîtres de français) de l'Université du Québec, (Télé-université) Sommaire de la fonction Sous la direction du responsable pédagogique de PERMAFRA, ils participent à la conception, à la rédaction, à l'implantation, à l'analyse et à la réfection des documents télémédiatisès de l’activité de Divergence III.CONCEPTEURS-PÉDAGOGUES (3 postes) - 1 5 ans de scolarité.- 5 ans d'expérience à l'élémentaire (aux deux cycles de préférence et/ou au secondaire.- expérience dans l’élaboration de matériel didactique pouvant servir à l’enseignement de la littérature à l'élémentaire et/ou au secondaire.- goût pour le travail d'équipe et l’innovation pédagogique.- atouts supplémentaires: - être familier avec les nouvelles approches de la littérature (sémiologie, communication, sociologie.).- expérience dans la production de documents audiovisuels.- formation linguistique.CONCEPTEURS-LINGUISTIQU.ES (2 postes) - maîtrise en sémiologie et/ou sciences de la communication avec mineure en sociologie de la communication ou de la littérature.- atouts supplémentaires: - expérience en formation didactique; - expérience en formation des maîtres; - expérience dans la production de documents audiovisuels.CONCEPTEUR-DIDACTICIEN (1 poste) - maîtrise en sciences de l'éducation ou en linguis tique ou en communication.- expérience de formation des maîtres en français.- atouts supplémentaires: - expérience dans la production de documents audiovisuels.Lieu de travail: Montréal, avec déplacements occasionnels au Québec.Traitement: Selon les qualifications et l'expérience.Modalités d’engagement: La période d'engagement s'étend du 1er août 1976 au 31 juillet 1977 Deux modalités d'engagement sont possibles: 1 - engagement directement par la Télé-université.2- dégagement de la maison d’enseignement où le candidat travaille actuellement.Les carfdidats intéressés à ces postes doivent faire parvenir leur curriculum vitae et tout autre document jugé pertinent avant 17:00 heures le 23 iuin 1976 à: Monsieur Pierre Chénier Responsable pédagogique du programme PERMAFRA Télé-université 3465, Durocher Montréal P S.: Sur réception de leur demande d'emploi, nous ferons parvenir à tous les candidats copie du dossier de base de Divergence III I \ » ? culture et société Le Devoir, samedi 19 juin 1976 • 23 INSPECTEUR (COMPTABLE AGRÉÉ) LA FÉDÉRATION DE QUÉBEC DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS 150, AVENUE DES COMMANDEURS, LÉVIS, QUÉBEC.G6V 6P8 La direction de l’inspection, région de Québec, recherche un comptable agréé qui participera à la vérification des caisses populaires Desjardins et verra à l’application des normes et procédés comptables généralement en usage, ainsi qu’à celle des lois générales ou spéciales régissant les caisses populaires.Le travail exige des déplacements extérieurs au rythme d’une semaine sur quatre et s’effectue en équipe à partir d’une flotte automobile.L’organisme offre un salaire avantageux, des bénéfices sociaux complets et des conditions de travail intéressantes.Les personnes intéressées à poser leur candidature doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant le 28 juin 1976, à la direction du personnel, la fédération de Québec des caisses populaires Desjardins, 150 avenue des Commandeurs, Lévis, G6V 6P8.ANALYSTE GESTION DU MANUEL DE PROCÉDÉS LA FÉDÉRATION DE QUÉBEC DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS 150, AVENUE DES COMMANDEURS, LÉVIS, QUÉBEC G6V 6P8 ANALYSTE INFORMATIQUE JUSQU’À $22,000 Une société québécoise oeuvrant dans le secteur de l’industrie lourde et dont les ventes annuelles excèdent.$150MM recherche un analyste d’expérience pour prendre charge du développement des systèmes d’informations requis pour ses opérations du Québec.Le titulaire sera responsable de la direction des investigations, de l’évaluation, de la conception et des recommandations concernant tous les systèmes d’information.fl aura également à effectuer le travail de planification affectant les différents projets mis en étude, à définir les problèmes et identifier les objectifs, à déterminer l’impact de la mise sur pied des différents systèmes dans les autres secteurs fonctionnels et enfin à assurer le contrôle de la planification des projets ainsi que la progression de l’analyse et de la programmation.Relevant du Contrôleur de la société, il devra collaborer étroitement avec tous les niveaux des services utilisateurs et participer le cas échéant aux études relatives à l’acquisition, l'entretien et le mode opératoire de matériel informatique.Le candidat recherché possède plusieurs années d’expérience en informatique et systèmes et a assumé des responsabilités de supervision au sein de la grande industrie et est familier avec l’équipement moderne utilisé dans ce domaine.Il possède l’initiative, le sens du détail et la clarté d’expression nécessaires à assurer l’efficacité des opérations de son département.Le bilinguisme est souhaitable et le salaire sera en fonction de l’expérience du candidat.Si intéressé veuillez communiquer confidentiellement avec G.Maurice Gilbert, vous référant au dossier MG-121-LD G.MAURICE GILBERT & 400 ouest, boul.Dorchester, Suite 902, Montréal, Québec.H2Z 1V5, Tel.