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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 5 juillet 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-07-05, Collections de BAnQ.

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/A lïïiétéOS beau et chaud, maximum entre 26 et 30.Demain: peu de changement.Fais ce que dois utilisez votre part du ciel.apprenez à piloter! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport de St-Hubert 514-678-5610 Vol.LXVIII - No 154 Montréal, lundi 5 juillet 1976 Saint Ant.-M.Zaccaria 25 CENTS Bourassa: l’entente Lang-pilotes, une “stupidité politique” Si le bilinguisme échoue il faudra changer la Constitution MATANE — Récusant à la fois le statut de "béquille" qu'avait cavalièrement imputé M.Marc Lalonde au gouvernement du Québec, en même temps que les propos sarcastiques que lui adressait M.Trudeau à Québec en mars dernier, M.Robert Bourassa a tenté samedi soir à Ma-tane d'avertir sévèrement le fédéral de rester sur son terrain (limité) lorsqu’il s'agit de la défense des droits des francophones du Québec.La crise du ‘‘français dans les airs” est venue à point nommé lui fournir l'argu- mentation.“Si le fédéral est incapable de faire respecter le français parce qu’il est, et c’est normal, redevable à une majorité anglophone, s’il s’avère que c’est impossible politiquement de faire respecter des demandes aussi fondamentales et aussi sensées, des changements constitutionnels s’imposeront’’, a-t-il déclaré devant quelques centaines de jeunes partisans ou curieux qui participaient à un colloque-camping à Matane, visiblementpeu conscients d’assister à la deuxième manche d’une joute fédérale-provinciale.M.Bourassa semble trouver qu’il est temps de tirer les profits politiques de l’adoption de la loi sur la langue officielle.Quittant la défensive envers ceux qui l'accusaient d’avoir fait trop peu.il se donne comme adversaires ceux qui.comme M.Trudeau, lui reprochent d’avoir exagéré ou.selon le discours de mars, d'avoir commis une ‘‘stupidité politique”.“C'est le règlement avec les contrôleurs et pilotes qui est peut-être une stupidité politique, lance-t-il; le gouvernement fédéral ne doit désormais plus oublier que le Québec est le seul gouvernement français en Amérique du Nord”.Il ira même jusqu’à faire allusion à une “capitulation ” recente du fédéral après avoir annoncé des jours plus noirs encore: “Même avec une équipe francophone très forte à Ottawa, on voit ce qui est arrivé; qu est-ce que ce sera quand notre poids démographique sera moins fort dans la Confédération?" La politique de bilinguisme de M.Trudeau est “généreuse”, dit-il mais elle ne suffit pas au Québec.Comme il l'avait fait plus tôt cette semaine.M.Bourassa a annoncé qu’il entendait se servir des derniers événements pour se gagner des appuis au cours du débat prochain sur le rapatriement de la Constitution.Il faudra obtenir des “garanties culturelles", selon la formule désormais consacrée.C’est ici que le Parti québécois redevient son adversaire.“Tout cela peut se faire à l'intérieur du fédéralisme cana-dien’’.dit-il et pour y arriver “le séparatisme est une formule désuète".Le chef du Parti libéral a certes refusé Un commando israélien frappe en Ouganda et libère les otages NAIROBI iReuter et AFP) — Par une de ces actions spectaculaires dont il a le secret.Israël a conclu le drame qui.depuis huit jours, tenait le monde en haleine.Surgissant de la nuit ougandaise, un commando aéroporté israélien a fondu hier matin sur Entebbe, aéroport de Kampala, au coeur de l’Afrique, et.après un engagement de trente-six minutes, a libéré et ramené en Israël les cent quatre otages détenus depuis dimanche dernier par des pirates de l’air.Rendant compte de l'action des forces armées israéliennes à la Knesset (Parlement), le président du Conseil, M.Yitzhak Rabin, a déclaré que trois passa- au sommaire ¦ Le colloque-camping de Matane ¦ 16,000 soldats pour vous servir — page 2 ¦ Leçons du raid sur Entebbe: un éditorial de Georges Vigny ¦ Deux siècles après, des principes toujours vivants: une analyse de Claude Ryan — page 4 ¦ Les infirmières défient l’injonction — page3 gers de l’Airbus d’Air France et un officier israélien ont péri dans l'opération.Deux otages — un étudiant de dix-neuf ans d’origine française.M.Jean-Jacques Mainoni et une Israélienne.Mme Ida Bo-dorovitch — ont été tués à Entebbe, le troisième est décédé de ses blessures à Nairobi, où le commando a fait escale sur sa route de retour.Onze personnes, passagers et militaires israéliens ont également été blessés.Le commando, qui se réclamait du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), a été entièrement décimé, tandis que les forces ougandaises qui montaient la garde autour de l'ancien terminal d’Entebbe, prises sous le feu des Israéliens, déplorent la perte d’une centaine d’hommes et de onze chasseurs Mig.soit près d’un quart de son aviation de combat."Nous estimons les pertés des forces ougandaises à une vingtaine de tués et nous croyons avoir détruit entre 6 et 10 appareils Mig".a déclaré dimanche à Tel Aviv.au cours d’une conférence de presse le général Mordekhai Gur, chef d’état major de l’armée israélienne.Le général Gur a également précisé que les forces israéliennes “avaient tué presque immédiatement tous les pirates de l'air qui étaient au nombre de sept ".Le chef d'état-major a précisé que les forces ougandaises gardaient les otages conjointement avec les pirates.“Cette opération deviendra une légende.Elle consacre la contribution d’Israël à la lutte contre le terrorisme, une lutte qui n’est pas près de finir", a déclaré M.Rabin au Parlement.Mais à l’explosion de joie qui a accueilli en Israël la nouvelle de l’opération aéroportée et aux féliitations des gouvernements occidentaux devant l’heureux dénouement du drame font écho la stupé-Voir page 6: Israéliens % ill, Le champagne coulait à flot à l’aéroport de Tel Aviv, où une foule nombreuse de parents et d'amis était venue accueillir les otages de l’Airbus libérés dans la nuit par des parachutistes israéliens sur l’aéroport d'Entebbe.en Ouganda.(Téléphoto AP) “La liberté est une flamme vivante” L’Amérique en liesse célèbre son bicentenaire (D'après AFP et Reuter) — L’Amérique toute entière a célébré par une immense kermesse le bicentenaire de son indépendance.Du cap Cod à San Francisco, de l’Alaska à la Louisiane, ce 4 juillet 1976 n’a été que chants, jeux, défilés, feux d’artifice et services religieux à l’ombre de la bannière étoilée.Dans la pompe et l'allégresse, l’Amérique a abordé son troisième siècle.A Philadelphie, plus de cent mille personnes ont accueilli avec enthousiasme le président Gerald Ford à Independence Hall où exactement deux cents ans plus tôt fut signée la déclaration d’indépen- Répercussions et séquelles de la crise du bilinguisme ¦Clark: rencontre préalable SAINTE-MARGUERITE (Le Devoir) — Le leader national du Parti conservateur.M.Joe Clark, a annoncé hier qu'il avait de sa propre initiative invité les représentants des Gens de l’air du Québec à venir le rencontrer à Ottawa, afin de faire le point sur l’attitude de leur association devant la question du bilinguisme dans les communications air-sol.Les