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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 3 juillet 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-07-03, Collections de BAnQ.

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/A météo S généralement nuageux, risque d'averses.Maximum 22.Dimanche : ensoleillé et plus chaud.Fais ce que dois utilisez votre part du ciel.apprenez à piloter! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport de St-Huberl 514-678-5610 Vol.LXVIII - No 153 Montréal, samedi 3 juillet 1976 Saint Thomas 25CENTS r Broadbent dénonce Marchand à Trudeau Marchand répond: “couillon” Ed Broadbent “Quant à M.Broadbent.il est simplement couillon." Ce sont là les mots qu'a employés hier le ministre démissionnaire Jean Marchand, sur les ondes de Radio-Canada, pour qualifier le procédé par lequel le leader du Nouveau parti démocratique, M.Ed Broadbent, a fait courir dans les coulisses parlementaires la rumeur selon laquelle le ministre avait pu toucher un pot-de-vin de $25,000 dans l'affaire de l’octroi des contrats de dragage du port de Hamilton.Pour ce qui est de l’accusation, reprise par M.Broadbent dans une lettre mystérieuse que ce dernier a fait voici peu de temps tenir au premier ministre Pierre Elliott Trudeau, M.Marchand l'a tout simplement démentie, en la déclarant sans fondement.Mais pour l'ensemble de cette nouvelle affaire, c'est le service d’information de Radio-Canada qui est parvenu à faire le point (grâce à une émission spéciale consacrée à une entrevue d'une demi-heure avec M.Marchand, et télévisée à 22 h., et à un long reportage venant d'Ottawa, qui a marque le Téléjournal de 22 h.30).L'ordre apparent des faits s'établit ainsi: • Lundi, jour du fameux protocole sur la sécurité du bilinguisme aérien intervenu entre le ministre des Transports, M.Otto Lang, et les associations CALPA et CATCA, le leader néo-démocrate, M.Ed Broadbent, expédiait au premier ministre une lettre qui évoquait la mise en accusation, devant des tribunaux ontariens, d'un Jean Marchand qu’un témoignage particulier faisait soupçonner d’avoir accepté un pot-de-vin de $25.000 de l une des entreprises en cause dans l'affaire des contrats de dragage.• La lettre en question, dite “confidentielle”, avait de toute évidence comme fondement, en ce qui concerne "les actes de qualité douteuse" de M.Marchand, les procès-verbaux de l'enquête préliminaire qui se poursuit depuis 10 mois, censément à huis-clos sur les mis-en-cause dans l’affaire de dragage.Ces mêmes procès-verbaux semblent depuis quelque temps circuler librement dans les couloirs parlementaires, à Ottawa.• La même lettre, dont le NPD a hier confirmé l’envoi, priait semble-t-il le pre- mier ministre de vérifier les faits, et demandait que M.Marchand démisionnât du Conseil des ministres de son propre chef, s'il voulait éviter l'éclaboussure publique.Les propos de M.Broadbent empruntaient le ton d'un ultimatum: on donnait au premier ministre un délai d'une semaine.• Mercredi, dans le sillage de l’accord Otto Lang-CALPA-CATCA, M.Jean Marchand annonçait à l'improviste ou'il résignait ses fonctions ministérielles, sans quitter son siège de député ni abandonner le caucus libéral.Les raisons qu’il invoquait étaient de l’ordre "de la conscience”, selon ses propres mots.Ils n’avaient aucun rapport avec la mystérieuse mis-Voir page 6 : Broadbent M.Jean Marchand La légalité de l’enquête est contestée Les Gens de l’air disent NON à Lang par Guy Deshaies Au pressant appel que lui a lançé le ministre fédéral des Transports, M.Otto Lang, pour qu’elle participe aux travaux de la Commission d’enquete sur le bilinguisme du ciel québécois, l’Association des gens de l’air du Québec a répondu hier que, non seulement elle ne participerait pas, mais qu’elle contesterait devant les tribunaux la constitution d’une telle commission d’enquête si le Conseil de la magistrature canadienne ne le faisait pas.Dans le télégramme qu’il a envoyé a M.Lang, hier soir, le capitaine Roger De-mers, président de TAGAQ, accuse d’abord le ministre fédéral d’avoir, depuis le 12 mai dernier, foulé au pied non seulement la langue des Québécois mais les principes fondamentaux de leurs droits naturels.M.Demers reproche à M.Lang d’avoir négocié une entente qui accorde à la Canadian Air Line Pilots Association (CALPA) et la Canadian Air Traffic Control Association (CATCA) une sorte de veto négatif, c'est-à-dire le droit de ne pas être jugé par un tribunal dans le cas où celui-ci serait défavorable à leur thèse.Selon le président des gens de l'air un tel droit accordé à une seule partie constitue un déni de justice qui est contraire aux principes des institutions canadiennes et il annonce que TAGAQ contestera le pro- au sommaire ¦ La cour supérieure rejette la requête des parents de Saint-Léonard — page 2 m Injonctions pour ramener les infirmières au travail — page 3 ¦ Est-ce l’échec et la fin du French Power?un éditorial de Claude Ryan — page 4 tocole d'entente intervenu entre M.Lang et les deux associations anglophones.M.Demers blâme encore violemment M.Lang pour la nomination du premier enquêteur John Keenan qui a démissionné de lui-même “afin, dit M.Demers, de nous protéger contre une fraude sans nom”.Ce télégramme a été envoyé, hier soir, au ministre en réponse à son"télégramme de la veille qui rassurait les controleurs et pilotes francophones du Québec, leur donnait des garanties supplémentaires d'impartialité et les priait d’offrir leur coopération pour la bonne marche de l'enquête qui doit être instruite par les juges Heald, Sinclair et Chouinard.M.Lang allait jusqu’à dire dans son télégramme que la Canadian Air Line Pilots Association (CALPA) ét la Canadian Air Traffic Control Association (CATCA) n’avaient pas le droit de véto que semblent leur accorder les dispositions du protocole d’entente et que les commissaires n’étaient pas obligés de retenir les arguments de ces deux associations non plus que de prouver hors de tout doute la compatibilité de la sécurité et du bilinguisme comme le laisse entendre l’entente contestée intervenue entre M.Lang et les dirigeants anglophones de la CATCA et de la CALPA en fin de semaine dernière.Le président de l’Association des gens de Pair du Québec estime que, malgré ¦ Les bloc-notes de J.-C.Leclerc — page 4 ¦ Le difficile choix du successeur de Marcel Pepin : Norbert Rodrigue et Michel Chartrand répondent à nos questions — page S ¦ Les loyalistes affirment avoir écrasé une tentative de putsch à Khartoum — page 7 cette interprétation pour le moins libérale de l’entente établissant le mandat de la commission, et en dépit des assurances que donne M.Lang, les modalités et le cadre de cette enquête ne permettent pas d'en garantir l'impartialité.Le capitaine Demers et ses collabora- teurs ont fait savoir qu’ils n’avaient pas obtenu réponse à leurs requêtes faites à Ottawa en début de semaine et qu’ils attendaient encore “le geste concret de bonne foi” qu’ils ont exigé du gouvernement fédéral.Ils n’ont pas précisé la nature de ce geste mais ils ont expliqué d'autre part que le message dans lequel les invitait à participer M.Lang laissait encore de nombreux points de l’entente dans Tombre.Rappelons que cette entente fixe les modalités et le mandat de l’enquête visant à évaluer les risques sécuritaires que représente l’usage du français dans le ciel québécois.Trois commissaires sont désignés par Ottawa mais les spécialistes qui peuvent s'adjoindre à la commission sont choisis sur une liste commune préparée par les deux associations anglophones.Les conclusions doivent être unanimes et le rapport final doit comprendre les recommandations de la CATCA et de la CALPA farouchement opposées au bilinguisme dans le ciel.Dans le cas d’un rapport favorable au français, les commissaires doivent faire la preuve que le français n’est pas préjudiciable à la sécurité.Outre ce fardeau unilatéral, les conclusions doivent faire l’objet d’un vote libre aux Communes.Dans son télégramme, M.Lang tente de minimiser les effets de ces concessions qui ont entrainé la démission de M.Jean Voir paga 6 : Gens de l’air M.Goyer ¦ ¦ C’est en vain que le ministre des Transports, M.Lang, a tenté de rassurer les Gens de l’air du Québec quant à l’impartialité de l’enquête judiciaire sur la sécurité et les langues.L’AGAQ refuse d’y participer et contestera devant les tribunaux la légalité de la commission.(Photo CP) CSN : le congrès vote en faveur de la décentralisation La peine capitale maintenue aux USA WASHINGTON (par AFP et Reuter) -La Cour suprême américaine s’est prononcée pour le maintien de la peine de mort aux Etats-Unis.La Cour suprême a estimé, par 7 voix contre 2, qu’une exécution capitale n’est pas, du point de vue constitutionnel, un châtiment “cruel et inhabituel”.La cour délibérait sur les appels de six assassins arguant que la peine de mort est contraire au huitième amendement de la Constitution interdisant les “châtiments cruels et inhabituels”.Dans les attendus de sa décision, cruciale pour 600 prisonniers dans l'ensemble des Etats-Unis, la cour se déclar e contrainte de conclure que “la mort comme châtiment de meurtre n’est pas sans justification, et n’est donc pas d’un caractère inconstitutionneliement sévère”."C’est une sanction extrême, adaptée aux cas les plus extrêmes”, déclare le tribunal.Il n’y a pas eu d’exécution capitale aux Etats-Unis depuis 1963.La peine de mort n'existe plus dans 16 Etats: dans le Michigan, par exemple, elle a été abolie en 1847.Le 29 juin 1972, par 5 voix contre 4, la Cour suprême invalidait les peines capitales alors prononcées en raison de la trop grande discrétion laissée aux juges et aux jurys.Tous les condamnés à mort (plus de 700) échappèrent à la chaise électrique, la pendaison ou la chambre à gaz.Mais la Cour suprême n’avait pas supprimé la peine de mort.35 États la réta- blirent en l’assortissant de limitations sévères.En même temps, le Congrès votait un projet de loi prévoyant la peine de mort pour les responsables de détournements d'avions lorsque de tels détournements entraînent la mort d’hommes.Le sort des 582 condamnés à mort — 300 noirs, 260 blancs, 13 mexicano-américains, 8 indiens et 1 porto ricain — dépend maintenant des gouverneurs d’É-tat qui ont seuls le droit de grâce.Sauf lorsqu’il s'agit de crime fédéral, c’est alors le président des États-Unis qui a le Voir page 6 : Peine capitale par Louis-Gilles Francoeur QUEBEC - Le Congrès de la CSN a décidé à Tissue d’un débat qui a duré plusieurs heures de s’engager dans la décentralisation de ses services, obligeant ainsi les puissantes fédérations industrielles, au nombre de 11, à tenir compte désormais des priorités définies par les syndiqués dans leurs régions respectives, notamment au niveau des conseils centraux en charge de l’action politique.Grands vainqueurs du débat qui les a opposés depuis quelques jours à certaines fédérations, peu intéressés à payer des permanents dont ils contrôleront de moins en moins l’emploi du temps, les conseils centraux ont en outre obtenu dans le cadre de la réforme des structures entreprise par la CSN un accroissement de leur représentation au niveau du bureau confédéral de la CSN.Les conseils centraux et les fédérations auront désormais 22 représentants chacun, ce qui porte la composition de cette instance, immédiatement située à côté de l’exécutif, à 50 personnes.Les conseils centraux demeureront en outre majoritaires au niveau du Conseil confédéral, la plus haute instance entre les congrès, en obtenant 65 sièges comparativement à 53 dans le cas des fédérations.Le Conseil est en outre composé de tous les membres du bureau confédéral.Le projet de coordination des services fournis par les fédérations et les conseils centraux dans les régions, adopté par le congrès, a été finalement l’objet d’un compromis élaboré par les deux groupes, qui s’étaient auparavant opposes aussi vertement que longtemps sur cette importante question.Le projet avancé initialement par l'exécutif de la CSN a été vite écarté parce qu’il ne contenait aucune “obligation” véritable, laissant ainsi les fédérations libres d’accepter ou non de régionaliser leurs services de concert avec les conseils centraux, qui à la CSN ont le mandat de concrétiser la ligne politique de la centrale.Par contre, le projet mis de Tavant au du congrès par les conseils centraux a été jugé trop impératif et “contraignant” pour les fédérations, qui y voyaient une régionalisation déguisée de leurs services.Issu d’un comité formé des deux groupes, la résolution finale a été acceptée par une forte majorité, dont l’ampleur traduit bien les malaises ressentis au niveau des services par les syndicats locaux de la CSN, Les comités "de coordination régionale désormais créés auront notamment pour mandat outre la coordination des activités syndicales, de constituer des équipes de militants pour soutenir le travail des permanents.Des représentants du syndicat des permanents de la centrale ont fait part au congrès des inquiétudes que leur inspirait cette résolution.Outre que certains permanents se demandaient encore hier soir comment ils pourraient, parfois le même jour, répondre aux assignations de leur fédération et à celle d’un conseil central donné — la CSN a diminué le nombre de ses permanents dans le cadre de ses restrictions budgétaires — les représentants des employés ont souligné la nécessité d’établir des concordances entre les con-Voir page 6: La CSN OTTAWA (PC) - M.L.H.Stopforth, le haut fonctionnaire du ministère, ded Approvisionnements qui avait été subitement muté, à l’époque de Taffaire de la société Lockheed et des avions Orion, parce qu’il avait présumémènt mal informé' le titulaire du ministère, M.Jean-Pierre Goyer, a donné suite hier à l’intention qu'il avait annoncée, voici déjà quelques semaines, d'intenter au ministre une action en diffamation.Les documents de la poursuite ont été déposés hier au greffe de la Cour suprême de l'Ontario, à Ottawa.Le montant de l'indemnité réclamée n'est pas indiqué.M.Goyer devra faire savoir d’ici 10 jours s’il entend se présenter en défense.Le ministre avait déclaré à la Chambre des communes, le 1er juin, que M.Stopforth s’était rendu coupable de négligence grossière pour ne pas l’avoir informe que les autorités du ministère de la Défense étaient convaincues que Lockheed, était en mesure de financer une partie de la transaction de $1 milliard.La poursuite a trait aux déélarations que le ministre aurait faites aux journalistes des Communes, en un lieu où elles ne bénéficiaient pas de l'immunité parlementaire.La (déclaration de la plainte qui accompagne l’acte judiciaire dit qiie le libelle diffamatoire allégué avait qte publié dans les journaux du 2 juin desservis par la Presse Canadienne, et dans le Ottawa Journal, la Gazette de Montréal et le Toronto Globe and Mail- M, Stopforth a obtenu un congé prolongé depuis que M.Goyer a fàit sa déclaration aux Communes.Des dirigeants du ministère des Approvisionnements ortt fait savoir qu’à son retour de vacances, M.Stopforth discuterait avec ses supérieurs des fonctions qu’il occuperait au sein du ministère.Liban : les milices chrétiennes forcent les défenses du “bastion” de Tal Zaatar (d’après Reuter, AP et AFP) — Les combats les plus féroces de quinze mois de guerre civile se déroulaient hier à l’intérieur des lignes de défense du camp palestinien de Tal-Zaatar transformé en forteresse.¦ Une fois les première et deuxième lignes de défense franchies, les milices chrétiennes, qui menaient l’offensive depuis une dizaine de jours, ont lancé up ap- ap i mais apparemment les combats n'ont pas perdu de leur intensité.“Les forces de droite ont réussi àpéné-trer à l'intérieur du périmètre de défense, jusqu'aux portes du camp”, a reconnu hier un porte-parole de la résistance palestinienne., “La voix du Liban” (chrétienne) a annoncé que les forces libanaises ont péné- tré dans une partie du camp palestinien.La station des Kataëb ajoute que les milices chrétiennes “contrôlent militairement l'intérieur" du camp palestinien sans toutefois expliquer ce qu elle entend par cette expression.La radio palestinienne rapporte que les forces conjuguées islamo-palestimennes ont lancé une opération pour tenter d’atténuer la pression sur Tal Zaatar; elles avancent vers le camp à partir de la montagne.au sud-est de Beyrouth, et se trouvent à environ deux kilomètres du camp.Les Palestiniens accusent les artilleurs syriens d’avoir pilonné les commandos qui tentent de briser le siège de Tal Zaatar.C'est la première fois qu’ils dénoncent une intervention militaire directe de la Syrie dans la bataille pour le contrôle Voir page 6 : Tal Zaatar 4545 2 • Le Devoir, samedi 3 juillet 1976 Modifications au régi me de i’assurance-chômage OTTAWA (Le Devoir) — Le ministre fédéral de la Main-d’œuvre et de l'Immigration, M.Robert Andras, a annoncé hier la mise en oeuvre, dès lundi, de certaines modifications aux règlements de la loi sur l’assurance-chomage, qui auront notamment pour effet de prolonger la durée des prestations versées a des groupes particuliers de Bénéficiaires.La période des prestations se trouvera prolongée, dans certains cas, parallèlement à celle dite de référence, qui est le laps de temps au cours duquel une personne accumule les semaines d’emploi assurable établissant son droit aux allocations.Ainsi un requérant pourra-t-il désormais bénéficier d’une période de référence plus longue, s’il se trouvait, au cours des 52 semaines précédant sa demande, dans l une des situations suivantes: malade, blessé ou en quarantaine; purgeant une peine d’emprisonnement; suivant un cours de forma- tion approuvé par la Commission d’assurance-chômage, ou percevant des indemnités pour accident de travail.Une autre modification a également pqur effet d’accroître sensiblement la période au cours de laquelle un prestataire peut toucher des indemnités de maladie.Jusqu’ici, cette période était restreinte aux premières semaines de prestations, de façon générale.Cependant le nombre maximum de semaines au cours desquelles les indemnités de maladie peuvent être perçues en même temps que les prestations d'assurance-chômage reste fixé à 15.Les changements qui entrent ainsi en vigueur ce week-end avaient été adoptes par la Chambre des communes en décembre dernier.Le cabinet du ministre de la Main-d’oeuvre attribue les délais de mise en oeuvre aux exigences relatives à la préparation de nouveaux programmes d’ordinateur Jérôme-LeRoyer : la Cour supérieure rejette sans frais la requête des parents J par Clément Trudel La Cour supérieure rejette sans frais la requête de mandamus déposée par huit couples de Saint-Léonard qui desiraient forcer la commission scolaire Jérôme-LeRoyer à inscrire leurs enfants au secteur anglais.Le juge en chef Deschénes départage toutefois dans son jugement de 28 pages les points sur lesquels les requérants pouvaient avoir raison “en principe”, même si les résolutions des commissaires, que Ton cherchait à faire annuler, sont devenues caduques.M.Deschênes rappelle les principes de base qui avaient déjà guidé, en novembre 1975, son interprétation de la portée de la Loi 22 ou Loi sur la langue officielle (Gi-gnae contre Commission scolaire de Ste-Foy) et, après avoir cité en entier une lettre du 2 octobre 1975 adressée par M.Raymond Garneau au président ladeluca, de la commission LeRoyer, le jugement rappelle que le ministre n’était pas autorisé par la Loi 22 à tenir compte des élèves qui ne sont pas de langue maternelle anglaise (les “autrement admissibles”) s'il voulait autoriser un accroissement du secteur anglais.Incontestablemenf’habi- La Ville se préoccupe de la situation des sans-logis et le RCM avance des solutions par Bernard Morrier En raison de la gravité de la situation du logement à Montréal et du fait que près de 300 familles seraient dans la rue, par suite des déménagements du 1er juillet, la ville de Montreal vient de demander à son service des Affaires sociales d’assurer la coordination de l’assistance nécessaire aux sans-logis, tandis que, pour sa part, le Rassemblement des citoyens de Montréal propose un programme en trois points comme mesures à court terme pour porter secours à ces personnes.Depuis l'occupation de l’école Jean-Bapttste-Meilleur, des représentants de la Ville de Montréal sont sur les lieux pour évaluer les besoins des familles et les aider à trouver un nouveau logement.Des appels ont été faits à l’Office municipal de l'habitation, qui a offert certains logements qui seront attribués à quelques familles.Par ailleurs, ces représentants multiplient les recherches pour trouver d'autres logements qui correspondent aux besoins et a la capacité financière des familles.De plus, ils accorderont aux familles assistées sociales les bénéfices prévus par les règlements de la loi de l’Aide sociale.Toutes les familles sans logis sont priées de communiquer au numéro 877 ’ 1, tandis que peuvent en faire auU les propriétaires de logis vacants pouvant recevoir des familles.Pendant ce temps, le RCM exige dans un premier temps la réouverture, avec les réparations minimales qui s'imposent, de toutes les habitations barrica 1 es qui appartiennent à la Ville et qui sont encore utilisables et rénovables, de façon à trouver des logements pour les familles qui sont actuellement sans abri permanent.Informations religieuses Paul VI annule des ordinations CITE DU VATICAN (AP) — Le pape Paul VI vient de suspendre pour un an de son droit d’ordonner, Mgr Marcel Lefebvre, ancien évêque de Tulle Corrèze et fondateur de la Fraternité Saint Pie X, qui a ordonné ces jours derniers 13 prêtres au Séminaire intégriste d’Econe Cuisse.D'après le Saint-Siège, d’autres mesures disciplinaires plus graves sont à l’étude.Le Pape a également déclaré nulle et sans valeur l'ordination reçue par les séminaris- Selon le père Romeo Panciroli, porte-parole du Vatican, le Souverain Pontife était in- Mgr Lef ' e pi tervenu à deux reprises auprès de'Mgr nie.L'évêque a passé outre ^efebvre pour qu’il ne procède pas à la cérémo- Soeur Turcot à l’Episcopat du Québec L'abbé Raynald Brillant, secrétaire général de l'Episcopat du Québec, annonce la nomination par les évêques de Soeur Gisele Turcot, s.b.c.au poste d’adjoint au secrétaire général pour le secteur des affaires sociales.Soeur Turcot a travaillé pendant plusieurs années dans des agences de service social de la Ville de Montréal, de la CECM et du CSSMM.Depuis septembre 1975, elle enseigne à la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval et elle occupera son nouveau poste au tout début de l’automne.Au congrès eucharistique de Philadelphie Quelque 48 prélats et 500 prêtres composeront la délégation officielle du clergé catholique canadien au 41e Congrès eucharistioue international de Philadelphie, du 1er au 8 août prochain.C'est un prêtre sulpicien de l'Église Notre-Dame de Montréal, M.Raoul Gagnon, qui conduira la délégation nationale ou les francophones seront représentés par le cardinal Maurice Roy, archevêque de Québec et primat de l’Église canadienne, Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal ainsi que par 200 officiants de la région métropolitaine.De nombreux groupes de pèlerins du Québec assisteront également à cette manifestation de foi et l'artiste Aimé Major donnera un récital le mercredi, 4 août.Plus de deux millions de personnes sont attendues à Philadelphie qui deviendra par le fait même pendant une semaine la capitale du monde chrétien.Ceux qui désirent participer au congrès peuvent communiquer avec leur agence de voyage ou encore avec le père Lionel Montour, o.m.i.au Sanctuaire du Cap de la Madeleine.Congrès des Témoins de Jéhovah Les Témoins de Jéhovah mettent la touche finale cette semaine aux préparatifs pour leur congrès d'instructions bibliques qui aura lieu à la piste de courses Blue Bonnets du 8 au 11 juillet.Les organisateurs attendent 7,000 participants qui seront nourris sur les lieux mêmes du congrès.Les assises se dérouleront sous le thème “Le service sacré” et le programme touchera la façon de combler le vide spirituel qui existe actuellement dans la société humaine, à la lumière des enseignements de la Bible.Le point culminant dé l'assemblée sera le discours public intitule “Résoudrez-vous vos problèmes en servant Dieu?” qui sera prononcé le dimanche, 11 juillet; à 14 h.Réunion des Sulpiciens L'assemblée provinciale des prêtres de Saint-Sulpice vient de procéder à la formation d'un nouveau conseil provincial.La réunion s’est déroulée au Grand séminaire de Montréal et comptait trente délégués venant du Canada, de la Colombie et du Japon.M.Roland Dorris a été élu supérieur provincial pour un second mandat.Les conseillers sont MM.Marcel Lagacé, Fernand Lecavalier, Alcide Laplante et Charles Granche.Café chrétien rue Saint-Laurent Un lieu de rendez-vous nouveau genre vient de s’ouvrir à Montréal pour accueillir les jeunes désireux de partager avec d'autres leurs témoignages de foi.Ce Café chrétien, situé au 8627.rue Saint-Laurent (384-5359) est ouvert du lundi au jeudi de 19 h à minuit et pendant les Olympiques, le Café sera ouvert 24 heures.Deuxièmement, le RCM voudrait l’expropriation dans les plus brefs délais, avec prise de possession préalable de tous les propriétaires dont les logements sont barricadés depuis trois mois et plus; et qui n'ont pas Tintention de les reamena-ger très bientôt.Ces logements devraient etre restaurés rapidement par la Ville, dans le cadre d'un programme d’urgence T’ '''-Restauration.L,e RCM sollicite aussi l’imposition u üii gel immédiat de toutes les démolitions de logements sur le territoire de Montréal, suivi de la création d’une régie des démolitions qui aurait tout pouvoir de décisions sur chacun des cas.Pour le RCM, il est nettement inacceptable qu'en 1976, dans une société aussi développée que la nôtre, des locataires soient forcés de recourir à des solutions d'urgence, comme envahir les écoles, pour éviter le pire.Toujours selon ce groupement municipal, ce n’est pourtant pas une conséquence imprévisible de révolution de la situation du logement.