(514) 861-9457 Conseillers en Orientation et Ressources Humaines ASSOCIES ASSOCIATES La Fédération de Québec des Caisses Populaires Desjardins recherche pour sa direction normalisation un analyste s’occupant de la gestion d’un manuel de procédés.La direction normalisation développe entre autres, en collaboration avec les Unions régionales et les Caisses Populaires des systèmes opérationnels et administratifs pour les Caisses Populaires.L’analyste documente dans le manuel SOC (Système Opérationnel des Caisses) les systèmes qui sont développés pour les Caisses Populaires.Il yere le manuel en voyant notamment à la production des mises à jour et à leur expédition, ainsi qu’en s’assurant de l’uniformité et de la cohérence de la terminologie utilisée.Il participe aussi à la définition de la structure du manuel.Les candidats recherchés possèdent une formation universitaire de premier cycle en administration ou l’équivalent, ainsi que quelques années d’expérience reliées à la gestion d’un manuel de procédés.LIEU DE TRAVAIL: Lévis Les personnes intéressées à poser leur candidature doivent taire parvenir leur curriculum vitae avant le 2 juillet 1976.à la Direction du personnel, la Fédération de Québec des Caisses Populaires Desjardins, 150 Avenue des Commandeurs, Lévis.LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE LA VÉRENDRYE REQUIERT IMMÉDIATEMENT LES SERVICES DES PERSONNES SUIVANTES: Université Laval ÉCOLE DE SERVICE SOCIAL PROFESSEURS Les développements que connaît actuellement l’École de service social de l’Université Laval nécessitent les services de 5 professeurs additionnels.1.EN ENSEIGNEMENT DE LA SUPERVISION Tâches : — Organisation de sessions de formation à ITntention des superviseurs ayant charge détudiants en stage.— Responsabilité du cours "Supervision et consultation" à la maîtrise: — Participation aux activités de formation pratique: — Autres cours à déterminer en fonction des intérêts du candidat et des besoins de I École.Qualifications : Doctorat en service social ou scolarité équivalente ou maîtrise avec 5 années de pratique protes-sionnele avec expérience pertinente de supervision.2.EN SERVICE SOCIAL PERSONNEL Tâches : — Responsabilité de cours en service social personnel (1er cycle) — Consultation auprès des étudiants en stage de formation pratique: — Autres cours à déterminer selon les intérêts des candidats et les besoins de I École ' Qualifications: Doctorat en service social ou scolarité équivalente ou maîtrise en service social avec un minimum de 3années d expérience pertinente.3.EN SERVICE SOCIAL DES GROUPES Tâches : — Responsabilité de cours en service social des groupes! 1er et 2e cycles): — Participation aux activités de la formation pratique en service social des groupes et consultation auprès des étudiants en stage: — Autres cours à déterminer selon les intérêts du candidat et les besoins de l École Qualifications: .Doctorat en service social ou scolarité équivalente ou maîtrise en service social avec un minimum de Sannées d expérience pertinente.4.EN INTERVENTION SOCIALE COLLECTIVE Tâches : — Responsabilité de cours en intervention sociale collective: — Participation aux activités de la formation pratique en intervention sociale collective et consultation auprès détudiants en stage: — Un autre cours à déterminer selon les intérêts du candidat et les besoins de l'École.Qualifications : Doctorat en service social ou scolarité équivalente ou maîtrise en service social avec un minimum de 3 années d expérience pertinente.FONCTIONS: QUALIFICATIONS REQUISES: ATTRIBUTIONS CARACTÉRISTIQUES: *PRINCIPAL- ADJOINT -SCOLARITÉ: 16 ans (formation pertinente) -EXPÉRIENCE: Sans (enseignement ou professionnel) - Responsable de l admi-nistration pédagogique du Centre.- Coordonne et anime les activités d'enseignement.- Voit à la coordination de la pédagogie vs les programmes rééducatifs.*RÉÉDUCATEUR DES TROUBLES D’APPRENTISSAGE: - SCOLARITÉ: Brevet dèns.(10 cours de niveau 1er cycle, avec option: ens.à l ent, inadaptée et mention rééducation ou orthopédagogie.) -EXPÉRIENCE: 3 ans (auprès d'enfants inadaptés.) - Responsable du dépistage des troubles à l'apprentissage et du diagnostic pédagogique.- Élabore et applique des programmes pédagogiques et rééducatifs.^QUATRE (4) ENSEIGNANTS: (titulaires) - SCOLARITÉ: Brevet Cens (formation pertinente) - EXPÉRIENCE: De preference.- Dispensant les matières suivantes: mathématiques et français.Niveau: 1er cycle élémentaire à secondaire II.*DEUX (2) ENSEIGNANTS: (spécialistes) - SCOLARITÉ: Brevet Cens (formation pertinente) - EXPÉRIENCE: De préférence.- Dispensant les matières suivantes: anglais, connaissances générales (écologie.milieu humain, etc.* Poncoinnomontc DÉBUT D’EMPLOI: Principal-adjoint: le 01/07/76.tienseignemenis Rééducateur et complémentaires enseignants: le 01/09/76 LIEU DE TRAVAIL: CENTRE D'ORIENTATION L'ÉTAPE (Centre de rééducation pour adoles-cents(tes) M A.S.) VAL D'OR.P.Q SALAIRE: Selon convention collective ou décret.* N.B.: Les personnes engagées devront s'intégrer dans le plan de perfectionnement de la Commission scolaire régionale La Vérëndrye.POSTULATIONS REÇUES JUSQU'AU: Vendredi vingt-cinq (25) juin 1976.17:00 hres.