Gens de l’air ont agréé la proposition, a déclaré M.Clark, et l'entretien se fera aujourd’hui, à 17h.M.Clark, qui participait à Sainte-Marguerite.dans les Laurentides, à un meeting du comité d’organisation du Parti conservateur au Quebec, a ajouté Voir page 6: Clark it i ]1) OTTAWA (PC) — Le commissaire aux langues officielles.M.Keith Spicer affirme que les efforts déployés par le gouvernement pour expliquer sa politique de bilinguisme ont fait naître un peu partout une multitude d’opinions irréfléchies et mal fondées au sujet des communications aériennes.M.Spicer, qui participait à l'émission “Question Period" au reseau privé CTV, a dit “qu’un bon nombre de Canadiens anglophones bien pensants se sont dit: Sapristi (”my Gosh"), le gouvernement fait passer des considérations politiques.avant les vies humaines, ce qui est tout à fait faux".Par ailleurs, chez les francophones, nombreux sont ceux qui se sentent humiliés, a poursuivi le commissaire aux lan- Voir page 6: Spicer ¦Lang: une entente “nécessaire” OTTAWA (d’après CP) — Le ministre des Transports, M.Otto Lang, a déclaré ce week-end à la radio ( “Capital Report") que le protocole d’entente intervenu la semaine dernière avec les pilotes et les contrôleurs était nécessaire pour contrer les critiques éventuelles qui pourraient s’élever au sujet du bilinguisme dans les communications aériennes lorsque celui-ci sera implanté au Québec.Le ministre a dit que le gouvernement entend de la sorte désarmer tous ceux oui pourraient émettre des réserves ou soulever de nouvelles objections quand le nouveau régime des langues sera institué.Les assurances additionnelles que com-Voir page 6: Lang ¦Lalonde: ‘grave erreur’ De l’avis du solliciteur général du Québec.M Fernand Lalonde, le protocole d’entente qui a mis fin à la grève de neuf jours de l'association des pilotes de ligne (CALFA), est “très dangereux”.Dans une interview.M.Lalonde, ministre responsable de l'application de la Loi de la langue officielle, a expliqué que l'accord intervenu entre le ministre Otto Lang et les pilotes et contrôleurs aériens, comporte "au moins trois graves erreurs".Le ministre québécois, qui était interviewé sur les ondes du poste anglais CJAD, a d’abord dénoncé le choix d’un troisième commissaire à la demande de la CATCA et de la CALPA.Il estime en outre que la clause exigeant que les trois commissaires soient Voir page 6: Lalonde dance des Etats-Unis.En chemin le président s’était arrêté à Valley Forge où l’armée des “insurgents" du général George Washington avait survécu au rigoureux hiver de 1777 avant de poursuivre sa campagne victorieuse contre les Anglais.“Les Américains se rappelleront le nom de Valley Forge tant que l'esprit de sacrifice vivra dans leur coeur, a déclaré dans un discours le chef de la Maison-Blanche.C’est ici qu’a été forgé le fer de-notre caractère national.L’indépendance ne doit pas être seulement déclarée.Elle doit être défendue aussi.La liberté appartient finalement à ceux qui sont disposés à souffrir pour elle".Le thème de la liberté est évoqué avec la même force dans un discours préparé pour s*a visite au palais de i’Independance de Philadelphie.“La liberté est une flamme vivante qu'il faut alimenter et non pas des cendres devant lesquelles il faut se recueillir." Mais le clou des cérémonies devait incontestablement être la remontée de THudson dans la baie de New York de deux cents magnifiques grands voiliers sous les yeux du président et de plusieurs centaines de milliers de spectateurs.De la passerelle du porte-avions géant Forrestal, le président.Madame Ford et leur fille Susan, ont reçu le salut de ces navires aux voiles blanches, bleues, vertes et rouges.Tous, du Nippon Maru japonais à l’Es-meralda chilien, et au Mircea roumain, ils ont remonté lentement le cours de l'Hud-son du pont Verrazano au pont George Washington, en passant devant la Statue de la liberté.50 navires de guerre estompés dans la brume, dont le destroyer Duperré et la frégate Drogou de la marine française s’étaient joints à cet hommage multinational auquel l'Union soviétique avait envoyé un Voir page 6: Bicentenaire samedi soir de dévoiler ses prochains themes électoraux, malgré la demande d'un jeune partisan, se contentant de dire que le Parti québécois devrait encore une fois “se tenir sur la défensive".Mai sur un air que le président du parti.M.Benoît Payeur, devait reprendre le lendemain.— "le PQ n’a pas le monopole du nationalisme” — il annonce au moins une des couleurs, ("est même à cause de la proclamation de la loi 22.dit-il, que "les francophones se sont sentis motivés Voir page 6: Bourassa Rodrigue porté à la tête de laCSN avec 70% QUEBEC (PC) — Les délégués au 47e congrès biennal de la CSN n’ont causé aucune surprise en élisant samedi M.Norbert Rodrigue à la présidence de la centrale syndicale en remplacement de M.Marcel Pepin, démissionnaire.Celui qui était considéré comme le fils spirituel de M.Pepin, son bras droit depuis quelque temps, est devenu sans difficultés le plus jeune dirigeant de la CSN, à 35 ans.Là où les calculs des observateurs ont peut-être été déjoués, c’est le grand nombre de votes qu’il a obtenu, soit 626, ou 70%, ne laissant que 255 voix à son seul adversaire, le président du Conseil central de Montréal, M.Michel Chartrand.Tout le long du congrès de sept jours, les permanents de la CSN n’ont eu de cesse d’appuyer dans les coulisses la candidature du premier vice-président, M.Rodrigue.On y voit une victoire de l’aile modérée de la centrale sur les radicaux et les groupes de gauche, qui s’identifiaient à M.Chartrand.La CSN, qui regroupe plus de 165,000 membres, se retrouve ainsi avec un nouveau président après un règne de 11 années de M.Pepin.Ce dernier s’est empressé de féliciter son successeur et de donner l’accolade au vaincu à qui il a soufflé quelques mots à l'oreille.M.Chartrand a paru très déçu du résultat du scrutin mais, au cours d’une rencontre avec les journalistes, M.Rodrigue a exprimé le souhait qu’il continue à jouer son rôle au sein de la CSN et “à participer à l'importante évolution dans la marche des travailleurs”.Il est donc à prévoir que la centrale suivra le sillon tracé par M.Pepin.Le nouveau président a indiqué à la presse sa grande satisfaction des travaux du congrès oui avait débuté le 27 juin par la lecture du rapport moral du président sortant, dont le contenu a été adopté presque sans amendement par les congressistes.La réunion de la semaine dernière marquait la retraite de M Marcel Pepin comme président de la CSN.poste qu’il occupait depuis 1966.En même temps que lui, deux autres membres de l’exécutif refilaient leurs responsabilités à d'autres.MM.Guy Thibodeau, trésorier, et Victor Dabi, un des vice-orésidents.L état de service ee ces trois officiers a Voir page 6: Rodrigue die£vrro RISTORANTE Mecca gastronomica Centre Gastronomiqv» 735-3623 5412 Côte des Neiges Montréal GAGNE $50.000 I TIRAGE: 2 juillet 76 |1,311,038 10516 1,083,500 billets vendus gagnants en prix GAGNE BILLETS SE TERMINANT PAR BILLETS SE 'TERMINANT PAR GAGNENT GAGNENT $50 I 1319 , BILLETS SE I TERMINANT PAR GAGNENT GAGNENT TERMINANT PAR GAGNE GAGNE BILLETS SE TERMINANT PAR BILLETS SE TERMINANT PAR