“Depuis plusieurs mois, mande un communioue que cet organisme, les statistiques décrivant et annonçant la crise n’ont cessé de pleuvoir dans tous les media d'information.Le taux de vacance des logements à Montréal n’était plus que de 0.7%.Les loyers ne cessent d'augmenter en flèche, malgré la régie.Pendant ce temps, on dénombrait dans les rues de la ville, 1,310 logements abandonnés, voués pour la plupart à une démolition prochaine.De 1957 à 1974, 28,234 logements ont été démolis, dont plus de la moitié durant les quatre dernières années.Quant aux besoins de restauration, ils étaient évalués à plus de 120,000 logements en 1971." Le parti municipal reproche également à la Ville de Montréal de dépenser plus de $1.5 milliards pour des installations olympiques grandioses, alors quelle ne réussit meme pas à augmenter d’un cent par an son budget destiné à la restauration, et ne parvient même pas non plus à réaliser ses programmes de construction de HLM pourtant déjà insuffisants.Le RCM s'en prend aussi au gouvernement du Québec qu’il accuse d'empiler sur les tablettes les rapports qui proposent des politiques en matière d’habitation et “en meme temps, souligne-t-on, on trouve le culot de baisser les budgets destinés à l’habitation, comme c’est le cas dans le dernier budget Garneau.” Enfin, le RCM blâme aussi le gouvernement d'Ottawa, qui dépense des millions de dollars pour une conférence internationale sur l'habitat humain mais qui ne trouve pas mieux à faire que de continuer à subventionner des maisons unifamiliales, inaccessibles aux classes défavorisées, ou de grands projets, qui ne répondent en rien aux besoins des gens, mais fort rentables pour les capitalistes.le”, “Thypothèse de solution” de M.Garneau ne pouvait toutefois donner aucun fondement légal à la requête des Italo-Canadiens dont les enfants avaient reçu un refus, faute de places disponibles au secteur anglais.La requete des parents voulait attaquer deux résolutions de la Commission scolaire: la première (no 124, en 1975) ne fait pas l’objet de commentaires détaillés du juge puisque les requérants n’y ont pas un intérêt suffisant; quant à la deuxième (no 194) qui prohibait le transfert des élèves des classes d'accueil au secteur anglophone, le tribunal estime qu’elle pèche gravement contre la Loi 22 et contre le règlement rattaché à cette loi.Les requérants ont droit en principe à une déclaration d'annulation de la résolution 194.L’audition de cette cause avait duré un peu moins de deux jours, en début de semaine.Les huit couples requérants étaient représentés par Me Serge Brassard, et la commission scolaire, par Me Armand Poupart.Mis en cause, le ministère de l’éducation n’a pas comparu.Au passage, le juge Deschênes constate que “sous une apparente flexibilité,” l’article 40 de la Loi 22 édicte “des prescriptions d’une grande rigidité qui, de fait, sont à la source des difficultés dans le présent cas", où les parents voulaient orienter leurs enfants vers le secteur anglais.La Cour tient compte — en ne faisant pas porter les dépens aux requérants — de la situation difficile dans laquelle se sont trouvés les parents “au milieu d’événements qui échappaient à leur volonté”.De fait, le tribunal concède, en citant le directeur général de la Commission scolaire, M.Soucy, qu’il s'agit ici d’un problème "social et politique” qui a donné lieu à de “vives polémiques” auxquelles furent mêlés quatre ministres quénécois de l'éducation.Quand M.Garneau écrit dans une lettre à M.ladeluca qu'il peut autoriser un redressement d'environ 200 du nombre des “autrement admissibles" au secteur anglais, par rapport aux chiffres de septembre 1974, il émet une “hypothèse’, une “suggestion", mais il ne saurait fournir un fondement légal aux requérants dont sept enfants (sur les huit duchés par la requête) se sont vus refuser l’accès au secteur anglais par le ministre, non pas en raison d une connaissance insuffisante de l’anglais mais parce qu’il n’y avait pas suffisamment de places disponibles.L’article 43 de la Loi 22 précise que la décision du ministre est sans appel.Serait-ce que les huit couples se retrouvent sans recours?Non pas, puisque leur requête voulait également forcer la commission scolaire à augmenter son secteur anglais de 200 places en raison de ce qu’ils considéraient comme une “autorisation” formelle du ministre.Le juge préfère n'émettre aucune opinion sur l'aspect “ultra vires” que pourrait revêtir une partie des décisions prises dans cette affaire.Il ne veut pas non plus trancher un “dilemme” quant à la solution choisie par la commission scolaire: 1) est-elle conforme à Tesprit qui sous-tend la LOI 22?ou 2) s’inscrit-elle dans un traitement discriminatoire vis-à-vis des parents-requérants, par rapport aux parents dont les enfants furent admis au secteur anglais pour Tannée 1975-76?A propos de l’interdit fait par la com- mission scolaire LeRoyer aux enfants de classes d’accueil d’acceder au secteur anglophone, le jugement est formel: "malheureusement pour la commission, ce n’est pas ainsi que l’entend la Loi 22”, qui obligeait à vérifier chez l'enfant la connaissance de la langue anglaise, plutôt que d’attendre que les parents fassent appel au ministre ou à la Commission de surveillance.Le conflit s’est précisé à LeRoyer à l’occasion de trois resolutions successives allant du mois d’août au mois d’octobre, Tan dernier: 1) on confirme l'existence d’un secteur anglais de 7,090 élèves, dont 1,043 de langue maternelle anglaise; 2) début septembre, il s’agit plutôt d’accepter sans limite les élèves de langue maternelle anglaise et de limiter à 6,047 les “autrement admissibles”; 3) tôt le 3 octobre, peu après réception de la lettre de M.Garneau à M.ladeluca, les commissaires, en majorité, portent le secteur anglais de LeRoyer à 6,167, c’est-à-dire qu’ils ajoutent aux 6,047 déjà autorisés le nombre de 120 candidats ayant eu 50% ou plus au “test d’aptitude”.Les parents ont eu confirmation du rejet de leur appel le 5 décembre 1973.La requête en mandamus était déposée en février et plaidée, il y a quelques jours, devant le juge en chef de la Cour supérieure qui semble reprocher à LeRoyer de n'avoir prévu aucune disposition, dans sa résolution du 3 octobre 1975, au cas où certains élèves-candidats auraient confirmation par le ministre d’une connaissance suffisante de l'anglais.A noter que si le tribunal ne déclare pas nulle la résolution no 194 de la commission scolaire (11 juin 1975), c’est qu’une telle déclaration n'aurait aucun effet pratique, les conditions n’étant plus les mêmes en 1976 par rapport à Tan dernier.Les 2,300 pompiers de Montréal obtiennent une hausse de 13.5% Les quelque 2,300 pompiers de la Ville de Montréal viennent de ratifier une entente collective avec l’administration municipale, qui leur accorde une augmentation de salaire de 13.5%.Le contrat de travail, rétroactif au 1er janvier dernier, porte le salaire du pompier de $14,750 à $16,795 annuellement.Le président de l’Association des pompiers de Montréal, M.Jean L’Abbé, a déclaré que l’entente avait été conclue dans le cadre des mesures provinciales et fédérales de contrôles des prix et salaires, qui autorisent des augmentations de salaires allant de 10% à 12%.M.L’Abbé a aussi annoncé que son syndicat avait conclu un règlement oral avec le Service d’incendie sur de nouvelles tâches découlant de la tenue des Jeux olympiques.Les pompiers, à qui on avait demandé de faire du surtemps pour assurer une certaine protection sur les 13 sites des compétitions sportives, s’inquiétaient de ne pas se voir garantir la même protection financière pour des blessures subies ailleurs que dans l’exercice normal de leurs fonctions.Médicaments gratuits contre le cholestérol Les personnes qui souffrent d’un déséquilibre héréditaire des matières grasses dans le sang (cholestérol, etc.) peuvent maintenant obtenir gratuitement les médicaments nécessaires à leur état.Le ministère des Affaires sociales du Québec a adopté cette mesure en considérant que ces maladies affectent généralement plusieurs membres d'une même famille et que les quantités de médicaments à absorber chaque jour peuvent être assez considérables.Il arrivait en effet que les parents de familles nombreuses qui avaient plusieurs enfants atteints de ces maladies (hyperlipoprotéinémies familiales) refusaient de se faire traiter pour consacrer plutôt leurs maigres ressources à l’achat des médicaments nécessaires aux enfants.Le pro- blème ne se posait pas pour les assistés sociaux qui pouvaient avoir ces médicaments gratuitement, mais plutôt pour les petits travailleurs à revenu modique.On souligne toutefois que la nouvelle mesure de gratuité totale ne s’applique qu’aux maladies héréditaires et les bénéficiaires de ce régime d’exception devront obtenir un certificat médical attestant que leur maladie est vraiment héréditaire.En pratique, seulement trois institutions sont authorisées à décerner un tel certificat.Ce sont la clinique du docteur Letartre à l’hôpital Saint-Justine, la clinique du docteur D’avignon à l’institut de recherches cliniques de Montréal et la clinique du docteur Lupien au Centre hospitalier de l’université Laval.Les jeunes Libéraux s’engagent dans une opération d’autocritique MATANE (PC) — Les Jeunes libéraux s'inquiètent de ce que le gouvernement Bourassa n’a pas encore donné suite à sa promesse de créer dans les plus brefs délais un tribunal de la famille.C’est du moins Tun des reproches que formule dans un document de travail la commission jeunesse du parti.Ce document est remis à tous les jeunes qui participent en fin de semaine au colloque-camping annuel, à Matane, en Gaspésie.Le fait de ne pas encore avoir rempli la promesse de créer un tribunal de la famille n’est pas le seul reproche adressé à l'administration Bourassa.On note l’absence d’encouragement gouvernemental aux jeunes médecins qui veulent s’établir dans les centres éloignes, le retard pour édicter un code d'éthique uniforme pour tous les policiers et l’absence d’enseignement économique dans les écoles, tant secondaires que collégiales.Toutes ces “déficiences” du gouvernement Bourassa seront étudiées dans le ca- SAQ: bénéfices de $160 millions dre d’un atelier qui s'ouvre ce matin et qui sera intitulé “Autocritique du Parti libéral.Comme en fait foi le document de travail, la majeure partie du temps de cet atelier sera cependant consacrée à l’apologie du Parti libéral et de ses réalisations.Sous le titre “Grandes réalisations”, l’atelier passera en revue une foule de politique instaurées par Céquipe libérale depuis avril 1970.L’atelier autocritique aura l’occasion de passer en revue les réalisations telles que les tarifs préférentiels de transport pour les personnes âgées, l’enquête sur le crime organisé, la loi 22 sur la langue officielle, les subventions de financement aux partis politiques et la lutte à la pollution.“On accuse souvent l’équipe libérale de ne pas remplir ses promesses électorales.En examinant ce bilan du programme d'action, nous vous laissons tirer vos propres conclusions quant à la validité de cette affirmation”, conclut le document de l'atelier autocritique.Six autres ateliers convieront les jeunes libéraux à la participation au cours de ce colloque-camping.Ils porteront sur le syndicalisme, la constitution, Tenvironne-mentl l’économie, l’éducation et le rôle de TEtat.Les délégués auront également droit à un discours d’ouverture du président de la commission-jeunesse, M.Jean-François Tibault, et à la visite, dimanche, du chef du Parti li libéral, M.Robert Bourassa.Tous sont les hôtes du député libéral de Matane, M.Marc-Yvan Côte, un jeune enseignant qui n’a pas encore atteint la trentaine.Le programme très aéré du colloque-camping laisse amplement le temps aux jeunes libéraux de se livrer aux activités mondaines, sportives et aux discothèques prévues à l'horaire.Quant au camping lui-même, qui constitue le caractère particulier de cette activité politique nouveau genre, il se fera dans des conditions plutôt pénibles.La grisaille, le froid et la pluie enveloppent depuis quelques jours la Gaspésie et rendent le coucher sous la tente problématique.Les quelque 200 jeunes attendus au colloque-camping pourront toujours, en dernier ressort, installer leur sac de couchage à l’intérieur du CEGEP de Matane, que l'organisation libérale a réservé pour la circonstance.QUEBEC (PC) — La Société des alcools du Québec SAQ a réalisé des bénéfices nets de $159.7 millions au cours de Te-xercice financier qui s'est terminé le 27 mars dernier, ce qui représente une augmentation de $14 millions en comparaison avec l'exercice précédent.De ce profit net, une somme de $155 millions a été versée au Trésor provincial comparativement à $138 millions, Tan dernier.Le rapport annuel de la SAQ, qui vient d’être rendu public, révèle d'autre part que les ventes ont atteint un nouveau sommet totalisant $149.3 millions, soit $57.6 millions de plus qu'au cours de Te-xercice précédent.La SAQ se défend par ailleurs des accusations de favoritisme qui ont été portées à son endroit par des membres de Toppo-sition à l’Assemblée nationale, en décembre.Le rapport souligne que les réformes entreprises il y a quatre ans se poursuivent et que la SAQ n'a pas à assumer des responsabilités pour tous les gestes administratifs posés avant sa création, en 1972.Mises au point.Nos lecteurs auront compris, en lisant le compte rendu publié hier à la page 3 d’une déclaration de M.Laurent Caplette, président du Syndicat des agents de la paix de la fonction publique, que la situation faite aux surveillants de prison a bien été dénoncée par ce Syndicat et non par les policiers comme l’indiquait par inadvertance notre titre.¦ D'autre part, un porte-parole de la firme Produits structuraux Lamco Limitée a tenu à préciser, à la suite des accusations qui viennent d’être portées contre des dirigeants des Terrasses Zarolega (page 3, hier), qu’elle n’a fait aucun paiement à qui que ce soit relativement au contrat qu’elle a obtenu du COJO pour la fabrication et 1 installation de mains-courantes pour les balcons du Village olympique.E QU’IL FAUT SAVOIR DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS LISEZ-LE DANS “LE DEVOIR” EN SOUSCRIVANT UN ABONNEMENT TARIFS D’ABONNEMENT 12 mois 6 mois $52.00 $28.00 $57.00 $31.00 (*par courrier ordinaire) S.V.P., remplir ce coupon et nous le faire parvenir avec votre chèque ou mandat de poste payable à /’ordre de LE DEVOIR, C.P.6033, Mtl H3C 3C9.CANADA: ÉTRANGER*- Nom.Adresse r 4 t LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 3 juillet 1976 Injonctions pour ramener les infirmières au travail par Marie Laurier Le ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, a annoncé que 30 requêtes en injonction ont été inscrites hier soir en Cour supérieure contre la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ).Ces ordonnances visent 30 établis- (par Marie Laurier) — La Confédération syndicale mondiale des enseignants (CSME) et la Confédération mondiale du travail (CMT) ont protesté auprès du premier ministre Robert Bourassa contre l'attitude de son gouvernement à l’égard des enseignants du Québec, plus particu-Hèiement à l'endroit des membres de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEQ-CSN).Dans un communiqué émanant de Bru-xelle hier, la CSME et la GMT dénoncent le caractère anti-syndical de la loi adoptée (bill 23) par l’Assemblée nationale en avril et dont les traits essentiels constituent “une violation du droit syndical de négocier, de faire grève, de percevoir des cotisations”.On sait que les négociations sont suspendues depuis jeudi dans le secteur de l'éducation et que l'administration hésite toujours à nommer un médiateur, recours possible à l’heure actuelle pour sortir de cette impasse.De plus, M.Bourassa a essuyé aussi hier un autre blâme de la part cette fois de la Fédération des commissions scolaires qui critique vertement le gouvernement du Québec pour son attitude à l'égard des institutions d’enseignement du secteur public de l’élémentaire et du secondaire.Dans une lettre adressée au premier ministre et transmise à tous les députés de l'Assemblée nationale, le président de la Fédération des commissions scolaires, M.Hubert Lavigne, accuse le gouvernement de grever l’éducation des jeunes québécois par des restrictions budgetaires et administratives.La Fédération prie instamment le gouvernement de modifier sa ligne de conduite à l'égard des commissions scolaires “afin de leur permettre de rencontrer leurs obligations envers leurs QUÉBEC (Le Devoir) — Le Conseil des ministres du gouvernement québécois a approuvé la création d’un groupe de travail qui aura pour mandat de présenter, d’ici le 15 décembre prochain, des recommandations quant à l’opportunité d’établir un Institut d'histoire et de civilisation du Québec, a annoncé hier le ministre des Affaires culturelles, M.Jean-Paul L’Allier.Le groupe de travail, dont la présidence est confiée à M.Guy Frégault, en sa qualité déconseiller culturel auprès du Conseil des ministres , se composera de six autres membres qui sont MM.Fernand Dumont, professeur de sociologie à l’u.La- Aujourd’hui Journée d’Haïti célébrée au pavillon de ce pays, à Terre des Hommes et qui se terminera par une réception offerte par le consul général, M.Jean-Marie Chanoine et l’ambassadeur d’Haïti à Ottawa, M.Philippe Cantave.• Récital d’été à la cathédrale Christ Church à 12 h 30; l’artiste invité est le pianiste Paul Bempéchat, Dimanche A 10 h, M.Joe Clark, chef du Parti conservateur, reçoit ses amis et partisans des Laurenti-des, à l’école Mgr Ovide-Charlebois, à Sainte- sements de santé de la région de Montréal.Le ministre a déclaré: “Devant la situation chaotique que vivent actuellement la plupart des hôpitaux francophones de la région de Montréal et devant l’évidente menace à la santé publique, nous avons été forcés de prendre ces 30 injonctions.clientèles”.L'organisme veut que toutes les dépenses des commissions scolaires soient indexées au coût de la vie, considérant cette demande comme un minimum vital.La Fédération veut en outre que les commissions scolaires aient la latitude administrative nécessaire pour affecter les sommes mises à leur disposition en fonction des besoins de leur milieu.En ce moment, les commissions scolaires .-.ont aux Prises avec des directives gouvernementales qui ne tiennent Pas compte des besoins réels des écoles.Ces directives forcent les commissions scolaires sont aux prises- avec des directives gouvernementales qui ne tiennent pas compte des besoins réels des écoles.Ces de la Fédération, les commissions scolaires sont “les victimes d’un choix politique gouvernemental qui aura des conséquences néfastes à moyen et à long terme sur la société québécoise”.M.Lavigne demande donc au premier ministre et à ses collègues du cabinet de réévaluer la situation de “toute urgence” et de redonner à l’éducation son caractère de priorité sociale.Selon le président, un refus du gouvernement équivaudrait à condamner le système d’enseignement public à la stagnation, voire même à la régression pour de nombreuses années, avec des conséquences dramatiques pour les ecoliers.Par ailleurs, la Fédération des principaux du Québec (FPQ) est revenue à la charge hier pour réclamer le recours à la médiation comme ultime essai de règlement du différend dans le secteur de l’éducation.L’organisation de la prochaine annee scolaire est gravement compromise, souligne le président de la FPQ, M.Gill Robert, à cause de l'impossibilité où se trouvent présentement les principaux de pro- val, Jean Hamelin, professeur d’histoire à Laval également, Maurice Labbé, vice-recteur a la recherche à TU.de Montréal, Benoît Lacroix, professeur à l’Institut d’études médiévales de l'U.de Montréal, André Morel, professeur de droit à l’U.de Montréal également, et Jean-Pierre Wallet, vice-doyen aux études, à la même université.La décision du cabinet donne suite, selon les termes mêmes de l’arrêté ministériel qui la sanctionne, aux propositions qu’offrait le document intitulé “Pour l’évolution de la politique culturelle”, déposé à l’Assemblée nationale le 27 mai dernier par le ministre des Affaires cultu- Marguerite du lac Masson; il sera accompagné de M.Roch LaSalle, député de Joliette.A compter de midi et jusqu'à la fermeture, le public est invité à visiter les nouvelles stations de métro de la ligne Frontenac-Honoré-Beaugrand.• A compter d’aujourd’hui et jusqu’au 9 juillet, congrès mondial de 1TASS sur les Enceintes spatiales, à l’hôtel Bonaventure.• Aujourd'hui et jusqu'au 9 juillet, congrès international de Neuro-psychopharmacoiogie, à l’Hôtel Hilton de Québec.J’en appelle au sens de la mesure des membres de la FIIQ pour que ces injonctions soient respectées.” M.Forget a egalement rappelé que, le 20 mai dernier, 13,000 infirmières appartenant au Cartel des organismes profession nels de la santé (COPS) ont signé une entente avec le gouvernement.Les offres céder à l’affectation du personnel, à la distribution des tâches, à la programmation des horaires et à diverses autres opérations indispensables avant la rentrée.L’école publique, ajoute-t-il, subit un dur contre-coup dans ce conflit qui s’éternise et les principaux invitent les deux parties à faire leur part du chemin dans un effort de règlement.L’organisme considère qu’il est inimaginable qu'une nouvelle année scolaire débuté dans la confusion et le harcèlement et renouvelle son espoir d’en arriver à une “solution négociée avant le 30 août”.D’autre part, les représentants des 3.000 employés de soutien du secteur des cegeps, affiliés à la CSN, ont annoncé hier que les propositions patronales soumises à leurs membres à la requête des négociateurs gouvernementaux ont été rejetées au cours des deux derniers jours dans une proportion de 60%.Les syndiqués de la FTQ ont de leur côté signé l’entente de principe intervenue il y a quelques semaines avec les autorités gouvernementales.Ceux de la CEQ négocient encore de leur côté.Le cartel intersyndical, assez lâche dans ce secteur, compte un total de 3,600 syndiqués.Les syndiqués de la CSN du soutien scolaire dans les cegeps demandent à tout le moins le statu quo sur la question des libertés syndicales, ce qui laisserait une bonne avance encore à leurs collègues des affaires sociales qui ont obtenu bien davantage des négociateurs gouvernementaux.Les propositions patronales relatives aux heures de travail et les vacances constituent en outre d’importants points de désaccord.Et reste évidemment la question des salaires.M.Guy Frégault présidera le nouvel institut.relies.Le projet n’est toutefois pas de conception récente, et le cabinet souligne lui-même que la création d’un Institut d’histoire et de civilisation a été envisagée plus d’une fois depuis 1965, sans cependant faire l’objet d'une étude systématique".Le gouvernement estime que le temps est venu de procéder à cette étude, et u’il y a lieu de favoriser le regroupement es disciplines, des compétences et des moyens propres à faciliter au peuple québécois l'approfondissement et la mise à jour des tendances majeures de son évolution collective”.Le groupe de travail aura donc pour tâche de déterminer — “s’il y a lieu”, précise le ministère — ce que pourrait etre un Institut semblable, et quels seraient entre autres son statut, son mandat, sa composition, son mode de fonctionnement et la mesure de sa puissance.Il est, à cette fin, autorisé à rencontrer toute personne ou tout organisme intéressé.que fait celui-ci semblent donc acceptables pour environ les deux tiers des infirmières qui travaillent au Québec, a-t-il ajouté.“De plus, nous avons également accepté, jeudi dernier, l’intervention d'un tiers, pourvu que les membres de la FILQ rentrent au travail.Cette proposition a été rejetée par le syndicat.” Le ministre a fait remarquer que sa “bonne volonté est on ne peut plus évidente" en invitant les infirmières à respecter les ordonnances et qu’une entente soit enfin conclue "sans que la population qui n'y est pour rien, ait trop a souffrir”.Cette décision a été prise au moment où 12 hôpitaux touchés par la grève des infirmières s’apprêtaient de leur côté à réclamer des injonctions en vue de forcer les infirmières à retourner au travail.Rappelons que cinq établissements de santé affectés par le conflit ont déjà demandé cette mesure judiciaire.Ce sont Rivière-des-Prairies.Saint-Eustache, Saint-Michel.Honoré-Mercier et Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe.Deux autres institutions montréalaises — Pasteur et Louig-H.Lafontaine — seraient sur le point de recourir à des ordonnances en vertu de l'article 99 du Code du travail, ce qui porterait à 19 le nombre des centres hospitaliers ayant pris ce moyen pour tenter de reprendre une vie normale, paralysée par la grève qui dure depuis deux semaines.Neuf institutions où travaillent des syndiqués accrédités à la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec au gré du temps -—- Signes de la fin Traditionnellement, le message d’un chef d’État, d l’occasion de la fête nationale de son pays est triomphaliste.Cette année, l’adresse d la nation de M.Trudeau s’écarte de la norme.Lire ses paroles, c’est mesurer le désarroi de l'homme: "Jadis, c’est la nature qui nous menaçait: aujourd’hui, c’est nous qui la menaçons.(.) Autrefois, le progrès et la technique n’étaient censés nous apporter que des bienfaits; aujourd’hui, nous devons nous en méfier de crainte qu’ils nous déshumanisent.” On croirait entendre les propos d'un humaniste, d’un prophète, d’un moraliste désabusé.Un premier ministre qui tient ce genre de propos spiritualistes cherche consolation dans la philosophie, qui est forme du désespoir placide.Quand un homme public se met dans la situation de prêcher ses administrés, il est sur le point de renoncer d les gouverner.Albert BRIE v- M.Lévesque adresse un télégramme au président des É.-Unis Le président du Parti québécois, M.René Lévesque, a fait parvenir hier un télégramme de félicitations au président américain, Gerald Ford, à l’occasion du bicentenaire de l’indépendance des États-Unis.Affirmant que les Québécois se joindraient aux membres de son parti pour souhaiter le bonheur et la paix au peuple américain pour son troisième siècle de vie nationale, M.Lévesque déclare que l’indépendance américaine est une source d’inspiration pour les peuples qui aspirent aussi à l'indépendance.“La déclaration immortelle de 1776, écrit le président du PQ, demeure en effet chez nous, comme ailleurs dans le monde, une puissante inspiration pour tous ceux qui espèrent accéder à leur tour à cette liberté et à cette souveraineté dont toute nation normalement constituée a besoin pour vivre et s’épanouir”.Deux fédérations internationales protestent auprès de M.Bourassa contre la loi d’urgence (bill 23) Québec se donnera un institut d’histoire et de civilisation week-end JO : les problèmes de logement sont résolus L'arrivé impromptue de trois membres de la délégation olympique israélienne transportant de gros bagages a causé une certaine commotion au Village olympique de Montréal.Les trois Israéliens, qui n’étaient pas attendus officiellement au nombre des délégations qui ont commencé à se présenter a la tente de validation des laissez-passer, étaient accompagnés de l’attaché olympique d’Israël.M.Henry Weiser.Selon certains, un problème a surgi quand un des Israéliens fut fouillé et ses œ vérifiés.Les autres membres de jation, en désaccord avec ces mesures, ont refusé de soumettre leurs bagages à l’inspection, demandant plutôt à parler à un responsable de la sécurité.Après une breve consultation, les Israéliens ont été conduits dans une section isolée de la tente de validation, tandis que des policiers et militaires s’empressaient de disperser les curieux.Démentant par la suite que les trois hommes, qui ont refusé de parler aux journalistes, étaient armés, Weiser a précisé que le groupe était formé d’un spé- cialiste en logistique, d’un maître d’armes pour les compétitions d’escrime et d’un armurier pour les épreuves de tir.On sait que des informations récentes donnaient à penser que l’équipe d’Israël serait accompagnée de gardes armés.D’autre part, c'est sans problème aucun que se sont installés au Village olympique, jeudi, les officiels des équipes d'Allemagne de l’Est, d’Egypte, de France, de Grande-Bretagne, de Norvège, de Roumanie et de Suède, ainsi que 15 nageurs olympiques américains.Pendant ce temps, l'HEQUO (le bureau d’hébergement du Québec) a fait savoir hier que les quelque 30,900 visiteurs de dernière minute, qui viendront à Montréal sans avoir de réservation, pourront toujours avoir recours à l’assistance d’une quinzaine de kiosques établis aux principaux points d’entrée au Québec.Le directeur de l’organisme, M.Gilles Bergeron, a révélé que ces kiosques sont installés dans les gares de train et d’autobus et dans les aérogares, ainsi qu’à différents points de la frontière, et que tous sont reliés à un bureau central par ordina- teurs, qui les renseignent sur la disponibilité des chambres.Chaque matin, un inventaire sera fait de l’espace disponible dans les hôtels, motels, terrains de campinjg, auberges de jeunesse et maisons privées.Six des kiosques sont ouverts depuis le 15 juin et déjà plus de 1,000 personnes par semaine ont ainsi été dépannées, a dit M.Bergeron, tout en révélant que tous les autres kiosqu.es seront ouverts le 5 juillet.