À L'ADRESSE SUIVANTE: M.ANDRÉ JETTÉ.Directeur du Personnel.C.S.R LA VÉRENDRYE.528 avenue Centrale.VAL D'OR.P.Q.TÉL.: (819) 825-4125.5.EN RECHERCHE Tâches : — Responsabilité de cours en recherche: — Participation à la coordination de renseignement de la recherche au niveau du 2e cycle.Qualifications: Doctorat en service social ou scolarité équivalente.Une attention particulière sera accordée aux candidats ayant une expérience liée à renseignement et/ou à la recherche dans des domaines d'action du service social.N.B.: En plus des tâches décrites précédemment, ces cinq (5) professeurs auront à contribuer aux activités de développement de renseignement et de la recherche reliées à leur secteur de competence: ils participeront aussi aux différents comités et autres organismes de l Umversitè LÉS CANDIDATS INTÉRESSÉS SONT PRIÉS DE FAME PARVENIR LEUR CURRICULUM VITAE D’ICI LE 21 JUIN 1976 À : Directeur École de service social Université Laval Sainte-Foy, Québec Cité universitaire, Québec (¦ ¦)] '«rll îr: V>i ti Jr.t su SisYtli u COLLEGE D'ENSEIGNEMENT GENERAL ET PROFESSIONNEL recherche les services de professeurs pour l’année scolaire 1976-77.DISCIPLINES STATUTS Psychologie temps plein Sessien A-76 Économique temps plein Années 1976-77 Physique temps plein Session A-76 Mécanique temps plein Années 1976-77 Biologie temps plein Session A-76 Linguistique temps plein Années 1976-77 Exigences : — Diplôme universitaire de 2e cycle de préférence Élec trotechnique temps plein Années 1976-77 Exigences : — Diplôme universitaire de 1er cycle avec maieur en électrodynamiaue ou avec maieur en électronique avec intérêt particulier pour machines rotatives Techniques de laboratoire temps plein Années 1976-77 médical |_e professeur agira à titre de coordonnateur des stages en T L M Tâches : — Supervision des étudiants de 3e années — Rencontres périodiques avec les étudiants stagiaires dans les laboratoires cliniques d hôpitaux — Responsabilité d atteinte des objectifs prévus dans le cahier des stages et de revaluation des stagiaires.Exigences : — D E C.en T.L.M ou l équivalent: — Diplôme universitaire dans un domaine connexe ou avoir suivi des cours de spécialisation lA R T ): — Expérience souhaitable dans un milieu hospitalier et ce dans au moins deux départements Techniques infirmières (cours réguliers) Psychiatrie temps plein Années 1976-77 Psychiatrie temps plein Session A-76 Pédiatrie temps plein Session A-76 Nursing temps plein Années 1976-77 Exigences : — Bac en nursing — Expérience souhaitable dans les divers services de santé TECHNIQUES INFIRMIÈRES (éducation permanente jour et/ou soir) du 15-10-76 au 15-2-77 Soins infirmiers dans la Charge de cours (2) société actuelle Apport des soins infirmiersThargédecours(2) à la promotion de la santé Nursing en équipe Chargé de cours (3) Nursing en médecine Chargé de cours (H) Nursing en chirurgie Charge de cours (II) Exigences: — Diplôme universitaire souhaitable S.V.P faire parvenir curriculum vitae au plus tard mardi le 22 juin à 4h p m â M.Jules Roy Directeur des services du personnel Collège St-Jean-sur-Richelieu C.P.310 St-Jean.Qué.J3B 5J4 du 15-10-76 au 15-2-77 du 15-10-76 au 15-2-77 du 15-10-76 au 15-2-77 du 15-10-76 au 15-2-77 Importante découverte archéologique en Mésopotamie 7 v* Une mission archéologique belge, dirigée par le professeur Léon De Meyer, de l’Université de Gand.est à l’oeuvre en Irak depuis 1970.En 1975.elle a mis à jour à Tell-ed-Deir les archives d’un grand prêtre attaché au temple de la déesse Annunitum.Des milliers de tablettes d’argile ont ainsi été retrouvées, recouvertes de textes relatant l’activité économique et sociale de ce personnage.Notre photo: Les chercheurs s'efforcent de dégager les précieux documents.Il semble que l'année ait été faste pour l'archéologie et l'épigraphie proche-orientales.Alors que les Italiens ont découvert à Tell Mardikh, en Syrie, “les plus vieilles archives du monde”, la Mission archéologique ’belge en Irak, qui est à l'oeuvre depuis 1970 grâce aux subventions des Ministres de l'Éducation Nationale et sous la direction du professeur Léon de Meyer de l'Université de Gand, vient de mettre à jour, à Tell-ed-Deir, les archives d'un grand prêtre du temple de la déesse Annunitum.La fouille en cours a.en effet, touché Thabitat de ce grand prêtre et en particulier, les chambres où étaient conservés plusieurs milliers de textes — écrits en caractères cunéiformes sur des tablettes d'argile — relatant à la fois l'activité économique et sociale de ce personnage influent de la société de ce temps.La demeure fut incendiée vers 1635 avant notre ère, car la lecture des tablettes ne révèle aucune date postérieure à la douzième année du règne du Roi Ammi-Saduqa.Ce hasard est la chance des chercheurs à qui ce désastre a permis de retrouver l’ensemble des documents dans leur état originel de classement: paniers avec étiquettes et caissettes de bois dont on a retrouvé des fragments calcinés et des rivets de bronze.Les textes contiennent surtout des documents administratifs de comptabilité journalière qui donnent une image concrète de la vie économique de cette époque.Il y a des contrats (la plupart d'entre eux, parfois gardés sous enveloppe, portent des déroulements de sceaux-cylindres) qui sont des actes d'achat de propriétés foncières, dont plusieurs avaient été conservés dans des archives pendant nlus de cent cinquante ans.On trouve également des lettres commerciales ainsi que des prières personnelles émanant du grand-prêtre.La découverte d’un tel ensemble de prières est un fait plutôt rare et constituera une documentation nouvelle et inespérée pour ce qui est du sentiment religieux en Babylonie ancienne.La mise au jour de ce complexe architectural significatif permet d'espérer que la Mission belge retrouvera dans le voisinage le temple de la déesse Annunitum, divinité relativement peu connue jusqu'à présent., La suite des travaux contribuera ainsi à reconstruire le passé du grand centre religieux qu'était Sippar et dont Tell-ed-Deir représentait la plus importante des cités-satellites.Université du Québec à Trois-Rivières CHARGÉ DE COURS Le Département d'administration et d'économique