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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 13 juillet 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-07-13, Collections de BAnQ.

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Fais ce que dois la météo: Montréal : nuageux avec possibilité d’averses.Maximum près de 22.Aperçu pour mercredi : passages nuageux.pour woo déplaeomonto hors-ville.,, taxi-aérien 24 hra par Jour! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport do St-Hubort 514-678-5610 Vol.LXVIII-N0 161 Montréal, mardi 13 juillet 1976 Saint Henri 25 CENTS La Cour suprême tranche le débat La loi anti-inflation est valide mais l’accord Ontario-Ottawa ne l’est pas Bora Laskin » OTTAWA (d’après PC) — La Cour suprême du Canada a décrété hier, dans un jugement que des experts considèrent comme ie plus important de ce tribunal depuis 1949, que la loi fédérale créant la Commission anti-inflation était constitutionnelle.Le jugement est toutefois partagé, à 7 contre 2, les juges Jean Beetz et Louis-Philippe de Grandpré estimant la loi anticonstitutionnelle.Par contre, les neuf juges déclarent à l’unanimité que l’accord anti-inflation signé entre le gouvernement fédéral et l’Ontario est inconstitutionnel.Concernant la loi elle-même, les juges majoritaires basent leur argumentation sur l’urgence et les circonstances exceptionnelles qui poussaient Ottawa à intervenir.Cinq écartent carrément la théorie de la “dimension nationale” du problème de l'inflation, tandis que les autres ont une attitude plus floue à cet égard.A Québec, l’on se réjouit de cette argumentation, qui rejoint celle des procureurs du gouvernement devant le tribunal.Ce jugement, y estime-t-on, fera avancer le débat constitutionnel et permettra d’établir des distinctions nettes entre la dimension nationale d’un problème et l’urgence qu’il y a pour Ottawa de s’y attaquer.La décision est importante en ce qui concerne le partage des pouvoirs: Ottawa ne peut intervenir seu- lement en prétextant la dimension nationale d’une question, il doit prouver l’urgence, et son intervention ne peut être permanente.Dans le jugement majoritaire, le juge en chef, M.Bora Laskin, reconnaît la constitutionnalité de la Loi anti-inflation; étant donné les circonstances, dit-il, elle assure “la paix, l’ordre et le bon gouvernement du Canada et, ne s’immisce pas dans le champ de juridiction réservée aux provinces, vu son caractère temporaire”.Toutefois, le juge Laskin se dit d’avis que la législation fédérale ne saurait toucher les employés de la fonction publique provinciale ontarienne sur la seule base de l'entente signée entre les deux gouvernements à cet égard.Selon le juge Laskin, si tel était le cas, il s'ensuivrait qu’une province peut légiférer par le biais d’une entente contractuelle.A ce jour, toutes les provinces, sauf la Saskatchewan, ont signé de telles ententes avec Ottawa pour étendre à leur secteur public le programme de lutte à l'inflation.Toutes, sauf l’Ontario et Terre-Neuve, ont toutefois adopté une lé-islation spéciale pour appuyer les termes e l’accord.La décision de la Cour suprême fait suite à une demande du ministre fédéral de la Justice, en mars dernier, à la suite de la contestation, devant une cour inférieure.de certaines dispositions de la loi par les enseignants de la Commission scolaire de Renfrew, en Ontario.Le ministre de la Justice, M.Ron Basford, avait motivé sa référence à la Cour suprême afin d'éviter que l’incertitude résultant de cette action en justice ne porte préjudice au succès du programme fédéral.Au cours des audiences tenues au début de juin, les provinces de Québec et de la Saskatchewan, de Colombie-Britannique et d’Alberta, ont soutenu que le gouvernement fédéral a le pouvoir de légiférer dans une matière touchant le secteur public provincial, mais seulement dans une situation d’urgence.Selon l'Alberta, la Colombie-Volr page 2 : Anti-inflation Impasse dans les hôpitaux L’AH PQ réclame une loi spéciale “avec des dents” par Maria Lauriar “Devant l'impossibilité d’en venir à une entente négociée de bonne foi” avec la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), l’Association des hôpitaux de la province de Québec (AHPQ) a fermement prié l’Assemblée nationale d’adopter dans les plus brefs délais une loi spéciale “avec des dents” pour mettre fin à la situation chaotique dans plusieurs centres hospitaliers du Québec et principalement dans la région de Montréal.La même demande vaut pour deux syndicats d’employés para-médicaux.Considérant sa démarche comme une BEYROUTH (D’après AFP et Reuter) — La plupart des villes et des places-fortes tenues par la résistance palestinienne et les progressistes libanais étaient assiégées hier par les forces chrétiennes et les troupes syriennes, alors qu’au Caire le conseil de la Ligue arabe se réunissait pour tenter de mettre un terme aux combats.Les leaders chrétiens affirmaient hier soir que leurs forces ne se trouvaient plus qu’à “un jet de grenade” de Tripoli, deuxième ville du Liban complètement encerclée.Les violents combats de la journée auraient fait plus de deux cents morts, selon les services de sécurité.Selon des sources à Damas, le président syrien Assad aurait reçu le mandat du parti baas de restaurer la paix au Liban en employant si nécessaire 50,000 hommes, armement et couverture aérienne compris.tentative de “dernière chance" après le défi quasi global aux brefs d’injonction reçus par les syndicats locaux et chacune des infirmières de la FIIQ, l’AHPQ demande que cette loi spéciale comporte des sanctions très sévères de nature a obliger les 5,500 infirmières en grève à s’y conformer.L’AHPQ n’y va pas de main morte et suggère à l’administration Bourassa d’aller msqu’à la décertification de tous les syndicats de la FIIQ, l’interdiction pour les dirigeants actuels de faire “ce qu’ils appellent du syndicalisme” pour une duree d’un an et enfin, l’emprisonnement de toute personne qui ne respecterait pas Caire.Les Syriens doivent se retirer de Saida, Tripoli, d’un camp palestinien près de Baalbek et de la ville stratégique de Sofar, sur la route de montagne Beyrouth-Damas.De son côté, M.Ribhi Awad, représentant au Caire du Fatah, a déclaré à la presse hier soir que la Syrie n’avait pas procédé à son retrait de Saida qui était prévu dans la journée d’hier.M.Ismail Fahmi a d’autre part déclaré devant le conseil de la Ligue arabe que Voir page 6 : Liban cette loi.Le président de l’AHP9, M.Douglas MacDonald a ainsi explique son attitude: “Il y a parfois des situations où l'intérêt du bien commun commande que l’on pose des gestes énergiques contre certains individus qui oublient leur sens des responsabilités.Tous les moyens normaux que procure le système démocratique dans lequel nous vivons ont été utilisés.Nous déplorons d’être contraints à réclamer encore une fois une loi de retour au travail pour solutionner un conflit qui aurait pu se régler autrement”.Il a ajouté que la même loi spéciale s’applique aux syndicats d’employés des services para-médicaux de Québec et Montréal dont la grève paralyse les services de laboratoire et de radiologie dans plus de 37 centres hospitaliers.Dans ce dernier cas toutefois, T AHPQ laisse le choix au gouvernement d’assortir la loi de la “denture” qu’il jugera la plus mordante ou efficace.C'est au double titre de membre du Comité patronal de négociation du secteur des affaires sociales (CPNAS) et d'organisme responsable des 215 hôpitaux accrédités du Québec, de même qu’après avoir fait très sérieusement l’inventaire de la conjoncture actuelle et avoir proposé la médiation, refusée par les infirmières, bref avoir épuisé tous les recours, que l’APHQ doit aujourd’hui en venir à demander l’intervention du gouvernement.“Les négociateurs patronaux, a dit M.MacDonald, ont tenté tous les efforts possibles, surtout au cours des derniers mois pour en venir à une entente négociée, comme ce fut le cas avec les 105,000 autres salariés du réseau des affaires sociales.Mais les dirigeants de la FIIQ ne veulent rien entendre ”.Le président a rappelé que la plupart des salles d’urgence des hôpitaux francophones de Montréal sont fermées, la Voir page 6 : Les hôpitaux Il n’y a plus que six colistiers Festival démocrate Les places-fortes palestiniennes assiégées au Liban D’autre part, M.Yasser Arafat a annoncé hier que la Syrie s’était engagée à se retirer de certaines zones du Liban.Le président de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) en a fait part au téléphone à M.Said Kamal, vice-directeur du département politique de l’OLP au No 1305 -12 au 18 {ullM L'EXPRESS I* Israel: les secrets du commando • Les Jeux olympiques à la télévision • Maison-Blanche: le dernier choix de Carter l 1 NEW YORK (par l’AFP) - La 37ème convention nationale du Parti démocrate s’est ouverte peu après 20 h locales, hier, au Madison Square Garden de New York, en présence de quelque 3,000 délégués, 1.000 suppléants et des milliers d’invités.La convention doit officiellement entériner demain soir la désignation de M.Jimmy Carter comme Candidat démocrate aux élections présidentielles de novembre, et se prononcer le lendemain sur le choix du vice-président.Pour l’instant, on prévoit des débats relaUvement calmes.M.Jerry Brown, gouverneur de Californie, qui, jusqu'ici a maintenu sa candidature contre Jimmy Carter, a déclaré dans la soirée aux journalistes qui lui demandaient s’il envisageait de se battre: "Si Jimmy Carter est désigné, je me mettrais avec enthousiasme à son service.” Quant à lui, M.Peter Rodino, représentant du New-Jersey, a retiré sa candidature comme co-listier possible de M.Jimmy Carta.D ne reste plus que six candidats, tous sénateurs, pour compléter le “ticket” démocrate, et Ton croit savoir que M.Carter annoncera ce soir les trois ’’finalistes” retenus parmi MM.Edmund Muskie, Walter Mondale, John Glenn, Henry Jackson, Frank Church et Adlai Stevenson.M.Peter Rodino, 67 ans, s’était fait connaître du grand public en présidant la commission judiciaire de la Chambre, ¦ Les municipalités rurales sont impuissantes devant les villégiateurs -page 2 ¦ La CATCA statuera aujourd’hui sur le cas de J.-L.Patenaude ¦ Le litige Québec/Terre-Neuve : Ottawa pourrait légiférer -pages __ Réconfortée par deux membres de la délégation israélienne, la veuve de l'un des 11 Israéliens morts à Munich.Mme Elana Romano, ne peut retenir ses larmes, après la cérémonie qui a marqué hier l'arrivée de l'équipe israélienne au Village Olympique.A l'extrême droite, Mme Sarah Schor.dont le mari a également perdu la vie à Munich.(Photo CP) h ! mM i t ï 1 Tif 1 Gerald Ford presse le CIO de revenir sur sa décision La décision de la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) de se conformer aux exigences canadiennes quant à la participation de Taiwan aux Jeux olympiques continue de susciter de vives réactions.Tandis que le président américain critique la decision et demande que l’assemblée plénière du CIO — qui débute aujourd'hui et se poursuivra jusqu’à vendredi — revienne sur son acceptation, Taiwan se montre intransigeant: ou il peut afficher les couleurs de la république de Chine, ou il ne participera pas aux Jeux sous la seule bannière olympique.Le président des États-Unis, M.Gerald Ford, a téléphoné hier au président du comité olympique américain, M.Phillip Krumm, pour lui dire que la décision serait un “mauvaisprécédent”, si elle était maintenue, et pour lui demander de faire tout son possible pour qu’elle soit renver- sée.Pour M.Ford, a souligné son porte-parole, la compétition sportive se dispute entre athlètes et non entre pays, et il “déplore” que la politique se mêle de plus en plus aux Jeux.M.Krumm a déclaré, quant à lui, que les responsables américains allaient procéder a un examen “froid et pondéré” de la situation avant de prendre une décision.Lui et son collègue du Canada, Voir page 6: Taiwan pour investir sans joie Carter qui avait engagé la procédure de destitution du président Nixon à la suite du scandale du Watergate.Le secrétaire de presse de M.Carter a par ailleurs démenti les rumeurs selon lesquelles le futur candidat démocrate à au sommaire ¦ Québec agira-t-ii?un éditorial de Claude Ryan ¦ Et maintenant, le paradoxe néo-zélandais : un commentaire de Georges Vigny ¦ Les invendus de juillet : un commentaire de Michel Roy -p«gt4 À .m.