“11 n’y a aucun problème; tout le monde trouvera un gite”, a-t-il expliqué.Jusqu’à maintenant, 250.000 personnes ont passé par HEQUO pour s’assurer des réservations durant les Olympiades.Cet organisme continue de recevoir des demandes écrites au rythme d’une vingtaine par jour, ce qui constitue une diminution considérable par rapport à celles d’il y a quelques mois, qui s'élevaient à 600 ou 700 quotidiennement.Dans un autre ordre d’idée, la retransmission de textes, photographies et images des Jeux olympiques vers le monde pourrait être gravement compromise si, dans un délai rapproché, la Société des communications transmarines, une compagnie de la Couronne, et le Syndicat canadien des communications transmarines n’arrivent pas à une entente.C’est du moins ce qu’on craint par le syndicat, qui n'est affilié à aucune grande centrale, pourra utiliser son droit de grève légale dès mardi.Il y a trois semaines, les employés de la Société ont pris un vote de greve, afin de forcer leur employeur à leur offrir de meilleures conditions salariales.Les né-ociations, supervisées par le ministère u Travail du Québec, ont été rompues il y a deux semaines et, depuis, le ministère a fait savoir aux négociateurs des syndi-ués qu’aucune reprise n’était à espérer ans l'immédiat.Les travailleurs impliqués exigent la parité salariale avec les travailleurs du secteur privé, soit une augmentation de 23%.Une telle augmentation contreviendrait à la réglementation de la Commission fédérale de lutte à l’inflation.Aussi, les Patrons, aux dires des syndiqués, semblent vouloir utiliser cet argument pour ne pas poursuivre la négociation.( FIIQ i échappent à la procédure, car dans ces endroits il n'y a pas d'arrêt sérieux de travail ou encore les services essentiels sont respectés.Cette pluie de nouvelles injonctions frappera les hôpitaux suivants: Charles-Lemoyne, Bellechasse.Hôtel-Dieu de Montréal, Jacques-Viger, Sacré-Cœur de Cartierville, Sainte-Justine, Sainte-Jeanne d’Arc, Saint-Luc, Saint-Lambert, Centres hospitaliers de la Mauricie, de Lachine et au Haut-Richelieu.Les principaux hôpitaux francophones de la région de Montréal étaient encore perturbés hier, quelques-uns même ayant Voir pag« 6 : Infirmière» La dette de la Ville de Montréal s’accroît La dette de la Ville de Montréal s’est accrue de $156 millions ou 25% durant l’exercice financier 1975-76, indique le rapport du directeur du service des Finances, M.Fernand Denis.Ce rapport confirme le refus de l’administration municipale d’assumer une part du déficit olympique, imposée par le gouvernement du Québec, puisque rien ne fait référence à une somme de $200 millions que devrait défrayer la Ville de Montréal, selon le désir exprimé par le ministre des Finances, M.Raymond Garneau, dans son discours du budget.Dans une note attachée à son rapport, M.Denis déclare: "Le gouvernement du Québec a exprimé le voeu que la ville assume une somme de $200 millions pour les dépenses des installations olympiques.Cependant, des négociations se poursui- vent pour tâcher de récupérer cette somme, la Ville n'étant pas d accord avec la prétention de M.Garneau.” La dette directe de Montréal, qui n’inclut pas les dettes reliées aux commissions scolaires et à la Communauté urbaine.a atteint $787.6 millions, comparativement à $631.2 millions un an auparavant, soit le 30 avril 1975.Comme la population diminue constamment.la dette des Montréalais est passée de $487 à $608 per capita.Dans un communique accompagnant le rapport, le président du Comité exécutif, M.Gérard Niding, explique que l'augmentation soudaine de la dette, durant la dernière année, est principalement attribuée au fait que certains emprunts, qui devaient normalement être effectués en 1974-75, ont été ajoutés aux emprunts normaux de la période 1975-76.AVENDRE Sur les rives du lac des Deux-Montagnes.• Entourés d’arbres et de verdure.• À 30 minutes du centre-ville.• De superbes appartements de 1 à 3 chambres à coucher • Spacieux, luxueux et magnifiquement construits.• Insonorisés et climatisés.• Avec foyer et chauffage électrique.• Balcon et porte-patio.• Piscine chauffée et sauna.• Salles de gymnastique et de récréation.• Stationnement intérieur.• Et de nombreux autres avantages .& n Combien vous coûterait une maison sur le bord du lac des Deux-Montagnes, avec terrain boisé et aménagé de 100,000 Pi2, piscine chauffée, sauna, salles de lavage, de travail, de gymnastique et de jeux entièrement équipées, bar, foyer intérieur et extérieur, et terrain de jeux pour les enfants dans le sous-bois?Une fortune, n'est-ce pas?Non! 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Est-ce l’échec et la fin du French Power?Cédant tantôt à un pessimisme excessif, tantôt à une vue simplifiée des rapports personnels et collectifs dans ce pays, tantôt à des convictions déjà faites qui sont à l’affût des événements pour leur arracher la moindre apparence de confirmation, maints esprits ont été tentés, devant les difficultés qui entourent la querelle du français dans les airs, de désespérer de tout et de conclure que les événements des derniers jours signifient l’échec radical de l’expérience Trudeau et la fin imminente du French Power.Ces réactions invitent à dresser un bilan au moins provisoire de l’expérience dite du French Power.En venant à Ottawa en 1965, M.Trudeau et ses amis avaient entrepris une double mission.Au plan politique, ils voulaient montrer que les francophones étaient aussi capables que les anglophones d’assumer les tâches du pouvoir.Au plan administratif, ils voulaient faire aux francophones et à leur langue une place digne de leur importance numérique au sein de l’appareil fédéral.M.Trudeau assumait un pari de taille.Il ne l’a sans doute pas réussi parfaitement, loin de là.Dire qu’il l’a raté est toutefois une grossière exagération.L’examen objectif des faits invite à un verdict beaucoup plus nuancé.• Avant M.Trudeau, il y avait eu à deux reprises un premier ministre de langue française à la tête du pays.Mais l’accession Wilfrid Laurier et de Louis Saint-Laurent à cette haute fonction, outre qu’elle était un hommage mérité aux qualités exceptionnelles de ces deux hommes d’Etat, répondait à des circonstances politiques particulières à leur époque respective.Elle fut loin de signifier une influence correspondante des francophones aux divers échelons de l’appareil politique fédéral.Rien n’établit mieux cette interpretation que le fait suivant, maintes fois déploré: les porte-feuille économiques importants échappèrent toujours aux ministres francophones avant ces toutes dernières années.Et l’on conserva des raisons valables de douter de la mesure d’autorité réelle dont disposèrent effectivement Laurier et Saint-Laurent à la tête du pays.Quoi qu’on pense du style de gouvernement de M.Trudeau, on lui accordera au moins deux mérites principaux.D’abord, au cours des huits dernières années, nul n’a sérieusement mis en doute le fait que le premier ministre était le maître du gouvernement.On a pu taxer M.Trudeau d'arrogance, de centralisme personnel, de mépris du Parlement, de méfiance envers la Fonction publique, de préférences arbitraires dans le choix de son entourage.Mais personne n’a osé soutenir qu’il ne dirigeait pas le gouvernement ou qu’il était l’exécutant de quelqu’un d’autre.En second lieu, M.Trudeau avait promis d’ouvrir à des ministres francophones plusieurs ministères dont l’accès était demeuré interdit jusque-là à des titulaires de langue française.Ici encore, M.Trudeau a tenu parole Les ministères de l'Industrie et du Commerce, de l’Expansion économique régionale, de l’Energie, des Mines et des Ressources, des Approvisionnements et Services, de la Défense, du Conseil du Trésor, ont tour à tour, pendant des périodes de durée variable, été confiés à des titulaires francophones.De tous les ministères importants, seul le ministère des Finances n’a famais eu à ce jour de titulaire francophone.Dans l’ensemble, la performance des ministres francophones n’a été ni meilleure, ni plus mauvaise que celle des titulaires anglophones qui les avaient précédés dans leurs postes respectifs.Elle a cependant été assez active et entreprenante pour donner naissance à la fameuse expression de “French Power ”.Cette expression est née — on’ne doit pas l’oublier — sur les lèvres d’observateurs et de politiciens anglophones.Elle traduisait très bien l'étonnement de plusieurs devant un “pouvoir francophone” qui avait cessé d’être un mirage pour devenir une réalité.Que le pouvoir de M.Trudeau n’ait jamais été destiné à être éternel, cela devrait être évident.Il aura néanmoins permis d’établir que des francophones peuvent, s’ils le veulent, participer sans complexe d’infériorité aux tâches les plus élevées dans ce pays.Il a ainsi ouvert une voie qu’il sera très difficile pour les autres partis d’ignorer lorsqu’ils prendront à leur tour le pouvoir.Si l’on en retient seulement que ce pays, pour être gouverné convenablement, aoit associer plénièrement les francophones au pouvoir, quel que soit le parti qui forme le gouvernement, il n’aura certes pas été inutile.• Au plan linguistique, l’apport majeur de M.Trudeau demeurera la Loi de 1969 sur les Langues officielles.Dans la mesure où M.Trudeau a rêvé d’appliquer à tout le pays le modèle rigoureusement égalitaire qui sous-tend cette loi, il témoignait d’une méconnaissance profonde de la réalité sociologique et linguistique du Canada.Sauf dans des regions très peu nombreuses, les provinces s’orientent inéluctablement vers le modèle de l’unilinguisme ou de la prépondérance incontestée de l’une ou l’autre des deux langues majeures.Dans cette perspective, autant la Loi 22 que la pratique concrète suivie dans toutes les autres provinces (sauf le Nouveau-Brunswick) s’écartent nettement de l’optique de M.Trudeau.La réaction de dépit que M.Trudeau a souvent manifestée à cet égard trahit chez lui une vision superficielle de la question linguistique qui ne peut que déboucher sur l’échec.Dans la mesure par contre où M.Trudeau a voulu assurer que le gouvernement fédéral — en tant qu’instrument politique devant être au service de toutes les provinces et des deux communautés linguistiques — devrait mieux refléter la réalité de chaque communauté et ê-tre accessible à chacune dans sa langue propre, on doit reconnaître qu’il a accompli une tâche considérable.Les poches de résistance demeurent certes nombreuses et souvent obstinées au sein de plusieurs secteurs de l’administration fédérale et, à plus forte raison dans maintes institutions qui, tout en relevant constitutionnellement au pouvoir fédéral, ne tombent pas toujours sous son autorité directe et immédiate.L’exemple le plus récent et le plus brûlant en est certes le cas des pilotes et des contrôleurs du trafic aérien, encore qu’il.ne soit qu’un cas parmi bien d’autres.Mais M.Trudeau ne s’était jamais imaginé — et il n’a jamais tenté de faire croire au public canadien — qu’il lui suffirait de foire adopter une loi par le Parlement pour obtenir du jour au lendemain le résultat souhaité.Pour transformer en une structure bilingue un appareil qui avait été pendant un siècle très fortement unilingue, il fallait agir sur plusieurs fronts à la fois et tenter d’implanter le français à tous les niveaux en même temps.Vu lé peu de temps dont on disposait, il fallait en effet produire vite des résultats palpables.Cela explique sans doute le caractère anarchique et l’aspect très coûteux qu’ont souvent revetu aux yeux de leurs critiques les programmes du bilinguisme mis en oeuvre sous l’autorité du gouvernement Trudeau.Ces programmes ont néanmoins produit des fruits plus abondants que ne veulent le reconnaître maints critiques tant du côté anglophone que du côté francophone.Parmi ces fruits, mentionnons seulement les suivants: 1) la présence de francophones au sommet de l’échelle hiérarchique n’est plus désormais un fait inusité.Au niveau des sous-ministres titulaires, il reste hélas beaucoup de chemin à parcourir; l’an dernier, les francophones ne comptaient à ce niveau que quatre titulaires sur une trentaine.Au niveau des sous-ministres adjoints et des fonctions-clé au sein des sociétés et agences de la Couronne, le bilan est toutefois nettement plus encourageant.En 1975, la Société Radio-Canada, Air Canada, l’Agence canadienne de développement international, la Commission canadienne du Tarif, le Conseil de la Radio-Télévision canadienne, le Conseil économique du Canada, l’Office canadien des Grains de provende, la Caisse d'Assurance-Chômage, la Bibliothèque nationale du Canada, la Société canadienne de Télécommunications, la Société d’Assurance-Dépôt du Canada, la Gendarmerie royale du Canada, le Conseil canadien des Relations du Travail, le Conseil des Arts du Canada, avaient tous à leur tête un président ou un directeur général francophone; 2) en plus des francophones plus nombreux à la tête de divers organismes, il faut compter le nombre croissant de titulaires anglophones qui sont désormais capables dans les postes supérieurs de s’exprimer en français et qui sont acquis à la politique de bilinbuisme du gouvernement.On a très souvent exploité à des fins politiques ces derniers mois les frustrations amères et sournoises de fonctionnaires anglophones que gêne la politique du gouvernement.On s’est trop peu attardé à consulter ceux qui collaborent à l’implantation de cette politique.La politique de bilinguisme de M.Trudeau ne pouvait avoir que des effets limités à la sphere fédérale et ne pouvait donc qu'être un remède partiel à la “crise canadienne” dont parlait naguère la Commission Laurendeau-Dunton.Au plan politique, l’expérience Trudeau devait, par maints aspects, être périssable et douloureuse, surtout pour quelques hommes de première qualité qui devaient en être les victimes, emportées tantôt par un fanatisme aveugle, tantôt par leur propre faiblesse, tantôt par les deux à la fois.Pour en vérifier la valeur, il faut toutefois se demander si J)ar-delà le sort échu à ses auteurs et à leurs collaborateurs — elle est destinée à laisser des fruits durables.Jusqu’à preuve du contraire, la réponse paraît devoir etre affirmative.Dans cette perspective, le sort qui attend le French Power est loin d’être la question principale.Claude R Y AN ___L’ancien et le nouveau— Le rêve et la lutte "N par JEAN MARTUCCI Il faut imaginer une sorte de diptyque.Au centre, Jacob, tout de rouge, semble assis.Il a les deux mains calmement posées sur ses genoux, les pieds sur une terre couleur sable, fa tête légèrement inclinée, les yeux fixes et contemplatifs.A gauche, sur un fond violet, se détache une échelle bleue: un ange jaune vole à son sommet; un peu plus bas, vers la gauche, un ange vert tendre sonne du cor; au-dessus de lui, un ange bleu descend du ciel tandis qu'au pied de l’échelle un ange blanc se repose couché.Des oiseaux et d’autres anges se perdent un peu partout dans le violet.Dans la partie droite du tableau, on ne voit à peu près que du bleu.Mais un ange à quatre ailes occupe le centre et un chandelier jaune or à sept branches se détache sur sa poitrine.Au-dessus de l’ange, une croix et son crucifié s'inclinent vers l’ange à partir d'un groupe de personnages.A côté de l’ange, une brebis rouge qui représente l’agneau pascal immolé.Sous lui, Abraham sacrifiant son fils.Ce tableau de Marc Chagall évoque et interprète deux scènes bibliques concernant Jacob: Jacob lutte toute une nuit avec un ê-tre mystérieux qui le blesse au fémur, le bénit, change son nom en celui d’Israël et refuse de révéler le sien.L’archéologie voit dans l'échelle de Jacob une allusion aux temples à étages, courants en Mésopotamie, qui assurent le lien entre l’homme et la divinité, tout en respectant la distance que la transcendance divine impose.La critique voit dans l’épisode de Pénouel une façon d’interpréter le nom d'Israël dans le sens de "Il a lutté avec Dieu”, une étymologie populaire voyant dans le mot “Pénouel” l’expression “face de Dieu” et une justification du tabou alimentaire juif interdisant de manger le muscle de la cuisse qui est à la courbe du fémur.Mais le message de ces deux épisodes est infiniment plus élevé.Chagall l’a saisi, et qui regarde son tableau ou lit la Bible, en se référant à l’expérience humaine fondamentale, peut aussi le comprendre.L'homme sur terre est un être en lutte dans la nuit.Il cherche à saisir le mystère qu’est Dieu, à connaître son sens le plus profond; mais il se heurte à l’impossible et, comme un pauvre blessé, il se rend compte que sa démarche n’est que boiteuse.La force et la joie ne peuvent lui venir que d’une bénédiction que Dieu lui donne au coeur et au terme de son combat.La lutte qu’il mène sous cette bénédiction reprend sans cesse la foi d’Abraham prêt à sacrifier son fils, l’espérance d’Israël célébrant la Pâque et l’amour du Christ mourant sur le Calvaire.Dans la nuit où vit l'être humain, c’est pourtant l’être mystérieux avec lequel il lutte qui fait sa lumière.Mais l’homme, qui n’est pas à un paradoxe près, peut aussi s’asseoir et rêver.Les pieds sur terre, mais les mains calmement posées et le regard plein de contemplation, l’homme peut rêver à la réunion paisible et pacifiante de l’humanité à la divinité.Une féconde utopie lui fait espérer pour lui-même la liberté de mouvement des anges et des oiseaux.Alors, la lutte prend tout son sens et, si on veut parler comme le ferait Teilhard de Chardin, "l'énergie humaine", dans "le milieu divin”, devient'Tavenir de l'homme ”.On peut trouver particulièrement significatif que, dans le tableau de Chagall, Jacob, même à mi-chemin entre le rêve et la lutte, est tout entier enveloppé du violet de son songe.J’ai le mal de l’air Quand les phoques sont menacés d’extinction, Brigitte Bardot se mouille.et le Green Peace appareille.Quand les bazous risquent de tomber dans l’oubli, “Rothmans King size” les fait revivre tous astiqués dans son musée mobile et quand les engins rouillent, les vieux “breakmen" de l’ouest savent bien nous les remettre en mémoire.Quand les pilotes et les contrôleurs de l'air francophones sont à la veille de tomber dans l’oubli, le gouvernement canadien “fait des concessions excessives et dangereuses”, ou bien “cède tout”.Serait-ce que du phoque au bazou en passant par Bardot, on ne sait plus juger de l'imminence d'un danger?Et j’ai tendance a considérer comme un extrême danger le fait que les associations canadiennes de pilotes et de contrôleurs aériens aient forcé le gouvernement canadien à nommer au sein de la commission d’enquête qui s’occupe du bilinguisme “dans les airs", deux anglophones et un francophone plutôt qu’un anglophone et un francophone comme cela était proposé par Transport Canada: le fait que ces associations aient obtenu un droit de véto sur la nomination de ce troisième commissaire, le fait qu elles aient obtenu du gouvernement la promesse de ne rien changer en ma- lettres tière de bilinguisme aérien à moins ue les trois commissaires émettent es recommandations unanimes; le fait que les experts qui conseilleront la commission doivent être reconnus et "listés” par ces deux associations, etc.Voilà une bien étrange enquête! J'ai l’impression de trouver là l’indigeste recette d’une bouillie “pactée” d’avance et dont, j'en suis sûr, les ingrédients me donneront inévitablement le mal de l’air.Je crois aussi que d'autres auront le mal de l’air.Le genre d’appareil que je pilote est rarement muni de sacs en prévision des indigestions.Quand j'ai le mal de l’air, j'ai envie de vomir.Quand j’ai le mal de l’air et que j'ai envie de vomir, un peu énervé je réagis comme mes amis cultivateurs en colère qui, poussés à bout, m’abattent les veaux en pleine face et me vident leurs vaches à lait en pleine rue.Un peu énervé, je réagis comme mes amis camionneurs en colère qui, poussés à bout, monopolisent un centre-ville clopin-clopant à la queue leu leu derrière leur volant.Un peu énervé, je réagis comme mes amis chauffeurs de taxi en colère qui, poussés à bout, investissent un centre-ville en oubliant d'y stationner leurs autos comme il faut.au DEVOIR Un peu énèrvé, comme “quelques-uns" de mes amis pilotes qui varnaillent entre Natasnquan, Amos, Gaspé et Hull, il se peut bien qu’un bon samedi, poussés à bout, clopin-clopant à la queue leu leu assis derrière nos gouvernails, nous forcions en français les zones de contrôle des aéroports de Mirabel, Dorval, St-Hubert et Ottawa.Il se peut bien que des convois de “geur-nouilles" se présentent, des Cessna, des Cherokee, des J-3.des Taylor-craft, des Bucaneer, des Grunmann et quelques autres en s'annonçant par la radio de bord en français, et qu’étant donné la particulière turbulence au-dessus de chacun de ces aéroports, nous y calmions notre “mal de l’air ” en y tournant en rond pendant un temps indéterminé.Si à ces moments de rondes insultées les contrôleurs n’ont pas la permission de donner aux commandants de ces vols en formation des instructions françaises, il est aussi possible que ces damiers comprennent mal avoir à “donner le chemin” à un poids lourds de-la BOAC ou d’Air Canada: le gros bleu et le gros rouge iront se poser ailleurs.à moins que quelque“voodoo” apparaisse dans le décor pour nous “poivrer de p’tits pois "! Marcel DESCHAMPS, Arvida.le 27 juin 1976.bloc-notes Les si nistrés du 1 er j ui I let Si les écoles sont bonnes pour les soldats, elles le sont aussi pour les familles sans logis.C'est ainsi en tout cas, après les déménagements du premier juillet, que l’ont compris une trentaine de famille qui n'avaient plus que le trottoir en partage, faute de logements disponibles à loyer modique dans les quartiers avoisinant la cite olympique.Cette crise du logement qui était inscrite dans les tendances des dernières années n’attendait pour éclater de manière aussi spectaculaire que la "visite ” des Jeux de Montréal.Le gouvernement de l’Union nationale, qui avait fait un fiasco de l'hébergement pour des centaines de visiteurs lors de l'Exposition de 1967, avait au moins tenté de protéger les locataires durant cette période d’affluence.Le gouvernement Bourassa réussira peut-etre, avec son service d'hébergement, si ses ordinateurs ne se mélangent pas trop, à donner un toit à tous les visiteurs olympiques, mais il a scandaleusement laisse sans protection ni service de secours des locataires bousculés ou laissés sans logis en raison de l'affluence de juillet.Si le bilan de la propagande de fin de session préparé à Québec par les services de M.Charles Denis avait encore quelque decence, dans la colonne des échecs, il aurait cette fois-ci inscrit l’incurie incroyable de Québec en matière d’habitation.Pendant que des bénévoles aidaient hier les familles sinistrées à aménager temporairement dans des classes d’écoles, le RCM émettait une déclaration à laquelle l'hôtel de ville, s’il en reste encore un pour s’occuper des Montréalais par les temps qui courent, devrait donner suite avec toutes la vigueur et la célérité qui s'imposent.Quand les Jeux seront finis, l’armée retournera à ses quartiers, mais les familles réfugiées à l’école Jean-Baptiste-Meilleur ne pourront pas, septembre venu, partager les classes des écoliers.S’il est vrai, comme feint de le croire ce qui nous tient lieu d’autorité en habitation à Montréal, que les visiteurs olympiques n’auront pris la place de personne, alors, il nous manquera encore beaucoup de logements, d’autant que d’autres familles s’ajoutaient hier encore à celles que le 1er juillet a laissées dans la rue.A Montréal et à Québec on a fait des prodiges et l’on n’a pas regardé au prix pour arriver à temps et commencer les Jeux au jour fixé; en se mettant en oeuvre dès maintenant, avec des équipes d’ouvriers besognant durant le mois d'août, la Ville de Montréal pourrait facilement, comme le RCM la presse de le faire, remettre en état nombre de logements dont elle est propriétaire, justement dans les quartiers où ces familles demeurent, et quelle laisse barricadées conformément à la tradition d'incurie suivie jusqu’à maintenant.Si des familles se sont retrouvées ainsi dans la rue le premier juillet, on imagine combien d’autres, devant pareille rareté de bons logements à prix abordables, ont dû se résoudre à rester dans des conditions incroyables.Dans la foulée du rapport minoritaire Le-Blanc, le Rassemblement des citoyens de Montréal a repris hier ses propositions visant à geler toutes les démolitions (encore cette semaine des familles devaient se battre contre la démolition de dizaines de logements en pleine rue Saint-Denis) et à faire passer dans la banque des logements municipaux les immeubles d’habitation encore récupérables que leurs propriétaires laissent à l'abandon au mépris de toute sécurité et de tout souci social.Mais la Ville risque d’ètre plus prompte à démolir ou à laisser détruire des logements qu’à en rénover ou à en construire de neufs comme risque de survenir bien tard, au prix de pertes résidentielles considérables, la prise du pouvoir dans laquelle le RCM voit la solution aux problèmes dont les citoyens en général et les démunis en particulier souffrent dans leur ville et leurs quartiers.Aussi faut-il souhaiter que retroussant leurs manches, le RCM et ceux qui comme lui trouvent que la situation a assez duré, mettent sur pied, dans les quartiers les plus durement touchés, des organisme^ de réquisition.de rénovation et même de construction de logement, avec le concours des fonds publics ou à même les ressources qui ne manquent pas dans le réseau syndical, religieux et social qui s’est montré à ce jour sensible à la crise du logement et à la destruction de parties entières de la métropole.La réquisition spontanée de l’école Meilleur doit en effet nous rappeler u’un grand nombre d’immeubles et e terrains sont aujourd’hui désaffectés ou à demi utilisés dans le secteur institutionnel ou communautaire et que plusieurs bâtiments pourraient y être transformés en logements et services pour compenser les dizaines de milliers de démolitions qui ont si gravement réduit le stock des logements à Montréal et contribué à la hausse du prix des loyers.On a dépensé un argent fou à étudier, à animer, à survolter le domaine de l'habitation; le temps est venu d’ouvrir le coffre à outils.Dans le jugement qu’il a rendu hier dans la nouvelle affaire des écoliers de Saint-Léonard, le juge Jules Deschè-nes, en rejetant la requête des parents italiens, aura contribué à établir encore plus précisément la portée de la loi 22 et les pouvoirs qu’en matière de langue d’enseignement elle accorde aux commissions scolaires et au ministre de l’Éducation.Il est douteux cependant quelle convainque les parents et tous ceux qui ne font pas, avec le juge en chef, la distinction entre le droit et l’équité en pareil domaine.Certes, il est rassurant de voir qu’en ces matières hautement délicates, l’arbitraire d’un homme ou d’un groupe de fonctionnaires, fussent-ils ministre ou commissaire, ne saurait se substituer à la loi.C’est ainsi que le juge Deschènes se trouve à reconnaître l’invalidité d’une résolution de la Commission scolaire Jérôme-LeRoyer, et l’absence de fondement juridique au compromis que M.Raymond Carneau.alors ministre de l'Éducation, avait proposé en vue de trouver une solution politique au problème.Malheureusement, après avoir gagné contre l’une des résolutions des commissaires, et vu leurs enfants réussir le test d’aptitude