requiert les services de chargés de cours pour les cours suivants: ADMINISTRATION GÉNÉRALE: Administration du personnel Comportement organisationnel Droit des affaires Droit du travail Principes de management Psychologie industrielle Relations industrielles ÉCONOMIQUE: Économie internationale Économie du travail Finances publiques Micro-économie Macro-économie Sociologie économique Pour les régions de Trois-Rivières, Shawinigan, Grand-Mère, Sorel, St-Hyacinthe, Drummondville, Victoriaville, St-Georges de Beauce, Thetford Mines.Exigences: Maîtrise et expérience pertinente ou l'équivalent.Traitement: Selon la convention collective des professeurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières.Les candidats intéressés sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae à: Monsieur Joseph Chicha Directeur Département d’administration et d’économique Université du Québec à Trois-Rivières Case postale 500 Trois-Rivières G9A 5H7 24* Le Devoir, samedi 19 juin 1976 culture et société Rétrospective du Festival de Cannes: 30,000 spectateurs -1,700 journalistes Tout les ans.pendant deux semaines, Cannes devient la Mecque du Cinéma international.C'est là que les gens du monde entier viennent vérifier l'état de santé du 7e Art et du même coup, regardent, critiquent, admirent ou dénigrent la production cinématographique mondiale.En 15 jours, a une cadence de quatre à cinq films par jour, ils verront les films que vous verrez probablement pendant l'année.Cette année encore, nous étions quelque 30,000 dont 1,700 journalistes à assister à cette extraordinaire rencontre.Maurice Bessey, délégué général du Festival, a déclare en parlant de celui-ci: “Le Festival bénéficie d'une liberté irréductible" — ce dont certains doutent — et il ajoute: “U est un éternel recommencement et tout l'intérêt de l'Art est dans le commencement".Ce qui semble plus juste! Cannes a ouvert la compétition le 13 mai dernier avec un film rétro, plein de nostalgie: “Hollywood, Hollywood” de Clene Kelly: un hommage à la comédie musicale américaine des années 30 à 50.En compétition officielle, l'on retrouve l’Espagnol Carlos Saura qui remportera le prix spécial du Jury avec “Cria Cuervos”.Merveilleusement in- terprété par la jeune Ana To-rent dont il est difficile d'oublier le regard et Géraldine Chaplin.Carlos Saura a atteint avec “Cria Cuervos” une maîtrise, un sommet, une sobritété, une rigueur auxquels il n'était pas encore parvenu dans ses films précédents.En Hommage à Lucchino Visconti, décédé le 17 mars dernier, Cannes nous a offert“L’in-nocente”, son dernier film.Tiré d une nouvelle de Gabriele d Annunzio, “L’innocente” met en vedette Laura Antonelli et Giancarlo Giannini.Déchirement d'un couple, ballet sordide, moeurs des années 30 de la haute bourgeoisie italienne, musique et bassesse de sentiments.A tout cela une fin morale: la mort! Mise en scène de façon splendide "L’Innocente” a des résonnances actuelles, justes et bouleversantes, dans des situations d une autre époque.Avec “Babatu (Les 3 Conseils)”, Jean Rouch nous offre un film nigérien plein de paternalisme, ce qui le rend insupportable.Même si ce film — en petit nègre — raconte une de ces innombrables histoires que savent si bien dire les conteurs africains, il nest qu'un pâle reflet d'une chanson de geste et ne traduit en aucun cas la poésie de l'âme nigérienne.Brusque changement de style Le réalisateur de "Un enfant dans la foule" Gérard Blain en compagnie de sa femme à la terrasse d'un café à Cannes.Mots en croix de Louise et Jean Jaucourt d 2- 3 4 5 6 7 8 9 dû U 12.problème No 2 HORIZONTALEMENT 1.Montre qu'on peut avoir l'esprit de famille et avoir plus d'un but dans la vie.— Lise Payette en a deux.Fauteux n en a qu'un.II.Pâques ou La Trinité — On y cherche souvent ce qu'on a chez soi.III.Se creuse souvent, ne se brûle qu'une fois.— Montrent beaucoup, mais n'ont rien IV.Anneau.— Absolument pas troublé V.Affirmatif.— Elles sont très attachantes.VI.De droite a gauche: chinois, ils ne sont pas faciles à reconnaître sur la carte.— Munit d'un pont.VIL Démonstratif.- Voyelles - L'Ancien était un bon cultivateur.VIII.Plante vénéneuse qui croit dans les prés humides.— Grecque.IX.N'est-il pas normal que les meilleurs soient devant?— Dodu.X.Permet d aller de l'avant sans espoir de retour.XI.Dans un sens, elles ont trouvé un compagnon, mais dans l'autre, elle est seule.— Romaine qui s'adonna à l'ascétisme après la mort de son mari.XII Roman d'amours impossibles entre un berger et une bergère, mais tout finti par s'arranger.— Pour le lancement d'un club.VERTICALEMENT 1.Grossit à vue d'oeil.2.Iles américaines très proches de la Russie.3.Elle peut se compliquer d'un étranglement.— Il est au mieux avec plus ultra 4.Romains.-Manifester son mécontentement, entre autres, quand on est un client du docteur Ballard.5 Un ave qui ne plairair guère ainsi à Marie.— Mis en silo.6.Pays imaginaire où tous les habitants ont six pouces.— Relatif.7.Sur le champ.— Instrument pour le sol.8.Elle sait épargner.— Forme d'ètre.9.Interjection.— Un plat cassé, mais tous les morceaux y sont.— Pour les voitures de tourisme, mais pas seulement pour les grandes.10.Qui n'engage qu'une seule partie.11.Elle affecte de vivre sur la réserve.— Il ne se porte pas garant de gaieté de coeur.12.Crochets.