GAGNENT BILLETS SE TERMINANT PAR GAGNENT GAGNENT $50 I 1316 BILLETS SE TERMINANT PAR BILLETS SE 'TERMINANT PAR $50 I 1214 IBILLETS SE ^TERMINANT PAR GAGNENT GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNE BILLETS SE TERMINANT PAR BILLETS SE TERMINANT PAR BILLETS SE TERMINANT PAR GAGNENT $1.000 GAGNENT GAGNENT BILLETS SE TERMINANT PAR BILLETS SE $50 11315 GAGNENT BILLETS SE GAGNENT GAGNENT TERMINANT PAR TERMINANT PAR 3® NUMERO COMPLET 6e NUMERO COMPLET 2e NUMERO COMPLET 5e NUMERO COMPLET Qe NUMERO COMPLET 4® NUMERO COMPLET 7® NUMERO COMPLET B ¦| er NUMERO COMPLET ihtshoto SB / 2 * Le Devoir, lundi 5 juillet 1976 carrefour Vu au cimetière de la montagne des statues de marbre aux les vandales du 24 juin.mains coupées par Le navire soviétique MIKHAIL-KALININ mouillera pour la première fois dans le port de MONTREAL du 16 juillet au 2 août.Il compte parmi ses passagers quatre groupes de danseurs russes.Plus de 300 jeunes venus fraterniser à l’occasion des Jeux olympiques.Des groupes d’ici qui veulent les rencontrer doivent s adresser à la compagnie MARCH SHIPPING, 400 ouest, rue CRAIG, Vient de paraître aux éditions VILO un magnifique album de luxé illustré sur le CANADA Les amis de la nature sont heureux d’apprendre que la montagne redeviendra ce qu elle n'aurait jamais dû cesser d’être :un paisible parc public.Pourquoi ne pas organiser notre prochaine fête nationale sur les sites des Jeux olympiques.à l'AUTOSTADE, au FORUM, à la PLACE DES ARTS?• L’agence de voyages soviétique INTOURIST propose une randonnée de 19 jours à bord du célèbre train LE TRANSSIBERIEN.Une lectrice souhaite vivement que l’ile NOTRE-DAME redevienne un jardin public tout comme durant l’EXPO 67.Un vaste jardin botanique.L’Orchestre symphonique de MONTREAL donnera cet été un concert à la PLACE VILLE-MARIE.JEAN-FRANÇOIS REGNARD: "il faut opter des deux, être dupe ou fripon”.Savez-vous que plusieurs joueurs de hockey professionnels auraient pu jouer quelques années de plus si ce sport n'était pas devenu si violent sous la tuelle d'un CLARENCE CAMBELL?.La sculpture tie BILL VASAN en face de la bibliothèque municipale de la rue SHERBROOKE ne risque pas d’être volée; elle est composée de 250 pierres d'une tonne chacune!.Ne manquez pas de visiter le pavillon de l'humour à TERRE DES HOMMES.Le confrère JEAN BAULU prépare durant ses loisirs un passionnant bouquin sur l’origine des mots.Ainsi à propos du mot tip.Ce mot anglais vient d’une petite carte que les garçons de table présentaient dans une assiette à leurs clients et sur laquelle étaient inscrits les trois mots suivants: To Insure Promptness!.Vu sur une pierre tombale dans un cimetière militaire canadien, près de CAEN: “Ce fut son premier et dernier matin en FRANCE”.La compagnie d’aviation QUEBECAIR étudie la possibilité d’organiser des croisières touristioues au-dessus de MANIC 5.Il est étonnant d’entendre un ancien vice-maréchal de l'air de nos forces armées canadiennes critiquer l’extravagance des coûts de nos Jeux olympiques quand on sait le prix exorbitant de nos jouets volants1.Des amis de l’ex-ministre JEAN MARCHAND aimeraient le voir se lancer dans l’arène provinciale.• Des contrôleurs de l’air canadiens-français du QUEBEC subissent de si fortes pressions que plusieurs d’entre eux ont refusé d’accorder des entrevues à la radio, même si on leur promettait de voiler leurs voix.Vu dans une station de métro, en pleine heure de pointe, deux employés entrer dans un wagon bondé avec un madrier de douze pieds!.ANDRE SIEGFRIED: “En politique, seuls savent s’arrêter ceux qui ne seraient pas partis”.• La jeune et déjà célèbre gymnaste soviétique OLGA KORBUT, 21 ans, participera a nos Jeux olympiques.Vu, rue LAJOIE à OUTREMONT, un tout nouveau petit restaurant, L'AUVERGNAT.Un lecteur souhaite que les MESSIEURS de SAINT-SULPK’E promettent une forte récompense à quiconque aidera à la condamnation des vandales qui.lors des dernières Fêtes de la SAINT-JEAN, ont fracassé des pierres tombales.• Vu devant l’hôtel SHERATON MONT-ROYAL un chauffeur de taxis de la compagnie DIAMOND qui refuse aux clients de s’asseoir à côté de lui, interdit la cigarette et s’obstine à ne pas parler français.Ce serait un drame si l’inverse se produisait à TORONTO!.("est après-demain, le 7 juillet, qu’aura lieu l’ouverture officielle de CORRIDART le long de la rue SHERBROOKE.Un corridor d’art.• Vous avez jusqu'au 9 mai pour visiter au musée d'art contemporain l’exposition sur la bande dessinée québécoise.C’est agaçant à la longue d’entendre à la radio et à la télévision tous ces invités qui emploient le mot définitivement dans le sens de sûrement.ET.LE MOT POUR RIRE.Deux «mis causent: — Pourquoi as-tu rompu tes fiançailles?— Parce que, chaque fois que je l’embrassais, elle sentait le tabac.— Je sais que tu ne fumes pas, mais tout de même, ce n’est pas un crime.— Oui, mais elle non plus, elle ne fume pas! TEK__/ 16,000 soldats pour vous servir par Guy Deshaies Traditionnellement tenue à l’écart des populations civiles, l’armée canadienne, en envoyant 16,000 hommes, soit 20% de ses effectifs, sur les lieux olympiques en prévision des Jeux, s’est heurtée à une première ligne de feu, indéfinissable, invisible.subtile: celle de l’opinion publique.A Montréal surtout, où la population n'a connu de l’armée que les soldats en tenue de combat dépêchés dans la ville durant la crise d’octobre 70, on se pense presque en mesures de guerre et les caricatures, les rumeurs, les lignes ouvertes e: les comités de vigilence créés d'urgence pour protéger les droits individuels et les libertés de chacun témoignent assez d’une sorte de malentendu que les militaires ressentent et ne comprennent pas.’ Nous ne sommes pas des envahisseurs.s'exclame le lieutenant-général Jacques Chouinard, 54 ans, à la tête du commandement de toute l’opération olympique.Nous venons ici pour aider, pour rendre de multiples services et.au besoin, pour sauvegarder justement la liberté des gens.’’ En réalité, sur les 16,000 hommes, il n’y en a que 5.650 qui sont armes et charges d’assurer la sécurité.Les autres sont assignés soit à des tâches de soutien, ce qu'on appelle en langage militaire la logistique, soit à des services comme la compilation des résultats olympiques, les services médicaux, les télécommunications.le transport, etc.Et au chapitre de la sécurité, les militaires n’ont aucune initiative à prendre.Ils relèvent du commandement direct des autorités policières qui peuvent les appeler au besoin.Par quel mécanisme juridique, les militaires canadiens peuvent-ils ainsi intervenir à l'intérieur du pays dans l’une ou l'autre des 10 provinces.Premièrement il n'existe au Canada aucune disposition légale permettant l'intervention de l'armee à des fins de sécurité à moins d'une crise ou d’une urgence.Autrement dit.la loi ne prévoyait pas la possibilité de faire appel à l’armée pour assurer la sécurité à l'occasion de Jeux olympiques.A la partie 11 de la loi sur la Défense nationale, il est prévu qu’une province, par son solliciteur général, peut faire appel à l'armée en cas d’émeute ou de crise grave.C'est la formule dite “d’aide au pouvoir civil’’.Dans ce cas le solliciteur-général adresse sa demande directement