linguistique, les parents se heurtent à la règle des quota, dont ni le ministre ni la commission n’est libre d'agrandir le nombre à même ces écoliers “autrement adminissibles" à l’enseignement en anglais.Pour ces gens-là, le scandale va donc demeurer, de l’aîné qui a droit, du cadet qui n’a pas droit; du voisin qui peut se prévaloir de l’anglais, et de soi à qui cette faculté est niée.Tout cela n’est pas de nature à revaloriser le bill 22 dans la communauté italienne de la région de Montréal, non plus qu’à favoriser les règlements plus souples qui seraient encore concevables à Saint-Léonard.Pour peu en effet que des commissaires de stricte observance linguistique voudront utiliser le bill 22 et le cadre de ces prescriptions que le juge Deschènes, analysant l'article 40, estime être, sous une apparente flexibilité,“d’une grande rigidité”, il sera possible de contester l’inscription de certains enfants qui n’auraient pas dû, légalement, être acceptés à l’enseignement en anglais.Bref, la guérilla judiciaire pourra jouer dans les deux sens.Dans le climat linguistique qui vient de connaître une surchauffe inédite, d'aucuns ne s’en priveront pas, même si cela devait détériorer les rapports ethniques à un moment où, au contraire, il importe de ne pas les envenimer.Même si, dans six des cas examinés par la cour, la loi reconnaissait aux parents le droit de demander l'inscription à l'école anglaise de leurs enfants déjà inscrits aux classes d’accueil visant à intégrer ces écoliers au milieu francophone, et qu’en conséquence l’interdit jeté par la résolution des commissaires était illégal, cette fois c’est aux francophones de s’étonner avec raison du genre de liberté dont les parents entendaient se prévaloir.La communauté italienne aspire à s’intégrer au Québec tel qu'il est; la course aux places anglaises dans les écoles, c'est le moins qu’on puisse dire, ne va guère dans cette direction.Si les citoyens n’ont pas à être blâmés pour la confusion que le législateur a savamment instillée dans le bill 22, ils portent cependant la responsabilité de leurs choix scolaires.Saint-Léonard, qui a été le campus des batailles que l’on sait, n’est peut-être pas le terrain le plus propice aux accommodements de part et d'autre, encore que si trêve et règlement n’interviennent pas en ce lieu symbolique entre tous, on ne voit guère où un développement encourageant et significatif surviendra.Là comme ailleurs, les “franco-Québécois" comme vient de les désigner leur “Régie", doivent plus que jamais redoubler de patience et d’accueil.Une détérioration des rapports entre le Québec et ses immigrants potentiels, en effet, ferait le jeu de ceux qui, heureux du Canada comme il est, ont entrepris d’en fermer la porte aux gens qui n’ont pas eu le talent de naître en anglais.Jean-Claude LECLERC Le Pushkin En vue d'un stage à l’Université du Troisième Age a Toulouse, mon épouse et moi-même avons préféré le bateau à l’avion.Huit jours sur l'eau ou huit heures dans l'air.Nous avons opté pour le plus sûr.D’ailleurs rien ne nous pressait.Le 8 octobre le Pushkin démarre de Montréal vers Léningrad, son port d’hivernage.L'imposant paquebot est typique d’élégance, de luxe et de confort.Il sillonne les eaux canadiennes tout l’été apparemment pour agrémenter les vacances de nos concitoyens.Beaucoup s'en inquiètent et s’interrogent sur cette mystérieuse libéralité du gouvernement canadien qui concède à la Russie un privilège fort dfsentaljp'.Cela saute aux yeux, le Pushkin remplit une mission d’intense propagande.La Russe comme Larousse sème à tout vent.Pour inoculer le microbe communiste dans les esprits, les croisières offrent un magique camouflage.Les membres de l’équipage affichent une extrême reserve.J’en suis à ma septième traversée de l’Atlantique et pour la première fois, je vois un équipage au visage froid, aux traits sombre, à l’oeil défiant.A ma connaissance aucun ne parle français.Peu peuvent s'exprimer en anglais: nos questions sont donc vite écartées.Les relations avec les passagers se compriment au strict nécessaire: information et service.Les matelots sont polyvalents: des artistes consommés frottent les ponts, servent aux repas, accomo-dent les passagers et, en soirée, nous régalent de danses et de chants exécutés avec rare brio.De vastes panneaux dans les passages illustrent par l'image la vie soviétique: toute de gaiete et d’épanouissement.On croirait à une Floride européenne.Sports, arts, édifices, transports, mines, industries.informent le passager ébahi sur les réussites techniques, la puissance industrielle et la force militaire de LU.R.S.S.Aucune allusion aux camps de concentration, aux forçats de Sibérie.aux tortures des détenus, aux prisonniers politiques, aux exécutions sommaires, au contrôle de la presse.Le journal de bord ne manque pas de glorifier la politique russe en contraste frappant avec les méchants Américains.La Russie se pose en champion du progrès, défenseur des droits des minorités et bienfaitrice des nations.Un charmant local sert de bibliothèque où, à certaines heures, on enseigne la langue russe.La documentation à 100% raconte l’évolution et les exploits de la Russie depuis 1917.L'assassinat de Nicolas II et sa famille tirent le rideau sur les siècles antérieurs.L’histoire commence à la Révolution sous Lénine.Aucun volume sur un pays étranger à moins qu’on y exalte la Russie comme canal de prospérité ou de libération.Cinq langues (espagnol, français, anglais, allemand et russe) véhiculent cette littérature matérialiste et tendancieuse.Tout converge à glorifier les héros de la révolution et les têtes du Parti.Limité dans son choix, le liseur se voit contraint d’alimenter son esprit de cette manne faisandée.On y sème des idées de tout calibre: ici on prêche la paix, là on provoque la guerre.Récolte?révolte! L'ivraie étouffé le froment.En niant la propriété privée et en fomentant la lutte des classes, le communisme est essentiellement fauteur de trouble.Pourtant, et c’est là un mystère, cette idéologie fascine la misère orientale comme la bonne foi de la classe ouvrière."Dictature du prolétariat": expression dérisoire et dont les chefs du régime doivent rigoler en cachette.En fait, c’est la main de fer au service du despotisme.Percez l’écran des mots et vous découvrez un capitalisme d’état sans parallèle dans l’histoire, un impérialisme illimité dont la terre entière est l’enjeu.L’immense territoire russe absorbe plus de cent vingt républiques ayant langage et coutumes propres.et qu'on a annexées sans scrupule.Petites nations totalement impuissantes à se faire entendre du monde civilisé.L’ultimatum “cède ou meurs" ne favorise guère le dialogue.Toute tentative de libération est étouffée dans le sang et le génocide.Du Rasage?certes non, mais de l’histoire.Bienvenue à qui peut me contredire.L'empire colonail russe s’est élargi à même les populations limitrophes.Pas de bruit, pas de guerre mais invasion massive et saisie du pouvoir.La formule est simple: on recule les frontières comme le fermier déplace une clôture.Dans toute sa barbarie, c’est la loi du plus fort.La ruée soviétique s'arrête aux océans: Arctique, Pacifique, Atlantique.Voilà pour le nord, l’est et l’ouest.Au sud les canons bolchévi-ques s'assurent l’amitié des Bulgares.Hongrois, Roumains, Polonais, Yougoslaves et Allemands de l’Est.tous pratiquement incorporés à la Russie.Ces satellites gravi- tent sagement dans l'orbite russe.A ce prix, ils suivirent.Paradoxe incompréhensible, cette même Russie dénonce l'impérialisme américain, réclame l’autonomie des colonies et gueule contre le capitalisme.On braque les projecteurs sur le bouc émissaire américain pour mieux dévier l’attention mondiale sur la prodigieuse duplicité moscovite, d'ailleurs étroitement protégée par le rideau de fer.Une entente existe entre le Canada et la Russie qui permet au Pushkin d'une année à l'autre d’explorer nos régions.On ne doute ni de la lucidité ni du quotient mental de nos dirigeants.Cependant on s'explique mal cette licence accordée à la marine russe de flirter dans nos eaux.Nos gouvernants sont très conscients de l'attitude soviétique vis-à-vis les peuples de la planète.Cette tolérance est un phénomène inexplicable.J'en ignore les avantages mais j'en déplore les conséquences dont ces deux-ci: a) l'argent de nos touristes va à des étrangers peu sûrs et cela n'est pas beau: b) l'idéologie marxiste, peu à peu, infecte la mentalité de nos gens et ça c'est très laid.Le Canada est-il si démuni de navires de plaisance qu’il doive mendier ailleurs des faedités de croisière?Si oui que ne s’adresse-t-il à nos voisins du sud ou à l'une de nos mères-patrie, la France ou l’Angleterre?Lucien CARON Sainte-Foy, juin 1976.¦ Nous rappelons â nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.[.’adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Fondé por Henri Bouroito le 10 janvier 1910 Directeur Claude Ryon Rédacteur en chef Aichel Roy Redocteur en chef adjoint Georges Vigny Directeur de l'information Jeon Froncoeur Tresoner Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé ou numéro 211.rue du Somt Socre-ment Montréal H2Y 1X1 II est compose et imprimé por l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130 rue Bo.v.n, Ville LaSalle l agence Presse Canadienne est autorisée a employer et o dif fuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne $52 par année si* mois $28 A (étranger $57 por année si* mois $31 trois mois $19 Éditions du samedi $15 por année Édition quotidienne livrée à aomicile par porteu' $1 35 par semaine Tarif de ( abonnement servi par lo poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONI: 844*3361 ^gnes groupées1 Le Devoir, samedi 3 juillet 1976 * 5 des idées des événements des hommes La succession de Marcel Pepin Un choix difficile pour les délégués au congrès de la CSN propos recueillis par Louis-Gilles Francoeur NORBERT RODRIGUE la mobilisation 1) L'un des défis les plus importants, c’est de mobiliser le plus grand nombre de militants et de membres pour qu'ils assument collectivement l’orientation de la centrale, plus précisément, le syndicalisme de combat.Nous devons aussi relever le défi de notre cohésion interne, de l'efficacité de nos services, miser davantage sur la mobilisation autour des luttes dans les diverses régions.L'isolement de.plusieurs de ces luttes n'a pas permis à la centrale d'en faire ressortir les gains et les aspects positifs.D'autre part, on ne doit pas hésiter à s’autocritiquer devant certains phénomènes, certaines luttes.Il y a des questions à se poser, notamment dans les luttes du Front commun.On doit savoir tirer des leçons de ces luttes, dégager l’aspect positif pour l'avenir.Tirer des leçons pour l’avenir, c’est aussi tenir compte de ce qui est essentiel pour élargir de plus en plus la mobilisation, élever le niveau de conscience des travailleurs sur le plan syndical et sur le plan politique.2) Je ne crois pas à une structure miracle; je pense que le congrès de 1976 est une amorce et que la CSN devra rechercher des ajustements constants.Relativement aux fédérations et aux conseils centraux, j'ai travaillé depuis deux ans à l’intérieur d’un “comité interfédération”, qui cherche un mandat un peu plus large à ce congrès-ci.pour faire en sorte que les fédérations ne jouent pas strictement un rôle technique mais davantage un rôle dans la mobilisation au plan régional et au plan sectoriel.Il s’agit de permettre à chacun de bien jouer son rôle, de placer les négociations dans leur véritable perspective parce que les contrats de travail constituent un minimum de conditions qu’on va chercher.Dans la mesure où les fédérations s’impliqueront dans la mobilisation avec les conseils centraux, je pense qu'ils vont se rencontrer davantage.C’est dans ce sens-là que j’entends travailler.3) On doit maintenir la formule actuelle.A moyen et à long terme, nous pourrons obtenir une certaine stabilité, mais pas à toute épreuve.Celui qui va prétendre qu'au niveau du FDP, on peut trouver une formule pour s’assurer la tranquilité pour le reste de nos jours, je ne le connais pas encore.Ca fait quatre ans que je suis a la direction de la CSN et j’ai vu des mo- propos d'actualité loppe tique a modifié considérablement nos vies individuelles, celles de nos familles, de notre travail et de nos loisirs.Grâce à la science et à la technique, nous avons maintenant les moyens et les ressources nécessaires pour donner à chaque individu une qualité de vie inégalée.11 faut peut-être ajouter également que nous pouvons, hélas, utiliser ces moyens et ces ressources au détriment de l'homme et de l'environnement dans lequel il vit.L'amélioration de la qualité de vie des citoyens.l'augmentation de son niveau de vie, l'accroissement du mieux-étre collectif et individuel.la protection de l'environnement physique et humain, sont donc autant de valeurs relativement nouvelles qui caractérisent notre époque et, ces nouvelles valeurs'elles ne nous sont pas particulières.Ce ne sont pas des valeurs proprement québécoises, elles sont partagées par l'ensemble des sociétés développées.La science et la technologie ont ainsi opéré une uniformisation des valeurs dont la signification politique est tout aussi évidente que celle de l'interdépendance des peuples et des nations.Robert Bourassa, premier ministre du Québec, au colloque des Hautes-Etudes Commerciales, le 11 mai 1976.ments où c’était relativement “secure” au niveau du FDP.Mais on voyait parfois aussi le fonds se vider littéralement en l'espace de quelques semaines.Je crois qu'au prochain congrès de la C.S.N.il faudrait que nos syndicats pensent de plus en plus à la cotisation au pourcentage, de sorte qu'on puisse résoudre aussi le problème de l’administration.4) Au niveau de l’administration, je crois que nous ne réglerons pas tout à ce congrès-ci.Je ne suis pas d’accord qu’on “saigne” le F.D.P.Je suis d’accord que la F.D.P.absorbe ce qu’il doit absorber du coût des services qui sont affectés aux luttes.J’ai toujours été un défenseur acharné du F.D.P.Dans les années où la CSN a progressé numériquement, on croyait pouvoir se permettre à peu près n’importe quoi au niveau du F.D.P.pour empecher l'augmentation des per capita à l'administration.De là est venue la discussion sur la situation du fonds de défense depuis 1972.Depuis 1972, l'administration de la CSN n’a pas touché au FDP et, en 1974, on remet $0.07 au FDP à même l'administration.Mais je crois à la nécessité d’un certain équilibre.5) Je ne vois pas de tel risque.Les tournants qu'a pris la CSN depuis les années 65 ont suscité des craintes.Des jeunes qui avaient un certain pouvoir ou un certain leadership ont pu prétendre un certain nombre de choses et attirer dans leur sillage un certain nombre de membres.Mais je suis optimiste.Je ne prétends pas que la CSN va grandir d’une façon démesurée.A travers nos difficultés, depuis deux ans, malgré le fait qu’on ait suspendu 17,000 membres, il y en a 15,000 nouveaux qui sont venus nous rejoindre, 328 unités nouvelles.C’est quand même significatif.Dans ce sens-là, je ne suis pas pessimiste.6) C'est un peu comme le phénomène des intellectuels que j’ai connu il y a un certain nombre d’années dans la centrale, je veux dire quant aux effets et quand à l'interprétation.Pour moi, c'est un phénomène auquel il va falloir s’habituer.Je pense qu’il va falloir se parler.Je suis conscient qu’il y a un certain nombre de groupes qui sont présents dans la centrale, cependant, ce qui compte avant tout, ce sont les orientations que la centrale va se donner; dans la pratique, je suis certain que les travailleurs, tenant compte d'expériences qu'ils ont vécues, tenant compte de ce qui est proposé par un certain nombre de groupes; sauront prendre les positions qui s’imposent.Je n'ai pas peur, comme travailleur, d'aller expliquer à d’autres travailleurs ces phénomènes-là.Il y a un certain risque, si on ne prend pas le temps et si on ne prend pas les précautions, justement, d’avertir les travailleurs sur ce plan-là, si on ne prend pas la précaution de bien situer ces groupes-là par rapport au mouvement syndical.Bien sûr, ils peuvent susciter des craintes parmi des militants qui militent syndicalement, qui sont préoccupés par l’aspect politique, mais qui ne sont pas adhérents à un parti politique ou à une ligne particulière.Or, dans ce sens-là, nous devons, dans nos analyses, dans les instruments de réflexion, fournir à nos syndiqués et à nos militants ce qui leur permettra de comprendre ces phénomènes-là.7) Je crois à la nécessité d’un parti ouvrier au Québec.Je ne la discute pas.Les modalités et les conditions, cependant, je veux en discuter parce que je crois que cette réflexion doit se faire plus globalement, par plus de monde, si on veut que cela soit utile, sans quoi c’est la meilleure façon de tuer la naissance d’un parti ouvrier.Il serait marginal et on n'aurait pas permis à l’ensemble des militants et aux travailleurs organisés de participer à cette réflexion-là; deuxièmement, ce n’est pas le rôle de la centrale de mettre au monde un parti ouvrier ou de fonder un parti* ouvrier demain matin ou dans deux ans, mais on doit fournir aux travailleurs les instruments nécessaires pour qu’ils arrivent à mettre en place des organisations autonomes sur le plan politique.8) J'ai toujours travaillé et accepté de travailler en équipe.Je considère que le mouvement, ce n'est pas un seul homme; on a chacun nos rôles à jouer et je perçois l'exécutif de la CSN comme une équipe.L’ensemble des services forme une équipé.Les organismes de la CSN, les fédérations et les conseils centraux sont des instruments qu'on s’est donnés et le mouvement syndical organisé qui s’appelle la CSN, c’est une confédération.On doit mettre en place des conditions minimales pour que les organismes se comportent de façon à prendre leurs décisions en tenant compte de la centrale.MICHEL CHARTRAND la consolidation 1) Consolider les gains dans le secteur public, avec les employés de ces jeunes syndicats qui ont du dynamisme et qui connaissent bien le gouvernement, le représentant des patrons, ça va stabiliser les affaires et renforcer ces syndicats-là.A Montréal en tout cas, on va garder les gars qui se sont occupés des négociations dans les affaires sociales et les commissions scolaires, pour tout mettre ça en ordre et développer la vie syndicale davantage et voir à ce que les gains qui ont été acquis soient consolidés.En même temps, on va travailler dans le secteur privé.ET c’est à partir de là qu’il va rentrer du monde dans la CSN, les militants vont le dire tout naturellement que c’est une bonne affaire d’être syndiqué, pas juste les permanents à l’organisation.2) Les fédérations vont rester telles qu'elles sont avec leur personnel, sauf qu'on va voir à réaménager les services sur le plan régional et à mieux distribuer les permanents, à donner plus de services à partir du Conseil Central.Des permanents de fédérations vont être polyvalents, vont aller travailler avec des travailleurs d’une autre fédération; les permanents des conseils centraux vont des fois remplacer des permanents de fédérations pour donner des services plus poches.Les gens dans les syndicats vont régler leurs problèmes sans attendre que quelqu’un vienne de Montréal, de Québec ou d’ailleurs.Mathématiquement et matériellement on n'aura jamais assez d’argent pour avoir assez de permanents.La force des syndicats, c'est sur les lieux de travail.3) Continuons à souscrire une heure par mois par membre et on verra ce qui va arriver; il sera toujours temps de réaménager, de cesser la perception et ainsi de suite.On ne peut pas d’avance s’arrêter à 4 millions; ça fait 5,000 membres en grève pendant 20 semaines.On est capable de faire un bon bout dans l’entreprise privée et dans le secteur public aussi, mais il n’y a rien qui nous dit qu’on aura pas d’après la vague de répression gouvernementale et patronale, qu’on n’aura pas des mises à pied forcées et des fermetures d’usines temporaires ou permanentes où il va falloir donner des secours d’un montant beaucoup plus élevé.La cotisation est un peu proportionnelle quand on parle d’une heure par mois par membre, ça va selon vos gains.Pour le fonds de défense, c’est .6 ou Le jugement condamnant le Dr Genest infirmé en appel par Guy Deshaies Un banc de trois juges de la cour d’appel du Québec vient d’infirmer un jugement rendu le 12 mars 1973 par le juge Claude Vallerand condamnant un psychiatre montréalais à verser $45,580 a la veuve et aux enfants d’un patient qui s’était suicidé le 31 mars 1968 sous l’empire de la démence.Le juge Vallerand, de la cour supérieure du district de Montréal, avait opiné que le Dr Robert Genest avait fait preuve ae négligence en n hospitalisant pas M.Bertrand Bergeron, 43 ans, dans une institution psychiatrique et en ne prenant pas les dispositions de surveillance adéquates, le jour du suicide, alors qu’il savait que son patient venait inopinément d’attaquer br^alement son épouse.En effet, Bergeron avait obtenu du Dr Genest la permission de passer le weekend dans sa famille mais le dimanche, 31 mars, vers 7 h du matin, il avait attaqi 1 son épouse d’où son retour précipite , l'hôpital général de la Visitation, rue Henri-Bourassa, dans une voiture de police.Quelques heures plus tard, l'infortune malade échappait à la vigilance du per- sonnel hospitalier et se rendait à la rivière des Prairies pour s’aventurer sur les glaces flottantes et être rapidement englouti.Le premier juge avait rejeté l’action de Mme Bergeron contre l'hôpital mais il avait retenu, à la lumière des faits de la cause, que le psychiatre, Dr Genest, à cause de ses connaissances, devait pouvoir prévoir le geste déraisonnable de son patient surtout après avoir été en proie à une crise de délire.Il avait fait reposer la négligence du médecin sur le fait que ce dernier aurait dû hospitaliser Bergeron dans une institution psychiatrique et qu’il aurait dû recommander une surveillance rigoureuse du malade lors de son retour à l’hôpital après ses manifestations de folie le matin au 31 mars 1968.Les juges Édouard Rinfret, André Dubé et Yves Bernier de la cour d'Appel examinent les faits de la cause pour établir que Bergeron et son épouse, en se rendant au cabinet du Dr Genest, le 22 mars, avaient délibérément caché à ce dernier les antécédents psychiatriques de Bertrand Bergeron.La cour d’appel retrace tout le dossier médical du défunt pour se convaincre de sa psychose latente et permanente et elle juge que le Dr Genest, comme en font foi du reste ses notes au dossier de Bergeron, avait été leurré et ne pouvait en conséquence deviner la gravite de la répression qui frappait le malade.Celui-ci avait du reste été hospitalisé pour un ulcère gastrique.Quant à l’attaque eperdue à laquelle s’est livré le malade la cour d’appel, par la voix du juge Rinfret, en arrive à la conclusion que le Dr Genest n’en a pas eu la même version, le matin du 31 mars, que celle donnée au procès par la famille Bergeron.Il paraît clair au tribunal que les descriptions de Mme Bergeron au Dr Genest, tout de suite après la crise de Bertrand Bergeron, ont conduit l’aliéniste à croire qu'il s'agissait d’une simple querelle de ménage.L’action est donc rejetée par la cour d’appel et le jugement de $45,580 en faveur de la veuve et des quatre enfants Bergeron est annulé.La cour d’appel maintient d'autre part le jugement de première instance écartant toute responsabilité de la part de l’hôpital de la Visitation.Le tout avec dépens.une heure par mois, alors c’est à peu près l'équivalent.Pour l'administration, ça peut se faire avec le temps, c’est pas une panacée le pourcentage.Le monde se rend compte de ce qu'il pait.4) L'administration ne doit pas opérer de saignée dans le FDP.Il n’est pas question d’y toucher.C’est le seul mouvement peut-être dans le monde où il y a un fonds de défense plus considérable que son fonds d’administration.On met plus d’argent pour les gars qui sont en grève que pour s'administrer et se donner des services.J’en suis très fier.Les secours ne sont pas encore assez considérables.Mon objectif, c'est l'équivalent de l'assurance-chômage; 2/3 de mon salaire: Après ça on en aura moins de grève, c’est ça la solution aux grèves, donner des bons secours de grève.5) La cause de certains départs, une des causes peut-être, parmi d’autres, de certains departs.Les gens manquaient de connaissance syndicale, d'éducation et de formation syndicale.C’est pas la politique qui les a fait fuir, c’est parce qu’ils ne se rendaient pas compte qu’il faut que le syndicalisme débouche sur la politique.Faire des négociations contre l'augmentation du coût de la vie, contre les lois, c’est faire de la politique, c’est vrai; mais c’est pas ça de la politique.La politique c'est d'autre chose, c’est d’avoir un objectif pour le gouvernement de la société.Le PQ prend un régime qui est absolument injuste, qui ne correspond pas à un gouvernement venu au pouvoir par le peuple, quand il rejette le vote proportionnel.Il a espoir de rentrer avec 35% des votes: comment va-t-il gouverner s'il y a seulement une petite minorité qui l’appuie?Il faudrait faire d’autres réformes; or il n'en n’est pas question, encore.L'Hydro est administré, on ne sait pas par qui; le salaire minimum est administré, on ne sait pas par qui.6) Ce n’est pas un problème à régler.Que les syndiqués soient mieux formés pour voir comment ils doivent régler leurs problèmes syndicaux et les problèmes politiques; qu'ils aient des tendances politiques, c’est tant mieux, il est temps qu’on en ait.A Montréal, au Conseil Central, c'est peut-être l’endroit où on a le plus de ces lignes de politiques-là, ça fait pas de drame.La plupart sinon la totalité de ces gens-là, sont des gens généreux, des militants et ils veulent faire avancer la société.Moi j’ai du respect pour eux autres comme j’en ai toujours eu pour les militants communistes à partir ae 1937, comme j'en ai toujours eu pour les militants créditistes aussi.Ceux pour qui je n’ai pas de respect, c’est les gens qui sont pas intéressés à rien transformer.C’est un faux problème de prétendre que ces groupuscules-là vont faire éclater le mouvement.Le mouvement syndical qui a peur de tout n'a pas des bases idéologiques, philosophiques, et des bases militantes convenables.Avant le grand soir, il y a des gars dans l’usine qui ne veulent pas entendre parler de transformer rien ni même de se défendre, alors il faut les mobiliser.Mais qu’il faille une organisation politique à part du syndicalisme, c'est bien sur, comme il en faut, à part, de la coopération.7) Faudrait pas trop tarder à aider ceux qui veulent former un parti politique; on avait espéré dans les colloques du printemps bâtir une plateforme politique à partir de nos revendications et des revendications de la société québécoise et avoir une petite idée de ce qu'on veut comme réforme politique et comme gouvernement.Des gars peut-être se seraient présentés dans des comtés ouvriers.Et ça ne coûterait pas d'argent.Moi-même j’en ai fait dans quelques comtés et je n'ai pas dépensé une fortune.J’ai payé pour la radio et pour un peu d'espace dans les journaux avec l’argent que les gars ont ramassé.Une aide technique va nécessairement venir de la centrale parce qu’on est pris pour étudier les problèmes politiques et il faut les étudier davantage.Une aide financière, ce sont les membres qui vont décidé ça; il n’y a personne qui peut dire que jamais la CSN aiderait un parti politique.Dans le programme du PQ, il y a l’assurance-automobile Alors qu'on décide qu'on va mettre $100,000 dans le programme pour l’assurance- Les