— Il n'est pas loin du mufle.Torn Puce et les siens» pour le Français Eric Rohmer a qui nous devons des films tels que “Le genou de Claire”, "Ma nuit chez Maud ”, pour ne citer que ceux-là et qui, aujourd'hui, se retrouve à Cannes pour défendre les couleurs de l'Alle-maçne avec “Marquise d’O”.Tire d’une nouvelle d'un romantique allemand du début du XIXe siècle, Heinrich von Kleist, “Marquise d’O” ressemble fort à du théâtre filmé.Cette ressemblance est accentuée par le jeu “ampoulé" des comédiens.Celui-ci rappelle par son maniérisme, son manque de naturel, la façon de jouer des tragédiens du début du siècle.Merveilleusement démodé et terriblement ennuyeux, "Marquise d’O” n en reste pas moins un film très beau et dont chaque image est en elle-même un tableau de Ingres ou de Chardin.Avec “Nishant” de Shyan Sénégal, c'est l'Inde en compétition.Basé sur un événement vrai, Shyan Bénégal nous offre la révolte soudaine des habitants d'un village contre le régime féodal qui les oppresse.“Un enfant dans la foule” de Gérard Blain a reçu un accueil très favorable.Film très juste, très dépouillé, c'est encore une facette du temps de guerre que nous donne Gérard Blain.Sobre et beau, ce film, typiquement français, risque d'avoir peu de succès à l'étranger, ce qui est fort regrettable.Avec “Vices privés, vertus publiques” Miklos Jancso nous donne une version très personnelle du drame de Mayerling.Marie Vestéra était-elle réellement l'androgyne qu'il nous montre et que semble confirmer les dernières recherches faites par les historiens?Film très beau certes, mais gratuit et qui est loin de pouvoir être considéré comme le meilleur film de ce réalisateur hongrois auquel on doit “Psaume rouge”.Une ornière dont il lui semble difficile de sortir! C'est hors compétition que fut présenté “Cadavres exquis” de Francesco Rosi.Malgré une distribution intéressante — Lino Ventura, Charles Vanel, Marcel Bozuffi, Alain Cuny et Tina Aumont — ce film qui se veut dénonciateur de régime politique “pourri", n'est qu'un policier facile ou la part de fiction est grande.“Cadavreg exquis” reste à mi-chemin entre un film de Claude Lelouch et un de Costa Gavras.La Suisse fut présente avec “L'ombre des Anges" de Daniel Schmid.Considéré par certains comme un film anti-sémite, ce film serait plutôt du Fassbinder essoufflé.Co-auteur du scénario avec Daniel Schmid.Rainer Werner Fassbinder en est également l'interprète avec la fascinante Ingrid Caven.Tourné à Vienne, une ville en train de mourir, "L’ombre des anges” qui nous montre une prostituée trop belle pour avoir des clients, est aussi l'histoire de deux hommes qui se livrent un combat hors du temps et dont aucun ne sortira vainqueur.C'est une cruauté gratuite que nous offre l’Espagne avec “La famille de Pascual Duarte” de Ricardo Franco.L'interprétation remarquable de José Luis Gomez dans le rôle titre lui a valu le Prix d'interprétation masculine.La présentation de ce film amena, lors de certaines séquences, plusieurs spectateurs à l'âme trop sensible ou appartenant à la Société protectrice des animaux, à quitter la salle.“Novecento” (1900) de Bernardo Bertolucci fut présenté, hors compétition et fait exceptionnel, en deux parties.Il est vrai que le film dure cinq heures trente.Traité comme une vaste fresque, "Novecento” nous offre 75 ans de la vie de l'Italie du XXe siècle.Chronique d'une province et d'une famille, ce film fleuve pourrait sans peine être comparé, dans le domaine cinématographique, à ce que fut, dans le domaine de la littérature, “Les Misérables" de Victor Hugo.Tout au plus pourrait-on trouver dans la seconde partie certaines faiblesses dues à un trop grand nombre d'éléments sociaux et politiques.Peut-être que le film de Bertolucci et sa rigueur auraient gagné à ce qu'il y eut une troisième partie, un troisième volet.Jerry Schatzberg qui remporta en 1973 la Palme d'or du Festival avec “L'Épouvantail", est à nouveau present avec “Vol à la tire”.Peintre en quel- .par.ANNE CONSTANTY-PIERQUET que sorte d'un certain visage de l'Amérique qui n’a rien de prospère, Jerry Schatzberg s'intéresse au monde des coulisses, aux marginaux et aux '“paumés" si nombreux sur notre continent.Dans ce festival où Ton a si peu ri, “Affreux, sales et méchants" de Ettore Scola, fut une bouffée de cet humour dont est rarement départie une certaine classe qui vit, presque heureuse, dans sa crasse.Dans cette tragi-comédie se passant dans un bidonville des environs de Rome, l'interprétation de Nino Manfredi est truculente.Poussé à l'extrême, ce film nous montre, avec drôlerie et humour, le côté sordide de la promiscuité des familles nombreuses.Complot digne des Borgia, mort-aux-rats, putain au grand coeur et aux formes plus que généreuses, travesti.Un tableau picaresque rempli de verve méditéranéenne qui a valu à Ettore Scola, le prix de la mise en scène.C'est Thistoire d une amitié d’hommes que nous donne avec “Au fil du temps” le réalisateur allemand, Wim Wenders.Ce film sans femme est un fort long voyage — deux heures cinquante-six minutes — très ennuyeux sur des routes allemandes.Un voyage en camion difficilement supportable et tellement monotone.Avec “la grifie et la dent”, François Bel et Gérard Vienne représentent la France et nous montrent quelques instants de la vie des grands fauves, vie où la violence est la rançon de la vie sauvage."Où êtes-vous, madame Dé-ry “ de Gyula Maar est sous couleurs hongroises.Ce film est un document sur le monde du théâtre et sur la solitude que peut éprouver une grande comédienne lorsque la relève arrive.Madame Déry parviendra-t-elle à renoncer a tout ce qui fut sa raison de vivre, sa raison d'être.Jeu plein de subtilité et de finesse qui valut à Mari To-rocsik le Prix d'interprétation féminine.Un