^ la présidence avait déjà réduit son choix à deux noms.“Je peux vous dire avec certitude que nous n’en sommes pas encore là”, a-t-il affirmé.La séance d’hier soir était consacrée principalement aux discours des “Keynote Speakers”, c’est-à-dire en quelque sorte les “donneurs de ton”: le sénateur Glenn, ancien astronaute, et la représentante noire Barbara Jordan, du Texas, l’une des figures les plus populaires de la Chambre.Enfin, le Parti démocrate s’apprête à acclamer Jimmy Carter, mais il va le faire sans joie — presque à contre-coeur; c’est là le phénomène paradoxal de la convention de New York.L'ancien-gouverneur de Géorgie, dont la popularité, il y a dix mois, était inférieure a un pour cent et qui a successivement éliminé dans les primaires ses onze adversaires, a sauve le Parti démocrate du désastre mais reste une énigme.Travailleur acharné, intelligent, cultivé, dur avec lui-même et avec Tes autres, y compris ses amis, ce fermier du sud de la Géorgie est convaincu qu’il fera un excellent président des États-Unis.Et il l’affirme avec une assurance quelque peu dé- concertante.Très secret, il est le contraire d’un Roosevelt ou d'un Kennedy, qui avaient le sens de l’humour, ou même de Truman qu’il cite volontiers en exemple.Mais Voir page 6 : Jimmy Carter Le scotch léger, clair et sec, au goût des Québécois.7 2 • Le Devoir, mardi 13 juillet 1976 Les Laurentides • Les municipalités rurales sont impuissantes devant les villégiateurs La ville de Sainte-Thérèse a particulièrement mis en valeur le cours d’eau qui la traverse: on a préféré le cacher aux regards en construisant par dessus un stationnement municipal.On voit ici l’endroit où cet égout à ciel ouvert se transforme pratiquement en égout véritable.(Photo Alain Renaud) par Gilles Provost Rien n’est aussi désolant que l’impuissance des petites municipautés rurales, dans les Laurentides par exemple, à planifier l’impact du tourisme sur leur territoire et a se donner des normes susceptibles de protéger l’environnement naturel qui fait la valeur récréative de leur région.On connaît l’état pitoyable de la rivière du Nord mais on peut aussi citer l’exemple de plusieurs villages qui, comme Grenville, puisent leur eau potable dans un lac prive et qui n’ont aucun moyen de défense lorsque le propriétaire des rives lance un grand projet de développement et de lotissement qui va obliger la municipalité à se trouver une nouvelle source d’eau potable ou à mettre en place une coûteuse usine d’épuration.On peut citer aussi le vieux village de Sainte-Adèle, au pied du Sommet Bleu; il suffit de s’y promener en voiture pour sentir l’odeur nauséabonde des eaux usées provenant “d’en haut”.Aucun» installation septique ne peut être construite dans le roc mais personne n’a interdit la construction, si bien que “tout” coule simplement en bas de la colline chez les voisins.fl y a aussi Saint-Faustin qui est construit sur des terres basses et mal drainées où les fosses septiques débordent régulièrement en surface, provoquant évi- demment les odeurs que l’on devine.Jusqu’à maintenant, en effet, les municipalités rurales, pénalisées par leur maigre budget et leurs ressources humaines insuffisantes, se sont développées de façon assez anarchique, au jour le jour.Le problème était mineur lorsque le développement restait très lent mais il devient tragique lorsqu’une communauté rurale se trouve prise dans le tourbillon de la villégiature.Même si le gouvernement provincial semble presque encourager cette inertie, il y a eu un reveil certain depuis quelques années, sous l’impuslion des conseils de développement régionaux et des organisations de villégiateurs animées par certains fonctionnaires de l’environnement regroupés autour de M.Tony LeSauteur.Ce reveil s’est manifesté publiquement la semaine dernière quand trois municipalités (Saint-Rémi d’Amherst, Arundel et Montcalm-Weir) ont finalement décidé d’innover en adoptant un règlement de zonage destiné spécifiquement à protéger l’environnement des lacs: protection de la zone riveraine (large de 1,000 pieds) interdiction de défricher à moins de 35 pieds du rivage, interdiction de construire sur un lot de moins de 30,000 pieds carrés, etc.Ces règlements, destinés à préserver l’état naturel des lacs et à prévenir la dégradation généralisée qu’on constate dans le Nord, ont été élaborés et rodés par l’équipe des lacs des Services de protection de l’environnement et par le Conseil régional de développement des Laurentides.Comme ils impliquent un changement important dans l’attitude de la population vis-à-vis l’écologie, les municipalités rurales avaient hésité jusqu’à maintenant à ouvrir la voie.Maintenant, le mouvement semble bien amorcé et plusieurs autres municipalités ont annoncé leur intention d’intervenir aussi de façon similaire au cours des prochains mois pour préserver l’environnement naturel de leurs lacs.C’est le cas par exemple du lac Saguenay, de Nomi-ningue, de Saint-Véronique, de Saint-Hippolyte, de Shawbridge, etc.Dans d’autres cas, comme à Val-des-Lacs et Lanthier, les “développeurs” intéressés à multiplier les petits lots et à maximiser leurs profits ont réussi à bloquer les initiatives timides du conseil municipal.Dans ce contexte, l’exemple de Nomi-ningue est particulièrement intéressant parce que cette municipalité a été le théâtre de luttes assez vives entre les partisans du statu quo et les défenseurs de l’environnement.Finalement, ces luttes ont abouti à la mise en place d’un mécanisme extrêmement intéressant: le comité municipal d’environnement.Composé de personnes intéressés aux questions d’environnement, ce comité est chargé d’entendre les doléances du public j en tout ce qui a trait aux installations sanitaires et à l’environnement.Il doit aussi préparer ou reviser les règlements municipaux pertinents pour résoudre les problèmes portés à son attention.Enfin, une fois que les règlements adéquats ont été adoptés par le conseil municipal, le comité doit veiller à leur mise en oeuvre en collaboration avec l’inspecteur qualifié que l’on a engagé spécifiquement à cette fin.Fait à noter, le comité est nécessairement composé en majorité de gens de la place même si les estivants sont représentés par l’intermédiaire des associations de propriétaires riverains du grand et du petit lac Nominingue.Au bout du compte, Nominingue est donc particulièrement bien placée pour mettre vraiment en application le reglement qu’elle doit bientôt adopter sur l’aménagement des rives.Jusqu’à maintenant, les gens de Nominingue ont sourtout mis l’accent sur l’amélioration des installations septiques.Cette première phase a commencé il y a trois ou quatre ans, lorsque l’association des riverains du grand lac Nominingue à réussi à persuader la municipalité de demander aux Services de protection de l’environnement d’étudier l’état du lac et la valeur des installations septiques de chaque propriétaire.De cette façon, la municipalité a donc obtenu une analyse de chaque installation septique existante, avec la liste des corrections à y apporter pour obtenir un rendement normal.Dans un premier temps, on a rendu publique cette évaluation, si bien que chaque propriétaire a pu se situer par rapport à ces voisins, avec les pressions morales que cela implique sur ceux qui ont des installations insatisfaisantes.Dans un deuxième temps, la municipalité a adopté un règlement qui régit toutes les nouvelles installations septiques et qui impose une amélioration progressive des installations déjà en place.Pour mettre ces mesures en vigueur, la municipalité a choisi, à titre d’inspecteur municipal, l’ancien président du comité d’environnement, M.Gilles Saint-Louis.Ce dernier était auparavant agent d’inspection de la faune et de la flore pour le ministère du Tourisme, Chasse et Pêche, si bien qu’il avait une certaine compétence au départ.Évidemment, il a fallu augmenter substantiellement le salaire traditionnellement dévolu aux inspecteurs et le budget du comité a même prévu un montant pour un programme de perfectionnement.Le comité a aussi entrepris une campagne de persuasion auprès des proprietaires concernés, des plombiers et des entrepreneurs locaux pour les familiariser avec les nouvelles normes.La situation actuelle n’a pas été créée du jour au lendemain, reconnait M.Saint-Louis.Selon lui, les villégiateurs établis en bordure des lacs et les résidents de la place ont eu beaucoup de difficulté à surmonter les méfiances naturelles et il a fallu de longues années d’affrontement (et d’élections) avant d’en arriver au résultat actuel.L’inspecteur municipal considère aussi que la création d’un comité de l’environnement fut un véritable coup de génie parce que cette structure a permis un véritable dialogue tout en déchargeant le conseil municipal des longs débats inutiles.M.Saint-Louis ne tarit pas d’éloges envers les membres actuels du conseil municipal: “Ils collaborent vraiment avec nous et ils nous admettent même au caucus préparatoire aux assemblées publiques.De cette façon, nous avons le temps de leur présenter nos recommandations et ils peuvent les étudier à tête reposée avant d’arriver en public.” “Le comité, poursuit-il, est extrêmement efficace parce qu’il a le temps d’étudier en profondeur les règlements qu’il propose et il travaille aussi en étroite collaboration avec les spécialistes des Services de protection de l’environnement.Au bout du compte, nos recommandations sont donc solidement étayées et on ne perd pas de temps en vaines discussions.Quand nos arguments sont raisonnables, le conseil se laisse facilement convaincre.” Un des principaux soldats de cette bataille pour la protection de l'environnement de Nominingue, M.Claude Poirier, membre de l’association des riverains du lac Nominingue, a cependant avoué au Devoir qu’il a fallu beaucoup de patience et énormément de relations humaines pour en arriver à ce résultat.“Le plus difficile, c’est de faire comprendre aux gens de la place qu’on ne veut pas les manipuler parce qu’on se pense plus fin qu’eux-autres.R faut aussi convaincre le monde que la protection de la nature est une opération rentable quand le tourisme est notre principale ressource.” “Finalement, dit-il, les commerçants finissent par comprendre que l’assurance d’un milieu naturel bien protégé est le meilleur moyen d’attirer les villégiateurs plus fortunes qui pourront investir en toute quiétude et qui ne craindront pas d’acheter des terrains plus grands pour protéger l’environnement.” M.Poirier déplore pourtant le fait que le ministère des Affaires municipales ne fait absolument rien pour venir en aide aux petites municipalités et que personne, au gouvernement, ne fait beaucoup d’efforts pour sensibiliser les petites administrations municipales à ces problèmes.“Si des villégiateurs comme moi sont obligés de lutter pendant des années et des années pour faire comprendre des choses aussi évidentes et aussi vraies, c’est parce que les paliers supérieurs ne prennent pas leurs responsabilités,” dit-il.V*».Assis sur l’égout de Saint-Jérôme, le photographe du Devoir a pu apprécier pleinement le magnifique aménagement des rives de la Rivière du Nord.On peut facilement comprendre que les riverains aient acheté des piscines quand on constate la saleté repoussante de l’égout qui coule à leur porte.