au chef d’Etat-major de l’armée et non pas au gouvernement fédéral.La loi stipule que le commandement militaire doit remplir la demande de la province quitte à négoicer les modalités.La première fois qu’une telle demande fut faite, c'est la province de la Nouvelle-Ecosse qui l’adressa au chef d’Etat-major en 1924 pour aider les pouvoirs civils à rétablir l’ordre au Cap Breton lors des conflits ouvriers des mineurs.Le Québec a fait cette demande par la suite en 1969 à l’occasion de la grève des policiers de Montréal, puis en 1970 lors de la crise d’octobre.Mais cela n'a rien à voir avec les mesures de guerre qui sont proclamées par le Parlement fédéral pour étendre les pouvoirs juridiques de la police.L’armée peut intervenir selon un autre mécanisme moins précis.Advenant un séisme (comme un tremblement de terre, des inondations ou quelque catastrophe), le commandement régional de l’armée Le colloque-camping de Matane ou l’art d’être libéral à 20 ans par LiseBissonnette MATANE — “Je pensais qu’on allait brasser des affaires ici mais il ne s’est pas passé grand-chose.” C’est le député hôte du coiloque-camping de Matane.M.Marc-Yvan Côté, qui parle, un peu las peut-être d’avoir joué l’opposition ou l’aiguillon durant toute la fin de semaine.'’C'était le sixième colloque dans ce genre là et c'a été le dernier ”, d'affirmer le président de la Commission-jeunesse du Parti libéral du Québec.M.Jean-François Thibault, déjà en train de mijoter des formules plus dynamiques.On se sera en effet bien ennuyé, politiquement parlant, sous le magnifique ciel de Matane.Ils étaient quelque 700 inscrits, dont le tiers ont participé aux travaux d’ateliers, passifs ou terriblement timides même s'il s'agit de produits de 'Téeole active’’.A te1 point que Benoît Payeur, ce commun! rteur devenu récemment président du Parti, habituellement peu friand d’étaler des difficultés sur la place publique, a amèrement déploré l'absence “d'énergie nouvelle” chez les jeunes campeurs libéraux, leur reprochant de “manquer de rigueur” tout autant que de “projection dans l’avenir”."Cette absence de défis nouveaux qui auraient pu émerger au cours de ce weekend m'inquiète et de sérieuses considérations devront être portées par d’autres instances du Parti pour vous en proposer ”, leur a-t-il dit de façon alambiquée dans son discours de la fin, dimanche après-midi, sans soulever plus de poussière par ailleurs.Maigre les augures qui, sur la fois d’une conférence de presse antérieure au colloque.prédisaient un sérieux “savonnage” autocritique pour le Parti, un embryon de contestation du leadership de M.Bou-rassa.et des questions sur les grands problèmes de l’heure, rien ne les a passionnés.De l’autocritique, on leur a dit qu elle devait être “positive”.Comme ils s'attardaient plutôt, samedi matin, à déplorer des problèmes touchant l’image du Parti ( "M.Bourassa ne va pas assez souvent s'expliquer à la télévision.”), les communicateurs ont trouvé que c'était là de la (Titique négative.La plus agressive, une jeune militante qui s'intéressait au "filtre" qu’aurait posé la Commission politique du Parti sur les résolutions de la base lors du dernier congrès, se plaint de se "faire répondre par des statistiques”.Tout tombe à plat, “même l’ombre du bout du début d'une critique”, de dire un observateur.Il faut dire à leur décharge qu’ils ressemblaient parfois à des enfants abandonnés.à la recherche de moniteurs.On leur avait annoncé la présence de six ministres au menu ; trois seulement se sont présentés.à la vitesse des flèches, sauf M.Raymond Garneau, omniprésent et volubile, qui a certainement fait là quelques acquis prometteurs.MM.Gérard-D.Lévesque etJulienGias-son ont fait de brèves apparitions sans se mêler aux travaux, et MM.Robert Quenneville.Victor Goldbloom et Guy Saint-Pierre ont été retenus “en ville” par le brouillard, pour leur plus grand malheur sans doute car le pays de Matane se levait sous le soleil et le vent doux.La formule des ateliers a fait long feu: assis en rond sur des bottes de foin, les participants osaient certes questionner mais, comme la majorité des jeunes, ils avaient des problèmes d’expression, d’élocution, de vocabulaire, et ce fut peut-être la raison la plus certaine du cafouil-lis.Les personnes-ressources, députés ou technocrates, avaient là-dessus le haut du pavé, et y tenaient.Chose plus étonnante encore, les rares intervenants ont à tout moment semblé plus conservateurs que leurs aiés.L’atelier sur le développement économique s’est obsédé des problènles des “entrepreneurs", du rôle peut-être trop important de l'Etat.M.Garneau a même dû, en désespoir de cause, demander à un jeune partisan s’il fallait “vendre SIDBEC aux intérêts privés” pour revaloriser l'esprit d’entreprise chez les francophones.Un atelier du dimanche portant spécifiquement sur le rôle de l’Etat s'est mué soudain en examen du système de relations de travail et les députés ont dû là aussi mettre un frein à la fringale de jeunes turos indignés de ce que les syndicats ne subissent pas toutes les poursuites et ne paient pas toujours toutes les amendes desquelles ils sont menacés.Jean-François Thibault a une explication assez simple de tout cela: “Ils ne sont pas politisés, dit-il; ils sont sous-informés, et c'est la droite qui participe aux ateliers pendant que la gauche est débordée avec l’organisation du camping”.Tout étant relatif, M.Thibault dit justement avoir été élu par la gauche à la tête de la Commission-jeunesse, et selon lui, “les choses vont changer".Il entend désormais tenir plutôt des "journées politiques" dans les régions, où ne seront conviés que les militants capables de tenir une discussion.Et il y en a plusieurs, assure-t-il.La Commission-jeunesse regroupe au Parti tous les inscrits de moins de 25 ans, dont on affirme qu’ils sont 10.000 environ à travers le Québec.M.Thibault, qui est lui-mème étudiant en sciences politiques à l’Université de Montréal, ne tarit pas d’ambitions à leur sujet: il faut établir des noyaux partout, dans toutes les régions.Peut-on s'afficher libéral à 20 ans?Oui, répond-il, "le pouvoir est à prendre dans les cégeps.” Si l'Association nationale des étudiants du Québec (ANEQ) occupe déjà le terrain, c’est par défaut selon lui, parce qu elle a été le premier groupe à canaliser les energies étudiantes, peu nombreuses par ailleurs.Le sociologue Guy Rocher en sera étonné, mais ses recherches sur les attitudes des jeunes (Aspirations scolaires et orientations professionnelles des étudiants — ASOPE) dont les résultats ont été publiés en septembre dernier, ont fait bien des heureux au Parti libéral.Un professeur des Hautes études commerciales (HEC) s’en autorisait samedi pour conclure à la pérennité de la victoire des intérêts individuels sur les intérêts collectifs, puisque l’enquête a démontré que les jeunes étaient en général d’abord préoccupés par leur carrière et leur famille.De même M.Thibault pense que les étudiants étant le plus souvent amorphes et individualistes, il suffit de quelques individus décidés pour prendre le leadership, fussent-ils marxistes — et il croit ceux-ci délogeables — ou libéraux.Que les bonnes âmes se rassurent, on n’a assisté à aucune