film un peu en dehors du temps réel, un film qui se déroule dans une brume et un ralenti où les choses et les êtres n'ont plus, finalement, qu'une place estompée.Monsieur Klein profite de la détresse des juifs traqués pour faire des affaires.Mais lui-même est-il à Tabri des persécutions?C'est un Alain Delon à son tour traqué et essayant de justifier ses origines alsaciennes que nous montre Joseph Losey, le réalisateur.Reconstitution juste d'un Paris de 1942 et de la rafle du VéT d'Hiv.”M.Klein” montre aussi et surtout l'indifférence que Ton manifeste habituellement à la souffrance des autres.”M.Klein” oeuvre d'un cinéaste américain sous pavillon français est remarquablement interprété par Alain Delon qui reste un des acteurs les plus importants de sa génération.Si "Face to face” de Ingmar Bergman n'a pas le décor romantique de “Cris et chuchotements" cela n en est pas moins un chef-d'oeuvre de justesse de ton, d'introspection, de dépouillement et ce tant par la sobriété des décors que par le jeu splendide de Liv Uilman.Dans ce film, Ingmar Bergman semble une fois encore s'être dépassé, être allé plus loin dans son exploration de Tâme humaine.Remarquablement interprété par Liv Uilman "Face to face” est l ame mise à nue.Un film extraordinaire, hélas présenté hors compétition.Pour son interprétation dans le film de Mauro Bolignini, "L’Héritage”, la comédienne française, Dominique Sanda a mérité le prix d'interprétation féminine.Une sordide intrigue visant à s'emparer de la fortune d'un riche commerçant est ourdie par une fille sans scrupules.Encore une peinture de l'Italie de la fin du siècle dernier.C'est la vie au “Village" dans les années cinquante que nous fait revivre Paul Mazurky avec "Next stop, Greenwich village”.Plein de tendresse et aussi de nostalgie pour une époque et une ambiance qui a bien changé en 25 ans, ce film raconte la vie que menaient dans ce Saint-Germain des Prés américain, des jeunes avides de gloires cinématographique, théâtrale ou I'emuemi VtcfOieE! autre.Un monde ayant lui aussi ses parasites et ses “paumés” ceux qui jamais ne réussiront soit par manque de vouloir soit, plus simplement, par manque de chance.Roman Polanski était présent avec ”Le locataire” dont il est, avec Isabelle Adjani, le principal interprète.Un film bien fait, un film bien construit, mais sans doute eût-il mieux valu que Roman Polanski se contente d'en être que le réalisateur.En nous montrant la naissance du syndicalisme, c’est aussi le déchirement et la souffrance des peuples d'Amérique latine qu'a voulu nous montrer le Chilien Miguel Lit-tin.Présenté sous pavillon mexicain ’’Actas de Marusia” raconte une histoire qui se passait en 1907.une histoire vraie.A travers ce film, Littin tente de nous faire comprendre que ce genre de révolte, vite écrasée, est encore chose courante, en Amérique latine, en 1976.C'est un film-témoignage que nous a offert le réalisateur de "La terre promise".Au début on trouve très drôle de voir des mitraillettes "cracher" de la crème chantilly, des enfants jouer aux grandes personnes dans des voiture^ à pédales et boire des orangeades dans des boites de nuits adéquates, mais à la longue, on trouve cela un peu lassant, on se fatigue des "singeries" de tout ce petit monde.Cest pourtant ce que nous offre Alan Parker avec "Bugsy Malone".Rêve d'enfants ou film pour vieux messieurs voyeurs et amateurs de chair très très fraîche — tous les interprètes ont entre huit et treize ans — "Bugsy Malone" est un pastiche de TAméri-.que des années 30, celles de prohibition et de la guerre des ¦ La jeune Ana Torent et Géraldine Chaplin dans "Cria Cuervos” de Carlos Saura.La belle Laura Antonelli telle qu’on la voit dans le dernier film de Licchino Visconti "L'Innocente”.gangs.Certaines séquences font oublier par leur humour délicieux et grinçant leur drôlerie le petit côté malsain de ce film.Interprété par Robert de Ni-ron "Taxi driver" de Martin Scorsese a remporté, cette année, la Palme d'or du l’estival.Un prix très contesté! Film sur la solitude dans une ville inhumaine: New York.Chauffeur de taxi, un ancien Marine sent peu à peu la violence s'emparer de lui.Il finira par acheter une arme afin de tuer un candidat aux élections.Le tout finit de façon très morale.Est-ce là le résultat d'un mâle solitude?Un thème à la mode.¦ Les films présentés cette année cl Cannes, dans la compétition officielle, seront projetés d Montréal, au mois d'août, au Conservatoire d’art cinématographique sis d l’Université Concordia.D’autre part, les films sélectionnés dans le cadre de Perspectives du Cinéma français seront projetés en octobre, nous assure monsieur Serge Losique.directeur de ce conservatoire.télévision i Kmissions en noir et blanc SAMEDI CFTM CD C B F T O H.55 Ouverture et horaire ÎMMI Yogi I ours ü.:M) Hunny et ses amis Huit» l’oly a Venise llUtti Lassie 11.nu Wuobiiula ll.Jti I.e prince Saphii ILtHl Les héros du samedi Baseball I (Kl Sporthèque 2.(HI Le XYlle siècle, le retrouve Sous le regard des paysans.Louis le Nain 8.55 Horaire-bienvenue 9.(Ml Kanfan Dede !UI) Supei car Kl.(Kl Michel Vaillant l().:t(l Capitaine Scarlet 11.(HI Joe !>(> ll.HÜ La famille Stone 12.IKI Bon week-end 2,(HI Papa a raison 2.3(1 Sur le matelas :U0 Horizon sports 4.(Hl La soeur volante 4.30 ( est arrive cette semaine 5.IHI A I heure olympique (>.00 Disco tourne 7.00 Les grands spectacles: Les jeunes loups (drame psychologi- 7.30 Phyllis 8.00 This is the Law 8.30 Pawltv tower-.9.00 DavidCopperfield 10.00 City of Angels 11.00 The National 11.15 Montreal Tonight 11.31 Saturday super movies (iunshoe (comédie dramatique 19721 1.00 Station closing CFCF CB 2.15 Baseball du samedi que Américain I960) 1.3(1 Echos du sport 9.3(1 Sam Cade 5.