questions du DEVOIR 1) Quels sont les défis qui attendent la CSN au cours des prochaines années et quelles seront vos priorités à la présidence?2) La réforme des structures provoque un affrontement à l’intérieur de la CSN.Où situez-vous le point d’équilibre entre les tendances des conseils centraux et celles des fédérations?3) Comment assurer la stabilité du fonds de défense professionnel de la CSN?4) L’administration de la centrale est-elle justifiée de puiser dans le fonds de défense professionnel?5) L’engagement politique de la CSN, qui semble avoir provoqué un certain nombre de départs, risque-t-il de marginaliser la centrale à long terme?6) La présence de plus en plus visible de groupuscules (trostskystes, marxistes, anarcho-syndicalistes, maoïstes, etc.) aux commandes de certains syndicats et à l’intérieur de certains conseils centraux peut-elle porter atteinte à la cohésion de la CSN?7) L’action politique jusqu’ici préconisée par la CSN débouchera-t-elle sous votre direction sur la formation et le financement d’un Parti des Travailleurs?8) Quel style de leadership entendez-vous instaurer?automobile et que ça profite au PQ, je trouve que les membres de la CSN et le peuple de la province de Québec sauveraient $100,000,000.00 par année si on avait ce programme-là.8) Je n’ai pas l’intention de changer, quoi que pensent les gens, j'ai toujours travaillé en équipe.Le problème peut-être que je pose compense le problème que je ne pose pas, c’est que tout le monde sait ce que je pense.J’ai vécu dans ce mouvement-là assez longtemps et j’ai pensé à ça toute ma vie, même en n'étant pas intelligent il y a des affaires que j’ai apprises.C’est pour ça ue je veux aller à la CSN pour une couple ’années.J’ai vu du monde essayer toutes sortes d’affaires, moi je veux recommencer à la base, à TABC du syndicalisme.Aller jusqu'au marxisme, ça ne me fait pas peur et ça peut être utile.Le monde qui entre dans le syndical n'a pas appris ça à l’école ni dans les universités; au contraire, même aujourd’hui ceux qui vont à l'université le plus longtemps sont le plus loin du peuple.' les éditions lit presse t et le roman Région inhabitée par Robert Mallet (216p.) Édité par Gallimard en I9M.Région inhabitée de Robert Mallet remporta d'emblée un vif succès.Les Éditions La Presse en publient aujourd'hui une réédition précédée d'un avant-propos de René Garneau.Roman de l'exploration d'une nature écrasante de beauté et de mystère, récit sourdement dramatique de la croissance et de l'affaissement d'un amour progressivement miné par l'irréductibilité de deux cultures, ce livre est une oeuvre audacieuse au sens où les belles tragédies sont des phénomènes d'audace.Robert Mallet, devenu Grand maitre de l'université française en sa qualité de Recteur de la Sorbonne, avait fait brillamment ses armes d'écrivain dans la poésie et la critique.Une expérience existentielle d'ethnologue, sur laquelle il reste très discret, teinte ici d'une couleur sauvage un humanisme authentique.L'humanisme des grands Anciens avait souvent de sombres reflets.Le roman de Mallet nous le rappelle.En rente partout leséditions la presse 6 • Le Devoir, samedi 3 juillet 1976 suites de la première pdge GENS DE L’AIR Marchand et le tollé de protestations au Québec.Il déclare que l'AGAQ, qui n’est même pas nommée dans l’entente, pourra elle aussi avoir ses experts.M.Pierre Beaudry, secrétaire général de l'AGAQ, a déclaré au DEVOIR que son association, de toute manière, n’avait pas les moyens financiers de la CALPA et de la CATCA pour faire venir d’Europe les experts en communications aériennes.Lors de la négociation avec le premier commissaire, M.John Keenan, qui a démissionné depuis, les gens de l’air du Québec avaient amené au pays un expert suisse.M Monin, qui devait expliquer pourquoi la Suisse est au premier rang de la sécurité aérienne depuis plusieurs années d'après les statistiques de l’Organisation de l'aviation civile internationale bien que la circulation aérienne dans le ciel suisse se fasse en trois langues officielles, l’anglais, le français et l’allemand.La CATCA et la CALPA avaient refusé tout net que M.Monin soit agréé auprès de la commission et ce dernier avait dû retourner chez lui sans plus.La base des travaux de l'enquête sur la sécurité du bilinguisme repose sur les expériences du simulateur au centre de contrôle d'Ottawa.Déjà on l'utilise pour diverses expériences et le ministère des Transports a déjà fait des travaux sur le bilinguisme avec le simulateur.Les contrôleurs et les pilotes francophones qui ont participé à ces expériences affirment oue les problèmes de circulation auxquels ils sont soumis sont si compliqués et si hypothétiques qu’ils sont pratiquement impossibles à résoudre d'autant plus que le ministère a retenu, notamment pour l'enquête qui fait l'objet de l’entente, les services d'un psychiatre unilingue anglophone de Toronto, le Dr Stagger, qui est chargé de déceler dans la voix des pilotes et contrôleurs francophones les traces d'un stress excessif.En conséquence ces derniers sont loin d'être disposés à se prêter à ces expériences dans des conditions qui demeurent sujettes à caution selon les termes mêmes de l'entente protocolaire d’Ottawa.Leur absence pourrait signifier l'impossibilité pure et simple pour les commissaires d'entreprendre leurs travaux.Hier, on attendait toujours d'autre part la réponse du juge en chef de la Cour suprême du Canada et président du conseil de la magistrature, M.Bora Laskin, au télégramme que lui a fait parvenir la semaine dernière le juge en chef de la cour Supérieure du Québec, M.Jules-Omer Deschênes, pour lui demander de tenir une séance du Conseil de la magistrature aux fins d’étudier le mandat donné aux trois juges chargés d’instruire l'enquête sur la securité du bilinguisme du ciel.3 juillet- par PC et AP œ /empereur Constantin gagnait la bataille d'Andrinople et faisait l'unité de i Empire romain.1527 Les Français envahissent le Milanais pour porter secours au pape.158:! Ivan le Terrible tue son fils.1608 — Samuel de Champlain fonde Quebec.1944 — Les forces soviétiques s’emparent de Minsk et font prisonniers 100,000 Allemands.1954 Après 14 ans et demi le rationnement alimentaire prend fin en Grande-Bretagne.1962 — La France proclame l'indépendance de l'Algérie.1970 — Un charter britannique s'écrase près de Barcelone: 112 morts.1972 Le maréchal Lon Nol prêtait serment en tant que premier president élu du Cambodge.1975 Le gouvernement ontarien bloque les prix de l'essence, de l'huile diesel, du propane et de l'huile de chauffage domestique jusqu'au 1er octobre la météo- rreguli tie du sud de la province subira du temps gris encore aujourd pm.Les temperatures continueront d'être fraîches.Par contre, le tout devrait se dégager sur le sud du Québec tard, aujourd'hui, et les températures, sous l'influence du soleil, devraient se réchauffer Régions de l'Abiti, de Chibougamau : plutôt nuageux çt possibilité de quelques averses ce matin Dégagement en fin de journée Minimum: 10.Maximum: 20 a 22.Aperçu pour demain: ensoleillé et plus chaud.Régions de Montréal, des Laurentides, Les membres de l’AGAQ fondent de sérieux espoirs de ce côté et croient que le protocole d'entente pourrait être carrément “démoli'’ par le Conseil de la magistrature canadienne.Autrement ils pensent que les juges démissionneront d'eux-mêmes et faute de quoi ils contesteront par leur avocat, Me Clément Richard, la constitution d’une telle commission d’enquête.Pour ce qui est de la grève du zèle déclenchée jeudi matin par les contrôleurs aériens du Québec et qui consistait à mettre en pratique toutes les règles de sécurité à l’endroit des pilotes canadiens et américains à l’exception de ceux de Qué-becair Nordair et de quelques sociétés américaines, elle a pris fin à minuit, hier, sauf pour Air Canada et CP Air dont les pilotes sont membres de la CALPA.Il s'agit pour les contrôleurs de demander des rapports fréquents de positions, de vérifier doublement les autorisations de décollage, d’obliger à des alignements de pistes sur de longues bases, etc, etc.Hier cependant ces mesures supplémentaires de sécurité qui agacent les pilotes ont provoqué une réaction parmi les éléments anglophones fortement majoritaires de ces derniers qui se sont mis a répéter incorrectement les directives des contrôleurs dans le ciel québécois obligeant ceux-ci à répéter les directives.Cette guérilla du ciel n’a cependant pas perturbe la circulation aérienne malgré quelques retards légers mais elle ne permet pas pour l’instant d’espérer quelque rapprochement entre les francophones et les anglophones de la CATCA et de la CALPA comme le souhaitait le commissaire aux langues officielles, M.Keith Spicer, pour que l’enquête soit tenue avec un minimum de crédibilité.Airbus : laborieuses négociations à Kampala BR0ADBENT sive du leader NP9.• La rumeur de l’étrange message a commencé de courir hier matin.M.Broadbent en a appris la nouvelle “avec regret", mais en la confirmant tout de meme, sans donner plus de renseignements.M.Marchand déclare qu'il en a été informé par le premier ministre lui-même.peu avant l'entrevue qu’il donnait à Radio-Canada.• Dans l'entourage de M.Marchand, on fait valoir, à propos des soupçons de pot-de-vin, que le témoin à charge auquel se rapportait la dénonciation de M.Broadbent avait vraisemblablement reçu à l'époque, comme bien d’autres industriels et hommes d'affaires à travers le pays, une lettre -stéréotypée- de sollicitation de fonds pour le parti libéral, lettre fort possiblement porteuse, on l'admet volontiers, de la signature de M.Marchand.Mais on ajoute que ce dernier n’avait jamais perçu un cent sur les montants recueillis.• On souligne également que Pierre Trudeau avait eu, quelques heures avant sa démission, un long entretien avec son collègue, qu'il n’avait pu dissuader de son intention, indiquant ainsi sans le vouloir le peu d'importance qu’il prêtait à la dénonciation du leader NPD.• Pour parler du rapprochement chronologique entre la dénonciation et la démission, M.Marchand n'a eu que deux mots: “Simple coïncidence.” D'autre part, dans les interviews télévisées qu'il a données hier soir, l'une à Radio-Canada, l'autre à TVA, M.Marchand a précisé les raisons qui l'ont amené à démissionner et clairement laissé entendre que son collègue des Transports, M.Lang, n’avait pas consulté le Cabinet avant de conclure avec CALPA et CATCA l'entente controversée.Les raisons invoquées par M.Marchand sont les suivantes: avant de consentir à ce protocole, le gouvernement n’a pas consulté ceux-là même qui avaient soulevé le problème du bilinguisme dans les communications aériennes, c’est-à-dire l'Association des gens de l'air du Québec qui n’a pas participé aux négociations.En deuxième lieu, le ministre démissionnaire estime que les droits consentis à la CALPA quant au choix du troisième arbitre sont exorbitants.Troisièmement, M, Marchand voit un précédent exceptionnel et inadmissible dans le fait que la Commission portera le fardeau de la preuve, qu’elle devra établir à la satisfaction de CALPA et de CATCA.Les juges devront prouver aux deux Syndicats que les normes fixées par ceux-ci ne sont pas les bonnes.“C'est un pouvoir exorbitant reconnu aux deux syndicats." On pourra jouer sur le maximum de sécurité possible, a expliqué M.Marchand, et ce sont les deux syndicats qui diront si elles sont conformés à leurs exigences.Or, a-t-il rappelé, la responsabilité de la sécurité aérienne au Canada relève de la Une dépression demeure au nord du Lac Ontario.Elle se déplace très lentement et de l'Outaouais, de Pontiac-Témiscamingue, des Cantons de l'Est: plutôt nuageux et quelques averses.Minimum: 15.Maximum 20 à 22.Aperçu pour demain: ensoleillé et plus chaud.Régions de Québec, Trois-Rivières, de la Haute-Mauricie, du Lac St-Jean: nuageux et quelques averses.Minimum: 12.Maximum: 17 Aperçu pour demain: ensoleillé et plus chaud.• Régions de Rimouski, de Baie-Comeau, de Sept-lles, de la Gaspésie: nuageux avec averses Minimum: 10 à 12.Maximum: 18.Aperçu pour demain: généralement ensoleillé et plus chaud.les atomisés de l’An O- “Heureuse que ce soit fini.Je suis épuisée, je me sens faible.ç’a été une aventure horrible”.Ainsi s'exprimait jeudi soir Mme Pearla Bitten, au téléphone, depuis Paris où en était parvenu à la joindre, de Montréal.Mme Bitton a été la première relâchée des cinq personnes habitant Montréal qui s’étaient trouvées parmi les stages des pirates de l’Airbus d’Air France, à l'aéroport d’Entebbe.Mme Bitton, qui est âgée de 49 ans, était au nombre des 47 femmes, enfants et gens âgés ou malades que les pirates avaient relâchés mercredi.Quatre autres Montréalais se trouvaient parmi les 101 autres voyageurs que le commando a encore libérés hier: un religieux, le père Jacques-André Choquette, âgé de 51 ans, et trois jeunes femmes: Louise Kourtis et Johanne Bethmakis, âgées de 20 ans, et Miriam Field, âgée de 24 ans.Tous les stages relâchés ont été conduits à Paris par Air France, Mme Bitton, quant à elle, après avoir parlé d’horreur, a tout de même ajouté: “Je me puis pas dire que nous ayons été maltraités de quelque façon que ce soit.” Le groupe d'otages que détient encore le commando pro-palestinien d'Entebbe se compose de 60 Israéliens, 22 Français, 16 "double nationaux”, un apatride et douze membres d’équipage, parmi lesquels une Suédoise, a indiqué le ministère français des Affaires étrangères.À Kampala où les négociations se sont engagées entre les représentants du gouvernement français et les auteurs du détournement.on estimait hier qu’elles pourraient être laborieuses.De Port-Louis, capitale de Tile Maurice, où il a inauguré la conférence des chefs des États membres de TOUA, le président de l'Ouganda, le maréchal ldi Amine Dada, a demandé hier à M.Kurt Waldhein, secrétaire général de l’ONU, d'intervenir auprès d’Israël et des autres pays qui détiennent des prisonniers du FPLP pour qu’ils donnent satisfaction aux exigences des pirates de l’air afin d’épargner des vies innocentes.“Pour la première fois dans l’histoire des détournements d'avion, les otages ont quitté l'appareil et se trouvent dans un endroit confortable”, a affirmé le président ougandais, précisant cependant qu'ils avaient été divisés en petits groupes et qu'ils étaient entourés d explosifs.Direction de la sécurité aérienne du gouvernement, et c’est une responsabilité qu’il ne doit pas déléguer.Au surplus, et c'est la raison la plus fondamentale que fait valoir le démissionnaire, la question du bilinguisme dans les communications aériennes est liée à la politique de bilinguisme du gouvernement, "politique fondamentale qui a été la raison d'être de notre intervention dans le domaine politique", et qui, elle, n’est pas négociable.A son interlocuteur qui lui demandait si le mandat confié à M.Lang n'avait pas été trop large dans ces négociations, M.Marchand a répondu qu'il fallait le demander à M.Trudeau lui-même.Mais ce dernier n a-t-il pas exprimé sa satisfaction en apprenant la conclusion de l'entente alors qu'il regagnait le Canada après avoir assiste au sommet" économique de Porto-Rico?Oui, répond M.Marchand, en apprenant qu'une solution avait été mise au point et que les avions allaient de nouveau voler, le premier ministre s’est dit satisfait.Mais, rentré à Ottawa, quand il a vu le texte de l'entente, “il a compris pourquoi je n’étais pas content".Prié de commenter la réaction des contrôleurs de langue française qui rejettent le protocole intervenu à Ottawa, refusent de participer à l'enquête et font la grève du zèle dans les tours de contrôle, M.Marchand a déclaré que les Gens de l'air du Québec ont naturellement “raison de dire que c'est inacceptable".Et il ajoute: “L'enquête n’a pas de sens, les règles du jeu sont faussées.1’ L'ancien ministre, à qui l'on demandait s’il compte prendre la tête des'forces dissidentes à l'intérieur du groupe parlement taire libéral, répond simplement qu'il va continuer de se battre, mais s’abstient d'en dire davantage.Après 10 années de vie politique à Ottawa, croit-il encore au réalisme du pari qu'il avait pris en 1965?Les réactions du Canada anglais ne viennent-elles pas contrarier ses espoirs?M.Marchand, sybil-lin, répond: “Plus les Canadiens français vont être forts, plus il va y avoir de problèmes1" Mais, quel que soit l’avenir, en régime fédéral ou dans un autre régime, puisqu'ils vivent en Amérique du Nord, au milieu d'une population anglophone de 250 millions, ils devront toujours se battre et seront toujours menacés.Quand il s'est engagé dans l’action politique, M.Marchand ne se faisait pas'd’illusions: il savait qu’il serait “écorché” dans les luttes.“Je m'attendais à être écorché.Je l'ai été." LACSN mandant si les travailleurs pourront se payer longtemps le “luxe” d’y adhérer.Le congrès de la CSN a en outre décidé de se prémunir contre certains “départs" engendrés par des techniques de maraudage formalistes en exigeant désormais une majorité simple des membres d'un syndicat pour consacrer la désaffiliation de ce dernier.Auparavant, il suffisait d'une majorité simple non de l’effectif total mais au niveau d'une assemblée générale pour désaffilier un syndicat.Certains puristes ÿ ont vu une atteinte à "la liberté syndicale" mais, selon un dirigeant de la CSN, la règle qui oblige les syndicats à obtenir une majorité des membres pour le former peut aussi servir en cas de désaffiliation.Enfin les 2,000 délégués, qui ont peu discuté d'élections hier, chacun semblant avoir mûri définitivement son choix, ont accordé un accueil très chaleureux aux grévistes de la Celaneese, de Drummond-ville à qui ils ont accordé leur appui ainsi qu’à ceux d’Arthabaska.Le congrès a aussi débattu certains aspects de l'entente intervenue récemment aux affaires sociales, certains représentants syndicaux tentant d'y reprendre le long débat suscité par des groupes minoritaires radicaux, qui y ont vu presque une défaite pour le mouvement syndical.TALZAATAR ventions signées par la CSN et les onze fédérations, ne serait-ce que pour mieux définir les lignes hiérarchiques.La CSN a par ailleurs décidé de se donner; un congrès annuel au lieu d'un tous les deux ans.Cependant, les élections et l’examen des finances de la centrale n’auront lieu que tous les deux ans, comme c'est le cas actuellement.Le congrès sans élections et sans budget sera dit “d'orientation” et l'autre, “général”.Les deux congrès pourront toutefois se saisir de toutes les questions touchant l’orientation et les statuts de la centrale.En optant pour cette solution, le congrès a rejeté la proposition de l'exécutif d'organiser trois fois par deux ans — entre les congrès habituels — des minicongrès.Le coût de ces nombreuses réunions a semblé pousser de nombreux délégués à préférer la formule du congrès annuel.Des syndiqués ont toutefois expliqué, un peu déçus, qu'un certain nombre de petits syndicats n'étaient pas représentés au congrès en cours faute de moyens financiers.préférant épargner au profit de grèves en perspective ou pour les affaires courantes du syndicat.Certains d’entre eux ont été jusqu’à dire que la multiplication des instances pénaliserait les syndicats moins riches dans leur droit à la participation.Un système de péréquation, pour régler ce problème, doit être examiné aujourd'hui à l’occasion des discussions sur le budget.Un autre a dit: “Je suis 5 mois en réunions de toute sorte sur deux ans.Ca commence à être pas mal long.Les délégations qu’on a à faire aux différentes instances du mouvement nous coûtent actuellement $1.00 par semaine par membre".Ce délégué a poursuivi en disant que ses collègues syndiqués et lui-même tenaient pliis que tout au “bijou" qu’est la CSN.“Sauf que c’est un bijou assez dispendieux.avec toutes les breloques qu'on veut y accrocher”, a-t-il ajoute en se de- / 3e Vous «i moos com voepofis ceR" MoM ET/OÇUlÊTE EM ESX « V SoM TERME-/.> ToOT Ç,E MOaJOE DORMeiT M Md'T THÉORIES MES PLUS SECRÈTES./"Ze SoMMÉUT- EST CE c?0'.M DE "\ \PMd5 PRoFo/OD CMFZ Jv'HoMMF/ y i en Israël leur a été délivré.La plupart d’entre eux souhaitent émigrer vers les Etats-Unis.Les autorités chypriotes ne leur avaient pas permis de prolonger leur séjour sur Tile.PEINE CAPITALE droit de grâce.Depuis 1930, 3,859 condamnés ont été exécutés aux États-Unis.Plus spécifiquement, la cour a confirmé la peine de mort prononcée contre Troy Gregg, de Géorgie, un auto-stoppeur reconnu coupable d’avoir assassiné deux hommes qui l’avaient pris dans leur voiture.Dans le courant de la journée, la cour devait se prononcer sur cinq autres cas, remettant en cause le carac;ere constitutionnel de la peine de mort, en Lousiane, au Texas, en Caroline du nord et en Floride.En accordant sa sanction officielle aux exécutions, la Cour suprême a pris, estime-t-on, une de ses decisions les plus importantes en deux siècles d’interprétation de la constitution américaine.Seuls, les juges William Brennan et Thurgood Marshall ont été en désaccord avec leurs sept collègues qui se sont prononcés après avoir étudié les dossiers pendant trois mois.du camp.Par ailleurs, les dirigeants des forces chrétiennes libanaises ont accepté sous condition de respecter un cessez-le-feu prenant effet à minuit, a annoncé Radio Amchit (loyaliste).Elle a précisé que l’accord a été le fruit d'entretiens entre le président sortant, Soleiman Frangié et le secrétaire général de la Ligue arabe, M.Mahmoud Riad, et les ministres des Affaires étrangères de Tunisie et de Bahrein.M.Frangié avait à ses côtés M.Camille Chamoun, chef du Parti national libéral, et M.Pierre Ge-mayel, chef du Parti Kataëb.Radio-Amchit a cité ultérieurement M.Riad qui aurait déclaré après la rencontre que toutes les factions combattantes ont accepté le cessez-le-feu et que tous les obstacles seront levés par une entente mutuelle, “faute de quoi la crise continuera".Cependant, la radio beyrouthine (musulmane) a seulement parlé de “la possibilité d'un accord de cessez-le-feu”.Selon Wafa, tard hier soir, les forces palestino-progressistes étaient toujours soumises a de violents bombardements de la part de l'artillerie syrienne.L’agence d'information palestinienne, diffusée au Caire, affirme que le bombardement des “forces palestino-progressistes redouble d’intensité chaque fois que celles-ci enregistrent quelque progrès en direction de Tal Zaatar”.Wafa indique d’autre part qu’un commando palestino-progressiste est parvenu à dynamiter le domicile de M.Emile Ghantous, responsable des “Kataëb" à Ain Roumaneh et à tendre plusieurs embuscades aux forces “isolationnistes” dans cette région.Dans un message aux Nations unies, le ministère des Affaires étrangères libanais a accusé les troupes libyennes au Liban de menacer la sécurité du pays.Quelque 600 Libyens se trouvent au Liban dans le cadre de la force arabe de sécurité et le message, transmis par M.Edouard Ghorra, ambassadeur du Liban à l’ONU, reprend les protestations formulées auprès du Conseil de la Ligue arabe au Caire contre les propos tenus mardi par le commandant Abdel Salam Jalloud, premier ministre libyen.Lors d’une conférence de presse à Beyrouth, celui-ci a exprimé son soutien politique et militaire a la résistance Palestinienne et à ses alliés, une position qui prive les Libyens au Liban de leur neutralité, souligne le message transmis à MM.Piero Vinci (Italie) et Kurt Waldheim, respectivement président en exercice du Conseil de sécurité et secrétaire général des Nations unies.Par ailleurs 132 citoyens soviétiques ont quitté le Liban par bateau, apprend-on de source bien informée.L'ambassade soviétique a renvoyé en URSS les épouses des diplomates et le personnel qui devait prendre des vacances.Enfin, un certain nombre de Libanais Maronites sont dernièrement arrivés en Israël et habitent chez des parents, ont annoncé les autorités d’immigration israéliennes.Des réfugiés sont arrivés à partir de Chypre, où un visa de séjour temporaire INFIRMIÈRES Suite de la page 3 fermé complètement leurs urgences et leurs cliniques externes, et les établissements anglophones commencent à crier au secours devant la surabondance des cas d’urgence qui leur sont fatalement référés.Selon la Fédération des infirmières du Québec, c’est le Comité patronal de négociation des affaires sociales (CPNAS) qui avait réussi à convaincre les douze hôpitaux d’obtenir cette série d’injonctions “plutôt que d’accepter la médiation suggérée par la centrale syndicale ainsi que par les administrations hospitalières elles-mêmes, aussi bien que par la presse”.La FIIQ prévoir en conséouence que, “suivant son attitude habituelle le gouvernement obtiendra à Québec toutes les injonctions qu’il désire, sans qu’aucun avocat représentent la Fédération n’en soit avisé ni ne soit présent" et qu’il fera signifier ces “jugements" en pleine nuit Cela ressemble étrangement au scénario adopté à la faveur de la loi 23 touchant les enseignants.Et les infirmières soulignent que "la déclaration de la partie patronale à l’effet qu’elle avait l’intention de démontrer par l'absurde que le gouvernement ne négocierait pas avec la FIIQ se réalise en tous points”.Un porte-parole syndical se croit justifié de rappeler que le CPNAS a refusé de négocier avec les infirmières au point de rejeter une demande de médiation qui aurait permis, selon lui, d'en arriver à une entente négociée à l'intérieur de trois ou quatre jours.Les représentants des 25 sections de l’Alliance des infirmières de Montréal ont accepté hier à l'unanimité le rapport des négociations qui leur était soumis et reconnu que seul un règlement négocié pouvait ramener les hôpitaux à un fonctionnement normal.Mme Sauvé : Ottawa a dû s’agenouiller devant une bande de fanatiques Le ministre fédéral des Communications, Mme Jeanne Sauvé, dit du protocole qu’Ottawa a conclu pour mettre un terme à la grève des pilotes de ligne que c'est une capitulation devant “une bande de fanatiques".Mme Sauvé déclare que le gouvernement “s’est agenouillé devant une bande de fanatiques".Elle a précisé, au cours d'une interview téléphonique, que les ministres du Québec dans le cabinet fédéral, y compris elle-même, ne pouvaient collectivement renier ce que le ministre des Transports, Otto Lang, avait signé, mais qu'il n’en demeurait pas moins qu'il était pénible que le gouvernement s'agenouille devant une bande de fanatiques.Elle a ajouté qu’elle avait prié instamment Jean Marchand de ne pas démissionner et qu'elle respectait néanmoins la décision qu'il a prise.Elle a expliqué pourquoi les ministres du Québec dans le cabinet fédéral ne démissionneront pas.“Nous n’allons pas faire ce plaisir aux contrôleurs”, a-t-elle dit.Fille a dit enfin que les contrôleurs anglophones du trafic aérien utilisaient la securité comme prétexte pour cacher leur fanatisme.Tout le monde veut la sécurité, tout le monde, y compris les pilotes et contrôleurs francophones, a-t-elle déclaré.“On ne meurt pas moins parce qu’on meurt en français”, a-t-elle conclu.Lucette Saint-Amant succède à Solange Chaput-Roi land Le Cercle des femmes journalistes a élu Mme Lucette Saint-Amant à la présidence.Aujourd'hui directrice de l'organe officiel du Parti libéral du Québec, “L'Électeur”, Mme Saint-Amant avait joué un rôle de premier plan dans la victoire de l'équipe Lesage au début des années 1960.Au cours de cette réunion annuelle, les membres du Cercle des journalistes ont également procédé à l’élection des autres titulaires de l’exécutif; Michelle Josse, vice-présidente (Montréal); Françoise Larochelle-Roy (Québec); Judith Hilliker (Ottawa); Isabelle Girard, trésorière; Querelle intersyndicale à l’Alcan QUEBEC (Par L.