orgie, beuverie, ou partouze en fin de semaine, peut-être à cause de l'air pur de Matane.Le couvre-feu a paru relativement respecté, on a vu passer de main en main autant d’orangeades que de bouteilles de bière, c'est-à-dire assez peu au total, et plusieurs pères de famille, membres bon teint du Parti, venaient quérir leur progéniture dimanche.Selon leur président, à peine 200 des 700 inscrits étaient membres en règle du Parti libéral."Ils amènent leur groupe avec eux, pour profiter du camping”, explique-t-il, ce qui éclaire aussi la légèreté du militantisme sur les lieux.Mais M.Benoît Payeur espère tout de même en faire desprosélytes: “J’ai la conviction que chacun de nous repart dans sa région muni de nouveaux outils pour la propagation de la philosophie libérale”, devait-il dire dimanche, avant de les sermonner un peu.Un rôle ingrat dans des conditions difficiles x': •>:is Nous engageions d< >nc des discussions avec Oilmen Si Ottawa refuse, c est ensemble que nous trancherons In question par référendum Tout le monde aura son mot à dire H Le moment venu, tous les Québécois seront consultés et pounont z s’exprimer en toute liberté ^''7 G est la seule voie possible, celle de * la raison, de In dignité comme du gros bon sens C’est ce que propose le Parti Québécois Q Le parti des Québécois Fac-similé du texte du dépliant, avis soulignés et annotations de l’auteur de eet article.Québec et aux Québécois un avenir dont la souveraineté est le facteur essentiel.Pour développer notre économie.Nous ouvrir sur le monde.Etablir avec le Canada une nouvelle association D'égal à égal, pour la première fois".Il est difficilement concevable d'imaginer que l'on remetra de l’ordre dans nos affaires quand ces mêmes affaires sont dans les mains des autres.Nous laisseçont-ils faire?D’égal à égal?Ils ont les milliards et nous les miettes.Ils ont l’armée, et nous des orchestres.Ils ont les moyens d’écraser.nous avons l'idéal du Pays à bâtir.D'égal à égal?Avec prudence?D’une façon pacifique?Sans bousculade?Avec l'appui et l'accord de la majorité des Québécois?Non.Pas quand les traîtres qui sont au pouvoir divisent les comtés pour que les occupants comptent au départ à chaque élection sur au moins 20 comtés.Les Québécois pourront s'exprimer en toute liberté?Non.A travers la manipulation des esprits par les journaux de Power Corporation, par le canal 10 qui vit grassement des annonces des multinationales américaines, par le Radio-Canada des autres, contrôlé par les autres, et par l'armée.Non! La seule voie possible, celle de la raison.de la dignité comme du "gros bon sens", c'est que la prise du pouvoir devienne l'heure historique de l'indépendance.Si nous n'avons pas le courage de faire face aux affrontements d'un congrès vraiment démocratique et de retirer au plus tôt cette brochure, nous finirons en mascarade.35% du vote et 15 élus.Nous aurons donné quinze millions, nous les militants.au P.Q.,au journal Le Jour et à toutes les oeuvres qui nous tiennent à coeur pour finalement nous engager sur la voie de la disparition.L'heure est venue de permettre aux militants du Parti Québécois, sans manipulation.d’affirmer clairement leur choix indépendantiste et leur conviction que l'exercice de la souveraineté politique peut conditionner les changements économiques et sociaux rapides dont tous les Québécois ont besoin pour ne pas faire face à la honte et à la tragédie de leur disparition comme peuple Le Parti québécois devrait retirer de la circulation cette brochure “Chaque chose en son temps".Le mouvement coopératif, outil de promotion collective, non individuelle ¦ L’auteür de ce texte est directeur général du Conseil de la Coopération du Québec.Il répond à un texte qui a paru dans Le Devoir le 10 juin dernier sous la signature de Pierre Fournier, professeur de science politique à l’UQAM.M.Fournier traitait dans cet article, qui avait auparavant fait l’objet d’une communication au congrès canadien de^ sociétés savantes, de l’émergence récente d’une nouvelle bourgeoisie économique francophone au Québec.Dans une communication qu’il présentait récemment au congrès des sociétés savantes du Canada (et dont Le Devoir a reproduit un extrait le 10 juin 1976), M.Pierre Fournier, professeur de science politique à l'UQAM, a traité de l’émergence d'une nouvelle bourgeoisie francophone au Québec.D'un seul trait et daps une analyse plutôt sommaire, l’auteur a associé l'Etat, l'entreprise capitaliste et le mouvement coopératif dans la montée de ce qu'il a qualifiée de “bourgeoisie économique francophone".Certains énoncés de M.Fournier nous apparaissent non fondés, notamment ce lien qu'il fait entre entreprise capitaliste.Etat et mouvement cooperatif.Comme si le mouvement coopératif, compte tenu de sa nature fondamentale et de ses objectifs pouvait être associé à l’édification au Québec d une nouvelle classe dominante, francophone, bourgeoise et non identifiée aux intérêts fondamentaux de la collectivité.Si les observations de M.Fournier s’étaient adressées à l'Etat et à l’entreprise capitaliste, nous aurions peut-être un peu mieux compris son point de vue.Les Etats de l'Amérique du Nord ont toujours été les défenseurs de même que les promoteurs du libéralisme économique.Les milieux d’origine de la plupart de nos hommes politiques, les programmes des gouvernements dirigeant tant le Québec que le Canada et les nombreux exemples de complicité entre l'Etat et les entreprises capitalistes (aides, subventions, législations favorables à l'entreprise libérale.etc.) démontrent notamment qu'entre entreprise capitaliste et Etat libéral existe une affinité certaine.De même existe-t-il entre “capitalisme" et “embourgeoisement" certains rapports bienévidents.Le capitalisme repose sur l'individualisme et la recherche du profit.Lé capital distingue, dans ce régime.les hommes d'entre eux et contribue par sa force et son influence sur l'ensemble de l'activité politique, et par une appropriation, dans une trop forte' proportion.du fruit du travail, à ériger au sein de notre société des classes de el- les uns possédants, les les uns exploiteurs, les toyens inégalés, autres démunis; autres exploités.Dans ce contexte, les possédants ont en commun certains, intérêts fondamentaux et bénéficient, à cause du pouvoir du capital dans la société libérale, d’une voix déterminante dans les affaires de l’Etat.Dans ce contexte, le peuple reste démuni, exploité et, malgré le poids évident que lui confère sa majorité, sa voix est faible au chapitre des grandes décisions de son Etat.Le mouvement coopératif québécois n'est pas plus générateur d'une nouvelle bourgeoisie francophone que le capitalisme puisse être générateur d’un nouveau pouvoir populaire au Québec.La conclusion de M.Fournier repose sur une méconnaissance des principes de base et des activités mêmes du mouvement coopératif québécois.Il affirme dans son texte, que les caisses populaires ont comme buts pricipaux la rentabilité et le profit et que leur mode de fonctionnement est essentiellement le même que celui des banques à charte.Oublie-t-il que la banque n'appartient qu’à ses actionnaires et n'a de comptes à rendre qu’à ceux-ci alors que la caisse populaire appartient a tous ses