(Ml Bagatelle 1(1.30 Les nouvelles TVA 6.1)0 Une fenêtre sur le monde 11.(Ml La couleui du temps 6.3(1 Telejoui nal 11.25 Sans pantoufles: 6.35 l’nivers-ineonnus: Homme aux abois" (drame / Les jardins zoologiques caini ¦ 7.30 Défi 1.00 Sans pantoufles Être ou ne pas être etranger Kabyl- Le jeu de la vérité" (polici le Français 1961 ) ¦ 8.(111 Cinema canadien 2.30 Le 10 vous informe I n homme et son péché (drame 10.00 10.30 Ce coin de terre Teléjournal C B M T O 10.45 Nouvelles du sport Il (Ml Politique fédérale: 11.01) The Flaxton Bovs Le parti liberal" 11.30 Klahanie 11 10 Cinema 12.00 Parade Un detective a la dynamite" (drame po- 1.00 Sesame Street licier Américain 1968) 2.00 Equestrian grand prix 12.30 ('me nuit 4.00 CBC Saturday News Jeux de nuit (étude psychologique - 4.30 U.S.open golf Suédois 1966.sous-titres) ¦ 6.30 Adventures in rainbow county 2.00 Fin des émissions 7.00 Beth 8,(H) I diversity of the Air 9.IHI The Community 9.30 Circle Square 10.00 Kidstuff 11.00 Waterville (îang 11.30 The Klmtstones 12.00 Stai Trek 1.00 Saturday at the movies Return of the seven' (drame 1966» 2.55 Heritage highway 3.00 Sports beat '76 3.30 World Championship Tennis 4.30 Wide World of Sports (UNI Billy (iraham in Asia 7.00 Kmergency 8.(Ml Academy Performance There s a girl in my soup" (comédie) 10.00 Heritage highway 10.05 Mcdowan and Co 10.30 Tommy Maken and Ryan s Fancy 11.00 ( tv National News 11.18 Pulse 12.0(1 The Twelve midnight movie Rillington place" (drame 1971) 2.00 Sign-off RADIO-QUÉBEC G3 19.00 Cine-plus Le pharaon" de Jerzy Kawalerowicz -américain 1958.111.00 ("était l'bon temps 12.00 Bon dimanche 2.00 Jugement rendu 2.3(1 La famille Stone 3.00 Sports spec 4.(Ml Tôle-quilles 5.(Ml Les Monroes 6.IM) Showbizz 7.30 Ciné-Choix: "Dernière victoire" (Science-fiction Américain 1969i 9.IHI Mannix 10.00 Regard sur le monde 10.30 Les nouvelles TVA 11.00 La onzième heure 12.00 Sans pantoufles: Moulin des amours" (Comédie llisp Fr 1954) 1.30 Le 10 vous informe CBAAT O DIMANCHE 10.30 This is the Life 11.00 Meeting Place 12.00 Living Tomorrow 12.15 A way out 12.30 Concerning Women 1.00 Romantic Rebellion 1.30 Summer country Canada 2.00 Music to see 2.30 The Adventures of Black Beauty 3.IMI Wonderful World of Disney 4.00 Speaking out 4.30 C.S open golf (1.30 Hymn sing 7.00 The Beachcombers 7.30 The Irish Rovers 8.00 The Waltons 9.00 Upstairs downstairs 10.00 The Tenth Decade 11.00 The National 11.15 Nation's Business 11.21 Montreal Tonight 11.37 Ciné-Camp "A woman of distinction" (comédie 1950) ¦ 1.10 Station Closing cinema CB FT Q CFCF © ATWATKR I: Niveau métro Nihon 935-4246 Midway 12.10.2 30.4.50.7.20.9.40.ATWATKR II: Niveau métro Alexis Nihon 935-3313 Taxi Driver" 1.20.3.20.5.20.7.20.9 20 AVKNUF: 1224 Ave.(ireene Westmount 937-2747 All the president's men" 1.00, 3.25.6 10.8.55 BKAVFR: 5117 Avenue du Parc 844-1932 Red white and blue" 12.00.2.50.5.40.8.30 et The fancy lady 1.35.4 25.7.15.10.05.BKRRI: 1280 St-Denis 288-2115 L'odyssée du llindcnburg" 12.20.4 10.7.55 et Une bible et un fusil 2 20.6.05.10.00.BONAYKNTURK: 1 Place Bonaventure 861-2725 (Salle D Baby blue marine" 1 00.3.00.5.00.7.(Ml.9.00 (Salie ID Flossie" et 'Contact à partir de 1 00 p m CIIKVALIKR: 159(1 rue St-Denis "L'ibis rouge 12 35.2.30.4.25 .6.20.8 15.10.10.CINFMA LONCUKUIL: 1 Place Longueuil 677-7933 La chevauchée sauvage' 3 30.7.30 et "L uniforme de la honte" Sam 5 50.9 45 dim 1.45.5.50.9.45 CLARFMONT: 5038 Sherbrooke O .248-7395 Bad news bears" 12.40, 2.50.4 55.7.00, 9.05 CINFMA 7e ART: 3180 Belanger K 722-0302 La chambre rouge" Sam 7 30 dim: 3.40.7.30 et "Themrock" Sam: 5.25.9 15.dim 1.35.5.25.9 15 ( OMPLFXF DKSJARDINS: (Salle H Sept morts sur ordonnance" 1.15, 3.20.5.30, 7.35.9.45 (Salle IL "Attention les yeux" 1.30.3.15.6.05.7.50.9 45 (Salle III) "II pleut sur Santiago" 12.50.2.30.4.55, 6.55.9 00 (Salle IV) "L'important c'est d'aimer" 1.30.3.30.5.35.7 35 .9.60.COTF-DKS-NKHJKS: 6800 Côte-des-Neiges 735-5527 (Salle I) House on Chelouste street" 1.00.3.00.5.00.7.00.9.00 ( RFMAZIK: 8610 rue St-Denis 388-4210 Le sheriff est en prison" 3 10.6.25, 9.40 et "New York ne répond plus" 1.30.4.45.8.00 DAUPHIN: 2396 Beaubien R 721-6060 (Salle Renoir) Oublie-moi Mandoline 1.30.3.30.5.30.7.30.9.30.(Salle McLaren) Parfum de femme" 1 30, 3 30, 5.30.7.30, 9.30.KCiLISF Dli MKSSIF: Simpson et Sherbrooke 931-2752 ‘ Eliza's Horoscope" 9 00 ELYSEE 35 Milton 842-6053 (Salle Eisenstein) Cousin, cousine" 1.30.3 30.5.30.7.30.9.30 et (Salle Resnais) "Femme sous influence" 1 30.4.15.7 00.9 40 JEAN-TALON: 4225 Jean-Talon E 725-7000 "L uniforme de la honte" 3 15.6.30.9.50 et Attention on va se fâcher 1.30.4 45.8.05 KENT: 6100 Sherbrooke O 489-9707 One flew over the cuckoo's nest" 1.30.4 00.6 30.9.00 MAJESTIC: 3166 Henn-Bourassa Le guet-apens Sam 7.30 dim 2 45.7 30 et Un après-midi de chien" Sam 5 00.9 40 dim 12 30.5 00.9.40 MERC IER: 4260 Ste-Catherine E 255-6224 Le sheriff est en prison" 12 00.3.15.6.30.9 45 et New-York ne répond plus" 1.35 .4 50.8 05 MONKLAND: 5505 Monkland 489-3579 I will.I will for now" 1.20.5.15.9.25 et Romantic Englishwoman" 3 10.7 20 OUTREMONT: 1248 Bernard O.277-4145 Sam 8.55 Ouverture et horaire 6.00 The community 9.1)11 Vogi et compagnie 6.3(1 Crossroads 9.30 Le Roi Léo 7.00 Day of Discovery 1(1.01) Le jour du Seigneur 7.30 Jimmy Swaggart Murder on the orient express 7.00 et "Car- 11.00 Rencontre 8.0(1 Rex Humbard nal knowledge 9.30 et "A boy and his dog" 11.30 Vers l'an 2.000 9.