(Photo Alain Renaud) suites de la première page ANTI-INFLATION Britannique et le Conseil canadien du travail, représentant l’ensemble des syndicats intéressés, une telle situation d’urgence n’existe pas, et le gouvernement s'immisce par le fait meme dans un champ de juridiction réservé aux provinces par la Constitution.Dans son jugement, la Cour suprême affirme qu’avec un taux d'inflation dépassant 10 pour cent au cours des deux dernières années, et compte tenu que la valeur du dollar avait atteint $0.71 en septembre 1975 au regard de 1971, elle serait injustifiée de conclure que le Parlement du Canada n’avait pas de raison suffisante pour adopter une mesure législative, temporairement nécessaire pour faire face à une crise économique mettant en danger le bien-être de la population du Canada.C'est en octobre dernier que le premier ministre du Canada a annoncé un programme de contrôle sélectif des prix et des revenus touchant les principaux secteurs de l’économie pour une période de trois ans.Dans un jugement dissident, par ailleurs, le juge Jean Beetz, appuyé par le juge Louis-Philippe de Grandprè, juge la Loi anti-inflation inconstitutionnelle.Ces deux juges sont du Québec et sont les deux plus récentes acquisitions de ce tribunal.“Elle a été formulée dans cette forme parce qu'on a cru à tort que le Parlement a le pouvoir ordinaire de légiférer en vertu de la doctrine de l’intérêt national ou de la dimension nationale”, écrit M.Beetz.Le juge Beetz affirme en outre que rien dans l'ensemble de la législation antiinflation n'indique qu’elle a été adoptée pour répondre à une situation d’urgence.Se référant à l’application même des mesures de contrôle, le juge Beetz indique qu’une situation d’urgence nationale ne doit pas conduire à première vue à une formule d’adhésion volontaire ou à une vaste série d’exceptions.Selon le jugement minoritaire, la loi et les directives qui y sont adjointes ne s’immiscent pas dans le champ de juridiction des provinces de façon accidentelle,“mais de front et sur une vaste échelle”, plus particulièrement dans le domaine de la propriété et des droits civils, ainsi que dans la loi du contrat.Le Parlement fédéral, poursuit-il, peut contrôler le salaire maximum des fonctionnaires provinciaux, ainsi que les salaires payés par les municipalités, les institutions scolaires, les hôpitaux, ainsi que d’autres services provinciaux, de même qu’occuper complètement le champ du contrôle des loyers.D'autre part, les neuf juges sont unanimes quant à leur décision concernant l'Ontario.Ces deux jugements signifient donc que le programme anti-inflation, adopté l'automne dernier par Ottawa et imposant au pays un contrôle sélectif des salaires et des prix pour une période de trois ans, est tout à fait légal et qu'il se poursuivra.Toutefois, l'accord intervenu entre le gouvernement fédéral et l’Ontario, et en vertu duquel les fonctionnaires ontariens tombaient sous la juridiction de la Commission fédérale de lutte contre l’inflation, est invalide.Cela signifie que l’Ontario, qui dispose actuellement d’un gouvernement progressiste-conservateur minoritaire, doit soumettre l'accord à l’approbation de l'Assemblée législative pour qu’il demeure en vigueur.De fait, à l’issue d’une réunion extraordinaire du conseil des ministres, la législature ontarienne a été convoquée pour cet après-midi même.Le gouvernement lui présentera un projet de loi sanctionnant l’entente entre l’Ontario et Ottawa.Les députés doivent donc interrompre leurs vacances pour se réunir à Queen’s Park., On ne s’attend pas à ce que le projet de loi comporte la mise sur pied d’une commission provinciale de lutte contre l’inflation, ainsi que les partis de l’Opposition le réclament, et ainsi qu'il en existe une au Québec.Dans les circonstances, Ton prévoit que les néo-démocrates voteront contre le projet de loi.Quant aux libéraux, ils devraient faire connaître leur stratégie à Tissue d’un caucus.Mais déjà, trois députés libéraux estiment que leur parti appuiera vraisemblablement le gouvernement.Les réactions diverses n’ont pas été lentes à venir.Ainsi, la décision judiciaire est une victoire pour le gouvernement Trudeau, qui a été vivement critiqué à cet égard.Maintenant que le tribunal, a statué, a commenté le premier ministre, chacun devrait accepter les mesures de contrôle et faire en sorte qu’elles fonctionnent.M.Joe Morris, président du Congrès du travail du Canada, n’est pas heureux du tout de la décision.Et meme si la loi est constitutionnelle, il garde son droit de dis- L'entrée au Village Olympique est très bien soldats de l'armée canadienne.sidence.Il est peu vraisemblable que la décision modifie l’attitude du monde syndical, fa- W*A-**&.tt t/,s AS St s , , y„ t s/sts S gardée, et ce photographe a dû se soumettre de bonnes grâces à la fouille effectuée par les (Photo AP) $10 séparent encore SAQ et syndiqués Une offre de $10 de plus par semaine à 600 de ses plus anciens employés de ma- Sasins et de bureaux permettrait à la SAQ e rouvrir se?portes dans un délai de 24 heures.En effet, au cours de la fin de semaine, des rencontres exploratoires ont permis de constater que seule la question salariale des employés en haut de l'échelle, de cinq ans, séparait encore les parties.De conversations avec Tune ou l'autre des parties impliquées dans le conflit de la Société des alcools, LE DEVOIR a appris: • que le salaire au bas de l'échelle ne posait plus de problème puisqu’àprès une analyse du règlement intervenu dans le secteur des affaires sociales, la SAQ a pu offrir un salaire minimum de $161 par semaine au syndicat qui demande trois dollars de plus; • une entente est à toute fin pratique également envisageable au chapitre de la securité d’emploi, seule la question d’une quinzaine d'employés de bureau à Québec restant en suspens.• la SAQ n'a fait aucune nouvelle offre pour ce qui est des employés au bas de l'échelle.Elle a offert une hausse de $49 sur l'ancien salaire de $129 par semaine, alors que le syndicat demande toujours $194 par semaine.Cependant, il semble bien qu’une assemblée syndicale accepterait une offre de $188 par semaine, soit dix dollars de plus que ce qu’offre la SAQ; • il se confirme que c'esi le ministre de la Fonction publique qui interdit à la SAQ de faire une offre supérieure aux employés en haut de l’échelle.Hier encore, le cabinet de M.Oswald Parent a rendu publique une déclaration du ministre affirmant que la SAQ a “tous les mandats nécessaires pour en arriver à une entente”.Le ministre Parent rappelle que l’offre du gouvernement, pour la première année, est de Tordre de 35%, et les pourcentages d’augmentation pour les autres années de la convention sont les mêmes que ceux qui ont été consentis aux autres groupes qu'on retrouve dans les secteurs public et parapublic.La SAQ, pour sa part, exprime avoir été au bout de son mandat en faisant porter le maximum de son effort sur le bas de l’échelle salariale, les employés gagnant le salaire minimum dans les magasins et P01 è bureaux de la SAQ sont cependant des surnuméraires ou des occasionnels qui ne sont pas les plus actifs dans le syndicat.C’est pourquoi, sans une nouvelle offre ur les 600 employés en haut de ’échelle, il semble bien que les négociateurs syndicaux ne voudront pas convo- ?|uer de nouvelle assemblée pour mettre in à la grève.rouchement opposé aux mesures.Ainsi, M.Norbert Rodrigue a déclaré que le jugement ne modifiera en rien Tat-titude syndicale envers une loi qui est considérée “comme anti-ouvrière et dirigée directement contre les travailleurs canadiens”.Le président de la CSN a d’ailleurs précisé que “notre centrale” n’a jamais cru que c’est devant la Cour suprême que les travailleurs devaient faire valoir leur point de vue et se défendre contre cette agression du pouvoir politico-économique”.A son avis, il aurait été quand même surprenant que la Cour suprême mette un si gros bâton dans les roues du gouvernement en déclafant cette Toi anticonstitutionnelle.“La Cour suprême a sans doute trouvé des arguments fort judicieux pour appuyer cette décision et les provinces doivent assister encore une fois à l’empiétement de leur juridiction”, a ajouté M.Rodrigue.“C’est la mobilisation des travailleurs, leur volonté de faire respecter lés enten- tes négociées avec les employeurs, leur determination, qui viendront à bout des decisions fantaisistes de la Commission Pepin”, estime le président de la CSN.VIENT DE PARAITRE rom et la révolution Cubaine (1959-1974) Jacques Lévesque A 4 LE DEVOIR Page 3 Montréal, mardi 13 juillet 1976 Il est des traditions olympiques qui durent depuis la renaissance des jeux à Athènes en 1896.comme celle de hisser le drapeau de la Grèce.La cérémonie a eu lieu hier, sous la pluie, au Village olympique.(Photo AP) La CATCA statuera aujourd’hui sur le cas de J.-L Patenaude OTTAWA (PC) — L'exécutif national de l’Association canadienne des contrôleurs du trafic aérien (CATCA) a débattu pendant plus de cinq heures, hier, une résolution réclamant l'expulsion, ou tout au moins la suspension, de son directeur québécois, M.Jean-Luc Patenaude, pour conduite répréhensible.La décision de l’exécutif ne sera toutefois connue qu’au-jourd’hui.1 M.Patenaude, qui s’est signalé comme un adversaire virulent de la politique prônée par la CATCA en matière de bilinguisme dans les communications aériennes, est accusé par quatre de ses collègues de l’exécutif d’avoir entrepris des démarches préjudiciables à l’association en annonçant son intention d’entamer des procédures en désaffiliation contre le syndicat national.M.Patenaude, qui est seul à représen- ter le Québec au sein de l’exécutif, a reproché à plusieurs reprises à la CATCA de ne tenir aucun compté des aspirations de ses membres québécois en ce qui concerne la politique du bilinguisme du gouvernement dans les communications air-sol, politique que la CATCA combat avec acharnement depuis plusieurs mois.Pour la circonstance, l’exécutif de la CATCA, qui comprend 11 membres, s’était mué hier en organisme quasi judiciaire chargé de juger la conduite de M.Patenaude.Ce dernier s’est d’ailleurs présenté devant l’assemblée en compagnie de son avocat.Me Clement Richard, et de deux conseillers légaux, les députés fédéraux Serge Joyal et Pierre De Bané.Toutefois, après avoir expulsé MM.Joyal et De Bané, l’exécutif devait également, quelques minutes plus tard, refuser le droit de réplique à l’avocat de M.Pate- naude.Ce dernier refusa alors de témoigner et sortit de la salle de délibérations.“Ils me font un procès et je n’ai même pas le droit d’être représenté pour offrir un défense’’, devait commenter plus tard M.Patenaude, qui considère de toute façon que la cause est tranchée avant même d’être entendue.Une décision de l’exécutif de la CATCA en faveur de l’expulsion et de la suspension de M.Patenaude pourrait avoir, dans les circonstances actuelles, des répercussions très graves.En premier lieu, M.Patenaude, une fois évincé de l’exécutif, devrait être aussitôt remplacé.Or le poste de directeur québécois de la CATCA est un poste électif auquel M.Patenaude a été porté avec une forte majorité.Un remplaçant nommé subitrairement par Voir page 6: CATCA Le litige Québec/Terre-Neuve : Ottawa légiférera au besoin CHURCHILL FALLS, T.-N.(PC) - Le gouvernement légiférera si nécessaire pour permettre à Terre-Neuve d’exporter l’énergie électrique du Labrador vers d’autres marchés en traversant le territoire québécois.C’est le ministre fédéral de l’Énergie qui a lancé hier un ultimatum à peine voilé au Québec, après s’être entretenu pendant une heure avec le ministre de l’Énergie de Terre-Neuve, M.John Cro-bie.