membres-usagers.Oublie-t-il qu’au pouvoir oligarchique de la banque à charte, la coopérative d’épargne et de crédit oppose un pouvoir collectif et démocratique.En se limitant aux réalisations concrètes du Mouvement Desjardins et de ses caisses populaires et d’autres secteurs coopéraifs.M.Fournier conclut trop rapidement que l'embourgeoisement d’une entreprise et de ses dirigeants est proportionnelle à sa taille et à sa place sur le marché québécois.On a souvent reproché au mouvement coopératif québécois d’être marginal et d'avoir une allure “d'entreprise de sous-sol (l'église." Aujourd'hui, la coopération.notamment dans certains secteurs, occupe une place de première importance dans l'activité économique québécoise.Nous devenons importants, .cela .par.GILLES ARES nous diminue-t-il comme peuple?Cela nous asservit-il pour autant, nous tous propriétaires collectifs de ces entrepri- .ses', Pour chaque exemple d’attitude bourgeoise de la part d ’un dirigeants de coopérative.je pourrai, et sans peine, vous donner mille exemples d’attitudes positives à l'égard d'activités collectives répondant à des aspirations fondamentales du peuple du Québec.J'aurais envie de dire à l'auteur de ce texte que.loin de préparer la voie à l'avènement d'une nouvelle bourgeoisie francophone, le mouvement coopératif québécois est actuellement en train de tracer la voie à une véritable libération économique des Québécois, de même qu’à un véritable pouvoir populaire, démocratique au Québec Faites le tour du Québec M.Fournier et allez rencontrer ces citoyens qui, partout chez nous, font naître plus d'une coopérative par semaine.Dans l'alimentation, dans l'habitation.chez nos pêcheurs, chez nos agriculteurs, chez nos artisans, naissent aujourd'hui des solidarités nouvelles et se constituent en coopératives des groupes de citoyens désireux de se libérer collectivement des contraintes, des injustices et des inégalités engendrées par notre société capitaliste.Les éléments dynamiques d'une nouvelle bourgeoisie francophone ne sauraient être, en aucun temps, ceux-la meme qui travaillent à la promotion de l'idéal coopératif et qui cherchent, somme toute, a redonner au peuple des institutions qui soient vraiment démocratiques et populaires.Le Québec a de nombreux défis à relever et le mouvement coopératif peut permettre au peuple de découvrir par lui-mèmetout le potentiel qui se cache derrière l'action collective.COURS DE LECTURE RAPIDE Début 12 füillot — 4 66main«s 2 toirt/Mfr; — Pré» d* runl««r*itè PRIX ÉTUDIANT Garanti* — Cartificat Efficacité 681-4S4S A Ottawa Centre do lecture rapide Montréal 824-8168 M E O cuit pers Permis 389525 , i‘ * 6 • Le Devoir, lundi 5 juillet 1976 suites de la première page ^ BOURASSA Le PC du Québec exhorte de plus M.Clark à se prononcer publiquement en faveur de la reconnaissance des Gens de l'air du Québec "comme entité autonome.et indépendante des groupes CALPA et CATCA”.Enfin il forme le voeu que le parti conservateur fédéral joue “son rôle de principal parti de l’opposition" et n’hésite à employer aucun recours legitime pour obtenir que les travaux de la commission sur le bilinguisme aérien se déroulent “dans une impartialité, une indépendance et une neutralité absolues.À l'occasion de son passage à Sainte-Marguerite, M.Clark a d’autre part consacre quelques heures de la matinée, hier, à s’entretenir avec les gens de la région, dans une école de l’endroit.davantage pour réclamer du français, ce qui a pu causer des problèmes à nos amis fédéraux." Le chef du gouvernement a abordé brièvement le thème des relations de travail pour affirmer qu'il avait su choisir, entre la voie de la "capitulation" et celle de la “répression policière” pour venir à bout de la récente crise des hôpitaux, la voie plus modérée de la négociation.La preuve qu'il s'agit d une "bonne" entente, c'est selon lui que les dirigeants syndicaux ont ici et là de la difficulté à la faire accepter Ce fut le silence complet sur le conflit de l'enseignement, pour lequel aucun règlement ne pointe encore à l'horizon.Le "Bourassa-dialogue” qui devait suivre le discours du premier ministre n'a rien eu d'enlevant; pas de contestation, pas de questions brûlantes d'actualité.La plupart des questions étaient d’ailleurs préparées d'avance, de reconnaître le lendemain l'un des organisateurs du colloque.lui-même auteur d'une intervention sur le droit de grève dans les hôpitaux.Pourquoi?“Parce qu’on craignait qu'il n'y ait pas de questions ”.C'eut été bien possible en effet, chez ce groupe de jeunes assez ébahis à l’idée d'être dans la même pièce qu’un premier ministre, moins pressés de l'applaudir aux bonnes “cnutes de son discours que de le photographier avant son départ.Derrière la table des journalistes, deux jeunes adolescents imberbes scandaient “Bou-ras-sa, Bou-ras-sa” sur le rythme des annonces publicitaires de 197,1 une époque qu’ils avaient sans doute vécue sur leurs tricycles.Même pour un Hercule Poirot, pas de trace de contestation de leadersnip ce soir-là.selon toute évidence.“Ça n’avait pas été travaillé", de nous avouer avec candeur le lendemain le président de la Commission-Jeunesse, M.Jean-François Thibault.Au menu: les crevettes (délicieuses, valaient le détour) de Matane, et plus prosaïques, .“1.000 “hot-dogs", mets bourras-siste de rigueur, comme chacun sait, dévorés par quelque 600 affamés dont n'était pas le chef du parti.On a pu le retrouver plus tard à la meilleure table de la région, devant quelque fin plat de fruits de mer M.Bourassa devait honorer le colloque-camping de sa présence durant toute la fin de semaine et en profiter pour annoncer quelques heureuses choses aux gens de la région, dont probablement la reconstruction du moulin de la Richardson.à Cap-chat, à la suite d'un incendie qui a laissé la majorité des habitants en chômage.Ce sera pour la semaine prochaine: il y a quelques accrocs dans le financement, dit un membre de son entourage.et ce n’est pas le temps de commettre des promesses qui ne reposent pas sur des arriéres solides.CLARK qu'il ne se prononcerait pas sur la ques-tion«du bilinguisme dans les communications aériennes avant que de s’être entretenu avec les porte-parole des associations intéressées.Il a déclaré qu'il n’avait pas fait d'invitation particulière aux représentants des groupes CALPA et CATCA, mais qu'il recevrait favorablement toute requête de rencontre de leur part.Le DEVOIR a d’autre part appris de bonne source que le leader conservateur avait donné un accueil sympathique à une proposition du conseil du PC du Québec qui lui recommande de mettre sur pieds dans les plus brefs délais “un comité ad hoc" du caucus conservateur, composé d'un nombre égal de députés francophones et anglophones, et qui aurait pour mandat de définir la politique du PC fédéral sur tous les aspects du bilinguisme dans les communications aériennes.Cette proposition n'est que l’un des quatre volets d'une résolution adoptée samedi par le conseil exécutif du PC québécois.Cette résolution attire également l’attention du leader sur le fait que le problème du bilinguisme aérien n'est pas perçu au Québec comme une question strictement technique, et que toute déclaration en ce sens donnerait par ailleurs l'impression de préjuger des résultats de la commission d'enquête sur la question.SPICER gués.Il estime qu’on n’a pas assez insisté sur le fait que les contrôleurs aériens et les pilotes de langue anglaise s'inquiètent de la sécurité d'emploi a cause précisément du bilinguisme.