(Ml Oral Roberts 12.(Ml p m.Dim: "Chinatown" iv.o anglaise) 12.00 La semaine verte 9.30 ll is Written 2.00 et Murder on the Orient Express" 4.30 L Agr iculture a Mirabel.10.0(1 Helcnic Program ¦ et Plein la gueule 7.00 et' Le crime de 1 O- 1 .(Ml D hier â demain "Picasso' .10.30 Teledomimca ¦ rient Express 9.30 2.00 L univers des sports 1 .(Ml Rolf Harris Show PALACE: 698 Ste-Catherine O.866-6991 3.30 L heure des quilles 1.30 Summer sports series Missouri breaks 12.45.2.50.4.55.7.05.9.10.4.30 Le Francophonissime 2.00 Sunday Theatre PARISIKN: 480 Ste-Catherine O iSalle le 5.00 Second regard The story of Esther Costello (drame Driver's seat" 1.25.3.25, 5 30, 7.35.9.40 6.00 La question 1957) ¦ 1 Salle II): Family plot 12.30, 2.45, 4.55.6.30 Téléjournal 4.30 Question period 7.05 .9 20.(Salle Mil Drizzly 1 00 , 3 00, 6.35 La vie qui nous entoure: 5.111) Untamed World 5.00.7.00 .9.00.(Salle IV): "Miss O Gynie et Regards sur le son 5.30 Garner Ted Armstrong les hommes en fleurs 1.25 .3.25.5.25 .7.30.7.(Ml La petite patrie 6.00 Hilly Graham in Asia 9.30 (Salle Vi: "Exebition" 1 10.3 10, 5.10, 7.30 Les beaux dimanches 7.00 Six Million Dollar Man 7.10.9.10.Qu est ce que t'en penses toi0 8.IMI Sonnv and Cher PIERKOI : 1590 St-Denis L histoire d'Adèle 8.30 Les beaux dimanches: 9.00 Kojak H 1.10.3.10.5.10.7.10.9.10.Les jeux olympiques, reflets de This- 10.0(1 W-5 PLA< E 1)1 CANADA: Hôtel Champlain 861- toire Les jeux terribles.1936 11.00 News 4595 Butch Cassidy and the sundance Kid 9.30 Les beaux dimanches 11.21 Pulse 1.15.3,15.5.15.7.15.9.15.Le dossier secret des trésors 12.00 The Twelve midnight movie: PLA< E \1< TORI A: 878-1451 "The harder they 10.00 Les beaux dimanches "Jack of diamonds" (drame — 1967) lome 2.25, 5.55.9.20 et "Jackson" 1.00,4.25.Rubinstein encore" 2.(Ml Sign-off 7 55.PLACE VILLE-MARIE.866-2644 (Petit cinéma): Hedda 1.05.2.55.4 55.6.50.8.55.PLACE VILLE-MARIE: (Cirand cinéma i: "One flew over the Cuckoo s Nest" 12.05.2.20.4 40.7.05.9.30 PUSSYCAT: 4015 St-Laurent 845-5215 "Hollywood she wolves" 12,00, 3.00.5.45.8.30 et Room II 1 30 .4.20.7.10.10.00 SEVILLE: 2155 Ste-Catherine 932-1139 Won Ton Ton.the dog who saved Hollywood" 1 00.3 00.5.00.7.00.9.00 SNOWDON: 5225 Décarie 842-1322 "End of the game 1 15.3 30.5.30.7 30.9.35.ST-DENIS: 1594 St-Denis 849 4211 "Les deux fils de Trinita" 1.30.4.55.8.20 ef'Vera Cruz" 3.00.6.25.9.55.VAN HORNE: 6150 Côte-des-Neiges 731-8243 Mother jugs and speed" 12.55.3.00.5 05.7.10.9 00 VERDUN: 3841 rue Wellington 768-2092 "Le sheriff est en prison” 3.00.6 30.9.50 et "L'enlèvement" 1 20.4.40.8 00 V1LLERAY: 8042 St-Denis 388-5577 Quand les dinosaures dominaient le monde 1 00.4.30.8 00 et Doc Sauvage arrive" 2.40, 6.:5.9.50.WESTMOUNT SQUARE: 1 Westmount 831- 1477 That s entertaimcnt ' 12.15.2 25.4.40.7.00.9 15 YORK: Ste-Catherine O.937-8978 "The sailor who fill from Grace with the sea" 1.15.3.05.5.00.7.00.9.00 CINEMATHEQUE QUEBECOISE: 1700 St-Denis 844-8734 Relâche CONSERVATOIRE DART CINEMATOGRAPHIQUE: 2455 de Maisonneuve 879-4349 Sam Man of Aran" (de R Flaherty — américain 1934) 5.00 et ‘ Stalag 17" (de B Wilder — américain 1953) 7.00 et "Chinatown" (de H Polanski américain 1974' 9.00 Dim.The nutty professor" (de J Lewis américain 1963 ) 5 00.To be or not to be (de E Lubitsch américain 1942) 7.00 et "Brief rencounter" (de I).Lean américain 1945) 9.00 10.30 Téléjournal 10.45 Sports-dimanche 11.(Ml Ciné-club: Charles mort ou vif" (Drame d Alain Tanner - Suisse 1969) ¦ RADIO-QUÉBEC (Q CFTM CE 7.50 Horaire Bienvenue 8.(Ml Ministère mondial Rex Humbard 9.00 Fanfan Dédé 9.30 Le cirque â son meilleur 19.00 Fêtons la Saint-Jean 19.30 Tarn Tl Delam La place Royale Au pays des lutrins: "Le trio de Stuttgart" Prête-moi ta plume Les grands moments de la littérature du Québec.21.30 Ce coin de pays: "Le Québec".20.30 21.(Ml sur scene CENTAUR: 453 St-François-Xavier - 288-1229 '.(entaur 1» Relâche - (Centaur II) Relâche.NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: 1280 rue Bleury 866-1964 Relâche PATRIOTE: 1474 Ste-Catherine 521-6666 Relâche PATRIOTE EN HAUT: 1474 Ste-Catherine 523-1131 Relâche POUDRIERE: (Ile Ste-Helènei 526-0821 "Lenfant prodigue de Debussy et Le secret de Suzanne" de Wolf Ferrari — du mardi au vendredi 20 h 30.Samedi 18 h 30 et 21 h 30 Relâche dimanche et lundi SALLE WILFRID PELLETIER Michel Fugain et le Big Bazar Samedi 18 h 30 et 22 h (Ml.dim 20 h 30 THEATRE DE LA KENTERE: (Ancienne Lorettet Le noir te va bien (de Jean Marsan tous les soirs 21 h 00 Relâche lundi THEATRE MAISONNEUVE: Xle concours international de Montreal discipline piano 20 h THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 Ste-Catherine O 861-0563 Relâche THEATRE PORT ROYAL: La tour Eiffel qui tue de G Hanoteau — samedi 22 h 00.dimanche et lundi relâche.THEATRE QUAT'SOUS: 100 E Avenue des Pins 845-7277 Pieds nus dans le parc de Neil Simon.Semaine 20 h 30.samedi 19 h 00.22 h 30, Relâche lundi THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 Saint Denis 844-1793 Relâche THEATRE SUN VALLEY (Ste Adèle* 229 3511 "L'oeuf â la coque de Marcel Frank de mardi au v endredi 21 h samedi 20 h et 22 h 30 dimanche 20 h Relâche lundi BATEAU THEATRE L ESCALE: «St Marc sur le Richelieu' 584-2226 "Dites-le avec des fleurs de Marcel Dubè et Jean Barbeau Sur semaine 21 h samedi 19 h et 22 h Dim 20 h Relâche lundi nia
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