“Si le seul moyen d’acheminer les énormes ressources hydroélectriques du Labrador vers le reste du pays est d’utiliser le pouvoir fédéral, je pense que nous devons être prêts à le faire”, a dit M.Gil- Pour recevoir le dépliant des COURS DE fine cuisine familiale d’automne du professeur Henri Bernard chef cuisinier O enri .p\e'°e °ev.^nY-eO* c^C ,etfe ,t>e°0 y-wu’ ,teot se.\Q' *U,T^'T g0\^0td Q > «* :¦ t :*K * « : '****».* étrangers au cours de la décennie écoulée.Les salons spécialisés français sont devenus des pôles attractifs qui jouent un rôle d’accélérateur dans la libéralisation des échanges.Cette expansion des salons s’est effectuée à un moment où fa concurrence internationale dans ce domaine se faisait plus âpre.Répondant aux voeux des exposants et des visiteurs qui souhaitaient disposer d’informations et de données permettant la comparaison et de fixer les décisions, les responsables français ont décidé de créer, en 1970, l’Office de Justification des Statistiques (OJS).Cet effort de vérité devait rendre les manifestations plus “transparentes” et permettre de mieux situer les salons spécialisés français dans le contexte international.De manifestations visant au départ pour l’essentiel à l’échange entre producteurs et acheteurs nationaux, ils se sont transformes pour la plupart en de vastes confrontations commerciales et techniques de rang mondial.Centres d’attraction pour des milliers de visiteurs étrangers, ils sont devenus au même niveau que leurs homologues allemands un instrument efficace de la politique d’expansion économique.En effet, la France possède une version originale du thème “salon spécialisé” caractérisée par: • l’unité dans la diversité: unité de temps, de lieu et de thème; pour éviter à la fois le gigantisme et le morcellement, on a procédé à des regroupements de salons qui concernent des secteurs complémentaires; on citera la Semaine Internationale de l’Agriculture qui recouvre les produits et les matériels, les salons de l’Habillement, la Semaine Internationale de l’Alimentation (Intéral) avec les produits et les matériels (le Génie Industriel v Alimentaire) et l’Emballage, ou encore les salons du Meuble, du Tapis et du Luminaire qui se tiennent aux mêmes dates; • la concentration à Paris: certes, on assiste à une recherche d’un meilleur équilibre au sein de l’hexagone; certaines villes de province sont à même d’assumer les responsabilités d’un salon international, mais la qualité des services de transport, les atouts des terrains d’exposition et de la capacité hôtelière font qu’à Paris les salons spécialisés connaissent une atmosphère particulière tout en gardant une “taille humaine”; la formule de cette concentration exclut toute rivalité entre les sociétés organisatrices et la concurrence fait place à la complémentarité.Ces originalités expliquent que la France occupe une place prépondérante au niveau international.En fait, l’analyse des chiffres publiés par l’Office de Justification des Statistiques français et de la Freiewillige Kontrolle der Messen de la République Fédérale d’Allemagne démontre que l’émulation s’exerce entre la France et ses voisins, c’est-à-dire, de ce côté-ci du Rhin, au bord de la Seine, l’attraction d’une capitale de rang mondial et, de l’autre côté, des villes européennes disposant parfois d’un excédent de ressources en surfaces d’exposition.Durant la période de 1969 à 1975, sur un échantillonnage de 9 salons de biens de consommation, la progression des visiteurs français et étrangers confondus a été de 50% alors que la progression des visiteurs étrangers tous pays confondus s’est élevée à 125%.Pour l’année 1975, il est intéressant de noter que sur 235,000 visiteurs étrangers, 50,000 viennent du Bassin Méditerranéen, 16.000 de Scandinavie, 12,000 d’Amérique du Nord et près de 12.000 d’Extrême-Orient.Sur le seul Brésil, le chiffre approche de 1,500.Le pourcentage des visiteurs des pays d'Outre-Mer atteint les 17%.C’est assez dire l’origine géographique très variée des professionnels visitant les salons internationaux se tenant en France.Cette place occupée au niveau international est-elle encore assurée en cette période de conjoncture difficile?La réponse est affirmative pour deux motifs: • les fonctions d’information et de contact des salons restent prépondérantes; la participation ou la visite d’un salon doit figurer dans l’ordre prioritaire d’une politique de vente, à moyen et à long terme; en effet, on ne constate aucune régression au niveau des exposants et des visiteurs, ce qui prouve qu'il n’y a ni essoufflement ni perte de substance des manifestations; • les responsables industriels attendent de chaque manifestation des impulsions nouvelles, témoins d’une relance; les salons sont sur ce point le révélateur et le baromètre de la conjoncture.A la lumière des résultats enregistrés, il est permis de dire que les salons sont la réponse logique et nécessaire à la libéralisation des échanges et à l’internationalisation des économies.Ces manifestations, en favorisant l’établissement et la consolidation de liens durables et privilégiés entre Etats font partie intégrante de la politique économique française.En 1975, plus de 4,000 professionnels canadiens se sont rendus aux différents salons spécialisés français, ce qui est une progression très importante si l’on considère que quelques centaines seulement s’étaient rendus à ces manifestations il y a 5 ans.Des renseignements complémentaires sur les salons ou sur les facilités de voyages peuvent être obtenus en écrivant à: Salons Spécialisés Français, 1080 Beaver Hall, suite 820, ou en téléphonant à 861-7841.Des cartes d’entrée sont également à la disposition des professionnels canadiens pour tous les salons.¦ M.Bertrand Namy est directeur général de la Chambre de commerce française au Canada et délégué au Canada des Salons spécialisés français.L’Association Québec-France, le benjamin Après de longues années de gestation, le projet de la création d’une Association Québec-France est finalement devenu une réahté.L’organisme a maintenant pignon sur rue à la Place Royale dans la veille capitale.Pour le directeur général, M.Jean LeBlond “Québec-France ne fera pas que de grands discours sur l’amitié entre les deux peuples.Elle agira pour donner toutes les chances à cette amitié de s’établir et pour faire disparaître les préjugés et complexes d’un côté comme de l’autre”.Le nouveau conseil d’administration présidé par M.Yves Guérard a déjà précisé les cinq grands secteurs dans lesquels Québec-France entend oeuvrer: • Publication du bulletin “QUEBEC-FRANCE”, qui paraîtra tous les trois mois en alternance avec le bulletin “FRANCE-QUEBEC” de Paris, les deux bulletins étant distribués à tous les membres de “Québec-France” et de “France-Québec”.• Établissement d’un fichier central de correspondants des deux côtés de l’océan, d’échan- gistes et de groupes homologues.• Création de divers comités d’action, particulièrement culturel, échanges, accueil, économique et technique, information et relations publiques, Club des jeunes Quebec-France et Club de l’Âge d’or Québec-France.• Organisation de sections régionales Québec-France, dont les présidents siégeront d’office au conseil national.• Lancement d’actions très précises telles que: — Possibilités de stages de fin d’études dans des entreprises françaises.— Vacances-cueillette (les vendanges) pour des jeunes québécois.— Échanges de correspondance collective entre groupes scolaires.— Relevé des diverses associations, maisons d’affaires et villes jumelées avec des homologues français.— Proposition d’expositions culturelles, voire commerciales, de conférenciers, de films.En collaboration avec le Consulat général de France à Québec.— Contacts entre les médias d’information et les visiteurs français.— Echange de jeunes entre familles, prêts d'appartements, de voitures, etc.—Liaison avec des organismes d’accueil en France.— Préparation du premier congrès en automne 76.On peut obtenir plus d’information sur ce nouvel organisme en s’adressant à Québec-France, 11 Place Royale, Québec.Tél.: (418) 643-1616.SPÉCIALISTE DE L’ENSEIGNEMENT des LANGUES: Français, Anglais, Allemand ^Didier 1442 McGill College Montml H3A1Z6 Tél: 281-7191 _____________ Véritable économie n’est pas synonyme de bon marché Les pièces importantes sont en acier forgé, et non en acier matricé.Ce n’est pas bon marché.Les pneus radiaux Michelin à ceinture d’acier qui équipent les Peugeot sont faits pour rouler plus longtemps que des pneus ordinaires.Ce n’est pas bon marché., Les amortisseurs spéciaux sont conçus pour tenir le coup 60,000 miles.Ce n’est pas bon marché.Chaque transmission Peugeot subit un essai sonore dans une cabine spéciale par un contrôleur dont les facultés auditives sont examinées chaque jour.Ce n’est pas bon marché.Quelque 46,000 points de chaque Peugeot subissent un contrôle de qualité et aucune voiture ne sort d’usine avant de passer sur une piste d’essai.Ce n’est pas bon marché non plus.Bref, Peugeot est une voiture économique à l’usage.Quand vous pensez économie, faites le tour du problème.v ¦ PEUGEOT La voiture luxueuse vraiment différente.G.T.AUTO ENRG.VENTE & SERVICE AUTORISÉ 1740 BOUL.LABELLE CHOMEDEY-LAVAL, P.Q.H7T 1L2 TÉL.: (514) 331-6554 - 681-3360 :,ZÊÊgr- ¦ ^ Même sang oblige, l’Hydro-Québec fête aussi le 14 juillet 24 • Le Devoir, mardi 13 juillet 1976 sports Basketball : Llz Silcott aura perdu plus qu’une année d’études par André Tardif Une année d’études perdue, un traumatisme qui sera long à guérir, des accusations de racisme auxquelles on ne veut pas croire, sans parler de l'affaiblissement certain d’une formation désormais privée de sa bougie d'allumage.Tel est le bilan de la décision de l’entraineur Brian Heaney de radier le nom d'Elizabeth Silcott de la liste des membres de l’équipe canadienne féminine de basket-ball, une dizaine de jours seulement avant les Jeux olympiques de Montréal où elle espérait s’illustrer devant ses propres concitoyens.“Sans vouloir tomber dans l’extrémisme, je trouve que c’est une situation déplorable", commente Robert Comeau, le directeur technique de la Fédération québécoise de ballon-panier et grand responsable d’un renouveau extraordinaire en faveur de ce sport au Québec.“A titre d’ancien entraîneur de basket, il me serait facile de critiquer la décision d’exclure Scott, l’une des trois Québécoi- ses au sein de la formation nationale, ajoute-t-il.Mais je veux respecter sa décision.“Je préfère notre système canadien au système en vigueur aux États-Unis, où ce sont les membres d’un comité qui sélectionnent les joueurs d’une équipe nationale dans un sport collectif, et où un entraîneur se retrouve parfois avec des athlètes dont il n’avait nullement besoin.