“Et, chez les Canadiens d’expression française, on s’inquiète de son avancement justement parce qu’on croit faire face à l’establishment anglophone d’experts en aéronautique de sorte les francophones n’ont aucune chance d’accéder aux échelons supérieurs.” Invité à dire quelle réponse il ferait à un Canadien français qui lui ferait remarquer “que la grève des pilotes de ligne a démontré que quand les Anglais se liguent.et il y en a une multitude, ils peuvent agir à leur guise.et que le protocole d'entente qui a mis un terme à la grève de neuf jours des pilotes de ligne constitue bel et bien une eapitulaiton complète de M.Otto Lang", le commissaire aux langues a fait cette réponse: “La solution Lang était un moindre mal’’.“Je ne suis nullement convaincu qu’aucun de nous aurait fait mieux dans les circonstances qui se résumaitent à ceci: la majorité des pilotes de ligne ou tout au moins leurs dirigeants et la majorité des contrôleurs de l'air ont dit au gouvernement qu'il valait mieux pour lui en venir à une entente." Il était bien évident, “même si la menace était mitigée, que les Olymtiques auraient été paralysées et que le Canada aurait paru aux yeux de l'opinion mondiale pire qu'une république de bananes de 10e ordre." De l'avis du commissaire aux langues, il est à souhaiter, pour le plus grand bien du pays, que les dirigeants des pilotes, des contrôleurs et du gouvernement se réunissent de nouveau sans aucune formalité et sans ordre du jour et, surtout, sans aucune publicité.Le sentiment que le Canada anglais a déclaré la guerre au programme de bilinguisme est on ne peut plus réprimant pour le Canada français, estime M.Spicer.Mais l'opposition massive apparente des Canadiens anglophones provient du fait que le gouvernement n a pas su présenter sa cause au public.LANG porte l'entente conclue, a encore dit M.Lang, contribueront à dissiper tous les doutes que pourraient entretenir les voyageurs quant à la sécurité des voies aériennes au Quebec.Le ministre a reconnu que le gouvernement n'a pas encore conjuré la crise provoquée par les réactions à l’entente, notamment la démission de M.Jean Marchand et la vive opposition des Gens de 1 air du Quebec; mais au moins raccord a-t-il sans doute apaisé temporairement les craintes qui s'étaient manifestées au Canada anglais à l’idée que la sécurité allait être subordonnée au bilinguisme.Mais ce gouvernement doit encore s'employer à convaincre les Canadiens de langue anglaise de l’importance des politiques du bilinguisme de M.Trudeau."Pour l'heure, a souligné le ministre, le problème le plus préoccupant se situe au Quebec ou l'on pense que nous ne serions pas en mesure de réaliser notre engagement au sujet d’un Canada bilingue." Car M.Lang reconnaît l'existence d'un sentiment répandu au Québec suivant lequel le gouvernement a capitulé devant les contrôleurs et les pilotes, qu’il a par conséquent retraité au sujet de sa politique de bilinguisme.A ce sujet, le ministre des Transports donne l'assurance que le gouvernement est fermement résolu à instituer le bilinguisme dans les communications aériennes pourvu que celui-ci soit compatible avec la sécurité.C'est une politique oui n est pas négociable, a encore affirmé M.Lang.Selon lui.la presse a mal informé la population au cours de ce débat.LAL0NDE unanimes dans leurs conclusions constitue "ni plus ni moins qu'une ingérence la meteo.L'atmosphère, à nos latitudes, circule lentement.entraînant une persistance des conditions climatiques prévalant actuellement.On peut ainsi compter sur plusieurs jours de beau temps • Abitibi.Chibougamau, Pontiac-Temiscamingue.Haute-Mauricie.Laurenti-des.Outaouais, Montréal.Lac St-Jean, Qué- bec.Trois-Rivières.Cantons de l'est: Enso- > leillé.Minimum de 15.Maximum 26 à 30.Aperçu pour demain: pas de changement.Baie Comeau.Rimouski, Sept-Iles, Gas-pésie: ensoleillé.Minimum 13 Maximum 23 à 27.Aperçu pour demain: Pas de changement.politique dans le travail des commissaires”.M.Lalonde a également dénoncé le fait ue le rapport des trois commissaires evra être soumis à un vote libre de la Chambre des communes.“Le bilinguisme est une politique du gouvernement fédéral et c’est contraire aux procédures parlementaires de soumettre à un vote libre.une politique officielle du gouvernement.’’ Le solliciteur général a cependant soutenu que le vote unanime de l’Assemblée nationale endossant l'Association des gens de l’air du Québec représentant quelque 1,000 pilotes, contrôleurs aériens et techniciens francophones ne devait pas être interprété comme une condamnation d'Ottawa."Ce vote signifie simplement que nous appuyons les gens de l’air en ce qui a trait à leurs objectifs et que nous insistons pour que le bilinguisme soit appliqué au Québec dans les communications aériennes”, a précisé M Lalonde.Le solliciteur général a d’ailleurs promis que le gouvernement du Québec appuiera financièrement les Gens de Tair quand ils auront recours à des moyens légaux pour obtenir justice.RODRIGUE été souligné de façon émouvante et chacun d'eux a reçu un souvenir en hommage à son dévouement.M.Thibodeau a reçu deux malles de voyage, M.Dahl, un équipement de pêche et M.Pepin, une magnifique sculpture d'un artiste de Lebel-sur-Quevillon, dans le nord-ouest, représentant la lutte des travailleurs sur une ligne de piquetage.Les délégués ont réservé une ovation exceptionnelle à leur président démissionnaire.Pendant cinq minutes, le millier de congressistes ont acclame debout M.Pepin qui demeure au sein de la centrale à titre de conseiller.La scène a été à ce point émouvante que le secrétaire général, M.Jean Thi-beault, a fondu en larmes et il a été incapable de lire le dernier court message des militants à l'intention de M.Pepin.C’est le nouveau président non encore élu, M.Rodrigue, qui a fait l'éloge des démissionnaires.Lui aussi très ému.M.Pepin n’a prononcé que quelques mots pour remercier tous ses camarades de la CSN pour leur coopération depuis 1968 et les inciter à poursuivre la lutte sans se décourager en dépit des obstacles qui se dresseront sur leur chemin."C'est un peu avec nostalgie que j’ai posé ce geste, dans le meilleur intérêt de notre centrale," a-t-il dit avant de quitter l’entrée sous les applaudissements nourris de l'assemblée qui s'est mise a gronder: “Ce n est qu'un début, continuons le combat." Une plus grande décentralisation des pouvoirs, le refus de s'engager dans la politique électorale, la mobilisation des membres et un rapprochement avec les autres centrales syndicales ont constitué les principaux elements du 47e congrès biennal de la CSN.En vue d’assurer une meilleure cohésion entre les membres, il a également été résolu de mettre sur pied des comités régionaux de coordination.Une telle adhésion sera facilitée d'autant plus que les militants se rencontreront plus souvent et c'est ainsi qu'un congrès annuel strictement d'orientation aura lieu à compter de 1977 