-G.Francoeur) — Les syndiqués CSN de l'usine Alcan de Sha-winigan ont accuse hier la F'ederation des syndicats du secteur de l'aluminium (FSSA), qui a quitté la centrale il y a quelques années, de paralyser leurs négociations en remettant leur affiliation en cause.Les syndiqués prétendent, de plus, que la FSSA retarde le déclenchement d'une grève éventuelle chez eux.Hier) en marge du congrès de la CSN, Michel Chartrand a rendu public un télégramme de la F'édération accusant les syndiqués de la CSN d'avoir franchi ses lignes de piquetage à Shawinigan, dont les ouvriers sont affiliés à la CSN.Ces derniers ont néanmoins tenté de rentrer au travail, après une décision en ce sens de leur assemblée générale.En réponse au télégramme de la FSSA, Michel Chartrand a reproché au groupe sécessionniste de “composer” avec l'Alcan, en essayant de détruire le syndicat le plus militant de l'aluminium: la FSSA essaierait de "copier les conditions de travail déjà obtenues" par les membres de la CSN.Un porte-parole du syndicat de Shawinigan a justifié le retour au travail de ses collègues en alléguant que la FSSA est un syndicat de boutique qui s’essaie au maraudage.Françoise Gélinas-Hénault, secrétaire; Claire Perreault, secrétaire-archiviste; ainsi que les conseillères Pierrette Cham-poux, Huguette Laporte, Huguette Mar-leau, Yvonne Morissette, Françoise Morin et Rita Gagnon.A la présidence, Mme Saint-Amant succédé a Mme Solange Chaput-Rolland qui demeure honoraire du comité des fêtes du 25e anniversaire du Cercle.Inauguration du Pavillon des sports de l’UdeM M.Paul Phaneuf, ministre responsable du Haut-commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports, a présidé l’inauguration officielle du nouveau Pavillon d?édu-cahon physique et des sports (PEPS) de 1 Université de Montréal.Le bâtiment comprend, entre autres, trois terrains de tennis, des installations pour l’athlétisme, une piscine de dimension olympique, un bassin de plongeon, un gymnase triple, des salles d activités diverses et des laboratoires.H DÉCÈS KSwlKFklSK'i» Bhisf dHalàculté dFdaCqUeline Martin (né* d Ottawa I Lfo lZ ?,(lucatlon de ' Université 3 iuilfrt à T.mmin 1 esauront lieu samedi le .juillet a Timmins, a la cathédrale St-Antoine OU le service sera célébré à 14:00 heures et de a scn'l',Unrpertpmen]orial de Timmins, lieu de ¦Æs Srîyff¦o r Informations Internationales i ! Le Devoir, samedi 3 juillet 1976 • 7 Carter choisirait entre Glenn, Church et Mondale Le WASHINGTON (AFP) -colistier de M.Jimmy Carter pour la vice-présidence des Etats-Unis sera, selon toute vraisemblance, un sénateur.Charles Kirbo, un des plus proches collaborateurs de l’ancien gouverneur de Géorgie désormais assuré de l'investiture démocrate, a entrepris une série de consultations à Washington avec des membres du Congrès afin de recueillir les recommandations et opinions des cercles, parlementaires de la capitale qui sont pratiquement inconnus de Jimmy Carter.Quelques indiscrétions ont filtré.La liste des candidats potentiels au “ticket" démocrate s’est apparemment réduite en une semaine de treize à six noms.Trois d’entre eux font maintenant figures de favoris: John Glenn, Frank Church et Walter Mondale.Trois autres sénateurs, Henry Jackson, Edmund Muskie et Adlai Stevenson, apparaissent sur le point d’être mis en marge de cette liste des “possibles”.Jimmy Carter “ne connaît même pas personnellement la plupart des sénateurs" consultés pour éventuellement faire équipe avec pour, les élections présidentielles de novembre, relève un parlementaire dont l’avis a été sollicite par l’entourage de l’ancien gouverneur de Géorgie, c’est donc avec prudence que ce dernier sélectionne son colisiter.Jusqu’à présent, il ne s’est aventuré qu’à estimer publiquement que son colistier serait une personnalité politique ayant l’expérience des arcanes gouvernementales et parlementaires.Le sénateur John Glenn, 55 ans, premier astronaute à avoir été placé sur orbite autour de la terre et élu en 1974 dans l’Ohio, paraît avoir actuellement les meilleures chances.De la même génération que Jimmy Carter, il partage, selon ses propres dires, les principales facettes de la philosophie et de la politique de l’ancien gouverneur de Géorgie.Sa présence sur le “ticket” serait par ailleurs la quasi-assurance d’un succès démocrate dans l’Ohio le 2 novembre, un atout électoral de choix.Frank Church, 51 ans, figure parmi les trois noms les plus souvent cités du fait de sa grande expérience en politi-oue étrangère.Il a aussi l’avantage d’être une personnalité nationalement connue après avoir présidé deux commissions d’enquête sénatoriales sur les activités des services de renseignements et des sociétés multinationales qui ont débouché sur des révélations retentissantes.Frank Church, sénateur de l’Idaho, a également démontré lors des élections primaires son influence dans l’Ouest, région où Jimmy Carter précisément a moins percé qu’ailleurs.Walter Mondale, 47 ans, sénateur du Minnesota depuis douze ans, a démontré sa valeur et a marqué de son empreinte de nombreux textes législatifs.11 pourrait cependant être victime d’un léger handicap, celui d’être un protégé d’Hubert Humphrey.Jimmy Carter, moins que jamais, ne souhaite donner l’impression de faire plaisir à quiconque.C’est l'une des antinomies de sa percée électorale: il ne doit rien à personne.Soudan: les loyalistes affirment avoir écrasé une tentative de putsch LE CAIRE (par Reuter) — Les forces armées soudainaises fidèles au président Gaafar Mimeiry ont écrasé nier une tentative de putsch organisée par des éléments non-identifiés hostiles au régime.Des affrontements se sont pour; suivis pendant plusieurs heures à Khartoum, la capitale.On ignore les pertes en vies humaines subies de part et d’autre, mais tout indique qu’elles sont élevées.Dans un communiqué officiel publié en fin d’après-midi, le gouvernement soudanais assure avoir la situation bien en main.Il indique toutefois que des opérations de nettoyage se poursuivent dans les rues de Khartoum, coupée du reste du monde pendant la majeure partie de la journée.On est sans nouvelle du président depuis vendredi matin à l’aube.“Des bandes d’hommes en armes ont tenté d’organiser un coup d’Etat ce matin au retour du président Gaafar Nimeiry de ses visites de travail couronnées de succès aux Etats-Unis et en France pendant trois semaines”, déclare le gouvernement dans son communiqué.“Après des combats de rues qui se sont poursuivis pendant plusieurs heures, les forces armées populaires ont écrasé la tentative criminelle.Des opérations de nettoyage se poursuivent dans les rues de la capitale.Les forces de sécurité soudanaises ont le contrôle absolu de la situation”, poursuit-il.L’agence de presse irakienne, qui est apparemment la seule à rendre compte de la situation à Khartoum grâce à lemetteur-radio dont elle dispose, précise que les forces loyales au président ont repris la base militaire d’Al-Chejerah, située à proximité de Khartoum: Elle avait été prise d’assaut par les rebelles dans la matinée.Toujours selon l’agence, les unités fidèles au général Nimeiry procèdent à l’arrestation des forces rebelles.Peu après, des chars prenaient position autour du palais présidentiel ainsi qu'en d'autres points stratégiques de la capitale alors que le président était attendu à l’aéroport de Khartoum.Au Caire, on apprend de source digne de foi que le chef de l’État soudanais a réussi à sortir de l’aéroport peu après le début du coup de force.Entré flans le salon d’honneur de l’aéroport à 5 heures 10 (3 heures 10 GMT) pour y donner une conférence de presse, le général Nimeiry était interrompu dix minutes plus tard par des rafales d’armes automatiques, précise-t-on de même source.Le président est aussitôt sorti du salon d’honneur et a pénétré dans une voiture qui a démarré à vive allure.Il devait effectuer une brève escale à Khartoum avant de gagner Port-Louis pour le treizième sommet de l'OUA.M.Bill Brower, ambassadeur des États-Unis à Khartoum, se trouvait à l’aéroport pour accueillir le général Nimeiry.L’agence irakienne précise que des groupes de civils armés avaient fait leur apparition dans les rues et s’efforçaient de désarmer la police.Les civils non-identifiés ont ouvert le feu sur les automobiles s'approchant des casernes.Les unités rebelles de l’armée avaient à un moment encerclé le palais présidentiel.l'aéroport et le quartier-genéral de l’armée.Des affrontements avaient égale- Madrid: le gén.Gutierrez, Fraga Iribarne et De Areilza sur la liste des successeurs?Ton Duc Thang président du Vietnam réunifié SINGAPOUR (Reuter) — L’assemblée nationale vietnamienne a approuvé hier à l’unanimité la réunification du pays, qui s’appellera désormais “République socialiste du Vietnam".M.Ton Duc Thang, qui était Président du Nord-Vietnam a été élu à l’unanimité par l’assemblée présdent de la République socialiste du Vietnam, annonce l’agence vietnamienne de presse.M.Phan Van Dong, qui était le premier ministre du Nord-Vietnam, a été élu président du conseil de gouvernement du Vietnam unifié.La plupart des postes de commande de l’État vietnamien ont été confiés à des personnalités du nord.Ont été élus vice-présidents de la république Nguyen Luong Bank (ancien vice-président du N-V) Ey Nguyen Huu Tho (président du Front national de libération du S-V).Les 492 députés, élus lors du scrutin organisé militairement en ^vril dernier dans les deux Vietnam, ont approuvé aussi la désignation de Hanoï comme capitale nationale.Ils ont ratifié le choix du nouveau dra- peau — une étoile jaune à 5 branches sur fond rouge — du nouvel emblème et du nouvel hymne — Tien Quan Ca — avant d’applaudir longuement le début “d’une nouvelle et glorieuse époque de l’histoire” du pays, indique Radio-Hanoï.BUENOS AIRES (Reuter) - Vingt-cinq policiers ont été tués et trente autres blessés par l’explosion hier d’une bombe de forte puissance dans la cantine du siège de la police de sécurité fédérale à Buenos Aires, a annoncé un porte-parole officiel.Des policiers se sont formés en file d’attente devant l’hôpital de la police pour donner leur sang aux blessés.On estime que la bombe contenait entre huit et neuf kilos d’un explosif puissant.Les journalistes et cameramen ont été tenus à l’écart du lieu de l’attentat.Un communiqué de l’armée annonce d’autre part que dix-sept guérilleros de gauche ont été tués à l’aube au cours d'un affrontement avec la troupe dans un faubourg de l'ouest de Buenos-Aires.Trois soldats ont été blessés.MADRID 'par l’AFP) — Le Conseil du royaume s’est séparé hier soir après trois heures et quart de débats et a décidé de poursuivre ses consultations ce matin.Cette décision semble indiquer que les seize conseillers n'ont pu encore se mettre d’accord sur les trois noms qui devront être soumis au roi pour que celui-ce choisisse parmi eux le nom du successeur de M.Carlos Arias Navarro à la tête du gouvernement.Aucune indication n’a filtré sur les débats qui demeurent secrets.La session a été présidée par M.Torcuato Fernandez Miranda, président du Conseil et conseiller politique du roi.Dans les milieux politiques de Madrid, on continue à mentionner comme candidats les plus probables à la succession du chef du gouvernement le général Manuel Gutierrez Mellado, chef d’état major, et les deux anciens ministres, M.Manuel Fraga Iribarne, ministre de l’intérieur et José Maria de Areilza, ministre des Affaires étrangères.Mais très fréquemment dans le passé, les spéculations des milieux politiques ont été démenties par les décisions prises dans le secret (Les salles de délibération ou au Palais de la Zarzuela.Tous les noms cités comme successeurs possibles appartiennent aux groupes les plus libéraux soit de l’armée, soit de la vie politique.D’autres “outsiders” sont cités.Parmi eux, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Fernando Maria Castiella, qui a été reçu à deux reprises par le roi.L’Opus Dei est rarement mentionné dans les conversations bien que tout le monde s’accorde à reconnaître en cette période de grave crise économique l’efficacité démontrée dans le passé oe la gestion de ses technocrates.Mais ils ne sont mentionnés que pour référence malgré une activité et une présence accrue depuis quelques mois.La seule certitude est que M.Torcuato Fernandez Miranda, ancien précepteur du roi et le* conseiller le plus écouté, s’est éliminé lui-même de la course en prenant la présidence du Conseil du royaume vendredi après-midi.Il ne peut présider en effet cette assemblée si sa personne est concernée par les débats.Il restera donc l’habile coordinateur du roi à la présidence du Conseil du royaume et des Cortès.On saura bientôt s’il a pu faire inscrire sur la liste des trois candidats à la succession les noms des candidats modérés que l’on prête au roi.Le “bunker" est solidement retranché dans la redoute franquiste que constitue le Conseil.Le roi voit, pour le moment, son prestige renforcé auprès des libéraux et de nombreux membres de l’opfosition qui réclamaient comme conditions préalables, avant même de considérer une participation politique, le départ du dernier grand commis franquiste.C’est chose faite depuis jeudi.Une nouvelle fois le roi a agi avec la même discrétion et en préservant le même effet de surprise que lorsqu'il avait, contre toute attente maintenu M.Arias Navarro dans ses fonctions il y a sept mois.L’opposition, encouragée par la déci- Une politique économique impopulaire Les troubles de Lima ont fait 5 morts LIMA (Reuter) — Cinq personnes, dont quatre détenus de droit commun, ont trouvé la mort dans les troubles qui ont éclaté jeudi à Lima et à la suite de la nouvelle politique économique du gouvernement péruvien, a annoncé un porte-parole officiel.Quelque 600 manifestants s’étaient heurtés à la police et l’un d’eux a été tué tandis que plusieurs autres ont été blessés.Lorsque la nouvelle des émeutes est parvenue à la prison locale, les détenus tentèrent de s’évader et un violent affrontement les opposa aux gardiens.Quatre détenus ont été tués et trente-et-un autres ont été blessés tandis que neuf gardiens souffrent également de blessures diverses.Il a fallu neuf heures pour mettre un terme à la mutinerie durant laquelle quatre gardiens avaient été maintenus en otages.Le gouvernement militaire péruvien a vigoureusement réagi: il a décrété l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire et suspendu pour un mois les garanties constitutionnelles.Un couvre-feu nocturne a été instauré à Lima “jusqu’à nouvel ordre afin de protéger l’ordre public, la sécurité des personnes et la propriété privée".L’armée a reçu l’ordre de tirer sur quiconque violerait ce couvre-feu.Des soldats avaient pris position, ce vendredi, aux points stratégiques de la capitale, carrefours, édifices publics et aéroport.Néanmoins, on ne signalait aucun incident.Le gouvernement du général Francisco Morales Bermudez a imputé la responsabilité des désordres à “certains milieux politiques” qu’il a accusés de chercher à exploiter l’inquiétude de la population devant l’augmentation des prix.Le gouvernement a dévalué lundi le sol de 30,7 pour cent, mesure qui a entraîné une flambée des prix alimentaires.En outre, il a décrété des hausses sensibles du prix de l’essence, de l'électricité, du gaz et du téléphone.La journée de vendredi a été déclarée fériée en raison d’une grève des propriétaires d'autobus de Lima qui réclament l’autorisation d’augmenter leurs tarifs en raison de la hausse du prix de l’essence.La suspension des garanties constitutionnelles habilite les autorités militaires à détenir des suspects sans procès, les ta-duire en justice, à effectuer des perquisitions sans mandat et à exiler les personnes soupçonnées de se livrer à des activités subversives.En outre, les manifestations et les déplacements à l’étranger sont interdits.OUA : le sommet s’ouvre dans la confusion PORT LOUIS, Ile Maurice (par Reuter) — Le treizième sommet de l’Organisation de l'unité africaine s’est ouvert hier dans la plus grande confusion.Président sortant, le maréchal ldi Amin Dada, qui avait fait le voyage en dépit de l’affaire de l’Airbus d’Air France à Kampala, a prononcé le traditionnel discours de bienvenue.Alors que s’engagent les débats, qui se poursuivront en principe jusqu'à lundi 5 juillet, une très vive controverse a éclaté au sein de l’Organisation à propos du Sahara occidental, conduisant les délégués marocain et mauritanien à renoncer à assister aux débats.Dans le même temps, des informations en provenance de Khartoum font état d'une tentative de coup d’État contre le président Jaafar Nimeiry.Celui-ci n’est pas arrivé comme prévu en début d’après-midi à Port-Louis.C’est la seconde fois consécutive qu’un chef d’Etat africain est victime d’un soulèvement au moment du sommet de l’OUA.L’an dernier, le général Yarubu Gowon du Nigeria, a été déposé au nîoment même où il assistait à une séance de l’Organisation à Kampala.La séance de clôture du 27e conseil ministériel de l’OUA a été reportée pour permettre la tenue de la cérémonie d’ouverture.Les ministres devraient ensuite se retrouver.En ce qui concerne le Sahara occidental, la 27e session ministérielle a décidé, par vingt-sept voix et huit abstentions, de procéder à un vote sur une résolution présentée par le Benin et soutenue par treize pays, dont l’Algérie, condamnant — sans les nommer — le Maroc et la Mauritanie et “exigeant” le “retrait immédiat de toutes les forces d’occupation étrangères et le respect de l’intégrité territoriale du Sahara occidental et de la souveraineté nationale du peuple sahraoui”.Selon M.Ahmed Ould Mouk-nass, la plus grande confusion régnait au moment du scrutin, interprété par l’Algérie et les treize autres pays comme un vote en faveur de la résolution elle-même.Celle-ci réaffirme notamment “le droit inaliénable du peuple Visitez l'Europe, avec SET A VOYAGES ¦ AUTOMOBILE OU EUnOCAMPER-TOURMOBILE Achetez ou louez une automobile neuie, hors taxes Renault — V\V — Citroën Fiat — Simca — Peugeot Voho — Micro-bus — etc.KilonKiragi1 illimiic \*MirsitKT initTiiationaU' IVrntistlicHuhiifi inttrn.iiiHnaliii Kfsenaliens HilMs • Malrau - Mien ITINÉRAIMS routiers gratuits BILLETS AVION TOUTES DESTINATIONS VACANCES DEPUIS 20 ans au service des voyageurs SERVICE EUROPEEN DE TOURISME AUTOMOBILE i 1176, rue DRUMMOND, MTL-861-0200 f "Touring Club de France" U CL du Sahara occidental à l’autodétermination et à l’indépendance”.Les délégués se sont prononcés en faveur du débat et c’est alors que les délégations marocaine et mauritanienne ont décidé de quitter le sable, précise-t-on de source proche de la conférence.M.Mouknass s’est rendu auprès du président Moktar Ould Daddah, tandis que M.Ahmed Laraki, chef de la diplomatie marocaine, entrait en contact par téléphone avec le roi Hassan pour l’informer de la situation.Sur instruction du souverain, le ministre d’Etat marocain n’a pas assisté à la séance d’ouverture, pour protester contre les “irrégularités dans l’application du règlement intérieur” de LOUA, précise sa délégation dans un communiqué.En revanche, le président Moktar Ould Daddah était présent à l’ouverture de la conférence.Sir Seewasagur Rangoolam, premier ministre mauricien à qui est revenu la présidence de 1' OUA pour le prochain exercice, a déclaré aux chefs d’Etat et a leurs représentants des 47 autres pays membres que malgré le caractère apparemment insoluble de certaines questions en raison de problèmes intérieurs, médiation et conciliation devraient être les mots d’ordre de la conférence.Il a également attaqué l’Afrique du sud pour la répression sanglante des émeutes raciales qui s'y sont déroulées récemment.Il a aussi demandé deux minutes de silence à la mémoire du général Murtala Mohamed, chef d'Etat nigérian tué au cours d’un coup d’Etat au début de l'année à Lagos.Avant le départ de l’Institut Mahatma-Gandhi des ministres marocain et mauritanien, les délégués s’étaient prononcés sur diverses résolutions qui seront soumises au sommet.L’une d'elles.demandant le boycottage des Jeux olympiques de Montréal par l'Afrique si la Nouvelle-Zélande y participe, a été adoptée, mais sa portée est moins étendue que prévue.Elle condamne vigoureusement la Nouvelle-Zélande pour avoir autorisé une tournée des “All Blacks” (l’équipe nationale de Rugby) en Afrique du sud en dépit des émeutes de Soweto, qui ont fait cent soixante-dix morts et plus d'un millier de blessés.L’OUA demande au Comité international olympique (CIO) d’interdire des Jeux la Nouvelle-Zélande, elle recommande à ses membres d’envisager une action appropriée "dont la non-participation aux Jeux olympiques de cette année”, si la Nouvelle-Zélande y prend part.Mais le mot “boycottage” n’apparaît pas dans le texte.Dans une autre résolution adoptée par les ministres, l’OUA exige de ses membres qu’ils s'abstiennent de reconnaître le Transkei, foyer national sud-africain, dont l’indépendance est fixée au mois d’octobre.En ce qui concerne les émeutes raciales, les ministres affirment dans une résolution que la seule garantie efficace contre une répétition des massacres d’Africains en Afrique du sud est “de lancer une lutte armée pour la prise du pouvoir par le peuple”.Dans le vocabulaire de l’OUA, “lutte armée” signifie généralement guerre de maquis.La résolution ajoute que les ministres ont décidé d’accorder un maximum d’assistance économique, militaire et politique aux mouvements de libération d’Afrique du sud pour “leur permettre de mener la lutte armée".Elle accuse l’Afrique du sud de “massacres barbares” et déplore “la collusion croissante entre l’apartheid sud-africain et le sionisme, appuyés par le colonialisme et l’imperialisme internationaux".Elle s'élève également contre ‘la politique délibérée de certaines puissances occidentales (.) qui soutiennent et arment le regime raciste” d’Afrique du sud.Le président Kenneth Kaunda (Zambie), a quant à lui invité l’OUA a demeurer unie quelles que soient les difficultés.M.Kurt Waldheim, secrétaire général des Nations unies, a pour sa part condamné la répression des émeutes en Afrique du sud.ABONNEMENT OU CHANGEMENT D’ADRESSE POUR LES VACANCES LE DEVOIR NETTOYEUR Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 C’est le tempe de faire Installer les GOUTTIÈRES (HO-DO) Résidences - industries -institutions Tous matériaux Estimés gratuits NRIL322-4160 Québec: 872-9244 PRIMEAU METAL INC.Nos lecteurs dont l’abonnement est payé d'avance peuvent faire suivre leur journal durant leurs vacances à l'intérieur du Canada sans frais additionnels.Pour ceux qui paient à la semaine au porteur ou qui achètent LE DEVOIR au numéro, les tarifs d’abonnements-vacances sont les suivants 2 SEMAINES: POUR BIEN DIGÉRER UNE EAU DESANTÏ AüCAÜNE a PthUAKtE QUI FACiLlTÉ LE TRAJET DIGESTIF ETLEÜMlNATtC* CANADA$4 00 ÉTATS-UNIS $5.00 A ces tarifs, ajouter $1.50 pour chaque semaine supplémentaire Sil-vous-plait remplir ce coupon et nous le taire parvenir au moins dix jours à l'avance à JOURNAL LE DEVOIR, Case postale 6033.Montréal H3C 3C9 ?Mon abonnement est payé d'avance.Je le reçois par la poste ?par porteur ?Pendant les vacances, veuillez me le faire suivre durant .semaines â l'adresse mentionnée ci-contre.O Je paie mon journal au porteur chaque semaine.Ci-inclus $.pour un abonnement vacances de .semaines.?J'achète LE DEVOIR au numéro Ci-inclus $.pour un abonnement-vacances de.semaines.— N .B.Ne pas oublier d'inscrire votre adresse actuelle.Nom.Adresse actuelle Adresse de vacances Période du inclusivement ment eu lieu autour de la station de radio d’Orndurman.qui a interrompu ses émissions Rien pour l 'jnstant ne permet de dire à quelle tendante politique appartiennent les auteurs de cette tentative de putsch.Le général Nimeiry, qui a accédé au pouvoir à la suite d’un coup d'Etat, en mai 1969, a réussi dans le passé à déjouer deux coups d'Etat et plusieurs complots, En 1971, il a maté un complot procommuniste.Un an plus tard, les Ahsars (musulmans conservateurs) ont été écrasés après une tentative de coup d’État.Au Caire, le président Anouar Sadate a condamné la tentative de coup d’Etat.Son ministre des Affaires étrangères, M.Ismail Fahmi, a déclaré que le président égyptien avait appris la nouvelle du putsch avec consternation et inquiétude.Cette tentative a été lancée au moment où la nation arabe affronte un des défis les plus graves de son histoire, a déclaré le chef de l’État égyptien, faisant apparemment allusion à la guerre du Liban.sion du roi, a rapidement réagi.Dans un appel à l'opinion publique, trente-deux des personnalités représentant le plus large éventail politique jamais composé ont demandé 1 amnistie totale, la liberté de réunion et d’association pour tous les partis politiques sans exception et la formation d’un gouvernement représentatif de la communauté nationale.Ils ont dénoncé une nouvelle fois la politique de • réformes imposées par le gouvernement et se sont élevés contre le projet de référendum prévu pour l’automne.Selon certaines indications, ce référendum pourrait être abandonné sur l'initiative même du roi N l 8 • Le Devoir, samedi 3 juillet 1976 l’actualité économique f toronto Baisse des cours La cote fléchissait légèrement à la Bourse de Toronto au terme de la séance de ce marché hier et le volume, bien que supérieur à celui de mercredi, n’y était pas élevé.L'indice industriel fléchissait de .68 et se situait à 186.78, l’indice des pétroles de l'Ouest, de .26 et se situait à 231.52, mais l’indice de l’or montait de .02 et atteignait 273.08 et celui des minerais, de .62 et atteignait 91.14.Le volume était de 1.73 million d'actions d’une valeur totale de $19.11 millions, contre 1.63 million d'actions d'une valeur totale de $18.31 millions mercredi.Le comportement des valeurs a été le suivant: 147 gains, 203 pertes et 231 inchangées, contre 164 gains, 183 pertes et 261 inchangées mer- credi Onze des 16 parties constituantes de l’indice industriel ont régressé et les cinq autres ont progressé.Les plus grands perdants y sont les grands magasins, ' forts gains y vont ; communications.Sur le marché des options, 27 contrats ont été négociés, contre 106 mercredi.s ont progressé.Les plus grands perdants y sont les s, les banques et les boissons alcooliques.Les plus mt à la fiducie, à l'industrie manufacturière et aux Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE VfnUt Haut Bat Farm.Ch.Industriallas Abb/Glen 13920 $53/4 S'/fc 5* -f V% Ventât Haut Bat Farm.Ch.Abitibi Abitbi 10 Acklands Acklnd 2p Agnico E AgraInd A 6320 $11?% 113/4 ll?fc 300 $50'/a 50Va 50Va - V% 900 $12^4 123/4 123/4 1000 $123/4 123/4 12V4 - 3/4 500 450 450 450 -f 5 300 $6H 63% 63% - ’>% 900 5802 1365 3900 100 1300 AhedM 100 125 125 125 Akaitcho 2800 72 70 72 Albany 5500 41 40 40 72 - 1 40 - 1 Alt East G 1550 $10?% 103/4 10?% Alt Energy 1150 $10?% 103% 1Q3/4 AltaGasA 1505 $12'/4 12'/% 12'/%+»/% 400 $253% 25'/a 253% + V% 2600 $253% 25Va 25Va - V4 100 $123% 123% 123% + Va 2046 $263/4 26Va 26Va - Va 150 $25Vb 25'/% 25'/% 400 $5'/i 5 Va 5Va 400 240 240 240 2120 $53/4 53% 53% - Va 400 $26'/4 26'/4 26 Va + Va 8200 440 430 430 - 5 200 $9 Va 9 Va 9Va zl $23Va 23Va 23'/a AngUDev 2100 83 81 81 -2 Aquitaine 11142 $21 Va 21’/% 21 Va * 500 $15'/a 15Va 15Va 14 9 50 $13'/a 123% 13 - Va 900 $293/4 293/i 293/4 - Va 100 $9?% 9?% 97/a - V% 2150 $13?