“Selon notre système, c’est le chef-entraineur qui choisit qui il veut, et il en a l’entière responsabilité.Mais là où je trouve la décision de Brian Heaney déplorable, c’est qu’il ait attendu près d’un an avant de décider que Silcott ne cadrait pas bien dans l’esprit d’homogénéité qu’il voulait au sein de la formation dont on lui confiait à temps plein la direction il y a 12 mois'’.Comeau explique que Silcott avait accepté d’interrompre durant un an ses études en éducation physique à l’université Con-cordia (campus Loyola) de la métropole, afin de pouvoir accompagner l’équipe canadienne dans les tournees internationales qu’elle effectue Taiwan : le CIO sort très affaibli appelle étrangement alition afric par Michel Hénault MONTREAL (AFP) — Montréal rai Munich.Il y a quatre ans, face à la coalition africaine bien soudée, le Comité international olympique sacrifiait la Rho-désie pour sa politique de discrimination raciale.Dimanche, à moins d’une semaine de l’ouverture des jeux de 1976, le CIO a sacrifié l’idéal olympique et Taiwan car “les jeux doivent absolument avoir lieu”.Le gouvernement canadien a donc gagné la bataille, une bataille de laquelle le mouvement olympique sort vaincu mais surtout considérablement affaibli.Lord Killanin, son président, harcelé par des pressions de toutes parts a capitulé: Taiwan ne participera pas aux Jeux olympiques sous le nom de République de Chine.On lui interdit son hymne national, son drapeau et sa délégation défilera samedi si elle accepte de participer aux jeux, sous la bannière olympique.Lord Killanin qui portait les traces de longues heures de discussions, a avoué avoir été pris à la gorge par Ottawa, les jeux étant trop proches pour pouvoir faire respecter les règlements olympiques et envisager de les transporter ailleurs.C’était accepter les conditions d’Ottawa ou annuler les jeux, frustrant ainsi les concurrents qui se sont durement préparés pendant des années pour participer aux compétitions dans la deuxième quinzaine de juillet 1976.Le comité international olympique condamne certes en termes très durs le gouvernement de M.Pierre Elliott Trudeau, poussé bien entendu par Pékin, “pour avoir violé les accords donnés par lettre du 28 novembre 1969 de M.Mitchell Sharp, alors secrétaire d’État aux affaires extérieures”, mais a néanmoins cédé à ses exigences.Il prête maintenant le flanc à n’importe quelle attaque et à un moment particulièrement inopportun.L’Afrique en effet, déjà victorieuse du CIO du temps de l’intransigeant Avery Brundage en 1972 avec l’exclusion de la Rhodésie, rassemble encore ses forces pour se lancer à l’assaut de la Nouvelle-Zélande à qui elle reproche d’entretenir des relations sportives privilégiées avec l’Afrique du sud de l’Apartheid.Il est vrai que la Nouvelle-Zélande qui souvent inclut des Maoris dans ses équipes nationales, n’est certes pas la Rhodésie, mais la faiblesse dont a fait preuve le mouvement olympique dans l'affaire de Taiwan ne manquera pas d’encourager les Africains même si le bastion néo-zélandais peut apparaître imprenable.Par ailleurs, l'image personnelle de Lord Killanin, a été elle aussi fortement ternie et ce n’est pas par hasard que M.Willy Daume, premier vice-président allemand dont le mandat arrive à terme, ait manifesté l’intention de se présenter pour lui succéder.Le moment est des plus propices pour entamer une campagne.Les membres du Comité international olympique présents à Montréal ont encore à se prononcer sur les recommandations de sa commission exécutive qu’ils peuvent difficilement désavouer, sauf crise ouverte au sein du C.I.O.Il y a eu cependant un précédent à Munich sur l’affaire de la Rhodésie où la commission exécutive a dû s’incliner.C’était là la première défaite de M.Brundage.Les jeux de Munich ont eu lieu, mais les bases de l'olympisme ont été ébranlées.Elles risquent désormais de s’effondrer.baseball Ligue Nationale Dimanche Houston 1, Montréal 0 Philadelphie 3, San Diego 0 Atlanta 9, New York 8 Pittsburgh 8, Cincinnati 5 San Francisco 2, Chicago 0 Los Angeles 9, St-Louis 6 Hier soir Aucun match à l'affiche Ligue Américaine Dimanche Détroit 6.Kansas City 5 New York 5, Chicago 0 Boston 6, Minnesota 4 Baltimore 3, Californie 1 Oakland 9, Cleveland 3 Milwaukee 8-5, Texas 3-4 Hier soir Aucun match à l’affiche Aujourd'hui Match des étoiles, à Philadelphie LIGUE NATIONALE Section Est g P moy.dilf.PHILADELPHIE 56 25 .691 — PITTSBURGH .46 35 .568 10 NEW YORK .46 42 .523 13V4 ST-LOUIS 36 46 .439 20'/i CHICAGO 36 48 .429 21 MONTREAL.25 Section Oueet 52 .325 29 CINCINNATI.53 33 .616 — LOS ANGELES 47 39 .547 6 SAN DIEGO .43 44 .494 10V4 HOUSTON .42 44 .488 11 ATLANTA 40 45 .471 12V4 SAN FRANCISCO 35 52 LIGUE AMERICAINE Section Est .402 19 V, g P moy.dilf.NEW YORK .50 31 .617 — BOSTON 40 40 .500 9V4 BALTIMORE .40 42 .488 10V4 CLEVELAND .38 41 .488 11 DETROIT 38 41 .481 11 MILWAUKEE .Section Oueet 44 .436 14V4 KANSAS CITY .51 31 .622 — TEXAS 44 38 .537 7 OAKLAND 44 41 .518 8Vi MINNESOTA .39 44 .470 12V4 CHICAGO 37 45 .451 14 CALIFORNIE .35 52 .402 18Vi depuis l’été dernier, en vue d’une bonne préparation olympique.“Liz est actuellement en Ontario où elle tente de se consoler, dit-il.Entre temps, nous essayons de lui trouver du travail jusqu’à la reprise de ses cours en septembre, car il lui reste une année d’études à compléter pour son diplôme.” Agée de 25 ans et née à Montréal, Elizabeth Silcott maîtrise aussi bien le français que l’anglais.Elle mesure cinq pieds et six pouces, et pèse 140 livres.Pour une femme, c’est une bonne taille.Mais en basket international, c’est peu si l’on considère que la moyenne des joueuses atteint presque six pieds.Et pourtant, quelques milliers d’amateurs auront vu, récemment au centre Étienne-Desmarteau (lieu de la compétition éliminatoire à compter de dimanche prochain) à l’occasion de deux rencontres amicales entre les équipes de la Pologne et du Canada, une Liz Silcott en forme extraordinaire.Elle avait alors amassé 20 et 16 points, malgré des défaites respectives de 72-64 et 80-79 face aux géantes polonaises dont elle syétait moquée littéralement grâce à sa vitesse et son agilité.De plus, c’est elle qui avait accumulé le meilleur total de points au sein de la formation depuis un an et avait même été choisie l’athlète la plus utile à son équipe lors d’une compétition en Italie en mai dernier.Et tout au long de ces deux rencontres amicales, on avait vu les coéquipières de Liz la chercher constamment de l’oeil et lui remettre le ballon à la première occasion.Car il apparais- sait qu’elle était seule à pouvoir percer la défensive ennemie, ses rivales ne sachant plus où donner de la tête pour l’arrêter, parfois en y allant d’une passe savante qui méritait un panier aux siennes, ou enfin en y allant elle-même d’un tir à distance où sa précision, discutable peut-être, valait bien celle des autres.Si Comeau veut bien respecter la décision de Brian Heaney, il comprend mal qu’une équipe nationale soit aussi mal encadrée que ne l’est la formation féminine de ballon-panier, tant sur le plan médical que psychologique, à son centre d’entraînement de Halifax.“C’est pas mêlant, chaque fois que nos trois Québécoises (outre Liz) Sylvia Sweeney, de Montréal, et Coleen Dufresne, de Dorion) bénéficiaient d’un court repos et s’amenaient dans la métropole, nous devions nous occuper d’elles, surtout sur le plan de la physiothérapie.C’est ainsi que nous avons acheté un support spécial pour le genou de Silcott, afin de lui permettre de continuer.“C’est inconcevable que des athlètes, qui sacrifient tout durant un an sans même recevoir de salaire, aient à supporter des conditions aussi pitoyables.J’ai beaucoup de difficulté à m’expliquer ça.Et qu’on vienne ensuite, quelques jours avant les Jeux, en expulser une, là ça frise le ridicule”.Quant aux accusations de racisme lancées par des proches de Silcott à l’endroit de Brian Heaney, Comeau veut bien faire confiance à ce dernier en expliquant qu’à ce niveau de responsabilité, s’abaisser à des gestes mesquins aurait été incompatible avec la tâche.s favoris 6.Patty Loverock.de Vancouver, poursuit quotidiennement son entraînement à cinq jours des cérémonies d'ouverture.Mlle Loverock est l'un des beaux espoirs de l'athlétisme canadien aux 100 et 200 mètres.(Photo CP) L’entraîneur US de natation veut oter à ses nageuses le complexe est-allemand par Pierre Feuilly MONTREAL, (AFP) -Quand l’adversaire est trop fort, mieux vaut ne pas en parler, telle est du moins la recette imaginée par l’entraîneur en chef de l’équipe féminine américaine de natation, Jack Nelson, pour oter à ses nageuses le complexe est-allemand.Après le traumatisme des 17 records du monde réussis par les ondines de la RDA à Berlin-Est début juin, les Américaines qui, pendant des années, se sont partagées avec les Australiennes la suprématie mondiale, ont en effet fort besoin de retrouver confiance en leurs possibilités.Et cela d’autant plus qu’aux épreuves de sélection américaine, seule Shirley Babashoff, en reprenant à Petra Thuemer le record du monde du 800 M, a paru pouvoir tenir tête à l’armada est-allemande.En conséquence, Jack Nelson interdit à ses filles de parler des Allemandes de l’Est et de leurs performances.Jour après jour, il s’efforce de leur mettre dans la tête quelles gagneront à Montréal.A ceux qui lui opposent les “chro- nos” réalisés par Kornelia En-der et cie., il hausse les épaules et jette laconiquement: “Nous gagnerons”.Lors du premier entraînement des nageurs et nageuses des États-Unis à la piscine olympique de Montréal, dimanche soir, les Américains ont connu un moment de stupeur lorsqu’ils ont vu arriver une dizaine d’athlètes de la RDA.Après quelques minutes de confusion, il s’est avéré que les Allemands de l’Est venaient s’entraîner au tremplin.Selon Don Gambrill, un des entraîneurs de l’équipe masculine, Tim Shaw, un des grands vaincus des épreuves de sélection et qui ne pourra s’aligner à Montréal que sur 400 M, retrouve peu à peu sa meilleure forme.“Je crois qu’il est maintenant vraiment très bien et a enfin été bien soigné pour l’anémie qui l’avait tant handicapé aux epreuves de sélection à Long Beach”, a-t-il déclaré.Un autre malchanceux, Tim McKee, battu pour la médaille d’or du 4 x 100 M quatre nages a Munich pour trois millièmes de seconde par le Suédois Gunnar Larsson, compte bien se rattraper à Montréal.D’après l’ancien international américain Andy Strenk, “McKee est en superforme et terriblement bagar- reur.Il a une fantastique volonté de vaincre et a changé du tout au tout son style de vie: plus de bamboulas nocturnes, plus d’alcool et de cigarettes”, a précisé Andy Strenk.KG.Winkler Sports équestres — R.F.A.BONN (AFP) — À 50 ans, le cavalier ouest-allemand Hans Guenter Winkler sera un des vétérans des Jeux, mais il se trouve jeune comme jamais alors qu’il va participer a Montréal à ses 6èmes Jeux olympiques où il a déjà remporte cinq médailles d’or et une d’argent.champion du monde, il y a 22 ans, ce cavalier exemplaire est un produit typique de l’école de monte allemande dans laquelle un minimum d’initiative est laissé au cheval.Celui qu’il montera à Montréal, sur le parcours de Bromont, est lui aussi un vieil habitué des obstacles: Trophy, un hongre alé-zan, qui est âgé de 15 ans.Cet homme qui a déjà connu les grands triomphes, qui a remporté plus de médailles que Dawn Fraser, Jesse Owens ou Emil Zatopek, revit à l’approche des Jeux: “Les Jeux olympiques représentent pour moi toujours un défi”, aime-t-il à déclarer.De caractère difficile, il est peu aimé par les cavaliers ouest-allemands qui, à Munich, avaient tenté un coup de force pour l’éliminer.Grazyna Rabsztyn 100m haies—Pologne VARSOVIE (AFP) — Il serait vain de chercher le nom de Grazyna Rabsztyn (24 ans) sur les listes des records de Pologne.Ses seuls titres: 3 fois championne d’Europe du 60 m.haies en salle, remportés successivement en 1974 à Goete-borg, en 1975 à Katowice et en 1976 à Munich.Pourtant, Rabsztyn est, sinon la meilleure spécialiste du 100 m.haies, la plus dangereuse rivale de la recordwoman de la distance, l’Allemande de l’Est Annelie Ehrhardt (12”3 en 1973).Silhouette agréable (lm69, 56 kg), cheveux courts et noirs, la Polonaise est dotée d’une parfaite technique sur les haies qu elle franchit avec aisance à une cadence extraordinaire.Ses duels, plusieurs fois à son avantage, avec les allemandes de l’Est dont le renom n’est plus à faire, ont fait vibrer la Pologne tout entière.Malheureusement, sa santé fragile ne lui a jamais permis de s’exprimer entièrement.Mais, lorsqu’elle est en forme, Rabsztyn frôle les records.Les Jeux de Montréal seront les premiers qu’elle disputera.Elle s’y est sérieusement préparée.Son remarquable chrono de 12”69 (meilleure performance mondiale de l’année) le 29 juin dernier aux championnats de Pologne d’athlétisme, est une preuve irréfutable de ses dons et possibilités immenses.Michael Kolbe Skiff —R.F.A.BONN (AFP) — Rarement le caractère d’un athlète aura autant collé au sport pratiqué que celui du champion du monde ouest-allemand de skiff, Peter Michael Kolbe (23 ans), “l'homme qui rame avec son cerveau et pas seulement avec ses muscles”.Cette appréciation élogieuse.qui émane du chef entraîneur soviétique Leonid Dratchvsky n’arrive pas à troubler la sérénité de cet ours de lm93, pour 94 kg.Un taciturne qu’agace le remue-ménage fait autour de sa fulgurante progression au sommet de l’élite mondiale.