et cela sans les longs débats sur les finances de la centrale ni les distractions d’une élection de l’exécutif.La CSN assurera de plus un meilleur équilibre au conseil confédéral entre les représentants des conseils centraux et les fédérations.Tel est le bilan sommaire de sept jours de délibérations de quelque 3,500 délégués au congrès que le nouveau président, M.Rodrigue, a qualifié d’un des plus fructueux.Le nouvel élu a mis l’accent sur l’effort aussi important à soutenir afin d’assurer l'unité syndicale au Québec en ne concevant pas les trois centrales syndicales comme des organisations d’opposition mais plutôt comme des partenaires dans la lutte des travailleurs pour des meilleures conditions de travail et de salaires.Le congrès a par ailleurs entériné le voeu de M.Pepin de ne pas engager la CSN à la remorque d’unparti politique et, a ce propos.M.Rodrigue a expliqué que les militants auront à définir le rôle de la centrale à ce chapitre et il compte bien sur les congrès annuels d’orientation pour bien réfléchir là-dessus.M, Rodrigue entend aussi insister sur la récupération des syndicats suspendus de la centrale, lesquels n’ont pas été radiés.À ce sujet, le congrès a exprimé son intention claire de faciliter leur retour en atténuant les conditions d’admission, en dépit du désir de M.Chartrand et de ses sympathisants de n'accorder aucune faveur aux récalcitrants repentants.Par ailleurs, la CSN a créé un précédent en élisant une femme à la première vice-présidence, Francine Lalonde, et cela sans scrutin puisque son adversaire, Jac-ues Bérubé, secrétaire général de la Fé-ération commerce, s’est désisté vendredi.‘ r Mme Lalonde est présidente de la FNEQ ( Fédération nationale des enseignants du Québec).M.Claude Girard, du Saguenay-Lac Saint-Jean, a été réélu au poste de deuxième vice-président.M.André L'heureux, de Longueuil, l’a emporté sur le président de la CSN-construction, M.Michel Bourdon, à la troisième vice-présidence.Le congrès s'est donné un nouveau trésorier en la personne de M.Léopold Beaulieu, membre du comité de surveillance, qui remplace le démissionnaire Guy Thibodeau.Quant au secrétaire général, M.Jan Thibeault, il avait été réélu par acclamation lors de la fermeture des mises en candidature, jeudi dernier.Auparavant, les congressistes ont adopté le dernier rapport du trésorier Thibodeau et le budget 1976-77 de la centrale.Selon les prévisions budgétaires, la CSN, aux prises avec des problèmes financiers depuis quelque temps, réussirait à s’en sortir au cours du prochain exercice.On entend éviter aussi une autre hausse des cotisations et empêcher d’autres défections de syndicats sur cette question.Pour Tannée écoulée, la centrale a accusé un déficit de $247,864, ce qui porte la dette totale à $431,795.Le prochain budget prévoit cependant un excédent de quelque $260,000 et des dépenses de $9.4 milhoss.Le congrès a adopté, samedi, une recommandation de M.Thibodeau de hausser de 10 cents à 30 cents par membre la part que le fonds de défense professionnel versera aux services administratifs en prévision des coûts entraînés dans des conflits ouvriers.BICENTENAIRE “Aucun hommage ne pourrait être plus impressionnant que le défilé de cette armada de voiliers qui remplissent ce port au moment même où l’Amérique commence son troisième siècle”, a ait le président Ford dans une brève allocution prononcée à bord bord du Forrestal.Et M.Ford a évoqué le symbole de la statue de la liberté, ‘cette imigrante française', qui avait rempli d'espoir les coeurs de millions d’êtres humains à travers le monde.Il a ensuite sonné la cloche du porte-avions treize fois, soit une fois pour chacune des treize anciennes colonies britanniques qui ont formé les Etats-Unis d’Amérique.Les cloches d’autres navires, d’églises et d’hôtels de ville ont emboîté le pas à celle du Forrestal à travers le territoire américain.Curieusement, Washington, la capitale fédérale, a été abandonnée à la contestation en ce jour solennel.Rassemblés devant le Capitole, quelques milliers de jeunes gens ont de nouveau déclaré l’indépendance de l’Union, “l’indépendance économique contre la tyrannie du big business".Cette manifestation bon enfant, qui tenait davantage du festival pop que de Té-meute de rue, a été organisée par la “Commission populaire du bicentenaire".mouvement radical qu’anime notamment l’actrice Jane Fonda En dépit d une large publicité, ils étaient à peine cinq mille, allongés sur Therbe du “Mail” a ecouter les differents orateurs ou les “folk songs”, alors que les organisateurs en attendaient cent cinquante mille.En revanche tout Washington devait être dehors dans la soirée pour admirer un feu d'artifice monstre: trente-trois tonnes et demi d'explosifs dû au français Euggierei.Mais cet anniversaire, préparé depuis des mois dans les petites villes par les notables locaux et des élèves des écoles, comme à Washington et à New York par le gouvernement fédéral, donne aussi l'occasion à l'Amérique d'évoquer son passé et de s’interroger sur son avenir.Il n'est guère de chroniqueurs en renom, d'historiens ou de philosophes un peu connus qui n’aient été appelés à exprimer leurs vues.Ainsi, dans ses suppléments du dimanche.le Washington Post raconte, avec un certain humour, ce qu’aurait été Thistoire des 200 dernières années, en Amérique du iNord et dans le monde, si les Anglais avaient gagne la guerre d inde-pendance.Dans l’ensemble de la presse, c’est sans complaisance excessive que sont exposées les réalités de l’Amérique d’aujourd'hui, et retracées les principales étapes de son histoire.La chaîne de télévision ABC a donné hier matin la parole, au cours d'une interview, au prince Philip d’Edimbourg, à deux jours de l’arrivée à Philadelphie du couple royal britannique.Interrogé sur l’acte qui est, dans les manuels d'histoire des Etats-Unis, le plus souvent reproché aux Anglais, l’incendie de la Maison-Blanche en 1812, le prince, qui fut souvent l’hôte de la résidence présidentielle et le sera à nouveau, a répondu: “Voyez ce que vous avez rebâti à la place".ISRAÉLIENS faction de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), réunie en sommet à Port-Louis, dans Tile Maurice, et la fureur du président ldi Amin.C'est samedi soir, à 21 heures GMT.que trois avions Hercules de l’armée israélienne, ayant parcouru 3.840 km débarquent des commandos qui attaquent l’aéroport d Entebbe.L’effet de surprise est total parmi le commando palestinien et les Ougandais qui gardent les otages, ce qui permet aux Israéliens qui connaissaient les lieux de mener à bien leur opération en moins d une heure.En entrant dans le hangar où sont détenus les otages, le commando israélien crie à tous les otages de rester couchés à plat ventre.L’obscurité est totale.Israéliens, terroristes et Ougandais sont entremêlés, et c’est à ce moment qu’un des otages, perdant son sang-froid, cherche à s’enfuir et est abattu par une balle des terroristes.les atomisés de VAn O- "TiEA>5/.“r(j bs i9ô*a)do/oa)kN "Tort DE PoLiCiER ?.V PczcVfliS !.Vois-To.Qoe/oD oto est Po^icie^x (OA) PAIBÊTE Toujours a) Té)S de’ BReVES GETMS ET.____________J Oui / A de Me fPiPE de DÉTECTfvEfC
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