% 133% 133/4 - Va 10000 5 5 5 5500 31 30 30 +1 13000 20 18 20 BC Sugar A z50 $213/4 213/4 213/4 BP Can 970 $9'/a 93% 9Va + Va AltaGF Alcan Algc Cent Algoma St AStel p Algonq pr All-Can B Alminex Alum 3rd p Am Bonza Andres W Ang CT 4Va Argus Cpr Asamera Asbestos Ashland C Atco A Atlas Vk Auric Res AvocaM Bad Boy 800 310 310 310 - 5 Banister C Bank Mtl Bank N S Bankeno Bartaco Baton B Bell Canad 5055 Bell D pr 1110 Bell 2.28 700 Bell Can W 7750 BethCopA 375 Block Bros 445 BovisCor 5300 BowValy 3200 Bralor Res 1050 Bramalea 525 Brameda 3158 BrascanA 9957 Brenda M 2340 Bridger 4600 Brinco 1460 BrAmBnk z3 BCFP 375100 BC Phone 595 BCPh 1956 100 BCPh 53/a p z 50 BCP 10.16 p 300 Brunswk 1300 Budd Auto 300 Bulora Cor 6000 Burns Fds 200 CC Yachts 100 CFCN Cad Frv Cal Pow A Cal P4'/a p Cal P 5.40 p z40 CalmorlB zlOO CalvrtDle Calvert $9 8V4 83/a - 3% $15'/a 15'/% 15'/% - Va $383/a 38Va 38Va - Va 150 144 149 - 1 175 175 175 + 5 $8 Va 8 Va 8 Va - % $47 Vi 47 Vt 47 Ve $50 Va 50 50Va + Va $263% 26Va 263% + Va 365 360 365 - 5 $133/4 13Va 13Va - Va 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Moore Aug 40 20 160 185 180 397/a Moore Nov 40 2 S27/e 3'/% 3Va 397/a Moore Nov 45 1 95 115 105 397/e Moore Feb 45 2 160 185 170 39?% Noranda Feb 40 3 $2Va 23/a 2Va 37*% Stelco Aug 30 5 60 85 75 28*t Campau 7p 2100 CanCemL 182 CDC pr B 459 C Nor West 5130 Can Perm 1500 CS Pete 8431 CanTrustA 725 C Trust 7V4 .900 CTung 1500 Cdn Arrow 1000 CCablesy 300 CdnCel z40 C Curtis C Ex Gas CG Invest C Hidrogas 1500 C Homestd 1100 C Hydro 900 Cl BkCorn 725 C Lencour 5750 CLI Pete C Malart CManoir A C Marconi 1200 C Merrill 1100 C Ocdental 5850 CPInve 1548 CPInvepr 100 z 300 z33 z4 1700 1000 100 S85 85 85 51 51 51 215 215 215 + 5 22 21 22 + 2 44 43 43 - Va S8'% 8*% 8'% - Va 435 435 435 + 5 $20 Va 20 20 Va 460 460 460 $7'% 7'% 7'% - Va $10 Va 10 Va 10 Va $97*% 97*% 97*% $8 Va 77% 8 $18 177/8 177/8 - Va 261 260 260 + 2 $21 21 21 $19'/4 19 19 Va + Va 430 430 430 11 11 11 $16 16 16 - Va $6 Va 6 Va 6 Va 42 42 42 385 385 385 $20 20 20 99 95 99 - 1 $6'% 6'% 6'% - Va $87/8 83/a 87/e $24*% 24'% 24*% + Va 10 10 10 18 18 18 - Va 36 36 36 - 3 $5 Va 5 Va 5 Va + Va $5 Va 5 Va 5 Va + Va $10 10 10 - Va montréal Faible activité La cote fléchissait et le volume était faible hier à la Bourse de Montréal à la fin de sa séance vendredi.L'indice généranléchissait de 0.46 et se situait à 190.52, l’indice industriel, de 0.67 et se situait à 197.96, l’indice des papiers, de 0.36 et se situait à 118.81, celui des banques, de 0.25 et se situait à 231.70, mate celui des services publics montait de 0.15 et atteignait 141.38.Lé volume était de 201.100 actions, contre 330,400 actions mercredi.Le comportement des valeurs a été le suivant : 29 gains, 85 pertes et 31 inchangées, contre 55 gains, 84 pertes et 29 inchangées mercredi.Newfoundland Light and Power Co.ltd., dont 14,500 actions ont été négociées, a été le titre industriel le plus actif et sa cote a fléchi, de 1-4 et est tombée à $8.Basic Resources International S A., dont 15,100 actions ont été transigées, a été le titre minier le plus actif et sa cote a monté de 1-4 et atteint $12.Dans le secteur de la spéculation, Mount Jamie Mines Québec Ltd.a monté de trois cents et atteint 48 cents, dans un virement de 9,000 actions.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE CP Ltd 13335 $17H 17*4 1744 _ v% CPLAp 183 $8*% 8*% 844 C Reserve 900 435 430 435 + 5 Cdn Salt A 100 $14'A U'/4 14*4 + 'A CdnSupO 1800 $44 44 44 Ce.» Tire 150 $43'/% 43'/% 43'% Cdn Tire A 1813 $45’% 44*4 44*4 — 1 C Uilties 300 $12'/! 12'/% 12’/% C Utll $1.25 z25 $24 24 24 CU IO'/a 600 $26 26 26 + *% CUtilw 800 335 335 335 C Vlckeri 200 $22 22 22 CWNS'/ap Z75 $107/% 10?% 10?% Canbra 800 400 390 400 + 5 CandelOil 610 $14 Va 14’/% 14*4 + 8'% 18'% + '% PhelpD 21 169 43*% 43'% ! 141 42*% 41'% 42 - Va Phi! Mor 14 256 537% 52*% ’ 100 13*% 13 13'% + Va Pitney B 8 213 163% 16’% i 22 35*% 343% 35’% + Va Pittston 9 485 46'% 45'% 55 54 53'% 54 Polaroid 21 2300 41 39*% 1 256 697/8 69*% 69*% + '% Prct Gm 21 386 957% 94'% ! 9 217/8 21*% 21*%- ’% Ralston P 16 162 52 513% ' 17 18 177% 177% , .RCA 18 442 29'% 283% t 94 177 175*% 176'% + Va Ralston P 16 162 52 513% l 338 557/b 55'% 553% + Va Raym Int 7 23 213% 21'% 1 193 16'% 16’% 16'% + Va Rdg Bate 4 103 203% 20*% 69 407% 40'% 403/4+ 3% Relian El 13 250 327% 32*% 4304 46*% 45 46’% + 1'% Relia Gp 82 133% 13’% 13 17 .15 62 25 1019 74 678 58 74 38 147 17 99 Va 41 Va 14 Va 30 Va 377/a 38*% 217/a 522 105 182 25Va 16*4 98 41'/a 13*% 30 3 7 Va 38 21 169 127 230 928 9 514 101 97 794 50*% 23 Va 42 58 Va 43*% 247/e 27*% 63*% 18 351 30 10 161 247/a 26 x214!04*% 13 152 7 10 58V 195 33 Va 65 46*% 46 15?% 78 21 Va 32 32*% 190 183 22 54Va 33 3*% Cater Tr 12 440 90*% Celanese 9 191 49 Va CbaseMn 7 357 30Va 10 158 39?% 21 5'/% 497 19*% Chessie ChrsCrft Chryslr .Citicorp 13 708 36Va Cities Sv 9 164 53*% Clark Eq 13 Clark Oil 23 163/.293/a 24 Va 103 58 32*4 45?% 15 Va 20 Va 31?% 18'4 54'4 3 Va 90'/a 48*% 30 Va 39*% 5 18?% 3 5 Va 52?% 16( — Ve 29?% f Vu 24*% 103*% + ! 58'%- *% 327%— Va 46'%- '% 15*%+ *% 217% + 1'/4 32'/a+ *% 18'/4 54Va- Va 90 V?+ Va 49Va + l 30*%+ Va 39*a+ *% 5 19'/a+ *% 36'%+ *% 53'4 .____.57*% Gn Food 10 904 30 Gen Inst 36 314 17*% Gen Mills 16 x159 32 Gen Mot 10 1031 68Va Gen Port 34 G Tel El 9 Gen Tire 6 131 Ga Pac 19 933 Gillette 11 757 Goodrich 13 107 Goodyr 10 420 Gould Inc 9 438 Gt AP 126 264 GrenGnt 16 7 8 1549 Gulf OU 32 6*% 415326 Va 22 Va 51 Va 31 26*4 23'% 36?% 12*% 15?% 273/a Halburt 15 HeclaM 18 Heinz HJ 10 Heublein 15 Hew Pck 38 HghVItg 17 Hobart M 14 Holdyln 14 Homestk 19 Honywl 14 Houdail a 7 Househ F 7 How John 11 321 63 7% 83 14 Va 36 48*% 193 49 Va 63*% 14 Va 473/a 48 7% 232 115 Va 114 63/a 43 26Va 459 14*% 120 36*% 178 49 Va 138 157% 293 18*4 538 127% 15 19 17 + Va 99 + Va 41 Va- Va 14 Va + *% 30*%- Va 37Va- Va 38*%- Va 21Va+ *% 104 Va 1 043/a + Va 25Va 25'%- Va 49*4+ Va 23 - Va 4l'/a- 7/a 57 -1 43Va- Va 24?%+ Va 27*%+ '% 623/a + 57Va- >% 293/4+ Va 17'/a+ *% 31?%,+ Va 67 7%- *% 6*%+ Va 26'/a+ Va 22’%- *% 503/a- Va 29?%—1 Va 26*%- V% 23'/a+ Ve 363/4+ Va 12*%+ Va 15?% ., 27*%+ V% 633/a + *% 14»%+ '/A 48*%+ Va 49 - Va 115 6*4+ Va 26*%- '% 14*%+ Va 36*%+ ’% 49*%+ *% 15»/a— '% 18*% 12*4- '% 18*4 12 230 RepStl Revlon 19 156 Rich Mrl 13 755 Robins A 10 Rosario SCMCp StRegP Sanders SFe In Scher PI 67 38'/a 84 25?% 11'/a 38 Ve 823/a 25 11»/4 15 11 21 49’/.22*4 41»/a 57 43'/a 24»% 27’/a 62'% 57'% 29 16*% 31»/a 67'% 6 Va 26 22 Va 50’% 29'% 26*% 23 353/a 12*% 153/4 27 Va 13 30 26!*%26'% 6 36 177/a 17*% 10 60 42 40*% 29 10 9*% 319 34*% 337% 523 55 Va 54 Va Schlmbg 21 476 88 86*4 Scott Pap 10 122 20Va 193/a Sears R 19 429 65Va 63*% Sedco Inc 8 122 32’% 313/a Shell Oil 8 66 673/a 66'% Singer .342 24Va 237% Skyline 32 130 19'% 19Va Smith AO 6 157% Sou Pac 8 137 34*% Sparton 5 10 77% St Brand 15 66 38*% StOil Cal 8 695 38'% StOil Ind 9 257 622 71 36 253 49Va 46 377/a 32 11*% 24 30'% 9 5*% 185 68 Va 927 32'% 9 1104 27?% 50*% 17'% 21 Va 11 Va 6*% 26*% 14 Va 36'% 49 15'% 18*% 12*% 183/a 153/4 33?% 7*% 373/4 37*% 50 16’% 20*% 11’% 48*% 37*% 11 Va 30 5 Va 66*4 31 Va 27*% 41 172 125Va 124VÀ 124’/a- '% 10 231 33?% 33*% 33?% 29'% 28 7% 19*% 18*4 62 Va 62 Va 57*% 56 34 7% 34 Va 20 Va 11 94 7 437 13 17 10 567 16 24 ColgPal 15 Col Pict 6 Comsat 6 Congolm 9 Con Edis 5 ContCp 15 Cont Grp 8 75 44*% 44 44'% + ’% 1C inds 6 124 193/a 19'% 1934+ '% 32 12*% 12 12*+ % IU Int 6 109 1034 10*% 1034 + '% 150 12'% 12'% 12'%+ '% INCO 18 343 35*% 34'% 35*%+ Va 247 83 3% 827% 83*%- '% Interlk In 6 17 39*% 39*% 39*% + *% 595 27 26*% 27 + '% IBM 20 480 276 274'% 27534+1 Va 57 6 5?% 5%— '% IntFlaF 34 438 25*% 243/a 2434- *% 213 26*% 25*4 26 - '% Int Harv 21 497 31’% 307% 31*% 51 14 Va 14 14'%+ '% Int Mng 11 28 12 1134 12 356 18 173% 18 + '% Int Pap 14 413 72*% 71*% 72*%+ 1 351 48% 48 % 48*% + '% Int TT 9 737 28*% 28 28’% + '% 81 33'% 32'% 32*%- '% Itek Cp 108 167% 16*% lô^A- '% 538 243/a 22’% 24*% + *% John Man 12 271 30*% 30*% 30*%+ '% Ster Drug 12 Steven J 7 Stor Tech 8 Stud Wor 7 Sun Oil 7 SunshM 17 TaftBrd 11 Techniclr 9 Teldyn 9 Tenneco Texaco Tex Inst * Tex Gif Txtrn.20 Thiokol Time In Timkn Tran Un vy Twen Ce UOP Un Carb Unit Cp US Gyps 12 US Steel 9 Unit Tech 9 Upjohn 18 Varian As 13 Walk HA 10 Jim Walt 8 576 32*% Warn Lb 16 375 34 Weathrd 9 6 Westg El 7 927 Weyerhs 28 584 Whit Con 6 81 Wolwth 6 200 Xerox Cp 19 1334 Zenith R 19 205 Zurn Ind 10 29 6 125 41 11 1061 10 41 10*% 12 Va 66 87% 22Va 405 54*% 550 363/a 354 427% 180 15 Va 8 33Va 9 17*% 43*t 24 Va 10 Va 117% 65 Va 87% 22'% 53*% 36 42 15*% 33 31'/% 17 42*% 241% 24'/% 23 Va 62Va 61 Va 33 7% 33 12*4 12*% obligations Peu de changement Les obligations des sociétés ont perdu entre un quart de point et un demi-point cette semaine sur le marché canadien des obligations et les autres valeurs n'y ont pas changé.L’activité a été minime.Le taux de l’argent pour une journée se situait vendredi à 8 3-4 p.c.Les bons du Trésor à trois mois ont donné 8.98 p.c., contre 8.97 p.c.la semaine dernière, et les bons à six mois, 8.94 p.c., soit la même chose que la semaine dernière.GOUVERUtMENT 47’%.31 Va- *% 52 + *% 31 Va- *% 6 + Ve l'/a.51 - Va 34*%.74Va- Va 23 283/a + Va 43Va+ Va 533/a+1*% 16*4+ Va 453/a + Va 40*%+ 7/a 957/a+ ?% 51?%+ 29 + 133/a.38’/%+ Va 84 + Va 25*%+ Va 11 Va+ V% 26*%- *% 173/4+ Va 41?% + 1'/a 93/a+ Va 34*%+ 7/a 55'/%+ Va 87?%+ *% 193/a-I Va 65'/a+ 7/e 32 - *% 67Va + 1 24'%+ *% 19*% 15?%.34 - Va 77/8+ Va 38*%+ *% 377/a- V% 50 Va.17'/%+ '/% 21 + Va 11»/4+ '% 49 + *% 377/8+ *% 11*%+ '% 30 - *4 5*%+ >/% 673/4+1 32'/%+ *% 273/4+ OMr« D#m 7 1er tJecembrt 19% 99 4 99' i A 9' - 1er fev.19/7 102 102’ 2 7 1er |uil 197?98' 1 99 B 9 o.c.1er fev.1978 101 101% C 9'/4 1er avril 1978 100'% IOOVj 8'% 15 dec.1978 100 100 ' 2 0 7Vj 1er oct.19/9 97'a 97j.4 3Va 1er oct.19/9 86 14 l Ë 9 p c.1er oct.1980 102 102'2 8J.« 1er juin 1981 100'4 10034 8'.; 1er fev.1981 99' 2 100 4’ 1 1er sept.1983 77'/a 9'2 15 juin 1994 97'W 973 4 10 p c.1er oct.1995' ’ lOOVi 101 3 d c.15 sept.perp.1996 45 47 A Echangeable oour des obligations de f 199 :> 104 105 1999 94*i 95'% 1995 96 «7 1990 101 Vj 102 1990 88 90 1995 104 105 ' - P C.du 1er fev 1982 B Echangeables pour dei 9 p c.du 1er (ev, 1980 E' Echangeables pour des 9 $ p c.du 1er avril 1984.D Echangeables pour des 8’-« p.c.du 1er oct.1984 E Echangeables pour des 9’j pc du 1er oct.1985.PROVINCIALES *% BC Hvd 87i 2 lanv.1982 ?63/a Vb (A) BC Hvd .10 15 oct.2000 10212 *% N B.E.& 15 mat 1981 97'4 '% N B E.lO3* 15 mal 1995 98 '4 '% NF labr.!0! « 15 dec.1995 99*4 *% N B t.10% 15 oct.1996 103’a (E) P.On» 10'4 10 dec.198?103*4 P Ont 93.4, 23 mars 1998 86 101'% IB) NFLD IO'/j 15 OCt.1996 JQ! (C) Pr.Ont.9 1er lull.1998 98J4 (D) Pr.Que97« 10 nov 20000 loiVa 9734 103 98 99 '4 IQO’a 10334 104’/4 1013/4 101'% 99' 2 3 4 5 6 7 11—Rendra pauvre 1 V E um 12—Aspirer une substance avec 2 A B sf/ la bouche — Au golf, petite 3 cheville — Sans vêtement 4 1 9 10 11 12 Vei ticalement 1— Ferons des zigzags 2— Protestant irlandais de l'Uls-ter(plur.) 3— Unité monétaire de ia Norvège et de la Suède.— Un des métaux usuels, blanc — Actinium.S "N I BUREAUX A LOUER MESSAGE IMPORTANT Place de ville e’eet avirée un euccès, nous aimerions le partager avec votre compagnie et vous-même.Phase I — 60% de nos espaces sont dûiû loués et occupés par d’importants locataires appréciant le calme, la tran-quilité, le contort, le service et le vaste stationnement, d'un accès facile Pour krockmt il iihimatim 332-3738 (Committion aMuré* aux courtiors) CHALETS A VENDRE PARTICULIER ST-Alexis des Monts, bord du lac, terrain 35,000 p.c.idéal pour chasse empêche, chalet 5 pièces, semi-meublé, prêt à finir, $12,900.ou 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REPENTIGNY, cottage 9 pièces, garage grand terrain boisé, près toutes commodités.Libre le 1er août, $350.mois, 585-0820.6-7-76 ST-HUBERT: Maison 4 chambres à coucher, 2 salles de bain, sous-sol fini, terrain paysagé, secteur résidentiel.$390.mois.Tél: 678-6840 5-7-76 OFFRES D’EMPLOIS COUPLE AGE MOYEN, bilingue, entretient hôtellerie; logés, bon salaire.1762 St-Hubert, Montréal.Tél: 285-0046 6-7-76 SECRÉTAIRE ADMINISTRATIVE bilingue demandée pour avocat cen-treville.• Expérience légale non requise, mais sera prise en considération.Appeler: 866-7286 6-7-76 SECRETAIRE JURIDIQUE pour — Étude de notaire dans Rosemont.— Au moins 3 ans d'expérience.' — Bilingue.— Travail varié.729-6329 5-7-76 OFFRES D'EMPLOIS SECRETAIRE BILINGUE demandée pour directeur d'une revue spécialisée.Tél: à M.L.Ouellette, 878-3148 7-7-76 INGENIEUR - CHAUDIERE, 4e classe, demandé comme assistant superintendant.Bureau centre-ville.Fonctions comprenant également diverses réparations d'habitation et entretien Tél: 844-3954, M.Vincent, entre 9 a.m.et 5 p.m.19-7-76 PENSIONS DEMANDÉES ETUDIANT ANGLOPHONE à McGill, 18 ans, cherche pension complète pour l'année scolaire, dès le 27 août, avec famille francophone.Peut garder les enfants ou servir de tuteur.Ecrire à: Sandy Wright, Auberge Jeunesse, 3541 rue Aylmer, Montréal, avant le 10 juillet.Sera à Montréal du 5 au 12 juillet.12-7-76 PROPRIÉTÉS DE CAMPAGNE À VENDRE ST-JUDES: 45 milles de Montréal, 5 pièces, meublées.$15,000.Tél.: 843-8124 ou 669-1484 5-7-76 PROPRIÉTÉS A VENDRE BEUOXIL Vue directe sur le Richelieu.Bungalow, 3 chambres à coucher, chauffage électrique Beau terrain.Intérieur coquet.Prix: $28.500.Comptant requis.Balance de prix à termes faciles.Faut voir.Tél: 341-4277 pi 464-1206.Pas d'intermédiaire.5-7-76 OUTREMONT EN HAUT: maç,.^ cottage, 15 pièces.$163,000.Pas d'agent.Tél: 271-8087 6-7-76 CHAMBLY, cottage aluminium, 9 pièces, terrain 37,500 pi.ca.zone commerciale si désirée.$31,000.00 MLS.Jacques Martel, 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dactylographie en français.Pour de plus amples renseignements concernant ce poste, on est prié de se présenter en personne ou de téléphoner: 282-2277 Le Montreal Star 2e étage 250 rue Craig ouest Montreal, P.Q.(Métro Place d'Armes) 5-7-76 Travail^ S Québec BAIE JAMES Complexe La Grande TRAVAILLEURS DEMANDÉS Mécaniciens de machinerie lourde (avec certificat provincial de qualification professionnelle) Conditions de travail régies par le décret de la construction, dont un salaire horaire de $8.13.Semaine de 60 heures (6 jours de 10 heures).Pension aux frais de l'employeur Transport aller-retour aux frais de l’employeur après deux mois de service.Inscrivez-vous au Centre de main-d’oeuvre du Québec le plus rapproché.Vous y obtiendrez tous les autres renseignements nécessaires.n Gouvernement lui du Québec Ministère du Travail et de la Main-d’Oeuvre 5-7-76 844-3361 • Chaqus p*nition coût* $4 JO la pouc* • LlMurqd* tombé* Ml midi pour tateMtoiMin • U n'y ¦ pm do fralo pour iM 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Sitting’ Bull’s History Lesson.La plupart des westerns traditionnels nous présentaient des héros irréprochables, valeureux défenseurs des valeurs morales et sociales d’une Amérique qui s'édifiait à coups de revolver et de paroles bibliques.Les pionniers faisaient reculer la frontière américaine avec l’assurance des élus, avec la hardiesse de ceux qui se croyaient guidés par une vocation presque messianique.Les Indiens représentaient l’ennemi à abattre, la race qu’il fallait vaincre afin d'assurer la conquête de l’Ouest.Dans Buffalo Bill and the Indians, les héros d'autrefois ont perdu l’esprit d’aventure, la soif de l'inconnu, la passion de la conquête.Ils se reposent sur leurs anciennes gloires et s’offrent en spectacle comme si leur prestigieux passé ne trouvait, dans le présent, que son écho caricaturé et déformé par la légende.Altman décortique, sans aucune trace de complaisance, ce qui se cache derrière les spectacles empanachés de Buffalo Bill, derrière l’élaboration méticuleuse de l’entreprise de glorification d’une Histoire tronqué'».A la fin de sa carrière Buffalo Bill avait mis sur pied une espèce d’immense cirque appelé "Buffalo Bill’s Wild West Show" où il entretenait savamment son image de brave et courageux guerrier.Dans cette arène des temps modernes, des diligences étaient attaquées et dévalisées, les Indiens, surnommés peaux-rouges, massacraient les pionniers, et Annie Oakley démontrait ses talents de tireuse.Altman montre comment la conquête de l’Ouest a été tournée par Buffalo Bill et ses acolytes en un spectacle de vaudeville, en une fête foraine où chacun exécute son tour de passe-passe, son numéro de prestigi-ditateur.La mise en scène de Altman restitue brillamment l’atmosphère enfiévrée, le ton factice mais survolté de ces spectacles aux rituels constamment répétés.L’ironie cinglante d’Alt-man s'infiltre partout, remettant en question ce qui est affirmé, retournant les facettes les plus étincelantes, passant au vitriol les certitudes hésitantes de tous ceux qui vivent du spectacle.Dès qu’une séquence se développe selon un principe stable, s’achemine vers une conclusion apparemment claire et nette, Altman introduit un élément qui donne un nouvel éclairage au propos, ajoute une réalité qui fait basculer ce qui, jusque là, semblait évident.De telle sorte que les choses ne sont jamais vraiment ce qu’elles naraissent être.Ainsi lors du spectacle nocturne devant le président Grover Cleveland (Pat McCormick) et sa nouvelle épouse (Shelly Duvall), Annie Oakley (émouvante Geraldine Chaplin) se üvre à ses habituelles prouesses, transperçant d’un coup de pistolet les différents objets que lui tend son partenaire et associé.Le spectateur admire l’habileté d’Annie au fur et à mesure que se déroule son numéro.Or, à la toute dernière minute, une balle s’égare et atteint le bras du partenaire.L’impeccable tireuse s’avère faillible et s’empresse de recouvrir la blessure de son aide afin de préserver sa réputation.Le public doit perpétuer et conserver une image non souillée de ses héros.Tout le film d’Altman s’enrichit ainsi de ses brusques revirements, se gonfle des contradictions inhérentes au spectacle, s’approfondit par la multiplicité des incidents qui ouvrent les voies de la vérité.Le style d’Altman est devenu d’une telle souplesse narrative, d’une telle fluidité visuelle, d’une telle précision raffinée que le spectateur ne perçoit jamais l’effort ou la laborieuse élaboration.Buffalo Bill and the Indians a toute la richesse et la diversité d’une mosaïque dont les pièces se rejoignent, se combinent, s'harmonisent et se complètent sans qu’on perçoive les joints qui les unissent.Les audaces cinématographiques, les trouvailles incessantes du dernier film d’Altman passeront peut-être, aux yeux de plusieurs, inaperçues, car elles s’effacent devant le propos, se fondent parfaitement à la texture de l'ensemble.Le film s’organise comme une série de glissements, une enfilade d'entrées et de sorties, une coulée de dérobades et d'apparitions.Les personnages entrent dans le cadre de l’image avec une légèreté ou une brusquerie imprévisibles, se retirent avec grâce ou gaucherie aux moments les plus surprenants.Buffalo Bill (Paul Newman) se défile, s’impose, se cache à la manière d’un maître de cérémonie qui veut se mettre en relief à l’occasion propice et qui cherche toujours à présenter la meilleure image de lui-méme.Tous ceux qui gravitent autour de lui ressemblent à des mouches surexcitées qui voltigent sans jamais trouver de repos et dont on ne peut absolument pas prévoir les déplacements.Tous les personnages de Buffalo Bill and the Indians sont emportés dans une sarabande frénétique qui leur permet de croire à leur propre importance.Nate Salsbury (Joel Grey, étonnant de retenue et d'exubérance) s'évertue à nourrir la légende de Buffalo Bill, à orchestrer la publicité de son héros, a alimenter la gloriole de l’ennemi de Sitting Bull, à commercialiser et à vulgariser l'héroïsme.Annie Oakley tente désespérément de rester à la hauteur de sa renommée légendaire.Eu Goodman (excellent Harvey Keitel), le neveu de Buffalo Bill, vit dans l’ombre de son oncle et essaie de se fermer les yeux devant une réalité qui lui serait insupportable: le caractère terne et hypocrite de l’existence quotidienne de celui qu'il vénère.Tout ce petit monde semble régulièrement sortir du chapeau d’un magicien.Sitting Bull, le vainqueur de Custer, est devenu un vieux patriarche fatigué, meurtri par le racisme blanc et hanté par des rêves de visionnaire.William Halsey, son fidèle compagnon et interprète, traduit les silences mystiques du chef et défie, par son ton solennel et calculé, les incohérences et les contradictions internes de Buffalo Bill et, plus globalement, de la civilisation des pionniers.Quant à Ned Buntline, il incarne le cerveau derrière la légende, l’intelligence génératrice de mythes funestes.Dans l'une des séquences les plus splendides du film, il explique à William F.Cody, dit Buffalo Bill, qu’il est le véritable créateur de sa légende et que, sans lui, il serait bien peu de choses.Confronté à cette evidence, Buffalo Bill se sent écrasé par le poids et par les répercussions de l’affirmation.A un moment, on croit même qu'il est prêt à abattre Ned.Mais, par un retournement typiquement altmanien, William F.Cody opte pour le rire, transformant ainsi en plaisanterie ce qu'il sait, au fond, être vrai.Tout le film joue ainsi sur la double perspective de la vérité et du mensonge, le “Wild West Show" de Buffalo Bill étant l’épicentre du mensonge érigée en vérité.Chez Altman, l’opération de démystification consiste justement à gratter le vernis des spectacles de Buffalo Bill afin d’étaler au grand jour les mécanismes qui président à la mise en chantier de la vacuité historique, à l’édulcoration du passé.Buffalo BUI and the Indians est aussi le film le plus distancié de Altman, celui dans lequel le réalisateur a pris le plus de recul devant son sujet.Si le spectateur peut comprendre et soupeser la lutte qui se livre entre Buffalo Bill et Sitting Bull, le conflit qui fermente entre le Blanc hautain et démuni face à un ennemi sur lequel il n’a absolument aucun contrôle et l’Indien qui témoigne par son silence de sa condition de minoritaire opprimé, il ne lui est jamais permis de s’identifier aux personnages.La caméra de Altman reste toujours en retrait par rapport à ce qu’elle observe et ne s’approche des êtres que pour nous offrir un détail qui est aussitôt re-situé à l’intérieur de la perspective distanciée du cinéaste.Même le jeu des acteurs participe à nous éloigner des personnages.On reste constamment conscient que Buffalo Bill and the Indians est un film sur la façon dont l’Histoire nous a été souvent contée, une médiation sur l’essence même du spectacle américain, une réflexion sur les caractéristiques profondes du "show business".Le film d’Altman est lui-même un spectacle mais le réalisateur a bien pris soin de distinguer ce qu’il montre de la manière dont il le montre.Il n’a pas voulu que son film soit perçu comme un spectacle digne de ceux de Buffalo Bill, comme une*supercherie.L’éblouissante et sobre photographie automnale de Paul Lohman (également responsable de la photographie de California Split et de Nashville) possède les tonalités des cartes postales et des photos de famille qui changent de couleurs au fil du temps, qui se patinent sans qu’on s’en rende compte.Et le rythme ample, majestueux et serein nous ramène sans cesse à la vision à la fois disjonctive et unificatrice d’Altman qui* compose, de plus en plus, chacun de ses nouveaux films comme une vaste et pleine fresque polyphonique.Il ne faudrait pas passer sous silence, en terminant, l'interprétation fougueuse de Paul Newman qui allie le charme à la rapacité, l’innocence à la corruption, la veulerie à lïntrépédité.Newman possède une force d’attraction qui permet au spectateur de saisir ce qui chez Buffalo Bill séduit les foules et les mégères victoriennes qui l’adorent et qui attendent que leurs charmes opèrent.Comme toujours chez Altman l'homogénéité de l’interprétation est remarquable car les comédiens semblent toujours travailler en étroite collaboration avec le cinéaste et se soutenir les uns les autres.Altman est l’un des rares cinéastes capables de faire participer et d'intégrer tous ses collaborateurs à ses rêveries extrêmement personnelles.Buffalo Bill and the Indians est plus qu’un incroyable tour de force; c'est une magistrale leçon d’Histoire.Un film non héroïque sur l'héroïsme.(Au Parisien).— Voir aussi, page suivante du Québec s samedi 3 juillet i9h30 fRoniquc fllivillc Doschâncs chansonnier e 22h Claude St-Denis DIMANCHE 4 juillet 21h A ! a I}i .S ObCtty.SEIU’i t) folklore amérindien BILLETS EN VENTE à L'ALTERNATIF, et à l'entrée 844-8950 Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et aux comptoirs TRS Orchestre symphonique de Montréal Neil Chotem j Chef d'orchestre/Condufctor Ti-Jean Carignan // Violoneux/Folk Fiddle/ Rafael Frühbeck de Bùrcfos Directeur artistique/MUsic director /Ars Musicalis-Canada ^ Impresario-COJO Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts 22 et 23 juillet, 20h30 Billets: $6, $5, 04, $3.i Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichetr et aux comptoirs TR3 1RS mSICALMS-CÆmDA présente presents BOUCHARD et jâ MORI55ET DUO-PIANO Oeu&g$.; Works, by : Èfâ^ART 'SÇIaENS IgfAHMS/POULENC Théâtre Port-Royal Place des Arts 10 juillet, 20h30 Billets: $5, $4, $3.Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et aux comptoirs TRS Aks rtlSICA US-CA AA DA présente/presents POPULAR CONCERT HAMILTON PHILHARMONIC ORCHESTRA DIRECTION MUSICALE BORIS BROTT/ CONDUCTOR SOLISTES-SOLOISTS DENIS BROTT, violoncelliste/cellist MALCOM LOWE, violoniste/violinist Théâtre Maisonneuve Place des Arts 9 juillet, 20h30 Billets: $7.50, $6.50, $5.50, $4.50, $3.Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et aux comptoirs TRS ARS tft/S ICI US-CA AA DA présente/presents CONCERT OLYMPIQUE OLYMPIC CONCERT Orchestre de Chambre McGill Chamber Orchestra Direction Musicale Conductor ALEXANDER BROTT SOLISTE.SOLOIST: Louise Lebrun Festival de Salzbourg J.C.BAC H/G LU CK LEO/PERGOLESI Oeuvres Works by Théâtre Maisonneuve Place des Arts 12 juillet, 20h30 Billets: $7.Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et aux comptoirs TRS Cojazz'76 présente/presents: Spectacle de Musique Québécoise Promotion par/by Phyllis En vedette: Nebu Toubabou Octobre / Expo-Théâtre Cité du Havre 4 juillet, 19h00 Billets: $6, $4.50.Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et aux comptoirs TRS yvette brind’amour mercedes palomino % théâtre du rideau vert Y .:VlL yvette.brind’amour viola léger guy provost andré cailloux paul guèvremont i S ! m évangéline deusse antonine maillet Théâtre du Rideau Vert 1 au 31 juillet.Relâche: 5,12,19 et 26 juillet Billets: $4.50, $4.Programme Billets en vente A .^ .aux guichets ArtS et Culture et aux comptoirs 1RS Les Marionnettes de Montréal présente/presents "Moiart” Mozart au clavecin et quelques airs de I Opera Bastien et Bastienne en français Mozart à 12 ans a composé ce petit opera L oeuvre raconte la brouille de deux amoureux Bastien et Bastienne et leur réconciliation grâce aux pouvoirs magiques’ de Colas le devin du village 'Hansel et Gretel" Opéra de Engelbert Humperdinck livret conte des (rères Gnmm en anglais Cette oeuvre, tant comme opéra que conte, jouit d’une popularité universelle, sans doute parce qu elle allie par un juste dosage, réalisme et féerie sur une musique sensible et descriptive Décors de Jean Fournier de Belli par Guy Be; Legendn Le Théâtre de Quat'Sous 7 au 11 juillet, lOhOO Billets: $1.Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et aux comptoirs TRS PRODUCTION BEAU BEC Théâtre Maisonneuve Place des Arts 13 et 14 juillet, 20h30 Billets: $6.50, $5.50, $4.50, $3.50, $2.50.Programme Billets en vente A .x ^ aux guichets ArtS et Culture et aux comptoirs TRS ARS Ml)SICAUS*CArtADA présente/presents The Toronto Mendelssohn Chef d’Orchestre: ELMER ISELER, Conductor et and L’Orchestre Symphonique de Montréal LOIS MARSHALL, soprano BERNARD TURGEÔN, baryton/baritone Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts 15 juillet, 20h30 Billets: $8, $7, $6, $4.50, $4, $3.Programme Billets en vente A rts et Cu Itu re «au^comptoirs TRS ARS m SICAUS-CAAADA présente/presents ?E LASMCQ ?RECnON: SERGE GARANT ŒLM=ES CE/NAÆTKS BV Théâtre Port-Royal Place des Arts 14 juillet, 20h30 Billets: $5, $4, $3.Programme emets en vente Arts et Culture etUâuxUcomptoirsTRS Cojazz'76 pr^ænte/presaht# The Paul HpriRkiintet 1 Promotion j>ar/by Phyllis Théâtre Maisonneuve Place des Arts 10 juillet, 20h30 Billets: $7.50, $6.50, $5.50, $4.50, $3.K l / culture et société Le Devoir, samedi 3 juillet 1976 • 15 La galerie Syrus, La Salamandre et la galerie Signal Au moment ou nous prenons de plus en plus conscience de notre identité culturelle et des moyens de l’affirmer, la participation des différents groupes ethniques me semble absolument nécessaire pour parvenir à une culture authentique, qu'elle soit souveraine ou pas.C’est dans cette esprit que je situerais les efforts de la Maison d’Iran qui vient d'aménager la galerie Syrus dans les anciens locaux “d’Espace cinq”, au 1115 ouest, de la rue Sherbrooke.Deux peintres iraniens, Mme Bronia Del Giudice et Dr.Moamai y exposent présentement avec Mi-mie Langlois, une artiste québécoise.par.JULES ARBEC La première chose qui retient l’attention dans les toiles du Dr.Moamai est sans doute cet accent oriental et intimiste qui se confond avec une conception parfois très contemporaine de notre peinture.Ce mélange de deux régistres nous fait pénétrer dans un monde de rêve et de fantaisie qui nous renvoie directement à notre enfance.Ce serait là, il me semble, la première intention du peintre qui a voulu donner à chacun de ses r-4 LE FILM LE PLUS ÉMOTIF ET LE PLUS VALABLE DEPUIS“LOVE STORY” Jean Morin Bon Dimanche Canal 10 ANNIE GIRARDOT Tous ceux qui aiment rire et pleurer au cinéma seront conquis parce film: Manon Pedet Dimanche Matin On pleure vigoureusement û pendant ce film là! Annie m Girardot est une grande M comédienne, émouvante M et convaincante'.' Normande Juneau Journal de Montre,il DOCTEUR P FRANÇOISE GAILLAND Dans la tradition de BULLIT et BUTCH “S® DERNIER DDMICILECONNU avecMarlenJobert LinoVentura Couleur Sem: dès 7.30 Sam:dès5.15 Dim: dès6.30 Spectrum Canada une exposition d’arts visuels pancanadienne présentée par l'Académie Royale des Arts du Canada subventionnée par les Musées nationaux du Canada et le COJO avec le concours d'Olivetti Canada Limitée Complexe Desjardins, Montréal du 6 au 31 juillet 1976 Ouverte tous les jours de 9h a 22h Entrée libre Programme Arts et Culture Visages de la chanson québécoise 4 juillet Félix Leclerc-Raymond Lévesque 6juidet Tex-Plume-Willie Lamothe Georges Langford 8 juillet Diane Dufresne - François Gousineau 9 juillet Claude Léveillée-Julie Arel Sylvain Lelièvre 12 juillet Renée Claude-Claude Gauthier Gilles Valiquette - France Castel 13 juillet Pauline Julien - Georges Dor Gaston Brisson Place des Nations 21h30 Entrée gratuite tableaux un caractère de fête.La précision du dessin et sa délicatesse sont ici pour beaucoup en terme d’un dynamisme pictural mais c’est surtout au niveau de la couleur que Moamai à leur donner leur véritable vigueur.Pour l’artiste, la couleur semble être une musique aux régistres multiples qui doivent pourtant être exploites dans une même tonalité.Par cette équilibre chromatique, Moamai confère à ses toiles cette densité et cette légèreté-qui en font tout le charme.Chez Mme Blonia Del Giudice, le problème se pose différemment : la couleur explose littéralement hors du tableau plutôt que d’en faire l’unité.Ainsi, dans une scène représentant la métropole, l’artiste construit son tableau non à partir d’une structure prédéfinie mais à l’aide de masses colorées.Au départ, cette méthode me semble intéressante car elle permet à l’artiste d’en retirer plusieurs effets de contraste.Toutefois l’apposition de ces plages chromatiques ne lui permet pas de créer une continuité spaciale à laquelle on aurait pu s’attendre.Malgré une maîtrise parfaite des formes et une utilisation rationnelle du coloris, Mme Giudice, dans une surcharge excessive de ses compositions, détruit cette espèce de poésie infuse qu’elle arrive quand même à nous communiquer.Avec Mimi Langlois, par ailleurs, c’est l’extase.L’artiste fait chanter sa toile par différentes zones chromatiques qui se compénètrent et se répon- M «wicaitl m k f Au vernissage de l’exposition des réalisations de la Direction du graphisme et du design du COJO, à la Galerie “Signal ".Spectacle pour enfants 24 juin au 28 août LE PETIT MONDE DELÎLESTE-HÉLÈNE revue pour marionr ties de Michel Fréchette représentations du mercredi au samedi: français 14 h.anglais 16 h.Tarif familial pour 4 pers.: $5.00 réservations: 526-0821 £ dent.Elle obtient ainsi des et-fets spongieux qui donnent une note agréable à sa composition.Toutefois, l’utilisation de teintes plus contrastées aurait amplifié cet aspect visuel qui n’est pas dénudé d’une recherche mais risque pourtant de glisser dans une certaine facilité.À mon avis, Mlle Langlois excelle davantage dans ses graphiques.Ici, la délicatesse du trait et cette sensibilité diffuse qui en résulte confèrent à ces quelques tableaux des qualité que j ai rarement l’occasion d’apprécier.La naissance d’une nouvelle gslerie est toujours un fait important.Situé au 2118, rue Bleury, la Salamandre constitue une tentative de jeunes pour vraiment promouvoir la production et la diffusion de nos artistes en favorisant un meilleur contact entre eux et le grand public.L’exposition de groupe “A regarder de près” que l’on présente durant les mois d'été nous offre un éventail infini de styles et de média.J’ai constaté par le fait même un danger d’éparpillement, car croûtes et chefs-d’oeuvre voisin-nent difficilement.Mais c’est là le mauvais côté d’une heureuse tentative.J’ai pourtant pu repérer des noms d'une certaine valeur: quelques Michel Catudal deux ou trois Cécile Lafontaine, Diarra Hiuirl nréconto llna CAIartinn FilmC MutllSlS LE PLUS GRAND SUCCÈS DE L’ANNÉE EST DE RETOUR ! GAGNANTDE 3 OSCARS FRANÇAIS ]8ANS Adultes • MEILLEUR FILM • MEILLEUR ACTEUR • MEILLEURE MUSIQUE Jean Yanne CHOBIZÈNESSE" FUSIL” SEM.: 9.00 SAM .-DIM.: 1.20 - 5.20 -9.20 CHOBIZ” SEM.: 7.00 SAM-DIM.: 3.20-7.20 le DAUPHIN BEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 721 6060 DU 1er AU 11 JUILLET, EN REPRISE, AU TNM, LA NEF DES SORCIÈRES Vous retrouverez ou découvrirez 7 auteurs, 6 comédiennes dans un spectacle de femmes, fait pour tous.À noter que deux textes, L'Échantillon et L’Actrice en folie, ont subi de profondes modifications.La Nef des Sorcières, du mardi au dimanche à 20H3Û.Réservations: 861-0563.Sur notre photo: Françoise Berd, dans le râle de La Ménopausée, texte de Marthe Blackburn.publi-reportage d’excellentes gravures de Michel Dupont et le travail de M.Tin Yum Lau, un Chinois récemment installé au Québec.Enfin parlons des olympiques, ça vaut le coût, c’est le cas de le dire.La galerie Signal expose présentement tout les éléments de design conçus en fonction de ce grand événement.Ces différentes affiches, maquettes et diagrammes nous révèlent dans quel esprit ils furent conçus et surtout le travail gigantesque nécessaire à ces artistes pour en arriver à une production cohérente et signifiante.Disons en premier lieu que ce sont nos artistes québécois qui surent mener cette tâche à bonne fin.Mais, ils durent donner à leur effort une dimension universelle car il s’agissait en premier lieu de transmettre un message tout en préservant les qualité esthétiques et picturales de leur graphisme.Ainsi a-t-on choisi l'arc-en-ciel comme point de départ, et ce en terme de symbole de joie et de fraternité.Ces différentes couleurs du prisme prennent alors une signification très identifiable.Le rouge pour le Canada, le bleu pour le Québec, le vert pour les espace de même couleur et ainsi de suite.Partant de pictogrammes représentant les différentes disciplines, on a élaboré des affiches qui me semblent très bien conçues même si elles ont un accent commercial qui témoignerait d’un manque de recherche.Par contre d’autres affiches repré- sentant les sigles du COJO me semble plus raffinées et plus conformes à une publicité bien faite.Les maquettes d'appartements et autres miniatures m’ont paru très intéressantes pour le grand public mais j’ai déploré l’absence d’affiches reproduisant les oeuvres de certains peintres de chez nous qui devront être utilisées dans le cadre d’activités culturelles.Je pense ici aux réalisations de Pierre Amyot, Jean McEwen Tournant et autres.Au TNM_ Une récidive heureuse Après Une femme, un homme la semaine dernière, le Théâtre Expérimental de Montréal (TEM) créait cette semaine Garden Party.Dans un cas comme dans l’autre, on a affaire à un travail de recherche qui brise la routine quotidienne, à un théâtre exploitant l’absurde, celui des Ionesco, Beckett, Adamov et les autres, celui issu directement des expériences d’Artaud.Tout juillet, le TEM mettra à l’affiche ses créations à son domicile de la Maison de Beaujeu, rue Notre-Dame.Du premier au dix avec relâche les 4-6 et 7, Une femme, un homme mettra en évidence Pol Pelletier et Robert Gravel dans un spectacle physique tout à fait fascinant; du 19 au 31, Garden party exemplaire mondain parodique à huit personnages prendra la relève.Garden party m'apparaît se situer dans le prolongement d’une oeuvre comme La Cantatrice chauve.Cette partie sur pelouse circulaire pourrait presqu'en être la suite.ou l’avant.ou le contraire."La vérité se situe entre les deux” pour reprendre un mot d’Ionesco lui-même.Les sept invités sont de la race des Smith- Martin ionescien.Ils ne sont même plus nommés; vêtus en gens du monde (complet et robes de grandeurs varices) ils diffèrent et s’identifient tout à la fois.Tous leurs linges ont été au préalable plongés dans un bain couleur argentée.Couleur uniforme, maquillages outrés, ces invités n’existent pas, ils représentent.Seule la pelouse sur laquelle ils évoluent est vraie.Au début, une pelouse vide.Une maître d’hôtel, en habit de cérémonie, vient donner un dernier coup de balai avant de se poster dignement à l’entrée.S’amènent sept invités avec force bonjours-good morning d’occasion.Aux bonjours succèdent des excusez aussi conventionnels qui cèdent rapidement leur place à de nouveaux bonjours et d’autres excuses et rebonjour ma chère, etc.Tout y passe: joie, tristesse, phrases-clés, impersonnalisme, .tout et rien, le vide! Musique: dans une partouze sur l’herbe, il faut danser.En dansant, on se tâte pour passer de l’effleurement à l’assaut violateur.Mais excusez! (on a des manières même et surtout après s’être déculotté!) Et chacun y va de son petit numéro, lequel débouchera sur un flot de paroles mémorisées .oar.ADRIEN 6RUSLIN ¦ Logan’s Run: Un film de science-fiction situé au 23e siècle.L histoire se déroule dans un monde qui a réglé (on ne sait trop comment) tous les problèmes qui harcèlent notre planète.Seule ombre au tableau : l’âge limite de vie ne doit pas dépasser trente ans.Le film de Michael Andersen est tellement invraisemblable qu'on croirait assister à une visite guidée d’un Disneyland hypertrophié.Critique à venir.(Le Parisien) ¦ The Big Bus: Le premier film comique qui prend pour sujet: un cataclysme.Une grossière parodie non inspirée de Earthquake, Airport 1975, The Towering Inferno.Le premier autobus à énergie nucléaire doit effectuer son premier voyage de New York a Denver.Deux sinistres individus qui le considèrent comme une menace aux compagnies internationales de pétrole décident de tout mettre en oeuvre pour le détruire.L’idee était intéressante mais la réalisation simpliste accumule des gags, pour la plupart, inefficaces.(Le Parisien; Claremont) ¦ L’Ibis Rouge: Le dernier film de Michel Simon réalisé platement par Jean-Pierre Mocky.Il entre dans cette comédie dramatique, ni comique, ni dramatique, une égale dose de cynisme, de bêtise et de stupidité.Quant au personnage principal, un étrangleur (Michel Serreault) obsédé par une expérience enfantine, il est définitivement plus niais que pathétique.(Chevalier) ¦ La Cage: Le dernier film de Pierre Granier (Le Chat; La veuve Couderc; La race des Seigneurs) Deferre relate l’histoire d'une femme qui enferme dans la cage de son sous-sol son exmari.Elle veut lui parler et le punir de l’avoir abandonnée.On découvrira que les torts sont amplement partagés (solution de facilité) et que nos deux héros s’aiment encore.Moralité: dialoguez (slogan à la mode) et votre mariage aura toutes les chances de réussir.Tout finira dans un immense éclat de rire.Un film qui ne dérange rien.Assez bien interprété par Ingrid Thulin et Lino Ventura.(Le Parisien) ¦ That’s Entertainment, part 2: Un bel hommage à l'innocence perdue.Le second et radieux volet de That’s Entertainment ne compile pas les seuls extraits de grandes comédies musicales des années 30, 40 et 50.Il y amalgame des séquences provenant de drames, de mélodrames et de comédies.Gene Kelly et Fred Astaire jouent le rôle d’hôtes.Ce qui leur convient mal.Mais l’ensemble est sauvé par la tendresse et l’affection qui ont présidé au choix des extraits dont on peut rire affectueusement tout en éprouvant leur douceur et leur charme intrinsèques.(Cinéma Westmount Square) et vides qu’on récite mécaniquement.Sept véritables pantins, qui sont-ils?personne?tout l’mon-de?Leurs phrases genre “le printemps finira bien par revenir mais on pourrait aussi bien dire le contraire.” rejoignent parfaitement les élucubrations insignifiantes des Smith-Martin dont j’ai parlé plus haut.Pensons simplement aux: “Le plafond est en haut le plancher est en bas.La campagne est plus paisible que la ville ” ou encore cette réflexion de Monsieur Smith à ses invités Martin: “Ma femme est la féminité même.en tout cas, elle est beaucoup plus féminine que moi.” Ou bien les sept protagonistes du Garden party émettent- des formules (Bonjour-excusez) ou bien ils débitent de longues mémorisations.Pendant ce temps, le maître d’Hôtel conserve un comportement digne.Tantôt il esquisse un sourire bienveillant, tantôt il fait l'intéressé, tantôt l’ennuyé et tantôt il se montre Pair réprobateur.Tout au long, ce major-dhomme tient du maître de cérémonie et comme il a nom Jean-Pierre Ronfard, on le soupçonne detre également maître en scène malgré le fait qu’on soit assis devant une création collective.Impossible de dissocier les trois rôles.Véritable régulateur, * est d’ailleurs le seul a être habillé différemment.Il ouvre et ferme le party sur l’herbe.Quand le dernier invité s’écroule après une danse rituelle endiablee aux sons des tams-tams nègres, il vient arroser les pieds des morts.Il lave symboliquement la soirée, le vide, ce qui ne s’est pas passé.Le filet d'eau redonnera peut-être vie au gazon piétiné?Quant aux invités, ils étaient morts à priori! En assistant à ce second spectacle du TEM, je n’ai pu m’empêcher de poser une relation avec L’Eskabel, un autre groupe de recherche installé dans le Vieux-Montréal et dont j'avais vu un exercice plus tôt cette saison.Lors de Chambre noire pour demi-voyant de L’Eskabel, les maigres spectateurs dont je faisais partie avions ri, marquant ainsi notre refus d’une exhibition narcissique dont l’intérét était évident pour ses seuls exécutants.Devant le TEM, on est intéressé d’emblée et n’a aucun mai à fournir une attention soutenue.Leur recherche semble d’autant plus valable que les productions sont rodées.Les huit artisans de Garden party (Robert Gravel, Louise Laprade, Jacques Lavallée, Nicole Lecava-lier, Pol Pelletier, Jean-Pierre Ronfard, Anne-Marie Pro-vencher et Jean-Guy Viau) ont choisi une option difficile, celle de la recherche.Ils proposent jusqu'ici un cheminement dont il sera intéressant de suivre les évolutions futures.ga erie EXPOSITION c aude uce de bijoux, lithographies, peintures, sculptures et lissage en transparences du 5 au 31 juillet galerie caude luce Dan iel Bl G R AS Ren ée M A RT 1N Kiltie BRUNEAU Michel PICOTTE DenyseGERIN Jean-Guy TREMBLAY Jean LETARTE galerie caude luce 1637.rue St-Denis, Montréal, Québec Tél.: 849-8502 Importants tableaux et sculptures CANADIENS ET EUROPÉENS NOUS ü CH FIONS PEINTURES DE DUALITÉ GALERIE DOMINION Le plus grand choix de peintures et sculptures dans la plus grande galerie d’art au Canada 1438 ousst.rui Shtrbrookt 845-7471 al 845-7833 16 • Le Devoir, samedi 3 juillet 1976 URBANISTE • Poste de niveau intermédiaire.Travaux intéressants et variés.Équipe multidisciplinaire.• Exigences: formation académique en urbanisme; formation de base en architecture, économie ou transport; initiative personnelle.• Salaire: à discuter.Bénéfices marginaux.• Si qualifié et intéressé, communiquer par écrit avec M.Richard Morency, à l'adresse suivante: • URBANEX jÜ .> vm xi XII 1111 ¦ ¦ h tn problème No 4 HORIZONTALEMENT 1 Faut avoir du foin en masse pour se l’offrir.— L’alcoolique, même " “ " .-Ke Ilf En septembre, mais pas en juin.— Conserve sa robe violette pour la farce.IV.Sa nature excitante provoque souvent des réactions enflammées.V.Glisse sur la neige avec des patins.— Filet de pêche.VI.Symbole dont, seul, un chimiste chinois peut apprécier la longueur, — Il faut être aimant pour l’attirer.— Démonstratif.VII.Roi de Juda.— Période.- Finit ingénieur.VIII.Bref pour Démétrius.- Axe.IX.Père d'Andromaque.— A chaque apparition, ce revenant donne des sueurs.X.Qui concerne l'église.XI.Des fois il s’en fiche, — Aux extrémités chez le goûteux.XII.Plante aromatique.— Qui se rapporte à la mer Égée.VERTICALEMENT 1.Il y a de quoi tomber à la renverse avec une seule de ses rafales.— Adjectif possessif.2.Tendance à mettre son nez dans les affaires des autres au point de s'oublier.— Préposition.3.Note.— Portion d’hamburger.— D’un auxiliaire.— Démonstratif.4.C’est une tendre qui écrit avec facilité.— Fraction.5.Renseigne sur l'ouverture de la caisse.— Cruel 6.— Assiette.— Souverains péruviens.7.Canal.— Phonétiquement: prénom féminin.8.Petit passereau.— Elle fait monter les prix.9.Enfoncer dans le col, en parlant d'un vêtement.10.Venue la première.— Gris jaunâtre.11.Département français.— Un supplément à payer qui ne vous octroie rien en plus.12.Singe de l’Amérique du Sud.— Palpable.l'Hôpital des Frères Charon: celle d'une architecture entièrement déterminée par la fonction et les possibilités techniques.Une architecture fonctionnaliste mais sensible comme l'attestent l’équilibre des proportions, le détail de la modenature (traitement des angles, fenestration.) la sobriété de l’ornementation.A noter de plus, l’échelle et le rythme qui joints à la vigueur d'expression enlèvent toute monotonie à ce long alignement, en font un accompagnement pour le piéton.Ces oeuvres, précieuses pour l’évolution de l’architecture, devraient l’être également pour les Soeurs grises : elles sont leur oeuvre et reflètent les qualités de gestionnaires qui avaient permis à Mère d’Youville de sortir l’Hôpital général de l’impasse financière dans laquelle les Frères Charon l’avaient laissé.Une symbiose exceptionnelle.— Même si les entrepôts de la rue Saint-Pierre n’avaient pas cette valeur intrinsèque, le côtoiement de ces deux ensembles, l’un inachevé, l’autre encore partiellement conservé, constitue un instantané historique d’une telle rareté qu’il est à préserver.Non seulement nous avons l’illustration de deux époques, mais de la mutation urbaine elle-même.Nulle part ailleurs nous conservons d’exemple de cette phase de reconversion des grandes propriétés religieuses: plus rien ne reste de l’Hotel-Dieu ni du couvent des Récollets, et la disparition de celui des Dames de la Congréga- ___________________________________par.PIERRE-RICHARD BISSON président de la Société d’architecture de Montréal des charges subjectives aux objets, alors perçus comme utiles ou nuisibles, favorables ou défavorables, protecteurs ou menaçants.En fait, cette lecture subjective de l’environnement a emmené autant de destructions que de sauvetages: l’anéantissement de Carthage ou de Varsovie ne s’explique pas autrement.Lier la matière à l’idéologie, c’est la lier aux vicissitudes du pouvoir.La conservation et la restauration qui seraient la dimension “positive” d’un tel subjectivisme ne seraient rien d’autres que des rites magico-fétichistes où le maintien de la forme, de l’image tend à faire paraître l’essence de l’objet comme toujours vivante, où le présent apparaît identique au passé, dans l’espoir que le futur sera identique au présent.Sur de telles prémisses on en vient rapidement à considérer la copie comme aussi valable que l’original.Or ce n’est pas en recréant des images de ce que nous avons été que nous changerons vraiment ce que nous sommes.Concrètement, il faudra se garder de baser notre politique de conservation et de restauration sur un nationalisme étroit, une certaine forme de subjectivisme, afin de ne pas réduire nos biens culturels au rang d’amulettes propitiatoires et de ne pas en laisser détruire un grand nombre aveuglément.Montréal n’a pas que des racines françaises.Sa culture est la résultante d’apports multiples, son patrimoine comprend le Redpath Hall comme le Vieux Séminaire, les Bishop’s Court Apts comme le “château” Dufresne.Le patrimoine n’a pas non plus de limite chronologique.La vénération de nos lointaines ori- Tom Puce et les siens, ET TOUJOURS CETTE NUDITE .\w AÜX COMSEg-jES gines ne doit pas nous cacher la valeur des temps plus rapprochés.On doit souhaiter que la conservation du patrimoine se prémunisse contre toute partialité “infantile”, ou réflexe des générations, et se donne suffisamment de recul pour ne pas privilégier une époque aux dépens d’une autre.Les erreurs de la France haussmannienne et de ITtalie mussolinienne devraient à cet égard nous servir de phares.L’histoire ne connaît pas de saut, la culture non plus.Dire qu’il “faut reculer jusqu’au régime français pour avoir droit à un passé qui nous ressemble”, (Gilles Proulx: Le Devoir, samedi 12 juin 1976.) c’est se cacher que l’on ressemble bien davantage au 19e siècle et à l’Amérique.Contre ces dangers, des garanties sont à rechercher qui assureront un maximum d’objectivité au niveau de l’inventaire et d’efficacité au niveau de la sauvegarde de nos biens culturels.Il en est au moins deux, élémentaires: a) la participation populaire: la définition de la culture québécoise, et sa défense sont a la charge de tous les citoyens.Nulle fraction de la société, si éclairée soit-elle, ne saurait se substituer à l’ensemble.Ce ne sont ni les historiens, ni les fonctionnaires seuls qui peuvent dire aux Québécois: “Voilà ce que vous êtes! Voilà où commence et où s’arrête votre culture!” Compte tenu du fractionnement et de la diversité de la société, il ne saurait y avoir de base rationnelle, objective à la conservation et à la restauration de la culture, que dans la mesure où chaque fraction cultu- OVOUVIlLE RUE D’YOUVILLE relie (ethnique, religieuse, socio-professionnelle.) est appelée à y participer.Il faut souhaiter que la prochaine Régie du patrimoine, annoncée par M.Jean-Paul L’Allier, s’assurera la plus vaste consultation, des spécialistes aux profanes.Il faut souhaiter que la vigilance de tous les groupes gagnés à la sauvegarde du patrimoine soit encouragée, que leur nombre aille croissant.Ainsi, ce n’est pas une fraction de la cul- ture, mais toute la culture du Québec qui sera revalorisée.b) le doute méthodique: ou la plus grande prudence, tant au niveau des destructions autorisées (ou non-défendues) qu’à celui des interventions de restauration.En un mot, le minimum d’actions irréversibles.Cette circonspection est à ériger en système pour tout ce qui ne se rattache pas au régime français.à commencer par les entrepôts de la rue Saint-Pierre.télévision i Kmissions en noir et blanc SAMEDI C B F T O lement entrepris de manière à dégager les parties restaurées de l’Hôpital général et à rendre visibles les parties non reconstituées, • que les bâtiments à l’angle sud-ouest de la rue Saint-Pierre et de la place d’Youville soient affectés a des fonctions complémentaires de la résidence des Soeurs grises (services à la population, ateliers, etc.) • que les rez-de-chaussée des autres entrepôts soient affectés à des fonctions culturelles ou commerciales ‘par ex.: les six travées où seraient dégagées les substructures de l’Hôpital général pourraient devenir un petit musée retraçant l’historique du quartier ou de la Communauté des Soeurs grises), • que les étages des autres entrepôts soient convertis en logements, conformément aux contrepropositions déjà soumises, • que les besoins de stationnement soient satisfaits en sous-sol, et enfin, • qu’un petit parc complète cet ensemble institutionnel et résidentiel.L'attachement sentimental que l'on peut avoir pour un objet, architectural ou autre, n’est pas à renier.L’émotivité est une dimension essentielle de l’homme.Elle est à la base de toute symbolique et elle a souvent contribué à la conservation de notre héritage.Elle est toutefois à rattacher au mode de perception sensoriel qui porte l'homme à tout interpréter par rapport à lui (intérieur-exterieur, proche-éloigné, personnel-étranger), à donner 8.55 Ouverture et horaire 9.00 Yogi Tours 9.30 Bunny et ses amis 10.00 Poly et ses amis 10.30 Lassie 11.00 Woobinda 11.30 Le prince Saphir 12.00 Les héros du samedi: "Sports individuels".1.00 Sporthèque 1.00 Sporthèque - 2.00 Le XVIIe siècle, le retrouvé 2.15 Baseball du samedi 4.30 Échos du sport 5.00 Bagatelle 6.00 Une fenêtre sur le monde 6.30 Téléjournal 6.35 Univers-inconnus "Des bisons, des chevaux et des singes".7.30 Défi "De la ville à la terre" 8.00 Cinéma canadien: "Le gros Bill" (Mélodrame — Canada 1949)¦ 10.00 Ce coin de terre 10.30 Téléjournal 10.45 Nouvelles du sport 11.00 Cinéma: "Mission top secret" (Canadien — Italien 1968) 12.30 Ciné-nuit: * "Rigoletto" (Opéra >¦ 2.00 Fin des émissions RADIO-QUÉBEC B 19.00 Ciné-plus "Pierre et Paul" (drame psychologique réalisé par René Allio — 1968).21.00 Réver en couleur: "Entre le ciel et Tespace" 21.30 La fête continue C B AA T O 11.00 The Flaxton Boys 11.30 Klahanie 12.00 T.B A 12.30 Wimbledon tennis 2.00 Sesame Street 3.00 The Explorers 3.30 The Lost Islands 4.00 Welcome Back.Hotter 4.30 CBC Saturday news 5.00 Wimbledon Tennis 6.30 The best of Bob McLean 7.00 Reach for the top 7.30 Phyllis 8.00 This is the Law 8.30 Fawlty towers 9.00 David Copperfield 10.00 City of Angels 11.00 The National 11.15 Montreal tonight 11.31 Saturday super movies: "Young Winston" (drame historique 1972) 2.00 Station closing 11.30 Vers Tan 2,000 12.00 La semaine verte 1.00 D'hier à demain: "Mon ami Henry Miller" (lere de 2) 2.30 L'univers des sports 4.00 L'heure des quilles 4.30 Le Francophonissime 5.00 Second regard 6.00 Un été dans le grand nord 6.30 Téléjournal 6.35 La vie qui nous entoure: "les vainqueurs" 7.00 La petite patrie 7.30 Les beaux dimanches: "Qu'est ce que t'en penses-toi?" 8.00 Les beaux dimanches: Les jeux olympiques, reflets de This-___ foire.9.00 Les beaux dimanches: "Le dossier secret des trésors: les sept serrures de Prague" 10.00 Les beaux dimanches: "Les métiers traditionnels du Québec: le ferblantier" 10.30 Téléjournal 10.45 Sports-dimanche 11.00 Ciné-club "la grève" (épopée réalisée par Eisens-tein — Russe 1924).¦ 5.00 6.00 6.30 7.30 9.00 10.00 10.30 11.00 12.00 1.30 Les Monroes Information voyage: "L'Ouest canadien" Showbizz Ciné-Choix: "Yuma" (western — Américain 1970) Mannix Regard sur le monde Les nouvelles TVA La onzième heure Sans pantoufles."Au fil de Tépée" (drame — Britannique 1959).Le 10 vous informe C B M T O CFTM
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