“Le succès est une chose accessoire”, souligne cet ennemi des journalistes qui en ont pourtant fait en 1975 le “sportif de l’année”.Terriblement consciencieux, il refuse cependant de devenir “une machine à ramer”.ca COMPTABLES AGRÉÉS Ordre des comptable* agréés du Québ«c Constitué tn 1880 C.D.Melfor, C.A., Directeur edminletrstH 680, rue Sherbrooke ouest, 7e étage, Montréal, P.Q.H3A 283 TéL (814)288-3256 Baseball : un accord met fin à 13 mois de dures négociations PHILADELPHIE (d’après AP) — L’Association des joueurs de baseball des ligues majeures (MLPA) aurait accepté une entente de quatre ans avec les propriétaires nier, mettant ainsi fin à 13 mois de négociations.L’entente a été dévoilée par Marvin Miller, directeur général de la MLPA, qui a précisé que même si elle avait été approuvée par le comité executif de l’organisme, elle devait avoir l’approbation d’une majorité des membres.Les six membres du Comité des relations avec les joueurs, représentant les propriétaires, ont approuvé le contrat à l’unanimité, et les 24 proprios se réuniront à Philadelphie demain afin de le ratifier.ÉÜ LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Montréal 107 288-2132 Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 721-9630 ENTREPRENEUR-ÉIECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.entretien industriel - commercial résidentiel Plus de 25 ans d'expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Di BUREAUX MEUBLES Les notaires PELLETIER.POIRIER KHRMEL FIU0N Me.Denys Pelletier Me.A.Earl Kimmel Me.Fernand Poirier Me.Pierre Fillon Élude 5Q0, Place d'Armes, suite 2020, Tét.: 282-12*7 Mont-Royal, S20 est, Mont-Royal, t«j 527-0034 COte St-Luc, 5909 Randall, ISIj 404-0941 AUDET.GOSSELIN ET ASSOCIÉS Comptables Agréés Romam Audet l S C CA Michel h Gosseim M S C CA Robert Moreau M S C CA Carol Laoomie C A 50ouest.Bout.Crémazie, Suite 700 Montreal 351 -382-3080 BASTIEN.NORMANOIN.BARRIÈRE & ASSOCIÉS Comptables Agréés Incorporant: Bergeron.Souchereau.Hotte, Tétreault A Associés, comptables agréés.R Barrière.C A F.J Bastien.C A J G Beaulac.C A G Borduas.C A J M Daoust.C A R Dumont.C.A G H.Hotte.C.A R Lemire.C.A G R Normandin.C A Y Normandin.C.A J.L Richard.C A C R Souchereau.C A F St-Aubin.C.A A Tétreault.C.A G Bouchard.C A G Chiasson.CA J.P Dallaire.C A P Deschamps.C A M Gagné.C A R Gagné C A R Lanctôt.C A l Laviche.C.A G Longchamps CA Y Montpetit.CA M Perron.C A G Rue).C A Édifice F.-M.Marcotte, 225 ouest, rue Notre-Dame Montréal, Québec H2Y 1T4 Tél.: 844-4445 et 842-9433 *""'*** BASTIEN.MÉNARD.NORMANDIN.SÉGUIN.ROY S ASSOCIÉS 614 St-Jecques, suite 400 Montréal, Québec H3C 1E2 Téléphone: 288-0766 avec cabinets à Ottawa.Québec Lévis.Hull Hawkesburry.Grand-Mère Granby.Saint-Georges (Beauce), Chicoutimi Baie Comeau Sherbrooke et Lac Mégantic BERNIER & BISSON Comptables Agréé* Georges Bemier C A Marcel Bisson C A 60 St-Jacqun.Suit* *01 Montréal - 845-0209 CAZELAIS.LAVOIE & ASSOCIES" MONTRÊAL-NORO 3737, ru*Mont*l*t 321-3532 ST-OONAT 444 ru* Principal* Poit* Lu«*l*r, C.P.30 424-2363 CLARKSON.GORDON & CIE ComptablM Agréé* P M Adamson C A J E P Barry C A M Camirand C A L J Carrière C A J P Oei'Sie C A J B G'Ch C A G Gingras C A G Limoges C A M A Mackenzie C A J 0 Morrison C A J J Peacock C A W J Smith c A R V Barnett C A C W Bissegger C A H M Caron C A G Chambenand C A H R Germa n C A A W Qiimour C A R E Lavoie C A DGR L-ndsay C A R J Messier C A R K Paimer C A R Pean C A Associés-réstdsnts Montréal - Québac St-JeaniT -Ni Hai>faa Samt Jean (N B i Quebec Montreal Ottawa Toronto Hamilton Kitchener London Windsor Thunder Bay Winnipeg Regma Caigary Edmonton Vancouver Victoria CLOUTIER.LACHANCE FONTAINE.ALLARD CROTEAU & ASSOCIES Comptables Agréés MONTRÉAL LAVAL 1320.Bout.Graham Vill* Mont-Royal 341-3660 COOPERS &LYBRAND Comptables Agréés 630 ouatt, bout.Dorch*»t*r Montréal H38 1W6 514-875-5140 •t à travers le monde COURTOIS.FREOETTE.CHARETTE & CIE Comptables Agréés Fionan Fredette CA GuyCnarette CA Roger Poupart C A M Lajeunesse C A Hubert Mercier CA J -P Berti C A Raymond A Poirier C A 1, Place Vill*-Mari* Suit* 2220 514-566-9911 Montré»! H3B 3M4 DELOITTE.HASKINS & SELLS Comptables Agréés 1.Place Vill* Mari* 861-8512 Montré*!.QuSbac H38 2W3 Bureau au Canada et cabinets associes a travers le monde ERNST & ERNST 1080, côte du Beaver Hall 861-9984 Montréal - Sept-iles - Toronto -Ottawa - Hamilton - Kitchener -London - Winnipeg - Calgary -Edmonton - Vancouver - Victoria -Abbotsford - Langley Et bureaux associés dans les principales villes des États-Unis du Royaume-Uni et autres pays GAUVIN.PRENOVOST.DUMAIS ET ASSOCIÉS Comptables Agréés Roger Gauvin C A Bernard DumaiS C A Roger Forget C A Claude Boyer CA Gilles Villeneuve C A Jean Real Charette C A Micnei Duquette Ç A Fernand Lamothe C A 561 «si, bout.Crémazi* Montiéal 354 - 384-1430 PIERCE GOULD & CIE Comptables Agréés Chambra 914, Édifie* Sun Lit*.Montréal, P.O.966-4375 Correspondants a Toronto Smith, Nison t Ci* Comptables Agréés KENDALL.TRUDa& CIE Comptables Agréés 666 ouest, rus Sherbrooke Suit* 1400 2M-090S MacGILLIVRAY & CIE LLOYD.COUREY.WHALEN & BRUNEAU Comptables Agréés Montreal Toronto Hamilton Brompton St-Catharines PortCoibome Listowe1 Wmn peg Calgary Edmonton Vancouver et autres grandes villes a travers ie monde 1155 O., bout.Dorchester Montréal, P.Q.- H38 319 (514) 871-9630 MALLETTE A ASSOCIES Comptables agréés 1440 ouest, Ste-Catherlne Montréal H3G 1RS ML: 061-8241 420 Placé du Marché St-Jérôma J7Z 2B2 ML: 430-1011 Société nationale affiliée Ward.Mallette &Cie Montréal.Ottawa.Toronto.Winnipeg Calgary Vancouver Représentation Internetlonele MESSIER.BOURGEOIS & CIE NADEAU, PAQUET & CIE Comptables Agréés Guy Mess'er L S C CA Jacques Bourgeois L SC CA Robert Houde B A CA Guy Ouimet C A JacquesDesmarais L SC CA Andre Montgrain LSC CA Yvon Marsoiais C A Gilles Biondm C A Real Matnviiie C A 50 Plaça Crémazi* suit* 921 Montré *1351 -384-1020 PETRIE.RAYMOND & CIE.Proulx.D'Orsonnens A Cie Comptables Agréés Suite 1225 360 oumt, rus St-Jacques, Montréal 126.Qué.Tél.: 286-0291 PRICE WATERHOUSE A CIE Comptable* Agréés Montreal Quebec HaMai Ottawa Toronto Hamilton London Windsor Kitchener Winnipeg Saskatoon Caigarv Edmonton Vancouver Victoria $.Plaça Ville Marie 966-9701 RAYMOND.CHABOT.MARTIN.PARE 6 ASSOCIÉS Comptable* Agréés 17éme étage La lourds Is Bourse Place Victoria Montréal H4Z 1G9.Québec 514-079-2691 SociéM national* affilié* Raymond Campbell 6 Cio Montraal.Rouyn.Toronto.Ottawa ROBERT SAINT DENIS A CIE Comptables Agréés 700, Avenu* du Parc, Suit* 301 Montiéal 15 -274-2797 SAMSON.BELAIR A ASSOCIES Comptables Agréés Montreal Quebec Rimouski Sherbrooke Tro-s Rivieres Ottawa Sept t'es Suit* 3100, Tour de la Bourse Montréal H4Z 1H8 — 861-5741 THORNE.RIDDELL & CIE Comptables Agréés BUREAUX Terreneuve Nouvelle-Ecosse Nouveau-Brunswick Quebec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie- Britannique Region des Caraïbes Rapréaentation dans le monde entier 2500*630, Boul.Dorchester O.666*7351 TOUCHE.ROSS & CIE FORTIER.HAWEY A CIE Comptables f gréés Sydney Halifax Samt jean Quebec Montreal Ottawa Toronto Hamilton Kitchener London WmdSOf Winnipeg Rég na Saskatoon NorthBott'e»ord Calgary Edmonton New Westmmster Burnaby Vancouver Victoria Bermuda Nassau et Freeport Bahamas GrandCayman Etats Unis Grande-Bretagne et autres pays du monde 1, Placé Ville-Mari* 961-8631 LUCIEN VIAU A ASSOCIES Comptables Agréés CnanesA Gauvreau CA Fernand Rheauu C A Yves Charbonneau C A 216 ouesl, boul.Crémazi* 366-9251 VIAU.ROBIN A ASSOCIES Comptable* Agréé* Lucen D Viau C A Armand H Viau C A J Serge Gerva.s c A Wagutn Bouios C A H Lionet Room C A Jean Jacques Oueitette C A Jacques R Chad'iton C A Jacques Joyai C A R'Chard De 8e»eteu'iieC A LOUIS Baril C A 4*2* ne Verdun.Verdun.H4G 1M3 7701 ru* Édouard.LaSall*.H*P 1T2 SSA.Blainvillt Est.Sla- Thérè» J7E ILS 74S-3471 - 43S-46S! f I l’actualité économique Le Devoir, mardi 13 juillet 1976 • 25 Avec l’arrivée d’une cinquième banque à Montréal La France consolide sa position dans le secteur financier par Michel Nadeau Avec l’arrivée d’une cinquième banque française au Québec, la France renforcera sa position au premier rang des pays étrangers sur la place financière montréalaise.Figurant parmi les dix plus importantes institutions financières de l’hexagone, le Crédit du Nord aura bientôt pignon sur rue dans la métropole.La banque lilloise veut ainsi contribuer au développement des échanges commerciaux entre les deux pays et offrir ses services aux entreprises québécoises et canadiennes.Le Crédit du Nord emboîte le pas aux trois grandes banques nationalisées (Banque nationale de Paris, Crédit Lyonnais et Société Générale) et au plus important groupe financier privé de la France (La Banque de Paris et des Pays-Bas) qui possèdent depuis plusieurs années des intérêts au Canada et au Québec.Etablie en 1962 sous le nom de Société financière pour le Commerce et l'Industrie, la filiale canadienne de la BNP a reprit en 1974 les initiales de la compagnie-mère.L’actif de BNP Canada Ltée passera le cap des $200 millions au cours du présent exercice.L’entreprise dont le siège social est situé à la Tour de la Bourse emploie quelque 140 personnes dans ses quatre succursales (Montréal, Québec, Toronto et Vancouver).Selon le vice-président, grandes entreprises.M.Michel Durand: “La BNP est particulièrement active au niveau du crédit à court terme.Nous ne prenons que peu de risques industriels.De plus, nous offrons divers services aux firmes intéressées à exporter ou importer au Canada ou en France’.Le financement de ces opérations se fait surtout par l’émission de certificats à court terme.M.Durant souligne au passage que les clientèles de la banque ne sont pas particulièrement les grandes entreprises françaises implantées au Canada.Ainsi, Ciment Lafarge et Air Liquide ont recours aux grandes banques cannadiennes telles la Royale ou la Banque de Commerce.Le recrutement de nouveaux clients n’est pas une affaire facile.Associée à une banque étrangère, la filiale canadienne doit se faire assez discrète tout en demeurant à Taffut pour “offrir d’excellents services au moment opportun".C’est au mois de mai 1975 que le Crédit Lyonnais inaugurait ses bureaux de la Place Ville- » Assaut général contre le franc PARIS (Reuter) — Le franc français a été soumis hier à de fortes pressions monétaires sur le marché des changes de Paris.La banque de France a dû vendre de trente-cinq millions à soixante-dix millions de dollars pour tenter de résister à la monnaie américaine.Celle-ci, qui avait ouvert à 4,77125 ff, a clôturé à 4,7790 après avoir atteint 4,78.Selon les opérateurs, l’intervention de l’Institut français LA BANQUE D'ÉPARGNE DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL DIVIDENDE No 361 Un dividende de vingt-deux cents par action du Capital versé de cette Banque a été déclaré pour le trimestre courant, payable le ou après lundi, le 2 août 1976, aux actionnaires inscrits, à la fermeture des affaires, mercredi, le 30 juin 1976.Par ordre du Conseil d'administration ROGER LAVOIE Directeur général et Chef des opérations Montréal, le 8 juin 1976.d'émission n’a enrayé que quel-ue temps la progression du ollar, celle-ci a ensuite repris.Les pressions spéculatives sont les premières de cette importance depuis que le franc s’est retiré du serpent européen.Selon les opérateurs, elles sont provoquées par les préoccupations que suscitent les perspectives économiques françaises, et notamment l’inflation, et par les répercussions de la sécheresse.Les autres monnaies européennes ont également clôturé en hausse contre le franc: 8,5250 francs contre 8,48625 à l’ouverture pour la livre sterling, 1,854 franc contre 1,851 pour le mark et 1,928 franc contre 1,927 pour le franc suisse.les options Alcan Aug 25 10 145 165 155 26 V4 Alcan Nov 25 1 S2'/2 2M) 2>/2 26'/4 Alcan Feb 25 3 S3'/2 3% 3'/2 26'/4 Bk Mtl Aug 15 6 60 6t 0 15'/2 Bk Mtl Feb 15 6 16 .10 165 15>/2 Brascn Aug 12'/! 4 — 5 5 10 Brascan Nov 10 4 75 90 85 10 Brascan Nov 12’/2 3 10 15 15 It Brascan Feb 10 2 100 125 120 10 CP Ltd Nov 17Va 10 155 165 160 18 Ve CP Ltd Feb 17'/2 50 $2 2'/4 2 18 Va lmp O Aug 22,/a 10 190 2'/8 2 23% Imp Oil Aug 25 8 40 60 50 23% Inco Nov 30 2 $5% 57/8 5V4 34% Inco Nov 35 3 170 195 195 34% lncoFeb30 2 S6'/4 6% 6% 34% Int Pipe Nov 15 4 45 65 65 Mac Bldl Nov 20 3 $2 2'/4 2 19% Mac Bl Nov 22'/2 2 100 115 105 19% Mass F Aug 25 7 S37/b 4'/8 4 28 Vb Mass F Nov 30 8 180 2 190 28 Ve Moore Nov 40 2 S3% 3^ 3Vâ 40% Moore Feb 45 4 180 2V4 190 40% Noranda Aug 35 6 $37/a 4'/8 4 38% Noranda Aug 40 3 40 65 65 38% Noranda Feb 40 1 S2% 2% 2% 38% Pac Pete Aug 30 7 115 140 125 29% Pac Pete Nov 30 7 $2% 2^ 2>/2 29% Shell Nov 17'/2 4 100 110 100 163/4 Stelco Aug 25 1 S3’/4 3'/2 3'/2 27'/2 Fondé en 1880 Actif supérieur à $800 millions Obligations de 5 ans Minimum $500 Intérêts payés semi-annuellement, mensuellement (Minimum $5000) ou composés et payés à échéance IntérMs payés annuallamant Montréal: 612, rue St-Jacques (514) 845-7111 (Mlle C.Bellernare) Québec: 1135, Chemin St-Louis (418) 681-0277 (M.B.Arguin) Ottawa: 170, rue Metcalfe (613) 238-6084 (M.B.W.Campbell) Frais virés acceptés Halifax, Montréal, Québec, Ottawa, Toronto, London, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Edmonton, Calgary, Vernon, White Rock, Vancouver, Victoria Institution inscrite à la Régie de l'assurance-dépôts du Québec Membre de la Société cf Assurance-dépôts du Canada Mtrie.L’institution emploie maintenant une trentaine de personnes.Son chiffre d’affaires pour le premier exercice n’a pas été dévoilé mais les observateurs financiers l’évaluent à quelque $25 millions.Comme la BNP, le Crédit Lyonnais offre les services d’un guichet pour les épargnes individuelles mais on mise surtout sur la clientèle des entreprises pour faire progresser le bilan.“Nos efforts sont concentrés surtout sur le financement à court et moyen terme pour l’industrie’’ de dire le vice-président, affaires, M.Jacques Bellut.“Nous voulons offrir les services d’une banque internationa-tionale ayant des ramifications dans 47 pays aux industriels et commerçants d’ici” d’ajouter le banquier français.Beaucoup d’opérations se font encore à Paris mais de plus en plus, on offre des lettres de crédit aux importateurs canadiens tout en fournissant différents services au niveau du change des devises.Credit Lyonnais Canada Limitée s’alimente auprès de deux sources dans une proportion à peu près identique: les dépôts garantis et les papiers commerciaux.La troisième grande banque française, la Société Générale, a abordé le marché canadien d’une façon différente.Associée à la Banque Canadienne Nationale dans Euronat, la Société Générale détient 90% des actions de celle-ci.Euronat devrait atteindre un chiffre d’affaires de $5 millions au terme de son premier exercice en septembre prochain.La BCN, qui détient 10% des actions, occupe deux fauteuils au conseil d’administration composé de six membres.Euronat a choisi la voie du crédit-bail et une grande partie de son chiffre d’affaires se présente sous la forme de financement de 3 à 7 ans pour des montants variant entre $40,000 et $1 million.Les deux actionnaires amènent la quasi-totalité des clients aux bureaux d’Euronat, sis rue St-Jacques.Une demi-douzaine de personnes travaillent à faire connaître Euronat et à analyser les demandes de crédit des sociétés canadiennes.Pour sa part, Le Crédit du Nord remplacera Euronat au titre de benjamin de la famille financière française au Québec.On attend le feu vert de l'Agence d’examen des investissements étrangers pour l’ouverture officielle du bureau, Square Victoria.Depuis près d’un siècle, la Banque de Paris et des Pays-Bas possède des intérêts au Québec et au Canada.C’est en 0, en effet, qu'un groupe d’hommes d’affaires parisiens obtinrent une charte privée du gouvernement québécois qui accordait au Crédit foncier franco-canadien la possibilité d’offrir une gamme étendue de services financiers.Si encore aujourd’hui près de 80% des actionnaires sont européens, l’entreprise n’en demeure pas moins très canadienne.Tous les cadres sont Canadiens et deux francophones, MM.Raymond Lavoie et Robert Gratton occupent les postes-clés au sein de la société.Avec une quinzaine de bureaux entre Halifax et Vancouver, le Crédit foncier est la seule institution financière francophone oeuvrant d’un océan à l’autre.La Banque de Paris et des Pays-Bas demeure le principal actionnaire avec 14% des titres suivie d’une société de Vancouver qui contrôle 5% des actions.Se transigeant à Paris et Montréal, les 800,000 titres bougent entre $90 et $95.Fait à signaler, les actions sont au por- teur; la direction ne connaît pas précisément l'identité réelle de tous les actionnaires.On étudie présentement la possibilité d’un fractionnement afin de rendre les titres plus facilement négociables.A la fin des années 20, les bureaux albertains du Crédit-foncier furent dans l'obligation de reprendre des fermes pour couvrir des mauvaises créances.Ainsi commença l’aventure pétrolière de Francana qui devait permettre au Crédit foncier de participer activement à l'exploitation du pétrole de l’Ouest.L'an dernier, le Crédit foncier a réduit cette participation lors d'une importante transaction avec l’Anglo American Corp.of Canada, transaction qui fit ressortir un gain de l'ordre de $9 millions.Caractérisée par sa gestion extrêmement prudente, le Crédit foncier pourrait se hisser au quatrième rang des instititu-tions de fiducie et de prêts hypothécaires s'il adoptait le même ratio dettes/capital que ses concurrents.Ce rapport n’est présentement que de 1 à 10 contre 1 à 20 pour l’ensemble de l’industrie Le groupe Paribas a montré récemment son intérêt pour le marché canadien en se portant acquéreur de 10% des actions de la llème banque à charte au pays: la Banque commerciale et industrielle canadienne.Celle-ci deviendra la première “banque d’affaires” de type européen établie, au Canada.En participant au capital d une banque canadienne, Paribas contourne ainsi les difficultés éventuelles que pourraient rencontrer les banques étrangères dans le cadre ae la revision de la Loi sur les banques.Pour ce qui est de l’avenir, l'unanimité des dirigeants d’institutions financières étrangères se fait rapidement: il faut s’attendre à tout car personne ne connaît les desseins du gouvernement canadien en ce qui a trait au contrôle des activités de pays Les relevés de la banque du Canada montrent une certaine stabilisation des actifs des banques étrangères: entre décembre 1974 et mars 1976, l’actif total des banques étrangères n’aurait pratiquement pas bougé, tournant autour de $1.8 milliard.Pendant ce temps, l'Association des banquiers canadiens multiplie les pressions afin que les filiales de banques étrangères soient soumises aux mêmes contrôles que les institutions canadiennes notamment au niveau du maintien de réserves à la Banque du Canada.L’ABC réclame également que les institutions étrangères soient limitées à un seul bureau au pays et que les activités ouvertes à ces banques soient les mêmes que celles exercées par leurs cousines canadiennes.On souhaite également que le contrôle corporatif passe du niveau provincial au niveau fédéral.Plusieurs institutions détiennent une charte du gouvernement des provinces.Il sera intéressant de connaître le point de vue de Québec qui, depuis le rapport Bouchard en 1970, favorise la venue de firmes étrangères sur la place financière locale.Cet effort vise à accroître le dynamisme de Montréal afin de contrer le mouvement de concentration en faveur de Toronto.Récemment, le directeur général de l’ABC, M.Michael Harrison affirmait qu'une étude de l'organisme démontrait que le Canada est le seul des 28 pays industrialisés à ne pas exercer de surveillance rigoureuse sur les opérations des banques étrangères.Cependant, le choeur habituel de l’industrie bancaire ne chante pas à l'unisson cette fois-ci puisque la Banque de Montréal a présenté un point de vue différent.La B de M.soutient qu'au lieu d'accroître les contrôles sur les banques étrangères, il faudrait au contraire abaisser la réglementation au niveau actuellement en vigueur pour les banques non-canadiennes.Les relations franco-québécoises s’étendent aux pigeons d’argile par Dominique Richard Au mois de mars 1975, une société de fabrication et de distribution d’appareils de lancement et de pigeons d’argile était fondée à Montréal.Son origine est française puisqu’elle utilise les modèles et les techniques mises au point par les Établissements Laporte qui possèdent trois usines en France mais il s’agit bien d’une société canadienne et non d’une filiale.Celle-ci a vu le jour à cause des Jeux olympiques à la suite du choix par le COJO d’un matériel initialement fabriqué outre-Atlantique.Il a en effet, semblé plus simple et plus rationnel de créer une affaire spécifiquement américaine dont la vocation sera ensuite de diffuser sa production sur l’ensemble du Canada et des États Unis.Depuis Avril 1976, les Établissements Laporte inc.sont opérationnels.Ils ont donc su être exacts au rendez-vous de l’olympisme.La Compagnie du TRUST EATON Membre de la Société d'assurance-dépôts du Canada.i©*' ° Certificats de placement garantis 5 ans.intérêts payable semestriellement Eaton Centre-ville (sixième étage) 842-9331 poste 262 Eaton, Carrefour de Laval (deuxième étage) 687-1470 poste 250 NOUS ACHKTONS DE L’AMEUBLEMENT ET DE L’ÉQUIPEMENT USAGÉS DE BUREAU Nous offrons les meilleurs prix 381-8861 Banque Canadienne Nationale Dividende no 342 Un dividende de 27 cents par action du capital versé de la Banque est déclaré pour le trimestre finissant le 31 juillet 1976.Ce dividende sera payable à compter du 1er août 1976, au bureau principal et à toute succursale de la Banque, aux actionnaires inscrits le 30 juin 1976, à la fermeture des guichets.Les actionnaires ayant souscrit des actions de la nouvelle émission participeront à ce dividende au prorata des paiements qu'ils auront effectués au 30 juin.Par ordre du Conseil d’administration, Le vice-président exécutif el directeur générai en chef, JACQUES DOUVILLE Montréal, le 11 juin 1976.IfJLÜl! Banque Canadienne Nationale Monsieur Émile Laporte a créé la Société qui porte son nom en 1923 à Antibes.Objet: fabriquer du béton et du ciment (vocation que les Établissements Laporte ont aujourd’hui encore).L’aventure du tir aux pigeons d’argile débuta trois années plus tard: Le Prince Pigna-telli, personnalité italienne bien connue à l’époque sur la Côte d’Azur, amateur de tir aux pigeons, pria à plusieurs reprises, M.Emile Laporte de lui fabriquer quelques cibles.Par amitié, celui-ci fit exécuter par ses ouvriers des pigeons d'argile.à la main! Ce furent et celà est, irréfutable, les premiers exemplaires fabriqués en France.D’autres suivirent en nombre de plus en plus grand puisque bientôt cette production atteignit 60 millions d’unités.On était déjà loin de l’artisanat amical des débuts.Il fallut bien s'intéresser aux appareils sur la lancée, Monsieur Laporte inventa donc les machines néces- saires à la projection de ses pigeons.Celles-ci représentèrent en quelques années une gamme d’une étonnante variété.La formule “Le ball-Trap, c’est Laporte” fut bientôt admise dans les milieux spécialisés.Lorsqu’Émile Laporte mourut, son fils Pierre lui succéda.Il avait dix-huit ans.Dès le départ, Pierre Laporte, se consacra entièrement au Bail Trap.Il créa de nouveaux lanceurs, introduisit l’automatisme dans ce sport et surtout contribua d’une façon décisive au développement de ce sport en France et dans toute l’Europe.Pas une compétition nationale ou internationale ne parvint à lui échapper.Dans le domaine des pigeons d'argile également, la Société Laporte s’imposa sur le marché européen.Il y a maintenant trois ans que Pierre LAPORTE est décédé et ce sont ses deux fils qui poursuivent l’oeuvre qu’il a entreprise.Jean Michel Laporte occupe le fauteuil de Président-Directeur Général et Jean Claude Laporte se charge de tous les problèmes concernant la recherche et la technique de fabrication.La réputation de la Société Laporte étant bien admise, l'installation d'un réseau de distribution s’imposait.C’est pourquoi, depuis 3 ans, a été engagée une politique commerciale orientée sur l’exportation et la recherche d’agents.Celle-ci a été couronnée de succès et actuellement les Agents Laporte se rencontrent en Europe et au Monde, principalement au Bénélux, en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en Angleterre, au Portugal, au Liban, au Maroc, en Algérie, en Afrique du Sud, en Nouvelle Calédonie, en Martinique, au Chili, aux États Unis et au Japon.L’usine principale, siège social de la Société située à Antibes a vu ces trois dernières années tripler sa production d’appareils de lancement.L’usine de pigeons d'argile située à Sermaize les Bains (Marne) pour sa part a été entièrement automatisée.Mais les lois de l'expansion sont impératives, elles ne peuvent se contenter longtemps d’un réseau de distribution.L’étape suivante commande d’implanter de nouveau moyens de production à proximité des nouveaux marchés.C’est ainsi qu’une usine de fabrication de pigeons d'argile a été livrée, clés en main, à l'Algérie en octobre 1974 en même temps qu'une série de 24 lanceurs ultra-modernes entièrement automatiques.Avec la création à Montréal d’une société Laporte canadienne, un nouveau pas vient donc d'être franchi destiné, non plus à exporter ou à implanter des complexes pré-existants mais, et c'est là un progrès considérable de la collaboration franco-canadienne, à associer étroitement les techniciens et les ouvriers du pays partenaire à la prospection et à la conquête du marché nord-américain.B $ .m LaCité est en pleine forme LaCité À l’angle des avenues du Parc et des Pins se dresse fièrement la toute dernière merveille de Montréal.À quelques pas du centre-ville et aux abords du magnifique parc du Mont-Royal, LaCité prend forme merveilleusement.La Tour LaCité est maintenant ouverte: L’impressionnant édifice à bureaux de 26 étages se loue rapidement.Quelques étages de bureaux et de suites de professionnels sont encore libres.Il est peut-être trop tard pour vous installer au rez-de-chaussée, mais vous pouvez encore vous réserver un point de vue incomparable sur le centre-ville et le parc du Mont-Royal.La Promenade ouvrira bientôt: La Promenade, quel attirant carrefour de magasins spécialisés et d’alimentation, de centres familiaux, de cafés, de cinémas et d élégantes boutiques! Plusieurs détaillants réputés ont déjà réservé de l’espace, mais quelques emplacements de choix sont encore libres.L’Hôtel Loews LaCité est maintenant ouvert: L’Hôtel Loews LaCité vous éblouira avèc ses chaleureuses chambres d’invités, ses restaurants gastronomiques, ses élégantes salles de réceptions et de banquets.Les appartements LaCité seront prêts à l’automne 76: Erigés au coeur de fastueux jardins, dès l’été 76, vous pourrez visiter et admirer nos appartements modèles; ces 1,352 magnifiques résidences donnent sur de splendides terrasses.Le Club LaCité ouvrira à l’automne 76: Véritable centre de villégiature en plein centre-ville, LaCité met à la disposition de ses clients des piscines intérieure et extérieure, des courts de tennis et de squash, des saunas et salles d’exercice.LaCité.À quelques minutes de marche du centre-ville, elle est très bien desservie par les routes, les lignes de métro et d’autobus.LaCité 845-6231 Agents de location: La Tour DEVENCORE LTÉE, Toutes les maisons de courtage sont reconnues La Promenade PROREALCO LIMITÉE LaCité dans la ville ( 26 * Le Devoir, mardi 13 juillet 1976 l’actualité économique toronto Baisse des aurifères L indice des industrielles et celui des minerais ont gagné un peu de terrain hier à la Bourse de Toronto, mais celui de l’or et celui des pétroles de l’Ouest y ont régressé.Le volume y a été de.1.60 million d’actions d’une valeur totale de $16.82 millions, contre 2.18 millions d’actions d’une valeur totale de $20.22 millions vendredi.L’indice industriel a monté de .50 et atteint 188.00, l’indice des minerais, de .31 et atteint 93.68, son plus haut niveau depuis le 18 avril 1974, l’indice de l’or a fléchi de 3.99 et est tombé à 273.70 et celui des pétroles de l’Ouest, de .69 et est tombé à 230.66.Le Fonds monétaire international aura une vente d’or aux enchères mercredi.Le comportement des valeurs a été le suivant: 174 gains, 175 pertes et 257 inchangées, contre 230 gains, 139 pertes et 263 inchangées vendredi.Sur le marché des options, 148 contrats ont été négociés, contre 221 vendredi.Des 25 paquets d’actions qui ont été transigés, le plus considérable en a été un de 45,000 actions de la Banque Canadienne Nationale, au prix de $14 1-2 l’action.Northern Telecom, avec 15,600 actions au prix de $40 l’action, a été le second en importance.IBM a monté de 2 1-4 et atteint $270 1-4, Falconbridge Nickel, de 1 3-8 et atteint $42 3-8 et la Banque Canadienne Nationale a fléchi de 1-4 et est tombée à $14 1-2.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE VentM Haut Bas Farm.1 Ch.Ventes Haut Bas Farm.CK Industrielles AbbyGlen 10100 S6 57/b 6 Bell Can W 2150 365 365 365 _ 5 Aby Gin w 1350 110 100 105 - 5 BethCop A 920 $14'/4 14 Va 14 V4 + % Abitibi 16240 S12 117/b 12 + Vb BlakwodA 100 $6 6 6 _ Va Acklands 300 S12% 12'/a 12% + Vb Block Bros 1000 425 425 425 AcmeGas 1000 8 8 8 BorderC 1500 206 206 206 2 AdanacM 1000 28 28 28 - 5 BovisCor zll5 78 73 78 AftonMin 1000 S6'/4 6V4 6V4 Bow Valy 3030 $24 23% 23% _ % Agnico E 500 435 435 435 - 5 Bow-m pr z20 $39 39 39 Agra Ind A 300 S63/4 63/4 63/4 Bralor Res 1300 335 325 325 _ 10 AhedM 200 120 115 120 - 5 Bramalea 500 $5Va 5 Va 5 Va Akaitcho 1000 68 66 66 - 4 Brameda n 2200 105 100 101 _¦ 10 Albany 2000 40 39 39 - 1 Brascan A 12124 $ 10 Vb 10 10 Va + Va Alt EastG 2575 S11V4 10% 11 BrendaM 1370 $8 Va 8% 8 Va Alt Energy 2080 SlOVa 10% lO'/a + Vb Brdg Tank z25 390 390 390 AltaGas A 6564 $127/8 12 Va 12% + % Bridger 4600 $7Vb 7 7 Alfa G C p Z 20 S58 58 58 Brinco 535 425 415 425 + 10 Alfa G D p Zi ! 8130 130 130 BCFP 2406 $22% 22 Va 22 Va Alfa G F 110 $253/4 253/4 253/4 BCFPpr 200 $34 34 34 Alfa Nat Z10 S257/b 257/b 25% BC Phone 800 $12% 12V4 12% Alcan 21338 $26'/4 26 26'/4 + % BCPh4%p Z10 $42 42 42 AlgomaSt 12278 $25 Vb 25 25 Va BCPh4'/a p z53 $45'/4 44% 45 V4 AStel p 200 $25 25 25 BCPh 1956 z50 $47 V4 47 V* 47 V4 All-Can B 200 240 240 240 BCPh4.84 z20 $12 Va 12 Va 12 Va AllianceB 300 400 385 385 BCPhôpr z20 $60'/4 60 V4 60 V4 Alminex 600 $57/8 53/4 5% + V4 BCP 10.16 p 600 $263/4 263/4 263/4 + Va Alumin4 pr z50 $ 12 Va 12 Va 12 Va Brunswk 5550 $6 Ve 5% 6 _ Ve Almin 4Va p z90 $34 34 34 Budd Auto 100 $5 Va 5 Va 5 Va + Ve Alum 3rd p 1600 $26 26 26 Budd A w 2500 185 185 _ 15 Am Bonza 7230 490 45 480 - 5 Bulora Cor 1500 18 18 18 _ 1 Am Larder 3000 15 15 15 BurnsFds z6 $10Va 10 Va 10 Va T Am Leduc 2000 9 9 9 Bushnell 200 $5% 5% 5% Ang CT 265 z25 $267/s 26% 26% CC Yachts 904 410 405 405 Ang CT 290 900 $29 29 29 - Va CAEA 300 $10 Va 10 Va 10 Va Vb Ang CT 315 z20 $31V4 31'/4 31 Va Cad Frv 12000 $10% 10% 10% Aquitaine 212 $207/b 20% 20% + Vb Cal Pow A 1390 $29% 29 Va 29% Vb Argus B pr 180 1 $285 28 28 Cal PlOp 10 $104 Va 104 Va 104 Va + 1 Asamera 19300 $123/4 12Vb 12% + Va Calmor IB Z100 52 52 52 Asbestos 1481 $30'/4 30 30 - Va Calvert 2000 20 20 20 _ 1 Atco A 800 $13% 13% 13% Cam Mine 9100 47 44 44 _ 2 Va Atlas Yk 1000 5 Va 5 Va 5 Va + Va Camflo 350 $8% 83/4 8% + 1/4 Auric Res 1000 27 27 27 - IVa Camp RL 250 $203/4 203/4 203/4 Va AtoHard A 100 $12 Va 12 Va 12 Va Campau A 200 465 455 455 10 BC Sugar A 582 $217/e 213/4 21% Can Cem L 492 $10 9% 9% % BPCan 3536 $9 Va 9'/4 9 Va + Va C Cem L p z5 $13'/4 13'/4 13llar .9637 Suede Couronne 2169 Suisse Franc 3909 Le dollar canadien Le dollar US a lermé hier à Montréal au même niveau que vendredi, soit à $0 9684, et la livre sterling, à $1.7339, en hausse de 17-50 A New York, le dollar canadien est resté inchangé, soit à $1.0326, et la livre sterling a monté de 7-20 et atteint $1.7905, new york L’indice grimpe à 1011 Les cours ont continué de monter hier à Wall Street durant une séance active.L'indice des industrielles a gagné plus de huit points lundi et clôturé à 1.011.22 points, son plus haut niveau depuis le 23 janvier 1973.Il avait termine très légèrement au-dessous 1,011.02 le 21 avril dernier.Le marché s'est ouvert sur une nette hausse et.après quelques indécisions durant la matinée, a repris sa montée amorcée vendredi.La fermeté du marché reflète les dernières baisses des taux d'intérêt à court terme, que semble avoir favorisées la Réserve fédérale.Les grands magasins ont enregistré les meilleurs gains, avec Sears en hausse de 1 3-4, à 68, de même que les papiers, où International Paper avance de 1 7-8, à 73 1-2.L'indice Dow Jones a monté de 8.10 et atteint 1,011.21.Le comportement des valeurs a été le suivant: 1,034 gains, 436 pertes et 421 inchangées, contre 981 gains, 426 pertes et 453 inchangées vendredi.Le volume a été de 23.75 millions d’actions, contre 23.50 millions d'actions vendredi, L'indice général de la Bourse de New York a monté de .48 et atteint 56.54.L'indice des valeurs à la Bourse Américaine a monté de .48 et atteint 107.05.Dans le secteur canadien à la Bourse de New York, Dome Mines a fléchi de 11-2 et est tombé à $40 1-2 et les autres titres ont fluctué en bas d'un point, Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vtntw Haut Bal Fanr,.Ch.Alcan Alu 100 318 27'A 26H 27V%+ Va Alleg Cp 33 20 ll'A 1 1»1 AllgLud 9 24 4I’A 414% 41$%- 'A Allis Ch 9 720 26 25'/i 259/4+ Va Alcoa 34 646 57'/4 57 57V%+ $% AMtICI 14 96 58’A 58'A 58V4+ Va Ambac 9 87 22'A 219% 21’A+ Va Am Hes 6 8 1 3 24 R 23'/4 24'/%+1'/4 Am Airl 1843 15'A lr$% 15 + V% ABrnd 8 125 41% 40'/4 41'/4+ $% AmCan 8 x!24 34'/iT 4%%V, 3'/4+ % ACyan 9 390 26 25$b 25’A+ Va A Home 21 866 35'A 34% 35 + 'A Am Mot 4 803 5 494 494— 'A Am Stand 8 152 23% 239% 23V%+ 'A Am TT 11 2099 574% 57 579%+ 'A Ampx Cp 15 833 99% 9 9'4+ 9% Anacon .267 28'/z 27’A 28'/4— 9% Armco St 9 50 33 329% 32%+ 'A Amst c 15 486 29 27g5 2894+19% ASA Ltd 186 22’/4 219% 22'A— 9» 53 439 !89%18T189%+ Va All Rich 14 1069 102'/4 999% 101 —l'A AvcoCp 2 225 14 13’A 13’A+ 'A Avco Cpf 42 404% 409% 409%— 9% Avne! Inc 8 673 199% 189% 19'/4 + T Avon Pd 19 63t 'A 479% 476.BabckW 9 190 36'A 35’A 36'A+ 'A Baxtotrv 28 601 429% 4044 414% + 2'A Beckmn 17 1 8 25% 25'A 25'A— Va Beech A 9 4e7 23'A 22 23'A+l'A Bel How 102 219% 20% 219%+ 94 Bentl Cp 6 186 25 % 24’A 25'A + Va Beth SU 10 311 4413 43% 4 t-2 Blck Dkr 28 318 24% 239% 29%— 9% Boeing 12 4 53 419%t40% 419%+ 9% g°'5
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